Les

Boches de

fournisseurs iff&mèë 0Ap»isëw

n'avons au, nous pas cessé plus d'un Depuis de l'invasion à nos lecteurs le péril de dénoncer — invasion infiniment sournoise, allemande, en temps redoutable de paix qu'en temps plus de guerre. tou avons vu les Allemands Nous assiéger nous le la Sorbonne et la Bourse; ensemble dans nos ports, nos compaavons ruiner vus, les avons vus à l'oeuvre nous maritimes; gnies sociétés et métallurdans les grandes minières et dans dans nos journaux nos banques. giques, Les premiers, nous avons sous toutes dénoncé, ses formes, la concurrence de la main-d'oeuvre tail d'hôtel, (garçons casquettiers, germanique resterait incomNotre leurs, etc..) enquête si nous ne montrions suivant notre pas, plète, le tort causé des exemples coutume, par précis, et au commerce non pa à l'industrie français, mais bien la contrefaçon la concurrence, par et les malfaçons allemandes. en juge nous semble Qu'on par co cas qui '. topique de originaire s'introduit (Wurtemberg), Knorr, llcilbronii-surTNeckar en France en instal-

(1) Cet article valut à VOEuvre l'honneur diffamation intenté par les boches qu'elle ' plus loin, page 66), — 10 —

d'un procès e dénonçait (vo

et des usines à Nancy, 2 lant son siège social du Montet, rue Ha deux annexés maisons ot h Vinconn.es, ses principales Paris mais à Heilbronn. sont en Allemagne, briqués II fait patronner ses alimentaires produits un M,,Labbç, à la Facul Laboratoire cbe/dc au Cons de Parjs, et auditeur c}e jMédccïne

de France(?j, d'Hygiène Publique qui peut un homme, cri matière alimen Jrçs compétent mais que Knorr a choisi taire, p uniquement lé change donner à l'opinion en l publique, du docteur croire Labb sant s'agit qu'il ce de l'Académie de membre Médecine, tout à fait la même chose. •n'e^nas tous les Allemands, ne manqu Comme Knorr et noiï seulement il exploite l' pas d'audace, courante en faisant distribuer mentation à tous caisses les d entières d'échantillons il mais encore etc.,, teurs, sages-femmes, les et nombreux s'introduire dans casernes, sont sa nationalité, les officiers ignorant qui, à ses agents. sont fr Ceux-ci l'oreille prêtent bien la plupart, çais mais, entendu, pour de file sont chefs allemands/ De môme à induire le cherche que Knorr blic ,en erreur une confusion sur le nom par les docteurs il réussit à tromper iM; Mibbé, une équivoque sur son prop de même genre nom. Il existe, en effet, ùh*e antipyrine Kno bien français, par Un pharmacien préparé^ lesf

médecins,se figurent, simplement que ont la même Knorr alimentaires produits gine que les produits pharmaceutiques. Cette façoirdè'faire n'est; d'ailleurs, pas 1 à Knorr. Un autre bon sonnelle Allemand; ;— 17 ~

à toute nommé laisse l'épiSpringer, supposer de la maison cerie qu'il vient d'AIfort, Springer, le commerce très connue et très estimée dans réalité de la levure, alors il n'est que le qu'en du Hambourgcois Hademiicher. prête-nom A la faveur de cette lui méprise, Springer, Par à se faufiler dans cherche l'armée, aussi, ce temps il do complications diplomatiques, a Vraiment l'attitude lieu de surveiller de ces heures la déTeutons; qui vingt-quatre après si guerre claration de guerre, il y avait, s'emia frontière avoirpasser après prcsscraientdë inondé casernes de leurs marchandises nos • nocives. . £ . Mais matière dents, doute offres, à la

en si avisés les Allemands soient que de commerce, ils sont impruparfois et nos braves sans liront français épiciers avec autant les nos oificiers d'intérêt que 1909 la maison en juin Knorr que faisait : MilitArkuche allemande

Heilbronn, juin 1909. Nous vous prions en de bien vouloir prendre considération nos offres, avons que nous parce de grands de l'Intenvis-à-vis pris engagements des dance en nous Militaire,, pour engageant en cas de déclaration considérables fournitures de guerre. Pour être donc à la première alerte, pr#s eii temps de paix, les déboutrouver nous^ devoiis chés notre personnel suffisants pour occuper, ainsi nos machines. que . Et voilà les industriels rir nos N'allez soldats! qui pas prétendent croire .que nournous

— 18 —

car le 79° do ligne à Nancy, on pleine consomme nous les produits Knorr; en citer d'autres. pourrions en France, à se faire Knorr s'évertue qui, un excellent n'étale pour patriote, pns passer un moindre en Allemagne Ce n'est patriotisme. voilà tout. pas le môme, à Le 27 août écrit de Heilbronn 1910, Knorr de ses clients, M. Gaspnr de Mulheimun Sauer, une lettre sous les nous avons sur-dlliin, que il insiste sur la nécessité laquelle yeux et dans la sauce « Knorr » à tous les autres de préférer similaires en qui ne sont pas fabriqués produits exagérons, Lorraine, Allemagne, savions la Nous déjà par VOEuvre que, pour de ses poudres, était trila France fabrication de de l'Allemagne. bulnire Si les fournisseurs » sont aussi des Allemands, « ordinaires on nos bien ce qu'une ne s'explique guerre pas très à la situation. Par tout ce que nous changerait n'cst-il savons, pas évident qu'à l'heure présente la moitié de notre n'est pays, déjà plus qu'une le courage Aurons-nous germanique? province le reste? et la force de défendre '90 octobre Mil.,

— 19 —

Springer

et

Baumann

ot associé du Un certain Springer, représentant a lo toupet de nous pours Rademacher, bourgeois inju parce quo nous avons dit qu'il était aussi pour lo commerce français que dangereux po défense nationalo au-Jolà du Hh d'aller chercher fournisseurs do notro arméo. Co Springor, mémo, qui, dans son assignation sans pudour son origino prus^ienno, o*père-t-il mont nous imposer silonco en nous domandant cinq mille francs do dommagos-inlôréts? Les magistrats do la neuvième auront Chambre doute à coeur do lui prouver qu'il y a encoro des en Franco. Nous lui montrerons, on outre, qu'il y des Français. £

UOEuvre vient d'encourir uno nouvollo condamnat il est vrai par défaut. Nous avons conté commentTAllomand Springo qui s'est fait nUuralisor pour vendro à l'armée fran à Hambourg,-eut l'insol dos conserves fabriquées do nous intentor un procès devant la neuvième Cha Une errour de notre gérant, qui crut l'affaire r ot qu'tla lo Palais, fit quo VOEuvre no put répondro cre li à l'avocat do nos adversaires. C'est en vai Gustave Téry, présent à l'audience, l revendiqua de le campagne, c'est en vain que l'a ponsabilité do l'OEuvre déposa des conclusions et demanda risation de prendre la parole. La présence du était indispensable, et nous fûmes condamnés. L'affaire, sans doute, n'est quo remiso, car nous ait opposition, et, on attendant qu'il nous soit pos de plaidor, nous aurons tout loisir do compléter dossier, Nois pourrons y joindre, par oxomplo, documents très démonstratifs, comme la lettre que d'à tresser lo sénateur Lo Breton au Juif allemand des Moulins do Corboil, — qui se mar.n, directeur exactement dans le mémo cas quo notre Springer. Nous no parlons pas, bien entendu, do Knorr, fournisseur do l'armée française, Allemand, qui, l — 20 —

Q!Ojso.fairo ou naturaliser mémo pas erùnéeossnlro recourir aux bons offlcog d'un lu?mrho do paillo. tët il e certain qu'où point où nc,»i ?r, gommes, les Allemands n'ont plus aso genor, . Voici la lettre do M. Le JJroton :

A M. Baumann, Directeur des Moulins do Corbcll, Sainte-Melaine, Latal, 29 juin 1919. Monsieur, Vous reconnaisse? que vous Mes resté jusqu'à l'âge de qu rante ans sujet allemand, que, pendant vingt ans, vous av été volontairement soumis à la.loi militaire allemande, puisqu vous avez attendu jusqu'à quarante ans pour réclamer vot 1 réintégration dans la nationalité française, Ce sont la des précédents qui ne s'effacent pas, , D'après le projet déposé par le secrétaire d'Etat Dclbruck un Allemand ne perd pas la nationalité allemande quand i obtenu la nationalité d'un pays étranger, pas plus qu'un Ju ne cesse d'être Juif quelle que soit sa résidence, Nous sornnies encore un certain n mbre qui avons vu d natifs de Bado et de Francfort établis et exerçant en France avant 187 professions les plus diverses plûsieurs'années disparaître subitement au moment de la déclaration do guerre pour «revenir quelques mois plus tard, guider les avant-garde des,colonnes allemandes dans les fermes où ils avaient l'hab tude d'oljrir leurs services pour réparer les horloges ou ach ter des peaux de lapins. G'uix qqi ont conservé ces souvenirs s'étonnent que d comme la directio situations d'une-importance particulière des Moulins de Corbeil,no soient pas exclusivement réservée à des nationaux dé race française n'ayant jamais consenti cessèr d'être Français., vos intentions personnelles, Sans incriminer" nullement ne pense pas quejotre lettre les fasse changer d'avis. de mes sentiments distin Itecevez, monsieur, l'expression gués. . P. LE BMiTON, sénateur, i«r f trier 19li>.

mn'-

nos

cuirassés

sautent

nous Voila trois uns avons poussé que cri d'alarme, révélé les malfaçons dans la fah — dénonc do nos poudres cation de guerre, la trahison, Ces révélations causé la pres avaient dans au parlement comme une émotion considé ont la démission elles rable; provoqué et la chute du ministère M/Thomson Clemen ceau : par elles n'ont malheur, pas empêch dé la Liberté, l'explosion ce désastre, les autre comme Après après on a fait des on mais n'a réali enquêtes; aucune réforme, sérieuse. Un journal vi il n'a le 1er janvier, d'établir depuis que, « moins été constaté dans l'armée dé 63 co et cela bustions spontanées de.poudre, p des cartouches de fusil Lebel dans placées cartouchières », C des hommes portées par A quand un avertissement tragique. l'explosion dé notre ? troisième cuirassé Ce qu'il c'est sait y a d'effroyable, qu'on on connaît le remèdo, cause du mal et qu'on B n'est en soi ; m La poudre pas mauvaise il faut que sa fabrication soit m.étîculèusémciït surveillée « et que t les 4matières premières soient de la qualité [a meilleure employées ce qu'un des les d C'est plus spécialistes vient de déclarer au ministre.de tingués Marine. ... 22 -

sont Or, les matières premières employées snns contredit de qualité inférieure. très du coton lin dehors et île l'acide sulluriqub, 11 un de la poudre dans la composition il. entre lu Utphènylumine, corps qui est un organique, éviter élément de stabilisation, essentiel pour les 1 décompositions c'est dire que ; spontanées haut de ce corps au plus la. pureté importe

poinf. Bli bien ! c'est fournit l'Allemagne qui nous cet acétate est mé! Non seulement sa qualité — suivant du commerce diocre la formule et schUcht und mauvais d'outrè-*tthfn, billig, — mais du bon encore il provient marché, est le plus à la iuléressé directement pays qui de nos de no« mort et à l'explosion hommes bâtiments. '" ' * Dès le 25 juin 190U nous écrivions:

« Qui se cloute en Fronce quo, par les soins du de la Guerre Etienne de ministre toute la fabrication à Varmée française la poudre nécessaire a été placée dans la dépendance de l'Allemagne? « Est-il Vrai que la fourniture chid'un, produit sans lequel nos poudres ne peuvent être fabrimique E, IJeiier, dont les quées a été confiée a là maison se trouvent deux établissements à Aussig (Autriche) et à Dresde , (Saxe) -?.,».,.',?:! de Sovran-Livry que la poudrerie «ÉsJ-H.yjrçtï. exclusivement essentiel recevait l'élément d'Àussig de son travail? « Kst-il vrai "que l'intermédiaire entre et Aussig sa mort, un sujet alleA. été, jusqu'à Sevrai^Uyry ses mand nqmiïié bien entendu, Hilbig,, qui. avait, entrées à la rué Sàint-Dôminique? Le fait nfôtuit^pas contesté. 23 —

Le /*

novembre

1909,

nous

revenions

charge; « Fnudrn«t*il attendre uno déclaration do au publie découvrir disions-nous, pour do guerre sont faites avec du coton poudres venance et quo lo coton nécessaire ullemnndo, fabrication de la poudre IJ est fourni par deux allemandes? « Nous attendons le démenti du ministère et s'il dovait nous convaincre Guerre, d nous à l'enregistrer; aurions grand plaisir T « OEuvre » est malheurousemont trop sûre avance. qu'elle Le 23 décembre nous encore précisions révélations. C'est alors instruction qu'une ouverte.., contre moi! Elle fut close,., la poudre non-lieu. Malheureusement, s'en tint pas là.

nous encore Aujourd'hui, appointons ce n'est nouveau seulement le ; pas pour B que nous de la poudre sommes tributaires mais aussi l'Allemagne, pour ladiphenylamine la fabrication de nos poudres .En effet, environ kilos m 2,000 (deux mille) par cette soit 25 mille kilos matière, par an seule l'usine de Saint-Denis, Poirrier usine, de la fournir aux poudreries de chargée Cette usine est la propriété du sénateur industriel. Poiirior,..grand liit-il à même vrai que Is de produire est chargé,

usines ne so Poirrier t et acétate, et qu'un à Saint-Denis, dyen ingénieur une petite dans son* laboratoi quer quantité Est-il vrai qu'il n'en que que fabrique ' ' ; - 24 _

— an de quoi à ballons fournir juste par ce qui est nécessaire Sorbonne à ses expériences — ù cinq kilos au plus, k sur 25.000 quatre ont besoin ? dont nos poudreries 1rs usines Pou vrai qu'en iïst-H conséquence rier la diphènylamine auv achètent grandes de produits tel usines allemandes, chimiques la « Padische Anilin Far bon Gcscllschaft que ce produit à bon livrer marché, qui peuvent si bon sa fabrication en France marché que cher ? coûterait plus beaucoup

— Les usines allemandes pouvons-nous de scrupule ? — n'ont leur, reprocher pas de mauvaise nous livrer des matières qualité, ces matières sont vendues à bas pri D'abord, en France s'il y a des explosions, c'est Puis, les catastrophes. que se produisent — c'est Aussi c'e mais bien, effroyable, — l'intérêt évident des Prussiens n'est-il ainsi, ces matières réserver pas de nous susceptibles de déflagration ? Quelques centaines spontanée de nos c matelots qui périssent, quelques rassés dans nos ce so do moins escadres, autant ne tireront sur eu d'hommes qui pas ce sont autant de bâtiments ne pourront qui en ligne contre leurs pas entrer Praunsc/nveig. là pour la Défense "N'est-ce nationale pas et le plus d redoutable plus angoissant ? périls ... 29 août 1012

— 25 -

Guillaume sa

tient sèche,» la notre aussi

poudre et

fut communiquée ve La note qui précède Le lendemain, soir à la presse dredi parisienne. ses rédacteurs la Liberté Un de iV chargeait et tels les vérifier voici, l'exactitude, que les de s notre résultats confrère, publiés : enquête LES ALLEMANDS COLLABORENT DE NOS POUDRES A LA

FABRICATION

de la guerre est obligé de se procurer be ministère chez des industriels la dyphônylamino d'outre-Hhin. — Ce qu'on dit à la Société des matières colorantes.

Sous ce titre : Pourquoi nos cuirassés sautent, numéro de VCEuvre domain qui paraîtra expose q dos matières principales qui servent quelques-unes do la poudre B nous sont fournies lu fabrication p * l'Allemagne' [Suit un résume de notre

information) La diphènylamine étant un élément do stabilisation essentiel les décompositions spontanées, pour éviter les questions posées par Y(fîiw,rè étaient plus pàrtK culièrèment troublantes. à une enquête Nous avons tenifà et no procéder à la Société des matières avons demandé colorantes, est effectivement dont M, le sénateur Poirrier le pr sident du conseil ce qu'il falla d'administration, retenir de ces révélations. La Société des matières dont les usine colorantes, sont à Saint-Denis et qui a son siège social rue L — 26 —

à Paris, est seule chargée de fournir au fayette, de l'Etat la dipbénylnmino. On nous y poudreries donné los renseignements : suivants

« Lndiphénylamino seuls à fabri que nous sommes ou Franco servait il y a quolques quer uniquement, à la composition des matières colorantes. années, Elle y rentrait une très petite part et nos usines pour on produisaient donc nécessaire ju^to la quantité pour les colorants. « Or, il y a deux ans environ, les ingénieurs d et salpêtres découvrirent la diphènylapoudres que mine serait lo meilleur stabilisant des poudres. Ki offre plus de garanties l'alcool amyliquo. On rem que et nous reçumos im plaça donc celui-ci par celui-là médiatement des commandes. «Nous n'étions suffisamment organisés pas encore une grosso et nous dûmes, pour production partant, acheter les matières entrant dans la com premières en Allemagne. Nous position do la diphènylamine raffinions nous-mêmes. « Puis, rapidement, nous avons procédé à une orga nisation Lo service des poudres estim complète. de soixante-dix mille kilos et n qu'une production mille par an lui serait nécessaire. No vingt-cinq nous mîmes en mesure et vous pouve d'y pourvoir affirmer que nos usines et produi peuvent produire à soixante-cinq sent soixante mille kilos de diphènylamine par an. Nous sommes donc loin du seul ing nieur et du potit laboratoire dont parle votre confrère « Cependant, nous nous sommes v actuellement, ilans l'obligation d'avoir recours de nouveau aux u nes allemandes. Voici pourquoi ; « Par suite des stocks considérables de poudres nous a demandé u qui ont été noyés, le ministère très grosso de diphènylamine. Pr surproduction au dépourvu, il a bien fallu recourir à nos premiers et nous adresser fournisseurs à l'Allemagne. « Des usines allemandes nous servent actuellement le surplus de diphènylamine nous est réclamée qui le ministère ne l'ignore avec pas. C'est d'accord — 27 —

et passé nps c que nous avons pris cette mesure mandes. « Est-ce à dire cependant n que l'Allemagne ? L'accusation fournit de mauvais ne rep produits sur aucun La diphènylamine fondement. qui n n'est livrée, comme la nôtre, d vient d'outre-Rhin un contrôle très si mi leurs, qu'après minutieux, tieux môme qu'il est étonnant l'on puisse enc que avoir les surprises douloureuses ont jeté le d qui * » en France. ~

Allez-vous de nouveau vos usim agrandir et', comptez-vous donandpns'nous, prochainement des produits vous passer allemands? pouvoir — « Nous n'avons nos usines. pas à agrandir vous répète en raison du renouvellement que c'est des stock* été pris au dépourvu que nous ayons en mesure de produire mais nous sommes la quanti normal.» nécessaire en temps

Telles ont été les déclarations qui nous furent fa et que nous l'apportons fidèlement et sans comme taires.

discuterons Nous.ne M> le sénateur pas aveo la question de quantité. . Poirricr Que 'h'Société des matières colorantes fasse venir d'Allemagne ou 50.000 de 5.000 kilogrammes diphènyla— ce recours aux Usines mine, que germanisoit régulier ou provisoire savon (nous ques — c'est ce. que signifie le mot), un. Fait t l à la fabrication, des éléments essentiels de est fourni de guerre nous l'Alle poudres par M. Poirricr et il ajoute l'avoue, magne, q de la guerre le ministre no l'ignore pas. maintenant ce qui tient tout Considérez ot aussi de menace d'énorme iron risque» d'un la constatation dans fait. Nos po pareil dres sont c'est-à-dire o instables, qu'elles à se décomposer une fâcheuse tendance d — 28 —

la température et ces dccomposir s'élève, que ont les conséquences lions vous savez que la Liberté Vléna saule. saute, Comment à l'avenir éviterons-nous de reilles tout simple : no C'est catastrophes? allons demander le remède aiix Allemands mal. un adm avec pure philanthropie, tëtpàr rable vont no ceux-ci désintéressement, à des conditions fournir,. particulièrement le moyen vie [es fusiller et de économiques, mitrailler sans à la prochaine péril guerre Ton dit imminente. que Car c'est c'est cela très exactement" cela, ce mot bizarre, qu'il y a derrière joli et p inventé les chimistes: fide, par diphènylamine. 11 y a cette réalité et monstrueuse, comique et l'on avoir le coeur si d'en rire, pourrait n'avait vu défiler dans de Toulon, les rues des calciné les restes d'artillerie, prolonges de et de N cents des. Bretagne cinq gars au mandie sur nos cuirassés, qui périrent 13. hélas ! que notre instables, poudre

Dans Gabriel nouvelles

notre excellent .VAutorité^ Baume en ces commente \ de l'OEuvre révélations

confrère termes

de VOEu Nous avons hier, un article reproduit de nos poudres relatif à la fabrication avec.la dip achetée en Allemagne par une usina nylamine de la Sei do M. le sénateur Sàint-DeniS) propriété Alcide Poirricr. : la conclusion de nôtre confrère Happelons vrai que «Est-Il aux diphènylamine, allemandes miques

achètent les usine* Poirricr usines de produits grandes Ati telle quo la « Badische — 20 —

» qui peuvent Farben Gesellscha't ce produ livrer à bon marché alors sa fabrication en Franc que coûterait beaucoup plus cher ?» Eh bien, oui, cela est vrai, de l'aveu des intéressés à un de nos confrères de la Libert qui l'ont déclaré tous Qu'il y ait ou non un cas de force majeure, estimeront inadmissi patriotes qu'il est absolument ble que le gouvernement» se fournisse, français d'un élément essentiel de stabilisation Allemagne nos poudres, et pour clés raisons d'écqnomie. à M. le sénateur Libre Poirricr de faire, coin ce qu il lui plaît, mais le département industriel, ta guerre a d'autre soucis. Cette révélation de M. lïustive Téry confirme disait l'autre jour M. Paul de Cassagnao : à savo que la mauvaise de nos poudres quo qualité provien du bon marché le gouvernement surtout, qu'exige fabrication fabrication, pour leur qu'un ingénieu M. de Chardonnet, hier de «déplorable». qualifiait Nous sommes tributaires de l'Allemagne d toutes les branches de notre activité commerciale, mais nous ne pouvons de l'être dans.l supporter domaine de la défense car celte nationale» dépe dance serait le prélude de la défaite. C'est, évident. Mais nous sommes jusqu'à tout dans présent, trois à juste

presse, dire. Nous ne portons d'ailleurs « acc aucune » personnelle sation contre M. Poirricr. sénateur est sans un honorable doute commerses affaires au mieux merçant, qui conduit ses intérêts. Il faut mémo lui savoir gré d'avo reconnu avec une certaine franchise la majeure de la vérité. Car tout comme un autr partie — comme —- il Springer, par exemple» po vait très bien nous poursuivre diffamation pour el nous faire condamner à lui pay encore une ruineuse amende. — 30 —

nos lecteurs Etùnnerons-*rious beaucoup leur confessant sur ce point-hV, comm que, sur beaucoup ne disons nous d'autres, pas dixième devine PYousen de ce que nous savons la raison, n'a rien de commun avec qui couardise ; toutes les fois que nous avons en de parler, il nous nous la questio faut poser : « Si nous de rendre préalable essayons nouveau service à notre paysi qu'est-ce que va nous coûter encore?*» comme nous le sommes Convaincus q le journalisme dans le mensonge actuel, nourrit son d homme* par quels préjugés folie nous obs autre funeste âge, par quelle à exercer nons-nous notre autrement profe sion? nous à n entètons-nous Pourquoi nous de si pénible imaginée qu'elle impose ? devoirs de l'info et lamentable situation Comique la vérité d'une tuné journaliste, ma qui tient de et doit résoudr tàte sa bourse l'autre, de maximum cet aftreux chaque problème jour dont les deux termes et de minimum sont C'est ce et son conscience pain!.,. qu la liberté de la presse. France en appelle là? E raconte Mais qu'est-ce que je vous demment, ça n'intéresse personne.

20 aofH 101

Mm

QfrtpàkMtencore français en, Mmme?

. Oui, Alcide M. le sénateur Poirrier, aprè nos gravés la diphènylamine, révélations sur a reconnu tributaires étaient que ses usines — é lia avoué que ce produit l'Allemagne. ment de stabilisation essentiel à la fabrication — lui était de nos fourn de guerre, poudres par les Allemands. avons à sa bonne.foi. Nous .rendu hommage Mais comment aurait-il pu nier un fait d'un La Société des matières aussi criarde évidence ? M. Alcide Poirrier dont colorantes, préside la va conseil n'est-clle d'administration, pas d'outre-fthin ? sale des industriels en effet à Ludwigshafcn une formi Il existe dable société à laquelle nous faisions allusion : la Padische An dans notre dernier numéro lin un cl Soda Fondée Fabrilt. e en. 1865, dès devenait Une puissante 187 organisation une agencée Par et ne tardait à établir pas NettvillC'Sur-Saônc. et une succursale'à Cet société a conclu des accords avec les établisDe sorte sements analogues, qu'il germaniques sont maîtres du marché Inutile français. " eux sous de faillite. lutter contre peine s'est donc entendu eu M> Poirrier avec et la vente la fabrication des Pour colorants noirs des l'accord soufrés» substantifs, ne livre établi et M. Poirricr au commerce q des produits C'est notamment germaniques, le rouge Padische d'alimrine, qui fabrique — 32 -

industrielle de Palizarinc, production dans de la maison, fut l'historique dé la Padische. succès retentissant premier et très colorant Cet indispensable important de la garance. » Oui, tiré était jusqu'alors, Padische a supprime de la .garance. l'emploi trois français, Du.coup, départements qui ont été ruinés. Et ce sont—iron cultivaient,

« La dit-elle

énorme, funambulesque, effroyablement sym — des chimistes fabr bolique, prussiens qui la couleur dont on teint rouge quent les.pande nos troupiers talons 1 au bleu de la capote de nos ftoldats Quant c'est avec du bleu l'obtient d'indigo qu'on du bleu à Creil une autr d'indigo que fabrique usine l'usine Mciste allemande, parisienne •Luciusl

Tributaire ces produits, la Sociét tous pour des matières colorantes l'est aussi l'huil pour d'aniline et le chlorhydrate avec le d'aniline, on fabrique la diphènylamine ! quels — on l'a vu dans M* Poirrier notr Ainsi, dernier article— confessait au rédacteur de Liberté fournissait s l'Allemagne que par à nos poudreries intermédiaire une partie de leur est nécessaire, mais diphènylamine qui ses usines en fabriquaient u ajoutait cpie autre Avec Avec des matières partie. quoi? q nous elles d'Outrc-fthin 1 viennent, aussi,

Essaiera-t-on de nous faire accroire qu'a lendemain d'une déclaration de guerre trafic avec serait encore l'Allemagne possible? Où prendriôns*nuus alors de la poudre po nos fusils et nos canons ? — 33 -

de là Fran conquête économique de n'empêche pas préparer l'Allemagne doit l'achever et la consacrer. guerre qui Où se trouvent, les succursales chez nous, des grandes maisons dont n germaniques, ? La est d'u parlons^ aujourd'hui réponse troublante. éloquence particulièrement La Padi$che a ses usines à Neuville près de Lyon retranché et il en est de mê cantp es VActien dont l'usine Gesellschaft, pour à la Payer Sàint-Fons; Oesellscha/i, quant elle est à Fiers c'est-à-dire installée (Nord), aux portes de notre retranché de Li camp Je de matière trust Voilà pour premier — colorantes. Le second aussi pu presque -i- comprend sant deux la Socié maisons: de la succursale Gasaila Francfort dont à Lyon, et là société Meister Luci toujours — celle l'usi le 60G — dont qui fabrique « française » est à Creil, tète p d'étape l'armée allemande en 1&70. Comme le 25 juin nous avo 1909, quand le cri nous devons crie d'alarme, poussé la fabrication Toute de la poudré nécessaire l'armée au bon pl est subordonnée française sir de le Pour n coton, VAllemagne! l'avons le nitrate de soud ; pour déjà prouvé la Padische nous tient la Société par nitrates de soude de Norwègc; au phéno quant il es.t fourni aux françaises poudreries d'un l'intermédiaire Suis par l'Allemagne, nommé Hichtcr clore ; pour Pénumération, la diphènylamine, Vpilà manquait qui complet. 5 septembre — M —

Cette

101

Quelques

dates

C'est bien cette campagne que poursuivent si méritoire

VOEuvre contre nos

qui a pris « l'invasion

quotidienne. presse faire remarquer, sentiment de légitime journaux que certains

aujourd'hui meilleurs Si nous ce n'est pas orgueil

Matin, excepté q par exemple, nous nos emprunte A nous m Nous mettons notre coquetterie en toute trer occasion confrères, d'obligeants mais nous faisons de la courtoisie ce nous surannée doit conception peut-être qu'elle aussi sensible et nous sommes réciproque, aux manques galants d'égards qu'aux procédés si nous ne sommes, nous Car, Juifs, pas sommes assez, chrétiens pas p pourtant toutes les injures. pardonner

feignent dit tout, articles.

l'initiative allemande une avec arde confrères do devoir croyons seulement par aussi ; c'est pa de l'oublier.

sans la moindre amertume, toujours nos nouveaux lecteurs quelques I)ans le numéro précisions chronologiques. Y OEuvre du 25 juin U 1909, — c'est-à-dire de trois ans (et plus de deux ans avant plus -— nous avons de la Liberté) co catastrophe mencé à établir non seulement nos poudre quo de guerre étaient mais les A sabotées, que mands à ce sabotage en n collaboraient fournissant des matières de quali premières dit, à — ar> -

Cela donnons

Pendant deux ans(l),nousavonsété l suspecte. seuls à îcdire et à le redire, et nous, l'avons d si fort qu'une instruction fut ouverte contre... les saboteurs'de nos poudres Pen de guerre? sez-vous fui ouverte contre mo ! L'inslruet:on Mais après m'a voir, convoqué à quatre reprises son cabinet dans du Palais le jug de.Justice, a de l'esprit, d'instruction Ghèncbenoit, qui ne pas Insister,cl bénéficiai (heureux; préféra je veinard non-lieu. Par à quel malheur, !)d'un de là, la poudre B parla encore plu que temps la rade fort que moi dans de Toulon, el l trois cents cadavres de la Liberté des marins M. Chênebenoit trois cents preuves apportèrentù nouvelles de la véracité de mes dires. Il,fallut bien celte fois nous entendre et nous donner raison. El si nous notons en passant que Société de la dynamite est aujourpuissante d'hui convaincue nous de l'intérêt plus que d'une telle c'est simplepatriotique campagne, à toutes fins utiles ment bien peur marquer, avons cessé la malfaide dénoncer que nous la poudre sanceclo 11 juste à l'heure ou tant bons se rencontrèrent instruire pour apôtres du monopole. le procès bruyamment

A notre contre l'invasion Quant campagne numéro du 25 aoû notre germanique, depuis donlfa couverture porte ce titre : Les Allemands chea nous : comment ils colonisent la France, oit YÛiuvre n'ait eonsaelé n'est pas de semaine à l'inquiétante concurrence plusieurs pages

(l) Voir notamment les numéros du '» novembre et du novembre 1009, du 4 février -IttlO, du 2 novembre 191L — 36 -

faite à l'industrie et au commerce français par à faux nez.' Vous des Boches trouverez l'essentiel de celle série où nous avons d'articles, en revue tons les genres de négoce et passé les variétés toutes de la pacotille allemande, les numéros du 0 avril, dans 4, 11, 18, 2G mai, 25 juin, 14 et 21 septembre, 5, 12, 19 et P',8, 2 et 9 novembre 29 octobre, fran(le commerce çais autprisesjivec la concurrence allemande), 14 et 28 décembre 18 janvier, 14 et 21 1911, 11 avril, 20 et27juin, 4 mars, 2, 9 et 23 mai, 5 septemet II juillet, l«r, 8, I5,22ct29 août, bre et 3 octobre 1912, comme Naturellement, noire contre le favoritisme, comme campagne noire contre les saboteurs de la campagne contre allecette l'invasion marine, campagne mande devait nous ramener au Palais de Jusen clfel le 20 novembre tice, et c'est prochain, à In neuvième l'avanchambre, que nousaurons avec une société alletage de Mous expliquer nous mande a commis de qui l'imprudence Mais les Knorr d'Ilcilbronn et les poursuivre. les fournisde Hambourg, devenus Springer seurs de noire se croient sans doute armée", de leur tout Nous lâcherons permis. prouver en France, a encore Français qu'il y quelques et des juges à Paris. 17 octobre 1012.

37

Si

nous

avions

la

guerre...

Les

cantons de Marianne

avec stupeur, dern jeudi apprenions de inte Verdun avait sous-préfet de la p et que le gouverneur l'OEuvre, à la tr la voie du rapport, consignait par est les magasins et librairies où l'OEuvre le en vente. Uw causait défense pareille verduno à nos grave préjudice dépositaires ses pertes et l'un d'eux f évaluait à cent

Nous le que

parjour. : cette mesure de Pourquoi rigueur avait publié la semaine que Y OEuvre précéden dé son au cours ; Si nous avion enquête une lettre d'une man guerre,., expliquant un peu Jcs saisissante d'audace qu'avec mands Verdun en quelq pourraient prendre et emporter, sans heures, coup presque les forts tous de la région.,, (I) encore a Nous ne savons pas qui nous cette lettre, d Mais elle nous si bien parut et d'un intérêt si mentée poignant, qu'ap l'avoir soumise à un spécialiste dont nu la compétence, nous conteste n'avons sur son conseil, sous les à la mettre hésité, de nos lecteurs.

(i) Ou prit par la suite les précautions indispensables l'OEuvre réclamait. Avàit-èlle eu tort d'attirer l'attention ce point, deuv ans avant la guerre? La bataille dé Ver répondu.,. . — 42 -

do Verdun, dans les des forts Si cotte prise conditions par notre correspondant, indiquées il était facile n'était absurde, hypothèse qu'une Si les faits de le démontrer, et les chiffres, il appuyait son sur lesquels argumentation, faux ou fantaisistes, il n'était étaient pas moins en état de l'établir. Verdun facile Mais mettre de siège pour empêcher quel singulier procédé fallait davantage pas l'article monde que trop véridique.,, * On l'a sans doulo en haut lieu, car, compris a été levé, et l'interdit au bout de trois jours, «TU a Syndicat nous n'aurons à demander pas de la presse», d'ailleurs s'en contrefiche, qui de quel droit le gouverneur et le sous-préfet à l'index. de Verdun mettent YOEuvre I| est de vrai qu'il y a le précédent de l'ancien préfet la Seine, n'hésita M, de Selves, qui jadis pas à faire « boucler de la voi», par les piqueurs où l'on les kiosques des boulevards rie, tous vendait et Lanes, notre son Président, fils le préfet de la Seine a pu commettre Puisque cet abus de pouvoir, il est tout impunément se croie tout naturel que le moindre sous-préfet

YOEuvre d'y pénétrer, ! Il n'en de discussion tout le convaincre pour était malheureusement;

permis. Nous n'aurons de demander pas la candeur à ce propos ce que devient de la la liberté car nous non pas à être commençons, presse, le savoir, à payer mais suffisampayés pour ment d'amendés en apprécier la valeur, pour Î Dans l'espèce, il ne faut poser qu'une question Doit-on à la commisle dire? hier encore, et, —. i%'S-

siondu budget, citait YQïuvre mativement,

lo d'y

do ministre avoir toujours

la marine répondu

Certes, a dit M, Dclrassé, je no cacbo pas qu'il eu beaucoup à l'aire quand mon pedéeesseur, l'a Doué do Lnpeyrèro, au ministère est arrivé lo lei août une situa 190!), Il a trouvé marine, celle dont s'alarme beaucoup plus grave que au d'hui M. Puinlovo,,Depuis la mari cette époque, de gros calibres, reçu 100,000 projectiles charg la mélinite, do moyens et 422.000 projectiles Pour ma part, j'ai fourni o'i.OO petits calibres. et 2'i2,000 des seconds. premiers à la poudre : Passons Les trois quarts des poudres de la première es ot do l'escadre sont fabriqués à la diphèn légère et sont mine Un quart des poudres abord. est déjà prêt. Ce qui manque deuxième escadre e remplacé par de la poudre à l'alcool amyliquo Jl faut au maximum àétie embarqué. cinq h le plein des soutes à poudres soit fa pour que de l'eseadr$, tous lès bâtiments

Si YOEuvre il y a quatre n'avait pas fait, sur le sabotage et la fabri '«Je nos cuirasses tion des poudres .de guerre une campagne la presse et le parlement fini par s'ém ont ne prononcerait M, Delcassé voir, pas auj d'hui ces paroles nous somm rassurantcs(donl au reste, très loin de partager 1 l'optimisme). VA si Y OEuvra recommence a Verdun,— -a fait l'utile ailleurs qu'elle besogne nous sans com dirons Toulon, ambages . sans modestie à M, le Gouverneur et à ne saurait mieux servir qu'on sous-préfet intérêts bien entendus de là défense national Le patriotisme.véritable ne consiste pas entre roulements de deux tambou péter, _ /,/i -~

ne manque un bouton de gucrlrc, pas qu'il maisà bien s'assurer nous qu'à l'heure critique ne manquerons ni de poudre, ni de canons.., les dernières Or, s'il faut en croire nouvelles, nous avons les meilleurs les canons du monde, les meilleurs ingénieurs pour les perfectionner, usines meilleures les fabriquer seule;" pour nous préférons ment,,, à l'Italie! les vendre Hcoulcg le général Maitrot :

« ÏJItalie les plus les expériences vient, après le canon sérieuses, d'adopter présenté Déport des Forges de Chatillon-Comlu Société par 75 Or% cette pièce ri est autre •mentnj. que notre avec la amélioré, fille en a toute la puissance du canon allemand et, de plus, peut légèreté les inclinaisons, tirer sur toutes fl paraîtrait nue l'Allemagne est en pourparlers avec son alliée de l'introduction au sujet éventuelle allemande canon l'armée de ce nouveau dans se réalisait, l'artillerie Si pareil Déport. fait de nos adversaires nettement deviendrait supéà la hàfre à l'adoption d'une rieure grâce à nos Nous aurions française. pièce fourni » une arme nous battre! ennemis pour tirer il ne reste celle-là, Après plus qu'à l'échelle. Car c'est tout ce que nous pouvons en attendant tirent sur tirer, que les Prussiens nous nos canons.., à ? Il nous en reste Mais que.dis-jo tort et nous bien avons, brables, alarmer. ces paroles Méditez plutôt tantes l'autre' jour, qu'adressait, Pûoeh aux débitants Louis minisire sons réunis en congrès: r . i5 — d'innomde nous réconforl'ancien de bois-

Vous êtes rl.nq cent mille sur to disséminés l'étomluo du territoire, tous une situatio possédant do vous do faire r tyoniior autour qui vous permet idées qui vous sont chères. Si vous vous attachez vos syndicats « ot aux amis à vos fédérations vous ave/ dans les corps élus», si vous vous lais à vo et mémo idéal, rendre guider par un seul la place ot les droits lui sont d corporation qui votre deviend vous l'assure, puissance, je irrésistible,

Ktos-vous Cinq cent mille bistros! capables le nombre calculer de canons ça représente? que La voila bien, Kn la force de Marianne! de danger, sur le comptoir. Qu'im comptons reste le zinc ! nous l'acier, porte puisqu'il N'allez* croire surtout que je plaisante pas .le n'aurais de plaisanter sur pas le coeur Ce que je vous offre ici, c'est sujet pareil. meilleur du radical-socialiste. programme les intellectuels Depuis longtemps déjà comme Edouard Herriot, parti, déploraient n'eut L'ancien de doctrine. ministr qu'il point Puech vient de combler cette et lacune, de vins le marchand Fallières, serait, après brillant théoricien de notre bistrocratie, plus le ministre du commerce, à l'Elysé présidant le banquet des mêmes bistro Montmartre n'avait ; cite Le Temps) (je ajouté

de dés hommes Vous êtes à la fois, messieurs, au bon sens du sociale, grès et de conservation A vous doit aller la confiance d'un gouvernement a conscience des responsabilités qui lui incombère la Franc la tâche de conduire du jour où il assuma Je vous considère comme ses lointaines destinées. el meilleurs de la prospérité artisans nationale, lève en vous cet rendant hommage que je ' verre... 191 5 décembre. — /»0 —

Dernière

heure

le document essentiel Voici peut-être qui lo mystère, nu qui explique tout au éclaircit embarrassé du gouvernement. moins le silence ce qu'il les techniciens, D'après y a de plus du colonel dans l'invention intéressant Déport, de tirer c'est l'affût qui rapidement permet sans dans les soit toutes directions, qu'il de en batterie, on a besoin remettre quand un certain angle. dépassé au avec insistance Or, cet affût a été proposé de là Marine, en fait foi la ministère comme do ce même lettre Léon suivante direcLévy, des do Chàtillon-Comteur général Forges se trouve sur la sellette. , qui mentr) aujourd'hui à Cette lettre du Ier juillet 1907 est adressée de la Marine. M. Thomson, ministre La date 7 de son arrivée est celle rue entre parenthèses est un numéro ; le chiffre d'enregisRoyale trement; Ç2juillet 1907» 1079 ,,„, ,.. ju|)Iet mif ' H Monsieur le Ministre, au concours la construcVous avez mis l'an dernier des nouveaux tion des tourelles cuirassées bâtiments d'escadre. Au programme que nous avons tracé pour des constructeurs servir de base aux éludes figutelles que le chargement' raient certaines innovations, dos canons et le pointage sous tous les angles par hausses indicateurs. avec cadrans La nise conjointes en application été de ces dispositifs avoir parait à votre de administration suggérée par la visite , -' 47 C'« DES FORGES DE CIIATILL0N-COMMENTUY ET NEUVES-MAISONS

l'escadre au cours do l'année iVRrest anglaise Nous croyons bon do rappeler que les perfectio ments en question sont lo fruit des conception notre collaborateur, lo lieutenant-colonel Dép do nous quo la marine qu'il n'a pas dépendu nale no s'en assurât à leur exclusif l'usage tion même, qui remonte à une dizaine d'années. G est on effet en lHUj que le Colonel Déport i mi nouveau mannes rénlisnnl, lyno do tourelles uulros progrès, le chargement sous toutes l dences ot les hausses avec cadrans conjointes teurs. Au lendemain même du dépôt do la de de brevet nous nous.sommes fait un devoir, notre constant a votre pré d'adresser usage, seur une description do l'invention. complète est du 20 mai 1895. Kilo a été lettre introductive do plusieurs antres communications datées d iO juin, 19 juillet et Vi décembrodo la mémo Si vous voulez bion vous y reporter, vous taterez nous n'avons rien épargné que pour votre administration sur l'intérêt do nos études, avons été plus loin, Nous avons suspendu, vers des délais réglementaires, l'expiration démarches dos brevets pour l'obtention étrange manière à nous réserver la possibilité de ret brevet français niéme avant sa publication et assurer le monopole avec secret de l'invention cas où vous en auriez exprimé lo désir. Notre du i9 juillet est particulièrement explicite point. Nous avons ou lieu de- croire que nos à l'examen des divers s avaient été soumis nos pressantes intéressés: mais, malgré inst sont restées nos propositions saiis réponse. La tion de l'Artillerie à nous faire s'est bornée des verbalement bons ré qu'en présence donnés par le type on service il paraissait, tém dans la voie des nouveautés. do s'engager il ne nous ces marques d'indifférence, restait les formalités accomplir complémentaires que . de nos inventions. mait la protection 48 — -

. Quelques mois après, la Urine Vickors Sons Maxim nous Ut des ouvertures la cession do n pour brevets le G août 181)0 a Kl|os aboutirent anglais. « >uolusion d un traité qui m irque lo point do dépar do leur aux do la llol bâtiments application >. britannique, Il ne nous appartient les motifs pas d'apprécier la réserve observée naguère" par votre Département. — et vous no nous le Mais nous no pouvons repro — taire nos regrets, cherez pas, Monsieur lo Ministre la Marine nationale quand nous voyons aujourd'hui à la flotte étrangère une invention fra emprunter a douze an lui avaient,il çaise dont ses auteurs y offert la primeur et l'usage exclusif.* etc. Veuillez, Le Directeur, . Signé: r.éoN Mw,

et les affiUs étaient Lo».tourelles construits les mômes Et ce qui d'après principes. en ce moment, est exactel'affût, pour passe ment ce qui s'est la tourelle. passé pour Même môme et négligence, impéritie; de modèle tourelle en passe Angleterre, — comme d'affût en Italie le modèle passe de là, sans dan ,en Allemagne doute, (voir, l'article ce qu'en dit le général qui précède, Maitrot).

dès cette les offres époque, Pourquoi, n'ont-olles Chàtillon-Commçntry pas en considération de prises par le ministère était fort Mariné? en Parce occupé, qu'il lé coup débourse se prépaqui par temps^là, sur la fameuse rait Luciani; poudre Il faut reconnaître la lettre de ce M. Lé que est une.merveille d'ironie; 151 il est éviden — s'il est vrai l'heure actuelle qu'à que to nos ministres et futurs so présents, passés 40 -

solidaires M, Delcassé.

"—

elle

doit

geher

ter*.Moment

maintenant* pourquoi, Comprenez-vous de plusieurs los attaques confrères, gré administrateurs do Cliàtillon-Commenlry à se disculper ? C'est cherchent qu pas « voient » le gouvernomeul et tiennen venir en réserve In lettre quo nous publions, le gouvernement doit D'autre part, Si vous à la publici livrez dire : « Attention ! vous mais on cette lettre décharge, qui n'a pas compris blissant cpie la Marine l'impo du colonel n de l'invention tance Déport, » les commandes... toutes vous coupons est un client sérieux L'État trop pour qu ne le traite avec lït le ménagement, pas sous la présidence seil d'administration, Léon avec M. attend que patience Lévy, la bo des ministres trouvé conseil ait enfin le biais combinaison, qui arrangera petite et conciliera tous les intérêts, sauf, de la. défense nationale.,, ceux entendu, Nous sommés au messieurs, regret, dans l'assiet une fois les pieds mettre encore au beurre,,, 5 décembre

19

mw-M-

Nous des

fabriquons canons les Boches!

...pour

Finirons-nous savoir la vérité sur cett par de nos meilleurs livraison canons français nos n'a ennemis nier éventuels, que pu société des de Chàtillon-Commenlry forges ;i quinze Il y où nous me au moment jou»s, on nous tions sous une lettr presse, apporta au ministre le £ juille adressée de la Marine M. Léon Lévy, directeur de Chàlillon1907 par Celte lettre autr Commentry, prouvait qu'une — un modèle invention du colonel Déport —: avait été tourelle cuirassée soumise au m n'en avait nistère, qui pas compris l'importance.

d'un Bien s'il s'agissait édifiante, et, suje bien cette histoire moins réjouissante, grave, de tourelles. Devant rindiflércncc ou le refu les constructeurs du gouvernement français, brevets leurs à la compagnie Vickers vendent les cuirassés et Maxim. Sons britanAussitôt, de tourelles sont E pourvus Déport, niques l'escadre nous rendre vient 1905, anglaise Visite à Brest. —- Oli ! s'écrient nos « maritimes », vou là des tourelles le chargement et je pointage angles avez tent

! Elles admirables permetdes canons sous tous l hausses par conjointes - 51 —

avec

eu Jruns indicateurs* donc est l'inventeur Quel ? système

C'est une merveille,., de cet ingénieux nr< rire,

Et Ton voit, amiral anglais avec un sourire — L'inventeur?

de sur le pont son aux lèvres ironiques « rentré » ; votre Mais c'est

répondre colonel

port I nos s'échauffent Là-dessus, maritimes en faut aussi, de ces tourelles leur cuirassées! bien qu'ils ont fini par Et je crois en avoir.. dix ans après ! l'Angleterre t Cet

est raconté en épisode vaudevillesque la lettre dans aux réticences n les lignes, et aux dessous avo .que nous pointus quoises a M. Léon Elle permettait de Lévy publiée. et nécessaires aux justes do attaques pondre « Que vqulez-vous ; to il a été l'objet ? C'est la mémo construis histoire ; quand jours je tourelle blindée ou bonne un aflùt perfec aux ministres tionné, je commence par les offrir ma faute s'ils de France veulen ; est-ce n'eu vers me retourné Alorsfje l'étranger, pas? où j?ai traité me dites a moment pas qu'au il n'était encore pas question l'Angleterre, d'entente nôus"'étidns môme cordiale; men de en ce temps-là, d'un boïnbàrdemont cés, côtes la flotte britannique;.;et, ce.que par dé Fachodri à |a-vciljé vendais a l'Angleterre ; qui c'étaient PaidcY engins pouvaient, dès; lés .bateaux couler aisément irunçais plus comme vends a là triplicc je aujourd'hui, d'e réduire cellehts en; marihelode cahohs,pour — 52 —

Mais qu'est-ce les soldats do France» ? Les affaires sont les affaires... voulez £

quo »

vou

la lettre d<? Lévy publiée Commentant pa dans u confrère notre POEuvre, Cassagnac, s'en et généreux a violent article, prenait « misérable » Thomson et l'accusait, une fo de plus, d'avoir saboté la marine française. le Rappel l'accusait d à la rescousse, Venant « haute trahison », la nécessité M, Thomson a senti d'esquisser un geste le prié Celui-ci de

il et, piteusement, protestation, de sa cause. colonel plaider Déport : au Rappel vient d'écrire Monsieur le Directeur, Vous emprunte», ce matin, H l'CKuvre l'information suivante ; « le cotonet Déport avait offert ses tourelles ses canons à M, Thomson, ministre de la Marine. Il reçut jamais de réponse. » , La vérité est que c'est en 18Q5qne tes innovations se ra et so portant aux tourelles marines ont été préconisées le porte mises à la Marine, M. Thomsont qui détenait feuille de la Marine en 1906, a, au contraire, prescrit en en retenan de mes conceptions, première application les principes et.en faisant appçl à la concurrence des usin industrielles; Quant à m pour en assurer la réalisation. an m . cations. Je n'ai Jamais eu l'occasion d'en présenter iiiètère de là Marine. disti monsieur le Directeur, mes salutations -Agrées, guées. -'..'. Dttl'OilT, • , Uèntenant*colonel en retraite -.'Je'me.

au colonel de faire observer permets n'était . Déport que l'information ()u Rappel pa bien à la lettre a YOEùvrè, mais empruntée niômè du .directeur de Chatillon-Commentry. soin de distinguer Et nous avons l'affaire pris .des et celle des cânons,,pour tourelles en fair -; • 53 -

mieux

ressortir,

d'aillours,

la de dans l'état ajoute

frappante

ana-

logie. à la personnalité Quant est vraiment négligeable nous intéresse, c'est qui et le Rappel nationale,

elle Thomson, C un tel débat, de notre défense très justement

de sas déclaraNous donnons acte; bien volontiers, tions à M. le colonel Déport» de M. Thomson Si elles dégagent la responsabilité sur ce point, elles colla de se par cootro engagent de 1895 à 1906. prédécesseurs, Ce qui importe c'es ossenttallahnmt, d'aillours, le fait que dos canons et des tourelles fran français et qu inventées officier çaises, français par.un une supériorité aient p constituaient d'armement, 61 re vendues à des puissances étrangères. La question un reste attendons entière. Npus réponse. La

tardant à venir, fu |a question réponse Informe de nouveau,.sous posée parlementaire, lo député Denais, Le Journal.officiel par Joseph du G décembre cette à M, Millelettre publiait : rand

Est-il exact que, les établissements de la guerre aien construit, pour le compte d'une société privée, des canon et dans le cas de l'à destinés à une puissance étrangère, JlrmalivBih quel chapitre, a quel article de budget de ont été portées en recettes les sommes paj'ées pou guerre ' cette fourniture? Le 14» M, Millerarid

a répondu : Le fait visé par là question ci-dessus n'est pas exception nel: il est arrivé fréquemment de que le ministère ministériels'-— guerre — comme d'autresdèparlemenhi à de ÇEtat, a titre de ce exéc\itè dans des établissements ou réparations) sion, des travaux [fabrications poursoit môme de gouvèr compte soit de sociétés particulières, néments étrangers est Justifiée en éè.qn : cette pratique concerne te ministère de la guerre mêm par l'utilité ' ' ' 54 -

qu'elle est susceptible de présenter an point de vue des intérêts dont ce département a la charge. Il est exact que le service de l'artillerie a confectionné, en it)ii, pour le compta d'une société privée, cinq spécimens d'un nouveau matériel destiné h des essais à l'étranger. Admirable! Nous

n'attendons nous point qu'on explique « utile » au minisil est extrêmement pourquoi tère de la guerre des. de fabriquer français canons nous l'armée allemande. Non, pour savons est un avocat M, Millerand de que de cette et nous lui faisons talent, grand grâce démonstration. Nous savons aussi bien qu'il n'est en rjou cette criminelle rcsponsuble.de il et que, solidarité folie, ministérielle, par de son mieux à couvrir son prédés'applique cesseur. de Chàtillon-Comnous allons nous mentry s'imaginent-ils que — de celte do cette réponse, défaite contenter en attendant les autres? administrateurs Mais les

J'ai , - sous >•. les * une brochure yeux , >anarchiste ; ce Si la guerre intitulée éclatait... sommes? » Vous devinez nous de quelle prêts préparaî'ies anarchistes se demandent tion il s'agit si, en cas de guerre, à empêcher ils seraient prêts la mobilisation et à saboter natiola défense nale. Et je vois bien toute l'indignation patriotique doit exciter une pareille dans que propagande âmes bien nées ; mais je ne vois pas du tout \Ies nos fabricants de canons comment peuvent la réprouver et la réprimer. s'y prendre pour

"') Ilfy les —

Pasmaleïi>âu$?i> d a. l^u^sihistrefit — anarchistes mal,informés par bonheur faire un effroyable lî usage. pourraient, de Gustave les disciples Her .convaincus par. vriers de Clmtillon-ComméntVy sabotaien lesou les forges et les usines où l'on travaille si le roi dé Prusse, gemment pour je voudra bien ce que pourrait leur. ivprocheV savoir de la ftépublique, procureur Ironies/.paradoxales Nous vivons à l'envers dans,munondc ls où tous les rôles sont si bien rétournés, les antipatriotes à lèurihsu, finiront être, par les' meilleurs de la patrie l défenseurs 19 dèc^nWê

Ï0Ïà

60

L'affaire et l'affaire

des

poudres Cadiou

tellement multiplient les prévoir six VOEuvre, qui prétendait ne peut môme d'avance, com plus en rendre au jour le jour. En vain, la semaine dernièr avons-nous un double numéro. publié avons eu à peine la place mentionne 'd'y — celle l' « autre » affaire de la Grand'Palud et d'indiquer ce qu'il y a au fond do ce dr toute l'histoire d'un mystérieux: long de nos poudres, l'iul sabotage méthodique sion tles Allemands dans l'intimité de n défense des compromissions nationale, pa des complicités mentaires, administratives, la catastrophe de Ylèria et celle gabegies, le silence d'un enfin témoin Liberté, gênant — acheté de la veille allié devenu suspect De la boue, meurtre. encore, prix d'un parmi

Les

scandales

se

sang. nous avons laissé entrevoir que Depuis le Matin a publié, sur l'affaire choses, Cadi à deux dépêches qui en disent beaucoup savent lire entre les lignes* filles attestent qui ou sous leurs réticences accusatrices, est sur la voie de la vérité, ou bien qu'il son énormité, il hésite à la dire» devant « Une lu Une première sous ce titre fpis, le Matin a relevé dans lés ténèbres c », : c'est troublante coïncidence quelques jo venait d'être définitivement et qu'il après •'118 -

exclu médlablement des marchés de la guerre a été assassiné, Cadiou que D'autre «le notre con part, l'envoyé spécial : frère s'est en ces termes exprimé 4 Los perquisitions tardives qui ont eu lieu, pl d'un mois après le crime, tant à Morlaix qu'à Lander de surprendre ce neau, ont permis aux magistrats tains des secrets de la Grand'Palud, Mais le délai qui s'est écoulé entre le drame et l'i active do la justice tervention a permis de faire d certain de pièces, nombre un paraître qui auraient un intérêt capital. pour l'instruction .présenté Les unes ont été détruites par le feu. les premières Les autres ont été mises, depuis en lieu sur. semaines de janvier, de très près En effet, quelqu'un qui a connu et les affaires de lu Grand'Palud ne nous }l. Cadiou valise pleine de documents ava pas caché qu'une été détournée par ses soins, — Les nous a dit cett renferme, qu'elle papiers en rien la justice. ne regardont Je les personne, où personne ne pourra dans un endroit donc*déposés les retrouver, Je les ai confiés pas même la justice. !... un ami très sûr... inutile de les chercher dans ces conditions, espérer Doit-on, que sur la mort tragique d fera bientôt lumière,se M, Louis Cadiou ? Soulevons encore un é « Des coin du voile.

en rien qui ne regardent papiers ce que concevez cela veut »;.. Vous justice des d Ce sont n'ont dire. qui point papiers ou d avec l'assassinat, rapports'manifestes avec les circonstances Mais moins matérielles, s'ils les subtiliser né,compromettent pourquoi en brûler d'autres, personne? .Pourquoi à l'enquête ? ils sont inutiles vraiment

n faire disparaître Pour se risquer de la so — dont des documents on ne peut plus ensuit — il faut démontrer l'insignifiance y avoir il faut Mais aussi avoir intérêt, puissant misons sérieuses faire pour disparaître homme. ne seraient-ce tout, après Pourquoi, les mômes ? pas Ceux-là ont caché ou détru subtilisé, qui les papiers courent librement, gênants, les démarches do la justice vent sous et, p texte de les éclairer, à les embrouillent fantaisie, un homme est en prison, comm Cependant assassin ne se défen Il nie, mais il présumé, sait beaucoup mollement. On sait qu'il que sans doute établir choses, qui pourraient les soupçons ou du moins innocence, diriger vers d'autres et il ne dit rien. Pou coupables, ma parce quoi? qu'il, n'existe aucune,preuve il n' rielle de sa culpabilité, d'ailleurs que le bras a frappé; mais a plus qui pas qu'il de son rôle réel redouter de la divulgation de cette d'assassinat, accusation inofjenswe t Imaginez le roman que voici :

il y a déjà sur cette te années, quelques à l'abri des inc bretonne semble pourtant qui ven dés Allemands sions crOùtrcrHhin; .sont ce on' Avec une usiné. monté jls s'installe*;, les .caractérise, qui impèrturhablè.anfiacè mis à fabriquer dû' çotbri-poudre se sont "p .* p6ûf nos Sans nos canons; cuirassés.,. lé ministère de la guerre lès a' agré objection ses foùrhissévirsjiàbituéls. pour — 120 — ,

le scandale do cette situation Cependant Los Allemands leu révèle, comprennent qu'il une façade faut prendre Précisément française. la main avoué de Morlaix un petit ils ont sous Avec le concours a quelques économies. d qui il reprentrois ou quatre parents complaisants, suite do leurs Bien habile dra la affaires. celui si la nouvelle raison sociale démêlera n'est qui se dissimule derrière l'an qu'un masque lequel cienne société. — La manufacture Cadiou qui en douterait? ~ est bien ! Il y a là quelques française parles'en mentaires inlluents garants pour porter do la guerre, Et les comdu ministre auprès s'enrichit. mandes affinent ; M. Cadiou Ce sont des

heureux, jours Cependant quelDe temps les traversent. à autre ques nuages les livraisons on constate dans de la Grand' Palud anomalies. Six d d'étranges wagons en compte ont été portés coton et payés. poudre on n'en a jamais L Pourtant reçu que trois. si détestable est de qualité marchandise qu'on n'a le choix deux la malqu'entre hypothèses: ou le sabotage criminelle conscient. Cerfaçon taines timides s'élèvent. .Mais protestations les interventions récidivent parlementaires On s'assure dans l'administramême, propos; tion certaines utiles. militaire, complaisances saute. Là Liberté La Grand' Ùlèna sauté. v Palu.d toujours. prospère 'Mais'voici tion de nos être sérieuse. néralGaudin service.

sur la fabricaqu'on entreprend, une enquête qui semble poudres, de la guerre, Au ministère Je gé a pris en main là direction d — 121 —

de l'armée contrôleurs viennont Deux Ils rédigent Grand' Palud, un rapport qu aux archives de la rue Saint-Dominique trouve clïnranlcs. et où il y a des choses La situatio de M. Cadiou est quelque peu compromise. a des amis. Mais M. Cadiou Ils font dém Us sont On ches sur démarches. députés. écoute. £

encore ceci, Imagine/, qui est l'épilogue roman. Ceux dans la coulisse, sont les maît qui, de M. Cadiou à s'inquiéter commencent ces histoires. toutes Ils sentent que la mai brûle, tëii hommes ils déménagent. pratiques, Entende/, là qu'ils installent ailleurs par autre la réputation sera vier dont entreprise Ils débauchent à cet eflet les meilleurs co borateurs de M, Cadiou. Il ne leur reste faire passer de la Grand' Palud à.la ma qu'à nouvelle les commandes de la guer facture C'est où la direction des l'époque poudr de lettres où on est assaillie anonymes » de M. tout au long les « procédés expose coïncidence diou. Par une heureuse, l'in Pierre vient lui-même au ministère nieur Comme il le déclare au général Gaud poussé, — et il fait « patriotisme » son sur par de son patron des Cadiou révélations compte de la Grand'Palud telles l'usine se trou que — et — aussitôt écartée pour toujours de la guerre. les commandes toutes Il était c'était à la fin de novem temps: bre et le 12 décembre 1913 allait être pa un marché considérable... — 12*2 —

'donc Voici le honni par son seul client. Il est ruiné, chercher

M. Cadiou ministère

trahi de la

les siens, par guerre, qui est

H n'a plus rien à espérer, Mais à se venger. il peut _ sont partis les coups U sait d'où qui le frapIl connaît ses ennemis mieux d'autant pent. furent, qu'ils pendant d'aujourd'hui longtemps, ses affidés, tous leurs secrets. Il n'a Il détient en les dévoilant. à perdre rien Mais quelle ! sûre, quelle,retentissante vengeance Quelques M. Cadiou semaines, est assassiné, a peine, s'écoulent

e

Comment? n'emOù?quand? Mystère5Cela une somnambule de Nancy d'inpêche pas où son avec a été cadavre diquer précision déposé. - , A En même se volatilitemps (pic M. Cadiou sent tous les papiers avait en sa posqu'il session! Pouvez-YQùs, hypothèse? on.prononce Gomment échalaudér maintenant, le Sachez, dans que là-bas, tout haut des noms. donc se fait-il pays,

une

? que la justice,.. . Supposez encore Attendez, que des mésinou faniiliales corsent telligences domestiques le romani et que ceux-là amour qui; par pour l être les devraient mort* plus passionnés :. éclater la faire à s vérité, n'apportent tiédeur et lassitude indifférediërchèjqûë rente... .. -—'L'affaire Çadibû un rait l'autre jour scandale nouveau ' V '". ne <<sortira personnage éclabousserait 123—

» pas ! déclaC informe. d trop

monde. l'histoire C'était cela,

On ne peut des poudres,.. au ministère

pas

livrer

à

la

publici

de la guerre

qu'on 2 avril

di

Hm

' Découverte

a découvert, dit le Matin du 15 m un registre ije comptabilité que qui établit fut bien de la Grand' Palud poudrerie Ja fin de l'anné allemande jusqu'à entreprise » dernière. donc th\ 2 avril. YOEuvre Notre col Beliscz « le roma Lcbon borateur François imaginait que voici » : Il y a déjà quelques Les jours » de «romans à la réalité... années, sur la terre Y OEuvre ressemblent

« On

bretonne.,

to

21 mai

1914

— 124 —

L'affaire ou là venté

Cadiou

fait

peur

de l'affaire la « moralité Cadiou Dégageant écrit: M. Georges Montorgueil « b'omhro la plus mystérieuse n'avait cessé d'en ce crime, et dès dessous nous étaient velopper avaient failli un secre transformer apparus qui et orienlerle dramo du côté privé en seorct d'Etat il n'a pasconvtnu aux magistrats d'aller précisément — et qui était sans doute le bon côté, » Tout le monde

a l'impression que les mêmes se sont exercées influences, naguère pou qui atténuer ou dissimuler les responsabilités de défecdans la fabrication l'ingénieur tueuse cïes de guerre, empêchent poudres les magistrats de rechercher aujourd'hui le sens dans il y vérité YOEuvre par indiqué — nous deux mois, même il y dire pourrions, du 23 décemnotre numéro dans car, cinq ans, bre 1909, ce titre Les Allemands sont l sous de nos fournisseurs principaux poudreries, d nous toute raconté l'histoire avions déjà l'usine comet nous l'avons c}e la Grand' Palud, le 2 novembre 1911. plétée * dès, le h. novembre 1909 J'ajoute que, YOEuvre cette fut répétée question, qui posait fois par la suite : plusieurs Faudra-t-il

d attendre une déclaration au public nos pou découvrir que guerre pour dres d sont avec du coton de guerre faites le coton néceset que allemande provenance, saire a la de fabrication la poudre B, e — 125, —

allemandes établies deux usines par fourni France? . du ministère de attendons le démenti Nous et''s*il deOail nous convaincre d'erreur Guerre^ à l'enregistrer nous aurions p laisiv. grand test mais. / « OEUVIOE malheureusement t de ce quelle sûre avance. , Le mais notre

ministère en était aussi sur nou que il était aussi embarrasse confirmer pour information la démentir, que pour avons lors que dès l'origine, nous depuis appris * c'est-à-dire la création dès tic de J'usine le ministère n'avait rien Grand'Palud* igno des trafics extraordinaires franco-allemands la fabrication de donnait lieu auxquels

poudres, Ici deux questions précises,, pourront qui M. tiidart mettre de la Noë sur la bonne vo : s'il Veut bien enfin s'y engager 1° Sait-il deux ministres que prêtèrent leur concours lanceurs de aux l'affaire société se constitua, av lorsqu'une anonyme des fournir allemands, capitaux pour de cotons déchets allemands à nos poudreries nationales? 2* M. Bidartilo la Noé a-t-il en connaissance du député d'une lettre à M. Legrand, Cloarec — lettre de Cadiou, datée de 19 prédécesseur — dans il était d'un « laquelle question actuel et certain le ministère néfice p pour dant pinq ans » ? M,

Ce sont les propres termes s*est se dont Cloarec. était ce « bénéfice certai Quel le ministère -—et non pour PICtat? Ka », -pour — 120 -

il voir dans cette une allusion expression précise à dès arrangements, et faut-il louches, sup4 que ces arrangements pose! trop expliquent les révédevant du ministère niu(tisnVephs,tiné de YOEuvre lations de la Grand sur, l'usine — son ses commanditaires Palud, personnel, ? et ses protecteurs

28 mat

iol'i.

121

Les de ou qui

dessous Vaffaire le ne juge veut d'instruction rien savoir Cadiou

Quimpèrt

le S /M/M

Le 4 novembre donc encor 1909, nous avions la naïveté de poser : « Kaudra cette question t-il attendre une déclaration de guerre po découvrir avec nos poudres sont faites que coton de allemande fourni nroyerianec deux usines établies en France allemandes Nous attendons le démenti du ministère... le déhïenti ne vint Naturellement, pas; le 23 décembre, sous ce titre i les Allemands sont les principaux de nos po fournisseurs racontait de l'usine dre$> VOEuvrc Phts.Coiro de la Grand'-Pahul, tîonl le premier directeur fut un officier allemand. Le ministère ne bougea Q pas davantage. les Allemands « poudre leur sèche gardent et nous fournissent de la poudre c avariée, n'a rien de normal conforme et de que désordre établi. Ce nous ne savions encore, que pas dans le Finistère qu'une rapide enquête cette c'est semaine, permis d'apprendre non seulement nos ministres r n'ignoraient de cette mais allemande, entreprise qu'ils favorisaient. ~ 128 -

fort Je sens bien ici des que je vais écrire et il n'est choses naturel graves, que trop Je n'y croyais d'hésiter à les croire. moipas avant lu les documents même d'avoir nous que il faut se rendre mais à l'évidence, publions; si effrayante soit.^ qu'elle la maison Peter C'est, parait-il, Temming, de Buhl, et subventionnée qui, encouragée vint s'installer allemand, par le gouvernement à Landerneau dans un immeuble à appartenant M. Lcgrand, fournir du coton à nos poupour Je dis paraît-il*, car je n'ai dreries nationales. mes recherches, de ce côté et, sur pas poussé ce point, me borne à reproduire une inforje du journal il y a trois mation la Liberté parue ans au lendemain de la catastrophe du cuirassé de la Grand'Palud, Liberté, Lo directeur disait notre « conseillé et guidé avait été confrère, dans cette affaire deux députés, notamment par fit ,lc voyage de Colmar M» Cloarec, qui par M. Lcgrand, celui-ci alla signer pour lorsque l'acte le liait à Peter Temqui sous-seing privé » ming. Ainsi mis en cause, ne fit pas M, Cloarec il avait difficulté de reconnaître effet qu'en M. à Colmar, mais, Lcgrand accompagné « à titre d*avocat ».. disait-il, Nous un antre Bien entendu! avons connu de môme fut Pavoeat-eonscil de député qui Kochette» Grâce deMorlaitf, put donc aux bons do M. Cloarec, offices député un officier de Stuttgard, M. Greiss, s'installer à Landerneau, venir sous — 120 —

écouler da pour coton dont de nos.poudreries voulaient allemandes., pas M. Legraniî n'était d'ailleurs pas seulement M. Cloarec; il Tétait aussi protégé par un autre" du Finistère. Le'ministère cjéputê Cdmbes ne pouvait à ces de rjen refuser" comme le prouv du représentants peuple, : cette lettre M. Legrand, les déchets les poudreries

le couvert

de

iOÙ Parto) le 23 septembre Le Président du Conseil, . et des Cultes Ministère de l'Intérieur h M.- le Préfet du Finistère. dans votre rapport au désir exprimé Conformément à septembre attenti dernier» j'ai appelé la bienveillante de M, le ministre de la Guerre sur la demande de M, à la créat à Kanderrieau, industriel relative grande d'une usine destinée h fournir aux poudreries nationa et j'ai a tes déchets de coton qui leur sont nécessaires, de mon intervention André Vhonora auprès du général M, le Bail, député, qui s'intéresse tout particulièrement, M.tègrand.' Je ne manquerai la répo pas de vous faire connaître de mon collègue, dès qu'elle me sera parvenue.

dans ces Vous conditions, si, pense» Allemands à Landerneau installés segaussaient ! des révélations de YOEuvre lît YQïuvrc quelqu qui croyait apprendre chose au ministère de la guerre sur lu fabric tion de Sa poudre l Comme on devait rue Saint-Dominique, rire, de nos candides découvertes l &

ne faisait M,- Cloarec pas seu Cependant, le comp en Allemagne ment des voyages pour de la guerre, \ au ministère de M. Lcgrand commandes. des de' lui procuror ehargeait — 130 -»

Nous ne serons sur complètement renseignés eos « tractations » que le jour où M. Ijidart de l Noë voudra bien retrouver la fameuse valise où à l de Cadiou, au lendemain qui disparut — cette du crime, veille, valise mystérieuse dont au juge un téléd'instruction parlait non , moins du même gramme mystérieux Elle contenait Cloarec. selon toute apparence de nombreux documents cette lettre du comme de Morlaix à son client et ami Lcgrand: député ' i3 . septembre 1996. 1 Mon cher monsieur, Je ne m'attendais certes pas à ce que la demande fri eussiez je pensais déposée aussi rapidement; que.vous attendu le mois d'octobre pût s afin que ma démarche faire utilement près du ministre. Je serai bien à Paris te 2/, mais je n'y passerai que quelques heures, car je suis obligé de me trouver le 92 où je crains d'être pris une dizaine de jours. Montpellier Je ferai tout mon possible pour me rendre au ministère le $1, mais y trouverai^ e Etienne? . Vous m'aviez promis tous les renseignements nécessaires qui ne sont pas dans votre lettre : l* Copie de ta lettre de Berteaux; 2o Copie de la lettre ordonnant les épreuves i *IJ Prix des achats actuels aux différentes maisons d fournisseurs ; 4» Moyenne des achats des cinq dernières années} à" Bénéfice actuel et certain pour le ministère pendant cinq ans ; H0 Comparaison J'ai besoin de ces renseignements un pour rédiger note. J'ai les éléments pour la note politique et régionale, boimèi'-mot donc, je vous prie, tous les éléments sans tarder ma note avant mon afin tjue h puisse rédiger départ. Bien a vous, CWÀimc. si rapide Pourtant, que lut le passage de M, Cloarec, il trouva le moyen de *—*lot —*

à Paris faire au

une « utile ». S'il n'y re ministère démarche contra cet excellent sa tëticnne, pas qui était en vacances, il put s'aboucher doute avec directeur des poudres, M. ttérard, le reçu qui ». Puisqu'il « dfuno charmante ne s'agis façon dé guerre, sait on n'avai que de nos poudres rien à lui refuser. M Cloarec demandait assez pourtant gros puisqu'il prétendait supprimer pour M. Lcgrand les formalités de l'adjudication; et gênantes M. Bérnrd charmant fût son accueil, cr que faire de timides réserves à cet égard devoir « Oh I sans ce n'est doutc$ pas impossible! ce ne soit un p J'ai cependant peur que » long.,, Mais laissons notre député-conseil expliquer à son client de sa démarlui-même le résultat che, Il lui écrit de la taverne Gruber :

ai septembre 1906 Cher Monsieur, Vu M. Bérard qui a été charmant et m'a promis d'é dier Vaffaire avec le plus grand soin dès que le doss Je lui ai demandé h aller le voira mon retour arrivera. mais il m'a jeté une douc i c'est entendu} Montpellier en médisant que ce serait très long h cause des formalités administratives. Il croit qu'il faut procéder à une adjudication t ilm'adi si M. Coste avait ta fourniture, c'est que plusieu que sont restées sans résultats. adjudications .Si vous ave$ donc des tuyaux sur le principe de iautor sation sans ailfudicaliôiiy donnezdes moi. m'êcrire à Montpellier Hôtel Métropole Vonspouvèx e passerai le semaine. sitrement Bien h vous, CLOAimi Cloarec lîn geance, vient ¥Pierre M.

encore loin l'obli poussait plus sa prison.-l'ingénieur sortant de à la Dépêche de Brest de confier — 132 —

Ce qui est terrible, c'est l'insuffisance du contrôle dans les poudreries. à l'Klut On peut ainsi fournir des éléments détesde fabrication pour ses poudres d'exercer la surtables sons que ceux qui ont mission veillance do quoi que ce soit. s'aperçoivent « ceux d'exercer ont mission Pourquoi qui » ne s'aperçoivent-ils de rien ? la guryeilaiicc mais M. Bidart de la Noc l'ignore peut-être; à le savoir. nous commençons du fût l'insuffisance Pourtant, quelle que les déchets de coton fournis contrôle, par de la Grund'-Palud l'usine si pitoyables étaient à M. Louppe de refuarrivait lui-même qu'il ser la fourni tu re^. Que faisait alors M. Cloarec? La poudrerie du Aloulin-Blanc ne voulant pas » pourris, de ces « linters il se retournait vers il une autre et comme nationale; poudrerie à Colmar, le avait M. accompagné Lcgrand « avocat-conseil » convoyait la mardiligent chandise d'Anrebutée la poudrerie jusqu'il à son éloquence et à son où, grâce goulème il réussissait à la faire prestige, accepter. la maison Nous ne savons encore combien et M. Legrand les services Temming payaient de M. Cloarec, mais nous sûrs sommes déjà bien son argent ! qu'il gagnait * a-t-il entre cette affaire Quel rapport y ? Faut-il franco-allemande et l'affaire Cadiou chercher de ce côté le mot de l'énigme? Nous ne pouvons le dire, et ce n'est d'ailleurs pas à il éclate aux yeux de le dire, Mais nous que, l'affaire criminelle dans son pour replacer il est indispensable de connaître atmosphère, d'aflaires ou les et les hommes d'interroger i;)3 -

hommes ou à la nommément difficile intérêt à

intéressés politiques de ruine l'entreprise Cadiou, Il serait ensuite de savoir

prospérit dirige que m assurément a qui pouvait

à

lo

je supprimer. la politique à Peutrôtre n'a-t-cllc/rien ce crime-là; Je,contraire est po avec mais les résultats ble à cette heure, aussi, et, si confus, si contradictoires, l'instruction sont sont les toutes^ égalemen que hypothèses admissibles.,.— Alors, M.

demanderont les naïfs, pourqu de la Noë Bidart n'a-t-il pas orienté ce sens, et pourquoi la dans investigations t-il le soin les desso à YOEuvre de découvrir Cadiou? et financiers de l'affaire politiques Il faut, cette n'a pour poser, question, ouvert la Itipûblique des Camarades pas ne pas ce que peuvent être', soupçonner ave ce régime» de la politique les, rapports

justice. du juge Sans doute, par l'instruction et le réquisitoire card du procureur Lescouv nous nous venons de apercevoir qu'il à Paris. s'il en encore des magistrats Mais, tiennent to bon, quelques-uns qui malgré les leur exercées sur conscience pressions hous avons voir aussi, Bochet parl'aflairc pu un « lait comment Caillaux marcher et un do général procureur président à Paris, comm S'il en va de la sorte d'appel. de province les pauvres sut aient magistrats La vérité, de résistance? plus capables vivent dans, la terreur des qu'ils politicien leur carrière. dont toute dépend

a été dit là-dessus, cl je n'ai pns l'intenTout avons raconté tion de le répéter. npus Quand en suivu dans la Sarthe ce que npus avions on la campagne électorale de Caillaux, vant : « Vraiment, nous a répondu scandaça vous I » Mon lise? Mais c'est la mémo chose partout me ne permet pas expérience personnelle la vase de toutes les mares stad'affirmer que mais à tout est aussi putride, je puis gnantes matière le moins hic porter de qu'en garant mes compatriotes bas-Bretons n'ont, corruption I rien de la Sarthe. hélas à envier aux gars Dans ce département du Finistère, tout ce qu ou en peut subir l'influence touche a la politique FA pour fixer le est vicié, faussé, pourri. m encore un petit document voici, idées, qui de toute C'esttout bonneépithète. dispensera une Jettre donne l'ordre ment du.préfet qui un juge de .paix de prononcer une condamnaL'affaire en elle-même tion. importe peu. d'une « nommée » à qui Marie G... s'agit réclame une somme de 874 fr. 50 préfecture la réclamation soit fondée on non, Que peu nous ce qui est c'est intéressant, chaut; manière le satrape directe et expeditive dont du Finistère recouvrement d'une Je. poursuit créance. la lettre, Voici voici l'injon'ction qu'il adresse au juge : a? mai it)i3. Lu Préfet du Finistère h M. le Juge de paix de Ghdteaulin. Je Vous serais obligé de vouloir bien inviter Mlle G domieilèe h Satnt-Coulittt à comparaître devant vous af de lui faire prendre l'engagement sur timbre de payer a la somme de SU* fr. 50. département le cas où elle s'y refuserait^ je vous serais obligé pans dé vouloir bien rendre un jugement dans ce sens, — }&5 *~

s'il y a lien, toutes Jbrmalitès à pour ce m'indiquer. bien d'ailleurs h ce su/et vous conce ftlir. Vous voudra de Châteaulin. avec M. ïe sous-préfet

c'est et ingénu ! Comme simple Cloarec du mê On. nous assure queM, parle BidàrL Mais ton au juge en obtenir pour a-t-il seulement besoin de parle désire, qu'il

: « Nous ne sauron est l'assassin de Cadiou jamais quel peut-être au nous moins n mais saurons pourquoi » ne le saurons jamais. ? suffisamment L'ai-jc expliqué J'écrivais avant

hier

Ajunt

101

«* 136 '>**;

Le

feu du mauvais

mvc

poudres on ne fait

poudre. ce. que vient d'établir avec chimiste Daniel Berthelot. faisant allusion aux effrayantes itfais, tions de YOEuvre) il ajoute:

Avec mauvaise C'est l'émiiient

coton,

que autorité

de

révéla-

Les Anglais prennent pour le choix de leurs cotons toutes les précautions ; ils n'ont pus que j'ai indiquées d'accidents. Aussi lorsque dire que, pcut*ôtrc, des j'entends ont été faites avec des cotons provenant de poudres déchets industriels sales et graisseux ou avec des cotons hydrophiles servi à des pansements e ayant des médicaments en conséquence, et des imprégnés, s les plus divers, je me demande produits chimiques cela peùt'ôtre bien viai, et j'ose espérer que c'est là une amusante fantaisie. S'il en était autrement, auteurs et complices seraient crid'impardonnables " minels.

Hélas 1 Après tout ce que nous avons publié, il est difficile de conserver la moindre illusion. « Amusante »? Nous le voudrions, fantaisie et nous serions les premiers à nous hâter d'en — s'il avait en Bretagne, les rire, n'y depuis de Ylèna et de la Liberté^ mille catastrophes familles qui plairont...

': ^'l37.--7*

S/''.v

WuWï

allemande

Qui se doute en France que toute la fabrication de la poudre nécessaire à Varmée française « été placée dans la dépendance de l'Allemagne ? : Procédons par interrogations d'un produit Est-il vrai que La fourniture chimique nos poudres ne peuvent être fabriquées a été sans'lequel confiée àla maison ES,Houer dont losdeux établissements se trouvent à Aussig (Autriche) et à Dresde (Saxe) ? d«î Sevrap-Livry recevait Est-il vrai que la poudrerie l'élément de son "essentiel exclusivement, d'Aussig, travail ? ^ entre Aussig et SevranEst-il vrai que l'intermédiaire a été, jusqu'à sa mort, un sujet allemand nommé Livry ses entrées à la rue Hilbig, qui avait, bien entendu, ? Saint-Dominique SI je ministère de la Guerre répond négativement, nous . verrons. il demeure Si Von ne dénient pas ces informations, établi que : !• Par l'intermédiaire d'HUbig et do la maison Heuer, a toujours le. gouvernement allemand su exactement et qualités de p>>udre on fabriquait en quelles quantités France; 2° En cas de guerre, la frontière étant fermée, l'Au— 143 -

do la la fabrication triche étant liéo a l'Allemagno, en Franco ; serait arrêtée a été longtemps fournisseu L'Autriche l'unique C'était déjà bien de la marine française. torpilles les torpilles no sont pas toute la marlno. et l'armée fr Sans poudre, il n'y a pas d'armée, n'a dt pouire qu'avec U permission de l'Allemagne. Çà juin

A

h

merci

de

l'Allemagne

Il a failli la catastrophe du République pour nous de ce dirigeable était do fabri que l'enveloppe allemande. Faudra-t-H une déclaration attendre ^o guerre au public do guerre découvrir que no* poudres et faites avec du coton do provenance allemande de la poudre « coton nécessaire .à la fabrication fourni par deux usines établies en F allemandes Nous attendons le démenti do la du ministre nous et, s'il devait nous convaincre d'erreur, à l'enregistrer, mais YOEuvre est m plaisir grand reusoment trop sûre do ce qu'elle avance. 4'tonn Ite

Les les principaux de

Alternants

sont fournisseurs

nos

poudreries

Comme il était faoile de le prévoir aucun démenti n'es sur l'adminisvenu. L'OEuvre est aussi bien renseignée de la Guerre quo sur celle de la Marine. Nou tration de nouveau, en précisant notre inforallons le prouver Nous consorvons mition. l'espoir qu'on no nous obligera les Intéressés noms, Pourtant parleurs pas à désigner nous n'hésiterions Brun n pas à le faire, si \p général se hâtait pas de mettre un terme à une situation si para doxale et si inquiétante. nouvelles sur la fabrication Voici donc les révélations do guorre, do nos poudres quo nous devons à un ami L'OEuvre, très exactement'informé.

« B » a pour ba Tout le monde sait que la poudre en faisant obtenu de la nitro-cellulose, composé réagi sur la cellulose, est produite de l'acide nitrique laquelle par le coton. de Vléna fut attribuée à l'inflammation L'explosion Mais les causes do cette poudre. qui o spontanée cette inflammation déterminé sont restées ignorées. d'admettre tout cas, il est difficile que le coton fut de cette catastrophe. cause initiale Dans l'affolement delà Guerre qui suivit, au ministère : « Notre poudre s'e on fit ce raisonnement simpliste La poudre allemande n'a pasencoro enflammée. produ est meilleure d'accident. Donc, la poudre allemande q et il faut renoncer au type de cot la poudre française le type du cot quo nous avions choisi pour adopter ». allemand Il n'y eut pas d'études et comparatives préliminaires Le type français fut condamné entre les deux produits. et remplacé par le type allemand. deux usines allemandes Mais, comme par hasard, err France étalent déjà installées pour la fabrication ce nouveau type. était dans l'Est près de la fr L'une de ces usines — 1>I5

bien placée sur un canal conduisant ou llh tlère, I/autre ost à l'oxtrémité ouest, tout près d'une poudrer et aussi d'un port de mer, qui excite les convoitise allemandes. Ces doux usines sont la propriété do deux Allemand autrefois associés pour le commerco du coton, et ven en Franco pour fournir leurs produits à l'Etat, en d sous des noms français. simulant leur nationalité L'usine do l'Est appartient à une Société anonym fondée sous lo régime de la loi français,o. L'acte société déclare quo les fondateurs sont trois Allemands à l'exception les capitaux d'u sont tous allemands, attribuées faiblo partie d'actions à des Fra d'apport leur nom. Le président du conseil çais qui prêtent est français. C français, l'administrateur-duicgué de la Gucrro qui ne .croit p suffit pour le ministre do la majorité devoir s'enquérir du conseil, formée p allemande. trois frères d'origine de l'Ouest fut créée par l'autre associé al L'usine un négocian mand. Celui-ci choisit comme prôte-nom des métaux et qui ne connais qui faisait lo commerce sait du coton quo le nom. Ce propriétaire fictif ne dans les grâces du ministère. 11 pas longtemps tentative do fraude, exclu des adjudications pour fut vite trouvé, et, cetto fois, ce fut Le remplaçant de vins qui entra en fonctions, marchand se précisent Entre temps, les charges contre cet c'est-à-dire la seu usine. On apprend "que le directeur, est un Allemand capablo et responsable personnalité Les noms des propriéallemande. officier de réserve directeur taires fictifs changcnt,le ne change pas. Apre annulées le ma deux adjudications par le ministre, chand allemand fait comme son associé et trouve tout de sa personnalité dan suite une nouvelle incarnation avec sept membres de la môm une société anonyme Us font entre eux un famille comme souscripteurs. fictive des actions et, cette fois, ils comptent répartition du gouvernement sans efforts les fournitures enlever Malheureusement e pour eux, urte enquête français. de l'armée. La présence faite par un inspecteur'général allemand D'o du directeur justifie tous les soupçons. des fournitures de cette usine. le ministre, refus, par simuler le départ du direc".'.. \ faut, de toute nécessité, le ministre. désarmer Notre officie teur allemand pour va justement faire dans son pay de réserve allemand — 146 —

On annonce militaire, une période destruction, que l est parti ot remplacé directeur par un jeune Ingénieur, Mais notre officier alle tout frais émoulu do lïcolo, a réintégré son domicile ; il no va plus à l'usine mand mai* il la dirige quand môme. D'ail comme dirooteur, rien leurs, quo ferait-il dans un pays où H n'aurait n'a pas d'autres faire, puisqu'il moyens dVxistcmo qu son travail ? Quelle sora la décision du ministère, quand cotte nouvello transformation? Nous l il approndra saurons bientôt. Quoi qu'il on soit, le plan conçu par ces doux Alle des usines, est simple et clair: mands, propriétaire le» plus grandes faut fournir aux poudreries françaises de coton allemand. Il faut empocher possibles quantités do se développer et môme d les usines françaises vivro. Le prix do vente importo peu. N'y a-t 11 pas U allemand s'i pour travailler, primes/du gouvernement le faut, à qui perd gagne ? ne se font donc pas dans des con Les adjudications et il n'est pas douteux ditions égales, que les usines si cet état de choses devront françaises disparaître, continue. Que l'on compare depuiç un an et plus les adjudications qui ont eu lieu pour les cotons, et on 6oro frappé do ce qui précède do l'exactitude l'évidence jusqu'à vont à l'industrie bribes de ces adjudications quelques se meurt d'inanition. française qui Voilà donc où nous en sommes. En temps do paix, o et on ruine les usines françaises. enrichit les Allemands : les deux usines allemandes, Mais vienne la guerro pour soudain leu une raison ou pour une autre, cesseront fabrication. Et du coup, nos poudreries ne pourront plus fournir de poudre. N'y at-il pas là, pour notre déle plus redoutable fense nationale, péril ? 98 décembre i909. Matériel boche

. Monsieur, Dans un récent numéro de l'OEuvre, sous le titre .Les Alle mands sont les primipQtioe fournisseurs de. nos poudreries, vous vous indignez que le? fournitures de coton nécessaires la fabrication de nos poudres soient faites par des usines alle m*j)4es installées en France. ' - 447 — ;; "

N'y a-i-il donc que cela? Je suis sur quo votre correspo dant, qui est bien renseigné, on sait encore plus qu'il dans un certain milieu— perso dit, car il n'est—j'entends qui no sache que tout le matériel qui sert à la fabrication nos poudres est acheté en Allemagne : les turbines à n sont allemandes, les malaxeurs sont de même origine et d'autres machines encore; de 301te que, si une guerre ven éclater, on pourrait peut-être, a défaut d'autre, utiliser coton franc lis, et produire tant bien que mal, mais en d'avaries, on ne saurait, on ne pourrait certainement ni r à placer, ni réparer le matériel pourtant indispensable pareils moments; en effet, le marché de l'Allemagne n serait immédiatement fermé, et la France ne pourrait y pléer, car la fabrication de ce matériel est chez nous à l embryonnaire, puisque, du fait du monopole. l'Etat es seul à pouvoir s'en servir et qu'il achète à l'étranger c dont il a besoin. Quelques journaux — 0I1! bien rares — ont essayé d'att sur ces points délicats l'attention du grand public et des vernants; mais, bien qu'un grand nombre de ministres e députés soient au courant de cette situation si préjudicia aux intérêts de la défense nationale, l'a flaire n'avait pas caractère électoral assez prononcé pour que nos honorab parlementaires aient jamais songea y mettre fin. Je ne p ni pour vous arr pas que cela soit pour vous surprendre, d'ailleurs dans la courageuse campagne que vous avez en prise. Veuillez agréer, etc. 4 Février i 9W

Editeur

boche

des documents an La publication diplomatiques rieurs à la guerre do 1870 a excité do vives polémique le juif Reinnçh que le gouvernemen C'est naturellement et l'on a dit a chargé de cette besogne nationale, dessus tout ce que l'on pouvait dire. Mais pourquoi p de ce recu sonne n'a-Ml encore observe quo l'éditeur naturalisé est un juif allemand, depuis quelques moi peine? demandé sa naturalisation 11 n'a, d'ailleurs, que p ôtre chargé de cette édition par le Ministère des Affai étrangères. MM. Pichon, Rcinach et Fickcr s Mais, vraiment, — 1*8 -

bien bons d'y mettro tant do formes, do scrupules et donc so gêner? Lorsqu pudeur patriotique Pourquoi do la trolslèmo s'agira do conter l'histoire République on prendra sans douto moins do précautions dérisoires Juifs do Francfort voudront bien, pour un p Quelques honnête, rédiger nos annales, et, cette fois, c'est à Ber qu'elles seront publiées. Si nous no sommes plus Français, tâchons au mo d'être francs, .*.

De

l'Est

à

VOuest

Dans le Gil Blas, Jeanne et Frédéric Régamey revie nent sur le danger de l'invasion allemande, que l'OEu a si souvent dénoncé : « Dans l'Est, disent-ils, la plupart de nos mines s entre des mains allemandes. Les Thyssen, les Rochlin et les Ilachencr milliers d'hectares possèdent plusieurs « Il ost inutile d'insister sur lo péril économique d politique que signifie pour nous cet accaparement une région de frontière et défense nationale com Longwy ot Brioy où, sans parler du reste, il est aisé sous le vêtement dissimuler de mineur autant d'espion en attendant qui renseignent qu'ils détruisent. « L'infiltration, la « conquête pacifique » se fait do chez nous de façon méthodique, comme elle s'est i nuée en d'autres pays, en Belgique, en Russie, en à comprendre gleterre. Quand nous déciderons-nous nous tient dans l'Allemand, pieuvre jamais rassasiée, et nous suce le meilleur do notre sang? » tentacules sur nos provinces Mais, ce n'est pas seulement a mis la main. Le Monitem'd l'Est quo l'Allemagne Calvados a récemment démontré que la concession mines de Sousmont à une Soci vient d'être rétrocédée les grands électeurs de Chéron, avec allemande par évidente du sous-secrétaire d'Etat. complicité N'cst-il de livrer à cette môme mais pas question les gisements de Rocquancourt, Garcelle Thyssen Conteville Secqueville, Saint-Aignan-do-Cramesnii,

Poussy, Bllly, Clnthoaux, Uauvlcourt, Saint-Sylvain, Et avec Plorrovlllcda Campagne, Bray-le-Champngnc? ça, messieurs? M. Ché Et si la maison Thyssen arrive à ses fins,—et — la plus ron fait tout son possible l'y aider, pour du Cavaldos va devenir l grande partie du département d'un Allemand. propriété tt août 1910. C'est du propreI *

Honteuse Les

besogne financiers des prussiens

agents

A part leurs excès do bière, les Allemands sont de et d économes, gens sobres, simples, pleins d'initiative Sous l'impulsion du Kaibcr.ils ave travaillent ténacité. à développer indutune ardeur obstinée leur puissance en temps co qui leur permettra, trielle et commerciale, une armée qu'ils voudraient voulu, d'équiper conquél'essor désiré, rante. Mais, pour donnera leurs allaires il leur manque des capitaux. La France en possède, ils savent quo son bas de laine est inépuisable, aussi ont-ils jeté leur dévolu sur notre petite épargne. Ce peuple qui nous a pris deux provinces et cinq mil liards, sans compter les pendules, qui» depui§ la guerre, n'a pas manqué une occasion dç nous faire rudement nou sentir notre échec, qui dans maintes circonstances a humiliés, ce peuple n'est pas satisfait. U nous demande à de coter lès valeurs allemandes impérieusement Bourse do Paris, Ce sera le début d'une nouvelle invasion. .. Avec leurs qualités et nos capitaux, les Allemands devenir bientôt les maîtres du monde au poin espèrent de vue économique. Les laisserons-nous faire ? tout est là. tenter Les aider dans leur entreprise peut seulement » contre lesquels les gen les aigrefins et les « métèques avertis de çc pays éprouveront un mépris bien légitime les connaîtront. lorsqu'ils 9 septembre i909. — 150

Il que

y

a

deux a des

ans révélé poudres le

/'OEuvre scandale

Non, ce n'est plus six mois, c'est deux ans à l'avance le scandale qui vient d'éclater que nous avons annoncé et que/ cette fois, on ne pourra plus étouffer. Dès le 25 juin 1000, nu cours de notre enquête sur lu les questions suigabegies de la Marine, nous postons vantes (1) Le fait n'a jamais été contesté. Il était donc avéré que nos poudres de guerre étaient avec des produits d'Outre-lthln. composées

Le i novembro encore (2) 1009, VOEuvre demandait YOEuvre no reçut et ne pouvait recevoir Naturellement, aucun démenti. C'est alors que, le 23 décembre 1000 dans un arttelo Intitulé : Les Allemands sont les principaux de nos poudreries, ainsi ses VOEuvre précisntt fournisseurs informations (3) Il était Impossible et plus d'être plus catégorique lo jeudi précis. C'était lo temps où, toutes les semaines, de la Marine venait du ministère matin, un planton rue do Douai réveiller Gustave Téry pour lut demander le dernier numéro do VOEuvre, Le petit « col bleu » en et filait à bicyune douzaino emportait d'exemplaires clette dans la direction do la ruo Hoynle, « Quelle sera la décision demandait du ministère, » l'Oïuvre, quand il apprendra...? Naïve question ! La réponse du ministère étatt facile à prévoir. 11 fi aux usines allemandes une nouvelle de commande KOO.OOO et en même tomps II décida de poursuivre francs, <îustavo Téry en cour d'assises. Une enquête fut ouverte Chénebcnolt, Mais YOEuvre par lo juge d'Instruction était Si documentée, l'émotion causée dans le pays eût été si considérable, derpar notro procès qu'où |g | Voir ce» questions, pages 1W et Ht. (Il) Voir l'article, page h!i.

nier moment le mintstôro recula otr furtivement, dant les vncances, la quatrième déposition après Gustave fut close par»., un non Téry, l'instruction Il n'y a quo lès deux cents'victimes de la Liberté n'en ont pas bénéficié. £

II h'dst de rappeler aussi que, le pas inutile vrier loto, YOEuiifè publiait cette lettre, qui retrouve vif intérêt d'actualité (1) Mais comb Non, certov, cola ne nous a pas arrêtés. de cuirassés sauter eneote devront-ils pour quo et quo toute la vérité soit connue? nous entende Tous les journaux officieux (y on a-t-ll d'autres) voient et ho disent qu'une chose i — Faites-les donc tàlrolCo scandale est Intolérable n'est point dons les Car à leurs yeux, le scandale faits et les forfaits de co régime abject; il est tout l'Indiscrétion Commise par M. Malssln. d'une même bande ont le m Ainsi, les malandrins de mort le premier et ils menacent silence, qui « le morceau». gera AuronMls bientôt assez mangé do la Franco? 9»to«è»t6rèif)ii.

(Il Voir la lettre plus haut, pageIVL

Une

affiche

de

l'OEuvre

A quoi servirait notre Ligue do défense française, elle latsstlt sans protestation des défaillances pisser nationales aussi honteuses, que celle dont le récent accord franco-allemand vient de nous infliger l'humiliation ? Par nos soins, l'affiche que voici vient d'être placardée sur les murs de Paris :

I Français En 1871, uno lutte nous avons d héroïque après à l'Allemagne. céder 1 Alsace-Lorraino en pleine Aujourd'hui, paix, parce quo l'empereur a froncé lo sourcil, on nous fait abandond'Allemagne un territoire ner aux Prussiens plus grand que la moi tié de la France. SI le Congo n'a aucune valeur, pourquoi l'Allemagne à ce point ? y tient-elle le cédons-nous? S'il est précieux, pourquoi Brassa et ses vaillants ont payé do leu compagnons viooetto bollo colonie. Des milliers de Français l'on de leur sueur et de leur sang. N'ont-ils don féoondéo travaillé que pour le roi de Prusse ? comme Basalne a été condamné traître pour avoir avoir combattu. ohâtimont livré Quel Mets, après lo Congo sans avoir méritent ceux qui livront essayé ? do le défendre 0 novembre lull. *

La

vérité des

sur poudres

le

scandale

L'article n'a' p que l'en va lire vaut par lui-mtinc,'Tl besoin â*ilre signé pour qu'on reconnaisse qu'il a été éc par un /tomme très compétent, spécialiste en matière d'e plosifs, ~ 171 -

/{joutons, au risque de le compromettre, que c'est un h fonctionnaire, di Il lui est donc impossible de dire son nom, puisqtt'il vérité, lié avec plusieurs des personnalités Assoz Intimement de la quoslton une qu en oause, m'occupant depuis vous soumets les idées que je cr zaine d'années, je d'ailleurs sont corroborées justes ot dont beaucoup l'expérience. i6 La poudro B n'est instable quo parce que les diss à la fabriquer, et les soi-disant stab vants employés la décomposent au lieu do la st sants quo l'on emploie, * liser, utilisées on Franco (CP,, CP,)so Les nttro-collulosos ot lavés, sont absolument dos composés, qui, pulpes inexact de dire que bles; il est dono parfaitement te coton-poudre, la nttro-ccllulose, est fulmteoton, labtlo et vivante matière Des lots do colon pulpe pro le prouve. L'oxpérlonco être chauffés nant d'Angoulôme peuvent impunément 800 heures sans manifester 110° pondant la moindre t de décomposition, a eu lieu par l'alco Mats dès que la gô'atlntsation du fameux stab éther, ot surtout après l'Introduction tout change. sant (?) VictUe, l'alcool amylique, sur la nit L'alcool, ou plutôt les alcools réaglssont et so mirent aux dépens de cette dernière. cellulose À HO* a Le mémo coton qui a résisté 800 heures en poudre à 8% d'alcool amylique, converti puis lom a lio». Au bout chauffé à 2 mm. !). On l'a ensuite 230 heures, lo résultat est frappant. La poudro est co » ; 11 se dégage une odeur caract « putréfiée plètement et do nitrlle et violente de nitrate d'amy ristique d'acide des gaz acides. Isovalérlque, ou plutôt lo pscudo-stablltsant Lo stabilisant, malheureusement Imaginé par Vieille a donc été la c de la décomposition de la poudre. les cuirassés sauten On comprend dès lors pourquoi Nous avons établi que la poudre a l'alcool amyliqu porte avec elle son agent de décomposition. de terre, où la poudre est laminée Dans l'artillerie du solvant se fait as faible épatssour, l'évaporatton du « stabilisant facilement et la disparition progressive la cause de la conservation Vieille est en réalité d poudre. ~. 172 —

Dans la Marine il on est autrement. Le calibre 305 oxigo des épaisseurs considérables de brins, et centro conserve son solvant. Il se produit donc en ce point uno réaction accélérée des soutes et qui peut êt par la haute température accélérée aussi par lo manque des g d'écoulement dégagés. Tel est, do l'avis do tous les gens de bonno foi, cause do l'instabilité de nos poudres. vrai quo voici trois ans que, timide Cela est tellement ment d'ailleurs, et pour ne pas déplaire au tout puissant inventeur do l'alcool on a remplacé, amylique, pou une partie do la fabrication, ledit alcool par ladéphénylamtno(utilisée depuis 15 ans en Allemagne). N'attendez sur ce point rejaillisse pas que la iumlôro des délibérations éclatante des commissions ; Il y a tro do chers collègues a. ménager, et M. Ilaller n'avouera jamais, bien qu'il le pense, que l'alcool amylique M. Vlelllo est, avoo M. Vieille lo seul coupable. 2<J Le recrutement des Ingénieurs est incompatible a^ec le genre de traviil ont à diriger. qu'ils Loin de mot la pensée do médire des anciens élèves l'X ; mats ils ne peuvent ôtro univerjeis et leurs corn r tencoâ sont limitées. Il y a.28 ans, la poudre notre régnait en maîtresse point n'était besoin d'ôire grand savant pour tirer d'el tout co qu'on voulait. aveo tes explosifs modernes, tout change Aujourd'hui, * Il faut ôtro Industriel et chimiste. M Vî, les Ingénieurs ne sont ni l'un ni l'autre. Aussi résultats obtenus sont-Ils navrants. les documents Veuillez, je vous prié, vous procurer relatifs à la fabrleation do l'actdo picrique et du trinit m, crôsol; vous y verrez que les rendements atteignent environ 0) % de la théorie, ce qui, en fin d'excrelec, une somme de millions jet< représente rospeetnble n'est pas facile. M l'égout. Je sais que la fabrication les Allemands la font bien avec 95% do rendement. Alors, pourquoi n'ossayonS'nous pas d'améliorer. Et tout va do môme. L'étude systématique sUr la nttr do la poudre D, ne ccllUlose, base do la fabrication môme pas faite. 3» Nous sojnmes d tributaires pour la fabrication trinllro m. c acldo picrique, explosifs (nlirocèllulose, sol)iesAlletntthds. ' . ..'-.173—.

Voullloz, jo vous prie, vérifier t t» Que les Ltntcrs (déchets do coton inutilisables deux ans sur lo conseil depuis filature) préconisés M. Hallor, sont fournis par une maison de Hambourg 2° Quo le phénol et le crésol desttnés à la fabricatio do la mélinllo sont achetés par l'intermédiaire à Paris, chez MM. Max frères, commissionnaires maisons allemandes. grosses ? Dès lors, quo ferons-nous a la mobilisation Î6 novembre I9H,

L'industrie

hôtelière et les étrangers

Au sujet do l'Invasion dans le personn allemande tl se hôtelière on Franco, employé par l'industrlo 1res intéressant de contrôler l'Indication suivante: Il existe, o Genève, un office internationa paraît-il. do placement, ot des Suis dirige par des Allemands un véritable allemands, qui constitue monopole lius tes pays d'Kuropo, la France, principalement Los hôteliers ceux do Paris, (surtout français ou hi villes d'eaux, des stations balnéaires estivales do préférence, certains adressent d'avoir, nales) s'y son Intermédiaire et lo plu* rapidement possible, dont ils ont besoin. personnel Loi Allemands les prrférése y sont naturellement sont casés do suite a l'exclusion des nationaux França dès lors, nous, qui ne trouvent' que plus chez dont ne veulent pas les étrangers. emplois inférieurs Si le renseignement fourni est reconnu exact, aurait lieu de dénoncer e cette officine allemande a toute rendre une catégorie do travailleurs franç la possibilité de gagner enfin leur vie ehet iùtt. de l'acttoh pressante à exe Ceci Indépendamment d'hélollera auprès des Chambres français. syndicales - i7V -

tes

assurances

allemandes

Autre cloche... Nous publions coite lettre, parce qu'elle est sign Nous laissons, bien entend ', a son oulour la respons bilité doses dires. Nous no voulons pas croire qu'il profité do l'occasion pour fuite, a îa faveur de no un peu de réclamo au bënéfico d'une ent campagne, prise allemande. Quoi qu'il en soit, la lettre nous a paru digne d'ê retenue, parce qu'elle poso sur un autre terrain la qu tion qui nous préoccupe : Parmi les Compagnies d'assurances, les vieux clichés conservés pieusement pour nos compagnies anonym douairières de l'assurançc-vie. Ce sont les plus arriéré celles qui offrent le moins de sécurité en cas de décès et chez lesquelles les opérations assurés, financières nulles, quand elle! ne sont pas faites à perte. Dans ces co tions, les Compagnies américaines n'ont pas eu de pein venir drainer des millions dans les poches françaises. Comment nos douairières se sont-elles défendues? toutes armes inavouables et malhonnêtes: d insinuations, mations et calomnies, anonymes naturellement, ou, sou responsabilité d'un scribe à tout dire./ Ce que voyant, une Compagnie allemande la Victoria n don l'intelligence de fonder en France une succursale sans aucune publicité, siège est à Paris. Doucement, malgré sa nationalité, elle fit sa trouée et elle est de plus plus appréciée. Ses polices, avec celles des deux Compagn américaines, et <ie la « Mondiale», sont les seules qui doin la sécurité en cas de décès. Au point de vue de ht par pation aux bénéfices la Victoria ne craint aucune concurrenc En un mot, elle Son portefeuille dépasse deux milliards. la première a tous les points de vue du continent europé Je me tiens à votre disposition pour vous le prolivar par chiffres et dos documents, il n'est que temps de montrer sur la vie suffisance ridicule de nos sociétés d'assurances Fort bien t mats en cas de guerre un contrat d'assurance que vaudrait ; *'

OVec l'Allemagn do la Victorto ?

_

176

-

minée ot discutée et que dos mesures efficaces interv sans délai. H n'en a rien été. la Normandie et H nos'aglt que do défendro un peu : nous en reparlerons Attendez tagne! nous on aurons fini avec la défenso laïque, Nous verrons alors s'il est encore temps do re aux Allomands les doux nouvelles provinces-don vont achever la conquête sans coup férir. : *: '..

Même

à

Brest

A la fin du mois dernier, nous recevions cett : inquiétante Lecteur assidu de YOEuvre, je m'intéresse particuli aux efforts que vous faites pour combattre l'invasion a Un fait: De passage au Conquet (Finistère), j'y ai appris habitants de la région qu'une usine allemande allait ler sur la côte pour l'exploitation de la soude et des du got-moa; sans avoir la hantise de l'espionnage, il nécessiire d'attirer votre attention sur la situation e nelle do cette usine. Dès que l'usine travaillera, dirigée par un personn mand, il ne sera que trop facile aux ingénieurs de se tous les renseignements qu'ils voudront sur la défens do Brest. Les distractions étant rares en cetto régio facilement connaissance et, le cas échéant, un ga .batterie fera très innocemment visiter le fort aux « la fabrique voisine. Et qui sait si l'on ne se demandera pas plus tard l'ennemi est parvenu à forcer le fameux « goulet Imprenable? ' * ' ..Vv-v" Nous nous sommes aussitôt à un de adressés de la région, et yolcl les résultats de l'enquête bion voulu faire pour les lecteurs do l'OEuvre : Il y a dix-huit mois environ, un certain G,..., Alsacien, arrivait au Conquet où il se donnait comm teur de procédés nouveaux, pour traiter lés plantes les produits qui sont procédés laissant pour-résidus appréciés par les raflineurs de cendres de varechs. — .' —238

C'est pour ce motif» raconta l'inconnu, qu'il désirait s'insses résidus a facilement taller au Conquet afin d'écouler l'usine d'iode ôtablio dans lo voisinage. S'il en avait été ainsi, M. G.,, aurait cherché les terrains les plus rapprochés de l'usine, or, par une bizarrerie inexplicable — ou trop facilement explicable — il jeta son dévolu sur des terrains éloignés de l'usine et ausii tuai placés que possible Kn revanche, ces terrains pour une exploitation industrielle sont pour ainsi dire cont'gus aux for's de la presqu'île de Kermoi'van, forts qui dominent et défendent la baie des Blancs Stblons, considérée comme la seule aux environs de Brest de troupes. où se puis$e opérer un débarquement Le choix du terrain convoité par G... ne passa pas inaperçu, si bien qu'il prit peur et on le soupçonna d'être Allemand, disparut. Il fut remplacé par un M, de M,., qui vient d'acquérir et de payer 25 000 francs des terrains qui nVn valent pas les forts défendant les Blancs 10.000, mais qui longent Sablons! Il ne manque pas de terrains entre Le Conquet et l'Aberwr.ich pour y créer des établissements traitant le varech, et au point de vue industriel à tous sont infiniment supérieurs choisi par M. de M.... c'est à-dire celui-là l'emplacement mais ils ne sont même dont 0... avait négocié l'acquisition; pas auprès des loris, observent les habitants du pays, où on considère G... comme un Allemand et de M... comme son homme de paille. 11 est évident, ajoute t-on, qu'un ne peut interdire aux* G... de terrains, mais l'accès du territoire français ni l'acquisition on devrait étendre la zone militaire autour des forts et interdire dans cette zone la création d'une usine quelconque. On ne voit pas, en ell'et, ce qui empêcherait nos industrieux Allemands d'installer sur une cheminée des appareil? de télégraphie sans ni pour renseigner au large la flotte ennemie. Kt de combien d'autres manières no pourrait-on pas utiliser contre nous cotte admirable position ! tin scra-t-il des chimistes allemands installés en Bredont notre allemands, tagne, comme de ces formiors collaborateur Jean IMot, lo 24 octobre, la présignalait sence à Buchey, dans la Haute-Marne, sur un autre point stratégique? Ces honnêtes « fermiers » ont d'abord les maudit rédacteurs annoncé dp YOEuvre\ puis ils ont qu'ils allaient nous poursuivre, tout comme les marchands do conserves font avaler à nos soldats, sous couleur de qui les sous-produits et les rinçures de In bière bouillon, Enfin, après avoir un peu hésité, ils ont germanique. dans leur pays, en expliplié bagage et sont retournés quant : — 23!) —

— Nous no faisons pas nos affaires à Buehey, Us n'y faisaient, on effet, que celles do Guillau sans doute ollos sont terminées, S'étant rense loisir, ayant pris tous les clichés et lové tous l cos fourriers de l'invasion nécessaires, n'avaien rion à faire chez nous, Du moins, pour le moment Car nous les reverrons,

*

En

Bourgogne

Nous no croyons pas que to Petit Marseillais sacré jusqu'à ce jour beaucoup d'artlclos à la nous occupe. Mais il publiait ces jours-ci qui dépôcho do Dijon, qui montre une fois do plus le péril est gravo et multiple : Depuis quelques jours, des ingénieurs allemands d son Fritz Fcrber, de Mannheim (grand-duché d circulent dans lo département de la Côte-d'Or, à la r de terrains en vue de l'installation d'une colossale fabrication d'aluminium et de produits chimiques. Le sur les vastes terrains formant e vient de s'arrêter de Br près de cinq hectares, situés sur les territoires Plaine et do Saint-Jean-de-Losne, tout à proximité de Bourgogne et d'une ligne ferrée stratégique about la jonction des lignes P.-L.-M. de Dijon à Saint-Àm et de Gray à Chalon. Dijon a Lons-Ic-Saulnier c' L'usine n'occupera que des ouvriers allemands; une colonie s'êlevant, d'après les dires des ingénieur mêmes, à sept cents ou huit cents sujets germaniques, s'installer tm Côte-d'Or, à moins que, malgré .les off des terrains convoités refu chantes, les propriétaires Ce serait H un bel acte de patr toutes transactions. En tout cas, il semble à tous que pareilles tentatives attirer l'attention du gouvernement. La Franco est dépecée do tous les côtés à la fo diro de la Champagne, Et que faudrait-il qui, à est certainement beaucoup plus germ présente, que la Lorraine?

— 2'tO —

Les

Boches

en

Bretagne

Nous avons signalé déjà le danger auquel les con allemand nuels achats do chevaux faits par la romonte la défense nationale. exposent Pttcn n'a été fait pour onrayor le mal. Sous la directio de l'armée d'offlciors allemande qui ne dissimulen aucunement leur qualité, et croient avoir assez fait p le casquoà ont remplacé garder l'incognito lorsqu'ils verdâtres pointe par un de ces petits chapeaux qut co tituent à eux seuls d'indiscutables certificats d'origine de véritablos missions la Franco pour r A parcourent tous los chevaux Elle* sévissent particuliè dlsponiblos. rement en Bretagne à nouve d'où l'on nous signale quo tous les centres Qutmperlé d'élovego, Qutmpcr, ont été litté Morlaix, Salnt-Pol, Landerncau, Carhaix, lement écumes. On évalue à près de deux cents mille le nombre chovaux français qui,, depuis un an, ont été expédiés SI Allomagne pour les besoins de la mobilisation. soixantaine do mille ont été achetés par l'Intermédiaire italiens ou espagnols, de maquignons suisses, près cent quaranto mille ont été livrés directement aux agen fr de l'AJIomagne, sous l'oeil bénévole des autorités De la seulo garo de Landlvlsiau, çaises. quarante-sept la qu wagons de chevaux sont partis pour l'Allemagne zaine dernière. L'attitude fr bizarre des commissions de remonte dans les factlttés çaises csl d'ailleurs pour beaucoup s'offrent C'est ainsi qu aux acheteurs d'Outrc-llhin, raconte à Qutmperlé lo fait suivant qut a déjà été signa officiellement au ministre de la guerre sans que celuiait Jugé h propos d'ouvrir une enquête. la commission da dont 11 s'agit so présente Lorsque un village, elle refuse, paraît-Il, tous les chevaux qut sont présentés. Alors surgissent deux ou trois maq Ils démontrent aux paysans que, si leurs cheva gnons. ontélé rien refusés, c'est qu'ils ne valent absolument los persuadent de les leur vendre à vil prix. Aussit des animaux qu'on a bien voulu leur céd possesseurs ils dovancent la commission nu plus prochain village les revendent, aux mômes officiers parait-il, qut avalent trouvés la veille impropres au service, à des c ditions très onérotses. L'un des maquignons se vanta , _ 270 —

n soptembro dernier d'avoir la sorte en u réalisé'dc seul mois un bénéfice do cinquante mille francs. Cin quante mille francs inutilement gaspillés par l'aveuglement — pour no pas dire plus — des membres de l commission. On comprend les paysans que, dans ces conditions, vendre aux Allemands à un prix très rémunépréfèrent rateur. Car los Allemands ne marchandent pas. Ils achètent des out, à tout prix. Ils n'hésitent pas à dépenser sommes môme les chevaux importantes pour acquérir des particuliers. \ Il y a quelques jours, le juge de paix d'A..., dans l arrivait en cabriolet à Qulmperlé. Il était Finistère, à table d'hôte que deux étrangers se pré peine installé sentaient et lut offraient do lui acheter son cheval. Il élevèrent leurs offres jusqu'à dix-huit cents francs. L refusa bôto en valait huit cents environ. Lo magistrat étalent Allemands. parce que les acheteurs Mats combien de paysans n'ont pas les mômes scruI pules Lo danger s'accroît du.chef que, en ces dernières les acheteurs somainos, germaniques portent leurs choix sur les Juments poulinières et s'efforcent do décider le éleveurs à les leur céder à des prix fort élevés, donc for SI cela continue, la production tentants. allemande mesure que la nôlro s'amoindrira s'améliorera btonlôt,n ot, avant peu, ce sont nos éleveurs qui devront fréquente Mais soyez sûrs qu'on no lais les marchés d'Allemagne. de l'autre côté de la frontière de sera jamais circuler des officiers français. missions françaises dirigées par

font en Bretagne besogne Si, du reste, les Allemands et travaillent à renforcer, grâce à nos che patriotique pas leurs petits vaux, la garde du llhtn, Us n'oublient bénéfices. les produits de l'élevage Il no leur fuit pas seulement breton, Us veulent aussi ceux du sol. C'est par milliers les pommes h cidre, de quintaux qu'ils accaparent richesse do la contrée. trouvé lo moyen Ces bons Teutons ont, d'ailleurs des fruits sans bourso délier. (rentrer on possession Us ont employé le môme procédé, Dans vingt communes, en banque uno dans le pays, Us déposent tën arrivant certaine somme et se font ouvrir un compte, ils règlent - '271 -

leurs moaios déponsos avec des chèquos qut sont achats do rellement payés rubis sur l'onglcLours mes terminés, en gare et cha ils los font conduire Ils remettent un chèqu Puis, au momont du départ, ve îdcur qui part en les remerciant, Mais, lorsqu'i à la banque, il apprend présenta quo les Allema lit lo le pays, ont retiré tout leur argent. quittant est Joué. Un do nos amis a failli être pincé de la sorte pour somme do six mitlo francs. Heureusement pour lu du contrat de douto lut était venu. Dès la signature do sa récolte, il avait, à l'aide de ce contrat, pu sur l'argent mettre des Allemands. Et, opposition il était que ceux-ci so présentèrent pour le retirer, tard. c'est qu'aucune n'ait été dép L'étr/ngo, plainte Mats tes Bretons, bretons sont ainsi les piysans à môler la justice à leurs aff qu'ils hésitent toujours Le parquet n'en est pas moins au courant. Los brig mobiles à grands frais on que nous entretenons avoir vent do la chose. Qu'a-t-on fait pour protéger nationaux contre les escrocs allemands? llion.

n octobre 19

A

la

frontière

lt y a encoro des gens qut s'étonnent que des of allemands la frontière très comm puissent passer ment, et qu'on ne les aporçotvo que par miracle miracle, c'est qu'on les aperçoive quelquefois! Sur toute la frontière de t rist, nos voisins fon reconnaissances dans ce but : « se rendre compt existe chez nous une surveillance ». Faites donc passer do l'autre côté seulement : vous verrez st on est là i^ hommes et un caporal recevoir! 2!»décembre — 272 '

Qu'il d'un

s'agisse affût, ou d'une

d'un d'une balle,

canon, poudre

c'est

toujours la même histoire

M. R..., Lyonnais, est inventeur. lia trouvé un procéd des plumes d'autruche artificielles et pour fabriquer d'un pouvoir nouveau. Il a inven lampes électriques enfin une balle pour fusils Lebel, et c'est à cette déco verte qu'il attache le plus grand prix. Je n'ai aucune compétence en matière de balistique et je ne pourrais la valeur du nouveau proje apprécier tile. A en croire celui qui le créa, il est d'une porté d'une pénétration très tend rares, et sa trajectoire donne au tir une assurance Est-ce vrai? Je n parfaite. sais rien. Je sais seulemcht que M. H... fit pour « placer son invention des démarches qui valent d'être contées Aussi patriote il entendait la réservera qu'ingénieux, l'armée françal&c. Mats pour tenter une expérience lui parut curieuse, il écrivit, le même jour 15 septembr de la Guerre, rue Saint-Dominique, 1913, au ministère et à la maison à Esscn-Huhr. Krupp, Krupp répond * que la chose ne l'intéressait de pas ». Le ministère Guerre ne répondit rien. le 10 octobre, M. H... recevait la lettre q Seulement, voici : OSKA.RBEUDSCIIKU Brevets d'invention. Vente, exploitation. Cologne, le t» octobre

19

Monsieur Paul It..., J'ai Vhonneur de vous informer qu'ayant lu votre nom d certaines revues de brevets d'invention, je me mets à vo entière disposition au cas où vous voudriez vendre ou exploi vos brevets. Je possède une organisation dans le monde ent et je puis de la sorte m'occuper dans tous les pays de la ve et achats de brevets. Tout en lier à vos ordres, je vous prie d agréer, etc.. 0. BneDsciiKH. », M. H... la Ayant lu cette lettre « tout entière — 303 —

dans chcr M. "trois

sa poche, et ne répondit pas. Herr Oskar Be revint à la charge. Xi. . répondit cette fois en parlant à Oskar d inventions. Et l'autre d'écrire sans perdre de te Cologne, 19 novembre 1913. Monsieur, J'ai bien reçu votre lettre du 10 novembre écoulé, e prie de me donner de plus amples détails sur votre af « Lampes électriques d incandescence » —- « Balle nouv Votre invention de plumes artificielles ne m'intêressant du tout, envoyez-moi, je vous prie, le plus tôt d'urgen de vos brevets et votre manière de vue de la duplicata dont vous comptez les exploiter. Envoyez-moi aussi, d possible, un ou plusieurs spécimens. Veuillez agréer, Monsieur, etc.. 0. BEUDSCIIER Se trouvant «dans le possible », M. H... envoya et « sa manière do vue. » Mais B ques spécimens ciier n'était satisfait, et, le 2 décembre pas encore à son correspondant de venir à Cologne demanda de vive faudrait, insinuait-il, que nous causions nous puissions faire des essais, chose indispe que ble... Je pourrais vous payer vos frais de voyage s » le désirez... £

se montrait de brevets là bien géné L'exploiteur si forte raisons avait-il d'insister Qdélies puissantes Nous le verrons et si onérousêmcnt? plus tard, ^k. H... se décida un jour à partir pour Cologne. deux cent9 cher lut envoya francs, « avec lesqu ses dispositions pourrait prendre pour venir en A » gne. un de mes associés, .....J'ai ajoutait-il, M. Bodler, tout ce qu'il faut à son entière disposition pour faire des du jour et de l'heure de votre arrivée à Informez-vous la ca de Cologne; vous n'aurez qu'à me demandera buffet. M. H... arriva à Cologne, Quand, le 12 janvier, Bousdcher no se souciait plus des lampes à incandesce balle » offrait à ses yeux un Seule, la « nouvelle des essais réel. Et l'on fit, chez l'associé Bodler, La balle devant trois témoins mystérieux. cluants, son inventeur, à 0.000 mètres, assure alors porta balle D porte A 4.000 mètres à grand'peine. M. W.7. rontrô on Franco, apprit bientôt, par une en Allem de Beudscher que certaines personnes — 304 -

«étaient de s'intéresser très sérieusemen susceptibles à son invention. 11 écrivit alors de nouveau au ministre de la G ne répondit rien. qui *e faisait pressant. 11 in Beudscher, cependant, le 10 mars, M. H... à revenir en Allemagne pour con l'affaire. L'invitation n'ayant pas touché son destinata resta sans réponse, et Itcrr 03kar insista, le 12 avri ce sec rappel à l'ordre : Cologne, le 12 avril 1914. Cher Monsieur, Très surpris de n'avoir pas reçu de réponse à ma le de me dire 10 mars, je vous serais très reconnaissant vous comptez faire. Vous le comprendrez très facilemen fait des frais pour m'occuper de vos affaires et je vo bien les mener jusqu'au bout. Bien à vous. O.'BEUDSCIIER . .

Mais M. H;., ne se décidait pas. Il ne vint pas à l'esprit de M. Beudscher que Sans doute ce Fra être par scrupule patriotique. un preneur vra do ne pas rencontrer cralgnait-il « sérieux ». 11 fallait l'allécher. Beudscher, alors, d C'est pour Krupp, que ses batteries. pour le co lors des essais Krupp qu'il agit. Les témoins, de Krupp. M étaient des représentants Cologne, * Le proje nant, Krupp trouve la chose intéressante. intéressé la m par M. Bodler, a vivement présente Krupp .qui verrait avec plaisir faire de nouveaux à Esscn qu'à voir l' devant elle. » On ne demande teur. On Causera. On finira bien par s'entendre. Mais M. H... n'y tient pas. C'est à l'Etat français la refuse, il sa balle. Si celui-ci veut donner Dame! il faut manger, et lo métier d'inve ensuite. tous les jours. Mais d'abord, n'est pas lucratif la question ministère de la Guerre examine : qu'i oui, on non 1 Qu'on s'explique. Le/il mai, il écrit encore, rue Saint-Dominique. et c'est cette préca sa lettre, fols, Il recommande qui, sans doute, lui vaut, douzo jours après, d'avoi Cette réponse n'est d'ailleurs f qu'une réponse. furent hâtivement dont los blancs re imprimée, et dont voici le texte :

Monsieur, Le Président de la Commission me charge fa'vous in 10 du règlement du ? juin qu'aux termes deVartiele — 305 —

les documents qui sont adressés soit au Ministre, soit à toutes doivent contenir concernant une invention,' nécessaires à l'examen du projet auquel i explications rapportent. Je ne puis ionc que vous engager à compléter votre pro sition du 11 mai 1914 relative' à une nouvelle balle p fusil Lebel par l'envoi : /o D'une notice explicative détaillée avec dessins et croq à l'appu» faisant connaître le principe, l'organisation de cette balle; fonctionnement Qo Oe renseignements sur les expériences déjà exécutées leurs résultats; • :i\ De références concernant ces résultats,., avec effa .'— .». Et puis quoi encore? s'est demandé ment notre Inventeur. Mais comme il se posait cette angoissante questio M. Polncaré à Lyon. Ce voyage présidentie arrivait L excelle valut à M. H... la visite d'Herr Bouejschcr, et des vêles p homme avait « brofité de l'Exposizion venir vaire un betit tour à Lyon. » Par la môme oc les affaire sion, il venait voir l'ami R...; qui oubliait « Krupp attendait, la mémoire. et il é et lui rafraîchir » Trois jours durant, le Champagn si bien disposé! coula à flots, et l'on fit « la bombe » aux dépe persuasif du Teuton. de l'inventeur, à toutes les démarches Pourtant, ministère de la Guerre ne répondait qu'en lui proposan donc des formalités à remplir. décida M. H...-se continuer son expérience suivant les conseils et, il écrivit, le 7 juin à la maison Krupp. Beudscher, Il lui fut répondu, (je traduis) par retour du courrier FRIEDKncr-p Uussstahlfabrik, Kssen Huhr Akllcntîescllscliaft pou 9 Juni 1 CR.5\r. 15017Monsieur l'ingénieur Paul tt..., 16, rue T.... Lyon, Rhône. En confirmation à votre lettre du 7 de ce mois, nous v répondons que nous sommes prêts à vous recevoir ici, ét bien entendu qu'aucune po obligation ferme ne résultera nous de cette entrevue. En ce cas, vouleZ'Vous vous faire annoncer à votre arriv » (notre portier en chef) auprès par notre « Uauptportier M, l* directeur Schilling. Vous trouverez ici notre M. Beudscher (I). Itochachtungsvoll p* Fried. Krupp STEUEnMANN. :, Ces mot» écrits an crayon, et on fiançais. (I)

M. H..., à Esscn-Huhr. Il sera Donc, on attend -accueilli. « NOTRE » M. Beudscher sera là. C'est lui "a amorcé l'affaire pour le compte de Krupp, sur de Krupp. C'est avec lui qu'elle sera conc indications Venez vite, écrit-il à M. H... Vous pouvez absolum compter sur moi pour finir cette affaire... M. H... sollicitations, Malgré de si pressantes encore parti pour l'Allemagne. Il est venu à P pas Il est allé rue Saint-Dominique. l'a reç Quelqu'un écouté ses explications, a fait valoir l'inventeur « là-bas » on s'intéressait à ses expériences, qu rival d'outre-Hhln allait sans doute accepter son in Il demandait tion, à notre détriment. qu'on exemi son projet au plus vite... On lui a dit : « Voici les fo lités qu'il faut remplir. Envoyez : 1° une notice e » cative... il a Interrompu : Découragé, — Oui, oui, je sais... Et il est parti. a dit enc Sur le pas de la porte, son interlocuteur « Sortcr.-vous 'ou de Polytechniqu de Centrale Monsieur? — Xi de l'une ni de l'ciulrc, Monsieur. — C'est dommage, : ça aurait pu avan Monsieur » votre affaire... M. H... va insister Je ne sais si maintenant enc son invention, don ou s'il va porter à Essen-Huhr A Essen, voudrait bien, tout de môme, tirer parti. fora des essais et des calculé. S'ils donnent des ré on nous « chipera » cette inventi t Us intéressants, <5ommc on nous a « chipé » le canon Déport. Mais o demandera pas d'abord à M. H... où il a appris à lire » « Sortez-vous de Centrale ou de Polytechnique? est dans cette q Toute l'Administration française tion. Krupp, lut, se moque bien de cela : il lui suffi savoir si ta balle va loin, et si les fusils liront juste. .ÏEAN PIOT 10 juillet

1914