TrimesTriel d’informaTion

de la CommunauTé
d’aggloméraTion
N°2 Hi Ver 2009
dével oppement économi que
Grand Avignon,
territoire
d'innovation
y
Page 26
L’eCHO DeS
COMMUNeS
Caumont
sur-Durance,
douceur
de vivre
y
Page 22
VU De L’INTeRIeUR
Tout savoir
sur le centre
de tri
y
Page 24
TRaNCHe De VIe
L'atelier
Jean-Loup Bouvier
le budget du
grand avignon
6
trois mois
d’agglo
• inauguration du Conservatoire
• une résidence étudiante fambant neuf
• les galeries lafayette rénovées
• un bassin de rétention à Vedène
• aménagement des accès du multiplexe
le Capitole
• un espace culturel à morières
• une gendarmerie à rochefort-du-gard
• Une salle de spectacles sur l'Ile Piot
• Fin des travaux avenue Pierre Sémard
• rénovation du min
• les intercommunalités au centre des débats
• Un prix national pour l'auditorium du Pontet
10
dossier
grand avignon,
territoire d'innovation
19
16
en un coup
d'œil
vie
quotidienne
le développement durable
vu par Helen Traiteur
20
vu de
l’intérieur
• aménagements en Courtine pour
l'arrivée de la LEO
• Campagne de distribution de composteurs
• Le PLIE qu'est-ce que c'est ?
le sidomra
valorise
vos déchets
tranche de vie
vec la crise internationale qui com-
mence à toucher notre pays, l’année
2009 s’ouvre dans un climat économique et
social particulièrement diffcile. Le Grand Avi-
gnon, comme toutes les grandes aggloméra-
tions françaises, devra, à n’en pas douter, faire
face à ses retombées sur l’activité économique
et sur l’emploi.
Pour autant, notre agglomération dispose
aujourd’hui de tous les atouts qui nous per-
mettront demain de faire la différence avec les
autres territoires. Elle peut puiser, dans la mé-
moire d’un passé encore vivant et foisonnant,
et dans la permanence de ses savoir-faire, une
force pour envisager résolument l’avenir.
Mais surtout, en pariant dès à présent sur la re-
cherche et l’innovation, comme nous le faisons
à travers le soutien actif que nous apportons au
pôle européen d’innovation fruits et légumes
et le développement du technopôle d’Agroparc,
nous préparons les réussites économiques et les
emplois de demain. Ce n’est pas en investissant
moins que le Grand Avignon et ses entreprises
réussiront à surmonter la crise.
C’est pourquoi les élus du Grand Avignon ont
décidé de maintenir un niveau important d’in-
vestissements en 2009 pour préparer l’avenir
de notre territoire et faire face à leurs respon-
sabilités avec volontarisme.
En mobilisant 33,4 millions d’euros en 2009
au service de l’investissement, le Grand Avi-
gnon agira pour relancer l’économie locale et
l’emploi.
sommaire
n°2
A
éditorial
Marie-Josée ROIg
Présidente de la Communauté
d’agglomération du Grand Avignon
2 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Sommaire Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Editorial 3
grand avignon Magazine
Trimestriel d’information
de la Communauté d’agglomération
Numéro 2 - Hiver 2009
Dépôt légal : en cours
Direction de la publication : Ludovic Morel
Rédaction : service communication
Conception de la maquette et mise en page :
sur le pont ! communication
Crédits photos : Karine Legoix, Anne Van der Stegen,
Jean-Pierre Campomar, Helen Traiteur, mairie d'Avignon,
sur le pont ! communication
Imprimerie : Rockson
coup de
projecteur
22
24
l’atelier
Jean-loup Bouvier
exporte
son savoir-faire
historique
l’écho des communes
26
Caumont-sur-durance,
allier développement
et douceur de vivre
Grand Avignon
320, chemin des Meinajariès
BP 1259 Agroparc - 84911 Avignon Cedex 9
Tél. 04 90 84 47 00 / Fax 04 90 84 47 01
contact@agglo-grandavignon.fr
www.grandavignon.fr
Ouvert du lundi au vendredi
de 8h30 à 12h et de 14h à 17h
4
l’institution

4 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I L’institution Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I L’institution 5
l’institution
l’institution
LeS CHIffReS CLéS
• Un budget principal 2009 de 185,4 M€
• Un budget annexe des transports urbains de 26,55 M€
Les budgets annexes de l’eau et de l’assainissement seront
votés à l’occasion d’un prochain conseil communautaire
et représenteront un volume de l’ordre de 49 M€.
Approuvé au conseil communautaire du 22 décembre dernier, le budget 2009 du Grand
Avignon prévoit un effort soutenu en faveur de l’investissement : 33,4 millions d’euros
qui viendront insuffer du dynamisme à l’économie locale et créer des emplois.
C’
est la première fois
depuis la création de
la Communauté d’ag-
glomération que le budget est
voté à l’unanimité par les
conseillers communautaires.
Preuve que les objectifs af-
fchés apportent une réponse
adaptée au contexte écono-
mique et social actuel. En
commentant le budget 2009
du Grand Avignon, la Pré-
sidente du Grand Avignon
a déclaré qu’il avait été éla-
boré « de manière à maîtriser
de façon drastique les dé-
penses de fonctionnement du
Grand Avignon et faire face,
en même temps, aux enjeux
stratégiques de notre agglo-
mération en matière d’amé-
nagement, de développement
et d’infrastructures, pour que
notre territoire soit parmi les
plus compétitifs lorsque la
crise sera derrière nous ». Ar-
rêté à 185,4 millions d’euros,
le budget principal 2009 re-
fète donc le volontarisme des
élus du Grand Avignon, tout
en préservant des marges de
manœuvre pour l’avenir.
ReCeTTeS
D’où vient l’argent du Grand Avignon ?
Sur 100 euros, la Communauté d’agglomération reçoit :
DePeNSeS
A quoi sert l’argent du Grand Avignon
Sur 100 euros, la Communauté d’agglomération dépense :

Reversements
aux communes :
41 € €
Transports
urbains :
15 € €
Collecte et
traitement
des déchets :
12 €
Dette :
9 €
Enseignement
artistique :
5 € €
Administration
générale : 4 €
Pluvial : 4 €
Actions
économiques :
2 €
Voirie :
2 € €
Emploi, insertion
et CUCS : 2 €
Politique
de la ville et
projets de rénovation
urbaine ANRU : 2 €
Habitat
et PLH : 1 €
Espaces
verts : 1 €
Les principales actions en 2009
z TrAnSPOrTS : 26,55 M€
- Gestion du réseau TCRA et extension du réseau
à la commune d’Entraigues
- Etudes pour doter l’agglomération d’un premier
tronçon de Transports en commun en site propre
(TCSP)
- Aménagement d’une plateforme intermodale sur
le Cours Kennedy à Avignon
- Acquisition de nouveaux bus, de mobilier urbain
et de systèmes de billettique
z COnServATOire à rAyOnneMenT
réGiOnAL : 8,9 M€
- Gestion du Conservatoire et de l’auditorium du Pontet
z eCOnOMie : 3,4 M€
- Aménagement et entretien des zones d’activités
- Soutien au pôle européen d’innovation fruits et
légumes, et exonérations de Taxe professionnelle
- Subventions aux associations au titre de l’économie
z COLLeCTe eT TrAiTeMenT
des ordUres Ménagères : 21,5 M€
- Gestion de la collecte et du traitement des ordures
ménagères
- Acquisitions de matériel et de véhicules pour
la collecte
- Gestion et entretien de déchèteries
z HABiTAT : 1,375 M€
- Soutien aux opérations de construction de logements
sociaux dans le cadre du PLH
- Garantie d’emprunts aux bailleurs sociaux pour
des programmes de construction de logements sociaux
z PoLitiqUe de La viLLe et Projets anrU : 3,67 M€
- Programmes de rénovation urbaine des quartiers
en diffculté (Monclar, tours Joffre…)
z eMPLOi, inSerTiOn eT COHéSiOn SOCiALe : 2,95 M€
- Soutien aux associations dans le cadre du PLIE,
principal dispositif d’insertion par l’économie destiné
aux personnes en diffculté
- Actions en matière de cohésion sociale dans le cadre
du CUCS
z vOirie : 3,6 M€
- Travaux sur la voirie communautaire et la voirie
desservant les zones d’activités
- Aménagements en matière de voirie pour l’arrivée
de la LEO
z PLUviaL : 7,33 M€
- Travaux sur les réseaux d’eaux pluviales de toutes les
communes du Grand Avignon
- Construction et entretien de bassins de rétention
- Travaux au titre de la roubine Morières-Cassagne
Le SaVIez-VOUS ?
Les dépenses d’administration
générale du Grand Avignon ne
représentent que 4,5 % des
dépenses réelles de fonction-
nement.
La principale recette du Grand
Avignon est la Taxe profession-
nelle, dont la perception a été
transférée par les communes à
la Communauté d’aggloméra-
tion. En retour, le Grand Avignon
leur reverse une part impor-
tante de ses ressources (41 %),
sous la forme d’attributions de
compensation et de dotations
de solidarité communautaire,
qui permettent d’équilibrer les
richesses entre les communes
de l’agglomération.
Le Grand Avignon conserve
bien entendu les ressources né-
cessaires à l’exercice des com-
pétences qui lui ont été trans-
férées par les communes.
TPU (Taxe
professionnelle
unique) :
40 €
TEOM (Taxe
d’enlèvement
des ordures
ménagères) :
13 €
Versement
transports :
9 €
Subventions
(Europe, Etat,
Département
et Région) :
4 €
DGF (Etat) et FCTVA
(DGF : Dotation globale de
fonctionnement et FCTVA :
Fonds de compensation
de la TVA) : 20 €
Emprunts :
11 €
Recettes
d’exploitation
et autres :
4 €
Un budget
qui relève le déf de la crise
trois mois d’agglo
6 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Trois mois d’agglo Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Trois mois d’agglo 7
trois mois d’agglo
z P L U V I a L
Un bassin contre les risques
d’inondation à Vedène
le quartier de Carmejeanne
et la construction du bassin
de rétention près des Allées
du Lac, le Grand Avignon
vient de réaliser le bassin des
Pentelines Est. Cet ouvrage
d’une capacité de 23 000 m
3
se situe sur la commune de
Vedène, en amont de la zone
d’activité de Chalancon et
de l’autoroute A7. Il per-
mettra de capter des écou-
lements d’eau importants et
de réduire ainsi les fux dans
toute la zone du quartier de
Carmejeanne et de la RD 28.
500 000 euros ont été néces-
saires pour cette réalisation,
avec l’aide de l’Etat, du Dé-
partement et de la Région.
D
epuis 2004, la lutte
contre les risques
d’inondation est une
des actions du Grand Avi-
gnon, notamment à travers
le schéma d’aménagement
hydraulique de la Roubine
de Morières-Cassagne. Soit
12 millions d’euros de tra-
vaux prévus jusqu’en 2013 !
Ce programme particuliè-
rement ambitieux concerne
notamment les communes
de Morières, du Pontet et de
Vedène, et vise à réduire le
risque d’inondation sur l’en-
semble du bassin versant
de la Roubine de Morières-
Cassagne. Après les aména-
gements hydrauliques dans
z C O MMe R C e
Les galeries Lafayette renforcent
l’attractivité de l’agglomération
M
arie-Josée Roig, Pré-
sidente du Grand
Avignon, a inauguré
fn octobre le magasin rénové
des Galeries Lafayette. Après
plus de six mois de travaux, le
plus grand magasin de mode
de la région propose désor-
mais une offre modernisée
sur près de 6 900 m
2
. « Grâce
à nos zones d’activités com-
merciales qui sont des pôles
puissants d’attractivité sur le
territoire du Grand Avignon
d’une clientèle originaire de
trois départements, grâce
aux commerces de proximité
situés dans les zones péri-
urbaines et rurales, grâce à
nos commerces de centre-vil-
le, l’agglomération possède un
tissu commercial très diversi-
fé qu’il s’agit de préserver »,
a souligné la Présidente.
z T e R R I T O I R e
Le SCOT au
centre d’une
réunion
Le Schéma
de Cohérence
Territoriale
(SCOT) du Bassin
de Vie d’Avignon
a été expliqué
aux habitants
du Grand
Avignon, lors
d’une première
réunion publique
en octobre
2008. Le SCOT
vise à mettre
en cohérence
les diverses
politiques
territoriales
à l’échelle de
l’ensemble du
bassin de vie.

z e NS e I g Ne Me NT a R T I S T I qU e
Le Conservatoire
du grand avignon inauguré
Le Premier Ministre François Fillon a fait le déplacement
sur Avignon pour inaugurer, en présence de la Présidente
Marie-Josée Roig, le Conservatoire à rayonnement régional
du Grand Avignon. « Ce classement en Conservatoire à
rayonnement régional, pour lequel j’ai le plaisir de vous
remercier aujourd’hui, Monsieur le Premier Ministre,
récompense les efforts, pédagogiques et fnanciers, que
nous avons réalisés ces dernières années. Le principal
effort consistant en la réhabilitation de cet ensemble
architectural et patrimonial du XVII
ème
siècle, qui accueillait
auparavant le Palais de justice et qui nous aura coûté plus
de 10 millions d’euros », a souligné Marie-Josée Roig.
Ce qui n’était au XIX
ème
siècle qu’une modeste « école
nationale de musique et de déclamation » est devenu
un établissement réputé qui compte près de 2 200 élèves
encadrés par plus de 120 professeurs.
L
e Grand Avignon vient d’équiper
le département Danse du Conservatoire
à rayonnement régional d’un défbrillateur,
permettant d’intervenir en complément d’un mas-
sage cardio-pulmonaire, en cas de problème car-
diaque. Cette année, deux autres défbrillateurs
seront installés dans différents locaux du Grand
Avignon recevant du public.
z e NS e I g Ne Me NT
Une résidence étudiante
fambant neuf
D
epuis la rentrée universitaire, une nou-
velle résidence étudiante est implantée à
Avignon, sur le campus de la CCI. Cette
résidence sécurisée et haut de gamme, offre 154
logements, du T1 au T1 bis en duplex, et présente
un bon niveau de services. La construction de la
Résidence des Fenaisons, a été soutenue par le
Grand Avignon à hauteur de 300 000 euros. Cette
résidence est idéalement située, à proximité des
équipements sportifs et commerciaux, des trans-
ports en commun et surtout du pôle d’Agroparc
qui accueille plusieurs établissements d’enseigne-
ment supérieur.
z L O I S I R S
aménagement
des accès du
multiplexe
Le Capitole
A
fn d’accompagner au
mieux l’ouverture du
multiplexe Le Capito-
le, actuellement en construc-
tion dans la zone du Pontet,
le Grand Avignon va enga-
ger, en février, des travaux
sur la voirie et les accès au
site.
En effet, dans le cadre de sa
compétence « développement
économique », le Grand Avi-
gnon gère l’aménagement
et l’entretien des voiries des
zones d’activités économi-
ques de son territoire. Ce sont
ainsi plus d’une centaine de
kilomètres de voies qui sont
entretenues et aménagées
par le Grand Avignon, pour
assurer l’accès aux entrepri-
ses et le développement éco-
nomique de ses zones.
Pour faire face au fux auto-
mobile supplémentaire, un
giratoire sera réalisé, au
croisement de l’avenue de
Saint-Tronquet et du chemin
du Petit Rougier. Ces travaux
s’accompagneront aussi d’un
recalibrage complet du che-
min. Le giratoire permettra
l’accès direct aux parkings
du multiplexe et intégrera
une piste cyclable ainsi que
des cheminements piétons
protégés. L’aspect paysager
sera aussi particulièrement
soigné, notamment avec
la plantation de platanes.
500 000 euros seront investis
par le Grand Avignon dans
ces aménagements.
L’
avenue de la 2
ème
DB aux Angles est en tra-
vaux depuis quelques semaines. Des ins-
pections réalisées sur les réseaux d’eaux
usées avaient en effet révélé des tronçons en
mauvais état, qui seront prochainement changés,
à l’occasion des travaux de requalifcation de la
voie urbaine. Sera aussi concernée une partie du
réseau d’eau potable. Les équipes interviendront
enfn sur le réseau d’eaux pluviales, avec la créa-
tion d’avaloirs et la pose de canalisations. Mon-
tant de cette opération sur les réseaux : 945 000
euros à la charge du Grand Avignon.
z e a U x
Travaux aux angles
sur le réseau d’eaux
z S a NT é
Un défbrillateur
au Conservatoire
de Danse
8 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Trois mois d’agglo
trois mois d’agglo
z C U L T U R e
L’Ile Piot,
un nouvel espace
de culture
L’
Ile Piot devrait ac-
cueillir d’ici quelques
années une grande
salle de spectacle réalisée par
le Grand Avignon, ainsi que
des installations pour les ré-
pétitions du Festival de théâ-
tre d’Avignon. Ce vaste es-
pace idéalement situé et bien
desservi, au carrefour entre
les communes du Gard et du
Vaucluse, est aujourd’hui en
partie occupé par un grand
parking et des terrains en
friche.
Le projet présenté aux élus
communautaires prévoit la
construction d’un ensemble
polyvalent, avec une salle
de 2 000 places, pouvant ac-
cueillir des créations théâtra-
les et musicales, à la hauteur
de la renommée culturelle
du territoire du Grand Avi-
gnon. Le projet comprendrait
également un lieu de répéti-
tions, de travail et de repré-
sentations pour le Festival,
appelé La Fabrik et fnancé
grâce au Contrat de projet
Etat-Région. La réalisation
concomitante de ces deux
projets pourrait entraîner des
économies importantes. Des
études préliminaires pilotées
par le Grand Avignon vont
être engagées pour défnir le
programme précis, ainsi que
les liaisons routières entre les
ponts et le nécessaire réamé-
nagement du parking. Ce lieu,
situé entre le Palais des Pa-
pes et la Tour Philippe le Bel,
devrait constituer « un signe
architectural fort, à même
de marquer l’entrée du Grand
Avignon dans le XXI
e
siècle »
a déclaré Marie-Josée Roig.
z S é C U R I T é
Une gendarmerie à Rochefort-du-gard
L’
été prochain, les habitants de Rochefort-du-Gard bénéfcieront d’une gen-
darmerie, qui assurera la sécurité du village et des communes alentours.
Cet équipement construit par Vaucluse Logement comprend la gendarme-
rie, constituée de vastes bureaux
et de locaux techniques, ainsi que
11 logements pour les gendarmes
et leurs familles. L’ensemble des
équipements, dont la réalisation
sera soutenue par le Grand Avi-
gnon, comme l’a annoncé la Pré-
sidente du Grand Avignon lors
de la pose de la première pierre,
sera organisé autour d’une cour
centrale, avec de petites maisons,
formant une sorte de hameau
provençal, bien intégré dans son
environnement.
trois mois d’agglo
Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Trois mois d’agglo 9
z e NT R e P R I S e
Le MIN achève
sa rénovation
A
la fois « village d’en-
treprises » et « galerie
marchande de gros »,
le MIN (Marché d’Intérêt Na-
tional) d’Avignon, créé en
1959, a su évoluer et se mo-
derniser. Débutée en 2001, sa
rénovation vient de s’ache-
ver avec la livraison du der-
nier bâtiment qui accueillera,
à terme, cinq nouvelles en-
treprises. En sept ans, avec le
soutien sans faille du Grand
Avignon, 25 000 m
2
de locaux
ont été rénovés ou construits
pour un investissement total
de 22,6 millions d’euros. 500
emplois et 40 entreprises ont
été créés sur cette période,
confrmant la vocation éco-
nomique du MIN, véritable
outil de développement pour
l’ensemble de l’aggloméra-
tion. Aujourd’hui, ce sont
1 530 salariés et 140 entre-
prises qui sont installés sur
cette plateforme dédiée à
l’agroalimentaire.
quente. En effet, une salle de
répétitions pour le théâtre et
une grande salle polyvalente
ont été rajoutées au bâtiment
ancien, dans le respect des
matériaux et de l’esthétique
des lieux.
D’autre part, une grande salle
de danse de plus de 250 m
2
,
spacieuse et lumineuse, a
été aménagée dans l’une des
ailes de l’ancienne bâtisse,
afn d’accueillir les cours
de danse du Conservatoire
du Grand Avignon, pour les
enfants de Morières-lès-Avi-
gnon et du Pontet. Depuis
2004, la gestion de l’ensei-
gnement artistique est l’une
des compétences majeures
de la Communauté d’agglo-
mération. C’est pourquoi le
Grand Avignon a apporté
545 000 euros pour la réali-
sation et l’aménagement de
ce lieu dédié à la danse et à
la culture sur le territoire.
E
n novembre dernier, un
nouveau lieu de culture
a ouvert ses portes sur
le Grand Avignon : l’Espace
Culturel Folard à Morières-
lès-Avignon. Cette ancien-
ne bâtisse du Chevalier de
Folard, a été construite au
XVIII
e
siècle par l’architecte
avignonnais Jean-Baptiste
Franque, qui a réalisé de
prestigieux hôtels particu-
liers à Avignon. Idéalement
situé à proximité du centre
ville, l’Espace Culturel Folard
accueille à présent une quin-
zaine d’associations culturel-
les et artistiques, sur plus de
2 000 m
2
, dans un parc classé
de 2,5 hectares.
L’investissement, particuliè-
rement important, a permis
de rénover entièrement l’an-
cien bâtiment, de le mettre
aux normes de sécurité et de
confort d’aujourd’hui et aussi
de l’agrandir de façon consé-
z C U L T U R e
Un nouvel écrin
pour la culture à Morières
z T e R R I T O I R e S
Les intercommunalités
au centre des débats
F
in octobre, les représen-
tants des Communau-
tés d’agglomération et
Communautés de communes
de la région se sont réunis
au siège de la Communauté
d’agglomération Ventoux
Comtat Venaissin, à Carpen-
tras. Au centre des débats,
l’avenir des intercommunali-
tés qui sont appelées à jouer
un rôle de plus en plus grand
dans nos territoires et la ré-
forme du mille-feuilles ins-
titutionnel souhaitée par le
Président de la République.
Les réfexions, auxquelles a
T R I S e L e C T I f
a Vedène, la
collecte évolue
En novembre
et décembre, les
« ambassadeurs
du tri » du Grand
Avignon ont
rencontré les
habitants de
Vedène pour
leur rappeler les
consignes de tri
et leur présenter
les évolutions
dans la collecte
sélective, qui
ont été mises
en place depuis
le 1
er
janvier
dernier.
rens :
04 90 14 88 30
z VOI RI e eT eaU POTaBLe
fin des travaux avenue Pierre Sémard
A
près quelques semai-
nes de perturbation
sur l’avenue Pierre
Sémard, les travaux sur le
réseau d’eau potable se sont
terminés mi-novembre, avec
une semaine d’avance sur
le calendrier. Les canalisa-
tions datant des années 30,
ont été remplacées sur près
de 400 mètres de linéaire, en
raison de leur vétusté. Les
travaux de remplacement
des canalisations d’eau po-
table ont aussi porté sur les
branchements des particu-
liers, pour une parfaite mise
en conformité. Ces travaux
d’envergure, d’un montant
de près de 220 000 euros pris
en charge par le Grand Avi-
gnon ont d’autre part permis
de requalifer en partie l’ave-
nue Pierre Sémard. En effet,
pour favoriser les transports
en commun sur cet axe très
fréquenté, le Grand Avignon
a aménagé, dans le sens
Marseille-Avignon, une voie
spécialement affectée aux
bus de la ligne 3 qui trans-
portent 100 000 voyageurs
par mois. Cette voie dédiée
permettra d’accélérer la vi-
tesse commerciale des bus
dans une rue au fort trafc
automobile. Un arrêt de bus
supplémentaire va être ajou-
té pour faciliter la desserte
des commerces.
participé Xavier Belleville,
Vice-président du Grand
Avignon, portaient notam-
ment sur la pertinence des
périmètres des Communau-
tés, le mode de désignation
des élus communautaires et
les fnances des intercom-
munalités.
z R é C O MP e NS e
Un prix national pour l’auditorium du Pontet
Le prix Bobât 2008 vient d’être attribué à l’auditorium du Grand Avignon au Pontet qui a ouvert en avril
dernier. Ce prix national, attribué à des constructions en bois, vient récompenser un bâtiment hors normes,
tant au niveau technique, qu’esthétique. Les architectes de l’amphithéâtre Mozart du Conservatoire à
rayonnement régional situé à Avignon, Fabre & Speller et BauA, ont réalisé au Pontet un bâtiment en
forme d’amande, en structure bois, totalement intégré dans le parc du Château de Fargues. Il présente une
acoustique exceptionnelle pour les représentations des élèves du Conservatoire du Grand Avignon.
z é V e Ne Me NT
Cheval Passion,
le succès au
rendez-vous !
L’espace de
quelques jours,
du 14 au 18
janvier, Avignon
est devenue
la capitale
mondiale du
cheval : plus de
120 000 visiteurs
et des retombées
économiques
et touristiques
importantes
pour le Grand
Avignon,
partenaire de
cet évènement.
10 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Dossier


Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Dossier 11
structure au rôle important
en lui attribuant chaque an-
née 50 000 euros de subven-
tion de fonctionnement.
Au vu de la forte concentra-
tion d’exploitations agricoles
et d’industries agroalimen-
taires, le PEIFL s’est logi-
quement tourné vers ce do-
maine. Ses actions tournent
autour de 4 grands axes :
l’amélioration de la valeur
nut ri t i onnel l e
et organoleptique
des produits,
l’augmentation
de la consom-
mation de fruits
et légumes (par
le biais de pro-
duits plus faciles
à consommer,
plus en adé-
quation avec les
attentes des con-
s o mma t e u r s ,
plus accessibles…),
la sécurité des
aliments (réduction de l’uti-
lisation de pesticides…) et le
développement écologique
de la flière agroalimentaire
(gestion des emballages, des
transports…). Ces actions ont
Innovation
L’agroalimentaire en pôle position
Grâce au soutien du Grand Avignon, un pôle de compétitivité
labellisé par l’Etat a vu le jour en 2005. A Avignon, Agroparc
réunit entreprises de renom, laboratoires de pointe, et
centres de formation dans le domaine de l’agroalimentaire.
L’innovation technologique, le développement de la flière
fruits et légumes et l’amélioration de la qualité des produits
contribuent à la notoriété du territoire.
L
es salades en sachets prê-
tes à consommer, les fruits
dans les yaourts, les soupes
en briques UHT, les plats cuisi-
nés sous vide…, toutes ces inno-
vations qui ont bouleversé notre
quotidien alimentaire ont un
point commun : Agroparc. C’est
en effet sur ce technopôle ins-
tallé à Avignon que des organis-
mes de recherche tels que l’Inra
(Institut national de la recherche
agronomique), le CTCPA (Centre
Technique de la Conservation
des Produits Agricoles) ou l’In-
serm (Institut national de la san-
té et de la recherche médicale)
ont mis au point ces techniques
novatrices.
Mais Agroparc c’est aussi la pré-
sence d’entreprises haut de gam-
me spécialisées dans l’agroali-
mentaire et de nombreux centres
de formation. Un terreau idéal
pour la création d’un pôle de
compétitivité. Le Grand Avi-
gnon, bien conscient de l’enjeu
économique, s’est impliqué dès
le début dans cette démarche de
labellisation. En fnançant l’étu-
de pour sa candidature, la Com-
munauté d’agglomération a per-
mis à Agroparc de décrocher, en
2005, la labellisation de l’Etat.
dossier
dossier z développement économique
Grand Avignon,
territoire
d’innovation
DÉVELOPPEMENT
éConomi Que
Un potentiel
créatif décuplé
C
e pôle de compétitivité
européen est ainsi, sur
un même espace géo-
graphique, une combinaison
d’entreprises de renom, de
centres de formation et d’uni-
tés de recherches publiques
ou privées qui fonctionnent
en synergie autour de projets
communs. Une collaboration
qui favorise la compétitivité
du territoire du Grand Avi-
gnon et de ses entreprises.
« Le but est de mettre en ré-
seau des volontés et des éner-
gies qui n’étaient pas forcé-
ment réunies auparavant et
de stimuler les coopéra-
tions de maniè-
re à décupler le
potentiel créatif »,
résume Gi l l es
Fayar d, l e di -
recteur du PEI-
FL (Pôle européen
d ’ i n n o v a t i o n
fruits et légumes),
structure associa-
tive qui matéria-
lise cette labelli-
sation.
Le PEIFL regroupe
aujourd’hui près
de 200 membres
(dont 60 % d’entreprises
ainsi que des laboratoires,
des centres de formation…).
La Communauté d’agglomé-
ration du Grand Avignon
a décidé de soutenir cette
« Le but est de
mettre en réseau
des volontés et des
énergies qui n’étaient
pas forcément
réunies auparavant
et de stimuler les
coopérations de
manière à décupler
le potentiel créatif »
Gilles Fayard
Directeur du PEIFL
Le CTCPa
est l'un des
principaux
partenaires
des entreprises
du pôle
¡
Q
Plants de
tomates
dans les
serres de
l'Inra
Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Dossier 13 12 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Dossier
dossier z développement économique
SUI T e De L’ aRT I CL e
Un potentiel créatif décuplé
deux objectifs : accroître la
compétitivité des entreprises
de la flière, et par là même
le dynamisme de l’agricultu-
re locale, mais aussi favoriser
la consommation des fruits
et légumes afn de prévenir
l’apparition de certaines ma-
ladies comme l’obésité, le
cancer ou les maladies car-
dio-vasculaires.
Pour répondre à ces missions,
le PEIFL soutient des projets
innovants. « Nous accompa-
gnons les entreprises ou les
organismes de recherche por-
teurs de projet, indique Gilles
Fayard. Cet accompagnement
se traduit par la recherche de
partenaires fnanciers mais
aussi par une aide métho-
dologique ». Depuis 2006, 44
projets ont ainsi été labelli-
sés. Ils représentent plus de
45 millions d’euros d’inves-
tissements.
dossier z développement économique
P
armi ces projets, celui
concernant la culture
sous serre va bientôt
révolutionner le monde agri-
cole. « La culture sous serre
consomme énormément
d’énergie fossile pendant
l’hiver. Une dépense qui re-
vient à un tiers du coût de
production des légumes. Et
pendant l’été, les serres doi-
vent bien souvent être aérées,
ce qui permet aux insectes
prédateurs de s’introduire,
explique Gilles Fayard. Une
équipe de recherche a ainsi
mis en place un système qui
récupère l’énergie du so-
leil pendant l’été et qui la
« stocke » dans une nappe
souterraine. La période hiver-
nale venue, cette chaleur est
redistribuée dans la serre ».
Ce système qui subit actuel-
lement des tests sur des sites
pilotes dans le département
et dans les Bouches-du-Rhô-
ne sera prochainement mis
sur le marché.
A
utre engagement fort
du Grand Avignon :
sa participation à
hauteur de 300 000 euros
pour la construction de la
Cité de l’alimentation portée
par la Chambre de Commerce
et d’Industrie de Vaucluse.
Inaugurée en novembre der-
nier, cet outil structurant du
pôle a pour objet de fédérer
les institutions et organismes
spécialisés dans le domaine
du goût et de la nutrition.
Il regroupe ainsi le siège du
pôle mais également le Cen-
tre régional d’innovation et
de transfert de technologies
agroalimentaires (Critt), l a
Fédérati on régi onal e in-
dustrielle agroalimentaire
(Friaa), l’Institut de forma-
tion régional des industries
Autres projets du pôle en
cours : le développement de
variétés de fruits et légumes
plus résistantes, la mise en
place d’une flière olive de
Provence bio et la création,
à Avignon, d’un atelier de
réinsertion de conditionne-
ment de fruits et légumes.
Celui-ci pourrait voir le jour
cette année. Son objectif :
conditionner 5 à 10 tonnes
par jour afn de les redistri-
buer aux personnes bénéf-
ciaires de l’aide alimentaire
(Banque alimentaire, Croix-
Rouge, Restos du cœur…).
De nombreuses réussites donc
pour le PEIFL et l’économie
du Grand Avignon, dont la
notoriété s’accroît d’année
en année. Une image de mar-
que qui favorise l’implanta-
tion d’entreprises et le déve-
loppement économique du
territoire. Sa présence a, par
exemple, été déterminante
dans le choix de Campbell-
Liebig de construire son cen-
agroalimentaires (Ifriaa), le
salon Méditerranéen inter-
professionnel de la filière
fruits et légumes (Miffel)
soutenu chaque année par le
Grand Avignon et l’Associa-
tion pour la gestion du fonds
d’assurance formation des
salariés du secteur agroali-
mentaire (Agefaforia). Cette
Cité constitue une véritable
vitrine du pôle. A terme, une
trentaine de personnes tra-
vaillera sur ce site qui com-
prendra également un Epicu-
rium. Ce lieu pédagogique et
ludique permettra au grand
public de découvrir les fruits
et les légumes et leurs bien-
faits. Un espace unique en
France qui devrait accueillir
plus de 25 000 visiteurs cha-
que année.
tre de recherche au Pontet
(lire interview page suivante).
Pour soutenir la dynamique
créée par le PEIFL, les élus du
Grand Avignon ont d’ailleurs
décidé en juin 2007 d’accor-
der des exonérations de taxe
professionnelle pendant 5 ans
aux entreprises implantées
dans le pôle et qui partici-
pent à un projet de recherche
et de développement agréé.
De même, la Communau-
té d’agglomération a sub-
ventionné pour un total de
50 000 euros le Centre Tech-
nique de la Conservation des
Produits Agricoles (CTCPA),
membre du PEIFL, qui assiste
de nombreuses entreprises
du pôle dans leurs projets de
recherche. Dotée d’une halle
technologique, d’un centre
de veille scientifque et de
laboratoires dernier cri, cette
plateforme technologique est
devenue au fl des années un
partenaire indispensable dans
la réalisation de programmes
de recherche de haut niveau
scientifque. Tout comme le
centre de l’Inra d’Avignon,
dont le pôle « Production hor-
ticole intégrée » qui regroupe
300 agents permanents et 30
chercheurs de l’Université
d’Avignon, constitue un élé-
ment déterminant du PEIFL.
L’une des missions de l’Inra
est d’aider à la création de
variétés de fruits et légumes
résistantes aux agressions,
dans le respect d’une agri-
culture durable.
Des avancées technologiques
La vitrine du pôle
Le grand avignon
a subventionné
pour un total de
50 000 e
le Centre Technique
de la Conservation
des Produits agricoles
(CTCPa)

L'Inra
mène des
recherches
sur la
résistance
des plantes
aux
pucerons

Marie-Josée Roig
inaugure
la Cité de
l'alimentation

La Cité de
l'alimentation
Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Dossier 15 14 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Dossier
dossier z développement économique dossier z développement économique
L’
importance du pôle
renforce par ailleurs
l’évolution du tech-
nopôle d’Agroparc vers un
campus de recherche où les
entreprises et les laboratoires
travaillent ensemble pour ga-
rantir l’avenir de l’économie
du Grand Avignon. Cette
zone, qui regroupe près de
300 entreprises et 7 000 per-
sonnes, est portée intégrale-
ment par le Grand Avignon
qui investit chaque année
dans son développement. En
2007, la Communauté d’ag-
Après avoir hésité entre les
Etats-Unis ou le Canada,
pourquoi avoir choisi le ter-
ritoire du Grand Avignon
pour implanter ce centre de
recherche ?
Le choix du groupe Campbell
Soup Company pour le site
du Pontet s’est fait sur plu-
sieurs critères. Tout d’abord,
le soutien total et actif de
l’ensemble des acteurs régio-
naux - notamment du Grand
Avignon - pour la prépara-
tion du projet et la disponibi-
lité d’un terrain directement
attenant à l’usine Campbell
du Pontet a beaucoup comp-
té. Ce choix a été également
fait car nos principaux four-
nisseurs en équipements in-
dustriels pour la technologie
aseptique sont en Europe.
Enfn, installer notre centre à
proximité d’acteurs majeurs
de la recherche et du déve-
loppement de la flière fruits
et légumes et du PEIFL a été
également déterminant.
agroparc,
clé de voûte du pôle
Campbell-Liebig
« Le soutien total de l’institution
a été déterminant »
z questions à Marie-Josée Roig
L’etat vient de confrmer la
labellisation de notre pôle de
compétitivité pour trois ans.
Une belle satisfaction.
M.-J.R. : « Je suis très heureuse
de cette pérennisation qui
récompense nos efforts. J’ai obtenu
la labellisation du Pôle européen
d’innovation fruits et légumes en
2005, alors que j’étais Ministre.
Pour le Grand Avignon, c’était une
formidable occasion de conforter
sa présence et son expertise dans
le domaine de l’innovation et de la
recherche ».

Concrètement, quels sont les
résultats depuis 2005 ?
M.-J.R. : « Ils sont nombreux.
Mais on peut citer la récente
inauguration de la Cité de
l’alimentation, véritable vitrine
de la flière fruits et légumes,
qui est un exemple concret du
rapprochement opéré, au travers
du pôle, entre les entreprises
et le monde de la recherche. La
Communauté d’agglomération
l’a fnancée à hauteur de 300 000
euros, refétant son engagement
dans ce secteur si important pour
l’économie avignonnaise. Le pôle est
un atout indéniable en cette période de
turbulence économique. Car l’innovation
est une condition de la compétitivité
de nos entreprises. Les chiffres parlent
d’eux-mêmes : 200 adhérents, 44 projets
de recherche labellisés qui représentent
des dépenses d’investissements à
hauteur de 45 millions d’euros ».
glomération a consacré 3,12
millions d’euros à son amé-
nagement afin d’améliorer
son accessibilité et permettre
l’accueil de nouvelles entre-
prises. « Agroparc constitue
la clé de voûte de notre pôle
de compétitivité », rappelle
Marie-Josée Roig, Présidente
du Grand Avignon (lire en-
cadré). Un pôle qui tend, grâ-
ce à ses bons résultats, vers
la pérennité : l’Etat vient de
confirmer sa labellisation
pour les trois ans à venir.
Quelle est la vocation de ce
centre ?
Ce centre a pour première
vocation de tester, d’amélio-
rer et d’optimiser des techno-
logies de transformation et
de préservation de produits à
base de légumes et de fruits.
Campbell veut ainsi poursui-
vre sa vocation de pionnier
de l’élaboration de nouveaux
savoir-faire et jouer un rôle
moteur de développement
économique.
Le développement de ce cen-
tre est prévu en plusieurs
étapes, avec dans un premier
temps, un investissement de
1,6 million d’euros dans un
nouveau bâtiment ainsi que
l’installation d’une équipe
d’environ 25 personnes pro-
venant à la fois de notre
équipe actuelle de dévelop-
pement en France et de nos
équipes d’experts internatio-
naux.
Enfn ce nouveau centre de
recherche permettra l’inten-
sifcation du réseau entre
chercheurs de grands ins-
tituts déjà présents (Inra,
CTCPA…) et chercheurs du
secteur privé, facilitant ainsi
le transfert et la mise en ap-
plication des découvertes de
produits de grande consom-
mation.
Quelles sont les activités du
centre de recherche et de
développement ?
L’activité du centre R&D est
axée autour de plusieurs ty-
pes de projets. Son but : déve-
lopper de nouvelles variétés
de soupes afn de répondre
aux attentes des consomma-
teurs. L’équipe de dévelop-
pement culinaire du Pontet
développe par exemple plus
de 25 nouvelles recettes cha-
que année pour alimenter le
marché français mais aussi
la Belgique et d’autres pays
européens.
Une autre équipe travaille
également sur le développe-
ment de produits avec des
bénéfces santé, avec no-
tamment le lancement d’une
gamme de produit avec 25%
de sodium en moins.
Le groupe Campbell, pionnier dans le
secteur des potages en brique distribués
sous la marque Liebig, a installé son usine
de production en 1962 au Pontet. L’année
dernière, le groupe a choisi d’implanter sur
ce site son nouveau centre international
de recherche et de développement sur les
technologies aseptiques. Guillaume Dock,
vice-président en recherche et développement,
de Campbell, revient sur cette décision.
Guillaume dock
Vice-président en recherche
et développement
de Campbell
16 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Vie quotidienne Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Vie quotidienne 17
vie quotidienne
vie quotidienne
L’
ouverture de la LEO,
qui va relier l’échan-
geur Ouest de la zone
et le giratoire de l’Escapade,
dans les Bouches-du-Rhône,
entre Rognonas et Barben-
tane, va engendrer un affux
de circulation sur la route
du Confuent, située le long
du Rhône, et qui constitue le
principal accès de la liaison à
U
ne réunion publique
se tiendra le 17 mars,
en mairie d’Avignon
(1)
,
afn d’expliquer l’utilité en-
vironnementale de cette opé-
ration à tous les habitants
potentiellement concernés
– possédant un jardin –, et
intéressés. Cette réunion, qui
se déroulera en présence
des ambassadeurs du tri du
Grand Avignon, sera aussi
accompagnée d’une expo-
sition dans le péristyle de
l’hôtel de ville d’Avignon sur
les enjeux du compost, de la
collecte sélective et du trai-
tement des ordures ménagè-
res.
La fraction biodégradable
des ordures ménagères pro-
duites par une famille repré-
sente entre 15 et 20 % du
contenu de nos poubelles !
Nous pouvons donc agir
facilement afn de réduire
la quantité de nos déchets
incinérés, réduire ainsi la
quantité de la collecte des
ordures ménagères, et enfn
réduire l’impact sur notre en-
vironnement. Le système des
composteurs est un procédé
naturel de décomposition
de la matière organique :
il permet de transformer les
déchets de cuisine, mélangés
aux déchets de jardin, en un
excellent engrais naturel. Les
déchets sont mis dans des
sortes de bacs, dans lesquels
ils vont se transformer très
doucement et naturellement
sous l’effet des organismes,
bactéries et insectes, pour
au fnal, donner une matière
très riche qui sera réutilisée
dans le jardin.
Deux types de composteurs
peuvent être distribués aux
familles intéressées, avec une
participation de 15 euros :
un modèle en bois de 600 li-
tres, ou un modèle en plasti-
que recyclé de 400 litres. Un
bio-seau pour récupérer les
déchets de la cuisine et un
guide de compostage vous
seront également remis. Les
personnes intéressées de-
vront remplir un question-
naire et s’inscrire auprès du
SIDOMRA, puis la distribu-
tion se déroulera le 4 avril de
9 heures à 15 heures dans les
locaux des Services Techni-
ques de la Ville d’Avignon.
Le SIDOMRA organise régu-
lièrement des campagnes de
distribution de composteurs
pour les habitants des com-
munes du Grand Avignon
(2)
.
(1)
Salle des Fêtes, à 18 heures
(2)

04 90 31 57 40
la rocade Charles-de-Gaulle.
Le Grand Avignon va ainsi
débuter à la fn de l’année
le réaménagement de cette
route aujourd’hui rarement
empruntée, afn de la sécu-
riser. Près de 7 700 véhi-
cules devraient
circuler chaque
j our sur cet t e
voie. Un chiffre
qui devrait s’éle-
ver à 23 400 après
la réalisation de
la section cen-
trale de la LEO.
La voirie va donc être re-
faite et élargie, des trottoirs
et une piste cyclable seront
installés, tout comme des
espaces verts. Le chantier
comprendra également la
réalisation d’un carrefour à
feux tricolores qui reliera la
route du Confuent et la ro-
cade Charles-de-Gaulle. La
Communauté d’agglomé-
ration a également sollicité
une étude acoustique et, afn
de n’engendrer aucune nui-
sance pour les riverains, elle
installera des écrans anti-
bruit. Le coût de ce chantier,
qui devrait durer huit mois,
s’élèvera à 2,3
millions d’euros.
Cet investissement
s ’ a j o ut e a ux
440 000 euros
que l e Gr and
Avignon va en-
gager pour la
création d’un
nouvel accès à la gare TGV.
Réalisée en partenariat avec
l’Etat et la SNCF, cette en-
trée sera directement reliée
à l’échangeur Sud de la LEO
et permettra de désengorger
l’accès Nord de la gare. Ces
aménagements vont débuter
dans l’année pour s’achever
au premier trimestre 2010.
z a Mé Na g e Me NT S
LeO
en Courtine, le grand avignon fait la jonction
z e NV I R O NNe Me NT
Distribution de composteurs
dans le grand avignon
Le coût de ce
chantier, qui
devrait durer huit
mois, s’élèvera
à 2,3 ME.
Depuis sa création, la Communauté d’agglomération s’est investie dans l’aménagement
de la zone de Courtine, à Avignon. Avec l’achèvement imminent du premier tronçon de la LEO
(Liaison Est-Ouest), qui va donner une autre dimension à cet espace entre Rhône et Durance,
le Grand Avignon s’engage plus que jamais dans le développement de la Courtine en raccordant
cet ouvrage aux voiries existantes.
Dans le cadre de la Semaine du Développement Durable,
le SiDOmRA Novergie de Vedène, en partenariat avec
la ville d’Avignon et le Grand Avignon responsable de
la collecte et du traitement des déchets, organise une
distribution de composteurs sur la commune d’Avignon.
DéCHeTS De CUISINe
- épluchures de légumes ou de fruits
- résidus de récolte du potager
- restes de fruits et légumes crus ou cuits
- fruits et légumes abîmés
- marc de café avec fltre, sachets de thé ou d’infusion
- coquilles d’oeufs broyées

DéCHeTS MéNageRS NON aLIMeNTaIReS
- bouquets de feurs fanées
- sciure et copeaux de bois
- cendres de bois totalement refroidies
(petite quantité)
- serviettes et mouchoirs en papier, essuie-tout
- litières végétales (paille) des petits animaux
de compagnie herbivores ou granivores
(cobayes, lapins, oiseaux)

DéCHeTS De JaRDIN
- tontes de gazon préalablement séchées
- feurs fanées
- feuilles mortes
- tailles de haies et branchages coupés en morceaux
(inférieurs à 3 cm de diamètre)
- mauvaises herbes non montées en graines
- paille, foin sec
DéCHeTS De CUISINe
- pelures d’agrumes (trop acide)
- restes de repas d’origine animale
(viande, poisson et fromage qui attirent mouches
et animaux, et engendrent de mauvaises odeurs)
- produits laitiers
- huiles de toutes sortes
- noyaux, trognons de choux (trop résistants)
- coquillages

DéCHeTS MéNageRS NON aLIMeNTaIReS
- litières et excréments de chats ou de chiens
- cartons imprimés, tissus
- cheveux, poussières d’aspirateur, balayures
- produits chimiques
- gravats, plâtre
- cigarettes
- charbon de barbecue
- déchets médicaux (pansements, cotons souillés ...)

DéCHeTS De JaRDIN
- feuilles de lauriers, de lierre, de thuyas
- feuilles de platanes, de résineux
- mauvaises herbes montées en graines
- déchets de jardin traités chimiquement
- déchets végétaux trop grossiers
(supérieurs à 3 cm de diamètre)
- terre, graviers, sable, cailloux
Mé MO COMP OS T age
je composte
je ne composte pas
z
z
Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I En un coup d’œil 19
850
13
12 500
26,55 millions d’e
40
180 893
4,65 millions d’E
C’est le nombre d’arrêts de bus sur le réseau de
transports en commun géré par le Grand Avignon.
C’est offciel depuis que le Préfet de Vaucluse a signé l’arrêté autorisant
la commune d’Entraigues-sur-la-Sorgue à se retirer de la Communauté de
communes des Sorgues du Comtat pour adhérer au Grand Avignon, notre
Communauté d’agglomération comprend désormais 13 communes.
Au cours de l’année scolaire 2007-2008, plus
de 12 500 personnes ont assisté aux différents
spectacles et représentations donnés par
les élèves du Conservatoire à rayonnement
régional du Grand Avignon.
Sur les 26 550 000 euros du budget des
transports urbains en 2009, seuls 4 384 000 E
proviennent des recettes commerciales,
c’est-à-dire de la vente des abonnements
et tickets aux voyageurs.
C'est le nombre de bassins de rétention entretenus par le Grand Avignon dans le
cadre de ses actions en matière de lutte contre les risques d'inondation.
Depuis l’entrée en vigueur, le 1
er
janvier 2009, des chiffres du dernier
recensement et l’adhésion d’Entraigues-sur-la-Sorgue (7 550 habitants),
la population totale des 13 communes du Grand Avignon s’élève à
180 893 habitants. Ce qui représente, à nombre de communes identique,
un gain de 14 781 habitants en 10 ans.
C’est le montant de la participation du groupe IKEA à l’amélioration, avec le
Conseil Général, l’Etat et le Grand Avignon, des infrastructures aux abords du
péage de l’autoroute A7 Avignon nord, afn de fuidifer le trafc sur le carrefour
giratoire existant qui est aujourd’hui fréquemment saturé.
en un coup d’œil
18 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Vie quotidienne
vie quotidienne
Retrouver confance
Pour ada, jeune femme de
trente ans, l’association du
PLIe a été une véritable main
tendue. après un problème de
santé, elle perd son emploi et
se retrouve au RMI, elle qui
n’a « jamais été assistée et a
toujours travaillé », comme elle
le dit. Heureusement, elle est
orientée par les services sociaux
vers l’association du PLIe, qui
la prend en charge et surtout,
écoute ses besoins. « J’ai trouvé
des gens magnifques, c’est comme
si on m’avait donné des béquilles ».
elle a d’abord trouvé un
emploi au sein de l’association
amidon 30, à Villeneuve-lez-
avignon, qui propose à des
consommateurs adhérents
des services de repassage
semi-professionnel, puis s’est
formée dans son domaine,
celui de la communication et
de l’informatique. elle a enfn
effectué un stage dans une
entreprise à arles. De plus,
elle sera toujours suivie et
accompagnée par les équipes du
PLIe du grand avignon, pendant
quelques mois.
z e MP L O I
Le PLIe du grand avignon :
objectif emploi
I
l est animé par une asso-
ciation
(1)
, « sorte de chef
d’orchestre de l’ensemble
du dispositif de réinsertion
et d’accompagnement sur le
Grand Avignon », explique sa
directrice, Claudine Camilleri.
C’est aussi le bras armé des
institutions et du Grand Avi-
gnon pour l’insertion. Les
dix salariés qui travaillent
au quotidien au PLIE, sui-
vent chaque année 1 000
personnes environ, qui sont
réinsérées dans une qua-
rantaine d’associations ou
entreprises d’insertion. Cha-
que année ce sont ainsi 45 %
des personnes qui retrouvent
un emploi durable, grâce à
l’aide et à l’écoute qu’elles
ont trouvées auprès de tou-
tes ces équipes, et de leurs
accompagnateurs à l’emploi.
Le PLIE réalise d’abord un
diagnostic et évalue les be-
soins des personnes, puis
les oriente dans un chantier
d’insertion, accompagné ou
pas, par une formation. En
fait, le PLIE c’est quasiment
du sur mesure, et du sur me-
sure qui fonctionne !
(1) Quartier Guillaume
Apollinaire, 04 32 75 10 80
Le PLiE du Grand Avignon (Plan Local
pour l’insertion et l’Emploi), qui a bénéfcié
encore en 2008 d'un soutien de la
Communauté d'aggloméation de 2,3 me
(dont 1,6 me de FSE), a pour objectif
d’accompagner des personnes en rupture
d’emploi, et de les réinsérer dans un tissu
social et économique.
Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Coup de projecteur 21 20 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Coup de projecteur
Le développement durable
vu par Helen Traiteur
L’entreprise moriéroise Helen Traiteur s’est engagée
depuis l’année dernière dans une démarche de déve-
loppement durable. Son PDG, Eric-Helen Louis, a mis
en place avec la participation de ses 60 employés de
nombreuses actions simples et peu coûteuses. mais
qui font toute la différence.
« Tous nos déchets sont
triés : 13,45 tonnes de
papiers et cartons et 3200
litres d'huile en 2008... »
H
Réception
dans la cour
du Petit Palais
coup de projecteur
coup de projecteur
Pourquoi vous êtes-vous
engagé dans cette
démarche verte ?
Que ce soit au niveau ad-
ministratif ou dans notre
laboratoire, notre entreprise
génère un grand nombre de
déchets (papiers, boîtes mé-
talliques, huiles de friture...).
J’ai souhaité mettre en place
une démarche qui s’inscrit
dans le développement du-
rable mais je ne voulais pas
instituer des actions à ap-
pliquer de gré ou de force.
Après avoir fait réaliser un
audit par un cabinet spécia-
lisé, toute mon équipe a sui-
vi une formation de sensibi-
lisation. Et en début d’année
dernière, j’ai créé un comité
développement durable avec
5 employés. Ils ont en charge
d’étudier toutes les proposi-
tions qui ont été émises lors
de cette formation, de véri-
fer leur application et de les
mettre en place. Ce comité se
réunit tous les mois.
quelles actions avez-
vous déjà engagées ?
Nous sommes dans un
contexte économique qui
ne nous permet pas de faire
n’importe quoi, mais des ac-
tions simples et peu coûteu-
ses sont faciles à mettre en
place. Et au fnal, elles font
toute la différence. Dans nos
services administratifs, nous
utilisons par exemple nos
papiers recto-verso. Nous
avons installé un éclairage
automatique dans les cou-
loirs et des éclairages à basse
consommation dans les piè-
ces. Nous avons mis en place
un système de covoiturage.
Tous nos déchets sont triés
- 13,45 tonnes de papiers et
cartons et 3200 litres d'huile
en 2008 - et nous employons
des conditionnements réuti-
lisables. D’autre part, nous
sélectionnons nos parte-
naires : notre directeur des
achats est chargé de trouver
des fournisseurs de produits
issus du commerce équitable
mais aussi de favoriser les
producteurs locaux dont la
situation géographique per-
met de diminuer les trajets, et
donc de réduire la pollution
générée par le transport.
Et nous avons encore de
nombreux projets : actuel-
lement, nous avons lancé
un audit énergétique car nos
équipements consomment
énormément d’énergie, et
nous sommes en train d’éva-
luer le poids de nos déchets
verts comme les épluchures
afn de mettre en place un
système de compostage. Tout
cela constitue un véritable
projet d'entreprise auquel
adhère l'ensemble de notre
personnel.
Présentez-nous votre
entreprise ?
Mes parents, Maryse et Helen
Louis, ont créé cette entrepri-
se de traiteur et organisateur
de réception en 1959. J’ai
pris leur succession en 1995,
après être passé par presque
tous les postes depuis 1983.
Aujourd’hui, nous organi-
sons près de 450 réceptions
par an, que ce soient des ma-
riages, des congrès ou des
banquets à l’occasion d’évé-
nements sportifs, dans tout
le sud-est de la France. En
2008, nous avons réalisé un
chiffre d’affaires de 9,1 mil-
lions d’euros.
UNE ENTREPRI SE ENGAGÉE
Helen Traiteur
22 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Vu de l’intérieur
vu de l’intérieur
Le SIDOMRA
valorise vos déchets
reCYClage
Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Vu de l’intérieur 23
Tout ce que vous avez toujours
voulu savoir sur le recyclage
Au centre de tri du SiDOmRA à Vedène, le déchet collecté par les services
du Grand Avignon suit une flière bien précise qui permet son recyclage.
Trier ses déchets, c’est permettre de diminuer la part qui sera incinérée.
P
renez une poubelle,
votre poubelle qui a été
collectée par les agents
du Grand Avignon. Grosso
modo, on peut la diviser en
trois. Tout d’abord, il y a la
partie compostable, c’est
à dire les déchets que vous
pouvez valoriser vous-mê-
me, à l’aide de composteurs.
Depuis 2004, le SIDOMRA en
partenariat avec l’ADEME en
a écoulé 6 500, pour la mo-
dique somme de 15 euros
pièce. Cela représente 850
tonnes par an qui ne sont ni
collectées ni traitées. C’est
le déchet idéal, valorisé dès
sa source. Le syndicat mixte
pour la valorisation des dé-
2 000 scolaires par an
La sensibilisation au tri sélectif - qui permet la valorisation
des déchets par le recyclage - commence dès le plus
jeune âge. Sur les 2 428 visiteurs qui sont entrés dans le
centre de tri de Vedène en 2007, 2 000 sont des écoliers
venus de toutes les communes du Grand Avignon et des
communes adhérentes. Tous les mardis et jeudis matins,
des visites pédagogiques sont organisées par le SIDOMRA
qui permettent aux enfants de mieux comprendre le
mécanisme du tri et son importance dans la diminution de la production de déchets
à incinérer. Les ambassadeurs du tri du Grand Avignon participent également à la
sensibilisation dans les écoles (renseignements : 04 90 14 88 30).
vu de l’intérieur
chets du Pays d’Avignon es-
père atteindre l’objectif de
10 000 composteurs distri-
bués, ce qui diminuerait en-
core le nombre de déchets
à collecter, donc à traiter.
Ensuite, il y a la partie re-
cyclable, qui comprend tous
les emballages en plastique
(bouteilles, bidons, mais pas
les petits emballages souples
comme les pots de yaourt), les
journaux et magazines. C’est
la partie qui, nous le verrons
plus loin, arrive chaque jour
au centre de tri du complexe
de valorisation de Vedène.
Enfn, la dernière partie de
votre poubelle est constituée
de ce qui n’est ni composta-
ble, ni recyclable, c’est-à-dire
tout le reste, voué à être in-
cinéré dans l’usine de valo-
risation énergétique (U.V.E).
Pour Marie-Françoise Rozen-
blit, Vice-présidente du
Grand Avignon, déléguée à la
collecte et au traitement des
déchets, « le but du SIDOMRA
et du Grand Avignon qui
consacre 6,3ME au traite-
ment et à la valorisation des
H Tri des plastiques (corps creux)
S0ßJIL 0LS 8ALLLS
SJ0Lk 0L 8ALLLS
PßLSSL À 8ALLLS
hALL 0L 0LLhAß0LMLNJ
0L LA L0LLLLJL SLLLLJIvL
LA8INL
0L PßL-JßI
LA8INL 0L JßI N°2
0uvßLuSL 0L SALS
Jß0MMLL
Japìs corps p|aIs
J
a
p
ìs
J
a
p
ìs
J
a
p
ìs
Japìs
J
a
p
ìs
Japìs corps crcux
Japìs corps p|aIs
80X
1
80X
1ßM
80X
2
80X
8
80X
4
80X
5
LßI8LL
8ALISJI0uL
déchets, c’est bien sûr de di-
minuer le tonnage incinéré
en augmentant le tonnage re-
cyclé et le tonnage composté
à domicile. C’est là tout le
sens de la collecte sélective et
de l’éducation à l’environne-
ment ».
12 000 tonnes par an
Mais revenons à la partie re-
cyclable, celle qui intéresse
le centre de tri. 12 000 ton-
nes de déchets, collectés en
porte à porte ou en apport
volontaire sur le territoire du
SIDOMRA mais aussi en pro-
venance d’autres collectivités
clientes, y entrent chaque an-
née. Là, dans ce vaste hangar
mécanisé, situé à quelques
mètres de l’U.V.E, s’affairent
une trentaine de salariés. Ré-
parti dans des cabines autour
de tapis roulant, le personnel
effectue tout d’abord un pré-
tri entre d’une part les sacs
et plastiques, d’autre part les
gros cartons, et enfn le re-
fus (déchets qui repartent à
l’incinération). Puis le tri se
poursuit, comme un tamis
de plus en plus fn, entre
objets creux et objets plats,
cartons et journaux, acier et
aluminium etc. Au fnal, les
différents déchets achèvent
leur course dans des presses
à balles qui seront stockées
puis acheminées dans les dif-
férentes flières de recyclage
agréées. Ainsi, en 2007, 152
tonnes d’acier, 2 775 ton-
nes de journaux, revues et
magazines, 1 054 tonnes de
cartons et cartonnettes et
287 tonnes de facons en
plastique transparent, pour
ne prendre que quelques
exemples, ont permis de pro-
Q Légende
en attente
duire ou de fabriquer 2 905
chariots de supermarché,
4 743 000 boîtes à chaussu-
res, 1 500 tonnes de papiers
journaux et 559 650 pulls
polaires. « Des exemples
concrets qui refètent la mon-
tée en puissance de la collecte
sélective, encore insuffsante
sur le Grand Avignon mais
de plus en plus pratiquée »
explique Christian Lutz, le
Président du SIDOMRA.
Un camion du grand avignon
au centre de tri du SIDOMRa
H Balles de plastiques après tri H Tri des papiers et des cartonnettes (corps plats)
SCHéMA
dU traiteMent
DeS DéCHeTS
24 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Tranche de vie Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I Tranche de vie 25
O
n est rarement pro-
phète en son pays. Né
à Avignon, Jean-Loup
Bouvier est aujourd’hui l’un
des personnages les plus
connus dans le monde de la
restauration des monuments
historiques. La Malaisie et
Singapour ont fait appel à
ses conseils et tout ce que la
France compte de cathédra-
les, châteaux, statues et or-
nements lui doit beaucoup.
Et pourtant, Jean-Loup
Bouvier n’est pas connu du
grand public avignonnais,
même si l’église Saint-Agri-
col, le Palais des Papes, la
chapelle de l’Oratoire, le
Rocher des Doms ou ac-
tuellement l’église des Cé-
lestins ont fait ou font en-
core l’objet de ses attentions
tranche de vie
tranche de vie
L’atelier Jean-Loup Bouvier
exporte son savoir-faire historique
ou de celles des 35 compa-
gnons qui travaillent à ses
côtés. « Depuis une dizaine
d’années, nous participons
aux journées du Patrimoine,
beaucoup d’avignonnais dé-
couvrent nos activités à cette
occasion », déclare le maître
Connu et reconnu dans la France entière
pour la restauration des monuments
Historiques, l’Atelier Jean-Loup Bouvier,
implanté sur la commune des Angles,
achève actuellement un chantier
monumental de 25 trophées pour
le château de Versailles et œuvre
à la renaissance des 4 évangélistes de
l’église Saint-Sulpice à Paris. Un métier
passionnant que cet artisan du Grand
Avignon, ancien des Beaux-Arts de la rue
des Lices à Avignon, exalte depuis près
de cinquante ans avec la même ardeur
et la même exigence.
des lieux. Implanté aux An-
gles, le long de la 4 voies qui
mène à Remoulins, l’Atelier
Bouvier est aussi réputé que
discret. Derrière les 1 000 m
2
de bâtiments contemporains
répartis sur un terrain de
7 500 m
2
se cachent des tré-
sors de patience et de minu-
tie, de savoir-faire et de ta-
lent. Des trésors appartenant
à l’histoire de France. Les
exemples de chantiers réali-
sés par l’Atelier depuis 2005
laissent rêveur. Outre ceux
déjà cités plus haut, cette lis-
te non exhaustive nous amè-
ne dans les lieux les plus cé-
lèbres : Notre-Dame, la tour
Saint-Jacques à Paris, la ca-
thédrale de Reims, la Maison
Carré de Nîmes, le château
de Chambord, l’arc de Triom-
phe d’Orange, le quai Grec
de Marseille, le parlement de
Bretagne à Rennes, le dôme
des Invalides.
La splendeur
du Roi Soleil
Mais en cet hiver balayé
par le Mistral, ce qui retient
toute l’attention de Jean-
Loup Bouvier a pour nom
Versailles et son château.
L’atelier a en effet remporté
le « concours international et
anonyme », lancé par le ser-
vice national des travaux,
pour la restauration, à la ma-
nière du XVII
ème
siècle, des 25
trophées qui agrémentent les
façades côté jardin du somp-
tueux domaine édifé par le
Roi Soleil. Ces trophées qui
représentent les batailles ga-
gnées dans le monde entier
par les généraux de Louis
XIV avaient été déposés sous
Napoléon et menaçaient de
ruines. Débuté il y a trois ans,
ce chantier colossal s’achève-
ra fn avril 2009. « Ce qui fait
la notoriété de notre atelier,
c’est que nous travaillons sur
trois disciplines : la statuaire,
la restauration de sculptures,
la gypserie-moulage. Nous
sommes les seuls en France
de cette importance à propo-
ser cette complémentarité, ce
qui nous permet d’avoir des
chantiers fabuleux ». Mais
l’ancien élève des Beaux-
Arts d’Avignon n’oublie pas
sa Provence natale. Ainsi,
les restaurations de la fon-
taine de Pernes, qui date du
XVII
ème
siècle, ou de la vier-
ge de l’Eglise Saint-Agricol
d’Avignon, chef d’œuvre du
XIV
ème
siècle, le passionnent
tout autant que celle des 4
évangélistes de Saint-Sul-
pice. Une preuve d’humilité
pour ce maître artisan qui
porte haut le fambeau du
Grand Avignon à travers le
monde.
Atelier Jean-Loup Bouvier
9, rue du Ponant
30133 Les Angles
Tél. 04 90 25 32 90 /
04 90 25 02 46
R
Restauration
d'un des 25 trophées
du château de Versailles
H Les évangélistes de
l'église Saint-Sulpice
Q Vierge de l'église
Saint-agricol d'avignon,
restauration en cours
H Jean-Loup Bouvier
26 Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I L’écho des communes Grand Avignon Magazine I Hiver 2009 I N°2 I L’écho des communes 27
l’écho des communes z Caumont-sur-Durance
l’écho des communes z Caumont-sur-Durance
allier développement
et douceur de vivre
Située « aux confns » du territoire du Grand Avignon
à l’Est, et en bordure de Durance, la ville de Caumont
offre de multiples attraits, ceux d’une petite ville calme,
agréable, mais dynamique.
L
a ville possède de nom-
breux atouts : proximité
du centre économique
d’Avignon et du Pontet, sor-
tie de l’autoroute A7, et une
situation en pleine nature.
La ville constitue la porte
du Grand Avignon vers Apt,
Cavaillon et le sud Luberon.
Cet emplacement stratégique
a une valeur indéniable, et
le village se développe peu
à peu. D’ailleurs, l’objectif
de la nouvelle municipalité
est d’accueillir de nouveaux
arrivants, « environ 700 per-
sonnes », explique Roger
Orlando le nouveau maire,
qui fut premier magistrat de
1995 à 2001, « tout en res-
tant une ville à taille humai-
ne ». Un projet de logements
sociaux est sur les rails pour
faciliter l’accès au logement
des jeunes ménages et le
maire souhaite intervenir sur
le centre ancien, avec l’aide
de l’Agence Nationale pour
H La commune a conservé des vestiges
importants des anciens remparts
l’Amélioration de l’Habitat
(Anah). Des aides pour-
raient être débloquées pour
les propriétaires, afn qu’ils
rénovent et louent leurs lo-
gements, et participer ainsi
à l’effort du Grand Avignon
en faveur des logements et
de son Programme Local
pour l’Habitat. Conscientes
de ces atouts, de nombreuses
entreprises se sont installées
à Caumont-sur-Durance, et
notamment sur la zone des
Balarucs qui est gérée par le
Grand Avignon. Roger Or-
lando souhaite aujourd’hui
favoriser l’installation d’en-
treprises, « la Zac des Bala-
rucs aura certainement une
extension, explique-t-il, nous
sommes en train de nous
préoccuper du foncier, et
nous avons des contacts avec
des chefs d’entreprises ».
A l’instar des autres com-
munes du Grand Avignon,
Caumont-sur-Durance a sa
propre personnalité qu’elle
sait développer et mettre au
service de tout un territoire.
P Pressoir à huile du xIx
ème
siècle P Roger Orlando,
maire de Caumont-sur-Durance
UN JaRDIN ROMaIN, UNIqUe eN fRaNCe
A l’époque romaine, Caumont était située près d’une
des principales voies reliant la Gaule à Rome : la via
Domitia, qui se dirigeait vers Apt, Sisteron et franchissait
les Alpes au col du Montgenèvre. Plusieurs vestiges de
l’époque romaine ont été trouvés, jusqu’à une découverte
exceptionnelle il y a une quinzaine d’années : un jardin
d’une villa et surtout, son bassin monumental. Le site
a été entièrement fouillé par les archéologues, l’ensemble
a été aménagé afn d’accueillir des visiteurs. Le bassin
d’une longueur de 65 mètres et 3,2 mètres de large,
a été restauré et consolidé, puis protégé. Tout autour,
un jardin a été restitué, divisé en multiples parties
géométriques. Ses huit entités sont dédiées à une divinité
du panthéon romain et à une essence particulière :
Flore, Bacchus, Cérès, Pomone, Jupiter, Diane, Minerve
ou Apollon. Le site abrite aussi un petit musée, avec les
découvertes faites sur le site : de quoi retracer l’histoire
intéressante du Caumont romain. Et c’est à présent un
véritable succès, puisque 6 600 personnes ont fait la visite
l’an dernier, et parmi elles, beaucoup de spécialistes venus
de la France entière.
Le jardin ouvrira à nouveau ses portes en février,
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