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Un pont supplémentaire sur le Wouri dans l’agenda du gouvernement Le sujet était au centre d’une
Un pont supplémentaire sur le Wouri

Un pont supplémentaire sur le Wouri

dans l’agenda du gouvernement

 
Le sujet était au centre d’une audience accordée le 5 juillet 2016 par le ministre Louis

Le sujet était au centre d’une audience accordée le 5 juillet 2016 par le ministre Louis

 

Paul Motaze à une mission de consultants de la Jica conduite par Umemoto Shinji.

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LiBEration dE mE LydiEnnE Eyoum

Paul Biya tient à sa promesse

LiBEration dE mE LydiEnnE Eyoum Paul Biya tient à sa promesse Les autorités françaises se réjouissent
LiBEration dE mE LydiEnnE Eyoum Paul Biya tient à sa promesse Les autorités françaises se réjouissent

Les autorités françaises se réjouissent de la libération de l’avocate à la suite

du décret présidentiel de remise de peine signé en sa faveur le 4 juillet 2016.

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« Ressortir la lumière des ténébres ! »
« Ressortir la lumière
des ténébres ! »

H e b d o m a d a i r e d ’ i n v e s t i g a t i o n s e t d ’ i n f o r m a t i o n s g é n é r a l e s

4 0 0 F C F A

s ta d E o m n i s p o r t s d E L i m B E

Les voies d’accès préoccupent Mbwentcho

u

 

P.8

L’ a p r è s B i ya … l’impasse Comment le chef de l’Etat
L’ a p r è s B i ya …
l’impasse
Comment le chef de l’Etat ne décode
pas les clés de son remplacement à Etoudi.
Les « successibles » en pleine déroute.
P.p . 2 - 3

R E G A R D S C R O I S é S S U R L E N O U V E A U C O D E P é N A L

« Ce Code est dangereux pour les libertés publiques»

me c L au d E a s s i r a

« Ce Code est dangereux pour les libertés publiques» me c L au d E a
« Ce Code est dangereux pour les libertés publiques» me c L au d E a
« Que ce Code soit mis en veilleuse » B E r n a r d
« Que ce Code
soit mis en
veilleuse »
B E r n a r d o ua n d j i
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L e s d e u x e x p e r t s r e l i s e n t l e t e x t e à p o l é m i q u e s .

Un pont supplémentaire sur le Wouri dans l’agenda du gouvernement Le sujet était au centre d’une

EnsEignEmEnts sEcondairEs

Le Tsunami d’Ernest Ngallè Bibéhè

Un pont supplémentaire sur le Wouri dans l’agenda du gouvernement Le sujet était au centre d’une

Les premières nominations du jeune ministre affolent les proviseurs de lycées et directeurs de collèges.

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N°169 du lundi 11 juillet 2016

Directeur de la publication : Nestor Djiatou

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L’œil de Sd
L’œil de Sd

du lundi 11 juillet 2016

succEssion à étoudi

L ’ i m p a s s e d e p l u s e n p l u s

La 2èm e session ordinaire du Parlem ent s’est referm ée sans aucune évocation de l’épineuse question de la révision constitutionnelle, relative à l’instauration d’un poste de vice-président, tant m ijotée au sein de l’opinion, qui aurait levé le lièvre des analyses sur les éventuelles pistes de la succession au palais de l’unité. Paul Biya tient toujours seul la clé du m ystère.

E

t pourtant, le sujet est loin de consti- tuer un tabou au sein d’une opinion publique avide de savoir de quoi sera

fait le Cameroun après le règne de l’actuel chef de l’Etat. A la faveur de la session parle-

mentaire du mois de juin 2016, ils sont nom- breux qui espéraient que la question de l’instauration dans la Constitution du poste de vice-président de la République s’ inviterait aux travaux des députés et des sénateurs, le sujet ayant nourri d’abondants et redondants commentaires dans un passé récent, au sein de l’opinion et des cercles bien indiqués. Pour nombre d’analystes, l’ instauration d’un poste de vice-président de la République aurait prêté le flanc à des conjectures éclairées sur le visage de l’éventuel remplaçant de Paul Biya au palais de l’unité. Députés et sénateurs sont rentrés dans leurs bases respectives sans que le sujet leur soit posé, ou que soit convo- qué une session extraordinaire du parlement à lui consacré. Le suspense demeure donc, codant une équation de plus en plus difficile à décrypter, en dépit des spéculations qui cir- culent au sein de l’opinion sur certains « suc- cessibles » institués ou non déclarés.

Marcel Niat Njifenji : l’élu mal aimé

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En vertu des dispositions de la Constitution du 18 janvier 1996, le président du Senat est le successeur du président de la République en cas de vacance du pouvoir. Mais personne n’ imagine actuellement au Cameroun une va- cance à la tête de l’Etat, au regard des appels à candidature de Paul Biya à la prochaine pré- sidentielle dont les échos ont dépassé le seul cadre de son parti politique le Rdpc. Pour au- tant, les débats ne retombent pas sur la pos- sibilité pour le chef de l’Etat de rempiler lors du prochain scrutin présidentiel, avant de re- mettre le pouvoir à son dauphin. Ce qui ex- plique la récurrence des débats sur l’ hypothèse d’une révision constitutionnelle qui insérerait dans la loi fondamentale le poste de vice-président, et dont la mission es- sentielle serait d’achever le mandat conquis par l’actuel chef de l’Etat, au cas où ses ca- pacités physiques ne l’y prédisposaient plus. Suffisant pour quelques analystes futés de voir en le président actuel du Senat, un poste purement honorifique, sans grande envergure politique. Et en attendant une hypothétique révision constitutionnelle y afférente, Marcel Niat Njifenji ferait-il l’unanimité ? Assurément pas, à commencer par certains cercles cossus

du pouvoir. A en croire certaines indiscrétions puisées dans ces milieux, l’actuel président du Senat ne bénéficierait pas du soutien de tous les caciques du régime. Des réseaux bien hui- lés seraient organisés pour dénier toute légi- timité au président du Senat dans la perspective du remplacement de Paul Biya à Etoudi. Et ce, même dans l’hypothèse d’un in- térim de 60 jours qui lui permettrait d’organi- ser une élection présidentielle à laquelle il ne serait pas candidat. Ce que l’opinion a perçu récemment comme une rivalité larvée avec le sultan roi des Bamoun, au sujet du contrôle de l’action politique du Rdpc à l’Ouest, ne se- rait que les prémices d’une adversité plus en- crée de la part de certains clans du pouvoir, même si Niat n’a jamais trahi sa loyauté à l’égard de celui qui l’a porté au pupitre de la 2ème institution républicaine. Même le récent don de sa Fondation au profit de l’université des montagnes a suscité des provocations pernicieuses dans certains milieux, unique- ment dans le but inavoué de nuire à sa noto- riété, pourtant constitutionnellement consacrée.

Peter Mafany Musonge :

l’attente exaspérante

L’éventualité de l’ insertion du poste de vice-

président de la République dans la Constitu- tion a remis sur orbite l’ancien premier ministre qui bénéficierait de préjugés plutôt favorables, selon des indiscrétions qui fusent du sérail. Depuis que cette hypothèse est sou- levée, les avis convergent vers la désignation d’un ressortissant anglophone pour assumer la fonction. Il semble que la question ait été au menu de l’audience entre le chef de l’Etat Paul Biya et le ministre anglais des Affaires étrangères récemment à Abuja au Nigeria, en marge des travaux de la Conférence interna- tionale du mois de mai 2016 sur le terrorisme. A en croire quelques fuites autour de l’entre- vue, le ministre anglais aurait fortement re- commandé au président Biya une meilleure représentation de la sphère linguistique an-

glophone dans les strates décisionnelles de l’Etat. Du coup, tous les regards sont portés vers l’ancien premier ministre aujourd’ hui sé- nateur, sans doute à cause de son passage réussi à la tête de la primature qui, combiné à son passé de manager, lui donne l’étoffe d’un chef d’Etat. Mais l’Angleterre qui vient de sortir de l’Union européenne dispose-t-elle en- core de coudées franches pour faire pression

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sur le Cameroun ? « Non », répondent les po- litologues, au regard de la baisse de son au- dience internationale après les Brexit. Autant croire que Peter Mafany Musonguè, qui aurait pu rebondir à ce prestigieux poste, pourrait ronger son espérance encore très longtemps.

Marafa Hamidou Yaya : Le banni qui ne perd pas espoir

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Condamné à 20 ans d’emprisonnement ferme par la Cour suprême du Cameroun, ce qui en principe lui réserve une sortie de prison vers les années 2035, l’ horizon semble bien obs- curci pour Marafa Hamidou Yaya. Malgré cela, l’ancien ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de République, se montre tou- jours combattif à s’asseoir un jour sur le fau- teuil présidentiel du palais d’Etoudi. Selon son entourage, l’ homme qui n’a jamais caché son ambition, miserait sur une éventuelle grâce présidentielle, depuis la condamnation par le groupe de travail de l’Onu sur les détentions arbitraires de son incarcération et de son em- bastillement. L’ instance planétaire demande, à défaut du réexamen judiciaire de sa cause, sa libération pure et simple. Pour ses avocats, la libération le 4 juillet 2016 de Me Lydienne Yen Eyoum - avocate française condamnée comme lui dans le cadre de l’Opération Eper- vier, puis libérée après une remise de peine par décret présidentiel, serait de bon augure pour un dénouement heureux de son cas. Mais passé cet enthousiasme, rien de ration- nel ne garantit une sortie de prison de l’ancien baron du régime, considéré par plusieurs ré-

seaux comme le concurrent le plus sérieux

que l’actuel chef de l’Etat pourrait affronter dans une élection présidentielle. Qui plus est, malgré la libération de Me Lydienne Eyoum, dit-on, sous la pression de la diplomatie fran- çaise, Paul Biya n’est pas homme à céder à toutes les pressions d’où qu’elles viennent. Et d’autant que le cas Marafa divise aussi au sein de l’opinion, au regard de ce que d’aucuns considèrent comme une trahison à l’égard de celui qui avait fait de lui roitelet.

Maurice Kamto : sur le chemin sinueux de l’Epervier ?

Son ascension fulgurante sur la scène poli- tique nationale lui confère l’étoffe d’un virtuel challenger de Paul Biya lors de la prochaine élection présidentielle. Et même si son parti le Mrc - le Mouvement pour la renaissance du

Cameroun, ne justifie pas encore d’une im-

plantation suffisante sur le territoire national, son discours novateur sur la gestion de la Ré- publique le crédite de préjugés favorables au- près de beaucoup de Camerounais qui voudraient tourner le dos au régime Rdpc. Rien ne l’assurait d’une victoire face au can- didat du pouvoir en cas d’élection présiden- tielle dans une opposition camerounaise en pièces détachées. N’empêche, Maurice Kamto

représente un challenger redoutable pour le

Rdpc, et virtuellement un épouvantail pour le régime. Mais depuis ce qui est convenu d’ap- peler l’affaire des 14 milliards de Fcfa de la ré- vision du Code pénal, beaucoup d’observateurs voient désormais Maurice Kamto sur le chemin des autres victimes de l’Opération Epervier, et surtout de ceux qui, au-delà des présumés détournements qu’on leur prête, nourrissent des ambitions « pou- voiristes ». Les clarifications de son cabinet Brain Trust suffiront-elles à calmer un pouvoir qui sait très bien surfer sur l’opportunité poli- tique ? Difficile de croire. Répondant aux ap- préhensions des députés à l’Assemblée nationale sur le décaissement, au profit du ca- binet Brain Trust, de cette bagatelle somme,

en vue des concertations sur le Code pénal

qui vient d’être voté par le parlement, le mi- nistre de la Justice, Garde des sceaux a dé- claré que des investigations seront ouvertes au sein de son département ministériel pour

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comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui se révèle être un scandale. C’est tout dire pour les prévisionnistes, au point où cer- tains esprits retors croient savoir que l’enjeu de l’opportunité du vote par le parlement d’un nouveau Code pénal tenait à la volonté du pouvoir de mettre cette affaire sur orbite. De quoi justifier le refus du gouvernement et de Laurent Esso à retirer le projet de loi, comme l’ont demandé avec insistance la plupart des parlementaires, en vue de l’organisation de nouvelles concertations préalables telles que voulues par les députés, y compris certains du Rdpc, les avocats, les magistrats et bien d’autres organisations corporatistes.

Basile Atangana Kouna : le fils adoptif qui se fait oublier

Son nom n’est pas souvent évoqué parmi les

éventuels successeurs à Paul Biya, et pour- tant, son choix n’est pas automatiquement rayé dans certains milieux autorisés, et no- tamment dans les milieux diplomatiques. En effet, à en croire certaines coulisses qui dé- coulent des missions à l’étranger du chef de l’Etat, Basile Atangana Kouna aurait été pré-

 
« Ressortir la lumière des ténébres ! » Directeur de publication et Rédaction centrale Bureau de
« Ressortir la lumière des ténébres ! »
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L’œil de Sd
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du lundi 11 juillet 2016

L’œil de Sd 169 du lundi 11 juillet 2016 senté comme un des fils spirituels du
L’œil de Sd 169 du lundi 11 juillet 2016 senté comme un des fils spirituels du

senté comme un des fils spirituels du prési- dent lors d’une visite à Bordeaux en France, alors que certains responsables de la droite française s’ interrogeaient sur ses virtuels suc- cesseurs. Suffisant pour certaines voix auto- risées dans le sérail à voir en « petit Basile » le joker caché de la succession au président. D’ailleurs, ces voix autorisées convoquent une certaine proximité entre les deux hommes, que quelques analystes tentent d’apprécier à plusieurs niveaux. D’abord par sa survenue brusque dans le champ politique depuis 2001, lorsqu’ il est nommé administrateur provisoire de l’Ex-Snec, alors qu’il ne disposait pas d’une carrière politique certaine, en dépit de son poste de conseiller technique dans les ser- vices du premier ministre. Depuis lors, son as- cension fulgurante ne cesse de surprendre, d’administrateur provisoire de l’Ex-Snec à mi- nistre de l’Eau et de l’Energie, déjà reconduit, en passant par le poste de directeur général de la Camwater - la Cameroon water utilities, où il a eu à gérer d’ impressionnantes enve- loppes budgétaires. Mais en fait de surprise, c’est davantage la confiance que lui voue le chef de l’Etat, au regard des déboires qui l’ac- compagnent à ses différents portefeuilles. La distribution de l’eau potable demeure un casse-tête chinois dans un pays au cœur du 2ème bassin hydraulique du monde, malgré l’épaisseur de l’enveloppe budgétaire dégagée pour la cause, et aussi en dépit du plan peu efficace proposé par Atangana Kouna pour sortir de l’ impasse. En outre, le secteur de l’énergie sur lequel son parrain de président mise pour accélérer le développement indus- triel, et son corollaire économique du Came- roun, dans la perspective de l’émergence qu’il

s’est fixée en 2035, n’offre pas plus de meil- leures perspectives, englué dans des scan- dales aux relents de prévarications. Reste à savoir si sa cote de popularité auprès du prince reste constante, depuis l’éviction peu élégante de son frère Jean William Sollo de la direction de la Camwater. Eviction qui, pour de nombreux Camerounais, a sonné comme la victoire de Basile dans un bras de fer que les deux frères ennemis se livraient, et qui a révélé aux yeux de l’opinion l’autre trait de ca- ractère de celui qui se prend pour un agneau. Un caractère répulsif et rancunier( ?) suffisant pour des observateurs de le recaler à l’ héri- tage, au cas où il nourrirait quelque préten- tion.

Laurent Esso : le défenseur de l’immunité des ministres

Après avoir écumé de nombreux postes de responsabilité auprès du chef de l’Etat, dont ceux de directeur du cabinet civil de la prési- dence de la République, secrétaire général de la présidence de la République - l’un des rares à partir du poste sans histoire, ministre de la Santé publique et deux fois ministre de la Jus- tice, son parcours à lui tout seul justifie l’acro- nyme dont il est flaqué « le cœur du pays ». Présenté comme l’un des inconditionnels du président, c’est peut-être à raison que cer- tains lui prédisent un destin présidentiel après Paul Biya. Même si aucun texte ne l’y pres- sent, sa maîtrise des dossiers et même sa loyauté envers le président ont fait de lui un potentiel successeur aux yeux de nombreux Camerounais, et particulièrement chez les oracles qui pensent que le futur président

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pourrait sortir d’une ethnie minoritaire au sein de la nation. Pour beaucoup d’analystes, « le natif du Littoral cumulerait des arguments crédibles pour la charge présidentielle, parmi lesquels son tempérament pondéré et son ac-

tivisme limité pour la chose politique ». Seu- lement, le nouveau Code pénal, qui aurait pu porter l’estampille de « loi Esso », a dévoilé l’autre versant intime de sa personnalité qu’ il avait jusque-là dissimulé. En défendant bec et ongles l’ inscription dans ce Code de l’ immu- nité des membres du gouvernement, au point de faire élire la loi par l’Assemblée nationale pour revenir défendre une semaine après l’amendement refusant cette immunité sur haute instruction de son maître - le chef de l’Etat, Laurent Esso se serait montré à l’anti- pode du père de l’Opération Epervier qu’ il a toujours servi sans anicroche, selon certains observateurs. Même s’ il continue de clairon- ner les dispositions textuelles qui confèrent une certaine immunité fonctionnelle aux membres du gouvernement, sa démarche est perçue même par des élus de son parti le Rdpc comme pernicieuse. Ce qui contribue à diluer sa capacité de rassemblement au sein même du régime, s’ il ne suffit pas à le dés- avouer auprès de son parrain.

René Emmanuel Sadi :

le dauphin sans poigne

Resterait alors René Emmanuel Sadi pour une succession en douceur à l’actuel président de la République. Puisant dans les circuits intro- duits du régime, beaucoup de médias l’avaient déjà présenté comme le président en pointillé, même si l’ intéressé s’est plu- sieurs fois défendu d’avoir quelque prétention

que ce soit. « Je ne suis le dauphin de per- sonne, je ne suis candidat à rien », ne ces- sait-il de marteler chaque fois que l’opportunité s’y prêtait, alors qu’ il était se- crétaire général du Comité central du Rdpc. Sa réponse suffirait-elle à convaincre les Ca- merounais qui s’ interrogent sur l’après-Biya ? Difficile d’y croire, beaucoup le présentant toujours comme le protégé du président. Et pour cause, en plus de sa loyauté, on ne lui reconnaît pas de casseroles à même de ternir son image. Même si son passage à la tête du secrétariat général du Comité central du Rdpc s’est soldé par quelques frasques relatives à l’entrée de militants peu convaincus au sein du Comité central, dans les milieux introduits, il en assume moins la responsabilité que ses collaborateurs à qui il avait délégué beaucoup

de ses pouvoirs. Et c’est cet effacement ou

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cette volonté à laisser chacun faire le travail qui est le sien, qui est perçu comme le péché mignon du dauphin présumé. En effet, dans les cercles du pouvoir, cette docilité du minis- tre de l’Administration du territoire - un poste qui lui confère plus d’ influence dans le sérail, fils de l’ancien chauffeur de Louis Paul Aujou- lat - faiseur de princes au Cameroun, est in- terprétée par quelques-uns comme un manque de poigne de la part d’un aspirant non déclaré à la plus grande charge étatique. Le prétexte, l’ interpellation dans le cadre de l’Opération Epervier de nombreux « chefs de terre » sans la moindre intervention de leur ministre de tutelle ; ou encore son peu d’en- clin à détruire les réseaux laissés par son pré- décesseur au sein des structures déconcentrées du Minatd, pourtant présenté comme l’ennemi N° 1 du régime. Il semble même que les pêcheurs en eau tranquille ont fouiné quelques actes de prévarication dans sa gestion des « coups de cœur » au profit des soldats au front et des victimes de la lutte contre Boko Haram, avant de déchanter, faute d’éléments probants. Et pour ceux qui savent lire au-delà des lignes, si cette posture le rapproche de celui de Paul Biya lorsque le président Ahidjo le préparait pour la magis- trature suprême, il resterait l’équation de l’im- poser comme l’ homme du consensus au milieu de multiples réseaux qui s’échauffent dans la perspective d’une éventuelle succes- sion à Etoudi. A commencer dans les rangs du Rdpc. Autant le dire, Biya continue à en- tretenir le mystère.

Nestor DJIATOU

LiBération dE mE LydiEnnE Eyoum

Paul Biya tient à sa promesse

Et les autorités françaises qui, tout au long de sa détention, lui ont assuré ainsi qu’à sa famille un soutien constant, se réjouissent de la libération de Mme Lydienne Yen Eyoum Loyse, à la suite du décret de remise de peine signé en sa faveur par le président Paul Biya le 4 juillet 2016.

A u terme de la visite du chef de l’Etat français François Hollande le 4

juillet 2015 à Yaoundé, tout espoir d’une libération prochaine de l’avocate franco-camerounaise était permis. Cela a fait un an, jour pour jour, et Lydienne Annette Yen Eyoum a été li- bérée le 4 juillet 2016 après

le décret présidentiel lui ac- cordant une remise totale de la peine restante. 5 jours après qu’André vallini - le se- crétaire d'Etat français chargé du Développement et de la Francophonie, ait si- gnée le 30 juin 2016 à Yaoundé la 3ème phase du C2d - le Contrat de désendet- tement et de développement dotée d'une enveloppe de 400 milliards de Fcfa, avec le ministre Louis Paul Motaze de l'Economie, de la Planification et de l’Aménagement du ter- ritoire - représentant l’Etat du

Cameroun. Cette libération inat- tendue est la car, Lydienne Yen Eyoum avait épuisé tous ses re- cours juridiques, la Cour suprême - la plus haute juridiction came- rounaise, ayant confirmé sa peine le 9 juin 2015. Aujourd’ hui qu’elle

est libre, il faudrait encore se bat- tre pour que Lydienne Yen Eyoum, qui avait toujours clamé son inno- cence durant les 6 ans 6 mois de détention à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, reprenne son ancienne vie, qu’elle puisse exercer de nouveau son métier

d'avocate, et qu’elle puisse ré- cupérer les biens qui lui avaient été confisqués. Pour ne pas subir le martyre dont souffre Michel Thierry Atan- gana qui, après avoir passé 17 ans en prison au Cameroun, avait été libéré grâce à une médiation du président fran- çais François Hollande, le 24 février 2014. Jusqu’alors, ce dernier se démène comme un beau diable pour la réparation du préjudice subi après 17 ans de détention arbitraire. 2 ans 4 mois et 12 jours, l’expert fi- nancier n’est toujours pas ré- habilité ni indemnisé.

Jean-Pierre BITONGO

Lydienne Eyoum
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Actualité
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du lundi 11 juillet 2016

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169 Actualité du lundi 11 juillet 2016 r é a c t i o n «
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« Ce Code comporte des discriminations dangereuses pour les libertés publiques »

La navette parlementaire continue d'alimenter un débat vif autour du projet de loi portant révision du Code pénal. Plusieurs cercles de défense des droits et libertés individuelles, et notamment le Barreau du Cameroun, s'insurgent contre plusieurs dispositions de ce nouveau Code pénal qui, de l'avis du bâtonnier, institue une justice

Maître, le projet de loi portant révision du Code pénal a suscité une vive contestation. De l’avis d’expert que vous êtes, quels re- proches formulez-vous à l’égard de ce Code pénal en attente de promulgation ?

On pourrait faire beaucoup de reproches à cette façon de faire. Il y a des reproches qui ont un caractère en matière de forme et d’autres qui ont un caractère un peu plus fondamental. D’abord sur la forme, il faut dire que l’approche qui a été mise en œuvre par le gouvernement qui propose cette réforme, nous a paru un tout petit peu cu- rieuse. Puisqu’au lieu d’appeler la plupart des acteurs principaux qui ont le Code pénal comme outil de travail afin qu’ils viennent apporter leurs expériences, pas simplement par considération de leurs égos respectifs, mais simplement parce qu’ils ont un regard qui peut être une contribu- tion importante à la perception que le gouverne- ment peut avoir des choses. Cette considération n’a pas été faite au départ. Il y a le Barreau, vous avez tous les autres corps de métier - les huis- siers qui sont en cause puisque l’exécution qui les concerne, mais surtout les magistrats, n’ont pas été concertés. Beaucoup de magistrats ont appris comme nous que ce texte avait été dé- posé lorsque les informations nous en ont fait état. Donc, il n’y a pas eu de concertations. C’est un texte qui a été déposé en catimini. Le fait qu’il ait été discuté il y a 5 ans de cela, en décembre 2011, ne peut même pas justifier cette omission. Parce qu’il ne s’agit pas du tout de la même loi. On a rajouté des dispositions qui ne figuraient pas en 2011. On en a supprimé d’autres qui y étaient. Par conséquent, il était important, nous semble-t-il, que la plupart des acteurs de la jus- tice fussent à nouveau convoqués pour pouvoir donner leurs opinions, au moins avoir la mémoire fraîche sur les questions qui allaient être à nou- veau soumis à la Représentation nationale. Et puis à côté de cela, j’ai l’impression que ce Code n’est vraiment pas ambitieux. Il essaye de faire une réforme relativement timide. On va dire une réforme de convenance. On a tout fait pour ne pas enlever les privilèges existants. On les a ren- forcés. Et plus grave encore, c’est un peu un Code fourre-tout dans lequel on retrouve des in- criminations tous azimuts où on a le sentiment qu’on a voulu pratiquement tout pénaliser de la vie des individus. Ce n’est pas la question des loyers ou la question de la vie privée, la question des mœurs ou de moralité. Mais les questions de vie privée concernant notamment les enfants et même les journalistes. Donc, je pense que ce Code n’a pas voulu vraiment prendre en compte la nature des rapports sociaux actuellement. Et

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dans sa rédaction, il comporte beaucoup de dis- criminations qui peuvent être dangereuses pour les libertés publiques.

L'immunité que le nouveau Code accor- dait aux membres du gouvernement s'est heurtée à une opposition du Conseil de l'ordre national des avocats au point où l'article 127 qui consacrait cette immunité a été renvoyé au parlement pour relec- ture. Quel commentaire fait le juriste ? Ce texte a été adopté à l’Assemblée nationale, il est allé au Senat, il est revenu à l’Assemblée na- tionale. A ce niveau, il y a deux façons de voir les choses. Certains nous disent que c’est le Senat qui aurait proposé la révision, notamment d’une disposition de l’article 127. Et à partir de cette modification, le Parlement a dû rediscuter de la question en convoquant en Commission le Garde des sceaux avant l’adoption. D’autres nous disent que c’est plutôt le président de la Répu- blique qui, après la navette parlementaire, a, comme lui autorise l’article 30 de la Constitution, sollicité un nouvel examen de ce texte dans sa globalité, et les députés ne se sont concentrés finalement que sur l’article 127. Donc, on n’a pas vraiment de visibilité là-dessus. Mais je pense que l’une et/ou l’autre de ces deux hypothèses ont dû certainement justifier que le texte soit à nouveau en discussion. C’est une disposition qui est un peu curieuse. On vous dit : « va être sus- ceptible de poursuite l’officier de police judiciaire ou le magistrat qui poursuit ou qui arrête un membre du gouvernement en violation des im- munités ». Elle est curieuse parce que tout le monde sait que les membres du gouvernement ne bénéficient d’aucune immunité connue. Il n’y a pas d’ immunité conventionnelle, il n’y a pas d’immunité institutionnelle reconnue aux mem-

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discriminatoire en consacrant entre autres des privilèges aux puissants et riches, au détriment des pauvres et faibles. Plusieurs reproches sont pour ainsi dire formulés à la lecture de ce Code par les praticiens du droit. Sans Détour a requis, pour la gouverne de ses nombreux lecteurs, l'éclairage de Me Claude Assira - avocat au barreau du Cameroun.

bres du gouvernement. Dans ce cas, pourquoi avoir introduit cette mention dans ce texte, sa- chant que les membres du gouvernement ne dis- pose pas de cette immunité ? La réponse est claire : c’est qu’elle ouvre simplement le cadre qui permettra sans doute plus tard, soit par la voie législative, soit éventuellement par la voie réglementaire, au pouvoir d’aménager une im- munité de confort aux membres du gouverne- ment. Donc, cette disposition est sinon ambiguë, tout au moins dangereuse. J’insiste sur ce point parce que quand vous avez écouté les explica- tions du Garde des sceaux, entendu par la Re- présentation nationale, il n’a pas dit autre chose. Il a simplement essayé de faire une distinction. Selon lui, il a bien reconnu qu’elle allait profiter

aux membres du gouvernement, mais en indi- quant qu’on fera la distinction entre les actes qui sont accomplis par eux dans le cadre de leurs fonctions, et des autres acteurs. Ce qui ne constitue pas un rattrapage suffisamment sécu- risant, parce qu’on ne peut pas faire une distinc- tion entre les actes qui sont commis dans le cadre des fonctions et des actes qui sont commis à l’occasion des fonctions. Détourner de l’argent ne rentre pas dans le cadre des fonctions d’un ministre. Et pourtant, il arrive souvent que les ministres et autres membres du gouvernement, à l’occasion de leurs fonctions, soient poursuivis pour détournement de deniers publics. Par conséquent, ces dispositions, nous paraît-il, sont difficiles à faire. Le mieux, c’était de supprimer purement et simplement la référence aux mem- bres du gouvernement. Si elle était maintenue, il ne s’agit pas seulement du magistrat qui serait empêché, dans le cadre de leurs fonctions, mais il s’agit également de toute action. Même les Opj n’ont pas la possibilité d’entreprendre des en- quêtes qui lui permettent après de savoir si on condamne ou on ne condamne pas. Donc, cette disposition est évidemment, extrêmement atten- tatoire à l’équilibre et à la protection que les ci- toyens peuvent normalement attendre de leurs dirigeants.

L'incrimination du non-paiement des loyers et l'adultère constatée semblent de nature à impacter négativement la vie en société. Quels impacts pourraient avoir les dispositions querellées sur le cli- mat social ?

Il n’y a pas que ça. Il y a des points qui font beaucoup appel à l’imaginaire. vous avez d’au- tres qui portent atteinte aux libertés. La défini- tion de ces infractions est tellement lâche, tellement large qu’on pourra y mettre n’importe

quoi. On a comme cela une centaine de disposi- tions qui définissent à l’emporte-pièce les com- portements qui sont les comportements de la vie de tous les jours mais que personne ne peut dé- finir avec précision, parce qu’on veut laisser le soin à l’autorité de poursuite d’y mettre ce qu’il voudra plus tard. Ce qui est certain, c’est que, s’agissant des deux infractions que vous venez de citer, que ce soit l’adultère ou le non-paiement de loyers, là encore, il y a une criminalisation qui, de mon point de vue, échappe largement à la vo- lonté proclamée du législateur de désengorger les prisons. On crée des infractions nombreuses qui permettent justement d’envoyer les gens en prison. La question du non-paiement de loyers est susceptible de concerner chacun de nous. Le législateur d’abord se trompe en ce qui concerne la définition de la filouterie. La situation qui est prise en compte par le législateur désormais à la filouterie des loyers est beaucoup plus large. Elle vise, de façon aveugle, de façon indistincte, la personne qui n’a pas payé parce qu’elle n’avait pas l’intention de payer – le filou, et la personne qui n’a pas payé son loyer parce qu’elle a été vic- time d’un incident de la vie qui peut amener la personne de bonne foi à ne pas payer son loyer. Mais tel que le texte a été libellé, il ne fait aucune distinction entre celui qui au départ venait avec l’intention de ne pas payer et celui qui avait l’in- tention de payer mais se retrouver malheureu- sement pris dans un incident de la vie. Ce n’est pas une filouterie. Or, le Cameroun a pris l’enga- gement, dans l’article 11 du Pacte des droits ci- vils et politiques, de ne pas incriminer les comportements qui ont un caractère civil. Et pourtant, ce Code le fait. Ce qui me semble être une erreur. Je pense que le législateur là a sim- plement cédé aux syndicats des propriétaires. Ce qui me semble relativement critiquable. Sur la question de l’adultère, l’arrangement va être un peu menacé. Parce que d’une part, le législateur a voulu mettre sur un pied d’égalité l’homme et la femme. Mais, ce n’est pas en ces termes que se pose la question. Le problème, c’est de savoir est-ce que l’adultère, que ce soit pour l’homme ou pour la femme, doit continuer à être consi- déré comme une infraction pénale ? Puisqu’on sait très bien que l’adultère est la violation d’une obligation conjugale qui n’a qu’un caractère civil. Par conséquent, la loi pénale n’a rien à voir dans les comportements civils. La loi pénale vise le trouble à l’ordre public. C’est pour cela que tous les législateurs modernes ont purement suppri- mer l’adultère de leur législation.

Entretien mené par

Salomon Mexant FOE AWONO

« Un contrat de loyer est un acte de commerce. Il relève du code civil »

L’économiste bien connu est par ailleurs titulaire d’une licence en droit et sciences économiques. Il réagit à l’actualité sur le nouveau Code pénal camerounais, voté par le Parlement dans ses deux chambres, et en attente de promulgation.

Quelle appréciation faites-vous du nou- veau Code pénal qui vient d’être voté par le parlement ?

J’ai appris, comme beaucoup de Camerounais, qu’ il y a eu trop de controverses et des vagues autour de l’adoption de ce texte, tant au niveau

des parlementaires, qu’au niveau des avocats et plus généralement au niveau des hommes de

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lois. S’ il n’est pas encore promulgué, il vaut mieux attendre, et le renvoyer pour un examen plus approfondi au niveau des parlementaires, pourquoi pas l’année prochaine. Je ne vois pas l’urgence de son adoption actuellement, surtout qu’on a l’habitude dans notre pays le Cameroun de faire l’amalgame, et ce texte contient de nombreux amalgames.

Quels sont ces amalgames, ou tout au moins, les points qui fâchent dans ce texte ?

J’ai appris par exemple que celui qui ne paie pas son loyer est désormais passible des poursuites pénales. C’est complètement incompréhensible. Un contrat de loyer est un acte de commerce. Il relève du Code civil. Il ne faut pas faire d’amal- game. C’est comme acheter du pain à la bou- tique, ou acheter une voiture. Cela ne saurait aucunement relever du Code pénal. Je regrette, son exécution n’a rien à voir avec le Code pénal.

Mais le Code parle de filouterie de loyer…

Les actes de commerce sont bien réglementés

dans le Code civil : achat, vente, paiement. Les procédures sont déjà prévues dans le Code civil. Il y a les traites, les moratoires, les paiements au comptant, les versements des arts, l’acompte. Tout cela constitue des actes de pro- cédure prévus par le Code civil. Lorsque quelqu’un a acheté une voiture, il signe des traites et que ces traites ne sont pas honorées, cela reste du domaine du Code civil, et ce sont les procédures du Code civil qu’on utilise pour le recouvrement. Par contre, si quelqu’un achète une voiture qu’ il paie par un chèque, et que le chèque revient impayé, à ce moment, le Code pénal est compétent parce que la personne a commis une infraction relative au mode de paie- ment, pour chèque sans provision. Mais le retard de paiement ne doit jamais vous envoyer au pénal.

Ce Code était défendu par un éminent ju- riste et magistrat de haut vol. Comment pouvez-vous être aussi critique à son égard ? Et s’il vous était demandé de donner un conseil au président de la Ré-

publique qui doit le promulguer, quel se- rait votre conseil ?

Je lui demanderais de différer la promulgation de ce Code pénal pour deux ou trois ans, pour qu’on ait le temps de travailler dessus. vous savez qu’ ici nous avons des juristes qui mettent leurs intérêts personnels dans les textes de droit. On l’a vu avec le Code électoral. On fait toutes sortes d’amalgame. Je vous donne un autre exemple. On a amalgamé les programmes d’enseignement anglophone et les programmes d’enseignement francophone au niveau du su- périeur. Cela ne doit pas se faire. On n’a pas be-

soin de tout « camerouniser » quand même. Il y a des choses qui existent dans le monde et qui fonctionnent très bien, comme le Code civil de Napoléon. On n’a pas besoin de le « camerouni- ser ». Cela ne tient pas. Que ce nouveau Code pénal soit mis en veilleuse jusqu’à la mise sur pied du nouveau parlement, après les pro- chaines élections législatives. Alors, on pourra de façon consensuelle voter un nouveau texte plus approprié.

Propos recueillis par Nestor DJIATOU

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aFFairE dEs 14 miLLiards dE La réVision du codE pénaL

La mise au point du cabinet Brain Trust

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CAN FéMININE 2016

Des inspecteurs de la Caf attendus au Cameroun

Cette mission composée de 6 personnes, séjournera au pays de Roger Milla entre le 25 juillet et le 1er août 2016, pour inspecter les infrastructures sportives et hôtelières en vue des Coupe d’Afrique des nations que le Cameroun abrite en 2016 et 2019.

S

elon le programme publié par la Fécafoot - la Fédération camerounaise de football, la première partie de cette visite commencera

par une séance de travail en salle avec le Comité local d’organisation au palais polyvalent des sports de Yaoundé. Puis, les missionnaires de la Caf, sous la conduite de Mohammed Ahmed et Mme Inas Fahny, iront inspecter le stade omnisports de Yaoundé et à ses annexes, le stade militaire et le Centre d’excel- lence de la Caf de Mbankomo. Ensuite, ils descen- dront dans les hôtels supposés accueillir les délégations officielles - Hilton, La Falaise, Djeuga pa- lace et Mont Febé, pour apprécier leur standing. Par la suite, ils rendront une visite de courtoisie au pre- mier ministre chef du gouvernement - Philemon Yang Yundji que l’on voit régulièrement sur les chantiers. S’en suivront alors les travaux en ateliers au palais polyvalent des sports sur les aspects tels le transport local et international, la production télé, le marketing et la communication. Après Yaoundé, les émissaires de la Caf descendront à Douala où ils une visite de courtoisie au gouverneur de la région du Littoral, avant de procéder à la visite des hôtels Pullman, Sawa, Star land et Akwa palace. Puis, ils prendront la route pour la région du Sud-ouest où le gouverneur leur accordera une audience. Après cette entrevue, ils visiteront tour à tour le Molyko stadium de Buea, le stade omnisports de Limbé, le Fini hôtel de Limbé, le Middle farm stadium, le Centenary stadium de Limbé. Les missionnaires de la Caf procédera égale- ment à la visite d’ inspection du Mountain hôtel de Buea, du Parlamentarian flats hôtel, du Chariot hôtel de Buea, avant la réunion de travail avec le Comité local d’organisation au Mountain hôtel. Cette mission s’achèvera le 31 juillet 2016 par une conférence de presse au Pullman hôtel de Douala. Une seconde par- tie de cette visite est prévue dès le début du mois d’août 2016.

Gabriel AMBOMO

LiguE dE FootBaLL proFEssionnEL du camEroun

La présidence convoitée par deux candidats

L’élection du nouveau président de la Lfpc - la Ligue de football professionnel du Cameroun, a lieu le 28 juillet 2016. En compétition, le général Pierre Semengué - président sortant, et Franck Happi - président du Conseil d’administration de l’Union sportive de Douala.

A u soir du 28 juillet 2016, l’un des deux hommes - le général

Pierre Semengue - le prési- dent du Comité de gestion provisoire, à la tête de la Ligue depuis sa création en 2011, et Franck Happi - son vice-président et Pca de l’Union sportive de Douala, sera le tout premier président élu de la Lfpc - la Ligue de football professionnel du Ca- meroun. Ainsi en a décidé la Commission électorale en charge des élections que pré- side Mathias Nyoh Dinga -

magistrat hors-hiérarchie. La Commission a signifié, il y a quelques jour s , à chacun des candidats l’éligibilité ou non de sa candidature. Du

coup, Zacharie Wadja - pré- sident du Conseil d’adminis- tration de la Panthère sportive du Ndé, n’a pas vu son dos s ier validé, lais sant l’arène élec toral à un duel

qui s ’annonce his torique. Depuis lor s , les esprit s s ’échauffent, les camps se forment dans l’ombre, et des soupçons pèsent sur l’admi- nistration de la Lfpc accusée de tout faire pour faire dis- qualifier la lis te de Franck Happi. C’es t la pos ition du prés ident de la Fédération camerounaise de footbal l - tutel le de la Ligue, qui a bous culé les esprit s . «

Franck Happi est un ami. A

la limite, c’est un petit-frère avec qui j’ai cheminé depuis des années. Mais j’ai dit à

Franck Happi de laisser cette histoire. Aujourd’ hui, que ce soit dans le domaine du foot- ball en particulier, le général d’armée Semengue fait par- tie des patriarches parce qu’il a été dirigeant d’une très grande équipe au Cameroun. C’est pour ça que je dis à tous ceux qui sont acteurs de la Ligue professionnelle qu’ils se mettent d’accord au- tour du général d’armée

Semengue », a déclaré Tombi à Rko Sidiki. Réac- tion de Franck Happi : «

Monsieur Tombi n’est pas mon père. J’ irai jusqu’au bout de mon action ».

Pour le moins, les deux hommes connaissent bien le football camerou- nais et surtout la Ligue. On attend le soir du 28 juillet 2016 pour être dé- finitivement fixé.

Jean Pierre BITONGO

Pierre Semen gue et Frank Happi
Pierre Semen gue et Frank Happi

aFFairE canon-FoVu

Le Tas réconforte le club de Baham

  • L e Tribunal arbitral du sport de Lausanne en Suisse vient d’an-

nuler la décision de la Cca -

la Chambre de conciliation et d’arbitrage, prise en septem- bre 2015. Décision qui rétro- gradait Fovu club de Baham en Ligue 2 et maintenait le Canon de Yaoundé en Ligue 1. Le contentieux opposant le Canon sportif de Yaoundé à Fovu club de Baham connaît ainsi une nouvelle tournure.

Contre vents et marées, la Cca – la Chambre de concilia- tion et d'arbitrage du Cnosc - le Comité national olympique et sportif du Cameroun, avait tout fait pour que le club de Baham descende en Ligue au profit du Canon sportif de Yaoundé maintenu en Ligue 1. En fait, le Kpa-Kum devait évoluer cette saison sportive en Ligue 2. Fovu avait alors introduit une requête en an- nulation de la décision de la

Cca qui avait annulé le juge- ment de la Chambre de re- cours de la Fécafoot - la Fédération camerounaise de football qui donnait raison à Fovu club de Baham. 10 mois après, le Tas - le Tribunal ar- bitral du sport déclare nulle la décision de la Cca, deman- dant à la Ligue de football professionnel du Cameroun et à la Fécafoot de prendre cette affaire en main afin de restituer le club de Baham

dans son droit, celui d’évo- luer en Ligue 1. Comment vont-ils procéder ? Seul l’ave- nir nous le dira. Le club de Yaoundé est puni d’amendes pécuniaires et le joueur Jean Calvin Khon sur lequel Fovu avait émis des réserves, est suspendu. Il ne s’agit plus d’une rumeur, le Tas a rendu son verdict sur l’affaire Canon sportif de Yaoundé contre Fovu football club de Baham.

G.A.

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Actualité
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EnsEignEmEnt sEcondairEs

Les débuts du tsunami longtemps redouté

L e m in is t r e J e a n E rn e s t M a s s e n a N g a llè B ib é h è d e s E n s e ig n e m e n t s s e c o n d a ir e s e s t d a n s u n o c é a n d ’a m b i t io n s . L e s r é c e n te s n o m in a t io n s d e n o u v e a u x r e s p o n s a b le s d a n s le s s e r v ic e s c e n t r a u x d e s o n d é p a r te m e n t m in is té r ie l d o n n e n t le to n d e s m e s u r e s d ’a s s a in is s e m e n t q u ’il e n te n d im p lé m e n te r .

C

es nominations af- folent les provi- seur s de lycées et

direc teur s de col lèges qui ont certainement perdu le sommeil depuis la publica- tion, le 4 juil let 2016, des premières nominations de responsables au Minesec de l’ère Ngallè Bibéhè. Le gros tsunami dont on parlait dans les coulisses de ce ministère a bien eu lieu. De tous les directeurs en poste jusque- là, seule une poignée négli- geable est restée accrochée. L’ immense majorité ayant débarras sé le plancher. Ar- rivé à la tête de ce départe- ment ministériel le 2 octobre 2015 à la faveur d’un ré- aménagement ministériel, le ministre Ngallè Bibéhè avait promis de gérer autrement les res sources humaines à sa dispos ition. La première grande manifes tation de cette volonté courageuse et

osée, est la publication de la liste des personnels devant déjà faire valoir leurs droits à la retraite. Sur cette liste affichée de longues se- maines durant, on notait la présence de noms de plu- s ieur s haut s responsables des services centraux et des chefs d’établissement.

Rumeurs

Après la notification aux in- téres sés de la date de leur départ à la retraite et la dif- fus ion de cette information par affichage au minis tère, la rumeur a enflé faisant état de ce que les nomina- tions de hauts responsables des services centraux avaient été bloquées à deux reprises , au premier minis - tère et la copie retournée au Minesec . vraie ou faux ? Toujours est-il que ceux que l’on considérait comme des barons inamovibles ont

enfin été déboulonnés. On- doua Messi - le natif de Nko- motou 1 sur la route Yaoundé-B afous sam, après plus d’une dizaine d’années passées comme directeur de l’enseignement secondaire général, a laissé place. De- puis ces ac tes du chef du gouvernement qui consa- c rent les options du Mine- sec , l’anxiété a envahi les proviseurs des lycées et di- recteurs de collèges en ces moments d’attente de résul- tat s des examens ayant sanc tionné l’année s colaire 2015-2016. Lesquels laisse- ront la place aux inscriptions et aux rec rutement s , très souvent monnayés, de nou- veaux élèves pour l’année scolaire prochaine. Il se ra- conte également qu’au cour s d’une réunion qui se tenait au lycée technique de Nkolbisson, le ministre a de- mandé au proviseur de cet établissement hôte combien de temps il a pas sé à ce poste. « 15 ans », fut sa ré- ponse. Un s candale aux oreilles de Ngalle Bibéhè qui pense que la durée raison- nable en pareil poste est de 5 ans pour donner la chance au maximum de personnes.

Le ministère des Enseignements secondaires
Le ministère des Enseignements secondaires

Gigantesque

enveloppe

Le sort des chefs d’établis- s e m e n t s s o u s J e a n E r n e s t Massena Ngallè B ibéhè est riche d’anecdotes qui en di- sent long sur la rupture que le nouveau ministre compte inca rne r dans ce dom a ine . D e s s o u r c e s d ig n e s d e fo i

ra c o n t e n t q u ’ a u c o u r s d e s jo u r s q u i o n t su iv i so n e n - trée au gouvernem ent du 2 o c t o b re 2 0 1 5 , d e s p ro v i- s e u r s d e Ya o u n d é s e s o n t ré u n i s p o u r d é c id e r d ’u n e a u d i e n c e a u n o u ve a u p a - tro n d e l e u r m in i s t è re . Il s cotiseront alors une somme

d e

p

lu s i e u r s

d i z a in e s

d e

m i l l io n s d e F c fa . L e m o n - t a n t t o t a l d e c e tt e q u ê t e

va ri e

s e l o n

d e

s

s o u r c e s ,

entre 30 m illions et 80 m il- l i o n s d e F c fa . C e q u i e s t c o n s t a n t e s t q u e c h a q u e proviseur ayant pris part à c e tt e d é m a r c h e , ava it d é - boursé 1 m illion de Fcfa au m oins, selon la taille de son

établissem ent. Une déléga- ti o n ava it a l o r s é t é d é s i- g n é e p o u r p o rt e r l a vo i x

d e s p ro v i s e u r s d e s l yc é e s de la capitale. Si le m inistre Jean Ernest Massena Ngallè

B ib é h è

ava it a g ré é

c e tt e

audience, à forts relents de

p o s iti o n n e m e n t,

d e s tin é e

o ffic ie l le m e n t à lu i s o u h a i- ter la bienvenue, il a plutôt décliné « violemment », dit- o n , l a g ig a n t e s q u e e nve - l o p p e q u e s e s h ô t e s lu i avaient présentée. Intimant ainsi l’ordre aux concernés

de rem bourser à chacun ce q u ’ i l a m i s d a n s l a q u ê t e . Ceci après avoir pris soin de d e m a n d e r à se s co lla b o ra - teurs de dresser la liste de p ré s e n c e d e c e tt e re n c o n - tre finalem ent insolite. Les c a ro tt e s s e m b l e n t d o n c cuites pour les m em bres de

c e tt e

d é l é g a t i o n e t l e u r s

m andataires.

Faustin BALLA

FiLs dE préLat

Les signes d’un renouveau

Jean Ernest Massena Ngallè Bibéhè
Jean Ernest Massena Ngallè Bibéhè
  • L a rigueur du remplaçant de feu Louis Bapès Bapès va plus loin dans la gestion des res- sources humaines au ministère des Enseigne-

ments secondaires. Désormais, ce sont les services techniques qui vont se charger de la désignation des responsables - surveillants généraux, censeurs et di- recteurs ou proviseurs, des établissements scolaires publiques. Selon des sources introduites au Minesec, le ministre Jean Ernest Massena Ngallè Bibéhè aurait instruit aux chefs d’établissement de dresser des short- lists de leurs éléments à chacun des postes de respon- sabilité. 3 par poste. Ces propositions ont atterri au cabinet du ministre, sous pli fermé et scellé, sans tran- siter par les délégués départementaux et régionaux. De même pour les fiches d’évaluation dûment remplis par les mêmes chefs d’établissements et qui recevaient d’ordinaire le visa des délégués ci-dessus avant leur transmission au ministre via la direction des ressources humaines.

5 ans

Ils sont bien nombreux qui pensent que la promotion de l’ex-directeur des ressources humaines - Oyono Adams, en conseiller technique, répond du souci du mi- nistre d’exploiter à bon compte toutes les informations collectées à travers des critères bien déterminés tels que l’assiduité, la ponctualité. Selon des indiscrétions dignes de foi, Jean Ernest Massena Ngallè Bibéhè ne trouverait pas de raisons techniques qui justifieraient la présence de 25 censeurs dans un seul lycée. Autant pour les surveillants généraux. Il en a prescrit un quota précis par établissement. Du coup, ce sont de nouvelles catégories de personnels qui feront leur apparition dès l’année scolaire qui vient. Notamment les surveillants généraux et censeurs titulaires alors que les autres qui ont déjà été portés à ces postes de responsabilité res- teront avec seulement le titre mais retourneront à la craie comme de simples enseignants. Par ailleurs, le système éducatif relevant des enseignants secondaires rêve de rompre avec ces responsables qui passent plus de 5 ans à un seul poste d’affectation.

F.B

L’offrande de l’auteur aux enseignants du collège Vogt

Le 30 juin 2016, Armand Claude Abanda a offert son eouvre à la centaine d’enseignants du collège François- Xavier Vogt de Yaoundé ayant reçu leurs attestations de fin de formation en informatique et gestion des projets. Ils ont été formés dans le cadre de l’Opération Mijef 2035.

  • C ’est avec tout le plaisir qu’Armand Claude Abanda - le Représen-

tant-résident du Centre d’excel- lence technologique Paul Biya - Iai-Cameroun, lui-même ancien élève du collège, a distribué aux enseignants du collège François- Xavier vogt de Yaoundé son œuvre publié en 2005 aux édi- tions Clé. Fils de prélat est un

roman divisé en 5 parties. L’ou- vrage s’ouvre sur une préface et se referme sur une postface qui renseigne que Fils de prélat a été écrit en 1986 quand son auteur n’était qu’élève en classe de ter- minale et curieusement publié 19 ans plus tard. Ce roman de 168

pages est un regard plus ou moins critique de la prélature ca- tholique dont l’une des caracté- ristiques majeures est le renoncement à une vie de fa- mil le. C’est une œuvre à carac- tère didactique, avec l’ histoire que raconte un grand-père à son petit fils qui lui pose une question sur la conception de la paternité responsable des hommes de l’église catholique. Dans l’ensem- ble, l’œuvre présente l’ histoire du parcours d’un brillant prélat, qui, à 38 ans, devient cardinal et qui un jour, pendant un procès où il est appelé à être témoin, se rend compte devant les yeux et les oreilles du monde qu’ il est le père

d’un garçon, celui-là même qui est assis sur le banc des accusés. Fils de prélat est donc une ré- flexion sur la prélature, les amours de jeunesse et leur conséquence sur la vie d’adulte, les conditions de détention des présumés coupables dans les commissariats camerounais. Cette œuvre, à la compréhension facile, est si captivante qu’à l’ou- verture de la première page, la seule envie est d’arriver à la page 168. Concernant la cérémonie de remise des attestations de fin de formation en informatique et ges- tion des projets, elle était prési- dée par le Représentant-résident Armand Claude Abanda, et en présence du principal du collège François-Xavier vogt - le père Jean Hervé - parrain de la promo- tion. Pour cette première cuvée, les apprenants, tous personnels dudit collège, ont été formés en

169 Actualité du lundi 11 juillet 2016 EnsEignEmEnt sEcondairEs Les débuts du tsunami longtemps redouté L

traitement de textes, à l’utilisa- tion d’Internet et des réseaux so- ciaux, ainsi qu’à l’entreprenariat.

Durant deux mois, ces ap-

prenants ont été remis à ni- veau en matière des Tic dans leur domaine qui est

l’éducation. «

Les ensei-

gnants peuvent enrichir leurs cours à travers des re- cherches sur le Web. Tout n’est pas dans les livres. Certains cours nécessitent des projections vidéos et des présentations sur Power-

point », a précisé le père Jean Hervé. Par la voix du président de l’Association du personnel du collège vogt - Christian Etamè, ces ensei- gnants ont loué cette initia- tive et ont souhaité d’autres formations. Pour ce, le re-

présentant-résident de l’Iai a

fait savoir que les portes de son institution sont ouvertes à tous.

Jean-Pierre BITONGO

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du lundi 11 juillet 2016

ministèrE dEs transports

Les nouveaux responsables à l’épreuve de l’efficacité

C’est la principale prescription que le ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o a faite à l’occasion de leur installation le 8 juillet 2016 à Yaoundé.

E

n le s in s t a l la n t d a n s leurs nouvelles fonc- tio n s re s p e c ti ve s , le

m in i s tre E d g a rd A la in M e b e N g o ’o d e s Tra n s p o rt s a p ri s soin de donner la pleine me- sure de la tâche qui attend les

d iffé re n t s

re s p o n s a b le s

ré -

c e m m e n t n o m m é s . « Le mi-

nis tère des Transports es t interpel lé par d’ importants défis , liés à la promotion de l’économie nationale et à son émergence. Mais, il concerne aus s i le vécu quotidien de tous nos compatriotes », rap-

p e l le M e b e N g o ’o, ava n t d e relever l’ importance des trans- ports dans la vie des popula-

tions : « sans les transports, l’on ne peut pas as surer la mobilité des personnes et des biens. Raison pour laquelle le ministère des Transports a la mis s ion d’organiser tous les modes de transports ».

Performances

Aux responsables intervenant

dans le secteur routier, le mi- n i s tre d e s Tra n s p o rt s a d e - m andé de fa ire en so rte que la s é c u rit é ro u tiè re d e v ie n n e u n e ré a l it é . « Dans le do-

maine routier, j’attends que la nouvel le équipe partic ipe ef- fec tivement à la lutte contre l’ insécurité routière par la pré- vention, la sens ibilisation, la répression, mais aussi la maî- trise et l’as sainis sement des c ircuits qui permettent l’ob- tention des titres de trans - ports . J ’ai donné des instructions précises au direc- teur des transports routiers pour mener des actions en ce

sens », a instruit Edgard Alain

M e b e N g o ’o, n o n s a n s p ré c i- ser qu’ il s’agit d’une préoccu- p a tio n m a j e u re q u i hypothèque le développement national. Dans le domaine aé- rie n , b ie n d ’o rie n t a tio n s o n t

é g a le m e n t

é t é

d o n n é e s .

«

Nous sommes attelés à faire en sorte que la compagnie na- tionale Camair-Co puis se re-

prendre son envol. Nous travaillons aussi pour l’at- tractivité du ciel camerou- nais et la réhabilitation de nos infras truc tures aéro-

portuaires », a informé le m in i s tre . « Dans le do-

maine ferroviaire, l’Etat a donné une concession au groupe Bolloré à travers la société Camrail. Et la mis- s ion qui échoit au minis - tère des Transports, c’est d’assurer la bonne exécu- tion de cette Convention de concession pour que le sec teur ferroviaire permette effec tivement à nos popula- tions et aux marchandises de se déplacer pour les besoins de l’économie », a indiqué le

ministre des Transports. Dans le domaine portuaire, il a ins-

truit qu’ il faut m ener des ac- tio n s é n e rg iq u e s p o u r lu tt e r

c o n tre

la

c o n g e s tio n

d e s

p o rt s . « C’es t au port auto- nome de Douala que trans i- tent près de 95% de nos échanges économiques . Il faut donc qu’ il soit fluide et compétitif. Quant au port en eau profonde de Kribi, il faut

Edgard Alain Mebe Ngo’o
Edgard Alain Mebe Ngo’o

qu’ il devienne opérationnel pour le plus grand bien de l’économie du Cameroun et même de la sous-région », a-

t-i l

re c o

m m a n d é

C e s

c h a l-

le n g e s e t b ie n d ’a u tre s , s ’e n

d o u t e

E d g

a rd

A la in

M e

b

e

N g o ’o, n e p e u ve n t ê tre re le -

vés que si les hommes et les fem m es installés font preuve

d e « responsabilité, compé- tence, engagement, loyauté et dévouement ». Selon lui, « il ne faut pas travail ler pour travailler. Il faut travailler avec des objectifs précis ».

Bertrand TJANI « Ressortir la lumière des ténébres ! »
Bertrand TJANI
« Ressortir la lumière
des ténébres ! »

Nouvelle

direction

Sise Nsimeyong, sur la route de Tamtam week- end, à 200 mètres de la chapelle Nsimeyong, à côté de l’auto-école japonaise.

Tél : (237) 242 80 89 77 699 86 42 17

réaction

réaction
 
   
   

« L’action de notre ministère doit être connue en temps réel »

«N

ous sommes ho- norés d’avoir été désigné pour ani-

afin de nous rapprocher da- vantage des usagers. Nous le ferons bien entendu en

Transports une équipe dyna- mique, ouverte à tous les mé- dias. Nous allons travailler en

mer la cellule de communica- tion du ministère des Transports. Comme nous le savons, il s’agit d’un ministère stratégique. Pour cela, nous avons pour mission de diffuser

conformité avec notre hiérar- chie dans le respect des va- leurs qui siéent au service public. Avec les confrères de la presse, nous allons travailler en partenariat. Nous avons

synergie avec tout le monde pour que l’action de notre dé- partement ministériel soit connue en temps réel. Nous allons nous atteler immédiate- ment à cette mission ».

toutes les actions, menées par notre département ministériel

trouvé à la cellule de commu- nication du ministère des

Propos recueillis par B.T

réFormE HospitaLièrE

Le Cameroun veut ranger ses commodes négatives

Une autre grande concertation est annoncée alors que bon nombre de chantiers de celle de 2005 traînent toujours, 11 ans après. Pourtant, depuis 1982, le président Paul Biya place la santé des populations camerounaises au premier rang de ses priorités.

r e s t e n t t o u r n é s v e r s l e d é - t o u r n e m e n t e t l e ra c ke t d e s

p a t i e n t s , l e s s o i n s d e s a n t é

n e

s o n t

p a s

a c c e s s i b l e s

à

tous, les problèm es aigus de

form ation se posent toujours,

ors du Conseil de ca- b i n e t d u 3 0 j u i n

  • L 2 0 1 6 , l e m i n i s t r e d e

la Santé publique, en faisant l’état des lieux et les perspec-

tive s d ’é vo lu tio n d u s y s tè m e

h o s p i t a l i e r,

a

a n n o n c é

l a

tenue ce mardi 12 juillet 2016 à Yaoundé d’une concertation visant l’élaboration d’un Plan d ’ a c t i o n s a c t u a l i s é d e l a r é -

form e hospitalière pour la pé-

r i o d e 2 0 1 7 - 2 0 2 1 . A l o r s q u e les causes de la sous-perfor- mance du système hospitalier

i d e n t i f i é e s

e t

c o n s i g n é e s

d a n s le Ra p p o rt fin a l d u C o -

m ité d’experts sur la réform e h o s p i t a l i è r e va l i d é e n 2 0 0 5 après le Forum national sur la ré fo rm e h o sp ita liè re te n u a u

p a l a i s

d e s c o n g r è s d e

Yaoundé, du 12 au 14 juillet

2 0 0 5 , n e

c o n n a i s s e n t

p a s

d ’ a m é l i o ra t i o n ,

n o t a m m e n t

en m atière de prestation des s o in s d e q u a lité a u x p o p u la -

tions, de prise en charge des u r g e n c e s , d ' a c c u e i l d e s p a - tients, de m otivation des per-

s o n n e l s ,

d e

g

e

s t i o n

e

t

d e

m a i n t e n a n c e d e s i n fra s t r u c -

t u re s e t é q u ip e m e n t s h o s p i- t a l i e r s , d e s m é c a n i s m e s e t

m o d a l i t é s

d e

f i n a n c e m e n t

des hôpitaux. Des personnels

les m archés illicites de m édi- c a m e n t s s e d é v e l o p p e n t a u jo u r le jo u r. U n Fo ru m in te r- national avait été organisé du

24

au 26 septem bre 2014 à

Ya o u n d é

s u r

l e

t h è m e

«

Q u e l le s p e r s p e c tive s p o u r l’hôpital de demain à l’horizon

2 0 3 5 ? » C e s a s s i s e s m a r -

Mama Fouda, le Minsanté
Mama Fouda, le Minsanté

quaient une certaine volonté d e s p o u vo irs p u b lic s d ’e n g a -

g e r o u d e p o u r s u i t e l e s r é -

fo r m e s

h o s p i t a l i è r e s .

S i

b e a u c o u p a é t é fa i t p o u r l a rationalisation de la carte sa- n it a ire e t d e la d é c e n tra l is a - tio n , b e a u c o u p re s t e d o n c à faire pour l'am élioration de la

q u a l i t é d e s s o i n s e t d e l a

p r i s e

e n

c h a r g e

d e s

u r -

g e n c e s . L’ o n o s e c r o ir e q u e les assises du 12 juillet 2016 ne seront pas pour diagnosti- q u e r l e s m a u x q u i m i n a i e n t

les hôpitaux cam erounais, ils

s o n t c o n n u s , m a i s q u e l 'e n - semble de la société camerou- n a i s e p la n ifie ra le s g ra n d e s lignes des hôpitaux camerou- n a i s d e d e m a in q u i d o i ve n t ê tre d e s c a d re s o ù t o u s le s

C a m e ro u n a i s

re c e v ro n t

d e s

soins de qualité, quel que soit le l ie u o ù i l s s e tro u ve n t. E t que les recommandations qui seront form ulées à l'is sue de cette rencontre, puissent vrai- ment offrir de meilleures pers- pectives en vue d’améliorer le système hospitalier au Came-

roun.

Jean-Pierre BITONGO

DéVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES ROUTIèRES A DOUALA

Un pont supplémentaire sur le Wouri dans l’agenda du gouvernement

Le sujet était au centre d’une audience

accordée le 5 juillet 2016 par le ministre Louis Paul Motaze de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, , à une mission de consultants de la Jica - l’Agence japonaise de coopération internationale, conduite par son Représentant résident au Cameroun - Umemoto Shinji.

Louis Paul Motaze et ses hôtes
Louis Paul Motaze et ses hôtes

C

onstituée de 5 experts en plani- fication des transports routiers, en conception des ponts et

routes, en prévision de la demande de trafic et en questions hydrologiques et en- vironnementales, la mission reçue par le ministre Louis Paul Motaze va mener des études préliminaires en vue de la construction d’un pont d’environ 2 kilomè- tres subdivisé en 3 compartiments de 600 m chacun, qui passerait par l’ île de Djé-

balé, reliant les quartiers Bonamatoumbé et Bonamoussadi dans les arrondisse- ments de Douala 4eme et 5eme. Cette segmentation se justifie par le relief de la ville. La première maquette du projet a été présentée au ministre de l’Economie par le chef de la mission qui a relevé que les études ainsi engagées devraient per- mettre de finaliser l’évaluation des coûts afin de proposer aux gouvernements du Japon et du Cameroun des éléments pour un cofinancement adéquat. Les experts de la Jica ont également souligné que ce projet est conçu pour être exécuté dans le respect des normes antisismiques grâce aux technologies japonaises les plus ré- centes en la matière. Louis Paul Motaze a saisi l’occasion pour rassurer la partie ja- ponaise de tout le soutien du gouverne- ment dans la facilitation des travaux de la mission. Il a rappelé l’ importance de ce projet dans la politique de développement des infrastructures d’autan que « tout ce

qui aide à la mobilité participe à la crois-

sance économique », a-t-il ajouté. En somme, L’initiative de la Jica s’inscrit dans la suite logique de la volonté du gouver- nement camerounais d’améliorer le parc infrastructurel du pays. L’ouvrage projeté permettra d’améliorer la mobilité urbaine, d’accélérer les échanges entre les agents économiques et de booster la croissance économique du Cameroun, surtout qu’ il est implanté au cœur de la capitale éco- nomique. Arrivée le 3 juillet 2016, la mis- sion d’experts japonais séjournera au Cameroun jusqu’au 30 août 2016. La mis- sion de cette agence de coopération ja- ponaise a pour objectif de recueillir toutes les données permettant la finalisation des études techniques.

Gabriel AMBOMO

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Panorama
Panorama

du lundi 11 juillet 2016

Formation auX métiErs dE La ViLLE

Le Programme national a son budget pour 2016

E n p l u s d u b u d g e t q u i s ’ é l è v e à e n v i r o n 3 7 9 m i l l i o n s d e F c f a , l e C o m i t é d e p i l o t a g e d u P n f m v - l e P r o g r a m m e n a t i o n a l e d e f o r m a t i o n a u x m é t i e r s d e l a v i l l e , r é u n i e n s a 1 è r e s e s s i o n e x t r a o r d i n a i r e l e 7 j u i l l e t 2 0 1 6 , a é g a l e m e n t a d o p t é l e P l a n d ’ a c t i o n s 2 0 1 6 , l ’ o f f r e p é d a g o g i q u e 2 0 1 6 .

A u siège national de l’as- sociation Communes et vil les unies du Came-

roun, les travaux étaient présidés par le ministre Jean Claude Mbwentchou de l’Habitat et du Développement urbain, et Jules Doret Ndongo - ministre délégué auprès du ministre de l’Adminis- tration territoriale et de la Décen- tralisation chargé des collectivités

territoriales décentralisées. Tous deux sont par ailleurs président et vice-président dudit Comité. Le budget 2016 adopté, est financé par les contributions des parte- naires signataires de la Conven- tion de mise en œuvre du Pnfmv, à savoir le Minhdu, le Minatd, les Cvuc, le Feicom, et l’Afd nouvelle- ment arrivé dans le partenariat à travers le C2d Capitales régio-

nales. Le Plan d’actions 2016 s’ar- ticule autour de 4 axes principaux : la formation et l’action pédago- gique ; le partenariat, le marke- ting et la communication du Programme ; le management du Programme et la recherche des fi- nancements. L’offre pédagogique a pour objectif principal de renfor- cer les acquis de la première phase de formation - action 2015,

rEaction

     
 

« Quitus a été donné au coordonnateur sur les activités de 2015 »

 

« Au terme de ce premier Conseil d’administration du Comité de pi- lotage du Programme nationale de formation aux métiers de la ville, nous avons approuvé le Plan d’actions, le budget et l’offre pédagogique de 2016, tout en donnant quitus au coordonnateur sur les activités de 2015. Le Plan d’actions et le budget sont les instruments qui permettent à la structure de pouvoir mette en

recettes et en dépenses à 379 millions environ, avec un apport du ministère de l’Habitat et du Développement urbain, du minis- tère de l’Administration territo- riale et de la Décentralisation, du Feicom et des autres partenaires au développement que sont :

l’Agence française de développe- ment et le Service culturel et d’action de l’ambassade de France. Ce budget a un accrois-

« Au terme de ce premier Conseil d’administration du Comité de pi- lotage du Programme nationale

œuvre les activités retenues parmi lesquelles la formation des cadres des collectivités territo- riales décentralisées dans les do- maines de l’urbanisme, de l’ habitat et de la bonne gouver-

sement significatif qui provient du fait que dans le C2d Capitales régionales, l’Afd a accepté de prendre le Programme comme structure qui doit former les dif- férents responsables des villes

savoir : Bafoussam, Bertoua et Garoua ; de les former dans les instruments de développement de ce Programme. Nous partons satisfaits ».

nance. Ce budget est équilibré en

bénéficiant de ce Programme, à

Propos recueillis par J-P.B

 

stadE omnisport dE LimBE

afin de suivre et évaluer l’utilisa- tion de ces acquis en milieu pro- fessionnel. En plus, il est question d’ implémenter de nouvel les ses- sions de formation à l’effet de for- mer les personnels des communes n’ayant pas encore pris part aux sessions de forma- tion mises en œuvre par le Pnfmv. Le 2 juin 2016, lors de la tenue de la 2ème session ordinaire du Co- mité de pilotage du Programme

national de formation aux métiers de la ville il en est ressorti que 22 sessions de formation ont eu lieu en 2015. Ainsi, plus de 600 per- sonnes ont été formées parmi les-

quel les 55 maires, le personnel communal et les membres de la société civile. Les bénéficiaires ont reçu des connaissances sur des thématiques aussi variées que la planification urbaine, le montage des projets, ainsi que la problé- matique d’eau et d’assainissement et la gestion des ordures ména-

gères. « Nous allons continuer dans cette même mouvance et nous allons continuer avec ces ac-

tivités en ouvrant aux régions

qui ont le moins participé à ces sessions de formation. Pour cette année, nous allons nous déployer à Ebolowa, Bertoua, Bafoussam, Douala, Garoua, Maroua et Kribi pour donner les connaissances et les compétences aux collectivités

Léonard Emmanuel Nick Bomba
Léonard Emmanuel Nick Bomba

qui rentrent dans le cadre du dé- veloppement du Cameroun et qui mènent des projets structurants

», a confié Léonard Emmanuel Nick Bomba - coordonnateur du Pnfmv. En rappel, le Programme national de formation aux métiers de la ville est un outil de forma- tion et de renforcement/dévelop- pement des capacités des magistrats municipaux, des em- ployés communaux et des person- nels des services déconcentrés de l’Etat. Son objectif est de faciliter l’appropriation et l’exercice des compétences transférées aux communes par l’Etat. Ceci en per- mettant à celles-ci de délivrer des services de qualité aux popula- tions.

Jean-Pierre BITONGO

Les voies d’accès préoccupent Jean Claude Mbwentchou

Le vœu le plus cher du ministre de l’Habitat et du Développement urbain est de voir livrer au plus vite les chantiers relatifs à la la Coupe d’Afrique des nations 2016 de football féminin.

  • D ans le cadre de l’organisation des Can féminine 2016, l’Etat du Ca- meroun a mis en place un certain

nombre de projets, notamment l’aménage- ment du stade omnisport de Limbé - aire de jeu retenu pour cette compétition. Sur le ter- rain, la voie d’accès principale à ce stade sur

un linéaire de 1 048 m, d’un coût de 3 809

  • 499 047 de Fcfa, connaît un taux d’avance-

ment des travaux de 98.01 % et un taux de

consommation de délais de 115.64%. Pour

ce qui est de la voie triomphale, longue de

  • 746 m, le taux d’avancement des travaux est

de 88,10% pour un taux de consommation des délais de 93,44%. La construction de la voie de contournement autour du stade om- nisport de Limbé, longue de 2km 325m, dont le coût des travaux est de 7 660 029 909 de Fcfa, est exécutée à 97,87%, pour un taux

de consommation des délais de 115,64%. La construction de 2 660 parkings et l’aména- gement des espaces verts sur une superficie de 60 000m2 sont exécutés à 100.21% de taux de réalisation et de115, 64% de consommation des délais. Concernant la voie d’accès N°2 - carrefour Mokunda-interces- sion de la route nationale N°3-stade, le taux

d’avancement des travaux est de 28, 66% tandis que le taux de consommation des dé- lais est de 28, 69%. Il en est de même pour les travaux de la voie d’accès secondaire N°3

carrefour Mokunda-carrefour Bodjongo. Ces travaux sont réalisés par des Pme camerou- naises. Le ministre Jean Claude Mbwentchou de l’Habitat et du Développement urbain, confiant que l’évènement sportif de novem- bre 2016 est « un test que le Cameroun aura à franchir », les travaux sont également ac-

Il ne manque plus que les voies d’accès
Il ne manque plus que les voies d’accès

célérés à Yaoundé, au stade omnisport de Yaoundé et ses annexes, et au stade mili- taire. Et tous les acteurs devraient s’ impli- quer de la même manière. Etant dit que l’organisation en novembre-décembre 2016

de la Coupe d’Afrique des nations de football féminin peut, au-delà du côté festif et du prestige, être salutaire pour booster certains secteurs de l’économie camerounaise.

Jean-Pierre BITONGO

FEstiVaL socio-cuLturEL mEdumBa

La 13 ème édition est sur les rails

Elle se déroulera du 16 au 24 juillet 2016, sous le patronage du président du Senat - Marcel Niat Njifenji.

C

ette année, le festival socio-culturel Medumba qui a lieu tous les deux ans, se tiendra sur un site définitif nouvellement installé au quartier Mandja à Bangangté. C’est dans ce lieu que les filles et fils du département du Ndé - région de l’Ouest-Cameroun, vont présenter

aux yeux du monde leur riche potentiel culturel. Ce d’autant plus que ce rendez-vous culturel vise à promouvoir, à valoriser et à pérenniser la culture du Ndé et la langue traditionnelle Medumba. C’est aussi l’occasion au peuple Bangangté d'exposer leurs créations dans le domaine de l'artisanat. Pendant le festival, plusieurs activités sont organisées autour de la culture Medumba - activités ré- créatives, traditionnelles - danses, lectures de contes et légendes sur les habitants de la région, sans omettre l’exposition des trônes parés d'ivoire, des sculptures en bois, des tableaux d'art retra- çant des scènes de chasse, entre autres. L’ouverture officielle a lieu le samedi 16 juillet 2016.

N.D

 
     
 

Offre d’emploi

 

Pour les besoins de ses services, le journal Sans Détour recherche un responsable commercial jeune, dynamique et engagé.

Pour tout intérêt manifesté, bien vouloir déposer un dossier de candidature à ses bureaux au lieu dit « avant tamtam » entre la chapelle Nsiméyong et le carrefour tamtam week-end, ou par mail à l’adresse hebdosd@yahoo. fr, ou encore appeler à l’un des numéros de téléphone suivants :

(237) 242 80 89 7 7 - 699 86 42 17

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