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<a href=Revue d'économie industrielle Dysfonctionnements, coûts et performances cachés dans l'entreprise Alain Martinet , Henri Savall Résumé A. Martinet et H. Savall - Dysfonctionnements, coûts et performances cachés dans l'entreprise Cet article se propose de révéler l'importance quantitative et qualitative des coûts cachés liés aux dysfonctionnements dans l'entreprise (absentéisme, turn-over, défaut de qualité des produits ) Cette démarche conduit à une réflexion sur la notion .. d'efficience et sur la compatibilité entre objectifs économiques et objectifs sociaux. Abstract A.Martinet et H.Savall - Dysfunction, hidden costs and performances in the enterprise The purpose of this article is to show the qualitative and quantitative importance of unseen costs in the organization which are related to dysfunctions (absenteism, workers turn-over, ). After this, a reflexion on the concept of efficiency is driven, and the ... compatibility between economic and social goals is discussed. Citer ce document / Cite this document : Martinet Alain, Savall Henri. Dysfonctionnements, coûts et performances cachés dans l'entreprise. In: Revue d'économie industrielle, vol. 5, 3e trimestre 1978. Efficacité et rentabilité. pp. 82-94 ; doi : 10.3406/rei.1978.995 http://www.persee.fr/doc/rei_0154-3229_1978_num_5_1_995 Document généré le 08/06/2016 " id="pdf-obj-0-2" src="pdf-obj-0-2.jpg">

Résumé

A. Martinet et H. Savall - Dysfonctionnements, coûts et performances cachés dans l'entreprise

Cet article se propose de révéler l'importance quantitative et qualitative des coûts cachés liés aux dysfonctionnements dans

l'entreprise (absentéisme, turn-over, défaut de qualité des produits

)

Cette démarche conduit à une réflexion sur la notion

.. d'efficience et sur la compatibilité entre objectifs économiques et objectifs sociaux.

Abstract

A.Martinet et H.Savall - Dysfunction, hidden costs and performances in the enterprise

The purpose of this article is to show the qualitative and quantitative importance of unseen costs in the organization which are

related to dysfunctions (absenteism, workers turn-over,

).

After this, a reflexion on the concept of efficiency is driven, and the

... compatibility between economic and social goals is discussed.

Citer ce document / Cite this document :

Martinet Alain, Savall Henri. Dysfonctionnements, coûts et performances cachés dans l'entreprise. In: Revue d'économie industrielle, vol. 5, 3e trimestre 1978. Efficacité et rentabilité. pp. 82-94;

Document généré le 08/06/2016

<a href=Revue d'économie industrielle Dysfonctionnements, coûts et performances cachés dans l'entreprise Alain Martinet , Henri Savall Résumé A. Martinet et H. Savall - Dysfonctionnements, coûts et performances cachés dans l'entreprise Cet article se propose de révéler l'importance quantitative et qualitative des coûts cachés liés aux dysfonctionnements dans l'entreprise (absentéisme, turn-over, défaut de qualité des produits ) Cette démarche conduit à une réflexion sur la notion .. d'efficience et sur la compatibilité entre objectifs économiques et objectifs sociaux. Abstract A.Martinet et H.Savall - Dysfunction, hidden costs and performances in the enterprise The purpose of this article is to show the qualitative and quantitative importance of unseen costs in the organization which are related to dysfunctions (absenteism, workers turn-over, ). After this, a reflexion on the concept of efficiency is driven, and the ... compatibility between economic and social goals is discussed. Citer ce document / Cite this document : Martinet Alain, Savall Henri. Dysfonctionnements, coûts et performances cachés dans l'entreprise. In: Revue d'économie industrielle, vol. 5, 3e trimestre 1978. Efficacité et rentabilité. pp. 82-94 ; doi : 10.3406/rei.1978.995 http://www.persee.fr/doc/rei_0154-3229_1978_num_5_1_995 Document généré le 08/06/2016 " id="pdf-obj-0-53" src="pdf-obj-0-53.jpg">

Dysfonctionnements,

coûts

et

performances

cachés

dans

l'entreprise

par Alain MARTINET

et Henri SAVALL

Université

Institut

des

Entreprises

de Lyon

Socio-Economie

etII etdes I.E. Organisations

S. CL.

L'économiste et le gestionnaire, interpelés

sur

les

notions d1

à

ce

efficacité

qui fonde,

et de rentabilité, ont-ils quelque chose

dès l'origine

à ajouter

?

Le

bilan

leurs sciences et leur pratique

sur

le

foisonnement récent des analyses et des propositions

social

(1) ,

consacré

par le Législateur

(2)

fournit, croyons-nous, la

possibilité de répondre par l'affirmative à cette question.

La lancinante opposition entre l'économique et le

entre

le

financier et

le

social,

social et,

a

fortiori,

ne nous invite-t-elle pas,

dans sa fragilité scientifique mais sa formidable puissance, née de

l'histoire et

de nos instruments de calcul,

à

une tentative

de

transcendance bénéfique ?

La volonté

de poser

une pierre dans

ce

dépassement commande d'

La

firme

élargir la réflexion à l'efficience et à la productivité.

des théories micro-économique et financière est, fondamentalement, une

unité de production

rentabilité

qualifié

et

un centre

un ratio

de

calcul

guidés par l'objectif

et

de

un

par

monétaire entre un résultat

capital investi. L'efficacité économique se déduit aisément de ce

concept en

l'objectif.

Mais

ce qu'elle

fait référence

à

l'écart par

rapport à

l'entreprise de la

réalité comme celle des

sciences de

sont

gestion, est aussi une organisation sociale caractérisée par une

pluralité d'acteurs et donc d'objectifs

dont

on

peut

poser

susceptibles de s'investir dans des activités

e f\ f)-ic-( e n-t ci

niveaux), c'est à dire donnant finalement des produits

englobante)

supérieurs aux "inputs" absorbés.

qu'ils

(à différents

(de façon

L'efficience,

qui

ne contraint pas

à poser

les

la nécessité"ex ante"

qui

chan-

de l'objectif unique

rend

compte de

(ou du consensus

objectifs) , mais

en

énergie de

l'usage qui est

sur

fait des dotations

(1)

(2)

Cfr.

l'intéressant dossier "du bilan financier au bilan social"

,

183, octobre-décembre 1977

les Cahiers Français

Cfr.

Revue

Française de Gestion

novembre -décembre

,

12

et

13

et

leur

supplément

— 82

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE —

des "activités de l'unité"

à

gement des

(1)

entendu ici

notre avis,

économique .

acteurs et,

en résultante,

ainsi que son cas particulier, la productivité économique,

au

sens

de

la

théorie des

les concepts pertinents de

surplus

(2), constituent,

la rénovation utile

du calcul

De façon plus opératoire,

il

convient de leur

associer les

concepts de "coût-performance" et de dysfonctionnement. Bon nombre

d'opérations dans l'entreprise présentent cet ambi-caractère ;

ainsi un accroissement de

qualification est-il

tout

à

salaire

la fois

lié

à une augmentation

de

la

un sur-coût financier

(au sens

la compatibilité usuelle), une performance sociale (selon la

comptabilité sociale

économique si

(3))

mais aussi peut s'avérer une performance

l'on modifie l'horizon du calcul,

de

puisque dans une optique

stratégique, cet accroissement de salaire qualification est peut -

être

la condition nécessaire d'une amélioration de la qualité des

évolution vers le

haut

de gamme.

produits et/ou de leur

La

mise en évidence

des coûts-performances masqués par les

systèmes comptables en vigueur devient un enjeu de l'efficience accrue.

Le repérage, à un niveau micro-spatial au sein de l'organisation,

dysfonctionnements porteurs de coûts cachés constitue le matériau

essentiel

de

sa mise

en oeuvre.

A cet

égard,

des

le dysfonctionnement sera

perçu exc£ui-¿uemení comme un écart par rapport au fonctionnement

attendu, référencé selon la norme habituellement acceptée par les

partenaires sociaux, et sera en conséquence débarrassé de tout

jugement de valeur.

simplement

la

)

L'économiste et le gestionnaire postuleront

du calcul

économique à partir

empruntera, selon les cas,

décision complexe

de normes

.

possibilité

d'activité dont

modalités d'un

la fixation

système de

les diverses

dialectique. . .

(définition autocratique,

A partir

de

ces

concepts,

cet article

se propose

de mettre

en

vers

lumière l'importance qualitative et quantitative des coûts cachés

liés aux dysfonctionnements dans l'entreprises ainsi que les

possibilités de leur réduction,

utilisable pour leur saisie,

avant de développer la méthode

de

résumer

notre

et enfin

une analyse socio-économique de l'entreprise.

propos d'étape

I - DYSFONCTIONNEMENTS, GESTION DE L'ENTREPRISE ET ECONOMIE

INDUSTRIELLE.

1.1. L'importance qualitative et quantitative des coûts cachés liés

aux dysfonctionnements dans l'entreprise

1.1.1. Dans

une optique très

proche de

la nôtre,

P.

TABATONI et P.

(4)

qui

s'

JARNIOU ont dressé une typologie des dysfonctionnements

opèrent

au profit

de

l'un

ou

l'autre

des trois système

:

organisation.

(1)

(2)

(3)

(4)

Un rapprochement fructueux est ici

FRIEDBERG,

à

faire

entre M.

1977,

CROZIER, E.

et

la

"L'acteur et le système",

PERROUX,

ch

.

II

le Seuil,

contribution íiidnti&tlí de F.

nouvelles", Dunod, 1975,

"Unité actives et mathématiques

et III notamment.

Cfr. L'ouvrage

toujours actuel de

le Seuil,

1969

dividendes du progrès",

P.

MASSE,

P.

BERNARD,

"Les

Cfr.

par

ex.

F. REY "Introduction à la comptabilité sociale",

Entreprise Moderne d'Edition - 1978

in

"Les systèmes de gestion",

P.U.F. Collée S-D,

1975,

pp.

201

sq.

— 83 —

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE

finalisation et animation.

A l'intérieur de ces catégoires,

et

à

des

niveaux micro-spatiaux, apparaît en permanence un grand nombre de

dysfonctionnements qui sont largement occultés dans la vision

déterministe de

l'organisation,

voire même,

d'une certaine

façon dans

la

à

donner

(1).

vision systémique. Ces optiques conduisent généralement à surestimer

fortement la "rationalité" du fonctionnement et plus précisément, en

limitant de façon drastique

la marge

de

liberté des acteurs,

une image extraordinairement réduite du champ des possibles

Le chercheur, habitué à l'observation directe du terrain,

ressent intuitivement combien est fructueuse la démarche qui,

satisfaisant pas de l'analyse des

entrées et des sorties

de

ne

la

se

"boite

noire", poursuit inlassablement la mise en évidence des réponses des

acteurs à des choix imposés et révèle du même coup l'étendue des

micro-régulations alternative effectivement mises en oeuvre. Ainsi, par

exemple, dans un atelier d'une usine sidérurgique comprenant 96

ouvriers, 110 schémas de régulation ont été mis en lumière pour environ

400 absences d'ouvriers sur la période analysée

financière a permis de confirmer l'hypothèse

l'absentéisme

était

que

pratiqué et

très élevé.

(2) . L'évaluation

le

coût

de

extrêmement variable en fonction du type de régulation

que

le

degré de

liberté de

l'encadrement était à cet égard

La relation de ces résultats avec l'efficience économique est

immédiate. Elle nous renseigne directement sur la performance ooten-

tiellement contenue dans certaines pratiques relativement à d'autres

et nous désigne

en conséquence les

"points noirs"

et

les

actions de

correction envisageables, partiellement ou totalement finançables

par l'enveloppe budgétaire ainsi décelée.

De façon plus qualitative, l'efficience micro-sociale est

la

révélation des

coûts imposés aux travailleurs dans

De

ce dernier

point

de

vue,

relationnel.

approchée par

l'ordre ergonomique ou

pour

une

dans

structure organisationnelle donnée, l'on observera des différences

considérables dans la possibilité qu ' ont des travailleurs ou des

groupes de travailleurs de mettre en oeuvre

leurs aptitudes et,

une optique dynamique, de développer leur degré d'autonomie sociale

et culturelle (3).

1.1.2.- Au plan financier, l'importance quantitative de certains coûts

cachés

s'avère très

A

grande dans

la

plupart des recherches

expérimentales effectuées.

résultats

suivants

:

titre

d'illustration, on peut mentionner les

- Pour un établissement industriel de 350 personnes

l'ensemble

des

coûts

liés

à

trois

du personnel

soit

7,5

%

du

et défauts

coût

en

1977,

dysfonctionnements : absentéisme, rotation

des produits,

se monte

20

%

à

de

3.200.000F

la masse

de qualité

standard de production ou encore

salariale. Ces chiffres sous-estiment d'ailleurs le coût réel dans la

mesure où certains éléments n'ont pu être saisis (coût des

perturbations pour l'absentéisme,

défauts de qualité

par

coût du préjudice commercial pour les

exemple) .

Une estimation des cinq indicateurs de

dysfonctionnement retenus (les trois cités auxquels s'ajoutent la nro-

(1)

(2)

(3)

C'est

aussi

la nosition

de

M.

CROZIER

et E.

FRIEDBERG, op . cit .pp . 35

sq .

"Evaluation quantitative et financière de l'absentéisme"

,

étude

réalisée par E.

COLLIGNON sous la direction de H.SAVALL, ISEOR

ESCL)

-

mars

1978.

(Université Lyon II,

"L'amélioration de l'équilibre emploi-formation par action sur la

variable emplois qualifiés"

, étude

réalisée par E.BECK et M.RENNARD

MARTINET,

ISEOR,

juin 1978.

sous la direction de H.SAVALL et A ..

— 84 —

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE —

ductivité directe et

12

salariale

%

du

(1).

coût

la

sécurité du

personnel) , conduisait ainsi à

à

30

%

de

la masse

standard de production ou

S'agissant de l'usine sidérurgique évoquée plus haut,

de

s ' absentéisme

des

soit

pour

un

mois

de

pris

l'année

1977

deux tiers

19

%

de

en charge

son budget.

se

-

le

coût

total

montait à

environ dont plus

service

analysé,

di rectement par

560.000F

le

-

Dans une autre recherche portant

sur

le

coût

de

la

rotation du

personnel dans une grande entreprise de l'industrie mécanique, les

éléments relatifs au recrutement et à

évalués

à

2,5 mois

de salaire

poste effectivement pourvu,

sur embauches nouvelles.

l'adaptation au poste ont été

et

à

6

mois

de

par recrutement d'O.S.,

du

très

compte tenu

fort taux

par

rotation

De

le

tels

chiffres qui poussent le gestionnaire à l'action,

des outils plus

appropriés que

usuels à saisir

la

invitent

chercheur à élaborer

comptabilité analytique et

le contrôle de gestion

et mettre

en lumière les coûts liés aux dysfonctionnements évoqués.

1.2. La réduction des dysfonctionnements

La littérature relative aux théories des organisations tend à

et

centrer ses réflexions sur les relations entre politiques

structures d'une part, entre structures et comportements d'autre part.

 

Il

n'est

pas

présent article,

de

ces

 

conditions

de travail

 

Il

apparaît à

la

dans notre propos,

relations qui ont

d'analyser dans le cadre

fait

(2),

du

l'objet de nombreux travaux

en structure

(3)

ou

en

réalité et

à

1'

la part des chercheurs

(4) .

en stratégie

lumière de l'observation de la

examen critique des théories que la réduction des dysfonctionnements

doit s'insérer dans un schéma englobant dans lequel l'efficience

reprend un statut informationnel indispensalble lui permettant d'infléchir

dans un souci de régulation les conduites , les choix et les politiques.

politiques

»-structures

  • i efficience -• —

»-comportements

'

La recherche de

l'efficience économique et sociale passe par de

multiples niveaux, depuis celui de la stratégie globale de

l'entreprise (5), jusqu'aux améliorations ponctuelles des situations de

travail dans les micro-espaces, en passant par des innovations organisa-

tionnelles au sein

de

la

structure,

et les choix d'investissement.

Au niveau de l'organisation du travail,

la réduction des

dysfonctionnements passe par une évaluation des coûts et performances

ti)

(2)

(3)

(4)

(5)

H . SAVALL"Rapport scientifique

annuel

à

la

D.G.R.S.T.

sur l'analyse

économiaue des conditions de travail". Action sur programme RESACT

1976-1978", I.S.E.O.R.,

1977

H. I .ANSOFF,

P . R. DECLERCK , R.L.IÏAYES,

strategic management", Wiley , 1976

"From strategic planning to

H. I. ANSOFF, "La structure de l'entreprise aujourd'hui et demain",

EIASM, Bruxelles, février 1974

Cfr.

L'analyse de ces

contributions in H.

SAVALL "Enrichir le tra--

2ème

Ed.

1978

vail humain : l'évaluation économique",

Dunod,

voir note page suivante.

— 85 —

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE

rés, soit de façon intertemporelle (avant et après le changement

organisationnel) , soit de façon inter-spatiale (analyse de

plusieurs modes

d'organisation

concomitants) .

La recherche

expérimentale démontre que cette évaluation est ■¿ni^.gn-t^-iante. si l'on applique

les méthodes de la comptabilité classique,

significatifs se trouvent,

car les éléments

pour l'essentiel parmi les coûts cachés

(1).

Une

à

recherche en cours

laver

où coexistent

(2)

dans un atelier

de montage

de

machines

trois

formes d'organisation du travail -

groupes semi-autonomes, groupes en tâches élargies et chaînes

traditionnelles - a déjà livré des résultats intéressants concernant

l'absentéisme,

(voir

ainsi

page suivante) .

que

le montrent les

chiffres du tableau

1

Si

les effets de changements effectués

à

sur

,

la

il

situation du

travail sont directement perceptibles

remarquer que des choix effectués

de

la stratégie

leurs effets

(l'atelier,

ce niveau

convient de

ceux relevant

à d'autres

(3)

niveaux -

sociale par exemple

- tendent

aussi à propager

de l'activité

jusqu'au lieu ultime de la régulation

le

bureau

.

.

.

)

.

Il

de

est clair que l'omission

l'homme en situation

des phénomènes inhérents à

par

les

l'activité

de travail,

systèmes comptables

en vigueur,

privilégier des

inspirés de l'analyse néo-classique, conduit à

choix d'investissement

imprudemment capitalistiques aux

conséquences

multiples, désormais bien analysées par les sciences

:

exclusion de

l'homme du

de gestion et l'économie industrielle

processus de production, détérioration au moins relative des conditions

de

vie

au travail,

déqualification de nombreux emplois, substitution

avec ses corollaires

aux plans

du

exagérée du capital au travail,

chômage et de l'inflation.

II - DE L'EFFICIENCE "PERDUE" A L'EFFICIENCE "RETROUVEE"

?

  • 2.1. Les systèmes comptables usuels et 1 ' efficience perdue Parler d'efficience perdue en l'état actuel des systèmes

bien sûr,

d'information ne signifie pas,

mente celle-là,

d'efficience,

performances .

qu'en changeant ceux-ci on aug^-

mais seulement que les poches virtuelles

une fois repérées, puissent produire effectivement des

Ainsi qu'on

l'a

vu

dans

les exemples cités

plus haut,

il

difficile de se satisfaire d'une comptabilité qui masque jusqu'à

est

30

%

de

(5) A. MARTINET "Analyse de l'environnement, planification et

management stratégiques

Université

de

de

la

Paris-Dauphine ,

grande

1975

entreprise",

Thèse d'Etat,

(1)

H. SAVALL "Propos

d'étape sur la régulation socio-économique de 1'

entreprise par la recherche de la compatibilité de l'efficience

économique et du développement humain" , Rapport au Vllème Colloque

international du Collège de France, décembre, 1977

(2) Evaluation socio-économique comparée de trois modes

d'organisation",

étude

réalisée par 0.

UZAN

et M.

de H. SAVALL, I.S.E.O.R.,

juin

1978

LOPEZ

sous la direction

(3)

A. MARTINET "Stratégie économique et stratégie

sociale

de

la

grande entreprise", Cahiers Lyonnais de la Recherche en Gestion

1, février,

1978.

— 86 —

Lu J
00

UJ

QC

LU

LU

LU

Ü

Q

O

O

ORGANISATION DU TRAVAIL

+ polyvalents

FORMES

TOTAL ATELIER

G. S.A. 1+2+3+4+5+6

G. S. A.

G. S. A.

Groupe

Chaînes

traditionnelles

élargies" "tâches

BS
M

G

R

ASM

EFF

Ace

Bl

TABLEAU COMPARATIF DE L'ABSENTEISME PAR FORME D'ORGANISATION DU TRA

: Bon

D '

3+4+5+6

: effectif

1

Maladie

Grève

Absence sans motif

Retard

Accident

Blessure

+

Evénements familiaux

Formation

Congés payés légaux-

Congés ouvriers

Congés sans solde

Heures attendues

0. 22

0.12

0.20

G
0

0

0

R
0.06
0.07
0.08

0.06
0.08

0.08

(en pourcentage des

Total
6.60
8.31

Sous

8. 58
13.67

7.37

13. 14

For.
0.41

3.10
1.88
0.31

0.38

0.46

c.o.
0

0. 17

0.18

0

0
0

Tot
0.41

0.31

Sous

3.10
1.88

0.56
0.63

Ï-JFH . BS M Ace. ASM El 2 12 0. 14 5.10 0.82 0.44 0.05 24
Ï-JFH .
BS
M
Ace.
ASM
El
2
12
0.
14
5.10
0.82
0.44
0.05
24
0.06
6.71
0.90
0.46
0.10
38
0.09
5.82
0.83
0.48
0.08
18
0.15
7.38
0
0.83
0.03
510
0.
24
10.83
0.40
1
.84
0.06
566
o
-n
10.43
0.41
1
.72
0.06
de sortie
For
CO
CSS
EF
CPL
HA

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE —

la masse salariale,

bien qu'elle en tienne compte ¿mp¿¿c¿te.m&nt et

Le caractère implicite

de cette

prise en

compte

ne permet

pas

aux fonctionnels comme aux opérationnels de voir leur attention

attirée par ces résultats.

n'a

de sens véritable

de contrôle, c'est

à

Souvent amorphe, la comptabilité analytique

à

des

objectifs et des points

que par rapport

dire

lorsqu'elle est utilisée dans une optique

si elle veut satisfaire

lui

faut devenir

;

de contrôle de gestion. Mais précisément,

les objectifs et besoins du management,

évolutive

et

circonscrite

à

des domaines

il

problèmes actuels

à

ceux de

de

l'époque

précis. Evolutive car les

la gestion ne sont pas nécessairement

a

été

conçu l'essentiel

identiques

du système comptable

circonscrite à des domaines précis, puisque seule cette segmentation

permet les actions de correction.

à

Le caractère global de la saisie des dysfonctionnements

l'analyste

de déceler

encore les

les

lieux

se

interdit

produisent les coûts

;

si

et

bien plus

causes potentielles de ces coûts

l'absen-

téisr.ie constitue dans certaines unités un élément pondéreux, c'est

plutôt la qualité des produits,

pertinents dans d'autres cas.

ou les accidents

du travail,

qui

sont

Par ailleurs,

certains des indicateurs évoqués deviennent

Sauf S accepter

obligatoires dans la perspective du bilan social.

de

conforter la dichotomie construite entre l'économique et le social, et

à voir ces indicateurs servir exclusivement les services du personnel,

il est particulièrement important, en les intégrant à la comptabilité

analytique de permettre une décentralisation du bilan social dans les

structures opérationnelles et de gérer ainsi explicitement la

relation entre

économique de

catégories (1)

-

les

qualitatifs ,

-

-

les phénomènes qu'ils décrivent et

la performance

l'entreprise.

Les éléments

les systèmes comptables usuels peuvent être regroupés en trois

:

2.2. Les coûts et performances cachés et l'efficience retrouvée

de coûts et de performances non identifiés

dans

elements nor. quantifiables en l'état actuel de la connaissance

social français,

nui resteront provisoirement appréhendés par des indicateurs

les éléments quantifiables non susceptibles d'être évalués

financièrement qui

constituent

l'ossature du bilan

les éléments quantifiables évalués financièrement qu'il est possible

d'intégrer dans la comptabilité analytique actuelle et nui, plus

généralement appartiennent à un bilan financier rénové ¿ans

l'appréciation par

exemple de deux situations de travail.

Le bilan socio-économique complet est composé des trois séries

d ' indicateurs comme le montrent les schémas ci-après

(1) K. SAVALL "Analyse socio-économique, diagnostic

d'amélioration des conditions de vie au travail",

l'Entreprise,

12,

janvier 1978

La

et décision

Revue de

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE — BILAN SOCIO-ECONOMIQUE A Effets quantifiés et Phénomènes liés Quantification Evaluation évalués
— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE —
BILAN SOCIO-ECONOMIQUE
A
Effets quantifiés et
Phénomènes liés
Quantification
Evaluation
évalués financièrement
à la régulation
des effets
économique
(indicateurs financiers)
de 1 ' activité
des effets
dans
1 ' atelier
Effets quantifiés non-
ou
dans
1
évalués financièrement
'entreprise
(indicateurs
quantitatifs)
C
Effets non quantif iables
Bilan
(indicateurs qualitatifs)
financier
Bilan social
rénové
""""- ^Mode d'organisation Nouveau Traditionnel [N - T] Ensemble ~-^^_^ N T 3es variables — ~^_^
""""-
^Mode d'organisation
Nouveau
Traditionnel
[N - T]
Ensemble
~-^^_^
N
T
3es variables
— ~^_^
évaluation financière
"al"
.
absentéisme
aT
.
turn-over
tN
tT
.
qualité
qN
= T N(F)
qT
=T T(F)
T
N(F)
-T
T(F)
. productivité
pN
pT
.
sécurité
_sT
Evaluation
'Fqt (N)
quantitative
'F qt
(T)
psychosociologique
t
N(SE)
T
T(SE)
fql(N)
qualitative
>F ql
(T)
r
Evaluation
'F'qt(N)
quantitative 'F'
qt (T)
ergonomique
T
N(F)
X
T(F)
■'F'ql(N)
qualitative
T
ql (T)
Ensemble
T M (SE)
T T(SE)
[t
N(SE)
-
tT(SE)]

— 89 —

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE —

Ainsi que

le

suggère la matrice,

1 ' explicitation

porte tout

à

la

fois sur íes coûts-performances ergonomiques et psycho-sociologiques

qualifiées usuellement de "sociales" et sur les coûts-performances

"économiques" (stricto sensu) . Les résultats contenus dans cette

matrice sont un guide efficace lorsqu'il s'agit de décider d'un projet

de réorganisation.

mettre

en

lumière,

de

compatibles ou

économique,

non

avec

Ils présentent, en effet,

façon

liée,

l'immense mérite de

les gains d'efficience sociale

de l'efficience

le maintien ou l'élévation

et ceci dans une problématique

familière au management.

En effet, ces

résultats peuvent appartenir à

situations suivantes :

l'une ou l'autre

des

-

-

le

projet améliore

à

la

fois l'efficience

économique et l'efficience

sociale : la décision relève de la rationalité économique dominante,

étayée par

la positivité du calcul,

le projet diminue

traduit

quantitatifs

ou

par

un

(à court

terme)

l'efficience économique, mais se

:

excédent au

niveau des indicateurs sociaux

sa réalisation

des éléments qualitatifs

s'inscrit dans

une rationalité économique intuitive étayée par un raisonnement de

type stratégique

:

le

coût net financier est

jugé

ou non compensé

par les éléments positifs non évalués financièrement.

-

le projet est déficitaire dans

socio-économique

:

il

les

trois

phases du bilan

réalisé par

peut être abandonné mais aussi

anticipation de l'événement qui pourrait imposer le

changement, ceci dans

une optique de stratégie sociale, voir de stratégie économique.

Une telle démarche se fixe fondamentalement l'objectif

d'accroître l'intersection entre les objectifs économiques et les objectifs

sociaux des différents partenaires sans changer la nature de

l'entreprise,

alors qu'une partie

"responsabilité sociale",

de la littérature

actuelle sur

sa

en stipulant a priori l'antagonisme entre les

deux catégories, laisse craindre une institutionnalisation de cette

"organisation cardinale du capitalisme".

Elle

est une tentative pour accroître le nive.au d'e^-i'cience

réalité du jeu

à

somme non nulle,

de

jeu

à

en

posant la

alors que le raisonnement

somme

nulle

-

toute

-

orthodoxe transforme son hypothèse

performance sociale est un appauvrissement économique de l'entreprise

en contrainte "objective".

Elle

est aussi

une méthode permettant de révéler les

ceci au plan explicatif

covidÁ.t.Lont,

de

n é a (' ci a f < 'on

de l'efficience,

(analyse fine

des conditions observées) comme au plan normatif (explicitation du

champ des possibles par relativisation de la contrainte technico-éco-

nomique à l'atteinte d'objectifs sociaux) .

Elle est enfin un système d'informations

les partenaires

sociaux

:

favorable

à

la

négociation entre

à l'intérieur de l'entreprise,

la réduction de certains coûts cachés comme l'absentéisme ou les

défauts de qualité

-

et

donc

la performance économique

- peut constituer

l'enjeu d'une négociation sur des accroissements de rémunérations par

exemple - performance sociale -

;

vis

à

vis

de

son environnement,

1'

entreprise qui peut démontrer l'impossibilité d'intégrer certains

coûts sociaux

doute

à

même

(1)

d'en

dans son calcul micro-économique rénové, est sans

obtenir le financement

auprès du

consommateur - il

n'y a pas de différence de nature entre le fait de lui faire suppor-

(1)

JESSUA "Coûts sociaux et coûts privés",
1968

Au sens

de

Cl.

— 90 —

P.U.F.

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE —

ter

les dépenses de publicité

et celui

de

lui

faire payer tel

dispositif onéreux de protection

d'élimination

de

la pollution

-

des ouvriers

sidérurgiques ou

ou auprès des pouvoirs publics.

Il

est difficile

ici

de

détailler

la méthodologie utilisée

aux dysfonctionnements

actuellement en recherche expérimentale, qui permet la mise en

évidence

des

coûts

et

performances cachés

observés. Bornons-nous à dire que,

fiable,

liés

désireuse d'aboutir à un modèle

aussi peu

avant de présenter un modèle réduit opératoire

déformant que possible,

elle se traduit par une investigation clinique

six mois

prise de connaissance

des

indicateurs de

du

coûts,

pour

la

très approfondie dans les organisations analysées. Ainsi, la

recherche

sur

les

coûts des

défauts de qualité,

d'une durée

:

environ, a nécessité les phases suivantes

problème, élaboration,

qualité,

test et mise

en place

de

élaboration du modèle de gestion permettant la mesure des

,

analyse qualitative

Mais

la qualité

économique,

et

du modèle

réduit et

ce

évaluation financière

seule phase analytique.

l'importance de l'enjeu méritent sans doute cet investissement.

III

-

VERS

UNE

SOCIO ECONOMIE DE L'ENTREPRISE

? PROPOS D'ETAPE

Au stade actuel

de la recherche,

qui

il est possible de distinguer

première étape vers une

deux séries de résultats

ne sont qu'une

analyse socio-économique des entreprises et des organisations.

  • 3.1. Les ré sultats technologiques

    • 3.1.1. Ils intéressent tout d'abord la comptabilité analytique ouis-

qu'après avoir posé le cadre théorique de sa rénovation

avons pu tester expérimentalement et commencé à diffuser,

soit de façon intégrée, soit de façon extra-comptable,

coût des cinq indicateurs retenus jusqu'ici

du personnel,

travail.

:

(1) ,

au

nous

plan

pédagogique, les premiers éléments opératoires. Telle que nous la

présentons,

l'analyse des coûts est actuellement à même d'accueillir,

le

calcul du

rotation

absentéisme,

qualité, productivité physique directe,

accidents du

Avec les

notions de performances et coûts cachés, celle

(2) , amortissable

d'investissement en ressources humaines

sur une certaine

durée de vie (coûts de recrutement, d'adaptation au poste et de

formation par exemple) , distingué des autres charges d'exploitation, en

constitue le fondement conceptuel. Au plan technique, l'imputation

rationnelle des charges de structure en est le principe essentiel.

Le tableau ci-après donne

coût d'absentéisme.

un exemple pédagogique

du calcul

du

  • 3.1.2. Le véritable intérêt de cette comptabilité analytique rénovée

est

socio-économique"

de servir

la

mise d'une
mise
d'une

en place

d'un

"tableau de bord

permettant

au travail.

part une pertinence accrue du contrôle

de

gestion usuel,

vie

et d'autre part un diagnostic

Il

suivi des conditions de

devient alors possible après pronostic sur lava-

éléments de ce

tableau d'analyser les

écarts a-

riation

de certains

près réalisation de tel projet d'amélioration des conditions de vie

au travail.

(1)

(2)

H. SAVALL "Enrichir

le travail humain

"

....

op.

cit.

Dans

l'optique

de

F.

PERROUX "L'Economie de la ressource humaine"

7,

1974.

in Mondes en Développement, n°

— 91

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE —

  • 3.1.3. Dans cette dernière optique, l'importance majeure des choix

d'investissement conduit à s 'interroger d'abord sur la modification

possible des manuels de procédure utilisés dans les grandes

entreprises dans

l'instruction des projets, ensuite sur la rénovation de

certains modèles de choix d'investissement en vue d'y intégrer

et performances cachés.

explorées

mono-critère,

de

:

i)

A

cet

égard,

tenter de passer,

dans

la maximisation des

deux voies

le

de

du

seul

facteur capital

-

à

les coûts

recherche sont

cadre des modèles

cash-flows actualisés

la

maximisation

de

la

- trop dépendants

valeur ajoutée -

;

(type ELECTRE II,

qui rend mieux compte de la combinaison capital-travail-

ii) utiliser les éléments d'appréciation de l'efficience

socio-économique

dans

les méthodes d'analyse multi-critères

par exemple) .

Ces résultats technologiques, brièvement résumés, désignent

immédiatement le sens de la contribution scientifique.

3.2. Les résultats scientifiques

  • 3.2.1. L ' explicitation des hypothèses

modèles technologiques

relativiser

la

dichotomie

sur lesquelles

reposent les

 
 

à

champ

 

totalement

 

même pour

le

bilan

(au

service

de

1'

évoqués, contribue,

après d'autres,

régnante entre le

champ économique et le

(1)

les dangers d'une

social. Nous avons montré par ailleurs

systématisation des pratiques

;

actuelles sur la stratégie sociale

il

en

va

de

détachée de la stratégie économique

social déconnecté du bilan financier. Pour intéressante qu'elle soit,

la

loi

française dans ce

domaine ne peut suffire

à réorienter

l'activité des

entreprises vers cette

économie finalisée

homme) , compatible avec l'économie intermédiaire

(économie des moyens) .

  • 3.2.2. Sauf à accepter le rejet systématique de l'investissement dans

la ressource humaine, "pour raisons économiques",

des

cas,

à

se

contenter de décisions

et performances essentiels,

redonner au calcul économique

une pertinence qu'il

l'économique

aux

-

biens

relations

seule

ou

dans

le meilleur

des coûts

prises dans l'ignorance

il est fondamental, croyons-nous, de

(au sens de l'analyse des coûts-avantages)

-

du

fait

de

la

réduction de

et

est

à celles

en train

entre les

hommes et

de perdre

-

par

la

sociaux" au bilan

les

a perdue

entre

les biens

et une homogénéité qu'il

< t ion

d'un bilan

/ uxtapoi

"coûts-avantages

"coût-avantages économiques".

3.2.3.

S 'agissant de la théorie des organisations

souligné au début

les dernières

contributions de F.

liberté par rapport au système.

aux conditions

de

enfin,

l'économiste

le

et le gestionnaire

sociologue.

L'on

a

convergences entre

M.

déjà

à expliciter

degré

de

retrouvent des points de contact avec

de

cet

article,

certaines

PERROUX et

celles de

Crozier par exemple

les

(2) . La recherche expérimentale nous conduit

deviennent

structures", en révélant les

régulations effectuées par l'acteur et donc son

A cet

vie

égard, les

au travail,

coûts et

performances cachés liés

aussi un "indicateur de plasticité des

différences d'efficience de plusieurs micro-espaces de l'organisation.

Aux plans scientifique et technologique,

l'analyse proposée

nous semble se situer dans la voie de l'interdisciplinarité puisqu'

(1)

(2)

in A. MARTINET "Stratégie économique et stratégie sociale

art.

cit.

"

...

F.

PERROUX "Unités actives ...

",

op . cit

. et

"Pouvoir et Economie"

Bordas, 1973

M. CROZIER

"L'acteur et

le système"

op. cit.,

et

voir aussi

les

critiques faites

27-28.11.1977

ñ&r. 1 977

par A.BIENAYME "Le réel

et J.

,

le rationnel" , Le monde,

de Crozier" ,L'

expansion ,

LESOURNE "La pensée

— 92 —

COUT D'ABSENTEISME DE LA SECTION

la même ligne dans

pour le
Sous-

Nombre d'heures

productivité

de remplacement

Coût horaire de

Produit

productivité

la sous-

mois de

les

Eléments de Modes ^ Imputation des Sursalaire des de régulation rationnelle remplaçants charges de LU Non-
Eléments de
Modes
^
Imputation des
Sursalaire des
de régulation
rationnelle
remplaçants
charges de
LU
Non-
~J Uj
d Nombre
' arrêt d'heures
production
s
Coût horaire
(charges de
00
structure non
couvertes par
1
Q
activité)
produit
UJ
O
Rémunération d
d'heures-
intérimaires
d Nombre
' intérimaires
O
o
LU
Q
üj
LU
QC
Déplacements et
remplacements
TOTAUX
X
ce
chiffre
peut être
inférieur à
celui de

— REVUE D'ECONOMIE INDUSTRIELLE —

elle offre des occasions de rapprochement et d'intégration

d'éléments pris dans des disciplines différentes et plus précisément

dans celles englobées usuellement dans les sciences humaines

(sociales)

d'une part, et économiques d'autre part.

économique,

même d'expliciter dans l'analyse

Elle permet par

le

mode

de

qui reste

raisonnement fondamental de la gestion, certains concepts

empruntés à d'autres disciplines.

Si elle se veut socio-économique,

finalisée

:

l'analyse est aussi

stratégique et

"l'économiste de la ressource humaine ne peut

accepter comme rationnelle la société d'exclusion qui ne connaîtrait

que l'échange

onéreux, l'accumulation rentable et l'opposition entre

(1).

l'économique et le social"

(1)

A propos

de

F.

PERROUX in

A.

MARTINET,

H. SAVALL et associés,

"Encyclopédie de l'économie", Larousse, 1978, 1ère partie.

— 94 —