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INSA Toulouse.

STPI 2ème année
Préorientations IMACS
Feuille de TD 5

2008-2009

Séries Entières
Exercice n◦1
Déterminer le rayon de convergence et le domaine de convergence simple des séries entières de
terme général suivant :
lnn n
x , n ∈ N∗ , x ∈ R.
n2
On a an = ln(n)/n2 . D'où an+1 /an ∼+∞ 1. Donc R = 1 d'après la règle de d'Alembert.
On sait que le domaine de convergence de la suite satisfait : D ⊆ [−R, R] et ] − R, R[⊆ D.
Donc il P
sut d'étudier ce qui se passe en x = R = 1 et en x = −R = −1. Pour x = 1,
la série ln(n)/n2 converge d'après le critère de Riemann. Pour x = −1, la série est

1. un (x) =

absolument convergente (d'après le même critère de Riemann). Donc le domaine de
convergence est D = [−1, 1].

zn
, n ∈ N∗ , z ∈ C. On a an = 1/(n3n ). D'où a1/n
= 1/(n3 ) →n→+∞ 0. Donc
n
n3n
R = +∞ et D = C. 

1
3. un (x) = sin n xn , n ∈ N, x ∈ R.
2
n
On a an = sin(1/2n ). D'où sin(1/2n ) ∼P
+∞ 1/2 et donc an+1 /an ∼+∞ 1/2. Donc R = 2.
Pour x = 2, sin(1/2nP
)xn ∼+∞ 1, donc
an xn diverge. Pour x = −2, sin(1/2n )xn ∼+∞
n
n
(−1) , donc la série
an x diverge aussi. Conclusion : D =] − 2, 2[.

2. un (z) =

4. un (x) = nlnn xn , n ∈ N∗ , x ∈ R.
ln(n)
On
. Donc a1/n
= nln(n)/n →n→+∞ 1. Donc R = 1. Pour |x| = 1, la série
n
P a ann = n
an x diverge car an ne tend pas vers 0, on a une divergence grossière. Donc D =]−1, 1[. 

n+1
xn , n ∈ N∗ , x ∈ R.
5. un (x) = ln
n
On a an = ln(n
∼+∞ 1/n. Donc an+1 /an →n→+∞ 1. D'où R = 1. Pour x = 1, la
P + 1/n)
n
série diverge an x diverge car elle est positive
et équivalente à la série harmonique qui
P
n
diverge elle aussi. Pour x = −1, la série an x converge car c'est une série alternée et
an est décroissante, positive et tend vers 0. Donc D = [−1, 1[.  

n
4n + 3
6. un (x) =
x2n , n ∈ N, x ∈ R.
n+1
( 

4n+3 k/2
si k = 2n
n+1
On a ak =
.
0
si k = 2n + 1 

Les théorèmes de d'Alembert et de Cauchy ne servent à rien dans ce cas, car par exemple:
1/k
ak 

→n→+∞

1

2 si k = 2n
0 sinon

On se rappelle que an = ch(na) = • si a > 0. P P e−2n|a| e−2n|a| −|a| 1/2 diverge et converge. Les règles de Cauchy et de d'Alembert ne permettent pas de conclure sur le rayon de convergence. On pose : Sn (x) = n X (1) un (x) k=0 = 1/2 n X (2) (ea x)k + (e−a x)k k=0   1 − (ea x)n+1 1 − (e− ax)n+1 = 1/2 + . 2−2ch(ax) 1 1−ea x (3) + 1 1−e−ax  = . n ∈ N. Donc an xn converge si seulement si 4x2 < 1. e|a| [. an+1 an 1 a n −a n Reste à calculer P la somme. un (x) = n(−1) xn . le domaine de convergence simple et la somme des séries entières réelles suivantes : 1.e. Par exemple an+1 diverge vers +∞ si n est impair. Donc R = R(a) = e−|a| . n On a an = n(−1) . ∼+∞ e|a| . Il faut revenir aux dénitions. Or un (x) diverge. 1/k En développant an xn avec des équivalents. n ∈ N. ch(na) = 1. Donc : ∼+∞ ea . ∼+∞ e−a . et converge an an+1 vers 0 si n est pair. Un de ceux n n possibles est le suivant. On a n(−1) ≥ xn . On peut faire un raisonnement identique pour x = −e−|a| . 1/2[.. On conclut que D =] − e−|a| .(ak )n∈N n'a donc pas de limite en +∞. Pour trouver le rayon de convergence. an n'admet donc pas de limite en +∞. an+1 an an+1 an ena +e−na 2 .. il faut donc chercher d'autres moyens. a ∈ R. on trouve:  4n + 3 n+1 n x2n ∼+∞ (4x2 )n e−1/4 . • si a = 0. Donc. 1 − eax 1 − e−ax Pour x ∈ D. Pour 2 P x = e . limn→+∞ Sn (x) = 1/2 1−ch(ax) . i. P Exercice n◦2 Déterminer le rayon de convergence. On reconnait le terme d'une série géométrique. Et la série du minorant converge si et seulement n 2 . Soit x ∈ D. On se rend compte que un (x) est la somme de deux séries géométriques convergentes (car x ∈ D). On a un (x) = 2 ((e x) + (e x) ). Donc R = 1/2 et D =] − 1/2. si et seulement si x < 1/2. dont on sait calculer les sommes partielles. On voit que pour tout a ∈ R. • si a < 0. on obtient nalement. = 2. un (x) = 1/2 + 2 . un (x) = ch(na)xn .

. Donc D =] − 1. 1−x = 2 3 (4) (5) (6) . Déterminer pour tout x ∈] − 1. un (x) ne tend pas vers 0 en +∞ donc un (x) diverge. 1]. Pour le faire. On a : un+1 (x) (n + 1)(2n + 1) = x2 →n→+∞ x2 .9 du polycopié) que ∀x ∈]−1. n ∈ N. x2n+2 Soit un (x) = (n+1)(2n+1) . Pour P x = 1 et x = −1 la série un (x) converge absolument d'après le critère de Riemann. La continuité est immédiate d'après le théorème 4. n≥1 x /n est P+∞ ln(1−x) n n=0 an x = − 1−x . On souhaite maintenant calculer la somme. X   1 1 xn . Donc R ≥ 1. Dans les deux cas. x ∈ R. Donc R = 1. 1[. n ≥ 0.11 du polycopié. Exercice n◦3 Soit S la somme de la série entière X x2n+2 . 1[. 3.si x ∈ [−1. On a aussi n(−1) ≤ nxn . il sut d'étudier ce quiPse passe en x = 1 et x = −1. théorème 4. Donc R ≤ 1.. En déduire S(x). 1[. Par la règle de d'Alembert. 3. + 1/n. Et la série du majorant converge si et seulement si x ∈] − 1. voir page 12 du polycopié) que le produit des séries entières n≥0 xn et P P n n n≥1 an x . 2x2 La somme de la série étudiée est donc (1−x 2 )2 + argth(x). développements usuels. (n + 1)(2n + 1) 1. le rayon de convergence est donc égal à 1. S 0 (x). un (x) = 1 + + · · · + 2 n 1 Soit an = 1 + 1/2 + . 1[. P 2... On a : 0 S (x) = +∞ X 2n + 2 x2n+1 (n + 1)(2n + 1) n=0 +∞ X x2n+1 2n + 1 n=0   1+x = ln ou argth(x) cf. Pour conclure : R = 1. les développements en séries entières donnés à la n de cette feuille de correction sont très utiles. un (x) (n + 2)(2n + 3) Donc un (x) converge seulement si x2 ≤ 1 et converge si x2 < 1. On en déduit (cf. Pour le domaine de convergence simple. Déterminer le rayon de convergence de cette série. OnPremarque ensuite (eh oui. Le quotient an+1 /an est égal à 1 + (n+1)a et tend vers n 1. Montrer que S est continue sur [−1. 1[. En utilisant le développement numéro 14. (1 − x2 )2 1 x2n+1 est de rayon de convergence 1 et de somme Celle des termes impairs 2n + 1 argth(x). on se rend compte que la série de termes pairs est de rayon 1 et vaut : n +∞ X 2 n 2 2n(x ) = 2(x ) n=0 +∞ X n(x2 )n−1 = n=1 2x2 .

La règle de d'Alembert nous indique que le rayon de convergence de cette série est R = +∞. Il reste à trouver sur quel intervalle de R. on trouve : R S(x) = x ln 1+x + ln 1 − x2 ) + C. on peut écrire P+∞ 1 n=0 (n+1)(2n+1) = limx→1− S(x) = 2 ln(2) Exercice n◦4 Développer en séries entières du réel x les fonctions suivantes : 1. Si f1 est DSE(0) (développable en série entière autour de 0) alors son DSE(0) correspond à son développement de Taylor : +∞ (n) X f (0) 1 n! n=0 xn . 1−x De plus S(0) = 0 donc C = 0 et nalement : 1 S(x) = argth(x) + ln(1 − x2 ).Donc S = argth. x[. Calculer la somme +∞ X n=0 1 . f1(n) (x) = f1 (x) + nex . Il faut donc commencer par calculer le f1(n) (0) pour tout n. Pour ce faire. En intégrant par parties. f1 (x) = (2 + x)ex . on se rend compte que k! . On a : f1 (x) = n (k) X f (0) 1 k=0 En posant Sn (x) = k! (n+1) (c) n+1 f x + 1 x avec c ∈]0. Ensuite. f1 est égale à son DSE(0). (n + 1)(2n + 1) Puisque S est continue en 1. On a f10 (x) = (2 + x)ex + ex = f1 (x) + ex . on étudiera sur quel intervalle f1 (x) est égale à son développement de Taylor. 2 4. Par récurrence on trouve (allez à l'ordre 2 pour vous en convaincre). (n + 1)! k (k) P = nk=0 2+k xk . Donc le développement de Taylor de f1 est : +∞ X 2+n n=0 n! xn . on peut utiliser la formule de Taylor-Young.

.

.

2 + c n+1 .

x .

.

0[suivant que x > 0 ou x < 0. avec c ∈]0. |Sn (x) − f1 (x)| = . x[ ou ]x.

.

(n + 1)! f1 (0) k x k=0 k! Pn .

.

.

.

.

.

2+|x| n+1 .

2+c Quel que soit le signe de x on a .

.

(n+1)! xn+1 .

≤ .

(n+1)! x .

Donc f1 (x) = n=0 n! x pour tout x ∈ R.. 4 . Ce terme tend vers 0 quand P+∞ 2+n n n tend vers +∞ pour tout x ∈ R.

On remarque après quelques calculs que :   1 1 x =x − . 2[. (x − 1)(x − 2) Un classique du genre. mais autour de −1. 3.2. Soit g(x) = ln(1 + x). 1[. n n−1 (x+1) Donc f2 (x) = g(x + 1) = +∞ ∀x ∈] − 2. Il existe une autre solution pour se ramener à un DSE(0). f2 (x) = ln(2 + x). 0]. Il est à noter qu'avec cette stratégie. cette stratégie permet de calculer la dérivée n-ième de x 7→ ln(2 + x) pour tout n ∈ N. 2[=] − 1. (x − 1)(x − 2) 1−x 2−x On connait le DSE(0) de 1 1−x sur ] − 1. 1[ et vaut : " +∞ # +∞ n X X x x 1 = x xn − (x − 1)(x − 2) 2 n=0 2n n=0 = = +∞ X (1 − n=0 +∞ X (1 − n=1 5 1 2n+1 )xn+1 1 n )x 2n (7) (8) (9) . f3 (x) = x . Donc le DSE(0) de ln(2 + x) est : n P ln(2 + x) = ln(2) + +∞ X (−1)n−1 n=1 n2n xn ∀x ∈] − 2. On remarque ensuite que 1 1 1 = . 1]. On peut noter ce développen=1 (−1) n ment sous la forme DSE(−1). De plus. Finalement. on trouve que le DSE(0) de f3 est valable pour tout x ∈] − 1. on voit que : " +∞ # +∞ n X X x 1 x =x xn − (x − 1)(x − 2) 2 n=0 2n n=0 pour tout x ∈] − 1. Finalement. 2]. D'après le 7ème DSE(0) classique de cette feuille. 1[. on voit que : g(x) = +∞ X (−1)n−1 n=1 xn ∀x ∈] − 1. 1[∩] − 2. Il est donc naturel de faire un DSE non pas centré autour de 0. On remarque que ln(2 + x) = ln(2(1 + x/2)) = ln(2) + ln(1 + x/2). 2−x 2 1 − x/2 Donc 1 2−x = 1 2 xn n=0 2n P+∞ ∀x ∈] − 2. On connait le DSE(0) de ln(1 + x). on a un rayon de convergence égal à 2 alors qu'avant on n'avait obtenu que R = 1.

. (x + 1)2 En utilisant l'équation 9 du formulaire on trouve : (x + 1) −2 = +∞ X (−1)n (n + 1)xn n=0 pour tout x ∈] − 1. n=1 6 (13) . f4 (x) = 1−x . 0 L'intérêt de cet exercice est le suivant : une intégrale de ce genre (en l'occurrence une Gaussienne) est en général incalculable. n=0 La série entière satisfait : +∞ X nan x n−1 |n=1 {z +x } g 0 (x) +∞ X an xn = 1. 0 Donc g 0 (x) = −xe−x suivante : 2 /2 Rx 0 2 /2 et + 1 = −xg(x) + 1. g satisfait donc l'équation diérentielle g 0 + xg = 1. 1[. On va maintenant chercher la solution de cette équation diérentielle sous la forme d'une série entière : g(x) = +∞ X an x n . f5 (x) = e−x 2 /2 Z x 2 /2 et dt. Trouver son développement en série entière permet donc d'en faire une approximation par des polynômes qui sont eux calculables. on a : an x n (10) n=0 n (n + 1)an+1 x + (n + 1)an+1 xn + n=0 = a1 + +∞ X n=0 +∞ X an xn+1 (11) an−1 xn (12) n=1 +∞ X [(n + 1)an+1 + an−1 ]xn . on trouve : +∞ X f4 (x) = (−1)n (2n + 1)xn n=0 5. On résoud cet exercice avec une technique diérente des autres. 1[ P+∞ 1−x n n D'où (x+1) 2 = (1 − x) n=0 (−1) (n + 1)x sur ] − 1. Pour alléger les notations. On développe et sauf erreur de ma part. |n=0{z } g(x) Pour x appartement au domaine de convergence de la série +∞ X = = n=1 +∞ X n=0 +∞ X nan x n−1 +x +∞ X P an xn . on pose : Z x g(x) = e−x 2 /2 2 /2 et dt..4.

On fait de même pour les termes impairs. On obtient l'expression de la série entière comme dans l'exercice précédent. · (2n + 1) On le montre facilement par récurrence. 6.... a1 + 3a3 = 0 a3 + 5a5 = 0 a5 + 7a7 = 0. (14) (15) (16) Donc les termes pairs de la suite sont tous nuls. On infère que : a2n+1 (−1)n . On obtient: f6 (x) = +∞ X n=0 (2n n!)2 x2n+2 ... 3 · 5 · .. Cet exercice est similare au précédent sauf qu'il faut aller à l'ordre 2. Donc f6 satisfait l'équation diérentielle : 1−x2 (1 − x2 )f 00 (x) − xf 0 (x) = 2. Donc a3 = − 31 .. équation diérentielle)  an−1 + (n + 1)an+1 = 0∀n ≥ 1.. a5 = 1 3·5 (17) (18) (19) 1 . 7 .. a7 = − 3·5·7 . Déterminer le rayon de convergence des séries obtenues et calculer leur somme.Donc la suite (an ) satisfait :   a0 = g(0) = 0 a1 = 1 (cf... f6 (x) = (Arcsinx)2 . On écrit ces relations. Finalement on voit que la seule série entière qui satisfait l'équation diérentielle est la série : f5 (x) = +∞ X n=0 (−1)n x2n+1 . · (2n + 1) Son rayon de convergence est R = +∞ (comparaison factorielle avec fonction puissance). a0 + 2a2 = 0 a2 + 4a4 = 0 a4 + 6a6 = 0. = 3 · 5 · . On a f 0 (x) = 1 x 0 √ 2 arcsin(x) et f 00 (x) = 1−x 2 + 1−x2 f (x).. (2n + 1)!(n + 1) Exercice n◦5 Montrer qu'il existe pour les deux équations diérentielles suivantes des solutions développables en séries entières.

.(α−n+1) n! xn = P+∞ x2 n+1 n=0 an 2 n+1 avec an = 1Q  n (2 k−1) k=1 Qn k=1 2 k ( x2 n+1 n n=0 (−1) an 2 n+1 P+∞ 2n Remarque : on peut aussi écrire an = (4nn ) = 1 (1−z)2 = α n  xn . P+∞ (−1)n n=0 2 n+1 P+∞ P+∞ k=0 (n + 1)z n 8 avec an = (2 n)! (n! 2n )2 = 1. ∀x ∈] − 1. (1 + x)α = 1 + 11. ∀x ∈ R. ∀x ∈] − 1. n x2 n n=0 (−1) (2 n)! . ∀x ∈ ] − 1. Arcsin x = 14.(2 n−1) 2. 1[. Arctan x = n−1 xn . ∀x ∈ R. 1[. n=1 (−1) n n x2 n+1 n=0 (−1) 2 n+1 P+∞ 9. ∀α 6∈ N. n x2 n+1 n=0 (−1) (2 n+1)! . xn . 1[.Q  n  si n est nul .. P+∞ n=0 7.1. sinon . sin x = P+∞ 4.. xy 00 + 2y 0 + xy = 0. ∀x ∈ [−1. ∀x ∈] − 1. ∀x ∈ R.3.. ∀x ∈] − 1. ch x = P+∞ 5. x2 y 00 + x(x + 1)y 0 − y = 0. 1. (1 + x)α = 1 + 10.(2 n)  si n est nul . P+∞ 2. Argth x = P+∞ n=1 . π = 4 P+∞ n=1 α (α−1). ∀x ∈] − 1.4. ∀x ∈ R. ∀x ∈ R. Ils sont donnés ici avec indication du rayon de convergence dans le champ complexe ou réel. sh x = P+∞ 6. x2 n+1 n=0 (2 n+1)! = P+∞ . 1[. x2 n+1 n=0 2 n+1 .. 1]. ln(1 + x) = 8. 1[. 1[.. 2. ∀α ∈ N. x2 n n=0 (2 n)! 1 1−x . 12. ex = xn n=0 n! . sinon k=1 (2 k−1) Q n k=1 2 k 1. Développements en série entière usuels Ces développements usuels sont souvent très utiles dans le calcul d'intégrales. ∀x ∈ C. 1]. cos x = P+∞ 3..(α−n+1) n! α (α−1). et en particulier. n=0 P+∞ ( 13.. ∀x ∈] − 1. Argsh x = xn .