Contexte

Programme d’appui du PAM 2015-2019

Madagascar présente un taux de
malnutrition parmi les plus élevés au
monde, avec un peu moins de la moitié
des enfants de moins de 5 ans (47,3%)
souffrant de malnutrition chronique. La
malnutrition survient durant les
premières années de la vie. La santé
maternelle et la nutrition sont cruciales
pour prévenir la malnutrition.

Dans le contexte politique récemment stabilisé, le PAM renforce son appui
au Gouvernement de Madagascar à travers deux programmes
complémentaires:

Les cinq années de crise politique et de
sanctions internationales ont eu un
impact négatif sur les capacités
institutionnelles du gouvernement.
Actuellement, 72% des 22 millions de
Malagasy vivent sous le seuil national de
pauvreté.
Le Gouvernement de Madagascar
renouvelle son engagement à améliorer
la nutrition en tant qu’élément clé du
développement durable du pays, avec le
soutien du Programme Alimentaire
Mondial (PAM).

 Le Programme Pays 2015-2019, appuyant les institutions nationales
dans la transition vers le développement

 L’Intervention Prolongée de Secours et de Redressement 2015-2017
renforcant les capacités nationales de préparation et réponse aux
urgences, et renforcant la résilience des communautés
Les programmes de prévention de la malnutrition chronique et aigüe
tiennent une place centrale, en se concentrant sur la fenêtre d’opportunité
des 1000 premiers jours, durant laquelle les carences conduisent à des
déficiences physiques et cognitives.
L’assistance technique du PAM permet de renforcer le cadre de travail
national relatif à la nutrition, afin d’élaborer des politiques, des protocoles,
des évaluations post-urgencies, des plans de réponse et des outils de
plaidoyer tels que le “Cost of Hunger” afin de souligner les impacts socioéconomique des taux élevés de malnutrition.
En partenariat avec l’UNICEF, la FAO, l’OMS et l’UNFPA, le PAM mettra en
place des mécanismes de coordination multisectorielle comme le Scaling Up
Nutrition (SUN).

Etant donné les besoins nutri onnels importants dans les par culier pour les jeunes filles, et contribue ainsi à briser le
régions où le PAM intervient, tous les programmes ont une cycle de la transmission de la faim et de la dénutri on d’une
approche sensible à la nutri on. Le programme de Can nes généra on à l’autre.
Scolaires, au‐delà de l’appui à l’éduca on de base, contribue à
Dans le cadre des ac vités de développement de la résilience,
a eindre des objec fs nutri onnels comme la for fica on en
le PAM adopte un processus par cipa f au niveau des
micronutriments, l’éduca on nutri onnelle, le déparasitage ou
communautés. Les ac vités de Vivres ou Argent contre travail
l’améliora on des pra ques d’hygiène.
seront développées en tenant compte des aspects saisonniers
La supplémenta on en micronutriments est essen elle au et des charges de travail des femmes et de manière à pouvoir
développement cogni f et physique des enfants en âge d’être les laisser s’occuper de leurs enfants.
scolarisés. Cela permet d’élever le niveau d’instruc on, en

PROJET MIARO
Grâce à une contribution d’un
montant de 2 millions de
dollars
américains
de
l’Agence Canadienne pour le
Développement International
(CIDA)
ainsi
qu’un
financement des Principautés
de Monaco et d’Andorre, le
Programme
Alimentaire
Mondial (PAM) conjointement
avec le Fonds des Nations Unies pour la Population
(UNFPA), l’Office National de Nutrition (ONN) et le
Ministère de la Santé, a lancé en juillet 2014 un projet
pilote de lutte contre la malnutrition chronique, baptisé
« MIARO ».
Ce projet intégré de santé et nutrition de la mère et de
l’enfant est mis en œuvre dans deux communes—
Itampolo et Fotadrevo — dans le district d’Ampanihy au
sud de Madagascar.
Ce modèle met en avant la relation entre santé
maternelle et nutrition relative à la croissance de
l’enfant. Le PAM distribue des suppléments
nutritionnels à base de lipides aux enfants âgés de
moins de 2 ans, et de la farine fortifiée et de l’huile aux
femmes enceintes et allaitantes, forme des agents
communautaires en matière de Conseils en Nutrition et
Santé
maternelle.
Les
recherches
formatives
permettent d’identifier les barrières socio-culturelles à
des pratiques d’alimentation adéquates. Les hommes,
en tant qu’acteurs clés, seront impliqués dans le
processus de changement de comportement. Les
connaissances acquises contribueront à la formulation
d’une approche de prévention de la malnutrition au
niveau national et alimenter le prochain Plan National
d’Action pour la Nutrition (PNAN 2016-2020).

PRISE EN CHARGE DES MALADES
DE LA TUBERCULOSE MALNUTRIS
La tuberculose (TB) demeure un problème majeur de santé à
Madagascar, avec plus de 26 000 nouveaux cas dépistés chaque
année. Il existe un double lien entre la malnutrition et la
tuberculose : la malnutrition est un facteur de risque qui
prédispose une personne à développer la maladie, tandis que la
tuberculose entraine souvent le patient vers une malnutrition
aigüe et cause des carences en micronutriments. Plus de la moitié
des patients tuberculeux souffrent de malnutrition aigüe à leur
admission au centre de santé.
Dans ce contexte, l’intégration de la nutrition dans le paquet de
soins et la prise en charge des patients tuberculeux et/ou VIH
contribue à améliorer le taux de réussite du traitement de la
tuberculose, diminuer le nombre de patients qui abandonnent le
traitement, réduire le taux de mortalité, diminuer le risque de
rechute et aide à prévenir l’apparition de résistances au
traitement.
Le Ministère de la Santé Publique, avec l’appui du PAM, a
développé un Protocole de prise en charge nutritionnelle des
patients tuberculeux et/ou VIH. Ce protocole permettra
d’harmoniser les intervention nutritionnels mais aussi de définir
des standards de qualité basés sur les recommandations
nationales et internationales.
Le Protocole est basée sur le modèle « Alimentation sur
ordonnance »: les patients tuberculeux et/ou VIH reçoivent des
conseils en nutrition, une évaluation de leur état nutritionnel
ainsi qu’une prise en charge nutritionnelle pour les patients
malnutris par une ration de farine enrichie et huile. L’appui
nutritionnel est prescrit au même titre que les médicaments afin
d’assurer le rétablissement nutritionnel du patient et le succès du
traitement.
Le programme est supervisé par le Programme National de Lutte
contre la Tuberculose ( PNLT) et mis en œuvre dans les centres
de traitement et de diagnostique (CDT) dans les régions en
insécurité alimentaire.

Dernière mise à jour: Décembre 2014 
Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM)
Madagascar
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Tel: + 261 20 22 315 72
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