Guide

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Agir

Découvrir

Elus
Techniciens des collectivités
Urbanistes
Aménageurs
Architectes
Professionnels du développement
territorial
Proffessionels du numérique

Comprendre

2013

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Construire
.

La ville numérique
durable

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Comprendre
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Avec le soutien de :

3

Editos

Editos
L

e numérique est aujourd’hui présent dans
toutes les villes et territoires de France.
Particuliers et professionnels de tous
horizons se sont en effet pleinement appropriés
les nouvelles technologies, outils incontournables
pour de nombreuses tâches du quotidien.
Mais au-delà de l’utilisation individuelle, le
numérique se révèle également être un enjeu
commun de développement sociétal et
territorial. Le déploiement des infrastructures
de télécommunication constitue aujourd’hui
une question à laquelle sont confrontés de
nombreux élus locaux. Au-delà des réseaux, des
applications de plus en plus performantes sont
développées avec comme objectif souhaité (et
souhaitable) l’amélioration du fonctionnement
urbain et des services apportés à la population
dans une perspective de développement
durable : renforcement du lien social, de
l’attractivité économique, de la préservation de
l’environnement.

L

es nouvelles technologies constituent
un enjeu d’avenir, autant pour le
développement de l’économie et des
entreprises que pour l’accès à de nouveaux
services pour les usagers.
Conscient très tôt de ces enjeux, l’Etat n’a cessé
d’œuvrer pour faire de la France un pays en pointe
sur cette question. A travers les programmes
dédiés au développement numérique élaborés
et mis en œuvre ces dernières années, la France
contribue activement à l’ambition européenne
d’un continent demeurant une région du monde
leader sur l’innovation et la connaissance.
La récente feuille de route gouvernementale
sur le numérique arrête à ce titre le cadre
d’action pour l’enjeu de ces prochaines
années : le déploiement d’infrastructures Très
Haut Débit sur l’ensemble du territoire national.
Néanmoins, l’impulsion est également donnée
pour le développement d’usages innovants. Les
opportunités sont nombreuses, notamment au
sein de villes qui doivent devenir plus durables.
C’est tout le sens des lois « Grenelle » qui ont
d’ailleurs renforcé la prise en compte des enjeux
numériques dans l’aménagement.

4

Utilisé à bon escient, le numérique constitue ainsi
un véritable levier au service de l’émergence
d’une ville plus durable. Loin de se cantonner aux
seules mégalopoles, ces opportunités existent et
doivent également être saisies par les petites
et moyennes agglomérations ainsi que par les
territoires ruraux.
Afin d’apporter un regard neuf sur ce sujet,
l’Agence d’Urbanisme et de Développement
de la Région de Saint-Omer a collaboré avec le
cabinet I solutio pour élaborer ce guide destiné
aux élus et techniciens des collectivités et des
territoires.
Ou quand acteurs de la ville et acteurs du
numérique se rencontrent pour travailler
ensemble à la construction d’une ville souhaitable
pour demain …

Joël DUQUENOY
Président de la Communauté
d’Agglomération de Saint-Omer
(CASO)
et de l’Agence d’Urbanisme et de
Développement de la Région
de Saint-Omer (AUDRSO)

L’initiative audomaroise témoigne de la capacité
de tous les territoires, grandes métropoles mais
aussi territoires plus ruraux qui demeurent une
force de notre pays, à faire preuve d’innovation.
Pour cette initiative comme pour de nombreuses
autres, l’Etat, et avec lui l’Union européenne, sont
dans leur rôle en accompagnant et soutenant les
collectivités locales afin de favoriser l’innovation
et un retour d’expérience qui se révélera précieux
pour de nombreux autres territoires.

Christian ABRARD
Sous-Préfet de l’arrondissement
de Saint-Omer

il cherche à apporter aux habitants des solutions efficaces. Lyon. de la culture. aux services publics et privés. durables qui faciliteront leur quotidien dans les domaines du transport. à la veille des grands bouleversements numériques qui s’annoncent. Nice. évolution des modes de travail. souhait des usagers d’être associés à la décision publique. Stockholm. tous nos projets seraient vains sans une grande ambition numérique. Le Conseil Régional y est particulièrement attentif. C’est un devoir d’égalité territoriale mais aussi d’égalité d’accès des citoyens à la connaissance. La Région Nord-Pas-de-Calais est au rendez-vous et y participe notamment dans les secteurs de l’éducation. le Pays de Saint-Omer devient l’un des leaders français dans la mise en œuvre de ces nouvelles politiques sources demain de compétitivité économique et de bien-être social. La taille du territoire n’est pas en question. Curitiba. des projets voient le jour au service de la population. Vancouver. de l’apprentissage et de l’emploi. Pour autant. à la formation. Rio de Janeiro. San Francisco. gestion du trafic. 5 . la prise de conscience d’un rôle utile des Technologies de l’Information et de la Communication et la volonté de résoudre des problèmes devenus cruciaux pour les villes (étalement urbain. Cette conquête est une révolution dont les conséquences impacteront de manière vertueuse l’ensemble de la société. Mais l’implication du Conseil Régional s’étend également aux contenus et usages numériques. par le dynamisme de ses acteurs et par une politique et des projets structurants. des usages encore indéfinissables pour nos populations. du chemin reste à parcourir pour que l’ensemble des villes s’approprient ces démarches. à tous les habitants. L’arrivée du Très Haut Débit dans nos foyers laisse entrevoir des effets prometteurs. soutenu en cela par une volonté politique forte. la Région Numérique » est d’amener le Très Haut Débit partout sur l’ensemble des territoires. Concrètement. Daniel PERCHERON Président du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais La recherche de nouvelles économies énergétiques et financières. Christophe PANNETIER Président du Cabinet I SOLUTIO Editos Y okohama. le Pays de SaintOmer a pris à bras le corps la problématique du numérique au service du développement territorial. du logement. à l’échelle d’un territoire de 120000 habitants. à tous les secteurs d’activités économiques et sociales. Le résultat est là et ce guide en est la preuve : le « réflexe numérique » est intégré. Depuis près de dix ans. …) fondent ces nouvelles politiques. L’objectif de « Nord-Pas-de-Calais.… De plus en plus nombreuses sont les villes de tous les continents qui s’engagent dans des processus de transformation urbaine alliant numérique et développement durable. Le travail initié par le Pays de Saint-Omer dans le cadre du concept de ville numérique durable est exemplaire et précurseur.T ous nos atouts. de l’emploi.

12 FICHE 1 : Habitat et bâtiments 13 FICHE 2 : Mobilité et déplacements 21 FICHE 3 : Activités et commerces 27 FICHE 4 : Lien social 35 FICHE 5 : Espaces publics 43 FICHE 6 : Services publics 49 FICHE 7 : Tourisme 55 FICHE 8 : Culture et éducation 61 FICHE 9 : Santé 67 FICHE 10 : Sécurité et prévention des risques 73 Conclusion 79 . des opportunités concrètes 8 Le numérique comme levier du développement durable 9 L’implication nécessaire des acteurs de la ville aux côtés de ceux du numérique 10 Un levier parmi d’autres. à appréhender de manière transversale 11 De la théorie à la pratique ..Sommaire Sommaire Introduction 6 7 La ville numérique : Au-delà d’une utopie techniciste..

Introduction 7 .

de terminaux. peuvent modifier de manière souhaitable certains comportements ou faciliter la vie dans nos agglomérations. parfois simples à mettre en place et faciles d’utilisation. qui sont les préoccupations premières de ses habitants. et bientôt Internet des objets. cette ville ne peut se limiter à une addition de « personnes numériques ». Des outils concrets. tout comme elle semble peu réaliste. la ville étant alors appréhendée comme un objet avant tout technique composé de flux. l’appropriation de ces outils par un grand nombre d’habitants conduit logiquement à une présence de fait du numérique dans la ville et dans les territoires. …. sans quoi la ville numérique se limiterait à une modélisation virtuelle digne de SimCity2 . Les nouvelles technologies doivent pour cela être appréhendées de manière globale et commune à l’échelle d’une agglomération. de créative. quels que soient leurs âges. générationnelles 1 2 SimCity : Célèbre jeu vidéo. Elles doivent également êtres inscrites dans le réel et le concret. La ville doit également demeurer désirable et être pensée pour l’ensemble des habitants. de services publics. Téléphonie fixe. et ne peut être. de transport. Les premiers enjeux de la ville demeurent les questions de logement. suivi de l’Internet mobile. Néanmoins. d’applications … Une telle vision apparaît peu souhaitable. sociales. les opportunités offertes pour contribuer à relever certaines problématiques urbaines et territoriales sont réelles. de réseaux. d’activités. DEFINITIONS: Fractures numériques : Fractures territoriales. Sans nier l’exclusion encore persistante d’une partie de la population de la révolution numérique (les fameuses fractures numériques1). Mais pour être qualifiée de numérique. leurs classes sociales. des opportunités concrètes Déjà qualifiée de durable. de désirable … la ville serait aujourd’hui numérique ! C e nouvel adjectif souligne avant tout une évolution de notre temps : le rôle prépondérant pris ces dernières années par les nouvelles technologies. leurs moyens … Le numérique n’est. qu’un levier. puis mobile . leurs professions. informatique destinée aux professionnels puis aux particuliers . et il serait alors dommage de les ignorer et de s’en priver. Est-il seulement souhaitable que la ville soit numérique ? Mettre en avant ce terme à dominante technique peut laisser à penser que les technologies prendraient le pas sur l’humain.Introduction La ville numérique : au-delà d’une utopie techniciste. c’est l’émergence de cette ville numérique qui peut être aujourd’hui favorisée. Enrichir la ville actuelle pour en faciliter son fonctionnement et contribuer à l’amélioration de la vie de ses habitants en utilisant les nouvelles technologies. Internet fixe. alors que celui-ci doit demeurer au cœur même de la pensée et de la conception urbaine. Le risque de sombrer dans une utopie techniciste est également réel : le numérique pourrait tout et serait une solution à tous les problèmes. où l’objectif pour le joueur est de créer et de faire se développer une ville virtuelle idéale TIC : Technologies de l’Information et de la Communication 3 8 . leurs niveaux de formations.

Il est donc indispensable que les acteurs du numérique mais également ceux du développement urbain et territorial appréhendent ces différents aspects. Leviers pour les activités et le commerce. Comme souvent. outil de revendication permettant d’échapper à la censure. avec par exemple la virtualisation des envois de courriers. Introduction A u-delà même de la durabilité dans le temps de ces outils. les nouvelles technologies favorisant cependant une mondialisation économique effrénée préjudiciable aux Hommes et à la planète. 9 . De plus en plus de producteurs locaux aux moyens de communication limités utilisent les nouvelles technologies pour se faire connaître d’une clientèle proche. Elles permettent également une réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre. Les nouvelles technologies se révèlent en effet être de précieux outils pour limiter la consommation de certaines matières premières. les nouvelles technologies peuvent notamment servir au développement d’une économie sociale. isolement. Les récents soulèvements qui se sont produits dans le monde contre des régimes autoritaires ont eu comme point commun d’être facilités ou relayés par l’utilisation du Web. et agissent pour faire tendre le développement des TIC vers une utilisation bénéfique pour la société et l’Homme. Seul le levier « économique » du développement durable serait épargné par l’utilisation du numérique. l’expression des citoyens. d’une limitation d’une croissance prédatrice en énergie et en matières premières ? L’utilisation des TIC3 pose parfois question quant à ses impacts négatifs sur les enjeux environnementaux (consommation d’énergie. l’accès à la connaissance. la réalité semble plus mesurée.Le numérique comme levier du développement durable Les dérives technicistes ne sont-elles pas contraires à la recherche d’un mode de vie plus proche des besoins premiers. technologies et développement durable peuvent sembler s’opposer de prime abord. en raison de la limitation des déplacements nécessaires (avec par exemple le recours à la visio conférence) ou les réseaux intelligents intégrés dans les bâtiments (permettant une gestion énergétique plus efficace). en fonction de l’utilisation qui en est faite. les nouvelles technologies illustrent une constante de tous les outils créés par l’Homme : leurs impacts peuvent se révéler autant négatifs que bénéfiques. Internet constitue également un moyen de plus en plus utilisé pour favoriser la démocratie participative. Dans un contexte plus pacifique. le Web permet également à des personnes de se rencontrer via les réseaux sociaux qui font une place de plus en plus grande à la géo localisation et à la possibilité de privilégier les rencontres avec des personnes à proximité. Internet constitue également un outil formidable pour favoriser les échanges. Loin d’être dé-territorialisé. solidaire et de proximité. Au final. production de déchets informatiques) et sociaux (virtualisation des contacts humains. qui pose question pour un domaine aux évolutions si rapides. addictions parmi d’autres impacts sur la santé).

Ces différents aspects du numérique sous-tendent l’implication d’une multitude d’acteurs aux intérêts divers et / ou complémentaires. Départements. Leurs compétences concernant l’aménagement du territoire. ont un rôle à jouer sur l’ensemble de ces champs. les pouvoirs publics doivent ainsi prendre conscience de leur responsabilité de donneurs d’ordre pouvant influencer la direction prise par le développement des nouvelles technologies dans leurs territoires. de celles qui mettent en place un simple site Web jusqu’à celles qui développent des outils plus sophistiqués. Sont ainsi concernés les fabricants d’ordinateurs. services et usages. Cependant. équipements. de tablettes mais également ceux de capteurs. l’Agence d’Urbanisme permet via ses missions « classiques » de garantir la bonne adéquation entre les enjeux du développement et de l’aménagement du territoire avec ceux du numérique. de mobiliers urbains intelligents … Le champ des services développés pour être accessibles via les nouvelles technologies concerne potentiellement toutes les entreprises. 10 De par leurs responsabilités. a noter : 4 A titre d’exemple. Cependant. Etat. L es opérateurs de télécommunication sont responsables du socle du numérique. les pouvoirs publics. En charge de l’animation et du pilotage technique de la stratégie numérique territoriale du Pays de Saint-Omer. les services publics pour la population. de téléphones. à savoir les réseaux de télécommunication. le développement urbain. c’est aux collectivités et aux administrations.Introduction L’implication nécessaire des acteurs de la ville aux côtés de ceux du numérique Le domaine des nouvelles technologies se compose de plusieurs «briques» complémentaires : infrastructures et réseaux. Relevant par le passé d’une administration d’Etat. le présent ouvrage a été piloté par l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer. Les équipementiers ont eux comme fonction de fournir les interfaces entre les réseaux et les utilisateurs. la création de services et l’accompagnement à l’utilisation. . …. cette action dépend aujourd’hui de plusieurs acteurs privés engagés dans le jeu de la concurrence. Régions. peuvent les conduire à agir à la fois sur le déploiement d’infrastructures. Mobilisant les autres acteurs incontournables du numérique. Intercommunalités. légitimes acteurs du développement des villes et des territoires. La puissance publique peut pour cela s’appuyer sur des cabinets conseils ou de grands groupes industriels qui ont progressivement développé une offre de services sur le champ de cette ville intelligente de demain. Usagers et collectivités peuvent également participer à ce mouvement en tant que contributeurs ou développeurs. Communes sont même les garants de cette prise en compte des enjeux du développement durable dans le déploiement et l’intégration du numérique dans les territoires et les villes. et notamment les collectivités locales. de comprendre les enjeux pour donner le cap qui devra être suivi4.

la liste ci-dessous aurait pu être enrichie de nombreux autres sujets. elle-même inscrite en lien avec le projet de développement du Territoire. Le choix retenu a été de vous présenter les enjeux et les concrétisations de la ville numérique à travers les différentes problématiques urbaines qui se posent aux collectivités.…. aux aménageurs. commerces. faisant chacun l’objet d’une fiche détaillée : 11 . Une telle démarche peut être menée à l’occasion de différents exercices.Un levier parmi d’autres. habitat. à appréhender de manière transversale P arler de ville numérique ne signifie pas additionner une thématique supplémentaire. 1 / Habitat & bâtiments 2 / Mobilité & déplacements 3 / Activités & commerces 4 / Lien social 5 / Espaces publics 6 / Services publics 7 / Tourisme 8 / Education & culture 9 / Santé 10 / Sécurité & prévention des risques. Transport. et notamment lors de l’élaboration de documents stratégiques et de planification tels que les Schémas de Cohérence Territoriaux (SCoT) ou dans une moindre mesure les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU). Le numérique doit ainsi être envisagé de manière transversale et intégrée à l’ensemble des enjeux des territoires. Cette appréhension se traduit dans l’organisation même du présent guide. Introduction Dix grands thèmes ont ainsi été identifiés. mais vise à illustrer cette diversité des enjeux urbains pour lesquels le numérique peut être envisagé comme une solution parmi d’autres. vous constaterez ainsi que l’ouvrage ne s’organise pas avec comme clefs d’entrée les différentes technologies. Au cours de votre lecture. La ville et les territoires étant la conjonction de multiples enjeux. hermétique aux autres enjeux du développement urbain. les nouvelles technologies se révèlent être un levier complémentaire mobilisable pour chacune des problématiques urbaines. Cette richesse traduit également la nécessité pour les territoires de penser la mise en place d’actions au sein d’une stratégie numérique transversale et cohérente. aux urbanistes. Cet ouvrage n’a cependant pas pour objectif d’être exhaustif.

Après des années de réflexion. Le souhait est également d’illustrer concrètement les actions qui peuvent relever de cette «ville numérique». colonnes vertébrales des villes et des territoires numériques et qui renvoient à de véritables questions d’aménagement numérique des territoires . à travers cette rapide synthèse. notamment avec le développement fulgurant ces dernières années de nouvelles technologies telles que l’Internet mobile.Des focus sur certains aspects techniques. avec la nécessaire préoccupation de favoriser l’accès de tous à ces outils. … L’objectif de l’ouvrage étant de favoriser une appropriation du sujet par l’ensemble des acteurs devant contribuer à construire la ville numérique durable.Des exemples choisis . Plusieurs aspects ne sont ainsi pas abordés dans cet ouvrage. L’objectif du présent ouvrage est de contribuer à ce mouvement.Les acteurs clefs .Les facteurs de succès .Les opportunités apportées par l’intégration des nouvelles technologies . et pourraient être enrichis de nombreux autres exemples. Cette thématique a donc fait l’objet de plusieurs travaux de recherche depuis plus d’une décennie. nous espérons ainsi susciter l’intérêt d’un public d’acteurs très divers mais néanmoins tous concernés par ce sujet qui demeure nouveau pour la plupart. les usages. A travers cet ouvrage. avec parfois. sans perdre de vue le fait que les opportunités offertes par les nouvelles technologies constituent un levier pour chaque problématique urbaine qui nécessite donc une vision globale et transversale. Ces initiatives ont néanmoins connu un regain d’intérêt. plusieurs villes et territoires ont engagé des expérimentations. 12 . Le présent guide se concentre ainsi essentiellement sur la question des services qui peuvent être développés. Espérant que ces quelques éléments susciteront votre intérêt. Les éléments contenus dans ces fiches ne sont pas exhaustifs.Introduction De la théorie à la pratique L e sujet de la ville numérique est presque aussi ancien que les nouvelles technologies elles-mêmes.Cadrage de la problématique urbaine / territoriale au regard des enjeux de la ville durable .Les points de vigilance . Ce guide n’a pas la prétention de reprendre la somme des travaux universitaires menés sur la ville numérique et le recensement de toutes les initiatives conduites à travers le monde. En partenariat avec les organismes de recherche et les entreprises. aspects qu’il convient néanmoins d’avoir présents à l’esprit : les infrastructures. de nombreux territoires souhaitent en effet agir concrètement pour favoriser l’émergence de cette ville numérique. chaque thème (problématiques urbaines) est abordé de la même manière à travers une fiche dédiée portant à la fois sur des aspects théoriques et pratiques : . Néanmoins. ces quelques pages permettront à la fois aux élus et responsables de services des collectivités intéressés par les enjeux globaux de la ville ainsi qu’aux agents et professionnels travaillant sur les aspects plus techniques du numérique de trouver les informations qui les intéressent. conduisant parfois à des expérimentations concrètes. le soutien de l’Etat à travers des appels à projets consacrés à la ville numérique. nous vous souhaitons une bonne lecture.

Fiche 1 Habitat et Bâtiments 13 .

les bâtiments sont des lieux où nous passons dorénavant la plupart de notre temps. L’importance croissante donnée à la rénovation urbaine en est une illustration.Fiche 1 . Habitat ou lieu de travail. L es constructions et les bâtiments sont ainsi la première traduction visible de la ville. Le lieu où l’on habite constitue par exemple une des premières informations qui caractérise chacun d’entre nous: après avoir décliné son identité et sa profession. forme urbaine. éclairage. L’accès pour tous à un logement de qualité apparaît comme le premier défi à relever. 14 Le développement économique peut également difficilement se passer du secteur du bâtiment. l’information suivante que l’on communique le plus souvent est celle de « j’habite à … ». L’épanouissement des « habitants » de la ville passe par une qualité de vie renforcée au sein même du logement. La fonction de logement est cependant particulière. pris en compte dès la conception des bâtiments. cette fonction primordiale de l’habitat doit donc être traitée avec la plus grande attention. « habiter » signifie une réelle appropriation d’un lieu. et une des solutions à mettre en œuvre. l’habitat et plus généralement les constructions sont donc un des premiers secteurs de consommation énergétique et donc d’émission de Gaz à Effet de Serre. notamment à travers les projets stratégiques d’ « éco cités » et les projets plus opérationnels et localisés d’ « éco quartiers » qui portent une grande attention à la conception du bâti. Cependant. de refuge. la création d’un véritable cocon ayant vocation d’accueil. le volet social est également primordial. L’urbain est en effet une forme particulière de sociabilité des Hommes qui se traduit par une concentration d’habitats dans un même endroit.… Logiquement. Les acteurs incontournables (isolutio) : • Les collectivités locales (EPCI et villes) • Les aménageurs • Les bailleurs sociaux • Les promoteurs privés • Les architectes et les programmistes • Les agences d’urbanisme • Les équipementiers et industriels du secteur de l’énergie et de l’automatisme du bâtiment • Les facility managers • Les organismes de formation (secteur du bâtiment) • Les habitants et utilisateurs . L‘intégration sociale et à la vie de la cité passe le plus souvent par un accès digne à ce service de base. le numérique peut permettre à la fois de contribuer à une consommation énergétique plus économe mais également à l’apport de services à domicile permettant de mieux y vivre et parfois d’y demeurer plus longtemps. avec des densités plus ou moins importantes. peu d’entre eux intègrent encore aujourd’hui les opportunités offertes par les nouvelles technologies. le point commun demeure la proximité de plusieurs constructions dont une des vocations premières est de se loger. qualité architecturale et de construction … sont ainsi autant de points de vigilance à prendre en compte par les concepteurs des villes. Pourtant. Le domaine de la construction lui-même demeure un des principaux secteurs économiques en France. Toutes ces préoccupations sont prises en compte dans les multiples initiatives qui émergent. Au-delà de la simple occupation d’un abri. Dans une ville qui se veut durable. la plupart des activités productrices de richesses se déroulant dans des lieux clos et bâtis. Les nombreuses fonctionnalités présentes dans ces endroits clos sont ainsi fortement sollicitées : chauffage (ou climatisation). Des mégalopoles millionnaires aux hameaux de quelques âmes. Au-delà de cet impact environnemental.Habitat et Bâtiments L’habitat et les bâtiments dans la ville numérique durable Se loger est probablement la première fonction de la ville. appareils électriques divers. Localisation de l’habitat. si on veut parler réellement de ville durable et souhaitable.

Les Smart Homes propulsés par la domotique sont bel et bien en développement. Elle est la pierre angulaire des Smart Buildings.Exemple d’un écran tactile domotique d’entrée de logement au Fort d’Issy à Issy-lesMoulineaux et de l’offre proposée par Bouygues Immobilier. Source : Schneider Electric 15 . Source : Bouygues Immobilier Organes de commandes contrôlés par l’intelligence centralisée Effecteurs Appareils électroménagers Interrupteur Commandes sans fil : infrarouge. BUS. radio. Ethernet Volets/Stores Eclairage Commande par évènements extérieurs Les réseaux électriques des villes vont également subir des adaptations importantes dans les années à venir afin de devenir intelligents : on les appelle les Smart Grids. WIFI Chauffage Commandes filaires : CPL. Le câblage et la box télécom du logement deviennent les dorsales d’informations du logement. Systèmes de télésurveillance Commandes par scénario Systèmes de production décentralisés Passerelle Habitat et bâtiments Pour les bâtiments tertiaires. la Gestion Technique de Bâtiment devient l’organe indispensable de suivi et de contrôle des équipements.

pour faciliter l’appropriation par les professionnels comme par les citoyens . industriels de solutions intégrées.. dans une logique de coproduction et d’« urbanisme collaboratif » et où le numérique sera pensé dès l’amont des projets urbains • Prendre en compte et gérer des réticences liées à un rejet de certaines technologies.. garante de l’histoire et du patrimoine) Les enjeux spécifiques et complémentaires du numérique pour l’habitat et les bâtiments : • Utiliser les services rendus possibles par les nouvelles technologies comme un des leviers pour une meilleure efficacité énergétique des bâtiments et notamment des logements • Intégrer le numérique dans les bâtiments pour proposer de nouveaux services améliorant le confort de vie et/ou le maintien à domicile • Conforter ou favoriser la mixité sociale.Fiche 1 .Habitat et Bâtiments Les enjeux de la thématique Habitat et Bâtiments • Favoriser le développement de constructions à la fois plus respectueuses de l’environnement et offrant un plus grand confort de vie aux habitants • Garantir l’accès à tous à ce service de base qu’est le logement. architectes.) et avec les habitants. les industriels de l’énergie et des équipements techniques des bâtiments (souvent en recherche de territoires d’expérimentation) • Mettre en place les processus d’accompagnement nécessaires du changement dans le cadre des projets.. CSTB. évitant ainsi les conséquences dommageables de la spécialisation spatiale (augmentation des déplacements. appauvrissement architectural …) • Agir sur les constructions neuves mais plus encore sur la rénovation / réhabilitation des bâtiments déjà existants.. constructeurs. nocives sur le plan sanitaire (ex : le sans-fil) … • Prise en compte de l’évolution des usages numériques des habitants et du taux d’équipement • Implication des différents acteurs qui doivent travailler en complémentarité (bureaux d’études. aménageurs. à l’impact environnemental moindre. bailleurs. intrusives. vecteur de cohésion et de richesse de la ville Les facteurs clefs de succès : Les points de vigilance : • Concertation en amont avec les professionnels du secteur de l’habitat (promoteurs. premier vecteur d’intégration sociale et de sentiment d’appartenance à une ville et un territoire • Réfléchir à une bonne intégration de la fonction « habitat » dans des quartiers multifonctionnels.). pour privilégier autant que possible la reconversion (généralement moins coûteuse. pouvant être perçues comme peu utiles...) • Prise en compte des usagers dans la conception des fonctions techniques du bâtiment • Disposer au préalable de bâtiments avec une enveloppe thermiquement performante (première étape dans la chasse au gaspillage énergétique) 16 • Identifier et mobiliser les moyens disponibles pour inciter l’intégration du numérique dans les opérations de logement (financiers…) • Tisser les partenariats indispensables avec les acteurs du bâtiment au niveau régional et national (FFB. fournisseurs de matériaux de la construction.

réduction des dépenses énergétiques. le téléphone mobile ou plus récemment la tablette. gestion technique en temps réel du bâtiment… Trois exemples illustrent aujourd’hui ces évolutions qui s’affirment d’ores et déjà comme les tendances fortes de demain : 1. Ceux-ci n’échappent pas à ce monde massivement connecté dans lequel nous évoluons grâce à des équipements comme la télévision connectée. le taux d’équipement des ménages français en matériel informatique était de 76 % (Source : OCDE. la communication entre ces équipements devient indispensable. EQUIPEMENT TELECOM DES LOGEMENTS SOCIAUX En 2011. • Des opérateurs de télécommunication proposant des offres sociales d’accès à l’Internet à tarification modérée. La démocratisation de l’utilisation du matériel informatique et de l’accès à l’Internet se faisant. à la rédaction de CV ou à des activités plus ludiques (retouche photos. La Gestion Technique de Bâtiment dans le tertiaire. en premier lieu les jeunes. cyber-centres. que ce soit à notre domicile ou à notre travail. Le constat est identique pour les bâtiments tertiaires. utilise de plus en plus. indicateurs clés des TIC 2010). on a vu apparaître ces dix dernières années des lieux d’accès publics à l’Internet sous différentes dénominations (cyber-bases. La domotique dans l’habitat 3.…). on a vu également se développer en France : • Des filières de réutilisation de matériels informatiques (sous l’égide de l’organisation nationale Ordi 2. A côté de l‘équipement en matériel neuf. Pourtant. reconfiguration plus aisée du bâtiment. L’habitat est aujourd’hui l’un des terreaux les plus fertiles pour expérimenter les Technologies de l’Information et de la Communication que le grand public. Nous découvrons ainsi progressivement de nouveaux systèmes qui nous facilitent la vie. L’équipement en télécommunication des logements sociaux 2. le développement massif des box multimédias des opérateurs de télécommunication a montré le chemin et a été largement adopté. L’accès à ce média aujourd’hui incontournable qu’est Internet doit être considéré comme un service de base accessible par tous. les aménageurs et les constructeurs de bâtiments ne connaissent ou ne perçoivent pas toujours l’intérêt d’intégrer des équipements numériques dès la conception ou la réhabilitation d’un bâtiment (tertiaire ou à usage d’habitation).0) qui fournissent des ordinateurs reconditionnés à bas coûts. à la recherche d’emploi. illustrant une grande variété des pratiques d’accès à l’Internet. tout comme le taux de couverture Internet en France lui aussi de 76 % (Source : Eurostat. et. Ces structures ont souvent pour vocation complémentaire de former à l’utilisation d’outils bureautiques.Habitat et bâtiments : exemples choisis Depuis quelques années. le numérique a fait son entrée dans nos lieux de vie. 17 . enquêtes communautaires sur les TIC 2011). où les équipements deviennent de plus en plus communicants grâce aux systèmes immotiques et permettent ainsi de gagner en efficacité sur plusieurs plans : confort pour l’usager. l’ordinateur. design créatif. Dans un premier temps. les habitations doivent donc se moderniser.…). Habitat et bâtiments 1. Afin de satisfaire ces attentes. Dès lors. s’informer et pratiquer le numérique grâce à la mise à disposition d’ordinateurs connectés à Internet et la présence d’animateurs. musique. posséder un équipement et une connexion Internet chez soi est devenu « la norme ». Des nouveaux usages autour du contrôle de son logement commencent également à voir le jour avec le développement des solutions domotiques qui ouvrent la voie à de nouvelles façons de vivre. En France. Ces lieux permettent aux citoyens de s’initier. notamment au sein des foyers disposant des plus faibles revenus. Cet équipement des ménages est poussé par une demande croissante de communication et de contenus multimédias.

• Communication (visualisation d’états. Elle existe en France depuis les années 1980. Son développement escompté n’a pas eu lieu. • Intégration d’un système CPL (ou Courant Porteur en Ligne) dans les immeubles pour apporter Internet à coût réduit (15€/mois) dans chaque habitation.Pilotage de l’éclairage . Porteur du projet : Région Poitou-Charentes Description : Faciliter l’accès à l’Internet dans une perspective sociale dans 4 300 foyers en HLM. pour plusieurs raisons : la faible diffusion des outils numériques à cette époque ainsi que le coût important de solutions propriétaires et non communicantes. par exemple dans le cadre d’opérations de requalification urbaine. permettant aux utilisateurs de s’approprier et de comprendre les pratiques et les usages liés à l’apprentissage des TIC.…). Le coût de revient des ordinateurs sera de 50 € au plus. du confort et de l’usage des installations.Régulation de la température et des heures de chauffage . ces équipements deviennent indispensables en raison de la demande croissante de confort et d’économie de l’énergie. la domotique ressurgit et s’installe progressivement dans l’habitat. Sur le marché de l’habitat (neuf en particulier). les appartements bénéficient de fonctions modulables à volonté permettant d’optimiser les coûts : . Ce terme désigne l’ensemble des nouvelles technologies mises à disposition pour l’habitat. nuit…) . d’électricité. Elle est garante de la protection de l’installation et des personnes habitant le logement. commande à distance d’équipements. Cette norme traite de leur conception et réalisation. 2. optimisation de l’éclairage et du chauffage) . Exemple de référence : Fort d’Issy PorteurS du projet : Issy-les-Moulineaux et Bouygues Immobilier Description : Mise en place de solutions domotiques dans les logements neufs du quartier réhabilité du Fort d’Issy. de leur vérification et entretien. LA DOMOTIQUE DANS L’HABITAT La domotique est l’un des domaines numériques les plus prometteurs pour les années futures.Adaptation du logement à différents scénarios de vie (absence.Fiche 1 .Commande à distance des volets roulants 18 . de chaleur… . • Un chèque de 100 € versé à chaque ménage pour se procurer un ordinateur à bas prix. Il est fortement recommandé dans ce cas de s’appuyer sur les structures relais comme les lieux d’accès publics à l’Internet. Fonctionnalités de l’équipement : Dotés d’un écran de contrôle centralisé. Elle consiste en l’apport de fonctionnalités de : La domotique est également encouragée et facilitée par la norme de mise en conformité électrique (NF C 15-100) qui fixe la réglementation des installations électriques dans l’habitat neuf et rénové en France. interaction avec les systèmes multimédia. équipement que l’on commence également à trouver dans les marchés grands publics. des actions spécifiques peuvent être envisagées dans certains quartiers de ville. et est régulièrement mise à jour pour prendre en compte les évolutions des besoins en électricité. Modalités de l’action : • Quartier des Couronneries à Poitiers et à Châtellerault. et ce.Portier vidéo . grâce à l’évolution fonctionnelle et tarifaire des solutions. • Confort (gestion d’énergie. Ces actions en faveur d’une meilleure accessibilité au numérique doivent impérativement s’accompagner de sessions d’information et de formation à l’utilisation de ces outils.Habitat et Bâtiments Exemple de référence : Chèque égalité-internet Afin d’aider des publics en difficulté. • Convention avec les Ateliers du Bocage pour fournir des ordinateurs recyclés à 150 € maximum. Cette norme est aujourd’hui le préalable et la base de toute installation domotique. • Sécurité des biens et des personnes (systèmes d’alarme) .Information en temps réel sur les consommations d’eau. Aujourd’hui. Preuve que la domotique devient un enjeu considérable dans l’aménagement de logements neufs ou anciens.

de chauffage. • Le maintien de la température et du confort .le profil et la quantité de personnes présentes dans chacun de ces espaces.l’état de l’environnement (luminosité. Ainsi. par des mesures de présence. • Equipements de confort commandés en fonction du besoin réel. • Remplacement des programmes horaires chaque fois que possible. • L’assurance d’une gestion énergétique optimale du bâtiment. …. plus confortables et plus agréables à vivre. gages de prise en compte des usages des utilisateurs du bâtiment. LA GESTION TECHNIQUE DE BATIMENT DANS LE TERTIAIRE La notion de coût global dans le secteur du bâtiment est en effet de plus en plus prégnante.la présence des occupants dans chaque espace de travail . Le schéma de base d’une installation GTB repose sur le modèle suivant : Supervision Passerelle Automate Eclairage Chauffage Capteur Thermostat Ainsi. Habitat et bâtiments La Gestion Technique de Bâtiment (GTB) permet de «connecter» les équipements techniques de confort. • Des fonctions « auto ». hygrométrie) . sécurisation et économie du bâtiment. « éco » et des commandes de « dérogation ». de sécurité. 19 . Fonctionnalités de l’équipement : • Automatismes basés sur la mesure du besoin plutôt que sur le besoin déclaré. dynamiquement évalué en fonction de la mesure de : . ce qui permet d’envisager la création de scenarii d’usage du bâtiment. . . car on prend désormais en compte « la vie du bâtiment ». • La fiabilisation des installations et le fonctionnement sans discontinuité . • La réduction des déplacements et l’intervention rapide à distance . avec des coûts immédiats et des coûts différés. la construction et l’installation seulement de 15% à 20%.3. d’éclairement et de contexte climatique. on s’aperçoit que sur une durée de vie de 50 ans. les équipements du bâtiment sont capables de « dialoguer » entre eux. exemples de référence : Green Office de Meudon PorteurS du projet : Meudon et Bouygues Immobilier Description : Création d’un bâtiment intelligent répondant aux nouvelles normes en matière d’environnement et de réponse aux nouveaux usages d’entreprises tertiaires. du bâtiment dans un but général de maîtrise. La Gestion Technique de Bâtiment (comme la domotique) entre progressivement dans nos bâtiments et ouvre la voie à des lieux de vie plus respectueux de l’environnement. • La surveillance 24h/24 7j/7 . d’exploitation. l’éclairage peut être éteint dès son départ et la température de son bureau réduite. lorsqu’on examine le cycle de vie du bâtiment. • La réduction des dépenses énergétiques . c’est l’exploitation du bâtiment qui représente 80% du coût global. températures. vent. De même. L’interconnexion du système de contrôle d’accès avec la régulation du chauffage et de l’éclairage permet par exemple la mise en température d’un bureau uniquement lorsque l’occupant est détecté par le contrôle d’accès. gestion réactive. La GTB se pose donc en tant qu’élément central de contrôle des coûts différés en gérant et en anticipant les contraintes de fonctionnement. Elle répond à de nombreux besoins exprimés à la fois par les usagers et les gestionnaires : • La surveillance des installations . de maintenance durant la durée de vie du bâtiment.

l’éclairage et les auxiliaires. En anglais: gateway. Elle porte plus précisément sur la protection de l’installation électrique et des personnes. d’un accès individuel ou collectif à l’Internet et d’un accompagnement aux usages de l’Internet. • Protocole : Langage commun que doivent connaître et utiliser 2 entités homologues. • Les solutions domotiques doivent être étudiées au cas par cas dans les programmes d’habitat. la climatisation. lorsqu’ils existent pour l’aspect «accompagnement à l’usage».….0 pour l’aspect fourniture de matériel . les TV. • Cyber-base : Label français. • Ordi 2. La collectivité ou le bailleur souhaitant mettre en place ce genre d’action peut se rapprocher : . prises électriques. . d’éducation populaire ou des lieux d’accès publics à l’Internet.Fiche 1 . 20 • Passerelle de communication : Dispositif permettant de mettre en communication deux réseaux dont les protocoles sont différents. de physique du bâtiment. • NF C 15-100 : Réglementation des installations électriques en basse tension en France. Un accompagnement à l’utilisation du matériel mis à disposition doit également être prévu. la production d’eau chaude sanitaire.0 : Programme national de lutte contre la « fracture numérique » proposant que chaque personne et foyer puissent disposer d’un ordinateur. etc. ainsi que sur le confort de gestion. elles seront différentes s’il s’agit de logements neufs ou de logements en réhabilitation. les appareils ménagers. En effet. les ordinateurs. géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). d’usage et l’évolutivité de l’installation. la RT 2012 donne des consignes précises sur la limitation de consommations sur cinq usages clés : le chauffage. En effet. doive disposer d’un système permettant la maîtrise de ces consommations. • Superviseur : PC à partir duquel l’utilisateur pilote son installation GTB. • Régulation thermique : Maintenance dans un local donné d’une température fixe prédéterminée à l’aide de consignes. Il existe plus de 800 Cyber-bases en France (DOM TOM y compris). Il permet de connaître à tout moment l’état du système. porte de garage. lieu dédié à l’initiation aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). volets roulants. il est important de prendre en compte et de gérer les usages complémentaires non comptés dans la RT comme par exemple les prises et usages électriques. de l’informatique et des télécommunications utilisées dans les bâtiments et permettant de centraliser le contrôle des différents applicatifs de la maison (système de chauffage.de reconditionneurs locaux labellisés Ordi 2. Pour aller plus loin. • En ce qui concerne l’équipement de logements sociaux en télécommunication. C’est une passerelle entre l’utilisateur et les installations. GLOSSAIRE : • Domotique : Ensemble des techniques de l’électronique. des études préalables de taux d’équipement doivent être réalisées.des associations de médiation spécialisées. mais il paraît logique qu’un bâtiment dont la construction ou la rénovation épouse des objectifs de réduction forte de la consommation énergétique et s’inscrit dans le cadre de la RT 2012. L’implication des usagers dans ce cycle d’équipement est primordiale.Habitat et Bâtiments Outils et services de l’habitat et bâtiments : Quelques aspects de méthodes et de techniques Une attention particulière doit être portée sur l’étude des usages des futurs habitants afin de calibrer une offre en adéquation avec les besoins. d’automatisme. portail d’entrée. et qui pèsent de plus en plus sur les consommations globales du bâtiment. • La Gestion Technique de Bâtiment n’est pas explicitement rendue obligatoire dans la RT (Réglementation Thermique) 2012. • Facility managers : Personne en charge des services nécessaires au fonctionnement normal d’une entreprise.). Il s’agit d’un espace public numérique.

Fiche 2 Mobilité et Déplacements 21 .

Le point de rencontre du decumanus et du cardo déterminait la localisation du forum. L’utilisation de la voiture individuelle demeure néanmoins incontournable pour les longs déplacements. Ce développement s’explique notamment par la possibilité offerte d’avoir à disposition à tout moment et en tous lieux un terminal (téléphone mobile. Intercommunalités) • Les pouvoirs publics gestionnaires d’infrastructures et réseaux de transport • Les pouvoirs publics en charge de la planification et de l’aménagement • Les opérateurs et sociétés gestionnaires des réseaux de transport en commun • Partenaires privés (en charge de la fourniture des véhicules. Construire la ville durable signifie donc nécessairement réduire cet impact. Le domaine des transports et des déplacements est ainsi un de ceux où les nouvelles technologies ont d’ores et déjà permis de développer le plus grand nombre de services. …) • Les voyageurs . Cette ambition de rendre plus attractifs les transports en commun et de mieux gérer les déplacements motorisés individuels passe entre autre par une gestion et un meilleur accès à l’information. La solution est donc de chercher à privilégier l’utilisation des modes de déplacement plus respectueux de l’environnement. mais également à des échelles très locales grâce à une mobilité plus « douce » et « active ». de sociabilité. Dans l’antiquité romaine (civilisation urbaine par excellence). de vie civique et cœur urbain autour duquel se développait la cité.Mobilité et Déplacements La mobilité et les déplacements dans la ville numérique durable Se déplacer est une nécessité. le cœur des villes était notamment défini par le croisement des deux principales « routes ». de leur maintenance …) • Les associations (covoiturage. et elle est même souvent utilisée pour de courts trajets. Au-delà des décisions et comportements individuels. apparaissent comme les clefs de cette mobilité plus durable. bénéfiques pour la santé et moins impactant pour la communauté.Fiche 2 . Son impact sur l’environnement est également réel : le secteur des transports est aujourd’hui un des plus importants émetteurs de Gaz à Effet de Serre. permettant d’obtenir une information dynamique et ciblée s’appuyant par exemple sur la géolocalisation. Les acteurs incontournables : • Les Autorités Organisatrices de Transports (Région. dans la ville ou en dehors. Cette démocratisation de l’automobile a profondément modifié le visage des villes et des territoires. les nouvelles technologies peuvent constituer une alternative à un déplacement long et impactant (cas de la visio conférence). Elle demeure une liberté fondamentale pour tous. La mobilité ne peut cependant pas être empêchée. et doivent être perçues jusqu’à un niveau plus sensible. couplées à l’adéquation de l’offre de transports en commun. Les interrelations entre transport et bâti / urbain sont ainsi beaucoup plus fines. Monter ou descendre les étages d’un bâtiment en utilisant les escaliers constitue ainsi le premier et dernier maillon d’un parcours complet de mobilité qui est le plus souvent multimodal. Départements. à savoir un simple réseau d’axes de transport sur lequel se superposerait une nappe bâtie. les réseaux de capteurs déployés dans certaines agglomérations ont également permis une gestion collective plus appropriée des réseaux de transports en commun. Ce travail doit être mené en continuant à penser le développement urbain en lien avec la question des déplacements. Syndicats. Les déplacements peuvent ainsi se faire sur de grandes distances via des moyens de locomotion motorisés. Parfois même. ordinateur portable). voire des déplacements motorisés individuels. La nécessité dans certains cas de l’usage de l’automobile ne doit cependant pas être niée. L a ville ne doit cependant pas être vue à travers une vison trop technique. finesse et réactivité sont ainsi autant d’atouts que peuvent apporter les outils numériques pour contribuer au développement d’une mobilité plus « intelligente » contribuant au caractère durable de nos agglomérations. Mais cette fonction du transport est intimement liée au développement urbain. l’accessibilité étant notamment un enjeu de cette ville durable. Souplesse. La gestion fine des réseaux et leur 22 grande lisibilité. l’objectif étant alors d’en favoriser une utilisation plus rationnelle. lieu de commerce.

org Utilisation de la réalité augmentée pour guider le voyageur (donner une direction) Mobilité et déplacements Service Autolib’ déployé à Paris Source : Autolib.Modélisation d’un véhicule électrique Source : Autolib.fr Renault Zoé et sa borne de recharge électrique Source : wikipedia.fr Source : Application iPhone de la RATP 23 .

les TIC permettant d’améliorer et de modifier l’organisation des déplacements au quotidien (Systèmes d’Information de Transport. Les nouveaux modes de déplacement électriques . les stations de recharge (liées à la problématique du SmartGrid). alliant développement urbain et déplacements Les facteurs clefs de succès : • Appréhender la globalité de la chaîne de déplacements • S’assurer d’un portage de la stratégie de mobilité par les opérateurs de transports • Impliquer les partenaires privés en capacité d’apporter un savoir-faire et de financer certains investissements lourds • S’appuyer sur les caractères dynamiques et ciblés (géolocalisation) • Favoriser la capacité de l’individu à choisir et décider seul du mode de déplacement le plus adéquat. Deux exemples témoignent de cette nouvelle façon de concevoir et d’appréhender la mobilité: 1. 24 .. concertation.Fiche 2 ...). plus favorables à la santé et moins impactants pour la communauté et le cadre de vie urbain • Favoriser une utilisation intelligente des véhicules motorisés individuels • Poursuivre la conception fine de la ville. covoiturage. Les SIV (Système d’Informations Voyageur) en situation de mobilité. à travers la diffusion de l’information • Encourager la multimodalité en contribuant à rendre les transports en commun plus attractifs et faciles d’utilisation à travers un accès rapide et facile à de l’information dynamique et ciblée • Contribuer à une meilleure utilisation des véhicules motorisés à travers notamment la gestion des infrastructures de transports et des flux • Réduire les besoins de se déplacer en développant des sercices en ligne et des lieux adaptés au télétravail Les points de vigilance : • Intégrer la brique « SmartGrid » dans les opérations de recharge de véhicules électriques • Veiller à l’adéquation des services avec les attentes et besoins des citoyens • Mettre en cohérence la stratégie mobilité / numérique avec les autres stratégies locales déployées (développement économique.Mobilité et Déplacements Les enjeux de la thématique Mobilité et Déplacements • Garantir le droit à la mobilité et l’accessibilité partout dans la ville durable • Privilégier les modes de déplacement plus respectueux de l’environnement. et à s’orienter de manière autonome • Promouvoir les solutions mises en œuvre Les enjeux spécifiques et complémentaires du numérique pour la mobilité et les déplacements : • Faciliter l’autonomie. de développement de villes plus vivables et plus durables et de réduction des dépenses d’énergie.…) MOBILITe : exemples choisis Les moyens de transport dans les villes évoluent massivement grâce au développement des nouvelles technologies : la motorisation électrique. la mobilité individuelle et l’accessibilité en ville. 2. auto partage. environnement. Ces technologies sont aujourd’hui considérées avec de plus en plus d’attention par les acteurs publics dans un souci de préservation de l’environnement.

LES SYSTEMEs D’INFORMATIONS VOYAGEUR (SIV) EN SITUATION DE MOBILITE L’une des principales activités des opérateurs de transport.fr/) pour que ces fonctions soient accessibles à partir d’un support mobile (grâce à la technologie sans contact NFC). l’horaire du prochain bus en temps réel. le véhicule électrique représente une alternative possible. en particulier dans les pays émergents. NOUVEAUX MODES DE DEPLACEMENT ELECTRIQUES Le développement du véhicule électrique nécessite la mise à disposition d’infrastructures de recharge. Renault Yvelines Description : Le projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques) consiste en une mise en situation de prototypes de véhicules électriques fournis par Renault et d’une infrastructure de charge avec plus de 150 points de recharge dans le département des Yvelines (secteur Seine Aval). alerte trafic sur le réseau. Ce système a pour principales fonctions d’assurer l’alimentation électrique. par exemple. Pour cela. la position du bus sur le réseau. horaire en temps réel du passage du prochain bus. • Vérifier le positionnement des prix dans différents modèles d’affaires. Le SIV peut être complété par des fonctionnalités de billettique avancée permettant le paiement et la validation du titre de transport par l’intermédiaire d’un support de type carte sans contact. D’autres services utilisant le véhicule électrique commencent également à voir le jour. Mobilité et déplacements A l’échelle mondiale. Chaque borne est directement raccordée à un tableau électrique d’alimentation et de protection. de tramways) ou dans les moyens de transport. est l’information de ses voyageurs. Dans ce contexte. Exemple de référence : Projet SAVE PorteurS du projet : Schneider Electric. C’est au niveau de la diffusion que le support mobile peut jouer un rôle essentiel. 25 . de trains. • Les grappes de bornes Lorsque plusieurs bornes sont nécessaires. la protection et la gestion du fonctionnement de la grappe de bornes en fonction des besoins des utilisateurs et de l’installation. C’est. En effet. • Les bornes autonomes Ces bornes assurent la recharge des véhicules électriques de manière indépendante. L’organisation et l’efficacité du système reposent sur les données qu’il récolte et qu’il diffuse sur les différents canaux dont il dispose. • Mesurer les impacts CO2. le cas pour le partage de véhicules électriques comme ce fut le cas pour le désormais bien connu service de vélo partagé. informations diverses. l’automobile constitue aujourd’hui un véritable paradoxe : le parc ne cesse d’augmenter. Objectifs du projet : • Etudier les comportements des utilisateurs. • Qualifier les choix techniques d’infrastructures de recharge et d’information. Ces SIV permettent à l’opérateur de transport d’informer ses voyageurs sur des retards éventuels. Il existe aujourd’hui deux types d’architecture de recharge : les bornes autonomes et les grappes de bornes avec coffret de gestion de l’énergie. • Capitaliser des informations sur le déploiement d’infrastructures de recharge dans les secteurs privé et public.1. outre le fait de transporter un voyageur d’un point A à un point B. Des expérimentations sont en cours (notamment à Nice avec Cityzi http:// www. les SIV se sont développés ces dernières années et sont accessibles dans les arrêts (de bus.. celles-ci peuvent soit fonctionner de manière indépendante comme des bornes autonomes. 2. entraînant toujours plus d’émissions de C02. les raisons de ces retards.cityzi. la diffusion des informations sur un service mobile accessible par les utilisateurs du réseau de transport permet à ces derniers d’accéder à une multitude de services en temps réel (temps avant d’arriver à destination.…).. . émissions que dans le même temps les Etats s’efforcent de réduire drastiquement pour limiter l’effet de serre. soit être associées à un système de distribution et de gestion centralisée (coffret de gestion).

l’élevage intensif ainsi que les émissions des voitures posent un problème écologique majeur et le débat sur l’effet de serre est récurrent. parkings.…). GLOSSAIRE : • CO : Gaz incolore. Cependant. 2 • Borne de recharge : Une station de recharge. Bien que la plupart des véhicules électriques puissent être chargés à la maison via une borne de recharge domestique. ni explosif. le CO2 est produit par phénomène de combustion.). • SIV (Système d’Informations Voyageur) : Installation présente dans certains véhicules de transport en commun permettant.) ou de donner d’autres informations (commerciales. . . .Fiche 2 . aussi appelée station de recharge EV (Electric Vehicle). humaines. 26 La plupart des installations de recharge proposent des solutions « Park & Charge » en Europe et «Better Place» aux États-Unis. le type 3 tend à devenir la norme. Les territoires doivent donc dès à présent penser à ces infrastructures dans les nouveaux aménagements (voies publiques. de manière automatique. On peut distinguer des émissions de gaz de deux natures différentes : soit d’origine naturelle. utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser de l’information. . Beaucoup de stations de recharge se trouvent sur la voirie et sont proposées par des fournisseurs d’électricité. Bouygues Telecom.…). retards éventuels) .) sont disponibles.. données cartographiques. destination. nuisible aux organismes marins. animales et végétales. • Ecouter SNCF La Radio qui informe en temps réel grâce aux flashs info-trafic... • Technologie sans contact NFC (Near Field Communication ou communication en champ proche) : Technologie de communication sans fil à courte portée et haute fréquence. ni inflammable. à l’exception des smartphones d’Apple. Quelques aspects de méthodes et de techniques Fonctionnalités du service : • Différentes normes existent concernant les types de prises de véhicules électriques selon les pays. combinée à d’autres polluants présents dans l’atmosphère terrestre. inodore. ou EVSE (Electric Vehicle Supply Equipment). liste des arrêts. Accès au service : iPhone Android Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spécifiques aux supports mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la géolocalisation. il y a une demande grandissante pour des points de recharge dans l’environnement quotidien. • Visualiser le numéro de voiture ainsi que la progression de l’itinéraire emprunté . ces émissions sont le résultat de l’activité des cellules vivantes. est une infrastructure qui fournit de l’énergie pour la recharge de véhicules électriques. l’iPhone 5 ne l’intégrant pas pour l’instant. NRJ Mobile. soit d’origine anthropique. Orange et SFR (les quatre opérateurs partenaires de Cityzi) affirment avoir vendu en moins de deux ans plus d’un million de smartphones compatibles NFC.. d’autant plus que cette augmentation provoque également une acidification des océans. de sécurité. • Consulter la liste des services et des commerces disponibles dans la gare de départ et/ou d’arrivée . • Afficher le tableau de départ ou d’arrivée (avec indication de la voie. d’informer les voyageurs visuellement et/ou par un dispositif sonore sur le trajet (arrivée à un arrêt. Une quinzaine de smartphones sont aujourd’hui équipés de la technologie NFC. et qu’elle agit plus globalement sur l’ensemble de l’environnement et sur la santé humaine. La production industrielle. • Ces services mobiles sont assez simples à mettre en œuvre si les données nécessaires à l’alimentation du service (données en temps réel.Mobilité et Déplacements Exemple de référence : SNCF Direct Porteur du projet : SNCF Outils et services de la mobilité : Description : Service permettant aux clients de la SNCF de retrouver l’ensemble des informations en temps réel sur le prochain train ou sur les perturbations sur le réseau. permettant l’échange d’informations entre des périphériques jusqu’à une distance d’environ 10 cm.. Produites de façon naturelle..

Fiche 3 Activités et Commerces 27 .

Ces outil constituent notamment un levier pour les entreprises de taille réduite. 28 La possibilité de développer des outils ludiques et personnalisés à l’échelle d’un quartier commerçant participe au renforcement de l’attractivité d’un cœur urbain. la ville durable doit favoriser l’émergence de productions et d’achats raisonnés. Les artisans sont également implantés dans les cœurs urbains. La proximité et la concentration de la clientèle et de partenaires commerciaux et professionnels. L’offre de locaux et de services adaptés pour les professionnels doit également être garantie. libres de pouvoir accéder facilement aux commerces mais disposant également de la possibilité de choisir leur mode de consommation. Diverses applications émergent. C ette vision doit néanmoins être nuancée : les lieux de productions industrielles sont le plus souvent présents dans les agglomérations. celui des commerces et des services pour lequel des lieux d’accueil adaptés doivent être disponibles. Le développement croissant du e-commerce témoigne de cet impact des nouvelles technologies sur les modes de consommation. Ces outils peuvent également être gages de transparence. Cet adage montre l’importance de l’activité commerciale dans le monde urbain. transformant les clients passifs en consommateurs avertis qui n’hésitent pas à faire partager leur satisfaction ou leur mécontentement. La ville ne peut en effet se limiter au seul accueil de logements. telles que les denrées alimentaires provenant des espaces ruraux (fonction originelle des premières cités de l’Histoire).Activités et Commerces Les Activités et le commerce dans la ville numérique durable « La ville. La ville est aussi le lieu de création par excellence du secteur dit « tertiaire ». La durabilité doit également se traduire par l’accessibilité et la proximité des lieux de consommation et de travail. fille du commerce ». la ville durable doit donc maintenir et diversifier son tissu commercial et la présence d’activités de production. La ville est ainsi un lieu de consommation de richesses produites le plus souvent hors d’elle-même. et doit être multifonctionnelle à travers notamment son rôle de pôle de services marchands ou non. même s’ils se situent à leurs marges.Fiche 3 . Lieu de consommation. permettant aux commerçants locaux de se faire connaître d’un public de proximité. le numérique permet de développer des services attendus par les entreprises tertiaires productrices de richesses et favorisant le maintien ou les implantations dans les villes concernées. Les acteurs incontournables : • Collectivités locales • Entreprises privées • Agences de développement économique • Unions commerciales et associations d’artisans et commerçants d’un territoire • Chambres de Commerce et d’Industrie • Chambre des Métiers . l’acte d’achat devenant un acte de loisir. la facilité théorique d’accès expliquent la présence de ces nombreuses activités en ville. impactant les besoins ou non de déplacements et les effets bénéfiques de la mixité fonctionnelle. ne disposant que de peu de moyens à consacrer à la communication. Pour demeurer attractive. les TIC peuvent également constituer un levier rapprochant le consommateur et le producteur. Parfois décriées car encourageant les achats de produits réalisés à l’autre bout de la planète dans des conditions sociales plus ou moins acceptables. Au-delà du commerce. Les clients doivent ainsi pouvoir devenir des consommateurs responsables et avertis.

com 29 .fr.cisco.com Activités et commerces Mise en avant des commerçants et des bonnes affaires Source: Service achat-ville. coworkinglille.com. achat-ville. greentiblog.Exemples de tiers-lieux en France (La Cantine) et aux Pays-Bas (SmartWorkCenters) Sources : Isolutio.

recherche. de l’inexistence assez répandue de bases de données clients. ou de télécentre et de l’offre de services physiques et immatériels • Intégration économique et urbanistique du projet dans son environnement • Développer des services permettant de rendre plus ludique l’acte d’achat. commerce.… • Définition des cibles et du périmètre du projet de tierslieu. apporter de nouveaux services répondant à leurs attentes et leurs besoins Les points de vigilance : Le numérique professionnels Le numérique pour des services mobiles (commerce) de • Intégration très en amont des acteurs identifiés comme parties prenantes du projet (animateurs du commerce de centre-ville par exemple) • Promotion des outils mis en œuvre et dynamique des informations publiées • Implication des utilisateurs (panels clients) et accompagnement au changement des commerçants 30 • Permettre au consommateur d’avoir accès de manière simple et rapide à de l’information sur l’offre commerciale de proximité • Mieux armer les petits commerçants et petites entreprises de proximité aux moyens limités. tourisme.…) • Définition de l’échelle la plus adéquate pour la mise en œuvre des services (rue commerçante. moyen d’attirer une nouvelle clientèle • Pour les entreprises implantées en ville. dans un contexte de concurrence mondialisée Les facteurs clefs de succès : • Adhésion à la stratégie des associations commerçants et des acteurs culturels et touristiques Les enjeux spécifiques et complémentaires du numérique pour les activités et le commerce dans les bâtiments à usages • Intégration des contraintes techniques potentielles • Prise en compte en amont des intérêts des auto-entrepreneurs. indépendants.Fiche 3 . . centre-ville) • Prise en compte du faible taux d’équipement des commerçants (50% seulement ont un accès à Internet). acteurs associatifs.Activités et Commerces Les enjeux de la thématique Activités et Commerces • Maintenir une offre commerciale de proximité. pour le développement d’un télécentre ou d’un tiers-lieu et de l’offre de services associée Le numérique pour des services mobiles (commerce) • Intégration des contraintes techniques potentielles (notamment couverture 3G) lors de la définition des services • Cohérence de la mise en œuvre de la stratégie avec les stratégies territoriales (culture. accessible à tous • Conserver et développer les lieux d’emploi et de production (notamment dans le secteur tertiaire) au sein des villes ou à proximité • Donner les moyens aux clients de devenir des consommateurs avertis. pouvant choisir librement leurs modes de consommation Le numérique dans les bâtiments à usages professionnels • Prise en compte des besoins du territoire : travailleurs indépendants. petites entreprises. associations. TPE.…. bourg.

de synergies et de projets entre les télétravailleurs (co-working) • Développement de l’activité économique locale. machines à découpe laser. sécurisation des données. recouvrent des réalités différentes: espaces de travail partagés et privatifs. des télécommunications et de la bureautique ainsi que la baisse des coûts qui ont levé progressivement les obstacles techniques et économiques. Ces nouveaux espaces de travail. obligeant les territoires à se doter d’infrastructures d’accueil et à développer les services appropriés. design collaboratif.…). installation d’entreprises • Création d’activités innovantes sur le plan économique et social • Vitrine positive pour l’image du territoire. le développement du haut et du très haut débit.…). à l’importance croissante des services et à l’émergence de nouvelles pratiques sociales et économiques … Les collectivités doivent désormais se poser la question de l’aménagement de leur territoire en intégrant ces multiples évolutions. par nature protéiformes. associés à la baisse des coûts des télécommunications.Activités et commerces : exemples choisis Changements des modes de consommation. conférences. la numérisation généralisée des contenus. des modes de travail. équipements permettant de travailler à distance. En effet. barcamps. En outre. L’enjeu des territoires est donc d’être en mesure d’offrir aux populations de nouveaux cadres et de nouveaux équipements pour lesquels le numérique joue un rôle structurant. LES NOUVEAUX ESPACES Le mouvement « tiers-lieu » (ou co-working en anglais) est né aux Etats-Unis de la volonté d’entrepreneurs et d’indépendants de se réunir en un même lieu pour échanger et travailler ensemble sur des sujets ou projets communs. ou commerce sur mobile 1. Les objectifs de ces nouveaux lieux de travail hybrides sont entre autres : • Gains de productivité pour les salariés nomades • Développement d’échanges. netbooks. La pratique professionnelle des télétravailleurs nécessite des besoins importants en termes de TIC (virtualisation. cloud computing. permettent de localiser des activités sur l’ensemble du territoire pour peu que les réseaux soient accessibles et dotés d’un débit suffisant. Deux exemples illustrent ces enjeux : 1/ Les nouveaux espaces de travail 2/ Le m-commerce. tablettes. co-production d’outils comme dans les « FabLab» (ex : imprimantes 3D. on constate depuis plusieurs années que la mobilité permise par le développement des transports (intensité et variété des modes de transport) et la massification des technologies numériques accentuent le nomadisme dans les façons de travailler et de consommer. smartphones. Le développement de ces lieux est aujourd’hui permis par les progrès associés de l’informatique. Activités et commerces DE TRAVAIL 31 . hacking.

de partage et d’échanges. ces services peuvent apporter une réelle valeur ajoutée à ces professionnels en contact régulier avec les habitants. Caen. Bordeaux. Strasbourg. Les usagers sont tous animés par l’esprit d’entraide. Description : Dans le cadre du programme Connected Urban Development. etc. d’innovation. la visioconférence. 2. Parmi les utilisateurs. 32 Les services potentiels sont nombreux : • valorisation de l’offre des commerçants et localisation. Marseille. • etc. dématérialisation de l’offre catalogue. Pourtant. il semble aujourd’hui important de permettre aux acteurs du commerce de renforcer les liens avec leur clientèle et de la fidéliser par ces nouveaux canaux de communication (site Web et services mobiles).). un réseau d’une trentaine de télécentres appelés Smart Work Centers. une rapide analyse permet de constater que ces services bénéficient essentiellement aux acteurs dominants sur le marché (notamment grands groupes de distribution) et que les « petits » commerçants et artisans ne sont que très peu présents sur ces supports (leur présence étant également limitée sur Internet). d’apprentissage.Activités et Commerces Exemple de référence : La coroutine Exemple de référence : Smart Work Centers Porteur du projet : Association Coworking Lille PorteurS du projet : Cisco et Amsterdam Description : La Coroutine (Association 1901) est un tiers-lieu convivial de coworking lillois. • cartes cadeau multi-commerçants. LE M-COMMERCE Le m-commerce (pour « mobile commerce ») est une tendance de fond depuis l’avènement des téléphones de nouvelle génération (smartphones) qui permettent désormais une connexion permanente entre le consommateur et le commerçant et l’offre de services personnalisés et contextualisés (services dits «ubiquitaires »). la ville d’Amsterdam a mis en place. Ce lieu propose une nouvelle façon de mélanger des savoirs de personnes qui ne se fréquenteraient pas dans des lieux de travail plus traditionnels. • bonnes affaires et réductions. Néanmoins.… La généralisation de nouvelles technologies comme le NFC (Near Field Communication ou communication en champ proche) dans les smartphones dans les prochaines années. étudiants. on y retrouve des citoyens. . • jeux. des solutions collaboratives unifiées. va inciter au développement de nouveaux services liés à la sphère du commerce. avec l’appui de Cisco. demandeurs d’emploi. entrepreneurs.Fiche 3 . salariés. associations. Les services mobiles en lien avec le commerce fleurissent rapidement (dématérialisation des cartes de fidélité. En effet. hobbyistes… Ces espaces sont conçus pour accueillir les télétravailleurs dans un cadre design et apporter des services numériques intégrés leur permettant de travailler à distance avec leurs clients ou avec leurs entreprises comme la télé présence. de création. • avis des consommateurs. rendue possible grâce aux appels à projet « Villes NFC » de l’Etat dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir et aux expérimentations dans les grandes villes françaises (Lille. géolocalisation des commerçants.…). de réflexion. de bidouille.

Dans cette perspective. des campagnes de communication ciblées axées sur la présence web ou réseaux sociaux doivent être mises en œuvre. il est important que le projet soit porté par les associations de commerçants et suivi par les animateurs de centre-ville afin de développer la fidélisation vis-à-vis de l’outil et de développer son attractivité. des auto-entrepreneurs. le territoire est avant tout un lieu de passage et d’accueil de travailleurs nomades. de l’appareil photo pour la réalité augmentée.com Porteur du projet : CCI Description : site mobile. • Afin d’assurer la visibilité d’un tiers-lieu (télécentre. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spécifiques aux supports mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la géolocalisation. y compris pour les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à certaines techniques maîtrisées par les prestataires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple). Ces derniers doivent être créés. des TPE et PME. des créatifs. mis en ligne et actualisés régulièrement afin de disposer d’un outil dynamique et vivant. Des enquêtes usagers auprès des indépendants. localiser sur un plan. En effet.achat-grenoble. les formes sociales et économiques des tiers-lieux peuvent recouvrir des réalités différentes. recensant l’ensemble des commerçants et des bonnes affaires disponibles sur la ville de Grenoble Fonctionnalités du service : • Liste de commerçants de la ville (possibilité de filtrer. appeler directement. du monde de la recherche doivent être réalisées.) • Liste des bonnes affaires proposées (partage sur les réseaux sociaux) Accès au service : Outils et services des activités et du commerce : • Les lieux de travail « nouvelle génération » doivent faire l’objet d’une étude d’implantation poussée. des acteurs de l’économie sociale et solidaire.exemple de référence : mobile. etc. déclinaison d’un site Internet classique. Ces services mobiles doivent aussi apporter une valeur ajoutée par rapport aux canaux d’information traditionnels en offrant une information fraîche. de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser de l’information. Activités et commerces Quelques aspects de méthodes et de techniques 33 . • Les services mobiles peuvent être développés partout. Enfin. brève et d’actualité. Cependant. En outre. un outil de back-office mutualisé doit être mis en place. Dans le cas du commerce.…). espace de co-working. les spécificités et les besoins peuvent être différents d’un territoire à l’autre. • Les services mobiles sont assez simples à mettre en œuvre. une attention particulière doit être portée sur le contenu et donc les informations à diffuser par l’intermédiaire du support mobile.…). effectuer une recherche.

le GPS.Activités et Commerces GLOSSAIRE : • Cloud computing : Le cloud computing est un concept de déportation sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur le poste utilisateur. ce concept est également appelé « informatique dématérialisée » ou « informatique dans les nuages ». la consultation du courrier électronique. sur une infrastructure (constituée par des milliers de machines) dont on ne connaît ni le matériel ni la localisation. la navigation sur le web. Le commerce mobile ne se limite pas aux téléphones portables comme les smartphones mais concerne aussi les tablettes tactiles et PDA (exemple : réserver un billet de cinéma ou de train à partir d’un téléphone mobile est un acte de m-commerce). • Netbook : Un netbook est un ordinateur de très petite taille. au lieu d’en installer un seul par machine. Il fournit des fonctionnalités comme l’agenda. le calendrier. . et donc aux données et applications. Il répond à un besoin croissant de personnalisation et de contextualisation (lieu. Il regroupe l’ensemble des applications commerciales liées aux terminaux mobiles et effectuées le plus souvent en situation de mobilité. se fait grâce à un navigateur web (la plupart du temps). En clair. La saisie des données se fait par le biais d’un écran tactile ou d’un clavier. • Smartphone : Un smartphone est un téléphone mobile disposant des fonctions d’un assistant numérique personnel. temps) des clients. En français. • M-commerce ou commerce ubiquitaire : Utilisation de technologies sans fil. etc. afin de faire du commerce. 34 • Virtualisation : La virtualisation consiste à faire fonctionner un ou plusieurs systèmes d’exploitation ou applications sur un ou plusieurs ordinateurs – serveurs. L’usage du très haut débit devient donc indispensable pour une bonne fluidité des services en Cloud. de la messagerie instantanée. et plus particulièrement de la téléphonie mobile. L’accès au Cloud. aux performances souvent plus faibles qu’un ordinateur portable classique. c’est demander à un prestataire externe de stocker les données de l’utilisateur et/ou traiter ses données. et vendu à bas prix.Fiche 3 . C’est donc une technique de mutualisation des moyens informatiques qui est à l’origine du concept de virtualisation. et qu’on loue.

Fiche 4 Lien social 35 .

cette possibilité de créer des liens avec de nombreux semblables peut être considérée comme une des aménités urbaines. lieux d’accès publics à l’Internet. Le groupe peut également permettre de protéger l’individu. comme un des facteurs ayant contribué à ce délitement du dialogue et des rencontres entre les personnes. Les modes de vie ont au final tout simplement évolué. et cette évolution doit être prise en compte dans les réflexions sur la vie en ville. Lieu d’épanouissement personnel. Les acteurs incontournables : • Les services des communes. dans lequel les gens ne se parlent plus mais ont la tête baissée et l’esprit plongé dans leur Smartphone. La réalité n’est cependant pas si noire. la ville doit donc contribuer autant qu’elle le peut à préserver et renforcer le lien social. A côté des services permettant de dialoguer avec des personnes du monde entier. Souvent est pris comme exemple l’image d’une rame de métro ou d’un bus bondé.Fiche 4 . Une ville où plus personne ne se parle et ne se rencontre. Nombre de personnes qui vivent en ville sont confrontées de manière plus ou moins marquée à la solitude. peut-être plus prononcée encore dans les très grandes villes. le lien social est peut-être plus présent et plus facile à établir dans les villages et les hameaux. Le secteur associatif demeure dense dans notre société. leur engagement pour co-construire la ville au sein de laquelle ils vivent. Mais au-delà de la nécessité. les villes seraient confrontées à des dysfonctionnements et des désordres. le numérique peut permettre aux habitants d’échanger entre eux de manière autonome. souple et rapide avec de nouvelles personnes se trouvant à proximité. Les nouvelles technologies peuvent parfois être pointées du doigt. Dialoguer avec ses semblables permet de faire naître de nouvelles aspirations. D’un point de vue pragmatique. voire un renfermement sur soi. En l’absence de dialogues et d’échanges entre des habitants nombreux amenés à cohabiter ensemble dans un espace réduit. affaires sociales …) • Les acteurs de la médiation sociale (centres sociaux. Ainsi. c’est également favoriser l’implication des citoyens. sauf par extrême nécessité … voici peut-être un scénario sombre à éviter. Renforcer le lien social. 36 Pour être réellement durable. C ette sociabilité est avant tout une nécessité pour le bon fonctionnement des villes. Le virtuel est alors utilisé comme prélude facilitateur à des rencontres et des échanges plus nombreux dans le monde réel. en concentrant en un même lieu une population importante qui y vit.Lien social Le lien social dans la ville numérique durable La ville est (théoriquement) le lieu de sociabilité par excellence. des intercommunalités et des départements (services communication. y travaille … et est donc amenée à se croiser et à échanger. audelà de l’opportunité pour les collectivités de pouvoir communiquer et informer les habitants. Elle s’oppose ainsi à l’isolement physique de l’habitat dispersé. L’évolution de la société a conduit à une individualisation progressive. de plus en plus de fonctionnalités se développent autour de la possibilité d’échanger de manière simple. signe d’un souhait de continuer à s’épanouir au contact de ses semblables. de porter de nouvelles revendications. Ne disait-on pas au Moyen-âge que l’air de la ville rendait libre ? Cette vision idéaliste semble néanmoins quelque peu éloignée de la réalité d’aujourd’hui. Loin d’être l’apanage des villes.…). la ville est également un lieu d’épanouissement collectif. associations d’éducation populaire. une meilleure information et un meilleur dialogue avec et entre les citoyens sont gages d’un meilleur fonctionnement urbain. Le numérique peut cependant se révéler une des clefs pour proposer de nouveaux outils de sociabilité. Mais cette sociabilité retrouvée et renforcée est également un puissant levier d’épanouissement personnel et de sentiment d’appartenance à la cité. du secteur associatif et de l’économie sociale et solidaire • Les sites web spécialisés • Les citoyens .

fr et Peuplade. deux réseaux sociaux de proximité Lien social ReWorld. un réseau social solidaire Application iPhone « Agenda Bordeaux » 37 .Ma-residence.

pays. intercommunalité) • Adéquation aux pratiques sociales des acteurs et aux besoins des citoyens (prise en compte des « situations de vie » et de l’utilité sociale des services) • Equipement des citoyens en outils numériques et accès à l’Internet • Non redondance avec les outils de ce dialogue existant (réseaux sociaux) • Veiller à ne pas proposer des outils qui cantonneraient la possibilité d’échanges au monde virtuel 38 . commune. comme clefs d’entrée de nouveaux services numériques de sociabilité. et les amener à participer Les facteurs clefs de succès : • Portage de la stratégie de lien social par les acteurs de la médiation sociale et de l’économie sociale et solidaire • Intégration très en amont des acteurs identifiés comme parties prenantes • Promotion des outils mis en œuvre • Accompagnement des acteurs et des publics dans l’appropriation des outils numériques • Privilégier.Lien social Les enjeux de la thématique Lien social • Préserver et renforcer le lien social.…) • Identification de l’échelle la plus adéquate pour la mise en œuvre de ces services (bâtiment. intercommunalité. gage du bon fonctionnement urbain et de l’épanouissement personnel • Utiliser le lien social comme moyen de prévention de certains risques liés à l’isolement Les enjeux spécifiques et complémentaires du numérique au service du lien social : • Proposer de nouveaux outils permettant aux citoyens et habitants des villes de pouvoir faire connaissance et échanger avec des personnes proches géographiquement • Utiliser les nouvelles technologies pour permettre aux collectivités d’informer les citoyens sur la vie de la cité. la proximité géographique • Positionner la collectivité comme vecteur facilitateur mettant à disposition des outils destinés à des échanges libres et autonomes des citoyens entre eux Les points de vigilance : • Cohérence de la stratégie mise en œuvre avec les stratégies locales existantes (commune.Fiche 4 . quartier.

il existe aujourd’hui des réseaux sociaux globaux comme Facebook ou MySpace qui permettent de constituer des groupes d’échanges à l’échelle d’immeubles ou de quartiers. 2. à la connaissance..fr. handicapées. Cependant. les utilisateurs peuvent consulter des informations de quartier. des compétences. Deux services montrent la valeur ajoutée apportée par le numérique en faveur du développement du lien social : 1. le lien social est aujourd’hui ressenti comme essentiel par chacun d’entre nous dans une société de plus en plus individualiste. RESEAU SOCIAL 39 . ces réseaux suscitent souvent une certaine méfiance en raison de leur aspect plus « communautariste » que communautaire et de leur opacité concernant la protection des données personnelles. Pour que cette empreinte perdure dans les quartiers et que les habitants continuent à partager et dialoguer. du fait de leur nature d’outils de communication. que celles-ci vivent à l’autre bout du monde mais surtout si elles sont géographiquement proches.fr). entre voisins (www.. trouver un commerçant. et permettent de créer et d’entretenir des liens. L’information locale diffusée via les supports mobiles. à l’information. il offre des possibilités nombreuses d’accès aux services.peuplade. socialement et économiquement exclues.. Cette importance est d’autant plus vraie pour les personnes les plus fragiles (personnes âgées. Les TIC contribuent ainsi à enrichir le lien social et démultiplient les possibilités de communication. En revanche. www. C’est la raison pour laquelle les citoyens se tournent de plus en plus vers la constitution de réseaux sociaux locaux qu’ils maîtrisent de bout en bout. des bonnes adresses avec des fonctions de géolocalisation. DE QUARTIER Le lien social et la vie en communauté ont longtemps été des composantes centrales de la vie des quartiers. de développer les échanges de savoirs et d’expériences. Le numérique ne permet en aucun cas de se substituer aux relations sociales du monde «réel». Certes.Lien social : exemples choisis Les TIC ont depuis toujours eu pour objectif premier de mettre en relation les êtres humains. échanger des services. la construction d’un Réseau Social de Quartier (RSQ) peut être envisagée comme un facilitateur. Les réseaux sociaux de quartier . Cependant. Ces réseaux proposent souvent des bons plans.maresidence.…). Lien social 1. Avec l’utilisation des forums et du chat. aux personnes. des astuces. proposer un évènement.

• L’apprentissage du numérique . de biens et de services . • Faciliter le dialogue et encourager le partage d’informations..Lien social D’autres services peuvent alimenter un RSQ : • Un Système d’Echange Local (SEL) . Ces outils permettent également de faire connaître les acteurs économiques et sociaux du quartier et de valoriser des initiatives individuelles jusqu’alors peu visibles. quartier ou ville de partager facilement des services . dans leur environnement proche. Exemple de référence : De toit à toit Porteur du projet : Paris Habitat-OPH Description : « De toit à toit» est un réseau social accessible à l’ensemble des résidents du parc social de Paris Habitat-OPH. l’information et la participation à la vie de la cité. l’utilisateur titulaire du bail active son compte. En favorisant l’échange. • La gestion de jardins partagés (conseils. échanger astuces et infos pratiques. • Connaître les personnes qui. entraide.de-toit-a-toit.… L’animation et la modération sont primordiales pour faire vivre cet outil qui a pour but de devenir la «boîte à outils » concernant l’organisation du quotidien d’un quartier ou d’un immeuble.Fiche 4 . Paris Habitat-OPH ouvre l’accès de son réseau social à l’ensemble de son parc de 120 000 logements répartis sur Paris et la petite couronne. Les objectifs pour les usagers de ce réseau social de quartier sont mutiples : • Permettre aux usagers d’un même bâtiment. Fonctionnalités de l’équipement : Après une période de test auprès des locataires du 19ème arrondissement. • Les associations et amicales de locataires qui en font la demande peuvent également disposer d’un compte utilisateur. la solidarité. mais aussi de favoriser une certaine forme de démocratie participative. • Chaque utilisateur peut enrichir à sa convenance son profil avec des informations personnelles.…) . Organisation : • A l’aide d’une connexion sécurisée sur le site www. échanges de semis. • L’organisation d’un pédibus (planification des trajets à pied vers l’école) . • Découvrir et pratiquer de nouvelles manières de consommer (circuits courts. partagent des centres d’intérêt communs . « do it yourself ». 40 ..…). • La diffusion d’informations autour de hobbies : cuisine.fr. Il pourra initier ensuite des comptes utilisateurs destinés aux personnes de son foyer. les objectifs sont non seulement d’encourager le lien social et l’entraide. Pour les collectivités et les bailleurs sociaux qui souhaitent mettre en place un réseau social. couture. ce réseau social de proximité met le numérique au cœur de la ville. déposer ou consulter des annonces. les bonnes adresses du quartier de manière géolocalisée. • Identifier les « bons plans ».

imaginer un service informant les citoyens sur : • Les horaires d’ouverture des services de la ville . • L’agenda des futures manifestations . culture. services publics et para-publics .. • Guide embarqué permettant de rechercher et de localiser plus de 1 530 organismes locaux . l’essor de ces outils illustre le fait que les téléphones mobiles. • La localisation des restaurants. • Un service d’alerte (couplé avec un système d’alerte par SMS). En effet. En effet. ce que permettent les téléphones de dernière génération. .. L’outil mobile peut aussi être un moyen de collecte. Il est aujourd’hui important de permettre à ces derniers d’accéder en temps réel aux informations concernant la ville. • L’information sur les travaux à venir . par exemple. Les sites Web des collectivités se développent néanmoins de manière croissante. centres culturels. occupent une place prépondérante dans le quotidien des citoyens. et maintenant les smartphones. On peut. de partage (par exemple à travers un réseau social local) et de diffusion de l’information par le citoyen (signalement d’incidents ou d’anomalies sur la voie publique à la collectivité dans le cadre d’un dispositif de gestion urbaine de proximité). commerces. L’INFORMATION LOCALE DIFFUSEE PAR LES SUPPORTS MOBILES Un des enjeux majeurs d’une collectivité en matière de communication réside dans sa capacité à s’adresser à l’ensemble des citoyens. • Cartographie repérant les services en fonction de la localisation de l’utilisateur.2. sports. exemple de référence : Vivre à Rennes Porteur du projet : Ville de Rennes Description : Application iPhone et site web mobile recensant l’ensemble des services et évènements de la ville • Enfance. et l’actualisation régulière des informations et l’interactivité que ces outils proposent trouvent un écho auprès des citoyens. Les supports mobiles représentent un nouveau moyen de communication permettant de conserver un contact quasi permanent avec le citoyen. • Les actualités locales . services publics. musées. Pour accéder au service : Site web mobile : App Store : Lien social Fonctionnalités de l’équipement : informations disponibles dans de nombreux domaines : 41 . . le support papier reste encore le moyen le plus largement utilisé pour effectuer des campagnes de communication. loisirs. lieux de tourisme. quel que soit leur mode d’utilisation de l’information ou les canaux qu’ils privilégient.

Lien social Outils et services du lien social : Quelques aspects de méthodes et de techniques • Elaborer une stratégie dans le domaine des réseaux sociaux est très important. brève et d’actualité. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spécifiques aux supports mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la géolocalisation. Deux hypothèses s’offrent à la collectivité : . Les échanges sont comptabilisés au moyen d’une unité d’échange choisie par les membres du SEL et le plus souvent basée sur le temps.. qui souhaitent échanger des biens. . 42 • Tchat : La messagerie instantanée. cohérence avec les outils de communication existants. Les services mobiles doivent aussi apporter une valeur ajoutée par rapport aux canaux d’information traditionnels en offrant une information fraîche. et plus communément celui d’Internet. On constate souvent en effet une sous-utilisation de l’outil après sa création. permet l’échange instantané de messages textuels et de fichiers entre plusieurs ordinateurs connectés au même réseau informatique. ce moyen de communication est caractérisé par le fait que les messages s’affichent en quasi temps réel et permettent un dialogue interactif.…). On observe que de nombreuses collectivités s’inscrivent sur Facebook ou Twitter. désigné par l’anglicisme « chat » (« bavardage») francisé en « tchat ». réseaux sociaux). l’outil étant géré par une association ou un acteur de la médiation sociale.Fiche 4 .soit elle accompagne la mise en place de ce réseau par un soutien technique et financier. utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser l’information.). GLOSSAIRE : • SEL : Un Système d’Echange Local (ou SEL) est un système d’échange de produits ou de services construit à côté du système monétaire classique.. des moyens ou du temps qu’il peut échanger avec les autres sans utiliser d’argent. mobile. une attention particulière doit être portée sur le contenu diffusé par l’intermédiaire du support mobile. Le principe du SEL est fondé sur le constat selon lequel tout individu possède des compétences. suivant ainsi un effet de « mode ». implication des citoyens. sans réflexion préalable sur leur positionnement stratégique (objectifs. • Ces services peuvent être déployés dans tous les territoires. y compris pour les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à certaines techniques bien connues des prestataires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple). • Les services mobiles d’information sont assez simples à mettre en œuvre.soit elle crée elle-même un réseau social et invite les citoyens à le rejoindre. des services et des savoirs sans passer par la monnaie. services offerts. Cependant. ce qui peut susciter une certaine méfiance de leur part . Ces deux scénarii ont des résultats différents en termes de services offerts et de relations entre les citoyens et la collectivité. Chaque SEL est un groupe de personnes vivant dans un même secteur. mises en ligne et actualisées régulièrement afin de disposer d’un outil dynamique et vivant. dont le métier est de veiller à la cohérence dans la gestion des outils de communication de la collectivité (Web. Contrairement au courrier électronique. La mise en œuvre d’un réseau social local nécessite par ailleurs des compétences spécifiques : celle de Community Manager ou gestionnaire de communauté en charge de l’animation des communautés. moyens. Les informations doivent être créées. le dialogue en ligne.

Fiche 5 Espaces publics 43 .

les échanges économiques et la prise en compte de l’environnement.…) • Usagers . Cette prise en compte est rendue possible d’autant plus que. Ce rôle qui leur est dévolu explique parfois la négligence dont ils font l’objet. Les mobiliers urbains font notamment partie des éléments techniques de l’espace public qui peuvent. un traitement de qualité. Si les enjeux de respect des libertés et du confort de chacun sont pris en compte. renforcer l’accès à l’information ou participer à une gestion plus efficace des consommations énergétiques publiques. les nouvelles technologies pourront alors venir enrichir de manière peu envahissante mais avec une réelle utilité les espaces publics de nos villes. permettant à toute activité qui y est implantée de pouvoir toucher un public nombreux. A la différence d’une habitation. peut également être un lieu existant pour lui-même.Fiche 5 . Ces lieux sont également ceux qui « font ville ». 44 La ville durable doit donc apporter une attention toute particulière aux espaces publics. L’espace public est ainsi fortement lié au lien social évoqué dans le chapitre précédent. Le numérique peut également venir enrichir ou apporter de manière souple une dimension culturelle et artistique à ces espaces ouverts à tous. d’une entreprise … ce sont des espaces qui sont (le plus souvent) ouverts à tous et où chacun peut déambuler à sa guise. à un propriétaire de l’espace plus ou moins attentionné (un espace public n’étant pas forcément une propriété publique). avec comme objectif de conjuguer les nombreuses fonctions qui souhaitent y prendre place tout en privilégiant la qualité. Cette négligence peut également être due au degré de fréquentation plus ou moins important. là où ils peuvent échanger. là où peuvent se retrouver et se rassembler les habitants / citoyens. Cet espace particulier de la ville accueille souvent de nombreuses fonctions : espace de circulation. d’un commerce. Ils sont en effet trop souvent considérés comme un « reliquat ». la présence de services originaux et recherchés … il peut devenir un point d’intérêt et de destination. permettant d’aller d’un bâtiment à un autre. Intégrées aux espaces publics.Espaces publics Les espaces publics dans la ville numérique durable Les espaces publics sont des lieux particuliers des villes. les espaces publics sont propriétés des collectivités locales et que celles-ci ont alors toute latitude pour agir. activités plus ou moins pérennes telles que le commerce … Cet espace se révèle ainsi parfois très encombré et convoité. Mais l’espace public. au-delà d’être un espace de passage entre deux points. Plus qu’ailleurs dans la ville. L eur première fonction est celle d’interface et de lieu de circulation. un espace jugé comme perdu une fois que l’on a disposé des constructions sur un plan en optimisant au maximum la consommation foncière. Les acteurs incontournables : • Services techniques des intercommunalités et des communes •Aménageurs • Bureaux d’études (urbanistes et architectes) • Entreprises et industriels spécialisés • Designers • Industriels et start-ups (mobilier urbain. les nouvelles technologies peuvent participer à cet effort. présence d’éléments techniques des réseaux urbains (l’espace public étant le lieu où la collectivité agit au service de tous). dans la plupart des cas. Ce caractère précieux de l’espace public s’explique par le grand nombre de personnes qui y transitent ou s’y arrêtent. grâce à des fonctionnalités numériques. ces lieux doivent pouvoir croiser l’utilité sociale. A travers une identité forte. l’accessibilité. la lisibilité du lieu et l’utilité des services présents.

paris.fr Détection de places de parking Source : www smartgrains.com Espaces publics Pavés lumineux intelligents Source : pavegen.com 45 .Abribus connecté à Paris Maillage WiFi à Paris Source : www.

Deux exemples peuvent illustrer l’émergence de ces nouvelles formes d’urbanité : 1. Il existe pourtant un grand nombre de mobiliers urbains présents dans différentes parties de la ville mais aujourd’hui inertes : • Dans les bâtiments publics : panneaux d’information. panneaux informatifs… La tendance est aujourd’hui à la mise en « utilité » et au respect de l’environnement de ces équipements. mise à jour et ergonomie des équipements. L’objectif est de proposer une nouvelle façon de vivre la ville par l’accès à de l’information géolocalisée et contextualisée. poubelles… • Dans les parcs ou places publiques : bancs. homogène et raisonnée des équipements et services pour la ville • Préserver la qualité (du cadre de vie) de ces lieux. RFID…) afin de les rendre communicants et leur permettant d’interagir avec le citoyen. locale ou générale. pour faciliter le fonctionnement urbain et la vie en ville • Apporter de nouveaux services en ces lieux.Fiche 5 . candélabres.…) • Intégration de nouvelles formes de mobiliers urbains connectés dans l’environnement urbain dans le cadre d’opérations de rénovation • Travail partenarial entre les nombreux acteurs présents et intervenants sur les espaces publics espaceS publicS : exemples choisis L’espace public dans les villes a souvent été délaissé en termes de services aux usagers. horodateurs. L’abribus connecté 2. panneaux publicitaires ou d’informations. l’accès à des informations sur l’environnement proche ou encore le divertissement par des contenus multimédias. écrans tactiles. poubelles. Les Technologies de l’Information et de la Communication sont progressivement intégrées à ces équipements (QR codes. accès à l’information et aux services.Espaces publics Les enjeux de la thématique espaces publics • Conforter les espaces publics comme lieux privilégiés de rencontre des habitants et de développement du lien social • Conjuguer les différentes fonctions accueillies dans ces espaces • Apporter une grande attention au traitement qualitatif des espaces publics • Renforcer leur accessibilité Les points de vigilance : • Intégrer les contraintes techniques de certains équipements (traçage bornes wifi. bornes WiFi. en évitant la saturation d’objets / d’informations / de sollicitations Les enjeux spécifiques et complémentaires du numérique dans les espaces publics : • Enrichir les éléments techniques (mobiliers) présents dans les espaces publics. L’éclairage public intelligent 46 . robustesse des équipements) • Se prémunir du développement anarchique des équipements : penser à bâtir une action progressive. renforçant leur attractivité • Participer à la valorisation des éléments qualitatifs et patrimoniaux présents dans l’espace public Les facteurs clefs de succès : • Prise en compte de l’évolution des usages numériques des citoyens et des besoins des usagers (connectivité. L’interaction devient la norme et l’usager devient un citoyen « augmenté ». signalétique d’orientation… • Dans les rues : abri-voyageurs. NFC.

1. L’ABRIBUS CONNECTE
L’abribus a peu évolué depuis son apparition.
Seul son design a légèrement été modifié.
Aucune fonction supplémentaire n’est apparue
alors que le temps d’utilisation potentiel par les
usagers peut être assez important, notamment
lors de l’attente d’un bus.
Mais, depuis quelques temps, des constructeurs
ont investigué ce marché innovant qui passe par
l’étude des usages des voyageurs.
Les fonctionnalités développées autour de cet
équipement peuvent être encouragées aussi
bien par des collectivités que des compagnies
de transport, des acteurs du tourisme, de la
culture ou des commerces.
Il peut apporter des services tels que :
• L’information localisée sur les services
environnants (commerces, restaurants, sorties,
culture, équipements publics…) de manière
géolocalisée grâce à un écran tactile ;
• L’information sur l’actualité locale et
nationale ;
• L’information en temps réel sur les transports
en commun ;
• Une connectivité Internet sans fil ;
• La recharge d’appareils tels que les
smartphones par prise USB.

Grâce à ces évolutions, l’usager profite de
véritables services innovants lui simplifiant sa
recherche d’informations et facilitant l’accès
aux services. La collectivité, jouit quant à elle
d’une image de modernité en développant
une stratégie de services toujours connectés au
citoyen.
Ces équipements du futur ont bien évidemment
des coûts non négligeables. C’est pourquoi,
dans un premier temps, il est important de réaliser
des expérimentations dans des lieux phares de la
ville, possédant une fréquentation importante et
caractérisés par une mixité des utilisateurs, avant
d’envisager une généralisation.

Exemple de référence : Concept Abribus,
place de la Bastille, Paris
Porteur du projet : Ville de Paris
Description : Apporter du service au citoyen
dans un abribus. Installation par JC Decaux
d’un prototype d’abribus place de la Bastille,
à Paris.
Modalités de l’action :
•Projet mis en place dans le cadre de l’appel
à projet « mobilier urbain » lancé par la Ville de
Paris.
• L’abribus embarque 4 écrans plats connectés
à Internet, dont 3 sont tactiles pour permettre
aux usagers d’accéder à des informations,
autant sur les transports de la RATP (bus, métro,
RER, etc…) et les Vélib’, que sur les commerces,
restaurants et services à proximité de l’arrêt.

2. L’ECLAIRAGE PUBLIC
INTELLIGENT

Aujourd’hui, la majorité des villes sont équipées
et de nouveaux enjeux se posent, notamment
celui de la réduction de l’empreinte énergétique
préservant cependant un niveau de confort
acceptable.
Les entreprises d’équipements publics se sont
donc penchées sur la question et plusieurs types
d’innovation ont vu le jour dans ce domaine :
• Utilisation d’éclairage de type LED
(fortement réducteur de consommation
énergétique) ;
• Eclairage public à puissance variable
(selon la détection d’une personne, l’intensité
lumineuse du moment…) ;

• Dalles de trottoir intégrant des capteurs de
mouvement transformant l’énergie cinétique
du passant en énergie permettant d’alimenter
des lampadaires (et/ou des batteries).
Certains lampadaires sont parfois même munis
de caméras détectant l’arrivée des cyclistes
ou des piétons pour commander l’éclairage
progressif des lanternes LED le long de la voie,
au fur et à mesure de l’avancée de l’usager.
L’utilisation de ce type de technologie permet
de graduer la puissance de l’éclairage point par
point en passant de 10 % en éclairage en veille,
à 100 % (ou à 50 % selon les horaires) lorsqu’une
présence est détectée. Le niveau d’éclairement
évolue en même temps que l’usager.
Face aux enjeux énergétiques et de suréclairage dans certaines zones, des solutions
techniques existent et permettent de préserver
l’environnement naturel nocturne et la
biodiversité, en limitant la « pollution lumineuse»
tout en maintenant les conditions de sécurité
pour les habitants.

Espaces publics

L’éclairage public comprend l’ensemble des
moyens d’éclairage mis en œuvre dans les
espaces publics, à l’intérieur et à l’extérieur des
villes, très généralement en bordure des voiries et
places, nécessaires à la sécurité ou à l’agrément
du citoyen.

47

Fiche 5 - Espaces publics

Exemple de référence : système d’éclairage public intelligent (ETDE)
Porteur du projet : ETDE
Description : ETDE, pôle Énergies et Services de Bouygues Construction, vient d’équiper la ville de Vif, en Isère, d’un
système d’éclairage public intelligent à détection automatique sur une distance record : 1,5 km de voie piétonne et
cyclable.
Efficacité de l’équipement :
• La solution installée devrait permettre de réduire les consommations d’énergie de 75% sur cette voie grâce au faible
besoin en énergie des sources LED (une puissance de 40 W au lieu de 100 W pour les sources traditionnelles) et grâce à
l’activation et la gradation de l’éclairage uniquement en cas de besoin.
• Ce nouveau dispositif permet d’économiser :
- 60 % de consommation énergétique par rapport à des luminaires classiques pour un fonctionnement à 100 %
en cas de détection ;
- 95 % de consommation énergétique par rapport à des luminaires classiques pour un fonctionnement à 10 %
au repos.

Outils et services
du mobilier urbain :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
• En ce qui concerne les abribus connectés,
des expérimentations dans les lieux de passages
fréquents (quartier de gare, gare routière…)
peuvent être mises en œuvre pour sensibiliser
dans un premier temps à ces nouveaux usages et
identifier l’appétence du public pour le mobilier
urbain innovant.

• En ce qui concerne l’éclairage public intelligent,
le schéma consiste à moderniser les candélabres
existants en leur adjoignant par exemple des
fonctionnalités de détection de luminosité ou
d’usager ou encore de modification des lampes
existantes en lampes LED.

Le travail de concertation avec les commerces
environnants et l’identification des points d’intérêt du territoire doit être initié très en amont afin
d’intégrer le plus de fonctionnalités informatives,
le but étant de faire de cet équipement une véritable plateforme d’informations à forte valeur
ajoutée pour l’usager.

GLOSSAIRE :
• LED : Une diode électroluminescente, plus connue
sous l’appellation Del ou Led (light-emitting diode),
désigne un composant optoélectronique qui permet
l’émission de lumière monochromatique. Les Led font
partie des dispositifs d’éclairage les plus performants
du point de vue énergétique, car elles convertissent
très peu d’électricité en chaleur.

48

• Smartphone : Littéralement «téléphone intelligent»,
les smartphones sont des téléphones évolués qui
possèdent des fonctions similaires à celles des assistants
personnels. Certains peuvent lire des vidéos, des MP3
et se voir ajouter des programmes spécifiques.

Fiche 6

services publics

49

Fiche 6 - Services publics

Les services publics
dans la ville numérique durable
La puissance publique a vocation à être le « bras armé » de la communauté, incarnant la mise en commun de
moyens visant à proposer des services accessibles à l’ensemble des citoyens.

D

ispenser des services publics est donc la
première mission des collectivités locales,
gestionnaires des villes. Services payants
ou non, de manière directe ou indirecte, les
services publics ont comme point commun
de ne pas rechercher en premier la rentabilité
mais au contraire de délivrer une prestation
indispensable pour le bon fonctionnement de la
vie en communauté.
Les habitants des villes et des territoires
développent le plus souvent un fort attachement
pour ces services publics, dont l’accessibilité
à tous est perçue comme étant au cœur de
l’égalité républicaine et du contrat social tacite
existant entre les citoyens et les pouvoirs publics.
Utilité sociale, la présence des services publics est
également gage d’attractivité économique. De
récentes recherches (« Tableau de bord 2011 de
l’attractivité de la France » – Centre d’analyse
stratégique) montrent que les investisseurs
étrangers identifient comme critère incitatif
d’une implantation en France la présence en
nombre de services publics de qualité.
La présence, le maintien et le renforcement de
ces services publics est donc un des enjeux d’un
véritable développement durable dans les villes
et les territoires. Cet enjeu s’inscrit néanmoins
dans le contexte d’une société de plus en plus
confrontée aux contraintes économiques,
pesant notamment sur les finances publiques.
L’optimisation et l’efficacité sont souvent mises
en avant comme un des moyens pour améliorer,
voire simplement maintenir, la présence de ces
services.
Les outils numériques sont ainsi de plus en plus
mis à contribution, à travers par exemple le
développement de la e-administration. Certains
services publics, et notamment des démarches
administratives, sont dématérialisés afin d’être
rendus accessibles de manière simple, rapide et
à toutes heures via Internet.

50

Les usagers peuvent également être invités
à devenir acteurs de l’amélioration des
services publics, en faisant remonter de
manière dynamique
les
doléances
aux
services municipaux concernés. Les nouvelles
technologies peuvent également aider la
collectivité et les sociétés délégataires à optimiser
leurs fonctionnements.
La présence de services publics efficaces
et accessibles à tous est indissociable de la
possibilité, pour les usagers, de pouvoir accéder
à un interlocuteur physiquement présent et
pleinement disponible pour répondre à chaque
préoccupation. Néanmoins, utilisé de manière
complémentaire, le numérique constitue un
outil permettant de renforcer la présence et
l’accessibilité aux services publics5.

a noter :
Conduit de 2009à 2011 par le Kent County
Council (Royaume-Uni), le Conseil Général
du
Pas-de-Calais,
les
Communautés
d’Agglomération de Saint-Omer et de
Communes du Canton de Fauquembergues,
l’Agence d’Urbanisme et de Développement
de la Région de Saint-Omer (France),
le programme européen INTERREG IVA
des 2 Mers «CBOOPSD» était consacré à
l’amélioration de l’accessibilité des services
publics des deux côtés de la Manche. A
l’occasion de cette démarche, plusieurs
critères et leviers d’accessibilité ont pu
être mis à jour, parmi lesquels le numérique
qui présentait de réelles opportunités et
qui a permis la mise en place de plusieurs
expérimentations.

5

Les acteurs incontournables :
• Les administrations d’Etat, des collectivités
locales et autres services publics
• Les sociétés délégataires
• Associations liées à la filière du réemploi des
matériels informatiques
•Ordi 2.0
• ADEME
•Les usagers

espace de loisirs et sports .Schéma du développement de la filière du réemploi de matériel informatique Source : ordi2-0. puis le zoo.fr 1 : Identification Chaque bac es équipé d’une puce qui permet lors de son ramassage d’identifier son propriétaire 4 : Traitement des données Les données sont rassemblées et communiquées avec la facturation 2 : Pesée Les bacs sont pesés de manière automatique lors du levage avant d’être vidés 3 : Gestion des informations Le système informatique du camion associe à chaque ménage le poids d’ordures ramassées Carte d’adhérent multiservices (Coliséum .fr Services publics Fonctionnement de la pesée embarquée de déchets Source : cc-ribeauville.fr 51 . l’Office de Tourisme et les transports) Source : Amiens. les bibliothèques. Musicaa. la Maison du Théâtre. le musée.dans un premier temps.

selon ses compétences définies par la loi. traitement des déchets. pour favoriser l’interopérabilité des systèmes et la simplicité d’accès et d’utilisation par les usagers • Portage par les entités référentes sur le sujet • Implication des usagers dans la conception des services publics dématérialisés • Promotion des outils mis en œuvre Les points de vigilance : • Cohérence de la mise en œuvre de la stratégie déployée avec les autres stratégies locales (traitement des déchets. chaque collectivité a pour mission. gestion de la relation avec les citoyens dans les différents domaines de la collectivité) • Accompagnement au changement des acteurs (agents des collectivités. d’offrir des services de qualité dans un cadre harmonieux : transport. Un second exemple sur le réemploi du matériel informatique montre comment le numérique peut contribuer à un meilleur traitement d’une catégorie spécifique de déchets (2). citoyens) SERVICES PUBLICS : exemples choisis Les citoyens sont des usagers des services publics rendus par les collectivités locales. culture. Avant l’avènement de ces supports.Fiche 6 . développement économique… Les services publics sur mobile commencent à apparaître dans les grandes villes. en optimisant les moyens • Renforcer l’accessibilité des services publics Les facteurs clefs de succès : Les enjeux spécifiques et complémentaires du numérique pour les services publics : • Contribuer au renforcement de l’accessibilité et à la facilité d’utilisation des services publics • La mobilisation de l’ensemble des services des administrations et collectivités. 52 .Services publics Les enjeux de la thématique Services publics • Maintenir la présence des services publics au sein des villes et des territoires. de nombreux projets portant sur la mise en œuvre de Cartes de Vie Quotidienne (CVQ) ont fait leur apparition dès 2003-2006. La déclinaison sur mobile des services portés par ces cartes est aujourd’hui une actualité concrète grâce au développement de la technologie NFC et fait l’objet du premier exemple présenté (1). En effet. tourisme.

Ces projets portaient le nom de Carte de Vie Quotidienne (CVQ).. transport scolaire) . ergonomie des services. magasins. médiathèques. mécanismes de compensation financière. Ces expérimentations se sont révélées complexes dans leur mise en œuvre. En effet.… . connecteurs. • Accéder à certains équipements publics (piscines. • Réserver par exemple des places de spectacles. salles de spéctacles.… Cependant. accompagnement des utilisateurs. centres sportifs. Exemple de référence : Cityzi (Nice) Porteur du projet : Ville de Nice Description : Mise à disposition de services aux citoyens et touristes de la ville par l’intermédiaire des téléphones mobiles sans contact Modalités de l’action : • BPASS. accéder à l’information en temps réel) • Cumul d’avantages fidélité • Récupération de codes promo et paiement • Mise à disposition de « cibles » (ou flashcodes) dans différentes locations (abris bus. . Lorsque ces équipements issus des TIC deviennent obsolètes. .… . notamment dans les bibliothèques. avec l’arrivée des smartphones équipés de NFC (technologie sans contact). ces cartes permettaient entre autre de : • Faciliter le paiement de certains services (exemples : restauration scolaire. ils peuvent encore représenter une valeur économique et doivent être traités de manière appropriée. • Récupérer des informations diverses en lien avec les services auxquels aura souscrit l’utilisateur. LA CARTE DE VIE QUOTIDIENNE (CVQ) Au début des années 2000. la transposition des services portés par ces cartes est possible.. théâtres.. portage et implication des acteurs. Après la collecte d’un ordinateur usagé auprès de son ancien détenteur. et leur diffusion et se sont heurtées à un certain nombre de problèmes : organisation des collectivités. de nombreux projets expérimentaux ont été réalisés sur la mise en place d’un support unique commun à un certain nombre de services proposés par les collectivités locales. est en cours. Le paiement est également accessible pour l’ensemble des achats de la vie quotidienne (courses.. correspondant aux équipements informatiques et de télécommunication. lieux touristiques/monuments historiques. téléphones mobiles. puces RFID.…. Le téléphone devient alors une vraie « carte bancaire ». inopérants ou ne sont plus désirés. les services de transport sur mobile (acheter. la CVQ pourrait prochainement prendre une nouvelle forme puisque son évolution. • Accéder à son compte personnel stockant ses informations administratives . serveurs. plus récemment tablettes. de support physique à support dématérialisé sur mobile. • Effectuer des réservations. LE REEMPLOI Entre autres : • Effectuer l’approvisionnement pour le paiement de certains services et permettre la consultation du solde directement depuis le mobile de l’utilisateur. • Bénéficier de tarifs préférentiels (visites de musées. • Disposer d’un « badge d’accès dématérialisé » afin d’accéder aux différents équipements publics . ce qui permet de faire évoluer la gamme de services.1. photos. 2. Musée d’Art Moderne de la Ville de Nice) pour bénéficier d’informations contextualisées (vidéos. centres sportifs. à l’image de l’expérimentation en cours d’expansion de Nice . commentaires audio) Vidéo de présentation du service : Les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) sont aujourd’hui présents partout dans notre environnement en raison de la profusion croissante des matériels technologiques et de l’accélération des cycles de production d’outils de plus en plus performants et innovants : ordinateurs. L’une des catégories les plus importantes (parmi les 10) de ces DEEE sont les produits dits «produits gris ». le réemploi est l’option de traitement prioritaire. charger et valider les titres de transport sur le mobile.). Pour la plupart magnétiques.). boulangerie. Services publics INFORMATIQUE 53 .…) .

de véritables filières de reconditionnement et de redistribution adaptées au territoire se sont récemment développées. Ainsi. contribuant à rendre les équipements rapidement obsolètes. Pour y parvenir. des actions de sensibilisation auprès du grand public et des entreprises sur l’intérêt et les enjeux du reconditionnement ou du recyclage du matériel numérique sont organisées pour permettre aux reconditionneurs de trouver la «matière première». dans la perception collective des déchets. Exemple de Moulineaux référence : Ville d’Issy-les- PorteurS du projet : Issy-les-Moulineaux et Communauté d’Agglomération Arc de Seine Description : • Opération de collecte de matériel informatique usagé auprès des résidents de la commune (novembre 2006) . souvent demandeurs de s’initier à ces nouvelles technologies grâce à la mise à disposition d’un matériel informatique recyclé et fourni à moindre coût. véritable fédérateur et organisateur de la filière en France. • Technologie sans contact NFC (Near Field Communication ou communication en champ proche) : Technologie de communication sans fil à courte portée et haute fréquence. sous l’égide de la mairie d’Issy-les-Moulineaux. • Destruction et recyclage des déchets DEEE assurés par HP France. il est envisageable de créer des opérations d’équipement de foyers en difficulté. Il est conseillé d’expérimenter la mise en œuvre d’une CVQ physique avant le déploiement des services sur les mobiles sans contact. En parallèle. Outils et services des services publics : Quelques aspects de méthodes et de techniques • Les actions de sensibilisation du grand public et des professionnels concernant le réemploi de matériel informatique sont primordiales pour promouvoir ce nouvel usage de nos DEEE. NRJ Mobile. • 53% du matériel collecté recyclé en accord avec les normes environnementales dans des centres spécialisés . Ce secteur du réemploi répond à l’intérêt croissant des consommateurs pour les technologies récentes. plus efficaces et plus puissantes. GLOSSAIRE : • Ordi 2. les territoires et les structures de reconditionnement peuvent s’appuyer sur des outils existants tels qu’Ordi 2. permettant l’échange d’informations entre des périphériques jusqu’à une distance d’environ 10 cm. peu de personnes connaissent aujourd’hui ce circuit de valorisation très important pour le développement de l’Economie Sociale et Solidaire. En effet. dépendant fortement de l’intégration ou non de la fonctionnalité permettant le paiement de prestations et de la diversité des systèmes de billettique existants. Il permet aussi de créer de nouveaux emplois dans les territoires. estimé à une centaine d’euros) .Fiche 6 . . • 47% du matériel collecté reconditionné pour être redistribué aux ménages les plus en difficulté au cours de l’année 2007. avec la mise en place de ces filières. se traduisant par la création de structures (souvent de type associatives ou coopératives) qui s’occupent de collecter et retraiter ces matériels. d’un accès individuel ou collectif à l’Internet et d’un accompagnement aux usages de l’Internet.Services publics Pour cela. Côté chiffres : • 12 tonnes de matériel collectées . 54 • La mise en œuvre d’un projet de CVQ peut être relativement complexe.ordinateur-occasion. Bouygues Telecom. • Remise à neuf du matériel collecté . • Redistribution à des personnes en difficultés résidant dans les communes partenaires en fonction de critères sociaux (prix subventionné d’une soixantaine d’euros inférieur en réalité au coût réel du reconditionnement.0.com).0 : Programme national de lutte contre la « fracture numérique » proposant que chaque personne et foyer puissent disposer d’un ordinateur. • Reconditionnement assuré par Ecod’air (www. Orange et SFR (les quatre opérateurs partenaires de Cityzi) affirment avoir vendu en moins de deux ans plus d’un million de smartphones compatibles NFC.

Fiche 7 Tourisme 55 .

naturelles et culturelles d’une ville et d’un terroir. Les nouvelles technologies modifient également l’offre « une fois sur place ».. notamment dans un pays comme la France qui demeure une des premières destinations touristiques mondiales. puisqu’il constitue avant tout les fondements de la culture d’un territoire. avec par exemple le partage d’avis sur l’expérience vécue. artisans. Face aux incertitudes provoquées par la dynamique de mondialisation de l’économie. Cette activité offre ainsi de réelles opportunités pour préserver et valoriser les richesses et les particularités architecturales. commerçants. Loin d’être « hors sol ».. 56 Internet est ainsi devenu un des principaux moyens pour la recherche d’une destination. se sont ainsi développés ces dernières années le tourisme « vert » à la campagne et le tourisme urbain.Tourisme Le tourisme dans la ville numérique durable Le tourisme constitue aujourd’hui une activité économique majeure.Sylvie Brunel)mais favoriser au contraire l’activité économique du territoire en la conjuguant avec la préservation des richesses patrimoniales. etc. restaurateurs. en permettant de rendre plus accessible. le tourisme offre également l’avantage de créer des emplois non délocalisables (« Economie résidentielle : du diagnostic à la stratégie » – 2011 . Cette opportunité peut ainsi être saisie par de nombreux territoires. valoriser ou enrichir l’existant « pendant ». la réservation d’une prestation. Son poids dans l’économie s’avère ainsi incontournable («Le poids économique et social du tourisme» – 2010 – Conseil National du Tourisme). son développement s’appuie et se nourrit le plus souvent du patrimoine et de l’identité d’un territoire. …) • Les acteurs du territoire : acteurs culturels.ETD) . La ville elle-même devient ainsi un centre d’attraction pour les touristes. C’est peut-être dans cette complémentarité que repose le secret d’un «tourisme durable » dans un pays dit «développé » tel que la France : se préserver de la dénaturation (« La Planète disneylandisée : chroniques d’un tour du monde » – 2006 . L e tourisme ne constitue cependant pas une activité économique comme les autres.. Les acteurs incontournables : • Les collectivités territoriales • Les offices de tourisme • Les professionnels du tourisme (hôteliers. les acteurs du tourisme considèrent souvent que le numérique a révolutionné les comportements à la fois des clients et des offreurs. gestionnaires d’équipements. la préparation d’un voyage « avant ». En plus du tourisme «classique» sur les littoraux ou dans les zones de montagne. à la condition d’offrir des spécificités et des richesses mises en valeur et accessibles.Fiche 7 . Le numérique offre également des possibilités de penser à «l’après». . Ce patrimoine ne doit cependant pas être vu sous le seul angle économique. Dans ce contexte. de son identité et du lien social entre les habitants.

Exemple de réalité augmentée sur mobile (application gratuite CultureClic) Tourisme Déclaration des interrogés concernant l’usage du mobile Source : Etude Google (2011) 57 .

chasses au trésor. jeux. personnalisés en fonction de ses besoins propres. demain 4G/LTE) permet l’émergence de nouvelles offres de services mobiles qui viennent compléter l’offre « classique » existante (brochures..).…. contextualisés selon le lieu où il se trouve et au moment qu’il choisit. Web. ergonomie et usabilité des services Tourisme : exemples choisis Les initiatives numériques sur le tourisme sont nombreuses (portails touristiques. 58 .…). culturelle et sociale Les facteurs clefs de succès : • Portage de la stratégie de tourisme mobile par les offices du tourisme et les prestataires touristiques • Prise en compte de l’outil mobile comme un nouveau moyen de communication complémentaire de ceux existants (assurer la continuité dans l’usage) • Intégration très en amont des acteurs identifiés comme parties prenantes du projet et accompagnement dans l’utilisation du service mobile • Promotion des outils mis en œuvre Les enjeux spécifiques et complémentaires du «e-tourisme» : • Renforcer la promotion et l’accessibilité de l’offre touristique par la fourniture d’un service contextualisé et personnalisé (grâce à la géolocalisation notamment) • Offrir un moyen supplémentaire d’enrichir l’offre et le patrimoine existant • Proposer un moyen de valorisation touristique tout en permettant éventuellement la préservation d’un patrimoine fragile • Contribuer à la création de nouvelles «attractions » • Apporter de l’information au touriste tout au long de son parcours sur le territoire (grâce à un nouveau canal de communication complémentaire de ceux existants) Les points de vigilance : • Intégration des contraintes techniques potentielles (notamment couverture 3G) lors de la définition des services • Cohérence de la mise en œuvre de la stratégie e-tourisme avec les stratégies locales à l’échelle du territoire et les attentes et besoins des citoyens • Implication des utilisateurs (professionnels du tourisme. touristes) dans la conception des services • Qualité. 2. Les services mobiles présentés fournissent une illustration de ce qu’il est aujourd’hui possible dans les territoires en matière numérique en faveur du développement du tourisme : 1. propositions d’itinéraires de randonnée.. Service mobile permettant de recenser et de promouvoir l’offre touristique disponible sur le territoire . faciles à utiliser. dans une perspective économique. et intégrés (ex : offre «loisir familial et hébergement ».Fiche 7 . offre « sport et hébergement de plein air ».. L’enjeu est aujourd’hui pour les territoires d’offrir au touriste la capacité de disposer de services de qualité. L’accès croissant aux nouvelles technologies mobiles grâce à l’évolution constante des terminaux mobiles et des réseaux de communication permettant l’accès à Internet en situation de mobilité (couverture 3G. de manière directe ou indirecte • Constituer un moyen de valorisation et de préservation du patrimoine et de l’identité. Service mobile permettant la découverte du territoire. ergonomiques.Tourisme Les enjeux de la thématique tourisme • Contribuer au développement économique de la ville et du territoire. « sans couture » (principe de continuité géographique). vitrines marchandes mettant en avant les savoir-faire locaux. offre « patrimoine et restauration ».).

en proposant néanmoins une certaine diversité dans le choix des itinéraires (par exemple sur un cœur urbain étendu.1. Exemple de référence : iRhône Porteur du projet : Rhône tourisme Description : Application officielle du tourisme rhodanien mettant à disposition des informations touristiques thématiques et géolocalisées. quel que soit le support utilisé par le touriste. Présentation vidéo du service : 2.. historiques. Département. …) en les fidélisant. • Liens avec les réseaux sociaux. SERVICE MOBILE PERMETTANT LA DECOUVERTE DU TERRITOIRE Un bon moyen de permettre aux touristes de découvrir ou redécouvrir un territoire est la réalisation de parcours touristiques. 59 . Tourisme Ces derniers peuvent être sportifs. Communauté de Communes. On peut. • la promotion d’offres exceptionnelles disponibles en office de tourisme sur un évènement particulier qui aura lieu prochainement sur le territoire.). L’intégration d’aspects plus ludiques (notamment le jeu) peut également constituer une piste intéressante afin de proposer une nouvelle manière de mettre en avant les richesses d’un territoire. une Communauté de Communes rurale). • Possibilité d’accéder rapidement aux informations importantes d’un point d’intérêt (horaires. Cette communication peut prendre plusieurs formes : • le recensement des prestations (sportives..…) disponibles dans un rayon donné autour de la position du touriste . voiture. Pays.. . informations en office. pensés pour différents moyens de déplacement (vélo.. flyer/affiche.). contacts. . thématiques (culinaires. Ces services peuvent être imaginés à plusieurs échelles territoriales.) .. à cheval. tarifs. à pied. Fonctionnalités du service : • Informations filtrées en fonction de la position du touriste (issues du Système d’Information Touristique de la région Rhône-Alpes (SITRA)) . • Des services de type « chasse au trésor» faisant découvrir certains points d’intérêt méconnus du territoire : l’utilisateur recherche des « trésors » placés dans des caches en utilisant la réalité augmentée et / ou les puces intelligentes telles que les RFID par exemple... Les exemples cités ci-contre doivent néanmoins venir en complément d’outils de communication traditionnels afin de permettre une expérience d’utilisation fluide et « sans couture ». Ces services peuvent se développer à plusieurs échelles territoriales. par exemple. Ces outils accessibles sur mobile peuvent être : • Des services (potentiellement déclinés sur bornes tactiles présentes en office de tourisme) proposant la réalisation de parcours de randonnée à travers le territoire . moto. SERVICE MOBILE PERMETTANT DE RECENSER ET DE PROMOUVOIR L’OFFRE TOURISTIQUE DISPONIBLE SUR LE TERRITOIRE La mise en œuvre de ce service doit permettre à l’ensemble des prestataires touristiques qui composent « l’offre touristique locale » de communiquer avec les touristes en situation de mobilité et ainsi de poursuivre une relation potentiellement initiée par le biais d’un autre canal (site web. localisation. voire Région).. imaginer un service présentant un monument remarquable du territoire ou encore un service recensant l’ensemble des prestations disponibles sur le territoire (échelle d’une commune.

Présentation vidéo du service : Outils et services du tourisme : Quelques aspects de méthodes et de techniques • Ces services mobiles sont assez simples à mettre en œuvre. Il faut. durée. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spécifiques aux supports mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la géolocalisation. utilisation de l’appareil photo pour la réalité augmentée. sans avoir à « charger » des données depuis Internet. . mode de déplacement. Adapté aux territoires ayant une couverture 3G incomplète ou faible. thématique. utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser de l’information.. • Par ailleurs. une attention particulière doit être portée sur le contenu à promouvoir sur le support mobile. Débit théorique : 100 Mb/s. • Ces services peuvent être déployés sur tous les territoires. • Déclenchement automatique lors du passage à proximité d’un point d’intérêt (informations contextuelles).…). mises en ligne et régulièrement actualisées afin de disposer d’un outil dynamique et vivant.. ces services sont plus complexes sur le plan technologique lorsqu’ils doivent se combiner avec d’autres technologies telles que les puces RFID et lorsqu’ils doivent s’interfacer avec les systèmes d’information touristique existants.Tourisme Exemple de référence : Escapado PorteurS du projet : Comité d’Expansion Touristique et Economique de la Drôme Provençale et Association pour le Développement Touristique du Haut-Vaucluse Description : Application permettant la consultation et le téléchargement des balades et randonnées en Drôme Provençale et Haut-Vaucluse.Fiche 7 . soient impliqués dans la conception et la mise en œuvre des services. en effet. Débit théorique : 2 Mb/s. Les informations doivent être créées. • Réseau 4G/LTE : Réseau mobile de nouvelle génération permettant au mobile de se connecter à Internet avec des débits importants et donc une meilleure qualité de service. il permet à l’utilisateur d’accéder aux informations présentes dans l’application sans avoir besoin d’une connexion Internet. 60 • Mode « cache » : Il permet au mobile d’utiliser des données stockées directement dans le téléphone. de la maniabilité et du design.) . • Cependant. Fonctionnalités du service : • Sélection des itinéraires en fonction de critères personnalisables (difficulté. . • Réalité augmentée : Superposition d’une image virtuelle (2D ou 3D) sur une image réelle en temps réel. GLOSSAIRE : • Réseau 3G : Moyen utilisé par le mobile pour se connecter à Internet. Elles doivent aussi apporter une valeur ajoutée par rapport aux canaux d’information traditionnels en offrant une information fraîche. brève et d’actualité. Ceci suppose que des touristes et des professionnels du tourisme qui connaissent bien leurs pratiques. • Les services mobiles doivent être de qualité sur le plan de l’ergonomie. qu’ils apportent une réelle valeur ajoutée aux touristes et qu’ils soient suffisamment attractifs pour les fidéliser. y compris pour les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à certaines techniques bien connues des prestataires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple).

Fiche 8 Culture et Education 61 .

des projets sont menés pour outiller numériquement les habitants afin que ceux-ci découvrent d’une nouvelle manière la richesse culturelle de leur environnement proche et deviennent parfois des artistes à travers des créations virtuelles rattachées à un lieu physique. Au-delà de l’aspect social. de la Culture) • Rectorats d’Académie. C ette culture peut prendre différentes formes. Peuvent être cités les cas de Bilbao avec le musée Gugenheim. la ville durable doit faire une place à l’ensemble de la culture qui irrigue de manière fine et parfois imperceptible l’ensemble de la ville. création d’universités populaires …). leur apportant parfois un rayonnement majeur. ses traditions. Intercommunalités. Les acteurs incontournables : • Etat (Ministères de l’Education.…. Départements. Aujourd’hui.Culture et éducation La culture et l’éducation dans la ville numérique durable Au-delà d’être un objet technique. Communes) . Son bâti. Pour la ville durable.) • Collectivités territoriales (Régions. à travers notamment la présence des lieux de formation. • Grandes écoles. la ville est également un objet culturel. son histoire. 62 Au-delà des grands équipements. de la plus classique. qualifiée parfois de culture des élites à des formes de culture plus populaires ou informelles. la culture est ainsi également un levier d’attractivité pour des villes qui souhaitent se positionner comme « créatives ». Les universités se sont ainsi historiquement développées dans les grands centres urbains. étant ainsi progressivement sensibilisés à la richesse de leur ville. Cela peut passer par un accès renforcé aux lieux dédiés à la culture et l’éducation. Initiatives de collectivités. ses actions … contribuent à créer une identité spécifique qui différencie chaque ville et devient facteur de créations culturelles. Metz avec le centre Pompidou. en renforçant les liens et les porosités physiques (à travers les formes urbaines et architecturales des campus) mais également invisibles (ouverture des cours au grand public. d’artistes ou de citoyens. La ville est également un lieu d’éducation et d’enseignement. Les habitants peuvent également être incités à devenir acteurs de cette production artistique.Fiche 8 . l’enjeu principal semble devoir être la préservation de cette richesse culturelle mais aussi le renforcement de son accessibilité et de sa diffusion à l’ensemble de la population. activités culturelles. mais également à une facilité offerte de pouvoir lire la richesse culturelle dans la ville elle-même. pensé autour de la création et du rayonnement d’un grand équipement ou d’une programmation plus diversifiée. de l’enseignement et de la culture. des réflexions sont conduites pour ouvrir l’université sur la ville. activités sportives. et lui offre une richesse et une diversité précieuse. Les nouvelles technologies sont mises à contribution de ce mouvement au service de la connaissance. • Universités. Le monde de l’éducation s’appuie également sur les TIC pour favoriser une diffusion et un plus grand accès au savoir. • CROUS • Associations d’étudiants • Professionnels du logement (ex : résidences étudiantes) • Institutions culturelles • Artistes • Prestataires de services (cinémas. La culture peut même devenir le moteur d’un projet de développement urbain et territorial. que ce soit sur le fond (accès à des ressources) ou la forme (accès facilité au monde des études et aux lieux de formation). Lens avec le Louvre ou Lille avec le dynamisme né du label «capitale européenne de la culture ». de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

…. la vie associative.Site web mobile de la région Rhône Alpes concernant la formation et l’entreprenariat Culture et éducation Portail étudiant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Informations sur le logement. 63 . l’orientation.

…) • Qualité de l’information en rapport avec les besoins réels des élèves • Ergonomie des services • Promotion des outils mis en œuvre education : exemples choisis De plus en plus présent via des services accessibles par l’Internet fixe. à part quelques grandes universités pour lesquelles l’offre de services numériques fait partie des projets de « campus numérique ». universités en partenariat avec les collectivités territoriales dans le cadre des PRES. les services mobiles pour les étudiants et les acteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur ne sont pas encore répandus et les bouquets de services sont rares. touristes) dans la conception des services • Qualité. Service mobile permettant à un établissement de fournir à ses étudiants des informations relatives à son quotidien. professionnels du logement. étudiants. 64 Afin de présenter quels sont les sujets couverts par ces nouveaux supports de communication et l’offre liée à l’éducation. Néanmoins. rendant la culture et la connaissance plus attractives Les points de vigilance : • Intégration des contraintes techniques potentielles (notamment couverture 3G) lors de la définition des services • Cohérence de la mise en œuvre de la stratégie du projet avec les stratégies locales en matière d’éducation et de formation et les attentes et besoins des étudiants et des professionnels • Implication des utilisateurs dans la définition des services • Respect de la réglementation en matière de collecte et de traitement des données personnelles (application de l’opt-in) locales à l’échelle du territoire et les attentes et besoins des citoyens • Implication des utilisateurs (professionnels du tourisme. 2. et potentiellement par les prestataires de services concernés par le projet • Intégration très en amont et implication des acteurs identifiés comme parties prenantes du projet (professeurs. L’enjeu est en effet d’offrir aux élèves comme aux enseignants et au personnel de l’éducation. En effet. . le domaine de l’éducation est une thématique sur laquelle le développement de services mobiles se fait encore attendre. Service mobile permettant de recenser des informations en lien avec la formation/vie étudiante à l’échelle d’un territoire . un accès à de l’information sur la vie éducative et la vie quotidienne qui puisse être contextualisée et personnalisée selon leurs besoins. les exemples de services qu’il serait envisageable de porter sur mobile sont nombreux. ergonomie et usabilité des services Les enjeux spécifiques et complémentaires pour la culture et l’education : • Contribuer au renforcement de l’accessibilité culturelle et de l’offre de connaissances • Offrir de nouveaux outils ludiques permettant aux citoyens de devenir des acteurs de la création culturelle et artistique Les facteurs clefs de succès : • Portage par les grandes écoles. Le lycée. deux catégories de services mobiles sont exposées : 1. de l’emploi.Fiche 8 .Culture et éducation Les enjeux de la thématique Culture et education • Garantir l’accessibilité pour tous à la culture et au savoir • Favoriser la présence d’une offre culturelle diversifiée dans un maximum de lieux de la ville • Préserver le patrimoine existant • Favoriser de nouvelles formes d’accès. le campus deviennent ainsi « ubiquitaires » en répondant aux exigences de la vie quotidienne des acteurs du monde éducatif.

… La mise en œuvre d’un service mobile pourrait représenter un nouveau canal de communication d’un projet de plus grande ampleur qui viserait à créer un site Internet portail en tant que porte d’entrée unique centralisant l’ensemble des informations nécessaires à un étudiant lorsque celui-ci démarre son cursus dans une structure éducative présente sur le territoire. • Les actualités / l’agenda des manifestations étudiantes . On peut. Fonctionnalités du service : L’application regroupe au sein d’une même interface quelques services numériques mobiles : • Actualités universitaires . les aides au logement. …. relevé des absences. le financement des études. Bien souvent les informations disponibles sont propres à une université.1. • Un espace documentaire (ressources éducatives. • GéoCampus (géolocalisation des services et sites universitaires) .… Exemple de référence : Le portail des étudiants azuréens Porteur du projet : Mission sur la Recherche et l’Enseignement Supérieur de la ville de Nice Description : Service offrant une porte d’entrée unique à tous les étudiants azuréens souhaitant s’informer sur la vie étudiante au sens large Fonctionnalités du service : • Informations relatives à la vie associative. les offres d’emploi .. accompagnement des étrangers) . ses ressources (aide au logement. Ces ENT. recevoir ses dernières notes sur son mobile ou encore accéder à sa messagerie. • L’international (étudier à l’étranger. SERVICE MOBILE PERMETTANT A UN ETABLISSEMENT DE FOURNIR A SES ETUDIANTS DES INFORMATIONS RELATIVES A SON QUOTIDIEN Afin de fournir un ensemble de services à ses étudiants. université). plus rarement aux situations de vie de l’étudiant. • Un espace messagerie pour les échanges entre élèves. Certaines de ces fonctionnalités pourraient tout à fait être portées sur mobile afin de faciliter le quotidien de l’étudiant. plus ou moins poussées en fonction du cursus de l’élève (depuis l’école primaire jusqu’aux études supérieures).…). nécessité de trouver un emploi). lycée. SERVICE MOBILE PERMETTANT DE RECENSER DES INFORMATIONS EN LIEN AVEC LA FORMATION/VIE ETUDIANTE A L’ECHELLE D’UN TERRITOIRE L’offre liée à l’éducation sur un territoire peut parfois être difficilement lisible pour un étudiant et sa famille. les formations. • Catalogue SUDOC (recherche bibliographique) . • Les échanges de compétences et de savoir-faire. • Un environnement d’apprentissage en ligne (avec des cours sur le web) . • L’offre culturelle . Les informations nécessaires et utiles sont variées suivant la provenance de l’étudiant (local ou hors région. offrent de nombreuses fonctionnalités.. imaginer un service permettant de consulter en permanence son agenda.nice. à son bureau personnel.fr Accès au service : 65 . par exemple. une école. • Services de vie scolaire . •Podcasts pédagogiques. • L’orientation et l’offre de formations .. • Le logement . • Le sport . véritables « compagnons » des élèves et supports de travail des professeurs. • Les petites annonces. webographie.. sa formation (école spécialisée. L’intégration de moyens de paiement sur les nouvelles générations de mobile grâce au NFC pourrait aussi permettre à l’étudiant de régler certains services comme la restauration par l’intermédiaire de son mobile. voire étranger). professeurs et parents . les établissements scolaires se sont régulièrement appuyés sur les Environnements Numériques de Travail (ENT). Les informations présentées pourraient porter sur: • La vie associative / la vie étudiante . Culture et éducation Lien : http://etudiants. un lycée. On retrouve notamment des fonctionnalités comme : • L’agenda et la localisation des salles et des cours . • Publication d’offres d’emploi • Mise en avant d’informations par l’intermédiaire d’une page Facebook 2.…) . • Le dossier personnel de l’élève (carnet de notes. Exemple de référence : UnivMobile Porteur du projet : Université numérique Paris Ile-de-France Description : Application et site mobile permettant aux étudiants d’accéder à certaines informations concernant leur université.

tutoriels… . ressources pédagogiques. blogs. actualités.Informations scolaires : accès aux annuaires de l’établissement et de l’académie. à un agenda personnel.Vie scolaire : notes et bulletins.Transverses : moteur de recherche. aide en ligne. L’implication de panels d’élèves ou d’étudiants pour la construction du service est essentielle pour disposer d’un outil qui ne soit pas en décalage par rapport aux aspirations des jeunes. Celuici s’est développé d’abord dans l’enseignement secondaire et commence à être étendu au sein des universités. Les fonctionnalités de ces ENT sont diverses. 66 • Une attention particulière doit aussi être portée sur le contenu à promouvoir sur le support mobile. emplois du temps. utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser de l’information. cahier de texte de la classe. listes de diffusion. annuaire… .Vie de l’établissement : voyages scolaires. enseignement à distance… .Ressources : ressources numériques. relation avec les parents… . L’ergonomie et le design doivent être de qualité et adaptés à un public – les jeunes – qui sont déjà très consommateurs des services numériques et sont d’autant plus exigeants. forums. Le seul impératif étant qu’il dispose d’une connexion Internet et d’un navigateur. suivi individuel et tutorat. Ce type de site permet de s’affranchir du système d’exploitation sur lequel fonctionne le Smartphone et donc d’optimiser les coûts. agendas.Pédagogie : cahier de textes. • Site mobile : Déclinaison du site Internet classique pour le rendre accessible depuis les navigateurs Internet disponibles sur les téléphones de nouvelle génération. • Ces services peuvent être développés sur tous les territoires. Cette disparité entre les systèmes d’exploitation nécessite qu’une application spécifique soit développée par système (multiplication des coûts). tutorat. ce qui est le cas pour tous les téléphones de nouvelle génération vendus dans le commerce. brève et d’actualité. au-delà du simple accès à l’information. à un espace de stockage de fichiers privés. On retrouve en général : . Un site mobile fonctionne quel que soit le type de téléphone sur lequel il est consulté. à un carnet d’adresses. Par ailleurs. . Les informations doivent être créées.Culture et éducation Outils et services de la culture et de l’education : Quelques aspects de méthodes et de techniques • Ces services mobiles sont assez simples à mettre en œuvre. espace de travail et stockage. GLOSSAIRE : • Application mobile : Développement réalisé en fonction des systèmes d’exploitation des mobiles (les applications développées ne sont pas multiplateformes). Exemple : une application développée pour un iPhone (système d’exploitation iOS d’Apple) sera inexécutable sur un Smartphone fonctionnant grâce au système d’exploitation de Google (Android). gestion du LPC (livret personnel de compétences). validation des compétences… . y compris pour les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à certaines techniques bien connues des prestataires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple).Fiche 8 . réservation de matériel. obligent à mettre en place des technologies qui imposent de respecter la vie privée de l’information (respect de la règle de l’opt-in par laquelle la personne déclare expressément qu’elle accepte de recevoir de l’information et/ou d’être géolocalisée). absences et retards. • Environnement Numérique de Travail (ENT): Plateforme de travail collaboratif respectant un cahier des charges réalisé dans le cadre des TICE par le Ministère français de l’Éducation nationale. punitions et sanctions. L’interfaçage d’un service mobile avec le système d’informations d’un établissement représente la principale difficulté technique d’un tel projet.…). etc.Communication : messagerie. la personnalisation et la contextualisation. signets. mises en ligne et actualisées régulièrement afin de disposer d’un outil dynamique et vivant. Elles doivent aussi apporter une valeur ajoutée par rapport aux canaux d’information traditionnels en offrant une information fraîche. gestion des données personnelles. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spécifiques aux supports mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la géolocalisation. messagerie instantanée. activités associatives et périscolaires .

Fiche 9 Santé 67 .

et favoriser ainsi un traitement des patients plus rapide et efficace.Fiche 9 . les nouvelles technologies sont de plus en plus envisagées comme une des solutions mobilisables. et qui nécessite donc une conception des lieux et des services adéquats pour être adaptés à tous. dans l’espace public ou à domicile. Cela passe par une conception raisonnée des bâtiments quelle que soit leur vocation. Les déterminants de la santé sont ainsi nombreux et variés : à l’offre de soins s’ajoutent également la qualité du cadre de vie. de nombreuses personnes souhaitent en effet pouvoir demeurer chez elles et dans leur quartier. où elles ont leurs habitudes et où elles ont développé une sociabilité qu’elles souhaitent conserver (celle-ci étant souvent déjà fragilisée par la maladie). Cela renvoie à un état de bien-être global de la personne. professionnels de santé • Filière des services à la personne • Agence Régionale de Santé . mais également permettre un accès aisé à la fois aux offres de prévention et de promotion (anticiper et éviter les problèmes de santé) ainsi qu’au système de soins (traiter les problèmes lorsqu’ils surviennent). de l’intégration d’aménités environnementales et paysagères … La ville durable doit être accessible pour l’ensemble des personnes. Les acteurs incontournables : • Bailleurs sociaux • Collectivités locales et leurs services sociaux (CCAS. la conception des axes de déplacement et la présence de la nature peuvent jouer sur les pollutions sonores. Cette adaptation se pose également à l’échelle des bâtiments. Elles peuvent ainsi venir outiller les professionnels de santé. Certains outils TIC peuvent ainsi contribuer à une meilleure vie à domicile. 68 Dans un contexte de vieillissement démographique et de débat sur les financements disponibles pour répondre aux enjeux de santé. … En ville vivent des personnes dont la santé diffère. La forme urbaine peut favoriser les déplacements actifs et ainsi inciter à pratiquer une activité physique régulière. des infrastructures de transport (des plus importantes aux plus locales).Santé La Santé dans la ville numérique durable Etre en bonne santé ne se limite pas au fait de ne pas avoir de maladies. c’est donc penser une ville qui soit un cadre bénéfique à la santé de ses habitants. Même en situation de dépendance et de handicap. le rythme de la vie quotidienne. qu’il s’agisse de ceux dédiés à l’accueil d’équipements de santé ou de ceux ayant comme vocation le logement individuel. Penser la ville durable. l’intégration sociale. la suffisance des besoins matériels … L a ville peut ainsi constituer un facteur favorable ou non pour la santé de ses habitants. aériennes. Elles peuvent également être présentes dans le cadre de vie des personnes. voire à un maintien dans le logement qui aura été rendu plus adapté aux différentes dépendances.…) • Associations d’aide aux personnes dépendantes • Établissements hospitaliers. l’architecture peut favoriser un ensoleillement et une luminosité favorable.

Exemple de logement équipé en domotique d’assistance aux personnes âgées Source : promotelec Robot Kompai Source : itandco.wordpresse.com Santé Webinage. solution de communication et de maintien à domicile pour les personnes dépendantes Source : webinage 69 .

des professionnels du bâtiment et surtout des utilisateurs dans la définition des solutions et services • Participation des associations et services publics d’aide aux personnes dépendantes à la démarche ainsi que les sociétés de services spécialisées. des soins adaptés permettant de pallier les déficiences et la perte d’autonomie. projection de population 2007-2060 ). et une présence le plus longtemps possible au domicile. deux exemples sont présentés ci-dessous : • Les plateformes d’information adaptées • Les technologies auxiliaires de vie (robots) 70 . ressenti d’un marquage social. • Appropriation du sujet par les promoteurs et bailleurs sociaux Santé : exemples choisis Les personnes à mobilité réduite représentent une population importante et croissante en France : les personnes en situation de handicap sont aujourd’hui environ 6 millions. ergothérapeutes. caractère intrusif de certaines technologies. 11 millions de personnes auront plus de 75 ans en 2050 (contre 5 millions en 2005). alors que les ressources publiques se raréfient et que la capacité de construction de nouveaux établissements d’accueil est limitée ? Pour répondre à cette problématique. sources : Insee. à travers sa conception et son fonctionnement • Rendre possible une vie normale au sein de la ville pour toutes les personnes. médecins libéraux).Fiche 9 .…). une condition de vie optimale. quel que soit leur état de santé • Renforcer l’accessibilité à l’offre de promotion et prévention ainsi qu’à l’offre de soins Les enjeux spécifiques et complémentaires au service de la santé : • Développer des équipements adéquats permettant une meilleure vie dans l’espace public et à domicile • Mieux outiller les professionnels de santé Les points de vigilance : Les facteurs clefs de succès : • Possibles réticences vis-à-vis des nouvelles technologies de la part d’un public de personnes dépendantes (protection de la vie privée. Comment assurer aux personnes qui souffrent de dépendance et dont le nombre s’accroît. 1/3 de la population aura plus de 60 ans en 2050. 4 millions auront plus de 85 ans en 2050 (contre 1 million en 2005.Santé Les enjeux de la thématique Santé • Faire de la ville durable un cadre bénéfique pour la santé de ses habitants. difficultés d’appropriation en termes d’usabilité et d’ergonomie • Ergonomie et usabilité des systèmes imaginées en lien avec le public cible • Association des professionnels de santé (gériatres.

.) . d’obéir à des ordres. pilulier.. accès aux commerces et services de proximité. et à l’ergonomie pour tous (adaptable à chaque utilisateur : enfant. facilitant la proximité malgré la distance. enregistrent la liste des courses et peuvent même organiser des vidéoconférences en ligne pour permettre aux utilisateurs de consulter leur médecin. tablette Android…). Santé 2. Les supports technologiques se sont largement développés ces dernières années. mais aussi avec le monde extérieur..…. ils sont capables de parler. lien avec la famille et l’entourage (mail. en particulier les supports tactiles (comme les tablettes). • Permettre aux personnes dépendantes de séjourner plus longtemps chez elles et en leur apportant davantage d’autonomie.) et de conversations ergonomiquement adaptées (mails. Mac. visioconférence. organisation des animations et interventions à domicile. lieux de béguinage et domicile des personnes âgées.. Ils mémorisent les rendez-vous. les Technologies de l’Information et de la Communication offrent des solutions pour vivre chez soi. L’objectif principal est donc de relever le défi posé par le vieillissement de la population par l’innovation d’usage (introduction du robot dans la sphère de la personne dépendante en tant qu’interface de médiation et de maintien du contact avec l’environnement) et l’innovation technologique forte (technologie de rupture). Conçus pour l’assistance à domicile des personnes âgées. • Rassurer et donner la possibilité d’alerter. en cas de problème . Ces projets d’auxiliaires de vie ne sont pas encore généralisés. senior jeune ou âgé.1. sur téléphones fixes ou mobiles. TECHNOLOGIES 71 . calendrier. AUXILIAIRES DE VIE Les robots sont des technologies encore expérimentales dans le monde. de manière simple. mais les retours d’expériences sont également peu nombreux et les modèles économiques permettant une diffusion sur le marché n’existent pas. en fournissant des contenus personnalisables et des bouquets de services tels que : information. adulte. sites web adaptés.…). la priorité est donnée aux médias vidéos et sonores plutôt qu’au texte. Sur le contenu. LES PLATEFORMES D’INFORMATION ADAPTEES Par l’intermédiaire de sites web et de plateformes multimédia adaptées. jeux. Les principaux enjeux de ces solutions sont de : • Améliorer la communication des personnes dépendantes avec leur entourage (famille. ces plateformes proposent l’accès à des informations spécifiques à l’usage de personnes dépendantes (réseau de proximité. tout en restant en contact avec l’extérieur. veille des personnes fragiles. • Faciliter le contact avec l’extérieur par la visioconférence. des seniors et des professionnels du secteur médico-social.. • Sur Webinage. ce sont des projets complexes alliant des acteurs (industriels et de recherche) encore peu nombreux sur le marché.. Ce besoin de proximité et d’ouverture vers le monde est particulièrement demandé par les personnes dépendantes. amis. médecins. vecteur de « présence » améliorée .) ainsi que pour le grand public qui souhaite garder le contact avec ses proches en situation de mobilité réduite. appels téléphoniques et visiophoniques). Les potentialités offertes par la robotique sont immenses. malades ou handicapées. En effet. mais relèvent le défi posé par le vieillissement de la population. facilitant ainsi l’usage du numérique pour des personnes éprouvant des difficultés à utiliser un ordinateur. Exemple de référence : Webinage Porteur du projet : Entreprise privée Description : • La plateforme visiophonique de réseau de proximité « Webinage » a pour ambition de faciliter le lien social pour les personnes âgées. Ces plateformes sont accessibles dans des logements destinés aux personnes âgées (EPHAD. de se déplacer dans la maison et d’accéder à des services sur Internet. en perte d’autonomie. • L’ergonomie simple et ludique de cette application web a été définie avec des familles. • Les communications sont non seulement possibles entre utilisateurs Webinage. sur PC tactile ou non.

Dans la pratique. la robotique produit des automates réalisant des fonctions précises sur des chaînes de montage. elle se transporte plus facilement qu’un ordinateur portable. par exemple des téléviseurs et des tablettes. Les robots peuvent être aussi des engins capables de se mouvoir dans différents milieux : dangereux (pollués.…).…) souvent issus de laboratoires d’usages. aériens. assistance aux personnes. pour les prothèses. Parmi ses développements. regarder des vidéos et écouter de la musique. conçu par Android. Doté de la reconnaissance vocale. • Tablette : La tablette est un outil numérique avec lequel l’utilisateur peut surfer sur Internet. et visent à mettre en situation pour tester l’adaptabilité des produits et services numériques. cogniticiens. il est capable de comprendre ce qu’une personne lui ordonne. Equipée d’une connexion Internet 3G et/ou du Wi-Fi. la robotique concerne aujourd’hui la recherche scientifique. les assistances aux chirurgiens ou aux infirmiers. les personnes qui peuvent être empêchées temporairement ou définitivement dans l’exercice de leurs mouvements ou de leurs déplacements: personnes âgées. pour smartphones. figure la robotique de services : interaction. la réflexion en termes d’usages est primordiale et nécessite des études d’ergonomie. Elle est en général dotée d’un écran tactile permettant une navigation fluide. Dans le domaine industriel. qui consistent à travailler avec des personnes à mobilité réduite. ergonomes. Elle se généralise dans le monde du jeu ou de l’agrément (robot ludique). • C’est un prototype de robot capable d’interagir avec des êtres humains et de les assister en réalisant plusieurs tâches. d’usabilité et d’acceptation des technologies poussées. Il est surtout conçu pour les personnes souffrantes et les personnes âgées. le terme reste toutefois utilisé même lorsque les interlocuteurs ne sont que deux. personnels des services à domicile. une start-up rachetée par Google. Ces études. infirmiers. Compacte. lire ses mails. La conférence multipoints ou conférence à plusieurs permet d’effectuer une réunion avec plus de deux terminaux. ergothérapeutes. personnes handicapées. spatiaux… Outre l’industrie. reposent sur la prise en compte de parcours d’usage pour mieux comprendre les pratiques des personnes et leurs aspirations. • Robotique : Ensemble des domaines scientifiques et industriels en rapport avec la conception et la réalisation de robots. Elles peuvent être engagées dès la conception en amont des services et se poursuivre tout au long de leur développement jusqu’à leur mise en œuvre. • Visioconférence : On nomme visioconférence la combinaison de deux techniques : La visiophonie ou vidéo téléphonie. la tablette permet d’accéder plus facilement aux contenus multimédia du foyer à tout moment et partout dans la maison. designers. tablettes tactiles. avec leurs familles et avec les professionnels qui les entourent (médecins. personnes malades. • Le robot a été présenté pour la première fois en 2010. personnes accidentées. Ces analyses doivent être menées par des professionnels de différentes compétences (psychologues. ce prototype tout à fait intéressant montre déjà l’avenir des robots dans la société de demain. Outils et services de la Santé : Quelques aspects de méthodes et de techniques • Une grande partie des projets numériques touchent aujourd’hui l’humain de manière plus ou moins « réfléchie » et/ou « adaptée ». D’autres types d’appareils possédant ce système d’exploitation existent. l’exploration spatiale et les activités de défense militaire ou de maintien de l’ordre. radioactifs…). Kompaï est également connecté à Internet et est en mesure d’envoyer un courrier électronique par simple commande vocale. Description : • Kompaï est un robot domestique sophistiqué. information. Lorsque ces technologies deviennent de véritables « auxiliaires de vie » pour une catégorie complète de la population.… 72 • Android : Android est un système d’exploitation open source utilisant le noyau Linux. . sous-marins.Fiche 9 . Pas encore prêt pour le grand public. GLOSSAIRE : • PMR : On désigne ici par « Personnes à Mobilité Réduite ». permettant de voir et dialoguer avec son interlocuteur.Santé Exemple de référence : Kompaï PorteurS du projet : Société française Robosoft (financement : septième programme-cadre de l’UE dans le cadre du programme AAL (Ambient Assisted Living) et Agence nationale française de la recherche (ANR)). Il est aussi un robot divertissant : jeux et chants sont parmi ses fonctions ludiques. personnel médico-social. Elle intéresse également le secteur médical. assistants personnels et terminaux mobiles.

Fiche 10 Sécurité et Prévention des Risques 73 .

Ces technologies de la communication sont également un outil précieux pour pouvoir informer rapidement. Cette concentration de population dans un même lieu. des dysfonctionnements liés aux différents réseaux urbains … La question est d’autant plus importante qu’un risque peut avoir des conséquences beaucoup plus importantes en ville. et les activités qui en résultent. Le numérique peut permettre de développer des outils favorisant la sécurité. des risques naturels. propriétaires ou gestionnaires de sites sensibles ou de réseaux urbains majeurs • Industriels de produits de gestion technique du bâtiment (GTB) et de sécurité • Les acteurs de la sécurité publique ou civile . à l’environnement) autant que possible pour éviter qu’ils ne surviennent : cette prévention peut passer entre autre par la conception urbaine et architecturale ainsi que celle des réseaux urbains. • D’être prêt à gérer le risque s’il survient : cela passe par l’anticipation et la préparation de plans d’actions d’urgence. Les risques ne pouvant jamais être totalement maîtrisés. doit donc être posé dans la perspective de la ville durable. la population est placée sous constante surveillance du pouvoir). la localisation des activités.Sécurité et Prévention des risques La sécurité et la prévention des risques dans la ville numérique durable Parler de sécurité en ville peut renvoyer à certaines images de ghettos urbains en proie à l’insécurité et à la violence quotidienne. une grande importance doit également être donnée à des actions de prévention et de sensibilisation qui s’avèrent toutes aussi importantes. Cette question de la sécurité s’avère ainsi sensible. il semble donc préférable : • D’essayer de prévenir les risques de différentes natures (liés à l’homme. industriels. 74 Les acteurs incontournables : • Les pouvoirs publics • Aménageurs de zones d’activités • Promoteurs immobiliers / bailleurs • Les acteurs privés. à la technique. comprenant entre autre l’information rapide et efficace des populations. les habitants afin de pouvoir gérer efficacement une situation de crise. la prise en compte des contraintes naturelles … Au-delà des actions « lourdes » et physiquement visibles dans la ville. si cela s’avère nécessaire. Le droit à la sécurité. qui se caractérise par une concentration élevée de population et donc de personnes potentiellement impactées. M ais au-delà des situations les plus extrêmes. Cette sécurité doit être assurée sans toutefois créer un environnement anxiogène et un cadre de vie aseptisé sous constante surveillance. des technologies telles que la vidéo surveillance ou la détection de présence peuvent être installées dans des sites jugés sensibles et où l’intrusion présenterait une réelle menace pour le plus grand nombre.Fiche 10 . revenant d’ailleurs de manière cyclique dans le débat public. les questions de sécurité sont une réalité quotidienne dans les villes : de l’insécurité aux légères incivilités. sont elles mêmes potentiellement génératrices de risques. Loin d’être une généralité. social et environnemental. gage d’épanouissement personnel et enjeu à la fois économique. ces situations existent cependant bel et bien dans certaines agglomérations. Sans tomber dans des excès dignes de « big brother » (Dans le célèbre roman « 1984 » de Georges Orwell.

risque d’inondations.travail) Source : alerte citoyens 75 . etc. rappel de produits.) Possibilité de recevoir des alertes émises sur un déplacement enregistré (exemple sur le trajet domicile .Service StreetCare permettant une localisation et une caractérisation des incidents relevés par l’intermédiaire d’une photographie Possibilité pour les citoyens de remonter des alertes depuis leur mobile et de suivre le traitement des travaux par les services de la ville Sécurité et prévention des risques Application iPhone ALERTES C!TOYENS dont l’objectif est d’avertir les utilisateurs concernant des risques potentiels (qualité de l’air.

pouvant être générés par l’homme. La sécurité et la prévention dans le domaine du bâtiment sont quant à elles appelées sécurité électronique des bâtiments. utilisation des services par les agents des collectivités) lors de la définition des services • Appréciation de la notion de risque (limites réglementaires) sécurité et prévention des riques : exemples choisis Le mobile peut être un support très utile dans le domaine de la gestion des risques et de la remontée d’alertes par les services techniques de la collectivité et par les citoyens.. Un exemple de service mobile reposant sur la remontée d’informations relatives à la gestion des infrastructures de la ville est ainsi présenté ci-après(1). facteur d’épanouissement personnel et collectif • Appréhender la totalité des risques. avec un taux de pénétration supérieur à 100%. le contrôle d’accès et la télé/vidéosurveillance. Ce secteur se développe de manière importante ces dernières années grâce à la démocratisation de solutions basées sur le numérique. En effet. une planification adaptée des activités … sans oublier l’importance de la prévention et de l’information et Les enjeux spécifiques et complémentaires au service de la sécurité et de la prévention des risques : • Offrir des solutions permettant de prévenir les risques et de participer à la sensibilisation ou à la bonne réaction des populations lors de situations de crise • Développer des outils efficaces mais offrant également des garanties quant au respect des libertés individuelles Les points de vigilance : Les facteurs clefs de succès : • Respect des contraintes réglementaires en matière de protection des données personnelles (CNIL etc. l’outil mobile équipe aujourd’hui une très grande majorité de la population et peut donc permettre à la collectivité de rester en contact quasi-permanent avec les citoyens. ce qui est très utile lors d’intempéries par exemple. architecturale.Fiche 10 . la technique ou la nature • Trouver la juste mesure pour ne pas créer de cadre de vie anxiogène et appauvri • Utiliser les leviers offerts par une bonne conception urbaine. Pour présenter ce domaine. Ces trois sections représentent aujourd’hui la majeure partie des systèmes de sécurité présents dans nos bâtiments (2).) • Intégration très en amont des acteurs identifiés comme parties prenantes du projet • Mise en place d’une section spécifique dans les cahiers des charges des opérations de bâtiments sensibles • Promotion des outils mis en œuvre • Suivi et renouvellement de l’information • Intégration des contraintes techniques potentielles (notamment couverture 3G.Sécurité et Prévention des risques Les enjeux de la thématique Sécurité Prévention des risques • Garantir le droit à la sécurité.. 76 . trois sections seront définies : la détection d’intrusion. pour une diffusion massive et rapide de l’information.

et de suivre la résolution des incidents) . COLLECTE ET REMONTEE D’INFORMATIONS Le mobile est aujourd’hui un outil possédé par une grande majorité de la population.. SECURITE ELECTRONIQUE DU BATIMENT La détection d’intrusion : Le principe d’une installation de détection d’intrusion est de repérer l’approche. infra-rouge. bâtiments ou locaux.com 2. L’évolution des systèmes électroniques participe activement à la réduction de ces risques.. Ce gain relève des informations envoyées par les citoyens (description de la dégradation. utilisés seuls ou d’une manière combinée (par une Gestion Technique de Bâtiment performante par exemple) : • Les principales technologies utilisées pour ce domaine sont les détecteurs (contact magnétique. vandalisme. En effet. 77 . • Les questions principales à se poser pour sa mise en place sont : Quelles sont les zones à surveiller et comment y accéder ? Choix du mode de détection : extérieure périmétrique ou intérieure.. Exemple de référence : StreetCare Porteur du projet : Société privée Spenta Fonctionnalités du service : • Identification et authentification des citoyens (compte permettant de collecter et remonter des informations. le citoyen peut utiliser son mobile pour collecter et remonter une information qui peut intéresser la collectivité (par exemple en cas d’incidents ou de dégradations sur la voie ou sur les équipements publics). elle a évalué à 40% le gain de temps des équipes techniques chargées de recenser les graffitis présents sur la ville.1. comment l’alarme est-elle donnée/traitée? Quels processus d’intervention mettre en place ? (lien avec les équipes de sécurité. la mise en œuvre de ce service implique le citoyen et le rend acteur et responsable du bien vivre dans sa ville. dérangements intempestifs…) et évolue en permanence avec l’apparition perpétuelle de nouveaux risques conditionnés par le développement de notre cadre de vie. hyper-fréquences radars) et les technologies d’avertissement (sirènes et flashs lumineux). Un service équivalent peut être envisagé à l’échelle d’une collectivité. ou les deux ? Après détection. cambriolages. • Connexion aux réseaux sociaux. la pénétration et la présence d’un intrus dans des sites. Sécurité et prévention des risques Description : Système de crowdsourcing permettant la centralisation et le recensement d’incidents sur la voie publique. où qu’il soit. Présentation du service : http://www. Trois types de système existent.) et directement intégrées dans le système de gestion des incidents de la ville. ce temps étant désormais utilisé pour faire disparaître ces dégradations. de police. car il se présente sous de multiples formes (intrusions. Cette proximité permanente de l’outil avec son utilisateur ouvre des horizons importants concernant la capacité à récupérer des informations (notion de crowdsourcing définie dans le glossaire) : à n’importe quel moment.streetcare. photo avec données de localisation. La ville de Londres a par exemple expérimenté la mise en place d’un tel outil avec un gain notable. En sus de l’optimisation des tournées des services techniques chargés de relever les dégradations. La malveillance à l’égard des personnes et des biens est un fléau difficilement maîtrisable.…) .

La télé/vidéosurveillance : Une installation de télé/vidéosurveillance est un ensemble d’équipements et de systèmes permettant d’analyser des séquences de données et/ ou d’images et de mettre à disposition des informations qui permettent de déclencher les actions appropriées liées principalement à la sécurité des biens et des personnes. comment l’information est-elle traitée/gérée ? Quels processus d’intervention mettre en place ? (lien avec les équipes de sécurité. badges et clés à lecture de proximité (sans contact). la ventilation. 78 • Réseau LAN : Un réseau local LAN (Local Area Network) est un système de communication permettant de relier des ordinateurs et des périphériques souvent dans un espace commun (dans un même bâtiment). aux droits de l’homme. • Crowdsourcing : Gestion des connaissances d’un grand nombre de personnes. • GTB : La GTB désigne la Gestion Technique du Bâtiment. les alarmes. par séquence vidéo). aux libertés individuelles ou publiques. bâtiments ou locaux. le contrôle d’accès. Outils et services de la Sécurité et de la prévention des risques : Quelques aspects de méthodes et de techniques • Les systèmes de sécurité électronique doivent être conçus en respectant les règles de protection de la vie privée dont la mise en œuvre est garantie par la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) en application de la législation en vigueur. soit un système électronique et numérique permettant de gérer les équipements techniques du bâtiment tels que le chauffage. à la vie privée. de police. l’électricité.…) . télécommandes radio et badges mains libres pour accès véhicules. utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser de l’information. y compris dans les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à certaines techniques bien connues des prestataires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple). le droit de consultation des images et la durée de conservation de ces mêmes images. pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur. par image fixe. en « sous-traitance». . iris…)). Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spécifiques aux supports mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la géolocalisation. claviers à code. la climatisation. de police.…).Fiche 10 . et tous les équipements tels que les ascenseurs. GLOSSAIRE : • CNIL : La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) est une autorité administrative indépendante française. réseau veineux. • Les services mobiles sont assez simples à mettre en œuvre. couplage photo/localisation. • Les questions principales à se poser pour sa mise en place sont : Qui sont les accédants? Quels sont les accès à contrôler et les lieux à sécuriser prioritairement ? Après effraction (ou tentative).Sécurité et Prévention des risques Le contrôle d’accès : Le principe d’une installation de contrôle d’accès est de filtrer (autoriser ou refuser) l’entrée dans des sites. technologies biométriques (empreintes.…) . …. la vidéosurveillance. • Ces services peuvent être déployés sur tous les territoires. • Les questions principales à se poser pour sa mise en place sont : Quelles sont les zones à couvrir et à visualiser ? Comment les images sont-elles gérées (en local sur réseau interne LAN ou à distance via internet) ? Comment le système est-il géré et organisé? Quels processus d’intervention mettre en place? (lien avec les équipes de sécurité. Ces règles concernent notamment les précautions d’usages à prendre lors de l’installation des dispositifs. • Les principales technologies utilisées pour ce domaine sont les technologies de contrôle d’accès et de commande de systèmes (transmission son-image. chargée de veiller à ce que l’informatique soit au service du citoyen et qu’elle ne porte pas atteinte à l’identité humaine. • Les principales technologies utilisées pour ce domaine sont : les technologies de vérification à distance (par écoute audio-phonique.

Conclusion 79 .

numérique. …. Sans un travail commun mené par les acteurs de la ville et ceux du numérique. Sur un tel sujet encore nouveau. services publics. 80 Portant sur le développement de services numériques accessibles sur des supports mobiles. tourisme. pour construire seuls cette ville numérique. La volonté de concevoir un ouvrage synthétique a nécessairement conduit à faire des choix en termes d’exemples ou de clefs d’analyse. ou dans l’autre cas serait numérique sans être durable et souhaitable. sur l’intégration de fonctionnalités dans l’espace public ou les bâtiments. vous avez pu appréhender la multiplicité des thèmes urbains pour lesquels le numérique peut offrir des opportunités d’actions. favorisant l’attractivité et le dynamisme économique. sociologie. tirent tous les enseignements et puissent éclairer les pouvoirs publics et leurs partenaires dans les futurs choix à réaliser pour poursuivre une intégration toujours plus fine du numérique au service d’une ville souhaitable pour demain. mobilité. De nombreuses autres actions menées ailleurs en France et dans le monde auraient pu être citées. éducation. La recherche amont conduite ces dernières années devra ainsi se poursuivre et accompagner la réalisation des expérimentations concrètes.…. de la plus simple à la plus complexe. Néanmoins. le focus réalisé témoigne de la diversité des acteurs impliqués. collectivités locales et l’ensemble des professionnels de l’aménagement et du développement urbain doivent donc s’approprier ces opportunités afin de devenir les garants d’une bonne intégration du numérique au service de la ville durable : soucieuse de la préservation de l’environnement. espaces publics. santé. la ville ne serait alors dans un cas pas ou peu numérique et passerait à côté de réelles opportunités. Les pouvoirs publics et notamment les collectivités locales ne disposent pas de l’ensemble des compétences. Les nouvelles technologies ne constituent pas une thématique supplémentaire. Donneurs d’ordre ayant la responsabilité du développement des villes et des territoires. afin que les chercheurs en urbanisme. et n’en ont pas vocation.Conclusion Conclusion Habitat. mais bien un levier au service de ces diverses problématiques urbaines et territoriales. A l’inverse. cet ouvrage aura permis de mettre en lumière la diversité des actions concrètes pouvant être réalisées. . activités et commerces. cette évaluation s’avère en effet nécessaire. Car c’est bien cet aspect transversal qui transparaît lorsque l’on évoque la ville numérique. renforçant le lien social et la place de l’habitant au cœur de la conception urbaine et du développement des services. lien social. sécurité … A u fil de ces pages. Etat. les acteurs du numérique ne peuvent pas prétendre quant à eux bâtir seuls la ville de demain à travers le prisme unique des nouvelles technologies. Des pages supplémentaires auraient pu être notamment consacrées à la question de l’évaluation.

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Entrée B 3ème étage .fr .Mail : accueil@aud-stomer.Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer Château Lutun .BP 80096 . chargé de mission Cabinet I Solutio Groupe CM International 141 Boulevard de Valmy .aud-stomer.fr Rédaction du guide : Laurent RENAVAND.59650 VILLENEUVE D’ASCQ Rédaction du guide : Cyril NEVEU et Etienne BETHOUART.62507 arques cedex Tél : 03 21 38 01 62 .www.Infographie .2013 83 .1 rue de Colmar .Photos : Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer et Cabinet I Solutio . Consultants Réalisation .Fax : 03 21 88 47 58 .

comprenant des actions sur l’aménagement numérique du territoire ainsi que sur le développement de services numériques intégrés à la ville. Cette initiative est cofinancée par l’Union Européenne à travers le Fond Européen de DEveloppement Régional (FEDER).Pas-de-Calais et les intercommunalités du Pays de Saint-Omer (Communauté d’Agglomération de Saint-Omer. . Communautés de Communes du Pays de Lumbres. équipements intégrés aux bâtiments ou mobiliers intelligents installés dans l’espace public … les services numériques peuvent être nombreux et divers. …. sociaux et économiques de leur territoire. la ville numérique peut se traduire par la mise en place de services urbains simples et concrets s’appuyant sur les nouvelles technologies. les facteurs clefs de réussite. les acteurs concernés. le présent guide présente de manière synthétique des exemples d’opportunités offertes par le numérique à travers différentes grandes problématiques urbaines et territoriales. les opportunités offertes par le numérique. le numérique doit être appréhendé comme un des leviers mobilisables pour chacune de ces problématiques urbaines et territoriales. C’est sous réserve de cette bonne appropriation du sujet par les acteurs du développement urbain que la ville numérique sera durable. lien social. Celles-ci sont en effet des acteurs qui doivent prendre toute leur place dans la construction de la ville numérique. Pour chaque thème sont détaillés les enjeux pour l’avenir de la ville et des territoires. Applications accessibles sur Smartphones. de par leurs compétences. complexe. le Conseil Régional du Nord .Guid Construire La ville numérique durable Loin d’être un mirage ou une utopie techniciste. pleinement intégrée au projet global de développement du territoire. des exemples d’actions menées dans divers territoires. Une vision cohérente. mais porteur de réelles opportunités. culture … . De multiples problématiques urbaines peuvent ainsi bénéficier de cet apport du numérique : habitat. du Pays d’Aire. techniciens des collectivités et à l’ensemble des acteurs du développement urbain de trouver des réponses aux questions qui les intéressent et ainsi appréhender les tenants et aboutissants de ce sujet innovant. commerce. Ne remplaçant pas l’action des sociétés spécialisées dans la conception de réseaux. Ambitionnant de contribuer à cette acculturation. mobilité. doit donc être mise en place notamment par les collectivités locales. du Canton de Fauquembergues. Car loin d’être un enjeu supplémentaire « déconnecté » des autres. garants d’une bonne adéquation de l’intégration du numérique au service des enjeux environnementaux. Alliant théorie et concret. 84 . les pouvoirs publics sont. Le présent ouvrage a été co-rédigé par l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer (AUDRSO) et le cabinet I Solutio. ces présentations synthétiques permettront aux élus. des focus techniques. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus vaste de mise en œuvre d’une stratégie numérique territoriale à l’échelle du Pays de Saint-Omer. de la Morinie). les points de vigilance. de services virtuels. d’équipements.