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‫ﺷﺮﻛﺔ ﺗﺄﻣﯿﻦ اﻟﻤﺤﺮوﻗﺎت‬

TARIFICATION ANALYTIQUE
Compagnie d’Assurances des Hydrocarbures
Spa au capital de 7.800.000.000 DA

APPROCHE TARIFAIRE
INCENDIE RISQUES D’ENTREPRISES

1

INTRODUCTION :
L’acceptation d’un risque incendie et l’élaboration du contrat sont subordonnées à l’appréciation préalable du risque par l’assureur. Une mauvaise
approche du risque peut biaiser sa tarification et partant, un déséquilibre de la mutualité à laquelle chaque adhérant est censé cotiser pour une part
proportionnelle à son risque.
Le souscripteur, ne disposant pas d’un tarif de référence « Incendie des Risques d’Entreprises », est donc contraint, pour le calcul de la prime, soit
d’utiliser le tarif inapproprié (celui des risques simples par exemple) soit , pour des raisons purement commerciales, de suivre la tendance du
marché qui ne reflète malheureusement pas la réalité des primes que doivent supporter certains risques.
Cette pratique aberrante peut entraîner un déséquilibre du portefeuille incendie, et exposer la compagnie au risque de ne pouvoir honorer ses
engagements, voire la mener à l’insolvabilité.
A travers une démarche tarifaire qui lui est propre, la CASH veut rationaliser et maîtriser ses prix en fixant des taux de primes étudiés afin de mettre
fin à l’anarchie des taux pratiqués, mais aussi compétitifs pour s’accaparer des parts de marché.
La richesse en matière d’activités, la fiabilité de la statistique utilisée, l’exhaustivité des critères de tarification employés ainsi que la convergence
des procédés et matériels industriels algériens vers ceux des modèles européens, sont autant d’éléments qui nous ont incité à se référer au TRAITE
DES RISQUES D’ENTREPRISES pour l’élaboration de cette approche tarifaire.
La méthode utilisée consiste à adapter le TRAITE DES RISQUES D’ENTREPRISES à l’environnement du marché d’une façon rationnelle.
Il est important de souligner que ce tarif de référence correspond à des risques industriels caractérisés par leurs ampleurs en matière de Chiffre
d’Affaires, capitaux assurés, superficie,….
Il ne sera donc applicable que pour des risques dont le total des capitaux assurés excède les 100 Millions DA.
Ce guide s’articulera autour de deux tomes :
Le tome 1 comprend les dispositions générales applicables pour la garantie de base et les garanties en annexes ainsi que les critères de
tarification.
Ce tome est suivi d’un clausier permettant à l’utilisateur d’avoir, en sa possession, toutes les clauses nécessaires.
Le tome 2 détaille la tarification analytique permettant de déterminer, pour chaque activité, le taux de base applicable.
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TOME 1 : DISPOSITIONS GENERALES

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Section 1 : LA GARANTIE DE BASE :
I. Dommages assurables :
I.1 –Evénements assurés :
Au titre de la garantie de base, sont garantis les dommages matériels résultant de l’un des trois événements suivants :
L’incendie : selon l’article 44 de l’ordonnance 95-07 relative aux assurances, modifiée et complétée par la loi 06-04 : « l’assureur contre
l’incendie répond de tous dommages causés par le feu. Toutefois, il ne répond pas, sauf convention contraire de ceux occasionnés par
la seul action de la chaleur ou par le contact immédiat et direct du feu ou d’une substance incandescente, s’il n’y a pas eu
commencement d’incendie susceptible de dégénérer en incendie véritable ».
Sont donc assurés les biens directement détruits par l’incendie mais aussi ceux endommagés par la fumée ou par des substances
toxiques générées par cet incendie.
L’explosion : cette garantie se définit comme l’action subite et violente de la pression ou de la dépression de gaz ou de la vapeur. Les
coups d’eau dans les appareils à vapeur font également partie de la garantie explosion.
La chute de la foudre : sont couverts les dommages subis par les biens assurés lorsqu’ils subissent l’action directe de la foudre. Par
conséquent, l’objet couvert doit être directement atteint par la foudre pour que la garantie joue.
I. 2 –Biens assurables :
Peuvent être garantis les dommages matériels résultant d’un événement couvert au titre de la garantie de base, subis par les biens
appartenant à l’assuré :
Les bâtiments : ce sont tous les biens immobiliers ainsi que tous leurs aménagements et installations, situés au lieu d’assurance
(adresse du risque), qui ne peuvent en être détachés sans être détériorés ou sans détériorer la construction.
Le mobilier personnel : ce sont tous les meubles et objets appartenant tant à l’assuré qu’à ses employés et ouvriers ou à toute autre
personne résidant ou se trouvant momentanément dans les biens assurés et affectés à son usage privatif. Sont aussi compris les objets
de valeurs et bijoux à concurrence de 30% du capital assuré.

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Le matériel : ce sont tous les objets, instruments ou machines, nécessaires à l’assuré pour les besoins de sa profession, qu’ils soient
meubles ou immeubles : informatiques, électroniques, de sécurité et d’installation électriques.
Les marchandises : ce sont tous les objets destinés à être transformés ou vendus par l’assuré (matières premières, produits en cours de
fabrication ou finis), ainsi que tous les approvisionnements et emballages se rapportant à la profession de l’assuré.

I. 3 – Tableau récapitulatif des garanties de dommages directs assurables :

Assurés
concernés

Biens assurables

Capital à garantir

Bâtiment

Valeurs de reconstruction vétusté déduite (honoraires d’architecture
compris)

Propriétaire

Mobilier personnel

Valeurs de remplacement vétusté déduite (les objets précieux sont
couverts d’office à concurrence de 30%)

Tous

Marchandise

Prix d’achat + Frais de transport + (pour les produits fabriqués) coût de
production

Tous

Matériel

Valeur de remplacement d’un matériel d’état et de rendement identique

Aménagement et embellissements

A intégrer soit dans le bâtiment si assuré propriétaire, soit dans le contenu
si assuré locataire

Tous
Tous

Objet de valeur (en supplément de la
Valeur supplémentaire de remplacement
garantie de base)

Tous

Supports d’information :
- non informatiques
- informatiques

Tous

- Choisi par l’assuré
- Choisi par l’assuré mais limité aux frais du duplication

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II. Critères de tarification :

Le montant d’une prime d’assurance est basé sur la valeur des capitaux à assurer, c'est-à-dire sur les dommages directs maximum que l’assureur
est susceptible d’indemniser et éventuellement, les pertes indirectes, pertes d’exploitation et risques des tiers.
Afin d’évaluer les risques encourus, et calculer le montant de la prime d’assurance, l’assureur se base sur différents critères.
Il convient d’abord d’énumérer et d’étudier ces critères propres au risque pour la détermination de son taux technique puis de le comparer à son
environnement afin de vérifier s’il constitue un risque aggravé ou non.
II.1 - L’activité de l’entreprise :
C’est l’activité de l’entreprise qui représente le critère principal de tarification. En effet, une activité de travail du plastique ne représentera pas
le même risque d’incendie qu’un travail des métaux. Ce dernier pouvant représenter lui-même un risque important s’il y a traitement des
métaux.
Les activités sont donc codifiées selon les statistiques et les retours d’expérience des assureurs. Ces activités assurables sont regroupées par
famille : toutes les activités communes, formant une famille de risques, sont prises en compte par les mêmes statistiques permettant de
déterminer leur taux propres.
Ainsi, on peut recenser 137 rubriques ou classes d’activités, réparties en 11 fascicules. Ces derniers sont relatifs aux familles suivantes :
Fascicule 0 : extraction et préparation de minerais et minéraux divers, de combustibles minéraux solides. Métallurgie et hydrocarbures.
Fascicule 1 : Production de matériaux de construction. Industrie des céramiques. Industrie du verre.
Fascicule 2 : Travail des métaux. Industries électriques et électroniques. Construction automobile, aéronautique et navale. Carrosserie
et réparation de véhicules en tout genre. Garages et stations-service.
Fascicule 3 : Industries chimiques et para chimiques. Transformation de matières plastiques et caoutchouc.
Fascicule 4 : Industries textiles. Bonneterie. Confection de vêtement et autres articles textiles.
Fascicule 5 : Industries du papier et du coton. Imprimeries. Industries du cuir et du délainage
Fascicule 6 : Industries du bois.
Fascicule 7 : Industries agro-alimentaires.
Fascicule 8 : Traitement des déchets urbains et industriels. Production et distribution d’énergie électrique.
Fascicule 9 : Autres risques d’entreprises.
Fascicule 10 : Services généraux et risques annexes concourants à l’exploitation de l’établissement assuré.
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II.2 - La construction :
Bien qu’elle ne constitue qu’un élément passif du risque, la construction peut contribuer à éviter un sinistre ou d’en limiter les conséquences
(nature de construction notamment).
En effet, lors d’un incendie la stabilité des structures et la combustibilité des éléments de construction seront déterminantes dans l’évolution
de l’incendie et l’étendue des dégâts subis par les bâtiments. L’assureur est donc amené à étudier chaque partie de la construction et pour
estimer les risques, il convient de traduire sur le plan tarifaire, à travers une sanction (majorations ou rabais), l’influence que la construction
d’un bâtiment peut avoir sur les dommages incendie, et ce, en identifiant les éléments de construction suivants :
Ossature :
Il s’agit des éléments de structure, assurant une fonction de portance et concourant à la stabilité du bâtiment. Les matériaux
constitutifs d’une ossature sont généralement :
- Maçonnerie (béton, brique, pierre, parpaing)
- Acier protégé (enduit de mortier de ciment, de plâtre pur, de ciment ainsi que de plaques)
- Acier non protégé
- Bois
- Panneaux « sandwich ».
Murs extérieurs :
Ce sont les éléments verticaux assurant le clos des bâtiments. Ils sont constitués des matériaux suivants :
- Maçonnerie (béton, brique, pierre et parpaing)
- Acier
- Bois
- Matière plastique
- Isolant tout type
- PVC Non Plastifié.
Planchers :
Ils forment une séparation horizontale entre les niveaux. Tous les planchers de chaque niveau (sous-sol, rez-de-chaussée, étages) sont
pris en compte, quelque soit leur affectation (bureaux, dépôt, activités diverses ou locaux vides).
Les éléments constituant les planchers peuvent être résumés à travers les points suivants :
- Planchers maçonnerie
- Planchers bois ou acier protégé
- Planchers acier non protégé
- Planchers tout type.
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Couverture :
Elle couvre le bâtiment dont elle permet l’étanchéité et elle en assure le couvert. Les éléments la formant sont généralement :
- Acier, aluminium, zinc
- Béton
- Panneaux de bois
- Ardoise ou tuile
- Isolant tout type
- Etanchéité
- Matière plastique.
Aménagement et revêtement intérieur :
Ils n’ont aucune fonction de portance et ne servent qu’à réduire les volumes, à isoler la construction ou à décorer l’intérieur des locaux.
On peut distinguer deux catégories d’aménagement selon la nature des matériaux constituant ces aménagements :
TYPE 1
TYPE 2
- Plaques de plâtre
- Bois
- Tôle métallique
- Lin
- Vitrage, verre armé
- Matières plastiques
- Staff
- Panneaux de fibres minérales avec parement
- Panneaux de fibres minérales (verre, roche, céramique) sans
combustible (Papier Kraft, PVC,…)
parement ou avec parement incombustible (Kraft aluminium)
A partir des différents éléments retenus, une majoration ou un rabais est applicable aux taux de base suivant le tableau ci après :
Caractéristiques

Sanction tarifaire

+ Toutes parties de la construction sont faites de Maçonnerie.
+ Aménagement de type1.
+ A un seul niveau

-20 %

+ Toutes parties de la construction sont faites de Maçonnerie ou d’acier.
+ Aménagement de type1
+ De 2 à 5 niveaux au plus.

0%

- Tout type de matériaux constituant les éléments de la construction or autres cas cités

+20 %

+ L’une des parties de la construction est réalisée en bois, matières plastiques, étanchéité sur
panneaux de bois, PVC.

+ 30 %

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II.3 – Le chauffage :
En fonction de la conformité des procédés de chauffage et de leur situation (local spécial, séparé ou non, etc.…) à des clauses les décrivant, un
tableau, ci après, recense la totalité des procédés de chauffage, commercialisés ou existants, indiquant la fraction du taux de majoration à appliquer.

TABLEAU DES MAJORATIONS RELATIVES AUX TYPES DE CHAUFFAGE
MAJORATIONS
APPLICABLES

TYPE DE CHAUFFAGE
-

Chaudière à combustible dans un local spécial
Chauffage à air pulsé indirect dans un local spécial
Chaudière électrique, pompe à chaleur
Chauffage centralisé système air/eau

-

Chaudière à combustible dans un bâtiment chauffé
Chauffage à air pulsé indirect dans un bâtiment chauffé
Chauffage à air pulsé direct
Chauffage centralisé système air/air

-

Chaudière à combustible dans un bâtiment chauffé
Chauffage à air pulsé indirect dans un bâtiment chauffé

-

Chauffage à air pulsé direct
Chauffage centralisé système air/air

-

Poêle brûlant un combustible quelconque.

CLAUSES A INSERER

0%

+25%

Avec insertion de la clause
Avec insertion de la clause
Avec insertion de la clause
Avec insertion de la clause

I.A
II.A
III.A
IV.A

Sans insertion de la clause I.A
Sans insertion de la clause II.A

+50%

Sans insertion de la clause III.A
Sans insertion de la clause IV.A

II.4 – Les installations électriques :
La mauvaise qualité d’une installation électrique et sa vérification irrégulière peuvent être la cause d’un début d’incendie. C’est pourquoi les
assureurs attachent une grande importance à ce critère et prévoient des rabais ou des majorations afin d’inciter l’assuré à réaliser une installation de
qualité et à la conserver par des vérificateurs périodiques.
Les majorations et rabais se présentent comme suit :

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TABLEAU DES MAJORATIONS ET RABAIS POUR ELECTRICITE

Installation

Sanctions applicables

Répondant aux prescriptions réglementaires et vérifiée régulièrement par un organisme spécialisé

-5%
0

Répondant seulement aux prescriptions réglementaires

+5%

Ne répondant pas aux prescriptions réglementaires
II.5- protection et prévention :

En risques d’entreprise, la tarification est étroitement liée aux mesures de prévention, permettant une protection directe et active contre l’incendie.
La prévention a pour but de réduire la probabilité de déclaration de sinistre et d’en limiter les conséquences.
Dans le tableau ci-dessous est indiquée la sanction tarifaire applicable au taux de la garantie de base selon les moyens de premiers secours pris
contre le feu :

Sanction tarifaire
Moyens de premiers secours

Sans installation de
détection automatique

Sans installation d’extincteurs mobiles

MAJORATION

Sans RIA

10%

Avec RIA

5%

Néant

II.B

Néant

7%

I.B

7%

15%

Avec installation d’extincteurs mobiles
Sans RIA

Avec installation de
détection automatique

Clauses
à insérer

RABAIS

Avec RIA
Exutoires de fumée et de chaleur

3%

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I.B &II.B
III.B

Par ailleurs, la tarification d’un risque protégé par une installation d’extinction automatique à eau (SPRINKLER) résulte de l’addition des taux
suivants :

Taux de base : ce taux est fixé à chaque rubrique à la TA correspondant au taux propre applicable à la garantie, couvrant les dommages
beaucoup plus portant, mais peu fréquent, qui résultent d’une mise en échec de l’installation de sprinklers.

Taux d’ajustement : ce taux est destiné à couvrir les dommages occasionnés lors d’un fonctionnement satisfaisant de l’installation de
sprinklers en cas d’incendie. Il est fixé à 0.20‰.

Rabais : une installation d’un sprinkler conforme aux règles en vigueur est sanctionnée par un rabais de 80%.

II.6- communauté, contiguïté, proximité :
Un ou plusieurs risques peuvent se trouver à proximité d’un risque voisin pour lequel la probabilité de survenance d’un sinistre est supérieur et dont
la prime est plus élevée, la présence de « ce risque aggravant » peut entraîner une majoration de prime du fait de la possible communication
d’incendie au risque assuré.
A. Définition :
Risques distincts :

A

Deux risques sont dits distincts lorsqu’ils sont séparés par un espace totalement libre supérieur à 10m.

> 10M

B

Communauté :
Deux risques sont dits communs lorsqu’ils se trouvent dans un même bâtiment ou dans un groupe de bâtiments dont les murs séparatifs
sont simples.
Le risque passible du taux le plus élevé peut être enfermé dans un compartiment à l’épreuve du feu (CEF).

A
B

A

B

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A

B

Contiguïté :
Deux risques sont dits contigus lorsqu’ils sont séparés par :
• Un mur séparatif ordinaire.
• Un mur séparatif coupe-feu MSCF.
On dit qu’ils sont contigus avec communication s’ils existent des ouvertures coupe-feu (portes
l’absence d’ouverture.

A

B

A

MSO

MSCF

(Sans communication)

(Sans communication)

B

A

coupe feu), ou bien sans communication en

B

MSO ou MSCF
(Avec communication)

Proximité :
Deux risques sont dits proches lorsqu’ils sont séparés par un espace totalement libre inférieur à 10m.
< 10 m

A

B

B. Règles de tarification :
Règle n°1 : Propre aux risques distincts et contigus par des MSCF sans ouverture.
« Chacun de ses risques est passible de son taux propre et aucun d’entre eux n’est influencé par le taux de l’autre ».
T est le taux applicable à l’ensemble de risques (bâtiments et leur contenu) est égale à la somme des taux propres applicables aux différents
contenus pondérés par les pourcentages que chacun d’eux représente des capitaux assurés ou non.

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Règle n°2 : Propre aux risques communs, contigus par MSO (avec ou sans ouverture protégé), contigus par MSCF (avec ouverture protégé),
communs avec Compartiment à l’Epreuve du Feu (CEF)1, proches.
Soient deux risques A et B tel que :

tA est le taux propre de A aggravé par B.
tB est le taux propre de B / tB > tA .
Estimons d’abord la part des deux risques A et B dans l’ensemble de risques (bâtiments et leurs contenus) en matière de capitaux assurés.
Notons PA la part du risques A, PB la part du risque B.
Si PB est supérieur à PA : l’ensemble de risques est passible du taux du risque aggravant B.

T = tB

Si PB est inférieur à PA : On calcule PB x tB

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Si PB x tB est supérieur à tA : l’ensemble de risques est passible du taux PB x tB .

T = PB x tB

Sinon (Si PB x tB est inférieur à tA ): l’ensemble de risques est passible du taux tA .

T = tA

Le compartiment à l’épreuve du feu doit être destiné à isoler, à l’intérieur d’un bâtiment, une activité ou un stockage aggravant.

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II.7. DIVERS
A. Le stockage de grande hauteur :
Le stockage vertical de produits (également appelé gerbage) est très répandu surtout en entrepôts. De tels agencements aggravent le risque
d’incendie, car le feu est naturellement attiré vers le haut (la convection), de plus, la prévention de base (extincteur, RIA) peut s’avérer inefficace
face à un sinistre se développant à plusieurs mètres de hauteurs. L’aggravation est réalisée lorsque le sommet des marchandises se trouve à plus
de 7,2 m du sol.
Par conséquent, les assureurs se montrent prudents et pour garantir de telles installations, imposant généralement une prévention lourde telle
que détection, extinction automatique,…. Et prévoient les majorations suivantes :
• Non vérification des installations électriques : une sanction est prévue pour ce cas de figure par une majoration minimale de 30%.
• Absence de protection par une installation d’extinction automatique à eau : pour le cas où la hauteur de stockage n’excédent pas les 9m, une
majoration minimale de 100% est appliquée. Au-delà, la sanction passe à 200%.
Remarque : les rabais pour moyens de premier secours ne s’appliquent pas aux stockages de plus de 9m.
C. Accumulation de valeurs :
L’accumulation de valeurs exposées à un même sinistre constitue une aggravation.
Sont considérés comme exposés à même sinistre :
- Les risques communs.
- Les risques proches ou les risques contiguës avec ouvertures.
Si la valeur du contenu de tels risques n’excède pas 1 milliard de DA, aucune majoration n’est à appliquer au titre de l’accumulation de valeurs. Au
dessus de cette limite, les taux applicable aux bâtiments et à leurs contenus doivent être majorés conformément au barème ci-après :

Valeur du contenu en DA

Majoration

Jusqu’à 2.5 milliards DA

Néant

De 2.5 milliards DA à 5 milliards DA

5%

De 5 milliards DA à 8 milliards DA

10%

Plus de 8 milliards DA

20%
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III. Mode de calcul du taux net :
Le taux net d’un risque donnant lieu tout à la fois à majorations et rabais doit être calculé comme suit, en partant du taux de base fixé à la tarification
analytique dont il relève :
1.
2.
3.
4.
5.

Application des majorations totalisées relatives aux critères de tarification.
Sur le taux ainsi obtenu, application successive des rabais relatives aux critères de tarification.
Dans le cas où le risque est protégé par un Sprinkler, on additionne au taux obtenu le taux d’ajustement (0.20 ‰)
Application des dispositions tarifaires relatives à la communauté, contiguïté et proximité de risques.
Lorsque l’établissement est composé de plusieurs risques, calcul du taux moyen qui n’est autre que la moyenne des taux nets des différents
bâtiments pondérés par leurs capitaux respectifs.

SCHEMA DU TAUX DE PRIME DE LA GARANTIE DE BASE
Taux de base
Majorations et rabais

Taux propre
Communauté, contiguïté, proximité

Taux net aggravé R1

Taux net R2

Moyenne des taux nets pondérés par les capitaux

Taux net
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Taux net R3

Exemple :
Soit une entreprise industrielle de fabrication de pâtes alimentaires et de semoule se situant dans un même site mais au niveau de deux bâtiments
différents. La distance entre les deux bâtiments est de plus de 10 m.
⇒ Semoulerie :
L’établissement est constitué d’un bâtiment ainsi qu’un espace de stockage dont les caractéristiques sont les suivantes :

La construction :
*Le bâtiment de production est constitué de différents matériaux or bois ou plastique à 1 niveau et avec aménagement de type 1.
*L’espace de stockage est constitué d’une couverture en tuile et le reste en maçonnerie à un seul niveau et avec aménagement de type 1.




Le chauffage est assuré par une installation de chauffage à combustibles dans le bâtiment (respectant la clause I.A), l’espace de stockage n’est pas
équipé d’une installation de chauffage.
Les installations électriques sont conformes aux prescriptions réglementaires mais ne sont pas vérifier régulièrement.
Une installation d’extincteurs mobiles uniquement.
Le bâtiment de production se situe à 8m de l’espace de stockage.

Les capitaux assurés sont de :

Le bâtiment de production est de 45 000 000 DA.
L’espace de stockage est de 15 000 000 DA.

⇒ Fabrication de pâtes alimentaires :
L’établissement est constitué d’un bâtiment de fabrication de pâtes alimentaires avec un espace de stockage dans le même bâtiment dont les
caractéristiques sont les suivantes :




La construction : le bâtiment est constitué principalement de maçonnerie à 2 niveaux et avec aménagement de type 1.
La zone de production se trouve au 1er étage et l’espace de stockage au rez-de-chaussée.
Le chauffage est assuré par une installation de chauffage centralisé dans un local spécial.
Les installations électriques sont conformes aux prescriptions réglementaires.
Une installation d’extincteurs mobiles et RIA.

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Les capitaux assurés sont de :
• Le bâtiment de production est de 50 000 000 DA.
• L’espace de stockage est de 20 000 000 DA.
Le calcul du taux net s’effectue de la manière suivante :
⇒ Semoulerie :

Taux de base correspondant à l'activité exercée
Part de l'atelier "A"

1.50 ‰
75 %

Taux de base correspondant au stockage

1.00 ‰

Part de l'espace de stockage "S"

25 %

Distance entre l’atelier et l’espace de stockage

8m

La sanction tarifaire à appliquer au Bâtiment de production et à l’Espace de stockage (d’après les réponses du questionnaire et/ou le rapport de
visite de risque) est comme suit :
Bâtiment de production
Espace de stockage
Sanction Taux sanction
Valeurs à introduire Sanction
Construction

20%

0.30

-20%

-0.20

Chauffage

25%

0.38

0%

-

Sanction tarifaire relative aux installations électriques

0%

-

0%

-

Sanction tarifaire relative aux moyens de premiers secours

0%

-

0%

-

Le total des taux du à la sanction

0.68

-0.20

Le taux propre sera donc :
Pour l’atelier de production : 0.68 ‰ + 1.50 ‰ = 2.18 ‰
Pour l’espace de stockage : -0.20 ‰ + 1.00 ‰ = 0.80 ‰
La distance entre le bâtiment et l’espace de stockage étant de 8m, on applique les règles de communauté, contiguïté et proximité :
Le taux propre de A > Le taux propre de S, A aggrave S et P(A)>P(S) donc l’ensemble des deux risques est passible du taux aggravant A :

Taux net à retenir pour la semoulerie = 2.18 ‰
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⇒ Pâtes alimentaires :

Taux de base correspondant à l'activité exercée

0.50 ‰

Part de l'atelier "A"

71.43 %

Taux de base correspondant au stockage

1.00 ‰

Part de l'espace de stockage "S"

28.6 %

Distance entre l’atelier et l’espace de stockage

0m

La sanction tarifaire à appliquer au Bâtiment de production et à l’Espace de stockage (d’après les réponses du questionnaire et/ou le rapport de
visite de risque) est comme suit :
Bâtiment de production
Sanction
Taux sanction
0%
0

Construction

Espace de stockage
Valeurs à introduire
Sanction
0%
0

Chauffage

0%

0

0%

0

Sanction tarifaire relative aux installations électriques

0%

0

0%

0

Sanction tarifaire relative aux moyens de premiers secours

-7%

-0.04

-7%

-0.07

Le total des taux du à la sanction

-0.04

Le taux propre sera donc :
Pour l’atelier de production : -0.04 ‰ + 0.50 ‰ = 0.47 ‰ t(A)
Pour l’espace de stockage
: -0.07 ‰ + 1.00 ‰ = 0.93 ‰ t(S)
Le bâtiment et l’espace de stockage étant dans le même bâtiment, on applique les règles de communauté, contiguïté et proximité :
t(S) > t(A), S aggrave A mais P(S)<P(A). On calcule donc P(S)*t(S) :
P(S)*t(S) = 19.4% * 0.93 = 0.18 < t(A) = 0.47 ‰. Donc l’ensemble des deux risques est passible du taux de A :

Taux net à retenir pour l’usine des pâtes alimentaires= 0.47 ‰
18

-0.07

Le taux net global est calculé par la moyenne des taux nets pondérés par la part de chacun dans l’ensemble des capitaux assurés:
• La part de la semoulerie = (45 000 000 + 15 000 000) / (45 000 000 +15 000 000 +50 000 000 + 20 000 000) = 46.15 %
• La part de la fabrication des pâtes alimentaires = (50 000 000 + 20 000 000)/ (45 000 000 +15 000 000 +50 000 000 + 20 000 000) = 53.85%
Taux Net Global= [(2.18*46.15%) + (0.47*53.85%)] / 100 = 1.25‰
D’où un taux net à appliquer sur le total des capitaux assurés (voir 130 000 000DA) de 1.25 ‰
La prime nette sera donc de 1.25 ‰ * 130 000 000 = 163 050 DA.

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Section 3 : LES GARANTIES EN ANNEXE :
I. Extension à d’autres événements
I .1/ Choc ou chute d’appareil de navigation aérienne ou d’engins spatiaux, choc de véhicules terrestres:
a. Choc ou chute d’appareil de navigation aérienne ou d’engins spatiaux :
La garantie des dommages matériels, autres que d’incendie ou d’explosion, causés aux biens assurés par le choc ou la chute sur les biens de tout
ou partie d’appareils de navigation aérienne et d’engins spatiaux ou d’objets tombant de ceux-ci, peut être accordés dans les conditions ci-après
(C) .
b. Choc de véhicules terrestres :
L’assureur garantit les dommages matériels directs causés aux biens assurés par le choc d’un véhicule terrestre identifié et conduit par une
personne autre que l’assuré et dont ce dernier n’est pas civilement responsable, sous la condition ci-après (C) :
c. Conditions de garantie :

Assiette de prime : capitaux assurés au titre de la garantie de base.
Taux : 0,03‰.
I .2/ Tempêtes, grêle, inondations et neige sur les toitures:
L’assureur garantit les dommages matériels causés aux biens assurés par l’action directe « des tempêtes, de la grêle, des inondations et du poids
de la neige sur les toitures » lorsque ces phénomènes ont une intensité telle qu’ils détruisent, brisent ou endommagent un certain nombre de
bâtiments de bonne construction dans la commune du risque sinistré ou dans les communes avoisinantes.
Cette garantie s’étend, en outre, aux dommages de mouille causés par la pluie, la neige ou la grêle lorsque celles-ci pénètrent à l’intérieur du
bâtiment assuré causant sa destruction partielle ou totale à condition que les dommages de mouille aient pris naissance dans les 48h suivant le
moment de la destruction partielle ou totale du bâtiment assuré.
Conditions de garantie :
• Assiette de primes : capitaux assurés au titre de la garantie de base.
• Taux : 0.05 ‰ pour les bâtiments dont la couverture est en béton.
0.07 ‰ pour les autres bâtiments.

20

I .3/ Actes de terrorisme et de sabotage ; émeutes et mouvements populaires :
Sont assurés les dommages matériels d’incendie ou d’explosion causés aux objets assurés résultant directement d’un acte de sabotage et de
terrorisme, lors d’un trouble à l’ordre publique ou non, commis par des personnes membres d’une organisation ou non dont l’objectif est le
renversement d’un gouvernement de droit ou de fait, pat le terrorisme ou la violence.
L’assureur garantit également les dommages matériels d’incendie ou d’explosion causés directement aux objets assurés :
Par des personnes prenant part à des émeutes ou des mouvements populaires ;
Par toute autorité légalement constituée, du fait des mesures prises à l’occasion des événements ci-dessus énumérés pour la sauvegarde
ou la protection des objets assurés.
Conditions de garantie :


Assiette de primes : capitaux assurés au titre de la garantie de base.
Taux : 0.30‰. (selon les règles des traités de réassurance)

I .4/ Accidents aux appareils électriques et électroniques :
a. Evénements et biens assurés :
L’assureur garantit les appareils, machines, moteurs électriques et électroniques, leurs accessoires participant aux taches de productions ou
d’exploitation, ainsi que les canalisations électriques (autres que les canalisations enterrées c'est-à-dire celle dont l’accès nécessite des travaux de
terrassement) contre :
Les dommages dus à un incendie ou à une explosion ayant pris naissance à l’intérieur de ces objets ;
Les accidents d’ordre électriques affectant ces objets, y compris les dommages dus à la chute de foudre ou à l’influence de l’électricité
atmosphérique.
b. Conditions de garantie :

Assiette de prime : valeur d’usage de la totalité du matériel assuré au titre de la garantie de base qu’il soit ou non électrique.
Taux :
Limitation (en %
l’assiette de prime)
Taux (en ‰)

de

1

2.5

5

10

15

0.07

0.12

0.18

0.25

0.35

Règle proportionnelle applicable sur la base de l’assiette de prime au titre de la garantie de base.

21

I.5/ Tremblement de terre :
a. Evénements et biens assurés :
L’assureur garantit les dommages matériels d’incendie ou d’explosion causés directement aux biens assurés par :
Un tremblement de terre, c'est-à-dire l’ensemble des phénomènes liés à la déformation de l’écorce terrestre en un lieu, dans la mesure où
ils sont perçus par la population et/ou par les sismographes ;
Une éruption volcanique ;
Ou par un raz-de-marée, s’il est consécutif à un tremblement de terre ou à une éruption volcanique, sous réserve qu’un certain nombre de
bâtiments soient détruits ou endommagés à l’occasion du même événement.
Le choc sismique initial et les répliques survenant dans un délai de 72 heures sont considérés comme constituant un seul et même
tremblement de terre.
b. Conditions de garantie

Assiette de prime : capitaux assurés au titre de la garantie de base.
Le taux de base est représenté dans le tableau suivant d’après la zone sismique :

Construction conforme aux RPA version 2003
Construction conforme aux RPA antérieurs
Construction non conforme ou non vérifiée

ZONE 0
0.30
0.30
0.30

22

ZONE 1
0.32
0.34
0.37

ZONE 2a
0.37
0.39
0.47

ZONE 2b
0.40
0.43
0.50

ZONE 3
0.44
0.49
0.60

CLASSIFICATION SISMIQUE DES WILAYAS ET COMMUNES D’ALGERIE
WILALYAS OU COMMUNES
ADRAR

WILALYAS OU COMMUNES

ZONE SYSMIQUE
0

Groupe de communes B
Toutes les communes autres que celles figurant au groupe de
communes A

CHLEF

Groupe de communes A

III

ALGER
DJELFA
JIJEL
SETIF
SAIDA
SKIKDA
SIDI BEL-ABBES
ANNABA
GUELMA
CONSTANTINE

Toutes les communes autres que celles figurant au groupe de
communes B et C

Groupe de communes B

IIb

El karimia, Harchoun, sendjas, Ooued sly, Boukadir

Groupe de communes C

IIa

Oued Ben Abd El Kader Hadjadj
LAGHOUAT
OUM EL BOUAGHI
BATNA
BEJAIA
BISKRA
BECHAR
BLIDA
Groupe de communes A
Toutes les communes autres que celles figurant au groupe de
communes B

Groupe de communes B

ZONE SYSMIQUE
IIa

I
I
I
IIa
I
0

III
I
IIa
IIa
I
IIa
I
IIa
IIa
IIa

MEDEA

Groupe de communes A

IIb

El hamdania, Medea, Tamesguida

Groupe de communes B

III

Toutes les communes autres que celles figurant au groupe de
communes A et C

Groupe de communes C

IIb
IIa
0
I
I
I

Groupe de communes A

IIb

I

Bou Aiche, Chahbounia, Boughzoul, Sareg, Meftaha, Ouled
Maref, El Aounet, Ain Boucif, Sidi Damed, Ain Ouksir, Cheniguel
MOSTAGANEM

Meftah, Djebabra, Hammam Melouene, Ain Romana
BOUIRA
TAMENRASSET
TEBESSA
TLEMCEN
TIARET
TIZI OUZOU

IIa

Groupe de communes A

III

Oules Boughalem, Achaacha, Khadra, Nekmaria

Groupe de communes B

IIb

Sidi Lakhdar, Tasghait, Ouled Maalah

Groupe de communes C
Toutes les communes autres que celles figurant au groupe de
communes A et B

Mizrana

23

IIa

WILALYAS OU COMMUNES

ZONE SYSMIQUE

WILALYAS OU COMMUNES
Groupe de communes C
Timezrit, Ammal, Chaabet El Ameur
EL TARF
TINDOUF
TISSEMSILT
EL OUED
KHENCHELA
SOUK AHRAS
TIPAZA
MILA
AIN DEFLA

M’SILA

Groupe de communes A

IIa

Beni Ilmane, Ounougha, Hammam Dalaa, Tarmount, Ouled
Mansour, M’sila, M’tarfa, Maadid, Ouled Derradj, Ouled Addi,
Dahahna, Berhoum, Ain Kadra, Magra, Belaiba

Groupe de communes B

I

Toutes les communes autres que celles figurant au groupe de
communes A
MASCARA

Groupe de communes A

IIa

Toutes les communes autres que celles figurant au groupe de
communes B

Groupe de communes B

Groupe de communes A
Groupe de communes B

Ain Fares, Ain fekran, Bouhanifia, Guerdjou, Oued Taria, Ghris,
Benain, Mokhda, Aouf, Gharous, Nesmot, M’hamid, Hachem,
Oued El Abtal, Ain Ferrah
0
IIa
I
0
IIa

Groupe de communes A

III

III
IIb

El Amra, Mekhtaria, Arib, Rouina, Ain Defla, Bourashed,
Zeddine, Tiberkanine, Sen Allah, Meliana, Ain Torki, Hammam
Righa, Ain Benian, Houceinia, Boumadfaa

Groupe de communes C
Toutes les communes autres que celles figurant au groupe A et
B
NAAMA
AIN TEMOUCHENT
GHARDAIA

IIa

I
IIa
0

RELIZANE

Toutes les communes autres que celles figurant au groupe de
communes B et C

Groupe de communes B

IIa
0
IIa
0
I
I
III
IIa

Tacheta, Zougagha, El Abadia, Ain Bouyahia, El Attaf

I

OUARGLA
ORAN
EL BAYADH
ILLIZI
BORDJ BOU ARRERIDJ
BOUMERDES

ZONE SYSMIQUE
IIa

Groupe de communes A

III

Mediouna, Sidi M’hamed ben Ali, Mazouna, El Guettar

IIb

Groupe de communes B

Afir, Benchoud, Taouerga, Baghlia, Oued Aissa, Naciria, Bordj
Menail, Isser, Beni Amrane, Souk El Had, Bouzegza Kedar, El
Kharouba, Larbatache, Khmis El Khechna, Ouled Moussa,
Hammadi.

IIb

Merdja Sidi Abed, Oued Rhiou, Ouartzenz, Djidiouia, Hamri,
Beni Zentis

Groupe de communes C
Toutes les communes autres que celles figurant au group

24

IIa

II. Extension à d’autres biens :
II .1/ Objet de valeur :
Cette garantie est une exclusion relative. Elle ne peut être accordée sans accord préalable de la Direction centrale concernée.
« Sont assurés au titre de cette garantie les dommages matériels causés aux objets de valeur dont le montant dépasse les 30% du capital assuré
(bijoux, pierreries, perles fines, statuts et tableaux de valeur, collections, objets rares et précieux) ».
II .2/ supports d’informations :
a. Biens assurés :
i /Coût de reconstitution des supports d’informations non informatiques :
L’assureur garantit les coûts de reconstitution ou de remplacement de tous supports d’informations non informatiques, tels que modèles, moules,
dessins, outillages spéciaux, archives, fichiers, microfilms, etc. comprenant le coût de reconstitution ou de remplacement des supports matériels et
les frais de reconstitution et de report de l’information.
ii /Coût de duplication des supports d’informations informatiques :
L’assureur garantit les coûts de duplication ou de remplacement de tous supports informatiques, tels que cartes perforées, bandes, disques,
disquettes, tambours et/ou cassettes magnétiques, films, et en général, tout support informatique déjà porteur d’informations comprenant le coût
de duplication ou de remplacement des supports matériels et les frais de reconstitution et de report de l’information.
b. Conditions de garantie :


Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
Tarification: jusqu’à 5 millions de DA de capital, cette garantie est accordée sans surprime. Au-delà, la tarification est réservée au siège.
Insérer la clause I.C

III. Extension à des frais et perte :
III .1/ Honoraires d’experts :
L’assureur garantit le remboursement des honoraires réellement payés par les assurés aux experts qu’ils auront librement choisis dans le cadre de
l’expertise amiable prévu en cas de sinistre.

25

Conditions de garantie :

Assiette de prime : capitaux assurés au titre de la garantie de base.
Cette garantie est accordée sans surprime dans la limite de 500.000,00 Da.

III .2/ Frais de déblais et de démolition:
L’assureur peut garantir :
Les frais de démolition et de déblais consécutifs à un évènement garanti ayant atteint les biens assurés.
Les frais exposés à la suite des mesures conservatoires imposées par décision administratives après un évènement garanti ayant atteint les
biens assurés.
Conditions de garantie :
Cette garantie est accordée sans surprime dans la limite de 5% ou 10% du montant de l’indemnité payée sans que l’indemnité totale (frais de déblais et
de démolition inclus) puisse excéder le montant du capital assuré sur les dits bien.
III.3. Honoraires de décorateurs, de bureaux d’études et de contrôle technique et d’ingénierie :
L’assureur peut garantir les honoraires de décorateurs, de bureaux d’études et de contrôle technique et d’ingénierie dont l’intervention serait, à dire
d’experts, nécessaire à la reconstruction ou à la réparation des biens assurés atteints par un évènement garanti (les honoraires d’architectes sont
compris dont la garantie de base, le recours à un architecte étant obligatoire par la loi).
Conditions de garantie :
Cette garantie est accordée sans surprime dans la limite de 5% ou 10% du montant de l’indemnité payée sans que l’indemnité totale (Honoraires de
décorateurs, de bureaux d’études et de contrôle technique et d’ingénierie inclus) puisse excéder le montant du capital assuré sur les dits bien.
III.4. Frais de déplacement et de relogement :
Cette garantie recouvre les frais de garde-meubles (transport compris), de déplacement et de réinstallation des objets garantis ainsi que :

le surcoût représenté par la différence entre le loyer nouveau et le loyer ancien puisque le locataire non responsable n’est plus tenu de verser
un loyer à son ancien propriétaire et le locataire responsable bénéficiera de la garantie « Perte de loyer ». (Cas de locataire).
le surcoût représenté par la différence entre le loyer que le propriétaire est tenu de payer temporairement et la valeur locative des locaux qu’il
occupait. (Cas de propriétaire).

Conditions de garantie :


Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
Prime : 10% de la prime de la garantie de base.
Limite de garantie : 15% des capitaux assurés.

26

III.5. Pertes sur aménagement mobiliers et immobiliers :
L’assureur peut garantir la perte financière résultant, pour le locataire ou l’occupant, des frais qu’il a engagé pour réaliser les aménagements
immobiliers ou mobiliers, tels que les installations privatives de chauffage ou de climatisations, ainsi que tout revêtement de sol, de mur et de plafond
et qui sont devenus la propriété du bailleur, dès lors que par le fait du sinistre :
• Il y a résiliation de plein droit du bail ou cessation de l’occupation.
• Ou, en cas de continuation ou de l’occupation, refus du propriétaire de reconstituer les aménagements tels qu’ils existaient au moment du
sinistre.
Conditions de garantie :


Assiette de prime : capital fixé par l’assuré, au moins égal à la valeur de reconstitution des aménagements immobiliers ou mobiliers réalisés par
l’assuré.
Prime : 20% de la prime de la garantie de base.
Limite de garantie : 10% du capital assuré pour les bâtiments et les équipements, 5% pour les marchandises.

III.6. Perte d’usage des locaux :
L’assureur peut garantir la perte d’usage représentant tout ou partie de la valeur locative des locaux occupés par le propriétaire en cas d’impossibilité
pour lui d’utiliser temporairement tout ou partie de ses locaux après un évènement garanti.
L’indemnité, limitée au capital souscrit par l’assuré, se calcule en fonction du loyer annuel de la partie des locaux sinistrés et le temps nécessaire à dire
d’experts pour leur remise en état.
Conditions de garantie :

Assiette de prime : capital fixé par l’assuré, au minimum égal à une année de loyer.
Taux : taux net de la garantie de base.

III.7. Perte de loyer :
L’assureur peut garantir le montant des loyers des locataires dont l’assuré peut comme propriétaire se trouver légalement privé.
L’assureur indemnise la perte des loyers pendant le temps nécessaire, à dire d’experts, à la remise en état des locaux sinistrés dans la limite du capital
souscrit par l’assuré.
Conditions de garantie :

Assiette de prime : capital fixé par l’assuré, au moins égal au loyer annuel.
Taux : taux net de la garantie de base.

27

III.8. Pertes indirectes :
A la suite d’un sinistre résultant d’un événement assuré, des frais et pertes peuvent rester à la charge de l’assuré. Ceux-ci peuvent être couverts par
une assurance des « pertes indirectes », selon l’une des deux possibilités suivantes :
i /Garantie forfaitaire sans justificatifs :
L’assureur garantit les pertes indirectes causés au biens assurés au titre d’un événement garanti mais sous la conditions que l’indemnité due au titre
de cette garantie est égale au pourcentage convenu de l’indemnité versée sur bâtiments, matériels et marchandises.
Conditions de garantie :

Assiette de prime : capital fixé par l’assuré égale à un pourcentage des capitaux assurés mais n’excédant pas :
→ 10% des capitaux assurés sur bâtiments et matériels, ce maximum est ramené à 5% lorsqu’une assurance des pertes indirectes est
souscrite conjointement à celle de la valeur à neuf.
→ 5% des capitaux assurés sur marchandises.
→ Cette limite ne peut dépasser 50 Millions DA. Au-delà, proposer la garantie forfaitaire sur justificatifs ci-après.

Taux : taux net de la garantie de base majoré de 25%.

ii /Garantie sur justificatifs :
L’assureur garantit les pertes indirectes causés au biens assurés au titre d’un événement garanti mais sous la conditions que l’indemnité due au titre
de cette garantie ne sera versée qu’au vu de justificatifs (production de mémoire, devis, factures, bulletins de salaire,…), et ne peut en aucun cas
excéder le pourcentage convenu de l’indemnité versée sur bâtiments, matériels et marchandises.
Conditions de garantie :

Assiette de prime : capital fixé par l’assuré égale à un pourcentage des capitaux assurés, qui peut être une garantie de la valeur à neuf mais
n’excédant pas 10%. En aucun cas, cette limite ne peut excéder 100 Millions DA. Au-delà, il s’agira de proposer une police pertes d’exploitation.
Taux : taux net de la garantie de base.

Ces deux garanties ne s’appliquent en aucun cas aux risques de responsabilités.

28

IV. Assurance de responsabilité :
L’assuré peut garantir les conséquences pécuniaires de ses responsabilités à l’égard de cocontractants ou de tiers résultant d’évènements assurés au titre
de la garantie de base.
Le taux applicable à la garantie d’une responsabilité est donc égal au taux net ou à un pourcentage du taux net applicable à la garantie de base.
Les garanties de responsabilités sont limitées aux dommages matériels. Cependant, pour certaines responsabilités, l’assuré peut opter pour une extension
de garantie à des dommages immatériels, définis comme tous dommages autres que matériels ou corporels qui sont la conséquence de dommages
matériels assurés.
IV.1. Responsabilité contractuelle du propriétaire et du locataire :
IV.1.1.Responsabilité du locataire (ou de l’occupant) à l’égard du propriétaire :
Le locataire (ou l’occupant) peut garantir les conséquences pécuniaires de ses responsabilités à l’égard du propriétaire dans la mesure où elles
résultent d’évènements assurés.
a. Risques locatifs « bâtiment » :
Cette garantie a pour but d’assurer la responsabilité que le locataire occupant encourt à l’égard du propriétaire pour les dommages matériels
affectant les bâtiments loués ou confiés.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : somme au moins égale à la valeur des bâtiments loués (valeur de reconstitutions, honoraires d’architectes
compris).
• Taux : taux net de la garantie de base.
b. Risques locatifs « matériels et mobiliers » (location ou crédit-bail)
Cette garantie a pour but d’assurer la responsabilité que le locataire occupant encourt à l’égard du propriétaire pour les dommages matériels
affectant le matériel et le mobilier loués ou mis à sa disposition.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : somme au moins égale à la valeur du matériel et du mobilier loué
• Taux : taux net de la garantie de base.
c. Privation de jouissance :
Cette garantie permet à un locataire d’assurer sa responsabilité à l’égard de son propriétaire, pour le recours qu’exerce ce dernier contre lui en
raison du préjudice subit par les colocataires non responsables.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré
• Taux : 25% du taux net de la garantie de base.

29

d. Pertes des loyers :
Cette garantie permet à un locataire responsable de rembourser à son propriétaire non seulement son propre loyer mais également celui de tous
les autres colocataires non responsables, dont le propriétaire se verrait privé lors d’un sinistre.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré
• Taux : taux net de la garantie de base.
IV.1.2.Responsabilité du propriétaire à l’égard du locataire:
Le propriétaire peut garantir les conséquences pécuniaires de ses responsabilités à l’égard du locataire dans la mesure où elle résulte
d’évènements assurés.
a. Recours des locataires :
Par cette garantie, le propriétaire assure la responsabilité qu’il encourt à l’égard des locataires pour les dommages matériels résultant d’un
évènement garanti causés à leurs biens suite à un vice de construction ou à un défaut d’entretien de l’immeuble.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré
• Taux : 25% du taux net de la garantie de base.
b. Privation de jouissance :
Cette garantie couvre la responsabilité que l’assuré peut comme propriétaire encourir pour le trouble de jouissance consécutif à des dommages
matériels causés à un ou plusieurs colocataires.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré
• Taux : 25% du taux net de la garantie de base.
IV.1.3.Dispositions complémentaires:
a. Renonciation par le propriétaire au recours contre le locataire :
Lorsque le propriétaire renonce à exercer un recours contre le locataire ou l’occupant dont la responsabilité pourrait se trouver engagée dans la
réalisation de dommages matériels, de frais ou de pertes garantis par le propriétaire, il doit en informer son assureur. Celui-ci prend acte de cette
renonciation à recours dans le contrat (insérer la clause I.D) et renonce lui-même à l’exercice du recours en tant que subrogé dans le droit du
propriétaire contre le locataire et ses 0assureurs.
Cette garantie est accordée moyennant une prime égale à 15% des primes nettes perçues. Celle-ci peut être accordée gratuitement sous réserve
qu’elle soit inscrite au bail en faveur d’une société de commerce ou d’un groupement d’intérêt économique dont le propriétaire en fait partie.
30

b. Renonciation par le locataire au recours contre le propriétaire:
Lorsque le locataire renonce à exercer un recours contre le propriétaire dont la responsabilité pourrait se trouver engagée dans la réalisation de
dommages matériels, de frais ou de pertes garantis par le locataire, il doit en informer son assureur. Celui-ci prend acte de cette renonciation à
recours dans le contrat (insérer la clause II.D) et renonce lui-même à l’exercice du recours en tant que subrogé dans le droit du locataire contre le
propriétaire et ses assureurs.
Cette garantie est accordée moyennant une prime égale à 15% des primes nettes perçues.
c. Assurance contractée par le locataire pour le compte du propriétaire (assurance pour compte commun) :
Lorsqu’un locataire assure le bâtiment qu’il occupe pour le compte du propriétaire, il n’est pas de ce fait relevé de la responsabilité qu’il encourt à
l’égard de ce dernier, il doit donc dans ce cas :
- Assurer les bâtiments
- Se faire relever, par une clause figurant dans le bail, de sa responsabilité de locataire.
Informer de cette renonciation à recours, l’assureur du locataire en prend acte dans le contrat (insérer la clause III.D) et renonce lui-même à
exercice du recours en tant que subrogé dans les droits du locataire.
Cette garantie est accordée moyennant une prime égale à 15% des primes nettes perçues en échange des garanties souscrites par le locataire
faisant l’objet de la renonciation à recours.
d. Situation du sous-locataire :
Un sous locataire encourt les mêmes responsabilités qu’un locataire principal vis-à-vis du propriétaire. La renonciation par le propriétaire au
recours contre le locataire principal n’exonère pas les sous locataires.
IV.2. Autres responsabilités :
IV.2.1. Responsabilité à l’égard des voisins et des tiers :
L’assureur peut garantir la responsabilité que l’assuré peut encourir à l’égard des voisins et des tiers pour les dommages matériels résultant d’un
évènement garanti survenu dans les biens objets du contrat et dont l’assuré est propriétaire, locataire ou gardien.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré
• Taux : 0.05‰.

31

IV.2.2. Responsabilité du syndicat des copropriétaires à l’égard des copropriétaires :
L’assureur peut garantir la responsabilité du syndicat des copropriétaires, en raison des dommages matériels subis par les copropriétaires, à la
suite d’un incendie provenant d’un vice de construction ou d’un défaut d’entretien des parties communes.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré
• Taux : 0.05‰.
Renonciation par un copropriétaire au recours contre le syndicat des copropriétaires :
Lorsqu’un copropriétaire renonce à exercer un recours contre le syndicat de copropriétaires dont la responsabilité pourrait se trouver engagée
dans la réalisation de dommages matériels, de frais ou de pertes garantis par le copropriétaire, il doit en informer son assureur. Celui-ci prend acte
de cette renonciation à recours dans le contrat insérer la clause IV.D et renonce lui-même à l’exercice du recours en tant que subrogé dans les
droits du copropriétaire.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : capitaux assurés par le copropriétaire sur le mobilier et les marchandises.
• Taux : 0.07‰.
IV.2.3. Responsabilité du gérant :
Le gérant libre d’un fonds de commerce encourt les mêmes responsabilités qu’un locataire vis-à-vis du propriétaire des mûrs. Il doit donc souscrire
les mêmes garanties de responsabilité qu’un locataire ordinaire.
Quant au gérant salarier, il n’encourt pas ces responsabilités puisqu’il est considéré comme un employé du propriétaire du fonds, seul responsable
dans ce cas vis-à-vis du propriétaire des mûrs.
IV.2.4. Responsabilité du dépositaire à l’égard du déposant :
L’assureur peut garantir la responsabilité de l’assuré, en sa qualité de dépositaire de mobilier, de matériel, de marchandise, peut encourir à l’égard
des propriétaires de ces biens.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : valeur des biens dont l’assuré est dépositaire.
• Taux : taux net applicable au contenu.

32

Renonciation par le déposant au recours contre le dépositaire :
Lorsque le déposant renonce à recourir contre le dépositaire dont la responsabilité pourrait se trouver engager dans la réalisation des dommages
matériels, de frais ou de pertes garantis par le déposant, il doit en informer son assureur. Celui-ci prend acte de cette renonciation à recours dans le
contrat insérer la clause V.D et renonce lui-même à l’exercice du recours en tant que subrogé dans les droits de l’assuré.
Cette garantie est accordée moyennant une prime égale à 5% des primes nettes perçues en échange des garanties souscrites par le déposant
faisant l’objet de la renonciation à recours.
IV.2.5. Assurance pour compte de qui il appartiendra :
L’assuré peut garantir pour compte de qui il appartiendra les bâtiments, le mobilier personnel, le matériel, les marchandises ou les véhicules dont il
est dépositaire.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : valeur des biens dont l’assuré est détenteur ou dépositaire.
• Taux : taux net applicable au bâtiment ou le contenu.
IV.2.6. Extension des garanties de responsabilité aux dommages immatériels :
Chacune des garanties de responsabilité suivantes peut être étendue aux dommages immatériels qui sont la conséquence directe et immédiate
des dommages matériels assurés :
Responsabilité des locataires à l’égard du propriétaire pour trouble de jouissance.
Responsabilité du propriétaire à l’égard du locataire (pour recours du locataire et trouble de jouissance).
Responsabilité à l’égard des tiers.
Responsabilité du dépositaire ou du détenteur.
Conditions de garantie :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré pour chaque extension de garantie.
• Taux : le même taux net que celui appliqué à la garantie de responsabilité qui fait l’objet de l’extension aux dommages immatériels.
L’octroi de cette garantie est strictement réservé au Comité de souscription.

33

Section 4 : MODALITES D’ASSURANCES PARTICULIERES
I. Assurance en valeur à neuf :
En cas d’incendie, l’assuré est susceptible de supporter une perte correspondant à la dépréciation de valeur causée par l’usage ou le temps aux biens
mobiliers ou immobiliers. Cette dépréciation fait l’objet de l’assurance en « valeur à neuf ». L’assuré peut garantir, aux conditions de « la convention
d’assurance en valeur à neuf », les bâtiments ou les risques locatifs, le mobilier personnel et le matériel en valeur à neuf au jour du sinistre (c'est-à-dire
sans déduction de la dépréciation).
La prime est calculée à partir du capital assuré représentant la valeur actuelle des biens assurés.
Il est à noter que :



Seuls les biens auxquels peut être appliqué un coefficient de vétusté inférieur à 25% seront intégralement indemnisés en valeur à neuf. Dans le
cas contraire, cette indemnité est limitée à la valeur d’usage (valeur de reconstitution ou de remplacement, évaluée au jour du sinistre
déduction faite de la dépréciation) majorée du quart de la valeur à neuf.
Dans le cas où la valeur d’usage est supérieure à la valeur économique2, l’indemnité sera fixée à cette valeur économique.
Les dommages internes aux appareils, machines, moteurs électriques ou électroniques et leurs accessoires, ainsi qu’aux canalisations
électriques sont exclus de cette garantie.
Sont également exclus, les dommages occasionnés par le vent, la grêle ou la neige sur les toitures.

II. Assurances temporaires:
Lorsque la durée du contrat est inférieure à une année, la tarification n’est pas proportionnelle à cette durée.
II.1. Assurance d’une durée inférieure ou égale à 60 jours consécutifs :
Il sera perçu une prime correspondant au prorata temporis à une durée égale à 3 fois la durée demandée plus 10jours, sans que la durée ainsi calculée
excède 120 jours

P=

Prime annuelle x (durées en jours x 3 + 10)
365

2

Il s’agit de la valeur (cas d’un seul bâtiment) ou de la fraction de la valeur (cas de plusieurs bâtiments) de vente du bâtiment endommagé, augmentée des frais de déblai et de démolition
diminuée de la valeur du terrain nu

34

II.2. Assurance d’une durée supérieure à 60 jours consécutifs :
La prime à percevoir, correspondant à la durée demandée arrondie au mois supérieur et est majorée de 2 mois, est calculée comme suit :

Prime annuelle x (durée en mois + 2)
12
12
La durée en mois ne peut excéder 9 mois. Au-delà, la prime devient annuelle.
P=

III. Garantie des marchandises en assurance révisable ou en compte courant :
Si les stocks varient beaucoup en cours d’année, il est préférable de choisir une formule d’assurance souple, adaptable à leurs fluctuations. Il en existe de
spécifiques, telles que les assurances révisables ou en compte courant. Ces deux formules imposent de fixer un plafond contractuel de garantie qui
correspond au niveau maximal prévisible des stocks de l’année. Une cotisation provisionnelle est calculée sur cette base.
III.1. Assurance révisable :
Elle permet d’effectuer une seule déclaration par mois à dates fixes. A la fin de l’exercice, l’assureur procède à une régularisation de la prime à partir
des déclarations mensuelles des stocks. Il rembourse alors la différence entre la cotisation provisionnelle et la cotisation définitive (le remboursement
n’excède pas 50 % de la cotisation provisionnelle).
III.2. Assurance en compte courant :
Cette garantie est consentie pour les risques industriels et commerciaux soumis au contrôle de la douane, à l’exception des magasins agréés par l’Etat
comme magasins généraux. Elle exige la tenue d’un registre journalier spécifique. La régularisation en fin d’année ne peut donner lieu à un
remboursement supérieur à 75 % de la cotisation provisionnelle.
Dans les deux formules d’assurance, la prime provisionnelle est calculée en multipliant le plafond par les taux correspondant à ce plafond
applicables aux garanties des marchandises contre les dommages résultant d’évènements assurés (garantie de base, tempête, grêle et neige sur les
toitures, …) majorés de 10%.
A l’échéance du contrat, la prime effectivement due est calculée en fonction des déclarations de l’assuré qui s’engage à faire connaître à l’assureur la
valeur exacte des marchandises existant dans son établissement. La règle proportionnelle est applicable lorsque la valeur des marchandises, au jour du
sinistre, est supérieure au plafond déclaré.

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En fin d’année, une régularisation de la prime s’impose :

Une ristourne n’excédent pas 50% de la prime provisionnelle dans le cas d’une assurance révisable
Pour ce qui est d’une assurance en compte courant, la ristourne ne doit dépassée 75% de la prime provisionnelle.

V. Marchandises vendues avec clause de réserve de propriété :
La clause de réserve de propriété insérée dans le contrat de vente permet de retarder le transfert de propriété jusqu’au complet paiement du prix. Le
vendeur qui reste donc ainsi propriétaire de ces marchandises, peut les récupérer auprès de l’acheteur qui ne les lui a pas payées à l’échéance.
Deux cas de figure peuvent se présenter selon que le contrat de vente désigne le vendeur ou l’acquéreur pour garantir les dommages matériels ou
marchandises vendues avec clauses de réserve de propriété :
IV.1. Assurance du vendeur :
- Garantie des dommages matériels :
Assiette de prime : somme au moins égale à la valeur totale des marchandises calculée sur la base de leur prix de vente.
Taux : taux applicable à ces marchandises chez le vendeur.
Règle proportionnelle : applicable.
- Garantie de frais et pertes : Le vendeur peut garantir certains frais et pertes résultant d’évènements assurés dans les mêmes conditions prévues et
fixées aux extensions de garanties à des frais et pertes.
- Renonciation par le vendeur au recours contre l’acquéreur : Lorsque le vendeur de marchandises vendues avec clause de réserve de propriété
renonce à recourir contre l’acquéreur dont la responsabilité pourrait se trouver engagé dans la réalisation de dommages matériels, de frais ou de
pertes garantis par le vendeur, il doit en informer son assureur. Celui-ci prend acte de cette renonciation à recours dans le contrat et renonce luimême à l’exercice du recours en tant que subrogé dans les droits du vendeur moyennant 25% de la prime perçue en échange des garanties
souscrites par le vendeur faisant l’objet de la renonciation à recours.
IV.2. Assurance de l’acquéreur :
L’acquéreur peut garantir pour le compte du vendeur les marchandises vendues avec clause de réserve de propriété. Cette garantie peut être
accordée sous forme d’une assurance pour le compte de sui il appartiendra, aux conditions suivantes :
Assiette de prime : somme au moins égale à la valeur totale des marchandises calculée sur la base de leur prix d’achat.
Taux : taux net applicable à ces marchandises chez l’acquéreur.
Règle proportionnelle : applicable.
Ces deux formules d’assurance ne concernent que les stocks et ne se commercialisent que si le client met à votre disposition le contrat de vente ou
d’achat.
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CLAUSIER

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A. Le chauffage :
I.

Chaudière à combustible :

Le chauffage de ………………est assuré par une installation de chauffage à combustible, installée dans le bâtiment chauffé, bâtiment renfermant les
appareils chauffés.
La chaudière est entourée d’une main courante et d’un grillage à mailles serrées, tendu entre la main courante et le sol, interdisant l’approche de toute
matière combustible. Elle est entourée d’une murette ; placée à un niveau inférieure au plancher afin d’éviter que le combustible puisse se répandre dans
le bâtiment.
Les gaz de combustion sont évacués à l’air libre au moyen d’un conduit en matériau incombustible, éloigné de toute matière incombustible.
Une vanne automatique assure la coupure de l’alimentation des brûleurs en cas d’extinction accidentelle de la flamme.
L’installation est maintenue en parfait état d’entretien.
II. Chauffage à air chaud pulsé indirect :
Le chauffage de …………est assuré par des générateurs d’air chaud pulsé brûlant du gaz, installé dans le bâtiment chauffé ou renfermant les appareils
chauffés.
Les générateurs sont entourés d’une main courante et d’un grillage à mailles serrées, tendu entre la main courante et le sol, interdisant l’approche de
toute matière combustible. Elle est entourée d’une murette ; placée à un niveau inférieure au plancher afin d’éviter que le combustible puisse se
répandre dans le bâtiment.
Les gaz de combustion sont évacués à l’air libre au moyen d’un conduit en matériau incombustible, éloigné de toute matière incombustible
Les conduits de distribution d’air chaud sont en ……………. (Préciser les matériaux).
Leur calorifugeage est réalisé au moyen de matériaux incombustible.
Aucune matière combustible, qu’il s’agisse de marchandises ou d’aménagements des bâtiments, ne se trouve, de manière durable, directement exposée
au flux d’air chaud.
L’air à chauffer est prélevé à l’extérieur des bâtiments susceptibles de contenir des vapeurs ou de gaz inflammables.
Des dispositifs automatiques ralentissent le chauffage et au besoin le suspendent complètement en cas d’élévation anormale de la température de l’air
chaud pulsé et en cas d’arrêt de la circulation de l’air à chauffer.
Une vanne automatique assure la coupure de l’alimentation des brûleurs en cas d’extinction accidentelle de la flamme.
L’installation est maintenue en parfait état d’entretien.

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III. Chauffage à air chaud pulsé direct :
Le chauffage de ………………est assuré par une installation de chauffage direct à air chaud pulsé.
Tout matériau combustible utilisé dans la construction ou les aménagements des locaux doit se trouver à plus de 4m des appareils de production de
chaleur.
Entre toute marchandise et chaque appareil de production de chaleur sont ménagés des espaces libres supérieurs à :
*4m, si le niveau supérieur des marchandises est au plus 50 cm au -dessous du niveau inférieur de l’appareil.
*2m, dans tous les autres cas.
Aucune matière combustible, qu’il s’agisse de marchandises ou d’aménagements des bâtiments, ne se trouve, de manière durable, directement exposée
au flux d’air chaud.
L’air à chauffer est prélevé à l’extérieur des bâtiments susceptible de contenir des vapeurs ou des gaz inflammables.
Des dispositifs automatiques ralentissent le chauffage et au besoin le suspendent complètement en cas d’élévation anormale de la température de l’air
chaud pulsé et encas d’arrêt de la circulation de l’air à chauffer.
Une vanne automatique assure la coupure de l’alimentation des brûleurs en cas d’extinction accidentelle de la flamme.
L’installation est maintenue en parfait état d’entretien.
IV. Chauffage centralisé système air/air :
Le chauffage de ……………….est assuré par une installation de chauffage centralisé système air/air.
L’air à chauffer est filtré par à son admission dans l’accumulateur ; de plus, cet air est prélevé à l’extérieur des bâtiments dont l’atmosphère intérieure est
susceptible de contenir des vapeurs ou gaz inflammables. les conduits de distribution d’air chaud sont en ………………..(Préciser les matériaux).
Leur calorifugeage est réalisé au moyen de matériaux incombustible.
Aucune matière combustible, qu’il s’agisse de marchandises ou d’aménagements des bâtiments, ne se trouve, de manière durable, directement exposée
au flux d’air chaud.
Des dispositifs automatiques ralentissent le chauffage et au besoin le suspendent complètement en cas d’élévation anormale de la température de l’air
chaud pulsé et en cas d’arrêt de la circulation de l’air à chauffer.
L’installation est maintenue en parfait état d’entretien.

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B. Prévention et protection :
I.

Extincteurs mobiles :

Les bâtiments sont dotés d’une installation d’extincteurs mobiles mis en place par des installeurs agrées. L’installation fait l’objet d’un certificat de
conformité établie par l’installateur et dont l’assuré envoie copie à l’assureur.
L’assuré reconnaît avoir reçu de l’installateur un dossier technique comprenant un plan de l’établissement indiquant l’implantation et le type de chaque
extincteur ainsi que les consignes d’utilisation et de maintenance.
L’installation fait l’objet d’une vérification annuelle par un installateur agrée ou un organisme de vérification agrée dans ce domaine .l’assuré donne copie
du compte rendu de chaque vérification à l’assureur.
L’assuré s’engage à maintenir l’installation en parfait état de fonctionnement :
*En se conformant aux consignes d’utilisation et de maintenance établies par l’installateur.
*En remédiant aux défauts signalés dans les comptes rendus de vérification annuelle.
II. Robinets d’incendie armés :
Les bâtiments sont dotés d’une installation de robinets d’incendie armés (RIA). L’installation fait l’objet d’un certificat de conformité établie par
l’installateur et dont l’assuré envoie copie à l’assureur.
L’assuré reconnaît avoir reçu de l’installateur un dossier technique comprenant un plan de l’établissement indiquant l’implantation et le type de chaque
RIA ainsi que les consignes d’utilisation et de maintenance.
L’installation fait l’objet d’une vérification annuelle par un installateur agrée ou un organisme de vérification agrée dans ce domaine .l’assuré donne copie
du compte rendu de chaque vérification à l’assureur.
L’assuré s’engage à maintenir l’installation en parfait état de fonctionnement :
*En se conformant aux consignes d’utilisation et de maintenance établies par l’installateur.
*En remédiant aux défauts signalés dans les comptes rendus de vérification annuelle.
*En prenant toutes les dispositions nécessaires pour maintenir hors-gel le réseau de canalisations sous eau.
III. Exutoires de fumée et de chaleur :
Les bâtiments sont dotés d’une installation d’exutoires de fumée et de chaleur. L’installation fait l’objet d’une déclaration de conformité établie par
l’installateur dont l’assuré donne copie à l’assureur.
L’assuré reconnaît avoir reçu de l’installateur un dossier technique comprenant un plan de l’établissement indiquant l’implantation des exutoires ainsi
que les consignes d’utilisation et de maintenance. L’installation fait l’objet d’une vérification annuelle par une entreprise compétente.
L’assuré s’engage à maintenir l’installation en parfait état de fonctionnement :
*En se conformant aux consignes d’utilisation et de maintenance établies par l’installateur.
*En remédiant aux défauts signalés dans les comptes rendus de vérification annuelle.

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C. Support d’information :
I. Duplication de l’information :
L’assureur garantit à concurrence de ……………………DA le coût de reconstitution des supports informatique et non informatique d’information sous
conditions que l’assuré détienne une duplication de l’information sur un support informatique ne se trouvant pas dans le bâtiment assuré .

D. Assurance de responsabilité :
I. Renonciation par le propriétaire au recours contre le locataire :
L’assuré ayant renoncé dans le bail au recours qu’il pourrait être fondé à exercer contre le locataire par application des articles du code civil, l’assureur
renonce au recours que, comme subrogé dans les droits du propriétaire, il pourrait exercer contre le locataire, dont la responsabilité se trouverait engagé
dans la réalisation de dommages matériels, de frais ou de pertes garantis, et contre ses assureurs.
II. Renonciation par le locataire au recours contre le propriétaire:
L’assuré ayant renoncé dans le bail au recours qu’il pourrait être fondé à exercer contre le propriétaire par application des articles du code civil, l’assureur
renonce au recours que, comme subrogé dans les droits du locataire, il pourrait exercer contre le propriétaire, dont la responsabilité se trouverait engagé
dans la réalisation de dommages matériels, de frais ou de pertes garantis, et contre ses assureurs.
III. Assurance pour compte commun :
Il est déclaré que par une clause de son bail, le preneur d’assurance s’est fait relever de sa responsabilité de locataire découlant des articles du code civil.
Le preneur d’assurance agissant pour son compte que pour celui du propriétaire, l’assureur renonce à tout recours contre le propriétaire, dont la
responsabilité pourrait se trouver engagée dans la réalisation de dommages matériels, de frais ou de pertes garantis, et contre ses assureurs.
IV. Renonciation par un copropriétaire au recours contre le syndicat :
L’assuré copropriétaire renonce à tout recours contre le syndicat des copropriétaires, dont la responsabilité pourrait se trouver engagée dans la
réalisation de dommages matériels, de frais ou de pertes garantis, et contre ses assureurs.
V. Renonciation par le déposant au recours contre le dépositaire :
L’assuré ayant renoncé au recours qu’il pourrait être fondé à exercer contre le dépositaire ou détenteur, par application de l’article 592 du code civil,
l’assureur renonce au recours que, comme subrogé dans les droits du déposant, il pourrait exercer contre le dépositaire ou détenteur, dont la
responsabilité se trouverait engagée dans le réalisation de dommages matériels, de frais ou de pertes garantis, et contre ses assureurs.

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Référence :
1.
2.
3.
4.
5.
6.

Traité d’assurance « INCENDIE RISQUES D’ENTREPRISES » version 2004.
Nomenclature algérienne des activités, Office National des Statistiques.
Normes de sécurité appliquées aux entrepôts et aux lieux recevant du public.
Conception des bâtiments d’activité en béton. Collection technique CIMBETON – FFSA….
Règles parasismiques algériennes RPA version 2003.
Traité de réassurance de l’Incendie & Risques annexes exercice 2010 (CASH-CCR).

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