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MéGaLItHeS de caRnac

,
du GoLfe du MoRBIHan et
de La BaIe de QuIBeRon
proJEt d’InscrIptIon sur LA LIstE
du pAtrImoInE mondIAL dE L’unEsco
doSSIeR de confIRMatIon PouR La LISte IndIcatIVe

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SOMMAIRE
Préfaces .

4

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

1

Identification du Bien

1.1

Pays, Etat, Province, Région.

1.2

Nom du Bien.

1.3

Surface du Bien. .

1.4

Liste des sites .

Introduction .

Note à propos du tableau des sites. .

Tableau des sites archéologiques par ensembles .

1.5

Cartes et plans .

9

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11
13

40

2 Description du Bien
2.1 

Définition de la zone d’étude, des éléments
constitutifs et ensembles proposés. . . . . . . .

43

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

72

2.2

Historique des recherches. .

3

Justification de l’inscription

3.1 

Déclaration de Valeur Universelle Exceptionnelle .

3.2 
Analyse

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. . . . . . . . . . . . . . . .

comparative. .

. . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

87
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4

Le projet de territoire

4.1 

’établissement de la candidature au
L
Patrimoine mondial : un processus long et complexe .

4.2 

La protection des sites .

. . . . . . . .

107

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

115

4.2.1 
Les dispositifs

du Code du patrimoine
concernant les monuments historiques.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4.2.2 

Les protections existantes et évolution des abords. .

4.3 

L’entretien et valorisation des sites .

4.3.1 

L’état des lieux .

4.3.2 

Le chantier des Mégalithes .

. . . . . . . . . .

117

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

124

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. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4.3.3 

L’aménagement des abords.

4.4 

La conservation et médiation culturelle

Introduction

4.4.1 

Le Centre des monuments nationaux .

4.4.2 

Le Département du Morbihan .

4.4.3 

e musée de Préhistoire James Miln-Zacharie Le Rouzic
L
de la ville de Carnac . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4.4.4

115

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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. . . . . . 

Le musée d’Histoire et d’Archéologie de la ville de Vannes .

. . . .

124
134
141

141
147
153

158
162

5 Documentation
5.1 
Bibliographie. .
5.2 
Terminologie .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

167

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

172

Annexes

Sigles et abréviations.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Crédits iconographiques .

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préface

Préface

Professeur
Yves Coppens
Président du comité scientifique
international
Pour l’établissement d’une proposition
d’inscription au titre du Patrimoine
mondial des mégalithes de Carnac,
du golfe du Morbihan et de la baie de
Quiberon

On peut imaginer que la première manifestation “architecturale” monumentale de l’Homme,
souhaitant marquer un point géographique particulier de son territoire, a été d’y empiler
un tas de cailloux, ou, mieux, d’y planter une grosse pierre, les deux étant suffisamment
remarquables pour être remarqués, du plus loin que l’on soit. Et on peut encore imaginer
que l’étape suivante a pu consister à agrandir le tas de cailloux, ou à multiplier les grosses
pierres plantées, en en faisant des figures géométriques variées, évidemment chargées de
sens. Ce ne sont pas des jeux mais des codes.
Et ceci est si vrai que cette idée et sa réalisation ont été quasiment universelles  ; il y a
des tertres et des pierres “levées” dans le monde entier mais ces marqueurs du paysage
varient évidemment considérablement d’un endroit à un autre, en termes de compositions,
de formes, d’importance, de fréquence, d’âges et de significations. Les plus anciens ont des
milliers d’années et il est des cultures qui en érigent encore.
Notre propos ici concerne ce que l’on nomme par facilité et par tradition “mégalithes”
(grosses pierres), bien que le terme ne recouvre pas bien tout le domaine traité ; il concerne
certains des plus anciens d’entre eux (à partir de 7 000 années) appartenant à une région
bien particulière, le massif armoricain et, en son sein, à une aire qui paraît arbitrairement
sélectionnée, le sud Morbihan ou ce que nous, comité scientifique international, association
Paysages des mégalithes et comité de pilotage, nous sommes entendus pour appeler “mégalithes de Carnac, du golfe du morbihan et de la baie de Quiberon”.
Notre but avoué est de proposer au ministère de la Culture et de la Communication et, par
son truchement, à l’UNESCO, l’inscription de ce “territoire” et des monuments qu’il porte sur
la liste des sites du Patrimoine mondial de l’Humanité. Notre but second, qui est en fait le
premier, est de s’occuper un peu mieux de ce trésor d’architecture, d’en assurer la conservation et l’entretien et d’y poursuivre la recherche qu’il impose.
Pour ce faire, comme il vient d’être dit, nous fonctionnons sur trois pieds, une association dite
Paysages de mégalithes de Carnac et du sud Morbihan sous l’autorité du maire de Carnac,
nœud géographique du projet, association chargée de conduire les travaux, chargée de la
tenue de route, de la logistique, du suivi et du rythme du parcours annoncé, un comité scientifique international, flanqué d’une délégation permanente sous mon autorité, activement
lié à la DRAC Bretagne et comportant en son sein les meilleurs experts français du domaine
et un certain nombre d’experts étrangers du même domaine ou de domaines apparentés
(ceux notamment qui ont sous leur responsabilité des sites déjà inscrits sur la fameuse liste
convoitée) et un comité de pilotage sous l’autorité du préfet du Morbihan, réunissant les
principaux acteurs scientifiques, administratifs et politiques du département et ceux des
deux instances précédemment citées.
Il est évident que le document que nous présentons aujourd’hui au ministère de la Culture
et de la Communication n’est qu’une préfiguration de ce que sera la dossier définitif (d’ici
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préface

2 ou 3 années) tel que nous le proposerons à l’UNESCO par l’intermédiaire de notre Ministère
de tutelle, mais il est déjà présenté dans les règles énoncées par l’UNESCO et suffisamment
solide (nous l’avons conçu pour cela) pour convaincre, nous l’espérons, notre “passeur”
ministériel de nous encourager à poursuivre. Que soient d’ailleurs salués ici tous ceux qui
ont œuvré avec compétence, courage et talent pour aboutir à ce premier dossier de liste
indicative promis aux services compétents du Ministère pour la fin de cette année 2016.
Je voudrais profiter cette courte introduction pour préciser quelques arguments qui ont été
longuement discutés en comité scientifique jusqu’à l’obtention du consensus. Si nous nous
sommes limités à la région comprise d’ouest en est entre la rivière d’étel et la presqu’île de
Rhuys, abordant la baie de Quiberon jusqu’à ses îles d’Houat et d’Hœdic et l’ensemble du
golfe du Morbihan (soit 26 communes), ce n’est pas par hasard, mais c’est parce qu’incontestablement, ce territoire était au monde le plus riche en monuments dits mégalithique
de bien des sortes ; il en est littéralement planté au point qu’il n’est pas simple de séparer
parfois, non seulement les monuments eux-mêmes, mais ce que l’on nomme les “ensembles”
de monuments. Il n’est guère besoin de préciser que de ceci découle le statut “préhistorique”
privilégié de cette région, le nombre de personnes qu’il a fallu recruter pour en faire ce
qu’il est, le tonnage de pierres qu’il a fallu extraire de carrières qu’il a fallu ouvrir, le nombre
d’arbres qu’il a fallu abattre pour déplacer ces pierres à l’aide de leviers puissants ou de rouleaux, souvent sur des kilomètres, et même si, comme on l’a dit à juste raison, certaines de
ces pierres étaient des blocs erratiques déjà naturellement extraits de leurs massifs.
Il n’est pas inutile non plus d’énoncer en préalable ce qui nous a fait nous décider sans peine
à répondre à ce qu’exige l’UNESCO d’un Bien qui lui est soumis pour inscription sur la liste
des sites du Patrimoine mondial, c’est-à-dire la fameuse DVUE, déclaration de valeur universelles exceptionnelle. J’ai déjà cité la densité précisément exceptionnelle des monuments et
leur diversité, entre 7 000 et 4 500 ans avant le présent, dans cette région du monde (500
sites, 27 ensembles cohérents dont beaucoup sont ornés de gravures) ; l’importance de la
connaissance scientifique de ces premières populations d’agriculteurs du Massif armoricain
s’en déduit de manière évidente, comme s’en déduit l’ingéniosité des inventeurs de ce transport de monstres de plus de 300 tonnes parfois et de leur implantation. Leur âge (plus de
7 000 années) n’est pas non plus anodin et j’ai eu la chance de participer dès le début des
années 50 à la révélation par le C14 de cette très grande antiquité que l’on ne soupçonnait
pas. Le mobilier funéraire, par la perfection de sa fabrication et son origine souvent très lointaine font bien sûr partie de cette DVUE. L’intégration de leur implantation dans les paysages
n’est pas non plus à négliger. Quant aux termes bretons de menhirs et de dolmens, adoptés
partout alors qu’ils sont nés là, est un détail qui peut apparaître à juste raison beaucoup plus
anecdotique, mais qui doit être cependant pris aussi en considération.
N’oublions pas les conservatoires de tous les “mobiliers” recueillis dans les tombes, ou dans
les environs des monuments quels qu’ils soient ; les deux principaux dépôts, pour des raisons historiques, sont le musée archéologique de la Société polymathique du Morbihan à
Vannes (Château Gaillard), et le musée archéologique James Miln – Zacharie Le Rouzic de
Carnac (ancien presbytère) ; grâce à une entente intelligente entre ces deux institutions, bien
que l’une soit privée et l’autre municipale, le musée de Carnac réunit aujourd’hui la majeure
partie du mobilier néolithique lié aux mégalithes, celui de Vannes, les mobiliers de l’âge du
Fer, de l’époque Gallo-romaine et médiévale. Voilà donc un atout supplémentaire pour notre
demande ; tout ce qui sera récolté (ou presque) dans ou autour des Mégalithes des 26 communes retenues, est à Carnac.
Profitons-en d’ailleurs pour rendre hommage à la mémoire des pionniers de ces recherches
qui ont eu la probité de conserver ce qu’ils avaient récoltés, d’en réunir les collections et de
les offrir aux institutions (voire de les fonder, comme à Carnac, quand elles n’existaient pas)
susceptibles de les conserver pour en faire bénéficier la recherche et les publics.
Notre détermination est donc entière, notre énergie pour parvenir à nos fins aussi, le trésor
mégalithique extravagant dont nous sommes dépositaires valant incontestablement cette
inscription au Patrimoine mondial que nous demandons.
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préface

Préface

Olivier Lepick
Président de Paysages de mégalithes

Menhirs, dolmens, tumulus… – pour le breton que je suis, Carnacois qui plus est – sont des
éléments de mon identité. Cette identité bretonne, qui fait notre singularité et que nous
chérissons tous, membres de l’association Paysages de mégalithes.
Cette identité est multiforme, complexe. Elle mêle des éléments de culture, de patrimoine,
de langue, d’histoire, mais aussi, et surtout la foi dans un avenir commun. D’une certaine
manière, cette subtilité du patrimoine breton est incarnée par “nos” mégalithes. Ils sont pour
nous aussi bien des objets d’études scientifiques que des éléments de culture populaire ; ils
sont autant un patrimoine d’une fragilité extrême que des lieux de visite pour des centaines
de milliers de personnes ; c’est pareillement une richesse incomparable et une source de
préoccupations constantes dans l’aménagement de notre territoire.
Quand nous parlons de “Patrimoine”, les Anglais parlent “Heritage”. Cette différence subtile
est pleine de sens. Les mégalithes sont notre héritage, nous en sommes dépositaires, responsables. Ils sont une source de prospérité et de richesses, mais nous devons, pour en profiter,
assumer les responsabilités qui en découlent.
Au nom des membres de l’association Paysages de mégalithes, notamment de toutes les
collectivités concernées par ce projet d’inscription au Patrimoine mondial, je suis fier de dire
haut et fort que nous acceptons de prendre en charge cette responsabilité. Nous acceptons
d’assumer, pour les générations à venir, la totalité de notre héritage.
Le dossier que vous tenez entre vos mains est l’aboutissement d’une longue histoire, de travaux intenses entrecoupés de coups d’arrêt, mais également d’incompréhensions et d’erreurs
de part et d’autre. Cette histoire compliquée, je choisis de l’assumer.
Il est souvent plus facile de persister dans ses erreurs que de faire amende honorable. Quand
les élus du golfe du Morbihan et de la baie de Quiberon ont constitué l’association Paysages
de mégalithes en 2012, ils ont pris une décision forte, avec les représentants de l’État : celle
de repartir sur des bases nouvelles en donnant la priorité aux travaux scientifiques sur ce
patrimoine extraordinaire.
J’assume, avec mes collègues, les erreurs du passé. Non pour les excuser, mais pour qu’elles
ne se reproduisent pas. Nous sommes aujourd’hui plus instruits et donc plus forts pour mener
à bien l’objectif de ce dossier : montrer au monde notre fierté d’être le dépositaire de ces
incroyables architectures de la Préhistoire.
Ce premier dossier est une étape importante et je tiens à remercier le travail de l’ensemble du
comité scientifique international de Paysages de mégalithes, et son président, Yves Coppens.
Dès le début de notre démarche, les élus ont insisté pour que ce comité soit totalement
indépendant. Sans cette indépendance, le dossier que vous avez entre vos mains n’aurait
certainement pas été d’une telle richesse et d’une telle rigueur scientifique.
Le constat est fait, le travail considérable de synthèse sur l’intérêt de notre patrimoine a été
accompli et est contenu dans ces pages. Mais le plus dur reste à faire.
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préface

D’une part, nous devons maintenant construire un plan de gestion pour préserver la valeur,
l’authenticité et l’intégrité de notre patrimoine. La complexité de notre géographie, le nombre
des acteurs concernés, l’ampleur de certains chantiers à mener ne nous font pas peur. Nous
sommes responsables d’un patrimoine fantastique, nous devons être à la fois rigoureux et
ambitieux dans notre manière de le gérer.
D’autre part, il est de notre responsabilité, à nous, élus, de partager avec le plus grand nombre
ce sentiment de fierté et cette exigence de responsabilité. Nous allons nous adresser, dès
le mois de janvier 2017, aux Morbihannaises et aux Morbihannais, aux millions de touristes
qui fréquentent notre département, mais aussi aux personnes qui nous regardent, de près
ou de loin, attentifs, anxieux ou impatients de voir ce que nous allons faire. Nous sommes
les dépositaires d’un patrimoine que nous pensons digne de figurer parmi les plus grandes
œuvres de l’humanité, il nous appartient maintenant de partager la connaissance, la richesse,
mais aussi l’exigence qu’il mérite.
Ce travail a été possible grâce à l’aide de l’ensemble de nos partenaires, en premier lieu le
département du Morbihan et son président François Goulard, sans qui nous n’aurions jamais
eu les moyens d’accomplir cette tâche.
L’aide constante des services de l’État, de la direction régionale des Affaires Culturelles
notamment, a rendu également ce travail possible. Le Centre des monuments nationaux, et
son président Philippe Belaval, acteur majeur du patrimoine mégalithique en Bretagne ont
également été un soutien constant.
Les autres collectivités partenaires, la région Bretagne et les trois communautés de communes ou d’agglomération concernées sont, et seront, des acteurs majeurs de notre démarche.
Enfin je tiens à remercier de manière très particulière l’ensemble des élus de Paysages de
mégalithes, représentant les 26 communes concernées à ce jour par ce projet, pour le temps,
l’enthousiasme et la détermination qui ont été la leur depuis 2012. Sans eux, l’équipe de
Paysages de mégalithes et ses quatre salariés n’auraient pu accomplir leur mission.
Pour terminer, ma conviction est que nous menons ici une œuvre de modernité. Préserver,
mettre en valeur, partager notre patrimoine et notre culture nous permet de donner de la
densité à notre quotidien, des valeurs à notre action et un sens à notre identité. Dans le
monde d’aujourd’hui, cette mission est difficile mais n’en est que plus salutaire.

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Enceinte d’Er Lannic (Arzon)

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1. Identification
du Bien

CHAPITRE 1

Identification
du Bien
1.1

Pays, État, Province, Région
France, Bretagne, Morbihan

1.2

Nom du Bien
Mégalithes de Carnac, du golfe du Morbihan et de la baie de Quiberon

1.3

Surface du Bien proposé à l’inscription
Surface du Bien proposé à l’inscription (état provisoire) :
– total des parcelles concernées : 14,38 km² ;
– surface des communes concernées : 384,42 km².

1.4

Liste des sites
Introduction
La tradition présente dans certaines sociétés préhistoriques ou historiques de déplacer
de très gros blocs de pierre pour édifier des monuments à fonction funéraire, religieuse
ou symbolique se retrouve dans le monde entier. Un tel phénomène est en relation avec
une organisation sociale qui permet de rassembler un nombre suffisamment important
de personnes pour réaliser de tels ouvrages. Les motivations de ces constructions sont
assurément diverses, suivant les cultures et les époques, mais elles laissent leur empreinte dans le paysage sous la forme de monuments qui intriguent et impressionnent
encore les populations.
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1. Identification
du Bien

FIG. 1 : Répartition des mégalithes en Bretagne

Parmi les régions riches en vestiges mégalithiques, la Bretagne occupe une place privilégiée. Elle abrite, en effet, quelques-uns des plus hauts lieux de la Préhistoire avec,
notamment, le secteur singulier du golfe du Morbihan et de la baie de Quiberon, couvert de milliers de pierres dressées, de dolmens et de tumulus. Les anciens auteurs ont
abondamment décrit et célébré ces monuments impressionnants. Ainsi la littérature
du XVIIIe au XXe siècle regorge de passages qui les mentionnent avec admiration :
“Entre Erdeven au NW et Tumiac au SE, dans une zone qui comprend environ 30 km
de longueur sur huit au plus de largeur, se trouve le groupe le plus remarquable des
monuments mégalithiques qui existe non seulement en France, mais peut-être dans
l’univers entier.” (Fergusson et Hamard 1878, p. 366).
Pourtant, si la région de Carnac et de la baie de Quiberon est probablement la plus
connue et célèbre parmi tous les sites mégalithiques recensés de par le monde, sa
qualité exceptionnelle découle de trois caractéristiques essentielles : la densité des
monuments, la diversité des types de constructions et, surtout, les liens qui existent
entre ces monuments qui devaient constituer au Néolithique une organisation et une
structuration du paysage unique par son importance et par sa pérennité.
En effet, la notoriété de ce secteur géographique compris entre la ria d’Étel et la
presqu’île de Rhuys repose sur une densité considérable de vestiges mégalithiques mais
également sur un environnement naturel tout aussi remarquable avec, notamment, le
golfe du Morbihan et la baie de Quiberon. Cet espace, en relation étroite avec la mer et
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1. Identification
du Bien

FIG. 2 : Répartition des sites mégalithiques
participant potentiellement à la DVUE entre la Ria
d’étel et la presqu’Île de Rhuys

animé par la découpe très particulière des rives, des baies et des îles, forme un creuset
où les réalisations les plus étonnantes liées au mégalithisme se mêlent en un ensemble
architectural et paysager exceptionnel.
Les mégalithes s’y rencontrent sous une grande diversité de formes, des plus modestes
aux plus magistrales : depuis le roc brut, les pierres gravées de signes, les pierres isolées,
les pierres disposées en lignes courbes ou rectilignes, celles assemblées en dolmens
avec ou sans tumulus etc. Tous ont largement contribué à dessiner la physionomie
de cet espace géographique particulier et racontent ainsi l’histoire de cette terre, des
hommes qui l’ont habitée et façonnée depuis plus de 7000 ans.

Notes à propos du tableau des sites
Dans la zone d’étude regroupant 26 communes du département du Morbihan, une
sélection de 519 sites et monuments mégalithiques a été effectuée pour servir de base
à la demande d’inscription. Cette sélection a été faite selon les critères définis dans la
déclaration de valeur universelle et exceptionnelle, dans le cadre d’ateliers réunissant
la DRAC Bretagne et l’association Paysages de mégalithes. Des ensembles ont ensuite
été constitués, conformes aux critères précisés dans le chapitre 2.1. (fig. 13, p. 54)
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1. Identification
du Bien

Au stade actuel d’avancement du projet, chaque site est identifié par le numéro d’entité
archéologique dans la base Patriarche du ministère de la Culture et de la Communication.
Par ailleurs, pour simplifier les éditions de cartes, un numéro unique dans la zone
d’étude, appelé n° général, lui a été attribué. Le lieu-dit IGN est celui le plus proche du
monument dans la carte au 1/25 000e de l’Institut géographique national. Les autres
dénominations sont celles utilisées pour le cadastre ou les arrêtés de classement, ainsi
que celles en usage dans la documentation archéologique concernant ce monument.
Autant que possible, le nom du site dans le dossier de candidature sera basé sur le lieudit IGN ; mais, lorsque plusieurs monuments sont rattachés au même lieu-dit, du fait
de leur proximité, les noms usuels ou traditionnels, s’ils sont les plus fréquents dans la
littérature et dans l’usage, seront préférés.
Le numéro, comme le lieu-dit ou la dénomination retenus, sont conformes entre les
bases de données de la DRAC Bretagne, service régional de l’Archéologie, et celles de
l’association Paysages de mégalithes.

Commune : commune sur laquelle se trouve la plus grande surface du site. Le nom et
le n° de la commune sont conformes à liste INSEE des communes de France.
Lieu-dit IGN : le lieu-dit IGN est celui le plus proche du monument dans la carte au
1/25 000e de l’Institut géographique national.
Autres dénominations : les autres dénominations sont celles utilisées pour le cadastre
ou les arrêtés de classement, ainsi que celles en usage dans la documentation archéologique concernant ce monument.
Nature du site : nature du site ou du monument, selon la liste et les définitions présentées dans le texte 2.1.
Gravures : compte-tenu de l’importance des monuments ornés dans la zone d’étude,
cette caractéristique est précisée dans le tableau.
No Patriarche : numéro du site dans la base Patriarche du ministère de la Culture et de
la Communication, constitué du n° de département (56), de celui de la commune (034
pour Carnac, par exemple) et du n° attribué par la DRAC Bretagne à ce site archéologique dans la commune concernée (0001).
No Général : numérotation continue des monuments néolithiques dans la zone d’étude
selon l’ordre des communes pris du nord-ouest au sud-est.
Propriété : commune, privé, département, etc.
Protection : au titre du code du patrimoine, monuments historiques (classés MH) ou
archéologie (ZPPA) ; ces protections sont explicitées dans le texte 4.2.
No ensemble : n° de l’ensemble auquel est rattaché le site, désigné par une lettre majuscule, de A à Z, plus AA, dans la mesure où 27 ensembles sont actuellement identifiés.

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1. Identification
du Bien

Tableau des sites archéologiques par ensembles


N° Ensemble Commune
Commune
Ensemble

Lieu-dit
Lieu-ditIGN
IGN

Autres
Autres
dénominations
dénominations

Gravures
Nature
N° Patriarche
Naturededesite
site Gravures
Patriarche N° général Propriété
Propriété


général

Protection
Protection

A

Carnac

Le Ménec

Menec Vras/
Menec Bras

Alignement/
Ouvrage de
stèles

Oui

56 034 0002

139

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kermario

Kermario 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

Oui

56 034 0003

140

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Kerlescan 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0004

141

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Lac

Le Lac 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0008

145

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Ménec

Menec Bras/
Hameau du
Menec

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 034 0009

146

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Castellic

Castellic 1/Le Lac

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0010

147

Plusieurs
privés

ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Kerlescan 3/
Er Roh/Parc er
Nihouar

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0011

148

Privé

Classé MH/
ZPPA

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0012

149

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kerlagad

Kerlagad 1/
Lannec er Roh/
Kerlagade/
Kerlagat

A

Carnac

Kerlagad

Kerlagad 2/Er
Roc’h/Er Roh/Er
Dan Vras

Menhir/Stèle

56 034 0013

150

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Bois de
Kerguearec

Bois du Castellic/
Lann-Vras/Bois
du Latz/Lan Tal
Coin Kerdreux.

Tumulus/Tertre

56 034 0015

152

Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Le Manio 3

Tumulus/Tertre

56 034 0020

157

Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Ménec

Toulchignan

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 034 0023

160

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Le Moustoir 1/
Mespirec

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0026

163

Privé

ZPPA

Le Moustoir

Le Moustoir 2/
Mané Ouah Ty
Hir/Mané Er
Ouach Tihir/
Er Roh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0027

164

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Oui

13

DOSSIER.indd 13

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

A

Carnac

Le Moustoir

Le Moustoir 3/Tal
Ty Er Mané

Tumulus/Tertre

56 034 0028

165

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Cloucarnac

Tumulus du Mont
Saint-Michel/
Tumulus/Tertre
Mont Saint-Michel

56 034 0029

166

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Le Moustoir 5/Le
Rohec

Menhir/Stèle

56 034 0030

167

Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Kerlescan 4

Tumulus/Tertre

56 034 0031

168

Etat

ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Kerlescan 5/
Enceinte nord

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 034 0032

169

EtatPlusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Kerlescan 6/Allée
de Kerlescan

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0033

170

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Le Manio 7

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0034

171

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Le quadrilatère
du Manio/Le
Manio 1

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 034 0035

172

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kercado

Mané Er Groez/
Kercado 1

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0036

173

Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kermario

Kermario 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0037

174

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kerluir

Kerluir 1/Kerluhir

Menhir/Stèle

56 034 0038

175

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kerluir

Kerluir 2 /Er Roch
Vihan/Er Roh
Bihan/Kerluhir

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0039

176

Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Le Géant du
Manio

Menhir/Stèle

56 034 0054

189

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kerderff

Er Menhio

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0065

198

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Ménec

Crifol

Menhir/Stèle

56 034 0067

200

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Le Ménec

Lann Mispirec

Menhir/Stèle

56 034 0068

201

Privé

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

La Croix
Audran

Grah Trimen

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0069

202

Etat

ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Le Manio 2

Tumulus/Tertre

56 034 0070

203

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Kermario

Kermario 3

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0077

206

Etat

ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Kerlescan 2

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 034 0085

210

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

Carnac

Cloucarnac

Cloucarnac 1

Tumulus

56 034 0089

211

N° Ensemble

Gravures N° Patriarche

oui

Oui

Oui

Oui

N° général Propriété

Protection

ZPPA

14

DOSSIER.indd 14

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

A

Carnac

Cloucarnac

Cloucarnac 2/
Tertre St Michel

Tumulus/Tertre

56 034 0092

212

Etat

ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Le Manio 4

Tumulus/Tertre

56 034 0113

215

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Le Manio 5

Tumulus/Tertre

56 034 0114

216

CD56-Privé ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Le Manio 6

Tumulus/Tertre

56 034 0115

217

CD56-Privé ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Mané Cristual 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0123

221

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Er Mané

Tumulus/Tertre

56 034 0124

222

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Ménec

Menhir Nord

Menhir/Stèle

56 034 0125

223

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Mané er Layeu 1

Tumulus/Tertre

56 034 0130

227

Privé

ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Er Mareü

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0131

228

Privé

ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Le Latz

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0132

229

Plusieurs
privés

ZPPA

A

Carnac

Kerléarec

Mané Hui

Tumulus/Tertre

56 034 0138

234

Privé

ZPPA

A

Carnac

Kerlescan

Kerlescan Sud

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0140

236

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Mané er Layeu 2

Tumulus/Tertre

56 034 0154

245

Plusieurs
privés

ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Magour Guen

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0156

247

Privé

ZPPA

A

Carnac

Castellic

Castellic 2/Mané
Roc’h

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0157

248

Privé

ZPPA

A

Carnac

Kerguearec

Kerguearec 3

Tumulus/Tertre

56 034 0158

249

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Lac

Le Lac 2

Tumulus/Tertre

56 034 0160

251

Privé

ZPPA

A

Carnac

La Croix
Audran

La Croix Audran 1

Tumulus/Tertre

56 034 0170

259

Etat

ZPPA

A

Carnac

Lann er Fetan

Bois de
Kerguéarec

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0171

260

Plusieurs
privés

ZPPA

A

Carnac

Moulin de
Kermau

Kermario 4/
Moulin de
Kermau

Tumulus/Tertre

56 034 0185

265

Privé

ZPPA

A

Carnac

Castellic

Castellic 3

Tumulus/Tertre

56 034 0186

266

Privé

ZPPA

A

Carnac

Passage du
Lac

Tumulus/Tertre

56 034 0205

271

Privé

ZPPA

A

Carnac

La Croix
Audran

La Croix Audran 2

Tumulus/Tertre

56 034 0214

275

Etat

ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Le Moustoir 6

Tumulus/Tertre

56 034 0216

276

Privé

ZPPA

N° Ensemble

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

15

DOSSIER.indd 15

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

A

Carnac

Cloucarnac

Tri an SaintCornely

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0220

278

Plusieurs
privés

A

Carnac

Le Manio

Lann er Pont
Neuhue 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0225

280

CD56-Privé ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Lann er Pont
Neuhue 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0226

281

CD56

ZPPA

A

Carnac

Le Manio

Parc er Manio

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0227

282

Plusieurs
privés

ZPPA

A

Carnac

Cloucarnac

Kerfraval 3

Tumulus

56 034 0230

285

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Menec

Rue de courdiec/
Mané Bras

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0233

288

CommuneZPPA
privé

A

Carnac

Le Moustoir

Mané Cristual 1

Tumulus/Tertre

56 034 0241

291

Privé

ZPPA

A

Carnac

Le Moustoir

Le Moustoir 4/Tal
Ty er Mané/Parc
er Mané

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0243

293

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0244

294

Etat

Classé MH/
ZPPA

56 034 0245

295

Privé

Classé MH/
ZPPA

Oui

56 034 0247

297

Etat

Classé MH/
ZPPA

Oui

56 046 0007

327

Commune

Classé MH

N° Ensemble

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection
ZPPA

A

Carnac

Cloucarnac

Tumulus du Mont
Saint-Michel/
Mont SaintMichel 2

A

Carnac

Kercado

Kercado 2

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

A

Carnac

Le Manio

Le Manio 2 bis

Menhir/Stèle

A

Crach

Luffang

Tal er Roc’h/Mané Dolmen/Tombe
Er Luffang
à couloir

A

Crach

Luffang

Prat Lestri

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 046 0026

340

Privé

ZPPA

A

La Trinité-surMer

Kerlescan

Ménec Vihan/Le
Petit Ménec

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 258 0009

308

Etat

Classé MH/
ZPPA

A

La Trinité-surMer

Le Lac

Le Latz 1

Dolmen/Tombe
à couloir

56 258 0010

309

Privé

ZPPA

A

La Trinité-surMer

Le Lac

Le Latz 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 258 0017

314

Privé

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Kerdual

Er Mané

Dolmen/Tombe
à couloir

56 258 0002

301

Privé

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Le Quéric

Parc Lann Er
Dolmen/Tombe
Roch/Le Quéric en
à couloir
Arvor

56 258 0003

302

Privé

ZPPA

16

DOSSIER.indd 16

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

B

La Trinité-surMer

Kerdro

Men er Roch/Mein
Dolmen/Tombe
er Roh/Kerdroà couloir
Vihan/Mané Roc’h

56 258 0004

303

Privé

Classé MH/
ZPPA

B

La Trinité-surMer

Le Men Du

Kerdual/Le
Vuguen 1

Tumulus/Tertre

56 258 0012

310

Privé

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Le Men Du

Kerdual/Le
Vuguen 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 258 0013

311

Privé/DPM

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Kervinio

Le Braenn 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

Oui

56 258 0015

313

Privé

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Kervinio

Le Braenn 2

Tumulus/Tertre

Oui

56 258 0018

315

Privé

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Anse de
Kerdual

Alignement/
Anse de Kerdual 1 Ouvrage de
stèles

56 258 0020

316

Privé/DPM

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Anse de
Kerdual

Anse de Kerdual 2 Tumulus/Tertre

56 258 0021

317

Privé

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Anse de
Kerdual

Alignement/
Anse de Kerdual 3 Ouvrage de
stèles

56 258 0022

318

Plusieurs
privés

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Anse de
Kerdual

Alignement/
Anse de Kerdual 4 Ouvrage de
stèles

56 258 0023

319

Privé

ZPPA

B

La Trinité-surMer

Anse de
Kerdual

Alignement/
Anse de Kerdual 5 Ouvrage de
stèles

56 258 0024

320

Plusieurs
privés

ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
6

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0005

142

EtatCommune

Classé MH/
ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Klud er Yer/Clud
er Yer/Mane Clud
er Yer

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0006

143

Etat

Classé MH/
ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0007

144

Privé

Classé MH/
ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
7

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0019

156

Commune

Classé MH/
ZPPA

C

Carnac

Lann Gravo

Mané Gravor/Lan
er Gravor/Mané
Graver

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0042

179

Plusieurs
privés

ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 2 /Mané
Ty Ec

Tumulus/Tertre

56 034 0043

180

Plusieurs
privés

ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 3/Parc
en Groez/Toul Er
Lann

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 034 0044

181

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 4/Er
Mané

Tumulus/Tertre

56 034 0045

182

Etat

Classé MH/
ZPPA

N° Ensemble

Nature de site

Gravures N° Patriarche

Oui

N° général Propriété

Protection

17

DOSSIER.indd 17

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

C

Carnac

Keriaval

Keriaval 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0051

C

Carnac

Keriaval

Er Roc’h

Dolmen/Tombe
à couloir

C

Carnac

Mané
Kerioned

Mané Greoneg/
Lan er Roh

Dolmen/Tombe
à couloir

C

Carnac

Keriaval

Keriaval 2

C

Carnac

Keriaval

C

Carnac

C

N° Ensemble

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

186

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

56 034 0052

187

Etat

Classé MH/
ZPPA

56 034 0053

188

Etat

Classé MH/
ZPPA

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0111

213

Privé

Classé MH/
ZPPA

Keriaval 3

Tumulus/Tertre

56 034 0137

233

Plusieurs
privés

ZPPA

Crucuny

Mané Pochat Er
Uieu

Tumulus/Tertre

56 034 0143

238

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Crucuny

Crucuny 5

Tumulus/Tertre

56 034 0144

239

Privé

ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 6

Tumulus/Tertre

56 034 0145

240

Plusieurs
privés

ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 7

Tumulus/Tertre

56 034 0146

241

Privé

ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
1/Mané Klud
er Yer

Tumulus/Tertre

56 034 0161

252

Privé

Classé MH/
ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
2

Tumulus/Tertre

56 034 0162

253

Commune

Classé MH/
ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
8

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0163

254

Commune

ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
3

Tumulus/Tertre

56 034 0164

255

Privé

ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
4

Tumulus/Tertre

56 034 0165

256

Privé

ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
9

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0166

257

Commune

ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 8/Er
Gradouresse

Tumulus/Tertre

56 034 0172

261

Privé

ZPPA

C

Carnac

Lann er Groez

Lann Granvillarec
5

Tumulus/Tertre

56 034 0183

263

Privé

ZPPA

C

Carnac

Keriaval

Keriaval 4

Tumulus/Tertre

56 034 0184

264

Privé

ZPPA

C

Carnac

Kergrim

Lann Granvillarec
11

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0223

279

CommuneZPPA
privé

C

Carnac

Keriaval

Lann Granvillarec
12

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0229

284

Privé

ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 11/
Crucuny

Menhir/Stèle

56 034 0246

296

Etat

Classé MH/
ZPPA

Oui

Oui

18

DOSSIER.indd 18

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 9/Er
Landi

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0248

298

Privé

ZPPA

C

Carnac

Crucuny

Crucuny 10/Lenn
Lochet

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0249

299

Privé

ZPPA

D

Carnac

Kermabo

Kermabo 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0060

193

Privé

ZPPA

D

Carnac

Kerdrain

Poul Lannec/Le
Hahon

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0061

194

Privé

Classé MH/
ZPPA

D

Carnac

Kerdrain

Mané Bihan

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0139

235

Privé

ZPPA

D

Carnac

Kermalvezin

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0174

262

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Kerzerho

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0012

25

Etat

Classé MH/
ZPPA

D

Erdeven

Keredo

Er Run

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0013

26

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Mané Croc’h

Lann er Croc’h/
Mané Croh/Mané
Groh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0014

27

Commune- Classé MH/
CD56-Etat ZPPA

D

Erdeven

Peleu Guen

Lann Kercadio

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0019

31

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Mané Braz

Mané Bras 1/Lann
Mané Bras

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0020

32

Privé

Classé MH/
ZPPA

D

Erdeven

Bovelann

56 054 0022

33

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Coët er Blei

Lannec Er
Gadouer

Tumulus/Tertre

Oui

56 054 0028

38

CD56

ZPPA

Alignement/
Ouvrage de
stèles

Oui

56 054 0031

40

CD56

ZPPA

N° Ensemble

Gravures N° Patriarche

Oui

Oui

Oui

Tumulus/Tertre

N° général Propriété

Protection

D

Erdeven

Coët er Blei

Lannec er
Gadouer/Coët er
Blei/La Chaise de
César

D

Erdeven

Coët er Blei

Lannec er Menhir/
Tumulus/Tertre
Lann er Croc’h

56 054 0039

42

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Coët er Blei

Mané Net

Tumulus/Tertre

56 054 0040

43

CD56

ZPPA

D

Erdeven

Mané Croc’h

Lannec er Truc

Tumulus/Tertre

56 054 0047

46

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Mané Croc’h

Er Varquez

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0049

47

CD56

ZPPA

D

Erdeven

Mané Croc’h

Parc Madeleine

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0050

48

Plusieurs
privés

ZPPA

19

DOSSIER.indd 19

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

D

Erdeven

Bovelann

Lannec Gouarc’h
Lerion

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0051

49

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Bovelann

Bovelann

Tumulus/Tertre

56 054 0052

50

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Bovelann

Lannec Parqueu
Hir er Heur/Le
Puco

Tumulus

56 054 0053

51

Plusieurs
privés

ZPPA

D

Erdeven

Bovelann

Er Lannec

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0054

52

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Kerjean

Kerjean 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0056

54

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Kerjean

Kerjean 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0057

55

Plusieurs
privés

ZPPA

D

Erdeven

Mané Braz

Tenat Kerbenez

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0058

56

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Peleu Guen

Kercadio/Keredo

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0059

57

Privé

ZPPA

D

Erdeven

Mané Braz

Mané Bras

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0060

58

CD56

ZPPA

D

Erdeven

Coët er Blei

Lann er Croh

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0061

59

CD56

ZPPA

D

Ploemel

Saint-Laurent Saint-Laurent 1

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 161 0001

119

Privé

ZPPA

D

Ploemel

Lann er
Grannec

Alignement/
Lann er Grannec 1 Ouvrage de
stèles

56 161 0015

129

Privé

ZPPA

D

Ploemel

Lann er
Grannec

Lann er Grannec 2 Tumulus/Tertre

56 161 0016

130

Privé

ZPPA

D

Ploemel

Er Varquez

Mané er Varquez

Dolmen/Tombe
à couloir

56 161 0027

137

Privé

ZPPA

D

Plouharnel

Crucuno

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0010

69

Etat

Classé MH/
ZPPA

D

Plouharnel

Crucuno

Parc er Vinglas

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 168 0011

70

Etat

Classé MH/
ZPPA

D

Plouharnel

Cosquer

Gohquer/Er Mané

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0012

71

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

N° Ensemble

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

20

DOSSIER.indd 20

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

D

Plouharnel

Crucuno

Man Cam/Er Men
Cam

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 168 0017

73

Privé

ZPPA

D

Plouharnel

Goah-Lêron

Goah-Lêron 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 168 0019

74

Privé

ZPPA

D

Plouharnel

Parc Belanno

Parc Belanno 1

Menhir/Stèle

56 168 0022

76

Privé

ZPPA

D

Plouharnel

Parc Belanno

Parc Belanno 2

Tumulus

56 168 0023

77

Privé

ZPPA

D

Plouharnel

Parc Belanno

Parc Belanno 3

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 168 0024

78

Privé

ZPPA

D

Plouharnel

Goah-Lêron

Le Pusso/GoahLêron 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 168 0026

79

Plusieurs
privés

ZPPA

D

Plouharnel

Goah-Lêron

Goah-Lêron 3

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 168 0027

80

Plusieurs
privés

ZPPA

E

Erdeven

Le Narbon

Men Liesse

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0002

16

Plusieurs
privés

ZPPA

E

Erdeven

Kervazic

Runel/Tenant
er Parqueu/
Rotchevir

Tumulus

56 054 0003

17

Privé

ZPPA

E

Erdeven

Kerascouët

Mer er Morh

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0004

18

Plusieurs
privés

ZPPA

E

Erdeven

Kerangre

Er Roc’h/Tenat de Dolmen/Tombe
Kerascoët
à couloir

56 054 0005

19

Privé

Classé MH/
ZPPA

E

Erdeven

Men Plat

Parc er Raneu/Le
Lando

Menhir/Stèle

56 054 0024

35

Privé

ZPPA

E

Erdeven

Rotchevir

Kervasic/
Kerouriec

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0042

44

Privé

ZPPA

E

Erdeven

Kervazic

Men Cam et Men
Guen

Menhir/Stèle

56 054 0055

53

Privé

ZPPA

F

Carnac

Le Lizo

Le Lizo 1/Camp
du Lizo

Enceinte/
habitat

56 034 0021

158

Commune- Classé MH/
privés
ZPPA

F

Carnac

Le Lizo

Le Lizo 3

Tumulus/Tertre

56 034 0141

237

Plusieurs
privés

ZPPA

F

Carnac

Le Lizo

Le Lizo 2/Dolmen
du Lizo

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0188

267

Privé

Classé MH/
ZPPA

F

Crach

Kergouët

Mané er Mour/
Tromour/Kergoet

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0003

323

Privé

ZPPA

F

Crach

Kergouët

Mané Seule

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0004

324

Gravures N° Patriarche

Oui

N° général Propriété

Protection

ZPPA

21

DOSSIER.indd 21

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

56 046 0005

325

Privé

Classé MH

56 046 0006

326

Privé

ZPPA

56 046 0008

328

Privé

Classé MH

Nature de site

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

F

Crach

Kerourang

Roc’h en Ezel/
Mané Rohenezel/ Dolmen/Tombe
Mané Roch En
à couloir
Ezel/Rohonehezic

F

Crach

Kerourang

Chapelle SaintJean/Kerourang

Menhir/Stèle

F

Crach

Kerourang

Parc er Guren/
Parc Guéren/Parc
Nehue

Dolmen/Tombe
à couloir

F

Crach

Kerzuc

Kerzuc/Coët
Dolmen/Tombe
Kersu/Coet Kerzut à couloir

56 046 0009

329

CD56

ZPPA

F

Crach

Le Mar

Er Mar

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0010

330

Privé

Classé MH

F

Crach

Peudrec

Parc er Roh/
Peudrec/Beudrec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0011

331

Privé

ZPPA

F

Crach

Baie de
Saint Jean/
Kerourang

Baie de SaintJean

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 046 0020

334

Plusieurs
privés

ZPPA

F

Crach

Baie de
Saint Jean/
Kerourang

Kerourang

Tumulus

56 046 0021

335

Privé

ZPPA

F

Crach

Kerzuc

Koët Kerzu/
Kerzuc/Coët
Tumulus
Kersu/Coet Kerzut

56 046 0027

341

CD56

ZPPA

F

Crach

Kerzuc

Koët Kerzu/
Alignement/
Kerzuc/Coët
Ouvrage de
Kersu/Coet Kerzut stèles

56 046 0028

342

CD56

ZPPA

F

Crach

Kerian

Baie de Saint
Jean/Coët Kerian

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 046 0030

343

Plusieurs
privés

ZPPA

Er Hroueg

Mané er Hroëk/
Mané er H’Roech/
Le Rouick/Mané
Tumulus/Tertre
er Hroeg/Mané er
Hroëck/Le Ruyk/
Mané er Groech

56 116 0010

370

Commune

Classé MH/
ZPPA

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 116 0011

371

Conservatoire du
littoral

ZPPA

G

Locmariaquer

Oui

Oui

G

Locmariaquer

Kerpenhir

Gomenen Men
Letournec/Men
Letionnec/Men
Melen/Chien de
Kerpenhir

G

Locmariaquer

Kerpenhir

Kerpenhir 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 116 0022

377

DPM

ZPPA

G

Locmariaquer

Kerpenhir

Kerpenhir 2

Tumulus/Tertre

56 116 0028

380

Conservatoire du
littoral

ZPPA

22

DOSSIER.indd 22

06/12/16 11:55

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

G

Locmariaquer

La Falaise

G

Locmariaquer

Kerpenhir

G

Locmariaquer

G

Autres
dénominations

Nature de site

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété
Conservatoire du
littoral

Protection

Tumulus/Tertre

56 116 0029

381

Kerpenhir 4

Menhir/Stèle

56 116 0044

390

Kerpenhir

Kerpenhir/
Goemorent

Menhir/Stèle

56 116 0046

392

DPM

ZPPA

Locmariaquer

Kerpenhir

Kerpenhir 5

Tumulus/Tertre

56 116 0047

393

Conservatoire du
littoral

ZPPA

G

Locmariaquer

Kerpenhir

Kerpenhir 6

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 116 0066

397

DPM

ZPPA

H

Locmariaquer

Le Nelud

Mané Lud/Mané
Nelud 1

Tumulus/Tertre

56 116 0007

367

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

H

Locmariaquer

Er Grah

Er Grah Elevatum/
Tumulus/Tertre
Er Vinglé

56 116 0008

368

Etat

Classé MH/
ZPPA

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 116 0009

369

Etat

Classé MH/
ZPPA

Oui

56 116 0038

387

Commune

Classé MH/
ZPPA

56 116 0041

389

Privé

ZPPA

Oui

ZPPA
ZPPA

H

Locmariaquer

Le Bronzo

Mané Réthual/
Mané Ruthual 1/
Men Er Rutual/
Men Er Groah/
Bergouh/ Bé er
Groah/Daul er
Groah

H

Locmariaquer

Le Bronzo

Men Bronzo/
Bronso/MenBronso

Menhir/Stèle

H

Locmariaquer

Le Bronzo

Mané Réthual/
Mané Ruthual 2

Dolmen/Tombe
à couloir

H

Locmariaquer

Er Grah

Table des
Marchands/Er
Vinglé Vras

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 116 0062

394

Etat

Classé MH/
ZPPA

H

Locmariaquer

Er Grah

Le Grand Menhir/
Men-Er-Grah/Er
Vinglé Bras

Alignement/
Ouvrage de
stèles

Oui

56 116 0063

395

Etat

Classé MH/
ZPPA

H

Locmariaquer

Le Nelud

Mané Lud/Mané
Nelud 2

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 116 0073

399

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

Oui

56 116 0012

372

Etatconservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

I

Locmariaquer

Kérhéré

Les Pierres Plates/
Dolmen/Tombe
Mein Plat/Er
à couloir
Verteil

I

Locmariaquer

Kerlud

Roh Mane Kerlut
/Kerlut

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 116 0013

373

Privé

Classé MH/
ZPPA

I

Locmariaquer

Pointe Er
Hourel

Pointe er Hourer/
Saint-Pierre/Er
Houerer

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 116 0014

374

Conservatoire du
littoral

ZPPA

I

Locmariaquer

Kerlud

Tumulus/Tertre

56 116 0031

383

Privé

ZPPA

I

Locmariaquer

Saint-PierreLopérec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 116 0032

384

Saint-PierreLoperet

ZPPA
23

DOSSIER.indd 23

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

I

Locmariaquer

Kérhéré

Pointe des Pierres
Tumulus/Tertre
Plates

J

Baden

Toulvern

Mané Ven Guen,
Mané Venguen,
La Grotte

Dolmen/Tombe
à couloir

J

Baden

Toulvern

Mané Venguen
Toulvern

J

Baden

Le Couedic

J

Baden

J

N° Ensemble

Nature de site

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

56 116 0045

391

Conservatoire du
littoral

ZPPA

56 008 0001

404

Privé

Inscrit MH

Dolmen/Tombe
à couloir

56 008 0002

405

CD56

ZPPA

Le Couedic 1

Dolmen/Tombe
à couloir

56 008 0005

408

Privé

ZPPA

Locmiquel

Broche Er Roc’h

Tumulus/Tertre

56 008 0006

409

Privé

ZPPA

Baden

Le Couedic

Le Couedic 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 008 0007

410

Privé

ZPPA

J

Baden

Er Runio

Il Runio/Ile Réno/ Dolmen/Tombe
Ile Renault
à couloir

56 008 0014

411

Privé

ZPPA

J

Baden

Pointe du
Blair

Le Blaire

Dolmen/Tombe
à couloir

56 008 0018

412

Privé

ZPPA

J

Baden

Locmiquel

Belaneu

Tumulus/Tertre

56 008 0029

413

Privé

ZPPA

J

Larmor-Baden

Île-deGavrinis

Gavrinis/Er Votten

Dolmen/Tombe
à couloir

56 106 0001

414

CD56

Classé MH

J

Larmor-Baden Île-Berder

Berder 1

Tumulus

56 106 0002

415

Privé

Zonage
archéologique

J

Larmor-Baden Île-Longue

Ile Longue

Dolmen/Tombe
à couloir

56 106 0004

417

Privé

Zonage
archéologique

J

Larmor-Baden Île-Berder

Berder 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 106 0005

418

Privé

Zonage
archéologique

J

Larmor-Baden Île-Berder

Sainte-Anne

Dolmen/Tombe
à couloir

56 106 0013

419

Privé

Zonage
archéologique

J

Locmariaquer

Île-du-GrandHuernic

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 116 0023

378

Privé

ZPPA

J

Locmariaquer

Île-du-PetitHuernic

Tumulus

56 116 0024

379

DPM

ZPPA

K

Arzon

Er Lannic

Ilot Er Lannic/Inis
En Teisser/Careck
er Goh

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 005 0004

423

Privé

Classé MH/
ZPPA

K

Arzon

Le Moteno

Le Monteno 1

Tumulus/Tertre

56 005 0006

425

Plusieurs
privés

ZPPA

K

Arzon

Hent Tenn

Ile Danten

Dolmen/Tombe
à couloir

56 005 0022

430

Privé

ZPPA

Oui

Oui

Oui

Oui

24

DOSSIER.indd 24

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

K

Arzon

Le Moteno

Le Moteno 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 005 0025

433

Plusieurs
privés

ZPPA

K

Arzon

Le Moteno

Le Moteno 3

Menhir/Stèle

56 005 0032

439

Privé

ZPPA

L

Arzon

Tumiac

Butte de César

Tumulus/Tertre

56 005 0005

424

Commune- Classé MH/
privé
ZPPA

L

Arzon

Béninze

Béninze 1

Menhir/Stèle

56 005 0029

437

Privé

ZPPA

L

Arzon

Beninze

Béninze 2

Tumulus/Tertre

56 005 0030

438

Privé

ZPPA

Oui

56 087 0001

440

CD56

Classé MH/
ZPPA

N° Ensemble

Gravures N° Patriarche

Oui

N° général Propriété

Protection

M

Île-auxMoines

Er Boglieux

Pen-Hap 1/Men
Houziganned/
Dolmen/Tombe
Er Golo Taul/
Penhap/Table des à couloir
Scarifices -Pierre
des Poulpiquets

M

Île-auxMoines

Kergonan

Kergenan

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

Oui

56 087 0002

441

CD56

Classé MH

M

Île-auxMoines

Pointe de
Nioul

Pen Nioul 1

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 087 0003

442

Privé

ZPPA

M

Île-auxMoines

Pointe de
Nioul

Pen Nioul 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 087 0004

443

Privé

ZPPA

M

Île-auxMoines

Er Boglieux

Pen-Hap 2

Tumulus/Tertre

56 087 0011

448

CD56

ZPPA

M

Île-d’Arz

Pointe de
Liouse

Pen Liouse

Dolmen/Tombe
à couloir

56 088 0001

485

Privé

Zonage
archéologique

M

Île-d’Arz

Ilur/Porh
Ladron

Parc-Brazo 1

Tumulus

56 088 0019

488

Conservatoire du
littoral

Zonage
archéologique

M

Île-d’Arz

Ilur/Porh
Ladron

Parc-Brazo 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 088 0020

489

Conservatoire du
littoral

Zonage
archéologique

N

Baden

Lanester

Lann Es Ter/
Er Roh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 008 0003

406

CD56

ZPPA

N

Baden

Le Rohello

Roh Toulhern/
Rohello

Dolmen/Tombe
à couloir

56 008 0004

407

Privé

ZPPA

N

Crach

Pointe Vide
Bouteilles

Pointe de vide
Bouteille

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0014

333

Plusieurs
privés

ZPPA

N

Crach

Kerentreh

Kerentrech

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0022

336

Privé

ZPPA

N

Le Bono

Kernourz

Le Rocher/Pointe
Dolmen/Tombe
er Boursul/Rocher
à couloir
Er Paluden

56 262 0001

400

Etat-Privé

Classé MH

N

Le Bono

Kerdrec’h

Kerdrec’h/Mané
Hir/Mané Verh

56 262 0002

401

Privé

Zonage
archéologique

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

Oui

25

DOSSIER.indd 25

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

O

Quiberon

Trou du
Souffleur

Er Limouzen 1

Menhir/Stèle

56 186 0001

O

Quiberon

Le Mané Meur Mané Meur 1

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

O

Quiberon

Gergerit

Pointe de la
Guérite 1

O

Quiberon

Le Vivier

O

Quiberon

O

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

97

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

56 186 0002

98

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Dolmen/Tombe
à couloir

56 186 0003

99

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Beg er Goh
Lannec

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 186 0004

100

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Trou du
Souffleur

Er Limouzen 2

Tumulus/Tertre

56 186 0012

105

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Quiberon

Gergerit

Pointe de la
Guérite

Affleurement

56 186 0018

111

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

O

Quiberon

Le Château

Beg-Er-Lann

Tumulus

56 186 0030

114

Privé

ZPPA

O

Quiberon

Le Château

Beg-Er-Lann

Menhir/Stèle

56 186 0032

116

Privé

ZPPA

Menhir/Stèle

56 186 0033

117

Etatconservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Oui

O

Quiberon

Gergerit

Pointe de la
Guérite 3

P

Quiberon

Kernavest

Saint-Julien/Men
Guen

Menhir/Stèle

56 186 0005

101

Commune

Classé MH/
ZPPA

P

Quiberon

Kerniscob

Dan Er Varen/
Kerguoc’h/
Kernavest

Tumulus

56 186 0013

106

Privé

Classé MH/
ZPPA

P

Quiberon

Pointe de
Kervihan

Kerniscob/Er
Hibelle

Tumulus

56 186 0014

107

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

P

Quiberon

Pointe de
Kervihan

Hibelleu/
Kerniscop/
Kerniscob

Tumulus

56 186 0015

108

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

P

Saint-PierreQuiberon

Keridenvel

Mané Beker Noz 1

Tumulus/Tertre

56 234 0004

85

EtatCommune

Classé MH/
ZPPA

P

Saint-PierreQuiberon

Keridenvel

Er Ruguiel/
Er Rugied/
Keridanvel

Menhir/Stèle

56 234 0006

86

Privé

ZPPA

P

Saint-PierreQuiberon

Kerbourgnec

Le Moulin/
Saint-Pierre 1/Er
Faugereux

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 234 0008

87

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

P

Saint-PierreQuiberon

Kerbourgnec

Kerbougnec /En
er Huiter/Saint
Pierre 2

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 234 0011

89

Etat

Classé MH/
ZPPA

P

Saint-PierreQuiberon

Keridenvel

Mané Beker Noz 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 234 0018

91

Etat

Classé MH/
ZPPA

26

DOSSIER.indd 26

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

P

Saint-PierreQuiberon

Le Petit Rohu

P

Saint-PierreQuiberon

Kervihan

P

Saint-PierreQuiberon

Q

Autres
dénominations

Nature de site

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 234 0028

92

DPM

ZPPA

Er Drefigny

Tumulus/Tertre

56 234 0029

93

Privé

ZPPA

Kervihan

Er Drefigny

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 234 0030

94

Privé

ZPPA

Plouharnel

Runesto

Er Roc’h

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0004

63

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

Q

Plouharnel

Sainte-Barbe

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 168 0007

66

EtatPlusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

Q

Plouharnel

Le Vieux
Moulin

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 168 0008

67

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

Q

Plouharnel

Le Vieux
Moulin

Tumulus

56 168 0029

82

Privé

ZPPA

56 013 0009

9

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 013 0024

12

Privé

Classé MH/
ZPPA

Kerprovost/Roh
Er Lann/Etang du Dolmen/Tombe
Bignac/Moulin du à couloir
Bignac

Oui

Oui

R

Belz

Kerbrévost

R

Belz

Kerdruellan

R

Erdeven

Les SeptSaints

Run er Liuzen/
Run Er Sinzen

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0007

21

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

R

Erdeven

Kerihuel

Kerhuel/Mané
Lann

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0025

36

Privé

ZPPA

R

Étel

Toul er Pry

Le Sac’h

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 055 0003

15

Privé

ZPPA

S

Belz

Le Moulin des
Bocenic Vras
Oies

Dolmen/Tombe
à couloir

56 013 0003

3

Conservatoire du
littoral

ZPPA

S

Belz

Kerhuen

Er Mané/Roh
Bernis

Dolmen/Tombe
à couloir

56 013 0004

4

EtatPlusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

S

Belz

Île-du-PetitNiheu

Le Petit Nieu

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 013 0028

14

Privé

ZPPA

T

Ploemel

Mané Bogad

Mané Bogad 1

Dolmen/Tombe
à couloir

56 161 0003

120

Privé

Classé MH/
ZPPA

T

Ploemel

Poul Hoh

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 161 0008

123

Privé

ZPPA

27

DOSSIER.indd 27

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

T

Ploemel

Mané Bogad

Kerlann Vihan 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 161 0009

124

Privé

ZPPA

T

Ploemel

Mané Bogad

Mané Bogad 2/
Kermarquer

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 161 0011

126

Privé

ZPPA

T

Ploemel

Mané Bogad

Kerlann Vihan 1

Tumulus/Tertre

56 161 0017

131

Privé

ZPPA

T

Ploemel

Mané Bogad

Lann Blatte 1

Tumulus

56 161 0019

132

Privé

ZPPA

T

Ploemel

Guib

Er Bulen Vras

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 161 0020

133

Privé

ZPPA

T

Ploemel

Guib

56 161 0021

134

Privé

ZPPA

T

Ploemel

Mané Bogad

Lann Blatte 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 161 0029

138

Privé

ZPPA

U

Ploemel

Mané Bras

Kergonvo

Dolmen/Tombe
à couloir

56 161 0013

127

Privé

ZPPA

U

Ploemel

Grille de
Kervernic

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 161 0014

128

Privé

ZPPA

U

Ploemel

Kergonvo

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 161 0024

136

Privé

ZPPA

V

Saint-Gildasde-Rhuys

Le Net

Liorh Larzonnic/Le
Net -Le Calvaire/ Menhir/Stèle
Largueven

56 214 0003

457

Privé

Classé MH/
ZPPA

V

Saint-Gildasde-Rhuys

Le Net

Clos er Bé 1

Dolmen/Allée
couverte

56 214 0004

458

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

V

Saint-Gildasde-Rhuys

La Saline

Le Men Guen/Pen
Guen/Le Ruello
Menhir/Stèle
de la Manigan/Le
Botpenal

56 214 0005

459

Privé

Inscrit MH/
ZPPA

V

Saint-Gildasde-Rhuys

La Saline

Men en Palud

Menhir/Stèle

56 214 0006

460

Privé

Inscrit MH/
ZPPA

V

Saint-Gildasde-Rhuys

Le Net

Clos er Bé 2/La
Croix de By

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 214 0008

461

Privé

Inscrit MH/
ZPPA

V

Saint-Gildasde-Rhuys

Le Net

La Croix de
By/Fuseau de
Jeannette

Menhir/Stèle

56 214 0009

462

CD56

Inscrit MH/
ZPPA

V

Saint-Gildasde-Rhuys

Grand Rohu

Grand Rohu

Enceinte/
Ouvrage de
stèles

56 214 0010

463

Privé

ZPPA

Le Net

Kermaillard/
Scalehir/Gueguen
Menhir/Stèle
Amonen/La Motte
de Beurre

56 240 0001

464

Commune

ZPPA

V

Sarzeau

Alignement/
Ouvrage de
stèles

Gravures N° Patriarche

Oui

Oui

Oui

N° général Propriété

Protection

28

DOSSIER.indd 28

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

V

Sarzeau

Largueven

Le Fuseau de
Jeannette/Gourrit
Jeannette/Motte
Menhir/Stèle
d’Argueven/
Quenouille de
Jeannette

V

Sarzeau

Kermaillard

Er Le/Le Relais

Dolmen/Tombe
à couloir

W

Arzon

Petit Mont

Petit Mont

X

Arzon

Bernon

X

Arzon

Bernon

Y

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

56 240 0002

465

Commune

Inscrit MH/
ZPPA

Oui

56 240 0015

474

Privé

ZPPA

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 005 0007

426

CD56

Classé MH/
ZPPA

Tal er Men Gwen/
Graniol/Grah
Niol 1

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 005 0003

422

Etat

Classé MH/
ZPPA

Grah Niol 2

Menhir/Stèle

56 005 0028

436

Privé

ZPPA

Saint-Philibert Kerroch

Mané Canaplaye
1/Keroch/Mané
Carnaplaye

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0007

349

Privé

ZPPA

Y

Saint-Philibert Kerroch

Mané Canaplaye
2/Keroch/Mané
Carnaplaye

Tumulus/Tertre

56 233 0020

357

Plusieurs
privés

ZPPA

Y

Saint-Philibert Kerroch

Mané Canaplaye
3/Keroch/Mané
Carnaplaye

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 233 0021

358

Plusieurs
privés

ZPPA

Z

Saint-Philibert Kerangoff

Men Milene/
Pourhors

Menhir/Stèle

56 233 0003

346

Privé

Classé MH/
ZPPA

Z

Saint-Philibert Kermané

Er Roh Vras/
Kerangoff- Roh
Vras de Pourhos/
Magouero

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0004

347

Privé

Classé MH/
ZPPA

Z

Saint-Philibert Kerran

Roc’h Vras/Roh
Vras

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0005

348

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

Z

Saint-Philibert

Kerangoff/
Kerran

Lann Kerran/LanKer-Han/Mané
Tumulus/Tertre
Lavarec -Kerzuc

56 233 0009

351

Privé

ZPPA

AA

Hœdic

Champ du
menhir

Dolmen de la
Croix

Dolmen/Tombe
à couloir

56 085 0001

502

CommuneConserva- Classé MH/
toire du
ZPPA
littoral

AA

Hœdic

Champ du
menhir

Menhir de la
Vierge

Menhir/Stèle

56 085 0002

503

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

AA

Hœdic

Beg Lagad

Tumulus

56 085 0004

504

Commune

ZPPA

AA

Hœdic

Beg en Argol

56 085 0007

505

Commune

ZPPA

AA

Hœdic

Le Vieux
Phare

Menhir/Stèle

56 085 0012

506

Commune

ZPPA

AA

Hœdic

Le Vieux
Phare

Menhir/Stèle

56 085 0013

507

Commune

ZPPA

Argol/Le Douet

Alignement/
Ouvrage de
stèles

Oui

29

DOSSIER.indd 29

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

AA

Commune
Hœdic

Lieu-dit IGN
Le Paluden

AA

Hœdic

Le Paluden

AA

Hœdic

Port Louit

AA

Hœdic

AA

Autres
dénominations
Lenn
Chipont

Alignement/
Nature de site
Ouvrage de
stèles

Gravures N° Patriarche
56 085 0015

N° général ConservaPropriété
508
toire du
littoral

Protection
ZPPA

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 085 0016

509

Commune

ZPPA

Lann er Hoz Plat/
Porlouet

Dolmen/Tombe
à couloir

56 085 0017

510

Commune

ZPPA

Port Blanc

Le Télégraphe/
Koh Kastel

Dolmen/Tombe
à couloir

56 085 0019

511

Commune

ZPPA

Hœdic

Port Blanc

Port Sénieu

Menhir/Stèle

56 085 0020

512

Commune

ZPPA

AA

Hœdic

Beg Lagad

Alignement/
Pen Gard/Fort des
Ouvrage de
Anglais
stèles

56 085 0021

513

Commune

ZPPA

AA

Hœdic

Le Paluden

Tourao

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 085 0022

514

Commune

ZPPA

AA

Hœdic

Petit Etang

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 085 0023

515

Commune

ZPPA

AA

Hœdic

Port Blanc

Porz Guen-Koh
Kastel

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 085 0024

516

DPM

ZPPA

AA

Hœdic

Groah er Blei

Groah er Bley/
Croh er Bley

Dolmen/Tombe
à couloir

56 085 0026

517

Commune

ZPPA

AA

Hœdic

Bourg

Menhir/Stèle

56 085 0030

518

Privé

ZPPA

AA

Hœdic

Beg en Argol

Groah Denn

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 085 0031

519

Commune

ZPPA

Arradon

Keranna

Lann Vras/
Kerarouët

Dolmen/Tombe
à couloir

56 003 0001

450

Plusieurs
privés

ZPPA

Arradon

Kerhenry

Er Roh/Keravello

Dolmen/Tombe
à couloir

56 003 0017

451

Privé

ZPPA

Arradon

Pointe
d’Arradon

Le Treh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 003 0018

452

Privé

ZPPA

Arradon

Butte
d’Antoine

Butte d’Antoine

Tumulus/Tertre

56 003 0026

453

Privé

ZPPA

Arradon

Parc Neuf

Parc Nehue

Tumulus/Tertre

56 003 0036

454

Privé

ZPPA

Arzon

Bilgroix

Bilgroez

Tumulus/Tertre

56 005 0001

420

Plusieurs
privés

ZPPA

Arzon

Bilgroix

Pointe de Bilgroix

Dolmen/Allée
couverte

56 005 0002

421

Commune

Classé MH/
ZPPA

Arzon

Le Redo

Le Lizeau/
Kerjouanno

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 005 0012

427

Privé

Zonage
archéologique

Arzon

Bernon

Clos Vouillaren

Tumulus/Tertre

56 005 0020

428

Plusieurs
privés

ZPPA

Oui

30

DOSSIER.indd 30

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Arzon

Bourgneuf

Arzon

Le Moteno

Arzon

Pen Castel

Arzon

Kervegan

Arzon

Autres
dénominations

Nature de site

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

Menhir/Stèle

56 005 0021

429

Privé

ZPPA

Menhir/Stèle

56 005 0023

431

Privé

ZPPA

Menhir/Stèle

56 005 0024

432

Privé

ZPPA

Kerentalec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 005 0026

434

Privé

ZPPA

Bourgneuf

Clos Ar Miln

Dolmen/Tombe
à couloir

56 005 0027

435

Plusieurs
privés

ZPPA

Belz

Kergueran

Vil er Roh/
Dolmen/Tombe
Kergueren/Er Roh à couloir

56 013 0001

1

Privé

Classé MH/
ZPPA

Belz

Kerlutu

Clement Roc’h
Clour/Clemon
Roc’h Clour

Dolmen/Tombe
à couloir

56 013 0002

2

Privé

Classé MH/
ZPPA

Belz

Kercadoret

Er Mané

Dolmen/Tombe
à couloir

56 013 0005

5

Privé

ZPPA

Belz

Kerclément

Er Roc’h

Dolmen/Tombe
à couloir

56 013 0006

6

Privé

ZPPA

Belz

Keryargon

Er Mané

Dolmen/Tombe
à couloir

56 013 0007

7

Privé

ZPPA

Belz

Villionec

Menhir/Stèle

56 013 0008

8

Privé

ZPPA

Belz

Les Quatre
Chemins

Kergallan/Er
Dolmen/Tombe
Pouleu/Kergallon à couloir

56 013 0015

10

Commune

ZPPA

Belz

Le Runel

Kervazic

Dolmen/Tombe
à couloir

56 013 0021

11

Privé

ZPPA

Belz

Kerlutu

Mané er Run/Le
Rhun

Dolmen/Tombe
à couloir

56 013 0025

13

Privé

ZPPA

Carnac

Kerguearec

Kerguearec 1/Clos Dolmen/Tombe
Pernel
à couloir

56 034 0014

151

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Kerguéarec

Kerguearec 2/
Roch Feutet/Roc
Feutes/Roc’h
Feutet/La Pierre
Fendue

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0016

153

Etat

Classé MH/
ZPPA

Carnac

La Madeleine

Er Roh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0017

154

Etat

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Laguen

Rogarte

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0018

155

Privé

ZPPA

Carnac

Kervihan

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0022

159

CD56

ZPPA

Carnac

Coet er Hour

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0024

161

Privé

ZPPA

Carnac

Le Bouton
D’Or

Kerbospern/
Beton Heur

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0025

162

Privé

ZPPA

Carnac

Mané Brizil

Mané Brisil 1

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0040

177

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

Chemin du
menhir

Oui

31

DOSSIER.indd 31

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

Carnac

Coëtatouz

Mané Grageux

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0041

178

Privé

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Nauterio

Nauterio 1/Run
Mori/Noterio

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0046

183

Privé

ZPPA

Carnac

Nauterio

Nauterio 2/
Lannec Rocolan/
Noterio

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0047

184

Privé

ZPPA

Carnac

Kerguoc’h

Kerguec’h/
Kuergueoc’h/
Kerguierc’h

Tumulus

56 034 0050

185

Privé

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Kergo

Er Rohellec/Parc
er Rohollen

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0056

190

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Kergo

Parc Bras

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0057

191

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Mezerma

Kergrim/Mané
Gardreine 1

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0058

192

Privé

ZPPA

Carnac

Quelvezin

Mané Lavarec 1/
Mané bras/Er
Voten

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0062

195

Privé

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Queric La
Lande

Er Roc’h Vras

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0063

196

Privé

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Mané Pleurec

Mané Fleurit 1

Menhir/Stèle

56 034 0064

197

Privé

ZPPA

Carnac

Rue du
Courdiec

Cruz Menquen/
Cruz Moquen/
Kerland

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0066

199

Commune

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Le Bourg

Lann Nilestrec

Menhir/Stèle

56 034 0072

204

Etat

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Beaumer

Er Mané

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0075

205

Commune

Classé MH/
ZPPA

Carnac

Gumul

Er Gognel

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0078

207

Privé

ZPPA

Carnac

Montauban

Ruisseau aux
Anguilles

Tumulus

56 034 0079

208

Privé

ZPPA

Carnac

SaintColomban

Tumulus/Tertre

56 034 0084

209

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Mané Pleurec

Mané Fleurit 2/Le
Hahon

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0112

214

Privé

ZPPA

Carnac

Queric La
Lande

Er Grageu 1

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0119

218

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Queric La
Lande

Er Grageu 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0120

219

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Quéric La
Lande

Roc’h er Tallec/
Mané Roch en
Tallec/Dolmen
Nord

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0121

220

Privé

ZPPA

Gravures N° Patriarche

Oui

Oui

Oui

N° général Propriété

Protection

32

DOSSIER.indd 32

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

Carnac

Quelvezin

Coet Houarem

Tumulus/Tertre

56 034 0126

224

Privé

ZPPA

Carnac

Quelvezin

Mané Lavarec 2

Tumulus/Tertre

56 034 0128

225

Privé

ZPPA

Carnac

Quelvezin

Mané Lavarec 3

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0129

226

Privé

ZPPA

Carnac

Kergroix

Mi-voie/Kergroix 1 Tumulus/Tertre

56 034 0133

230

Privé

ZPPA

Carnac

Kerogel

Kerogel 1

Tumulus/Tertre

56 034 0134

231

Privé

ZPPA

Carnac

Mezerma

Mané Gardreine 2

Dolmen/Allée
couverte

56 034 0135

232

Privé

ZPPA

Carnac

Le Nignol

Mané Coh Clour

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0147

242

Commune

ZPPA

Carnac

Kerbois

Kergo

Tumulus/Tertre

56 034 0152

243

Privé

ZPPA

Carnac

Parc Gregoire

Kergrim

Tumulus/Tertre

56 034 0153

244

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Kergroix

Mané Hyr/
Kergroix 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0155

246

Privé

ZPPA

Carnac

Kergroix

Kergroix 3

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 034 0159

250

Privé

ZPPA

Carnac

Kerogel

Kerogel 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0168

258

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Coëtatouz

Coetatouz 1

Tumulus/Tertre

56 034 0189

268

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Mané Brizil

Mané Brisil 2

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0190

269

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Kerfraval

Kerfraval 1

Affleurement

56 034 0201

270

Carnac

Coëtatouz

Coetatouz 2/Er
Mané

Affleurement

56 034 0207

272

Commune

ZPPA

Carnac

Nauterio

En Auterieu

Dolmen/Tombe
à couloir

56 034 0209

273

Privé

ZPPA

Carnac

Kerguearec

Kerguearec 4/Clos
Tumulus/Tertre
Pernel

56 034 0210

274

Privé

ZPPA

Carnac

Le Moustoir

Le Moustoir 7

Menhir/Stèle

56 034 0219

277

Privé

ZPPA

Carnac

Le Breno

Er Gra Miquel

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0228

283

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Kergroix

Kergroix 4

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0231

286

Plusieurs
privés

ZPPA

Carnac

Kergroix

Kergroix 5

Tumulus

56 034 0232

287

Privé

ZPPA

Carnac

Kergouellec

Er Mané

Tumulus

56 034 0234

289

Privé

ZPPA

Gravures N° Patriarche

Oui

Oui

N° général Propriété

Protection

ZPPA

33

DOSSIER.indd 33

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

34

DOSSIER.indd 34

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

Carnac

Montauban

Chemin de
Montauban

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 034 0240

290

Privé

ZPPA

Carnac

Gouyanzeur

Menhir/Stèle

56 034 0242

292

Privé

ZPPA

Crach

KervinBrigitte

Parc er Roh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0001

321

Privé

ZPPA

Crach

Pen Er Pont

Mané Bras

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0002

322

Privé

ZPPA

Crach

Kercado

Lann er Lein/
Mané Reu

Dolmen/Tombe
à couloir

56 046 0013

332

Privé

ZPPA

Crach

Kergleverit

Kergleverit

Menhir/Stèle

56 046 0023

337

Privé

ZPPA

Crach

Kervive

Kervive

Menhir/Stèle

56 046 0024

338

Privé

ZPPA

Crach

KervinBrigitte

Tumulus

56 046 0025

339

Privé

ZPPA

Erdeven

Kerdavid

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0006

20

Plusieurs
privés

ZPPA

Erdeven

Kerjosselin

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0008

22

Privé

ZPPA

Erdeven

Léry

Lere

Menhir/Stèle

56 054 0009

23

Privé

ZPPA

Erdeven

Botlann

Ty er Mané

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0010

24

Privé

ZPPA

Erdeven

SaintGermain

Er Run Bras

Tumulus/Tertre

56 054 0015

28

Privé

Classé MH/
ZPPA

Erdeven

Kerhillio

Maison brulée/Er
Gadoueric

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0016

29

CD56

DéclasséZPPA

Erdeven

Kernogant

Lann Menhir

Menhir/Stèle

56 054 0017

30

Privé

ZPPA

Erdeven

Mein Glaz

Men Glas

Menhir/Stèle

56 054 0023

34

Privé

ZPPA

Erdeven

SaintGermain

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 054 0026

37

Privé

ZPPA

Erdeven

Kervarch

56 054 0029

39

Privé

ZPPA

Erdeven

Kervazic

56 054 0038

41

Privé

ZPPA

Erdeven

Keredo

Er Trion

Dolmen/Tombe
à couloir

56 054 0043

45

Île-d’Houat

Treach er
Veniguet

Groh Velin/Goh
Dolmen/Tombe
Velin/Groah Velin/
à couloir
Les Beniguets

56 086 0005

496

Commune

ZPPA

Île-d’Houat

Er Stang Vras

Tumulus/Tertre

56 086 0006

497

Privé

Classé MH/
ZPPA

Île-d’Houat

Men Plat

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 086 0007

498

Privé

Classé MH/
ZPPA

Île-d’Houat

Er Menhir

Menhir/Stèle

56 086 0008

499

Privé

Classé MH/
ZPPA

Gravures N° Patriarche

Oui

Lann er Roh/Lann
Dolmen/Tombe
er Roc’h/Lann
à couloir
Hourou
Menhir/Stèle

Parc er Menhir

Oui

Oui

N° général Propriété

Protection

ZPPA

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

DOSSIER.indd 35

Commune

Lieu-dit IGN

Île-d’Houat

Beg Kreiz

Île-d’Houat

Portz Plouz

Île-auxMoines

Autres
dénominations
Baz Kreiz/Vas
Kreiz/Bar Kreiz

Nature de site

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

Menhir/Stèle

56 086 0013

500

Privé

Classé MH/
ZPPA

Perh Bras

Menhir/Stèle

56 086 0014

501

Privé

ZPPA

Brouel

Tal Er Men Guen

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 087 0005

444

Privé

ZPPA

Île-auxMoines

Pointe de
Sperneguy

Roh Vras

Dolmen/Tombe
à couloir

56 087 0006

445

Privé

ZPPA

Île-auxMoines

Kerno

Dolmen/Tombe
à couloir

56 087 0008

446

Commune

ZPPA

Île-auxMoines

Locmiquel

Rue du couvent

Menhir/Stèle

56 087 0009

447

Privé

ZPPA

Île-auxMoines

La Croix de
Kerno

Kergrahiec/Le
Gored/Le Gorged

Dolmen/Tombe
à couloir

56 087 0029

449

Privé

ZPPA

Île-d’Arz

Pennero

Dolmen/Tombe
à couloir

56 088 0002

486

Commune

Zonage
archéologique

Île-d’Arz

Kernoël

Menhir/Stèle

56 088 0009

487

Privé

Zonage
archéologique

Oui

Larmor-Baden Etal Berder

Etal Berder

Dolmen/Tombe
à couloir

56 106 0003

416

Privé

Inscrit MH

La Trinité-surMer

Kermarquer

Er Roh/Er Roc’h/
Kermarker

Dolmen/Tombe
à couloir

56 258 0001

300

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

La Trinité-surMer

Kerisper

Mané Roullarde/
Er Roh

Dolmen/Allée
couverte

56 258 0005

304

Privé

Classé MH/
ZPPA

La Trinité-surMer

Le Penher

Mané Penher/
Kermarquer

Dolmen/Tombe
à couloir

56 258 0006

305

Privé

ZPPA

La Trinité-surMer

Kervilor

Mané Bras/Mané
Kervilor

Dolmen/Tombe
à couloir

56 258 0007

306

Privé

Classé MH/
ZPPA

La Trinité-surMer

Kervilor

Er Rohec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 258 0008

307

Privé

ZPPA

La Trinité-surMer

Kervilor

Kerdrevenen/Er
Velenc Losquet

Dolmen/Tombe
à couloir

56 258 0014

312

Privé

Classé MH/
ZPPA

Le Bono

Kernourz

Kernouz

Dolmen/Tombe
à couloir

56 262 0004

402

Non
localisé

Zonage
archéologique

Le Bono

Le bourg

Monument aux
morts

Menhir/Stèle

56 262 0005

403

Commune

ZPPA

Locmariaquer

Kerguelvan

Men er Houer
Vad/Kerguelvan

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

Oui

56 116 0001

361

Privé

ZPPA

Locmariaquer

Kerdaniel

Er Roh/Mané Er
Roh/Kerdaniel 1

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 116 0002

362

Commune

Classé MH/
ZPPA

Locmariaquer

Kerjean

Dolmen/Tombe
à couloir

56 116 0003

363

Privé

ZPPA

Locmariaquer

Kerlevarec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 116 0004

364

CD56

ZPPA

Kerlavarec

Oui

35

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

36

DOSSIER.indd 36

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

Gravures N° Patriarche

Locmariaquer

Coet Courzo

Er Roch

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 116 0005

365

Privé

ZPPA

Locmariaquer

Scarpoche

Er Roh/Men
Dolmen/Tombe
Drein/Kerveresse/
à couloir
Kerverez

Oui

56 116 0006

366

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

Locmariaquer

Saint-Pierre
Lopérec

Roc’h Er Vil/
Lopérec

Dolmen/Tombe
à couloir

Oui

56 116 0015

375

Privé

ZPPA

Locmariaquer

Kercadoret

Er Roh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 116 0016

376

Privé

Classé MH/
ZPPA

Locmariaquer

Kerinis

Tumulus/Tertre

56 116 0030

382

Privé

ZPPA

Locmariaquer

Pont er Lenn

Tal er Len

Dolmen/Tombe
à couloir

56 116 0033

385

Privé

ZPPA

Locmariaquer

Kerpenhir

Kerpenhir 3

Dolmen/Tombe
à couloir

56 116 0037

386

Privé

ZPPA

Locmariaquer

Le Port

Men Er Mere/Groh
Menhir/Stèle
er Menach

56 116 0039

388

DPM

ZPPA

Locmariaquer

Kerguelvan

Tumulus/Tertre

56 116 0065

396

Privé

ZPPA

Locmariaquer

Kerdaniel

Mané Grahouillet/ Dolmen/Tombe
Kerdaniel 2
à couloir

56 116 0070

398

Privé

Classé MH/
ZPPA

Ploemel

Saint-Cado

Er Roc’h Hir

Menhir/Stèle

56 161 0004

121

Privé

ZPPA

Ploemel

Kercret Ihuel

Dolmen/Tombe
à couloir

56 161 0006

122

Privé

ZPPA

Ploemel

Saint-Laurent Saint-Laurent 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 161 0010

125

Privé

ZPPA

Ploemel

Ruisseau de
Galzan

Kergavret

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 161 0022

135

Privé

ZPPA

Plouharnel

Kerroch

Kerroh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0001

60

Privé

ZPPA

Plouharnel

Kergavat

Er Roch/Kergarat

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0002

61

Etat-Privé

Classé MH/
ZPPA

Plouharnel

Kergonan

Abbaye SaintMichel 1

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0003

62

Privé

ZPPA

Plouharnel

Kergonan

Er Mané/Couvent
Sainte-Anne

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0005

64

Privé

ZPPA

Plouharnel

Rondossec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0006

65

Etat

Classé MH/
ZPPA

56 168 0009

68

Privé

ZPPA

ZPPA

Oui

N° général Propriété

Protection

Plouharnel

Kergazec

Kerneve/Tennad
er Menguen/Roch Dolmen/Tombe
Er Vredir/Er Roh à couloir
breder/Men Guen

Plouharnel

Cosquer

Mané er Roc’h/
Men Er Roh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0013

72

Privé

Plouharnel

Mané Remor

Mané Runmeur

Dolmen/Tombe
à couloir

56 168 0021

75

Commune- Classé MH/
Privé-Etat ZPPA

Plouharnel

Kergonan

Abbaye SaintMichel 2

Menhir/Stèle

56 168 0028

81

Privé

ZPPA

06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

Quiberon

Port Jean

Conguel

Dolmen/Tombe
à couloir

56 186 0006

102

Commune

Classé MH/
ZPPA

Quiberon

Toul Bras

Dolmen/Tombe
à couloir

56 186 0008

103

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Quiberon

Le Mané Meur Mané Meur 2

Menhir/Stèle

56 186 0011

104

Commune

Classé MH/
ZPPA

Quiberon

Beg er Vil

Menhir/Stèle

56 186 0016

109

Commune

ZPPA

Quiberon

Roc’h Priol

56 186 0017

110

Commune

Classé MH/
ZPPA

Quiberon

Le Mané Meur Mané Meur 3

Dolmen/Tombe
à couloir

56 186 0024

112

Commune

ZPPA

Quiberon

Port Jean

Goulvars/Parc er
Patouen

Menhir/Stèle

56 186 0029

113

Privé

Inscrit MH/
ZPPA

Quiberon

Roc’h Priol

Chemin du Trion
Derias

Tumulus

56 186 0031

115

Privé

ZPPA

Quiberon

Saint Julien

56 186 0034

118

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Saint-Gildasde-Rhuys

Port-auxMoines

Men Plat/Port
Maria/Men Maria

Dolmen/Tombe
à couloir

56 214 0001

455

Commune

Classé MH/
ZPPA

Saint-Gildasde-Rhuys

Kercambre

La Pierre Jaune/
Men Melen

Menhir/Stèle

56 214 0002

456

CD56

Inscrit MH/
ZPPA

Er Goren/Mané
Kervehennec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0001

344

Plusieurs
privés

ZPPA

Mané Han

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0002

345

Plusieurs
privés

Classé MH/
ZPPA

Saint-Philibert Kerlioret

Keriolet

Tumulus/Tertre

56 233 0008

350

Privé

ZPPA

Saint-Philibert Kernivilit

Kernivilit

Tumulus

56 233 0012

352

Privé

ZPPA

Saint-Philibert Kernivilit

Kernivilit

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 233 0013

353

Privé

ZPPA

Saint-Philibert Kernevest

Kernavest/Roch
Pointe Er Vil

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0014

354

Privé

ZPPA

Saint-Philibert Pourhors

Er Gragueux

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0018

355

Privé

ZPPA

Saint-Philibert Le Congre

Mané-er-Congre

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0019

356

Privé

ZPPA

Pointe Men Er
Pointe Er bellec
Bellec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 233 0022

359

Privé

ZPPA

Roch Pointe Er Vil Tumulus/Tertre

56 233 0023

360

Privé

ZPPA

83

Etatconservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Saint-Philibert Kervehennec
Saint-Philibert

Saint-Philibert

Le Petit
Kerambel

Saint-Philibert Kernevest
Saint-PierreQuiberon

Port Blanc

Chemin du TrionDerias

Affleurement

Affleurement

Porz Guen

Dolmen/Tombe
à couloir

Gravures N° Patriarche

Oui

Oui

56 234 0001

N° général Propriété

Protection

37

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1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

Saint-PierreQuiberon

Portivy

Er Mané/Renaron

Dolmen/Tombe
à couloir

56 234 0003

84

Commune

ZPPA

Saint-PierreQuiberon

Le Roch

Roch en Aud/
Roc’h-en-Aod

Dolmen/Tombe
à couloir

56 234 0009

88

Etat

Classé MH/
ZPPA

Saint-PierreQuiberon

Guernic

Ilot du Guernic

Affleurement

56 234 0014

90

Privé

Classé MH/
ZPPA

Saint-PierreQuiberon

Port Blanc

Mané Bras/Mané
Beg Port Blanc/
Porz Guen

Dolmen/Tombe
à couloir

56 234 0031

95

Conservatoire du
littoral

Classé MH/
ZPPA

Saint-PierreQuiberon

Plage du Fozo Er Fouseu

Tumulus/Tertre

56 234 0032

96

DPM

ZPPA

Sarzeau

Port Brillac

Er Roh/Lannek er
Men/Bellevue/
Brillac

Dolmen/Tombe
à couloir

56 240 0005

466

Commune

Classé MH/
ZPPA

Sarzeau

Brillac

Le Vondre/Er Roh

Dolmen/Tombe
à couloir

56 240 0006

467

Privé

Classé MH/
ZPPA

Sarzeau

Les Quatre
Vents

La Masse/
Kerthomas

Menhir/Stèle

56 240 0008

468

Privé

ZPPA

Sarzeau

Pointe de
Becudo

Les Trois
Demoiselles

Menhirs/
Ouvrage de
stèle

56 240 0009

469

DPM

ZPPA

Sarzeau

Cohporh

Prat Quillio/Pierre
Menhir/Stèle
Blanche

56 240 0010

470

Commune

ZPPA

Sarzeau

Belle-Vue

Clos er Motten

Tumulus/Tertre

56 240 0011

471

Privé

ZPPA

Sarzeau

Kerblay

Men Hiaul

Dolmen/Tombe
à couloir

56 240 0012

472

Privé

ZPPA

Sarzeau

Boderin

Kerbiguiot/Men
Guen

Menhir/Stèle

56 240 0013

473

Privé

ZPPA

Sarzeau

Kerbigot

Croen Linden/
Douar Nabat

Dolmen/Tombe
à couloir

56 240 0017

475

Privé

ZPPA

Sarzeau

Penvins

Mur du Roy/
Becudo 1

Alignement/
Ouvrage de
stèles

56 240 0018

476

Privé

ZPPA

Sarzeau

Penvins

Becudo 2

Tumulus

56 240 0029

477

Commune

ZPPA

Sarzeau

Le Bas Bohat

Le Riellec

Menhir/Stèle

56 240 0032

478

Privé

ZPPA

Sarzeau

Pointe de
l’Ours

Tumulus

56 240 0033

479

Commune

ZPPA

Sarzeau

Le Riellec

Dolmen/Tombe
à couloir

56 240 0034

480

Privé

ZPPA

Sarzeau

Île-Stibiden

Tumulus

56 240 0036

481

Privé

ZPPA

Sarzeau

Île-Govihan

Dolmen/Tombe
à couloir

56 240 0037

482

Privé

ZPPA

Sarzeau

Le Patis

Tumulus

56 240 0047

483

Privé

ZPPA

Sarzeau

La Truie

Menhir/Stèle

56 240 0048

484

DPM

ZPPA

Séné

Le Gornevez

Dolmen/Tombe
à couloir

56 243 0001

490

Commune

Classé MH

Le Riellec

Bodilin /Le
Gornevèse

Gravures N° Patriarche

Oui

Oui

Oui

N° général Propriété

Protection

38

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1. Identification
du Bien

N° Ensemble

Commune

Lieu-dit IGN

Autres
dénominations

Nature de site

Séné

Île-de-Boëd

Ile de Boëd 1/Le
Fozic

Tumulus

56 243 0002

491

CD56

Zonage
archéologique

Séné

Île-de-Boëd

Ile de Boëd 2

Dolmen/Tombe
à couloir

56 243 0014

492

CD56

Zonage
archéologique

Séné

Le Péchit

Pointe du Péchit/
La Villeneuve/
Tumulus
Billorois/Bellevue

Séné

Île-de-Boëd

Ile de Boëd 3

Séné

Île-de-Boëd

Ile de Boëd 4

Gravures N° Patriarche

N° général Propriété

Protection

56 243 0016

493

CD56

Zonage
archéologique

Dolmen/Tombe
à couloir

56 243 0018

494

CD56

Zonage
archéologique

Dolmen/Tombe
à couloir

56 243 0019

495

CD56

Zonage
archéologique

39

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06/12/16 11:56

1. Identification
du Bien

1.5

Cartes

FIG. 3 : Densité des sites mégalithiques

40

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1. Identification
du Bien

FIG. 4 : Carte des 26 communes

41

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2. Description
du Bien

Dolmen de Penhap (Ile-aux-Moines)

42

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2. Description
du Bien

CHAPITRE 2

Description
du Bien
2.1 

Définition de la zone d’étude
et choix des monuments
et ensembles proposés
Le littoral morbihannais représente une zone exceptionnelle pour le nombre, l’importance et la variété de ses monuments mégalithiques, implantés dans un environnement
naturel tout aussi remarquable, échancré de deux plans de mer emboités que sont le
golfe du Morbihan et la baie de Quiberon. à l’époque du Néolithique, le niveau des mers
étant plus bas de 5 à 6 mètres par rapport à l’actuel, ces deux étendues d’eau formaient
alors un seul et même espace : le Morbihan préhistorique. Celui-ci, limité au nord par les
rias d’Étel, de Crac’h, de Saint-Philibert, l’estuaire des rivières d’Auray et de Vannes, à
l’ouest par la presqu’île de Quiberon et, au sud, par une barrière d’îles et de chaussées
(Houat et Hœdic) était alors à demi exondé et abritait probablement une grande variété
de milieux d’une grande richesse écologique (fig. 5).
Il y a 7000 ans, au début du Néolithique, se met en place une économie agropastorale
qui va conduire la société à modifier son espace de vie. Au nombre des innovations
qui accompagnent alors ces changements dans les modes d’exploitation des milieux
naturels (élevage d’animaux, culture de plantes nouvelles) apparaissent des constructions monumentales qui modèlent différemment la géographie des lieux, créant ainsi un
nouvel espace économique, social et symbolique. Ces architectures non domestiques,
parmi les plus anciennes connues en Europe occidentale, révèlent l’ingéniosité et le
savoir-faire technique de ces sociétés d’agriculteurs-éleveurs pour extraire, transporter
et mettre en œuvre des volumes de terres et de pierres considérables. Perchées sur
des sommets, accrochées au versant, nichées en bordure de vasières et traversant des
rivières, ces architectures sont inscrites dans l’environnement où elles jouent un rôle de
repères autant que de marqueurs structurant le paysage et le chargeant de significations. Puissances massives et, en tant que telles déjà chargées de symboles, beaucoup
d’entre elles sont parées de riches gravures comme à Gavrinis (Larmor-Baden), le Petit
Mont (Arzon), ou encore les stèles de Locmariaquer, concentration de chefs d’œuvre
de l’art ajoutant à cet ensemble un caractère exceptionnel et universel.
Parmi la pléiade de monuments qui constelle ce secteur, certains, particulièrement spectaculaires, mettent en scène le jeu de rapports hiérarchiques visibles entre individus.
Ce sont, par exemple, les tumulus géants parmi les plus imposants d’Europe, dont
ne subsistent plus que de très rares exemplaires. Les tumulus du Mont Saint-Michel à
43

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2. deScRIPtIon
du BIen

3°15'0"W

0

4

3°0'0"W

8

2°45'0"W

2°30'0"W

16 km

N

CARNAC

Quiberon

or

bih

47°30'0"N

M

an

Houat
Hoedic

47°20'0"N

Belle-Ile-en-Mer

Trait de côte
au Néolithique

Fonds rocheux

FIG. 5 : état estimé du niveau marin
à l’époque néolithique

carnac, du Mané er Hroëck à Locmariaquer et celui de la “Butte de césar” à arzon
outre des caractères architecturaux particuliers, ces édifices ont livré un mobilier funéraire d’une richesse exceptionnelle, composé de lames de haches polies en roches alpines, de perles et pendentifs en variscite et turquoise dont la source est principalement
localisée dans le sud-ouest de la péninsule Ibérique ces ensembles constituent une
référence majeure à l’échelle non seulement régionale mais de l’europe toute entière
Ils témoignent, à ce titre, de transferts de matières sur des distances considérables et
probablement d’influences réciproques
ainsi, loin d’être cloisonné, cet espace est reconnu de longue date pour avoir abrité un
foyer culturel important à l’époque du néolithique et bien au-delà à ce titre, il occupe
une place privilégiée dans l’histoire de l’archéologie préhistorique et des recherches
sur le mégalithisme qui contribue à en faire un territoire d’exception aujourd’hui, à
la lumière des recherches les plus récentes, d’importants monuments immergés sont
révélés, au premier rang desquels figurent l’ensemble d’er Lannic (arzon), celui de
Kerbourgnec (Saint-Pierre-Quiberon), de Kerdual (La trinité-sur-Mer) et bien d’autres
découvertes qui le couvrent, petit à petit, d’une trame serrée de réalisations mégalithiques, d’un réseau de sites où chaque monument n’a de sens que dans sa relation
avec les autres et son environnement
44

DOSSIER.indd 44

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2. Description
du Bien

2.1.1

La définition de la zone d’étude
À présent : “Vous connaissez trop, messieurs, cet incomparable Musée de pierre,
qui sans vitrines et sans conservateurs, est ouvert aux touristes et archéologues de
Locmariaquer à Quiberon en passant par La Trinité-sur-Mer, Crach, Carnac, Plouharnel,
Erdeven et Saint-Pierre, pour qu’il soit nécessaire d’en tenter la description.[...]” (Macé
1886 (1887), p. 14-19).
Pour autant, seuls les alignements de Carnac figurent sur la liste indicative nationale
depuis le 20 septembre 1996. Ils y sont associés au grand tumulus du Mont Saint-Michel
au sud, à un Cromlech de menhirs isolés au nord, au dolmen à couloir de Kermario et à
“l’allée couverte” de Kerlescan. Toutefois, ces alignements sont totalement désolidarisés
du 1/6e de leur développement que représentent les alignements du Ménec Vihan sur
la commune voisine de La Trinité-sur-Mer et de plusieurs monuments funéraires qui en
font partie.
En réalité, les vestiges mégalithiques dispersés alentours sont tellement nombreux qu’il
est difficile de délimiter clairement le périmètre des alignements de Carnac. Ces derniers, loin d’être limités aux seuls champs de menhirs carnacois (propriétés de l’État)
incorporent de nombreux autres éléments qui en sont plus ou moins détachés apparaissant aujourd’hui isolés ou à nouveau rassemblés non seulement en périphérie mais
en divers points de la commune et bien au-delà comme l’avaient remarqué autrefois
nombre de nos prédécesseurs.
C’est ainsi que l’idée de l’existence d’un continuum de menhirs de Carnac, Plouharnel
jusqu’à Erdeven apparaît sous de nombreuses plumes dont celle de Armand-Louis-Bon
Maudet de Penhouët ou encore de Prosper Mérimée (Maudet de Penhouët 1814, t. 4,
p. 17 ; Mérimée 1837, p. 245-249). André de Paniagua quant à lui, évoque : “La barrière
sacrée armoricaine [qui] s’étendait depuis la rivière de Crach jusqu’à celle de l’Étel,
barrant toute la largeur de la péninsule au sud, entre les deux rivières, avec un développement d’au moins 20 km.” (Paniagua 1907, p. 4). Dans le même esprit, une note sur la
conservation des monuments mégalithiques du Morbihan rédigée en 1886 par M. Macé
est éloquente : “La SPM, en apprenant le projet d’expropriation des alignements de
Ménec et Carnac, juge [...] qu’il y a lieu en faisant ces économies d’exécuter les mêmes
mesures d’expropriation sur la majeure partie des monuments dont l’existence provient
d’un système d’ensemble évident dans leur érection notamment : 1. les monuments
de Locmariaquer ; 2. le reste des alignements de Carnac à Kermario et Kerlescan ; 3.
les principaux dolmens de Carnac et Plouharnel, tels que ceux de Keriaval en Carnac,
Runesto, Rondossec, Crucuno et Plouharnel ; 4. les alignements d’Erdeven ; [...] est
d’avis et émet le vœu que l’État procède à l’acquisition où sont érigés ces divers monuments et qu’une commission spéciale nommée par le ministère soit chargée de faire le
classement et la désignation des monuments à acquérir dans un projet d’ensemble ainsi
complété et dont les plans seront levés.” (Macé 1886 (1887), p. 14-19).

Méthode de définition du périmètre du Bien
Devant un tel constat et afin de circonscrire le Bien avec cohérence, la méthode a
consisté à délimiter, dans un premier temps, un cadre d’étude à l’intérieur ou aux marges
duquel ce Bien pourrait s’inscrire. Ce périmètre, qui comprend l’ensemble de la région
comprise entre la presqu’île de Rhuys et la ria d’Étel, englobe 26 communes où quelque
45

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2. Description
du Bien

FIG. 6 : Répartition des éléments
constitutifs du Bien

46

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06/12/16 11:56

2. Description
du Bien

566 sites mégalithiques sont recensés sur une période couvrant le Néolithique (de 7000
à 4300 avant le présent) (fig. 6).
Si deux communes apparaissent dépourvues de sites, elles participent néanmoins au
périmètre dans la mesure où elles offrent des ressources (carrières de grès, etc.) probablement intégrées aux circuits de fréquentation et d’échanges pour ces bâtisseurs
de mégalithes.
Puis, au sein de ce périmètre d’étude, il s’agit de procéder à l’identification d’éléments
remarquables et/ou d’ensembles d’éléments combinés entre eux de manière cohérente
de sorte à révéler une trame (serrée ou lâche) et les limites (continues ou discontinues)
du Bien.
Cette proposition de périmètre, encore en cours de réflexion et d’élaboration, s’appuie
sur les connaissances les plus récentes en matière de recherches sur le mégalithisme
qui découvrent des systèmes de relations spatiales et temporelles complexes non seulement entre les différentes architectures mégalithiques mais également avec leur espace
géographique physique et/ou symbolique.

2.1.2

La description du Bien proposé à l’inscription
Sur la base des informations cartographiées et enregistrées sur la carte archéologique
nationale du ministère de la Culture et de la Communication nous avons pu établir une
liste de 519 éléments individuels, isolés ou regroupés au sein de 27 ensembles. Cette
liste, complétée des données issues d’un minutieux travail d’état des lieux des monuments sur le terrain, est amenée à être modifiée en fonction de l’état de conservation
non seulement des sites et de leur environnement mais des liens qui assurent leur
cohésion au sein des ensembles. Une sélection des éléments les plus représentatifs de
la pluralité des réalisations qui ont structuré et structurent encore – par endroits – le
paysage, est en cours. Elle retiendra également certains sites distants de tout ensemble
dans la mesure où les données qu’ils contiennent participent à la compréhension des
différentes mises en forme de ce milieu naturel au cours de deux millénaires. La liste
présentée ici en sera probablement modifiée.

FIG. 7 : Menhir d’Er Limouzen (Quiberon)

47

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2. Description
du Bien

Après une présentation des différents éléments constitutifs du Bien pris isolément, ceuxci seront ensuite liés entre eux à l’intérieur d’ensembles.

Les éléments constitutifs du Bien
Les Pierres dressées
Menhir/stèle (68 sites) : le fait de dresser une pierre n’est pas spécifique au Morbihan ni
même à la Bretagne et s’observe dans de nombreuses régions du monde à différentes
époques. En cela, il revêt un caractère universel. Perchées sur des sommets, accrochées
à des versants, fichées en tête de vallée ou au débouché de talwegs, ces stèles sont inscrites dans le paysage comme partout ailleurs. Ici, dans le Morbihan, elles se rencontrent
sous une grande diversité d’aspects, de dimensions et de matières : hautes et massives,
fuselées et élancées, étroites ou larges, parfois petites et fragiles (fig. 7). Pour ce qui
concerne les blocs les plus colossaux (pouvant atteindre plusieurs dizaines ou centaines
de tonnes), leur transport, leur manutention et leur disposition reflète non seulement de
véritables prouesses techniques mais un savoir-faire technique novateur mis en place
pour répondre à des motivations puissantes.
Dans certains cas, elles apparaissent isolées, mais les fouilles archéologiques montrent
qu’elles correspondent le plus souvent à l’ultime vestige d’ouvrages plus complexes
aujourd’hui disparus ou enfouis. En outre, les recherches actuelles révèlent que beaucoup sont liées à des cistes funéraires sous tertre.
On les trouve également parfois regroupées en petits ensembles de pierres éparpillées qui évoquent souvent les restes de lignes segmentées, détachées de plus grands
ensembles. Ces petits groupes (au nombre de 16) sont désignés dans le tableau par la
dénomination de “Menhirs/Ouvrages de stèles”.
Enfin, elles peuvent également s’enchaîner en une suite plus ou moins cohérente d’une
ou de plusieurs lignes, droites ou courbes, ou tout autre agencement.
Par conséquent, c’est dans leur intégration à un complexe architectural hors du commun, édifié dès les débuts du Néolithique, qu’elles endossent une valeur exceptionnelle
(soulignée par de nombreuses gravures).

FIG. 8 : Alignements de Kerzerho (Erdeven)

48

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2. Description
du Bien

Alignement/Ouvrage de stèles (104 sites) : cette concentration de plus d’une centaine
de monuments, qui se déploie et sillonne ce territoire restreint, est unique. Comme
toute architecture, ces ouvrages de stèles s’inscrivent dans le paysage mais rares sont
ceux qui présentent une complémentarité aussi étroite et remarquable par rapport à
l’espace qu’ils occupent et qui les environne. Disposés à la jonction de différents caractères du paysage, ils s’appuient sur des singularités géographiques (topographiques
et/ou hydrographiques) pour limiter et subdiviser l’espace, jalonner peut-être aussi des
parcours et contrôler différents lieux de passage en association avec des tumulus aussi
bien grandioses que plus modestes.
Bien sûr, édifiés dès les débuts du Néolithique (mais pas nécessairement tous en même
temps), leur disposition a pu être modifiée à plusieurs reprises et ce, par les Néolithiques
eux-mêmes comme en témoignent les recherches les plus récentes sur ce type de
site qui révèlent pour chacun d’eux une histoire complexe s’étirant également sur plus
de deux millénaires. Pour autant, dans cet enchevêtrement de strates, les formes les
plus récentes n’effacent pas forcément les témoignages plus anciens. Il en résulte, tout
au long du Néolithique, la création d’un paysage d’une force expressive (symbolique)
magistrale (fig. 8).
Enceinte/Ouvrage de stèles (12 sites) : ces dispositifs de pierres disposées en lignes
courbes se retrouvent dans différentes régions du monde, ici elles présentent la particularité d’être localisées sur les mêmes terrains et à proximité des alignements. Pour
autant, leur disposition par rapport à ces derniers ne répond pas toujours au même
modèle. Si elles complètent les grands systèmes d’alignements carnacois à leurs extrémités, elles apparaissent déportées sur les côtés des autres ensembles.
Parmi la diversité des monuments répertoriés dans ce secteur, elles retiennent la préférence de certains : “Entre Erdeven au NW et Tumiac au SE, [...], se trouve le groupe le
plus remarquable des monuments mégalithiques [...]. Il y a là tous les genres de monuments que nous avons décrits, à l’exception des cercles, et ils y sont généralement plus
grands et plus beaux que partout ailleurs.” (Fergusson et Hamard 1878, p. 366) (fig. 9).
En relation avec les menhirs isolés ou les alignements, elles participent de réalisations
architecturales par l’intermédiaire desquelles l’Homme a construit son milieu à partir de
ses valeurs et de ses représentations. Une part de ces représentations étant par ailleurs
gravée sur de nombreuses pierres.

FIG. 9 : Enceinte d’Er Lannic (Larmor-Baden)

49

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2. deScRIPtIon
du BIen

Kermaillard (Sarzeau, Morbihan)
5m

4

6

5

1

2
4
3

7

Equidistance des courbes de niveaux = 1 cm

3

2

1

Niveau d’enfouissement moderne
Niveau d’enfouissement

0

probable au Néolithique

Contour de la base d’après Lecornec 1990

FIG. 10 : stèle gravée de Kermaillard (sarzeau)

stèle et paroi gravées : l’étonnante abondance et la qualité esthétique des gravures
inventoriées dans cette région contribuent à lui conférer une place particulière en effet,
elle rassemble 55 % du nombre total des dalles gravées de l’ouest de la france (156 dalles
pour 64 monuments) Les signes représentés appartiennent à un registre également
bien particulier et sans équivalent celui-ci comprend des figurations : de haches polies,
de crosses de jets, d’arcs, de flèches, de bateaux, de serpents, d’oiseaux, de cétacés, de
bovins, d’ovins, d’humains, qu’accompagnent des tracés géométriques
des recherches récentes nous apprennent que la figuration d’une hache emmanchée
ou de la lame simplement isolée est une exception armoricaine au cours des Ve et IVe
millénaires (sur 102 gravures de haches en france, 65 sont identifiées en Bretagne et
plus spécifiquement à Locmariaquer) Les signes “crosses” (bâton de jet) y sont étroitement associés, ce qui n’est plus le cas en dehors de cette aire géographique (cassen
2012a) (fig 10)
ces figurations se retrouvent aussi bien sur des stèles actuellement isolées, des ouvrages
de stèles rectilignes (alignements) ou curvilignes (enceintes) ou encore de stèles ou
fragments de stèles réemployés comme matériaux de construction d’autres édifices
mégalithiques tels que les dolmens (tombes à couloir) Il arrive également qu’à l’intérieur
de ces derniers, les parois des couloirs et des chambres soient gravées de signes conçus
et réalisés spécifiquement pour l’espace funéraire
Parmi-eux, celui de Gavrinis (Larmor-Baden) conserve une extraordinaire profusion de
gravures qui contribue à en faire un monument exceptionnel
50

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06/12/16 11:56

2. Description
du Bien

Les Dolmens
Dolmen/Tombe à couloir (189 sites) : c’est la construction funéraire la plus commune
à toute l’Europe néolithique. Elle présente une vaste typologie allant des tombes à
couloir et chambre simple, celles à couloir avec cellules latérales, celles avec chambres
compartimentées, avec chambres évasées jusqu’aux tombes mégalithiques transeptées,
coudées ou encore à entrée latérale (cf. texte 5.2).
Si beaucoup de ces types sont répertoriés dans beaucoup de pays, ils sont rarement réunis de cette façon sur un seul et même territoire, ce qui confirme son attraction. Notons
que parmi tous ces spécimens, les tombes mégalithiques coudées sont spécifiques à
ce secteur géographique : “Tous les dolmens de ce type se trouvent situés au bord du
littoral atlantique très près de la mer et des grands estuaires du golfe du Morbihan.”
(L’Helgouac’h 1965, p. 209). Il s’agit des monuments spectaculaires du Rocher au Bono,
de Pointe de Vide Bouteille, de Luffang à Crac’h, des Pierres Plates à Locmariaquer, et de
Mané Bihan de Mané er Hloh à Locoal Mendon, tous étant richement ornés de gravures.
Dolmen/Allée couverte (4 sites) : aussi connu sous le terme “tombe à vestibule” cette
catégorie de tombes est rare dans le secteur.

Les Tumulus
Tumulus (30 sites) : ce mot latin désigne un monument qui recouvre généralement une
ou plusieurs tombes (fig. 11). Ces monuments ont souvent été affectés par des processus
destructeurs (carrières, cultures...) qui ont contribué à leur disparition partielle ou totale
laissant apparaître les parois des tombes internes à divers stades de leur dégagement.
C’est la raison pour laquelle cette catégorie de sites se trouve assimilée soit à celle de
“tumulus”, soit à celle de “dolmen/tombe à couloir”.

FIG. 11 : Tumulus de Tumiac (Arzon)

51

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06/12/16 11:56

2. Description
du Bien

Tumulus/Tertre (89 sites) : souvent plus discrets et fragiles que les gigantesques cairns
à muraillements successifs, ils ne contiennent pas de tombes à couloir mais recouvrent
des fosses ou de petites constructions en cistes et, dans certains cas, des pierres dressées.
La densité extraordinaire de ces monuments aux proportions parfois démesurées (tumulus carnacéens), souvent fichés ou accompagnés de stèles isolées ou assemblées en
files, contribue à conférer à cet ensemble une importance incomparable.

Les Affleurements rocheux
Affleurement (6 sites) : pointements de substrat rocheux en liens (fonctionnels et/ou
symboliques) avec nombre de constructions tumulaires (sous lesquels ils se trouvent)
et avec les systèmes d’alignements (dont ils font partie). Certains servent de supports
de gravures et sont classés au titre des monuments historiques (Roc’h Priol à Quiberon).

Les Dépôts
Dépôt de mobilier : parmi les nombreux objets mobiliers découverts au contact de ces
architectures, la présence de parures en callaïs et de haches polies en jade et fibrolite
témoigne de circulations à très longue distance avec les Alpes italiennes (jade) et l’ouest
de la péninsule Ibérique (callaïs). Les grandes lames de haches en jade découvertes

FIG. 12 : Dépôt de haches du Bernon (Arzon)

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2. Description
du Bien

dans la région représentant près de la moitié de celles recensées dans les tombes en
Europe et 10 % du corpus total européen, elles forment ainsi une collection unique. Ce
type de hache, très vite qualifié de hache “carnacéenne” apparaît alors, dès 1860, aussi
bien comme l’emblème d’une région que la marque d’une époque, celle du “Néolithique”,
définie par John Lubbock en 1865 en référence à ces “belles armes” de pierre polie
telles celles que l’on trouve en Morbihan. Autrefois découvertes en contexte funéraire,
ces haches sont aujourd’hui mises au jour isolées ou rassemblées en dépôts enfouis en
des lieux spécifiques (lieux du passage ou de la transition) du paysage : à l’aplomb d’un
affleurement, au pied d’une stèle, en bord de marais, au gué d’une rivière, etc.
En cela, ces dépôts de haches participent tout autant que les architectures à l’organisation du territoire, ainsi chargé de valeurs et de représentations culturelles (fig. 12).
Le nombre élevé et la qualité d’exécution de ces objets ajoute encore au caractère
exceptionnel.

2.1.3

Définition des ensembles
La définition du périmètre du Bien a permis de qualifier, sur l’ensemble du territoire,
des éléments de valeur universelle exceptionnelle. Pris isolément, ils ne suffisent pas
à démarquer cette zone de toute autre région à “mégalithes”. En revanche, réunis et
combinés entre eux, ils lui confèrent une unité géographique et une physionomie bien
particulière, marquée par la répétition de certains traits.
C’est ainsi que nous avons procédé à la constitution d’ensembles. Ces derniers ne sont
pas seulement constitués d’éléments “visibles”, indépendants et juxtaposés à proximité
les uns des autres mais d’éléments “visibles” ou “invisibles” (parfois enfouis, immergés),
qui interagissent les uns par rapport aux autres, étant reliés par différents liens (structurels, fonctionnels, culturels ou symboliques) (fig. 13).
Afin de bien montrer l’enchaînement des éléments entre eux, ces liens sont ici découpés
de la manière suivante :
– liens structurels/fonctionnels (mais également symboliques) : lignes-enceintes ;
– liens structurels/fonctionnels (mais également symboliques) : lignes-enceintes-tertres ;
– liens structurels/culturels/symboliques (mais également fonctionnels) : tertres-pierres
gravées ;
– liens structurels/culturels/symboliques (mais également fonctionnel) : dalles gravées
spécifiquement pour la structure des dolmens, et / ou en réemploi dans ces derniers.
Il en résulte une définition de chaque ensemble reflétant dans la mesure du possible,
autant d’entités exceptionnelles qui participent du Bien.
Les ensembles sont au nombre de 27 et structurent l’espace du golfe du Morbihan et
de la baie de Quiberon. L’analyse étant actuellement en cours, seul un échantillon de
quelques ensembles est présenté en détail.

Ensemble A : Le Ménec/Kerlescan
Arpenter les célèbres “allées” de pierres de Carnac amène à percevoir et à découvrir
l’espace d’un site (le Bien) qui déborde largement le cadre retenu sur la liste indicative
nationale du 20 septembre 1996 (fig. 14). Outre de nombreux éléments du patrimoine
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2. Description
du Bien

FIG. 13 : Emprise des 27 ensembles

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2. Description
du Bien

FIG. 14 : Ensemble A, le “Menec-Kerlescan”

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2. Description
du Bien

mégalithique, cet espace est également composé d’éléments géographiques avec une
zone de plateau qui s’étend au nord alors qu’au sud, une zone d’effondrement est creusée de vallées, de rias dirigées vers l’intérieur des terres et dont certaines sont colmatées par des marais ou des vasières. L’ensemble comprend l’enchainement des grands
ouvrages de stèles carnacois du Ménec Vras (n° 139), de Kermario (n° 140), de Kerlescan
(n° 141) qui se poursuit sur la commune voisine de La Trinité-sur-Mer avec l’ensemble
du Ménec Vihan (n° 308) dont les lignes se prolongeaient jusqu’aux abords du château du Lac et bien au-delà selon de nombreux témoignages : “Les vieillards assurent
que les alignements s’étendaient autrefois sans interruption, à l’est du château du Laz
jusqu’au passage de la Trinité [...]” (Courcy 1865 ). “[…] les avenues se trouvent flanquées
de deux lignes additionnelles qui se prolongent jusqu’aux abords du château du Lac.
Là les pierres deviennent clairsemées ; on traverse de grands espaces sans retrouver
d’autres vestiges de grands alignements que quelques menhirs isolés. Et l’on arrive ainsi
au village de la Trinité, sur la rivière de Crach. Les lignes traversaient sûrement ce bras
de mer pour se diriger ensuite vers Locmariaquer.” (Cayot-Delandre 1847, p. 522) ; “Sur
la rivière de Crach, les alignements commençaient sur la rive, à hauteur du dolmen de
Kerlagate, dans une anse du bras de mer, sans doute celle qui porte le nom de passage
du Lac, endroit où la rivière est étroite et profonde, et près duquel des vestiges indiquant l’existence d’un alignement sur ce point peuvent être constatés” (Paniagua 1907).
De fait, les sites de Er Mareü et du Latz (nos 228 et 229) correspondent l’un et l’autre à
des ensembles de plusieurs dizaines de blocs dont certains encore dressés pourraient
se rapporter à la suite des alignements du Ménec Vihan (Petit Ménec) se dirigeant
précisément vers le passage du lac (rivière de Crac’h) en intégrant sur leur trajectoire
le tertre du Mané Hui (n° 234) et celui du Lac (n° 145), environné de plusieurs stèles de
dimensions parfois importantes (entre 4 et 5 m de long), éligibles également pour prétendre représenter les ultimes vestiges des rangées du Ménec Vihan. Par ailleurs, dans
le prolongement de Kerhouant (non loin en effet du dolmen de Kerlagad), cet ensemble
peut intégrer la rivière de Crac’h de part et d’autre de laquelle se développe la ligne
de stèles de Prat Lestri (n° 340) sur ses rives au contact de la sépulture mégalithique
coudée de Luffang à Crac’h (n° 327).
Ces parades de pierres s’étirent donc de Carnac à Crac’h, ordonnées en cortèges impressionnants de plusieurs lignes qui s’effilochent par endroits, pour se détacher en
segments charriés dans des landes avant de se regrouper à nouveau.

Liens structurels/fonctionnels : lignes-enceintes
L’ordonnance des grandes concentrations de stèles carnacoises associe lignes et enceintes. Ces dernières couronnent généralement le point topographique le plus élevé à
l’extrémité ouest de chaque groupe (à l’exception de celui de Kermario alors que celui
du Ménec Vras en possède à chaque extrémité, nos 146 et 160). Conformément à ce
modèle, les alignements de Kerlescan possèdent également une enceinte occidentale
(n° 210) et une seconde et très vaste enceinte de plan parabolique (n° 169), adjacente
au bord nord. De plus, une utilisation spécifique de la topographie du terrain avec une
disposition des blocs les plus hauts sur les reliefs et, par conséquent, au contact des
enceintes, vient renforcer ce lien structurel. Ainsi, cette étroite corrélation entre structures épousant la topographie du terrain apparaît fondamentale à l’organisation de ces
sites à un moment de leur fonctionnement. Cette configuration ayant pu être autrefois
interprétée par plusieurs auteurs comme déterminant des allées d’accès à l’espace
“sacré” des enceintes (Burl 1987) (fig. 15).

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2. Description
du Bien

FIG. 15 : Image Lidar de Kerlescan (ensemble A) :
exemple de liens structurels lignes/enceintes

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2. Description
du Bien

Liens structurels/fonctionnels : lignes-enceintes-tertres
L’organisation de ces ouvrages de pierres dressées comprend également des monuments funéraires : “les tertres”.
Certains d’entre eux sont intégrés à l’intérieur même des systèmes d’alignements comme
celui du Manio 2 (n° 203) fiché d’une grande stèle gravée, ou encore celui de Kerlescan 4
(n° 168) qui, également flanqué d’une grande stèle dressée, termine et ferme l’arc de
l’enceinte occidentale sur son bord nord.
D’autres sont édifiés en bordure comme les tertres du Manio 1 (n° 172), du Manio 3
(n° 157), du Manio 4 (n° 215), du Manio 5 (n° 216) et du Manio 6 (n° 217), tous disposés
en cercle régulier autour de la vaste enceinte nord (n° 169) révélant un autre lien spatial
perçu autrefois par Zacharie Le Rouzic qui, en 1930, soulignait l’importance du Manio 3
placé au centre du système des alignements et dans leur axe (fig. 16). Notons que l’emplacement du Manio 1, à côté d’un grand menhir “le géant du Manio” (n° 189), reproduit
encore une fois le même type d’organisation architecturale.
Toujours dans l’axe et dans le prolongement des alignements du Ménec Vihan (Petit
Ménec), le tertre du Bois du Latz (n° 152) est environné de plusieurs stèles couchées
de belles dimensions.
D’autres observations effectuées autrefois confirment cette association étroite entre
les ouvrages de stèles et les tertres funéraires. James Miln, par exemple, témoigne
qu’au Ménec Vras “Dans le cromlech, qui forme la tête du monument, s’élevaient jadis
au moins deux tombelles [...].” (Miln 1884). Henri Du Cleuziou signale également que :
“Les rangées du Ménec sont flanquées, à droite et à gauche, d’un certain nombre de
tumuli, quelques-uns complets, la plupart entièrement détruits. [...]” (Du Cleuziou 1887).

Liens structurels/culturels/symboliques : tertres-pierres gravées
Les tertres de Kerlescan et du Manio 2 déjà cités, incorporés aux grands ouvrages
de stèles, sont chacun flanqués d’une grande stèle bouchardée (Kerlescan) et gravée
(Manio 2). Ils offrent deux exemples d’une autre correspondance (structurelle, culturelle,
symbolique) entre “tertres” et “pierres dressées” qui se répétera sur plusieurs sites de la
région comme un trait (lien) essentiel afin de tendre la trame de ces ensembles. Outre
la présence d’un monolithe gravé, planté à son extrémité, le tertre du Manio 2 a livré un
dépôt de haches polies au pied de cette stèle.
Par ailleurs, loin d’être limité au seul cas d’une pierre dressée dessus ou à proximité d’un
tertre, cet assemblage peut présenter plusieurs autres formes telles que des pierres
érigées à l’intérieur même de la masse du monument comme au Manio 5 par exemple
(Le Rouzic 1920), ou encore à Lannec er Gadouer à Erdeven.
D’autres pierres gravées ont été repérées au sein de nombreux ouvrages de stèles de la
région (alignements-enceintes). Elles sont décorées de signes qui, bien que pour partie
effacés et parfois peu lisibles, font référence à des objets de prestige parfois découverts
en relation avec chacun des types de monuments environnants comme :
– les haches en jade et fibrolite contenues aussi bien à l’intérieur des cistes incluses
dans les “tertres” ou “grands tumulus carnacéens” que dans des dépôts associés aux
files de stèles ;
– les parures en callaïs découvertes aussi bien dans les tombeaux précédents que dans
certaines tombes à couloir.
Aussi, cet ensemble incorpore le spectaculaire tumulus du Mont Saint-Michel (n° 212),
remarquable non seulement par ses dimensions mais par la richesse du mobilier contenu
dans ses caveaux : haches polies en jade et perles en variscite et turquoise. Il est envi58

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2. Description
du Bien

FIG. 16 : Image Lidar de Kerlescan (ensemble A) :
exemple de liens structurels lignes/enceintes/tertres

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2. Description
du Bien

ronné de plusieurs tumulus de Cloucarnac et de la Croix Audran (nos 166, 211 et 275)
auxquels il convient d’ajouter le menhir et le dolmen de Kerluir, classés au titre des
monuments historiques (nos 175 et 176).

Liens structurels/culturels/symboliques : dalles gravées en réemploi
dans la construction des dolmens
Le réemploi de stèles ou fragments de stèles dans la construction d’édifices de type
dolmen amène à considérer un autre lien constitutif de ce canevas qui s’étoffe :
– du dolmen de Kercado 1 (n° 173), adossé à un tertre bas, surmonté d’un menhir et
construit au centre d’une enceinte de pierre dressée et qui livre un bel exemple de
tombe à couloir composée de stèles gravées prélevées alentours et réutilisées. Ayant
par ailleurs livré des perles de variscite (callaïs) et une petite hache en jade, il est représentatif d’une architecture dans laquelle s’enchevêtrent ces multiples liens (fig. 17).
– du dolmen de Kermario 2 (n° 174), jouxtant les plus gros blocs marquant la partie
occidentale des alignements du même nom. Qu’il soit contemporain ou postérieur au
système de stèles (il en fait partie intégrante) et montre, là encore, une association
étroite des champs de menhirs avec des monuments funéraires variés. Il en est de même
de la tombe à entrée latérale de Kerlescan 6 (n° 170).

FIG. 17 : Tombe à couloir de Kercado (Carnac)

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2. Description
du Bien

Comme le signale Henri Finistère en 1883 : “De tous côtés, d’ailleurs dans un rayon de
quelques centaines de mètres autour des alignements surgissent des dolmens et des
menhirs isolés”.
Compte-tenu de l’histoire complexe de chacun de ces édifices dont les nombreuses
modifications et recompositions mettent en jeu plusieurs relations, nous ajouterons à
cet ensemble :
– les vestiges du dolmen du Manio 7 (n° 171) ; le dolmen de Grah Trimen (n° 202) en
bordure sud du Ménec ;
– le menhir d’environ 2 m de haut dressé au nord des alignements du Ménec (n° 223)
et au pied duquel, selon Le Rouzic, gisaient d’autres blocs qui auraient constitués une
file de menhirs en direction du menhir de Crifol (n° 200). L’arrêté de classement d’un
autre menhir, celui de Lann Mispirec (n° 201), signale également la présence d’un second
menhir qui témoigne de la complexité et de l’étendue d’un système articulé aux alignements du Ménec ;
– plusieurs segments de files participent aussi à établir un trait d’union entre monuments
comme les bouts de files repérées (nos 280, 281 et 282) par exemple ; on peut y ajouter
les importants groupes de stèles de Lannec er Fetan (Lannec tal Fetan) et de Lannec
Parc er Pon Neuhue (n° 280) qui coexistent avec un système de talus et ou de tertres
et en relation avec celui de Mané Cristual 1 (n° 291).
– le tertre du Manio 6 est localisé à proximité d’un ouvrage de stèles démantelé (n° 282)
tout comme le tertre du Bois du Latz (n° 152) est décrit autrefois comme associé à un
menhir et ceinturé de pierres dressées (Fontès 1881) ;
– enfin, dans le prolongement des alignements de Kerlescan, se trouve le tertre classé
MH et connu sous le nom de Lann Vras “Bois du Castellic” (site éponyme d’une culture
archéologique importante).
Et ainsi de suite... Cet ensemble regroupe quelque 76 monuments dont 32 monuments
inscrits ou classés au titre des monuments historiques et qui englobent dans leurs environs un certain nombre d’autres éléments.
Suivant les grandes lignes méthodologiques définies pour l’ensemble A, un total de
27 ensembles peut être constitué. Au stade actuel de l’élaboration de ces ensembles,
certains sont déjà bien décrits et justifiés, tandis que d’autres nécessitent encore une
analyse plus approfondie pour être exposés en détails. Néanmoins, nous présentons
déjà ci-dessous la totalité des ensembles sélectionnés, malgré la diversité des états
d’analyse les concernant. Leur description sera précisée et ajustée au fur et à mesure
du perfectionnement des analyses.

Ensemble B : Kerdual
Situé en contrebas de l’ensemble précédent et au pied du plateau, un ensemble complexe combine une nouvelle fois tertres funéraires, affleurements rocheux et lignes
de pierres émergeant en bordure de marais. Ils s’organisent les uns par rapport aux
autres dans un environnement particulier marqué par la pointe de Kerdual qui s’avance
dans la mer en séparant deux bassins actuellement colmatés par des marais littoraux.
à l’extrémité de cette pointe, est implanté un imposant tertre allongé (n° 310), associé à une ligne de plus de 46 dalles couchées et immergées (n° 316). Appuyée à un
affleurement rocheux, cette ligne barre toute l’anse de Kerdual bordée de plusieurs
autres monuments, dont les dolmens de Kerdro Vihan (n° 303) et de Parc Lann er Roch
(n° 302) qui participent de cet aménagement d’ensemble (fig. 18 et 19).
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2. Description
du Bien

FIG. 18 : Ensemble B, “Kerdual”

FIG. 19 : Image Lidar de Kerdual
(ensemble B) : exemple de
monuments en lien
avec des marais littoraux

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2. Description
du Bien

Ensemble C : Crucuny/Lann Granvillarec
Répondant à la même logique que précédemment, les limites d’un nouvel ensemble
peuvent être esquissées à l’intérieur desquelles divers éléments sont imbriqués. Il s’agit
de cinq tertres de Lann Granvillarec (nos 252, 253, 255 et 256) et de celui de Kériaval 3
(n° 233). Entre les cinq premiers tertres, de nombreux blocs de granite couchés ou
debout matérialisent des files de stèles, certaines pouvant correspondre aux restes
d’une enceinte (Le Roux 1979). Aux abords immédiats, sont connus d’autres menhirs et
architectures telles que les dolmens de Mané Kérioned (n° 188), qui offrent d’impressionnantes compositions de gravures et celui de Mané Clud Er Yer (n° 143), caractérisé
par un plan transepté. à proximité également de l’ensemble de Lann Granvillarec, des
prospections de surface ont mis en évidence une concentration de vestiges céramiques
et lithiques qui suggère une occupation domestique venant enrichir cet ensemble
(Fromont 2015) (fig. 20).
Sur la base des différentes relations spatiales entre tertres, files de stèles et dolmens,
cet ensemble réunit 31 édifices dont 13 sont inscrits ou classés au titre des monuments
historiques.

FIG. 20 : Ensemble C,
“Crucuny / Lann Granvillarec”

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2. Description
du Bien

Ensemble D : Kerzerho/Varquez
Tout aussi remarquable et étendu que celui du Ménec/Kerlescan (ensemble A). Moins
connu que ce dernier, il en partage cependant de nombreuses caractéristiques, notamment celle de contenir un alignement considérable en connexion plus ou moins lâche
avec divers types d’installations mégalithiques. Le jeu avec la topographie du terrain y
est toutefois quelque peu différent.

Ensemble E : Narbon/Kervazic
Ensemble formé de sept sites sur la commune d’Erdeven. Il réunit le tumulus de Kervazic
(n° 17), le dolmen de Kerangre (n° 19), trois ensembles d’alignements/ouvrages de stèles
ainsi que deux menhirs isolés.

Ensemble F : Lizo/Baie de Saint-Jean
Cet ensemble s’appuie cette fois sur un vaste site d’habitat, doté d’un dolmen et de
plusieurs tertres, situé face à l’étendue marécageuse de la baie de Saint-Jean bordée
d’ouvrages de stèles et de tertres funéraires.

Ensemble G : Kerpenhir/Mané er Hroëck
À la pointe de Kerpenhir, au bout de la presqu’île de Locmariaquer, plusieurs dizaines
de monolithes, couchés sur l’estran ou couverts par les eaux, témoignent de l’existence
de files de pierres, autrefois décrites (avant 1850) comme “debout” autour de l’impo-

FIG. 21 : Ensemble G, “Kerpenhir / Mané er Hroëck”

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2. Description
du Bien

sant menhir de Men er Letionnec (n° 371) toujours dressé aujourd’hui. Conformément
aux ensembles précédents, leur voisinage avec plusieurs autres vestiges d’alignements
(immergés), la stèle couchée de Goemorent (n° 392) et de toute une série de tertres
funéraires, invite à la constitution d’un vaste ensemble campé à l’entrée de l’estuaire
des rivières de Vannes et d’Auray (fig. 21).
Nous y ajouterons l’impressionnant tumulus géant du Mané er Hroëck (n° 370) qui,
posté à quelque distance, était visible de très loin alentours au point d’avoir servi d’amer
aux navigateurs jusqu’à des périodes récentes. Depuis son emplacement, également
tourné vers l’intérieur de l’estuaire, il est probable qu’au Néolithique on pouvait voir
les tumulus géants du Mont Saint-Michel à Carnac et celui de Tumiac à Arzon. Chacun
d’entre eux étant : “respectivement implanté au sein de trois entités géographiques
spécifiques et cohérentes, séparées l’une de l’autre par des rias formant limite très
marquée [...]” (Cassen et al. 2012, p. 939).
La présence d’énormes blocs en orthogneiss couchés aux pieds de ce tumulus, témoigne une nouvelle fois de l’existence d’un alignement de stèles, s’étirant entre le
Mané er Hroëck et l’estran actuel. Certaines dalles prises dans cette roche venue de la
presqu’île de Rhuys seront employées dans la construction de son caveau, qui contenait un mobilier funéraire extraordinaire composé de lames de haches polies en roches
alpines ou ibériques, et de perles et pendeloques en variscite.

Ensemble H : Table des Marchands/Mané Réthual
“À partir de [du] tumulus de Kerlescan, [...] on traverse de grands espaces sans retrouver d’autres vestiges de grands alignements que quelques menhirs isolés. Et l’on arrive
ainsi au village de la Trinité, sur la rivière de Crach. Les lignes traversaient sûrement
ce bras de mer pour se diriger ensuite vers Locmariaquer [...]” (Cayot-Delandre 1847,
p. 522).

FIG. 22 : Ensemble H, “Table des Marchands / Mané Réthual”

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2. deScRIPtIon
du BIen

FIG. 23 : Vue aérienne de la table
des marchands, Er grah,
grand menhir, en lien
avec les autres

de fait, Locmariaquer est une presqu’île délimitée par deux rias parallèles : la rivière
de crac’h à l’ouest et celle d’auray à l’est qui marque la séparation avec le territoire de
Baden La commune abrite l’un des ensembles mégalithiques parmi les plus colossaux,
les plus riches et les plus complets, représentatif de la diversité des constructions du
néolithique armoricain et des différents liens qui les unissent (associent) dans des
compositions et recompositions architecturales, élaborées en l’espace d’un millénaire
(fig 22 et 23) édifié sur le point culminant du secteur, il est toutefois dirigé vers les
estuaires des rivières d’auray et de Vannes qui constituent l’actuelle entrée du Golfe
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2. deScRIPtIon
du BIen

Gavrinis

cet ensemble comprend :
– le Grand Menhir brisé (n° 395), autrefois
inclus dans un alignement de stèles, pour
certaines gravées, et constitué de plusieurs
roches dont une provenant de la presqu’île
de Rhuys ;
– er Grah (n° 368), tumulus fermé sur une
tombe ayant livré plusieurs perles et pendeloques polies en variscite, ainsi qu’une petite
et belle lame de hache polie en jade originaire
des alpes italiennes ;
– la table des Marchands (n° 394), tombe
à couloir entourée d’un cairn de pierres et
constituée de stèles gravées en réemploi,
dont la désignation en 1792 par le terme
de “dolmin” est à l’origine de la terminologie employée aujourd’hui dans le monde
entier ; elle affiche un type de lien particulier avec un autre édifice distant de plusieurs
kilomètres puisque son imposante dalle de
couverture ornée est un fragment d’une
stèle dont un autre morceau est réemployé
dans la construction du dolmen de Gavrinis
à Larmor-Baden (fig 24) ;
– le Mané Lud (n° 367 et 399) visible depuis
er Grah, occupe le sommet de la presqu’île
ce tumulus est composé d’une première
ciste, aujourd’hui invisible, centrée au cœur
de la masse terreuse et d’une tombe à couloir édifiée dans un deuxième temps à son
Locmariaquer
extrémité La première contenait deux individus accompagnés d’un mobilier dans lequel
fut remarquée une hache polie en fibrolite
probablement d’origine ibérique La tombe à
FIG. 24 : fragments d’une même stèle réemployés dans
la construction des dolmens de la table des marchands
couloir est en partie construite de fragments
et de gavrinis
de dalles gravées prélevées dans un premier
ouvrage de stèles dressées alentour :
– le Mané Rutual (n° 369), édifié en contrebas de la table des Marchands, est une
tombe à couloir également construite de dalles magistralement ornées probablement
récupérées d’un ouvrage de stèles dressées dans le voisinage, à l’image du Men Bronzo
tout proche ;
– le Men Bronzo (n° 387), stèle gravée qui gisait au sol brisée en deux fragments à
seulement quelques dizaines de mètres du dolmen de Mané Rutual
cette série est constituée de six monuments, tous classés au titre des monuments historiques, mais elle est morcelée en différents îlots par l’urbanisation du bourg

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2. Description
du Bien

Ensemble I : Pierres Plates/Er Hourel
Cet ensemble, situé essentiellement sur la commune de Locmariaquer, comprend deux
tumulus et quatre dolmens, tous regroupés au lieu-dit Pierres Plates/Er Hourel. Ils encadrent la petite baie de Saint-Pierre Lopérec, qui donne au sud sur la baie de Quiberon.

Ensemble J : Gavrinis/Toulvern
Face à l’ensemble G, sur l’autre rive de la rivière d’Auray, un autre groupe d’édifices
peut être distingué, limité également par le profond chenal de la rivière de Vannes
réputé pour ses courants d’une extrême violence (fig. 25). Outre les vestiges de lignes
de stèles découvertes récemment dans les îles Huernic (n° 378), ce groupe est essentiellement composé d’une grande diversité de tombes à couloir, la plupart juchées sur
des sommets de collines actuellement transformées en îles ou îlots par la remontée
du niveau marin. Parmi elles, celle de Toulvern (La Grotte) (n° 404) présente un plan
tout à fait exceptionnel, ne semblant exister nulle part ailleurs, avec deux chambres
desservies chacune par un couloir se rejoignant en un seul pour former un Y. Au sein
de cet ensemble, les magnifiques tombes à longs couloirs de Gavrinis (n° 414) et de l’île
Longue (n° 417) se distinguent également par une position caractéristique : “au point de
rayonnement des multiples dolmens qui ceinturent le Golfe.” (L’Helgouac’h 1965, p. 72).
Enfin, la renommée mondiale de Gavrinis à Larmor Baden (n° 414) repose non seulement
sur l’extraordinaire profusion des gravures, parfaitement conservées (en apparence) sur

FIG. 25 : Ensemble J, “Gavrinis / Toulvern”

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2. deScRIPtIon
du BIen

Gavrinis (Larmor-Baden, Morbihan)
Dalle L9 (couloir)

150 cm

1m

50 cm

FIG. 26 :
profusion de
gravures sur
la dalle L9
de gavrinis
0

50cm

1m

les piliers formant parois (fig 26), mais plus encore sur le lien qui la relie au complexe
architectural autour de la table des Marchands à Locmariaquer (cf ensemble H) puisque
deux fragments d’une même stèle sont réemployés comme dalle de couverture de
chacune des deux chambres un programme de relevés 2d et 3d à la fois des gravures,
des supports et de l’architecture tend à montrer, là encore, que les dalles presque intégralement enveloppées de signes (dont des séries de haches), peuvent correspondre à
des stèles prélevées sur un ouvrage antérieur, peut être en lien avec un premier tertre
qui préexistait sous le monument principal (Boujot et cassen 2000b) (cf texte 2 2 7)

ensemble k : er lannic/Monteno
Sur la commune d’arzon, cet ensemble comprend les ouvrages de stèles de l’îlot d’er
Lannic (n° 423), en lien avec les architectures de la pointe de Monteno encore reliée à
er Lannic au début du néolithique, soit notamment le tumulus de Monteno 1 et deux
dolmens proches (Monteno 2 et 3)
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2. Description
du Bien

Ensemble L : Tumiac/Béninze
Cet ensemble s’articule autour du tumulus de Tumiac (Butte de César, n° 424). Sur la
commune d’Arzon, il comprend également le tumulus de Béninze 1 (n° 437) et un menhir
isolé (Béninze 2, n° 438).

Ensemble M : Penhap/Ilur
En réunissant les deux îles des communes de l’Île-aux-Moines et de l’Île-d’Arz, entre les
rivières de Vannes et de Noyalo, cet ensemble est constitué de deux tumulus (nos 448
et 488) et de quatre dolmens, en relation avec des ouvrages de stèles (nos 441 et 489).

Ensemble N : Vide Bouteille/Kernours
À cheval sur les trois communes de Crac’h, Le Bono et Pluneret, il comprend un groupe
de six dolmens/tombes à couloir, distribués autour de la zone de confluence de la rivière
d’Auray et de celle du Bono.

Ensemble O : Mané Meur
Cet ensemble occupe la partie sud occidentale de la côte très découpée de la presqu’île
de Quiberon, sur la commune de Quiberon. Il regroupe des menhirs et ouvrages de
stèles, deux tumulus, un dolmen et un affleurement rocheux.

Ensemble P : Kerbourgnec
Situé sur les communes de Quiberon et Saint-Pierre-Quiberon, il est caractérisé par
l’importance d’un site d’alignement immergé, comparable aux ouvrages de Carnac,
avec dix files parallèles qui se déploient bien au-delà des plus basses-mers. Cet ouvrage
est également imbriqué avec d’autres structures de type “enceintes” et monuments
funéraires.

Ensemble Q : Sainte-Barbe/Runesto
Au centre de la commune de Plouharnel, cet ensemble comprend un tumulus (n° 82)
et un dolmen (n° 63), ainsi que deux alignements/ouvrages de stèles.

Ensemble R : Kerbrevost/Sept-Saints
Sur les communes d’Étel, de Belz et d’Erdeven, cet ensemble met en relation trois dolmens et deux alignements/ouvrages de stèles.

Ensemble S : Moulin-des-Oies/Kerhuen
Il s’agit de l’ensemble situé le plus au nord de la zone d’étude, sur la commune de Belz,
et qui donne au nord sur la ria d’Étel. Il regroupe deux dolmens (nos 3 et 4) et un alignement/ouvrage de stèles (n° 14).

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2. Description
du Bien

Ensemble T : Mané Bogad/Le Guib
Au centre de la commune de Ploemel, cet ensemble regroupe deux tumulus (nos 131 et
132) et un dolmen (n° 120), à mettre en liens avec une série de six alignements/ouvrages
de stèles.

Ensemble U : Kergonvo/Locqueltas
À la limite orientale de la commune de Ploemel, ce petit ensemble s’articule autour de
trois monuments : un dolmen (le Mané Bras 2, n° 127) et deux alignements/ouvrages de
stèles (nos 128 et 136). Cet ensemble s’étend sur la commune voisine de Locoal Mendon.

Ensemble V : Kermaillard/Le Net
Localisé sur les communes de Saint-Gildas-de-Rhuys et de Sarzeau, cet ensemble comporte une dizaine de monuments, qui comprennent deux dolmens (nos 458 et 474), des
ouvrages de stèles ainsi que quelques menhirs répartis autour d’une zone d’étranglement marécageuse.

Ensemble W : Petit Mont
Sur la commune d’Arzon, cet ensemble ne comporte apparemment qu’un seul édifice :
le tumulus du Petit Mont (n° 426). Ce monument comprenant plusieurs tombes successives et de nombreuses stèles gravées en réemploi est assez complexe et imposant pour
justifier de former un ensemble à lui tout seul. Sa situation dominante sur une presqu’île
au sud-ouest d’Arzon en fait un des sites majeurs de la zone d’étude.

Ensemble X : Grah Niol
Cet ensemble de dimension modeste, sur la commune d’Arzon, rassemble un dolmen
(n° 422) et un menhir isolé (n° 436), distants d’environ 150 m seulement. Là encore, un dispositif plus complexe comprenant également un ouvrage de stèle était autrefois mentionné.

Ensemble Y : Mané Carnaplaye
Au centre de la commune de Saint-Philibert, ce petit ensemble est constitué de trois
monuments : un tumulus (n° 357), un dolmen (n° 349) et un alignement/ouvrage de
stèles (n° 358).

Ensemble Z : Kerran
Quatre monuments forment cet ensemble peu étendu, dans l’est de la commune de
Saint-Philibert. Il s’agit d’un tumulus (n° 351), de deux dolmens (nos 347 et 348) et d’un
menhir aujourd’hui isolé.

Ensemble AA : Hœdic
Pratiquement toute la surface de l’île d’Hœdic, sur la commune du même nom, est
couverte par cet ensemble homogène. On y trouve un tumulus, quatre dolmens, huit
alignements/ouvrages de stèles et quelques menhirs isolés.
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2. Description
du Bien

2.2 

istorique des recherches
H
dans la zone d’étude
Résumé :
Si la reconnaissance scientifique et patrimoniale des monuments de la région de Carnac
intervient tardivement au XVIIIe siècle, leur singularité va marquer durablement la recherche sur le mégalithisme.
Le mot “dolmen” est utilisé pour la première fois en 1792 pour désigner la Table des
Marchands de Locmariaquer, qui constitue donc le site éponyme de ce terme à la postérité extraordinaire. La densité des monuments est à l’origine de la fondation, en 1826,
de l’une des plus anciennes sociétés savantes en France : la Société Polymathique du
Morbihan. Cette dernière fouillera la quasi-totalité des tumulus géants de la région,
révélant au monde un mobilier de prestige inédit. Les lames de haches et les parures
en roche surpolie mises au jour ont inspiré à John Lubbock le terme de “Néolithique”
(nouvelle pierre), en 1865, pour désigner cette période de la Préhistoire récente. Les
mégalithes de la zone d’étude participent à la reconnaissance de la Préhistoire et constituent également la pierre angulaire d’une politique de protection des monuments historiques, pionnière en Europe.
Les nécropoles mésolithiques de Téviec et d’Hœdic, qui témoignent d’éléments annonciateurs du mégalithisme, sont fouillées entre 1928 et 1934 selon des techniques inédites ;
elles font l’objet des premiers documentaires filmés sur la Préhistoire. Depuis 20 ans,
monuments et mobilier de prestige issu des tumulus carnacéens continuent d’alimenter
des problématiques de recherche sur la néolithisation et la monumentalité funéraire en
Europe.
Les mégalithes de la région de Carnac jouissent d’une notoriété internationale, qui
draine les foules estivales. Cette évolution est toute récente. Et il aura fallu attendre le
siècle des Lumières pour qu’ils soient reconnus comme objets archéologiques.
Exceptés quelques cas avérés d’affouillements par les Romains (Locmariaquer), les mégalithes sont perçus jusqu’à cette période comme autant de traits singuliers dans le paysage, servant de repères géographiques, terrestres ou nautiques. Les premières mentions
écrites concernent, dès le IXe siècle, des textes juridiques ou notariés où ils servent à
délimiter les propriétés, à l’instar des chemins, croix ou fossés (Cartulaire de Redon).
Les instructions nautiques au XVe siècle ou encore la cartographie du littoral dès le XVIe
siècle, intègrent fréquemment les mégalithes comme amers. Dans son Grand Routier,
rédigé en 1483, Pierre Garcie dit Ferrande attire l’attention des navigateurs sur les
grands tumulus de l’entrée du golfe du Morbihan, désignés comme “Montjoies hautes
et grandes comme des monceaux de sel” (fig. 27).
Si les mégalithes n’apparaissent que de façon accidentelle dans les premiers écrits, on
notera leur pleine intégration dans le paysage et leur rôle encore structurant 6000 ans
après leur érection. La toponymie enregistre d’ailleurs ces “singularités”. Cloucarnac
désigne “le lieu où se trouve la butte de pierres”. Il s’agit du hameau où se trouve le
tumulus du Mont Saint-Michel, qui domine physiquement le paysage au point d’avoir
donné son nom à la commune de Carnac.

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2. Description
du Bien

FIG. 27 : “La carte de Morbihan, faict par moy Le Grain, 1637”,
détail sur l’entrée du golfe du Morbihan,
vélin manuscrit et enluminé

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2. Description
du Bien

FIG. 28 : Statue de saint Cornély et
tableaux illustrant sa légende,
vers 1830-1840, Église Saint-Cornély,
portail ouest, Carnac

2.2.1

Une reconnaissance tardive au XVIIIe, les raisons
La reconnaissance tardive du fait mégalithique dans la région de Carnac tient d’ailleurs pour partie au poids du légendaire qui explique les incongruités du paysage. Fées
et lutins (Korrigans) sont régulièrement impliqués dans la construction des mégalithes
morbihannais. À Carnac, le mythe central est celui de saint-Cornély, pétrifiant la légion
romaine qui le poursuivait. Ces croyances dispensent de toute autre explication… (fig. 28)
La Bretagne est par ailleurs une terre peu accessible jusqu’à l’ouverture de la ligne de
chemin de fer Paris-Quimper en 1862-1863. L’absence de routes et d’hébergement ne
favorise guère l’exploration des mégalithes. Seulement quatre voyages en Morbihan sont
dénombrés au XVIIe siècle.
Les Français sont d’ailleurs plus portés durant la période moderne sur les vestiges gréco-romains de Méditerranée que sur la reconnaissance et la compréhension de leurs
antiquités nationales, contrairement aux Scandinaves ou Anglo-Saxons.
L’identification des mégalithes morbihannais connaît ainsi des débuts timides au XVIIIe
siècle sous l’égide de quelques érudits locaux ou antiquaires, parmi lesquels l’officier
du génie Royer de La Sauvagère, le comte Anne-Claude de Caylus ainsi que l’ingénieurgéographe Jean-Baptiste Ogée. L’esprit le plus éclairé sur la question est sans doute
Christophe-Paul de Robien qui, dans une démarche tout à fait inédite en Bretagne, nous
livre la première représentation graphique des monuments mégalithiques de la région
(fig. 29).

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2. Description
du Bien

FIG. 29 : “Antiquités gauloises
qui se trouvent à
Locmariaquer, Crach,
Quiberon & Carnac,
paroisses de l’Evesché
de Vannes”, Planche XII
du manuscrit de
Christophe-Paul de
Robien illustré par
le peintre Huguet,
vers 1737,
in Description historique,
topographique et
naturelle de la Bretagne

La situation va évoluer avec la Révolution : les nouvelles structures politiques succédant à l’Ancien Régime se cherchent des racines sur le territoire national… celtiques
et gauloises tout d’abord, lorsque la chronologie biblique interdit de penser l’homme
préhistorique. Les temps sont également propices au développement d’une conscience
patrimoniale qui se forge sur les “ruines de l’ancienne France”.

2.2.2

Des antiquaires aux sociétés savantes
C’est dans une ambiance baignée de patriotisme et de romantisme que s’épanouit la
“Celtomanie”. Jacques Cambry, premier président de l’Académie celtique, publie en
1805 Monuments celtiques ou Recherches sur le culte des pierres et consacre son pre75

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2. Description
du Bien

FIG. 30 : “Monument de Carnac”, Jacques
Cambry, 1805, gravure, in Monuments celtiques
ou Recherches sur le culte des pierres

mier chapitre à Carnac. Il reprend le terme breton – langue “celtique” – de “dolmin, ou
mieux dolmen” pour désigner une “table de pierre”. Un vocable employé pour la première fois par son acolyte, le celtophile Théophile Malo Corret de La Tour d’Auvergne,
pour évoquer la table par excellence : la Table des Marchands de Locmariaquer (fig. 30),
qu’il visite en 1792. Notons que ce terme est toujours employé, du Japon à l’Argentine !
La première moitié du XIXe siècle voit s’accumuler une série de données inaugurales :
premiers inventaires, premières sociétés savantes locales, premières fouilles, premiers
relevés et représentations iconographiques précis ; des données qui restent certes disparates et de qualité variable.
En 1825, le Chanoine Mahé fait paraître un Essai sur les antiquités du département du
Morbihan, qui constitue la première tentative d’inventaire systématique, commune par
commune, des monuments préhistoriques du département. Dans la foulée du succès
de l’ouvrage, sera fondée en 1826 la Société Polymathique du Morbihan (SPM), dont
Mahé sera le premier président. L’action de la SPM est relayée pendant une courte
parenthèse par la Société archéologique qui fait également œuvre d’inventaire, individuel ou collectif.
Les premières fouilles qui ont lieu à cette période s’assimilent davantage à des chasses
aux trésors qu’à des tentatives de compréhension scientifique des monuments. En juillet 1811, la Table des Marchands de Locmariaquer est ainsi explorée à l’initiative de
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2. Description
du Bien

FIG. 31 : “Fouille faite sous un ancien monument à
Locmariaker”, Maudet de Penhouët, 1814, gravure, in
Recherches historiques sur la Bretagne, d’après ses
monuments anciens et modernes

Joachim Renaud, président d’une société d’Auray dont la vocation était de recueillir
l’or des dolmens de Locmariaquer. Il sévit sur la commune jusqu’en 1813 et notamment
aux Pierres Plates. En 1832, c’est le cairn de Gavrinis qui est littéralement “vidé” de son
contenu par le propriétaire du monument. En 1849, des fouilles du même type sont
menées par Grégoire Le Bail, le maire de Plouharnel, mettant au jour des colliers en or
signant une réoccupation à l’âge du Bronze des dolmens de Rondossec (fig. 31).
Les relevés et représentations graphiques des mégalithes se multiplient, avec plus ou
moins de réalisme selon les auteurs. Si les ouvrages de Cambry ou Maudet de Penhouët
exaltent l’ingéniosité des Gaulois en sur-dimensionnant les blocs – suggérant par làmême le mythe d’un savoir perdu – le respect des proportions est plus tangible chez
le chevalier de Fréminville, Jean-Baptiste Jorand, Bachelot de La Pylaie et particulièrement chez les Anglais Blair et Ronalds. On note la même rigueur britannique dans
un étonnant relevé topographique des alignements, d’Erdeven à Carnac, réalisé par le
géomètre Murray Viccars, en 1832.
Cette période bénéficie des écrits de voyageurs célèbres : Prosper Mérimée, jeune
inspecteur des monuments historiques, rédige en 1836 ses Notes d’un voyage dans
l’ouest de la France ; il y révèle au monde Gavrinis ainsi que l’étonnant continuum
de menhirs d’Erdeven, Plouharnel et Carnac. En 1847, le voyage de Gustave Flaubert
et de Maxime Du Camp contribuera également à la notoriété des “grosses pierres”
de Carnac.
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2. Description
du Bien

Les interprétations concurrentes vont bon train. Si, à la différence du XVIIIe, les Romains
ont cédé le pas aux Gaulois comme constructeurs des mégalithes, les vestiges sont
encore le plus souvent reliés à la Bataille des Vénètes contre César. La figure du druide
surgit dans l’imaginaire collectif. Il officie sur les dolmens, ces “autels à sacrifices”
dégoulinant du sang des victimes. De “camp romain” au XVIIIe, les alignements sont
devenus tantôt la représentation d’un serpent zodiacal, tantôt un temple druidique
aux longues allées cérémonielles, tantôt des tombes de guerriers supposées avoir été
marquées par ces pierres. Quant au tumulus du Mont Saint-Michel, il est le tombeau de
leur chef, d’un druide, ou bien la tribune d’un collège de prêtres ordonnant processions
et illuminations dans les alignements.

2.2.3

Les grandes découvertes de la Polymathique
Dans les années 1850-1860, les fouilles menées par la SPM sur les tumulus les plus gigantesques vont couper court à un certain nombre d’interprétations par trop “celtisantes”.
En 1853, le Dr Fouquet et Louis Galles fouillent le tumulus de Tumiac en Arzon. Ils y
reconnaissent une chambre mégalithique contenant inhumation et mobilier de prestige
au poli éclatant : notamment de grandes haches en roches vertes et des pendeloques
en callaïs aux dimensions inégalées en Europe (fig. 32). Une seule fouille sérieusement

FIG. 32 : Lames de haches et parures polies mises
au jour dans le tumulus de Tumiac (Arzon),
aquarelles de Léon de Cussé, vers 1867

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2. Description
du Bien

conduite administrait la preuve que les dolmens étaient des sépultures antérieures à
l’âge des Métaux. Suivront, en 1862-1864, l’exploration par l’intendant militaire René
Galles des tumulus Saint-Michel, du Moustoir, du Mané er Hroëck, de Mané Lud, de
Kercado… Menées rapidement avec des moyens importants, par puits axial ou tranchées,
ces fouilles témoignent de l’esprit plus scientifique du moment. Elles s’accompagnent
d’observations précises sur la structure des tumulus, de plans et relevés en élévation,
de planches de mobilier. Les publications (bulletins de la SPM) contribueront à populariser à l’échelle européenne ces découvertes retentissantes, jusqu’à Lubbock qui crée
le terme “Néolithique” en 1865. En 1872, Rude Stones, l’ouvrage de synthèse sur les
monuments mégalithiques dans le monde de James Fergusson, assure une audience
internationale aux découvertes morbihannaises.
Une fois explorés les plus gros tumulus, les polymathes jetteront leur dévolu sur des
monuments moins imposants : des dolmens plus ou moins ruinés par la perte de leur
enveloppe tumulaire. Seront fouillés rapidement, mais quasiment systématiquement,
les monuments de Carnac, Crac’h, Plouharnel, La Trinité-sur-Mer, Saint-Philibert. Un
premier essai de synthèse est tenté par Gustave de Closmadeuc en 1866, à qui l’on doit
également, en 1873, une première étude d’ensemble sur les signes gravés. Davy de Cussé
avait ouvert la voie sur le thème en 1865 avec un premier Recueil des signes sculptés
sur les monuments mégalithiques du Morbihan, accompagné des premiers moulages de
gravures. Deux ecclésiastiques, l’abbé Collet et l’abbé Lavenot, étendront par ailleurs les
recherches sur la commune de Ploemel, la presqu’île de Quiberon et Houat.
Outre l’équipe vannetaise, un duo britannique intervient également à Carnac en poussant jusqu’à Erdeven, Belz et Mendon : de 1864 à 1872, William Collings Lukis et Henry
Dryden explorent les dolmens de la zone en levant des plans d’une grande précision.
Le mobilier archéologique recueilli est malheureusement emporté et rejoint le British
Museum en 1875 !

2.2.4 

De la reconnaissance à la protection : un musée
archéologique et une politique patrimoniale
La question du mobilier archéologique est de plus en plus prégnante. Des collections
importantes quittent le territoire : le Sarthois Chaplain-Duparc les emmène au Mans ;
Félix Gaillard, de Plouharnel, vend sa collection à l’archéologue finistérien Du Chatellier…
Si les collections des polymathes sont exposées à Vannes dans le musée de la SPM
depuis 1853, elles restent toutefois de statut privé.
Contre toute attente, c’est un Écossais qui va se préoccuper du devenir des collections.
Attiré par la renommée mondiale des mégalithes carnacois, James Miln entend les
comparer à ceux de sa région natale. Il mène sans interruption, de 1873 jusqu’en 1881,
des fouilles novatrices, publiées avec rigueur. Il est notamment le premier à mener des
fouilles d’ampleur sur les alignements de Carnac, à Kermario. Il innove également en
s’intéressant aux architectures plus discrètes que constituent les tertres bas.
À sa mort, et selon des volontés émises de son vivant, ses collections et un bâtiment
sont transmis par donation à la ville de Carnac. Pour la première fois, des collections
archéologiques issues des mégalithes morbihannais rejoignent une collection publique
et restent au plus près de leurs lieux de découverte : Le musée de Carnac ouvre ses
portes en 1882.
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2. Description
du Bien

Autre question lancinante : les destructions des mégalithes. Au XIXe, les mégalithes ne
sont encore qu’en voie de reconnaissance et relèvent principalement de propriétaires
privés. Mérimée, déjà, constatait que le “défrichement des landes et le pavage des routes
sont les causes les plus efficaces de la destruction de ces pierres”. En 1849, il déplorait
les dégâts causés par la construction d’une nouvelle route à Erdeven. La construction
du phare de Belle-Île, réalisé avec les blocs du site du Luffang à Crac’h, est également
un exemple bien documenté de destruction. La publicité faite autour de ces monuments
attire aussi les pilleurs de trésors. Certains font même sauter les tables de couverture
à la mine !
Félix Gaillard joue un rôle décisif dans la campagne d’opinion destinée à éveiller les
consciences. Le 5 décembre 1878, lors d’une séance décisive, il expose devant la Société
d’anthropologie de Paris les périls des dolmens morbihannais. Y assiste le sénateur et
historien Henri Martin qui obtient un an plus tard la création par arrêté ministériel d’une
commission spécifique détachée de la Commission des Monuments Historiques (CMH) :
en 1879, naît la sous-commission d’inventaire des monuments mégalithiques et des
blocs erratiques de France et d’Algérie qui va s’avérer un outil de défense efficace du
patrimoine mais aussi une tribune pour les préhistoriens.
Un inventaire officiel est publié en 1880. Félix Gaillard fournit une documentation détaillée des mégalithes morbihannais, avec pour la première fois des photographies à l’appui.
La sous-commission dépêche une vaste campagne de moulages des signes gravés,
auprès des ateliers du musée national de Sculpture Comparée (Paris).

FIG. 33 : Carnac, panorama des alignements du Ménec,
vers 1891, Zacharie Le Rouzic

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2. Description
du Bien

À Carnac, la création de la sous-commission enclenche un mouvement d’acquisitions
ininterrompu entre 1881 et 1889 grâce aux fonds spécifiques débloqués par la CMH.
Elles concernent tout d’abord les alignements du Ménec et de Kermario à Carnac, de
Kerzhero à Erdeven, du Vieux Moulin, de Sainte-Barbe et de Crucuno à Plouharnel ainsi
que la Table des Marchands et le Mané Lud à Locmariaquer. Les travaux de restauration
suivront immédiatement les acquisitions, supervisés par Gaillard puis Daniel Beaupré
à partir de 1883. Elles concernent notamment les alignements du Ménec (Carnac), de
Kerzhero (Erdeven) ou encore l’enceinte de Crucuno (Plouharnel) (fig. 33).
Ce mouvement voit son aboutissement avec une première loi sur les monuments historiques, adoptée le 30 mars 1887. Les monuments préhistoriques sont enfin reconnus
par le législateur, et ce par le truchement des mégalithes – le premier chapitre de la
loi porte pour titre les “Immeubles et monuments historiques ou mégalithiques”. Le
propriétaire d’un monument classé ne peut le modifier, le restaurer, et encore moins
le détruire sans autorisation administrative. La loi restreint toutefois le classement aux
monuments appartenant aux collectivités publiques. Pour les monuments relevant de
particuliers, le principe d’expropriation est posé.
Symbole de cette nouvelle politique patrimoniale, le dossier de Carnac constitue un
premier champ d’application : au lendemain de l’adoption de la loi, un décret ministériel
déclarant d’utilité publique la conservation des monuments mégalithiques de la commune est signé ; il engage un mouvement d’expropriation permettant de contourner
les exigences financières excessives des propriétaires, qui entravaient les processus
d’acquisition.
L’Exposition Universelle de 1900 marque l’apogée de ce mouvement de reconnaissance :
le Palais du Trocadéro expose le corpus des moulages des signes gravés morbihannais
accompagnés de photographies de monuments, signées Zacharie Le Rouzic.

2.2.5

L’ère Le Rouzic
Ce dernier est un Carnacois de souche. Nommé gardien du musée Miln dès 1882, il en
sera conservateur de 1910 jusqu’à sa mort en 1939 (fig. 34). Le ministère de l’Instruction
publique et des Beaux-Arts le choisit comme correspondant puis membre de la commission des monuments historiques pour le Morbihan. Il procède ainsi, entre 1900 et 1938,
à la fouille, à la restauration et au classement de près de 130 monuments, situés sur une
trentaine de communes du sud Morbihan. Cette œuvre titanesque de recherche et de
protection bénéficie de l’apport d’importants mécènes (Charles Keller, puis Marthe et
Saint-Just Péquart) pour financer des fouilles d’envergure sur le tumulus Saint-Michel,
le tertre du Manio, le tertre du Castellic, le site du Lizo, le dolmen de Kercado à Carnac
ou encore l’hémicycle nord d’Er Lannic à Arzon.
Collecteur du patrimoine oral et de l’imaginaire populaire lié au mégalithisme, Zacharie
le Rouzic est par ailleurs le compilateur d’un recueil de contes et légendes régulièrement réédité.
En 1927, il publie avec les Péquart un Corpus des signes gravés des monuments mégalithiques du Morbihan, qui fait encore référence aujourd’hui.
De 1928 à 1934, c’est sans leur “guide”, Le Rouzic, que les Péquart fouillent les étonnantes
nécropoles mésolithiques de Téviec (Saint-Pierre-Quiberon) et d’Hœdic. 40 squelettes
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2. Description
du Bien

FIG. 34 : Portrait de Zacharie Le Rouzic,
Daniel Schoen, vers 1910, huile sur toile,
musée de Carnac

réunis en 20 sépultures sont mis au jour, exceptionnellement conservés dans des amas
coquilliers. Sur leurs chantiers, les Péquart développent tous les ingrédients de la fouille
moderne : approche spatiale des vestiges, dessins, relevés précis, photographies... Ils
vont même jusqu’à filmer leurs découvertes avec une caméra 16 mm, laissant à la postérité une somme considérable de documents. Cette riche iconographie met d’ailleurs en
évidence des dalles taillées de main d’homme, dans les sépultures, fichées au chevet des
défunts ou encore déposées à plat sur leur corps ; des massifs pierreux soigneusement
construits atteignant parfois 1,80 m de diamètre… autant de témoins d’une pratique de
l’extraction et du débitage du granite chez les derniers chasseurs-cueilleurs de la région.
Le départ des Péquart pour le Mas-d’Azil (Ariège) puis la mort de Le Rouzic en 1939
marquent l’arrêt, pour des décennies, de toute dynamique d’étude et de protection…
Excepté l’épisode des années 1940-1942 : Carnac fait partie des sites retenus par l’archéologie national-socialiste pour prouver l’ancienneté de la présence des Germains en
Europe. Hans Reinerth est chargé par Alfred Rosenberg d’une mission d’études et de
fouilles des mégalithes de Bretagne. La direction des opérations est confiée à Werner
Hülle qui, de 1940 à 1942, coordonne les fouilles et les relevés de nombreux monuments,
notamment du tertre, de l’hémicycle et des alignements de Kerlescan à Carnac.
82

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2. Description
du Bien

2.2.6

La seconde moitié du XXe siècle
L’archéologie des monuments mégalithiques devra attendre les années 1970 et le début
des années 1980 pour que des travaux de consolidation ou de restauration déclenchent
des interventions ponctuelles sur des monuments déjà connus (les Pierres Plates, le
Mané er Hroëck). Ces travaux atteignent le niveau de la fouille scientifique sur le fameux
monument de Gavrinis exploré en façade principale par la direction des Antiquités
Préhistoriques de Bretagne, dirigée par Charles-Tanguy Le Roux. À cette occasion, de
nouvelles gravures spectaculaires sont découvertes, qui permettent de relier la dalle de
plafond de la chambre à celle couvrant l’autre tombe réputée de la Table des Marchands,
puisque toutes deux sont les fragments d’une ancienne stèle érigée à Locmariaquer.
(fig. 35)

FIG. 35 : Vue aérienne de la Table des Marchands,
Er Grah, Grand Menhir (Locmariaquer)

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2. Description
du Bien

Dans cette dernière commune, le site comprenant le Grand Menhir et le long tumulus
d’Er Grah avait souffert de graves destructions dans les années 1960. C’est donc en
réponse à la pression touristique et foncière grandissante qu’un vaste programme d’investigations est mené entre 1986 et 1994, dirigé par Jean L’Helgouac’h et Charles-Tanguy
Le Roux. Il conduira à la découverte d’un ancien système de pierres dressées autour du
Grand Menhir, antérieur à la construction de la Table des Marchands et d’Er Grah. De
nombreux vestiges de la production céramique et de l’industrie lithique, piégés dans
un sol préservé notamment sous les enveloppes tumulaires des tombes, permettent de
mieux comprendre la succession des traditions techniques et symboliques des groupes
humains présents sur ces territoires, entre 6900 et 4500 avant le présent. La fouille du
grand cairn de Petit Mont en presqu’île de Rhuys participe à la même époque de ce
renouvellement des enquêtes.

2.2.7

Les recherches actuelles
Prolongeant l’expérience précédente, Christine Boujot et Serge Cassen vont alors entreprendre dans les années 1990 l’exploration archéologique d’une catégorie de monuments funéraires, les cistes individuelles sous tertres, en recherchant ce lien pressenti
aux ouvrages de stèles dressées et parfois gravées de signes complexes. Les terrains
boisés d’Erdeven seront ainsi prospectés et sondés, et la fouille du monument de Lannec
er Gadouer permettra de mieux comprendre la séquence chronologique régionale, partiellement mise en place par Gérard Bailloud, tout en recueillant un mobilier inédit propre
à relancer les enquêtes sur la provenance des roches rares. C’est en effet à partir de 1995
mais surtout de 2003 que les haches polies des tombeaux carnacéens vont faire l’objet
d’un programme de recherche européen, conduit par Pierre Pétrequin, devant aboutir
à la caractérisation précise des roches et à la découverte des gîtes primaires dans les
Alpes italiennes. Dans le même temps, la parure en callaïs (variscite et turquoise), qui fait
aussi la réputation des trois principaux tombeaux morbihannais, est enfin mieux qualifiée
par les gemmologues et les minéralogistes. Les sources sont précisément reconnues au
sud de la péninsule Ibérique, témoignant encore une fois des transferts d’objets socialement valorisés sur une distance insoupçonnée.
Plus récemment, entre 2011 et 2014, un programme d’investigation a été entrepris sur
Gavrinis (cf. texte 2.1). La méthodologie et les protocoles d’enregistrement aussi bien que
de représentation, mis au point à cette occasion, sont actuellement étendus et appliqués
aux autres contextes du secteur d’étude (paroi des tombes, ouvrages de stèles) dans
le cadre d’un programme collectif de recherche (PCR) financé par le ministère de la
Culture et de la Communication, le département du Morbihan et la région Bretagne. De
nouvelles gravures, ou des compléments de tracés indispensables pour comprendre la
composition des signes gravés, sont ainsi apparus, modifiant notre point de vue sur ces
images. Les différents rendus visuels témoignent également des niveaux d’information
(contours, inventaire des signes, chronologie des réalisations…) qu’il nous est désormais
possible de transmettre (fig. 36). Dans le même temps, une cartographie des désordres
est entreprise (altérations chromatiques, colonisations biologiques, etc.). L’ensemble
homogénéisé de cette documentation permettra de fructueuses comparaisons entre
tous les objets, et des suivis conservatoires à moyen et long terme.

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2. deScRIPtIon
du BIen

FIG. 36 : dalle L9 dans le couloir de gavrinis (Larmor-Baden).
à gauche, le traitement du nuage de points obtenu de la
lasergrammétrie ; au centre, la chronologie d’inscription du contour
des haches polies ; à droite, la synthèse graphique de l’inventaire des
signes dans le modèle tridimensionnel

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3. Justification
de l’inscription

Dolmen du Mané Kerioned (Carnac)

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3. Justification
de l’inscription

3.1 

Déclaration de valeur
universelle exceptionnelle

Brève synthèse
L’ensemble de plus de 500 sites monumentaux conservés dans la région de Carnac,
sur les rives de la baie de Quiberon et du golfe du Morbihan témoigne d’une activité
architecturale et symbolique exceptionnelle aux temps des premières sociétés néolithiques, entre 7000 et 4500 ans avant le présent. La variété des constructions, souvent
conservées en élévation, leur importance historique dans la région considérée, ainsi que
les relations fonctionnelles et symboliques qui les relient, distinguent ce complexe de
monuments préhistoriques d’autres groupes comparables en Europe et dans le monde.
Par leur densité, leur ampleur géographique et la diversité des formes architecturales
mises en œuvre, les monuments mégalithiques de la série proposée à l’inscription appartiennent à vingt-sept ensembles cohérents, qui ont à la fois marqué durablement le
paysage littoral morbihannais et structuré la vie et la pensée des premières populations
d’agriculteurs éleveurs de la région.
Cet ensemble de monuments est aussi singulier par l’importance des résultats scientifiques obtenus dès le XIXe siècle, mais surtout depuis ces trente dernières années, pour
la connaissance des premières sociétés agro-pastorales. Des informations relatives à la
conception architecturale des monuments de terre et de pierre, au choix et au transport terrestre et maritime des matériaux lourds, aux transferts à travers le continent
européen de biens socialement valorisés, témoignent d’une dynamique culturelle hors
du commun. Elle se traduit également dans l’iconographie et les systèmes de représentations : stèles et parois des tombeaux sont en effet gravées de signes singuliers,
en rapport avec une cosmogonie renouvelée dont la symbolique s’éloigne de celle des
populations de chasseurs-cueilleurs.
Critère (i) : pour une culture préhistorique (ici de 7000 à 4500 ans avant le présent),
l’ingéniosité des constructeurs et les moyens mis en œuvre pour extraire, transporter et
construire des monuments de pierre, sont exceptionnels au niveau mondial : des blocs,
atteignant jusqu’à 330 tonnes, ont été déplacés sur 5 à 10 km, en franchissant parfois
des voies maritimes.
Les ensembles mégalithiques érigés sur les rives du Morbihan sont parmi les plus anciennes architectures de pierre connues en Europe occidentale, édifiées par des sociétés
qui viennent d’acquérir les techniques d’élevage, ainsi que la production des céréales.
Le génie créateur s’exprime dans la conception architecturale même des ouvrages, par
leur emplacement, le jeu avec la topographie du terrain et leur insertion dans le paysage.
La conception d’espaces symboliques, qui associent des tumulus monumentaux et des
ouvrages de stèles se déployant sur plusieurs kilomètres, est une véritable innovation
architecturale.
Critère (ii) : le phénomène mégalithique de la région de Carnac appartient à une phase
essentielle du développement des cultures des débuts du Néolithique de l’Europe de
l’Ouest. Les ensembles de monuments mégalithiques du Morbihan trouveront ensuite un
écho avec ceux d’Espagne, du Portugal, du Royaume-Uni et d’Irlande principalement. La
diversité remarquable de ces architectures de pierre témoigne d’échanges d’influences
sur tout le continent et, en particulier, le long de la façade atlantique.
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3. Justification
de l’inscription

Les mobiliers funéraires et rituels (lames de haches en jade et en fibrolite, perles et
pendeloques de callaïs, d’ambre, de séricite et de lignite etc.), associés à ces sépultures
témoignent également de circulations de matières premières rares et d’objets de haute
valeur sur des distances atteignant 1200 km.
Critère (iii) : le développement exceptionnel des monuments mégalithiques dans la
région de Carnac, représente un exemple unique de structuration du paysage par des
constructions ostentatoires, qui sont l’expression de la pensée symbolique d’une société
néolithique en pleine expansion. Ces architectures sont inscrites dans un territoire où
elles jouent un rôle de repères historiques et géographiques et lui confèrent une charge
symbolique considérable. Elles participent ainsi à la création d’un paysage organisé et
structuré par l’homme pour la première fois en Europe de l’Ouest.

Intégrité
Malgré l’urbanisation récente de la région de Carnac, la plupart des monuments se
trouve encore dans des terrains dégagés et leur conservation in situ est assurée au
moyen de lois et de règlements en vigueur. Les premières procédures de classement
au titre de monuments historiques datent de 1862. C’est grâce à ces actions de sauvegarde que le patrimoine mégalithique du Morbihan est encore exceptionnellement bien
conservé, mais aussi par l’engagement des populations locales qui ont fait des monuments mégalithiques un élément identitaire de leur culture et de leur passé. Aujourd’hui,
sur un ensemble de plus de 500 sites préhistoriques monumentaux recensés dans les 26
communes de la zone d’étude, 27 ensembles archéologiques présentent des conditions
d’intégrité qui satisfont aux critères de l’UNESCO pour être proposés à l’inscription au
Patrimoine mondial.

Authenticité
De par leur importance et leur monumentalité, les mégalithes de la région de Carnac
ont été de tous temps considérés par la population locale comme faisant partie du paysage de la région. La datation ancienne des mégalithes est confirmée par de multiples
analyses, dont le carbone 14, et par le mobilier archéologique. Les styles céramiques
retrouvés en stratigraphie sont bien datés et appartiennent au Néolithique moyen. Par
ailleurs, l’ornementation gravée sur les stèles et parois des tombeaux est cohérente
avec l’attribution au Néolithique des monuments, notamment par la concordance des
motifs de grandes haches, avec les modèles retrouvés dans les sépultures et les dépôts.
En ce qui concerne l’état des monuments, les restaurations anciennes ont été réalisées
dans le respect des connaissances disponibles. En outre, la réutilisation à des époques
ultérieures de certains monuments, bien documentée par des fouilles récentes, ne remet
pas en question leur origine ancienne.

Éléments requis en matière
de protection et de gestion
Le choix de définir des ensembles cohérents de monuments, en fonction de critères
à la fois fonctionnels et topographiques impose des mesures de protection dans les
futures zones tampons qui garantiront la préservation de ces complexes et non plus
seulement de monuments isolés. La protection administrative des ensembles définis
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3. Justification
de l’inscription

demande une mise à jour des périmètres et des outils de protection. Actuellement, en
soutien des services de l’État et des collectivités territoriales, plusieurs établissements,
institutions et associations participent à la surveillance, à la gestion et à l’entretien des
zones archéologiques et de leurs abords. La valorisation didactique et scientifique du
Bien en série candidat est aussi un élément essentiel du projet d’inscription entrepris. La
cohérence de ces actions est assurée par un comité de pilotage créé dans la perspective
de l’élaboration du dossier de candidature et placé sous l’égide du préfet. Ce comité a
vocation à perdurer après l’inscription.

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3. Justification
de l’inscription

3.2

3.2.1 

Analyse comparative des
“Mégalithes de Carnac,
du golfe du Morbihan et
de la baie de Quiberon” 

Choix et définition des critères de sélection des
sites de comparaison
La sélection des sites de comparaison, à prendre en compte pour l’analyse comparative
des mégalithes de Carnac, du golfe du Morbihan et de la baie de Quiberon, est basée
sur les critères spécifiques qui définissent le Bien en série candidat à l’inscription au
Patrimoine mondial. Dans le projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle
du Bien candidat, nous avons choisi les critères (i), (ii) et (iii), parmi les critères proposés
par l’UNESCO pour caractériser la valeur d’un Bien du Patrimoine mondial. Néanmoins,
une approche plus spécifique des caractéristiques du Bien est nécessaire pour pouvoir
le comparer à des sites et ensembles de sites de natures semblables. Ainsi, il est possible de retenir les types de critères suivants : les critères chronologiques, les critères
structurels et les critères sociaux, économiques ou culturels.

Critères chronologiques
En termes chronologiques tout d’abord, le Bien appartient aux VIIe, VIe et éventuellement Ve millénaires avant le présent. Pour les comparaisons, nous retiendrons aussi des
ensembles plus anciens ou plus récents, à la condition que leurs caractéristiques soient
très semblables et significatives.

Critères structurels
Critère A. La notion d’ensembles symboliques et funéraires est centrale pour décrire le
bien en série à classer. Il ne s’agit donc pas d’un monument mégalithique exceptionnel,
mais d’une série de monuments combinant la terre et la pierre, et qui entretiennent
entre eux des liens évidents.
Critère B. L’ensemble de ces monuments et, surtout les relations qu’ils entretiennent,
tracent un paysage symbolique évident, dont nous avons perdu la signification exacte,
mais qui marque encore le territoire, quelques millénaires plus tard, d’une empreinte
très forte largement perçue dans la population locale.
Critère C. Le caractère monumental et ostentatoire des monuments érigés constitue
une autre caractéristique essentielle de ce Bien sériel. L’exploit technique et humain
indispensable pour extraire, travailler et déplacer des blocs de pierres aussi volumineux,
de parfois plus de 300 tonnes, implique à la fois une conception architecturale, des
techniques constructives et des structures sociales qui placent dans une catégorie à
part certains des ouvrages de la région considérée.
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3. Justification
de l’inscription

Critères sociaux, économiques ou culturels
Critère D. Les mobiliers très valorisés (haches carnacéennes, parures en callaïs, etc.), attestent un système de transferts ou d’échanges compétitifs à très longue distance, qui
implique des réseaux structurés et des contreparties matérielles ou sociales assurément
spécifiques. La circulation de ces objets de prestige témoigne de relations suivies avec des
régions éloignées, telles par exemple la côte atlantique de la péninsule Ibérique et les Alpes.
Critère E. Les représentations gravées sur des stèles, ou certaines parois des monuments funéraires, présentent une iconographie complexe, qui mêle des représentations
d’animaux (oiseaux, mammifères marins et terrestres, reptiles), des armes de jet (arcs
et flèches, haches, crosses-boomerangs) et des motifs géométriques très élaborés. Ces
représentations comportent parfois des motifs qui se retrouvent dans un domaine géographique et culturel plus vaste que celui de la zone décrite. Elles témoignent d’un fond
culturel commun relatif à un développement social et religieux propre aux premières
sociétés néolithiques des façades atlantiques.
Critère F. Enfin, dernier critère et non des moindres, les manifestations des premiers
groupes d’agriculteurs néolithiques de la région témoignent d’un changement d’économie, de la prédation à la production, qui se marque par l’émergence d’un pouvoir politique
fort et d’une élite puissante, dont les ouvrages de pierres dressées et les tumulations
funéraires en expriment la plus évidente expression.
Les critères de gestion et de valorisation des sites décrits dans l’analyse comparative sont
également pris en compte afin d’orienter et de compléter les options de conservation
et de gestion déjà évoquées dans la DVUE de notre propre Bien. Indépendamment des
critères intrinsèques que l’on vient de mentionner, l’analyse comparative devrait aussi
prendre en compte les modes de gestion et de valorisation des sites pris comme comparaison. Ces caractéristiques extrinsèques permettront aussi de décrire le contexte actuel
des sites présentés et les choix effectués dans leur mise en valeur.

3.2.2 

Classement des données descriptives
récoltées sur les sites de comparaison
Pour chaque critère descriptif analysé, nous proposons une évaluation des caractéristiques propres de chaque site comparé, afin de pouvoir pondérer la similitude ou, a
contrario, l’opposition avec le Bien proposé à l’inscription. Cette évaluation est chiffrée de
0 à 3 (0 : pas de lien avec le critère, 1 : pourrait éventuellement être considéré, 2 : critère
présent mais non majeur, 3 : critère important pour le site analysé). Il est entendu que
l’ensemble des monuments mégalithiques de la région de Carnac et du golfe du Morbihan
possèdent la valeur 3 pour chacun des critères A à F pris en compte.
Un tableau général réunissant l’ensemble des critères évalués pour tous les sites analysés
permet de mettre en évidence les sites les plus proches de notre Bien sériel et fourni la
matière utile à la synthèse de l’analyse comparative. Un second graphique présente, pour
chaque bien, en abscisse la phase d’occupation de chaque ensemble, notée en dates
avant le présent, et en ordonnée la somme des critères notée de 2 à 18. Cette représentation permet de montrer la position réciproque de chaque ensemble par rapport au bien
proposé à l’inscription au Patrimoine mondial.
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3. Justification
de l’inscription

3.2.3 

Le choix des biens considérés
pour l’analyse comparative
En fonction des critères A à F cités plus haut, nous avons sélectionné un certain nombre
de sites pour être décrits selon ces critères et faire l’objet de l’analyse comparative.
Dans ce choix, le critère A a été pris en compte de manière prioritaire, de même que
les Biens en séries ou possédant des objets multiples. Ainsi, les ensembles retenus sont
tout d’abord des Biens rassemblant des monuments funéraires, tombes monumentales,
dolmens, tumulus, etc. Puis des sites constitués d’ouvrages à caractères symboliques
ou religieux, tels des pierres dressées, des stèles gravées ou des gravures rupestres,
dont la situation et la densité dans un territoire étendu marque une empreinte évidente
sur ce territoire.
Une première sélection dénombre 51 Biens, qu’ils soient inscrits à l’UNESCO, ou sur la
liste indicative, mais aussi non-inscrits mais susceptibles de l’être un jour, en fonction de
leur caractère exceptionnel et unique dans leur catégorie. Actuellement, 28 sites sont
déjà décrits dans des fiches d’analyse comparative basée sur les critères et champs
définis plus haut, ce qui permet une première rédaction, encore provisoire, de la synthèse de cette analyse.

3.2.4 

Synthèse de l’analyse comparative
Dans la synthèse définitive, nous discuterons à la fois de la qualité unique et exceptionnelle du Bien soumis à l’inscription, mais aussi des similitudes, partielles ou plus étendues
de certains Biens avec notre objet. L’objectif de cette démarche est non seulement de
mettre en évidence l’unicité de l’ensemble de sites proposés au Patrimoine mondial,
mais aussi de montrer à quels types de phénomènes archéologiques et culturels le Bien
candidat pourrait être apparenté.
Enfin, nous évoquerons aussi les différentes solutions de préservation et de gestion
proposées, pour les sites qui présentent des similitudes de problématiques de conservation. Ce débat permettra de justifier et de clarifier les options proposées en Morbihan
pour assurer l’intégrité du Bien.

Synthèse provisoire, basée sur l’analyse de 28 sites
La synthèse provisoire de l’analyse comparative est basée sur les 28 fiches d’analyse
déjà rédigées. Le classement des critères A à F, combiné avec les périodes de construction et d’utilisation des ensembles sélectionnés, permet déjà de rendre compte de
manière globale de la pertinence des comparaisons avec les sites retenus
En fonction de ces critères, on remarque immédiatement que le site de Göbeklitepe
(n° 39) se détache nettement des autres ensembles, par sa datation beaucoup plus
ancienne que tous les autres Biens comparés. Actuellement, ce site mégalithique considéré comme un temple et qui n’a pas livré de structures funéraires est unique par son
ancienneté. Mais, peut-être, sa plus grande particularité est qu’il n’a pas été édifié par un
groupe humain connaissant l’agriculture et l’élevage, mais proche seulement d’acquérir
une économie de type néolithique. D’autres monuments comparables sont éventuellement aussi présents dans la région, mais ils n’ont pas encore été découverts ou fouillés.
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3. Justification
de l’inscription

Les deux aspects qui pourraient le rapprocher le plus de certains des monuments de
la zone d’étude ont trait à l’exploit architectural nécessaire à sa construction et à la
complexité du système symbolique exprimé par les gravures zoomorphes en relief, qui
ornent la plupart des monolithes des salles de ce temple.
Sans surprise, c’est l’ensemble mégalithique de Stonehenge, d’Avebury et sites associés
(n° 24) qui est le plus proche du Bien candidat. Ce qui le différencie des mégalithes de
la région de Carnac c’est, d’une part, sa moins grande ancienneté, environ un millénaire
de différence pour les monuments les plus anciens et, d’autre part, un programme iconographique moins diversifié. Néanmoins, on retrouve dans les célèbres monuments
anglais la plupart des caractères qui caractérisent le Bien candidat : constructions ostentatoires, effort technique et humain considérable, transport de certains types de
pierres sur des distances considérables, structuration du paysage par des constructions
symboliques mais qui comprennent aussi des sépultures associées, etc. En outre, les
conditions de protection, de gestion et de visite des sites préhistoriques du comté de
Wiltshire sont, dans une certaine mesure, comparables à celles que l’on rencontre pour
les monuments du Morbihan.
Viennent ensuite, l’ensemble archéologique de la vallée de la Boyne en Irlande (n° 15), le
cœur néolithique des Orcades (Royaume-Uni, n° 25) et le dolmen de Soto en Espagne
(Andalousie). Les deux Biens d’Irlande et d’Écosse, regroupent des sites funéraires
et cérémoniels mais aussi, dans le cas des Orcades, des sites d’habitat qui possèdent
des structures en pierre sèche très élaborées. Leur organisation générale s’inscrit dans
un aménagement du paysage, à la fois monumental et symbolique, qui présente de
fortes similitudes avec le Bien candidat soumis à l’inscription. En revanche, la période
d’occupation de ces deux sites se limite au Néolithique final, elle est donc près de deux
millénaires plus tardive que les premiers monuments du Morbihan.
Le dolmen de Soto en Andalousie (n° 47) possède une qualité architecturale et des
dimensions monumentales comparables aux plus célèbres tumulus et dolmens de la
région de Carnac. Sa construction remonte au Néolithique final, sa datation est donc
plus récente de deux millénaires que les premiers monuments du Morbihan. En outre,
ce qui le différencie nettement des ensembles de Bretagne c’est son isolement relatif,
même s’il s’inscrit dans un environnement archéologique assez riche, mais dans lequel
il figure comme une exception.
En totalisant une somme de critères de comparaison identique au dolmen de Soto,
le parc national de Rapa Nui (Île de Pâques, Chili, n° 5) est à la fois exceptionnel mais
aussi comparable par plusieurs aspects avec l’ensemble des monuments morbihannais.
Le caractère monumental des plateformes et des statues mégalithiques érigées en
différents lieux de l’île, leur relation évidente avec l’océan, le caractère ostentatoire et
l’investissement humain et technique considérable nécessaire à ces constructions sont
autant de points communs avec les monuments du Morbihan. Néanmoins, ce qui le distingue nettement du Bien candidat, c’est sa datation dans le premier millénaire avant le
présent. Il est ainsi plus jeune de six millénaires, même si la population de l’Île de Pâques
ne connaissait pas encore l’écriture au temps de son développement.
Le paysage mégalithique de l’Alentejo (Portugal, n° 42) possède aussi une bonne
conjonction de critères descriptifs par rapport à la région de Carnac. En outre sa chronologie le situe dans la tranche la plus proche de notre bien par rapport à tous les sites
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3. Justification
de l’inscription

comparés. Cet ensemble de monuments se démarque ainsi des suivants comme étant
une zone de référence pour les débuts du mégalithisme atlantique.
Le site des dolmens d’Antequera, en Andalousie (n° 7), mérite aussi un commentaire.
Plus anciens que le dolmen de Soto, les deux dolmens et le tholos, inscrits sur la liste du
Patrimoine Mondial cette année, font partie d’une série d’autres sites funéraires mégalithiques, qui s’insèrent dans un paysage naturel grandiose. Cet environnement naturel est
supposé avoir une relation avec ces monuments. Ce Bien appartient indiscutablement
au phénomène mégalithique européen des débuts du Néolithique.
Un autre site, aussi sur une île relativement isolée, doit encore d’être mentionné parmi
les ensembles de Biens les plus comparables avec l’objet sériel proposé à l’inscription,
ce sont les temples mégalithiques de Malte (n° 19). Les sept temples construits sur les
deux îles de Malte, pendant plus d’un millénaire et demi du Néolithique, occupent une
phase chronologique plus récente mais qui recouvre les deux derniers tiers de celle du
Bien candidat. La fonction des temples, funéraire au début de la période, mais plutôt
religieuse et sociale pour la suite de leur développement, se distingue des fonctionnalités attribuées aux monuments du Morbihan. L’isolement des îles de Malte est aussi un
facteur discriminant, qui limite la comparaison. En revanche, la qualité architecturale
des constructions maltaises trouve un écho dans l’exploit technique dont témoignent
les principaux monuments de Carnac et le caractère ostentatoire de ces réalisations.
Un site relativement marginal par rapport aux critères retenus pour notre analyse combine à la fois des sépultures sous tumulus, accompagnées de stèles et des zones de
gravures rupestres (pétroglyphes du paysage archéologique de Tamgaly au Kazakhstan,
n° 17). Cet ensemble témoigne d’une structuration évidente d’un territoire à la fois funéraire et symbolique, qui présente certaines similitudes avec la région de Carnac. Hormis
la datation plus récente et le contexte géographique de vallées, donc beaucoup plus
fermé, il se place aussi en bonne position de cette analyse.
Quelques mots encore sur les sites les plus proches de la Méditerranée. Si le phénomène mégalithique des côtes atlantiques semble distinct de celui des rives proches de
la Méditerranée, des similitudes structurelles sont néanmoins très présentes. Ainsi les
ensembles mégalithiques de Corse (alignements de pierres dressées du sud-ouest de la
Corse, n° 48), de Sardaigne (site mégalithique de Pranu Mutteddu, n° 49), et de la région
d’Arles (n° 50), interviennent de façon non négligeable dans ce débat. Leur datation est
certes plus jeune que les plus anciens sites atlantiques, mais elle est néanmoins dans la
moyenne des dates du mégalithisme européen. L’ensemble morbihannais se singularise
pourtant par ses quelques monuments de taille exceptionnelle et, surtout, par la densité
et la diversité des constructions et les relations entre les sites.
Une catégorie particulière de sites retenus pour la comparaison doit aussi être commentée : ce sont les sites à gravures rupestres, non associés à des monuments funéraires mégalithiques. Si nous avons choisi de considérer ce type de sites dans l’analyse
comparative, malgré le fait qu’ils ne possèdent en général pas le caractère ostentatoire
des tumulus, dolmens ou menhirs, c’est qu’ils participent également à une certaine
structuration du paysage, avec une fonction rituelle ou symbolique. Dans cette perspective, le site assurément le plus remarquable se trouve dans le Valcamonica (Italie,
Lombardie, n° 16). Même s’il s’agit de gravures que l’on peut qualifier “d’art discret”,
leur distribution importante dans une vallée alpine et la durée de leur réalisation, plus
intense entre le Néolithique et l’âge du Fer, ont assurément marqué le territoire d’une
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3. Justification
de l’inscription

empreinte symbolique très forte et représentative des cultures qui se sont succédé.
Les autres sites à gravures, décrits dans l’analyse comparative, possèdent à des degrés
divers les caractères relevés dans le Valcamonica mais, comme ce dernier, ils s’éloignent
malgré tout des critères les plus importants sélectionnés pour définir l’ensemble des
mégalithes de Carnac, du golfe du Morbihan et de la baie de Quiberon.
En conclusion, cette première synthèse de l’analyse comparative permet déjà de dégager les points forts les plus significatifs qui confirment le caractère unique et exceptionnel du Bien en série candidat au Patrimoine mondial. Il ressort de ces comparaisons
que c’est la combinaison entre l’ancienneté des premières constructions mégalithiques
de la zone d’étude et le caractère monumental ostentatoire de ces monuments qui la
distinguent d’autres sites tout aussi remarquables, en particulier de l’Europe de l’Ouest.
En outre, la diversité des édifices mégalithiques préhistoriques conservés dans et autour
de la région de Carnac n’est jamais présente avec une telle densité parmi les autres
ensembles comparés. Cette densité est aussi le résultat des liens fonctionnels et symboliques qu’entretiennent ces monuments entre eux, qui font du Bien candidat un site
hors du commun de la préhistoire mondiale.

FIG. 37 : Ensemble des sites sélectionnés
pour l‘analyse comparative

Site

Pays (Province)

Rédigé

0 LI

Mégalithes de Carnac, du golfe du Morbihan
France (Morbihan)
et de la baie de Quiberon (fiche de référence)

PC

1 PM

Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih)

Arabie Saoudite

---

2 PM

Art rupestre de la région de Hail

Arabie Saoudite

---

3 PM

Paysage culturel d’art rupestre de Gobustan

Azerbaïdjan

SC

4 PM

Tsodilo

Botswana

---

5 PM

Parc national de Rapa Nui

Chili (Île de
Pâques)

CR

6 PM

Parc archéologique de San Agustín

Colombie

SC

7 PM

Antequera Dolmen Sites

Espagne
(Andalousie)

8 PM

Établissements de chefferies
précolombiennes avec des sphères
mégalithiques du Diquís

Costa Rica

CL

9 PM

Tumulus, pierres runiques et église de Jelling

Danemark

NA

10 PM

Sites culturels d’Al Aïn (Hafit, Hili, Bidaa Bint
Saud et les oasis)

Émirats arabes unis
(Abu Dhabi)

PC

11 PM

Tertres monumentaux de Poverty Point

États-Unis
d’Amérique
(Louisiane)

CL

MAB

95

DOSSIER.indd 95

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

Site

Pays (Province)

Rédigé

12 PM

Tiya, stèles gravées/peintes et tombes

Éthiopie

SC

13 PM

Paysage culturel du pays konso

Éthiopie

---

14 PM

Site funéraire de l’âge du Bronze de
Sammallahdenmäki

Finlande

---

15 PM

Brú na Bóinne - Ensemble archéologique de
la Vallée de la Boyne

Irlande

MS

16 PM

Art rupestre du Valcamonica

Italie (Lombardie)

PC

17 PM

Pétroglyphes du paysage archéologique de
Tamgaly

Kazakhstan

SC

18 PM

Ensembles de pétroglyphes de l’Altaï mongol

Mongolie

SC

19 PM

Temples mégalithiques de Malte

Malte

PC

20 PM

Art rupestre d’Alta

Norvège

---

21 PM

Sites archéologiques de Bat, Al-Khutm et
Al-Ayn

Oman

---

22 PM

Ensemble des tombes de Koguryo

République de
Corée

---

23 PM

Sites de dolmens de Gochang, Hwasun et
Ganghwa

République de
Corée

---

24 PM

Stonehenge, Avebury et sites associés

Royaume-Uni
(Wiltshire)

HS

25 PM

Cœur néolithique des Orcades

Royaume-Uni
(Ecosse)

CR

26 PM

Cercles mégalithiques de Sénégambie

Sénégal et Gambie

PC

27 PM

Gravures rupestres de Tanum

Suède

---

28 LI

Mégalithiques de Saa

Cameroun

---

29 LI

Talayoyic Culture of Minorca

Espagne
(Catalogne)

---

30 LI

Gedeo mixed cultural and natural landscape

Éthiopie

---

31 LI

The neolithic settlement of Burzahom

Inde

---

32 LI

Tana Toraja traditionnal settlement

Indonésie

---

33 LI

The Céide Fields and north west Mayo
Boglands

Irlande

MS

34 LI

Mount Karkom

Israël

---

35 LI

Megalithic mausolea of Begazy-Dandybai
culture

Kazakhstan

SC

36 LI

Deer Stone Monuments, the Heart of Bronze
Age Culture

Mongolie

SC

37 LI

Stone Monoliths of Alok Ikm

Nigeria

---

38 LI

Sites Mégalithiques de la province de Xieng
Khouang

République
démocratique
populaire lao

---

39 LI

The Archaeological Site of Göbeklitepe

Turquie (Şanlıurfa)

PC

40 NI

Alberite Dolmen

Espagne
(Andalousie)

---

96

DOSSIER.indd 96

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

Site

Pays (Province)

Rédigé

41 NI

Dombate Dolmen

Espagne (Galice)

42 NI

Megalithic Landscape of Evora, Reguengos
and Mora

Portugal (Alentejo)

LR

43 NI

Megalithic Landscape of Alcalar in the
Algarve

Portugal (Algarve)

LR

44 NI

Megalithic Landscape of El Pozuelo-Los
Gabrieles

Espagne
(Andalousie)

---

45 NI

Megalithic Landscape of Gor-Gorafe

Espagne
(Andalousie)

---

46 NI

Megalithic Landscape of Las Peñas de los
Gitanos

Espagne
(Andalousie)

---

47 NI

Soto Dolmen

Espagne
(Andalousie)

MAB

48 NI

Alignements de pierres dressées de Cauria,
Renaghju et i Stantari, et les sites du sudouest de la Corse

France (Corse-duSud)

AA

49 NI

Site mégalithique de Pranu Mutteddu
(Sardaigne)

Italie (Cagliari)

AA

50 NI

Les hypogées d’Arles et de Fontvieille

France (Bouchesdu-Rhône)

CL

51 NI

Les tumulus de Bougon

France (DeuxSèvres)

FCR

CTL

Soit 28 sites décrits sur les 51 retenus. Sur ce nombre, il est possible que de nouveaux sites
soient ajoutés, notamment parmi les sites mégalithiques de France, en cours d’évaluation
ou de rédaction. État de l’analyse au 25 octobre 2016.
PM : inscrit au Patrimoine mondial, LI : inscrit sur la liste indicative, NI : non inscrit.
Les 51 sites ainsi que le Bien candidat appartiennent aux cinq continents (pour l’Océanie,
l’île de Pâques) et à 35 pays distincts. Néanmoins leur nombre est plus important en
Europe (25 sites, y compris la Turquie) et en particulier sur les façades atlantiques (voir les
deux cartes suivantes).
Rédacteurs des fiches : AA = André D’Anna, NA = Niels Andersen, MAB = Miguel Angel de
Blas Cortina, FCR = Fernando Carrera-Ramirez, SC = Serge Cassen, PC = Pierre Corboud,
CTL = Charles-Tanguy Le Roux, CL = Catherine Louboutin, MS = Muiris O’Sullivan, CR =
Collin Richards, LR = Leonor Rocha, HS = Heather Sebire.

97

DOSSIER.indd 97

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

FIG. 38 : Répartition des sites retenus pour l’analyse comparative :
distribution des sites sur la carte du monde,
sites retenus en Europe
Répartition des sites retenus pour l'analyse comparative
Répartition des sites retenus pour l'analyse comparative
20

20
35

11

34
1

11
8

26

26
8
5

12
34
13 30
2
1

37
28

6

2

10
3

18

36

17

3
21

31
35
17

22
18

23

36

22

38

31
10

21

23
38

32

12
37
28 4 13 30

6

32
4

5

Distribution
des sites de l'analyse comparative sur la carte du monde
Distribution des sites de l’analyse comparative
sur la carte du monde

Distribution des sites de l'analyse comparative sur la carte du monde
14
27

25

25

14

27

9

33
9

15
33

24
15
24
0
51

16

0
51

41

16

50
48
29
50

41 42
43

43

44 46 45
47
42 40 7

49
48

29

39
49

19

44 46 45
47

7

40 comparative en Europe
Sites retenus pour l'analyse

39
19

Sites
retenus pour l'analyse comparative en Europe
Sites retenus pour l’analyse
comparative en Europe

98

DOSSIER.indd 98

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

FIG. 39 : Classement des sites analysés
en fonction des critères de comparaison
No. Nom-Site / Pays

Datation

A

B

C

D

E

F

Total

0. Mégalithes de Carnac, du golfe du
Morbihan et de la baie de Quiberon / France
(fiche de référence)

7000 à
4500 BP

3

3

3

3

3

3

18

24. Stonehenge, Avebury et sites associés /
Royaume-Uni

5700 à
3600 BP

3

3

3

3

2

3

17

15. Brú na Bóinne - Ensemble archéologique
de la Vallée de la Boyne / Irlande

5200 à
4500 BP

3

3

3

2

2

3

16

25. Cœur néolithique des Orcades /
Royaume-Uni

5200 à
4400 BP

3

3

3

2

1

3

15

5. Parc national de Rapa Nui / Chili

850 à
350 BP

3

3

3

0

2

3

14

5000 à
4500 BP

3

1

3

2

2

3

14

11 500 à
10 000 BP

2

2

3

1

3

3

14

42. Megalithic Landscape of Evora,
Reguengos and Mora / Portugal

7000 à
5000 BP

3

2

2

2

1

3

13

19. Temples mégalithiques de Malte / Malte

6100 à
4500 BP

3

1

3

1

2

2

12

17. Pétroglyphes du paysage archéologique
de Tamgaly / Kazakhstan

3500 à
600 BP

3

2

2

1

3

1

12

7. Antequera Dolmen Sites / Espagne

5800 à
5200 BP

3

2

3

0

1

3

12

6. Parc archéologique de San Agustín /
Colombie

1850 à
1150 BP

2

3

1

1

2

3

12

48. Alignements de pierres dressées de
Cauria, Renaghju et i Stantari, et les sites du
sud-ouest de la Corse / France

6300 à
2800 BP

2

2

1

2

2

3

12

41. Dombate Dolmen / Espagne

5800 à
4700 BP

3

1

2

2

1

2

11

9. Tumulus, pierres runiques et église de
Jelling / Danemark

900 à
980 BP

2

1

2

2

1

3

11

11. Tertres monumentaux de Poverty Point /
États-Unis d’Amérique (Louisiane)

3700 à
1250 BP

1

2

3

2

1

2

11

10. Sites culturels d’Al Aïn (Hafit, Hili, Bidaa
Bint Saud et les oasis) / Emirats arabes unis

5200 à
1700 BP

2

1

1

3

1

2

10

50. Les hypogées d’Arles et de Fontvieille /
France

5300 à
4000 BP

2

2

2

2

0

2

10

26. Cercles mégalithiques de Sénégambie /
Sénégal et Gambie

2300 à
400 BP

3

2

2

0

0

2

9

16. Art rupestre du Valcamonica / Italie

10 000 à
2500 BP

2

2

1

1

3

0

9

36. Deer Stone Monuments, the Heart of
Bronze Age Culture / Mongolie

3200 à
2300 BP

2

2

1

0

3

1

9

47. Soto Dolmen / Espagne
39. The Archaeological Site of
Göbeklitepe / Turquie

99

DOSSIER.indd 99

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

No. Nom-Site / Pays

Datation

A

B

C

D

E

F

Total

43. Megalithic Landscape of Alcalar in the
Algarve / Portugal

5200 à
3200 BP

2

2

2

1

0

2

9

8. Établissements de chefferies
précolombiennes avec des sphères
mégalithiques du Diquís / Costa-Rica

1500 à
500 BP

2

1

2

2

0

2

9

18. Ensembles de pétroglyphes de l'Altaï
mongol / Mongolie

4000 à
1300 BP

3

2

1

0

2

0

8

12. Tiya, stèles gravées/peintes et tombes /
Ethiopie

1000 à
500 BP

2

2

2

0

1

1

8

49. Site mégalithique de Pranu Mutteddu
(Sardaigne) / Italie

5800 à
4000 BP

2

2

1

1

0

2

8

33. The Céide Fields and north west Mayo
Boglands / Irlande

5800 à
5200 BP

1

3

2

0

0

2

8

3. Paysage culturel d’art rupestre de
Gobustan / Azerbaïdjan

6000 à
3500 BP

0

1

0

0

2

0

3

35. Megalithic mausolea of BegazyDandybai culture / Kazakhstan

3200 à
2800 BP

1

0

0

0

0

1

2

100

DOSSIER.indd 100

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

FIG. 40 : Exemple d’une fiche de l’analyse comparative

Mégalithes de Carnac, du golfe du Morbihan
et de la baie de Quiberon
Informations générales
No-site

0 – fiche de référence

Pays

France (Morbihan)

Coordonnées

W 02 56 43, N 47 35 37

Type-UNESCO

Liste indicative (1996)

No-UNESCO

224

Critères-UNESCO

(i) (ii) (iii)

Datation

Entre 7000 et 4500 ans avant le présent.

Surface du site
Zone tampon

Dimension du territoire concerné : 384,4 km2,
soit environ 40 x 24 km.
Surface des sites : 14,4 km2.
Zone tampon : non encore définie.
L’ensemble des sites mégalithiques conservés dans la région
de Carnac, sur les rives de la baie de Quiberon et du golfe du
Morbihan témoigne d’une activité architecturale et symbolique
exceptionnelle aux temps des premières sociétés néolithiques. La
variété des constructions, souvent conservées en élévation, leur
importance historique dans la région considérée, ainsi que les
relations fonctionnelles et symboliques qui les relient, distinguent
ce complexe de monuments préhistoriques d’autres groupes
comparables en Europe et dans le monde.

Description

Les monuments de la série proposée à l’inscription appartiennent
à 26 ensembles cohérents, qui ont à la fois marqué durablement
le paysage littoral morbihannais et structuré la vie et la pensée
des premières populations d’agriculteurs éleveurs de la région. La
conception architecturale des monuments de terre et de pierre, le
choix et le transport terrestre et maritime des matériaux lourds,
les transferts à travers le continent européen de Biens socialement
valorisés, témoignent d’une dynamique culturelle hors du commun.
L’iconographie représentée sur les stèles et parois des tombeaux
comporte des motifs qui expriment une cosmogonie originale.

Critères de comparaison

Critère A = 3 :
ensemble
funéraire et/ou
symbolique

La notion d’ensembles symboliques et funéraires est centrale pour
décrire le Bien en série à classer. Les sites mégalithiques de la zone
considérée attestent d’une relation forte entre des monuments
conçus comme des sépultures ostentatoires destinées à l’élite locale
et les ouvrages de stèles distribués parfois sur plusieurs kilomètres.
L’ensemble de ces monuments et, surtout, les relations qu’ils
entretiennent entre eux constituent une scénographie grandiose
qui dessine un paysage culturel et symbolique qui imprègne encore
aujourd’hui le territoire du Bien soumis à l’inscription.

101

DOSSIER.indd 101

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

Critères de comparaison

Critère B = 3 :
paysage culturel
et structuration de
l’espace

Ces ensembles monumentaux dessinent un paysage symbolique
évident, qui marque encore le territoire, quelques millénaires plus
tard, d’une empreinte très forte, largement perçue par la population
locale.
Le caractère monumental et ostentatoire des monuments érigés
constitue une autre caractéristique essentielle de ce Bien sériel.
La certitude que des blocs de plusieurs dizaines de tonnes au
moins ont été transportés en mer pour atteindre des îles est
aussi une caractéristique unique pour la période de la préhistoire
considérée.

Critère C = 3 :
exploit technique
et humain

L’exploit technique et humain indispensable pour extraire, travailler
et déplacer des blocs de pierres aussi volumineux implique à la fois
une conception architecturale, des techniques constructives et des
structures sociales qui sont assurément présentes dans d’autres
sociétés préhistoriques. Néanmoins le caractère exceptionnellement
monumental et la complexité architecturale des constructions
réalisées place dans une catégorie à part certains des ouvrages de
la région considérée.

Critère D = 3 :
échanges à longue
distance

Les mobiliers très valorisés (haches carnacéennes, parures en
callaïs, etc.), attestent d’un système de transferts ou d’échanges
compétitifs à très longue distance, qui implique des réseaux
structurés et des contreparties matérielles ou sociales assurément
spécifiques.
Les motifs gravés sur les stèles et parois des monuments funéraires
révèlent des programmes iconographiques très originaux qui ont
probablement influencé d’autres territoires en France et en Europe
de l’Ouest.

Critère E = 3 :
iconographie
complexe

Les représentations gravées sur des stèles, ou certaines parois des
monuments funéraires, présentent une iconographie complexe,
qui mêle des représentations d’animaux (oiseaux, mammifères
marins et terrestres, reptiles), des armes de jet (arcs et flèches,
haches, crosses-boomerangs) et des motifs géométriques très
élaborés. Ces représentations comportent parfois des motifs qui
se retrouvent dans un domaine géographique et culturel plus vaste
que celui de la zone décrite. Elles témoignent probablement d’un
fond culturel commun relatif à un développement social et religieux
propre aux premières sociétés néolithiques des façades atlantiques
(Espagne, Portugal).

Critère F = 3 :
expression d’une
organisation
sociale structurée

L’extraction, le transport et la mise en place de blocs de pierre de
parfois plus de 300 tonnes nécessite une organisation de la société
très particulière, évidemment hiérarchisée et certainement très
inégalitaire, qui témoigne d’un pouvoir politique et/ou religieux très
fort.
Ces manifestations architecturales des premiers groupes
d’agriculteurs néolithiques de la région témoignent d’un
changement d’économie, qui se marque par l’émergence d’un
pouvoir politique fort et d’une élite puissante.

102

DOSSIER.indd 102

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

Conservation / Contexte / Authenticité du site

Contexte actuel :
perception par
les populations
locales,
exploitation
touristique

Le Morbihan dans son ensemble, mais en particulier la région de
Carnac et de la baie de Quiberon, vivent encore aujourd’hui en
symbiose avec le patrimoine mégalithique. Ces monuments de
pierre font partie intégrante de l’identité culturelle de la population
locale.
Plusieurs musées régionaux et lieux d’interprétation offrent
au public local et de passage l’occasion de mieux connaître et
comprendre le phénomène mégalithique et d’admirer les objets
archéologiques issus des différents monuments.

Etat de
préservation :
conservation et
gestion du Bien

Les ensembles de sites proposés à l’inscription au Patrimoine
mondial sont bien préservés, sur des terrains privés ou appartenant
aux communes ou à l’État. La législation en vigueur garantit
l’intégrité des Biens classés. La collaboration entre plusieurs
institutions en charge de la protection du patrimoine et de
l’entretien des terrains des zones tampon autour des sites permet
d’assurer une gestion cohérente du Bien en série.

Synthèse : discussion des éléments de comparaison
Voir la synthèse générale de l’analyse comparative.
Bibliographie sommaire
Bailloud (G.), Boujot (C.), Cassen (S.), Le Roux (C.-T.). 2009. Carnac : les premières
architectures de pierre. Paris : Eds du CNRS. (Patrimoine au présent).
Boujot (C.), Cassen (S.). 1998. Tertres armoricains et tumulus carnacéens dans le
contexte de la néolithisation de la France occidentale. In : Guilaine (J.), ed. Sépultures
d’Occident et genèses des mégalithismes : 9000-3500 avant notre ère. Séminaire du
Collège de France. Paris : Errance. (Collection des Hespérides), 109-128.
Boujot (C.). 1996. Le mégalithisme dans ses rapports avec le développement des
sépultures collectives néolithiques. Apports d’une synthèse à l’échelle de la France.
Bulletin de la Société préhistorique française, 93, 3, 337-341.
Cassen (S.). 2014. Sites de passage (1) : le modèle carnacois des pierres dressées à
l’épreuve des rivières, des lacs et des montagnes (France, Suisse, Italie). In : Arbogast
(R.-M.), Greffier-Richard (A.), ed. Entre archéologie et écologie, une Préhistoire de tous
les milieux : mélanges offerts à Pierre Pétrequin. (Annales littéraires de l’Université de
Franche-Comté ; 928, Série Environnement, sociétés et archéologie ; 18), 281-302.
Laporte (L.). 2015. Menhirs et Dolmens : deux facettes complémentaires du mégalithisme
atlantique ? In : Rodrgiguez (G.), Marchesi (H.), ed. Statues Menhir et pierres levées du
Néolithique à aujourd’hui. Colloque international sur la statuaire mégalithique (3 ; 12-16
sept 2012 ; Saint-Pons-de-Thomières). Saint-Pons-de-Thomières : DRAC LanguedocRoussillon, 175-191.

103

DOSSIER.indd 103

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

FIG. 41 : Distribution des sites de comparaison analysés,
en fonction de leur période d’occupation
et de la somme des critères de comparaison

18

0
24

17

15

16

25

15

14

47

39
42

13
Somme des critères de comparaison

5

7

12

19
41

11

11
50

10

26

36

43
33

9

10

9

8

17

6

48

8

16
18

49

12

7

6

5

4

3

3

35

2

1
12 000 11 000 10 000 9000

8000

7000

6000

5000

4000

3000

2000

1000

0 BP

104

DOSSIER.indd 104

06/12/16 11:56

3. Justification
de l’inscription

Vue intérieure du couloir du dolmen de Mané Croch (Erdeven)

105

DOSSIER.indd 105

06/12/16 11:56

4. L 
e projet
de territoire

Dolmen de Mané Croch (Erdeven)

106

DOSSIER.indd 106

06/12/16 11:57

4. L 
e projet
de territoire

CHAPITRE 4 

e projet
L
de territoire
4.1

4.1.1 

Établissement de la candidature au
Patrimoine mondial : un processus
long et complexe
Bref aperçu historique
En 1979, les premiers monuments et sites français sont inscrits sur la liste du Patrimoine
mondial de l’UNESCO.
Dès 1980, les alignements de Carnac figurent sur la liste indicative française, première
étape obligatoire avant l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial. À l’occasion de
l’actualisation de cette liste indicative en 1988, un échange de courriers entre la direction du Patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication et le préfet de
la région Bretagne témoigne du souhait d’y voir inscrit l’ensemble des mégalithes du
Morbihan. La demande est formulée en ces termes : “Il est donc apparu préférable, lors
de la révision de la Liste indicative de 1988, de proposer l’ensemble des mégalithes du
Morbihan plutôt que les seuls alignements de Carnac inscrits sur la Liste de 1980”.
Parallèlement, d’importants chantiers de fouilles et de restaurations sont entrepris
autour de plusieurs monuments (Er-Grah, la Table-des-Marchands, le Grand-Menhir à
Locmariaquer, Gavrinis à Larmor-Baden et le Petit Mont à Arzon) et l’État met en place
un vaste programme de sauvegarde et de mise en valeur des alignements à Carnac. En
1996, une commission scientifique est mise en place. Cette même année, l’appellation du
site sur la liste indicative est à nouveau modifiée en “Sites mégalithiques de Carnac”. La
description du Bien considère alors : les trois principaux sites d’alignements de Carnac
complétés par les deux enceintes du Ménec, d’une allée couverte, d’un cromlech de
menhirs isolés au nord, du grand tumulus du Mont Saint-Michel, monument représentatif
des tumulus de type carnacéen et du dolmen à couloir de Kermario.
Depuis cette date et devant les multiples oppositions rencontrées pour la mise en place
des différents plans d’aménagement des alignements de Carnac, le projet UNESCO n’a
plus été la priorité. C’est en 2005, avec la création du Groupement d’Intérêt Public à
enjeux Culturels (GIPC) “Mémoire de pierres : mégalithes en Morbihan”, que le sujet est
à nouveau abordé. Créé le 1er juillet, sur demande du ministère de la Culture et de la
107

DOSSIER.indd 107

06/12/16 11:57

4. L 
e projet
de territoire

Communication, il est doté d’une Convention constitutive indiquant cet aspect : cette
“structure temporaire et transitoire a pour objet de conduire les études permettant de
poursuivre l’élaboration du projet et de mise en valeur des alignements et monuments
mégalithiques de Carnac et de ses environs […]” (art. 2). Ses objectifs portent sur
l’ensemble des projets intéressant le monument de Carnac y compris “le classement au
Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO”.

L’ensemble des partenaires du GIPC, Département, Région, commune de Carnac et
associations, confie à la DRAC le soin d’établir les principes d’une nouvelle zone d’étude.
Celle-ci, élargie à un territoire compris entre la presqu’île de Rhuys et la ria d’Étel est
présentée et validée en avril 2007 par le comité scientifique placé auprès du directeur
de l’architecture et du patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication,
et sous la présidence du professeur Yves Coppens.
Initialement créé pour deux années, le GIPC est prorogé d’autant. En 2007, son conseil
d’administration vote le principe du pilotage de la préparation du dossier UNESCO,
compétence qu’il assurera jusqu’en 2009. Date à laquelle sa prolongation n’est pas
renouvelée.
En 2010, La DRAC Bretagne (service régional de l’Archéologie) édite une plaquette
“Projet pour une candidature au patrimoine mondial, Patrimoine mégalithique du Golfe
du Morbihan : un ensemble architectural et monumental aux origines d’un nouveau paysage culturel”. Elle est destinée à présenter le périmètre du projet devant les différents
partenaires publics concernés.
Une relance du processus de candidature UNESCO est alors amorcée qui débouchera
sur la création d’une association destinée à porter le dossier.

4.1.2

Les structures mises en place
L’association Paysages de mégalithes
En 2012, l’association “Paysages de mégalithes de Carnac et du Sud Morbihan”, présidée
par le maire de Carnac, à l’époque, Monsieur Jacques Bruneau, est officiellement créée.

Son objet est de :
– coordonner les actions des communes concernées par la candidature au Patrimoine
mondial en collaboration avec les services de l’État et de tout autre partenaire intéressé ;
– favoriser un réseau en matière d’entretien, d’étude, de restauration et de valorisation
du mégalithisme ;
– coordonner les études préparatoires au dossier UNESCO ;
– de développer un centre de ressources en lien avec les chercheurs et le musée de
Préhistoire de Carnac.
L’actuel Bureau, élu en 2014, est composé par :
– Président : Monsieur Olivier Lepick, maire de Carnac.
– Vice-présidents : Madame Marie-Jo Le Breton, conseillère générale, Monsieur Denis
Bertholom, maire de Larmor-Baden, Monsieur Michel Jeannot, maire de Locmariaquer,
Madame Odile Monnet, vice-présidente de Vannes Agglo.
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– Trésoriers : Monsieur Guy Hercend, maire d’Étel et Madame Odile Faivre, conseillère
municipal d’Arzon.
– Secrétaires : Monsieur Dominique Riguidel, maire d’Erdeven, Monsieur Jean Lutrot,
maire du Bono.
– Conseil d’administration : Monsieur Roland Tabart, maire d’Arzon et représentant de la
communauté de communes de la Presqu’île de Rhuys, Madame Laure Pedezert-Renaux,
conseillère municipale de l’Île-aux-Moines, Monsieur Loïc Lebert, maire du Hézo.

L’association compte 42 adhérents :
Membres de droit (collectivité territoriale ou établissement public ayant un ou plusieurs
monuments, ou leur gestion directe ou déléguée, contenus dans le périmètre d’étude
UNESCO).
Arradon
Arzon
Auray-Quiberon-Terre-Atlantique
Baden
Belz
Bono (Le)
Carnac
Centre des monuments nationaux
Communauté de communes
de la Presqu’île de Rhuys
Conseil départemental du Morbihan
Conservatoire du littoral
Crac’h
Erdeven
Étel
Hézo (Le)
Hœdic

Île d’Houat
Île-aux-Moines
Île-d’Arz
Larmor-Baden
Locmariaquer
Ploemel
Plouharnel
Quiberon
Saint-Armel
Saint-Gildas-de-Rhuys
Saint-Philibert
Saint-Pierre-Quiberon
Sarzeau
Séné
Trinité-sur-Mer (La)
Vannes agglo

Membres associés (personnes morales adhérentes dans le but de
soutenir et d’être associées aux actions développées par l’association) :
Association La Maison Forte
Association Menhirs Libres
Auray
Comité départemental du Tourisme
Communauté de communes du Pays de la Roche-aux-Fées
CPIE Val de Vilaine
Guer communauté
Musée de Préhistoire de Carnac
Ploemeur
Vannes

Le professeur Yves Coppens est également membre d’honneur.

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de territoire

Les travaux scientifiques de la DRAC Bretagne, fondateurs de la démarche à l’inscription
au Patrimoine mondial, sont à l’origine du choix des membres de droit. Ces derniers
sont donc susceptibles d’évoluer en qualité (vers la catégorie membre associé) ou en
quantité. Les statuts de l’association prévoient en effet des modifications en fonction
des propositions du comité scientifique, qui se déclare sur le périmètre et les sites. Il
est également prévu la possibilité d’une troisième catégorie, à terme et une fois que le
projet UNESCO prendra une forme plus opérationnelle, pour l’adhésion des personnes
physiques qui souhaiteraient soutenir et être associées aux actions de l’association.

Le comité scientifique
Placé au cœur du projet d’inscription et auprès de Paysages de mégalithes, il conseille,
oriente, de façon indépendante, l’association sur tous les domaines scientifiques concernés par les travaux de préparation de la proposition d’inscription. Il est composé de
chercheurs impliqués dans la recherche régionale mais également européenne. Le principe était de réunir différents spécialistes disposant de compétences ou d’expériences
complémentaires en lien avec la conservation, la gestion des sites UNESCO ou bien le
processus de constitution d’un dossier de candidature. Il se réunit une à deux fois par
an. Les membres s’impliquent dans la mise en œuvre du projet, plus particulièrement
ceux de la délégation permanente comme en témoigne la liste des auteurs des différents
chapitres de ce dossier. Cette délégation permanente se réunit trois à quatre fois par an.
Par ailleurs, propriétaire d’un tiers des monuments protégés au titre des monuments
historiques de la zone proposée à l’inscription appartenant à l’État, le ministère de la
Culture et de la Communication est concerné directement par le projet d’inscription.
Certains sont parmi les monuments les plus connus, à Carnac, Erdeven et Locmariaquer.
C’est pourquoi, les services patrimoniaux de la DRAC Bretagne – service régional de
l’Archéologie, unité départementale de l’Architecture et du Patrimoine du Morbihan et
conservation régionale des Monuments Historiques – exercent leurs missions d’étude et
de conservation, préservation et valorisation en participant activement à l’élaboration
du dossier. Les membres de la délégation permanente sont signalés ci-dessous par un
astérisque (*).
Président du comité scientifique : Yves Coppens*, professeur au Collège de France,
paléontologue et paléoanthropologue.
Vice-présidente du comité : Christine Boujot*, ingénieur de recherches à la DRAC
Bretagne, SRA, docteur en anthropologie, ethnologie, préhistoire à l’Université de Paris 1,
responsable du thème “Archéologie de pierres dressées” à l’UMR 6566 CReAAH
(Rennes). Responsable d’opérations archéologiques sur des monuments mégalithiques
dont les alignements de Carnac et ceux de Belz (Morbihan). Auteur d’ouvrages sur les
mégalithes de Carnac et de ses environs.
Secrétariat scientifique : le conservateur régional de l’archéologie à la DRAC Bretagne*.

Experts œuvrant principalement au plan national
Olivier Agogué*, archéologue, préhistorien, Conservateur du patrimoine, chef du service
départemental d’Archéologie du Morbihan, chercheur associé à l’UMR 6566 du CNRS.
Il a réalisé des opérations d’archéologie préventive sur des sites néolithiques et mégalithiques dans le Morbihan.
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Jacques Buisson-Catil, préhistorien, conservateur général du patrimoine, administrateur
des sites de Carnac, Locmariaquer et Barnenez au Centre des monuments nationaux.
Serge Cassen*, directeur de recherches au CNRS, UMR 6566 CReAAH. Responsable
de nombreuses recherches, articles et ouvrages, d’un programme ACR “Recherches
archéologiques à Locmariaquer”, auteur de nombreux articles et ouvrages sur les ouvrages de stèles en région carnacoise, responsable d’un programme sur les modes
d’acquisition (2D/3D) et de représentation des architectures mégalithiques et des gravures. Coordonnateur des programmes ANR Jade et Jade 2 sur les haches alpines en
Morbihan.
André D’Anna, directeur de recherches au CNRS, Maison méditerranéenne des sciences
de l’homme à Aix-en-Provence. Spécialiste du Néolithique et du mégalithisme en méditerranée occidentale. A mené de nombreuses recherches sur les statues-menhirs et
l’art dans le midi de la France et en Corse et fouillé des sites d’alignements de pierres
dressées.
Luc Laporte*, chargé de recherches au CNRS, UMR 6566 CReAAH. Auteur de nombreuses recherches sur le Néolithique et le mégalithisme, il co-coordonne le thème de
recherche sur le Néolithique au sein de l’UMR 6566 CReAAH du CNRS. Responsable de
programmes de recherche dans l’ouest de la France sur le monument mégalithique de
Prissé-la-Charrière (Deux-Sèvres), l’habitat néolithique de Lillemer (Ille-et-Vilaine) ou
le relevé des chambres mégalithiques du monument de Barnenez (Finistère). Il dirige
depuis 2008 un programme de recherches sur la nécropole mégalithique de Wanar au
Sénégal, inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2006.
Catherine Louboutin, spécialiste du Néolithique, Conservatrice générale du Patrimoine,
adjointe au directeur du musée d’Archéologie Nationale, domaine national de SaintGermain-en-Laye. Vice-présidente de la commission publication du Comité des Travaux
Historiques et Scientifiques (CTHS).
Jean-Pierre Mohen, conservateur général du patrimoine en retraite, ancien directeur-adjoint des Musées de France et ancien directeur du Centre de Recherches et de
Restauration des des Musées de France (C2RMF) et de l’UMR 171. Auteur de nombreux
articles et publications, il a dirigé des recherches sur la période néolithique comme
celles du camp néolithique de Chez-Reine à Sémussac ou la nécropole de Bougon dans
les Deux-Sèvres.
Charles-Tanguy Le Roux, conservateur général du patrimoine à la retraite, ancien directeur des Antiquités préhistoriques de Bretagne et ancien directeur-adjoint de l’UMR
6566 du CNRS, il est l’auteur de nombreuses publications sur le Néolithique et le mégalithisme de la Bretagne. Il a réalisé de nombreuses fouilles et recherches sur le mégalithisme armoricain et fut le responsable de l’importante fouille du monument d’Er Grah
à Locmariaquer.
Emmanuelle Vigier*, attachée de conservation du patrimoine, directrice du musée de
Préhistoire James Miln – Zacharie Le Rouzic à Carnac. Titulaire d’une maîtrise d’archéologie préhistorique à l’Université de Paris 1, diplômée de l’École du Louvre et de l’IEP
de Paris, elle est l’auteur d’ouvrages et d’articles sur Carnac et sa région. Elle participe
à différents programmes de recherche concernant la culture matérielle et l’historiographie des sites.
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Experts internationaux
Danemark
Niels Andersen, conservateur en chef et archéologue au Moesgaard Museum (Danemark)
et professeur au SAXO-Institute, Københavns Universitet. Il a fouillé de nombreux mégalithes danois et connaît bien le contexte néolithique armoricain.
Irlande
Muiris O’Sullivan, professeur à l’University College de Dublin. Spécialiste des monuments mégalithiques de la Boyne Valley (inscrits sur la liste du Patrimoine mondial
depuis 1993) et du site national de Tara. Membre du bureau du Heritage Council of
Ireland, comité national pour les politiques et pratiques archéologiques en Irlande.
Royaume Uni
Heather Sebire, conservatrice du Patrimoine, elle a dirigé le musée de Guernesey dépositaire de nombreux documents concernant la région de Carnac. Archéologue au sein
du English Heritage, membre de la Society of Antiquaries et du Chartered Institute
for Archaeologists, elle est actuellement administratrice (Senior Property Curator) du
complexe de Stonehenge (inscrit sur la liste du Patrimoine mondial depuis 1986), où la
réouverture du nouveau centre d’accueil s’est faite en décembre 2013.
Colin Richards, professeur d’archéologie préhistorique à l’Université de Manchester, il a
travaillé de longues années sur les monuments mégalithiques et les ouvrages de stèles
néolithiques et âge du Bronze d’Écosse, notamment des îles Orkney. Il est co-directeur
du Stonehenge Riverside Project (plan de gestion au cœur du site UNESCO). Il est aussi
co-directeur d’un programme de recherches sur Rapa Nui (île de Pâques – Chili), inscrit
sur la liste du Patrimoine mondial en 1995, et sur les modes de transport des monolithes.
Espagne
Fernando Carrera Ramírez, professeur à l’École supérieure de conservation et de restauration de la Galice, dont il a été le directeur durant plusieurs années. Il s’est spécialisé
dans l’analyse des peintures dans les dolmens espagnols et a participé activement à la
restauration récente et à l’élaboration du centre d’interprétation autour du dolmen de
Dombate.
Miguel Angel De Blas Cortina, professeur de préhistoire à l’Université d’Oviedo.
Spécialiste des architectures funéraires mégalithiques du nord de l’Espagne, auteur de
nombreux articles et ouvrages. Il a participé à plusieurs jurys de thèse en France.
Portugal
Leonor Rocha, professeur d’archéologie à l’Université d’Evora, spécialiste des monuments mégalithiques du sud Portugal (plus spécialement de la région d’Evora, souvent
comparée au secteur carnacéen, en termes d’ouvrages de stèles et de symboles gravés).
La commune d’Evora est en lien avec la commune de Carnac depuis de nombreuses
années.
Suisse
Pierre Corboud*, collaborateur scientifique au laboratoire d’archéologie préhistorique
et anthropologie de l’Université de Genève, département F.-A. Forel des sciences de
l’environnement et de l’eau. A produit d’importants travaux de recherche sur les stèles
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de Sion dans le Valais Suisse et a participé au comité scientifique suisse du dossier
transfrontalier des “Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes”, inscrit sur la
liste du Patrimoine mondial en 2011.

Sont également invités :
– le conservateur régional des Monuments Historiques à la DRAC Bretagne, ou son
représentant ;
– le chef de l’unité départementale de l’Architecture et du Patrimoine du Morbihan, ou
son représentant ;
– la chargée de projet Patrimoine mondial à l’association Paysages de mégalithes,
Victoire Dorise.

Le comité de pilotage
Afin de répondre au mieux à l’impératif de mise en place et de pérennité du plan de
gestion, un comité de coordination entre les différents acteurs du projet a été établi
en 2014. Facultatif et volontaire à notre niveau de préparation du dossier UNESCO,
il travaille sur un ordre du jour établi en partenariat avec l’ensemble des acteurs, et
notamment d’après les propositions du comité scientifique.
Basé sur le modèle de la “commission locale de suivi”, précisée par l’instruction de la
direction générale des Patrimoines du ministère de la Culture et de la Communication
du 12 avril 2012, il respecte l’équilibre entre trois collèges :
– l’État, responsable devant l’UNESCO de la protection et de la mise en valeur du Bien,
représenté par ses services déconcentrés ;
– les élus des collectivités concernées, en tant que gestionnaires et responsables du
territoire, chargés de la mise en œuvre locale des politiques, de leur application réglementaire, ainsi que des actions d’aménagement dans le cadre de leur compétence ;
– les responsables de Biens, garants de sa VUE et de la bonne application du plan de
gestion.
Se réunissant une fois par an à l’invitation du préfet du Morbihan, ce comité a plusieurs
objectifs :
– reconnaître, identifier et mobiliser l’ensemble des acteurs ;
– coordonner les travaux liés à l’élaboration du plan de gestion et du projet de préservation du bien ;
– examiner le programme d’actions de conservation et de mise en valeur initiée par les
collectivités et les gestionnaires, ainsi que les projets susceptibles d’affecter la VUE ;
– veiller au suivi de la bonne conservation du bien et définir les actions prioritaires à
mener.
Il s’est réuni le 2 juillet 2014, le 17 décembre 2015 et le 18 novembre 2016.

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Composition :
Au titre du collège “État” :
– Le préfet du Morbihan et ses services ;
– Le directeur régional des Affaires Culturelles et ses services.
Au titre du collège “Collectivité” :
– Le président du conseil départemental ou son représentant ;
– Le président du conseil régional ou son représentant ;
– Le président de l’association Paysages de mégalithes et ses quatre vice-présidents.
Au titre du collège “Gestionnaires de Biens et personnes qualifiées” :
– Yves Coppens, président du comité scientifique de la démarche UNESCO ;
– L’administrateur du Centre des monuments nationaux pour les sites de Carnac et de
Locmariaquer ;
– Le délégué régional du Conservatoire du littoral ;
– Autres personnes en fonction de l’ordre du jour.

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4.2

La protection des sites

4.2.1

Monuments classés ou inscrits
Jusqu’au 31 décembre 2015, la Bretagne était la région, après l’Île de France, qui comptait le plus de monuments historiques. Cette situation a parfois été commentée avec
quelque ironie et ce rang disputé en arguant qu’ “en Bretagne, il y a surtout des menhirs
et des dolmens”. Les chiffres pondèrent cette idée reçue car, parmi les 3100 monuments
historiques bretons, environ 500 sont des mégalithes. Cela prouve qu’en effet les monuments mégalithiques sont nombreux en Bretagne, mais aussi qu’il a été estimé que
leur conservation était préoccupante, au point que l’État se devait d’en être le garant.
C’est en effet le premier but que fixe à l’État la loi du 31 décembre 1913 : conserver les
monuments d’intérêt national. Ils sont nombreux sur le territoire régional et certains
sont exceptionnels : le grand Cairn de Barnenez, l’allée couverte de la Roche aux Fées,
et bien sûr les grands monuments situés autour du golfe du Morbihan (fig. 42), zone
particulièrement dense et riche, à Locmariaquer, Gavrinis, Erdeven, Carnac...
Remarqués par Mérimée, ils figurent d’ailleurs sur les premières listes : dès 1862 pour
Kerzerho à Erdeven, Kergonan à l’île aux Moines, Rondossec à Plouharnel. En 1886 et
1889, c’est au tour de Carnac, de la Table des Marchands de Locmariaquer et d’Er Lannic.
C’est à cette période que les protections ont été les plus nombreuses (fig. 43).
La loi ayant dû sembler parfois insuffisante, l’État s’est alors rendu acquéreur de monuments insignes ou en danger : le ministère de la Culture et de la Communication
se trouve ainsi affectataire de plus d’un quart des mégalithes protégés au titre des
monuments historiques dans la zone d’étude, dont les plus grands et les plus célèbres
à Carnac, Erdeven et Locmariaquer.
Pour faire face à ces engagements, l’administration des monuments historiques se doit
d’assurer ses missions régaliennes : connaître, protéger et restaurer.

Connaître
La connaissance procède du recensement, en lien avec les scientifiques et le service
régional de l’Archéologie. De nombreux sites nouveaux apparaissent chaque année à
l’occasion de travaux ou de défrichements, comme à Carnac ou à Belz dernièrement.
L’inventaire raisonné des mégalithes de la zone d’étude qui a mis au jour l’existence de
plus de 350 mégalithes non protégés, conduira naturellement la conservation régionale
à présenter devant la commission régionale du Patrimoine et des Sites les monuments
remarquables non encore inscrits ou classés.

Protéger
Sur ce corpus élargi et complété, la protection donnera conjointement au propriétaire
et à l’État les moyens d’assurer au mieux la conservation des monuments. Cet inventaire
est actuellement complété par l’état des lieux, élaboré et financé conjointement par les
collectivités et l’État (UDAP, SRA, CRMH). Chaque monument fait l’objet d’une fiche
descriptive incluant quelques préconisations élémentaires (cf. texte 4.3.1).
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FIG. 42 : Sites archéologiques protégés
au titre des monuments historiques

nbr

Nombre de classement ou inscription par année

40
35
30
25
20
15
10
5
0
1840

1860

1880

1900

1920

1940

1960

1980

2000

2020

année

FIG. 43 : Nombre de classement ou
inscription par année

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Restaurer
Les mégalithes sont, dans le panorama des monuments historiques, bien atypiques : les
effets du temps se mesurent à l’échelle du siècle ou du millénaire. Pas de couverture,
de charpente, de maçonnerie, d’enduits ou de menuiserie pour les dolmens. Les pathologies qui les affectent sont davantage l’effet de l’action humaine malencontreuse, de
la méconnaissance ou de l’oubli. Ainsi, on peut davantage parler d’entretien et de mise
en valeur (défrichage...) que de restauration, ces travaux échappant au modèle courant
dans les monuments historiques. Le recours à des entreprises traditionnelles s’est avéré
coûteux et peu efficace.
C’est pourquoi les services patrimoniaux de la DRAC (Michel Cardin, l’architecte des
bâtiments de France, et Yannick Lecerf, du service régional de l’Archéologie) ont mis au
point un modus operandi expérimental, au départ sur les alignements de Carnac. Les
travaux de débroussaillage, bûcheronnage, entretien et réparation des murets ont pu
être confiés à un chantier d’insertion porté par le syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon
puis SIAGM et aujourd’hui AQTA. Les résultats, très concluants, ont conduit à ouvrir le
champ d’action des chantiers à l’ensemble des mégalithes de l’État puis des collectivités. Le ministère de la Culture et de la Communication apporte naturellement une aide
financière importante à cette action au double titre du CMN et de la DRAC Bretagne
(cf. texte 4.3.2).
Dans certains cas, la mise en valeur des mégalithes nécessite une réflexion plus approfondie : à l’appréciation de l’architecte des bâtiments de France, un architecte paysagiste est recruté pour en établir le projet, puis le suivi, la réalisation. Les travaux et leur
conception sont bien sûr soutenus par la DRAC.

4.2.2 

État actuel des protections
au titre des abords des monuments historiques
Le périmètre actuellement retenu pour une proposition d’inscription à l’UNESCO s’étend
sur 26 communes. Parmi plus de 519 sites identifiés dans l’état des lieux, il compte 163
monuments historiques (1/3 des sites).
Le paysage concerné par ce projet a connu des remaniements conséquents du fait de
la modification géomorphologique progressive du territoire et du développement de
l’urbanisation depuis la fin du XIXe siècle. Ainsi, la perpétuelle reconstruction de la ville
moderne sur les aménagements du Néolithique a des conséquences sur notre lecture et
compréhension de ces sites mégalithiques. La dégradation due aux effets du temps ou
parfois humaine, donne à voir parfois uniquement le “squelette” (dolmen) de certains
monuments. Leur perception dans le paysage en est ainsi diminuée, rendant la compréhension de cette notion d’ensemble parfois difficile, les connexions et perspectives
entre monuments étant floutées.
Si le premier objectif que fixe la loi du 31 décembre 1913 est de conserver ces monuments d’intérêt national et international repérés pour la plupart d’entre eux dès 1862 par
Mérimée, la délimitation de la protection était établie souvent sur l’écorché visible actuel
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du monument et non sur sa véritable emprise. La recherche archéologique, notamment
depuis Le Rouzic, a permis de développer la connaissance sur ces monuments, mais
aussi depuis peu d’identifier les connexions entre eux. Grâce à ces découvertes, il sera
indispensable d’actualiser les délimitations des protections au titre des monuments historiques, mais aussi selon la configuration des ensembles, parfois étendue sur plusieurs
communes, de trouver les outils adaptés pour préserver et mettre en valeur ces sites
remarquables qui font la richesse du territoire.

Perspectives d’évolution des protections des abords
L’acte d’inscription ou de classement en tant que monument historique protégé génère
automatiquement la projection d’un périmètre de protection de 500 mètres autour du
monument à compter de tout point de celui-ci. À l’intérieur de ces périmètres, toutes
les modifications de l’aspect extérieur des immeubles, les constructions neuves et les
interventions sur les espaces extérieurs recueillent l’avis de l’Architecte des Bâtiments
de France (ABF). En dehors du champ de visibilité du monument, il appartient à la
commune de suivre ou non l’avis de l’ABF.
Le patrimoine mégalithique protégé génère ainsi des abords uniquement à partir de la
partie visible du monument et non de l’emprise originelle du monument (sols archéologiques). Afin de réétudier les protections existantes sur la base des dernières connaissances scientifiques, plusieurs outils permettent d’ajuster les abords des monuments
historiques.

Les Périmètres de Protection Modifiés /
Périmètres Délimités d’Abords (loi LCAP)
Cette disposition prévoit que le périmètre de 500 m peut, sur proposition de l’ABF,
être modifié de manière à désigner des ensembles d’immeubles et des espaces qui
participent à l’environnement du monument, pour en préserver le caractère ou contribuer à en améliorer la qualité. Ainsi, plusieurs propositions de nouvelles délimitations
(Périmètres de Protection Modifiés) ont été engagées sur les communes de SaintPhilibert, Quiberon, la Trinité-sur-Mer (fig. 44). Cependant, le tracé du périmètre de
protection modifié (PPM), annexé au document d’urbanisme PLU, ne fixe pas de cadre
réglementaire.

L’exemple de Carnac épicentre du mégalithisme,
59 monuments historiques : les Sites Patrimoniaux
Remarquables, comme outils de gestion.
(En substitution des ZPPAUP et AVAP)
La démarche de la commune de Carnac, reconnue en raison de son patrimoine mégalithique abondamment étudié et réparti sur la totalité de son territoire, peut répondre
aux objectifs d’amélioration et de gestion des abords des monuments mégalithiques.
La commune a étudié une ZPPAUP en 2009 qui permettait de répondre à la fois aux
questions de protection et de gestion des abords des mégalithes ; elle intégrait l’inventaire archéologique et définissait une zone de protection des alignements ainsi que des
zones naturelles identifiées.

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FIG. 44 : Exemple de périmètre de protection
modifié : site de Kermarquer (La-Trinité-sur-Mer)

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La définition d’une zone de protection des alignements dans le projet
de l’AVAP de Carnac
La période néolithique correspond aux débuts de l’agriculture et du défrichement des
forêts. Les monuments conçus alors, même si nous ne connaissons pas la nature exacte
de leur environnement, ont été implantés dans un environnement naturel boisé ou
dégagé. Aussi c’est la prudence qui doit prévaloir en termes d’évolution des abords des
monuments avec l’objectif premier de conserver autant que faire se peut le caractère
naturel des sites.
Aujourd’hui, la commune poursuit ce projet dans le cadre de l’évolution de l’outil ZPPAUP
en le transformant en AVAP/SPR, ce qui permettra :
– d’identifier le patrimoine architectural (dont le mégalithisme), urbain et paysager de
la commune : patrimoine urbain (ensemble d’habitat, rural, village, centre ancien...) ;
espaces publics et espaces paysagers liés à l’ensemble bâti ou fortement architecturés ;
– de déterminer un périmètre de protection adapté aux caractéristiques propres à ce
patrimoine, notamment autour des monuments historiques. Il recouvrira une grande
partie du territoire de la commune ;
– d’établir un document de protection et de mise en valeur définissant : les objectifs, les
prescriptions et des recommandations architecturales et paysagères.
Le projet d’AVAP engagé par la commune permettra également la mise à jour des
prescriptions réglementaires en fonction des enjeux environnementaux et leur mise en
cohérence avec le projet d’urbanisation défini dans le PLU.
Le tracé de la zone de protection des alignements pourra être réévalué et faire l’objet
de prescriptions spécifiques (prescriptions architecturales, particulières du point de
vue des installations types clôtures, interventions sur les sols et espaces libres et plantations...).
L’approche environnementale pour le patrimoine bâti sera similaire à celle du patrimoine
urbain et paysager avec tous les enjeux de préservation de la biodiversité, de morphologie urbaine et du traitement des sols en respect de l’environnement. Cette approche
viendra compléter l’approche patrimoniale et paysagère.
Aussi, la loi relative à liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine “loi LCAP”
promulguée le 7 juillet 2016 vient renforcer les mesures de protections existantes et
précise les dispositions relatives aux Biens inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO :
“pour assurer la protection du Bien, une zone dite “tampon”, incluant son environnement
immédiat, les perspectives visuelles importantes et d’autres aires ou attributs est délimitée autour de celui-ci en concertation avec les collectivités territoriales concernées…”.

Autres dispositifs de planification pour un projet de territoire
Au regard de l’étendue du territoire et des sites positionnés sur plusieurs intercommunalités, il existe d’autres réponses de protections afin d’aider à la préservation des sites
mégalithiques et de leurs abords.

Les outils réglementaires disponibles au titre de l’archéologie
566 sites archéologiques sont actuellement recensés au sein de la carte archéologique
nationale à l’échelle du cadastre numérisé dans l’aire géographique considérée. La com120

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mande d’un Lidar (relevé laser aéroporté) réalisé en 2016 sur plus de la moitié du secteur
géographique de la zone UNESCO, va permettre de localiser avec précision les blocs et
autres monuments en élévation. Par ailleurs, un programme collectif de relevé détaillé
et d’étude des monuments gravés est en cours, sous la direction de Serge Cassen
(cf. texte 2.2.7).
Ces sites archéologiques font l’objet de protection conformément aux dispositions prévues par le Code du patrimoine. Des Zones de Présomption de Prescription
Archéologique (ZPPA) définies par arrêtés préfectoraux à l’échelle du cadastre numérisé
établissent, pour chacun de ces sites, un périmètre de protection prenant en compte
la parcelle du monument ainsi que les parcelles situées aux alentours. À l’intérieur de
ce périmètre, toutes les demandes d’autorisation d’urbanisme (permis de construire,
de démolir et d’aménager) ainsi que les dossiers de création de zones d’aménagement
concerté doivent être transmis pour avis à la DRAC. Si ces projets sont de nature à compromettre la préservation ou la mise en valeur de sites archéologiques, l’État - service
régional de l’Archéologie peut demander au service instructeur de refuser le permis,
en application de l’article R 111.4 du Code de l’urbanisme, et prescrire un diagnostic
archéologique suivi, le cas échéant, d’une fouille préventive.

FIG. 45 : Zones de protection
au titre de l’archéologie

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Par ailleurs, dans le cadre de la révision des plans locaux d’urbanisme communaux ou
intercommunaux, la DRAC – service régional de l’Archéologie demande l’application
des procédures d’archéologie préventives sur l’ensemble des sites connus, en accord
avec les arrêtés de ZPPA, ainsi que le classement en zone N, non-constructible, des
monuments majeurs, notamment des édifices néolithiques proposés à l’inscription au
Patrimoine mondial. Cette demande de protection prend en compte non-seulement le
monument, mais également les parcelles localisées aux alentours immédiats, afin de
permettre une meilleure préservation des vestiges enfouis et de faciliter d’éventuelles
opérations de mise en valeur.
La DRAC – service régional de l’Archéologie encourage par ailleurs l’acquisition publique
de certains de ces monuments en attribuant des subventions aux collectivités territoriales intéressées.

Les outils réglementaires relatifs à l’urbanisme
Les SCOT et PLU : le contenu des Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) et des
Plans Locaux d’Urbanisme Intercommunaux (PLUi) apparaît adapté aux objectifs de
préservation établis par la convention pour la protection du Patrimoine mondial. Les
grandes orientations du plan de gestion pourront être portés à la connaissance des
autorités compétentes en matière de SCOT et PLU afin de permettre leur retranscription
dans les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) ainsi que dans les
traductions réglementaires qui en découlent.
Les sites inscrits et sites classés : (pour les dimensions paysagères), les sites classés
sont des lieux dont le caractère exceptionnel justifie une protection de niveau national.
L’inscription est une reconnaissance de la qualité d’un site justifiant une surveillance de
son évolution, sous forme d’une consultation de l’architecte des bâtiments de France
sur les travaux qui y sont entrepris.
La loi littoral : applicable sur l’ensemble des communes de la zone d’étude donne des
outils juridiques aux collectivités locales et à l’État pour limiter l’urbanisation sur le littoral, là où le patrimoine mégalithique est important et fragile.
Le Schéma de mise en valeur de la mer (SMVM) : peut réguler des activités qui pourraient mettre à mal le potentiel archéologique sous-marin connu ou qui reste à découvrir.

Les outils d’acquisition foncière et de gestion des espaces
Le Conservatoire du Littoral : établissement public sous tutelle du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, il mène “une politique foncière de sauvegarde de
l’espace littoral, de respect des sites naturels et de l’équilibre écologique” depuis sa
création en 1975. Les sites appartenant au Conservatoire du Littoral bénéficient d’une
gestion assurée par les équipes de la délégation Bretagne et par des conventions de
gestions passées avec les collectivités (communes, Département). Son objectif consiste
à “imaginer, élaborer puis mener à bien [...] des projets qui assurent la connaissance, la
conservation et le bon état du patrimoine naturel et culturel de ses sites ainsi que leur
bonne valorisation au service des territoires”.

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Les Espaces Naturels Sensibles du conseil départemental du Morbihan (ENS) : outil
de protection défini par le code de l’environnement, les ENS sont un levier majeur de
protection du patrimoine naturel et, incidemment, culturel. Dotés d’un service spécifique et d’un budget assis sur une part départementale de la taxe d’aménagement, les
ENS ont été définis par la collectivité comme étant “un espace qui se caractérise par
son intérêt écologique, sa fragilité et sa valeur patrimoniale et paysagère”.

Les outils de gestion et d’aménagement
L’Opération Grand Site : la Presqu’île de Quiberon fait l’objet, depuis 1993, d’une
Opération Grand Site visant à préserver le grand site dunaire situé entre Gâvres et
Quiberon. Cinq communes concernées par la zone du projet d’inscription au Patrimoine
mondial (Quiberon, Saint-Pierre-Quiberon, Plouharnel, Erdeven, Étel) sont réunies au
sein du syndicat mixte Grand Site Dunaire de Gâvres-Quiberon. Le syndicat mixte a
œuvré dans la réhabilitation des sites dunaires, dans la mise en place d’axes de déplacement doux et dans la lutte contre la surfréquentation des sites fragiles. Quarante deux
sites mégalithiques sont concernés par cette aire d’action.
Le Parc Naturel Régional (PNR): réunit 29 communes dont 9 sont concernées par la
zone d’étude du projet. Géré par un syndicat mixte réunissant les collectivités signataires de la charte du PNR (les communes, les intercommunalités, le Département et la
Région), il met en œuvre la charte du PNR, opposable au tiers. Elle a comme axe premier
de “faire des patrimoines, un atout pour le territoire” et deux orientations directement
liées au projet d’inscription au Patrimoine mondial :
– Orientation 3 : valoriser la qualité des paysages du golfe du Morbihan ;
– Orientation 4 : contribuer à la préservation et à la valorisation du patrimoine culturel
du territoire.
Autres outils opérationnels : l’exemple des études d’aménagements des abords porté
par Paysages de mégalithes en partenariat avec l’État, engage les communes adhérentes dans une démarche de projet opérationnel (acquisition de parcelles, stationnement, cheminement, signalétique, travaux paysagers, clôtures, travaux de restauration...)
en concertation avec les nombreux acteurs concernés (cf. texte 4.3.3).
En conséquence, ces exemples illustrent la possibilité de combiner les nombreux dispositifs de planifications urbaines avec les outils de protection et de mise en valeur du
patrimoine au service d’un aménagement du territoire cohérent.

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4.3

4.3.1

Entretien et valorisation des sites 
volution de l’état de conservation
é
des monuments : état des lieux
Le périmètre actuellement retenu pour une proposition d’inscription à l’UNESCO
compte plus de 500 sites mégalithiques. La gestion d’un tel ensemble implique, avant
tout, une expertise de l’état de conservation de chaque monument afin d’en assurer la
préservation et les conditions d’accès pour les publics. L’objectif est double : identifier
les éventuelles pathologies des monuments qui pourraient constituer une menace pour
leur bonne conservation ou la sécurité des publics, mais aussi s’assurer que les monuments sont en capacité d’accueillir des visiteurs sans entraîner leur dégradation rapide.
En raison du nombre important de monuments, il a été décidé de procéder en deux
étapes. La première constituant un état des lieux détaillé, préparatoire à une seconde
étape dite “d’état sanitaire“qui nécessitera, sur la base d’une sélection des sites et
monuments, des interventions plus spécialisées en fonction des pathologies rencontrées (architectes spécialisés, Laboratoire de recherche des monuments historiques,
botanistes...).

Cadre de la mission
Cette action, initiée en 2010 par les services patrimoniaux de la DRAC, a été mise en
œuvre dans le cadre d’une convention de partenariat engageant l’État (MCC) sous la
signature des préfets de région et de département et deux syndicats intercommunaux : SIAGM (aujourd’hui PNR du golfe du Morbihan) et SMABQP (aujourd’hui Auray
Quiberon Terre Atlantique). Depuis 2014, elle se poursuit dans le cadre d’une convention
signée entre l’État représenté par le préfet de département et l’association Paysages
de mégalithes.

Méthodologie
La première étape, qualifiée “d’état des lieux“, consiste en une visite de terrain de tous
les sites pour en noter leur état sur une fiche élaborée à cet effet (fig. 46 et 47).
Cette fiche est structurée en cinq grandes sections :
Identification/localisation : identifier le site, confirmer sa localisation, sa nature, sa
protection et sa propriété (fig. 48).
Description des éléments architecturaux : apprécier l’état de conservation du monument, réaliser une comparaison avec les anciens plans et inventaires, noter les modifications (fig. 49).
Travaux et entretien : mentionner les principales interventions de fouilles et de restaurations ainsi que le type d’entretien actuellement réalisé.
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FIG. 46 : Modèle de bordereau

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FIG. 47 : Exemple de saisie sur bordereau

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FIG. 48 : graphique
de proportion des propriétés

FIG. 49 : Exemple d’observations
sur plan ancien

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Description des altérations :
- décrire les dégradations physiques, instabilités, manques, fractures, détachement de
surface, fissurations, écailles, érosions, altérations chromatiques, dépôts, etc. (fig. 50)
– signaler les altérations par facteur biologique et l’étendue du couvert végétal (fig. 51) ;
– évaluer l’impact humain par les visiteurs (graffitis, détritus, géocaches, polissage des
surfaces, éboulements, érosion des sols…) et par diverses activités se développant autour des sites (pratiques agricoles, constructions, aménagements…) (fig. 52).
Abords et risques : situer la zone dans laquelle s’inscrit le monument (urbaine, rurale,
boisée, littorale…), noter les aménagements tels que la signalétique, les accès, les stationnements, etc (fig. 53).
à cette fiche sont ajoutés des relevés cadastraux, des photographies et divers documents graphiques.
à l’issue de cette première étape, les données de terrain récoltées seront analysées par
les services patrimoniaux de la DRAC afin d’attribuer différents indicateurs :
– d’altération : du monument en très bon état (stable) au monument en très mauvais
état (instable, effondrement) ;
– de densité de l’emprise végétale : de la faible présence d’arbres ou arbustes, à un
développement végétal envahissant ;
– de risques de dégradation d’une situation à risques sans dégradation à une situation
à risques avec dégradations.
Des vestiges les plus modestes aux architectures les plus imposantes, ces indicateurs
autoriseront une hiérarchisation des priorités d’action. Dans certains cas, un travail
d’état sanitaire fera appel à des compétences spécialisées en fonction des besoins
(LRMH : analyses élémentaires, moléculaires...).

Premières analyses
1. Sur 519 sites, les deux tiers ont été visités. Les premiers résultats montrent qu’une
trentaine de monuments n’ont pas été identifiés et localisés sur le terrain, étant soit
détruits, soit dissimulés.
2. Environ une centaine de sites ont fait l’objet d’un plan dressé au XIXe siècle, et au
début du XXe siècle. La comparaison entre l’état actuel des monuments et ces anciens
plans montre des différences sur plus de la moitié des sites essentiellement dus à des
manques et déplacements.
3. Les monuments ont attiré nombre de chercheurs dès le XIXe siècle, on constate ainsi
que la moitié des sites a été fouillé, principalement durant cette période de fin XIXe
siècle, début XXe et parfois à plusieurs reprises.
4. Les altérations sont nombreuses, de natures différentes et plus ou moins importantes
selon les monuments. Et si les sites les plus visités sont les plus affectés, d’autres moins
accessibles, dissimulés dans la végétation, sont tout autant menacés de destruction.
5. D’ores et déjà, une vingtaine de sites sur plus de 300 présentent un état préoccupant
et feraient l’objet d’une intervention prioritaire. Une dizaine d’entre eux se situent dans
des zones de passage ou de circulation, qui provoquent une accélération de l’érosion
et entraînent des fragilités (fig. 54).
Les forts flux de visiteurs causent une érosion des sols, des surfaces des pierres, des
déstabilisations et s’accompagnent parfois d’incivilités.
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FIG. 50 : Exemples de dégradations
physiques et de surface

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FIG. 51 : Exemples de dégradations
par facteur biologique

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FIG. 52 : Exemples de dégradations
par facteur humain

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FIG. 53 : Exemples de risques encourus
par les monuments et les visiteurs

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FIG. 54 : Graphique de corrélation entre
environnement des sites et monuments disparus

L’envahissement végétal occasionne des dislocations des structures tumulaires, des
architectures de pierres. Il aboutit à un oubli des monuments menacés ainsi de destruction. Faire un état de ce couvert végétal permet de rester vigilant.
La masse d’informations rassemblée au cours de ce travail constitue d’ores et déjà un
socle indispensable non seulement à la préservation de l’intégrité du Bien qui sera proposé à l’inscription, mais pour la préparation des phases suivantes et notamment celle
des plans de gestion.

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4.3.2 

alorisation et entretien :
V
le Chantier des Mégalithes
En raison du nombre de monuments mégalithiques identifiés dans ce secteur géographique, la politique de conservation et de restauration mise en œuvre de manière “classique”, en particulier pour les édifices protégés au titre des monuments historiques, est
donc partiellement inadaptée. Elle suppose, en effet, des moyens relativement lourds
difficiles à programmer à courte échéance. En résultent les constats suivants :
– un développement de l’emprise végétale non maîtrisé menaçant l’intégrité de nombreux monuments (fig. 55) ;
– un développement des comportements inappropriés des visiteurs et de propriétaires
pour différents usages.
Devant de tels constats, les services patrimoniaux de la DRAC ont pris l’initiative de
mettre en place une politique de valorisation paysagère et d’entretien régulier des
monuments en créant, en 2004, le premier chantier d’insertion exclusivement dédié
aux mégalithes.

1

2

3
FIG. 55 : Exemples de monuments envahis par la végétation :
1. Dolmen de Kerprovost, Belz, MH (conseil départemental du Morbihan)
2. Menhir de Gomenen Men Letournec, Locmariaquer (Conservatoire du littoral)
3. Alignements de Kerascoët, Erdeven (privé)

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Élaborée dans le cadre d’une convention avec le syndicat SMABQP, cette démarche fut
étendue par la suite au syndicat SIAGM avec un chantier “nature et mégalithes” afin de
couvrir l’ensemble de l’aire d’étude (fig. 56). Malheureusement, ce dernier a dû fermer
en 2013, mais la qualité du travail effectué depuis plus de dix ans par le premier chantier,
actuellement porté par la communauté de communes AQTA, suscite de nombreuses
retombées positives. Aujourd’hui, suite à cette fermeture, le chantier des Mégalithes
(AQTA) intervient exceptionnellement sur deux sites en dehors de son territoire : le cairn
de Gavrinis (Larmor-Baden) et le cairn du Petit Mont (Arzon). Il est aussi intervenu en
2013 sur le Dolmen de Kerhenry (Arradon).
La programmation des travaux de ces chantiers est établie en concertation avec la
DRAC et en partenariat avec les Espaces naturels sensibles, le service départemental
de l’Archéologie du Morbihan, le Conservatoire du littoral, l’Office national des forêts,
les communes et les propriétaires. La formation des encadrants aux interventions sur
des sites archéologiques protégés, leur sensibilisation aux différentes natures de monuments et le contrôle scientifique et technique sont également assurés par ces services
patrimoniaux.
Le chantier des Mégalithes offre une double dynamique à ce territoire : l’insertion socioprofessionnelle et la valorisation et préservation du patrimoine mégalithique. Pour cela,
il bénéficie de soutiens financiers au titre de l’insertion socioprofessionnelle : Fonds
social européen, ministère du Travail et de l’emploi, de la Formation professionnelle et
du Dialogue social, département ; également au titre de la préservation et de la valorisation du patrimoine : ministère de la Culture et de la Communication et Centre des
monuments nationaux.
Aujourd’hui, le chantier des Mégalithes intervient sur environ 67 sites/monuments relevant de tout type de propriété, bénéficiant majoritairement d’une protection au titre
des monuments historiques (85%) et parfois couverts par des protections au titre du
patrimoine naturel (ENS, Natura 2000, etc.). Les interventions sur les sites privés sont
réalisées après signature d’une convention entre la commune et le(s) propriétaire(s)
(fig. 57).

Les types d’interventions menées
– entretien paysager de sites ou monuments protégés au titre des monuments historiques ;
– valorisation paysagère de sites libres d’accès au public, laissés sans entretien (fig.58) ;
– redécouverte, en lien avec des opérations archéologiques, de sites répertoriés ou
identifiés anciennement mais dont l’intégralité n’était que peu perceptible (fig. 59) ;
– ouverture de sites mégalithiques selon un entretien paysager raisonné afin de restituer une cohérence et une covisibilité entre les différents éléments d’un même site et
entre sites, leur offrir un écrin paysager de qualité et garantir un suivi de la préservation
globale de l’ensemble (fig. 60 et 61) ;
– mission de veille et d’alerte par un suivi des dégradations et des comportements à
risques sur les monuments ;
– restauration des bornes Propriété de l’État (fig. 62) ;
– réalisation d’interventions d’urgence (fig. 63).

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FIG. 56 : carte des sites mégalithiques
ayant fait l’objet d’une intervention
du chantier des mégalithes

FIG. 57 : propriété des 67 sites / monuments
sur lesquels intervient le chantier des mégalithes

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avant

après

avant

après

FIG. 58 : Valorisation paysagère de sites déjà
ouverts au public, laissés sans entretien.
Menhir de Gomenen Men Letournec,
Locmariaquer (Conservatoire du littoral)
Alignement du Paluden, Île d’Hoëdic (commune
et Conservatoire du littoral)

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avant

après

FIG. 59 : Redécouverte de l’ensemble mégalithique
de Kerzerho au Varquez, Erdeven (prospection SRA,
ONF, chantier des Mégalithes) : Alignements de Coët
er Blei, (Conseil départemental du Morbihan)

avant

après

avant

après

FIG. 60 : Ouverture de sites selon un entretien paysager
raisonné : enceinte mégalithique de Kerbourgnec (Saint-PierreQuiberon), MH (État, Commune et privés)

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avant

avant

pendant

après

FIG. 61 : Ouverture de site selon un entretien
paysager raisonné par le chantier des Mégalithes :
dolmens de Kerprovost, Belz, MH et Natura 2000
(conseil départemental du Morbihan et privé)

après

FIG. 62 : Borne d’Etat restaurée par le chantier
des Mégalithes, tumulus de Crucuny, Carnac,
MH (Etat, gestion CMN)

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FIG. 63 : Intervention d’urgence de
consolidation du talus à l’aplomb du dolmen
de Kergavat à Plouharnel suite au passage
d’engins de nettoyage qui ont déstabilisé les
éléments du monument - DRAC Bretagne
(ABF, CRMH, SRA) - Collaboration ATDSO,
SMABQP, Commune

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433

AménAgEmEnt dEs ABords dEs monumEnts
mégALIthIquEs, mIsE En VALEur Et sIgnALétIquE
introduction et enjeux de la démarche
Le patrimoine mégalithique concerné par la zone d’étude du projet d’inscription au
Patrimoine mondial des Mégalithes de carnac, du golfe du Morbihan et de la baie de
Quiberon est très divers cette diversité est un élément déterminant pour l’ensemble
des acteurs concernés par le projet par sa mise en valeur
Les sites les plus connus bénéficient aujourd’hui d’une gestion intégrée, assurée par
le centre des monuments nationaux ou par le département du Morbihan Leur préservation est donc assurée par une supervision constante et une validation préalable des
autorités règlementaires pour les aménagements qui les concernent
cependant, nombre de sites font face à trois défis majeurs :
– sécurité : fragilité du monument, danger pour les visites ;
– conservation : dégradations, vandalisme, entretien complexe du site dû aux accords de
passage sur des propriétés diverses, manque d’accessibilité, interventions à harmoniser
et spécifiques (débardage à cheval, passage d’engin motorisé inenvisageable, etc ) ;
– valorisation : volonté communale de communiquer sur les monuments

FIG. 64 : carte des 10 sites sélectionnés

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Il est ainsi souvent préférable de limiter les aménagements et de laisser à discrétion leur
emplacement. Mais pour répondre à ces problèmes de sécurité, de conservation et de
bonne présentation, une démarche expérimentale est actuellement menée sur dix sites
sélectionnés dans le cadre d’une étude d’aménagement.

Méthode
En 2015, suite à une démarche sur la signalétique initiée en 2010 par les services de la
DRAC Bretagne, le syndicat intercommunal du golfe du Morbihan et le syndicat AurayBelz-Quiberon ; une étude d’aménagement a été réalisée par un paysagiste sur dix sites
proposés à l’époque, sous la maîtrise d’ouvrage de Paysages de mégalithes, elle est
menée en partenariat avec les services de l’État (UDAP, SRA, CRMH) (fig. 64).
Cette démarche se déroule en 3 phases :
– une étude paysagère concernant l’aménagement des abords des sites ;
– un plan de suivi de mise en valeur concernant les travaux d’aménagement et le suivi
de l’entretien ;
– la mise en place d’une signalétique interprétative.
1. La première étape de l’étude paysagère consiste essentiellement à recueillir les données du site : parcelles, propriétés, topographie, plans, usages, état des lieux du monument.
2. Le projet de mise en valeur s’appuie sur six axes :
– l’étude de l’accessibilité et du cheminement ;
– la mise en réseau de monuments (les connexions visuelles voulues à l’époque néolithique, compromises aujourd’hui, peuvent être clarifiées et révélées par la signalétique) ;
– l’acquisition de parcelles (démarche de la commune ou du Conservatoire du littoral) ;
– la mise en sécurité du monument, grâce aux données recueillies par l’état des lieux
(cf texte 4.2.2) ;
– la mise en place d’information, via une signalétique adaptée. Décidé lors du comité
de pilotage du 2 juillet 2014, en présence du préfet du Morbihan, du président de
Paysages de mégalithes, de représentants de la DRAC Bretagne et du président du
comité scientifique international, un groupe de travail concernant la signalétique interprétative des sites mégalithiques s’est réuni au conseil départemental du Morbihan
depuis le 18 novembre 2015.
3. Complétant l’étude menée sur chaque site, les panneaux de signalétique interprétative ont trois objectifs :
– accompagner la visite du monument ;
– participer à la préservation des sites ;
– matérialiser l’intérêt porté par la collectivité au patrimoine mégalithique.
Le cahier des charges a également intégré la question de l’accessibilité aux différents
handicaps ainsi qu’aux différents publics, à travers notamment la question du trilinguisme (Français, Breton, Anglais) ;
La préconisation de travaux à mettre en œuvre en concertation avec tous les acteurs
concernés. La première tranche des travaux est toujours en cours.
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FIG. 65 : Plan et enceinte mégalithique de Kerbougnec,
après aménagements (Saint-Pierre-Quiberon)

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Objectifs
L’aménagement des abords et de mise à disposition d’informations concernent l’ensemble des acteurs de la démarche d’inscription, c’est un projet partagé entre les collectivités, Paysages de mégalithes, l’État, avec un regard du comité scientifique international.
La prochaine étape est celle des propositions opérationnelles, sur du court terme (pose
des premiers panneaux) et du long terme (acquisitions de parcelles par les communes).
Suite au succès de cette expérimentation, un deuxième programme d’étude de mise en
valeur de dix autres sites est prévu dès la fin de l’année 2016.

4.4

Conservation et médiation culturelle
Introduction
Le patrimoine concerné par le projet d’inscription au Patrimoine mondial des Mégalithes
de Carnac, du golfe du Morbihan et de la baie de Quiberon présente une grande diversité : situées sur un territoire étendu et anciennement urbanisé, les parcelles sur lesquelles
il se trouve appartiennent tantôt à l’État, tantôt à des collectivités, le plus souvent à
des propriétaires privés.
Cette variété de propriétaires a pour corollaire une diversité de gestionnaires ; il n’existe
pas à ce jour d’autorité de gestion unique. L’un des objectifs du projet d’inscription à
l’UNESCO est de consolider la coordination de l’ensemble des acteurs de la démarche
pour l’élaboration du plan de gestion du Bien et un suivi cohérent des sites sur le long
terme.

Des gestionnaires de sites
La majorité des sites présents sur la carte archéologique se trouve aujourd’hui sur des
parcelles appartenant à des propriétaires privés. Sur l’ensemble de la zone de projet,
peu de sites ont une gestion dédiée, c’est à dire bénéficiant d’une structure chargée de
l’accueil des visiteurs et de l’entretien du site.
Les deux gestionnaires concernés agissent pour le compte de deux propriétaires différents :
– le Centre des monuments nationaux, établissement public, a en dotation et en gestion
de la part de l’État, trente ensembles mégalithiques situés sur la zone d’étude, notamment, à Carnac, les alignements du Ménec, de Kermario et de Kerlescan, le tumulus du
Mont Saint-Michel, et, à Locmariaquer, la Table des Marchands et le Grand menhir brisé ;
– la compagnie des ports du Morbihan, société publique locale dont le conseil départemental est l’actionnaire majoritaire, est le gestionnaire de deux sites appartenant au
Département : le cairn de Gavrinis et le cairn de Petit Mont.

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Ces deux gestionnaires disposent d’une équipe de médiation, de personnels chargés
de l’entretien ou des budgets permettant de faire appel à des prestataires extérieurs,
d’une gestion régulée des visites, etc. Ils accueillent la majorité des visiteurs et leur
transmettent un discours leur permettant une première approche du mégalithisme sur
le territoire.
La plus grande partie du patrimoine du projet d’inscription n’est donc pas concernée
par cette gestion dédiée, tout en bénéficiant d’une attention régulière des services
patrimoniaux, en raison notamment de leurs protections réglementaires.
Que ce soit par la veille permanente assurée par les services de l’État et du département
du Morbihan, la programmation d’opérations d’entretien encadrées et réalisées par des
équipes spécialisées et formées (chantiers des Mégalithes AQTA), la mise en place de
signalétique interprétative, etc. la volonté de tous les acteurs concernés par la démarche
est de faire vivre et de mettre en valeur la pluralité du patrimoine mégalithique.
L’ensemble des acteurs souhaite que le projet d’inscription bénéficie mutuellement aux
deux catégories de vestiges archéologiques : que les sites à gestion dédiée puissent
présenter l’extraordinaire richesse de l’ensemble du patrimoine présent sur la zone
d’étude et que le patrimoine protégé puisse susciter partout sur le territoire, la curiosité
et l’envie d’en apprendre plus.

Des musées
Outre la gestion et la protection des sites, les musées dépositaires du patrimoine mobilier liés aux mégalithes sont deux autres acteurs majeurs du projet.
Les musées de Carnac et de Vannes sont des institutions centenaires, qui conservent le
mobilier archéologique et les archives issus des monuments mégalithiques de la région.
Leur visite est complémentaire de celle des sites. Ils présentent la culture matérielle des
sociétés mégalithiques tout en abordant l’histoire et la dynamique des recherches en
cours. Ils donnent à voir ce qui n’est pas ou peu perceptible in situ : signes gravés érodés, monuments détruits ou inaccessibles, covisibilité entre monuments… Leur parcours
muséographique présente des dépôts d’objets liés aux architectures mégalithiques en
révélant leur statut exceptionnel à partir des objets mobiliers, et la structuration d’un
paysage symbolique. Les musées éclairent les liens à l’œuvre avec d’autres régions
européennes (Alpes italiennes, péninsule Ibérique). Ils permettent de mettre ces architectures en perspective avec le processus de la néolithisation.

Éléments de synergie entre institutions :
complémentarité entre musées
Le musée de Préhistoire de Carnac fonctionne en synergie avec le musée d’Histoire et
d’Archéologie de Vannes. Depuis 2011, le principe d’une complémentarité chronologique
de leurs parcours a été défini. Carnac se recentre sur la Préhistoire, en accord avec
les nombreux mégalithes jalonnant le paysage local, et prolonge son parcours jusqu’à
l’âge du Bronze. Vannes, sans renoncer à une présentation d’objets emblématiques
du Néolithique, témoins essentiels des études pionnières de la Société polymathique
du Morbihan, s’attache à développer les époques gauloises, gallo-romaines et médiévales ; spécialisation également cohérente avec le contexte urbain dans lequel le musée
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4. L 
e projet
de territoire

s’insère. Cette articulation est validée depuis 2012 par le ministère de la Culture et de
la Communication. Elle est déjà effective en matière de politique d’acquisition et s’est
également concrétisée depuis 2011 par des dépôts ou prêts croisés entre institutions.
Ces institutions sont appelées à se moderniser et à prendre une autre ampleur à moyen
terme. Les villes de Vannes et de Carnac souhaitent améliorer leur complémentarité
dans trois directions :
– entre musées d’une part afin de présenter aux visiteurs une offre la plus riche possible
en matière de médiation sur le territoire ;
– entre musées et sites bénéficiant de gestion dédiée d’autre part, afin d’offrir aux visiteurs une complémentarité dans leur découverte du patrimoine ;
– enfin, entre les musées, les sites gérés et le reste du patrimoine afin de rentre compte
de la richesse des mégalithes de Carnac, du golfe du Morbihan et de la baie de Quiberon.

Par ailleurs, trois autres actions communes
ont été mises en place
Le Pass’ des mégalithes : depuis 2008, un “Pass’ des mégalithes” est proposé sur cinq
lieux : alignements de Carnac, musée de Préhistoire de Carnac, site des mégalithes de
Locmariaquer, cairns de Gavrinis et du Petit Mont. Il consiste en une tarification spéciale
(premier site visité plein tarif, autres sites à tarif réduit) qui incite les visiteurs d’un site
à aller visiter les autres sites partenaires. L’existence de ce Pass’ est valorisée dans la
plupart des guides touristiques. Sur chaque site, la diffusion des informations touristiques concernant les partenaires est privilégiée auprès des visiteurs (mise en valeur
des supports de communication).
Médiation culturelle : une offre couplée à la journée à l’attention du public scolaire est
proposée par le musée de Préhistoire et le CMN à Carnac. Un contenu didactique spécifique a été élaboré, répondant aux nécessités du programme scolaire, en mettant en
œuvre une pédagogie active et en laissant une place aux activités ludiques.
Le musée de Préhistoire de Carnac réalise régulièrement des journées de médiation en
archéologie expérimentale sur l’Île de Gavrinis, en partenariat avec la compagnie des
ports du Morbihan. La collaboration scientifique et culturelle entre les deux structures
est encadrée par le Laboratoire de Recherches Archéologiques de Nantes (LARA, CNRS
UMR 6566/université de Nantes). Le thème des symboles gravés et des techniques de
gravure utilisées pour les stèles de Gavrinis, est au cœur de la démarche.
Formation des guides et des agents des Offices de Tourisme : chaque année, la compagnie des ports du Morbihan convie les guides et médiateurs travaillant l’été sur les
sites mégalithiques du Morbihan à suivre la journée de formation qu’elle donne à ses
propres saisonniers. La formation est assurée par Serge Cassen, directeur de recherches
au CNRS (LARA, UMR 6566).
Des séances de formation des guides-animateurs et des agents saisonniers sont également régulièrement organisées par le musée de Préhistoire de Carnac et le Centre des
monuments nationaux.

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4. L 
e projet
de territoire

4.4.1 

e Centre des Monuments Nationaux /
L
Carnac – Locmariaquer
Etablissement centenaire, héritier de la Caisse nationale des monuments historiques et
préhistoriques créée en 1914, le Centre des Monuments Nationaux (CMN) est un établissement public à caractère administratif rattaché au ministère de la Culture et de la
Communication.

FIG. 66 : Menhir brisé à Locmariaquer

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4. L 
e projet
de territoire

FIG. 67 :
Alignements
à Carnac :
Kermario

Le Code du patrimoine confie au CMN plusieurs missions fondamentales.
– Conserver, restaurer et entretenir les monuments et les collections placés sous sa
responsabilité en y conduisant, sous le contrôle scientifique et technique des services
du ministère de la Culture et de la Communication, des opérations visant à prévenir leur
dégradation et à étendre leur durée de vie.
– Ouvrir à la visite et animer près de 100 monuments nationaux appartenant à l’État
et répartis sur l’ensemble du territoire : l’abbaye du Mont-Saint-Michel, les châteaux
d’Azay-le-Rideau et d’Angers, le château et les remparts de la cité de Carcassonne, l’Arc
de Triomphe, la Sainte-Chapelle, les sites mégalithiques de Carnac et Locmariaquer,
pour n’en citer que quelques-uns. Le CMN a pour vocation de rendre ces monuments
accessibles au plus grand nombre, notamment aux publics prioritaires (éloignés de la
culture ou en situation de handicap), et de contribuer à la politique d’éducation artistique et culturelle, notamment par l’accueil de nombreux publics scolaires.
– Favoriser, avec près de 400 manifestations par an, la participation des monuments
nationaux à la vie culturelle et au développement du tourisme, en concertation avec les
directions régionales des Affaires Culturelles, les collectivités territoriales et les réseaux
d’institutions culturelles.
– Assurer une mission d’éditeur public sous la marque Éditions du patrimoine et contribuer ainsi fortement à la connaissance et à la promotion du patrimoine par l’édition de
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e projet
de territoire

FIG. 68 : Alignements à Carnac :
Kermario

guides de visite, de beaux-livres – ouvrages photographiques et ouvrages de vulgarisation, de monographies d’architectes ou d’édifices, de textes théoriques, techniques
ou scientifiques, de livres pour enfants, d’ouvrages pour les publics en situation de
handicap.
Les principes de fonctionnement de l’institution sont les mêmes depuis l’origine :
les monuments confiés à l’administration du CMN fonctionnent en réseau selon deux
principes, un principe financier de péréquation totale des ressources (les recettes générées par un monument donné sont versées au budget de l’Établissement qui répartit
l’ensemble des crédits aux différents monuments du réseau selon leurs besoins) ; un
principe d’organisation reposant sur la mutualisation des projets et des moyens et le
partage des compétences.
Le CMN, depuis qu’il est responsable de la conservation et de la restauration des monuments et des collections, est devenu un opérateur intégré, responsable de l’ensemble
de la chaîne de conservation, présentation et valorisation des monuments entendus
comme des ensembles patrimoniaux complexes (bâti, collections, espaces naturels…).
Grâce au niveau d’exigence qui accompagne l’ensemble de ses missions, le CMN est
l’opérateur français de référence dans le domaine du patrimoine. Fort de ses 9,5 millions
de visiteurs accueillis en 2015, le CMN est le premier opérateur culturel et touristique
français.
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4. L 
e projet
de territoire

FIG. 69 : Alignements à Carnac :
Kermario

La médiation culturelle
Sans rentrer dans les détails des différents axes et choix stratégiques de médiation en
direction des Publics, la médiation culturelle, de façon globale, est désormais envisagée
comme une introduction générale, à partir des alignements de Carnac, au mégalithisme
sud morbihannais. En effet, le choix de ce périmètre territorial se superpose à celui qui a
été proposé par le ministère de la Culture et de la Communication, validé par le comité
scientifique mis en place dans le cadre du projet d’inscription sur la liste du Patrimoine
mondial de l’UNESCO des mégalithes de Carnac, du golfe du Morbihan et de la baie
de Quiberon.
L’accueil des publics à Carnac, par l’intermédiaire de la Maison des mégalithes, se fait au
quotidien pour répondre au mieux aux attentes et aux demandes des visiteurs. Destinée
à assurer la promotion des sites mégalithiques bretons gérés par le CMN et de l’offre
de médiation afférente proposée en interne, la Maison des mégalithes permet aussi
de promouvoir les sites culturels de proximité afin de favoriser la synergie intersites
mégalithiques, mais aussi interinstitutionnelle comme, par exemple, avec les musées
de Carnac et de Vannes.

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e projet
de territoire

FIG. 70 : Localisation des monuments et parcelles
remis en dotation au CMN (fond cadastral)

Pour résumer sommairement l’offre de médiation culturelle sur les sites mégalithiques administrés par le CMN, à savoir Carnac bien sûr mais également le site
des mégalithes de Locmariaquer et le cairn de Barnenez, les maîtres mots sont :
contextualisation, interprétation et iconographie mégalithique.
– Contextualisations géographique et chronologique pour répondre aux questions Où,
Quand et Qui ?
– Interprétations technique et fonctionnelle pour répondre aux questions Comment et
Pourquoi ?
– Iconographie mégalithique qui se traduit par de nombreuses expositions photographiques, permettant ainsi aux publics de prendre conscience des identités multiples et
complexes qui caractérisent les travaux graphiques animés par les pierres de Carnac et
les mégalithes de façon générale.
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e projet
de territoire

L’offre de médiation du CMN sur les sites mégalithiques de Carnac, Locmariaquer et
Barnenez, s’appuie, depuis de nombreuses années, sur un modèle pédagogique qui
sous-tend chaque outil, chaque discours ou chaque projet éducatif. L’offre pédagogique
se déploie, s’enrichit et se trouve largement valorisée par l’action du service d’action
éducative, un lieu privilégié d’activités et d’expérimentations (le plateau pédagogique)
et l’ensemble de l’offre culturelle de façon générale. La médiation “dématérialisée” (une
application de visite téléchargeable sur place à Carnac par exemple) complète idéalement les dispositifs mis à la disposition des visiteurs (fig. 71).
Enfin, pour conclure, il convient d’enrichir et d’adapter l’offre scientifique, par exemple :
– en renforçant l’offre éditoriale des comptoirs de vente des monuments sur la Préhistoire
en général et le mégalithisme en particulier ;
– en créant une offre en matière de conférences et journées d’étude proposées à des
universités, aux partenaires du CMN, voire à des mécènes ;
– en contractualisant avec le monde scientifique (par exemple l’UMR 6566 Rennes et
Nantes) ;
– en favorisant les possibilités de rapprochement et d’actions communes avec le musée
de Préhistoire de Carnac.

FIG. 71 : Atelier pédagogique
de déplacement de pierre

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e projet
de territoire

FIG. 72 : Vue aérienne du cairn
de Petit Mont à Arzon

4.4.2 

e Département du Morbihan : acteur de la
L
valorisation du patrimoine mégalithique
Le département du Morbihan est un acteur majeur de la protection et de la valorisation
du patrimoine mégalithique de son territoire. Ses actions se situent à différents niveaux :
conservation, gestion, mise en valeur et soutien de la recherche scientifique.
Le Département est propriétaire de deux monuments de référence du mégalithisme :
le cairn de Petit Mont à Arzon et le cairn de Gavrinis à Larmor-Baden. Au-delà de ces
sites majeurs, le Département est aussi propriétaire de nombreux sites mégalithiques,
souvent acquis et protégés au titre des Espaces naturels sensibles (qui visent à la préservation de la biodiversité). Toute la diversité du mégalithisme du littoral morbihannais est représentée dans ces sites : menhirs isolés, grandes files de pierres dressées,
enceintes, dolmens, tertres et tumulus (fig. 73).
Les cairns de Gavrinis et de Petit Mont sont ouverts au public dans des conditions
maîtrisées. Leur gestion est assurée par une délégation de service public confiée à un
prestataire sous le contrôle des services départementaux et la supervision de l’État.
Le Département veille à ce que la visite des monuments ne porte pas atteinte à leur
conservation. Ainsi, le nombre de visiteurs pénétrant dans l’étroit couloir gravé du cairn
de Gavrinis est limité par un numerus clausus et toute visite se fait avec un guide s’assurant du respect du monument. En 2015, le site de Gavrinis a reçu 23 000 visiteurs et le
site de Petit Mont, 14 000.
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4. L 
e projet
de territoire

23

FIG. 73 : Carte des propriétés
mégalithiques
départementales
(département du Morbihan)

Sites à gestion dédiée (Compagnie des Ports
du Morbihan) et accès payant réglementé :
1. Larmor-Baden, cairn de Gavrinis
2. Arzon, cairn de Petit Mont
Sites en accès libre espace naturels sensibles :
3. Erdeven, dolmen de Kerhillio
4. Erdeven, dolmen de Mané Croch (propriété
de l’état sur terrain départemental),
alignements, groupes de menhirs et
tertres du Varquez, Coët er Blei, Lannec er
Gadouer, Lannec er Menhir, Mané Net, Lann
er Croch, Mané Bras
5. Carnac, tertres du Manio, groupes de
menhirs de Lann er Pont Nehue
6. Carnac, dolmen de Kervihan

10. Locmariaquer, tumulus de Mané
Rutual (dolmen propriété de l’État
sur terrain départemental)
11. Le Bono, tumulus de Kernours
12. Baden, dolmen de Lanester
13. Baden, dolmens de Toulvern (Mané
Ven Guen)
14. Arzon, dolmen du Bernon - Pointe de
la Palisse
15. Île-aux-Moines, enceinte de Kergonan
16. Île-aux-Moines, dolmen et tertre
Boglieux (Pen Hap)
17. Saint-Gildas-de-Rhuys, menhir du
Net
18. Saint-Gildas-de-Rhuys, menhir de
Kercambre
19. Séné, île de Boëde, dolmen
20. Séné, île de Boëde, tertre du Fozic

7. Crach, menhirs et dolmen de Kerzuc

21. Séné, île de Boëde, dolmens

8. Locmariaquer, dolmen de Kerlavarec

22. Séné, tumulus de la Pointe du Péchit

9. Locmariaquer, tumulus de Mané Lud

23. Séné, île de Boëde, dolmens

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4. L 
e projet
de territoire

FIG. 74 : Cairn de Petit Mont à Arzon

Pour autant, les conditions de visite et d’accueil du public doivent toujours être améliorées. Le Département a donc engagé, en concertation avec l’État, une étude de valorisation des abords des deux cairns et d’optimisation des conditions de visite. Ainsi à
Petit Mont, le projet d’un bâtiment d’accueil et d’interprétation pérenne est à l’étude. À
Gavrinis, l’étude architecturale déterminera les conditions de remplacement de l’espace
d’accueil existant aujourd’hui. Ces projets se feront dans le respect de la protection
patrimoniale et environnementale, en évitant ou limitant le plus possible la covisibilité
avec les monuments historiques eux-mêmes.
Les monuments nécessitent également une présentation au public cohérente avec l’aire
du projet de protection et d’inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Une étude paysagère est engagée sur les deux sites afin de donner une plus grande
lisibilité aux abords des monuments. Une signalétique commune à l’ensemble des monuments situés dans le périmètre d’inscription est en cours d’élaboration.
Au delà de la valorisation, la question de la préservation de ce patrimoine est inscrite
pleinement au cœur de l’action départementale : Gavrinis va ainsi faire l’objet d’un suivi
climatique pendant 14 mois, dans le cadre de l’expertise menée par le laboratoire De
Recherche des Monuments Historiques (LRMH) sur l’évolution des conditions sanitaires
dans le tombeau. Des travaux d’assainissement seront engagés en fonction des préconisations qui en découleront.
Les autres sites mégalithiques départementaux sont généralement visitables librement
par le public. Ces sites offrent une vision complémentaire de celle donnée sur les grands
sites. Les files de pierres dressées d’Erdeven font pendant aux alignements de Carnac,
en se découvrant dans un milieu forestier sans intervention de restauration ou de redressement, ce qui contribue dans une certaine mesure à leur préservation.
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e projet
de territoire

FIG. 75 : Vue aérienne du cairn de
Gavrinis à Larmor-Baden

L’entretien des sites départementaux est assuré par un chantier d’insertion spécialisé
dans les sites mégalithiques, qui travaille selon les préconisations des archéologues et
des architectes de l’État.
Le département du Morbihan est aussi un acteur scientifique qui contribue à l’enrichissement des données autour du mégalithisme. Le service départemental d’Archéologie
(créé en 2011) est un opérateur agréé par l’État. Il réalise des diagnostics et des fouilles
qui renforcent les connaissances sur la préhistoire récente au sein du territoire départemental. Il œuvre en étroite collaboration avec l’État et les instances nationales de
recherche scientifique (CNRS, INRAP…).
Enfin, le Département contribue financièrement aux projets de recherche et de valorisation sur le mégalithisme, portés par d’autres acteurs du territoire. Ainsi, le programme
d’étude et de numérisation du cairn de Gavrinis et le programme de recherche sur les
décors gravés du mégalithisme de l’ouest de la France lancé en 2016, tous deux dirigés
par Serge Cassen, du CNRS, sont soutenus par le conseil départemental. (cf. texte 2.2.7)
La volonté politique d’accompagner le processus d’inscription des sites mégalithiques
du sud Morbihan sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO est aujourd’hui une
priorité pour la collectivité.
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e projet
de territoire

FIG. 76 : Cairn de Gavrinis

FIG. 77 : Dalles gravées
du couloir du cairn (Gavrinis)

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4. L 
e projet
de territoire

FIG. 78

4.4.3 

Musée de Préhistoire James Miln-Zacharie
Le Rouzic (Ville de Carnac)
Origine et vocation
Situé en plein cœur de Carnac, à seulement 900 m des alignements du Ménec, le musée
de Carnac a ouvert ses portes en 1882. Son ambition est alors de conserver sur place,
au plus près de leur lieu de découverte, les objets archéologiques issus des monuments
mégalithiques de la région. Les origines du musée sont intimement liées à l’Écossais
James Miln (1819-1881) et au Carnacois Zacharie Le Rouzic (1864-1939) (cf. texte 2.2).
Leurs donations respectives à la Ville de Carnac, en 1882 et en 1926, constituent le noyau
des collections, complété au fil des ans par d’importants dons, parmi lesquels ceux de
Marthe et Saint-Just Péquart en 1937 et 1961.
Le musée a également bénéficié, dès 1935, de dépôts d’État qui ont conforté sa vocation
originelle de “musée de sites”, à la fois outil de découverte et d’interprétation des sites
mégalithiques de la région et vecteur de diffusion des connaissances sur le Néolithique
et le mégalithisme.

Des collections de référence pour le mégalithisme
Le musée rassemble aujourd’hui 350 000 artefacts archéologiques provenant de 200
sites dont 120 mégalithiques. Notons que le périmètre des collections dépasse largement le territoire de Carnac et renvoie à 30 communes du sud Morbihan, entre ria d’Étel
à l’ouest, presqu’île de Rhuys à l’est, Quiberon, Houat et Hœdic au sud (fig. 79).
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4. L 
e projet
de territoire

Périmètre des collections du Musée de Carnac
29
FINISTÈRE

Languidic

56
MORBIHAN

Colpo
Kervignac

Plaudren

Brandivy
Grand-Champ

Landaul

Loqueltas
Plugermat

Saint-Hélène

Locmiquelic

Port-Louis

Pluvigner

Landevant

Merlevenez

Monterblanc

Brech

Riantec

Gavres

Elven

Meucon

Saint-Anne d'Auray
Plouhinec
Locoal-Mendon

Saint-Ave
Plescop

Belz
Etel

Saint-Nolff

Auray

Pluneret
Plougoumelen Ploeren

Erdeven

Ploemel
Crac'h

Vannes

Bono

Plouharnel

Questembert

Arradon
Baden

Theix

Berric

Carnac

Limerzel
Caden Saint-Gorges

La Trinité-sur-mer

Ile-aux-Moines

Saint-Philibert

Ile-d'Arz

La Trinité-Surz

Lamor-Baden

Noyal-Muzillac
Surzur

Locmariaquer

Ambon
Sarzeau
Saint-Gildas-de-Rhuys

Saint-Pierre-Quiberon

Beganne

Le Guerno

Arzon

Le Tour-du-Parc
Damgan

Muzillac

Nivillac

Billiers

La Roche-Bernard

Arzal

Quiberon

Penestin

Camoel

Ferel

Ile-d'Houat
Sauzon

N

44
LOIRE-ATLANTIQUE

Le Palais

Belle-Ile
Ile-d'Hœdic

Bangor

0

30 km

Locmaria

Locoal-Mendon
Plescop

Belz
Etel

Auray

Pluneret
Plougoumelen Ploeren

Erdeven

Ploemel
Bono

Crac'h
Plouharnel

Arradon
Baden

Carnac
La Trinité-sur-mer

Ile-aux-Moines

Ile-d'Arz

Lamor-Baden

Saint-Philibert

Locmariaquer

Arzon
Sarzeau
Saint-Gildas-de-Rhuys

Saint-Pierre-Quiberon

N

Quiberon
0

30 km

FIG. 79 : Sites d’origine des collections
morbihannaises du Musée (zone UNESCO)

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4. L 
e projet
de territoire

Il conserve les vestiges de plusieurs sites phares pour la compréhension du Néolithique
et de l’émergence de la monumentalité funéraire dans la région de Carnac : notamment
l’essentiel du mobilier des nécropoles mésolithiques de Téviec (Saint-Pierre-Quiberon)
et d’Hœdic ; le mobilier issu de nombreux tertres néolithiques ; une partie des collections du Tumulus du Mont Saint-Michel (Carnac), de la Table des Marchands, d’Er Grah
(Locmariaquer) et du Petit Mont (Arzon) ainsi que le mobilier d’Er Lannic (Arzon) et
du Lizo (Carnac). Il conserve également les objets mis au jour lors des quelques fouilles
faites sur les alignements de Carnac et leurs abords (fig. 80 et 81).
Particulièrement représentatives du phénomène mégalithique dans sa diversité et son
ampleur chronologique et géographique, ces collections bénéficient d’une double reconnaissance : elles sont classées “Monument Historique” depuis 1928 et “Musée de
France”, labels qui instituent un contrôle scientifique et technique de l’État.

FIG. 80 : Haches polies en jadéitite
alpine, Petit Rohu, Saint-Pierre-Quiberon
(Morbihan), Collection musée de
Préhistoire de Carnac

FIG. 81 :Sépulture mésolithique de Téviec,
Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan),
Collection musée de Préhistoire de Carnac

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4. L 
e projet
de territoire

FIG. 82 : Atelier de restauration interne
au musée de Préhistoire de Carnac

Outre les objets archéologiques, le musée conserve des fonds variés : collections de
stèles gravées, moulages, maquettes, photographies, arts graphiques ; ses archives documentent le contexte archéologique des objets conservés et l’histoire des recherches.
Un important ensemble de plaques photographiques des années 1920 délivre des visions des mégalithes dans des paysages encore ouverts, en covisibilité les uns avec les
autres.

Des missions “Musée de France”
Accueil : le musée de Carnac est ouvert au public 312 jours par an et toute l’année pour
les groupes. Il accueille annuellement entre 35 000 et 40 000 visiteurs. Près d’un tiers
des visiteurs sont étrangers ; aussi, des livrets de visite en cinq langues sont disponibles
à l’accueil. Des visites guidées en anglais sont programmées régulièrement l’été.
Médiation culturelle et scientifique : le service des Publics du musée est animé par
cinq agents permanents de la fonction publique territoriale. 830 actions de médiation
sont programmées chaque année (notamment des visites couplant découverte des
collections et des sites mégalithiques dont elles proviennent). Plus de 30 % des visiteurs
participent aux animations. Le musée élabore par ailleurs des expositions temporaires
et des événements scientifiques. En 2015, il a organisé à Carnac le colloque international “Callaïs. La parure en variscite et turquoise du Néolithique européen” avec les
Universités de Rennes et de Nantes. Un cycle annuel de conférences convoquant des
spécialistes européens du Néolithique et du mégalithisme est également programmé
depuis plus de 20 ans, en partenariat avec l’association des Amis du musée de Carnac
– qui réunissait, en 2016, 135 adhérents.
Conservation-Recherches : le Pôle “Collections” est constitué de trois agents : le conservateur du musée ; un régisseur des collections, également restaurateur du patrimoine
161

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4. L 
e projet
de territoire

agréé par le ministère de la Culture et de la Communication, spécialisé en céramique ;
un agent chargé du récolement des collections et de l’inventaire de la bibliothèque. Un
atelier interne de restauration est installé au sein du musée depuis 2014, avec le soutien
de la DRAC Bretagne, de la région Bretagne et du conseil départemental du Morbihan.
Le musée organise 30 à 60 journées d’accueil de chercheurs par an. Un logement de
fonction facilite leur séjour à Carnac (fig. 82).

Projet de rénovation
La présentation muséographique actuelle remonte à 1984. Un projet de rénovation est
à l’étude, intégrant la refonte du parcours muséographique et l’agrandissement des
réserves. Formalisé dans un Projet scientifique et culturel, cette restructuration a été
validée en 2011 par le conseil municipal de Carnac et en 2012 par l’État (DRAC Bretagne
et service des Musées de France/ministère de la Culture et de la Communication).

4.4.4

Les collections néolithiques du Musée de Vannes
Vannes, berceau de la recherche sur le mégalithisme
Le musée de Vannes conserve actuellement les collections appartenant à la Société
polymathique du Morbihan. La création en 1826 de cette société savante, à Vannes, a
fait de la ville le berceau de la recherche archéologique dans le Département. Dans la
seconde moitié du XIXe siècle, ces érudits ont été des précurseurs dans l’étude des mégalithes. Ils ont exploré de manière méthodique plus de 80 sites préhistoriques, dont les
grands monuments funéraires néolithiques du Morbihan (tumulus, cairns, dolmens) et
y ont collecté d’innombrables objets archéologiques. Leurs publications et documents
de fouilles demeurent aujourd’hui des références pour les chercheurs.

Le mobilier funéraire des grands tumulus néolithiques
Plusieurs sites majeurs méritent d’être évoqués, en particulier les trois grands tumulus dits “carnacéens” découverts sur le littoral du Morbihan : Tumiac à Arzon, Mont
Saint-Michel à Carnac et Mané-er-Hroëck à Locmariaquer. Ces monuments d’exception,
fouillés en 1853, 1862 et 1863, ont livré un mobilier funéraire sans équivalent en Europe
pour le Ve millénaire avant notre ère. À eux-seuls, ces sites ont livré plus de 600 objets,
notamment de grandes haches polies en roches alpines et plus de 400 perles ou pendeloques en variscite, un matériau originaire de la péninsule Ibérique. Plus largement,
le musée de Vannes conserve aujourd’hui plus de 2000 artefacts du Néolithique, dont
1550 trouvés dans le Morbihan.

Des collections archéologiques valorisées au musée
Dès les premières années, la Société polymathique du Morbihan s’est fixée pour missions
d’étudier, de bien conserver leurs découvertes et de les montrer au public par la création
d’un musée. En 1912, elle achète Château Gaillard pour y installer son siège social et y
présenter ses collections archéologiques. En 2000, dans le cadre d’une convention de
partenariat, la société savante confie la gestion de ses collections et de son musée à la
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e projet
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FIG. 83 : Parcours permanent
consacré au néolithique

FIG. 84 : Mobilier funéraire
du tumulus de Mané-er-Hroëck
à Locmariaquer

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e projet
de territoire

FIG. 85 : Mobilier funéraire
du tumulus de Tumiac à Arzon

ville de Vannes, pour une durée de cinquante ans. Depuis cette date, le musée municipal a réalisé une rénovation complète de la muséographie et multiplié par trois les
espaces ouverts au public. Les objets néolithiques, actuellement exposés, comprennent
le mobilier funéraire des grands tumulus carnacéens et de nombreux autres sites de
cette période, notamment de Carnac (Le Moustoir, Kercado, Keryaval, etc.).
Toute l’année, le musée accueille les élèves des établissements de Vannes et d’autres
communes, dans le cadre de visites guidées ou d’ateliers pédagogiques animés par le
service Patrimoine de la ville de Vannes. Pendant les vacances scolaires, les enfants
peuvent participer aussi aux “petits découvreurs” et étudier les collections sous des
aspects plus ludiques.

Un établissement “Musée de France”
Conformément au Code du patrimoine, le musée de Vannes, avec son parcours muséographique permanent et la mise en œuvre d’expositions temporaires, favorise l’accès
du plus grand nombre à ses collections, notamment aux objets découverts dans les
mégalithes. Par ailleurs, l’établissement contribue régulièrement à la recherche scientifique et a été, ces dernières années, un partenaire dans les projets JADE et CALLAÏS.
Les plus grands spécialistes du Néolithique ont ainsi pu étudier le mobilier funéraire des
grands tumulus, pour en déterminer la composition, le mode de fabrication et l’origine
géographique. Ainsi, entre 2009 et 2015, les 426 perles et pendeloques en variscite de
nos collections ont été apportées au laboratoire des Musées de France (Louvre C2RMF)
pour être analysées individuellement sur l’accélérateur de particules AGLAE.
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e projet
de territoire

FIG. 86 : Collier en variscite du tumulus
du Mont Saint-Michel à Carnac

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5. annexes

Tumulus du Mont Saint-Michel (Carnac)

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5. annexes

5.1 

ibliographie sommaire et références
B
mentionnées dans le dossier
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er Gadouer (Erdeven, Morbihan) : constructions et reconstructions dans le Néolithique
morbihannais : propositions pour une lecture symbolique. Chauvigny : Eds chauvinoises.
(Mémoire / Editions chauvinoises ; 19), 181-206.
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5. Bibliographie

5.2

Terminologie
L’origine des termes “menhir”, “dolmen”, “alignement”, etc. est ancienne. En outre ces
mots sont employés dans de nombreux lieux géographiques et pour des époques diverses, parfois pour décrire des monuments ou des sites très différents. Leur signification est le plus souvent floue et imprécise et leur définition explicite généralement
absente. La description des constructions et des sites de la zone d’étude exige pourtant
que l’on emploie des termes qui correspondent à des objets bien identifiés quant à leur
forme et leur structure et donc que ces termes soient précisément définis, du moins
dans le cadre géographique et chronologique que nous avons délimité.
Alignement/Ouvrage de stèles : suite de pierres dressées disposées sur une ou plusieurs lignes à peu près parallèles ou perpendiculaires. Elles peuvent former des dispositifs plus ou moins complexes et parfois gigantesques intégrant d’autres éléments
tels que les enceintes, talus, tumulus et affleurements. Ce terme “alignement” étant
aujourd’hui considéré comme insuffisant pour désigner la diversité des dispositifs qu’il
recouvre, le terme “ouvrage de stèles” lui est préféré. Le terme d’alignement étant toutefois consacré par l’usage français concernant le mégalithisme ouest-européen, les
deux appellations sont donc accolées pour désigner aussi bien les grands ensembles
carnacois que l’alignement de stèles disparues de Locmariaquer dont ne subsiste plus
que le Grand Menhir, mais dont les emplacements ont été révélés par les fouilles de 1988.
Cairn : l’emploi du mot “cairn” est réservé aux monuments principalement bâtis de
structures complexes d’épaisses murailles appareillées en maçonnerie sèche, protégeant une ou plusieurs tombes à couloir. Ces monuments ont souvent été affectés par
des processus destructeurs (carrières, cultures...) qui ont contribué à leur disparition
partielle ou totale laissant apparaître les parois des tombes internes à divers stades de
leur dégagement.
Ciste : tombe entièrement close, sans fermeture amovible et destinée à ne recevoir
qu’une seule fois une ou plusieurs inhumations.
Dolmen/Tombe à couloir : le mot “dolmin(e)” ou “tolmin(e)”, “table de pierre” est attesté dans la toponymie bretonne, et notamment vannetaise avec la Table des Marchands à
Locmariaquer ; il est utilisé pour la première fois en 1792 par Théophile-Malo Corret de
Kerbauffret de la Tour d’Auvergne. Ce mot a ensuite été rectifié en “dolmen” par Jacques
Cambry. Aujourd’hui infiltré et employé dans le monde entier, il désigne généralement
des édifices réduits à seulement une ou plusieurs tables de pierre en équilibre sur des
piliers verticaux sans tenir compte des structures réelles. C’est pourquoi, considéré
alors comme trop imprécis, beaucoup de préhistoriens vont lui préférer, à partir de 1947,
l’appellation “dolmen à couloir” pour désigner les sépultures avec couloir d’accès. En
1965, dans une tentative de concilier un vocabulaire devenu classique et des vocables
plus précis, Jean L’Helgouac’h adopte toute une terminologie pour caractériser la pluralité des types de réalisations à usage funéraire regroupées dans la catégorie “dolmens/
tombes à couloir”.
Dolmen/Allée couverte (ou dolmen/tombe à vestibule) : “Les allées couvertes sont des
monuments aux parois parallèles et de hauteur constante.” (L’Helgouac’h 1965, p. 259).

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5. Bibliographie

Elles sont dotées d’une grande chambre allongée de largeur et de hauteur régulière.
L’accès, toujours axial, s’effectue par l’intermédiaire non plus d’un couloir mais d’un
vestibule. Dans certains cas, une cellule terminale est aménagée à l’autre extrémité. Elles
sont peu nombreuses et dispersées dans le secteur.
Enceinte/Ouvrage de stèles : les enceintes désignent des dispositifs de pierres disposées en arcs de cercle formant une parabole largement ouverte. Elles y sont, le plus souvent, dressées dans un petit talus de soutènement. S’il n’existe pas de véritable cercle,
de rares enceintes quadrilatérales seraient attestés comme celle de Parc er Vinglas
à Crucuno (Plouharnel). Ce type de structure étant souvent lié aux alignements, les
termes d’enceintes et d’ouvrages de stèles sont également associés.
Enceinte/Habitat : plusieurs surfaces sur la zone d’étude, plus ou moins vastes mais
souvent naturellement limitées par des pentes abruptes et des voies d’eau, sont ceinturées en parties ou en totalité par des talus de terres et moellons de pierres souvent renforcés de pierres dressées en leur milieu. Les nombreux vestiges céramiques
et lithiques, et parfois même osseux, ainsi que des restes de structures domestiques,
plaident pour des habitats permanents ou temporaires vraisemblablement protégés
derrière ces talus interrompus par des entrées. L’habitat du Lizo à Carnac en est un
témoin très représentatif.
Menhir/Stèle : le terme de “men-hir” indique en breton toute pierre longue sans présumer d’une position érigée ni d’une intervention humaine et pouvait également s’appliquer autrefois à des formes rocheuses naturelles. Bien qu’impropre pour désigner une
“pierre dressée”, la force de la tradition a consacré son usage qui est ici associé à celui
de “stèle” plus approprié à la dénomination d’un monolithe placé en position verticale.
Mésolithique : période de la préhistoire se situant entre le Paléolithique et le Néolithique,
entre 10 000 et 7000 avant le présent. Les sociétés mésolithiques conservent, comme
les sociétés paléolithiques, une subsistance basée sur la prédation et la cueillette. En
Bretagne, une économie littorale est attestée, avec une consommation importante
des ressources marines, donnant notamment lieu à la constitution d’amas coquilliers.
Les amas de Téviec et Hœdic, deux îles du Morbihan, renferment plusieurs tombes et
comptent ainsi parmi les plus anciens cimetières d’Europe.
Néolithique : “Une période de la Pré- ou Protohistoire, ici inscrite dans l’échelle chronologique de l’ouest de la France entre 5000 et 2500 ans av. J.-C. (entre 7000 et 4500
avant le présent). Dans ces régions, cette “nouvelle pierre” ne porte finalement pas si
mal son nom, où la hache polie est véritablement l’instrument (l’arme) magique qui
symbolise cette rupture, pris dans des roches rares, poli jusqu’à réfléchir la lumière,
avant d’être l’outil d’abattage de l’agriculteur-défricheur” (Cassen 2009).
Stèle : “un monument monolithe ayant la forme d’un fût de colonne, d’un obélisque, d’un
cippe, d’une dalle dressée, c’est-à-dire placée en position verticale, parfois sculptée ou
peinte, parfois encore inscrite de textes commémoratifs ou législatifs. Cet usage du mot
recouvre l’essentiel des termes employés par les archéologues (proto-menhir, menhir,
statue-menhir, menhir-statue, etc.) […]” (Cassen 2009).
Tumulus : ce mot latin désigne un monument qui recouvre généralement une ou plusieurs tombes. Son acception générique, très vague, doit être réservée aux structures
de terre ou de pierres accumulées sans plus de précision sur son architecture, sa forme
et sa composition sédimentaire. Mais là encore, le terme est tellement ancré dans le
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5. Bibliographie

vocabulaire lié aux réalisations mégalithiques, qu’il est associé aux termes “cairn” ou
“tertre”, lorsque des précisions sont connues sur ses structures.
Tumulus/Tertre : lorsque le tumulus est majoritairement composé de terre, le terme
de tertre est alors plus adapté. À l’exception de quelques allées-couvertes ceinturées
d’une enveloppe de terre peu épaisse et de faible élévation, l’appellation de tertre est
appliquée préférentiellement à certains monuments peu élevés, circulaires ou allongés,
parfois délimités par un fossé ou une ceinture de pierres. Souvent plus discrets et fragiles que les gigantesques cairns à muraillements successifs, ils ne contiennent pas de
tombes à couloir mais recouvrent des fosses ou de petites constructions en cistes et,
dans certains cas, des pierres dressées.
Tumulus carnacéen : monument particulièrement imposant. Les édifices de ce type
sont localisés dans la région de Carnac, dont le spécimen le plus réputé est le tumulus
du Mont Saint-Michel qui mesure 125 m sur 60 m et s’élève à 10 mètres de hauteur.
Ces masses considérables, constituées d’un noyau central en pierres enveloppé d’une
gangue d’argile à nouveau surmontée de pierres, recouvraient des caveaux (cistes)
fermés dans lesquels furent trouvés des dépôts de haches polies et d’objets de parure
(Giot et al. 1979, p. 218).
Tombe à couloir et chambre simple : il s’agit d’un terme adopté par J. L’Helgouac’h
(1965) afin de mieux caractériser les tombes autrefois baptisées “dolmens à couloir
classique” : “La présence d’un couloir bien marqué, qui débouche dans l’espace d’une
chambre toujours bien différencié, est constante. Les chambres sont toujours bien différenciées, quelles que soit leurs dimensions ; leur forme est simple, ronde polygonale,
rectangulaire [...]”.
Tombe à couloir et cellules latérales : il s’agit d’une variante du groupe des tombes à
couloir caractérisée par la présence d’une ou de plusieurs petites cellules greffées sur
la chambre. Les dolmens de ce type, assez peu nombreux, semblent se trouver préférentiellement dans la zone comprise entre la rivière d’Étel et le Golfe du Morbihan
(L’Helgouac’h 1965, p. 136). Le dolmen de Kermarquer à La Trinité-sur-Mer en est un
bel exemple.
Tombe à couloir avec chambre compartimentée : ce type comprend deux séries distinctes de tombes à couloir :
– la première présentant une chambre funéraire subdivisée en quatre compartiments
sensiblement égaux desservis au centre par le prolongement du couloir à l’intérieur de
la chambre ; ce type comprend deux monuments seulement situés à peu de distance
l’un de l’autre dans la commune d’Erdeven.
– la deuxième montre l’espace de la chambre divisé par une seule cloison transversale en
deux parties d’inégales superficies : la partie antérieure, généralement moins spacieuse,
étant assimilée à une sorte de vestibule ou d’antichambre (spécimen représenté par le
dolmen de Mané Rutual à Locmariaquer).
Tombe à couloir et chambre évasée : l’espace de la chambre est, cette fois, moins
différencié si bien que le passage du couloir à la chambre s’accomplit sans heurt par la
présence de dalles obliques évasant l’entrée de la chambre.

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5. Bibliographie

Tombe mégalithique transeptée : ces édifices sont dotés d’un couloir qui s’étend démesurément, desservant de part et d’autre plusieurs petits logements disposés symétriquement en un plan affectant la forme d’une croix à une ou plusieurs branches. Il en
existe peu d’exemplaires dans la zone concernée, le centre de ce type d’architecture
étant localisé autour de Pornic (Loire-Atlantique).
Tombe mégalithique coudée : le plan diffère des types traditionnels de tombes à couloir par un changement de direction axiale si bien que la reconnaissance des limites de
l’espace de la chambre et de celui du couloir reste difficile. En effet, la question se pose
de savoir si la structure d’ensemble est composée :
– d’un couloir qui débouche, au niveau du coude, sur un espace qui s’élargit et s’élève
progressivement, celui d’une chambre funéraire très allongée ;
– d’une petite chambre terminale délimitée par une dalle de cloison, précédée par un
très long couloir coudé. “Tous les dolmens de ce type se trouvent situés au bord du
littoral atlantique très près de la mer et des grands estuaires du golfe du Morbihan.”
(L’Helgouac’h 1965, p. 209). Le Rocher au Bono, Pointe de Vide Bouteille à Crac’h,
Luffang à Crac’h, Les Pierres Plates à Locmariaquer, Mané Bihan de Mané er Hloh à
Locoal Mendon.
Tombe mégalithique à entrée latérale : les tombes mégalithiques à entrée latérale sont
caractérisées par une chambre funéraire très allongée perpendiculairement au couloir
et à laquelle on accède, par conséquent, sur l’un des longs côtés. L’édifice de Kerlescan
à Carnac est représentatif de ce type d’architecture.

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annexes

176

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annexes

Abréviations et sigles
Abréviations :
ACR : Action Collective de Recherche
AVAP : Aires de Mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine
DPM : Domaine Public Maritime
DVUE : Déclaration de Valeur Universelle Exceptionnelle
Loi LCAP : Loi Liberté de Création, Architecture et Patrimoine
MH : Monument Historique
OAP : Orientations d’aménagements et de programmation
PLU : Plan Local d’Urbanisme
PLUI: Plan Local d’Urbanisme intercommunal
PNR : Parc Naturel Régional
PPM : Périmètre de Protection Modifié
SCOT : Schéma de Cohérence Territoriale
SMVM : Schéma de Mise en Valeur de la Mer
SPR : Sites Patrimoniaux Remarquables
UMR : Unité Mixte de Recherche
VUE : Valeur Universelle Exceptionnelle
ZPPA : Zones de Présomption de Prescription Archéologique
ZPPAUP : Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager

Sigles

:

ABF : Architecte des Bâtiments de France
ANR : Agence Nationale de la Recherche
AQTA : Auray Quiberon Terre Atlantique
ATDSO : Agence Technique Départemental Sud-Ouest (Département du Morbihan)
BNF : Bibliothèque Nationale de France
CMH : Commission des Monuments Historiques
CMN : Centre des Monuments Nationaux
CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique
CReAAH : Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire
CRMH : Conservation Régionale des Monuments Historiques
CTHS : Comité des Travaux Historiques et Scientifiques
C2RMF : Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France
DRAC : Direction Régionale des Affaires Culturelles
GIPC : Groupement d’Intérêt Public Culturel
INRAP : Institut National de Recherches Archéologiques Préventives
LRMH : Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques
MAN : Musée d’Archéologie National
MCC : Ministère de la Culture et la Communication
ONF : Office National des Forêts
RMN : Réunion des Musées Nationaux
SIAGM : Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan
SMABQP : Syndicat Mixte Auray Belz Quiberon Pluvigner
SPM : Société Polymathique du Morbihan
SRA : Service Régional de l’Archéologie
STAP : Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine
UDAP : Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine
UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture
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annexes

Iconographie par auteurs

Chap. 1

Chap. 2

N° / Format

Légende

Photographe / auteur / contributeur

1 / Carte

Répartition des mégalithes en Bretagne

DRAC / SRA / Thierry Lorho

2 / Carte

Répartition des sites mégalithiques
participant potentiellement à la DVUE
entre la ria d’Étel et la presqu’Île de
Rhuys

DRAC / SRA / Thierry Lorho

3 / Carte

Densité des sites mégalithiques

DRAC / SRA / Thierry Lorho

4 / Carte

Carte des 26 communes

DRAC / SRA / Thierry Lorho

5 /Carte

État estimé du niveau marin à l’époque
néolithique

Serge Cassen, LARA, Nantes

6 / Carte

Répartition des éléments constitutifs du
Bien

DRAC / SRA / Thierry Lorho

7 / Photo

Menhir d’Er Limouzen(Quiberon)

PDM / Emilie Heddebaux

8 / Photo

Alignements de Kerzerho (Erdeven)

PDM / Fanch Galivel

9 / Photo

Enceinte d’Er Lannic (Larmor-Baden)

Fred Hilgemann Films, tiré du film
“L’énigme du Grand Menhir”

10 / Schéma

Stèle gravée de Kermaillard (Sarzeau)

Serge Cassen, LARA, Nantes

11 / Photo

Tumulus de Tumiac (Arzon)

Serge Cassen, LARA, Nantes

12 / Photo

Dépôt de haches du Bernon (Arzon)

MAN / dist. RMN

13 / Carte

Emprise des 27 ensembles

DRAC / SRA / Thierry Lorho

14 / Carte

Ensemble A, le “Menec-Kerlescan”

DRAC / SRA / Thierry Lorho

15 / Relevé

Image Lidar de Kerlescan (ensemble
A): exemple de liens structurels lignes/
enceintes

DRAC / SRA / Thierry Lorho

16 / Relevé

Image Lidar de Kerlescan (ensemble
A): exemple de liens structurels lignes/
enceintes/tertres

DRAC / SRA / Thierry Lorho

17 / Photo et
Tombe à couloir de Kercado (Carnac)
Schéma

Serge Cassen, LARA, Nantes

18 / Carte

Ensemble B, “Kerdual”

DRAC / SRA / Thierry Lorho

19 / Relevé

Image Lidar de Kerdual (ensemble B) :
exemple de monuments en lien avec des
marais littoraux

DRAC / SRA / Thierry Lorho

20 / Carte

Ensemble C, “Crucuny-Lann
Granvillarec”

DRAC / SRA / Thierry Lorho

21 / Carte

Ensemble G, “Kerpenhir-Mané er
Hroëck”

DRAC / SRA / Thierry Lorho

22 / Carte

Ensemble H, “Table des MarchandsMané Réthual”

DRAC / SRA / Thierry Lorho

23 / Photo
et Schéma

Vue aérienne de la Table des Marchands,
Er Grah, Grand Menhir, en lien avec les
autres

Serge Cassen, LARA, Nantes

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annexes

N° / Format

Légende

Fragments d’une même stèle
réemployés dans la construction des
24 / Schéma
dolmens de la Table des Marchands et
de Gavrinis

Serge Cassen, LARA, Nantes

25 / Carte

DRAC / SRA / Thierry Lorho

Ensemble J, “Gavrinis-Toulvern”

Profusion de gravures sur la dalle L9 de
26 / Schéma
Gavrinis

Serge Cassen, LARA, Nantes

27 / Carte
ancienne

“La carte de Morbihan, faict par moy
Le Grain, 1637”, détail sur l’entrée du
golfe du Morbihan, vélin manuscrit et
enluminé

BNF

28 / Photo

Statue de saint Cornély et tableaux
illustrant sa légende, vers 1830-1840,
Église Saint-Cornély, portail ouest,
Carnac

Cappé, com, Carnac

29 /
Peinture

“Antiquités gauloises qui se trouvent
à Locmariaquer, Crach, Quiberon &
Carnac, paroisses de l’Evesché de
Vannes”, Planche XII du manuscrit de
Christophe-Paul de Robien illustré par le
peintre Huguet, vers 1737, in Description
historique, topographique et naturelle
de la Bretagne

Bibliothèque de Rennes

“Monument de Carnac”, Jacques
Cambry, 1805, gravure, in Monuments
30 / Gravure
celtiques ou Recherches sur le culte des
pierres

BNF

31 / Gravure

“Fouille faite sous un ancien monument
à Locmariaker”, Maudet de Penhouët,
1814, gravure, in Recherches historiques
sur la Bretagne, d’après ses monuments
anciens et modernes

BNF

32 /
Peinture

Lames de haches et parures polies
mises au jour dans le tumulus de Tumiac
(Arzon), aquarelles de Léon de Cussé,
vers 1867

Archives de la Société
polymathique du Morbihan

33 / Photo

Carnac, panorama des alignements du
Ménec, vers 1891, Zacharie Le Rouzic

Cliché Z. Le Rouzic. Collection
Wilhelm-Bailloud

34 /
Peinture

Portrait de Zacharie Le Rouzic, Daniel
Schoen, vers 1910, huile sur toile, musée
de Carnac

Collection musée de Préhistoire de
Carnac, photo : N. Mather

35 / Photo

Vue aérienne de la Table des Marchands,
Er Grah, Grand Menhir (Locmariaquer)

CMN

Dalle L9 dans le couloir de Gavrinis
(Larmor-Baden). A gauche, le
traitement du nuage de points obtenu
de la lasergrammétrie ; au centre, la
36 / Schéma
chronologie d’inscription du contour
des haches polies ; à droite, la synthèse
graphique de l’inventaire des signes
dans le modèle tridimensionnel.
Chap. 3

Photographe / auteur / contributeur

37 / Tableau

Ensemble des sites sélectionnés pour
l’analyse comparative

Document Serge Cassen et
Valentin Grimaud

Pierre Corboud

179

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annexes

Chap. 4

N° / Format

Légende

Photographe / auteur / contributeur

38 / Cartes

Répartition des sites retenus pour
l’analyse comparative: Distribution
des sites sur la carte du monde, Sites
retenus en Europe (2 cartes)

Pierre Corboud

39 / Tableau

Classement des sites analysés en
fonction des critères de comparaison

Pierre Corboud

40 / Fiche

Exemple d’une fiche de l’analyse
comparative

Pierre Corboud

41 /
Graphique

Distribution des sites de comparaison
analysés, en fonction de leur période
d’occupation et de la somme des
critères de comparaison

Pierre Corboud

42 / Carte

Sites archéologiques protégés au titre
des monuments historiques

DRAC / SRA / Jean-Manuel
Conilleau

43 /
Graphique

Nombre de classement ou inscription
par année

DRAC / SRA / Jean-Manuel
Conilleau

44 / Carte

Exemple de périmétre de protection
modifié : site de Kermarquer (La-Trinitésur-Mer)

DRAC / UDAP

45 / Carte

Zones de protection au titre de
l’archéologie

DRAC / SRA / Thierry Lorho

46 / Fiche

Modèle de bordereau 

DRAC / SRA / Christine Boujot,
PDM / Emilie Heddebaux

47 / Fiche

Exemple de saisie sur bordereau

DRAC / SRA / Christine Boujot,
PDM / Emilie Heddebaux

48 /
Graphique

Graphique de proportion des propriétés

DRAC / SRA / Christine Boujot,
PDM / Emilie Heddebaux

49 / Schéma Exemple d’observations sur plan ancien

PDM / Emilie Heddebaux

50 / Photo

Exemples de dégradations physiques et
de surface

PDM / Emilie Heddebaux

51 / Photo

Exemples de dégradations par facteur
biologique

PDM / Emilie Heddebaux

52 / Photo

Exemples de dégradations par facteur
humain

PDM / Emilie Heddebaux

53 / Photo

Exemples de risques encourus par les
monuments et les visiteurs

PDM / Emilie Heddebaux

54 /
Graphique

Graphique de corrélation entre
environnement des sites et monuments
disparus

DRAC / SRA / Christine Boujot,
PDM / Emilie Heddebaux

55 / Photo

Exemples de monuments envahis par la
végétation :
1. Dolmen de Kerprovost, Belz, MH
(conseil départemental du Morbihan)
2. Menhir de Gomenen Men Letournec,
Locmariaquer (Conservatoire du littoral)
3. Alignements de Kerascoët,
Erdeven, (privé)

AQTA / chantier des Mégalithes /
Morgane Dallic

56 / Carte

Carte des sites mégalithiques ayant fait
l’objet d’une intervention du chantier
des Mégalithes

BD IGN / AQTA

180

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annexes

N° / Format

Légende

Photographe / auteur / contributeur

57 /
Graphique

Propriété des 67 sites / monuments
sur lesquels intervient le chantier des
Mégalithes

AQTA

58 / Photo

Valorisation paysagère de sites déjà
ouverts au public, laissés sans entretien.
Menhir de Gomenen Men Letournec,
Locmariaquer (Conservatoire du littoral)
Alignement du Paluden, Île d’Hoëdic
(commune et Conservatoire du littoral)

AQTA / chantier des Mégalithes /
Delphine Aubin et Etienne Benoist

59 / Photo

Redécouverte de l’ensemble
mégalithique de Kerzerho au Varquez,
Erdeven (prospection SRA, ONF,
chantier des Mégalithes) : alignements
de Coët er Blei (conseil départemental
du Morbihan)

AQTA / chantier des Mégalithes /
Marc-Antoine Michau et Delphine
Aubin

60 / Photo

Ouverture de sites selon un
entretien paysager raisonné: enceinte
mégalithique de Kerbourgnec (SaintPierre-Quiberon), MH (État, commune
et privés)

AQTA / chantier des Mégalithes /
Delphine Aubin

61 / Photo

Ouverture de site selon un entretien
paysager raisonné par le chantier des
Mégalithes : dolmens de Kerprovost,
Belz, MH et Natura 2000 (conseil
départemental du Morbihan et privé)

AQTA / chantier des Mégalithes /
Morgane Dallic, Gildas Henaff et
Delphine Aubin

62 / Photo

Borne d’Etat restaurée par le chantier
des Mégalithes

AQTA / chantier des Mégalithes /
Etienne Benoist

63 / Photo

Intervention d’urgence de consolidation
du talus à l’aplomb du dolmen de
Kergavat à Plouharnel suite au
passage d’engins de nettoyage qui ont
déstabilisé les éléments du monument
- DRAC Bretagne (ABF, CRMH, SRA)
- Collaboration ATDSO, SMABQP,
Commune

AQTA / chantier des Mégalithes /
Morgane Dallic et Etienne Benoist

64 / Carte

Carte des 10 sites sélectionnés

PDM

65 / Plan et
Carte

Plan et enceinte mégalithique de
Kerbourgnec, après aménagements

PDM

66 / Photo

Menhir brisé à Locmariaquer (2 photos)

CMN/ Philippe Berthé

67 / Photo

Alignements à Carnac : Kermario

CMN / Patricia Le Borgne

68 / Photo

Alignements à Carnac : Kermario

CMN

69 / Photo

Alignements à Carnac : Kermario

CMN / Alain Kergoulay

70 / Carte

Localisation des monuments et parcelles
remis en dotation au CMN (fond
cadastral)

CMN

71 / Photo

Atelier pédagogique de déplacement
de pierre

CMN/ Cédric Wachthausen

72 / Photo

Vue aérienne du cairn de Petit Mont à
Arzon

Département du Morbihan /
Auteurs de vue

73 / Carte

Carte des propriétés mégalithiques
départementales (département du
Morbihan) 

SDAM / O. Agogué, DRAC / SRA /
T. Lorho, PDM / E. Heddebaux

181

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annexes

Hors
numérotation

N° / Format

Légende

Photographe / auteur / contributeur

74 / Photo

Cairn de Petit Mont à Arzon

Département du Morbihan / Eric
Frotier

75 / Photo

Vue aérienne du cairn de Gavrinis à
Larmor-Baden

Département du Morbihan /
Auteurs de vue

76 / Photo

Cairn de Gavrinis

Département du Morbihan / Fanch
Galivel

77 / Photo

Dalles gravées du couloir du cairn
(Gavrinis) (2 photos)

Département du Morbihan

78 / Photo

Le musée de Préhistoire de Carnac

Musée de Préhistoire de Carnac /
N. Mather

79 / Photo

Haches polies en jadéitite alpine, Petit
Rohu, Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan),
musée de Préhistoire de Carnac, dépôt
DRASSM

Musée de Préhistoire de Carnac /
H. Neveu-Dérotrie (musée Dobrée)

80 / Photo

Sépulture mésolithique de Téviec, SaintPierre-Quiberon (Morbihan), Collection
musée de Préhistoire de Carnac

Musée de Préhistoire de Carnac /
H. Neveu-Dérotrie

81 / Photo

Atelier de restauration interne au musée
de Préhistoire de Carnac

Musée de Préhistoire de Carnac
/ Thierry Pasquet pour Bretagne
Magazine

82 / Cartes

Sites d’origine des collections
morbihannaises du Musée (zone
UNESCO) (2 cartes)

Musée de Préhistoire de Carnac /
P. Bougeant, E. Vigier

83 / Photo

Parcours permanent consacré au
néolithique

Musées de Vannes

84 / Photo

Mobilier funéraire du tumulus de Manéer-Hroëck à Locmariaquer

SPM

85 / Photo

Mobilier funéraire du tumulus de Tumiac
à Arzon

SPM

86 / Photo

Collier en variscite du tumulus SaintMichel à Carnac

Musées de Vannes

Couverture
/ Photo

Les alignements du Ménec (Carnac)
et dalles gravées du couloir du cairn
(Gavrinis)

PDM / Fanch Galivel et
département du Morbihan / Eric
Frotier de bagneux

Page 8 /
Photo

Enceinte d’Er Lannic (Arzon)

PDM / Fanch Galivel

Page 44 /
Photo

Dolmen de Penhap (Ile-aux-Moines)

PDM / Fanch Galivel

Page 86 /
Photo

Dolmen de Mané Kerioned (Carnac)

PDM / Fanch Galivel

Page 105 /
Photo

Vue intérieure du couloir du dolmen de
Mané Croch (Erdeven)

PDM / Fanch Galivel

Page 106 /
Photo

Dolmen de Mané Croch (Erdeven)

PDM / Fanch Galivel

Page 162 /
Photo

Tumulus du Mont Saint-Michel (Carnac)

PDM / Fanch Galivel

4e de
couverture /
Photo

Carnac, panorama des alignements du
M.nec, vers 1891, Zacharie Le Rouzic
Détail de l’enceinte d’Er Lannic, chenal
de la rivière de Vannes, Berder et Étal
Berder (Larmor-Baden)

Clich. Z. Le Rouzic
Collection Wilhelm-Bailloud
PDM / Fanch Galivel

182

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Directeur de publication:
Olivier Lepick
Coordination éditoriale :
Victoire Dorise
Corrections :
Marine Chupin, Pierre Corboud, Victoire Dorise
Création graphique et réalisation :
David Yven
Remerciements :
Gwenaëlle Wilhem-Bailloud
Auteurs par chapitre
CHAPITRE 1 : Identification du Bien
Textes 1.1, 1.3, 1.4 et 1.5 : Christine Boujot, Jean- Manuel Conilleau, Thierry Lorho,
Yves Menez, Marie-Dominique Pinel (DRAC Bretagne / SRA),
Serge Cassen (CNRS), Emilie Heddebaux (Paysages de mégalithes)
CHAPITRE 2 : Description du Bien
Texte 2.1 : Christine Boujot
Texte 2.2 : Emmanuelle Vigier (musée de Préhistoire de Carnac) et Serge Cassen
CHAPITRE 3 : Justification de l’inscription
Texte 3.1 : Christine Boujot, Pierre Corboud (Université de Genève)
Texte 3.2 : Pierre Corboud (Université de Genève), avec les contributions
de Niels Andersen (Moesgaard Museum, Danemark), André d’Anna,
Miguel Angel de Blas Cortina (Université d’Oviedo, Espagne),
Fernando Carrera-Ramirez (École de Restauration de la Galice, Espagne),
Serge Cassen, Victoire Dorise (Paysages de mégalithes),
Charles-Tanguy Le Roux, Catherine Louboutin (MAN), Muiris O’Sullivan
(Université de Dublin, Irlande), Colin Richards (Université de Manchester,
Royaume-Uni), Leonor Rocha (Université d’Evora, Portugal),
Heather Sebire (Site de Stonehenge, Royaume-Uni)
CHAPITRE 4 : Le projet de territoire
Texte 4.1 : Christine Boujot, Victoire Dorise
Texte 4.2.1 : Henri Masson (DRAC Bretagne / CRMH)
Texte 4.2.2 : Christine Boulay (DRAC Bretagne / UDAP), Laure d’Hauteville
(DRAC Bretagne / UDAP), Victoire Dorise, Jean-Baptiste-Goulard
(Paysages de mégalithes), Yves Ménez
Texte 4.3.1 : Emilie Heddebaux, Christine Boujot, Christine Boulay
Texte 4.3.2 : Delphine Aubin (AQTA), Christine Boujot, Christine Boulay
Texte 4.3.3 : Christine Boulay, Laure d’Hauteville, Victoire Dorise
Texte 4.4.1 : Emmanuelle Vigier, Victoire Dorise
Texte 4.4.2 : Jacques Buisson-Catil (CMN)
Texte 4.4.3 : Olivier Agogué (département du Morbihan)
Texte 4.4.4 : Emmanuelle Vigier
Texte 4.4.5 : Christophe Le Pennec
CHAPITRE 5 : Documentation
Texte 5.1 : Pierre Corboud, Christine Boujot, Serge Cassen, Emmanuelle Vigier
Texte 5.2 : Christine Boujot, Pierre Corboud

* L’intégralité des textes a été par revue, amendée et validée par l’ensemble des
membres de la délégation permanente du comité scientifique.

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