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2.14 et 15.

LES BASSINS DES ABDA-DOUKKALA ET
DU SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI.

Table des matières

2.14 et 15. Les bassins des Abda-Doukkala et du Sahel de Azemmour
à Safi. (par M. Ferré et J.-P. Ruhard) .....................................................
Présentation géographique ......................................................................................

261

Géologie ................................................................................................................

261

Stratigraphie ....................................................................................................

262

Structure ..........................................................................................................

266

Géomorphologie ..............................................................................................

266

Climatologie ..........................................................................................................

271

Les précipitations ............................................................................................

271

Les températures .............................................................................................

273

Evaporation et évapotranspiration ...................................................................

274

L'aridité ...........................................................................................................

276

Hydrologie superficielle ........................................................................................

277

Bassins versants et régimes .............................................................................

277

Les crues .........................................................................................................

281

Hydrogéologie .......................................................................................................

282

Caractéristiques hydrogéologiques des différents niveaux stratigraphiques…

282

Hydrogéologie de la plaine des Abda-Doukkala .............................................

283

Schéma général ...........................................................................................

283

Les nappes profondes .................................................................................

283

La nappe générale .......................................................................................

284

Les nappes perchées des limons quaternaires .............................................

287

Hydrogéologie du Sahel ..................................................................................

287

Sahel de Safi ...............................................................................................

288

Sahel central ...............................................................................................

289

Plateau d'El-Jadida ......................................................................................

289

Sahel d'Haouzia ..........................................................................................

289

Essai de bilan hydraulique régional ................................................................

291

Aménagement des eaux .........................................................................................

292

261

Le plan d'aménagement du périmètre d'irrigation moderne des
Abda-Doukkala ...........................................................................................

292

Laminage des crues .........................................................................................

293

Drainage et assainissement .............................................................................

294

Alimentation en eau des populations ..............................................................

296

Conclusions .....................................................................................................

297

Références .............................................................................................................

297

2.14 et 15
LES BASSINS DES ABDA-DOUKKALA ET DU SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI
par
Michel FERRÉ & Jean-Paul RUHARD
Présentation géographique
La région qui fait l objet du présent chapitre
côtière de quelques kilomètres de large, « l'Oulja »,
appartient au Maroc occidental ; elle est comprise
porte de riches cultures maraîchères.
entre les latitudes 32° 15' et 33° 15' dessinant un
ensemble d 'environ 7 700 km2 , dont le centre se situe
La Plaine des Doukkala (3 500 km2 ) est une vaste
près de Sidi-Bennour, à 125 km en droite ligne au SW
étendue limoneuse inclinée régulièrement (2 à 3 %)
de Casablanca.
du Sud-Est au Nord-Ouest et son altitude décroît de
300 m en bordure des Rehamna à 120-130 m au pied
Ses limites sont les suivantes (fig. 116) :
du Sahel. Elle se prolonge à son extrémité SW par le

au N et à l'E, l'oued Oum-er-Rbia,
couloir étroit des Abda.

à l'W et NW, l'océan Atlantique,
Cette plaine présente des potentialités agricoles

au S, la base des collines des Mouissate,
remarquables
car les sols, formés à partir des limons,

au SE, le massif des Rehamna.
sont variés et de bonne qualité (en particulier les sols
Deux grandes régions naturelles, disposées en
argileux ou « tirs » dans le SW). Consacrée presque
bandes sensiblement parallèles à l'Océan, doivent être
totalement (76 % de la surface cultivée) à la
distinguées : le Sahel, bassin endoréique côtier à l'W
céréaliculture (390 000 ha), cette région devrait
et la plaine des Abda-Doukkala située à l'Est.
pouvoir, grâce à l 'irrigation, diversifier ses cultures et
2
'
Le Sahel (4 200 km ), s étend sur une profondeur
introduire des assolements plus rémunérateurs (coton,
de 30 à 50 km depuis Azemmour jusqu'à Safi, soit sur
betterave). L'équipement en grande hydraulique est en
une longueur de 150 km. C'est un pays de dunes
cours.
consolidées, allongées en longues crêtes d'orientation
La population, très importante (700 000 habitants
SW-NE, parallèles au rivage ; par sa position et sa
en 1960), est essentiellement rurale et dispersée en
morphologie, il constitue une barrière naturelle à
2000 douars de faible importance chacun (moins de
l'écoulement vers l'Océan des eaux superficielles
1000 habitants). Les villes sont situées en bordure de
issues de la plaine des Abda-Doukkala et du Massif
l'Océan, aux deux extrémités du Sahel et se
des Rehamna.
développent rapidement : El-Jadida (40 000 habitants
'
C est une région pauvre où les sols, limités aux
en 1960, 55 000 en 1971) et surtout Safi (80 000
dépressions interdunaires, sont squelettiques, peu
habitants en 1960, 130 000 en 1971) ; la croissance de
profonds et inaptes à produire de bonnes récoltes. La
Safi est due à l'implantation d'un très important
vocation de la région est l'élevage. Seule une frange
complexe industriel (chimie).
'

Géologie
Les Abda-Doukkala appartiennent à la grande unité
géologique, connue sous le nom de « Méséta
marocaine»: celle-ci est définie par le régime tabulaire

des dépôts secondaires et tertiaires reposant sur des
terrains primaires fortement plissés par l'orogenèse
hercynienne.

262

RESSOURCES EN EAU DU MAROC

0
Limons quaternaires

AZEMMOUR

Quaternaire marin et dunaire

EL JADIDA

5

10

15

20

25

KM

Limites vers l'Est du SAHEL et des ABDA
DOUKKALA
Canal principale d'irrigation

O
UE
D

Eliocène
Eocène
Cénomanien
Crétacé inférieur
Jurassique supérieur
Trias

OUM

Ordivicien
Combrien
Granite

ER

Micaschistes

DAOURAT (Barrage)

Metamorphisme de contact
Limite vers le nord des dépôts jurassiques
Limite Est de la transgression pliocène

IA
RB

OUALIDIA

Si BENNOUR

Mra BEN ABBOU

ZEMAMRA

C. MEDDOUZA

SAFI

YOUSSOUFIA

BENGUERIR

FIG. 116 — Situation, limites et schéma géologique simplifié des Abda-Doukkala et de leurs, bordures.

STRATIGRAPHIE
Une carte géologique simplifiée permet de résumer
(fig. 116). Le socle primaire constitué de schistes et de
quartzites affleure au NE et à l'E des Doukkala,
notamment dans la vallée de l'Oum-er-Rbia; partout
ailleurs, il est masqué par les dépôts postérieurs, à
l'exception du pointement cambrien d'El-Jadida.
La position du socle sous la plaine est assez mal
connue : un sondage proche de Boulaouane (IRE 1/27)
a rencontré les schistes à 90 m de profondeur ; par
ailleurs, dans le centre de la plaine, la géophysique
situe ceux-ci entre 1 500 et 4 000 m de profondeur sous
la surface du sol.
Le Permo-Trias est connu dans la vallée de l'Oumer-Rbia sous forme de dépôts d'argiles et pélites

rouges, avec des coulées basaltiques. Au M'Tal, ces
formations sont associées à des conglomérats rouges
carbonifères. Le forage 69/35 implanté à quelques
kilomètres du M'Tal a traversé 73 m de basaltes, sans
les recouper en totalité. Il semble que le Trias soit très
répandu dans le sous-sol avec une très grande
puissance et un développement important des faciès
salifères.
Le Jurassique n'est présent qu'au S des Doukkala;
en affleurement, il constitue les collines des Mouissate.
On le retrouve sous le Pliocène en affleurements
dispersés dans la région de Tleta-Sidi-Embarek et
Jemaa-Sahim. Plus au N, les forages le suivent à 60-70
m de profondeur jusqu'à l'Arba-Reguibate. Il forme
aussi la base des falaises qui s'étendent au N de Safi.
Seul le Jurassique supérieur est représenté ; à cette

La puissance totale de ces dépôts est de plusieurs centaines de mètres. la série néocomienne est transgressive sur le Primaire ou le Permo-Trias.. contenant de nombreux bancs de gypse : certains forages de la région de Safi témoignent en faveur de l'importance des faciès gypseux (IRE 5 / 3 4 : 109 m de gypse sur 154 m de Jurassique). la mer s'est avancée en transgression sur le continent émergé et son extension maximum vers le Nord est limitée sensiblement par une ligne reliant Youssoufia au Tnine-Rharbia. 120 et 121.CAID TOUNSI 60 B A 0 20 40 0 0 8 80 0 10 0 12 J 60 CAP MEDDOUZA 0 -10 80 40 ciC I C' 80 0 L' 80 K' 10 0 -1 0 0 10 12 0 0 0 -2 00 -10 ciC 100 -20 6 IMFOUT E' 20 40 60 -40 20 0 300 Bhrati Jemaa-Sahim J' sa C ns r te ua oq Pli rn a ire su r J s u ra ue siq su rie pé ur I' M E AT IS S OU J s u ra siq ue érie su p ur A MN YOUSSOUFIA BENGUERIR PLATEAU DES GANNBTOUR 250 ne Zo cé é ta 200 HA RE 200 A' SAFI Sk el ArbaOuled-Amrane B' 80 60 40 40 60 150 60 FIG. Les tracés AA'. BB'.. Le Crétacé est extrêmement important et constitue le substratum presque continu des terrains plioquaternaires aquifères des Doukkala. 2: Zones argilo-sableuses Affleurements des formations primaires Axe anticlinal Axe synclinal 100 F Monoclinal Flexure Faille N' N Tracé et référence des coupes géologiques N' Si MOUSSA 20 0 2 4 6 8 0 10 km Had-ouledfrej DAOURATE G' E N E' BOULAOUANE 20 40 40 M' F' 40 80 Si SMAÏN L 40 250 M D 20 20 OUALIDIA 0 C 60 60 K 80 ZEMAMRA 60 Si BENNOUR DAR.263 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI époque. par contre. en bordure des Rehamna. . sont ceux des coupes géologiques fig.JADIDA Forage Ou m 300 -e r H' -r bia G Courbe de niveau du toit de l'argile de Safi (ci 2a) 40 0 -20 O. mais elle est plus étendue vers le Nord et l'Est. AZEMMOUR LEGENDE EL . tandis que certains niveaux calcaires renferment les nappes les plus intéressantes du Sahel. Une transgression néocomienne fait suite sans discontinuité à la transgression jurassique. 117 — Esquisse structurale du Crétacé inférieur d'après géophysique (méthode électrique) et forages. à lits argileux. H U D'E Cé LJ no AD ma ID nie A n Toit des argiles inférieures (jcC) Zone d'affleurement des argiles de Safi (ci 2a) dans le Sahel JORF LASFAR Affleurement du Crétacé inférieur en bordure des Rehamna Si SAÏD MAACHOU PL AT EA 1: Zones calcaires. il n'y a pas de discontinuité avec le Jurassique . A Safi. Les dépôts du Jurassique supérieur sont constitués par des calcaires et marnocalcaires jaunâtres.

La figure 118 est une esquisse structurale de la base du PlioQuaternaire. Plio quaternaire : une transgression marine importante est venue déposer ensuite sur la région un calcaire détritique jaune. sous le terme de Plio-Quaternaire.E. L'existence du Miocène (20 m environ de marnes sableuses ou d'argiles rouges) est probable au SE d'ElJadida et près de Harichate situé à 10 km au N de Sidi-Smaïn et dont on reparlera en détail à propos des essais d'injection d 'eaux de colatures. Dans les Doukkala. leurs crêtes émergent encore des limons au Nord d'une ligne TnineRharbia─Khemis-M'Touh─Boulaouane. près de Boulaouane. ainsi groupet-on le Pliocène (ou Moghrébien) avec le Quaternaire. Le retrait de la mer est ensuite marqué par une alternance d'épisodes transgressifs et régressifs. Le Crétacé inférieur est absent dans la région d'El-Jadida et les Abda. cet étage est masqué par la couverture limoneuse quaternaire. La puissance totale peut être estimée à 100 ou 200 m et témoigne d'une légère subsidence. formations parmi lesquelles le calcaire de Dridrate doit être signalé par l'importance de son rôle en hydrogéologie. Les différents faciès lithologiques rencontrés dans ces niveaux sont les suivants : — des conglomérats grossiers en masses. Un forage a montré à Sidi-Bennour l'existence de marno-calcaires attribuables à ce niveau (I. Les éléments sont de taille moyenne et le ciment calcaire est peu abondant . formé de débris de coquilles triturées et de grains de sables . célèbres par leurs gisements de phosphates. Les terrains éocènes. dans les Abda et le Sahel. cette mer a laissé derrière elle des dunes côtières. mais des affleurements se situent dans la vallée de l'Oum-erRbia. constituées par le même matériau.R. 232/35) où le gypse est très abondant. Une nouvelle transgression marine se produit SIDI-BENNOUR Argiles rouges et grès : 60 m Calcaires de Dridrate : 30 m Argiles de Safi : 60 m Argiles sableuses bariolées : 64 m Calcaire-repère : 31 m Valanginien Calcaires : 5 m Argiles rouges BORDURE DES REHAMNA Sables. lors de la régression. Il est donc difficile de distinguer les deux types de dépôts (marins ou dunaires). A la fin du Néocomien. La figure 117 synthétise les données acquises dans le domaine par les campagnes de géophysique par méthode électrique. L'Oumer-Rbia se jetait alors dans cette mer près de Boulaouane. Lors de la régression se sont édifiées des dunes côtières qui constituent le Sahel . grès et argiles rouges : 60 m Calcaires « moyens » : 10 m Argiles rouges : 40 m Conglomérats Calcaires : 200 m Jurassique Marno-calcaires Transgression et discordance Argiles à gypse Equivalence et variations latérales des faciès du Crétacé inférieur au Cénomanien : on observe des affleurements au NE du Sahel. Ces niveaux argileux discontinus ne peuvent jouer qu'un rôle hydrogéologique local. affleurent seulement en bordure des Rehamna à l'Est. caractéristiques de l'ancien estuaire de l'Oum-er-Rbia. — des calcaires détritiques. lumachelliques. jaunes et très poreux : ils représentent le faciès normal. Son importance hydrogéologique est considérable.264 RESSOURCES EN EAU DU MAROC Le tableau ci-dessous résume la constitution lithologique et la puissance des différentes formations du Crétacé inférieur. la mer se retire et le reste ETAGE Hauterivien SAFI du Crétacé inférieur manque totalement. lithologiquement semblables . on ne les retrouve pas ailleurs . près de Safi. .

EL . il semble que ce faciès corresponde à la circulation d'eaux souterraines actuelles ou fossiles. etc. etc. La répartition horizontale et verticale de ces différents faciès est irrégulière et capricieuse : il s'agit d'une sédimentation de type peu profond. La porosité (20 à 30 %) est fonction de l'importance du ciment et résulte de l'arrangement des coquilles .) . 120 et 121. 118 — Esquisse structurale de la base du Plioquaternaire d'après géophysique et forages. connue grâce à de nombreux forages. — des sables jaunes. grossiers : c'est le même faciès que précédemment. — des calcaires recristallisés.CAID TOUNSI cM 90 pije ! Si BENNOUR 0 100 0 14 0 13 0 10 13 IMFOUT 0 14 0 Xx o16 p 190 130 ciC ciC 110 0 12 120 ciC CAP MEDDOUZA 0 12 ciC ciC ciC 0 13 ciC ci2b 90 0 80 9 0 10 250 ciC E' ciC 0 12 ci2b 80 ciC M 0 10 90 90 ciC OUALIDIA M' 110 120 ciC L ciC BOULAOUANE 100 F' -10 0 10 ciC 20 30 ciC 400 5 0 6 70 100 80 ciC 90 ? 0 11 0 13 ciC -20 120 10 km 1 100 1 20 16 40 0 6 8 100 4 E' 2 0 . Les tracés AA'. d'après de nombreux indices (géodes. calcite automorphe. 250 Lim a nm J' e 200 js cèn RE H A' js js lio er p A Jemaa-Sahim ji2o! SAFI L' 18 0 150 Xx js 130 DAR. effectuée dans des conditions très variées. tendre et chargé en éléments argileux . BB'. constitué de débris de coquilles liés par un ciment de calcite et d'hydroxyde de fer. La puissance des faciès marins. — des calcaires à grain fin.) mm Pliocène cM ciC Cénomanien 40 F Niveau rencontré sous le Plioquaternaire 50 ? Néocomien argiles supérieures cieb " = calcaires de Dridrate ciea ! " = argiles de Safi js " 100 ciC PL AT Axe synclinal 20 Cé Axe anticlinal ien JORF LASFAR Faille ou flexure N' 300 err H'bia A Courbe de niveau de la base du Plioquaternaire Pendage N Ou m- G Limite entre le Sahel (Plioquaternaire affleurant) et les Doukkala (comblement limoneux sur le Plioquaternaire) 60 O.JADIDA Affleurement des formations crétacées 60 Si MOUSSA N' 70 Had-ouledfrej ci2b ci2b = jurassique supérieur 80 ciC DAOURATE E G' N 80 ci2b D ci2b 90 Si SMAÏN ciC ciC ci2b ciC 70 C ciC K B 0 12 0 11 ZEMAMRA A J D ciC ' op I ciC C' ci2b ciC K' 12 13 0 0 14 0 Bhrati B' 90 12 11 0 10 0 0 20 0 300 js Sk el ArbaOuled-Amrane js js 150 d'e xte nsio um de la m AM N YOUSSOUFIA ur TE érie SA sup UIS ue MO siq s a Jur I' js ite xim 200 BENGUERIR PLATEAU DES GANNBTOUR FIG. très durs : le ciment calcaire a tout envahi . il semble . — des marnes sableuses.. est très régulière dans la plaine des Abda-Doukkala (20 à 40 m).265 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI LEGENDE AZEMMOUR H Affleurement des formations primaires ID LJ AD D'E ma n no EA U Monoclinal Si SAÏD MAACHOU Tracé et référence des coupes géologiques 30 Forage et horizon géologique atteint (ciC. Dans le Sahel. sans fossiles : c'est le faciès dunaire. mais sans ciment . sont ceux des coupes géologiques des fig..

prises à leur sommet. essentiellement argileux et forment les 4/5 du remplissage de la plaine. Toute cette tectonique est douce : on note en effet des plis à grand rayon de courbure et des flexures à pendage faible . disposés en auréoles autour des Rehamna . avec un maximum de 88 m (forage 6/35). Les transgressions marines ont modelé les plates-formes en escaliers entre Sidi-Smaïn et El-Jadida c'est-à-dire du SE vers le NW et donné naissance à des falaises mortes . fig.1). deux phases d'érosion doivent retenir l'attention : — L'érosion anté-pliocène (fig. la plus récente. les failles sont rares et n'intéressent que des secteurs très limités. les dunes par contre. tirsification. 119). 122) : — les plateaux. GEOMORPHOLOGIE Trois éléments morphologiques sont à distinguer dans la plaine des Abda-Doukkala (fig. selon leur position par rapport aux crêtes et creux inter-dunaires. Dans le Sahel. — les reliefs dunaires. sous une mince épaisseur (1 à 2 m) de limons récents. une direction SW-NE à E-W. ils ont subi l'action de phénomènes pédogénétiques et l'action d'agents morphologiques récents (lessivage. qui est celle de l'orogenèse atlasique. Le Quaternaire continental des Doukkala a fait l'objet de nombreuses études géologiques et pédologiques. actuelles ou anciennes.266 RESSOURCES EN EAU DU MAROC que le faciès marin soit moins épais (10 m) . avant d'atteindre le Crétacé sous-jacent. A noter l'existence de glacis à éléments grossiers très encroûtés. A chacune d'elles correspond une érosion ou une abrasion des terrains précédemment déposés lors d'une transgression de la mer.85 et 2. ce qui fait apparaître la forme synclinale d'orientation SW-NE du bassin des Doukkala. 120 et 121). ils apparaissent beaucoup plus sableux et graveleux que les précédents . Les indices de plasticité (20 à 58) déterminés en laboratoire. Quant à l'érosion continentale. leur teneur en eau naturelle varie entre 12 et 18 % (soit une teneur à saturation de 25 %) . ils plongent sous la surface actuelle de remblaiement. ils sont épais. — les vallées. les argiles rouges hauteriviennes et les calcaires de Dridrate. souvent superposée à des éléments tectoniques hercyniens . L'érosion quaternaire. 118) et l'abrasion marine pliocène. la géophysique a notamment mis en évidence des zones d'érosion totale du Plio-Quaternaire dans les dépressions présahéliennes (voir coupes géologiques. la zone la plus creuse étant excentrée vers les Rehamna (fig. son importance est manifestée par le creusement du réseau hydrographique. Etant donné l'intérêt hydrogéologique des formations plio-quaternaires et crétacées. STRUCTURE C'est essentiellement la tectonique tertiaire. rencontrer des épaisseurs de formations plio-quaternaires de 10 à 80 m. déflation éolienne). conséquence à la fois des mouvements orogéniques rifains et atlasiques. Les niveaux atteints par cette phase sont les marno-calcaires cénomaniens. La densité des limons est très élevée (comprise entre 1. — des limons récents (ou supérieurs) . en font des sols à plasticité moyenne . L'épaisseur des limons varie entre 10 et 50 m. est très nette entre Jorf Asfar (Cap Blanc) et Meddouza (Cap Cantin). permettent de distinguer dans ces terrains : — des limons anciens (ou inférieurs) . l'érosion a donné au Crétacé un modelé complexe : cette topographie enfouie conditionne en partie l'écoulement souterrain de la nappe. peu encroûtés et plus épais dans les axes d'oueds importants. Dans les Doukkala. L'érosion marine a enlevé les argiles rouges au toit des calcaires de Dridrate. On distingue deux directions principales aux plis : - une direction N-S. des campagnes de géophysique ont mis en évidence une érosion importante relative aux argiles rouges : les calcaires plio-quaternaires et de Dridrate forment alors un seul et même ensemble perméable. la falaise ouljienne. Les forages peuvent donc. peuvent atteindre 70 m d'épaisseur au-dessus du substratum marin. qui a donné sa structure à la région. La topographie de ces plateaux est peu régulière et des « dayet » (dépressions qui se . LES PLATEAUX Ils représentent les restes de la surface de comblement par les limons inférieurs argileux . on rencontre toujours les argiles rouges fortement encroûtées au sommet. L'étude stratigraphique a révélé d'importantes lacunes dues au retrait de la mer. Des forages exécutés dans les dayet Fertouaou (à 6 km à l'Est de Sidi-Bennour) et Ouarar (à 15 km plus au Sud).

lorsque la pente est suffisante.267 250 225 220 25 6 17 26 43 250 10 35 ER-RBIA 30 10 20 25 O. et des oueds moins importants : oued Aouja. Leur direction SW-NE a souvent imposé leur tracé aux vallées. oued Mtal. La déflation éolienne s'exerçant par ailleurs sur les limons supérieurs très sableux. apparaissent. dont l'origine peut être tectonique ou fluviatile. oued Guerrando. cons- . d'ensembles à topographie tourmentée à l'E d'une ligne Youssoufia-Zemamra. 119 — Carte schématique de l'épaisseur des limons quaternaires dans la plaine des Doukkala. Des talus les limitent. remplissent d'eau en année pluvieuse) parsèment leur surface. les premières crêtes dunaires qui émergent de la couverture limoneuse. En approchant du contact avec le Sahel et vers I'Oum-er-Rbia. il existe de nombreux thalwegs morts. OUED 175 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI 250 30 41 10 37 8 5 2 ZEMAMRA 43 225 40 35 56 88 30 30 60 18 40 4 38 60 30 52 40 80 Principaux axes de flexures 50 220 6 220 48 250 5 5 225 50 225 8 22 38 33 30 35 41 28 30 Si BENNOUR 21 35 5 5m Sondage et épaisseur des limons traversés Zone d'affleurement du substratum antéquaternaire Epaisseur inférieure à 10 m Epaisseur comprise entre 10 et 30 m Epaisseur comprise entre 30 et 50 m 220 175 15 Epaisseur supérieure à 50 m FIG. Le dessin des vallées est complexe : à côté de thalwegs vifs. a conduit à l'édification LES VALLÉES ACTUELLES OU ANCIENNES Le réseau hydrographique comprend deux oueds principaux : l'oued Farerh et l'oued Bouchane. oued Souani.

9 ? ? 0m F W H H El Jadida RP Oued Fel-Fel 100 m Oum er Rbia SE 0m ql pq mm cM Limons-Quaternaire Marnes sableuses-Miocéne js Argiles de Safi .Primaire Calcaires marneux et marnes-Cénomanien cMa Argiles à gypse-Crétacé inférieur ou moyen ciC ci2b Calcaire de Dridrate .217/26 Proj.R.251/26 El Tleta Proj. 117 et 118). 120 — Coupes géologiques W -E à travers le Sahel (les tracés AA' .214/26 Proj.P.254/26 RS 121 Proj.252/26 0m SE Sidi smain NW 6/27 Had Ouled Aissa 1/25 F 100 m Proj. etc. sont repérés sur les fig.250/26 213/26 248/26 Proj. .224/26 Lagune F 0m NW G Oued Fel-Fel Proj 9/27 Moulay abdellah 100 m 1708/27 Oued Fel-Fel SE R.Hauterivien moyen ci2a Calcaires détritiques-Plioquaternaire 28/34 Sondage et numéro I.Hauterivien inférieur Calcaires marnes et gypse-jurassique supérieur kj c Rhyolite et dolomie d'El Jadida .RESSOURCES EN EAU DU MAROC 268 Aïn Takabrat Digue de Safi NNW Carrières S RS121 Rs121 RS126 100 m SSE RP12 454/54 A' A Océan 0m B 100 m RS121 Conduite d'Aïn Rhor Puits 1194/34 SE 130/34 Dar si Aissa NW B' F 0m Tleta Bouarris NW 100 m RS 235/26 C 1274/26 137/26 1272/26 RS126 1252/34 En nouat Projection 1195/34 SE C' 0m D NW Aïn R'Tem 28/34 SE 100 m 0m NW Projection 233/26 D 100 m Oualidia Lagune 0m NW E 210/26 195/26 Tnine Rharbia 3/34 F D Dépression d'Ain Rhor 53/26 SE 253/26 RS121 100 m SE 0m NW S 100 m Proj.E argiles sableuses rouges-Hauterivien 0 km 5 km FIG.215/26 258/26 SE E Proj.13W.

fl Flexure FIG.Jurassique supérieur E PT : Conglomérats. sont repérés sur les fig.BB'.SE NW SAHEL I 1252/34 RS126 200 I' Galerie canal de Safi 126/34 Proj.P.Permo . marnes et gypse ..hauterivien moyen Oum er Rbia M' ci1 : Calcaire moyen .. 1258/34 1257/34 pq 100 ciC Jemaa Sahim 8/34 420/34 NP F? NP ? ? js? js js js ci2a ci2b 0 MOUISSATE ABDA 300 10 5 0 Métres 400 ESE Arba Amrane WNW J 300 Projection Oued Bouchane 9/35 Puits 1245/34 J' 4/34 Tnine Rharbia ci1 200 ci2b 100 ci2a ci2b ci2a ci2b NP F 0 K Azouz b. Youssef 1288/34 200 Collines de M'Tal ESE R.Combrien PT 1/27 Sondage et numéro I.Hauterivien inférieur ? ci2a : Argiles de Safi .Hauterivien inférieur jcC ks1 Np Jurassique inférieur jcC : Conglomérat et argiles Projection 302/27 FA1 Had Ouled Frej 27/27 Drain Drain NP ci1 js : Calcaires.Cénomanien cMa : Marnes à gypses-Crétaé inférieur ou moyen ciC : Argiles plus ou moins sableuses-Crétacé inférieur E W Jema Beni Hellal Projection 1707/27 100 cM? F 0 W N 100 Oued Farerh 4/27 Np Puits 1/27 Projection 299/27 pq Np NP cMa cM cMa ci22b : Calcaires de Dridrate .Plioquaternaire cM : Calcaires marneux .R. etc.9 WNW 300 ciC Projection 1201/34 4/35 Zemamra 1259/34 Daya Ouarar 1147/35 Oued Farhi 2/34 ci1 K' 285/35 1148/35 jcC 1200/34 F PT pq 100 cM? ci2b ci2a ci2b 0 cM Fl cMa? 100 WNW SAHEL Drain du M'Tal Drain Transversal Sidi Smain 300 5/27 1207/27 Drain du Fahri L 1210/27 1257/27 1211/27 200 DOUKKALA Sidi Bennour ciC? cM? cM ciC L' PT ci1 jcC cM Fl pq NP cM cMa Fl cMa 0 REHAMNA 69/35 3/35 pq 100 SSE Projection 212/35 211/35 202/35 cMa ciC ci1 jcC NP jcC cMa 100 ciC cM L' Oued Fel-Fel NNW Projection Arba Mogress 1706/27 ql : Limons Quaternaire Projection 173/27 1704/27 1705/27 1702/27 1289/27 pq 100 0 cM cMa cM cMa cMa cMa? cM cMa Encroûtement calcaire épais SEE Fl F pq : Calcaires détritiques . 117 ou 118) .E F Faille . grés et argiles rouges .Trias N' pq ciC Crétacé supérieur Oum er Rbia Oued Farerh (colature) pq cM? 0 300/27 M 200 Boulaouane ci1 jcC ks : Schistes et quartzites . 121 — Coupes géologiques â travers les Doukkala (les tracés AA' .

— les calcaires hauteriviens de Dridrate. pour aller se jeter dans l'Oum-er-Rbia. elles se trouvent le plus souvent en groupes. Ils n'ont pas tous la même importance ni la même aptitude à la karstification . Les uvalas ou dolines coalescentes existent dans les mêmes zones que les dolines simples.5 km). Les niveaux susceptibles de subir une karstification intense sont les suivants : — le Jurassique supérieur. Il apparaît en outre qu'une relation étroite existe entre la tectonique récente. avec de nombreuses diffluences et confluences. Les lapiaz abondent au centre du Sahel. Il convient de signaler en effet l'existence de grandes dépressions comme le Bled-Sersif (8 km sur 2 km). la tectonique a favorisé la karstification et aidé ainsi le drainage souterrain de la plaine. en effet à l'intérieur de la plaine. entaillée dans les cordons dunaires. dans le fond des dépressions. il s'agit d'un karst qui redevient acte à l'occasion de crues exceptionnelles (décembre 1963. terme ultime de la coalescence de dolines très nombreuses. est sans doute ancienne. ou région côtière. entre Cap Cantin et Cap Blanc. alignés ou en essaims. se développe un important effondrement karstique appelé «Bled-Sersif». Plus au Nord. Un alignement de formes très récentes se situe notamment à l'extrémité nord de la vallée de l'oued FelFel . — les marnes à gypse du Crétacé inférieur ou moyen. ils peuvent être masqués en partie par les limons qui s'y rassemblent. qui constitue ainsi un bassin fermé. la morphologie dunaire est régulière : les crêtes se suivent sur de grandes distances avec la même orientation SSW-NNE. Les dolines sont fréquentes . l'ouverture de ces grottes qui sont sèches. de belle taille. La gouttière elle-même n'est protégée vers l'Océan que par un cordon dunaire et une partie est d'ailleurs envahie par les eaux marines qui forment les lagunes d'Oualidia et de Sidi-Moussa. LES RELIEFS DUNAIRES Le Sahel. jusqu'à Safi. Cette vallée. Vers le SW. remplies de limons très sableux. conduit aux platesformes d'El-Jadida. compris entre l'Oum-er-Rbia et les plates-formes d'El-Jadida. plus ou moins dolomitiques. novembre 1966). réceptacle et . Dans l'ensemble. se présente comme un alignement régulier de crêtes dunaires. Les grottes ou gouffres sont très nombreux et connus surtout dans le Sahel . sa constitution lithologique limite le développement d'ouvertures de grande taille. le plus important est le Jurassique supérieur qui joue le rôle principal dans toute la partie SW de la région étudiée. Un seul oued possède un exutoire : l'oued Farerh. il ne présentait que deux exutoires : l'oued Farerh et l'oued Fel-Fel ou « rivière d'El-Jadida » qui devait couler avant l'établissement d'un système d'épandage de crues sur l'oued Bouchane. parallèles à la côte sur une largeur de 20 km. Les autres oueds se perdent dans la plaine. Le NE. dont le cours S-N s'infléchit ensuite vers le NE par suite d'un phénomène de capture. Ils apparaissent dans la morphologie sur la bordure sahélienne des Doukkala . constitue la zone la plus large de cette région (50 km). très épais. complexe dans le détail. endoréique. Les plateaux crétacés de la bordure des Rehamna ne présentent pas de formes karstiques. les phénomènes les plus spectaculaires proviennent surtout des marnes à gypse du Crétacé inférieur ou moyen. interprétées par M. calcaire et gypseux. lorsque le Jurassique a disparu. Le réseau hydrographique existant à la fin du dernier pluvial quaternaire a été reconstitué . où les rides dunaires sont entièrement dégagées des limons. malgré la grande superficie où affleurent les calcaires. les zones de creusement fluviatile au Quaternaire et le développement des karsts . Dans ce secteur. — les calcaires cénomaniens. séparées par des dépressions interdunaires. — les calcaires détritiques plio-quaternaires. Une étroite frange côtière de quelques kilomètres de large contraste avec le reste du Sahel : c'est l'Oulja. est loin d'être une région uniforme. La portion centrale. le manteau limoneux forme un matelas trop épais au-dessus des formations calcaires et gypseuses pour que les karsts soient bien développés. sur les crêtes dunaires dénudées par l'érosion . Gigout comme d'anciens golfes marins quaternaires. LE KARST Les phénomènes karstiques jouent un très grand rôle dans l'hydrologie superficielle et souterraine de la région. Elle correspond à la plate-forme d'abrasion de la mer ouljienne (phase de creusement entre les glaciations quaternaires du Riss et Würm) et est bordée à l'E par une importante falaise morte. le Sahel présente un aspect différent par suite de la disparition du manteau plioquaternaire et de l'affleurement des divers niveaux du Crétacé.270 RESSOURCES EN EAU DU MAROC tituant une suite de dépressions plus ou moins fermées. ou comme le Bled-Khatazakan (12 km sur 3. Quant au PlioQuaternaire.

q. sensible dans la topographie Si MOUSSA I Bled-ouledHaj DAOURATE a Talus (pentes supérieures à 10%) Zones de sables à morphologie dunaire Dolines Ouvala u l j MODELE KARSTIQUE O Formes fraiches BOULAOUANE Dolines empatées par des limons Dépressions d'origine karstique Si SMAIN 250 à fond sensiblement plat Zyen Zones karstiques complexes Gypse affleurant OUALIDIA IMFOUT Si BENNOUR ZEMAMRA DAR-CAÏD-TOUNSI Gorane CAP CANTIN p. PLATE-FORME D'EL-JADIDA : I Ouled-Rafaï (95-70 m) II Sebt-Douib (65-55 m) III Pacha (35-25 m) IV Douar Khenedra (20-15 m) V Chanps de courses (5 m) GEOLOGIE Calcaires-marno-calcaires : Crétacé et Eocène (Ganntour) Granite Failles visible dans la topographie Flexure Pendage général FIG. p. débordements exceptionnels Oued sans lit bien marqué .q. débordements fréquents Principales diffluences II Réseau d'épandages de crues du Bouchane Principales dayas Vallée encaissée dans les dunes plioquaternaires Vallée ancienne. Esquisse géomorphologique des Abda-Doukkala 250 Schiste et grès : Cambrien Schistes métamorphiques 200 Calcaires détritiques : plioquaternaire Conglomérats et argiles rouges : Permo-Trias 150 1.JADIDA V Principales crête appalachiennes des grès-quartzites Relief de granite sain Arénes granitiques Ou IV merrb 300 ia 0 MORPHOLOGIE DE LA COUVERTURE CRETACEE Plateaux ou collines à sommets aplatis MORPHOLOGIE DE LA COUVERTURE PLIOQUATERNAIRE Principales crêtes dunaires Falaise morte (en bordure de l'ocean) Corniche plioquaternaire (le long de l'Oum-er-rbia) CAP BLANC 2 4 6 8 10 km III Si SAÏD MAACHOU MORPHOLOGIE DE LA PLAINE QUATERNAIRE Oued avec berges sapées .q. rarement fonctionnellle.q. p. p. e rie d Gale Safi Bhrati p. Limons argilo-sableux-2-sables : Quaternaire Calcaires-marnes-gypse : jurassique supérieur . Sk el arbaOuled amrane 200 Jemaa-Sahim SAFI p. EL .122.azemmour MORPHOLOGIE DU MASSIF ANCIEN O.q. YOUSSOUFIA BENGUERIR p.q.q.

à proximité immédiate de l'Océan. LES PRECIPITATIONS Dans la région étudiée. 125) et de Thiessen.2 477 +52 % 189 — 40 % 2.2 558 + 75% 181 — 43 % 3. Debrach.5 4. le Sahel aurait un climat littoral modéré. exutoire d'eaux superficielles venant des Mouissate (poltjé). tandis que des coefficients de corrélation étaient calculés pour les autres dont les observations n'étaient pas continues : ceci a permis d'homogénéiser les données et d'obtenir la lame d'eau moyenne annuelle des différentes régions par les méthodes des isohyètes (fig. 123 et 124). Les pluies tombent régulièrement en automne et en hiver . les observations pluviométriSTATIONS Maximum annuel ques sont assez nombreuses (29 postes). la répartition des pluies à l'échelle mensuelle est plus difficile à étudier statistiquement et il a fallu se contenter de l'étude de quelques stations caractéristiques aux résultats complets. Les pluies génératrices des grosses crues proviennent de la succession à intervalles réduits de plusieurs perturbations d'Ouest. Il semble donc que. caractéristique du Maroc au N de l'Atlas. brouillards) sont d'un secours sensible à la végétation jusqu'à une grande distance de la côte et atténuent les effets de l'aridité. D'après la classification des climats du Maroc de G. Il faut noter une dispersion importante des résultats pluviométriques du régime hyperannuel par rapport aux valeurs moyennes annuelles. mais le total pluviométrique ne correspond pas partout aux besoins minima des cultures (300 mm/an). Le calcul des modules pluviométriques des stations a été effectué soit directement (5 stations au total). Le tableau suivant rend compte de ces écarts observés.5 485 + 53 % 152 — 52 % 3. montrant qu'un ajustement des pluviométries annuelles à la loi de Gauss était très satisfaisant pour les stations choisies en raison de leur longue série d'observations (période continue de 30 années agricoles : 1933-1963.1 Ecarts extrêmes à la moyenne Par contre. tandis que la saison humide couvre en moyenne la période d'octobre à mars. observé mm Ecart à la moyenne Rapport des extrêmes + 105 % + 76 % 206 137 — 43 % — 58 % 3. mais leur répartition dans le temps et l'espace laisse souvent à désirer. fig.271 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI ficiels. dépourvus d'exutoires super- Climatologie La région des Abda-Doukkala se situe à la latitude moyenne du Maroc (32-33° N). tandis que la plaine des Doukkala se placerait dans le climat semicontinental chaud. uniquement basée sur les températures. Les sécheresses catastrophiques sont rares. La saison sèche s'étend de juin à septembre. les Doukkala possèdent un ensemble d'exutoires souterrains qui ont fonctionné aux diverses époques pluviales du Quaternaire et parfois fonctionnent encore. plus contrastées à l'intérieur. Minimum annuel observé mm EL-JADIDA SAFI 738 575 SIDI-BENNOUR BRHATI SIDI-EMBAREK Ecart à la moyenne Sahel : 350 mm (isohyètes) et 330 mm (Thiessen). Son relief est à peu près négligeable en ce qui concerne l'influence possible sur la climatologie. à savoir : . une longue saison sèche s'étend au printemps et en été. La pluviométrie des Doukkala a fait l'objet d'études statistiques très poussées. Les températures sont modérées dans les zones proches de l'Océan. Les précipitations occultes (brumes. Les hauteurs de la lame d'eau moyenne obtenues par ces deux méthodes sont les suivantes : — — Doukkala : 325 mm (isohyètes) et 315 mm (Thiessen).

124 . 123 FIG.FIG.

maximum en févriermars et décroissant en avril-mai. Fréchet). grâce à 8 pluviographes implantés dans les bassins versants des Rehamna (7) en amont de la région. suivi d'une décroissance rapide. — celles aux hyétogrammes à base large. en moyenne. ainsi on a pu se servir des ajustements statistiques des pluies journalières pour estimer les précipitations pour des averses de même fréquence . plus de 10 jours de pluie par mois et les maxima dépassent rarement 20 jours par mois. L'étude de la fréquence d'apparition des jours de pluie consécutifs montre que le phénomène de persistance est très faible et que les pluies tombent surtout au cours de journées isolées. il n'y a pas. • On a enregistré pendant les 3 années d'observations dans les Rehamna. malgré la dispersion des résultats. pluies de printemps. Au cours de l'année. le plus net. de longue durée. mois durant lesquels les précipitations sont exceptionnelles. le second au mois de février-mars. il apparaît que les valeurs décroissent avec l'éloignement océanique. Les conclusions de ces études appellent les remarques suivantes : — la quasi-totalité des mois peut avoir une pluviosité nulle. pour une même probabilité de retour. Gumbel. Les séquences de jours pluvieux ont donc été 273 étudiées : il s'agit du nombre de journées successives pendant lesquelles une quantité de pluie a été recueillie. cette variation d'amplitude est faible pour les postes voisins de l'Océan. 7 stations ont été sélectionnées pour tenter des essais d'ajustement graphique à diverses lois statistiques (Gibrat-Gauss. avec un minimum en été. — la courbe des moyennes présente un ou deux maxima . — les courbes des différentes fréquences mettent bien en évidence la coupure en janvier de la saison pluvieuse en deux périodes : 1. L'histogramme des fréquences a montré un maximum très aigu pour les averses de durée inférieure ou égale à 1 heure. pluies d'automne débutant en septembre et présentant leur maxima en novembre-décembre. pour permettre une étude hydrologique des Doukkala.ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI El-Jadida. Safi et Sidi-Bennour. — la sécheresse débute en juin et se poursuit en juillet et août. Etant donné l'intérêt hydrologique de ces valeurs. On retiendra : Sahel Doukkala 10 ans 25 ans 50 ans 100 ans 55 mm 70 mm 65 mm 90 mm 80 mm 105 mm 95 mm 50 mm Ces chiffres sont au demeurant fort modestes pour un climat de type méditerranéen. des averses de hauteurs voisines des maxima observés en 30 ans et appartenant aux deux types d'averses définis plus haut. La répartition mensuelle présente un maximum très net en décembre et un secondaire en mars . Les courbes d'amplitude mettent en relief des différences notables d'amplitude moyenne journalière entre les stations. la loi de Fréchet a été choisie et appliquée aux autres postes. on a pu déterminer les hyétogrammes représentatifs de même fréquence que celles des crues qu'on désirait estimer. le premier. Après comparaison des résultats obtenus sur la station de Sidi-Bennour. les averses ont été étudiées pendant 3 années agricoles. 2. LES TEMPERATURES La moyenne des températures maxima et minima mensuelles et annuelles est reportée dans les tableaux des figures 123 et 124. Une cinquantaine d'averses par postes ont pu être ainsi analysées. Cette approche a été possible à partir des constatations suivantes : • Les fortes averses représentent la quasi-totalité des hauteurs de pluies observées en 24 h. lors du passage du front chaud des dépressions. s'établissant à 45 à Safi et 46 à Sidi-Bennour. de type orageux : elles correspondent à des orages d'automne ou à des temps à « grains » accompagnant le passage du front froid des dépressions . Quant aux averses-types. Enfin. Une étude statistique des pluies journalières a été menée par ailleurs à partir des valeurs maximales de celles-ci pour chaque année de la série étudiée. Il apparaît en outre que les averses à précipitations supérieures à 10 mm se répartissent en deux ensembles : — celles aux hyétogrammes pointus et à base très étroite. de type cyclonique et présentant plusieurs pointes : elles correspondent à des précipitations peu intenses. et à Zemamra. Ainsi. Le nombre de jours pluvieux reste inférieur à 100 et n'atteint en moyenne 50 que pour la région d'ElJadida. On note une diminution du Nord au Sud et d'Ouest en Est. . se situe au mois de décembre . La prise en compte des pluies journalières maximales est suffisante pour la prévision des débits de crues.

Safi et Sidi-Bennour) pour une période de 20 à 30 ans. et Les observations relatives à la température du sol portent à Zemamra sur les profondeurs suivantes : 2 5 . le fait important est l'écart positif plus ou moins grand suivant les saisons entre la température du sol et celle de l'air. il couvre en hiver l'intervalle 18 h . Les maxima varient très peu et sont élevés . Loup. Les moyennes annuelles se tiennent entre 17 et 19°C avec une augmentation du N au S et d'W en E. les minima sont beaucoup plus variables. de 2 à 3°C en hiver.20 et 30 cm et sont relatives à une seule année. à partir de septembre 1966. Quant aux minima. vent de secteur E originaire des dépressions sahariennes . — une décroissance rapide de part et d'autre de ce maximum et un minimum entre 12 h et 16 h. ce sont des vents de N et NE et surtout des brises marines d'W. conduit à des valeurs moyennes tout à fait acceptables de l'évaporation sur bacs. En ce qui concerne l'humidité de l'air. le facteur humidité de l'air rend toute comparaison impossible . De ces facteurs. — pendant le reste de l'année (surtout en été). si les températures sont comparables à celles des zones arides du Maroc. En conclusion. pression atmosphérique). accusant un minimum en saison sèche et un maximum en décembre. L'observation montre toutefois que les brouillards sont très fréquents et pénètrent loin à l'intérieur des Doukkala. comprise entre les valeurs de Casablanca et de Marrakech. Leur dépouillement montre que : — la température de l'eau varie moins que celle de l'air ambiant . On les observe surtout au printemps et à l'automne. dont certains sont totalement ignorés (rayonnement solaire. Il en ressort que le sol est plus chaud que l'air ambiant : l'écart. mais jamais en bordure océanique. D'octobre à mai. — un palier voisin du maximum entre 22 h et 6-8 h du matin en été . seules des mesures psychrométriques ont été effectuées à Zemamra.33 pour t < 21°C Les maxima extrêmes sont voisins de 100 %. de rares mesures directes d'évaporation ont été faites . celles relatives à l'évapotranspiration sont inexistantes. elles dépendent de facteurs conditionnels. la température de l'air est celui dont les observations sont les plus nombreuses : 3 postes ont été retenus (El-Jadida. les vents sont surtout de secteur NW à SW . la formule empirique de J. malgré une légère surestimation hivernale. — pendant l'hiver. basée sur l'évaporation « Colorado » : E mm = 9t .10 h . dans les Doukkala. elles sont moins fréquentes que dans le Sud (10 à 15 jours par an). à partir de 1965. Pour le calcul de l'évaporation sur eau libre. les minima absolus sont atteints les jours de « chergui » (moins de 10 %). E mm = 19t . Des mesures de la température de l'eau n'ont été faites que dans le bac type Colorado de Zemamra.243 pour t > 21°C (où t est la température moyenne du mois considéré). El-Jadida : 40°C Safi : 50°C Sidi-Bennour : 51°C valeurs qui sont comparables à celles de stations présahariennes du Maroc. la température moyenne de l'eau doit correspondre à la température moyenne de l'air . écologiques hydrologiques en sont très importantes. à raison de 2 par jour. Quant aux méthodes indirectes d'appréciation de ces deux grandeurs. L'évaporation Colorado annu- . de mai à septembre. L'existence de vents plus violents en été contribue à augmenter le contraste entre l'évaporation en saison chaude et en saison froide. les températures de l'eau excèdent de plusieurs degrés la température moyenne de l'air. lors des journées à brouillard matinal . on observe quelques gelées exceptionnelles à l'intérieur. on a admis qu 'elle est. Dans le domaine des vents. EVAPORATION ET EVAPOTRANSPIRATION Dans les Doukkala.10 .274 RESSOURCES EN EAU DU MAROC On a relevé par ailleurs les températures maximales absolues suivantes : les conséquences biologiques. Ces pointes extrêmes sont atteintes lorsque souffle le « chergui ». Quant à la durée moyenne de l'insolation. tandis que l'amplitude annuelle est pour : Le régime diurne se décompose ainsi à Zemamra : El-Jadida : 9°6 C Safi : 10° C Sidi-Bennour : 14°1 C Pour étudier l'évapotranspiration. les observations ont été sporadiques. croît rapidement en été pour dépasser 10°C en août.

carte des isohyètes moyennes annuelles pour la période 1933-63 et position des postes pluviométriques. Turc : radiation globale et vitesse du vent notamment. Le tableau ci-dessous rassemble les résultats obtenus. Mechre OUALIDIA 250 IA RB 35 0 Khmis M'Touh Imfout (barrage) Si BENNOUR Er Rag Mra BEN ABBOU Mra BENABBOU Dar Caïd Tounsi ZEMAMRA Azib Caïd Tounsi C. le maximum mensuel se situant en août (173 à 259 mm) et le minimum en janvier (77 à 89 mm). Il manque en outre dans les Doukkala d'importants renseignements pour calculer l'évaporation physique potentielle mensuelle par la formule de L. MEDDOUZA La Gare 300 Fme Fontaine Tnine Ouled Amrane Od Harat Skour Rehamna O. 125 — Abda-Doukkala. Station S O N D J F M A M A Total 99 112 123 147 171 173 1 485 J J El-Jadida 158 138 113 89 77 85 Safi Sidi-Bennour 177 146 122 96 89 95 107 124 139 154 200 205 1 654 217 160 111 81 77 87 104 122 147 192 249 259 1 806 Calcul de l'évaporation Colorado. Loup . Les évaluations simplificatrices de ces valeurs conduisent aux résultats des tableaux ci-après. Lakhdar M'Tel M'Tel Dar Si Aïssa Fme Prioux Bhrati Sid Ali 0 40 Dridrat Cheikh Salah 0 30 Aït Moussa SAFI YOUSSOUFIA Sidi Embarek Bouguedra 25 0 Bir El Maäti El Khtakhta Bled Ganntour El Hadi Larbi Sept Brikiine BENGUERIR BENGUERIR El Anba Loubirel FIG. méthode de J.275 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI 0 AZEMMOUR EL JADIDA 10 15 20 25 KM Canal principale d'irrigation O UE D Isohyète interannulle 300 mm l'Adir 300 Stations pluviométriques en fonctionnement plus en 1969 400 35 0 Stations pluviométriques en fonctionnement en 1969 5 Limites vers l'Est du SAHEL et des ABDA DOUKKALA Sidi Saïd Maâchou OUM ER Had Oulad Frej DAOURAT (Barrage) Bir Bou ali Boulaouane F. elle croît de 1485 mm à El-Jadida jusqu’à 1 806 mm à Sidi-Bennour.

aucune formule n'étant recoupée par des observa- tions. Station El-Jadida S 94 O N D J F 74 49 44 30 32 M A M J J 46 59 76 100 118 A Total 113 825 Sidi-Bennour 117 83 44 26 25 27 42 59 84 115 157 154 933 Safi 111 80 51 36 32 35 50 65 82 106 132 129 899 Evapotranspiration potentielle. de Martonne s'écrit I = ______________ T + 10 avec P = hauteur moyenne annuelle des précipitations T = température moyenne. avec un coefficient de minoration de 0. soit plus de 9 mm/jour.8. L'évaporation à Zemamra (1965-67) au bac Colorado modifié. ces chiffres représentent de 0. On retiendra que l'évapotranspiration potentielle est plusieurs fois supérieure à la pluviométrie. On adoptera les valeurs suivantes : Sahel : Partie NE :1 200 mm ± 250 mm Partie SW :1 300 mm ± 250 mm Doukkala : Moitié NW :1 400 mm ± 300 mm Moitié SE : 1 500 mm ± 300 mm Traduits en débit fictif continu.2 Sidi-Bennour I = 10. de caractère empirique. celles obtenues à l'évaporomètre Piche montrent une valeur annuelle dans les Doukkala dépassant 1 900 mm avec des valeurs estivales mensuelles considérables : 280 mm. Ces résultats sont d'ailleurs recoupés par ceux du bac Colorado. Loup. Turc Les valeurs obtenues pour l'évaporation par la méthode de Thornthwaite (tableau cidessous) apparaissent assez faibles. On adoptera : Sahel : 1 300 à 1 500 mm/an Doukkala : 1 400 à 1 600 mm/an L'ARIDITE Cette notion.5 Ces résultats contribuent à placer la limite (I = 10) entre les domaines aride et semi-aride à l'intérieur de la plaine. Au total. Ce sont les valeurs données par la formule de Turc qui apparaissent les plus raisonnables.5 l/s/ha soit 40-50 l/s/km2 de surface évaporante.276 RESSOURCES EN EAU DU MAROC Station S O N D J F M A El-Jadida 65 73 100 123 150 173 183 SidiBennour 65 75 102 130 160 185 200 M J J A Total 174 152 126 96 68 1 483 190 160 134 96 65 1 562 Evapotranspiration potentielle selon L.4 à 0. Elles portent sur la période 1964-67 aux stations de Zemamra et de l'Oued-Frej. mais la précision des résultats n'est valable qu'à 20 ou 30 % près. la meilleure estimation de l'évaporation est celle obtenue à partir de la formule de J. qui font intervenir une combinaison des précipitations et de l'évaporation. Le même calcul réalisé à l'échelle mensuelle donne les résultats suivants à Sidi-Bennour. rendant mieux compte du contraste climatique des saisons : . L'évapotranspiration potentielle est plus difficile à chiffrer. il donne les valeurs suivantes : El-Jadida I = 13. méthode de Thornthwaite Quant aux mesures directes de l'évaporation. est de 1306 mm. P L'indice d'E.8 Safi I = 11. Calculé pour diverses stations des Doukkala. est accessible par des indices.

en dehors de la frange. à l'amont du bassin ont des caractères particuliers. on obtient : Sahel : E = 4. Mais c'est l'intensité de la pluie qui conditionne surtout le ruissellement. B'2. Sidi-Bennour est proche de la limite semi-aride — aride tandis que la zone côtière se situe dans l'étage semi-aride. La limite ne peut être précisée davantage. d. Dubief.3 mm/j D = 60 Dans cette gamme l'indice 28 correspond à la S 2. Néanmoins. a' avec I = — 35. Emberger a permis de séparer plusieurs zones. Les seuils pluviométriques à partir desquels on observe un écoulement ont pu être mis en évidence : — Oued M'Tal (S = 37 km2 ) 4 à 5 mm en 12 h — Oued Kaf (S = 148 km2 ) 7 à 10 mm en 12 h — Oued Fareh (S = 637 km2 ) 12 à 15 mm en 12 h.6 0 0 Semiaride Rappelons que le climat subhumide correspond à des oueds semi-pérennes. L'indice de Thornthwaite est le plus répandu.8 Sub-humide A M J J A 11. il se réfère à l 'évaporation journalière. la partie plus interne s'intégrant à la zone aride. le Sahel et la moitié occidentale des Doukkala appartiennent au domaine semi-aride.7 28. côtière. . d. Ils se disti n g u e n t entre eux par la taille de leurs bassins. les climats arides et semiarides à des écoulements temporaires.ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI J F M 24. B'3. b'2 I = — 40.6 Safi :D.l mm D = 83 Doukkala : E = 5. a' I = — 38. Joly pour 3 stations. du M'Tal et des Mouissate. on ne doit pas remonter au-delà du type subhumide sec.6 22. il semble bien que l'indice du littoral océanique soit trop élevé.1 O N D 12. Emberger place d'ailleurs cette limite en bordure des collines des Aounate. On retiendra que les bassins versants amont des Doukkala se placent dans le domaine aride .0 Semiaride Aride 277 Sub-humide limite de la steppe et du désert et l'indice 100 marque la limite des cultures non irriguées. il convient donc de s'attendre à des écoulements superficiels temporaires et à des nappes souterraines alimentées de façon très irrégulière. En utilisant les valeurs précédentes. d. Ces résultats convergent assez bien .4 La limite entre l'aride et le semi-aride se situerait donc près de Sidi-Bennour comme précédemment. mais l 'impossibilité de prendre en compte la concentration de la pluie sur quelques jours ou quelques heures suffisent à expliquer ces anomalies. Ils n'ont pas de débit d 'étiage et l'écoulement ne s'effectue que sous forme de crues brèves et violentes. ce qui ne signifie pas une absence d 'écoulement . Quant à l'indice de J. Par contre le quotient pluviométrique de L. Les types climatiques sont les suivants : EI-Jadida : D. B'3. L'évaporation potentielle est de loin supérieure à la pluviométrie. Les calculs ont été exécutés par F. la pente moyenne et la nature des terrains drainés.2 20. Le tableau suivant résume les caractéristiques des crues de fréquence décennale pour les bassins des Rehamna.4 3.2 Sidi-Bennour : EI.7 21. où existent des conditions subhumides sèches. de l'évaporomètre Piche et exp rime le nombre théorique de jours que mettrait à s'évaporer la pluie tombée en une année : D' = P/EJ. Hydrologie superficielle BASSINS VERSANTS ET REGIMES Les oueds issus des Rehamna. La carte phytogéographique publiée par L. l'humidité de l' air y freinant considérablement l'évaporation . liées aux étages bioclimatiques.5 6.

la zone des sables de Bni Hellal constitue une zone de stagnation des précipitations sans apport amont ni exutoire aval. La partie amont est une zone de ruissellement où les stagnations n'existent pas. Les stagnations d'eau sous forme de dayet sont pratiquement inexistantes. dont le drainage artificiel améliore l'évacuation des eaux de surface. des rhedir ou dayet artificielles et des forages absorbants. L'oued commençait à divaguer avant l'aménagement en colature d 'une de ses branches et la réalisation du réseau de drainage. les dayet ou mares temporaires qui occupent les points bas de la topographie. fait un coude à angle droit pour prendre une direction S-N et se jeter dans l'Oum-er-Rbia par une vallée encaissée dans les dunes du Sahel. L'action de l'homme a par ailleurs contribué à perturber le réseau : création du système de drainage et de colatures. tandis qu'à l'aval. à partir de la cote 200 m. on note leur présence sous forme de dayet. L'oued Fel-Fel constitue cependant. à sa sortie des Rehamna. très comparable à la zone des . Cet exutoire est le résultat d'une capture. susceptibles d'absorber une partie du débit de surface. Le bassin tributaire de l'Oum-er-Rbia est par contre bien drainé et présente des thalwegs courts et pentus. Le réseau hydrographique très dégradé ne permet le passage vers l'aval que d 'une faible partie des débits. et les dolines ou avens. à l'exclusion du Fareh. les débordements et les diffluences se multiplient.278 RESSOURCES EN EAU DU MAROC Oued M'Tal Oued Kaf Oued Fareh 60 m3 /s 100 m3 /s 125 m3 /s Crue d'orage Q maxi pointe Q spécifique 1 700 l/s/km2 50% Cru 680 l/s/km2 35% 200 l/s/km2 20% Crue cyclonique Q maxi pointe Q spécifique Cru 50 m3 /s 65 m3 /s 85 m3 /s 1 200 l/s/km2 440 l/s/km2 200 l/s/km2 55 % 25 % 20 % Oued M'Tal Oued Kaf Oued Fareh 3/4 h à 1. du fait de l'exutoire vers l'Oum-er-Rbia. de zones d 'épandage de crues. tandis que leurs pentes permettent le transport de la charge alluvionnaire. est le point de convergence des oueds issus des Rehamna. Les éléments qui conditionnent l'hydrologie sont outre les oueds issus des Rehamna ou de la plaine. lors de l'enfoncement du fleuve au Quaternaire. A l'E de la vallée de l'oued Fareh. L'oued Fareh. La zone des sables de Zemamra est une zone à topographie dunaire. Le bassin central qui recouvre les casiers d'irrigation de Sidi-Smaïn et de Sidi-Bennour. les lits deviennent moins encaissés.5 h 2à3h 8à9h Temps de base 4hà5h 7 à 9h 12 à15 h Temps de concentration 5hà6h 9 à 10 h 18 à 20 h Hydrogramme Temps de réponse Caractéristiques des crues décennales des bassins versants issus des Rehamna (Cru = coefficient de ruissellement utile) Au niveau des stations hydrologiques situées en bordure amont de la plaine. Le découpage en bassins est très délicat. tandis que la section est suffisante pour le passage des crues décennales jusqu'au centre du casier d'irrigation de Boulaouane. un exutoire possible au bassin central. lors des fortes crues. 126) très défavorable à un équipement hydraulique. mettant en évidence le caractère tourmenté de la plaine (fig. Le lit est dans l'ensemble encaissé entre des berges hautes de 5 à 10 m. La situation évolue par contre rapidement en avançant dans la plaine : les pentes diminuent. les lits des oueds sont encaissés et empêchent tout débordement important.

il a reçu environ 6. dans le Jurassique. au SE de Safi. On note la présence de dayet autour de Jemaa-Sahim où existent des infiltrations importantes. Il en est de même dans le bassin de Safi. fare C. Le bassin de Tnine-Rharbia est caractérisé par un ruissellement concentré. . sables de Bni-Hellal. 7 M'T al 8 9 O. les oueds issus des Mouissate ne sont pas assez conséquents pour que leurs eaux atteignent la gouttière des Abda : elles se perdent par épandage sur le piedmont. MEDDOUZA Ao uja O. à la faveur de dolines. 126 — Schéma hydrologique de la plaine des Abda-Doukkala. dont la bonne qualité du drainage est liée à la faible profondeur des calcaires du Plio-quaternaire. Réseau hydrographique et découpage en bassins versants. En novembre 1966. L'eau se rassemble dans de vastes dayet où seule l'action de l'évaporation se manifeste actuellement. constituent une zone de transition avec le Sahel. Le réseau actuel est une image peu modifiée du réseau quaternaire à la fin du dernier pluvial .106 m3 . collecte des eaux d'un bassin de 250 km2 sur le flanc NW des Mouissate.279 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI 5 0 10 15 20 25 KM Limites vers l'Est du SAHEL et des ABDA DOUKKALA AZEMMOUR EL JADIDA Canal principale d'irrigation O Colatures principales UE D Réseau d'épandage des crues Forage absorbant Karst fonctionnel Limites des bassins de plaine Limites des sous bassins Oueds et diffluences OUM Ecoulement concentré sans apport amont O. F Tributaires de l'Oum er Rbia Faregh ER 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 elFe l Dayas importantes BASSINS Sables de Beni Hellal 2 Central DAOURAT (Barrage) Sables de Zemamra Présahélien Tnine Rharbia Jema Sahim Oued Safi Si SMAIN pied Khatazeken IA RB 3 4 OUALIDIA 5 6 Si BENNOUR Mra BEN ABBOU ZEMAMRA gh O. Cette zone est caractérisée par une absence totale de ruissellement et une densité étonnante de dayet de toutes tailles. Dans le bassin de Jemaa-Sahim. confirmant ainsi son activité karstique actuelle. Les dépressions présahéliennes. Enfin le Bled-Khatazakan. à la suite de pluies abondantes. Kal SAFI YOUSSOUFIA BENGUERIR 10 Fia. où on note en outre. une évacuation des eaux jusqu'à l'Océan. Une évacuation importante des eaux de surface devait s'effectuer au Quaternaire dans le réseau karstique des calcaires de Dridrate. sans aucune liaison hydrologique avec les bassins amont. en contrebas de la ligne d'affleurement des premières dunes plio-quaternaires (entre Zemamra et Had-Ouled-Frej).

L'hypothèse d'exutoires souterrains karstiques permet seule d'expliquer l'anomalie pour la région située entre Tnine-Rharbia et Sidi-Smaïn.280 RESSOURCES EN EAU DU MAROC la modification principale réside dans l'établissement d'une ligne de partage des eaux entre l'oued Bouchane et l'Ouest de la plaine. — — 250 Dépressions présahéliennes 310 Arba-Mogress 7 8 9 10 Bassin de Tnine-Rharbia Bassin de Jemaa-Sahim Bassin de l'oued Safi Bled-Khatazakan Superficie totale : Bassin amont km2 725 250 4 000 km2 Découpage des bassins de la plaine des Doukkala 2 600 km2 . Les Doukkala ne sont pas et n'ont jamais été véritablement un bassin endoréique. L'endoréisme principal des Doukkala existe par contre surtout à l'échelle du sous-bassin et de la parcelle. à cause de l'existence d'exutoires vers l'Océan pour le centre. vers l'Oum-er-Rbia au NE. Le tableau suivant résume les données relatives N° Dénomination 1 Tributaires Oum-er-Rbia 2 3 Bassin du Fareh Zones des sables de Bni-Hellal Superficie km2 Superficie km2 Sous-bassin — — — Nord 380 637 Sud 115 — Nord 225 — Sud 205 — 270 203 535 1 230 Youssoufia 160 150 Aval 320 — 495 430 Aouja M’Tal Bouchane 4 5 6 Bassin central Sables de Zemamra 1285 – 290 — Zemamra 120 — Had-Ouled-Frej 180 — 10 — — — — Piedmont des Mouissate 140 150 Plaine Abda 110 — — — — 110 220. les Abda et le SW.

Des observations détaillées de la propagation des crues ont été effectuées sur le Fel-Fel. lors des débits de pointe.10 6 = 5. comprise entre 4.5 % L'Oued Fareh évacue la quasi totalité de ses eaux à l'Oum-er-Rbia . km étalement de la crue s'opère cependant entre KhémisM'Touh et Had-Ouled-Frej et on peut admettre que les pertes liées à cet épandage ne dépassent pas 15 à 20 % de l'apport. BASSIN LES CRUES L'observation de fortes crues dans la plaine en décembre 1963 et novembre 1966 a permis d 'obtenir certaines valeurs du coefficient de ruissellement. il dépend à la fois des crues de l'oued Aouja et de celles de l'oued Bouchane qui débouchent dans la daya Fertouaou: sa fréquence liée d'abord au remplissage de celle-ci. en cas de crue exceptionnel-le. Là encore.29 l/s/ha comme base d'estimation des volumes journaliers à évacuer en cas de pluie. Quant à l'écoulement du Fel-Fel.5.10 6 m3 .106 = 2 à 5. DAYA Les oueds Aouja et M'Tal concentrent 1 eaux à l'aval de Sidi-Bennour : il s'y opère un laminage et des pertes importantes. L'estimation du volume stocké dans les dayet a été tentée pour la crue de décembre 1963 et chiffrée à 27. les observations quantitatives de la période novembre 1963 . atteindre un volume de 1 à 1. on a obtenu une valeur globale élevée. à partir du planimétrage des dayet sur photos aériennes . La pente moyenne générale est par ailleurs inférieure à 1 %.106 m3 m3 m3 m3 m3 Il est certain cependant que les dayet n'apparaissent .166 m3 . devait être jusqu'à une date récente de 1 fois en 25 ou 30 ans. Des différences importantes apparaissent de 1927 à 1963 et sont liées à la variabilité des conditions pluviométriques et à l'action de l'homme. vices techniques pour évacuer les eaux de la daya. a modifié cet équilibre naturel et rendu l'oued Fel-Fel à nouveau fonctionnel.106 m3 1.10 6 = 27.281 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI aux superficies des bassins de la plaine des Doukkala. l'action de l'homme a dynamisé les eaux sauvages et accéléré leur transit vers l'aval de la plaine.106 m3 2. en l'absence de tout réseau de drainage. 106 m3 (évacués à l'aval) 9.janvier 1964 peuvent être synthétisées ainsi pour la plaine des Abda-Doukkala (3500 km2 ) : Les crues de l'oued Aouja doivent. fonction des débits issus de l'amont : XII / 1963 XI / 1966 Bassin central 3% 13 % Bassin de Safi — 5. Précipitations (250 mm) Apports des oueds amont Exutoires (Fel-Fel et Fareh) Infiltrations dans la nappe Rétention superficielle (dayet) = 875. L'oued Bouchane répartit ses eaux entre les dayet Fertouaou et Ouarar selon les modalités suivantes : XII / 1963 XI / 1966 6. au point que ses eaux menacent El-Jadida. la fréquence des crues d 'un volume supérieur est au moins décennale. Le calcul a permis en outre de fixer la valeur de 0.5 % Bled-Khatazakan — 8.1.5 et 5.6.6. Mais l'intervention récente des ser- Au total.5 %.4.106 m3 Le ruissellement propre de la plaine a été étudié sur le bassin de Tnine-Rharbia qui ne reçoit aucun apport de l'amont et ne possède aucun exutoire.10 6 = 12. pour dépasser Sidi-Bennour.106 m3 (stockage) Fertouaou Ouarar 1.

On a rencontré localement une nappe ascendante dans les basaltes (forage 69/35 à proximité de M'Tal). le résidu sec de l'eau varie entre 2 et 5 g/I avec faciès sulfaté qui contraint souvent à l 'abandon des forages productifs. le facteur interannuel devant en outre s'y superposer. CRÉTACÉ INFÉRIEUR Dans le Sahel.6 m/s.10 -5 à 5.10 -5 m/s . assez exceptionnel pour ces formations). Le Primaire. la fréquence de retour du phénomène doit se situer entre 10 et 15 ans. Les couches rouges inférieures voient alterner des conglomérats et grès avec des niveaux argileux . quelle que soit l'intensité. plusieurs forages ont montré des transmissivités de 1. très fissurés à 228 m de profondeur. Une nappe existe dans les Abda . Hydrogéologie CARACTERISTIQUES HYDROGEOLOGIQUES DES DIFFERENTS NIVEAUX STRATIGRAPHIQUES PRIMAIRE ET PERMO-TRIAS Ils présentent peu d'intérêt pour les circulations souterraines. Un essai de débit effectué dans les schistes (245/35) a fourni une perméabilité de 5. calcaires et marnes. des forages profonds ont rencontré localement des nappes. En dessous de 100 mm/ mois. mais c'est presque toujours le faciès marin sous-jacent.10. Le calcaire moyen présente une perméabilité de fissures quand il n'est pas marneux.10 -3 m/s. présente une fissuration irrégulière. Le Permo-Trias est peu étendu. On a noté à ce propos une perte totale et constante de circulation dans les forages au toit de ces calcaires. Dans la région de Safi. Dans les Doukkala. Les couches rouges supérieures sont surtout argileuses avec quelques rares bancs gréseux perméables. les « années à dayet » sont celles au cours desquelles on observe un total de pluies supérieur à 200 ou 250 mm en 2 ou 3 mois. mais ne peut être comparé en tant qu 'aquifère au calcaire de Dridrate.10 -1 à 1.10 . La perméabilité est certainement faible. les forages stériles voisinent souvent avec les ouvrages productifs. présente une perméabilité de fissures : les circulations se font souvent par de véritables galeries qui résultent de la dissolution du calcaire et du gypse. est imperméable. prépondérante dans les horizons sableux (valeur K 3. aucune daya ne dure plus de quelques jours . lorsque les deux formations sont au contact l'une de l'autre. dans lesquels de véritables grottes peuvent se développer (Aïn-Rhor au N de Safi). formé de puissantes assises de calcaires alternant avec des lits marneux. sont susceptibles de présenter localement des circulations importantes. Le calcaire de Dridrate lorsqu 'il est franchement calcaire. Les horizons argilo-sableux supérieurs se comportent différemment selon la nature du niveau considéré (plus sableux ou plus argileux).282 RESSOURCES EN EAU DU MAROC raissent pas systématiquement chaque année dans les Doukkala. JURASSIQUE SUPÉRIEUR Ce niveau. son niveau piézométrique étant très profond . essentiellement schisteux. la lithologie est hétérogène et présente d'importantes variations latérales. plus cimenté et moins argileux qui contient la nappe. Il faut signaler en outre le cas des dolomies d 'ElJadida qui. avec au moins 90 à 100 mm recueillis en une quinzaine . est un niveau karstique à fissuration très importante. Quelques essais à Sidi-Bou-Zid près d'El-Jadida ont donné de faibles perméabilités : 5. CRÉTACÉ MOYEN Le Cénomanien. très karstifiées.3 m2 /s. elle est très mal connue. Localement certains forages. Comme en zone karstique. PLIO-QUATERNAIRE MARIN ET DUNAIRE Les faciès marin et dunaire se confondent en un seul ensemble perméable. Il ressort de tout ce qui précède que deux facteurs principaux jouent : la hauteur de pluie cumulée et la concentration. mais le petit nombre d 'ouvrages ayant atteint ce niveau ne permet pas de plus grandes extrapolations.10-6 m/s. sauf dans sa partie superficielle altérée. les argiles de Safi constituent un bon imperméable. mais suffit sans doute à expliquer l'alimentation du calcaire de Dridrate et l'absence de nappe dans le PlioQuaternaire d'une grande part du Sahel. où il peut exister de petites nappes d'extension très limitée. Les caractéristiques des circulations aquifères dans ces calcaires détritiques sont de deux types : — perméabilité d'interstices. Le résidu sec de l'eau était de 1 750 mg/l (débit de 1 l/s pour 3 m de rabattement. Le dépouillement des essais de pompage conduit à estimer la perméabilité moyenne du calcaire de Dridrate à 5. près de Had-Ouled-Frej (n° IRE 27/27) ont donné de bons résultats.

10 -5 cm/s . Une carte piézométrique au 1/100 000 a été établie avec des courbes équidistantes de 10 m . Ces deux types de points d'eau correspondent à des gisements aquifères différents : les « oglats » exploitent les nappes perchées dans les zones les plus perméables des limons quaternaires.6 et 4. située le plus souvent dans les calcaires détritiques plio-quaternaires. la médiane voisinerait alors vraisemblablement 1. HYDROGEOLOGIE DE LA PLAINE DES ABDA-DOUKKALA SCHÉMA GÉNÉRAL La densité des points d'eau est très différente entre le Sud-Ouest et le reste de la plaine des AbdaDoukkala . puits plus rares et peu profonds (2 à 10 m).10 -2). où le caractère argileux est encore plus accentué. 283 si elle concernait des mesures effectuées en dessous des 50 premiers centimètres de limons souvent remaniés . — l'alimentation de la nappe par sa surface. Le nombre total de points d'eau recensés s'élève à environ 1 millier pour l'ensemble de la plaine. alors qu'en absence de nappe. sont de simples trous. peu argileux.10 -8 et 5. Leur défaut commun est qu'elles s'appuient toutes sur un écoulement permanent de l'eau. Dans l'ensemble.10 -6 cm/s . elle n'est donc pas exploitée. la représentativité des résultats serait améliorée. au S d'une ligne joignant Youssoufia à Tnine-Rharbia.7. constamment éboulés et recreusés. tandis que les « Bir » atteignent la nappe générale.10 3) . La connaissance de données précises relatives aux caractéristiques hydrauliques permettra d'évaluer : — les pertes profondes par irrigation.coefficient d'emmagasinement S = 5. provoquant des remontées de la nappe phréatique.9. Différentes méthodes ont été utilisées in-situ pour connaître la perméabilité des limons (méthode de Müntz. couvrent la gamme 10 -6 . mais l'eau souterraine se situe dans le Jurassique supérieur . Les résultats d'ensemble obtenus dans les Doukkala se répartissent statistiquement (200 mesures environ) ainsi. LIMONS QUATERNAIRES Les limons formant la quasi-totalité du recouvrement des Doukkala.2.5 et 6. • Les limons supérieurs sablo-argileux. avec un cuvelage et une margelle : leur profondeur dépasse 20 m et peut atteindre 100 m .ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI en moyenne . LES NAPPES PROFONDES La nappe du Crétacé inférieur L'observation du plongement des niveaux crétacés de la bordure occidentale des Rehamna sous les limons des Doukkala.10 -6 cm / s . le régime est toujours transitoire . — perméabilité de fissures prédominante dans les horizons riches en ciment (valeur K 6.10 -3 cm/s. mais une précision supérieure nécessiterait un plus grand nombre de mesures. — les pertes dans les canaux d'irrigation en terre.10 -4 m/s en moyenne . Des relevés périodiques s'effectuent régulièrement depuis cette date dans des piézomètres de référence. les valeurs obtenues sont très dispersées pour les limons. ce qui est en contradiction avec la lithologie . profonde et de qualité chimique très mauvaise. ont une perméabilité comprise entre 5. les possibilités d'infiltration sont directement liées à la perméabilité de cette couverture. Ce sont des essais d'injection et non de pompage. avait fait espérer l'existence de nappes . les puits deviennent très rares et l'alimentation en eau des populations s'effectue à partir de citernes. du trou à la tarière).10-3 cm/s. • Les limons récents de plateaux. mais la densité (1 par km2 ) est loin d'être régulière. • Les sables argileux ont une perméabilité plus faible. étant donné la faible amplitude des fluctuations annuelles de la nappe. montrent une perméabilité comprise entre 1. qui ont permis de prouver la coexistence de ces deux types de perméabilités. Cette zone d'environ 1 000 km2 n'est pas en réalité une zone sans nappe. • Les limons inférieurs encroûtés. par catégorie de sols : • Les sables dunaires récents.coefficient d'emmagasinement S = 8. les mesures ont été effectuées de mars à mai 1962 et peuvent être considérées comme homogènes malgré leur étalement dans le temps. on distingue deux types d'ouvrages : — les plus nombreux ou « Bir ». du large infiltromètre. sont des puits de construction soignée. Dans le reste de la plaine. comprise entre 1 et 3. En outre.10-3 cm/s . — les « oglats ». des essais comparatifs ont été réalisés dans la Daya Fertouaou. essentiellement argileux occupent un intervalle compris entre 5.

la nappe circule dans les calcaires plioquaternaires. Le Plio-Quaternaire repose directement sur le Jurassique et toute l'eau infiltrée en surface percole jusqu'aux marnes de la base du Jurassique. — à 380 m enfin. peut être captive sous les limons. on peut dire que toutes ces nappes sont ascendantes (leurs niveaux piézométriques se situent entre 40 et 50 m de profondeur) mais que la médiocrité des débits et la mauvaise qualité chimique des eaux condamne toute exploitation de ces nappes profondes dans les Doukkala. En conclusion de ce paragraphe concernant les nappes profondes. LA NAPPE GÉNÉRALE Ce terme a été adopté pour bien marquer que la nappe des Doukkala n'est pas entièrement liée à un niveau stratigraphique déterminé et qu 'elle ne présente pas les caractères d 'une nappe phréatique classique. Trois forages implantés dans la région de Sidi-Bennour et du M'Tal ont été exécutés en 1952 pour vérifier cette hypothèse. L'exutoire est l'Océan avec lequel le Jurassique est en communication directe sur une longueur de côte supérieure à 50 km. un essai effectué dans les couches rouges de base de l'Hauterivien fournit 1 l/s pour un rabattement de 13 m . s'infléchit ensuite pour devenir E-W. — à 320 m de profondeur. mais surtout de sa faible productivité et de la salure des eaux qu 'il contient. eau à faciès sulfaté.4 g/l. — à 161 m du sol. le gradient hydraulique est fort. la nappe du Plio-Quaternaire . le résidu sec à 180°C était de 2. tant pour son alimentation que pour ses exutoires. des niveaux crétacés . mais diminue vers l'aval et dans la vallée de l'oued Bouchane. La nappe apparaît au total comme une nappe libre profonde qui. de 12 à 15 %. un niveau calcaire dans la série des marnes à gypse offrait un débit de 10 l/s pour un rabattement de 4 m . Le niveau. Son imperméable de base n'est pas très bien défini. avec une charge qui reste modeste. Les puits sont donc très rares et les habitants des Abda-Doukkala s'alimentent à partir de citernes. La disposition structurale en cuvette et l'absence d'affleurements quaternaires en bordure des Rehamna. La qualité chimique de l'eau est très mauvaise. La nappe du Jurassique supérieur Le Jurassique supérieur n'existe que dans le Sud de la plaine et sa limite nord correspond sensiblement à une ligne joignant Youssoufia à Tnine-Rharbia. L'influence des facteurs structuraux sur les directions d'écoulement est très nette .284 RESSOURCES EN EAU DU MAROC ascendantes dans la plaine. ascendant. car le Cénomanien présente des faciès tantôt calcaires. L'origine de ces protubérances de la nappe apparaît liée à une surélévation de l'imperméable correspondant aux axes anticlinaux. les pertes de charge étant faibles. Le faciès de l'eau était chloruré sodique avec un résidu sec de 2. limité à l' isopièze 180 m. dans certaines conditions structurales. plusieurs niveaux se sont avérés aquifères : — à 53 m. Niveau ascendant . ne permettant pas de multiplier les forages.7 g/l. l'eau a été ascendante à 350 m de profondeur dans les calcaires néocomiens et le niveau stabilisé à 35 m sous le sol . . On a conclu après ces recherches que le Crétacé n 'est pas exploitable sous les Doukkala en raison de sa profondeur importante. 50 à 60 m à Safi. La profondeur de la nappe est toujours importante : 80 à 130 m au Jemaa-Sahim. s'établissait au niveau de la nappe phréatique . Dans le forage 285/35 à 20 km au S de SidiBennour. — un secteur central. correspondant à la zone où la nappe circule dans le Plio-Quaternaire et où trois « dorsales » S-N cloisonnent la région dans le sens transversal. La perméabilité du Jurassique supérieur est de type karstique. le résidu sec était de 4. un essai dans les couches supérieures de l'Hauterivien produisit 2 l/s pour un rabattement de 10 m . où les courbes sont parallèles entre elles et très serrées . Forme et gradient hydraulique L'allure générale de la surface piézométrique apparaît complexe dans le détail. Dans le forage 202/35 près de Sidi-Bennour. un essai de pompage a donné 5 l/s pour un rabattement de 10 m. La pente est inférieure à 1 0 /00 et le niveau piézométrique à la cote 75-80 m au Jemaa-Sahim est à + 1 m près de Safi. mais l'état actuel des études ne permet pas de préciser comment s'effectuent ces abouchements de nappes. étant donné l'abondance du gypse. rendent cette nappe tributaire. en conformité avec le changement de direction entre le monoclinal des Aounate et la flexure de Daourate .2 g/l. le résidu sec à 180°C était de 2. ne laissant que de rares niveaux perchés dans le Pliocène sus-jacent. L'écoulement se fait selon une direction générale E-W . Sur la moitié environ de la zone intéressée (1 200 sur 1 500 km2 ). tantôt marneux.8 g/l et le faciès chloruré sodique. On peut distinguer (fig. 127) : — un secteur amont. la direction générale SE-NW jusqu'à l'oued Fareh.

elle demeure inférieure à 40 m. Les directions d'écoulement différent au NE et au SW de la première dorsale . par son orientation perpendiculaire à l'écoulement général. MEDDOUZA 0 IA RB 100 OUALIDIA DAOURAT (Barrage) 0 15 REHAMNA 200 SAFI YOUSSOUFIA BENGUERIR GANNTOUR FIG. l'écoulement reste conforme à ce qu'il était à l'amont : l'anticlinal de Sidi-Bennour. trois sondages confirment en effet son absence dans les calcaires détritiques. le problème du déversement de la nappe du PlioQuaternaire n'est donc pas résolu. moins bien connu. . — un secteur aval. dans le secteur de l'oued Fareh notamment. Les isopièzes sont ici beaucoup plus espacées et le gradient ne dépasse pas 1 %. la disparition de la nappe Plio-Quaternaire est brutale : à Had-OuledFrej. l'écoulement souterrain apparaît nettement conditionné par la direction du synclinal qui s'infléchit progressivement vers l'W. Dans le N du secteur du Fareh notamment. 127 — Carte piézométrique de la nappe phréatique de la plaine des Doukkala. alors qu'on rencontre une nappe importante dans les calcaires moyens . la profondeur est supérieure à 40 m et peut atteindre 70-80 m . où la narre circule dans les niveaux crétacés sous-jacents du Plio-Quaternaire : ceci tient à la structure anti- clinale de la bordure sahélienne et à l'absence d'alimentation par la surface de la plaine. Profondeur de la nappe Le caractère profond de la nappe est mis en évidence par la carte des isobathes. doit jouer un rôle de barrière et ne permettre le transit vers l'aval que du « trop-plein » de la cuvette synclinale amont . Dans l'ensemble. Au SW par contre. dans la vallée de l'oued Fareh seulement.285 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI 0 Affleurement du substratum antéquaternaire Zones à fortes stagnations 150 5 10 15 20 25 KM Limites vers l'Est du SAHEL et des ABDA DOUKKALA AZEMMOUR EL JADIDA Canal principale d'irrigation O Isopièze 150 m UE D Ligne de partages des eaux souterraines Principaux axes d'écoulement Limites des aquifères OUM 0 10 150 ER 0 10 15 0 Si BENNOUR 20 ZEMAMRA Mra BEN ABBOU 20 0 15 0 C.

il s'y superpose des taches plus concentrées ou plus diluées.10 9 m3 .5 99. Ce faciès est acquis au contact des argiles à gypse du Crétacé.5 90. les réserves s’élèveraient à150. D'après la carte des isopaches.0 36. Répartition des profondeurs jusqu'à l'eau Puissance aquifère Les isopaches de la nappe ont été tracées dans l'état actuel des connaissances. Celle-ci est essentiellement comprise entre 10 et 20 m. étant donné l'indétermination qui pèse à la fois sur la puissance aquifère et le coefficient d'emmagasinement. On note aussi un faciès sulfaté calcique au SW de Sidi-Bennour. en bordure de la limite aval de la nappe du Plio-Quaternaire : le substratum et l'anticlinal de Sidi-Bennour sont les facteurs déterminants de ces alignements de taches à concentration élevée. Elle est comprise entre 23 et 24°C. ce qui représente une épaisseur moyenne de 12 m . inférieur à 1 g/l présentent une répartition remarquable dans l'axe des vallées des oueds.0 21.0 69. mais en fait ce n'est que lorsque la nappe circule dans le Plio-Quaternaire qu 'il est possible d 'estimer son épaisseur.5 de 70 à 80 m 150 6. Enfin. localement.10 6 m3 .5 de 80 à 90 m plus de 90 m 80 10 3. A noter enfin qu'à l'approche du Sahel on retrouve des eaux moins concentrées. Calcul des réserves Il ne peut être tenté que de manière très approchée. et entre Sidi-Smaïn et Had-Ouled-Frej. Température de l'eau Le caractère profond de la nappe fait prévoir qu'elle doit être relativement constante : c 'est ce que des mesures systématiques effectuées pendant un an ont confirmé. elles se situent soit dans des zones où le niveau piézométrique s'établit dans le Crétacé (NE de la vallée du Fareh).5 de 50 à 60 m de 60 à 70 m 820 530 33.5 17. Les faciès chimiques sont peu variés et surtout du type chloruré sodique.5 49. Les taches à résidu sec Résidu sec à 180°C inférieur à 1 g/l 1 à 2 g/1 2 à 3 g/l plus de 3 g/1 TOTAL Superficie en km2 % % cumulé 250 1740 370 10 69 14 10 79 93 140 7 100 2500 100 Salure de la nappe de la plaine des Doukkala . Hydrochimie Une carte au 1/200 000 des résidus secs à 180°C fait ressortir l'absence d'une zonalité régulière des minéralisations. valeur très faible pour une si vaste étendue (2 500 km2 ). La plus grande partie de la nappe (tableau ci-dessous) a un résidu sec compris entre 1 et 2 g/1 . où il coïncide avec un résidu sec supérieur à 2 g/l. là où le toit cénomanien de la nappe a disparu.5 de 30 à 40 m de 40 à 50 m 385 490 15.0 96.5 100 2 500 100. au débouché des collines (oueds Fareh et Bouchane). soit au centre de la plaine.RESSOURCES EN EAU DU MAROC 286 Profondeur Superficie % cumulé % Observations km² moins de 30 m 35 1.0 TOTAL environ 10 km² à moins de 20 m Nappe de la plaine des Doukkala. existe un faciès bicarbonaté calcique en bordure du Sahel. en admettant un coefficient moyen d'emmagasinement de 10 -2 . le volume des terrains aquifères calculé par intégration est de 15. très rarement. Quant aux taches à concentration supérieure à 2 g/l.0 0. à l'exception de deux gouttières synclinales où elle excède alors 20 m. ce qui s'explique par une alimentation directe par la pluie.

liée aux crues des oueds et surtout aux décrues. Régime de la nappe Le réseau de surveillance de la nappe comporte 55 puits-témoins . représentant environ 80 % des puits existant dans la plaine. Dans le secteur d'Had-Ouled-Frej où la piézométrie est régulière. à la faveur d'un changement de faciès du sommet de cet étage et qu'elle trouve ainsi son exutoire vers l'Océan. où les puits sont rares . de la présence d'une couverture limoneuse à faible perméabilité mais aussi de la persistance de dayet à la surface de la plaine. mais leur densité est trop faible et pas assez homogène. L'eau est contenue dans les limons alluviaux récents. mais inférieure à celle de la nappe générale. . les amplitudes de variation diminuent pour ne plus être sensibles dans le centre de la plaine. Il semble donc illusoire de vouloir chiffrer l'alimentation de la nappe des Doukkala . notamment à l'W d'une ligne Sidi-Bennour—Zemamra. plus variable. L'infiltration sur la plaine est à rejeter en raison de l'absence de fluctuation annuelle de la nappe. mais il s'y superpose une alimentation épisodique. en particulier la daya Fertouaou. L'apport principal est cependant celui des oueds et de leur nappe alluviale : il est continu. la formule de Darcy a permis d'approcher le débit transité. ces variations apparaissent relativement importantes. Vers l'aval. On peut noter sur les courbes de variation piézométrique de la plupart des puits témoins une tendance hyperannuelle de très faible hauteur (2 à 5 m) en valeur absolue : comparées cependant à l'épaisseur moyenne de la nappe. des plateaux calcaires de bordure ou également à partir des oueds. leur alimentation est assurée annuellement. L'absence d'unité hydrogéologique caractérise le Sahel. La minéralisation de l'eau est très variable. L'examen des courbes de variations annuelles montre que seuls les puits situés à l'amont de la nappe ont un régime de fluctuation annuel : le minimum se place en septembre-octobre. mais les modalités en sont difficiles à préciser . le Sahel central. le Jurassique doit constituer un exutoire pour la nappe du PlioQuaternaire. 1093 et 1094/35). LES NAPPES PERCHÉES DES LIMONS QUATERNAIRES Il s'agit d'accumulations très locales dans la partie superficielle des limons. soit 100 l/s pour toute la largeur de la vallée. entre Oualidia et Sidi-Moussa. le plateau d'El-Jadida et le Sahel d'Haouzia. Par leur position dans le creux des vallées. la nappe semble par contre en liaison étroite vers le Nord avec celle du Cénomanien . Près de 1 000 puits ont fait l'objet de prélèvements pour analyses chimiques de l'eau. lorsque les conditions de vitesse sont plus favorables à l'infiltration.287 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI Dans l'ensemble la qualité des eaux des Doukkala est très médiocre. HYDROGEOLOGIE DU SAHEL L'inventaire des points d'eau est moins avancé dans le Sahel. L'infiltration par les calcaires crétacés de bordure existe. dans les zones les plus sableuses. car aucune nappe généralisée n'existe par suite de la structure des terrains. elle doit d'ailleurs être très faible et très aléatoire. le nombre total des puits recensés (1250) ne représentant que 50 % environ du total des ouvrages . Les secteurs les plus favorisés se situent au débouché dans la plaine des oueds importants : Bouchane et Fareh. il est vraisemblable que la nappe du Plio-Quaternaire se déverse dans la nappe cénomanienne. est un argument en faveur de l'alimentation latérale. Les exutoires sont moins bien connus encore. A l'approche du Sahel par contre.10-3 m2 /s on aboutit à un débit de 40 l/s par kilomètre de front de nappe sur l'isopièze 110. Pour T 4. Ces niveaux se situent entre 2 et 10 m de profondeur. Elles sont liées au réseau hydrographique actuel ou fossile. Il en résulte que l'eau de ces puits est très appréciée qualitativement. les variations annuelles redeviennent sensibles. tandis que le maximum. l'imperméable étant constitué par les limons anciens sous-jacents. le raccordement progressif et continu des courbes piézométriques du plateau situé entre M'Tal et l'oued Bouchane avec celles de la nappe dans la plaine. Alimentation et exutoires de la nappe Les alimentations peuvent être dues : à une infiltration des eaux de pluie et d'épandage à partir de la surface de la plaine elle-même. plus au Sud. ils sont surtout localisés dans l'Oulja. Des infiltrations localisées existent cependant à partir de certaines dayet. se situe de décembre à avril (IRE 646. C'est pourquoi on distinguera successivement quatre régions de caractéristiques différentes et qui sont du S au N : le Sahel de Safi. mais il s'agit là du cas particulier d'une daya liée au réseau hydrographique. A l'E de la ligne Sidi-Smaïn—SidiBennour. ceux-ci ont été relevés mensuellement depuis 1963.

Takabrot js 86 200 Si Bouzid Nappe Karstique du Jurassique Puits de l'aviation SAFI 18 180 160 140 Localement niveau dans le pq LEGENDE pq ci2b ci2a Argiles de Safi = imperméable Ligne de partage des eaux souterraines dans le calcaire des Dridrate ciC Argiles supérieures semi-imperméable Ligne de partage des eaux (hypothétique) Calcaire détritique : Plioquaternaire Direction générale d'écoulement dans le calcaire de Dridrate Calcaire de Dridrate aquifèe principal Perméable js 86 Sondage à niveau aquifère et altitude du niveau piézométrique Calcaire marneux : Jurassique supérieur Axe anticlinal Limite des limons des Doukkala Aqueduc d'Aïn Rhor à Safi Limite de la région érudiée FIG. Par contre. tandis que les argiles supérieures sus-jacentes bloquent toute percolation vers lui. par ses qualités hydrogéologiques. Axe synclinal Source . Le calcaire de Dridrate affleure sur 220 km2 et est enfoui directement sous du Plio-Quaternaire sur environ 240 km2 . SidiBou-Guedra et Safi. 128). n l'ai r rs o Ve Rh js sec pq TNINE RHARBIA Nappe au contact pq pq/ciC 220 Nappe pq Profonde dans ci2b ci2b js pq sec ci2b ci2b ci2b 150 Petits niveaux 100 js js 25 sec Nappes perchées au très locaux dans le contact pq/ciC js sec Aïn Tameï Aïn Saxou Plioquaternaire pq A.288 RESSOURCES EN EAU DU MAROC SAHEL DE SAFI Dans le Sahel de Safi au Sud-Ouest (fig. Tnine-Rharbia. toute l'infiltration parvient à la nappe du Dridrate et il n'existe plus de nappe audessus. secteur compris entre Cap Cantin. Son plancher imperméable est constitué par les argiles de Safi. les calcaires de Dridrate représentent le seul aquifère de quelque intérêt. 128 — Hydrogéologie du Sahel de Safi. là où le Plio-Quaternaire repose directement sur les calcaires.

Les dunes plio-quaternaires affleurent. Un manteau à peu près continu de PlioQuaternaire repose au S sur les calcaires et marnes du Cénomanien .106 m3. La qualité chimique des eaux du Plio-Quaternaire est variable. PLATEAU D'EL-JADIDA Le plateau d'El-Jadida constitue une nouvelle unité du Sahel située au N de la précédente et d'une superficie de 400 km2. compte tenu d'une pluviométrie moyenne de 330 mm sur un impluvium de 60 km2. La qualité chimique de l'eau est remarquable (25 à 300 mg/l de résidu sec à 180°C). là où 289 la protection par les argiles est assurée (résidu sec à 180°C entre 400 et 800 mg/l). La qualité chimique de l'eau est remarquable.ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI il est donc présent sur 460 km2 représentant 36 % de la superficie du Sahel de Safi (1 200 km2).106 m3/an). L'eau du Cénomanien est toujours de qualité médiocre. possédant de faibles réserves et alimentées par les infiltrations de la pluie. En dehors du cas de la nappe d'Aïn-Rhor qui résulte de la conjonction de conditions très particulières. Il existe dans cette région plusieurs nappes du PlioQuaternaire. Son alimentation considérable par l'arrièrepays (40 à 50. La nappe est présente sur environ 400 km2 de superficie et se met en charge du SE au NW par suite de la structure et de la présence des argiles supérieures. Des travaux de géophysique électrique ont permis en 1958 la découverte de cette nappe et sa délimitation. 129). recouvrant du . Au niveau de l'Oulja à proximité de l'Océan. les exutoires étant occultes . vers le N le Plio-Quaternaire est totalement érodé et le Cénomanien affleure. Ces eaux ont une faible minéralisation (0.5 pour dix mille). le Sahel de Safi est pauvre en eau souterraine . La teneur en sels dépasse souvent 3 g/l pour atteindre 30 g/l près de Oualidia en relation avec la présence de la lagune. Le calcul de l'alimentation ne peut être effectué que par l'application de la loi de Darcy sur le front de nappe (transmissivité 2. on connaît dans le Plio-Quaternaire certains secteurs aquifères localement . alors qu'au N plusieurs réseaux karstiques indépendants semblent coexister en raison de l'observation de cotes très variables de l'eau dans des puits voisins. les réserves seraient alors comprises entre 100 et 200. SAHEL D'HAOUZIA Le Sahel d'Haouzia est la zone la plus septentrionale du Sahel et correspond au synclinal d'Azemmour. soit des zones où cette formation est en contact direct avec le PlioQuaternaire gréseux (170 km2).106 m3/an pour un coefficient d'infiltration de 6 %) explique que l'invasion marine ne soit pas plus généralisée. quelques structures synclinales du calcaire de Dridrate demeurent à explorer car elles sont susceptibles d'avoir accumulé quelques réserves. le coefficient d'infiltration serait compris entre 5 et 10 %. En conclusion. mais très acceptable en général. malgré l'intensité des pompages maraîchers. Cette alimentation provient vraisemblablement de l'amont. La nappe du système Aïn-Rhor-Aïn-Rtem entre Tnine-Rharbia et Oualidia a un écoulement de type karstique bien caractérisé. Quelques sources intéressantes sont issues de cette formation : l'Aïn-Rhor ( 1 9 /3 4 : 20 à 60 l/s) est la plus importante.10-1 et pente de 3. Le débit moyen des sources serait de 40 l/s. indices d'une fissuration importante qui est confirmée par le bon rendement des forages d'exploitation. Près de l'Océan. De façon générale des niveaux d'eau localisés ont été reconnus dans la couverture plio-quaternaire. les circulations s'effectuent dans les calcaires de Dridrate avec des pertes de charge très faibles. au N du précédent (fig. cependant il n'existe pas une nappe d'extension généralisée. elle paraît se situer entre 1 et 2 m3/s (30 à 60. la qualité se dégrade. cette nappe se confond avec celle du Plio-Quaternaire (érosion des argiles rouges). Les réserves sont très faibles. Il s'agit toujours de petites nappes indépendantes. avec quelques sources comme exutoires (la source du Cap Blanc : 3 l/s est la plus importante).10-2 dans la zone libre de la nappe (secteur Tleta-Bouaris) et la puissance des calcaires égale 30 m . SAHEL CENTRAL Dans le Sahel central. Les niveaux aquifères situés dans les argiles sableuses crétacées et le Plio-Quaternaire servent à l'alimentation des populations. Des calculs sommaires donnent un coefficient d'infiltration de 7 %. il semble qu'un niveau d'eau généralisé existe dans le Cénomanien au S du Cap Blanc. soit des zones d'affleurement du calcaire de Dridrate. La nappe côtière (120 km2 de superficie environ pour un bassin d'alimentation de près de 650 km2) est bien définie et ne s'étend pas au-delà de 3 km du rivage. Le coefficient d'infiltration atteindrait alors près de 50 %. Peu de recherches ont encore été effectuées dans cette unité .5 à 1 g/l de résidu sec) et un faciès chloruré sodique et sont finalement assez peu exploitées actuellement. Les coefficients d'emmagasinement sont compris entre 1 et 2. mais l'hydrogéologie de ce secteur est vraisemblablement conditionnée par le Cénomanien.

Perméable Calcaire de Dridrate aquifère . Semi-perméable Calacires détritiques .Perméable Zone de contact direct pq/ci2b Limite des limons des Doukkala Limite de la région étidiées Nappes 260 Ligne théorique de patage des eaux souterraines dans les calcaires de Drtidrate discontinues E Direction générale d'écoulement au contact U Axe anticlinal pq/ciC Q Source Sondage I T Aquedu d'Aïn Rhor N L s an T q io e ér ôti de id Dr te ra ca lca ire pq Li m ite de la it ec pp na Pl du Lim OUALIDIA a el ed le na pp e A A Sidi SMAIN re ai rn te ua N A Tleta Bouaris E pq D C O D Aïn R'Tem Aïn Rhor ci2b pq ci2b Ve rs pp Na e d 'A ïn or Rh P L A I N E O U K K A L A 240 S E ZEMAMRA di Si pq CAP MEDDOUZA Tnine Rharbia FIG.LEGENDE ciC Argiles supérieures . 200 180 160 140 ci2b .Plioquaternaire . 129 — Hydrogéologie du Sahel central.

5 322.5 5.5 3.1 — — Eaux superficielles des Rehamna 1.5 1 111 99.5 100 Ce bilan met en relief la prédominance absolue de l’évapotranspiration sur tous les termes du passif (99% pour les Doukkala et 94 % pour le Sahel).4 5.5 1116 100 0 0 — souterrains vers l'Océan 20 90 6 TOTAL 20 90 6 Evapotranspiration 321. Ecoulements (transfert) 1.0 2. vers l'Océan 0. ESSAI DE BILAN HYDRAULIQUE REGIONAL L'établissement d'un bilan précis est actuellement impossible en raison du nombre important d'inconnues sur les différents facteurs.5 Ecoulements des nappes vers le Sahel 1. L'interprétation de la piézométrie est difficile.5 1116 100 TOTAL mm 10 6 m3 321 % S A H E L (4 200 km2) Précipitations 340 1 420 99.5 Eaux souterrainnes des Doukkala . Les écoulements superficiels et les alimentations des nappes semblent être des phénomènes éminemment aléatoires au stade actuel des observations.4 Les relations hydrologiques entre ces deux unités et l'unité amont des Rehamna ne représentent que d'infimes pourcentages des précipitations. TOTAL 341.0 0. .4 5.0 0. Aussi présente-t-on un bilan global simplifié où les différents termes ont des valeurs relatives certainement meilleures que les valeurs absolues que l'on ne peut guère connaître avec quelque précision.4 TOTAL Ecoulements superficiels 341. Une nappe généralisée existe grâce aux infiltrations de la pluie dans le Plia-Quaternaire.5 1.4 1 335 94 1425 100 Apports Eaux souterraines des Rehamna TOTAL Evapotranspiration directe et indirecte TOTAL 322.291 ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI Crétacé inférieur et du Cénomanien.5 — — — 1. faute de travaux de reconnaissance et ce secteur est très mal connu.0 1425 0. ACTIF PASSIF (3 500 km2) PLAINE DES DOUKKALA mm 10 6 m3 % Sorties Précipitations 320 1 110 99 Ecoulement sup.

L'irrigation a débuté en 1955 dans le casier de Boulaouane. parallèlement le canal principal bas-service était exécuté sur 110 km à partir de 1950. Il a été prolongé sur 50 km jusqu 'à Safi en 1965. Les conditions naturelles permettront-elles cette évacuation souterraine vers le Sahel et la mer ? Il est à noter que l'irrigation des Doukkala par dérivation à Imfout de 600 106 m3 /an provenant de l'Oum-er-Rbia va profondément modifier ce bilan.292 RESSOURCES EN EAU DU MAROC artificiels d'un débit continu supérieur à 10 m3 /s en première approximation. . 130) a été conçu en 1952 et n'a subi que de légères modifications AZEMMOUR EL JADIDA O UE D OUM ER I Q U E IA RB T Had Oduled Frej A N DAOURAT (Barrage) T L Casier Faregh A Boulaouane N Sd Smaïl E A Casier Si ICE Smaïl ERV 3/s O C S BA Casier Zemamra S 40 s 3/ m 42 m Galerie d'IMFOUT 42 (48) m3/s Imfout (Barrage) Casier Si Bennour CANAL 25 m3/s Si BENNOUR ZEMAMRA E IC RV SE C. Le barrage de dérivation d'Imfout fut construit de 1939 à 1947 (cf. MEDDOUZA Casier Tnine Rharbia 15 m3 /s UT HA L NA CA PROJET E LD NA CA 3/s m 4 DE 0 FI SA 5 10 15 20 Périmétre d'irrigation délimité Surfaces équipées en fin 1972 SAFI Extension possible par un canal haut-service YOUSSOUFIA FIG. puis a progressé lentement par la suite. chapitre : Les Rehamna) et la galerie (17 km) de dérivation des Le plan d'aménagement (fig. En effet. casier le plus proche de l'Oum-er-Rbia. le drainage par injection dans les nappes des eaux de colatures va créer des écoulements souterrains Aménagement des eaux eaux d'Imfout vers les Doukkala de 1947 à 1953 . LE PLAN D'AMENAGEMENT DU PERIMETRE D'IRRIGATION MODERNE DES ABDA-DOUKKALA C'est en février 1939 qu 'un Dahir déclarait d'utilité publique les travaux à réaliser pour la mise en valeur par irrigation de la plaine des Doukkala à partir des eaux du fleuve Oum-er-Rbia. 130 — Schéma d'aménagement du périmètre irrigué des Abda-Doukkala.

l'équipement d'assainissement et de drainage du périmètre se poursuit.10 6 m3 à Imfout. L'ouvrage permettant de stocker un volume de 13. ce périmètre est le plus aval du bassin qui en comporte 3 autres : Tadla (90000 ha). les équipements externes réalisés concernent 23 000 hectares dans les casiers de Boulaouane. En 1972. Un autre ouvrage similaire a été réalisé pendant la même période sur l'oued Aouja. par contre des compléments importants ont été apportés pour atteindre un développement régional intégré. L'aménagement du périmètre irrigué est basé sur un canal principal d'irrigation bas-service desservant 72000 ha bruts répartis en sept casiers . A l'origine du projet de laminage des eaux de crues par des digues. des exutoires artificiels ont été imaginés : injection dans les nappes et épandage superficiel. le débit de pointe nécessaire est de 48 m3 /s. un réseau de drainage est mis en place pour recueillir ces surplus 293 ainsi que les eaux de ruissellement mais. Il faut ajouter en outre à cet obstacle. l'idée d'utiliser les eaux stockées pour étendre les irrigations dans des zones non desservies par le réseau. doit être recalibré. mais le laminage et la création de réserves pour irriguer sont basés sur des principes bien distincts. correspondant à la capacité maximum de transport de la galerie d'Imfout. Tessaoute amont (28 000 ha) et dérivation vers le Haouz de Marrakech (superficie non arrêtée mais comprise entre 15 000 et 25 000 ha). seul un site a été étudié à l'amont. LAMINAGE DES CRUES L'étude hydrologique a permis de connaître des données relatives aux débits de pointe et aux volumes annuels écoulés pour les différents oueds.5 m a une capacité de retenue de 9. L'équipement doit se poursuivre au rythme moyen de 4 000 ha/an dans les prochaines années. Sur l'oued Kaf. on semble actuellement s'orienter vers une limitation à 60 000 ou 70000 ha nets du périmètre irrigué des Doukkala. Aouja et Kaf doivent être aménagés par contre avec de telles digues . Les besoins en eau correspondants sont de 560 à 650. Une digue haute de 7. les deux suivants : — la variabilité des apports selon les années. Il est donc préférable d'envisager une irrigation sommaire d'appoint de type traditionnel avec l'eau disponible éventuellement dans les retenues en fin de . L'étude du laminage des crues dans les Doukkala a conduit aux résultats suivants : — plusieurs oueds ne nécessitent pas la création de digues. En effet. La crue de fréquence 25 ans y serait entièrement retenue si le barrage est vide au moment où elle survient. L'assainissement hydraulique est un préalable au développement agricole de la plaine des Doukkala car les passages des crues provoquent des stagnations des eaux de ruissellement ainsi que des dégâts aux ouvrages et aux cultures. — l'oued Bouchane. ne présentant aucun site d'aménagement possible par digue. un simple recalibrage du lit suffisant en général . faute d'exutoire naturel vers l'Océan. Sidi-Bennour et très partiellement dans celui de Zemamra . Par ailleurs l'irrigation par gravité de vastes superficies s'accompagne d 'abondantes pertes d 'eau . la première opération imposant des réservoirs vides jusqu'à la fin de la saison humide. les superficies irriguées couvrent environ 10 000 ha. étant donné la largeur de son lit. deux sites très favorables ont été envisagés. pour une hauteur de 15 m a été réalisé au cours du plan quinquennal 1968-1972. ainsi que de nombreux périmètres traditionnels qui pourraient être aménagés en périmètres modernes. il s'agit des oueds M'Tal. Parallèlement à l'équipement pour l'irrigation. — l'intensité de l'évaporation s'exerçant sur les retenues. — les oueds Fareh. Sur l'oued Fareh. un canal haut-service pourrait être exécuté et dominer quelque 20 000 ha supplémentaires au centre de la plaine à condition d'aménager par des barrages et des digues un certain nombre de réservoirs artificiels (dayet Fertouaou et Ouarar) que l'on remplirait lorsque le canal bas-service n'est pas utilisé à son débit maximum de pointe.10 6 ms. Il faut ajouter à ces besoins agricoles d'autres besoins à satisfaire pour l'eau potable (Casablanca—El-Jadida—Azemmour— Safi) et l'industrie (Safi notamment).ABDA-D0UKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI ultérieures en ce qui concerne le schéma d'ensemble. En outre. Sidi-Smaïl. Guerrando et Souani .106 m3 /an sur un volume moyen inter-annuel naturel des ressources en eau de I'Oum-er-Rbia de l'ordre de 3 850. L'irrigation des Doukkala n 'est pas un problème de qualité de terres (111 000 ha sont irrigables sans réserve et 115 000 ha avec précautions) mais un problème de disponibilité en eau dans l'Oum-er-Rbia au niveau d'Imfout. Les études hydrologiques et hydrogéologiques ont été très importantes entre 1958 et 1966 et orientées tant vers la protection contre les crues que vers les essais d'injection dans les nappes souterraines. Après une étude méthodique de répartition des eaux du bassin de l'Oum-er-Rbia.106 m8 . avait été retenue .

Le drainage par injection artificielle nécessite d'injecter les plus gros débits possibles avec le minimum d'ouvrages. Quant aux casiers de Sidi-Smaïn et Sidi-Bennour. on recherche en même temps des niveaux peu profonds où ces phénomènes karstiques sont les plus développés. Après des recherches assez empiriques au départ. actuellement stagnantes. Quant au dimensionnement des colatures. du Fareh). ce qui impose de s'adresser à des terrains où la fissuration est bien développée . de très grandes difficultés existent pour réaliser le schéma classique du drainage d'un périmètre irrigué . ces dernières étant impératives pour assurer un écoulement uniquement gravitaire . L'écoulement a été laminaire pour le premier palier seulement. dont la vallée n'est plus tracée en aval d'Harichat et il serait donc nécessaire de le canaliser sur plus de 50 km pour atteindre l'Océan. tandis que la colature principale emprunte un ancien tracé de l'oued Aouja. On envisage d'utiliser concurremment dans les Doukkala : — l'injection artificielle par forages. L'utilisation de la carte des écoulements superficiels dans la plaine permettra d'opérer les rectifications nécessaires de tracé pour maîtriser les eaux sauvages. leur importance. Le choix de zones où l'injection sera réalisée dépend à la fois de conditions géologiques. affluent cependant régulièrement de 4 à 7 mois par an. du M'Tal. tandis qu'une étude structurale et hydrogéologique détaillée doit s'assurer de la possibilité d'un écoulement. — les eaux superficielles en provenance des Rehamna. un canevas général d'études a été mis au point : — l'étude de la structure et des possibilités d'écoulement est réalisée par la géophysique électrique. l'exutoire naturel est constitué par l'oued Fel-Fel. moins important. Trois forages de reconnaissance (IRE 1207. est telle en année humide qu'elles peuvent entraîner la destruction totale des cultures par submersion des terres . liée à l'écran des dunes du Sahel. — l'injection dans les dolines.294 RESSOURCES EN EAU DU MAROC saison pluvieuse et d'accorder aux ouvrages une priorité d'exploitation pour le laminage des crues. — de l'absence d'exutoires naturels vers la mer. De nouveaux essais effectués . DRAINAGE ET ASSAINISSEMENT L'aménagement agricole des Doukkala a pour préalable l'évacuation des eaux excédentaires. L'absence d'exutoire superficiel a fait penser depuis longtemps à la création d'exutoires souterrains. Depuis 10 ans ce dispositif est en place et a rempli son rôle . — 88 l/s injectés pendant 11 jours. dans le casier de Boulaouane. Le choix du terrain perméable à injecter ne peut être conduit que par des essais. Ainsi l'efficacité du procédé était-elle prouvée. accompagnée de forages d'étalonnage . avec des essais en vraie grandeur. il est lié à la décharge aval des barrages de laminage. très modeste en année déficitaire. Celles-ci comprennent : — les eaux pluviales. qui nécessite plusieurs systèmes de colatures indépendants . Des piézomètres furent disposés autour du forage d'injection. — la réalisation de l'ouvrage d'injection est faite à proximité du meilleur forage de reconnaissance. Seul le casier de Boulaouane qui possède un oued susceptible de constituer un drain est pourvu d'un exutoire: l'oued Fareh. la zone de contact entre la plaine et le Sahel répond favorablement à ces conditions. — 150 l/s injectés pendant 2 heures. elles relèvent : — du morcellement des casiers d'irrigation dû à la topographie compliquée. Les colatures principales ont déjà été établies pour la zone située à l'aval du canal bas-service. en tenant compte de l'aménagement d'un ouvrage définitif . à un endroit où la nappe est contenue dans le Plio-Quaternaire. Un premier forage absorbant (IRE 1195/27) a été réalisé à Sidi-Bouknine. Seul le PlioQuaternaire a été utilisé jusqu'à présent dans les Doukkala. Dans les Doukkala. Les drains principaux utilisent essentiellement le réseau hydrographique (drain du Farhi. — l'exécution de forages de reconnaissance avec essais par tranches descendantes est entreprise d'après les résultats précédents. et interprété selon la méthode de Theis. — les eaux excédentaires d'irrigation dont le débit. L'essai en vraie grandeur a été conduit ainsi : — 30 l/s injectés pendant 5 jours. — l'épandage sur les lapiaz. par injection dans les nappes. à la limite de déversement dans le calcaire cénomanien sous-jacent. hydrogéologiques et topographiques. 1210 et 1211/27) avec essais avaient été réalisés au préalable. le débit de 30 l/s correspondant à celui de la colature voisine. qui résultent des précipitations directes et du ruissellement vers la partie la plus basse. un bac de décantation des sédiments précède l'injection directe des eaux dans le forage.

l'injection naturelle n 'a pas pu être conduite rationnellement. On peut cependant s'adresser pour les deux derniers casiers à des horizons plus profonds (calcaires de Dridrate et Jurassique supérieur).9 R. après 10 ans de fonctionnement du forage ont montré que ses qualités absorbantes demeuraient intactes. 131 — Plan de situation des ouvrages absorbants en fonctionnement dans les Doukkala. malgré le dépôt de boue au fond de l'ouvrage. des essais en vraie grandeur ont été envisagés. La réalisation d'essais contrôlés pendant 1 mois dans la doline a permis depuis (été 1969) de chiffrer le débit moyen injectable qui ne pourra dépasser 200 l/s. Une autre voie s'offre pour résoudre le problème des colatures : l'épandage dans les rides interdunaires . Les crues exceptionnelles de novembre 1966. on a songé à utiliser des effondrements karstiques comme zones d'injection naturelle : le drainage du bassin central nécessite en effet un exutoire calibré pour plusieurs m3 /s. souvent décevantes. effet de 1 à 4 g/l (50 % d'argile). à des profondeurs acceptables. 8 Canal Khemis des Zemamra p r in Oum er Rbia Doline d'Harichat 1195/27 FIG. Des essais contrôlés à Sidi-Bouknine ont donc été entrepris 2 ans et 12 ans après la première injection et ont montré que les caractéristiques hydrauliques étaient semblables à celles du début.ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI El jadida 0 10 20 30 40 295 Ou ed 50 Talaa Taghra Safi al c ip Im-Fout Sidi Bennour R. P. elles ont montré que les caractéristiques hydrauliques du Plio-Quaternaire se dégradaient vers le SW du périmètre. Des études ont été entreprises ensuite dans les casiers de Sidi-Smaïn. Des sondages ont mis en évidence une dépression brutale de la base plioquaternaire au droit de la doline et l'absence de nappe dans cet horizon. Les crues de 1963 ayant permis de réaliser une absorption notable du débit de l'oued Fel-Fel dans la doline de Harichate. de 100 m de diamètre. Rappelons que cet exutoire. bien délimités par la géophysique. l'expérience montrant qu'il était illusoire de vouloir une décantation poussée des sédiments argileux car les débits solides varient en.P. Une objection très fréquente émise à l'encontre de ce procédé est celle des risques de colmatage des ouvrages. ayant noyé entre temps l'exutoire et provoqué d'importants effondrements. Le débit maximum injectable à Sidi-Smaïn ne dépasse pas en effet 20 l/s (IRE 1283/27). liée à la discontinuité de l 'écran marneux sous-jacent. de Zemamra et de Rharbia . Seuls les piézomètres ont indiqué l'amplitude de variation de la nappe (maximum de 10 m au piézomètre 1700/27). appartient à un ensemble de dolines alignées SSW-NNE sur 3 km environ. Le nettoyage périodique par moyens mécaniques et chimiques (polyphosphates) s'est avéré une solution satisfaisante au problème. Les débits injectés artificiellement ne pouvant guère dépasser 100 l/s. valeur nettement inférieure à celle que l'on attendait.

Mais la situation est pire dans le Sud des Doukkala et les Abda. Des dispositifs de prédécantation sont à prévoir. où aucune nappe exploitable n'existe. Un problème demeure toutefois : celui des montées possibles de la nappe. Là où les limons présentent une tirsification qui favorise la stagnation de l'eau. les centres de Zemamra et Sidi-Bennour ne peuvent plus s'en contenter et il a fallu prendre l'eau du canal principal d'irrigation. Le problème est encore plus crucial pour les villes de la région. — épaisseur de la nappe comparée à celle du niveau perméable. soit une fois et demie la pluviométrie. remontées suivies d'une vidange normale après l'arrêt de l'injection. L'apport d'eau moyen retenu dans le projet de mise en valeur des Doukkala est de 9 120 m3/ha/an et les pertes. assez perméables en surface et de peu d'intérêt agricole. ainsi que des citernes dans les Abda. dans le Sahel. El-Jadida (40 000 habitants) et Azemmour (15000 habitants) sont toutes deux alimentées à partir d'une station (Sidi-Daoui) de prise dans l'Oum-er-Rbia (50 l/s en moyenne en 1972). Ceci a d'ailleurs été parfaitement vérifié sur le casier de Boulaouane depuis le début de l'irrigation. 550 000 m3 ont été injectés en 10 jours (500 à 700 l/s). dans les parcelles et le réseau de colatures doivent retenir l'attention. près de Oualidia . Les paramètres du problème sont les suivants : — épaisseur de la couverture de limons anciens. la réalisation de points d'eau pastoraux a été rendue possible grâce à la nappe des calcaires de Dridrate . Effectuée d'abord grâce à des sources proches. ruissellement et infiltration . — existence des nappes perchées. estimées à 40 %. situées le long du canal principal. Outre les puits traditionnels. notamment dans les casiers de SidiBennour et Sidi-Smaïn. La condition préalable est cependant la traversée du cordon dunaire. à la profondeur importante du niveau piézométrique et à la qualité chimique médiocre de l'eau. Il conviendrait en tous cas d'éviter les gaspillages et de rationnaliser l'exploitation en créant des stations collectives. ne provoquant que de faibles remontées du niveau piézométrique. Quand aux observations faites sur le canal bas-service. Les faibles débits prélevés (0. maintes fois repris et amélioré.106 m3. mais les besoins nouveaux résultant de la création d'un complexe chimique ont imposé de réaliser une adduction à partir du canal basservice des Doukkala et une digue pour assurer une réserve de 2. l'irrigation par pompage n'est pratiquée en grand que dans la zone côtière et a pour but le maraîchage entre le Cap Blanc et Oualidia. — existence et profondeur de la nappe libre profonde. saturant les limons récents. Une zone favorable a été choisie en bordure du casier de Zemamra. on note la présence de pompes à manège à traction animale. Il semble que 300 à 500l/s puissent être injectés en ce point. une nappe très superficielle. Celles-ci comprennent des pertes par évaporation. représentent une lame d'eau équivalente de 364 mm.5 l/s par ouvrage) ne constituent aucun danger de surexploitation et leur multiplication est souhaitable. mais la nappe de l'Oulja est certainement exploitée (1.296 RESSOURCES EN EAU DU MAROC du Sahel. le problème de l'alimentation en eau des douars peut être résolu à partir de la nappe plio-quaternaire. elle a toujours été plus difficile à assurer par le manque de ressources proches. Cependant un risque existe de créer. — conditions d'écoulement vers l'aval. lorsqu'il rencontre des poches sableuses. Des essais ont été exécutés en 1970 en noyant une zone calcaire percée de 13 puits. Il n'existe pratiquement aucune possibilité d'irrigation par pompage dans la plaine des Doukkala. puis grâce au captage de l'Aïn-Rhor distante de 50 km. L'entretien d'un cheptel important peut être facilement résolu dans les Doukkala par des puits équipés d'éoliennes ou de pompes à manège . ALIMENTATION EN EAU DES POPULATIONS Dans la moitié nord de la plaine des Doukkala. par contre. l'alimentation en eau potable a été accrue grâce au forage de plusieurs sondages d'exploitation entre 1959 et 1965 dans la nappe des calcaires de Dridrate. suffisant au drainage du casier de Zemamra.25 m3/s environ) à la limite de ses possibilités. Dans le Sahel. en raison d'un abaissement à ce niveau de l'axe des dunes (région de Khemis des Zemamra). qui ont connu un vif succès auprès des populations rurales. une irrigation par aspersion est prévue. Les débits obtenus sont élevés. ceci étant lié à la mauvaise perméabilité des aquifères. — amplitude des fluctuations annuelles de la nappe sans irrigation. la profondeur de l'eau impose alors l'éolienne. L'examen de toutes ces données pour chaque casier permet d'affirmer que la montée possible de la nappe sous irrigation ne revêt aucun caractère de gravité. bien qu'aucune invasion marine caractérisée n'ait été observée. Quant à l'alimentation en eau de Safi. elles montrent que les débits infiltrés sont minimes et que le canal ne nécessite qu'un revêtement local. Safi (130 000 habitants) consomme . ces dernières seules.

. FERRE M. (1962) : Acidification sur un forage. pp. faute de possibilités naturelles d'écoulement à la mer. inéd.ABDA-DOUKKALA ET SAHEL DE AZEMMOUR A SAFI 297 CONCLUSIONS potable des populations rurales.. CHOUBERT G. (1963) : Adduction d'eau de Safi. C. mais il faut prendre garde à l'invasion marine étant donné la faible distance (5 km) de l'Océan aux forages de Tleta-Bouaris et le caractère karstique des circulations souterraines dans le calcaire de Dridrate. seuls quelque 100 millions de m3/an représentent les ressources en eaux souterraines de la région . n° 76 pp. ces ressources sont de toutes manières à réserver pour l'alimentation en eau potable ou pour la création de points d'eau pastoraux. 504506. 237.. MTPC/DH/DRE. 8 pp.. Il s'en suivra un accroissement des ressources en eau souterraine. arch. (1962) : Périmètre des Abda-Doukkala. MTPC/ DH/DRE. REFERENCES AMROGGI R. FERRE M. DRESCH J.-t. Acad. 9-46.. soit du coût élevé des ouvrages à exécuter en rapport avec leur faible productivité . (1953) : Le réseau hydrographique des Doukkala au Quaternaire récent (Würmien). MARCAIS J. pp. réserve de sécurité. inéd. pp. 3 cartes h. La région des Abda-Doukkala et du Sahel de Safi à Azemmour est caractérisée par une pénurie d'ensemble des ressources en eau tant superficielles que souterraines. t. des dégâts lors des crues et une stagnation caractéristique en surface dans des dayet ou lacs temporaires. les eaux sauvages provoquent.. G. & SABARLY F. 3. n° 97. Rapp.R. Rapp. Notes Serv. CHOUBERT G. inéd. géol. arch. Rapp. notamment dans le Sahel. Hydraul. Acad. Maroc. MTPC/DH/DRE. C. h. Casier de Rharbia sud. n° 96. 6 è journ. 173 pp. MTPC/DH/DRE... Campagne 1962-63. Rapp. 6 pp. L'évaporation reprend à 99 % dans les Abda-Doukkala et à 94 % dans le Sahel. arch. (1963) : Drainage par injection de la cuvette de Sidi Smala. Cette injection pose de très sérieux problèmes hydrogéologiques mais des essais en vraie grandeur ont montré qu'elle était possible . GIGOUT M. Serv. HAZAN R.. BOLELLI (1950) : Danger d'un pompage intense dans la région SE de Mazagan. t. &. Electroconsult et Office National des Irrigations (1965) Plan d'aménagement du territoire des Abda-Doukkala. 276-282. Périmètre d'irrigation de la plaine des Doukkala (Ma-roc) in : L'Hydraulique souterraine. résultats des travaux de reconnaissance. 4 tabl. MOULLARD L. Sci. J0LY F. 243. arch. 15 tabl. inéd.. (1962) : Alimentation en eau des centres du périmètre des Doukkala. n° 16. GIGOUT M. 5 pp. pp.. profondes et isolées en surface des ruissellements par des écrans argileux imperméables. 919-921. Notes & M. 5 coupes h. 2 coupes.. géol. certains ouvrages fonctionnent d'ailleurs depuis plusieurs années en donnant toute satisfaction.. t. pp. in : Hydrogéologie du Maroc.. 239-244. inéd. Rapp. étude géologique. CHOUBERT G.R. FERRÉ M. (1966) : Etude de l'étanchéité de la retenue de Safi. Notes & M. en 1972 un débit de 150 l/s entièrement fourni par les eaux souterraines. géol. sur ce total. Sci. t. la moitié environ est exploitée à raison de 40 millions de m3/an pour l'irrigation (Sahel) et 10 millions de m3/an pour l'eau potable (Safi et populations rurales). t . 1 carte. (1952) : Abda-Doukkala. & Tamise.-t. Etat des travaux de reconnaissance et d'exploitation. (1955) : Note sur la géologie des terrains récents des Doukkala. Au total.. Rapp. n° 5. Paris. 11 pp. (1956) : Essai de classification du Quaternaire continental du Maroc. (1960) : Drainage par injection à l'aide de forages absorbants. Notes Serv.. arch... 28-30 juin 1960.. publ. 3 fig. MTPC/DH/DRE. 1. Etude du drainage par injection. Grenoble. Rapp. ressources qui permettront d'intensifier l'activité pastorale qui est la vocation de cette unité. ne bénéficient pas d'alimentations conséquentes et de ce fait ne jouent un rôle important que pour l'approvisionnement en eau L'apport progressif de 600 millions de m3/an d'eaux superficielles en provenance de l'Oum-er-Rbia va totalement modifier l'aspect du problème dans la région. COLAS DES FRANCS E. Un nouvel exemple d'application au Maroc. 9 pp. MTPC/DH/DRE. AMROGGI R. les eaux précipitées sur cette région en pure perte car elles sont pratiquement inutilisables . Par ailleurs. Maroc. seule la partie extrême occidentale du Sahel fait exception. 5 cartes h: t. (1952) : Aspects de la géomorphologie du Maroc. inéd.. MARA/ONI. 2 fig. arch.RAYNAL R.-t. COLAS DES FRANCS E. 28 pp. inéd.. Maroc.. . 13. Les ressources encore disponibles sont très difficiles à utiliser en raison soit de leur répartition diffuse dans la zone. Paris. C. inéd. n° 128. les nappes souterraines. On évalue à quelque 300 millions de m3/an l'injection artificielle dans les nappes d'eaux d'irrigation et de ruissellement lorsque le périmètre d'irrigation sera achevé. 187-194. géol. 9 rapp. COLAS DES FRANCS E. MTPC/DH/DRE. Serv. FERRÉ M. Maroc. LE COZ J. (1964) : Nappe du calcaire de Dridrate. JOLY F. Les complexes chimiques consomment actuellement 200 l/s et leur développement nécessite une reprise du prolongement du canal de Safi et une surélévation du barrage de retenue servant de bassin de compensation.R. & RAYNAL R. Rapp. MARGAT J..

n° 5. 2 : 172 pp. n° 174. 10 pp. sér. 10 pl. & Géogr. ROUSSO P. (1966) : Etude hydrologique de l'Oued Aouja. (1966) : Périmètre des Abda-Doukkala Etat des connaissances sur l'hydrologie superficielle. WILBERT J. 5-30..298 RESSOURCES EN EAU DU MAROC FERRÉ M. 12 pp. Maroc. n° 84 bis. GIGOUT M. Hydrol. Géol. lnt. 1ère sér. 1 tome d'annexes. FERRÉ M. (1956) : Recherches sur le Pliocène et le Qua-ternaire atlantique marocains. MTPC/DH/DRE. t. (1967) : Note au sujet de l'évolution des pertes dans la retenue de Safi. 3-31.. 7-17. (1955) : Etude du ruissellement des eaux météoriques dans le périmètre d'irrigation des Abda-Doukkala. n° 99. t. GIGOUT M. inéd. Berkeley (Calif). Maroc. inéd. 275 pp. FERRÉ M. géol. 1. Maroc. et des abords de la ville de Safi. pp. FERRÉ M. Notice explicative. 5 tabl. Notes s M. Trav. Rapp. 4 pp. 1964. HAZAN R. Ass. 1.. géol. (1965) : Carte géologique de la Méséta entre Mechra ben Abbou et Safi (Doukkala et massif des Rehamna). comm. GIGOUT M. Inst.. 1 tabl. . 3-23. MTPC. 94 pp. (1965} : Carte géologique de la Méséta marocaine entre Settate et Mazagan (El Jadida) (Doukkala et Chaouïa occidentale). 14.. pp. Thèse de docteur ingénieur présentée à la Faculté des Sciences de l'Université de Nancy. (1966) : Utilisation du sol et population rurale dans les Doukkala. 33-54. (1955) : Enseignement de trois forages sur la stratigraphie du Crétacé des Doukkala. pp. MAZÉAS J : P. Rapp. n° 16. (stratigraphie) et t. GIGOUT M. Com. Notes Maroc. 44-55. Rapp. pp. Notes Serv.. Rapp. 6 fig. inéd. n° 75 bis... 126 fig. (1963) : Recherches sur le Néogène et le Quaternaire marins de la côte atlantique du Maroc. phys.. MTPC/ DH/DRE. 1 198 pp. MTPC/DH/ DRE.. (1956) : Levés géologiques sur la feuille Sidi-Bennour (Méséta marocaine occidentale). Rabat. inéd. (1969) : Hydrologie et hydrogéologie des Abda-Doukkala (Maroc Occidental). pp. Géogr. géol. seconde thèse. publ. 33-45. 12 tabl. Serv. n° 10. Rapp. n° 64.. B. Notes Serv. pp.. LECOINTRE G. et eaux souterr.. Serv. eaux souterr. Serv. Serv. MOUGIN G. pp. FOSSET R. Serv. géol. Maroc. 1 carte. n° 133. géol. t. t. (1961) : Le Quaternaire dans les Doukkala.-t. 11. (1950) : Etude hydrogéologique des environs de l'Aïn Rhor.1952-1962. 561-563. & NOIN D. & FERRÉ M. Maroc. Notes & M. pp. arch. géol. (1963) : Exploitation d'une nappe karstique à proximité de l'Océan (région d'Oualidia). 18 h.. sci. GIGOUT M. Rapp. 5 fig. GIGOUT M. n° 123. Notes & M. fasc. chérif. Gentbrugge. inéd. 76 pp. géol.. Acquisitions nouvelles durant la période .. Notes & M. (1952) : Les ressources en eau souterraine des Doukkala et Abda (Maroc occidental). 1 fig. Maroc. (paléontologie).-t. Notes & M. Congr. n° 189.. R.. (1931) : Hydrogéologie de la région de Safi à Mazagan dite Sahel. sci. LECOINTRE G.. Rapp. Rabat. Notice explicative. (1952) : Recherches sur le Néogène et le Quaternaire marins de la côte atlantique du Maroc.. inéd. h. Maroc. Maroc. MTPC/DH/DRE. (1967) : Carte géotechnique de Safi au 1/20 000. THUILLE G. inéd. MTPC/DH/DRE.