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Dimensionnement d’une installation solaire

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I) Généralités

L’effet photovoltaïque est la transformation directe de la lumière en électricité. Il est fondé sur le
principe de l’absorption de la lumière (photons) par la cellule solaire et la génération de paires
électrons-trous.

Cette conversion de l’énergie solaire en énergie électrique directement utilisable se fait aux
moyens d’un ensemble d’éléments interconnectés. Cette chaine de composants est constituée

principalement de 5 éléments de base :

- le propriétaire du système ;
Il achète les autres éléments, exploite et assure la maintenance du système. Donc il est au cœur
du système ;
- le ou les panneaux solaires assure(nt) la production (conversion directe de l’énergie solaire en
énergie électrique) de l’énergie ;
- la ou les batterie(s) assure(nt) le stockage de l’énergie chimique transformable en énergie
électrique pour palier au déphasage entre la production et la consommation (jour / nuit).
Autrement dit la production se fait le jour et la consommation peut autant se faire en jour qu’en
soir suivant la volonté de l’usager.
- le régulateur qui assure la protection des batteries contre les surcharges et décharges
profondes. Il constitue le tableau de bord du système.
- les récepteurs (charges électriques) qui transforment l’énergie électrique reçue en une autre
forme d’énergie.

Pour compléter le système, on peut également ajouter d’autres éléments accompagnateurs
comme :
- les convertisseurs CC / AC ou CC/CC qui assurent l’adaptation de la tension d’alimentation du
récepteur à celle de la ou les batterie(s) ;
- les câbles pour le transport, la distribution et la transformation de l’énergie électrique ;

Ainsi ce système de transformation de l’énergie solaire en énergie électrique directement utilisable
peut alors se mettre sous la forme ci-dessous.

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Figure 1 : Structure d’un système de conversion d’énergie solaire en énergie électrique

II) Différents composants du système photovoltaïque

A) Générateurs photovoltaïques
Les générateurs photovoltaïques sont des dispositifs qui permettent de transformer
directement l’énergie lumineuse en énergie électrique sous forme continue. Et l’élément de
base (le plus petit) de cette conversion est la cellule photovoltaïque ou photopile. Les cellules sont
quant à elles regroupées pour donner un module. Et plusieurs modules associés forment un
panneau. Pour une production d’énergie beaucoup plus importante, les panneaux sont regroupés
pour former un champ photovoltaïque.

Les cellules sont fabriquées à partir d’un matériau semi-conducteur (matériau intermédiaire entre
conducteur et isolant électrique). Le matériau le plus utilisé est le silicium (quatre électrons de
valence).

Pour améliorer le rendement des systèmes photovoltaïques et suivant leur utilisation, les
fabricants ont conçu plusieurs types de cellules solaires : les cellules monocristallines (bleu-nuit
uniforme), les polycristallines (bleues avec des motifs) et amorphes (couleur marron),
monofaciale, bifaciale…

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de recombinaison et de diffusion des porteurs minoritaires de charges. Cette partie de la cellule est aussi appelée face avant de la photopile et peut recevoir de la lumière incidente. les modules sont montés respectivement en série ou en parallèle.p+. La caractéristique principale d’une cellule porte essentiellement sur cette partie qui est la zone de prédominance des phénomènes de génération. A-1) Représentation d’une cellule (bifaciale) solaire A-1-1) Structure technologique de la cellule La figure 2 représente la structure d’une photopile bifaciale au silicium de type n+ . *** La base de type p+ : Cette partie est relativement peu dopée (entre 1015 à 1017 atomes par cm3) en atomes accepteurs (atome de bore avec ses 3 électrons de valence). i. base et zone arrière de la base surdopée en P+. Son taux de dopage est compris entre 1017 et 1019 atomes par cm3 en atomes donneurs (atome phosphore à 5 électrons de valence). jonction (zone de charge d’espace) entre émetteur et base. Elle peut s’élever jusqu’à 400µm. Figure 2 : Structure d’une cellule solaire bifaciale La photopile bifaciale au silicium représentée à la figure 2 est composée de quatre parties principales dopées différemment : émetteur.p .ly Page 3 . Il permet également d’avoir une très grande tension de circuit ouvert (VCO). cette partie de la structure présente un défaut d’électrons (porteurs minoritaires). Etant de type p. Son épaisseur e est très petite par rapport à celle de la base et égale à quelques millièmes de mm. *** L’émetteur de type n+ : Il représente la partie la plus dopée de la cellule. Son fort taux de dopage permet d’augmenter le rendement de la cellule en réduisant les pertes internes de celle-ci caractérisées par la résistance série de la structure.Et pour obtenir des tensions ou courants importants. Mais son épaisseur est beaucoup plus importante que celle de l’émetteur.

ly Page 4 . des électrodes sous forme de grilles métalliques sont déposées par sérigraphie sur les deux faces avant et arrière servant de contacts électriques. Autrement dit ce courant est directement proportionnel au flux lumineux qui frappe la cellule. Pour relier la cellule à une charge extérieure c’est-à-dire pour la collecte du courant résultant de l’absorption de la lumière (des photons). i.F).S. Pour améliorer les performances de la cellule solaire. ces grilles doivent laisser passer le maximum de flux lumineux incidents. Ce champ permet la séparation des pairs électrons (charge négative) – trous (charge positive) qui arrivent à la jonction. Figure 3 : Schéma électrique équivalent d’une photopile Une photopile est caractérisée par un générateur de courant GI qui débite un courant Iph. A-1-2) Schéma électrique équivalent d’une cellule solaire La figure 3 représente le schéma électrique équivalent d’une photopile. Une couche d’antireflet est déposée sur ces deux électrodes pour augmenter la quantité de lumière absorbée par la cellule.*** La face arrière de la base P+ : Sur cette face arrière de la base un surdopage de type p+ permet l’existence d’un champ arrière (Back Surface Field : B. *** La jonction émetteur . Ainsi un rayon lumineux dont l’énergie des photons est supérieure ou égale à la largeur de la bande interdite (gap) en frappant la cellule peut pénétrer dans le cristal à travers la grille collectrice et provoquer l’apparition d’une tension électrique (apparition de paires électrons-trous) autour de la jonction. Le rôle de ce champ est de renvoyer vers l’interface émetteur-base (jonction) les porteurs minoritaires générés près de la face arrière.base ou zone de charge d’espace : Lorsqu’on met en contact les deux semi-conducteurs dopés différemment (émetteur de type n et base de type p) alors on obtient une jonction où règne un champ électrique très intense. Ce courant est d’autant plus élevé que l’éclairement est intense.

Sa technologie de fabrication . Quelque soit les conditions d’ensoleillement et de température. . i. Autre ces deux paramètres. * U = 24V pour 150 Wc < Pc < 1000 Wc et * U = 48 V pour Pc > 1000 Wc . . midi journée très chaude 17V). Sa tension de fonctionnement (en circuit fermé) est imposée par l’appareil alimenté (batterie de 12 V par exemple). Sa puissance crête . C’est la puissance fournie par un module donnée en watt crête (Wc) qui correspond à la puissance qu’un module solaire peut produire dans les conditions optimales d’ensoleillement (1000 W/m2) et de température (25 °C) sous AM 1. Cette tension baisse avec la température (matin frais environ 19 à 21 Volts. Les caractéristiques fondamentales des panneaux solaires sont : . Suivant la gamme des puissances à installer nous avons aux bornes de ces montages de modules les tensions couramment utilisées suivantes : * U =12 V pour Pc < 150 Wc . deux résistances modélisent les pertes internes de la photopile : • Une résistance série Rs qui caractérise les pertes ohmiques dues à la résistance du matériau de la cellule et à la résistance des contacts électriques. . il y a une tension maxi pour laquelle le panneau produit le maximum de puissance. . à midi peu chaude dans l’ordre de 18V.5 .ly Page 5 . La figure 4 ci-dessous donne la caractéristique courant en fonction de la tension suivant différents niveaux d’éclairement des modules. Sa tension à circuit ouvert (à vide : sans charge électrique) qui dépend de la température de l’air et de l’ensoleillement. Etant donné que la photopile n’est pas un composant actif. Ces courants sont liés au phénomène de recombinaison des porteurs minoritaires à la jonction via les états d’interface et les états de surface de la cellule. dans l’obscurité pour matérialiser cet état de fait ce générateur de courant est en parallèle avec une diode D qui symbolise la cellule dans l’obscurité. • une résistance shunt Rsh représentant les courants de parasites qui traversent la cellule. Son courant de court-circuit (lorsqu’on ses deux bornes sont reliées entre elles) qui est directement proportionnel à l’ensoleillement et à la taille de la cellule .sa durée de vie qui peut dépasser 20 ans pour des panneaux de bonne qualité. .

Dans la mesure où le rayonnement solaire reçu par le module n’est pas constant durant toute la journée d’ensoleillement alors la relation (1) pose problème pour la i.ly Page 6 . du rayonnement solaire de la localité considérée Ei et le rendement global k des différents composants. Ainsi. Du rendement énergétique global des composants (batteries. de la surface éclairée et du rendement instantané du module conformément à la relation (1) ci-dessous : Pc(Wc) = 1000 (W/m2) x S(m2) x ηi (1) Le module. . le dimensionnement de la puissance crête à installer sera fonction de l’énergie totale que l’installation pourra fournir par jour Ej. Figure 4 : Caractéristique courant / tension en fonction du niveau d’éclairement A-2) Dimensionnement d’un générateur photovoltaïque Comme pour tout système. L’énergie totale requise pour l’alimentation de tous les récepteurs et convertisseurs d’énergie . Or la puissance crête est aussi fonction de l’éclairement de la localité Ei. il a un impact sur sa qualité. Le niveau d’ensoleillement de la localité où sera implanté le système . exposé au soleil va produire une énergie électrique égale au produit de sa puissance crête par le temps. le dimensionnement du générateur photovoltaïque requiert une importance capitale dans la mesure où. Le dimensionnement des modules est intimement lié à un certain nombre de paramètres et en particulier à: . son coût et sa durée de vie. régulateur…) du système photovoltaïque. .

6 Ei = rayonnement moyen du local considéré (pour le Sénégal Ei est en moyen égal à 5 kWh / j. X Ei (Wh/m2/j) x ηmoyen / ηi x Pc(W c) / 1000(W/m2) En posant k = ηb x ηinstal. Dans ces conditions la relation (3) devient alors : i. l’équation (3) devient alors : Ej (Wh/j) = k x Ei (Wh/m2/j) x Pc(Wc) / 1000(W/m2) Ainsi on obtient la relation liant la puissance crête installée et l’énergie totale journalière des besoins sous la forme de l’équation (3’) : (3’) Avec : Pc = puissance crête (Wc) .m2). C’est pourquoi on calcule l’énergie journalière produite par les modules à partir du rendement moyen journalier des modules : Ep (Wh/j) = Ei (Wh/m2 / j) x S (m2) x ηmoyen (2) L’énergie pouvant être produite journalièrement par toute l’installation Ej doit tenir compte du rendement des batteries ηb et de son rendement (régulateur entre autres) ηinstal.détermination de l’énergie correspondante. Elle est définie comme suit : Ej (Wh / j) = ηb x ηinstal. x ηmoyen / ηi . 1000 = éclairement de référence dans les conditions optimales d’ensoleillement et de température (25 °C) donné en (W / m 2) et k = rendement global du système qui est fixé à 0. Ainsi on aura : Ep (Wh/j) = Ei (Wh/m2 / j) x ηmoyen / ηi x Pc(Wc) / 1000 (W / m2) (4) Ainsi en remplaçant l’énergie journalière produite par les modules de l’équation (4) par son expression dans la relation (3). Et cette énergie journalière doit être égale aux besoins énergétiques des différents récepteurs.ly Page 7 . X Ep (Wh / j) (3) En divisant la 2ème équation par la 1ère on obtient une relation liant l’énergie journalière produite par les modules Ep et la puissance crête Pc. l’énergie journalière pour couvrir les besoins énergétiques du système exprimée par l’équation (3) prendra la forme suivante : Ej (Wh/j) = ηb x ηinstal.

ly Page 8 . On suppose que sur le marché sénégalais les panneaux de 100 Wc sont plus faciles à trouver.  kW  ⋅ E  Wh   2  j j  m    Pc( Wc) :=  kWh  k ⋅ Ei (3'’) 2   j⋅ m  Ou (3’'’) Exemple d’application : Une installation électrique est composée du matériel du tableau 1 suivant : Tableau 1 : matériel installé Désignation Quantité Puissance installée (W) Durée d’utilisation journalière (heure) lampes fluorescentes 12 V 2 8 3 lampes fluorescentes 12 V 3 13 2 ventilateur sur table 1 60 5 TV 1 50 4 Déterminer la puissance crête à installer et le nombre de panneaux solaires. Solution : Les besoins énergétiques journalières d’une telle installation peuvent se mettre sous forme du tableau suivant : Tableau 2 : Besoins énergétiques journalières Puissance Durée d’utilisation Energie Désignation Quantité installée (W) journalière (heure) (Wh/j) Lampes fluorescentes 2 8 3 2x8x3 = 48 Lampes fluorescentes 3 13 2 3x13x2 = 78 Ventilateur sur table 1 60 4 1x60x4 = 240 TV 1 50 3 1x50x3 = 150 Total = 516 Et la puissance crête est conformément à l’équation (3’’) ou (3’’’) : i.

i. Nombre de panneaux : n = puissance totale installée / puissance unitaire d’un panneau = Pc / 100 = 172 Wc / 100 Wc Donc on prend 2 panneaux. soit une puissance installée de 2 x 100 Wc = 200 Wc. Charge de la batterie : transformation de l’énergie électrique en provenance du régulateur en énergie chimique et . La batterie de véhicule est immédiatement chargée par l’alternateur de ce dernier alors que la batterie à décharge profonde oscille entre des niveaux de pleine charge et de décharge maximale.ly Page 9 . Elle est le composant le moins durable (entre 5 et 10 ans pour une utilisation optimale) d’un système photovoltaïque. décharge de la batterie : transformation inverse de l’énergie chimique préalablement stockée en énergie électrique. Autrement dit. on assiste à un cycle de charge et de décharge de la batterie durant lequel deux processus se passent respectivement : . B) Batteries accumulateurs B-1) Généralités La ou les batterie(s) en tant que composant électrochimique assure(nt) le stockage de l’énergie chimique transformable en énergie électrique pour palier au déphasage entre la production et la consommation (jour / nuit). Autrement dit. on rencontre principalement trois types de batterie suivant le mode d’entretien et leur technologie : . Ces batteries ne nécessitent presque pas d’entretien . Des batteries plomb / acide (Pb /Pb SO4) ouvertes avec une remise à niveau de l’électrolyte liquide et . les batteries solaires (à décharge profonde) compte tenu de leur fabrication (plaques (électrodes) plus épaisses) ne doivent pas être utilisées à la place des batteries de démarrage de véhicule. Des batteries nickel / Cadmium (Ni / Cd) (sans liquide comme les batteries de poche). On retiendra également que la plupart des systèmes photovoltaïques utilisent des batteries stationnaires (batteries à décharge profonde) contrairement aux batteries des véhicules. Ce cycle de transformation énergétique peut être mis sous la forme ci-dessous : Figure 5 : Cycle d’une batterie En application photovoltaïque. Des batteries étanches plomb / acide (Pb / Pb SO4) pour une continuité de service souhaitée et une maintenance réduite. Il faudra donc le remplacer avant les panneaux. elles permettent de stocker l’énergie produite pendant les périodes d’ensoleillement (le jour) par les modules et la restituer aux récepteurs pendant les périodes sans lumière (la nuit). Pour se faire. En définitive on note que le choix d’une batterie est aussi bien d’ordre technique qu’économique. .

Sa capacité de stockage (Ah) . Le calcul de la capacité (puissance nominale) nominale d’une batterie tient compte à la fois des phénomènes de profondeur de décharge maximale et de température. . Figure 6 : montage en série et en parallèle de batteries Outre ces caractéristiques fondamentales de la batterie son dimensionnement est aussi fonction de nombre de jours d’autonomie sans apport solaire (sans production des panneaux). Sa tension nominale (V) . . Son rendement qui est de l’ordre de 75% . B-2) Calcul de la capacité d’une batterie La capacité C exprimée en ampère x heure. Sa densité de l’électrolyte . Autrement dit.ly Page 10 . La capacité d’une batterie dépendra entre autre du nombre de jours d’autonomie fixés. . .. Sa consommation en eau distillée et . En effet la décharge d’une i. Ce nombre de jours d’autonomie des batteries est basé sur des données météorologiques du lieu. 24 V. Son courant de charge / décharge . cette autonomie correspond au nombre de jours durant lesquels la demande énergétique doit être satisfaite par les batteries sans contributions solaires. En règle générale on se limite à 3 jours sauf cas particuliers. d’une batterie chargée entant qu’élément accumulateur est définie comme étant la quantité d’électricité qu’elle peut fournir pendant la période de décharge. Le nombre de jours d’autonomie est le nombre de jours sans apport solaire. la tension aux bornes d’un élément accumulateur est presque égale à 2 V. Cette autonomie est définie comme étant la durée de quelques jours pendant laquelle les batteries peuvent alimenter seule l’installation.Suivant les puissances installées les batteries sont montées en série ou en parallèle pour obtenir respectivement des tensions et des courants élevés. D’une manière générale. Par conséquent la tension nominale des batteries étant multiple de 2 V sera de l’ordre de 6 V. 48 V…. Sa durée de vie. . 12 V. on retiendra que les caractéristiques fondamentales de la batterie sont les suivantes : . Cependant.

Tableau 3 : Puissances installées Puissance unitaire Durée d’utilisation Désignation Quantité installée (W) journalière (heure) éclairage 2 8 3 ventilateur 3 13 2 TV 1 60 5 Définir la capacité de la ou les batterie(s) pour une autonomie sans apport solaire de 2 jours. Il conviendra alors de majorer la capacité des batteries de 25% environ.batterie ne doit pas être en dessous d’un certain seuil sinon on risque de l’endommager.ly Page 11 . la capacité d’une batterie est donnée sous la forme simplifiée par la relation (5) suivante : Dans cette relation : Nj = nombre de jour d’autonomie sans apport solaire . Mais d’une manière simplifiée la relation (5) devient la relation (5’) : On retiendra également que la capacité de la batterie choisie et disponible sur le marché doit être supérieure à celle calculée. On retiendra également que les batteries solaires admettent une décharge de 80% (contre environ 50% pour les batteries classiques au plomb). i. Ensuite l’énergie journalière totale de l’installation nous donne conformément à la relation (5’) la capacité des batteries de stockage.7 à 0. Les calculs peuvent être mis sous la forme du tableau ci-dessous. Ce qui entraine qu’une batterie de 100 Ah ne représente qu’une capacité réelle de 80 Ah. Solution : Pour définir la capacité des batteries on calcule d’abord la puissance totale installée pour pouvoir en déduire la tension du système. Exemple de dimensionnement de la capacité d’une batterie. En tenant compte de la tension et de ces facteurs ci-dessous. Une installation solaire contient les appareils installés du tableau 3 ci-dessous. dp = coefficient de décharge maximal dp autorisé . Rt = coefficient réducteur de capacité de la batterie sous l’effet de la température et V = tension de la batterie (en volt) liée à la puissance installée.8 selon les modèles de batteries (faible nombre cycles à fort nombre de cycles). Le coefficient réducteur de capacité de la batterie sous l’effet de la température Rt est donné par son fabricant. Ej = énergie journalière en Wh / j . on peut appliquer un coefficient de décharge maximal dp = 0. En pratique pour disposer d’une durée de vie supérieure et pour un usage normal.

Le régulateur permet ainsi de prolonger la durée de vie de la batterie qui.9 Ah. la puissance totale installée étant inférieure à 150 Wc.5 Ah à 25%.5 Ahx25% = 116. Il faut alors couper l’alimentation des récepteurs lorsque la charge de la batterie devient critique (20%).la sulfatation des plaques des batteries. la tension idéale doit être prise égale à 12 V. une surcharge des batteries a pour effets : . la capacité des batteries est : Pour rappel. Tableau 4 : Energie journalière totale consommée Puissance uni. A l’opposé. on peut majorer cette capacité de 93. Le rôle principal d’un régulateur est de contrôler la décharge et la charge des batteries. Durée d’utilisation Energie Désignation Quantité installée (Wc) journalière (heure) journalière (Wh/j) Eclairage 2 8 3 2 x 8 x 3 = 48 Ventilateur 3 13 2 3 x 13 x 2 = 72 TV 1 60 5 1 x 60 x 5 = 300 Total = 2x16+3x13 Total = 420 Wh/j +1x60 = 131 Wc Avec la relation (5’).ly Page 12 . En effet. un vieillissement prématuré des accumulateurs. Autrement une surcharge profonde entraîne une réduction de la durée de vie des batteries et . une batterie de 120 Ah (disponible sur le marché sénégalais) suffit. On obtient alors une capacité totale de 93. il faut le rappeler est le seul composant fragile du générateur photovoltaïque. Ainsi pour régler la question de déphase entre la production (le jour) et la consommation (nuit ou sans soleil). i. Autrement une décharge profonde entraîne une réduction de la durée de vie des batteries et . Il faut alors stopper la charge de la batterie lorsque celle-ci est déjà complètement chargée et éviter ainsi une surcharge. Cause pour laquelle dans un système photovoltaïque on y trouve un régulateur. une perte en eau distillée des batteries.un vieillissement prématuré des accumulateurs.5 Ah + 93. Mais en tenons compte de la décharge maximale autorisée. évitant ainsi une décharge profonde. C) Régulateur C-1) Généralités Les deux phénomènes de décharge profonde. une décharge dépassant le seuil autorisé aura comme conséquences : . surcharge sont préjudiciables à la batterie.

Les différents régulateurs peuvent être de types série. Ainsi on peut avoir plusieurs types de régulateurs : .Le régulateur charge-décharge des batteries empêche de dépasser les consommations prévues. Le régulateur peut être ainsi symbolisé par le schéma ci-dessous.un circuit de sortie relié aux récepteurs et . Pour contrôler le système. Il est bien adapté dans des installations où il aura risque de dépassement des puissances installées. Un tel régulateur est bien adapté dans les cas où il n’y a pas de risque de décharge accidentelle. mais il ne gère pas les problèmes de décharge éventuelles. Généralement les régulateurs disposent sur leur face avant de deux diodes électroluminescentes pour informer sur l’état de fonctionnement de tout le générateur et sur l’état de charge de la batterie.un troisième circuit relié à la batterie. relié aux panneaux .un circuit d’entrée. Il est parfois utile de couper l’utilisation d’une partie au moins des récepteurs pour permettre à la batterie de se recharger. Le régulateur série est mieux adapté pour les grandes puissances installées alors que le régulateur shunt en dissipant la puissance des panneaux en cas de surcharge de la batterie est utilisé pour les petits systèmes. Ce mode de régulateur contrôle à la fois la charge et la décharge de la batterie. Il assure la charge de la batterie et la protège contre la surcharge. C-2) Dimensionnement d’un régulateur Le dimensionnement d’un régulateur est basé sur un certains nombre de paramètres : i. et disposent d’une diode série anti-courants inverses. les régulateurs sont minus aussi d’une sonde de température intégrée. shunt ou MPPT.régulateur charge-décharge.régulateur de charge. Figure 7 : composants système solaire Outre son rôle fondamental de protection anti-surcharge et anti-décharge profondes. assurent les fonctions de sécurités internes d’autoprotection et de protection du système photovoltaïque.ly Page 13 . Le choix de la technologie d’un régulateur est basé d’abord par la puissance du système photovoltaïque et par le type de batterie à charger. le régulateur comporte différentes entrées : . . .

En considérant que tous les appareils fonctionnent en même temps et en pleine charge ce rapport est 154 / 12 = 13 A. . Autrement dit il est un générateur de courant alternatif de signale sinusoïdal contrairement à un redresseur. Pour le système solaire (du point de vue électronique). si on suppose que le coefficient d’utilisation d’un appareil est de ku = 0. Exemple de dimensionnement d’un régulateur. 24 ou 48 VDC).8.9. un onduleur est un appareil permettant de transformer une tension continue en tension alternative. Cette tension doit être égale à celle des panneaux (12. C’est pourquoi. on parle de coefficient d’utilisation qui indique le pourcentage de la puissance nominale de l’appareil qui est utilisée.Son courant de sortie : Il correspond au courant total maximal (courant d’emploi) titré par les récepteurs alimentés simultanément.. cela signifie que 80% de ces appareils fonctionnent en même temps. son courant d’entrée doit être supérieure au rapport de 154 W (puissance des modules) / tension installation (ici 12V) = 154 / 12 = 13 A. ** Un appareil peut ne pas fonctionner obligatoirement à sa puissance nominale. Le régulateur doit pouvoir supporter ce courant sans difficulté. on parle de coefficient de simultanéité qui indique le pourcentage des appareils fonctionnant en même temps. Cause pour laquelle. son courant de sortie doit être supérieure au rapport de la puissance d’emploi (réellement utilisée suivant le coefficient d’utilisation et de simultanéité) des récepteurs / tension. Tableau 5 : Matériel installé Désignation Puissance unitaire Quantité Puissance totale(Wc) installée (Wc) Eclairage 5 11 2x11 = 55 Ventilateur 3 13 3x13 = 39 TV 1 60 1x60 = 60 Total = 154 Wc Pour une telle installation : .Sa tension nominale: Elle est liée à celle des panneaux.ly Page 14 . D) Onduleur Dans le sens informatique. Autrement dit l’intensité maximale admissible par le circuit d’entrée doit être supérieure à l’intensité fournie par les panneaux.Son courant d’entrée : Il est le courant de charge maximale que les modules sont susceptibles de débiter à un instant donné. Exemple. . alors cela signifie que cet appareil est utilisé à 90% de sa puissance nominale. Exemple. Ce courant est lié au mode d’utilisation et des récepteurs. si un groupe d'appareils a un coefficient de simultanéité ks = 0. i. . un onduleur est une alimentation de secours permettant d'éviter une coupure électrique immédiate sur le ou les appareils qui lui sont reliés. Si l’on choisit deux panneaux de 100 Wc de puissance unitaire alors ce courant d’entrée sera : 2 x 100 / 12 = 17A. Choisir les caractéristiques du régulateur pour gérer l’alimentation des charges données sous forme du tableau ci-dessous. Ainsi un régulateur de 12 V et de courants 20A / 20A conviendra à une telle installation. Pour rappels : ** Dans une installation plusieurs appareils peuvent ne pas fonctionner tous en même temps.

régulateur. Le choix d’un onduleur est lié à un certain nombre de paramètres techniques et en particulier à :  Sa puissance S : Elle s’exprime en (VA) et détermine la capacité de l'onduleur à restituer une alimentation de secours en cas de coupure électrique ou de variation importante de tension.  un régulateur de tension pour filtrer des problèmes de variations de tension . on considère un onduleur comme un accumulateur électrique qui doit fournir du courant alternatif en cas de panne du secteur.2 = 1320 VA .  des ou une batterie(s) d’accumulateur ou le stockage d’énergie chimique . On suppose que tout le matériel de 220V de cette maison restera inchangé. câbles. dépendante de la charge connectée sur l'onduleur et à la capacité d'accumulation de ses batteries.2 fois que celle de la charge totale à alimenter.  un ‘’ transformateur’’ de courant alternatif en courant continu AC/DC.  Sa tension de sortie imposée par celle des récepteurs à alimenter par l’onduleur et  La durée du secours électrique. Cette chute de tension est due à toutes les liaisons rencontrées (boîtes de jonction. et la nature (cuivre ou autre) du conducteur. celui qui convient à une telle installation. la tension d’utilisation . la puissance (ou courant) à transporter . Exemple de choix d’onduleur : On veut remplacer l’alimentation de toute une maison dont la puissance souscrite au près de la SENELEC est de 957 W (Cosφ = 0. Il est conseillé de prendre un onduleur dont la puissance est 1. protections.87) avec un système solaire 24 V. .  Sa tension d’entrée liée à la tension finale des batteries suivant leur regroupement (série ou parallèle) . Un onduleur dont la puissance est au moins égale à 1100 x 1. Solution : Une telle maison possède une puissance apparente égale à 957 / 0.La durée de secours d’un onduleur dépend non seulement de la consommation (récepteurs) énergétique des appareils qui lui sont connectés mais aussi de la puissance (liée à sa capacité) emmagasinée par sa ou ses batteries de stockage.). . Choisir dans la gamme des puissances disponibles des onduleurs.ly Page 15 . La section d’un conducteur est choisie en fonction d’un certain nombre de paramètres parmi lesquels on peut noter : . Et la somme des chutes de tension entre la batterie et les récepteurs les plus éloignés de l’installation doit être au maximum de 3 à 5 % de la tension nominale. Ce composant électronique est généralement formé des principaux éléments suivants :  un chargeur d'accumulateur et/ou batterie . connections.  un redresseur de courant . E) Conducteur En basse tension les courants sont généralement élevés.  un onduleur de courant continu en courant alternatif DC/AC . Cette section doit rester dans les limites des chutes de tension admissibles pour permettre d’assurer un fonctionnement optimal des récepteurs. 24 V(CC) / 220 V(CA) conviendra à une telle application. etc. Et cette chute de tension est définie comme suit : i. D'une manière simplifiée. Cause pour laquelle les longueurs en basse tension doivent être courtes pour éviter de chutes de tension importantes.87 = 1100 VA.

de résistivité ρ. Exemple 2 : Quelle puissance peut on alimenter sous une tension de 12 V avec un câble 2x6 mm2 de longueur 10 m et pour une chute de tension de 3%. Figure 8 : Section de câbles en très basse tension pour une chute de tension égale à 3%. i.∆Utotale = Σ ∆U ∆ (boîtes de jonction. câbles. Exemple 1: Déterminer la section du conducteur pour alimenter une charge qui tire un courant de 6 A sous une tension de 24 V située à 35 m de la source. connections. Pour de telles conditions et d’après le graphique on peut choisir un câble de : 2 x 10 mm2. On suppose que la chute de tension est de 3%.ly Page 16 . de longueur L et transportant un courant I est donnée par la relation suivante: La figure ci-dessous donne la section des conducteurs en très basse tension en fonction des paramètres cités ci-dessus et pour une chute de tension égale à 3%. régulateur.05 Un Mais en règle générale cette chute de tension globale est due en grande partie par les conducteurs. Et pour rappel la chute de tension totale (aller et retour) d’un câble de section s. protections…). Et cette chute de tension doit être inférieure à 5%. C’est-à-dire : ∆Utotale < 0.

C’est-à-dire l’une fonctionne à la suite de la défaillance de l’autre comme dans le cas d’une source principale (SENELEC) et d’une source secondaire (groupe électrogène). III) Système hybride (solaire. Les charges à alimenter fonctionnant avec une même tension alternative 220 V imposent la conversion de la tension continue (24 V ou 12 V) du système solaire en 220 V directement utilisable par ces dernières. groupe) Souvent pour des questions technico-économiques et de sécurités on opte des systèmes hybrides. D’où la nécessité d’insérer un onduleur entre le système solaire et les charges à i. Et dans ce cas on va parler d’alimentation normale (SENELEC) / secours (groupe électrogène). éolienne. Par conséquent on peut alimenter une charge de P = V x I = 12 x 6 = 72 W. Réponse : D’après le graphique une telle charge tire un courant I = 6 A. Figure 9 : Système hybrides On peut également avoir deux sources qui alimentent une même charge mais d’une manière non simultanée. Ce système permet de combiner plusieurs sources de production d’énergie pour une même charge donnée. Le groupe ne fonctionne que si la SENELEC est défaillante. Autrement dit cette forme de combinaison des sources permet d’assurer une alimentation en permanence. Dans notre cas de figure.ly Page 17 . cette inversion normale / secours va s’effectuer entre le système solaire comme source principale et la SENELEC comme source secondaire.

La partie mobile est équipée de ressorts qui provoquent la fermeture ou l'ouverture du contacteur ou du rupteur respectivement à la mise sous tension ou hors tension. Le contacteur possède deux types de circuits : un circuit de puissance dont les bornes sont généralement représentées par un seul chiffre (1. Un contacteur joue le rôle de liaison électrique entre la source d’énergie (SENELEC ou groupe électrogène) et la charge commandée (moteur par exemple). la SENELEC continuera à toujours alimenter les charges. L’inverseur manuel permet de déclencher automatiquement une source secondaire (ici la SENELEC) en cas de coupure du réseau principal (défaillance du système solaire). Au retour du système solaire. il faudra arrêter la SENELEC par le bouton poussoir arrêt inséré dans le circuit de commande du contacteur KM2 de ce dernier. Pour connecter à nouveau les charges au système solaire. Outre les contacts de puissance nous avons des contacts auxiliaires (appartenant au circuit de commande) normalement ouverts (NO) ou normalement fermés (NF) qui permettent de réaliser des fonctions d'automatismes. Ils sont composés d’une partie fixe et une partie mobile. alors elle produit un flux magnétique nécessaire pour l’attraction de la partie mobile du circuit magnétique et les contacts de puissance du contacteur se ferment pour établir la liaison électrique entre le réseau d'alimentation et le récepteur à commander. 3. Le principe de fonctionnement des schémas de câblage d’un inverseur normal / secours en deux options est donné ci-dessous. 2. Et pour rappel un contacteur est un élément électromécanique (électro-aimant) constitue de deux pièces maîtresses : un circuit magnétique et une bobine. a) Inverseur manuel Dans notre cas de figure. Conformément au circuit de commande B) le principe de marche peut être résumé comme suit : Présence du système solaire – alimentation de l’onduleur et obtention d’une tension alternative 220 V à ses bornes a et b – vérification de la qualité de cette tension de sortie de l’onduleur par le relais de contrôle de tension – alimentation de la bobine du contacteur – connexion des charges sur le système solaire via l’onduleur et verrouillage de l’alimentation de la SENELEC ** défaillance du système solaire – désexcitation de la bobine du contacteur KM1 du système solaire – reprise de la position fermée ( fin du verrouillage) du contact auxiliaire KM1 /71-72 du contacteur KM1 - basculement automatique des charges sur le réseau de la SENELEC ** fin défaillance du système solaire et alimentation à nouveau de l’onduleur . Le fonctionnement du contacteur (donc l’ordre de commande de la mise sous ou hors tension de la charge à alimenter) est intimement lié à l’alimentation de sa bobine généralement repérée par les bornes A1 et A2. Donc dans tout ce qui suit les bornes a et b représentent les bornes de sortie de l’onduleur du système solaire. 4. L’inverseur est exclusivement constitué de contacteurs.5 et 6) et un circuit de commande des les bornes sont repérées par deux chiffres.ly Page 18 . Les contacts (pôles) de puissance servent à alimenter la charge (circuit puissance).alimenter.vérification de la qualité de cette tension de sortie de l’onduleur par le relais de contrôle de tension – impossibilité de la reprise des charges par le système solaire à cause du contact auxiliaire fermé KM2 / 71-72 du contacteur KM2 qui est ouvert – i. Nous pouvons également mettre sur les contacteurs des blocs aditifs (blocs temporisés ou des contacts NF ou NO). Nous donnons à la figure ci- dessous les schémas de puissance A) et de commande B) pour l’option manuelle. Quand sa bobine appartenant au circuit de commande est sous tension. l’inversion se fera entre la source solaire qui est la source principale et la SENELEC comme source secondaire.

impulsion sur le bouton-poussoir fermé arrêt 0 / 21-22 – désexcitation de la bobine du contacteur KM2 et fermeture du contact auxiliaire fermé KM2 / 71-72 – fin de l’alimentation des charges par le réseau de la SENELEC et reprise du système solaire.ly Page 19 . Figure 10 : Inverseur normal /secours manuel b) Inverseur automatique La séquence de marche de cette option est la suivante : i.

il reste conforme à celui de l’option manuelle (schéma A). Il est formé de 2 contacteurs de puissance KM1 et KM2. Figure 11 : Inverseur normal /secours automatique IV) Exemples de dimensionnement IV-1) Comparaison économique entre systèmes solaire et Sénélec i. Le schéma ci-dessous représente le circuit de commande de l’option automatique Normal / secours. Quant au circuit de puissance.ly Page 20 . d’un contacteur auxiliaire KA1 sur lequel on monte un bloc additif avec deux contacts. un temporisé à la fermeture KA1 / 67-68 et un contact instantané fermé KA1 /21-22.Coupure du système solaire – connexion des charges sur la SENELEC – retour système solaire – reprise automatique des charges à nouveau sur le système solaire – et arrêt de l’alimentation par la SENELEC.

la facture bimestrielle d’une telle installation s’élèvera à : Facture bimestrielle = Energie journalière (en kWh) x 60 jours (durée moyenne de la consommation) x prix du kWh. estimons les besoins énergétiques journalières de cette maison sous forme du tableau suivant : Tableau 7 : alimentation par la SENELEC Puissance Puissance Temps Energie totale Désignation unitaire Quantité Totale Utilisation (Wh / jour) moyenne installée journalier Lampes à incandescence 40 W 7 280 W 4 1120 Wh Lampes à incandescence 60 W 3 180 W 3 540 Wh Télévision 150 W 1 150 W 6 900 Wh Réfrigérateur 250 W 1 250 W 12 3000 Wh Ventilateur sur pied 65 W 2 130 W 4 520 Wh Totale 5072 Wh /j énergie: Avec le prix du kWh actuel de la Sénélec qui est en moyenne de 130 FCFA. Ainsi la facture sera de : / bimestrielle IV-3) Option alimentation solaire Une telle installation peut être alimentée en énergie solaire avec le même confort. les lampes à incandescence 220V. Soit une maison classique sénégalaise qui contient le matériel électrique suivant : Tableau 6 : charges électriques d’une maison alimentée par le réseau SENELEC et le solaire Puissance unitaire Quantité Désignation moyenne Lampes à incandescence 40 W 7 Lampes à incandescence 60 W 3 Télévision 150 W 1 Réfrigérateur 250 W 1 Ventilateur sur pied 65 W 2 IV.ly Page 21 . peuvent être remplacées par celle de 24 V et pour un même flux lumineux.2) Option alimentation par le réseau de la SENELEC En se fixant arbitrairement un temps d’utilisation. ce dernier peut être remplacé par un réfrigérateur solaire actuellement très présent dans le marché sénégalais. Pour éviter l’utilisation d’un onduleur pour le réfrigérateur. Il s’agira de faire l’étude sur la consommation énergétique d’une installation et de comparer les coûts liés à l’investissement solaire et les factures de la sénélec. i. Cependant pour une question de coût.Essayions de faire une comparaison de coût entre une alimentation solaire et une alimentation par le réseau de la Sénélec.

a) Estimation des panneaux solaires La puissance des panneaux pour satisfaire une telle consommation est donnée par : L’installation peut être entièrement alimentée par 4 panneaux de 230 Wc. c) Estimation de l’onduleur La puissance totale active installée est la somme des puissances des différentes charges. la capacité des batteries est définie comme suit : Pour satisfaire une telle installation nous pouvons utiliser 3 batteries de 100 Ah en tenant compte du coefficient de simultanéité. Et pour rappel. Cause pour laquelle.9 et une i. on parle de coefficient de simultanéité qui indique le pourcentage des appareils fonctionnant en même temps. b) Estimation de la capacité des batteries de stockage Conformément à l’équation (5’). Tableau 8 : charges solaires Puissance Puissance Temps Energie totale Désignation unitaire Quantité totale utilisation par jour moyenne installée journalier (Wh / jour) Lampes à incandescence 40 W (9W) 7 63 W 4 252 Wh / j Lampes à incandescence 60 W (11W) 3 33 W 3 99 Wh / j Télévision 150 W 1 150 W 6 900 Wh / j Réfrigérateur 75 W 1 75 W 12 900 Wh / j Ventilateur sur pied 65 W 2 130 W 4 520 Wh / j Energie totale 2671 Wh / j journalière: Dimensionnement et coût des différents composants du système solaire d’une telle installation. Une batterie solaire de 100 Ah coûte en moyenne 95 000 F. Le prix moyen actuel d’un panneau de 230 Wc au Sénégal est de 230 000 F. elles seront directement connectées sur en basse tension 24V. dans une installation plusieurs appareils peuvent ne pas fonctionner tous en même temps.ly Page 22 . Soit une puissance installée de panneaux de 4 x 230 Wc = 920 Wc. En supposant un facteur de puissance moyen de 0. Quant aux lampes. Soit une puissance totale de 451 W. Ainsi le tableau 7 peut être mis sous la forme du tableau 8 suivant et pour un même confort familial.L’onduleur alimentera uniquement que les deux ventilateurs et la télévision.

e) Tableau récapitulatif du coût du système solaire Prix unitaire Prix total Désignation Quantité (F CFA) (F CFA) Panneaux solaires 4 230 000 920 000 Batteries solaires 3 95 000 285 000 Onduleur 1 90 000 90 000 Régulateur 1 20 000 20 000 Autres . ce résultat est très intéressant à plus d’un titre. i.9 = 601 VA assurera l’alimentation correct de tous les appareils de 220 V AC.ly Page 23 .coût maintenance relativement nulle . son courant d’entrée doit être supérieure au rapport de 920 W (puissance des modules) / tension installation (ici 24 V) = 920 / 24 = 38 A. 10 % total mat. Le prix moyen d’un onduleur de 1000 VA est de 90 000 F. d) Estimation du régulateur Pour une telle installation : . Et sur le marché un tel régulateur coûte en moyenne 20 000 F.insonorisation du système par rapport à un groupe électrogène ou à une éolienne . l’option solaire présente aussi un certain nombre d’avantage parmi lesquels on peut citer : . Compte tenu de la longue durée de vie des composants solaires dont le même le maillon le plus faible (batterie) présente une durée de vie qui varie entre 5 et 10 ans. . son courant de sortie doit être supérieure au rapport de la puissance d’emploi (réellement utilisée suivant le coefficient d’utilisation et de simultanéité) des récepteurs / tension.2 / 0. .disponibilité en permanence de l’énergie surtout face au délestage intempestif actuel de la SENELEC . En considérant que tous les appareils fonctionnent en même temps (cas extrême et difficile pour le régulateur) et en pleine charge ce rapport est 451 / 24 = 19 A. un onduleur de puissance apparente S = 451 x 1.majoration de la puissance installée à 20%. Outre ce résultat économique intéressant. 131500 Total = 1 446 500F CFA f) Analyse technico-économique des résultats Du point de vue économique la période de recouvrement (ou d’amortissement) basée sur les factures de la SENELEC est de : Soit une période de couvrement de l’investissement de 6 ans. . Ainsi un régulateur de 24 V et de courants 20A / 40A conviendra à une telle installation.

Figure 12 : système de pompage solaire au fil du solaire (sans batterie) V-2) Dimensionnement d’un système de pompage solaire i.ly Page 24 . Schématiquement le dispositif de pompage avec une électropompe immergée peut être représenté par le schéma ci-dessous.. V) Exemple de dimensionnement d’un système de pompage au fils du solaire V-1) Généralités Le système de pompage est une transformation d’énergie mécanique en énergie hydraulique qui met en mouvement un fluide. cette énergie est non polluante comparée à celle produite par un groupe électrogène. du point de vue production. Globalement cette analyse technico-économique montre que l’option solaire constitue une variante intéressante.

. . L’ensoleillement Ei (kWh / m2 / jour). Ce dimensionnement est basé sur quatre paramètres de base fixés ou imposés. Ej = Pc x ensoleillement Ei (kWh / m2 / jour). on peut définir la puissance crête Pc des panneaux solaires nécessaires à la mise en rotation de l’électropompe. A partir des paramètres ci-dessus. Cette estimation doit se faire au mois où la consommation est très forte (en période de chaleur).Le dimensionnement d’une électropompe consiste à calculer la puissance du générateur solaire qui permettra d’obtenir la performance souhaitée du système de pompage.81 (accélération de la pesanteur) x 1000 (masse volumique de l’eau) / 3600. Ainsi cette énergie Ej s’exprime comme suit : Avec : = (30 à 33) % et (40 à 45) % pour respectivement pompe centrifuge et pompe volumétrique. Et l’énergie journalière communiquée à l’eau correspond au travail effectué pour élever la production journalière d’eau de volume donné à une hauteur manométrique totale. La hauteur manométrique totale HMT (m). En remplaçant l’expression de l’énergie journalière Ej dans cette pression. Cette énergie hydraulique Ehy qui permet de faire ce travail est égale à : Avec : 2. Le rendement du type de pompe % et . A savoir : . on en déduit la puissance des panneaux solaires : Ainsi la puissance crête des panneaux Pc devient : Les abaques de dimensionnement des modules fournis par les fournisseurs de système de pompage permettent d’évaluer la puissance des modules à partir de 3 critères de base : débit journalier – ensoleillement moyen et la hauteur manométrique totale. le pompage est considéré comme une transformation d’énergie mécanique en énergie hydraulique qui met en mouvement un fluide. Cette énergie hydraulique permet de définir l’énergie électrique Ej nécessaire à fournir au moteur. i. Cause pour laquelle. Le débit journalier Q (m3 / jour) .ly Page 25 . Le débit d’eau journalier est obtenu à partir des estimations de la consommation journalière en eau.725 = coefficient = (9.

Les panneaux 4 produisant du courant continu imposent pour l’alimentation du moteur à courant alternatif l‘utilisation d’un convertisseur CC / AC. la hauteur d’aspiration est nulle. Elle est formée de deux parties principales : . D’où l’utilité de l’onduleur 6 à fréquence (vitesse ou débit) variable.D’une manière générale la HMT est définie comme suit : HMT = hauteur de refoulement + hauteur d’aspiration + pertes de charges + pression de fonctionnement. Un moteur asynchrone à rotor en court-circuit dont les caractéristiques dimensionnelles sont identiques à celles de la pompe. Et la hauteur de refoulement = niveau dynamique (niveau stabilisé de l’eau dans le point d’eau) + la hauteur du réservoir. Une pompe centrifuge multicellulaire dont le diamètre permet son introduction dans des forages étroits dont les diamètres sont normalisés et . Dans ces conditions la HMT se résume à la hauteur de refoulement. aux pertes de charges et à la pression de fonctionnement. i. on estime une consommation en eau à 25 m3 / jour pour une HMT de 40 m. Ce moteur est conçu pour être immergé dans l’eau. Un câble méplat immergé 7 quitte le convertisseur de fréquence (de vitesse) 6 longe la conduite de refoulement 3 puis la pompe pour être raccorder au moteur. L’élément moteur du système de pompage est constitué d’une électropompe immergée (voir figure 9 ci-dessous) au fond du puits du forage. Déterminer l’onduleur et la puissance de ce générateur solaire sur les gammes des modules de 85 Wc disponibles. V-3) Exemple de dimensionnement Pour dimensionner la puissance d’un générateur photovoltaïque qui alimente une électropompe. Le tuyau de refoulement 3 permet en même temps de support du bloc électropompe. Le forage est situé dans la région de Thiès où on suppose que l’ensoleillement moyen est de 5 kWh / m2 / jour. Les deux parties électrique (moteur) et hydraulique sont couplées côté aspiration et forme un groupe électropompe. Il permet ainsi de faire varier la vitesse (débit) de la pompe accouplée au moteur asynchrone. à la hauteur d’aspiration. Dans notre cas d’espèce (motopompe immergée). Pour ce système de pompage et pour un rendement de 33% (pompe centrifuge) on estime la puissance du générateur à : Nombre de modules de 85 Wc : N = 1650 / 85 = 20.ly Page 26 .

ly Page 27 . Et pour rappel un module fournit sa meilleure puissance à environ 16V. i.On peut choisir un onduleur qui aura une plage de puissance de 1500 W et 2000 W et dont la tension d’entrée correspond à 20 modules de 16 V en série (soit une tension d’entrée de 20 x 16 = 320 V).