I.H.E.

C
Licence
Appliquée en
Comptabilité

Les particularités
comptables dans le secteur
bancaire

Selon le Système comptable des
Entreprises

Mohamed Neji Hergli

Octobre 2009

Les particularités comptables dans le secteur bancaire

Chapitre 1. L’entreprise bancaire : Spécificités et cadre comptable
Section 1. Spécificités de l’entreprise bancaire :

Chapitre 1
La banque n’est pas une entreprise comme les autres. Certes comme toute entreprise, elle a un
statut juridique, une organisation, un système de pilotage, des produits, une stratégie. Mais elle crée
de la monnaie, elle recueille l’épargne du public, elle gère les moyens de paiement. Une définition
précise de l’entreprise bancaire s’avère, donc, nécessaire.

En raison de l’exposition des banques à une typologie de risques qui leur est particulière, le secteur
bancaire est placé sous la haute surveillance des autorités monétaires qui ne peuvent tolérer un
secteur totalement libre où les crises bancaires seraient à l’origine de crises économiques.

I. La notion d’entreprise bancaire :

Le terme "banque", appellation très utilisée, recouvre en fait un ensemble d’organisations à
fonctions, statuts ou activités forts différents. Les propos de cette section essaieront de cerner les
caractéristiques de ces établissements à travers une approche tridimensionnelle couvrant les
principaux courants de la littérature financière.

On distinguera à cet effet, une acception purement théorique, où la banque est considérée comme
étant intermédiaire financier, une autre acception institutionnelle qui classe les établissements de
crédit en plusieurs catégories et une dernière acception, professionnelle, qui reconnaît la diversité du
métier du banquier.

I.1. La Banque "Intermédiaire financier" :

La fonction d’intermédiation financière des banques est reconnue depuis le moyen âge. Mais la
première conceptualisation n’a été formulée qu’en 1960 par les deux américains Gurley et Shaw1, qui
ont mis l’accent sur la mission essentielle de la banque, la transformation d’échéances et de risques.

Dans le cadre de cette approche classique et comme l’illustre le schéma ci-après, proposé par Sylvie
de Coussergues2, il s’agit de distinguer les aspects suivants :

1
J.G. Gurley et E.S. Shaw [1960], Money in a theory of finance, Brooking’s Institution.
2
Sylvie de Coussergues [1994], La banque, structure, marchés et gestion – Editions Dalloz

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 2

Les particularités comptables dans le secteur bancaire

 Les agents à capacité ou besoin de financement :

Certains agents économiques, tels que les ménages, ne consomment pas l’intégralité de leurs
revenus et dégagent une épargne qu’ils cherchent à placer. Ils ont une capacité de financement, ils

Chapitre 1
sont prêteurs. D’autres agents, au contraire, dépensent davantage leur revenu comme par exemple
les entreprises ou les administrations. Ils ont un besoin de financement, ils sont emprunteurs.

 La finance directe et la finance indirecte :

Avec la finance directe, les agents à besoin et capacité de financement entrent directement en
relation sur les marchés de capitaux. Les agents à besoin de financement émettent des titres
souscrits par les agents à capacité de financement, ce qui revient pour les premiers à emprunter des
capitaux aux seconds et à l’occasion de ces opérations, prêteurs et emprunteurs se mettent d’accord
sur un montant, une durée et un prix, le taux d’intérêt.

La relation prêteurs-emprunteurs des marchés ne permet pas, toutefois, l’apurement des besoins de
financement. D’une part les emprunteurs, dont le besoin de financement découle d’opérations
d’investissement, émettent des titres à long terme alors que les prêteurs préfèrent les placements à
court terme. Mais surtout, les marchés de capitaux sont des marchés imparfaits où règnent
l’incertitude et l’asymétrie d’information, certains agents détiennent des informations que les prix ne
reflètent pas.

L’intervention d’un intermédiaire financier, c’est à dire le processus de finance indirecte, remédie
aux imperfections de la finance directe. En s’interposant entre le prêteur et l’emprunteur,
l’intermédiaire émet des titres à terme et à risque mieux adaptés aux préférences des prêteurs, il
collecte des capitaux qu’il redistribue par la suite sous forme de crédits aux agents à besoin de
financement.

 L’intermédiaire financier, fournisseur de liquidités :

Les contrats de dépôt, comme ceux de crédit, procurent au client une assurance de liquidité.

Le dépôt en banque est un actif parfaitement liquide. Divisible en unités de faible montant, il est
accepté par tous comme moyen de paiement. La banque associe généralement au contrat de dépôt
des modes de transfert avec la mise au point d’instruments de paiement traditionnels comme le
chèque ou le virement ou, encore plus modernes, avec les cartes de paiement.

Des systèmes de compensation assurent de surcroît la convertibilité des dépôts bancaires. Enfin la
valeur nominale d’un dépôt est fixe, non sujette à des pertes en capital. Le principal risque encouru
par le déposant est la faillite de la banque. Cependant, le dépôt bancaire peut être considéré comme
un actif moins risqué que les titres émis par les emprunteurs privés, en raison de la surveillance de la
sécurité du système bancaire par les pouvoirs publics.

Le contrat de crédit garantit à l’emprunteur une fourniture immédiate de liquidités lui permettant
d’engager sans délai des dépenses.

La spécificité de la banque réside dans le fait que tant leurs dettes que leurs créances sont une
assurance de liquidité pour la clientèle.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 3

d’ailleurs non exhaustive. La réception des dépôts du public . La mise à disposition de la clientèle et la gestion de moyens de paiements. Ces conditions. I. utilisés par l'établissement de crédit pour son propre compte et remboursables. édictées par l’article 21 de la loi bancaire. avec le conseil et l’assistance en matière de gestion de patrimoine. 3. 2. La distribution de crédits . Les particularités comptables dans le secteur bancaire I. le développement et la restructuration des entreprises. c’est-à-dire des fonds apportés par des tiers. I. et sous certaines conditions pour les banques agréés dans le cadre de la loi n° 2001-65 du 10 juillet 2001.2. 4. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 4 . la forme juridique. Cette loi introduit une définition de l’activité bancaire et précise les conditions d’exercice de cette activité.2.  Les activités connexes : Ce sont des activités qui prolongent les opérations de banque .2. la loi bancaire en donne une énumération. à titre d'intermédiaire.2. le capital minimum et la notoriété des dirigeants. L'exercice. La Banque "Etablissement de crédit" : Cette approche met l’accent sur la banque en tant qu’institution dont la définition et les opérations accomplies relèvent d’une législation spécifique.  Les prises de participations : Cette activité est admise librement pour les organismes qui exercent des opérations bancaires en vertu des lois qui leur sont propres. des opérations de change. Les différentes formes d’activité : Les formes d’activités bancaires prévues par la loi n°2001-65 du 10 juillet 2001. il faut entendre non seulement les crédits par décaissement. Elle sera développée dans le cadre de la loi n° 2001- Chapitre 1 65 du 10 juillet 2001 relative aux établissements de crédit telle que modifiée par la loi n° 2006-19 du 2 mai 2006 (ci-après désignée par "loi bancaire"). Les conditions d’exercice de l’activité bancaire : Ces conditions touchent à quatre aspects essentiels de la banque : l’agrément préalable.1. et par crédit. à savoir : 1. peuvent être regroupées en trois grandes catégories :  Le monopole des banques : La loi distingue quatre types d’opérations qui constituent l’essence même de l’intermédiation financière. d’ingénierie financière et d’une manière générale tous les services destinés à faciliter la création. relèvent d’une approche prudentielle de la question en établissant des ratios entre les participations et les fonds propres. de gestion financière. les engagements par signature mais également le crédit-bail (leasing) et l’affacturage (factoring).

 La notoriété des dirigeants : Les dirigeants d’une banque exerçant en Tunisie doivent répondre aux exigences d’une bonne moralité et jouir d’une bonne notoriété. sur rapport de la Banque Centrale chargée de l’instruction des demandes d’agrément. le cas échéant de leurs garants ainsi que de l’honorabilité et de la qualification adéquate de leurs dirigeants. de l’interdiction de cumul de fonctions. Il est également tenu compte.  La forme juridique : Les banques de statut juridique tunisien et établies en Tunisie ne peuvent être constituées. compte tenu du programme d’activité de l’établissement requérant.  Le capital minimum : Traduisant ses fonds propres lors de sa création.000 DT. toute banque doit justifier d’un capital minimum. pour l’octroi de l’agrément. à cet effet. Les banques étrangères exerçant une activité en Tunisie par l’intermédiaire de succursales ou agences doivent être constituées sous forme de sociétés anonymes sauf si un autre statut juridique a été apprécié et accepté lors de la délivrance de l’agrément. ou dans un établissement de crédit et une société d’assurance) . que le montant libéré à la souscription ne puisse être inférieur au capital minimum. vérifier les conditions : 1. de la qualité des apporteurs de capitaux et. Ce capital minimum doit être libéré en totalité lors de la création de la banque. 3. a connu plusieurs révisions à la hausse pour se situer depuis 2006 à 25. 2. de respect du secret professionnel . toutefois. être libéré conformément aux dispositions du code des sociétés commerciales. que sous forme de sociétés anonymes. (dans deux établissements de crédit. en vertu des dispositions de l’article 12 de la loi bancaire. ou sous une forme prévue par un statut légal spécial. Les particularités comptables dans le secteur bancaire  L’agrément nécessaire à l’exercice de la profession bancaire : L’exercice de la profession bancaire est subordonné. sauf dérogation accordée aux dirigeants des banques off-shore. s'il dépasse le capital minimum. de la nationalité tunisienne. Toute succursale ou agence de banque étrangère autorisée à exercer en Tunisie doit justifier lors de son installation en Tunisie d’une dotation minimale de même montant libérable dans les mêmes conditions. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 5 . sous peines de sanctions pénales prévues par l’article 51 de la loi bancaire.000 DT en 1967. sans. leur statut devant être en tout état de cause conforme à la législation en vigueur dans leur pays d’origine. ils doivent. Le capital initial d'une banque peut. à l’obtention d’un agrément préalable délivré par le Ministre des Chapitre 1 Finances. des moyens techniques et financiers qu’il prévoit de mettre en œuvre. de l’aptitude de l’établissement requérant à réaliser ses objectifs de développement dans des conditions compatibles avec le bon fonctionnement du système bancaire et assurant à la clientèle une sécurité satisfaisante. Ce dernier qui s’établissait à 200. L’agrément est accordé.000.

1. Par activité internationale. Ce critère est particulièrement déterminant car il commande la clientèle de la banque donc. ses produits. obligataire). sont partielles dans la mesure où l’une s’attache de façon générale à la fonction d’intermédiaire financier et l’autre se Chapitre 1 limite à présenter une classification des établissements de crédit.  La banque spécialiste : Il s’agit d’un établissement de crédit :  présent sur un segment du marché : Ce segment peut être une clientèle (PME. en distinguant l’activité domestique (on shore). on entend habituellement une banque ayant des agences et filiales à l’étranger et/ou une banque dont les opérations vis-à-vis des non-résidents est prépondérante. I. sa structure financière et son organisation .3.  Le type d’activité. L’objet de ce paragraphe est de présenter les différents métiers de banque reconnus à travers des critères adéquats définis par la littérature financière. évoquées précédemment. Le recours à la notion de métier. Le croisement de ces deux critères conduit à définir quatre types de banques. et l’activité internationale (off shore). monétaire. Les critères définissant les métiers de la banque : Deux critères semblent être particulièrement adaptés à la description des métiers de la banque. un métier se définissant comme une activité articulée autour de couples produits-clients. permet de compléter la présentation de l’entreprise bancaire. tant en matière de dépôts que de crédits. Elles ne reflètent pas la grande diversité de l’activité bancaire. selon les cas. Une typologie des métiers de la banque :  La banque généraliste : Appelée également banque universelle. I. dispose ou non d’un réseau de guichets. ce qui conduit à distinguer les banques à réseau de guichets et les banques sans réseau qui collectent leurs ressources sur les marchés de capitaux (interbancaire. particuliers et entreprises. particuliers).3. tous types de financements et de prestations de services. la banque généraliste est un établissement de crédit :  présent sur tous les segments du marché : activité domestique et internationale. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 6 . d’un know-how et de structures de production. Mais en fait les frontières entre métiers ne se tracent pas de façon aussi catégorique.3.2.  disposant d’un réseau de guichet lui permettant de collecter auprès de la clientèle une fraction significative de ses ressources. La Banque "Métier" : Les deux approches de l’entreprise bancaire. Les particularités comptables dans le secteur bancaire I. un produit (crédit au logement) ou une aire géographique (banque résidente ou non-résidente). à savoir :  Le mode de collecte des ressources.  qui.

plus complète. Dans le second cas. également appelé risk manager face une multitude d'éventualités. Les risques bancaires : Lorsque les flux de trésorerie escomptés à une date future ne peuvent être prévus avec certitude dans une décision financière. entendu que ce qui inquiète le plus ce dernier n'est pas tant l'évolution positive de ses résultats mais plutôt le risque downside. celles qui distinguent les risques pris (risques de marché) de ceux subis (risques de crédit) par les établissements des crédits. Cette situation met généralement le gestionnaire de risque. celui de liquidité. Crédit Taux d'intérêt Risques Financiers Liquidité Marché Les risques opérationnels et/ou techniques désignent tous les risques de dysfonctionnements internes dont les conséquences peuvent être extrêmement importantes. couvre l’ensemble des risques majeurs de l’activité bancaire qui pourront avoir soit un impact direct (pour les risques financiers) ou indirect (pour les risques opérationnels) sur la situation financière des banques. Plusieurs classifications des risques spécifiques encourus par les banques ont été souvent retenues par la doctrine. Le risque inclut alors la survenance de mauvais résultats c'est-à-dire des rendements inférieurs à ceux escomptés tout comme il inclut celle de bons résultats à savoir des rendements supérieurs à ceux escomptés. Chapitre 1 II. d’autres sont liés aux procédures internes et à leur respect. on parle de risque positif ou upside risk c'est-à-dire le risque d'avoir des résultats tirés vers le haut. Certains sont liés aux systèmes d’information. à notre avis. c'est-à-dire le risque de voir les résultats tirés vers le bas. Dans la catégorie des risques financiers on relève le risque de crédit. Gestion des risques et gestion actif-passif des banques. 3 Joël Bessis [1995]. Dans le premier cas on parle de risque négatif ou downside risk. par contre. Les particularités comptables dans le secteur bancaire La distinction banque généraliste .banque de gros (wholesale banking). celui de taux. Cette dernière classification qui paraît. empruntée au monde bancaire anglo- saxon et qui correspond à la distinction banque à réseau – banque sans réseau. toutefois.banque spécialiste ne recouvre pas intégralement celle de banque de détail (retail banking). et celles qui distinguent les risques purement financiers de ceux opérationnels. celui de marché et enfin de solvabilité3.Editions Dalloz Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 7 . il y a risque du fait de cette incertitude. Il est.

dans la réalité l’adossement parfait ne peut exister puisque la fonction principale des institutions financières est de transformer des ressources. Ce risque ne se matérialise jamais lors de la réalisation du crédit. du risque de marché (31%) et du risque opérationnel (38%). de catastrophes naturelles ou de non-transfert .  Le plus souvent. dans la limitation et la division des engagements pris sur un même emprunteur et dans la recherche d’éventuelles garanties. Le risque de taux apparaît lorsque le coût des ressources devient supérieur au rendement des emplois. Avril 2004 II.2. L’une des solutions préconisées pour limiter la portée de ce type de risque réside dans une bonne appréciation préalable de ce dernier. Le risque de crédit : Le risque de crédit est à la fois le plus dangereux et le plus courant pour une banque . Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 8 . de révolution. Or. il s’agit du non- respect par un client de son engagement financier. car à un instant donné il serait absurde qu’un établissement prête à un taux inférieur au coût de sa collecte. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Une étude réalisée en 2004 par la Banque des Règlements Internationaux et résumée dans le tableau ci-dessous. à savoir dans la majorité des cas. II. le plus souvent à court terme. abus de confiance) . Le risque de taux ne peut donc apparaître que lorsque les emprunteurs (les déposants) viennent rembourser (se faire rembourser) leurs prêts (leurs placements) par anticipation. Le risque de taux : Ce type de risque a pour origine l’activité même d’un établissement de crédit qui consiste à réaliser des prêts et à y adosser une collecte. Document de travail sur les faillites bancaires dans les économies matures. en emplois à long terme. a prouvé que les principales causes des crises bancaires récentes dans les économies matures (pays du G10) sont à rechercher dans la mauvaise gestion du risque de crédit (85%). la cause du non-remboursement est à rechercher dans une défaillance économique ou financière involontaire des débiteurs. l’adossement prévu à l’origine disparaît. Les événements qui peuvent amener un emprunteur à ne pas honorer ses engagements sont multiples :  Une malhonnêteté évidente (escroquerie. Dans ce cas.  Un cas de force majeure : ceci est notamment le cas en ce qui concerne les crédits accordés à des emprunteurs étrangers qui peuvent être confrontés à des risques de guerre.1. le remboursement d’un prêt. Chapitre 1 Type de Risque Nombre de cas Pourcentage de faillite Crédit 11 85% Marché 4 31% Opérationnel 5 38% Source : Banque des Règlements Internationaux.

de devises. de fixer des règles de fonctionnement et des limites strictes. il est souhaitable qu’elle limite son risque de transformation. il doit être en mesure de parer à tout moment aux décaissements éventuels de sa clientèle. doit conserver une partie significative de ses emplois à court terme. et des risques encourus d’autre part.6. entre autres. l’activité de l’Etablissement est « transparente » et ne fait courir aucun risque à celui-ci (hormis un risque de non-paiement de son propre client)..4. qui souhaite éviter cette situation. La notion de risque de marché regroupe donc différents types de risques (change.) est d’intervenir pour le compte de sa clientèle. Un établissement de crédit. afin de pouvoir les récupérer à tout moment pour faire face aux retraits de sa clientèle. cours. II. Ce risque résulte du montant des fonds propres disponibles d’une part. Le risque opérationnel : Le risque opérationnel se définit comme étant le risque de pertes résultant de carences ou de défaillances attribuables à la conception.. un établissement de crédit doit pouvoir faire face à ses engagements. à l’organisation et à la mise en œuvre des procédures. Dans ce cas. Il s’agira donc. le risque juridique mais exclut les risques stratégiques et de réputation. Conserver la liquidité de ses emplois revient donc à éviter leur trop grande immobilisation. aux erreurs humaines ou techniques ainsi qu’aux événements extérieurs. La définition inclut. perdant. Le risque de liquidité : Comme toute entité juridique. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Pour qu’une banque évite d’avoir une trop grande exposition au risque de taux. Le risque de marché : La fonction principale des banques sur les marchés (financier. S’il en est incapable. II. La réglementation prudentielle fixe des seuils minimaux de fonds propres en fonction des risques auxquels les établissements sont exposés. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 9 . Chapitre 1 II. II. c’est à dire. Il ouvre alors des positions dont le débouclage peut se révéler gagnant. mais aussi.. Néanmoins. mais aussi d’en assurer un contrôle périodique et rigoureux. Le risque de solvabilité : Si le risque de contrepartie désigne le risque de dégradation de la solvabilité des contreparties et non pas de l’établissement prêteur. Pour cela. bien sûr. Cette recherche de profit supplémentaire ne doit pas faire courir de risques excessifs.5.3. il serait impensable qu’un établissement de crédit ne profite pas de la technicité de ses collaborateurs pour réaliser des opérations pour son propre compte. livraison). il court un risque de liquidité. ce qui permet de comprendre l’analogie existante entre risque de liquidité et risque d’immobilisation. le risque de solvabilité se manifeste pour un établissement à travers l’absence de fonds propres suffisants pour absorber des pertes éventuelles. pour chaque établissement. qu’elle s’efforce d’adosser au mieux la durée de ses emplois avec celle de ses ressources.

2. Contrôle sur place : Il est effectué par des missions d'inspection globale inscrites dans le cadre d'un programme annuel établi par la Banque Centrale de Tunisie. les banques sont tenues sous "haute surveillance". L’application de ce dispositif est surveillée en permanence par la Banque Centrale de Tunisie qui est dotée des instruments de surveillance suivants : III. L'objectif de ces missions est de faire un diagnostic financier et organisationnel de la banque inspectée afin de prévenir les différents risques inhérents à l'activité. Contrôle sur pièces : Il est exercé sur la base des documents comptables et financiers et des données statistiques communiquées périodiquement par les banques. Les commissaires aux comptes des banques sont tenus de remettre à la Banque Centrale de Tunisie dans les six mois suivant la clôture de chaque exercice. on parle alors de la notion de risque systémique. En plus de ces vérifications périodiques.1. III. III. mais aussi au déséquilibre Chapitre 1 de tout le système bancaire. Ils sont également tenus de signaler immédiatement à la Banque Centrale de Tunisie tout fait de nature à mettre en péril les intérêts de la banque ou des déposants. Droit d'information : Les banques sont tenues de fournir à la Banque Centrale de Tunisie tous documents. Les particularités comptables dans le secteur bancaire III. Le dispositif prudentiel issu de la loi bancaire et des circulaires de la B. La surveillance du secteur bancaire : La concrétisation pour un établissement bancaire d’un ou de plusieurs risques précités.T. renseignements. le contrôle sur place peut revêtir la forme d'une mission d'inspection ponctuelle ayant l'aspect d'une enquête de courte durée et portant sur des opérations particulières.3. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 10 . est extrêmement contraignant. avec une ampleur inattendue pourrait être non seulement à l’origine de sa faillite.C. un rapport concernant le contrôle qu'ils ont effectué et de lui adresser une copie de leur rapport destiné à l'Assemblée Générale et aux organes de la banque qu'ils contrôlent. Pour cette raison. éclaircissements et justifications nécessaires à l'examen de leurs situations et permettant de s'assurer qu'elles font une application correcte de la réglementation édictée en matière de contrôle du crédit et des changes et de contrôle des banques. Il constitue un moyen de vérification de l'exactitude des informations transmises et d'appréciation de l'organisation et du fonctionnement interne des banques.

Les particularités comptables dans le secteur bancaire

Section 2. Cadre comptable bancaire :

I. Les spécificités de la comptabilité bancaire :

Chapitre 1
La comptabilité bancaire présente des spécificités qui tiennent d’abord aux contraintes de
l’environnement, mais aussi à la nature des opérations traitées et à la finalité des informations
produites.

I.1. Les contraintes de l’environnement :

Les banques constituent une source d’information irremplaçable : collecte des dépôts, distribution
de crédits, relations financières avec l’étranger. Aussi sont-elles fortement sollicitées par les autorités
désireuses d’établir des statistiques (masse monétaire, balance des paiements, crédits et dépôts) qui
serviront de base à la définition de la politique monétaire.

I.2. Les spécificités liées à la nature des opérations :

Dans une banque, toute opération se traduit, dans la quasi-totalité des cas, par un engagement ou
un flux financier qu’il convient de comptabiliser, tout acte de banque est donc un acte comptable. La
masse des opérations traitées quotidiennement étant considérable, le nombre d’enregistrements
comptables l’est tout autant. Trois conséquences vont en découler :

 Une décentralisation de la fonction comptable où l’acte comptable sera réalisé sur le lieu
même du traitement de l’opération, et non dans un service spécialisé comme dans les autres
entreprises,
 Un recours accru à l’outil informatique pour permettre le traitement de cette masse
d’opérations dont l’enregistrement comptable, à partir de schémas préétablis, fait partie
intégrante de la chaîne de traitement de l’opération,
 d’où une centralisation du traitement comptable au sein du système informatique.

I.3. Les spécificités liées à la finalité :

La comptabilité d’un établissement de crédit n’est pas seulement destinée aux usagers traditionnels
de toute comptabilité : investisseurs, administration fiscale, usagers internes. Elle est également la
base permettant aux autorités monétaires de tutelle d’exercer leur contrôle et de produire les
statistiques évoquées ci-dessus. Elle permet à la Banque centrale d’exercer sa mission de surveillance
notamment par le biais de ratios prudentiels tels que le ratio de solvabilité.

II. Les principes comptables et les procédés de mesure applicables à l’activité bancaire :

II.1 Les principes comptables :

Les principes4 qui sous-tendent la préparation et la présentation des états financiers des
établissements bancaires ne sont pas différentes de ceux applicables à l’ensemble des entreprises.

4
A des fins purement pédagogiques, le terme principe comptable désigne, dans cette section, l’ensemble constitué
des 2 hypothèses sous-jacentes, des 12 conventions comptables de base et de la règle de non-compensation.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 11

Les particularités comptables dans le secteur bancaire

Le domaine bancaire, de part sa spécificité, implique, néanmoins, plusieurs entorses et dérogations à
certaines conventions d’une part et un recours massif à d’autres, d’autre part.

Le schéma ci-après permet d’illustrer ces propos :

Chapitre 1
Principes applicables sans Principes applicables avec Principes significativement
transgression  transgression applicables 
 Continuité d’exploitation (H.S)  Non compensation (Règle)  Comptabilité d’engagement (H.S)
 Entité (C.C.B)  Prudence (C.C.B)  Prééminence du fond sur la
 Unité monétaire (C.C.B)  Coût historique (C.C.B) forme (C.C.B)
 Périodicité (C.C.B)  Objectivité (C.C.B)
 Réalisation du revenu (C.C.B)
 Rattachement des charges
aux produits (C.C.B)
 Permanence des méthodes
(C.C.B)
 Information complète (C.C.B)
 Importance relative (C.C.B)
H.S : Hypothèse sous-jacente
C.C.B : Convention comptable de base

II.1.1. Les principes applicables avec transgression :

Principe Cadre Général Cadre Bancaire
Non Compensation § 21 de la norme générale NC 01 § 11 et § 24 de la norme NC 21
La compensation entre les postes d'actif 1- La compensation entre les postes d'actif
et de passif ou entre des postes de et de passif n'est pas admise à moins
charges et de produits n'est pas admise à qu'elle ne peut être opérée que lorsque
moins qu'elle ne soit autorisée par les celle-ci est prévue par les normes
normes comptables. comptables ou lorsque les conditions
suivantes sont remplies:
(a) l'élément d'actif et l'élément de passif
portent sur des montants déterminés et
sont libellés dans la même monnaie ou
dans des monnaies échangeables;
(b) Il existe un droit légal pour opérer la
compensation ou un accord avec la
contrepartie compatible avec le droit
légal.
(c) La banque à l'intention de liquider les
soldes correspondants aux éléments
d'actif et de passif sur une base
compensée, ou de réaliser l'élément d'actif
et de liquider l'élément de passif de façon
simultanée.
2- La compensation entre des charges et
des produits dans l'état de résultat ne peut
être opérée que lorsque celle-ci est prévue
par les normes comptables, ou lorsque les
charges et les produits se rapportent à
des éléments d'actif et de passif pouvant
être compensés au bilan conformément
au paragraphe susvisé.

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Les particularités comptables dans le secteur bancaire

Principe Cadre Général Cadre Bancaire
Prudence § 47 du cadre conceptuel § 28 de la norme NC 25
La prudence a pour but d'éviter le risque La prise en compte des résultats non
de transfert sur l'avenir d'incertitudes réalisés sur les titres de transaction.

Chapitre 1
présentes. Elle ne permet de prendre en
compte que les bénéfices réalisés à § 36 de la norme NC 25
l'exclusion des gains potentiels, par Le non provisionnement, sous certaines
contre les pertes sont prises en compte conditions, des moins-values latentes sur
dés qu'elles deviennent probables même les titres d'investissement.
si elles ne sont connues qu'après la
clôture des comptes.
Coût historique § 41 du cadre conceptuel
Le recours à la valeur de marché ou mark
Le coût historique auquel un actif ou to market en date d'arrêté pour les
passif est entré dans le bilan doit être opérations en devises, les titres de
maintenu. Ce qui va à l'encontre d'une transaction, les instruments financiers à
réévaluation des actifs ou d'une terme constituent tant de dérogations au
comptabilité tenant compte de l'inflation. procédé de mesure du coût historique
dans le domaine bancaire.
Objectivité § 44 du cadre conceptuel
Les transactions et événements pris en Le recours au principe de l'intention,
compte en comptabilité et divulguées critère subjectif, dans le traitement des
dans les états financiers doivent être opérations sur titres (NC 25), et les
justifiés par des preuves, ou la production opérations en devises (NC 23).
des éléments facilitant la conviction et
par conséquent l'évaluation objective des
faits.

II.1.2. Les principes significativement applicables :

Principe Illustrations
Comptabilité d’engagement  La prise en compte des engagements hors bilan
Prééminence du fond sur la forme  Le traitement des participations financement (portage)
 Le traitement des crédits consortiaux
 Le traitement du crédit bail (avant la publication de la norme NC 41)

III. L’organisation comptable dans les établissements bancaires :

III.1. Enregistrement chronologique des opérations :

Les opérations effectuées par un établissement bancaire sont enregistrées en comptabilité
chronologiquement au jour le jour, en date de leur survenance.

III.2. Tenue d’une comptabilité "multi-devises" :

Les établissements bancaires ayant un volume significatif d’opérations en devises doivent
obligatoirement tenir une comptabilité "multi-devises" pour enregistrer les opérations en leur
monnaie d’origine.

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Dans le cas où un établissement bancaire. La comptabilité matière : Les chèques. III. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 14 . Chapitre 1 III. les effets et autres valeurs assimilées. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Le terme significatif n’a pas été défini par la norme NC 22 relative au contrôle interne et à l’organisation comptable au sein des établissements bancaires. l’organisation pratique de la comptabilité (ou du suivi) matière n’a pas été précisée ni par les normes sectorielles. le suivi des opérations d’encaissement (recouvrement) des valeurs confiées à l’établissement (et qui ne font pas l’objet d’une inscription au crédit du compte ordinaire du remettant "client"). Toutefois. à une autre banque ou institution chargée du recouvrement. et a été laissé à l’appréciation des établissements bancaires qui doivent mettre à contribution leur jugement professionnel par référence à la contrainte « avantages-coûts ». Les établissements bancaires restent donc libres de s’organiser comme ils le souhaitent. l’ensemble de ses écritures comptables en raison d’un volume important d’opérations en suspens ou encore des contraintes liées aux travaux d’inventaire (abonnement des charges et des produits. La notion de journée comptable : Les écritures comptables passées au cours d’une journée déterminée par les différents services et unités comptables de la Banque constituent sa journée comptable. Généralement. se trouve dans l’impossibilité d’enregistrer à temps. (b) Comptes "Valeurs remises aux correspondants pour encaissement" permettant le suivi des valeurs reçues. le cas échéant. remis par les clients pour encaissement et d’une façon générale tous les éléments détenus par les établissements bancaires pour le compte des tiers ne figurent pas dans les états financiers et feront l’objet d’une comptabilité ou d’un suivi matière hors comptabilité financière. ni par la réglementation bancaire. nécessite l’ouverture en comptabilité matière des comptes suivants : (a) Comptes "Valeurs reçues à l’encaissement" permettant d’enregistrer les valeurs dès qu’elles sont confiées par les clients pour encaissement ou recouvrement. prise en compte d’événements postérieurs à la clôture. lorsque la banque les confie à son tour.4.3. (c) Comptes d’attente "Valeurs exigibles après encaissement" permettant d’enregistrer les valeurs reçues à l’encaissement jusqu’à ce qu’elles soient créditées sur le compte ordinaire du client remettant.…) il recourra à la journée comptable complémentaire (ou encore journée supplémentaire).

Dans ce cas les comptes utilisés doivent être annulés pour les besoins de la présentation des états financiers intermédiaires ou annuels. avis de prélèvement.B: Le § 32 de la norme NC22 précise que les établissements bancaires peuvent opter pour le traitement des chèques. pour enc. remises aux Valeurs exigibles Comptes Compte l’encaissement corresp. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 15 . titres et coupons. effets et autres valeurs assimilées remis par les clients pour encaissements directement en comptabilité financière. titres de paiement reçus des correspondants et de la clientèle pour encaissement en leur faveur. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Exemple Le 8 mars n. Cette option commande l’usage des comptes suivants : (a) "Portefeuille encaissement" destiné à enregistrer les lettres de change et billets à ordre. Chapitre 1 La traduction comptable de l’opération est la suivante en utilisant le suivi matière : Comptabilité matière Comptabilité financière Valeurs reçues à Val. un client X remet à l’encaissement un effet de commerce de 1000 DT à échéance du 31 mars n. (b) "Comptes exigibles après encaissement" constituant la contrepartie des valeurs reçues à l’encaissement sur la Tunisie et sur l’étranger logés au niveau du compte "Portefeuille encaissement". après Nostri Client X 8 mars n Remise à 1 000 1 000 l’encaissement du client X 9 mars n Présentation 1 000 1 000 en chambre de compensation 31 mars n Règlement de 1 000 1 000 1 000 1 000 l’effet 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000 N.

trimestriel. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 16 .  Le portefeuille effets commerciaux . III.6. Les opérations d’inventaire : Pour arrêter leur situation comptable.  Les coupons et autres documents valant espèce  Les créances détenues par l’établissement bancaire et matérialisées par des titres .Règlement de l’effet 1 000 1 000 par la chambre de compensation 2. qu’il soit mensuel. Ces opérations couvrent généralement :  La caisse (espèces. semestriel ou annuel.Versement des fonds 1 000 1 000 au client 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000 (1) Opération suivie extra-comptablement.5. Ces opérations consistent à faire un recensement exhaustif des éléments d’actif et de passif. III.  Les garanties reçues de la clientèle . Les particularités comptables dans le secteur bancaire Exemple (Suite) La traduction comptable des opérations de l’exemple précédent est la suivante en utilisant le traitement optionnel autorisé : Chapitre 1 Comptes ordinaires Portefeuille Comptes exigibles Compte ordinaires Nostri encaissement après encaissement Client X 8 mars n 1 000 1 000 Remise à l’encaissement du Client X 9 mars n Présentation en chambre de (1) compensation 31 mars n 1. Il s’agit :  De recenser les quantités (soit par observation physique. Abonnement des charges et produits : Toutes les opérations réalisées par un établissement bancaire doivent faire l’objet d’un abonnement à l’occasion de chaque arrêté comptable.  Les cartes monétiques  Les immobilisations  de déterminer la valeur d’inventaire de chaque élément d’actif et de passif en fonction des règles qui lui sont propres telles que prévues par les normes comptables. soit à partir des comptes ou par confirmation directe auprès des tiers). les établissements bancaires doivent effectuer les opérations d’inventaire. chèques et chèques de voyage) .

2 aux comptes de gestion et une aux engagements hors bilan. IV.7. doivent respecter les exigences liés à la piste d’audit et utiliser un système de tables de correspondance entre le plan interne et celui proposé par la NC 22 afin d’alimenter convenablement les rubriques des états financiers publiables. Elle ne traite. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Cet abonnement concerne notamment :  Les opérations de prêt et emprunt sur le marché interbancaire  Les opérations sur les engagements Chapitre 1  Les opérations de change  Les charges générales et administratives y compris les amortissements et les produits non bancaires (c’est à dire les produits autres que les intérêts et commissions). Toutefois. les établissements qui choisissent de confectionner leur plan de comptes interne. La nomenclature comptable bancaire : IV. en effet. La comptabilité auxiliaire : Elle est établie au niveau des systèmes intégrés d’informations en dehors de la comptabilité financière. le classement est opéré en fonction des 3 critères suivants :  La correspondance avec le découpage des comptes de bilan et d’engagements hors bilan  Les agents économiques  La nature de la charge ou du produit Le plan comptable bancaire comprend 8 classes de comptes. Caractère non obligatoire du plan comptable bancaire : Le plan de comptes contenu dans la norme NC 22 n’est qu’un plan de comptes proposé.2. que les comptes généraux. La structure du plan comptable bancaire : La nomenclature proposée par la NC 22 est fondée sur la logique suivante :  Pour les comptes de bilan et d’engagements hors-bilan. 5 dédiées aux comptes de bilan. IV.1. chaque établissement étant donc libre de définir son propre plan de comptes interne. III. La comptabilité financière n’inclut pas la tenue de comptes individuels. Un rapprochement périodique doit être effectué entre la comptabilité auxiliaire et la comptabilité générale. le classement est opéré en fonction des 3 critères suivants :  La création de la monnaie en tant qu’élément essentiel de l’activité bancaire  L’origine de cette monnaie ou la nature de la contrepartie  La liquidité des fonds concernés  Pour les comptes de résultat. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 17 .

 Participations non libérées . Les crédits : Ils correspondent aux créances résultant des prêts et avances accordés généralement suite à l’utilisation d’un engagement de financement ou encore lorsque l’établissement bancaire se substitue à son client dans le cadre d’un engagement de garantie.1. Typologie des engagements : I. La comptabilité bancaire : Traitements particuliers et présentation des états financiers Section 1. I. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 18 . Les engagements de financement : Ils constituent une promesse irrévocable faite par l’établissement bancaire de consentir des concours en trésorerie en faveur de bénéficiaires suivant les modalités prévues par le contrat. Ils figurent en hors bilan dès lors qu’ils ne sont pas encore utilisés et cessent d’y figurer au fur et à mesure de leur utilisation. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Chapitre 2. Traitement comptable des engagements et des revenus y afférents : Chapitre 2 I. essentiellement.  Lignes de crédits irrévocables et inconditionnelles en faveur des banques.2. Rentrent. dans cette catégorie d’engagements les éléments suivants :  Crédits notifiés et non utilisés .

le montant des intérêts perçus d’avance est déduit de la valeur du prêt ou de l’avance pour figurer pour le net. les prêts et avances doivent être enregistrés pour le montant des fonds mis à la disposition du débiteur. cautions fiscales et autres) . Chapitre 2 Rentrent. (donneur d’ordre) la charge d’une obligation souscrite par ce dernier s’il n’y satisfait pas lui même.2. En règle générale. Toutefois. pour les besoins de présentation des états financiers en date d’arrêté. La prise en compte initiale des engagements : II. essentiellement.  D’un usage bancaire qui même en l’absence d’un contrat écrit met à la charge de la Banque une quelconque obligation (confirmation par télex ou support électronique). II. Les engagements de garantie : Ils sont définies comme étant des opérations pour lesquelles la banque (garant) s’engage en faveur d’un tiers (bénéficiaire) à assurer.000 DT valable jusqu’au 31/12/N. d’ordre et pour le compte d’un client.1. la Banque "BBZ" notifie à son client "A" la décision du comité de crédit portant ouverture d’une ligne d’escompte d’effets de commerce pour la somme de 200. Prise en compte des prêts et avances : Les modalités de prise en compte des prêts et avances sont fixées par le § 15 de la NC 24. Exemple 1. cautionnements douaniers.3. le montant des fonds mis à disposition du débiteur est différent de la valeur nominale. Dans certains cas.1 Le 08/01/N. Dans de telles situations. Un engagement est réputé être contracté lorsqu’il découle :  D’une obligation contractuelle irrévocable que la Banque ne peut annuler à son propre gré sans s’exposer à des pénalités ou des frais.  Les garanties à première demande de bonne fin des opérations ou de remboursement des crédits accordés aux clients. par exemple lorsque les intérêts sont décomptés et prélevés d’avance sur le montant des prêts. les prêts et avances sont comptabilisés pour leur valeur nominale et la différence par rapport au montant mis à la disposition du débiteur portée dans un compte de régularisation (compte de produits perçus d’avance) et pris en compte en revenus conformément aux paragraphes 36 à 38 de la NC 24.  L’aval . Prise en compte initiale des engagements de financement et de garantie : Les engagements de financement et de garantie doivent être enregistrés en hors bilan dés le moment où ils sont contractés. au moment de leur mise à disposition. dans cette catégorie d’engagements les éléments suivants :  Les cautionnements (cautionnements administratifs relatifs à l’obtention de marchés publics. Les particularités comptables dans le secteur bancaire I. Le 01/04/N le client "A" remet à l’escompte 3 traites pour dans les conditions suivantes : Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 19 . II.

000 DT.080 7029 Commissions 6.642 3821 Produits constatés d’avance 308.080 30/04/N (Bilan) 3821 Produits constatés d’avance 102. Solution 1.642 01/04/N (Bilan) 251 Compte ordinaire clientèle 7. T.881 7021 Intérêts sur crédits à la clientèle 102.881 7021 Intérêts sur crédits à la clientèle 102.Echéance des traites : 30/06/N .881 30/06/N (Bilan) 131 NOSTRI 17 000 201 Crédits commerciaux et industriels 17 000 30/06/N (Bilan) 251 Compte ordinaire clientèle 8 000 201 Crédits commerciaux et industriels 8 000 31/12/N (Hors Bilan) 909 Contrepartie des engagements de financement 175 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 175 000 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 20 . une des 3 traites est retournée impayée et dont le nominal s’élève à 8.F : Passer chronologiquement toutes les écritures qui s’imposent.881 7021 Intérêts sur crédits à la clientèle 102.000 365 TVA Collectée 1.000 DT .Commission de remise à l’escompte : 2 DT par traite (hors TVA de 18%) Chapitre 2 Au 30/06/N.Valeur nominale des traites : 25.1 (Première alternative) 08/01/N (Hors Bilan) 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 200 000 909 Contrepartie des engagements de financement 200 000 01/04/N (Hors Bilan) 909 Contrepartie des engagements de financement 25 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 25 000 01/04/N (Bilan) 201 Crédits commerciaux et industriels 25 000 251 Compte ordinaire clientèle 25 000 01/04/N (Bilan) 251 Compte ordinaire clientèle 308.Taux d’intérêt : 5% . Les particularités comptables dans le secteur bancaire .A.881 31/05/N (Bilan) 3821 Produits constatés d’avance 102.881 30/06/N (Bilan) 3821 Produits constatés d’avance 102. Aucune autre opération d’escompte n’a été effectuée durant l’exercice N.

000 365 TVA Collectée 1.881 7021 Intérêts sur crédits à la clientèle 102.881 7021 Intérêts sur crédits à la clientèle 102.080 30/04/N (Bilan) 207 Créances rattachées 102. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 21 .1 (Deuxième alternative) 08/01/N (Hors Bilan) 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 200 000 Chapitre 2 909 Contrepartie des engagements de financement 200 000 01/04/N (Hors Bilan) 909 Contrepartie des engagements de financement 25 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 25 000 01/04/N (Bilan) 201 Crédits commerciaux et industriels 24 691.881 30/06/N (Bilan) 131 NOSTRI 17 000 201 Crédits commerciaux et industriels 16 790.358 01/04/N (Bilan) 251 Compte ordinaire clientèle 7.881 31/05/N (Bilan) 207 Créances rattachées 102.765 31/12/N (Hors Bilan) 909 Contrepartie des engagements de financement 175 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 175 000 II.123 207 Créances rattachées 209.3.881 7021 Intérêts sur crédits à la clientèle 102.Notion de crédits consortiaux : La notion de crédit consortial recouvre une technique et non une nature de crédit. Elle est utilisée dans le but de diviser le risque lorsque le concours à octroyer devient trop important pour être supporté par une seule banque.358 251 Compte ordinaire clientèle 24 691.877 30/06/N (Bilan) 251 Compte ordinaire clientèle 8 000 201 Crédits commerciaux et industriels 7 901.080 7029 Commissions 6.1. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Solution 1.235 207 Créances rattachées 98.3. Prise en compte des engagements consortiaux : II.881 30/06/N (Bilan) 207 Créances rattachées 102.

3.000 DT 675. la différence doit être constatée selon le cas parmi les engagements de garantie donnés ou les engagements de garantie reçus". le chef de file est chargé du recouvrement du crédit pour le compte commun de toutes les banques du consortium (syndicat ou pool bancaire). Les particularités comptables dans le secteur bancaire II.  Remboursement annuel par amortissement constant du crédit sur 5 ans .000 DT Total 900. Exemple 1.F : En négligeant l’aspect fiscal. passer toutes les écritures comptables chez le chef de file et le participant :  Lors de la mise en place de la ligne de crédit .2 Chez le Chef de file "A" : Le chef de file est généralement à l’origine de l’opération pour son client.2 Le 01/08/N.2. T.  Premier tirage le 31/08/N pour 70% du montant accordé . l’engagement doit être comptabilisé pour Chapitre 2 sa quote-part dans l’opération.  Lors de la mise à disposition des fonds . Solution 1. ou d’engagements de financement ou de garantie.  Deuxième tirage pour le reliquat le 20/10/N . En l’absence de tout accord spécifique.  Intérêts conventionnels décomptés au taux de 8% et payables à terme échu . un client bénéficie d’un crédit consortial centralisé par le chef de file et réparti comme suit : Quote-part Quote-part en trésorerie en risque Chef de file "A" 540.  Lors du non remboursement de la première annuité (Hypothèse 2).  Lors de l’encaissement des intérêts intercalaires et de la commission de non utilisation . Règles de prise en compte de crédits consortiaux : Elles sont fixées par le §17 de la NC 24 qui prévoit que "lorsqu’un établissement bancaire s’associe avec d’autres banques pour accorder un concours à une tierce personne sous forme de prêts et avances.000 DT  Date limite d’utilisation : le 31/10/N .000 DT 225.  Echéance du crédit : 01/11/N+5 . de documentation et d’intermédiation entre le client et le pool bancaire. Dans le cas où la quote-part en risque de l’établissement bancaire est supérieur ou inférieur à sa quote-part dans l’opération.A. son rôle est tout d’abord un rôle administratif de centralisation.  Commission de non-utilisation centralisée par le chef de file et prélevée lors de chaque utilisation : 1% du montant non utilisé de la ligne de crédit confirmée.000 DT 900. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 22 .  Lors du remboursement de la première annuité (Hypothèse 1) .000 DT Participant "B" 360.  Lors de l’abonnement annuel des intérêts conventionnels .  Intérêts intercalaires calculés au même taux et prélevés à la date limite d’utilisation .

Les particularités comptables dans le secteur bancaire 01/08/N (Hors Bilan) 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 540 000 909 Contrepartie des engagements de financement 540 000 Chapitre 2 01/08/N (Hors Bilan) 911 Garanties d’ordre des établissements bancaires 135 000 919 Contrepartie des engagements de garantie 135 000 31/08/N (Hors Bilan) 909 Contrepartie des engagements de financement 378 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 378 000 31/08/N (Bilan) 201 Crédits commerciaux et industriels 378 000 135 LORI 252 000 251 Compte ordinaire clientèle 630 000 31/08/N (Bilan) 251 Compte ordinaire clientèle [900 000 x1%x (1/12)] 750 7029 Commissions [750 x 60%] 450 135 LORI [750 x 40%] 300 20/10/N (Hors Bilan) 909 Contrepartie des engagements de financement 162 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 162 000 20/10/N (Bilan) 201 Crédits commerciaux et industriels 162 000 135 LORI 108 000 251 Compte ordinaire clientèle 270 000 20/10/N (Bilan) 251 Compte ordinaire clientèle [270 000 x1%x (50/360)] 375 7029 Commissions [375 x 60%] 225 135 LORI [375 x 40%] 150 31/10/N (Bilan) 251 Compte ordinaire clientèle [8 400 + 600] 9 000 7021 Intérêts/crédits à la clientèle [9 000 x60%] 5 400 135 LORI [9 000 x 40%] 3 600 31/12/N (Bilan) 2071 Intérêts courus et non échus [540 000 x8%x (2/12)] 7 200 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 7 200 01/11/N+1 (Bilan) 2072 Intérêts courus et échus [540 000 x8%x (12/12)] 43 200 2071 Intérêts courus et non échus 7 200 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 36 000 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 23 .

et autres garanties reçues des E. Les particularités comptables dans le secteur bancaire 01/11/N+1 (Bilan – Hypothèse 1) 251 Compte ordinaire clientèle [P : 180 000 + I : 72 000] 252 000 201 Crédits commerciaux et industriels [180 000x60%] 43 200 Chapitre 2 2072 Intérêts courus et échus [72 000 x60%] 108 000 135 LORI [252 000 x 40%] 100 800 01/11/N+1 (Hors bilan – Hypothèse 1) 919 Contrepartie des engagements de garantie [135 000/5] 27 000 911 Garanties d’ordre des établissements bancaires 27 000 01/11/N+1 (Bilan – Hypothèse 2) 201 Crédits commerciaux et industriels [135 000/5] 27 000 135 LORI 27 000 01/11/N+1 (Hors bilan – Hypothèse 2) 919 Contrepartie des engagements de garantie [135 000/5] 27 000 911 Garanties d’ordre des établissements bancaires 27 000 Chez le Participant "B" : 01/08/N (Hors Bilan) 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 360 000 909 Contrepartie des engagements de financement 360 000 01/08/N (Hors Bilan) 919 Contrepartie des engagements de garantie 135 000 912 Avals. cautions.B 135 000 31/08/N (Hors Bilan) 909 Contrepartie des engagements de financement 252 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 252 000 31/08/N (Bilan) 201 Crédits commerciaux et industriels 252 000 131 NOSTRI 252 000 31/08/N (Bilan) 131 NOSTRI [750 x 40%] 300 7029 Commissions 300 20/10/N (Hors Bilan) 909 Contrepartie des engagements de financement 108 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 108 000 20/10/N (Bilan) 201 Crédits commerciaux et industriels 108 000 131 NOSTRI 108 000 20/10/N (Bilan) 131 NOSTRI [375 x 40%] 150 7029 Commissions 150 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 24 .

cautions.B 27 000 919 Contrepartie des engagements de garantie [135 000/5] 27 000 01/11/N+1 (Bilan – Hypothèse 2) 131 NOSTRI [135 000/5] 27 000 201 Crédits commerciaux et industriels 27 000 01/11/N+1 (Hors bilan – Hypothèse 2) 912 Avals. cautions. sont traités conformément aux §9 à 14 en date d’engagement et §23 à 41 pour l’évaluation en date d’arrêté ainsi que la prise en compte des revenus s’y rattachant.4. ni de la valeur du marché lorsque les actions sont cotées sur un marché. et autres garanties reçues des E. Les particularités comptables dans le secteur bancaire 31/10/N (Bilan) 131 NOSTRI [9 000 x 40%] 3 600 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 3 600 Chapitre 2 31/12/N (Bilan) 2071 Intérêts courus et non échus [360 000 x8%x (2/12)] 4 800 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 4 800 01/11/N+1 (Bilan) 2072 Intérêts courus et échus [360 000 x8%x (12/12)] 28 800 2071 Intérêts courus et non échus 4 800 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 24 000 01/11/N+1 (Bilan – Hypothèse 1) 131 NOSTRI [P : 180 000x40% + I : 72 000x40%] 100 800 201 Crédits commerciaux et industriels [180 000x40%] 72 000 2072 Intérêts courus et échus [72 000 x40%] 28 800 01/11/N+1 (Hors bilan – Hypothèse 1) 912 Avals. lorsqu’en substance. après une certaine période et à un prix convenu d’avance calculé en fonction d’un taux d’actualisation qui ne tient compte ni de la valeur de la société émettrice au moment du rachat. et autres garanties reçues des E. au moment même de l’acquisition ou de la souscription. les engagements matérialisés par des titres représentent des parts dans le capital de l’entreprise. Prise en compte des engagements matérialisés par des titres : Selon le §5 de la NC 24. C’est le cas des participations qu’un établissement bancaire acquiert et souscrit des actions et au titre desquels.B 27 000 919 Contrepartie des engagements de garantie [135 000/5] 27 000 II. généralement le promoteur. il conclut un contrat avec la société émettrice prévoyant le rachat de ces mêmes actions par une tierce personne. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 25 . ces engagements établissent une relation de créanciers débiteur entre l’établissement bancaire et l’entreprise émettrice . Ces conventions s’appellent conventions de portage ou de rétrocession.

Chapitre 2 La souscription et la libération du capital de la société "T" ayant pour objet l’exploitation de l’unité de thalassothérapie (30.600 DT calculé sur la base d'un taux de rémunération t à déterminer. t = 10% 01/11/N (Hors Bilan. partie non libérée 600 000 01/11/N (Bilan – Libération intégrale) 411x Titres de participation en rétrocession 600 000 131 NOSTRI 600 000 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 26 .  Lors de l’abonnement annuel des produits.  Lors de la rétrocession.1 .000 actions de VN égale à 100 DT) ont été réalisées le 01/11/N sur la base de la composition suivante : Nombre Actionnaire d’actions M 6 000 F1 3 000 F2 3 000 Banque 6 000 Autres 12 000 Total 30 000 La participation de la Banque au capital de la société "T" a fait l’objet d’un contrat de portage ferme prévoyant la rétrocession des actions en bloc à la société mère "M" 3 ans après la libération intégrale moyennant un prix ferme de 798.Souscription) 923x Titres en rétrocession. passer toutes les écritures comptables chez la Banque :  Lors de la souscription (engagement) .F : En négligeant l’aspect fiscal. T.  Lors de la libération .3 La société mère "M" forme avec ses deux filiales actuelles "F1" et "F2" un groupe touristique de renom qui compte se lancer dans le tourisme sanitaire en projetant la création d’une unité de thalassothérapie.A.3 Le taux de rémunération t est déterminé de sorte que 798.000 x (1+t)3 : Donc t = 3 798.600 / 600.600 = 600. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Exemple 1. Solution 1.000 . partie non libérée 600 000 929 Contrepartie des engagements sur titres 600 000 01/11/N (Hors bilan – Libération intégrale) 929 Contrepartie des engagements sur titres 600 000 923x Titres en rétrocession.

Les particularités comptables dans le secteur bancaire Conformément au § 43 de la norme NC 24.568] 31/10/N+3 (Bilan – Abonnement des produits) 417x Créances rattachées aux titres de participation en rétrocession 60 975 724x Plus-values sur participations en rétrocession 60 975 10/12 [737. Règles de prise en compte des revenus sur les engagements : Les revenus liés aux engagements contractés par les établissements bancaires sont perçus généralement sous forme d'intérêts et de commissions.625 x (1+10%) – 737. Règles de prise en compte des commissions : En général. Tel est le cas des commissions de garantie.P en rétrocession 198 600 III. C'est le cas des commissions prélevées en rémunération de l'évaluation et l'étude de dossiers préalablement à l'octroi d'un concours bancaire .568 x (1+10%) – 670.  Les commissions gagnées à mesure que des services sont rendus. ces commissions sont généralement liées à l'exécution d'un acte bien déterminé ne donnant pas nécessairement lieu au montage d'un crédit. sont traitées comme étant des intérêts et sont de ce fait rattachés aux différents exercices à mesure qu’ils sont courus.607 x (1+10%) – 609. sauf si leur encaissement effectif n’est pas raisonnablement assuré. III. les banques perçoivent plusieurs types de commissions dans le cadre de leurs activités courantes. Bien que le mode de leur perception peut être le même.000 x (1+10%) – 600.1. Trois catégories de commissions doivent être distinguées :  Les commissions rémunérant la mise en place d'un engagement. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 27 . la façon de les prendre en compte en résultat diffère selon la substance des services fournis et la portée de l'engagement pris par la banque.607] 31/12/N+2 (Bilan – Abonnement des produits) 417x Créances rattachées aux titres de participation en rétrocession 67 057 724x Plus-values sur participations en rétrocession 67 057 12/12 [670. les plus-values réalisées au titre de la rétrocession des actions ou parts représentant en substance des engagements.000] 31/12/N+1 (Bilan – Abonnement des produits) 417x Créances rattachées aux titres de participation en rétrocession 60 961 724x Plus-values sur participations en rétrocession 60 961 12/12 [609. Chapitre 2 31/12/N (Bilan – Abonnement des produits) 417x Créances rattachées aux titres de participation en rétrocession 9 607 724x Plus-values sur participations en rétrocession 9 607 2/12 [600.625] 01/11/N+3 (Bilan – rétrocession des titres) 131 NOSTRI 798 600 411x Titres de participation en rétrocession 600 000 417x Créances rattachées aux T. des commissions d'acceptation et des commissions sur les crédits documentaires. Ces commissions sont généralement calculées en fonction de la durée et du montant de l'engagement.

Les particularités comptables dans le secteur bancaire  Les commissions rémunérant des services faisant partie intégrante du montage d'un crédit. sont pris en compte en résultat de façon à les rattacher à l'exercice sauf si leur encaissement effectif n'est pas raisonnablement assuré. Les règles spécifiques relatives à la prise en compte des revenus liés engagements bancaires : Selon le §32 de la norme NC 24.2. III.  Pour les commissions rémunérant des services faisant partie intégrante du montage d'un crédit.  Pour les commissions perçues à mesure que des services sont rendus. à mesure qu'elles sont courues sur la durée de réalisation de crédit. les revenus liés aux engagements contractés par l'établissement bancaire.  Critères d’appréciation du caractère "raisonnablement assuré" de la recouvrabilité des intérêts : L'encaissement effectif des revenus n'est pas raisonnablement assuré lorsque les engagements auxquels ils se rapportent sont qualifiés de douteux au sens du §24 de la norme NC 24. La même norme ajoute que généralement les tableaux d'amortissement permettent à l'entreprise de connaître d'avance les mouvements des intérêts. La 1ère condition édictée par la norme NC 03 (mesure fiable des revenus) n'a pas été particulièrement reprise par les normes NC24. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 28 . Pour satisfaire à la 1ère condition.2. le §31 de la norme NC 24 stipule que la prise en compte résultant des revenus liés aux engagements contractés par les établissements bancaires doit s’effectuer conformément aux règles prévues par la norme NC 03. à mesure qu'elles sont courues sur la période couverte par l'engagement . b. Chapitre 2 Les commissions sont prises en compte en résultat selon les règles ci-après :  Pour les commissions rémunérant la mise en place d'un engagement.La contre partie obtenue de l'utilisation des ressources de l'entreprise par des tiers peut être mesuré d'une façon fiable. En revanche la norme NC 03 n'a pas traité des critères relatifs à la justification de la 2ème condition. elle n'a pas répondu clairement à la question de savoir à partir de quel moment le recouvrement des intérêts n'est pas raisonnablement assuré.1. la norme NC 24 fournit des indications objectives d’appréciation. III.Le recouvrement de la contrepartie obtenue est raisonnablement sûr. En revanche. En d'autres termes. Règles générales prévues par la norme NC 03 : Selon le §19 de la norme NC 03. le § 21 de la norme NC 03 précise qu'un accord établi entre l'entreprise et le bénéficiaire déterminant les règles de calcul des intérêts serait suffisant.2. c'est généralement le cas des commissions d'ouverture de crédit et les commissions d'engagement. lorsque le service est rendu . Règles de prise en compte des intérêts : III. Pour la deuxième condition. les revenus résultant de l'utilisation des ressources de l'entreprise des biens moyennant intérêt doivent être comptabilisés lorsque les conditions suivantes sont remplies : a.2.

4 La Banque "B3B" a signé le 28/10/N-1 avec son client un crédit d’investissement de 600. induite par de nouvelles circonstances. Débloqué par tirage unique le 01/11/N-1. le recouvrement des intérêts futurs n'est pas raisonnablement certain et les intérêts déjà constatés et non encaissés doivent faire l'objet d'une provision pour couvrir les risques de non recouvrement. Le délai d'impayé a partir duquel un établissement bancaire classe ses engagements parmi les éléments de la classe 2. constitue un changement dans les estimations comptables au sens du § 22 de la norme NC 11 relative aux modifications comptables.". Le traitement prospectif des changements dans les estimations comptables. le provisionnement intégral de ces revenus. La reprise. ce crédit porte des intérêts conventionnels calculés au taux fixe de 8%. le montant initialement comptabilisé au titre des revenus n'est pas ajusté".  Sort des intérêts antérieurement constatés en résultat et demeurés impayés : Les revenus pris en compte en résultat lors d’exercices antérieurs et demeurés impayés ne sont pas extournés (annulés) mais doivent être intégralement provisionnés (§34 de la norme NC 24).000 DT remboursable semestriellement sur 5 ans (amortissement constant du principal). des intérêts et autres produits réservés aura lieu lors de l’encaissement effectif des créances s’y rapportant. En effet. on constitue une provision distincte pour en tenir compte. les intérêts doivent être constatés au bilan au cours de leur période de rattachement. leur constatation en résultat au cours de leur exercice de rattachement était justifiée par des circonstances qui ne laissaient pas présager un doute quant à leur recouvrabilité. Selon le § 33 de la norme NC 24 il est d'usage que les banques se réfèrent à un délai déterminé d'impayé à partir duquel les revenus postérieurement échus cessent d'être pris en compte en Chapitre 2 résultat. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Lorsque les sommes en principal ou intérêts venus antérieurement à échéance sur la même contrepartie sont demeurés impayés. Les intérêts futurs ne doivent plus être constatés en produits mais plutôt dans un compte de passif à mesure qu'ils sont courus. 3 ou 4 est de 3 mois donc plus que 90 jours). Le client n’a procédé à aucun remboursement relatif à ce crédit durant l’exercice N. justifie. par conséquent. en résultat. C’est le compte "383 intérêts et produits réservés" qui enregistrera au bilan les revenus au cours de leur période de rattachement lorsque leur encaissement effectif n'est pas raisonnablement assuré. Lorsque l'encaissement effectif des revenus n'est pas raisonnablement assuré. Exemple 1. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 29 . L’incertitude pesant sur leur recouvrement ultérieur. Cette règle rejoint celle fixée par le §25 de la norme NC 03 qui stipule : "Si une incertitude relative au recouvrement des contreparties au titre de l'utilisation des ressource de l'entreprise par des tiers prend naissance après la constatation du revenu. parmi les actifs préoccupants "classe 3" et parmi les actifs compromis "classe 4". Le §26 de la même norme ajoute que "lorsque les intérêts comptabilisés en produits n'ont pas été encaissés à leur échéance. et l'appliquent de façon uniforme et permanente à tous les engagements (cet usage fait référence à la circulaire de la BCT n° 91-24 du 17 décembre 1991 qui empêche la prise en compte en résultat des revenus liés aux engagements classés parmi les actifs incertains "classe 2".

F : En négligeant l’aspect fiscal. mais tout simplement un acte de réaménagement des modalités de remboursement de concours déjà consentis.Signature du contrat) 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 600 000 909 Contrepartie des engagements de financement 600 000 01/11/N-1 (Hors bilan – Déblocage) 909 Contrepartie des engagements de financement 600 000 9032 Ouverture de lignes de crédits confirmés 600 000 01/11/N-1 (Bilan – Déblocage) 201 Crédits commerciaux et industriels 600 000 251 Compte ordinaire clientèle 600 000 31/12/N-1 (Bilan – Abonnement des produits) 2071 Intérêts courus et non échus [600. passer les écritures comptables chez la Banque relatives à l’abonnement des produits au 31/12/N-1 et au 31/12/N.000 x 8% x (2/12)] 6 400 383 Intérêts et produits réservés 6 400 31/12/N (Bilan – Extourne des intérêts constatés en N) 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 16 000 383 Intérêts et produits réservés 16 000 31/12/N (Bilan – Provisionnement des intérêts constatés en N-1) 652 Dotations aux provisions sur opérations avec la clientèle 8 000 29911 Provisions sur crédits à la clientèle 8 000  Reprise des intérêts réservés rattachés à des crédits restructurés : La restructuration d’un crédit ne constitue.000 x 8% x (6/12)] 21 600 383 Intérêts et produits réservés 21 600 31/12/N (Bilan – Abonnement des produits) 2071 Intérêts courus et non échus [480. pour les banques.000 x 8% x (6/12)] 24 000 2071 Intérêts courus et non échus 8 000 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 16 000 ème 31/10/N (Bilan – Tombée 2 échéance d’intérêts) 2072 Intérêts courus et échus [540. Avec le rééchelonnement. Chapitre 2 Solution 1.4 28/10/N-1 (Hors Bilan. l’établissement bancaire procède à une prorogation du terme d’exigibilité de la créance originale qui se trouve être juridiquement sauvegardée (article 362 du C.A. un engagement supplémentaire de leur part.O. Les particularités comptables dans le secteur bancaire T.C). La restructuration se traduira soit par un rééchelonnement soit par une consolidation. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 30 .000 x 8% x (2/12)] 8 000 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 8 000 ère 30/04/N (Bilan – Tombée 1 échéance d’intérêts) 2072 Intérêts courus et échus [600.

relatifs à la novation. les revenus constatés au bilan antérieurement à la date de restructuration ou de consolidation des engagements auxquels ils sont rattachés sont repris en résultat proportionnellement aux encaissements réalisés sur ces engagements après la restructuration ou la consolidation.I. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 31 . Exemple 1. T. Le traitement comptable consacré à cette situation a été prévu par le §35 de la norme NC 24.I. L’encaissement ultérieur. le problème de la reprise des intérêts réservés consolidés. avec la restructuration des crédits initiaux. sur une période de 4 ans à partir du 01/04/N. Dans un crédit de consolidation.  De passer les écritures comptables au 01/04/N relatives au remboursement de la 1ère échéance du crédit de consolidation. mais cela n’exclut jamais les difficultés financières rencontrées par les relations bénéficiaires d’un rééchelonnement ou d’une consolidation. Suite aux difficultés financières rencontrées par la société "S. Le contrat de consolidation est régi par les articles 357 et suivants du code des obligations et des contrats.000 DT. se présente au 30/09/N-1 comme suit : Principal à échoir 400 000 Principal impayé 200 000 Intérêts courus et échus 88 000 Total 688 000 Les intérêts différés constatés au bilan de la banque "BBT" au titre des engagements de la "S.B. client de la Banque "BBT". de lui consolider l’ensemble de ses engagements arrêtés à cette date.C" s’élèvent au 30/09/N-1 à la somme de 88.A. Le crédit de consolidation sera remboursé semestriellement par amortissement constant du principal.5 La situation des engagements de la Société Industrielle du Centre "S. chez la "BBT" :  De passer les écritures comptables au 01/10/N-1 et au 31/12/N-1 relatives à la consolidation et à l’abonnement des produits.C". les créances impayées d’intérêts générés par le concours initial se trouvent être fusionnées avec celles relatives au principal dudit concours pour former le nouveau principal. la "B.T" décide. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Par la consolidation. le 01/10/N-1.C". En effet. Les intérêts seront perçus à terme échu et seront décomptés au taux de 10%. Ainsi.F : Il vous est demandé. l’établissement bancaire donne un prêt au client lui permettant le paiement d'un crédit antérieur. il n’apparaît plus d’impayés dans les situations comptables de l’établissement bancaire . Le montant des revenus repris en résultat est égal au montant des encaissements pondérés par le rapport entre le montant total de ces revenus avant la date de restructuration ou de consolidation et le montant total de l'engagement après cette même date. donc. de toute somme due au titre de ce nouveau montant principal posera.I. Le contrat de consolidation permet une extinction d'une obligation moyennant la constitution d'une Chapitre 2 nouvelle qui lui est substituée.

Le provisionnement des engagements douteux : IV.1. BCT n° 91-24 du 17/12/1991 telle que modifiée par les circulaires subséquentes et la note aux banques n° 93-23 du 30/07/93). et à titre indicatif.000 x 10% x (3/12)] 17 200 383 Intérêts et produits réservés 17 200 ère 31/03/N (Bilan – Tombée 1 échéance d’intérêts) 2072 Intérêts courus et échus [688. à la fois.5 01/10/N-1 (Bilan.1. Définition de la NC 24 : Selon le paragraphe 24 de la NC 24. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 32 .000 x 10% x (6/12)] 34 400 2071 Intérêts courus et non échus 17 200 383 Intérêts et produits réservés 17 200 ère 01/04/N (Bilan – Remboursement 1 échéance) 251 Compte ordinaire clientèle [P : 86 000 + I : 34 400] 120 400 201x Crédit de consolidation 86 000 2072 Intérêts courus et échus 34 400 01/04/N (Bilan – Reprise des intérêts réservés) 383 Intérêts et produits réservés 34 400 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 34 400 31/12/N (Bilan – Reprise des intérêts réservés) 383 Intérêts et produits réservés [86 000 x (88 000/688 000)] 11 000 7021 Intérêts/crédits à la clientèle 11 000 IV. pour honorer leurs engagements ou au fait qu’elles contestent le montant de leurs engagements. les engagements sont qualifiés de douteux lorsqu’il existe un risque que les contreparties n’honorent pas leurs engagements et que celui ci peut être lié à des difficultés que les contreparties éprouvent. Pour apprécier un tel risque. une panoplie de critères. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Solution 1.1. Cir. la norme NC 24 énumère dans son paragraphe 26. IV. La notion d’engagements douteux : La notion d’engagements douteux a été.  La situation financière du débiteur .Consolidation des engagements) 201x Crédit de consolidation 688 000 Chapitre 2 201 Crédits commerciaux et industriels 600 000 2072 Intérêts courus et échus 88 000 31/12/N-1 (Bilan – Abonnement des produits) 2071 Intérêts courus et non échus [688. BCT n° 93-08 du 31/07/1993. définie par la norme NC 24 et par la Banque Centrale de Tunisie dans ses circulaires et instructions de référence (Cir. notamment :  La conjoncture économique générale et spécifique au secteur d’activité . ou qu’il est prévisible qu’elles éprouveront.

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 33 . en effet. des intérêts et commissions courus et échus dont la comptabilisation en produits se trouve être différée jusqu'à encaissement effectif. Cette assertion se trouve. connu dans la pratique par « déclassement par contagion ». IV. nous allons recourir à celle donnée par la Commission Bancaire Française au niveau de ses Dispositions Relatives aux Etats Périodiques (DREP). page 4). sauf cas exceptionnels dûment justifiés ».T : Chapitre 2 Par créances douteuses il faut entendre "les créances de toutes natures.2. qui s’accroît ensuite de jour en jour. (intérêts différés ou réservés) Il s’agit. Le risque de non recouvrement est appréhendé à travers les mêmes critères retenus par la norme NC 24. Définition des engagements hors-bilan douteux : Faute de définition donnée à cette notion par la norme NC 24 ou encore par la B. est pris en charge en résultat sous forme de provisions pour dépréciation. que la notion de « douteux » est un critère qui s’applique à une relation pour l’ensemble des concours qui lui ont été accordés. DREP.T. rattaché à cette catégorie de créances. que ces concours soient enregistrés au bilan ou en hors bilan. aussitôt la naissance d’une créance d’intérêt. IV. Définition de la B. selon laquelle les engagements hors-bilan douteux sont les « engagements de toute nature dont la mise en jeu apparaît probable ».1. nonobstant toute considération liée aux garanties individuelles.C.1. les intérêts sur un prêt sont réputés s’acquérir au jour le jour5 et la mise en place d’un crédit entraîne. des rubriques d’encours sains vers les rubriques d’encours douteux. confirmée par la note aux banques n° 93-23 du 30 juillet 1993 selon laquelle "lors de l’évaluation de la qualité des actifs. présentant un risque probable ou certain de non-recouvrement total ou partiel. 6 DREP Volume I page 202. à l’encontre de cette personne. volume I. il découle de ce principe de déclassement. Le terme "créances " regroupe aussi bien le capital (échu et restant dû) que les intérêts (échus ou courus et non échus). donc. met l’accent sur le risque de non-recouvrement. Le risque de non recouvrement. Ainsi. 5 Article 147 du code des droits réels. La notion de créances d’intérêt revêtant un caractère douteux découle implicitement des règles de comptabilisation des produits édictées par les normes comptables (NC 03 et NC 24) et par les circulaires de référence de la B.T. 6 Toujours selon la Commission Bancaire française (note méthodologique n°1. En effet. Il appert de la définition précédente que la Banque Centrale de Tunisie. d’ailleurs. « la classification en créances douteuses d’un concours à une personne physique ou morale déterminée entraîne le transfert de l’intégralité des engagements. Les particularités comptables dans le secteur bancaire  Les retards de paiement des échéances antérieures .C.3. tout comme la norme NC 24 d’ailleurs. impayées depuis trois mois ou encore présentant un caractère contentieux" [Article 9 de la circulaire de la B.C.  Le risque pays lorsque la contrepartie se situe à l’étranger.T n°93-08 du 30 Juillet 1993]. l’accent devra être mis sur la capacité de l’emprunteur à générer des fonds liquides pour rembourser ses dettes". même assorties de garanties.C. en raison du caractère douteux pesant sur le recouvrement de la créance principale.

au niveau de ses circulaires et instructions de référence.T n° 91-24 du 17 décembre 1991. En effet. Méthodologie de classement des engagements préconisée par la B. les actifs courants sont considérés comme appartenant à une autre classe dite « classe 0 ».2.C. Les particularités comptables dans le secteur bancaire D’ailleurs.C.  Engagements de garantie douteux : Un engagement de garantie est considéré comme "douteux" dès lors qu’il apparaît que la banque garante sera obligée d’intervenir pour assurer l’obligation souscrite par le donneur d’ordre. en lieu et place de ce dernier Qu’il s’agisse d’engagements de financement ou d’engagements de garanties.T : Evaluer de manière quantitative une probabilité de défaillance d’une relation (d’un client) est une opération délicate. les banques. Cette note permet de classer des contreparties présentant des caractéristiques similaires selon la qualité de leur solvabilité. la distinction entre actifs « courants » et actifs « classés » en fonction du risque de perte et de probabilité de recouvrement. seuls les actifs de la classe 2. Ayant mis en place ce système de mesure « ordinal » l’institut d’émission a prévu. qui sont tenus de procéder selon l’article 8 de la circulaire de la B. au niveau de l’article 8 de la circulaire n° 91-24 du 17 décembre 1991. Dans la pratique. classe 2.T visait à travers la mise en place de ce système. 8 La B.C. 3 et 4 sont considérés comme présentant un caractère douteux nécessitant pour les établissements bancaires : 7 La notion de "contagion" s’applique aussi pour les engagements de relations appartenant à un même groupe de sociétés.T prévoit. Par contre la qualité des contreparties est souvent prise en compte par une « note » ou un « rating ». qu’ils figurent au bilan ou en hors bilan. classe 3 et classe 4). L’application de ce critère aux différentes catégories d’engagements hors bilan permet de donner les Chapitre 2 définitions suivantes :  Engagements de financement douteux : Il s’agit des engagements dont la mise en jeu entraînerait la mise en place d’un crédit qui aurait lui- même les caractéristiques d’une créance douteuse. Ces derniers sont répartis en 4 classes (classe 1. à fixer des normes objectives de provisionnement de créances et de constatation des revenus. IV. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 34 . à la classification de tous leurs actifs. ceux-ci doivent faire l’objet d’un provisionnement pour risques et charges. cinq classes8 discriminantes ordonnant les risques encourus par les banques sur leurs actifs bilantiels et extra-bilantiels en fonction de la qualité des relations : Classe de risque Qualité des actifs bancaires en fonction de la qualité des relations Classe 0 Actifs courants Classe 1 Actifs nécessitant un suivi particulier Classe 2 Classe 3 Actifs incertains Classe 4 Actifs préoccupants La B.C. dès lors qu’ils présentent un caractère douteux. doivent l’effectuer en respect de ce principe de déclassement par contagion7.

90] jours X [91. d’autres. que la B. d’un rééchelonnement ou d’une consolidation. d’un rééchelonnement ou d’une consolidation).C. mais cela n’exclut jamais les difficultés financières rencontrées par les relations bénéficiaires.180] jours X [181.360] jours X >360 jours X Taux de défaut associé à la classe de risque 0% 0% 20% 50% 100% Ainsi.T comme étant le critère majeur permettant le classement des engagements des établissements bancaires. par référence à ce critère.  Règle particulière applicable aux créances restructurées : Comme précisé ci-avant. se présentent comme suit : Classe 0 Classe 1 Classe 2 Classe 3 Classe 4 0 jours X [1. seuls les critères objectifs seront abordés dans ce paragraphe) Pour apprécier les risques inhérents à l’insolvabilité des débiteurs. (Par simplification.2.C. l’établissement bancaire doit.C. aux fins de déguiser la véritable situation des bénéficiaires de leurs concours. et des règles particulières applicables aux créances restructurées (ayant fait l’objet d’un arrangement. la B. Chapitre 2 Pour distinguer les actifs courants (classe 0) des actifs classés en fonction du risque de non recouvrement (Classes 1. 2. sont de nature qualitative impliquant la mise en œuvre d’un travail de jugement et d’appréciation nécessairement caractérisé par la subjectivité. IV. il n’apparaît plus d’impayés dans les situations comptables de l’établissement bancaire . Alors que certains ont une connotation objective.C.  Règle générale : La règle générale consiste en la fixation d’intervalles temporels d’antériorité des créances impayées pour les différentes classes de risques. Pour classer les actifs du bilan et du hors bilan d’un établissement bancaire. les circulaires de la B. par contre. avec la restructuration des crédits initiaux.1. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 35 .T prévoyait des règles spécifiques pour le classement de ces créances. 50% et 100% . pour une relation ayant enregistré des retards de règlement des échéances contractuelles se situant dans plusieurs intervalles d’antériorité. L’antériorité des impayés : Il apparaît à travers les définitions des différentes classes de risques données par la B. 3 et 4). Les particularités comptables dans le secteur bancaire  La constitution de provisions selon des taux minimums traduisant pour chacune des classes précitées la probabilité de défaut des contreparties impliquées et fixés respectivement à 20%. à savoir l’antériorité des impayés et le transfert à contentieux.T a défini une règle générale applicable à l’ensemble des concours. Ces intervalles.T mettent en évidence deux critères objectifs.  La non-constatation des produits non encaissés et générés par ces actifs dans les résultats. exprimés en nombre de jours de retards de paiement des échéances en principal et/ou en intérêts. la Banque Centrale de Tunisie a retenu une panoplie de critères. considérer les échéances les plus lointaines pour déclasser tous les engagements de cette relation par "contagion" dans la classe de risque appropriée. C’est par crainte de voir les banques user de cet artifice juridique et comptable.

arrêté par la Banque Centrale de Tunisie pour le classement des actifs bancaires. les impayés doivent être totalement provisionnés.1.T n° 91-24 du 17 décembre 1991.3. Ce transfert. Les particularités comptables dans le secteur bancaire L’alinéa premier de l’article 12 de la circulaire de la B.2. le dernier alinéa du même article stipule que "…dans le cas de nouveaux incidents de Chapitre 2 paiement. concerne le transfert des dossiers de crédit des relations au département chargé du suivi de la fonction contentieuse au sein des établissements bancaires.  Liquidation de l’entreprise bénéficiaire des concours de la banque . la base de provisionnement appelée aussi exposition nette au risque de non recouvrement sera déterminée comme suit : Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 36 .C. Règles de mesure des provisions pour engagements douteux : Selon le § 27 de la norme NC 24 "Les provisions doivent être appliquées sur la valeur totale des engagements douteux.C. les actifs transférés à contentieux. ainsi que des garanties sous forme de dépôts ou d’actifs financiers susceptibles d’être liquidés sans que leur valeur ne soit affectée. la possibilité d’une liquidation rapide sur le marché au prix d’évaluation doit être assurée". Le transfert à contentieux : L’autre critère objectif. De son côté.2. qu’ils soient échus ou non échus.T n° 91-24 du 17 décembre 1991 prévoit en ce sens le maintien de la classe établie par référence à l’antériorité des impayés du crédit initial déterminée avant rééchelonnement ou consolidation. n’intervient généralement qu’à l’occasion des situations suivantes :  Litiges nés entre la banque et ses débiteurs. ainsi que sur les revenus constatés en résultat au cours des exercices antérieurs". IV.  Redressement judiciaire ou faillite des bénéficiaires des concours de la banque. 50% pour les actifs de la classe 3 et 100% pour les actifs de la classe 4. IV. Présentant généralement un caractère compromis. selon la Banque Centrale. Si le cumul des impayés en principal atteint 25% du total de la créance. parmi la classe 4. celle-ci doit être inscrite à la classe 4". Les biens meubles et immeubles donnés en garantie par les emprunteurs ne sont considérés comme des garanties valables que dans le cas où la banque dispose d’une hypothèque dûment enregistrée et que des évaluations indépendantes et fréquentes de ces garanties sont disponibles. "Les banques doivent constituer des provisions au moins égales à 20% pour les actifs de la classe 2. doivent figurer. nécessitant la mis en œuvre de toutes les poursuites judiciaires et l’épuisement de tous les voies de recours possibles pour recouvrer ses créances . En outre. des organismes d’assurances et des banques. Détermination de la base de provisionnement : Ainsi pour chaque engagement.5% des fonds propres nets. Selon l’article 10 de la circulaire de la B.3. Il demeure entendu que la constitution des provisions s’opère compte tenu des garanties reçues de l’Etat. Ces provisions doivent être affectées spécifiquement à tout actif classé égal ou supérieur à 50 mille dinars ou à 0. IV.

IV.C.2.6 La société mère "SM" forme avec sa filiale "SF" un groupe réputé dans l’industrie laitière. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 37 .Garanties admises par la B.  E : l’exposition nette au risque de non recouvrement .F. Exemple 1.Encaissements post-clôture (sans excéder le montant des impayés) = Risque résiduel . dans le cas où la banque dispose d’une hypothèque dûment enregistrée. jamais.I.T : L’article 10 de la circulaire de la Banque Centrale n° 91-24 du 17 décembre 1991 admet la prise en compte des sûretés suivantes :  Les garanties reçues de l’Etat des organismes d’assurances et des banques.T.Intérêts et produits réservés = Exposition brute .F. Par extension du champ d’application de cette catégorie des sûretés réelles.F. Garanties admises par la B.T. A. être inférieur au montant des intérêts constatés en résultat lors des exercices antérieurs et demeurés impayés. le montant de la provision ne doit.3. La société "SM" rencontre des difficultés financières et accuse des retards de règlement de ses échéances. La formule d’estimation de la provision se présente comme suit : Maximum [( x E) . Au 31/12/N. l’annexe 2 de la note de la B. A.C. et en rapport avec les règles régissant la prise en compte des revenus.  I : les intérêts constatés en résultat lors des exercices antérieurs et demeurés impayés. I] En effet.  Les biens meubles et immeubles. dont la situation foncière n’est pas encore apurée. ainsi que les garanties sous formes de dépôts ou d’actifs susceptibles d’être liquidés sans que leur valeur ne soit affectée.H).C. Les particularités comptables dans le secteur bancaire + Engagements hors bilan + Principal à échoir Intérêts constatés en + Principal échu et impayé résultat lors des exercices antérieurs et demeurés + Intérêts courus échus Chapitre 2 impayés + Intérêts courus et non échus . n° 93-23 du 30 juillet 1993 admet les promesses d’hypothèque sur des terrains acquis auprès des agences foncières (A.T (sans excéder la valeur du risque résiduel) = Exposition nette (base de provisionnement) En désignant par :   : le taux de provisionnement appliqué à la classe de risque à laquelle appartient la relation . Ces sociétés entretiennent depuis quelques années des relations privilégiées avec la Banque "DFB" qui leur a consenti plusieurs concours. (Les engagements figuraient parmi les actifs nécessitant un suivi particulier au 31/12/N-1). ses engagements se trouvent être classés parmi les actifs préoccupants de la Banque "DFB".

"SF" a consenti une hypothèque dûment inscrite en 1er rang estimée à 600.Garanties admises par la B. T.C.T (600 000) = Exposition nette 493 125 Taux applicable à la classe de risque 50% Provision pour engagements douteux 246 563 La répartition de la provision entre les éléments bilantiels et extra-bilantiels se présente comme suit : Hors bilan (a) 144 000 31 125 = [(d)-(c)] x (a) / [(a)+(b)] Principal (b) 936 000 202 313 = [(d)-(c)] x (b) / [(a)+(b)] Intérêts (c) 13 125 13 125 = (c) 1 093 125 246 563 (d) 31/12/N (Bilan. Il est remboursable annuellement par amortissement constant du principal.6 + Engagements de garantie donné (QPR>QPT) [(900 000 x2) x 10% x (4/5)] 144 000 + Principal à échoir [900 000 x (4/5)] 720 000 + Principal échu et impayé [900 000 x (1/5) + (900 000 x2) x 10% x (1/5)] 216 000 + Intérêts courus échus [900 000 x 7%] 63 000 + Intérêts courus et non échus [720 000 x 7%x (75/360)] 10 500 . de déterminer. sur une période de 5 ans et porte intérêt Chapitre 2 payable à terme échu au taux annuel de 7%. Sa quote-part en risque est fixée à 60%). éventuellement.F : Sachant que la première échéance du crédit n’a pas été honorée par la société "SF".A.000 DT (correspondant à la quote-part en trésorerie de "DFB" agissant en sa qualité de chef de file pour la moitié. Les particularités comptables dans le secteur bancaire La société "SF". Solution 1. chez la "DBF". il vous est demandé.Constatation des provisions) 652 Dotations aux provisions sur opérations avec la clientèle 246 563 29911 Provisions sur crédits à la clientèle [13 125 + 202 313] 215 438 2992 Provisions sur éléments du hors bilan 31 125 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 38 .000 DT selon une expertise externe récente. En garantie de ses engagements envers la Banque "DFB". Ce prêt a été engagé et utilisé intégralement le 15/10/N-1.Intérêts et produits réservés [900 000 x 7% x ((360-75)/360)+10 500] (60 375) = Exposition brute 1 093 125 . le montant de la provision pour engagements douteux au 31/12/N et de passer les écritures en découlant.Encaissements post-clôture - = Risque résiduel 1 093 125 . s’est vu consentir un prêt syndiqué de 900.

de sûretés réelles et personnelles. La prise en compte des garanties reçues : Les établissements bancaires peuvent. avals et autres garanties donnés par d'autres établissements bancaires ainsi que des Chapitre 2 garanties données par l'Etat et les entreprises d'assurance. Les frais nécessaires que la banque doit engager pour la réalisation des garanties à son profit doivent être estimés et déduits de la valeur de réalisation attendue. certaines garanties posent des difficultés quant à leur évaluation ainsi qu'à la valeur pour laquelle elles doivent être comptabilisées. lorsqu'elles sont significatives. être indiquées dans les notes aux états financiers. Les particularités comptables dans le secteur bancaire V. lorsque leur évaluation peut être faite de façon fiable. en contrepartie des engagements donnés. obtenir des garanties sous forme d'actifs financiers. Les garanties reçues doivent être comptabilisées. pour leur valeur de réalisation attendue au profit de l'établissement bancaire. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 39 . sous forme notamment de cautions. Cependant. Lorsque l'évaluation des garanties reçues ne peut pas être faite de façon fiable. sans pour autant excéder la valeur des engagements qu'elles couvrent. La divulgation des informations relatives aux garanties reçues est importante car elle permet d'apprécier les risques encourus par un établissement bancaire. Une évaluation peut résulter d'expertises effectuées par l'établissement bancaire lui-même ou par des organismes externes. des informations sur la nature des garanties reçues et la valeur des engagements correspondants doivent.

En d’autres termes." Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 40 . plusieurs catégories d’intentions peuvent être distinguées pour motiver l’acquisition d’un portefeuille-titres :  Le souhait d’établir des liens durables avec l’entité émettrice qui peut aller jusqu’à une prise de contrôle. En effet. I. Eléments constitutifs d’un portefeuille-titres : Pour le paragraphe 4 de la norme NC 25 le portefeuille-titres inclut :  Les valeurs mobilières9 . II. les titres participatifs. les droits rattachés aux valeurs mobilières précitées et les autres instruments financiers négociables sur des marchés organisés. un établissement bancaire peut détenir à long terme des titres pour exercer une dominance plus ou moins importante sur les politiques opérationnelles et financières des sociétés émettrices. les obligations. le motif de détention à long terme d’un titre est un motif purement attaché au droit pécuniaire que génère le titre indépendamment de l’influence sur les politiques opérationnelles et financières que peut inclure le titre en question. 9 er Selon les dispositions de l’article 1 de la loi n° 2000-35 du 21 mars 2000. des seules caractéristiques juridiques de celui-ci : la traduction dans les comptes de la réalité économique des opérations exige que l’intention de la Direction soit prise en compte dans le choix des méthodes d’évaluation et de classement.  Les instruments du marché interbancaire (Billets de trésorerie et certificats de dépôts) . Globalement. relative à la dématérialisation des titres "sont considérés comme valeurs mobilières. Le normalisateur tunisien n’a pas dévié à cette ligne directrice dans l’élaboration de la norme NC 25 relative au portefeuille-titres dans les établissements bancaires. les actions. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Section 2. les certificats d’investissement. la comptabilisation des titres dans les établissements bancaires obéit aux principes de la comptabilité d’intention.  La recherche d’une rentabilité à plus ou moins long terme. Intentions de détention d’un portefeuille-titres : Conformément à la convention comptable de base de prééminence du fond sur la forme. les obligations convertibles en actions. les règles de prise en compte et d’évaluation des titres vont largement dépendre dans un premier temps de l’intention de la Direction qui a présidé à l’acquisition de chacun d’entre eux. les parts des fonds communs de placement en valeurs mobilières.  Les bons de trésor et autres titres de créances négociables . l’intention qui se trouve derrière l’achat d’un titre constitue donc le motif de son acquisition et a un impact direct sur les méthodes de comptabilisation. les actions à dividende prioritaire sans droit de vote. Traitement comptable du portefeuille titres : L’évolution récente des techniques financières et les utilisations alternatives d’un même instrument dans des circonstances et en vue de la réalisation d’objectifs très différents ont conduit les instances Chapitre 2 de normalisation comptable à renoncer à déduire les règles comptables applicables à un produit. En effet.  et d’une manière générale de toutes les créances représentées par un titre négociable sur un marché. Dans ce cas.

3. afin d’atteindre une rentabilité sur une brève échéance. III. en plus de l’intention qui a présidé à leur acquisition. L’existence d’un monopole de négociation : chaque négociateur sur le marché doit présenter de sérieuses garanties tenant à sa solvabilité et son expérience dans le domaine. il faut qu’il remplisse les conditions suivantes : 1. 4. Un titre est considéré comme étant "liquide" lorsque : (a) il existe. Les particularités comptables dans le secteur bancaire  Constitution d’une réserve mobilisable rapidement en cas de besoin urgent de liquidités. pour ces titres. la négociation et l’enregistrement des opérations sur les valeurs mobilières ne peuvent être effectués que par les intermédiaires en bourse agréés. soit un marché de gré à gré fonctionnant régulièrement à l'intervention d'établissements bancaires ou de teneurs de titres assurant des cotations permanentes de cours acheteurs et vendeurs dont les fourchettes correspondent aux usages du marché . Pour le marché monétaire.  Emploi momentané d’un excédent de liquidités dans le cadre de la gestion courante de la trésorerie de la banque. L’existence d’une autorité de marché : l’autorité de marché assure son organisation et lui confère la sécurité et la transparence requises. 2. L’existence d’une localisation géographique de marché : c’est le lieu dans lequel s’effectuent les négociations.1. soit un marché organisé. ainsi qu’à son intégrité. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 41 . Chapitre 2  La détention à très court terme d’un portefeuille-titres dans le cadre d’une activité de spéculation ou de "trading". Ainsi en Tunisie. L’existence d’un système de cotation à la criée ou électronique. Selon le paragraphe 9 de la norme NC 25. qui décide des méthodes de prise en compte et d’évaluation qui leur seront réservées. entreprises et organismes définis de façon limitative par la circulaire de la BCT n° 89-14 du 17 mai 1989 telle que modifiée par les textes subséquents. Liquidité des titres : La liquidité des titres acquis. De même. constitue le 2ème critère. compte tenu des volumes régulièrement traités sur le marché. Notion de marché organisé : Pour qu’un marché soit qualifié d’organisé. Le conseil du marché financier (CMF) constitue l’autorité de marché pour la BVMT. C’est la 1ère mesure destinée à assurer la sécurité des transactions. (b) les titres concernés peuvent. la BCT constitue l’autorité de marché. ne peuvent avoir accès au marché monétaire que les banques. III.  Détention de titres en couverture d’autres titres ou instruments. être réalisés à tout moment sans incidence significative sur les cours.

(STICODEVAM et la Bourse pour les titres non pris en charge par la première sont les chambres de compensations en Tunisie. notamment.5% et enfin 6. en ce sens qu’elle permet de faciliter la gestion administrative mais surtout car elle permet d’éliminer définitivement le risque de contre partie. à savoir le portefeuille-titres commercial et le portefeuille-titres d’investissement. Classement comptable des titres : La norme NC 21 relative à la présentation des états financiers des établissements bancaires prévoit deux grandes catégories de portefeuille-titres. Le marché boursier tunisien dispose d’un fond de garantie géré par l’association des intermédiaires en bourse (AIB). IV. Notion de marché de gré à gré : Lorsqu’un marché ne remplit pas les conditions d’un marché organisé. L’existence d’un système de compensation des opérations : acheteurs et vendeurs n’ont aucun contact entre eux. IV. 6. car cette transaction est enregistrée par la chambre de compensation qui se constitue alors comme contre partie. Le portefeuille-titres d’investissement comprend les titres d’Investissement. elles sont informées de l’achat et de la vente des titres et veillent à leur règlement et à leur livraison). Les particularités comptables dans le secteur bancaire 5. 7.  Le titre est liquide. III. Le portefeuille-titres commercial comprend les titres de transactions et les titres de placement.1. grâce à l’intervention de mainteneurs de marché "market makers" qui assurent des cotations continues dans des fourchettes usuelles du marché. L’existence d’un fond de garantie : un marché liquide doit assurer la bonne fin des opérations négociées en cas de défaillance dans le règlement ou la livraison. sécurité.09%). transparence et efficacité. les parts dans les entreprises associées les parts dans les co-entreprises et les parts dans les parts dans les entreprises liées. les titres de participation. L’existence d’une limite maximale de variations quotidiennes : pour chaque titre ou instrument une variation maximale des cours durant la même séance est fixée (3% puis 4. Ces conditions confèrent au marché organisé les caractéristiques suivantes : liquidité.2. il est considéré comme un marché de gré à gré. Les titres de transaction : Un titre est qualifié de titre de transaction lorsqu’il remplit les deux conditions suivantes :  L’intention qui préside à l’acquisition de ce titre est de le revendre à très brève échéance c’est à dire dans un délai ne dépassant pas 3 mois. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 42 . Les marchés de gré à gré fonctionnent. Chapitre 2 Cette chambre de compensation présente un double avantage.

L'adossement de ressources durables de financement et/ ou de couverture aux titres d'investissement signifie que :  La durée de ces ressources est au moins égale à celle des titres. L’intention de détenir les titres d’une manière durable (1er critère) doit être matérialisée dans la politique et la stratégie de la banque en matière de titres d’investissement. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 43 .  Il existe.2. en principe jusqu’à leur échéance. pendant la durée de vie des titres. ainsi que les stratégies qui permettent la réalisation de ces objectifs dans différentes hypothèses du contexte économique. la banque doit disposer de ressources durables qu’elle adosse au financement des titres d’investissement. Ainsi un bon de trésor. à l’exception des titres à revenu fixe que l’établissement a l’intention de les conserver jusqu’à l’échéance et qui remplissent les conditions des titres d’investissement. IV.3. Les titres de placement : Sont classés parmi les titres de placement. lorsque de tels risques existent. Cette politique doit également indiquer les circonstances dans lesquelles la banque pourrait être amenée à vendre les titres avant l’échéance. les titres qui vérifient l’une des conditions suivantes :  Les titres acquis avec l’intention de les détenir à court terme durant une période supérieure à 3 mois. les pertes sur les titres et les gains sur les ressources se compensent et inversement.  L’établissement bancaire a la capacité de concrétiser son intention en disposant des moyens suffisants. Les titres d’investissement : Sont classés parmi les titres d’investissement. Cette politique doit notamment expliciter les objectifs poursuivis. Ainsi. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Un titre de transaction peut être un titre à revenu fixe ou un titre à revenu variable. une action ou une part dans un OPCVM peut être classée dans les mêmes conditions parmi les titres de transaction. IV. les titres à revenu fixe qui vérifient simultanément les conditions suivantes :  L’établissement bancaire a l’intention de détenir les titres d’une façon durable. Le 2ème critère consiste en la concrétisation de l’intention de l’établissement bancaire par l’existence de moyens financiers suffisants. Chapitre 2 De même. un billet de trésorerie ou encore un certificat de dépôt ou une obligation peuvent être classés parmi les titres de transaction lorsque les deux conditions énumérées ci-dessus sont vérifiées. une couverture contre le risque de taux.  En résultat.

Ainsi. que l’établissement bancaire a l’intention de détenir jusqu’à l’échéance mais qui ne remplit pas les autres conditions de titres d’investissement.4. Le contrôle désigne le "pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles d'une entité afin d'obtenir des avantages de ses activités" (NC 35. détenant la moitié ou moins de la moitié des droits de vote d'une entreprise. les titres qui ne peuvent être inscrits ni parmi les titres de transaction.” (NC 35. Les parts dans les entreprises liées : Ce sont les titres de capital détenus par l’établissement bancaire. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 44 . Une filiale est une entité sur laquelle l’établissement bancaire exerce un contrôle exclusif. dès lors qu'une entreprise détient directement ou indirectement quarante pour cent au moins des droits de vote dans une autre entreprise. dispose: (a) du pouvoir sur plus de la moitié des droits de vote en vertu d'un accord avec d'autres investisseurs . ou (d) du pouvoir de réunir la majorité des droits de vote dans les réunions du conseil d'administration ou de l'organe de direction équivalent.10) IV. plus de la moitié des droits de vote d'une entreprise. Les parts dans les co-entreprises : Ce sont les titres de capital détenus sur les entités sur lesquelles l’établissement bancaire exerce un contrôle conjoint. il peut être clairement démontré que cette détention ne permet pas le contrôle.5. Chapitre 2  De même. Le contrôle existe également lorsque la mère. (b) du pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle de l'entreprise en vertu des statuts ou d'un contrat . (c) du pouvoir de nommer ou de révoquer la majorité des membres du conseil d'administration ou de l'organe de direction équivalent . Un titre de placement peut être à revenu fixe ou à revenu variable. Le contrôle est présumé exister. un titre à revenu fixe. un titre qui a une durée de détention inférieure à 3 mois mais qui n’est pas liquide est classé parmi la catégorie des titres de placement.04) “Le contrôle existe lorsque la mère détient. et qu'aucun autre associé n'y détienne une fraction supérieure à la sienne. agissant en qualité de société mère dans les filiales. sauf si dans des circonstances exceptionnelles. est classé parmi les titres de placement. ni parmi les titres d’investissement. Les particularités comptables dans le secteur bancaire  Par élimination. La société mère est l’entité qui contrôle une ou plusieurs filiales. directement ou indirectement par l'intermédiaire de filiales. IV.

de 20% ou plus des droits de vote de l'entreprise détenue (NC 36. à travers : (NC 36. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Le contrôle conjoint désigne "le partage en vertu d'un accord contractuel du contrôle d'une activité économique".7. détenus pour en retirer sur une longue durée une rentabilité satisfaisante. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 45 . par exemple.6. Les titres de participation : Sont classés parmi les titres de participation :  Les actions et autres titres à revenu variable.03) L'influence notable peut-être :  soit présumée.  Les actions et autres titres à revenu variable. (c) L’existence de transactions significatives entre l'investisseur et l'entreprise détenue . Les Parts dans les entreprises associées : Ce sont les titres de capital détenus sur les entités dans lesquelles l’établissement bancaire exerce une influence notable. IV. (NC 37.03) Le contrôle conjoint n’existe que lorsque les décisions stratégiques financières et opérationnelles Chapitre 2 correspondant à l’activité imposent le consentement unanime des parties partageant le contrôle (les coentrepreneurs). détenus pour permettre la poursuite de relations bancaires entretenues avec la société émettrice.05) (a) La représentation au conseil d'administration ou à l'organe de direction équivalent de l'entreprise détenue . en cas de détention.04) . sans pour autant que l’établissement bancaire n’intervienne dans la gestion de l’entité émettrice. (d) L’échange de personnels dirigeants . (NC 36. L'influence notable est le pouvoir de participer aux décisions de politique financière et opérationnelle de l'entité détenue. (b) La participation au processus d'élaboration des politiques . et qui ne peuvent être classés ni parmi la catégorie des parts dans les entreprises liées. en cas de détention de moins de 20% des droits de vote de cette entité. sans toutefois exercer un contrôle ou un contrôle conjoint sur ces politiques. IV.  soit démontrée. directe ou indirecte. des parts dans les co-entreprises ou encore parmi la catégorie des parts dans les entreprises associées. ou (e) La fourniture d'informations techniques essentielles.

des parts dans les co-entreprises. La comptabilisation initiale et ultérieure des titres de transaction. par conséquent. Les particularités comptables dans le secteur bancaire V. Synthèse des règles de prise en compte des titres : Les règles de prise en compte des parts dans les entreprises liées. des développements particuliers à ce niveau. et ne méritent pas. des titres d’investissement et des titres de placement obéit à des règles spécifiques prévues par la norme NC 25 et récapitulées dans le tableau de synthèse suivant : Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 46 . des parts dans les entreprises associées et des titres de participation s’appuient sur la norme NC 07 Chapitre 2 relative aux placements.

compte tenu des volumes l Existence. l En résultat. pour lesquels la banque ne à tout moment sans incidence significative sur lorsqu'un tel risque existe. Les particularités comptables dans le secteur bancaire V.  Courte durée de détention:  Détention jusqu'à l'échéance Les titres de placement sont ceux qui ne La durée de détention des titres doit être limitée répondent pas aux critères retenus pour les titres à 3 mois. de la durée de détention marché "market-makers" . jusqu'à l'échéance. Rappel des définitions et des conditions d’imputation : Titres de transactions Titres d'Investissement Titres de placement Chapitre 2 .Titres à revenu fixe ou variable acquis en vue de Titres à revenu fixe acquis avec l'intention de les Titres à revenu fixe ou variable acquis avec leur revente à brève échéance et dont le marché détenir de façon durable. période supérieure à trois mois à l'exception des Définition . les pertes sur les titres et les gains adéquate. l'intention de conserver jusqu'à l'échéance et qui satisfont à la définition des titres d'investissement. pendant la durée de vie du titre. l titres pouvant. échéance. maximum de 3 mois. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 47 . l titres acquis dans l'intention de les détenir régulièrement traités sur le marché. être réalisés d'une couverture contre le risque de taux.Titres à revenu fixe ou variable acquis en vue de titres à revenu fixe que l'établissement a leur placement auprès des tiers. en principe jusqu'à leur l'intention de les détenir à court terme durant une de négociation est jugé liquide.  Ressources globalement adossées: de transaction ou d'investissement: Pour classer des titres à revenu fixe parmi les l titres acquis avec l'objectif d'une détention  Liquidité des titres assurée: titres d'investisse ment la banque doit disposer de inférieure à 3 mois mais ne répondant pas à la l titres négociables sur un marché organisé ou ressources d'échéances comparables affectées condition de liquidité. sur les ressources se compensent et inversement. sur un marché de gré à gré fonctionnant au financement et/ou à la couverture des titres: Conditions l titres en provenance du portefeuille de régulièrement à l'intervention des transaction qui ont fait l'objet d'un reclassement à d'imputation établissements bancaires ou de mainteneurs de l Durée des ressources au moins égale à celle des l'issue. notamment. dispose pas de financement ou de couverture les cours. titres.1.

transfert de propriété. d'acquisition Intérêts Inclus dans le coût d'acquisition (à imputer au l Inclus dans le coût d'acquisition. les engagements sont l en date de négociation. charges exclus.Lorsque la date du transfert de propriété est postérieure à la date de négociation. Coût Prix pour lequel les titres ont été acquis. (compte 921). hors bilan. les engagements sont l en date de négociation. les titres sont traitées comme suit: sont traitées comme suit: sont traitées comme suit: l en date de négociation. les écritures l en date de règlement /livraison. l Repris dans un compte de créances rattachées. en application compte 3011) de la méthode actuarielle (à imputer au compte de la méthode actuarielle (à imputer au compte courus à 3031) 3021) l'acquisition l Repris dans un compte de créances rattachées. frais et Prix pour lequel les titres ont été acquis.Lorsque la date du transfert de propriété est . Comptabilisation initiale : Titres de transactions Titres d'Investissement Titres de placement Chapitre 2 .La date d'acquisition correspond à celle du . frais et Prix pour lequel les titres ont été acquis. les titres postérieure à la date de négociation.2. les engagements sont Date inscrits dans des comptes de hors bilan suivant inscrits dans des comptes de hors bilan suivant inscrits dans des comptes de hors bilan suivant d'acquisition le sens de l'opération et font l'objet d'une le sens de l'opération et font l'objet d'une le sens de l'opération et font l'objet d'une évaluation selon la catégorie de titres concernée évaluation selon la catégorie de titres concernée évaluation selon la catégorie de titres concernée (compte 921). les titres postérieure à la date de négociation. hors bilan. en application l Inclus dans le coût d'acquisition. charges exclus. . les écritures relatives aux comptes de bilan concernés sont relatives aux comptes de bilan concernés sont relatives aux comptes de bilan concernés sont enregistrées après extourne de celles passées en enregistrées après extourne de celles passées en enregistrées après extourne de celles passées en hors bilan. de titres à en application de la méthode linéaire (à imputer en application de la méthode linéaire (à imputer au compte 30371) au compte 30271) revenu fixe Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 48 . transfert de propriété. (compte 921). Les particularités comptables dans le secteur bancaire V. les écritures l en date de règlement /livraison.La date d'acquisition correspond à celle du . frais et charges exclus. l en date de règlement /livraison.Lorsque la date du transfert de propriété est .La date d'acquisition correspond à celle du transfert de propriété.

(1) Décote (ou prime): Coût d'acquisition inférieur à la valeur de remboursement Surcote: Coût d'acquisition supérieur à la valeur de remboursement Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 49 . Valeur l En provenance du portefeuille de placement: au d'entée en prix d'acquisition. sur la durée de compte 3021) et étalée.(compte 30271) si les inclus dans le l'encaissement. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Titres de transactions Titres d'Investissement Titres de placement Décotes et Incluse dans le coût d'acquisition (à imputer au Incluse dans le coût d'acquisition.(à imputer au compte 3011) compte 3031) et étalée.(à imputer au Incluse dans le coût d'acquisition. en résultat. à la valeur de marché du jour du transfert. sur la durée surcotes (1) Chapitre 2 vie résiduelle du titre en utilisant les comptes de vie résiduelle du titre en utilisant les comptes sur suivants: suivants: acquisition l 60332 ou 70332. les provisions antérieurement date du constituées sont affectées aux titres d'investissement puis reprises de manière transfert échelonnée sur la durée de vie résiduelle des titres. revenu variable Inclus dans le coût d'acquisition (à imputer au Non applicable Inclus dans le coût d'acquisition (à imputer au DPS et DA compte 3011) compte 3021) acquis Pas de transfert possible l En provenance du portefeuille de transaction: à l En provenance du portefeuille de transaction: la valeur de marché du jour du transfert. en résultat. de la méthode actuarielle l 70321 en application de la méthode actuarielle Dividende Constaté en résultat (compte 70314) lors de Non applicable Porté en créances rattachées. conditions prévues par la NC 07 sont établies: prix l Décision de distribution antérieure à d'acquisition l'acquisition l Dividende lié à des résultats réalisés au cours de des titres à la période antérieure à celle de l'acquisition. en application de la méthode l 60322 ou 70322 en application de la méthode de titres à linéaire linéaire revenu fixe l 70331 en application.

Lorsqu'il existe des risques de défaillance de l'émetteur Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 50 .Lorsqu'il existe une forte probabilité que contrepartie du compte 3029. . Les particularités comptables dans le secteur bancaire V.3. la plus value latente est constatée en résultat FTitres non cotés: FTitres non cotés: (imputée au compte 70314) la juste valeur la juste valeur  Moins-value latente:  Plus value latente:  Plus value latente: Evaluation en la moins value latente est constatée en résultat non comptabilisée non comptabilisée (imputée au compte 6031)  Moins-value latente:  Moins-value latente: date d'arrêté la moins value latente n'est pas provisionnée la moins value latente fait l'objet d'une provision sauf: pour dépréciation imputée au compte 6535 en . Evaluation en date d’arrêté : Titres de transactions Titres d'Investissement Titres de placement Chapitre 2  Evaluation  Evaluation  Evaluation la valeur du marché qui correspond au cours en F Titres cotés: F Titres cotés: bourse moyen pondéré à la date d'arrêté ou à la la valeur du marché qui correspond au cours en la valeur du marché qui correspond au cours en date antérieure la plus récente. date antérieure la plus récente. l'établissement ne conserve pas les titres jusqu'à l'échéance. bourse moyen pondéré à la date d'arrêté ou à la bourse moyen pondéré à la date d'arrêté ou à la  Plus value latente: date antérieure la plus récente.

sur lequel les propriétaires des obligations peuvent les céder à tout agent économique intéressé à placer des excédents de trésorerie. 10 Les normes sectorielles bancaires NC 22 et NC 25 utilisent. le terme "Prime" pour désigner la "Surcote". les causes d’existence de surcotes et de décotes lors de l’acquisition des titres à revenu fixe (obligations. la constatation des revenus des tires à revenu fixe classés parmi les titres d’investissement ou les titres de placement peuvent présenter des particularités Chapitre 2 dans le cas où l’acquisition est faite avec une surcote10 ou une décote (prime) et/ou lorsqu’il y a une différence entre le taux nominal de rémunération du titre et le taux du marché au moment de l’acquisition. Constatation des revenus des titres à revenu fixe : Selon le paragraphe 37 de la norme NC 25. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – octobre 2009 51 . Autrement. à tort. elle est susceptible de verser des intérêts à plusieurs propriétaires de l’obligation puisque celle-ci peut se repasser de "main en main". BTA. En fait. deux méthodes peuvent être utilisées : la méthode "actuarielle" et la méthode "linéaire". sont publiés ainsi que l’ensemble des caractéristiques de l’emprunt. VI. La méthode actuarielle est plus appropriée dans la mesure où elle permet une juste détermination des revenus et un meilleur rattachement aux différents exercices. Avant de passer en revue les modalités pratiques de mise en œuvre de chacune des deux méthodes. La cotation des titres de créances sur le marché secondaire Une entreprise qui émet un emprunt sur le marché de l’épargne publique (marché primaire) remet un titre de créance (obligation par exemple) à chaque souscripteur. calculé sous forme de taux d’intérêt appliqué à la valeur nominale. ce qui assure à son propriétaire une bonne liquidité surtout si elle est cotée en Bourse (marché obligataire). les surcotes et décotes ne peuvent apparaître que lors des négociations qui s’opèrent sur le marché secondaire selon les mécanismes de cotation des titres de créances sur ce marché. L’obligation est un titre négociable. L’obligation confère un certain nombre de droits et tout particulièrement celui de percevoir un revenu. Quelque soit la méthode utilisée.…) sur le marché primaire ou secondaire. Les particularités comptables dans le secteur bancaire VI. si l’entreprise s’engage sur les conditions initiales de manière irrévocable. La date du remboursement et son montant. au préalable. celle-ci doit s’appliquer à l’ensemble des titres et de façon cohérente permanente d’un exercice à un autre. L’entreprise émettrice est indifférente à ce qui se passe sur ce marché. De façon générale. Le marché sur lequel se déroulent les transactions s’appelle le marché secondaire. qui peut être supérieur à la valeur nominale.1. il y a lieu d’expliciter. La négociation du titre pourra s’effectuer entre la date de souscription et la date de l’échéance de l’emprunt. Les surcotes et décotes liées à l’acquisition des titres à revenu fixe : Lors des émissions sur le marché primaire. seules les obligations peuvent être acquises avec une prime de remboursement (différence entre la valeur d’émission et celle de remboursement) dans la mesure où les bons de trésor ne peuvent être émis par l’Etat qu’au pair.

elle remboursera aussi les 1.000 DT de valeur nominale unitaire.75%. les sociétés qui veulent emprunter proposent sur le marché primaire 6.25%) et la conserve jusqu’à la fin.50% et remboursable in fine au pair le 31/12/200911.75%. La Banque "C" rachète à "B" cette obligation le 01/01/2009 (le taux du marché est passé à 6. Ceux-ci sont cotés en sus de la cotation "pied du coupon" d’après la formule : Chapitre 2 Taux d’intérêt nominal x n N avec n = nombre de jours courus depuis le dernier détachement de coupon. le souscripteur d’une obligation à taux fixe ne peut savoir à l’avance à quel prix il pourra la revendre sur le marché secondaire. le revenu du titre à vendre doit permettre à l’acquéreur potentiel d’obtenir la même rentabilité que sur le marché primaire.000 DT (valeur nominale) à la Banque "C" qui se trouve être le dernier propriétaire. Les particularités comptables dans le secteur bancaire En Tunisie. Ces flux sont les suivants (par obligation) : 01/01/2007 31/12/2007 31/12/2008 31/12/2009 1. Pour la société "XYZ". Lorsque "A" veut vendre son obligation. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 52 . "B" et "C". La Banque "A" souscrit à l’obligation de "XYZ" le jour du lancement : elle paye 1. rémunéré au taux fixe de 6.75% . le taux du marché obligataire (taux moyen des émissions obligataires sur le marché primaire) est alors à 6.065) La société "XYZ" va payer :  65 DT à la Banque "A" au 31/12/2007  65 DT à la Banque "B" au 31/12/2008  65 DT à la Banque "C" au 31/12/2009 Au 31/12/2009.000 titres à 1. Exemple d’illustration La société "XYZ" lance le 01/01/2007 un emprunt obligataire de 100. dans cet exemple. La société "XYZ" s’engage sur 3 ans à taux fixe et connaît donc à l’avance ses flux d’encaissements et de décaissements sur cette période. 11 Selon l’article 327 du code des sociétés commerciales.000 DT à l’entreprise. La Banque "B" rachète à "A" cette obligation le 01/01/2008. c’est-à-dire en pourcentage de la valeur nominale sans tenir compte des intérêts courus non échus.000 (65) (65) (1. Dans ce cas. il sera indifférent entre la souscription à la nouvelle obligation ou le rachat d’une ancienne. est tout simplement guidé par des considérations pédagogiques en vue de simplifier les calculs. les obligations sont émises pour une durée minimum de 5 ans. mais il est indifférent au rachat de l’obligation "XYZ" si celle-ci lui rapporte le même rendement c’est à dire 6. le marché secondaire n’a pas d’influence sur ses flux financiers. La Banque "B" peut souscrire à ces nouveaux emprunts. Reste alors la question de savoir à quel prix vont se négocier les achats et ventes entre "A". les obligations sont cotées au "pied du coupon". Le choix d’une maturité de 3 ans. Tout dépend du taux d’intérêt offert sur les émissions du marché primaire au jour de la vente. N = nombre de jours considéré pour une année complète (360 ou 365 jours) Bien que les conditions d’émission soient claires. En effet.

Ses flux jusqu’à l’échéance. Le cours d’une obligation est.464/1000=99. la Banque "A" revend son titre moins cher qu’elle ne l’avait acheté. les obligations sont cotées au pied (% du nominal avec 2 chiffres après la virgule). elle appliquera la même logique.065 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 53 . mais actualisera à un taux d’indifférence de 6. On peut en déduire la règle suivante qui ne connaît pas d’exception :  Lorsque les taux d’intérêt du marché montent. le cours nominal des obligations à taux fixe baisse. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Son calcul est le suivant : Elle connaît les flux que la société "XYZ" va lui payer : 01/01/2008 31/12/2008 31/12/2009 X 65 1. On obtient le prix d’achat (X) en actualisant à ce taux la somme des flux ci-dessus.75%. en plus assorti des intérêts courus non échus eux-mêmes exprimés en pourcentage dans la mesure où le nouveau propriétaire encaissera la totalité des intérêts lorsqu’ils seront payés.464 DT (1+6.75%)2 Autrement dit.464/1000=99. la vente ayant lieu juste après le détachement du coupon. En Bourse. Ainsi au 01/01/2008.75%)1 (1+6. Le cours d’une obligation est.55%. Ici. la vente ayant lieu juste après le détachement du coupon. l’obligation "XYZ" sera cotée : 995. les obligations sont cotées au pied (% du nominal avec 2 chiffres après la virgule).065 X= + = 995. Ici. l’obligation "XYZ" sera cotée : 995. il n’y a pas d’intérêts courus non échus.55%. sont : 01/01/2009 31/12/2009 X 1. 65 1. sont : En Bourse.25%.065 Chapitre 2 Elle doit donc déterminer le montant (X) qu’elle doit payer à la Banque "A" de telle sorte que ces flux y compris (X) lui rapportent le taux d’indifférence de 6.25%. en plus assorti des intérêts courus non échus eux-mêmes exprimés en pourcentage dans la mesure où le nouveau propriétaire encaissera la totalité des intérêts lorsqu’ils seront payés. Ainsi au 01/01/2008. Ses flux jusqu’à l’échéance. il n’y a pas d’intérêts courus non échus. elle appliquera la même logique. La Banque "C" va acheter à "B" les obligations le 01/01/2009. La Banque "C" va acheter à "B" les obligations le 01/01/2009. mais actualisera à un taux d’indifférence de 6.

Les particularités comptables dans le secteur bancaire 1.002.353 DT (1+6.  Lors de l’encaissement du premier coupon.  t : le taux d’intérêt du marché.  La différence entre les deux montants susvisés (qui correspond à l’étalement de la surcote ou de la décote) est portée suivant le cas au débit ou au crédit du compte dans le quel les titres sont enregistrés (3021 pour les titres de placement et 3031 pour les titres d’investissement). Ces intérêts sont calculés selon la formule actuarielle suivante I= P x [(1+t)n-1] où .  t : le taux d’intérêt facial. la Banque "B" revend son titre plus cher qu’elle ne l’avait acheté. la différence entre celui-ci et le montant figurant dans le compte de créances rattachées est portée dans le compte abritant les titres (3021 pour les titres de placement et 3031 pour les titres d’investissement).2. Comptabilisation coupon couru inclus ou lissage actuariel (méthode actuarielle) : Il s’agit de la méthode préférentielle édictée par la norme NC 25.1. sont débités en compte rattaché (30271 pour les titres de placements et 30371 pour les titres d’investissement). Les titres à revenu fixe de placement ou d’investissement sont enregistrés pour leur prix d’acquisition coupon couru à l’achat inclus.25%)1 Chapitre 2 Autrement dit.  VN : est la valeur nominale du titre. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 54 .  Les intérêts courus de la période. Cette méthode.065 X= = 1. Ces intérêts sont calculés selon la formule suivante : I= [(VN x t x n)/(360 ou 365)] où . calculés au taux du marché constaté lors de leur acquisition et appliqué au prix d’achat du titre. Les méthodes de comptabilisation des revenus des titres à revenu fixe : VI. sont crédités dans un compte de résultat. Ensuite. illustrée ci-après a pour effet d’étaler de manière actuarielle la différence entre le prix d’acquisition du titre et son prix de remboursement (décote ou surcote). le cours nominal des obligations à taux fixe monte. et  n : la durée exprimée en nombre de jours. lors de chaque arrêté comptable :  Les intérêts courus de la période. On peut en déduire la règle suivante qui ne connaît pas d’exception :  Lorsque les taux d’intérêt du marché baissent.  P : est le prix d’acquisition sur le marché. VI.2. et  n : la durée exprimée en nombre de jours divisée par 360 ou 365. (70321 pour les titres de placements et 70331 pour les titres d’investissement. calculés au taux facial (taux nominal) sur la valeur nominale du titre.

000 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 55 .  La banque a opté pour la méthode actuarielle. à la date d’acquisition. 250 obligations émises par la société "Z" au prix de 109. Le taux d’intérêt en vigueur sur le marché. remboursables au pair et in fine le 31 Décembre N.Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250x100x9%] 2 250. de ressources d’une durée au moins équivalente à celle des obligations acquises ou encore d’une couverture adéquate contre les risques de fluctuation des taux d’intérêt. La Banque "TSB" a décidé de détenir 150 obligations "Z" jusqu’à leur échéance et de liquider le reliquat au plus tard le 31 mars N-1 sachant qu’elle ne dispose pas.595 31/12/N-2 (Bilan. Le paiement des intérêts s’opère le 31 décembre de chaque année. le 1er juillet N-2.589 31/12/N-1 (Bilan.500-1 341.450 x 250] 27 362. Solution 1.500 60321 Frais d’acquisition sur titres de placement [109. Les obligations "Z".75%) – 1] 3021 Titres de placement à revenu fixe 1 341.625 131 NOSTRI 27 636.125 31/12/N-2 (Bilan.F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance.000 30272 Intérêts échus 2 250. sachant que :  La banque n’a cédé aucune obligation .75%.Acquisition de 250 obligations "Z") 3021 Titres de placement à revenu fixe [109.A. la commission de transactions boursières et la commission d’intermédiation qui s’élèvent respectivement à 2‰ et 8‰ du prix global d’acquisition.000 30272 Intérêts échus 2 250.595) x [(1+6.500 x [(1+6.75%) – 1] 3021 Titres de placement à revenu fixe 493.000 70321 Intérêts des titres de placement 908. ont été émises au pair le 1er Janvier N-2.7 (lissage actuariel de surcotes) La Banque "TSB" a acquis sur le marché secondaire. T.000 31/12/N-1 (Bilan.405 6/12 [27 362.000 70321 Intérêts des titres de placement 1 756.411 12/12 [(27 362.Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250x100x9%] 2 250. le jour de l’acquisition est de 6. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Exemple 1.450 x 250 x 1%] 273.Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI 2 250.450 DT chacune.7 01/07/N-2 (Bilan. Chapitre 2 L’acquisition a donné lieu au versement à l’intermédiaire en bourse chargé de la transaction. pour une valeur nominale de 100 Dinars l’obligation et au taux nominal de 9% l’an.Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI 2 250.

A.75%) – 1] 3021 Titres de placement à revenu fixe 1 026.589) x [(1+6.000 31/12/N (Bilan.800 DT.000 70321 Intérêts des titres de placement 1 223.Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250.000 3021 Titres de placement à revenu fixe 25 000.000 31/12/N-1 (Bilan.régularisation des arrondis actuariels) 70321 Intérêts des titres de placement [25 000.800 x 250] 25 700.000] 0.690 12/12 [(27 362.8 01/07/N-2 (Bilan.F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance. Les particularités comptables dans le secteur bancaire 31/12/N (Bilan.000 70321 Intérêts des titres de placement 1 723.75%) – 1] 3021 Titres de placement à revenu fixe 526.7 avec un prix d’acquisition unitaire de l’obligation de 102.595-493.906 31/12/N (Bilan.75%. Solution 1.000 30272 Intérêts échus 2 250.000 x [(1+9.Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250x100x9%] 2 250.260) x [(1+9.8 (lissage actuariel de décotes) Mêmes données que l’exemple 1. déterminé sur la base d’un taux d’intérêt du marché égal à 9.000 131 NOSTRI 25 957.Encaissement des intérêts et du nominal sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI [2 250 + 250 x100] 27 250.000 3021 Titres de placement à revenu fixe 155.500-1 026.740 6/12 [25 700.Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI 2 250.000 31/12/N-2 (Bilan.500-1 341. sachant que :  La banque n’a cédé aucune obligation .690 70321 Intérêts des titres de placement 2 405.410 Exemple 1.260 31/12/N-2 (Bilan.410 – 25 000.094 Chapitre 2 12/12 [(27 362.000 30272 Intérêts échus 2 250.000 60321 Frais d’acquisition sur titres de placement [102.Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250. T.410 3021 Titres de placement à revenu fixe 0.75%) – 1] Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 56 .Acquisition de 250 obligations "Z") 3021 Titres de placement à revenu fixe [102.  La banque a opté pour la méthode actuarielle.800 x 250 x 1%] 257.

7.000] 0. Cette méthode.2.290) x [(1+9.A.9 (lissage linéaire de surcotes) Mêmes données que l’exemple 1.Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250.  La différence entre prix d’acquisition et prix de remboursement (surcote ou décote) est échelonnée de manière linéaire sur la durée de vie du titre par l’usage d’un compte de résultat.000 3021 Titres de placement à revenu fixe 170.500-1 026. A chaque arrêté comptable :  Les intérêts courus de la période.000 Chapitre 2 31/12/N (Bilan. calculés au taux facial sont crédités dans un compte de produits par le débit d’un compte de créances rattachées (30271 pour les titres de placements et 30371 pour les titres d’investissement).299 – 25 000.869 12/12 [(27 362. Comptabilisation coupon couru exclu ou lissage linéaire (méthode linéaire) : Les titres sont comptabilisés pour leur prix d’acquisition coupon couru exclu.75%) – 1] 31/12/N (Bilan.299 3021 Titres de placement à revenu fixe 0.869 70321 Intérêts des titres de placement 2 420.Encaissement des intérêts et du nominal sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI [2 250 + 250 x100] 27 250.000 30272 Intérêts échus 2 250.régularisation des arrondis actuariels) 70321 Intérêts des titres de placement [25 000. Exemple 1.000 3021 Titres de placement à revenu fixe 25 000.F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance.Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI 2 250. Les particularités comptables dans le secteur bancaire 31/12/N-1 (Bilan.260+155. T.2.000 31/12/N (Bilan. Le coupon couru est enregistré dans un compte de créances rattachées (30271 pour les titres de placements et 30371 pour les titres d’investissement).000 30272 Intérêts échus 2 250. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 57 .299 VI.  La banque a opté pour la méthode linéaire. sachant que :  La banque n’a cédé aucune obligation . illustrée ci-après a pour effet d’étaler de manière linéaire la différence entre le prix d’acquisition du titre et son prix de remboursement (décote ou surcote). (60322 ou 70322 pour les titres de placement et 60332 ou 70332 pour les titres d’investissement).

500 – 250 x 100) x (12/30)] 495.000 31/12/N-1 (Bilan.000 30272 Intérêts échus 2 250.000 70321 Intérêts des titres de placement [(100 x 9% x 12/12) x 250] 2 250.000 30272 Intérêts échus 2 250.  La banque a opté pour la méthode linéaire.500 – 250 x 100) x (12/30)] 495.9 01/07/N-2 (Bilan.Constatation de l’intérêt facial sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250. sachant que :  La banque n’a cédé aucune obligation . T. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 58 .Etalement linéaire de la surcote sur 250 obligations "Z") 60322 Etalement de la surcote [(26 237.Etalement linéaire de la surcote sur 250 obligations "Z") 60322 Etalement de la surcote [(26 237.Acquisition de 250 obligations "Z") 3021 Titres de placement à revenu fixe [(109.F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance.Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI 2 250.Constatation de l’intérêt facial sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250.450 x 250 x 1%] 273.8.500 31/12/N-2 (Bilan.000 31/12/N-1 (Bilan.10 (lissage linéaire de décotes) Mêmes données que l’exemple 1.Encaissement des intérêts et du nominal sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI [2 250 + 250 x100] 27 250.000 31/12/N-2 (Bilan.000 3021 Titres de placement à revenu fixe 25 000.Etalement linéaire de la surcote sur 250 obligations "Z") 60322 Etalement de la surcote [(26 237.500 3021 Titres de placement à revenu fixe 247.000 Exemple 1.Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI 2 250.000 30272 Intérêts échus 2 250.000 70321 Intérêts des titres de placement [(100 x 9% x 6/12) x 250] 1 125.000 31/12/N (Bilan.000 60321 Frais d’acquisition sur titres de placement [109.A.000 31/12/N-1 (Bilan.000 30271 Intérêts courus et non échus 1 125.000 3021 Titres de placement à revenu fixe 495.000 3021 Titres de placement à revenu fixe 495.625 131 NOSTRI 27 636. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Solution 1.100 x 9% x 6/12) x 250] 26 237.500 – 250 x 100) x (6/30)] 247.125 31/12/N-2 (Bilan.000 31/12/N (Bilan.Constatation de l’intérêt facial sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250.450 .000 31/12/N (Bilan.000 70321 Intérêts des titres de placement [(100 x 9% x 12/12) x 250] 2 250.500 Chapitre 2 30271 Intérêts courus et non échus [(100 x 9% x 6/12) x 250] 1 125.

Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI 2 250.Constatation de l’intérêt facial sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250.000 31/12/N-2 (Bilan.000 70321 Intérêts des titres de placement [(100 x 9% x 12/12) x 250] 2 250.10 01/07/N-2 (Bilan.000 70322 Etalement de la décote [(250 x 100 – 24 575) x (12/30)] 170.Etalement linéaire de la décote sur 250 obligations "Z") 3021 Titres de placement à revenu fixe 170.000 131 NOSTRI 25 957. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Solution 1.Constatation de l’intérêt facial sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250.000 30272 Intérêts échus 2 250.000 31/12/N (Bilan.Constatation de l’intérêt facial sur 250 obligations "Z") 30272 Intérêts échus [250 x 100 x 9%] 2 250.000 31/12/N-1 (Bilan.Etalement linéaire de la décote sur 250 obligations "Z") 3021 Titres de placement à revenu fixe 170.800 .000 70321 Intérêts des titres de placement [(100 x 9% x 12/12) x 250] 2 250.000 70321 Intérêts des titres de placement [(100 x 9% x 6/12) x 250] 1 125.Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI 2 250.000 31/12/N (Bilan.000 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 59 .000 Chapitre 2 30271 Intérêts courus et non échus [(100 x 9% x 6/12) x 250] 1 125.Encaissement des intérêts et du nominal sur 250 obligations "Z") 131 NOSTRI [2 250 + 250 x100] 27 250.000 31/12/N-1 (Bilan.000 30272 Intérêts échus 2 250.000 30271 Intérêts courus et non échus 1 125.000 60321 Frais d’acquisition sur titres de placement [109.000 70322 Etalement de la décote [(250 x 100 – 24 575) x (12/30)] 170.Acquisition de 250 obligations "Z") 3021 Titres de placement à revenu fixe [(102.000 30272 Intérêts échus 2 250.100 x 9% x 6/12) x 250] 24 575.000 31/12/N (Bilan.000 31/12/N-1 (Bilan.Etalement linéaire de la décote sur 250 obligations "Z") 3021 Titres de placement à revenu fixe 85.450 x 250 x 1%] 257.000 3021 Titres de placement à revenu fixe 25 000.000 70322 Etalement de la décote [(250 x 100 – 24 575) x (6/30)] 85.000 31/12/N-2 (Bilan.000 31/12/N-2 (Bilan.

dépréciation. "CP" pour les capitaux alimentés par la propres. Particularités de la présentation des états financiers des établissements bancaires : Les règles spécifiques régissant la présentation des états financiers des établissements bancaires. bancaire .Etat de résultats . . ("AC" pour les actifs. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 60 .Etat de résultats .Bilan .la valeur totale des produits d'exploitation . "PR" pour les produits et "CH" pour les charges.Notes aux états financiers (Les engagements hors bilan sont récapitulés dans un tableau établi conformément à un modèle annexé à la norme NC 14 et présenté parmi les notes aux états financiers).…) et de la valeur nette corrections de valeurs (Provisions pour comptable. agios réservés.Un modèle de référence prévoyant le charges de façon à déterminer les classement des charges d’exploitation valeurs et soldes intermédiaires suivants : par destination. mais plutôt se propose de mettre en exergue les principales divergences du cadre de présentation appliqué aux banques par rapport à celui édicté par la norme générale NC 01. Présentation de la Valeur brute suivie des corrections de Présentation directe de la valeur nette valeur des éléments valeurs (Amortissements.Les postes sont codifiés par un préfixe postes et des sous comportant 2 lettres majuscules suivis postes des états d’un chiffre. . classement des charges d’exploitation .Un modèle autorisé prévoyant le bancaire .Critère secondaire (Liquidité croissante liquidité décroissante et les passifs par pour les actifs et exigibilité croissante ordre d’exigibilité décroissante.Bilan . .le résultat d'exploitation. "PA" financiers pour les passifs.Etat des flux de trésorerie . Format de Présentation sur 2 pages.le produit net bancaire (PNB) . Les particularités comptables dans le secteur bancaire Section 3.Critère primaire (Courant/Non courant) Les actifs sont classés par ordre de éléments bilantiels . et notamment le contenu de chaque poste et sous poste des différentes composantes de synthèse sont fixées par la norme NC 21. . Une page pour Présentation en Liste. Codification des Absence de codification.Notes aux états financiers . . dépréciation. amortissements.Les sous postes sont codifiés par un préfixe comportant 2 lettres majuscules suivis d’un chiffre et d’une lettre minuscule. extra-bilantiels. "HB" pour les engagements balance.la valeur totale des charges d'exploitation par nature. provisions pour comptable [valeur brute réduite des d’actifs.Etat des flux de trésorerie . pour les passifs) Présentation de Deux modèles de présentation sont Un modèle unique ayant la particularité l’état de résultat prévus : de faire apparaître les produits et les . bilan capitaux propres et passifs.Etat des engagements hors bilan . Les actifs suivis des présentation du les actifs et une autre page pour les passifs et des capitaux propres. Ces divergences sont récapitulées dans le tableau suivant : Cadre Général (NC 01) Cadre Bancaire (NC 21) Composantes . Chapitre 2 La présente section ne va pas s’appesantir sur cet aspect.…)] Classement des .

trésorerie .Résultat des activités ordinaires avant .Résultat des activités ordinaires avant Chapitre 2 activités ordinaires impôt . Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Octobre 2009 61 . . et du . jugée plus appropriée. et du impôt . Les particularités comptables dans le secteur bancaire Après le résultat d’exploitation. activités d’exploitation).Un modèle de référence s’appuyant sur pour la présentation des flux la méthode directe de présentation des opérationnels (C'est-à-dire les flux liés aux flux opérationnels. les soldes intermédiaires sont identiques à ceux prévus par NC 01.Un modèle autorisé s’appuyant sur la méthode indirecte de présentation des flux opérationnels.Résultat des activités ordinaires après . Présentation du Présentation distincte obligatoire du : Présentation distincte facultative du : résultat des .Résultat des activités ordinaires après impôt impôt Présentation de Deux modèles de présentation sont Un modèle unique consacrant le recours à l’état des flux de prévus : la méthode directe.

H.I.C Licence Appliquée en Comptabilité Les particularités comptables des SICAV Selon le Système comptable des Entreprises Mohamed Neji Hergli Novembre 2010 .E.

 Développement du marché financier. par voie publique. Spécificités des SICAV : Chapitre 1 Les Sociétés d'Investissement à Capital Variable (SICAV) sont des sociétés anonymes qui ont pour objet la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières et dont les actions sont émises et rachetées à tout moment à la demande des actionnaires. L es SICAV : Spécificités et cadre comptable Section 1. modifiant et complétant la loi n° 88-92 du 2 août 1988 . Les SICAV sont appelées à remplir une double mission :  Participation à la mobilisation. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 2 . 1 Article 2 du code des Organismes de Placement Collectif. visant la restructuration de l'économie tunisienne à travers l'instauration des mécanismes de marché et la modernisation du marché financier. entre autres. Elles ont été créées pour la première fois en Tunisie par la loi n° 68-11 du 7 mai 1968 telle que modifiée par la loi n° 69-49 du 26 juillet 1969 mais il a fallu attendre la loi n° 88-92 du 2 août 1988 pour que les premières SICAV puissent être effectivement constituées.  La loi n° 92-107 du 16 novembre 1992 portant institution de nouveaux produits financiers pour la mobilisation de l'épargne . I. par le biais de la mise en place des instruments juridiques nécessaires. Les particularités comptables des SICAV Chapitre 1.1. Le marché financier a en effet connu depuis 1988. A ce titre.  La loi n° 94-118 du 14 novembre 1994 complétant la loi n° 92-107 du 16 novembre 1992 .  La loi n° 89-49 du 8 mars 1989 relative au marché financier . Contexte de création : Le code des organismes de placement collectif s'inscrit dans le contexte des réformes entreprises par le législateur tunisien. il y a lieu de citer. Contexte de création et mode de fonctionnement : I.  La loi n° 95-87 du 30 octobre 1995. de l'épargne .  La loi n° 2001-83 du 24 juillet 2001 portant promulgation du code des organismes de placement collectif. un développement sans précédent qui a été rendu possible. notamment :  La loi n° 88-92 du 2 août 1988 sur les sociétés d'investissement . Cette double mission devrait être remplie à travers la « gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières »1 en tant qu'objet unique des SICAV. Elles sont actuellement régies par le Titre I du code des organismes de placement collectif promulgué par la loi n° 2001-83 du 24 juillet 2001.  La loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier .  La loi n° 99-92 du 17 août 1999 portant relance du marché financier .

la forme de sociétés anonymes auxquelles sont applicables. Cet argent va être investi sur le marché financier dans des valeurs mobilières ou dans des titres émis ou garantis par l'Etat ou dans des fonds en dépôt.1. la demande d’agrément est accompagnée notamment des documents suivants:  Projet des statuts de la société à créer. II. Caractéristiques juridiques : II. chacun plus de 5% du capital. le législateur tunisien visait la mise en place d'un instrument efficace et qui. Constitution : La constitution d'une Société d'Investissement à Capital Variable est soumise à l'obtention d'un agrément délivré par le Conseil du Marché Financier. A cet effet. permet d'obtenir la valeur liquidative. divisé par le nombre de titres en circulation. les fondateurs des SICAV doivent déposer une demande accompagnée de documents dont la liste est fixée par règlement du conseil du marché financier2.1.1. Modalités de fonctionnement : Le fonctionnement des SICAV résulte d'un équilibre permanent entre l’actif et le passif. sauf dérogations. Cette valorisation s'effectue en déterminant le montant réel de l'actif de la société diminué des dettes qui.2. a fait ses preuves dans d'autres pays. II. Forme juridique : Les Sociétés d'Investissement à Capital Variable se sont vues attribuées par le code des Organismes de Placement Collectif.2. l'introduction des notions de collectivisation de l'épargne et de sa gestion.  Liste des actionnaires ayant. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 3 . des souscripteurs apportent de l'argent qui constitue un apport d'actif avec une contre partie passive correspondant aux actions des SICAV. Dans la pratique. D'un côté. 2 Article 32 du code des Organismes de Placement Collectif. Caractéristiques essentielles des SICAV : II. I. Chapitre 1 Cet instrument a permis. Les particularités comptables des SICAV A travers la création des SICAV ainsi que des Fonds Communs de Placement.1. il y a lieu de valoriser l'actif pour permettre d'effectuer les opérations du lendemain. permettant la participation au financement de l'économie à travers la collecte de l'épargne privée et son affectation dans le marché financier primaire ou secondaire.  Fiches signalétiques des fondateurs. en outre. Une fois les placements réalisés. les dispositions du code des sociétés commerciales. et en l’absence d’un règlement du marché financier traitant du sujet. par ailleurs.

4 Article 23 du code des O.C « Le capital des sociétés d'investissement à capital variable ne peut.C.). à la constitution. cette demande doit être accompagnée des projets de statuts ainsi que d'une note exposant les particularités de la SICAV envisagée (orientation du portefeuille. la constitution d'une SICAV requiert la réunion d’au moins sept actionnaires. inférieur à un million de dinars. Ces titres doivent être intégralement libérés lors de la souscription.3.1. Comme toute société anonyme. limitation éventuelle des placements. être inférieur à un million de dinars.P.C. En plus. pendant quatre vingt dix jours. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 4 . Le capital : En vertu des dispositions de l’article 3 du code des O. Les actions des sociétés d'investissement à capital variable sont émises sans droit préférentiel de souscription. Les particularités comptables des SICAV La demande d'agrément devra essentiellement préciser :  l'objet social  le montant envisagé du capital social Chapitre 1  le nombre d'actions à créer  le dépositaire officiel agréé  le gestionnaire. ils doivent obligatoirement avoir la forme nominative. et ses modalités de gestion. ne peut être inférieur à cinq cent mille dinars. II. » La spécificité essentielle des SICAV au plan juridique consiste en la variabilité du capital. clientèle recherchée. Les actions des SICAV ne peuvent être souscrites ou rachetées qu'en numéraire4.. Le conseil d'administration ou le directoire de la société doit procéder à sa dissolution lorsque son capital demeure. II.P. Nature des titres de capital : Les actions des SICAV ont le caractère de valeurs mobilières. Cette particularité est liée à la volonté du législateur de permettre aux actionnaires d'entrer et de sortir de la société le plus facilement possible. la liste des fondateurs et de leurs apports.Le montant minimum du capital au dessous duquel il ne peut être procédé au rachat d'actions autorisé par l'article 5 du présent code. les membres de son Conseil d'administration ou de son directoire. ….. 3 Article 4 du code des O. Il est interdit à ces sociétés de créer des parts de fondateurs ou d'émettre des actions de préférence3.P.4. Le conseil du marché financier donne suite à la demande d'agrément dans un délai maximum de 3 mois à compter de la date de dépôt de la demande accompagnée des documents nécessaires.1.

cette exonération est désormais prévue par le paragraphe neuf de l'article 46 du code de l'I.P et de l’I.  de l'imputation d'une certaine catégorie de charges.P.  de la variation de l'évaluation de certains éléments de l'actif. Cette évolution s'est faite dans le sens du régime général tel que prévu par le code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés. à charge pour ces statuts de fixer les conditions de la prise de la décision de suspension et de prévoir l'obligation d'en informer les actionnaires selon des modalités fixées par les statuts. II. En effet de l'ensemble des exonérations des impôts et taxes prévus initialement par la loi n° 88-92 du 2 août 1988. …. II. majorée éventuellement d'une commission versée à la SICAV qui en rétrocède tout ou partie à l'organisme dépositaire.2. 5 Article 24 du code des O. sans délai.2. Les souscriptions et les rachats s'opèrent sur la base d'une valeur liquidative. sauf le cas prévu par son article 3 » (Article 5 du code des O.5 Le conseil du marché financier doit être informé. Régime fiscal : Depuis la promulgation de la loi du 2 août 1988. à tout moment. le régime fiscal applicable aux SICAV a connu plusieurs changements.P. Les statuts des SICAV peuvent prévoir la possibilité pour le Conseil d'administration ou le Directoire de suspendre. Chapitre 1 Ils doivent également mentionner que tout actionnaire peut.P.2. les SICAV ne bénéficient plus que de l'exonération au titre de l'impôt sur les sociétés. de la décision de suspension et de ses motifs. Les particularités comptables des SICAV Le législateur a exigé que cette faculté donnée à l'actionnaire soit clairement mentionnée dans les statuts qui « doivent spécifier expressément que le capital est susceptible d'augmentation résultant de l'émission d'actions nouvelles et de réduction consécutive au rachat par cette même société d'actions reprises aux détenteurs qui en font la demande. Caractéristiques fiscales : II. Principe d’imposition : La fiscalité des sociétés d'investissement à capital variable repose sur le principe du régime de la transparence fiscale qui aboutit à imposer les actionnaires comme s'ils détenaient eux-mêmes un portefeuille de valeurs mobilières. et après avis du commissaire aux comptes les opérations de rachat ainsi que les opérations d'émission quand des circonstances exceptionnelles l'exigent ou si l'intérêt des actionnaires le commande . momentanément.1.S.  des rachats ou cessions qui entraînent une diminution du capital.C. Le montant du capital varie donc en fonction :  des souscriptions qui entraînent une augmentation du capital (les augmentations de capital dans les SICAV ne confèrent pas de droit préférentiel de souscription aux actionnaires).R.C. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 5 .2.). obtenir le rachat de ses actions par la société.

Gestion du portefeuille l Sociétés de gestion (art.P et de l’I. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 6 . 2 loi 2001-65) Réception et encaissement des Placement des ordres de Distributeur Courtier souscriptions bourse d’investissement et Réception et règlement des SICAV de désinvestissement rachats OPCVM l Banque l Intermédiaires en Bourse l Banque Dépositaire Conservation des actifs Vérification de la conformité des décisions prises par le gestionnaire aux lois et règlements en vigueur et aux statuts Le fonctionnement des SICAV obéit au principe de non cumul des fonctions incompatibles entre les différents acteurs impliqués.P et de l’I. ont conduit au développement d’un environnement de fonctionnement tout à fait spécifique à ces organismes.P. Le schéma suivant. La caractéristique majeure de cet environnement est la diversité des acteurs qui interviennent dans leur fonctionnement. Lorsque les fonctions de gestionnaire et de courtier sont assurés par l’entremise d’un intermédiaire en bourse unique.R. notamment le titre I du code des organismes de placement collectif tel que promulgué par la loi n° 2001-83 du 24 juillet 2001. 31 du code des OPC) Gestion administrative et comptable ou l Intermédiaires en Bourse (art. 59 loi 94-117) ou Gestionnaire l Banque (art. portant promulgation du code des organismes de placement collectif sont soumis à une retenue à la source définitive et non susceptible de restitution au taux de 20%. et en vertu des dispositions de l’article 52 du code de l’I. permet de recenser les différents acteurs impliqués dans le fonctionnement d’une SICAV ainsi que leur rôle. Les particularités comptables des SICAV Toutefois.S.S en vertu des dispositions du paragraphe 9 de l’article 46 du code de l’I.S « les revenus de capitaux mobiliers réalisés par les personnes morales non soumises à l'impôt sur les sociétés ou qui en sont totalement exonérées6 en vertu de la législation en vigueur ainsi que les revenus de capitaux mobiliers réalisés par le fonds commun de placement en valeurs mobilières prévu par la loi n° 2001- Chapitre 1 83 du 24 juillet 2001. ce dernier doit veiller à la mise en place d’une séparation organique entre les 6 C’est le cas des SICAV exonérées de l’I.P. Acteurs impliqués dans le fonctionnement d’une SICAV : La transparence des SICAV et les obligations mises à leur charge par la réglementation en vigueur. Cette retenue est opérée par la personne qui paie ces revenus » III.R.

2. et  L’article 11 du règlement du CMF relatif aux OPCVM et aux sociétés de gestion de ces organismes. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 7 . Les ratios liés aux investissements en actions ou en parts d’OPCVM: Les OPCVM ne peuvent employer plus de 5% de leurs actifs nets en parts ou actions d’autres OPCVM. IV. 36 et 37 du code des Organismes de Placement Collectif tel que complété par le décret n°2002-1727 en date du 29 juillet 2002. tel qu’approuvé par l’arrêté du Ministre des finances du 29 janvier 2002. Les particularités comptables des SICAV structures chargées de la gestion du portefeuille et celles chargées de l’exécution des ordres de bourse d’achat et de vente de valeurs mobilières. Le réseau d’agences se chargera des secondes alors que l’une des structures centrales dûment habilitée se chargera des premières. Règles de placement et de division des risques : Ces règles sont fixées par :  L’article 29 du code des Organismes de Placement Collectif.  les valeurs mobilières conférant directement ou indirectement un droit de créance général sur le patrimoine d’un même émetteur .  les actions ou parts d’un même OPCVM.4.3.  les valeurs mobilières donnant accès directement ou indirectement au capital d’un même émetteur . Il en est de même pour les banques qui assurent. Sont considérées comme relevant d’une même catégorie. IV. des collectivités locales ou de valeurs mobilières garanties par l'Etat. d’une composition d’actifs en valeurs mobilières à hauteur de 80%. IV. 35. Les ratios liés aux investissements en titres d’un même émetteur : Les OPCVM ne peuvent détenir plus de 10% d'une même catégorie de valeurs mobilières d'un même émetteur sauf s'il s'agit de l'Etat. 29. à la fois. IV.  L’article 2 du décret n° 2001-2278 du 25 septembre 2001 portant application des dispositions des articles 15. et ce dans les proportions suivantes : a. les fonctions de dépositaire et celles de Chapitre 1 distributeur. IV.1. des collectivités locales ou de titres garantis par l'Etat. Les ratios liés à chaque investissement par rapport à l’actif : Les OPCVM ne peuvent employer plus de 10 % de leurs actifs en titres émis ou garantis par un même émetteur sauf s'il s'agit de l'Etat.dans une proportion d’au moins 50 % de :  Valeurs mobilières admises à la cote de la bourse ou actions ou parts d’’OPCVM . pour l’application de ces dispositions :  les valeurs mobilières assorties d’un droit de vote d’un même émetteur . Les ratios liés aux investissements en valeurs mobilières: Tout OPCVM doit justifier au bout de 12 mois à compter de sa création.

ne comprend pas les immobilisations correspondant au poste AC4 (c) par référence aux normes comptables relatives aux OPCVM. les bons du trésor à court terme ainsi que les titres de créance à court terme négociables sur les marchés relevant de la Banque Centrale de Tunisie. Les particularités comptables des SICAV  Emprunts obligataires ayant fait l’objet d’opérations d’émission par appel public à l’épargne .  Valeurs mobilières représentant des titres à court terme négociables sur les marchés relevant de la Banque Centrale de Tunisie. Cette obligation est réputée satisfaite. Pour les besoins de l’application des règles précitées : 1 . pour le calcul des ratios de composition de l’actif d’un OPCVM.  Bons du trésor assimilables et emprunts obligataires garantis par l’Etat. 2 . b.L’actif à prendre en considération. La proportion de 20 % restante est constituée de liquidités et de quasi-liquidités. si le montant non utilisé dans les conditions précitées ne dépasse pas 2% des actifs. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 8 .dans une proportion n’excédant pas 30 % de : Chapitre 1  Valeurs mobilières représentant des titres de créance à court terme émis par l’Etat. Les OPCVM peuvent utiliser 80% au moins de leurs actifs pour l'acquisition de titres de capital de sociétés admises à la cote de la Bourse et le reliquat de 20% à l'acquisition de bons du trésor assimilables.Les valeurs assimilées aux liquidités sont. lorsqu’elles ont moins d’un an d’échéance.

Il s’agit là. Ceci constitue un principe comptable spécifique aux OPCVM consacré du reste par la norme comptable NC 17 relative au traitement du portefeuille-titres et des autres opérations effectuées par les OPCVM. En prévoyant que le capital d’une SICAV est égal à tout moment à la valeur de l’actif net. en effet. déduction faite des sommes distribuables. Considérant la spécificité de leur activité. I. Evaluation permanente des actifs des SICAV : Du fait des émissions et des rachats quotidiens ou périodiques de leurs actions à la valeur intrinsèque.1. I. la définition du capital qui est donnée par l’article 3 du code des OPC tel que promulgué par la loi n° 2001-83 du 24 juillet 2001 modifie une de ses caractéristiques essentielles. le législateur a mis le capital des SICAV en relation étroite avec une grandeur qui varie tous les jours en fonction des fluctuations des marchés de valeurs mobilières et supprime du même coup toute référence à sa valeur d’origine. du solde du compte de régularisation des revenus afférents à l’exercice clos. et à préserver l’égalité entre les porteurs. Modification substantielle de la notion de capital : A cet égard les variations de capital dues au solde journalier des émissions et des rachats par la société de ses propres actions ne sont pas en cause. mais à un certain nombre de mécanismes originaux qui vont jusqu’à remettre en cause certains principes comptables de base des entreprises industrielles et commerciales voir même financières. Cadre comptable des SICAV : I. Par contre. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 9 .2. II. telle que prévue par le cadre conceptuel de la comptabilité financière. l’originalité des OPCVM n’est pas due principalement à leur objet. Les particularités comptables des SICAV Section 2. Les spécificités de la comptabilité des SICAV : En matière comptable. d’une différence de fréquence et de solennité dans les augmentations et les réductions de capital. qui ne remet pas la nature de celles-ci en question. Cette définition a été aussi donnée par la norme comptable NC 16 relative à la présentation des états financiers dans les OPCVM. 7 Le montant correspondant au prix qui pourrait être tiré de la cession d'un élément. les SICAV procèdent à un inventaire et à une évaluation permanente de leur patrimoine. constitue le procédé de base pour la mesure des éléments des états financiers des SICAV. la valeur de réalisation7. Le capital n’a donc plus de valeur nominale et devient intrinsèquement instable. et qui est destiné à tenir compte de la nature particulière de leur capital. Les sommes distribuables sont définies par l’article 27 du même code comme étant égales « au résultat net augmenté du report à nouveau et majoré ou diminué. indépendamment de tout apport ou de tout retrait extérieur. Les principes comptables et les procédés de mesure applicables aux SICAV : Chapitre 1 Le cadre conceptuel de la comptabilité financière constitue la structure de référence théorique pour l'élaboration des états financiers des SICAV. selon le cas.

en effet. C’est. chaque souscription d’un titre nouveau inclut la quote-part de revenus à laquelle chaque titre ancien a droit.P des résultats des exercices antérieurs l Sommes non distribuables l Q. La part revenu est elle-même défalquée entre la quote-part dans les résultats reportés. le mécanisme des comptes de régularisation qui permet un tel ajustement.P capital en début d'exercice l Q. Les particularités comptables des SICAV Le principe de prudence est ainsi très largement écarté : les plus values latentes doivent être comptabilisées et influencent le montant de l’actif net. ne soit ni diminuée par l’augmentation. Valeur liquidative Part Capital Part Revenu l Q. la fraction correspondant au montant par action ou par part des revenus réalisés depuis le début de l’exercice est enregistrée dans un compte de régularisation des revenus de l’exercice en cours et la fraction correspondant au dividende par action ou par part de l’exercice clos. si l’opération d’émission ou de rachat a eu lieu avant la mise en paiement du dividende.C. Neutralité des émissions et des rachats sur le revenu unitaire : Il s’agit du maintien des revenus unitaires acquis par titre. grâce à l’ajustement automatique du revenu total distribuable au nombre d’actions en circulation. Ainsi. Chapitre 1 I.P du résultat de l'exercice de l'exercice en cours clos l Q.M ne sont pas avantagés. réciproquement. est enregistrée dans un compte de régularisation des revenus de l’exercice clos » Ainsi et afin que la quote-part des revenus acquis par la SICAV. les porteurs qui demandent le rachat de leurs actions ou parts ne sont pas lésés. Du fait des mécanismes des comptes de régularisation des revenus. Le revenu unitaire acquis par les autres actions n’est donc pas influencé. quelle que soit sa date de souscription. ni augmentée par la diminution du nombre des actions ou parts. à laquelle chaque titre donne droit à un moment donné.V. et les sortants reçoivent le leur. les souscripteurs qui entrent dans l’O.3.P. et chaque rachat d’un titre ancien comporte le retrait de la quote-part du revenu qui lui revient. de sorte que chaque action a droit au même revenu unitaire.P du résultat de l'exercice en cours Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 10 . les nouveaux actionnaires apportent leur revenu. Ce principe est consacré par le paragraphe 30 de la norme NC 17 relative au traitement du portefeuille-titres et des autres opérations effectuées par les OPCVM en précisant que pour la comptabilisation des opérations de souscription et de rachat la valeur liquidative doit être défalquée entre sa part capital et sa part revenu. la quote-part dans le résultat de l’exercice clos et la quote-part dans le résultat de l’exercice en cours. L’article 25 du code des OPCVM dispose que « la fraction du prix d’émission ou de rachat correspondant au montant par action ou par part du report à nouveau est enregistré dans un compte de report à nouveau.

4. à l'actif net divisé par le nombre d'actions en circulation à cette date.325.374. Les opérations de souscription et de rachat sont réalisées sur la base de la valeur liquidative telle que calculée la veille. Calculer la part capital et la part revenu rattachées aux actions souscrites. calculer la valeur liquidative d’une action à cette date sachant que le nombre d’actions en circulation s’élève à 13.000 77 Régularisation du résultat de l’exercice en cours 1.000 102 Souscriptions et rachats 150.175 1.000 32 Placements monétaires 26. la SICAV reçoit une demande pour la souscription de 55 actions.000 151 Régularisation des sommes non distribuables de l’exercice en cours 37. pour une date donnée.500 105 Variation de la différence d’estimation 87.1 Première question : La Valeur liquidative d’une SICAV correspond.Déterminer le montant qu’a apporté le nouvel actionnaire représentant sa part dans le résultat de l’exercice clos. N° de Intitulé du compte Soldes Soldes compte Débiteurs Créditeurs 101 Capital social 875.000 121 Report à nouveau sur arrondissement de coupons 5.000 70 Revenus des placements 45.000 152 Régularisation des résultats reportés 500 153 Régularisation du résultat de l’exercice clos 2.800 TOTAL 1.080 actions. 5.Le 21 Janvier 2009.175 Solution 1. 2.1 La SICAV "Etoile" est une SICAV mixte ouverte au public depuis le 30 Mars 2002. Les particularités comptables des SICAV Exemple 1.Calculer la part capital et la part revenu unitaire comprises dans chaque action.A.500 106 Plus ou moins value réalisée 95.675 40 Opérateurs créditeurs 125 60 Charges 15.Considérant la balance des comptes arrêtée le 20 Janvier 2009.000 14 Résultat de l’exercice clos 75. 3.F : 1. L’actif net est un terme utilisé spécifiquement pour les OPCVM pour désigner les capitaux propres tels que définis par le cadre conceptuel de la comptabilité.374. Chapitre 1 T.000 104 Frais de négociation 7.330 DT Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 11 .250 31 Portefeuille-titres 1.Comptabiliser l’écriture de souscription. Actif net (a) 1 351 550 DT Nombre d'actions en circulations (b) 13 080 Valeur liquidative [(a)/(b)] 103.

Part revenu rattachée aux actions souscrites [55x8. selon laquelle les frais sur titres.437 152 Régularisation des résultats reportés [55x0. Les frais d’achat encourus à l’occasion de l’achat sont imputés en capital « 104 Frais de négociation ».420 5. les droits et les frais de banque sont comptabilisés dans un compte de charges8.015 151 Régularisation des SND de l’exercice en cours [55x16.420] 23.208] 891.127 153 Régularisation du résultat de l’exercice clos [55x5.364] 4 310.906 2. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 12 .453 DT .828 DT. la norme comptable NC 17 relative au traitement du portefeuille-titres et des autres opérations effectuées par les OPCVM précise que les placements en portefeuille-titres sont pris en compte en comptabilité pour leur prix d’achat frais exclus. Comptabilisation des frais sur titres dans un compte de capital : Contrairement à la norme NC 07 relative aux placements.906] 324.4.431 101 104 12 14 60 102 105 152 153 70 106 77 151 Troisième question : . Cinquième question : 5331 Avoirs en Banque 5 683.P résultat Q. 8 Les honoraires et les frais d’étude peuvent contribuer à la majoration du coût d’acquisition des placements à long terme conformément à la norme NC07.Part capital rattachée aux actions souscrites [55x94. les honoraires.431] 133.572 8.716 I.758 Chapitre 1 Q.690 DT Quatrième question : Montant apporté par le nouvel actionnaire représentant sa part dans le résultat de l'exercice clos : [55x5.P capital QP SND ex en Q.906] = 324. tels que les commissions d’intermédiaires.572] 5 201.123 1021 Souscriptions [55x78.P résultat début résultats cours ex clos ex en cours d'exercice ex ant 1 025 000 212 000 5 500 77 250 31 800 78.758] 481.364 16.208 0. Les particularités comptables des SICAV Deuxième question : Part capital Part revenu 94.828 77 Régularisation du résultat de l’exercice en cours [55x2.

I. la norme sectorielle NC 17 relative au portefeuille-titres et aux autres opérations effectuées par les OPCVM édicte des règles spécifiques qui ne font plus appel à la notion d’intention en matière de classification mais s’appuient plutôt sur la nature du titre détenu. plusieurs fois. A la date de transaction : 311 Actions. Traitement comptable du portefeuille-titres : Chapitre 2 La détention et la gestion d'un portefeuille titres constitue. Les frais encourus à l'occasion de l'achat tels que les commissions. Il en est ainsi lorsque le prix d'acquisition inclut une part de dividendes dont la décision de distribution est antérieure à la date d'acquisition et qui sont liés à des résultats réalisés au cours de la période antérieure à celle de l'acquisition. le prix d'acquisition est réduit à hauteur de cette part s'il est clairement démontré que les dividendes représentent une distribution sur des bénéfices définitivement réalisés à la date de l'acquisition. Selon le paragraphe 9 de la norme NC 07.1. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 13 . La comptabilité des SICAV : Traitements particuliers et présentation des états financiers Section 1. au recours à la norme comptable générale NC 07 relative aux placements. Le montant des droits de souscription acquis en même temps que les titres correspondants souscrits en vertu de ces droits est inclus dans le coût d'entrée du placement. les frais d’intermédiation et de courtage. pour préciser les règles de comptabilisations initiale et ultérieure. valeurs assimilées et droits rattachés a 104 Frais de négociation b 5333 Sommes à régler a+b A la date du décaissement : 5333 Sommes à régler a+b 5331 Avoirs en Banque a+b Des circonstances particulières peuvent conduire à dissocier la part des revenus liés à un placement en titres de capital de son coût. Les particularités comptables dans le secteur bancaire Chapitre 2. Bien que se référant. Les droits d'attribution d'actions gratuites. les commissions et taxes boursières et la TVA non récupérable sont imputés en capital. l'essence même de leur activité et les règles les régissant diffèrent généralement des règles applicables aux opérations de même nature dans les autres entreprises. pour les SICAV. Comptabilisation initiale : Les placements en titres de capital sont pris en compte en comptabilité au moment du transfert de propriété pour leur prix d'achat frais exclus. Titres de capital et revenus y afférents : I. acquis en vue d'obtenir les actions correspondantes sont inclus dans le coût de ces dernières.

 le rendement du titre. on doit considérer s'il est approprié de maintenir le titre à son dernier cours d'évaluation. Lorsque les conditions de marché d'un titre donné dégagent une tendance à la baisse exprimée par une réservation à la baisse ou une tendance à la hausse exprimée par une réservation à la hausse. Ces règles distinguent le traitement applicable aux actions admises à la cote de celui applicable aux actions non cotées. correspond à la moyenne des cours auxquels ont été réalisées les transactions sur un titre déterminé au cours d'une séance de bourse pondérés par les quantités respectives traitées. valeurs assimilées et droits rattachés a-c 411 Dividendes à recevoir c Chapitre 2 104 Frais de négociation b 5333 Sommes à régler a+b I. une incidence significative sur les cours. Les particularités comptables dans les SICAV A la date de transaction : 311 Actions. Le cours moyen pondéré. A titre indicatif.  la valeur mathématique du titre. Lorsqu'un titre donné n'a fait l'objet ni de demande ni d'offre pendant un nombre significatif de séances de bourse consécutives.2. compte tenu des volumes régulièrement traités sur le marché. une décote doit être appliquée au dernier cours boursier pour se rapprocher au mieux de la valeur probable de négociation du titre.2.  le degré de dilution du titre. I. Lorsque des critères objectifs du marché justifieraient l'abandon de ce cours comme base d'évaluation.  l'activité de la société émettrice. Actions admises à la cote : Les actions admises à la cote de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis sont évaluées à leur valeur de marché. le cours d'évaluation à retenir est le seuil de réservation à la baisse dans le premier cas et le seuil de réservation à la hausse dans le deuxième cas.  la quantité des titres détenus et l'historique des transferts sur le titre.1. Evaluation à la date d’arrêté : Les actions sont évaluées en date d'arrêté conformément aux dispositions de la norme comptable NC 07 relative aux placements ainsi qu’aux règles spécifiques édictées par les paragraphes 12 à 15 de la norme NC 17 relative au portefeuille-titres et autres opérations effectuées par les OPCVM. La valeur de marché correspond au cours moyen pondéré du jour de calcul de la valeur liquidative. Il en est également de même lorsque la quantité des titres détenus pourrait avoir. le niveau de distribution de dividendes. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 14 . ou à la date antérieure la plus récente. cette décote pourrait se baser sur les critères suivants :  la physionomie de la demande et /ou de l'offre potentielle sur le titre.

les dividendes relatifs aux actions et valeurs assimilées sont pris en compte en résultat à la date de détachement du coupon.1. 35. Les particularités comptables dans les SICAV I.2. Droits attachés aux titres de capital : Selon le paragraphe 9 de la norme NC 17.2. 29. Comptabilisation de la différence d’estimation : La différence entre le coût moyen pondéré ajusté par la différence d’estimation antérieurement constatée et le prix de marché ou la juste valeur du titre considéré à la date d’évaluation est comptabilisée comme suit : Plus-value latente : 3119 Différence d’estimation sur actions et valeurs assimilées x 10511 VDE sur actions. Actions non admises à la cote : Depuis la promulgation des nouvelles règles de division de risques prévues par le décret n° 2001- 2278 du 25 septembre 2001 portant application des dispositions des articles 15. I. I. 36 et 37 du Chapitre 2 code des Organismes de Placement Collectif tel que complété par le décret n°2002-1727 en date du 29 juillet 2002 . les dividendes relatifs aux actions et valeurs assimilées sont pris en compte en résultat à la date de détachement du coupon. c'est-à-dire la date de la décision de distribution des dividendes prise par l’Assemblée Générale ordinaire de la société émettrice.3. le paragraphe 15 de la norme NC 17 consacré à l’évaluation des actions non admises à la cote est dénué de tout intérêt. Titres d’OPCVM : Selon le paragraphe 20 de la norme NC 17. c'est-à-dire la date de la décision de distribution des dividendes prise par l’Assemblée Générale ordinaire de la société émettrice. les OPCVM ne sont plus autorisés à détenir des actions non admises à la cote. Prise en compte des revenus sur titres de capital : Selon le paragraphe 9 de la norme NC 17. les actions émises par des SICAV ou les parts de fonds commun de placement détenus en portefeuille par un OPCVM sont évalués à leur valeur liquidative la plus récente. I.4. Analyse des droits : Il s’agit du droit préférentiel de souscription et du droit d’attribution. Désormais.4.4.2. valeurs assimilées et droits rattachés x 3119 Différence d’estimation sur actions et valeurs assimilées x I. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 15 . valeurs assimilées et droits rattachés x Moins-value latente : 10511 VDE sur actions.3. I.2.

Les particularités comptables dans les SICAV

 Droit préférentiel de souscription :

La cession des droits de souscription attachés à des titres de capital est considérée comme
aboutissant à une réduction du coût d’entrée de ces titres de capital pour la valeur théorique de ces

Chapitre 2
droits. La différence entre le coût théorique des droits de souscription et leur prix de cession
constitue selon le cas une plus ou moins value de cession à imputer en capital.

Lors de l’augmentation de capital en numéraire, chaque titre de capital ancien donne naissance au
détachement d’un DPS négociable. La souscription à un nouveau titre de capital nécessite la
possession ou l’acquisition d’un nombre bien déterminé de DPS.

Pendant leur délai d’exercice9, les DPS peuvent être achetés et cédés comme n’importe quel autre
titre. Dépassé ce délai, les DPS n’ont aucune valeur.

Le gestionnaire d’une SICAV qui reçoit des droits de souscription à des nouveaux titres de capital
dispose de trois options :

 Il peut lever les droits en souscrivant à de nouveaux titres de capital ;
 Il peut céder ces droits ;
 Il peut, par négligence, les laisser arriver à échéance, sans les céder ni les lever.

 Droit d’attribution :

Les droits d’attribution sont acquis aux associés lors de l’incorporation de réserves au capital et
l’émission de titres de capital gratuits. Les droits d’attribution sont rarement négociés. Néanmoins ils
peuvent l’être pour liquider les rompus.

Comme pour les DPS, la cession des DA aboutit à une réduction du coût d’entrée des anciens titres
de capital ayant donné droit à la distribution gratuite de titres.

La différence entre le prix de cession de ces droits d’attribution et le coût moyen pondéré de ces
droits constitue une plus ou moins value de cession à imputer en capital.

I.4.2. Démembrement systématique lors du détachement :

Lorsque le titre de capital donne lieu au détachement d’un droit de souscription ou d’un droit
d’attribution, la norme NC 17 prévoit, dans ses paragraphes 23 à 25, l’application de la méthode dite
du « démembrement systématique ».

La méthode du maintien du coût d’origine10 des droits attachés sauf en cas de cession, telle que
prévue par les paragraphes 19 à 20 de la norme NC 07, est écartée dans le contexte spécifique des
OPCVM.

9
L’article 301 du code des sociétés commerciales, dispose que "Le délai d’exercice du droit de souscription
d’actions de numéraire ne peut en aucun cas être inférieur à quinze jours.
Ce délai court à partir de la date à laquelle est annoncée au Journal Officiel de la république Tunisienne aux
actionnaires le droit préférentiel dont ils disposent ainsi que la date d’ouverture de la souscription et la date de
sa clôture et de la valeur des actions lors leur émission".

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 16

Les particularités comptables dans les SICAV

Selon la méthode du démembrement systématique, le coût d’origine d’un titre de capital doit être
systématiquement défalqué en coût ex-droit et coût d’origine du droit, le jour de début d’exercice du
droit (soit le jour de son détachement en bourse) et ce, abstraction faite du sort que le gestionnaire
de l’OPCVM détenteur réservera audit droit.

Chapitre 2
La défalcation s’effectue, sur la base des valeurs de marché du titre ex-droit et du droit le jour du
détachement de ce dernier en bourse, selon la formule suivante :

Valeur de marché du droit
Coût d’origine du droit = Coût d’origine total x
Valeur de marché du titre ex-droit + valeur de marché du droit

A la date du démembrement :

311x Droits préférentiels de souscription (ou droits d’attribution) x
311 Actions et valeurs assimilées x

I.4.3. Evaluation en date de clôture :

Les droits attachés aux titres de capital admis à la cote (droit préférentiel de souscription et droit
d'attribution) sont évalués à la valeur de marché. Les plus ou moins values latentes sont imputées en
capitaux propres parmi les sommes non distribuables sous l’intitulé "VDE sur actions et valeurs
assimilées". (Mêmes schémas comptables prévus pour les actions et valeurs assimilées- Cf. page 14)

I.5. Sortie des titres de capital :

Selon le paragraphe 26 de la norme NC 17, la sortie des placements en titres de capital est constatée
en comptabilité à la date de transaction. La valeur de sortie est déterminée par la méthode du Coût
Moyen Pondéré11. La différence entre la valeur de sortie et le prix de cession hors frais constitue,
selon le cas, une plus-value ou une moins-value réalisée portée directement, en capitaux propres, en
tant que somme non distribuable.

La plus ou moins-value potentielle antérieurement constatée est annulée pour la quote-part des
titres cédés.

Exemple 1.2
Une SICAV a acquis en J, J+15 et J+30 respectivement 100, 60 et 40 actions cotées en bourse pour
des valeurs unitaires respectives de 120 DT, 110 DT et 115 DT. En J+31, la valeur de marché des
actions s’élève à 118 DT. En J+32, le gestionnaire décide de céder 120 actions à 119 DT l’unité.

T.A.F :
Examinez successivement :
 La comptabilisation initiale de l’acquisition des 200 actions.
 L’évaluation des 200 actions en J+31.
 La comptabilisation de la cession des 120 actions en J+32.

10
Selon cette méthode, la défalcation du coût d’origine des titres en coût ex-droits et en coût des droits n’est
opérée qu’à l’occasion de la cession partielle ou totale desdits droits.
11
Contrairement à la norme NC 07 (paragraphe 21) qui prévoit aussi la possibilité de recourir à la méthode
premier entré premier sorti (FIFO).

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 17

Les particularités comptables dans les SICAV

Solution 1.2
Comptabilisation initiale

J

Chapitre 2
311 Actions et valeurs assimilées [100x120] 12 000
104 Frais de négociation x
5333 Avoirs en banque 12 000+x
J+15
311 Actions et valeurs assimilées [60x110] 6 600
104 Frais de négociation y
5333 Avoirs en banque 6 600+y
J+30
311 Actions et valeurs assimilées [40x115] 4 600
104 Frais de négociation z
5333 Avoirs en banque 4 600+z

Le coût moyen pondéré des 200 actions s’élève à 116 DT déterminé comme suit :

[(100x120)+(60x110)+(40x115)]
Coût moyen pondéré= =116 DT
100+60+40

Evaluation des 200 actions à la date d’arrêté en J+31 :

L’évaluation des 200 actions en J+31 par référence à la valeur de marché dégage une plus-value
potentielle estimée en moyenne à 2DT par action, soit 118 DT-116 DT.

J+31
3119 Différence d’estimation sur actions et valeurs assimilées 400
10511 VDE sur actions et valeurs assimilées [2x200] 400

Sortie de 120 actions en J+32 :
La cession de 120 actions en J+32 donnera lieu à la constatation d’une plus value réalisée égale à
la différence entre le prix de cession (119 DT) et le coût moyen pondéré (116 DT). La différence
d’estimation positive constatée en J+31 et afférente aux 120 actions cédées est annulée.

J+32
5333 Avoirs en banque [120x119] 14 280
311 Actions et valeurs assimilées [120x116] 13 920
10611 Plus-values réalisées sur actions & VA 360
J+32
10511 VDE sur actions et valeurs assimilées [2x120] 240
3119 D.E sur actions et valeurs assimilées 240

Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 18

Comptabilisation initiale (à la date d’entrée) : Les placements en obligations et valeurs assimilées sont pris en compte en comptabilité au moment Chapitre 2 du transfert de propriété pour leur prix d'achat frais exclus. décret n° 2007-1870 du 17 Juillet 2007 et note commune n° 01/2008). la comptabilisation initiale des obligations et valeurs assimilées sera opérée de la manière suivante : A la date de transaction : J 312 Obligations et valeurs assimilées a 3125 Intérêts courus sur obligations i 104 Frais de négociation b 5333 Sommes à régler a+b+i i : intérêts bruts courus à l’achat (jusqu’au jour j) A la date du dénouement (décaissement) : J+3 5333 Sommes à régler a+b+i 3125 Intérêts courus sur obligations α 5331 Avoirs en Banque a+b+i+α α : intérêts bruts courus correspondant à 3 jours de bourse 12 Paragraphe 9 NC 07 et paragraphe 23 NC 03. il est évident que le prix d’acquisition comprenne des intérêts courus depuis la dernière échéance et non encore échus.1. telles que fixées par les textes en vigueur au mois de novembre 2010 (articles 34 et 52 du code de l’IRPP et de l’IS. II. Les frais encourus à l'occasion de l'achat tels que les commissions. le paragraphe 7 de la norme NC 17 précise que « Les intérêts courus à l'achat sur les obligations et valeurs assimilées sont constatés au bilan pour leur montant net de retenues à la source au titre de l'impôt dans la mesure où celles-ci sont effectuées à titre définitif et libératoire. Ce n’est pas le cas des obligations acquises sur le marché dont le prix d’acquisition comprend des intérêts courus et éventuellement des primes ou décotes. Les obligations & valeurs assimilées et les revenus y afférents : II. Les particularités comptables dans les SICAV II. » Compte tenu des règles fiscales applicables aux revenus des capitaux mobiliers. Les obligations souscrites à l’émission ne présentent pas de difficultés particulières.1. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 19 . En effet. l'intérêt couru à la date de l'acquisition et à percevoir à une date ultérieure doit être calculé pour être déduit du prix d'acquisition et constaté dans un compte rattaché12. Dans ces conditions. Intérêts courus à l’achat : Lorsque la SICAV procède à l’achat sur le marché obligataire d’obligations ou de titres assimilés. les commissions et taxes boursières et la TVA non récupérable sont imputés en capital.1. les frais d’intermédiation et de courtage.

19)  La prise en compte. La quote-part de la prime rattachée à la période sera déterminée selon la formule suivante : RA-RF Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 20 .  tf : le taux d’intérêt facial. des intérêts des obligations et valeurs assimilés à mesure qu’ils sont courus pour leur montant (rendement facial) net de retenue à la source libératoire (NC 17. décret n° 2007-1870 du 17 Juillet 2007 et note commune n° 01/2008). Les particularités comptables dans les SICAV I. implicitement de l’effet conjugué de :  La nécessité de constater la différence entre le prix de remboursement et le Coût Moyen Pondéré comme étant une plus-value ou une moins-value réalisée portée directement en capitaux propres.  Traitement des primes : Les obligations et valeurs assimilées sont enregistrées pour leur prix d’acquisition coupon couru à l’achat exclu.10 et NC 03. Le coupon couru est enregistré dans un compte de créances rattachées (3125). seront rapportés au résultat de l’OPCVM (en net de la retenue à la source libératoire).1. seules les obligations peuvent être acquises avec une prime de remboursement (différence entre la valeur d’émission et celle de remboursement) dans la Chapitre 2 mesure où les bons de trésor ne peuvent être émis par l’Etat qu’au pair.10)  La fiscalité des revenus des capitaux mobiliers. des décotes et des surcotes dans les SICAV découlent. lors de chaque arrêté comptable :  Les intérêts courus de la période. En date d’abonnement 3125 Intérêts courus sur obligations RFx80% 702 Revenus des obligations & valeurs assimilées RFx80%  Les primes seront étalées et rapportées à l’actif net de l’OPCVM par lissage actuariel (en net de la retenue à la source libératoire). Primes. en vigueur au mois de novembre 2010 (articles 34 et 52 du code de l’IRPP et de l’IS. à notre avis.2. parmi les sommes non distribuables (NC 17. Les règles de prise en compte des primes. Autrement. Ensuite. décotes et surcotes : Lors des émissions sur le marché primaire. par référence à la méthode du taux d’intérêt effectif (NC 07. calculés au taux facial (taux nominal) sur la valeur nominale du titre. les surcotes et décotes ne peuvent apparaître que lors des négociations qui s’opèrent sur le marché secondaire selon les mécanismes de cotation des titres de créances sur ce marché.27)  La constatation du rendement des obligations et valeurs assimilées.  RF : désigne le rendement facial du titre  VN : est la valeur nominale du titre. et  n : la durée exprimée en nombre de jours. en résultat. Ces intérêts sont calculés selon la formule suivante : RF= [(VN x tf x n)/(360 ou 365)] où .

le 1er janvier N-2.  CA : est le coût amorti en début de période.3 Le taux de rendement effectif du placement est celui qui permet d’égaliser le prix d’acquisition à la valeur actualisée des flux de recettes futures. et  n : la durée exprimée en nombre de jours divisée par 360 ou 365. 250 obligations émises par la société "Z" à la valeur d’émission de 99 Dinars chacune. Les obligations "Z". soit : 6 6 6+101 99 = + + (1+t) 1 (1+t) 2 (1+t) 3 Le calcul itératif permet de fixer le taux de rendement effectif de l’obligation (t) à 6.values réalisées sur obligations &VA (VR-VE)x80% Exemple 1.F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance. remboursables in fine à 101 Dinars l’unité le 31 Décembre N.3 Une SICAV a souscrit sur le marché primaire.000+a 31/12/N-2 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x6%x(1-20%)] 1 200. Chapitre 2  te : le taux d’intérêt effectif. 01/01/N-2 (Acquisition de 250 obligations "Z") 312 Obligations & valeurs assimilées [99 x 250] 24 750. En date d’abonnement 3129 DE sur obligations & valeurs assimilées (RA-RF)x80% 10512 VDE sur obligations & valeurs assimilées (RA-RF)x80%  A l’échéance des obligations. le cumul des primes imputées en capital parmi les différences d’estimation sera viré. selon la formule : RA= CA x [(1+te)n-1] où . en plus value réalisée (en net de la retenue à la source libératoire). A l’échéance 312 Obligations & valeurs assimilées (VR-VE)x80% 3129 DE sur obligations & valeurs assimilées (VR-VE)x80% 10512 VDE sur obligations & valeurs assimilées (VR-VE)x80% 10612 +/. Le paiement des intérêts s’opère le 31 décembre de chaque année. c'est-à-dire la valeur d’émission (VE) majorée du cumul des primes rapportées à l’actif net en début de période . Les particularités comptables dans les SICAV  RA : désigne le rendement actuariel du titre déterminé par référence au taux d’intérêt effectif.000 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 21 . ont été émises pour une valeur nominale de 100 Dinars l’obligation et au taux nominal de 6% l’an. T.A.000 104 Frais de négociation a 5331 Avoirs en banque 24 750. Solution 1.69%. toujours à l’actif net.000 702 Revenus des obligations & VA 1 200.

000  Traitement des décotes et surcotes : Les obligations et valeurs assimilées sont enregistrées pour leur prix d’acquisition coupon couru à l’achat exclu.69%) – 1] RF = 250x100x6%x(12/12) 10512 VDE sur obligations & VA 142.797/80%) x [(1+6.147 31/12/N-1 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque 1 200. Ensuite.797+133.69%) – 1] Chapitre 2 RF = 250x100x6%x(12/12) 10512 VDE sur obligations & VA 124.000 312 Obligations & valeurs assimilées [24 750+400] 25 150.000 31/12/N (Virement des primes à l’échéance sur 250 obligations "Z") 10512 VDE sur obligations & VA [(101-99)x250x(1-20%)] 400.000 x [(1+6.147)/80%) x [(1+6.797 31/12/N-2 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque 1 200.000 3125 Intérêts courus sur obligations 1 200.147 12/12 RA = [(24 750.000 31/12/N (Constatation des primes sur 250 obligations "Z") 3129 DE sur obligations & VA [(RA-RF)x(1-20%)] 142.000 3129 DE sur obligations & valeurs assimilées 400.797 12/12 RA = [24 750.000 31/12/N (Encaissement des intérêts et de la VR sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque 26 350.000+(124.values réalisées sur obligations &VA 400.056 12/12 RA = [(24 750.000 702 Revenus des obligations 1 200.000 3125 Intérêts courus sur obligations 1 200.000 31/12/N (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x6%x(1-20%)] 1 200.000 702 Revenus des obligations 1 200.000 31/12/N-1 (Constatation des primes sur 250 obligations "Z") 3129 DE sur obligations & VA [(RA-RF)x(1-20%)] 133. Les particularités comptables dans les SICAV 31/12/N-2 (Constatation des primes sur 250 obligations "Z") 3129 DE sur obligations & VA [(RA-RF)x(1-20%)] 124.000 31/12/N-1 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x6%x(1-20%)] 1 200.000+124. Le coupon couru est enregistré dans un compte de créances rattachées (3125).000 10612 +/.056 31/12/N (Virement des primes à l’échéance sur 250 obligations "Z") 312 Obligations & valeurs assimilées 400. lors de chaque arrêté comptable : Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 22 .000 3125 Intérêts courus sur obligations 1 200.69%) – 1] RF = 250x100x6%x(12/12) 10512 VDE sur obligations & VA 133.

la formule deviendra : RF-RA  RA : désigne le rendement actuariel du titre déterminé par référence au taux du marché en vigueur à la date d’acquisition. et  n : la durée exprimée en nombre de jours divisée par 360 ou 365. La quote-part de la décote rattachée à la période sera déterminée selon la formule suivante : RA-RF Pour les surcotes. 250 obligations émises par la société "Z" au prix de 109. selon la formule : RA= CA x [(1+tm)n-1] où . c'est-à-dire le prix d’acquisition sur le marché secondaire ajusté du cumul des décotes ou surcotes rapportées à l’actif net en début de période .  tf : le taux d’intérêt facial. En date d’abonnement (pour les décotes) 3129 DE sur obligations & valeurs assimilées RA-RF 10512 VDE sur obligations & valeurs assimilées RA-RF En date d’abonnement (pour les surcotes) 10512 VDE sur obligations & valeurs assimilées RF-RA 3129 DE sur obligations & valeurs assimilées RF-RA Exemple 1. le 1er juillet N-2. calculés au taux facial (taux nominal) sur la valeur nominale du titre. En date d’abonnement 3125 Intérêts courus sur obligations RFx80% 702 Revenus des obligations & valeurs assimilées RFx80%  Les décotes ou surcotes seront étalées et rapportées à l’actif net de l’OPCVM par lissage actuariel (en brut : les décotes et les surcotes ne sont pas soumises à la retenue à la source libératoire). et  n : la durée exprimée en nombre de jours. Chapitre 2 Ces intérêts sont calculés selon la formule suivante : RF= [(VN x tf x n)/(360 ou 365)] où .  tm : le taux du marché en vigueur à la date d’acquisition. Les particularités comptables dans les SICAV  Les intérêts courus de la période. L’acquisition a donné lieu au versement à l’intermédiaire en bourse chargé de la transaction. seront rapportés au résultat de l’OPCVM (en net de la retenue à la source libératoire).  RF : désigne le rendement facial du titre  VN : est la valeur nominale du titre.  CA : est le coût amorti en début de période.4 (traitement des surcotes) Une SICAV a acquis sur le marché secondaire. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 23 .450 DT chacune. la commission de transactions boursières et la commission d’intermédiation qui s’élèvent respectivement à 2‰ et 8‰ du prix global d’acquisition.

Solution 1.A.75%) – 1] 3129 DE sur obligations & VA 493.625 5333 Sommes à régler 27 636. Le taux d’intérêt en vigueur sur le marché. Le paiement des intérêts s’opère le 31 décembre de chaque année.589 RF = 250x100x9%x(12/12) 12/12 RA = [(27 362.000-216.75%.500) x 250] 26 237.000 31/12/N (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(12/12)]x80% 1 800.450-4.750]x80% 885.450 x 250 x 1%] 273.000 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 24 . le jour de l’acquisition est de 6.000 + 18.000 3125 Intérêts courus sur obligations 1 800.125 04/07/N-2 (Lors du dénouement en J+3) 5333 Sommes à régler 27 636.000 104 Frais de négociation [109.750 3125 Intérêts courus sur obligations 2 028.000 31/12/N-1 (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z") 10512 VDE sur obligations & VA [RF-RA] 493.875 31/12/N-2 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(6/12)-18.125 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(3/360)] 18.500) x [(1+6. remboursables au pair et in fine le 31 Décembre N.595 31/12/N-2 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque [1125.750 +885.500 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x6/12] 1 125.750 5331 Avoirs en Banque 27 654.000] 2 028.000 702 Revenus des obligations 885.589 31/12/N-1 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque 1 800. Les particularités comptables dans les SICAV Les obligations "Z".75%) – 1] 3129 DE sur obligations & VA 216.595 RF = 250x100x9%x(6/12) 6/12 RA = [(27 362.4 01/07/N-2 (Acquisition de 250 obligations "Z") 312 Obligations & valeurs assimilées [(109.500-1 125. pour une valeur nominale de 100 Dinars l’obligation et au taux nominal de 9% l’an.F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance.000 702 Revenus des obligations 1 800. Chapitre 2 T.750 31/12/N-1 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(12/12)]x80% 1 800.000 31/12/N-2 (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z") 10512 VDE sur obligations & VA [RF-RA] 216. ont été émises au pair le 1er Janvier N-2.000 702 Revenus des obligations 1 800.595) x [(1+6.

5 01/07/N-2 (Acquisition de 250 obligations "Z") 312 Obligations & valeurs assimilées [(102.500-1125.000 702 Revenus des obligations 885.F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’à l’échéance.410 – 25 000.500)-100]x250 1 237.000 31/12/N-2 (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z") 3129 DE sur obligations & VA [RA-RF] 98.750 31/12/N-2 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(6/12)-18.800 x 250 x 1%] 257.500) x 250] 24 575.500 10512 VDE sur Obligations & VA 1 237.5 (traitement des décotes) Mêmes données que l’exemple 1.500 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x6/12] 1 125.000 Exemple 1.450-4.750 5331 Avoirs en Banque 25 975.595-493.000 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(3/360)] 18.000-216.740 6/12 RA = [(25 700.000 5333 Sommes à régler 25 957.000 104 Frais de négociation [102.500 31/12/N (Encaissement des intérêts et du nominal sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque [1 800 + 250 x100] 26 800.3 avec un prix d’acquisition unitaire de l’obligation de 102. déterminé sur la base d’un taux d’intérêt du marché égal à 9. Les particularités comptables dans les SICAV 31/12/N (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z") 10512 VDE sur obligations & VA [RF-RA] 526.75%) –1] 3129 DE sur obligations & VA 526.800 DT.740 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 25 .906 RF = 250x100x9%x(12/12) Chapitre 2 12/12 RA=[(27362.75%.500 312 Obligations et valeurs assimilées 1 237.values réalisées sur obligations &VA 1 237.750]x80% 885.800-4.589)x[(1+6.000) x [(1+9.000] 0.410 31/12/N (Virement des surcotes à l’échéance sur 250 obligations "Z") 3129 DE sur obligations & VA [(109. T.A.000 04/07/N-2 (Lors du dénouement en J+3) 5333 Sommes à régler 25 957.500 31/12/N (Virement des surcotes à l’échéance sur 250 obligations "Z") 10612 +/.906 31/12/N (Régularisation des arrondis actuariels) 10512 VDE sur obligations & VA [25 000.000 33125 Intérêts sur obligations et valeurs assimilées 1 800.000 312 Obligations et valeurs assimilées 25 000. Solution 1.410 3129 DE sur obligations & VA 0.75%) – 1] RF = 250x100x9%x(6/12) 10512 VDE sur obligations & VA 98.

000 702 Revenus des obligations 1 800.740) x [(1+9.750 3125 Intérêts courus sur obligations 2 028.000 31/12/N (Encaissement des intérêts et du nominal sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque [1 800 + 250 x100] 26 800.299 3129 DE sur obligations & VA 0.000 702 Revenus des obligations 1 800.000 + 18.869 31/12/N (Régularisation des arrondis actuariels) 10512 VDE sur obligations & VA [25 000.values réalisées sur obligations &VA 425.000 31029 DE sur obligations & VA 425.000 31/12/N (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(12/12)]x80% 1 800.299 – 25 000.000-1125.000 10612 +/.000 31/12/N (Virement des surcotes à l’échéance sur 250 obligations "Z") 10512 VDE sur Obligations & VA 425. les BTZc sont des bons du trésor émis par voie d’adjudication mensuelle pour un nominal de 1.690 31/12/N-1 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque 1 800.000] 0.000 33125 Intérêts sur obligations et valeurs assimilées 1 800.750 Chapitre 2 31/12/N-1 (Constatation des intérêts sur 250 obligations "Z") 3125 Intérêts courus sur obligations [250x100x9%x(12/12)]x80% 1 800.000-1 125.690 12/12 RA = [(25 700.000 3125 Intérêts courus sur obligations 1 800.000 312 Obligations et valeurs assimilées 25 000.000  Cas particulier des Bons de Trésor Zéro Coupon "BTZc" : Institués par le décret n° 2006-1028 du 24 avril 2006.750 +885.75%) – 1] RF = 250x100x9%x(12/12) 10512 VDE sur obligations & VA 155.690)x[(1+9.500)] x 250 425.800-4.000 31/12/N-1 (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z") 3129 DE sur obligations & VA [RA-RF] 155.000 31/12/N (Constatation des surcotes sur 250 obligations "Z") 3129 DE sur obligations & VA [RA-RF] 170.000+98.75%) –1] RF = 250x100x9%x(12/12) 10512 VDE sur obligations & VA 170. Ils peuvent être négociables à la bourse des valeurs mobilières de Tunis.000] 2 028.869 12/12 RA=[(25700. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 26 .740+155.000+98.299 31/12/N (Virement des surcotes à l’échéance sur 250 obligations "Z") 312 Obligations et valeurs assimilées [100-(102.000 DT et pour une durée supérieure ou égale à deux ans. Les particularités comptables dans les SICAV 31/12/N-2 (Encaissement des intérêts sur 250 obligations "Z") 5331 Avoirs en Banque [1125.

6 Soit un BTZc dont les caractéristiques sont les suivantes:  Valeur nominale : 1. Chapitre 2 Correspondant. le différentiel entre la valeur de remboursement de ces bons et leur prix d’acquisition constitue une décote qu’il y a lieu d’inscrire. sur le plan financier. une neutralité par rapport aux éléments du résultat distribuable de l’OPCVM. à une décote. Dans le contexte spécifique aux BTZc. à l’échéance. En cas de cession des BTZc. L'acquéreur souscrit le bon à un prix inférieur à sa valeur faciale. et en raison de cette assimilation fiscale.6 Le taux de rendement effectif du placement est celui qui permet d’égaliser le prix d’acquisition à la valeur actualisée des flux de recettes futures. (Article 2 du décret n° 2007-1870 du 17 juillet 2007 et note commune n° 01/2008). Solution 1.000 DT  Date de règlement de l’émission : 01/10/N  Maturité: 10 ans  Date de l’échéance : 01/10/N+10 Une SICAV a acquis. parmi les sommes non distribuables en net de retenue à la source libératoire (10512 VDE sur obligations et valeurs assimilées). avant échéance. à des intérêts courus passibles de la retenue à la source sur les revenus de capitaux mobiliers au moment de la cession. Les particularités comptables dans les SICAV Il s’agit de titres de créances qui ne donnent pas droit à détachement de coupon. T. fiscalement. imputent les décotes sur BTZc parmi les résultats distribuables en net de retenue à la source libératoire au compte de produits "702 revenus des obligations et valeurs assimilées".F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’au 31/12/N. Dans la pratique. le rendement des BTZc exprimé par le différentiel entre leur prix d’acquisition et la valeur de remboursement (1. auprès d’un spécialiste en valeurs de trésor (SVT) 100 BTZc au prix unitaire de 526. Exemple 1. laquelle est payée à l'échéance du contrat. à des intérêts échus devant faire l’objet.500 DT chacun.A. d'où le terme "zéro coupon". à l’instar des autres obligations et valeurs assimilées. A notre avis. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 27 . soit : 1 000 526. le différentiel entre le prix de cession et le prix d’acquisition est assimilé.000 DT) est assimilé. En substance. ce taux est désigné par taux "interpolé". fiscalement.500 = (1+t) 119/12 Le calcul itératif permet de fixer le taux de rendement effectif du BTZc (t) à 6. d’une retenue à la source sur les revenus de capitaux mobiliers. les OPCVM de la place. à notre avis. la particularité fiscale des BTZc ne doit pas justifier un traitement comptable divergeant par rapport aux autres titres de créance. le 1er novembre N.68%. L’absence de rendement facial pour les BTZc (zéro coupon) justifie.

L'évaluation selon la méthode actuarielle consiste à actualiser les flux de trésorerie futurs générés par le titre à la date d'évaluation. Parmi les circonstances qui pourraient justifier l'évaluation des obligations ou des titres de créance émis par le Trésor et négociables sur le marché financier à leur valeur actuelle. le prix d’acquisition comme une base de mesure ultérieure.1.2. Le taux d'actualisation à retenir correspond au taux de rémunération des placements similaires récemment émis en termes de rendement et de risque. les décotes ou encore les surcotes (Cf. plutôt. il y a lieu de citer une variation significative du taux de rémunération des placements similaires récemment émis. Les particularités comptables dans les SICAV 01/11/N (Acquisition de 100 BTZc) 302 Obligations & valeurs assimilées [(526.393 2/12 RA = [(52 650.68%) – 1] 10512 VDE sur obligations & VA 456.393 II. I. le prix d’acquisition ne peut aucunement constituer.000 104 Frais de négociation b Chapitre 2 5333 Sommes à régler 52 650. pouvant être résumée dans le schéma suivant (NC 17. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 28 .17 prévoit.000) x [(1+6.500) x 100] 52 650. Evaluation à la date d’arrêté : L’évaluation des obligations et valeurs assimilées en date d’arrêté repose sur une approche hiérarchisée. par lissage actuariel. les primes. à notre avis.17) : Les obligations ont- elles fait l'objet Non d'une cotation récente? Oui La cotation Le coût amorti (*) constitue-t-elle une Non constitue-t-il une Non base raisonnable de base raisonnable de la valeur de la valeur de réalisation? réalisation? Oui Oui Coût amorti (*) Valeur de marché Valeur actuelle (*) Au lieu du coût amorti. le paragraphe NC 17. une base de mesure raisonnable.2 ci- dessus).000+b 31/12/N (Constatation des décotes sur 100 BTZc) 3029 DE sur obligations & VA [RA x (1-20%)] 456. En raison de la nécessité de prendre en compte.

au montant correspondant à l’écart entre la valeur de marché et le prix d’acquisition. une plus ou une moins-value réalisée portée directement en capitaux propres. La différence entre le prix de remboursement et le Coût Moyen Pondéré constitue. Prise en compte des revenus sur obligations & valeurs assimilées : Les intérêts (rendement facial) sur les placements en obligations et valeurs assimilées sont pris en compte en résultat à mesure qu'ils sont courus pour leur montant net de retenues à la source. Sortie des obligations & valeurs assimilées : La sortie des obligations et valeurs assimilées est constatée en comptabilité à la date de transaction.4.value ou une moins- value réalisée portée directement. en tant que somme non distribuable. décotes et surcotes sont traitées comme indiqué au paragraphe I. selon le cas. selon le cas. Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 29 . La plus ou moins-value potentielle antérieurement constatée est annulée pour la quote-part des obligations et valeurs assimilées remboursées. valeurs assimilées et droits rattachés x 3129 Différence d’estimation sur obligations et valeurs assimilées x Pour les BTZc. en tant que somme non distribuable.5. en capitaux propres. valeurs assimilées et droits rattachés x Moins-value latente : 10512 VDE sur obligations. II. une plus.3. La différence entre la valeur de sortie et le prix de cession hors frais constitue.2. Les intérêts courus à la date du remboursement sont annulés. La valeur de sortie est déterminée par la méthode du Coût Moyen Pondéré. Les particularités comptables dans les SICAV La différence entre le coût moyen pondéré ajusté par la différence d’estimation antérieurement constatée et la valeur de marché ou la valeur actuelle du titre considéré à la date d’évaluation est comptabilisée comme suit : Plus-value latente : Chapitre 2 3129 Différence d’estimation sur obligations et valeurs assimilées x 10512 VDE sur obligations. II. Les intérêts courus à la date de cession sur les obligations et valeurs assimilées cédées sont annulés.1. la différence d’estimation constatée par référence au taux interpolé d’origine (à la date d’acquisition). II. La plus ou moins-value potentielle antérieurement constatée est annulée pour la quote-part des placements cédés. La fraction remboursée est déduite de l’actif pour son Coût Moyen Pondéré. Les primes. en net de retenue à la source libératoire. Remboursement des obligations & valeurs assimilées : Le remboursement des obligations et valeurs assimilées est constaté en comptabilité le jour du remboursement. devrait être ramenée.

.1. Cette durée doit être un multiple de dix (10) jours. de mois ou d’années dix (10) jours. Ces caractéristiques sont récapitulées dans le tableau suivant : Certificats de dépôt Billets de Trésorerie Emetteurs Etablissements de crédit . fixe les caractéristiques et les conditions d’émission des certificats de dépôt et des billets de trésorerie. de mois ou d’années Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 30 . . Composantes et caractéristiques : Selon le paragraphe NC 16. et . Forme Nominative Nominative Valeur nominale Multiple de cinq cent (500) mille dinars Multiple de cinquante (50) mille dinars Valeur d’émission Valeur nominale Valeur nominale Valeur de Valeur nominale Valeur nominale remboursement Echéance Fixe Fixe Dix (10) jours au moins et cinq (5) ans au Dix (10) jours au moins et cinq (5) ans au Maturité plus. III.Entreprises régies par des dispositions légales particulières.13. les placements monétaires correspondent notamment aux billets de Chapitre 2 trésorerie aux certificats de dépôt et aux bons du Trésor émis sur le marché monétaire.Sociétés bénéficiant d’une ligne de substitution qui permet à l’émetteur de faire face aux besoins de trésorerie qui n’ont pu être couverts du fait de l’impossibilité de procéder au renouvellement des précédentes émissions due à la situation du marché monétaire à l’exclusion de tout autre motif .Sociétés appartenant à un groupe de sociétés lorsque les souscripteurs font partie de ce même groupe .Sociétés anonymes ayant un capital minimum libéré de un million de dinars. Cette durée doit être un multiple de plus. qui ont au moins deux années d’existence et qui ont établi des états financiers afférents à deux exercices. Certificats de dépôt et billets de trésorerie : La circulaire de la BCT n° 2005-09 du 14 juillet 2005 relative à l’organisation du marché monétaire telle que modifiée et complétée par la circulaire n° 2009-07 du 19 février 2009. Les particularités comptables dans les SICAV III. . Les placements monétaires et les revenus y afférents : III. Sociétés cotées en bourse . Sociétés bénéficiant d’un rating d’une agence de notation . certifiés par un commissaire aux comptes conformément à la législation en vigueur .1. .1.Sociétés bénéficiant d’une garantie bancaire à première demande au titre de l’émission des billets de trésorerie . .

n : nombre de jours exact allant du jour n : nombre de jours exact allant du jour de de la souscription au jour de l'échéance la souscription au jour de l'échéance inclus. t : taux d'intérêt .1. t : taux d'intérêt .2. t : taux d'intérêt . n : nombre de jours exact de la période n : nombre de jours exact de la période d’année ou de la fraction d’année d’année ou de la fraction d’année restante.Mode de paiement : Précompté . Les intérêts qu'ils génèrent sont payés à l'émission (précomptés) et sont calculés sur la base du nombre de jours exact rapporté à une année de 360 jours. Les frais encourus à l'occasion de l'achat sont imputés en capital.Mode de paiement : Précompté durée inférieure ou . La retenue à la source s’effectue sur les intérêts courus et correspondant à la période de détention desdits bons.Formule de calcul des intérêts "I" : une année Cxtxn Cxtxn I= I= 36 000 36 000 C : Nominal du titre .2.Mode de paiement : Postcompté .Mode de paiement : Postcompté durée supérieure à .Formule de calcul des intérêts "I" : . Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 31 . III.Taux d’intérêt : Fixe ou variable . restante. Rémunération des . t : taux d'intérêt . C : Nominal du titre . Conformément à l’article 3 du décret n° 2007-1870 du 17 juillet 2007. 26 et 52 semaines.Taux d’intérêt : Fixe Chapitre 2 Titres ayant une . Bons de trésor à court terme (BTCT) : Les bons de trésor à court terme (BTCT). inclus.Taux d’intérêt : Fixe . C : Nominal du titre . Les particularités comptables dans les SICAV Certificats de dépôt Billets de Trésorerie Remboursement Interdit Permis anticipé Rémunération des . sont émis chaque semaine pour un nominal de 1. les intérêts relatifs aux BTCT et payés à la souscription ne sont pas soumis à la retenue à la source.Taux d’intérêt : Fixe ou variable Titres ayant une . L’assimilation consiste à rattacher une émission nouvelle à une émission de bons du Trésor de même catégorie émise antérieurement. La retenue à la source est opérée par les spécialistes en valeurs de trésor "SVT" lors de la vente ou du remboursement des BTCT. III. Comptabilisation initiale (à la date d’entrée) : Les placements monétaires sont pris en compte en comptabilité au moment du transfert de propriété pour leur prix d'achat frais exclus.Formule de calcul des intérêts "I" : égale à une année Cxtxn Cxtxn I= I= 36 000 + t x n 36 000 + t x n C : Nominal du titre .Formule de calcul des intérêts "I" : .000 DT et pour des durées de 13. Ils peuvent être des titres assimilables et ils sont remboursés en une seule fois à l'échéance.

28.3. la rétrocession des placements monétaires est prise en compte à la date du rachat des placements. Les intérêts courus à la date de rétrocession ainsi que les intérêts précomptés au moment de la souscription et antérieurement constatés sont annulés.5. III. Evaluation à la date d’arrêté : Les placements monétaires sont évalués à la date d'arrêté à leur valeur nominale déduction faite des intérêts précomptés non courus. Chapitre 2 Les intérêts précomptés sur les placements sur en BTCT. Rétrocession des placements monétaires : Selon le paragraphe NC 17. L'annulation des placements est constatée pour la valeur nominale. Prise en compte des revenus sur placements monétaires : Les intérêts sur les placements monétaires sont pris en compte en résultat à mesure qu'ils sont courus pour leur montant net de retenues à la source.4. sont constatés au bilan pour leur montant brut. Billets de trésorerie (durée inférieure ou égale à une année) : 3221 Billets de trésorerie C 104 Frais de négociation α 3224 Intérêts précomptés sur billets de trésorerie I x (1-20%) 5331 Avoirs en Banque C+α-(Ix80%) Certificats de dépôt (durée inférieure ou égale à une année) : 3231 Certificats de dépôt C 104 Frais de négociation α 3234 Intérêts précomptés sur certificats de dépôt I x (1-20%) 5331 Avoirs en Banque C+α-(Ix80%) Bons de trésor à court terme (BTCT) : 3211 Bons de trésor à court terme C 104 Frais de négociation α 3214 Intérêts précomptés sur BTCT I 5331 Avoirs en Banque C+α-I III. sont constatés au bilan pour leur montant net de retenue à la source au titre de l'impôt. 32X5 Intérêts courus sur… [β= 80%x(C-I)xtxn/360] β 706X Revenus des… β X = 1 pour les BTCT X =2 pour les billets de trésorerie X =3 pour les certificats de dépôt III. Les particularités comptables dans les SICAV Les intérêts précomptés sur les placements en billets de trésorerie et en certificats de dépôt (dont la durée est inférieure ou égale à une année). Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 32 .

000 DT  Taux d’intérêt : 4. auprès d’un SVT.A.000+txn 40. Solution 1.324 = 39.F : Passer les écritures comptables depuis l’acquisition jusqu’au 01/10/N.023%  Date d’émission : 01/09/N  Maturité : 26 semaines  Date de l’échéance : 01/03/N+1 Au 1er octobre N.023 x 182 Sachant que la retenue à la source ne sera opérée qu’en cas de cession ou de remboursement. la somme à décaisser par la SICAV lors de la souscription des 40 BTCT s’élève à : 1.  La détermination du prix de cession des BTCT . 20 BTCT.  L’abonnement des intérêts .676 DT 01/09/N (Acquisition de 40 BTCT) 3211 Bons de trésor à court terme [40 x 1.427 DT Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 33 .7 Le 1er septembre N. Cxtxn Les intérêts précomptés sur BTCT sont calculés selon la formule suivante : I= 36.000x40-797. T.7 Nous examinerons successivement :  La comptabilisation initiale à la date de souscription . le nombre de jours d’intérêts acquis est 30. 40 BTCT émis dans les conditions suivantes : Chapitre 2  Valeur nominale : 1.  Comptabilisation initiale : Le nombre de jours d’intérêts séparant la date de souscription à celle d’échéance est de 182 jours.  La comptabilisation de la rétrocession.000 3214 Intérêts précomptés sur BTCT 797.000 + 4.023 x 182 I= =797.324 DT 36.000] 40 000.000 x 4. Les particularités comptables dans les SICAV Exemple 1. Les intérêts courus à cette date seront calculés selon la formule suivante Ic =(C-I) x t x 30/36.324 5331 Avoirs en banque 39 202.202. une SICAV a acquis. soit 131. le gestionnaire de la SICAV décide de rétrocéder au SVT.000.324  Abonnement des intérêts : Au 30 septembre N.

023 x 182 Décaissement initial à la souscription = 20x1.665.000 .338) x 20%] =19.023 x 182 Encaissement net = [19.000 Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 34 .000 + 4.653.142 Chapitre 2  Détermination du prix de cession des BTCT : La prix de cession (P) est déterminé à partir d’une approche qui consiste à se placer du côté du cessionnaire des BTCT.601. soit 20.338 DT 36. On aura donc : 20. en s’interrogeant sur la somme que devra payer ce dernier pour qu’il puisse.023%x(30/360)x80%] 52.000 = P + (P x t x n/36.601.338 x4. soit 152 jours dans le cas de l’espèce.665.338] 398.000)] = 19.954-19.000) tel que (n) égal au nombre de jours à courir entre la date de cession des bons et la date d’échéance. compte tenu du rendement du placement. Ainsi P = 20.023x152/36.954 – (19.031 DT.571-(19.142 7061 Revenus des BTCT 105.571 3211 Bons de trésor à court terme 20 000.665.601.878 3215 Intérêts courus sur BTCT [19 601. Les particularités comptables dans les SICAV 30/09/N (Abonnement des intérêts sur 40 BTCT) 3215 Intérêts courus sur Bons de trésor à court terme [131. recevoir à l’échéance la valeur de remboursement desdits bons qui est égale à leur valeur nominale.338) x 80%] 0.000/[1+(4.427x80%] 105. =19.662 706 Revenus des BTCT [52.000 x 4.000 DT.665.954-19.954 DT La somme à encaisser par la SICAV au titre de cette cession correspondra au prix de cession réduit de la retenue à la source calculée sur le différentiel entre P et le décaissement initial à la souscription.  Comptabilisation de la rétrocession : 01/10/N (Rétrocession de 20 BTCT) 5331 Avoirs en Banque 19 653. 20.031 3214 Intérêts précomptés sur BTCT [20 x 1000 – 19 601.

la rémunération du gérant. impôts retenus à la source z= [(x+y) x 15%] z 5331 Avoirs en banque x+y-z Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 35 . selon la périodicité de calcul de la valeur liquidative autrement dit quotidiennement. les jetons de présence. Comptabilisation des frais de gestion courus : Quotidiennement : 601 Rémunération du gestionnaire [α%(actif netj – actif netj-1)] a 602 Rémunération du dépositaire [β%(actif netj – actif netj-1)] b 401 Gestionnaire a 402 Dépositaire b A la date du règlement : 401 Gestionnaire x 402 Dépositaire y 432 Etat. les honoraires du commissaire aux comptes.1. Les charges de fonctionnement : I. amortissement des immobilisations) et/ou variables en fonction de l’actif net (rémunération du gestionnaire et ou du dépositaire). Prise en compte : Dans le but de préserver l’égalité entre les actionnaires. Traitement comptable des autres opérations : I. Les particularités comptables dans les SICAV Section 2.commissions et agios bancaires. Définition et composition : Chapitre 2 Nous distinguons au sein d’une SICAV. du total bilan et du nombre d’employés (honoraires du commissaire aux comptes) .les dotations aux amortissements et les moins values sur cessions des immobilisations. de l’actif géré (redevance du CMF). Schémas de comptabilisation : I. intérêts débiteurs . La SICAV peut provisionner des frais de gestion fixes (Jetons de présence.3.3. du résultat de l’exercice (rémunération des dirigeants). le paragraphe NC 17. et procéder à leurs ajustements au fur et à mesure en fonction des frais réels. I.1. les fournitures de bureau . la redevance du CMF. c'est-à-dire :  Comptabiliser les charges de gestion au fur et à mesure qu’elles sont courues .2.29 prévoit le rattachement des charges supportées à la période concernée.  Prendre en compte les autres charges budgétisées. I.  les autres charges qui viennent diminuer le revenu net des placements pour former le résultat d’exploitation : cette catégorie regroupe l’ensemble des dépenses engagées par la SICAV pour son fonctionnement tels que les frais de personnel. deux catégories de charges :  Les charges de gestion liées à l’activité de placement et qui concourent directement à la formation du revenu net des placements : cette catégorie comprend essentiellement les rémunérations du gestionnaire et du dépositaire.

Le montant des charges ainsi calculé est réajusté périodiquement en fonction du montant des frais réels. une comparaison des frais réels et des frais budgétisés et comptabilisés doit être effectuée et le cas échéant un ajustement doit être opéré. impôts retenus à la source z 5331 Avoirs en banque z Chapitre 2 A la clôture de l’exercice 13 Résultat de l’exercice A+B 601 Rémunération du gestionnaire A 602 Rémunération du dépositaire B I. à la comptabilisation dans les comptes de frais de gestion d’un pourcentage de l’actif net (frais forfaitaires) ou d’une fraction du budget des frais de gestion établi pour l’exercice considéré. lors de chaque détermination de la valeur liquidative.  Frais réels < frais budgétisés : 404 Compte d’affectation périodique des charges différence 67 Dotation aux frais budgétisés différence  Frais réels > frais budgétisés : 67 Dotation aux frais budgétisés différence 404 Compte d’affectation périodique des charges différence Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 36 . Constatation des autres frais budgétisés Dans l’objectif de lisser les frais de gestion sur l’ensemble de l’exercice de manière à respecter l’égalité entre les actionnaires . la SICAV procède. (Trimestriellement) Quotidiennement : 67 Dotation aux frais budgétisés X 404 Compte d’affectation périodique des charges X Lors de l’engagement des frais réels 61/64/65/66 Charges par nature X 45 Débiteurs & créditeurs divers X 404 Compte d’affectation périodique des charges X 67 Dotation aux frais budgétisés X Lors du règlement des frais réels 45 Débiteurs & créditeurs divers X 5331 Avoirs en banque X Ajustement de fin de période En fin de période (trimestre ou exercice). Les particularités comptables dans les SICAV A la date du dépôt de la déclaration mensuelle d’impôts et taxes 432 Etat.2.3.

Le résultat non distribuable d’un exercice donné est la différence entre les produits réputés non distribuables (les plus values latentes et réalisées. II. outre l’apport des souscripteurs. Opérations sur capital : II. le capital d’une SICAV regroupe non seulement le capital (en début d’exercice) augmenté ou diminué des émissions et rachats d’actions. Nous pouvons ainsi schématiser l’évolution de la valeur liquidative comme suit : Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 37 .1. Notions de base : II. Défalcation de la valeur liquidative : La valeur liquidative doit être défalquée entre sa part capital et sa part revenu comme suit : ACTIF NET = CAPITAL + SOMMES DISTRIBUABLES Nombre d’actions Nombre d’actions Nombre d’actions Valeur liquidative = Part capital + Part revenu La part capital dans la valeur liquidative comprend une quote-part dans le capital de début d’exercice. particulière aux SICAV. les commissions de souscription et de rachat) et les charges imputables sur le capital (les moins values latentes et réalisées et les frais de négociation).1.1. mais aussi. Par ailleurs. les commissions y afférentes. Les sommes non distribuables de l’exercice en cours se composent des résultats non distribuables de l’exercice augmenté ou diminué de la régularisation de ce résultat à l’occasion des souscriptions et des rachats. les différences d’estimation et les plus ou moins values réalisées sur cession de titres en portefeuille. et de la variation de la valeur de ses actifs d’autre part. Le capital d’une SICAV est donc intrinsèquement instable il varie tous les jours en fonction des souscriptions et des rachats d’une part. Notion de capital : Chapitre 2 La notion de capital.1. une quote-part dans les résultats antérieurs capitalisés et quote-part dans les sommes non distribuables de l’exercice en cours.2. les frais de négociation supportés lors de l’acquisition des titres sont aussi imputés sur le capital. Les particularités comptables dans les SICAV II. découle des définitions spécifiques des sommes distribuables et du résultat net données par l’article 27 du code des OPC. En effet. le capital d’une SICAV est constitué par l’ensemble des charges et des produits qui ne peuvent être inscrits en sommes distribuables. Ainsi.

Résultat capitalisé .Souscriptions . d’attribuer à tous les actionnaires le même dividende quelque soit leur date d’entrée. Ainsi. . Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 38 .Commissions de souscription et / V ou de rachat . Les particularités comptables dans les SICAV A la A un jour J constitution Comptes de régularisation . l’exercice clos en instance de T distribution. l’exercice clos en instance U Part d’affectation . L’existence de ce compte permet. Les comptes de régularisation des revenus sont mouvementés lors de la souscription et du rachat d’un titre en fonction du revenu acquis lors de l’opération. ainsi.Variation des différences = E U Capital d’estimation du portefeuille .Résultat de l’exercice . I V .Frais de négociation .Résultat de l’exercice clos en Régularisation du résultat de Q instance d’affectation .Résultat de l’exercice clos en Régularisation du résultat de instance de distribution .3.Résultats reportés. étant un compte de produit. arrondis de Régularisation du report à nouveau .values réalisées . Préservation de l’égalité entre les actionnaires : Les comptes de régularisation des revenus ouverts dans les livres de la SICAV au titre de chaque exercice ont pour but de permettre une répartition équitable du résultat distribuable entre tous les actionnaires ou porteurs de parts quelle que soit leur date de souscription. le revenu unitaire n’augmente pas avec la diminution du capital à la suite du rachat d’actions et ne baisse pas avec l’augmentation du capital du fait des souscriptions. coupons . VALEUR NOMINALE R . L I . .+ ou . Le compte de régularisation des revenus de l’exercice en cours. I Revenu D A . Régularisation des sommes non LIQUIDATIVE L Part distribuables. VALEUR A . II.rachats Chapitre 2 . Régularisation du résultat E de l’exercice en cours .1. . il fait partie des sommes distribuables.

autres opérateurs créditeurs". frais de négociation.2.Souscriptions et rachats : Ce compte est mouvementé par la valeur nominale des actions souscrites et rachetées. Chaque nouveau souscripteur apporte sa part dans les sommes non distribuables de l’exercice (commissions de souscriptions et de rachats. variation de la différence d’estimation et plus ou moins values réalisées) et chaque actionnaire partant emporte la sienne.1. la régularisation des sommes non distribuables de l’exercice en cours.  Compte 103 . cette partie est imputée au débit du compte "1039 - Rétrocession de commission de souscription et de rachat" par le crédit d’un compte de tiers "403 .Commissions de souscription et ou de rachat : Les statuts peuvent prévoir une commission qui vient en déduction de la valeur liquidative lors des rachats et s’ajoute à la valeur liquidative lors des souscriptions.2. a aussi pour but de garantir l’égalité entre les actionnaires ou les porteurs de parts. Les particularités comptables dans les SICAV J+1 Sans comptes de régularisation Chapitre 2 Résultat distribuable = 100 000 Nombre d’actions =20 000 J Revenu par action = 5 Souscription Résultat distribuable = 100 000 de 10 000 actions Nombre d’actions =10 000 J+1 Avec comptes de régularisation Revenu par action =10 Résultat distribuable =200 000 = revenu précédant (100 000) + comptes de régularisation (100 000) Nombre d’actions = 20 000 Revenu par action = 10 Par ailleurs. Comptes qui touchent le capital : Le capital d’une SICAV est affecté par plusieurs opérations que nous pouvons regrouper comme suit :  L’entrée et la sortie des actionnaires :  Compte 102 . Lorsque une partie de ces commissions de souscription et/ou de rachat doit revenir à une tierce partie (organismes distributeurs). Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 39 . II. Traitement comptable des opérations de souscription & de rachat : II.

cession et Chapitre 2 remboursement d’obligations)  Compte 104 . les plus values latentes sont constatées au crédit de ce compte alors que les moins values latentes sont portées à son débit.Plus ou moins value réalisées : Lors de la cession des titres détenus en portefeuille.Capital social. augmentée éventuellement de commissions de souscription ou droit d’entrée. La part revenu est défalquée entre la quote-part dans les résultats des exercices antérieurs non distribués. les plus values réalisées sont portées au crédit de ce compte et les moins values réalisées sont portées à son débit. L’affectation du résultat : Lorsque l’assemblée générale décide de capitaliser le résultat de l’exercice le compte suivant est utilisé :  Compte 141 . et est imputée en capital. La valeur liquidative doit dans un premier temps être défalquée entre sa part revenu et sa part capital. ce compte est débité par le capital social. toute opération de souscription est effectuée sur la base d’une valeur liquidative connue.Résultat de l’exercice clos en instance d’affectation : A la suite de la décision de l’assemblée générale de capitaliser le résultat de l’exercice écoulé.  2.Variations des différences d’estimation : Lors de chaque évaluation du portefeuille à la valeur du marché.1.  Compte 106 . la quote-part dans le résultat de l’exercice clos et la quote-part dans le résultat de l’exercice en cours. La part capital est défalquée entre la quote-part dans le capital de début d’exercice et dans la quote- part dans les sommes non distribuables de l’exercice en cours (comptes 103 à 106).  Les opérations sur portefeuille : (acquisitions de titres. Une fois cette analyse faite.2.2. évaluation du portefeuille. En effet.Frais de négociation : Les frais occasionnés par l’acquisition des titres en portefeuille sont constatés au débit de ce compte. avant la décision d’affectation du résultat ou avant la distribution des dividendes). Les particularités comptables dans les SICAV La part de ces commissions de souscription et/ou de rachat revenant à la SICAV représente un droit d’entrée et de sortie de cette dernière.  Compte 105 . Tous ces comptes sont soldés à la fin de l’exercice par le compte 101 . l’opération de souscription est traitée ainsi : Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 40 . l’analyse de l'opération et son traitement obéit toujours aux mêmes principes.2.3. II. Comptabilisation d’une opération de souscription : Bien que les comptes mouvementés lors d’une opération de souscription diffèrent selon la situation comptable au moment de l’opération (au cours de l’exercice.

Les particularités comptables dans les SICAV A la souscription : 5331 Avoirs en banque ∑ 1021 Souscriptions a Chapitre 2 151 Régularisation des SND de l’exercice en cours b 152 Régularisation des résultats reportés c 153 Régularisation du résultat de l’exercice clos d 77 Régularisations du résultat de l’exercice en cours e 1031 Commissions de souscription α Lors de la rétrocession d’une quote-part de la commission de souscription : 10391 Rétrocession de commissions de souscription x 403 Autres opérateurs créditeurs x II.2. Comptabilisation d’une opération de rachat : Le traitement comptable d’une opération de rachat obéit aux mêmes règles que celles prévues pour une opération de souscription.α 1032 Commissions de rachat α Lors de la rétrocession d’une quote-part de la commission de rachat : 10392 Rétrocession de commissions de rachat x 403 Autres opérateurs créditeurs x Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 41 . Lors du rachat : 1022 Rachats a 151 Régularisation des SND de l’exercice en cours b 152 Régularisation des résultats reportés c 153 Régularisation du résultat de l’exercice clos d 77 Régularisations du résultat de l’exercice en cours e 5331 Avoirs en banque ∑.3.

Les particularités comptables dans les SICAV Section 3. Codification des Absence de codification. Une page pour Présentation en Liste.Critère primaire (Courant/Non courant) Les actifs et les passifs sont classés par éléments bilantiels . "PA" financiers pour les passifs.Etat de variation de l’actif net .Bilan . Chapitre 2 La présente section ne va pas s’appesantir sur cet aspect.Un modèle autorisé prévoyant le l’excédant des revenus des placements classement des charges d’exploitation (classés par nature de titres) sur les par nature. balance. "PR" alimentés par la pour les produits et "CH" pour les charges.Revenu net des placements : il est égal à . dépréciation. . . Eléments de cours préparés par Mohamed Neji Hergli – Novembre 2010 42 .Un modèle de référence prévoyant le charges de façon à déterminer les valeurs classement des charges d’exploitation et soldes intermédiaires suivants : par destination. bilan capitaux propres et passifs.Les postes sont codifiés par un préfixe postes et des sous comportant 2 lettres majuscules suivis postes des états d’un chiffre. d’actifs.Etat des flux de trésorerie . Classement des . charges de gestion des placements.Résultat d’exploitation .Sommes distribuables de l’exercice telles que définies par l’article 27 de la loi n° 2001-83 du 24 Juillet 2001.…) et de la valeur nette comptable. ("AC" pour les actifs. pour les actifs et exigibilité croissante pour les passifs) Présentation de Deux modèles de présentation sont Un modèle unique ayant la particularité l’état de résultat prévus : de faire apparaître les produits et les . Ces divergences sont récapitulées dans le tableau suivant : Cadre Général (NC 01) Cadre OPCVM (NC 16) Composantes . Présentation de la Valeur brute suivie des corrections de Présentation directe de la valeur de valeur des éléments valeurs (Amortissements. .Etat de résultats . Les actifs suivis des présentation du les actifs et une autre page pour les passifs et de l’actif net.Les sous postes sont codifiés par un préfixe comportant 2 lettres majuscules suivis d’un chiffre et d’une lettre minuscule. provisions pour réalisation. et notamment le contenu de chaque poste et sous poste des différentes composantes de synthèse sont fixées par la norme NC 16. Particularités de la présentation des états financiers des SICAV : Les règles spécifiques régissant la présentation des états financiers des SICAV. mais plutôt se propose de mettre en exergue les principales divergences du cadre de présentation appliqué aux SICAV par rapport à celui édicté par la norme générale NC 01.Bilan .Etat de résultats .Notes aux états financiers Format de Présentation sur 2 pages.Critère secondaire (Liquidité croissante nature. .Notes aux états financiers . "CP" pour l’actif net.