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Épreuve composée

Cette épreuve comprend trois parties.
1. Pour la partie 1 (Mobilisation des connaissances), il est demandé au candidat de répondre aux
questions en faisant appel à ses connaissances personnelles dans le cadre de l’enseignement
obligatoire.
2. Pour la partie 2 (Étude d’un document), il est demandé au candidat de répondre à la question en
adoptant une démarche méthodologique rigoureuse de présentation du document, de collecte et de
traitement l’information.
3. Pour la partie 3 (Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire), il est demandé au candidat de
traiter le sujet :
 en développant un raisonnement ;
 en exploitant les documents du dossier ;
 en faisant appel à ses connaissances personnelles ;
 en composant une introduction, un développement, une conclusion.
II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la présentation.

Première partie : Mobilisation des connaissances (6 points)
1. Montrez, par deux exemples appropriés, la distinction entre liens forts et liens faibles (3 points)
Attentes
Montrer : prouver
A partir de deux exemples : il faut illustrer à partir d’exemple
crédible
La distinction : mettre en évidence les différences
Mobilisation des connaissances personnelles Liens forts
Liens faibles
Organisation de la réponse
Prendre les différentes caractéristiques d’un lien et montrer les
différences entre un lien fort et un lien faible
Hors-sujet
Ne pas prendre d’exemples
Ne pas mettre en évidence les différences
Compréhension du sujet : Consignes

Mark Granovetter fait la distinction entre liens forts et liens faibles. Le lien parent/enfant est un lien fort ; la
relation entre deux femmes membres d’un club de fitness est un lien faible :
La distinction entre ces deux liens repose sur :
 la fréquence : on consacre plus de temps à un lien fort. Les rapports parent/enfant sont quotidiens, ceux
dans un rapport de fitness hebdomadaires
 l'intimité : dans les relations familiales, les sujets portent sur des thèmes personnels ; dans les relations
d’un club de sport, les membres parlent de sujets superficiels
 l'émotion, l'empathie sont les caractères des liens forts et non des faibles : l’identification est beaucoup
plus forte dans les relations familiales que dans les relations d’un club de sport
 la réciprocité des services rendus est plus élevée dans un lien fort : les services à l’intérieur de la famille
sont nombreux et variés, ce qui n’est pas le cas dans les relations d’un club de sport
2. Quels sont les différents capitaux mis en évidence par P.Bourdieu ? (3 points)

Compréhension du sujet : Consignes

Attentes
Quel sont les différents ? Présenter l’analyse des capitaux de
Bourdieu

Mobilisation des connaissances personnelles Les 4 capitaux de Bourdieu
Organisation de la réponse
Effectuer un inventaire et répertorier les différents capitaux
Hors-sujet
Difficile d’en faire un si on a les connaissances
P.Bourdieu considère que les individus se distinguent par le volume et la structure de leur capital. Le capital est
la somme des ressources acquises, qui place son détenteur dans une position différente au sein d'un champ
donné. Il distingue
 le capital économique : il consiste en moyens matériels favorisant la réussite aussi bien scolaire (par l’achat
de livres, le recours aux cours particuliers aux voyages linguistiques, etc), que sociale. C’est le revenu et le
patrimoine
 le capital culturel c’est à dire le capital linguistique, culturel accumulé par la famille. Il va être transmis de
manière continue aux enfants au cours de la vie quotidienne, mais aussi par la visite de musées, etc. Il est de
trois types selon Bourdieu :
 Capital culturel objectivé (possession d’œuvres d’arts, de monuments historiques, etc.)
 Capital culturel incorporé (aisance et maîtrise de la culture légitime : l’art de la conversation)
 Capital culturel institutionnalisé (capital scolaire validé par le diplôme)
 le capital social : l’ensemble des relations sociales dont la famille dispose. Celui-ci favorise par exemple
l’insertion des enfants dans des écoles privées dont le recrutement est basé sur la cooptation ou dans le
milieu professionnel.
1

Deuxième partie : Étude d’un document (4points)
Vous présenterez le document puis mettrez en évidence les évolutions du nombre d’internautes dans le
monde.
Taux de croissance en % du nombre d’internautes dans le monde entre 2006 et 2014

Source: Internet.org
Global : ensemble des pays du monde
Developed : pays développés

Developing : pays en développement
Compréhension du sujet : Consignes

Lecture des statistiques
Calculs
Organisation de la réponse

Hors-sujet

Attentes
Mettre en évidence : présenter
L’évolution du nombre d’internautes : ce nombre a-t-il augmenté ?
diminué ? à quel rythme ? Il faut opérer des périodisations
Dans le monde : comparer l’évolution dans le monde, les pays
développés et en développement
Taux de variation
Comparer les rythmes d’évolution entre dates ou entre groupe de pays à
l’aide d’un coefficient multiplicateur par exemple
Bien mettre en évidence les différentes analyses :
- Analyse longitudinale : comparer les évolutions au cours du
temps
- Analyse transversale : comparer les évolutions entre groupes de
pays
Expliquer au lieu d’élaborer des constats

Ce document est issu d’un site internet ; il présente les évolutions du nombre d’internautes entre 2006 et
2014. Cette évolution est calculé par un taux de variation en % et fait la différence entre deux types de
pays : les pays développés et les pays en développement.
On peut opérer une analyse longitudinale et transversale de ce document :
 Une analyse longitudinale : quel que soit l’année, l’évolution du nombre d’internautes dans le
monde, les pays développés et les pays en développement est identique. On peut distinguer 4
périodes :
 De 2006 à 2007, le nombre d’internautes augmente de plus en plus vite : le nombre
d’internautes a augmenté de 10% en 2006, de 15% en 2007
 De 2007 à 2009, la croissance est ralentie : le taux de variation est divisé par 1 ,5 entre
2007 et 2009
 Le nombre d’internautes augmente légèrement entre 2009 et 2010 ; en 2010, le nombre
d’internautes augmente de 15%, comme en 2007
 Depuis cette date, le nombre d’internautes augmente de plus en plus lentement : le nombre
d’internautes augmente de 6% en 2013, 5% en 2014 dans le monde
 Une analyse transversale :
 Quel que soit l’année, la croissance du nombre d’internautes est toujours plus importante
dans les pays développés que dans les pays en développement. En 2006, le nombre
d’internautes augmente de 20% pour les pays développés, de 5% pour les pays en
développement. En 2014, le nombre d’internautes augmente de 9% dans les pays
développés, de 6% dans les pays en développement.
 Les écarts de croissance sont différents selon les périodes. En 2006, le taux de croissance
du nombre d’internautes dans les pays développés est 4 fois plus grand que celui des pays
en développement Jusqu’en 2009, les écarts sont de plus en plus grands : en 2009, le
nombre d’internautes augmente 6 fois plus vite dans les pays développés que dans les pays
en développement. A partir de 2009, les écarts se réduisent : en 2014, l’écart n’est que de
1,5
Il y a donc un rattrapage du nombre d’internautes des pays en développement vers celui des pays riches.

Partie 3 – Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire (10 points)
Vous montrerez comment les évolutions des coûts contribuent à modifier la combinaison
productive
Document 1 :

Document 2 :
Dans un cadre d'analyse microéconomique, la maximisation du profit par la firme fait dépendre le niveau de
capital désiré du coût des facteurs travail et capital. Les entreprises ont le choix entre plusieurs combinaisons
productives possibles, et choisissent celle qui minimise les coûts, et maximise donc leurs profits.
A court terme, lorsque le niveau de production est contraint par les débouchés (insuffisance de la demande),
c'est le coût relatif des facteurs de production(coût du travail/coût du capital) qui est pris en compte. Ainsi, si le
coût du capital s'élève par rapport aux charges salariales, l'entreprise a intérêt à limiter les dépenses

d'investissement, en substituant une plus grande quantité de travail au capital. Dans un cadre de plus long terme,
où le programme de production n'est pas contraint par les débouchés, c'est le coût réel de chaque facteur qui
intervient dans la décision d'investissement.Cette relation entre coût des facteurs de production et niveau de
l'investissement apparaît théoriquement solide. (…)
Une hausse du coût du capital devrait inciter les entreprises à substituer du travail au
capital ; ainsi, la demande de travail devrait s'accroître (effet de substitution). Mais, dans
le même temps, une hausse du coût du capital augmente le coût de production unitaire
pour l'entreprise, ce qui alourdit ses prix, et risque, in fine, de réduire la demande qui lui
est adressée (effet de profitabilité). Les estimations proposées suggèrent que l'effet de
profitabilité domine l'effet de substitution. Une hausse du coût du capital entraînerait donc une baisse de la
demande pour les deux facteurs de production, capital et travail, et pénaliserait donc l'emploi.
Source : Rapport d'information n° 35 (2002-2003) de M. Joseph KERGUERIS, fait au nom de la délégation du
Sénat pour la planification, déposé le 29 octobre 2002, b. le rôle du coût des facteurs de production - Sénat,in
www.senat.fr › ... › Rapports › Rapports d'information
Document 3 :
Rumilly, plus grand site industriel français de SEB, employant aujourd'hui près de 1 850 personnes, abrite le
siège mondial de l'activité "articles culinaires" avec sa marque la plus emblématique, Tefal. Or, selon Christian
Ringuet, directeur général de l'activité : "Sur ce marché des articles culinaires, nous sommes leader mondial,
avec une part de marché de 15 %." Une gageure face à la pression chinoise croissante. Le mot d'ordre de
François Muller, directeur industriel de cette branche de SEB, quand il évoque le site de Rumilly : "Pour vivre
heureux, vivons caché." Pas question par exemple de photographier certaines étapes de la fabrication. Dans le
hall immense construit au tournant des années 2000, le plus récent, les lignes robotisées crachent 24 heures sur
24, 7 jours sur 7, des poêles de tout diamètre. Quasiment aucune opération manuelle, si ce n'est le contrôle de la
qualité des revêtements. D'ailleurs dans ce hall où se fabriquent 20 millions de pièces par an, moins de 300
personnes travaillent en équipes.
Les étapes de fabrication, leur automatisation, mais aussi la formulation des revêtements antiadhésifs, tout est
"fait maison". En collaboration avec les équipes marketing et de développement présentes également à Rumilly.
Des recettes jalousement gardées. "Nous ne brevetons aucune innovation de process. D'une part, cela coûterait
trop cher d'avoir un brevet mondial sur certains sujets. Surtout, cela pourrait donner des informations à nos
concurrents", explique M. Muller.
Certains savoir-faire ont pourtant été transférés au Brésil après le rachat de Panex. Mais surtout en Chine, un
processus enclenché après la création en 2006 d'une entreprise commune détenue à 51 % par SEB avec la
société chinoise Supor. Un accord stratégique qui n'avait pas manqué d'inquiéter les syndicats. "Nous avons
transféré en Chine la technologie de fabrication du thermospot, le capteur de température qui indique quand la
poêle est chaude. C'était une demande des consommateurs chinois. Mais nous envoyons les produits de
revêtements antiadhésifs déjà préparés", explique M. Ringuet. L'internationalisation de SEB ne va pas sans
poser des questions sur son avenir industriel en France. Le groupe, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 3,176
milliards en 2009 et emploie 18 900 salariés dont 6 000 en France, a réduit la voilure dans l'Hexagone ces
dernières années. Une usine de grille-pain dans les Vosges et une de bouilloires dans le Jura ont été fermées et
les effectifs de son usine de fers à repasser dans l'Isère ont été réduits.
Plus globalement : "SEB possède 25 sites industriels, dont 12 en France, 5 en Chine et 3 au Brésil. Nous
fabriquons 72 % des produits que nous commercialisons, dont 40 % en France", affirme Stéphane Laflèche,
directeur général adjoint industrie qui ajoute : "Nous allons investir 30 millions en Chine cette année. Le site de
Wuhan, qui produit poêles et casseroles, va doubler sa capacité. Il fabriquera aussi pour le marché américain.
Nous investirons également 80 millions en France, dont 20 à Rumilly." Une nouvelle génération de poêles va
être lancée en Haute-Savoie en 2011. "Aujourd'hui, l'usine de Rumilly est une des plus rentables du groupe.
Grâce aux effets d'échelle, à la faible part du coût de la main-d'oeuvre dans le prix du produit, environ 12 %
(salaires nets et cotisations sociales comprises), et au savoir-faire et à la différentiation marketing", assure M.
Ringuet. Une véritable course contre la montre est engagée pour garder cette longueur d'avance.
Source : Laurence Girard, Le Monde du 18 septembre 2010.

Compréhension du sujet : Consignes

Connaissances
Lecture des documents
Calculs
Organisation de la réponse
Hors-sujet

Attentes
montrerez: constater et expliquer
Evolution : mettre en évidence des dynamiques
Contribuent : sont à l’origine, un déterminant
Modifier : transformer
Coûts
Combinaison productive
Doc 1 : comparer les coûts du travail
Doc 2 : explications théoriques sur la substitution travail/ capital
Doc 3 : exemple de SEB
Coefficient multiplicateur (doc1)
Définir combinaison productive
Présenter les arguments théoriques
Confronter la réalité à la théorie
Ne pas mettre en évidence d’évolutions

Correction
La BBC a construit un simulateur qui donne, par métier , la probabilité d’être remplacé par un robot. Ainsi un
ouvrier ou un opérateur aurait 90% de risques d’être remplacé par un robot ; pour un ingénieur ou un artiste, la
probabilité est très faible. Le choix de la combinaison productive par l’entreprise a donc une incidence sur la
création d’emplois et le chômage.
Mais quels sont les facteurs qui influencent le choix de la combinaison productive par une entreprise ? Le coût
relatif des facteurs de production en est un.
 Qu’est-ce qu’une combinaison productive ?
Pour produire un bien ou service, une entreprise doit utiliser deux facteurs de production : le travail et le capital.
Ceux-ci sont alors mélangés dans une combinaison productive : ce sont les quantités de travail et de capital
utilisées pour produire.
Selon la nature du bien, les facteurs peuvent être complémentaires : il n’existe qu’une seul technique de
production. C’est l’exemple aujourd’hui de l’enseignement : pour produire ce service, il faut un professeur et
du matériel (tableau, chaises, …). Le professeur ne peut être remplacé par un robot dans l’état actuel des
techniques.
En revanche, dans d’autres cas, un facteur de production peut être remplacé par un autre. On dit qu’ils sont
substituables. Il existe ainsi plusieurs combinaisons productives pour produire le même bien. C’est par exemple
la construction de routes. Elle peut être réalisée grâce à une grande quantité de travail et peu de matériel ; ou ,
au contraire, être intensive capitalistiquement : la route est alors réalisée grâce à des bulldozers.
Dans le cas où l’entreprise a le choix entre plusieurs techniques de production, quelle conséquence vont avoir
les évolutions des coûts de production sur le choix de la combinaison productive ?
 Quel rôle a , en théorie, l’évolution des coûts des facteurs de production ? (doc 2)
L’objectif d’une entreprise st de maximiser les profits. Pour cela, elle va donc choisir la combinaison productive
qui minimise ses coûts de production.
L’effet des coûts de production sur le choix de la combinaison productive est différent à court et à long terme.

« dans un cadre de long terme, où le programme de production n'est pas contraint par les débouchés,
c'est le coût réel de chaque facteur qui intervient dans la décision d'investissement. » L’entreprise ne

regarde pas l’évolution du coût du facteur de production, mais son niveau
En revanche, « à court terme, lorsque le niveau de production est contraint par les débouchés
(insuffisance de la demande), c'est le coût relatif des facteurs de production (coût du travail/coût du
capital) qui est pris en compte. » Autrement dit, l’entreprise compare l’évolution du coût du travail et
celle du capital. Si le coût du capital augmente plus vite que le coût du travail, l’entreprise remplace le
capital par du travail, ce qui doit créer de l’emploi
Mais l’effet de l’augmentation du coût du capital n’est pas aussi évident. Certes, l’effet substitution joue
de manière directe. Mais l’effet de profitabilité joue de manière indirecte. L’augmentation du coût du
capital génère une augmentation du coût de production de l’entreprise. Celle-ci doit alors augmenter ses
prix de vente. Elle perd donc en compétitivité-prix ; ses ventes risquent alors de chuter. « Les
estimations proposées suggèrent que l'effet de profitabilité domine l'effet de substitution. Une hausse du
coût du capital entraînerait donc une baisse de la demande pour les deux facteurs de production, capital
et travail, et pénaliserait donc l'emploi. »
L’effet de l’augmentation du coût du travail sur la combinaison productive sera alors inverse : quand le
coût du travail augmente plus vite que le coût du travail, les entreprises vont adopter des combinaisons
de production intensives en capital. La conséquence est claire : des emplois détruits et une hausse du
chômage.

 Est-ce vérifié en réalité ?
Cette relation théorique est-elle vérifiée dans les faits ?
 La corrélation coût du travail- combinaison productive intensive en capital semble vérifiée quand on
opère une analyse transversale. Les pays riches ont un coût du travail par heure élevé ; le Danemark
a un coût du travail de 40,3 euros, la Belgique de 39,1 euros, la France de 34,6 euros. Ces pays
développent alors des méthodes de production riches en capital et utilisent alors relativement peu de
travail. C’est le contraire pour les pays en développement : la Bulgarie ou la Roumanie ont des
coûts du travail horaire 10 fois inférieurs à ceux des pays riches : le coût horaire en Bulgarie est de
3,8 eruros, de 4,6 euros en Roumanie. C’est pour cela que les entreprises des pays riches vont
délocaliser une partie de leur production dans ces pays. C’est le cas de l’entreprise SEB qui
« possède 25 sites industriels, dont 12 en France, 5 en Chine et 3 au Brésil. » « Le groupe, qui a
réalisé un chiffre d'affaires de 3,176 milliards en 2009 et emploie 18 900 salariés dont 6 000 en
France, a réduit la voilure dans l'Hexagone ces dernières années. Une usine de grille-pain dans les
Vosges et une de bouilloires dans le Jura ont été fermées et les effectifs de son usine de fers à
repasser dans l'Isère ont été réduit » (doc 3)
 Mais cela ne signifie pas que tous les emplois ont été détruits. Il reste 6 000 emplois en France et à
« Rumilly, plus grand site industriel français de SEB » près de 1 850 personnes travaillent. Or, dans
cette usine, il n’y a quasiment plus de travail manuel, les machines ont remplacé les salariés. SEB
investit 80 millions en France, dont 20 à Rumilly. « Dans le hall immense construit au tournant des
années 2000, le plus récent, les lignes robotisées crachent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, des poêles
de tout diamètre. Quasiment aucune opération manuelle, si ce n'est le contrôle de la qualité des
revêtements. D'ailleurs dans ce hall où se fabriquent 20 millions de pièces par an, moins de 300
personnes travaillent en équipes. ». La combinaison productive est donc riche en capital. Il reste des
emplois dans l’usine, mais ce sont des emplois qualifiés : des ingénieurs pour la recherche, la
conception et le développement ; des équipes pour le marketing. Ainsi, « une nouvelle génération de
poêles va être lancée en Haute-Savoie en 2011 ».
 Cette solution : une combinaison productive riche en travail en Chine et au Brésil, riche en capital en
France a alors permis d’obtenir la solution économiquement la plus avantageuse : « grâce aux effets
d'échelle, à la faible part du coût de la main-d'oeuvre dans le prix du produit, environ 12 % (salaires
nets et cotisations sociales comprises), et au savoir-faire et à la différentiation marketing", assure M.
Ringuet. » .

L’évolution des coûts des facteurs de production est donc un facteur clé du choix de la combinaison productive
d’une entreprise. Ainsi, les pays riches, à fort coût du travail, développeront des combinaisons productives
riches en capital, les pays émergents à coût du travail faible des combinaisons productives intenses en travail.
Pour éviter une trop forte hausse du chômage, les pays riches doivent donc développer des systèmes de
formation pour donner une qualification aux individus pour obtenir des emplois de recherche ou de marketing.