You are on page 1of 1

Question de Mme Véronique Salvi à M.

Jean-Claude Marcourt, vice…t des Médias, intitulée «Création d’une plateforme francophone»

14/11/16 10:15

Question de Mme Véronique Salvi à M. Jean-Claude Marcourt, vice-président, ministre de
l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias, intitulée «Création d’une plateforme
francophone»
Mme Véronique Salvi (cdH). – Yves Bigot, l’actuel patron de TV5 Monde et ancien directeur des
programmes à la RTBF et à France 2, a récemment parlé à la presse de son idée de créer une
plateforme francophone pour faire face à la concurrence mondiale. Cette plateforme construite à
l’image de Netflix diffuserait tous les films francophones produits dans le monde – France, Suisse,
Belgique, Québec, Liban, Vietnam. Ce serait aussi un outil commun pour défendre notre identité et
notre langue contre l’hégémonie de l’anglais. Cette idée, loin d’être aboutie, me paraît intéressante à
explorer. Nous serons 400 millions de francophones en 2025 et 700 millions en 2050. Cette
collaboration nous permettrait aussi de dé- fendre nos productions belges sur la scène internationale.
Avez-vous déjà entendu parler de cette proposition? Qu’en pensez-vous? Avez-vous eu des contacts
avec d’autres pays francophones comme la France, la Suisse ou le Québec à ce sujet?
M. Jean-Claude Marcourt, vice-président et ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche
et des Médias. – J’ai déjà eu l’occasion de me prononcer plusieurs fois sur ce sujet qui retient toute
mon attention. Comme vous le soulignez, nous ne pouvons que nous réjouir de l’initiative, à l’heure
d’une mondialisation et d’une concurrence accrue. La nouvelle plateforme Médias francophones
publics a permis d’intensifier les échanges de savoir-faire et d’informations entre différents éditeurs de
tous pays. En son sein, ceux-ci ont imaginé un projet innovant et unique: la création d’une plateforme
de SVoD convergente commune «cross-médias», à la manière d’un Netflix francophone. L’ambition du
projet est de fédérer les producteurs ainsi que les éditeurs de différentes origines et cultures ayant en
commun la langue et un certain nombre de valeurs et partageant la volonté de mettre en valeur le
patrimoine de notre communauté francophone dans le catalogue de contenus. Ce regroupement
ambitieux a pour vocation de fournir une offre complète aux consommateurs. En tant que ministre des
Médias, je ne peux donc qu’encourager cette initiative, qui vise à concrétiser la volonté commune des
médias de se positionner face à une concurrence de plus en plus rude des géants de l’Internet. Les
médias francophones belges, enrichis par cette réflexion commune, devraient donc saisir rapidement
cette opportunité afin de s’assembler autour de ce projet unique et innovant en lançant cet outil de
convergence transmédias. Dans l’attente, il convient d’être prudent quant à toute présentation du
projet, celle-ci nécessitant une adhésion collective.
Mme Véronique Salvi (cdH). – Je vous remercie pour votre réponse enthousiasmante sur la création
de la plateforme. Nous partageons les objectifs et les ambitions de cette initiative nécessaire pour les
médias francophones. D’ici que ce projet se concrétise, il convient en effet de rester prudent. Je
m’interroge cependant sur le rôle des différents gouvernements et ministres des Médias. Pourrez-vous
jouer un rôle direct dans cette initiative ou les médias jouiront-ils d’une autonomie pleine et entière?

M. Jean-Claude Marcourt, vice-président et ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche
et des Médias. – Je vais soutenir cette initiative, mais la décision appartiendra à l’ensemble des
opérateurs.

about:blank

Page 1 sur 1