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Etude et réalisation d’un système d’humidification à

ruissellement

Table des matières
Dédicaces 3
Remerciements 4
Nomenclature

5

Liste des figures 6
Liste des tableaux

7

Liste des photos 8
Introduction générale 9
Chapitre I : Rappels et généralités sur l’humidification
1. Confort thermique

12

2. Economie et énergie 14
3. Ecologie

14

4. Echangeur à évaporation

14

Chapitre II : Différents types d’humidificateurs
I. Les humidificateurs isothermes 17
1. Principe de fonctionnement

17

2. Technologie 17
3. Installation 19
4. Avantages 20
5. Inconvénients

20

6. Maintenance

21

7. Précautions à prendre

24

II. Les humidificateurs adiabatiques

24

A. Les humidificateurs à pulvérisation d'eau froide
1. Principe de fonctionnement

24

24

2. Évolution dans le diagramme de l'air humide

25

3. Technologie 26
4. Avantages 33
5. Inconvénients

33

6. Maintenance

33

7. Précautions à prendre

34

8. Traitement de l'eau

34

B. Les humidificateurs à évaporation/ruissellement
1. Principe de fonctionnement

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
2. Évolution dans le diagramme de l'air humide

36

3. Technologie 36
4. Avantages 38
5. Inconvénients

38

6. Maintenance

39

7. Précautions à prendre

39

8. Traitement de l’eau

40

Chapitre III : Comportement de l’air humide
1. Caractéristiques de l’air
humide……………………………………………………………………………………………….
42
1. Composition de l’air
humide……………………………………………………………………………………………
……42
2. Propriétés et grandeurs de l’air
humide……………………………………………………………………………..…43
3. Humidité spécifique et
relative……………………………………………………………………………..
………………44
4. Utilisation du diagramme de l’air
humide…………………………………………………………………………..…43
5. Conception d’un programme qui calcul les caractéristiques de l’air humide
sous Visual Basic 6
………………………………………………………………………………………………………
……………46
Chapitre IV : Conception et Réalisation d’un humidificateur à
ruissellement
1.
Introduction…………………………………………………………………………………………
……………………………………52
2. La conception de l’humidificateur à
ruissellement…………………………………………………………………….52
3. Essais réalisés…..
…………………………………………………………………………………………………………
…………….57
Conclusion générale…..
…………………………………………………………………………………………………….
………….….63

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
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Annexe…..
……………………………………………………………………………………………………………
……………….………….64
Bibliographie………………………………………………………………………………………
……………………………………………67

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ruissellement

Dédicaces
Nous dédions
ce travail à
NOS
PARENTS,
nos
Grands
Parents,
Tous
nos
amis
et
collègues et
à Tous ceux
qui nous sont
chers.

M. Khalid AHYEOUD

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
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Remerciements
Nos remerciements vont tout premièrement à dieu tout puissant pour la
volonté, la santé et la patience qu’il nous a donné durant tous ces années
d’études. Nous avons été encadrés par le Professeur Abdelhamid KHABBAZI,
nous tenon à le remercier pour la qualité de sujet qu’il nous a proposé, pour
nous avoir fait bénéficier de ses connaissances scientifiques et ses conseils.
Nous ne laissons pas l’occasion de nous échapper sans toutefois
remercier tous les enseignants de l’Ecole Supérieure de Technologie de Salé
pour la formation dispensée, ainsi que tous les membres de jury.
Nous remercions également tous ceux qui nous ont aidés de près ou de
loin à réaliser ce modeste travail.

M. Khalid AHYEOUD

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NOMENCLATURE
Nous précisons ci-après un certain nombre de termes employés sous
forme abrégée :
P : Pression

[Pa]
[J. Mol-1.K-1]

R : Constante molaire des gaz parfait
[m3]

V : Volume
n : Nombre de mole

[mol]

T : Température absolue

[k]

N : Nombre d’Avogadro
m : Masse

[Kg]
[kg. mol-1]

M : Masse molaire
ρ : Masse volumique

[Kg. m-3]

h : L’enthalpie

[KJ/Kgas]
3
[ m /s ]

qv: Débit volumique de l’air humide

[ Kg/s ]

qh: Débit massique de l’air humide
W : Travail

[J]

Cp: Chaleur spécifique à pression constante

[KJ/Kg.°C]

Pv: Pression de la vapeur

[Pa]

Ps : Pression de saturation

[Pa]

r : Teneur en humidité

[Kg/kgairsec]

η : Rendement

[%]

v

θ : Température
φ

3
[ m /kg d’air sec].

: Volume spécifique de l’ai du local
[°c]

: Humidité relative

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[%]

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LISTE DES FIGURES
Figure II.1 : Principe d’un humidificateur isotherme
Figure II.2 : Conduit d’un humidificateur à vapeur
Figure II.3 : Evolution dans le diagramme humide d’une transformation isotherme
Figure II.4 : Exemple : un air à 23° 40 % HR sera humidifié à 24° 80 % HR par un jet de
vapeur
Figure II.5 : Comparaison entre humidificateur à eau froide et un humidificateur à vapeur
Figure II.6 : Humidificateur à pulvérisation d'eau froide
Figure II.8 : Comparaison entre un humidificateur à eau froide et un humidificateur à vapeur
Figure II.9 : Appareils à pulvérisation par buses fixes, à eau recyclée, à débit constant
Figure II.11 : Pulvérisation par centrifugation
Figure II.12 : Modèle de pulvérisation par centrifugation suspendu au plafond
Figure II.13 : Pulvérisation par buses fixes à eau et air comprimé
Figure II.14 : Pulvérisation par ultrasons
Figure II.15 : Un humidificateur à ruissellement
Figure II.16 : Exemple : de l’air à 20°C 30 % HR sort de l’humidificateur à 12°C et 85 % HR.
Figure II.17 : Humidificateur à ruissellement travaillant avec l’eau recyclée
Figure II.18 : Évaporateur à média
Figure II.19 : Évaporateur à fils
Figure II.20 : Champignons et bactéries
Figure III-1 : Diagramme de l’air humide
Figure III.2 : Température de sortie en fonction de l’humidité relative de sortie
Figure III.3 : L’humidité spécifique de sortie en fonction de l’humidité relative de sortie
Figure III.4 : L’humidification en fonction de l’humidité relative de sortie
Figure III.5 : Température d’entrée en fonction de l’humidité relative de sortie
Figure III.6 : L’humidité spécifique en fonction de l’humidité relative de sortie
Figure III.7 : Température de sortie en fonction de l’humidité relative de sortie
Figure IV-1 : Vue ISO
Figure IV-2 : Vue de face
Figure IV-3 : Vue de droite
Figure IV-4 : Vue de gauche
Figure IV-5 : Vue d’arrière
Figure IV-6 : Bac d’eau
Figure VI-7 : Essai N°1 (Température en fonction du temps)
Figure VI-8 : L’eau condensée en fonction du temps

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LISTE DES TABLEAUX
Tableau I.1 : Confort thermique selon (ASHRAE)
Tableau III.1 : Chaleur massique à pression constante de l’eau
Tableau III.2 : Chaleur massique à pression constante de l’air sec
Tableau VI -1 : Essai N°1 réalisé sur le système

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LISTE DES PHOTOS
Photo II.1 : Rampe d'injection
Photo II.2 : Dans un hall industriel.
Photo II.3 : Dans un caisson de traitement d'air.
Photo II.4 : Pulvérisation par buses fixes à eau et air comprimé
Photo III.1 : L’interface graphique de l’application de traitement de l’air sous VB6 (1er volet)
Photo III.2 : L’interface graphique de l’application de traitement de l’air sous VB6 (2ème
volet)
Photo VI-1 : Support en bois
Photo VI-2 : Ventilateur installé dans le support
Photo VI-3 : Pompe
Photo VI-4 : Air conditioning laboratory unit TAAB
Photo VI-5 : La répartition des thermocouples à l’entrée du système
Photo VI-6 : La répartition des thermocouples à la sortie du système

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INTRODUCTION GENERALE
Le développement économique, les ressources énergétiques et l’environnement sont
des termes fortement liés. En effet, le développement économique entraine des exigences
grandissantes de la société dans sa course vers l’amélioration de son bienêtre. En parallèle,
une sensibilisation sur l’épuisement des ressources énergétiques se développe dans cette
même société, mais une utilisation intensive et souvent mal gérée des énergies, met en péril
notre écosystème.
A l'échelle mondiale, la production de froid apparaît comme un enjeu énergétique
majeur de ce nouveau siècle. L'enjeu est également de réduire la consommation en énergie
primaire et de limiter les pics de puissance en électricité. Or actuellement, les solutions de
production de froid reposent essentiellement sur des systèmes frigorifiques grands
consommateurs en énergie électrique. Il convient alors de préparer des solutions acceptables
économiquement et adaptées à la satisfaction de ces besoins futurs sans compromettre les
engagements internationaux relatifs à la protection de l'environnement, en particulier pour la
réduction des gaz à effet de serre (GES) par une diminution de la consommation en énergie
fossile, et pour une meilleure protection de la couche d'Ozone par l’utilisation des fluides
naturelle (air–eau).
La climatisation et le conditionnement de l’air sont des applications importantes du
froid, les installations frigorifiques ont alors pour but de refroidir et éventuellement de
déshumidifier l’air des locaux. Les installations peuvent être à refroidissement direct,
l’évaporateur étant situé dans la pièce à refroidir. Le groupe de compression est placé à
proximité de l’évaporateur pour limiter les pertes de charge et obtenir de bonnes performances
de la machine. Les installations à refroidissement indirect abaissent la température de l’eau
naturelle. Cette eau est pulsée vers des échangeurs qui refroidissent l’air ambiant.
Les travaux antérieurs s'inscrivent dans cet objectif d’amélioration des systèmes de
refroidissement par évaporation indirect et de valorisation des fluides naturels (Air-Eau). Dans
ce contexte l’objectif essentiel de notre projet de fin d’études est de concevoir et réaliser un
humidificateur à ruissellement d’eau classé parmi les systèmes d’humidification adiabatique.
Il s’agit d’un système simple à monter utilisant les propriétés d’évaporation de l’eau à la
surface d’un matériau textile.
Pour se faire le rapport sera composé de quatre chapitres :

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Le 1er chapitre sera consacré aux rappels sur des généralités de


l’humidification.
Dans le 2ème Chapitre seront présentés les différents types d’humidificateurs.
Le 3ème Chapitre va fournir des informations sur le comportement de l’air

humide.
Et le dernier Chapitre va être consacré à la conception et réalisation d’un
humidificateur à ruissellement.

Et finalement, une conclusion sera donnée sur le travail effectué.
L’utilisation de l’échangeur de chaleur évaporatoire pour le refroidissement supprime
l’installation frigorifique fonctionnant avec compression de vapeur conventionnel (réfrigérant
cher et nuisible à l'environnement), c’est à dire, cela permettra de faire des économies
substantielles.

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CHAPITRE I :
Rappels et Généralités sur
l’humidification

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1.1.

Confort thermique :

C’est généralement dans notre logement que nous passons la partie la plus longue de notre vie
par comparaison avec le temps passé à l’extérieur ou à notre poste de travail ; pour certaines
personnes (petits enfants, personnes âgées ou malades) cette proportion peut même être
proche de cent pour cent. Ainsi, le confort est la sensation de bienêtre dans notre logement ou
même dans les lieux où on séjours (poste de travail ou autres locaux).
1.1.1 Facteurs affectant le bien-être physique de l’homme :
Les différents facteurs susceptibles d’avoir un effet direct sur les individus dans le cadre de
leurs habitats sont :
a)- Substances toxiques : La présence, même à faible dose de substances nocives dans notre
habitat doit être prise au sérieux ; sachant qu’un homme moyen respire entre 10 à 15 fois par
minute et inhale à chaque fois 0.5 litre d’air, ce qui signifie qu’il fait pénétrer chaque jour
entre 7 à 11 m3 d’air dans son système respiratoire . La qualité de l’air dans l’habitat revêt
donc une importance prépondérante.
b)- Humidité : l’humidité de l’air peut être favorable dans ces certaines limites aux voies
respiratoires de l’homme. Cependant si une condensation local surgit du fait de la présence de
surface trop froide celle-ci peut endommager la construction, détériorer les matériaux et
favoriser la croissance des moisissures, il en résulte des mauvaises odeurs, voir des allergies.
c)- Sensation thermique : La sensation thermique de l’homme est intimement liée à son
métabolisme. L’être humain est en fait un réacteur chimique qui achève la combustion de la
nourriture absorbée et libère ainsi en continu une puissance métabolique de l’ordre de 100 W :
valeur qui augmente évidement en fonction de l’activité momentanée de l’individu. Cette
puissance doit être évacuée, à défaut de quoi la mort serait imminente du fait de
l’accroissement excessif de la température du corps qui en résulterait.
L’homme possède deux régulateurs l’un contrôlant la production de sueur et l’autre la
température de la peau. Si la température ambiante est élevée, celle de la peau augmente
proportionnellement afin d’assurer l’évacuation de la puissance métabolique susmentionnée.
Cet état de fait est responsable de la sensation de « trop chaud ». Il existe donc une
température désirée (ou confortable) en dehors de laquelle une sensation d’inconfort est
perçue.
d)- Ventilation du local : pour évacuer les odeurs, l'humidité et poussières, la méthode la plus
simple c’est de renouveler perpétuellement l’air, certaines personnes recourent à toute une
série de produits artificiels (sprays, insecticides, produits de nettoyage, etc.) ; certaines de ces
méthodes sont plus dangereuses que bénéfique.
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La circulation d’air peut être favorable pour des vitesses inférieures à 0.2 m/s , il s’agit donc
d’éviter les courants d’air qui causent la sensation d'inconfort pour l'homme.
e)- Niveau de bruit : le bruit ou pollution acoustique est un facteur influant sur le confort
physique de l’homme ; car dépassant un certain seuil il devient très gênant.
f)- Eclairage : la lumière parait, au premier abord, un phénomène simple et évident puisque
nous en sommes entourés et qu’elle constitue un élément de base de toute vie humaine,
animale ou végétale. L’être humain doit être protégé contre le rayonnement invisible
(l’infrarouge et l’ultraviolet) qui peut provoquer des inflammations, voir des lésions graves.
1.1.2. Conditions du confort :
Le confort de l’individu peut être modifié en fonction de différentes variables tels que :
- la santé
- l’âge
- l’activité
- les vêtements
- la position géographique
- l'isolation thermique du bâtiment
- La nourriture, etc.
Des règles rigides et fixes qui pourraient s’appliquer dans toutes les conditions et pour tous les
individus sont impossibles à annoncer. Le mieux que l’on puisse faire c’est de donner les
conditions pour lesquelles la majorité des occupants d’une salle éprouve une sensation
confortable, le tableau ci-dessous récapitule ces conditions.
Grandeur
Température
Humidité relative
Vitesse de l’air

Intervalle de
confort
18 à 26°C
30% à 70%
Inférieur à 0.2 m/s

Tableau 1.1 : Confort thermique selon (ASHRAE)
Remarque :
Le tableau 1.1, ne peut être utilisé que pour des occupations de moins de trois heures.

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1.2. Economie et énergie.
La plupart des équipements de climatisation sont importés, ceci explique leur prix de vente
relativement élevé, sans oublier leur maintenance et la consommation d’énergie énorme, par
conséquence le climatiseur classique n’est pas à la portée de toutes les bourses.
La problématique actuelle de l’énergie doit être résolue par l’utilisation de la diversification
géographique et climatique, car elle présente une source d’énergie gratuite (biomasse, solaire,
éolienne,.etc.),il existe d’autres solutions diversifiée à puiser dans l’imagination et le réalisme,
comme l’utilisation de la main d’œuvre local et les matériaux disponibles sur le sol national ,
ce qui va permettre l’amélioration de niveau de vie, des populations pauvres tout en
conservant l’environnement.
1.3. Ecologie.
Les pratiques énergétiques contribuent fortement à accroitre la dégradation du milieu naturel à
travers les phénomènes de déforestation, d’érosion des sols,.etc. dû à l’ampleur du problème
de pollution .
- Effet de la climatisation classique sur l’environnement :
La majorité des circuits frigorifiques des appareils de climatisation fonctionnent avec le Fréon
HCFC (Hydro chlorofluorocarbones), il n’est pas superflu de rappeler que ces substances
contribuent à l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique et à l’effet de serre.
La climatisation classique connait plus d’inconvénients que d’avantages, donc la définition
d’un nouveau mode de climatisation est nécessaire. La climatisation naturelle, c’est un
procédé de conditionnement d’air (refroidissement + humidification) qui utilise les ressources
naturelles (vent, air et eau) comme source d’énergie. Pour titre d’exemple nous allons voir les
échangeurs de chaleur air–eau qui utilisent les ressources naturelles.
1.4. Echangeur à évaporation :
1.4.1. Définition
C’est un échangeur de chaleur de type (Air-Eau) sans paroi séparatrice, dans lequel les
échanges de chaleur et de masse coexistent (l'eau s'évapore en contact avec l'air).
Pour évaporer de l’eau, il est nécessaire d’apporter de la chaleur, cette chaleur de vaporisation
est prise à l’air d’entrée qui voit que sa température s’abaisser, l’eau subit aussi un
refroidissement dû à sa vaporisation combiné, l’une dû à la chaleur extraite de l’air, et l’autre
aux gradients de concentration en vapeur d’eau de l’air.

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1.4.2. Hypothèses :
A mesure que l’air s’écoule à travers la surface d’évaporation, sa température de bulbe sec
baisse et son humidité spécifique augmente. La baisse de température de bulbe sec de l’air est
produite par une transformation de chaleur sensible en chaleur latente.
L’air perd la chaleur sensible ce qui fait baisser la température de bulbe sec, et gagne de la
chaleur latente ce qui élève l’humidité spécifique. S’il n’ya ni gain ni perte de chaleur par les
côtés de l’appareil, l’enthalpie de l’air qui quitte le refroidisseur est presque la même que
l’enthalpie de l’air qui y entre. Dans ce cas, le processus de refroidissement par évaporation
peut être considéré comme étant approximativement parallèle aux lignes de température de
bulbe humide. Dans un refroidisseur comprenant une grande surface humide et une faible
vitesse d’air, l’air doit "théoriquement" en sortir à l’état saturé (100% de saturation), les
transferts thermiques sont isenthalpiques
.

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CHAPITRE II :
Différents types d’humidificateurs

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Il ya 2 types majeurs d’humidificateurs :

I.

Les humidificateurs isothermes :

1. Principe de fonctionnement
Un humidificateur à vapeur injecte dans l'air à humidifier de la vapeur d'eau. Celle-ci est,
produite soit dans une chaudière à vapeur (grosses installations), soit dans des appareils
autonomes fonctionnant ... comme une bouilloire électrique, en quelque sorte !
La vapeur est conduite vers les rampes d'injection (tubes percés d'orifices calibrés), rampes
placées soit dans les caissons de traitement d'air, soit directement dans la gaine d'air
conditionné.

Figure II.1 : Principe d’un humidificateur isotherme

Photo II.1 : Rampe d'injection.

La vapeur arrive sèche dans la rampe (gaz invisible). Lors de son contact avec l'air froid, elle
se condense en microgouttelettes (brouillard visible). L'air s'échauffe alors de 10 à 15 K, grâce
à la chaleur de condensation de la vapeur. Cette chaleur permet la reévaporisation de la
vapeur, qui repasse à l'état gazeux invisible, mélangé dans l'air. Finalement, l'ensemble du
processus est pratiquement isotherme (= la température de l'air après l’humidification est
pratiquement égale à celle avant l'humidification).

2. Technologie

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3.

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
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Système à production centralisée : Si le bâtiment dispose déjà d'un système de production
de vapeur (hôpitaux, industries, ...), on peut utiliser une partie de la vapeur produite pour
humidifier l'air distribué dans les locaux.
Si l'ampleur de l'installation de climatisation nécessite un débit d'humidification fort
important, il est même possible d'installer une chaudière à vapeur spécifique. Ce coût
d'investissement est motivé par le coût d'exploitation plus faible : l'énergie de vaporisation est
réalisée à partir d'un combustible (fuel ou gaz), par opposition à l'énergie électrique plus
coûteuse des appareils autonomes.
La vapeur est vaporisée dans l'ambiance des locaux et respirée par les occupants. On sera dès
lors attentif au traitement éventuel avec un produit toxique qu'aurait pu subir l'eau avant sa
vaporisation (un traitement anti-oxygène dans la chaudière, par exemple). S'il y a risque de
contamination, il est possible de prévoir un échangeur vapeur/vapeur qui vaporise de l'eau
potable fraîche grâce à la vapeur issue de la chaudière.
Humidificateur autonome à vapeur - générateur à électrodes : La vaporisation de l'eau est
réalisée au moyen d'électrodes suspendues dans un réservoir et mises sous tension. Le courant
électrique s'établit entre les électrodes au travers de l'eau. Celle-ci s'échauffe jusqu'à
ébullition. La vapeur produite peut être diffusée aussi bien dans une centrale de traitement
d'air que dans la gaine de pulsion ou dans le local directement (avec une turbine de dispersion
de la vapeur).
L'ensemble est installé dans une armoire métallique, généralement fixée au mur. Le
raccordement entre l'humidificateur et le conduit d'air de climatisation sera en pente montante
afin de ramener vers l'appareil d'éventuels condensats.
La consommation électrique est fonction de la surface des électrodes noyées dans l'eau. Le
débit de vapeur produit est donc régulé via la régulation du niveau d'eau dans le réservoir.
> Avantage : l'eau du réseau ne doit pas être traitée puisqu'on a besoin des sels pour conduire
le courant ! Une eau pure présenterait une conductivité électrique trop faible. En pratique, la
dureté de l'eau doit être comprise entre 15° et 20°)
> Inconvénient : l'eau qui s'évapore laisse ses sels dans le réservoir ! Une purge de
déconcentration automatique doit être réalisée par l'appareil. Il est possible de calculer le débit
d'eau de déconcentration, en fonction de la teneur en sels de l'eau du réseau.
Malgré la déconcentration régulière, l'entartrage reste l'ennemi n°1 de l'humidificateur.
Notamment parce que la couche calcaire fait office d'isolant sur les électrodes, diminue la
conduction électrique et donc le débit de vapeur. Divers systèmes sont proposés pour résoudre
ce problème :

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

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Une injection de bulles d’air dans l’eau du réservoir pour maintenir les sels en
suspension, entre deux périodes de déconcentration.

Une pompe pour réaliser la déconcentration, plutôt qu’une simple ouverture
d’électrovanne, afin de renforcer la purge.

L'installation comprend également :

un détecteur de niveau d’eau de limite haute pour alarme (locale et à distance),

les équipements électroniques de contrôle du débit de vapeur, de déconcentration,

les contacteurs de puissance.

Humidificateur autonome à vapeur - générateur à résistances : Le chauffage et la
vaporisation de l'eau sont réalisés via des résistances électriques immergées, du type barre ou
serpentin qui chauffe à 1 100°C.
Ici, l'électricité ne traverse pas l'eau. Celle-ci ne doit dès lors pas être conductrice. Il est donc
possible de la déminéraliser, ce qui évite beaucoup de problèmes de corrosion calcaire.
A défaut, il faudra prévoir un système de déconcentration automatique des sels.

3. Installation

4.

La vapeur d'eau injectée dans l'air doit être de la vapeur sèche. A défaut, le mélange "eau +
vapeur" qui sort des orifices crée des dépôts, des corrosions, ... C'est dans ce but que les
constructeurs des systèmes de production centralisée prévoient :
 un séparateur et un purgeur de vapeur en amont de la rampe,
 une sonde thermostatique (ou " thermo contact ") qui empêche l’arrivée de vapeur à la
rampe si la température est trop basse (c’est le cas au démarrage de l’installation),
 une rampe généralement auto-réchauffée par la vapeur d’amenée, ce qui réévapore les
condensats éventuels.
Si la vapeur est destinée à l'humidification de salles propres (informatique, hôpitaux,...), l'eau
sera totalement déminéralisée et tous les équipements en contact avec la vapeur seront en
acier inoxydable.

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
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Si la diffusion a lieu dans une gaine d'air, des distances minimales d'humidification doivent
être respectées pour éviter l'humidification des parois (attention à la présence de coudes, par
ex.) et des équipements en aval.
La situation est particulièrement critique lorsque l'air à humidifier est froid (air pulsé à 16 ou
18°C, par exemple), puisque cela allonge la portée de l'humidification. De même, si un filtre
est prévu en aval (un filtre absolu pour les salles d'opérations, par exemple), le risque
d'humidification de ce filtre est grand et aurait des conséquences hygiéniques graves.
Le calcul de la portée minimale et des sécurités à prévoir pour les équipements en aval est
réalisable.
Si nécessaire, on peut améliorer la situation par le placement d'un système de diffusion à
rampes multiples qui permet la répartition uniforme de l'injection sur toute la section du
conduit. La portée de l'humidification est alors fortement réduite.
Equipements complémentaires à prévoir :
 une arrivée d’eau avec robinet d’arrêt,
 une évacuation d’eau avec entonnoir et siphon,
 une ligne 380 V pour l’humidificateur,
 une ligne 220 V pour le régulateur à régulation proportionnelle,
 le raccordement de l’hygrostat sur la conduite de reprise,
 le raccordement de l’hygrostat de limite haute sur la conduite de pulsion,
 un pressostat pour mettre hors service l’humidificateur lors de l’arrêt du ventilateur,
 un bac-égouttoir de sécurité pour recueillir l’eau de ruissellement éventuel (1 à 2 m en
amont des rampes et 3 à 50 m en aval, sur 30 cm de hauteur), relié à l’égout.

4. Avantages
 La qualité hygiénique indiscutable des humidificateurs à vapeur par rapport aux
humidificateurs à évaporation ou aux laveurs.
 Leur fonctionnement sans bruit.

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ruissellement
Pour les systèmes avec chaudière à vapeur : Le prix de revient de l’énergie par combustible
(gaz, fuel) nettement inférieur par rapport à celui de l’énergie électrique (le coût total est
fortement dépendant de la disponibilité et du coût de la vapeur dont on dispose).
Pour les systèmes autonomes électriques : Une facilité de régulation individuelle de
l’humidité ambiante.

5. Inconvénients
 Le coût et la maintenance d’une chaudière à vapeur spécifique.
 Le coût de l’énergie électrique qui joue fortement en défaveur de l’humidificateur à
vapeur autonome.
 La sensibilité à l’entartrage des appareils autonomes, tout particulièrement ceux à
électrodes dont on ne peut déminéraliser l’eau.

6.

Maintenance

Les humidificateurs à vapeur doivent être périodiquement vidangés et régulièrement détartrés.
Pour les appareils autonomes à électrodes, le remplacement des électrodes est nécessaire après
un temps de fonctionnement variant entre 800 et 5 000 heures, selon le degré de dureté de
l'eau.
On surveillera tout particulièrement l'humidification éventuelle des parois internes du conduit
aéraulique et des grilles de diffusion de l'air. Un antibiogramme des moisissures à ces endroits
est recommandé périodiquement.

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ruissellement

Figure II.2 : Conduit d’un humidificateur à vapeur

Mais ce processus montre bien qu'il ne faut pas placer les appareils de contrôle (thermomètre
et hygromètre) trop prêt de la rampe. A priori, une distance de 3 m minimum est
recommandée, mais cette distance dépend de la température de l'air humidifié. Un calcul de la
distance humidificateur-sonde peut être réalisé.

Évolution dans le diagramme de l'air humide
En première approximation, l'humidification de l'air par l'injection de vapeur entraîne un
déplacement vertical dans le diagramme de l'air humide.

Figure II.3 : Evolution dans le diagramme humide d’une transformation isotherme

 L'air "sec" (1) suit une évolution à température constante pour se retrouver "humide"
au point (2).

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 Cette évolution surprend ! Intuitivement, on imaginerait un échauffement de l'air par le
jet de vapeur...
 En réalité, un très léger échauffement existe, mais négligeable dans la pratique.
 Pourquoi ? Il faut comprendre la chose en décomposant l'énergie contenue dans la
vapeur,
 en énergie de chauffage de l'eau (de 10 à 100°C),
 et en énergie de changement d'état (de liquide à vapeur).
 Cette énergie de vaporisation lui est nécessaire pour rester à l'état vapeur dans l'air. En
quelque sorte, l'eau se diffuse dans l'air "en apportant sa propre énergie de
vaporisation". S'il y a échauffement de l'air, c'est parce que quelques grammes d'eau
chaude sont mélangés dans l'air. Et donc l'image exacte de l'humidification de l'air
par un jet de vapeur est une droite légèrement inclinée vers la droite. Cette légère
augmentation de température est très souvent négligée par le concepteur.

Figure II.4 : Exemple : un air à 23° 40 % HR sera humidifié à 24°
80 % HR par un jet de vapeur.

Ce qui est fondamental, c'est de voir les conséquences technologiques du choix d'un
humidificateur à vapeur : la batterie de post chauffe à disparu !

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Figure II.5 : Comparaison entre humidificateur à eau froide et un humidificateur à vapeur

7. Précautions à prendre
Les humidificateurs à vapeur doivent être périodiquement vidangés et régulièrement détartrés.
Pour les appareils autonomes à électrodes, le remplacement des électrodes est nécessaire après
un temps de fonctionnement variant entre 800 et 5 000 heures, selon le degré de dureté de
l'eau.
On surveillera tout particulièrement l'humidification éventuelle des parois internes du conduit
aéraulique et des grilles de diffusion de l'air. Un antibiogramme des moisissures à ces endroits
est recommandé périodiquement.

II. Les humidificateurs adiabatiques :
A. Les humidificateurs à pulvérisation d'eau froide :

1.

Principe de fonctionnement

Un humidificateur à pulvérisation d'eau froide peut être utilisé :
 soit pour l’humidification directe des grands locaux (halls de fabrication, ateliers, ...),
 soit comme un des éléments insérés dans une centrale de traitement d’air.

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Le principe commun à tous les systèmes à pulvérisation est de créer un fin brouillard par des
micro-gouttelettes d'eau froide en suspension. Le mélange eau - air doit être intime afin que
l'évaporation de l'eau puisse se faire le plus rapidement possible.

Figure II.6 : Humidificateur à pulvérisation d'eau froide

Quelques gouttelettes non évaporées risquent d'être entraînées par le jet d'air, si bien que l'on
prévoit un casse-gouttelettes à la sortie : si l'air évolue souplement entre les lamelles, les
gouttes se fracassent sur les ailettes, entraînées par leur masse cinétique !
Il existe des systèmes où l'on travaille "à refus", avec comme objectif d'approcher la
saturation de l'air. Dans ce cas, l'eau excédentaire, qui n'a pas pu s'évaporer, retombe dans le
bac au fond du caisson où une pompe la recycle vers la rampe de gicleurs.
Dans d'autres systèmes, on pulvérise seulement la quantité d'eau nécessaire, en travaillant à
débit variable en fonction des besoins.

2.

Évolution dans le diagramme de l'air humide

Dans l'humidificateur, les micro-gouttelettes passent de l'état liquide (eau) à l'état gazeux
(vapeur). Ce changement d'état demande de la chaleur (dite "chaleur de vaporisation").
Cette chaleur est prise sur l'air qui se refroidit en traversant le caisson (c'est un peu comme
l'impression de froid ressentie en sortant du bain : l'eau présente sur notre peau s'évapore, en
prenant la chaleur de vaporisation sur notre corps ... qui se refroidit!).
Le bilan énergétique global est neutre : la chaleur perdue par l'air est transférée dans la vapeur
d'eau contenue dans l'air. On parle d'un bilan enthalpique neutre. On dit encore qu'il s'agit d'un
humidificateur isenthalpique ou adiabatique. Dans le diagramme de l'air humide, l'air subit un
refroidissement dessiné le long d'une isenthalpique.

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Figure II.7 : Exemple : de l’air à 20°C 30 % HR sort de
l’humidificateur à 12°C et 85 % HR.

Remarques.

 En réalité, cette évolution s’écarte légèrement d’une isenthalpe,
car on devrait tenir compte de l’enthalpie de l’eau froide,
mais la différence est négligeable.
 Lorsque l’eau est recyclée en permanence, la température de
l’eau se stabilise à la température de bulbe humide th de l’air
(dans l’exemple : 11,3°C)
Il est intéressant de prendre conscience de l'impact technologique de ce type d'humidification
sur le traitement d'air en hiver : deux échangeurs de chaleur seront nécessaires, au moins pour
les humidificateurs sans recyclage, pour réaliser préchauffe et post chauffe.

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Figure II.8 : Comparaison entre un humidificateur à eau froide et un humidificateur à
vapeur

3.

Technologie

4.

Figure II.9 : Appareils à pulvérisation par buses fixes, à eau recyclée, à débit constant

Dans ce cas, on parle d'un caisson "laveur d'air", dans lequel un brouillard est créé par la
pulvérisation de micro-gouttelettes d'eau. L'air est pulsé au travers de cette "drache nationale"
et en ressort ... mouillé ! En pratique, le degré hygrométrique de l'air à la sortie est proche de
95 %. en réalité, seulement 1 % peut-être du débit d'eau pulsé est évaporé !
Les laveurs à pulvérisation présentent une ou deux rampes de gicleurs, disposées à courants
parallèles et/ou à contre-courant.
L'eau évaporée ne contient pas de sels. Ceux-ci retombent avec l'eau excédentaire dans le bac,
au fond de l'humidificateur. La concentration en sel dans l'eau du bac augmente régulièrement
si bien qu'il est prévu une déconcentration par un renouvellement périodique de cette eau. Un
robinet à flotteur permet l'alimentation automatique en eau d'appoint pour compenser les

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pertes par évaporation et le débit de déconcentration. A noter que la fréquence de
déconcentration peut être automatisée par une mesure de la conductivité thermique qui
augmente avec la teneur en sels.
Le châssis du laveur sera agressé par le mélange eau-air. Il est donc recommandé d'utiliser une
structure en matériau synthétique, armé de fibres de verre. Son isolation thermique est
également meilleure, ainsi que sa tenue aux produits d'entretien et désinfectants. Si de l'eau
déminéralisée est utilisée, le châssis en matériau synthétique s'impose. Les châssis en acier
galvanisé ne sont plus à recommander.
L'efficacité d'un laveur d'air, c'est-à-dire le pourcentage d'humification effectif ramené au
pourcentage d'humidification maximal (celui qui amène l'air à la saturation) est de l'ordre de
85 à 95 %. Ceci est fonction :
 du nombre de gicleurs,
 de la direction de la pulvérisation (l’efficacité étant meilleure à contre-courant),
 de la longueur du caisson (en général de 1,5 à 3 m),
 de la vitesse de l’air (généralement 2 à 4 m/s, mais pouvant atteindre 7 m/s),
 du degré de pulvérisation, soit le rapport masse en eau/masse en air (en général de
0,3 kg d’eau par m3 d’air)
Il importe de ne pas confondre un rendement d'humidificateur de 85 % et un humidificateur
qui humidifie l'air jusqu'à 85 % HR ! De l'air entrant à 40 % dans un laveur à 85 % d'efficacité
en ressort à 40 % + 0,85 x (100 % - 40 %) = 91 % HR.
Variante : appareils à pulvérisation par buses fixes à débit variable
Il est possible d'équiper les humidificateurs de pompes à débit variable (via un convertisseur
de fréquence, par exemple). Si deux rampes sont prévues, une peut être fixe et l'autre variable,
afin d'assurer en permanence une bonne adaptation du débit aux besoins des locaux. La
régulation n'est cependant pas aussi précise qu'avec des humidificateurs à vapeur.
Les inconvénients du recyclage sont évités, ce qui est favorable sur le plan hygiénique, mais
les sels restent en suspension dans l'air, ce qui peut entraîner le besoin de traiter l'eau au
préalable.

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Figure II.10 : Pompe à débit variable

Photo II.2 : Dans un hall industriel.

Photo II.3 :
Dans un caisson de traitement d'air.

Variante : appareils à pulvérisation par centrifugation
Il s'agit de disques tournant à 3 000 tours/minute qui, par l'action de la force centrifuge,
pulvérisent des aérosols aqueux d'un diamètre de l'ordre de 5 à 20 microns (µm). Ces microgouttelettes sont cette fois totalement évaporées dans l'air pulsé.

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Figure II.11 : Pulvérisation par centrifugation

Si bien que les sels présents dans l'eau sont véhiculés vers les locaux ! La décision d'alimenter
ces appareils avec de l'eau déminéralisée dépend des exigences hygiéniques et de la sensibilité
des équipements présents dans les locaux (matériel informatique, par exemple). Le traitement
de l'eau ne peut pas se faire par un adoucisseur traditionnel (car son principe est basé sur
l'échange entre sels calcium et sels sodium) mais, par exemple, un système par osmose
inverse.
Ce type d'appareil demande un espace suffisant pour que les micro-gouttelettes puissent
s'évaporer avant de rentrer en contact avec un obstacle quelconque.
Si un appareil à centrifugation est introduit dans un caisson de climatisation en remplacement
d'un laveur, par exemple, le dimensionnement en sera fort critique puisque la longueur
minimale de vaporisation est fonction de la température de l'air, des débits d'eau et d'air, de
l'humidité absolue recherchée, de la section du caisson, de la vitesse de l'air, ... Le risque est
amplifié par le fait que le séparateur de gouttelettes n'est pas toujours capable d'arrêter d'aussi
fines particules. Un certain nombre d'entre elles seront entraînées par le flux d'air. Une
solution consiste alors à placer un filtre à poche en aval de l'humidificateur. Ce filtre humide
retiendra d'ailleurs une partie des minéraux. Mais... d'une part ces sels calcaires colmateront le
filtre par des dépôts durs (augmentant les pertes de charge) et d'autre part ce milieu humide
sera propice au développement de germes !
Pour les appareils à humidification directe, il existe des modèles déposés sur pied, suspendus
au plafond, ou fixés sur un mur.

Figure II.12 : Modèle de pulvérisation par centrifugation suspendu au plafond

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Variante : appareils à pulvérisation par buse rotative
Ce système, développé au départ pour la pulvérisation aérienne de terrains agricoles, est
depuis peu adapté aux besoins de la climatisation de bâtiments. Un moteur de 300 Watts
entraîne une buse rotative à 11 000 tours/minute. Des aérosols de 20 à 30 microns sont
produits. Il est intéressant de se rendre compte que le débit variable est obtenu par une
modulation du débit d'eau mais que la vitesse de rotation reste elle inchangée (ainsi que la
taille des gouttelettes).
Une telle vitesse est obtenue par un variateur de fréquence. Ce qui rend l'appareil relativement
coûteux.
On retrouve ici les problèmes liés à la propagation de sels dans les locaux et la sensibilité à
l'espace minimum nécessaire pour l'évaporation, peu compatible avec la dimension des
caissons (voir variante "pulvérisation par centrifugation").
Variante : appareils à pulvérisation par buses fixes à eau pressurisée
De l'eau, sous une pression de 70 bars, est pulvérisée sur une aiguille qui brise le jet. Des
aérosols de 2 à 50 microns sont produits, avec un débit fonction de la pression.
Les applications se situent essentiellement dans l'humidification des grands espaces
industriels et agricoles.
Variante : appareils à pulvérisation par buses fixes à eau et air comprimé
Cette fois, c'est l'air comprimé qui est le propulseur et qui entraîne l'eau par dépression.
Ceci permet des aérosols de très faibles diamètres (5 à 10 microns) et une très bonne diffusion
de ceux-ci dans l'air.

Figure II.13 : Pulvérisation par buses fixes à eau et air comprimé

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
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Photo II.4 : Pulvérisation par buses fixes à eau et air comprimé

L'air pulsé doit être exempt de toutes impuretés.
Ils sont souvent utilisés pour l'humidification directe des grands espaces (débits importants de
plus de 250 kg/h) mais également pour l'humidification de caissons de climatisation très
volumineux. Dans ce cas, un séparateur de gouttelettes est superflu, vu la dimension des
particules.
A titre d'exemple, une augmentation d'humidité absolue de 5 gr d'eau par kg d'air sec et une
vitesse d'air de 2,5 m/s demande une profondeur pour le dard d'humidification de 3 à 4 m.
Dès lors, en climatisation par réseau de gaines, la difficulté réside dans l'emplacement des
équipements.
De plus, la technologie à mettre en place (et leur maintenance...) est plus lourde, vu les deux
fluides à préparer.
La régulation se fait par action sur la proportion d'air comprimé.
Le coût d'exploitation est généralement plus élevé que dans le cas des autres systèmes à
pulvérisation.
Variante : appareils à pulvérisation par ultrasons

Figure II.14 : Pulvérisation par ultrasons

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Le principe de fonctionnement de l’appareil est basé sur la mise en vibration d’une lame
métallique (convertisseur piézo-électrique) à 1,65 MHz, cette lame étant située sous une
couche d’eau. L’inertie de l’eau est telle qu’elle ne peut suivre le rythme. Les dépressions et
les surpressions successives créent des micro-bulles qui remontent vers la surface. Du
bouillonnement, jaillissent en surface des micro-gouttelettes (7 à 10 microns). De plus, des
ondes sonores sont générées en surface, ce qui renforce les chocs entre les molécules.
Un brouillard s'élève de la surface...
Le débit d'eau atomisée est situé entre 1 et 20 kg/h, suivant le type d'appareil.
La puissance électrique absorbée est faible puisque l'énergie de vaporisation n'est pas assurée
par l'appareil (seul le fractionnement mécanique en gouttelettes est réalisé). Elle se situe
autour des 50 à 100 W par kg/h, soit moins de 10 % de la puissance demandée par un
humidificateur à vapeur.
L'eau doit être déminéralisée préalablement.
Un rinçage automatique est conseillé (remplacement périodique de l'eau dans l'appareil), afin
d'éviter le développement de germes, mais la consommation totale en eau de l'appareil reste
beaucoup plus faible que dans les autres types d'humidificateurs.
Si l'appareil est disposé dans une gaine, une vitesse de 1,5 à 3 m/s est requise pour le balayage
de l'air au-dessus de la surface de l'eau. Ceci sous-entend parfois que la section du gainage
soit augmentée pour réduire la vitesse.
L'humidificateur à ultrasons peut être placé directement dans l'ambiance à traiter. Il existe
également des modèles prévus pour être intégrés dans un ventilo-convecteur.
Variante : appareils à pulvérisation par infrasons
Au départ, il s'agit d'un pulvérisateur à buse fixe alimentée par de l'eau à très haute pression
(jusqu'à 200 bars, grâce à une pompe à pistons). A la sortie de la buse, les fines gouttelettes
d'eau sont pulvérisées dans l'air. Mais, pour favoriser l'évaporation, cet air est mis en vibration
préalablement au moyen d'ondes de très basse longueur d'onde : inférieure à 20 Hz ! On les
appelle des infrasons dans la mesure où l'oreille humaine est incapable de les entendre.
Des débits d'eau importants peuvent être pulvérisés (de 20 à 400 kg/h).

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Cet appareil permet de réguler le débit d'eau pulsé entre 8 et 100 % et ce, grâce à la
modulation de la pression de l'eau dans la buse. Un variateur de vitesse par convertisseur de
fréquence agit sur la vitesse du moteur électrique qui entraîne la pompe à pistons. A vérifier :
ce système permet-il de conserver la taille des micro-gouttelettes quelle que soit la pression ?
Seulement 50 % de l'eau pulvérisée est effectivement vaporisée. L'excédent doit être recueilli
et évacué. Ce qui repose la question du traitement hygiénique de l'humidificateur (stérilisation
par lampes à ultraviolets) et qui impose son nettoyage régulier.
La puissance électrique absorbée est vraiment très faible : autour de 6 W par kg/h, soit moins
de 1 % de la puissance demandée par un humidificateur à vapeur. En effet, l'énergie de
vaporisation n'est pas assurée par l'appareil (seul le fractionnement mécanique en gouttelettes
est réalisé) et le rendement mécanique de l'opération est excellent.
La perte de charge générée dépend de l'espacement entre les buses mais se situe, pour un
espacement standard de 20 cm, entre 30 Pa (vitesse de 2 m/s) et 170 PA (5 m/s).

4. Avantages
D'une façon générale, les humidificateurs par pulvérisation :
 Engendrent moins de pertes de charge que le laveur à ruissellement.
 Ne présentent pas l’inconvénient de l’encrassement de la surface de ruissellement.
Les humidificateurs à eau froide prennent sur l'air la chaleur de vaporisation de l'eau.
L'énergie de vaporisation est donc apportée par le chauffage de l'air, au moyen d'une batterie
de chauffe, par exemple. Ceci permet d'utiliser un combustible traditionnel (fuel, gaz, ...), plus
avantageux que le vecteur électrique utilisé dans la plupart des humidificateurs à vapeur, par
exemple (voir comparaison du prix des énergies).
En particulier,
 Les appareils à pulvérisation par centrifugation ou par buse rotative, permettent une
régulation du débit d’eau sur hygrostat.
 Les appareils à pulvérisation directe dans un local sont de puissance électrique faible
et de grande facilité d’installation.

5.

Inconvénients

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Les humidificateurs par pulvérisation avec eau recyclée présentent les inconvénients
hygiéniques liés à la stagnation de l'eau au fond du bac de ruissellement. Un entretien régulier
est indispensable ce qui augmente les coûts d'exploitation.
La consommation en eau liée à la déconcentration n'est pas négligeable.
L'intégration des humidificateurs par pulvérisation sans recyclage d'eau n'est pas toujours
aisée dans un caisson de climatisation vu la portée du diffuseur et le risque d'humidification
des conduits par des micro-gouttelettes non arrêtées par le séparateur.

6.

Maintenance

7.

Lorsqu'on parle d'humidification surgit très souvent la crainte de la légionellose. Il faut savoir
que les légionelles se multiplient à partir d'une température de 20°C; la croissance est
maximum jusqu'à environ 45°C. Elles meurent dès qu'on dépasse 60°C.
Ce type de bactérie se développe en eau stagnante, en présence de substances organiques,
d'algues vertes, d'amibes, tartre, etc.
Il est conseillé, sous réserve des précautions habituelles, de désinfecter les agrégats pendant
48 heures avec 5 à 10 ppm de chlore dans l'eau.
7.

Précautions à prendre

Pour minimiser les risques de présence excessive de légionelles, on peut :
Se rappeler qu'en été la température de l'eau de ville est plus élevée qu'en hiver. Un bac
stockant de l'eau risque d'être un bouillon de culture.
Éviter des tuyauteries plastiques transparentes. L'eau déminéralisée semble être sensible à la
lumière et cela favorise l'apparition d'algues.
Les humidificateurs travaillant avec de l'eau à une température supérieure à 60°C ne
présentent pas de risque, pour autant qu'il n'y ait pas de longues interruptions sans vidange.
Installer des appareils avec rayons ultraviolets. En effet les rayons UV ont la propriété de tuer
les légionelles. Mais la durée de vie des lampes à ultraviolets est limitée dans le temps. Un
remplacement s’impose après un certain nombre d’heures.
Attention aux périodes d’arrêt de l’installation, qui entraînent la prolifération de germes ! Une
vidange et un nettoyage s’imposent, au moins deux fois par an et au mieux une fois par mois.
Idéalement, on peut automatiser la chose :

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
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par horloge,
par un système de mesures qui commande la vidange dès que la température de l’eau dépasse
un seuil (en fonctionnement, la température s’abaisse à la*température de bulbe humide* de
l’air),
on sera attentif, lors de la sélection du matériel, à la facilité de démontage des buses pour un
entretien facile.
Le contrôle d’une éventuelle humidification de la gaine à la sortie du caisson est utile pour
prévenir tout foyer de développement de germes. Cela pourrait être la conséquence d’une
vitesse trop élevée de l’air dans le caisson, emportant les gouttelettes au-delà du séparateur.

8.

Traitement de l'eau

Afin d'éviter l'entartrage des pulvérisateurs, il est conseillé d'utiliser une eau ayant subi un
adoucissement puis un mitigeage pour atteindre 10 à 15°C de dureté.
Le constructeur précise le pourcentage de déconcentration à adopter en fonction de la qualité
de l'eau initiale. Un calcul du débit de déconcentration est proposé.
Dans le cas des humidificateurs à pulvérisation sans recyclage, pour éviter que les sels ne
soient dispersés dans l'ambiance, il est utile de déminéraliser l'eau pulvérisée. Il faut
distinguer ici "déminéralisation" et "adoucissement" de l'eau. La déminéralisation élimine les
sels présents (par carbonation ou osmose inverse) tandis que l'adoucissement échange les ions
calcaires et magnésium par des ions sodium. Adoucir, technique plus classique et moins
onéreuse, n'évite pas le problème de la diffusion des sels dans l'ambiance.

B. Les humidificateurs à évaporation/ruissellement :
1.

Principe de fonctionnement

Le principe de ce type d'humidificateur consiste à favoriser au maximum l'évaporation d'eau
dans l'air pulsé, sans pulvérisation. La surface de contact entre air et eau doit donc être
maximale, grâce
 soit au passage de l’eau dans une structure alvéolaire, type nid d’abeilles,
 soit à l’imprégnation de l’eau dans un média spécial au travers duquel l’air s’infiltre,
 soit au ruissellement de l’eau sur une surface en contact avec l’air.

M. Khalid AHYEOUD

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
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39

Figure II.15 : Un humidificateur à ruissellement

Dans l'appareil schématisé ci-dessus, un bac maintient l'eau à niveau constant grâce à un
flotteur. La pompe envoie l'eau au sommet de l'appareil, d'où elle s'écoule dans le média ou
sur le support.
La fraction non évaporée est recueillie dans le bac et recyclée.
Puisque les sels ne sont pas évaporés, la concentration en sels augmente régulièrement dans
l'eau du bac, risquant d'obstruer ainsi le média par les dépôts. On prévoit alors un débit de
déconcentration, fonction de la teneur en sels de l'eau de ville.
Comme pour les appareils à pulvérisation, les humidités relatives maximales à la sortie de
l'appareil sont de l'ordre de 80 à 85 %. L'encombrement est toutefois plus faible.
A noter que le taux d'humidité relative est fonction de la température de l'air à humidifier :
 Un humidificateur placé directement dans le local travaille avec de l’air à 20° 50 %
HR; l’air à la sortie sera au mieux porté à 60 ou 65 % HR.
 Dans un caisson d’humidification, l’air est d’abord porté par la batterie de préchauffe à
une température de 25 à 30°C et 20 % HR; sa "soif d’eau" est plus importante et
portera l’air à 90 % HR.
L'humidificateur agit comme un filtre humide très efficace. On considère d'ailleurs que la
classe du filtre s’en trouve relevée d’une unité. Mais il s’en suit que :
 Si l’ambiance est propice aux poussières, un filtre en amont reste requis.
 La matière alvéolée doit être remplacée fréquemment.

2.

Évolution dans le diagramme de l'air humide

3.

L'évaporation de l'eau nécessite un changement d'état, et donc une quantité de chaleur appelée
"chaleur de vaporisation". Cette énergie est prise sur l'air, ... qui se refroidit en s'humidifiant.

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Globalement, dans le système "eau + air", rien ne se perd, rien ne se crée. L'énergie totale est
conservée : l'énergie de l'air "sec et chaud" est égale à l'énergie de l'air "froid et humide". On
dit que la transformation est "isenthalpique" ou encore "adiabatique".
Sur le diagramme de l'air humide, l'évolution de l'air suit une isenthalpe. Au maximum, l'air
peut atteindre la saturation.

Figure II.16 : Exemple : de l’air à 20°C 30 % HR sort de l’humidificateur à
12°C et 85 % HR.

3.

Technologies

Certains humidificateurs travaillent avec de l'eau recyclée, d'autres avec de l'eau
perdue.

Figure II.17 : Humidificateur à ruissellement travaillant avec l’eau recyclée

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

40

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
La vitesse de déplacement de l'air est généralement comprise entre 1 et 3 m/s. Au-delà, il sera
utile de prévoir un casse-gouttelettes qui recueillera les micro-gouttelettes qui seraient
emportées par la veine d'air.

Figure II.18 : Évaporateur à média

Un matériau de type synthétique est placé (sorte d'éponge); il peut absorber jusqu'à 100 litres
d’eau par m³ !

Figure II.19 : Évaporateur à fils

Des fils de nylon sont tendus verticalement. De l’eau ruisselle tout au long des fils et de l’air
est forcé au travers de ce réseau très serré. L’échange est efficace mais l'entretien ne semble
pas évident.
Humidificateur placé directement dans le local
Ce type d'humidificateur (généralement monté sur roulettes) est utilisé dans des bureaux, des
salles de musées, etc…
Le principe de fonctionnement est généralement le suivant. Une roue constituée de média
absorbant est mise en rotation lente. Sa partie inférieure plonge dans un bac-réservoir placé en
M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

41

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
partie basse de l'appareil. Parallèlement, un ventilateur pulse l'air au travers du média. La
vitesse de rotation de la roue étant réglable et le ventilateur étant un appareil à 3 vitesses, il est
aisé de réguler par hygrostat le taux d'humidité de l'ambiance.
Le débit d'humidification est en général assez faible (de l'ordre de 2 litres à l'heure).
Pour des raisons hygiéniques, le média sera renouvelé régulièrement et le bac soigneusement
nettoyé.

4.

Avantages

Par rapport à un système à pulvérisation, l'humidificateur à évaporation présente les
avantages
De ne pas transférer de sels (calcaire, ...) dans l’air pulsé vers les locaux.
De purifier l’air davantage puisque l’humidificateur agit comme un filtre humide.
De demander un encombrement généralement plus faible.

5.

Inconvénients

En pratique, on constate que :
Le média est souvent un lieu de prolifération de bactéries, de champignons,...
L’humidificateur à ruissellement est parfois difficilement nettoyable.
Les pertes de charge sont augmentées par rapport aux autres systèmes d'humidification.

Figure II.20 : Champignons et bactéries

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

42

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
A priori, l'humidificateur à évaporation semble donc peu recommandable pour une bonne
qualité hygiénique de l'air. La stérilisation de l'air au moyen de lampes à ultraviolets est une
des solutions possibles.

6.

Maintenance

Lorsqu'on parle d'humidification surgit très souvent la crainte de la légionellose. Les
légionelles se multiplient à partir d'une température de 20°C, la croissance est maximum
jusqu'à environ 45°C. Elles meurent dès qu'on dépasse 60°C.
Ce type de bactérie se développe en eau stagnante, en présence de substances organiques,
d'algues vertes, d'amibes, tartre, etc.
Tout type d'humidification doit être entretenu. Certains peuvent être nettoyés avec de l'eau
chaude. Il est conseillé, sous réserve des précautions habituelles, de désinfecter les agrégats
pendant 48 heures avec 5 à 10 ppm de chlore dans l'eau.
En règle générale, un humidificateur à évaporation devrait être vidangé et nettoyé au moins
deux fois par an et au mieux une fois par mois.
Idéalement, on peut automatiser la chose

7.

soit par horloge,

soit par un système de mesure qui commande la vidange dès que la température
de l’eau dépasse un seuil (en fonctionnement, la température s’abaisse à la
température de bulbe humide de l’air).

Précautions à prendre

Pour minimiser les risques de présence excessive de légionelles, on peut

Se rappeler qu'en été la température de l'eau de ville est plus élevée qu'en hiver.
Un bac stockant de l'eau risque d'être un bouillon de culture !

Éviter des tuyauteries plastiques transparentes. L'eau déminéralisée semble être
sensible à la lumière et cela favorise l'apparition d'algues.

Les humidificateurs travaillant avec de l'eau à une température supérieure à 60°C
ne présentent pas de risque, pour autant qu'il n'y ait pas de longues interruptions
sans vidange.

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

43

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

8.

Installer des appareils avec rayons ultraviolets. En effet les rayons UV ont la
propriété de tuer les légionelles. Mais la durée de vie des lampes à ultraviolets est
limitée dans le temps. Un remplacement s’impose après un certain nombre
d’heures.

Traitement de l'eau

Afin d'éviter l'entartrage des alvéoles, des fils,… , il est conseillé d'utiliser une eau ayant subi
un adoucissement puis un mitigeage pour atteindre 10 à 15°C de dureté.
Le constructeur précise généralement le pourcentage de déconcentration à adopter en fonction
de la qualité de l'eau. Un calcul du débit de déconcentration est proposé.

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

44

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

CHAPITRE III :
Comportement de l’air humide

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

45

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

46

1. Caractéristiques de l’air humide
1.1. Composition de l’air humide
L’air atmosphérique est constitué des éléments définis dans
l’organigramme suivant :
Air atmosphérique

Air sec

Composition molaire de l’air sec
Composants
Fraction
molaire
Azote
0,7809
Oxygène
0,2095
Argon
0,0093
Dioxyde de carbone 0,0003
Néon
0,00018
Hélium
0,00000524
Krypton
0,0000010
Hydrogène
0,00000050
Xénon
0,00000008
Ozone
0,00000001
Radon

Humidité

Masse
molaire
28,0134
31,9988
39,948
44,0099
20,183
4,0023
83,80
2,0159
131,30
47,998
222

 Vapeur d’eau
 Eau liquide
-En gouttelettes
-En nuages
-En brume
-Brouillard
 Eau solide
-Neige
-Glace
-Etc…

Impuretés

Impureté

Electricité
atmosphérique
Ions

-Vapeurs
industrielles
-Vapeurs naturelles
-Poussières
-Micro-organisme

La pression atmosphérique varie avec l’altitude selon la relation
suivante ;
5,2588

Patm =101325 (1−0,0000225577 z )

Dans notre étude l’air humide est constitué de l’air sec et de
l’humidité comportant essentiellement de la vapeur d’eau. L’air sec et la
vapeur d’eau sont considérés comme des gaz parfaits.
L’équation d’état molaire d’un gaz parfait est définie par :
PV=nRT

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
T(K) = θ (°C) +273,16
m(masse du gaz) N (nombre de molécules)
=
n = M (masse molaire) N (nombre d ' Avogadro)
23
N = 6,02 10

N=

avec

R
k

k =1,380510−23 J . K −1

3
Volume molaire du gaz parfait normal : (à 0°C, 1atm) = 22414 cm .

mol

−1

On peut aussi écrire :
PV=nRT =

m
M

RT

Pv=rT → équation massique
Avec

v=

V
M

et

r=

R
M

La masse volumique s’écrit :
ρ=

m PM
=
V RT

ρ est proportionnel à P et inversement proportionnel à T

1.2 Propriétés et grandeurs de l’air humide
L’air humide constitue un mélange d’air sec et d’humidité, si cette
dernière est représentée seulement par la vapeur d’eau nous avons :
-Masse de l’air humide

M. Khalid AHYEOUD

m=ma +m v

2015/2016

kg

M. Mohammed RASSAI

47

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
-Masse volumique :

ρ= ρa+ ρv

48
−3

kg. m

-Pression totale (Loi de Dalton) :

P=Pa + P v Pa

-Pression de vapeur saturante :
Si θ ≥ 0°C

log p vs =2,7877+

θ
27,952+ 0,1025.θ

Si θ < 0°C

log p vs =2,7877+

θ
31,607+0,1311. θ

v=

-Volume spécifique :

-Enthalpie spécifique :

Avec

ha =

Ha
ma

V 3
m /kg air sec
ma

h=

H Ha+ Hv
=
KJ /kg air sec
ma
ma

hv=

et

Hv
mv

-Débit d’air humide :
1
q v = q h=vqas m3 /s
ρ
θ (°C)
Cp(KJ/Kg.°

0
4,218

10
4,192

20
4,182

30
4,178

40
4,178

50
4,181

C)
Tableau III-1 : Chaleur massique à pression constante de l’eau

θ (°C)
Cp(KJ/Kg.°

-20
1,004

-10
1,005

0
1,005

10
1,006

20
1,006

30
1,007

40
1,007

50
1,008

C)
Tableau III-2 : Chaleur massique à pression constante de l’air sec
M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

49

1.3. Humidité spécifique et relative
1.3.1. Humidité spécifique
C’est le rapport de la masse de vapeur d’eau contenu dans un volume
V d’air humide à la masse d’air sec contenue dans ce même volume d’eau
s’écrit :
r=

mh=mv

mh
Kg / k g airsec
ma eau

Si l’humidité est représentée par la vapeur d’eau seulement.

En appliquant les relations précédentes la teneur en eau peut se
mettre sous la forme :
r=

mh=mv +me

mv
Pv
=0,622
Kg /k gair sec
ma
P−P v eau

Si l’air comporte en plus de l’eau sous forme de particule.

1.3.2. Humidité relative
L’humidité relative est le rapport entre la pression partielle de la
vapeur d’eau dans l’air

Pv

et la pression de saturation

Ps

de cette

vapeur d’eau à la même température θ.
φ=

M. Khalid AHYEOUD

Pv
P
φ[ ]=100 v
Ps
Ps

2015/2016

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

50

En utilisant les relations précédentes, l’enthalpie spécifique de l’air
humide s’écrit aussi :
h=θ+r ( 2490+1,96 θ ) kJ /k g air sec

1.4. Utilisation du diagramme de l’air humide
Plusieurs

diagrammes

sont

proposés.

Actuellement

deux

représentations seulement sont souvent utilisées :
Le diagramme de Carrier (θ,r) le plus employé dans le monde et c’est
le diagramme que nous utilisons dans cette étude .
Le diagramme de Mollier (r,h)
Dans le diagramme Carrier de l’air humide on peut repérer sept
grandeurs thermodynamiques :
-Température :
 Température sèche θ [°c] : C’est la température donnée par un
thermomètre à bulbe sec.
 Température humide

θh

[°c] : C’est la température fournie par un

thermomètre à bulbe humide soumis à une vitesse de circulation d’air
autour du bulbe.
 Température de rosée

θr

[°c] : Si l’on refroidie une surface placée dans

l’air humide à humidité spécifique constante, on atteint une température
de rosée de l’air humide à partir de l’apparition de la phase condensée,
eau (ou glace) sur la surface froide. Si on atteint la température de rossée
la vapeur contenue dans l’air au voisinage de la surface refroidie se
condense.
-Teneur en humidité (humidité absolue) w [

kg Humidité /Kg airsec

]

-Degré hygrométrique (humidité relative) φ [%]
M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

-Volume spécifique

-Enthalpie spécifique

kg air sec
m3 /¿
v¿
kg air sec
kJ /¿
h¿

Figure III-1 : Diagramme de l’air humide
1.5. Conception d’un programme qui calcul les caractéristiques de
l’air humide sous Visual Basic 6 :
Ce programme est composé de 2 sous programmes :

Le 1er il calcul la température de sortie Ts (°C), l’humidité relative de
sortie phis (%) et l’humidité spécifique rs (kg/kgas) selon les
équations suivantes :

M = qas(rs-re)

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

51

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
φ=

0,622∗psat∗r
101300−psat∗r

psat=exp ⁡( 23,3265−

Et :

2

3802,7
472,68

)
T +273,18 T +273,18

(

)

Photo III.1 : L’interface graphique de l’application de traitement de l’air sous VB6 (1er volet)

Le

2ème

sous programme est comme le 1 er sauf qu’il calcul

l’humidification M (kg/h) au lieu de l’humidité spécifique rs
(kg/kgas).

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

52

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

53

Photo III.2 : L’interface graphique de l’application de traitement de l’air sous VB6 (2ème
volet)
En moyennant ce programme nous avons fait les calculs suivants :

Avec le 1er sous programme nous avons trouvé :

Ts (°C)
27,49
25,5
23,504
21,508
19,51
17,51
15,51
15,51
11,52

rs
re
(kg/kga
qas
(kg/kga
s)
M (kg/h) phis (%) (kgas/h) s)
phie (%) Te (°C)
8,92E-03
1
39,0071
1000 7,92E-03
30
30
9,23E-03
1
45,39
1000 8,23E-03
35
28
9,37E-03
1
51,89
1000 8,37E-03
40
26
9,35E-03
1
58,51
1000 8,35E-03
45
24
9,22E-03
1
65,26
1000 8,22E-03
50
22
8,99E-03
1
72,17
1000 7,99E-03
55
20
8,69E-03
1
79,26
1000 7,69E-03
60
18
8,34E-03
1
86,55
1000 7,34E-03
65
16
7,94E-03
1
94,083
1000 6,94E-03
70
14

Tableau III.1 : Tableau de calcul de l’application de traitement de l’air sous VB6 (1er volet)

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Ts (°C)

54

25
20
15
10
5
0
Ts (°C)

Phis (%)

Figure III.2 : Température de sortie en fonction de l’humidité relative de sortie

rs (kg/kgas)

0.01
0.01
0.01
0.01
0
0
0
rs (kg/kgas)

Phis (%)

Figure III.3 : L’humidité spécifique de sortie en fonction de l’humidité relative de sortie

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

M (kg/h)

55

3
2.5
2
1.5
1
0.5
0
M (kg/h)

Phis (%)

Figure III.4 : L’humidification en fonction de l’humidité relative de sortie

Avec le 2ème sous programme nous avons trouvé :

Ts (°C)
21,64
19,11
19,39
11,0064
7,65
6,0044

rs
(kg/kga
s)
0,0097
0,0085
0,007
0,0065
0,006
0,005

re
qas
(kg/kga
M (kg/h) phis (%) (kgas/h) s)
0,14
0,55
1,24
2,0057
2,54
2,4

60,15
61,73
66,63
79,87
92,49
86,5

1000
1000
1000
1000
1000
1000

phie (%) Te (°C)

9,56E-03
7,94E-03
5,75E-03
4,49E-03
3,45E-03
2,59E-03

58
53
45
40
35
30

22
20,5
18
16
14
12

Tableau III.2 : Tableau de calcul de l’application de traitement de l’air sous VB6 (2ème volet)

Te (°C)

35
30
25
20
15
10
5
0
Te (°C)

Phis (%)

Figure III.5 : Température d’entrée en fonction de l’humidité relative de sortie

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

re (°C)

56

9.00E-03
8.00E-03
7.00E-03
6.00E-03
5.00E-03
4.00E-03
3.00E-03
2.00E-03
1.00E-03
0.00E+00
re (kg/kgas)

Phis (%)

Figure III.6 : L’humidité spécifique en fonction de l’humidité relative de sortie

Ts (kg/h)

30
25
20
15
10
5
0
Ts (°C)

Phis (%)

Figure III.7 : Température de sortie en fonction de l’humidité relative de sortie

Interprétations des résultats :
D’après les différents calculs réalisés et les courbes tracées, nous
constatons que :
Pour le 1er sous programme, plus que l’humidité relative de sortie
augmente plus :
la température de sortie et l’humidité spécifique de sortie diminuent et par
contre l’humidification augmente.

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
Pour le 2ème sous programme, plus que l’humidité relative de sortie
augmente plus :
Température d’entrée et de sortie et l’humidité spécifique diminuent.
Ces résultats sont confirmés par le diagramme d’air humide.

CHAPITRE IV :
Conception et Réalisation d’un
humidificateur à ruissellement

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

57

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

1. Introduction :
L’objectif essentiel du présent travail est la réalisation d’un système
d’humidification de l’air à ruissellement d’eau en utilisant un ventilateur
de type axial 175 S de qui va fournir un débit d’air sec de l’ordre de 170
m3/h, le débit d’eau nécessaire pour réaliser ce procédé sera fourni par
une pompe centrifuge de petite puissance de type des pompes de
machines à laver avec une vitesse de 3000tr/min et la surface de contact
du matériau évaporatif (eau-air) sera un tissus qui la caractéristique
d’absorber l’eau et de faire passer l’air.

2. La conception de l’humidificateur à ruissellement :
La conception de l’humidificateur à ruissellement

a été effectuée

pour une meilleure humidification de l’air de l’ambiance.
En utilisant le logiciel SketchUp Make 2016 nous avons réalisé un
dessin 3d du système développé dans le cadre de ce projet de fin d’étude
donnée dans les figures ci-après , le système que nous avons conçu est
présenté dans les figures suivantes :

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

58

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
Figure IV-1 : Vue ISO

Figure IV-2 : Vue de face

Figure IV-3 : Vue de droite

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

59

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Figure IV-4 : Vue de gauche

Figure IV-5 : Vue d’arrière

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

60

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
Les différentes composants du système avec leur rôle se répartissent
comme suit :Un bac d’eau : Il a été réalisé en tôle ondulée d’une
capacité de 5L de façon à alimenter le système avec l’eau nécessaire.

Figure IV-6 : Bac d’eau
 Support en bois : Sert à assembler le système et le fixer pour
faciliter les réglages nécessaires.

Photo VI-1 : Support en bois

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

61

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

 Ventilateur : Fonctionne avec 220V fournit le débit d’air sec
nécessaire pour que l’eau absorbée par le tissu s’évapore.

Photo VI-2 : Ventilateur installé dans le support

 Pompe :

Pompe centrifuge d’une ancienne machine à laver

fonctionnant 220V permet de faire monter l’eau pour mouiller le
tissu.

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

62

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Photo VI-3 : Pompe

3. Essais réalisés :
Nous avons effectué deux essais pour une durée d’une heure sur le
système en deux capteurs de températures à l’entrée et à la sortie du
systéme qui donnent réspectivement la température séche et humide
pour un débit constant de la pompe de 0,45 kg/h.

Essais N°1 : Mesure des températures sèches et humides :
On a fait des mesures de températures sèches et humides à l’entrée
et à la sortie du système en utilisant une unité d’acquisition reliée à des
capteurs de températures PT100.

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

63

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Photo VI-4 : Air conditioning laboratory unit TAAB

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

64

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Photo VI-5 : La répartition des thermocouples à l’entrée du système

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

65

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Photo VI-6 : La répartition des thermocouples à la sortie du système

Les thermocouples ont été répartis de la manière suivante :
Thum1 (Thermocouple): Température de l’air humide à l’entrée du
système
Tsec1 (Thermocouple) : Température de l’air sec à l’entrée du système
Thum2 (Thermocouple) : Température de l’air humide à la sortie du
système
Tsec2 (Thermocouple) : Température de l’air sec à la sortie du système

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

66

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Entrée
Tsec1
21
21
20
20
21
21
22
22
21

Entrée
Thum1
19
19
18
18
18
19
20
20
19

Sortie
Thum2
18
18
18
18
18
19
19
19
19

67

Sortie
Tsec2
20
18
18
18
17
18
19
19
19

Tableau VI -1 : Essai N°1 réalisé sur le système

22.5
22
21.5
21
Tsec1 (Entrée) 20.5
20
19.5
19
20

18

18

18

17

18

19

19

19

Tsec2 (Sortie)

Figure VI-7 : Essai N°1 (Température en fonction du temps)

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

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20.5
20
19.5
19
Thum1 (Entrée) 18.5
18
17.5
17
18

18

18

18

18

19

19

19

19

Thum2 (Sortie)

Figure VI-8 : L’eau condensée en fonction du temps

Essais N°2 : Mesure de la masse d’eau évaporée :
Nous avons alimenté le bac d’eau

avec une capacité de 3Litres, nous

avons faire fonctionner notre système pendant 1heure puis nous avons
mesuré la capacité du bac d’eau et nous avons trouvé 2,55Litres donc la
capacité d’eau perdue est 0,45Litres.
Ce qui veut dire que notre système a une humidification : M= 0,45Kg/h

Interprétation des résultats :
D’après les différents essais réalisés et les courbes tracées, nous
constatons que :
Pour le 1er

essai, la durée d’expérience pendant une heure de

fonctionnement a montré que la température humide n’est modifiée d’une
manière significative à la sortie du système, ce résultat est justifié par le
fait que le degré d’humidité de la salle d’expérimentation est très élevé.
Par contre on remarque une petite diminution de températures sèche à la
sortie.

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

69

Pour le 2ème essai, pendant une durée de fonctionnement d’une heure
nous avons constaté que le système a consommé 0,45Litres d’eau pour
humidifier la salle.

CONCLUSION GENERALE
Au cours de notre travail nous avons pu découvrir l’importance de
l’humidification de l’air et les différentes techniques d’humidification.
L’étude bibliographique nous a permis de connaitre les différents
procédés d’humidification dont les plus utilisés sont : l’humidification
isotherme et l’humidification adiabatique.
Pour notre projet nous avons réalisé un système d’humidification de
l’air sec à ruissellement de l’eau d’une capacité d’environ 0,45 litres par
heure.
L’étude expérimentale nous a permis d’assimiler que l’utilisation de
l’échangeur de chaleur évaporatoire pour l’humidification est simple et économique à réaliser.
Aussi ce système peut être utilisé pour le refroidissement et pour le climat sec et supprime
ainsi

l’installation frigorifique fonctionnant avec compression de vapeur conventionnel

(réfrigérant cher et nuisible à l'environnement), c’est à dire, cela permettra de faire des
économies substantielles.
Egalement, durant notre travail nous avons eu l’occasion d’utiliser le
logiciel de Dessin 3D SketchUp Make 2016, et aussi de monter un banc
d’essai pour effectuer des mesures sur des températures sèches et
humides à l’entrée et à la sortie du système

en

plus

de

mesurer

de

mesurer la capacité d’humidification.

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

70

Ce projet a été pour nous une expérience mémorable et très riche, qui
va

surement

nous

servir

dans

nos

futurs

projets

et

notre

vie

professionnelle.

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Annexe

M. Khalid AHYEOUD

2015/2016

M. Mohammed RASSAI

71

Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement
SketchUp Make 2016 : Ce logiciel permet de réaliser des dessins en
3D. La présentation à l’écran est classique. Les barres d’outils nécessaires
sont les suivantes : (si elles ne sont pas à l’écran, demandez les par la
commande : « affichage » puis « barre d’outils »
La barre « premiers pas » (elle est à l’écran par défaut)

La barre « standard »

M. Khalid AHYEOUD

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

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Etude et réalisation d’un système d’humidification à
ruissellement

Bibliographie
Ouvrage :
 Riangvilaikul B, Kumar S. An experimental study of a novel dew point evaporative cooling

system. Energy and Buildings 2010; 42(5): 637-44.

 MEMOIRE Pour l’obtention du diplôme MAGISTER EN GENIE MECANIQUE Option :
Energétique de Mme ZERGUINE NADIA, ETUDE DE REFROIDISSEMENT DE L’AIR
AU DESSOUS DE SA TEMPÉRATURE HUMIDE À L’AIDE DUN ECHANGEUR DE
CHALEUR ÉVAPORATIF INDIRECT ; pages : 5-9.

Sites web :
http://www.energieplus-lesite.be/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Humidificateur
http://www.condair.fr/condair-me-adiabatique-humidification-refroidissement

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