Prévention des coups de chaleur dans les

poulaillers
Qu’est ce que le coup de chaleur ?
Quand la température augmente, la volaille, qui n’a pas de glandes sudoripares, cherche
d’abord à évacuer la chaleur de son corps en augmentant la surface d’échange avec l’air
ambiant. C’est ce qu’on observe sous le signe des « ailes écartées ». Au bout d’un moment si
la température augmente encore, la volaille augmente son rythme respiratoire, pour évacuer
de la vapeur d’eau. Normalement ce rythme est d’environ 25 respirations par minute. A
l’extrême, elle peut atteindre 200 respirations minute. Se créé alors un déséquilibre gazeux au
niveau pulmonaire. Puis la température intérieure de la volaille monte, et c’est la mort.

Les conditions de l’été 2003.
Depuis bien longtemps nous n’avions connu telle canicule. Une montée en température
rapide, une température maximale qui par moments frôlait au dépassait 40°C ; une
température nocturne qui certains jours ne redescendait pas au dessous de 25 °C, altérant les
capacités de récupération des animaux (et des hommes…). Si les éleveurs de poulet s’étaient
déjà en grande partie équipés (brasseurs d’air, turbines, brumisation…) par contre les éleveurs
de dinde ont été touchés très sévèrement pour la première fois. Dans le même esprit, peu
d’entreprises spécialisée en dinde n’avaient organisé de « caisse coup dur ».

Les pertes ont été très fortes dans les élevages.
Plusieurs centaines d’aviculteurs du Morbihan ont été touchés, notamment en dinde. Ainsi,
grâce à une enquête complémentaire, réalisée par les Chambres d’Agriculture, sur des lots
abattus entre Juillet et Octobre 2003, on s’aperçoit que les pertes sur les seuls lots touchés par
la chaleur, peuvent représenter une part importante du solde disponible annuel.

Perte / 2002
Poulet « export »
Poulet « standard »
Dinde

1.16 €
1.26 €
4.01

% du solde annuel
moyen
16%
17%
54%

débit de ventilation .. Possibilité de travailler en direct. rangement… Æ En dynamique. Æ Renforcer l’isolation du toit. groupe électrogène…) Æ Vérifier le fonctionnement de la brumisation. favoriser tout ce qui améliore la ventilation : élagage des haies.A faire dès à présent…Préparer son bâtiment. circuits d’air en dynamique. vérins de secours. Systèmes de purge. Un toit clair absorbe moins de chaleur qu’un toit noirci par les lichens Æ En statique. dégagement des entrées d’air. installation de sécurité supplémentaire…) Æ Vérifier le bon accrochage des chaînes d’alimentation Etre en alerte pendant les périodes à risque… Æ Météo Æ Vérifier les débits d’eau de boisson.la vitesse d’air au niveau des animaux (brasseurs.) . dépression…) Æ Vérifier les bons fonctionnement des installations de sécurité (alarmes. vérifier les débits de ventilation (pertes de charges) et les circuits d’air (forme des trappes. le cas échéant Æ Prévoir ses investissements et les mesures de précaution qui en découlent (renforcement de la puissance du compteur. en veillant bien à préserver la ventilation en sous-toiture Æ Nettoyer les fibro. adapter les densités Æ Vérifier l’humidité des litières et chercher à bloquer les fermentations qui s’accompagnent d’une élévation de la température (superphosphate en poudre.mise en route de la brumisation . renforcement des câblages. enlèvement…) Æ On utilise les équipements à bon escient en jouant sur . NaCl. tonicardiaque… Æ Mettre en route quelques instants les brasseurs d’air ou les turbines pour habituer les animaux dès leur jeune âge Æ Acclimater les volailles à la chaleur Æ Selon les capacités du poulailler. on maintient les dépressions Æ Prévoir quelques stocks de KCl. Æ En statique maintenir les entrées d’air propres et dégagées Æ En dynamique. chaux vive (mais attention aux risques…)…) Æ Ne pas trop s’éloigner… Au moment du coup de chaleur… Æ Les animaux ont été mis à jeun depuis le matin Æ On évite les dérangements (circulation dans le bâtiment.

En poulailler à ventilation dynamique. et découpe des panneaux + prévoir sécurités (groupe.En plus des turbines prévoir volets anti retour. Il faut aussi disposer d’une ventilation progressive. Il est possible de s’équiper en « trappes à jets dirigeables ».Risque plus élevé. Limites : l’efficacité des vitesses d’air diminue si l’on n’a pas un minimum de renouvellement d’air. L’investissement devient nettement plus lourd (environ 25 000 euro pour 1200 m²) .Quels moyens mettre en œuvre ? Le brassage d’air. On considère qu’une vitesse d’air. au niveau des animaux. : attention aux contraintes liées au voisinage (modification du Permis de Construire. sur animaux emplumés.(3000 à 5000 euros pour 1000m²) Jouer sur le débit en extraction et la vitesse d’air au niveau des animaux Æ Turbines au pignon (ou en latéral) utilisées l’été. Pour un « Louisiane » relativement bas et étroit 4 « turbines suffiront. vérins de secours. installations de sécurité (vérins. capots de protection intérieur pour l’hiver. Inconvénient. pour un statique plus large et plus haut. on cherchera à maintenir une dépression suffisante. et donc de petits ventilateurs. alarmes…°. très efficaces mais relativement coûteuses. correspond à une température vécue de 10 ° C en moins. alarme…)Coût entre 1000 et 1200 € / turbine installée NB. .On cumule les effets liés à l’extraction de l’air (et donc de l’humidité et de l’ammoniac ) avec celui de la vitesse d’air au niveau des animaux . : contrôler que toute la zone d’élevage soit bien balayée. On se retrouve en situation de poulailler dynamique.Performances améliorées Æ Transformer complètement la ventilation en « dynamique » Il faut alors appliquer l’ensemble des règles qui s’appliquent à ce type de ventilation : très bonne étanchéité.Coût plus élevé. Avantages : investissement modéré ( de 3000 à 6000 euros pour 1000m²) : sécurité bonne si l’on a pris la précaution de revoir le câblage et de renforcer la puissance au compteur. Avantages – Efficacité améliorée. Le nombre de turbines dépendra de la surface du pignon. pour conserver de bons circuits d’air. il faut compter 6 turbines. groupe électrogène. .) : attention aussi aux règles liées à l’amiante.

Encore du gaspillage d’eau. lapinière…) . et le brouillard créé est immédiatement repris par les circuits d’air et vaporisé. c’est pourquoi. En échange.Finesse du brouillard. il me faudra donc 100 buses.consommation d’eau élevée Æ La pulvérisation basse pression sous les jupes Coût encore modéré.Liaison à la ventilation. (1500 à 2500 € / 1000 m²). mais il faut tâtonner pour trouver l’emplacement idéal des buses.efficacité très faible . et donc fait baisser la température de l’air. Si chaque buse débite 6 l. Principales techniques existantes Æ L’arrosage extérieur au niveau des jupes Principal avantage : le faible coût (400 à 500 € pour 1000 m²). (2. On travaille à basse pression (10 à 15 bars) Efficacité améliorée.Débit suffisant. Sécurité au niveau de la pompe. d’eau vaporisée par m3 de ventilation permet de gagner 10°C.5 à 3 m3/h/kg) . . On peut diminuer les débits quand on brumise.Le refroidissement de l’air Ces techniques n’ont d’intérêt que si l’on maîtrise l’extraction de l’air. et donc nombre de buses suffisantes. Conditions pour un bon fonctionnement : .il me faudra un débit de brumisation de 5g x 120 000 = 600 litres à l’heure. Æ La brumisation haute pression De loin la plus performante. . pour éviter de mouiller la litière. Le brouillard est très fin. Coût plus élevé (5000 à 7500 € pour 1000m²).Systèmes anti gouttes. Mais . On considère que 5 g. on augmente l’humidité de l’air (principe d’enthalpie constante). Toute l’eau consommée est efficace . Ex : pour un débit de 120 000 m3/h. Entretien régulier. liée à la pression (70 bars) et à la qualité des buses . Le principe est basé sur la vaporisation d’eau qui capte des calories. L’installation est située dans le poulailler. Pression du réseau.Sécurité sur l’hygrométrie ambiante Æ Le Pad Cooling Plus adapté aux petites salles (gavage. donc si l’on est en dynamique. il faut bien contrôler les débits./h.Qualité d’eau (filtres très fins). .