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PALAIS DU

COSTUME

Le Costume en Egypte
DU
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AU

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SIÈCLE

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d'après

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les fouilles

i.i;

Palais du
(pRoji-;i-

Costume
Fia.ix)

LE COSTUME DE LA FEMME
A tra\'i;rs
li;s

agks

sur

Le Palais du Costume, qui a été édifié au Cliamp-de-Mars, un emplacement de 3 000 mètres carrés, sera certainement
attirantes curiosités de l'Exposition de 1900.
la

une des plus
Prendre

Française aux origines de

la nationalité

;

la

suivre

pas à pas, par étapes, et la montrer à tous les âges de notre
histoire,

en son milieu reconstitué, dans
l'éclat

le

cadre du temps,

dans tout
s'inspira
le Palais

de ses parures,

telle fut l'idée

dont M. Félix

pour

réaliser,

avec l'aide de collaborateurs spécialistes,
sera la glorification de la

du Costume, qui

Mode

et

l'apothéose de la

femme. Les importants capitaux

nécessaires

pour une entreprise aussi grandiose ont été fournis par une
Société
lités

anonyme

par actions composée des principales notabi-

commerciales de Paris.
choisies

Chacune des époques
nale et typique, où la
naturelle,

donne

lieu à

une scène

origi-

femme domine. Les
que

figures, de

grandeur
et

pour

ainsi dire vivantes, coiflfées

de cheveux réels

habillées d'étoffes semblables à celles
rique, sont placées dans leur
vrai

prescrit la vérité histo;

cadre

l'architecture

et le

Mobilier

sont

dune

irrcprochablc

exactitude

;

ies

moindres
hutte

accessoires ont été étudiés et copiés sur les modèles anciens.

Au

rez-de-chaussée on

voit

les

Gauloises

sous

la

rustique, sainte Clotilde distribuant des
Castille unissant son
(ils

aumônes, Blanche de

saint Louis à Marguerite de Provence.
:

Puis tout
«

le

moyen-àge, dont une scène bien caractéristique

Avant

le

Tournoi

» attire

tous les regards. La Renaissance

italienne est rappelée par des Patriciennes de Venise

dans une véritable gondole, antérieure à
flottant

«

Tédit des

montant Doges »,

dans de Teau

réelle, et, à côté, la

Renaissance Française

nous montre d'élégantes spectatrices de l'entrevue du

Camp du

Drap

d'or.

Au
vres,

premier étage, on voit

les

lourdes robes des Médicis, les

vertugadins des Valois, Gabrielle d'Estrée au château de

Cœurobes

Marion Delormc montant en carrosse, puis

les

brodées et rebrodées d'or de Louis XIV'.
Puis vient l'époque adorable des paniers et des marquises, à
laquelle succèdent les élégances et les excentricités

du Louis XVL
et

La

série

se

continue par les déshabillés du Consulat

du

Directoire.

Une scène représentant Joséphine, dans son boudoir,
sous
les

essayant,

yeux de Napoléon,
la

la toilette

du

sacre, rigoureuse-

ment
la

reproduite, arrêtera les visiteurs.

Après
se sont

Restauration, 1850,
la

le

second limpire, on arrive

à

Mode contemporaine où
donné
libre

science et l'imagination de Félix

carrière, et qui

deviendra

le

pèlerinage

obligé des élégantes du

monde

entier, à qui l'on a réservé,

pour

comble de générosité, une remarquable
de Coifture de Paris.

Reconstilution Histo-

rique de la Coiffure dans tous les temps, organisée par

TAcadémie

L'antiquité est représentée par trois tableaux sensationnels

:

Antinoë

un

Atrium romain

un

Palais

Byzantin,

à

Tépoque de l'apogée des

arts somptuaires.

QÇÇO p P 9 9 ç.

<)(à6
Les fouilles exécutées au cours de
['hiver
1

898-1899,

en

Egypte,

à
et
le

Akhmim, Dronkah, Deïr-el-Dyk
les

environs de Damiette,
de
la Société

pour

compte

et

aux

frais

du Palais du Cos-

tume, ont été dirigées, à titre personnel, entièrement

gracieux, par

M.

Al. Gayet, qui, au

même

titre, a

bien voulu, à son retour, s'occuper de déballer, classer
et

cataloguer les objets rapportés, et de

présenter

enfin dans ce petit livre les résultats de ses recherches.
lui a,

Le

Conseil d'administration

du Palais du Costume

en plusieurs séances, exprimé ses remerciements

pour un concours aussi désintéressé.

Gayet.

L'histoire
qu'ici,

du costume byzantin

est

restée, jus-

en dehors de l'enseignement artistique. Le

cycle des leçons professées à l'École des Beaux-Arts

embrasse l'Egypte ancienne, l'Assyrie,

la

Grèce,

Rome,

et

prend

fin à la
les

chute de l'empire d'Occident.

Ces leçons, nous

avons suivies

jadis, et

avons

pu admirer avec quelle patience
préparées; d'autant plus que
avaient
les
fait

elles

avaient été

les

documents mêmes

défaut. Reconstitués pièce à pièce, d'après
d'art

œuvres

que nous ont léguées chacune de ces
costumes reproduisaient, avec une
les détails

civiHsations, ces

minutie extraordinaire,

des modèles fournis

4
par

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III'^

AU

XII^

SIÈCLE

les

bas-reliefs et les peintures; mais, la

couleur
rigidité

vraie des étoffes;

mais,

la

souplesse ou

la

des tissus; mais,
deries

la réalité

des

ornements, des broquestions qui

ou des

tapisseries;
;

autant de

demeuraient insolubles toute l'habileté du professeur
consistant à résoudre

un problème de

draperies,

ayant pour but de montrer une figure identique à
celles fournies par les

monuments.
le

Pourtant,

si

l'enseignement classique forme
éducation
sentis
artistique,

fond

de

notre
sont

nombre de
cette

maîtres se
troublante

attirés

vers

époque
renou-

de

la
la

période byzantine,
civilisation,

le

vellement de

sous

l'influence

du

christianisme, prête matière à tant de compositions

émouvantes. Les épisodes des règnes de Constantin,
de Justinien, de Nicéphore Phocas, pour ne citer

que ceux-là, sont plus
tion, aujourd'hui,

faits

pour retenir notre attenl'histoire roles

que ceux mêmes de
de l'Islam dans
les

maine;

et l'intrusion

provinces

de cet empire; puis enfin,

guerres des Croisades
qu'il

augmentent encore
nous

cet intérêt,

y aurait pour

à connaître davantage

l'histoire

du costume

oriental.

Cette connaissance serait d'autant plus utile

d'ail-

PRÉFACE
leurs que, grâce
sible

5

aux découvertes récentes,
le

il

est pos-

de constater
fournies
les

peu d'exactitude des reproducles

tions

par

œuvres

d'art,

considérées

comme

sources

les plus autorisées. Jusqu'ici, le

costume byzantin

n'était

connu que par

les fresques

de mosaïques des vieilles basiliques de

Rome, de
,

Constantinople
ristrie,

,

de

l'exarchat
la

de

Ravenne

de
les

de

la

Romagne, de

Lombardie

et

peintures des

tombeaux alexandrins. Les

plis rigides les

des draperies, l'apparence de chappes des robes,

ornements lourds dont
avaient

celles-ci

sont surchargées
fait
fili-

donné

l'idée

d'un vêtement peu ample,
partie de

d'étoffes épaisses,

où des broderies en

gamme
à

étaient appliquées en relief, servant surtout

enchâsser des

gemmes. Rien de

tout cela n'a été
les

confirmé par

les fouilles

exécutées par nous dans

nécropoles des de
la

villes

gréco-romaines ou byzantines

Haute Egypte, Akhmim, Assiout, Antinoé; où,
alors

du règne de l'empereur Hadrien,
sait

que

fleuris-

encore

la civilisation
les

romaine, jusqu'à

la fin

du

xii^ siècle,

modes venues d'Orient ont constamGrâce
à la sécheresse
les

ment

persisté.

du cUmat,

à la

coutume

d'alors,

d'étabUr

cimetières en pleins

sables, ces nécropoles

ont gardé intacts leurs morts.

6

LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

vêtus de costumes semblables à ceux qu'ils avaient
portés de leur vivant; et

non seulement
les

ces

costumes

nous montrent ce

que furent

modes gréco-

byzantines dans tous leurs détails;

mais encore, cer-

tains objets déposés auprès des corps

nous

initient

à la pratique des arts industriels qui

concouraient

au luxe de

la

parure.

C'est pas à

pas,

en outre,

que

le

développement de ce luxe

se trouve exposé.

Chaque période parcourue adopte un type
culier, car la

parti-

mode

est déjà

changeante.

Non

pas,

cependant, au point d'en rendre
certaine.

la classification in-

En

dix siècles,

iii^-xiii%

quatre seu-

lement de ces périodes

se précisent avec des caracla

tères définis. La première, de

fondation d'Antinoé

par l'empereur Hadrien, l'an

140 de notre
320;
la

ère,

à

l'avènement de Constantin,
règne de Constantin
Egypte,

seconde, du

à l'introduction

de l'Islam, en

620

;

la

troisième, de l'établissement des
les

musulmans dans
au départ de
la

provinces de l'empire d'Orient,
la

première Croisade, 1096;

qua-

trième enfin, du
la

commencement

des

Croisades à
et l'avè-

chute de l'empire latin d'Orient, 1260,

nement de Michel Paléologue au trône byzantin.

A

chacune de ces périodes correspondent

les

do-

PREFACE

cuments fournis par l'exploration de quatre nécropoles différentes
celles
:

celle

d'Antinoé, pour
la

la

première;

de Deïr-el-Dyk, pour
la

seconde;
la

celle

d'Akh-

mim, pour
celles

troisième, et pour

quatrième enfin

de Damiette et d'Assiout.

PREMIERE PERIODE
LA NECROPOLE D ANTINOE.

De

toutes les villes de l'Egypte gréco-romaine,
la

Aiitinoé est restée longtemps

plus célèbre de toutes.
l'an

Fondée par l'empereur Hadrien,
ère,

140 de notre

pour perpétuer

le

souvenir du dévouement de
la foi

son favori Antinous, qui, sur

de Toracle consi

damnant

le

maître de

Rome

à

mourir,

son ami

le

plus cher ne s'offrait

lui-même en victime au
d'un voyage sur
fit

destin,

se jeta au Nil, au cours

le fleuve, la

magnificence de l'empereur en

une

cité

merveil-

10

LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

leuse,

dont

la

légende de luxe et d'éclat survécut à

travers le

Moyen Age et se répercuta jusqu'à nos jours.
Moyenne Egypte dans
la capitale le

Érigée en

nome Herétait l'une

mopolite, dont

Chemounou

des villes fabuleuses, les plus célèbres de la tradition

égyptienne,
ceinte

elle s'étendait

au bord du fleuve

même,

de

hautes murailles, et précédée d'un arc

triomphal, entouré de propylées, qui existaient encore à
la fin

du

siècle

dernier.

A

l'intérieur,

ses
les

temples, ses palais,

ses

thermes, son théâtre,

portiques de ses avenues, les fontaines de ses places

publiques surpassaient en splendeur celle des
les plus

villes

fameuses;

et

jusqu'au v^ siècle encore, sa

civilisation, raffinée jusqu'à la licence, soulevait les

anathèmes des Pères de l'ÉgHse qui, tour

à tour,

condamnèrent son luxe

effi'éné.

Bien qu'au cours des recherches auxquelles est
consacré cet aperçu d'ensemble de l'histoire du cos-

tume en Egypte,
rectement sur
la

les

fouilles

n'aient porté
il

qu'indiest indis-

nécropole Hadrienne,

pensable, néanmoins, d'exposer les résultats obtenus

par des fouilles précédentes, qui avaient étabU

la

première phase des transitions du costume antique
au costume déjà en partie asiatique. L'exploratioi;

LA NECROPOLE D ANTINOE
des ruines,

1 1

commencée en 1896,
les

n'avait d'abord

porté que sur

monuments de
faits

la cité.

En 1897,
de désert

quelques sondages,

dans

la

plaine

environnante, ayant mis à jour quelques tombes,
les investigations

furent poussées hors des murs, et
la

rencontrèrent enfin

nécropole ou du moins l'un

de ses quartiers.

La position d'Antinoé
particulièrement
par
le désert,

avait

rendu ces recherches

difficiles.

Enserrée sur trois côtés
sous forme d'un vaste
la

elle s'élevait,

parallélogramme, au pied des montagnes qui

com-

mandent
murailles^,
et

à

l'est.

Entre

celles-ci

et

les

anciennes

une bande de

sable, large

d'un kilomètre
laisse

demi en moyenne, s'étend sans que rien
la

deviner

position des sépultures antiques.

Au

sud,

une

vallée profonde,

l'Ouady Ghamous s'ouvre; au
circuit de la

nord-est,

un brusque

roche double

la

largeur du désert. Et cette roche elle-même, coupée

de ravines, où viennent s'écouler

les les

eaux des

pluies,

de gorges

et

de défilés escaladant
à

hauts plateaux,
circonvalla-

donne naissance

tout

un dédale de

tions, d'anfractuosités, pareilles à des criques ensablées.

A

mi-côte,

quelques hypogées,
la

creusés en

pleine roche vive, annoncent

présence de tombes

12

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III'^

AU

XW

SIECLE

pharaoniques; mais, dévastées, transformées en
lules

cel-

par

les

ermites et

les

anachorètes, aux preleurs

miers siècles

du christianisme,

dispositions

primitives ont complètement disparu.

Des sondages méthodiques furent commencés,
cependant, partout où
blait
la

configuration du sol sem-

répondre à l'aspect habituel des cimetières an-

tiques.

En peu de temps,
était plus

plusieurs quartiers étaient

reconnus. L'un

spécialement réservé aux de race; un autre, à
la cité;

Egyptiens de religion

et

la

population gréco-romaine de

un troisième,

aux morts byzantins; un dernier, aux sépultures
chrétiennes, postérieures à l'apparition de l'Islam.

Tous quatre sont
nord-est,
le

situés

à

l'est

de

la ville.

Au

plus ancien occupe les versants d'une

gorge sauvage. Puis, progressivement, remontant
le

nord s'étagent

les

quartiers

gréco-romains

et

byzantins; puis enfin, celui de l'époque chrétienne
postérieure à llslam.
ceinte

Mais,
les

disséminées sur l'en-

même

de

la ville,

tombes de ce dernier
terrains autreles

paraissent avoir usurpé
fois

une zone de

réservée à

un

autre usage; et

cimetières

gréco-byzantins, s'être étendus jusqu'au sud

même

de

la ville,

par de

là l'entrée

de l'Ouady

Ghamous.

LES

TOMBES

H

LES TOMBES.

D'un

quartier à l'autre de cette ville des morts,

l'aspect des

tombes sensiblement

diffère.

Celles

du
bri-

premier consistent en un petit caveau,
ques crues, dans lequel
est

bâti

en

enfermé un sarcophage

de bois, sans ornements. Souvent
est

même,

le le

défunt
corps
et le

simplement couché sur un plancher,

emmaillotté de bandelettes.

Dans

le

second

troisième, ce caveau se réduit à

une sorte de sépulcre

maçonné, de
trois

la

grandeur d'un cercueil.
le

Deux ou
les

dalles

forment

fond; quelques autres,

côtés, d'autres enfin le couvercle.

A

fleur de sol,

un

rectangle tracé au
plat,

moyen

de briques crues, posées à

marque

la

place du tombeau.

Dans

le

dernier,

enfin, le corps est posé dans le sable, sans
le

que rien

protège et l'abrite. Toutes d'ailleurs sont anoil

nymes;

ne subsiste de
la

celles des

trois
le

premiers

groupes que
qui,

chambre

souterraine,
la

monument

de toutes, marquait autrefois

place, ayant

disparu, pour servir de matériaux de construction.

De
date

là,

un manque absolu de documents sur
qu'il

la

exacte

convient d'assigner

à

chacune

d'elles,

et la personnalité

de ceux qui y reposent.

14

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

Quelques indications approximatives peuvent
fournies

être

par

la

nature des objets qu'elles renfer-

ment,

et tout ce
la

que l'on peut affirmer avec
tout entière,

certi-

tude est que

nécropole,

appartient

à la période qui va de la fondation d'Antinoé, l'an

140, à la conquête de l'Egypte par Amrou-ibn-el-

As,

premier lieutenant de Mahomet,

l'an

20 de

l'Hégire 640; le quartier byzantin renfermant des
divisions réservées aux officiers impériaux, en rési-

dence

à

Antinoé, alors que dans

les

sépultures chré-

tiennes, postérieures à l'Islam, toute trace de l'autorité

de Byzance a complètement disparu.

L'aspect des corps diffère sensiblement aussi.
les

Dans
emqui

tombes du premier groupe,

le

mort

est

baumé d'une façon sommaire;

les

amulettes

l'entourent appartiennent au rituel antique; rien n'y

annonce
les

les cultes

de l'Olympe.

Dans

le

second,

cadavres sont quelquefois encore recouverts de

bandelettes, mais

non momifiés. Un bain de bitume
des sables surtout, les ont
et

aromatisé,

et

l'action

préservés pourtant,

autant

plus

peut-être que
chairs se sont

l'embaumement pharaonique. Les
desséchées,
la

peau

s'est
.

durcie.

Sur

la f:ice,

un
se

masque de

plâtre

peint

ou doré, quelquefois

LE COSTUME

I5

pose,

OÙ s'enchâssent des yeux d'émail. Mais,
le

le

plus souvent,

défunt est vêtu d'un costume sema porté de son vivant;
et les

blable à celui qu'il

objets enterrés avec lui

appartiennent au culte égypto-

grec.

Dans

le

quartier chrétien de basse

époque enprécédents,
broderies
les

fin, les

morts sont habillés

comme

les

mais

les étoffes

sont plus grossières,

les

dont
soires

elles

sont ornées moins soignées,

acces-

moins luxueux.

LE COSTUME.

Vêtements

et objets

retrouvés dans ces tombeaux

ont, pour l'histoire du costume,

une valeur

inesti-

mable. Dans
à
la

les

caveaux gréco-romains, remontant
la
il

fondation de

ville;

dans ceux surtout de
recueillir

l'époque byzantine,
ainsi
les

a

été possible de

de précieux spécimens des costumes portés par
et
les

femmes grecques

fonctionnaires

impé-

riaux, en résidence à Antinoé, les images des dieux
laraires vénérées par

eux;
les

les mille

choses familières,
à les entourer.

dont

la piété

envers

morts aimait

A

côté d'un gréco-romain de vieille race, lacé dans
tresses,

son linceul par des

un

autre porte déjà

le

l6

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III'^

AU

XII^

SIÈCLE

manteau long, garni de bandes de

soieries brochées,

avec revers de soie et col galonné et gansé.

Un

autre

aura

même

pour chaussures de véritables bottes

montantes.

Un

troisième, des

jambières de tissu

cachemire ou de drap pareil

à celui

du manteau,

et

^

0,90
111°

y
ou
iv' siècle.

Tunique romano -byzantine

pareillement ornées de bandes de soieries ou de galons.

Un

autre encore, de véritables houseaux de

cuir

maroquiné, semblablement ornés.
cuir,

Un
la

ceintue.

ron de gros

posé directement sur

peau,

LE COSTUME

I7

muni de
bières.

jarretelles, soutenait sur les côtés ces

jam-

Tous

portent

la

chemise, à manches fermées

d'un poignet, à galon de laine ou de soie, damasquinée d'arabesques polychromes.
sur
la poitrine,

Une

fente ouvre

garnie sur ses deux bords d'un galon
lui-

pareil, qui,

tournant autour du cou et replié sur
col,

même, forme un
lettes,

d'où se détachent deux épau-

longues de dix à douze centimètres environ.
les

Pour

femmes,
le

la

toilette

d'apparat consiste

également dans

port du vêtement asiatique. Quel-

ques réminiscences classiques s'y mêlent encore, de
loin

en loin, mais ce n'est plus qu'un souvenir, un
transitoire, qui, à la période byzantine,

compromis

aura complètement disparu.

Leur costume consiste en une lonorue chemise
de mousseline de
lin,

avec

empiècement

cintré,

brodé d'un semis de délicates fleurettes, de méandres,
de grecques, d'entrelacs, de rinceaux, d'où se déta-

chent deux entre deux, terminés par des médaillons
circulaires
le

ou lancéolés,

s'étalant sur le sein.

Tout

bas, depuis le

niveau des genoux, est en outre

couvert d'une riche broderie analogue.
pois

Semis de
fleurettes

ou d'amandes, branches de
ou
médaillons

fleurs,

détachées

arabescaux.

Par -dessus

l8

LE

COSTUME EN EGYPTE DU
est passée

III^'

AU

XII^

SIÈCLE

cette

chemise

une robe de
rouge,

laine,

de couflûte

leur crue, jaune,

verte,

violette,
les

de
et

deux

lès

d'étoffes, rayés

de blanc sur

bords

assemblés sur de grosses ganses, auxquels s'adaptent des

manches

collantes, à poignets
la

ou
de

à
la

pare-

ments. La coupe est

même

que

celle

che-

mise; aucune fente n'ouvre sur

la poitrine.

Autour

du cou, des galons de
menteries s'appHquent;

soie brochée

ou des passetissu

un empiècement de
la

gobelins, à entre-deux pareils à ceux de

chemise,

orne

le

devant. Des carrés de gobelins se posent
le

sur les épaules et sur

bas de
le

la

robe,
est

un peu

au-

dessous des genoux, dont

niveau
la

marqué par

un
le

pli

transversal

fait

dans

jupe; tandis que sur

parement des manches s'enroule tantôt un galon
liséré

de soie, tantôt un
tissée

gobehns.

Une

cordelière,

ou nattée,

sert à fixer cette

robe

à la taille.

Sur

le tout, est jeté

un manteau de bure, dont
et

la teinte

varie

du

gris

au jaune
Il

même

au rouge, en pas-

sant par l'orangé.

consiste en

une longue pièce
le

d'étoffe rectangulaire,

pourvue sur

milieu de l'un

de ses grands côtés d'un gros bourrelet de laine.
C'est tantôt

une

sorte de grosse chenille, de dix à

douze centimètres de diamètre, tantôt une simple

LE

COSTUME

I9

bande de

tissu natté,

terminée à ses deux extrémi-

tés par des franges, repliée

en deux

et

cousue, après

avoir,

au

préalable, été
crin.

rembourrée de morceaux
la tête,

d'épongé ou de
encadre

Posé sur
trouve

ce bourrelet
le

le visage,

et se

fixé

sous

menton,
le

par les franges. L'étoffe retombe alors sur
et les

dos

épaules, tandis
les

que

les

deux pans,
la

rame-

nés sur

bras, s'y

drapent à
des

façon de ceux
carrés

d'un mantelet. Quelquefois,
lins

de gobe-

décorent

les

pans de ce manteau, un peu aula

dessous des genoux, à

façon dont
aussi,

la le

robe est
dessin

elle-même
fait

ornée.

Quelquefois

partie intégrante de l'étoffe,

enfermé dans un

médaillon.

Les pieds sont chaussés de mules de

cuir brun, rehaussé de rinceaux

ou de motifs géoque des
le

métriques, fixés au petit

fer,

tandis

appli-

ques dorées
pied.

et gauft'rées se fois

posent sur
cette

dessus du
entière-

D'autres

enfin,

mule

est

ment estampée

d'or, de

même

qu'une reUure, dou-

blée à l'intérieur de soieries brochées
lin.

ou de
résille

toile

de

La
de
à

coiffure consiste tantôt
fil

en une

de den-

telle

ou de

laine, exécutée au

tambour, padentelle d'Au-

reille

ce

que nous

nommons

la

vergne; tantôt en un bonnet plus ou moins riche,

20

LE

COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIECLE

composé de galons de

chenille

de laine côtelés,

appliqués sur une mousseline, ou de rubans de soie,

également assemblés sur un transparent de
petites cordelettes, de poil de
fois aussi
fois,

lin.

De

chameau, servent par-

à mettre

ce bonnet en forme. D'autres
assez forte toile,
à trois pièces, tel
il

monté sur une
bonnet

consiste en
le

un

véritable

qu'on

con-

naît encore aujourd'hui.

De

gros bigoudis de laine,

recouverts d'un réseau de dentelle, servent à renfler les

cheveux sur

les

tempes

;

et cette chevelure,

elle-même, généralement teinte au henné, se relève
sur
la

nuque, pour se nouer en chignon, rappelant

la

coifl:ure tanagra.

Un

mouchoir, tantôt blanc, tantôt
complète généralement ce cosles

à carreaux de couleur,

tume,

pris

encore entre

mains de

la

morte, tandis

que, quelquefois,
Enfin,

un miroir est attaché à son poignet.
rien

sur ces costumes où

ne rappelle

la

destination funéraire,

un vêtement uniforme de
toile,

mort

est passé;

un Hnceul de

plus

ou moins

fine, plus

ou moins blanche ou rousse, décoré de
polychromes appliquées au point
unes aux autres,

fleurs arabescales

de chaînette
par des
fils

et reliées parfois, les

de couleur.
les caractères

Tels sont

généraux de ces costumes.

LE COSTUME

21
les vête-

Mais

s'ils

sont

îi

peu près permanents pour
il

ments des hommes,
femmes, avec

fliut

compter pour ceux des
que devait forcé-

les mille variantes,
le

ment

introduire

caprice.

L'une des principales

consiste en ce que, faute d'un autre mot, force est

d'appeler

la

robe

décolletée.

Identique,
elle est

pour

le

reste, à celle plus

haut décrite,

pourvue d'un

col droit,
le

formé d'un galon qui s'étend, encadrant
est
Il

devant en carré. Le manteau

de

même
rejeté

sus-

ceptible de quelques variantes.

peut être arrondi
et

sur

la

droite,

pourvu de franges,
façon de
à
la

sur

l'épaule, à la

toge, tandis que l'autre

pan continue

tomber

droit.
?

Ces modes ne relevaient-elles que du caprice

N'avaient-elles pour arbitres que les préférences de

chacun
cile à

?

La question semble, de prime abord,

diffi-

résoudre. Et cependant, leur permanence, cer-

tains détails d'ornements,

prouvent

qu'il

n'en était
soieries

pas ainsi.

Que

les

thèmes arabescaux des

ou

des tissus gobelins ne soient dus qu'à une origine
étrangère, peut-être; quoique,
réserves seraient à faire,

encore, bien des
loi

tant la

de

la

vieille

Egypte,

même
les

à la période byzantine, est
l'art,

que

rien,

de toutes

manifestations de

ne

soit

dû au

22

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

111=

AU

XII= SIECLE

hasard. Ces étoffes dénotent
tique,
soit;
le

une

flibrication asiatissu

brocliage

est

un

cachiemire,
si

qu'il s'agisse

de soie ou de laine. Mais,
les

les rin-

ceaux foliacés ou florescents,
seaux héraldiques,
les

animaux

et les oi-

arabesques courantes appar-

tenaient au répertoire courant de l'Orient d'alors,
ces

thèmes n'en correspondaient pas moins

à l'état

d'esprit

que nous révèle l'étude de l'Egypte, encore

païenne sous Hadrien, puis convertie au christia-

nisme sous

les

empereurs byzantins. La recherche
le trait

de ces thèmes est
les

qui caractérise

le

mieux
;

peuples de race contemplative et méditative

et

nul, plus
ditatif.

que l'Égyptien, ne

fut

contemplatif et mé-

La preuve de
la

ce fait est que, pendant près de
à

dix siècles,
la

forme du vêtement resta

peu près
et

même,

tandis que l'ornementation varia

se

transforma, suivant les lois d'une évolution lente,

dont on
est

suit

aisément

la trace.

Cette ornementation
la

empruntée, d'abord, au répertoire de
;

Grèce

païenne

puis, s'allie à celui

purement arabescale de

l'Orient. Bientôt, l'Egypte ralliée au christianisme,
les

images helléniques font place aux saints icônes;

mais, en

même

temps, l'ornementation foliacée ou
si

florescente se révèle" prépondérante;

bien, qu'à

LES ETOFFES

l'époque arabe,

il

ne restera plus qu'elle, avec sa
rinceaux ondoyants.

flore irréelle et ses

LES ETOFFES.

Romaines ou byzantines

d'ailleurs,

ces

étoffes,

ces soieries, ces tapisseries, ces lins n'étaient connus,
jusqu'ici,

que par l'image;
et

les

fresques de Sainte-Pru-

dentienne

de Sainte-Marie Majeure à

Rome, de

Saint- Apollinaire in Classe, de Saint- Vital et de Saint-

Apollinaire

nuovo

à

Ravenne

et les

miniatures des

manuscrits. L'intérêt qui s'attache à elles prime de

beaucoup tous
qu'elles
celle des

les

autres, tant par les

documents

fournissent à l'histoire du costume, qu'à

procédés en usage alors.
dessin et la couleur sont ceux

Pour
du

les soieries, le

répertoire

byzantin

de
;

Syrie,

avec

quelque

chose d'éteint

et d'atténué

en ce qui touche aux

coloris surtout, la

nuance

est plus

harmonieuse que

celle des peintures qui les
le

ont reproduites. Les tons
le

plus souvent
le

employés sont

bleu lapis ou turle

quoise;

rouge, variant du ponceau au rose;
la

vert émeraude, le jaune d'or et toute

gamme

des

24

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU XU^ SIÈCLE

bruns. Par exception, on rencontre quelques demiteintes; des rehauts de noir et de blanc soulignent
aussi,

assez souvent,
les

le

dessin.

Le

tisserand

est

maître de tous

procédés encore aujourd'hui en

usage. C'est tantôt

un brochage tramé,

tantôt

un

brochage damassé, tantôt un brochage cachemire.

Le dessin
par
la

est alors réservé

dans

la

chaîne et esquissé
l'aiguille, ainsi

trame; puis exécuté ensuite à
tapisserie,

qu'une

en soies de couleurs. Les galons

appartiennent aux

mêmes

procédés.

Ils

sont tour à

tour chevronnés, fleuris ou déhcats ornements.

comme damasquinés

de

Cette importance prise par les soieries reléguait

naturellement au second plan
Elles furent

les

étoffes de laine.
les

employées à confectionner

robes des

femmes, mais généralement unies. L'époque byzantine pourtant fournit

nombre d'exemples de

robes,

avec empiècements, entre-deux, motifs d'épaule et

de bas de jupe tissés; mais,
partie

le

plus souvent, cette
incrustée,

de décoration est appliquée ou

fixée au point de chaînette ou brodée sur fond ré-

servé.

Elle est exécutée
laines, et

alors,
le

non

plus en soies,

mais en
tard, à

prend

nom
le

de Gobehns. Plus
le

l'époque suivante,

luxe s'amoindrit;

LES ÉTOFFES

2$

répertoire

artistique

s'appauvrit

;

l'ornementation

sur réseau cachemire reste seule à régner en maîtresse.

En même temps,
le

les riches

bandes de soieries

qui couvraient

pourtour des manteaux des

homà

mes font place à des passementeries de laine ou

des galons. Les tons dominants alors sont le rouge

garance,
et

le

bleu et le violet, avec brochages jaunes

bruns.

Ces

étoffes gobelins,

employées

à

l'ornementation

des robes gréco-byzantines, appartiennent plus au
répertoire de la tapisserie qu'à celui

du

tissage. C'est

une broderie au
lui

petit point, et ce

nom

de Gobelins

a été donné, faute d'un autre plus expressif. La

tapisserie

proprement

dite est représentée à

Antinoé
sont, en

par plusieurs spécimens caractéristiques.
général, des coussins, employés

Ce

comme

oreillers fu-

nèbres ou

même

des

lits

funéraires, tout entiers, et

des panneaux servant de linceuls.

Les
sous,
faite.

lins,

quoique réservés aux vêtements de des-

montrent une perfection de fabrication parCertaines chemises sont de véritables mousse-

lines,

absolument transparentes;
elles

et

les

broderies

dont

sont ornées ne

le

cèdent en rien aux bro-

chages des soieries, pour
Gayet.

le fini.

Exécutés en laine
2

26

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

OU en

soie, tous les

genres de points sont tour à
le

tour employés, mais particulièrement
le

plumetis et

point de rose. Les thèmes habituels de ces brola

deries sont les semis de fleurettes; quelquefois,
fleur est

polychrome;

le

plus souvent d'une seule

couleur.

Le

dessin est conventionnel, arabescal, et
foliacé

donne l'élément
siècles suivants,

ou

florescent, qui éclora

aux
;

dans

les

rinceaux coptes et arabes

déjà styHsé, irréel, mais conservant encore quelque

chose des modèles primitifs. Ailleurs, ce décor se

complique de zones d'entrelacs, de rinceaux

et

de
et

méandres, mais toujours légèrement esquissés,
exécutés avec une remarquable habileté.
S'il est aisé

de reconnaître

les

procédés techniques

mis en œuvre dans

le tissage, le

brochage

et la bro-

derie de ces différentes étoffes, par contre, le répertoire

ornemental

trahit des influences confuses; ici,
là,

franchement byzantines;
l'époque sassanide
sceau de tous
les
;

purement
encore,
la

perses,

de

ailleurs

marquées au

thèmes de
Ces
la

Grèce, de l'Inde et
diverses

de l'Extrême-Orient.
laissent à

réminiscences
pratique du

supposer que

métier

de

tisserand était alors aux mains d'ouvriers de races
différentes,
et

que chaque chef de maîtrise conser-

LES ETOFFES

27
lui

vait le ressouvenir

de thèmes ornementaux qui

étaient

familiers.

Tous,
du

en tant

que

praticiens,

étaient fort habiles

reste; à ce point,

que maintes

bandes de soieries sont identiques à
raient de nos métiers

celles qui sorti-

les plus perfectionnés.

cmmsw
DEUXIÈME PERIODE
LA NECROPOLE DE DEIR-EL-DYK. Deïr-el-Dyk
vrai
dire,

ne

constitue,

à
la

qu'un quartier de

nécropole antinoïte.
les

A
le

deux mil-

en aval de la cité,

Nil s'écarte

'&

brusquement,

pour

descendre

vers l'ouest, créant tout
pel d'îlots

un

archilit,

dans son

large

et

doublant, du
la rive, la

même coup,

par delà

profondeur de

la plaine.

Dans

ce coin de désert, sans trace

de végétation aucune, sur un par-

30

LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XW

SIÈCLE

cours de près de deux lieues, un couvent copte

s'était

élevé au temps des anachorètes, adossé aux falaises

arabiques, Deïr-el-Dyk,

le

couvent du coq,

à

l'entour duquel, quelques pans de

murs éboulés mar-

quent l'emplacement d'une petite bourgade arabe,
perdue dans ce milieu désolé.

L'aménagement de
antinoïte

ce

quartier de la nécropole

diffère de celui des quartiers situés
ville.

aux

alentours immédiats de la

Au

lieu

de ces petits

caveaux maçonnés, pareils aux sépultures classiques,
disposées par rangées parallèles, analogues, de tous
points, en

un mot,

à

nos propres cimetières,

les

morts sont simplement couchés à
ainsi

même

le sable,

que

les

morts coptes des alentours d'Antinoé.
affecté à des sépul-

A l'origine, ce cimetière dut être
tures gréco-romaines
;

quelques-uns des vêtements

retrouvés dans

les fosses

en fournissent
il

la

preuve in-

discutable; mais, de

bonne heure,

devint exclusivele xii^ siècle,

ment byzantin. Beaucoup

plus tard, vers

des sépultures arabes se superposèrent aux sépultures anciennes; mais, creusées à fleur de sable, elles
laissèrent intactes les

tombes des premiers occupants.
là diffèrent

Les costumes retrouvés

en

eftet sensi-

blement des précédents;

et se classent

ou parmi ceux

LA NECROPOLE DE DEIR-EL-DYK

31

de l'époque grécisante

(ii^-iii^

siècles),

ou parmi

ceux de
Les

la

fin

de

la

période byzantine (vi^ siècle).
qui
les

traits caractéristiques

distinguent, à l'une
et l'emploi

et à l'autre,

sont

la

coupe du vêtement,
de
lin.

exclusif des tissus

Pour

les

premiers, les

modes venues
habitants;
ils

d'Asie se sont bien déjà imposées aux

ont adopté

la

chemise

et la robe,

mais

A

i

ï

Tunique byzantine,

vi® siècle.

non pas

le

manteau

;

et persistent

encore à se drala toge,

per dans une pièce d'étoffe rappelant

ornée

aux quatre angles de motifs mythologiques. Cette
sorte de châle, très ample, passe par-dessus la tête
et se rejette

sur l'épaule gauche, à
le

la

façon antique.

Point de chaussures
fois

plus souvent; mais quelque-

des sandales de cuir, maintenues par des lanières

32

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III''

AU

XII*^

SIECLE

sur

le pied.

Pour

les

femmes,

la

coiffure consiste
fil

encore en une
couleur,
le

résille

de dentelle de

écru ou de

plus souvent verte, jaune ou rouge.

Une

pièce de lin,

non brodée,

est le seul type

de linceul

retrouvé jusqu'ici.

Les sépultures byzantines ne différent en rien de
ces sépultures premières. Les corps sont couchés de

même, dans
regarder

le sable; la tète à l'ouest,

de manière à

le levant.

Sous

le

corps vêtu et enveloppé

d'un premier linceul, un plateau de bois, découpé

au niveau de

la tête,

de manière à en reproduire à
s'applique,

peu près

le

contour,

maintenu en place
fixées

par des tresses ou des cordelettes
villes et

aux che-

au cou. Le talent de l'ensevelisseur consiste
à ce corps l'aspect

à

donner

momiforme,
;

tant de fois

reproduit par les peintures b3'zantines
à force de patience,
saillies

il

y parvient
les

en masquant soigneusement
serviette de lin,

du corps. Une

tordue en

spirale, s'enroule

autour du cou, de manière à pro-

longer

la

largeur de la tête jusque sur les épaules.
voulait que les bras fussent rame-

Mais

la

coutume
le

nés sur
les

cadavre, étendus de toute leur longueur,
croisées, l'une sur l'autre,

mains

au niveau des
le travail;

poignets. Cela compliquait grandement

LA NÉCROPOLE DE DEIR-EL-DYK
arrivait pourtant

33

il

au résultat cherché, en garnis-

sant les vides

d'écharpes

semblablement roulées,
les

tendues en long ou repliées selon
les

besoins. Sur

jambes, ramenées

l'une contre l'autre, d'autres
Fallait-il régulariser
?

encore se superposent.

davan-

tage ce premier travail de nivellement

L'on avait

recours à une couche de gros
la surfltce
;

sel,

semée sur toute

puis, d'autres écharpes étaient disposées
fait,

à plat sur le tout. Cela

on procédait

à

l'em-

maillottement, qui comprenait jusqu'à quinze ou
vingt suaires, recroisés les uns sur les autres. Certains

corps en

ont

même

jusqu'à

vingt-cinq ou

trente; mais c'est là

une exception. Les pieds eus-

sent aussi paru trop petits. L'on remédia à ce définit

par un stratagème analogue, en
les grossissant

les

allongeant

et

en

au

moyen

d'écharpes repliées

et roulées.

Sur

le

tout enfin, s'étendait

un

appareil

de bandelettes entre-croisées en losanges,

courant
lacets

de

la tête

jusqu'aux pieds. Cet appareil de
le

ou

decordelettes est
quelquefois,

plus souvent apparent; mais,
suaire de fine toile brodée

un dernier

est passé sur le tout, et fixé, sur le côté,

au

moyen

d'une couture. Certains de ces suaires sont
très

même
le

richement décorés.

Un

médaillon occupe

34

LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XW

SIECLE

sommet de
deux

la

tête,

un

autre la plante des pieds

;

autres

se

posent

symétriquement

sur

les

épaules; deux autres au niveau des genoux, tandis

qu'une rayure,

faite

le

plus souvent d'une guir-

lande de feuillage, rejoint le
celui des pieds.

médaillon de

la tête à

Sous

cette

armure mortuaire,
chemise de

le

costume consiste
quelquefois de

encore en une
mousseline,
à

toile,

empiècement

carré,

dont

le

décor,

partagé en rayures horizontales, est exécuté sur ré-

seau

ménagé dans

la

chaîne, que la trame ne refils,

couvre point, et dont les
dessous, constituent

simplement tendus en
lequel la bro-

un canevas, sur

derie est ensuite exécutée au petit point, à l'aiguille.

Chacune de

ces

rayures est polychrome, sur un

fond de couleur tranchée: brun, jaune, rouge, bleu,
au miheu duquel s'estompent des créneaux, des médaillons, des rinceaux, des fleurs, des poissons, des

oiseaux ou des figures d'enfants nus. Souvent aussi,
la

dernière rayure s'esquisse directement sur la toile,

et est

formée d'arceaux ou de

cintres, portés sur des
profil

colonnettes, se
tiques, dont

découpant sous un
est

de por-

chaque travée

rempUe

soit par

un

vase de fleurs, soit par une figure de saint Georges

LA

NÉCROPOLE DE DEIR-EL-DYK
à cheval, soit par des figures

35

OU de
saints

saint

Michel

de

guerriers.

Les entre-deux sont quelquefois
les
le

supprimés; mais
sur les épaules et

médaillons persistent toujours
bas de la robe

ou de

la

che-

mise. Quelquefois aussi, des rayures plus ou
larges, remplies de rinceaux courants

moins
vases,

ou de

d'où s'échappent de longues tiges,

prennent nais-

sance aux côtés de cette encolure, et descendent sur
toute la hauteur du vêtement, derrière et devant.

La
forme
des

robe, également
et

de

toile,

est

identique

de

de décor.
à

A

l'une et l'autre sont adaptées

manches
;

poignet,

bordés également d'une
aussi,

rayure

mais assez souvent
le

pourvues de pare-

ments, reproduisant

dessin de l'encolure.
chcâle

Pour
fait

les

femmes un

complète ce costume,

d'une grande pièce de toile rectangulaire, garnie

de franges nouées aux deux extrémités. L'on retrouve,
à côté,
le

mantelet gansé sur toute sa longueur^
l'étole
;

semblable à

portée au siècle d'avant par les
la

femmes romaines
ou verte;
que par
elle
le

ganse
le

est

généralement rouge

remplace

bourrelet, et n'en diffère

diamètre,
et

qui n'est plus

que d'un ou

deux centimètres ;

qu'en ce que, au heu d'encadrer

simplement

le

visage, elle règne jusqu'à l'extrémité

36

LE COSTUME EK EGYPTE DU

III*^

AU

XII^

SIÈCLE

des pans. Pris sous l'aisselle droite, ce mantelet traverse de biais
la poitrine,

enveloppe

la tête,

et se

drape sur l'épaule gauche. Sous ce voile,
consiste en

la coiffure

une

résille

de dentelle de

fil

ou un bonLes pieds

net

de laine chenillée, rouge ou verte.

sont invariablement nus.

LE REPERTOIRE

DU

DESSIN.

Le

répertoire ornemental varie à l'infini, mais a

pour base
et

un principe

invariable, celui indiqué déjà,
le

qui consiste à réserver
la

dessin

au tissage, en
la

tendant

trame sous

la

chaîne.

A

première pé-

riode, ce dessin,
violets, variant

à tons

presque toujours bleus ou
gris

du bleu-indigo au
lilas, est

bleuâtre, et

du ponceau au

formé de figures mythologi-

ques, mêlées à des arabesques et des entrelacs. C'est

Apollon sur son char, entouré des muses
combattant
les

;

Thésée

monstres

;

Minerve ou

Déméter

isiaque; des figures de sirènes, de satyres, de faunes
et

de faunesses; des hypocampes, des gladiateurs et

des monstres marins. L'un des procédés du brodeur

ou du tisserand consiste

à accuser les traits et les

i

LE RÉPERTOIRE

DU DESSIN

37
la figure, les
il

modèles, en réservant, sur
lignes
les

le

champ de

du canevas apparentes. De
le

la sorte,

esquisse

yeux,

nez,

la

bouche des visages;

les plis

des

pectoraux, des aisselles, des aines et des doigts des
pieds et des mains.

Le dessin

est lourd,

sans vi-

gueur

et sans élégance.

Pourtant, quelques figures

classiques, celle d'Apollon, celle de

Minerve, entre

autres, conservent, dans le
tout,

rendu des draperies surantique
;

quelque chose de

la tradition

celles

des monstres marins sont particulièrement massées

avec soin.
figure de

Un

fragment de tapisserie montre une
nue, debout à côté d'un satyre à

femme

corps de dauphin,

jouant de

la

flûte

de pan, qui
le

rappelle les modèles archaïques. Mais,

plus sou-

vent, ces figures sont gâtées par la recherche exa-

gérée du détail.

Le décor de
vrai,

la

période byzantine n'est, à dire

que

la

dégénérescence de ce décor, où s'aggra-

vent considérablement ces défauts et ces faiblesses.

Ces empiècements à rayures, où s'accumulent
divers

les
le

thèmes du répertoire ornemental, dont

principal inconvénient est d'être trop surchargés de

motifs difi'érents. Ces rayures de créneaux, de rosaces,

de rinceaux conservent cependant une qualité, celle
Gayet.
3

38

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III^

AU XIP SIÈCLE

de l'harmonie douce des teintes. C'est une

gamme

fondue, où

les

tons les plus heurtés s'unissent, pour
effet

concourir à un

presque toujours heureux. Les

créneaux se découpent en noir bleu, sur des fonds
jaunes ou bruns;
les

rosaces s'estampent en rouge,
la

en jaune, en vert, en bleu, portant au centre
croix

ou quelque motif
les cas

foliacé

ou

florescent, mais

en tous

cruciforme; ou bien encore, l'une des

rayures enferme une série de disques et de losanges,

alternativement verts, rouges ou bleus, cernés de
jaune, réplique des colliers de pierreries, où les émeraudes, les rubis et les saphirs brillaient, enchâssés

dans leur monture d'or. Les architectures à arcades

formant
sont
tout
les

le

dernier rang de ces empiècements, en
les plus

thèmes

heureux,

et

conservent parfait

une supériorité d'exécution, qui

d'eux

le

décor caractéristique de cette période. Les petites
colonnettes, les arceaux qui les chevauchent sont
la

copie
les

des

architectures

d'alors.

Dans chaque
et

travée
celles

ligures

nues d'hommes

de femmes,

de saint Georges ou de saint Michel à cheval
le

sont quelquefois polychromes, mais

plus souvent,

exécutées en bleu ou en violet; celles d'enfants sont

rouge

clair

ou

môme

presque roses;

les corbeilles

LE RÉPERTOIRE DU DESSIN

39

de fleurs

et fruits sont,
la corbeille

elles,

invariablement polyles fleurs et

chromes;
les

brune ou jaune,

fruits

qu'elles renferment, de toutes couleurs.
les

Les animaux,

oiseaux,

les

poissons sont,

par

contre, presque toujours
est

monochromes. Le

dessin

plus

stylisé

qu'imitatif.

Une

variante d'orne-

mentation
daillons,
figures.

est fournie par

un chaînage de gros médifî"érentes

enfermant chacun l'une de ces

Ce médaillon peut

se réduire à

un

cercle,

mais,

le

plus souvent, consiste en

un gros rinceau
il

foliacé.

Quand

ce chaînage est employé,
les côtés

se répète

en rayures sur
derrière et

de

la

robe, de haut en bas,

devant,

reproduisant indéfiniment les

mêmes
d'une

figures alternées; le
et le saint

groupe d'un

homme

et

femme nus

Georges à cheval; ou

bien encore, les vases et les oiseaux, représentés à

l'empiècement.

Ces

difl"érentes figures fourniraient

matière à toute

une étude de symbolisme chrétien, car toutes sont
empruntées au répertoire en usage aux premiers
siècles

de l'ÉgUse

;

mais cette étude se trouverait
au plus,
est-il

ici

peu à

sa place; tout

permis de signaler

au passage, que presque toutes, sont celles que l'on
voit dans les catacombes,

au cimetière Calixte, au

40

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

cimetière Sothère ou à celui des Austriens. Les vignes,

que partout on retrouve, sont une allusion aux passages de l'Ancien Testament et de l'Évangile
:

les

arceaux représentent

le portail

de

la basilique,

sym-

bole du seuil du paradis; les palmiers qui croissent

dans ces arceaux sont ceux du jardin paradisiaque,

dont

les

premières peintures furent une transcrip-

tion des visions de sainte Perpétue. Les oiseaux qui

tiennent à

la fois

de
la

la

colombe

et

de l'épervier,

évoquent, tantôt

colombe de Noé, symbole de
du para-

résurrection; tantôt le phénix des jardins
dis.

Le dauphin

et le

poisson,

l'Ichtys,

le

plus mystique de tous ces symboles, sont l'image

même
initiales

du

Christ
le

Sauveur,

le

poisson du salut,

1X0 YS,

dont

nom

se trouve

formé par

les lettres

des mots
fils

Iqzz'jq

Xpizzz; Qeoj YCzq ZwTàp,

Jésus-Christ

de Dieu Sauveur. Cet

anagramme
iii^

fameux, composé à Técole d'Alexandrie au
constituait

siècle,

un rébus emprunté
et

à l'ancienne

dogmadans
le

tique

égyptienne,

incorporé

par

elle

dogme

monophysite, auquel l'Égypie, au lendemain
se
rallia.

du concile de Chalcédoine,
remplie de pains
et

La
le

corbeille

de grappes de raisin,
le

plus sou-

vent accostée de dauphins, est

symbole eucha-

LE RÉPERTOIRE

DU DESSIN
et

4I

ristique par excellence; le Panis vcris
piscis,

acquae vivae

ainsi
les

que

disait Tertullien,

sens que confir«

ment
si

paroles de saint

Gérôme

Personne

n'est

riche,

que

celui qui porte le corps

du Christ dans
))

une

corbeille, et

son sang dans un vase de verre.

Le décor du

linceul extérieur appartient, en partie,

à ce répertoire symbolique;

on y

voit figurer les
;

paons, l'oiseau du paradis, alternant au phénix

des
lait

vases, qui, tour à tour, sont la muleta, le vase de

du Bon Pasteur, ou
quatre sources de
la

les

quatre vases, figurant

les

montagne de Sion, (Ap.,

xi-i)

ou enfin
ces

la

corbeille eucharistique.

A

l'entour de

symboles règne une ornementation composée de
de fleurettes et de

médaillons, de semis de pois,

rayures chargées de rinceaux.

Un

autre

thème de broderie mérite une mention
de saint Georges,
si

à part, les figures

souvent re-

produites sur les robes des femmes. Saint Georges

ou

saint Michel, car les
les

deux

se confondent, étaient

pour

chrétiens d'Egypte des protecteurs attitrés.

C'étaient les chefs des milices célestes; chaque jour
ils

les

conduisaient au bon combat, livrant bataille
et ce

aux hordes de Satan;
détails

combat
du

se précisait

en

minutieux dans

l'esprit

fidèle.

Chevaliers

42

LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

à l'armure étmcelante,
le

ils

n'avaient qu'à paraître, et

Tentateur, paralysé de frayeur,

tombait

à

leur

discrétion. Ils l'appréhendaient, le
le

rouaient de coups,

pendaient,
«

non pas

jusqu'à ce que
n'était pas

mort s'ensui»

vît, car

son heure

venue.
les

Bien des

détails

nous sont fournis par

vies

des saints
:

coptes sur ce rôle, en voici un, entre tous

Euphémie, femme d'Aristarque, gouverneur d'Antinoé,

vers

le

miheu du

v^ siècle,

était belle entre

toutes, jeune, pleine de tendresse
le

pour son mari

;

modèle des épouses,

le

type accompli de la

femme
com-

pieuse et vertueuse.

A

l'instant

l'histoire

mence, Aristarque
rée lui dit
faire
:

est à l'agonie et

Euphémie éplo-

« Je t'en prie,

mon
la

bien-aimé, fais-moi

un

portrait
ta

du

saint Georges,

pour

qu'il

me
est

garde après

mort; car
pilote... »

femme, sans mari,

une barque sans

Suit une longue disser-

tation sur le sort de la

femme

privée de l'appui de

son époux; un parfait rhéteur n'aurait rien trouvé mieux. Aristarque s'empresse
exprimé;
exécute
est
il

d'accéder au désir
qui

fait

venir

le

plus habile peintre,
saint

un

« portrait

du

Georges

»,

lequel

sur

fond d'or,

où s'enchâssent des gemmes.
s'est

Le

portrait fini, l'agonie, qui

prolongée assez

LE RÉPERTOIRE DU DESSIN

43
Il

pour en
meurt.

permettre Texécution,

s'achève aussi.

Le

diable, piqué au jeu par la sainteté

d'Euphé-

mie, s'acharne naturellement à lui tendre des embûches. Sous les déguisements
les plus variés,
il

se
la

présente, pour persuader à la pieuse
solitude est
rite et n'est

femme que

chose fort

triste

;

qu'elle n'a

aucun mé-

nullement agréable au Seigneur. C'est
les traits

tantôt,

sous

d'une

vieille

religieuse,

qui

vient lui dire que toutes les larmes ne lui rendront

pas son mari;

qu'elle fera
qu'il
est

beaucoup mieux d'en
dangereux de rester
de géants et de monset lui
fait.

prendre un autre;
veuve. Tantôt sous
tres

les traits

effrayants,
le

qui

viennent l'épouvanter

montrer

besoin d'avoir un appui; rien n'y

Enfin, usant d'un dernier stratagème, le Malin se

présente sous la forme d'un archange, ailes blanches,

robe flottante, sceptre d'or en mains, auréole au
front. Cette fois, paraît-il, l'apparition avait su se faire

tentatrice; et

Euphémie, moins éplorée,

avait déjà

introduit

le

Diable jusque dans sa chambre, lors-

qu'elle s'aperçoit à temps,
lait

le saint

Georges

veil-

sur elle,

— que
en

le

sceptre n'est point

surmonté

de

la croix. Elle

fait la

remarque,

et

demande une

44

LE COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

XII<^

SIÈCLE

explication; le Tentateur se trouble. Plus de doute,
elle

démasque
saint

le

piège de Satan, se jette aux pieds
et l'appelle

du

Georges

à son

secours. Et le

bon
de

saint,

aussitôt,

de se détacher de son cadre,
à la

saisir le

Réprouvé
Or,

gorge

et

de

lui faire

con-

fesser

sa honte.

cet

exemple
lestes
le

n'est

pas isolé.

Maints autres, souvent plus

que

celui-ci,

sont
était,

pour nous prouver que
la

saint

Georges

avant tout, préposé à

garde de
si

la fidéUté

conju-

gale des Egyptiennes. Et que,

tant de

femmes
robes,

chrétiennes en
c'était surtout,

portent

l'image

sur

leurs

comme

autant d'amulettes, destinées

à fortifier leur vertu.

TROISIÈME PÉRIODE

LA NÉCROPOLE d'aKHMIM.

Akhmim, Tancienne
de Kémit,
les plus

Panopolis des

Grecs, capitale dans l'antiquité du
était

nom
villes

encore l'une des

importantes de l'Egypte gréco-

byzantine. Les Grecs, qui avaient identifié le titre

de Pe-rherou,
le

le

Coureur,
est quel-

par lequel

dieu

Khem

quefois qualifié dans les textes, à leur

héros Persée, affirmaient que ce dernier
était

né à Panopolis,

et qu'à

son retour

de Libye, alors qu'il revenait triomphant, rapportant
s'était
la tête

de Méduse,

il

détourné de sa route, pour

visi-

ter sa ville natale, et

y fonder des jeux
et

en l'honneur de Danaos
parents,

Lyncée, ses
avoir vu

Hérodote

affirme

46

LE COSTUME EN EGYPTE
lors de

DU

III^

AU

XII'^

SIÈCLE

ces jeux,

son vo3'age à Thèbes. Quoi
était,

qu'il

en

soit,

Panopolis
plus

au iy^ de
la

siècle,

l'une
;

des
elle

villes

les

florissantes

Thébaïde

possédait

nombre de temples du paganisme

et

une

population gréco-romaine considérable, au milieu

de laquelle
progrès. peuplait

le

christianisme

fit

de

très

rapides

C'était d'ailleurs l'époque
le

l'ascétisme

désert; le prosélytisme avait conquis jusvieille race
;

qu'aux Égyptiens de

cénobites et ana-

chorètes habitaient les hypogées antiques, et dans
la

région immédiate de

la viUe,

deux des

saints, les
et saint

plus vénérés des coptes, saint

Schenoûdi
la

Pakhôme

venaient de

donner

règle

du mona-

chisme, en fondant chacun un couvent resté fameux.
Si ardente fut

même
la

cette ferveur, qu'elle entraîna,

en peu de temps, grand
le zèle

ruine de Panopohs, tant fut
«

des pieux moines, à démolir
»

les deil

meures des

idoles.

De

la

somptueuse

cité,

ne

resta bientôt

qu'un amas de décombres

et

de débris,

dispersés de tous côtés.

Mais,

si la ville

avait disparu,

son cimetière desuperposer

meurait; et sur ce cimetière,

allait s'en

un
fut,

autre, celui de la ville convertie. Si considérable

pendant plusieurs

siècles, la

population de laPa-

LES COSTUMES ET LES TISSUS

4y
le

nopolis chrétienne, qu'il recouvrit entièrement
cimetière ancien.

Les tombes de cette période ne diffèrent en rien
de l'aspect des sépultures de
la

période précédente.
le

Les morts sont simplement couchés dans
la
la

sable

;

nécropole étant, selon

la

coutume,

établie

dans

plaine de désert, située entre la ville et les con-

treforts des
l'est.

montagnes d'Arabie qui

la

dominent

à

Le mode d'ensevelissement

est le

même
et

aussi.

Même
viettes,

assemblage d'écharpes repliées

de

ser-

donnant au corps l'apparence momiforme.

Toutefois, tout cela est moins parfait. Le rembourrage, au lieu d'être
l'est

composé d'écharpes

et

de toiles,

souvent de

vieilles

robes et de vieilles chemises
les

hors d'usage: les toiles sont moins fines;
lettes

bande-

moins bien

appareillées

ou

faites

de cordelettes

en fibres de palmier. Pourtant, certains appareils

en grosses ganses de

laine,

de différentes nuances,
les

produisent des dessins assez artistiques. Sous
pieds, disposées

en carrés,

elles s'entre-croisent, for-

mant damier.
LES COSTUMES ET LES TISSUS.

Le costume

diffère

quelque peu, pour

la

forme,

48
des

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III^

AU

XIl^

SIÈCLE

vêtements de l'époque précédente.
c'est
la

Pour

les

hommes,

même

chemise,

la

même
a

robe,

seule l'ornementation dénote que la

mode

changé.

La

toilette

des

femmes comporte
à longues

aussi la

chemise

et la

robe de

lin,

manches; mais l'encola tête,

lure se réduit à

une fente pour passer

qu'en-

cadrent de larges ou d'étroites rayures. Le mantelet,

de grosse

toile,

gansé sur

le

bord, est encore en

usage; mais, ce n'est plus que l'exception.

Un

long

châle, frangé sur ses plus petits côtés, le remplace.

La

résille,

le la

bonnet de dentelle restent ce
période précédente encore,
les

qu'ils

étaient,

à

pieds

sont invariablement nus.

Bien que

la toile

employée

à

ces vêtements soit

assez grossière, les procédés de tissage

demeurent
toile

également

les

mêmes,
le

qu'il s'agisse

de

rousse
tirés.

ou de mousseline,

dessin est exécuté à
à l'aiguille, sur ce et

fils

L'ornementation, brodée

canevas,

change par contre de thèmes
des figures symboliques,
précédents,
si

de nuances.

Au

lieu

en honneur aux

siècles

l'on ne rencontre plus

que feuillages

styhsés, arabesques et assemblages de polygones.

L'empiècement des chemises

et

des robes est formé

de rayures ou de rosaces; de feuillages ou d'entre-

LES COSTUMES ET LES TISSUS

49

lacs

géométriques, alternant à des rinceaux foliacés
florescents,

ou

ou

même

à des lianes arabescales.

En même temps,
ils

les
la

entre-deux changent de forme;

tombent sur

poitrine et le dos, terminés par

un polygone

étoile.

Ce même motif

se répète

au

50

LE COSTUME EN EGYPTE DU IW^ AU XII^ SIÈCLE

gamme

des violets et des bruns.
tissu croisé, lisse

Pour

le

châle,

on

emploie un

ou côtelé

à l'envers,

pelucheux
haute
lisse

à l'endroit,

ou bouclé,
toile.

pareil à

un

tapis
le

ou moquette de

Sur ce

tissu,

décor s'exécute de

même

à la réserve, et consiste,
très

tantôt en cinq médaillons, l'un

grand, placé au

centre;

les

quatre autres, plus petits, disposés aux

quatre angles; tantôt de cinq polygones étoiles. Les

uns

et les autres se

remplissent de feuillages styhsés,

d'arabesques ou de méandres;
triques, esquisses

de figures géomé-

en blanc ou en jaune.

Aux deux
Une
ré-

extrémités, une rayure est ménagée, brodée d'ani-

maux
seaux

passants

ou de rinceaux
les

arabescaux.

frange nouée court sur

deux bords, sous des

de

dessins

infiniment variables.

Quelques

châles de couleur sont aussi beaucoup plus variés

de dessin. Sur un fond

lisse,

des assemblages poly-

gonaux

s'esquissent,

tracés

par des lignes

bou-

clées; au centre de

chaque

figure,

un fleuron sem-

blable s'étale, sur fond lisse aussi. Quelquefois enfin,
le

médaillon ou

le

polygone central

disparaît,

il

ne

reste

que

les figures

des quatre angles;

à

chacun

desquels prennent alors naissance deux pendentifs,

retombant parallèlement aux bords

et

terminés par

LES COSTUMES ET LES TISSUS

51

un médaillon ou motif
petit.
il

étoile semblable,

mais plus

Le

linceul participe au répertoire de ce décor;

est particulièrement

brodé de médaillons ou de

polygones, remplis d'entrelacs et de rinceaux, esquissés en blanc

ou en jaune. La rayure qui court

sur

le

milieu du corps est remplie de légers rinet

ceaux
le

d'arabesques. Vers
il

la fin

de cette période,

décor se simplifie;

ne reste qu'une bordure,
les

semblable à un galon, s'étendant sur
la fente

bords de

de l'encolure

;

et d'étroites rayures,

régnant

sur les côtés du vêtement.

Le décor

est alors fourni

par une branche souple, à peine ondulée, chargée

de légères folioles ou de fleurettes stylisées;
est

le

ton

généralement

le

bleu ou

le violet.

QUATRIÈME PÉRIODE

LA NECROPOLE DE DRONKAH.

Avec

la

quatrième période, une
:

évolution s'accomplit
arabe qu'il
était, le

de byzantino-

costume devient

uniquement
la

arabe. Mais, là encore,

transition ne s'opère pas d'un seul
et

coup,

nombre de réminiscences,

mêlent aux modèles nouveaux des

thèmes empruntés aux modèles anciens.

Le
celui

nom moderne
d'un

de Dronkah est

petit village

de

la lisière

du

désert libyque, au sud d'Assiout, la

Lycopolis des Grecs, qui, au temps
de
la

XIP

dynastie, avait été l'une

des villes féodales les plus considérables de
la

Moyenne Egypte. La

54

LE COSTUME EX EGYPTE

DU

III*-^

AU

XII*^

SIÈCLE

nécropole antique s'étend aux déclivités de
gne,
sable,

la

monta-

sur

une longueur considérable;
servit,

la

plaine de

courant à leurs pieds,
les

de

même

que

dans toutes

autres régions, de cimetières aux

basses époques; les Byzantins, les premiers,

y enterla

rèrent

leurs

morts.

Aux

xi%

xii^

siècles,

ville

arabe était devenue, à son tour, une ville florissante,

moitié chrétienne,

moitié musulmane.

Le

désert

d'Assiout avait été l'un des coins préférés des anachorètes
là,
;

c'était là qu'avait

vécu saint Jean Lycopolis

;

qu'autour de maintes tombes antiques, s'étaient
les

groupés des couvents, dont on voit
aujourd'hui. Toutefois,
il

ruines encore
les

est aisé

de distinguer

tombes chrétiennes des tombes musulmanes. Les
premières sont situées à l'entour des anciens monastères
;

les

secondes, dans

la

dernière partie de la
;

plaine, rejoignant la Hsière des terres cultivées
se sont le plus

et

souvent superposées aux cimetières

byzantins.

Ces sépultures
ordre,
ici

musulmanes sont
là,

éparses,

sans

disséminées,

groupées en rangs serrés,
le
;

mais au hasard, pêle-mêle;
directement dans
le

corps n'est plus déposé

sable

mais invariablement en-

fermé dans un cercueil, ou

même

une

sorte de

LA NÉCROPOLE DE

DRONKAH

55

cage, faite en branches de palmier.
cueil, toujours trop

La

caisse

du

cer-

longue, est en bois de dattier

brut, assemblée par des clous
toile grossière

ou des

chevilles

;

une

l'enveloppe, maintenue à l'aide de

fortes cordes.

La cage

d'osier qui

en

tient lieu est
tiges,

composée de

claies, faites

de longues

mainte-

nues par des traverses,
de
toiles, fixées

et

pareillement enveloppée

par des cordes en fibres de palmier.
terre

Les enfants sont enfermés dans des tuyaux de
glaise,

ou des

jarres

de terre cuite, de forme idenencore
aujourd'hui aux

tique à celles employées

usages domestiques. Le plus souvent, ces jarres sont
alors fermées par
cuite,

une

écuelle,

également en
d'argile,

terre

maintenue par un peu

en guise de

ciment.

Dans
que
reste
les

ces cercueils, les corps,

moins bien préservés
;

corps byzantins, se sont décomposés
les

il

ne
les

que

squelettes.

Mais, de

même

que

Byzantins, ces morts étaient vêtus; et leurs costumes
se sont conservés.

Ces costumes ont changé, tant

par

la

forme
C'est

et décoration,

que par

la

nature de
légère-

l'étoffe.

pour

les

hommes une chemise

ment

évasée, que recouvre une pièce d'étofî"e, dans

laquelle le

mort

est

enveloppé, ou pour mieux dire

56

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III^

AU

XII<^

SIÈCLE

enroulé. La tête est couverte d'une sorte de bonnet,

composé de quatre segments sphériques, assemblés
sur

un bandeau

circulaire.
les

Pour

les

femmes,

l'évo-

lution

préparée par

robes de lin brodé et les

châles de tissu bouclé des siècles précédents s'affirme,

d'une façon

si

parfaite,

que

les

phases de transition

se dessinent, sans solution de continuité. Pourtant,
la

dernière étape fournie par cette évolution montre
le

un changement complet dans La

choix des tissus.

soierie se substitue, presque entièrement,

au

lin et

à la laine.

En même temps,

la

coupe

même
le bas,

du vête-

ment

se modifie

quelque peu. La chemise reste ce

qu'elle était, longue,

mais évasée sur

pourvue

de manches à poignets; mais une fente ouvre sur
la

poitrine,

et

toute la surface
le

du vêtement

se

couvre de broderies, dont
répertoire nouveau.

dessin appartient à

un

La robe

subit des modifications

analogues.
lès d'étofi"e

Ce

n'est plus le

vêtement

fait

de deux

cousus ensemble, tombant rectangulaila tête

rement de
la

aux pieds. La coupe
le

est évasée;

jupe prend l'ampleur, qui par

même

procédé a

été

donnée

à la

chemise;

les

manches acquièrent une

largeur considérable, et mesurent quelquefois jus-

qu'à

un mètre vingt de

tour.

Dans

ce cas, leur

demi-

LA NÉCROPOLE DE DRONKAH

57

largeur équivaut à plus que la hauteur du corsage;
elles

s'adaptent de l'épaule à la hanche; de petits

carrés d'étoffe, de

deux centimètres de

côté, posés

en losanges aux points de jonction, exagèrent encore
cette

ampleur.

Une

ceinture sert toujours à fixer

cette robe à la taille, la coiffure est toujours la résille

ou

le filet.

Quelques spécimens curieux sont fournis par des
robes de mousseline transparentes, dont
s'écarte sensiblement de tous les
la

forme

modèles jusque-là

en usage. Cette

fois,

le-vêtement est rigoureusement

rectangulaire, beaucoup plus large que haut.

L'am-

pleur est d'environ huit mètres.

Une
la

fente est

mé-

nagée au sommet, pour passer
coutures sur les côtés
;

tête.

Point de
et

cette

robe reste flottante

ouverte; quelques points fixent seuls, sur

le bas, les

deux panneaux. Toute
plis

cette

ampleur

se

ramène en

superposés sur

les épaules,

de manière à dégager
ceinture longue passe

les bras,

qui restent nus.

Une
le

à la

manière orientale, sur

devant du corps, pour
dos, puis, revenir

se fixer par

un premier nœud sur le
sur
le

s'agrafer

définitivement

devant, au bas du

buste. Sur les cheveux, auxquels se

mêle une per-

ruque nattée, un long

filet,

pareil à

une cotte de

58

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III'^

AU

XII^

SIÈCLE

mailles, se pose,

retombe sur

les épaules, et

descend
le

jusqu'au niveau des hanches, enveloppant tout
corps.

Un
le

bonnet

s'ajuste

par-dessus,

bonnet de

laine, presque de feutre souple, de

forme conique,

dont

sommet

se rabat sur Tarrière, coulissé sur

une grosse ganse,
la tête,

qui, la coiffure
le

une

fois fixée sur

vient se nouer sous

menton. Le châle

est

une ample pièce de
sur
le

laine blanche, rayée de bleu

bord, longue d'environ huit mètres. Prise
elle passe

sous

l'aisselle droite,

sur

le

dos, revient à
la

l'épaule;

remonte de
fois

biais,

enveloppant
le

tête;

pour, une

encore, faire

tour du corps, se

draper définitivement sur l'épaule gauche et retomber en longs plis sur
le

dos. Cet ajustement

du châle

peut varier considérablement; un autre des types
principaux est formée par l'écharpe longue, brodée
à ses extrémités, qui
s'ajuste
la tête.

en autant de tours,
ce cas,

mais sans passer sur

Dans

une autre

pièce de costume sert à cette partie de la draperie.

Rectangulaire aussi,

elle est

fortement gansée de
parfiite rigidité.

trois

cordelettes, qui assurent

une

Posée

sur la tête, qu'elle encadre d'un cercle évasé, elle

retombe sur
l'écharpe.

les

épaules,

elle

est

prise

sous

Le bonnet peut

être, lui aussi,

rectangu-

LA NÉCROPOLE DE DRONKAH
laire,

59

plus long que large, cousu sur deux de ses

côtés à angle droit.

La couture du plus grand côté
les
la

ne règne pas sur toute sa longueur, en sorte que
pans retombent
flottants,

de

même

que dans

coiffure encore aujourd'hui en usage au

Maroc ou

en Tunisie. Les pieds sont presque toujours nus;
pourtant, l'on a quelques exemples de sandales, avec
bride passant sous
le

pied.
la

Les soieries employées à

confection des robes

sont quelquefois unies, et de nuances variées, rouge

carminé, vert émeraude ou jaune d'or. Le plus souvent pourtant,
elles

sont à rayures, de tons tranchants,

dans lesquels des motifs géométriques s'assemblent.

La gamme de

ces tons est fort douce, et

s'harmo-

nise en demi-teintes, soutenues de quelques rehauts.

Les ceintures de soie sont écrues

;

seules, les extré-

mités sont brochées, de rayures à tons vivaces. Les
broderies sur lin sont toutes exécutées en noir ou en
bleu, au plumetis. Partagées en rayures longitudinales

sur les chemises, elles consistent en semis de fleurettes

ou en chaînages de

petits motifs

géométriques;
frettes

hexagones entrecoupés ou assemblés,
cées,

tier-

entrelacés

décrits

au

moyen

de

parallèles

recoupées par des perpendiculaires, dans lesquelles

60

LE COSTUME EN EGYPTE

DU
les

III«

AU

XII^

SIÈCLE

on

a

mené diagonalement

mêmes

espaces, à l'in-

tersection de chaque carré,

ou de chaque second

carré. Quelquefois, l'espace compris entre ces rayures
est

couvert
la

d'un

pointillé

régulier.

Quelquefois

aussi,

rayure s'interrompt d'espaces en espaces,

pour

laisser place à

un médaillon, comme frangé de
son importance,
l'ara-

guipure. Mais,

détail qui a

besque,

le

rinceau courant n'entrent jamais dans ces

compositions. Cette broderie d'ailleurs est identique

aux broderies siciliennes,
xii^ siècle,

et

cela

s'explique.

Au

l'Egypte se trouvait placée sous la domi-

nation
naires

des

KhaUfes

fatimites,
la

et

ceux-ci,

origi-

du Moghreb,

Tripolitaine,
la Sicile,

avaient

com-

mencé par s'emparer de

alors au pouvoir

des Aghlobites, et de s'y fixer, avant de pénétrer

sur

la terre

des Pharaons.

Ces divers

types de costumes permettent une

classification; les

uns étaient portés à l'intérieur du
au dehors,
et,

harem,

les autres

dans ce dernier cas,
telle

l'ampleur,
les

comme
la

aujourd'hui, est

que sous

plis disparaissent les

formes. Les premiers ont

pour base

robe de moussefine, entièrement trans-

parente, ouverte sur les côtés; aucun autre vêtement
n'est porté dessous.

L'ornementation

est fort riche

;

LA XÉCROPOLE DE

DRONKAH

6l

elle se

compose de bandes

d'inscriptions, en beaux

caractères polychromes, pris dans

un réseau

d'arales

besques fleuries, de nuances assorties, rappelant
tètes

de pages des korans. Les seconds comportent
toile

une ou deux chemises de

de

lin,

souvent

même

assez épaisses et plus

ou moins élégamment

brodées, la robe de soie, sur laquelle, quelquefois,
est passée

une

petite veste droite,
et

de soie rayée, à

larges

manches,

de tous

les

types de voiles tout à

l'heure décrits.

Les costumes

d'enfants

sont largement

repré-

sentés, par des spécimens complets, et d'un état de

conservation parfaite.

A

vrai dire, cependant, c'est

moins un costume d'enfant, qu'une miniature de
costume
;

un

véritable modèle, à petite échelle, des
alors. Celui des garçons, seul,

vêtements en usage
diffère
est la est

un peu du costume des hommes. La chemise

même,

la

robe aussi, mais, par-dessus
soie rayée,

celle-ci,

passée une petite veste de

garnie

d'une passementerie à olives; de petites sandales
sont
la

réduction

minuscule

des

sandales

des

femmes. Pour
C'est la

les fillettes, ce

costume ne varie point.

même chemise, le même châle, le même mantelet, la même résille, les mêmes sandales et
Gayet.
4

62

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

jusqu'à la
fants,

même

perruque. Ce ne sont pas des en-

mais de

petits

hommes,

et

de petites femmes;

modes qui du

reste persistent encore aujourd'hui.

DAMIETTE.

Les nécropoles des environs de Damiette appartiennent,

un peu,

à toutes les

époques;

les

unes
les

remontent aux règnes des empereurs byzantins,
autres à la période des Croisades.
l'instant

La

ville était à

de

la

conquête arabe (commencement du

vii^ siècle),

l'une des plus florissantes de la Basse
tandis

Egypte,

et

que
le

le

général grec Makaukas

s'enfermait à Fostat,
et

Vieux Caire d'aujourd'hui,

tenait tête à

Amrou, généralissime de l'armée
un
siège en règle
à
l'Isla-

d'invasion, elle avait à soutenir

contre un Egyptien,

récemment converti
sorti

misme,

le

cheikh Chatah, qui,
îlot,

de Tennis, bourlac

gade située sur un
la

à l'est

du

Menzaleh, à
l'investir, et

tête

de ses compatriotes,

était

venu

avait fini par l'emporter d'assaut.

Aussi, nombreuses sont encore aujourd'hui les

tombes remontant

à cette

époque de

la

conquête.

DAMIETTE

63

Chatah, enterré à quelques kilomètres de Damiette,
a

même

laissé

son

nom

à

un pauvre

village,

perdu
à

au milieu des dunes, Cheikh Chatah,
peine

comptant

quelques

huttes,

groupées

autour de

son
fut, la

tombeau. Par une coïncidence singulière, ce
six siècles plus tard, à ce point précis,
flotte

qu'aborda

des

Croisés,

venus à

la

suite
le

de Jean de

Brienne, et qu'à peine débarqué,
célèbre

beau-père du
II, installa le

empereur d'Occident, Frédéric
des
chrétiens.

campement

Aussi,
se

le

cimetière de

ceux-ci devait-il, forcément,

mêler aux anciens

cimetières bysantins et arabes, les dunes de Cheikh

Chatah, qui de

l'est à

l'ouest s'étendent sur les bords
le

du

lac

Menzaleh, étant

seul terrain, de toute la

région, à l'abri de l'infiltration des eaux; Je seul,

par conséquent,
taller.

les

cimetières

pussent s'ins-

Une

question a été posée toutefois, qui d'abord

méritait d'être élucidée.
s'élève-t-elle sur

La Damiette de nos
la

jours

l'emplacement de
?

Damiette de

Makaukas

et des Croisés

Les auteurs ne sont pas

d'accord sur ce point. Michaud, dans son histoire
des Croisades, place la Damiette de Jean de Brienne
et

de saint Louis, à l'embouchure du Nil, dans

la

64

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III"^

AU

XII^'

SIÈCLE

Méditerranée;

là,

s'élève

aujourd'hui l'Ezbet-

Silsileh, c'est-à-dire, à
et d'autre part, le

neuf kilomètres deDamiette;
et l'histo-

géographe AboulFédah

rien Makrisi,

que rarement nous prenons en défaut,
la

surtout lorsqu'il s'agit de

topographie de leur

pays, parlant de la seconde expédition,

commandée

par saint Louis, s'expriment ainsi
«

:

En

125

1,

sous

le

règne d'El Melek-es-Saleh
les

Moezz-ed-Din Ayoub,
la

Francs menaçaient pour

seconde

fois l'Egypte.

Le

19''

jour du mois de
à l'unaà la

Chàaban, en vertu d'une décision, adoptée
nimité,

par

le

conseil des émirs,

on procéda

démoUtion de Damiette. Les murailles furent abattues, les

maisons de

la ville rasées.
la

La grande mos-

quée échappa seule à

destruction. Quelques-uns

des habitants, les plus pauvres, se construisirent des

cabanes de roseaux, au bord du Nil, au milieu des
terrains qu'occupait la ville,
et

tracèrent ainsi

le

plan de

la

nouvelle enceinte, sur l'emplacement de

laquelle s'élève la Damiette de nos jours. »

Or, Makrisi vivait en 1450,

et la

Damiette de

nos jours, à nous, a gardé nombre de

monuments

contemporains de l'historien arabe. Elle a de plus
gardé
la

mosquée épargnée par

la

destruction, et qui

DAMIETTE
s'élève au

65

nord de

la ville,

au milieu des cimetières

installés sur les collines
le

de décombres, qui marquent
détruite par
?

périmètre de

la

cité

Moezz ed-Din
Mais,
la

Ayoub. En

fliut-il

d'autres preuves

place
le

qui s'étend devant cette

mosquée porte encore

nom
tyres,

de Barh-ed-dam,

la

mer de sang;

tandis que

derrière elle, s'ouvre le cheadah, l'enclos des

marles

nom

sous lequel

les

Musulmans désignent
;

soldats

tombés pour
la

la

défense de l'Islam

et ces

deux noms,

tradition populaire veut encore qu'ils
et rappellent

remontent au temps des Croisades,
sanglants combats.

de

Ce premier point

acquis, restait à fixer l'emplaet ceci

cement des campements de Jean de Brienne,
nécessite l'exposé de la topographie

du pays.

Au-dessous de Damiette,

la

branche du Nil qui
l'est;

baigne ses murs décrit un coude brusque vers
et, à

neuf kilomètres plus

bas, vient se jeter

dans

la

mer, entre deux
les

localités, désignées
,

aujourd'hui sous

noms de Ras-el-Barh
le

la

tête

du fleuve,
le a,

et
la

Ezbet Silsileh,

Bordj-Silsileh, —

donjon de

Chaîne

— des
un
Planté

historiens.

Ce donjon

de l'aveu de

tous, joué
sades.

rôle considérable à l'époque des Croi-

dans une

situation

inexpugnable,
4-

66

LE COSTUME EN EGYPTE DU

III'^

AU

XII'=

SIÈCLE

entre

la

mer,

le lac

Menzaleh

et le fleuve,

il

comvenait

mande

l'entrée

de celui-ci. Son
fer, qui,

nom

lui

d'immenses chaînes de
ses tours,

partant de l'une de

barraient

le

Nil, de façon à eh interdire

l'entrée

aux galères des Croisés.
:

Ecoutez encore Makrisi
« et

On

installa sur ses tours les meilleurs soldats,

l'on

amarra des bateaux aux chaînes,

afin d'en

installer d'autres,

pour défendre

l'entrée

du

fleuve.

L'on coupa

les arbres,

et l'on creusa

de tous côtés

des fossés. Mais bientôt, des renforts étant arrivés

de Syrie aux chrétiens, ceux-ci, au nombre de 70 000
cavaliers
et

400 000

fantassins

campèrent en

face

du

bordj. Ils creusèrent des fossés, fortifièrent leur

camp, construisirent des
voyant cela
fit

tours.

Le sultan el-Kamel
du Caire;
à peine

partir

sa flotte

arrivée, cette flotte brûla
tiens,
et resta quatre

nombre de vaisseaux
la place,

chré-

mois sous

pour en
néansultan

défendre l'approche. Les Francs

réussirent
le

moins

à couper les chaînes, ce

que voyant,

prit le parti

de couler ses vaisseaux, afin d'obstruer
les

l'estuaire

du Nil. Mais,
le

Croisés creusèrent

un

ancien canal,
l'ancienne

Khalig

el

Azrac,

le

Canal Bleu,
firent

bouche mendésienne, y

entrer

DAMIETTE
l'eau de la

67
le lac,

mer,

et

remontèrent sur

jusqu'à

Bourah,

vis-à-vis des
»

campements musulmans de

Menzaleh.

Voici donc

la situation
le

bien établie

;

les

Francs

attaquent de front
nable.
Ils

bordj, mais celui-ci est impre-

adoptent

le parti le

plus sage, tourner la

place. Ils font
trer

une brèche

à la côte, de façon à péné-

dans
et

le

Menzaleh.

Ils

y font passer

leurs vaisles

seaux,

investissent

Damiette.

Désormais
celle-ci

communications étaient coupées entre
Silsileh.

et

Ce second point
stratégiste

établi, pas

besoin n'était d'être

pour retrouver l'emplacement des campe-

ments de Jean de Brienne.
Damiette,

A

trois

kilomètres de
le

un promontoire s'avance dans

lac

Menzaleh. C'est Cheikh Chatah, avec son ancienne

mosquée,
de
la

et le

tombeau du cheikh,
s'était
le

qui,

aux temps
la

conquête arabe,

en 620 emparé de
l'archipel

ville.

Par de

là,

sur

Menzaleh,
îles

du

Gheziret-ed-Dahab,

les

d'or

offrait

un

mouillage sûr à l'escadre. Plus loin encore,
côte,

c'est la

la

brèche ouverte existe toujours. Des son-

dages

faits à

Cheikh Chatah

allaient

confirmer ces

déductions; des murs épais de deux à trois mètres

68

LE COSTUME EN EGYPTE DU Ul^ AU

XII^

SIÈCLE

y donnent un plan
le

parfait d'enceinte fortifiée.
la

Mais,

point capital, marquant

fouille, fut la

découfurent

verte

d'une

crypte,

au

fond

de

laquelle

retrouvés de précieux spécimens de tapisserie, admi-

rablement conservés.
Cette crypte semble avoir appartenu à une chapelle, élevée à l'intérieur

du campement. Tout vesdoute qu'elle
à

tige de celle-ci a disparu, dévastée sans
fut,

lors

de

la

rentrée des troupes

musulmanes

Damiette.

En

tous

cas,

les

panneaux retrouvés
ciborium
;

furent indubitablement les rideaux d'un
car,

en

même

temps, une nappe d'autel
d'eux.
C'était l'usage

était

décou-

verte auprès

courant, dans
le

toutes les basiliques d'alors, d'abriter l'autel sous

dôme

à

petites

colonnettes de l'église primitive.
à ce

Des rideaux pendaient
nappe, —

ciborium et se drapaient

à l'entour de l'autel, que recouvrait la palla,
qu'il

la

ne faut pas confondre avec
la suite, ainsi

le

tableau

que ce mot désigna dans

que

l'a établi

Ducange dans son
nition
«
:

glossaire,

en donnant cette

défi-

Pûlla,

nom

servant à désigner une broderie

précieuse, destinée à orner l'autel. « Et, à l'appui

de cette définition, l'auteur

cite ce

passage

:

Obtulii

DAMIETTE
ecclesia

69
assignavit
altari

quatuor palla ,

unain

ad

pendanâum.

Chacun de

ces rideaux consiste en

un panneau

de toile rousse, orné sur ses deux côtés de pilastres,
exécutés au petit point; l'un, fond bleu-violet, avec
motifs géométriques esquissés en jaune; base semblable, et

chapiteaux à feuilles d'acanthe;

l'autre,

noir, avec tresses ondulées, vertes, rouges et jaunes;

base verte,

où s'estompent deux

carrés rouges, et

chapiteaux à feuillages jaunes

et bleus, sur

fond vert.

Sur chacun de ces chapiteaux, est posée une tête
de Christ, nimbé d'une auréole jaune ou rouge; tandis

que sur

le

champ du

rideau, s'étale

un semis de

roses stylisées, accostées de feuillages verts.
la

Quant

à

nappe

d'autel^ elle est de fin lin,

brodée d'un autre
la

semis de roses stylisées en calices;
et d'arbres

rose mystique;

paradisiaques vert pâle, chargés de fleu-

rettes

bleues,

jaunes

et

roses.

La bordure, em-

pruntée, elle aussi, au répertoire du

symboHsme,

est

fournie par le vase, d'où s'échappent des vignes char-

gées de raisins.

Toute

cette

bordure, exécutée au

plumetis et point de rose est une merveille de coloris et

de finesse. Les vases sont bruns

et jaunes,
;

autant vaudrait dire or pâle sur or foncé

les tiges

yO

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III<^

AU

XII^

SIÈCLE

des vignes, gros bleu, les feuillages et les pampres
verts et rouge ponceau.

Faut-il voir dans ces
tales

panneaux des œuvres orien-

ou occidentales

?

La question,
résoudre,

n'était le côté
le

technique, serait

difficile à

répertoire

du

dessin étant, aux unes et aux autres,

commun. L'on
la

a

vu plus haut

le

rôle

symbolique de
le

vigne;

l'arbre paradisiaque

symboUsait

jardin céleste,
:

décrit par la vision de sainte

Perpétue

à lui seul,

il

représente

le jardin,

le lieu

de rafraîchissement, où
l'olivier;

reposent
le

les élus. C'est

en Grèce

en Orient
et

palmier; toutefois, ce dernier prévaut

person-

nifie la

Jérusalem

céleste.

Quant
dont

à la rose, elle est
les peintres chré-

de toutes
tiens

les fleurs, la seule

aient

émaillé
les

le

jardin

du

paradis.

On

la

retrouve dans
tière

catacombes romaines, au cimecimetière

Calixte,

au

Sothère,

en

même

temps que dans les hypogées alexandrins.

Pour toutes
cibormm de
la

ces raisons, l'origine des rideaux de

crypte de

Cheikh Chatah
le

resterait

douteuse, n'était l'indication fournie par

procédé

de tissage, celui des
tapisserie
et

fils

tirés

dans

la toile,

sur lesquels

broderie sont exécutées en broderies.
ils

Selon toute vraisemblance,

appartinrent à l'une

DAMIETTE
des
églises alexandrines, situées
la côte,

7I

dans cette région

de

et furent sans

doute fabriqués à Cheikh
siècles, cette localité était

Chaïah. Depuis plusieurs
l'une

des

plus réputées
il

pour

ses

tapisseries

;

et

Makrisi, auquel

faut toujours

en revenir, lorsqu'on
les

veut être exactement renseigné sur

choses de

son pays, nous apprend encore,

qu'au temps de
les

Haroun-er-Reschid, l'on y exécutait
la

tentures de

Kaabah de

la

Mekke.

L'aspect des cimetières est difficile à établir d'une

façon positive. Exposés aux infiltrations de

la

mer

et

du

lac

Menzaleh, nombre de tombes ont été enva-

hies par les eaux.

De

plus, le

mélange constant de

l'époque de la conquête arabe et de celle des Croisades
cation

compHque encore singulièrement
des sépultures.
offrait

la classifi-

Partout, où

un

replis

des

dunes

un

abri sûr,

un cimetière de l'époque
Enfin, une dernière cause

byzantine

s'était installé.

vient encore aggraver cette incertitude. Les tombes
qu'il
est

permis de

reconnaître

pour byzantines

appartiennent, d'après les costumes portés par les

morts, au type particulier qui caractérise

le

règne

de Justinien. L'on retrouve, sur ces robes, ces
architectures
à

mêmes

arceaux,

ces

mêmes

personnages

7^

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

symboliques, ces

mêmes

figures de saints guerriers,

ces vignes, ces roses, ces oiseaux, ces poissons, ces

animaux passants

et

rampants, d'aspect héraldique,
si

ces plantes, ces fleurs stylisées, d'un faire
culier,
qu'il

parti-

constituerait

le

type

d'une époque,
incertains.

n'était leur présence sur ces

monuments

Or, l'armée des Croisés semble, d'après quelques
spécimens bien
établis, avoir

adopté des modes ana-

logues. L'armée de Jean de Brienne renfermait, à

n'en pas douter, des contingents italiens, venus des
États

de
II.

son

gendre,

l'empereur

d'Occident,

Frédéric

Un

mélange

particulier de civilisation

orientale et occidentale, fort en
la

honneur

alors

dans

Péninsule, y avait introduit des

modes byzan-

tines,

tempérées au gré des préférences germaniques.
les

Arrivés en Egypte, les soldats

portaient au

camla

pement, ne revêtant l'armure, qu'au signal de
bataille

prochaine; et ces vêtements, mi-partie orienc'était

taux,

encore ces sortes
ceintures
d'étofle,

de chappes,
ces

sans

manches,
laine,

ces

manteaux de
la

qu'en Egypte, nous retrouvons à

même

époque, probablement achetés sur place, auprès des

marchands coptes habitués
vêtements chrétiens.

à

tisser et

à broder les

DA.MIETTE

73
qu'il est diffi-

Dans
cile,

CQS conditions,

on comprend

pour ne pas dire impossible, d'affirmer que

telle

ou

telle

tombe date de l'époque byzantine ou

de celle des Croisades, surtout lorsqu'il s'agit d'une
sépulture chrétienne.

Quand

les indications

fournies

par l'anthropologie permettent de classer les corps

comme
jours,

appartenant à une race européenne,

l'hési-

tation est

moins grande, mais
à l'origine

le

doute subsiste touse basant
la

quant

du vêtement. En
détails

uniquement sur

certains

d ornements,

présence par exemple d'animaux, de plantes ou de
figures,

que l'on pourrait

classer

comme

autant de

figures héraldiques, l'on obtint sans doute
sification fiicile; mais, des

une

clas-

nuances tellement insailes diverses

sissables séparent,

dans ces nécropoles,
qu'il

époques en présence,

convient de se

faire scru-

pule de se montrer trop affirmatif.

Ces

restrictions posées, le
les

mode

de sépulture en

usage dans

cimetières des dunes de Damiette,

s'étendant le long des côtes du lac Menzaleh, de Bordj
Silseleh à

Cheikh Chatah,

et

de Cheikh Chatah à

Matarieh, en face des Iles d'or, où se tenait mouillée
Tescadre, est
le

caveau maçonné. Ce caveau ne resà celui

semble point, toutefois,
Gayet.

d'Antinoé

;

au lieu de

74

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III'^

AU XU^ SIÈCLE

ces sépulcres de dalles, bien appareillées, jointes au

ciment, leur maçonnerie consiste en quartiers de
pierres,

non

équarries. Quelquefois

même,

la pierre

étant assez rare,

on y supplée par une aggloméra-

tion de cailloux et de

morceaux de briques, noyés
est,

dans du ciment. Le couvercle

tant bien

que

mal, formé de quelques gros moellons irréguliers,

assemblés

par

des
le

procédés

analogues. Dans
et

ce

caveau primitif,

mort

est

couché, vêtu

enve-

loppé d'un linceul.

Ces caveaux L'on
que,
est
le

sont-ils

ceux des soldats croisés

?

tenté de répondre par l'affirmative, bien
il

plus souvent,

soit

impossible d'en fournir
la croix

de preuves. Sur nombre de corps,
raît, soit

appa-

brodée sur

les étoffes,

soit attachée à
la

un

chapelet de coquillage; sur les autres,

croix est

absente
porte

;

par contre,

un

bracelet, passé au poignet,
écrits

un

petit rouleau

de parchemin, où sont

quelques versets du koran, enfermé dans un étui
de cuir. Ce talisman, encore maintenant en usage,

parmi
indice.

les
Il

musulmans
est vrai,

constitue tout au

moins un

cependant, que l'un de ces bra-

celets a été retrouvé

dans une tombe, où figurait

la

croix;

mais,

il

est

permis de supposer, qu'on se

DAMIETTE

75

trouve, en ce cas, en présence d'un trophée, conservé en souvenir d'une action éclatante. D'ailleurs,
ces versets, en

eux-mêmes, n'avaient
les
la

rien de cho;

quant, pouvant
ils

exclure d'une

tombe chrétienne

proclamaient

toute-puissance divine, sans h'irc

allusion à la religion de l'individu.

A

part cela, ce
les

sont,

dans

les

unes et
les

les

autres

sépultures,

mêmes
ments

chemises,

mêmes

robes, que l'on dirait

copiées sur les modèles justiniens, avec empièceà rayures, créneaux, médaillons, architectures,

abritant

des

figures

symboHques, presque héral-

diques. Phénix, pareils à des aigles au vol abaissé;

palmiers ou oliviers paradisiaques, stylisés en créquiers; images de saints guerriers

ou d'archanges.
détache

Sur nombre de robes,

il

est vrai, la croix se

sur la poitrine, cerclée d'une couronne de feuillage

ou

étalée sur

un médaillon.
ou brodé

Même

bonnet de

toile

ou de

soie, uni,

d'or, à quatre

segments

sphériques, montés sur
pelant
le

un bandeau

circulaire, rap-

casque d'alors;

mêmes manteaux,
de haute
lisse,

d'un

tissu spécial, véritable tapis

pareil à

ceux que l'on fabrique encore aujourd'hui. Chemises
et

robes sont pourvues

de longues manches,
les fentes

les

manteaux, par contre, n'ont que

ménagées

76

LE COSTUME EN EGYPTE

DU

III^

AU XIF SIÈCLE

pour passer

les bras,

ouvertes au niveau de l'épaule.
rectangulaire,
les

De forme rigoureusement
sont ouverts devant,

uns
les

sur toute

leur hauteur;

autres, au contraire, entièrement fermés, n'ont en

haut qu'une fente, juste assez large pour passer
tête.

la

Une

ceinture de laine, à franges tressées de
la taille
;

plusieurs couleurs, sert à fixer cette robe à

mais,

le

plus souvent, est remplacée par
cuir
ciselé et

un

cein-

turon en

repoussé, agrafé

par des

anneaux de métal ou
le

assujetti par des liens

de cuir;
le

porte-épée et

les

baudriers s'y attachent sur
fils

devant, par d'autres
la

de cuir, roulés ensemble, à

façon d'une cordelette.

Au

poignet, est

le

bracelet

déjà cité; dans les mains, le chapelet de pèlerin, en

coquillages, avec petite croix de nacre; enfin, posé
à côté

du corps, un bâton,

très haut, lissé

ou garni

d'appliques de cuivre

ou de

cuir.

Un
Age,

modèle

particulier est fourni par

un capuchon

de laine jaunâtre, vraie cagoule de moine du
fixé par

Moyen
couture

des cordons câblés, jaunes, verts et
la

rouges; une ganse semblable règne sur
médiale, assemblant
les

deux

côtés.
et

A

droite et à
la croix

gauche, sont brodés en rouge, vert
et le

brun

monogramme. Sur

le

devant d'une autre robe,

DAMIETTE
s'étale

77

une grande

croix, couvrant la poitrine, jaune,
et

semée de disques bleus

rouges, dont

la tonalité

rappelle encore les rubis et les saphirs sertis dans

une monture

d'or.

Un

manteau de

tissu

bouclé

mérite une autre mention. Ses rayures, disposées

en losanges, enferment des croix

;

non pas

la

croix

grecque, que l'on rencontre habituellement, mais
ansée, spéciale à l'Egypte. Cette particularité a son

importance, car cette croix, forme christianisée du

symbole de vie
raonique,
le

et

de résurrection, à

la

période pha-

Ankh

des textes hiéroglyphiques, était
le

d'un usage courant dans
cependant,
la

rituel

alexandrin. Et
celle

sépulture

n'était

point

d'un

Egyptien, mais d'un
vrai

homme
les

de race européenne.
se

A

dire

pourtant,

Coptes ne

recrutaient

point seulement parmi la population indigène, mais

comptaient parmi leurs adeptes nombre de Grecs
de Syriens.
ture

et

En

faudrait-il

conclure que cette sépulla

remonte à l'époque de
le reste

domination arabe

?

Mais,

du costume
tombes
la

est identique à celui pro;

venant

des

environnantes

et

celles-ci,

maints indices,

forme des bonnets de

soie,

le

dessin des ceintures, la présence de

la croix,

prou-

vent qu'on se trouve en présence de sépultures du

78
xiii^

LE

COSTUME EX EGYPTE DU
et

III^

AU

XW

SIECLE

siècle,

quelles

pouvaient-elles être, sinon
?

celles des soldats croisés

Deux

étoffes

seulement concourent
:

à la confection

de ces costumes

le

lin

et

la

laine.

Chemises

et
les

robes sont de grosse

toile,

presque rousse; seuls,
laine, sur

manteaux sont

à

trame de

chaîne de

lin.

Le décor de
selon les

ces chemises et de ces robes est exécuté

mêmes
le

procédés de tissage qu'à

la

période
puis

précédente;

dessin est réservé, sur

tils tirés,

exécutés à l'aiguille, après coup. Le répertoire reste
ce qu'il était
aussi alors
;

composé de représentathèmes
qu'on
par

tions symboliques, de figures héroïques et de
stylisés,
si

proches

parents des armoiries,
le

n'oserait se

prononcer sur
de
l'aigle,
la

rôle exact joué

eux. La forme
rappelle
l'aigle

au

vol abaissé surtout,
la

de

maison de Souabe, dont
fils

chute à
Frédéric

la bataille
II, le

de Grandella, sembla au

de

roi de Sicile

Menfred, un

si

funeste

présage, qu'il se précipita dans les rangs de l'armée

de Charles d'Anjou, pour y trouver de cette figure, dont l'importance
bien
d'autres

la

mort.

A côté
comme

est caractéristique,

pourraient être considérées

figures héraldiques; arbres, fleurs,

animaux passants
l'a

ou rampants.

A

part cela,

comme on

vu plus

DAMIETTE

79

haut, ce décor comporte des architectures byzantines, lignes

de médaillons et arabesques courantes.
maîtresse, à tons

La polychromie y règne en

domi-

nants bruns, rouges, jaunes et verts.

Monochrome,
;

les bleus et les violets sont seuls employés

par excep-

tion, les verts, surtout lorsque le décor
feuillages.

comporte des

Le

tissu des

manteaux
des

est le tissu bouclé,

déjà

décrit,
cas,
et

ou
il

celui

tapis d'Orient.

Dans

le

premier
daillons

consiste généralement en larges
à

mé-

rayures d'encadrement,

ton violet,

sur fond de toile côtelée.

Dans
du

le

second, dessin et

coloris participent de ceux

tapis.
;

Une bordure
sur les pans,

d'encadrement

foit le

tour du manteau
le

de larges carrés ornent

devant, mesurant de côté

environ un demi-mètre. C'est tantôt des raies de
cœurs, imbriquées, jaunes, rouges, vertes, violettes
tantôt des
dessins géométriques, rouges, sur
;

fond

vert;

ou

bleus, sur fond brun.

CLASSIFICATION PAR PERIODES
DES

COLLECTIONS
RECUEILLIES AU COURS DES FOUILLES

CLASSIFICATION PAR PÉRIODES
DES

COLLECTIONS
RECUEILLIES AU COURS DES FOUILLES

PREMIÈRE PÉRIODE

N"

I.

Deïr-el-Dyk.

Robe romaine

:

entre-deux à fond brun,
décors jaunes, figures d'enfants,

animaux

passants,

oiseaux, poissons et algues.

Carrés d'épaules,

bor-

dure
au

crénelée,

rinceaux
se

milieu

desquels

détache Apollon sur son
char entouré des muses.

Carrés

du

bas

de

la

jupe; d'un

côté Apollon

84

LE COSTUME EN EGYPTE DU

111'=

AU

XII^

SIECLE

sur son char; de l'autre,

Thésée com-

battant les monstres

;

dans un coin, Ariane

debout resiarde

la

scène de loin.

PREMIERE PÉRIODE

8s

N'^

2.

Deïr-cl-Dyk. Fragment de tunique romaine;

médaillons d'épaule, encadrement d'ara-

besques

;

Apollon debout sur son char.
branche ondulée d'arabes-

Entre-deux,

ques courantes.

N"

3.

Dcïr-cl-Dyh. Fragment de

tapisserie,
;

perrin-

sonnages mythologiques
ceaux florescents.

bordure à

86

.E

COSTUME EX EGYPTE DU

IIl^

AU

XII'^

SIECLE

N^

4. Dcïr-el-Dyk.

Tunique

romaine, empiè-

cement
et vert,

rouge
bordure

d'arabesques;

çç^ç^g^çç

médaillons d'épaule et du bas

e la jupe, à

fond vert, person-

nages mythologiques, rouges,
esquissés en jaune.

5.

Deïr-el-D\l\

Manteau

romain,
le

grand panneau d'angle sur

PREMIERE PERIODE
bas,

87

damier de laine bouclée, verte, borà

dure

arceaux semblables.

N''

6.

Deïr-el-Dyk. Fragment de tapisserie;

monstres marins

à buste

d'homme, jouant de
pan,
nues,
et

la flûte

de

figures

de

femmes
dans
des

enveloppées

rinceaux.

N^

7.

Deïr-el-Dyk.

Carré d'épaule, avec

figure de Gérés;

encadrement

formé
daillons

de
et

méde

losanges
Hianés.

orne-

LE

COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

XII^ SIÈCLE

• ^« •

8.

Dcïr-cl-Dyk. Tapisserie

romaine,

en

deux

panneaux. Rayures nattées, frangées en
fers

de lance
des

;

lignes de rinceaux, enferfigures de

mant

animaux passants;
tenant

bacchantes

des cymbales et de
Petits

personnages dansants.

panneaux

1

PREMIÈRE PÉRIODE
encadrés,
ligures de

89
et

enfermant des tritons

des

femmes nues

;

entre-deux ara-

bescaux, enfermant des feuilles tréflées,
des oiseaux et des motifs lobés.

9.

Dcïr-cI-Dyk. Tapisserie romaine, arbres stylisés et folioles

détachées.

10.

Dcïr-el-Dyk.
style

Fragment de

tapisserie,

du

égyptien, têtes d'enfants, les chefixés

veux
lotus.

par

un bandeau,

fleurs

de

N"

1

.

Dc'ir-cJ-Dyk.

Fragment de
et

tapisserie,
feuilles

de style

égyptien, poissons

de lotus.

12.

Deïr-d-Dyk. Fragment de tapisserie, satyres
jouant de
la flûte

de pan.

13.

Ddv-cl-Dyk. Fragment de tapisserie,
maux'passants.

ani-

DEUXIEME
PERIODE

14.

Deïr-el-Dyk.

Costume de femme
Tunique en
toile

byzantine.

de

lin,

empiècement à arceaux^

enfermant chacun un arbre stylisé

ou une rosace

étoilée; entre-

deux semblables, terminés par

une chaînette, supportant une
boule
;

carrés

d'épaule,

avec
carrés

figure de saint

Georges

;

du

bas, avec

Hon

passant.

é
14

DEUXIH.Ml-:

PKRIODE
à

91

Robe de
rouges,
câblée.

laine,

rayures vertes

et

semées d'arabesques; cordelière

14

Filet de dentelle et

bonnet de dentelle

de

fil

chenille.

92

LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

I).

De'ir-el-Dyk.

y^

Costume
de

|1

femme
Tunique à empièceet

byzantine.

ment brun

rouge, arceaux

abritant des corbeilles.

Châle,

avec

carrés

d'angle

fond jaune; médaillons bleus,

enfermant des oiseaux

et des

DEUXIÈME PERIODE

93

plantes stylisées; au milieu, figures d'enfants nus, tenant des oiseaux verts, à pattes
et

bec rouges.

Médaillon

central,

avec

figure nue,

jaune et noire, entre-deux.

«^ » 1 ^ <^M»1 M^H LKj

paons encadrés de deux enflmts nus,
tenant, l'un,

ailés

;

un oiseau

;

l'autre,

un œuf;

autres figures d'enfants nus, assis, jouant

de

la flûte.

94

LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

Xll^ SIÈCLE

N^

i6.

Dcïr-cI-Dyk.

Tunique

à

empiè-

cement rouge

et noir, à rin-

ceaux; arcatures avec figures

de guerriers, noirs

;

carrés d'é-

paule, figures d'enfants nues;
carrés
lion.

du

bas, avec

lièvre et

Châle, avec carrés d'angle
à rinceaux, jaunes et rouges,

sur fond noir; médaillon central,

enfermant

une

figure
le

nue, sur un dauphin; dans

DEUXIÈME PÉRIODE
cercle qui l'entoure,

95

poisson et feuilles

de lotus.

Coussin,

avec

médaillon

central

et

rayures d'arabesques.

i6

^6

LE COSTUME EN EGYPTE

DC

Ille

AU'xiI^ SIÈCLE

figures de guerriers, et

des animaux passants.

Parements de manches
semblables
.

Grands
d'empiè-

médaillons

cement, avec figures
de guerriers
carres

DECXIFME rKRIODE
d'angle
crénelés
et

97

médaillon

remplis

d'arabesques gironnées.

Linceul

brodé

d'un

semis de roses

stylisées et de perroquets.

i8.

Dcïr-cJ-Dyh.

Tunique

a

empiècement

à

larges médaillons, enfermant des figures

nues, rouges et vertes, sur fond jaune,
alternant à d'autres médaillons, remplis

Gayet.

6

98

LE COSTUME EN EGYPTE DL'

111^

AU Mie SIÈCLE
héraldique.

par

des

oiseaux

d'aspect
et

Rayures

longitudinales

parements

semblables.

Châle

en

tissu

bouclé,

ci

rayures

losanges, entre-coupées; bordure violette
et frano:e

nouée.

\9.

Pièce unique en vitrine (avec chaussons).

DHUXIHME PERIODE

99

19.

Dc'ir-cl-Dxh

.

Bonnet dV-nfant, bande mérouges, croix au

diale jaune, oreillettes

sommet.

19-

Pièce unique.

Chaussettes d'enflint, jambes et pieds
jaunes, séparés par des rayures bleues et

rouges; croix appliquées sur

le côté.

lOO LE COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

Xlie

SIÈCLE

20. Deïr-el-Dyk.

Tunique avec empiècement

à

rayures,

amandes
en
de

jaunes, sur fond brun,

disposées
corbeilles

losanges.
fruits;

Arcatures

avec

rayures longitudi-

nales et parements semblables.

Robe de
et

laine rouge,

empiècement
bleu,

entre-deux à

fond

gris

décor

composé de
et

figures d'entants nus, oiseaux
et

animaux héraldiques

arabesques

polychromes.

Bonnet de

toile

bise,

bordé

d'une

frange rouge, médaillon gros bleu, rempli
d'entrelacs esquissés en jaune.

Linceul de
fleurs et

toile

brodé de corbeilles de

de médaillons cruciformes.

21. Dc'ir-cJ-Dyh

Tunique d'homme, empièceformées d'assemblages de

ment

à rayures,

carrés,

avec arabesques et lièvres.
arcatures

Aucor-

dessous,

enfermant

des

DEUXIEME PERIODE
heillcs.

lOI

Carres d'épaule semblables,

cir-

conscrivant un

médaillon,

avec figure

d'entant nu. Carrés du bas, formes d'un

assemblage

de

quatre carrés

pareils

à

ceux de

la

rayure d'empiècement.

N^

22.

Dcïr-cl-Dyk. Linceul

brodé

de

corbeilles

de fleurs, où se posent deux perroquets;
et

de médaillons en forme de roses styavec chrismes.

lisées,

Dcïr-el-Dyk.

Tunique de femme, empiècede tunique en triangles comrayures

ment
posés

et bas

de

petites

fleuronnées;

ravures lonoitudinales semblables.

102 LE COSTUME EX EGYPTE DU 11^ AU

XIl^

SIECLE

24.

Deïr-el-Dyk. Fragment de tunique. Empiè-

cement

à rayures remplies de vases, de
et

corbeilles

d'oiseaux

héraldiques

;

rayures d'encadrement avec rinceaux et
fleurons.

DKUXIHME PERIODE

103

25. De'ir-el-Dyk.

Empiècement

de

tunique,

chaînage de pierreries, rubis, émeraudes
et turquoises,

enchâssées dans une

mon-

ture or.

r
N''

26. Dcïr-el-Dyk.

Empiècement

de

tunique,
et arca;

rinceaux rouges, rubans ondulés
tures, avec figures de danseuses

carrés

d'épaule, danseuses tenant des cymbales.

104 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

27. De'ir-cl-Dyk.

Fragment de tunique, empièarcatures

cement

à

remplies

de

lotus

roses; feuillages verts;

N""

28. Deïr-cl-Dyk.

Fragment de tunique, empièrouges, arbres para-

cement

à arcatures

disiaques verts, troncs rouges.

N'^

29. Deïr-cl-Dyk.

Fragment

de

linceul,

mé-

daillons lancéolés, figures de l'âme s'en-

volant au

ciel,

bordure arabescale.

N"

30.

Akbiniiii.

Fragment

de

robe

à

rayures

31. Akhmiin.

Fragment de tunique, entre-deux

avec poissons; carrés d'épaules remplis
par
la corbeille.

N*"

32.

Dcïr-cl-Dyk. Fragment de tunique, rayures
à rinceaux.

DEUXIÈME PÉRIODE

105

106 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III*^

AU

XII*^

SIÈCLE

© .rf^|^0„

---^v

li

>^-

v\

:^[

.>

ôoôôoôôô

(ir/-oc'ii

33. Deïr-el-Dyk.

Fragment de tunique, rayures,

fleurs détachées.

DEUXIEME PÉRIODE

107
carrés et

34. Deïr-cI-Dyk.

Tunique d'homme,

médaillons avec figure de saint G.orges
à cheval, et figures nues.

34

N""

35. Deir-cl-Dyk.

Carrés

d'appliques;

figures

nues sur des dauphins.

N''

36.

Dcïr-el-Dyk.

Fragment de

médaillon
d'épaule,
fi-

gures

nues,

zones arabes-

cales
:ièvres.

et

mmm^ièmmmm

DEUXIÈME PÉRIODE

109

37. Dcïr-el-Dyk.

Empiècement

de

tunique,
et

assemblage de médaillons avec lièvres
plantes stylisées.

38.

Dcïr-el'Dyk. Fragment, figures nues.

39

39.

Dcir-el-Dyh.

Empiècement de tunique,

ar-

catures avec figures de guerriers.

Gayet.

110 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

40. Dcïr-cl-Dyk.

Fragment

d'empiècement,

médaillons avec lièvres.

40

41. Deïr-el-Dyk.

Devant de tunique, arcatures

avec figures de guerriers.

bÈÙXIÈMÈ

ri'-RIODH

iif

DU 112 LE COSTUME EN EGYPTE

Ille

AU

XII^ SIÈCLE

de tunique; entre42. Deïr-el-Dyk. Devant et lions pasdeux, figures d'enfants nus
sants.

Carrés 43. Deïr-el-Dyk.
et enfants

d'appliques,

rinceaux

nus.

Carrés d'appliques, médaillons 44. Deïr-el-Dyk. nues. avec plantes stylisées et figures

4). Deh-cJ'Dyh.

Médaillon

d'applique,

dan-

seuse jouant des cymbales.

de tunique, médaillons 46. Deïr-el-Dyk. Devant d'épaule avec figures de centaures.

47. Deïr-el-Dyk.

Deux

carrés d'appliques de bas

de robe, figures nues.

48. Deïr-el-Dyk.

Deux

carrés d'appliques

d'é-

paules, figures nues.

DHUXIHME PERIODE

I

n

N"

49- Dtir-el-Dyk.Tuu\qiie

d'homme,

médaillons d'épaule avec figure

nue sur un
Cette
sentation
pelle
la

lion.

reprérap-

un

trait

de

légende d'un saint copte. Réputé
les

pour sa chasteté, dont

pièges

du diable
pher,
il

n'avaient

pu

triomjeté

est

un beau jour

dans

un cachot, aux murs
fenêtres grillagées, en

solides,

aux

compagnie

de

la

plus belle des courtisanes.

Des suppôts de
soigneusement
la

Satan

gardent

porte. Mais, à
ils

leur grand étonnement,
arriver le

voient

lendemain matin
tranquillement

le saint

homme,
un
lion,

assis sur

pour regagner son monas-

tère, après avoir été transporté, par

miracle, de son cachot à sa cellule

du

désert,

pendant

la nuit.

114

^^^

COSTUME EN EGYPTE DU

IIF

AU

XII^

SIÈCLE

UKUXlHMli

pj:kioi)1-

II)

50. Dcïr-el-Dyk.

Tunique de femme, empiècelames médaillons
arabe seaux,
.\\<:c

ment

a

ïwtc figures nuts; entre-deux
passants.

lions

X^

51.

Ddr-cl-Dyk.

Tunique

de
à

femme,
arcatures,

empiècement
abritant

des

personnages nus; entre-deux, vases de
fleurs et lions passants.

Il6 LE COSTUME EN EGYPTE DU

111=

AU

XII^

SIECLE

52.

Deïv-el-Dyk. Parements de manches, ligures

de guerriers, lions

et chacals.

$2

DEUXIEME PERIODE

N*"

53.

Dcïv-cl-Dyk.

Fragment de tunique d'homme,

médaillons, plantes stylisées et animaux
passants.

xuixxuxx

^^SûlSSS

Il8 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III'^

AU

XII^

SIÈCLE

54.

Deïr-cl-DyJx.

Parements

de

manches, rayures avec poissons.

5).

IXïr-cl-Dyk. Fragment de tu-

nique, carré d'épaule avec

Hgure de saint Georges.

56. Dcïr-d-D^i.

Tunique de femtapisserie

me. Décor de
petit point.
tral,

au

Médaillon centête

enfermant une
;

de

femme

carré

circonscrit,
les angles.

avec oiseaux, sur

Encadrement composé

de

ligures d'enfants et poissons,
pris

dans

des

arabesques
petits

foliacées;

aux angles,

médaillons, enfermant une
autre iiijure de

femme.

DEUXIÈME PERIODE

II9

N""

57.

Dcïr-cl-Dyk.

Carré de tapisserie,

applique

de bas de tunique; au centre, deux per-

sonnages nus, aux côtés d'une
nette;

colon-

bordure composée d'un
de médaillons,
passants, et

assemdes

blage

enfermant

animaux

encadrement avec
le

figures de cavaliers;

tout,

sur fond

arabescal.

58. Deïr-el-Dyh.
pisserie

Empiècement de tunique,
petit

ta-

au

point,

arcatures

avec
avec

cavaliers;
aigjles

médaillons

lancéolés,

au vol abaissé.

120 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

N"

59. Deïr-cl-Dyh.
petit

Carrés d'épaule, tapisserie au

point;

au

centre,

arbre

paradi-

59

siaque;

petits carrés d'angles,
et

une

tète

humaine

médaillons crénelés.

DEUXIEME PÉRIODE.

121

N^

60. Dcïr-cI-Dyk.

Bande de robe,

tapisserie au petit point; lo-

sanges avec figures de danseuses
et

médaillons avec

oiseaux héraldiques.

N''

61.

Avr-t'/'Z)}'/:.

Applique d'épaule,

tapisserie au petit point, tète

portant

la tiare.

62.

Z)t'/r-t'/-7))7i.

Fragment de tapis;

serie au petit point

tête de

femme.

N''

6^. Deïr-el-Dyk.
rie

Canes de

VàpissQ-

au petit point, appliques

d'épaule.

>

N*"

64. Dcïr-el-Dyh.
pisserie.

Fragment de

ta-

^gf^
;o

N^

65. Deïr-cl-Dyk.
pisserie.

Fragment de

t;

122 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

XII^ SIÈCLE

66.

Deïr-cl-DyJx\

Fragments

de

tapisserie.

médaillon

et entre-deux,

DEUXIKME PÉRIODE

123

67.

Dcïr-i'l-Dyk.

Carrés d'épaule; tapisserie au

petit point,

médaillon central enfermant
;

un canard
bordure.

zone

Horescente,

formant

67

63.

Dcïr-cI-Dyk. Fragment de linceul brodé de
corbeilles et de médaillons.

124 LE COSTUME EX EGYPTE DU IIF AU

XII=

SIÈCLE

DEUXIEME PERIODE

125
petit

69. Deïr-cl-Dyk.

Bande de

tapisserie au

point, losanges et rinceaux courants.

126 LE COSTUME EX EGYPTE DU Ul" AU

Xlle

SIECLE

70. Deïr-d-Dyh.
petit

Carré d'applique, tapisserie au
figures

point,

de saint Georges

à

cheval;
triq ues.

entourage

de

motifs

géomc-

DEUXIEME PERIODE

127

71. Deïr-cI-Dyk. Empièccnicnt de tunique, tapisserie au petit point,

ligures d'enfants

nus

et arbres stvlisés.

7J

I2b LE COSTUME EX EGYPTE DU

llic

AU XIF SIÈCLE
et

72. Dcïr-el-Dyk.

Empiècement

entre-deux

de tunique, arbres stylisés.

N''

73.

Ddy-el-Dyh.

Fragment
ta-

d'applique d'épaule,

pisserie au petit point.

74. Deïr-el-Dyk.

Fragment

d'appliques d'épaule,
tapisserie

au

petit
li-

point, médaillons,

N''

75. Deïr-el-Dyk. Entre-deux

de robe, tapisserie au
petit point.

76. Deïr-el-Dyk.

Carrés d'é-

paule,
fi2;ures

toile

brodée,

d'enfants nus.

N"

77. Deïr-el-Dyk.

Carrés d'épaule, toile brodée,

figures nues.

DEUXIÈME PÉRIODE

129

78. Deïr-cl-Dyh.

Carres d'épaule, toile brodée,

corbeilles de fruits et fleurs.

C^

€**t4>'»!^&i

76

79. Dc'ir-el-Dyk.
line de lin

Devant de tunique, moussebrodée de semis de fleurettes

détachées.

80. Deïr-el-Dyk

.

Fragments de carrés d'épaule.

1^0 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^'

AU

Xlie

SIÈCLE

8i. Deïr-cl-Dyh.
et

Nappe

d'autel,

encadrement

médaillons d'angles, avec arabesques

florcscentes.

N'' 82. y://V;///////.Fra2:ment

de linceul.

1

83. Deïr-el-Dyk.

De-

vant de tunique,
fleurs

détachées

et arbre stvlisé.

N"

84. Dar-cI-Dyk.

Bande
au

de

tapisserie

petit

point,

mé-

daillons avec ar-

bres

paradisia-

ques.

N"

85.

.t/ /;/;///////.

Empièce-

ment de tunique,
arceaux avec plantes stvlisées.

86.

Dtïr-cI-Dyk. Fragment de chemise.

bEUXIKME PÉRIODK

I3I

87. Ahbuiim.
•A\QC

Empiècement de tuniques, arceaux

plantes stylisées.

88. Akhmini.

Empiècement de tunique.

N*^

89. Akhiiiiiii.

Fragment de

tapisserie.

90. Akhniiiii.

Fragment de

tapisserie.

91. Dcïr-el-Dyk

Devant de tunique, empièce-

ment

à

arceaux, avec corbeilles de fleurs.

N''

92. Dcïr-cl-Dyk.

Fragment de

linceul,

carrés

décrits par quatre roses stylisées,

coupées

de

chrismes

;

guirlandes
à

de feuillages,

courant de l'une

l'autre;

au centre,

(corbeille
petits

de fleurs, entourée de quatre

médaillons avec chrisme.

132 LE COSTUME EX EGYPTE DU

IIl^

AU
de
;

XII^

SIÈCLE

93.

Deïr-el-Dyk. Fragment
stylisées

linceul,

roses
les

avec chrismes
entre elles
;

guirlande

reliant

corbeille

de fleurs

dans

le carré.

93

N^

94. Deïr-el-Dyk.

Fragment de linceul,

roses

avec chrisme et rosaces étoilées.

I

DEUXIÈME PÉRIODE

I35
d'cpaulc,

95. Dcïr-cl-Dyh.

Médaillons

animal

héraldique et arabesques.

N"

96. Ahhmini.

Fragment de galon.

97. Deïr-eJ-Dik. Médaillon d'épaule, au centre

un canard, bordure d'arabesques.

N""

98. Deïr-d-Dyh

.

Applique de linceul, fleurons

arabescaux lancéolés et médaillons enfer-

mant

trois canards.

99. Deïr-cl-D\k. Médaillons, appliques d'épaule.

100. Deïr-el-Dyk.

Fragment

de

châle,

mé-

daillons avec trois personnages religieux,
figures de saintes.

N"

loi. Deïr-cl~Dyk. Entre-deux de robe, arabes-

ques foliacées.

102. D^7'r-^/-JD3'/c.,Entre-deLix, médaillons octo-

gones, tête
Gayet.

d'homme, double guirlande.
<S

134 LE COSTUME EN EGYPTE DU

Ille

AU

XII^

SIÈCLE

N"

103. Dcïr-el-Dyk.

Bande de

ta-

pisserie, losanges fleuris.

N"

104. A'/;--^/-7)yZ\ Parements de

manches, médaillons fleuris,

plantes stylisées et

flgures animales.

N"

105. De'fr-el-D\k.

Fragment
et bas

d'encadrement
robe,

de

N"

106. 7>/r-r/-7)y/(\ Carrés d'épaule,

médaillons octogones,

enfermant l'arbre paradisiaque
;

sur

les

quatre
;

côtés, plante stylisée

à

chacun de quatre angles,

une rosace.

N''

107. Deïy-eJ-D\h.

Fragment de

tunique, fleurs détachées.

N"

108. Dclr-el-Dyh. Fragment de

tunique, fleurs détachées.

DEL'XFF.MI-

PFRrOPE

135

136 LE COSTLMH

];X

EGYPTE DU

IIlc

AU

XIl'^

SIÈCLE

ii5£»ii

N° 107

bis.

Dtïr-d-Dyh. Ga-

lon.

|||

N° 10^

bis.

Deïr-el-Dyk.

Woht
et

a

empiècement

entre-deux

à rayu-

mmti<}
res,

avec poissons.

109. Deïr-d-Dyk.

Bande

de tapisserie, losanges crénelés.
MivSr^!*'


Illjl

iio. Deh-cI-Dyk. Bas de

tunique, fleurs détachées.

901

:3

I

DEUXIEME PERIODE

137

N^

III. Dcïr-cl-Dyk. Part-ments de manches, ara-

besques

et

colombes.

N^ 112.

Dcïr-cl-Dyk. Fragment d'empiècement et

de parements, perroquets, plantes
sées et vases de fleurs.

styli-

8.

138 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

Xlie SIÈCLE

DEUXIEME PERIODE
N^'

139

113. Deïr-cl-Dyk. Trois fragments de linceul,

médaillons lancéolés, figures de l'âme
s'envolant au
ciel.

114. Dcïr-cJ-Dyh.

Carrés

d'épaule

et

entre-

deux, corbeilles de Heurs.

140 LE COSTUME EN EGYPTE DU
N''

III^

AU

XII'^

SIÈCLE

115. Deïr-el-Dyk

.

Fragment de tunique,

carrés

d'épaule avec figures de guerriers
sants
;

dan-

encadrement formé d'assemblages
avec
arbres
stylisés
et

de

médaillons,

animaux

passants.

116.

^/iV;/;/////.

Fraiiments d'entrc-deux.

117.

Dcïr-i'1-Dyk.

Carrés

d'épaule,

figures

de

danseurs

et

arabesques.

118. Akhuiim. Fragment de tunique; person-

nage tenant un trident
phin.

assis sur

un dau-

PEl'XIEMK PERIODE

I4I

119. Deïr-el-Dyk.

Fragment de chemise;

fleurs

détachées et fleurons arabescaux.

N"

120. Av/wZ-Z^yÂ".

Empiècement de robe, arceaux

avec lotus stylisés.

121. Dcïr-el-Dyh.

Fragment de

linceul,

mé-

daillon, losanges avec arabesques.

122. Dc'ir-cl-Dyk.

Fragment de

linceul, bordure

à rinceaux florescents.

124. Deïr-el-Dyk. Entre-deux et parements de

manches, assemblage de

petits carrés.

N"^

125.

Deïr-el-Dyk. Fragment de chemise.

N^ 126. Deïr-el-Dyk. Fragment de

tunicjue.

142 LE COSTUME EN EGYPTE DT

III'^

AU

XII^

SIÈCLE

127. Deïr-el-Dyh

.

Fragment de
et corbeille

linceul,

roses

avec chrisme

de fleurs.

127

DEUXIÈME PERIODE
N"*

143
et

128. Akbmiiii.

Médaillons

d'cpaulc

entre-

deux de tunique; ligures d'enfants nus
dans une barque; à l'entour, zone arabescale et médaillons enfermant quatre

colombes.

12S

N*^

129. Deïr-el-Dyh.

Manteau gansé sur

le

bord

;

semis de médaillons stylisés en forme
d'arbres,

enfermant
fleurs.

chacun

un

arbre

chaiw de

N"

130. Dcïr-el-Dyk.

Devant de tunique; empièavec vases.

cement

à arcaturcs

144 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

Xlie SIÈCLE

131. Deïr-el-Dyk. Châle, carrés

d'angle, avec

figures d'enfants nus dansants; bordure
à

rinceaux d'arabesques.

N"

132. Deïr-cl-Dyh. Linceul

brodé;

larges

mé-

daillons fleuris et rayures semblables.

133. Deïr-d-Dyk. Châle brodé. Médaillon central

enfermant au

centre

deux figures

nues; zone circulaire d'arabesques inscrites

dans un carré; encadrement de polygones
assemblés
et

bordure de fleurs foliacées.

Carrés d'angles; au centre, deux person-

nages nus; encadrement formé de
daillons enfermant des
et des

mé-

animaux passants
aux deux

figures

géométriques,

bords du châle, rayures décrites par un

assemblage de carrés

et

de médaillons,

enfermant des figures humaines, des ani-

maux passants et des

motifs géométriques.

N""

134. Deïr-el-Dyk. Carré d'épaule, tapisserie au
petit point, figures

de femme.

DEUXIÈME PÉRIODE

I45-

N"

135. Dcïr-cl-Dyh.
et

Robe de femme, entre-deux

médaillons arabescaux.

N''

136. Dch-cl-Dyh. Bas de chemise, médaillons

arabescaux.

137. Deïr-cl-Dyk.

Fragment de chemise, pois

et

fleurs détache^es.

138. Dcïr-cl-Dyh.

Fragment de

linceul

brodé,

semis de roses stylisées.

139. Dcïr-cl-Dyh.
foliacées.

Fragment de tunique, ravures

140. Dcïr-el-Dyk.

Robe de femme. Carrés

d'é-

paule avec animaux passants

entre-deux,

appliques et bordure du bas, arabesques
et motifs

semblables.

141. Dcïr-cl-Dyk.

Carrés d'épaule avec figures

nues, entre-deux formés de chaînages de

médaillons.
Gayet.
9

146 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^ SIÈCLE

DEUXIÈME PÉRIODE

I47

142. Deïr-el-Dyk. Bas

de

tunique,

appliques,

lion passant, figure de saint

Georges

et

arabesques.

143. Deïr-el-Dyk.

Empiècement de

robe,

mé-

daillons avec figures nues et arbres stylisés.

N^

144. Deïr-el-Dyk.

Tunique

à

rayures,

avec

fleurs détachées.

145. Deïr-el-Dyk. Linceul brodé, larges

fleu-

rons avec fleurs stylisées.

148 LE COSTUME EN EGYPTE DU

Ilie

AU

Xlie

SIÈCLE

146. Dcïr-cI-DyJc.

Linceul

brodé,

médaillons

d'arabesques giron nées, alternant à des

^6
fleurs stylisées,

enfermant des médaillons

avec pois

et

motifs géométriques.

DEUXIEME PERIODE

I49
carrés d'é-

147. Dcïr-cl-Dyk.

Robe de femme,

paule avec ligure de saint Georges à cheval.

Empiècement

à trois rayures,

ruban

ondulé, rinceaux et arcatures, abritant,
des oiseaux,

des vases de fleurs et des

plantes stylisées.

148. Dc'ïr-d-Dyk.

Fragment de tunique, chai-

nage de médaillons avec animaux passants.

149. De'ir-el-Dyk.

Linceul

brodé,

larges

mé-

daillons lancéolés et fleurs stylisées.

150. De'ir-el-Dyk.

Fragment de

châle, médail-

lons d'angle avec figures humaines, ani-

maux

et vases

de

fleurs.

N''

1)1. Deïr-el-Dyk. Fragment de carré d'applique.

N''

152. Deïr-el-Dyk.

Linceul

brodé,

semis

d'a-

niandes stylisées.

150 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III<^

AU

XII^

SIÈCLE

153. Deïr-el-Dyk. Linceul brodé, semis de roses
stylisées.

154. Deïr-el-Dyk. Châle brodé, carrés d'angles

portant un médaillon central, avec arbre
stylisé,

autour

duquel

se.

répartissent

trois

zones d'arabesques formant bordure.

155. Z)^/r-^/-I>)'^.

Tunique d'homme, empièceet

ment, carrés d'épaule

rayure longitu-

dinale, assemblage de médaillons, avec
figures d'enfants nus.

156. Deïr-el-Dyk.

Tunique de femme, rayures
de
pois,

avec

semis

sur

l'épaule,

un

oiseau brodé.

157. Deïr-el-Dyk,

Tunique d'homme,
;

carrés

d'épaule avec oiseau héraldique

rayures

de rinceaux.

158. Deïr-el-Dyk. Parements de manches,
daillons avec oiseaux.

mé-

DEUXIEME PERIODE

151

159. Deïr-el-Dyk. Fragment de tunique. Carrés

d'épaule avec

figure

nue;

entre-deux,

poissons, oiseaux et arabesques.

160. Deïr-el-Dyk.

Linceul

brodé,

médaillons

avec figures humaines.

161. Deïr-el-Dyk. Devant

de tunique;

entre-

deux avec

figures nues.

162. Deïr-el-Dyk.

Bas

de

tunique

garni

de

galon.

163. Deïr-el-Dyk.

Tunique d'homme, empièceornemanés;

ment

à rayures, avec disques

arcatures enfermant des corbeilles et des

plantes stylisées.
blables
;

Carrés d'épaule sem-

au centre un animal hissant.

N" 164.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de

linceul brodé,

roses stylisées.

165. Deïr-el-Dyk.

Fragment de Hnceul brodé,

rayures avec branches fleuries.

-152

LE

COSTUME EX EGYPTE DU

III'^

AU

Xlie

SIÈCLE

166. Deïr-el-Dyk.

Fragment de

linceul

brodé,

corbeilles de fleurs.

167.

Deïr-el-Dyk.
cale et

Carré d'épaule, zone arabes-

animal passant.

168. Deïr-el-Dyk. Médaillons d'épaule, zone de

médaillons remplis de figures d'enfants
nus.

169.

Akhmim. Empiècement de robe
rinceaux
et

d'enfant,

losanges crénelés.

N^

170. Deïr-el-Dyk.

Fragment de tunique, rayure
flanquée de

ondulée

à dessin arabescal,

canards et de médaillons florescents.

171. Deïr-el-Dyk.

Fragment de

linceul brodé,

médaillons florescents.

172. Deïr-el-Dyk.

Fragment de

linceul

brodé,

médaillons florescents.

DEUXIEME PÉRIODE

I55

173. Deïr-el-Dyk.
fant.

Empiècement de robe d'en-

174. Deïr-cl-Dyk.
ilmt,

Empiècement de robe d'en-

semis de pois.

N''

175. Ddr-cl-Dyk. Voile de face, semis de fleurettes.

N''

176. Deïr-cl-Dyk.

Carré

d'épaule,

figure

de

saint Georges.

N*"

177. Dcïr-el-D\k. Entre-deux de tunique, semis

de pois.

N*"

178. Deïr-cl-Dyk.

Entre-deux de tunique, semis

de pois.

179. Deïr-el-Dyk. Devant de tunique, empiè-

p-

cément avec

pendentifs

terminés

par

des médaillons enfermant des corbeaux;
carrés

du bas semblables.
9-

154 LE COSTUME EN EGYPTE DU IIP AU

XII^

SIÈCLE

i8o. Detr-el-Dyk.

Tunique d'homme, empièfleurs.

cement à rayures avec vases de

i8i. Detr-el-Dyk. Carrés d'épaule, aigle au vol
abaissé.

182. Deïr-el-Dyk. Fleurons

arabescaux,

appli-

ques de linceul.

183. Deïr-el-Dyk. Fleurons

arabescaux, appli-

ques de linceul.

184. Deïr-el-Dyk.
foliacées.

Carré

d'épaule,

arabesques

185. Deïr-el-Dyk.

Carré d'épaule,

arabesques

foliacées et vase de fleurs.

DEUXIÈME PÉRIODE

I55

186. Deïr-el-Dyh.

Appliques

de robe,

carrés

avec figures d'enfants nus.

187. Deïr-el-Dyk.

Fragment de

carré d'épaule.

188.

Z)é?fr-e/-Z)y^.

Parement de manche, rayures

avec poissons.

189. Deïr-el-Dyk.

Carré d'épaule,

médaillons

avec animaux passants.

190. Deïr-el-Dyk.

Fragment

de

tunique

de
et

femme, rayures avec semis d'amandes
médaillons ondulés.

156 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III''

AU XIF SIECLE

191. Deïr-cl-Dyh. Linceul brodé, corbeilles de
fleurs et roses avec chrisme.

191

192. Dcïr-el-Dyk.
rayures,

Fragment

de
et

tapisserie

à

animaux passants

motifs géo-

métriques.

N"

193. Dcïr-el-Dyk.

Linceul

brodé,

semis

de

roses stylisées.

DEL-XIEMK PÉRIODE

I57
carrés

194. Dcïr-cl-Dyk.

Tunique de femme,

d'épaule avec figures d'enflants nus, entre-

deux avec animaux passants.

195.

Z)t7r-{^/-/))'À\

Fragments d'entre-dcux.

N'^

196.

Akbiiiiiii.

Fragment de

linceul brodé,

mé-

daillons avec canards.

N"

197. Akhniini. Linceul brodé, larges médaillons
florescents.

N^

198. Dcïr-cl-Dyk. Linceul brodé, roses stylisées
et

canards.

199. Deïr-cl-Dyk. Entre-deux et parements de

manches, décor arabescal.

N*"

200. Akhuiiiii. Fragment d'entre-deux, arabes-

ques florescentes.

N° 201.

Dcïr-cl-Dyk. Fragments d'entre-deux, ani-

maux

passants.

158 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

N° 202.

Deïr-el-Dyk.

Empiècement de tunique

à

arcatures, carrés d'épaule avec figure de

femme.

N° 203.

Deïr-el-Dyk. Fragment de linceul brodé,
roses et boutons de roses.

204. Deïr-el-Dyk. Devant de tunique d'enfant,
rayures à losanges inscrits dans des carrés.

N° 205.

Deïr-el-Dyk. Carrés
guerriers.

d'épaule,

figures

de

206.

£)^/r-^/-i>)'/v.

Linceul brodé, roses stylisées.

N° 207.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de
et

voile de visage,

boutons de roses

semis d'amandes.

N° 208.

Deïr-el-Dyk. Devant de tunique, rayures

avec fleurons foliacés.

DEUXIÈME PÉRIODE

I59

N° 209.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de tunique, mé-

daillons lancéolés, poissons et lotus; au
centre,

un

lotus stylisé.

N''

210. Deïr-el-Dyk. Fragment de linceul, médaillons florescents.

N° 211.

Deïr-el-Dyk. Fragment de carré d'épaule.

N° 212.

Deïr-el-Dyk. Entre-deux de tunique, ani-

maux

passants.

N° 213.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de tunique,
assemblage
de

carrés

d'épaule,

médaillons,
;

figure de saint Georges et figures nues

entre-deux, chaînage de médaillons avec
figures nues.

N" 214. Deïr-el-Dyk. Tunique de femme, semis de
fleurettes.

N*"

215. Deïr-el-Dyk. Tunique de femme, rayures

semées d'amandes.

l6o LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

21

6.

Dch-el-Dyh. Carré d'épaule, figure nue.

N° 217. Dcïr-cl-Dyh Médaillon

d'applique de bas

de tunique, figure de danseur.

N" 218.

Deïr-cI-Dyk.

Médaillon d'entre-deux, oi-

seau héraldique.

N''

219. Dcïr-cl-Dyh. Fragment de bas de robe.

220. Dc'ir-cl-Dyk. Tunique de femme, empiè-

cement avec

figures nues,

rayures for-

mées par un
figures nues et

chaînage de médaillons;

animaux

passants.

221. Deïr-el-Dyk. Fragment d'entre-deux, rin-

ceaux foliacés.

N° 222.

De'ir-cl-Dyh.
flant assis

Carré d'épaule, figure d'en-

sur un oiseau.

N° 223. Ddr-d-Dyk. Fragment de

linceul brodé»

DEUXIEME PERIODE

l6l

N° 224. Deïr-cl-Dyk. Empiècement de
daillons losanges à créneaux.

robe,

mé-

N*"

225. Dcïr-el-Dyk. Fragment de linceul brodé.

N° 226.

Deïr-el-Dyh. Carrés d'épaules, figures nues
et

arabesques.

N° 227.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de

linceul brodé,

oiseaux et fleurons.

N''

228. Dcïr-el-Dyk. Fragment de

tunique, carré

d'épaule avec lion passant.

N''

229. Dcïr-el-Dyk.

Carré d'épaule, animal pas-

sant et arabesques.

N° 230.

Deïr-el-Dyh. Entre-deux, chaînage de
daillons.

mé-

N° 231.

Z)<7/-('/-£))7v'.

Devant de tunique, médail-

lons d'épaules avec figures humaines.

l62 LE COSTUME EN EGYPTE DU

IIl^

AU

XII^

SIÈCTE

N° 232.

Deïr-cl-Dyk.

Tunique d'homme, rayures
d'empiècement.

à rinceaux et arcatures

233. Deïr-el-Dyh. Entre-deux, figures nues.

234. Deïr-el-Dyk. Carrés d'épaule, chaînage de
médaillons.

235. Deïr-el-Dyk. Entre-deux, médaillons avec

animaux

passants.

N^ 236.

Deïr-el-Dyk, canards.

Tunique de femme, paons

et

237. Deïr-el-Dyk.
rescentes.

Linceul brodé,

rayures flo-

N° 238.

Deïr-el-Dyk. Entre-deux, chaînages de
daillons,

méet

enfermant des figures nues

motifs géométriques.

239. Deïr-el-Dyk. Entre-deux, chaînages de médaillons avec figures nues;

motifs géo-

métriques

et

animaux

passants.

DEUXIÈME PÉRIODE

163

N° 240.

£)^/;'-^/-7>y^\

Entre-deux, animaux passants

et arabesques.

N° 241.

Deïr-el-Dyk.

Empiècement

de

tunique,

rinceaux et arcatures.

N° 242.

Der-el-Dyk,

Tunique de femme, empiè-

cement

à fleurettes détachées; médaillons

d'épaules avec figures de femmes.

N° 243.

Deïr-el- Dy k. EntVQ-deuXj figures nues.

N° 244.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de

linceul brodé,

fleurs stylisées.

N° 245.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de robe,

carré d'é-

paule, canard et arabesques.

N° 246.

Deïr-el-Dyk, losanges.

Entre-deux,

assemblage

de

N° 247.

Deïr-el-Dyk. Tunique, carré d'épaule, per-

sonnage

assis sur

un

lion.

164 LE COSEUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

248. Deïr-el-Dyk. Linceul brodé, roses stylisées
et corbeilles

de fleurs.

248

N° 249.

Dcïr-el-Dyk. Bonnet en dentelle de

fil,

250. Deïr-el-Dyk. Fragment de bonnet.

N°. 251. Deïr-el-Dyk. Devant de tunique, arcatures
avec enfants nus;

DEUXIÈME PÉRIODE

I^;

N° 252.

Dcïr-eJ-Dyk.

Tunique de femme,

entred'é-

deux, motifs géométriques, carrés
paule avec figure de saint Georges.

de tapisserie. 253. Deïr-cI-Dyk. Fragment

N° 254.

Deïr-el-Dyk.

Parement de manche.

N"

255. Dcïr-el-Dyk.

Linceul

brodé,

s semis

d'a-

mandes.

256. Deïr-el-Dyk.

Devant de chemise, entre-"

deux avec losanges ornemanés.

N° 257.

Deïr-el-Dyk. Devant de tunique
arcatures
corbeilles.

d'homme,

avec

arbres

paradisiaques et

N° 2)8.

Deïr-el-Dyk. Encolure, entre-deux et ban-

des longitudinales, arabesques foliacées.

léé LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^ SIÈCLE

N° 259.

Deïr-el-Dyk.

Devant de tunique d'homme,
et arcatures.

médaillons

260. Deïr-el-Dyk. Galons d'encolure.

261. Deïr-el-Dyk. Devant de tunique de femme,

entre-deux avec figures de l'âme s'envolant au ciel.

N° 262.

Deïr-el-Dyk. Galon, fleuron quadrilobé.

263. Deïr-el-Dyk.

Carré

d'épaule,

figure

de

femme, entourage, zone d'arabesques.

264. Deïr-el-Dyk. Fragment de tapisserie, tête

de nègre.

N° 265.

Deïr-el-Dyk.
tête

Carré

d'épaule,

tapisserie,

humaine, encadrement de rinceaux

arabescaux.

DEUXÈMIE PERIODE

167

N° 266.

Deïr-el-Dyk.

Robe

de femme. Empiè-

cement
deux
et

et

entre-

à

médaillons

losanges fleucarrés

ris;

d'épaule,

entrelacs

et

arabesques;

bordure

sem-

blable à l'empiècement.

i m
4^

266

l68 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III e

AU

Xlie SIECLE

267. /}i7'/w7-A7;. Fragment de tapisserie,

rinceaux foliacés

et fruits.

N° 268.

Dt'/r-^Z-Z))'^.

Médaillons d'épaule,

animal passant.

N° 269.

Z)m'-^/-D)'A\

Parements de man-

che, poissons et arabesques.

N° 270.

Deïr-el-Dyk. Carré d'épaule, ani-

mal passant

et arabesques.

DFAXIl-MF-

PKRIODH

169

N° 271. Dcn-cl-Dyk.

C:irrc de bas de robe,

animal

passant et arabesques.

N° 272.

Deïr-el-Dyk.

Empiècement de

robe, arca-

tures, plantes et losanges crénelés.

273. Dcïr-cl-Dxk. Fragment de tunique d'hom-

me, empiècement

à rayures,

rinceaux

et
;

arcatures, oiseaux héraldiques et vases

carrés d'épaule avec entrelacs géométri-

ques.

N° 274.

Deïr-el-Dyh

.

Robe de femme,

laine verte,

carrés ornant le bas et appliques d'enca-

drement. Médaillon central; d'un côté,
Gayet.
10

lyO LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII'=

SIÈCLE

l'âme se dégageant du corps; de l'autre,

l'âme s'envolant au

ciel.

A

l'entour, as-

semblage de médaillons, avec colombes
et gazelles.

Figures semblables dans
les

les

appliques et

entre-deux.

275

N° 275.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de

châle,

carrés

avec figures nues et arabesques.

DEUXIÈME PÉRIODE
N*^ 276.

IJl

Dcïr-el-Dyk.
saint

Carrés

d'épaule,
et

figure

de

Georges à

cheval

assemblage

géométrique avec chaînage de losanges.

N° 277.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de carré d'épaule,

assemblage de médaillons.

N° 278.

Deïr-el-Dyk.

Carré

d'épaule,

figure

hu-

maine, rinceaux

et arabesques.

N° 279.

Deïr-el-Dyk. Entre-deux, chaînage de
daillons,
sants.

mé-

figures nues

et

animaux pas-

N° 280.

Deïr-el-Dyk.
fant,

Empiècement de robe d'en-

semis de fleurs.

N° 281.

Dcïr-el-Dyk.

Fragment

de

châle,

carrés

d'angles et médaillon central avec figure

de saint Georges

;

à l'entour,

assemblage

de médaillons, lions et gazelles.

172 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III'^

AU

XII^ SIECLE

N° 282.

Dcïr-el-Dyk.
et entrelacs

Bas de tunique, médaillons
arabescaux.

281

283. Dcïr-el-Dyk.

Robe de femme,

carrés d'é-

paule, scènes religieuses et arabesques;

entre-deux arabescaux.

284. Dcïr-el-Dyk.

Devant

de tunique, entre-

deux arabescaux.

TROISIEME PERIODE

N° 285.

^://v7;/////;/.Châle, tissu

haute

lisse,

médaillon central
étoile,

octogone

déter-

miné par deux

carrés en-

trecoupés, remplis d'entrelacs
les

polygonaux; dans

angles, rosaces flores-

centes inscrites.

A

cha-

cun

des quatre angles,

174 LE COSTUME EN EGYPTE DU

IIl'^

AU

XII^

SIÈCLE

^.So-

TROISIEME PERIODE

175

médaillon octogone
plantes
stylisées

étoile
les

semblable
pointes

;

dans

;

285

encadrements d'entrelacs

;

bordure sur
flores-

deux des

côtés,

branche serpentine

cente; longue frange nouée.

176 LE COSTUME EX EGYPTE DU

IIl^

AT NIP SIÈCLE
médaillon
de

N° 286. Ahhmini. Chàle de
laine bouclée

toile,

aux quatre angles.

285

N° 287.

Akhniini. Carrés d'épaule, assemblages po-

lygonaux.

288. Akhmim. Applique de châle. Carré d'angle
à pendentif,

assemblages polygonaux et

trèfles stylisés.

TROISIEME PERIODE

N""

289. Akhm'un.

Médaillon

de

chàle,

entrelacs

polygonaux bordés de rinceaux.

N''

290. Akhmim. Carré d'épaule,
triques.

motifs géomé-

N" 291.

Akhniiiii.
les
;

Carré d'épaule, octogones étoi-

arabesques gironnées, sur fond d'en-

trelacs

polygonaux; bordure

d'arabes-

ques, prenant racine dans des vases.

N° 292.

Akhiniiii.

Carrés

d'épaule;

médaillon

d'entrelacs

polygonaux; bordure d'ara-

besques.

N" 293. Akhmim. Médaillon
et

d'épaule, arabesques

animal héraldique.

N° 294. Akhmwi. Carré
lygonaux.

d'épaule, assemblages po-

N° 295. Akhmim. Applique de
gles,

châle, motifs d'anet

entrelacs

polygonaux

rinceaux

foliacés.

178 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

N° 296. Akhmim. Parement de manche,
ques prenant racine dans un vase.

arabes-

297. Akhmim.
tines.

Entre-deux,

branches

serpen-

N° 298. Ahhm'un. Fragment de
saces florescentes.

carré d'épaule, ro-

299. Akhmim. Parement de manche, branche
serpentine.

.N° 300.

Akhmim. Châle, avec médaillon polygognal^ entouré d'une guirlande de fleurs.

301. Akhmim. Châle, à médaillon central, donné
par

un assemblage géométrique; bordure
foliacées,

formée par des branches

cou-

pées de médaillons losanges sphériques.

TROISIÈME PÉRIODE

179

N° 302. Ahhmim. Châle

à

médaillons enfermant

des assemblages polygonaux et des ara-

besques.

302

N° 303. Ahhmim. Entre-deux losanges sphérîques
et arabesques.

l80 LE COSTUME EX EGYPTE DT

Ille

AU

Xlle

SIÈCLE

N" 304.

Akljuiini.

Carré d'épaule, assemblages poet

lygonaux

animaux

passants.

305.

Ahhmim. Médaillons de

châle,

losanges

sphériques, assemblages polygonaux.

306.

Akbmiin. Châle de tissu haute

lisse,

mérem-

daillons octogones étoiles, fleuris,
plissage

formé par des vases de

fleurs et

des

arabesques; natte d'entrelacs poly-

gonaux; branche ondulée, formant pendentifs et losange reliant les

deux motifs

d'angle entre eux.

307.

Ahhmim. Médaillon de

châle, assemblage

polygonal, bordure de rinceaux.

308.

Ahhmim. Médaillon de
polygonal.

châle, assemblage

309.

Ahhmim. Médaillon de
polygonal
et

châle, assemblage

arabesques.

TKOISIKMH

l'HRIODl-:

l8l

N" 310. Ahhmiiu. Applique de

châle, losange avec

assemblage polygonal,

N''

311.

^/c/;/////;/.

Applique de châle, motif d'angle,
étoile;

octogone

médaillon central, avec
les

assemblage polygonal; dans
de
l'étoile,

pointes

plante tréflée stylisée; penserpentine,

dentif,

plante

terminé par

un

trèfle stylisé.

312. Ahhmim. Châle rayé.

N*"

313. Akbiiiim.
besques.

Châle à rayures bordé

d'ara-

3I^.

Ahhmim. Médaillon de
polygonal.

châle, assemblage

N" 315. Ahhmim. Châle de

toile, appliques, carrés

d'angles avec pendentifs,

terminés par

une arabesque lancéolée; assemblage polygonal.

Médaillon central, assemblage
et

polygonal

vase,

où prennent racine

des arabesques.
Gayet.
II

l82 LE CÛblUME EX EGYPTE DU

III'^

AU

Xll^

SIECLE

N^'

316. Aklmi'un.

Robe

à

rayures

d'arabesques florescentes.

N''

317.

Akhmim. Bordure de châle,
rinceaux courants.

N"

318.

yt//v/;;;2/m.

Fragment de

lin-

ceul.

N° 319. Akhmim. Fragment d'empiècement
de
tunique,

arcatures de plantes stylisées.

N"

320.

Akhmim.

Médaillon

de

châle, arabesques giron-

nées, autour d'une rosace:

zone de cercles assemblés
et

guirlande foliacée.

321.

Akhmim. Bordure de
ceul,

lin-

bande de

raies

de

cœur.
JIO

IROlbltMli PHKIODK

183

K° 322. Akhmim. Entre-deux, semis de
besques.

pois et ara-

N^'

323. Akhviirn. Carrés d'épaule et entre-deux de
tunique, assemblages polygonaux.

N''

324.

Akhmim. Parements de manches, arabesques foliacées.

N" 325.

Damietîe.

Médaillon d'épaule, vase d'où

s'échappent des arabesques gironnées.

N" 326. Akhmim. Fragment de
lisse,

châle, tissu haute

médaillons

et

bandes de bordure,
et

assemblages polygonaux
courantes.

arabesques

N" 327. Akhmim. Fragment de

châle,

médaillon

avec assemblage polygonal.

X" 328. Akhmim. Fragment de tunique, médaillon
d'épaule, figure nue.

184 LE COSTUME EX EGYPTE DU

IIl^

AU

XIl^

SIÈCLE

N''

329. AJibmini. Fragment de tunique, médaillon

329

d'épaule, vase et arabesques ra_vonnantes.

N" 330.

AJdniiini.

Fragment de

châle, médaillons

avec remplissage polygonal.

TROISIEME PERIODE

185

N° 331.

Akhniini. Bandes de bordure, rinceaux toliacés.

N" 332. Akhm'un. Fragment de

tunique, médaillons

d'épaule, vases gironnés.

332

N''

333. Akbniiiii.
enlacés.

Bande de

bordure^

rinceaux

l8é LE COSTUME EN EGYPTE DU IIU AU XII

'

SIÈCLE

334. Akhniim. Bandes de bordure, branches serpentines foliacées.

354

335.

Akhmim. Médaillons
polygonaux.

d'épaule, assemblages

iROisiEMi::

pi:kioi)i-:

187

}^° ^^6.Akhiiiiiii.

Bande de
bordure^

rinceaux
courants.

Fragments
de tunique,
carrés d'ap-

pliques

et

entre-deux,

assemblages

polygonaux.

^''ll^.Akhmim. En-

tre-deux,
assemblages

polygonaux.

l88 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XI1=

SIÈCLE

N° 339. Akhmim. Devant de

tunique, natte et

as-

semblages polygonaux.

339

N° 340. Akhmim. Châle, médaillon

d'angles, rem-

plissage d'entrelacs polygonaux.

TROISIEME PERIODE

189

N''

341. Alémim. Carrés d'épaule, vases et arabes-

ques rayonnantes,

bordure fournie par

un assemblage de médaillons ornemanés.

341

N''

342. Akhniiiii. Carrés de bas de jupe,

arabes-

ques crucitormes.

N"

343.

^AV;/;/////.

Fragment de bordure, arabesques

révulsées.
II.

190 LE COSTUME EX EGYPTE DC

III«=

AC

XII^

SIECLE

344.

Akhmim. Carré

d'épaule, assemblage d'oc-

togones frangés d'arabesques.

(L €^4^4^
344

^

N"

345.

Akhmim. Parements de manches, chaîné
d'octogones
et

arabesques.

TROISIEME PERIODE

191

1

192 LE COSTUME EX EGYPTE DC

111=

AU

XIl"-'

SIÈCLE

N^

346. Akhinini. Parements de manche, rinceaux
révulsés.

347. Ahhniiin. Fragment de châle, médaillons

en amandes,

assemblages

polygonaux,

pendentifs et frange nouée.

N° 348. Akhmini. Bordures de

châles,

branches

serpentines, arabesques enlacées.

TROISIEME PERIODE

193
feuillages

N^

349.

Akbiiiiiii.

Médaillon de chàlc,

stylisés.

N^'

350. Akbiuim. Médaillons de châle, assemblage es

polygonaux.

194 LE COSTUME EX EGYPTE DU

111"=

AU

XIl^

SIECLE

3)1.

Ahhmim. Devant de
que,

tuni-

carrés d'épaule et

entre-deux, assemblages

polygonaux.

N° 3)2. Akhniim.
manches,

Parements
rayures

de
avec

postes courantes.

N""

3

53- Akhniini. Entre-deux, vases
et

branches

arabescales

serpentines enlacées.

N° 354.

^À'/;/////;/.

Empiècement de
semis de pois

tunique,

avec croix incrustées.

i

35). Akbiniin. Carrés d'épaule
et

entre-deux de devant

de tunique; assemblage

polygonal

et

rinceaux

ré-

?n

vulsés.

TROISIEME PERIODE

195

196

I.E

COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XIl"-^

SIÈCLE

N" 356. Ahhuiiu. Chàle, bordure,
et

frctte
;

ondulée

branche serpentine foliacée
et

médaillon
remplis

central

médaillons

d'angles

d'assemblages polygonaux.

356

N''

357. Akhmiiii. Linceul brodé, figures d'enfants
nus.

TROISII-ME PERIODE

197

N" 358. Akhmim. Robe de femme, carrés avec assemblages polygonaux; rayures semblables.

N° 359.

Ahhniini.

Nappe

d'autel,

hexagones appli-

qués, avec croix inscrites.

N""

360. Akbniini. Carrés d'épaule, médaillons po-

lygonaux, encadrement arabescal.

N° 361.

Akbinini. Carrés d'épaule, assemblage po-

lygonal.

N" 362. Ahhmim. Carré
lygonal.

d'épaule,

assemblage po-

N""

363. Akhniini. Carrés d'épaule, assemblage polygonal, bordure à rinceaux révulsés.

N*"

364.

AJxbiiiiin.

Parements de manches, médail-

lons et losanges ornemanés.

N""

365. Ahhiiiini. Fragment de tunique,
lons d'épaule, figures nues.

médail-

I9B LE COSTUME

EN"

EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIECLE

^66.

Akhmim. Parements de manches, rinceaux
ondulés.

X° 367. Akbniim. Bande de bordure, branche
pentine florescente.

ser-

N° 368. Ahhmim. Entre-deux de tunique, boutons
de rose
stylisés.

369.

Akhmim. Bordure de

châle, rayure

formée

d'assemblages polygonaux.

370. Akhmim-.

Entre-deux

et

carrés

d'épaule,

assemblage de carrés

et arabesques.

371.

Akhmim. Carré de
d'enfant nu.

bas de tunique, figure

372.

Akhmim. Fragment de tunique, entre-deux
avec médaillons cruciformes et arabesques.

N° 373. Akhmim. Fragment de
gle,

châle, carrés d'an-

assemblages polygonaux.

TROISIÈME PERIODE

I99

374.

Akhmim. Parements de manche,

poissons,

vases et arabesques florescentes.

N"^

375. Akhniini.

Fragment de médaillon de bas

de tunique, arabesques gironnées.

X" 376.

Akhiuini.

Châle de

toile,

médaillons et

rayures de bordure, assemblages poly-

N*"

377.

Akhmim. Châle de
gonal
fleuri et

toile,

médaillon poly-

zones de tresses.

X^ 378. Akhmim. Fragment de

châle,

médaillon

ovale et pendentif, assemblage polygonal
et arabesques.

X^'

379. Akbtnim. Devant de tunique. Carré d'épaule, arabesques rayonnantes; carrés

du

bas, arabesques cruciformes; rayures for-

mées d'arabesques
racine dans

florescentes

prenant

un

vase.

200 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III'^

AU

XII=

SIÈCLE

380. Akhmiiii. Parement de manche, chaînage

de losanges.

N''

381, Akhmini.

Parement de manche,
fleurs détachées.

rayure

composée de

382. Akhmiin. Parements de manches, rayures
arabescales.

383.

Akhiiiiiii.

Parements démanches, arabes-

ques florescentes révulsées.

384. Akhmiin

.

Devant de tunique,

carrés d'é-

paule et entre-deux, assemblage de carrés et

de losanges,

svasticas

et

figures

d'anges.

N" 385.

Akhuiini.
et carrés

Devant de tunique, entre-deux
d'épaule, assemblages polygo-

naux, bordure arabescale.

N^

386. Akhm'un. Devant de tunique, entre-deux,
vases avec arabesques serpentines.

TROISIEME PÉRIODE

201

N""

387. Akbniwi.

Parements de manche, assem-

blages géométriques.

N" 388. Akhmim. Fragment de
gonaux.

châle^ tissu haute

Hsse, médaillons avec assemblages poly-

N''

389. Akbniini.

Empiècement de

robe,

galons

avec motifs géométriques.

N"

390. Akbiuini. Carrés de chale, assemblages de

médaillons ornemanés.

N"

391. Akbniiiii.

Entre-deux de

devant

de tu-

nique, arabesques serpentines et figures
d'enfants nus.
«

N" 392.

Abbniiiii.

Bas de tunique, carrés

et appli-

ques, rinceaux courants.

N"

393. Akbuiini. Carrés de chale, assemblage polygonal.

202 LE COSTUME EN EGYPTE

DL'

Ul"

AU

XII'-^

SIECLE

394. Akhmim. Fragment de châle, quatre médaillons assemblés, polygones et arabes-

ques.

N''

395.

Akhmim. Devant de tunique, assemblage
polygonal.

N° 396. Akhmim. Devant de tunique,

carrés d'é-

paule, assemblage polygonal entouré de

chaînages de médaillons, avec octogone
étoile inscrits et postes courantes; entre-

deux semblable, terminé par un motif
lancéolé.

397.

Akhmim. Parements de manches, rayures
d'assemblages géométriques.

N° 398. Akhmim. Empiècement de
ture et postes courantes.

robe, architec-

N"

399.

Akhmim. Galon avec semis de

pois.

IROISIEME PERIODE

20^

N" 400. Ahhmiiu. Devant de

tunique, chaînage de

médaillons remplis d'assemblages poly-

N"*

401. Akhmini. Fragment de chàle, tissu haute
lisse,

médaillons

avec assemblages

de

polygones.

N° 402. Akhmim. Fragment de

châle, médaillons,
et

assemblages de polygones

arabesques.

N""

403. Akhmim. Linceul brodé, semis de boutons

de roses et marguerites.

N° 404. Akhmim. Médaillon de
étoile,

chàle,

octogone

rempli d'un assemblage polygo-

nal, à l'entour

d'une figure humaine.

N° 405. Akhmim. Parements de manches, rinceaux
foliacés.

204

l'E

COSTUME EX EGYPTE DU

IIl^

AU

XII^

SIÈCLE

O
^.32

Schéma de

châle.

406.

N^' 406.

Ahhmim. Médaillons de
Usées.

chàlc, feuilles

stV'

TROISIHME PERIODl-

N''

407.

Akbiliiiii.

Bor-

dure de châle,

branches serpentines Horescentes.

N''

408. Akbniiin. Bordure de châle,

rayures avec

assemblage
polygonal.

N""

409

.

Ahhui'uii.
le,

Châde

tissu

haute

lisse,

larges médail-

lons

enfer-

mant un médaillon
petit,

plus

autour
s'as-

duquel

semblent

huit

G A VIT.

206

l.K

COSIUME KX KGYPTE DU

IIP'

AU

XIl^'

SIÈCLE

autres médaillons semblables, avec disques
et pois inscrits.

^

N" 410.

Akhmiiii.

Fragment de
avec

châle,

^

médaillons

assemblages

de polygones.

N° 411.

Âkbinini Carrés d'épaule, assem.

blages géométriques.

412

K""

412.

AkbiJiiiii.

Devant de tunique, carrés

dY--

TROISIEME PERIODE

207

O

4>

<3

€>

«lll!i!!||fl||llili!llilli!illi!ili!l!l!!îl?lilli

413

208 LE COSTUME EX EGYPTE DU
pailles,

II1«

AU

XII'^

SIÈCLE

octogones étoiles
arabesques

et

arabesques;

entre-deux,

prenant racine

dans un vase.

N" 413.

Akbiiiini.

Châle

à

médaillons octogones

étoiles

;

au centre du pol\'gone, cercle

inscrit,

rempli d'entrelacs géométriques;
pointes

dans

les

de l'octogone, arabespendentifs
reliant
les

ques gironnées;

octogones sur un

losange arabescal.

TROISIKME PERIODE

209

2 10 LE

COSTUME EX EGYPTE DU

Iîl<=

AU

XII^ SIÈCLE

N° 414. Ahhmim. Carré de
gonal
et

châle, assemblage poly-

arabesques courantes.

K,rTIIII!I!!!l!
415

N" 415.

Akhiiiini.

Devant de tunique, médaillon
arabesques
flo;

d'épaule et entre-deux,
rescentes.
le

Toute

la le

broderie a disparu
dessin, pareil à

canevas donne

une

dentelle.

TROISIEME PÉRIODE
i;,)i;;i,;;/iiiiiii;!:iM'i';Mii^i;:i!iii>i:,:;;i:iii/N liiii^tMiiiiii;'

21

"mm

«S]~nif,a::fm.a.r,i

^,-°;:r:;ni

X___^

S

y

'^^.^y

^

^ o

o

'ifciii

Iflpilil

212 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU

XII^ SIECLE

N° 416.

Akhin'nii. gle,

Fragment de

châle, carrés d'an-

assemblages géométriques et bou-

tons de fleurs stylisés; pendentifs remplis

de boutons florescents.

N""

417. Akhinim. Médaillon de châle, assemblage
de polygones.

N°° 418.

y^Â7;/;//m.

Fragment de médaillon de

chcâle,

assemblage de polygones.

N° 419. Akhmim.

Fragment de manteau,

carré

d'angle, octogones étoiles, enfermant des

motifs géométriques et rinceaux arabeseaux.

N° 420.

Akhuiiiu.
paule,

Devant de tunique,

carrés d'éet

assemblages polygonaux

ara-

besques; entre-deux pareils.

N" 421.

Akhniiiii.

Fragment de

châle,
et

médaillons

en forme d'amandes
lygonaux.

assemblages po-

TROISIÈME PÉRIODE

21

^10

214 LE COSTUME ET EGYPTE DU

IIU

AU

XII

'

SIECLE

N° 422. Akhmim. Médaillons de

châle, assemblages

de polygones entourés d'une rangée de
pois;

couronne d'arabesques.

X''

423. Alxhmim.

Bordure de châle, rayure avec

assemblages de petits carrés.

K'' 424.

Akhniiin.

Bas de tunique à rayures, bor-

dure d'arabesques.

N*'

425. Akhmim. Fragment de mantclet, médaillons avec assemblages de polygones; en-

tourage d'arabesques florescentes.

X''

426. Akhmim. \o\\^
frange.

de

visage,

rayure

et

427.

Akhmim. Parements de manches, rinceaux
florescents.

X^'

428. Akhmim. Parements de manches, motifs

géométriques.

X"^'

429.

Akhmim. Bordure de

châic, rayure déter-

IROlblhML PLKIODI-:

215

minée par un assemblage de polygones
et

branches serpentines foliacées.

X''

430. Akhiuini. Parements de manches, rinceaux arabescaux révulsés.

N*^

431.

Akhiiiiiii.

Fragment de

linceul brodé, rin-

ceaux courants.

N*"

432.

Akhmim. Encadrement

à

rayure détermi-

née par un assemblage polygonal, franges
figurées aux extrémités; frettes et nattes

géométriques; efRlés simulés, terminés
par des arabesques lancéolées;

médail-

lons géminés, avec assemblages polygo-

naux

inscrits.

4S3. Akhmim.
paule
et

Devant de tunique, carré
entre-deux,

d'é-

médaillons octoet

gones remplis d'entrelacs

arabesques.

N'' 434.

Akhmim. Parements de manches, rinceaux
florescents.

2t6

i.r

costume ex Egypte du

iif au

xii*-'

siècle

N"

43). Alxhmiiu. Entrc-dciix,

rinceaux

foliacés.

N" 436.

Akbiiiiiii.

Entre-deux, vases dans lesquels

prennent racine des lianes arabcscales.

45b

N° 437.

Akhiuiin. Parements de manches, médail

Ions crucitormes et arabesques.

N° 438. Ahhmini. Parements de manches,
nages de pois ornemanés.

chaî-

TROISIÈME PÉRIODE

llj

N° 439. Ahhmini. Devant
deux arabcscal.

de tunique, sur l'épaule,

vase où boivent deux colombes; entre-

N° 440. Akbmim. Parements de
besques

manches,

ara-

et postes courantes.

N° 441. Ahhmim. Fragment

de

tunique,

entre-

deux, vase de fleurs et branches serpentines d'arabesques florescentes.

N° 442. Akhmim.

Entre-deux, rinceaux courants.

N° 443. Akhmim. Parements de
besques florescentes.

manches,

ara-

N° 444* Akhmim. Devant de chemise, arabesques
foHacées.

N° 445. Akhmim. Fragment

de tapisserie au petit

point, motifs géométriques.

N° 446.

Damiette.

Fragment de

tapisserie au petit

point, arabesques et motifs géométriques.

Gayet

I

q

2l8 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III"^

AU

XI^'

SIÈCLE

N° 447.

Damiette.
point,

Fragment de

tapisserie

au petit

animaux

passants,

arabesques et

entre-deux.

N° 448.

Damiette.
point,
carrés

Fragment de
rayures

tapisserie au petit

de
et

losanges

crénelés;

ornemanés

chaînages de

mé-

daillons,

animaux passants

et arabesques.

Fragment de

tapisserie au petit point,

chaînage de losanges et motifs détachés.

N° 449.

Damiette.

Fragment de

tapisserie, médail-

lons ornemanés.

N° 450.

Damiette. Fragment de tapisserie au petit
point, rayure arabescale et motifs géo-

métriques.

N° 451.

Damiette. Echarpe
point,

de tapisserie au petit

rayures avec assemblages de lo-

sanges ornemanés, animaux passants et
figures

humaines.

TROISIÈME PÉRIODE

219
tapisserie

N° 452.

Deïr-el-Dyk.
petit point,

Fragment de

au

rayure arabescale.
tapisserie au
petit

N° 453.

Damiette.

Fragment de

point, motifs géométriques assemblés.

454. Damiette. Carrés de châle, lion passant et
entourasse de losans^es crénelés.

N° 455. Akhmim. Fragment de
arabesques.

tapisserie

au petit

point, rayures à chaînage de losanges et

N° 456. Akhmim. Fragment de
de croix.

tapisserie

au petit

point, chaînage de motifs géométriques
et

N° 457. Ahhmim. Fragment

de tapisserie au petit

point, chaînage de losanges et arabesques.

N° 458.

Deïr-el-Dyk. Écharpe de tapisserie au petit
point,

rayures formées de chaînages de

losanges ornemanés, d'arabesques et de
figures humaines.

N° 459.

Z)t'/r-^/-£)3'Â\

Fragment de

tapisserie au petit

point,

rayures

arabescales,

coupées

de

TROISIEME PERIODE

221

médaillons

polygo-

naux

et

rayures de

rinceaux arabescaux,
chargés

de médail-

lons avec lièvres passants.

N° 460.

Deïr-el-Dyk. Écharpe

de tapisserie au petit
point, médaillons po-

lygonaux sur rayures
arabescales et chaîna-

ges

de

médaillons,

avec lièvres passants.

N° 461. Ahhnim. Tunique de
femme,
d'épaule

médaillons
à

assem-

blages polygonaux;

entre-deux

et

pare-

ments,

assemblage

de polygones et arabesques.

Linceul brodé, corbeilles

de fleurs

et

roses stylisées.

2

22 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III*^

AU

XIl"^

SIÈCLE

QUATRIÈME PÉRIODE
N° 462.
Damiette.

Costume d'homme.
à

Robe
et

empiècement rayé, médaillons
architecture
à

losanges ornemanés;

arcades, avec aigle au vol abaissé et arbre

paradisiaque héraldique à quatre feuilles.

Entre-deux semblable, avec figure d'enfant

nu

;

motif terminal lancéolé, enferau vol abaissé; dans
le carré

mant

l'aigle

d'épaule, animal passant.

Manteau, en

tissu

haute

lisse,

bordure
le

formée par une grecque. Sur

fond,

dessin losange, déterminé par des chaî-

nages

de petits

carrés,

au

centre

de

chaque losange, une croix ansée. Suaire
de
toile

brune, rayures composées de dis-

ques assemblés, avec motifs cruciformes
et croix

brodées en rouge.

Calotte de toile, avec dessin arabescal.

Ceinture en cuir repoussé
Bracelet ciselé, portant

et agrafes.

un

petit

étui

de cuir, enfermant un parchemin.

^

QUATRIÈME PÉRIODE

22
et

Couteau à manche de bois
ferré.

bâton

N° 463.

Damiette.

Costume d'homme.
empiècement partagé en rayures
;

Robe

à

concentriques
la

bandes rayées sur toute
robe; amandes et

hauteur de

la

mo-

tifs

arabescaux assemblés. Sur
croix

la poitrine,

grande
bleus.

semée de pois rouges

et

Manteau de

toile,

bordé d'une rayure
lisse,

de tapisserie de haute

dessin raies

de cœur, de tons divers.

Calotte de soie bleue, brodée de rosaces
esquissées en
fils

d'or.

Burnous de

laine jaune, à grosse ganse

nattée, jaune, rouge et verte. Croix rouge

sur

le

devant

et

chrisme brodé.

Ceinturon de cuir repoussé et baudrier.
Bâton, coquille de pèlerin, chapelet de
coquillages avec croix de nacre.

Couteau

à

manche de

bois.

N° 464.

Damiette.

Costume d'homme.
tapisserie de haute lisse,

Robe en

assem-

224 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III

AU Xir SIÈCLE

blages de carrés, enfermai nt des médaillons, et rayures sur les
la poitrine, les

côtés, croix sur

entourée de pois semés entre

branches.

Manteau de

toile, à larges
lisse.

médaillons

de tapisserie haute

Linceul brodé d'un semis de roses stylisées,

bordure

à

rayures,
et

composée
de fleurs,
la

d'une guirlande de feuillages

coupée
croix.

de

médaillons,

enfermant

Calotte de soie à rayures multicolores.

Ceinture de cuir repoussé, avec liens
de cuir cordelés,
porte-épée fixé sur
le

devant

et baudriers.

Bracelet et bâton garni d'appliques de

métal.

N° 465.

Damiette.

Costume d'homme.
grosse toile rousse, à rayures;
et

Robe de
rinceaux

arabescaux

médaillons
des
aigles

en
au

forme

d'écu, enfermant

vol abaissé et des croix tréflées. Médail-

lons avec croix entourées de guirlandes

QUATRIÈME PÉRIODE

225

de

feuillage.

Bordure à arceaux, avec

motifs lancéolés. Rayures longitudinales

semblables.

Manteau de

toile rousse,
lisse,

avec panneau
large carré et

de tapisserie haute
pendentif.

Ceinture de laine, à rayures transversales,

brodées

de

croix.

Franges

aux

extrémités. Ceinturon
et baudriers.

de cuir repoussé

Linceul de
daillons

toile

rousse, à larges
feuillages

mé-

palmés

de

stylisés.

Croix appliquées, de soie brune,
besques brodées.
N''

et ara-

466. Dronlmh. Costume d'enfant arabe.

Chemise de
et veste

toile,

robe de

toile,

robe

de soie, à rayures longitudinales,

sandales et paume.
K''

467. Droiikab. Costume de

femme

arabe.

Coussin de soie écrue, avec inscriptions
en caractères koufiques, brodé en soie
rouge.

Robe de mousseline

transparente, sans

2 26

LE

COSTUME EN EGYPTE DU
coutures,

III^

AU
le

XII^

SIÈCLE

brodée sur

côté d'une ins-

cription fleurie, en caractères koufiques,

de nuances pâles,

pris

dans

les

orbes

d'une arabesque courante, manteau de
laine

blanche,

rayée

de

bleu

sur

le

bord.

Ceinture de soie écrue, rayée de couleur à ses extrémités, seconde ceinture

brodée aux deux bouts, de motifs géométriques, esquissés
Filet de tète

en noir.

en soie, retombant juset

qu'aux hanches,
buste.

enveloppant tout

le

Perruque nattée. Bonnet rayé
lissé

et

cou-

sur une cordelière.

Petit ruban de taille.

Collier

de

pierreries

et

perles d'or;
;

pâtes de verre et cristal
collier,

de roche

second

de fleurs séchées. Bagues, brace-

lets d'ivoire et
lets

de pâtes de verre
de

;

brace-

d'argent et

cuivre doré;

deux

flacons à antinioine, avec leurs aiguille?

de bronze.

QUATRIEME PÉRIODE

227

N° 468. Dronhah. Costume de femme.
Chemise de
toile, à

rayures de motifs

géométriques, brodées en noir.

Robe de

soie rayée;

écharpe de

toile

à frange, avec bordure brodée de dessins

géométriques

;

ceinture brodée aux deux
es-

extrémités de motifs géométriques,
quissés en noir.

Bonnet de
cheveux
et

toile

rousse rayé,

filet

de

babouches.

N° 469. Dronhah. Costume
Chemise
tifs

de femme.

à rayures longitudinales,

mo-

géométriques brodés en noir.
soie rayée, écharpe à petites

Robe de

rayures géométrales,
ceinture brodée.

brodées en noir;

Mantelet de
bord.
Filet

toile rousse,

gansé sur

le

de

cheveux,

perruque

nattée,

bonnet de dentelle de laine

et sandales.

470, Damiette. Rideaux de cihoriiim.

228 LE COSTUME EN EGYPTE DU

Ilie

AU

Xlle

SIÈCLE

N°' 471 à 474.

Panneaux de

toile rousse,

semés

de

roses

stylisées,

472

accostées de feuillages,

sur les

côtés

;

encadrement formé

de

deux

pilastres,

l'un de tapisserie au
petit point;
472

fond bleu
motifs

violet,

avec

géométriques esquissés

en jaune;

base

semblable

et

cha

QUATRIÈME PÉRIODE
piteau
à
feuillages

229
l'autre,

d'acanthe

;

également de tapisserie au

petit

point,

fond noir, avec tresses ondulées, vertes,

rouges

et jaunes

;

base verte, avec carrés

rouges, et chapiteaux à feuillages jaunes
et bleus, sur

fond vert ou réciproquetête

ment. Sur chacun de ces chapiteaux,
de Christ nimbé.

N° 475.

Damiette.

Nappe
de

d'autel.
toile

Panneau

rousse,

semé de

roses stylisées, bordure à tresse analogue
à celle

du

pilastre des rideaux.

N° 476.

Damiette.

Nappe

d'autel.

Nappe de
de roses

fine toile

brodée d'un semi^

stylisées,

en caHces, accostées

de feuillages et d'arbres paradisiaques,
chargés de fleurettes.

Bordure
corbeilles

symboUque,
d'où

composée

de

s'échappent des vignes

chargées de pampres. Frange aux deux
extrémités.

230 LE COSTUME ET EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

N° 477.

Damiette.

Nappe
de

d'autel.
toile

Panneau

rousse,

semis

de

roses stylisées;

aux quatre

coins, large

médaillon avec croix nimbée de feuillages
et

entourée de

fleurs.

N° 478. Dronkah. Fragment

d'écharpe brodée de

dessins géométriques.

N° 479. Dronkah. Voile encadré de

petites rayures,

broderie de motifs géométriques.

480. Dronhah.

Robe

d'enfin t, brodée de rayures

géométriques. Echarpe brodée.

481. Dronkah. Fragment d'écharpe, rayures de
motifs géométriques brodés en noir.

N° 482. Dronkah. Fragment

d'écharpe brodée.

N''

483. Dronkah. Écharpe de femme, motifs géo-

métriques disposés en rayures biaisées.

QUATRIÈME PÉRIODE

23

I

N° 484. Dronkah. Echarpe
iriques.

brodée, motifs géomé-

N° 485. Dronkah. Écharpe

brodée, motifs

géomé-

triques esquissés en noir.

N° 486. Dronkah. Echarpe

brodée, motifs géomé-

triques esquissés en noir.

N" 487. Dronkah. Écharpe

brodée, motifs

géomé-

triques esquissés en noir.

N° 488. Dronkah. Voile

à rayures

formant bordure,

entrelacs géométriques.

N" 489. Dronkah.

Soierie rayée.

N° 490. Dronkah. Echarpe

brodée, motifs

géomé-

triques esquissés en noir.

N° 491- Dronkah. Chemise

de

femme,

rayures

longitudinales, composées de motifs géo-

métriques brodés en noir,

232 lE COSTUME EN EGYPTE DU

Ille

AU

XII^

SIÈCLE

N° 492. Dronkah. Costume de femme.
Chemise
brodées en
triques.
à

rayures

longitudinales,

noir;

assemblages géomé-

Robe de
haute
lisse,
;

soie

rayée,

châle de

tissu

apphques d'angles, carrés
assemblages de polygones

à
et

pendentifs

arabesques.
Filet de cheveux,

mantelet

et

babou-

ches.

N° 493.

Daiuiette.

Fragment de

tapisserie

au petit

point, assemblages géométriques et ara-

besques.

N° 494.

Damiette.

Fragment de

tapisserie

au petit

point, assemblages géométriques et ara-

besques.

N° 495.

Damiette.

Fragment de

tapisserie au petit

point, assemblages géométriques et ara-

besques.

N° 496.

Damiette. Fragment de tapisserie au petit

QUATRIÈME PÉRIODE

233

point, assemblages géométriques et ara-

besques.

N° 497.

Damiette.

Fragment de

tapisserie au petit

point, assemblages géométriques et ara-

besques.

N° 498.

Damiette.

Fragment de

tapisserie

au petit

point, assemblages géométriques et ara-

besques.

N''

499. Damiette. Fragment

de

manteau,

tissu

haute

lisse.

500. Damiette. Fragments
toile

de

nappe

d'autel,

rousse, avec semis de roses styli-

sées.

N^

501. Dronhah.

Robe

d'enfant,

rayures

poly-

chromes, soie brochée.

502. Dronkah.
toile,

Costume

d'enfant,

chemise de

robe et veste, babouches.

2 34 LE

COSTUME EN EGYPTE DU

III*^

AU

XIl^

SIÈCLE

503. Dronkah.
toile,

Costume

d'enfant,

chemise de

robe de soie rayée, manteau de

soie brochée, arabesques et inscriptions.

504. Dronkah.

Robe

d'enfant,

étoffe

laine

et

soie rayée.

505. Dronkah.
rayée.

Robe

d'enfant,

étoffe

de laine

N° 506. Dronkah. Echarpe
tifs

brodée, rayures de

mo-

géométriques.

507. Dronkah.
rayée.

Robe

d'enfant,

étoffe

de laine

508. Dronkah. Velours
xvii^ siècle.

de

Gènes,

étoffe

du

509. Dronkah. Fragment de coiffure de femme,
étoffe chenillée.

510. Dronkah.

Manche de

robe, la broderie a

disparu, le dessin est

donné par

le

point.

QUATRIEME PÉRIODE

235

511. Dronhah. Chemise d'enfant, rayures for-

mées de

fleurettes géométrales.

512. Dronhah. Chemise de femme, rayures longitudinales, motifs géométriques brodés

en noir.

N""

513. Dronhah. Linceul brodé; inscriptions et
motifs géométriques.

514. Dronhah. Linceul brodé, rayures géométrales.

515. Dronhah.

Ruban de

ceinture, tissu de soie,

brodé d'arabesques.

516. Dronhah, Étoffe de soie rayée.

517. Dronhah. Linceul brodé, rayures géométrales.

518. Dronhah. Linceul brodé, rayures géométrales.

2}6 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III''

AU

XII<^

SIÈCLE

N° 518

bis.

Dronkab. Linceul brodé, encadrement

de rayures géométrales.

519. Dronkab. Linceul brodé, rayures
trales.

géomé-

520. Dronkab. Linceul brodé, rayures
trales.

géomé-

521. Dronkab.

Robe

d'enfant,

tissu

laine

et

soie, à rayures,

bonnet de soie rayée.

522. Dronkab.

Robe

d'enfant^ tissu de laine, à

carreaux; une paire de babouches.

N° 523. Dronkab. Robe
carreaux.

d'enfant, tissu de laine, à

524. Dronkab. Étoffe de soie rayée.

525. Dronkab. Écharpe brodée, rayures géométrales esquissées

en noir.

QUATRIÈME PÉRIODE

237

N"

526. Dronkah. Écharpe brodée, rayures géométrales esquissées

en noir.

527. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales
esquissées

en

noir,

motifs

géométriques.

528. Dronkah.

Chemise

d'enflmt,

rayures

à

assemblages de motifs géométriques.

N"

529. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, assemblages de motifs géo-

métriques.

530. Dronkah. Écharpe brodée, rayures géométriques esquissées en noir.

531. Dronkah. Soierie rayée.

532. Dronkah. Soierie à rayures ondulées.

533. Dronkah. Linceul brodé, encadrement de

rayures géométrales.

238 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII^

SIÈCLE

534. Dronkah. Écharpe brodée,

rayures

com-

posées de chevrons géométriques.

535. Dronkah. Fragment de chemise, semis de
motifs géométriques.

N° 536. Dronkah. Coussin

à rayures chevronnées,

motifs géométriques.

537. Dronkah. Étoffe rayée.

538. Dronkah. Écharpe brodée, rayures
trales, esquissées

géomé-

en noir.

539. Dronkah. Fragment d'étoffe avec inscription brodée.

540. Dronkah.

Chemise d'enfant,

rayures

à

semis de fleurettes géométrales, une sandale.

541. Dronkah. Chemise d'enflmt, semis de
tifs

mo-

géométriques.

Q.U ATRIÈiME

PÉRIODE

239

542. Dronhah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

543. Dronhah. Fragment de

robe de femme,

N° 544. Dronhah. Écharpe brodée, rayures géométrales esquissées

en noir.

N° 545. Dronhah. Écharpe brodée,
trales esquissées

rayures géomé-

en noir.

N° 546. Dronhah.

Étoffe rayée.

547. Dronhah. Linceul

brodé, encadrement

à

rayures^ motifs géométriques assemblés.

548. Dronhah. Fragment de robe d'enfant, tissu

de laine à rayures.

549. Dronhah. Écharpe
nales, motifs

à

rayures

longitudi-

géométriques

et lions pas-

sants.

240 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

XII«

SIÈCLE

550. Dronkah. Costume d'enflmt, chemise de
toile,

robe de soie rayée, manteau égalesoie rayée,

ment de

bonnet de soie

et

babouches.

551. Dronkah. Chemise d'enfant;, rayures longitudinales, motifs géométriques.

552. Dronkah.

Fragments

d'écharpe,

rayures

géométriques esquissées en noir.

553. Dronkah. Écharpe brodée, rayures géométriques esquissées en noir.

554. Dronkah. Soierie à rayures.

555. Dronkah. Soierie à rayures.

556. Dronkah. Costume d'enfant. Chemise de
toile,

robe de

toile,

robe de soie rayée,

sandales, bonnet de soie,

une paume.

557. Dronkah. Veste de femme, soie à rayures.

QUATRIÈME PÉRIODE

24 1

N"

558. Dronlmh. Veste d'enfant, soie à rayures.

N" 559. Dronkah. Chemise

d'enflint,

rayures lon-

gitudinales, motifs géométriques.

N° 560. Dronkah. Chemise

d'enfant, rayures lon-

gitudinales, motifs géométriques.

N''

561. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

562. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

563. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

N"

564. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

565. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

Gayet.

14

242 LE COSTUME EN EGYPTE DU

111=

AU

XII^

SIÈCLE

566. Dronkah. Chemise d'enfant, empiècement
et poignets,

motifs géométriques.

567. Dronhah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

568. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

569. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

570. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

571. Dronkah. Chemise d'enfant, rayures longitudinales, motifs géométriques.

572. Dronkah. Chemise d'enfant, empiècement
et

parements, motifs géométriques.

N*^

573. Dronkah. Chemise d'enfant, empiècement
et

parements, motifs géométriques.

QUATRIÈME PERIODE

243

N° 574. Dronhah. Chemise
et

d'enfant,

empiècement

parements, motifs géométriques.

575. Dronhah. Chemise d'cn£int, empiècement
et

parements, motifs géométriques.

576. Dronhah.

Deux

bonnets,

soieries

rayées.

577. Dronhah. Fragment de
motifs géométriques.

chàle

à

rayures,

578. Dronhah. Chemise

d'homme, rayures

lon-

gitudinales, motifs géométriques.

N""

579. Dronhah. Chemise

d'homme, rayures

lon-

gitudinales, motifs géométriques.

580. Dronhah. Chemise de femme,
motifs géométriques.

semis de

N° 581. Dronhah. Fragment

de châle, assemblage

de motifs polygonaux.

244 LE COSTUME EN EGYPTE DU

IIF

AU XIF SIÈCLE
châle, assemblage

N° 582. Dronkah. Fragment de
de polygones.

N° 583. Dronkah. Chemise
et

d'enfant,

empiècement

parements, motifs géométriques.

584. Dronkah. Collection de coiffures d'hom-

mes, calottes de soie ou de
de diverses couleurs.

toile piquées,

N° 585. Dronkah.

Collection de coiffures de femet

mes. Filets

bonnets en dentelle de

fils,

de diverses couleurs.

N° 586

à 588. Provenances

diverses.

Collection de

fragments divers,
gent (Dronkah

nombreux bracelets d'aret

Deïr-el-Dyk). Jouets

d'enfant, robe de
bois,

poupée

et

cheval de

monté

sur roulettes (Deïr-el-Dyk).

Plaquettes d'ivoire et de bois, fragments

de masque de plâtre,
glaise, fuseaux,

sceaux de terre

peigne à carder, aiguilles

d'ivoire

et

de

bronze

(Deïr-el-Dyk).

QUATRIEME PÉRIODE

245

Sachets d'antimoine, flacons (Dronkah).

Pot décoré de peintures, fragments de
pierres précieuses, améthystes, cristal de

roche, etc. (Deïr-el-Dyk). Cadre de miroir sculpté

(Akhmim). Monnaies,

frag-

ments de bronze (Akhmim). Nombreux
fragments de verreries brisées (Damiette).

N''

588

bis.

Antinoé.

Momies

de chevaliers byzan-

tins.

Trois momies de chevaliers byzantins,
couvertes de bandelettes, retrouvées dans

un caveau maçonné,
en berceau.

à coupole et voûte

Aux

pieds des

momies

était

déposé un tableau, peint sur bois, de
o"',6o de diamètre, actuellement au

mu-

sée

égyptien du Caire;

la

copie gran-

deur d'exécution (photographie coloriée)
est seule

exposée

ici.

Les

trois

momies

des chevaUers se trouvaient, au

moment
de
terre

de l'ouverture des caveaux, scellées au
sceau
impérial.

Ces

sceaux,

glaise, trop fragiles

pour être

laissés
14.

sur

246 LE COSTUME EN EGYPTE DU
les

111^

AU

XII'^

SIÈCLE

corps pendant

le

transport, sont ex-

posés n° 588.

N"

589.

Akhmhn. Devant de tunique, médaillons
octogones, animaux passants
ques.
et

arabes-

590.

Akhmim.
raies de

Robe
cœurs

d'enflint,
et

rayures

avec

arabesques.

591

591.

Akhmim. Robe

d'enflmt, carrés et empiè-

cement, arabesques courantes.

N° 592. Akhmim. Robe
carreaux.

garnie de galons à petits

593.

^Â;/;/;»'/;/.

Bordure de châle,

raies

de cœurs.

QUATRIÈME PÉRIODE

247

594. Akhuiiui. Fragment de tapisserie.

591

595.

y://v/;//^/m.

Fragment de

tapisserie.

248 LE COSTUME EX EGYPTE DU

III^

AU XIP SIÈCLE

596.

Akhmim. Fragment de
à

linceul.

N° 597. Akhmim. Robe

empiècement

et entre-

deux, motifs polygonaux.

598.

Akhmim. Robe

d'enfant, rayures

géomé-

trales et arabesques.

599.

Akhmim. Parements de manche, médaillons octogones et motifs géométriques.

N° 600. Akhmim. Devant de
de cœurs.

tunique, pois et raies

N° 601.

Deïr-el-Dyk.

Tunique de femme^

entre-

deux avec animaux passants.
602. Deïr-el-Dyk. Tunique de femme, carrés
d'épaule avec figure de saint Georges.

N''

N° 603.

Deïr-el-Dyk. Fragment d'empiècement de
robe, figure d'ange.

604. Deïr-el-Dyk.
touré

Carré d'épaule, canard en-

de petits médaillons,

enfermant

d'autres canards plus petits.

QUATRIEME PÉRIODE

249

N° 605.
N° 606.

Z)^/y-^/-Z)37v.

Carré d'épaule.

Deïr-el-Dyk.

Carré d'épaule,

figure

hu-

maine

et

arabesques.

N° 607.

Deïr-el-Dyk.

Carré

d'épaule,

figure

hu-

maine

et rinceaux.

608. Deïr-el-Dyk. Fragment de robe, empièce-

ment avec

arcatures et arabesques.

609. Deïr-el-Dyk.

Fragment

de

robe,

bande

longitudinale, assemblage de médaillons.

N° 610.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de robe,

entre-

deux, vases et arabesques.

611. Deïr-el-Dyk. Fragments de robe,
longitudinales,

bandes

motifs géométriques et

arabesques.

N° 612.

Deïr-el-Dyk. Fragment de carré d'épaule.

613. Deïr-el-Dyk. Fragment de carré d'épaule.

N° 614.

Deïr-el-Dyk.

Fragment de

carré d'épaule.

250 LE COSTUME EN EGYPTE DU

III^

AU

Xlie SIÈCLE

N° 615.

Deïr-el-Dyk.

Tunique de femme, empièarabesques et

cement

et carrés d'épaule,

animaux

passants.

6r6. Deïr-el-Dyk. Fragment de linceul.
Deïr-el-Dyk.

N° 617.

Tunique de femme, empièarabesques et figures

cement

et carrés,

humaines.
618. Akhmim.

]SI°

Manche de

robe,

assemblage

polygonal

et arabesques.

619.

Akhmim. Fragment de
blages géométriques.

tapisserie,

assem-

N° 620. Akhmim. Fragment de
de fleurs.

linceul,

corbeilles

N^

621.

Akhmim. Bordure de

châle, rayures unies,

encadrées de postes courantes.

N° 622. Akhmim. Bordures de
et arabesques.

châle, rayures unies

623. ^^Vwn'm. Fragment de robe, empiècement

de médaillons

et arabesques.

QUATRIÈME PÉRIODE

25

I

N" 624. Akbmim. Fragment de

robe,

carré

d'é-

paule, arabesques et animal passant.

N° 625. Akhmim. Bordure de
géométriques.

châle,

assemblages

625. Dronhah. Natte tressée en cordelettes de
fibres

de palmier.

N°^ 62e à 637. Dronhah. Dix fragments de bordure de

manteau,

rayures unies, encadrées

d'arabesques courantes.

N" 638. Dronkah. Bordures de
et arabesques.

châle, rayures unies

639. Dronhah. Bordures de châle, rayures unies

encadrées d'une arabesque courante.

640. Damiette.

Nombreux fragments d'un

ri-

deau de ciborium, semblable à ceux des

n- 470-474-

N° 641.

Damiette.

Fragments d'un second rideau

de cihorium, semblable à ceux des n°' 470-

474-

En

raison

de

la

place restreinte dont

on

dis-

posait au Palais

du Costume pour l'exposition des

collections ci-dessus,

un

certain

nombre de

pièces
Il

cataloguées n'ont pu être présentées au public.
est
très

en

de

même

d'environ trois cents pièces,
qui

la

plupart
et

remarquables,

n'ont

pu

être

classées

cataloguées en temps opportun.

L'administration du Palais du Costume se
devoir d'indiquer que
le travail
fait

fait

un

de réapplication et

de mise en état a été

avec un soin et un talent

tout particulier par M^'^ Bouchot, sous la direction

de

M.

Marcel Halle, d'après

les

indications

de

M.

Albert Gayet.

Chartres.

Imprimerie Durand, rue Fulbert.

VI
3 3125 00066 1344

f-^^wmmw'

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