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Si je ne sais pas qui je suis, comment saurais-je ce que

je fais ?

Ce qui compose ma vie, est-ce ce que je reçois, ou ce
que je fais de ce que je reçois ?

Si je ne sais pas où je vais, comment saurais-je y aller !
L’heure ? c’est
maintenant !

Si je ne sais pas où je suis, comment saurais-je que je
ne suis pas perdu ?

On ne peut pas me prendre ce en quoi je crois.

Je ne peux pas donner ce que je n’ai pas.

Tu es ce que tu penses, n’en veux pas aux autres de te
traiter de ce que tu es !
L’heure ? c’est
maintenant !

Si tu n´es pas satisfait de la façon dont les autres te
traitent, alors ne reste pas satisfait de ce que tu penses
de toi-même.

Nous ne voyons pas les choses comme elles sont, nous
les voyons à travers ce que nous sommes !

Si vous ne pouvez pas faire de grandes choses, faites
des petites choses de la plus grande façon.

Si vous ne savez pas comment le dire explicitement,
dites-le avec une métaphore.
Axel Bourgais
L’heure ? c’est maintenant !

L’une des multiples capacités de l’être humain est celle d’utiliser le langage pour
représenter le monde qui l’entoure, pour le représenter aux autres et en même temps pour se le
représenter à lui-même.

Nous avons une capacité étonnante de nous représenter le monde autour de nous, en en
parlant avec les autres d’une part, et en y pensant de façon individuelle d’autre part.
Quand quelqu’un annonce à une audience :
« la situation économique va repartir», par exemple, il est capable de transmettre une
information sur la situation économique. Cela peut être vrai ou faux, mais dans les deux cas il
fait une affirmation, peut-être de façon libre ou intuitive et il utilise le langage, à la fois, pour
créer cette affirmation et pour faire partager sa représentation de la situation à ses auditeurs.
Un autre exemple, celui-ci mental et non verbal, c’est quand quelqu’un est persuadé de
quelque chose, que tous les magasins ferment à 17 heures, par exemple. Il y croit et cela peut
être vrai ou faux, le plus important est que cela soit vrai dans sa réalité à lui.
Notre capacité à représenter les choses avec le langage ou la pensée a fait l’objet d’études
philo-sophiques depuis une centaine d’années ou plus.
On peut faire une multitude de choses avec le langage.
Donner des ordres, poser ou répondre à des questions, raisonner, calculer, réfléchir, se jus-
tifier, se donner du courage, se faire peur, faire peur aux autres, rassurer, induire en erreur etc.,
et nous utilisons celui-ci pour transmettre notre représentation du monde. Nous utilisons le
langage, parlé et écrit, pour transmettre la connaissance. Cela vient, bien sûr, du fait que nous
avons acquis une grande partie de nos connaissances par le langage lui-même.
Partager avec les autres nos pensées sur le monde, en parlant ou en écrivant, nous aide à
mettre en commun nos ressources cognitives.

En utilisant le langage nous sommes capables de lire les pensées de notre interlocuteur,
d’entrer sans effort dans le monde de notre interlocuteur. Lorsque quelqu’un parle il invite les
autres à partager sa conception du monde mais aussi parler sert à créer (forger) ses
convictions et ses pensées.

Le fait d’être capable de représenter le monde par le langage est le propre de la
communication humaine.

Or les informations que nous transmettons à travers le langage sont directement dérivées de
nos pensées et de nos états mentaux élaborés par notre cerveau, cet organe complexe qui nous
permet de nous faire une représentation du monde qui nous entoure.

Nous créons nos convictions et nos pensées à l’aide du langage que nous utilisons et nous
nous en servons pour nous convaincre nous-mêmes et souvent nous y parvenons sans trop
de difficultés. Puis nous utilisons le même langage pour convaincre les autres autour de nous
et nous rencontrons toutes sortes de difficultés et souvent nous échouons.

Devant ces échecs nous nous faisons une raison et rarement nous ne remettons en question ni
nos pensées ni nos convictions et continuons d’utiliser ce langage sans trop le remettre en
question.

Nous parlons le même langage et ce langage est souvent plus efficace quand nous l’utilisons
pour nous convaincre nous-mêmes que lorsque nous l’utilisons pour convaincre les autres.
L’heure ? c’est maintenant !
Contrôlons-nous la signification des symboles, des mots que nous utilisons ? Existe-t-il une
signification autre que celle que nous avons cons-truite dans notre esprit ? La signification
d’un mot est-elle la même pour chaque individu ?