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La science politique est une matière qui fait partie des dernières venues des sciences sociales.

Ce retard a crée un
certain nombre de controverses.

Qu’est-ce que ça veut dire la science ?
La science se définit à travers son centre d’intérêt et son objet d’étude.
L’objet d’étude des sciences politiques existait déjà depuis la civilisation grecque.
La science politique était une étude philosophique et non pas une étude scientifique.
La science politique reste loin de donner des résultats exacts à cause de la nature instable et changeable du sujet.
Le phénomène politique est un phénomène social, mais le phénomène social n’est pas forcément un phénomène
politique.
Chaque matière des sciences politiques a des caractères spécifiques, c’est pour cette raison que chaque matière a sa
propre méthodologie.
La science politique est une science inexacte.
Les résultats des études de la science politique sont des résultats proportionnés.
La science politique est un acquis humain.
L’objectivité entre le chercheur et la matière est très importante.
Les constitutionnalistes s’intéressent aussi à la politique.
Il faut déployer les efforts pour rédiger des paragraphes en sciences politiques.
Il y a deux genres de sciences :

Les sciences exactes / de la nature.
Les sciences humaines.

Deux critères pour définir la science :
L’objet d’étude et la méthodologie
La science politique s’intéresse à deux sujets :
L’état et le pouvoir.
La science politique est née à l’époque grecque.
Les constitutionalistes ont refusé la création d’une matière qui s’intéresse à la science politique.
Il faut distinguer entre la politique et la science politique. La politique est un volet majeur de la science politique, mais n’est
pas toute la science politique.
La science politique est une matière qui appréhende le fait politique par une méthodologie scientifique.
Le fait politique ne naît pas comme fait politique mais comme un fait social.
Tous les faits politiques sont forcément des faits sociaux et tous les faits sociaux ne sont pas forcément des faits
politiques.
L’objectivité est nécessaire dans les recherches en matière des sciences politiques.

Chapitre premier : Naissance de la science politique
Section I : Les conditions d’apparition des sciences sociales.
I-

La révolution industrielle

La révolution industrielle a contribué en terme qu’il a rendu différente sur les sociétés humaines. Cette
révolution industrielle se manifeste : la standardisation des produits, le raccourcissement des distances par
le progrès de moyens de transport, l’exploitation de la terre entière.
L’apparition de nouveaux encadrements de populations (ex : les syndicats)
Tout cet ensemble d’éléments et de données ont attiré la tension sur de nouveaux champs d’études plus
favorables à compter, à comparer et à exploiter : la production à grande échelle, la division du travail en
augmentation, la progressive concentration industrielle, la croissance des centres urbains, l’exploitation des
ouvriers.
Tous ces éléments représentent une question sociale exposée à l’interrogation et à l’enquête sociale.
II-

L’émergence de l’individualisme

La valorisation de l’individu comme être indépendant constitue une condition nécessaire à l’apparition des
sciences sociales et ce point de vue on peut le justifier qu’à partir de deux niveaux :

Premier niveau : c’est que les individus peuvent se penser en retrait du monde social c'est-àdire pouvoir observer l’individu indépendamment.
Deuxième niveau : l’individualisme contribue à la différenciation des rôles et des espaces, cette
différenciation est nécessaire à la constitution des sciences sociales.

L’individualisation de l’individu est nécessaire pour pouvoir l’observer. L’individu est devenu un objet de
science. Cette individualisation lui dote des rôles qui peuvent à leurs tours être distingué (l’individu
consommateur, producteur, électeur, croyant…)
III-

L’idée d’une méthode scientifique
1- Les poids d’opposition :
Les sciences sociales n’utilisent pas la méthode déterministe mais la méthode compréhensive qui
consiste à comprendre les faits sociaux à se mettre à la place des acteurs de ces faits. La méthode de
Max Weber a le mérite de chercher la spécificité des faits sociaux, leurs originalités par rapport aux faits
de la nature.
« La nature on l’explique, l’homme on le comprends »
On reproche à la méthode déterministe d’être trop mécaniste c'est-à-dire d’expliquer le fonctionnement
de la société comme on expliquerait celui d’une machine, ou bien comme on expliquerait les
phénomènes physico-chimiques, mais ainsi d’oublier la spécifié du fait social. Mais à l’époque, cette
démarche était nécessaire pour permettre à la sociologie d’acquérir un caractère scientifique.
2- Les points de rencontre :
Les sciences sociales ont fait de plus en plus appel à l’enquête l’équivalence méthodologique de
l’observation car l’enquête permet de rassembler les données. Elles font appel de plus en plus aux
mathématiques, d’une part aux statistiques qui permettent de traiter les données rassemblées par

l’enquête. D’autre part les sciences sociales appellent par leur développement la création de nouvelles
branches des mathématiques (le calcul des probabilités).
Certaines théories comme celle de l’information sont utilisées aussi bien par les sciences sociales que
par les sciences de la nature.
A propos de l’opposition des sciences de la nature aux sciences sociales comme des sciences exactes
à des sciences inexactes, aujourd’hui il apparait qu’il n’y a pas de sciences exactes (ni les sciences de
la nature, ni les mathématiques ne le sont).
La science est une « connaissance approchée » (thèse de Bachlèrd). Les sciences sociales
deviennent de plus en plus exactes par l’amélioration des techniques d’observation et d’enquête
(sociologie et économie) par l’appel aux mathématiques et la construction de théorie qui leur sont
propres.
IV-

Mutations de la recherche et de l’université
Dans les derniers tiers du 19e siècle, le fait de l’émergence de l’université moderne a contribué
dans la modification da la morphologie de la classe particulièrement des producteurs et des
consommateurs des sciences humaines, c'est-à-dire le nombre de professeurs et des candidats
professeurs augmente certaine saturation du champ de recherche et par la suite la production des
études de plus en plus spécialisées, et la découverte ainsi de nouveau secteurs de la connaissance
et de nouveau modes d’investigation.
D’autres indices ont participé de la même façon :
• L’évolution du niveau scolaire moyen de la population.
• L’apparition de possibilités nouvelles de tirage nombreux et rapide de livres.
• La mise en place d’une véritable édition universitaire de collections et de revues.
Tous ces éléments ont aidé et participé à l’investissement du domaine de recherche encore vierge.

Section II : Les conditions propres à la science politiques
I-

Autonomisation du politique :

L’indépendance de la politique
La séparation de la politique des autres catégories religieuse, morale, économique.
En 1776, c’est la date de l’apparition d’un ouvrage de ‘’Adam Smith’’, l’enquête sur la nature et les causes
de la richesse. C’est avec cet ouvrage la séparation de tout ce qui est politique, de l’économie, et à
l’indépendance de ce qui est morale de la politique.
Est-ce qu’on peut démocratiser la politique sans faire une séparation entre ce qui est morale et ce qui
politique ?
Le grand philosophe ‘’Spinoza’’ est le premier philosophe qui critiqué l’église, car elle monopolise la
politique. C’était le début de séparation de ce qui est morale et ce qui est religieux et morale (à travers un
travail très important ‘’Le Prince’’ de ‘’Machiavel’’)
La première théorie de l’état de ‘’Hegel’’ qui a distingué entre l’Etat et la société politique, il a fait de la
politique un espace autonome, et il rend un signe légitime l’investigation de la politique par la science. En
réalité cet autonomisation de politique s’est faite ainsi à travers la dislocation d’une multitude d’une
catégorie (ex : la catégorie diplomatique et administrative)
II-

Apparition d’une administration moderne

La deuxième donnée favorable à l’éclosion d’une science de politique doit être recherchée de l’apparition de
l’administration moderne et dans la croissance d’une personnelle administration entraîne un développement
corrélatif du droit administratif aussi faut-il souligner davantage que la croissance de l’administration
provoque simultanément le développement d’une science qui est la science du politique.
a- Développement d’écoles d’administration :
Le développement de l’administration a en effet en premier lieu l’apparition d’école d’administration ou bien
au moins d’études spécifiques visant à préparer à la fonction administrative ces écoles ou ces
départements de faculté se donnent toujours des objets plus larges que le voudraient leurs fonctions. On y
développe l’étude des finances publiques, de la jurisprudence, mais aussi l’étude de l’histoire des
institutions politiques de l’économie politique, de la statistique, voir de la sociologie pour simple raison
matérielle, la science politique ne pouvait se développer s’il était réservé à la seule éducation des hommes
politiques. Mais ils s’adressaient à une catégorie plus nombreuse des candidats à la fonction publique et la
contribuer au développement d’une communauté exactement administrative politique.
b- Légitimer l’action administrative :
Légitimer l’action administrative des liens très forts unit de ce fait administratif et des sciences politiques
des liens très forts et complexes car l’idée d’une rationalité possible de l’action administrative a pu se
traduire par des propositions très différentes. Certains préfèrent qu’il faille soustraire l’administration à la
politique et mettre en place des systèmes d’expertises. Mais à l’inverse, la politique va faire sienne l’idée de
la rationalité instrumentale et se tourner également vers la science pour assurer l’efficacité de son action.
III-

Laïcisation et démocratisation de la politique

Pour se limiter aux trois conditions les plus apparentes, la laïcisation et surtout la démocratisation de la
politique représente la dernière condition. Après un long processus qui a mit fin au monopole des princes et
des chefs religieux (l’église). La manipulation de la politique, il est certain qu’au 19e siècle l’accès à la
politique est une autre nature que dans les siècles antérieurs. Le suffrage censitaire puis le suffrage
universel. Cette question de suffrage a élargie considérablement la participation politique et tout à la fois
généraliste et légitime la discussion politique. L’Etat libérale tend à devenir un instrument neutre tant les
objectifs peuvent changer au gré (par notre propre volonté) des changements de majorité dans le corps
électorale. La politique peut donc se traduire au moins pour une part en question à débattre et si possible à
résoudre :
-

Questions constitutionnelles : Comment constituer les organes constitutionnels et quel rapport à établir
entre eux ?
Questions électorales : Dans quel cadre doivent s’exprimer les choix populaires ?
Questions religieuses : Quel rapport entre l’église et l’Etat ?

Donc on peut déduire que le lien est incontestable entre le développement de la science politique et la
laïcisation des politiques car le débat démocratique a pu servir de point de départ.
La laïcisation et la démocratisation de la politique n’emportent pas seulement avec elle un climat nouveau
favorable à la science politique, elle a fait de libres discussions et de rationalisation de l’argumentaire
politique, au 19e siècle bien peu échappent à la tentation de dire leurs options politiques fondés
scientifiquement.

Chapitre deuxième : La prétention scientifique d’une discipline
Section I : Les principaux obstacles terminologique

I-

Qu’est ce qu’une discipline scientifique de la politique ?

En terme scientifique, pour instituer une discipline, il faut qu’il existe un ensemble de critères et dont
l’application est à peu près pareil (convergente) et qui permet de circonscrire un ensemble de connaissance
ainsi qu’un champ de réflexion (terrain d’investigation).
Ces critères classiques sont :
1- L’existence d’une dénomination revendiquée en commun.
2- L’accord sur le fait qu’une série d’objets d’études est du ressort plus spécifique de la discipline.
3- L’existence d’institutions d’enseignement et de recherche assurées de la durée et reçut comme
légitime.
4- L’existence de support propre à la diffusion et à la reproduction des résultats de recherche.
C’est le dernier tiers du 19e siècle dans les pays du monde les plus développés qu’une science politique initiale
selon les critères que nous avons retenus fait son apparition.
II-

« Science » et « politique » : une association problématique

Plusieurs indices rendent cette association ambiguë et nuancé, ces indices renvoient à deux figures :
1- D’une part en termes de l’expression « Science politique » même s’il est retenu officiellement ne fait pas
l’humanité. Certains politologues préfèrent toujours l’expression « Sociologie politique ». alors que de
nombreux sociologues demandent ni plus ni moins la validité d’une science autonome de l’action
politique.
2- D’autre part, la politisation croissante de la vie sociale et de renouvèlement incessant des problèmes
tend à faire du politique un ‘’objet’’ spécialement mouvant et instable.
Enfin, il faut souligner que l’identification d’une essence politique obéit rarement à des critères stables et
universels. Là, la transformation d’un fait social en fait politique constitue, un enjeu et résulte éventuellement
d’un rapport de force. Ainsi la construction d’une nouvelle centrale nucléaire devient un ‘’problème politique’’ du
jour où certain groupement scientifique ou écologique réussissent à en faire un objet de controverse publique la
transformation d’un fait social en fait politique demeure subordonné à un codage préalable qui varie d’une
société à l’autre ou bien d’une situation à l’autre.

III-

« Politique » : une notion complexe

La première dualité : la valeur.

La première interprétation de la politique c’est l’interprétation positive et noble. ‘’Aristote’’ a définit la
politique comme un art de commandement social, et l’activité pacificatrice permettant à une société
divisée de s’ordonner à une fin supérieure. La deuxième interprétation est une interprétation vulgaire,
selon cette interprétation vulgaire, la politique c’est une activité sale, dégradante, renvoyant à des jeux
stériles.

La seconde dualité : l’espace

La thèse restrictive : définit la politique comme un compartiment singulier, il existe une ligne rouge entre
le politique et le social.
La thèse extensive : pour cette thèse, la politique est omniprésente et traverse de part en part la
société. Pour cette thèse, tout est politique.

La troisième dualité : la linguistique

La langue Anglosaxone définit la politique différemment de la langue française. Elle définit la politique
en deux termes : Policy et Politics. Ça reflète l’importance que la langue Anglosaxone a donné à la
politique ‘’Policy’’ signifie le produit et l’action gouvernementale et Etatique. ‘’Politics’’ désigne plutôt
‘’les processus’’ liés à l’exercice et à la conquête du pouvoir d’Etat dans une société donné

La quatrième dualité : masculin ou féminin ?

De façon plus sophistiqué, certains auteurs n’arrivent pas à distinguer :
Au masculin : ‘’Le’’ politique intègre l’ensemble des régulations qui assure l’unité et la pérennité d’un
espace social hétérogène et conflictuel.
Au féminin : ‘’La’’ politique indique la scène où s’affronte les individus et les groupements en
compétition pour la conquête et l’exercice du pouvoir.
Ces brèves définitions dans le cadre effervescent des mots et de leurs significations reflètent l’extrême
difficulté que prouve la science politique à définir ou construire son objet.
IV-

« Science politique » ou « Sciences politiques »

Pendant très longtemps, la coutume voulut que l’on parle des ‘’Sciences politiques’’. Le nom même de
l’école libre des sciences politiques crée en 1871 par Emile Bodinau, le programme du doctorat comprenait
des cours regroupés sous l’étiquette des « sciences politiques ». En 1945, quand l’école libre fût
nationalisée, elle prit le nom de « Institut d’Etudes Politique ». Cette expression est moins significative dans
l’opposition ici considérée car une seule science politique peut susciter plusieurs études. Peu de temps,
l’association française de science politique et la revue française de la science politique voyaient le jour.
Comment peut-on expliquer ces hésitations ? Est-ce que le choix entre singulier et pluriel traduit une
divergente fondamentale sur la nature d’une réflexion scientifique appliquée à la politique ? Il s’agit bien
d’une question fondamentale. Il est nécessaire de savoir si la science politique est une ou bien si elle est
une collection de diverges associées. Le regroupement des sciences politiques n’est pas arbitraire. Il s’agit
des sciences utiles à la compréhension et la pratique de la politique, mais elles se juxtaposent dans l’esprit
des politiciens comme dans les cours des anciens sans problématiques commune, sans projet circonscrit,
bref sans unité. On peut donc réduire ou bien accroitre leurs nombres, faire varier leurs contenus et discuter
sans fin leurs opportunités. Le choix des sciences qualifiées de politiques est ordinairement le produit d’un

certain nombre de hasards historiques changeant avec la conjoncture. Un grand nombre de sujets
qu’abordent la science politique ne trouvaient place dans aucune science pourtant nombreuses qualifiés de
‘’politiques’’.

Section II : L’analyse du politique : La démarche sociologique
L’objet politique peut être analysé de plusieurs points de vue philosophique, anthropologique, historique,
juridique, mais c’est la méthode sociologique qui est la plus communément admise et qui a connu le
développement scientifique.
I-

Une approche sociologique du politique

Il n’y a pas un fait politique par nature, la science politique analyse des faits sociaux, qui reçoivent dans
certains contextes, coloration et densité politique. Tout n’est donc pas politique, mais tout peut un jour le
devenir. De ce fait en faisant appel à la sociologie, la science politique utilise des techniques précises afin
d’identifier et de mesurer avec sûreté les faits qui forment la matière de l’objet.
1- L’apport de la sociologie à la politique
a- Le fait politique est un fait social
L’emprunt majeur de la science politique à la sociologie concerne tout d’abord les exigences intellectuelles
qui doivent commander l’analyse selon le grand sociologue français ‘’Emile Durkhein’’ « Les règles de la
méthode sociologique », il convient de considérer les faits sociaux en eux-mêmes comme de choses