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Correction de la question de synthèse n°3 2J 2009-2010

I. Travail préparatoire

1.
Pour produire, l’entreprise doit se procurer deux facteurs de production – le travail et le capital –
qu’elle va combiner de telle façon que cela lui apporte le plus de profit. La combinaison productive
est donc la quantité de travail et de capital nécessaire pour produire un bien. Selon le bien considéré, il
peut n’y avoir qu’une combinaison productive possible (les facteurs de production sont alors dits
complémentaires) ou plusieurs (les facteurs sont alors dits substituables).
Comme l’objectif de l’entreprise est de faire le maximum de profit, deux variables vont jouer sur le
calcul de l’entreprise :
• Le coût des facteurs de production : si le travail est relativement moins cher que le capital,
l’entreprise utilisera une combinaison riche en travail
• Ce que rapporte chaque facteur de production, c’est-à-dire la productivité qui mesure la
quantité produite d’une unité de facteur de production

2.
La production peut être augmentée grâce à deux moyens :
• L’augmentation de la quantité de facteurs de production : plus on utilise de travail et de
capital, plus la production sera forte
• L’élévation de la productivité : si l’efficacité des facteurs de production augmente, chaque
unité de facteurs de production produit une quantité plus grande, l’entreprise peut produire
plus avec autant de facteurs de production

3.
• Productivité horaire du travail :l a production effectuée en moyenne en 1 heure de travail
= valeur de la production
Nombre d’heures de travail

• Valeur ajoutée= chiffre d’affaires- consommation intermédiaires (Les consommations


intermédiaires sont tous les biens et services non durables (moins d’1 an) achetés par
l’entreprise, qui vont être détruits ou transformés au cours de la production).

• EBE : mesure le profit de l’entreprise = VA – Rémunérations des salariés- impôts liés à la


production

4.
• La productivité horaire dans l’agriculuture a augmenté de 12,5% entre 1973 et 1972:
Productivité horaire en 73 – Productivité horaire en 72 x 100
Productivité horaire en 72

• Entre 1982 et 1983, la valeur ajoutée dans l’agriculture a diminué de 6,1% (idem)

• La rémunération des salariés représente 55,5% de la valeur ajoutée en 1968


Rémunération des salariés en 68 x 100
VA en 1968
5.
• Plus la productivité horaire du travail augmente rapidement, plus la VA augmente
rapidement :
 Analyse transversale : en 2004, la productivité horaire de l’agriculture augmente de
21,2% et la VA de 20.5% . La productivité dans les services marchands augmente de
0,1%, la VA de 2,7%.
 Analyse longitudinale : la croissance de la productivité du secteur agricole est plus
forte en 2004 qu’en 1959 : 21,2% contre 7.6%. La VA augmente aussi plus vite :elle
augmente de 5.8% en 1959, de 20,5% en 2004

• Plus la productivité horaire du travail diminue rapidement, plus la VA diminue rapidement ou


augmente lentement
 Analyse transversale : en 2004, la productivité horaire de la construction baisse de
2.5% et la VA n’augmente que de 1,6% . La productivité dans les services administrés
diminue de 1.2%, la VA augmente de 1.8%.
 Analyse longitudinale : la baisse de la productivité du secteur agricole est plus forte en
2000 qu’en 1983 : -2,6% contre -2.5%. La VA baisse de 1,4% en 2000, de 6,1% en
1983

6.
Tous les secteurs ne connaissent pas la même augmentation de la VA :
 A partir de 1968, quelle que soit l’année, la VA ajoutée augmente toujours plus vite dans les
services que dans l’industrie ou la construction
o Dans l’agriculture et l’industrie, la VA augmente très lentement : 2,6% en 2008 pour
l’agriculture, voire même diminue : -2.3% pour l’ndustrie. Une seule exception pour
l’agriculture : 2004 où la VA augmente très rapidement
o Dans les services, la VA augmente assez rapidement : 2,7% en 2004

 Mais la croissance de l’économie est différente selon les périodes :


o Jusqu’en 1973, une croissance très rapide : autour de 6% : ce sont les 30 Glorieuses
o Depuis le taux de variation de la VA est beaucoup plus faible : 1.8% en 2005

7.
La VA se partage entre tous ceux qui ont participé à la production : les salariés qui ont apporté le
travail, les entreprises le capital et l’Etat qui a financé les infrastructures
 En 1959, 53% de la VA revient aux salariés, 22% aux entreprises
 Entre 59 et 83, la part qui revient aux salariés augmente : 62, 7% revient aux salariés, 23,5%
aux entreprises
 Depuis 83, c’est le contraire : la part qui revient aux salariés diminue : en 2008, 57,5%, celle
qui revient aux entreprises augmente : 31, 8%

8.
 Entre 59 et 75, le partage est stable car la croissance des 30 Glorieuses est forte et le chômage
faible
 75-83 : la croissance ralentit, le taux de chômage augmente. Pour sortir de la crise, le
gouvernement français favorise l’augmentation des salaires pour augmenter la consommation
et donner des débouchés aux entreprises
 Depuis 83 : mais les profits des entreprises connaissent une croissance faible, les entreprises
ne voient donc pas l’intérêt de produire. Le gouvernement décide alors de favoriser les
entreprises. Cependant elles se trouvent confrontées à un problème de débouchés, puisque les
salaires connaissent une croissance ralentie.
II. Question de synthèse

Selon Usine nouvelle, la France est officiellement sortie de récession au deuxième trimestre 2009,
avec une activité en progression de 0,3%. Mais la création d'emploi ne réapparaitra qu'en 2011. Il ya
ainsi une relation forte entre niveau de production et niveau de travail utilisé. En effet, pour créer des
richesses, c’est-à-dire de la valeur ajoutée, les entreprises combinent des facteurs de production
qu’elles essayent de rendre toujours plus efficaces. En effet, plus la productivité augmente, plus la VA
s’élève rapidement. Se pose alors le problème de son partage car la VA est un gâteau : quand l’un voit
sa part s’accroître, l’autre à la sienne qui diminue.

A. Comment les entreprises créent de la richesse

Pour produire de la richesse, les entreprises utilisent des facteurs de production qui créeront d’autant
plus de valeur qu’ils auront une productivité élevée. En effet, la production peut être augmentée grâce
à deux moyens : l’augmentation de la quantité de facteurs de production ( plus on utilise de travail et
de capital, plus la production sera forte)et l’élévation de la productivité

1. Une utilisation de facteurs de production (q1)

a. Deux facteurs de production

Dans une entreprise l’activité productive passe par l’homme et ses capacités physiques et
intellectuelles mais aussi l’utilisation d’outils. L’entreprise utilise donc du travail et du capital sous
deux formes : le capital fixe (machines, bâtiments et terrains utilisés par une entreprise) qui reste dans
l’entreprise ; le capital circulant (énergie, matières premières et produits semi finis nécessaires à la
production) qui est transformé au cours du processus de production. On parle de consommation
intermédiaire quand on achète du capital circulant.

b. Dans une combinaison productive (q1)

Ces deux facteurs de production sont utilisés dans une combinaison productive La combinaison
productive est la quantité de travail et de capital nécessaire pour produire un bien. Selon le bien
considéré, il peut n’y avoir qu’une combinaison productive possible (les facteurs de production sont
alors dits complémentaires) ou plusieurs (les facteurs sont alors dits substituables).
Comme l’objectif de l’entreprise est de faire le maximum de profit, deux variables vont jouer sur le
calcul de l’entreprise. Le premier est le coût des facteurs de production : si le travail est relativement
moins cher que le capital, l’entreprise utilisera une combinaison riche en travail ; le second est ce que
rapporte chaque facteur de production, c’est-à-dire la productivité qui mesure la quantité produite
d’une unité de facteur de production

2. Qui doivent être efficaces

a. Explications (q2)

La productivité horaire du travail est la production effectuée en moyenne en 1 heure de travail. si


l’efficacité des facteurs de production augmente, chaque unité de facteurs de production produit une
quantité plus grande, l’entreprise peut produire plus avec autant de facteurs de production
b. Constat (q3)

On note ainsi une corrélation entre évolution de la productivité et évolution de la création de richesses.
Plus la productivité horaire du travail augmente rapidement, plus la VA augmente rapidement ;on le
remarque par une analyse transversale. En 2004, la productivité horaire de l’agriculture augmente de
21,2% et la VA de 20.5% . La productivité dans les services marchands augmente de 0,1%, la VA de
2,7%. L’analyse longitudinale le prouve aussi: la croissance de la productivité du secteur agricole est
plus forte en 2004 qu’en 1959 : 21,2% contre 7.6%. La VA augmente aussi plus vite :elle augmente de
5.8% en 1959, de 20,5% en 2004
Plus la productivité horaire du travail diminue rapidement, plus la VA diminue rapidement. Une
analyse transversale le montre : en 2004, la productivité horaire de la construction baisse de 2.5% et la
VA n’augmente que de 1,6% . La productivité dans les services administrés diminue de 1.2%, la VA
augmente de 1.8%. Tout comme une analyse longitudinale : la baisse de la productivité du secteur
agricole est plus forte en 2000 qu’en 1983 : -2,6% contre -2.5%. La VA baisse de 1,4% en 2000, de
6,1% en 1983

B. Comment elle évolue et est partagée

1. L’évolution de la création de richesses…(q6)

Comme l’évolution de la productivité détermine l’évolution de la valeur ajoutée, les variations de la


productivité influencent les variations de la création de richesses.
Tous les secteurs ne connaissent pas la même augmentation de la VA . A partir de 1968, quelle que
soit l’année, la VA ajoutée augmente toujours plus vite dans les services que dans l’industrie ou la
construction. Ainsi, dans l’agriculture et l’industrie, la VA augmente très lentement : 2,6% en 2008
pour l’agriculture, voire même diminue : -2.3% pour l’ndustrie. Une seule exception pour
l’agriculture : 2004 où la VA augmente très rapidement. En revanche ,Dans les services, la VA
augmente assez rapidement : 2,7% en 2004
Mais la croissance de l’économie est différente selon les périodes :Jusqu’en 1973, une croissance très
rapide : autour de 6% ,ce sont les 30 Glorieuses .Depuis le taux de variation de la VA est beaucoup
plus faible : 1.8% en 2005

2. Et de son partage (q7 et 8)

Cette croissance lente explique alors les conflits autour de la valeur ajoutée depuis le début des années
1970.

a. Qui a droit à une partie de la VA et pourquoi ?

La VA se partage entre tous eux qui ont participé à la production : les salariés qui ont apporté le
travail, les entreprises le capital ( c’est l’EBE qui mesure le profit) et l’Etat qui a financé les
infrastructures.

b. Les conflits autour du partage de la VA

Or, ce partage de la VA s’est transformé depuis 50 ans. En 1959, 53% de la VA revient aux salariés,
22% aux entreprises. Entre 59 et 75, le partage reste stable car la croissance des 30Glorieuses est forte
et le chômage faible. A partir de 75, la croissance ralentit, le taux de chômage augmente. Pour sortir de
la crise, le gouvernement français favorise l’augmentation des salaires pour augmenter la
consommation et donner des débouchés aux entreprises .La part qui revient aux salariés augmente :
62, 7% revient aux salariés, 23,5% aux entreprises en 83. Mais les profits des entreprises connaissent
une croissance faible, les entreprises ne voient donc pas l’intérêt de produire. Le gouvernement décide
alors de favoriser les entreprises. la part qui revient aux salariés diminue : 58,4%, celle qui revient aux
entreprises augmente : 30, 3% .Cependant elles se trouvent confrontées à un problème de débouchés,
puisque les salaires connaissent une croissance ralentie.

La création de richesses dépend donc de la quantité et de la qualité des facteurs de production : plus
les entreprises disposent de facteurs de production productifs, plus elles peuvent produire. Le facteur
déterminant semble être la productivité puisqu’on assiste à une corrélation entre croissance de la
productivité horaire et croissance de la VA. La croissance de la VA influencera alors son partage, car
plus elle est forte, moins les conflits seront importants. C’est ce qui explique que les conflits étaient
moindres pendant les 30 Glorieuses que depuis le début des années 1970. Après avoir favorisé les
salariés jusqu’au milieu des années 80, ce sont les entreprises qui ont vu leur part augmenter. Dans les
deux cas, la croissance ne s’est pas accélérée. C’est pour retrouver un partage assurant à la fois une
augmentation des débouchés et des ressources des entreprises que N.Sarkozy a proposé l’année
dernière un nouveau partage des profits : un tiers pour les salariés, un tiers pour les actionnaires, un
tiers pour financer l’investissement.