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ENSAI

Examen d’analyse (G. Vilmart)

Vendredi 21 octobre 2011
première année IES

Examen.

(Corrigé)

Durée: 2 heures
Examen sans document ni calculatrice. Les exercices sont indépendants et peuvent
être traités dans un ordre quelconque. La clarté de la rédaction constituera un élément
important dans l’appréciation des copies.
Formulaire :
sin(x) =

X

(−1)n

x2n+1
,
(2n + 1)!

X

(−1)n

x2n
,
(2n)!

X

(−1)n+1

n≥0

cos(x) =

n≥0

ln(1 + x) =

n≥1

| sin(x)| ≤ |x|,

xn
,
n

pour tout x ∈ R,

pour tout x ∈ R,
pour tout x ∈] − 1, 1],

pour tout x ∈ R.

Exercice 1
a) Étudier la convergence de la série de terme général donné pour tout n ≥ 1 par

2 n + cos(n)
un =
.
ln(n) + n2
Sol.: On a un ≥ 0 pour tout n et


2 n
2
un ∼ 2 = 3/2 .
n
n

1
converge (série de Riemann avec coefficient 3/2 > 1),
Or la série de terme général n3/2
P
donc la série n≥1 un converge.

b) Montrer que la série suivante converge et calculer sa somme :
1
.
1 + 2 + 3 + ... + n
n≥1
X

Sol.: On sait 1 + 2 + 3 + . . . + n =

n(n+1)
.
2

Ainsi,

N
X

N
N 
X
X
1
2
2 
2
2
=2−
=
=

.
1 + 2 + 3 + . . . + n n=1 n(n + 1) n=1 n n + 1
N +1
n=1

Ainsi la série étudiée converge et la limite vaut 2.

1

π] donc uniformément. n n 1 converge (série de Riemann). π]. π] par fn (x) = sin x .c) Étudier la convergence de la série (−1)n . Donc la suite (fn )n≥1 converge simplement vers la fonction nulle. Sol. ce qui implique π kfn k∞ ≤ → 0 lorsque n → ∞. c) Étudier la convergence de la série numérique suivante : XZ (−1)n √ n n≥1 0 fn (x)dx. De plus on a pour tout π x ∈ [−π. |fn (x)| ≤ |x| n ≤ n .: On a pour tout x. Exercice 2 On considère pour tout n ≥ 1 la fonction fn définie sur l’intervalle [−π.: On a la majoration . La convergence est-elle uniforme? Sol. On effectue un développement limité: (−1)n n + 2 sin(n3 ) = = 1 (−1)n (−1)n = n 1 + 2 sin(n3 )/n n (−1)n n (−1)n +O 1+O  1   2 sin(n3 )  n ! n2 La série de terme général n converge car c’est une série alternée. n   a) Déterminer la limite simple de la suite (fn )n≥1 . donc la série étudiée converge. on a π fn k √ k∞ ≤ 3/2 . n donc la convergence de la suite (fn )n≥1 vers la fonction nulle est uniforme. La série de terme général n12 converge (série de Riemann). n + 2 sin(n3 ) n≥3 X Sol.: De la même manière. b) Étudier la convergence de la série de fonctions suivante : X fn n≥1 √ . n Sol. la série n’est pas absolument convergente et ce n’est pas non plus une série alternée car le terme général n’est pas décroissant en valeur absolue. donc la série étudiée converge Or la série de terme général n3/2 normalement sur [−π.: Attention. fn (x) → sin(0) = 0 (la fonction sin est continue) lorsque n → +∞.

.

n .

Z (−1) .

Z √1 Z √1 √ .

.

1 n n n x .

.

dx = 2 f (x)dx f (x)dx ≤ = n n .

.

n 2n 0 0 .

0 .

n2 la série étudiée converge . 2 1 . donc par convergence de la série de Riemann de terme général absolument.

on a les développements en séries suivants X 1 2n xn . 3 . ln(1 + x) = X (−1)n+1 n≥1 ainsi X n≥1 cos  nπ 2  xn . Sol. 2k 2 k≥1 k On reconnaît une série similaire à la série du logarithme de rayon de convergence 1. X f (x) = (2n+2 − 2)xn n≥0 de rayon de convergence 1/2. −1 xn = ln(1 + x2 ) n 2 et le rayon de convergence de la série étudiée est R = 1. Pour n pair. c) Déterminer le rayon R de convergence de la série entière nπ cos 2 n≥1  X  xn . En sommant on déduit le développement en série cherché. n pour tout x ∈] − 1. Par comparaison. La valeur en x = R et x = −R est 2 donc − ln 2 . = 1 − 2x n≥0 X 1 xn = 1 − x n≥0 de rayons de convergence respectifs 1/2 et 1. c’est-à-dire R = 1. Sol. 1]. n Discuter la convergence de cette série au points x = R. Ainsi. n ln an = e  cos 1 n   1 ) n2 n ln 1+O( =e  1 1 = enO( n2 ) = eO( n ) → e0 = 1 lorsque n → +∞.Exercice 3 a) Déterminer le rayon de convergence de la série entière de terme général 1 an = cos n  n . P n n≥0 an x est le même que pour la série b) Développer en série entière autour de zéro la fonction f (x) = Quel est le rayon de convergence de la série obtenue ? 1 (x − 1 2 )(x − 1) . la série étudiée est identique à la série  X (−1)k k≥1 x2k x2k −1 X (−1)k+1 = . le rayon de convergence de P entière n≥0 xn . n = 2k.: On utilise les développements limités cos x = 1 + O(x2 ) et ln x = 1 + O(x) lorsque x → 0.: On observe que la quantité cos nπ 2  nπ on a cos 2 = cos (kπ) = (−1)k . est nulle pour n impair. Sol.: On décompose la fonction en éléments simples f (x) = 4 −2 2 −2 = + + (1 − 2x) (1 − x) − x) (1 − x) ( 12 Or. x = −R et calculer ses valeurs en ces points si elles existent.

on déduit I2 = I32 . 4 . La limite ci-dessus existe donc l’intégrale généralisée I2 existe et vaut π.: On pose x = r cos θ. y = r sin θ avec 1/ cos(θ) ≤ r ≤ 2 et −π/3 ≤ θ ≤ π/3 (car π/3 = arcos(1/2). Sol. Dn où Dn est le disque de centre (0. 0) et de rayon n. on a pour tout n ≥ 0.: On pose x = r cos θ. On considère l’intégrale ZZ x I1 = dxdy 2 2 D x +y et les intégrales généralisées I2 = ZZ e−(x R2 2 +y 2 ) I3 = dxdy. d’où le résultat par positivité de l’intégrale I3 . Z +∞ 2 2 e−x dx. On obtient ZZ e−(x 2 +y 2 ) dxdy = Z 2π n 0 0 Dn Z 2 h e−r rdrdθ = π −e−r 2 in 0 2 = π(1−e−n ) → π lorsque n → +∞. On obtient I1 = = ZZ D h x dxdy = 2 x + y2 2 sin θ − θ iπ/3 −π/3 π/3 Z Z 2 cos θdrdθ = −π/3 1/ cos θ Z π/3 −π/3 √ 2π =2 3− 3   2 cos θ − 1 dθ c) Calculer pour tout entier n positif l’intégrale ZZ e−(x 2 +y 2 ) dxdy. voir la figure). А3 -2 1 -1 2 -1 -2 b) Calculer l’intégrale I1 en utilisant un changement de variable en coordonnées polaires.: On a I2 = ZZ R2 e−(x 2 +y 2 ) dxdy = lim Z n→∞ [−n. En utilisant le théorème de Fubini. √ d) On admet que l’intégrale généralisée I3 existe. Montrer I3 = I2 .n]2 e−(x 2 +y 2 ) dxdy. en faisant tendre n vers l’infini. y = r sin θ avec 0 ≤ θ ≤ 2π et 0 ≤ r ≤ n.n]2 e−(x 2 +y 2 ) dxdy = Z n −n Z n −n e−(x 2 +y 2 )  dx dy = Z n −n 2 e−x dx 2 Ainsi. −∞ 1 a) Dessiner le domaine D dans un repère orthonormé. x2 + y 2 ≤ 4 et x ≥ 1}. Sol. En déduire que l’intégrale généralisée I2 existe et calculer sa valeur. y) ∈ R2 . Sol.Exercice 4 Soit D le domaine du plan défini par D = {(x. Z [−n.