Analyse sismique de bâtiment

Procédure générale
1- Définir la géométrie du modèle

2- Calculer les masses

3- Déterminer les caractéristiques
d’analyse à partir du CNB et calculer
la période empirique

4- Créer le modèle numerique

5- Vérifier la période

6- Choix de la méthode d’analyse

Analyse avec charges
statiques équivalentes
Calculer les forces
statiques équivalentes

Analyse dynamique

Méthodes de Spectre
de Réponse Modale

Méthodes Temporelles
d'Intégration Numérique Linéaire

Calculer les moments de
torsion accidentelle

Entrer les valeurs du
spectre d’accélération

Effectuer l’analyse

Calculer les moments de
torsion accidentelle

Calculer les moments de
torsion accidentelle

Effectuer l’analyse

Effectuer l’analyse

Vérifier la valeur de
cisaillement à la base et
calibrer les résultats

Vérifier la valeur de
cisaillement à la base et
calibrer les résultats

Choisir les accelerogrammes

Explication sommaire de la procédure générale
Voici une explication sommaire de la procédure générale pour réaliser une analyse
sismique de bâtiment en utilisant les logiciels d’analyse (ETABS, Visual Design ou
similaire). Dans le texte suivant, l’acronyme CNB fait référence au « Code National du
Bâtiment canadien 2005 » et l’acronyme SRCL fait référence au « Système de Reprise
des Charges Latérales ».
Noter : Un exemple de calcul plus détaillé suit cette explication de la procédure générale.
1- Définir la géométrie du modèle :
Il s’agit ici de définir la géométrie qui sera utilisée pour modéliser les étages. Bien que
cette géométrie doive être représentative de l’aire réelle de l’étage, il est acceptable dans
bien des cas de négliger certains détails architecturaux, protubérances occasionnelles ou
omissions (ex : balcon et niche) et de simplifier la géométrie observée, afin de simplifier
la modélisation. Cette simplification ne devrait pas affecter de façon significative la
position du centre de masse ni additionner ou soustraire un pourcentage significatif de
masse sur l’étage.
On doit également déterminer le système d’axes selon lequel sera effectuée l’analyse.
Dans le cas où le SRCL est orienté selon des directions orthogonales, on effectue
l’analyse selon ces mêmes directions. Advenant que le SRCL possède 2 orientations
orthogonales différentes, l’analyse devra être effectuée selon les 2 systèmes d’axes. Et
finalement si le SRCL ne possède pas d’orientation orthogonale spécifique, alors on doit
choisir nous-mêmes un système d’axes orthogonaux et faire l’analyse en attribuant
simultanément 100% de l’effort dans une direction et 35% de l’effort dans l’autre.
Une fois la géométrie du modèle définie, on calcule l’aire des étages qui servira à ajuster
la répartition de masse.
2- Calculer les masses
Puisque la force sismique est une force d’inertie, proportionnelle à l'accélération
transmise par le sol et à la masse du bâtiment, nous devons calculer la masse du bâtiment
pour évaluer les forces sismiques.
Cette masse comprend :
1- Tous les éléments structuraux en béton (dalles, poutres, colonnes, murs de refends),
2- Les cloisons intérieures,
3- Le revêtement extérieur,
4- Les équipements mécaniques sur le toit,
5- Un pourcentage de la charge de neige.

Les éléments situés à l’intérieur du bâtiment et qui ne sont pas fixés à celui-ci (ex :
bureaux, chaises, classeur, etc.), ne sont pas considérés car leur masse ne contribue pas de
manière significative à l’effort créé sur le bâtiment. Par contre toute masse significative,
ponctuelle ou répartie (ex : éléments mécaniques, piscine) doit être prise en compte lors
de l’analyse sismique.
3- Déterminer les caractéristiques d’analyses à partir du CNB et calculer la période
empirique
À cette étape, il s’agit d’identifier la valeur des différentes variables du CNB permettant
de modéliser le comportement sismique du bâtiment. Ces variables tiennent compte de
l’emplacement géographique du bâtiment et de l’incidence statistique des séismes dans la
région. Elles varient également selon les caractéristiques du bâtiment (hauteur, type de
contreventement) et les caractéristiques du sol de fondation, puisque différents sols
offrent une stabilité et une vitesse de propagation des ondes différentes. Ces variables
sont définies à l’aide des indications et des tableaux du CNB.
Parmi les différents paramètres, on doit aussi calculer la période fondamentale empirique
du bâtiment. Les formules empirique sont définies dans le CNB pour les différents SRCL
ce qui permet à déterminer la période du bâtiment sans effectuer une analyse dynamique.
La période empirique est aussi utilisée pour définir les limites supérieures sur la période
établie par l’analyse dynamique.
4- Créer le modèle numérique
Il s’agit de créer un modèle numérique représentatif du bâtiment à l’aide d’un logiciel
d’analyse. Une attention particulière doit être portée à la géométrie, aux propriétés des
matériaux (propriétés fissurées du béton), à la modélisation des dalles (diaphragme
rigide), et aux liens entre les éléments rigides. Une spécification du lien entre les dalles et
les murs est parfois nécessaire, dépendamment du logiciel. Il arrive également que l’on
doit spécifier des Piers, qui sont des assemblages d’éléments simples (par exemple :
assemblage de plusieurs murs simples pour créer la géométrie des murs de refend en C).
Une connaissance appropriée du fonctionnement du logiciel utilisé est requise afin de
produire une modélisation adéquate.
5- Vérifier la période
Une fois le modèle numérique créé, il est possible de lancer une analyse sans spécifier de
charges et cela afin d’effectuer le calcul dynamique de la période du bâtiment.
D’après le spectre d’accélération du CNB, plus la période d’un bâtiment est grande, plus
l’accélération utilisée pour calculer les efforts sismiques est petite. Ce qui fait qu’un
bâtiment ayant une période d’oscillation plus élevée subira de moins grands efforts qu’un
bâtiment ayant une période plus courte. Un exemple du spectre d’accélération est illustré
à la Figure 1. S(T) est donnée en ratio de g, la constante d’accélération gravitationnelle.

Spectre d'accélération
0.8
0.7
0.6
0.5
S(T) 0.4
0.3
0.2
0.1
0
0

1

2
3
4
Période (secondes)

5

6

Figure 1 : Spectre d'accélération

Pour l’analyse sismique, le CNB permet de déterminer la période du bâtiment par la
méthode empirique proposée ou par un modèle numérique répondant aux exigences de la
clause 4.1.8.3 (8). Puisque les modèles numériques donnent habituellement une période
plus grande, il est avantageux de les déterminer afin de diminuer les charges. Par contre
le CNB applique une limite sur la valeur de la période provenant du calcul dynamique.
Cette limite varie selon le type de contreventement, ex : pour les bâtiments dont le
système de reprise des charges latérales est constitué de murs de refend, la période
considérée pour l’analyse ne peut pas être plus grande que 2 fois la période empirique.
Pour que la comparaison des périodes soit valide, la période provenant du modèle ne doit
pas contenir les composantes torsionelles. Il est important donc d’effectuer une analyse
en bloquant les rotations des planchers autour de l’axe vertical. Ceci est dû au fait que la
période empirique est une période qui ne considère que la flexion pure et nous devions
donc la comparer avec une période correspondant à un mode flexionnel.
6- Choix de la méthode d’analyse
Le CNB accepte deux méthodes d’analyse permettant de calculer les efforts sismiques à
transmettre au SRCL, soit : l’analyse par l’application de forces statiques équivalentes tel
que définie dans la clause 4.1.8.11., ou la procédure d’analyse dynamique tel que définie
dans la clause 4.1.8.12.. Bien que l’analyse par l’application de forces statiques
équivalentes soit jugée par plusieurs comme étant plus conviviale, son utilisation est de
plus en plus restreinte par le CNB qui, depuis l’édition 2005, ne permet ce choix
d’analyse que dans le cas de bâtiments de petite envergure ou ne présentant aucune
irrégularité (voir article 4.1.8.6 et 4.1.8.7)

Analyse avec charges statiques équivalentes :
L’analyse par l’application de forces statiques équivalentes consiste à calculer le
cisaillement à la base ,V, entre le sol et le bâtiment. Cet effort est ensuite décomposé en
plusieurs forces appliquées aux étages du bâtiment. La magnitude de la force appliquée à
un étage est proportionnelle à la hauteur et au poids de l’étage. Une partie de l’effort de
cisaillement V est appliquée directement au toit du bâtiment (Ft, définie à la clause
4.1.8.11_6) et sert à tenir compte des efforts créés par les modes supérieurs de vibration.
Le moment renversant est déterminé à partir de ces mêmes forces mais est pondéré du
facteur J (défini au tableau 4.1.8.11.)
Distribution des forces
statiques équivalentes

Ft

+

Analyse dynamique :
Le CNB permet deux types d’analyse dynamique, la Méthode du Spectre de Réponse
Modale (Modal Response Spectrum Method) qui est effectuée à l’aide d’un spectre
d’accélération (voir figure1) et la Méthode Temporelle d'Intégration Numérique Linéaire
(Numerical Integration Linear Time History Method) qui est effectuée à l’aide d’un
accélérogramme (ground motion histories).
Le spectre d’accélération nous donne l’accélération maximale que subira un oscillateur à
un degré de liberté avec l’amortissement ξ, selon sa période fondamentale et sous
l’excitation de l’accélérogramme choisit pour l’analyse. L’accélérogramme représente les
accélérations du sol en fonction du temps
Le spectre d’accélération est construit à partir de l’accélérogramme. Pour construire le
spectre d’accélération, on excite à l’aide d’un accélérogramme un oscillateur possédant
un seul degré de liberté et une période spécifique connue. Ceci nous permet de tracer la
réponse de l’oscillateur et de trouver le déplacement maximal qu’il a subit sous la
stimulation de l’accélérogramme. Le déplacement maximale du tracer est associé à la
période de l’oscillateur et devient un point du spectre de déplacement. L’opération est
répétée plusieurs fois afin de pouvoir tracer la courbe complète du spectre de
déplacement. Le spectre de déplacement est ensuite mathématiquement transformé en
spectre d’accélération.

Æ

Accélérogramme

Oscillateur

Æ

Æ

Réponse

Spectre

d
a

Max

t
t

Période U1

U1

Les accélérogrammes utilisés pour créer les spectres d’accélération du CNB sont
composés à partir d’une étude statistique de risque et de distribution géographique des
spectres réels d’une région. Une grande partie de ce travaille à été effectué par Mme Gail
M.Atkinson du « Departement of Sciences » de « Carlton University ».
Méthode de Spectre de Réponse Modale
Pour effectuer l’analyse selon la Méthode de Spectre de Réponse Modale, on insère le
spectre d’accélération (voir figure1) dans le logiciel et l’on spécifie le nombre de modes
selon lesquels on désire faire l’analyse (habituellement entre 10 et 12 modes sont
entièrement suffisants). Le logiciel calcule la période fondamentale du bâtiment et les
périodes associées à chacun des modes. Puis il se réfère au spectre d’analyse pour
déterminer l’accélération associée à chacune de ces périodes ou de ces modes.
Noter : Les spectres sont spécifiés par région dans le CNB, mais ils doivent être pondérés
pour tenir compte des conditions du sol en place et du facteur d’importance du bâtiment.

Spectre d'accélération

S(T)

accélération associée au 3ième mode
accélération associée au 2ième mode
accélération associée au 1er mode

3 ième mode 2 ième mode

Période fondamentale (1er mode)

Période (secondes)
Figure 2 : Accélération déterminée selon les différents modes

Période

Une fois les efforts calculés pour chaque mode, il ne reste plus qu’à les additionner pour
obtenir un effort total final. Par contre, les efforts ne sont pas additionnés de manière
algébrique puisque les résultats obtenus sont les efforts maximums produit par chacun
des modes. Il existe plusieurs façons d’additionner les efforts donnés par chacune des
accélérations mais la plus reconnue est la méthode cubique (QCQ) car elle fonctionne
bien pour l’addition des effets créés par des fréquences rapprochées ou éloignées.
Également on doit se rappeler que pour que l’addition soit valide (principe de
superposition), le comportement du bâtiment doit demeurer élastique linéaire.
Illustration de l’addition des modes :
2 ième mode

1.5

0.6

1
0.5

0.4
0.2

0
-0.5 0
-1

5

10

accélération

accélération

1er mode

-1.5

0
-0.2 0
-0.4

5

-0.6
tem ps

tem ps

Addition des modes
2

0.5

1

0
0

5

10

accélération

1

-1

0
-1

0

5

10

-2
tem ps

tem ps

Signal complet
2
valeur de l'addition algébrique (max possible)

1.5

valeur quadratique
1
accélération

accélération

3 ième mode

-0.5

10

valeur moyenne

0.5
0
-0.5

0

2

4

6

-1
-1.5
-2
temps

8

10

12

Méthode Temporelle d'Intégration Numérique Linéaire
Pour effectuer l’analyse selon la Méthode Temporelle d'Intégration Numérique Linéaire,
on doit insérer un enregistrement des accélérations du sol dans le logiciel. Le modèle est
donc soumis à l’accélération à la base (enregistrement historique ou artificiel). Le logiciel
fait une intégration numérique pas à pas des équations différentielles dynamiques du
modèle pour trouver les efforts et les déformées.
Choix des accélérogrammes :
Dépendamment du nombre d’accélérogramme que vous utiliser, plusieurs démarches sont
présentement acceptées. Pour l’utilisation de 10 accélérogrammes et plus, il est
couramment accepté de faire une analyse avec chacun des accélérogrammes non modifiés
(incluant les « Peaks ») et de faire la moyennes des efforts calculés. Lorsque vous avez
entre 3 et 7 accélérogrammes, il est courant de retoucher légèrement vos
accélérogrammes pour diminuer les ‘peaks » et mieux représenter le spectre du code.
Finalement, avec 1 seul accélérogramme, on choisit un accélérogramme qui se rapproche
du spectre du code puis on le modifie (par les transformations de Fourier) pour qu’il n’y
ait plus de « Peaks » et qu’il correspond bien au spectre du code.
Il est possible d’obtenir des enregistrements d’accélérogrammes sur les sites suivants :
http://geohazards.cr.usgs.gov
http://seismescanada.rncan.gc.ca/index_f.php
http://www.geophys.washington.edu/seism
http://www.cosmos-eq.org/
http://peer.berkeley.edu/nga/
Par contre beaucoup de ces accélérogrammes ne sont pas compatible avec le type de
séisme observable dans l’est du Canada. En effet, les séismes de l’est ont de fortes
amplitudes dans les hautes fréquences, ce qui n’est pas le cas de la plupart des séismes
enregistrés ailleurs.

EXEMPLE PRATIQUE
Cet exemple sera effectué à l’aide du logiciel ETABS.
Définition du problème
Le projet SAX est un projet de développement domiciliaire situé sur l’île des sœurs, dans
l’arrondissement Verdun (l’île des soeurs est située en bordure de Montréal, près du pont
Champlain). Les 2 premières phases du projet étant construites, on désire maintenant
initier le développement de la troisième phase. Pour ce faire, il vous est demandé de
déterminer les efforts sismiques applicables au Système de Reprise des Charges Latérales
de ce bâtiment en béton. L’analyse devra être faite selon la Méthode des Charges
Statiques Équivalentes et selon la Méthode de Spectre de Réponse Modale.
Le bâtiment Sax Phase 3 est un bâtiment d’habitation civil construit entièrement en béton
et dont les murs de refend sont conçus comme des murs ductiles. Possédant 6 étages et un
penthouse, le bâtiment est considéré encastré au rez-de-chaussée par les fondations qui
forment, avec le plancher du rez-de-chaussée, une structure rigide dimensionnée de façon
à transmettre les efforts sismiques du bâtiment au sol (cisaillement V).

V

Fondation
Dans le cadre de cet exercice, la géométrie de base des murs de refend vous est donnée.
Dans le cas contraire, il serait nécessaire de faire un dimensionnement préliminaire.
Même si le CNB requiert une analyse dynamique pour votre bâtiment, il est nécessaire de
calculer les charges statiques équivalentes. Ces charges vous donneront un ordre de
grandeur des charges envisageables et vous permettront de mieux effectuer votre
dimensionnement préliminaire. Elles vous permettront également de valider les charges
obtenues à l’aide de votre modèle et advenant une différence significative, de déceler
toute erreur grossière de modélisation. (ex : module d’Young incorrect, mauvaises unités,
etc.) Elles servent également de référence pour la limite minimale du cisaillement à la
base permis.
Géométrie du modèle

La première étape consiste à définir la géométrie du modèle. Dans notre cas, la plupart
des étages sont similaires, seul le penthouse et le deuxième étage sont différents. Le
deuxième étage comporte une ouverture significative qui crée un grand portique à
l’entrée du bâtiment, cette ouverture sera négligée afin de simplifier le modèle. Tel que
mentionné ultérieurement, les balcons et les ouvertures mécaniques peuvent être négligés
et nous les avons donc ignorés.

Figure 3 : Géométrie et système d'axes

Le SRCL est composé de 6 murs de refend en béton, dont 2 sont des murs en « C ».
Seulement 3 des 6 murs de refend sont prolongés jusqu’au penthouse.
On peut observer sur la Figure 3 que les murs de refend sont orientés selon 2 directions
orthogonales et donc l’analyse sera effectuée selon les 2 axes illustrés sur la Figure 3.
Astuce :
Il y a deux façons d’entrer la géométrie dans le logiciel ETABS, mais la plus simple est
celle qui utilise les coordonnées; c’est donc la méthode qui sera préconisée dans cet
exemple. Afin de faciliter l’entrée de la géométrie dans ETABS, il est préférable de poser
une origine sur notre plan (par exemple le coin en bas à gauche du bâtiment) et de
prendre le temps de noter sur un plan les coordonnées de chacun des axes et des limites
de notre géométrie. Il est également nécessaire de noter les coordonnées du début et de la
fin des murs de refend. Pour les murs en « C », il est nécessaire de noter les coordonnés
de chacun des 3 murs simples qui forment le mur en « C ».
Si vous êtes à l’aise avec AutoCad, il peut être intéressant de dessiner la géométrie afin
de connaître l’aire et de prendre directement certaines mesures nécessaires à l’analyse. Si
vous dessinez le contour du bâtiment avec une polyligne, vous pouvez ensuite
sélectionner la polyligne, cliquer le bouton de droite de la souris, aller sur propriétés et
vous avez directement l’aire de la surface.
Calcul des masses

Les masses à considérer pour déterminer le poids sismique W sont définies à l’article
4.1.8.2 du CNB, qui renvoie en partie à l’article 4.1.4.1. Voici les masses à considérer
pour cet exemple :
-Le poids propre du béton :
Le poids propre du béton comprend les murs, les colonnes et les dalles. La masse
volumique du béton est de 23.5 kN/m3.
-Le poids du revêtement de façade :
Le revêtement de façade est habituellement choisi par l’architecte qui peut vous spécifier
le poids de celui-ci, sinon il faut vérifier auprès des fournisseurs. Dans le cas présent le
revêtement a un poids surfacique de 1.2 kPa.
-Le poids des cloisons.
Bien que le CNB permette à l’article 4.1.8.2 de prendre un minimum de 0.5 kPa pour le
poids des partitions, nous maintenons la valeur de 1.0 kPa.
-25% du poids de la neige.
Le CNB requiert que seul 25% de la charge de neige soit considérée pour l’analyse
sismique. Ceci est dû au fait que l’on considère peu probable la simultanéité de la plus
forte chute de neige et d’un séisme.
-Poids additionnel au toit :
Pour prendre en compte le poids induit par le béton additionnel, servant à créer les pentes
de drainage du toit, ainsi que le poids des membranes d’étanchéité et des autres petits
équipements mécaniques susceptibles d’être sur le toit, on y ajoute une charge surfacique
additionnelle de 1.0 kPa.
Gamma Béton
Charge cloison
Charge Façade
Charge extra toit
Charge de neige

23.5
1.0
1.2
1.0
2.40

kN/m3
kN/m2
kN/m2
kN/m2
kN/m2

On ne considère aucun élément mécanique. Par contre, dans le cas de bâtiments
industriels, il pourrait être nécessaire de considérer la tuyauterie fixée aux plafonds et les
équipements massifs que l’on peut retrouver sur les étages et sur le toit.
Note : La charge de neige est considérée sans accumulation. Voir en annexe pour le
calcul de charge de neige.
Partage des masses par étage

Les poids des murs, des colonnes, et du revêtement de façade situés entre deux planchers
sont divisés en deux, et sont attribués respectivement aux planchers inférieur et supérieur.
Le poids des cloisons et le poids d’une dalle sontt attribués au plancher de la dalle.

Poids attribuable au plancher #3
Plancher #5
Plancher #4
h4/2
h3/2

Plancher #3
Plancher #2
Rez-de-chaussée

h5
h4
h3
h2

Poids attribuable au plancher #3

Poids murs
h4/2
Poids dalle
et cloisons
F3

h3/2

Plancher #3

Poids
Revêtement
Poids colonnes

Fichiers Excel de calcul des masses
En premier lieu, on doit calculer l’aire totale des murs et des colonnes par étage. Pour ce
faire, on doit compter les colonnes et les murs sur le plan puis se référer au tableau des

colonnes et des plans pour connaître les dimensions des différents murs et colonnes sur
chaque étage. Dans bien des cas, on peut prendre la valeur d’un étage intermédiaire et
l’attribuer à tous les étages. Pour cet exercice, l’aire réelle par étage des colonnes a été
retenue tandis que pour les murs, l’aire des murs du 2ième étage a été attribuée à tous les
étages.
Voici le calcul de l’aire totale des murs pour un étage. Les données en vert sont les
données lues sur le plan.
Mur
MC-2
MC-4
MC-5
MC-7
MC-9
MC-10

Longueur
4940
6400
8490
8490
5675
4940

Épaisseur
300
300
300
300
300
300
TOTAL (m2)
penthouse

Aire (mm2)
1482000
1920000
2547000
2547000
1702500
1482000
11.681
8.496

Voici le calcul de l’aire totale des colonnes par étage. Les données en vert sont les
données lues sur le plan.
# colonne
Type
C5
rectangulaire

Nbre
12

Dimension 1
300

Dimension 2
600

Aire (mm2)
2160000

C6

rectangulaire

14

300

600

2520000

C7

rectangulaire

8

300

600

1440000

C8

rectangulaire

16

300

600

2880000

C9

circulaire

7

450

-

1113302

C10

rectangulaire

9

300

600

1620000

C11

rectangulaire

1

250

600

150000

C15

circulaire

10

450

-

1590431

C16

rectangulaire

1

270

700

189000

C17

rectangulaire

2

250

800

400000

C18

rectangulaire

1

300

600

180000

Nbre
33

Dimension 1
250

Dimension 2
500

Aire (mm2)
4125000

6

300

-

424115

total
Aire totale étage 1 à 3
Aire totale étage 3 à toit

--> dimension étages 1 à
3

81
14.265 m2
14.243 m2

Poids colonnes du Penthouse :
# colonne
Type
C13
rectangulaire
C14

circulaire

450

total

Total (m2)

39

Géométrie des étages :

= hs du toit Penthouse /2

Hauteur hs
Hauteur
Élévation
sous le plancher de colonne
(m)
(m)
(m)

Niveau
Toit Penthouse
(Toit + Penthouse)
6
5
4
3
2
Rez-de-chaussée 1
somme

51.700
48.675
45.650
42.675
39.700
36.725
33.750
30.775

4.549

3.025
3.025
2.975
2.975
2.975
2.975
2.975
20.925

Aire
(m2)

1.513
3.025
764.456
3.000
2153.256
2.975
2153.256
2.975
2153.256
2.975
2153.256
2.975
2153.256
19.438 11530.736

Épaisseur
de dalle
(m)

Aire toit
(m2)
764.456
1388.800
2153.256

0.255
0.255
0.255
0.255
0.255
0.255
0.255
-

Périmètre
(m)

Périmètre
toit
(m)

275.676
275.676
275.676
275.676
275.676
292.676
1671.056

162.096
162.096

Hauteur de colonne à considérer sur le plancher 6 = hs (toit + penthouse) /2 + hs(6) /2= 3.025 /2 + 2.975 /2

Poids des éléments :
Aire dalle * épaisseur * gamma béton
+ aire dalle * 1kPa, pour le toit

Aire colonnes par étage * Hauteur de colonne
* gamma béton
Poids
Dalles (kN)

Niveau
Toit Penthouse
(Toit + Penthouse)
6
5
4
3
2
Rez-de-chaussée 1
somme

5345
14292
12903
12903
12903
12903
12903
84155

Poids
Colonnes
(kN)
162
1012
1004
996
996
997
997
6164

Poids
Murs (kN)
302
717
823
817
817
817
817
5109

Poids
cloisons
(kN)
764
2153
2153
2153
2153
2153
2153
13684

Aire du toit * 0.25
* 2.4 kPa
25% Poids
de la neige
(kN)
459
833
1292

Poids
Façade
(kN)
294
795
992
984
984
984
1045
6079

Aire de l’étage * 1.0 kPa
Poids de façade sur (toit + penthouse) = périmètre (toit penthouse) * hs (toit penthouse) /2 *1.2kPa +
périmètre (toit + penthouse) * hs (toit + penthouse) /2 *1.2kPa

Résultat :
On additionne tous les poids d’un étage pour obtenir Wx, soit le poids sismique par étage.

Niveau

Charge totale
par étage Wx
(kN)

Toit Penthouse
(Toit + Penthouse)
6
5
4
3
2
Rez-de-chaussée 1
W=

7326
19803
17877
17853
17853
17854
17915
116482

Masse Total
(tonnes)
747
2019
1822
1820
1820
1820
1826
11874

= 7326 / 9.81

Donc le Poids sismique total W = 116482 kN

Caractéristiques d’analyse du CNB et période empirique
Propriétés du sol
Pour déterminer les valeurs de Fa et Fv on doit se référer au tableau 4.1.8.4.A, 4.1.8.4.B
et 4.1.8.4.C.
Le tableau 4.1.8.4.A nous donne la classe du site selon des mesures communes de
caractéristiques des sols (ex : essai de pénétration standard). Puisque nous n’avons pas
d’indication sur la nature du sol, nous prendrons pour acquis pour l’exemple que le sol est
de classe « C », c’est-à-dire un sol de rigidité moyenne.
Une fois la classe de sol déterminée, on se réfère au tableau 4.1.8.4.B pour connaître la
valeur de Fa et au tableau 4.1.8.4.C pour connaître la valeur de Fv. La valeur de Fa doit
être interpolée en fonction de Sa(0.2) (donné par le tableau C-2) et la valeur de Fv doit
être interpolée en fonction de Sa(1.0) (également donné dans le tableau C-2). Par contre
pour un site de classe « C », les valeurs de Fa et Fv ne varient pas et valent toujours 1.0.
Spectre d’accélération
Le premier élément à déterminer est le spectre d’accélération du sol. Les spectres
d’accélération du CNB varient selon leur localisation géographique. Ils sont également
pondérés par les facteurs Fa et Fv qui tiennent compte du type de sol en place.
Le tableau C-2 de l’annexe C du CNB nous donne, pour une région donnée, 4 points du
spectre, soit l’accélération pour les périodes de 0.2 seconde, 0.5 s, 1.0 s et 2.0 s, exprimée
en fraction de g (9.81 m/s2).
Si l’on consulte le tableau C-2 de l’annexe C du CNB;
Dans la section Montréal -> Verdun, on trouve :

Sa (0.2)
0.69

Sa (0.5)
0.34

Sa (1.0)
0.14

Sa (2.0)
0.048

PGA
0.43

À partir de ces données, il est possible de reconstruire, par interpolation linéaire, le
spectre d’accélération. Ces données sont les valeurs de base qui doivent être multipliées
par Fa et Fv, selon le cas (voir l’article 4.1.8.4_6).
Les valeurs de notre spectre sont donc les valeurs de base puisque Fa = Fv = 1.0.
Période T
(s)
0
0.2
0.5
1.0
2.0
4.0
6.0

Æ accélération exprimée en ratio de g

S(T)
0.69
0.69
0.34
0.14
0.048
0.024
0.024

= Fa*Sa(0.2)
= Fa*Sa(0.2)
= Fv*Sa(0.5) car < que Fa*Sa(0.2)
= Fv*Sa(1.0)
= Fv*Sa(2.0)
= Fv*Sa(2.0)/2
= Fv*Sa(2.0)/2

Ce qui donne :

Spectre d'accélération
0.8
0.7
0.6
0.5
S(T) 0.4
0.3
0.2
0.1
0
0

1

2
3
4
Période (secondes)

5

6

Facteur d’importance
Ie est le facteur d’importance relié à la catégorie de bâtiment, ex :
Grange = low,
Habitation = normal,
Écoles et Hôpitaux = High.

On trouve sa valeur dans le tableau 4.1.8.5 où ULS réfère au calcul à l’état ultime et SLS
réfère au calcul avec charge de service. Dans notre cas le bâtiment n’a pas d’utilité civile
particulière (écoles, hôpitaux) mais il abrite des humains donc il est de catégorie Normal.
Si on lit dans le tableau 4.1.8.5 sous ULS pour un bâtiment normal, on trouve que
Ie = 1.0.
Période fondamentale calculée empiriquement (période empirique)
La période empirique est définie à l’article 4.1.8.11_3) et est notée Ta. Selon la partie c)
de cet article, pour une construction dont le SRCL est constitué de murs de refend, la
période empirique Ta = 0.05 (hn)3/4 , où hn est la hauteur totale du bâtiment (calculée à
partir de l’endroit où l’accélération du sol est transmise à la structure). Dans notre cas, hn
inclut le penthouse car certains murs de cisaillement se prolongent jusqu’au penthouse.
hn = 51.7 – 30.775 = 20.925 m Ta = 0.05*20.9253/4 = 0.49 secondes.
Noter que la partie d) de cet article mentionne qu’il est possible de calculer la période
fondamentale du bâtiment selon une autre méthode, mais que cette méthode doit être
conforme à l’article 4.1.8.3_8) (soit doit tenir compte de la fissuration du béton et des
effets d’oscillation supplémentaires causés par les charges de gravité lors des
déplacements). Il est aussi mentionné dans la section 4.1.8.11_3), d), iii) que la période
fondamentale, pour des murs de refend, calculée par une méthode alternative ne peut être
plus grande que le double de la période calculée empiriquement.
À partir du spectre d’accélération, on peut maintenant obtenir, par interpolation linéaire,
l’accélération reliée à la période fondamentale du bâtiment. Cette accélération est
l’accélération qui sert dans le calcul des forces statiques équivalentes :
S(Ta) = Fv*(0.34+(0.69-0.34)/(0.2-0.5)*(Ta-0.5)) = 0.352
(interpolation linéaire à partir du spectre d’accélération)

Spectre d'accélération
0.8
0.7
0.6
0.5
S(T) 0.4
0.3
0.2
0.1
0

S(Ta)

0

Ta

1

2
3
4
Période (secondes)

5

6

Facteurs Mv et J
Mv : coefficient de modes supérieurs
J : coefficient réducteur du renversement à la base.
Le facteur Mv sert à prendre en compte l’effet des modes supérieurs de vibration pour le
calcul du cisaillement à la base V. Puisque les forces statiques équivalentes sont calculées
à partir de l’accélération de la période fondamentale, il est nécessaire, lorsque le bâtiment
possède une période fondamentale supérieure à 1.0, de majorer à la hausse les efforts
obtenus pour tenir compte de contribution des modes supérieurs
Le facteur J est un facteur réducteur pour le calcul du moment renversant à la base des
étages. Il est introduit dans les calculs pour compenser le fait que la distribution des
charges statiques équivalentes accentue dans certain SRCL le moment de renversement à
la base de manière non réaliste.
On définit ces valeurs à l’aide du tableau 4.1.8.11. Premièrement on doit calculer le ratio
Sa(0.2)/Sa(2.0), puis interpoler de façon linéaire dans le tableau entre les valeurs de Ta.
Sa(0.2)/Sa(2.0) = 0.69/0.048 = 14.375 >= 8.0 donc on se situe dans la partie inférieure du
tableau.
Ta = 0.49 <= 1.0 et <= 0.5.
Donc pour un SRCL fait de murs de refend,
Mv = 1.0 et J = 1.0
Facteur de ductilité Rd, Ro
Le facteur Rd est un facteur de modification de force liée à la ductilité tandis que le
facteur Ro est un facteur de modification de force liée à la sur-résistance. Ces 2 facteurs
permettent de diminuer les forces sismiques agissant sur le bâtiment. Le facteur Rd tient
compte du fait que, lors de tremblements de terre, une partie de l’énergie induite dans le
bâtiment par le mouvement du sol est dissipée par la plastification de certaines parties du
SRCL. Le facteur Ro tient compte de la réserve de résistance dans le SRCL.
Ces facteurs dépendent uniquement du type de SRCL et sont définis au tableau 4.1.8.9 du
CNB. Pour un bâtiment de béton dont le SRCL est fait de murs de refend, Rd = 3.5 et
Ro = 1.6.
Noter : Il est important de comprendre que les forces calculées lorsqu’on utilise ces
facteurs sont des efforts réduits, qui tiennent compte de comportement ductile du
système. Ils ne servent donc qu’à dimensionner les elements ductiles du SRCL.
Effectivement, dans le tableau 4.1.8.9, il est spécifié que les valeurs données de Rd et Ro

ne sont valides que pour un design de SRCL fait selon la norme CAN/CSA-S16 pour les
systèmes en acier et selon la norme CSSA A23.3 pour les SRCL en béton.
Ces normes spécifient la manière de dimensionner la portion ductile des SRCL selon les
efforts réduits. Habituellement une portion du SRCL est dimensionnée pour se comporter
de façon ductile alors que les autres composantes du SRCL sont dimensionnées de
manière à pouvoir demeurer élastiques lors de la plastification des composantes ductiles
(voir 4.1.8.12_8)). Ces normes ont également des exigences quand aux connecteurs et
d’autres aspects du design pour que celui-ci soit valide au niveau sismique.
On doit également noter que les déplacements obtenus à l’aide de ces efforts ne sont pas
les déplacements réels. Pour obtenir les déplacements réels, on doit multiplier les
déplacements obtenus par Rd et Ro. (voit article 4.1.8.13_2))
Longueur Dnx et Dny
Dnx est la plus grande dimension en plan du bâtiment, perpendiculaire à l’axe X d’analyse
sismique, alors que Dny est la plus grande dimension en plan du bâtiment, perpendiculaire
à l’axe Y d’analyse sismique.

Dnx = 25.41 m
Dny = 117.36 m
Résumé des paramètres d’analyse
Ss
2.5
Toit Penthouse
Rez-de-chaussée
Hn
Ta
Sa(0.2)/Sa(2.0)
Mv

Sr
0.4
51.700
30.775
20.925
0.48918
14.375
1.0

Sa (0.2)
0.69
m
m
m
s
>= 8.0

Sa (0.5)
0.34

Sa (1.0)
0.14

(<=1.0 et <=0.5)

Sa (2.0)
0.048

PGA
0.43

J
Rd
Ro
Classe
Fa
Fv
Ie
Directions orthogonales
S(Ta)
W
Dnx
Dny

1.0
3.5
1.6
«C»
1.0
1.0
1.0
« OK »
0.35262
116482
25.410
117.360

Données
Calculs

(ULS)

kN
m
m

Calcul des Charges Statiques Équivalentes
Le calcul des charges statiques équivalentes se fait selon l’article 4.1.8.11.
Calcul de V
V = S(Ta) Mv Ie W / (Rd Ro)
= 0.352*1.0*1.0*116482 / (3.5*1.6) = 7335 kN
Limite inférieure de V = S(2.0) Mv Ie W / (Rd Ro)
= 0.048*1.0*1.0*116482 / (3.5*1.6) = 998 kN
Limite supérieure de V (si Rd >= 1.5) = 2/3* S(0.2) Ie W / (Rd Ro)
= 2/3* 0.69*1.0*116482 / (3.5*1.6) = 9568 kN
Donc V = 7335 kN
Calcul de Ft
Ft est une partie de l’effort de cisaillement V que l’on applique à la plus haute toiture du
bâtiment, pour tenir compte de l’effet des modes supérieurs de vibration.
Selon l’article 4.1.8.11_6), la force Ft peut être considérée nulle si la période empirique
fondamentale Ta est plus petite que 0.7.
Puisque Ta = 0.489 < 0.7 Æ Ft = 0.
Distribution des efforts sur les planchers
-Calcul des efforts Fx :
D’après l’article 4.1.8.11_6), l’effort de cisaillement à la base V doit être réparti selon la
formule suivante :

Fx = (V-Ft) Wx hx / ( ∑ Wi hi )
Où :
V : est le cisaillement à la base calculé ultérieurement ( =7335 kN)
Fx : est la force sismique appliquée au plancher x.
Wx : est le poids sismique attribuable au plancher x (calculé ultérieurement).
hx : est la hauteur du plancher x, à partir de la base de la structure (là où l’accélération
sismique est transmise à la structure, dans notre cas le niveau du sol).
∑ Wi hi est la somme des Wx hx de tous les étages.
Étage

Hs étage
(m)

hx (m)

Wx (kN)

Wx * hx

Fx (kN)

Penthouse
Toit

3.025
3.025

20.925
17.900

7326
19803

153306
354472

861
1992

6
5
4
3
2

2.975
2.975
2.975
2.975
2.975

14.875
11.900
8.925
5.950
2.975

17877
17853
17853
17854
17915

265915
212453
159339
106231
53298
1305015

1494

∑ Wi * hi =

= (7335 – 0) * 354472 / 1305015

1194
895
597
299

= 2.975 + 2.975

Astuce :
Lorsque vous programmez votre feuille Excel pour calculer les forces statiques
équivalentes, utilisez un vecteur colonne dont la séquence des planchers est celle du
tableau précédent, puisque c’est l’ordre dans lequel il faut entrer les données dans
ETABS. Un fichier dont le vecteur Fx est horizontal ou du plancher le plus bas vers le
plancher le plus haut devra être transposé pour pouvoir utiliser le copier-coller de Excel à
ETABS.
-Calcul des moments renversant Mx :
D’après l’article 4.1.8.11_7), le moment renversant Mx doit être calculé de la façon
suivante :
Mx = Jx ∑ Fi (hi – hx)
Où :
Jx = 1.0 pour hx >= 0.6hn,

et = J + (1 - J)(hx / 0.6hn) pour hx <0.6 h.

Dans notre cas, puisque J = 1.0, Jx est toujours = 1.0 ( à cause de la partie ( 1 – J ) de
l’équation).

hn : est la hauteur totale de la structure = 20.925 m
hx : est la hauteur du plancher x, à partir de la base de la structure (là où l’accélération
sismique est transmise, dans notre cas le niveau du sol).
hi : est la hauteur du plancher i, selon le même référentiel que hx, hi > hx.
-Le plancher i est situé au-dessus du plancher x.
Mx est le moment renversant appliqué au plancher x.
Fi est la force sismique appliquée au plancher i.
Étage

Fx (kN)

Jx

hx (m)

Penthouse
Toit
6
5
4
3
2
sol

862
1992
1495
1194
896
597
300
-

1.0
1.0
1.0
1.0
1.0
1.0
1.0

20.925
17.900
14.875
11.900
8.925
5.950
2.975
0.0

Mx
(kN*m)
2606
11240
24176
40665
59818
80748
102568

= 1.0 * ( 862 ( 20.925 -11.9) + 1992 ( 17.9 – 11.9 ) +
1495 ( 14.875- 11.9))

-Calcul de la torsion
L’article 4.1.8.11_8) du code exige que l’on tienne compte de la torsion accidentelle et de
la torsion due à l’excentricité du centre de masse et du centre de rigidité du SRCL.
La torsion accidentelle, pour un plancher donné, est calculée en multipliant la force
appliquée à ce plancher par 10% de la largeur Dn.
Selon X

Selon Y

Étage

MTorsion
accidentel
(kN*m)

MTorsion
accidentel
(kN*m)

Toit
6

2189
5062

10112
23381

5
4
3
2
sol

3798
3034
2276
1517
761

17540
14014
10510
7007
3516

Dnx (m) =
Dny (m) =

25.41
117.36

= F toit * 0.10 * Dny = 1992.3 * 0.1 * 117.36

La torsion due à l’excentricité entre le centre de masse et le centre de torsion est
automatiquement prise en compte par le modèle créé dans ETABS.
Note : si le facteur de sensibilité à la torsion B > 1.7 et que la valeur de Ie Fa Sa(0.2) >=
0.35, vous ne pouvez procéder par la méthode des forces statiques équivalentes car le

CNB vous oblige à effectuer une analyse dynamique. (voir section plus bas, choix de la
méthode d’analyse)
-Résumé des efforts cumulés par plancher (en kN et en kN*m)
Étage

F cumulées
(kN)

Mx

Penthouse
Toit
6
5
4
3
2
sol

862
2854
4348
5543
6438
7035
7335

2606
11240
24176
40665
59818
80748
102568

MTorsion acc. MTorsion acc.
cumulés
Cumulés
selon X
selon Y
2189
10112
7252
33493
11049
51033
14084
65047
16359
75557
17876
82564
18637
86080

Note : Le calcul des forces statiques équivalentes est habituellement fait plus tard dans la
séquence d’opération (voir diagramme de la procédure générale, page 1). Dans le cadre
de cet exercice il est effectué 2 fois pour des fins de comparaison.
Création du modèle
Voici les principales étapes de création du model dans ETABS.
UNITÉS
Lorsque vous utiliser ETABS, les unités dans lesquelles vous travaillez sont toujours
indiquées dans le coin droit, en bas de l’écran. Il est important de bien comprendre
comment fonctionnent les unités dans ETABS pour éviter les erreurs et les frustrations.
Tous les problèmes avec les unités peuvent être simplement évités en sélectionnant
les unîtes appropriées avant que vous commencez à créer le modèle. Pour ce qui est
du choix des unités, l’essentiel est d’être consistant lorsque vous entrerez les propriétés
des matériaux. Si vous travaillez avec des newtons et des millimètres, vous entrez vos
propriétés en mégapascales, etc.
Ouverture de fichier
Pour trouver ETABS dans les laboratoires vous devez aller dans le menu :
DÉMARRER Æ Programmes Æ Computers and Structures Æ ETABS9 Æ ETABS.
Voici la 1ière fenêtre qui apparaît. À moins de vouloir connaître les petits trucs dans
ETABS, vous pressez OK et elle disparaîtra.

Ensuite sélectionnez les unîtes appropriés (Nmm, kNm etc.)

Ensuite le menu : File Æ new model…, et la fenêtre suivante apparaît :

Vous cliquez simplement No, car vous n’avez aucun autre modèle ETABS sur lequel
baser celui-ci.
La prochaine fenêtre qui apparaît sert à prédéfinir la grille géométrique de base (Grid) et
le nombre d’étages. Ce sont les deux éléments principaux de géométrie du modèle.

1- Spécifier les unités
2- Spécifier : Grid Only (puisqu’on n’utilise pas la génération automatique d’éléments
tel, les dalles, etc…)
Les sections « Uniforme Grid Spacing » et « Simple Story Data » servent à définir les
géométries de base très sommaires et peuvent être suffisantes pour un bâtiment
rectangulaire très régulier. Les sections « Custom Grid Spacing Æ Edit Grid» et « Simple
Story Data Æ Edit Story Data » servent à définir les géométries plus complexes.
Les sections « Edit Grid » et « Edit Story Data » sont accessibles par la suite et leur
utilisation est décrite dans la prochaine section de l’exemple.
Astuce
Il est pratique de spécifier le nombre de lignes requises pour créer notre modèle dans la
section « Uniforme Grid Spacing », pour ensuite aller raffiner notre grille dans la section
« Custom Grid Spacing Æ Edit Grid». Ceci fait en sorte que le tableau des lignes du
« Custom Grid Spacing » est déjà bien défini, et l’on évite ainsi d’insérer manuellement
l’information nécessaire dans les lignes du tableau.

Il en va de même pour la définition des étages. On peut d’emblée définir le nombre
d’étages, l’espacement entre le rez-de-chaussée et le premier plancher, qui est
habituellement plus grand, et la hauteur typique des étages. Ceci réduit le travail à faire
dans la section « Custom Grid Spacing ».
Pour notre exemple, on peut spécifier 22 lignes en X et 18 en Y, avec un espacement
moyen de 5000mm (espacement approximatif). Pour les étages, on spécifie 7 planchers
(planchers 2, 3, 4, 5, 6, toit + penthouse et toit du penthouse), avec un espacement à la
base et typique de 2975mm.
On peut ensuite accéder tout de suite à l’édition de la grille et des étages ou bien presser
OK et y accéder plus tard.

Création de la géométrie de base
-Pour avoir accès à la fenêtre de modification de la grille :
Menu : Edit Æ Edit Grid Data Æ Edit Grid… Æ Modify /Show System
(ou bouton de droite de la sourisÆ Edit Grid Data)

(Si vous avez besoin d’un second système d’axe pour définir une partie de votre
bâtiment, ou si vous avez besoin d’un système d’axe circulaire, vous l’insérez à partir de
cette fenêtre en utilisant Add New System).
Voici la fenêtre qui apparaît. Elle contient toute l’information relative à la grille en plan
servant à construire votre modèle.

Chaque ligne représente un axe. La première colonne sert à entrer une identification et la
deuxième soit une abscisse ou une ordonnée. Les autres colonnes définissent les attributs
des axes.
Tel que spécifié dans la section géométrie du modèle, il est plus pratique de fonctionner
en coordonnées(Ordinates), plutôt qu’en distance entre les axes (Spacing). Mais si vous
voulez entrer la position d’un axe avec sa distance par rapport à la précédente, c’est ici
que vous changez de mode.
Astuce
Si vous avez créé un système de coordonnées en plan et que vous avez noté les
coordonnées de vos points de géométrie, vous pouvez maintenant créer tous les axes
nécessaires pour créer les entités (dalles et murs) du bâtiment.
Il est nécessaire d’avoir une intersection d’axes pour tous les points de géométrie. Donc
pour créer un mur de refend simple, vous aurez besoin de 3 axes. Un passant par le centre
longitudinal du mur et un passant par chacune des extrémités du mur.

Axe 2
Mur de refend simple
Axe 1

Axe 3

Pour pouvoir se retrouver lorsque vous avez plusieurs axes, il est possible de changer les
couleurs (Cliquer dans la case « Grid Color » de l’axe, bouton de droite et « Color »), ou
d’afficher les bulles d’identification en haut (Top), en bas(Bottom), à droite(Right) ou à
gauche(Left), simplement en double cliquant sur la case Bubble Loc. de l’axe.
!!! ATTENTION : Si vous utilisez la touche « Esc » dans ce tableau, le comportement
n’est pas comme dans Excel où cela vous permet de sortir de la case dans laquelle vous
êtes, cela va plutôt fermer le tableau au complet, sans sauvegarder vos entrées!!!
Une fois votre grille en plan définie, vous devez définir la géométrie des étages.
-Pour avoir accès à la fenêtre de modification des planchers :
Menu : Edit Æ Edit Story Data Æ Edit Story…

(ou bouton de droite de la sourisÆ Edit Story Data)
Voici la fenêtre qui apparaît :

Dans cette fenêtre vous pouvez attribuer un nom aux planchers, modifier la hauteur entre
les étages, spécifier si vous considérez un plancher comme un « Master Story » et si
certains de vos planchers sont similaires aux autres « Similar To ».
La hauteur entrée sur une ligne correspond à la hauteur entre le plancher que vous
spécifiez et le plancher du dessous.
L’utilité de spécifier un plancher maître et des planchers similaires est que toutes
modifications apportées au plancher maître seront identiquement copiées sur les
planchers similaires. Ceci permet entre autre de créer une seule dalle sur le plancher
maître et celle-ci sera automatiquement copiée sur les planchers similaires. On spécifie
autant de « Master Story » qu’il y a de géométries de dalle différentes.

Dans notre cas, nous avons deux géométries différentes, soit les planchers de base et le
plancher du penthouse. On choisit donc un des planchers de base (ici l’étage 2), et on
spécifie que ce plancher est un plancher maître, « Master Story Æ yes ». Puis on spécifie
que les autres planchers de base sont similaires au plancher 2, « Similar To Æ Plancher
2 ». On spécifie également que le plancher du penthouse est un « Master Story ».
Si vous n’avez pas bien défini le nombre de planchers à l’ouverture de votre modèle, il
est possible d’ajouter ou d’enlever des planchers :
Menu : Edit Æ Edit Story Data Æ Insert Story…
Menu : Edit Æ Edit Story Data Æ Delete Story…
Définir les propriétés des matériaux
Tel que mentionné, il est essentiel de porter une attention particulière au choix des unités,
qui doivent être consistantes.
!!!Assurez-vous d’être dans le bon système d’unités puis :
Menu : Define Æ Material Properties…

Vous pouvez créer un nouveau matériau ou modifier la définition du béton existant,
(CONC Æ Modify/Show Material).
-Propriétés de base :
Donc on entre les valeurs des caractéristiques du béton selon les unités de notre choix.
f’c = 30 mPa
fy = 400 mPa
Poids volumique = 2.35*10-05 N/mm3

Masse volumique = 2.396*10-09 kg/mm3 (= 2.35*10-05 N/mm3 / 9810 kg*mm/s2 )
Module d’Young := 24 970 mPa (non fissu
ou,
-Propriétés fissurées :
On prend 70% du module d’élasticité pour tenir compte de la fissuration du béton.
Module d’Young = 0.7 * 24 970 = 17 479mPa
Noter que le code spécifie à l’article 4.1.8.3_8)_a) que l’analyse doit être réalisée à l’aide
des propriétés fissurées du béton.

Définir les sections de dalles et de murs
Menu : Define Æ Wall/Slab/Deck Sections…

-Pour définir un type de dalle : Add New Slab

Entrer le nom (DALLE), choisir le matériau préalablement défini(CONC), entrer
l’épaisseur (225mm) et spécifier Shell pour le type de modélisation de la dalle (Les dalles
sont modélisées par éléments finis selon le modèle d’une coque).

-Pour définir un type de Mur : Add New Wall
La même fenêtre que pour les dalles apparaît. Vous devez créer un type de mur pour
chaque épaisseur de mur différente.
Dessiner les murs et les dalles
-Pour dessiner les Dalles :
1-Cliquer sur la vue en plan (Vue de gauche).
2- Menu : View Æ Set Plan View…

Choisir de mettre la vue en plan sur un plan défini ultérieurement comme maître (ici le
plancher #2).
3-En bas à droite de l’écran vous avez la possibilité de sélectionner :

« One Story » pour que l’élément que vous dessinez ne se retrouve que sur un seul
plancher, soit le plancher sur lequel vous dessinez.
« All Stories » pour que l’élément que vous dessinez se retrouve sur tous les planchers du
bâtiment.
« Similar Stories » pour que l’élément que vous dessinez se retrouve sur tous les
planchers définis similaire à celui sur lequel vous dessinez.

Dans notre cas, on choisit « Similar Stories ».
4-Menu : Draw Æ Draw Area Objects Æ Draw Areas (Plan, Elev, 3D)

Æ

Choisir la section de dalle prédéfinie : DALLE pour notre exemple.
5- Dessiner la géométrie de la dalle en cliquant successivement sur les coins de la
géométrie, suivre une rotation horaire ou antihoraire. Faite « Esc » lorsque le contour est
terminé.
Pour vérifier que la dalle est bien dessinée sur tous les planchers similaires, double
cliquez sur la dalle dans la vue en plan, des contours en tireté devraient apparaître dans la
vue 3d sur tous les planchers où ont été créées des dalles.
Dans cet exemple, l’opération doit être faite 2 fois. Une fois pour la géométrie principale
et une fois pour la géométrie du penthouse.
-Pour dessiner les murs :
Suivre la même procédure sauf à l’étape 4 :
4-Menu : Draw Æ Draw Area Objects Æ Draw Walls (Plan)

Choisir la section de mur prédéfinie : MURBAS pour notre exemple.
5- Dessinez le mur puis faite « Esc » lorsque le mur est dessiné. Vous pouvez dessiner les
murs en « C » d’un seul coup. Par contre même si vous dessinez les murs en « C » d’un

seul coup, les trois murs simples ne sont pas considérés solidaires tant qu’ils ne sont pas
spécifiés comme étant des « Pier ».
Vous pouvez vérifier que les murs sont sur les bons planchers en regardant la
représentation 3D.
Dans cet exemple, l’opération doit être faite 3 fois. Une fois pour les murs de 300mm
d’épaisseur, une deuxième fois pour les murs de 250mm d’épaisseur qui ne vont pas
jusqu’au penthouse et une troisième fois pour les murs de 250mm d’épaisseur qui vont
jusqu’au toit du penthouse.
Astuce
Pour faciliter l’exécution, on doit aller dans le tableau de définition des étages pour
changer les « Master Story » et les « Similar To ». Nos murs de 300mm d’épaisseur se
rendent jusqu’au troisième plancher et lorsqu’on dessine un mur en plan sur un plancher,
celui-ci apparaît dessous le plancher sélectionné. Donc nous allons garder le 2ième
plancher « Master Story » et le 3ième plancher similaire au 2ième. Le reste des murs sont
tous de 200mm d’épaisseur, mais certains vont jusqu’au penthouse alors que d’autres
arrêtent avant. Nous allons donc mettre le 4ième plancher maître et tous les autres
planchers au-dessus similaires au 4ième plancher, incluant le toit du penthouse.
Avec cette disposition, il est maintenant possible de sélectionner le 2ième plancher dans la
vue de gauche, de mettre « Similar Stories » en bas à droite de l’écran et de dessiner tous
les murs de 300mm (ils vont du sol jusqu’au 3ième plancher). Ensuite vous pouvez
sélectionner le 4ième plancher dans la vue de gauche, garder « Similar Stories » et dessiner
tous les murs de 200mm qui vont jusqu’au toit du penthpouse, puisque nous avons
spécifié que tous les étages au-dessus du 4ième plancher était similaires à celui-ci.
Maintenant il ne reste plus qu’à dessiner les murs de 200mm qui ne pénètrent pas dans le
penthouse mais qui s’arrête au toit correspondant au plancher du penthouse. Vous devez
retourner au tableau de définition des étages pour indiquer que le toit du penthouse est
maintenant un plancher maître qui n’est plus identique au 4ième plancher. Ceci vous
permet de sélectionner le 4ième plancher et de dessiner les autres murs de 200mm qui ne
se rendent pas jusqu’au toit du penthouse.
Spécifier les Diaphragmes et les Piers
-Diaphragme
Menu : Select Æ by Wall/Slab/Deck Sections…

Pour notre cas, choisir DALLE. On peut voir après cette opération que toutes les dalles
du modèle sont en tiretés, elles sont donc toutes sélectionnées.
Menu : Assign Æ Shell/Area Æ Diaphragms…

Sélectionner : Add New Diaphragm

Insérer un nom de diaphragme, sélectionner Rigid et OK puis voyez apparaître sur la vue
en plan un grand X sur votre dalle avec un point rouge au centre et le nom de votre
diaphragme.
-Création des murs en « C » par l’utilisation de « Pier »
Un pier est un assemblage de murs simple qui fonctionne de manière solidaire. Faire un
Pier spécifie au logiciel qu’il y a un lien physique à l’intersection de 2 objets. Les Pier
sont donc nécessaires pour créer les murs de refend en « C ».
1-S’assurer que rien n’est sélectionné :
Menu : Select Æ Deselect Æ All
2-Mettre en option « All Stories » et sélectionner les 3 murs de refend simple (cliquer sur
la ligne du centre de chaque mur simple, successivement). Vous pouvez voir si votre
sélection est bonne dans la vue 3D.
3- Menu : Assign Æ Shell/Area Æ Pier Label…

Entrez le nom du mur en « C » par exemple MC-2 et faites « Add New Name » puis OK.
Le nom du mur apparaît sur chacun des murs simples de la vue en plan.

Sélection des options de visualisation
Il est toujours possible de modifier les options visuelles des fenêtres. Si le modèle devient
trop chargé, on peut masquer ou rendre visible les lignes de géométrie et les étiquettes
d’identification. Ceci peut aider pour la sélection d’objet.
Menu : View Æ Set Building View Options…

Cocher les options que vous désirez. (pour voir que le modèle, décocher Grid Lines et
Secondary Grids)
Modèle

Ajustement de masse
Pour déterminer les bonnes valeurs des périodes de vibration, il est nécessaire de définir
correctement la rigidité et la masse de la structure.
L’article 4.1.8.3_7) du CNB stipule que la rigidité induite par les éléments ne faisant pas
partie du SRCL (ex : les colonnes pour un bâtiment dont le SRCL est constitué de murs
de refend), ne doit pas être utilisée pour résister aux déplacements causés par les séismes.
Donc la rigidité de notre modèle est adéquatement représentée en modélisant seulement
les murs de refend.
De son côté la masse modélisée n’est pas correcte, puisque le poids des colonnes, des
cloisons, des murs extérieurs et de la neige n’est pas représenté. Nous allons donc ajuster
la masse de chacun des diaphragmes, de manière à avoir un poids de bâtiment
représentatif du poids sismique. Dans ETABS, les masses spécifiées aux diaphragmes
sont surfaciques (N/mm2).
La première étape consiste à rouler une analyse de votre bâtiment par ETABS. Cette
analyse va nous permettre de connaître la masse que ETABS attribue à chacun des
planchers en fonction des éléments modélisés.
Menu : Analyze Æ Run Analysis
Une fois l’analyse terminée : Menu : Display Æ Show Tables…

Choisir : « Building Output » Æ OK
Dans la prochaine fenêtre choisir la page : « Center Mass Rigidity »

Vous pouvez sélectionner toute la colonne en mettant votre pointeur sur l’en-tête (MassX
ou MassY) et la copier-coller dans un fichier Excel.
Les résultats présentés ici sont en tonnes. Ce sont les masses que le logiciel considère
durant l’analyse.
Une fois les valeurs des masses récupérées, on doit les comparer aux masses obtenues par
l’addition de tous les éléments de poids considérés lors du calcul du poids sismique
(attention, les unités doivent concorder).
On fait la différence des masses calculées et des masses de ETABS, puis on divise par
l’aire du plancher pour avoir une différence surfacique.

Niveau

Aire
(mm^2)

Masse
Totale
calculée
(tonnes)

Masse
Etabs
(tonnes)

Différence
Masses
(tonnes)

Différence
Masse / Aire
(tonnes/mm^2)

Toit Penthouse
Toit + Penthouse
6
5

764456000
2153256000
2153256000
2153256000

747
2019
1822
1820

433
1217
1230
1230

314
802
592
590

4.104E-07
3.72381E-07
2.74918E-07
2.74075E-07

4
3
2
Rez de chaussée 1

2153256000
2153256000
2153256000

1820
1820
1826
-

1230
1237
1244
-

590
583
583
-

2.74075E-07
2.70901E-07
2.70599E-07
-

Cette différence doit maintenant être attribuée aux différents diaphragmes dans ETABS.
En premier lieu, vous devez ouvrir (débarrer) votre modèle grâce à l’icône du cadenas.
Puis vous devez sélectionner un seul plancher (voir procédure pour dessiner une dalle,
par contre, spécifier « One Story » en bas à droite de l’écran).
Menu : Assign Æ Shell/Area Æ Additional Area Mass…

On utilise la fonction « Replace Existing Masses » et l’on entre la masse surfacique
calculée. On répète ensuite l’opération pour chaque plancher. (Les unités utilisées ici sont
le N et le mm)
Une fois le remplacement terminé, on roule à nouveau l’analyse et on vérifie que notre
changement de masse est exact.
Vérification (après ajout de masses)
Masse calculée
Masse ETABS
Delta
747
2019
1822
1820
1820
1820
1826

747
2019
1822
1820
1820
1820
1826

0.0%
0.0%
0.0%
0.0%
0.0%
0.0%
0.0%

Il est possible d’obtenir l’aire des étages dans ETABS :
Sélectionner uniquement le plancher désiré, et cliquer le bouton droit de la souris : les
propriétés du plancher, dont l’aire, apparaissent dans le tableau.
Il serait possible de ne pas spécifier de poids, ni de masse au béton dans ETABS et
d’utiliser seulement une masse spécifiée au centre de gravité du diaphragme rigide. Par
contre, en utilisant la masse des éléments représentés dans ETABS, on utilise une
distribution plus exacte de la masse.
Vérification de la période
Une fois la modélisation terminée et la masse ajustée, il est possible de lancer une analyse
pour connaître les périodes de vibration du bâtiment.
Procédure :
Menu : Analyze Æ Set Analysis Options…

Tel qu’expliqué dans la procédure générale, il est important de bloquer les rotations selon
l’axe z pour effectuer le comparaison avec la période fondamentale empirique du CNB.
Vous pouvez ensuite cliquer « Set Dynamic Parameters… » pour déterminer le nombre
de mode que vous désirez pour votre analyse.

Vous roulez l’analyse
Menu : Analyze Æ Run Analysis
Et puis vous allez voir les résultats :
Menu : Display Æ Show Tables…

Puis, « Building Modal Information »

Et choisir, « Modal Participation Factors », ou « Modal Participating Mass Ratios »
Vous pouvez copier coller l’information en mettant le curseur sur « Period ».
Résultats :
Propriétés Fissurées
mode
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12

Période
(seconde)
1.244
1.243
0.254
0.238
0.120
0.103
0.085
0.066
0.061
0.049
0.047
0.041

Propriétés non Fissurées
mode
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12

Période
(seconde)
Période du 1er
mode (sec)

1.041
1.040
0.213
0.199

Empirique (Ta)
Non Fissuré
Fissuré

0.4892
1.0412
1.2444

0.100
0.086
0.071
0.055
0.051
0.041
0.039
0.034

Tel qu’attendu, les périodes calculées avec les propriétés fissurées du béton sont
légèrement plus longues que celles calculées avec les propriétés non fissurées. Ceci est dû
au fait que lorsqu’on considère la fissuration du béton, les déplacements de la structure
sont plus grands. Le CNB spécifie à l’article 4.1.8.3_8) que la modélisation doit tenir
compte des propriétés fissurées du béton.
On voit que les périodes fondamentales calculées par analyse numérique sont beaucoup
plus grandes que la période empirique. Par contre, tel que spécifié dans l’article
4.18.11_3), pour déterminer cisaillement à la base du au seisme, on ne peut pas utiliser
une période plus grande que le double de la période empirique.
2* Ta = 0.97836 secondes
1.2444 > 0.97836
Puisque les périodes calculées par analyse numérique sont plus grandes que le double de
Ta, nous devons limiter notre nouvelle période à la valeur de 2*Ta.
Donc le fait d’avoir effectué l’analyse numérique va nous permettre de recalculer et
diminuer les forces statiques équivalentes à l’aide d’une nouvelle période plus grande qui
donne une accélération plus petite sur le spectre d’accélération.

-Calcul des forces statiques équivalentes avec la période fondamentale numérique :
Selon la procédure générale établie avant l’exercice, le calcul des forces statiques
équivalentes se fait seulement après avoir construit le modèle numérique puisque la
plupart du temps, la période numérique est plus grande que la période empirique et donc
plus avantageuse. La seule raison pour laquelle nous avons calculé 2 fois les forces
statiques équivalentes est de pouvoir, dans le cadre de cet exercice, les comparer.
Pour cet exercice, cette nouvelle période sera appelée Tb
Tb = 2* Ta = 0.97836 secondes
D’après le spectre d’accélération : S(Tb) = Fv *(0.14+(0.34-0.14)/(0.5-1.0)*(Tb-1.0))
= 0.14866 (unités : fraction de g)
De cette accélération, nous calculons un nouveau cisaillement à la base du bâtiment :
Vb = S(Tb) Mv Ie W / (Rd Ro)
= 0.14866*1.0*1.0*116482 / (3.5*1.6) = 3092 kN
De ce cisaillement à la base nous pouvons calculer de nouvelles forces statiques
équivalentes :
Selon X
Mx
Étage
Fx (kN) (kN*m) F cumulées
Penthouse
363
Toit
840
1099
363
6
630
4738
1203
5
503
10192
1833
4
378
17143
2337
3
2
sol

252
126
-

MTorsion
accidentel
(kN*m)
923
2134
1601
1279

Selon Y
MTorsion acc.
cumulés
selon X
923
3057
4658
5937

MTorsion
accidentel
(kN*m)
4263
14120
21514
27422

25218
2714
959
6897
31853
34041
2966
640
7536
34807
43240
3092
321
7857
36289
Tableau 1 : Efforts selon la période obtenue par ETABS

Étage
Penthouse
Toit
6
5

Fx selon la
période
empirique
862
1992
1495
1194

Fx selon la
période
Analytique

Différence

(Tb=2*Ta)

363
840
630
503

498
1152
864
691

MTorsion acc.
Cumulés
selon Y
4263
14120
21514
27422
31853
34807
36289

4
3
2

896
378
597
252
300
126
Tableau 2 : Comparaison des efforts

518
345
173

À la lueur de ces résultats, on comprend qu’il peut être très avantageux de calculer les
périodes avec un modèle numérique puisque la diminution des efforts est significative.
Choix de la méthode d’analyse
Dans cette section l’acronyme MFSÉ fait référence à la « Méthode des Forces Statiques
Équivalentes ».
Le CNB 1995 laissait beaucoup plus de latitude quand au choix du type d’analyse requis
pour une structure donnée. Le CNB 2005 restreint beaucoup plus l’usage de la MFSÉ. En
effet, l’article 4.1.8.7 stipule que la méthode à utiliser par défaut est celle de l’analyse
dynamique, il décrit ensuite 3 cas où la MFSÉ peut être utilisée. Si le bâtiment répond à
un des cas suivant, il peut être dimensionné par la MFSÉ :
a) Si IeFaSa(0.2) < 0.35,
b) Si notre structure est considérée régulière, qu’elle est moins de 60 m de haut et que sa
période fondamentale empirique Ta est plus petite que 2 secondes dans chacune des
directions orthogonales,
c) Si notre structure présente une irrégularité de type 1,2,3,4,5,6 ou 8, qu’elle est moins
de 20 m de haut et que sa période fondamentale empirique Ta est plus petite que 0.5
secondes dans chacune des directions orthogonales.
La première étape pour déterminer l’analyse requise est de savoir si notre bâtiment
répond à la condition a), si oui, on peut utiliser la MFSÉ.
Dans notre cas, IeFaSa(0.2) = 0.69 > 0.35. Donc nous devons vérifier les autres clauses.
La deuxième étape pour choisir le type d’analyse à effectuer est de savoir si notre
bâtiment est régulier ou irrégulier. Il y a 8 types d’irrégularités structurales qui sont
définies au tableau 4.1.8.6 du CNB.
La troisième étape pour choisir le type d’analyse consiste à vérifier la sensibilité à la
torsion par le calcul du facteur B. Si le facteur de sensibilité à la torsion B est plus grand
que 1.7, le bâtiment est considéré sensible à la torsion (irrégularité de type 7) et doit être
analysé par une méthode dynamique.
Le calcul du facteur B s’effectue par l’application des forces statiques équivalentes et de
la torsion accidentelle. Le calcul est illustré dans la section suivante qui porte sur
l’application des forces statiques équivalentes dans ETABS.

Analyse par force statique équivalente
Pour effectuer l’analyse par forces statiques équivalente, nous devons insérer 4 cas de
chargement, soit :
Fx ± Tx: Les forces statiques selon l’axe x + les moments de torsion accidentels.
Les forces statiques selon l’axe x - les moments de torsion accidentels.
Fy ± Ty : Les forces statiques selon l’axe y + les moments de torsion accidentels.
Les forces statiques selon l’axe y - les moments de torsion accidentels.
Il est nécessaire d’appliquer les moments de torsion accidentels dans les 2 sens de
rotation puisqu’il n’est pas possible de savoir dans quel sens ils vont s’additionner au
moment de torsion créé par l’écart entre le centre de gravité et le centre de rigidité.
L’analyse par forces statiques équivalentes doit être effectuée successivement selon
chacun des axes orthogonaux.
La première étape consiste à entrer les forces dans le logiciel.
Menu : Define Æ Static Load Cases…

Voici la fenêtre qui apparaît.
Entrer le nom de ce chargement, choisissez le type de charge « Quake », entrer un « Self
Weight Multiplier » (un facteur de charge) égale à 1 et dans la colonne « Auto Lateral
load », choisissez « User Load ». Puis faites « Add New Load ».

Sélectionner la ligne de cette nouvelle charge et appuyer sur « Modify Lateral Load… »

Astuce
Effacer les charges « Live » et « Dead », les calculs se feront plus vite et vous aurez
moins de traitement de données dans vos tableaux.

C’est dans cette fenêtre que vous devez entrer les charges statiques équivalentes selon un
des axes. Pour effectuer le copier-coller, vous n’avez qu’à sélectionner la colonne à partir
de FX. Vous devez également spécifier « Apply at Center of Mass », et une excentricité
additionnelle de 0.
Contrairement au CNB 1995, la torsion du système et la torsion accidentel ne nécessitent
pas une pondération différente, il est donc possible de simplement inclure les moments de
torsion avec les forces latérales.
Note : Il est également possible d’entrer 6 chargements indépendants (Fx, Fy, +Tx, -Tx,
+Ty, -Ty) et de créer des combinaisons, Menu : Define Æ Static Load Combinations. Il
est nécessaire d’utiliser les combinaisons lorsque l’on désire pondérer les différentes
charges.
Menu : Analyze Æ Set Analysis Options…

Choisir une analyse « Full 3D » et NE PAS COCHER « Dynamis Analysis ».
Rouler l’analyse. Lire les résultats.
Menu : Display Æ Show Tables…

Choisir « Wall Output » pour lire les Forces appliquées sur les « Piers ». Une fois que la
fenêtre est ouverte, vous pouvez copier-coller toute la table sans aucune sélection en
utilisant contrôle C ou le menu Edit Æ Copie Entire table.

Vous avez maintenant la valeur des efforts pour dimensionner chaque mur en fonction de
la MFSÉ.
Note : Les valeurs des forces données sont en fonction du système de coordonnées
locales des murs. Ce système d’axe est noté 1,2 et 3 dans ETABS. Pour les éléments
« Piers » de mur simple, l’axe 1 représente l’axe Z, du sol vers le ciel et est associé aux
charges gravitaires « P » du tableau, l’axe 2 est longitudinal c'est-à-dire parallèle à la plus
grande dimension du mur et est associé à l’effort tranchant « V2 » du tableau et
finalement l’axe 3 est parallèle à l’épaisseur du mur (la plus petite dimension du mur) et
est associé à l’effort tranchant « V3 » du tableau. Pour les murs en « C », les axes locaux
sont définis selon la même convention.

Définition des axes locaux
Murs simples

Murs « C »

V2

V2

V3

V3

Astuce
Copier-coller vos données dans Excel et utiliser les fonctions de filtre automatique pour
isoler les efforts nécessaires au dimensionnement de vos murs. (Choisir les colonnes
d’identification, et utiliser le menu : Données Æ Filtrer Æ Filtre Automatique).
Note : Il est possible de vérifier que les résultats de votre analyse sont concordants en
inspectant la table des réactions (Display Æ Show Tables… Æ Choisir « Wall Output »)
ou le cisaillement des étages (Display Æ Show Tables… Æ Choisir « Building Output »
puis « Story Shears »). Vous pouvez ainsi vérifier que les charges prises en compte sont
les bonnes et que l’effet cumulé est consistant avec les efforts appliqués.
Vous pourriez egalement (ceci est recomender) visualiser les resultats en specifiant
Display Æ Show storey response plots Æ Show storey shears
Retourner modifier les charges « Modify Lateral Load.. » pour effectuer l’analyse selon
l’axe Y.
Note : Vous pouvez lire les résultats en kN et kN*m même si vous avez créé votre
modèle en N et en mm, ETABS effectue la conversion.

Analyse dynamique
La première étape consiste à entrer le spectre d’accélération dans le logiciel.
Menu : Define Æ Response Spectrum Functions…

Vous devez choisir « ADD User Spectrum ». Fonctionnement de la boîte de dialogue :
même si la boîte de dialogue est déjà sur, vous devez faire apparaître le menu déroulant et
sélectionner « ADD User Spectrum ».
Voici la fenêtre qui apparaît :

C’est la fenêtre permettant d’entrer votre spectre. Vous n’avez qu’à entrer le nom puis les
valeurs de votre spectre de base.
Menu : Define Æ Response Spectrum Cases…

« ADD New Spectrum ».

Vous entrez le nom de votre cas de spectre et vous laissez un amortissement (Damping)
de 5%, ce qui est une valeur habituelle pour ce type d’analyse. ), Tel que discuté dans
l’explication des procédures générales, vous sélectionnez la méthode cubique (CQC)
d’addition des différents (Modal Combination). Vous entrez votre fonction spectrale
préalablement définie et vous spécifier le facteur d’amplification.
Puisque le spectre est exprimé en % de g, il faut le multiplier par g pour avoir les
accélérations adéquates. On doit également multiplier le spectre par Ie et le diviser par Rd
et Ro. (voir article 4.1.8.12_5))
Ie = 1.0, Rd = 3.5 et Ro = 1.6.
Facteur = 9.81 *1.0 / 3.5 / 1.6 = 1.751 Æ À insérer avec les unités en N et m !!!

Les cas de charge de torsion accidentelle seront spécifiés à part suivant la même
procédure décrite pour l’analyse utilisant les charges statiques équivalentes.
Menu : Define Æ Load Combinations Cases…

« ADD New Combo ».

La même procédure sera utilisée pour le spectre en Y (noter que le spectre sera appliqué
dans la direction U2).

Une fois l’analyse terminer on doit vérifier les valeurs du cisaillement à la base obtenu
par l’analyse spectral (Display Æ Show storey response plots Æ Show storey shears).
Cette valeur devrait être comparer à la valeur obtenu pour la méthode des forces statiques
équivalentes et calibrer adéquatement (voir site web du cours, section notes de cours). Le
facteur de pondération sera spécifier dans le fenêtre Load combination data en spécifiant
le facteur de calibration approprié dans le Scale factor (la valeur devrait être différent de
1.0)

ANNEXE

Calcul de la charge de neige
Tel que mentionné précédemment, on ne considère pas l’accumulation possible de neige
due au toit du penthouse, seule la charge uniformément répartie de neige est considérée.
Puisque le bâtiment est situé à Verdun, la première étape est de consulter le tableau C-2
de l’annexe C du CNB, dans le section Montréal –> Verdun, et de noter les valeurs de Ss
et Sr. Ss est la charge de neige probable pour une récurrence de 1 dans 50 ans et Sr est la
charge de pluie probable également pour une récurrence de 1 dans 50 ans.
Ss = 2.5 kPa
Sr = 0.4 kPa
L’équation de base pour déterminer la charge de neige est :
S = Ie (Ss (Cb Cw Cs Ca ) + Sr)
Où :
Ie est le facteur d’importance relié à la catégorie de bâtiment (grange = low, habitation =
normal, écoles et hôpitaux = High). On trouve sa valeur dans le tableau 4.1.6.2 où ULS
réfère au calcul à l’état ultime et SLS réfère au calcul de service. Dans notre cas le
bâtiment n’a pas d’utilité civile particulière (écoles, hôpitaux) mais il abrite des humains
donc il est de catégorie Normal. Si on lit dans le tableau 4.1.6.2 sous ULS pour un
bâtiment normal, on trouve que Ie = 1.0.
Cb est un facteur de base relié à la dimension de la surface. Il est calculé selon les
indications 4.1.6.2_2).

l = 117 m, c’est la plus grande dimension en plan du toit.
w = 19 m, c’est la plus petite dimension en plan du toit.
lc = 2w – w2 / l = 2*19 -192 / 117 = 35 m < 70 m

Puisque lc est plus petit que 70 m, la valeur de Cb reste la valeur par défaut, soit 0.8.
Cw est un facteur d’exposition au vent, et sa valeur par défaut est de 1.0. Puisque notre
bâtiment est situé dans la ville et qu’il est entouré d’autres bâtiments, on ne peut pas
réduire le facteur Cw parce qu’on ne peut pas prétendre que les bourrasques de vent vont
balayer la neige de sur le toit. (art. 4.1.6.2_3) et 4.1.6.2_4))
Cs est un facteur tenant compte des pentes du toit. Selon l’article 4.1.6.2_6), notre
bâtiment ne présente pas un toit qui permet à la neige de glisser sans obstruction (ex :
chalet suisse, il y a de léger parapet sur les rebords). Nous devons donc nous référer à
l’article 4.1.6.2_5) et puisque la pente du toit vaut 0, Cs prend la valeur par défaut de 1.0.
Ca est un facteur tenant compte de l’accumulation possible de neige. L’accumulation peut
être due à la forme du toit, à sa position géographique (ex : dans le fonds d’une vallée),
des toits adjacents d’un même immeuble ou d’un immeuble situé à moins de 5 mètres ou
d’un penthouse. Ce facteur sert souvent à calculer la charge des surplombs qui couvre
l’entrée des bâtiments. Dans notre cas, il n’y a pas de source extérieure qui provoque une
accumulation de neige sur l’ensemble du toit, il y aura une accumulation aux abords du
penthouse mais nous allons la négliger pour simplifier la modélisation. Dans ce cas, Ca
prend la valeur par défaut de 1.0.
La charge de neige à appliquer devient donc :
S = 1.0 (2.5 (0.8*1.0*1.0*1.0 ) + 0.4 ) = 2.4 kPa