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A

w

FONDÉE

/^v

V*

GAIDOZ

H.

Tf

f

L/

1870-1885

iQ^'

CONTINUÉE PAR
H.

V"^J

D'ARBOIS DE JUBAINVILLE
1886-1910
DIRIGÉE PAR

JOSEPH LOTH
Professeur

au

Collège

de

France

AVEC LE CONCOURS DE
G. DO'l'TIX
Doyen de la Faculté
Lettres de

E.
des

Rennes

ERNAULT

Professeur à l'Université
de Poitiers

J.

VENDRYES

Chargé de cours
à l'Université

de Paris

ET DE PLUSIEURS SAVANTS DES ILES BRITANNIQUES ET DU CONTINENT

Année

191

1.

Vol. XXXII

PARIS
LIBRAIRIE Honoré CHAMPION, ÉDITEUR
),

au Al MALAQ.UAIS (6 e )
I

9

I

I

CHRONIQUE
DE NUMISMATIQUE CELTIQUE

La Numismatique

celtique, négligée

vaincu par l'exposé rapide qui

Dans un
gines de
a écrit
les

suit.

travail récent, plus

monnaie dans

la

pendant une période
On en sera con-

une faveur méritée.

assez longue, a reconquis

les

spécialement consacré aux ori-

pays grecs, M. Joseph Déchelette

un paragraphe sur

Celtes

'.

trouvé dans

au fond de

cite

Il

le lit

la

la drachme et l'obole primitives chez
un faisceau de sept broches de fer, qui a été

de

la

question,

Saône, à Chalon. Sans vouloir toucher
je

puis dire que cette découverte isolée

*

ne prouve pas que cette monnaie supposée ait eu cours en
Gaule. A l'époque où cet objet étrusque a été apporté sur notre
sol, les

Celtes étaient

en possession d'un

moyen d'échange

beaucoup plus répandu
la hache ou ccli de bronze
Grâce à l'obligeance de M. E. Pottier, qui a déjà entretenu
5

:

plusieurs fois

4

l'Académie des Inscriptions

.

et Belles-Lettres,

des fouilles faites à Montlaurès (près de Narbonne),

j'ai pu examiner les empreintes des monnaies recueillies sur cet
emplacement, de 1905 à 1909. La majorité est représentée par

des pièces à légende celtibérienne (attribuée généralement à

1.

à

Les origines de In drachme

et

Je

l'obole,

dans

la

Rev. nain., 191 1, p. 32

40.
2.

La découverte de Somme-Brionne ne fournit pas des éléments assez
Gaule cisalpine
Vov. sur cette question mon Traité des monnaies gauloises, p. 22 à

précis et je laisse de côté les Celtes de la
3.

24.
4.

19 mai

Belles-Lettres,

1905, 2 juin

1907, et en

Comptes rendus, 1909,

p.

1909 (Académie

989-990).

des Inscriptions

et

Chronique de numismatique

celtique.

397

2

ou d'un hippocampe,
Il y a aussi une
pièce du type de Bridiers, une monnaie à la croix, des imitations de la drachme de Massalia, une drachme, une obole et
une hémi-obole de Massalia ainsi que des bronzes au taureau
Narbonne)

*

au-dessous d'un taureau

par des bronzes des rois Bôkios et Bitovios.

et

au dauphin de la même cité, des grands et moyens bronzes
d'Emporiae et de Tarraco-Cesse, une monnaie arverne (Motitidiaca), des pièces des Baléares, un as et un demi-as romain et
et

un

denier,

M.

probablement du monétaire M. Acilius

qui est

f.

L'ensemble de ces trouvailles paraît indiquer que l'oppidum
le second siècle avant
notre ère. La quantité de monnaies avec une légende celtibé-

de Montlaurès n'a guère été occupé après
rienne

et

avec

les

noms

des rois longostalètes apporte aussi

de bons renseignements sur
firme encore

le

M. H. de La Tour
découvertes

faites

population de l'oppidum

a consacré

et

con-

une note intéressante aux

sur un plateau du Cantal

de monnaies arvernes de

Une

la

classement de certaines espèces.
5
.

Il

s'agit

surtout

dernière période de l'indépendance.

la

pièce avec la petite tête au-dessus

du cheval

a été le point

de départ d'observations sur l'attribution des monnaies de cette
catégorie aux

Bituriges.

Les remarques de M. de La Tour

mon Traité des monoù j'avais déjà mis en relief les difficultés de la
de nouveau exposé 4 les raisons qui sont en faveur

étant en opposition avec les passages de
naies gauloises

question,

j'ai

1. Je transcris cette légende par Nerênen. J'ai d'ailleurs remarqué que,
sur des exemplaires de basse époque, la sixième lettre présente deux formes

différentes de celle

qu'on

lit le

plus souvent

y a des spécimens plus ou moins dégénérés indiquant des émissions
successives. Sur les pièces delà région de Narbonne, vov. outre les ouvrages
numismatiques les plus connus E. Hùbner, Monumenta linguae ibericae,
1893, p. 13 et 14; G. Amardel, Les monnaies des Elisyques et les autres monnayages narbonnais dans Bull, de la Commission archéol. de Narbonne, t. X.
2.

Il

:

1908-1909, p. 131 et s. cf. ïbid., p. xxxvn.
3. Note sur les monnaies recueillies par M. J.
Pajès-Allary à Chastel-surMurat (Cantal), dans le courant de F an née 190S, dans les rapports delà Société
préhistorique de France, séance du 24 juin 1909, t. VI, p. 289 à 296, 4 fig.
;

grandies.
4.

476,

A. Blanchet, Le
XI.

pi.

trésor de Marcillat

dans

la

Rev. uum., 1910, p. 461 à

A. Blanche!.

398

d'une attribution différente de celle acceptée jusqu'à ce jour,
pour ce groupe monétaire. Le trésor de Marcillat (arr. de Boussac, Creuse) est venu à point pour fournir de nouveaux éléments d'étude, qui autorisent à délimiter la sphère d'influence

du monnayage biturige

et celle du monnayage lémovique. Ce
dépôt contenait des pièces d'or dont le système n'est pas
biturige et dont l'aire de répartition s'est étendue vers l'ouest.

même

Parmi les séries gauloises, souvent si difficiles à classer chronologiquement, celles du type dit « à la croix », sont particulièrement rebutantes pour diverses raisons, dont la principale
est que la seule trouvaille de pièces de ce genre, mêlées à des
monnaies romaines, fut dispersée avant d'être étudiée. Une
fa te à Bompas (à 6 kilom.
de Perpignan), le
24 décembre 19 10, vient d'apporter un renseignement précieux.
En effet, dans un vase de terre, 600 pièces à la croix (tête
grossière devant laquelle sont deux dauphins au revers, croix

découverte

i

;

cantonnée de la hache, d'une sorte d'anneau allongé et de
deux amandes pleines), étaient associées à treize deniers de
la République romaine dont un, le plus caractéristique, représenté par deux exemplaires qui sont les

mieux conservés de
deux deniers, au type de la Victoire et de
légionnaire entre deux enseignes de cohortes, ont été

tout* le lot.
l'aigle

frappés au

Or

ces

nom

de C. Valerius Flaccus, imperator

et

propré-

teur en Gaule (83 av. J.-C.) où il obtint divers succès militaires; ce général remporta aussi une victoire sur les Celtibé-

On peut conclure, sans trop de témérité, que
dépôt de Bompas a été confié à la terre peu de temps après
83 il peut être contemporain du passage du col du Pertus
par Pompée (vers 77 av. notre ère). C'est donc une base
chronologique pour le classement des pièces à la croix et, par

riens d'Espagne.
le

;

l'état d'usure déjà avancé du type qui formait la
majeure partie du dépôt, on peut conclure que ce type doit
appartenir à la fin du second siècle avant notre ère '.
Le monnayage à'Avenio a fait l'objet d'une étude substantielle de M. Eugène Duprat, qui a soigneusement réuni les

suite de

1.

Cf.

ma

note dans

la

Rev.

iiiim.,

191

1,

p.

259,

fig.

Chronique de numismatique

celtique.

399

exemplaires connus des diverses pièces gauloises d'Avignon
Il s'est laissé entraîner par des rapprochements peu concluants
1

.

sur l'origine

M.

du

sanglier, qui

été imité

aurait

de celui du

que les
monnaies d'Aveiiio ne sauraient être antérieures à 88 av.
J.-C. Le sanglier est un type trop commun en Gaule pour
que le rapprochement s'impose sans restriction.
A Essey-lès-Nancy, en 1909, des monnaies de bronze coulé
des Leuci ont été recueillies, associées à des rouelles, dans une
denier de

Volteius, et

il

en a

tiré la

conclusion

profond d'un mètre seulement. Les pièces
dans une terre qui paraît avoir servi à remblayer ce puits 2 Il est donc difficile d'émettre une opinion
sur la nature réelle de ce gisement et sur l'association des
de puits,

sorte

étaient éparses

,

monnaies

Une

D

r

et des rouelles.

note sans valeur, basée

Leblond, a été consacrée à

Bellovaci

sur

un

travail antérieur

la circulation

du

des monnaies de

3
.

M. Robert Forrer a consacré une étude développée au trésor de monnaies d'or découvert à Tayac (arr. de Libourne) et
il a cru prouver que ce
dépôt 4 avait été caché par un corps
de Cimbres et de Tigurins, qui auraient passé par la Forêt
Noire

recueilli des statères boïens, puis

et

venus des

statères bellovaques

en Belgique d'où

la bande, retourrevenue ensuite en Gaule, après avoir
drainé des statères des Rauraques, des Ambarres et des Arvernes.
L'enfouissement aurait eu lieu en 113 avant notre ère.

seraient

nant en arrière,

1.

;

enfin

serait

Les monnaies d'Avennio, dans la Rev.

mon., i9io,p. 160

à 182, pi.

VII

et fig.
2.

Comte

fouilles de

J.

Beaupré, L'oppidum de Sainte-Geneviève (Essey-les-Nancy),

/909. Nancy, 19 10, p. 13,

pi. I

(Mém.

de la Soc. d'Archéol. lor-

raine').
3.
la

L. Coutil, Les monnaies des Bellovaques et leur dispersion dans F Eure

et

Seine-Inférieure, dans le Cinquième Congres préhistorique de France, session

de Beauvais, 1909,

p.

593-598.

Der Goldstaterfund von Tayac-Lïbourne, ein Dolcument der Cimbem- uud
Tiguriner^uges von 11 3-105 vor Chr. Extr. du Jahrbuch der Ges.f. lothringische
Gescb. uud Altertumskunde, t. XIX, 1907 (paru en août 1908). Mémoire
réimprimé dans l'ouvrage intitulé Keltische Numismatik der Rhein- und Donau4.

lautle,

Strasbourg, 1908 (p. 316 à 343, fig.).

A. Blanchet.

400

m'a paru nécessaire de réfuter cette théorie dont

Il

étaient

tats, s'ils

dans

un

admissibles, apporteraient

les résul-

trouble

réel

classement de diverses séries monétaires gauloises. Je
crois avoir prouvé que la démonstration de M. Forrer repose
le

'

une

sur

pétition de principe. Les attributions de statères aux

Rauraques
sérieuse

et

les

;

aux Ambarres ne sont fondées sur aucune base
prétendus statères boïens n'existaient pas dans le

dépôt, qui comprenait surtout deux groupes de pièces,

les

unes

des Bellovaques, les autres émises dans une région centrale de

Gaule. Des provenances et divers renseignements, ignorés

la

M.

de

Forrer, viennent à l'appui de

L'ouvrage

cité

dans

la

mon

opinion.

note relative au mémoire précédent

de M. Forrer n'a évidemment pas été conçu
faire

un

livre

2
.

pas évidente et

avec

et

composé pour

On

y trouve des chapitres dont la liaison n'est
certains de ces chapitres sont disproportionnés

les autres. L'illustration,

qui est plutôt riche, n'est pas

toujours claire; elle restera cependant

la

partie la plus utile de

ce recueil de mémoires, dont quelques remarques utiles sur

la

transformation des types celtiques du Danube ne suffisent pas
à faire

pardonner une témérité trop grande

et

une ignorance

trop évidente des ouvrages les plus essentiels.

M. R.

Forrer a

analyser seize monnaies celtiques de

fait

diverses provenances

5
.

Il

n'y a qu'à mentionner ce

fait,

sans

même

oublier que des analysesdu

genreavaient déjà été faites.
Mais, selon son habitude, M. Forrer n'en fait aucune mention.

Dans une autre notice 4
Une nouvelle
dans

i.
et

réfutation,

le

,

même

auteur revient sur

théorie relative à l expédition des
la

Revue des études anciennes,

les

Cimbres en Gaule, examen
t.

XII, 1910, p. 21 à 46,

fig-

2.

Il

est

Jahrbuch de

me
la

effectivement formé
la

paraît évident

publication de
3.

Analysai

par

la

réunion d'études parues dans

Société d'histoire et d'archéologie lorraine,

que l'auteur n'a eu l'intention de

mon

faire

depuis 1901.

un

le
Il

livre qu'après

Traité des monnaies gauloises (1905).
Miin~eti, dans la Zeitscbrift f. Ethnologie, 1909,

keltischer

p. 458-462.
4.

R. Forrer, Die Mïtn^en des Kemers Eccaios-lccius der Konnnaitare Cae-

sars. S.

1.

n. d., gr. in-8°,

1 1

p.,

4

fig.

gische Geschichte u. Altertumskunde,

t.

(Extr. du Jahrbuch der Ges. f. LothrinXXI, 1909, i er fasc).

Chronique de numismatique

bronzes gaulois portant

nom

le

401

celtique.

Eccaios qui ont été attribués

dans les Commende César. M. Forrer s'appuie sur une pièce celtique de
la région du Danube avec Eiccaio, pour avancer que Eccaios,
Eiccaios, Iccaios, Ikaios, Iccios, sont des formes voisines et suc-

Rème

autrefois au

Iccius, cité plusieurs fois

taires

cessives de

même nom. Ce

autre

encore davantage

l'est

TOTIKAIOC
rer)

forme grecque du
donnant
«

nom

l'élément

à

chef d'armée

décomposition du

c'est la

(lecture adoptée pour

en deux éléments

'

Un
nom

point est déjà fort douteux.
:

la

circonstance par

M. For-

TOT

IKAIOC, qui constitueraient la
gaulois Tog Eccaios ou Tog Iccius, en

Tog

la

de « conducteur »,
comparaisons phi-

signification

», etc. Je crains

bien que

les

M. Forrer (ail. Herçpg; holl. Hertog; vieux2
saxon heritogo; dan. Hcrlitg) séduisent peu les celtisants
Quant à moi, je n'accepte pas l'attribution au Rème Iccius des
monnaies portant la légende Eccaios.
lologiques de

.

Un
M. R.

le sujet

type du

au

quart de statère
Forrer,

d'une étude

philippe » a fourni à

«

où, selon son habitude,

3

son imagination une entière liberté. Cette petite
e
or, qui peut appartenir au 111 siècle avant
notre ère, serait un spécimen du monnayage des Arvernes ou
de la frontière septentrionale de leur empire (région de Bâle).

il

a laissé à

monnaie de bon

Rien ne le prouve. Il n'est pas probable non plus qu'il s'agisse
d'une des plus anciennes copies du «philippe». Outre la
déformation de l'aurige, figuré par deux bourrelets informes,
la légende 0IAini"IOY est déjà dégénérée en ninnini- D'ailleurs, il n'y a pas de quarts de statère gaulois contemporains
1

En

réalité

la

pièce,

dont

la

fabrique est analogue à celle de diverses

monnaies des Suessions, porte plutôt
Werlv. M. Forrer
dans
2.

mon
11

me

TO

I"

I

KA

I

O TOC (Lecture de MaxeI

reproche d'avoir ignoré cette leçon

:

je l'ai

donnée

Traité des monnaies gauloises, 1905, p. 142).

est

remarquable que M. Forrer citant

les

composés en

-rix, n'ait

pas été frappé de la place qu'occupe ce terme.
3.

R. Forrer, Ein frûhgallischer Pbilipper mit verrohtem Bigàlenker, dans
L'auteur ne cite guère que
Mïm-blattcr, 191 1, 135-140, fig.

les Berliner

son

livre Keltische

Numismatik.

Il

tout ce qu'on peut connaître sur la

des monnaies de

prouve

la

à l'évidence

région du

de croire que cet ouvrage contient
numismatique celtique, même en dehors

affecte

Danube

qu'une science

qu'il a étudiées spécialement.

très

incomplète

suffit

à l'auteur.

Ce

fait

A. Blanchet.

402

M. Forrer

des premières copies. Pourquoi

quart de statèfe dans

Pour

arriver

région de Baie, chez

la

simplement

à la

son

localisé

a-t-il

Protohelvètes

les

?

théorie qu'il appuie de dessins

dont un, le principal maillon de la chaîne, ne dérive d'aucune
monnaie. D'après cette théorie, l'aurige détonné et le cheval,
réduit à trois globules, auraient produit

le

type des cinq glo-

un demi-cercle, qu'on

bules renfermé dans

voit sur tant de

statères scyphatès, fabriqués par les Celtes de la

Bohême

et

de

la

Bavière.

Compris de
si

cette manière, le

transformisme numismatique,
jamais que

fécond cependant, ne donnera

solutions

des

anti-scientifiques.

M.

B. de

Jonghe

cessives qui ont

a repris la

fait

duit par l'aurige,

si

de

la

question des déformations suc-

belle tête

nets sur

d'Apollon

presque informes des statères atrébates

observations relatives surtout à

émis ces pièces 2
M. Georges Cumont

la

M.

II, les

.

F.

sur

monnaies

les

Huybrigts diverses

du peuple qui

race

types

1

Victor Tourneur

L'hypothèse de M.

attribuées aux Tongrois, a suggéré à

du char con-

et

de Philippe

le statère

aurait

.

a signalé

des bronzes des Silvanectes et

avec des bronzes de

des Suessions recueillis,

région des

la

Aduatuques, au Titelberg, le riche gisement celtique du grand
duché de Luxembourg
Le même auteur a signalé aussi des statères, l'un au type de
Philippe, les autres analogues à ceux qui sont attribués aux
Eburones +.
Des relevés de ce genre présentent toujours de l'intérêt car
des études sur la circulation monétaire
ils forment la base
5

.

;

antique.

i.

V"

B. de

Jonche dans

la

Rev. belge de numism., 1910,

p.

215 a 251,

pi. III.
2.

Dans

les Annale.':

Belgique, Liège, 1909,
3.

p.

les

XXI e

congres de

Annales de

p.

la

fédération arebéol.

353 a

la Soc. d* archéologie

3

el

hislor.

de

0.

de Bruxelles, t.

XXIV,

1910,

187 à 189.
4.

et

Dans

du

t. I er , fasc. II,

G. Cumont, Monnaies gauloises trouvées dans la province de Luxembourg
dans le même recueil, 1910, p. 387-394, pi.

en Brabant,

Chronique de numismatique

celtique.

403

Un

jalon chronologique a été fourni par le dépôt monétaire
qui contenait des imitations de la drachme
Gerenzago,
de
récente de Massalia, associées à des deniers romains dont le

plus récent est daté de l'an 92 av. J.-C.

l
.

MlM. J. Schuster et Georg Habichont signalé des trouvailles
de « Regenbogenschûsselchen » 2
A Karlstein, près de Reichenhall (Bavière orientale), on a
.

découvert, de 190 1 à 1907, des restes d'habitations celtiques ,
petites pièces d'argent à
qui contenaient diverses monnaies
;

:

du type helvète rayonnant, une imitation de la
drachme de Massalia, des tétradrachmes de Nemet et çVAdnaiu
la

croix et

et

surtout 56 petites pièces concaves d'argent présentant des
tête et un cheval formé de globules et de lignes

restes de

(poids o gr. 24 à o gr. 57). C'est un groupe monétaire dont
la localisation devient à peu certaine.

M. Kubitschek

a étudié

un dépôt d'une centaine de

tétra-

un vase de terre à Kroisbach,
sur le lac de Neusiedl (en magyar Rakos ou Feitô-Rakos *).
Ces pièces sont des imitations du tétradrachme macédonien,
avec un fort relief, et appartiennent à des variétés du type
drachmes

celtiques, trouvés dans

dont

les

cheveux sont ramenés en pointe au sommet de

tête

le

;

Deux
ont été

On

belles
l'objet

monnaies, attribuées à des Boii de
de considérations artistiques

a trouvé divers outils et

type de Philippe dans

les

la

un tétradrachme déformé au

voulu reconnaître un atelier monétaire celtique,
(Comitat de Zala, Hongrie 6 ).
:.

Serafino Ricci, dans

2.

Dans

26

à

Szabadka

le BoUttlino Util, di X11111., 1910, p. 145 à 14g.
M'Uteilungen der Bayerischen numism. Geselhchap, 1908- 1909,

et suiv.

Hans von

3.
t.

les

Pannonie,

».

substructions d'une fonderie où l'on

a

p.

la

cheval du revers est très musclé.

Koblitz, dans la Numismatiche Zeitschrift de Vienne, n. s!e ,

1910, p. 34 à 36, pi. IV.
dans
4. Wilhélm Kubitschek,

III,

Numismatiche Zeitschrift de Vienne,
1 à 9. A la suite du même article,
la trouvaille de Velem (pi. V, fig. 10 et
1).
5. H. de La Tour, dans la Rev
des études anciennes, 1910, p. 181-182,
2 figures et 2 agrandissements du revers
6. Coloman de Darnay, dans V Archaelogiai Ertesitô (Budapest), t. XXX,

n. s

e, t.

1910, p. 37 à 43,
l'auteur a étudié des pièces de
j

III,

pi.

la

V,

1

.

1910,

p.

1

30 à I40,fig.

fig.

A. Manchet.

404

La

station de l'époque

du bronze, qui

perpétuée jus-

s'est

qu'à l'époque de La Tène, à Velemszentvid (Hongrie), a donné-

quelques monnaies celtiques

',
qui ont pu y être importées.
Rien n'indique qu'elles ont été émises dans cette station.
Un amateur éclairé de la Hongrie, M. le comte Dessewfiy

une très belle collection de pièces celtiques,
presque toutes recueillies dans le pays même. Tous les trésors
importants, anciens ou récents, sont représentés dans cette
(Déjeufi) a réuni

beaucoup de provenancesjsolées ont

suite, et

dans

Ce

recueil qui vient d'être publié par

le

été notées aussi

M. Edmond Gohl

2
.

catalogue, qui sera continué, forme déjà un instrument de

travail très précieux.

A M. Edmond

Gohl,

le

sympathique conservateur du Musée

national hongrois, on doit diverses études faites avec

plus

la

grande conscience. Dans l'une, il a résumé tous les éléments
nécessaires pour classer géographiquement les monnaies celtiques qu'on recueille habituellement en Hongrie >.

Dans

second mémoire, consacré aux monnaies d'or barHongrie 4 , M. Gohl a développé des observations
déjà en 1900 et en a ajouté d'autres fort utiles. Il consile

bares de
faites

la

dère

comme

nom

de Biatec. Peut-être

appartenant à ce pays

les pièces

admettre

d'or portant

le

comme

autochtone
le monnayage qui a produit des pièces du type dégénéré
d'Alexandre, ayant conservé un poids élevé, et aussi les pièces
de la trouvaille de Nagybiszterecz. En tout cas, les imitations
de Lysimaque, les regenbogenschilsselchen les plus anciens avec
faut-il

leurs divisions (trouvailles de Jandorf,

Nadasd, Velem),

les

types indistincts de Nadasd et les pièces assez anciennes avec
ciecin, sont

à

considérer

Colomaii Miske, dans

1.

le

comme

des importations.

Numismatikai Kô^lôny, 1910,

p.

Il

semble

100

à

104,

«g.
2. Grôf Dessewffy Miklâs barbâr Pèn~ei. Budapest, 1910, in-4
26 p. et
XVIII pi. en phototvpie. (Supplément) II. Budapest, 191 1 p. 27:129,
,

,

pi.

XIX

iiuin

4.

à

XXIV.

Note sur

3.
.

les

monnaies barbares de

la

Hongrie, dans

le

Congrès inleru.

de Bruxelles, .1910, p. 645 à 665, fig.

Dans le Numismatikai Kàçlôny, 191 1, p. 52 à 70 et
donné quelques résultats de ses recherches sur

avait déjà

82, fig.

M. Gohl

les trouvailles

de

Chronique de numismatique

que

les trouvailles

sur

le

pour un étalon
sur

indiquent chez

Danube supérieur
d'or, imité

le territoire

période de La

Hongrie

la

tant par suite de

Tène que

peuples du nord-ouest,
Bohême, une préférence

la

Au

de celui d'Alexandre.

correspondant à

d'argent régna,

405

les

dans

et

celtique.

la disette

par suite de

la

contraire,

actuelle, l'étalon

d'or pendant

la

circulation intense des

« philippes » d'argent.

D'autres mémoires du même auteur ont été consacrés à
contenait des
l'examen de deux trouvailles. Celle de Titel
tétradrachmes celtes attribués aux Scordisques, associés à des
'

drachmes grecques d' Apollonie et de Dyrrachium, dont l'émission est généralement placée vers le début du er siècle avant
notre ère. Le dépôt de Rakos, dans le comitat de Sopron, con2
tenait des monnaies des Celtes noriques
Pour les Celtes de la Bretagne insulaire, on notera une utile
communication sur les poids des barres de fer, trouvées à Meon
Hill (Gloucestershire)
barres qui ont servi de monnaies, en
I

.

5

,

conformité avec
«

le

César

texte de

:

«

Utuntur.

ferreis ad certum pondus examinatis, pro

Un

vase de terre, dont

la

panse

des losanges, a été découvert,

ment

il

y

à Southants (Angleterre)

est

.

aut taleis

.

nummo

»

décorée destries formant

a quelques années, probable-

-t.

Il

contenait treize deniers

République romaine, des deniers de Tibère et de Vitellius, et des imitations régionales de deniers de Jules César et
de Vitellius (à flan concave); vingt as depuis Agrippa jusqu'à
Hadrien; des imitations de Claude; 229 monnaies bretonnes,
frappées en billon,aux types analogues à ceux des Atrébates
306 pièces coulées avec des types encore plus informes, où
l'élément dominant est une sorte d'upsilon renversé, entouré
de

la

;

monnaies barbares en Hongrie, dans
et signalé diverses

variétés à noter

publier (Jbid., 1909, p. 129 à 134,
1.

Numismatikai Kô^lôny, 1910,

2.

Ibid., p.

n

3

à

1 1 5

le

même

pour
fig., et

p.

112

le

périodique (19 10, p. 68

corpus

et

qu'il a l'intention

1911, p. 24 à 27,

69)
de

fig.).

et 113.

et 134.

Reginald Smith, dans les Proceedings of tht•Society oj( Antiquaries of
London, 1908-1909, p. 337 à 343.
4. G. -F. Hill, A hoard of Roman and British coins front Southants, dans
le Numismatic Chronicîe, 191 1, p. 42 à 56, pi. III à V et fig.
3.

Â. Blanc bel.

406

la tête du type primitif)
des flancs non
une pièce d'un type déjà recueilli à Jersey, et enfin
un bronze avec la légende Cicutanos}, déjà connue aussi. Ce
dépôt monétaire présente un grand intérêt, car il est une
preuve irréfutable que certaines espèces monétaires bretonnes
ont circulé avec les pièces romaines jusque vers le milieu du

de globules (restes de

;

trappes;

II

e

siècle

de notre ère.
Adrien

Blanchet.