You are on page 1of 19

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

Un acquis juridique

P. 4

COLLOQUE MALI-LIBYE À ALGER

« Rôle prépondérant » de l’Algérie pour la paix

03 Rabie El Thani 1437 - Mercredi 13 Janvier 2016 - N°15644 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Le projet de loi portant
révision de la Constitution
a été approuvé lundi
dernier par le Conseil des
ministres. Le Président de la
République, avant de saisir le
Conseil constitutionnel, usant des
prérogatives présidentielles, a
décidé d’élargir l’article 51 qui
stipule que : « L'égal accès aux
fonctions et aux emplois au sein
de l'Etat est garanti à tous les
citoyens, sans autres conditions
que celles fixées par la loi. La
nationalité algérienne exclusive
est requise pour l'accès aux
hautes responsabilités de l’Etat et
aux fonctions politiques ».
L’expression suivante a été
ajoutée : « La loi déterminera la
liste des hautes fonctions de l'Etat
». Cet élargissement vient en
adéquation avec l'article 24-bis
qui est une nouvelle disposition
ayant trait à la « protection des
droits et des intérêts des citoyens à
l'étranger dans le respect du droit
international, des conventions
conclues avec les pays d'accueil,
de la législation nationale et de
celles des pays de résidence ». Il y
est également mentionné : «
L'Etat veille à la sauvegarde de
l'identité des citoyens résidant à
l'étranger, au renforcement de
leurs liens avec la nation, ainsi
qu'à la mobilisation de leur
contribution au développement de
leur pays d'origine ».
L’instruction du Président donne
un éclairage bien utile sur une
question aussi sensible. Il est clair
qu’il n’y a et n’y aura aucune
discrimination entre les citoyens
algériens qui résident sur le sol
national et ceux qui résident à
l’étranger. Pour les binationaux,
ceux qui ont opté pour une
deuxième nationalité, il est tout
fait normal qu’ils ne peuvent pas
accéder à certains postes de
responsabilité. Il est arrivé par le
passé que des personnalités
siégeant dans des parlements
étrangers aient postulé pour la
magistrature suprême, chose qui
n’existe nulle part au monde.

(Suite en page 4)

M. SELLAL À BERLIN

P. 5

Appel aux opérateurs allemands à saisir les opportunités d’investissement

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a effectué, hier à Berlin, une visite de travail. Cette visite d'une journée, qui s'inscrit dans le cadre
des consultations politiques, a permis aux deux parties de procéder à une évaluation «globale» des relations bilatérales et de l'état de la
coopération entre les deux pays. D'importants contrats de partenariat dans la fabrication de la pièce détachée automobile, avec Mercedes
en particulier, dans les domaines de l'hydraulique et du développement de l'agriculture dans le grand Sud seront signés entre des
entreprises algériennes et allemandes, à l’issue de cette visite. Le Premier ministre a appelé les partenaires allemands à saisir les
«grandes» opportunités qu'offre l’économie algérienne, exprimant l'espoir de voir les relations entre les deux pays se hisser au rang d'un
partenariat fort.
P. 3

El Moudjahid/Pub du 13/01/2016

POLÉMIQUE ET
MANIPULATION

Inauguration
du siège de
Radio-Soummam

POUR UN PARTENARIAT FORT

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

ÉDITORIAL

M. HAMID GRINE

P. 32

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2

EL MOUDJAHID

MÉTÉO

NUAGEUX

DEMAIN À 9H 30 À TLEMCEN

Hommage au chahid
Benaouda Benzerdjeb

L’association Machaal Echahid,
et le journal El Moudjahid organisent demain à 9h30 au musée régional de la Wilaya V historique
Lala Seti, une conférence historique sur la participation du secteur
de la santé durant la guerre de Libération.
Cette conférence se veut un
hommage au chahid Benaouda
Benzerdjeb à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de
sa disparition.

CE MATIN À 9H
À L’INSTITUT PASTEUR – DÉLY IBRAHIM

Visite du directeur exécutif de l’ONUSIDA

Le temps sera généralement peu nuageux au Nord et à l’Est.
Plutôt ensoleillé à l’Ouest et ensoleillé
sur le reste du pays.
Températures
(maximales-minimales) prévues aujourd’hui :
Alger (18°- 4°), Annaba (16° - 6°),
Béchar (22° - 5°), Biskra (21°- 10°),
Constantine (14° - 4°), Djelfa (16° - 5°),
Ghardaïa (21° - 8°), Oran (20° - 7°),
Sétif (14° - 2°), Tamanrasset (26°- 9°),
Tlemcen (22° - 6 °).

CE MATIN À 9H
À L’HÔTEL SHERATON

« Les nouvelles dispositions
de la loi de finances 2016 »

La Chambre de commerce et d’industrie algéro-française organise, en collaboration avec le cabinet KPMG Algérie, un
séminaire portant sur les nouvelles dispositions de la loi de finances 2016.

JUSQU’AU 14 JANVIER
À L’HÔTEL HILTON

10e édition du SIEL

Le directeur exécutif du programme commun des Nations unies sur la
lutte contre VIH/SIDA ONUSIDA effectue ce matin à 9h une visite à
l’Institut Pasteur et au laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques.

CE MATIN À 10H À ZÉRALDA

7e congrès du SNAPAP

Le Syndicat national autonome des personnels de l’Administration publique tiendra son 7e congrès national ce matin à 10h au siège de la Mutuelle générale des travailleurs des matériaux de construction de Zéralda.

M. Djaoued Bourkaïb
invité du Forum du FCErencontres le
CE MATIN À 9H30

gramme de
Dans le cadre de son pro reçoit le directeur général
ise
epr
Forum des chefs d’entr rès du ministère du Travail, de
de la Sécurité sociale aup sociale, M. Djaoued Bourkaïb,
l’Emploi et de la Sécurité s liées aux charges sociales et
qui abordera les questionns et avantages prévus en masalariales et aux incitatiorecrutement.
tière de formation et de

CE MATIN À 10H30 À L’APN

Exposé du directeur de la CNAS

La commission des Affaires étrangères, de la coopération et de la communauté à l’étranger à l’APN
procèdera ce matin à 10h30 à l’audition de M. Tijani
Hassane Heddam, directeur général de la Caisse nationale de la sécurité sociale.

DEMAIN À 8H30 À ANNABA

CNMA : les nouveaux dispositifs
de la sécurité sociale des agriculteurs

Sous le haut patronage de M. Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de l’Agriculture et du Développement rural et de la Pêche et de M. Mohamed ElGhazi, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, la
CNMA organise une journée d’information sur les nouveaux dispositifs
relatifs à la sécurité sociale au profit des agriculteurs, à l’hôtel Sabri.

L’esplanade de l’hôtel Hilton accueille
jusqu’au 14 janvier, le 10e Salon international des équipements et services pour
l’hôtellerie, la restauration et les collectivités, organisées par ExpoEd. Le SIEL réunit plus de 250 représentants de marques
nationales et internationales.

LES 15 ET 16 JANVIER
À CONSTANTINE

12e édition du
prix cycliste

Le club amateur
de Didouche Mourad
en collaboration avec
la ligue de cyclisme
de Constantine, organise la 12e édition
du grand prix cycliste dédié à la mémoire du chahid
Didouche Mourad.

ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES

M. Hamid Grine
aujourd’hui à Béjaïa

Le ministre de la Communication,
M. Hamid Grine, effectuera, aujourd’hui, une visite de travail dans
la wilaya, au cours de laquelle il s’enquerra de plusieurs projets relevant
du secteur.

***************************************

M. Talaï aujourd’hui
à Tindouf

Le ministre des Transports, Boudjemaâ Talaï, effectue aujourd’hui une visite de travail et d’inspection des
structures relevant de son secteur et présidera l’ouverture de la nouvelle desserte nationale de Tassili Airlines Alger-Tindouf-Alger.
***************************************

M. Abdelmalek Boudiaf
à Skikda et Guelma

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière,
M. Abdelmalek Boudiaf, effectue aujourd’hui et demain une visite de travail et d’inspection dans les wilayas
de Skikda et Guelma.

***************************************

Mme Faraoun
aujourd’hui à Naâma

La ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Mme Houda- Imane
Faraoun, effectue aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans les
établissements de la poste et des télécommunications de la wilaya.

***************************************

M. Ould Ali aujourd’hui à Ghardaïa

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. El Hadi
Ould Ali, effectuera aujourd’hui une visite de travail au
cours de laquelle il inspectera des infrastructures relevant de son département ministériel et présidera les
travaux de la conférence des cadres de
la Fédération Nationale des Travailleurs de la Jeunesse et des sports (wilayas du Centre et du Sud).

CE MATIN À 10H

Signature d’un accord de coopération

Le ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, M. Amar Ghoul, présidera avec
le ministre des Affaires religieuses et
des Wakfs, M. Mohamed Aïssa, à la signature d’un accord
de coopération entre
les deux secteurs ce
matin à 10h au siège
du ministère de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat.

DEMAIN À 14H AU MUSÉE DU MOUDJAHID

Rencontre avec des moudjahidine

Le musée national du Moudjahid organise la 22e rencontre collective
avec un groupe de moudjahidate et de moudjahidine pour l’enregistrement de leurs témoignages.

DEMAIN À 9H30 À L’HÔTEL SAFIR

Journée de rencontre de jeunes formés

L’Association Nationale des Échanges entre Jeunes organise demain
de 9h30 à 12h30 à l’hôtel Safir une journée de rencontre de jeunes formés
pour le passeport pour la réussite, projet « IDMAJ-EMPLOYABILITE ».

LES 14 ET 20 JANVIER AU CRASC

Deux conférences

Le CRASC abritera deux conférences :
Demain à 10h : conférence : « Sur les traces du chaâbi en Algérie »
animée par Réda Doumaz, membre du « Projet patrimoine, pratiques culturelles et artistiques en mouvement ».
Mercredi 20 janvier : journée d’étude : « Le retentissement de l’histoire, de la mémoire et de l’identité en Algérie subsaharienne, au Maghreb
et en Orient », organisée par l’équipe de recherche / CRASC :
« Identité / altérité(s) entre histoire, mémoire et (re)présentation ».

Mercredi 13 Janvier 2016

ACTIVITÉS DES PARTIS
SAMEDI 16 JANVIER
À 10H30 À ROUIBA

PEP : meeting populaire

Le Parti de l’équité et de la proclamation organise samedi 16 janvier à 10h30 à la salle Lindifok un
meeting pour l’instauration de la sécurité et la stabilité dans le pays.

***************************************

SAMEDI 16 JANVIER
À 14H AU CINÉMA
EL BIARIA

ANR : conférence
régionale du Centre

L’Alliance nationale républicaine
organise une conférence régionale
des cadres des wilayas du centre au cinéma El Biaria
(ex-Rex).

Nation

EL MOUDJAHID

M. Sellal reçu
par Mme Angela
Merkel

3

LE PREMIER MINISTRE EN VISITE OFFICIELLE À BERLIN
ECLAIRAGE

PME/PMI : le pari
de l’émergence

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a été reçu hier,
à Berlin, au siège de la Chancellerie allemande par la
chancelière, Angela Merkel. Un déjeuner de travail
avec Mme Merkel est également prévu, suivi d'une
conférence presse.

Entretien avec le Président
fédéral, Joachim Gauk…

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal s’est entretenu avec le Président fédéral allemand, Joachim Gauk en marge de sa visite officielle.
L'entretien s'est déroulé au Château Bellevue (siège de la Présidence fédérale de l’Allemagne), en présence, notamment du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane
Lamamra, le ministre de l’Energie, Salah Khebri et le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb.

… et avec le président du Parlement
allemand Norbert Lammert

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s'est entretenu, hier à Berlin,
avec le président du Parlement allemand Norbert Lammert. L'entretient
s'est déroulé au siège du Parlement allemand en présence du ministre
d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra et du ministre de l'Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb.

Le président du Bundestag se félicite
de la révision constitutionnelle en Algérie

Le président du Bundestag, M. Norbert Lammert s’est félicité du projet de révision constitutionnelle en Algérie au cours d’un entretien avec
le Premier ministre, M. Abdelamlek Sellal.
M. Lammert s’est félicité du projet de révision constitutionnelle, approuvé lundi, par le Conseil des ministres, soulignant un "intérêt intense
de l’Allemagne pour une coopération avec l’Algérie", lors de son entretien avec M. Sellal qui effectue une visite officielle d’une journée à Berlin
à l’invitation de la Chancelière allemande, Mme Angela Merkel.
Il a en outre plaidé pour un "partenariat multidimensionnel", et souligné "la volonté partagée et la capacité des deux pays (Algérie et Allemagne) à développer la coopération bilatérale".
L'entretien du Premier ministre avec le président du Bundestag, s'est
déroulé en présence du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, du ministre de
l’Energie, Salah Khebri et du ministre de l'Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb.

Forum d'affaires

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a
procédé, hier à Berlin, à l'inauguration du forum
d'affaires algéro-allemand destiné à "identifier les
opportunités susceptibles de favoriser les partenariats entre les opérateurs économiques des deux
pays". Les travaux du forum seront présidés par
le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui présentera un rapport sur le développement économique actuel en Algérie, et le secrétaire d'Etat

parlementaire du ministère fédéral allemand de
l'Economie et de l'Energie, Uwe Beckmeyern.
A l'ordre du jour, une séance plénière suivi
d'une réunion B2B (Business to Business) dans
les secteurs de la mécanique, la sous-traitance automobile, l'électronique, l'électrique, l'agro-industrie, le transport maritime et ferroviaire, la
construction navale, les énergies renouvelables,
la pétrochimie, la chimie industrielle et les maté-

riaux de construction. D' "importants contrats de
partenariat dans la fabrication de la pièce détachée automobile, avec Mercedes en particulier,
dans les domaines de l'hydraulique et du développement de l'agriculture dans le Grand Sud seront signés entre des entreprises algériennes et
allemandes", a-t-on indiqué auprès de la délégation accompagnant le Premier ministre.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a appelé les partenaires allemands à saisir les
"grandes" opportunités qu'offre l’économie algérienne exprimant l'espoir de voir les relations
entre les deux pays se hisser au rang d'un partenariat fort. Dans une allocution d'ouverture d'une
conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merckel, M. Sellal a rappelé les "grandes" opportunités d'investissement
dans tous les secteurs dont dispose l'économie
algérienne qui a bénéficié d'une dynamique forte
grâce aux programmes de développement lancés
par le Président de la République M. Abdelaziz
Bouteflika. Il a invité les partenaires allemands à
"saisir ces opportunités, notamment dans le domaine des PME capables de contribuer à l'investissement productif et à la création de richesses
et de postes d'emploi, au transfert de technologie
et à la promotion de la formation professionnelle".

Pour M. Sellal, le forum économique algeroallemand qui a été inauguré ce matin et qui "a enregistré une participation record des hommes
d'affaires des deux pays est une preuve de plus
qui témoigne du grand intérêt accordé par les
deux parties au développement et à l'élargissement des opportunités de partenariat et d'investissement". "Ensemble, nous souhaitons
développer ces relations dans tous les domaines
y compris le domaine culturel où nous avons
convenu de conclure un accord qui ouvrira la
voie à une coopération fructueuse", a encore soutenu le Premier ministre soulignant que "les mécanismes communs de coopération et de
concertation dont nous disposons et qui se réunissent régulièrement autour de questions politiques, sécuritaires et économiques confortent
davantage notre optimisme". Il a encore fait savoir que les entretiens "positifs" qu'il a eus avec
la chancelière fédérale "ont permis d'évoquer tous

les dossiers bilatéraux en axant sur la possibilité
de développer les relations entre les deux pays et
les hisser au rang d'un partenariat fort". M. Sellal
a mis en avant "le climat de confiance mutuelle
qui a toujours marqué les relations entre l'Algérie
et l'Allemagne". "Nous avons évoqué de nombreuses questions internationales ainsi que des
questions d'intérêt commun", a poursuivi le Premier ministre qui s'est félicité de la convergence
de vues entre les deux pays, notamment en ce qui
concerne la nécessité de privilégier, dans tous les
cas, la voie pacifique dans le règlement des différends et conflits et de trouver les moyens d'asseoir la paix et la stabilité dans toutes les contrées
du monde". "Nous sommes très optimistes voire
convaincus d'atteindre cet objectif car nous avons
la volonté politique et les moyens d'y parvenir.
Nos relations jalonnées d'expériences multiples,
réussies et constantes, consolident cette conviction", a soutenu M. Sellal.

Les opérateurs allemands appelés à saisir les opportunités d'investissement

M. SELLAL :

« Volonté de l’Algérie de
combattre l'insécurité sous
toutes les formes »

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a réaffirmé mardi à Berlin la volonté de l’Algérie de combattre "l'insécurité" sous toutes les formes.
"L’Algérie continuera à combattre l'insécurité sous
toutes les formes", a déclaré M. Sellal lors d’une
conférence de presse qu’il a animée conjointement
avec la Chancelière allemande Angela Merkel au siège
de la Chancellerie allemande. Interrogé par la presse
au sujet des violences commises le soir du Nouvel an
à Cologne (Allemagne), où seraient impliqués plusieurs étrangers dont prétendument des Algériens, le
Premier ministre a indiqué "ne pas disposer suffisamment d’information au sujet de l’identité des agresseurs".
"Une chose est sûre, si ce fait venait à être
confirmé, nous ne pouvons l’accepter en aucun cas",
précisant que "cela relevait des principes de l’Etat algérien qui a combattu le terrorisme et rétabli la paix
grâce à la Charte de la Réconciliation nationale". "Les
services de sécurité algériens et allemands œuvrent actuellement à identifier les suspects", a-t-il souligné.

Mme MERKEL

Appui au
processus
de réformes
politiques
en Algérie

Première économie de
l’Union européenne,
l’industrie allemande
jouit d’une solide réputation à
l’échelle mondiale avec des
secteurs phares; la construction
automobile, l’électrotechnique, la
construction mécanique,
l’industrie chimique. Mais, il
serait faux de croire que sa
compétitivité repose
exclusivement sur la trentaine de
groupes industriels cotés au
DAX. Bien au contraire, des
dizaines de milliers de
PME/PMI, avec chacune, un
nombre de salariés plus modeste
que les géants de l’industrie
représentent, en fait, la véritable
colonne vertébrale de cette
quatrième puissance économique
mondiale qui équipe (et souvent
on l’oublie) la majorité des pays
émergents. C’est à ce niveau que
l’Allemagne nous intéresse.
L’Algérie qui a pris option pour
une économie libérée du
syndrome hollandais a lancé un
plan quinquennal de
réindustrialisation qui, non
seulement, va lui permettre de
jeter les bases d’une économie
performante, de réduire sa
dépendance en matière de biens
et services vis-à vis des marchés
extérieurs mais aussi et surtout
de basculer le pays d’une
économie rentière a une
économie émergente exportatrice
vers des marchés de «proximité»,
en Afrique ou dans le Bassin
méditerranéen. C’est cette vision
à moyen terme qui définit, pour
l’Algérie, cette économie basée
sur l’investissement intégrée.
L’industrie automobile (l’une des
forces de l’Allemagne), est l’un
des secteurs sur lequel mise
l’Algérie. Il n’est pas question
uniquement de réduction de la
facture d’importation, (on est le
deuxième marché africain) mais
surtout d’accélérer l’intégration
du pays dans l’économie
mondiale. Il est admis, en effet,
que l’industrie automobile et ses
équipements sont un levier de la
relance économique et du secteur
de la sous-traitance. Renault,
Peugeot (dont le contrat sera
signé, en février prochain) et
d’autres marques (allemandes
également) qui s’installent en
Algérie, représentent ce noyau de
l’industrie qui permettra
l’émergence d’un véritable tissus
de PME /PMI. Le forum
d'affaires algéro-allemand
présidé par le Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, et le
secrétaire d'Etat parlementaire
du ministère fédéral allemand de
l'Economie et de l'Energie, Uwe
Beckmeyern a été ,d’ailleurs,
suivi d'une réunion B2B
(Business to Business) dans les
secteurs de la mécanique, la
sous-traitance automobile,
l'électronique, l'électrique,
l'agro-industrie, le transport
maritime et ferroviaire, la
construction navale, les énergies
renouvelables, la pétrochimie, la
chimie industrielle et les
matériaux de construction. C’est
dire le potentiel d’investissement
qui existe en Algérie que la loi de
finances 2016, et même de façon
plus significative, la future
constitution dans son volet
économique, offre et garantie.

La Chancelière allemande, Mme Angela
Merkel, a exprimé mardi
son appui au processus de
réformes politiques en Algérie engagées par le président de la République,
M. Abdelaziz Bouteflika.
"Nous apportons un soutien aux réformes politiques
engagées
en
Algérie par le président
Abdelaziz Bouteflika, notamment le projet de révision de la Constitution",
a déclaré Mme Merkel .

Le Grand Sud privilégié

Le Grand Sud se taillera la
part du lion en termes de contrats
de partenariat entre des entreprises allemandes et des opérateurs algériens à l'occasion du
forum d'affaires algéro-allemand
qui s’est tenu hier, à Berlin, a-ton indiqué auprès de la délégation algérienne. D'"importants
contrats de partenariat dans la fabrication de la pièce détachée automobile, avec Mercedes en
particulier, dans les domaines de
l'hydraulique et du développement de l'agriculture dans le
Grand Sud seront signés entre des
entreprises algériennes et allemandes", précise-t-on auprès de
la délégation accompagnant le
Premier ministre, Abdelmalek
Sellal. Outre le dossier de l'énergie solaire, qui "devrait être repris
sous différentes formes", l'Algérie a décidé de relancer l'industrie

Mercredi 13 Janvier 2016

textile avec la signature de
contrats avec des partenaires allemands, souligne-t-on de même
source. "Des sociétés allemandes
déjà implantées (200 environ)
souhaitent élargir leurs activités,
d'autres veulent investir dans de
grands travaux en lien avec l'environnement notamment à Ouargla et El Oued, tandis que
d’autres sont tentées par l'industrie agro-alimentaire dans le
Grand Sud et l'agriculture des
grandes surfaces", ajoute-t-on de
même source. Les travaux du
forum seront présidés par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal,
qui présentera un rapport sur le
développement économique actuel en Algérie, et le secrétaire
d'Etat parlementaire du ministère
fédéral allemand de l'Economie
et de l'Energie, Uwe Beckmeyern.

Mohamed Koursi

Nation

4

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

S

Des acquis juridiques

EL MOUDJAHID

QUALIFICATIONS AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

ÉDITORIAL

Des académiciens et des juristes d’Oran ont qualifié d’«acquis juridique», les amendements concernant les
qualifications au Conseil constitutionnel, prévues dans l’avant-projet de révision de la Constitution.

POLÉMIQUE
ET MANIPULATION

afou Mohamed, de la faculté
de droit et des sciences politiques à l’université Mohamed-Benahmed
d’Oran,
a
souligné que les amendements
renforçant le rôle du Conseil
constitutionnel en tant qu'instance
de contrôle de la constitutionnalisation des lois et des résultats des
élections sont, en soi, une «révolution du point de vue juridique».
Ce maître-assistant en sciences
politiques a estimé que ces amendements constituent une «révolution sur nombre de critères, dont
l'élévation de l’effectif de la composante du Conseil de 9 à 12
membres leur permettant d’exercer totalement leurs prérogatives
et la jouissance d’indépendance financière et administrative».
«L’exigence d'une expérience d'au
moins 15 ans dans l'enseignement
supérieur en sciences juridiques
pour faire partie du Conseil constitutionnel permettra à cette instance de disposer de compétences
en mesure d'exercer un contrôle en
toute indépendance et liberté», at-il ajouté, soulignant que «sans
l'attribution de telles prérogatives

au Conseil constitutionnel, la
Constitution n'aura qu'une simple
valeur symbolique». L’universitaire Bousmaha Nasredine, spécialiste du droit commun, à la même
faculté, a salué l'exigence de
hautes qualifications juridiques
des membres du Conseil constitutionnel, estimant que cette condition est «très importante, car le
Conseil constitutionnel a pour
mission de statuer sur des questions purement juridiques qui relève de compétences dans le
domaine juridique et judiciaire».
«Ce qui est suggéré pour le

Conseil constitutionnel dépasse ce
qui a été demandé, à la lecture des
propositions formulées», a-t-il
soutenu. Le contrôle constitutionnel dépendra, selon lui, de la personnalité des membres qui seront
élus et désignés, de leur formation,
de leurs compétences, de leurs
convictions juridiques et de «leur
indépendance qui est garantie par
la Constitution et non pas par rapport à des considérations politiques». L’universitaire Bousmaha
a également indiqué que ce que
propose l’avant-projet de révision
de la Constitution est considéré

ARTICLE 51

comme suppléments nouveaux qui
n'existaient pas et qui interviennent pour renforcer l’opposition et
les pouvoirs exécutif et législatif,
et exigent des institutions de
contrôle d'assumer leur rôle.
Pour sa part, l’universitaire
Draou Toufik, spécialiste du droit
constitutionnel à la faculté de droit
et sciences politiques d’Oran, s'est
félicité des amendements contenus
dans l’avant-projet de révision de
la Constitution, qualifiant d’«acquis fondamental», le renforcement du Conseil constitutionnel en
matière de contrôle, qui est une
revendication de différentes parties consultées. Il a expliqué que la
mouture de révision constitutionnelle a élargi la notification qui
était concentrée sur les pouvoirs
législatif et exécutif, soulignant
qu'il est possible d'aviser le
Conseil constitutionnel sur la base
d’un renvoi de la Cour suprême ou
du Conseil d’État, ce qui prouve,
selon lui, que le régime est ouvert
et prend en considération les propositions des différentes parties
consultées.

Une loi déterminera la liste des hautes fonctions de l’État

Une loi déterminera la liste des hautes fonctions de l'État auxquelles les Algériens ayant
une double nationalité peuvent accéder, selon
une instruction du Président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, relative à l'article 51 du
projet de révision de la Constitution. Le Président Bouteflika a ordonné d'élargir l'article 51
de ce projet de révision de la Constitution,
adopté lundi par le Conseil des ministres, à travers une loi qui «déterminera la liste des hautes
fonctions de l'État». Cet article stipule : «L'égal
accès aux fonctions et aux emplois au sein de
l'État est garanti à tous les citoyens, sans autres
conditions que celles fixées par la loi. La nationalité algérienne exclusive est requise pour l'accès aux hautes responsabilités de l’État et aux
fonctions politiques.» L'élargissement de l'article 51 vient en adéquation avec l'article 24-bis
qui est une nouvelle disposition contenue dans

le projet de révision constitutionnelle. L'article
24-bis stipule : «L'État œuvre à la protection
des droits et des intérêts des citoyens à l'étranger dans le respect du droit international, des
conventions conclues avec les pays d'accueil,
de la législation nationale et de celles des pays
de résidence.» Il y est également mentionné :
«L'État veille à la sauvegarde de l'identité des
citoyens résidant à l'étranger, au renforcement
de leurs liens avec la Nation, ainsi qu'à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d'origine.» Des partis, des
personnalités politiques et des juristes avaient
appelé à revoir cette disposition afin de permettre aux membres de la communauté algérienne
établie à l'étranger de participer à l'effort de développement du pays. Le parti Front de libération nationale (FLN), par la voix de son
secrétaire général Amar Saâdani, avait de-

mandé «l'amendement» de l'article 51, estimant
que cette disposition prive les membres de la
communauté algérienne établie à l'étranger de
participer dans la vie politique nationale. Le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a abondé dans
le même sens, qualifiant cette disposition d’«injuste». M. Benyounès avait appelé le Président
de la République à «revoir» cet article qui
concerne, a-t-il expliqué, une partie de la population algérienne, notamment ceux nés en
France et qui bénéficient de la nationalité française, à la faveur des accords signés entre les
deux pays. La secrétaire générale du Parti des
travailleurs, Louisa Hanoune, a également évoqué cet article, estimant qu’«il était nécessaire
qu'il y ait des garde-fous». De son côté, Me Miloud Brahimi avait «souhaité» la révision de
cette disposition, le «plus tôt» possible.

Les nouvelles dispositions relatives à la
presse contenues dans la prochaine Constitution viennent consolider davantage la liberté
d'exercice de la profession et lever toutes les
contraintes, ont indiqué à l'APS, des universitaires, appelant à faire suivre la Constitution
par des lois détaillant les concepts et dispositions contenus dans ce texte. Ainsi, le projet de
loi portant révision de la Constitution, approuvé lundi par le Conseil des ministres, accorde une «grande importance» à la liberté de
la presse, «en la consolidant davantage» par
l’annulation de la peine d'emprisonnement
pour les délits de presse et le bannissement de
la censure préalable, ont-ils précisé. M. Belkacem Ahcene-Djaballah, professeur universitaire et expert en communication, s'est félicité
de cette nouvelle disposition, inscrite dans le
projet de la Loi fondamentale du pays, qui
vient ainsi consacrer la liberté de la presse en
«excluant» de fait l’incarcération pour les délits
de presse. Citant l'article 41 ter qui stipule que
«le délit de presse ne peut être sanctionné par
une peine privative de liberté», il a estimé que
ce passage est «bien clair», et que la peine privative de liberté est désormais «totalement exclue pour le délit de presse, quelle que soit la
faute professionnelle». Concernant l'alinéa relatif au bannissement de la censure préalable,
qu'il a également salué, il a indiqué qu’«il n'y
a jamais eu de censure préalable en Algérie,
mis à part une courte période liée au contrôle
(au niveau des imprimeries d’État) de l’information sécuritaire». «Le grand drame de la
presse algérienne, c'est l’autocensure qui, souvent, freine les initiatives», a-t-il relevé, ajou-

tant que «l’autocensure est devenue, peu à peu,
comme une seconde nature du journaliste, que
ce soit dans le secteur public (la notion de responsabilité et celle de service public étant souvent exagérées) ou dans le secteur privé (la
notion de ligne éditoriale et celle d’intérêts
commerciaux dictées par le ou les propriétaires)». M. Ahcene-Djaballah a estimé, toutefois, que la nouvelle disposition qui consacre
le droit d'accès aux informations et données et
la garantie de leur circulation «n’aura pas, dans
l’immédiat, une avancée considérable» dans
l'exercice du métier de journaliste. Selon lui,
cette disposition ne provoquera «aucun changement aux comportements quotidiens des citoyens, des fonctionnaires et des autorités,
surtout publiques, bien que le secteur privé est
tout autant concerné». Il a exprimé, également,
ses craintes de voir l'alinéa 3 de l'article 41 ter
sur «le respect des constantes et des valeurs religieuses, morales et culturelles de la Nation»
dans la diffusion des informations être sujet à
différentes interprétations. L'universitaire a
souligné la nécessité de faire suivre la nouvelle
Constitution par «des lois, qui détaillent les
concepts et les interdits sur les différents aspects de l’information, et non par de simples
textes réglementaires, décrets ou arrêtés que
personne ne va respecter». De son côté, le
doyen de la faculté des sciences politiques et
de la Communication à Alger, Ahmed Hamdi,
a indiqué que ce projet de loi a accordé «une
grande importance» au secteur de la presse, «en
consolidant et garantissant la liberté de la
presse écrite, audiovisuelle ou via internet». Il
a relevé que cette nouvelle mouture va permet-

tre au secteur de la presse de se développer davantage, car, a-t-il dit, «il consacre les droits à
la liberté d'opinion et d'expression pour tous,
ce qui implique le droit de ne pas être inquiété
pour ses opinions». «Toutefois, a-t-il dit, il ne
faut pas que cette liberté soit utilisée pour attenter à la dignité, aux libertés et aux droits des
personnes». M. Mohamed Lagab, professeur
universitaire, a indiqué, pour sa part, que le
projet de révision de la Constitution «renforce
les libertés en consacrant, notamment la liberté
de presse dans toutes ses versions». Il a affirmé
également que cette nouvelle constitution «met
ainsi fin aux peines d’emprisonnement pour les
délits de presse». «Avec la nouvelle Constitution, il sera interdit, à quiconque, d’empêcher
la diffusion d’informations, d’idées, d’images
et d’opinions», a-t-il dit, affirmant que la liberté de la presse n’est restreinte, dorénavant,
par «aucune forme de censure préalable». Le
projet de loi portant révision de la Constitution
stipule, dans son article 41 ter, que «la liberté
de la presse écrite, audiovisuelle et sur les réseaux d’information est garantie», et qu’«elle
n’est restreinte par aucune forme de censure
préalable». «Cette liberté ne peut être utilisée
pour attenter à la dignité, aux libertés et aux
droits d’autrui», ajoute le nouveau texte de loi
selon lequel «la diffusion des informations,
des idées, des images et des opinions en toute
liberté est garantie dans le cadre de la loi et du
respect des constantes et des valeurs religieuses, morales et culturelles de la Nation».
Le dernier alinéa de l’article 41 ter relève que
«le délit de presse ne peut être sanctionné par
une peine privative de liberté».

DES UNIVERSITAIRES S’EXPRIMENT

Consolidation de la liberté de la presse

Mercredi 13 Janvier 2016

(Suite de la page 1)

Parce que la nouvelle mouture de la
Constitution interdit une telle
aberration, une certaine presse,
toujours la même, est prête à
nourrir la spéculation et la
polémique avant de sombrer
carrément dans la manipulation. De
la vieille rengaine à savoir « qui
décide ? », on en vient à une
prétendue « exclusion intellectuelle
et identitaire ». En fait ce qui
inquiète la meute blessée c’est
moins l’égalité entre les citoyens
que « l’Algérie soit résolument
vigilante sur son indépendance et sa
souveraineté nationales et
déterminée aussi à tenir son rang
dans le concert des nations grâce à
son unité intérieure confortée par la
démocratie, et grâce à une
fructification réelle de toutes
potentialités humaines et
économiques », comme l’a affirmé
le Chef de l’Etat après
l'approbation de l'avant-projet de la
révision constitutionnelle.
EL MOUDJAHID

CONSEIL
CONSTITUTIONNEL

Un délai de 20
jours pour
rendre son avis

Le Conseil constitutionnel dispose
d'un délai de 20 jours pour rendre son
avis motivé sur l'avant-projet de loi portant révision de la Constitution, en vertu
de l'article 167 de loi fondamentale du
pays. Cet article stipule que «le Conseil
constitutionnel délibère à huis clos, son
avis ou sa décision sont donnés dans les
vingt (20) jours qui suivent la date de sa
saisine». Le Président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, a saisi, lundi, le
Conseil constitutionnel pour qu'il rende
son avis motivé sur ce projet, après
avoir été approuvé par le Conseil des
ministres. Pour rappel, lors de l'amendement de la Constitution en 2002 pour
la promotion de l’amazigh au rang de
langue nationale, le Conseil constitutionnel avait rendu son avis motivé 48
heures après avoir été saisi par le Président de la République. Lors de la révision de la Constitution de 2008 qui avait
touché plus d'une vingtaine d'articles, le
Conseil constitutionnel avait rendu son
avis, quatre jours après avoir été saisi.
Mardi dernier, le ministre d'État, directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, avait
indiqué que le nouveau projet de révision constitutionnelle pourrait être soumis au Parlement, à la mi-février
prochain. M. Ouyahia avait expliqué
qu’«au niveau du Conseil constitutionnel, l'opération peut durer entre 10 et 15
jours, à l'issue de laquelle le texte sera
soumis au Parlement» qui pourrait intervenir vers la mi-février prochain. Le
nouveau texte touche des dizaines d'articles s'articulant autour de cinq axes relatifs, notamment à la consolidation de
l'unité nationale et de la démocratie, le
renforcement de l'État de droit et l'amélioration de l'organisation et du fonctionnement de certaines institutions.
Validé par le Chef de l'État, fin décembre dernier, l'avant-projet portant révision de la Constitution a été élaboré
après trois rounds de consultations, entamés en 2011.

Nation

EL MOUDJAHID

Inauguration du nouveau siège
de Radio-Soummam
LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION À BÉJAÏA

M. AMAR GHOUL
À RELIZANE :

5

« Un potentiel
touristique à valoriser »

Le ministre de la Communication, M. Hamid Grine, a effectué, hier, une visite de travail de deux jours dans
la wilaya de Béjaïa, où il a inauguré le nouveau siège de Radio-Soummam, ainsi que la fête du miel, comme
il assisté aux festivités marquant la célébration du jour de l’an berbère «Amenzu Yennayer 2966».

L

e ministre, accompagné
du wali de Béjaïa et des
directeurs généraux des
entreprises nationales de la radio
et de la télévision, a visité, en
premier lieu, l’ancien siège de
Radio-Soummam situé dans
l’ancien musée archéologique, et
écouté les journalistes sur les
conditions de travail dans lesquelles ils ont exercé depuis sa
création en 1996. M. Grine s’est
ensuite déplacé au boulevard
Krim-Belkacem où il a inauguré
le nouveau siège de la radio, infrastructure flambant neuve
dotée de tous les moyens matériels et techniques. Situé à proximité de la maison de la Culture,
en plein centre ville, le nouveau
siège est érigé sur une superficie
de 1.537,65 m2 et comporte un
sous-sol, un rez-de-chaussée et
cinq étages réservés aux différents studios de diffusion, de
régie, de secours et de production, bureaux administratifs,
salles de rédaction, espaces internet, salle de réunion et un logement de fonction.
Ce projet financé sur le budget de wilaya à hauteur d’un
montant global de 136.200.000
DA a démarré en 2009. Cette
nouvelle infrastructure pourra
impulser la dynamique et l’audience qu’a connues RadioSoummam depuis sa création.
Lors de son intervention sur les
ondes, le ministre s’est réjoui de
l’achèvement de cette infrastructure qui est considérée comme la
meilleure sur le territoire national, par son architecture, comme
il a annoncé l’extension de la
planche horaire de diffusion
jusqu'à minuit. Le ministre a longuement évoqué l’importance
que revêt, sur les plans culturel et
identitaire, l’événement que cé-

lèbre l’Algérie, fête de Yennayer,
en soulignant que «le peuple algérien a une composante berbère
très forte, et que cette reconnaissance vient couronner l’annonce
de l’amazigh comme langue officielle et nationale incluse dans
l’avant-projet de Constitution».
Le ministre a également
animé un point de presse avec les
journalistes et correspondants locaux, durant lequel il a répondu
aux nombreuses questions des
intervenants, comme l’article 41
du nouvel avant-projet de la
Constitution qui concerne la dépénalisation du délit de presse.
Sur ce point, le ministre a déclaré
que «cette avancée considérable
sur la dépénalisation du délit de
presse, qui exige une éthique
pour l’exercice de la fonction de
journaliste, est un grand acquis
annoncé par le Président de la
République, et donne une place
importante à cette noble profession. Néanmoins, cette avancée

n’a pas connu une large médiatisation des différents organes de
presse. Je n’ai pas vu beaucoup
de commentaires positifs sur
cette avancée, la presse aurait pu
mieux s’exprimer à travers ses
écrits sur cette avancée».
Pour ce qui est de la délivrance des cartes de journaliste
professionnel, M. Grine souligne
que «plus de 4.000 cartes ont été
distribuées, et que l’opération est
prolongée pour permettre à certains journalistes exerçant plus
de dix années et qui n’ont pu acquérir des documents de travail
et des déclarations d’affiliation à
la sécurité sociale d’avoir leur
carte».
S’agissant de la formation, le
ministre a souligné que trois sessions régionales ont été organisées à Alger, Oran, Annaba, et
prochainement deux autres
concerneront le Sud avec un calendrier de formation élargi à
toutes les wilayas. Pour ce qui est

M. FERROUKHI À BOUMERDÈS

de la publicité, le ministre dit :
«Je suis ministre de la Communication, et non pas ministre de
la publicité. La publicité a son directeur qui, selon le plan de
média, distribue librement sans
injonction du ministre les quotas
de publicité aux journaux qui
respectent la déontologie et
l’éthique.» Pour l’année 2016, le
ministre a annoncé que les réformes du secteur de la Communication se poursuivront, par la
mise en place de l’Autorité de régulation de la presse écrite, du
Conseil de l’éthique et l’élection
de la commission nationale de
délivrance des cartes de journaliste professionnel. Le ministre a
poursuivi sa visite par l’inauguration de la fête du miel sur l’esplanade de la maison de la
Culture, et a assisté, dans la soirée, aux festivités de la célébration de la fête de Yennayer, au
Théâtre régional.
Mustapha Laouer

Extension du système d’assurance
aux agriculteurs non affiliés

Les paysans et exploitants algériens ne
semblent pas encore s’intéresser à la souscription d’un contrat d’assurance agricole. Il
a été constaté que le taux de pénétration de
l’assurance agricole en Algérie est insignifiant alors que le marché connaît un grand
potentiel. À cet effet, et selon les déclarations du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, le
gouvernement a entrepris de nouvelles mesures relatives à l’extension du système d’assurance agricole aux agriculteurs non affiliés
au régime de protection sociale. Il a fait savoir que les pouvoirs publics, à travers ces
mesures incitatives, apportent leur aide aux
agriculteurs en vue d'une souscription aux
assurances agricoles et une contribution à la
protection de l'activité agricole.
«Il sera question de la facilitation des
mesures de versement des cotisations et de
leur calendrier pour l’adapter à la réalité des
agriculteurs et à la période de récolte de
leurs cultures. L’agriculteur peut, à travers
ces nouvelles procédures, payer ses cotisations après la saison de labour, chose qui
n’existait pas avant», a-t-il souligné, hier,
en marge de sa visite de travail et d’inspection à la wilaya de Boumerdès, en expliquant
toutefois que le nombre d’adhérents n’a tou-

jours pas atteint les espérances attendues, en
raison que le nombre d’affiliés actuellement
a atteint 40.000 sur un total de près d’un million d’agriculteurs existants. «Ces procédures visent le relèvement du nombre des
agriculteurs affiliés au système des assurances», précise-t-il, en relevant, également,
que ces nouvelles procédures permettront
aussi de développer le secteur agricole, tout
en assurant la stabilité de la main-d’œuvre,
notamment pour l’encouragement des jeunes
à s’investir davantage dans ce secteur.
Cette assurance agricole, englobant les
personnes, les récoltes et le matériel agri-

cole, est inscrite au titre d’une convention
liant la Caisse nationale de mutualité agricole(CNMA) et la CASNOS, portant ouverture d’un guichet unique qui offrira
différentes prestations en assurances aux
agriculteurs, a-t-il noté.
Ce nouveaux système engendrera également toutes les mesures relatives à l’augmentation de la production laitière et
atténuer le volume de la facture d’importation de la poudre de lait n’ont eu les résultats
escomptés. Le problème n’est pas tant dans
la collecte de ce produit vital que dans la disponibilité de l’aliment du bétail, dont le
fourrage produit en quantité insuffisante et
deux fois par an seulement et tributaire des
aléas climatiques.
À une question relative à l’influences du
climat, notamment le manque de pluie, ces
derniers mois, et son impact sur les agriculteurs et les récoltes, M. Ferroukhi a affirmé
que des efforts ont été fournis depuis par
l’extension de la superfici irriguée de
300.000 ha, au début des années 2000, à près
d’un million 200.000 ha, actuellement.
«Cette stratégie a permis de surmonter de
nombreuses contraintes liées au climat», at-il estimé.
Kafia Ait Allouache

Mercredi 13 Janvier 2016

Lors de sa visite effectuée hier dans la
wilaya, le ministre de l’Aménagement du
territoire, du Tourisme et de l’Artisanat,
Amar Ghoul, a indiqué que Relizane
compte de fortes potentialités touristiques
et des sites thermaux non exploités. «Notre
action dans notre département s’inscrit dans
le cadre d’un plan directeur de développement et de promotion du secteur, le tourisme, en général, et le thermal, en
particulier», dit-il. L’hôte de la région, qui
était accompagné d’une importante délégation, a ajouté que les secteurs intégrés doivent générer des budgets et non en
consommer seulement, et faire entrer de la
devise forte au pays en faisant des sites thermaux des espaces touristiques de prédilection, selon les standards internationaux.
Le ministre, qui a donné Relizane
comme exemple de l’investissement dans le
tourisme, a aussi annoncé que des facilitations seront octroyées aux investisseurs
dans le domaine touristique. La richesse
thermale de la wilaya est considérable, elle
compte plusieurs sources aux vertus thérapeutiques prouvées, mais utilisées par la population locale de façon traditionnelle et
anarchique, ce qui rend ces sources vulnérables à plusieurs types de pollution, particulièrement celles qui sont situées sur les
abords des vallées. En effet, ces stations ne
sont pas nécessairement exploitées par des
stations thermales. En visitant le site de réalisation d’un complexe touristique et de loisirs à Sidi Khatab, le ministre a exprimé sa
grande satisfaction pour ce mégaprojet qui
comprend un hôtel 4 étoiles, un business
center, un ensemble de bungalows, des terrains de sports, un aquaparc et un centre
commercial, sur une surface de plus de 15
hectares. Ce projet, selon les explications
données au ministre, engendrera une dynamique, un développement et une valeur
ajoutée, par la création d’un nombre important d’emplois (environ 1.000), pour un
délai de réalisation 32 mois. M. Ghoul a
toutefois indiqué que l’extension et l’accompagnement de ce complexe par d’autres
commodités et prestations de service sont
plus que nécessaires, pour la satisfaction de
la clientèle. À Kalaâ Beni Rached, berceau
de civilisations anciennes, le ministre a
suivi un exposé sur la réhabilitation et
l’équipement du centre d’artisanat d’ElKalaâ, pour un montant de 52.554.381,75
DA. Le ministre a invité aussi les investisseurs à procéder à la réalisation de complexes de dimensions commerciale et
touristique. Sur un autre volet, Amar Ghoul
a indiqué, en visitant la maison de l’Artisanat de la wilaya et l’hôtel Mina, que les différents secteurs doivent avoir une vision
commune afin d’instaurer une cohésion et
une complémentarité intersectorielles visant
la promotion du tourisme et les ressources
disponibles dans tous les secteurs. Face au
déficit qu’accuse la wilaya en matière d'infrastructures hôtelières, le ministre a appelé
à la réalisation d’hôtels haut standing classés d’une à quatre étoiles, au chef-lieu de
wilaya et dans les autres daïras. L’évaluation des projets et des investissements touristiques dans la wilaya ont été largement
passés en revue, lors de la rencontre du ministre avec les cadres de la wilaya des différents secteurs d’activité complémentaires
au secteur du Tourisme.
A. Ghomchi

6

Nation

S’adapter au monde du travail

EL MOUDJAHID

ConféREnCE nationaLE DEs univERsités éLaRgiE au sECtEuR soCio-éConoMiquE

«L’

Le ministre a relevé deux dysfonctionnements dans le système d’enseignement LMD : «pléthore de licences qui était à l’origine d’une mauvaise visibilité de ce diplôme, et différenciation d’application des textes organiques d’une université à une autre.»

Ph : Nesrine

université algérienne
se redéploie pour être
en adéquation avec
l’environnement économique et social, à travers une démarche nouvelle
qui encourage la réforme participative », ce sont les mots prononcés,
hier au Palais des nations, par le ministre de l’Enseignement supérieur et
de la Recherche scientifique, à l’ouverture de la Conférence nationale
des universités élargie au secteur
socio-économique et dédiée exclusivement à l’évaluation du système
LMD. une réforme, précise-t-il, qui
a pour finalité de « favoriser l’émergence de nouvelles offres de formation répondant à la demande
exprimée.» Cette demande ‘‘pressante’’ de l’économie nationale en diplômés qualifiés a imposé le
‘‘rapprochement’’ de l’université de
son environnement économique et
social. Et à tahar Hadjar d’expliquer
que cette relation trouve tout son
sens, particulièrement, dans la
conjoncture actuelle marquée par la
‘‘réduction drastique’’ des revenus
pétroliers ainsi que la volonté des
pouvoirs publics d’« asseoir les bases
d’une économie compétitive ».
En guise d’arguments, le ministre
explique que c’est en renforçant ce
lien université-entreprise que l’objectif de ‘‘consommer algérien’’ se réalise et la facture de l’importation se
réduit. D’où nécessité, ajoute M.
Hadjar, ‘‘d’orienter les diplômes vers
les domaines d’intérêts du secteur
socio-économique’’.
Réduction du nombre de licences
de 5.000 à 176 en dix ans

si l’université a sa part de responsabilité, l’entreprise, elle, et les différents partenaires sont appelés à
‘‘participer dans l’élaboration des
programmes et de prendre en charge
les stages et thèses de doctorat des

étudiants’’. Cette pratique, dira le ministre de l’Enseignement supérieur,
sera renforcée dans le cadre de la
nouvelle loi d’orientation sur la recherche scientifique et le développement
technologique,
qui
a,
rappelons-le, institutionnalisé la notion de chercheurs et de recherches en
milieu industriel et introduit de nouvelles spécialités en doctorat.
D’autre part, il y a lieu de souligner que le système LMD, plus de 10
ans après son application, a effectivement montré ‘‘quelques dysfonctionnements’’. Pour M. Hadjar il est,
d’abord, question de la ‘‘pléthore de
licences qui était à l’origine d’une
mauvaise visibilité de ce diplôme
(LMD) au niveau des secteurs utilisateurs’’. une contre-performance
qui a amené le secteur à ‘‘réviser’’ les
programmes de formation, à travers
la mise en place de socles communs
pour les deux premières années de licence et rapprocher les programmes
de la 3e année des spécialités voisines. Cet effort concluant a permis
au ministère de tutelle de ‘‘réduire le
nombre de licences de 5.000 à 176 et

compte réussir une prouesse identique avec le Master dont le nombre
actuel avoisine les 5.000 intitulés.
Enchaînant, le premier responsable
de l’enseignement supérieur relève
également la ‘‘différenciation’’ d’application des textes organiques d’une
université à une autre. Motif ? ‘‘Mauvaise  compréhension de la part de
certains responsables’’.
Conférences sur la recherche
scientifique et les œuvres sociales
en 2016

Conscient de la nécessité de renforcer une réforme mise en place de
façon ‘‘graduelle’’, le ministre indique que son département compte
garantir un ‘‘enseignement de qualité,
adapté aux besoins socio-économiques de la société et compétitif à
l’international tout en plaçant l’étudiant au cœur de cette réforme et
l’impliquer dans la construction de
son parcours tout en assurant une
meilleure visibilité de son diplôme’’.
Comme lors de ses récentes déclarations, M. Hadjar a réaffirmé l’inté-

ConféREnCE DE PREssE DE M. taHaR HaDjaR :

« Le LMD est maintenu, l’approche
et la didactique vont changer »

L’article 51 de l’avant-projet de la révision de la Constitution, relatif aux binationaux, « ne concerne pas les enseignants,
leurs postes sont académiques et non politiques », a précisé le ministre. Dans une
conférence de presse animée en marge de
l’ouverture de la Conférence nationale
d’évaluation du LMD, le ministre de l’Enseignement supérieur a précisé, de prime
abord, qu’« on ne peut pas remettre en
cause ce système.» Ce système d’enseignement, précise M. Hadjar, « sera maintenu,
c’est l’approche, la didactique et les
moyens utilisés qui vont changer. »
Pour ce faire, le ministre sollicite les
différents partenaires à s’impliquer davantage, soulignant qu’il est « hors de question
d’annuler le LMD. » s’agissant de la
Conférence nationale des universités élargie au secteur économique, le MEsRs souligne que c’est une « évaluation qui
constitue une avancée en soi.» sa programmation est dictée par les développements
technologique et scientifique « vertigineux
» à travers le monde et auxquels « on doit
se mettre au diapason. »  Pour aller de
l’avant, « l’incessante autocritique » ainsi
que l’« actualisation des données et
connaissances, s’avèrent comme une nécessité. » Répondant aux questions des
journalistes, M. Hadjar a, par ailleurs, rejeté le manque d’encadrement dans certaines universités de l’intérieur du pays. Et
indique que la recherche « n’a ni frontière
ni encore moins restrictions », tout en saluant la création, dans le cadre de l’avantprojet de la révision constitutionnelle, du
Conseil national de la recherche scientifique et des technologies. Plus explicite, il
dira que l’encadrement, même s’il diffère

entre les établissements, est garanti dans les
100 universités algériennes.

« Le phénomène de la triche bat son plein
dans le classement mondial des
universités »
À ce titre, le MEsRs souligne qu’un
des objectifs de la Conférence de deux
jours qui se tient au Palais des nations, est
de permettre aux enseignants et étudiants
de faire meilleur usage des tiC. il précise,
dans cette optique, que toutes les universités disposent d’une salle de visioconférence. au corps enseignant, le ministre
demande de publier les travaux de recherche sur le net afin de les rendre plus
utiles. a une question relative sur l’article
51 de la nouvelle Constitution, relatif aux
binationaux, le ministre dira que « les enseignants ne sont point concernés, leur
poste est académique et non politique »,

rêt particulier que son département
accorde à l’encadrement pédagogique, ‘‘facteur-clé de la réussite de
toute réforme’’. a ce jour des résultats probants sont réalisés. L’effectif
des enseignants permanents en fonction est passé, de 2005 à 2010, de
25.229 à 53.622, soit une hausse de
113% et une moyenne d’un enseignant pour 29 étudiants. La fausse
note a été enregistrée, explique le ministre, dans les départements de
langues étrangères où un enseignant
est mobilisé pour 32 élèves. quant
aux pôles d’excellence, le taux
moyen est d’un enseignant pour 13
étudiants. aussi, une nette progression est constatée en nombre d’enseignants de rang magistral, dont le taux
de croissance est de 176%.
Système LMD : plus d’un million
de diplômés

outre ces chiffres qui forcent
l’admiration, le département de Hadjar, faut-il le rappeler, a accompagné
la réforme d’enseignement supérieur
d’une ‘‘politique de coopération in-

rappelant que même des étrangers enseignent en algérie. D’autre part M. Hadjar a
mis, une fois de plus, les points sur les « i
» précisant quant au classement des universités dont la finalité est commerciale et non
scientifique. Et au ministre de faire savoir
que « la triche bat son plein dans ce genre
de classement fait à distance. » statistiques
à l’appui, il relève que les universités algériennes sont classées parmi les 2.000 premières sur les 27.000 concernées par le
classement mondial. Par ailleurs, le ministre est revenu sur  Programme d’appui à la
politique sectorielle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, cofinancé par l’union européenne, soulignant
qu’il est « positif » et donne « un nouveau
souffle à la gestion des universités et à l’ingénierie de la formation. »
Fouad I.

ternationale à travers des partenariats
qui ont permis de réorganiser l’architecture des études universitaires et
d’approfondir le système LMD’’. En
termes de chiffres, le MEsRs annonce, pour l’amélioration de la qualité de l’encadrement, que deux
programmes d’appui à la formation
des formateurs ont vu le jour au cours
des dix dernières années. une augmentation ‘‘substantielle’’ a été relevée
pour
les
accords
interuniversitaires internationaux, au
nombre de 1.500, qui ‘‘sont orientés
vers la prise en charge des besoins
spécifiques de l’université’’. L’année
2016 verra la tenue de deux importantes conférences qui seront consacrées à la recherche scientifique et
aux œuvres sociales.        
Le système LMD, comme l’a souligné M. Hadjar, ‘‘a connu des hauts
et des bas’’. La rencontre de deux
jours qui lui a été consacrée se présente comme une occasion propice à
un ‘‘débat franc et conséquent sur
toutes les questions liées à la pédagogie’’. objectif : ‘‘parvenir à des approches de remédiation adéquates qui
tiennent compte du développement
rapide de la réalité sociale et économique et de l’évolution spectaculaire
enregistrée dans le domaine de la recherche et du développement des
technologies à travers le monde’’.
Mener le LMD à bon port, impose
aux acteurs de l’université algérienne
et de ses partenaires d’‘‘asseoir une
vision partagée’’, n’a cessé de répéter
le ministre.
En 2015, le nombre cumulé de diplômes de ce système a été de 1,01
million. a ce titre, le ministre précise
que le recours ‘‘constant’’ à l’évaluation n’est pas propre à l’université algérienne, mais l’apanage de toutes les
universités mondiales qui ont opté
pour ce système d’enseignement.
Fouad Irnatene

LE MinistèRE DE L’éDuCation
auRa un nouvEau sitE D’iCi
fin janviER

M. Benghebrit :
« Le concours
de recrutement
aura lieu fin février »

Constitution

« Le texte garantit les libertés de recherche
scientifique et académiques »

Dans son allocution d’ouverture lors de la Conférence d’évaluation du LMD, M.
Hadjar a indiqué que le projet de révision constitutionnelle, adopté en Conseil des ministres, «garantit les libertés académiques et de la recherche scientifique dans le cadre
de la loi» et souligne le rôle de l’Etat dans la promotion et la valorisation de la recherche
scientifique au service du développement durable de la nation.» Pour le ministre de
l’Enseignement supérieur, la création d’un Conseil national de la Recherche scientifique
et des technologies, salué par les chercheurs et syndicats, «intervient comme une pierre
supplémentaire qui renforce l’édifice de la recherche scientifique et du développement
technologique, à un moment où notre pays doit réussir un saut qualitatif dans ce domaine
autant vital que sensible.» Ce projet, poursuit-il, «garantit le droit à l’enseignement et
sa gratuité dans le secteur public dans les conditions fixées par la loi, et consacre le rôle
de l’Etat à veiller à l’égal accès à l’enseignement et à la formation professionnelle.»

Mercredi 13 janvier 2016

Rencontrée en marge de cette rencontre, la ministre de l'Education nationale a annoncé que « le
concours de recrutement d'enseignant aura lieu fin
février et que de nombreux fonctionnaires du secteur
y compris des enseignants seront mis à la retraite.»
D’autre part, Mme Benghebrit, répondant à une question d’El Moudjahid, fait savoir qu’un nouveau site
internet de son département sera mis en place d’ici
fin janvier courant. « Le site sera bien fourni et
contiendra des synthèses sur des sujets d’une importance capitale », dit-elle en guise d’arguments.
F. I.

Nation

« Assurer au citoyen une eau de qualité »

EL MOUDJAHID

M. NOuRI à TAMANRASSET :

7

Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Nouri Abdelouahab, a effectué, hier, une visite de travail et d’inspection dans la
wilaya de Tamanrasset afin de s’enquérir de la situation des projets en cours de réalisation relevant de son secteur, particulièrement le
mégaprojet d’alimentation en eau potable de Tamanrasset à partir d’In Salah.

L

puissent assumer leur responsabilité dans les meilleures conditions
possibles » dira le ministre visiblement satisfait du travail accompli
par les cadres algériens jusqu’à présent. Il faut savoir que la station en
question vise à fournir aux habitants une eau potable conforme aux
standards internationaux de qualité
de l’eau, sur le plan physico-chimique notamment.
Cette eau déminéralisée permettra entre autres d’arrêter le phénomène d’entartrage du réseau. La
mise en service mettra de la station
fera couler dans les robinets une
eau de qualité et en finir avec cette
eau peu salée mais surtout ramener
la minéralisation totale de l’eau
transférée vers la ville de TAM et
toutes les localités existantes ou futures situées sur le couloir In SalahTamanrasset 
qui se situe
aujourd’hui à 2 g/l, en dessous de
1g/l.

De notre envoyé spécial :
Mohamed Mendaci

e projet d’alimentation en
eau potable de Tamanrasset
à partir d’In Salah, que d’aucuns qualifieraient de projet du siècle a pour objectif d’améliorer
substantiellement la desserte en eau
de la capitale du Hoggar et, par
voie de conséquence la qualité de
vie des habitants. Le transfert In
Salah-Tamanrasset apporte au
grand Sud algérien le projet hydraulique qui lui manquait. Ce projet complète ainsi le dispositif
d’ensemble des grands projets
structurants du nord du pays en
densifiant la couverture hydraulique de ce vaste territoire. Au sujet
de ce transfert, les eaux sont captées dans la nappe du Continental à
70 km au nord d’In Salah et ce,
après avoir parcouru 746 km dans
des conduites en acier soudé de différents diamètres et franchi un dénivelé d’altitude de 1.400 m, elles
arrosent six villes et centres de vie
sur leur parcours.
Accompagné du wali de Tamanrasset, Belkacem Silmi, des autorités civiles et militaires de la ville,
le ministre a inspecté également
l’un des principaux chantiers dans
la réalisation définitive du transfert
des eaux entre les deux villes, à savoir le projet de la station de déminéralisation
dont
le
taux
d’avancement des travaux est à
24%, selon le ministre, le projet de
la station est « la pierre angulaire
de cette importante réalisation  »,
« avec la mise en service de la station de déminéralisation, le projet
sera enfin complet » lancera le ministre à ses cadres présent sur le
chantier.
Abdelouahab Nouri a tenu à
l’occasion à rendre un hommage au
Président de la République pour
son « courage pour avoir lancé le
projet  qui a coûté 3 milliards de
dollars», « sans sa volonté le projet
du siècle n’aurait pu voir le jour ».

Le transfert d’eau atteindra
prochainement 50.000 m3

Il dira que ce projet n’aurait pu être
réalisé dans aucun pays du monde
à part l’Algérie du fait «  de notre
politique sociale » en ajoutant qu’il
était « impensable » de laisser les
populations du Sud algérien souffrir de la rareté des ressources hydriques ».
Le premier responsable du secteur des ressources en eau affirmera
que l’eau fournie aux habitants de
Tamanrasset est « une eau potable
que nous voulons améliorer
d’avantage en la ramenant à un
degré de salinité très faible à 1g/l »
La première tranche du projet de la
station sera inaugurée en juin prochain avant d’être opérationnelle en
septembre 2016 dont la réalisation
est suivie de près. « Nous devons
réunir toutes les conditions aux cadres de la région du Sud pour qu’ils

La délégation ministérielle s’est
rendue également sur le chantier de
réalisation du réseau de drainage à

15 stations de déminéralisation

Dix stations de déminéralisation d'eau ont été mises
en service dans le grand Sud algérien tandis que d'autres sont en cours de réalisation afin d'améliorer la qualité de l'eau potable dans cette région. Sur un total d'au
moins 15 stations de déminéralisation prévues par le
secteur des ressources en eau pour un montant d'investissement de près de 18 milliards de DA, 10 sont déjà
opérationnelles. Bien qu'elle réponde aux normes de
potabilité, l'eau du sud contient une charge importante
de minéraux dépassant les normes requises, ce qui la
rend lourde et non mousseuse. Ainsi, une station de déminéralisation de 34.500 m3/jour a été mise en service
en 2015 à Touggourt. Réalisée par un groupement
d'entreprises Algéro-émiraties cette station alimente
toute la ville de Touggourt et les localités avoisinantes.
En outre, des travaux de réhabilitation du réseau d'alimentation en eau potable de cette ville ont également
été lancés. La région d’Ouargla a aussi bénéficié de
neuf stations de déminéralisation destinées au traite-

ment de l'eau issue des neuf forages en exploitation alimentant les localités du chef-lieu de la wilaya. La capacité totale de ces stations s'élève à 510.000 m3/j ce
qui suffit amplement pour assurer les besoins de la population de ces localités.
Tindouf aura aussi une station de déminéralisation
d'une capacité 10.500 m3/j avant d'atteindre 15.000
m3/j et que l'ADE compte mettre en service avant le
prochain mois de Ramadhan pour alimenter 60.000 habitants environ. Les habitants de la wilaya d'Illizi auront quand à eux une station pour diminuer le taux de
fer de l'eau, d'où son appellation "station de déferisation". Confiée à une entreprise publique cette future
station, d'une capacité de 10.000 m3/j, couvrira les besoins des 17.000 habitants du chef-lieu de la wilaya
d'Illizi. Au sud-est algérien, le secteur des ressources
en eau prévoit de réaliser une station de déminéralisation à El Oued.
M. M.

Une cellule est opérationnelle
PROMOTION DES ExPORTATIONS

Ph : Billal

Le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb,
a insisté, hier, lors d’une rencontre avec l’association nationale des exportateurs algériens
organisée à Alger sur la nécessité de créer une
cellule de réflexion au niveau du ministère
pour compenser l’absence de direction et une
série de manquements. Cette cellule qui regroupera les exportateurs et les cadres du ministère se réunira, a précisé le ministre, « une
fois par semaine ». S’adressant aux exportateurs, le ministre a indiqué qu’il faut qu’ils
soumettent des dossiers d’exportation réels
qui renferment les difficultés afin d’agir sur
le terrain. « Cette cellule » a-t-il dit « n’a pas
pour enjeu les exportations, mais une structure
qui installe dans la permanence ses interventions. » S’agissant des objectifs, le ministre a
fait savoir que « la cellule vise, notamment à
instaurer un nouvel état d’esprit dans notre
économie et à étudier les différents problèmes
et les obstacles auxquels sont confrontés les
exportateurs » et d’ajouter que « cette cellule
de réflexion intervient dans une conjoncture
où tous les pouvoirs publics constatent que la
contrainte financière probablement va se resserrer durablement ». « L’acte d’exportation à
ce moment devient patriotique », a indiqué le
ministre qui n’a pas manqué d’exprimer son
adhésion à l’égard de la revendication des exportateurs. une revendication qui consiste à
mettre en place un statut particulier pour les
exportateurs. « On a trop souvent oublié les
périodes difficiles de notre pays, notamment
en ce qui concerne la crise financière et nous

In Salah dans la zone d’El Barka 2,
El Mansoura qui a atteint 20% de
taux de réalisation.
Poursuivant sa visite d’inspection dans la wilaya de Naâma, le
ministre des Ressources en eau et
de l’Environnement a constaté le
fonctionnement de la grande station
de pompage du transfert In SalahTam qui fonctionne avec 30.000 litres de gasoil/jour ce qui a
augmenté le cout de son fonctionnement.
Le ministre rendra également
hommage aux cadres algériens qui
se sont « sacrifiés et fait leur preuve
sur le terrain en acquérant un capital d’expérience inestimable  »,
dira-t-il.
Sur un autre volet, le ministre a
tenu à rassurer les populations notamment les agricultures sur la disponibilité des ressources hydriques
et ce, malgré la période de sécheresse qu’a connu le pays, soulignant que le niveau de stockage
dans les barrages dépasse 70% de
taux de remplissage.
M. M.

n’avons pas tiré toutes les conséquences ».
Selon lui, la contrainte financière peut être
utile si elle permet d’aider à voir plus juste
dans une perspective d’avenir. « Il faut se débarrasser de cette forte dépendance vis-à-vis
de la rente pétrolière car il n’y pas d’autre alternative que l’exportation ». « L’acte d’importation est plus rentable que l’acte de
création des richesses chez nous car », a-t-il
dit, « il faut en premier lieu de préparer le
terrain pour que l’acte de création de richesses
devienne plus rentable que celui de l’importation ». Le ministre regrette le fait que l’Algérie ait signé des accords de création de
zones de libre échanges souvent avec des es-

paces où notre production a moins de chance.
Et de poursuivre : « qu’il faudrait qu’un jour
les exportateurs revendiquent la création de
zones de libre échanges avec les pays où ils
ont des chances de placer leurs produits. »
La fin du monopole pour certains
importateurs

Evoquant à cet effet le dispositif des licences d’importation, qui prévoit une mesure
visant à mettre fin au monopole de certains
importateurs, le ministre a souligné que « la
liste officielle des produits soumis aux licences d'importation sera rendue publique

Mercredi 13 Janvier 2016

d’ici une semaine ». à une question relative à
l’augmentation des prix des produits de large
consommation, le ministre a souligné qu’ils
sont soumis à la règle de l’offre et de la demande. Tout en soulignant que son département a identifié des lieux d’entreposages de
produits de consommation agricoles en grande
quantité en dépassant les normes autorisées
par la loi, en vue de réduire l'offre pour augmenter les prix.
Le président du secrétariat du comité
chargé de la délivrance de ces licences auprès
du ministère du Commerce, M. Saïd Djellab,
a précisé que dans la répartition des contingents par opérateur, un des objectifs assignés
est l'élimination du monopole. Ainsi, aucun
opérateur n'aura le droit d'importer plus de
30% des contingents globaux fixés. Cette liste
contient une dizaine de produits agricoles et
industriels dont les véhicules, le ciment portland gris et le rond à béton. M. Djellab indique
que les licences d'importation pour les véhicules concernera uniquement les opérateurs
qui font la revente en l'état. Concernant les
quotas d'importation fixés pour les véhicules,
M. Djellab fait savoir qu'aucune décision n'a
encore été prise officiellement par le comité
dont il préside le secrétariat, indiquant que la
répartition par opérateur sera décidée par ce
comité selon des critères précis à savoir les
courants d'échanges traditionnels de l'importateur, la situation fiscale et le type d'investissement sur le territoire national.
Makhlouf Ait Ziane

8

Nation

Centre de presse d’El Moudjahid

Le précurseur

HOMMAGE À MOHAMED BELOUIZDAD :
Mohamed Belouizdad est le père fondateur et le premier responsable de
l’Organisation spéciale (OS), socle de la Révolution de Novembre. Le Forum de
la mémoire, initié en coordination avec l’association Machaâl Echahid, est
revenu, hier, sur l’engagement de cet homme qui croyait fort en l’action armée
pour libérer le peuple et le pays du joug colonial.

U

Ph : Nacéra

n grand quartier de la capitale porte le nom d’un des
ses vaillants fils. Mohamed
Belouizdad, mort le 14 janvier
1952 à l’âge de 28 ans, des suites
de la tuberculose, a forgé son sentiment nationaliste dans ce haut
lieu de la lutte clandestine.
Ceux qui l’on connu ou travaillé sous ses ordres l’ont tous décrit comme un homme modeste et
sincère. Un homme qui, après le
génocide du 8 Mai 1945, avait
compris, avec tant d’autres militants du mouvement national, que
le combat ne devait plus être exclusivement politique et que l’indépendance et le recouvrement de la
souveraineté nationale passent impérativement par la lutte armée. La
répression incommensurable des
forces coloniales a mis au grand
jour la conviction que ce qui a été
arraché par la force doit être récupéré par la force.

Témoignages de militants
Parmi les défenseurs de l’option
de l’action armée, Mohamed Belouizdad, à l'âge de 23 ans, au mois
de février 1947, a été le principal
animateur d’une organisation paramilitaire du PPA-MTLD : l'Organisation spéciale (0S). Hier, au
Forum de la mémoire d’El Moudjahid, un documentaire intitulé
«l’OS, 1947-1950», réalisé par le
ministère des Moudjahidine, a été
projeté à pour rendre hommage à
Mohamed Belouizdad, à l’occasion du 64e anniversaire de sa disparition.
Une occasion pour écouter les
témoignages des défunts Mahsas,
Amar Bentoumi, Brahim Chergui... et revenir sur les conditions
de la création de l’OS.
Ces moudjahidine de la première heure sont revenus sur l’avènement sur le terrain d’une
nouvelle structure paramilitaire qui
avaient requis, en vue de son implantation, des efforts colossaux.
Aussi, on a appris que, lors des dis-

EL MOUDJAHID

M. TAYEB ZITOUNI :

« La révision de la Constitution
accorde une grande
importance à la Révolution »

Le ministre des Moudjahidine,
Tayeb Zitouni, a affirmé à Tipasa
que l’avant-projet de révision de la
Constitution approuvé par le
Conseil des ministres lors de sa
réunion lundi passé accordait un
grand intérêt à la Révolution armée
ayant conduit à l’indépendance du
pays.
M. Zitouni, qui s’exprimait en
marge de sa visite de travail dans
la wilaya de Tipasa, a indiqué dans
ce cadre que l’article 5 de l’avantprojet en question stipule que
l’ « hymne et le drapeau nationaux
qui constituent des acquis de la
Révolution, déclenchée le 1er Novembre 1954, ne peuvent en aucun
cas faire l’objet de changement
quel qu’en soit la nature ».
Dans le but d’étayer son affirmation, le ministre s’est référé à
l’article 62 figurant dans l’avantprojet de révision de la Constitution en vertu duquel « l’Etat prend
en charge les symboles de la Révolution, la promotion de l’écriture
de l’histoire du pays et sa transmission aux générations futures ».
Il a, à cette occasion, invité les
jeunes à s’intéresser davantage à
l’histoire de l’Algérie et prendre
connaissance notamment de son
volet relatif à la Révolution armée
afin de pouvoir en estimer la grandeur et mesurer l’ampleur des sacrifices
consentis
pour
l’indépendance, ce qui, a-t-il dit,
« les incitera à la préservation du
pays à son édification ».
Pour le ministre, il est impératif
que les jeunes sachent que la Révolution menée par l’Algérie pour
le recouvrement de son indépendance est « unique en son genre à
l’échelle planétaire », n’hésitant
pas à la qualifier de la « plus
grande Révolution de l’histoire ».

Selon lui, la principale caractéristique de la Révolution nationale
a trait au fait que tous les enfants
de l’Algérie, indépendamment de
leur appartenance linguistique, y
ont pris part, soutenant l’Armée de
libération nationale dans sa lutte
contre l’indu occupant. L’intérêt
porté à la Révolution, a-t-il soutenu
dans ce contexte, « ne doit pas se
limiter uniquement à l’entretien
des cimetières des martyrs ou des
centres de tortures légués par le colonisateur, mais doit concerner le
recueil de témoignages vivants de
personnes ayant pris part aux combats menés pour la libération du
pays ».
Au cours de sa visite, M. Zitouni a inauguré un cimetière des
martyrs dans la commune de Chenoua, ainsi que la place des martyrs
de Tipasa, avant de se rendre au
monument commémorant la bataille de djebel Sidi Semiane (13
mai 1957).
Le ministre a en outre saisi l’opportunité de sa visite pour discuter
longuement avec la veuve du chahid Bouras Abdelkader, Mme Ben
Saâdia Fatouma, en son domicile
sis à Chenoua.

ANNIVERSAIRE DE LA MORT
DU Dr BENZERDJEB

cussions entre les chefs de l’OS,
les responsables du parti et les fondateurs de l’OS avaient évoqués
les difficultés inhérentes à sa structuration. Bien que son but ait été
défini dès sa création, à savoir la
préparation de la lutte armée, les
préoccupations ont porté sur la définition d’une stratégie : l’OS,
pourquoi faire, pour quelle mission, la construction d’une équipe,
d’un état-major à l’échelle nationale ?
Pour les intervenants dans ce
documentaire, les discussions
avaient duré parce que la tâche
n’était pas aisée.

Serment de fidélité
Justement, les militants choisis
pour faire partie de l’OS ont été
confrontés au manque de moyens.
La superposition de ces éléments
fait que la mise en place de cette
structure est différée de plusieurs
mois.
«La pression d’évènements extérieurs, internationaux et français,
finira par imposer d’urgence la
constitution de l’OS, en novembre
1947». Cependant, après la constitution de l’OS, le premier chef national de l’OS, Mohamed
Belouizdad, avait mis les bouchées
doubles en vue de recruter les cadres. À ce propos, le moudjahid
Mohamed Zerkaoui avait expliqué
que Mohamed Belouizdad avait été

le premier à se lancer dans la collecte des armes en vue d’entamer
le combat armé. Il a également
évoqué les critères d’adhésion à
l’OS. Les postulants devaient être
des militants du PPA ou du MTLD,
depuis au moins 2 ans.
La sélection obéissait à des critères très stricts. Le militant devait
prêter le serment de l’engagement,
de la fidélité et surtout respecter le
secret. Mohamed Zerkaoui a également évoqué la triste fin de l’OS,
quand les militants arrêtés ont été
torturés d’une manière atroce. Pour
ce moudjahid, l’OS reste le socle
de la Révolution de Novembre.
Pour le commandant Bousmaha,
plus connu sous le nom de Mohamed Berroughia, «l’OS a donné
naissance à l’ALN, l’armée qui a
mené les combats contre la machine de guerre coloniale». L’histoire retiendra que dans le cadre de
son inlassable travail de préparation de la révolution armée, Belouizdad a entrepris de constituer
des dépôts d'armes dans les régions
montagneuses, il avait fait venir
des armes de Libye, dont il avait
affecté une partie au NordConstantinois.
Elles serviront à l'exercice et
aux essais des éléments de l'OS et,
plus tard, aux opérations du 1er Novembre 1954.
Nora Chergui

Mercredi 13 Janvier 2016

Conférence sur le secteur
sanitaire de la Wilaya V historique

Une conférence traitant de la contribution du secteur sanitaire dans la Wilaya V historique durant la guerre de
Libération nationale est prévue demain
à Tlemcen, à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la mort
du docteur Benaouda Benzerdjeb, premier médecin chahid, a-t-on indiqué à
la wilaya. Cette rencontre, qui sera organisée au musée du Moudjahid par la
wilaya de Tlemcen, en collaboration
avec la direction des moudjahidine et
l’association Machaâl Echahid, regroupera des chercheurs, des compagnons d’armes du chahid Benzerdjeb et
des moudjahidine ayant exercé dans le même secteur sanitaire durant la
glorieuse guerre de Libération au niveau de la Wilaya V historique. La
commémoration de cet anniversaire sera également marquée par une visite au CEM Ibn-Khaldoun (ex-collège De Slane) à Tlemcen, où Benaouda Benzerdjeb a bouclé son cursus secondaire couronné par
l’obtention de son baccalauréat lui permettant de suivre des études en médecine à l’étranger, de même qu’une exposition sur le parcours militant
du chahid et son œuvre d’organisation du secteur sanitaire durant la Révolution du 1er Novembre, ainsi que sur le rôle des médecins et infirmiers
dans la prise en charge des blessés et des invalides de la guerre de Libération nationale. Né en 1921 à Tlemcen, Benaouda Benzerdjeb a obtenu
le baccalauréat en Algérie, avant de se rendre en France en 1941 pour
étudier la médecine, où il adhéra au Mouvement de triomphe des libertés
démocratiques (MTLD) et fut désigné trésorier général de l’Association
des étudiants musulmans algériens. De retour en 1948 à sa ville natale
avec un diplôme de médecin, il exerça dans un cabinet privé qui sera utilisé plus tard comme lieu de rencontre des moudjahidine avec lequel il
tenait des réunions secrètes, avant l’acquisition d’une ronéo pour imprimer des tracts et des documents. Une fois son activité secrète découverte
par l’administration coloniale française, il fut arrêté et emprisonné avant
son exécution le 19 janvier 1956 au douar «Ouled Halima», à proximité
de la ville de Sebdou (Tlemcen). Sa mort a soulevé la colère des habitants
déclenchant des manifestations et des marches à travers les rues de Tlemcen pour dénoncer cet acte criminel.

Nation

EL MOUDJAHID

Gendarmerie nationale

Menad Nouba inspecte les établissements
de formation de l’Algérois
Poursuivant ses visites de travail et d’inspections dans les établissements de formation de la gendarmerie du Centre, le général
major Menad Nouba, commandant de cette institution de corps d’armée, s’est rendu, hier, à l’École de police judiciaire, située à
Zéralda, ainsi que dans le centre cyno-technique et celui de formation des motocyclistes, sis dans la localité de Baïnem.

C

es établissements de formation de la Gendarmerie nationale à alger sont à
vocation d’enseigner aux nouvelles
recrues de cette corporation les différents méthodes et techniques de
lutte contre la criminalité organisée. en atteste cette précision intégrée dans le communiqué faisant
état de la visite, hier, du général
major menad nouba. le document
souligne que l’École de police de
judiciaire de la gendarmerie de Zéralda est l’unique établissement sur
le territoire national qui est spécialisé dans la formation des compétences dans la lutte contre le crime
économique financier et le blanchiment d’argent. lors de sa visite des
différentes classes de formation et
d’enseignement pluridisciplinaires,
menad nouba a insisté sur l’actualisation des programmes pédagogiques devant s’inscrire, dit-il,
dans l’optique de l’évolution de
l’enseignement prodigué par l’université algérienne, d’une part, et
des nouvelles acquisitions enregistrées dans le domaine des nou-

velles technologies, d’autre part.
le commandant de la Gendarmerie
nationale a également mis l’accent
sur l’objectif des différents programmes de formation initiés par
cette institution, destiné, essentiellement, à élever le niveau de professionnalisme
dans
l’accomplissement des différentes
missions de sécurité attribuées à ce
corps d’armée relavant du département de la défense nationale.
en ce sens, le recours à l’expertise scientifique et aux moyens

techniques les plus développés
dans le domaine de lutte contre le
crime a fait l’objet d’une instruction formulée par menad nouba
aux cadres de l’École de police judiciaire de Zéralda. le général
major a aussi fait part de la nécessité de valoriser les notions des
droits de l’homme et des libertés
individuelles dans le les différents
programmes de formation. de Zéralda, le commandant de la Gendarmerie nationale s’est déplacé au
centre cyno-technique ainsi qu’à

l’établissement de formation des
motocyclistes et des agents de sécurité routière se trouvant à Baïnem. Sur les lieux, menad nouba
s’est imprégné de l’efficacité des
moyens techniques et technologiques utilisés dans la formation
afférente au domaine de la sécurité
routière. au niveau du centre sinotechnique, le commandant de la
gendarmerie a mis en exergue
l’importance de cet établissement,
eu égard à sa précieuse contribution dans la domaine de la lutte
contre le crime organisé, plus particulièrement le trafic de drogue,
d’armes et des explosifs. le général-major s’est enquis, en outre, du
degré d’efficacité des groupes sinophiles spécialisés dans la détections des drogues dures (cocaïne).
C’est, en effet, la nouveauté de ce
centre, et qui a été introduite pour
la première fois en algérie pour
faire face à la menace du trafic des
drogues dures, qui a tendance à
prendre de l’ampleur en algérie.

affaire SonatraCh-1

La directive R15 transgressée
lors de la passation de marchés

le représentant de la partie civile (groupe
Sonatrach), mohamed rachid, a confirmé, hier,
devant le tribunal criminel d'alger que «les dispositions juridiques de la directive de Sonatrach
r15 a408 n'ont pas été respectées dans la majorité des contrats conclus dans le cadre des
marchés relatifs au système de surveillance
électronique et au projet du gazoduc entre l'algérie et la Sardaigne (GK3)». auditionné par
mohamed reggad, président du tribunal dans
le cadre de l'affaire Sonatrach-i, rachid mohamed a précisé que les contrats conclus, en 2004
et 2007, entre Sonatrach et les groupes allemand, Contel funkwerk, et italien, Saipem
Contracting algeria, dans le cadre des marchés
relatifs au système de surveillance électronique
et au projet GK3 ont été réglés, au départ, par
la consultation limitée, avant de passer au gré à
gré simple et de négocier les prix, en contradiction avec la directive de Sonatrach r15 a408
de 2004. le juge a, à cet effet, précisé que «les
clauses de la directive r15 a408 sont les
mêmes que celles prévues dans le code des
marchés publics, notamment en ce qui concerne
les cas et conditions de conclusion des marchés

de gré à gré». après avoir affirmé que les
clauses de la directive de Sonatrach sont
conformes à celles du code des marchés publics, le directeur des affaires juridiques de Sonatrach a précisé que la conclusion des contrats
de gré à gré exige un accord préalable du pdG
du groupe.
À une question du président du tribunal sur
les prix élevés de ces marchés, rachid mohamed a répondu que les commissions d'évaluation des offres ont souligné dans leurs rapports
que les prix appliqués par les groupes allemand
et italien étaient «élevés». Cependant, le magistrat reggad a indiqué que les transactions
avaient été conclues sur la base du gré à gré
simple et non d'appels d'offre ouverts, consacrés
par la directive r15 a408 comme principe essentiel, en prétextant le caractère d'urgence du
projet, interrogeant la partie civile sur la nature
de l'urgence qui a dicté la conclusion rapide de
tels contacts importants. m. rachid a répondu
qu'il n'y avait pas de règles définies pour évaluer le caractère d'urgence et que ce dernier relevait des prérogatives du maître d'ouvrage qui
conclut le marché et c'est lui qui décide s'il y a

Karim Aoudia

urgence ou pas. Concernant la contribution de
l'État dans les contrats conclus par la compagnie
Sonatrach, m. rachid a affirmé qu'ils ont été financés avec les fonds de Sonatrach, en tant
qu'entreprise publique économique (epe), précisant que le trésor public n'a pas participé financièrement à ces contrats.
au sujet du contrat portant sur la réalisation
d'une étude sur la rénovation du siège de Sonatrach de la rue ahmed-Ghermoul (alger),
confiée au bureau d'étude Cad, géré par l'accusée meliani nouria, il a dit que l'étude qui
n'avait été finalisée qu'à 50%, n'englobait que
l'aspect technique. le juge d'instruction, chargé
de l'affaire, avait convoqué le représentant de la
compagnie Sonatrach en 2010 pour l'entendre
en tant que partie civile, mais aucune plainte n'a
été enregistrée concernant cette affaire, a rappelé m. rachid, soulignant que Sonatrach avait
décidé à l'époque de «préserver ses droits». le
procès de l'affaire Sonatrach-i dans laquelle
sont impliquées 15 personnes et 4 entreprises
étrangères et nationales pour corruption a repris,
pour son 13e jour, au niveau du tribunal criminel
d'alger.

leS opÉrateurS de tÉlÉphonie moBile unanimeS

Pas d’augmentation des tarifs

les trois opérateurs de téléphonie mobile soulignent
qu’aucun changement tarifaire n’est effectué dans leurs offres. «mobilis, l'opérateur national, rassure ses clients postpayés et prépayés, quant aux changements de ses tarifs des
communications et de l'internet. la taxation reste inchangée
par palier de 30 secondes à raison de 3,98 da, par palier. les
tarifs des forfaits internet restent aussi les mêmes, selon l'offre
et les pass proposés», annonce le premier opérateur mobile
en algérie, dans un communiqué de presse publié le 10 janvier courant. Cette même source a ensuite précisé que l’annonce «intervient suite à ce qui a été échangé par les
internautes sur la toile et surtout les réseaux sociaux, quant
à une éventuelle augmentation des tarifs des offres et services
proposés». aussi, et «à cet effet, mobilis invite ses clients à
profiter de toutes les offres de la téléphonie mobile au prix le
moins cher du marché». le lendemain, soit le 11 du mois courant, l’opérateur ooredoo a, lui également, annoncé qu’aucun
changement tarifaire n’a été effectué sur ses offres. «le seul
changement porte sur la méthode de facturation de la première minute qui devient indivisible et sans aucun changement du tarif par minute. par la suite, la facturation reste
inchangée par palier de 30 secondes pour le reste de la com-

munication et sans changement du tarif non plus», précise le
premier opérateur multimédia de téléphonie mobile en algérie, dans un communiqué, mettant l’accent sur le fait que «durant la 1re minute de communication, un tarif unique est donc
appliqué. au-delà de la première minute de communication,
la tarification par palier de 30 secondes reste applicable avec
des tarifs inchangés».
l’opérateur djezzy vient également de rendre public un
communiqué dans lequel on peut lire, notamment : «Suite
aux rumeurs infondées ayant circulé ces derniers jours à propos d’une prétendue augmentation des tarifs des communications, djezzy informe ses abonnés et tous les algériens
qu’aucun changement n’a été opéré dans sa tarification. le
prix de la minute est toujours fixé à 8 dinars ttC. la seule
et unique modification intervenue concerne uniquement la
première minute du prépayé, qui devient désormais indivisible au lieu d’être décomptée par paliers de 30 secondes. par
conséquent, au-delà de la première minute, la tarification par
palier de 30 secondes est toujours en vigueur avec les mêmes
tarifs.» d’autre part, «djezzy tient également à informer ses
abonnés que la mise en œuvre de cette modification des paramètres d’appels s’est déroulée dans un total respect des pro-

mercredi 13 Janvier 2016

loGementS
prÉfaBriquÉS

9

Une short-list
de 19 entreprises

une short-list de 19 entreprises
et groupements étrangers présélectionnés a été établie par le ministère
de l'habitat, de l'urbanisme et de la
Ville pour les études et réalisation
de cités préfabriquées, indique un
avis publié, hier, par ce ministère
dans un quotidien national.
il s'agit de douze entreprises
étrangères et de sept groupements
d'entreprises étrangers ou mixtes
présélectionnés pour effectuer «les
études et réalisation de cités intégrées avec Vrd et équipements
d'accompagnement à travers le territoire national dont le mode de réalisation est basé sur la préfabrication
en usine fixe ou foraine (mobile)»,
précise le ministère dans son avis de
publication. les entreprises et les
groupements d'entreprises de cette
short-list établie après un avis de
présélection nationale et internationale restreinte, lancé en mai dernier,
sont de nationalités chinoise (8),
turque (2), émiratie (1), italienne
(1), française (1), indienne (1), azerbaïdjanaise (1) et australienne (1)
ainsi que deux (2) groupements algéro-italiens et un (1) groupement
algéro-espagnol. À rappeler que
face à la nécessité d'accélérer la
mise en place des moyens devant
accompagner le programme public
de logement, une refonte du secteur
de la construction a été initiée par le
ministère à travers, entre autres, la
réorganisation des entreprises de
réalisation et l'introduction de procédés industriels.
Cette nouvelle stratégie devra
permettre une amélioration de la capacité de réalisation des entreprises
publiques qui est de 4.600 logements/an actuellement à 32.400 logements/an à l'horizon de 2025.
À la différence des anciens systèmes de préfabrication, la nouvelle
approche en la matière consiste à
passer à une préfabrication-industrialisation moderne assurant non
seulement l'accélération de la cadence de préfabrication, mais aussi
une réalisation de qualité et une
maîtrise des coûts.
À rappeler qu'une usine algéroespagnole de fabrication de panneaux pour la réalisation des
logements préfabriqués, d'une capacité de 2.000 unités par an, avait été
mise en exploitation en décembre
dernier dans la zone industrielle
d'el-harrach (alger). Cette usine est
le fruit d'une joint-venture créée
entre le groupe public algérien alreCC et le groupe espagnol ortiz,
selon la règle 51/49%.

cédures dûment établies par l’autorité de régulation des
postes et des télécommunications (arpt) qui a validé ce
changement». il convient de signaler, dans ce contexte, que
les réactions des opérateurs de téléphonie mobile interviennent après l’annonce faite par l’arpt de mener une enquête
suite à des informations de presse faisant état d’un changement du tarif de la minute des télécommunications.
«l’autorité de régulation a appris par voie de presse, ainsi
que par le truchement de réclamations reçues ce jour d’usagers mécontents, que des opérateurs de télécommunications
mobiles auraient augmenté le tarif de la minute de télécommunications de leurs offres», note le communiqué, publié le
10 janvier 2016. et d’ajouter : «l’autorité de régulation porte
à la connaissance du public que les opérateurs ne lui ont notifié à ce jour aucune déclaration prévoyant, comme le prescrit la loi, l’augmentation du tarif de leur minute de
télécommunications de leurs offres. Consécutivement à la diffusion de telles informations, l’autorité de régulation va opérer les investigations nécessaires pour s’assurer de leur
véracité et prendre s’il y a lieu les mesures qui s’imposeraient.» dont acte !
Soraya Guemmouri

Economie

EL MOUDJAHID

Sur la bonne voie

ALSTOM ALGÉRIE PRÉSENTE LE BILAN D’ACTIVITÉS POUR 2015

M.

«Actif depuis plus de 30 ans dans le pays, Alstom Algérie à conclu une année 2015 dynamique et fructueuse»,
tel est le constat fait par son directeur général, M. Henri Bussery.

tion de l’environnement. Le premier train sera
livré à la SNTF dès janvier 2018, a-t-on indiqué.
Autre grande actualité en 2015, l’usine Cital à
Annaba, dédiée au montage et à l’entretien des
rames tramway Citadis en Algérie a officiellement été inaugurée en mai dernier.
Fruit de la joint-venture entre Alstom (49%),
Ferrovial (41%) et l'Entreprise du métro d'Alger
(EMA) (10%), Cital emploie aujourd’hui 200
personnes qui assemblent et testent les rames de
tramway à Annaba et assurent également la maintenance des systèmes tramways d’Alger, Oran et
Constantine (rames et infrastructures). «Notre
ambition pour Cital est de développer son activité
et de l’étendre aux trains régionaux et à l’exportation», a indiqué Henri Bussery. Il ajoute :
«Cital, forte de son expérience, pourrait offrir en
consortium, avec Alstom Algérie, notamment,

«Les licences d’importation restent le meilleur
outil pour réguler, remonter les filières, de les organiser, de savoir exactement ce que nous produisons et les produits dont nous n’avons pas besoins
d’importer », déclare le président de la Fédération
agroalimentaire qui affirme que cette mesure a été
pensée avec le gouvernement, admettant que le patronat n’était pas d’accord, au départ, de crainte
que ces licences ne soient pas distribuées dans la
transparence. M. Abdelwahab Ziani précise, à propos de ce point, que le patronat a exigé que ces licences d’importation soient mises en place pour
filialiser tous les secteurs, établir ce que nous produisons, et ce que nous devons réguler sur notre
marché. Intervenant, hier, lors de son passage à la
rédaction de la Chaîne III, le président de cette fédération affiliée à la CIPA a souligné l’importance
de ces licences ayant concerné, au départ, trois
produits, à savoir le ciment, le rond à béton et l’automobile, devant générer 6 à 7 milliards de dollars
d’économie pour le pays, pour dire l’intérêt
qu’elles soient «immédiatement élargies à d’autres
produits, d’ailleurs en pleines discussions avec le
ministère du Commerce». Aussi, a-t-il invité l’ensemble des opérateurs économiques, publics et privés, pour «remonter l’information au niveau de ce
département à même d’évaluer le niveau d’autosuffisance de chaque produit». Une démarche qui
«nous permettra de déclencher les licences d’importation, mais aussi de contingenter lorsque les
produits ne sont pas atteints en quantités, pour les
besoins de consommation du marché». Le cas du
secteur des boissons qui est autosuffisant et produit
en capacités suffisantes et même excédentaires,
soit 600% par rapport au marché national, permet
l’exportation et doit être protégé. M. Ziani cite
également la tomate industrielle, «dont nous

avions obtenu la médaille d’or pour le triple et le
double concentré, pour reculer ensuite d’un seul
coup du fait qu’on a levé les barrières sur les importations de ce produit». Par conséquent, «on a
déstructuré totalement le secteur». «C’est à ce niveau qu’intervient justement la licence d’importation en matière de régulation», a-t-il souligné. À
une question relative aux services, chiffrés à coup
de milliards, l’intervenant a insisté sur le fait que
le savoir-faire local existe et que «nous en avons
le potentiel». «Aujourd’hui, on contracte de grands
bureaux étrangers pour des études et autres services qui, en définitive, sont sous-traités avec des
bureaux algériens, plus compétents, pour des
miettes, car ces étrangers connaissent bien le marché». Et d’ajouter que «les 16 milliards de dollars
qui représentent ces prestations, notamment dans
le domaine des transports maritimes, «iront aux
bureaux algériens, et c’est à eux de faire appel aux
étrangers en cas de besoin et pas le contraire». M.
Ziani saisit l’opportunité pour dire la nécessité de
soutenir la CNAN, d’autant plus qu’«aujourd’hui,
pour exporter, on est obligé de passer par des intermédiaires», a-t-il déploré. Avec la CNAN, a-til précisé, un conteneur de 20 tonnes revient,
aujourd’hui, à 2.000 euros, alors qu’avec la
CNAN, il était transporté à 500 euros.
«C’est le cas aussi des ports secs qui appartiennent à des étrangers qui font le transfert des dividendes» à leur compte, fera-t-il remarquer. Et de
rappeler que «c’est le rôle des pouvoirs publics de
définir, ce qui est stratégique pour le pays, car, aujourd’hui, on est à la merci des compagnies étrangères». Sur au autre registre, M. Ziani a souligné
l’importance des licences d’exportation. À ce titre,
il fera part d’une demande du patronat au ministre
du Commerce pour protéger le produit local, à

Ph. T. Rouabah

Bussery, qui a animé une conférence
de presse pour présenter le bilan de
l’année 2015 de l’entreprise, ainsi que
ses perspectives pour 2016, a estimé que l’année
écoulée a permis à Alstom de «confirmer sa place
d’acteur de référence du transport ferroviaire au
niveau international, mais également en Algérie».
«Preuve de ce succès, les projets d’infrastructures
déterminants qui ont abouti en 2015, tandis que
d’autres ont fait l’objet d’accords conclus et devraient voir le jour dans les prochaines années».
Le même responsable a indiqué qu’en juillet dernier, son entreprise (en consortium avec deux partenaires), s’est vu attribuer, par l'Entreprise du
Métro d'Alger (l’EMA), un contrat pour l’extension de la ligne de tramway de l’agglomération
de Constantine qui reliera la localité de Zouaghi
à la nouvelle ville Ali-Mendjeli. Alstom fournira
le système intégré comprenant les voies, les caténaires, les systèmes de télécommunication et de
signalisation, les sous-stations, ainsi que le soussystème billettique. Cette extension sera livrée
d’ici 2018. «Ce marché est, une nouvelle fois, une
preuve de la confiance accordée aux solutions de
tramway intégrées d'Alstom. L’extension de ligne
pour la ville de Constantine intervient alors que
prend fin l’ambitieux projet de tramway de la
ville d’Alger, avec la livraison de la 37e station
de Ben-Redouane (Bordj El-Kiffan). Un projet à
grand succès, qui marquera pour toujours l’histoire d’Alstom dans votre pays, et plus largement
celle du tramway en Algérie», a déclaré Henri
Bussery, directeur général d’Alstom Algérie.
En outre, Alstom a conclu, en juillet dernier,
un contrat avec la Société nationale des transports
ferroviaires (SNTF) portant sur la fourniture de
17 trains de type Coradia Polyvalent. Ces trains
bénéficient des dernières innovations technologiques qui allient confort, performance et protec-

des systèmes tramway clé en main à de grandes
villes africaines comme Yaoundé (Cameroun) ou
Dakar (Sénégal). Cela permettrait de pérenniser
l’activité et les emplois au sein de l’usine».
«Notre objectif pour 2016 est de renforcer davantage nos collaborations avec les acteurs du
secteur et les institutions publiques algériennes
afin de poursuivre notre contribution au développement du transport et de l'industrie ferroviaire
en Algérie. Les objectifs dans ce domaine sont
importants, et nous faisons tout ce qui est nécessaire afin de les atteindre», ajoute M. Henri Bussery, directeur général d’Alstom en Algérie.
Depuis son installation, Alstom Algérie a développé ses équipes et compte aujourd’hui environ 400 employés. Plus de 95% des effectifs
d’Alstom Algérie sont algériens. «Une telle proportion des compétences locales démontre toute
l’attention toujours portée par Alstom à la formation et la transmission du savoir-faire pratiqué en
Algérie», a tenu à spécifier son permier responsable. Enfin, cette année fut celle qui a permis à
Alstom de recentrer son activité principale, en cédant, le 2 novembre dernier, ses activités dans
l’énergie à General Electric, Alstom se concentre
désormais sur ses activités dans le transport ferroviaire.
«C’est cette expertise qui est partagée depuis
maintenant 30 ans en Algérie», a encore confirmé
M. Bussery, qui précise, à la fin, qu’«Alstom Algérie, c’est aujourd’hui de nombreux projets accomplis, des projets en cours, mais également des
projets à venir. Une technologie et une expérience
internationale dans tous les domaines du ferroviaire (comme par exemple la signalisation et
l’électrification des lignes), qui peut être utile aux
projets de transport en Algérie».
Salima Ettouahria

M. ABDELWAHAB ZIANI, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION AGROALIMENTAIRE :

« Reprendre confiance »

SONATRACH

l’instar des batteries pour véhicules, «dont nous
avons demandé l’interdiction des importations».
L’argument est que «cinq millions de batteries sont
produites dans notre pays par 12 opérateurs nationaux», alors qu’«on continue d’importer 2 millions d’unités, de Chine et autres pays». Aussi, «le
plomb qui est utilisé dans la fabrication des batteries est produit localement, soit 60.000 tonnes,
alors que nous continuons d’en importer 30.000
tonnes par des commandes publiques, sachant que
des entreprises algériennes récupèrent ce plomb,
le nettoient, pour le remettre sur le marché et l’exportent même». Même cas pour la pâte à papier ou
encore les peaux et cuirs rachetés à l’état brut pour
des prix deux fois et trois supérieurs à leur prix initiaux. Les peaux et cuirs également n’échappent à
la règle. Et c’est à ce niveau qu’intervient le rôle
des licences d’exportation «qui vont justement
bloquer ces produits à l’exportation pour créer du
flux en Algérie au profit de la production locale»,
souligne M. Ziani. Dans le même ordre d’idées, le
président de la Fédération agroalimentaire a déclaré que le patronat a fait une proposition de créer
un port sec dédié exclusivement à l’exportation.
Aussi, a-t-il déploré l’absence des producteurs algériens sur le marché africain, en dépit des grandes
opportunités qu’il présente. Le continent
consomme 1.500 milliards de dollars annuellement, alors que les exportations vers cette destination n’excèdent pas les 300 millions de dollars,
a-t-il indiqué. Pour conclure, l’invité de la rédaction incite les industriels algériens à reprendre
confiance, tout en appelant le citoyen et l’entreprise à apprendre à consommer local, avant d’insister le rôle du département du Commerce quant
à la régulation du marché.
D. Akila

De nouvelles découvertes en cours d’évaluation

De nouvelles découvertes ont été
réalisées par Sonatrach seule ou avec
d’autres partenaires étrangers, mais la
majorité reste le fait du groupe pétrolier national, a affirmé, hier à Biskra,
le président-directeur général de la
Sonatrach, Amine Mazouzi. «Il n’y a
pour l’instant aucun chiffre du fait
que nous n’avons pas encore procédé
à l’évaluation», a déclaré M. Mazouzi, en marge d'une visite de travail
à Biskra, en réponse à des questions
de journalistes, affirmant que «toute
la production hydrocarbure se trouve

actuellement en cours d’évaluation».
Il a également relevé que «l’objectif,
comme précédemment indiqué, est
d’augmenter la production durant
2016».
Rappelant que les projets structurants du plan d’investissement pour
le quinquennat (2015-2019) demeurent maintenus, le PDG de Sonatrach
a affirmé que des efforts ont été faits
pour réduire les coûts.
M. Mazouzi, qui venait de Batna,
a inscrit sa visite à Biskra dans le
cadre de l’inspection des projets du

groupe dans le domaine des affaires
sociales bénéficiant aux travailleurs,
dont les centres médicosociaux.
La direction des affaires sociales
de Sonatrach (zone Biskra) a bénéficié, ainsi, d’un centre médicosocial
réalisé à la cité Benyakoub et inauguré par M. Mazouzi, qui a également inspecté le siège de la zone des
affaires sociales des travailleurs du
groupe, situé dans la banlieue ouest
de la capitale des Ziban. M. Mazouzi
a insisté; à l’occasion; sur l’importance accordée dans le groupe à la

Mercredi 13 Janvier 2016

ressource humaine, placée «en tête
des préoccupations». Il a également
souligné que ces projets profitent à
l’ensemble des travailleurs du
groupe, leurs ayants droit et même
aux citoyens riverains.
Le PDG de Sonatrach devait également, conformément au programme de la visite, inspecter le
siège de la direction de maintenance
du groupe qui se trouve dans la zone
industrielle de la banlieue ouest de la
ville de Biskra.

PÉTROLE

11

Réunion
extraordinaire
sur les cours

Le ministre d'État nigérian pour
les Ressources pétrolières a déclaré, hier, souhaiter une réunion
extraordinaire du cartel «début
mars» pour examiner la dégringolade des prix du pétrole. Lors d'une
conférence à Abou Dhabi, Emmanuel Ibe Kachikwu, président de
l'OPEP jusqu'au 31 décembre dernier, a estimé nécessaire une réunion extraordinaire du cartel sur les
cours, qui ont atteint leur plus bas
niveau en 12 ans. «Nous avions dit
que si le (prix) atteignait 35 (dollars le baril, ndlr), nous commencerions à examiner la convocation
d'une réunion extraordinaire», a-til dit.
Mardi matin, le cours du baril
de «light sweet crude» (WTI) est
tombé sous les 31 dollars, un plus
bas de 12 ans, en raison de l'excès
d'offre, de l'appréciation du dollar
et de la demande morose. Le baril
WTI pour livraison en février reculait hier matin de 45 cents à 30,96
dollars vers 03H00 GMT dans les
échanges électroniques en Asie. Le
baril de Brent, référence européenne du brut, également pour livraison en février, cédait 47 cents
à 31,08 dollars. Le WTI n'avait
plus été si bas depuis décembre
2003, le Brent depuis avril 2004.
Les cours de l'or noir ont plongé de
10% la semaine dernière, alors que
les investisseurs s'inquiètent de
l'excès d'offre et de la faiblesse de
l'économie chinoise, première
consommatrice de pétrole.
Mais l'ancien président de
l'Opep a souligné qu'il fallait encore vérifier la disposition de tous
les Etats membres, parmi lesquels
figurent les exportateurs menés par
l'Arabie saoudite, qui ont refusé
jusqu'ici de réduire la production
afin de conserver leurs parts du
marché.
«Je n'ai pas encore beaucoup
parlé avec les ministres du pétrole»
de l'Opep, a-t-il dit, reconnaissant
que les membres du cartel divergeaient sur la nécessité d'intervenir
pour redresser les cours. «Un
groupe sent la nécessité d'intervenir. Un autre pense que même si on
le fait, on ne représente que 30 à
35% de la réalité du marché» pétrolier, a-t-il déclaré. «65% du marché sont hors des mains de l'Opep,
et à moins d'avoir ceux qui représentent, ces 65% à la table des négociations on ne peut pas changer
fondamentalement» la donne du
marché, a-t-il reconnu.

66.409 hectares
réservés
à l’apiculture

Une superficie de 66.409
hectares est réservée à
l'apiculture au niveau de la
wilaya d’Aïn Témouchent,
faisant d’elle une région
potentielle dans ce domaine.
Cette superficie peut recevoir
10.000 ruches au total, avec
une production de 30
kilogrammes/an par ruche,
selon les normes, a-t-il
souligné, rappelant que la
production de miel dans la
wilaya d’Aïn Témouchent a
enregistré, en 2014, une
augmentation de 39 quintaux.

Régions

53 arrêtés de concession signés

EL MOUDJAHID

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

La wilaya de Bordj Bou-Arréridj a organisé, hier, à l'auditorium de l'université Bachir-Ibrahimi,
une journée d'information sur l'investissement sous l’intitulé «L’investissement dans la wilaya de
Bordj Bou-Arréridj, réalités et perspectives».

P

lusieurs chefs d’entreprises, de représentants de
banques, de compagnies
d'assurance et du patronat, des
cadres de la wilaya, des enseignants et des étudiants ont assisté à la journée. La
manifestation avait pour objectifs d'effectuer un diagnostic du
secteur, mais aussi rappeler les
avantages accordés par l'Etat
pour son développement et permettre à la wilaya de devenir un
pôle économique régional. Le
wali de Bordj Bou-Arréridj, Saïdoun Abdessaimai, qui a ouvert
les travaux de la journée a rappelé que l'investissement est un
pilier du développement local. Il
a souligné que ce secteur prend
une importance particulière avec
les défis économiques que notre
pays doit relever avec la baisse
des recettes en devises suite à la
dégradation des prix du pétrole.
L'Etat, a-t-il indiqué, a accordé
une importance particulière pour
la relance de l'économie nationale qui doit satisfaire les besoins du marché local et tenter
de gagner ceux de l'étranger
même si cela n'est pas facile a

relevé le premier responsable de
la wilaya qui a insisté sur la qualité. Revenant à la wilaya, M.
Saïdoun a rappelé les atouts de
cette dernière qui s'ajoutent aux
avantages accordés par l'Etat
pour encourager les investisseurs à réaliser leurs projets.

Ce qui l'a poussé à rendre publiques les dernières décisions
prises pour améliorer le climat
d'affaires dans la wilaya.
C'est ainsi que le wali a annoncé, pour la récupération des
assiettes qui n'ont pas été exploitées, 328 mises en demeure en-

AÏN DEFLA

voyées aux bénéficiaires pour
permettre d'une part la mobilisation de toutes les ressources pour
le développement du secteur et
barrer la route aux faux investisseurs et au bradage des terres de
l'Etat d'autre part .
Le foncier qui sera récupéré
s'ajoutera a-t-il dit aux 7 nouvelles zones qui ont été proposées pour augmenter le
portefeuille de la wilaya.
Pour faciliter l'exploitation
des lots distribués, le wali a annoncé également la signature
des permis de lotir pour les nouvelles zones industrielles de
Bordj Bou-Arréridj et de Ras El
Oued ainsi que les zones d'activité de d'El Euch, El Mehir et
Mansourah.
53 arrêtés de concession ont
été en outre signés pour les investisseurs établis à Mechta Fatima. 60 autres seront signés
dans un délai de 15 jours a déclaré M. Saïdoun qui précise
qu'une journée de réception a été
consacrée aux investisseurs pour
faciliter la prise en charge de
leurs doléances.
F. Daoud

1.020 logements prochainement distribués à Sidi-Saâd

Sidi-Sâad, à la sortie ouest du
chef-lieu de la commune d’ElAbadia, un lieu-dit, auparavant,
devenu un véritable centre de vie
avec les différents programmes
de logements et équipements publics qui y ont été injectés. Sidi
Sâad une toponymie doublée
d’un bonheur et d’une joie indescriptible pour les 200 familles
qui ont pris possession de leur
nouveaux logements hier. Une
cérémonie simple présidée par le
chef de la daïra d’El-Abadia en
présence de la directrice du logement, du directeur de l’OPGI et
d’élus locaux. Un malvoyant,
Abdi Chérif, a été le premier bénéficiaire, sous des applaudissements et des youyous de joie à
recevoir les clés et les documents
d’attribution de son nouveau logement.
Un F3 décent, alimenté en
énergie électrique et gazière et en
eau courante. 200 logements
flambants neufs, avec des espaces verts et des espaces de jeu
aussitôt occupés par une ribambelle d’enfants. Un premier
quota de 200 logements sur un
programme global de 1.000 unités affectés à cette seule commune. Ce sont 1.020 logements
fins prêts qui seront distribués
ces jours-ci à travers différentes

13

BRÈVES DES WILAYAS
EL-BAYADH

La commune d’El Benoud (200 km
au sud d’El-Bayadh) réceptionnera
une polyclinique cette année, la première du genre dans cette collectivité,
a-t-on appris dimanche passé auprès
de la direction de la santé de la wilaya.
Le projet, dont le taux d’avancement des travaux avoisine les 65%, a
été réalisé pour un coût de 116 millions
DA puisés du programme sectoriel, a
révélé le directeur du secteur, Smail
Benbrahim.
Cette structure revêt une importance particulière au niveau de cette
collectivité dépourvue d’établissements assurant des prestations médicales spécialisées, hormis une salle de
soins, a-t-il ajouté.

ORAN

282 logements promotionnels aidés
sur un total de 1.700 attribués à la wilaya
d'Oran ont été achevés, a-t-on appris dimanche de l'Office de gestion et de promotion immobilière (OPGI) d'Oran.
L'OPGI a bénéficié du projet de réalisation de 1.700 unités de type LPA dans
plusieurs localités dont 1.400 dans la localité de Belgaïd et la commune d'Aïn El
Turck dans un premier quota, 125 à Hassi
Mefsoukh, 125 à Benfréha et 50 à Belgaïd dans un deuxième quota, a-t-on indiqué.
Sur les 1.400 logements prévus à Belgaïd et Aïn El Turk, 1.118 sont en cours
de réalisation à des taux différents et 282
ont été achevés.

BÉCHAR

La station de désalinisation des
eaux du barrage de Djorf Ettorba et de
forages d'Abadla a contribué, depuis
sa mise en service en 2014, à l'amélioration de l'alimentation en eau potable
des populations de cette commune (88
km au sud de Bechar), a-t-on appris
des responsables de la direction locale
des ressources en eau.
Cette station, réalisée pour un montant de 300 millions DA, dispose de
modules de désalinisation et de traitement de 4.500 m3 d'eau/jour du barrage et de forages, qui sont limitrophes
de cette commune de 30.000 habitants,
a-t-on indiqué, tout en signalant que le
taux de raccordement au réseau
d'AEP est de 98% grâce à un réseau de
125.021 m/l.

M'SILA

communes de la wilaya, a relevé
le directeur de l’OPGI. Des opérations d’attribution qui iront
crescendo avec la livraison attendue au cours de cette année de
plusieurs programmes au niveau
des communes de Khemis-Miliana, Miliana, El Attaf et AinDefla-ville ou encore Bourached.
En matière de logements de type
rural, la wilaya d’Ain-Defla a bénéficié d’un quota conséquent
depuis le programme de développement lancé en 2010 «
27.000 unités dont 3.000 récem-

tagnards qui s’y sont installés durant la décennie du drame national fuyant l’insécurité. 100
familles ont été relogées dans le
cadre du programme de résorption de l’habitat précaire et pour
l’heure un autre quota est en
cours de réalisation. « 305 familles y ont été dûment recensées » précise le président de
l’APC. D’autres familles sont
venues cependant s’y greffer
après l’opération de recensement, relève-t-il.
A. M. A.

Un linéaire de 119 km de routes nationales a été réhabilité, renforcé et modernisé au cours des quatre dernières années
à M'sila, a-t-on appris hier auprès des services de la wilaya.
Ces travaux ont concerné la RN 40 reliant les wilayas de M'sila et celle de Tiaret en passant par les communes d'Ouled
Derradj, à l'est et Aïn Lahdjel, à l'ouest de
la wilaya de M'sila sur une distance de 78
km et la RN 45 (M'sila-Bordj Bou-Arréridj et M'sila-Boussaâda) sur 15 km, a
précisé la même source. Une autre action
de réhabilitation et de modernisation a
touché la RN 60 reliant la ville de M'sila
à la localité d'El Mehir (Bordj Bou Arréridj) sur 25 km.

tion de démolition des cités anarchiques
ayant permis de récupérer des assiettes de
8,4 ha. Les autorités locales, décidées à mettre fin à l’occupation illicite des terrains du
domaine public, ont lancé, au cours de ces
derniers mois, une lutte sans merci, en procédant à la démolition de nombreuses
constructions érigées, un peu partout, au mépris de la réglementation et constituant notamment un empiètement sur des espaces
censés accueillir des équipements publics
dont le manque se fait sentir cruellement
dans plusieurs communes.

22 logements sociaux seront attribués prochainement dans la commune
d’Aïn Turk, à une vingtaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de
Bouira, a annoncé le président de
l’APC.
Une liste de bénéficiaires a été affichée dimanche au siège de la commune, tandis que la remise des clés
aura lieu dans cinq mois, a précisé Azzi
Ahmed, signalant le mécontentement
de certaines personnes dont les dossiers ne répondent pas aux exigences
de la commission de daïra, formée de
représentants de plusieurs services.

ment accordées par le ministre
de l’Habitat lors de sa dernière
visite de travail dans la wilaya »,
a souligné pour sa part la directrice du logement. Les dossiers
d’attribution des dernières aides
sont en voie de finalisation.
Pour en revenir à la commune
d’El-Abadia, ce sont près de
2.000 demandes de logements
qui sont enregistrées et la plaie
reste évidemment le bidonville
de Hay-Ezzitoun. Situé au nordest de la commune, ce quartier a
vu une arrivée massive de mon-

JIJEL

2.963 logements LPL remis en 2015

2.963 logements publics locatifs (LPL)
ont été distribués à Jijel, au cours de l’année
écoulée, a appris l’APS, lundi, auprès des
services de la wilaya. Ce quota de logements de programmes sociaux a concerné 20
communes sur les 28 que compte la wilaya,
a-t-on précisé. La cadence de livraison des
logements a connu une nette accélération depuis septembre dernier avec notamment les
pré-affectations suivies des distributions aux
bénéficiaires, a indiqué la cellule de communication de la wilaya. Lors de ses visites sur
le terrain et réunions consacrées au volet de
l’habitat, le wali, Larbi Merzoug, a ordonné

l’accélération des travaux de réalisation de
ces unités d’habitation en prévision de leur
remise aux bénéficiaires. Pour l’année en
cours, il est prévu la distribution de 1.400 logements LPL sur un programme de 6.359 logements en cours de réalisation à travers
l’ensemble des communes de la wilaya.
Le taux d’avancement de ces projets est
bien avancé, a déclaré récemment le directeur général de l’OPGI, Mohamed El Hadi
Bousseboula. Sur un autre chapitre, celui de
la résorption de l’habitat précaire, 224 familles qui résidaient dans des bidonvilles ont
pris possession de logements neufs, l’opéra-

Mercredi 13 Janvier 2016

BOUIRA

Monde

EL MOUDJAHID

ACCORD DE PAIX AU MALI

L’ONU estime urgent de renforcer
sa mise en œuvre

Le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a affirmé, lundi à New
York, qu’il était urgent de renforcer la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, mettant en
garde contre la détermination des groupes terroristes à le faire échouer.

A

u cours de la présentation
du rapport du secrétaire général sur le Mali devant le
Conseil de sécurité, M. Ladsous a
estimé que la situation sur le terrain
avait considérablement évolué depuis la dernière réunion du Conseil
consacrée au Mali, en octobre dernier. Cette amélioration a été obtenue grâce "aux efforts conjugués
des autorités maliennes, des parties
signataires de l’Accord, de la médiation internationale et de la Mission multidimensionnelle intégrée
des Nations nunies pour la stabilisation au Mali (Minusma)", a-t-il
dit. Ces efforts ont permis de renforcer la dynamique de dialogue et
de concertation entre le gouvernement du Mali, la coordination des
mouvements de l’Azawad et les
groupes de la plateforme, et de
créer un environnement plus propice au fonctionnement effectif des
mécanismes de suivi de l’Accord.
Ces mécanismes, à savoir le Comité de suivi de l’Accord (CSA),
présidé par l’Algérie et la Commission technique de sécurité, se sont
d’ailleurs réunis à quatre reprises
depuis cette réunion du Conseil de
sécurité, a relevé M. Ladsous. "Il
faut cependant continuer à faire davantage" en insistant sur l’urgence
à surmonter de concert les défis
dans les domaines politique, sécuritaire et humanitaire, a-t-il enchaîné. Cependant il considère que
"le processus de paix naissant demeure fragile et est confronté à la
détermination affichée ces derniers
mois par des groupes terroristes qui
veulent le faire échouer", rappelant
à ce titre l’attentat terroriste perpétré contre l’hôtel Radisson Blu à
Bamako, le 20 novembre dernier
qui a fait 20 morts.

ATTENTAT SUICIDE
AU CŒUR D’ISTANBUL

10 morts
en majorité
étrangers

Selon M. Ladsous, la Minusma
a essuyé 28 attaques entre le 23
septembre et le 16 décembre 2015,
période couverte par le rapport du
Secrétaire général, contre 20 lors
des trois mois précédents.
Face à cette situation, deux tiers
des effectifs de la Force de la mission de l’ONU sont employés à
protéger ses installations et ses
convois.
M. Ladsous s’est dit également
préoccupé par les retards accumulés dans la mise en œuvre d’autres
réformes politiques et institutionnelles, qui sous-tendent l’accord de
paix signé en juin 2015.
"Ces retards risquent de saper la
confiance entre les différents partenaires", a-t-il averti en insistant
sur la nécessité d’établir des administrations locales provisoires et de
mettre en œuvre des réformes ins-

La Turquie a été frappée hier par un
nouvel attentat suicide attribué par les
autorités à un Syrien qui a tué au moins
10 personnes, pour l’essentiel des étrangers, et en a blessé 15 autres dans le
coeur touristique d’Istanbul. Cette explosion intervient alors que le pays est
en état d’alerte maximum depuis l’attaque la plus meurtrière survenue sur
son sol, attribuée au groupe Etat islamique (EI), qui a fait 103 morts en octobre devant la gare centrale d’Ankara.
«Je condamne fermement cette attaque
terroriste commise par une personne
d’origine syrienne», a lancé le président
Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours prononcé à Ankara. A l’issue
d’une réunion d’urgence autour du Premier ministre Ahmet Davutoglu, le
porte-parole du gouvernement Numan
Kurtulmus a annoncé que l’auteur de
l’attentat avait été identifié comme un
Syrien né en 1988, sans toutefois donner
son nom. La déflagration, très puissante,
s’est produite à 10h18 locales (08h18
GMT) dans le quartier de Sultanahmet,
sur l’ancien hippodrome qui borde la
basilique Sainte-Sophie et la Mosquée
bleue, les deux monuments les plus visités de la plus grande ville du pays.

titutionnelles telles que la décentralisation ou la création de deux nouvelles régions de Taoudéni et
Ménaka.
"L’un des enseignements de ces
derniers mois est que les différents
piliers de l’Accord de paix sont intimement liés les uns aux autres",
a-t-il relevé.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, qui s’exprimait à l’issue
de la présentation du rapport, s’est
félicité de la cessation des hostilités et de la diffusion des messages
d’apaisement et de soutien à l’accord de paix que son gouvernement est déterminé à mettre en
œuvre.
A propos du processus de désarmement et de réinsertion, M.
Diope a attiré l’attention du
Conseil de sécurité sur la nécessité

d’accélérer la phase de cantonnement et a invité la Minusma à jouer
pleinement son rôle et à amener
les groupes armés à coopérer pour
garantir la réussite de l’opération.
Il a estimé que le regain d’activités
terroristes au nord du pays visait
clairement à freiner la mise en
œuvre de l’accord de paix et à créer
"une psychose au sein de la communauté des hommes d’affaires et
des investisseurs".
Conscient que les opérations de
maintien de la paix n’ont pas vocation à lutter contre le terrorisme,
M. Diop a invité les membres du
Conseil de sécurité à envisager un
renforcement de la capacité opérationnelle de la Minusma en vue de
l’adapter au contexte sécuritaire.
M. Diop a mis en garde contre
le danger d’assister à un embrasement de l’ensemble de la région
du fait des interactions, "voire
d’une jonction", entre les groupes
terroristes opérant dans le Sahel, au
nord du Mali, en Libye et dans le
bassin du lac Tchad. "Nous devons
prendre très au sérieux la menace
terroriste dans la région du Sahel",
a-t-il affirmé, en ajoutant que ce serait une grave erreur que "d’accorder un traitement sélectif dans la
lutte contre le terrorisme". Par ailleurs le ministre malien a estimé à
3,5 milliards d’euros le coût global
des actions de relèvement, de réduction de la pauvreté et de développement au Mali au cours des
six prochaines années, en indiquant
qu’un mécanisme de concertation
a été créé entre le gouvernement
malien et ses partenaires financiers
pour assurer une gestion optimale
et transparente des ressources destinées à la mise en œuvre de l’Accord.

ACCORD NUCLÉAIRE

L’Iran vendra 40 tonnes d’eau lourde
aux États-Unis

L'Iran va vendre aux ÉtatsUnis une partie de son stock
d'eau lourde, utilisée dans les
réacteurs nucléaires, dans le
cadre de l'accord nucléaire avec
les grandes puissances, a déclaré
un haut responsable iranien.
"L'Iran va vendre 40 tonnes
d'eau lourde aux Etats-Unis par
l'intermédiaire d'un autre pays",
a déclaré le vice-président de
l'Organisation iranienne de
l'énergie atomique (OIEA), Ali
Asghar Zarean, sans fournir d'indications sur cet "autre pays", le
montant de la transaction ou la
date de l'opération.
Il a néanmoins précisé qu'une
fois vendues, les "six tonnes seront utilisées dans les centres
atomiques et le reste dans les
centres de recherche américains".
Cette eau lourde devait être
utilisée dans le réacteur d'Arak
mais l'Iran a accepté de le modifier pour donner des garanties à
la communauté internationale.
Dans le cadre de l'accord nucléaire avec les puissances du
groupe 5+1 (Russie, Chine,
Etats-Unis, France, Royaumeuni, et Allemagne) conclu le 14

juillet, l'Iran doit accomplir un
certain nombre de gestes pour limiter son programme et obtenir
en échange la levée des sanctions internationales.
Téhéran a réduit le nombre de
ses centrifugeuses et transféré
l'essentiel de son stock d'uranium faiblement enrichi en Russie. Il doit encore retirer le cœur
du réacteur d'Arak pour le transformer en coopération avec la
Chine et les Etats-Unis. "Nous
devons avoir un accord solide
avec la partie étrangère, notamment la Chine (...) Les docu-

Mercredi 13 Janvier 2016

ments de l'accord seront officiellement échangés à la fin de la semaine prochaine ou cette
semaine", a déclaré M. Zarean.
"Tant que l'accord n'est pas finalisé, nous ne prendrons certainement aucune mesure concrète
pour sortir le cœur du réacteur
d'Arak", a-t-il ajouté. L'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit vérifier que
l'Iran a bien rempli toutes ses
obligations, ce qui permettra la
levée des sanctions internationales.

BRÈVES

15

ATTENTAT SUICIDE
EN IRAK

Deux morts et un
général blessé

Un responsable de la police
irakienne a été grièvement blessé
et deux membres de sa garde
rapprochée ont été tués hier dans un
attentat suicide près de Bakouba
dans l'est de l'Irak, ont indiqué des
sources proches de la police.
Cet attentat survient au lendemain
d'une journée de violences en Irak
durant laquelle au moins 51
personnes ont péri dans l'explosion
de bombes et dans des attentats
suicide.
Le général Kassim al Anbouki,
directeur des services de
renseignement de la police,
conduisait une équipe venue
vérifier des renseignements sur la
présence d'une possible voiture
piégée garée au bord d'une route
entre Baghdad et la province
orientale de Diyala, où se trouve
Bakouba, ont précisé les sources.
"Alors qu'ils étaient parvenus sur
les lieux, un kamikaze a fait
exploser son véhicule à proximité
du convoi de police", selon des
sources policières, ajoutant que
"trois autres agents ont été blessés
dans l'attentat."
Aucun groupe armé n'a revendiqué
le responsabilité de l'attaque,
néanmoins l'organisation terroriste
autoproclamée "Etat islamique"
(Daech/EI) s'attribue régulièrement
des attentats à Baghdad. Daech
contrôle de larges pans du territoire
irakien, à l'ouest et au nord de
Baghdad, depuis sa fulgurante
attaque lancée en 2014.

SYRIE - LATTAQUIE

L’armée pénètre dans
le principal bastion
rebelle

L'armée syrienne a pénétré hier
dans la localité de Salma, principal
bastion rebelle dans la région
montagneuse de Lattaquié (nordouest), a rapporté des sources
concordantes. "L'armée syrienne,
appuyée par des milices progouvernementales (...) et grâce à
d'intenses bombardements russes, a
pénétré hier dans l'est de Salma,
dans la province de Lattaquié", a
affirmé le directeur de
l'Observatoire syrien des droits de
l'Homme (OSDH), Rami Abdel
Rahmane."De violents combats se
déroulent avec le Front Al-Nosra
(groupe terroriste affilié à al-Qaïda)
et des insurgés radicaux", a-t-il
ajouté.
Une source militaire, citée par
l'agence de presse syrienne Sana, a
confirmé l'information, expliquant
que "l'armée, en coordination avec
des troupes de défense populaire
(milice pro-gouvernementale),
continue son avancée dans le nordest de la province Lattaquié et
contrôle la banlieue sud-est de
Salma et sept collines autour".
L'offensive a été précédée par 120
raids de l'aviation russe sur le
secteur en 48 heures. Les forces
gouvernementales ont pris ces
derniers jours plusieurs villages
aux alentours. Cette Localité, située
à 800 m d'altitude est aux mains des
rebelles depuis juillet 2012.
Si les forces syriennes reprennent
la ville "cela va faciliter l'avancée
dans la montagne al-Akrad", qui
domine la région, a relevé M.
Abdel Rahmane.

Pour une meilleure insertion sociale
PRISE EN CHARGE DU DIABÈTE

Une personne sur quatre atteintes de diabète en Algérie se sent «discriminée», en raison de sa maladie, et juge que le
soutien de la communauté en général est rare. C’est ce qui ressort d’une étude menée dans 17 pays, dont l’Algérie,
et sur 4 continents.

M

algré les progrès réalisés en
matière de soins liés au diabète
au cours des dernières décennies, la gestion optimale de cette maladie demeure un défi pour les médecins,
les patients et la famille. Plusieurs personnes atteintes de diabète éprouvent
encore des difficultés à atteindre les objectifs thérapeutiques et à prévenir les
complications, car faisant face à des
conséquences cliniques, psychosociales
et économiques importantes. Les facteurs psychologiques et sociaux représentent des obstacles majeurs pour
l’optimisation de la gestion du diabète.
L’étude Diabètes « Attitudes, Wishes
and Needs 2 (DAWN2™) », « Attitudes,
Souhaits et Besoins des personnes ayant
un diabète » menée dans 17 pays, dont
l’Algérie, et sur 4 continents, en 2012,
auprès d’un échantillon de 519 adultes,
stratifié en fonction du type de diabète
et de traitement, 280 professionnels de
la santé et 120 membres de la famille,
révèle un niveau plus élevé de soutien
familial, des amis, et de la communauté
en général.
Selon DAWN2™, une personne sur
quatre atteintes de diabète en Algérie se
sent discriminée, en raison de sa maladie. 40% des membres de la famille en
Algérie pensent également que leurs
proches atteints de diabète sont victimes
de discrimination et près de 8 professionnels de la santé sur 10 se déclarent
préoccupés par la discrimination et pensent qu’il y a un « besoin urgent et important » d’une meilleure insertion
sociale des personnes atteintes de diabète afin qu’elles soient considérées
comme des membres à part entière de la
société.
Commentant les résultats de l’enquête, le docteur Said Gari a déclaré que
«les membres de la famille étaient plus
susceptibles de déclarer une mauvaise
qualité de vie et de percevoir comme
une charge lourde le fait de soutenir un
membre de la famille atteint de diabète.
Ils ont également montré des niveaux

TLEMCEN

plus élevés de détresse liés au diabète et
étaient plus souvent préoccupés par
l’hypoglycémie».
Ainsi, il est révélé que deux membres de famille algérienne sur trois souhaitent être davantage impliqués aux
soins de la personne atteinte de diabète,
mais un sur deux ne sait pas comment
l’aider, et seulement un sur trois a participé aux activités éducatives du diabétique. La perception du « fardeau » ou
de « charge lourde » peut être au moins
partiellement attribuable à l’absence de
connaissances sur la façon de gérer au
mieux la maladie. Ainsi, 46 % des membres des familles algériennes se sentent
frustrés de ne pas savoir comment aider
la personne atteinte de diabète dont ils
prennentsoin. D’où l’importance de
faire participer les membres de la famille à des programmes ou à des activités d’éducation. Raison de plus, la
plupart de ceux qui ont participé à des
programmes d’éducation les ont trouvés
utiles.

L’éducation
thérapeutique chez
les sujets obèses

Le projet d’éducation thérapeutique destiné aux
adultes obèses diabétiques de type 2 suivis en consultations spécialisées ou hospitalisées incluant plusieurs
intervenants et professionnels de la santé a été élaboré
au sein du service de médecine interne du centre hospitalo-universitaire, a-t-on appris hier auprès du Pr.
Lounici Ali. L’objectif visé par ce projet est d’aider les
patients à développer les compétences nécessaires à la
gestion de leur pathologie et à accroître leur autonomie
dans leur vie quotidienne pour leur permettre de
connaître l’obésité, d’acquérir les savoir et savoir-faire
indispensables à l’équilibre de l’alimentation, a ajouté
le Pr. Lounici Ali, médecin chef du service interne, et
également de maintenir ou de retrouver une activité
physique et renforcer l’estime de soi. Dans ce contexte,
et en termes de morbidité, d’obtenir une réduction pondérale d’au moins 5% en 6 mois avec maintien de ce
bénéfice à 24 mois et sans dommage sur la qualité de
vie. L’amélioration de l’équilibre glycémique aura
pour finalité une diminution de la survenue des complications. Après un diagnostic éducatif personnalisé
qui permettra d’identifier les besoins, les potentialités
et les attentes du patient, une série de cinq séquences
éducatives collectives hebdomadaires sont proposées.
Cette évaluation continue ciblera le patient, le soignant
et le processus d’éducation thérapeutique, ce qui permettra des réajustements continus du programme.
L’obésité est un problème de santé publique. Son
association est très fréquente avec le diabète de type
2. Dans ce projet, une série d’ateliers de groupes seront
tenus dont un atelier spécifique sur l’obésité, le groupe
d’aliments, aliments hypercaloriques, équilibre alimentaire et activité physique. Ce projet initié par le
service de médecine interne comprend une diététicienne Kada Belghitri Djamila, le médecin spécialiste
Ghembaza Mohamed Amine, la psychologue Ghitri
Asmae, le cadre infirmier Attar Boumédiène. Ce projet
a été lancé avec une salle d'exploration équipée de
moyens.
Gadiri Mohammed

L’implication de la famille
est vitale

Une plus grande implication des
membres de la famille peut représenter
un outil efficace pour améliorer les résultats du diabète.
Un membre de famille algérienne sur
trois a rapporté que la personne avec qui
il vit a fait l’objet de discrimination en
raison du diabète et 23% des membres
de la famille rapportent que le diabète de
leur proche a un impact financier négatif
sur eux-mêmes. Le Dr Gari a estimé que
«réduire le fardeau du diabète peut grandement améliorer la qualité de vie jour
après jour des personnes atteintes de diabète. Nous pouvons tous agir pour accroître le soutien au-delà de la
médication.»
De son côté, le président de l’Association des diabétiques de la wilaya
d’Alger, Fayçal Ouhadda, qui nous a
reçu au niveau de son siège, nous a
confié que « nombreux sont les diabé-

tiques qui souffrent de discrimination
lors d’entretiens d’embauche». Et
d’ajouter : « Au niveau de notre association, on reçoit des jeunes diabétiques
avec des diplômes universitaires qui
sont en chômage à cause de leur maladie. Y en a même des jeunes qui refusent
de déclarer leur maladie afin d’obtenir
un travail».
M. Ouhadda a indiqué que «le diabète n’est pas un handicap qui empêche
le malade de travailler».
Il a estimé que «la maladie est déjà
un fardeau, alors pourquoi détruire
l’avenir des jeunes ? N’oublions pas que
sans travail, les diabétiques ne sont pas
assurés et sans assurance ils ne peuvent
pas se soigner et affronter leur maladie».
Dans ce sens, le président de l’association a lancé un appel aux autorités
afin d’ « accepter les diabétiques et de
leur faciliter la tâche en leur donnant la
chance de travailler. Le recrutement se
fait sur la base de leurs capacités et de
leurs bagages et non sur la base de leur
maladie. Il faut qu’il y ait une égalité de
chances pour tous les diabétiques.»
M. Ouhadda a également invité
l’Etat à obliger le privé à s’ouvrir au recrutement des diabétiques.
Pour sa part, la psychologue clinicienne Asma Mahdadi a indiqué que «le
diabétique est une personne normale
comme les autres qui peut accomplir les
mêmes tâches que les autres.»
La majorité des professionnels de
santé sont d'accord pour dire que l'implication de la famille est vitale pour une
bonne prise en charge du diabète.
Afin d’aider les personnes atteintes
de diabète, nous devons également aider
les membres de leur famille. Le soutien
psychologique et l'éducation des familles peuvent améliorer les résultats
des personnes atteintes de diabète... et
ceux de leurs familles.
Wassila Benhamed

DÉCOUVERTE DE LA G3PP

Une enzyme contre l’excès de sucre

La découverte d'une enzyme
qui neutralise les effets toxiques
des excès de sucre dans l'organisme
en régulant l'utilisation du glucose
et des lipides par différents organes
pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre le diabète
et l'obésité.
Cette enzyme, appelée glycérol3-phosphate-phosphatase (G3PP)
dont on ignorait jusqu'alors l'existence dans les cellules des mammifères, joue un rôle clé pour éliminer
les effets d'un excès de sucre, expliquent ces chercheurs dont les
travaux sont dirigés par Marc
Prentki et Murthy Madiraju du
Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal
(CRCHUM).
Cette avancée est publiée lundi
dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences
(PNAS).
Lorsque le glucose est anormalement élevé dans l'organisme, le
glycérol-3-phosphate dérivé du
glucose atteint des taux excessifs
dans les cellules, ce qui peut provoquer des dommages aux tissus.
"Nous avons constaté que la
G3PP peut dégrader une grande
partie de ce glycérol-3-phosphate
en excès et le détourner de la cellule, de sorte que les cellules bêta
pancréatiques productrices d'insuline et les divers organes sont protégés des effets toxiques d'un
niveau élevé de glucose", explique
Marc Prentki, professeur à l'Université de Montréal.
Le glucose et les acides gras
sont les principaux nutriments des
cellules des mammifères.

Leur utilisation dans les cellules
régule de nombreux processus physiologiques comme la sécrétion
d'insuline par le pancréas, de glucose dans le foie, le stockage des lipides dans les tissus adipeux et le
métabolisme des nutriments pour
produire de l'énergie.
Un dérèglement de ces processus provoque l'obésité, du diabète
adulte (type 2) et des pathologies
cardiovasculaires.
L'insuline est une hormone clé
produite par les cellules du pancréas pour réguler l'utilisation du
glucose et des lipides.
Si ces cellules sont exposées à
trop de glucose et d'acides gras, les
mêmes nutriments deviennent
toxiques et les altèrent, provoquant

leur dysfonctionnement et le diabète. L'enzyme G3PP est de ce fait
essentielle au bon fonctionnement
du métabolisme en étant nécessaire à la fois pour la production
d'énergie et la formation des lipides, soulignent ces scientifiques.
Les résultats de ces travaux offrent une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre l'obésité, le
diabète et le syndrome métabolique, estiment ces chercheurs.
Pour cela, ils s'efforcent de trouver "de petites molécules capables
d'activer l'enzyme G3PP", ce qui,
en cas de succès et après des tests
concluants sur des animaux, constituerait une classe entièrement nouvelle de traitement contre le diabète
et l'obésité.

Société

JEUNES ASSASSINÉS
À BEL-ABBÈS
ET À ORAN

La Radieuse auprès
des familles

Fidèle à ses traditions de solidarité et de sensibilisation envers la
société civile, l'association Radieuse présidée par M. Chafi Kada
a rendu visite aux familles dont les
enfants ont été assassinés dernièrement, à Benbadis, dans les wilayas
de Sidi-Bel-Abbès et d’Oran, ainsi
qu'à la famille du jeune Walid supporter de l'USMBA, gravement malade.
Dans la commune de Benbadis,
la Radieuse s’est rendue chez la famille Chaïbi, où l'émotion était
grande suite à la perte du jeune Miloud, lâchement assassiné par quatre énergumènes, avec une
sauvagerie sans pareille.
Face à une foule nombreuse, devant le domicile de la victime, le
président de la Radieuse, accompagné de M. Hansal Mohamed, a
remis une aide financière à la famille de la victime. Saisissant cette
occasion, M. Chafi Kada a mis en
exergue «le rôle important de la société civile, la famille, l'école et
l'environnement pour éviter de tels
actes en particulier et faire face aux
maux sociaux. Il n’a pas omis de
préciser que cette action vise à soutenir le travail remarquable accompli par la DGSN et la gendarmerie
nationale, dans la lutte contre la criminalité sous tous ses aspects.
En gros, la visite de la Radieuse
et le discours de son président ont
été fortement salués par la population de Benbadis, qui s'est sentie
soulagée après l'arrestation des quatre criminels par les services de sécurité
de
la
wilaya
de
Sidi-Bel-Abbès.
La délégation de la Radieuse
s’est dirigée par la suite à Oran où
elle a rendu visite à la famille du
jeune étudiant Djalal, assassiné au
niveau de cette wilaya, à l'âge de 18
ans, par des voyous, après sa sortie
d'un cours de soutien. Selon ses
proches, ses collègues du lycée et
les habitants de son quartier, Djalal
jouissait d'une bonne éducation et
d'une très bonne moralité. Une aide
financière été remise par la Radieuse à ses parents, de même qu'un
réconfort moral, en présence de
nombreux amis du défunt, des voisins et des membres de sa famille.
La troisième et dernière étape de
la visite de la délégation de la Radieuse fut le stade du 24-Février de
Sidi-Bel-Abbès, où Chafi Kada et
Hansal Mohamed ont rencontré la
famille du jeune supporter Walid,
gravement malade et qui a besoin
d’une aide financière pour des
soins.
Cette opération de solidarité s'est
déroulée en marge du match amical
entre l'USMBA et l'ASMO, en présence du wali de Sidi Bel-Abbès,
monsieur Hattab, des dirigeants des
deux équipes et devant un grand
nombre de supporters de l'USMBA
qui ont salué cette belle initiative.

L’

La santé est dans notre assiette
6e JOURNÉE NATIONALE DES PRODUITS DU TERROIR

Pas moins de 30 producteurs, artisans et exposants venus de différentes régions du pays ont été réunis, hier, à la 6e édition de la
Journée nationale des produits du terroir. Une manifestation qui vise à mettre en exergue l’art culinaire algérien.

objectif visé par cette rencontre est la
mise en relief et la promotion des produits du terroir algérien et l’art culinaire
ancestral. Organisée en collaboration avec le ministère du Tourisme et de l'Artisanat et le ministère de l'Agriculture, ainsi que le Mouvement
féminin algérien de solidarité avec la famille rurale, cette 6e édition a eu lieu à la Safex, au restaurant «la Maison Lahlou», spécialisée en art
culinaire et couscous traditionnel. Le thème retenu pour cette rencontre, qui coïncide avec la
célébration de Yennayer, est «Terre mère».
Huile d’olive, pain traditionnel, miel, recettes
de confitures naturelles et fromages de laits de
vache, de brebis et de chèvre ont ravi les visiteurs
venus de partout apprécier ces produits et retrouver surtout le goût initial des aliments appelés
aujourd’hui «bio», et qui étaient jadis des aliments de tous les jours. «Il faut vraiment produire algérien. C’est saint, propre et naturel», a
déclaré M. Sid Ali Lahlou, patron de Dar Lahlou.
Et d’ajouter : «Mangez saint, mangez algérien.
Notre santé est dans notre assiette», a-t-il estimé,
tout en insistant sur les différents références et
produits cultivés en Algérie, tels que le blé,
l’orge, l’huile d’olive, les figues et les dates.
M. Lahlou est convaincu que «ce genre de manifestations est une preuve que l'Algérie bouge,
gagne et peut reprendre par petites étapes sa
place sur le plan international. Plus que cela, elle
permet au tourisme de sortir du cercle du folklore
et du patrimoine et d'atteindre une dimension
économique», a-t-il précisé.
Des hôtes de différentes régions du pays y
étaient présents avec leurs produits et leurs histoires, offrant ainsi la possibilité aux visiteurs de
découvrir leurs spécialités et leur art culinaire.
Dans un kaléidoscope de cultures diverses, les
présents étaient emportés par les bonnes odeurs
mélangées et les diverses couleurs qui donnent
une ambiance chaleureuse dans les différents
stands.
Il faut dire que la nourriture a toujours été un
composant de l'expérience touristique et constitue une part importante du budget touristique
moyen. Il s'agit de pénétrer dans la culture d'une
région, voire d'un pays. La gastronomie est devenue un produit culturel à rayonnement mondial. Il existe désormais une compétition

Mercredi 13 Janvier 2016

planétaire. Nombreux sont les touristes qui souhaitent goûter une spécialité locale lorsqu'ils passent un séjour en Algérie. C'est un moyen pour
eux de faire plus facilement connaissance avec
la destination choisie. Pour le territoire, c'est
aussi un moyen de valoriser et de soutenir les
producteurs. Entre modernité et tradition, le touriste, en quête d'authenticité, est à la recherche
de repères ancestraux.
De son côté, le représentant de la FAO, M.
Nabil Assaf, a insisté sur la valorisation des
grandes chaînes agroalimentaires «à partir desquelles les agriculteurs dans la campagne et les
régions de montagnes produisent du couscous et
toute sorte de galettes», a-t-il dit. M. Assaf a estimé que «c’est une contribution des écosystèmes
et de la nature à la sécurité alimentaire, car on
axe surtout sur le produit naturel qu’on peut trouver un peu partout et qui est facile à transformer
avec du savoir-faire, en ce qui concerne le couscous ou la galette».

MASCARA

Le représentant de la FAO a, par ailleurs, affirmé : «À chaque fois que nous venons ici, nous
apprenons quelque chose de nouveau concernant
la diversité des produit du terroir.
Des initiatives des associations et des organisations qui essaient de trouver et de faire vivre
les recettes traditionnelles et les produits du terroir qui existent en Algérie.» Dans cette optique,
il a tenu à souligner : «Nous constatons cette
grande diversité qui rend le pays de plus en plus
résistant et plus résilient en matière de sécurité
alimentaire, car il est y a toujours une valorisation de nouveaux produits», relève-t-il. Et
d’ajouter : «Ce sont des expériences à généraliser
à travers le monde, dans les régions méditerranéennes pour dire à quel point la nature est généreuse et à quel point elle contribue à la sécurité
alimentaire des citoyens dans les régions rurales», conclut-il.
Sihem Oubraham

Saisie de1.793 unités de boissons alcoolisées

Dans le cadre de leurs efforts
continus en matière de lutte contre
le commerce illicite de boissons alcoolisées, les brigades de la police
judiciaire relevant des sûretés de
daïra de Sig et de Mohammadia, à
Mascara, ont réussi à saisir une
quantité de 1.793 unités de divers
types de boissons alcoolisées dans
plusieurs opérations de police. En
effet, les éléments de la BMPJ de
Sig ont arrêté deux frères, âgés de
29 et 38 ans, qui activait dans ce
commerce frauduleux, et ce en exploitant un renseignement sur
l’existence d’une quantité importante de boissons dissimulée par les
suspects dans le domicile de leur
sœur pour éloigner les soupçons.
Les suspects ont alors été placés
sous surveillance avant d’être arrêtés. Une perquisition a donc eu lieu
au domicile familial, ce qui a permis
de mettre la main sur 875 unités de
divers types, à savoir 792 unités de
Beaufort, 48 unités de Bavaroise et
35 unités de vin rouge. Les mis en
cause ont donc été conduits au poste
de police pour enquête et une procédure judiciaire a été entamée à
leur encontre, en vertu de laquelle
ils ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Sig, lequel a émis un
mandat de dépôt à l’encontre du dénommé B. A., 38 ans tandis que le
second suspect a été libéré. Dans le
même cadre d’efforts, les éléments
de la brigade de police judiciaire relevant de la sûreté de daïra de Mo-

17

EL MOUDJAHID

REGARD

L’histoire
d’un parking
anarchique

La fièvre du stationnement
s’empare d’Alger et ses environs. La contagion gagne les
ruelles, les impasses, les passages
pour piétons et même les trottoirs qui
se transforment, à longueur de journée, en parkings, en bonne et due
forme. Trouver un petit espace où
garer sa voiture, c’est carrément demander la lune, de nos jours. Les automobilistes jouent à la toupie afin de
mettre la main sur l’introuvable
carré pour ranger son véhicule, devenu aujourd’hui, aussi précieux que
le métal jaune. On négocie la place,
on tente d’amadouer, de supplier le
«parkingeur», mais rien à faire ; il
reste sourd comme un pot. Pas de
chance, cette fois-ci. Il faut voir ailleurs. Il n’est pas question de désespérer. Les ruelles ne manquent pas.
La même histoire se répète quotidiennement pour les propriétaires qui
connaissent si bien le calvaire de
tourner en rond, pendant des heures,
avant de décrocher un endroit pour
«caser» leur véhicule, dont on juge le
nombre trop important, faute de parkings. En effet, les nerfs sont mis à
rude épreuve, tous les jours que Dieu
fait, et les quelques parkings qui existent au niveau de la capitale s’avèrent
exigus pour le flux impressionnant de
voitures qui déferlent sur Alger,
considérée comme plaque tournante,
de par son statut de capitale politique
et économique et où sont, de surcroît,
concentrées la plupart des activités
administratives, mais également commerciales. Aujourd’hui, le mal est
profond. Il prend même l’allure
d’une anarchie indescriptible. Il suffit de voir tous ces trottoirs sur lesquels se rabattent les automobilistes
pour régler leurs problèmes. Le poids
des milliers de véhicules envahissant
ces espaces réservés pourtant aux piétons se fait voir, à l’œil nu, et l’on n’a
pas besoin d’être ingénieur ou architecte pour constater les dégâts causés
aux trottoirs. Les signes de «vieillissement» sont là. L’affaissement de ces
derniers, notamment dans les quartiers, réputés pour leur mouvement,
viennent confirmer la main mise des
squatteurs sur ces pavés de la ville,
quitte à mettre la vie des piétons en
danger. Une chose est sûre, les rues
d’Alger se transforment en grand
parking… sauvage.
Samia D.

Ph : Billal

16 EL MOUDJAHID

réussi à prendre la fuite à la vue des
policiers. Néanmoins des enquêtes
ont été ouvertes en vue d’identifier
les suspects et procéder à leur arrestation pour être traduits devant la
justice.
Arrestation d’un voleur par
effraction

hammadia ont saisi une autre quantité importante de 918 unités de diverses marques, suite à des
descentes multiples à travers les
quartiers de la ville ciblant les lieux

connus pour être fréquentés par les
délinquants, à savoir le Bois des
planteurs et le lieu-dit Sebbar. Des
quantités diverses ont été saisies sur
les lieux, alors que les suspects ont

Les éléments de la police relevant de la sûreté de daïra de Zahana
ont arrêté un individu âgé de 33 ans
impliqué dans un vol par effraction,
et ce suite à une plainte introduite
par la victime auprès de la brigade
de police judiciaire.
Le vol a ciblé une quantité importante de vêtements, le voleur
ayant profité de l’absence des membres de la famille pour commettre
son forfait.
Une enquête a alors été ouverte
permettant, en collaboration avec la
victime, d’identifier le suspect, âgé
de 33 ans, qui a été arrêté. Le mis en
cause a reconnu les faits qui lui sont
reprochés déclarant avoir profité de
l’absence des propriétaires pour escalader le mur d’enceinte et voler
des vêtements, des chaussures et des
bouteilles de gaz butan, et ce à plusieurs reprises.
Une procédure judiciaire a été
entamée à l’encontre du malfaiteur
qui a été présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Sig, lequel a émis un mandat
de dépôt.
A. Ghomchi

Sans

VISA

La gare de Kami-Shirataki Station, au Japon, n'est pas une gare
comme les autres. Seulement
deux trains y passent chaque jour,
l'un à 7h du matin, l'autre à 17h.
Et pour cause, une seule personne
l'utilise encore. Il s’agit d’une lycéenne, la seule de l'île d'Hokkaido à vivre à proximité de la
gare, et à utiliser le train pour se
rendre chaque jour au lycée.
L’existence de cette gare, peu rentable, n'est pas un hasard. C'est la
Japan Railways, l'équivalent de la
SNTF au Japon, qui a décidé, il y
a trois ans, de maintenir la gare
en fonctionnement. La compagnie
est même allée plus loin en ajustant les horaires de ses trains pour
qu'ils correspondent aux besoins
de l'étudiante et s’est engagée à
lui fournir ce service jusqu'à ce
qu'elle obtienne son diplôme de
fin d'études.

Culture

18

« La langue n’est pas un ghetto »

AMINE ZAOUI À L’ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE DE CONSTANTINE :

«L

Ph. Nesrine

a diversité linguistique
doit s’accompagner
d’une certaine culture,
des valeurs cardinales que sont
l’acceptation de la différence et le
respect des opinions d’autrui. La
différence n’est pas un ghetto».
Qui de mieux placé, dans le paysage littéraire actuel, qu’Amin
Zaoui pour prôner l’inévitable (et
vitale) réconciliation entre des « citoyens appartenant à un même espace et s’exprimant dans des
langues différentes ». En effet,
l’écrivain bilingue, qui était avanthier l’hôte de l’École normale supérieure de Constantine (ENSC),
et bien que ne représentant pas un
cas unique dans la littérature algérienne (Kaddour M'Hamsadji et
Rachid Boudjedra l’avaient déjà
précédé sur cette voie), se distingue par sa grande productivité
(une vingtaine de publications en
30 ans de carrière) et surtout, pour
le succès en librairie que connaissent ses romans dans les deux
langues. C’est d’ailleurs devant
une assistance nombreuse que l’auteur de La Chambre de la vierge
impure s’est exprimé sur son parcours, son œuvre et surtout sur la
question de la pluralité des langues
et des cultures : « Pour que l’Algérie garde sa grandeur, elle doit sauvegarder tout le foisonnement
linguistique qui la caractérise :

l’arabe et le français, mais également tamazight et tous les dialectes
existant sur le vaste territoire du
pays et produisant une littérature
extrêmement riche. Cela ne pourrait se concrétiser sans une réelle
volonté politique de la part des décideurs », a-t-il soutenu, recourant
à l’anecdote afin d’étayer davantage ses propos : « Dans les années
60, l’Union des écrivains algériens
(UEA) représentait une mosaïque
du paysage culturel national, une
image réelle de cette Algérie à laquelle tout le monde aspire. Elle
était composée d’hommes de lettres d’horizons divers et d’opi-

nions, parfois, diamétralement opposées, à l’exemple de Jean Sénac,
Moufdi Zakaria, Mourad Bourboune, Kaddour M'Hamsadji et
Mohamed Laïd Al Khalifa. D’ailleurs, lorsque le prix du meilleur
poète d’expression arabe avait été
décerné à ce dernier, assigné à résidence à Biskra, c’est le président
de l’UEA en personne, Mouloud
Mammeri, qui le lui acheminera à
bord de son véhicule personnel, et
ce malgré les divergences existant
entre les deux ! Dans le champ des
idées, on peut avoir des adversaires, mais pas des ennemis. Si
ton adversaire se transforme en en-

PROMOTION DE L’AMAZIGH

Le HCA distingue des acteurs

Plusieurs hommages à des acteurs de la promotion de Tamazight ont été rendus par le Haut
commissariat à l’Amazighité (HCA) lors d’une
cérémonie organisée lundi soir à Alger et qui a vu
défiler une multitude d’expressions culturelles
amazighes allant de la poésie au carnaval. A l’occasion des célébrations du nouvel an amazigh
Yennayer 2966, le HCA a rendu hommage au
ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, et au
ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité
sociale, Mohamed El Ghazi, tout deux présents à
la cérémonie, pour leurs efforts dans leurs secteurs respectifs pour la promotion de Tamazight.
Le ministre de la Culture a rappelé la nécessité
de "consolider" encore la langue amazighe par la
création d’une académie et la production de
contenus scientifiques et numériques, même
après la promotion de Tamazight au statut de
langue officielle et nationale dans le projet de révision de la Constitution en se disant conscient
de l’importance de cet "acquis" vecteur de "cohésion et d’union sociale". Lors de cette soirée,
le secrétaire général du HCA, Si El Hachemi
Assad, a également rendu hommage à la ministre
de l’Education nationale, Noria Benghebrit, représentée par des cadres du ministère, pour les efforts consentis par son département pour le
développement de l’enseignement de Tamazight
qui est aujourd’hui dispensé dans 22 wilayas du
pays et sera encore élargi en 2016, a-t-il précisé.

Le HCA a également distingué le Directeur général de l’agence de presse «Algérie presse service» (APS), Abdelhamid Kacha, représenté par
le directeur de l’information de l’agence, pour la
contribution de cette dernière à la promotion de
Tamazight avec le lancement en mai 2015 d’un
site d’information en Tamazight, une "première
grande expérience" et un "grand acquis" pour Tamazight dans le paysage médiatique, estime Si El
Hachemi Assad. L’APS avait lancé un site d’informations générales multimédia en langue ama-

nemi, ce n’est pas un signe de
bonne santé». Concernant son parcours, et après avoir rappelé
quelques étapes ayant jalonné
celui-ci, notamment sa scolarité à
Tlemcen et les années du service
militaire du côté d’El Ghomri
(Mascara), et auxquelles on doit
son roman Le Huitième Ciel, l’auteur est revenu sur sa philosophie
de l’écriture. «L’écrivain doit aller
au-delà de ce que peut dire, ou se
dire, le lecteur, car celui-ci n’est interpellé que par la transgression.
Aussi, je n’axe mes écrits que sur
le non-dit, le tu», a-t-il avancé, tout
en précisant qu’il n’était pas contre
la censure, «à condition que celleci soit intelligente et non aveugle».
L’ex-directeur de la Bibliothèque
nationale d’Algérie a, en outre,
tenu à saluer la «grande ouverture
d’esprit et la curiosité» caractérisant le lecteur algérien, qu’il soit
arabophone ou francophone, et a
conclu sa communication sur un
appel à l’union de toutes les
bonnes volontés : «Je suis
convaincu que la crise que nous vivons est avant tout culturelle, et on
ne pourra s’en sortir que si les
hommes de culture et les intellectuels arrêtent de travailler en rangs
dispersés et fédèrent leurs efforts
en vue de dépasser cette situation».
Issam Boulksibat

zighe, décliné dans trois caractères arabe, tifinagh
et latin afin de montrer la faisabilité de produire
un contenu médiatique en tamazight synthétisant
les principales informations produites par
l’agence. Le HCA a également rendu hommage
aux efforts de l’association "Iqraa", représentée
par sa présidente Aïcha Mebarki, pour avoir entamé des programmes d’alphabétisation en Tamazight ainsi qu’au président de l’APC
d’Alger-Centre, Abdelhakim Bettache, pour sa
participation active au projet de réalisation de la
première statue du roi numide Massinissa qui sera
prochainement érigée à Alger. Lors de cette
soirée de célébration de Yennayer 2966, des
troupes de chants folkloriques venues de Ghardaïa et de Kabylie se sont succédé ur scène en
plus de déclamations poétiques en Tamazight
dans ses variantes chaouie et targuie. Une reproduction du carnaval Ayrad de Béni-Snous (région
montagneuse de Tlemcen), qui se tient chaque
année dans la région en célébration de Yennayer
était également au programme de cette cérémonie. Le prototype d’un clavier informatique en
Tamazight conçu par une entreprise algérienne a
également été présenté. Depuis samedi, le HCA
organise un vaste programme de célébrations de
Yennayer à travers une grande exposition au palais de la culture Moufdi-Zakaria, des caravanes
culturelles vers 14 villes du pays et des activités
de proximité dans des établissements scolaires.

PROJECTION DE FILMS ET DOCUMENTAIRES À BOUMERDÈS

EL MOUDJAHID

LE COIN DU COPISTE

Des concerts
alléchants

l

On ne peut pas dire que les
activités culturelles sur la
scène algéroise sont au
ralenti. Sans trop verser dans un
optimisme béat, il faut se rendre à
l’évidence, du moins pour une
catégorie de sceptiques, que la
cadence est maintenue. Mieux
encore : On apprend en consultant le
guide des sorties et des loisirs
«Kherdja» que la nouvelle année est
en train de démarrer sur des
chapeaux de roues du côté de
l’établissement Arts et Culture de la
wilaya d’Alger au niveau du Centre
culturel de la commune de Oued
Koriche avec une actualité culturelle
qui voudrait attirer les professionnels
du secteur et surtout répondre aux
attente du public. Et à propos de
public, l’organisme public à
caractère industriel et commercial
multiplie, depuis sa création en 1998,
ses animations entre spectacles,
galas artistiques, projections,
rencontres littéraires et expositions.
2016 sera l’année où les
organisateurs se tourneront vers une
programmation spéciale entièrement
dédiée à la jeunesse. L’événement
«Les samedis jeunesse» propose
pour ce mois une série de concerts le
2e jour du week-end avec au menu
des activités toutes les nouvelles
tendances musicales dont sont
friands les jeunes. Ces derniers
auront également l’occasion de faire
d’agréables découvertes artistiques
qui séduiront à coup sûr leur esprit.
Ils auront d’abord le plaisir et
l’opportunité, pour la somme de 200
DA, de voir les prestations sur scène
de jeunes graines prometteuses qui
seront à l’affiche, à l’instar de Nima
Psy dans le genre hip hop et rap qui
s’est produit samedi dernier et dont
on sait que la chanson «Zenda
2011» a été nommée meilleur clip de
l’année. Notre jeunesse, qui est
amatrice de musique africaine façon
ganoui, aura la joie d’écouter à
partir du 16 la voix de Joe Batoury
avec sa bande de musiciens. Puis le
samedi 23, ce sera au tour du groupe
Hynotika d’assurer une journée
placée sous le signe du métal et du
trash et de suivre les reprises de
Slayer et Megadeth. La dernière
semaine constituera le clou des
spectacles avec le groupe Everest qui
donne dans le rock alternatif. Cette
formation, née entre deux vagues à
Aïn Beniani s’est fait connaitre
grâce à ses reprises classiques et
légendaires, les musiciens et
chanteur proposeront cette fois leurs
morceaux de rock avec une touche
incontestablement algérienne.
Lynda Graba

« Le cérémonial de Yennayer » suscite l’intérêt du public

La célébration du jour de l’an
amazigh 2966 (Yennayer) à Boumerdes a été marquée par la projection lundi en avant-première du
film-documentaire «Le cérémonial
de célébration de Yennayer", qui a
suscité l’intérêt du public, a-t-on
constaté. Réalisé par Rabah Dichou,
ce long métrage de 45 mn, mêlant le
réel et l’imaginaire, relate les différents us et coutumes et autres rituels
liés à la célébration du jour de l’an
amazigh, depuis la nuit des temps
jusqu’à ce jour.
Le documentaire, présenté en
arabe et en Tamazight, comprend
différents témoignages et explications de spécialistes du domaine, sur
l’histoire, le pourquoi et comment
de cette célébration avec à l’appui
des images du vécu de certaines familles célébrant le nouvel an ama-

zigh, le tout soutenu par des histoires sur le sujet, racontées dans un
style romanesque, par des comédiens, aux jeunes générations.
Parmi les moments forts de ce film
appréciés par le public, les scènes
de célébration de Yannayer par la
préparation de sept mets traditionnels de la gastronomie amazighe,
dont l’inévitable couscous au poulet, avec la mise en exergue de différentes croyances liées à la nature
de ces mets devant être préparés
avec les récoltes agricoles du terroir,
afin d’augurer d’une bonne campagne agricole.
Ce documentaire met, également, l’accent sur d’autres rituels
liés aux fêtes nuptiales et à la campagne oléicole, avec tout son corolaire de solidarité familiale et
sociale. Il a été produit avec les

moyens propres de son réalisateur,
Rabah Dichou, a déclaré ce dernier
à l’APS, signalant sa participation
(du film) programmée dans différents festivals cinématographiques

Mercredi 13 Janvier 2016

d’expression amazighe, à l’échelle
nationale et maghrébine. Il a souligné que son œuvre participe à la
mise en lumière et à la perpétuation
des us et coutumes liés à la célébra-

tion du premier jour de l’an amazigh, afin de les transmettre aux
nouvelles générations.
Le réalisateur Rabah Dichou a à
son actif 36 œuvres cinématographiques (entre longs et courts métrages) dont plusieurs primées à
l’échelle nationale et maghrébine, à
l’instar des films "Tidhets Yeswafrene" (la vérité cachée) et "la clé
de la vie". Le programme des festivités de Yennayer a été lancé dimanche à la maison de la culture de
Boumerdes, avec la tenue d’une exposition thématique, parallèlement
à des exhibitions folkloriques.
Outre des spectacles de clowns
et des concours pour enfants, des
soirées poétiques d’expression
amazighe, une représentation théâtrale et un gala artistique sont prévus, dans l’après midi de ce lundi.

EL MOUDJAHID
Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISÉS

Détente -TV

Mots FLÉCHÉS

Nº 3859

1

2

3

4

5

6

7

8

9

21

Nº 3859

10

ACTION DE SALIVER
———————————
COMPETITION
———————————
QUI CHOISIT

VU
———————————

———————————
BATAILLE CELEBRE

PETIT ÎLE
————————
REFUTE
Définitions

HORIZONTALEMENT :

I-Pressant-Grecque. II-Poème-Ventilées. III-Herbe aromatique.

CAMARADERIE
——————————
CAUTION
——————————
FUTILE

IV-Crochet-Monnaie scandinave. V-Échouée-Période. VI-Dans

l’âme-Admis. VII-Parente-Agréable. VIII- Fin d’infinitif-Composé
du sel-Aluminium. IX-Métier des métaux précieux. X-Issu-Deux en

verre- Indéfini.

VERTICALEMENT :

1-Blessure. 2-Petit rayon-Attache. 3-Potence-Fer. 4-Champ d’osier.

ARBRE
——————————
TELECOPIE
——————————
EN FRICHE

5-État nauséeux-En forme d’œuf. 6-Du grec loin-Paysage. 7-Note-

Fidèle d’Ulysse. 8-Tordue-Court cours. 9-Arbre-Petit. 10-Tentée-

Givrée.

DIVINITE
————————————
INFLAMMATION
————————————
SEC

DOMESTIQUE
——————————
SAILLIE
——————————
USE

BÂTIT
————————
RICHESSE

TAXE
——————————
RAYON
——————————
DESHERITÉES

GRECQUE
——————————
ASSASSINA
——————————
INDEFINI

FLUETTE
——————————
ETUDE DES REVES
——————————
GRAND ECOLE

FLEUVE NOIR
——————————
PARTI
——————————
MOUVEMENT DE L’ŒIL

SOLUTION DES MOTS CROISÉS
1
2
3
4
5
6
7
8
9

10

1

U
L

C

E

R

A

T
I

O

N

2

3

4

5

6

R

G

E

N

T

I

B

O

U

L

A

I

E

A
M
A

R

R
E

T

T

F

E

S

E

R

A

S

E

E

C

O

D

E

A

I

E

E

V

E

A

R
E

7

R
E

E

U

8

9 10

R

H

O

T

T

E

E

O

R

S

E

R

E

M

E

N

E

R

I

E

U

A

N

S

Sage-femme

E

Marcassite

G
E

L

E

E

SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS
1
2

1

S

2

A

3

L

4

I

L

E

M

U

4

O

T

I

T

6

D

E

N

T

3
5

C

N

7

A

9

R

8
10

I

E

I

I

F

A

X

E

A

I

H

E

V

A
E

5

6

7

V

A

T

L

E

C

T

U

A

E

A

O
R

T

8

O

T

I

F

O

N

O

T

A

E

C

U

E

R

I

L

E

C

D

10

I

I

A

9

T

L

E

N

R

L

O

G

I

E

N

I

E

E

N
S

Sélection
15h00

MERCREDI

11h00 : La semaine Eco (rediff)
12h00
:
Journal
en
français+météo
12h25 : Durabilis (rediff)
12h50 : Mawid zefafe (06)
14h10 : Bi'atouna e'sahira (07
15h00 : Nour le fadjr (23)
15h40 : Studio essighar
16h40 : Sebaq el madjarate (16)
17h05 : El mamalike el talate (17)
17h30 : Takder tarbah
18h00 : Journal en tamazight
18h25 : Bassatine (20)
19h00
:
Journal
en
français+météo
19h25 : Point culturel
20h00 : Journal en arabe
20h45 : Afrique hebdo
21h15 : Le sport en questions
22h15 : Festival de Djemila
23h15 : Daerate e'doe
00h00 : Journal en français

Grille

Ingégalité

Séparateur
Injectable

Réserviste

Ferronnier

Daltonisme
Edulcorant

Hassi r’mel

Crachoter

Appendice
Jordanien

Isthmique
Fumivore

Arbustes

Maniérées

Lombardie

Inlassable

Adisposité

Coulisser

Arrimeur

Projeter

Plénitude

Sous aide

Récidiver

Pentagone

ttisier

Ondemètre
Orchidée

Recourber

Mot CACHÉ

Nº 3859

Lutherie

Inquiéter

Patronner

Irrespect

Bactérien

Ménétrier

Tresserai

Considère

Bab El Oued
Bifurquer

Implanter

Inséminer

Goguenard

QUI PRODUIT
L’INTERRUPTION

I

R

R U

F

A

R U E M

R

R

R

R L

U

S

P A

M A R C R

B A

T

A

T R

U

T U

L

T

I

P

E

N

T A G O

J

O R D A N

S

G

E U Q

R

E N

I

E

D U

T

A

E N

E M S
F

E

R

P

I

J

E

M E
I

A

E

L P

R

E

B

R

T

E

R

E

C

I

E

I

N Q

U

I

E

I

E S

P

T

A

T

V M E

N

I

E

C
E

S

C O N

E

U

B A

B

R O N

N

T E

R

I

S

E

E T
S

S
I

S

C R A C H O

T

E R

E

F U M

I

V O

R

V

A D

P O

S

I

S

R M A N
I

I

E R

I

E

NOUR EL FEDJR

Feuilleton social
Réalisaé par : Amar TRIBECHE
Avec : Mohamed AJAIMI, Bahia RACHEDI, Driss
CHEKROUNI, Hassen BENZERARI, Nidal…

Deux frères, Allawa et Lakhdar, vivaient paisiblement dans la même maison
jusqu'au jour où un drame survient : Merouane, fils de Allawa, un adolescent
jaloux de la passion innocente qui existe entre sa sœur Meriem et son cousin
Skender, jette une pierre sur celui-ci, ce qui provoque progressivement chez
lui une cécité totale... la cohabitation entre les deux frères devient désormais
impossible et c'est la séparation.

Mercredi 13 Janvier 2016

15h40

R
D

A

P

T E

I

L

E
S

P

T

A R

C

R O N

U O

C

I

H

R F
S

E

D

I

O G
E R

U

L

L

C

S

T

R A

R

T

L A

R

A N

N

O

E

D

I

S

A

B

R

P

R

E

T

E

I

C

T

E

D
S

E

S

O O

I

N

E

E M N

I

R M E

N D
I

Q

A R

D

H M
B

I

U

S

E M E

T

E

G

U R

I

I

I

D N

L

N

E

A

T

O M B

O N D

M

G

N

E

S

E

P

E U

E

T

I

D

A L

R O R

E

E N

N

E

R

H A

E S

I

E

N E
E T

E

R A

E L O U

O J

E

Télévision

SOLUTION PRÉCÉDENTE : PARATON-

R

R

E R

E

T H E

P

L

E

N

S

B

A T

I

R

O

N

R

R

I

T

D

E

S

E

I

E

C

B R

N

M C A
E

I

S

U
I

R

S

A
I

E
E

L

C

L

D

E

V

E

R

E
S

E

I
I

E
E

STUDIO ESSIGHAR

Émission enfantine
Animée par : Rosa Ranay
Réalisée par : Fouad Amiour

Studio essighar est le rendez-vous incontournable des enfants sur la
Télévision algérienne, un lieu ludique de rencontres, d’échanges et de
découvertes.
Une autre façon de voir la télé : une télé faite avec les enfants pour les
enfants.L’emission se donne pour ambition d’accompagner les enfants
d’aujourd’hui à la découverte du monde qui les entoure et de les aider à le
comprendre, mais aussi d’être une source intarissable “d’éveil à la
curiosité”.

Vie pratique

EL MOUDJAHID

Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mercredi 3 Rab’i Ethani 1437
correspondant au 13 janvier 2016 :

Il y a des jours
qui resteront à jamais
gravés dans nos
mémoires, car faisant
partie
des
événements heureux.
Le
dimanche
07/01/2007 était le
plus merveilleux jour
de toute notre vie.
Cela fera huit années,
ce jeudi 07/01/2016,
qu’est venu égayer
notre foyer un beau gosse prénommé
BOUAOU WASSIM
En cette heureuse circonstance, jour de
son anniversaire, son père Ramdane, sa
maman ainsi que toutes les familles
Bouaou et Sendjak Eddine lui souhaitent
une longue vie pleine de bonheur, de santé
et de prospérité et beaucoup de réussite.
Happy birthday Wassim

- Dohr.........…..............12h57
- Asr..............................15h34
- Maghreb.....................17h56
- Ichaa………………...19h19

Jeudi 4 Rab’i Ethani 1437
correspondant au 14 janvier 2016 :
- Fedjr........................ 06h29
- Chourouq.................08h01

El Moudjahid/Pub du 13/01/2016

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA

EL MOUDJAHID

au capital social de 50.000.000 DA

20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Président-Directeur Général
de la Publication
Achour CHEURFI

El Moudjahid/Pub du 13/01/2016

Demandes d’emploi

Directeur de la Rédaction
Mohamed KOURSI
Rédacteur en chef
Kamal OULMANE

DIRECTION GENERALE

Téléphone : 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
DIRECTION DE LA REDACTION
Téléphone : 021.73.99.31
Fax : 021.73.90.43
Internet : http://www.elmoudjahid.com
E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BUREAUX REGIONAUX
CONSTANTINE
100, rue Larbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
ORAN
Maison de la Presse
3, place du 1er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BORDJ BOU-ARRERIDJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
SIDI BEL-ABBES
Maison de la presse Amir Benaïssa
Immeuble Le Garden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BEJAIA :
Bloc administratif, rue de la Liberté.
Tél/Fax : 034.22.10.13
TIZI OUZOU :
Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts)
Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
TLEMCEN :12, place Kairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
MASCARA : Maison de la Presse
Rue Senouci Habib
Tél.-Fax : (045) 81.56.03
CENTRE AIN-DEFLA :
Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PUBLICITE
Pour toute publicité, s’adresser
à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de
Publicité “ANEP”
ALGER : 1, avenue Pasteur
Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43
Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150
Télex : 81.742
ORAN : 3, rue Mohamed Khemisti
Tél. : (041) 39.10.34
Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320
ANNABA :
7, cours de la Révolution
Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38
Régie publicitaire
EL MOUDJAHID
20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70
ABONNEMENTS
Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux
ou commandes de photos, s’adresser au service commercial
: 20, rue de la Liberté, Alger.
COMPTES BANCAIRES
Agence CPA Che-Guevara - Alger
Compte dinars n° 102.7038601 - 17
Agence BNA Liberté
- Dinars : 605.300.004.413/14
- Devises : 605.310.010078/57
Cptes BDL - Agence Port Saïd
- Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28
- Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger
IMPRESSION
Edition du Centre :
Société d’Impression d’Alger (SIA)
Edition de l’Est :
Société d’Impression de l’Est, Constantine
Edition de l’Ouest :
Société d’Impression de l’Ouest, Oran
Edition du Sud :
Unité d’Impression de Ouargla (SIA)
Unité d’Impression de Béchar (SIA)
DIFFUSION
Centre : EL MOUDJAHID
Tél. : 021 73.94.82

El Moudjahid/Pub

CONDOLEANCES

La famille TOUATI attristée par la perte de SID-ALI MAHDID,
survenu le 11/01/2016, présente ses sincères condoléances à
toute sa famille et partage leur pénible douleur.
Puisse Dieu le Tout-Puissant lui accorder sa Sainte Miséricorde
et l’accueillir en Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons».
El Moudjahid/Pub 13/01/2016

ANEP 31300031 du 13/01/2016

Est : SARL “SODIPRESSE” :
Tél-fax : 031 92.73.58

Ouest : SARL “SDPO”
Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL “TDS”
Tél-fax : 029 75.02.02

France : IPS (International Presse Service)
Tél. 01-46-07-63-90

Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

Anniversaire

29

El Moudjahid/Pub

Mercredi 13 Janvier 2016

ANEP 31300032 du 13/01/2016

J.H., 28 ans, master GC - option
construction année 2015 maîtrise
logiciels: Autocad, Robot Bat. Maîtrise
l’outil informatique, cherche emploi.
Contacter le : 0552 60 27 45
0554 92 74 23
——0o0——
H., 53 ans, ex-conducteur de travaux,
ex-métreur-vérificateur, chef de Sce, 20
ans d’expérience prof. BTPH-TCEréalisation projets - suivi et contrôle,
ingénieur de formation, cherche poste en
rapport.
Tél. : 0657.18.37.59
——0o0——
J.H. cherche emploi comme agent
d’administration.
Contacter le : 0799 90 78 12
——0o0——
J.H. cherche emploi comme chauffeur
poids lourd, axe Alger-Blida.
Tél. : 0555.36.73.10
0556.03.44.52
El Moudjahid/Pub du 13/01/2016

CONDOLEANCES

Le Directeur Général
et
l'ensemble
du
personnel
de
la
Direction Générale du
Budget, très touchés
par le décès du frère
de M. MEDJAMIA
Abderrahmane, Chef
de Division à la
Direction Générale du
Budget, lui présentent
ainsi qu'à toute sa
famille, leurs sincères
condoléances et les
assurent en cette
pénible circonstance
de
leur
profonde
sympathie.
Que Dieu le Toutpuissant accorde au
défunt Sa Sainte
Miséricorde
et
l'accueille en Son
Vaste Paradis.
A Dieu nous
appartenons et à
Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub

ANEP 401798 du 13/01/2016

30

Sports

Harrouche s’engage
en attendant Boultif
JSK

Alors que l’Entente de Sétif, club avec lequel il a entamé les entraînements durant le mercato
hivernal et dont il a perçu une avance conséquente sur la prime de signature, était sa première destination, Harrouche, sollicité par de nombreuses formations de l’élite, drible tout le
monde et opte finalement pour la JSK.

U

ne formation avec laquelle il
avait, pour rappel, pris part, l’année dernière, en préparation d’intersaison, avant de se rétracter et de
signer à nouveau au profit de son ancien
team, le RC Arbaa. Le joueur en question
a ainsi paraphé un contrat de deux ans
avec la JSK. Il met fin a un long feuilleton à rebondissements multiples. Le recrutement de Harrouche a pu se
concrétisé suite à la décision de la commission des litiges de la Ligue de football
professionnel qui avait ordonné la résiliation des contrats des joueurs du RCA
dont les salaires n’ont pas été versés.
Après le latéral gauche Ferhani, auteur
d’une belle prestation avec la sélection
nationale espoir lors de la CAN U23,
Harrouche est le deuxième élément du
RCA à opter pour les Canaris. « Cette
fois ci, c’est la bonne. Je suis content de
mon engagement avec la JSK. Je promets d’apporter plus que ce qu’on attend
de moi et je donnerais le meilleur de moi.
» A déclaré le désormais ancien attaquant
d’Ezzerga à la presse, après sa signature.
De son coté, le président du club Kabyle
semble content de ce recrutement, estimant avoir réalisé un bon renfort lors de
ce mercato. « En toute honnêteté, je
pense qu’on a réalisé un bon recrutement. Harrouche est un attaquant qui a
fait ses preuves dans notre championnat.
Il n’aura pas besoin de période d’adaptation puisqu’il connait déjà le club. Ferhani est un international espoir, qui s’est

illustré lors de la CAN U23 au Sénégal.
Il va beaucoup aider l’équipe. Par ailleurs, on attend beaucoup aussi de Mebarki, qui s’était révélé un buteur racé
avec l’USMH. Il ne reste plus qu’à trouver un bon gardien de but pour palier au
départ de Mazari et permettre à l’équipe
de retrouver un bon équilibre.
La JSK doit revenir dans le haut du
tableau lors de la phase retour. » a déclaré Hannachi, qui aurait déjà eu l’accord de principe de la part de la direction

du CRB Ain Fakroun pour engager
Boultif. A noter que la JSK occupe actuellement la onzième place avec seulement 18 points.
Les protégés du coach Bijota se déplacement à Constantine pour l’entame
de la seconde partie du championnat de
ligue Une Mobilis, afin d’affronter le
CSC, qui se trouve dans une position encore plus délicate.
Rédha M.

Hacen Hamar suspendu un match

Le président de l'ES Sétif (Ligue 1 algérienne de football), Hacen Hamar, a
écopé d'un match d'"interdiction de terrain et des vestiaires", a annoncé la
Ligue de football professionnel (LFP)
sur son site officiel. Outre cette sanction,
le premier responsable de l'Entente devra
s'acquitter d'une amende de 30.000 dinars après avoir été signalé sur la feuille
du match des 16e de finale de la Coupe
d'Algérie face au CR Belouizdad (2-1)
pour "contestation de décision".
De son côté, la formation du CR Béni
Thour
(division
nationale

ESPAGNE : COUPE DU ROI

Luis Enrique - Galca
pour apaiser le derby

L'entraîneur du FC Barcelone, Luis Enrique, va rencontrer mardi son homologue
de l'Espanyol, Constantin Galca, pour tenter de réduire la tension entre les deux
équipes avant le derby du mercredi en huitième de finale retour de la Coupe du Roi.
"Hier, mardi 12 janvier, a eu lieu une rencontre entre l'entraîneur du FC Barcelone,
Luis Enrique Martinez et celui du RCD Espanyol, Constantin Galca, au sujet du
derby barcelonais d’aujourd’hui" a fait savoir l'Espanyol dans un communiqué.
Cette rencontre au stade de Cornella-El
Prat mercredi (20h00 GMT) sera le troisième derby barcelonais en l'espace de dix
jours après un match nul en Liga (0-0) puis
une victoire 4-1 du Barça en huitième
aller. Cet enchaînement de matches a débouché sur une vive controverse à Barcelone, les joueurs blaugranas accusant leurs
rivaux "periquitos" de comportements violents sur le terrain. Une vidéo diffusée par
les médias espagnols a ainsi montré le gardien Pau Lopez piétinant la jambe droite
de Lionel Messi alors que ce dernier était
à terre.

amateur/Gr.Centre) a écopé d'un match
à huis clos pour "jet de projectile " au
cours de la rencontre à domicile face au

Paradou AC (défaite 3-0) comptant également pour les 16e de finale de Dame
Coupe. La même sanction a été infligée
au HB Chelghoum Laid (division nationale amateur/Gr. Est) pour "utilisation et
jet de pétards". Le joueur de Béni Thour
Chenine Laid a été suspendu durant trois
matchs pour "voie de fait", en plus d'une
amende de 15.000 dinars. Enfin, le sociétaire de RA Ain Defla (Régional 1),
Larbi Akil, a écopé de deux matchs de
suspension pour "contestation de décision" lors du match de Coupe face au
CRB Ouled Djellal (4-2, a.prol.).

AFRIQUE DU SUD : BASKETBALL

Nouveaux programmes de relance

Le président de la Fédération Sud-Africaine de Basket-ball (BSA), Sanele
Mthiyane, a élaboré de nouveaux programmes pour un meilleur développement
de la discipline et visant à "faire du basketball, le sport de tous les Sud-Africains".
Dans un communiqué adressé à FIBA.com,
la BSA a déclaré : "Son mandat [Mthiyane]
sera l'occasion pour le Comité exécutif national de poursuivre la reconstruction de
l'organisation à travers la mise sur pied d'associations provinciales actives, l’entretien
des relations avec le gouvernement, la
Confédération Sud-africaine des Sports et le
Comité Olympique (SASCOC) et les partenaires internationaux". "Notre objectif sur le
plan international est la préparation de nos
équipes nationales pour les éliminatoires des
compétitions U18 Garçons et Filles, la mise
en place d'une Commission d’entraineurs
pour faire avancer les programmes nationaux de formation et la concentration sur les
programmes de basket-ball féminin", ajoute
le communiqué. Quant à l'avenir du basketball dans le pays, la BSA a un Plan stratégique sur quatre ans (2015-2019) qui cible
des zones précises pour la mise en œuvre et
le suivi des activités. En plus de travailler

EL MOUDJAHID

USMBA

Trois nouvelles recrues

Après l’engagement du cheikh Abdelkrim Benyelles
à la barre technique, l’USMBA vient de recruter trois
nouveaux éléments en l’occurrence Lamali Amine qui
évoluait dans les rangs de la formation du Saoura, Hadji
Abou El Kacem à la suite d’un passage au MO Bejaia
et enfin un jeune émigré de la division des amateurs en
France. Un renforcement qui se veut être un choix judicieux afin de répondre aux besoins de l’efficacité dans
les lignes intermédiaires et offensives en plus de la présence d’éléments chevronnés tels que Ghezzali, Ouznadji, Bennai et autres Dehem... L’option adoptée, âpres
concertation, avec le nouveau coach vise à une meilleure
concurrence pour maintenir la cadence et réaliser l’objectif assigné qui est le retour parmi l’élite.
Aucune difficulté d’adaptation pour ces nouvelles recrues qui se sont bien intégrés dans le groupe, tentent de
gagner leurs places de titulaires et apporter un plus à
cette équipe qui, nonobstant les bons résultats et l’occupation du fauteuil de leader, manquait de rythme et de
fraicheur physique. C’est d’ailleurs le constat établi par
l’entraineur Benyelles qui compte rattraper le temps
perdu et remettre en forme, dans les meilleurs délais, cet
effectif si riche.
Toujours est-il que l’entame de cette deuxième
manche du championnat professionnel de la ligue 2 est
opérée avec détermination et concentration pour la domination de la suite des compétitions surtout que le onze
de la Mekkerra reste engagé également dans la compétition populaire qui est la coupe d’Algérie. Aucun détail
n’est négligé par le directeur général de l’équipe Mr
Bensenada Djillali, également préoccupé par l’assainissement d’une situation administrative et financière assez
complexe au vu de l’héritage légué…Un passif à liquider pour se consacrer à l’avenir de ce club et jeter les
fondements de sa professionnalisation.
L’environnement suivra t-il le processus ? C’est le
vœu de tous les fans.
A. Bellaha

ISSA HAYATOU
PRÉSIDENT PAR INTÉRIM DE LA FIFA :

« Des réformes pour un nouveau
chapitre »

Le président par intérim de la Fifa, le Camerounais, Issa Hayatou, a
estimé lundi que la Fédération internationale, en
pleine tourmente judiciaire, va avoir l'occasion
d'approuver en février des
réformes qui lui permettront de "commencer un
nouveau chapitre" de son
histoire. Issa Hayatou
remplace par intérim depuis octobre Sepp Blatter, le président démissionnaire de la Fifa. Suspendu pour 8 ans
en décembre, le successeur sera élu le 26 février prochain lors d'un congrès extraordinaire. L'année 2016 est
une année "importante pour la Fifa et pour le football",
a estimé M. Hayatou, en ouverture de la cérémonie du
Ballon d'Or qui se tient à Zurich. "Prochainement, les
associations membres éliront le nouveau président et
auront l'occasion d'approuver une série de réformes qui
permettront de commencer un nouveau chapitre de l'histoire de notre organisation", a-t-il ajouté. "Après ces derniers mois difficiles, nous pouvons nous concentrer
pleinement sur la principale mission de la Fifa, promouvoir et développer le football dans le monde entier", a
encore déclaré M. Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF). Plusieurs hauts responsables de la Fifa sont aussi sous le coup de mesures de
suspension. Fin décembre, Sepp Blatter a été suspendu
pour 8 ans tout comme Michel Platini, président de
l'UEFA et qui était jusqu'alors candidat à sa succession
avant d'annoncer son retrait jeudi.

VOLLEYBALL : JO-2016
(QUALIFICATIONS MESSIEURS)

La Tunisie bat l’Algérie 3 à 2

avec la Ligue Nationale de Basket (BNL) —
qui est un moteur de développement des
athlètes de haut niveau — l'instance nationale de gestion du sport continuera à travailler avec les associations provinciales afin de
renforcer leurs programmes en mettant un
accent particulier sur la formation des
ligues, un programme de formation de haute
qualité pour les athlètes, les entraîneurs et
les administrateurs. La BSA a également espoir que le basket-ball 3x3 puisse l'aider à
atteindre de nouveaux sommets. "Nous lancerons un programme de 3x3 dans les provinces avec un championnat national qui
aura lieu chaque été, conclu le communiqué
de la BSA.

Mercredi 13 Janvier 2016

La sélection algérienne de volley-ball messieurs
s'est inclinée face à son homologue tunisienne, 2 sets
à 3, en demi-finale du tournoi qualificatif pour les Jeux
Olympiques de Rio de Janeiro 2016, disputé à Brazzaville du 7 au 14 janvier. La Tunisie affrontera en finale l'Egypte qui s'est imposée face au Cameroun sur
le score de 3 sets à 0 (25-22, 25-17, 25-19).
De son côté, la sélection algérienne de volley-ball sera
opposée à son homologue camerounaise en match
comptant pour la 3e et la 4e place. Seul le vainqueur
du tournoi sera qualifié d'office aux JO de Rio, alors
que les 2 et 3 au classement final, auront une seconde
chance à l'occasion du tournoi intercontinental, prévu
fin mai prochain, au Japon.
Demi-finale :
Égypte - Cameroun : 3 - 0 (25-22, 25-17, 25-19)
Algérie - Tunisie : 2 -3

Sports

EL MOUDJAHID

La clôture du mercato approche
LIGUE 1-MOBILIS

Il ne reste que quelques jours avant la clôture officielle du mercato, considéré par certaines
équipes comme la solution à leurs déboires, si l'on prend en ligne de compte leurs
performances à l'issue de la phase aller. Celle-ci s'est achevée le 26 décembre dernier, avec
le déroulement de la 15e et dernière journée.

L

e positionnement des uns
et des autres était diversement apprécié. Les
équipes jouant les premiers
rôles voulaient se renforcer
pour sauvegarder cette position
avantageuse, alors que les autres visaient tout simplement le
maintien et éviter la relégation.
Pour autant, on cherchait alors
"l'oiseau rare", comme l'on dit,
pour se renforcer dans certains
postes où l'on juge qu'on accuse
des « manques ». Le règlement
en vigueur en pareille période
les autorise à effectuer des renforts ne dépassant pas trois
joueurs, sauf pour la JSK, le
RCA, l'USMA et la JSMS qui
peuvent recruter jusqu'à quatre
(04) joueurs. Pourtant, comme
l'avait affirmé le président de la
FAF, Mohamed Raouraoua, "les
clubs sont tous déficitaires.
D'où le fait qu'on avait échoué
dans l'application du système
professionnel". Il est vrai que
d'ici le prochain exercice, la
mesure de réduire les effectifs a
été prise par la FAF, mais aussi
la LFP qui gère pratiquement la
compétition de notre "jeu à
onze". En effet, on passera de
25 joueurs par club actuellement a 22, dès la saison
2016/2017. On aurait dû le faire

dès maintenant afin de bien se
préparer pour la saison prochaine. Entre-temps, nos clubs
font de ce mercato un moment
propice pour ramener des
joueurs dont la plupart ne joueront pas, du fait de la grande
concurrence existante au sein
de chaque équipe. C'est ce qui
avait fait dire aux spécialistes
que l'on est en train de recruter
pour recruter, surtout qu'on sera
contraint, dès le prochain exer-

Annoncé sur le départ suite à un différend avec l'entraîneur Miloud Hamdi question d'égo sans doute— Mohamed-Amine
Aoudia devrait finalement rester à l'USMA.
Il est vrai que l'attaquant, recruté cet été
sous forme de prêt, a quitté le stage de Ain
Benian sur un coup de colère après une dispute avec son coach, mais il semble que le
différend ait été aplani depuis et que le
joueur soit revenu à de meilleurs sentiments.
Selon une source proche du dossier, le
vice-président Rebbouh Haddad serait pour
quelque chose dans le règlement de ce dossier qui risquait de plomber l'ambiance du
groupe, vu l'influence de Mohamed-Amine
Aoudia dans le vestiaire. Avec beaucoup de
tact donc, Rebbouh Haddad a rassuré Aoudia sur son statut au sein du club et l'a
exhorté à reprendre les entraînements en
vue de la phase retour.

COUPE D’ALGÉRIE

Tirage des
prochains
tours le 20
janvier

cice, à entamer le "dégraissage"
des effectifs. C'est ainsi qu'on
les diminuera, si l'on prend en
compte les 32 équipes entre
Ligue1 et 2, de 96 joueurs, ce
qui est assez important. Dans ce
cas, on peut dire que le présent
mercato pourrait être le dernier
pour nos équipes d'élite, dès la
saison prochaine. Car, avec 22
joueurs par club, on voit mal
comment elles vont faire pour
se renforcer de nouveau

USMA : Aoudia reste

Ce qui fut fait, puisque le joueur formé
au CRB a repris avec ses coéquipiers et
semble être reparti sur de bons termes avec
Miloud Hamdi qui a accepté volontier de le
réhabiliter.

lorsqu'on sait qu'on leur donne
ainsi la possibilité de "puiser"
au sein de leurs catégories de
jeunes. C'est le moyen idoine
pour donner des chances à leurs
jeunes qui souvent sont obligés
de partir et ce, malgré leurs
réels talents. Nos clubs, qui sont
dans une situation financière
précaire, sont appelés à faire
très attention à leurs dépenses.
Le temps des "vaches grasses"
est révolu, c'est le moins que
l'on puisse. De plus, les joueurs
qui ne paient pas leurs impôts
sont désormais obligés de le
faire et ce, à hauteur de 27 millions de centimes/mois. C'est-àdire qu’il s’agira de la fourchette à partir de laquelle se fera
le calcul des revenus imposables concernant les joueurs. Par
conséquent, on peut dire que les
jours du mercato sont comptés.
Ce qui ne peut que contribuer à
alléger grandement les dépenses de nos clubs qui semblent avoir des problèmes avec
leur propre gestion au niveau de
leurs finances, mais aussi leurs
moyens humains (les joueurs).
Du pain sur la planche pour nos
clubs d'élite. A eux de trouver le
juste milieu.
Hamid Gharbi

La réintégration de Mohamed-Amine
Aoudia dans le groupe Rouge et Noir devrait mettre fin aux rumeurs le donnant partant. Récemment, Hassan Hammar a déclaré
que l'attaquant a pris attache avec Alain Geiger pour lui faire part de son désir de retravailler sous ses ordres. Indication qu'il
souhaiterait retourner à l'Entente de Sétif.
Une autre piste, menant cette fois au
Club Africain (D1, Tunisie) a été évoquée,
mais la réintégration d'Aoudia met fin aux
polémiques.
Un des rares effectifs les plus stables de
la Ligue 1, l'USMA regarde passer le mercato hivernal sans être tentée de recruter.
Signe de stabilité et de bonne santé du
groupe. Tant mieux !
Amar Benrabah

TABLEAU D’HONNEUR

Ballon d’Or : Lionel Messi (ARG)

Meilleure joueuse de l'année: Carli Lloyd
(USA)
Meilleur entraîneur de foot masculin: Luis
Enrique (ESP/FC Barcelone)
Meilleure entraîneure de foot féminin: Jill
Ellis (USA/Etats-Unis)
Prix Puskas du plus beau but: Wendell Lira
(BRA)
Prix du fair-play: tous les clubs et organisations qui ont soutenu les réfugiés, prix remis à

l'ancien international allemand Gerald Asamoah
Equipe-type de l'année: Neuer (GER/Bayern
Munich) - Dani Alves (BRA/Barcelone), Ramos
(ESP/Real Madrid), Thiago Silva (BRA/Paris
SG), Marcelo (BRA/Real Madrid) - Modric
(CRO/Real Madrid), Pogba (FRA/Juventus
Turin),
Iniesta (ESP/Barcelone) - Messi
(ARG/Barcelone), Cristiano Ronaldo (POR/Real
Madrid), Neymar (BRA/Barcelone).

DISTINCTION

La cérémonie du tirage au sort
pour les 1/8es et ¼ de finale de la
Coupe d’Algérie 2015/2016 aura
lieu le mercredi 20 janvier 2016 à
17h00, au centre technique national de la FAF à Sidi Moussa,
Alger.
Les clubs qualifiés pourront
être représentés par le président et
l’entraîneur en chef.

Lionel Messi remporte un 5e Ballon d’Or

L'attaquant du FC Barcelone (Espagne), Lionel
Messi, a remporté, avanthier lundi, son 5e Ballon
d'Or, trophée sacrant le
meilleur joueur du monde
en 2015, lors de la cérémonie de remise des prix organisée par la Fifa, lundi à
Zurich.
L'Argentin, favori logique après avoir été

l'homme clé de la Ligue des
champions remportée au
printemps dernier par Barcelone, devance son équipier Neymar et Cristiano
Ronaldo (Real Madrid).
"La Puce", un de ses surnoms, était le seul joueur de
l'histoire à posséder quatre
Ballons d'Or (2009, 2010,
2011, 2012) et établit donc
un nouveau record.

Mercredi 13 Janvier 2016

31

DANS LA LUCARNE

Messi et les
« spaghettis »

Le verdict concernant le meilleur
joueur de l'année est tombé à Zurich
(Suisse). Il n'y a pas eu de surprise,
c'est le moins que l'on puisse dire. Messi,
haut la main, l'a emporté (5e ballon d’or)
assez largement devant Cristiano et Neymar,
bien loin en troisième position. C'est vrai que
ce trio est monté sur la plus haute marche du
podium. Ils sont considérés comme le
"must" de tout ce qui se fait de bien dans le
monde et plus particulièrement en Europe.
Ce continent du football est devenu le « numéro 1 » de par la force de sa communication, de ses journalistes, mais aussi de la
grande médiatisation de ses compétitions à
travers le monde et notamment le grand clasico: Barça-Real Madrid. Cette situation a
fait que les spécialistes, surtout ceux qui
participent au vote, sont directement influencés par l'environnement de tout ce qui s'y
passe en Europe. Un continent qui est devenu carrément le nombril du monde. Par
conséquent, et depuis quelque temps, on voit
les mêmes joueurs qui sont nominés pour le
sacre final. Par conséquent, si ce n'est pas
Messi, c'est Cristiano qui est sacré pour
brandir le trophée. Le monde est pris ainsi
dans cette « spirale » qui nous considère
comme des niais qui acceptent les verdicts,
apparemment, de l'urne presque comme des
robots. On accepte facilement cette consécration comme celle de Messi qui vient d'être officialisée à Zurich comme faisant partie de la
normalité des choses. Parmi ces lauréats,
deux évoluent au Barça (Messi (1er) et Neymar (3e) et un autre, Cristiano (Real Madrid
- 1er). Pratiquement, d'année en année, on ne
nous propose que ces joueurs, comme si les
meilleurs joueurs du football mondial ne
pouvaient provenir que du Barça ou du Real
Madrid, considérés, justement ou injustement, comme étant tout ce qui se fait de
mieux dans la "planète Foot". Vrai ou faux?
La question reste posée. Ce qui est sûr, cependant, c'est que l'on nous propose les
mêmes « plats ». A telle enseigne qu’ils sont
devenus comme les « spaghettis » que l'on
nous propose assez régulièrement, au point
où les amateurs de la balle ronde en sont si
rassasiés, repus par ces images répétitives et
récurrentes qu'ils refusent d’avaler de telles
"couleuvres" sans saveur, car concoctés sans
aucune réflexion ou analyse objectives. Vivement un football qui nous propose d'autres
joueurs issus d'autres continents, notamment
l'Amérique du Sud où les grands joueurs foisonnent. Alors, on reste attentif à ce qu'il y
ait un changement profond dans les listes des
nominés. Afin de sortir de ce carcan réducteur et non exhaustif. On doit mettre des
garde-fous pour que des joueurs sacrés ne se
représentent pas avant plusieurs années.
Comme cela, on pourra voir de nouveaux
joueurs, tels Iniesta, Dyballa, Mahrez, Robbeb, Liwandovski, Aguero, Yaya Touré...
C'est le meilleur moyen pour éviter les Messi,
Cristiano, Neymar... les « spaghettis » des
temps modernes. Car, forcément, nombreux
sont les joueurs qui sont meilleurs qu’eux. Il
est temps de revoir les critères de vote pour
ne pas aboutir au même résultat.
Hamid Gharbi

OPS
T
Medjani/Galatasaray

Le capitaine de la sélection algérienne
de football Carl Medjani est attendu cette
semaine à Istanbul pour s'engager pour
deux ans avec Galatasaray (division 1
turque de football), rapporte le site spécialisé Spor.haber7. L'éventuel recrutement de Medjani par le champion turc en
titre a été recommandé par l'entraîneur
Mustapha Denizli, afin de remplacer le
défenseur espagnol José Rodriguez Martinez, sur le départ, précise la même
source. Le joueur de 30 ans attend le verdict de la Fédération internationale de
football (Fifa) où il a déposé une plainte
contre son club turc de Trabzonspor pour
n'avoir pas perçu ses salaires depuis plusieurs mois.

PÉTROLE

Le Brent
à 65.61
dollars

MONNAIE

L'euro à 1.117$

D E R N I E R E S

SAEB EREKAT, SG DU COMITÉ EXÉCUTIF
ET CHEF DU DÉPARTEMENT DES NÉGOCIATIONS DE L’OLP :

« L’urgence d’un gouvernement
d’unité nationale »

Le secrétaire général du comité exécutif et chef du département des négociations
de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saeb Erekat, a animé, hier,
une conférence de presse au siège de l’ambassade à Alger.

L

Ph. : Y. Cheurfi

a rencontre, organisée à sa demande, a permis
au négociateur en chef
palestinien d’évoquer,
en toute franchise, l’actualité palestinienne et
les dernières évolutions
enregistrées dans ce
dossier. Ainsi, au sujet
de la difficulté de former un gouvernement
d’unité nationale, il dit
: «Nous œuvrons à faire
en sorte que toutes les
raisons de la division
disparaissent»,
car,
pour lui, l’urgence aujourd’hui pour
les Palestiniens est de former ce gouvernement. Il ajoute, dans ce sens,
qu’«une proposition a été faite à
Hamas». Pour Saeb Erekat Hamas est
une «faction palestinienne au même
titre que toutes les autres factions»,
soulignant que tous les palestiniens
sont nés que «pour faire en sorte que
la Palestine soit de nouveau sur la
carte géographique. Dans le souci de
mettre un terme aux divergences qui
minent la cause palestinienne, le
conférencier ajoute qu’une «invitation
a été adressée par le président du
Conseil palestinien à Hamas pour participer aux rencontres préparatoires»
pour le renouvellement de ce conseil.
De même qu’il faudra aussi «se mettre
d’accord sur une date pour le retour
aux urnes, pour la tenue d’élections
générales». Car, pour Saeb Erekat,
«lorsqu’on diverge, on ne recourt pas
au langage des armes, mais à celui des
urnes». Et d’affirmer : «C’est à travers
l’unité nationale que l’on fera face au
plan de Netanyahou.» D’autant que,
selon lui, personne ne pourra les
aider, «si ce n’est nous-mêmes». Pour
le secrétaire général du comité exécutif et chef du département des négociations de l’OLP, ce n’est qu’à ce prix
que la Palestine retrouvera sa place sur
l’échiquier géopolitique de la région,
affirmant que les Palestiniens ne sont
plus disposés à attendre les 100 prochaines années pour que cela se fasse.
Du reste, dit-il, tant que «la Palestine
ne figure sur le nouveau échiquier
géopolitique de la région, il n’y aura
ni paix ni stabilité». Et d’ajouter :
«Celui qui veut éradiquer le terrorisme
dans cette région ne pourra pas le faire
par les armes. Les idéologies ne dispa-

raissent pas avec les armes.» Pour lui,
«il n’y a pas de différence entre un criminel qui égorge un journaliste occidental en Occident au nom de Daech
et un criminel qui tue un enfant palestinien». Le conférencier dit aussi que
les Palestiniens sont conscients que
l’objectif de Netanyahou est de maintenir la Palestine en dehors de l’échiquier géopolitique de la région, et de
substituer le principe de deux États,
décidé en 1967, par le principe d’un
État à deux régimes. Pour ce faire, affirme-t-il, «la stratégie d’Israël repose
sur trois piliers. Faire en sorte que
l’autorité palestinienne existe, mais
sans aucun pouvoir, ce qu’il a réussi à
faire ; perpétuer une occupation sans
coût ; et enfin, faire en sorte que la
bande de Ghaza soit en dehors de l’espace palestinien, sachant qu’il ne peut
y avoir un État palestinien à Ghaza et
un État palestinien sans la bande de
Ghaza». Une stratégie que les Palestiniens se doivent de faire échouer, estime le conférencier. Ce dernier
indique qu’en dépit de la situation difficile du monde arabe, il faut qu’il ait
une commission arabe mixte, la commission arabe de suivi de la paix, composée de 18 ministres arabes des
Affaires étrangères dont celui de l’Algérie, pour œuvrer au plan international. Un déploiement diplomatique
couronné par de nombreux succès
dont la reconnaissance de la Palestine
par 14 parlements européens, ainsi que
le vote en sa faveur par 171 États
membres de l’ONU. La prochaine
étape sera de frapper à la porte du
Conseil de sécurité pour notre adhésion. En direction de ceux qui émettent des doutes sur la démarche de la
Palestine, il souligne qu’«il est anor-

mal qu’en 2016 des
pays comme le Cameroun s’abstiennent de
voter des résolutions en
faveur de la Palestine».
Il se demande pourquoi,
à ce jour, le Mexique
n’a pas reconnu la Palestine. Selon lui, il faut
mettre en place des stratégies
susceptibles
d’être mises en œuvre et
réunir tous les efforts et
capacités arabes dans le
sens d’un plus grand
soutien pour la cause
palestinienne. Saeb Erekat dit aussi que «l’année 2016 verra
la redéfinition des relations avec Israël». Et d’affirmer : «On poursuivra
la lutte et la résistance et la consolidation des institutions.» Cependant, affirme-t-il, «si la diversité politique
palestinienne est acceptée, il nous est
interdit d’accepter la multiplicité des
pouvoirs».
« Nous avons obtenu de l’Algérie
tout ce que nous avons demandé »
Pour ce qui est du bilan de sa visite
entamée dimanche, il dit qu’elle a permis d’exposer le plan d’action de
l’Autorité palestinienne et que l’Algérie sera en tête pour le relayer au niveau africain, arabe et international. Et
d’ajouter : «Nous avons obtenu tout ce
que nous avons demandé.» De même
qu’il dit que le Président Bouteflika
«nous a assuré du soutien total de l’Algérie». Sur les négociations de paix, il
indique que Israël les a interrompues,
mais que, pour lui, «elles ne sont pas
un objectif, mais juste un moyen pour
réaliser des objectifs politiques». Il dit
toutefois que «l’ancienne forme des
négociations ne peut plus continuer».
Saeb Erekat souligne : «Nous voulons
qu’il y ait un cadre international à ces
négociations auxquelles prendront part
les membres permanents du Conseil
de sécurité, des pays arabes, les pays
du BRICS et le Japon. Cela prendra la
forme d’une conférence internationale
qui fixera une date butoir au retrait israélien des territoires occupés en 1967
et trouvera les mécanismes de suivi et
d’exécution». Pour lui, «il est temps
d’arrêter de se servir de la Palestine».
Et d’affirmer : «La Palestine a besoin
de vous.»
Nadia Kerraz

COLLOQUE MALI-LIBYE À ALGER

Rôle prépondérant de l’Algérie
pour la paix

L'Algérie, qui a souffert des affres du terrorisme des années durant, est aujourd'hui plus que jamais soucieuse de
préserver sa sécurité et sa stabilité, a affirmé, hier, le général
major, Zerad Chérif, chef du département emploi-préparation de l'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP),
qui a mis en exergue le «rôle-clé» de l'Algérie dans le renforcement de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la
région. «L'Algérie qui a souffert des affres du terrorisme
des années durant est plus que jamais soucieuse de préserver sa sécurité et sa stabilité pour lesquelles elle a consenti
d'énormes sacrifices», a souligné le général major Zerad
Chérif, qui a présidé l'ouverture de la rencontre «MaliLibye : initiatives de paix et sortie de crises... Quelles perspectives pour la stabilité dans la région», au nom du
vice-ministre de la Défense, chef d'état-major de l'ANP, le
général de Corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah.
L'intervenant a mis en exergue le «rôle central» de l'Algérie dans la région visant à renforcer la paix et la sécurité
ainsi que sa «position inaliénable», basée sur le respect de
la souveraineté nationale des pays, la non ingérence dans
leurs affaires internes et le respect de leur intégrité territoriale. Le général major Zerad Chérif a estimé que l'approche
algérienne visant à promouvoir le dialogue politique entre
toutes les parties actives pour le règlement des différends
entre le Mali et la Libye, est la «solution idoine pour éviter
tout dérapage et renforcer la sécurité et la stabilité dans la
région».

Il a souligné que «les mutations géostratégiques que
connaît actuellement la région arabe, notamment en Libye
et au Mali, en raison des fréquentes interventions, et de la
situation sécuritaire, politique et économique résultant de
la corrélation entre le terrorisme et le crime organisé, représentent désormais une véritable menace pour la sécurité
et la stabilité régionales et un obstacle face aux efforts de
développement». «Cette situation a amené certains pays,
dont l'Algérie, ainsi que nombre d'organisations régionales
et internationales à envisager des solutions adéquates pour
sortir ces deux pays de la crise», a-t-il soutenu.
Le terrorisme et le crime organisé font fi des frontières
politiques des pays, des pouvoirs légitimes en place et des
valeurs humaines, a-t-il indiqué, précisant qu'il s'agissait
«d'un fléau qui se propage de pays en pays, sans préavis,
particulièrement avec la vulgarisation de la technologie numérique et des réseaux sociaux». Le principal objectif de
la rencontre à laquelle prennent part des experts et spécialistes est d'examiner l'impact des derniers développements
survenus dans ces deux pays sur la sécurité et la stabilité
des pays du voisinage et l'ensemble de la région, et d'évaluer les initiatives et solutions adoptées par certaines parties
régionales et internationales. Le même responsable a appelé
les participants à cette manifestation scientifique à contribuer efficacement à enrichir les études, en envisageant des
solutions à même d'instaurer la stabilité régionale.

EXPLOSION D’ISTANBUL

L’Algérie solidaire avec la Turquie
et l’Allemagne

Le porte-parole du ministère
des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, a condamné
"avec force" l'attentat terroriste
perpétré, hier, au centre historique d'Istanbul, en exprimant la
solidarité de l'Algérie avec la
Turquie et l'Allemagne. "Nous
condamnons avec force l'attentat
terroriste perpétré aujourd'hui
au centre historique d'Istanbul,
ayant fait de nombreuses victimes parmi de paisibles passants
et d'innocents touristes", a indiqué M. Benali Cherif, dans une
déclaration à l'APS. Il a ajouté
que cette attaque "lâche et meurtrière lève encore une fois le voile
sur le visage horrible et hideux
du terrorisme et interpelle l'ensemble de la communauté internationale sur la nécessité d'agir

prestement et efficacement à travers une démarche solidaire et
coordonnée pour endiguer et éradiquer ce fléau dont l'onde de
choc n'épargne décidemment
aucun pays, ni aucun peuple".
"Face à ce crime qu'aucune
cause ne peut justifier, nous assurons de notre solidarité autant
les familles des victimes que les
gouvernements et les peuples
amis de Turquie et d'Allemagne",
a-t-il affirmé. Au moins 10 personnes ont été tuées hier matin
dans l'explosion d'origine inconnue survenue dans le quartier
touristique de Sultan Ahmet, à Istanbul, selon un bilan officiel.
L'explosion survenue près de la
basilique Sainte-Sophie et de la
Mosquée bleue, a également fait
15 blessés.

M. OULD KHELIFA S’ENTRETIENT
AVEC L’AMBASSADRICE DE FINLANDE

Raffermissement de la coopération
parlementaire

Le président de l'Assemblée populaire nationale, Mohamed Larbi
Ould Khelifa, s'est entretenu, hier, avec l'ambassadrice de Finlande à
Alger, Tuula Svinhfvud, sur l'état des relations bilatérales et l'installation
prochaine du groupe parlementaire Algérie-Finlande, indique un communiqué de l'APN. Lors de la visite de courtoisie que lui a rendue
Mme Svinhfvud, M. Ould Khelifa a évoqué "l'installation prochaine du
groupe parlementaire Algérie-Finlande et son rôle dans le raffermissement des relations de coopération entre les députés et assemblées des
deux pays". Les deux parties ont également passé en revue "l'état des
relations bilatérales, notamment au volet économique dans le cadre d'un
partenariat gagnant-gagnant, mais aussi dans les domaines technologique, la recherche scientifique et l'enseignement supérieur". Elles ont
également réaffirmé les positions des deux pays "vis-à-vis des questions
soumises sur la scène internationale".

MDN
Un terroriste arrêté et une quantité de munitions
récupérée dans la wilaya de Médéa

Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’ANP
relevant du secteur opérationnel de Médéa (1re Région militaire) a arrêté, le 11 janvier 2016, un terroriste près de la ville de Tablat. L’opération s’est soldée, également, par la récupération d’une quantité de
munitions, une paire de jumelles et d’autres objets, précise la même
source. Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, des éléments de la Gendarmerie nationale de Tlemcen (2e Région militaire) ont arrêté 2 narcotrafiquants et ont saisi 65.5 kg de kif
traité", est-il ajouté. De même, un autre narcotrafiquant a été intercepté
et 15.25 kg de kif traité ont été saisis à Béchar (3e Région militaire).
D’autre part, "des détachements relevant des secteurs opérationnels
d’In Salah, de Bordj Badji Mokhtar et d'In Guezzam (6e Région militaire) ont arrêté 11 contrebandiers et ont saisi un véhicule tout-terrain,
6 détecteurs de métaux, 2.070 litres de carburants et des téléphones
portables", conclut le communiqué du MDN.

Un dangereux terroriste neutralisé à Jijel

Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l'Armée
nationale populaire relevant du secteur opérationnel de Jijel/5e Région
militaire a neutralisé suite à une embuscade tendue aux environs de
Ziama-Manzouria, ce jour 12 janvier 2016 à 14 heures, un dangereux
terroriste dénommé F. Farid, qui a rallié les groupes terroristes en 1996,
précise la source. L'opération s'est soldée par la saisie d'un pistolet-mitrailleur de type Kalachnikov, deux chargeurs de munitions, une paire
de jumelles, des balles et sept 7 téléphones portables", ajoute le communiqué. Dans le même contexte et grâce à la permanente vigilance
des éléments de l'Armée nationale populaire, déployés tout au long des
frontières du pays, un autre détachement relevant du secteur opérationnel d'In-Amenas/4e Région militaire a arrêté, le même jour, sept terroristes, suite à une embuscade tendue près de la localité de Hassi-Kiyout,
souligne la même source. Aussi 4 pistolets-mitrailleurs de type kalachnikov, quatre fusils à pompe, un fusil à lunette, une paire de jumelles,
une importante quantité de munitions et 3 véhicules tout-terrain ont
également été récupérés". "L'enquête est en cours pour identifier les
terroristes arrêtés", note le communiqué du ministère.

Illizi : arrestation de sept terroristes
et saisie d’un lot d’armements

Sept terroristes de nationalité libyenne ont été arrêtés hier dans la
zone de Hassi-Kiout (Illizi) par les éléments d’un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) relevant du secteur opérationnel Nord
Est d’In-Amenas, a indiqué un communiqué de la 4e Région militaire
à Ouargla. L’opération a également permis la saisie d’un lot d’armements constitué de quatre fusils automatiques de type kalachnikov, quatre fusils à pompe et d'un fusil de précision, ainsi qu’une importante
quantité de munitions, une paire de jumelles et deux tenues de combat,
relève-t-on dans le communiqué. Trois véhicules tout-terrain ont également été récupérés lors de cette opération, a ajouté la même source
en précisant que les investigations se poursuivent concernant cette affaire traitée dans le cadre des efforts de lutte contre le terrorisme, la
contrebande, le crime organisé et l’immigration clandestine.