Maxi

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Création www.OZconseil.com

Banque Populaire V
Dossier de présentation 2007

L’Esprit de Conquête

Grâce à son implication tant nationale que régionale dans l’univers de la voile, la Banque Populaire est aujourd’hui reconnue par trois Français sur quatre comme « La Banque de la Voile ». La fidélité du Groupe à ce sport et le développement de son engagement sont à l’image de sa croissance structurelle. Depuis 1989, le Groupe Banque Populaire est présent dans l’univers de voile. Cet engagement dans la durée fait de nous le plus ancien sponsor de ce sport, un des plus solides, un acteur incontournable aux yeux du public, des medias et de tous ceux qui partagent cette passion. Armateur d’un trimaran 60 pieds depuis 1989, d’un Figaro depuis 2004, notre Groupe est aussi partenaire de la Fédération Française de Voile, de l’Association Éric Tabarly et de la médaillée olympique Faustine Merret. De plus, ses actions sont démultipliées par les Banques Populaires qui s’engagent au quotidien dans leur région pour le développement de la voile. Ainsi par son implication nationale et locale, la Banque Populaire est reconnue aujourd’hui comme « La Banque de la Voile ». Fort de cette reconnaissance et après 18 ans de sponsoring nautique, le Groupe, en avril 2006, a franchi une nouvelle étape en s’engageant, avec audace dans la construction d’un maxi multicoque de records. Cette nouvelle aventure est menée par Pascal Bidégorry et toute son équipe. Le Maxi Banque Populaire V, qui se lancera dès l’hiver 2008-2009 à la conquête des records océaniques les plus mythiques, est une nouvelle occasion pour le Groupe de démontrer sa passion pour les projets ambitieux et son engagement aux côtés de tous ceux qui les portent. Avant même son lancement sur les mers, la construction de ce nouveau bateau est une grande aventure humaine et technologique. C’est ce temps fort que nous voulons vous faire partager. Car nous souhaitons que ce projet qui symbolise toutes les valeurs phare de notre Groupe, l’audace, le goût d’entreprendre, la coopération, soit source de fierté pour les 35 000 collaborateurs du Groupe.

Philippe Dupont, Président du Groupe Banque Populaire, Pascal Bidégorry, skipper du Trimaran Banque Populaire.

Philippe Dupont Président du Groupe Banque Populaire

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Audace : le Défi Technologique
BANQUE POPULAIRE V, LE TRIMARAN PLUS
Oui, Banque Populaire V sera bien le plus grand trimaran du monde. Une coque centrale de quarante mètres de long, des flotteurs de trente sept mètres, une largeur totale de vingt trois mètres, un mât de quarante cinq mètres, les chiffres laissent rêveur. Ils sont pourtant logiques. Imaginé par Pascal Bidegorry, son skipper, dessiné par le cabinet d’architectes VPLP, approuvé par les instances de la Banque Populaire, Banque Populaire V se veut une bête de records. Et, sur mer, pour aller vite, il faut être grand. Jusqu’où ? C’est là que ses concepteurs ont dû mettre un frein à leur imagination. « On aurait pu dessiner un trimaran de 45 ou 50 mètres, reconnaît Vincent Lauriot Prevost, l’architecte du projet, mais nous tenions à rester dans des limites que nous maîtrisons. Nous avons construit Géronimo d’Olivier de Kersauzon qui mesure 34 mètres et pèse 22 tonnes. Grâce à l’évolution des matériaux, nous allons reste, avec un bateau de 40 mètres, dans le même ordre de poids et donc devoir composer avec des efforts déjà identifiés. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, nous devons rester raisonnables. En fait, Banque Populaire V ne constitue pas une révolution, mais une évolution. C’est l’aboutissement de tout ce que nous avons appris ces dernières années, depuis le Pierre 1er de Florence Arthaud jusqu’aux 60 pieds de la classe Orma ». Raisonnable ! Le mot semble déplacé dans la bouche de ces concepteurs de l’extrême chargés de mettre au point un bateau capable d’effectuer le tour du monde en moins de cinquante jours et d’avaler 800 milles en 24 heures. Il revient pourtant dans chacun de leurs discours. Ainsi, pour la structure même de Banque Populaire V, ils se sont astreints à faire appel à une technologie éprouvée : une couche de Nomex (nid d’abeilles) entre deux couches de carbone. Une formule connue pour sa légèreté et sa rigidité mais sensible aux chocs.Aussi ont ils prévu, pour se mettre à l’abri des déchirures subies par certains bateaux de la Route du Rhum 2002, des zones anti propagation et l’utilisation de mousse, plus lourde mais moins fragile, pour les zones sensibles, tels les dessous des bras de liaison. Idem pour le plan de voilure qui a pu, c’est une première, être étudié en soufflerie à Saint Cyr, sur une maquette de deux mètres de long.

Objectif : définir les répartitions des voiles de façon à ne pas
subir de « trou » lors des changements de voile. « Il arrive, explique Vincent Lauriot Prévost qu’à l’occasion d’une prise de ris ou d’un passage de Solent à Trinquette, on se retrouve sous toilé ou sur toilé. Pendant une tentative de Jules Verne, on rencontre des systèmes météo très différents depuis les dépressions du grand sud au pot au noir. Pour les négocier au plus court, il faut viser le meilleur rendement dans les phases de transition. Grâce à ces essais en soufflerie, Banque Populaire V sera donc toilé au plus juste. Une grand voile de 450 m2, un gennaker de 600 m2, un solent de 250 m2, c’est déjà bien suffisant ». Tout « raisonnable » qu’il soit, Banque Populaire V est quand même une machine hyper musclée : 80 tonnes de pression au pied du mât, des winchs capables d’encaisser des tensions de plus de 14 tonnes, des foils courbes de 350 kilos pièce, ces chiffres traduisent une puissance hors du commun et des efforts à la

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limite du maîtrisable. Ils n’inquiètent pourtant pas ses concepteurs qui font, là encore, preuve d’un bel optimisme : « Toutes les solutions adoptées sont connues, se justifie le concepteur des plans. Elles sont simplement poussées au maximum de nos connaissances. Des foils courbes de ce poids sur un maxi trimaran, ça nous semble la limite acceptable en terme de charge à l’effort et de manipulation. Et le principe d’un mât basculant nous est apparu indispensable pour un bateau qui vise à la fois le record de l’Atlantique qui est un sprint de quatre jours, et celui du tour du monde qui est une course de fond. Il devra être extrêmement véloce dans les vents médiums et performant dans les mers formées. C’est la demande de Pascal Bidégorry ». Une fois pensé, imaginé, dessiné par Pascal et son team, il a fallu mettre en construction ce géant des mers. Une tâche confiée aux chantiers CDK d’Hubert Desjoyeaux à Lorient. Maître d’œuvre de l’ensemble, c’est lui qui, en accord avec le team technique de Banque Populaire, a choisi les sous-traitants des différentes phases de la construction. Aux chantiers JMV le soin de réaliser les moules et les formes de la coque centrale et des flotteurs puis de les cuire sous vide dans un four de 45 mètres de long, 10 mètres de large et 8 mètres de hauteur. Celui de Lorient était trop petit ! C’est à Cherbourg que sera menée l’opération.A CDK la charge de réaliser les bras de liaison et surtout d’assembler les trois

éléments. Pour cette opération programmée pour avril 2008, il faudra voir encore grand et construire un nouveau hangar de 50 mètres de long sur 35 mètres de large soit une surface couverte et aménagée de 1750 m2 ! Quand au mât, il sera construit chez Lorima, à Lorient, tandis que les voiles seront cousues chez Incidences, à La Rochelle. Sans parler des éléments d’accastillage fabriqués chez divers sous-traitants spécialisés. Un véritable puzzle qu’il conviendra d’assembler en vue d’une mise à l’eau prévue pour le mois de juin. Mais ce planning serré (Banque Populaire V aura été conçu en moins de deux ans) n’inquiète pas Hubert Desjoyeaux. Pas plus que le transport de toutes ces pièces surdimensionnées. « Nous sommes dans les temps, affirme-t-il confiant. Quant au transport, c’est une formalité. Le transporteur m’a assuré que sa remorque mesurait 48 mètres de long et qu’il avait l’habitude de livrer des pales d’éoliennes longues de 52 mètres. Ca devrait se faire tout seul ». Impossible de déceler la moindre inquiétude dans les propos de ces hommes chargés pourtant d’un projet hors norme. Artisans de l’incroyable, ils se sont fixés pour objectif de livrer mi septembre 2008, à Pascal Bidegorry un bateau parfait, prêt à se lancer à la conquête de tous les grands records. A lui et ses onze hommes d’équipage de livrer leurs batailles. Eux auront fait leur travail. Simplement. Efficacement. En vrais professionnels de la mer.

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Objectifs
Le Maxi Banque Populaire V a été conçu dans le but de battre les plus importants records océaniques en équipage, mais aussi d’être très performant lors de courses, quels que soient leurs parcours. Le choix du Groupe Banque Populaire et de Pascal Bidégorry s’est arrêté sur un trimaran de 131 pieds (40 mètres) qui a été dessiné par le cabinet Van Peteghem - Lauriot Prévost.

Records à battre
Parcours
Route de la découverte (Cadix - San Salvador) Miami - New York Record de la Méditerranée (Marseille - Carthage) Tour du monde (WSSRC 21760 milles) Atlantique Nord (New York - Cap Lizard) Record des 24 heures (parcours libre)

Derniers chronos
07j, 10h, 58 mn, 53s Mai 2007 01j, 11h, 05 mn, 20s Juin 2007 17h, 56mn, 33s Septembre 2004 50j, 16h, 20mn, 4s Mars 2005 04j, 03h, 57mn, 54s Juillet 2007 794 milles à 33,08 nœuds de moyenne 23 Juillet 2007

Détenteurs
Franck Cammas Groupama 3 Franck Cammas Groupama 3 Bruno Peyron Orange II Bruno Peyron Orange II Franck Cammas Groupama 3 Franck Cammas Groupama 3

Caractéristiques techniques
Planning de navigation prévisionnel Maxi Banque Populaire V Type : Skipper : Longueur : Largeur : Maxi trimaran océanique d’équipage Pascal Bidégorry 40,00 m 23,00 m Déplacement : Tirant d’eau : Tirant d’air : 23 t 5,80 m 47 m Hiver 2008 / 2009 : Cadix / San Salvador ; Miami / New York; Hiver 2009 / 2010 :Trophée Jules Verne traversée de l’Atlantique Été 2010 :Tour de l’Atlantique ou campagne Pacifque (Hong Printemps - été 2009 : Atlantique Nord Kong / Londres,Yokohama / San Francisco)

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Partage : l’aventure humaine
PARI TECHNIQUE, DIMENSION HUMAINE

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ettre en chantier le plus grand trimaran de course du monde suppose de mettre en place des processus de fabrication et de contrôle extrêmement sophistiqués. Paradoxalement la technique n’est pas tout : la dimension humaine du projet est essentielle pour sa réussite. Chronique de l’alchimie d’un projet où se côtoient navigateurs de renom, architectes, techniciens pointus et petites mains, tous tendus vers un même objectif : faire de Banque Populaire V une redoutable machine à engranger les records.
Impossible d’exécuter, en mode majeur, une symphonie de ce calibre sans chef d’orchestre. Ronan Lucas, chef de projet, est chargé de coordonner l’ensemble des acteurs impliqués dans l’aventure. Après un diplôme de troisième cycle en droit et économie du sport, ce Concarnois de 35 ans a déjà un vécu technologique et sportif impressionnant. Equipier en multicoque 60 pieds, il a ensuite participé à deux campagnes de la Coupe de l’America avant d’intégrer, à la demande de Pascal Bidégorry, le Team Banque Populaire. Il a pu ainsi se confronter aux exigences de la très haute compétition, mesurer à quel point la culture du résultat passait autant par une rigueur absolue, que par des relations de confiance totales. « Pour construire notre équipe, nous avons toujours estimé que les compétences techniques étaient bien évidemment indispensables. Pour autant, il nous fallait intégrer des personnes qui partageaient des valeurs communes : écoute des autres, solidarité, exigence. » Pour coordonner le projet, Ronan Lucas s’appuie sur un bureau d’étude de cinq personnes.A leur tête Kevin Escoffier, responsable du bureau et Ollivier Bordeau, chargé du suivi des composites, proposent les solutions techniques qui paraissent les plus adaptées. Si la décision finale appartient à Pascal Bidégorry, c’est bien Ronan Lucas qui doit amener les éléments du choix. « C’est à moi de poser la problématique entre validation des solutions techniques et impératifs financiers… Tout en respectant la philosophie du projet qui est de concilier en permanence recherche de la performance et sécurité. » Quand on construit le plus grand trimaran du monde, on se doit de prendre des marges évidentes. « Le changement d’échelle du projet fait que nous nous appuierons uniquement sur des techniques déjà éprouvées… Le fait de passer de 18 mètres à 40 est la principale révolution. » Le Team Banque Populaire devant la maquette en bois

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Si Banque Populaire V s’appuiera sur l’expérience des 60 pieds, il est déjà très largement en avance sur des engins comme Orange 2, titulaire du « Jules verne », le record autour du monde en équipage ou Geronimo, le trimaran d’Olivier de Kersauzon : ainsi

le bateau sera équipé de foils et d’un mât basculant. D’une certaine manière, ce projet est la synthèse des innovations testées sur les multicoques ORMA et de l’expérience engrangée sur les maxis multicoques.

Un projet « raisonné »
40 mètres de longueur hors tout, un tirant d’air de 47 mètres soit un peu plus que la hauteur de l’Arc de Triomphe à Paris ou, pour les marins, celle du phare de la Jument au large de l’île d’Ouessant. La démesure du projet ne fait pas pour autant de Banque Populaire V un bateau déraisonnable. En effet, les ratios entre longueur de coque et hauteur de mat d’une part, entre taille et déplacement (poids) montrent que le bateau possède une marge de sécurité importante en comparaison avec les trimarans 60 pieds ORMA.

Banque Populaire IV
Longueur 18,28m, Hauteur de mat : 30,48m, Ratio : 1,67 Longueur 18,28m, Déplacement : 5,3t, Ratio : 3,45 Longueur 18,28m, Largeur : 17,60, Ratio : 0,96

Banque Populaire V
Longueur 40m, Hauteur de mat : 45m, Ratio : 1,12 Longueur 40m, Déplacement : 23t, Ratio : 1,74 Longueur 40m, Largeur : 23m, ratio : 0,58

On le voit bien, si la taille du bateau est impressionnante, Banque Populaire V est un projet qui demeure largement maîtrisable. Comparé aux trimarans de 60’, le bateau sera nettement moins toilé, présentera un déplacement plus important. Sa moindre largeur relative en fait un voilier moins puissant que les multicoques ORMA. Les efforts consentis sur la structure devraient être diminués d’autant. La taille du bateau augmente, mais on diminue les niveaux de contraintes. C’est ce qui fait de Banque Populaire V un projet admissible malgré le caractère profondément novateur de la taille du bateau.

Nid d’abeiille

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Un bouillonnement permanent
Bien évidemment, pour maintenir ce niveau d’ambition, il faut une équipe soudée autour du projet. Pour ce faire, Pascal Bidégorry et Ronan Lucas ont cherché à s’adjoindre les services de ce qui se faisait de mieux en matière de course au large. Le cabinet d’architecte Vincent Lauriot-Prévost et Marc Van Péteghem s’est imposé par son expérience des multicoques mais aussi par sa capacité d’écoute et de dialogue. Vincent comme Marc ont travaillé sur des projets aussi audacieux que la conception du trimaran d’Olivier de Kersauzon à l’heure où tout un chacun pensait que seuls les catamarans présenteraient des garanties de solidité dans ces tailles, ou bien encore dessiné les plans de l’Hydroptère, quand seul Alain Thébault, son skipper, pensait qu’il serait un jour possible de voler sur l’eau… Eclectiques, ouverts à toutes les suggestions, ils disposent d’une base de référence qui a permis d’ébaucher les grandes lignes du projet Banque Populaire V. Comme en témoigne Ronan Lucas : « C’est en concertation avec les architectes que nous sommes arrivés à définir ce seuil de 40 mètres comme étant la limite haute de la longueur du trimaran. Ce qui en fera, quand même, le plus grand multicoque de course au monde ! » Mais sans un bon moteur, un joli châssis n’a que peu d’intérêt. C’est ici qu’entrent en scène les artistes de la voilerie. Ce sont les hommes d’Incidences à La Rochelle qui se sont vus confier le chantier des voiles. Question d’affinités avant toute chose. « La relation entre un skipper et son voilier est complexe », témoigne Philippe Touet, régleur à bord du trimaran de 60’ et chargé du suivi du projet avec Jean-Baptiste Le Vaillant. « Bien évidemment, nous disposons d’outils informatiques de pointe qui nous permettent de modéliser les voiles en trois dimensions… De même, nous sommes sûrement une des voileries qui maîtrise le mieux la fabrication de voiles de cette dimension. Notre expérience du cubben fiber nous permet de tailler des voiles légères et résistantes » témoigne Philippe. « Il reste qu’au final, c’est quand Jean-Baptiste Le Vaillant ira à bord que nous pourrons valider définitivement le plan de voilure… Il existe encore une part de pragmatisme et d’intuition qu’un ordinateur ne saura jamais remplacer. » Cette place accordée à l’empirisme, l’équipe de Banque Populaire V la revendique : « Dans ce type de projet, il existe forcément une part d’inconnu. Nous essayons de réduire les incertitudes, mais tous les tests en bassin de carène ne pourront jamais remplacer totalement les essais in vivo » témoigne Ronan Lucas. Ce qui suppose une équipe qui travaille en confiance. D’ailleurs, tous reconnaissent deux qualités à Pascal Bidégorry en phase sur ce point avec son chef de projet : une exigence extrêmement élevée, alliée à la volonté permanente de faire que tous les acteurs du projet soient totalement impliqués.

On le voit bien, si la taille du bateau est impressionnante, Banque Populaire V est un projet qui demeure largement maîtrisable. Comparé aux trimarans de 60’, le bateau sera nettement moins toilé, présentera un déplacement plus important. Sa moindre largeur relative en fait un voilier moins puissant que les multicoques ORMA. Les efforts consentis sur la structure devraient être diminués d’autant. La taille du bateau augmente, mais on diminue les niveaux de contraintes. C’est ce qui fait de Banque Populaire V un projet admissible malgré le caractère profondément novateur de la taille du bateau.

De gauche à droite : Pascal Bidégorry et des membres du Bureau d’Etudes BP, Hubert Desjoyeaux

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Haute technologie et savoir ancestral
Car ce n’est pas la moindre originalité de ce type de projet que de mélanger allégrement les techniques de fabrication les plus sophistiquées et quelques mode opératoires qui, pour paraître rudimentaires, n’en sont pas moins essentiels. Un des soucis majeurs du bureau d’études, répondant en cela à une demande pressante de Pascal Bidégorry, est de tout faire pour protéger la sécurité des hommes à bord : la taille des espars et des voiles, les forces mises en jeu, la vitesse du bateau sont autant de facteurs de dangers pour l’équipage. Et dans ce domaine, chacun a sa part de responsabilité : un renfort de point d’écoute (qui permet à l’équipage de régler le volume de la voile en fonction de l’angle du vent), va demander l’assemblage de plusieurs feuilles de tissus. La qualité des collages et des coutures sera bien évidemment déterminante.A côté de l’assistance informatique, on a toujours besoin du savoir-faire ancestral des artisans voiliers.Au final, la machine à coudre de l’atelier de fabrication compte tout autant que les apports technologiques permettant de gagner quelques kilos supplémentaires sur le poids d’une grand-voile. De même, le bureau d’étude a réfléchi à un cockpit très centralisé permettant aux hommes d’équipages de limiter leur déplacement à bord. Mais, chacun le sait, il faudra bien par moment sortir de la protection du cockpit : se déplacer sur le trampoline du bateau, entre les coques, n’aura rien d’une balade de santé pour peu que le vent et la mer s’en mêlent. Le filet de protection fera donc lui aussi l’objet d’un cahier des charges exigeant. « C’est en cela que la construction de Banque Populaire V est aussi originale. On est dans l’innovation du fait même de la taille du bateau et de l’ambition du projet », témoigne Ronan Lucas, « mais dans le même temps, on s’appuie sur des compétences éprouvées, on cherche à laisser la plus petite part possible d’incertitude. Chaque élément de la chaîne devient indispensable. Comme pour un mouillage de bateau, nous ne pouvons pas tolérer de maillon faible. » Et sans petits métiers, comme ces stratifieurs qui doivent poncer à la main les flotteurs de la bête, les grandes théories auraient la vanité d’un moulin à vent sans grain à moudre…

Un skipper très présent
Une chose est d’ores et déjà certaine : Pascal Bidégorry aura marqué de sa patte le suivi de la construction de Banque Populaire V. On savait le skipper de « Banque Populaire » tenace, et combatif. On le découvre sur ce projet terriblement exigeant, soucieux du moindre détail, sensible à la bonne marche de son équipe. « Pascal sait qu’au final, il va emmener un équipage dans des mers hostiles où la moindre avarie peut avoir des conséquences dramatiques. Il soupèse toutes les décisions au vu de la fiabilité du projet et des impératifs de sécurité. Et comme c’est un homme qui sait ce à quoi il veut aboutir, c’est fort logiquement qu’on le trouve aussi présent » témoigne Ronan Lucas. Même son de cloche chez Incidences, la voilerie : « Autant certains skippers nous délèguent totalement la conception de la voile, autant Pascal tient à nous fournir un cahier des charges précis. » reconnaît Philippe Touet «Son niveau d’exigence est très élevé. D’un, c’est beaucoup de pression, mais de l’autre c’est un vrai plaisir de travailler avec lui, car tout le monde progresse dans l’affaire. » Un avis partagé par Yoann Le Quintrec : « Pascal ne veut négliger aucun détail. Il nous demande à chaque instant la perfection. Une fois qu’on l’a compris, cela donne une équipe qui tire dans le même sens… »

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Entre terre et mer
On imagine aisément que pour mener à bien ce type de projet, les compétences sont multiples. Ainsi de Yoann Le Quintrec, embarqué dans l’aventure comme responsable de l’électronique et de l’informatique. Electronicien de formation il a d’abord travaillé pour SERPE-IESM, une entreprise bien connue des marins, puisque c’est elle qui fabrique les balises de détresse SARSAT embarquées tant à bord des navires de pêche que des voiliers de course. Il s’associe avec un des ses collaborateurs pour monter un bureau d’étude avec lequel il travaillera sur des speedomètres électroacoustiques pour les multicoques de course. Paradoxalement, Yoann Le Quintrec, tout en travaillant sur des technologies appliquées à la course au large, n’avait jusque là jamais navigué. « Nous faisions tout en bureau d’étude. On imaginait les processus de vieillissement du matériel, les contraintes encaissées. Mais je n’avais jamais mis les pieds sur un bateau ! » La personne avec qui il a monté le bureau d’étude est sollicité pour intégrer une des équipes de la Coupe de l’America ; le bureau d’étude traverse une passe difficile. C’est alors que Yoann est contacté par l’équipe de Banque Populaire. Très vite, il trouve ses marques dans le groupe. Premier changement : lui qui avait passé son temps entre les quatre murs d’un bureau d’études, doit apprendre à connaître les exigences d’un multicoque océanique. De convoyages en sorties d’essais, il découvre la vie à bord, les traitements que l’on fait subir à l’informatique. Il apprend à mieux connaître les attentes et les exigences de Pascal Bidégorry. Le 60 pieds se révèle un excellent banc d’essai pour le futur maxi multicoque. De sorties d’essai en échanges avec les architectes et Mick Kermarrec, responsable des appendices du bateau,Yoann propose d’intégrer des capteurs qui permettent de mesurer les efforts, recherche le matériel le plus adapté aux besoins de la navigation. « Mon rôle est de proposer les instruments de mesure les plus sophistiqués, sans que cela devienne une usine à gaz. Et ce, tout en garantissant une bonne fiabilité… » Quand le bateau sera en course, Yoann sera en veille permanente. C’est aussi une de ses fonctions de pouvoir dépanner à distance une électronique défaillante. Autant dire, que compte tenu du poids des responsabilités, l’informaticien se prépare à de longues veilles. « Je réalise qu’au final, c’est plus facile à vivre quand on est en mer que d’attendre à terre ». Ainsi le « terrien » a commencé sa mue au sein de cette équipe où la plupart des membres ont de l’eau salée qui coule dans les veines. Avec ses quelques menus plaisirs : « Ici, même si tu est le spécialiste dans un domaine, personne n’hésite à mettre la main à la pâte.A côté de la rigueur professionnelle indispensable, il existe une véritable relation d’entraide entre tous les intervenants. Il peut m’arriver de donner un coup de main pour l’amarrage du bateau, passer un coup de balai sur le pont… Au final, c’est particulièrement agréable de sentir qu’on n’est pas seulement l’homme d’une compétence technique. » Et si ce n’était pas là une des clés de la réussite de cette entreprise ?

Un travail orchestré par le Bureau d’études du Team Ba,nque Populaire, de concert avec le cabinet d’architecture et le Chantier CDK, maître d’œuvre

Un enjeu majeur : la sécurité
S’il est un domaine dans lequel le Team ne transige pas, c’est bien celui de la sécurité. Les manœuvres seront, pour l’essentielle, ramenées autour de la cellule de vie du bateau, de manière à limiter au maximum les déplacements de l’équipage. La solution du trimaran permet aussi d’adopter une cellule de vie unique et donc de limiter les échanges entre deux coques comme sur un catamaran. Ce sont aussi les mêmes impératifs de sécurité qui poussent l’équipe à réfléchir sur l’équipement individuel de chaque membre d’équipage : tenues appropriées, port de balises individuelles en cas d’homme à la mer, procédures de manœuvres, tout sera mis en place pour faire de Banque Populaire V un laboratoire grandeur nature en la matière.

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Volonté d’entreprendre
1 SKIPPER - 12 ÉQUIPIERS

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l ne chôme pas, Pascal Bidégorry.Vainqueur de la Transat Jacques Vabre en 2005, second de la Route du Rhum en 2006, victorieux du trophée SNSM en juin 2006, qui se consacre aussi à fond à la réalisation de Banque Populaire V, le plus grand trimaran de course au monde, à la barre duquel il s’attaquera dès l’hiver 2008 aux principaux records océaniques. Un projet titanesque qui l’occupe à temps plein. Heureusement, il a su bien s’entourer.
la voile. Mais je crois que le Président attendait un signe. Il m’avait dit « si vous gagnez la Transat Jacques Vabre, on verra ». On l’a gagnée.Au lendemain de la victoire, je lui en ai reparlé. Nous avons encore approfondi la réflexion et le dossier a été présenté au conseil. Ce qui m’a fait plaisir, c’est que le projet a été voté à l’unanimité.

A quand remonte le projet Banque Populaire V ?
Pascal Bidegorry. : Ça a commencé à germer avant la Jacques Vabre 2005. Nous venions d’acheter l’ex Bayer Cropsciences, devenu Banque Populaire IV, mais il nous fallait songer à l’avenir, à l’après Route du Rhum 2006. Ça aurait pu être le Vendée Globe de 2008. Mais il faut bien reconnaître que poursuivre en multicoque correspondait mieux à notre culture.

C’est donc vous qui avez imposé l’idée du maxi multicoque ?
Non. C’est une décision que nous avons prise en commun. Nous avions le sentiment qu’un projet de cette ambition correspondait au mieux à l’esprit de la Banque Populaire, une société dynamique et en pleine croissance. Nous en avons longuement discuté avec Ronan Lucas, mon complice, aujourd’hui directeur technique du team, avant de le proposer aux dirigeants du Groupe.

Vous aviez une idée précise du bateau que vous vouliez ?
Précise, non. J’imaginais un multicoque de 37 ou 38 mètres. Il en fera 40. Je voulais un trimaran, mais nous avons fait travailler trois cabinets d’architectes, deux sur une étude de trimaran, le troisième sur un catamaran. Il aura fallu six mois d’études et de calculs avant de pouvoir proposer un avant projet définitif. Nous avons reçu le feu vert sur le projet de trimaran dans ses formes actuelles en juillet 2006.

Qu’est ce qui a emporté la décision ?
Nous avions élaboré un important dossier avec les responsables de ces projets à la communication de la Banque Fédérale pour permettre au conseil d’administration de décider des orientations stratégiques à donner à l’action du Groupe Banque Populaire dans

Est ce vous qui avez choisi tous les intervenants de ce grand chantier ?
Avec Ronan, nous avons essayé de nous entourer de collaborateurs avec lesquels nous nous sentions en symbiose. Des gens que je côtoyais depuis dix ans. Ainsi, le bureau d’études est Pascal Bidégorry

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composé de Kevin Escoffier que j’avais connu sur la Solitaire alors qu’il avait un travail admirable sur Crêpes Wahou, le bateau de son père. Puis de Philibert Chenais, de Gaël Bouilly et d’Antoine Gautier. Au total, le team Banque Populaire est composé de 20 personnes avec lesquelles je m’entends à merveille. Il faut bien toutes ces compétences pour finaliser un projet aussi novateur. Car il nous faut tout inventer : les formes des flotteurs et de la coque mais aussi tous les systèmes embarqués. Je voulais un bateau fiable, surtout fiable. Il nous a fallu faire des choix entre une foule de solutions aussi viables les unes que les autres.Tel qu’il se présente, Banque Populaire V est le bateau dont j’avais rêvé.

chiens. Sur le bateau de Bruno Peyron, j’ai redécouvert l’importance de bénéficier d’un certain confort. On va partir faire le tour du monde. C’est long. Ça va être violent. Il faut que chacun se sente bien à bord pour être au maximum de son rendement.

Ce tour du monde, c’est votre objectif prioritaire ?
Nous allons nous attaquer à tous les records. L’Atlantique, la Méditerranée, les 24h me tiennent à cœur. Mais le Jules Verne me fait rêver. Faire le tour de la planète en moins de 50 jours en compagnie de 12 hommes, 12 amis, ça, c’est une grande aventure. Ceux qui s’y sont frottés en parlent avec des trémolos dans la voix. Quel beau challenge !

Il vous est arrivé de devoir imposer vos propres choix ?
Oui, en essayant de ne pas m’en tenir à des idées préconçues. J’ai écouté les récits des autres navigateurs, fait mes propres expériences comme lors du record de l’Atlantique sur le bateau de Bruno Peyron. J’ai passé beaucoup de temps à me faire des scénarios de navigation. Et j’ai parfois dû trancher. Ainsi, pendant des mois, nous avons travaillé sur l’installation d’un vérin hydraulique dans la bôme, comme sur les 60 pieds. Un jour, j’ai dit : « non, on laisse tomber » et nous avons revu nos plans.

Ces 12 hommes, vous les avez déjà choisis ?
Avec Ronan, nous avons établi une liste d’une trentaine d’équipiers potentiels. Des gens qu’on apprécie et dont les talents se complètent. Nous l’affinerons en fonction des disponibilités des uns et des autres d’ici l’année prochaine.

Comment trouvez-vous le temps de mener à bien votre programme de courses et de suivre le chantier de la construction de Banque Populaire ?
C’est vrai que ça fait beaucoup. Pour ça, j’ai « saucissonné » mon emploi du temps en journées à thèmes. Mais, surtout, je fais confiance à toute l’équipe. Nous partageons la même passion, le même rêve. Je suis en contact permanent avec tout le monde.Tout se déroule comme prévu. C’est du pur bonheur.

Au final, Banque Populaire V sera un bateau extrême ?
Non. Il ira vite, mais il sera plutôt vivable. Je ne voulais pas y retrouver l’ambiance d’un 60 pieds sur lequel on vit comme des

De gauche à droite : Ronan Lucas, Directeur Technique du Team Banque Populaire, Pascal Bidégorry, skipper du Trimaran Banque Populaire IV et du Maxi Banque Populaire V, Kevin Escoffier, Responsable du Bureau d’Etudes

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Pascal Bidégorry
PORTRAIT
Bidégorry, le “chemin rouge“ en basque. Tout en Pascal trahit ses origines du sud-ouest. Son nom d’abord, Bi-dé-go-rry, doux et rythmé comme une chanson de Bayonne. Son accent, impulsif, chaleureux comme un piment d’Espelette. Et son caractère bien sûr, fier et orgueilleux à l’image du peuple basque. Jouez bandas ! Faites-nous vibrer au son du pasodoble “Paquito el Chocolatero“. Rugby ou corrida, la chaleur est là. Les foulards bleus et blancs de l’Aviron Bayonnais flottent au vent. Partout où il va, Pascal Bidégorry entraîne dans son sillage un petit bout de cette terre qu’il affectionne tant. Celle de ses ancêtres. Celle où il retournera un jour se poser, pour retrouver sa famille et ses amis. Car aujourd’hui, le skipper de Banque Populaire vit à 200 à l’heure, se partage entre le trimaran 60 pieds et la construction du maxi-trimaran Banque Populaire V. Il virevolte entre La Rochelle, où il réside avec sa fille, Lorient, la base arrière de l’équipe Banque Pop et les différents chantiers du Maxi à Cherbourg ou Port La Forêt. Pascal Bidégorry vit les choses pleinement, avec passion, presque avec violence, tout en mettant beaucoup de sensibilité dans tout ce qu’il fait. C’est sa nature, sa force et sa faiblesse, avec les excès que cela engendre. Un investissement total. Il aurait pu vivre de sa première passion, la montagne. « Plutôt le free-ride, les piquets c’était moins mon truc. J’étais excité par ce côté naturel, grandiose et indomptable de la montagne. » Des sentiments qu’on retrouve en mer. Perfectionniste, il s’est toujours passionné par les aspects techniques d’un sport. C’était les skis hier. Ce sont les bateaux aujourd’hui. Il a découvert la voile sur le tard. A l’âge de 15 ans révolus, son père l’emmène pour la première fois en mer. « Quelqu’un lui avait prêté un First Class 8. On est sorti tous les deux alors qu’on n’y connaissait rien. Nous étions tout contents car le bateau penchait et on trouvait ça marrant. J’ai accroché tout de suite. » Footing, vélo, tennis, pelote basque, rugby, natation. Il essaye un maximum de sports, veut goûter à tout. Sa sensibilité s’exprime à travers ses études couronnées par un diplôme de technicien supérieur en agencement et décoration. « J’avais 27 ans et je me suis dit que si je ne faisais pas le Figaro cette année-là, je ne le ferais jamais. C’était un challenge, une idée folle. Je ne pensais pas en faire mon métier un jour. Mais j’étais mûr intellectuellement, prêt à remettre en cause toute ma vie, ma stabilité professionnelle et financière. Et je me suis découvert un potentiel, une envie d’aller plus loin. » Depuis, le chemin rouge de Bidégorry a pris des allures de tapis rouge en Figaro et multicoques…

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Pascal Bidégorry
CHAMPION DU MONDE DES MULTICOQUES CLASSE ORMA 2005
2007
- Vainqueur de la Semaine du Record SNSM - 2e de la Calais Round Britain Race sur Delta Dore - 2e du Trophée des Multicoques As Lease Challenge (Lorient)

2002
- Vainqueur du Grand Prix de Fécamp (Navigateur multi 60' Groupama). - Vainqueur du Grand Prix de Lorient, (Navigateur multi 60' Groupama). - Vainqueur du Championnat de France Figaro en équipage, tacticien sur Delta Dore. - 2nd du Tour de France à la Voile, barreur du Mumm 30 Région Ile de France. - Volvo Ocean race : Barreur du VOR 60 Team Seb sur l’étape Auckland / Rio de Janeiro.

2006
- 2nd de la Route du Rhum - 2e de Londres / Alpes Maritimes en équipage - Vainqueur du Grand Prix Beau Rivage à Lausanne en Décision 35 - Record de la Traversée de l’Atlantique homologué par le WSSRC en 4 jours, 8 heures, 23 minutes et 54 secondes sur 2 925 milles soit une moyenne de 28 nœuds, sur Orange II - Record de distance parcourue en 24 h soit 766 milles, sur Orange II

2001
- Vainqueur du Championnat du Monde des Multicoques 60’ Orma, tacticien à bord du trimaran Groupama. - Vainqueur du Championnat de France Mumm 30.

2005 - Vainqueur du Championnat du monde des multicoques 60’ Orma
- Vainqueur de la Transat Jacques Vabre en double - Vainqueur de l’IB Group Challenge – Lorient Nice en équipage

2000
- Vainqueur de la Solitaire du Figaro. - Vice champion de France de course au large en solitaire et équipage. - 3e de la Transat AG2R en double Lorient / Saint Barth, vainqueur de la première étape. - 3e du Tour de France à la Voile, Mumm 30 Région Ile de France.

2004 - Intègre Banque Populaire
- 2nd de la Transat AG2R en double Lorient / Saint Barth sur le Figaro Banque Populaire, vainqueur de la première étape - Skipper du Trimaran Banque Populaire en Septembre 2004.

1995 -1999 2003
- Vainqueur du Grand prix de Fécamp, tacticien à bord du trimaran Groupama. - Vainqueur du Championnat de France Figaro en équipage, tacticien à bord de Delta Dore. - 3e du Trophée BPE, vainqueur de l’étape Madère / Dakar sur le Figaro Bostik Findley. - Vice champion de France de course au large en solitaire 1999. - Champion du monde des 8 mètres JI 1998. - Vainqueur du Championnat de France Figaro en équipage 1995, 1996, 1999. - 1er bizuth du Championnat de France Figaro en solitaire 1995.

Pascal Bidégorry et Lionel Lemonchois vainqueurs de la Transat Jacques Vabre

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Principaux acteurs du projet
L’agence d’architecture navale VPLP
VPLP est une agence d’architecture navale créée en 1983 par Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost. En 1997, VPLP implante une agence à Vannes pour se rapprocher de la course au large, aussi bien des chantiers que des équipes techniques et navigantes. Le projet Banque Populaire est piloté par Vincent Lauriot Prévost et Renaud Banuls, assistés de deux architectes navals et d’un ingénieur.

Un partenaire : JMV Industrie
JMV Industries a été créée en 1992 par Jean-Marie Vaur, dont la passion pour les structures en matériaux composites haute performance a joué un rôle moteur dans la création de cette société de renommée mondiale. L’atelier dispose d’une superficie de 3 000 m2 avec accès au quai au moyen d’un "travel lift". Le volume et les équipements en place permettent de travailler sur plusieurs bateaux de grande dimension en même temps.

Le Bureau d’études au sein du Team Banque Populaire
Le bureau d’études a été crée au sein du Team en septembre 2006 pour accompagner la construction du Maxi Banque Populaire V. Composé de 5 personnes, le travail du bureau d’étude comprend tous les systèmes embarqués à bord, c'est-à-dire le suivi de construction des voiles et de tous les appendices. De plus il gère tout l’aménagement intérieur du futur bateau. C’est le cahier des charges réalisé par ce team qui va déterminer le travail à faire, dans le but de faire du Maxi Banque Populaire V, le plus performant possible. L’action du bureau d’études passe par plusieurs grandes phases : une phase de conception, où le cahier des charges est définit, une phase de construction du bateau, qui passe par l’assemblage où il va falloir mettre en place à bord tous les mécanismes conçus à partir de ce même cahier des charges. Une fois ces deux périodes achevées, la dernière se passera après la mise à l’eau avec des phases d’essais et des mises au point. De gauche à droite : Ronan Lucas, Pascal Bidégorry, Hubert Desjoyeaux, Vincent Lauriot-Prevost

Maitre d’œuvre : CDK technologies
Le Team Banque Populaire a confié la construction de son nouveau maxi multicoque au chantier CDK Technologies qui sera le maître d’oeuvre pour la réalisation de la plate-forme de Banque Populaire V dont les coques seront construites à Cherbourg par le chantier JMV. Ce sera la troisième collaboration entre la Banque de la Voile et CKD Technologies qui déjà a réalisé pour le Groupe, dans sa base de Port La Forêt, les Trimarans 60 pieds Banque Populaire II et Banque Populaire III. Depuis sa création en 1984, l’entreprise CDK Technologies s’est spécialisée dans la construction et l’assemblage de grands monocoques, catamarans et trimarans de courses océaniques réalisés sur la base de structures composites, élaborées compactées et polymérisées sous vide.

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L’univers voile Banque Populaire
LA SAGA DE LA BANQUE DE LA VOILE

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ne, deux ou trois coques, dériveur, planche, Figaro, multicoque 60 pieds et bientôt un géant des mers, la Banque Populaire est sur tous les fronts de la voile, instances fédérales et patrimoine de la course au large compris.
multicoques qui, en 2000, a pour mission de porter les couleurs de la marque Banque Populaire. La tempête qui s’abat sur la flotte de la Transat Anglaise aura raison d’un des prétendants à la victoire. Le skippeur Lalou Roucayrol est repêché au large de Terre Neuve, mais la plateforme ne peut être sauvée. La direction de la banque décide aussitôt de remettre en chantier un nouveau multicoque. L’adversité est faite pour être surmontée. Elle forge les caractères, soude les équipes. Le Team Banque Populaire sera prêt pour la Transat Jacques Vabre, en novembre 2001, et en galop d’essai, s’octroie la victoire dans le grand prix des multicoques de Belgique. Depuis, un multicoque, quatrième du nom, confié à Pascal Bidégorry en septembre 2004, n’a manqué aucun des grands rendez-vous de la course océanique : Vainqueur de l’IB Group Challenge et de la Transat Jacques Vabre, il a été sacré Champion du Monde Orma en 2005 et termine sur la seconde place du podium à la Route du Rhum en 2006.

Depuis qu’un jour de 1989, la Banque Populaire de l’Ouest a décidé de soutenir Francis Joyon, à la veille de son départ dans l’aventure de la course Lorient / Saint Barthélémy / Lorient, l’attachement du groupe mutualiste à la voile n’a cessé de grandir. Au départ, ce n’était que quelques autocollants sur deux coques d’occasion et un petit chèque. Mais très vite, la saveur du large fait rêver personnel et direction de l’établissement breton. Il s’associe à d’autres Banques Populaires régionales pour donner plus de moyens à des navigateurs qui fréquentent régulièrement les podiums et construisent en 1994 le premier Trimaran Banque Populaire. Au fil des saisons, Banque Populaire creuse son sillage dans le cercle fermé de la course au large jusqu’à ce qu’au siège parisien, on décide d’intégrer l’aventure océane dans la communication nationale du Groupe. C’est un superbe trimaran de 60 pieds, bleu et blanc, flambant neuf, dernier cri de la technologie des

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S’engager durablement
POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA VOILE EN FRANCE Du vent dans les voiles de tous les passionnés
Une Fédération en quête de soutien et de pérennité… un grand groupe associé à la voile océanique depuis plus d’une décennie avec, pour mot d’ordre, l’engagement et la proximité… une envie commune de semer aux quatre coins de l’hexagone un vent propice au développement des passions : le partenariat entre la Fédération Française de Voile et le Groupe Banque Populaire était né. En l’an 2000, le Groupe devenait partenaire officiel en s'impliquant dans toute la filière de formation et de pratique de la voile sportive, de l'initiation à la compétition, sur l'ensemble du territoire français. Repoussant toujours plus loin les limites du possible, la Banque Populaire offre à tous l’accès à un univers de rêve et d’aventure avec des voiles à ses couleurs. Ainsi, dans la continuité du précédent accord qui avait permis d’équiper les clubs et les Écoles Française de Voile de 1.100 voiles marquées par an (et au total plus de 5.000 voiles, 5.000 gilets de sauvetage et près de 400 bateaux), elle assurera encore annuellement pendant 4 ans le financement de matériels répondant aux besoins des clubs (vêtements, matériels de sécurité, …). C’est dans cet esprit que les Banques Populaires régionales, au plus près du terrain, démultiplient les accords nationaux en s’engagent auprès des Ligues et des Comités Départementaux. En reconduisant en septembre 2004 son partenariat avec la FFVoile, le Groupe Banque Populaire, acteur du développement régional, témoigne de sa volonté de s’inscrire dans la durée et de soutenir la dynamique locale de ce sport.

Objectif Pékin 2008
Préparer l’avenir, c’est aussi soutenir des valeurs montantes et d’exception. C’est pourquoi le GROUPE BANQUE POPULAIRE s’engage également auprès des champions. C’est ainsi que Faustine Merret, âgée de 27 ans, a signé un accord de partenariat avec le Groupe et la Banque Populaire de l’Ouest dans l’objectif de remettre son titre en jeu à Pékin lors des Jeux Olympiques de 2008 sur un nouveau support, la planche à voile Neil Pryde RS:X. Depuis le 25 août 2004, Faustine Merret est LA médaille d’or de la voile française. La victoire de la brestoise à Athènes a déchaîné les passions et l’accueil enthousiaste que la délégation française a réservé à la jeune femme n’aurait pu mieux illustrer le retour au premier plan de la voile olympique française. Cette médaille a récompensé une carrière d’exception à laquelle il ne manquait plus que la victoire dans une grande compétition. Aujourd’hui, Faustine se lance un nouveau défi : conquérir une deuxième fois l’or Olympique. D’autres athlètes sont soutenus directement par leur Banque Populaire régionale. Ainsi, Xavier Rohart, médaille de bronze en Star à Athènes est accompagné depuis plusieurs années par la Banque Populaire Provençale et Corse.

Le patrimoine au cœur Accompagner le développement du sport de haut niveau
Mais la Banque de la voile va beaucoup plus loin, en subventionnant l’Equipe de France de Voile et lui permettant ainsi de s’entraîner et de participer aux plus grandes compétitions mondiales. Parallèlement, elle offre la possiblité au plus grand nombre de s’affronter dans des régates en soutenant aussi les 10 événements majeurs de la FFVoile pour toutes les catégories de voile légère : Semaine Olympique Française, le Championnat de France Espoirs (Dériveur, Catamaran, Habitable), le Championnat de France Planche à Voile Espoir, le Championnat de France Funboard Espoir, le Championnat de France Senior (Dériveurs, Catamarans, Planche à voile), le Championnat de France des Raids, le Championnat de France Monotypes Habitables, le Championnat de France Inter Séries Transportables, le Championnat de France Match Racing Espoir, le Championnat de France Match Racing Open et l’Open de France. Poursuivant cet engagement au niveau de leur région, la Banque Populaire de l’Ouest et la Banque Populaire Atlantique, dans le cadre de leur partenariat avec la Ligue de Bretagne, soutiennent le Championnat de Bretagne de Voile habitable, considéré par tous comme la référence de cette catégorie. La Banque Populaire, qui est au cœur des projets de demain, sait que la préservation des origines et de l’histoire est indispensable pour mieux construire l’avenir. En devenant partenaire officiel de l’Association Eric TABARLY en 2003, le Groupe a choisi de contribuer à la conservation du patrimoine nautique national. Eric Tabarly, homme d’aventure, de savoir et de projets, est de ces précurseurs qui ont si brillamment élevé la voile au titre de mythe, représentant aux yeux du plus grand nombre l’un des piliers de la course au large au cours de ces dernières décennies. Rares sont ceux, marins ou non, pour qui le nom de Pen Duick n’évoque rien. C’est donc en toute logique que celle qui est devenue au fil des années, LA Banque de la voile, participe à l’entretien de la flotte légendaire des cinq voiliers encore existants du marin tant adulé. Elle apporte son soutien à l’effort pédagogique de l’Association en faisant découvrir les bateaux et leur histoire au plus grand nombre lors d’événements qu’elle organise avec les Banques Populaires régionales comme « Grand Voile » à Arcachon en 2004 et « Voiliers Mythiques » à Boulogne-sur-Mer en 2005, qui a réuni plus de 70.000 visiteurs en deux jours. Construction, navigation, entretien, découverte… autant de mots qui témoignent de l’œuvre maritime et éducative à laquelle le Groupe contribue avec passion.

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Contact presse
VOILE GROUPE BANQUE POPULAIRE
Agence Mille & une vagues : Centre Nautique Face au 36 quai Alphonse le Gallo - 92100 Boulogne – France Tel : +33 (0) 1 55 38 98 20 Fax : +33 (0) 1 46 04 17 73 Relations Médias : Virginie Bouchet Port. : +33 (0) 6 76 09 63 18 Email : vbouchet@milletunevagues.com Gestion et coordination du Service de Presse : Caroline Concetti Port. : +33 (0) 6 07 57 28 02 Email : cconcetti@milletunevagues.com Crédit photos : Yvan Zedda - Gilles Martin Raget - BFBP. Dessin : JB Epron / Odouce. Réalisation : Ozconseil.com

Le Team Banque Populaire remercie ses partenaires et fournisseurs officiels : Renault - Salomon - Kappa - Petzl - Cébé - Musto - Bouygues Telecom - Clic & Sea

Pour de plus amples informations :

www.voile.banquepopulaire.fr

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