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Après plusieurs tentatives de réformes qui n'ont pas été menées à leur terme, notamment celle de Turgot

de 1774 à 1776, la monarchie française se trouve confrontée à une crise politique, économique et
financière. De 1787 à 1789, la détérioration des conditions de vie est mal supportée par le peuple, qui
s'indigne d'autant plus de la persistance des privilèges.

En août 1788, Louis XVI convoque les états généraux qui se réunissent le 5 mai 1789, à Versailles, dans
la salle des Menus-Plaisirs. Les députés sont élus séparément par les trois ordres : le clergé, la noblesse
et le tiers état. En nombre égal aux représentants des deux ordres privilégiés, les députés du tiers
demandent aussitôt de voter, non par ordre, mais par tête.

Le 17 juin, alors que les députés de la noblesse et du clergé sont réunis dans des salles séparées, le tiers
état - à l'instigation de Sieyès - se constitue en Assemblée nationale. Réunis le 20 juin, dans la salle du
Jeu de paume, ses membres font le serment de « ne jamais se séparer et [de] se rassembler partout où
les circonstances l'exigeraient jusqu'à ce que la constitution fût établie et affermie sur des bases solides
». Un nouvel ordre politique naît. Le jour de la prise de la Bastille, le 14 juillet, l'Assemblée décide que «
la constitution contiendrait une Déclaration des droits de l'homme », adoptée le 26 août 1789. Les
principes qu'elle énonce acquièrent aussitôt une valeur universelle et consacrent les libertés individuelles
parmi les droits naturels et imprescriptibles de l'homme.