You are on page 1of 3

Autopartage en France

L'autopartage en France s’est développé depuis la fin peut accéder à un véhicule sans conducteur pour le tra-
des années 1990. Aujourd'hui, des services d’autopartage jet de son choix et pour une durée limitée. » Un décret
existent déjà dans une vingtaine de villes, rassemblant en conseil d'état fixera les conditions d'obtention du label,
environ 25 000 utilisateurs[1] . Des services d’autopartage courant 2011. Le projet est à l’étude[3] au ministère des
entre particuliers ont vu le jour en 2011. transports. Les mairies pourront attribuer des places ré-
servées et des tarifs de parking préférentiels aux voitures
détentrice du label autopartage. Afin d’être éligible au la-
bel, les voitures partagées devront entre autres respecter
1 Historique les dernières normes européenne sur les émissions et avoir
un carnet d’entretien parfaitement à jour.
Si les premières expériences françaises d’autopartage re-
Depuis 2011, la France a vu se développer les services
montent aux années 1970, cette forme de transport ne
d’autopartage entre particuliers. Des particuliers proprié-
s’est réellement développée qu'à partir de la fin des années
taires des voitures mettent à la location leur voiture aux
1990, sur le modèle de ce qui avait été inventé en Suisse
locataires. Cela permet aux propriétaires de rentabiliser
au milieu des années 1980. L'avance de ces pays peut s’ex-
leur voiture et aux locataires de disposer de voitures va-
pliquer principalement par son avance en matière de ges-
riées, partout en France.
tion du stationnement dans les centres-villes et la quali-
té de leurs transports en commun ; autant d'incitations à En 2012, ce service continue à s’étendre, mais le nombre
n'utiliser la voiture que ponctuellement. d'abonné doit encore augmenter pour que le modèle éco-
nomique soit rentable ;
En 2003, dans un rapport du Commissariat général du
L’exploitant Bolloré estime avoir besoin de 80 000 abon-
Plan (intitulé « Transports urbains : quelles politiques
nés pour atteindre un équilibre financier envisagé vers
pour demain ? ») Roland Ries, rapporteur et ancien
2018 pour des coûts d’exploitation estimés à 80 mil-
président du Groupement des autorités responsables de
lions d’euros/an[4] . Les résultats au premier anniversaire
transport a posé le constat de l'accumulation d'un retard
d'Autolib' laissent le Groupe Bolloré présager d'un équi-
important de la France dans ce domaine et proposé de
libre atteint dès 2014[5] . Autolib’ disposait début dé-
promouvoir ce mode de transport.
cembre 2012 de 47 000 abonnés[5] , mais le projet in-
Une étude parue en juin 1998[2] avait par ailleurs mon- téresse Bolloré de valoriser la Bluecar et le véhicule
tré auparavant que les différences de choix modaux des électrique et « d'évangéliser le marché et d’expérimen-
usagers suisses et français s’expliquaient pour l’essentiel ter à grande échelle la Bluecar sur ses aspects tech-
par la différence considérable d’offre de places de sta- niques »[4] . Quant à Veolia Transdev et Keolis, ils en
tionnement automobile. En effet, à taille égale, les ag- font un outil supplémentaire d'intermodalité alors que
glomérations suisses offraient quatre à cinq fois moins CityzenCar[6] , Buzzcar et autres Livop cherchent à allé-
de places de stationnement pour les voitures privatives. Il ger l'infrastructure de location en s’appuyant sur le parc
s’ensuit que l’utilisation des transports en commun par les existant, ce qui demande un accord des assureurs.
Suisses est beaucoup plus importante qu’en France. dès
lors, l'autopartage pouvait diminuer d'autant l'utilisation
de places de stationnement.
En mai 2006, le Sénat a adopté à l'unanimité la proposi- 2 Evolution du nombre de véhi-
tion de loi présentée par Roland Ries et « tendant à pro- cules et de stations[7],[8],[9],[10]
mouvoir l’autopartage ». La loi a été transmise du Sénat
à l’Assemblée Nationale début juillet 2007.
En 2007, le développement de l'autopartage a aussi 3 Types de service
été l'une des nombreuses propositions du Grenelle de
l'environnement, retenue par le Grenelle I et précisée par Même si le service est généralement à caractère commer-
le projet de loi Grenelle II. Ce dernier annonce en ef- cial (nécessité de « vendre » le « service »), on peut dis-
fet un label consacré à l'autopartage, qui bénéficiera donc tinguer des services d'autopartage à but non lucratif, por-
enfin d'une définition juridique claire ; « la mise en com- tés par des particuliers, des associations, des coopératives
mun au profit d'utilisateurs abonnés d'une flotte de véhi- d'usagers ou des entreprises. Ces services peuvent rece-
cules de transports terrestres à moteur. Chaque abonné voir ou non des aides publiques.

1

2 5 NOTES ET RÉFÉRENCES Il est à noter que si un service privé à but lucratif existe Paris. public. ADETEC. octobre 2009 [PDF] 3.1 Associations [2] Jean-Marie Guidez et Vincent Kaufmann. Ce réseau est présent.fr (consulté le 16 février Communauto ou l'américain Zipcar). une rentabilité incertaine mais une vitrine Le réseau France-Autopartage. souhaitée] . Le • Portail de l’automobile potentiel de l'autopartage entre particulier est énorme puisque la France compte déjà 30 millions de véhicules. il crée en 2013 une nouvelle marque commerciale. mais est moins de Besançon.eu (consulté le 16 février 2016) Des entreprises à but lucratif se sont lancées en France [10] « Autopartage . un transport de demain… encore au ralenti . l'autopartage entre particuliers est une pra. Cleantech Re- d'Autopartage coopératif en France[réf. il sera difficile de lancer un service à but lucratif si un service à but non lucratif est déjà bien im. CERTU. 1998. • Portail de la France Depuis 2011. [1] L'autopartage. l'autopartage est encadré par le label Autopartage localement. Les sites fournissent une assurance qui permet d'apporter un cadre à ces loca- tions.Verso-Recto. 30 no- 700 véhicules. 121 pages [présentation en ligne] [3] Projet de décret concernant l’attribution du label « Auto- partage » pour les véhicules destinés à cette activité 3.3 Entreprises sur www. En revanche. Bern. sur Toyota FR (consulté le 16 février 2016) [9] « La solution d'autopartage à Paris Autolib' | Autolib' ».5 Notes et références planté. Les citadins Ce type de structure convient pour gérer des services as. En 2013. via des sociétés coopératives [7] « Le résau Citiz : qui sommes nous ? ». 4 Groupements En France. • Portail des transports tique moins connue mais numériquement plus impor- tante. À . l’autopartage privé s’est.2 Société coopérative [4] L’autopartage. subventionner le lancement d'un service à but non lucra- tif. Lille (consulté le 16 février 2016) (Lilas Autopartage). sur www. il [5] Autolib' fête son premier anniversaire et vise l'équilibre compte 15 000 abonnés dans cinquante villes et plus de au printemps 2014 . 15 juin 2012 groupe seize structures indépendantes. qui regroupe seize opérateurs (Strasbourg.coop d'intérêt collectif à but non lucratif. On parle ici de service car les particuliers propriétaires des voitures offrent un service de location aux conducteurs. lors de leur phase de lancement. sanne.). Tours.4 Particuliers De son côté.Bruno Cordier (dir. Genève et Lau- approprié à partir d'une vingtaine de voitures. 2016) [11] L'autopartage entre particuliers . il est interdit par la loi sur la concurrence de Paris. avec entre 35 000 et 70 000 personnes[11] . l'autopartage est principalement représentée par le groupement Citiz. Lille. aussi.zipcar. re. 3. Afin d'avoir une visibilité nationale et de vembre 2012 faciliter l'accès des abonnées dans toutes les villes. premier réseau pour les opérateurs . Toulouse. attribué par la ville. Alpes-Autopartage sous la marque Cité lib dans plusieurs villes de France. d'où une course à la création dans certaines villes.autolib. [8] (fr) « Un partenariat entre Communauto et Toyota France ».fr. etc. Les Échos. organisé et la France a vu se développer les services d’autopartage entre particuliers (par exemple : Drivy). Marseille.L'alternative A La Location Voiture | Zip- sur le marché de l'autopartage (par exemple le canadien car France ». face à l’automobilité : étude comparée des agglomérations sez petits. le ré- seau. Grenoble.). 24 février 2010 3. sur citiz. [6] CityzenCar Citiz.Vincent Desruelles. Bordeaux.Laurence Albert. à Bordeaux.

Le docteur irréfragable. 3 6 Sources. Ico.org/wikipedia/commons/9/94/P_highway. Arroser. Bemerit.org/wikipedia/commons/8/8a/TheStructorr_ Lamborghini_Gallardo. CamilleH13. Pautard. Nickoo.html Artiste d’origine : This graphic was drawn by SKopp. Laddo. Dhatier. Mayayu.svg Source : https://upload.diplomatie. Orlodrim.org Artiste d’origine : Michał Pecyna 6. Lavoitureautrement. LeViennois. Poulos. Berdea. Freb.svg Source : https://upload.svg Licence : Public domain Contributeurs : http://web. • Fichier:P_highway.archive.svg Source : https://upload.3 Licence du contenu • Creative Commons Attribution-Share Alike 3.org/web/*/http://www. Jules78120. Wikig.wikimedia. Rome2. Lechat.wikipedia.1 Texte • Autopartage en France Source : https://fr. RobokoBot. Pj44300. Kriss06. Djam. Lamiot. Livop.2 Images • Fichier:Flag_of_France.org/wiki/Autopartage_en_France?oldid=133978011 Contributeurs : Baronnet.0 Contri- buteurs : Travail personnel Artiste d’origine : User:HuBoro • Fichier:TheStructorr_Lamborghini_Gallardo. Josce. Shev123. Ecclecticus. Lyon-St-Clair. Laurent Nguyen.wikimedia. MPBC. contributeurs et licences du texte et de l’image 6. Salebot. ZetudBot.gouv. Ly- sosome.0 . Ali456789 et Anonyme : 19 6.wikimedia. Speculos. GaMip. DavidRoche~frwiki.svg Licence : CC0 Contributeurs : OpenClipArt. Pignoof.org/wikipedia/commons/c/c3/Flag_of_France. Citymov'. DaisyAline. NaggoBot.svg Licence : CC-BY-SA-3.fr/de/frankreich_3/frankreich-entdecken_244/ portrat-frankreichs_247/die-symbole-der-franzosischen-republik_260/trikolore-die-nationalfahne_114. ClementNotin. JeanBono.