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CHAP I - LE COURANT ELECTRIQUE ET LA LOI

D'OHM
1. Vecteur densité de courant. Intensité du
courant.
 considérons des charges en mouvement dans
un conducteur.

Désignons par v leur vitesse moyenne à un
instant t et en un point P du conducteur où la
densité volumique de ces charges mobiles est ρm.
La quantité d'électricité dq qui traverse une surface
élémentaire dS définie autour de P, pendant le
temps dt, est contenue dans le cylindre de base

 

dS et de génératrices v  dt : dq   m  dS  n  v  dt


Le vecteur i   m v

est le vecteur densité de courant à I’instant t et au
point P.

1

 
 La quantité dI  dq / dt  i  n  dS est I’intensité
du courant qui traverse la section dS. A travers
une surface S non fermée à l’intérieur du

 
conducteur on a : I  Si  n  dS

 Dans un conducteur métallique ρm < 0, le
sens du courant est l’inverse du sens de
déplacement des électrons.
2. Loi d'Ohm.
 si les charges sont en mouvement, c'est qu'il
existe
dans
le
conducteur
un
champ
électrostatique É. En désignant par γ la
conductivité du conducteur, la loi d'ohm locale
s’écrit:



i  E

 En appliquant la relation précédente à une
portion de conducteur de résistance R, la loi
d'Ohm s'écrit :

V1  V2  R  I
 La loi d'ohm n'est valable qu'en régime
permanent.
2

3. Résistance des conducteurs.
 La résistance d'un conducteur est fonction de
sa conductivité et de sa forme géométrique.
 Pour un conducteur cylindrique de section S et
de longueur l :

R

1 l

 S

l
R
S

 Elle varie aussi avec la température.

  0  1    t 

 0 : résistivité à 0 °C
 : coefficient de température
t : température en °C
 Association des résistances.
En série : R 

 R ; en parallèle :

1 R  i 1 / Ri  .

i

i

4. Unités.
 L'unité d'intensité est I'ampère (A). Le module
du vecteur densité de courant s'exprime en
ampères par mètre carré A  m  .
2

 Les résistances s'expriment en ohms (Ω). La
conductivité d'un milieu s'exprimera donc en

 1  m 1 .
3

CHAP II - ENERGIE ELECTROCINETIQUE
1. Loi de Joule.
 Dans un conducteur, la puissance dissipée
sous forme de chaleur, à l’intérieur d’un volume
élémentaire dV, est donnée par la loi de Joule
sous forme locale :
2
dP
i
   E2 
dV

 La loi de Joule pour une portion de conducteur
de résistance R s'écrit :

P U  I  R I 2

- U  V1  V2

: différence de potentiel aux bornes
de la résistance.
- La puissance s'exprime en watts (W) si R est
exprimé en Ω et I en A.

4

2. Générateur - Récepteur.
 Un générateur de force éIectromotrice E, de
résistance interne négligeable et traversé par un
courant d'intensité I, fournit au circuit extérieur une
puissance électrique égale à:

P  EI
 Un récepteur de force contre-électromotrice E’,
parcouru par un courant d'intensité I, absorbe une
puissance P telle que :

P  E  I
Les grandeurs E et E' s'expriment en volts.
3. Loi d'Ohm généralisée.
 Entre deux points A et B d'un circuit où se
trouvent placés des générateurs et des récepteurs,
la loi d'Ohm généralisée s'écrit :

VA  VB   R  I   E   E
5

 L’expression ci-dessus est générale à condition
d’adapter les conventions suivantes :

- I est positif si le courant circule de A vers B;
négatif dans le cas contraire.
- E a le signe de la borne par laquelle on sort du
générateur quand on va de A vers B.
- E' a le signe de I.

6

CHAP III - Les régimes permanents
sinusoïdaux
1. Grandeur sinusoïdale du temps.
C’est un signal de la forme x  Am  cost   

x  Am  sint   

ou

 ω est la pulsation en radian par seconde
(rad/s).
 ωt+φ est la phase instantanée et φ la phase à
l’origine des temps.
La période du signal définie par x(t+T) = x(t), vaut
T = 2π/ω. La fréquence est f = 1/T.
2. Valeur moyenne, valeur efficace.
Pour un signal x(t) périodique de période T, on
définit

1 T
xt    xt   dt
 la valeur moyenne
T 0

7

 la

X eff 

valeur

x t 
2

efficace :

1 T 2

x t   dt

0
T

Pour un signal sinusoïdal, la valeur moyenne est
nulle et la valeur efficace vaut :

Am
2

.

3. Vecteur tournant, vecteur de Fresnel.
Dans le plan Oxy, on considère un vecteur OM
de norme Am tournant à la vitesse angulaire ω,
l’angle θ(t) valant ωt+φ.
On obtient ainsi un vecteur tournant dont la
projection sur l’axe Ox fournit la vibration
sinusoïdale x  Am  cost    et celle sur Oy la
vibration x  Am  sin t    .

8

On peut également figer cette représentation en
choisissant t=0.
On obtient alors un point Mo fixe et un vecteur

OM 0 qui ne tourne plus : c’est le vecteur de
Fresnel

associé

à

la

grandeur

sinusoïdale

x  Am  cost    ou x  Am  sint    .

4. Grandeur complexe.
Le vecteur de Fresnel a pour affixe le nombre
complexe X = a + jb dont le module est par

Am
définition, 2 et l’argument φ.
X est la grandeur complexe associée à la grandeur
x(t) instantanée.
9

5. Dipôles passifs en régime sinusoïdal.
Soit un dipôle passif
récepteur
parcouru

utilisé
par

en convention
un
courant

it   I eff 2 cos t pris en référence de phase et
présentant une ddp ut   U eff 2 cost    entre
ses bornes.

A ces deux grandeurs instantanées, on associe les
complexes I et U :

I  I eff  e j 0  I eff et U  U eff  e j .
L’impédance du dipôle passif est définie par :
U = Z I.

10

Résistance
Bobine
d’inductance L
Condensateur
de capacité C

Z=R
Z=jLω

|Z|=R
|Z|=Lω

Arg Z =0
Arg Z =+ π/2

Z=1/jCω |Z|=1/Cω Arg Z =- π/2

Dans le cas d’un dipôle passif quelconque, on note
l’impédance
Z=R+jX
et l’admittance
Y = 1/Z = G + j B
R : est la résistance
X : est la réactance
G : est la conductance
B : est la susceptance.
Remarque : G n’est pas l’inverse de R.
6. Les puissances.
Soit un dipôle parcouru par un courant i(t) et
présentant entre ses bornes une ddp u(t) :

11

i(t)

Z

A

B

u(t)
La puissance instantanée p(t) reçue par ce dipôle
est :

pt   ut  it 

La puissance moyenne reçue s’écrit

P  pt   ut  it 
Dans le cas d’un régime sinusoïdal, en choisissant
i(t) en référence de phase, on a

it   I eff 2 cos t
ut   U eff 2 cost   
Soit

pt   2U eff  I eff  cos t  cost   

pt   U eff  I eff  cos2t     cos  
12

On peut alors scinder p(t) en deux parties :

pt   P  p f

avec

P  U eff  I eff  cos 

p f  U eff  I eff  cos2t   

P est la puissance moyenne appelée aussi
puissance active Pa, et pf représente la puissance
fluctuante, fonction du temps et de la pulsation 2ω.

Pa  P  U eff  I eff  cos 
La puissance réactive Pr est définie par :

Pr  U eff  I eff  sin 
Remarquons que la puissance active absorbée par
un condensateur est nulle de même que celle
consommée par une bobine puisque φ=-π/2 dans
le premier cas et φ=π/2 dans le second, soit
cosφ=0.
On peut aussi Remarquer que la puissance
réactive absorbée par une résistance est nulle
puisque φ=0, soit sinφ=0.
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CHAP IV - Réseaux linéaires
I - Définition :
Un réseau est dit linéaire quand il existe une
relation linéaire entre l’intensité qui traverse le
circuit et Ia différence de potentiel appliquée.
Un élément linéaire présente une impédance
indépendante de l’intensité du courant qui le
traverse.
II – Diviseur de tension, diviseur de courant
1) Diviseur de tension
U AB  U AC  U CB

E  Z1  I  Z 2  I  Z1  Z 2 I
V2  Z 2  I
Z2
V2 
E
Z1  Z 2
Z1
V1 
E
Z1  Z 2

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2) Diviseur de courant

U AB  Z1  I1  Z 2  I 2 
Z2
I
Z1  Z 2
Z1
I2 
I
Z1  Z 2

I1 

Z1  Z 2
I
Z1  Z 2

et

II – Théorème de superposition
Soit un réseau linéaire qui renferme plusieurs
générateurs. Le courant qui traverse une branche
quelconque est la somme des courants que
fournirait chacun des générateurs agissant
isolément, les autres générateurs étant remplacés
par leur impédance équivalentes.
Exercice 1 :
Calculer le
courant I.

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III – Théorème de Thévenin
Ce théorème a pour but de représenter tout ou une
partie d’un réseau actif linéaire sous la forme
simplifiée d’un générateur de tension quelconque.

1) Théorème :
Un réseau linéaire actif vu de deux bornes de
sortie quelconque A et B peut être remplacé par un
générateur de tension idéal ETh en série avec une
impédance ZTh :
- la source idéale ETh représente la force
électromotrice du réseau, vue des bornes A et
B,
- l’impédance ZTh représente l’impédance vue
des bornes A et B lorsque les sources situées
dans le réseau sont passives c à d courtcircuitées pour les sources de tension,
ouvertes pour les sources de courant.
16

Dans le cas où la charge est une impédance, la
tension aux bornes est donnée par la loi du pont
diviseur de tension.
2) Application : si on branche une résistance R
entre les points A et B, Ie courant qui traverse R
ETH
I 
est égal à : R Z TH  R
3) Exercice 2 : déterminer à l'aide du théorème de
Thévenin le courant qui traverse la résistance R de
l’exercice 1.
IV – Théorème de Norton
Il permet de remplacer le réseau ci-dessus par un
générateur de courant quelconque.

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Tout circuit actif linéaire possédant deux bornes de
sortie A et B peut être remplacé par un générateur
de courant idéal
I en parallèle avec une
admittance.
La valeur du générateur de courant est égale au
courant mesuré lorsque les sorties A et B sont
court-circuitées.
La valeur de l’admittance est égale à l’admittance
interne vue des points A et B lorsque l’on a rendu
passives les sources contenues dans le réseau
(voir Thévenin).
Remarque : IN = courant dans la branche AB en
court-circuit.
Dans le cas où la charge est une admittance, le
courant dans cette admittance est donné par la loi
des diviseurs de courant :
I  IN 

YCH
YCH  YN

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Les théorèmes de Norton et de Thévenin sont
équivalents.

ETH  I N  Z N

et

I N  ETH / Z N

ZTH  Z N

et

Z N  ZTH

2) Exercice 3 : Calculer Ie courant qui traverse la
résistance R de l’exercice 1 en appliquant le
théorème de Norton.

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V - Théorème de Kennely (transformation étoiletriangle)
Le circuit en Δ est équivalent au réseau en Y :

Z AZ B  Z AZC  Z B ZC
ZC
Z Z  Z AZC  Z B ZC
 A B
ZA
Z Z  Z AZC  Z B ZC
 A B
ZB

Z AB 
Z BC
Z AC

Z AB  Z AC
Z AB  Z AC  Z BC
Z AB  Z BC
ZB 
Z AB  Z AC  Z BC
Z AC  Z BC
ZC 
Z AB  Z AC  Z BC
ZA 

20

VI - Calcul d’un réseau :
1) Lois de Kirchoff :
a) Loi des noeuds : La somme algébrique des
courants relatifs à un noeud est nulle : I = 0.
i > 0 pour les courants qui se dirigent vers le
nœud ;
i < 0 dans le cas contraire.
b) Loi des mailles : la somme algébrique des
tensions le long de toute maille fermée est nulle.
2 ) Méthode des mailles indépendantes :
Soit un circuit qui comporte un nombre b de
branches, un nombre n de noeuds. On peut
calculer toutes les variables de ce circuit avec un
nombre d’équations m tel que :
m=b–n+1
On peut donc choisir m mailles indépendantes
pour écrire ces équations avec les ’’courants
fictifs’’ de maille I1, I2, I3.
21

Exemple :

Ecrivons les lois de Kirchoff dans les trois mailles :
E1  Z1  I1  Z 3  I1  I 3 
E2  Z 2  I 2  Z 5  I 2  I 3 
0  Z 3  I1  I 3   Z 6  I 3  Z 5  I 3  I 2   Z 4  I 3

E1  Z1  Z 3  I1  Z 3  I 3
E2  Z 2  Z 5  I 2  Z 5  I 3
0  Z 3  I1  Z 5  I 2  Z 3  Z 4  Z 5  Z 6  I 3

 Z1  Z 3

 0
 Z
3

0
Z2  Z5
 Z5
 Z11

 Z 21
Z
 31

 I 1   E1 
   
 I 2    E 2 
Z 3  Z 4  Z 5  Z 6  I 3   0 
Z3
 Z5

Z12
Z 22
Z 32

Z13  I 1   V1 
   
Z 23  I 2   V2 
Z 33  I 3   V3 
22

De cet exemple, on déduit :
Les impédances Zmm de la maille m sont égales à
la somme des impédances de cette maille ; Les
impédances
Zmn.,
sont
les
impédances
communes aux deux mailles m et n ; elles sont
affectées du signe + si les courants sont de même
sens, sinon du signe -. Les impédances Zmn et
Znm sont égales.
La tension Vm est la somme des forces
électromotrices appartenant à la maille m ; elles
sont affectées du signe + si elles ont le même sens
que le courant Im, sinon du signe -.
Exercice 5 : calculer en appliquant la méthode des
mailles le courant qui traverse la résistance R de
l’exercice 1.
3) Méthode des Noeuds :

23

Avec l'exemple précédent, on appelle V1, V2, V3,
Les potentiels aux différents noeuds en prenant le
potentiel de référence au noeud 0. Les
générateurs de tension sont remplacés par des
générateurs de courant équivalents (Théorème de
Norton), on remplace Les impédances Z par leur
admittance Y = 1/ Z,
Ecrivons la loi des noeuds.
E1  Y1  Y1  Y3   V1  Y4  V1  V2 
E2  Y2  Y4  V2  V1   Y2  Y5   V2  V3 
 E2  Y2  Y2  Y5   V3  V2   Y6  V3
E1  Y1  Y1  Y3  Y4   V1  Y4  V2
E2  Y2  Y4  V1  Y2  Y4  Y5   V2  Y2  Y5   V3
 E2  Y2  Y2  Y5   V2  Y2  Y5  Y6   V3

 Y1  Y3  Y4

 Y4


0

 Y4
Y2  Y4  Y5
 Y2  Y5 

0
 V1   E1  Y1 
  

 Y2  Y5  V2    E 2  Y2 
Y2  Y5  Y6  V3    E 2  Y2 

 Y11 Y12 Y13  V1   I 1 

   
 Y21 Y22 Y23 V2    I 2 
Y
   
 31 Y32 Y33  V3   I 3 
24

L’admittance Ymm est égale à la somme des
admittances qui aboutissent au noeud m.
L’admittance Ymn, est l’admittance changée de
signe qui joint les nouds m et n. Les admittances
Ymn et Ynm sont égales.
Le courant Im
courant des
aboutissent au
signe + si
correspondants
du signe -.

est la somme des intensités de
générateurs de courant qui
noeud m. elles sont affectées du
les générateurs de courant
sont dirigés vers le nœud m, sinon

Exercice 6 : Calculer le courant qui traverse la
résistance R de l’exercice 1 en appliquant la
méthode des noeuds.
Remarque : on constatera que cette méthode est
la plus rapide pour cet exercice, car il n'y a que
deux noeuds dans le circuit (dont 1 sera pris pour
référence).

25

VII - Théorème de Mill Mann

Ce théorème, qui n'est rien d'autre qu'une loi des
nœuds, permet d'effectuer des calculs très rapides
en simplifiant considérablement le nombre
d’inconnues dans la mise en équation d’un circuit.
Grâce à ce théorème, il est possible d'atteindre le
potentiel d’un point en lequel concourent plusieurs
branches modélisées par leur équivalent de
Thévenin.
Ecrivons que la somme des courants débités par
n
U AB  Ei
0
chaque branche est nulle 
Zi
i 1
n
n
Ei
Yi  Ei


1
i 1
i 1 Z i
Y

U AB  n
i
U AB  n
ou
Zi
1
Yi


i 1
i 1 Z i
26

VIII - Théorème de réciprocité (MAXWELL)
Dans un réseau linéaire à source unique, le
rapport de La grandeur d’entrée (excitation) à La
grandeur de sortie (réponse) est constant, quelles
que soient Les positions respectives de la source
d'excitation et de l’endroit où l’on mesure la
réponse.
Soit Ir Ie courant circulant dans la maille r. 0n peut
écrire :
I r  V1 


1r


 V2  2 r    Vr  rr    Vs  sr
Z
Z
Z
Z

avec ΔZ déterminant matrice impédance
Si Le réseau ne comporte que La source Vs, il
vient :
 sr
Z
Vs  Z

 Ztrsr
I r  sr

I r  Vs 

d’où

Ztrsr est l’impédance de transfert entre la maille s
et la maille r.
27

En intervertissant les sources, il faut évaluer

Vr
Is

avec
I s  Vr 

 rs
Z

Is est le courant circulant dans la branche s et Vr
est la source
d’où :

Vr  Z

 Ztrrs
I s  rs

Ztrrs est l’impédance de transfert entre la maille r
et la maille s.
Or, dans un réseau linéaire passif la matrice
impédance est symétrique par rapport à la
diagonale principale et les cofacteurs Δrs et Asr
sont égaux.
Donc le courant dans la maille r dû à la source de
tension placée dans la maille s est identique au
courant dans la maille s Lorsque la même source
de tension est située dans la maille r.
Par contre, les courants dans les autres parties du
réseau sont modifiés.

28

Ce théorème continue à s’appliquer dans le cas où
les réseaux contiennent une source de courant.
La tension entre les extrémités M et N d’un réseau
due à une somme de courant placée entre les
points A et B de ce réseau est la même que la
tension mesurée entre les points A et B lorsque la
même source de courant est placée entre les
extrémités M et N.
Dans ce cas, les potentiels dans les autres parties
du réseau sont modifiés.

29

CHAP IV - Les quadripôles
1 - Définition :
Un quadripôle Q est un réseau qui communique
avec l’extérieur par deux paires de bornes.
L’entrée sera le coté où sont appliqués les
signaux.
Comme pour les dipôles, on ne s’intéresse q’aux Q
linéaires c à d composés d’éléments linéaires
(sources et dipôles passifs). On pourra distinguer
les Q passifs, actifs, réactifs, symétriques. On
suppose que les sources sont liées (à des
grandeurs internes).

2- Courant et tension dans un quadripôle
Conventionnellement on comptera positivement
les courants entrants.
30

3- Paramètres d'un quadripôle
Ce sont des fonctions des éléments du quadripôle
qui permettent d’exprimer les relations entre les
grandeurs d’entrée et de sortie. Chaque grandeur
peut être exprimée en fonction de deux des trois
autres grandeurs. Soit six groupes de paramètres.
3.1- paramètres chaîne
Ce sont les grandeurs qui vérifient les relations
linéaires :
V1  A  V2  B  I 2
I1  C  V2  D  I 2

Ou sous forme matricielle
V1   A B   V2 
V 
   
  a    2 
  
 I1   C D    I 2 
 I2 

a  est la matrice chaîne directe du quadripôle.
3.2- paramètres chaîne inverse ai 
V2   Ai
   
 I 2   Ci

Bi   V1 
V 
  
  ai    1 
Di    I 1 
  I1 

On peut facilement vérifier que

ai   a 1
31

3.3- paramètres impédance
 V1   Z11
   
V2   Z 21

Z12   I 1 
I 
     Z    1 
Z 22   I 2 
 I2 

3.4- paramètres admittance
 I 1   Y11 Y12   V1 
V 
   
     Y    1 
 I 2   Y21 Y22  V2 
 V2 

3.5- paramètres hybrides
 V1   h11 h12   I 1 
I 
   
     h    1 
 I 2   h21 h22  V2 
 V2 

3.6- paramètres hybrides inverse
 I 1   g11
   
V2   g 21

g12   V1 
V 
     g    1 
g 22   I 2 
 I2 

1




g

h
On voit immédiatement que

4- Détermination des paramètres
Soit par exemple
V1  h11  I1  h12  V2
I 2  h21  I1  h22  V2
32

V 
h11   1 
 I 1 V2 0

soit la sortie court-circuitée

I 
h21   2 
 I 1 V2 0

soit la sortie court-circuitée

V 
h12   1 
 V2  I1 0

soit l’entée circuit-ouvert

I 
h22   2 
 V 2  I1  0

soit l’entée circuit-ouvert

Remarque : Toutes les relations linéaires que nous
avons utilisées concernent le même quadripôle. Il
est donc possible d’exprimer un groupe de
paramètres en fonction des paramètres d’un autre
groupe.
Par exemple : passage des paramètres h aux
paramètres Z
(1) V1  h11  I1  h12  V2
et V1  Z11  I1  Z12  I 2
V2  Z 21  I1  Z 22  I 2
(2) I 2  h21  I1  h22  V2
(2) => V2  I 2  h21  I1  / h22 
(1) => V1  h11  I1  h12  I 2  h21  I1  / h22
h11  h22  h12  h21
h
h h h h
 I 1  12  I 2 Z11  11 22 12 21
h22
h22
h22
h
h
1
V2   21  I 1 
 I2
Z 21   21
h22
h22
h22
V1 

et

Z 12 

et

Z 22

h12
h22
1

h22
33

On peut refaire ce calcul pour tous les autres
groupes
de
paramètres
(tableau
de
correspondance).
5- Quadripôles passifs
Les quadripôles passifs constituent un cas
particulier de réseaux passifs, le théorème de
réciprocité s’applique. Ceci se traduit par une
relation supplémentaire entre les paramètres
nécessaires pour définir un Q passif.
Exemples
5.1- paramètre chaîne

34

On a
V1  A V2  B  I 2

V1  0  A  E  B  I 2

I2  A E B

I1  C  V2  D  I 2

I1  C  E  D  I 2
I1  C  E  D  A  E B
B  C  A  D   E
 I1 
B

Plaçons maintenant la source E à l’entrée.

V1  A V2  B  I 2
I1  C  V2  D  I 2
E
 I2  
B

V1  E   B  I 2

I 2  E / B

I1   D  I 2

I1  D  E / B

Théorème de réciprocité : i1 = i2
B  C  A  D   E   E
B

B

A D  B  C  1
 a  1

35

5.2- deuxième exemple paramètre hybride

V1  h11  I1  h12  V2

V1  0  h11  I1  h12  E

I1   h12  E h11

I 2  h21  I1  h22  V2

I 2  h21  I1  h22  E
h
 I1   12 E
h11

V1  h11  I1  h12  V2

V1  E  h11  I1

I1  E / h11

I 2  h21  I1  h22  V2

I 2  h21  I1

I 2  h21  E / h11

I 2  h21  h12  E h11  h22  E

36

 I2 

h21
E
h11

Théorème de réciprocité : i1 = i2

h12
h
E  21 E
h11
h11

Il vient h21  h12
Pour les autres paramètres, on peut montrer :
Z12  Z 21
Y12  Y21
g 21   g12
et
6- Quadripôles symétriques (passifs)
On obtient dans ce cas une relation
supplémentaire en écrivant que les coefficients
des équations ne changent pas lorsqu’on permute
les grandeurs d’entrée et de sortie.
Soit, par exemple :
V1  Z11  I1  Z12  I 2

V2  Z11  I 2  Z12  I1

V2  Z 21  I1  Z 22  I 2

V1  Z 21  I 2  Z 22  I1

On a la relation supplémentaire :
Z11  Z 22

On peut montrer de la même façon les relations
suivantes :
A D

Y11  Y22

H  1

G  1
37

7- Association de Quadripôles
7.1- Association en chaîne ou en cascade

V1T  V1

V2  V1

V2T  V2

I1T  I1

I 2   I1

I 2T  I 2

V1   A B   V2 
V 
   
  a    2 
  
 I1   C D    I 2 
  I2 

;

V1  A B   V2 
 V 
   
  a   2 
  
 I1   C  D    I 2 
  I 2 

V1   A B   A B   V2T 
V 
   
  a   a   2T 
  
  
 I1   C D   C  D    I 2T 
  I 2T 

aT   a a

38

7.2- Association en série

V1T  V1  V1

I1T  I1  I1

V2T  V2  V2

I 2T  I 2  I 2

 V1T   V1   V1 
I 
 I 
I 

        Z  1   Z  1   Z  Z  1T 
V2T  V2  V2 
 I2 
 I 2 
 I 2T 

ZT  Z  Z 
39

7.3- Association en parallèle

I1T  I1  I1

V1T  V1  V1

I 2T  I 2  I 2

V2T  V2  V2

 I1T   I1   I1 
V 
 V 
V 
         Y  1   Y  1   Y  Y  1T 
 I 2T   I 2   I 2 
V2 
V2 
V2T 

YT  Y  Y 
40

7.4 - Association série parallèle

V1T  V1  V1

I1T  I1  I1

I 2T  I 2  I 2

V2T  V2  V2

 V1T   V1   V1
I 
 I 
I 
         H  1   H  1   H  H  1T 
 I 2T   I 2   I 2 
V2 
V2 
V2T 

HT  H  H 
41

7.5 - Association parallèle série

I1T  I1  I1

V1T  V1  V1

V2T‫ إ‬ V2  V2

I 2T  I 2  I 2

 I1T   I1   I1 
V 
 V 
V 

        G 1   G 1   G  G 1T 
V2T  V2  V2 
 I2 
 I 2 
V2T 

GT  G  G

42

8 - Gain d’un quadripôle
Le quadripôle est associé à un générateur
d’impédance interne Zg et chargé par une
impédance ZCH

On définit le gain en tension :

GV 

V2
V1

On définit le gain en courant :

Gi 

I2
I1

On définit le gain en puissance :

Gp 

P2
P1

8.1 – Calcul du gain en tension en fonction des
paramètres h
1  V1  h11  I1  h12  V2

2  I 2  h21  I1  h22 V2

2  V2 / Z CH

 h21  I1  h22  V2

2  I1   1  h22  Z CH  V2
h21  Z CH

3  V2  Z Ch  I 2
43

En rapportant le courant I1 donné par l’équation
2 dans la première équation, on a :
GV 

 h21  Z CH
V2

V1 h11  h  Z CH

8.2 – Calcul du gain en courant
1  V1  h11  I1  h12  V2

2  I 2  h21  I1  h22 V2

2  I 2  h21  I1  h22  Z Ch  I 2

3  V2  Z Ch  I 2

De l’équation (2’) on tire le gain en courant :
Gi 

I2
h21

I1 1  h22  Z Ch

9 – Impédance d’entrée du quadripôle
1  V1  h11  I1  h12  V2

2  I 2  h21  I1  h22 V2
2  V2  

2  V2 / Z CH

 h21  I1  h22  V2

h21  Z CH
 I1
1  h22  Z CH

3  V2  Z Ch  I 2
44

On remplace l’expression de V2 de l’équation 2
dans l’équation 1 et on trouve l’impédance
d’entrée du quadripôle :
Ze 

V1 h11  h  Z CH

I1
1  h22  Z CH

10 - Impédance de sortie du quadripôle
1  V1  h11  I1  h12  V2 1  Z G  I1  h11  I1  h12  V2

1  I1  h12  V2 /Z G  h11 

2  I 2  h21  I1  h22 V2

3  EG  Z G  I1  V1 3  EG  0  Z G  I1  V1 3  V1  Z G  I1

En injectant l’équation 1 dans l’équation 2 , on
trouve l’impédance de sortie du quadripôle :
V 
h11  Z G
Z s   2 

 I 2  EG 0 h   h22  Z G

45

1
2
3
4
GV

Gi
Ze
ZS

V1  Z11  I1  Z12  I 2 I1  Y11  V1  Y12  V2 V1  h11  I1  h12  V2 V1  A  V2  B  I 2
V2  Z 21  I1  Z 22  I 2 I 2  Y21  V1  Y22  V2 I 2  h21  I1  h22  V2 I1  C  V2  D  I 2

V2  ZCh  I 2

V2  ZCh  I 2

V2  ZCh  I 2

Eg  Z g  I1  V1

Eg  Z g  I1  V1

Eg  Z g  I1  V1

Eg  Z g  I1  V1

Z 21  Z Ch
Z  Z11  Z Ch

 Y21  Z Ch
1  Y22  Z Ch

 h21  Z Ch
h11  h  Z Ch

Z Ch
B  A  Z Ch

 Z 21
Z 22  Z Ch
Z  Z11  Z Ch
Z 22  Z Ch

Y21
Y11  Y  Z Ch

1
D  C  Z Ch

Z  Z 22Z g

1  Y11  Z g

h21
1  h22  Z Ch
h11  h  Z Ch
1  h22  Z Ch
h11  Z g

Z11  Z g

Y22  Y  Z g

h  h22  Z g

A  C  Zg

1  Y22  Z Ch
Y11  Y  Z Ch

V2  ZCh  I 2

B  A  Z Ch
D  C  Z Ch
B  D  Zg

Remarque pour le calcul du gain et de l’impédance d’entrée
on utilise les équations (1), (2) et (3). Et pour le calcul de
l’impédance de sortie on utilise les équations (1), (2) et (4) en
posant Eg = 0.
46

(T)

(π)

1



 
1 Z 

1 Z 

Y12 

Y22 



Z 2 

 Z2

Z1  Z 2


 Z1  Z 2

 
  Z2

 

Z2 
 Z1  Z 2


Z
Z

Z
2
2
3

   Z1 Z 2  Z1 Z 3  Z 2 Z 3






1 

Z2 
Z2  Z3 
Z 2  Z 3 

 Z1  Z 2

 Z1  Z 2
 1
 Z
2

1

Z2 
1 
Z 2 

Z1  Z 2 

 Z1  Z 2

 Z1  Z 2
 1
 Z
2

1 1

Z1   1

 Y11

 Y21



1Z

 1 Z

Z1  Z 3 

Z
 i 
Z 3 Z 1  Z 2  

Z
 i 

 Z 1 Z 2  Z 3 

  Zi
 Z1  Z 3

  Zi

Z1 
 Z1


Z
Z

Z
1
2
 1
 Z i  Z1  Z 2  Z 3

 Z11 Z 12 


Z
Z
22 
 21
Z Z 


Z
Z


 






 Z1  Z 2 Z 2 


Z
Z
2
2

1 
 Z1



1
1
Z
2

Z1 
 Z1  Z 2


Z

Z
Z

Z
 1
2
1
2 
  Z1
1 
Z Z
Z 1  Z 2 
2
 1
Z1
 Z1  Z 2



Z

Z
Z

Z
 1

2
1
2
  Z1

Zi





Z

Z
Z
Z

Z
2
3
1
2 
 1
Z2 
 


Z

Z
Z

Z
 2
3
2
3 
  Z2
1 
Z Z
Z 2  Z 3 
3
 2

 h11 h12 


h
h
 21 22 
1 
0



1
1
Z


 Z 1



1
0

 Z2  Z3

 Z3
  Zi

 Z1  Z 3
 Z1  Z 2

 Z2
 1
 Z
2




Z1  Z 2 

Z 1 
 

Z2 
Z2  Z3 
Z 2 
Z2

 Z1  Z 2  Z 2 Z1 


1
Z
1
2


Z
 1

 1 Z 2Z 
1
2 

Z
Z 1 
 1

 A B


C
D


 1 0


1
Z
1


1 Z 


0
1

1

3

i

1

1

2

2

3

 Z 2  Z3

(T)

(π)

(4)

Z  Z  Z  Z
  Z  Z  Z  Z

(3)

(2)

(1)

1  1  Y12 


Y11  Y21 Y 

Z 

1
B h
  11
Y C h22
Z
Y
h
a  12  12   12
Z 21 Y21
h21

Y 

1
C h
  22
Z B h11
Z
Y
A
h  11  22 
Z 22 Y11 D

Relations entre les déterminants des matrices

Z12 

1 

1  Z

Z 22   Z 21

H

 1  h  h11 


1 
h21  h22
 h11 h12 


h
h
 21 22 

 A B


C
D


1  B a 


D  1 C 

Z 

Z 22 

1  Z11

Z 21  1

 Y11 Y12 


Y
Y
 21 22 
 1  Y22 1 


Y21  Y Y11 

1  h h12 


h22   h21 1 
1  1  h12 


h11  h21 h 

1  A a 


C  1 D 
1  D  a 


A 
B   1

1  Y22  Y12 


Y   Y21 Y11 

 Z11 Z 12 


Z
Z
22 
 21
1  Z 22  Z 12 


Z   Z 21 Z11 

a

Y

Z

H

a

Y

Z

Tableau de correspondance entre les différents paramètres

I 
1
h22   2 

 V2  I1 0 Z 22

I 2  C  V2 / D  I1 / D

I 
A
Y22   2 

 V2 V1 0 B

V 
1
Z 22   2 

 I 2  I1 0 h22

V 
Z
h12   1 
 12
 V2  I1 0 Z 22

V1  A  V2  B  I 2

I 
 h12
Y12   1 

h11
 V2 V1 0

V 
h
Z12   1 
 12
 I 2  I1 0 h22

I 
Y
1
h21   2 
 21 
 I 1 V2 0 Y11 D

V2  V1 / A  B  I 2 / A

I 
h
1
Y21   2 
 21 
B
 V1 V2 0 h11

V 
1
Z 21   2 

 I 1  I 2 0 C

V 
1
B
h11   1 


 I 1 V2 0 Y11 D

I 2  h21  I1  h22  V2

V1  h11  I1  h12  V2

I1  C  V2  D  I 2

I 
1
D
Y11   1 


 V1 V2 0 h11 B

I 2  Y21  V1  Y22  V2

I1  Y11  V1  Y12  V2

V 
A
Z11   1 

 I 1  I 2 0 C

V2  Z 21  I1  Z 22  I 2

V1  Z11  I1  Z12  I 2

Z

 11
 I 2 0 Z 21

I
D   1
 I2


 1  Y11



h
Y21
21
V2 0

V 
 h11  1
B   1 


I
h
Y21
21
 2 V2 0

I 
1
C   1 

 V2  I 2 0 Z 21

V
A   1
 V2

I1  C  V2  D  I 2

V1  A  V2  B  I 2