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Optimisation

Édité par la Fédération des Centres de Gestion Agréés Agricoles - Trimestriel - octobre 2008 - N°110

La gestion
fiscale de
l’exploitation
agricole

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n

2008

[ Sommaire ]
[ 3 ] La gestion des immobilisations

[ 9 ] La gestion des stocks

N° 110
NUMERO SPECIAL 2008

GESTION FISCALE
DE L’EXPLOITATION AGRICOLE

OPTIMISATION

[ 1 3 ] Les options fiscales

Exploitant agricole
ou l’art d’être un généraliste averti

[ 2 1 ] Autres choix

[ 2 7 ] Impôt sur le revenu ou
Impôt sur les sociétés

La fiscalité de l’entreprise peut paraître a priori comme une
fatalité. Nos développements dans ce numéro spécial auront
pour objectifs de :
3 Mieux appréhender l’environnement fiscal de l’exploitation
3 Comprendre des choix fiscaux à opérer
3 Intégrer les critères pour favoriser les bonnes décisions.

Certes la fiscalité évolue au gré des lois de finances, sa bonne
maîtrise dans le temps aura des incidences favorables sur les
revenus du chef d’entreprise.
Ainsi, depuis quelques décennies, il fallait favoriser la
productivité.
Ces dernières années, la maîtrise et la connaissance
des marchés impactaient fort le revenu et cela restera
vrai un long moment. Mais, de tout temps,
la gestion fiscale de l’entreprise fait partie des piliers
de la réussite.
Directeur de la publication :
Francette BJAI
Rédaction :
Rémy TAUFOUR - Président
Jacques LOGEROT,
Laurence MARTIN,
Jean-Luc NICOLAS,
Laurent LEPRINCE.
Responsable du comité de lecture :
Jean-Luc BOILLEREAU
Ce numéro a été tiré 36 000 exemplaires

Édité par la F.C.G.A.A.
Abonnement annuel : 11,70 € HT
Prix au numéro : 2,65 € HT.
Dépôt légal : 4e trimestre 2008 - ISSN 0764 - 4396.
Fabrication :
Imprimerie Calligraphy Print - Châteaubourg (35)
N° Commission Paritaire : 0411G87882
Crédits Photographiques :
© Fotolia.com - E. Elisseeva - K. Hurst - Articks - Xalanx - Guy - A. Taranczuk - F. Pfluegl - Tomjunior D. Olson - Olly - PackShot - Pascalcointe - Gipe - V. Dudenko - Elnur - Flucas - S. McHattie AGphotographer - Noam - J. Kalmbach - PackShot - JM. Pouget - S. Colvil - U. Wittbrock -- HP. Loosli

[ La gestion fiscale de l’exploitation agricole ]

La gestion
des immobilisations
La fiscalité impose un principe : l’inscription
obligatoire des immeubles.
Les immeubles, bâtis ou non, utilisés pour les besoins
de l’exploitation et appartenant à l’exploitant doivent
obligatoirement être inscrits à l’actif du bilan.
Il s’agit des plantations, des bâtiments d’exploitation,
des améliorations foncières temporaires…
Concernant les terres (et les améliorations foncières
permanentes), l’obligation d’inscription existe
mais un régime dérogatoire et optionnel est prévu
par la réglementation fiscale.
Nous distinguerons le foncier des autres
immobilisations

LA GESTION DU FONCIER
Régime optionnel
Les agriculteurs peuvent conserver dans leur patrimoine privé
les terres dont ils sont propriétaires à la condition d’exercer
une option expresse en ce sens. Il en résulte un choix de
non-inscription des terres
à l’actif du bilan. C’est une
décision de gestion.

Seuls les exploitants individuels au bénéfice réel (normal ou
simplifié) peuvent bénéficier de ce régime. Les personnes
morales (sociétés agricoles ou foncières) n’ont pas la faculté
d’exercer cette option.

Les modalités d’option
L’option doit être effectuée sur papier libre et jointe à la
déclaration des résultats du premier exercice auquel elle
s’applique.
Exemple
Un agriculteur acquiert 20 ha terres le 01-04-2008, son exercice comptable se clôture au 30 juin. S’il souhaite garder ses
terres dans son patrimoine privé, il devra faire l’option au
plus tard le 30 avril 2009, date de dépôt de sa déclaration
30-06-2008. A défaut, les terres seront obligatoirement inscrites à l’actif de son bilan.
L’option porte sur la totalité des terres, en propriété, acquises à titre onéreux ou à titre gratuit pendant la durée de cet
exercice.
L’option pour le maintien des terres dans le patrimoine privé
est valable pour l’exercice au titre duquel elle s’applique et est
reconduite tacitement par périodes d’un an sauf renonciation
expresse de l’exploitant.

i n f o ag r i c o l e - o c t o b r e 2 0 0 8

- [  ]

151 septies B) est venu corriger les idées qui prévalaient jusqu’alors. évolution de la législation fiscale… Toutefois le nouveau régime d’exonération des plus-values (art. Nous n’entrerons pas dans le détail de cette réforme dont l’application en agriculture reste à l’état de balbutiements.de 15 ans) avec un taux fixe souvent plus avantageux que le barème progressif de l’IR) Cas de l’exploitant en société L’exploitant qui acquiert des terres et exerce son activité dans le cadre d’une société pourra faire l’acquisition soit à titre personnel (avec mise à disposition ou bail) soit. les problèmes liés aux transmissions entre générations imposent. recettes < 250 000 € . une  réflexion approfondie sur la stratégie à adopter lors du démarrage de l’activité ou lors de la mise en place de structures sociétaires. Dans le deuxième cas la société. l’exploitant assumera directement toutes les charges liées à l’acquisition du foncier sans pouvoir les déduire de son revenu (en ce qui concerne les droits de mutation et les frais y afférents) et la société versera un fermage et participera aux frais d’entretien.o c t o b r e 2 0 0 8 En structure sociétaire. [  ] - i n f o ag r i c o l e . en raison du poids que représente cet investissement et de l’impossibilité d’amortir un tel bien.art. acquisition…). Ils consistent à utiliser le démembrement du droit de propriété en vue d’amortir une partie de l’acquisition (usufruit temporaire). ou leur inscription dans l’actif professionnel au sein de la société (apport.) Plus-values Exonération art. Dans le premier cas. et que le plan d’amortissement sera défini dans le respect des règles habituellement utilisées. . Ces facteurs relatifs au poids du foncier dans l’économie des exploitations. qui sera propriétaire des biens. cessation d’activité ou passage en société dans un délai de 15 ans (sauf si exonération. ½ taxe chambre d’agriculture. mais la transmission de ce bien professionnel sera sans doute plus difficile à réaliser par les associés : la présence du foncier augmente considérablement la valeur des parts de la société. éventuellement. l’exploitant a la faculté de choisir entre la conservation à titre privé des immeubles (terres. directement par la structure sociétaire (sauf en cas d’exercice du droit de préemption). Certains montages voient le jour actuellement. au-delà d’une analyse à court terme. 151 septies A)  Sortie obligatoire en cas de donation avec le cas échéant taxation des plus-values professionnelles en fonction du régime de l’exploitant. décès… Application de la plus-value éventuellement taxable (. Fiscalité des amortissements Les amortissements sont la constatation comptable d’une charge censée représenter la répartition du coût d’un bien sur sa durée probable d’utilisation. Nous présupposerons que les critères sont remplis pour l’inscription à l’actif d’un bien. Ces techniques doivent être utilisées avec une grande prudence afin de ne pas risquer de se voir reprocher un abus de droit toujours possible quand le montage ne repose sur aucune justification économique.) Déduction des charges de propriété (taxe foncière) Déduction des charges d’exploitation (entretien…. quote-part taxe foncière… Plus-values en cas de revente. 151 septies B (abattement de 10 % par an au-delà de la cinquième année) Transmission Situation bilan Option pour la non-inscription Plus-values professionnelles en cas de revente. L’acquisition de foncier sur l’exploitation est toujours source de préoccupation pour l’agriculteur. bâtiments agricoles…). et sur les conditions pour comptabiliser une immobilisation avec l’introduction de la notion d’avantage économique futur qu’en tirera l’entreprise à raison de l’utilisation de ce bien destiné à être immobilisé. en préconisant plutôt la non-inscription pour les exploitants individuels sauf en cas de charges importantes d’acquisition.Quels sont les critères de choix ? Il appartient à l’exploitant de mesurer toutes les conséquences de ce choix (inscription ou non) que l’on peut résumer à l’aide du tableau suivant : Inscription à l’actif (pas d’option) Bénéfices agricoles Avantages Inconvénients Déduction des frais d’acquisition (intérêts d’emprunt…. Reflète mieux la situation patrimoniale professionnelle Avantages Bénéfices agricoles Inconvénients Pas de déduction des frais engagés pour l’acquisition Pas de déduction des charges liées à la propriété Seuls sont déductibles les frais d’entretien. pourra déduire l’ensemble des charges liées à l’acquisition et à l’entretien. L’inscription ou non du foncier à l’actif du bilan reste un choix délicat compte tenu des incertitudes qui existent à long terme : prix du foncier. et en rend donc plus difficile la transmission ou la cession. La base d’amortissement est sa valeur brute sous déduction de sa valeur résiduelle Nous sommes actuellement dans une période où une divergence certaine existe entre les nouvelles règles comptables et les règles fiscales. LES AUTRES IMMOBILISATIONS Il convient de rappeler que les nouvelles normes comptables ont largement modifié la théorie sur la définition d’une immobilisation.

et de la durée. Tableau 1 Amortissements 2008 2009 2010 2011 2012 Total Linéaire 20 % 14 000 14 000 14 000 14 000 14 000 70 000 Dégressif coef. Par exemple. installations. exceptionnel ou accéléré…. des constructions. sous réserve que le montant minimum des amortissements cumulés à une date ne soit jamais inférieur au montant cumulé des amortissements calculés selon le mode linéaire (toutefois. dans le but de favoriser les investissements. la base d’amortissement d’une voiture de tourisme émettant plus de 200 g Co2 / km est plafonnée à 9 900 €. L’amortissement d’un actif est la répartition annuelle systématique de son montant amortissable en fonction de son utilisation. plantations. tout en respectant d’une part les règles par rapport au minimum linéaire. Ainsi au début du plan d’amortissement d’un bien. Année 2010 : annuité retenue au minimum possible pour satisfaire au minimum linéaire.[ La gestion des immobilisations ] Nous nous en tiendrons aux règles fiscales et n’envisageons pas l’aspect comptable pour simplifier le propos. dégressif.01. La modulation résulte d’un choix opéré chaque année par l’exploitant en fonction de son activité et de ses résultats. les terres et améliorations permanentes ne sont pas amortissables. Comprise obligatoirement entre le montant dégressif maxi et le montant linéaire.. Si l’on raisonne sur l’ensemble du parc matériel d’une exploitation.20 000) soit 17 500. finitions… pour les immeubles). bâtiments anti-pollution…) qui peuvent être amortis sur douze mois. il est nécessaire de connaître toutes les possibilités offertes par les régimes particuliers créés par le législateur au gré des lois de finances évoquées plus haut. matériels. L’amortissement d’un bien doit traduire au mieux la consommation des avantages économiques attendus. Par contre. pièces d’usure pour du matériel. il conviendra de fixer la durée probable d’utilisation. Année 2009 : annuité retenue au maximum possible en fonction du calcul en dégressif. On constate que si en mode linéaire les annuités sont constantes.T. le législateur a prévu des amortissements exceptionnels pour certains biens (logiciels. il existe des matériels pour lesquels les amortissements sont limités. Rappelons que ne peuvent donner lieu à amortissements que “les éléments d’actif dont l’usage attendu par l’entreprise est limité dans le temps”.2008 pour 70 000 € H. et d’autre part en respectant le mode de calcul des annuités dégressives. second œuvre. Par ailleurs. les écarts peuvent être très importants. ayant des durées de vie différentes (pièces de structures. Il convient ensuite d’évoquer les nouvelles règles “d’amortissement par composant” en partant du principe qu’un bien peut être constitué de différents composants. Années 2011 et 2012 : on est obligé de rester à l’annuité linéaire.75 soit 35 % 24 500 15 925 10 351 9 612 9 612 70 000 Exemple de modulation en dérogatoire 20 000 17 500 4 500 14 000 14 000 70 000 Année 2008 : choix de pratiquer une dotation de 20 000 €. soit (14 000 x 3) – (20 000 + 17 500).). ce qui peut inciter à adapter le plan d’amortissement en fonction de l’activité si cela s’avère judicieux. voies de dessertes. soit 35 % (70 000 . donc la durée d’amortissement..). soit 4 500. 1.o c t o b r e 2 0 0 8 . gros œuvre. Exemple de modulation des amortissements dans le cadre du dérogatoire Un matériel acheté au 01. Une souplesse importante est possible dans la modulation des annuités (en dehors du choix de la durée d’amortissement). amortissable sur 5 ans.[  ] . i n f o ag r i c o l e . en dégressif ou en dérogatoire la modulation peut varier de façon significative. Ceci signifie qu’une voiture polluante achetée 15 000 € ne sera pas amortie sur 15 000 € mais 9 900 €). indépendamment de ces possibilités de faire évoluer les amortissements selon une modulation “encadrée”. Enfin. Par exemple. Le montant de la dotation annuelle dépendra du système d’amortissement pratiqué (amortissement linéaire. améliorations temporaires (drainages.

trop souvent entendu.. Cet argument ne tient pas — bien évidemment — puisque. le mode de fixation des loyers est assez souple puisqu’il peut tenir compte de la variation des recettes attendues (possibilité de loyers progressifs. la charge d’acquisition impactera les charges de l’entreprise de façon très différente. ou dégressifs. Quelle est alors la meilleure solution lors d’un investissement ? Les tableaux ci-après donnent une comparaison entre une solution acquisition classique par emprunt et acquisition avec un financement par crédit-bail. le coût total est bien passé en charge.[ Numéro spécial 2008 ] Tableau 2 : ACQUISITION CLASSIQUE (reprise hypothèse tableau 1) Linéaire 20 % Intérêts d’emprunt 5 % hors assurances TOTAL COÛT (Amort. l soit en devenir propriétaire seulement à l’issue d’une période d’utilisation au cours de laquelle le bien acquis par un organisme financier lui sera loué. avançant le fait que “grâce au crédit-bail on passe toute l’acquisition en charge”.o c t o b r e 2 0 0 8 Nous pouvons ainsi répondre à l’argument. Pour cela bien sûr. + intér. Dans ce cas. faisant perdre ainsi le “bénéfice” de cette charge exceptionnelle. le bien ne pourra être amorti et le coût de la location constituera des frais généraux de l’entreprise jusqu’à la fin du contrat.). Si l’entité décide de devenir propriétaire du bien (par la levée d’option). elle pourra alors l’amortir selon des règles précisées par le plan comptable général et par les règles fiscales. ce qui correspond au premier cas. Tout d’abord. ce qui est développé comme argument commercial afin “de permettre la comptabilisation d’une charge exceptionnelle” : ce procédé est en fait à proscrire. . il faut que les résultats de cette entreprise permettent de supporter un financement si rapide… Par ailleurs. acquis de façon classique ne pourra donner lieu à amortissement que sur cinq ans. FINANCEMENT DES IMMOBILISATIONS : ACQUISITION CLASSIQUE OU CRÉDIT-BAIL ? Une entreprise dispose du choix dans le mode d’acquisition ou de financement d’un bien l s oit en devenir propriétaire dès l’achat de celui-ci par le biais d’une acquisition classique avec emprunt ou par autofinancement. Un contrat de crédit-bail peut être conclu sur une durée plus courte que la durée normale d’amortissement d’un bien : ainsi il est possible d’acquérir un tracteur financé en crédit-bail sur trois ans alors que ce tracteur.. et après paiement d’une valeur d’acquisition réduite correspondant à l’option d’achat prévue au contrat (cas du crédit-bail). Dans l’autre cas. il faut savoir que certains contrats donnent la possibilité d’un premier loyer élevé (parfois 30 à 35 % du prix du matériel financé). des commerciaux désireux de “vendre” un contrat de financement par crédit-bail et qui font le forcing auprès des acquéreurs de matériel en insistant sur l’intérêt fiscal que représente le crédit-bail. quel que soit le financement. et donc peuvent donner lieu à amortissements. Seuls les biens ou les droits réels dont l’entreprise est propriétaire sont inscrit à l’actif de celle-ci. Il convient cependant de rappeler les spécificités du crédit-bail par rapport à une acquisition classique. [  ] - i n f o ag r i c o l e .) 2008 2009 2010 2011 2012 TOTAL 14 000 14 000 14 000 14 000 14 000 70 000 3 213 2 566 1 887 1 172 421 9 259 17 213 16 566 15 887 15 172 14 421 79 259 Tableau 3 : ACQUISITION PAR CREDIT-BAIL (annuités constantes) pour un bien de 70 000 € HT financé sur cinq ans avec une valeur résiduelle de 1 % soit 700 €. Loyers hors assurance Valeur résiduelle fin Coût total crédit-bail 16 137 16 137 16 137 16 137 16 137 80 685 700 81 385 La comparaison de ces tableaux permet de constater que le crédit-bail dans les conditions retenues présente un coût plus élevé (+ 2 126 €) qu’une acquisition classique. voire sept ans dans certaines activités. dans la mesure où cette charge à caractère exceptionnel a été souvent requalifiée par l’Administration fiscale qui a étalé cette charge exceptionnelle sur la durée du contrat.

pour les autres entreprises).B. le paiement de la TVA sur le matériel peut poser quelques difficultés de trésorerie en attente d’une éventuelle imputation ou dans l’attente du remboursement du crédit ainsi généré. lors du renouvellement du bien. Il est fait abstraction des produits financiers et des recettes exceptionnelles (ventes d’immobilisations. Un point important (qui plaiderait en faveur d’une acquisition classique) doit être signalé : lorsqu’une DFI a été pratiquée. elle ne pourra être affectée en cas d’acquisition d’un bien en crédit-bail alors qu’elle le sera pour l’acquisition d’une immobilisation.T et < à 350 000 € H. En conclusion. (les chiffres de recettes s’entendent de la moyenne des deux exercices précédents) Ces exonérations concernent l’impôt sur le revenu et les contributions sociales. i n f o ag r i c o l e . En fin d’utilisation. et < à 126 000 € H.T. Les possibilités de modulation des amortissements apportent une solution intéressante pour adapter le plan d’amortissement aux fluctuations économiques. Chaque exploitation est une entreprise avec ses propres contraintes et ses spécificités : c’est pour cela qu’il ne peutêtre décidé au préalable que telle ou telle solution est à privilégier sans analyse de ces spécificités à l’instant où la décision doit être prise.[ La gestion des immobilisations ] Les frais de dossier dans le cas d’un crédit-bail sont souvent réduits par rapport aux frais de réalisation d’un emprunt classique. Les critères d’obtention d’un accord sur le financement par crédit-bail sont souvent moins drastiques que pour un crédit classique dans la mesure où le crédit-bailleur détient une sûreté réelle puisqu’il reste propriétaire du matériel sur toute la durée du contrat. Mentionnons également la location financière. Il n’est pas envisagé ici d’étudier les arcanes des différents régimes de taxation des plus-values : nous rappellerons simplement que certaines exploitations sont exonérées de la taxation des plus-values.T. nous avons vu que l’optimisation des charges dépend des amortissements ou du financement par crédit-bail. Lors d’une acquisition classique.T. alors qu’en crédit-bail la TVA vient majorer chaque échéance. BIC et BNC. mais sans option de rachat au terme du contrat. vente de stocks en cas de cession d’entreprise…) l E n cas de pluralité d’exploitations individuelles. ayant exercé leur activité professionnelle depuis au moins cinq ans : l d e bénéficier d’une exonération totale de la plus-value (recettes inférieures à 250 000 € H. il est difficile de dire quel est le mode de financement le plus intéressant. pour les autres entreprises) l d e bénéficier d’une exonération partielle (recettes > à 250 000 € H. 151 septies du CGI) : Ce texte permet aux petites entreprises individuelles ou sociétaires relevant des régimes BA. se pose la question des plus-values et de leur taxation éventuelle.T. EXONERATIONS DES PLUS-VALUES DES PETITES ENTREPRISES (art. une forme qui s’apparente au crédit-bail. ce qui est moins lourd financièrement. Fiscalité des plus-values SUR CESSION D’IMMOBILISATIONS Pendant la durée d’utilisation du bien. alors que d’autres subissent de plein droit cette taxation qui s’ajoute alors à leurs bénéfices taxables.o c t o b r e 2 0 0 8 . pour les activités de négoce ou fourniture de logement ou à 90 000 € H. N.T pour les activités de négoce ou fourniture de logement ou > à 90 000 € H. on cumule les recettes réalisées par l’ensemble des entreprises individuelles relevant d’une même catégorie fiscale. et avant qu’ils aient perdu toute valeur de reprise…. Elles présentent un intérêt évident dans le cas d’exploitations performantes qui ont une politique de renouvellement rapide des matériels une fois amortis. l L e montant des recettes à retenir pour les seuils indiqués plus haut se calcule sur la moyenne des recettes réalisées au cours des deux exercices clos précédant celui de la cession de l’immobilisation.[  ] .

Toutefois depuis la loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006. H. supra). sans entrer dans le détail de la gestion des immobilisations. ce résultat entre dans la base des revenus à soumettre aux cotisations sociales professionnelles. Il faut privilégier avant toute chose le bon sens. H.A. rajoutée à leur bénéfice taxable de l’exercice (avec une possibilité d’étalement sur trois ans de cette plus-value : exercice en cours et deux années suivantes). . et de ses besoins réels en matériel.lD  ans le cas d’un exploitant individuel. il existe des grandes lignes générales à connaître. ENTREPRISES NON EXONEREES Retenons que les entreprises non exonérées voient la plusvalue réalisée au moment de la vente du bien. pour un associé exerçant son activité professionnelle au sein de la société. Pensons dans cette gestion aux alternatives que peuvent constituer les possibilités de location ponctuelles de certains matériels qui n’ont qu’une utilité réduite dans le temps (cas de certains matériels saisonniers). l’exonération de plus-value sera acquise à cet associé exploitant dès l’instant où sa quote-part dans les recettes de la société. la gestion fiscale ne devant pas aboutir à prendre des décisions de suréquipement contraires aux équilibres fondamentaux entre endettement et capacité de financement. associé d’une société relevant du même régime fiscal que celui de l’entreprise individuelle. de plus. [  ] - i n f o ag r i c o l e . ne dépasse pas les limites de 250 000 € (exonération totale) ou de 350 000 € (exonération partielle). on cumule les recettes de l’entreprise individuelle avec la quote-part des recettes de la société à proportion de ses droits dans le bénéfice de cette société.A. mais leur mise en œuvre doit être raisonnée avec le contexte particulier de la rentabilité de l’exploitation. les recettes s’apprécient au niveau de la société elle-même. seule garantie de pérennité. de son activité propre. lD  ans le cas d’une société. Notons que pour les entreprises partiellement exonérées (cf. la partie taxable de la plus-value se calcule ainsi en fonction de la fraction des recettes qui dépassent le seuil de 250 000 € (280 000 € – 250 000 €) / (350 000 € – 250 000 €) = 30 000 /100 000.T de 280 000 €.o c t o b r e 2 0 0 8 Exemple Exploitant réalisant un C. N’oublions pas non plus dans la réflexion les possibilités d’achat en commun de certains matériels. et en privilégiant toujours la rentabilité à moyen et long terme. réalisé. la fraction taxable est progressive dans la fourchette retenue en fonction du C. soit 30 % Dans ce cas. majorée le cas échéant de ses recettes personnelles. Elles subissent ainsi une taxation au taux marginal de l’IRPP sur la totalité de la plus-value et. solution qui devrait être privilégiée dans beaucoup de cas. Comme pour beaucoup de points.T. CONCLUSION Nous n’avons envisagé que les généralités sur la gestion des immobilisations d’exploitation. l’exploitant sera exonéré de 70 % de la plusvalue. Cette gestion doit être réfléchie au cas par cas en fonction des spécificités de l’exploitation.

paille). les emballages non encore utilisés comme les bouteilles.[  ] . phytos. L’application de la règle FIFO (premier entré. Depuis peu. quels sont les composants du stock et leurs règles de valorisation ? d’entretien…) l S elon la production. valorisés et parfois même dépréciés.. tous les produits de récolte. aliments. c’est le choix d’une date de clôture qui.. sous contrat d’intégration il ne sera pas tenu compte du stock des animaux présents. l L es animaux [à savoir les gros animaux (bovins et chevaux)] peuvent être immobilisés : pour cela. comme également que la bonne évaluation des stocks dans les fourrages (foin. Leur valeur importante dans certaines productions en fait un élément privilégié dont les incidences dans leur appréciation n’est pas négligeable en matière Les composants du stock comptable et bien évidemment fiscale. qui reste la propriété de l’intégrateur. Notons qui seront consommés ou vendus l L es matières consommables achetées à l’extérieur. l L es produits de l’exploitation non encore vendus (céréales et. huile…) l L es productions en cours de cycle (cultures) qui incluent les avances aux cultures (ensemble des frais et charges engagés jusqu’à la levée de la récolte) et les produits en cours d’élaboration (produits ne pouvant pas encore être vendus en l’état) Les règles de valorisation La valorisation se fait pour l’essentiel selon les règles des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) l les approvisionnements non encore utilisés sont évalués à leur prix d’achat (engrais. lait. Ce changement de date peut être significatif au niveau de la valorisation des stocks et donc du résultat des exercices concernés. autres matières consommables…). Il est d’autant plus facile de quantifier les stocks qu’ils sont au plus bas. mais il est possible de retenir un prix moyen pondéré. fromages. ils doivent être affectés essentiellement à la reproduction et/ou à la traction. ce qui peut permettre de « moduler » avec des exercices exceptionnels ou répondre à un besoin lié à une adjonction ou une suppression de production. mais encore œufs. la plupart du temps. fin juin pour les céréaliers. paragraphe « changement de date de clôture »). ensilage) et les aliments (silos de grains) très précisément les évaluations de stocks. les agriculteurs ont la possibilité annuellement de changer la date de leur exercice comptable. les étiquettes. Alors quelles sont les obligations lorsque l’on est imposé au bénéfice réel ? La première chose qu’il faut régler. vin. les stocks se doivent d’être quantifiés. produits formation du résultat : on peut parler d’effet de levier. silos de grains. i n f o ag r i c o l e . Une fois la date choisie.). phytosanitaires. correspondra à la date à laquelle les stocks seront les plus faibles (fin juillet pour les viticulteurs. Bien évidemment. certaines activités est un élément essentiel dans la fumier. Autant dire que l L es matières produites par l’exploitation comme les fourrala législation fiscale est très présente et réglemente ges (foin. engrais… et les fournitures (fournitures administratives ou d’atelier. avec pour conséquence de faire varier l’impôt sur le revenu et donc le niveau des cotisations sociales (V. premier sorti) est généralement retenue. bouchons et autres packagings….o c t o b r e 2 0 0 8 . aliments. d’une manière générale. paille. carburants.[ La gestion fiscale de l’exploitation agricole ] La gestion des stocks Elément essentiel dans la bonne gestion d’une entreprise agricole tout en répondant aux obligations comptables et fiscales.

d es frais d’insémination (produits et honoraires du vétérinaire) . 38 sexdecies I. réparation et amortissement du matériel) ainsi que les travaux éventuels réalisés par des tiers. à savoir : . l La  méthode mixte M1 également sur option (10 ans) et qui allie une part de charges réelles (matières premières.)  3 la somme des frais correspondant à l’utilisation des différents matériels (carburants.50 € dont 7 T ont déjà été apportées aux cultures. il convient de tenir compte : [ 10 ] - i n f o ag r i c o l e . Dans ce cas-là. la récolte de la céréale concernée n’a pas encore été faite.les engrais ..I ann.des charges d’amortissement du bâtiment et de la logette . produits vétérinaires.o c t o b r e 2 0 0 8 produits phytosanitaires matières premières et consommables produites sur l’exploitation (exemple : semences) Forfait x 80 % du cours Semences du jour Façons culturales façons culturales réalisées par des entreprises de travaux agricoles x x x . le stock disponible sera de 8 T x 298.des frais de vaccination .50 = 2 388. Exemple Le prix de revient d’un veau pourra être évalué 3 à la somme .les traitements phytosanitaires 3 la somme des heures travaillées par les salariés (façons culturales. de forfaitisation des intrants produits sur l’exploitation à hauteur de 80 % de leur valeur vénale et des frais de main-d’œuvre (estimés à l’hectare par culture et selon la date de clôture) Matières premières et consommables Coût réel engrais x amendements x 3 o u alors sur la base du cours du jour (Mercuriales) diminué d’une décote forfaitaire correspondant à la marge théorique pratiquée sur la vente d’un veau par l’entreprise agricole (CGI art. emballages. façons culturales effectuées par des tiers).Exemple : 15 tonnes d’engrais 6-12-7 achetées au prix unitaire HT de 298. Chaque exploitation étant particulière. amortissements et frais financiers des immobilisations concernées. frais de transport…) et des coûts assumés par l’entreprise agricole (fermages. une provision pour dépréciation devra être comptabilisée.les semences . l L es en-cours de fabrication et les produits finis sont évalués au prix de revient (possibilité de les évaluer forfaitairement = coût standard) ou selon le cours du jour si celui-ci est inférieur. la main-d’œuvre salariée.des frais d’alimentation jusqu’à la date de l’inventaire . de printemps 3 d es capacités techniques et mécaniques de l’exploitation (matériels utilisés sur l’exploitation) 3 d es personnels employés en tenant compte des heures passées et des taux horaires majorés des charges patronales : il n’est pas tenu compte du coût de main-d’oeuvre de l’exploitant et des associés ayant le statut d’exploitant 3 d es temps de passage compte tenu du relief de l’exploitation 3 d u nombre de passages qui peut être lié à une météorologie défavorable ♦ ou  de manière forfaitaire selon les différentes méthodes définies par l’Administration : l La  méthode forfaitaire F (et optionnelle pour trois ans) qui consiste à valoriser chacune des cultures à un coût standard à l’hectare (approvisionnements et façons) en fonction bien évidemment de la date de clôture. III). semis.les amendements ..des frais financiers imputables au bâtiment d’élevage 3 d e la culture concernée : céréales d’automne. Ce prix de revient se compose des frais engagés (aliments.les plants . à la date d’inventaire. eau. entretien.00 € sachant que les 7 tonnes devront être comptées dans les avances aux cultures si. les frais généraux liés à la production). semences x plants x l les avances aux cultures peuvent aussi être valorisées frais de mécanisation ♦A  u prix de revient (méthode réelle) en quantifiant et chif- frais main-d’œuvre salariée frant 3 la somme des intrants mis en terre pour la prochaine récolte à lever.des frais éventuels de vêlage . lubrifiants.

qui. x 80 % du cours Semences du jour frais de mécanisation façons culturales réalisées par des entreprises de travaux agricoles Matières premières et consommables engrais Forfait La gestion des stocks Choix d’une date de clôture Nous savons que le choix de la date de clôture est un élément déterminant de la gestion de l’entreprise agricole.I Au sein de l’entreprise agricole et en fonction des productions. La marge sur ventes générée lors de ces différents mouvements modifiera bien évidemment le résultat de l’année sans oublier que le maintien de stocks sur l’exploitation aura une incidence financière importante : pas de rentrées de trésorerie.doivent être vendus dans les meilleurs délais et peuvent subir de manière brutale les aléas du marché. céréales…) peuvent permettre d’anticiper ou de retarder leur vente en jugeant que le niveau de prix est trop bas. une étape à ne surtout pas négliger. Donc.P. L’évolution de la valeur de ces stocks est importante puisque son augmentation peut s’imputer de manière définitive sur les Déductions i n f o ag r i c o l e . Il s’agit pour l’essentiel des gros animaux (bovidés. gestion de bâtiments exsangues ou de silos et cuves remplis et perte éventuelle de certaines subventions (dépassement du chargement de 1. Stockage / déstockage Les stocks participent à la bonne gestion d’une entreprise agricole puisque chaque variation (entrée/sortie) impacte le résultat de l’année.[ 11 ] .[ La gestion des stocks ] L’évaluation R 2 où chaque poste est valorisé au coût réel La valorisation forfaitaire de la main-d’œuvre salariée peut se faire sur une base horaire SMIC + 40 % de charges patronales (le travail de l’exploitant et des aides familiaux n’est pas pris en considération). Armagnac. équidés) et des vins et spiritueux (vins de garde. augmentation des frais d’alimentation puisque les animaux restent plus longtemps. sont périssables . autant certains stocks (gros animaux. Autant les stocks de produits frais . Cognac…). Vendre ou stocker relève d’une décision de gestion dont il faut savoir mesurer les incidences sur le résultat. la rotation de certains stocks peut être considérée comme lente dès lors que leur présence dépasse les douze mois. par nature. en attendant un retournement du marché ou l’inverse en bénéficiant immédiatement d’une bonne conjoncture. l L a méthode mixte M2 qui tient compte des frais de personnel Matières premières et consommables Coût réel engrais x amendements x semences x plants x produits phytosanitaires matières premières et consommables produites sur l’exploitation (exemple : semences) Forfait Façons culturales x frais main-d’œuvre salariée (1) (1) main-d’œuvre salariée et associés d’exploitation x x l Méthode R avec deux variantes (option irrévocable) L’évaluation R1 qui se rapproche des frais réels hormis les frais de mécanisation et les frais de main-d’œuvre salariée Matières premières et consommables Coût réel engrais x amendements x semences x plants x produits phytosanitaires x matières premières et consommables produites sur l’exploitation (exemple : semences) x Façons culturales frais de mécanisation façons culturales réalisées par des entreprises de travaux agricoles frais main-d’œuvre salariée Coefficient x Coefficient Coût réel x amendements x semences x plants x produits phytosanitaires x matières premières et consommables produites sur l’exploitation (exemple : semences) x Forfait Façons culturales frais de mécanisation x façons culturales réalisées par des entreprises de travaux agricoles x frais main-d’œuvre salariée x Il convient de noter que désormais l’Administration entend que les fermages courus à la date de clôture soient pris en compte dans la valorisation des avances aux cultures. Stocks à rotation lente et D.o c t o b r e 2 0 0 8 .4 UGB par hectare).

compte tenu des aléas et variations de résultats parfois très significatifs. Enfin. spiritueux…). A ce jour et dans l’attente d’instructions administratives. la loi de finances rectificative depuis le 1er janvier 2006 permet l’entreposage de tous produits chez un tiers (non plus un collecteur agréé) sachant que les produits restent ainsi les stocks de l’exploitant jusqu’au « transfert du contrôle et des avantages économiques futurs attachés à cette production ». Une convention d’entreposage doit être établie entre les deux parties. Elle est valable cinq années et se reconduit tacitement. la valorisation des stocks est un excellent outil de gestion qui permet de connaître le résultat production par production et de procéder à des réorientations éventuelles sur l’exploitation. l’anticipation de ces événements doit permettre. Les apports de raisins continueraient à bénéficier de l’application du dispositif Verdier. elle préconisait des méthodes comptables et fiscales tenant compte d’une imposition théorique de 30 % sur chacun des acomptes versés par la coopérative. En effet. à un exploitant averti. parfois sur plusieurs années (vins. la plupart du temps nous nous trouvons en présence de produits fongibles c’est-à-dire fondus dans la masse des apports des autres coopérateurs. IMPORTANT Les exploitants soumis au régime simplifié (recettes HT inférieures à 350 000 e) peuvent opter pour une évaluation forfaitaire des stocks (hormis matières premières et avances aux cultures) qui consiste en une décote sur le cours du jour de 30 % sur les stocks de bovins et produits de la viticulture et de 20 % sur tous les autres produits et animaux. la question s’est posée pour les coopérateurs de savoir qui de la coopérative ou des coopérateurs était propriétaire des produits. Les spécificités des produits liés à un tiers Que ce soit pour les raisins ou pour les céréales. le solde étant comptabilisé au compte 356 000 .Pour Investissements (voir chapitre « Options fiscales ») avec à la clé une économie fiscale et sociale non négligeable. la mise en place de la doctrine Verdier a permis de considérer enfin que les produits étaient transférés et devenaient définitivement la propriété de la coopérative. L’importance des stocks peut également avoir des incidences financières non négligeables puisqu’il s’agira de les financer jusqu’à la vente effective et de les adapter aux besoins des clients. Compte tenu des particularités existantes au niveau des céréaliers. A ce titre.o c t o b r e 2 0 0 8 nalisables : par exemple des raisins qui deviennent du vin. dans la mesure de ce qui est techniquement possible. continueront à générer des bénéfices agricoles et resteront taxables à la TVA jusqu’à liquidation totale des stocks. ce nouveau dispositif ne s’appliquerait qu’aux céréales. Après quelques atermoiements. L’inventaire des stocks reste donc un passage obligé qu’il ne faut surtout pas négliger ni mésestimer et dont la sincérité est un gage de sécurité pour les éventuels repreneurs et une assurance en cas de contrôle fiscal. Les stocks lors de la cessation d’activité Les stocks qui seront vendus postérieurement à la cessation d’activité. bien que dans certains cas les produits puissent rester identifiables (silo affecté à un producteur par exemple). L’option sur papier libre doit être annexée à la déclaration de l’exercice à partir duquel on souhaite son application. . Cette option doit être bien sûr réfléchie en fonction des écarts de valorisation pouvant exister entre un prix de revient calculé et un prix de revient déterminé de façon forfaitaire à partir des cours du jour. et ils ne sont plus identifiables et person- [ 12 ] - i n f o ag r i c o l e . Conclusion Au-delà des obligations (voire contraintes) comptables et fiscales. Si pour les céréales le lien matières est possible (du blé contre du blé). millésime par millésime. d’utiliser ses variations de stock (stockage ou déstockage) pour lisser une partie des résultats. d’anticiper les variations de résultat et ainsi tenter. quid du viticulteur qui souhaiterait reprendre ses produits (des raisins contre du vin ???).Stocks de raisins apportés en coopérative jusqu’au solde final des vendanges et ce.

sont exclus de ce dispositif les revenus exceptionnels qui résultent d’événements non courants de l’exploitation (ex : remboursement d’assurances suite à un sinistre. Ce revenu doit être dégagé par l’activité normale de l’exploitation dont le caractère exceptionnel résulte de l’irrégularité d’une année sur l’autre (ex : hausse des cours.5 fois la moyenne des revenus des trois années antérieures. Calcul du revenu exceptionnel : 48 000 . Impact de la mesure La fraction qui dépasse 25 000 € ou la moyenne si elle est supérieure constitue le bénéfice exceptionnel.[ La gestion fiscale de l’exploitation agricole ] Les options fiscales REVENUS EXCEPTIONNELS AGRICOLES : UN SYSTÈME D’ÉTALEMENT DES REVENUS Principe Les agriculteurs relevant du bénéfice réel peuvent bénéficier d’un étalement sur sept ans de leur revenu exceptionnel (article 75 OA du CGI). extinction d’une dette. Il restera 19 710 € (3 x 3 285 €) à imposer sur les six exercices suivants.25000 (on retient ce chiffre car la moyenne est inférieure) = 23 000 € Ce bénéfice est rattaché par 1/7 (soit 3 285 €) aux résultats de 2008 et des six exercices suivants. réintégration DPI…). Conditions d’application Pour bénéficier de ce dispositif.o c t o b r e 2 0 0 8 . Indemnités perçues en cas d’abattage des animaux Le dispositif d’étalement des revenus exceptionnels peut être appliqué lors du versement d’indemnités en cas d’abati n f o ag r i c o l e . Les conditions d’exploitation doivent rester comparables durant les quatre années concernées (aucune reconversion ni changement d’activité ne doit avoir eu lieu. les conditions suivantes doivent être satisfaites. Le nouveau bénéfice de 2008 est ainsi de 28 245 € (25 000 + 3 285) au lieu de 48 000 € initialement. Exemple Un agriculteur a dégagé les revenus suivants au cours des années 2005 à 2008 : 2005 : 20 000 2007 : 15 000 2006 : 29 000 2008 : 48 000 Peut-il bénéficier du système d’étalement pour les revenus de 2008 ? La moyenne des revenus de 2005 à 2007 est de 21 333 € et 1. Il est rattaché. En revanche. récolte exceptionnelle…). Il est possible également de bénéficier de la mesure par voie de réclamation dans les délais légaux. Le bénéfice de l’exercice doit être supérieur à 25 000 € et une fois et demie la moyenne des résultats des trois exercices précédents. sur option. Cette option ne peut pas être combinée avec le dispositif de la moyenne triennale (voir plus loin). Modalités d’option L’option doit être formulée par écrit sur une note annexe à la déclaration. soit 32 000 €. pas de modifications importantes dans la répartition des droits des associés dans les sociétés…).5 fois cette moyenne représente 32 000 € Le dispositif peut donc s’appliquer car le revenu de 2008 (48 000 €) est > à 25 000 € et à 1.[ 13 ] . par septième aux résultats de l’année et des six exercices suivants. au plus tard dans le délai de déclaration des résultats du premier exercice auquel elle s’applique.

Montant de la déduction Le montant est fonction du bénéfice dégagé. Utilisation de la DPI Elle doit être utilisée au cours des cinq exercices qui suivent sa réalisation. des stocks (dont la durée est supérieure à un an) ou des parts sociales de coopératives. Le choix est libre entre ces deux seuils. Pour les exploitants agricoles qui ont opté pour la moyenne triennale fiscale. Conclusion Ce dispositif d’étalement sur sept ans des revenus exceptionnels est spécifique pour l’activité agricole. les plafonds sont multipliés par le nombre d’associés participant au travail dans la limite de trois (voir barèmes suivants). En cas de cessation d’activité Lors de la cessation d’activité.). Plusieurs possibilités peuvent permettre l’utilisation d’une déduction et le choix d’affectation constitue une décision de gestion. parfois appelée déduction fiscale pour investissement (DFI) Principe Les exploitants relevant du régime du bénéfice réel peuvent déduire chaque année une fraction de leur résultat fiscal en vue de financer des biens amortissables. • L ’acquisition ou la création d’immobilisations amortissables (neuves ou d’occasion) Ces immobilisations doivent être affectées en totalité à l’exploitation. la DPI est limitée à un seul plafond selon le barème ci-dessus. La base d’amortissement de ces nouveaux investissements sera réduite à hauteur de la DPI pratiquée. Une réintégration extracomptable des amortissements excédentaires sera alors opérée. il reporte sur les années futures du revenu qui sera imposé selon des modalités non connues au départ (évolution de la fiscalité ? importance des revenus futurs ?. Ainsi l’agriculteur pourra pratiquer une DPI au minimum de 4 000 € et au maximum de 21 000 €.tage (total ou partiel) d’animaux pour des raisons sanitaires. Il est défini selon le barème suivant : Bénéfice Déduction maximale < à 4 000 € = au bénéfice de 4 000 € à 10 000 € 4 000 € de 10 001 € à 40 000 € 40 % du bénéfice de 40 001 € à 90 000 € 8 000 € + 20 % du bénéfice total > à 90 000 € 26 000 € Exemple Soit un résultat de 65 000 €. la DPI sera égale au maximum à 21 000 € : 8000 + 13 000 (20 % de 65 000). comme tout dispositif d’étalement.. la déduction s’opère avant l’application de ce système. sur les plus-values à long terme. Notons enfin que la DPI impacte également le résultat servant d’assiette aux cotisations sociales. DPA ET DPI La déduction pour investissements (DPI). En revanche. .o c t o b r e 2 0 0 8 Le cas des sociétés Dans les sociétés (GAEC ou EARL). Par contre dans les autres sociétés. S’il opte pour un montant de 20 000 €. à moins qu’une solution comptable différente ne soit adoptée : comptabilisation directe de la DPI sous forme de dotation exceptionnelle aux amortissements en contrepartie d’une provision pour renouvellement des immobilisations. et le cas échéant après application de l’abattement “jeune agriculteur”. mais il existe — sous certaines conditions — des possibilités de transfert de ces fractions de revenus exceptionnels à la société nouvellement constituée. il sera rapporté au dernier exercice les fractions du revenu exceptionnel non encore réintégrées. son nouveau résultat sera alors de 45 000 €.. [ 14 ] - i n f o ag r i c o l e . Il en est de même en cas de passage en société. Il présente l’avantage de lisser les revenus et permet ainsi d’atténuer la progressivité de l’impôt. Le bénéfice exceptionnel est alors déterminé par la différence entre le montant des indemnités et la valeur des stocks d’animaux abattus. 2 associés Bénéfice Déduction maximale < à 4 000 € = au bénéfice de 4 000 € à 10 000 € 8 000 € dans la limite du bénéfice de 10 001 € à 40 000 € 80 % du bénéfice de 40 001 à 90 000 € 16 000 € + 40 % du bénéfice total > à 90 000 € 52 000 € 3 associés Bénéfice Déduction maximale < à 4 000 € = au bénéfice de 4 000 € à 10 000 € = au bénéfice de 10 001 € à 40 000 € = au bénéfice de 40 001 € à 90 000 € 24 000 € + 60 % du bénéfice total dans la limite du bénéfice > à 90 000 € 78 000 € Sur quel bénéfice est-elle pratiquée ? La DPI est calculée sur le bénéfice fiscal imposable au barème de l’impôt sur le revenu.

l’agriculteur décide d’affecter la DPI 2004 à l’acquisition d’un matériel acheté au 1er décembre 2007 pour un montant de 56 000 € (amorti en linéaire sur cinq ans. le résultat est de 23 500€ (> 40 % de baisse) Si l’exploitant décide de réintégrer par anticipation la DPI du fait de la forte baisse de son résultat.[ Les options fiscales ] Exemple Une DPI a été pratiquée en 2004 pour un montant de 35 000 € Sur l’exercice 2008 (30 juin). le résultat d’un exercice est inférieur à un seuil égal à 40 % de la moyenne des résultats des trois exercices précédents. Une réintégration de la DPI sera alors effectuée par parts égales sur le résultat de l’exercice qui suit la souscription ou l’acquisition de ces parts et des neuf exercices suivants. • Acquisition ou production de stocks à rotation lente Il s’agit des stocks dont la durée de rotation est supérieure à un an (exemple : stocks de vin. taux : 20 %). animaux reproducteurs…). Réintégration de la déduction Les sommes non utilisées doivent être rapportées au résultat de la cinquième année qui suit celle de la réalisation de la DPI. i n f o ag r i c o l e . La première méthode est à retenir car elle est plus simple à mettre en œuvre et elle est aussi plus efficace. • Acquisition de parts de coopératives La DPI peut être affectée à la souscription ou à l’acquisition de parts de coopératives agricoles. le résultat de chacun de ces exercices sera majoré de 1/10 de la DPI. La déduction sera alors totalement acquise. son nouveau bénéfice 2007 sera égal à 48 500 € (23 500 + 25 000). Calcul des amortissements déduits Années amortissements Valeur résiduelle Réintégration DPI Amortissements déduits 2008 6 530 49 470 4 083 2 447 2009 11 200 38 270 7 000 4 200 2010 11 200 27 070 7 000 4 200 2011 11 200 15 870 7 000 4 200 2012 11 200 4 670 7 000 4 200 2013 4 670 0 2 917 1 753 Total 56 000 35 000 21 000 L’utilisation de la DPI à l’acquisition d’immobilisations constitue un simple avantage de trésorerie du fait de la déduction d’un “amortissement anticipé” (dans l’exemple en 2004). la base amortissable est de 21 000 € au lieu de 56 000 €). Sur le plan pratique. Il existe deux méthodes d’affectation de la déduction selon la variation des stocks : • une méthode de variation exercice par exercice qui permettra de ne retenir que les variations positives. Une possibilité de réintégration anticipée est néanmoins possible si. Ensuite. au cours de la période de cinq ans. lors de l’acquisition de l’investissement. il suffira de constater à la clôture d’un ou des exercices suivants (sur une durée de cinq ans maximum) une augmentation de la valeur de ces stocks au moins égale à la déduction pratiquée.o c t o b r e 2 0 0 8 .[ 15 ] . Exemple DPI pratiquée en 2003 : 25 000 € La moyenne des résultats 2004/2005/2006 = 55 000 € En 2007. les amortissements sont réduits du montant de la DPI (dans l’exemple. Aucune réintégration ne sera effectuée. Pour affecter la DPI à ces stocks. • une méthode de variation mesurée sur cinq exercices. Exemple : DPI 2006 : 25 000 € Augmentation des stocks 2007 : 15 000 € Augmentation des stocks 2008 : 18 000 € La DPI est totalement utilisée puisque l’augmentation des stocks à rotation lente sur 2007 et 2008 (33 000 €) est supérieure à la déduction pratiquée.

cela peut se révéler très pénalisant pour l’avenir car une fiscalité latente est toujours difficile à gérer dans le temps : la reprise de DPI non affectées risque d’intervenir à un moment qui ne sera pas obligatoirement le plus favorable. Cette somme doit être inscrite sur un compte d’affectation ouvert auprès d’une banque. résiliation du bail. [ 16 ] - i n f o ag r i c o l e . Toutefois une grande prudence doit être de mise car. le cas échéant. Exemple Soit un résultat dégagé de 95 000 € par un exploitant qui a trois salariés dont un à mi-temps (la condition de revenu est respectée). L’agriculteur peut choisir d’affecter par exemple 8 500 € à la DPA car il a déposé cette somme. Par contre.31 250 €). en cas d’intervention des aléas suivants : l climatiques et naturels : sinistre. augmentation du coût de l’énergie de plus de 5 %. Celui-ci étant commun à la DPI et à la DPA. économique. dans les autres sociétés la déduction est limitée à un seul plafond. Le solde. après application de l’abattement “jeune agriculteur”. La déduction pour aléas (DPA) Principe Les exploitants relevant du régime du bénéfice réel ayant souscrit une assurance (dommages aux récoltes et mortalité du bétail) peuvent déduire chaque année une fraction de leur résultat fiscal pour faire face à des aléas d’ordre climatique. calamités agricoles. Le cas des sociétés Dans les sociétés (GAEC ou EARL). soit à la DPA. catastrophes naturelles… l sanitaires : maladie des animaux (ou suspicion) ayant fait l’objet d’un arrêté portant déclaration d’infection… l familiaux : divorce. Une bonne utilisation de la DPI permet un meilleur lissage du revenu et peut limiter ainsi l’effet de la progressivité de l’impôt. les plafonds sont multipliés par le nombre d’associés participant au travail dans la limite de trois (voir barèmes DPI ci-dessus). le dispositif peut s’avérer très efficace. Utilisation de la DPA Elle doit être utilisée au cours des sept exercices (contre cinq pour la DPI) qui suivent sa réalisation.o c t o b r e 2 0 0 8 . décès d’un membre de la famille travaillant sur l’exploitation l économique : reconversion d’activité. au cours de l’exercice sur le compte d’affectation spécialement ouvert auprès de sa banque. Calcul de la déduction La base de calcul est identique à celle relative à la déduction pour investissement (cf. Exemple Soit un résultat dégagé par un exploitant agricole de 55 000 €. Notons enfin que la DPA impacte également le résultat servant d’assiette aux cotisations sociales. ci-dessus) Le montant est librement fixé par l’exploitant dans la limite de ce plafond global. L’exploitant peut affecter cette somme à une DPA à condition qu’elle corresponde à une épargne effectivement constituée à la clôture de l’exercice. invalidité. aléas couverts par une assurance… La DPA peut être également utilisée pour tout autre événement sous réserve qu’il soit suivi d’une baisse de résultat excédant 10 % de la moyenne des bénéfices des trois exercices précédents. il est par conséquent possible d’affecter la somme soit à la DPI. Son nouveau résultat sera alors de 63 750 € (95 000 € . Déduction complémentaire de la DPA Un complément de déduction uniquement pour la DPA est possible dans les conditions suivantes 3 à hauteur de 4 000 € lorsque le bénéfice est supérieur à 90 000 € 3 à hauteur de 500 € par salarié (équivalent temps plein) lorsque le résultat est supérieur d’au moins 20 % à la moyenne des trois exercices précédents. expropriation. peut être affecté à une DPI. Sur quel bénéfice est-elle pratiquée ? La DPA est calculée sur le bénéfice fiscal imposable au barème de l’impôt sur le revenu. Le plafond global de déduction est égal à 19 000 € (8 000 € + 20 % de 55 000 €).Conclusion La déduction pour investissement est un outil intéressant pour une meilleure optimisation fiscale de l’exploitation agricole. Calcul de la DPA maximum : 26 000 € (plafond maxi) + 4 000 € (déduction complémentaire) + 500 € x 2 (deux salariés) + 250 € (salarié à mi-temps) soit 31 250 € au total. Combiné avec l’exonération des plus-values. soit aux deux déductions. s’il peut être tentant de pratiquer un maximum de DPI pour réduire l’assiette fiscale et sociale. sanitaire voire familial. provenant des recettes de son exploitation. soit 10 500 €. sur les plus-values à long terme et.

Règles fiscales Afin de comprendre les conséquences d’un changement de date de clôture. Réintégration de la déduction Les sommes non utilisées doivent être réintégrées au résultat du septième exercice suivant celui au cours duquel la déduction a été pratiquée. Conclusion La déduction pour aléa est un outil de gestion qui peut être intéressant en vue de constituer une épargne de précaution. dans le délai d’un an après la constatation de l’aléa. mais avec l’obligation de placement. une réintégration anticipée doit être effectuée lors du dépôt de la déclaration sauf en cas d’apport à une société (sous certaines conditions). CHOIX DE LA DATE DE CLOTÛRE Changement de date de clôture La législation sur le changement de date de clôture a fortement évoluée au fil des années. mais également afin de se rapprocher de la fiscalité des BIC.[ Les options fiscales ] L’utilisation de la DPA résulte du retrait des sommes épargnées du compte bancaire spécifique. il est important de rappeler trois règles fiscales de base pour bien en mesurer les incidences. Notons enfin que. Principe d’imposition Compte tenu du fait que l’impôt sur le revenu est annuel. Afin de la modifier il faut au préalable réunir les associés en assemblée. les résultats seront cumulés pour l’imposition de ladite année. Comptabilisation des DPU La partie découplée des DPU est sensée être certaine donc comptabilisée à partir de la date de dépôt de la demande de l’aide soit par simplification le 15 mai de chaque année pour les exploitants soumis à un régime réel d’imposition. il faut ramener le chiffre de la période à 12 mois. Calcul spécifique pour l’exonération petite entreprise (art 151 septies) Pour bénéficier de l’exonération de l’article 151 septies sur les plus-values de cession. En cas de cessation d’activité. Le formalisme pour changer En entreprise individuelle aucun formalisme spécifique n’est exigé. La déduction est alors réintégrée au bénéfice de l’exercice au cours duquel intervient le retrait. puis un résultat définitif au 30 septembre N + 1 duquel il déduira le bénéfice déjà imposé au 31 décembre N. Tour à tour libérale puis restrictive. en franchise d’impôt et de cotisations sociales. dès la loi de finances 2009. Pour les sociétés. Le dépôt de la liasse fiscale à la nouvelle date de clôture suffit à entériner le changement. un exploitant débutant son activité au 1er septembre N et souhaitant clore son bilan au 30 septembre N + 1 devra établir un résultat provisoire au 31 décembre N sur lequel il sera imposé. elle est devenue aujourd’hui très libre (loi de finance rectificative pour 2006). Cet assouplissement a été accordé par le législateur afin de tempérer les modifications apportées à la comptabilisation des DPU. puis effectuer les déclarations modificatives auprès du centre de formalités de la Chambre d’Agriculture. “afin de mieux protéger les agriculteurs contre les aléas”. une condition de chiffre d’affaires est requise. i n f o ag r i c o l e . d’après le Ministère de l’Agriculture. ce qui explique son utilisation assez limitée pour l’instant. Exemple un exploitant réalise un chiffre d’affaires de 220 000 € pour un exercice du 1er janvier au 30 octobre.[ 17 ] . Un exercice à l’année civile représente le cas le plus simple. Or pour le calcul de ce chiffre de référence en cas de changement de date de clôture. A l’inverse. un exploitant clôturant deux bilans la même année. Sur un plan purement fiscal. le dispositif DPI/DPA serait modifié et ce. chaque exploitation doit ressortir au minimum un résultat par année civile. Par contre. la DPA apporte les mêmes avantages de déduction que la DPI.o c t o b r e 2 0 0 8 . Cette opération devra être réalisée antérieurement à la date de clôture de l’exercice en cours. la date d’exercice est définie dans les statuts. Le chiffre servant de base à l’exonération sera de 220 000 x 10 mois / 12 mois soit 264 000 €. dans une période où les résultats des exploitations ont tendance à être de plus en plus irréguliers du fait de l’instabilité des cours.

Il sera imposé sur deux récoltes et comptabilisera deux DPU. Les incidences fiscales et sociales peuvent être importantes et doivent être préalablement bien appréhendées. soit minorés. par contre il faudra comptabiliser les DPU découplés vert : incidence la plus forte car l’exercice comptable ne comprendra en principe ni récolte ni DPU (à tempérer lorsque cette période comporte habituellement de grosses livraisons de récoltes antérieures) 3 cas d’allongement de l’exercice mois de clôture Initiale Après changement N -1 12 impossible 11 12 10 11 12 09 10 11 12 08 09 10 11 12 07 08 09 10 11 12 06 07 08 09 10 11 12 05 06 07 08 09 10 11 12 04 05 06 07 08 09 10 11 12 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 bleu : peu d’impact en dehors du niveau de ventes (valorisation stock récolté. Pratiquement. Ce système alléchant comporte malgré tout. o range : incidence forte : aucune récolte en produit. moutarde : incidence importante car certaines cultures ne sont pas encore récoltées . ajouté à celui des deux années précédentes. Compte tenu de l’allongement de l’exercice.Incidences fiscales et comptables Les incidences dépendent de plusieurs paramètres : l la durée de l’exercice choisie l la date de début de l’exercice l la date de fin d’exercice choisie Incidence sur la sortie La date de clôture peut. la loi a instauré un mécanisme de moyenne triennale mobile. MOYENNE TRIENNALE Compte tenu de l’irrégularité des revenus agricoles et afin d’atténuer les effets de la progressivité de l’impôt sur le revenu. [ 18 ] - i n f o ag r i c o l e . Prenons le cas d’un exploitant individuel qui clôt son bilan au 30 avril et qui. la même année. stock vendu) mais peut avoir un impact sur le chiffre d’affaires moyen pour le calcul de l’exonération article 151 septies. les résultats peuvent être soit majorés. fiscalement variation de résultat du fait de la différence de valorisation entre les avances en terres et les stocks récoltés. Le résultat fiscal (qui malgré tout ne donnera pas lieu à calcul de cotisations à la MSA) risque d’être conséquent et. Ne pas oublier que selon l’option de changement choisie. . seuls les écarts liés à l’évaluation des stocks récoltés peuvent avoir une influence. entraînera une importante taxation. compte tenu de la progressivité de l’impôt sur le revenu. certaines contraintes. sauf dans certains cas de récoltes tardives. Il n’est pas anodin de déclarer deux récoltes ou de ne pas comptabiliser de DPU : tout changement de date de clôture peut générer (au-delà du confort parfois recherché pour un aspect pratique afin de mieux coller au cycle cultural. au moment de l’arrêt d’activité. il faut prendre le revenu de l’année. cède son exploitation au 30 septembre.o c t o b r e 2 0 0 8 12 Avantages et inconvénients Le changement de date de clôture n’est pas une décision banale. Il faut nécessairement en faire une évaluation avec les incidences fiscales et sociales. Exemple : exploitation céréalière 3 cas de réduction de la durée de l’exercice mois de clôture Initiale Après changement N -1 12 11 11 10 10 09 08 07 06 05 04 03 02 09 08 07 06 05 04 03 02 01 01 10 09 08 07 06 05 04 03 02 09 08 07 06 05 04 03 02 01 08 07 06 05 04 03 02 01 07 06 05 04 03 02 01 06 05 04 03 02 01 05 04 03 02 01 04 03 02 01 03 02 01 02 01 01 impossible 01 bleu : peu d’incidence fiscale. pour le calcul de l’impôt d’une année. ou pour un autre motif) des modifications fortes du résultat l’année du changement. avoir une incidence importante. moutarde : incidence un peu plus importante en fonction des cultures récoltées o range : incidence liée à la comptabilisation de la prime découplée en plus vert : incidence très forte due à l’imposition de deux récoltes. le tout divisé par trois.

Le calcul s’applique après l’abattement de 50 % pour un jeune agriculteur. L’année de cession ou de cessation d’activité.Revenu en baisse MOYENNE TRIENNALE REVENU ANNUEL N-2 50 000 N-1 70 000 N 60 000 N+1 40 000 N+2 35 000 N+3 30 000 N+4 25 000 REVENU ANNUEL MOYENNE REVENU IMPOT REVENU IMPOT N 60 000 7 384 60 000 7 384 N+1 40 000 3 046 56 667 6 384 N+2 35 000 2 346 45 000 3 746 N+3 30 000 1 646 35 000 2 346 N+4 25 000 946 30 000 1 646 190 000 15 368 226 667 21 506 . Elle ne peut être formulée l’année de cession ou de la cessation d’activité. Cas 1 .6 138 perte différence C’est le cas le plus typique où il ne faut pas opter Cas 3 . l’option d’un des conjoints ne s’impose pas à l’autre.Revenu stable MOYENNE TRIENNALE REVENU ANNUEL N-2 45 000 N-1 50 000 N 45 000 N+1 50 000 N+2 60 000 N+3 50 000 N+4 40 000 REVENU ANNUEL MOYENNE REVENU IMPOT REVENU IMPOT N 45 000 3 746 46 667 3 979 N+1 50 000 4 446 48 333 4 213 N+2 60 000 7 384 51 667 4 884 5 384 N-2 20 000 N+3 50 000 4 446 53 333 N-1 30 000 N+4 40 000 3 046 50 000 4 446 N 30 000 245 000 23 068 250 000 22 906 N+1 55 000 162 gain N+2 60 000 N+3 65 000 N+4 70 000 différence REVENU ANNUEL MOYENNE TRIENNALE REVENU IMPOT REVENU IMPOT N 30 000 1 646 26 667 1 179 N+1 55 000 5 884 38 333 2 813 N+2 60 000 7 384 48 333 4 213 N+3 65 000 8 884 60 000 7 384 N+4 70 000 10 384 65 000 8 884 280 000 34 182 238 333 24 473 9 709 gain différence C’est le cas où l’option a peu d’incidence ..) sont exclus du dispositif. A contrario les revenus imposés à taux fixe (plus-value long terme.[ Les options fiscales ] Règles spécifiques L’option pour la moyenne triennale est réservée aux exploitant soumis à un régime réel depuis au moins deux ans. Si l’exploitant et son conjoint sont coexploitants ou si l’exploitation individuelle est reprise par le conjoint. Elle est valable cinq ans et est renouvelable par tacite reconduction sauf renonciation expresse l’année de renouvellement (il faut attendre alors cinq ans avant de pouvoir à nouveau opter). Cette option peut être exercée soit à l’occasion de la déclaration d’impôt sur le revenu de la première année pour laquelle elle s’applique.Revenu en hausse REVENU ANNUEL Cas 2 . et après avoir également pratiqué la déduction fiscale pour investissement.[ 19 ] . sauf en cas d’apport en société. ou en cas de gestion distincte d’exploitations. soit dans les 30 jours suivant une notification de redressement. soit par voie de réclamation contentieuse.. l’excédent du bénéfice agricole sur la moyenne triennale est imposé au taux marginal d’imposition applicable au revenu global du contribuable déterminé compte tenu de cette moyenne. l’option formulée par l’un des époux s’impose à l’autre. Par contre en cas de transmission entre époux d’une exploitation. Mode de calcul Les revenus à prendre en compte sont les revenus ordinaires imposables à l’impôt sur le revenu au taux progressif. il faut probablement mieux attendre une hausse de revenu pour éventuellement opter C’est le cas le plus classique où l’option est forcément intéressante i n f o ag r i c o l e . Exemples Nous allons étudier différentes situations de revenus en prenant comme base un couple marié adhérant à un centre de gestion agréé.o c t o b r e 2 0 0 8 .

[ 20 ] - i n f o ag r i c o l e . l’intérêt de l’option s’atténue.Cas 4 .o c t o b r e 2 0 0 8 . Précisons que la moyenne triennale fiscale n’est pas calculée sur les mêmes exercices que la moyenne triennale en matière sociale qui est calculée sur N-3 N-2 et N-1.10 000 N+3 50 000 N+3 50 000 N+4 120 000 N+4 20 000 REVENU ANNUEL MOYENNE REVENU ANNUEL REVENU IMPOT REVENU IMPOT N 70 000 10 384 46 667 3 979 N+1 130 000 28 384 76 667 12 384 N+2 . Il est très important de choisir le moment de l’option. Il est évident qu’un revenu important en dernière année est un gage de gain. MOYENNE REVENU IMPOT REVENU N 70 000 10 384 46 667 3 979 N+1 130 000 28 384 76 667 12 384 .10 000 - 63 333 8 384 N+2 N+3 50 000 4 446 56 667 6 384 N+3 N+4 120 000 25 384 53 333 5 384 N+4 360 000 68 598 296 667 36 515 32 083 gain différence Dans ce cas.10 000 - 63 333 8 384 50 000 4 446 56 667 6 384 20 000 474 20 000 474 260 000 43 688 263 334 31 605 12 083 gain différence IMPOT Ce cas permet d’atténuer le propos du cas n° 4 car. en étant au moins certain d’y gagner la première année. Conclusion Cette option est malgré tout assez contraignante à cause du blocage sur cinq ans. en cas de cinquième année nettement inférieure. Ce système demeure malgré tout souvent intéressant et permet de lisser les pointes d’impôt sur le revenu.Revenu irrégulier avec un revenu faible en 5ème année MOYENNE TRIENNALE MOYENNE TRIENNALE REVENU ANNUEL REVENU ANNUEL N-2 40 000 N-2 40 000 N-1 30 000 N-1 30 000 N 70 000 N 70 000 N+1 130 000 N+1 130 000 N+2 . et que les règles d’option sont totalement indépendantes. l’impact de la progressivité fait son effet et permet un gain substantiel d’impôt. mais cela n’est malheureusement jamais prévisible au départ.Revenu irrégulier Cas 5 .10 000 N+2 .

o c t o b r e 2 0 0 8 .41 %. quasi-neutralité au niveau de l’impôt sur le revenu.41 % pour les exercices clos le 31 décembre 2007) l P our l’associé 3 L es intérêts reçus seront imposés. chez le bénéficiaire.[ La gestion fiscale de l’exploitation agricole ] Autres choix LA GESTION DES COMPTES COURANTS D’ASSOCIÉS DANS LES SOCIÉTÉS SOUMISES A L’I. ou pour réalisation de placements hors exploitation. Exemple EARL unipersonnelle à l’impôt sur le revenu Bénéfice imposable 2007 avant rémunération du compte courant d‘associé : 65 000 € Foyer fiscal imposé au taux de 40 % sur la tranche supérieure du revenu Compte courant d’associé : 300 000 € Intérêts fiscalement déductibles : 16 230 € (300 000 x 5.[ 21 ] .  . retrait du compte courant pour les besoins privés de l’associé. Ces avances peuvent être le résultat de plusieurs origines d’opérations : résultats affectés et non distribués. l P our la société : déductibilité des intérêts versés par la société 3 S i le capital est intégralement libéré 3D  ans la limite d’un taux d’intérêt maximum fixé en fonction de l’évolution de certains taux pratiqués par les organismes bancaires et déterminés mensuellement en fonction de la date d’arrêté des comptes (5. ou incorporation au capital Les règles fiscales Une rémunération des ces avances en compte courant (c/c créditeurs) peut-être envisagée sous forme de calcul d’intérêts. Cette somme qui constitue une dette de la société envers son associé va engendrer deux situations possibles : a. cet avantage peut être complété par l’utilisation du prélèvement libératoire. simple et ne nécessitant pas de formalités administratives coûteuses. i n f o ag r i c o l e . et le taux de 29 % du prélèvement libératoire plafonné à la somme de 46 000 € x 5. constitue un mode de financement efficace pour la société et un placement financier intéressant pour l’associé. maintien en compte courant avec ou sans rémunération b. rémunérations non prélevées. Au-delà d’un taux d’imposition de 29 %. apports en trésorerie… Cette méthode.R. c’est cette somme qui servira de base au calcul des cotisations MSA. au taux progressif de l’IRPP (avec possibilité d’option au prélèvement libératoire sous certaines conditions) 3 ISF (attention) les c/c d’associés (rémunérés ou non) sont retenus intégralement dans l’assiette fiscale de l’Impôt Solidarité sur la Fortune. entraînant ainsi potentiellement une réduction de cotisation de l’ordre de 4 700 €. Dans le cas présent. Si tel est le cas. Descriptif du processus Le principe repose sur l’inscription dans la comptabilité de la société d’avances consenties par les associés de la société. Impact en cas de rémunération lD  iminution du résultat fiscal et social de la société lC  hez l’associé. même si les titres de société constituent un bien professionnel exonéré.41 %) Bénéfice agricole après déduction de rémunération du c/c : 65 000 – 16 230 = 48 770 € En dehors de tout autre retraitement. Limité à une base maximum de 46 000 € pour les dirigeants. les conséquences sont les suivantes.Prélèvement au taux de 29 % (18 % + 11 % de prélèvements sociaux). l’avantage supplémentaire serait de 548 € (différentiel entre le taux marginal de 40 % majoré de 11 % de CSG d’une part. avec réduction éventuelle en cas d’option au prélèvement libératoire.

L’utilisation fiscale du compte courant d’associé est simple. tableaux ci-après). la totalité de la somme bénéficiant. il suffit d’avoir un salarié.Deux autres possibilités de gestion fiscale 1. Caractéristiques principales Le PERCOI est un Plan complémentaire du PEI et ne peut exister que si le PEI existe. par le jeu de l’abondement sur les deux dispositifs et par une convention. L’aspect fiscal est certes important.. de réunir le personnel. Il permet donc d’optimiser au profit des salariés la somme allouée par l’entreprise. l’alimentation du plan dépend de la seule volonté du bénéficiaire (salarié ou chef d’entreprise) d’y effectuer des versements. travailleurs indépendants. Abondement de l’entreprise Ce sont les versements complémentaires obligatoires de l’entreprise. Ainsi. Le PERCOI est réservé à la constitution d’une retraite complémentaire avec sortie obligatoire sous forme de rentes à l’âge légal de la retraite. SARL. souple et d’un formalisme administratif réduit. Remboursement du compte courant Le compte courant de l’associé est une dette de la société qui est exigible à tout moment. facultatif et collectif Il s’agit au départ d’une décision du chef d’entreprise qui propose à ses salariés un accord d’entreprise pour la mise en place des plans. avec une obligation et un avantage supplémentaires l L es sommes sont indisponibles et incorporées au capital dans un délai maximum de cinq ans l L es sommes pouvant bénéficier du prélèvement libératoire peuvent être doublées en cas de blocage partiel (92 000 €) 2. condition aux exonérations sociales de l’abondement. Le PEI est le seul produit de retraite où la sortie peut se faire soit en capital. C’est l’opportunité de se constituer progressivement un capital de façon souple et libre. L’accord de PEE sera à déposer dans les quinze jours après sa signature auprès de la Direction Départementale du Travail. le chef d’entreprise ainsi que les salariés (toutes les clauses sont possibles) peuvent chaque année se créer une épargne significativement intéressante. Dans la pratique il s’agira. et tous doivent pouvoir en bénéficier dans les mêmes conditions. Ils concernent toutes les structures. L’adhésion au PEI et au PERCOI est facultative. celle-ci bénéficie du régime d’imposition des rentes à titre onéreux : . soit au sein du comité d’entreprise. Pour le salarié comme pour le chef d’entreprise Les sommes investies par l’employeur dans le cadre de l’abondement sont exonérées de l’IRPP. grâce aux résultats de l’entreprise. Il doit être ratifié à la majorité des deux tiers du personnel. Les associés non-gérants en sont exclus. Ils permettent de constituer une épargne privée. SCEA. nom propre. EURL.o c t o b r e 2 0 0 8 Caractère volontaire. à ces derniers. pouvant atteindre au maximum trois fois le versement des salariés et/ou du chef d’entreprise. soit en rente. à condition d’être maintenues dans le plan pendant au moins cinq années (sauf exceptions autorisées .cf. dans un cadre fiscal et social avantageux (exonération de charges sociales. il permet de tripler le plafond de déductibilité (voir tableau ci-après) [ 22 ] - i n f o ag r i c o l e . SA. patrimoniaux et comptables ne doivent pas être négligés. il est ouvert à tous.. L’ÉPARGNE D’ENTREPRISE Les dispositifs d’épargne salariale que sont les Plan d’Epargne Interentreprises (PEI) et Plan d’Epargne Retraite Collectif Interentreprises (PERCOI) peuvent être intéressants. soit en combinant les deux. Après trois mois d’ancienneté. Pour permettre ce remboursement. Pour en bénéficier. Mise en place Il est mis en place soit par un accord négocié avec le personnel. Le PEE en société Tous les chefs d’entreprises associés gérants de société peuvent bénéficier du Plan d’Epargne. EARL. sous forme d’épargne. la rentabilité de l’épargne investie par les bénéficiaires s’en trouve accrue : seuls les produits de cette épargne constituée sont soumis aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS). pour les exploitations agricoles ayant un ou quelques salariés. Si l’on choisit l’option rente. Pour l’entreprise L’abondement de l’entreprise au profit des bénéficiaires ne constituant pas un complément de rémunération n’est pas soumis aux charges sociales (salariales et patronales). GAEC. mais les aspects juridiques. ou unilatéralement par l’employeur après consultation du comité d’entreprise. L’abondement de l’entreprise ne doit pas avoir pour vocation de se substituer à une partie quelconque de la rémunération du salarié. Le PEI permet de se créer une épargne pour une durée minimale de cinq ans avec récupération des fonds sous forme de capital ou de rentes.. d’expliquer la démarche et présenter le règlement avec toutes ses modalités afin d’obtenir l’accord signé des deux tiers. d’impôts sur le revenu et déductible du résultat de l’entreprise). L’associé dispose alors du capital ainsi remboursé pour ses besoins personnels ou son épargne qu’il pourra mieux diversifier. la société pourra contracter un emprunt (amortissable ou in fine) et déduira de son bénéfice le montant des intérêts. En effet. Blocage des c/c en vue de les incorporer dans le capital social Le mécanisme est le même que ci-dessus.

déblocage avant l’échéance PEE PERCOI Mariage de l’intéressé ou conclusion d’un PACS x Naissance ou adoption du troisième enfant x Divorce. ne sera imposé à l’IRPP que sur 2 400 €. A l’issue des 5 ans par versement Récupération de l’épargne : Au moment de la retraite Récupération de l’épargne : sous forme de capital valorisé sous forme de capital valorisé exonéré d’impôts exonéré d’impôts sur les plus-values sur les plus-values (hors prélèvements sociaux) (hors prélèvements sociaux : 11 % en 2008 . son conjoint ou la personne liée au bénéficiaire par un PACS x Invalidité du salarié. de son conjoint ou de la personne liée au bénéficiaire par un PACS x x x Versements volontaires : Maximum 25 % du revenu agricole ou de la rémunération brute annuelle pour l’agriculteur et le salarié Limité à : PEI : horizon 5 ans ou plus Le versement de l’année est disponible après 5 ans Versements volontaires : du chef d’exploitation / du salarié + Abondement de l’entreprise Maximum 8 % du PASS (1) soit 2 662 €/an/personne déductible du revenu de l’entreprise en 2008. de son conjoint ou de la personne liée au bénéficiaire par un PACS x x Acquisition de la résidence principale x x Surendettement de l’épargnant x x Expiration des droits à l’assurance chômage du bénéficiaire Décès du bénéficiaire. un choix peut s’opérer pour décider d’une éventuelle réversion de cette rente au profit du conjoint survivant en cas de décès du crédirentier : dans ce cas. Un retraité. Le capital de base va dépendre du choix de la rente : rentes réversibles ou non. Cette formule s’applique à tous les bénéficiaires du plan. L’abondement peut varier de 0 à 300 % de l’épargne volontaire versée.ne sont ou sous forme de complément de revenus prélevés qu’au déblocage des fonds) garanti à vie ou mixte des deux formules possibilité de déblocage avant l’échéance sous condition possibilité de déblocage avant l’échéance sous condition (1) PASS : Plafond Annuel de la Sécurité Sociale fixé à 33 276 € pour 2008 i n f o ag r i c o l e . séparation ou dissolution d’un PACS avec la garde ou le partage de la garde d’un enfant mineur x Cessation du contrat de travail x Agrandissement de la résidence principale x Création ou reprise d’entreprise par le salarié. le calcul de la rente dépendra de l’âge du plus jeune des conjoints en fonction des tables de mortalité de la population. Au moment de la liquidation de la retraite.2 % sur la partie au-dessus de 8 % du PASS : 2 662 en 2008) Soit un abondement total possible de 7 986 € en 2008 par bénéficiaire Placements au choix : sur différents Fonds Communs de Placement Entreprises (FCPE) de type sécuritaire ou dynamique au choix du bénéficiaire. et dont l’ensemble des versements et abondements aura généré une rente de 6 000 € / an. Choix du niveau d’abondement : en tant que chef d’exploitation. prenant sa retraite avant 70 ans. PERCOI : horizon la Retraite Versements volontaires du chef d’exploitation / du salarié + Abondement de l’entreprise Maximum 16 % du PASS (1) soit 5 324 € en 2008 (taxe de 8. rentes viagères ou rentes certaines. vous choisissez chaque année le niveau d’abondement de chaque plan en fonction du contexte économique et financier de votre entreprise.o c t o b r e 2 0 0 8 .[ Autres choix ] lD  épart à la retraite entre 60 et 69 ans : rente fiscalisée à hauteur de 40 % lD  épart à la retraite à 70 ans : rente fiscalisée à hauteur de 30 %. Agriculteurs et salariés Les cas de remboursements anticipés .[ 23 ] . de ses enfants. ses enfants.

2 % > à 8 Pass Taux variables selon productions - - (2) si frais souscription par l’entreprise 2 % sur versement + abt net placé 25.40 IRPP si (14 %) 112. Le régime de retraite par répartition est en péril. et qu’il faut la considérer comme une forme d’épargne contrainte dès lors que l’on s’engage dans cette voie.9 % ) 28.00 Abondement coût pour l’entreprise 1 000. l’entreprise passe en charge 9056 E plus des frais de tenue de compte (194 E) soit environ 9250 E qui reviennent à l’exploitant.25% (1) une contribution de 8.97x 2.00 420. Le panel des systèmes mis en place par l’Etat est assez riche pour que chacun puisse trouver le support adapté à sa situation. à jour de leurs cotisations au régime obligatoire d’assurance vieillesse.03% Taux d’efficacité bénéficiaire Taux d’efficacité/coût entreprise 46.11 1 105.50% Taux d’efficacité/coût entreprise - 922.60 € Fiscalité à la perception de la rente Imposition au titre des pensions et retraites : abattement de 10 %.ce sont les actifs d’aujourd’hui qui paient les retraites des retraités d’aujourd’hui.00 100.00 (1) cotis Fonds Retraite 8.Comparatif entre prime versée et placement sur plans d’épargne Prime intégrée au salaire Abondement dans le cadre d’un Plan d’Epargne Coût pour l’exploitation Coût pour l’exploitation salarié € Prime versée Charges patronales 42 % 1 000. leur conjoint et les aides familiaux non salariés agricoles. et que la seule rentabilité véritable est à la mesure de la défiscalisation qu’elle peut générer.CSG) Charges sociales 15 % CSG 5.33 Taux d’efficacité bénéficiaire 66. Intérêts et avantages l déduction fiscale et sociale l montant et périodicité modulables l versement complémentaire possible l rattrapage des années antérieures non cotisées possible l fonds gérés (participation au bénéfice des fonds placés) l épargne individuelle Obligations l s ortie après 60 ans et au moment de la liquidation de la retraite de base l o bligatoirement sous forme de rente avec possibilité de rente réversible à la personne de son choix l il faut s’engager à verser chaque année une cotisation régulière dans une fourchette de 1 à 10 (revalorisée chaque année selon l’évolution du PASS) Déductibilité possible en fonction de la nouvelle fiscalité FILLON Prime nette perçue 772. les tarifs sont à négocier en fonction du gestionnaire (1 à 4 % du versement) Pour mémoire : des frais de tenue de compte et de gestion sont variables d’un gestionnaire à l’autre à la charge de l’entreprise environ 150 à 250 E en fonction du nombre de bénéficiaires Dans le cas d’un prélévement social et fiscal de 50 % du revenu d’exploitation pour un abondement reçu de l’entreprise de 7986 E.00% 89.1 % de 97 % de la prime net imposable 150. il convient désormais que chacun se crée individuellement sa propre retraite par capitalisation. il n’y a donc pas d’avantage fiscal et social.60 + 1/3 x 15 % de la fraction du revenu professionnel comprise entre 1 PASS et 8 PASS. total maxi autorisé dans les Plans.2 % de frais permet de placer 7226 E. mais le bénéfice n’est pas diminué de ce montant.2 % à la charge de l’entreprise existe sur la fraction d’abondement du seul PERCOI dépassant 8 % du PASS par an et par épargnant (2662 en 2008) : elle est déstinée au Fonds de réserve des retraites (2) le chef d’entreprise peut opter pour prendre en charge ou non les droits d’entrée.60 € Pour le conjoint et aide familial Déductibilité quand revenu professionnel < 1 PASS 1/3 x 10 % de 1 PASS soit 1 109.00 (Abondement .53 CSG+CRDS non déductible 1000 (0. en coût après MSA et IRPP à environ 50 % soit ainsi 4625 E nets d’impôt Dans le cas d’un placement privé de 7986 E .00 Abondement reçu de l’entreprise 333.60 € quand revenu professionnel > 1 PASS 10 % du revenu professionnel limité à 8 PASS soit maxi 26 620. soit un maximum de 11 646.40 920.07 IRPP non imposé - Net perçu par le bénéficiaire Net perçu par le salarié 660.06 Coût pour le bénéficiaire versement volontaire effectué Prime brute reçue TNS 1 000.47 800.06 csg + crds 8 % 77.20 € quand revenu professionnel > 1 PASS 1/3 x 10 % du revenu professionnel imposable limité à 8 PASS soit 8 873.contrairement aux régimes de retraite par répartition (retraites de base et complémentaire) . soit un maxi de 3327. l’entreprise réglera 9056 . .00 1 420. En Synthèse : le PEI et le PERCOI permettent de transformer du revenu professionnel en patrimoine privé à hauteur de 7986 E/an et par bénéficiaire sans impôt ni charges sociales.00% 100.o c t o b r e 2 0 0 8 Pour le chef d’entreprise Déductibilité quand revenu professionnel < 1 PASS 10 % de 1 PASS.98% 83.00 333. donc l’assiette de calcul de l’impôt et des cotisations MSA n’est pas diminuée.7986 = 1070 E qu’elle défiscalisera aux tranches marginales LA LOI MADELIN AGRICOLE Peuvent adhérer Les chefs d’exploitation agricole.13 C’est la retraite facultative par capitalisation où .11 25.00 coût pour l’entreprise Coût pour le bénéficiaire 1 025.60 80. Néanmoins.40 920. Toutefois ne perdons pas de vue que ces produits restent d’une rentabilité faible eu égard aux sommes investies.80 donc total maxi possible 61 560.00 922.80 € + 15 % de la fraction du revenu professionnel comprise entre 1 et 8 PASS soit un maxi de 34 939. en profitant au mieux des avantages fiscaux. [ 24 ] - Objectif  Versement d’un complément de revenus sous forme de rente viagère individuelle i n f o ag r i c o l e .00 charges sociales - 49.00 1 000.

le décret 2006-966 du 25 octobre 2006 vient protéger les conjoints tant sur un plan social (droit à la retraite. le ou la conjoint(e) n’a pas bénéficié d’une rétribution émanant de son travail sur l’exploitation. Trop souvent. 96 549 Impôt sur le revenu Récapitulatif total des prélèvements 41 133 40 525 43 235 * sociaux 32 550 32 025 35 552 * fiscaux 8 583 8 500 7 683 55 416 56 024 53 314 Total du revenu disponible du couple Déduction en totalité des salaires et cotisations du bénéfice quel que soit le régime matrimonial des époux. droit à la formation…) que sur un plan financier en cas de divorce ou de séparation. Les personnes liées par un PACS ou qui vivent en concubinage peuvent bénéficier de ce statut Statut du conjoint salarié Statut du conjoint chef d’exploitation ou associé 96 549 96 549 Salaire et charges sociales obligatoires du conjoint salarié salaire net versé 11 952 charges sociales obligatoires résultat après revenu et charges du conjoint salarié 5 803 96 549 78 793 96 549 32 550 26 222 35 552 63 999 52 571 60 997 8 583 8 500 7 683 Charges sociales M. Charges sociales obligatoires (hors CSG non déductible) Résultat après charges sociales Il faut donc mesurer.S. le conjoint n’a officiellement jamais existé dans l’exploitation. Trois choix sont possibles. tout conjoint participant effectivement aux activités de l’exploitation du couple doit choisir un statut professionnel. l le statut de conjoint salarié (il suppose un travail effectif sur l’exploitation. l le statut de conjoint collaborateur (il s’agit du conjoint qui participe aux travaux de manière effective et habituelle sans être rémunéré et sans partager la direction de l’exploitation). parmi les trois statuts possibles. Mariés. concubins ou pacsés.[ Autres choix ] STATUT DU CONJOINT ET GESTION FISCALE dans des cas particuliers en fonction de la forme de la société et de la qualité des associés (déductions pour investissement.[ 25 ] . celui qui répondra le mieux aux attentes sachant que les impacts fiscaux ne sont pas les mêmes selon les choix qui seront faits. déductions pour aléas ou encore les plafonds d’exonération de plus-values). il peut être intéressant d’envisager la mise en société (association avec son conjoint) pour bénéficier de la majoration de certains seuils i n f o ag r i c o l e .o c t o b r e 2 0 0 8 . Depuis le 1er juillet 2007. au congé maternité…) et professionnel (reconnaissance officielle des compétences et de l’expérience. l le statut du conjoint chef d’exploitation et/ou conjoint associé (c’est le cas où les époux exploitent ensemble et pour leur compte un même fonds agricole). Exemple Pour illustrer les incidences fiscales en fonction du choix réalisé. Pas de limite de salaire pour la séparation de biens Déduction intégrale des cotisations du bénéfice De plus. pacsés ou concubins La déduction du salaire est limitée à 13 800 € (mais les cotisations sociales sont intégralement déductibles) lorsque les époux sont mariés sous un régime de communauté (universelle ou réduite aux acquêts).A. le versement d’une rémunération non exagérée et l’existence d’un lien de subordination). prenons le cas d’un couple sans enfant travaillant en commun sur une exploitation individuelle : 3 bénéfice de 96 549 € avant prélèvements sociaux et fiscaux du chef d’exploitation  3 et d’un salaire pour le conjoint au SMIC à temps complet Statut du conjoint chef Statut du Statut du d’exploitation collaborateur conjoint salarié ou associé (avec partage 1/2) Résultat avant prélèvements sociaux et fiscaux du chef d’exploitation traitement des salaires et cotisations Impact sur la fiscalité de l’entreprise Adhérent à un centre de gestion agréé Non-adhérent à un centre de gestion agréé Statut du conjoint collaborateur Déduction intégrale des cotisations du bénéfice (pas de rémunération possible du conjoint). pour les exploitants individuels. Sans statut.

un exploitant a réellement réalisé un bénéfice de 10 000 €. il faut réaliser un chiffre d’affaires n’excédant pas les limites du forfait agricole (76 300 €) et être imposé au régime réel sur option (réduction maxi de 915 € par an) l le revenu imposable de l’entreprise adhérente à un CGA ne sera pas majoré pour le calcul de l’impôt. Cette assistance peut être individuelle. L’optimisation fiscale est un aspect important mais il ne faut pas négliger l’aspect social qui ne l’est pas moins. qui regroupe tout l’environnement économique nécessaire au bon fonctionnement d’une petite entreprise : experts comptables. [ 26 ] - i n f o ag r i c o l e . Mais outre son rôle d’assistant à la gestion. toutes ces belles dispositions peuvent être remises en cause si l’adhérent ne respecte pas ses engagements pris lors de son adhésion. sous certaines conditions : en matière agricole. seul le mariage conférant la qualité de conjoint pour prétendre à cette prestation. et d’une analyse des informations économiques et financières en matière de prévention des difficultés. En effet. Le rôle du CGA est d’apporter à ses adhérents une assistance à la gestion. A titre d’exemple. qui doivent obligatoirement communiquer au Centre des déclarations de résultat sincères. mais elles ne bénéficieront pas des avantages fiscaux ouverts par l’adhésion. maternité et retraite) varie énormément en fonction du statut du cotisant. Rappelons à cet égard que les revenus professionnels sont majorés de 25 % pour les non-adhérents des centres de gestion. L’adhésion à un CGA est possible pour de nombreuses activités : l a ctivités agricoles. ressources humaines.o c t o b r e 2 0 0 8 l formation sur des sujets touchant à l’activité et aux besoins des chefs d’entreprise : sujets d’ordre général. l la déduction intégrale du salaire versé à votre conjoint (sous certaines conditions – v. Le CGA n’établit pas les comptes et ne tient pas la comptabilité de ses adhérents. juridique. sachant que les avantages fiscaux des adhérents ne sont pas plafonnés. l a ctivités relevant des Bénéfice Industriels et Commerciaux. qui a profondément modifié ces avantages. et visées par un Expert Comptable. page 25) l u ne réduction pour frais de tenue de comptabilité. industriel) l e t toutes activités connexes à l’activité principale. Toutefois cet avantage diminuera au fur et à mesure où le salaire augmentera. artisan. (commerçant. . économique. Nous ne reviendrons pas ici sur la période antérieure à la loi de finances 2006. Par ailleurs de nombreuses interrogations non résolues à l’heure où nous écrivons cet article peuvent remettre en cause ce qui est écrit ci-dessus sur les CGA. et couvrent l’ensemble du territoire national. le niveau de prestations (maladie. Assistance individuelle l é tablissement d’un dossier de gestion annuel personnalisé. Sa base d’imposition concernant son activité sera : 3 de 10 000 € s’il est adhérent d’un CGA 3 de 12 500 € s’il n’est pas adhérent d’un CGA Autant de bonnes motivations pour adhérer !!! Mais attention. aide à la gestion. Assistance collective l information (Info Agricole que vous êtes en train de lire en est la parfaite illustration !). social.De cette simulation. organismes consulaires et adhérents. ADHÉSION À UN CENTRE DE GESTION AGRÉÉ Qu’est ce qu’un Centre de Gestion Agréé (CGA) ? Un CGA est une association régie par la loi de 1901. l s tatistiques professionnelles par secteur d’activités permettant à l’adhérent de se situer par rapport à la profession. développement de la personnalité… l c ertains centres apportent des services plus étendus encore tels que aide à l’installation. informatique. le CGA est plus connu du grand public pour les avantages fiscaux ouverts par l’adhésion. Créés par la loi du 19 décembre 1974. A noter que les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent être adhérentes. accident du travail. A noter que les partenaires liés par un PACS ou les personnes vivant en concubinage ne sont pas concernés par le dispositif de la retraite de réversion. l une amnistie fiscale : dans les trois mois de l’adhésion vous ne subissez pas de majoration fiscale si vous faites spontanément connaître des insuffisances ou omissions dans vos déclarations. La gestion du CGA est confiée à un Conseil d’administration. les CGA sont généralement régionaux. on peut constater que le revenu disponible du couple est plus important si l’on retient un statut de salarié et que le montant des prélèvements sociaux et fiscaux est globalement moins élevé. ou collective. conférences….

SCEA et EARL ont connu un développement considérable depuis environ un quart de siècle et une bonne partie des exploitations au réel sont aujourd’hui gérées sous une forme sociétaire. extrêmement simplifié.au taux de 15 % (sur la fraction du résultat ≤ 38120 €)   2 657 . Le recours à l’impôt sur les sociétés reste marginal et ne semble réservé qu’à des exploitations de grande taille. Compte de résultat Impôt sur le revenu Impôt sur les sociétés Résultat avant impôt. agriculteur. l’EARL n’est redevable d’aucune imposition. i n f o ag r i c o l e . GAEC. Elle est rajoutée au résultat comptable de la société (11 746 €) pour former le bénéfice agricole (30 960 €) qui comprend également la fraction non déductible de la CSG. nous utiliserons à partir de maintenant les abréviations suivantes : IS pour impôt sur les sociétés. Exemple M. Il n’en va pas de même bien entendu pour son associé qui est redevable de l’impôt sur le revenu à titre personnel.au taux de 33 1/3 % (sur la fraction du résultat excédant 38 120 €)   0 Total   2 657 11 746 15 056     18 000   1 214   30 960   Résultat de l’exercice Charges non déductibles Rémunération du gérant CSG et CRDS non déductibles Bénéfice agricole Pour des raisons de commodité.[ La gestion fiscale de l’exploitation agricole ] Impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés ? L’usage de la société est aujourd’hui largement répandu dans le monde agricole. Martin. cotisations sociales et rémunération du dirigeant 44 000 44 000 Rémunération du travail du dirigeant 18 000 18 000 Cotisations sociales 14 254 8 287 Résultat comptable avant impôts 11 746 17 713 Impôt sur les sociétés     . IR pour l’impôt sur le revenu Arrêtons-nous un instant sur ce compte de résultat comparé pour mettre en lumière les principales différences. La rémunération du travail de l’associé (18 000 €) ne constitue pas une charge fiscalement déductible du résultat de la société.[ 27 ] . Le régime de l’IS est-il adapté aux petites et moyennes exploitations agricoles et viticoles ? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre dans ce qui suit. Un premier exemple. Il est célibataire et sans enfant. Ces personnes morales relèvent toutefois pour la plupart de l’impôt sur le revenu. est gérant de l’EARL Martin dont il détient l’intégralité du capital. L’impôt sur le revenu de l’associé ainsi que ses cotisations sociales personnelles sont calculés sur ce bénéfice agricole. permettra au lecteur de plus rapidement appréhender les différences essentielles entre l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu. A l’IR. Le tableau ci-après présente le compte de résultat simplifié de l’EARL selon les deux modalités de détermination du résultat.o c t o b r e 2 0 0 8 .

nous allons déterminer le revenu disponible dans chacun des régimes et pour cela calculer tout d’abord la fiscalité personnelle de M. A l’IS. Martin sera imposé d’une part sur la rémunération du travail que lui verse l’EARL et d’autre part sur les éventuelles distributions de dividendes. soit 15 056 €.1 525   Dividendes imposables     7 509 Revenu imposable 30 960   23 709 Impôt sur le revenu 3 980   2 042 .8 287 Impôt sur le revenu . l’impôt sur les sociétés.1 800     Dividendes . Si les cotisations sociales diminuent. M.115 3 980   1 927 CSG. Fiscalité personnelle de M. A ce stade de la présentation nous constatons que l’IS offre un moyen de réduire les cotisations sociales. la société est redevable d’un impôt qu’elle n’aurait pas à payer si elle n’avait pas opté pour l’IS et l’associé n’est pas libéré pour autant de l’impôt sur le revenu. cotisations sociales Impôt sur les sociétés 44 000 44 000 Cotisations sociales sur bénéfices agricoles . il en va de même pour les prestations retraite futures.[ Numéro spécial 2008 ] Dans le cadre d’une EARL à l’IR. Par ailleurs. Les cotisations sociales des associés sont calculées sur la rémunération dont le montant est librement déterminé par la société.6 022   Abattement fixe   . Martin EARL à “l’impôt sur le revenu”   Bénéfices agricoles EARL à l’impôt sur les sociétés 30 960     Rémunération   Déduction forfaitaire 10 % pour frais professionnels   Rémunération imposable     16 200 18 000 Distribution brute   15 056   Abattement de 40 %   .crédit d’impôt 50 % limité à 115 €     . Un seul exemple ne permet pas de trancher de manière définitive entre les deux régimes. Cette distribution de dividendes est taxée à l’impôt sur le revenu. CRDS et prélèvements sociaux   . calculé au taux de 15 % pour la fraction du résultat n’excédant pas 38 120 € et au taux de 33 1/3 % au-delà.14 254 .122 3 980   3 461 Total des impositions [ 28 ] - Impôt sur le revenu Résultat avant impôts.3 980 .14 254   Cotisations sociales sur rémunération du travail   .o c t o b r e 2 0 0 8 Quelles conclusions pouvons-nous dégager de cet exemple ? Nous constatons que le revenu disponible est plus élevé à l’IS qu’à l’IR. Cet écart est dû à un niveau de cotisations sociales très inférieur (8 287 € à l’IS contre 14 254 € à l’IR) en dépit d’une fiscalité globale plus élevée. CRDS et prélèvements sociaux     1 656 Incidence CSG déductible sur IR N+1     . Cette faculté de fixation de la rémunération permet de minorer l’assiette des cotisations sociales. Cependant toute médaille a son revers. ce qui signifie que la société paie l’impôt sur un résultat duquel la rémunération des associés a été déduite. l’EARL est redevable personnellement d’un impôt. Martin décidait la distribution de la totalité du résultat net comptable. après déduction d’un abattement proportionnel de 40 % et d’un abattement fixe de 1 525 € pour les personnes seules (les couples mariés ou pacsés bénéficient d’un doublement de l’abattement).1 656 Impôt sur les sociétés   .8 287 Total des cotisations . L’impôt sur les sociétés n’élimine pas pour autant la fiscalité personnelle des associés. Comparons maintenant les revenus disponibles. L’un des intérêts de l’impôt sur les sociétés réside dans la possibilité de moduler le niveau de la rémunération du travail et en conséquence le montant des cotisations sociales.1 805 CSG. Martin est redevable de l’impôt sur le revenu sur son bénéfice agricole. M. nous avons supposé que M.3 980 . On entend par dividendes les sommes prélevées sur le résultat net comptable de l’entreprise et distribuées aux associés. soit 30 960 €. rémunération . Pour mener la comparaison à son terme.6 118 Revenu disponible 25 766 29 595 Cotisations sociales Impositions Traitements et salaires Total impôt sur le revenu Comparaison Revenus Disponibles i n f o ag r i c o l e . La rémunération du travail des associés est déductible de l’assiette de l’IS. les titulaires de dividendes ont droit à un crédit d’impôt égal à 50 % du dividende brut limité à 115 € pour les personnes seules (230 € pour les couples mariés ou pacsés).2 657  Total des impositions . Martin. Pour se faire une idée plus précise de l’intérêt de l’IS. Imaginons maintenant un deuxième exemple avec un résultat avant impôt. En revanche.

cotisations sociales Cotisations sociales total des cotisations Impositions Impôt sur le revenu CSG.22 256 .31 348   . Comparons les revenus disponibles Comparaison Revenus Disponibles Comparaison Revenus Disponibles Résultat avant impôts. cotisations sociales Cotisations sociales Cotisations sociales sur bénéfices agricoles Cotisations sociales sur rémunération du travail Total des cotisations Impositions Impôt sur le revenu Impôt sur le revenu Impôt sur les sociétés 114 000 114 000     Cotisations sociales sur bénéfices agricoles .16 408 .o c t o b r e 2 0 0 8 .413 cotisations sociales Cotisations sociales sur bénéfices agricoles Cotisations sociales sur rémunération du travail Total des cotisations . CRDS et prélèvements sociaux Impôt sur les sociétés total des impositions Revenu disponible Impôt sur le revenu Impôt sur les sociétés 114 000 114 000     . Cet écart est dû à l’absence de distribution.31 348     .13 811     . CRDS et prélèvements sociaux   .22 256 . CRDS et prélèvements sociaux Impôt sur les sociétés Total des impositions Revenu disponible   .[ Impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés ] et cotisations sociales du dirigeant de 114 000 € et supposons qu’il s’alloue une rémunération de 30 000 € et qu’il distribue l’intégralité du résultat net comptable. la quasi-totalité du revenu de l’entreprise. cotisations sociales Impôt sur le revenu Impôt sur les sociétés 114 000 114 000 .31 348 .31 348 . une fois les cotisations sociales payées. Comparaison Revenus Disponibles Résultat avant impôts.16 408 Total des impositions Revenu disponible .13 811     .31 348     . le revenu disponible est beaucoup plus élevé à l’impôt sur les sociétés qu’à l’impôt sur le revenu.13 811 . Reprenons maintenant l’exemple précédent avec un niveau de rémunération de 30 000 € mais sans distribution.13 811 Cotisations sociales sur rémunération du travail . Voyons maintenant le revenu disponible.29 579 Impositions Impôt sur le revenu CSG.22 256 .2 792   0   .663 . Résultat avant impôts.22 256 .16 942   .22 256 .31 348 .22 256 .18 018 60 396 66 403 i n f o ag r i c o l e .5 916 Impôt sur les sociétés   .[ 29 ] .33 403 60 396 66 786 L’IS dégage une fois de plus un revenu disponible supérieur d’environ 10 % à l’impôt sur le revenu. Conservons les données de l’exemple précédent mais avec une rémunération du travail de 80 000 € qui absorbe.19 200 60 396 80 989 Comme le montre le tableau ci-dessus. Il faut entendre ici la notion de revenu disponible au sens large du terme.11 079 CSG.29 579 . Il s’agit des sommes qui restent à disposition non seulement de l’exploitant lui-même mais aussi de l’entreprise. L’IS dégage une fois de plus un revenu disponible supérieur.

L’exonération des plus-values constitue un avantage fiscal considérable qu’il convient de mettre dans la balance lorsque l’on s’interroge sur l’opportunité d’une option à l’IS. hypothèse n° 1 IR hypothèse n° 2 IS hypothèse n° 3 hypothèse n° 4 IR IS IR IS IR IS 44 000 44 000 114 000 114 000 114 000 114 000 114 000 114 000 Rémunération du travail 18 000 18 000 30 000 30 000 80 000 80 000 30 000 30 000 Plus-values non taxables 24 000   24 000   24 000   24 000   6 331   22 330   22 330   22 330     15 056   53 781   3 758   0 39 240 29 480 84 296 66 786 84 296 66 403 84 296 80 989 et rémunération de l’exploitant DPI Distribution de dividendes Revenu disponible [ 30 ] - Ce dispositif d’exonération totale ou partielle n’est pas applicable aux sociétés à l’IS exerçant une activité agricole. C’est donc environ 24 000 € en moyenne chaque année qui ont échappé tant à l’impôt sur le revenu qu’aux cotisations. Au cours des dix dernières années. Par exemple. cet exploitant a réalisé plus de 240 000 € de plus-values. le niveau des plus-values variant d’une exploitation à l’autre. i n f o ag r i c o l e . de minorer la fiscalité par le maintien en réserve de tout ou partie du résultat net comptable et d’augmenter la capacité d’autofinancement pour faire face au remboursement des emprunts qui financent tout ou partie du développement. les plus-values d’un agriculteur dont les recettes s’élèvent à 275 000 € hors taxes sont taxables à hauteur de 25 % de leur montant Résultat avant impôts. Faut-il pour autant en conclure que l’IS l’emporte définitivement sur l’IR ? En fait ce dernier dispose encore de beaux arguments spécifiques aux bénéfices agricoles et qui ont pour noms « déduction fiscale pour investissement » et « exonération des plusvalues ». En cas de dépassement de cette limite. nous comparerons les incidences de ceci à partir des exemples développés précédemment en supposant que le résultat comprend chaque année 24 000 € de plus-values non taxables et une déduction pour investissement maximale. Une société à l’IS aurait payé l’impôt sur ces sommes.[ Numéro spécial 2008 ] On peut en déduire que l’impôt sur les sociétés est plus avantageux en période de développement et de remboursement d’emprunt.o c t o b r e 2 0 0 8 . et exonérées pour les 75 % restants. Dans les exemples précédents il a été fait abstraction de ces deux dispositifs. Pour analyser les incidences. empruntés à une exploitation bien réelle d’environ 150 hectares en montrent tout l’intérêt. cotisations sociales Déduction fiscale pour investissement (V. la plus-value est partiellement taxable tant que les recettes restent en deçà du seuil de 350 000 € hors taxes. Examinons-les maintenant de plus près. Exonération des plus-values Les titulaires de bénéfices agricoles sont exonérés d’imposition sur les plus-values à la double condition qu’ils exercent leur activité depuis au moins cinq ans et qu’ils réalisent des recettes inférieures à 250 000 € hors taxes. étude supra) La possibilité de pratiquer une DFI n’est pas possible en cas d’option à l’IS. Cependant les praticiens constatent que ce dispositif réduit considérablement la note fiscale et sociale. Il est difficile de chiffrer cet avantage avec précision et de l’intégrer dans un exemple chiffré. Les chiffres qui suivent. Il permet comme on l’a déjà vu plus haut de diminuer les cotisations sociales en en fixant l’assiette.

L’évaluation des stocks à l’impôt sur les sociétés peut être pénalisante. Il faut également noter que. de toujours en analyser l’incidence à terme. En conclusion.[ 31 ] . est fiscalement coûteuse. c’està-dire lorsqu’un associé se fait prêter de l’argent par sa propre société. Ne jamais remercier son conseiller fiscal pour les économies à court terme avant de lui faire calculer toutes les incidences à moyen et long terme…. profitez de votre cabinet d’expertise comptable ou de votre centre de gestion pour ne pas passer à côté. Conclusion La problématique de la gestion fiscale. à l’emploi … Alors il faudra toujours veiller à sauvegarder les acquis financiers qui ont été possibles grâce à la bonne utilisation de ces mesures.[ Impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés ] On constate que la balance penche cette fois-ci sans discussion en faveur de l’impôt sur le revenu. pour une grande majorité d’exploitations. Un numéro spécial géré et optimisé par Yvon ARQUILLIERE Carine BERTHOUD Jean-Luc BOILLERERAU Laurent LEPRINCE Jacques LOGEROT Laurence MARTIN Alexandra MUNIER Rémy TAUFOUR Jean-Luc THEURET Michel TISSIER i n f o ag r i c o l e . L’exonération des plus-values et la déduction pour investissement ont produit leur effet. Les sirènes et carottes fiscales ont toujours un objectif de soutien aux entreprises. Ces choix doivent être pertinents afin de ne pas générer de catastrophes ultérieurement (faut-il différer de façon inconsidérée une imposition ou plus-value latente ?) Alors. Des modifications fiscales apparaissent régulièrement au journal Officiel.o c t o b r e 2 0 0 8 . sociale et juridique d’une exploitation oblige le pilote à une grande capacité de vision de fin de course. à l’heure où ces lignes sont écrites. il y a “urgence à réfléchir” avant de prendre une option. En effet les sommes prêtées sont assimilées à une distribution irrégulière taxée dans la catégorie des revenus mobiliers mais sans le bénéfice de l’abattement de 40 % et de l’abattement fixe.. L’existence d’un compte courant débiteur. l’impôt sur le revenu reste plus avantageux en particulier grâce à l’exonération des plus-values et à la déduction pour investissement. un projet de loi prévoit d’imposer des cotisations sociales sur les revenus distribués par les sociétés IS aux associés exploitants (?) dès lors que ces dividendes excéderaient 10 % du capital social… Alors soyons circonspects dans les choix. D’autres raisons militent également en faveur de l’impôt sur le revenu.

G.03 85 21 90 60 CGA Partenaire 28 boulevard Poissonnière .04 68 41 50 26 CGA Aveyron-Lozère 17 rue de Planard .02 37 91 53 80 C.D.54097 NANCY CEDEX. ORNAIS Parc d’Activités du Londeau-Cerise . SUD 92 64 rue de Châtillon .BP 80085 60304 SENLIS CEDEX .05 57 51 99 61 C.01 46 38 03 97 C.A.G.02 98 64 32 00 AGFAGRI 8 rue Matisse 29600 MORLAIX .03 26 64 12 95 C.53005 LAVAL CEDEX . allée de la Combe . 17 BP 329 .02 40 50 71 10 CENTRE DE GESTION AGRÉÉ DE L’OUEST ATLANTIQUE 47 avenue de la Libération .route de Thuir .G.G.75009 PARIS . avenue des Bénédictins . Anquetil . rue du Bois d’Amour . FRANCE 41 rue du Capitaine Guynemer .13200 ARLES .01 43 96 99 03 C.17013 LA ROCHELLE CEDEX 01 .G.03 80 54 08 08 CE.BP 4516 22045 SAINT-BRIEUC CEDEX 02 .BP 111 11003 CARCASSONNE CEDEX .G.15000 AURILLAC .A.03 23 64 35 64 CENTRE DE GESTION COMPTABLE AGRÉÉ DU BOURBONNAIS 2 rue des Combattants en AFN 03000 MOULINS .BP 81 84232 CHATEAUNEUF-DU-PAPE CEDEX 2 . AGRICOLE DU CENTRE OUEST 44 avenue de la Libération .CO 1 rue En Treppey .CHAROLLES .BP 27814 .A.02 48 66 63 40 C. 115.A.BP 9137 .G.03 44 53 45 06 C.Bât.05 62 16 73 59 C.05 55 33 35 16 CENTRE DE GESTION AGRÉÉ DE L’YONNE 22.05 58 91 87 09 C.G.ZAC La Vallée 02100 SAINT-QUENTIN .[ C e n t r e s d e g e s t i o n a g r é é s m e m b r e s d e l a F.G.Palais des Congrès Allée de la Nouvelle Écluse .BP 531 .BP 3706 .02 48 96 70 58 AGRA-GESTION 60 A avenue du 14 Juillet .05 65 60 57 85 C.24000 PÉRIGUEUX .G.A.05 49 24 57 91 C. LORRAINE 182-186 avenue du Général-Leclerc .01 44 50 51 51 GESTUNION 7 place Franz-Liszt .56610 ARRADON CEDEX . DE CHAMPAGNE 19 rue Ambroise-Cottet .G.G. CHAMPENOIS VITICULTURE ET AGRICULTURE 41 boulevard de la Paix .A.02 40 84 02 50 C.33506 LIBOURNE .BP 18 . DU VAR BP 511 .BP 7102 11781 NARBONNE CEDEX .04 71 63 61 61 C. INDRE-ET-LOIRE 20 rue Fernand-Léger .33651 MARTILLAC .PAYS-DE-LOIRE” 9 bis rue du Marché-Commun .Le Millénaire .83041 TOULON CEDEX 9 .05 53 35 70 00 C.02 31 47 17 17 C.Route de Castets 40990 SAINT-PAUL-LES-DAX .03 25 73 60 85 C. A .A.G. COMPTABLE DU CANTAL 39 avenue Georges-Pompidou .A.A.BP 50032 59301 VALENCIENNES .BP 95081 30023 TOULOUSE CEDEX 5 .71010 MÂCON CEDEX .76172 ROUEN CEDEX 1 .A.BP 224 .A. DU CHER 88 rue de Vauvert .04 78 47 63 69 CENTRE DE GESTION AGRÉÉ INTERPROFESSIONNEL DE MÂCON .02 38 78 08 88 CEGAO 8 rue du Bon Puits 49480 SAINT SYLVAIN D’ANJOU .G.G.G.A4 .A. rue Etienne Dolet .01 64 79 76 00 C.BP 329 83703 SAINT-RAPHAËL CEDEX .05 57 96 02 70 CEGAL 66 rue Jules Favre .A.G.A.A.G.02 41 88 60 22 C.02200 SOISSONS .BP 46 32001 AUCH CEDEX .A.04 67 20 98 80 C.05 57 51 71 26 C.A.51723 REIMS .Rue Jean-Froissard .05 55 79 73 67 C.A.A.03 23 59 87 54 CEGACIA rue Antoine Parmentier .G.P.03 86 42 07 07 C.03 20 89 36 66 C.BP‑275 . CENTRE DE GESTION AGRÉÉ DU DOUAISIS Douai Trade Center .03 26 85 21 04 CENTRE CONSULAIRE ET COMPTABLE DE GESTION AGRÉÉ DE REIMS ET D’ÉPERNAY Centre d’affaires. GESTADOUR 82 Village d’Entreprises .BP 141 .G.A.100 rue Pierre Dubois 59500 DOUAI .A.79003 NIORT CEDEX . A .77000 VAUX LE PENIL .A. 690 .A. SEINE-ET-MARNE 259 rue Pierre et Marie Curie . ALSACE 11 avenue de la Forêt-Noire 67084 STRASBOURG CEDEX . DE CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE ET DE LA RÉGION 15 avenue Becquerel 51039 CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE CEDEX .G.G. allée Norbert Wiener . MAYENNE 1 rue de la Paix .87000 LIMOGES .04 90 83 77 98 C.03 83 40 23 22 C.BP 58 36130 DEOLS .05 46 27 64 22 CECAGRI 45.P.CEDRA Parc .BP 60627 66006 PERPIGNAN CEDEX .G.A.BP 62 21302 CHENOVE CEDEX .BP 70080 30023 NÎMES CEDEX 1 .G. DES PYRÉNÉES ORIENTALES Avenue Paul Pascot ORLE . DU CENTRE FRANCE 11 bis rue du Docteur-Vallet . 20 rue Paul Casassus . DE LA RÉGION DE LIMOGES 46.G.03 88 45 60 20 AGRA 1 bis.02 54 07 75 07 C.BP 13314 44333 NANTES CEDEX 3 .G.02 35 63 55 02 C.TOURNUS 3 rue de Lyon .04 68 51 49 81 C.G.BP 63847 54029 NANCY . 94 20 rue Vaillant-Couturier .01 43 14 40 50 C. OUEST 9 rue de Suède . 79 1 rue Yver .BP 40119 80093 AMIENS CEDEX 3 . val de france 52 rue d’Illiers .02 47 36 47 47 C.BP 203 . Santos Dumont .21078 DIJON CEDEX .A.BP 2001 37020 TOURS CEDEX . EST VAROIS Les Suvières .51687 REIMS CEDEX 2 .02 96 01 20 50 C.G.BP 3028 10012 TROYES CEDEX .BP 0506 . GIRONDIN 83 boulevard Kléber .G.G. DE L’ARRONDISSEMENT D’ARLES CGAAA .R.G.A.G.G.05 62 16 73 59 C.BP 41237 34011 MONTPELLIER CEDEX 1 .A.G.45057 ORLÉANS CEDEX 1 .04 90 51 77 33 CENTRE DE GESTION AGRÉÉ DU VAUCLUSE 141 route des Rémouleurs . “ENTREPRISES BRETAGNE .02 54 22 27 11 C.05 46 92 04 27 C.94146 ALFORTVILLE CEDEX .03 83 51 49 93 CERELOR (CG DE LA RÉGION LORRAINE) 27 rue de Villers .A.25042 BESANÇON CEDEX.03 27 28 49 50 CENTRE DE GESTION RÉGIONAL 59/62 108 avenue de Flandres . ] C.Avenue des Mimosas .G. MIDI-PYRÉNÉES 13 avenue Jean-Gonord .A.A.BP 66 59447 WASQUEHAL CEDEX .02 23 30 06 00 CEPROGES Rue Blériot .BP 847 28011 CHARTRES CEDEX . VAL-D’OISE 14 bis place Charles-de-Gaulle 95210 SAINT-GRATIEN .02 97 46 48 46 CENTRE DE GESTION AGRÉÉ HAINAUT-CAMBRESIS 183 avenue Désandrouins . DE LA SOMME Parc Delpech . DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE 1 avenue du Forum .A.A.E.75463 PARIS CEDEX 10 01 42 82 06 20 FRANCE GESTION 50 ter rue de Malte .G.BP 72 18203 SAINT-AMAND-MONTROND CEDEX .I.A.44400 REZE .A.BP 230 61007 ALENÇON CEDEX . 36 9.GAI.64052 PAU CEDEX 9 05 59 30 85 60 C.G.04 68 71 03 42 C. GASCOGNE 5 rue Camille-Desmoulins .03 23 79 00 65 CENTRE NATIONAL AGRÉÉ DE GESTION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES 8 rue Bauton . C .03 81 61 57 57 CENTREXPERT 2 allée des Atlantes “Les Propylées” .BP 1049 .03 27 96 43 71 GESTION ASSISTANCE 24 avenue du Maréchal Foch .G.G. G .04 70 20 28 50 CENTRE DE GESTION AGRÉÉ DES ARDENNES 7 place de la Gare 08000 CHARLEVILLE-MÉZIÈRES .92140 CLAMART .03 26 77 44 00 C. CÔTES-D’ARMOR Rue de Sercq .A. MORBIHAN 1 allée Eiffel .A.A.12102 MILLAU CEDEX .92925 LA DÉFENSE CEDEX 01 47 78 89 78 C.34 rue J.BP 151 84104 ORANGE CEDEX .A.04 94 19 85 85 CENTRE DE GESTION AGRÉÉ AGRICOLE VAUCLUSIEN “AGRICOMTAT” 128 avenue des Thermes .87000 LIMOGES .BP 955 84092 AVIGNON CEDEX 9 .BP 37 36001 CHÂTEAUROUX CEDEX .A.69380 LISSIEU .G.A.G.G.04 90 93 67 31 AGRIGESTION NORMANDIE Le Trifide .G.BP 24 02002 LAON CEDEX .04 94 61 21 10 C. LANGUEDOC-ROUSSILLON Immeuble Apex .89000 AUXERRE .05 62 61 62 11 CEGARA Site Montesquieu .BP 70318 35203 RENNES CEDEX 2 .A.75540 PARIS CEDEX 11 .02 33 81 23 50 C.18 Rue Claude-Bloch 14050 CAEN CEDEX 4 . rue Albert 1er . AISNE 8 rue Milon-de-Martigny .A.17101 SAINTES .A. DORDOGNE Résidence Talleyrand-Périgord 77 rue Pierre-Magne .Z. FRANCHE-COMTÉ 45 avenue Carnot .A.18021 BOURGES CEDEX .04 90 27 21 64 GESTAGRI cga 4 avenue des Bosquets .661 rue Louis-Lépine . CÔTE ATLANTIQUE Le Colisée .A.02 43 59 24 00 C.03 22 95 39 53 C.BP 5070 31504 TOULOUSE CEDEX 5 .G. .BP 218 33506 LIBOURNE CEDEX . DE L’AUDE 3 bd Camille Pelletan .03 24 36 64 90 C.04 66 38 83 80 CENTRAGRI 13 avenue Jean-Gonord .29000 QUIMPER . HAUTE-NORMANDIE Immeuble Le Bretagne .G.01 39 89 10 00 .A.A.03 80 67 19 22 C.02 98 72 80 32 C.57 avenue de Bretagne .G.A.