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Q

FONDÉE
PAR

&

GAIDOZ

H.

1870-1885

CONTINUÉE PAR
H.

D'ARBOIS DE JUBAIXVILLE

&

1886-1910

DIRIGÉE

LOTH

J.
Professeur

PAR

au

Collège

de

France

AVEC LE CONCOURS DE
G. DOTTIN
Doven de la Faculté
Lettres de

E.

ERNAULT

J.

Professeur à l'Université
de Poitiers

des

Rennes

VENDRYES

Chargé de cours
l'Université de Paris

ET DE PLUSIEURS SAVANTS DES ILES BRITANNIQUES ET DU CONTINENT

Année

1913.

Vol.

XXXIV

PARIS
LIBRAIRIE Honoré CHAMPION, ÉDITEUR
5,

QUAI MALAQUAIS (6 e )

1913
Téléphone

:

828-20

CHRONIQUE
DE

NUMISMATIQUE CELTIQUE
Dans

le

tome premier du Manuel

'

de Numismatique française,

qui a paru récemment % l'auteur a tenté de résumer, en une
centaine de pages, les faits les plus essentiels relatifs aux monnaies gauloises. Il a tenu à donner un classement chronologique dont il lui a paru possible d'établir les grandes lignes,
sept ans après la publication de son Traité des monnaies gauloises.

Après avoir consacré quelques pages aux
rales,

il

questions

géné-

a étudié les débuts de la fabrication à Massalia, ainsi

que les imitations de Rhoda et d'Emporias. L'introduction
du statère macédonien fut plus tardive et eut lieu sans doute
dans la seconde moitié du 111 e siècle. C'est au premier siècle
avant notre ère qu'appartient la grande masse des monnaies
de

la

Gaule.

M. Léon Coutil

vient de consacrer à l'hippocampe dans la

numismatique celtique une note qui débute par une inexactitude, puisqu'il attribue à

M. Pagès-Allary

la

découverte de

monnaies gauloises \ Ces erreurs ne sont
pas bien surprenantes chez des auteurs qui, comme M. Coutil,
ont une connaissance insuffisante de la bibliographie antérieure. Par bonheur, l'auteur, après avoir énuméré les monnaies
gauloises portant un hippocampe, arrive à une conclusion
raisonnable, formulée en ces termes
« Il est téméraire de
animal sur

cet

les

:

i.

Voy. Revue

2.

Paris, Picard, 1912.

celtique,

191

j,

p.

396 à 406.

Monnaies frappées en Gaule pendant la période
91, 128 figures; monnaies frappées parles colonies

de l'indépendance, p. 1 à
romaines, p. 94 à 99, 5 figures.
5.

L'Hippocampe figuré comme emblème (?) sur les monnaies gauloises, 1912,
fig. Extrait du Bulletin de la Soc. préhistorique française,
29 mars

4 p., 5
1912.

Revue Celtique, XXXII'.

2b

Adrien Manchet.

J98

commenter la présence d'animaux qui s'y (sur les monnaies)
trouvent ou d'ornements plus ou moins déformés pour établir
des symboles cultuels (sic) en faveur chez certaines peuplades
gauloises. »

On se demandera d'ailleurs s'il était bien utile de poser un
problème dont la solution est liée évidemment à la question
de l'imitation de nombreux types monétaires grecs ou romains
par

les

monnayeurs

gaulois.

v a peu à dire de

Il

la

Carte numismatique oro-hydrographique

par MM. G. Martin
Dadre \ Etablie sans doute plutôt pour l'instruction
des élèves des écoles primaires, elle répond imparfaitement
aux besoins des érudits.
M. le D G. Charvilhat a consacré quelques pages à un
dépôt de 250 à 300 monnaies de bronze, renfermées dans un

de la Gaule à F arrivée de]. César, publiée
et L.

r

en janvier 1908, en consVaulry au Mas (Haute-Vienne) 2 L'auteur
n'a pu malheureusement en examiner qu'une quinzaine, dont
le poids variait entre 6 gr. 25 et 7 gr. 10. Ces pièces portent
une tête et, au revers, un cheval à droite surmonté d'un
oiseau ; dans le champ, plusieurs annelets.
Il
s'agit d'un numéraire à propos duquel j'ai signalé des
terre qui a été découvert

vase de

truisant la route de

difficultés de

.

classement

Pictons des pièces d'or au

5
.

Si

été porté à placer

j'ai

même

type,

jointe à celles qui ont été faites dans

chez

les

la

nouvelle découverte,

la

Corrèze, autoriserait

à placer plus à l'Est le centre d'émission des pièces de bronze,

probablement un peu plus récentes. En tout cas, l'opuscule
de M. Charvilhat nous fournit aussi une analyse utile du
métal des pièces du dépôt de Vaulry (cuivre, 70. 72 ; plomb,
20.

80;

étain 6.

de tungstène)
1.

4

80; zinc,

o.

48

;

traces

d'or, d'argent et de

.

Taris, [1911], gr. in

f°.

Note sur des monnaies gauloises, trouvées eu içoS aux environs de Vaulry
(Haute-Vienne). Clermont-Ferrand, 1912, gr. in-8°, 2 p. Extrait de la Revue
2.

d'Auvergne.
1910, p. 465. On a
3. En dernier lieu, dans la Revue numismatique,
trouvé des spécimens semblables dans la Corrèze.
dans
4. Il est évident que les quatre derniers métaux ne sont présents
l'alliage que par suite des procédés défectueux d'affinage employés par les

Gaulois.

Chronique de numismatique

M. Changarnier,

celtique.

399

il
a été donné de réunir une des
monnaies gauloises, n'a malheureuScience ce qu'elle aurait pu attendre

à qui

plus belles collections de

sement pas donné
de lui

;

à son âge

il

la

n'entreprendra sans doute pas

raisonné de sa collection et son

œuvre

le

catalogue

se réduira à

quelques

mémoires épars dans diverses revues.
C'est dans un journal qu'il vient de signaler une trouvaille,
parvenue presque entière dans ses mains '. Il s'agit d'un
dépôt de monnaies scyphates de bronze dont la découverte à
été faite, il y a
peu de mois, à Siaugues-Saint-Romain
(canton de Langeac, arrondissement de Brioude, Haute-Loire).

Ces pièces, de deux modules, portent les unes, une tête et
un cheval, et ce groupe est à peu près semblable à celui dont
on a trouvé déjà de nombreux spécimens à Vichy et près de
Varennes (Allier). Les autres pièces, plus petites, portent
aussi un cheval, accosté de rouelles et d'un ornement en S
mais, sur l'autre face, elles présentent un type assez obscur,
;

entouré de branches de feuillage. M. Changarnier s'appuie
la présence de ces branches et de la forme creuse des

sur

pièces
et

il

pour

Boïens,

les

rapprocher de diverses monnaies des Boïens,

souvient qu'après

se

les

partie des

la

défaite des

Eduens avaient demandé

Helvètes

et

des

à César de placer

une

Boïens sur leurs frontières du côté des Arvernes.

Les dépôts de

monnayage de

l'Allier

ces

reconnaît d'ailleurs

pourraient donc nous avoir restitué

le

Boïens transplantés. M. Changarnier
que le dépôt de Siaugues-Saint-Romain,

trop méridional, se concilie mal avec sa théorie.

Grâce à l'obligeance d'un ami, j'ai pu examiner un certain
pièces provenant de la trouvaille récente, et je considère que les branches ne sont pas assez caractéristiques pour
que la comparaison avec les pièces d'Outre-Rhin soit convaincante. D'autre part la forme scyphate ou creuse est assez
fréquente dans la numismatique de la Gaule. Les monnaies
des Elusates, celles de la trouvaille d'Orange 2 ,' quelquesunes des Ambiens et des Suessions et de nombreux statères

nombre de

1.

2.

L'Avenir bourguignon, Beaune, Samedi 22 mars 191 3.
Celles-ci sont probablement à peu près contemporaines de

Siausaies-Saint-Romaiti.

celles

de

,

400

Adrien Blanchet.

un

des Morins offrent

utile

bombé sur une

face et concave sur
ne fournit donc pas un critérium
pour déterminer l'origine du numéraire.
flan

forme du

l'autre. Cette

flan

une raison majeure qui m'empêche d'acM. Changarnier. Si les Eduens
ont demandé l'établissement des Boïens sur leurs frontières du
Sud-Ouest, c'était sûrement à condition que ces vaincus
resteraient des sujets très soumis il est donc peu probable que
les Boïens aient immédiatement frappé monnaie.
Il

y

a d'ailleurs

cepter l'hypothèse intéressante de

;

M. Ernest Bertrand a eu l'heureuse idée de décrire brièvement dans une notice un nombre important de monnaies
gauloises,
l'ancien

dans

recueillies

camp

la

Côte-d'Or

'.

signale dans

Il

préhistorique du Mont-Afrique, près

de Dijon,

découverte d'une centaine de bronzes des Eduens

la

Lingons, autorisant
feraient découvrir

Un

présumer que

à

un oppidum

statère, trouvé près

nouvelle

de

des

fouilles

gaulois.

de Tonnerre, paraît être une variété

monnaie d'or des Eduens

la

et des

sérieuses

et

présente une

rouelle à la place de la lyre.

Le travail de M. Bertrand se termine par une note sur les
plombs gallo-romains d'Alise, avec la figure de Mercure, qui
ont malheureusement été volés il y a quelques années.
Dans le but de contribuer aussi à l'accroissement de nos
inventaires de provenances, M. G. Cumont a fait connaître
un statère d'or bas, du type nervien, trouvé à Oleye, en
Hesbaye, dans la province de Liège 2
Près de Rochester (Kent, Angleterre), en septembre 191 1,
on a recueilli un caillou de silex creux, qui renfermait onze
.

monnaies
frustes,

il

d'or pâle, globuleuses. Quoiqu'elles fussent
était facile d'y

macédonien dont

les

éléments

dégénérés

de

la

cheval ressemblaient beaucoup au type atrébate.
présentait

1.

Extr.
2.

un

assez

reconnaître des imitations du statère

croissant au dessus

du cheval

5

tête et

Une

du

variété

.

8°, 23 p., 23
fig.
Monnaies gauloises régionales. Dijon, 1 91 3
de la Revue préhistorique de l'Est de la France, 1912, p. 161 à 182.
Dans la Chronique archéologique du pars de Liège, septembre 19 1 1
,

p. 101 à 104, fig.
3.

ries

Worthington G. Smith, dans les Proceeclings oj the
t. xxiv, 1911-1912^. 318 à 320,
s ie

of Loiiclon, 2*

,

Society of Antiquafig.

Chronique de numismatique

401

celtique.

M. R. Forrer avait publié plusieurs petites pièces d'argent
portant une tête de cheval, qu'il croyait copiées sur le diobole
de Philippe
le

',

Noricum,

tume de

il

et

je

tiré

comme frappées
comme
a

des déductions

dans chacun de ses

le faire

Cette fois

considérant ces pièces

en avait

il

dans
cou-

articles.

n'aurai pas la peine de combattre

moi-même,

que cet article eût paru, M. F.-X. Weizinger 2
démontra péremptoirement que M. Forrer s'était complément
fourvoyé sur l'origine même des pièces il avait pris pour des
monnaies celtiques, « complètement inconnues », des pièces
appartenant à un groupe indo-bactrien, connu depuis longtemps
Ailleurs, M. Forrer fait dériver aussi du statère macédonien
les monnaies concaves de la trouvaille de Bochum et il croit
reconnaître dons les caractères qu'on y lit des lettres d'un
alphabet gréco-rhéto-vénète. Ces pièces auraient été émises
par les Marses germains jusqu'à l'arrivée des légions romaines

car aussitôt

:

!

3

.

conduites par Drusus, en l'an 12 av. notre ère 4

.

Il est

inutile de

discuter ces hvpothèses.

Dans un

travail consacré au lavage de l'or en Alsace et
grand duché de Bade >, le même auteur avait avancé
divers faits qu'un fonctionnaire de la Monnaie de Berlin, M.

dans

le

Mittmann,

a

cru

devoir

discuter

à

la

Société

numisma-

tique de Berlin.

M. Forrer

établissait

une

liaison étroite entre les trouvailles

de monnaies celtiques, sur les deux bords du Rhin de Kehl
à Selz, et le lavage de l'or du Rhin qui aurait été pratiqué

1.

Eine

bisber

vôllig

unbekannte

Grappe

norischen

Kteinsilbers,

dans

Mûn~bl., 191 1, p. 207 à 210 et 233 à 237, fig.
Blâtter fur Mûn^freunde, 191 2, col. 4959 a 4963, fig.
Cette aventure démontre une fois de plus le danger que certains

les Berliner
2.
3.

auteurs affrontent en publiant des pièces dont

ils

ignorent l'origine

exacte.

Die Keltogermanischen Triquetrum Geprâge der Marser,
Suganibrer, Tenkterer und Ubier, s. 1. 191 1. 45 p., fig. et pi.
5. Keltische Mùn%en und Keltische Goldwâschereien im Eisass und in Baden,
communication faite au Congrès des Sociétés numismatiques allemandes
à Wurzbourg, en 191 2 (Sit-ungsben'cbte der vereinigten numismatischen
GcH'itschaften Deutschlands und Oesterreichs f. 19 12, Berlin, 191 3, p. 22 et
4.

23).

R. Forrer,

Adrien Blanchet.

402

dans cette

région,

à

l'époque préromaine.

M. Mittmann

a

fait remarquer qu'aucun texte ne fait allusion à cette exploitation avec des procédés mécaniques tels que M. Forrer paraît
les concevoir. Ce n'est pas une exploitation actuelle dans le
massif de PEifel, qui peut modifier l'état de la question \
M. Forrer, qui n'aime guère les contradictions très souvent

soulevées

répondre
Il

par

ses

travaux

M. Mittmann

à

déclare

rapides

.

d'abord qu'il

monnaies d'or

vient de

multiples,

et

2

a

voulu

non pas que les
du Rhin, y

dire

celtiques, recueillies sur les bords

avaient été frappées, mais qu'on recueillait de l'or dans cette

région

à

l'époque où ces monnaies et des bijoux du

même

métal étaient employés.

M. Forrer dit qu'il n'a pas voulu parler d'une exploitation
mécanique, mais qu'il s'agissait seulement d'un procédé
manuel, et il cite un manuscrit du xix e siècle qui décrit l'exploitation aurifère du Rhin.
Cet argument n'a sûrement pas de valeur pour la thèse de
M. Forrer ; mais on peut lui concéder qu'il y eut des orpailleurs sur le parcours du Rhin supérieur. Leur métier ne fut
sans doute pas bien aisé, à cause de la masse des eaux ; mais
on a des documents métalliques que M. Forrer aurait pu
invoquer en faveur de sa thèse ce sont des pièces d'or, déjà
anciennes, frappées avec de l'or du Rhin 4
M. Edmond Gohl a continué son étude des monnaies barbares du groupe Biatec, en examinant spécialement les dépôts
de Tôtfalu et de Rete \ Les pièces les plus anciennes de la
trouvaille de Tôtfalu sont des imitations réduites des monnaies
du Noricum où le visage de la tête est remplacé par une
3

:

.

Berliner Mùn~blàtter,

191 3, p. 508 et 509.
Ziun Kapitel « Keltische Goldwâschereien ».
552
3. Le passage de Strabon relatif à l'or des Salasses ne vaut pas davantage
en ce qui concerne le Rhin.
le travail d'Emile Heuser, Dus Rheingold und die Rheingold*
4. Vov.
Mùnçen, 191 1, 4°, 6 p., 1 pi. extr. du P/iil-iscbes Muséum. Citons un demii.

2.

îbid.,

p. 551 à

:

;

ducat de Karl Ludwig, frappé pour
leurs cité aussi les
5.

A

monnaies d'or

le Palatinat,

Biatec-csoportbeli barbar penqek, Totfahl

tikai Kô'lôny, 1913,

p.

41-51.

en 1674. M. Heuser ad'aildu Rhin.

celtiques, trouvées sur les bords
es

Ré te, dans

le

Numismà-

Chronique de numismatique

celtique.

403

petite tête de face entre deux sortes de palmettes

pièces des

mêmes

D'autres

'
.

dépôts et de celui de Simmering, avec

le

tvpe singulier ressemblant à un Y, dérivent d'un tétradrachme

pannonien dont on connaît plusieurs exemplaires 2
Le commencement du monnayage du groupe de Tôtfalu
er
siècle avant
doit être placé dans la première moitié du
notre ère. Les autres types, qui dominent dans les dépôts de
.

I

Simmering

guirlande de feuilles et

et Réte, la

le

Y

sont pos-

que l'indiquent d'ailleurs le diamètre et le
poids, inférieurs à ceux des pièces anciennes de Tôtfalu 5
Les trouvailles de pièces du groupe Tôtfalu indiquent comme
centre de fabrication le comté d'Esztergom le peuple qui les
ainsi

térieurs,

.

;

a émises était

indique provisoirement

On

le

nom

des A%ali.

quelle importance

de

sait

M. Gohl

voisin occidental des Eravisci et

le

l'étude

est

monnaies

des

antiques surfrappées, puisqu'elle fournit des jalons chrono-

M. Gohl apporte

logiques très précieux.

recherches en nous faisant connaître

genre

sa contribution à ces

pièces de ce
en particulier un type barbare de Thasos, qui a été

et

diverses

un tétradrachme macédonien, marqué du nom
du questeur romain Aesillas 4
M. H. von Koblitz a relevé avec soin diverses monnaies
surfrappé sur

.

celtiques,

qu'on peut considérer

environs de Salzbourg
D'autre part,

comme

régionales et qui ont

Reichenhall, et dans

Karlstein, près de

recueillies à

été

les

5.

savant conservateur du cabinet impérial de

le

Vienne, M. Wilhelm Kubitschek, a étudié un dépôt d'une
de tétradrachmes, trouvé dans un vase de terre à

centaine

Kroisbach, sur
1.

J'ai

déjà

(1905, p. 452,
2.

le lac

fait le
fig.

Par exemple

de Neusiedl (en magyar Rdkos ou Fertô-

rapprochement dans

502

et

les

n os 238

mon

Traité des monnaies gauloises

503).
et

239 de l'Inventaire

de

la

collection

Dessewffv.
3.

Pour

et 2 gr.

la série

Edmond

4.

récente, 12 a 14

mm.

et

2 gr. 34, contre 15 à 18

mm.

52 pour le type ancien.

Gohl, dans

le

Numiçmatikai Kô^lôny, 1912,

p.

44 à 48,

pi. 11.
5.

pi.

Numismatische Zeitschrift de Vienne, n.
IV.

s ie ,

t.

III,

1910, p. 33 a 36,

.

Adrien Blanchet.

|0|

Rakôs). Ces imitations du tétradrachme macédonien, à fort
appartiennent à des variétés du type dont les cheveux

relief,

sommet

sont ramenés en pointe au
revers est très musclé

déjà signalé antérieurement

J'ai

du catalogue de
réunies par M.
amateur

la

de

la tête

le

;

cheval du

'.

deux derniers

les

fascicules

précieuse collection de monnaies celtiques,

le

comte Michel Dessewffy

éclairé vient de

publier

(Déjatfi).

M. Edmond Gohl \ Ce
comprend un nombre important de monnaies de
recueil, rédigé avec l'aide de

propre

;

aucune de

mais

ces

pièces

que

de comparaison avec

les

tvpes de

collection Dessewffy

conserve de
la

n'est inédite

fascicule
la

'

et

Gaule
il ne

comme un

faut considérer cette série

exemplaires, munis pour

Cet

troisième partie de son

la

ensemble d'éléments
dont la
beaux et si nombreux

l'Europe centrale
si

plupart de leur certificat d'origine.

L'auteur a indiqué dans sa préface

points de

les

la classification

qu'on peut dès maintenant retenir pour certains, par exemple
un groupe de belles pièces qui se trouvent dans le Nord-Est
de la Hongrie. Il ne se dissimule pas d'ailleurs tout ce que la

numismatique celtique de l'Europe centrale présente encore
de flottant. Provisoirement les monnaies barbares de la
collection Dessewffy sont réparties sous les rubriques suivantes

Monnaies

Noricum

:

Pannonie
Haute-Hongrie
Dacie Mœsie Thrace imitations des monnaies des rois de
la Macédoine et des royaumes voisins dont la classification
géographique est incertaine. De la série gauloise proprement
d'or
;

;

dite,

il

;

faudrait retirer,

;

;

;

;

je crois,

la

petite pièce d'or n°

577,

Sud-Ouest de la Gaule car, d'après la planche,
elle ressemble beaucoupà unemonnaieprimitived'AsieMineure
et je ne connais pas de petite monnaie d'or gauloise avec un
carré creux de ce genre. Dans la série des « Monnaies barbares

classée dans le

;

1. Même recueil, p. 37 à 43, pi. v, fig.
sont reproduits deux spécimens du dépôt de

1

à 9.

Velem

Sur

la

(fig.

même
10

planche,

et 11).

Grôf Desseicjfy Miklos barbàr pèn~ei. Pages 31 à 72 et pi. xxv à xlii
Le plan de la publication se ressent un peu de
la division en trois fascicules dont les deux derniers forment des suppléments.
3
Je regrette vivement l'attribution aux Rattraci d'un statère provenant
sûrement du trésor de Tayac. J'ai réfuté l'hypothèse de M. Forrer dans la
Revue des études anciennes de 1910 mais les erreurs meurent lentement
2.

;

préface et index en français.

;

!

Chronique de numismatique

de l'Europe

frappées hors

»,

il

celtique.

405

faut certainement placer le

n° 823, imitation du statère d'Alexandre, très caractérisée par
les globules entourant la tête et la figure ailée ; c'est une pièce

fabriquée dans la région du

Caucase et dont je ne connais
aucun exemplaire trouvé en Europe '.
Je voudrais signaler tout ce que le recueil contient d'inmais dans cette numismatique, les légendes sont
téressant
rares et les types, dignes d'attention mais souvent confus, ne
se prêtent guère à une description rapide. Je me bornerai donc
à dire que pour connaître l'état de la civilisation chez les
peuples celtiques du Danube, il faudra toujours recourir au
;

catalogue de

la

collection Dessewffy.

Adrien Blanchet.

1.

Déjà, dans

la

Revue numismatique, en rendant compte de Y Atlas des

la Commission de topographie des Gaules (54
planches sur 55 ont été établie par cette commission), j'ai fait remarquer
que l'attribution de cette pièce aux Germant était erronée. Tous les exem-

monnaies gauloises, préparé par

plaires

pienne.

connus viennent de

la

région

entre

la

Mer Noire

et

la

Mer

Cas-