Communiqué de Presse

mardi 4 octobre 2016 – 10h55
Réaction de Marie-Noëlle Lienemann aux annonces du gouvernement sur l'usine Alstom de Belfort

Alstom : commandes publiques bienvenues, l’Etat doit renforcer sa
présence au capital pour garantir dans la durée le site productif de Belfort
et le développement de l’emploi en France
Marie-Noëlle Lienemann se félicite de la mobilisation gouvernementale pour remplir les carnets de
commande d'Alstom en vue du maintien du site de production de Belfort. Pour autant, les
perspectives d’avenir annoncées ne semblent pas conforter le maintien d’un niveau substantiel de
production à Belfort.
Il est désormais essentiel que ces mesures soient accompagnées de garanties effectives dans la
durée, tant pour le site de Belfort que pour le développement de la filière locomotive et du niveau de
production d'Alstom en France.
S'il est légitime de répondre au creux de charge de l'entreprise pour les quatre ans à venir, il faut
obtenir une modification des priorités de la direction d'Alstom qui depuis des années est plus
préoccupée par la valorisation financière que par une stratégie industrielle et d'emplois en France.
Si les commandes publiques doivent être un point d'appui pour Alstom, l'entreprise doit aussi saisir
toutes les opportunités pour consolider ses capacités de production dans l'hexagone et pour toute
la gamme de production, en particulier celle de locomotives, déterminante pour le site de Belfort.
Lors des contrats réalisés à l'étranger, là où des entreprises allemandes répartissent
judicieusement la production entre le pays de la commande et leurs sites nationaux, Alstom,
comme trop d'entreprises françaises, transfèrent l'essentiel de leur production hors de l'hexagone.
Pourtant rien dans les appels d'offre n'oblige à des choix aussi déséquilibrés et défavorables à la
capacité industrielle française.
La gouvernance d'Alstom a une vision si étriquée et financière à courte vue de la rentabilité, qu'elle
néglige certains appels d'offres européens et n'optimise pas sa présence dans des marchés de
niche qui pourraient soutenir l'emploi et assurer plus de continuité à son plan de charge.
Ainsi, pour garantir la pérennité de l'activité d'Alstom, son développement et le maintien des sites,
si la commande publique est une bonne nouvelle, il est indispensable que l’État monte au capital
d'Alstom avec une minorité de blocage. Ce n’est qu’ainsi qu’il jouera pleinement son rôle
d'actionnaire, garant des engagements pris et d'un pilotage de l'entreprise assurant une
perspective industrielle d'accroissement de la production ferroviaire dans notre pays.
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