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DISTRIBUTION IMMÉDIATE

LES INTERPRÈTES SONT DÉÇUS DE LA RÉPONSE DU
GOUVERNEMENT À L’ÉTUDE SUR LE BUREAU DE LA
TRADUCTION
OTTAWA, le 17 octobre 2016 – Le chapitre canadien de l’Association
internationale des interprètes de conférence (AIIC Canada) qualifie de très
décevante la réponse du gouvernement fédéral à l’étude sur le Bureau de la
traduction dans laquelle le Comité des langues officielles de la Chambre des
communes recommandait des changements d’envergure au Bureau de la
traduction.
« Nous avons un rapport qui entérine le status quo, un rapport qui ignore les sérieux
problèmes qui existent au Bureau de la traduction et qui minent les ambitions en
matière de langues officielles telles que formulées par le Comité des langues
officielles de la Chambre », a déclaré Linda Ballantyne, porte-parole de l’AIIC
Canada.
En juin dernier, le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des
communes recommandait dans son rapport d’importantes modifications aux
rouages du Bureau de la traduction. C’est la mise en place d’un outil de traduction
automatique, l’outil Portage, à la grandeur de la fonction publique fédérale qui a
motivé, dans un premier temps, cette étude du Bureau de la traduction. Le Comité a
formulé des recommandations ambitieuses qui pouvaient changer
fondamentalement la gestion du Bureau de la traduction.
« Le gouvernement fédéral a failli à la tâche de stopper le nivellement par le bas du
Bureau de la traduction engendré par le transfert de son statut à celui d’un
organisme de service spécial en 1995, a déclaré Linda Ballantyne, porte-parole de
l’AIIC. Cette situation a pour conséquences de nuire à la qualité des services de
traduction et d’interprétation et de réduire l’accès aux délibérations des institutions
fédérales dans la langue officielle de son choix. »
La réponse du gouvernement n’aborde ni la recommandation au sujet d’un
financement adéquat pour le Bureau de la traduction ni la recommandation
d’étudier « le statut du Bureau de la traduction en tant qu’organisme de service
spécial et les conséquences de la privatisation de certains services de traduction
sur la capacité des instituions fédérales à respecter leurs obligations linguistiques
en matière de communication avec le public et de prestation de services. »

Fondée en 1953, l’AIIC compte 3 000 membres environ qui résident dans 89 pays et
font partie de 23 régions AIIC. Au Canada, ses membres travaillent à la grandeur du
pays et dans le monde entier, mais surtout pour le Bureau de la traduction qui offre
des services d’interprétation de conférence et d’interprétation parlementaire en
langues officielles et en langues étrangères. Depuis plus de 60 ans maintenant,
AIIC Canada promeut la qualité et la déontologie de la profession tout en défendant
les intérêts de tous les interprètes de conférence.
-30Pour de plus amples renseignements :
Lyse Huot
819-827-1964
(cell.) 819-351-4213