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CONSEIL DE LA NATION

Le Président de la République nomme les membres
du tiers présidentiel
l Reconduction de M. Bensalah

01 Rabie El Thani 1437 - Lundi 11 Janvier 2016 - N°15642 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

DÉBAT PUBLIC

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

ÉDITORIAL

BONNE
NOUVELLE

L’avant-projet de
révision de la
Constitution, rendu
public, élargit de manière très
significative l’espace des droits
et libertés du citoyen, soit par la
consécration de nouvelles
libertés publiques, soit par la
consolidation de certains droits
formulés déjà dans les lois
organiques. Il en est ainsi de la
liberté de la presse qui bénéficie
d’un long développement, ce
qui constitue une innovation
majeure. Il est clairement
indiqué que la «liberté de la
presse écrite, audiovisuelle et
sur les réseaux d’information
est garantie. Elle n’est
restreinte par aucune forme de
censure préalable». Bien plus,
le délit de presse ne peut être
sanctionné par une peine
privative de liberté, et l’exercice
de ce droit n’a qu’une seule
restriction qui consiste à ne pas
porter atteinte à la vie privée,
aux droits d’autrui et aux
exigences de la sécurité
nationale. Un autre sujet, qui
intéresse à la fois le journaliste
et le citoyen, et abordé pour la
première fois dans la
Constitution, celui de l’accès
aux sources d’information.
Sans source fiable, la
réalisation d’une information
honnête est quasiment
impossible. Et là où la source
n’est pas identifiée, la
manipulation et le mensonge ne
sont jamais loin.
En mentionnant le fait que
«l’obtention des informations,
documents, statistiques, et leur
circulation sont garanties au
citoyen», la nouvelle mouture
de la Constitution consacre le
libre accès aux sources
d’information, pas seulement
d’ailleurs aux journalistes qui
l’ont toujours revendiqué —
parce que cela fait partie
intégrante de l’exercice de leur
métier — mais à tous les
citoyens qui en feraient la
demande. Il s’agit, à l’évidence,
d’une bonne nouvelle pour le
monde journalistique qui va
dans le sens d’une plus grande
professionnalisation, mais aussi
pour la citoyenneté et la
démocratie dans notre pays,
parce que cela favorisera la
transparence et réduira
l’opacité et l’arbitraire.
La prise en charge par la Loi
fondamentale de telles
préoccupations ne peut que
rassurer la corporation, mais
aussi le reste de la société.
Après cela, les partisans de la
vérité virtuelle, gonflés par la
mauvaise foi, vont encore dire,
sans rougir, qu’il n’y a aucune
avancée !
EL MOUDJAHID

P. 3

L’avant-projet de loi examiné aujourd’hui en Conseil des ministres

◗ Satisfaction chez les juristes
et les militants des droits de
l’homme
◗ Le « couronnement d’un long
processus de consultations »
◗ La création d’un Conseil
national de la recherche
scientifique saluée par des
chercheurs

Couronnement d’une série de réformes entamées depuis au moins une décennie, la révision de la Constitution est au centre d’un débat
ininterrompu depuis que le texte a été rendu public. En validant l’avant-projet, lors d’un conseil restreint, le Président de la République a
émis le vœu que ce projet de Loi fondamentale suscite un véritable débat national. Aujourd’hui, la société civile intervient dans ce débat et
exprime, dans sa majorité, son adhésion à un projet d’une société ouverte, moderne, forte de ses référents, et renforcée par des institutions
régies selon les principes du droit et de la démocratie.
PP. 4-5

Ph. Bilel

M. Abdelmalek
Sellal demain
à Berlin

P. 3

Centre de presse d’El Moudjahid

LE COMMISSAIRE DU
SALON « CARREFOUR
FORMATION-2016 » :

« La formation est
un investissement »

P. 6

PROCÈS
SONATRACH I

L’urgence
comme
alibi

P. 7

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2

EL MOUDJAHID

MÉTÉO

ENsOLEiLLé

CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID
CE MATIN À 10H

Le constitutionnaliste Mohamed
Fadène invité du Forum

Le Forum d’El Moudjahid recevra, ce matin
à 10 heures, le constitutionnaliste Mohamed Fadène. La conférence-débat portera sur l’avantprojet de révision de la Constitution. Nos lecteurs peuvent adresser leurs questions à
l’adresse e-mail: forum@elmoudjahid.com.
*************************************************

DEMAIN À 10H

Hommage à Mohamed Belouizdad

Le temps sera généralement ensoleillé
sur l’ensemble des régions du pays. Peu
nuageux à l’Ouest

Températures
(maximales-minimales) prévues aujourd’hui :
Alger (22°- 8°), Annaba (22° - 8°), Béchar (23° - 7°), Biskra (23°- 11°), Constantine (19° - 7°), Djelfa (19° - 8°), Ghardaïa
(24° - 12°), Oran (22° - 9°), Sétif (16° 4°), Tamanrasset (26°- 12°), Tlemcen (22°
- 8 °).

DEMAIN À 18H À L’HÔTEL
SHERATON

Remise des prix du concours
Arab Mobile Challenge

IMTIAZ MIDDLE EAST et Ooredoo
organisent une cérémonie de remise de
prix aux lauréats de la 3e édition d’Arab
Mobile Challenge 2016 demain à 18h au
Chapiteau de l’Hôtel Sheraton – Alger.

LES 12 ET 13 JANVIER
À L’ESC-KOLÉA

Le sponsoring sportif dans
le football

L’École supérieure de commerce, pôle
universitaire de Koléa, abritera, les 12 et 13
janvier, un colloque international sur la pratique du sponsoring sportif dans le monde
du football : entre outil de communication
marketing des entreprises et panacée de financement des clubs.

LES 12 ET 13 JANVIER AU
PALAIS DES NATIONS

Conférence nationale des
universités

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organise une conférence nationale des
universités élargie au secteur socioéconomique et dédiée à la mise en œuvre du système LMD.

CET APRÈS-MIDI À 14H AU MUSÉE
NATIONAL DU MOUDJAHID

Rencontre avec des
moudjahidine

Le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, en
coordination avec l’Association Machaal Echahid, organise mardi 12 janvier à 10 heures, une
conférence historique sur la création de l’Organisation Spéciale (OS), en hommage à son premier président, Mohamed Belouizdad.

CET APRÈS-MIDI À 16H
SUR LA RADIO CHAÎNE I

Les réalisations de la police algérienne en 2015

L’émission «Fi
Assamim», de la
radio Chaîne I,
abordera les réalisations de la police algérienne
durant l’année
2015, ainsi que
les activités de la
Sûreté nationale
durant la semaine
écoulée.

ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
CE MATIN À 11H
AU CENTRE CULTUREL
AÏSSA-MESSAOUDI

M. Tahar Hadjar invité du
Forum de la radio

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,
M. Tahar Hadjar, sera l’invité du forum de la radio Chaîne
I, ce matin de 11h à 13h.
**************************************

M. Hamid Grine
à Béjaïa

Le ministre de la Communication,
M. Hamid Grine, effectuera, les 12 et
13 janvier, une visite de travail dans la
wilaya, au cours de laquelle il procédera, notamment, à l’inauguration du
nouveau siège de Radio Soummam et
assistera aux traditionnelles festivités
de Yennayer qu’organise la wilaya.
**************************************

M. Zitouni
à Tipasa

Le ministre des Moudjahidine, M.
Tayeb Zitouni, effectuera demain une
visite de travail et d’inspection dans la
wilaya.
**************************************

M. Abdelouahab Nouri
à Tamanrasset

ro-hongroise
CAP : rencontre algé
président de la Confé-

CE MATIN À 11H À L’H

ÔTEL EL-AURASSI

M. Boualem M’rakach, ronat, et Mme Helag
pat
dération algérienne du ngrie en Algérie, présiPritz, ambassadrice de Ho vail, ce matin à 11h, sur
deront une rencontre de traiaux dans les secteurs du
les échanges entrepreneur e, de l’industrie, du touBTPH, de l’agroalimentair
risme et des TIC.

MERCREDI 13 JANVIER À 9H À L’HÔTEL
SHERATON

« Les nouvelles dispositions de la loi
de finances 2016 »

La Chambre de commerce et d’industrie algéro-française organise,
en collaboration avec le cabinet KPMG Algérie, un séminaire portant
sur les nouvelles dispositions de la loi de finances 2016.

AGENDA CULTUREL

JUSQU’AU 13 JANVIER À GUELMA ET ALGER

Projection de films en amazigh

Le Centre national du cinéma et de l’audiovisuel organise, avec la
collaboration de l’Office Riadh El-Feth et la direction de la culture de
Guelma, une projection de films en amazigh jusqu’au 13 janvier, à la
maison de la culture de Guelma, et aujourd’hui à la salle Ibn Zeydoun
à Alger.
***********************************************

DEMAIN À 19H AU PALAIS DE LA CULTURE
MOUFDI-ZAKARIA

L’Orchestre symphonique national en concert

À l’occasion de Yennayer, l’Orchestre symphonique
national
organise un concert dirigé par le maestro
Amine Kouider, demain
à 19h au palais de la culture Moufdi-Zakaria.

Le ministre des Ressources en eau et
de l’Environnement, M. Abdelouahab
Nouri, effectuera demain une visite de
travail et d’inspection dans la wilaya, au
cours de laquelle il inspectera plusieurs
projets et chantiers relevant du secteur.

**************************************

M. Talaï à Tindouf

Le ministre des Transports, Boudjemaâ Talaï, effectuera, mercredi 13 janvier, une visite de travail et d’inspection
des structures relevant de son secteur et
présidera l’ouverture de la nouvelle
desserte nationale de Tassili Airlines
Alger-Tindouf-Alger.

ACTIVITÉS DES PARTIS
CE MATIN À 11H

PT : conférence de presse

À l’issue de la session ordinaire du comité central du Parti des Travailleurs,
tenue les 8 et 9 janvier à El Achour, la secrétaire générale du Parti des Travailleurs,
Mme Louisa Hanoune, animera une conférence de presse ce matin à 11h au siège national du parti.

MERCREDI 13 JANVIER À 9H30

M. Djaoued Bourkaïb invité
du Forum du FCE

Dans le cadre de son programme de
rencontres «Les débats du FCE», le
Forum des chefs d’entreprise reçoit le Directeur général de la Sécurité sociale auprès du ministère du Travail, de l’Emploi
et de la Sécurité sociale, M. Djaoued
Bourkaïb, qui abordera les questions liées
aux charges sociales et salariales et aux
incitations et avantages prévus en matière
de formation et de recrutement.

LES 14 ET 20 JANVIER AU CRASC

Deux conférences

Le Musée national du moudjahid organise
la 21e Rencontre collective avec un groupe
de moudjahidate et de moudjahidine pour
l’enregistrement de leurs témoignages.

Le CRASC abritera deux conférences :
Jeudi 14 janvier à 10h : conférence sur : «Les traces du chaâbi en
Algérie», animée par Réda Doumaz, membre du «Projet patrimoine,
pratiques culturelles et artistiques en mouvement».
Mercredi 20 janvier : journée d’étude : «Le retentissement de
l’histoire, de la mémoire et de l’identité en Algérie subsaharienne, au
Maghreb et en Orient», organisée par l’équipe de recherche / CRASC:
«Identité / altérité(s) entre histoire, mémoire et (re)présentation ».

Lundi 11 Janvier 2016

MERCREDI 13 JANVIER

Tassili Airlines :
vol inaugural Alger-Tindouf

À l’occasion de l’ouverture de la nouvelle desserte nationale de Tassili Airlines Alger-Tindouf-Alger, un vol inaugural est programmé mercredi 13 janvier.

Nation

Reconduction de
M. Abdelkader Bensalah

EL MOUDJAHID

PRÉSIDENCE DU CONSEIL DE LA NATION

3
ALGÉRIE — GRANDE-BRETAGNE

M. Sellal reçoit le représentant
spécial du Premier Ministre

M. Abdelkader Bensalah a été reconduit, hier matin, à la tête du Conseil de la nation, lors
d'une séance plénière présidée par le doyen des sénateurs, M. Salah Goudjil, assisté des deux
plus jeunes membres, en l’occurrence MM. Mahmoud Kaïssari et Mohamed Mani.
Lors de la séance, la liste des nouveaux membres élus et ceux désignés dans le cadre du tiers
présidentiel a été lue.

E

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a reçu hier à Alger le représentant spécial du Premier Ministre britannique pour le partenariat
économique avec l’Algérie, Lord Richard Risby, qui effectue une visite de travail en Algérie dans le cadre des rencontres périodiques de
concertation et d’évaluation, ont indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué. L’entretien a permis, selon la même
source, « d’aborder l’état d’évaluation des relations bilatérales dans
le domaine économique », a précisé la même source.

M. Sellal demain à Berlin

Ph : T. Rouabah

n effet, après l’installation
des 65 nouveaux sénateurs et
après l’opération de validation de leur mandat, M. Abdelkader
Bensalah a été réélu à l’unanimité
au poste de président du Conseil de
la nation. A signaler, M. Bensalah a
été le seul candidat proposé à la présidence de la chambre haute du Parlement. Ce choix répond, en fait, à
« la nécessité d’assurer la stabilité
dans cette conjoncture très particulière que traverse le pays », a souligné M. Abbas Bouamama, membre
du Conseil de la nation, dans une intervention présentée en cette occasion. Aussi, l’ensemble des
sénateurs présents ont confirmé ce
choix, en levant les mains pour dire
un grand « Oui ».
M. Bensalah réaffirme son engagement à œuvrer à la promotion
de l'institution parlementaire

Dans une allocution, intervenant
à la suite de sa réélection, M. Abdelkader Bensalah, a réaffirmé son engagement à œuvrer à la promotion
de l'institution parlementaire en la
hissant à la hauteur des espérances
de ses membres. Le président du
Conseil de la nation mettra particulièrement l’accent, ici, sur le fait
qu'il respectera l’ensemble des
points de vue, dans le cadre de l'intérêt général et des objectifs du
Conseil. « Je m'engage devant vous
à être à la hauteur de la confiance renouvelée », a déclaré M. Bensalah,
s’adressant aux membres du Conseil
de la nation. Aussi, il s'est solennellement engagé à accomplir sa mission en toute « impartialité ». Il faut
dire que trois points, aussi importants les uns que les autres, étaient
inscrits à l’ordre du jour de cette
séance plénière. Outre le vote du
président du Conseil de la nation, il
a été procédé également à l’installation des nouveaux membres de la
Chambre haute du Parlement et à la
constitution de la commission de validation de la qualité de membre de
ces derniers. Il convient de signaler,
dans ce contexte, que pour ce qui
est du tiers présidentiel, le chef de

l’Etat a désigné 17 sénateurs, dont
quatre nouveaux. Il s’agit, en l’occurrence, de Achour Rachid, Abdelhak Ben Boulaïd, (fils de Mostafa
Ben Boulaïd), Ben Ali Benzaghou
(ancien recteur de l’USTHB) et
Noureddine Benkortbi.
Pour rappel, suite aux élections
pour le renouvellement partiel des
membres du Conseil de la nation,
qui ont eu lieu le 29 décembre dernier, le parti du Front de libération
nationale (FLN) est arrivé en tête
avec 23 sièges, suivi du Rassemblement national démocratique (RND)

avec 18 sièges, les Indépendants en
troisième position avec 4 sièges,
suivis du Front des forces socialistes
(FFS), avec 2 sièges et d'El-Fadjr
El-Djadid avec 1 siège.
Le Conseil de la nation a été créé
lors de la révision de la Constitution
en 1996. Il est composé de 144
membres, dont 96 élus au scrutin indirect et secret (2 tiers) et 48 désignés par le Président de le
République dans le cadre du tiers
présidentiel.
Soraya Guemmouri

Liste des membres du Conseil de la nation
nommés par le Président de la République

Voici la liste des nouveaux membres du Conseil de la nation nommés par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour un
mandat de six années, au titre du tiers présidentiel, et qui ont été installés hier, lors d’une séance plénière, avec les 48 autres membres élus
le 29 décembre 2015.

- Mme Kasseri Rafika
- M. Laskri Mohamed Tayeb
- M. Houd Mouissa Madani Mohamed
- M. Mellah Mohamed Salah
- M. Ramdane Omar
- M. Ghouma Brahim
- M. Zebiri Tahar
- M. Ferhat Hmida Tayeb

- M. Cheloufi Mostefa
- M. Malki Abdelkader
- Mme Chachoua Louiza
- Mme Guerab Zohra
- Mme Tayeb Kheira
- M. Benboulaïd Abdelhak
- M. Achour Rachid
- Professeur Benzaghou Benali
- M. Benkortbi Noureddine.

AVANT-PROJET DE RÉVISION CONSTITUTIONNELLE

M. Bensalah : « Vers davantage de libertés
individuelles et collectives »

L’avant-projet de révision constitutionnelle vient « couronner un
long processus de consultations »
avec les acteurs politiques et les experts, a affirmé M. Abdelkader Bensalah reconduit hier à la tête du
Conseil de la nation.
« Ce que nous devons retenir,
c’est que l’avant-projet de révision
constitutionnelle vient, en effet,
couronner un long processus de
consultations avec les acteurs politiques et les experts, à l’initiative et
sous l’égide du Président de la République », a indiqué M. Bensalah
dans une allocution prononcée au
terme de sa reconduction. L’avantprojet renferme les « caractéristiques du changement progressif et
traduit la volonté exprimée par la
majorité de mener l’Algérie, sous la
direction du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika,
vers davantage de libertés individuelles et collectives, a-t-il ajouté.
Pour le président du Conseil de

la nation, la nouvelle loi fondamentale intervient dans un contexte de «
développements importants » dans
le pays précisant qu’elle est porteuse d’« indices sur la présentation
de plusieurs lois qui traduisent son
contenu et parachèvent les réformes
politiques engagées par le Président
de la République, en plus de celles
traduisant son programme électoral
et des lois ordinaires relatives à l’action du gouvernement ». Par ailleurs, M. Bensalah a souligné son «
souci » d’œuvrer à la « facilitation
du travail au sein du Conseil dans la
transparence requise et l’efficacité
escomptée, conformément aux règles et principes consacrés par les
statuts et règlement intérieur de
cette instance ».
Il a, ainsi, invité les membres de
la chambre haute du Parlement à «
appuyer le cadre juridique visant à
consolider les fondements de l’Etat
de droit, un Etat moderne qui préserve ses constantes nationales mais

ouvert sur le monde ». « Vous êtes
appelés, sans renoncer à vos tendances politiques, à tenir compte de
l’intérêt aussi bien du Conseil que
celui du pays », a-t-il enchaîné à
l’adresse des sénateurs rappelant
que « le volume de notre action législative sera augmenté de même
que nos prérogatives législatives seront élargies conformément aux dispositions
de
la
nouvelle
Constitution». Il a affirmé que les
membres du Conseil de la nation
sont « appelés à prendre en compte
les préoccupations du citoyen et de
la conjoncture particulière du pays
résultant de la crise économique internationale en proposant des solutions aux problèmes soulevés afin
d’éviter au pays ses retombées ».
S’agissant du rôle de cette institution, M. Bensalah a précisé que le
Conseil de la nation se veut un «
large espace de sagesse, de débat serein et d’exercice politique et démocratique ».

Lundi 11 Janvier 2016

Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, effectuera demain
une visite à Berlin au cours de laquelle il s'entretiendra avec la chancelière allemande, Angela Merkel, a annoncé le porte-parole du gouvernement fédéral allemand, M. Georg Streiter. Les relations
bilatérales et les questions liées à la politique internationale seront
au centre des discussions entre Mme Merkel et M. Sellal, a précisé
M. Streiter via le site officiel du gouvernement fédéral allemand.
La visite s'inscrit dans le cadre des consultations politiques entre
les deux pays, indique-t-on.

LE REPRÉSENTANT PERSONNEL
DU MINISTRE CHINOIS DES AFFAIRES
ÉTRANGÈRES :

« L’Algérie peut jouer un rôle
clé dans la coopération
sino-africaine »

L’Algérie est un pays « ami »
de la Chine et un membre « important » de l’Union africaine a
affirmé hier à Alger le représentant personnel du ministre chinois des Affaires étrangères, Wu
Sike, estimant que la coopération
entre les deux pays pourrait
constituer un élément « clé » dans
la coopération sino-africaine.
Au terme de l’audience que
lui a accordée le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union
africaine et de la Ligue des Etats
arabes, Abdelkader Messahel, au
siège du ministère des Affaires
étrangères, le responsable chinois
a déclaré que les entretiens ont
porté notamment sur « les moyens
de renforcer la coopération entre
l’Algérie et la Chine et la mise en
œuvre des décisions du forum de
coopération sino-africaine tenu en
décembre dernier à Johannesburg
(Afrique du Sud) ». Soulignant la
volonté de son pays de développer et d’approfondir la coopération avec l’Algérie, M. Wu Sike a
indiqué avoir abordé avec M.
Messahel « les questions régionales et internationales d’intérêt
commun ». De son côté, M. Messahel a affirmé que la visite du

responsable chinois en Algérie
s’inscrit dans le cadre de « la
concertation soutenue » entre les
deux pays sur les questions d’intérêt commun. Relevant l’intérêt
accordé par les deux parties au
développement du continent africain, M. Messahel a rappelé dans
ce cadre le programme trisannuel
adopté lors du sommet du forum
sino-africain.
« Les relations de coopération
privilégiées unissant l’Algérie et
la Chine dans divers domaines,
politique, économique et sécuritaire », ont été également passées
en revue par les deux parties ainsi
que d’autres questions dont la réforme de l’ONU et du Conseil de
sécurité, a ajouté le ministre précisant que la Chine a réaffirmé
son soutien à la position africaine
à ce sujet ». Outre la situation au
Sahel, notamment en Libye, et la
question sahraouie, « la lutte
contre le terrorisme, l’expérience
algérienne dans la lutte contre
l’extrémisme violent et la coordination au sein de l’ONU pour la
défense de nos positions bilatérales ou africaines » ont été également au menu des entretiens,
ajoute le ministre.

Nation

4

RévISIoN CoNStItutIoNNELLE

L’avant-projet de loi examiné aujourd’hui
en Conseil des ministres

L’avant-projet de révision de la Constitution est l’un des points essentiels inscrits à l’ordre du jour de la
réunion du Conseil des ministres, dont la tenue est prévue aujourd’hui sous l’autorité du Président de la
République, Abdelaziz Bouteflika.

U

Ph. : Archives

n Conseil des ministres qui se veut
particulier dans la mesure où cette
concertation au plus haut sommet de
l’Etat atteste de la célérité des pouvoirs publics quant à l’aboutissement du processus de
révision constitutionnelle. Ce projet de loi
constitue en effet un véritable tournant en faveur d’un meilleur ancrage de la démocratie,
d’une promotion jusque-là jamais égalée en
termes des libertés individuelles et collectives, de consolidation de l’unité nationale et
d’instauration d’un Etat de droit. L’inscription de l’avant-projet de révision constitutionnelle figure parmi les thèmes qui seront
débattus lors de ce Conseil des ministres
constitue l’autre promesse tenue par le Chef
de l’Etat. En effet, le Président Bouteflika a
bien décidé, au terme du Conseil restreint
qu’il a présidé le 28 décembre dernier, que
l’avant-projet de la nouvelle loi fondamentale
sera examiné par le Conseil des ministres en
ce mois et ce, dès que son contenu sera porté
à la connaissance de l’opinion publique, des
partis politiques et des personnalités. À la
suite de son examen aujourd’hui en Conseil
des ministres, le nouveau projet de loi fondamentale sera aussitôt soumis à l’appréciation du Conseil constitutionnel qui, à la
lumière des articles 174 et 176 de la Constitution en vigueur, rendra son avis sur la procédure par laquelle le nouveau texte sera
examiné et adopté au Parlement.
D’autre part, eu égard aux réactions
émises par les partis politiques au lendemain
de la présentation de la nouvelle loi fondamentale par le ministre d’Etat, directeur de
cabinet de a la présidence de la République,
M. ouyahia, il est attendu un enrichissement
du contenu du même projet de loi au terme
de la réunion du Conseil des ministres d’aujourd’hui. C’est ce que proposent du moins
certaines formation politiques, notamment
les plus en vue sur l’échiquiers national à
l’exemple du FLN qui a déjà revendiqué par

le biais de son secrétaire général, Amar Saâdani, une révision de l’article 51 du nouveau
texte de loi.
Qu’adviendra-t-il de l’article 51 de
l’avant-projet de loi fondamentale ?

L’article en question, qui souligne l’exigence de la nationalité algérienne exclusive
pour l’accès aux hautes responsabilités de
l’Etat et aux fonctions politiques, « doit être
amendé », a souligné le SG du FLN lors de
la conférence de presse qu’il a animée mercredi dernier au siège national du parti. Dans
son argumentaire auquel il a eu recours pour
justifier sa demande d’amendement de l’article 51, Amar Saâdani, tout en rappelant que
pas moins d’une quinzaine de ministres sont
d’obédience FLN, a estimé que cette disposition prive les membres de la communauté algérienne établie à l'étranger de

participer dans la vie politique nationale de
participer à la vie politique nationale. Pour
sa part, Amar Ghoul suggère l’ouverture d’un
débat au sujet de la même disposition
contenu de l’avant-projet de révision constitutionnelle. « Sur le principe, tAJ n’a aucun
inconvénient concernant cet article. toutefois, afin de le rendre plus précis, nous pensons qu’il est utile d’ouvrir un débat pour
définir les postes de responsabilités », a en
effet soutenu M. Ghoul dans une conférence de presse qu’il animée samedi passé
au siège de son parti. Et d’enchainer : « tAJ
présentera d'autres propositions lors de la
réunion d’aujourd’hui du Conseil des ministres, notamment celles relatives au dossier
des enfants aux besoins spécifiques et à la
possibilité de la création d'un haut conseil de
l'information ».
Karim Aoudia

Satisfaction des juristes et militants des droits
de l’homme

Des avocats, juristes et militants des
droits de l’homme ont exprimé hier leur «
satisfaction » quant aux dispositions contenues dans l’avant-projet de révision constitutionnelle, en faveur de la promotion et
préservation des droits de l’homme et des
justiciables en Algérie.
Contactés par l’APS, ces hommes et
femmes de loi ont affirmé que les droits de
l’homme étaient bel et bien « garantis » dans
cet avant-projet, appelant à leur application
effective et efficiente sur le terrain. Boudjemaâ Souilah, professeur en droit public, s’est
félicité que plus d’une cinquantaine d’articles de l’avant-projet de la révision constitutionnelle, soient consacrés à la promotion

des droit de l’homme. Cela permet, a-t-il
ajouté de « garantir » et « préserver » les
droits fondamentaux des citoyens. Il a estimé, à cet effet, que la future loi fondamentale consacrait la promotion des droits de
l’homme dans divers domaines, allant de la
préservation de la vie privée du citoyen,
jusqu’à ses droits les plus élémentaires en
matière de libertés.
M. Souilah s’est référé, notamment à
l’article 14 de l’avant-projet, qui propose que
« l’Etat soit fondé sur les principes d’organisation démocratique, de séparation des
pouvoirs et de justice sociale ». Il a étayé ses
propos en citant un paragraphe du préambule
de l’avant-projet de la révision constitution-

AHD 54

nelle, dans lequel il est énoncé que « le peuple algérien demeure attaché à ses choix
pour la réduction des inégalités sociales et
l’élimination des disparités régionales ».
Pour M. Souilah, les libertés individuelles et collectives sont « consacrées »
dans cet avant-projet, validé par le Président
de la République, Abdelaziz Bouteflika, en
décembre 2015.
De son côté, la militante des droits de
l’homme, Nadia Aït-Zaï, a considéré que
l’introduction de ces droits dans la Constitution est « une bonne chose », car, a-t-elle
poursuivi, il s’agit de droits fondamentaux
de tout être-humain.

Consécration de tamazight : un acquis important

Ph. : Y. Cheurfi

Le président du parti AHD 54, Faouzi Rebaine, a affirmé, hier à Alger, que plusieurs
des « propositions importantes » de l’avantprojet de révision de la Constitution n’ont pas
été prises en compte et ne figurent point dans
le document rendu public, mardi dernier, par
la présidence, suite à la conférence de presse
animée par le directeur de cabinet de la présidence, Ahmed ouyahia. « Nous avons proposé lors de nos auditions pour la révision
constitutionnelle l’importance de la mise en
œuvre d’un nouveau pacte social, la constitution d’un gouvernement de coalition nationale, mettre en place une commission
nationale de surveillance des élections et
l’adoption d’une feuille de route jusqu’à
2017 », a lancé M. Rebaine devant un parterre de journalistes en s’interrogeant sur les
raisons de la lenteur de la révision de la
Constitution « Je me demande quelle est la
raison exacte du retard accusé pour la révision constitutionnelle ».
Commentant cet avant-projet, le président

de AHD 54 dira que le document en question
« ne consacre aucun acquis démocratique et

loin de renforcer l'Etat de droit », a-t-il précisé lors d’un point de presse consacré à
l'évaluation de la situation politico-économique du pays et la révision de la Constitution.
Sur un autre point, le conférencier indiquera que l’alternance au pouvoir « ne peut
se concrétiser un jour en Algérie sans l’organisation d’élections transparentes, libres et
démocratiques  ». Et d’ajouter que l’avantprojet est « vide » et comporte « énormément
de dispositions contradictoires ».
A propos de la consécration de tamazight
langue nationale et officielle, le président de
AHD 54, soulignera que celle-ci est « un acquis pour le peuple et ce n’est pas nouveau »
tout en regrettant que les pouvoirs publics
veulent «  restituer les biens des pieds noirs
qui militent pour leurs biens laissé en Algérie
après l’indépendance ». Il dira que ces biens
« appartiennent à l’Algérie et aux Algériens
et non à ceux qui ont colonisé notre pays ».
Mohamed Mendaci

Lundi 11 Janvier 2016

EL MOUDJAHID

DES AvoCAtS
S’ExPRIMENt :

« C’est un
élargissement
de la pratique
démocratique »

L’avant-projet de la révision de la Constitution
contient, comme l’affirment nombre d’avocats, de
nouvelles dispositions, dont la garantie du double
degré de juridiction en matière pénale et la protection des avocats, à même de faciliter l’exercice de
leur métier. Joint hier par téléphone, Abderrahmane Salah, avocat, a déclaré que « c’est une première. Les constitutions précédentes n’ont pas
clairement évoqué les droit de l’avocat et des justiciables ». Et note que désormais, il « est possible
de faire une cassation pour les jugements prononcés par le tribunal criminel, chose qui n’existait
pas avant ».
Dans sa déclaration Me Salah relève que le
texte qui insiste sur « l’exceptionnalité » de la détention provisoire offre plus de garanties à la défense et aux citoyens. L’autre nouveauté relevée
par l’avocat est liée à la possibilité offerte au citoyen de saisir le Conseil constitutionnel en cas de
violation d’un droit. De son côté, Noureddine Benissad, président de la Ligue algérienne de défense
des droits de l'Homme (Laddh), a affirmé que le
texte final doit consacrer une « vraie » séparation
des pouvoirs. « Ce qui intéresse le plus les avocats,
c’est l’indépendance de la justice », enchaîne-t-il.
Quant à Miloud Brahimi, il a affirmé qu’il a
pris acte de « de la volonté affichée quant à la protection des droits des libertés des citoyens, ce qui
est une avancée importante », relevant que « l’indépendance de la justice signifie la protection du
magistrat concernant l’application de la loi ». De
son côté, Me Boudjemaâ Guechir, ancien président
de la Ligue algérienne des droits de l'homme
(LADH) a précisé que « dans le texte, les droits de
l'homme sont garantis, qu'ils soient politiques,
économiques, sociaux » et note avec satisfaction
« la reconnaissance des droits identitaires et culturels, à travers l'officialisation de langue amazighe ».
Au registre des nouveautés, l’avocat cite « l'introduction des droits à l'environnement qui font
partie de la 3e génération des droits de l'homme »,
ainsi que « la disposition portant sur la création du
Conseil national des droits de l'homme ». Dans
l’attente de la mouture finale, l’ancien président
de la Ladh précise que la prochaine étape est
« l’application » desdits textes sur le terrain.
« Cela demande de la volonté politique, mais aussi
l'existence d'une culture démocratique respectant
les droits de l'homme ». Par ailleurs, il convient de
rappeler que le président de la Commission nationale de promotion et de protection des droits de
l'homme (CNPPDH) a souligné qu'  « avec sa
structure tridimensionnelle : politique, sociale et
culturelle, l'avant-projet de révision constitutionnelle propose une constitution moderne qui consacrera une nouvelle vie politique ». Pour Me
Ksentini, le projet « a touché au fond des questions
afin de consolider la société » et d'élargir la pratique démocratique, notamment en conférant des
prérogatives multiples au Parlement et en assurant
de nombreuses garanties pour la protection des
droits et des libertés, le renforcement de l'indépendance de la justice et les droits des justiciables.
D’autre part, l’homme de loi a salué la création
d'une commission indépendante de surveillance
des élections.
Et dira que le passage du document au Parlement « est une option légale et acceptable, d'autant
qu’il n'altère pas l'équilibre des pouvoirs et les institutions constitutionnelles ». Il ya lieu de rappeler
que l’avant-projet constitutionnel garantit entre autres, la protection de l’intégrité de la vie privée du
citoyen, sa dignité et la confidentialité de ses communications et de ses données privées, contenues
dans une proposition de l’article 39. Cet article qui
s’inscrit dans le cadre de la protection des droits
et libertés civiques interdit et sanctionne toutes atteintes à ses droits sauf sur dérogation justifiée de
l’autorité judiciaire.
Parmi les profondes réformes introduites par
le Chef de l’Etat au pouvoir judiciaire, figure la
création d’un organe national de prévention et la
lutte contre les infractions liées aux nouvelles
technologies de l’information et de la communication en vertu d’un décret présidentiel. Les amendements proposés interdisent et punissent l’écoute
téléphonique sauf sous contrôle judiciaire, renforcent le sentiment de sécurité au sein de la société
et consolident les droits civiques et politiques du
citoyen ainsi que les libertés de ses mouvements
qui, conformément à l’article 44 de cet avant-projet, ne peuvent être restreintes que temporairement et sur décision judiciaire motivée devant les
cadres locaux du secteur de la justice.
Fouad Irnatene

Nation

EL MOUDJAHID

ÉCLAIRAGE
Débattre
ou combattre ?

Des chercheurs saluent la création

d’un Conseil national
de la recherche scientifique
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE

«L

La création d'un Conseil national de la recherche scientifique et des technologies, proposée dans l'avant-projet de
révision constitutionnelle rendu public mardi dernier, a été saluée, hier, par des universitaires et des chercheurs.

a création d'un Conseil national de la recherche
scientifique et des technologies confirme la priorité accordée à
la recherche scientifique», a déclaré,
hier, à l'APS, le directeur général du
CREAD (Centre de recherche en économie appliquée pour le développement), M. Ferfara Mohamed Yacine.
Pour le chercheur, «cette proposition
est de nature à encourager et soutenir
les chercheurs qui en bénéficieront davantage de considération», relevant
qu'il «n'est point possible de réaliser un
développement économique sans une
véritable prise en charge de la recherche scientifique». Pour sa part,
Abdelhak Trache, chercheur au niveau
de l'Agence spatiale algérienne
(ASAL), «toute création d'organismes
susceptibles d'aider à davantage d'organisation et à un enrichissement de
l'encadrement de la recherche scientifique est la bienvenue». Rappelant «la
création récemment de l'Académie des
sciences et des technologies», M.
Trache a plaidé pour «une articulation
bien définie entre les différents organismes activant dans le champ de la recherche pour éviter un chevauchement

dans les prérogatives et les missions de
chacun d'eux». Il a mis également en
évidence la nécessité de «définir les
priorités de recherche dont a besoin le
pays», soulignant, à cet effet, que
«plus que jamais, nous ne pouvons
plus importer de la technologie à coup
de milliards de dollars». Pour le même
chercheur, «il est temps d'exploiter le
gisement de l'intelligence du pays,
d'autant plus que nous ne disposons
pas de l'argent nécessaire pour acheter
de la technologie». De son côté, l'universitaire Zoubir Arous, chercheur, lui
aussi, au niveau du CREAD, a exprimé ses «appréhensions» quant à la
possibilité de voir le futur Conseil «accentuer davantage la lourdeur de la
pratique de la recherche scientifique en
Algérie». L'avant-projet de la révision
constitutionnelle propose la création
d'un Conseil national de la recherche
scientifique et des technologies. Cet
organisme sera chargé de la promotion
de la recherche nationale pour l'innovation technologique et scientifique,
ainsi que la proposition de mesures
permettant le développement des capacités nationales de recherche-développement.

MADJID KHINACHE, ENSEIGNANT EN COMMUNICATION À L’UNIVERSITÉ BACHIR-IBRAHIMI :

« Un bond certain de la presse algérienne »

Titulaire d'un magister et préparant un doctorat en
communication, Madjid Khinache est journaliste. Il
enseigne également à l'université Bachir-Ibrahimi de
Bordj Bou-Arréridj. Autant dire qu'il maîtrise les deux
aspects, théorique et pratique, d'un secteur qui a
bénéficié d'un traitement particulier dans le projet de la
nouvelle constitution.

Quelle est votre appréciation des nouveautés
apportées par le projet de révision constitutionnelle
pour le renouveau de tous les aspects concernant la
société algérienne ?
Ce qui est beau dans ce texte, c'est cette importance
accordée à la liberté, qu'elle soit individuelle et
collective. Le peuple algérien a beaucoup attendu cette
marge de liberté qui lui permet de vivre normalement.
Cette liberté a touché l'activité politique, économique
et sociale. Ce qui est de nature à renforcer la
démocratie, mais aussi à assurer le progrès rêvé par le
peuple algérien. Le premier aspect, qui répond aux
préoccupations des représentants de l'opposition, qui
ont été associés aux consultations, tout comme des
opérateurs économiques, permet d'assurer une
alternance au pouvoir. Toute cette liberté doit offrir la
possibilité à toutes les composantes de la société
d’œuvrer pour l'essor de cette dernière.

Justement, le secteur de la communication a
bénéficié d'une consécration de la liberté de
presse ?
Ce texte apporte, en effet, un bonne nouvelle pour
les professionnels de la communication qui ont la
possibilité de profiter de leur droit d'accès à
l'information, mais aussi à la liberté de la diffuser. Ce
qui ne m'empêche pas de relever, en tant qu'enseignant
en communication, la nécessité de fixer des gardefous, qui ont été du reste apportés par le projet de
révision de la Constitution, car la liberté ne peut être
absolue, sinon elle va toucher à la liberté des autres,
qu'ils soient des individus ou des collectivités.

professionnels du secteur saisissent l'occasion qui leur
est accordée, on peut s'attendre à un bond certain de la
presse algérienne.

Oui. Cela permet de combler un grand vide. Si les

Le projet de révision de la Constitution
consacre également la dépénalisation de l’acte de
presse ?
C'est une autre bonne nouvelle pour les
professionnels. Le journaliste qui est assuré de ne pas
risquer d'aller en prison peut exercer son métier en
toute liberté, mais aussi aller loin dans la recherche de
l’information.
Mais cette protection donne également une
responsabilité lourde aux professionnels de
l'information qui doivent obéir à leur conscience
professionnelle dans leur travail.
Ce qui rappelle la nécessité d'améliorer la
formation des journalistes pour éviter les risques de
diffamation, de désinformation et d'écart à l'éthique
dont parle le projet de loi justement.
La formation et la déontologie doivent être le
cheval de bataille des journalistes pour développer le
secteur et répondre aux attentes des lecteurs, auditeurs
et téléspectateurs, en particulier, et de la société en
général.
Propos recueillis par Fouad Daoud

cratique. Je relève avec beaucoup de satisfaction,
à travers l’article 53, que le droit à l’enseignement
est garanti, et je considère que c’est un acquis extraordinaire, d’autant plus que l’enseignement fondamental reste obligatoire et que c’est l’État qui
organise le système national d’enseignement, avec
des mesures qui tendent à inciter les parents à scolariser leurs enfants. La gratuité de l’enseignement
et de la santé reste un des éléments forts de ce texte
fondamental, tout comme l’intérêt accordé à la
langue amazighe que voici langue nationale et officielle. En deux mots, une Algérie forte et unie»
Du côté des femmes, ce sentiment n’en est pas
moins fort pour Assia Saloudi, qui estime que «ce
projet de révision de la Constitution donne la place
qu’elle mérite à la famille et protège les droits de
l’enfant. C’est aussi un texte qui vient consolider
les droits de la femme à tous les niveaux de représentation. Ce projet vient protéger la femme et va
jusqu’à la criminalisation des traitements cruels,
inhumains et dégradants contre les personnes,
consacrant ainsi son indépendance à la justice.
Dans ce contexte, je souhaite tout simplement que
le point inhérent à l’application des décisions de
justice soit consolidé».

Élément actif au sein du mouvement associatif,
le jeune Korichi Abdelkrim estime, pour sa part,
que «c’est la première fois qu’un projet de constitution parle de jeunesse et lui consacre enfin la part
qu’elle mérite de par l’importance qu’elle revêt au
cœur de la société. Par ailleurs, je pense que c’est
une constitution consensuelle en ce sens qu’elle est
venue prendre en charge les mutations que connaît
le pays et qu’elle vient consolider l’unité nationale.
Tous les jeunes doivent veiller à préserver ces acquis pour l’avenir». Mansouri Mansour, commerçant, relève, quant à lui, que «la promotion de la
langue amazighe au rang de langue nationale et officielle vient consolider considérablement l’unité
nationale et mettre en exergue toutes ces valeurs
qui font la richesse du peuple algérien. Comme je
considère que les prérogatives conférées à la justice
vont dans le sens de son indépendance et que la
prise en charge des valeurs fortes de notre peuple
dans le préambule les met désormais à l’abri de
toute instrumentalisation. Je pense enfin que l’enseignement gratuit et obligatoire relève de la volonté du Président à préserver les couches
démunies».
F. Zoghbi

Vous attendiez-vous à ces garde-fous ?
Absolument. Parce que l'expérience que nous
avions connu, notamment en matière de presse écrite,
et les appréhensions nées de la décision d'ouvrir le
paysage audio-visuel nécessitaient une prise en charge
pour permettre à ce secteur de répondre aux attentes de
la population.
Vous êtes satisfaits autant de la liberté accordée
que des garde-fous prévus ?

LA CONSTITUTION AU CŒUR DE LA SOCIÉTÉ À SÉTIF

Dans la wilaya de Sétif, autant dans les villes
que dans les zones rurales, le projet portant révision
de la Constitution continue à susciter l’intérêt des
populations dans cette vaste région du pays, lesquelles qui ne manquent pas de souligner les avancées que compte ce texte fondamental et, partant,
les nombreux acquis que ledit projet est appelé à
ancrer au sein de la société.
Dans ce contexte, la consolidation de la démocratie et de l’unité nationale, à travers les amendements proposés dans les différents articles
consacrés à ce volet, constitue un élément fort dans
les différentes analyses opérées à différents niveaux de la discussion et suscite une large adhésion
parmi les différentes couches de la population, au
même titre que le volet inhérent à l’alternance au
pouvoir et à la protection des droits sociaux des citoyens.
Pour Berahal Rachid, secrétaire général de la
Fédération des parents d’élèves de la wilaya de
Sétif, «ce projet vient à temps pour traduire les engagements du Président de la République et répondre aux préoccupations sociales. Aussi, je
considère que le point inhérent à l’alternance démocratique est venu renforcer le processus démo-

Une Algérie forte et unie

Lundi 11 Janvier 2016

5

Depuis la mise sur la place
publique du projet de révision constitutionnelle, les
avis, les commentaires et les analyses se sont multipliés. Partis politiques, experts, universitaires,
personnalités diverses ont trouvé, à
travers les médias, tout l’espace
voulu pour apporter leur contribution et leurs points de vue à ce qu’a
appelé de ses vœux le Président de
la République de «débat national»
sur ce texte fondamental. Il y a, à
l’évidence, dans cette expérience,
une chance historique d’enraciner,
encore plus dans nos mœurs, la
culture du débat, de la contradiction, de l’enrichissement, pour, au
final, éclairer l’opinion publique
sur toutes les facettes des différents
articles que les rédacteurs de ce
projet ont retenues. La majorité de
la société civile et politique a largement noté les avancées majeures et
les aspects constitutionnalisés.
D’abord, les invariants qui ont
confirmé la nature républicaine,
démocratique et le système solidaire de l’État. Sur ce socle, on
note l’ajout aux fondements (l’islam, l’arabité et l’amazighité), l’officialisation de la langue
maternelle, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice,
le choix pour la réduction des inégalités sociales, l’élimination des
disparités régionales, la jeunesse
placée au centre de l’engagement
national, la tragédie nationale et la
décision irréversible de se prémunir contre la fitna et les germes de
la violence. Toutefois, une minorité, qui croit accéder à une sorte
de visibilité sociale et politique, en
restant arcboutée dans une posture
négativiste, cultive les réflexes du
rejet, au point de perdre de vue le
sens même de l’histoire. Là où les
citoyens attendent de la classe politique, en tant que partie éclairée de
la communauté, des explications,
des éclairages, des enrichissements
sur un texte qui est le couronnement d’une réforme décennale,
cette minorité ne propose que des
phrases creuses, une platitude langagière désolante, puisqu’elle exprime l’indigence politique. En
effet, que signifie «rejeter dans la
forme et le fond», ce projet de révision constitutionnelle, une phrase
sortie de la bouche d’un apprenti
dont la seule idée lumineuse a été
de s’inspirer des formules d’Iznogoud ? Même dans l’opposition, les
partis et les hommes politiques ont
le devoir absolu d’expliquer, d’argumenter, de démontrer, et ne pas
se contenter de rester dans des formulations vagues, en essayant de
«piéger» l’opinion publique avec
des expressions qu’ils espèrent percutantes. «Ce texte n’apporte pas
de réponse à la crise !» Une expression qui révèle le décalage
abyssal, au moins à deux niveaux.
Le premier est politique : aucune
constitution au monde n’apporte
de réponse à une crise. D’abord,
parce que ce texte s’inscrit dans la
durée, au contraire de la crise dont
la nature est, par essence, passagère. Ensuite, une constitution dispose d’un axe central qui définit
les droits et les libertés des citoyens, l'organisation et la séparation du pouvoir politique (législatif,
exécutif, judiciaire) bâti sur des invariants culturels, historiques… de
notre nation. Le second niveau de
l’incompréhension est historique.
Qu’il soit la quintessence de toutes
les lois ou un seul de leur aspect,
tout texte juridique est une réponse
aux questions et aux attentes que
se pose à un moment donné une
société. Cet avant-projet a noté et
pris en compte 70% des propositions émises par l’ensemble de la
classe politique, associations catégorielles et personnalités nationales. C’est dire le large spectre de
toutes les sensibilités sociales qui
sont contenues dans ce projet, pour
peu qu’elles partagent des valeurs
fondamentales, humanistes et universelles.
Mohamed Koursi

6

Nation

Lancement du chantier
refoNte des stAtUts de LA CACI

Le ministre du Commerce, M. Bakhti Belaib, a réaffirmé, hier, sa détermination à soutenir
le projet de refonte des statuts de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie
(CACI) et des chambres de commerce et d’industrie (CCI), afin de redonner à ces
institutions la place qui leur revient.

«

J

Ph. Nacéra I.

e souhaite que les statuts
changent pour que les
chambres de commerce
puissent avoir une plus grande autonomie financière », a souligné le
ministre qui s’exprimait à l’occasion de la tenue de l’assemblée générale ordinaire de la CACI.
«  Même si le financement des
chambres reste majoritairement public, il y a une nécessité absolue
d'introduire des changements dans
les statuts actuels régissant les
CCI », a encore dit M. Belaïb.
pour sa part, le président de la
CACI, Mohamed-Laïd Benamor, a
indiqué que les travaux de refonte
des statuts régissant la CACI débuteront le mois en cours, une réforme longtemps revendiquée par
les présidents des chambres de wilaya aspirant à plus de prérogatives
dans la gestion et la prise de décision. « Nous commencerons les travaux (la révision des statuts NdLr) dès cette semaine, ils vont
durer un trimestre, et en avril nous
aurons quelque chose de consistant
à vous présenter  », a déclaré à la
presse M. Benamor, en marge de
l'Assemblée générale de la CACI.
Ces travaux seront menés en concertation avec l'ensemble des Chambres de commerce et d'industrie de
wilaya (CCI), a-t-il ajouté. « Nous
allons recenser les différentes propositions des CCI pour les débattre
au niveau régional avant de les présenter sous forme d'un projet à soumettre au ministère du Commerce
pour validation", a-t-il expliqué.
d’après M. Benamor, la révision
des statuts de la CACI « va donner
plus de liberté aux présidents élus
dans la gestion des chambres ». Il a
évoqué dans ce sens « la mise en
place d'un conseil de gestion selon
un plan d'action et selon les urgences qui peuvent surgir dans la
sphère économique du pays ».
Cette assemblée a été l’occasion
de réaffirmer la volonté de changement, face aux défis qui s’imposent
à la nation, du président de la CACI
ainsi que celle de l’ensemble des
membres des CCI. Le président de
la CACI a affirmé son engagement

à s’atteler, en collaboration avec les
différentes CCI, à de grands chantiers, principalement celui de la réorganisation des chambres, par un
changement des statuts qui les régissent.
Ce chantier sera mené en concertation avec l’ensemble des membres
qui ont exprimé leur volonté d’action nouvelle et ce, à travers des statuts qui confèrent à ces institutions
plus de souplesse et de pouvoirs de
décision. Le deuxième chantier
concerne la mise en place d’une po-

litique active d’incitation à l’innovation collaborative, avec une mise en
réseau de toutes les chambres et des
opérateurs économiques sur le territoire national. en effet, rien ne peut
plus se faire aujourd’hui sans la
mise en place d’un réseau de compétence et de savoir-faire. Le troisième chantier vise, à la fois, la
découverte des expériences à l’international et des meilleures pratiques
dont pourrait s’inspirer ces institutions.
pour ce faire, le programme qui
sera mis en place amènera les présidents des chambres de commerce à
découvrir dans différents pays et différentes entreprises les meilleures
pratiques dont pourrait bénéficier
l’économie algérienne, à l’instar de
la Chine, la suède, l’espagne, l’Allemagne, dubaï et la silicone Valley. Le dernier chantier se fixe
comme objectif la formation et l’accompagnement. La formation pour
favoriser les intentions entrepreneuriales et de vocations de business developpment dans le respect des
règles du marché. L’accompagnement pour sa part est aussi un domaine important, car l’un des grands
problèmes de l’Algérie est précisément la mortalité des entreprises.
Salima Ettouahria

LICeNCes d’IMportAtIoN

Nouvelle liste de six produits
agricoles et industriels

« Une nouvelle liste de 6 produits agricoles et industriels, soumis au régime des licences, sera
publiée durant cette semaine », a
indiqué hier, le ministre du Commerce, Bakhti Belaib. Le ministre,
qui intervenait à l’occasion de la
tenue de l’assemblée générale ordinaire de la Chambre algérienne
de commerce et d’industrie, a précisé que « ces produits ne pourront
être importés que par le truchement
d'une licence ». Il a rappelé que
pour le moment « il y a un consensus sur trois produits qui sont le ciment, le rond à béton et les

véhicules », pour un coût financier
dépassant les 7 milliards de dollars.
Le ministre a considéré, dans ce
contexte, que la liste des produits
soumis aux licences n'était pas importante par rapport à la facture
globale des importations estimée à
60 milliards de dollars (en 2014).
Cela s'explique, selon lui, par le fait
que les secteurs concernés ne disposent pas encore d'indicateurs
précis leur permettant de déterminer les quantités à importer par
rapport à l'offre de la production
nationale.
S. E.

EL MOUDJAHID

ABdeLwAhAB NoUrI à orAN

Vers un programme spécial
de rationalisation de l’eau

Le ministre des ressources en eau et de l’environnement, Abdelwahab Nouri, a exprimé sa
satisfaction quant aux progrès enregistrés dans
son secteur, dans la wilaya d’oran, ce qui démontre, selon lui, que les grands efforts financiers engagés par le gouvernement pour la
relance et le développement du secteur commencent à porter leurs fruits.
«  Les résultats obtenus dans cette wilaya,
considérée pendant de longues années comme
une zone sinistrée en matière de ressources en
eau, sont très encourageants et satisfaisants en
même temps », a affirmé le ministre lors d’un
point de presse tenu en marge d’une visite de travail effectuée hier dans la wilaya . Il a indiqué,
à ce propos, qu’«aujourd’hui , les 26 communes que compte la wilaya, sont
approvisionnées en eau potable 24h sur 24h. C’est un résultat unique dans son
genre à l’échelle nationale » a-t-il relevé. Le ministre a fait savoir que son
département est déterminé à déployer les moyens nécessaires afin que les autres projets relevant de son secteur connaissent le même niveau de réussite:
«  Nous allons faire en sorte que les mêmes résultats soient obtenus dans les
projets de raccordement aux réseaux d’assainissement et dans l’irrigation des
terres agricoles en eau traitée. C’est pourquoi, nous devons préserver ces acquis et protéger tous ces équipements et ces grandes réalisations. »
en ce qui concerne les projets d’irrigation des terres agricoles à partir des
stations de traitement des eaux usées, Abdelwahab Nouri affiche la même satisfaction: « La mise en exploitation du périmètre d’irrigation d’Aïn el turk
destiné à couvrir pas moins de 500 hectares et prochainement, celui de la
plaine de M’lata, d’ une capacité d’irrigation de 8.000 hectares, confirment la
détermination du gouvernement à poursuivre la stratégie de développement
des techniques d’irrigation des terres agricoles par les eaux usées traitées. »

Pas de crise de sécheresse

Le taux de remplissage des barrages dépasse les 70% et notre pays est,
pour le moment, à l’abri d’une crise de sécheresse, mais cela ne veut pas dire
que le gouvernement ne doit pas réfléchir à la mise en place d’un programme
spécial de rationalisation de l’exploitation de l’eau, a assuré le ministre.
«  Nous devons prendre conscience que l’eau pour laquelle l’etat dépense des
sommes colossales doit être préservée et exploitée de façon rationnelle, surtout
que notre pays fait partie d’une zone géographique caractérisée par de longues
périodes de sécheresse. Il faut aussi reconnaître que nous gaspillons beaucoup
d’eau ». sur le même sujet et dans le but d’assurer un approvisionnement équilibré dans toutes les wilayas, le ministre a fait savoir que la politique de la distribution d’eau adoptée à ce jour par le gouvernement consiste à faire transférer
l’excédent en eau de certaines régions vers d’autres wilayas qui souffrent d’un
déficit. Les projets du MAp et du barrage de Beni haroune, entre autres, s’inscrivent dans cette stratégie.
A une question relative à une éventuelle augmentation tarifaire de l’eau
potable, Abdelwahab Nouri a fait savoir qu’« à l’heure actuelle, cette augmentation n’est pas inscrite à l’agenda du gouvernement ». pour ce qui est des
zones humides « elles doivent être protégées davantage » indique le ministre,
notamment « grâce au système de raccordement des populations au système
d’assainissement que nous sommes en train de mener un peu partout ». evoquant le projet du MAo (station de traitement et adduction du couloir Mostaganem – Arzew – oran), le ministre a estimé qu’il a atteint ses objectifs avec
succès et que la wilaya d’oran en est le grand bénéficiaire. Abdelwahab Nouri
avait entamé sa visite à oran, par l’inspection du projet de la step d’el
Karma, qui devrait être remise en service jeudi prochain, selon le maître d’ouvrage. Le lancement des travaux de ce projet dont le montant est estimé à 7
milliards de dA, date de septembre 2006 et sa réception a eu lieu en mai 2011.
en 2014, le projet a subi un incident technique ayant touché deux bassins. Le
ministre s’est rendu, aussi, au siège du bâtiment intelligent appartenant à la
seor à Aïn el Baïda, où il a eu droit à une présentation détaillée sur le fonctionnement de son centre de télégestion.
Amel Saher

Centre de presse d’El Moudjahid

Le CoMMIssAIre dU sALoN « CArrefoUr forMAtIoN 2016 »

« La formation doit être considérée comme un investissement »

Les organisateurs du salon «Carrefour
formation 2016» ont choisi le centre de
presse d’El Moudjahid pour présenter cette
manifestation dont la vocation est de mettre en relation les employeurs et les organismes de formation professionnelle avec
les apprentis, stagiaires et étudiants à la recherche d’un emploi ou d’une formation
en alternance. «se former tout au long de
la vie» est le leitmotiv de ce rendez-vous.

Ph : Billal

Le commissaire du salon, Ali Belkhiri, a
salué, hier au forum d’El Moudjahid, les rédacteurs de l’avant-projet de révision de la
Constitution qui ont introduit la promotion de
l’apprentissage dans la Loi fondamentale du
pays.
à ce propos, M. BelKhiri, qui milite depuis quelques années pour valoriser la formation continue et l’apprentissage, a expliqué
que notre pays est peut-être l’un des rares pays
à avoir hissé ce concept dans la première loi
du pays.
C’est, dit-il, «ce qui nous encourage à persévérer dans notre démarche». Justement, le
salon «Carrefour formation 2016» va dans le
sens de la volonté politique de promouvoir la
formation continue et l’apprentissage, surtout
en cette période de crise où tous les efforts
doivent aller vers la valorisation de la ressource humaine. et aussi parce que la forma-

tion dans l’entreprise constitue un puissant
facteur d’innovation et un impact important
sur la croissance économique du pays.
C’est pour cela d’ailleurs, dit-il, que les
pouvoirs publics mettent la formation au cœur
du développement national. Ce rendez-vous,
qui à la troisième édition du «salon national
de la formation continue, de la formation par
apprentissage et du recrutement par alternance», s’est fixé plusieurs objectifs.

Ce salon se présente, selon le commissaire
Ali Belkhiri, comme une opportunité en mesure de faciliter la démarche de recrutement
des entreprises sur les offres d’emploi en
contrat d’alternance, notamment des handicapés, et le recrutement par la signature de
contrats en alternance entre les entreprises et
les candidats.
Cette manifestation est ouverte, du 16 au
18 janvier au palais de la culture de Kouba,
aux professionnels et au grand public. elle
propose une mise en relation directe avec les
recruteurs de l’alternance et des organismes
de formation. Ils informeront sur ces modes
de formation, sur les diplômes accessibles par
ce biais et les spécificités de chaque contrat.
de nombreuses écoles publiques et privées,
qui offrent des formations qualifiantes dans de
nombreux secteurs d’activité, seront présentes. Les promoteurs de ce salon ont choisi
de le placer sous la thématique «La formation
professionnelle par apprentissage et par alternance, ses apports et ses enjeux pour les entreprises».
Les participants, les écoles et instituts de
formation continue, publics et privés, les centres de formation professionnelle et par mode
d’apprentissage, les centres d’excellence, les
entreprises de tous les secteurs d’activité, les
organismes financiers (banques, assurances,

Lundi 11 Janvier 2016

multinationales, ANeM, ANseJ, ANGeM,
etc., pour le commissaire du salon, l’amélioration de la performance passe par la formation. pour lui celle-ci doit être considérée
comme un investissement.
elle doit être planifiée en fonction des attentes et des besoins de l’entreprise d’une part
et les besoins du marché, d’autre part. Le
conférencier a expliqué que la formation est
financée par l’entreprise ou par le biais d’organismes de fonds de formation, tels que le
fNAC.
pour M. Belkhiri, avec l’évolution permanente des technologies, des organisations et
des méthodes de travail « la formation tout au
long de la vie » est plus qu’une nécessité pour
les entreprises et le personnel.
Nora Chergui

Erratum

Une malencontreuse erreur est intervenue
dans le préambule du texte du compte
rendu sur l’intervention du dr Abdelkader
Messadi, parue dans notre édition de dimanche en page 10. Il fallait lire : La prévalence du diabète en Algérie est passée de
8% en 1998 à 16% en 2013 et non 0,8%.
Nous prions l’intéressé de nous en excuser.

EL MOUDJAHID

Nation

Mohamed Meziane
invoque l’urgence
PROCÈS SONATRACH 1

L'ancien président-directeur général du groupe Sonatrach, Meziane Mohamed, impliqué dans l'affaire
Sonatrach 1, a affirmé, hier devant le tribunal criminel d'Alger, que la violation de la directive de Sonatrach
R15, relative à la passation de marchés publics en recourant aux appels d'offres, était justifiée par
« le caractère d'urgence inhérent à la nécessité de réaliser, dans les plus brefs délais, des infrastructures
pétrolières et une base vie dans le sud du pays ».

L

e projet d'un système de contrôle et
de surveillance électronique porte,
selon l'arrêt de renvoi, sur «la réalisation de projets s'étendant de Hassi R'mel
jusqu'à In Amenas, au nombre de 123 infrastructures reparties sur quatre lots, tandis
que le groupe allemand Contel Funkwerk
avait remporté le marché du système de
contrôle électronique comportant 13 infrastructures dont la base de vie du 24-Février
1971 à Hassi Messaoud (transaction douteuse). À une question du président du tribunal criminel d'Alger, Mohamed Reggad,
M. Meziane a indiqué que la directive R15
considère la passation de marchés à travers
le recours aux appels d'offres comme principe fondamental et que la consultation limitée et le gré à gré simple sont des
procédures exceptionnelles, soulignant que
les conditions sécuritaires difficiles qui prévalaient dans le sud du pays en 2004 exigeaient une célérité dans la réalisation de
ce projet, d'où le recours au gré à gré simple.
Le recours au gré à gré pour la passation
de marchés relatifs au projet du système de
contrôle et de surveillance électronique intervient suite à une instruction donnée par
l'ancien ministre de l'Énergie et des Mines,
«en vertu de la directive du 24 janvier 2005
dans laquelle il a ordonné l'urgence et la célérité dans la réalisation de ce projet». Le
magistrat Reggad a rappelé qu'avant la
conclusion des contrats, il fallait revoir la
directive R15 pour définir la consultation
limitée et le gré à gré simple en tant que
principes fondamentaux et recourir à l'appel d'offres dans les cas exceptionnels.
Quant au caractère d'urgence invoqué pour
le recours au mode exceptionnel du «gré à
gré simple», il a dit que, selon le code des
marchés publics, l'urgence concernait la nature même du projet et non son mode de
mise en œuvre. Pour lui, le caractère d'urgence invoqué pour le projet du système de
contrôle concernait uniquement «sa mise
en œuvre». Mohamed Meziane a indiqué

MOBILIS

D

7
ROIT AU BUT

TIZI-OUZOU

Attribution en juin
de 270 logements à des
enseignants universitaires

270 logements seront attribués, en juin
prochain, à des enseignants de l’université
Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. Le taux
d’avancement des travaux des logements de
type social-participatif (LSP) est
actuellement estimé à 80%, a indiqué
Banouh Mustapha. Le programme,
englobant initialement 240 unités, a été
restructuré pour porter le nombre
à 270 logements.

ANNABA

Saisie de 4.970 appareils
à électrochocs

que le groupe Sonatrach est une compagnie
très importante, car assurant 70% des recettes algériennes en devises, ce qui implique la rapidité dans la prise de certaines
décisions, d'où l'urgence invoquée pour la
réalisation du projet de contrôle et de surveillance électronique des infrastructures et
de la base de vie dans le sud du pays, après
les incidents et les explosions ayant ciblé
certaines infrastructures, notamment à
Skikda et à Ouargla. Le prévenu a également soutenu que son fils Mohamed Réda
n'avait rien fait pour que le groupe allemand Contel Funkwerk remporte le marché de la base de vie du 24-Février 1971.
Il a dit qu'il recevait chaque jour de nombreux investisseurs, rappelant avoir reçu Al
Ismaïl Mohamed Réda pour mieux prendre
connaissance du système de contrôle électronique que le groupe qu'il préside propo-

Maintien des tarifs d’appels
téléphoniques et d’internet

L’opérateur public de la téléphonie
mobile, Mobilis, a affirmé, hier, n’avoir
pas procédé à une
augmentation de ses
tarifs des appels téléphoniques et de ses
abonnements internet. «Mobilis rassure
ses clients postpayés
et prépayés quant au
maintien de ses tarifs
des communications
téléphoniques et des
abonnements internet», a indiqué l’opérateur public sur son
site web. «La taxation actuelle reste inchangée par palier de
30 secondes, à raison
de 3,98 DA par palier», a souligné la
même source, en affirmant également
que les tarifs des forfaits internet «restent les mêmes», selon les offres
et les anciennes formules proposées. «Cette annonce intervient suite
à ce qui a été échangé par les internautes sur la Toile, notamment sur
les réseaux sociaux, quant à une éventuelle augmentation des tarifs
des offres et les services proposés», précise Mobilis.

sait. Le groupe algéro-allemand Contel
Funkwerk, a-t-il précisé, jouit d'une grande
expérience dans le domaine des assurances
des installations pétrolières et de bases de
vie, d'où la décision de Sonatrach de passer
un contrat avec le groupe, affirmant que
«tous les contrats ont été conclus dans la
transparence». Mohamed Meziane a dit
ignorer que son fils, l'accusé Bachir Fouzi,
était associé dans la société Contel-Algeria,
affirmant qu'il n'avait pas pris connaissance
des statuts de la société détenus par Sonatrach et dans lesquels le nom de son fils,
Meziane Bachir Fouzi, figurait comme actionnaire dans Contel Algeria. Le procès de
l'affaire Sonatrach-I, dans laquelle sont impliquées 15 personnes et 4 entreprises
étrangères et nationales pour corruption, a
repris depuis 11 jours au niveau du tribunal
criminel d'Alger.

MDN

Arrestation d’un narcotrafiquant
et saisie de 102 kg de kif traité

«Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des éléments de la Gendarmerie nationale de
Tlemcen et d’Aïn Témouchent (2e Région militaire) ont appréhendé, le 9 janvier 2016, un narcotrafiquant et saisi 102 kilogrammes de kif traité, ainsi que 20.810 litres de carburant
et 5 véhicules», a précisé la même source.
Par ailleurs, «des éléments des Gardes-frontières relevant,
respectivement, des secteurs opérationnels d’El-Oued (4e Région militaire) et d’In Guezzam (6e Région militaire) ont arrêté, lors de différentes opérations, un contrebandier et ont
saisi un véhicule utilitaire, deux motos et 900 litres de carburant destinés à la contrebande», ajoute le communiqué du
MDN.

JIJEL

Arrestation d’un cybercriminel

Les éléments de la cellule de lutte contre la cybercriminalité
de la sûreté de la wilaya de Jijel ont arrêté, récemment, un individu qui a mis en ligne sur les réseaux sociaux la photo et
des propos obscènes d’un citoyen, a-t-on appris, hier, de source
policière. Le mis en cause, âgé de 31 ans, a été démasqué après
qu’une plainte eut été déposée par le plaignant se disant offusqué par la création, sans son consentement, d’un compte Facebook avec un contenu outrageant (photos et textes), dont il
n’était pas l’auteur.
Les investigations menées par la cellule spécialisée dans la
lutte contre la cybercriminalité ont abouti à l’identification et
l’arrestation de l’usurpateur qui a été déféré devant la justice
et écroué, pour le chef d’inculpation d’«atteinte à la vie privée
d’autrui», selon la même source.

Lundi 11 Janvier 2016

Un total de 4.970 appareils à électrochocs a
été saisi au cours d’une opération de vérification
minutieuse effectuée, hier, par des brigades de
l’inspection principale de contrôle des opérations commerciales au port d’Annaba, apprendon auprès de la cellule de communication de la
direction régionale des Douanes.
Ces appareils se trouvaient à l’intérieur d’un
container déclaré comme contenant des lustres
et des climatiseurs d’importation, a souligné la
même source, en précisant qu’en fait il s’agissait
de 2.490 appareils de détection de lumière à
électrochocs (dont 1.995 de grande taille), 1.990
appareils électrochocs et 490 smartphones à
électrochocs.
Outre la saisie de ces produits classés sur la
liste des articles interdits à l’importation, un procès-verbal a été établi à l’encontre de l’importateur installé à l’est du pays, puis adressé à la
justice et une enquête a été ouverte pour déterminer les éventuels complices impliqués dans
ce trafic, est-il indiqué de même source.
L’évaluation du montant des produits saisis,
qui sont importés de Chine, est en cours de
même que la fixation du montant de l’amende à
payer, a indiqué la cellule de communication des
Douanes.

RELIZANE

2 morts et 6 blessés
dans une collision

Deux personnes sont mortes et six autres ont
été blessées à des degrés différents de gravité,
dans un accident de la circulation survenu dans
la wilaya de Relizane, a-t-on appris hier.
Selon les services de la Protection civile,
l’accident s’est produit samedi soir dans la commune de Bendaoud, sur la RN 7 reliant les wilayas de Relizane et Mascara, suite à une
collision entre un taxi et un véhicule utilitaire,
a-t-on indiqué.
Une personne a trouvé la mort sur place et
une autre après son transfert à l’hôpital de Relizane, selon des sources hospitalières.
Quatre parmi les six blessés sont gardés sous
surveillance médicale et deux ont quitté l’hôpital, a-t-on ajouté.
Les services compétents ont ouvert une enquête sur les circonstances de cet accident, a-ton encore indiqué.

M’SILA

Camion contre bus :
un mort et 16 blessés

Une personne est morte et 16 autres ont été
blessées dans un accident de la circulation survenu, hier, sur la RN 40, au lieu-dit Dhayat ElBesbas, dans la commune de Sidi Hadjres
(M’sila), a-t-on appris auprès de la Protection
civile.
Il s’agit d’une collision entre un autobus de
transport de voyageurs et un camion, a indiqué
la même source.
Les éléments de la Protection civile, dépêchés sur les lieux, ont évacué les blessés vers la
clinique d’Aïn El-Hadjel qu'ils ont quittée après
avoir reçu les soins nécessaires, a-t-on assuré de
source hospitalière.
Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale pour déterminer les causes exactes
de cet accident.

M

Economie

Les marchés mondiaux
sous pression

EL MOUDJAHID

mALgRÉ Le ReBOnD en ChIne

Les marchés mondiaux ont été rattrapés par leurs craintes au sujet de la Chine et la baisse du pétrole, malgré une
accalmie sur les places chinoises, dont le plongeon cette semaine a déstabilisé la planète finance, à l'entame de
cette nouvelle année.

algré des tentatives de rebond, les
Bourses européennes ont terminé
en nette baisse. Francfort a perdu
1,31%, Londres 0,70% et Paris 1,59%.
De son côté, Wall street évoluait autour
de l'équilibre. «Le marché a tenté un rebond avec l'accalmie sur les Bourses chinoises, mais il n'a pas réussi à embrayer et
à prolonger le mouvement», résume Andrea tuéni, analyste chez saxo Banque.
«Les investisseurs n'ont pas forcément
envie de prendre beaucoup de risques
avant le week-end, où pas mal de nouvelles
peuvent tomber en Asie», selon m. tuéni.
Les Bourses chinoises sont quant à elle
parvenues à relever la tête, shanghai engrangeant 1,97%, mais terminant la semaine avec un effondrement de près de
10  %. La Bourse de shenzhen a gagné
1,05%, affichant une chute hebdomadaire
de plus de 14%.
Cette accalmie intervient alors que la
Chine a décidé, jeudi soir, de suspendre
son nouveau système «coupe-circuit» qui
a stoppé les échanges lundi et jeudi, après
le plongeon des indices. Destiné au départ
à enrayer la volatilité des marchés d'actions et à éviter un effondrement des cours,
ce système a au final nourri la panique
boursière.
Les marchés semblent pourtant loin
d'être sortis d'affaires, selon les analystes.
«Le calme ne pourra pas revenir sur les
marchés financiers dans le monde, tant que
la Chine n'aura pas laissé se dégonfler la
bulle sur ses marchés actions», estiment les
stratégistes chez Crédit mutuel-CIC.
Pour Li Jingyuan, directeur général de
shanghai Bingsheng, Asset management,
à Bloomberg news, «l'abandon du système
coupe-circuit aidera à stabiliser le marché,
mais un sentiment de panique persistera,
notamment parmi les investisseurs particuliers».Les marchés sont dans le même
temps toujours suspendus aux décisions
des autorités chinoises, concernant les
marchés boursiers et le yuan. tout cela
dans un contexte mondial de plus en plus
incertain, marqué aussi par les tensions
géopolitiques, les prix du pétrole au plus
bas et les doutes sur la solidité de la reprise
américaine.
Cours de référence du yuan relevé

«Les autorités chinoises ont décidé de
changer totalement leur approche pour tenter d'apaiser la tempête financière qui a débuté cette semaine», pour les stratégistes.
La Chine a d'ailleurs relevé, vendredi,
le cours de référence du yuan face au billet
vert, mettant fin à huit jours de baisse.
La Banque centrale chinoise a affirmé,
pour sa part, que la Chine adopterait une
politique monétaire «prudente» en 2016.
«en affichant sa volonté de défendre sa
monnaie, et ainsi de ne pas transférer ses
problèmes au reste du monde, la Chine
tente d'envoyer un signal rassurant. Ce dernier est toutefois limité par la chute des réserves en devise du pays qui prouve que
les marges de manœuvre de la Banque centrale se réduisent rapidement», selon Crédit mutuel-CIC.
Les ratés de l'économie chinoise, mis
en lumière en début de semaine par des indicateurs préoccupants sur l'industrie et les
services, fragilisent un peu plus les pays
émergents. Le ministre des Finances du
mexique, Luis videgaray, a d'ailleurs dit
craindre, jeudi, que la décision de la Chine
de dévaluer à nouveau le yuan ne déclenche une guerre des monnaies, alors que
le peso mexicain atteint des niveaux historiquement bas, ce qui a contraint la Banque
centrale à intervenir. Le pétrole remontait
aussi après avoir plongé, ces derniers jours,

mais restait largement sous les 35 $ Us.
Les cours de l'or noir ont dégringolé depuis juin 2014 quand le pétrole se vendait
à 100 $ Us le baril. La faute à une offre de
pétrole excédentaire, que n'absorbe pas une
demande mondiale moribonde, ce qui s'explique, notamment par le ralentissement de
l'économie chinoise. Les tensions géopolitiques, en particulier entre l'Arabie saoudite et l'Iran, n'aident pas les cours du
pétrole, puisqu'elles renforcent les divisions au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole qui s'est refusée, en
décembre, à baisser ses niveaux de production.
sur le marché des changes, le dollar,
qui s'était affaibli jeudi, retrouvait un peu
de verdeur face à l'euro et au yen.
Volkswagen : premier recul des ventes
mondiales depuis 2002

Le scandale de ses moteurs truqués et
le ralentissement du marché chinois ont
fait baisser les ventes du géant automobile
volkswagen, l'an dernier, pour la première
fois depuis 2002, en pénalisant surtout fortement sa marque phare vW.
Les ventes du groupe ont reculé de 2%
sur un an dans le monde, à 9,93 millions
d'unités, et celles de la marque volkswagen
de 5 % à 5,82 millions, selon des chiffres
publiés vendredi. Il s'agit du premier recul
des ventes du groupe depuis 13 ans, le dernier remontant à 2002, et de celles de la
marque depuis 11 ans. et c'est la deuxième
mauvaise nouvelle pour volkswagen cette
semaine, après l'annonce lundi d'actions au
civil devant la justice américaine, qui pourraient se traduire par des milliards de dollars d'amendes.
Les ventes de volkswagen, maison
mère de vW — mais également d'Audi,
skoda ou encore Porsche — qui visait la
première place mondiale devant le japonais toyota, sont repassées sous la barre
des 10 millions franchie pour la première
fois l'année précédente.
Il y a peu, le patron, matthias müller,
avait officiellement enterré l'objectif de la
première marche du podium, visé par son
prédécesseur, martin Winterkorn, avec un
acharnement dans lequel certains voient
aujourd'hui une des causes des maux actuels. volkswagen avait doublé toyota au
premier semestre. mais depuis les aveux
sur le Dieselgate sont venus rebattre les
cartes.
Dieselgate, Chine, Russie...

volkswagen a équipé les moteurs diesel
de 11 millions de voitures dans le monde
d'un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution. L'affaire a

éclaté en septembre, et le désaveu des
clients n'a pas tardé — plus ou moins marqué, selon les pays et les marques. Le
groupe, leader incontesté sur son marché
domestique, semble encore avoir la
confiance des Allemands, mais les ventes
aux États-Unis, d'où le scandale est parti,
ont piqué du nez. Le recul des ventes mondiales est de 5% sur le seul mois de décembre, selon les chiffres dévoilés vendredi,
avec une baisse de 9% aux États-Unis et
de 4,5% en europe sur ce mois. en Allemagne, le compteur affiche un plus (2,7%).
Les moteurs truqués, feuilleton aux
multiples rebondissements et loin d'être
terminé puisque le groupe doit maintenant
remettre les voitures concernées aux
normes, ne sont pas seuls responsables du
repli des ventes mondiales. volkswagen a
sérieusement pâti du ralentissement de la
croissance chinoise. sur son premier marché, les ventes annuelles ont glissé de 3,4 %,
à 3,68 millions, celles de vW de 4,5%.
Dans le pays, le milieu de gamme sur
lequel est positionné la marque a beaucoup
plus souffert que le haut de gamme : Audi
affiche une baisse modeste de 1,4%, le concurrent mercedes un insolent bond de 33%.
Autres enfants à problèmes, le Brésil et
la Russie, en pleine récession et où les
ventes se sont écroulées (-38 % et 37% respectivement).
« Défis » pour 2016

«Presque 10 millions de voitures vendues, c'est un résultat excellent au regard
d'une situation difficile dans certaines régions et de la thématique du diesel au dernier trimestre», s'est consolé, dans un
communiqué, le patron du groupe, matthias müller.
L'année qui démarre tout juste sera
aussi pleine de défis, a reconnu m. müller,
évoquant «la situation qui reste différenciée sur les marchés mondiaux», et la nécessité de «nous rendre plus performants
pour un avenir plein de succès». sans parler des suites de l'affaire des moteurs, qui
l'obligeront peut-être à racheter purement
et simplement certaines des voitures
concernées à leurs propriétaires aux ÉtatsUnis. Le groupe, qui emploie près de
600.000 salariés et a dégagé en 2014, 200
milliards d'euros de chiffre d'affaires, publiera, le 10 mars, ses résultats financiers
pour 2015, avec vraisemblablement une
perte historique à la clé, du fait des milliards d'euros de provisions passées pour
les moteurs truqués. vendredi; l'action
volkswagen a grignoté 0,09% à Francfort,
pour finir à 115,10 euros. elle a perdu près
de 14%, cette semaine, et 30%, depuis septembre.

Lundi 11 Janvier 2016

CONJONCTURE

9

Compter
sur soi
La conduite prudente qui aura

caractérisé la politique budgétaire,
pendant les périodes de hausse des
prix du pétrole, il est vrai, aura permis à
l’Algérie d’ajuster ses équilibres
macroéconomiques et de conserver sa stabilité.
Mais, faut-il en convenir, cette «trêve» ne fut
que partie remise. La résistance du pays aux
mutations énergétiques mondiales, et, par
conséquent, à l’impact du choc induit par la
dégradation rapide des cours de l’or noir, dont
le niveau n’est pas loin des 30 dollars, le seuil
le plus bas enregistré depuis 2004, a fini par
éroder sa capacité de résilience. La  déprime
caractérisant actuellement le marché pétrolier
et gazier, étant donnée comme persistante, du
moins, à moyen terme, est une donne de plus
qui prête à inquiétude. L’Algérie, qui ne s’est
pas dotée d’une stratégie économique hors
secteur des hydrocarbures, devra ainsi
s’attendre à la poursuite du processus
d’amenuisement de ses ressources. Les
tendances de la conjoncture, au titre des neuf
premiers mois de 2015, confirment les
appréhensions des experts quant à l’évolution
de la situation, mais beaucoup plus, sur les
perspectives de sortie de crise. Avec un déficit
de 20,82 milliards de dollars de la balance des
paiements, un creusement du déficit
budgétaire, une forte contraction des réserves
de changes ramenées à 152,7 milliards de
dollars à fin septembre 2015, un recul de 45%
des exportations d’hydrocarbures, soit 25,79
milliards de dollars de recettes cumulées, avec
impact sur les revenus de la fiscalité pétrolière,
et l’entrée du fonds de régulation des recettes
dans la zone rouge, toute appréhension
devient légitime. Le Président de la République
lui-même a reconnu la gravité de la situation,
et a même ordonné aux ministres de «dire
toute la vérité au peuple». La réalité est que
l’Algérie, aujourd’hui, est loin d’être
prémunie, et d’autres éventuels soubresauts
liés à la crise du pétrole contribueraient à
accentuer sa vulnérabilité et sa fragilité. Mais,
comme «à quelque chose, malheur est bon»,
une expression pleine de sagesse et de bon
sens, cette crise, en définitive, devrait
constituer l’opportunité d’en tirer avantage,
d’anticiper une sérieuse réflexion sur le mode
de fonctionnement de notre économie. Les
prévisions ne sont pas rassurantes, et tout
renoncement n’est pas permis à cette phase
qui interpelle toutes les compétences et
énergies du pays pour remettre l’économie
nationale sur les rails. Si les flottements du
marché pétrolier mondial ont plus que jamais
révélé l’ampleur des enjeux géostratégiques
qui motivent les grandes puissances, ils auront
aussi réaffirmé ce besoin, pour les pays comme
le notre, de défendre, autant que faire se peut,
leurs intérêts au milieu de l’arène. L’Algérie,
qui a cet avantage d’être dotée de ressources
naturelles innombrables, d’une base
industrielle appréciable et de compétences
reconnues, n’a d’autre alternative que de
compter sur elle-même pour déployer tous ces
moyens au service d’une économie diversifiée,
et c’est tant mieux si le pétrole continuera à
soutenir la croissance.
D. Akila

InvestIssement

43 nouveaux projets
agréés à Djelfa

Un total de 43 nouveaux projets
d’investissement ont été agréés, récemment
à Djelfa, dans le cadre de la mise en
application des nouvelles procédures
décidées par le gouvernement, ce qui
donnera un nouveau souffle au
développement économique de la wilaya.
Ces nouveaux projets, relevant tous de
promoteurs privés et destinés à être
implantés sur une assiette foncière de 54 ha,
devront générer plus de 2.500 emplois.

Monde

Le Département d'Etat rejette
la décision du Congrès

EL MOUDJAHID

UTILISATION AU SAHARA OCCIDENTAL D’UNE AIDE DESTINÉE AU MAROC

L’

Le Département d'Etat vient de rejeter une mesure du Congrès à propos de l'utilisation au Sahara occidental d’une
aide financière controversée, destinée au Maroc, a appris l'APS, hier, auprès des élus du Parlement américain.

enveloppe financière en
question concerne une
aide accordée au Maroc
au titre du budget fédéral américain
de 2016 et dont les fonds peuvent
être utilisés au Sahara occidental.
La disposition a été adoptée grâce
au soutien du lobby marocain au
congrès, constitué essentiellement
des congressemen de la Floride,
mais son application est soumise
cependant à l’appréciation du Département d’Etat qui a estimé
qu’elle allait à l’encontre de la position américaine à l’égard du dossier du Sahara occidental.
Le caucus sahraoui au congrès
précise à ce propos que ce rejet
vient suite à une correspondance
qu’il a envoyée dernièrement au
State Département pour contester
cette disposition du budget fédéral
américain, car son application revient à reconnaître indirectement
les revendications fallacieuses des
territoires sahraouis par le Maroc.
Une mesure pareille "confirmera implicitement la marocanité
des territoires sahraouis qui est
contraire à la position du gouvernement américain sur ce dossier",
relèvent ces congressmen amis du
Sahara occidental. Dans sa réponse aux préoccupations soulevées par le caucus sahraoui,
coprésidé par le républicain Joe

Pitts et le démocrate John Conyers,
le Département d’Etat a clairement précisé que cette aide destinée au Maroc ne peut être utilisé au
titre de l’assistance financière dans
un territoire, dont le statut juridique
est encore indéterminé et qui fait
de surcroît objet d’un processus en
cours pour l’autodétermination de
son peuple.
Le Département d’Etat a rassuré à cet effet les amis du Sahara
occidental au Congrès de sa position constante concernant le dossier sahraoui qui est favorable à
une solution juste et durable permettant au peuple sahraoui d’exer-

cer son droit à l’autodétermination
conformément aux résolutions des
Nations unies. Et a réaffirmé à ce
titre son soutien aux efforts de médiation menés par Christopher
Ross pour le règlement de ce
conflit. La décision du Département d’Etat représente un réel désaveu pour Rabat qui voulait utiliser
cette mesure budgétaire pour tirer
un exploit politique, en s’appropriant injustement le droit d’affecter de l’assistance financière au
Sahara occidental, et partant
confirmer sa main mise sur ces territoires usurpés. Le Sahara occidental est la dernière colonie en
Afrique, occupé depuis 1975 par le
Maroc, soutenu par la France.

ACHAT DE PRODUITS ALIMENTAIRES DESTINÉS
AUX RÉFUGIÉS SAHRAOUIS

L'Ong Oxfam lance un appel d'offres

L'Ong Oxfam-Solidarité a lancé un appel d'offres pour l'achat de
produits alimentaires destinés aux réfugiés sahraouis, indique l'organisation dans une annonce publiée hier dans la presse nationale.
Ces achats, qui s'inscrivent dans le cadre d'un projet humanitaire,
concernent 250.000 kg de pommes de terre rouges de conservation,
250.000 kg d'oignons secs rouges de conservation et 250.000 kg de
carottes, indique cette ONG internationale.
Les produits devront être acheminés dans les camps de réfugiés
sahraouis pendant les mois de mars et d'avril 2016, relève la même
source.

APRÈS L'ANNONCE DU QUATRIÈME ESSAI NUCLÉAIRE NORD-CORÉEN

Un bombardier américain survole la Corée du Sud

Un bombardier américain B52 Stratofortress
a survolé, hier, la Corée du Sud, démonstration
de force de l'armée américaine après l'essai supposé de bombe à hydrogène annoncé par la
Corée du Nord. Le bombardier à long rayon
d'action, qui peut transporter des armes nucléaires, a brièvement survolé la base aérienne
militaire d'Osan, à environ 70 km au sud de la
frontière intercoréenne avant de retourner sur sa
base, ont expliqué l'armée américaine et un témoin.
Le type d'appareil est fréquemment utilisé
lors des exercices militaires annuels conjoints
des Etats-Unis et de la Corée du Sud mais leurs
sorties sont rarement rendues publiques. Le dernier cas remonte à 2013, après le troisième essai
nucléaire nord-coréen. L'armée américaine a
alors déployé un B52 ainsi qu'un bombardier furtif B2. La Corée du Nord a affirmé mercredi
avoir conduit un test réussi de bombe H. L'an-

nonce du quatrième essai nucléaire nord-coréen
a suscité une cascade de condamnations internationales, bien que la plupart des experts doutent
que l'engin testé ait été une bombe à hydrogène,
comme le prétend Pyongyang.
De nombreuses consultations diplomatiques
ont été lancées, dans la foulée d'une réunion
d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU qui a
promis d'alourdir la panoplie de sanctions pesant
déjà sur la Corée du Nord à la suite de ses précédents essais (2006, 2009 et 2013).

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un
justifie
De son côté le leader nord-coréen Kim JongUn a justifié, hier, le premier essai de bombe à
hydrogène effectué mercredi par son pays par la
nécessité d'éviter une guerre nucléaire avec les
Etats-Unis. Cet essai nucléaire était "une mesure
d'autodéfense pour défendre la paix de manière

NÉGOCIATIONS DE PAIX EN AFGHANISTAN

Réunion quadripartite à Islamabad

Le Pakistan va présenter aujourd’hui une liste de talibans afghans prêts à reprendre les
pourparlers de paix avec Kaboul,
lors d'une réunion quadripartite à
Islamabad destinée à raviver le
processus de paix dans ce pays,
ont annoncé hier des responsables
afghans et pakistanais.
Cette réunion est destinée à établir une feuille de route pour
l'éventuelle reprise des pourparlers
directs entre le gouvernement afghan et les insurgés et, in fine, mettre un terme à la sanglante
rébellion des talibans, lancée à la
chute de leur régime en 2001 et qui
ont intensifié leurs attentats.
Outre le Pakistan et l'Afghanistan, la Chine et les Etats-Unis seront aussi représentés aujourd’hui,
mais aucun cadre taliban ne sera
présent. Le Pakistan, que Kaboul

accuse de parrainer les talibans en
leur fournissant des sanctuaires, y
dévoilera "une liste de talibans
prêts à participer à des négociations de paix et de talibans qui ne
souhaitent pas" s'engager dans un
dialogue avec le gouvernement afghan, a indiqué Javed Faisal, porteparole du chef de l'exécutif afghan,
Abdullah Abdullah, cité par
l'agence AFP.
Les premiers pourparlers directs entre le gouvernement afghan
et les talibans ont eu lieu en juillet
près d'Islamabad.
Un deuxième round a été reporté sine die à l'annonce en juillet
de la mort du mollah Omar, fondateur du mouvement.
Sa succession donne lieu à une
guerre des chefs et leur nouveau
leader, le mollah Akhtar Mansour,
est loin de faire l'unanimité.

BRÈVES

efficace dans la péninsule coréenne et la sécurité
régionale face aux risques de guerre nucléaire
provoqués par les impérialistes emmenés par les
Etats-Unis", a déclaré le numéro un nord-coréen,
cité par l'agence officielle KCNA.
"Il s'agit du droit légitime d'un Etat souverain,
d'une action juste que personne ne peut critiquer", a-t-il ajouté. Le dirigeant nord-coréen effectuait une visite des forces armées
nord-coréennes destinée à les féliciter pour le
"succès" du test nucléaire, a ajouté KCNA, sans
la dater.
Pyongyang accuse régulièrement de bellicisme les Etats-Unis et leur allié, la Corée du
Sud. Ces déclarations font écho à un commentaire officiel publié vendredi par KCNA, qui expliquait que le sort de Saddam Hussein en Irak
et de Mouammar El Gueddafi en Libye montrait
ce qui arrive quand un pays renonce à ses ambitions nucléaires.

FRAPPE AÉRIENNE DANS LA PROVINCE
D'IDLIB (SYRIE)

57 personnes tuées

Au moins 57 personnes ont trouvé la mort dans une
frappe aérienne ayant ciblé samedi la localité de Maarat al
Nouman, située dans la province d'Idlib en Syrie, selon un
nouveau bilan donné, hier, par l'Observatoire syrien des
droits de l'homme (OSDH). Selon cette ONG, la frappe aérienne, qui a touché un tribunal et une prison, était le fait
d'avions russes. Un précédent bilan donné par la même
source a fait état samedi de 39 morts. La Russie a lancé ses
frappes en Syrie le 30 septembre dernier dans le but, selon
le Kremlin, d'aider le gouvernement de Bachar al Assad à
lutter contre des groupes armés dont l'organisation autoproclamée "Etat islamique" (Daech/EI). Le Conseil de sécurité
des Nations unies a adopté mi-décembre une résolution appuyant un processus politique pour tenter de mettre fin à la
crise qui secoue le pays depuis mars 2011.

EGYPTE

Première session du Parlement
depuis plus de trois ans

Le nouveau parlement égyptien a tenu sa session inaugurale, hier, plus de trois ans après la dissolution de l'as-

Lundi 11 Janvier 2016

11
GRAND ANGLE
YÉMEN

À quand la fin
de la guerre ?

n

Au Yémen, pays ravagé
depuis plusieurs mois
par une guerre civile, à
laquelle l’intervention de la
coalition arabe a donné une
dimension supplémentaire, la
comptabilité macabre de
personnes tuées au combat ou
«accidentellement» du fait d’un tir
de missile ou d’un raid aérien
continue. Et le plus dramatique
encore, c’est qu’à ce jour, nul
n’est en mesure de dire à la
population quand cette tragédie va
s’arrêter. Nombreux sont ceux qui
soutiennent que c’est une guerre
par procuration qui s’y déroule, et
que les Yéménites sont les victimes
collatérales de la rivalité entre
l’Arabie saoudite et l’Iran, les
deux puissances de la région. Une
rivalité exacerbée dans le sillage
de la nouvelle crise diplomatique,
suite à l’exécution d’un dignitaire
religieux chiite et les attaques
menées en représailles contre les
représentations diplomatiques
saoudiennes en Iran. Et, comble
du désespoir pour les Yéménites,
le prochain round des
négociations de paix entre rebelles
Houthis et gouvernement
yéménite, prévu ce 14 janvier, a été
reporté. L’annonce n’augure rien
de bon dans un contexte de tension
entre Riadh et Téhéran. D’autant
que rien n’indique que les
négociations reportées au 20 ou 23
janvier, selon le ministre yéménite
des Affaires étrangères, se
tiendront à cette date. L'émissaire
de l'ONU doit, en effet,
«convaincre» les Houthis de se
rendre à Genève pour y participer.
Pourtant, l’optimisme était de
mise il y a un mois, lorsque
l'émissaire de l'ONU a annoncé, le
20 décembre, que «les
protagonistes du conflit au Yémen
sont convenus», au terme de six
jours de discussions, «de tenir un
nouveau round de pourparlers».
Les avancées enregistrées étaient
que le médiateur onusien a fait
état de progrès vers «un cadre de
négociations pour un règlement
politique», fondé notamment sur
la résolution 2216 du Conseil de
sécurité de l’ONU, mais c’était
compter sans les ennemis de la
paix. Des marchands de la mort et
de l’instabilité qui, apparemment,
n’ont aucun respect pour la vie
humaine. Le conflit yéménite a
fait près de 6.000 morts depuis
mars dernier, selon les chiffres
avancés. Mais, plus encore, il
hypothèque le devenir de toute la
région en favorisant la montée en
puissance de groupes terroristes,
dont l'organisation
autoproclamée «État islamique»
(Daech/EI).
Nadia Kerraz

semblée, a rapporté la télévision égyptienne. La nouvelle
instance législative, qui compte 568 membres élus et 28
nommés par le président Abdel Fattah al Sissi. Le Parlement
doit désigner son président et dispose maintenant de 15
jours pour approuver plusieurs centaines de textes de loi
adoptés par décrets présidentiels pendant la période de vacance législative. Le précédent du Parlement a été élu à la
faveur des élections organisées en Egypte après la chute en
2011 de Hosni Moubarak qui régna près de 30 ans sur le
pays. La justice a prononcé la dissolution de ce Parlement
en 2012.

OUGANDA

Le président Museveni
appelle le peuple à sa réélection

Le président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir
depuis 30 ans, a appelé les électeurs à voter pour lui lors de
la présidentielle du 18 février, affirmant que sa tâche à la
tête du pays n'était pas terminée, a rapporté, hier la presse.
"Ceux qui disent « laissez-le partir » doivent savoir que ce
n'est pas le bon moment", a déclaré le président lors d'un
rassemblement samedi dans le district de Ntungamo (ouest),
selon le quotidien Daily Monitor. M. Museveni brigue un
cinquième mandat, estimant avoir encore besoin de temps
pour poursuivre le développement du pays.

12 EL MOUDJAHID

Carnaval « Ayrad »

LA PRÉPARATION DE YENNAYER À TLEMCEN

A l’instar des pays de l’Afrique du Nord, l’Algérie célèbrera demain le premier jour de l’an berbère,
le 1er Yennayer 2966. Une occasion pour se rappeler l’identité authentique des peuples de ces pays, qui remonte à
plusieurs millénaires. Pour cette année, l’événement sera célébré dans une ambiance particulière après l’annonce
de l’officialisation de la langue tamazight dans la nouvelle Constitution.

D

ans la commune de Béni
Snous, wilaya de Tlemcen, les
habitants se préparent à organiser, demain, la fête traditionnelle
dite d’Ayrad (le Lion en Tamazight)
qui coïncide aussi avec la fête d’Yennayer, la nouvelle année du calendrier
berbère.
Toutes les familles préparent déjà
les beignets, les crêpes, le berkoukès,
et autres mets et gâteaux les plus prisés pour cette fête du patrimoine national.
En effet, le spectacle de la fête
d’Ayrad se fait durant la nuit, selon
les traditions, depuis des générations
et ce, durant trois journées consécutives. Les participants à ce carnaval
passent ensemble d’une maison à une
autre et les comédiens ne dépassent
pas le nombre de neuf personnes déguisés de masques de moutons et dirigés par un guide qui muni d’un
drapeau à la main, entouré des autres
comédiens, frappe de portes en portes
chaque maison. Lorsque la porte
s’ouvre et laissée ensuite entrouverte,
c’est la lionne ( l’biyya ) qui entre,
accompagnée des spectateurs, aidés
du son du tambourin, du bendir et de
la ghaita et des expressions telles que
« Nous sommes venus, nous sommes
venus, ouvrez vos portes ! ».
Après avoir effectué quelques
tours dans la maison la lionne tombe
à terre et fait le mort, à chaque scène.
Puis le grand Ayrad, entre avec fureur
et observe la lionne, en train de mourir… Quelques minutes après le jeu et
le réveil de la lionne, le maître de
maison remet au guide de l’argent
pour la «ziyara» mais aussi des fruits
secs mélangés, du pain, des grenades,
des gâteaux, des figues sèches, etc.
De son côté, le M’kaddem, fait la lecture de la Fatiha à haute voix tout en
souhaitant à toute la société, une nouvelle année abondante de richesse, et
en priant Dieu Le Tout Puissant de

A l’instar des autres directions du
pays, la direction de la culture de
Tizi-Ouzou, a concocté un riche programme de célébration du nouvel an
amazigh, Yennayer 2966, placé cette
année sous le slogan : «Yennayer, une
date, un repère national, une histoire
millénaire».
Plusieurs établissements culturels
et des associations de divers horizons
se sont associés pour l’organisation
de ces festivités de célébration de
Yennayer, placées sous le haut patronage du ministre de la Culture, et
l’égide du wali de Tizi-Ouzou.
Comme de coutume, la direction de
la Culture de Tizi-Ouzou veut faire de
cette célébration un moment de joie
et de liesse populaire suite à l’introduction du Tamazight, comme langue
nationale et officielle, dans le projet
de révision de la première loi du pays.
Outre le Théâtre régional Kateb-Yacine, la Maison de la culture Mouloud-Mammeri et son annexe
d’Azazga, ainsi que plusieurs autres
localités de la wilaya sont concernées
par le programme de célébration de
Yennayer tracé par la direction de la
culture. Le coup d’envoi de ce programme a été donné,hier, à la maison
de la culture Mouloud Mammeri où
se tiennent différentes expositions
inhérentes au patrimoine culturel de
la région, en plus du lancement des
ateliers pédagogiques sur le patri-

nous accorder sa miséricorde, la prospérité, de la clémence. Il se dirige
alors vers une autre maison et ainsi de
suite jusqu’à l’aube. Tous les dons
reçus, par la suite, sont remis aux nécessiteux du village.

Dans l’esprit de la solidarité
communautaire

La vie culturelle dans cette commune d'origine Berbère est marquée
par cet événement. Beaucoup d’hypothèses sont avancées et la plus connue
pour le moment, est celle liée à
«l’avènement de l’an 950 avant J.C,
associé à un fait historique qui s’est
déroulé il y a 2966 ans, dans la localité de Khémis, Tlemcen.
C’est là que « le roi Amazigh
Chachnak infligea une cuisante défaite aux armées du pharaon Ramsès
III, attiré par la conquête de nouveaux
territoires réputés pour leurs richesses, essentiellement agricoles».

Par ailleurs, et selon ce qui a été
colporté il y a de cela quelques années, deux Ayrad étaient organisées :
celui de Ouled Farès et d’Ouled Méziane à Khémis, chef lieu de la commune.
L’origine de ce carnaval réside
dans son authenticité. Il est tiré du fin
fond de nos us et coutumes, des
croyances les plus lointaines. Cette
manifestation spontanée est aussi
l’apogée d’une identité millénaire à
laquelle les populations s’attachent et
s’identifient. Il le célèbre avec faste
pour marquer le nouvel an Amazigh
et s’inscrit dans l’esprit de la solidarité communautaire et de l’attachement «au sacré». Il est notre
patrimoine à tous.
Rappelons que le 12 janvier 2001
et sur invitation du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), et à travers une caravane culturelle d’une
association, le carnaval d'Ayrad a été

présenté pour la première fois sur
scène, au théâtre national algérien, à
la maison de la culture Mouloud
Mammeri de Tizi Ouzou et au théâtre
régional de Béjaia.
Aussi, pour la mise en valeur de ce
patrimoine, un film a été produit par
le réalisateur Noureddine El Hachemi
en 1992, ainsi que d'autres documentaires et études anthropologiques. Le
sociologue français, Edmond Destaing, a écrit plusieurs essais dont le
dictionnaire français berbère, Le dialecte des Béni Snous, Les fêtes et coutumes saisonnières, l'Ennayer chez
les Béni Snous ainsi que quelques particularités sur le dialecte berbère de
Béni Snous etc.
Béni Snous, Ath snus, en langue
Berbère, se situe à une quarantaine de
km du chef lieu de wilaya de
Tlemcen.
Gadiri Mohamed

TIZI-OUZOU

Riche programme de célébration

moine et le conte pour enfants, ainsi
que la projection d’un film pédagogique intitulé Tirza Ntmusni autour de
la maison traditionnelle kabyle, réalisé par Cherbi Saliha. Le centre de
rééducation de Draa El Mizan a abrité
une conférence autour de «Yennayer», suivie d’une présentation
théâtrale. Pour aujourd’hui, le programme comporte l’organisation
d’une journée d’étude autour de la célébration de Yennayer, une date, un
repère national, une histoire millénaire. Deux conférences intitulées :

«Yennayar : présages et célébrations», « Yennayer : mythe et la réalité » seront animées durant la
matinée, respectivement par les auteurs Kamel Driciet Mohamed Ghobrini.
Les conférences se poursuivront
dans l’après midi de la même journée
avec les chercheurs Hamid Bilek et
Hacen Halouane qui évoqueront respectivement «Yennayer : le symbole
du renouveau amazigh ; une histoire
à revisiter» et «Yennayer : une fête,
une culture et un patrimoine à

sauvegarder. L’annexe de la Maison
de la culture d’Azazga abritera, pour
sa part, la projection du film intitulé
M-mizren de Ali Mouzaoui, une
conférence sur Yennayer et une pièce
théâtrale intitulée Times présentée par
l’association culturelle Itrane de Takerboust (Bouira).
La place de l’Olivier est quant à
elle choisie par les organisateurs pour
lancer, mardi prochain, le grand Carnaval «Ayrad» avec la participation
des différentes wilayas et des troupes
théâtrales de Tizi-Ouzou. Comme à
chaque célébration, la direction de la
culture de Tizi-Ouzou organisera,
avec la participation du mouvement
associatif de la wilaya et plusieurs
sponsors, la «Waada» (couscous au
poulet) de Yennayer à laquelle tous
les participants sont invités. Yennayer, jour de l’an amazigh, célébré
dans la communion par l’ensemble
du peuple algérien, correspond à la
victoire du roi berbère Chachnaq sur
le roi des Pharaons Ramsès III en 950
av. JC .
Selon cette version, Chachnaq qui
arrive sur le trône va fonder la 22e dynastie égyptienne qui régnera sur le
pays pendant deux siècles. Yennayer
marque également le début de l'année
agraire chez les Amazighs d'Afrique
du Nord qui célèbre les traditions
symbolisant la fertilité.
Bel. Adrar

Société

LA STATION THERMALE
HAMMAM RABI DE SAIDA

Les soins au naturel

La station thermale Hammam Rabi de Saida se distingue par ses eaux chaudes riches en sulfate aux vertus
thérapeutiques. Elle attire, tout le long de l’année, des
curistes venant de différentes régions du pays et même
de l’étranger.
Cette station, inaugurée en 1974, est située à 11 km
au nord de la ville de Saida, à proximité de la RN 6, reliant les wilayas de Saida et Mascara. Elle dispose de
structures et commodités nécessaires assurant les conditions propices au repos, aussi bien psychique que physique, des curistes et d’autre part, les malades souffrant
de problèmes dermiques ou articulaires y trouveront
aussi leur bien-être, ont souligné des responsables de la
station.
Une aile médicalisée, disposant de beaucoup de
moyens techniques, a été créée au niveau de la station
dans le cadre du traitement naturel de différentes pathologies. Une spécialiste des traitements et massage en
eaux naturelles, Bouzar Oum Djillali, a souligné que ce
service sanitaire est un acquis important pour la station
qui permet le drainage au quotidien de dizaine de malades venus soulager leurs douleurs et leurs maux.
Le service est doté d’équipements médicaux modernes utilisés dans la rééducation fonctionnelle. Le patient doit d’abord subir des tests et des analyses afin de
diagnostiquer sa maladie et pouvoir établir un programme de traitement naturel et des moyens adéquats à
utiliser, toujours sous la direction d’un staff médical spécialisé.
Les praticiens utilisent des appareils d’aspersion horizontale des eaux, des équipements de traitement par
électricité ainsi que des appareils de traitement par
rayons sur les zones sensibles à la douleur . Les médecins utilisent également ces moyens d’aspersion de l'eau
pour les patients souffrant de jambes lourdes et d'enflure.

Une affluence de plus en plus grande

Les médecins de la station assurent que l’état de
santé de plusieurs malades, souffrant de maladies articulaires et de rhumatisme, s’est nettement amélioré
après un traitement naturel suivi à raison de deux
séances par semaine minimum.
Ce service enregistre une affluence quotidienne de
20 à 25 malades. Ce nombre augmente durant la période
d’automne pour atteindre une soixantaine de personnes
qui veulent, en parallèle, profiter de la clémence du climat, en cette saison.
La station thermale, située dans la commune d’Ouled
Khaled, reste une destination touristique privilégiée des
citoyens désirant se reposer et se ressourcer. Le site dispose de différentes installations, à noter des bungalows,
un restaurant assurant 200 repas/jour, un café, une aire
de jeux pour enfants, des grands espaces verts et un parking.
Outre les espaces réservés aux soins médicaux, la
station thermale dispose d’un hammam de 58 bassins
d’eau individuels, pour hommes et femmes. Des bains
collectifs, d’une capacité de 20 personnes chacun, sont
disponibles également pour les clients, non concernés
par des soins thérapeutiques.
La température de l’eau peut atteindre les 49 degrés
avec un débit de 6 litres/seconde. Par ailleurs, le Directeur de la station, Miloud Boukabouya, estime que la
wilaya de Saïda dispose d’un véritable atout qu’il faudrait préserver et développer en investissant. Selon le
même responsable, la station a bénéficié d’une enveloppe financière destinée à l’extension du hammam et
la réalisation d’un hôtel de 37 chambres dans le but
d’augmenter les capacités d’accueil du centre. Sa réalisation sera bientôt entamée après l’achèvement de
l’étude, prise en charge par un bureau espagnol et le
choix d’une entreprise chargée des travaux de réalisation.
L’année écoulée, la station a accueilli quelque 26.160
curistes et 7.929 personnes venues pour un traitement
naturel. Pour cette année, les responsables de la station
tablent sur 43.800 curistes et 14.600 personnes en quête
de traitement.

Lundi 11 Janvier 2016

V

Le grand défi

COP 21 ET ENGAGEMENTS NATIONAUX

oila un événement capital pour le
devenir de l'humanité, la COP 21
de Paris qui, c'est le moins qu'on
puisse dire, en ce début d’année, va mobiliser toute la planète , autour d'un enjeu
gravissime, à savoir le réchauffement
climatique.
De toute évidence, les représentants
d'au moins 195 pays, forcément concernés par cette rencontre aux sommets, ont
pris conscience du danger que revêt ce
phénomène et l'enjeu que représente sa
maitrise pour l'humanité.
Et l'Algérie dans tout cela ? Certes,
l'adhésion officielle aux solutions préconisées est connue, réitérée chaque fois
que le besoin s’en fait ressentir dans les
cénacles nationaux et internationaux.
Mais qu'en est-il réellement sur le terrain
dans un pays à majorité désertique, donc
surexposé —ne serait-ce que par rapport
à ses voisins immédiats— aux dangers
évidents du réchauffement climatique
tel le stress hydrique, la désertification,
etc...
A l'instar des autres pays tout aussi
concernés par le réchauffement climatique, l'Algérie n'a de cesse de montrer
qu'elle appréhende, elle-aussi, avec sérieux, les contraintes et défis imposés
par le réchauffement climatique et
qu'elle compte bien remettre à flots une
politique environnementale jusque là timorée, voire désuète.
Il faut dire que des décennies durant,
le secteur de l'environnement a été le parent pauvre de tous les secteurs. Le ministère ou le secrétariat en charge de ce
secteur ayant été, jusque là, géré avec
plus ou moins de constance. Quant aux
conséquences, nul besoin de les énumérer, on peut les voire à l'œil nu. D'ouest
en est, du nord au sud, le pays est aujourd'hui submergé par un trop plein de
déchets, toutes sortes, avec tout ce que
cela peut donner comme raison de craindre, pour le cadre de vie et la santé de la
population.
Mais ce n'est pas tout ! Des menaces
encore plus sournoises et plus réelles car

plus dévastatrices —déchets dangereux
et spécifiques non pris en charge à
l'exemple du milliard de pile, annuellement jetées dans la nature avec les terribles conséquences que l'on sait — en
passant par les mille et un défis qu'impose déjà la révision, graduelle mais
soutenue, de notre modèle de consommation énergétique trop pollueur, trop
couteux et menaçant ainsi la santé de
millions de nationaux.

Compétence et engagement
patriotique, les deux critères d'une
transition énergétique raisonnée

Alors que faire, de toute urgence,
pour stopper le processus de dégradation
qui ne cesse d'affecter ce domaine très
sensible de l'activité nationale ? Réitérer
l'attitude qui consiste à ne s'en tenir qu'à
de simples et éphémères actions ponctuelles de sensibilisation de la population à travers les canaux traditionnels de
communication que sont les médias et
les mosquées ? Insuffisant, voire improductif ! Surtout si cela ne s'inscrit pas
dans la durée pour ne pas dire dans la
permanence quotidienne.
Compte tenu de la gravité des enjeux,
le temps d’une simple sensibilisation de
la population nous semble aujourd'hui

largement dépassé. Il convient de passer
désormais à d'autres étapes plus
concrètes, plus efficientes. Ne serait-il
pas urgent, en l'occurrence, de remettre
en selle un véritable ministère de l'Environnement et du Développement durable, autrement dit un ministère, à part
entière, qui serait doté de tous les
moyens à même de donner un sens à une
politique environnementale multidimensionnelle et surtout volontariste dans
notre pays. Mettre en œuvre des moyens
les plus coercitifs, avec effet rétroactif,
envers les diverses déprédations de toute
nature jusque là enregistrées çà et là
dans notre vécu quotidien !
Bien sûr, la compétence seule ne suffirait pas pour surmonter tous les défis
qui nous attendent les années à venir.
Mais si, en plus de la compétence et de
l'intégrité, on y mettait, un tant soi peu,
de l’engagement patriotique, nul doute
que dans le moyen terme, on pourrait
parler d'Algérie enfin réconciliée avec
elle-même et cela, grâce à une transition
énergétique raisonnée, pour tout dire
grâce à une politique conséquente en
matière d'environnement et de développement durable.
Kamel Bouslama

AIN TÉMOUCHENT

tiques ont été également prises
par le commandement du groupement de la gendarmerie nationale pour appuyer et
renforcer les activités de ses
unités liées à la protection de
l’environnement, a ajouté le
lieutenant colonel Belloula.
Dans le cadre de ces activités, le groupement d’Ain-Temouchent peut recourir à

l’expérience du laboratoire régional de l’environnement du
commandement d’Oran qui est
toujours disponible. C’est le
cas, entre autres, pour les affaires relatives au contrôle des
ressources hydriques, a-t-il signalé.
Dans ce contexte, le commandant du groupement de la
gendarmerie nationale d’Ain-

13

REGARD
Le grain de sel des…
changements
climatiques

l

Le nombre d’affaires liées à l’environnement
a doublé en 2015

Le nombre d’affaires liées à
l'atteinte de l’environnement
traitées par la Gendarmerie nationale dans la wilaya d’AinTemouchent a doublé en 2015,
a-t-on appris samedi dernier du
commandant du groupement de
wilaya de ce corps.
Le nombre d'atteinte à l'environnement dans la wilaya
d’Ain-Temouchent
durant
l'exercice écoulé est de 103 durant l’exercice écoulé contre 51
en 2014 et 25 en 2013, a indiqué le lieutenant colonel Belloula Yazid lors d'une
conférence de presse consacrée
au bilan de l’exercice 2015.
Ces affaires ont conduit à
l’arrestation de 45 personnes
impliquées dont deux ont été
placées sous mandat de dépôt,
alors que 43 ont bénéficié de la
liberté provisoire, contre 51
personnes en 2014, a-t-on précisé.
Une série de procédures pra-

EL MOUDJAHID

Temouchent a mis l’accent sur
l’importance du numéro vert
(10-55) dans le domaine de la
lutte contre la criminalité en général et également contre les atteintes à l’environnement,
sensibilisant le citoyen pour son
utilisation.
Le groupement d’Ain Temouchent a traité, dans ce domaine,
deux
affaires
d’exploitation et de transport de
sable sans autorisation, cinq affaires de rejet anarchique d’ordures ménagères et deux
affaires d’irrigation agricole à
partir d’eaux usées, entre autres.
Dans le domaine de la protection du patrimoine ornithologique, les éléments du
groupement d’Ain-Temouchent
ont traité quatre affaires ayant
permis la récupération de 5.243
chardonnerets destinés à la
contrebande.

TLEMCEN

Saisie de 97 kg de kif traité à Ouled Mimoun

Une quantité de 97 kg de kif traité a été saisie cette fin de semaine, par les éléments de la douane d’Ouled Mimoun dans un véhicule
utilitaire lors d’une opération de contrôle sur l’autoroute Est Ouest, selon un communiqué de la cellule de communication de la direction régionale de la douane de Tlemcen.
Le véhicule qui transportait cette quantité de stupéfiants pour la contrebande venait de la région de Maghnia et se dirigeait vers la
ville d’Oran. Le conducteur a essayé de prendre la fuite et a été arrêté par les douaniers.
Par ailleurs, les éléments de la douane de Ghazaouet ont saisi 860 kg de déchets de cuivre dans un véhicule Renault Symbole sur
la route nationale n°98, région de Boukiou, daïra de Fillaoucène.
Ces saisies sont estimées à 64.258.000 dinars et une amende douanière de 89.605.000 dinars.
Gadiri M.

Les élégants manteaux en cachemire, les
bottes bien cirées, les chapeaux et toute la
grosse artillerie, déterrée, astiquée, pour
dompter la rudesse de l’hiver n’est pas
d’actualité. Le froid, la pluie et la neige tardent à
arriver. Les services de la météo annoncent un
ciel dégagé et des températures clémentes pour
ce mois de janvier qui s’apparente à un mois
d’avril. Les gaz à effet de serre nous guettent et
ont donné un sacré coup au climat qui se
conjugue, sans l’ombre d’un doute, à tous les
temps.
Cet énorme, ou plutôt vulgaire, trou d’ozone a
fait basculer les saisons et par la même nos
habitudes, à la fois vestimentaires et
alimentaires. L’ambiance de l’hiver se fait
désirée ces dernières années, depuis que le
maudit trou s’est formé. Pauvre terre. Elle ne
sait plus sur quel pied danser. Elle est même
contrainte à subir la résultante de la bêtise
humaine qui risque de lui être fatale, si les
émissions de gaz carbonique ne sont pas
freinées. L’on est même tenté de dire que si les
choses sont maintenues, notre terre à tous court
un imminent et irréversible danger.
La planète terre jouit d’une petite santé, elle est
au bout du rouleau. Tous les signes sont là,
d’ailleurs, pour confirmer le diagnostic.
Aujourd’hui, les « volte-face » du
thermomètre, le déficit en pluviométrie, la fonte
des glaciers ainsi le chevauchement des
saisons arrivent. Ils ne sont plus de simples
supputations, mais une réalité quotidienne . En
une même journée, nous vivons toutes les
saisons. L’hiver s’est carrément transformé en
été, les gens dans la rue, ou du moins, certains
d’entre- eux, portent encore des tee-shirts en ce
mois de janvier. Les gros pulls sentent toujours
la naphtaline.
Quel gâchis pour les férus de la saison
hivernale et surtout les agriculteurs contraints à
reporter, aux calendes grecques, une fois de
plus, leurs projets de « belles» récoltes.
Le réchauffement climatique a, bel et bien, eu
raison de nous.
Samia D.

MASCARA

Saisie de 119 unités de
boissons alcoolisées

Dans le cadre de la lutte contre le commerce illicite de boissons alcoolisées, les éléments de la troisième sûreté urbaine de
Mascara ont arrêté un vendeur frauduleux de
boissons alcoolisées et saisit 119 unités, et ce
en exploitant des renseignements indiquant
que le dénommé R.M, 62 ans, utilisait son domicile familial situé à Khessibia comme entrepôt, pour stocker et revendre sa
marchandise de façon illégale. Le suspect a
donc été placé sous surveillance avant d’être
arrêté à proximité de son domicile familial où
une perquisition a été effectuée permettant de
saisir 119 unités de boissons alcoolisées sous
diverses formes.
Le mis en cause a été conduit au poste de
police pour enquête au sujet des faits qui lui
sont reprochés.
Les éléments du même service ont arrêté
un autre individu, âgé de 31 ans, faisant l’objet de recherche par la justice pour être impliqué dans une affaire criminelle, et ce suite à
des patrouilles effectuées au niveau de la cité
Khessibia à Mascara.
Le suspect a été arrêté et conduit au poste
de police. Deux procédures judiciaires ont été
établies contre les suspects qui ont été présentés devant la justice et placés en détention
provisoire.
A. Ghomchi

VISA

Sans

La prochaine frontière pour l'industrie
technologique est de parvenir à contrôler
le cerveau et notamment ses ondes en vue
d'aider les handicapés.
Au Salon de l'électronique CES de Las
Vegas, plusieurs entreprises affichent des
innovations dans ce secteur où s'unissent
ingénieurs, informaticiens et experts en
biomédecine.

Culture

EL MOUDJAHID

N

Alla alias Abdellah Abdelaziz,
maître du Foundou
MUSIQUE DE BÉCHAR

15
LE COIN DU COPISTE

Des rituels
ancestraux en voie
de disparition

l

Improvisations au fil des soirées, inspiration puisée au plus profond de soi et récitals dont il ne se souviendra plus le lendemain de ses
prestations musicales, voilà ce qui caractérise à première vue Alla, le maître du Foundou, également surnommé le Django Reinhardt du
«oud» (luth), cet instrument universel qui ne le quitte jamais.
é le 15 juin 1946 à Béchar,
Alla n’est pas retourné à Béet plus précisément dans
char depuis son arrivée en
un quartier connu pour
France, en 1992, mais il en exavoir toujours été populeux et poprime toujours la dimension inpulaire, «bibandou», pour dire
temporelle de sa terre d’origine.
Bidon II, et de son vrai nom AbSa raison d’être a toujours été de
dallah Abdelaziz, est le dernier
composer une musique fragile
d’une famille de douze enfants,
qui apaise les cœurs. Bernado
d’un père originaire de Taghit et
Bertolucci, à l’occasion de la réamineur dans l’une des plus
lisation de son film «Un thé au
grandes mines de charbon, de
Sahara», jugulé par cette mul’époque, celle de Kénadsa et qui
sique, n’a pas hésité à emporter
lui aura d’ailleurs valu le titre de
un certain nombre de K7 de Alla,
maître du Foundou, par référence
alors que le luthier de Mounir Baau trou minier où son père creuchir a déclaré : «Vous avez en Alsait, le Fond-Deux, prononcé
gérie un luthiste exceptionnel,
d’une manière défectueuse en
Alla, dont le jeu échappe aux
arabe populaire «foundou».
schémas de la musique arabe».
Ayant quitté les bans de l’école
Ayant toujours refusé de portrès jeune pour commencer à gater le lourd fardeau historique
gner sa vie, Alla fabrique son pro- cesse d’accorder, cherche une ensuite inspirés de son style et ont d’un instrument sacralisé dans la
pre luth (oud) de fortune : un voie dans ses improvisations. Ba- fait, qu’aujourd’hui, le Foundou
mémoire arabo-islamique, Alla
bidon, un bout de bois en guise de lancé dans les années soixante- existe bien : égrènement léger des
ne craint pourtant pas l’innovamanche et des câbles de frein de dix entre la tradition du sons, derbouka vibrante et plénivélo pour les cordes. Son audi- «melhoun» marocain, (en raison tude des instants. Une musique tion et bouscule même le monde
toire sera essentiellement com- de la proximité frontalière des qui prend le temps du silence et des maîtres oudistes. Sa musique
posé alors de ses copains de deux pays, des alliances fami- de la réflexion, comme aiment si se veut l’expression de l’espace
quartier. Ce n’est qu’en 1972 liales et des rapprochements cul- bien la définir les amateurs de ce saharien et le vécu cosmopolite
qu’il achète son premier véritable turels), et du diwane, qui ont style musical. Alla s’était de sa ville natale, Béchar. Alla,
luth, pour jouer des mélodies en composé son environnement mu- constamment interdit de faire tout en cultivant le tarab (émoi)
vogue (à consonance surtout ma- sical, Alla peut jouer seul ou ac- commerce de sa musique avec la- que les Espagnols nomment
rocaine). Bien plus tard, Alla compagné par l’assistance même quelle il a toujours entretenu une duende et les anglais feeling, sait
n’hésitera pas à marquer de son qui, avec un simple jerrican, une relation absolument mystique. souligner, dans sa musique, les
empreinte ses récitals, en y alter- boîte d’allumettes, en chœur ou Son premier disque «Foundou de drames et les désirs, au rythme
nant jeu oriental et jeu africain. par un balancement des corps, Béchar», Alla l’éditera en 1993 et des résonnances world, improvisera suivi de «Taghit» puis de sées d’une liberté jazzy, «voguant
Ce qui d’ailleurs est clairement forment un orchestre.
Munis de leurs magnéto- «Tanakoul», alors que son tout d’arabesques langoureuses en
perçu dans ses improvisations, où
il renoue avec l’Afrique du Blues phones, beaucoup d’amateurs bé- dernier album, issu de multiples notes cristallines aux couleurs de
charis ont enregistré à l’époque, improvisations et de mélodies en kora mandingue, sur un fond de
et l’Andalousie.
Sa première réputation, Alla entre 1980 et 1984, quelque 300 quête d’évasion, reste une sur- légères percussions détimbrées».
se l’est forgée dans son propre K7, qui, dupliquées en dizaines prise puisque, pour la première Dans sa fusion arabo-mandingue,
milieu, entre Béchar et Kénadsa. de milliers, ont constitué la pre- fois, l’oud du musicien de Béchar Alla ne prend jamais le fil. Il a
Durant les veillées sahariennes, mière «œuvre» musicale du maî- est accompagné d’un harmonica d’ailleurs toujours joué pour son
(Diabolo) et d’une guitare sèche plaisir et celui de ses amis.
Alla, l’oreille toujours collée aux tre du Foundou.
Beaucoup de jeunes se sont (Hachemi Bellali).
sonorités de son luth qu’il ne
Ramdane Bezza

«Patrimonium» est une émission
hebdomadaire pas comme les autres
qui fait son entrée sur les ondes de la
Chaîne III. Bien que le nom de l’animatrice
n’ait pas été communiqué, nous avons pu
suivre la première diffusion qui concernait
en première partie la poésie chantée dans
l’art artisanal de la tapisserie des Ath
Hichem en haute Kabylie. La nouvelle
production radiophonique, agrémentée de
beaux extraits de chansons traditionnelles,
nous a fait voyager dans le temps grâce à
l’intervention de l’invitée du jour, Mme
Hayet Abdesslem, qui a su nous restituer
tous les secrets de la confection des tapis
berbères pratiquée par les femmes du
Djurdjura avec leurs rituels ancestraux.
L’intervenante, bien informée sur l’histoire
de cette pratique, nous a tenus en haleine
avec des informations très instructives qui
entourent depuis des lustres l’art millénaire
du tissage et toute la poésie lyrique qui
accompagne les gestes des tisseuses
auxquelles les grand-mères auront transmis
un savoir-faire contenu dans les symboles
géométriques dont elles seules connaissent
la signification. Car comme la fête de
Yennayer qui célèbre un rite agraire ou
encore l’Achoura où les vieux du village
glorifient une nouvelle naissance, le rituel
du tissage procède presque par la même
magie distillée dans les contes anciens, et
l’intervenante de déclamer une poésie qui
raconte dans un extrait oral comment la fille
du roi Philippe 1er de France fut vaincue et
tuée par un officier de la garde de Fadhma
N’Soumer, dans son entreprise de
contrecarrer la résistance organisée par
cette rebelle des hautes montagnes. Hélas
tous ces rituels ancestraux risquent de se
perdre si des personnes bien avisées sur la
conservation et la sauvegarde de ce précieux
patrimoine ne tiraient pas la sonnette
d’alarme. On attend de suivre l’épisode de la
prochaine émission…
Lynda Graba

de la commune de Timimoune. L’occasion a été mise à profit pour rendre un vibrant hommage aux Choyoukh d’Ahellil,
dont Hadj Barka Fellani, Abakada Mohamed, Fatima Dahmani, Deldali Moussa,
Ouled Dahmena Moussa, Tabaghou Abderrahmane, en vue de mettre en valeur
leurs efforts menés durant de longues périodes pour la conservation de ce patrimoine musical ancestral de la région du
Gourara. Présidant la cérémonie de clôture de cette 9e édition, le wali délégué
de la circonscription de Timimoun,
Aoune Mabrouk, s’est félicité du franc
succès du festival, estimant que ceci traduit l’intérêt qu’accorde le public à ce
legs plus que séculaire. La ville de Timimoune a vécu, quatre jours durant de
cette manifestation culturelle nationale, une
ambiance haute en couleurs et en sonorités,
marquée notamment par des soirées artistiques
et de joutes oratoires entre troupes participantes. Toute cette organisation, de haute facture artistique et de décor, a été réalisée par le
metteur en scène Noureddine Boulghiti et son
équipe au niveau du théâtre en plein air de la
ville de Timimoun.

La maison de la culture Mouloud-KacimNait-Belkacem de Tissemsilt a abrité, samedi,
plusieurs activités culturelles dans le cadre de
la 3e édition de la manifestation "Yennayer à travers l’histoire", à l’occasion de la célébration
du nouvel an amazigh. Initiée par l’association
"Hawae El Wanchariss" de promotion de la
femme en collaboration avec la direction de la
culture, cette manifestation a été marquée par
des spectacles folkloriques de la troupe locale
Ouled Sidi El Houari dans une ambiance festive
sur des airs de sons et de salves de baroud. Des
expositions de plats culinaires et de produits
d'artisanat ont été organisées avec la participation de femmes artisanes des wilayas de Biskra,
Tissemsilt, Médéa, Aïn Defla, Tizi Ouzou et
Skikda. Un concours d’art culinaire a été également organisé pour célébrer le nouvel an amazigh avec la participation de représentantes de
18 wilayas.
La première place a été remportée par l’association "El Amel" de promotion de la femme
et de l’enfance de la wilaya de Blida. Cet évènement culturel constitue une occasion pour
l’archéologue de l’université de Tiaret, Lebib
Hadj de présenter une conférence sur l’histoire
de Yennayer en Algérie. Une autre sur les plats
traditionnels du terroir sera animée par Mme
Abdelkrim Souad de la radio de Tissemsilt. Le
public a profité aussi d’une soirée artistique animée par la troupe "El Hilal" de chant bédouin
de la wilaya de Khenchela, deux associations
culturelles de danse populaire de Béjaïa et l'association "El Amel" de poésie populaire d'El
Bayadh. Une troupe de l’association culturelle
et artistique de Gouraya de Béjaïa, pour sa part,
a présenté une représentation théâtrale. La célébration de Yennayer à Tissemsilt se distingue
par des réunions familiales autour des plats de
couscous, de "Cherchem" et de friandises et
fruits secs. Les intérieurs des maisons se garnissent de bougies et de chandelles.

FESTIVAL CULTUREL NATIONAL D’AHELLIL

La troupe "Benet El-Meghra" décroche le premier prix

La troupe artistique féminine de l’association "Benet El-Meghra" (filles d’ElMeghra) du patrimoine local de
Timimoune a décroché le premier prix de
la 9e édition du festival culturel national
d’Ahellil clôturée vendredi soir à l’Oasis
rouge, Timimoun, 220 km au nord
d'Adrar. Conduite par la chef d'orchestre
Fatima Dahmani, la troupe féminine s'est
distinguée dans ce genre de musique et
chant Ahellil devant un jury connaisseur,
qui a été enchanté par l'interprétation des
tubes, les résonances douces et harmonieuses et la symbiose du groupe qui a fait
un tabac devant un public friand de ce
genre musical qui tire la quintessence de
sa poésie du terroir local, a estimé le rapporteur du jury Mohamed Hanine, ajoutant que les présents, familles et visiteurs venus
en groupe ou en solo, se sont également délectés des répertoires artistiques locaux. La soirée
de clôture qui a battu son plein a été mise à
profit pour honorer les troupes, cadettes et benjamines, des associations concernées par la
préservation du patrimoine lyrique ancestral
dans l’optique de les encourager à prendre le
flambeau pour la protection d’un legs humain

universel. La cérémonie a été marquée également par la remise de distinctions aux meilleurs joueurs et maniements des instruments
"Temdja" et "El-Bengueri", recommandés par
le jury pour protéger les anciens instruments
de disparition, partie intégrante et nécessaires
au patrimoine d’Ahellil, et dont les prix sont
revenus aux solistes Babola Ahmed, de la commune d’Ouled Saïd, et Baghuelzi Abdelkader,

La bibliothèque de la wilaya d’El Tarf, sa
maison de la culture et son centre culturelislamique, trois projets dont les travaux accusent des retards considérables, viennent
d’être redynamisés, a-t-on appris, samedi,
auprès des services de la wilaya. Destinés à
la promotion de la culture, ces projets ont été
relancés après plus de 10 ans de retards, a-ton fait savoir. S’inscrivant dans le programme de 2003, les dernières retouches du

projet d’une bibliothèque de wilaya dont les
gros œuvres ainsi que divers autres travaux
secondaires ont été achevés à 100% pour livrer cet édifice dans les plus brefs délais possibles, conformément aux instructions du
premier responsable de la wilaya.
L’entrée de ce lieu du savoir, situé en
plein centre-ville, sera agrémentée de plants
ornementaux divers provenant des services
locaux des forêts, a-t-on soutenu. Le centre

PROMOTION DE LA CULTURE À EL TARF

Trois projets redynamisés

culturel islamique, inscrit dans le programme
de 2006, et celui de la maison de la culture
entrant dans le programme de 2005, dont les
travaux viennent de reprendre, enregistrent
un taux d’avancement de près de 70%, a estimé la même source, ajoutant qu’une grande
partie des gros œuvres a été achevée et les
travaux secondaires sont en cours à un
rythme jugé "encourageant".

Lundi 11 Janvier 2016

TISSEMSILT

3e édition
de "Yennayer à travers
l’histoire"

EL MOUDJAHID

Vie religieuse

horaires des prières de la journée du lundi 1er rab’i ethani 1437
correspondant au 11 janvier 2016 :
- Dohr.........…..............12h56
- Asr..............................15h32
- Maghreb.....................17h54
- Ichaa………………...19h18

Mardi 2 rab’i ethani 1437
correspondant au 12 janvier 2016 :
- Fedjr........................ 06h29
- Chourouq.................08h01

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA

EL MOUDJAHID

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Diffusion
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tél. : 021 73.94.82

Vie pratique

PENSÉE

A la mémoire de Mama
Feu Mme SAADIA, épouse feu
LAID Mohamed Ben Saïd

Les
familles
LAID
et
BENNOUIOUA, parents et alliés, d'El
Madania, de Sétif et de Ouled Djellal,
invitent tous ceux qui ont connu et
aimé Mama, d’avoir une pieuse
pensée pour elle, en implorant Allah
de l’accueillir en Son Vaste Paradis.
Mama, tu nous as comblés par la
chaleur de ton amour, ta généreuse
bonté, ta joie et ton bonheur.
Ton souvenir est gravé dans nos
cœurs à jamais.
Qu’Allah te couvre de Sa
Miséricorde et t’accorde le repos des
justes.

CONDOLÉANCES
Le Directeur Général, le Directeur
Général adjoint ainsi que l'ensemble
du personnel de l'Imprimerie
Officielle, très touchés par le décès
du frère de Monsieur Khodja
Tayeb, Chef de Service de
Comptabilité, à l'Imprimerie Officielle,
présentent
leurs
sincères
condoléances à ce dernier et
l'assurent, en cette douloureuse
circonstance, de leur profonde
sympathie.
Q' Allah tout puissant accorde au
défunt, Sa Sainte Miséricorde et
l'accueille en Son Vaste paradis.
«A Dieu nous appartenons et à
Dieu nous retournons».

CONDOLÉANCES

El Moudjahid/Pub du 11/01/2016

El Moudjahid/Pub du 11/01/2016

Le Directeur Général et l'ensemble du personnel
de la Direction Générale du Budget, très touchés
par le décès du frère de Mademoiselle
BOUCHOUATTA Nassima, Inspectrice à la
Direction Générale du Budget, lui présentent ainsi
qu'à toute sa famille leurs sincères condoléances
et les assurent en cette pénible circonstance de
leur profonde sympathie.
Que dieu le tout-puissant accorde au défunte sa
sainte Miséricorde et l'accueille en son vaste
paradis.
« À Dieu nous appartenons, et à Lui nous
retournons. »
ANEP 401305 du 11/01/2016

El Moudjahid/Pub

du

est : sArl “soDiPresse” :
tél-fax : 031 92.73.58

ouest : sArl “sDPo”
tél-fax : 041 46.84.87 : sud : sArl “tDs”
tél-fax : 029 75.02.02

france : iPs (international Presse service)
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Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

El Moudjahid/Pub

Lundi 11 Janvier 2016

ANEP 401258 du 11/01/2016

21
NAISSANCE

Un joli
Poupon,
prénommé
Yanis

est
venu
égayer
le
foyer
de
Tarik et Wassila BOUANANI.
En cet heureux évènement, toute
la famille souhaite une longue
vie pleine de succès et de
réussite au petit
lutin et un prompt
rétablissement à la
maman.

CONDOLÉANCES
El Moudjahid/Pub du 11/01/2016

Le ministre d’État, ministre des
Affaires étrangères et de la
Coopération
internationale,
le
ministre des Affaires maghrébines, de
l’Union africaine et de la Ligue des
États arabes, le secrétaire général et
l’ensemble des fonctionnaires, très
affectés par le décès de la mère de
leur collègue madame Bencheikh
Aicha, lui présentent, ainsi qu’aux
membres de sa famille, leurs sincères
condoléances, et les assurent, en
cette pénible circonstance, de leur
profonde compassion. Ils prient Dieu
Tout-Puissant d’accorder à la défunte
Sa sainte miséricorde.
«À Dieu nous appartenons,
et à Lui nous retournons. »
ANEP 401286 du 11/01/2016

Demandes d’emploi

J.H., 28 ans, master GC - option
construction année 2015 maîtrise logiciels:
Autocad,
Robot
Bat. Maîtrise
l’outil
informatique, cherche emploi.
Contacter le : 0552 60 27 45
0554 92 74 23
——0o0——
H., 53 ans, ex-conducteur de travaux, exmétreur-vérificateur, chef de Sce, 20 ans
d’expérience prof. BTPH-TCE-réalisation
projets - suivi et contrôle, ingénieur de
formation, cherche poste en rapport.
Tél. : 0657.18.37.59
——0o0——
J.H. cherche emploi comme agent d’administration.
Contacter le : 0799 90 78 12
——0o0——
J.H. cherche emploi comme chauffeur
poids lourd, axe Alger-Blida.
Tél. : 0555.36.73.10
0556.03.44.52
——0o0——
J.H., 39 ans, cherche emploi comme aide
en maçonnerie dans société privée ou
étatique.
E-mail : Mouh-59@hotamail.com
——0o0——
J.F., 36 ans, cherche emploi comme
garde-malade ou nourrice aux environs de
Bordj El-Kiffan.
Tél. : 0799 98.27.74
——0o0——
J.H., 34 ans, sérieux, licence en sciences
politiques
spécialité
«relations
internationales», 3 ans d’expérience dans
l'administration, polyglotte : arabe, français,
anglais, espagnol (turc : notions de base),
maîtrise l'outil informatique, dégagé de toutes
obligations nationales, cherche emploi stable
dans la wilaya d'Alger ou environs.
Tél. : 0798 67.75.36
——0o0——
J.H., 33 ans, ingénieur d’Etat en
agronomie (culture pérenne) cherche emploi.
Tél. : 0558 61 41 05
——0o0——
J.H., 29 ans, licencié en finance,
résidant à Blida, cherche emploi dans le
domaine au Centre, dans la wilaya d’Alger, ou
environs.
Tél. : 0674 31.19.18
0780 13.27.87
——0o0——
J.H., 35 ans, TS en VRD, six ans
d’expérience, cherche emploi dans un bureau
d’études ou entreprise en tant que chargé
d’études.
Tél. : 0665 63 36 98
El Moudjahid/Pub du 11/01/2016

Sports

22

« La réduction des effectifs
est nécessaire »

MOHAMED RAOURAOUA (PRÉSIDENT DE LA FAF) :

Le président de la FAF n’avait pas caché sa gêne en parlant de la situation de notre
football professionnalisé depuis déjà cinq bonnes années. Il l’avait dit, sans ambages,
que le « football professionnel n’a pas atteint ses objectifs ».

I

Ph : . Cheurfi Y.

l faut l’admettre que ce qui peut
être considéré comme nouveau
dans ce système de compétition,
ce sont les salaires élevés des joueurs,
puisque «60% des joueurs évoluant
dans notre championnat national touchent plus de 160 millions de centimes par mois», ce qui ne peut
qu’obérer les caisses de nos clubs.
«Ils sont tous déficitaires car leurs
masses salariales avoisinent les
80%», avait-il dit. Il est certain qu’à
ce rythme, on ne pourra pas aller très
loin. Il faudra revoir d’une manière
urgente les comportements de nos
clubs. Le plafonnement des salaires
peut être une solution, mais on ne
pourra pas les obliger à suivre cette
voie, comme l’avait dit le président
de la FAF. Toujours est-il, la réduction des effectifs de nos clubs d’élite,
dès la saison prochaine, peut contribuer, un tant soit peu, à réduire la
masse salariale de nos clubs d’élite
qui est trop élevée. De ce fait, ils ne
pourront rien entreprendre ou investir
comme le leur permet aujourd’hui la
loi sur les investissements. « Dès la
saison prochaine, le nombre de
joueurs par club passera de 25 à 22
car on constate que beaucoup de
joueurs ne sont pas utilisés. De plus,
on a relevé que 25 joueurs seulement
âgés de 21 ans évoluent dans la catégorie séniors. C’est très peu par rapport à l’ensemble des joueurs formant
cette catégorie d’âge. En diminuant
le nombre à 22 joueurs par club, on
leur laisse ainsi la possibilité d’utiliser les éléments se trouvant dans les
autres catégories. Actuellement, les
clubs recrutent des joueurs mais, il y
en a beaucoup qui ne jouent pas. Et
cela ne fait qu’augmenter les charges
des clubs, lorsqu’on connait la politique des salaires qu’ils sont en train
de suivre. D’où le fait qu’ils soient
tous déficitaires. »
Les joueurs étrangers
ne sont pas payés

Il est certain que les joueurs étrangers qui ont signés en Algérie avec
nos clubs d’élite font beaucoup jaser,
surtout après la mesure prise par la
FAF de mettre fin, d’une façon temporaire, au recrutement de joueurs
étrangers, dès ce mercato. Toutefois,
les joueurs sous contrat resteront à la
disposition de leurs clubs respectifs
jusqu’à la fin de la saison. « Il s’agit
d’une mesure temporaire. On l’avait
prise afin de répondre à la difficile situation que traverse les joueurs étran-

gers recrutés par nos clubs.
La plupart d’entre eux ne sont pas
payés en devises mais en dinars
qu’ils échangent par de la devise au
square Port-Saïd.
Comme ils ne disposent pas de
permis de travail, ces joueurs rencontrent des difficultés à leur sortie du
pays. On ne veut pas que cette situation perdure du moment que les
joueurs recrutés ne sont pas des internationaux. On a ramené un joueur
comme si il était un international brésilien. Ce qui n’était pas le cas. Ce
n’est pas normal. Ils sont très bien
payés, mais ne jouent pas. Toutefois,
c’est une mesure qui reste temporaire» avait-il dit.
Une société par actions
et une fondation pour la FAF

Le président de la FAF n’a pas
voulu bénéficier de la subvention du
MJS qui est de l’ordre de 35 milliards
de centimes. « Les finances de la FAF
sont très bonnes. C’est une évidence!
Si on n’a pas voulu prendre la subvention, c’est surtout pour contribuer
à alléger les dépenses de l’Etat qui
sont conséquentes. De plus, ce n’est
pas une façon pour échapper au Fisc
ou aux impôts. Pas du tout, puisque
la FAF paie régulièrement ses impôts.
On le fait plus que tout le monde.
Dans ce cadre et pour rechercher de
nouvelles sources de financement, on
a créé une société par actions pour

nous permettre d’augmenter nos finances. On va construire un hôtel qui
sera géré par une société étrangère
afin de faire rentrer de l’argent.
Comme on va regrouper notre administration au niveau de Sidi Moussa,
le parc de Dely Ibrahim peut être utilisé comme un parking.
Ce qui contribuera aussi à diversifier nos sources de financement.
Plusieurs autres projets sont en cours
» avait ajouté le président de la FAF.
Devant un parterre de journaliste,
le président de la FAF, touché par la
situation sociale d’anciens joueurs,
dirigeants, entraîneurs, a informé les
présents que la FAF va lancer sa propre fondation.
« On lancera cette fondation de la
FAF afin de venir en aide aux anciens
joueurs, entraîneurs et dirigeants,
dont certains sont confrontés à des situations des plus difficiles sur le plan
social. Cette fondation aura certainement un rôle prépondérant à l’avenir».
Par ailleurs, le président de la FAF
continuera dans sa lancée en donnant
une autre information ne manquant
pas d’intérêt. En effet, il dira : «on
s’est mis d’accord avec le MJS pour
la gestion du fonds national pour le
championnat National Amateur et on
signera, bientôt, une convention pour
définir la répartition de ce fonds »
avait-il poursuivi.
Hamid Gharbi

TENNIS - TOURNOI DE DOHA

Novak Djokovic domine Rafael Nadal

Le serbe Novak Djokovic a dominé l'Espagnol Rafael Nadal en finale du tournoi ATP de Doha en
gagnant en deux manches, 6-1, 6-2,
en moins de 1h15 de jeu. "La façon
dont j'ai remporté la rencontre me
donne encore plus confiance, avec
Rafael, on se connaît par cœur.
C'était un défi énorme, d’une dimension émotionnelle particulière.
C'était superbe", a commenté
Djokovxic sur le court après sa victoire. Avec le 60e titre de sa carrière,
Djokovic lance ainsi idéalement sa
saison 2016, à une semaine du début
des Internationaux d'Australie, première levée du Grand Chelem où le
Serbe défendra son titre conquis en
2015.
Ainsi, il s'est hissé dans le top 10
des joueurs les plus titrés de l'histoire en simples messieurs, rejoignant Roger Federer et Rafael
Nadal.

Lundi 11 Janvier 2016

CROSS-COUNTRY

EL MOUDJAHID

CHALLENGE NATIONAL FAA,
À BOUCHAOUI (7e ÉTAPE)

Rabah Khaouas et Souad
Ait-Salem s’imposent

L’athlète Khaouas
Rabah de la sélection
nationale
militaire
(CREPSM), chez les
messieurs et Souad
Ait-Salem de l’Olympique Bordj Bou-Arreridj (OBBA), ont
remporté le cross d’Alger, 7e étape du Challenge National FAA de
cross-country, disputé
samedi matin, sur le
parcours du domaine
Bouchaoui, à l’ouest
d’Alger. Ce cross d’Alger a connu une participation massive de
1.503 athlètes, représentants 72 clubs de 30 wilayas du pays. C’est la plus forte participation depuis
le début du challenge national, en novembre dernier, à El Khroub.
La course des seniors dames a vu, encore une fois la domination de Souad
Ait-Salem qui a fait son cavalier, imposant son rythme tout le long de la
course. Ait-Salem a franchi la ligne d’arrivée avec une avance confortable sur
sa poursuivante Rihame Senani (2e) et Kheïra Benmediouni (3e), toutes deux
sociétaires de formation à la Protection civile d’Alger. Chez les messieurs, les
crossmen de la sélection nationale militaire ont réussi un véritable tir groupé
en remportant les trois premières places. Rabah Khaouas a su s’imposer au
bon moment devant ses deux coéquipiers du CREPSM, Ahmed Dali et Mansour Haraoui, au terme d’une course disputée sur une distance de 8.000 mètres.
Les courses des juniors étaient bien plus disputées et courues sur bon rythme
soutenu, compte tenu du niveau technique équilibré des athlètes. Chez les
garçons, c’est l’athlète le plus en forme depuis le début de la saison Abderrezak Abed de l’Olympique de Bordj Bou-Arreridj (OBBA), qui a gagné la
course. Il a devancé Amar Seraichi de la JPC M’sila, tandis que MohamedAmine Harouni du NR Delly-Ibrahim (NRDI) est venu compléter le podium,
à l’issue d’une course courue sur un rythme soutenu. Sonia Djermouni de l’AS
Sûreté nationale (ASSN) s’est imposée dans l’épreuve des juniors filles ; alors
que Faten Laribi du NR Draria (NRD) s’est classée seconde et la Chelifienne
de la JS Ouled Mohamed (JSO), Fatiha Bouadhma, a terminé à la troisième
place.
Chez les cadets, c’est Abed Saber, le petit frère du vainqueur en junior ,
qui s’est illustré. Bouchra Ammiche du Mouloudia de Cherchell (MSC) a été
la plus forte à l’issue des 3.500m de la course. Samedi prochain, place à la 8e
étape du Challenge National FAA, à Tizi Ouzou c’est le cross «Saïd-Cherdioui»
qui sera couru sur un parcours de la commune de Fréha, une manifestation de
niveau international, avec la présence d’athlètes du Kenya, Ethiopie, Maroc
et Espagne, etc...
Nabil Ziani

Résultats techniques :

. Cadettes (3.500 m) :
1. Bouchra Ammiche (MC Cherchell Tipasa)
2. Souhial Zentar (MC Cherchell Tipasa)
3. Wiam Kherroubi (CRBTZ Tachta – Ain Defla)
4. Yamina Dahmani (CSSMT Chlef)
5. Nouria Harama (O Bordj Bou-Arreridj)
6. Kaoula Chetouane (CRBTZ Tachta – Ain Defla).
. Cadets (5.000 m) :
1. Saber Abed (O Bordj Bou-Arreridj)
2. Nacer Dou (CSTH El Oued)
3. Mohamed Diouche (individuel Batna)
4. Oussama Bassi (ZA Haboucha Mascara)
5. Akram Abed (O Bordj Bou-Arreridj)
6. Aymen Taher (WAB Chlef).
. Juniors Garçons (7.000 m) :
1. Abderrezak Abed (O Bordj Bou-Arreridj)
2. Amar Seraichi (JPC M’sila)
3. Mohamed-Amine Harouni (NR Douéra - Alger)
4. Aboubakr Bouhenni (JS Ouled Mohamed – Chlef)
5. Amar Badla (Sarab Batna)
6. Mossab Bouderouaz (O Bordj Bou-Arreridj).
. Juniors Filles (5.000 m) :
1. Sonia Djarmouni (AS Sûreté Nationale)
2. Faten Laribi (NR Delly-Ibrahim)
3. Fatiha Bouadhma (JS Ouled Mohamed – Chlef)
4. Soraya Debbache (Chabab Nécira Nounou - Alger)
5. Hadjer Foukrache (CR Chéraga)
6. Romaissa Meguettef (OC Alger).
. Seniors Dames (5.000 m) :
1. Souad Aït-Salem (O Bordj Bou-Arreridj)
2. Riham Sennani (AS Protection civile – Alger)
3. Kheïra Benmediouni (AS Protection civile – Alger)
4. Sara Bouzaia (AS Protection Civile – Alger)
5. Kahina Moumeni (CSF Djelfa)
6. Meriem Harek (AS Sûreté Nationale).
. Seniors Hommes (8.000 m) :
1. Rabah Khaouas (CREPSM)
2. Ahmed Dali (CREPSM)
3. Mansour Haraoui (CREPSM)
4. Seifeddine Djarmouni (NC Bordj Bou-Arreridj)
5. Nassim Drifel (CREPSM)
6. Sadam Zergui (EA Tebessa).
* Statistiques : 1.507 athlètes – 30 wilayas – 72 clubs et sections d’athlétisme.

EL MOUDJAHID

Sports

COUPE D'ALGÉRIE (16 DE FINALE)

Aïn Defla, AS Ghris et US Tébessa
sans complexe
es

La suite de ce tour des 16 de finale s'est poursuivie avec beaucoup d'intensité et de suspense.
C'est ainsi que le "petit poucet", le RA Aïn Defla de la Régionale1 de Blida a réussi à
éliminer la formation biskrie d'Ouled Djellal sur le score de 4 à 2, après prolongations.
es

C

'est une formation au long
cours. Outre cette formation, l'AS Ghris (Mascara)
a réussi un véritable exploit en éliminant de son chemin un pensionnaire de la Ligue1 Mobilis,
l'ASMO aux tirs au-but après des
prolongations qui s'étaient achevées sur le score vierge de 0à0.
Cette élimination pourrait laisser
des traces auprès de ses fans. Notons aussi que l'USMBlida n'a pas
réussi à s'en sortir devant la formation locale de l'USTébessa qui
évolue en Championnat national
amateur. Après un score de parité
et des prolongations qui n'ont pu
permettre aux deux équipes de se
départager (1-1). Aux penaltys, les
Tébessis ont été plus adroits en
l'emportant (7/6). L'ASBMghnia,
au
stade
Demnène-Debih
d'Aïn.M'lila a pris le meilleur sur
la formation locale (1-0). Elle a
ainsi pris la revanche sur l'autre
équipe de Maghnia qui a été éliminée par l'USMH aux tirs-au-but.
Chez les ténors, le face à face
entre l'ESS et le CRB a tenu toutes
ses promesses. Il y a eu du beau
jeu, de l'engagement, mais aussi
des buts. Le dernier mot, cependant, est revenu aux Sétifiens sur
une superbe tête "piquée" de Dagoulou qui trompe Asselaah qui
n'a rien pu faire. Il faut admettre
que le centre impeccable de notre
international olympique Haddouche avait été bien exploité. Les
Belouizdadis ont cru avoir fait
l'essentiel lorsque Bougueroua a
répondu au but inscrit, sur penalty,

par Ziaya (6'). Les gars des Hautsplateaux ont prouvé qu'ils avaient
de la ressource. C'est ce qui avait
contribué à changer la donne, surtout avec la rentrée de Haddouche
sur le côté droit. Les Rouge et
Blanc avaient raté l'égalisation par
Bouazza qui seul n'a pu battre
Khedaïria. Une élimnation qui ne
passera pas sans «casse», surtout
à une semaine du grand derby
contre le MCA pour le compte de

la 1ère journée de Ligue1 Mobilis
(samedi 16 Janvier).
Au stade de l'unité Maghrébine
de Béjaïa, le MOB avait souffert
devant une très bonne équipe de la
JSDJijel. Dans les prolongations,
les Béjaouis ouvriront la marque
par N'doye (114). On pensait que
tout était terminé pour les Jijiliens.
C'était sans sous-estimé la fougue
et la témérité de cette équipe du
Championnat national qmateur

LFP

CRB-MCA au stade du 20-Août

(groupe Est), puisque le remplaçant, Zine Mehdi, égalisera au
grand étonnement des supporters
locaux (119'). Aux tirs-au-but,
Rahmani fera le reste en offrant la
qualifications aux siens. Ce fut
très dure quand même.
Le PAC est allé à Ouargla
montrer à tout le monde que la
qualification à Bologhine contre
l'USMA (3-1) n'était qu’un accident de parcours. En effet, il a
frappé très fort en faisant la différence assez nettement sur le score
de 3à0 sur des buts de Khelifi et
Meziane. Le DRB Tadjnanet, au
stade d'El Mohammadia, a rencontré les pires difficultés pour se
débarraserr d'une hargneuse formation du EC Oued Smar. Après
un score de 1à1 dans le temps règlementaire et aussi après les prolongations, les tirs-aux-buts
redonneront le sourire aux poulains de Bougherara. Ils ont vraiment tremblés après l'égalisation
de Djahmouni.
On peut aussi souligner les
performances de Relizane et l'Arbaâ qui ont bien passé les écueils
de Dahmouni et l'USB Tissemsilt.
Enfin, le NAHD et la JS Saoura
ont fourni un match plein, mais
n'ont pu scorer, puisque les prolongations s'achèveront sur un nul
blanc de 0à0. Aux tirs-au-but, quatre équipe de la Ligue1 Mobilis
ont fait leur révérence. Il s'agit du
CRB, de l'USMBlida, de l'ASMO,
mais aussi de la JSSaoura qui s’est
fait battre aux tirs-au-but (4/3).
Hamid Gharbi

Désormais, c’est officiel. Le derby de la capitale entre le Chabab
de Belouizdad et le Mouloudia d’Alger se jouera au stade du 20 Août
d’El Annasser. La rencontre est prévue pour le samedi 16 janvier à
16h00. L’annonce a été faite, hier, par le biais d’un bref communiqué
publié sur le site officiel de la Ligue de football professionnel.
La rencontre avait dans un premier temps été domiciliée au grand
stade du 5-Juillet. La LFP revient ainsi sur sa décision e répond favorablement à la requête du CRB, qui a choisi de joueur le match dans
son antre du 20-Août. Le match aller, qui s’était soldé par un nul
vierge (0-0), s’est déroulé au stade de Bologhine. Pour rappel, la Ligue
defFootball professionnel, pour des raisons évidentes, avait décidé de
faire jouer tous les derbies algérois au stade du 5-Juillet.
Cependant, faute de disponibilité de l’enceinte de Dely-Ibahim,
pour la première journée du championnat, la LFP, a exceptionnellement autorisé les clubs concernés à accueillir dans leurs stades respectifs, à condition qu’il en soit ainsi pour la phase retour. Ainsi, le
MCA a reçu le CRB à Bologhine, alors que le NAHD a accueilli
l’USMA au 20Août. A noter que l’USM Alger a, pour sa part, choisi
de recevoir le Nasria au stade du 5-Juillet.
R. M.

Dehouche et Zerrouki signent pour 18 mois
JSMB

La JSM Béjaia a enregistré ce
samedi ses deux premières recrues hivernale en les personnes
de Nassim Dehouche et Mourad
Zerrouki. Les deux joueurs ont
paraphé chacun un contrat de
dix-huit mois au profit de la
JSMB et viennent renforcer un
effectif qui a connu une première
moitié de saison mi-figue mi-raisin.
Il faut dire que pour Nassim
Dehouche, c'est un simple retour
au bercail, tant est l'ancien milieu
de terrain du MCEE, du MOB et
de la JSK est formé au club. Le
joueur revient sur demande de
l'entraîneur Hammouche qui a
déjà déclaré publiquement souhaiter disposer des services de
l'expérimenter milieu de terrain
pour le restant de la saison. "Je

suis heureux de rentrer à la maison. C'est un pur plaisir, parce
que la JSMB, c'est chez moi. Je
reviens avec beaucoup d'ambition. Je souhaite vraiment apporter un réel plus à l'équipe", a dit
Nassim Dehouche.
De son côté, Mourad Zerrouki
a déclaré avoir "signé par conviction. Je connais la dimension de
ce club qu'est la JSMB. Les dirigeants m'ont fait part de leur souhait de jouer l'accession dans
quelques années et je m'inscris
personnellement dans cette perspective", a t-il déclaré.
Souvent en proie à des problèmes internes, compliqués par
une crise financière aigüe, mais
la situation s'est nettement stabilisée depuis. Pourvu que ça dure.
Amar Benrabah

Lundi 11 Janvier 2016

23
DANS LA LUCARNE

Zizou par la
grande porte

n

Le Real Madrid de Florentino
Perez a apporté un changement
brusque, presque inattendu, sur
sa barre technique en remplaçant Benitez,
l'Espagnol, par Zinedine Zidane,
l'Algérien d'origine. Cette nomination a
fait jaser dans les alcôves et même sous
cape. Car les avis étaient partagés, voire
divergents. Chacun va de ses analyses
pour commencer à parler de ce grand
joueur qui avait brillé au firmament dans
tous les stades du monde. Réussira-t-il ou
pas sa tâche ? Très difficile de répondre à
un tel questionnement tant la besogne ne
semble pas à la portée du premier venu.
Dans ce cas, même un "médium" ne peut
prévoir le futur. On n'est pas des
"chawafates", comme on dit. On ne peut
présager à l'avance de quoi sera fait
demain. Par conséquent, le bon sens veut
qu'on laisse du temps au temps pour juger
l'un des meilleurs joueurs au monde dans
sa nouvelle fonction d'entraîneur de l'un
des meilleurs clubs au monde, mais aussi
le plus riche. On ne peut donc être
péremptoire et avancer, sans aucune
connaissance des méandres du football,
"qu'il échouera avec le Réal" comme sans
prédécesseur. Ce ne sont que des paroles
en l'air qui ne font que paraphraser un
ancien grand joueur en l'occurrence Pelé
comme quoi, un "grand joueur, ne peut
forcément devenir un grand entraîneur".
Dans l'absolu, on peut comprendre cette
maxime, mais elle est loin de servir de
panacée pour l'endosser à chaque grand
joueur. Indirectement, c'est une façon
presque directe de les décourager à faire
sien ce métier. C'est un peu dans cette
optique que CR7 (Cristiano) avait affirmé
qu'à la fin de ma carrière, "je ne serai
jamais entraîneur. Je profiterai plutôt de
la vie jusqu'au bout". Toutefois, il y'a des
exemples qui démentissent les propos du
"roi pelé". Il y'a Cruyft, Beckenbauer
(champion du monde en 1990 avec
l'Allemagne), Guardiola…
Ceci dit, Zidane, qui a été suivi par des
millions de téléspectateurs à travers le
monde, avec caméra isolé à l'appui, pour
son premier test contre la Corogne, au
Bernabeu, avait réussi son premier examen d'entrée comme un "vieux briscard".
Il a tout simplement "révolutionné" le jeu
du Real. Les présents ont vu sur le terrain
un autre Real, plus fringant, plus fluide et
surtout plus hargneux et spectaculaire.
Passer cinq buts au Deportivo la Corogne
n'était pas donné à n'importe qui. Le
grand Barça avait été tenu en échec, au
Nou Camp, sur le score de 2à2. Il est évident que le Real de Zidane, notre compatriote n'a pas fini de nous étonner. Zidane,
qui connaît mieux que quiconque le "vestiaire" du Real, est ainsi voué à une
grande carrière, même s'il est judicieux de
ne pas s'enflammer avant terme. Il n'y a
que l'avenir qui peut mieux nous renseigner sur ce personnage qui ne laisse personne indifférent. Le moins que l'on
puisse dire et qu'il sera suivi par tout où
son équipe s'exhibe. C'est la marque des
grands joueurs. Bonne chance Zidane !
Hamid Gharbi

TOPS

Le Real de Zidane
écrase La Corogne 5-0

Le nouvel entraîneur du Real Madrid, Zinédine Zidane a réussi ses débuts sur le banc merengue avec une
large victoire 5-0 contre La Corogne
samedi pour la 19e journée du Championnat d'Espagne, avec un triplé de
Gareth Bale et un doublé de Karim
Benzema.
Transfigurée par la nomination du
technicien français en début de semaine, l'équipe merengue s'est imposée sur une talonnade (15e) et une
frappe limpide de Benzema (90e+1),
ainsi que deux têtes et un tir instantané de Bale (22e, 49e, 63e). Après 19
journées, le Real reste troisième (40
pts).

MONNAIE

PÉTROLE

L'euro à 0,915 $

Le Brent
à 33.55
dollars

D E R N I E R E S

l’AMAzIGh lANGue NAtIoNAle et offIcIelle

Consolidation de l’identité nationale

M.

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a souligné, samedi à Alger, que la promotion de l’amazigh langue nationale et officielle devrait consolider l'identité nationale.

Mihoubi, qui a
donné le coup
d'envoi des célébrations du nouvel an amazigh "Yennayer" au Palais de
la culture Moufdi-zakaria, a
estimé que "l'identité algérienne est consolidée par la
promotion de l’amazigh
langue nationale et officielle,
prévue dans l'avant-projet de
révision de la constitution devant être présenté prochainement au Parlement.
"cet acquis est à même de
consolider davantage la cohésion et l'unité des Algériens",
a-t-il ajouté. Il a relevé dans
ce contexte que "la promotion
de la langue amazighe nécessite, durant les années à venir,
des efforts scientifiques et
académiques considérables",
ajoutant que cette responsabilité incombe à la société civile, à l'université et aux
centres de recherche".
M. Mihoubi a affirmé par
ailleurs "la disposition de son
département à soutenir tout
projet devant servir la culture
amazighe qui est l'une des
composantes de l'identité na-

tionale", soulignant que ce
soutien touchera le cinéma, le
livre et les arts.
de son côté, le secrétaire
général du haut-commissariat à l'amazighité (hcA), si
el hachemi Assad, a indiqué
que la célébration du nouvel
an amazigh "Yennayer" revêt
cette année un caractère par-

ticulier, car coïncidant avec
"un nouveau départ, à savoir
la constitutionnalisation de
langue amazighe comme
langue nationale et officielle".
Par ailleurs, le secrétaire général du ministère de l'education nationale, Abdelkrim
belabed, a indiqué que "le
ministère a fait de l'élargisse-

ment de l'enseignement de tamazight une de ses priorités",
estimant qu'"étant un atout
pour l'ecole algérienne, la
promotion de la langue amazighe a nécessité la mise en
place de mécanismes de développement de la recherche
dans ce domaine". le hautcommissariat à l'amazighité
avait signé en févier 2015
avec le ministère de l'education nationale un protocole
pour l'élargissement de l'enseignement de tamazight à
travers la mise en place d'une
commission
technique
conjointe de suivi.
le ministère de l'education nationale consacre, le 12
janvier prochain, un cours sur
l'importance de la célébration
du nouvel an amazigh, Yennayer. les festivités, qui se
poursuivront jusqu'au 12 janvier, comprennent un petit
salon du livre, une exposition
d'artisanat, des stands dédiés
à l'apprentissage de la calligraphie tifinagh, des conférences et des rencontres sur la
poésie amazighe, programmés à Alger.

ModerNIsAtIoN de l’AdMINIstrAtIoN

La carte d’identité biométrique prête dans dix jours

le directeur général de la modernisation, de la documentation et des archives
au ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Abderrazak henni, a
déclaré cette semaine que «  la carte
d’identité biométrique sera prête dans 10
jours. les plates formes sont mises en
place au niveau du hamiz (Alger) et de
laghouat », avant d’ajouter que les essais techniques se poursuivent actuellement, avant l’entrée en production de ce
document, d’ici une dizaine de jours,
comme indiqué ci-dessus, à raison de
20.000 cartes/jour. Partant de là, M.
henni devait donner rendez-vous dans 5
ans aux 35 millions d’Algériens, pour
pouvoir disposer de ce document électronique, réalisé selon les normes Iso, et
qui permet à son détenteur d’effectuer diverses opérations, comme cela se fait
dans les pays développés.
en effet, le processus de modernisation de l’administration en Algérie a
connu dernièrement une réelle accélération, à travers une série de mesures visant
l'amélioration du service public par l’allègement des procédures administratives,
la décentralisation de l’établissement des
documents biométriques et la généralisation de l'administration électronique. la
preuve : après le passeport biométrique,
la carte d’identité est le second document
numérisé, en attendant la délivrance du
permis de conduire, alors que la carte
grise est délivrée le jour même depuis

quelques années. se prêtant à l’aise aux
questions de l’animateur de l’émission,
le haut responsable du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales a souligné que toutes les informations
contenues dans la carte d’identité électronique sont hautement sécurisées, nécessitant la possession de clés
spécifiques pour y accéder.
A l’heure actuelle, le document embarque 4 applications, qui renseignent les
autorités concernées (état civil, police,
gendarmerie, protection civile, notamment) sur tout ce qui se rapporte au propriétaire de la carte, moyennant
l’activation des clés appropriées. certes,

un forum économique algéro-britannique se tiendra au mois de mai prochain
à Alger et verra la participation de plusieurs opérateurs économiques et investisseurs des deux pays, a indiqué,
dimanche à Alger, le ministre l’Industrie
et des Mines, M. Abdesselam bouchouareb. « le dernier forum économique algéro-britannique a été organisé à
londres (en décembre 2014) et le prochain est prévu pour le mois de mai », a
déclaré M. bouchouareb à l’issue d’une
audience qu’il a accordée à l’envoyé spécial du Premier ministre britannique pour
le partenariat économique avec l’Algérie, lord richard risby.
« ce sera une grande rencontre entre
les opérateurs économiques des deux
pays, et qui viendra consolider, renforcer
et poursuivre ce que nous avons déjà discuté lors du précédent forum », a-t-il souligné. le ministre de l’Industrie et des

mines et l’envoyé du Premier ministre
britannique ont évoqué lors de leur rencontre plusieurs questions économiques
ainsi que les projets en cours de maturation, dont un projet en phase de réalisation dans l’industrie agroalimentaire
(filière lait) et impliquant des partenaires
publics et privés des deux pays.
Il s’agit d’un partenariat qui représente « un signal fort pour des projets qui
sont encore en cours de maturation », a
précisé M. bouchouareb. de son côté,
lord risby, qui effectue en Algérie son
neuvième déplacement, s’est félicité de
la qualité des relations entre les deux
pays.
Il a également souligné l’importance
accordée par la Grande-bretagne à la
promotion de ses relations avec l’Algérie, « un pays stable dans une région difficile », selon lui. «Nos relations se
développent dans différents domaines et

a relevé M. Abderrazak henni, la carte
d’identité biométrique ne permet pas
d’effectuer des opérations bancaires (retrait d’argent), mais elle peut embarquer
d’autres applications, si le besoin est exprimé auprès des services concernés, en
rappelant que cette modernisation se
base sur l’octroi à chaque citoyen d’un
Numéro d’identification national (NIN),
qui figurera ensuite sur les autres documents d'état civil (passeport, permis de
conduire et carte d’identité). concernant
le permis de conduire biométrique, le
dG de la modernisation, de la documentation et des archives au ministère de
l’Intérieur a déclaré que la commission
chargée de la mise en place du produit
n’attend que l’élaboration du cahier des
charges du permis à points pour autoriser
sa délivrance.
A une question sur la délivrance de la
carte grise, il a précisé qu’aujourd’hui,
l’opération d’immatriculation se fait plus
rapidement, pourvu que le citoyen ramène la fiche de contrôle de son véhicule
dans le dossier administratif présenté.
quant à la carte grise électronique, M.
henni a indiqué que son département est
à pied d’œuvre sur le projet, en rappelant
à cet égard la nécessité de la révision de
l’immatriculation des véhicules en Algérie et d’autres aspects techniques liés à la
réalisation de ce document.
Mourad A.

M. AbdesselAM bouchouAreb :

« Un forum économique algéro-britannique en mai prochain à Alger »

nous partageons les mêmes vues sur de
nombreuses questions internationales »,
a ajouté lord risby qui a assuré que la
rencontre d’affaires prévue au mois de
mai prochain sera « une opportunité pour
réaffirmer les liens qui nous réunissent
pour la construction d’un remarquable
partenariat ». Il y a lieu de rappeler que
de nombreuses entreprises britanniques
ont déjà franchi le pas de l’investissement en Algérie. Il s’agit, entre autres, de
hsbc dans la finance, GsK et Astrazeneca dans l’industrie pharmaceutique,
unilever dans la production des détergents et eire Mazraa dans l’élevage pour
la production de lait.
le conseil d’affaires algéro-britannique (Abbc) a célébré, en décembre
dernier, le 10e anniversaire de sa création. depuis 2005, date de sa création,
cet organisme a encadré de nombreuses
missions économiques en Algérie.

M. ould KhelIfA s’eNtretIeNt
Avec l’AMbAssAdeur de GuINée

La lutte antiterroriste au centre
des préoccupations

le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed
larbi ould Khelifa et
l’ambassadeur de Guinée
à Alger, ousmane diallo
baldi, ont mis l’accent
sur la nécessité de lutter
contre le terrorisme et
d’impulser le développement en Afrique, a indiqué hier un communiqué
de l’APN. lors de l’audience qu’il a accordée à l’ambassadeur guinéen, M. ould
Khelifa a évoqué les «questions relatives à la paix et à la sécurité, aussi bien en Afrique qu’en dehors du continent». les
deux parties ont en outre «insisté sur l’importance de lutter
contre le terrorisme et dynamiser le développement en
Afrique». l’occasion a été également mise à profit pour évoquer «l’état des relations historiques qui unissent les deux
pays et les moyens de leur développement, notamment en matière de coopération parlementaire qui sera bientôt renforcée
à la faveur de la mise en place d’un groupe parlementaire
d’amitié au niveau de l’APN», a indiqué le communiqué. la
rencontre a porté également sur les «perspectives de la coopération économique bilatérale dans le cadre de la commission mixte algéro-guinéenne».

AlGérIe - PAlestINe

Saeb Oreïkat à Alger

le secrétaire général du comité exécutif et chef du département des négociations de l'organisation de libération de la
Palestine (olP) et de l'etat de Palestine, saeb oreîkat, est arrivé à Alger hier, pour une visite de travail de quatre jours à
l'invitation de l'Algérie. le responsable palestinien, saeb
oreikat, a été accueilli à l'aéroport international houari-boumediene, par le ministre d'etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, ramtane lamamra.
le responsable palestinien s'entretiendra au cours de son séjour avec le chef de la diplomatie algérienne, ramtane lamamra, sur les perspectives du processus de paix au
Moyen-orient et aura d'autres activités. M. oreikat animera
à l'Institut diplomatique et des relations internationales (IdrI)
une conférence-débat sur les perspectives du processus de
paix au Moyen-orient.

budGet de l’AutorIté
PAlestINIeNNe Pour l’exercIce 2016

L’Algérie s’acquitte
de sa contribution

l'Algérie s'est acquittée hier au caire de sa contribution au
budget de l'Autorité palestinienne pour l'exercice 2016, a
indiqué un communiqué de la ligue arabe. l'ambassadeur
d'Algérie au caire et son délégué permanent auprès de la ligue
arabe, Nadir larbaoui, a remis un chèque d'un montant de 26
millions de dollars au secrétaire général de la ligue arabe,
Nabil al-Arabi qui l'a reçu en marge de la réunion ministérielle
urgente du conseil de la ligue arabe. l'Algérie "a honoré
pleinement ses engagements afin de soutenir le combat du
peuple palestinien et lui permettre de réaliser ses aspirations
légitimes à un etat indépendant avec pour capitale Al-qods", a
souligné le communiqué.

recherche scIeNtIfIque

L’Algérie et l’Arabie saoudite
renforcent le partenariat

l’Algérie et le royaume
d’Arabie saoudite ont examiné, hier à Alger, la possibilité de développer des
projets en commun, de recherche scientifique notamment sur la lutte contre la
désertification, a indiqué le
ministère de l’enseignement
supérieur et de la recherche
scientifique dans un communiqué.
lors d’une audience accordée par le ministre de
l’enseignement supérieur et
la recherche scientifique,
tahar hadjar, à l’ambassadeur du royaume d’Arabie
saoudite en Algérie, Mahmoud ben hocine Kettane,
les deux parties ont examiné
«la possibilité de développer
des projets en commun en
matière de recherche scientifique, notamment des études
sur les zones arides, la lutte
contre la désertification, ainsi
que d’autres études ayant des
rapports directs sur la vie au
niveau des zones sahariennes», a précisé la même
source. les deux parties ont

convenu également d’examiner «l’ensemble des voies en
matière d’échange interuniversitaires, de bourses
d’études et de multiplication
de visites des experts, notamment dans le domaine de
l’enseignement supérieur,
par la participation dans les
comités d’encadrement de
thèses», a ajouté le communiqué. M. hadjar et l’ambassadeur saoudien ont, par
ailleurs, passé en revue
«l’état des relations et de la
coopération bilatérales, en
matière de formation supérieure et de recherche scientifique», de même qu’ils se
sont penchés sur «les
moyens susceptibles de donner un nouvel élan à cette
coopération d’amitié qui lie
les deux pays depuis longtemps». la partie algérienne
a sollicité la partie saoudienne pour «un meilleur
accès des étudiants algériens
aux revues saoudiennes en
matière de publication de
thèses», conclut le communiqué du ministère.