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es micro-organismes auraient été les premières formes de vie à se développer

sur Terre, il y a environ 3,4 à 3,7 milliards d'années. Le transfert horizontal de
gènes, de pair avec un haut taux de mutation et de nombreux autres moyens de
la variation génétique, permet aux micro-organismes d'évoluer rapidement (par
sélection naturelle), de survivre dans des environnements nouveaux et répondre
à des stress environnementaux.
Cette évolution rapide est importante dans la médecine, car elle l'a conduit à
l'évolution récente de « super-microbes » — des bactéries (notamment
pathogènes) rapidement devenues résistantes aux antibiotiques modernes.

Les micro-organismes sont présents dans toute la structure de la taxonomique. Il
est possible de distinguer d'une part les micro-organismes procaryotes qui ne
possèdent pas de noyau comme les bactéries et les Archaea, et d'autre part les
micro-organismes eucaryotes possédant un noyau. Les eucaryotes
microscopiques comprennent les champignons comme les levures et les deux
types de protistes, algues et protozoaires.

Les micro-organismes sont souvent décrits comme unicellulaires, quelques
protistes unicellulaires sont visibles à l'œil nu et quelques espèces
multicellulaires sont microscopiques.

La taille moyenne des cellules bactériennes est de 0,5 à 1 μm, mais il existe
certaines bactéries ayant une taille de plus de 50 μm. Les cellules eucaryotes ont
un diamètre allant de 5 à 20 μm.

On trouve les micro-organismes dans tous les types d'environnement présents
dans la nature : ils colonisent tous les écosystèmes, comme les sols, les eaux
douces et les eaux marines, l'air, mais aussi des environnements plus hostiles
tels que les pôles, les déserts, les geysers, le fond des océans, etc. Les microorganismes rencontrés dans des environnements extrêmes sont qualifiés
d'extrêmophiles. De nombreux micro-organismes sont associés aux plantes ou
aux animaux avec lesquels ils peuvent entretenir des relations de symbiose, de
commensalisme ou de parasitisme. Certains micro-organismes peuvent être
pathogènes, c’est-à-dire entraîner une maladie chez les plantes ou les animaux.

Habitats[modifier | modifier le code]
Certains microbes dont ceux dits extrêmophiles auraient acquis au cours de
l'évolution des moyens de résistance face au système immunitaire de leur hôte
ou face au stress environnemental (acides, pression, température, froid,
oxydants, métaux lourds, radioactivité, etc.), soit en s'adaptant à l'un ou l'autre
de ces « facteurs de stress », soit en entrant en sommeil ou en se protégeant par
« enkystement ».

les turbulences. Il a alors obtenu les résultats suivants6 : Grands magasins à Paris : 4 000 000 microbes/m3 d'air . et sont facilement mis en suspension dans l'air par le vent. Forêt de Fontainebleau : 50 microbes/m3 d'air. Champs-Élysées : 88 000 microbes/m3 d'air . naturaliste qui travaillait sur les forêts et leur naturalité. le balayage. car ces particules servent de support à de nombreuses bactéries. Lablokoff. mérozoïte . C'est dans les villes denses que le taux de microbes était le plus élevé au siècle dernier. Parc Montsouris (boisé) : 1 000 microbes/m3 d'air . Bordeaux (parc) : 1 350 microbes/m3 d'air . microscopie électronique à transmission5 Un même microbe peut ainsi se présenter sous plusieurs formes. les suies. Importance[modifier | modifier le code] . Grands boulevards : 575 000 microbes/m3 d'air . forme très protégée logée dans des oocystes. spores de champignon. telles que les poussières. d'autres mesures7 ont donné : Vieux Nice : 465 000 microbes/m3 d'air . se reproduisant moins vite. Dans les milieux fréquentés par l'homme. Pineraie de Le Porge : 30 microbes/m3 d'air.Deux tachyzoïtes de Toxoplasma gondii. les pollens. sporozoïte . En 1956. virus. le taux de micro-organismes dans l'air peut fortement varier. Toxoplasma gondii offre par exemple — selon le contexte — trois formes : tachyzoïte . Les rayons UV du soleil désinfectent l'air quand il est humide et riche en particules. ou encore le flux des véhicules. etc. forme active à haut taux de reproduction . micro-organismes. Il est notamment lié à la poussière et à l'humidité contenus dans l'atmosphère. mais protégé dans des kystes cellulaires . a comparé le taux de microbes contenu dans l'air de différents lieux plus ou moins pourvus d’arbres et de végétation.

Utilisation soit par respiration (dégradation totale : gaz). lactose… apport de carbone et d'énergie. la maladie du sommeil et la toxoplasmose et enfin les champignons qui provoquent des maladies telles que la teigne. Ils participent au cycle du carbone et au cycle de l'azote et accomplissent un rôle vital dans presque tous les écosystèmes. . Eau. Les produits de ces fermentations sont des déchets et sont donc rejetés dans le milieu naturel. tel que le recyclage d'autres organismes. les organismes sont confrontés à une physique et à des besoins particuliers8. les micro-organismes ont besoin de : substances organiques : glucides (sucres) : glucose. Maladies et immunologie[modifier | modifier le code] Les micro-organismes peuvent aussi être la cause de nombreuses maladies infectieuses. lipides : éventuellement — apport de carbone et d'énergie.Les micro-organismes sont indispensables à l'homme et à l'environnement. Dégradation plus ou moins importante des protéines avec libération d'acides aminés. Substances minérales : sels. protides (protéines) : apport de substances azotées. D'autres maladies comme la grippe. peptides. la candidose ou histoplasmose. La quantité de lipides a un effet protecteur sur la destruction des bactéries par de hautes températures. la tuberculose et le charbon. les protozoaires responsables de maladies comme le paludisme. soit par fermentation (composés divers issus du « découpage » plus ou moins important des sucres). voire ammoniac : c'est la protéolyse. Pour se nourrir. On distingue ainsi: les bactéries pathogènes qui provoquent des maladies comme la peste. Conditions de vie et besoins des micro-organismes[modifier | modifier le code] Aux échelles microscopiques. la fièvre jaune ou le SIDA sont causés par des virus pathogènes qui ne sont généralement pas classés comme des organismes vivants et ne sont donc pas des micro-organismes au sens strict du terme. Libération d'acides gras : appelée la lipolyse. Facteurs de croissance : vitamines.

une augmentation de température impliquant une diminution du temps de chauffe. L'importance du temps de chauffe permet. l'antibiose : il en existe plusieurs formes par compétition. . puis stoppent leur multiplication et enfin disparaissent . L'activité des micro-organismes dans la biosphère et leur rôle dans les cycles biogéochimiques sont essentiels pour toutes les formes de vie sur Terre.Par le froid. on stoppe la croissance de la majorité des micro-organismes qui vont se maintenir en état de dormance. pour une température donnée. La microbiologie est la science qui étudie les micro-organismes. celui-ci devient impropre au développement de l'espèce la plus faible. À une température favorable adaptée et optimale. par parasitisme : les bactériophages ou virus dont la multiplication est 25 à 100 fois plus rapide que celle des bactéries. lié au nombre et à la virulence d'une espèce . sans multiplication. par inhibition : les antibiotiques. la plus combative occupant le milieu. Les principaux traitements thermiques sont la pasteurisation et la stérilisation. on permettra le développement de certaines espèces : psychrophiles : température optimale de 12 à 15 °C psychrotrophes : température optimale de 25 à 30 °C mésophiles : température optimale de 30 à 45 °C thermophiles : température optimale de 55 à 75 °C L'interaction de micro-organismes différents peut varier : la métabiose : succession sur un même milieu de micro-organismes . les premiers préparent le « terrain » pour les suivants. de parvenir à une destruction plus ou moins complète . ces espèces se favorisant mutuellement . la symbiose : développement sur un même milieu et en même temps de plusieurs espèces microbiennes.