Chap.

3 : Processus élémentaires du génie physico-chimique

3. DÉCANTATION
La décantation est la méthode de
séparation la plus fréquente des MES et
des colloïdes

(rassemblés sous forme de floc après
une étape de coagulation-floculation).

3.1.
DIFFÉRENTS
TYPES DE DÉCANTATION

QS, Q1 : masses volumiques de la
particule grenue et du fluide,
d,s,v : diamètre, surface et volume de la
particule grenue,
V : vitesse de décantation de la particule,
g: accélération de la pesanteur,
C
:
coefficient
de
traînée
(adimensionnel). Très vite un équilibre
s'établit et la décantation de la particule
assimilée à une sphère se fait à vitesse
constante Vo

Divers types de matières décantables
sont à distinguer
- les particules grenues décantent
indépendamment les unes des autres avec
chacune une vitesse de chute constante,
- les particules plus ou moins floculées
ont des tailles et des vitesses de
décantation
variables.
Lorsque
la
concentration est faible, la vitesse de chute
augmente au fur et à mesure que les
dimensions du floc s'accroissent par suite
de rencontres avec d'autres particules, c'est
la décantion diffuse.
Pour des concentrations plus élevées,
l'abondance des flocs crée une décantation
d'ensemble freinée, le plus souvent
caractérisée par une interface nettement
marquée entre la masse boueuse et le
liquide surnageant: c'est la décantation en
piston.

3.1.1.2. Régime hydraulique
La valeur de C, coefficient de traînée,
est définie par la perturbation, elle-même
fonction de la vitesse de chute. Cette
perturbation est caractérisée par le
nombre de Reynolds de grain défini par

3.1.1. Décantation des particules grenues
Re = adimensionnel,
avec ? = viscosité dynamique.
Si Re est petit, les forces de viscosité
sont bien supérieures aux forces d'inertie.
Si Re est grand, les forces de viscosité
sont négligeables.
Le coefficient de traînée est donné par :
C = a Re -n avec a et n constantes.

C'est le cas le plus simple, le seul
facilement décrit par des équations.
3.1.1.1. Théorie
Lorsqu'une particule grenue est laissée
dans un liquide au repos, elle est soumise
à une force motrice FM (pesanteur) et à
une force résistante FT (traînée du fluide)
résultante des forces de viscosité et
d'inertie
Re
10-4 < Re < 1
1 < Re < 103
103 < Re < 2.105

Régime
Laminaire
Intermédiaire
Turbulent

a
24
18,5
0,44

n
1
0,6
0

c
24. Re -1
18,5 Re -6
0,44

Formule
Stokes
Allen
Newton

. Ces formules sont à la base du calcul du mouvement des grains dans un fluide et sont utilisées en décantation (solides grenus dans un liquide. en fluidisation.La vitesse d'une particule entrant dans le bassin à son niveau supérieur a deux composantes VI : vitesse horizontale du fluide égale à Q/s.3. Toutes les particules ayant des vitesses de sédimentation supérieures à VH seront théoriquement éliminées. 3.1. en centrifugation. en ascencion (bulles d'air dans l'eau.3.1. la loi de Stokes donne: • Décantation à flux horizontal (figure 39) -Soit un décanteur rectangulaire de longueur L et de section verticale s (où H est la hauteur d'eau et 1 la largeur). traversé uniformément par un débit Q.3.1. Toutefois. VH : vitesse de Hazen (ou charge hydraulique superficielle). n et C en fonction du nombre de Reynolds (abaques également disponibles). SH : surface horizontale du bassin.1. Facteur de sphéricité Ce facteur y est donné par ? Valeurs de ? Sable Charbon Talc Gypse Lamelles de graphite Mica 2 2. En régime laminaire. Il est à noter que VH est indépendant de la profondeur du bassin. une partie des particules ayant une vitesse de décantation V inférieure à la vitesse de Hazen sera aussi retenue dans le rapport V/VH . VO : vitesse verticale limite donnée par la loi de Stokes. Dans . si l'alimentation en eau est répartie sur toute sa hauteur. gouttes d'huile dans l'eau).25 3. gouttes d'eau dans l'air).25 4 22 170 Il faut dans les opérations précédentes remplacer c par c' = ? c. Décantation Le tableau ci-contre donne les différentes valeurs de a.4 Conditions de capture • Décantation à flux vertical Les particules dont la vitesse de sédimentation est supérieure à la vitesse ascendante du liquide sont retenues. Cette particule est retenue dans le bassin si .

ces particules ne seraient pas retenues.accumulation et collecte des boues. à surface horizontale égale. L'efficacité de la décantation diffuse est liée non seulement à la charge hydraulique superficielle. la composante horizontale de la vitesse de la particule (V1 ) diminue du centre vers la périphérie et sa trajectoire devient curviligne.l-1 .1. 3 : Processus élémentaires du génie physico-chimique un décanteur à flux vertical. Théoriquement. pour les raisons suivantes liées à la décantation à flux horizontal . un décanteur à flux horizontal permet donc la séparation d'un plus grand nombre de particules (figure 40). cette différence est atténuée. 3. . Dans la pratique. la floculation se poursuit et la vitesse de sédimentation des particules Vo augmente (figure 41).dans un décanteur circulaire à flux horizontal. Il n'existe pas de formule mathématique permettant le calcul de la .Chap. voire inversée. Ce processus se produit dès que la concentration en matières floculées est supérieure à environ 50 mg. Décantation particules floculées dise des Lors de la décantation.2.difficulté de répartition hydraulique sur un plan vertical aussi bien à l'entrée qu'à la sortie de l'ouvrage. mais aussi au temps de séjour. .

. les interactions entre particules ne sont plus négligeables. 3. La décantion est freinée.1.l-1 . Décantation en piston des particules floculées Dès que la concentration en particules (loculées devient importante. Les particules adhèrent entre elles et la masse décante en piston avec formation d'une interface nette entre les flocs et le liquide surnageant. Des essais de laboratoire et des méthodes graphiques permettent alors de connaître cette vitesse.3. 3. Observation visuelle Quand on réalise une décantation en piston dans un tube de hauteur et de diamètre suffisants (au minimum une éprouvette de un litre). on observe généralement l'apparition de quatre zones (figure 43).3. Décantation vitesse de décantation.1.3.1. La figure 42 donne les résultats d'un tel essai. Ce phénomène est caractéristique des boues activées et des suspensions chimiques floculées quand leur concentration est supérieure à environ 500 mg.

8 m. b : Zone de suspension homogène de même aspect que la solution de départ avec une interface a-b nette. c : Zone de transition (pas toujours observable). c'est le point critique. pour une boue activée urbaine dont la concentration en MES passe de 1 à 4 g.1.l-1 . Vo varie de 6 à 1.3.1. constitue la courbe de Kynch. les courbes d'équiconcentration sont des droites pas . d : Zone d'épaississement des boues dont le niveau augmente rapidement avant de diminuer lentement. puis a-d en fonction du temps.dans le triangle BOC. De A à B. la vitesse de décantation Vo de la masse diminue: par exemple. A partir de D. la surface de séparation est plus ou moins nette: c'est la phase de coalescence des flocons. Courbe de Kynch (figure 44) L'hypothèse fondamentale de Kynch est que la vitesse de chute d'une particule 162 ne dépend que de la concentration locale C en particules.dans le triangle COD.Chap. La théorie de Kynch s'applique aux tronçons BC et CD qui couvrent le domaine essentiel de la décantation des boues activées. la concentration initiale Co augmente.h -1 . 3. . la concentration et la vitesse de chute sont constantes et égales aux valeurs initiales régnant en B. pour un tube de dimensions données. Vo est fonction. les zones b et c disparaissent. Interprétation Si l'on considère une suspension dont la décantation ne comporte pas de phase de coalescence (figure 45) le calcul montre que . une partie rectiligne qui traduit une vitesse de chute constante Vo (pente de la droite).3. A partir d'un certain état. 3. Cette phase est parfois inexistante.3. Le tronçon CD. 3 : Processus élémentaires du génie physico-chimique a : Zone de clarification où le liquide est clair.2. De B à C. concave vers le haut. Lorsque. de la concentration initiale en MES et des caractéristiques de floculation de la suspension. L'évolution de la hauteur de l'interface a-b. les flocons se touchent en exerçant une compression sur les couches inférieures. correspond à un ralentissement progressif de la vitesse de chute de la couche supérieure du dépôt.

ce qui signifie que. . M : MES présentes dans ce volume (g). deux concentrations peuvent être définies CMi concentration à l'interface CM concentration moyenne D'après l'hypothèse de Kynch Les trois parties BC. La phase CD est relative aux ouvrages dans lesquels une concentration de la boue est recherchée (appareils à recirculation de boues épaissies). • Indices de Mohlman (Sludge Volume Index: SVI) Un point particulier est considéré sur la courbe de Kynch. celui d'abscisse 30 minutes: l'indice de Mohlman IM destiné principalement à la caractérisation des boues biologiques. dès les premiers moments de la décantation. Le maintien d'une lente agitation pendant l'essai est prévu dans certains protocoles mais son intérêt est aléatoire. . C'est pourquoi. à l'instant t1 présente donc trois zones distinctes .h). Le milieu boueux de hauteur eb. l'indice de Mohlman dépend en partie des caractéristiques géométriques de l'éprouvette d'essai.une zone inférieure de où les flocons de boues se touchent et sont soumis à la compression. Pour une même boue. Les boues activées de bonne décantabilité possèdent des indices de Mohlman de 50 à 100 cm3.h). La phase BC correspond au domaine des décanteurs à contact de boue. . et au temps t4 la zone inférieure seule subsiste. . mais surtout de la concentration initiale de la boue.la charge hydraulique superficielle caractérisant le volume d'effluent à traiter par unité de surface et de temps (m3 /m2 . Décantation sant par l'origine. les couches les plus voisines du fond sont amenées à passer par toutes les concentrations comprises entre la concentration initiale et celle correspondant au point D. début de la compression. Pour le point M de la partie CD.3. il est recommandé si nécessaire de diluer au préalable la boue avec de l'eau épurée pour que le volume final soit voisin de 250 ml (dans une éprouvette de un litre). V : Volume de boue après 30 min de décantation (cm3).2 CALCUL DES DÉCANTEURS La surface d'un décanteur est déterminée à l'aide de deux critères : sédimentation freinée.une zone supérieure bc où la concentration et la vitesse de chute sont uniformes et ont gardé leurs valeurs initiales Co et Vo .une zone intermédiaire cd dans laquelle la concentration augmente progressivement de c en d et la vitesse de chute diminue en conséquence.g -1 . Dans le milieu considéré au temps t2 la zone supérieure disparaît. CD et DE de la courbe de Kynch (figure 44) trouvent leur application dans le calcul des ouvrages en 3.le flux massique caractérisant la quantité de MES à décanter par unité de surface et de temps (kg/m2 . La phase DE est exploitée pour l'épaississement de boues.

Influence de la charge hydraulique superficielle Cette charge est directement liée à la vitesse de décantation des MES. Soit.débit traité Q = QE . En l'absence de réactions chimiques ou biologiques influençant les concentrations en MES. Le flux correspondant est Fi = Ci Vi A ce flux Fi .Chap.1. les boues sont soutirées à sa partie inférieure à un débit QS avec la concentration CS. Le dimensionnement des décanteurs ne dépend dans ces cas que de la charge hydraulique superficielle. Ces résultats peuvent être exprimés différemment en considérant la courbe de Kynch. imposant une section minimale Sm pour le décanteur telle que Ce point particulier L peut être déterminé directement sur la courbe de flux massique F (figure 46 c) par Le point L est donc le point de la courbe de flux Fi où la tangente est égale en valeur absolue à la vitesse de soutirage Vs (figure 46 a). et en considérant un rendement d'élimination de 100 %.2. Soit un décanteur de section S alimenté par un débit d'entrée QE avec la concentration en MES CE . pour que la décantation soit possible : .2. Les paragraphes précédents indiquent que cette vitesse est déterminée par la loi de Stokes dans le cas de particules grenues et peut être mesurée facilement dans le cas de la décantation diffuse de particules floculées.2. il faut ajouter le flux de soutirage FS donné par Ci Vs avec Vs = Qs /S.QS bilan matières QSCS = QE CE ou en flux massique : Le flux massique décantable est donné par la courbe de Kynch. le flux massique est généralement déterminant pour le calcul de la surface de décantation. on a: . Le flux limite FL au point L est donné par : VL étant la vitesse de décantation au point L. 3. associé à une concentration critique CL . Pour un point particulier de la courbe de Kynch de concentration Ci . Influence du flux massique Dans le cas de la décantation freinée des particules floculées où les phénomènes d'épaississement interviennent. Le flux F présente un minimum FL . Le flux massique total est F = Ci Vi + Ci Vs La figure 46 indique l'évolution de ces différents flux. la vitesse Vi de décantation est donnée par la tangente à ce point. 3 : Processus élémentaires du génie physico-chimique 3.

Par ailleurs. il n'y a pas de décanteur idéal: des tourbillons se produisent au sein du liquide. des courants de convexion liés aux différences locales de température (ensoleillement) et de densité affectent le rendement de décantation. Décantation .2. le nombre de Froude permet d'aprécier la stabilité d'un processus circulatoire lorsque l'écoulement est influencé principalement par la force de gravité et les forces d'inertie. le diamètre hydraulique s'identifie au diamètre du conduit.s -1 Remarque: le rayon hydraulique d'un conduit est défini par Dans le cas d'une conduite circulaire pleine. le régime est considéré comme laminaire si Re* < 800 (avec d h ). Les valeurs numériques .3. Courbes de flux massique . En pratique. Structure des décanteurs En pratique. Il faut s'efforcer d'obtenir autant que possible une circulation laminaire et stable caractérisée par des valeurs appropriées du nombre de Reynolds défini par Re*: Nombre de Reynolds (caractérisant l'écoulement du fluide). Figure 46. d h : Diamètre hydraulique équivalent m.3.3. V : Viscosité cinématique de l'eau m2 . V : Vitesse de circulation de l'eau m.s -1 . le vent peut créer des vagues à sa surface.du nombre de Reynolds dépendent du choix de rh ou de d h dans la définition.

eau chaude) et les perturbations liées aux variations de salinité (eaux d'estuaire. de traiter . plus la distribution des vitesses est uniforme sur toute la section du bassin. à performances égales. en décantation horizontale. on peut définir les rapports H/L ou H/R.3. Des circulations stables se caractérisent par des nombres de Froude élevés. En pratique. DÉCANTATION LAMELLAIRE 3. en superposant n étages de hauteur élémentaire H/n (figure 48 a et b). la seule grandeur fondamentale est la surface horizontale SH de l'ouvrage (§ 3.1.3.1. Schmidt-Bregas donne .1. dans le mémé ouvrage. Ainsi. H étant la hauteur mouillée des décantateurs rectangulaires de longueur L ou circulaires de rayon R.). l'organisation du dispositif d'alimentation en eau brute et de celui de collecte d'eau traitée ainsi que le mode d'évacuation des boues ont aussi une grande influence sur le rendement hydraulique du décanteur.Chap.décanteurs circulaires: La forme de l'ouvrage. ERI) sont à prendre en compte dans le dimensionnement (ainsi que l'exploitation) du décanteur . 3: Processus élémentaires du génie physico-chimique Plus la circulation est stable.décanteurs rectangulaires à flux horizontal . En se fixant un temps de séjour de deux heures. Les courants de convection dus aux effets de température (ensoleillement. il est possible théoriquement.un débit nQ. 3. Dans le cas d'eaux ou de liqueurs très chargées en MES les "courants de densité" peuvent provoquer une distribution inappropriée des vitesses. La rétention d'une particule est donc théoriquement indépendante de la hauteur de l'ouvrage. . Tel est le cas par exemple des décantateurs rectangulaires conventionnels trop longs utilisés pour la clarification des liqueurs de boues activées (figure 47). La capture d'une particule grenue s'effectue si sa vitesse de décantation est supérieure à la vitesse de Hazen VH . Principe Pour les décanteurs à flux horizontal.

3. Afin d'assurer l'évacuation des boues. la vitesse limite de décantation u 1 dans un élément est SL : surface élémentaire de chaque élément. n : nombre de lamelles.3. la superposition de décanteurs horizontaux non râclés pose le problème d'une bonne évacuation des boues et conduit ainsi à une baisse des performances. Généralisation La décantation lamellaire consiste à multiplier dans un même ouvrage les surfaces de séparation eau-boue.3.2. Dans la pratique. et en première approximation. Par analogie avec la loi de Hazen. Décantation . Ainsi le positionnement de faisceaux lamellaires (tubes ou plaques parallèles) dans la zone de décantation crée un grand nombre de cellules élémentaires de séparation.un même débit Q en superposant n étages de hauteur élémentaire H/n et de longueur L/n (fig. il est nécessaire d'incliner les lamelles d'un angle d par rapport à l'horizontale. 48 a et c). Trois types de décantation lamellaire existent (figure 49) • contre-courant (boue circulent en sens inverse) et eau .

6 . 3 . ce qui dans le système de coordonnées choisi conduit aux formules suivantes pour un système à contre-courant. 3: Processus élémentaires du génie physico-chimique 1 .Entrée de l'eau floculée. 4 . 5 . Ces formules ne tiennent pas compte des contraintes hydrauliques. Les trois types de décantation lamellaire • cocourant (boue et eau circulent de haut en bas) 3. . 2 .Fosse à boue.Chap.Évacuation des boues Figure 49.3. La perpendiculairement) répartition des vitesses en régime laminaire est parabolique.Récupération de l'eau décantée. ni de celles liées au départ et à l'évacuation des matières décantées.Zone de distribution.Sortie de l'éau décantée. Étude théorique • Répartition non uniforme des vitesses Soit un système de faisceaux • courants croisés (boue et eau circulent lamellaires disposés dans un décanteur. (figure 50).3.

A et Sc: paramètres dépendant du type de plaques ou de tubes. L : rapport 1/e. d h : diamètre hydraulique.3. une longueur de transition 1T doit être rajoutée.e en m. e : distance orthogonale entre deux faisceaux.1 étant la longueur de l'élément dans le sens du courant appelée aussi longueur réduite. Re*: nombre de Reynolds. Trajectoire d'une particule Capturée • avec v : vitesse d'écoulement du fluide en un point donné. 1T est défini par 1T : adh Re*. . u 1 en m. a : constante (0. -v en m2 .s -1 Cette formule permet inversement de connaître le pouvoir de coupure à un régime donné d'un décanteur existant. v o :vitesse moyenne du fluide dans la direction Ox. u o : vitesse ascensionnelle moyenne (composante verticale de v o soit v o sin Ø).h -1 . . Dans la pratique. Décantation A Sc Tubes 8 4/3 circulaires Plaques 6 1 parallèles Tubes Non 11/8 carrés explicite Tubes Non 4/3 hexagonaux explicite La longueur 1D de décantation nécessaire pour séparer des particules ayant une vitesse de sédimentation u 1 est : Figure 50. u 1 : vitesse minimale de décantation que doit avoir une particule pour être retenue dans le système. La longueur totale nécessaire est donc : -l.028 d'après Schiller). appelée aussi ordonnée réduite.u o . telle que le fluide passe d'un régime turbulent à un régime laminaire. Établissement du régime laminaire La formule précédente considère que le régime est laminaire dès le bas des lamelles. Y : y/e ordonnée de la particule dans la direction Y.

5.4.3. il est intéressant de considérer le paramètre approché u. à diamètre hydraulique équivalent. l'équirépartition des flux hydrauliques est délicate. les modules hexagonaux ont la surface projetée la plus importante (voir tableau ci-dessous). tubes carrés. tubes ronds. Modules hexagonaux . la mise en place des plaques est délicate. mais cela n'est possible qu'au prix d'une forte réduction des espaces entre plaques qui compromet sérieusement la fiabilité de l'installation. • Choix du type de faisceaux lamellaires De nombreux modèles sont disponibles plaques ondulées. Par ailleurs. Conclusion L'efficacité hydraulique des modules hexagonaux est supérieure à celle des autres faisceaux tubulaires et des plaques parallèles. Dans la décantation à flux croisés. 3: Processus élémentaires du génie physico-chimique 3. Ces modules minimisent considérablement les risques de colmatage tout en offrant une surface développée importante.Chap. Tubes circulaires en quinconce Tubes carrés 80 mm Forme Tubes circulaires alignés longueur 1. défini en page 167.3. chevrons. Ainsi. Application pratique • Choix du type de décantation lamellaire La décantation à contre-courant permet l'organisation hydraulique la plus simple et la plus fiable. elle nécessite la pose de supports et d'entretoises qui sont souvent des facteurs perturbant l'hydraulique et favorisant l'accrochage des boues. pour des faisceaux de Type de faisceau lamellaire Diamètre hydraulique équivalent 3. Degrémont utilise de tels modules avec des diamètres hydrauliques de 80 et 50 mm suivant les applications. Les faisceaux à plaques parallèles peuvent également développer des surfaces importantes tout en gardant des hauteurs raisonnables.5 m inclinés à 60°. la décantation à cocourant se heurte à de grandes difficultés dans la reprise de l'eau décantée. Par contre. Afin de comparer les divers faisceaux lamellaires entre eux. soit: Ce rapport dépend du type de faisceau considéré. modules hexagonaux.