You are on page 1of 632

COMMISSION EUROPÉENNE

Document de référence sur les meilleures techniques
disponibles

Gestion des résidus et stériles
des activités minières
Janvier 2009

Ce document est la traduction de la version anglaise publiée par la Commission européenne
qui seule fait foi.

Traduction V 0

Le présent document fait partie d'une série de documents prévus dont la liste figure ci-dessous
(au moment de sa rédaction, les documents n'ont pas tous été rédigés) :

Titre complet code BREF
Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à l'élevage intensif de volailles et de ILF
porcin

Document de référence sur les principes généraux de la surveillance MON

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à la tannerie TAN

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux verreries GLS

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à l'industrie papetière PP

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux aciéries I&S

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à l'industrie du ciment et de la chaux CL

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux systèmes de refroidissement CV
industriel

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à l'industrie du chlore et de la soude CAK

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à la transformation des métaux FMP
ferreux

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à l'industrie des métaux non ferreux NFM

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à l'industrie textile TXT

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux raffineries REF

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à la chimie organique LVOC

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux systèmes communs de traitement CWW
et de gestion des eaux et des gaz résiduels dans l'industrie chimique

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux industries agro-alimentaire et FM
laitière

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux forges et fonderies SF

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux émissions dues au stockage des ESB
matières dangereuses ou en vrac

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux aspects économiques et effets ECM
multi-milieux

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux grandes installations de LCP
combustion

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux abattoirs et à l'équarrissage SA

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à la gestion des résidus et des stériles MTWR
des activités minières

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables au traitement de surface des métaux STM

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables au traitement des déchets WT

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à la chimie inorganique (ammoniac, LVIC-AAF
acides et engrais)

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à l'incinération des déchets WI

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux polymères POL

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à l'efficacité énergétique ENE

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à la chimie organique fine OFC

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à la chimie inorganique de spécialités SIC

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables au traitement de surface utilisant des STS
solvants

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables à la chimie inorganique (produits LVIC-S
solides et autres)

Document de référence sur les meilleures techniques disponibles applicables aux céramiques CER

SYNTHÈSE
Portée du travail

Le présent travail couvre les activités liées à la gestion des résidus et des stériles de minerais
susceptibles d'avoir des répercussions considérables sur l'environnement. Il visait plus
particulièrement à rechercher les activités que l'on peut considérer comme des exemples de
"bonnes pratiques". Les techniques minières et le traitement du minerai ne sont abordés que
dans la mesure où ils concernent la gestion des résidus et des stériles. Le but est de faire
connaître ces pratiques et de promouvoir leur utilisation dans toutes les activités de ce secteur.

Le point de départ du travail et de la rédaction proprement dite du présent document est la
communication COM(2000) 664 de la Commission européenne, intitulée "La sécurité des
activités minières". Cette communication, qui fait suite aux ruptures de digues de retenue qui
se sont produites à Aznalcóllar et à Baia Mare, propose d'établir un plan de suivi comprenant
l'élaboration d'un document de référence MTD basé sur un échange d'informations entre les
États membres de l’UE et l'industrie minière. Le présent document est le résultat de cet
échange. Il a été élaboré en tant qu'initiative de la Commission et en préparation de la
proposition de directive concernant la gestion des déchets de l'industrie extractive 1.

Les accidents susmentionnés ont attiré l'attention du public sur la gestion des bassins de
résidus et des digues de retenue. Toutefois, il ne faut pas oublier que l'effondrement des terrils
peut également causer de graves dommages environnementaux. Les dimensions de ces deux
types d’ouvrages peuvent être énormes. Les digues peuvent mesurer des dizaines de mètres de
haut ; les terrils peuvent s'élever à plus de 100 m de hauteur et s'étendre sur plusieurs
kilomètres et ainsi contenir des dizaines de millions de mètres cubes de résidus ou de stériles.
D'après l'annuaire Eurostat 2003 2, l'on estime que l'UE-15 produit chaque année plus de
300 millions de tonnes de déchets d’extraction.

Le présent document porte sur les métaux suivants extraits et/ou transformés dans l'Union
européenne (UE-15), les pays en voie d’adhésion, les pays candidats et en Turquie :

• aluminium
• argent
• cadmium
• chrome
• cuivre
• étain
• fer
• or
• manganèse
• mercure
• nickel
• plomb
• tungstène

1
) COM(2003) 319 final du 2 juin 2003. La proposition de directive fait référence aux MTD aux articles 4, paragraphe 2, et 19,
paragraphes 2 et 3.
2
) Eurostat Annuaire 2003, Le guide statistique de l'Europe, 8e édition, Eurostat, l'office statistique des Communautés européennes,
Luxembourg

Résumé

• zinc.

Ces métaux sont tous abordés quelles que soient les quantités produites ou la méthode de
traitement du minerai utilisée (méthodes mécaniques, flottation ou procédés chimiques ou
hydrométallurgiques, comme le lessivage).

Ce document traite également du charbon et d’une sélection de minéraux industriels :

• barytine
• borate
• feldspath (s'il est récupéré par flottation)
• fluorine
• kaolin (s'il est récupéré par flottation)
• calcaire (s'il est transformé)
• phosphate
• potasse
• strontium
• talc (s'il est récupéré par flottation).

Le charbon n'entre en ligne de compte que s'il est transformé en produisant des résidus
(auquel cas il relève du thème susmentionné). En règle générale, cela signifie que la houille
(ou charbon noir) est concernée, tandis que le lignite (ou charbon brun), qui n'est
généralement pas transformé, ne l'est pas.

Du schiste bitumineux est transformé en Estonie et engendre de grandes quantités de résidus
dont il faut assurer la gestion. Il avait donc été décidé de l’inclure dans ce document.
Cependant, aucune information pertinente n'ayant été fournie à ce sujet, la question du schiste
bitumineux n’est pas abordée ici.

De même, cette étude ne tient pas compte :

• des sites abandonnés, bien que certains exemples de sites récemment fermés soient
examinés;
• de l'extraction, de la transformation et de la gestion des résidus liées à l'exploitation de gaz
et de liquides (par exemple, le pétrole et la saumure).

Pour tous les minéraux définis ci-dessus, le document :

• examine la gestion des stériles,
• aborde le traitement du minerai qui intéresse la gestion des résidus (par exemple, lorsque
le traitement influence les caractéristiques et le comportement des résidus),
• se concentre sur la gestion des résidus (stockage en bassin/digues de retenue ou sur terril,
utilisation comme remblais),
• inclut la couche arable et les morts-terrains s'ils sont utilisés dans la gestion des résidus.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 v

L'industrie minière

Le but de l'exploitation minière est de satisfaire la demande de ressources en métaux et en
minéraux afin de développer, entre autres, les infrastructures et d'améliorer la qualité de vie de
la population, étant donné que les substances extraites constituent bien souvent les matières
premières destinées à la fabrication de nombreux biens et matériaux. Il s'agit, par exemple, de
minéraux métallifères ou de métaux, de charbon, de minéraux industriels employés dans le
secteur chimique ou dans la construction, etc.

Les produits de l'industrie minière sont parfois utilisés directement, mais ils sont souvent
raffinés, par exemple dans des fonderies.

Dans toute activité minière, les étapes types du processus comprennent l'extraction, puis le
traitement du minerai et enfin l'expédition des produits et la gestion des résidus.

Pour la plupart des minerais métallifères, la production européenne est faible par rapport à la
production mondiale totale (par exemple 1% pour l’or et 7% pour le cuivre); il en va de même
pour la houille (6%). Contrairement à la production généralement en déclin dans les secteurs
des métaux et de l'exploitation houillère, la production de bon nombre de minéraux industriels
n'a cessé de croître en Europe. Pour la plupart d’entre eux, elle représente une très large part
de la production mondiale (par exemple 64% pour le feldspath et 20% pour la potasse).
Certains secteurs de l'industrie minière, comme l’exploitation des métaux et de la houille en
Europe, opèrent dans des conditions économiques difficiles, principalement parce que les
gisements ne peuvent plus soutenir la concurrence internationale. L’industrie communautaire
des métaux éprouve également des difficultés dans la recherche de nouveaux minerais
rentables dans des régions géologiques connues. Toutefois, malgré la baisse de la production
minière dans ces régions, la consommation augmente constamment. Par conséquent, la
satisfaction de cette demande implique la hausse des importations vers l'Europe.

La taille des entreprises de ce secteur varie considérablement, allant d'une poignée à plusieurs
milliers de travailleurs par site. Les propriétaires sont des compagnies internationales, des
holdings industriels, des entreprises publiques autonomes ou encore des sociétés privées.

Gestion des résidus et des stériles

La gestion des déchets provenant d'activités minières et des résidus et stériles dont traite en
particulier ce document représente habituellement une charge financière indésirable pour les
exploitants. Généralement, la mine et l'usine de traitement du minerai sont destinées à extraire
autant de produits commercialisables que possible, et la gestion des résidus et de
l'environnement dans sa globalité est alors conçue comme une conséquence des étapes du
procédé.

Les possibilités de gestion des résidus et des stériles sont nombreuses. Les méthodes les plus
courantes sont les suivantes :

• rejet des boues dans des bassins,
• remblayage de mines souterraines ou à ciel ouvert ou construction de digues de retenue
avec les résidus ou stériles,

Résumé

• déchargement des résidus ou stériles plus ou moins secs sur des terrils ou à flanc de
collines,
• emploi des résidus ou stériles comme matériau destiné à l'aménagement des sols
(agrégats, par exemple) ou pour la restauration,
• stockage à sec des résidus épaissis,
• rejet des résidus dans les eaux de surface (mer, lac, rivière, etc.) ou souterraines.

Les installations de gestion des résidus et des stériles sont de taille très variable : cela va de
bassins de la grandeur d'une piscine à des lacs de plus de 1 000 hectares et de petits amas de
résidus ou de stériles à des champs de plusieurs centaines d'hectares, en passant par des terrils
de plus de 200 m de haut.

Le choix de la méthode de gestion des résidus et/ou des stériles à appliquer dépend
principalement d'une évaluation de trois facteurs, à savoir :

• le coût,
• les performances environnementales,
• le risque d'accident.

Questions environnementales essentielles

Les principales répercussions environnementales des installations de gestion des résidus et
des stériles comprennent les incidences liées à l'emplacement du site et à l'occupation des sols
correspondante, ainsi que les éventuelles émissions d’effluents et de poussière durant
l’exploitation ou la phase d’entretien après fermeture. En outre, la rupture ou l’effondrement
de ces ouvrages peut occasionner de graves dommages environnementaux, voire des pertes en
vies humaines.

La base d’une gestion réussie des résidus et des stériles est une caractérisation correcte de ces
matériaux, y compris une prévision exacte de leur comportement à long terme, et un choix
judicieux de l'emplacement du site.

Émissions :
Les effluents et la poussière émanant des installations de gestion des résidus et des stériles,
qui font ou non l'objet d'un contrôle, peuvent s'avérer toxiques à divers degrés pour l’homme,
les animaux et les plantes. Les effluents peuvent être acides ou alcalins et contenir des métaux
dissous et/ou des composants organiques complexes solubles et insolubles entraînés lors du
traitement du minerai, ainsi que des substances organiques éventuellement présentes à l’état
naturel, comme les acides humiques et carboxyliques à longue chaîne provenant d'activités
minières. Les substances que contiennent les émissions, leur pH, leur teneur en oxygène
dissous, leur température et leur dureté peuvent tous être des aspects déterminants dans la
toxicité des émissions pour l'environnement récepteur.

Ces deux dernières décennies, la prise de conscience généralisée d'un problème
environnemental dans le secteur minier, le « drainage acide » ou DA, s'est renforcée. Le DA
est associé aux minerais sulfurés dont on extrait le plomb, le zinc, le cuivre, l'or et d'autres
minéraux, y compris du charbon. Ce phénomène peut se produire sur les parois riches en
sulfures des puits et des mines souterraines, mais seul le DA lié à la gestion des résidus et des
stériles est pris en considération dans ce document.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 vii

Les principales origines de ce problème environnemental sont les suivantes :

• la présence fréquente de sulfures métalliques dans les résidus et/ou stériles;
• l'oxydation des sulfures lorsqu’ils sont exposés à l'oxygène et à l'eau;
• la formation d’un lixiviat acide chargé en métaux par oxydation des sulfures;
• la formation de ce lixiviat durant de longues périodes;
• le manque de minéraux capables de neutraliser l’acidité.

Ruptures et effondrements accidentels :
L'effondrement de tout type d'installation de gestion des résidus ou des stériles peut avoir des
incidences à court et à long terme. Les conséquences types à court terme sont notamment les
suivantes :

• inondations,
• enfouissement/étouffement,
• écrasement et destruction,
• mise hors service de l'infrastructure,
• intoxication.

Les conséquences à long terme sont :

• l'accumulation de métaux dans les plantes et chez les animaux,
• la contamination du sol,
• les pertes en vies humaines et/ou animales.

Réhabilitation et entretien après fermeture des sites :
Lorsqu’une exploitation s’achève, le site doit être préparé en vue de son utilisation ultérieure.
Habituellement, du moins ces dernières décennies, des plans de fermeture et de nettoyage
auront fait partie de l'autorisation du site dès l'étape de la planification et devraient donc avoir
été mis à jour régulièrement afin de tenir compte de tout changement dans les activités et dans
les négociations menées avec les autorités qui délivrent les autorisations et avec les autres
parties intéressées. Dans certains cas, le but sera de laisser le moins de traces possible, tandis
que dans d'autres, une modification complète du paysage peut être recherchée. Le concept de
« projet de fermeture » implique que la fermeture du site soit prise en considération dans
l'étude de faisabilité d'une nouvelle exploitation minière et fasse ensuite l'objet d'une
surveillance et d'une actualisation continues tout au long du cycle de vie de la mine. Dans tous
les cas, les effets nocifs pour l'environnement doivent être réduits au minimum.

Procédés et techniques courants

Techniques minières :
Dans la majorité des cas, l'extraction d'un minerai (processus appelé "exploitation minière"),
le traitement ultérieur du minerai et la gestion des résidus et des stériles sont considérés
comme une seule opération. L'extraction et les techniques de traitement ultérieur du minerai et
la gestion des résidus et des stériles appliquée dépendent de la technique d’exploitation
minière. Il est donc essentiel de comprendre les principales méthodes d'exploitation.

Pour l'exploitation de matériaux solides, il existe quatre concepts de base :

Résumé

(1) mine à ciel ouvert,
(2) mine souterraine,
(3) carrière et
(4) extraction par dissolution.

Le choix entre ces quatre solutions dépend de nombreux facteurs, tels que :

• la valeur du ou des minéraux désirés,
• la teneur du minerai,
• la taille, la forme et la profondeur du gisement,
• les conditions environnementales des alentours,
• les conditions géologiques, hydrogéologiques et géomécaniques de la masse rocheuse,
• les conditions sismiques de la région,
• l'emplacement du gisement,
• la solubilité du minerai,
• les conséquences sur l'environnement de l’exploitation,
• les contraintes de la surface,
• la disponibilité du terrain.

Minéralogie :
D'une manière générale, on peut distinguer plusieurs grandes catégories de minéraux, comme
les oxydes, les sulfures, les silicates et les carbonates, qui, sous l'effet de l'érosion et d'autres
altérations, peuvent subir des modifications chimiques radicales (par exemple la dégradation
des sulfures en oxydes). La minéralogie est fonction de la nature et détermine, à bien des
égards, la récupération des minéraux désirés et la gestion ultérieure des résidus et des stériles.

Une bonne connaissance de la minéralogie est indispensable pour :

• une gestion écologique (par exemple, une gestion distincte des résidus ou stériles
acidifiants et non acidifiants),
• une utilisation limitée des traitements en fin de parcours, comme le traitement à la chaux
des eaux de percolation acidifiées provenant d'une installation de gestion des résidus
(IGR),
• l'extension des possibilités d'utilisation des résidus et/ou des stériles comme agrégats.

Techniques de traitement du minerai :
Le traitement du minerai a pour but de transformer le minéral brut extrait de la mine en un
produit commercialisable. Il s’effectue généralement sur le site, dans une installation
dénommée "atelier de traitement ou de concentration du minerai". Son objectif principal
consiste à réduire la majeure partie du minerai, qu'il faut ensuite transporter et transformer
grâce à d'autres procédés (par exemple, la fusion), à l’aide de méthodes permettant de séparer
le ou les minéraux de valeur (souhaités) de la gangue. Le produit commercialisable obtenu est
appelé « concentré » et les matériaux restants sont nommés « résidus ».
Le traitement du minerai comprend divers processus qui dépendent des caractéristiques
physiques (granulométrie, densité, propriétés magnétiques, couleur) ou des propriétés
physico-chimiques (tension superficielle, hydrophobicité, mouillabilité) de chaque minéral.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 ix

Les techniques couramment appliquées dans le traitement du minerai sont les suivantes :

• broyage,
• criblage et hydrocyclonage,
• concentration par gravité,
• flottation
• triage,
• séparation magnétique,
• séparation électrostatique,
• lessivage,
• épaississement,
• filtration.

Certaines de ces techniques impliquent l'utilisation de réactifs. Dans le cas des agents de
flottation, des collecteurs et des modificateurs sont nécessaires pour effectuer la séparation
désirée.

Les techniques employées dans le traitement du minerai influent sur les caractéristiques des
résidus.

Gestion des résidus et des stériles :
Les principales caractéristiques des matériaux que l'on trouve dans des installations de gestion
des résidus ou des stériles sont entre autres les suivantes :

• résistance au cisaillement,
• distribution granulométrique,
• densité,
• plasticité,
• teneur en humidité,
• perméabilité,
• porosité.

Les digues de retenue sont des structures de surface dans lesquelles sont gérées les boues. Ce
type d'IGR est généralement utilisé pour les résidus issus d'un traitement par voie humide.
Pour chaque bassin de résidus, plusieurs activités doivent être envisagées :

• installation de digues de retenue,
• mise en place de systèmes de dérivation pour les eaux de ruissellement naturelles autour et
au travers de la digue,
• transport des résidus de l'usine de traitement du minerai à la digue,
• dépôt des résidus à l'intérieur de la digue,
• élimination de l'eau gravitaire en excès,
• protection de la zone avoisinante contre les incidences sur l’environnement,
• instruments et systèmes de surveillance permettant l'inspection de la digue,
• aspects à long terme (fermeture et entretien après fermeture).

Parmi les autres techniques de gestion des résidus et des stériles figurent l’utilisation comme
remblais, la constitution de terrils, l'épaississement, la gestion subaquatique et la réutilisation
à d'autres fins.

Résumé

Habituellement, une mine et ses installations de traitement du minerai et de gestion des
résidus et des stériles ne restent en activité que durant quelques décennies. Cependant, les
excavations (non traitées dans ce travail), les résidus et les stériles d’une mine peuvent
subsister longtemps après la cessation de l’exploitation. Par conséquent, une attention
particulière doit être accordée à une fermeture, une réhabilitation et un entretien après
fermeture appropriés des installations.

Indépendamment du choix de l’implantation des sites, les aspects essentiels à prendre en
compte pour la gestion des résidus et des stériles sont les modes de défaillance des terrils et
des digues, la relation entre les caractéristiques des résidus et leur comportement, ainsi que le
potentiel de DA.

Procédés et techniques appliqués, niveaux d'émission et de consommation

La liste suivante présente quelques exemples des aspects les plus importants de la gestion des
résidus.

• Les résidus, appelés "boues rouges", du raffinage de l'alumine ont un pH élevé et sont soit
stockés dans des systèmes de bassins et de digues traditionnels, soit épaissis jusqu'à ce
qu'on puisse les stocker à sec, soit déversés dans la mer.
• Les résidus issus de l’exploitation de métaux communs sont, la plupart du temps, gérés
comme des boues dans de grands bassins. Les minerais de métaux communs renfermant
souvent des sulfures (en quantité supérieure aux minéraux neutralisants contenus dans ces
minerais), leurs résidus risquent d'entraîner un DA. Dans une exploitation, les résidus sont
stockés sous eau afin d'empêcher ce drainage dès le départ. Dans d'autres, une partie des
résidus est stockée dans le sol. Dans plusieurs cas, la méthode de fermeture choisie pour le
bassin de résidus est la technique de la couverture "humide", tandis que des couvertures
sèches sont appliquées dans d'autres cas.
• Les résidus grossiers provenant de l’exploitation de minerai de fer sont mis en terrils. Les
boues sont gérées dans des bassins.
• Certaines mines d'or européennes présentent un potentiel de DA net. Lorsque l'or est
extrait par lessivage au cyanure, ce dernier est détruit avant rejet dans le bassin de résidus.
• Pour ce qui est des minéraux industriels, plusieurs sites ne produisent aucun résidu ou
vendent les résidus comme agrégats.
• Dans les exploitations de borates, les résidus grossiers sont d'abord stockés sur des terrils
puis utilisés comme remblais.
• Une exploitation de fluorine décrite dans ce document rejette ses résidus en mer.
• Une mine de kaolin décrite dans ce document déshydrate ses fines avant de les déverser
sur des terrils; certaines exploitations de calcaire/carbonate de calcium procèdent de la
même façon.
• Une exploitation de calcaire décrite dans ce document rejette ses boues dans une ancienne
carrière.
• Les mines de potasse stockent leurs résidus solides sur des terrils ou s'en servent comme
remblais. Une partie des résidus liquides est déversée dans des puits profonds et une autre
partie est rejetée dans les eaux de surface. Dans un cas décrit dans ce document, les
résidus sont déversés en mer.
• Les houillères évacuent généralement leurs résidus grossiers sur des terrils ou dans
d'anciennes mines à ciel ouvert. Les fines boueuses sont soit rejetées dans des bassins soit
filtrées. Dans certains cas, les résidus filtrés et les résidus grossiers sont vendus. Dans

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xi

d'autres, ils sont entreposés sur des terrils. L'utilisation des résidus comme remblais n'est
souvent pas praticable.
• Les moyens utilisés pour prévenir les accidents sont notamment la surveillance
systématique, les manuels d'exploitation, de surveillance et d'entretien, les audits
indépendants, les bilans hydriques, la mesure des affaissements, l’examen des plans par
des experts externes, l’utilisation de piézomètres et de clinomètres et la surveillance
sismique.

La liste ci-dessous contient quelques exemples des aspects les plus importants de la gestion
des stériles.

• Dans les exploitations souterraines, les stériles restent généralement sous terre.
• Comme pour les résidus, les stériles issus de l’exploitation de métaux communs présentent
un risque de DA. Dans certaines exploitations, les stériles entraînant un DA sont gérés
séparément de ceux qui ne provoquent pas de DA. Ces derniers sont soit utilisés comme
agrégats destinés à la construction de digues ou de routes sur le site même, soit entreposés
en terrils. À la fermeture de l'installation, des couvertures sèches destinées à prévenir le
DA sont posées sur les terrils de stériles qui sont sujets à ce phénomène.
• Les stériles provenant d'une mine de fer sont stockés sur des terrils avec les résidus
grossiers.
• Les stériles des mines d'or sont entreposés en terrils, utilisés dans la construction de
digues ou rejetés dans la fosse.
• Certaines exploitations de minéraux industriels utilisent les stériles comme remblais ou les
vendent comme agrégats.
• Dans de nombreuses houillères, les stériles sont évacués en terrils avec les fines filtrées.
Le profil final du terril est convenu avec les autorités et les communautés locales afin de
créer des structures intégrées dans le paysage.

Niveaux d'émission et de consommation
La majeure partie des eaux de traitement est renvoyée de l'IGR vers l'usine de traitement du
minerai, mais l'accumulation des réactifs est un problème dont il faut prendre conscience.

En raison des variations considérables de la minéralogie, des méthodes d'exploitation et de
traitement du minerai et des conditions propres à chaque site, il est impossible de résumer les
niveaux d'émission et de consommation. Néanmoins, beaucoup de sites ont fourni ces
informations, qui sont mentionnées au chapitre 3. En général, elles comprennent des données
sur la consommation d’eau et la quantité d'eau de traitement réutilisée, le bilan hydrique, la
consommation de réactifs, les émissions de poussière et les rejets dans l'eau.

Coûts
Le chapitre 3 présente quelques exemples de coûts de gestion des résidus et des stériles, tant
en exploitation qu'à la fermeture.

Techniques à envisager pour déterminer les MTD

Le chapitre 4 contient les informations détaillées utilisées pour déterminer les MTD pour la
gestion des résidus et des stériles des activités minières.

 Réhabilitation/reverdissement progressifs : les terrils et les digues sont souvent réhabilités/reverdis durant l’exploitation.  Techniques de réduction des émissions sonores : les sources d'émissions sonores les plus courantes sont le transport. et le prétriage des matériaux alimentant l'installation de traitement du minerai. le déchargement et l'étalement de matériaux effectués avec des camions et des convoyeurs à bande. Les instruments indispensables à une bonne ingénierie comprennent. l'utilisation de manuels de sécurité des digues. Ces techniques sont classées comme suit : • Principes généraux : principes de bonne gestion. Les utilisateurs de ce document sont donc renvoyés à la discussion des techniques concernées associées aux conclusions sur les MTD. • Prévention et contrôle des émissions :  Gestion du DA : plusieurs solutions de prévention. entre autres.  Prévention de l'érosion aquatique : l'érosion aquatique des installations de gestion des résidus et des stériles peut être évitée en couvrant les pentes des talus ou en encourageant l’agglomération des particules. Une technique permettant de prévenir la formation de poussière consiste à assurer l'humidité permanente des rivages et autres pentes en question.  Techniques visant à diminuer la consommation de réactifs : plusieurs méthodes sont disponibles pour réduire l'utilisation de réactifs. comme la surveillance informatisée de la qualité de l’alimentation. Les techniques considérées comme les meilleures disponibles font également l'objet de renvois à partir du chapitre 5. ainsi que la définition d'un plan de fermeture dès le départ. de contrôle et de traitement (par exemple. • Gestion du cycle de vie : l’engagement de l'exploitant à appliquer convenablement et rigoureusement les techniques appropriées disponibles pour la conception. les pentes extérieures des digues et des terrils et le transport des résidus et des stériles. l'établissement d'une ligne de référence en matière d'environnement. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xiii . ce qui peut les aider lorsqu'ils déterminent les conditions d'autorisation basées sur les MTD. Les nuisances sonores dues aux camions peuvent être réduites en séparant le lieu de déchargement et les zones d'habitation par des barrières anti-bruit. Les informations contenues dans ce chapitre sont essentielles pour déterminer les MTD. tandis que d'autres sont des bonnes pratiques d'exploitation. les stratégies opérationnelles qui permettent de réduire au minimum l'ajout de cyanure. l'ajout de minéraux neutralisants. comprenant des techniques de gestion. Cette pratique offre notamment l'avantage de restreindre la période de fermeture.  Prévention des poussières : les principales sources d'émission de poussière sont le rivage des bassins de résidus. le recours à des audits. l'exploitation et la fermeture d'une installation de gestion des résidus et des stériles sur toute sa durée d'exploitation peut aider à réduire le risque de défaillance. Résumé Le but était d'inclure suffisamment d'informations pour évaluer l'applicabilité des techniques en général ou dans des cas particuliers. Certaines pratiques présentées dans le chapitre 4 sont d’ordre technique. le traitement actif/passif) applicables tant en phase d’exploitation que de fermeture de la mine ont été mises au point pour les résidus et les stériles qui risquent de provoquer un DA. des couvertures. la caractérisation des résidus et des stériles. stratégies de gestion et évaluation des risques visant tous à créer le contexte général d'une gestion réussie des résidus et des stériles.

 Surveillance de la nappe phréatique : la nappe phréatique est généralement surveillée autour de toutes les zones d'entreposage de résidus ou de stériles.  Bilans hydriques : la réalisation d'un bilan hydrique détaillé est essentielle pour la conception des bassins de résidus et des sites miniers et pour le scénario post- exploitation. un système de drainage peut s'avérer nécessaire pour permettre la réutilisation de l'eau de traitement et pour diminuer la taille requise des bassins. si elles sont de bonne qualité. les résidus humides sont déchargés à l'écart du sommet de la digue en les répartissant de la manière la plus égale possible autour de celle-ci de manière à former une « plage » de résidus contre la paroi intérieure de la digue. Dans d'autres. et cette méthode reste effectivement tout à fait appropriée pour contenir des résidus boueux. s’évapore.  Préparation du sol naturel sous la digue : le sol naturel situé sous la digue de retenue est en général débarrassé de toute sa végétation et de son humus afin de fournir à la structure une assise adéquate.  Dépôt des résidus : le dépôt correct des résidus.  Matériau de construction de la digue : les principaux critères de choix du matériau de construction de digue sont son adéquation et sa résistance dans les conditions d’exploitation et climatiques considérées. Si ce n'est pas possible. Dans certains cas. des composants ou des métaux dissous (par exemple. si le climat est chaud et aride. Les techniques de traitement qui peuvent être appliquées seront différentes pour chaque composé. la percolation est évitée.  Techniques visant à réduire les rejets aquatiques : les rejets aquatiques peuvent être évités en réutilisant l'eau de traitement. Cette surveillance comprend la vérification du niveau de la nappe et de la qualité de l'eau. Le bilan hydrique permet de déterminer la capacité d’évacuation du bassin et le franc-bord nécessaire (s’il n’est pas possible de rejeter l'eau du bassin directement dans le cours d'eau récepteur). • Prévention des accidents :  Évacuation des résidus et stériles dans un puits : afin d’éviter l'effondrement de digues ou de terrils. dans ce cas.  Dérivation des eaux de ruissellement naturelles : un système de dérivation est crucial pour la sécurité d'une digue de retenue. À la fermeture. Une défaillance quelconque peut entraîner dans le bassin un afflux d'eau pour lequel il n'a pas été conçu et qui peut provoquer un débordement et donc une défaillance totale de la digue. surtout à l’état humide.  Drainage des bassins : dans les bassins imperméables. le meilleur endroit pour aménager une installation de gestion des résidus ou des stériles est un puits approprié proche de l’exploitation car. de l'arsenic) ou des agents chimiques de traitement (par exemple. le problème de la stabilité de la digue ou du terril ne se pose pas.  Techniques de construction et d'élévation des digues : les digues de retenue étaient habituellement construites à l'aide de la fraction grossière des résidus.  Gestion de la percolation : la compréhension approfondie du contexte hydrogéologique du site est un préalable nécessaire à la conception de systèmes de gestion de la percolation.  Gestion de l'eau gravitaire : si l'eau gravitaire contenue dans le bassin n'est pas évacuée directement dans des cours d'eau naturels. le dépôt doit être aménagé de manière à ce que toute l'eau gravitaire retourne à l’installation ou. . En règle générale. on les laisse s'infiltrer dans la nappe phréatique. les effluents peuvent s'avérer acides ou alcalins et contenir des solides en suspension. du cyanure). les eaux de percolation sont recueillies ou. Toutefois. il fait l'objet d'une évaluation en vue de la mise en en œuvre des plans de fermeture. sera toujours essentiel à la stabilité de la structure.

Les digues imperméables disposent de systèmes de drainage similaires dont le but est d'empêcher que les infiltrations passant par la partie centrale n'érodent le cœur et la paroi extérieure de la digue. c'est-à-dire le rapport entre la résistance au cisaillement disponible et la contrainte de cisaillement.  Gestion de l'eau gravitaire. franc-bord. décharge d'urgence et détermination de la crue de référence : les techniques d'élimination de l'eau gravitaire comprennent les déversoirs. la gestion de cette substance implique généralement aussi de nombreuses mesures de sécurité visant à prévenir les accidents. les qualités du minerai et la méthode de traitement. et donc les caractéristiques des résidus. peuvent changer.  Déshydratation des résidus : le principal inconvénient de la manipulation des boues est leur mobilité. descendante ou longitudinale.  Surveillance de la percolation : une percolation contrôlée s’effectue à travers la digue et assure la stabilité en réduisant la pression interstitielle sur la digue. les canalisations à écoulement libre. Les types de digues de base utilisés sont des digues traditionnelles ou des digues construites selon la méthode ascendante. Par conséquent. non seulement le type de matériaux employé pour la construction de digues de retenue. ainsi que les tours et les puits de décantation. Résumé sur la durée de vie d'une mine. et souvent aussi les élévations.  Stabilité des digues et des terrils : un élément d’appréciation fondamental de la stabilité des terrils et des digues est le facteur de sécurité. comme le débordement des digues. elles sont essentielles pour la prévention des accidents. Associées au maintien d'un franc-bord adéquat et à l'installation de systèmes de décharge d'urgence. Deux solutions ont été élaborées pour éviter ce problème : la gestion des résidus secs et la gestion des résidus épaissis. D'ordinaire. mais aussi la pose et le compactage des matériaux appropriés sont essentiels pour assurer la stabilité à long terme. Un autre facteur qui influence la stabilité des digues et des terrils est la stabilité des couches de soutien. le plan général de surveillance comprend également les plans d'inspection et les plans d'audit/de révision. avec des matériaux d'emprunt dont la qualité est plus aisée à contrôler durant la construction. Cependant. la gestion de la qualité est une question délicate tout au long de l'existence d’une exploitation. De ce fait. Si la structure de retenue (c'est-à-dire la digue) venait à s'effondrer. Cela peut se faire au moyen d'un système de drainage interne dont la zone de drainage est située dans la partie intérieure de la digue. Cependant. • Réduction de l'empreinte écologique : une manière efficace de réduire l'empreinte des installations de gestion des résidus et des stériles consiste à utiliser une partie ou la totalité de ces matériaux comme remblais.  Gestion du cyanure : Outre le traitement des résidus provenant du lessivage au cyanure.  Techniques de surveillance de la stabilité des digues et des terrils : l'élaboration d'un plan de surveillance est la base de toute surveillance. Les autres solutions comprennent la gestion ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xv . on a tendance à construire la digue de départ. Celle-ci consiste à réaliser une série de mesures à certains intervalles. c'est-à-dire le sol sur lequel ces ouvrages sont construits. elles pourraient se liquéfier et causer alors des dégâts considérables en raison de leurs propriétés physiques et chimiques. La conception de l'installation prévoit également diverses solutions techniques destinées à la prévention des accidents. il est essentiel que la percolation soit bien contrôlée et maîtrisée tant du point de vue des performances environnementales quotidiennes que de la prévention des accidents.  Drainage des digues : les digues perméables sont basées sur le principe selon lequel les infiltrations à travers la digue devraient être puisées bien en dessous du pied de la paroi extérieure.

1.1. qui s'applique à tous les sites où sont gérés des résidus et des stériles. subaquatique des résidus. et une partie spécifique.2.1)  caractérisation des résidus et des stériles (section 4.2.2.2. c'est-à-dire le déversement en mer. Les décisions relatives à la gestion des résidus et des stériles se basent sur les performances environnementales. de surveillance et d'entretien (section 4.5) • la phase de construction (section 4.1. Par souci d'exhaustivité.1) :  ligne de référence en matière d'environnement (section 4. le risque étant un facteur propre à chaque site. Le chapitre sur les MTD est subdivisé en une partie générale.3). toutes les conclusions concernant les MTD sont présentées ici.1) .3) portant sur les aspects suivants :  documentation sur le choix du site  évaluation des incidences sur l'environnement  analyse de risque  plan d'intervention en cas d'urgence  plan de dépôt  bilan hydrique et plan de gestion et  plan de déclassement et de fermeture  conception de l'IGR et des structures associées (section 4.2. de la définition des "meilleures techniques disponibles" et des considérations énumérées à l'annexe IV de la directive PRIP (voir préface). MTD générales Les MTD consistent à : • appliquer les principes généraux exposés à la section 4.1. sur la base des informations exposées au chapitre 4.2.2. à savoir : • la phase de conception (section 4. • appliquer la méthode de gestion du cycle de vie décrite à la section 4. qui concerne des minéraux particuliers.3.1. ou la réutilisation des résidus et des stériles à d'autres fins. • Réduction des accidents : les plans d'urgence et l'évaluation et le suivi des incidents constituent deux outils permettant de réduire les accidents.2)  études et plans de l'IGR (section 4. qui inclut :  les manuels d'exploitation. • Outils de management environnemental : les systèmes de management environnemental sont utiles pour prévenir la pollution due aux activités industrielles en général. MTD pour la gestion des résidus et des stériles dans les activités minières Le chapitre consacré aux MTD (chapitre 5) identifie les techniques considérées comme MTD. les risques et la viabilité économique. La gestion du cycle de vie couvre toutes les phases de la durée de vie d'une mine.2) • la phase opérationnelle (section 4.2.2.1.4)  contrôle et surveillance (section 4.2.

les MTD consistent : • à réduire la consommation des réactifs (section 4.3.4). de réduire (section 4.1) ou de contrôler (section 4. les meilleurs résultats en matière de fermeture sont atteints lorsque des plans de fermeture sont élaborés dès le début (phase de conception) de l’exploitation (approche globale).1.10) L'emplacement d'une installation de gestion des résidus et des stériles sera de préférence choisi de façon à rendre inutile un cuvelage.3). Maîtrise de la percolation (voir section 4.2.3.2. y compris o les bassins immergés o les bassins asséchés o les installations de gestion de l'eau De plus. une combinaison de ces mesures est mise en oeuvre (section 4. • la disponibilité d'éventuels matériaux de couverture et • le niveau de la nappe phréatique influencent les solutions que l'on peut appliquer sur un site donné.7) et à utiliser les résultats pour élaborer un plan de gestion de l'eau (section 4.1)  les questions de fermeture spécifiques (section 4. • à gérer l'eau gravitaire (section 4.1. Si un tel potentiel existe.3. Des facteurs tels que : • le bilan hydrique. L'applicabilité des solutions dépend principalement des conditions qui règnent sur le site.3. Souvent. Toutes les solutions de prévention.4. elles doivent en contrôler les conséquences (section 4. les MTD doivent d'abord empêcher le DA (section 4. si ce n'est pas possible et si le suintement est dommageable et abondant. La section présente un outil permettant de choisir la solution de fermeture la plus appropriée.3.2) concernant  les terrils  les bassins.3. Néanmoins.2.6). qui comprend :  les objectifs de fermeture à long terme (section 4.3. L'on applique souvent une combinaison de ces mesures. • à surveiller la nappe phréatique autour de toutes les zones d'entreposage de résidus ou de stériles (section 4.9).3. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xvii .12).3.3.3. Maîtrise du DA La caractérisation des résidus et des stériles (section 4.2.2.10.4).2) • la phase de fermeture et d’entretien après fermeture (section 4.4.1. • à empêcher les émissions de poussière (section 4.2 en association avec l'annexe 4) comprend la détermination de leur potentiel acidifiant.3).3) ou appliquer des solutions de traitement (section 4. • à prévenir l'érosion aquatique (section 4.10. il convient (par ordre de préférence) d'empêcher. de contrôle et de traitement peuvent s'appliquer aux installations existantes et nouvelles.1.2).3.1. Cependant.3.3.1.2) la percolation. Résumé  les audits (section 4.4). • à réaliser un bilan hydrique (section 4.2) et si elles ne peuvent l’éviter.2.

3. • installer des bassins de décantation afin de capturer les fines érodées (voir section 4.1). Émissions sonores (section 4. • à créer d'abord le flanc extérieur d'un terril.  canal de calcaire ouvert/drain calcaire anoxique. • traitements passifs :  aménagement de zones humides.5) : • traitements actifs :  ajout de calcaire (carbonate de calcium). Les systèmes de traitement passif constituent une solution à long terme à appliquer après le déclassement d'une mine.3.3.3. d'hydroxyde de calcium ou de chaux vive. En conséquence.11. Les sections correspondantes du chapitre 3 concernant les niveaux d'émission et de consommation donnent des exemples des niveaux atteints.3.1 et 4.11. etc. • éliminer l'arsenic des effluents miniers par adjonction de sels ferriques (section 4. • neutraliser les effluents alcalins à l'aide d'acide sulfurique ou de dioxyde de carbone (section 4. les MTD consistent.11.6). il a été impossible de tirer des conclusions sur les MTD avec les niveaux d'émission associés dans le présent document. • éliminer les solides en suspension et les métaux dissous avant de rejeter les effluents dans les cours d'eau récepteurs (section 4.3.  ajout de soude caustique pour un DA à forte teneur en manganèse.  puits de dérivation.4). durant la phase de conception (section 4. puis les rampes de transport et les gradins d'exploitation dans sa zone intérieure dans toute la mesure du possible.5) Les MTD consistent : • à utiliser des systèmes fonctionnant en continu (convoyeurs à bande.11. mais uniquement si elle est utilisée comme une étape de polissage associée à d'autres mesures (préventives).1).).2.3.3).11. • mélanger l'eau de traitement avec d'autres effluents contenant des métaux dissous (voir section 4.4. Conception des digues En plus des mesures décrites aux sections 4.3. Aucune corrélation n’a pu être établie entre les techniques appliquées et les données disponibles sur les émissions.7).11. pipelines.2.1) d'une digue de retenue : . • à enfermer les convoyeurs à bande sur les sites où le bruit constitue un problème local.11. Les techniques suivantes sont des MTD pour le traitement des effluents acides (section 4.Rejets aquatiques Les MTD consistent à : • réutiliser l'eau de traitement (voir section 4.

 l'eau des résidus doit être retenue pendant une longue période en vue de la dégradation d'un élément toxique (par exemple. du cyanure). les MTD consistent.2) dans les circonstances suivantes :  le risque sismique est très faible.3) d'une digue de retenue : • à surveiller la stabilité comme précisé ci-après. les MTD consistent.4).1 et 4. • à utiliser la méthode de construction ascendante (section 4.6.2.4.4.4. • à prévoir d'autres installations de déversement. Exploitation des digues En plus des mesures décrites aux sections 4. éventuellement dans un autre bassin.  la retenue est nécessaire pour stocker de l'eau. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xix .6. Résumé • à utiliser la crue centennale comme référence pour le dimensionnement de la capacité d’évacuation d'urgence d'un bassin à faible risque. Construction de digues Outre les mesures décrites aux sections 4. • à utiliser la méthode de construction longitudinale (section 4. • à prévoir une dérivation des déversements normalement destinés au bassin en cas de difficulté.1 et 4. • à utiliser la crue quinquamillennale ou décamillennale comme référence pour le dimensionnement de la capacité d’évacuation d'urgence d'un bassin à haut risque. • à choisir un matériau de construction approprié qui ne s'abîmera pas sous l'effet des conditions d’exploitation ou climatiques (section 4.3) lorsque :  la quantité de matériaux de construction de la digue (par exemple.4) lorsque :  le risque sismique est faible.6. des résidus ou des stériles) est suffisante.3). L'évaluation doit être effectuée par un expert indépendant.2.2) d'une digue de retenue : • à débarrasser le sol naturel situé sous la digue de toute sa végétation et de son humus (section 4.3) d'une digue de retenue : • à évaluer le risque d'une pression interstitielle trop élevée et à surveiller cette pression avant et pendant chaque élévation du niveau. durant la phase d'exploitation (section 4.6.2. durant la phase de construction (section 4.4.075 et 4 mm dans l'ensemble des résidus (non valable pour les résidus épaissis).2 et 4.2.  l'afflux naturel entrant dans la retenue est important ou varie sensiblement et il est nécessaire d’emmagasiner l'eau pour le maîtriser.4. • à utiliser la méthode de construction descendante (section 4. • à utiliser une digue de type traditionnel (section 4.  l’IGR se trouve dans un lieu éloigné et inaccessible. durant les phases de construction et d'exploitation (sections 4.2.1) dans les circonstances suivantes :  les résidus ne se prêtent pas à la construction d’une digue.2.2. les MTD consistent.1 et 4.  la digue est construite avec les résidus : au moins 40 à 60% de matières de granulométrie comprise entre 0. Élévation de digues En plus des mesures décrites aux sections 4.4.

• à prévoir une deuxième installation de décantation (par exemple un déversoir d’urgence .3. • à assurer un drainage adéquat (section 4.  si un franc-bord est maintenu à un niveau élevé pendant les activités.10). • distribution granulométrique.1) Les MTD consistent à : • utiliser un déversoir dans le sol naturel pour les bassins situés dans et en dehors de la vallée. • les performances environnementales.2.8). En voici quelques-uns : • minéralogie du minerai. • utiliser un puits de décantation :  dans des climats chauds à bilan hydrique négatif. • conditions climatiques.  pour les bassins de type paddock.16.4.4. • à mesurer les mouvements du sol au moyen de clinomètres profonds et à connaître les conditions de pression interstitielle. • disponibilité de l'eau de traitement.4. • espace disponible pour la gestion des résidus.2.4.3. Les MTD consistent à appliquer une gestion : • des résidus secs (section 4.1). • le risque d'accident. Exploitation de l'installation de gestion des résidus et des stériles .16) Le choix de la méthode (résidus boueux.2) ou • des résidus boueux (section 4.4.2.  pour les bassins de type paddock. en parallèle avec les audits indépendants visés à la section 4.4.1.9) et/ou des stations de pompage de secours si le niveau de l'eau gravitaire contenue dans le bassin atteint le franc-bord minimal préétabli (section section 4. • à tenir à jour un manuel de sécurité de la digue tel qu’il est décrit à la section 4. • utiliser une tour de décantation :  dans des climats froids à bilan hydrique positif.7.4. Déshydratation des résidus (section 4.4. Élimination de l'eau gravitaire du bassin (section 4. • à conserver les documents relatifs à la conception et à la construction et à consigner toute mise à jour/modification de la conception/construction.16.3).16. • valeur du minerai. épaissis ou secs) dépend principalement de l'évaluation de trois facteurs : • le coût. De nombreux facteurs influencent le choix des techniques appropriées pour un site donné. • à éduquer et à former convenablement le personnel. voir section 4. • des résidus épaissis (section 4.

13.1).3).14.4.  des révisions géotechniques (section 4. Surveillance de la stabilité Les MTD consistent à : • surveiller.14.  des évaluations de la sécurité des digues existantes (section 4.1).14.  la pression interstitielle dynamique et la liquéfaction.  le drainage sous le sommet.  le mouvement du sommet de la digue et des résidus.3).3. • à entreposer les résidus et les stériles dans des excavations (section 4. Résumé Outre les mesures décrites aux sections 4.2).3). • surveiller.6.4.3).  la position de la nappe phréatique. afin d'assurer la stabilité de la digue et des couches de soutien (voir également section 4.4.12).4.3).  la mécanique du sol.4.  des audits indépendants (sections 4.  la pression interstitielle.3).3) de toute installation de gestion des résidus et des stériles : • à dériver le ruissellement naturel venant de l'extérieur (Section 4.  des révisions annuelles (section 4. le problème de la stabilité des flancs des terrils et des digues ne se pose pas.  la qualité et le volume des eaux de percolation qui traversent la digue (voir également section 4.  la pression interstitielle.14. • à évaluer et suivre les incidents (section 4.1).2.  les procédures de placement des résidus.4).2 et 4. • à mener une réhabilitation/un reverdissement progressifs (section 4.6.3).2) :  la géométrie des gradins/pentes. • à appliquer un facteur de sécurité d'au moins 1.4. • à réaliser également :  dans le cas d'un bassin/d'une digue de retenue de résidus :  des inspections visuelles (section 4. durant la phase d'exploitation (section 4.3).14. Réduction de l'empreinte écologique ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xxi . Réduction des accidents Les MTD consistent : • à établir des plans d'urgence (section 4. dans un terril (section 4.4.4.14.6.6).2) :  le niveau de l'eau.  des audits géotechniques indépendants (section 4.14.  dans le cas d'un terril :  des inspections visuelles (section 4. dans un bassin/une digue de retenue de résidus (section 4.4.4.1).1 et 4.2.2.  l'activité sismique.4.4.14.14.14. • à surveiller les pipelines (section 4. Dans ce cas.4. les MTD consistent.3 à tous les terrils et digues en exploitation (section 4.3.4.

4.5. par filtration) et qu’il est donc possible de se passer ou de réduire la taille d'une IGR (sections 4.2) :  lorsqu'ils peuvent servir à combler une mine souterraine.4) de toute installation de gestion des résidus et des stériles : • à établir des plans de fermeture et d’entretien après fermeture dès la phase de planification d'une exploitation.5.1.5.5.2).5.3.5.2. • à appliquer un facteur de sécurité d'au moins 1.  pour remblayer de vastes tailles dans les mines souterraines (section 4.1).4.2. encore que les points de vue divergent concernant les couvertures humides (voir chapitre 7).1.6).1). 4.4.1.1).1 et 4.Les MTD consistent : • à éviter et/ou à réduire si possible la production de résidus ou de stériles (section 4.  qu'il est souhaitable de ne pas faire pénétrer de l'eau dans la mine ou que le pompage de l'eau provenant des résidus est coûteux (c'est-à-dire sur de grandes distances).2. il y a peu de matière disponible pour un remblayage hydraulique.5.5.4.1. les résidus étant très fins. 4.1).1. les MTD consistent à construire des digues stables à long terme au cas où la solution de la couverture humide serait choisie pour la fermeture (section 4.5. avec une estimation de coûts. Fermeture et entretien après fermeture Outre les mesures décrites aux sections 4.  lorsque le mode d’exploitation de la mine à ciel ouvert permet le remblayage sans entraver l'activité. durant la phase de fermeture et d’entretien après fermeture (section 4. et à les mettre à jour régulièrement (section 4. Dans ce cas.  dans une mine à ciel ouvert.13.5). L’adjonction de liants peut également s'avérer nécessaire pour renforcer la stabilité (section 4.1) dans les circonstances suivantes :  lorsque la méthode d'exploitation minière nécessite des remblais (section 4.4 et 4. Toutefois.9). si les résidus se déshydratent aisément (c'est-à-dire par évaporation et drainage.  lorsque des mines à ciel ouvert épuisées et proches se prêtent au remblayage (section 4. • à utiliser des stériles comme remblais dans les circonstances suivantes (section 4.3 aux digues et aux terrils après la fermeture (sections 4.2. la grande quantité de fines rejetées dans le bassin se déshydraterait très lentement. Les tailles remblayées à l'aide de boues nécessiteront un drainage (section 4.  que.8).4).  lorsqu'une ou plusieurs mines à ciel ouvert épuisées se trouvent à proximité (ce que l'on appelle parfois le "transfert de mine"). Pour la phase de fermeture et d’entretien après fermeture des bassins de résidus. • à rechercher les utilisations possibles des résidus et des stériles (section 4.10) si les conditions d’un remblayage sont remplies et :  qu’un remblayage suffisant est nécessaire. • à utiliser des résidus comme remblais sous forme pâteuse (section 4.  lorsque le coût supplémentaire du remblayage est au moins compensé par une récupération plus importante du minerai.4. • à utiliser les résidus comme remblais (section 4.1. les MTD consistent. les exigences en matière de réhabilitation évoluent au cours de la durée de vie d’une exploitation et peuvent être examinées pour la première fois de manière détaillée au stade de la fermeture d'une IGR.5.5. .1.5.1.3).2.1.2.

5. • durant la phase d’entretien après fermeture (section 4.4. Potasse En plus des mesures générales applicables à tous les sites d'exploitation de la potasse. un prétraitement au peroxyde (section 4. • à détruire le cyanure libre résiduaire avant le déversement dans le bassin (section 4. • à appliquer les mesures de sécurité suivantes (section 4.11. les systèmes de drainage et la couverture végétale (avec un reverdissement si nécessaire).3).1).3.10.3.3. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xxiii .2).6). Résumé Lessivage de l'or au cyanure En plus des mesures générales applicables à toutes les mines qui pratiquent la lixiviation de l'or au cyanure.  le cas échéant.1) :  à traiter les eaux de ruissellement de surface provenant des IGR avant leur rejet jusqu'à atteindre des concentrations chimiques acceptables pour leur déversement dans les eaux de surface.4.3.2.  à entretenir les chemins d'accès.2.1).  installer un système de secours pour l'adjonction d'hydroxyde de calcium.2. à imperméabiliser le sol sur lequel se trouve l'IGR (section 4. les MTD consistent à : • éviter la percolation (section 4. en recourant à l'évaporation.3.1) ou.3.4.8).3. • à réduire les émissions de poussière dues au transport par convoyeur à bande (section 4. les MTD consistent : • si le sol naturel n'est pas imperméable. les MTD consistent : • à diminuer l'utilisation de cyanure en appliquant :  des stratégies opérationnelles visant à réduire au minimum l'apport de cette substance (section 4.  installer des groupes électrogènes de secours.1.13.11.4).2.11.3. • à étanchéifier/chemiser le pied des terrils à l'extérieur de la zone centrale imperméable et à recueillir les eaux de ruissellement (section 4. les MTD consistent : • durant l’exploitation :  à éviter le déversement d'effluents dans les eaux de surface en réutilisant l'eau de traitement dans la raffinerie (section 4. dans les régions sèches.1). Aluminium Outre les mesures générales applicables à toutes les raffineries d'alumine.3. Charbon Outre les mesures générales applicables à toutes les mines de charbon.  un contrôle automatique du cyanure (section 4. Le tableau 4.10.13 fournit des exemples des niveaux de cyanure atteints sur certains sites européens.2).2.  à poursuivre les prélèvements pour l’analyse de la qualité de la nappe phréatique. • à combler les vastes chantiers à l'aide de résidus secs et/ou boueux (section 4.3.3.15) :  dimensionner le circuit de destruction du cyanure au double de la capacité actuellement exigée.

• mise en œuvre des procédures en veillant particulièrement  à la structure et aux responsabilités. • mise en œuvre et respect d’un système librement consenti accepté à l’échelle internationale. Cependant. la taille et la complexité de l'installation. comme l’EMAS et l’EN ISO 14001 :1996. Management environnemental Plusieurs techniques de management environnemental sont considérées comme MTD. Ces éléments sont les suivants : • examen et validation du système de gestion et la procédure d'audit par un organisme de certification agréé ou par un contrôleur externe spécialisé en SME. ainsi qu'avec les différentes incidences qu'elle peut avoir sur l'environnement. leur absence n’est généralement pas incompatible avec les MTD.  à la documentation.  au respect la législation environnementale. à la sensibilisation et aux compétences. • révision par la direction.  à la formation.  à l'audit interne indépendant (dans la mesure du possible).4. avec les critères d’évaluation du secteur.• déshydrater les résidus fins < 0. • planification et établissement des procédures nécessaires. Les MDT consistent à mettre en œuvre et respecter un système de management environnemental (SME) qui comporte. le niveau de détail) et la nature du système de management environnemental (par exemple. sont considérées comme des mesures de soutien.16. normalisé ou non) seront généralement en rapport avec la nature. • préparation et publication (et éventuellement validation externe) d'une déclaration environnementale régulière qui décrit tous les aspects environnementaux significatifs de l'installation et qui permet de les comparer d'année en année avec les objectifs environnementaux et.3). les caractéristiques suivantes : (voir chapitre 4) • définition d'une politique environnementale pour l'installation par la direction (dont l'implication est considérée comme indispensable au succès de l’application d'autres aspects du SME).  au programme d'entretien. selon les circonstances particulières.  à la participation des travailleurs.  au contrôle efficace du processus.5 mm issus de la flottation (section 4. le cas échéant. • vérification des performances et adoption de mesures correctives en veillant en particulier  à la surveillance et aux mesures (voir également le document de référence sur la surveillance des émissions). qui peuvent progressivement compléter celles présentées ci- dessus. Cette démarche volontariste . La portée (par exemple.  aux mesures correctives et préventives.  à la communication. afin de déterminer si le SME est conforme aux dispositions prévues et a été mis en œuvre et maintenu de manière adéquate.  à la préparation et à l'intervention en cas d'urgence.  à la conservation des dossiers. Trois autres caractéristiques.

Résumé pourrait accroître la crédibilité du SME. le guide de la gestion des parcs à résidus miniers (Canada) et le « Dam safety code of practice » (Finlande) peuvent être considérés comme les bases de ce document MTD. Toutefois. En conséquence. y concourt. en particulier. L'EMAS. Les bulletins de la Commission internationale des grands barrages (CIGB) sur la gestion des résidus.2. à condition qu'ils soient conçus et mis en œuvre de manière appropriée.3. l’application d’un système intégré de gestion des aspects risque/sécurité et environnement constitue une MTD. Par conséquent. être aussi efficaces. Techniques émergentes Le chapitre 6 énumère six techniques "émergentes" qui ne sont pas encore commercialisées et qui en sont encore au stade de la recherche ou du développement. de la surveillance et de l'entretien décrite à la section 4. le management environnemental doit être élaboré et mis en œuvre conjointement avec l'évaluation/la gestion du risque décrite à la section 4.1. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xxv .2. Les données relatives aux émissions concernant les mines métalliques se basent sur des installations individuelles. en principe. Observations finales Échange d'informations Les entreprises et les autorités délivrant les autorisations ont fourni de nombreux documents nécessaires aux informations incluses dans le présent document. à savoir : • l’évacuation mixte des stériles et résidus de minerai de fer • le blocage du DA • le recyclage du cyanure à l'aide de la technologie des membranes • les cellules en lignes • l’utilisation de boues rouges pour résoudre les problèmes de DA et de pollution par les métaux • la destruction du cyanure sous l’effet d’une combinaison de SO2/air et de peroxyde d'hydrogène Elles ont été évoquées ici afin de les signaler pour une révision ultérieure du présent document. il a été impossible de tirer des conclusions sur les MTD avec les niveaux d'émission associés. des systèmes non normalisés peuvent. Aucune corrélation n’a pu être établie entre les techniques appliquées et les données disponibles sur les émissions. La quantité et la qualité des données qu’il contient sont un peu déséquilibrées dans la mesure où peu d'informations ont été fournies sur les niveaux réels de consommation et d'émission des installations de gestion des résidus et des stériles de minéraux industriels.1 et avec la gestion des activités. qui englobe toutes les caractéristiques susmentionnées. Spécialement en matière de maîtrise des résidus et des stériles.

il semble que certains produits de décomposition aient également de l’importance du point de vue toxicologique. à savoir le présent document. • caractérisation des résidus et des stériles :  inclure d'autres normes internationales et nationales à l'annexe 4.Degré de consensus atteint Les conclusions du présent travail ont été approuvées lors de la dernière réunion plénière de novembre en réunissant un large consensus. • toxicité des produits de décomposition du cyanure : la toxicité du cyanure lui-même est un sujet qui a été largement étudié. Toutefois. • données supplémentaires sur l’efficacité de la technique d'épaississement des résidus. Néanmoins. des travaux supplémentaires pourraient également être nécessaires pour adapter le document MTD au contenu définitif de la directive concernant la gestion des déchets des industries extractives après qu’elle aura été adoptée. des données économiques montrant qu'il est économiquement efficace de gérer une activité minière selon ce modèle font actuellement défaut. Recommandations pour les travaux ultérieurs Le résultat de l’échange d'informations. • nouvelles techniques de neutralisation du cyanure. Étant donné les incidences des déversements des sites qui utilisent du cyanure pour la lixiviation . Cependant. constitue un progrès considérable dans la réduction de la pollution quotidienne et dans la prévention des accidents liés aux installations de gestion des résidus et des stériles. Il existe une divergence de vue concernant le facteur de sécurité applicable à la stabilité à long terme des digues équipées d'une couverture "humide". Il s'agit des sujets suivants : • gestion du cycle de vie : l'application d'une gestion du cycle de vie complet est essentielle pour qu'un site atteigne un haut degré de performance en matière de sécurité et d'environnement. En outre. • données économiques pour bon nombre des techniques présentées au chapitre 4. Des travaux dans ce domaine sont nécessaires pour examiner les études de cas existantes afin de déterminer l’économie de l'application de la gestion intégrée du cycle de vie pour évaluer les projets à court terme (par exemple. pour certains sujets. pour évaluer le profit maximal durant l’exploitation). • renseignements plus précis sur la production de résidus et de stériles. Sujets proposés pour des projets de recherche et de développement futurs L'échange d'informations a également mis en évidence des domaines dans lesquels des projets de recherche et de développement permettraient d’acquérir des connaissances supplémentaires utiles.  élaborer une méthode de caractérisation standard. • gestion des résidus en milieu sous-marin. les informations sont incomplètes et n'ont pas permis de dégager des conclusions sur les MTD. • niveaux d'émission associés aux MTD pour le traitement des effluents et la destruction du cyanure. Les travaux à venir pourraient utilement se concentrer sur la collecte d'informations concernant les sujets suivants : • extension du champ couvert pour aborder tous les types de déchets miniers et inclure des exemples et des techniques concernant d'autres minéraux.

une série de projets portant sur les technologies propres. Les lecteurs sont donc invités à informer le BEPRIP de tout résultat de recherche concernant l'un des sujets couverts par ce document (voir également la préface). ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xxvii . L'UE lance et soutient. des recherches sur la toxicité des produits de décomposition du cyanure sont indispensables. Résumé de l'or. Ces projets peuvent contribuer utilement aux révisions ultérieures du présent document. à travers ses programmes de RDT. les technologies émergentes en matière de traitement et de recyclage des effluents et les stratégies de gestion.

.

Comme cela est indiqué à la section 5. cette dernière ne couvre pas la majorité des exploitations dans lesquelles des installations de gestion sont utilisées. les États membres et l'industrie minière. Statut du document Le présent document fait partie d'une série qui présente les résultats d'un échange d'informations entre les États membres de l'UE et les industries intéressées au sujet des meilleures techniques disponibles (MTD).5 de cette Communication.1 Contexte Le point de départ du présent document est la Communication de la Commission européenne COM(2000) 664 relative à la sécurité des activités minières (ci-après la Communication). Cette description est 5 COM(03) 319 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xx . de concentrés de minerai ou de matières premières secondaires selon des procédés métallurgiques. certaines des définitions les plus pertinentes de la directive PRIP. les activités du type de celles exercées sur le site de Baia Mare (production de métal par lixiviation de l'or) sont déjà dans la portée de la directive PRIP. les activités de carottage ne sont pas couvertes par la directive 96/61/CE du Conseil (directive PRIP). * Note : les crochets seront supprimés une fois que la procédure de publication par la Commission sera terminée. La décision de rédiger un document de référence technique décrivant les MTD pour la gestion des déchets miniers en vertu de l'article 2. Le paragraphe 2. paragraphe 6 de la directive PRIP a été prise en vertu d'un accord volontaire entre la Commission. En revanche. 1. ainsi que les dispositions de la proposition de directive sur la gestion des déchets des industries extractives sont décrites dans cette préface. des prescriptions de contrôle y afférentes et de leur évolution. La Communication admet en outre que la directive PRIP ne couvre pas la totalité des sites de l'Union européenne et de fait. chimiques ou électrolytiques". 2. Définition des MTD Pour aider le lecteur à comprendre le contexte légal dans lequel le présent document a été rédigé. paragraphe 3 de la proposition de directive sur la gestion des déchets des industries extractives 5. concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses (directive Seveso II) • une initiative sur la gestion des déchets de l'industrie extractive • un document de référence sur les MTD. Il doit donc être pris en considération lors de la détermination des "meilleures techniques disponibles"].5 (b) de l'annexe I de la directive concerne les "installations destinées à la production de métaux bruts non ferreux à partir de minerais. du 9 décembre 1996. Préface PREFACE 1. *[Il est publié par la Commission européenne en application de l'article 19. La section 6 de la Communication propose un plan de suivi qui comporte trois actions principales : • l'amendement de la directive 96/82/CE du Conseil. y compris la définition du terme "meilleures techniques disponibles”.

lorsque cela s'avère impossible. la consommation de matières premières (y compris l'eau) et la nature des matières premières utilisées dans le procédé et leur efficacité énergétique . en prenant en considération les coûts et les avantages. Ce document vise à introduire cette approche dans la gestion des résidus et stériles des activités minières. les délais nécessaires pour mettre en place la meilleure technique disponible . Les "techniques" incluent tant la technologie utilisée que la manière dont l'installation est conçue. En outre. ainsi que les risques pour la santé humaine induits par la gestion des déchets provenant des industries extractives. démontrant l'aptitude pratique de techniques particulières à constituer. les dates de mise en service des installations nouvelles ou existantes . 5. 7. à réduire de manière générale les émissions et l'impact sur l'environnement dans son ensemble. l'annexe IV de la directive PRIP contient une liste de "considérations à prendre en compte en général ou dans des cas particuliers lors de la détermination des meilleures techniques disponibles compte tenu des coûts et des avantages pouvant résulter d’une action et des principes de précaution et de prévention: 1. la nature. dans des conditions économiquement et techniquement viables. 8. en principe. des procédures et des orientations visant à prévenir ou à réduire dans toute la mesure du possible les effets négatifs sur l'environnement. entretenue. Les définitions suivantes ont été appliquées : Le terme "meilleures techniques disponibles" tel que défini à l'article 2. 9. les effets et le volume des émissions concernées . l'utilisation de substances moins dangereuses . les procédés. les progrès technologiques et l'évolution des connaissances scientifiques . Préface inévitablement incomplète et n’est fournie qu'à titre indicatif. exploitée et déclassée . est "le stade de développement le plus efficace et avancé des activités et de leurs modes d'exploitation. La proposition de directive sur la gestion des déchets des industries extractives prévoit des mesures. Cette approche a pour pierre angulaire le principe général selon lequel les exploitants devraient prendre toutes les mesures préventives nécessaires pour lutter contre la pollution. les techniques "disponibles" sont celles mises au point sur une échelle permettant de les appliquer dans le contexte du secteur industriel concerné. notamment grâce à l'utilisation des meilleures techniques disponibles qui leur permettent d'améliorer leurs performances en matière d'environnement. que ces techniques soient utilisées ou produites ou non sur le territoire de l'État membre intéressé. les "meilleures" techniques sont les plus efficaces pour atteindre un niveau général élevé de protection de l'environnement dans son ensemble. la nécessité de prévenir ou de réduire au minimum l'impact global des émissions sur l'environnement et les risques de pollution de l'environnement . la base des valeurs limites d'émission visant à éviter et." La proposition de directive sur la gestion des déchets des industries extractives utilise cette même définition des MTD. Elle n'a aucune valeur légale et ne modifie ou n'affecte d'aucune manière les dispositions de ces directives. construite. xxvi juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . la récupération et le recyclage d'une plus grande partie des substances produites et utilisées au cours des opérations ainsi que des déchets . l'utilisation d'une technologie peu polluante . 4. moyens ou méthodes d'exploitation comparables qui ont été expérimentés avec succès à l'échelle industrielle . 3. pour autant que l'exploitant concerné puisse y avoir accès dans des conditions raisonnables . 6. 2. paragraphe 11 de la directive PRIP. 10.

y compris en particulier la connaissance des groupes créés pour assister la Commission dans ses travaux. Que toutes les personnes qui y ont contribué en soient remerciées. paragraphe 2 ou par des organisations internationales. les exploitations qui utilisent des installations de gestion des résidus se conforment à des normes environnementales élevées tout en préservant la viabilité économique et technique du secteur. Avec une telle source d'informations à leur disposition. Toutefois. Lors de la détermination des MTD et des mesures basées sur celles-ci. 5. 3. paragraphe 2 de la proposition de directive sur la gestion des déchets des industries extractives prévoit l'obligation pour les États membres de s'assurer que les autorités compétentes suivent ou sont informées de l'évolution des meilleures techniques disponibles. à tout moment. Préface 11. 4. afin qu’elles en tiennent compte lors de la détermination des mesures basées sur les MTD. ces documents doivent représenter des outils de référence précieux pour l'amélioration des performances en matière d'environnement. La Commission (Direction générale de l'environnement) a mis en place un forum d'échange d'informations (IEF). Sources d'informations Le présent document constitue un résumé des informations rassemblées en provenance de différentes sources. les autorités chargées de délivrer les autorisations et les États membres seront à même d'exiger que dans l'Union européenne. Le reste de cette préface décrit le type d'informations fournies dans chaque chapitre du document. En rendant disponibles les informations pertinentes sur les meilleures techniques disponibles. et il a été vérifié par les services de la Commission. de tenir compte de l'objectif global d'obtention d'un haut niveau de protection de l'environnement dans son ensemble. Par conséquent. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xxvi . L'IEF comme les groupes de travail technique sont composés de représentants des États membres et de l'industrie. Comment comprendre et utiliser ce document Les informations contenues dans ce document sont destinées à être utilisées au titre d'une contribution à la détermination des MTD dans des cas spécifiques. sous les auspices duquel ont été créés un certain nombre de groupes de travail technique. les informations publiées par la Commission au titre de l'article 16.3. Cette série de documents a pour objet de refléter précisément l'échange d'informations qui a été établi et de communiquer des informations de référence aux autorités qui délivrent les autorisations. il convient. la Communication stipule que le document MTD doit traiter des techniques permettant : • la réduction de la pollution quotidienne et • la prévention ou la réduction des accidents. Objectif du présent document Aux termes de la section 6. la nécessité de prévenir les accidents et de réduire au minimum leurs conséquences sur l'environnement . Elle déclare en outre que le document MTD contribuera à accroître la connaissance des mesures disponibles pour prévenir d'accidents similaires (à celui de Baia Mare." L'article 19. par exemple) à l'avenir. le présent document peut être utilisé au-delà de cette liste de minéraux. les techniques employées ici peuvent être appliquées à bon nombre d'autres installations. lorsque les questions soulevées sont du même ordre. 12. Le document traite d'un certain nombre de minéraux et/ou de matières premières.

auprès de l'Institut de prospective technologique. il convient de souligner que le présent document ne propose pas de valeurs d'émission limites. Etant donné que les meilleures techniques disponibles évoluent avec le temps.int Internet : http://eippcb. Le chapitre 5 présente les techniques et les niveaux de consommation et d'émission qui. le présent document sera révisé et mis à jour selon les besoins.jrc. à l'adresse suivante : Edificio Expo. Espagne Téléphone : +34 95 4488 284 Fax : +34 95 4488 426 e-mail : JRC-IPTS-EIPPCB@cec. Par ailleurs. En outre. de petite ou de grande capacité. Préface Les chapitres 1 et 2 fournissent des informations générales sur les IGR du secteur industriel concerné et sur les procédés industriels utilisés dans ce dernier. C’est pourquoi il est de la plus haute importance que les informations contenues dans ce document soient pleinement prises en compte par les autorités qui accordent les autorisations. il lui est impossible de les considérer de manière exhaustive. il pourra être révisé en fonction du texte définitif de la proposition de directive sur la gestion des déchets des industries extractives. qui reflètent la situation dans les installations existantes de gestion des résidus et des stériles dans l'industrie extractive au moment de la rédaction du document. Par conséquent. Le chapitre 4 traite de manière détaillée de la réduction des émissions et des risques.es xxviii juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . donnent une idée des coûts et des questions d'impacts réciproques associées à la technique et elles précisent aussi dans quelle mesure la technique est applicable aux diverses installations de gestion des résidus et des stériles pour lesquelles des autorisations sont obligatoires. Le chapitre 3 fournit des données et des informations concernant les niveaux actuels d'émission et de consommation. tels que les caractéristiques techniques de l'installation concernée. La détermination des mesures appropriées basées sur les MTD impliquera la prise en compte de facteurs locaux spécifiques au site. s/n. Les informations fournies incluent les niveaux de consommation et d'émission considérés comme réalisables grâce à l'utilisation de la technique. Dans le cas d'installations existantes. ces dernières étant souvent influencées par des considérations locales. sont considérés comme compatibles avec les MTD. lorsqu'ils concernent la gestion des résidus et des stériles. Il a ainsi pour objectif de fournir des indications générales sur les niveaux de consommation et d'émission qui peuvent être considérés comme un point de référence apte à contribuer à la détermination des mesures basées sur les MTD. la faisabilité économique et technique de leur mise à niveau doit également être prise en compte. le seul objectif de garantir un niveau élevé de protection de l'environnement dans son ensemble impliquera souvent que des décisions de compromis soient prises entre les différents types d'impacts environnementaux. E-41092 Séville. ainsi que des autres techniques considérées comme étant les plus appropriées pour déterminer les MTD et les mesures basées sur les MTD. l'obligation de garantir un niveau élevé de protection environnementale implique que les mesures basées sur les MTD ne peuvent en aucun cas être fixées en fonction de considérations purement locales. c/ Inca Garcilaso. au sens général. Par ailleurs. par exemple les installations existantes ou nouvelles. les techniques et les niveaux présentés au chapitre 5 ne seront pas nécessairement adaptés à toutes les installations. Toutefois.eu. Toutes les observations et suggestions devront être soumises au Bureau européen pour la prévention et la réduction intégrées de la pollution (BEPRIP). Les techniques généralement considérées comme obsolètes n'en font pas partie. Bien que le présent document tente d'aborder quelques-unes de ces questions. une fois celui-ci adopté. sa situation géographique et les conditions environnementales locales.

les pays candidats et en Turquie: • aluminium • argent • cadmium • chrome • cuivre • étain • fer • or • manganèse • mercure • nickel • plomb • tungstène • zinc. Le thème sous-jacent de ce travail inclut le traitement du minerai. Le présent document porte sur les métaux suivants. les résidus et la gestion des stériles de minerais susceptibles d'avoir des répercussions importantes sur l'environnement ou pouvant être considérés comme des exemples de "bonnes pratiques". Aux termes du paragraphe 6. un groupe de travail technique (TWG) constitué des parties intéressées a été créé. lequel a décidé que la portée du travail serait la suivante: Portée horizontale Le travail ne traitera pas de l'extraction. Dans ce contexte. ces procédés sont très différents de la transformation des minerais secs. les pays en voie d’adhésion. et 2. la production de résidus susceptibles d'avoir des répercussions considérables sur l'environnement s'ils ne sont pas gérés correctement. Portée PORTEE Le point de départ de ce travail est la communication COM(2000) 664 de la Commission européenne. Afin que le travail soit réalisé dans des délais raisonnables. comme le lessivage. Ces métaux seront tous abordés quelles que soient les quantités produites ou la méthode de traitement du minerai utilisée (méthodes mécaniques. flottation ou procédés chimiques ou hydrométallurgiques. les pays en voie d'adhésion. une production importante dans l'UE-15. le groupe a décidé d'inclure également une sélection de minéraux ainsi que le charbon dans le présent document.). L'une des mesures de suivi proposées dans cette communication est l'élaboration d'un document de référence MTD. la communication stipule que le document MTD doit viser à "prévenir des accidents similaires (à Aznalcóllar ou Baia Mare) à l'avenir" et qu'on "pourrait en outre inclure (dans la portée du document) le traitement de certains minéraux et résidus miniers". pour autant qu'ils soient extraits et/ou transformés dans l'Union européenne (UE-15). intitulée "La sécurité des activités minières" (COM(2000) 664 final). etc. Une sélection a donc été faite sur la base des deux critères suivants: 1. En effet. Le but est ici de faire connaître les meilleures pratiques dans toutes les activités de ce secteur. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xli . le pétrole et la saumure). En revanche.3. il a été décidé de ne pas couvrir la totalité des minéraux industriels. Dans le cadre du thème susmentionné. les pays candidats et en Turquie. de la transformation et de la gestion des résidus liées à l'exploitation de gaz et de liquides (par exemple. le lessivage des métaux sera couvert. et la question des résidus est également très différente de celle des autres secteurs à couvrir.

qui n'est généralement pas transformé. xlii juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . ou sur leur utilisation comme remblais. Le charbon n'entre en ligne de compte que s'il est transformé en produisant des résidus (auquel cas il relève du thème susmentionné). • inclut la couche arable et les morts-terrains s'ils sont utilisés dans la gestion des résidus. Toutefois. tandis que le lignite (ou charbon brun). • se concentre sur la gestion des résidus. cela signifie que la houille (ou charbon noir) est concernée. le document: • examine la gestion des stériles. Il a donc été décidé de l’inclure dans ce document. lorsque le traitement influence les caractéristiques et le comportement des résidus). ne l'est pas. Portée Outre ce classement. En ce qui concerne la gestion des résidus et des stériles. Du schiste bitumineux est transformé en Estonie et engendre de grandes quantités de résidus dont il faut assurer la gestion. Il a été noté que le traitement du feldspath et du kaolin n'engendrait de résidus que si ces minéraux étaient récupérés par flottation. d'autres minéraux seront abordés si la gestion de leurs résidus et stériles est considérée comme un exemple des "bonnes pratiques" pouvant être appliquées à d'autres minéraux. • aborde le traitement du minerai qui intéresse la gestion des résidus (par exemple. l'étude n'aborde pas la question des sites abandonnés. En règle générale. certains exemples de sites récemment fermés sont examinés. Portée verticale Pour tous les minéraux définis dans la portée horizontale. par exemple sur leur stockage en bassin/digues de retenue ou sur terril. C'est ainsi que les minéraux industriels suivants sont inclus dans le présent document: • barytine • borate • calcaire (s'il est transformé) • feldspath (s'il est récupéré par flottation) • fluorine • kaolin (s'il est récupéré par flottation) • phosphate • potasse • strontium • talc (s'il est récupéré par flottation). La figure ci-après illustre la portée verticale. Les pavés en couleur représentent les étapes de traitement abordées dans le présent document.

sauf indication contraire. les pays en voie d'adhésion. "IGR": abréviation désignant une "installation de gestion des résidus". les pays candidats et la Turquie. Portée Illustration de la portée verticale Dans le présent document. la quantité de concentré en poids après traitement du minerai. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 xliii . du remblai. Les autres termes techniques utilisés dans ce document sont définis dans le glossaire. les termes employés ont les significations suivantes: "production minière": pour les métaux. celle-ci pouvant être un système de bassin ou de digue de retenue. un terril ou tout autre mode de gestion des résidus. la quantité de métal contenue dans le concentré après production et dans tous les autres cas. "Europe": les États membres actuels de l'UE.

.

Avec l'essor de l'extraction en masse dans des mines à ciel ouvert. la mine et l'usine de traitement du minerai ont vocation à extraire autant de produits commercialisables que possible. la satisfaction de cette demande implique la hausse des importations vers l'Europe. Chapitre 1 1 GÉNÉRALITÉS L'exploitation minière est l'une des industries les plus anciennes de l'humanité. pour accéder au minerai. principalement parce que les gisements ne peuvent plus soutenir la concurrence internationale. ces exploitations produisent aujourd'hui davantage de résidus. elle a un passé chargé d'histoire. du charbon ou des minéraux industriels employés dans le secteur chimique ou dans la construction. Ces ressources peuvent être. En tout état de cause. et d'exploitation métallifère remontant à presque 2000 ans avant Jésus-Christ. Lors de fouilles archéologiques effectuées dans la mine de Los Frailes au sud de l'Espagne. malgré la baisse de la production minière dans ces secteurs. on a découvert le corps d'un homme portant un collier de cuivre datant de 1500 avant Jésus-Christ. comme l’exploitation des métaux et de la houille en Europe. Certains secteurs de l'industrie minière. notamment du travail du silex à l'époque néolithique. A une époque plus récente. sauf s'il existe un moyen adéquat permettant d'utiliser ces résidus. de la couche arable. Les teneurs peuvent aller de quelques grammes par tonne de minerai jusqu'à 100 % (autrement dit. celle les concentrés. ainsi que celle des résidus et stériles qui intéresse plus particulièrement le présent document. Il existe cependant des exemples encore plus anciens du travail du minerai en Europe. Contrairement à la production généralement en déclin dans les secteurs des métaux et de l'exploitation houillère. la consommation ne cesse d'augmenter. Le volume de résidus produit dépend de la quantité du ou des minéraux recherchés que contient le minerai. les possibilités pour les secteurs des métaux et de l'exploitation houillère d'investir dans des dépenses improductives telles que la gestion des résidus et des stériles peuvent être limitées. pour le "Wirtschaftswunder" ou miracle économique qui s'est produit après la seconde guerre mondiale. un exemple représentatif est celui de l'importance de l'extraction du charbon (associée à d'autres "industries lourdes") en Allemagne. l'extraction des métaux et du charbon à l'échelle mondiale est passée des exploitations souterraines à une extraction en masse dans des mines à ciel ouvert. représentent une charge financière indésirable pour les exploitants. la production de bon nombre de minéraux industriels n'a cessé de croître en Europe. Par conséquent. ainsi. l'exploitation minière est également devenue une activité à plus forte intensité de capital . et cette activité a été source de richesse et d'importance dans de nombreuses régions. opèrent dans des conditions économiques difficiles. principalement parce qu'il faut éliminer la couche arable et les morts-terrains. la quantité totale de résidus peut être extrêmement importante par rapport à la quantité de produit. L’industrie communautaire des métaux éprouve également des difficultés dans la recherche de nouveaux minerais rentables dans des régions géologiques connues. de leur teneur. Il n'est pas rare que la quantité de couche arable et de stériles à transporter soit plusieurs fois supérieure au volume de minerai extrait. Nombre de civilisations ont exploité les mines. La gestion des résidus et le management de l'environnement dans son ensemble sont alors conçus comme des conséquences de ces étapes de traitement. A travers toute l'Europe. En règle générale. des morts-terrains. Comme indiqué plus haut. Au cours des dernières décennies. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 1 . et de l'efficacité de l'étape de traitement du minerai destinée à les récupérer. Un autre facteur est la durée de vie d'une exploitation. en règle générale. De ce fait. c'est-à-dire. la gestion des résidus produits. souvent indésirables. De ce fait. il est fréquent que plusieurs années s'écoulent avant que l'argent investi soit "remboursé" par la vente du produit. un métal ou un minéral à l'état pur). des minéraux métallifères ou des métaux. par exemple. les substances extraites constituant les matières premières permettant de fabriquer nombre de biens et matériaux. Le but de l'exploitation minière est de satisfaire la demande en ressources métalliques et minérales afin notamment de développer les infrastructures et d'améliorer la qualité de vie de la population. Toutefois.

de la houille et du schiste bitumineux. la production européenne est faible par rapport à la production mondiale totale. 1. 2001]. les gisements de minerais contenant des métaux en concentrations viables se sont progressivement appauvris au fil des années. une baisse d'intérêt pour l'exploration et le développement européens. or) • tungstène. Chapitre 1 Les sections ci-après tentent de donner un aperçu des secteurs de l'exploitation des métaux. nickel. Le tableau suivant montre que pour la plupart des minerais métallifères. et les ressources indigènes restantes sont rares.5 Mercure 17 Nickel 2 Etain 1 Tungstène 11 Zinc 12 Or 1 Argent 10 Tableau 1.1 Vue d'ensemble de l'industrie : les métaux Pour permettre des explications détaillées. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . liée aux coûts de production relativement élevés et à la compétitivité vis-à-vis de l'aménagement des sols.1 : Production de concentrés métalliques en Europe par rapport à la production mondiale de concentrés métalliques en 1999 En Europe. voire on la ferme si elle ne présente aucune perspective de viabilité. on ouvre une mine s'il est économique de le faire. cuivre. Matière Pourcentage de la première production mondiale (%) Fer 3 Bauxite 3 Cadmium 16 Chrome 12 Cuivre 7 Plomb 11 Manganèse 0. de la potasse. Le présent chapitre tente néanmoins de brosser un tableau général de la situation économique pour chacun des différents minéraux. Le cas échéant. on la met en sommeil si les prix à court terme continuent d'être bas. à savoir : • aluminium • chrome • fer • manganèse • mercure • métaux communs (cadmium. ont provoqué une diminution de la quantité de concentrés originaires d'Europe et conduit à l'importation en Europe de concentrés provenant de diverses sources dans le monde. Weber. zinc) • métaux précieux (argent. Par ailleurs. ce secteur est divisé en sous-secteurs. En termes d'économie. ces chiffres ont été révisés par les membres du groupe de travail technique. plomb. étain. Les statistiques de la production minière utilisées dans les sections ci-après sont issues de l'ouvrage intitulé "world mining data" [30. et due aux pressions politiques ainsi qu'à la découverte de gisements de minerai dans d'autres régions du globe.

La flottation étant un procédé par voie humide. souvent par flottation par mousse. Pour libérer le minerai désiré. dans certains cas.2. du fer. appelée bauxite. La seconde étape consiste à transformer l'alumine en aluminium. La bauxite est extraite dans six pays européens. Bien que cela ne soit pas systématique. La demande mondiale en aluminium. appelé "drainage acide" ou DA. du manganèse et du tungstène est de faible importance. 2002]. 2001]. les minéraux métallifères sulfurés contiennent souvent de la pyrite. Le risque de DA des minerais de métaux précieux est souvent plus faible que celui des minerais de sulfures massifs (généralement des minerais de métaux communs). dans une fonderie. ces derniers ayant produit au total 2. Le présent travail couvre la gestion des résidus issus du raffinage de l'alumine. La pénétration d'air ou d'humidité dans les résidus ou les stériles risque d'engendrer la formation d'acides susceptibles d'avoir une incidence importante sur l'environnement. les minéraux sont généralement dispersés finement dans le minerai. d'oxyde de titane. La bauxite est le plus souvent importée d'Australie. De surcroît. Toutefois. Eurallumina. L'alumine est généralement expédiée dans des fonderies [33. du Brésil et des régions équatoriales d'Afrique de l'ouest. 2002]. la teneur en soufre des minéralisations de la bauxite. d'oxyde de fer. d'aluminosilicate ainsi que d'autres impuretés en faible quantité ou à l'état de trace. La production annuelle d'aluminium métal est actuellement de 21 millions de tonnes. est actuellement stable après avoir connu une longue période d'augmentation continue. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 3 . Si le ou les métaux sont extraits dans une mine à ciel ouvert. Quelle que soit la méthode employée pour le traitement du minerai.1 Aluminium Pour produire de l'aluminium primaire. La partie fusion est traitée dans le BREF relatif aux métaux non ferreux.2 millions de tonnes en 2001 [70. la première étape consiste à raffiner la matière première. les minéraux métallifères que contiennent ces gisements s'entremêlent souvent de manière irrégulière. EAA. un sulfure de fer. il faut également gérer de grandes quantités de stériles. et la production correspondante d'alumine de qualité métallurgique se situe autour de 44 millions de tonnes [33. certains de ces complexes métal- sulfure vont systématiquement faire partie des résidus. BEPRIP. La plupart des métaux sont extraits sous forme de minéraux sulfurés ou oxydés.1. Chapitre 1 Dans les gisements de minerai métallifère. Ce phénomène. 2002]. [35. il existe une dizaine d'usines d'alumine qui raffinent de la bauxite extraite et/ou importée. 1. pour obtenir de l'alumine. du chrome. qui détermine directement la demande en alumine. principalement composé d'un ou plusieurs minéraux à base d'hydroxyde d'aluminium auxquels s'ajoutent différents mélanges de silice. principalement la Guinée et le Ghana. En règle générale. Les produits des raffineries d'alumine sont l'alumine calcinée et. La bauxite est un matériau naturel hétérogène. l'hydrate d'aluminium. est expliqué en détail dans la section 2. il faut réduire la granulométrie du minerai en le transformant en une poudre fine afin de pouvoir récupérer les minéraux métallifères du minerai au moyen de différentes techniques de traitement du minerai. Eurallumina.7. les résidus de traitement des métaux se présentent généralement sous forme de boues et sont entreposés dans des bassins de résidus. Ces dix raffineries européennes sont recensées dans le tableau 1. généralement en les déchargeant sur des terrils ou des haldes.

le cours est de 1360 dollars US la tonne (cours moyens 2002). d'autres utilisent encore des bassins de résidus traditionnels et un site entrepose ces boues rouges dans un bassin après avoir neutralisé les boues avec de l'eau de mer et un procédé de désulfuration des gaz de combustion [33. le tarif de l'aluminium a maintenant baissé en raison d'une récession aux Etats-Unis et au Japon. 2002] Le principal producteur de bauxite dans le monde est l'Australie. plomb. Stade 820 Grèce Aluminium de Grèce. le prix correspondant de l'alumine se situe aux alentours de 164 dollars US la tonne [33. ont conduit à la fermeture temporaire voire définitive de certaines mines. Burntisland 100 Hongrie Ajka 300 Roumanie Tulcea 330 Oradea 200 TOTAL : 6800 Tableau 1. la Chine et l'Inde. Parmi les raffineries de l'UE-15. ce qui est plus élevé que dans la plupart des pays non européens [33. 1.2 : Raffineries d'alumine européennes . seule la bauxite de qualité supérieure étant expédiée sur de longues distances dans des raffineries.production d'alumine pour l'année 1999 [34. 2002]. zinc) A l'heure actuelle. avec une production d'environ 50 millions de tonnes en 1999. cuivre. Les gisements de minerai sont souvent relativement complexes du point de vue du traitement. Ils ont un pH élevé et contiennent plusieurs complexes métalliques. nickel. le Brésil. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . certaines appliquent une gestion par épaississement de ces résidus caustiques. La production européenne d'alumine. 2002]. au sein d'un même gisement. sous forme de minerais complexes. Le coût d'exploitation de l'alumine pour les producteurs de l'UE varie entre 160 et 200 dollars US la tonne. EAA. Distomon 710 Irlande Aughinish Alumina. représente 13 % de la production mondiale. La majeure partie de l'alumine est vendue dans le cadre de contrats à long terme. Les autres pays producteurs sont la Guinée. Les métaux communs se trouvent souvent associés. San Ciprian 1300 Royaume-Uni British Alcan. Eurallumina. Après une période à 1500 dollars US la tonne. les cours des métaux communs sont bas. Gardanne 600 Allemagne Aluminium Oxid. associés aux coûts de main- d'oeuvre élevés en Europe.2 Métaux communs (cadmium. 2002]. la bauxite est raffinée à proximité des mines afin de limiter les frais de transport. Ils sont souvent séparés par flottation sélective lors de la phase de traitement du minerai.1. soit 6. Chapitre 1 Pays Usine Production (kt) France Pechiney. Par conséquent. Sardaigne 990 Espagne Alcoa Inespal. Généralement. étain.8 millions de tonnes. Aughinish 1550 Italie Eurallumina. et il a peu de chance d'évoluer dans les deux ans à venir. Aujourd'hui. d'autres les déversent dans la méditerranée. la Jamaïque. Eurallumina. les prix fixés allant de 11 à 13 % du prix du métal fixé pour l'aluminium par la bourse des métaux de Londres (London Metal Exchange ou LME). Ces deux facteurs. Les résidus du raffinage sont constitués d'une boue rougeâtre appelée "boues rouges" et d'une fraction plus grossière appelée "sable". Eurallumina.

souvent par fusion. Le cadmium est toujours un sous-produit qu'on récupère dans une fonderie. BEPRIP. USGS. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 5 . Figure 1. le lecteur pourra se reporter au BREF concernant les industries des métaux non ferreux [35. associé au soufre. mais pour de plus amples explications. En 1999. dont 14. puis à les faire fondre et à les raffiner par voie électrolytique pour produire une cathode de cuivre pur. Les minerais sulfurés sont généralement récupérés par flottation.5 % (2 400 tonnes) provenaient de mines européennes. dont la consommation européenne en 1999 avoisinait les 2 millions de tonnes. Il n'existe pas de mine de cadmium qui produise un concentré de cadmium. Ce chapitre aborde de manière succincte le raffinage ultérieur. et ce cadmium est donc séparé au niveau de la fonderie. la production mondiale de cuivre était de 12. La figure ci-après montre les principaux producteurs européens. Les minerais de plomb et de cuivre sont également susceptibles de contenir de faibles quantités de cadmium [35.1 : Production européenne de cadmium primaire en 1999 Cuivre Le cuivre existe le plus souvent à l'état naturel. ce qui représente 7. En 1999. Chapitre 1 Il existe un déséquilibre majeur entre la production minière européenne et la consommation européenne de ces métaux.4 millions de tonnes. Il est récupéré au cours d'un procédé en plusieurs étapes qui consiste tout d'abord à extraire et concentrer des minerais pauvres contenant des minéraux à base de sulfure de cuivre.2 % de la production mondiale. 2002]. Les oxydes. la production mondiale était d'environ 16 500 tonnes de cadmium en concentrés. 2001]. Cadmium (Cd) Le cadmium se trouve souvent dans le concentré de zinc issu du traitement du minerai. les carbonates et les silicates sont lixiviés. BEPRIP. La figure ci- après montre les principaux producteurs européens. des volumes de cuivre de plus en plus importants sont produits par lixiviation acide des minerais oxydés [36. La production minière européenne était de 890 000 tonnes. A l'échelle mondiale. 2001]. soit environ six fois la quantité de plomb produite par les mines européennes (35 000 t) la même année. Un exemple représentatif est celui du plomb.

Heureusement. même aux cours actuels. L'étain est un élément relativement rare. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . au point qu'elles sont désormais en mesure de réaliser des bénéfices. ces exploitations ont réussi à réduire considérablement leurs coûts. leur coût d'extraction étant plus élevé que celui des exploitations à ciel ouvert. La majeure partie de l'étain mondial est produite à partir de gisements alluviaux . Les seuls producteurs européens sont le Portugal (2 163 tonnes) et le Royaume-Uni (100 tonnes). USGS. [KGHM Polska Miedz.2 : Production minière européenne de cuivre en 1999 Les cours du cuivre ont commencé à récupérer de leurs récentes baisses. dont l'abondance dans la croûte terrestre est d'environ 2 ppm. au moins la moitié provient d'Asie du sud-est. 63 ppm pour le cuivre et 12 ppm pour le plomb. 2002 #113] Etain Pratiquement chaque continent possède un pays qui exploite l'étain de manière importante. Cette situation est problématique pour les producteurs de cuivre. mais ils restent à des niveaux bas. l'Europe y contribuant à hauteur de 1 %. 2002] En 1999. la production mondiale d'étain se montait à environ 230 000 tonnes. [36. Chapitre 1 Figure 1. notamment pour les exploitations de mines souterraines. alors qu'elle est de 94 ppm pour le zinc. ces dix dernières années.

les fonderies. la Chine est de loin le plus gros producteur d'étain.4 % de la production minière totale (soit environ 1. les catalyseurs. le plus important étant l'acier inoxydable ou inox.3 : Production minière mondiale d'étain en 1999 Comme on peut le voir sur la figure ci-dessus. USGS. les piles. et diverses autres applications. l'Europe a produit seulement 1. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 7 . la fabrication des monnaies. et elle possède également les plus grosses réserves. La consommation mondiale d'étain aurait également légèrement baissé cette année-là. Il s'utilise également dans l'électrodéposition. [35. Nickel Le nickel s'emploie dans toutes sortes de produits. 2002]. Chapitre 1 Figure 1. mais principalement dans des alliages.1 million de tonnes). Les observateurs de l'industrie ont attribué ces cours en baisse à une offre excédentaire de l'étain sur le marché [36. La figure ci-après montre les principaux producteurs mondiaux. BEPRIP. 2001] En 1999. Les cours de l'étain ont continué de baisser en 2001.

chiffre qui est raisonnablement stable. la société utilisera cette technique à Terre-neuve pour récupérer du nickel et du cobalt à partir de concentrés sulfurés. Des concurrents envisagent également d'utiliser la technique PAL à Cuba. L'industrie des piles crée jusqu'à 70 % de la demande. USGS. Toutefois. et la Finlande avec 1 000 tonnes en 1999. Le concentré de plomb s'obtient généralement par flottation sélective. comme c'est plus souvent le cas aujourd'hui. la production minière mondiale de plomb était de 3. 2002] Plomb Les minerais de plomb existent principalement sous forme de sulfures ou encore. ce qui signifie que la production européenne se monte à plus de 11 % de la production mondiale. sous forme de minerais complexes où le plomb est associé à du zinc et à de faibles quantités d'argent et de cuivre. elle peut également être considérée comme faisant partie de la production européenne. la Nouvelle Calédonie faisant partie de la France. [36. Si le projet néo- calédonien réussit. Chapitre 1 Figure 1.3 millions de tonnes. dont environ 10 % (environ 350 000 tonnes) provenaient de mines européennes. au nord-est du Labrador. le nickel est récupéré sur place au moyen de la technique de lixiviation à l'acide sous pression (Pressure Acid Leaching ou PAL). En 2001. La figure ci-dessous montre les principaux producteurs européens. Ces concentrés proviennent du gisement de sulfure de nickel- cobalt de Voisey's Bay. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . A la fin 2001. en Indonésie et aux Philippines.4 : Production minière mondiale de nickel en 2001 Il n'existe que deux producteurs européens : la Grèce. Les modes d'utilisation du plomb se sont considérablement modifiés au fil des années. mais les autres utilisations du plomb sont en baisse. l'exploitant canadien et les autorités administratives de Terre-neuve n'ayant encore su s'entendre sur les aspects essentiels. l'exploitation du gisement de Voisey's Bay était toujours en suspens. Dans ces mines. En 1999. Le métal est récupéré par fusion à partir du concentré. avec 13 500 tonnes. Il existe au moins quatre autres projets australiens de PAL à différents stades de développement. la production mondiale a nettement augmenté en raison de l'ouverture de nouvelles mines en Australie occidentale.

(Note : toutes ces mines contiennent au moins deux métaux.8 % de la production minière mondiale totale qui se montait à environ 7. mais les trois quarts de la production mondiale proviennent de six pays seulement : la Chine.) Zinc La sphalérite (sulfure de zinc. ZnS) est l'un des principaux minéraux de minerai au monde. le zinc est le quatrième métal le plus courant de la production mondiale. le Canada et le Mexique. à savoir le plomb et le zinc. La figure ci-après montre les principaux producteurs de zinc européens. avec des extensions de mines ou l'ouverture de nouvelles mines pour remplacer les anciennes. les Etats-Unis. l'aluminium et le cuivre. La production mondiale est à un niveau similaire depuis les années 1970.5 : Production minière européenne de plomb en 1999 Le plomb est exploité dans de nombreux pays du monde. En 1999. l'Australie. l'Europe représentait 11. Le zinc est généralement récupéré du concentré extrait par lixiviation et électrorécupération.5 millions de tonnes. En tonnage produit. l'extraction du plomb en Russie a très fortement baissé. de l'or et du cuivre. et parfois aussi de l'argent. Chapitre 1 Figure 1. En raison des changements économiques. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 9 . le Pérou. devancé seulement par le fer.

1. 1.3 Chrome En Europe. La Turquie est le quatrième producteur mondial de chrome. Dans le DA. Dans certaines mines souterraines. Les trois plus gros producteurs mondiaux sont l'Afrique du Sud. ce n'est pas seulement la stabilité physique des bassins de résidus et des digues de retenue qui est en jeu. Les résidus boueux sont gérés dans des bassins. Ce phénomène est appelé "drainage acide" (DA). Les stériles issus de ces activités peuvent également avoir de lourdes conséquences pour l'environnement s'ils présentent un potentiel acidifiant net. Il est à noter que les stériles sont entreposés en terrils. La Grèce en produit des quantités plus faibles : un millier de tonnes en 1999.8 millions de tonnes en 1999). juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . mais également la stabilité chimique des résidus acidifiants. Le sulfure que contiennent les résidus et les stériles peut s'oxyder au contact de l'eau et de l'air. les résidus grossiers sont utilisés comme remblais.6 : Production minière européenne de zinc en 1999 Les résidus issus des activités d'extraction des métaux communs se caractérisent de la manière suivante : • ce sont généralement des boues d'une teneur de 20 à 40 % de solides en poids • ils contiennent des métaux • ils contiennent des sulfures • ils sont produits en grosses quantités. la Finlande (environ 250 000 tonnes produites en 1999 par une seule mine) et la Turquie (environ 430 000 tonnes en 1999). deux pays produisent des quantités importantes de ferrochrome. l'Inde et le Kazakhstan. Chapitre 1 Figure 1. La production minière européenne représente environ 12 % de la production mondiale (5. tant durant l'exploitation qu'après la fermeture de la mine. provoquant la formation d'un lixiviat acide.

1. USGS. les stériles sont déposés sur des terrils. Tous les stériles seront alors utilisés comme remblais. La quasi-totalité du minerai de fer (98 %) est destinée à la sidérurgie [36. En 2000. chauffée en présence d'un réducteur. la production mondiale de minerai de fer avait dépassé le milliard de tonnes par an. Les résidus boueux sont entreposés en bassins. sont employées dans la fabrication de produits réfractaires. [55. 2002]. chacun fournissant environ un tiers des exportations totales. les sept plus gros représentent à peu près les trois quarts de la production mondiale totale. mais son minerai était d'une teneur si faible que la production de ce pays se plaçait nettement en dessous de celle de l'Australie et du Brésil. c'est d'ailleurs d'elle que le chrome tire son nom.1. donne du fer métallifère (Fe). Il est donc indispensable à la production de l'acier. La chromite (FeCr2O4) est le plus important des minéraux de chrome. les Etats-Unis étaient le plus gros producteur mondial de minerai de fer.4 Fer Le minerai de fer est une substance minérale qui. Aujourd'hui. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 11 . Au début du 20ème siècle. l'exploitation va passer d'une mine à ciel ouvert à une mine souterraine. 2002]. Chapitre 1 L'utilisation du chrome (Cr) pour produire de l'acier et pour produire des alliages non ferreux constitue deux de ses applications les plus importantes. L'industrie européenne d'extraction du minerai de fer ne fait guère le poids à l'échelle mondiale. Iron group. la Chine était le plus gros producteur en poids brut du minerai produit. avec seulement 3 % de la production mondiale totale. qui étaient respectivement de 171 et 200 millions de tonnes. Le minerai de fer est exploité dans une cinquantaine de pays. Le minerai de fer est la source du fer primaire utilisé par les industries sidérurgiques mondiales. A l'avenir. En outre. Parmi les pays producteurs. laquelle s'élevait à environ 560 millions de tonnes en 1999. dans la mine finlandaise. comptant pour environ 60 % d'une production mondiale annuelle totale d'environ 45 millions de tonnes. ce qui supprimera quasiment toute production de stériles. Le concentré provenant de la mine finlandaise est expédié directement dans une fonderie d'acier inox appartenant à la même société. L'Australie et le Brésil dominent à eux deux les exportations mondiales de minerai de fer. A la fin du siècle. les chromites. pauvres en fer et en silice.

ce métal n'est extrait que sous forme d'oxydes et de carbonates.7 : Production minière européenne de fer en 1999 La plus grosse entreprise mondiale de production de minerai de fer est le groupe brésilien CVRD. Les boulettes sont séparées en deux types.6 millions de tonnes en 2001.6 tonnes. la Slovaquie. Cette période de consolidations semble avoir pris fin. comme l'avait fait l'exploitation du minerai de fer en Espagne. Les fines de minerai de fer servent à alimenter les hauts-fourneaux. En regard de ces chiffres. la réduction directe et les briquettes pressées à chaud (DRI/HBI). le groupe Rio Tinto. Iron group. la production de minerai de fer en Europe occidentale se concentre principalement en Suède. et les minerais ne contiennent que peu ou pas de minéraux sulfurés. la Bulgarie et la Roumanie figurent dans les statistiques des producteurs de minerai de fer. selon leur utilisation : celles qui sont destinées aux hauts-fourneaux. En juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . En Europe de l'est. qui se montaient à 490 millions de tonnes en 2000. Aujourd'hui. [49.8 tonnes et expédiait 110. basé à Londres. La même année. cette dernière produisant également une certaine quantité pour l'exportation. [49. 2002] En ce qui concerne l'extraction du minerai de fer en Europe. 2002] La fin du 20ème siècle a connu une vague de regroupements d'entreprises dans l'industrie du minerai de fer. la production dans les régions "minettes" de la France et du Luxembourg ayant cessé dans la première moitié de la décennie 1990. Chapitre 1 Figure 1. les producteurs aspirant à réduire leurs coûts de production et à devenir plus compétitifs. Il subsiste de petites exploitations à visée domestique en Turquie. produisait 115. après frittage ou réduction en boulettes. Iron group. Aujourd'hui ces trois géants contrôlent environ 70 % du marché du minerai de fer. les boulettes comptaient pour environ 90 millions de tonnes. Parmi les produits marchands à base de minerai de fer. bien qu'il existe toujours un potentiel pour d'autres fusions et acquisitions. En 2001.6 millions de tonnes.6 millions de tonnes et 84. et celles qui servent de matière première à une industrie en plein essor. le volume de ventes de ce groupe a atteint le chiffre record de 143. le groupe Australien/Sud-africain BHP Billiton affichait respectivement 82. en Autriche et en Norvège. Les résidus et les stériles provenant de ces exploitations ne présentent aucun potentiel de DA net. Le reste était constitué de minerais grossiers (environ 70 millions de tonnes) et de fines.

le manganèse est le produit premier d'une mine (par exemple. 1. Dans certains cas. Les figures ci-après montrent les producteurs européens et les plus gros producteurs internationaux. il est associé à d'autres minéraux (par exemple des carbonates de fer).8 : Production minière européenne de manganèse en 1999 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 13 . ils produisent une fraction de résidus grossiers qui est mise en terrils.5 % de la production mondiale la même année. Weber. 2002]. L'un des effets positifs de cette association avec le fer est qu'il faut ajouter moins de manganèse pour produire de l'acier [38.1. 2002]. Les fines sont déversées dans des bassins de résidus. USGS.5 Manganèse La production d'acier représente la plus grosse part de la demande en manganèse (Mn) [36. la mine de Hotazel en Afrique du Sud ou de Nikopol en Ukraine) mais en règle générale. Figure 1. La production minière européenne de 43 500 tonnes en 1999 représente 0. Chapitre 1 général.

La seule mine de mercure européenne toujours en activité est la mine d'Almadén. estimée à 1 640 tonnes en 2000. qui produit des concentrés de cuivre.b. L'industrie chloro-alcaline va également cesser progressivement d'être l'un des principaux utilisateurs. de zinc et de pyrite contenant du cadmium. du mercure. notamment. Mineralgallery. les plus grosses quantités provenant d'Espagne et du Kirghizstan. En 1999. L'utilisation du mercure en Europe occidentale et en Amérique du Nord a diminué en raison des nombreuses limites imposées sur l'usage des produits à base de mercure. de l'or et de l'argent. En 1999.) du minerai de manganèse provenant de l'exploitation hongroise est de 42 dollars US par tonne. L'exploitation du mercure se pratique dans une dizaine de pays dans le monde. soit dans le cinabre. la cordéroïte. USGS. D'autres mines.1. 2002]. En 1995. de la mine de Pyhäsalmi Oy. la livingstonite et d'autres minéraux [36. 5 222 millions étaient versés à la holding propriétaire de la mine d'Almadén. en Espagne. l'offre de mercure secondaire et récupéré a augmenté en raison de la réglementation en matière d'environnement.o. la production mondiale annuelle de mercure était estimée en moyenne à 2 500 tonnes. 1. Dans le même temps.9 : Production minière mondiale de manganèse en 1999 Le prix franco bord (f. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . L'exploitation mondiale annuelle du mercure est en baisse. cette mine est désormais fermée et il y a peu de chance qu'elle soit remise en service. Elle a été subventionnée par l'état espagnol moyennant l'engagement de réduire ses activités d'exploitation. la production européenne représentait 17. 2002]. Toutefois. produisent occasionnellement du mercure en sous-produit. C'est le cas.4 % de la production mondiale. mais les valeurs de la production mondiale sont l'objet de fortes incertitudes.6 Mercure Le cinabre (HgS) est le principal minerai de mercure [37. Le mercure est le seul métal commun qui soit liquide à température ambiante. On le trouve soit à l'état de métal natif. Chapitre 1 Figure 1. bien qu'elles exploitent d'autres sulfures métalliques. environ 100 personnes étaient directement employées dans la filière exploitation de la société. Ces dix dernières années.

1. le prix reste bas. la formation de DA est une question qui va se poser dans les mines de mercure.8 %. il tournait autour de 4 euros le kilo de mercure. le quartz etc. A cet égard. il devrait en principe rester stable dans les résidus et les stériles.7 Métaux précieux (or. L'offre de mercure sur le marché étant excédentaire. notamment de leur conductivité électrique élevée et de leur forte résistance à la corrosion. Depuis 1990. ce qui peut encourager d'autres utilisations et conduire à une augmentation de la demande à l'échelle mondiale. le mercure à l'état de soufre n'étant pas soluble dans l'eau. Le DA et la percolation de métaux lourds risquent de se produire pendant de nombreuses années si les exploitations ne sont pas déclassées correctement. une part importante de ce mercure pourrait revenir en Europe sous forme d'une pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance. Dans certains cas. les terrils de stériles et les installations de gestion des résidus vont également poser problème. Dans d'autres. une quantité importante d'argent provient du désargentage du plomb. [112. Les mines anciennes. le cours du marché est extrêmement bas : pour la période 1997-1999. USGS. l'or et l'argent sont transformés directement dans une usine de traitement du minerai située sur place. Par ailleurs. telles que la métrologie et les appareils électriques. environ 15 % auraient été perdus. notamment en dehors de l'OCDE. 2002]. l'or et l'argent se trouvent dans d'autres concentrés métalliques et sont récupérés par fusion [36. ces métaux s'emploient de plus en plus en tant que métaux industriels. en un métal brut aurifère qui contient généralement 75 % d'or et 25 % d'argent. argent) La majeure partie de la production d'or et d'argent sert à la fabrication de bijoux. Les tellurures d'argent et d'or peuvent également représenter un apport mineur dans les gisements d'or commerciaux. L'or existe à l'état natif (or libre) ou enfermé dans d'autres minéraux (la pyrite. outre les applications que ces pays partagent avec les pays de l'OCDE. Par exemple.1. sur les quelque 140 000 tonnes de tout l'or jamais extrait. En revanche. il convient d'évaluer dans leur pleine mesure les conséquences des exportations continues du mercure par les compagnies européennes vers les pays en voie de développement. ou bien n'auraient pu être récupérés ou auraient disparu. Commission. USGS. Aucune information n'a été communiquée sur la gestion des résidus et des stériles dans les mines de mercure. mais en raison de leurs propriétés. Sur les 120 000 tonnes restantes. Selon les estimations. utilisés dans des applications industrielles dissipatives. Sur les quelque 2. 2002] Etant donné que les résidus contiennent des sulfures. de peintures et de pesticides. où son utilisation peut entraîner des pollutions et des effets nocifs sur la santé. l'Europe n'en a produit que 0. ce qui a entraîné une baisse régulière des cours. la production européenne représentait environ 10 % de la production mondiale. Les deux figures ci-après montrent les principaux producteurs européens d'or et d'argent.). Il peut contenir des quantités variables d'argent en solution solide.5 millions de kg d'or exploité dans le monde en 1999. on estime que 33 000 tonnes constituent des réserves officielles détenues par les banques centrales et environ 87 000 tonnes sont détenues par des particuliers sous forme de pièces. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 15 . Le mercure s'exporte dans les pays en voie de développement pour être réutilisé dans la récupération de l'or pour la production de cosmétiques. Pour l'argent. Chapitre 1 Cette situation fait que la majorité des pays développés sont devenus exportateurs nets de mercure. de lingots et de bijoux [36. 2002].

l'argent n'est pas exploité en tant que produit à part entière. En Europe. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . C'est essentiellement un sous-produit de l'extraction du plomb. Chapitre 1 Figure 1.11 : Production minière européenne d'argent en 1999 Il existe à l'heure actuelle six mines d'or dans l'UE-15.10 : Production minière européenne d'or en 1999 Figure 1.

Mudder. en Roumanie. Les 48 % restants employaient différents procédés qui ne font pas appel à d'autres agents réactifs chimiques ou lixiviants mais qui ont principalement recours à la séparation par gravité et à la flottation pour former un concentré. La figure ci-après montre la production minière mondiale d'or en 2001. L'accident de Baia Mare a attiré l'attention sur cette technique.12 : Production minière mondiale d'or en 2001 L'utilisation du cyanure (CN) pour la lixiviation de l'or est l'objet d'une polémique depuis quelques années. 2000]. En 2000. Sur ces 875 mines. 15 % d'entre elles pratiquaient la lixiviation en tas et 37 % recouraient à la cyanuration pour la lixiviation en cuve. on dénombrait dans le monde quelque 875 exploitations minières d'or ou d'or et d'argent. Ce nombre n'inclut pas la part que représentent les mines de métaux communs. La figure ci-après montre la répartition mondiale des mines d'or ou des mines d'or et d'argent qui avaient eu recours à la cyanuration en 2000. Figure 1. Chapitre 1 Une nouvelle mine d'or est en activité en Turquie depuis 2001. 460 (c'est à dire 52 %) avaient recours au cyanure. où une certaine quantité d'or est récupérée sous forme de produit auxiliaire dans la mine ou la fonderie. Les concentrés étaient ensuite envoyés dans une fonderie pour traitement final [26. la mine de Malikais en Grèce et le projet de mine d'or à ciel ouvert de Rosia Montana. par exemple la mine de Svarliden au nord de la Suède. Il existe plusieurs exemples de projets pour lesquels le processus de délivrance d'autorisations est enclenché. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 17 .

car les résidus peuvent également présenter un risque de DA. la Banque Nationale Suisse continua de vendre 1 300 tonnes d'or (la moitié de ses réserves). l'extraction de l'or engendre d'importants volumes de résidus par rapport aux quantités d'or produites. les Etats- Unis furent la cible d'attentats terroristes. En 2001. avec une teneur en or de 5 g/t. Pendant la plus grande partie de l'année. dans le but de remplacer la cyanuration par des techniques moins dangereuses. et l'absence d'un intérêt renouvelé pour l'or de la part des investisseurs. les perspectives d'une poursuite des consolidations dans le secteur de l'extraction aurifère. Chapitre 1 Figure 1. de nouvelles techniques sont à l'étude. les particules d'or fines ne peuvent être récupérées. il convient donc de porter une attention particulière à la gestion des résidus lorsqu'on emploie ce procédé. Par ailleurs. Par exemple. et le gouvernement du Royaume-Uni alla mena à son terme son initiative de vendre 415 tonnes d'or issues des réserves d'or britanniques. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Mudder. Du fait de la forte toxicité du cyanure. Les particules d'or grossières peuvent être récupérées par séparation par gravité. tant au plan chimique que physique. le prix quotidien de l'or de la société Engelhard s'est échelonné entre une limite basse d'environ 257 dollars US l'once troy en avril et une limite haute de presque 294 dollars US en septembre. même si la teneur du minerai est de l'ordre de quelques grammes par tonne. Toutes les exploitations situées dans l'UE-15. La stabilité des installations de gestion des résidus est de la plus haute importance. il faut extraire 200 000 tonnes de minerai pour produire 1 tonne d'or (en supposant qu'on récupère la totalité de l'or). l'or s'échangeait régulièrement à 300 dollars US l'once. le plus souvent. Au cours de l'année 2002. qui permettraient de détruire le cyanure présent dans les résidus ou de recycler le cyanure issu des résidus dans le procédé. cette fourchette de prix était inférieure à 270 dollars US. Les inquiétudes quant à la position réelle des ventes d'or des banques centrales. Le rôle de valeur refuge que joue traditionnellement l'or avait permis d'élever le cours de l'or au-dessus de sa faible valeur d'échange lorsqu’en septembre 2001. L'or est une ressource naturelle extrêmement précieuse. que par lixiviation du minerai au moyen d'une solution de cyanure. En revanche. son extraction se justifie toujours. 2000] Pendant les neuf premiers mois de l'année 2001. Par conséquent. ainsi que la mine turque d'Ovacik détruisent le cyanure que contiennent les résidus avant de déverser ces derniers dans le bassin. Des travaux de recherche sont actuellement menés. Les résidus de l'extraction aurifère se présentent généralement sous la forme de boues fines qui sont déposées dans des bassins. De ce fait. firent que les cours de l'or restèrent bas jusqu'à la mi-septembre 2001.13 : Répartition mondiale des mines d'or ou des mines d'or et d'argent ayant eu recours à la cyanuration en 2000 [26.

il faut appliquer toutes sortes de méthodes ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 19 . Tungsten group. Les résidus grossiers sont entreposés en terrils et les résidus fins. De ce WO3.1.2 Vue d'ensemble de l'industrie : les minéraux industriels Pour permettre des explications détaillées. Selon le gisement. En 1999. des sulfures peuvent être présents en plus ou moins grande quantité et la question du DA peut donc éventuellement se poser. le Canada. 1. 1 800 tonnes provenaient d'Autriche et 549 tonnes du Portugal. à savoir : • barytine • borate • calcaire • feldspath • fluorine • kaolin • phosphate • potasse • strontium • talc. 2002]. Chapitre 1 1. La consommation moyenne de tungstène à l'échelle mondiale est de 40 000 t (W) par an. Les principaux producteurs sont la Chine (> 80 %). Matière Pourcentage de la première production mondiale (%) Barytine 11 Borate 30 Feldspath 64 Fluorine 5 Kaolin 18 Phosphate 1 Talc 26 Tableau 1. un total de 3 000 tonnes d'oxyde de tungstène ont été produites en Europe. l'Autriche. Tungsten group. le Portugal et la Bolivie [52.5 % de la production mondiale. dans des bassins. Le tableau suivant que pour la plupart de ces minéraux.8 Tungstène Les principaux minéraux riches en tungstène sont la wolframite (Fe. la production européenne hors minéraux métallifères représente une part importante de la production mondiale. En 1999. Certains sont vendus tels qu'extraits. la production européenne représentait 11. Dans d'autres cas. de nombreuses mines ont dû fermer dans le monde au cours des deux dernières décennies [52. En raison du bas niveau des cours. Mn)WO4 et la scheelite (CaWO4). la Russie. ce secteur est divisé en sous-secteurs. c'est-à-dire sans traitement.3 : Production de certains minéraux industriels en Europe par rapport à la production mondiale en 1999 Il existe de nombreuses manières de récupérer les minéraux industriels. 2002].

Par conséquent. la flottation) et seul un petit nombre d'entre elles procèdent à un traitement chimique du minerai (par exemple la lixiviation). le lavage. Son utilisation comme charge peut entraîner des prix plus élevés après un traitement plus intensif du minerai. ces exploitations sont plus petites que la majorité des mines de métal.1 Barytine La barytine est la forme minérale naturelle du sulfate de baryum (BaSO4).14 : Production minière de barytine en Europe en 2000 Sur les 6. la séparation magnétique. C'est un minéral industriel d'une valeur relativement faible. Ce prix peut également être majoré en fonction de la couleur .7 million de tonnes. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Figure 1. De ce fait.4 millions de tonnes produites au total. En règle générale. La figure ci-après montre les principaux pays producteurs en Europe. les Etats-Unis ont consommé quelque 2. 2002]. 1. En règle générale. La figure ci- après montre les principaux producteurs dans le monde. dans la plupart des cas le volume des stériles et des résidus est également plus faible. 2002]. La majorité des mines du secteur des "minéraux industriels" ont recours à des procédés exclusivement physiques (par exemple le concassage. dans le secteur des minéraux industriels. Barytes. le triage optique.blancheur et brillance [29. les quantités et les caractéristiques des résidus et des stériles sont extrêmement variables. La consommation de barytine de l'UE-15 est estimée avoisiner les 700 000 tonnes. le triage manuel. La production annuelle européenne se monte à environ 715 000 tonnes au total. principalement de la Chine mais également du Maroc et de l'Inde [29. le problème du drainage acide ne se pose pas. et la teneur du minerai est généralement plus élevée. la production minière de l'UE-15 se situant autour de 140 000 tonnes en 2000 et le reste étant importé.2. le classement. Barytes. Chapitre 1 de traitement pour obtenir un produit hautement concentré.7 millions de tonnes et l'UE-15 un volume estimatif de 0.

Les cours (d'après la revue Industrial Minerals) des blocs concassés destinés aux puits de pétrole se situent aux alentours de 55 à 60 euros/tonne et peuvent aller jusqu'à 100 euros/tonne pour du matériau broyé. 2002]. Cela signifie que produire 715 000 tonnes de barytine. Une partie de ce minerai est commercialisée sous forme de divers produits minéraux [29. [92. il faut extraire environ 1 400 000 tonnes de minerai. est principalement dominé par la Turquie (seul producteur européen). Bolivie. soit quelque 4. aux Etats-Unis. Seule une faible part (2 %) des résidus produits dans l'UE-15 est déversée sous forme de boues dans des bassins. Barytes. Barytes. EBA. en Chine. Les résidus fins sont généralement déshydratés et sont également vendus ou utilisés au sein de la mine comme remblai. en Russie et en Amérique du Sud). les Etats-Unis et l'Amérique du Sud (Argentine. Le bore élémentaire n'existe pas dans la nature mais des traces de ses sels sont présentes presque partout dans les rochers. Le marché mondial de l'approvisionnement en borates. En revanche. Généralement. Chili et Pérou).15 : Production mondiale de barytine (statistiques de production) en 2000 En outre. la terre et l'eau. La teneur moyenne des minerais extraits dans l'UE-15 se situe autour de 50 % de BaSO4. la barytine importée est traitée aux Pays-Bas. Le volume de production minière en Europe est resté stable depuis plusieurs années.2 Borate Les borates sont un groupe de plus de 200 minéraux naturels qui contiennent du bore. la terre et l'eau. 2002]. les minéraux de borate sont relativement rares et les gisements importants n'existent qu'en de rares endroits de la croûte terrestre (en Turquie. La Chine et la Russie produisent des volumes importants de ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 21 . 1. Ils existent à l'état de traces dans la roche. Chapitre 1 Figure 1.2 millions de tonnes. et ce secteur fournit des emplois directs à plus de 400 personnes et contribue directement pour plus de 50 millions d'euros au produit intérieur brut [29.2. les résidus grossiers sont vendus comme agrégats. 2002].

réparties dans tous les États membres de l'UE-15. L'industrie turque des borates emploie directement plus de 2 150 personnes et contribue directement pour plus de 225 millions d'euros au produit intérieur brut du pays. il sert fonctionnellement de flux. Le producteur de borate turc a une production annuelle d'environ 1. elle ne requiert généralement pas d'étapes supplémentaires de traitement du minerai. La figure ci-après montre les principaux producteurs européens.4 Feldspath Les feldspaths sont des minéraux courants qui constituent la roche et qui peuvent devenir de précieuses matières premières lorsqu'ils se trouvent dans des quantités importantes. En Europe. les feldspaths sont des aluminosilicates contenant du potassium. Le secteur des agrégats n'est pas abordé ici. le feldspath est le deuxième ingrédient le plus important après l'argile. USGS. du sodium et/ou du calcium.2 million de tonnes provenant de neuf exploitations (sept mines à ciel ouvert et deux mines souterraines). cette dernière les produisant en Turquie occidentale. 2002]. ce qui représente quasiment les deux tiers (64 %) de la production mondiale totale.3 Calcaire Le calcaire s'utilise de trois façons différentes : en tant qu'agrégat. seules sept exploitations doivent utiliser la flottation pour séparer le carbonate de calcium des minéraux indésirables (principalement le graphite et le mica). puisqu'elles utilisent des dispositifs de déshydratation (par exemple des épaississeurs et des filtres presse). Ces résidus sont stockés dans des bassins. Cinq d'entre elles n'ont pas de bassins de résidus. IMA. Le feldspath récupéré par flottation représente environ 10 % de la production européenne. 1. Plus de 60 % des feldspaths produits dans l'UE-15 sont utilisés dans l'industrie de la céramique. Les résidus sont déposés sur des terrils (pour les argiles brutes et les minerais calcaires) ou dans des bassins de résidus cuvelés (pour les particules d'argile fine) situés à proximité des mines. et US Borax en Californie qui représentent à elles seules quelque 75 à 80 % du marché d'approvisionnement. IMA. [39. Le cours des borates (d'après la revue Industrial Minerals) varie entre 270 et 900 euros la tonne. 2002] Le calcaire utilisé dans le secteur du ciment et de la chaux contient des impuretés argileuses qui s'éliminent par rinçage. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . mais elles en exportent peu vers le marché mondial. Par conséquent. En Turquie. la majeure partie restante servant à la fabrication du verre. sous forme de carbonate de calcium et dans l'industrie du ciment et de la chaux. Chapitre 1 borates. Ce chiffre représente environ 30 % de la production mondiale [36. En 1999. L'industrie du carbonate de calcium opère principalement avec des gisements d'une teneur supérieure à 96 %. 1. puisqu'il n'engendre pas de résidus. [42. Par leur composition. un total de 6 millions de tonnes de feldspath ont été produites en Europe. Les deux plus gros producteurs de borates au monde sont les sociétés Eti Bor. Le secteur du feldspath est composé de petites et moyennes entreprises. les résidus des mines sont les résidus des installations de traitement du minerai et des usines de production des dérivés du bore. 2002].2. faciles à extraire et aptes au traitement. Dans la fabrication des céramiques. Ces sept exploitations représentent moins de 5 % de la production européenne totale de carbonate de calcium.2.

ainsi que des bassins pour les résidus fins. avec des concentrations naturelles allant de 20 à 90 % de CaF2. La fluorine est connue depuis longtemps pour la beauté et la diversité de ses couleurs. Le marché du feldspath sodique à bas prix est essentiellement local ou national. Chapitre 1 Figure 1. la fluorine.16 : Production minière européenne de feldspath en 1999 Les petits producteurs (moins de 100 000 tonnes/an) sont notamment la Finlande. 2002]. la Suède. donc une source de l'élément fluor) et pour ses propriétés physiques (notamment comme agent fluxant). Le minerai et les produits concentrés commercialisables portent le même nom. c'est-à-dire le feldspath récupéré par flottation et le feldspath potassique) sont désormais transportés sur de longues distances. Sogerem.4 million de tonnes) et l'Afrique du Sud (0. Aujourd'hui. on l'utilise pour ses propriétés chimiques (c'est un fluorure. L'industrie du feldspath dans l'UE-15 emploie directement plus de 3 000 personnes et contribue directement pour plus de 900 millions d'euros au produit intérieur brut. de gravier et de roche. [43. Seuls quelques feldspaths de plus grande valeur (les qualités à haute teneur. La production mondiale se situe entre quatre et cinq millions de tonnes par an.2. Les principaux producteurs sont la Chine (2.5 Fluorine La fluorine est le nom industriel de la fluorite minérale (CaF2).5 million de tonnes). Les cours (d'après la revue Industrial Minerals) varient entre 13 et 205 euros la tonne. le Mexique (0. Une vingtaine de pays ont déclaré ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 23 .5 millions de tonnes). en raison d'un coût de transport proportionnellement élevé. La production de feldspath engendre des terrils de résidus composés de sable grossier. la Grèce.3 million de tonnes). la Pologne et la Roumanie. le Royaume-Uni. l'UE-15 (0. Elle est extraite dans des mines (souterraines ou à ciel ouvert). 1.

juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . la valeur moyenne des produits est de 120 euros par tonne pour la fluorine et de 190 dollars US par tonne pour le sulfure de plomb [44. Les producteurs européens sont représentés sur la figure ci-après.17 : Production minière européenne de fluorine (1999) Dans la mine sarde de fluorine et de sulfure de plomb. 2002]. des peintures et des plastiques [40. Sogerem. la production européenne de kaolin avoisinait les cinq millions de tonnes. du caoutchouc. Italy. Figure 1. 1. Chapitre 1 une production substantielle en 2000 [43. Les plus gros producteurs européens sont recensés sur la figure ci-après. 2002]. 2002]. autour de 20 % de la production mondiale la même année. l'utilisation du kaolin s'est étendue à la fabrication du papier. En 1999. IMA. Depuis cette lointaine époque.6 Kaolin Le mot "kaolin" est dérivé du mot chinois "Kao-ling" (haute crête). le nom d'une colline située dans le centre de la Chine et d'où cette substance était initialement extraite pour être utilisée dans la céramique.2.

1.7 Phosphate La seule mine de phosphate d'Europe est la mine finlandaise de Siilinjärvi. Par ailleurs. Actuellement. 2003] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 25 . fluoro phosphate de calcium). 70 000 tonnes de produits micacés et de 200 000 à 300 000 tonnes de divers produits à base de roche concassée sont extraites annuellement. La production de kaolin engendre des terrils de résidus composés de sable grossier. Quelque neuf millions de tonnes de minerai et de deux à trois millions de tonnes de stériles sont extraites annuellement.18 : Production européenne de kaolin en 1999 En Europe. Les résidus issus du concentrateur sont déversés sur la digue de retenue. Chapitre 1 Figure 1. ses niveaux de production annuelle sont de 800 000 tonnes de concentré d'apatite (Ca5(PO4)3 (F). ainsi que des bassins pour les résidus fins. le concentré d'apatite. Siirama. Les cours (d'après la revue Industrial Minerals) du kaolin varient entre 40 et 375 euros la tonne. 10 000 tonnes de concentré de mica. Le produit principal. de gravier et de roche. l'industrie du kaolin emploie directement plus de 6 000 personnes et contribue directement pour plus de 1 500 millions d'euros au produit intérieur brut. [143.2. 100 000 tonnes de concentré de calcite. Les stériles sont concassés pour être utilisés comme agrégats dans la construction de routes et de digues ou sont entreposés dans des zones de stériles. s'utilise principalement comme matière première pour la production d'acide phosphorique.

avec une production annuelle d'environ 1. les concentrations de talc économiquement viables ne sont pas si courantes. Tous les chiffres sont donnés en tonnes métriques de teneur en strontium.9 million de tonnes) et l'Inde (0. Des deux. [36. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . avec environ 25 000 tonnes la même année.4 million de tonnes par an. 2002] La célestine (SrSO4) est extraite dans deux mines situées dans le sud de l'Espagne. [36. La production mondiale de talc est estimée à environ 5 millions de tonnes par an.2. Le plus gros producteur mondial est la Chine. du fait que le strontium s'utilise essentiellement sous forme de carbonate.7 million de tonnes. USGS. La production mondiale en 2000 se montait à environ 300 000 tonnes. La strontianite est le plus intéressant de ces deux minéraux communs. Bien que des gisements de talc aient été découverts dans différents contextes géologiques à travers le monde. La production européenne de talc est de 1. ce dernier étant souvent regroupé avec la stéatite et les matériaux à base de talc.8 Strontium Le strontium est généralement extrait sous la forme de deux minéraux. USGS. mais seuls de rares gisements exploitables ont été découverts. Il est difficile d'obtenir des statistiques sensées sur la production du talc. dont 70 % proviennent de la France et de la Finlande. La figure ci-après montre les pays producteurs parmi les États membres et les pays candidats.6 million de tonnes). la célestite est beaucoup plus fréquente dans les gisements sédimentaires d'une taille suffisante pour que le développement d'exploitations minières soit intéressant. L'Espagne est le deuxième producteur mondial après le Mexique. 2002] 1. Chapitre 1 1. qui ont produit à elles deux environ 120 000 tonnes de produit final en 2000. la célestite (sulfate de strontium) et la strontianite (carbonate de strontium).9 Talc Le talc est un silicate de magnésium hydraté.2. L'autre producteur européen de minerai de strontium est la Turquie. Viennent ensuite les Etats-Unis (0.

En règle générale. avec une croissance faible dans la plupart des secteurs. Les propriétés du talc (lamellarité. Le marché mondial est ainsi estimé à 1. inertie et composition minéralogique) remplissent des fonctions spécifiques dans de nombreuses industries. ainsi qu'aux pressions grandissantes liées à la transparence du marché et à la mondialisation. qui appartient au groupe Rio Tinto.19 : Production minière européenne de talc (1999) Luzenac est le plus gros producteur sur le marché européen. dans les exploitations finlandaises. les marchés domestiques sont soumis à des pressions de plus en plus fortes liées aux importations à prix concurrentiels de produits de haute qualité pouvant entraîner une augmentation tarifaire. Toutefois. s'alignant à peine sur l'inflation. est le premier producteur de talc. Les deux autres principaux producteurs sont les sociétés Mondo Minerals et IMI Fabi SpA. En Europe. avec un prix moyen de 210 dollars US la tonne. de sorte que depuis de nombreuses années les augmentations de prix sont marginales. qui représentent à l'heure actuelle environ 33 % de la production européenne. de Mondo Minerals B.V. La société IMI Fabi SpA exerce le gros de ses activités en Italie. Les résidus sont entreposés dans des bassins. Par ailleurs. notamment en provenance de Chine. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 27 . Le marché européen du talc est mature. le talc est extrait par flottation d'une roche de type magnésite.2 milliard de dollars US par an. selon la teneur. avec trois mines et deux usines de broyage. hydrophobie. La société Luzenac. Mondo Minerals englobe les activités européennes d'exploitation du talc de Mondo Minerals Oy (deux mines et trois usines de traitement en Finlande). Luzenac possède 7 gisements de talc et 11 usines de traitement.4 million de tonnes par an. douceur. le degré de pureté du gisement est tel que l'industrie du talc n'engendre pas de résidus. Les cours (d'après la revue Industrial Minerals) du talc varient entre 100 et 300 dollars US la tonne. Chapitre 1 Figure 1. pour faire face à une concurrence accrue des autres minéraux et des économies émergentes. aux Pays-Bas et de Norwegian Talc AS. avec un volume de vente supérieur à 1. Le marché du talc est en train de se consolider à la fois du côté de l'offre et du côté de la demande. organophilie.

ce minéral serait abordé séparément. à cause de ses propriétés extrêmement réactives. Les principaux produits à base de potasse utilisés comme engrais (avec les nutriments que sont le potassium. on emploie ce terme par convention pour indiquer la teneur en potassium d'un matériau. 8 L'oxyde de potassium n'existe pas en tant que tel. En 1999. Chapitre 1 1. Environ un cinquième de la production mondiale de potasse provient de mines européennes situées en France. Par exemple. standard ou grossière. La figure ci-après montre les pourcentages de production par pays. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Le nom "muriate de potasse" reste associé à ce produit bien que celui de l'acide ait changé depuis. en Espagne et au Royaume-Uni. Toutefois. 100 tonnes à 95 % de KCl (MOP) équivalent à 60 tonnes de K2O. qu'en raison des différentes techniques mises en œuvre dans le traitement du minerai et la gestion des résidus. Figure 1. il avait été décidé par le TWG lors de la réunion de lancement. en Allemagne. dans sa propre section. Ils sont produits avec différentes teneurs en K2O 8 (de 40 à 62 %) et en qualité fine.20 : Production minière européenne de potasse (K2O) en 1999 7 Le muriate de potasse (MOP) est le terme couramment utilisé pour désigner le sel chlorure de potassium (KCl). Ce nom vient du fait que l'acide chlorhydrique s'appelait à l'origine "acide muriatique". la production minière européenne dépassait tout juste la barre des 5 millions de tonnes de K2O. Le sulfate de potassium et les sulfates de potasse et de magnésie sont des engrais potassiques sans chlorure. le sulfate de potassium (SOP) et la kiesérite. le soufre et le magnésium) sont le chlorure de potassium (MOP 7).3 Vue d'ensemble de l'industrie : la potasse Bien que la potasse soit un minéral industriel.

Le chlorure de potassium représente environ 95 % de la production mondiale de potasse. la capacité de fabrication était d'environ 37 millions de tonnes d'oxyde de potassium (K2O) ou de 59 millions de tonnes de produits. et par les fluctuations des taux de change. généralement sous terre. La production des mines de charbon dans l'UE-15 est en baisse depuis plusieurs décennies. le TWG a décidé d'inclure le charbon uniquement lorsqu'il est transformé et qu'il engendre des résidus. Les quantités exportées aussi bien que leur répartition parmi les consommateurs sont fortement affectées par l'état de l'agriculture de l'importateur. Les terrils de résidus engendrent eux-mêmes des solutions salines lorsque les précipitations atmosphériques dissolvent le sel des résidus. est la source de potasse la plus répandue et la moins chère. Par conséquent. Les résidus de potasse sont constitués de sel de table (chlorure de sodium) ainsi que d'une faible fraction d'autres sels (par exemple. des chlorures et des sulfates de potassium. Par comparaison. qui représentent à eux trois environ 76 % de la production mondiale totale. K+S. En 2000. qui avait régulièrement augmenté jusqu'à 83 % en 1988. par la demande en devises convertibles (ou leur disponibilité) dans le pays exportateur ou importateur. influe de manière importante sur l'ampleur des exportations et sur leur répartition régionale. Cette baisse est liée aux coûts souvent ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 29 .4 Vue d'ensemble de l'industrie : le charbon Lors de la réunion de lancement. cinq méthodes sont utilisées pour la gestion des résidus. n'est pas abordé. • rejet des résidus solides et liquides dans la mer ou l'océan (gestion des résidus marins) • rejet des résidus liquides dans des puits profonds • rejet des résidus liquides dans les cours d'eau naturels (rivières). le charbon est extrait dans des conditions géologiques difficiles. communément appelé "muriate de potasse" (MOP). a baissé progressivement pour atteindre seulement 56 % des niveaux précédents. la demande mondiale en potasse était d'environ 26 millions de tonnes d'oxyde de potassium (K2O) ou 42 millions de tonnes de produits (KCl et K2SO4). En Europe. L'industrie se caractérise par un taux élevé d'automatisation. Le chlorure de potassium (KCl). La situation économique. Pendant cette période. les considérations logistiques influent sur le sens et l'ampleur des importations et des exportations et contribuent à la surcapacité mondiale. cette section ne traite que de la houille (ou charbon noir). Les coûts de transport des engrais potassiques ont une incidence importante sur le coût total pour le consommateur. à savoir : • entreposage des résidus solides sur des terrils • remblayage de chantiers épuisés de mines souterraines avec les résidus solides. la Russie et l'Allemagne. Jusque là. Chapitre 1 La production mondiale de potasse est dominée par le Canada. 2002] L'industrie mondiale de la potasse connaît une certaine instabilité depuis la fin des années 1980 (juste avant l'effondrement économique des pays du bloc soviétique). alors que le lignite (ou charbon brun). plus particulièrement dans les pays développés. On observe donc une surcapacité importante à l'échelle mondiale. 1. de magnésium et de calcium) et de matériaux insolubles comme l'argile et l'anhydrite. la consommation mondiale a baissé de 31 à 21 millions de tonnes de K2O. [19. qui n'est généralement pas transformé. Par conséquent. Le taux d'exploitation moyen à l'échelle mondiale. les taux d'exploitation moyens de l'industrie (pourcentage de la capacité de production) avaient affiché une tendance haussière lente mais régulière qui a pris fin brutalement en 1988. Dans toute l'Europe.

à la fin 2000. DSK.4 : Statistiques de la production houillère en kt. il y avait en moyenne 41 mines à ciel ouvert et 22 mines souterraines en production à un instant donné de l'année 2002. 15 millions de tonnes de charbon exploité en surface ont été produites et achetées par l'industrie de l'énergie électrique. Quinze millions de tonnes de la production britannique proviennent d'exploitations à ciel ouvert. où quelque quatre millions de tonnes de charbon bitumineux sont extraites par an dans des mines à ciel ouvert. environ 15 % sont en République tchèque et le reste se trouve en Pologne. Dans d'autres régions du monde. restent en production uniquement parce qu'elles reçoivent des subsides. 53 en 1973 et 173 en 1957). A l'exception de l'Espagne et du Royaume-Uni. des gisements importants situés à proximité de la surface peuvent être exploités à moindre coût. En ce qui concerne les ressources houillères dans cette région. Les mines de charbon européennes vont continuer de fermer. 2002]. bien qu'incapables de soutenir la concurrence sur le marché mondial. L'ouverture de nouvelles mines souterraines n'est pas envisageable à court terme. 1996-2001 [111. Certaines mines. En 2001. le plus gros producteur de charbon de l'UE-15. 1980. la houille se trouve principalement dans le bassin de Haute Silésie. Toutefois. la France et le Royaume-Uni. les exemples les plus frappants étant l'Allemagne. Dix-sept millions de tonnes de charbon exploité dans des mines souterraines ont été produites. l'extraction houillère est essentiellement en concurrence avec le charbon mondial. la production européenne totale de houille en 2001 s'est montée à 188. 39 en 1980. avec l'adhésion de nouveaux membres. Pays 1980 1996 1997 1998 1999 2000 2001 France 20194 7314 5779 4739 4033 3166 1971 Allemagne 94492 53156 51212 45340 43849 37338 30362 Espagne 13147 17465 18861 16380 15433 14965 14539 Royaume-Uni 130096 49307 47123 40045 36356 30465 32512 Total UE-15 257929 127242 122975 106504 99671 85934 79384 Bulgarie 267 186 99 118 108 66 20 République tchèque 288 301 301 301 300 631 630 Hongrie 3065 996 959 914 783 754 570 Pologne 193121 136385 137100 116381 110443 103173 103896 Roumanie 8060 4219 3401 2679 2748 3243 3680 Turquie 3602 3029 2291 3994 2705 3110 3719 Total pays candidats 208403 145116 144151 124387 117087 110977 112515 et Turquie Total Europe 466332 272358 267126 230891 216758 196911 191899 Monde 2728475 3818221 3833233 3789727 3505000 3447248 3408945 Europe par rapport 17 % 7% 7% 6% 6% 6% 6% au monde Tableau 1. En République tchèque. Une aide sélective à l'exploitation de quelque 65 millions de livres Sterling a été accordée en 2001 à certaines mines pour leur permettre d'atteindre une viabilité à long terme et de concurrencer à long terme le charbon importé. Kribek. Chapitre 1 élevés d'exploitation des gisements profonds et relativement minces. 2002] Ce tableau met en évidence la baisse de production dans la plupart des pays européens. représentant plus de 50 % de la production européenne totale en 2001. il ne restait que 12 mines en production (elles étaient 27 en 1990. en concurrence avec des charbons importés.2 tonnes. Toutefois. Au Royaume-Uni. Dans nombre de cas. Comme on le voit dans le tableau ci-après. appelés "veines". la production globale de charbon dans l'UE va augmenter. [83. La Pologne apparaît comme le principal producteur européen de houille. le charbon est généralement extrait au moyen d'exploitations souterraines. juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . au Royaume-Uni. les coûts européens de production sont plusieurs fois supérieurs à la moyenne mondiale. En Allemagne. Aucun subside n'a été accordé pour produire ce charbon. là encore essentiellement sans subside.

Les bassins peuvent être de petits bassins de décantation qu'il faut creuser régulièrement. Des stériles sont également produits dans des exploitations souterraines. ces tableaux procurent une meilleure vue d'ensemble de tous les secteurs. 1. Ces chiffres sont exprimés en pourcentage de la production européenne totale. les bassins de résidus de charbon peuvent couvrir des dizaines d'hectares et peuvent être circonscrits par des digues de retenue. qui sont gérés sur des terrils. On s'est efforcé d'utiliser les résidus de charbon comme matériaux de construction.1 à 1. et ils sont ensuite conservés sous terre ou entreposés sur des terrils en surface. soit sur des terrils après filtrage. Les chiffres qui y figurent sont identiques à ceux utilisés dans les sections 1. qui sont déversées soit dans des bassins. Dans d'autres cas. Toutefois. Les résidus de charbon peuvent contenir de la pyrite et des réactifs de flottation. Chapitre 1 Les résidus de l'exploitation houillère sont les résidus grossiers. Les stériles sont produits par les exploitations à ciel ouvert et sont utilisés pour restaurer les sites pendant l'extraction (par une restauration progressive des zones exploitées) et une fois celle-ci terminée.4. et les boues de flottation. Grâce à leur faible perméabilité. pour produire une forme de relief satisfaisante. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 31 . les fines de flottation séchées peuvent également servir à étanchéifier les décharges. notamment lors d'opérations de creusement. Ils permettent également de comparer plus facilement les statistiques de production des différents pays.5 Production minière et production de déchets miniers en Europe Les tableaux ci-après montrent la production des pays européens.

273995 2. . 63 . 2 6 1 Chypre . . . . - Hongrie . Chapitre 1 METAUX METAUX NON FERREUX METAUX FERREUX PRECIEUX Fer Alumine1 Cadmium Chrome Cuivre Etain Manganèse Mercure Nickel Plomb Tungstène Zinc Or Argent (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) Autriche 3 . . - Finlande .21 EUROPE (% du monde) 3. . 4 . . . 4 Irlande . - Belgique . 22 22 - Suède 74 1 . . . .16 1244.27 525. . 4 . . .54 Monde (t) 556777376 53000000 16495 5777378 12364823 228767 9595182 1673 1071425 3340792 28015 7533028 2432.5 % pour le cadmium et de 1 % pour le mercure. 2 . . . . 193 7 . . . 11 . 10 . . . 18 . . . . .8 7. . Tableau 1. . 8 . . - Turquie 19 . .5 17. 12 . . 2 . . . 2 . .4 10. . . . . . - Estonie . 114074 . . . 23 . . . . . . Les statistiques de la production minière finlandaise sont de 2. . . . 11 . . . non ferreux et précieux en 1999 (sauf indication contraire) 32 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2 . . . . . 81 . 31 . . . . - Lituanie . . . . 293 36 1 . . . 8 . . . - Grèce . .2 1) année 2001 2) les États membres de l'UE-15 non recensés ne produisent aucun de ces minéraux 3) Ces chiffres incluent la production métallurgique de mercure et de cadmium provenant de minerai importé. . . . . .8 14. . . . . .0 0. . . . - République . 9 8 . . . . .8 10. 2 0 Slovénie . 1 Espagne . . . . . . 18 . . 20 23 19 Royaume-Uni . . . . . 16 - Allemagne . .46 17293. 5 .5 11. 23 . . . . . . . . . . 1 . . 3 3 1 Slovaquie 2 . 41372 . . 2 . . . . . . . 39 . . . . 8 . . . . .46 Bulgarie 2 . . 11 96 . . . .43 1769. .8 0.09 d'adhésion. - Total UE-15 (t)2 12816129 5970000 1900 248149 204749 2264 1972 291 14483 236646 3215 616868 16. . . . . . . . pays candidats et Turquie (t) Total EUROPE (t) 16761848 6800000 2400 681807 888815 2264 43344 291 14483 350720 3215 890863 18. 17 . . .4 1. 56 . . . . . . - Malte . . . . - Lettonie . . . 2 . . 1 Italie . . . 6 Total pays en voie 3945719 830000 500 433658 684066 . . . 13 . . 15 16 . . . . . 3 .5 11. . . . 37 . .5 : Production minière européenne exprimée en pourcentage de la production européenne totale de métaux ferreux. . . . . .5 11.2 1. - Pologne . . . . . 26 . . 2 17 2 France . 11 . . . 93 4 . . 2 64 6 . 33 . . . . . . . . .0 12. . 20 2 62 Roumanie . . 18 8 . . . 2 . . . 1 9 3 Portugal . . . .

- Turquie 22 100 .4 Bulgarie 19 . . . . .7 18. . . 2 Espagne 3 . . . . 4 Malte . 9 . 11 48 . . 1 . . . 10 Belgique 2 . 11 28 6 . 28 Allemagne 18 . 5 . . . . - Pologne 4 . 1 . . 60000 d'adhésion. 2000000 3927357 350176 3906168 734068 5066880 10590 1260000 Tableau 1. . - Estonie . . . 1 . . Pays Lettonie . - République tchèque . 36 13 6 . . - Irlande . . . 100 7 38 1 . . - Slovaquie 5 . . . . 70 . . . - Hongrie . . . 1 . 1 . 1 . - Royaume-Uni 11 . . .5 29. . 7 . - Chypre . . . . . . . . . . . 1 . . . . . . 100 . - Slovénie . . 28 1 9 . . . . . 10 Portugal . . . - Roumanie 1 . candidats : Lituanie . . . . . 1 . . pays candidats et Turquie (t) Total EUROPE 666999 1242228 2000000 5931830 354988 4773774 734068 5066880 145000 1442000 Monde 6326531 4200000 s/o 8950309 4612569 25982207 67040137 24665640 300000 5620000 EUROPE (% du monde) 10. . . . 4 . Chapitre 1 MINERAUX INDUSTRIELS CHARBON Barytine Bore Calcaire Feldspath Fluorine Kaolin Phosphate Potasse Strontianite Talc Houille (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) Autriche . . . . . .4 1. . . . 35 France 11 . . . . . . 3 . 1 . . 2 Grèce . . . 1 .1 20.3 7. . . . . . . . . . 10 . . . 17 Total pays en voie 344327 1242228 . 1 . . . . 2 voir Total UE-151 322762 . .6 s/o 66. . . - Italie 4 . . 13 83 8 Suède . . . . . . .3 25. . . . - Finlande . .7 1) les États membres de l'UE-15 non recensés ne produisent aucun de ces minéraux Tableau 1. . . . 5 8 13 .5 48. .6 : Production minière européenne exprimée en pourcentage de la production européenne totale de minéraux industriels et de charbon en 1999 (sauf indication contraire) ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 33 . . . . 2004473 4812 1152811 . .

du fait que certains résidus d'extraction sont considérés comme des déchets dans certains États alors que dans d'autres. éventuellement en mélangeant ces stériles à d'autres stériles contenant des minéraux neutralisants. 1. ce sont les méthodes d'extraction et de traitement du minerai qui déterminent la gestion. au bout de 10 années d'exploitation. le tableau ci-dessus montre bien que les déchets d'extraction représentent une fraction importante du volume total de déchets produits dans l'UE-15. de manière appropriée. à long terme. soit environ 20 %. ou en entreposant séparément.6 Questions environnementales essentielles La base d’une gestion réussie des résidus et des stériles est une caractérisation correcte de ces matériaux. laquelle inclut également. il convient de prendre toutes les mesures nécessaires au cours de la phase d'exploitation. depuis leur conception jusqu'à leur entretien après fermeture. Chapitre 1 Selon l'annuaire Eurostat pour 2003. Pays et année de Agriculture Extraction Industrie Production Construction référence et forêts (kt) manufacturière énergétique (kt) (kt) (kt) (kt) Autriche 99 0 0 14284 0 25392 Belgique 99 0 619 13779 1287 0 Allemagne 93 0 67813 65119 25310 131645 Danemark 98 0 0 2783 1469 2962 Espagne 99 0 22757 29239 0 22000 Grèce 97 7781 3900 6682 9320 1800 France 95 377000 0 101000 0 13700 Finlande 99 24000 28000 15910 1274 35000 Italie 97 242 350 22993 0 20587 Irlande 98 64578 3510 5113 450 2704 Pays-Bas 99 0 333 9779 1546 0 Portugal 99 0 4691 12804 487 63 Suède 98 63818 19780 0 0 Royaume-Uni 99 84000 118000 50000 13000 71000 Tableau 1. Pour éviter que ce problème ne se pose à plus long terme. Au sein de l'industrie minière. puis agir en conséquence pour obtenir globalement. Il est indispensable de gérer ces installations de la manière la plus sensée possible dans toutes les phases de leur durée de vie. Non seulement ces autres étapes de l'exploitation influent sur la gestion des résidus et des stériles mais en fait. l'UE-15 produit les volumes de déchets suivants. Eurostat. Par conséquent. 2003] Il est à noter que les statistiques relatives aux déchets d'extraction comportent systématiquement un certain degré d'incertitude. la teneur en sulfure des stériles issus de la mine peut avoir atteint un niveau tel que le problème du drainage acide (DA) va se poser. les matériaux présentant un risque de DA. S'agissant du cadre législatif. une amélioration 34 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . les exploitations ayant eu dans le passé des effets nocifs sur l'environnement ne peuvent être considérées comme représentatives des modes de gestion des résidus et stériles en vigueur aujourd'hui. la prise de conscience de l'enjeu écologique s'est considérablement renforcée ces dernières décennies. Les sites de gestion des résidus et stériles traversent un certain nombre de phases. La gestion des résidus et des stériles constitue un élément de l'exploitation minière.7 : Production européenne de déchets [139. Par exemple. et non l'inverse. l'extraction proprement dite et l'étape de traitement du minerai. Un autre aspect important à prendre en compte est celui de l'adaptation aux nouvelles réalités. Toutefois. le meilleur avantage au plan économique et écologique. naturellement. ils ne le sont pas. Dans l'exemple fourni. il faudrait projeter toutes les conclusions formulées lors de l'exploitation aux étapes situées nettement en aval du cycle de vie.

C'est là une différence majeure avec d'autres industries. Pour la gestion des résidus et des stériles. Le degré de liberté en termes de choix d'implantation augmente au fur et à mesure que l'on avance dans le procédé. Cela étant. données sur le risque sismique) • l'environnement naturel et culturel • le rapport entre l'installation de gestion des résidus et l'exploitation souterraine • la topographie de la construction à long terme • la proximité avec des eaux superficielles • la proximité avec le littoral (milieu sous-marin) • l'aménagement actuel des sols • les communautés locales • la biodiversité. La proximité avec des eaux de surface est souvent une question complexe. et le minerai est parfois traité à des milliers de kilomètres de la mine. D'un côté. avant même son ouverture. autorisant l'existence de critères et de contrôles. le traitement du minerai est effectué le plus près possible du site d'extraction proprement dit. le traitement qui permet de la transformer en aluminium est extrêmement gourmand en énergie. la valeur de ce dernier ne pouvant couvrir les coûts élevés de son transport. et le coût de transport du minerai peut être récupéré grâce à la diminution des coûts énergétiques induite par un traitement effectué ailleurs (bien que certaines opérations de préraffinage soient malgré tout réalisées sur le site). Toutefois. Un minerai ne peut être extrait que sur le lieu où se trouve le gisement.6. les résidus sont souvent acheminés sur plusieurs kilomètres. etc. comme indiqué ci-dessus. 1. souvent appliqué aux résidus présentant un risque de DA. le cycle de vie complet de l'exploitation est pris en compte à tout moment. l'utilisation de la zone après dépôt. si le déversement dans des eaux superficielles est nécessaire. il est généralement préférable de limiter ou de réduire le coût de transport. notamment l'assurance d'une réserve d'eau superficielle. le degré de liberté concernant l'implantation augmente à nouveau de manière générale. Bien évidemment. jusqu'à un emplacement approprié où ils seront entreposés. mais comme pour le traitement du minerai. il convient également de tenir compte de nombreux facteurs. cela signifie que désormais. Pour la bauxite. par exemple. à cause de la teneur souvent faible du minerai. entraîne une autre série de questions. Lorsqu'il s'agit de choisir un site de gestion des résidus et/ou des stériles. Chapitre 1 importante a également été réalisée. En règle générale. il est préférable d'avoir le cours d'eau à ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 35 .1 Implantation du site L'exploitation minière est un secteur unique dans le sens où c'est la structure géologique primaire qui va déterminer l'emplacement d'une mine. il reste à choisir la méthode d'extraction et l'emplacement exact des puits et des autres infrastructures. et sa fermeture est planifiée et prévue d'une manière acceptable pour l'environnement. de préférence. par pompage ou par camion. de formations géographiques existantes (par exemple des puits ou flancs existants) • la nécessité de respecter le contexte hydrogéologique de la zone environnante (nappe phréatique et eaux superficielles) • l'adaptation de l'installation à la zone environnante (par exemple la maîtrise des émissions sonores et des odeurs à proximité d'une zone résidentielle) • les données météorologiques (précipitations) • le contexte géotechnique et géologique (état du sous-sol. En réalité. ce n'est pas toujours le cas. L'emplacement du site d'extraction proprement dit est prédéterminé. entre autres : • l'utilisation. Le dépôt subaquatique. un bassin naturel ou synthétique.

une fois rejetés dans un bassin. mais cet aspect a souvent été négligé dans le passé. La décision est prise lors du procédé de délivrance des autorisations. Les mesures de gestion les plus appropriées ne pourront être appliquées que si ce travail en amont est fait correctement. sont constitués principalement de sel de roche (> 90%) et sont généralement entassés sur des terrils. Autrement dit. D'un autre côté.2 Caractérisation des matériaux. On s'est trop souvent occupé du concentré commercialisable. La base de toute planification de la gestion des résidus et des stériles est une caractérisation correcte des matériaux. il faut évaluer si ces eaux superficielles seraient le moyen de transport idéal des résidus en cas de déversement accidentel. peut augmenter de manière importante. Les résidus finement broyés de ce minerai. et d'autres facteurs tels que ceux énumérés ci-dessus. notamment la modification de la structure chimique au cours du traitement du minerai et de sa dégradation • le comportement à la lixiviation • la stabilité physique • le comportement sous pression • la stabilité à l'érosion • le comportement en décantation • le comportement en tassement (formation d'une croûte sur le dessus des résidus). avec prévisions de leur comportement à long terme Le seul moyen de déterminer le comportement à long terme des résidus et des stériles est de les caractériser correctement. Les deux exemples ci-après permettent de mieux expliquer ce phénomène : Le minerai sulfuré tel qu'on le trouve dans la nature (c'est-à-dire sous terre ou noyé dans la masse rocheuse). les caractéristiques qu'il faut étudier sont. Autrement dit. les rédacteurs des autorisations et les enjeux publics. en revanche. Du point de vue de l'environnement. Ces minerais sont constitués de minéraux potassiques et de sel de roche. 1. Les gisements sont protégés de l'eau par des couches imperméables (généralement d'argile et de gypse). n'est pas exposé à un milieu oxydant. Chapitre 1 proximité immédiate. le traitement du minerai (essentiellement par broyage) rend les composants des résidus et des stériles plus accessibles. La surface des sulfures accessibles augmente de plusieurs ordres de grandeur du fait de la réduction de leur taille. souvent comme un compromis entre l'exploitant. Cela semble évident. réside dans le fait que des processus physiques. s'ils ne sont pas gérés correctement. et par conséquent la mobilisation des produits de cette dégradation. En général. il convient de respecter un équilibre entre la proximité du site de gestion des résidus ou stériles avec le site de traitement du minerai pour raisons économiques. entre autres : • la composition chimique. Dans les faits. celles des résidus. l'étude du site entraîne souvent le choix de plusieurs "emplacements candidats". deviennent beaucoup plus accessibles à l'eau et à l'oxygène. leur vitesse de dégradation.6. le traitement minéral du minerai est susceptible de modifier les caractéristiques chimiques du minerai traité et par conséquent. Or. Par ailleurs. la différence principale entre un minéral présent dans le gisement d'origine et le même minéral présent dans les résidus et les stériles après avoir été amputé de la plus grande quantité possible du minerai désiré. Globalement. Un autre exemple est celui du minerai de potasse. Les résidus de ce même minerai. les exploitants ne doivent pas oublier les effets économiques négatifs que peut engendrer une gestion inappropriée des résidus et des stériles. 36 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . générateur de revenus. et non des résidus qu'il laisse. chimiques et biologiques auront de plus grandes chances d'agir sur ce minéral. Ce sel est accessible aux précipitations et va finir par s'éliminer avec l'eau au bout d'une longue période.

1 Emissions types et gestion de l'eau et des réactifs • Les rejets dans l'air peuvent être des poussières. Les mesures appliquées sont présentées à la section 4. au moyen de stériles contenant. des matériaux sources de DA. des études de base sont menées dans le but de fournir un point de référence.6. la réhabilitation et les opérations de soin après fermeture sont traitées à la section 2. La formation et la suppression des amas d'entreposage provisoires sont une source fréquente de contamination des sols. et les techniques permettant de réduire ces émissions sont décrites dans le présent document. il convient de mettre l'accent sur deux problèmes environnementaux majeurs. • la radioactivité (dans les terrils et/ou résidus de charbon) • le chlorure (houillères) • les solides en suspension. • La gestion globale de l'eau et des réactifs. Les deux derniers sont généralement moins inquiétants. les rejets "types" dans l'air. dans l'eau et dans le sol doivent être pris en compte. notamment : • la consommation et le traitement et/ou recyclage  des réactifs (agents de flottation. aluminium) • les sels dissous. 1. etc. Au cours de l'exploitation. • Les rejets dans le sol peuvent être provoqués par la sédimentation des poussières ou par la percolation dans le sol des liquides issus des installations de gestion des résidus et/ou des stériles.6.3 Paramètres relatifs à l'environnement Les paramètres des installations de gestion des résidus et des stériles qui concernent l'environnement se classent en deux catégories : (1) les paramètres d'exploitation et (2) les paramètres accidentels. Ces études de base sont décrites de manière plus détaillée à la section 4. Ca(HCO3)2. par exemple.1. Pour qualifier ces effets.1. Les poussières peuvent être constituées de matériaux tels que le quartz ou de tout autre élément présent dans la roche et le minerai. sauf si les résidus ou stériles sont transportés dans des camions et que des zones résidentielles se trouvent à proximité. etc. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 37 . Cela vaut également pour l'aménagement des zones industrielles. par exemple NaCl. notamment les métaux. Chaque exploitation minière aura des effets irréversibles sur la croûte terrestre.4.2.2. des odeurs ou du bruit. à savoir : • le phénomène du drainage acide.6. cyanure. des digues de retenue. floculants) et  de l'eau avant leur déversement dans une installation de gestion des résidus ou dans des eaux superficielles • la gestion des eaux de ruissellement et des eaux superficielles (par exemple en les recueillant dans des fossés). 1. Toutefois. des bords de voies ferrées. zinc. par exemple • le cyanure • les xanthates • les acides ou des bases faisant augmenter ou baisser le pH • les métaux ou composés métallifères solides ou dissous (fer. • Les rejets dans l'eau peuvent inclure des réactifs issus du traitement du minerai. et • la survenue de ruptures ou d'effondrements accidentels.3. Chapitre 1 Les questions d'ordre général concernant la fermeture. Ces deux catégories doivent être prises en compte.

1989] Les effets réels sur l'environnement des rejets dans les cours d'eau dépendent toujours d'un grand nombre de facteurs tels que leur concentration. l'animal et les plantes.6. il est toxique pour les animaux. leur pH. Le cadmium peut être lié à une hypertension artérielle rénale et provoquer de violentes nausées. Manganèse (Mn) Altère le goût de l'eau et peut tacher. une oxydation (à l'air. peuvent s'avérer toxiques à divers degrés pour l’homme. La tolérance humaine au Cr+3 n'a pas été déterminée.2 Impact environnemental des rejets Les effluents et la poussière émanant des installations de gestion des résidus et des stériles. il est considéré comme non toxique et nécessaire au métabolisme de l'homme. il faut une longue durée de rétention. leur pH. Cuivre (Cu) En faible quantité. Or. Par conséquent. Il inhibe la croissance de certaines plantes et s'accumule dans les tissus végétaux. Cadmium Le cadmium se concentre dans les tissus et l'homme peut être intoxiqué par des aliments contaminés. leur teneur en oxygène dissous. qui font ou non l'objet d'un contrôle. Les effluents peuvent être acides ou alcalins et contenir des métaux dissous et/ou des composants organiques complexes solubles et insolubles entraînés lors du traitement du minerai. lors de la planification du circuit de traitement du minerai et de l'IGR. à haute dose il peut provoquer des vomissements ou des lésions hépatiques. Pour la décomposition de certains réactifs comme les cyanures. 1. ainsi que des substances organiques éventuellement présentes à l’état naturel. A haute concentration. leur température et leur dureté peuvent tous être des aspects déterminants dans la toxicité des émissions pour l'environnement récepteur. notamment du poisson. des températures supérieures à 30°C. les agents de flottation et les xanthates. Métal Effet Arsenic (As) Extrêmement toxique et potentiellement cancérigène pour l'homme. Chapitre 1 On notera que les rejets dans le sol sont un problème lié en grande partie au site et qu'il existe actuellement très peu de scénarios de rejet par défaut permettant de caractériser ces émissions. [21. En revanche. aux bactéries ou au soleil) et. Mercure (Hg) Le mercure et ses composés sont extrêmement toxiques. Il s'accumule dans le foie et le tissu rénal. c'est la situation dans son ensemble qui doit être prise en compte. Le tableau ci-après indique les effets de certains métaux sur l'homme. comme les acides humiques et carboxyliques à longue chaîne provenant d'activités minières. Ces tableaux peuvent donner une idée des effets potentiels de certains réactifs mais. 1989] et nombre d'autres sources fournissent des tableaux qui affichent. il faut prendre en compte les effets de ces substances sur l'environnement et envisager la nécessité d'un traitement ou d'une mise en bassin supplémentaires pour assurer la décomposition de certains réactifs. Chrome (Cr) Le Cr+6 est toxique pour l'homme et peut induire des irritations cutanées. leur température. Fer (Fe) Essentiellement non toxique mais altère le goût de l'eau. par exemple : • les niveaux maximum et minimum de pH pour différentes formes de vie aquatique • des chiffres sur la toxicité de l'ammoniac • des chiffres sur la toxicité aigue de différents agents de flottation • la toxicité de certains produits chimiques • des chiffres sur la toxicité des floculants et des coagulants. les animaux et les plantes. comme cela a été évoqué précédemment. L'intoxication à l'arsenic va de chronique à sévère et peut être cumulative et mortelle. Ritcey. Ritcey [21.3. notamment pour le 38 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Toxique à faible taux pour les poissons et la vie aquatique. Les substances que contiennent les émissions. pour les xanthates. la dureté de l'eau etc. Ritcey.

les minéraux réactifs sont protégés de l'oxydation. Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables. Chapitre 1 Métal Effet développement du système nerveux.3 Drainage acide Ces deux dernières décennies.6. En revanche. leur exposition à l'oxygène atmosphérique déclenche une série de processus biogéochimiques qui peuvent conduire à la production de drainage acide. L'homme peut souffrir de sa toxicité aigue ou chronique. des modes d'exposition et de la vulnérabilité des personnes exposées. Les résidus et les stériles sont constitués des différents minéraux naturels présents dans la roche extraite. l'or et d'autres minéraux. le zinc.3. Dans la roche non exploitée. Plomb (Pb) Poison organique cumulatif pour l'homme et le bétail. Ce phénomène peut se produire sur les parois riches en sulfures des puits et des mines souterraines [13. Dans des environnements exempts d'oxygène. Vick. il peut altérer le goût de l'eau. par exemple dans les nappes profondes. par exemple du type de sulfures et de leur granulométrie. les minéraux sulfurés sont stables au plan thermodynamique et présentent une faible solubilité chimique. des ions hydrogène et des métaux dissous. une fois ces minerais excavés et amenés à la surface. Bien qu'il soit difficile de le prévoir et de le quantifier de manière fiable. • la formation d’un lixiviat acide chargé en métaux par oxydation des sulfures . les informations suivantes sont extraites de [20. Sauf indication contraire. L'effet de l'exposition augmente au fur et à ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 39 . Vick. le « drainage acide » ou DA. s'est renforcée. Principe de base du drainage acide Au contact de l'eau et de l'oxygène. Les principales origines de ce problème environnemental sont les suivantes : • la présence fréquente de sulfures métalliques dans les résidus et/ou stériles . La vitesse globale de réaction pour une quantité donnée de sulfures dépend également d'autres paramètres.8 : Effets de certains métaux sur l'homme. Il s'agit d'un processus calogène lent (processus exothermique sous contrôle cinétique) qui est favorisé par : • une forte concentration en oxygène • une température élevée • un faible pH • une activité bactérienne. Tableau 1. • l'oxydation des sulfures lorsqu’ils sont exposés à l'oxygène et à l'eau . De ce fait. la prise de conscience généralisée d'un problème environnemental dans le secteur minier. le DA est associé aux minerais sulfurés dont on extrait le plomb. • la formation de ce lixiviat durant de longues périodes. ]. de sa quantité. mais seul le DA lié à la gestion des résidus et des stériles est pris en considération dans ce document. fréquemment située en profondeur. Toxique pour certaines plantes et pour les poissons. En s'oxydant. Les eaux souterraines profondes situées dans des régions minéralisées présentent donc de faibles teneurs en métaux. les sulfures produisent du sulfate. 1990] 1. qui détermine également la surface exposée. le cuivre. Eriksson. le principal souci n'est pas tant la teneur en sulfures métalliques en elle-même que les effets combinés de la teneur en sulfures métalliques et de l'exposition à l'oxygène atmosphérique. Zinc (Zn) A haute dose. 2002]. y compris du charbon. Sa toxicité pour l'homme et les autres organismes dépend de sa forme chimique. l'animal et les plantes [53. les minéraux sulfurés commencent à s'oxyder.

La figure 1. Or. Les résidus et les stériles sont normalement composés d'un certain nombre de minéraux dont les sulfures. l'accumulation de métaux dans les sédiments. des éventuelles réactions d'immobilisation et/ou de remobilisation le long du trajet d'écoulement. l'acidification. les processus fondamentaux qui sont à l'origine de ce phénomène sont les mêmes. les sulfures que contiennent des résidus finement broyés ont davantage tendance à s'oxyder [14. 2001]. leur interaction et leur contribution à l'apparition d'un DA ainsi qu'à la libération éventuelle de métaux lourds par les déchets miniers. notamment la perte d'alcalinité. L'interaction entre l'oxydation acidogène des sulfures et la dissolution consommatrice d'acide des minéraux neutralisants détermine le pH des eaux interstitielles et du drainage. des amas d'entreposage provisoires du minerai. 40 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Par conséquent. des parois de puits. Si les minéraux neutralisants facilement accessibles sont consommés. Si les déchets miniers contiennent des carbonates. lui. Les autres minéraux consommateurs d'acide sont. dans des dépôts de stériles. l'acide produit est susceptible d'être consommé à divers degrés par des réactions consommatrices d'acide. les aluminosilicates. la vitesse d'oxydation des sulfures dépend des conditions d'oxydoréduction (Eh).7. les métaux dissous se précipitent et ne se transmettent donc pas de façon significative au milieu environnant. ce phénomène peut se produire. augmente. Dégradation en grandeur réelle Le drainage acide peut se produire lorsque des minéraux sulfurés sont exposés à l'atmosphère (oxygène et eau) et qu'il n'y a pas assez de minéraux neutralisants facilement accessibles. par exemple. est déterminé par la vitesse de réaction des sulfures et les réactions de neutralisation (dissolution des carbonates et dégradation des silicates). Le pH. La dissolution des aluminosilicates se fait sous contrôle cinétique et ne permet généralement pas de maintenir un pH neutre dans le drainage. le pH reste normalement neutre. par exemple pour construire des routes. ne constituent qu'une partie. Höglund. des digues et des cours d'usines.21 illustre de façon schématique quelques-uns des processus géochimiques et physiques les plus importants. du pH et de l'activité microbienne. le pH risque de baisser et de provoquer un DA. les réactions d'immobilisation qui bloquent potentiellement les métaux et sont susceptibles de se produire le long du trajet d'écoulement dépendent du pH. où que se produise le DA. si une oxydation des sulfures se produit dans des déchets miniers. Les processus de la formation d'acide et de la consommation d'acide sont expliqués à la section 2. Ainsi. En outre. le DA et la libération de ces métaux dépendent principalement de la vitesse d'oxydation des sulfures. des effets sur l'habitat. Comme on peut en conclure d'après la figure. Chapitre 1 mesure que la granulométrie diminue et que la surface. entre autres. Le drainage acide dans les eaux superficielles et souterraines dégrade la qualité de l'eau et risque d'avoir un certain nombre de répercussions. Cela étant. des mines souterraines ou dans des amas de lixiviation. on a également utilisé des matériaux sulfurés à des fins de construction sur les lieux d'implantation des mines. la bioaccumulation de métaux. et de la circulation de l'eau. par conséquent. lequel détermine à son tour la mobilité des métaux. selon les minéraux consommateurs d'acide qui sont présents. des dépôts de résidus. pour autant qu'ils soient présents. des gisements de minerais marginaux. des conditions d'oxydoréduction et de la vitesse d'oxydation des sulfures. la disparition des espèces vulnérables et l'instabilité des écosystèmes. Dans le secteur de l'exploitation minière. Dans le passé.

2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 41 . L'interaction entre les résidus et/ou les stériles et l'atmosphère est illustrée de façon schématique sur la figure ci-après. Chapitre 1 Figure 1. 2002] En grandeur réelle. Les aspects hétérogènes des caractéristiques des matériaux.21 : Illustration schématique de quelques-uns des plus importants processus géochimiques et physiques. la hauteur du gisement et sa structure. Les caractéristiques de drainage dépendent de plusieurs autres paramètres. Eriksson. la vitesse d'évaporation. tels que la vitesse d'infiltration. les variations temporaires des caractéristiques des matériaux sont certes importantes pour l'évolution de la qualité de l'eau de drainage. de leur interaction et de leur participation à l'éventuelle libération de métaux lourds par les déchets miniers [20. En raison du temps de séjour généralement long de l'eau d'infiltration dans le gisement. celui des variations spatiales. Eriksson. l'influence des différentes réactions d'immobilisation (précipitation et adsorption) peut également être significative.22 : Illustration schématique de la formation d'eau de drainage en fonction de l'interaction entre les résidus ou les stériles de l'installation et l'atmosphère [20. mais il est un facteur dont il faudra également tenir compte. tels que les variations de minéralogie et le degré de tassement. sont d'autres paramètres susceptibles d'influer sur la qualité des eaux de drainage. Figure 1. le profil de l'oxygène dans le gisement.

24 : Exemple d'un petit bassin de décantation de résidus 42 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Les digues peuvent mesurer des dizaines de mètres de haut .24. les terrils peuvent s'élever à plus de 100 m de hauteur et s'étendre sur plusieurs kilomètres et ainsi contenir des dizaines de millions de mètres cubes de résidus ou de stériles.23 montre un bassin contenant 330 Mm3 de résidus et la figure 1. Toutefois.4 Ruptures ou effondrements accidentels Les ruptures ou effondrements de digues de retenue qui se sont produites dans des exploitations situées à Aznalcollar et à Baia Mare ont attiré l'attention du public sur la gestion des bassins de résidus et des digues de retenue. Figure 1. Les dimensions de ces deux types d’ouvrages peuvent être énormes.3. il ne faut pas oublier que l'effondrement des terrils peut également causer de graves dommages environnementaux. il existe des bassins pas plus grands qu'une piscine et des terrils plus petits qu'une maison. un bassin de décantation de petite dimension. La figure 1. Les deux photos suivantes illustrent ces deux extrêmes. Chapitre 1 1.23 : Exemple d'un bassin de résidus de grande dimension (330 Mm3) Figure 1.6. A l'extrême inverse.

Si les recommandations émises dans ces directives devaient être scrupuleusement suivies. Les digues de retenue ont de nombreuses caractéristiques communes avec les barrages de retenue d'eau. voire indéfiniment. couverture et reverdissement. ces plans auront fait partie de l'autorisation du site dès l'étape de la planification et devraient donc avoir été mis à jour régulièrement afin de tenir compte de tout changement dans les activités et dans les négociations menées avec les autorités qui délivrent les autorisations et avec les autres parties intéressées. tandis que dans d'autres. Pour d'autres. des incidents majeurs continuent de se produire. L'effondrement de tout type d'installation de gestion des résidus ou des stériles peut avoir des incidences à court et à long terme. ne sont que très rarement à l'origine de ces ruptures [9. Certains sites peuvent être libérés pour une utilisation ultérieure à l'issue d'une remise en état relativement simple. Les conséquences types à court terme sont notamment les suivantes : • inondations. Des directives concernant la conception. il faudra procéder à un entretien après fermeture pendant de longues périodes. l'absence de maîtrise de la construction et une méconnaissance généralisée des facteurs qui assurent une exploitation sans danger. 1. le but sera de laisser le moins de traces possible. Or. par exemple des conditions climatiques imprévues ou des tremblements de terre. • enfouissement/étouffement. Toutefois. • les pertes en vie animale. Cette enquête révèle que des événements imprévisibles. CIGB. Habituellement. • écrasement et destruction. 2001]. les autorités et les parties intéressées doivent s'entendre sur son utilisation ultérieure. CIGB. 2001]. Une enquête réalisée sur 221 incidents concernant des digues de retenue a permis d'identifier les principales causes des ruptures de digues signalées. les effets nocifs pour l'environnement doivent être réduits au minimum.6. 2001]. par exemple par remodelage. les matériaux extraits des résidus eux-mêmes sont utilisés pour leur construction. Les terrils servent à amasser des résidus ou stériles plus ou moins secs. les risques d'effondrement diminueraient fortement. Dans certains cas. la construction et la fermeture en toute sécurité d'une IGR figurent dans de nombreuses publications. Dans certains cas. D'ailleurs. C'est généralement à l'exploitant qu'il ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 43 . • mise hors service de l'infrastructure. Il est impossible de restaurer un site à son état initial.4 Réhabilitation et entretien après fermeture des sites Lorsqu’une exploitation s’achève. au rythme de plus d'un par an (à l'échelle mondiale) [9. • la contamination du sol. l'exploitant. une modification complète du paysage peut être recherchée. • intoxication. Chapitre 1 Les digues de retenue sont conçues pour retenir les résidus boueux. elles sont souvent construites comme des barrages de retenue d'eau. le site doit être préparé en vue de son utilisation ultérieure. notamment lorsque de l'eau doit être stockée au-dessus des résidus [9. Le concept de « projet de fermeture » implique que la fermeture du site soit prise en considération dans l'étude de faisabilité d'une nouvelle exploitation minière et fasse ensuite l'objet d'une surveillance et d'une actualisation continues tout au long du cycle de vie de la mine. Les causes principales s'avèrent être l'absence de maîtrise du bilan hydrique. Dans tous les cas. CIGB. Les éventuelles conséquences à long terme sont notamment les suivantes : • l'accumulation de métaux dans les plantes et chez les animaux.

3. qualité/consistance. conséquences possibles). Comme il est indiqué à la section 1. Chapitre 1 incombe de préparer le site à cette utilisation.6. l'enjeu principal consiste à empêcher tout drainage acide futur. dans un projet de fermeture concernant des résidus qui présentent un potentiel net de DA. il lui faudra déterminer de manière précise les caractéristiques des matériaux retenus (quantité.3. 44 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Pour recevoir une autorisation de fermeture.

Bien que le présent document ne traite pas de l'extraction du minerai. l'usine d'exploitation peut avoir été conçue pour ne traiter que des volumes importants. Le choix entre ces quatre solutions dépend de nombreux facteurs. autre raison fréquemment invoquée pour ne pas envisager cette possibilité. • les conditions sismiques de la région. La stabilité de la roche peut elle aussi imposer des limites à toute exploitation souterraine. l'extraction d'un minerai (processus appelé "exploitation minière"). la forme et la profondeur du gisement. • les conditions environnementales des alentours. il existe quatre concepts de base : (5) mine à ciel ouvert.1 Techniques minières Dans la majorité des cas. Les coûts d'une exploitation souterraine sont nettement supérieurs. de sorte que les parties plus profondes sont parfois exploitées en sous-sol (voir la figure ci-après). Il est donc essentiel de connaître les principales méthodes d'exploitation. • les conditions géologiques. Pour l'exploitation des matériaux solides. tels que : • la valeur du ou des minéraux désirés. Avec le glossaire spécialisé. Chapitre 3 2 PROCÉDÉS ET TECHNIQUES COURANTS Ce chapitre a pour but de fournir des éléments d'appréciation aux non spécialistes de la gestion des résidus et des stériles. Elle peut également être rejetée si le gisement n'est pas suffisamment pérenne pour permettre une exploitation souterraine économique. En effet. • l'emplacement du gisement. la solution consiste souvent à arrêter tout simplement la production. • la teneur du minerai. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 45 . il doit permettre au lecteur de mieux appréhender les chapitres suivants. le traitement ultérieur du minerai et la gestion des résidus et des stériles sont considérés comme une seule opération. • les contraintes de la surface. Plutôt que de poursuivre cette exploitation souterraine. 2. qu'il est difficile d'obtenir en sous- sol. • les conséquences sur l'environnement de l’exploitation. • la solubilité du minerai. les techniques de traitement ultérieur du minerai et la gestion des résidus et des stériles dépendent en grande partie de la technique d’exploitation minière. hydrogéologiques et géomécaniques de la masse rocheuse. l'évacuation des morts-terrains rend cette méthode d'extraction peu économique. Il est fréquent que la partie supérieure d'un gisement soit exploitée dans une mine à ciel ouvert. • la disponibilité du terrain. • la taille. mais au fil du temps et au fur et à mesure que l'on descend en profondeur. (6) mine souterraine. (7) carrière et (8) extraction par dissolution.

utilisés comme remblais dans les fosses en cours ou épuisées. Chapitre 1 Figure 2. 46 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . les quantités de stériles produits seront généralement plus élevées.1 : Passage d'une mine à ciel ouvert à une mine souterraine [93. Atlas Copco. Les stériles peuvent être déposés à proximité de la mine à ciel ouvert. ou broyés et vendus s'il existe un marché pour de tels matériaux. Les deux figures ci-après en sont l'illustration. 2002] Si la méthode d'extraction choisie est celle d'une mine à ciel ouvert.

Chapitre 3 Figure 2.2 : Schéma d'une mine à ciel ouvert ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 47 .

Chapitre 1 Figure 2. sont extrêmement variables . Pour cette dernière.1. les volumes de couche arable.1 Types de gisement Le type de gisement influe considérablement sur le choix de la méthode d'extraction. les gisements de minerais industriels viables ont une teneur en minerai comprise entre 50 et 99 %. Cette opération peut être délicate à réaliser dans des mines à ciel ouvert où l'on progresse verticalement au fur et à mesure de l'extraction. il existe de nombreux types de gisements différents.3 : Schéma d'une mine souterraine Dans l'exemple illustré sur les figures ci-dessus. On assiste toutefois à un retour progressif des mines à ciel ouvert où la progression est horizontale. de morts-terrains et de stériles qu'il faut déplacer dans la méthode de la mine à ciel ouvert sont plus importants que pour une mine souterraine. On connaît les types de gisement suivants. Les teneurs. en laissant de côté la plupart des zones contenant des stériles ou du minerai à faible teneur. dont les teneurs sont beaucoup plus faibles. dont la classification est fonction de la forme du gisement ou de la répartition du minerai : • le gisement de type couche 48 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . il est également possible d'utiliser les zones épuisées comme remblais. sauf si les remblais peuvent être acheminés vers une autre fosse. elles aussi. par exemple. Comme l'explique la section ci-après. un puits et des galeries d'avancement sont aménagés pour permettre d'extraire le minerai de façon plus sélective. On notera que les dessins ci-dessus sont des représentations schématiques d'un unique scénario. dans la plupart des cas. Pour l'extraction souterraine. 2. C'est une des principales différences avec les minerais métalliques. Les stériles à extraire sont déplacés à l'intérieur de la mine ou soulevés jusqu'à la surface.

conditions de travail sécurisées). 1982] La section 3. par conséquent. augmenter les volumes de minéral recherché qui seront perdus avec les résidus. La paragenèse et l'intercroissance des minéraux sont déterminantes pour le traitement ultérieur du minerai et par conséquent.2 Méthodes d'exploitation minière souterraine Il existe un grand nombre de façons différentes d'exploiter un gisement par des méthodes minières souterraines. effort extensif de étages et par blocs développement (le plus souvent du type massif ou disséminé) Tableau 2. de manière à réduire au minimum la quantité de stériles à gérer. 2. Les méthodes les plus couramment utilisées sont les suivantes : Méthode d'exploitation Application Exploitation par longue Gisements plats et minces de type couche. Le minerai qui se trouve à l'intérieur de ce chapeau dégradé est appelé "gossan".1. les gisements calcaires à teneur extrêmement régulière) • le gisement de type disséminé (par exemple les porphyriques de cuivre). Chapitre 3 • le gisement de type filon • le gisement de type massif (par exemple les sulfures massifs à forte variation de teneur au sein du gisement . Au moment de choisir une méthode pour exploiter tel ou tel gisement.1 : Principales méthodes d'exploitation minière et champs d'application associés [47.com). le remblayage est utilisé pour permettre une exploitation ultérieure de ces piliers. 2. sélectivité. en silicates et en carbonates. les minéraux se classent en oxydes. Dans certains cas.atlascopco. une partie du minerai reste non exploitée et sert à soutenir (les piliers) les puits de mine. en sulfures. il faut chercher à réduire le plus possible les coûts d'exploitation. mécanisation remblayée (de type couche.2 Minéralogie D'une manière générale. Il est possible de réduire le volume de résidus en utilisant la méthode d'exploitation la plus sélective. le gisement est souvent recouvert d'un "chapeau" de sulfures dégradés (et donc d'oxydes). Alimenter l'installation par du minerai dilué signifie diminuer le taux de récupération et.1 donne l'exemple d'une exploitation minière souterraine hautement mécanisée qui utilise le foudroyage par sous-étages à grande échelle. Autrement dit. massif ou disséminé) Foudroyage par sous. Hustrulid. filon. htttp://sg01. Ces méthodes ont été abondamment décrites dans la littérature (vois AIME/SME Underground mining methods handbook. Dans l'exploitation dite par "chambres et piliers". c'est-à-dire en s'assurant que l'installation de traitement du minerai n'est alimentée que par du minerai non dilué. Dans le type disséminé.4. Gisements en pente raide étendus ou massifs. extraction complète du minerai. Grands gisements en pente raide (de type massif ou disséminé) étages Exploitation par chambre Gisements sains en pente raide. lesquels peuvent subir des modifications chimiques radicales (par exemple la dégradation des sulfures en oxydes) sous l'effet de l'érosion et autres altérations. Cette décision repose sur des facteurs à la fois techniques et non techniques (haut niveau de rendement.1. l'objectif de base consiste à concevoir le système d'extraction du minerai qui soit le plus approprié compte tenu des conditions existantes. pour la gestion ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 49 . roche tendre taille Exploitation par Gisements inclinés de type massif et gisements plats de type chambres et piliers couche Exploitation en sous.

2002]. Wotruba. • l'extension des possibilités d'utilisation des résidus et/ou des stériles comme agrégats. naturellement enrichi et plus facile à récupérer.1. Une bonne connaissance de la minéralogie est indispensable pour : • une gestion écologique (par exemple.3. Parfois. parfois elles sont inattendues. déterminée par la minéralogie. entre autres : • pour libérer un ou plusieurs minéraux recherchés de la gangue dans une matrice de minerai • pour obtenir la granulométrie voulue en vue d'un traitement ou d'une manipulation ultérieurs • pour exposer une surface étendue par unité de masse du matériau. que les sulfures qui doivent être récupérés par flottation. Elle nécessite une dépense importante en termes de consommation énergétique et d'entretien. La minéralogie évolue fréquemment au sein d'un gisement et donc tout au long de la vie de la mine. 2. Cette opération est nécessaire pour de nombreuses raisons. influe sur la gestion des résidus et des stériles en raison de son potentiel acidifiant (voir section 2. ce qui rend le procédé moins rentable. 2. La minéralogie est fonction de la nature et détermine. La minéralogie influe considérablement sur la technique d'exploitation choisie et sur le séquencement des opérations d'extraction. Pour le cuivre.1 Matériel Les informations ci-après sont intégralement extraites de [105. ce qui facilite certaines réactions chimiques spécifiques (par exemple la lixiviation) • pour satisfaire les exigences du marché relatives aux spécifications granulométriques. • une utilisation limitée des traitements en fin de parcours (par exemple le traitement à la chaux des eaux de percolation acidifiées provenant d'une installation de gestion des résidus (IGR)). Il est donc indispensable de maîtriser les bases de la composition minéralogique. Par exemple.1 Fragmentation La fragmentation est un élément essentiel du traitement du minerai. Les sulfures situés plus en profondeur doivent être oxydés avant de pouvoir être récupérés. d'un minerai de cuivre à un minerai de zinc • la transformation du type de minerai. les mines aurifères exploitent le gossan car il est plus facilement accessible. la récupération des minéraux désirés et la gestion ultérieure des résidus et des stériles. la granulométrie du minerai est progressivement réduite. qu'on peut lixivier aisément à l'acide sulfurique. ces évolutions sont bien connues et peuvent être planifiées. qui nécessitent des méthodes complètement différentes de traitement du minerai et de gestion des résidus • la transformation du type de minerai. 2. 50 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . il est également plus facile de récupérer la partie oxyde. En voici quelques exemples : • la présence d'oxydes dans la partie supérieure du gisement et de sulfures dans des parties plus profondes. à bien des égards. La teneur en sulfures.7). Chapitre 1 des résidus et des stériles. un minerai de fer passant du type magnétite au type hématite (Malmberget).3. Lors de la fragmentation.3 Techniques de traitement du minerai Le traitement du minerai a pour but de transformer le minéral brut extrait de la mine en un produit commercialisable. une gestion distincte des résidus ou stériles acidifiants et non acidifiants).

1. pour des produits d'une granulométrie inférieure à 100 µm • les broyeurs autogènes (AG) ou semi-autogènes (SAG) . des barres ou d'autres formes et sont en acier. Ces éléments culbuteurs comprennent des boulets. une granulométrie inférieure à 100 µm est possible. souvent à l'état de boue. il consiste à décomposer le minerai par compression contre des surfaces rigides ou par percussion contre des surfaces dures dans un mouvement à débit contrôlé. associées au matériel utilisé pour le concassage et le broyage. afin de réduire la consommation énergétique globale du broyage. en pierre dure. le broyage s'effectue par voie humide.2 Broyage Le broyage est la dernière étape du procédé de fragmentation et c'est elle qui nécessite la plus grande quantité d'énergie de toutes les étapes de traitement du minerai. Les types de concasseurs les plus répandus sont les suivants : • les concasseurs à mâchoire • les concasseurs giratoires • les concasseurs à cône • les concasseurs à rouleau • les concasseurs à percussion.1. avec des ouvertures aux deux extrémités pour introduire et évacuer les matériaux. 2. donc de la fragmentation. les particules sont généralement réduites par une action combinée de percussion et d'abrasion du minerai provoquée par un mouvement libre d'éléments de broyage. Lors du broyage. Broyeurs à tambour Un broyeur à tambour est constitué d'une cuve d'acier cylindrique qui tourne sur un axe horizontal. pour une granulométrie généralement inférieure à 1500 µm .3. A l'issue du broyage. Les broyeurs à tambour les plus couramment utilisés sont les suivants : • les broyeurs à barres. pour un broyeur AG ou SAG utilisé seul.1. déterminent les propriétés physiques des résidus. en fonte. C'est pourquoi on a souvent tendance à commencer par faire éclater le minerai (dans la mine) ou à le concasser le plus finement possible pour réduire les quantités de matériaux plus gros envoyés au broyage. En règle générale. "contient" les particules de minerai désormais libérées et les résidus qui devront être séparés lors des étapes de traitement ultérieures. Chapitre 3 La fragmentation se compose d'une séquence de procédés de concassage et de broyage. 2. Les caractéristiques du minerai. Dans la mesure du possible. Cette étape de traitement prépare le minerai à subir une réduction ultérieure de granulométrie (broyage) ou à passer directement aux étapes de classification et/ou de concentration. ce qui nécessite moins d'énergie et permet ainsi des économies d'énergie pouvant aller jusqu'à 30 % par rapport au broyage par voie sèche. par exemple des barres d'acier. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 51 . associés à des broyeurs à boulets.1. en céramique ou peuvent même être faits du matériau qui est à réduire (galets). le minerai. Cette cuve contient des éléments culbuteurs qui bougent librement au fur et à mesure que le tambour tourne sur son axe horizontal (la cuve tournant sur des tourillons creux fixés aux parois d'extrémité).3.1 Concassage Le concassage est la première étape du procédé de fragmentation. pour des produits d'une granulométrie inférieure à 1 mm • les broyeurs à boulets. notamment la forme de leurs particules et leur granulométrie. des boulets ou des galets dans le broyeur. elle ne produit pas de résidus. Effectué généralement par voie sèche.

Des éléments en acier coniques. à gauche) Dans les broyeurs à barres et les broyeurs à boulets. Par exemple. peuvent également engendrer des résidus qui mettront plus de temps à s'assécher et à se stabiliser en bassin. pour la flottation. ces galets sont aidés par des boulets d'acier en faible quantité par rapport aux broyeurs à barres ou à boulets. il faut des matières d'entrée fines. comme effet secondaire. dans un broyeur autogène (AG). Le degré de broyage dépend des caractéristiques du minerai et de la ou des méthodes choisies pour extraire les minéraux de valeur. il faut utiliser dans le broyeur des "galets" de minerai. 52 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Pour cela. c'est-à-dire des morceaux gros comme le poing. Comme son nom l'indique.5 : Circuit de broyage avec broyeurs AG (broyage primaire. Chapitre 1 Les figures 2. Figure 2. appelés cylpeps.4 et 2. le minerai se broie lui-même.4 : Broyeur à boulets Figure 2. Dans les broyeurs de type SAG. à droite) et broyeurs à boulets (broyage secondaire. les éléments de broyage sont des barres et des boulets en acier. Les broyeurs à tambour sont indispensables lorsqu'il s'agit de broyer finement de grosses quantités (par exemple pour alimenter la flottation ou la lixiviation sous agitation). le broyage produit des "schlamms fins" qui peuvent limiter l'efficacité de la flottation et qui. dans l'ensemble. voire en céramique.5 représentent respectivement un broyeur à boulets et un circuit de broyage constitué de broyeurs AG et de broyeurs à boulets utilisés pour le broyage primaire et secondaire. servent parfois d'éléments de broyage dans des broyeurs à boulets. Toutefois.

Broyeurs agitateurs Ils sont utilisés pour le broyage ultrafin par voie humide. par le haut. Les classificateurs hydrauliques de l'industrie minière servent à la réception des produits finaux (industrie sablière) ou à la préparation de l'alimentation en plusieurs plages granulométriques pour des procédés ultérieurs de concentration gravimétrique. les autres grands types de matériel de broyage sont les broyeurs agitateurs et les broyeurs à vibrations. charbon). la classification s'effectue le plus souvent par voie humide. Les particules qui sont plus grosses que les ouvertures des cribles sont retenues. Dans le traitement du minerai. Il existe de nombreux types différents de cribles industriels. avec l'air comme milieu. pour une granulométrie du produit inférieure à 10 µm. Un broyeur à vibration continue est un cylindre d'acier horizontal rempli à 60 à 70 % d'éléments de broyage.3. les particules les plus lourdes retombant en premier. et constituent les déclassés supérieurs. 2. qui peuvent se classer en cribles fixes et en cribles mobiles.2 Criblage Le criblage peut être défini comme une opération mécanique qui sépare les particules en fonction de leur calibre et selon qu'ils sont admis ou rejetés par les ouvertures d'une face de criblage. les particules fines sont évacuées de la cuve avec la plus grande partie de l'eau en passant par-dessus le bord supérieur (surverse). La classification par voie sèche. la granulométrie d'entrée inférieure à 1 mm et la granulométrie du produit sera de 1 à 100 µm. l'eau servant de milieu liquide.1 Cônes de décantation et classificateurs hydrauliques Utilisations : les cônes (ou cônes de décantation) servent principalement au déschlammage. calcaire. de leur densité et de leur forme. Dans le traitement du minerai. Le débit est au maximum de 100 t/h. Classification La classification peut être décrite comme la séparation de particules solides en deux ou plusieurs produits selon leur vitesse de chute à travers un milieu. un classificateur hydraulique se compose d'une série de colonnes dans laquelle un courant d'eau vertical monte à l'intérieur de chaque colonne. par exemple après extraction.3. La classification est généralement effectuée sur des minéraux qui sont considérés comme trop fins pour être séparés efficacement par criblage. Principes et architecture : un cône de décantation est une cuve conique dans lesquelles la pulpe est introduite verticalement. La vitesse des particules dépend de leur granulométrie. 2. Le sens d'écoulement de l'eau s'oppose à celui des particules en décantation. s'emploie dans plusieurs applications (ciment. En général.1. le criblage s'effectue principalement pour les raisons suivantes : • pour éviter que des matériaux trop petits ne pénètrent dans les concasseurs • pour éviter que des matériaux trop gros ne passent aux stades ultérieurs du procédé de broyage ou au concassage fin en circuit fermé • pour produire des matériaux d'une granulométrie contrôlée. Un broyeur agitateur (ou tour de broyage) est un cylindre d'acier vertical comportant de 80 à 90 % d'éléments de broyage qui sont agités par un axe à filet interne. Chapitre 3 Outre les broyeurs à tambour.1. Les classificateurs hydrauliques utilisent une eau d'apport qui est injectée dans la cuve de séparation.3. Les particules grossières descendent et sont évacuées de la cuve par le tuyau d'évacuation de la sousverse. Le débit est au maximum de 15 t/h. Broyeurs à vibration Ils sont utilisés pour le broyage ultrafin (par voie sèche ou humide). Inversement. Le classificateur hydraulique type est le classificateur de Fahrenwald. couramment utilisé dans l'industrie du verre et du ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 53 .3.1. 2. celles qui sont plus petites passent à travers la surface de criblage et forment les déclassés inférieurs. agités par un mécanisme excentré.

Figure 2. combinant ainsi la classification et la séparation en milieu dense (on les utilise principalement pour le déhouillage du sable).2 Hydrocyclones Utilisations : ils sont couramment employés dans le traitement du minerai pour la classification des fines (le plus souvent d'une granulométrie inférieure à 100 µm). Chapitre 1 sable de fonderie. Les particules fines plus lentes à se décanter restent au centre du fluide. les matières en amont sont récupérées par une section de conduite interne réglable. notamment pour le déschlammage. Principe et architecture : un hydrocyclone est une cuve composée d'une section cylindrique ayant une entrée d'alimentation tangentielle liée à une partie conique inférieure. souvent en circuit fermé avec des broyeurs à boulets pour préparer l'alimentation de la flottation ou de la lixiviation et pour les produits finaux spéciaux fins (kaolin).1. d'où elle descend le long de la partie conique et est évacuée de la cuve par le tuyau d'évacuation de sousverse. qui forme un courant interne ascendant et s'évacue de la cuve par l'ouverture d'évacuation centrale supérieure. Ils sont particulièrement efficaces pour des granulométries de séparation fines. reliée à l'orifice de surverse (diaphragme).3. Pour éviter les raccourcis. l'épaississement et le dessablage. Les nouveaux classificateurs hydrauliques sont les systèmes de type "allflux" ou similaires.6 : classificateur hydraulique 2. qui associent la classification hydraulique à un milieu autogène dense. L'alimentation accélère et tourne à haute vitesse dans la cuve. 54 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . amenant les particules grossières par des forces centrifuges vers la paroi interne.3.

Il existe différents types de classificateurs sur le marché.3. Aujourd'hui. La pulpe d'alimentation est injectée dans le classificateur.3. 2. le plus souvent des classificateurs à spirale et des classificateurs à râteau. ils étaient fréquemment utilisés dans les circuits de broyage.5 m • vitesse circonférentielle de la spirale : de 10 à 40 m/min • inclinaison du réservoir : de 14 à 18 ° ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 55 .3 Classificateurs mécaniques Utilisations : opérations de broyage auparavant en circuit fermé. opérations de lavage et de déschlammage . Pour des débits plus importants. mais sont progressivement remplacés par des hydrocyclones.3 à 6. Chapitre 3 Figure 2. déshydratation. En même temps. les hydrocyclones sont utilisés en parallèle. Caractéristiques techniques générales des classificateurs à spirale : • longueur du réservoir : de 3 à 12 m • largeur du réservoir : de 0.1. équipé d'un dispositif qui induit en permanence l'agitation de la pulpe et l'élimination des matériaux solides décantés. formant un bassin de décantation dans lequel des particules à haute vitesse de chute tombent rapidement dans le fond du réservoir. on les utilise principalement dans l'industrie sablière et dans de petites installations de traitement du minerai. Des râteaux mécaniques ou des vis hélicoïdales font remonter les matériaux déposés au fond de l'appareil par raclage. les matériaux plus lents à se décanter sont éliminés dans une surverse liquide.7 : Hydrocyclone La granulométrie de séparation et le débit dépendent du diamètre de l'hydrocyclone. Principe et architecture : un classificateur mécanique est constitué d'un réservoir de décantation à côtés parallèles et à fond incliné.

Figure 2. Dans la structure du séparateur. La concentration gravimétrique avancée s'est avérée être une solution alternative à la flottation et à la lixiviation en raison du fait. tandis que les matériaux lourds peuvent être éliminés par différents moyens selon le modèle du séparateur.1 Séparation en milieu dense Réservoirs gravitationnels Utilisations : industrie houillère mais aussi traitement du minerai de fer et de chromite. qu'elle ne nécessite aucun réactif.4.4 Concentration gravimétrique La concentration gravimétrique est une méthode qui consiste à séparer des minéraux de densité différente par la force de gravité ou par d'autres forces. De nombreux types de réservoirs gravitationnels sont proposés.3. Chapitre 1 • débit d'écoulement : de 10 à 90 m3/h.3. mais également de sa taille et de sa forme. Caractéristiques techniques générales : bain Drewboy : 56 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Les matériaux légers sont séparés par des palettes ou simplement par surverse.8 : Classificateurs à râteau et à spirale 2. Le mouvement d'une particule dans un fluide dépend non seulement de sa densité. la partie la plus complexe est l'évacuation des matériaux lourds. par exemple la force centrifuge ou la résistance au mouvement qu'offre un fluide visqueux comme l'eau ou l'air. les séparateurs dits "à tambour" ou le bain Drewboy.1. entre autres. Principe et architecture : les réservoirs gravitationnels comprennent des récipients dans lesquels on introduit à la fois l'alimentation et le milieu dense. l'objectif consistant à éliminer les particules de lourds sans vider le milieu dense en produisant des courants descendants perturbateurs dans la cuve. 2.1. notamment le séparateur conique Wemco.

en particulier celles qui sont trop petites pour les séparateurs gravimétriques traditionnels mais trop grosses pour la flottation par mousse. de la fluorine et autres. Comme modèle d'une taille analogue à celle du Dyna-Whirlpool mais d'une capacité et d'une granulométrie d'alimentation supérieures.3. et charbon d'une granulométrie de 40 à 0.4. Dyna Whirlpool (DWP) : • granulométrie d'alimentation : charbon. barytine. feldspath • inclinaison du cylindre : 30 ° • capacité : de 30 à 100 t/h • diamètre : de 250 à 400 mm.2 Pistonnage Utilisations : le pistonnage est utilisé aujourd'hui pour la préconcentration ou dans le procédé de triage des matériaux grossiers (principalement le charbon).5 mm • diamètre : de 250 à 1500 mm • densité maximale : 3 t/m3 • capacité : jusqu'à 30 t/h.1. on trouve le séparateur "Larcodems". De nombreuses installations de pistonnage sont ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 57 . 2. et concentration des particules de granulométrie intermédiaire. communément appelé "cyclone à milieu dense" et le "Dyna-Whirlpool (DWP)" et types similaires (par exemple le "Tri- Flow" qui est en fait un séparateur trois produits constitué de deux Dyna-Whirlpools alignés). de la chromite. Les deux principaux types de séparateurs centrifuges à milieu dense sont le "cyclone DSM". l'accélération centrifuge aide l'accélération gravitationnelle à séparer les minéraux à faible densité de ceux à forte densité. Principes et architecture : dans un séparateur centrifuge. diamants.9 : Bain Drewboy Séparateurs centrifuges Utilisations : traitement du charbon. Figure 2.5 à 10 mm. de la baryte.5 à 30 mm. Chapitre 3 • granulométrie d'alimentation : jusqu'à 1 000 mm • débit d'écoulement : de 25 à 150 t/h par mètre de largeur de roue. Caractéristiques techniques générales : Cyclone DSM (cyclone à milieu dense) : • granulométrie d'alimentation : minerais métalliques d'une plage granulométrique de 0. minerais d'étain et de plomb-zinc dans une plage granulométrique de 0.

les particules de minerai sont retenues sur un crible ou une plaque perforée. Chapitre 1 en activité dans les industries d'extraction de l'or. le bac à piston circulaire. Principes et architecture : dans le pistonnage. le bac à piston Baum et le bac à piston Batac. dans les circuits de broyage) • fréquence élevée : de 280 à 350/min • granulométrie fine : de 100 µm à 5 mm • application : minéraux lourds et sulfures • surface maximale de prise : 2 x (60 x 90 cm) • débit maximal : 30 t/h. par exemple le bac à piston Denver. Ce fluide est généralement de l'eau. Il existe différents types de bac à piston. et dans l'industrie sablière. du tungstène. du minerai de fer. dans une couche d'une épaisseur plusieurs fois supérieure à celle de la particule principale. encore appelé "jig". de la cassitérite. 58 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . est exposée à un flux de fluide qui augmente et diminue en alternance (pulsé) en vue de produire une stratification. ou "lit". les particules à haute densité migrant alors vers le fond du lit tandis que les particules à faible densité vont se rassembler au sommet du lit. Caractéristiques techniques générales (exemples) : Bac à piston Denver (employé principalement pour les métaux lourds. Bac à piston Batac (employé principalement pour le charbon) : • largeur : jusqu'à 7 m • longueur : jusqu'à 6 m • débit : jusqu'à 1 000 t/h. de la houille. Cette couche. de la barytine.

1. par des séparateurs réglables situés du côté du concentré. des minéraux lourds. dotée de riffles. La table vibre longitudinalement sous l'action de mouvements de poussée lents et de retours rapides. Le concentré peut être séparé en différents produits. L'eau et les matériaux solides sont introduits par son bord supérieur. rectangulaire ou rhombiforme. des sables à verre.4. Les minéraux se déplacent lentement le long de la table. les grains les plus gros et les plus légers étant pris avec les résidus tandis que les grains les plus petits et les plus denses sont entraînés en direction de la goulotte à concentré située de l'autre côté de la plateforme. Principes et architecture : une table à secousse peut être décrite comme une plateforme légèrement inclinée. par exemple une fraction de mixtes et un concentré à haute teneur. de l'or.3. Chapitre 3 Figure 2010 : Bac à piston Denver 2. La première force est due au mouvement de la plateforme et la seconde. de la chromite. exposés à deux forces. de l'étain.3 Tables à secousses Utilisations : traitement du charbon. La table à secousse présente différentes architectures et des variables de fonctionnement qui régulent le procédé. du tantale. à une pellicule d'eau continue. etc. de la barytine. Les minéraux se séparent alors sur la plateforme. Elle est généralement en bois ou en fibre de verre. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 59 .

des sables à verre et des fines de charbon. Principes et architecture : une spirale consiste en une fosse hélicoïdale d'une section semi-circulaire modifiée. notamment les vitesses de sédimentation différentielles des particules. du tantale.1. A l'heure actuelle.4 Spirales Utilisations : diverses applications.3. Caractéristiques techniques générales : • granulométrie pouvant être traitée : pour le charbon. Chapitre 1 Figure 2. 60 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .4.02 à 1 mm • débit : de 1 à 3 t/h par spirale. tous issus du modèle original de la "spirale de Humphrey". Les boues sont introduites par le haut de la spirale et pendant leur course hélicoïdale. les grains sont stratifiés sous l'effet de différents mécanismes.11 : Table à secousses 2. principalement pour le traitement des sables à minéraux lourds. pour les minerais métalliques. les forces centrifuges et l'écoulement interstitiel à travers la couche de particules en circulation. de 0. de l'étain. Les bandes de produits sont évacuées à travers des séparateurs réglables le long de l'hélice et/ou au niveau de l'extrémité d'évacuation inférieure de la spirale. plusieurs types de spirales sont utilisés pur la concentration gravimétrique. de 0.1 à 4 mm. de l'or.

qui classifient l'alimentation en fonction de sa granulométrie.5 Cônes Outre les cônes de décantation mentionnés à la section 2. dans la préconcentration de l'étain. les particules de minéraux lourds se séparent pour migrer vers le fond de la pellicule. cet appareil étant constitué de plusieurs sections coniques empilées verticalement. Utilisations : dans des applications de concentration gravimétrique haute capacité. Une fente annulaire située à la base du cône concentrateur évacue ce concentré tandis que la fraction de la pellicule qui s'écoule par-dessus la fente. Principes et architecture : plusieurs étapes d'enrichissement peuvent être exécutées dans un seul appareil. du fer et de l'or.4. par exemple dans le traitement des sables de plage . Chapitre 3 Figure 2. dans la récupération de la wolframite et de la chromite.3. ainsi que dans la concentration de la magnésite.12 : Batterie de spirales 2. Dans le "cône Reichert". pour des matières fines (< 1 mm).1.3.1.1. Caractéristiques techniques générales : • diamètre du cône : 2 m • teneur en matériaux solides : de 55 à 65 % • débit : de 70 à 100 t/h. et qui constitue les résidus. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 61 . un cône distributeur vertical distribue l'alimentation à haute densité de pulpe tout autour d'un cône de concentration retourné. tombe dans le caisson d'alimentation destiné à la deuxième étape. Lorsque l'alimentation s'écoule vers le centre du cône. les cônes sont utilisés pour la séparation en fonction de la densité. par exemple.3.

tandis que d'autres restent hydrophiles. elle s'utilise aujourd'hui également dans le traitement de minerais non métalliques. Chapitre 1 Figure 2. Par exemple. pour les minerais à base de métaux. Initialement employée pour concentrer les sulfures. Dans le procédé de séparation sélective. 62 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . et les oxydes minéraux comme la cérusite et la malachite. après avoir été conditionnées avec des réactifs.3. les oxydes comme la cassitérite et l'hématite. de zinc et de plomb. certaines particules deviennent hydrofuges ou hydrophobes (ou aérophiles). soulevant celles-ci jusqu'à la surface de l'eau et formant une mousse stable qu'on enlève.13 : Cône Reichert 2. les minerais de cuivre. la fluorite et le phosphate. les bulles d'air se fixent sur les particules hydrophobes (ou aérophiles).5 Flottation Utilisations : il s'agit de la principale technique de séparation utilisée dans le traitement du minerai. Principes et architecture : dans la flottation. Les procédés de flottation consistent généralement en plusieurs étapes destinées à nettoyer à nouveau les concentrés et à récupérer les minéraux de valeur restants à partir des résidus. Les particules hydrophiles restent à l'intérieur de la pulpe et sont évacuées. tels que les fines de charbon. la potasse.1. la séparation des minéraux s'effectue en utilisant les différences qui existent entre leurs propriétés de surface physico-chimiques.

au moyen de différents mélangeurs ou "réacteurs". La mousse déborde ou est évacuée avec des palettes mécaniques. • les cellules mécaniques sont les modèles classiques les plus fréquemment utilisés dans les installations de flottation. dans le tube d'alimentation de la pulpe. L'air pénètre dans la cuve par un aérateur à bulles situé à l'extrémité inférieure du cylindre. Elles sont constituées de cuves en acier équipées d'une turbine à entraînement mécanique qui disperse l'air sous forme de fines bulles et agite la boue. • il existe deux types principaux de cellules de flottation pneumatiques : les colonnes de flottation et la cellule unitaire de flottation pneumatique. par injection d'air comprimé dans la pulpe par pompage. Une colonne de flottation est constituée d'un cylindre d'acier vertical élevé (jusqu'à 15 m) mesurant jusqu'à 3 m de diamètre. Les résidus sont évacués du cylindre avec les particules hydrophiles par le tuyau d'évacuation de la sousverse. Chapitre 3 Figure 2. Le mélange triphasique pénètre dans la cuve de séparation.14 : Procédé de flottation Cellules de flottation Elles sont principalement de deux types : les cellules pneumatiques et les cellules mécaniques. Les machines unitaires de flottation pneumatiques assurent la collision entre les bulles et les particules à l'extérieur de la cuve de séparation. Plusieurs cellules individuelles sont montées en batterie. les bulles chargées montant jusqu'au bord supérieur et quittant alors la cuve. La mousse chargée est lavée par des jets d'eau avant de sortir du cylindre en passant par-dessus le bord supérieur. La pulpe d'alimentation pénètre dans le cylindre à environ trois quarts de sa hauteur. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 63 . tandis que les résidus sont évacués dans le fond conique.

Les diamagnétiques sont des matériaux qui sont repoussés par un aimant et qui.3. Chapitre 1 Figure 2. Ce sont. les paramagnétiques ou les ferromagnétiques. entre autres. Les ferromagnétiques sont également des matériaux qui sont attirés par un aimant.6 Séparation magnétique Utilisations : élimination des débris de fer. les séparateurs à tambour utilisés principalement pour concentrer les sables grossiers (procédé de scheidage) .16 : Cellule de flottation pneumatique 2. Par conséquent. de ce fait.15 : Cellule de flottation mécanique Figure 2. on emploie des "séparateurs magnétiques à basse intensité" pour les concentrer. mais cette attraction est nettement plus forte que pour les paramagnétiques. ne peuvent être séparés par voie magnétique. concentration des minéraux ferromagnétiques et paramagnétiques. purification des sables de verrerie Principes et architecture : la séparation magnétique s'appuie sur les différentes propriétés magnétiques des minéraux.1. Les paramagnétiques sont des matériaux qui sont faiblement attirés par un aimant et peuvent être concentrés dans des "séparateurs magnétiques à haute intensité". les séparateurs à 64 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . En général. les minéraux se répartissent en trois groupes selon leurs caractéristiques magnétiques : les diamagnétiques. Les séparateurs magnétiques les plus répandus sont les suivants : • séparateurs basse intensité à voie sèche.

des sables de plage. la barytine. principalement à cause des quantités importantes de minerai de faible teneur nécessitant un broyage très fin. il continue d'être utilisé dans les pays isolés ou sous-développés.1. le silex . les caractéristiques mécaniques et électriques du séparateur ainsi que la taille. Ces particules minérales doivent être absolument sèches et l'humidité de l'air ambiant doit être contrôlée. le marbre. Principes et architecture : la séparation électrostatique est une méthode qui utilise des forces exercées sur des corps chargés ou polarisés dans un champ électrique pour effectuer la concentration de minéraux. Les particules d'alimentation doivent être suffisamment grosses (d'un calibre ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 65 . le calcaire.8 Triage Utilisations : séparation des minéraux industriels tels que la magnésite. 2. le talc. l'hématite et la potasse.3. En fonction de leur conductivité. le zircon. Chapitre 3 bandes croisées et les séparateurs à disques. et les "poulies magnétiques" utilisées pour l'élimination des débris de fer • séparateurs basse intensité à voie humide : les séparateurs à tambour servent à purifier le milieu magnétique dans les circuits de séparation en milieu dense (DMS) et à traiter les sables ferromagnétiques. entre autres.17 : Séparateurs basse intensité à tambour 2. la densité. différentes particules minérales suivent différentes trajectoires au sein d'un champ électrique. Les séparateurs électrostatiques se classent en séparateurs électrostatiques à plaque et en séparateurs électrostatiques à crible. des minerais d'étain et de la wolframite • séparateurs magnétiques haute intensité à voie humide : le séparateur Jones est employé dans le traitement des minerais de fer à faible teneur contenant de l'hématite. l'amiante. Figure 2. des minerais d'uranium et récupération des diamants.3.7 Séparation électrostatique Utilisations : concentration des minéraux tels que l'ilménite. ce qui permet de les séparer. Le triage photométrique est un procédé qui consiste à séparer le minerai en différentes fractions après examen optique. Les opérations mécanisées du triage sont le triage photométrique. le gypse. Bien que le triage manuel ne soit plus aussi répandu aujourd'hui qu'il ne l'était. utilisés tous deux dans le traitement des sables . des sables de verrerie. Principes et architecture : le triage du minerai remonte à l'antiquité. les bobines magnétiseuses et les bobines démagnétiseuses • séparateurs magnétiques haute intensité à voie sèche : les séparateurs à rouleaux induits sont utilisés dans la concentration du minerai de phosphate. traitement des minerais d'or. détecteurs de métaux). récupération de la wolframite et de la scheelite à partir du quartz . le rutile. Les facteurs principaux de ce procédé sont. le triage radiométrique (avec les minerais d'uranium) et le triage électrique (contrôle de résistance. la forme. l'état de surface et la pureté des particules minérales. l'apatite.1.

qui varie en fonction de l'intensité de la lumière réfléchie. la lixiviation en tas et la lixiviation in situ. Un circuit électronique analyse le signal du photomultiplicateur. de l'or (dissolution de l'or natif dans des solutions de cyanure) et de l'argent. Elles comprennent les opérations sur lit fixe. par exemple. généralement une solution aqueuse.3.18 : Lixiviation en tas 66 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . de la potasse. Il existe plusieurs techniques de lixiviation. sous forme de particule multiphasique dans laquelle le minéral de valeur est exposé au lixiviant sur au moins une face. le minéral de valeur peut être directement lixivié. afin d'obtenir une solution enrichie (dotée d'une forte concentration de composés de valeur). Principes et architecture : la lixiviation est une méthode qui consiste à dissoudre de manière sélective des minéraux de valeur à partir d'un matériau et au moyen d'un lixiviant. Chapitre 1 généralement supérieur à environ 10 mm). Figure 2. du minerai d'uranium (dissolution de l'uraninite en solutions de carbonate).9 Lixiviation Utilisations : extraction du sel de roche. Il existe également la lixiviation dite "biologique". et sous forme d'un matériau inaccessible ceint d'une gangue. pour que le matériel de triage puisse effectuer la séparation voulue à une vitesse acceptable. comme la lixiviation par percolation. mais aussi la lixiviation dans une pulpe en mouvement. Dans les deux premiers cas. La base du trieur photométrique est une source lumineuse et un photomultiplicateur sensible utilisé dans un système de balayage pour détecter une lumière réfléchie par les surfaces de l'alimentation. et produit des signaux de commande destinés à activer telle ou telle soupape d'un dispositif de rejet à jet d'air pour éliminer certaines particules sélectionnées au moyen du procédé analytique. du cuivre ainsi que des substances résiduelles. Il faut certaines caractéristiques ou combinaisons de propriétés décelables pour permettre une différenciation entre les matériaux de valeur et les matériaux sans valeur. Le minéral ou composé de valeur peut apparaître dans le matériau lixivié sous au moins trois formes physiques : sous forme de particule libre. comme la lixiviation par agitation (lixiviation en cuve) et la lixiviation sous pression.1. 2. qui utilise les bactéries thiobacillus ferrooxidans et thiobacillus thiooxidans.

en raison de son coût relativement faible et de ses capacités supérieures à celles du filtrage. ou continus. comme l'épaississeur à chicanes.10 Déshydratation Epaississement Utilisations : l'épaississement s'utilise de manière généralisée pour la déshydratation préalable des concentrés et pour la déshydratation des résidus en vue de la récupération d'eau. Ces appareils peuvent être discontinus. dont la profondeur varie d'environ 1 à 7 m et le diamètre d'environ 2 à 200 m. Un épaississeur continu consiste généralement en un réservoir cylindrique constitué d'acier (mesurant généralement moins de 30 m de diamètre).19 : Cuve de lixiviation 2. Les épaississeurs sont des cuves dans lesquelles les matériaux solides décantés et épaissis sont évacués par le fond sous forme de sousverse et le liquide transparent circule jusqu'à un point de débordement ou un système de goulotte situé dans la partie haute. on utilise également l'épaississement intermédiaire. Caractéristiques techniques générales : Epaississeur continu : • diamètre : de 2 à 200 m • diamètre/hauteur :  petit épaississeur : de 1:1 à 4:1  gros épaississeur : jusqu'à 10:1 Epaississeur à chicanes : • surface utile de l'épaississeur à lamelles : jusqu'à 600 m2 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 67 . les épaississeurs à pilier central. Il existe plusieurs types d'épaississeur continu.3. Ces lames raclent les matériaux solides décantés vers le point d'évacuation de la sousverse. Principes et architecture : l'épaississement est un procédé de sédimentation qui provoque une augmentation importante de la concentration de la suspension et la formation d'un liquide transparent. les épaississeurs à plateau et les épaississeurs à haute capacité. du béton ou d'un mélange des deux. comme les épaississeurs à pont.1. Chapitre 3 Figure 2. possédant chacun une série de lames. les épaississeurs à traction. Le réservoir est équipé d'un ou plusieurs bras à rotation radiale. Dans certaines techniques de traitement du minerai.

le "filtre à disques continu" et le "filtre à courroie horizontale". Caractéristiques techniques générales : • filtre presse à plaque et à cadre :  dimension de la plaque : jusqu'à 2 m sur 2  surface du filtre : au maximum 1500 m2 par machine • filtre à tambour continu :  surface du filtre : jusqu'à environ 120 m2 • filtre à disques continu :  surface de filtre plus étendue par unité de volume : jusqu'à environ 200 m2 68 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . dans lequel le critère principal est la récupération de grosses quantités de matériaux solides à partir de boues extrêmement concentrées. des concentrés magnétiques et de plusieurs minéraux non métalliques . D'autre part. La filtration vient souvent après l'épaississement. lavage du gâteau de filtration déshydraté . la pulpe épaissie pouvant être introduite dans des agitateurs de stockage où des floculants sont parfois ajoutés et à partir desquels elle est attirée à une vitesse uniforme vers les filtres. qui se présentent sous deux grandes formes : le filtre presse à plaque et à cadre et la presse à chambre. il existe plusieurs types de filtres sous vide. La pression de fonctionnement de la presse à plaque et à cadre peut atteindre 25 bar. Les filtres sous pression les plus répandus sont les "filtres presse". séparation de la liqueur-mère des matériaux solides lixiviés dans le procédé au cyanure . selon le mode employé pour obtenir la différence de pression requise de part et d'autre du milieu poreux. clarification de la liqueur-mère décantée et collecte du précipité. Ils peuvent également être du type "discontinu" ou du type "continu".20 : Epaississeur continu Filtration Utilisations : déshydratation du concentré de flottation. Les filtres à tourteau se classent principalement en "filtres sous vide" et en "filtres sous pression". comme le "filtre à tambour continu" (dont il existe de nombreux modèles). Le type de filtre le plus couramment utilisé dans le traitement du minerai est le "filtre à tourteau". Principes et architecture : la filtration peut être considérée comme un procédé qui consiste à séparer des matériaux solides d'un liquide au moyen d'une membrane perméable qui retient les solides mais qui laisse passer les liquides. Chapitre 1 Figure 2.

22 : Filtre à tambour ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 69 . Chapitre 3 Figure 2.21 : Filtre presse à plaque et à cadre Figure 2.

De ce fait. Les différentes classes sont les activateurs.2 Réactifs Réactifs de flottation Les réactifs de flottation sont les différents composés chimiques qui sont employés dans le procédé de flottation pour que l'opération se déroule dans de bonnes conditions. sulfonates. les rendant hydrophobes et leur permettant d'adhérer aux bulles. les dépresseurs ou les modificateurs de pH. 2. xanthates et dithiophosphates). Pour obtenir les meilleurs résultats. ils comprennent les "collecteurs". les amines et les alcools • régulateurs ou modificateurs : ce sont des réactifs qui régulent l'opération de flottation. Leurs caractéristiques techniques générales sont les suivantes : • diamètre du tambour : jusqu'à 1 100 mm • longueur du tambour : jusqu'à 3 300 mm • débit : 15 tonnes/heure max. les matériaux déshydratés se comportent plutôt comme une gelée que comme un tourteau. c'est-à-dire des composés organiques qui s'adsorbent à la surface des minéraux. Les collecteurs non ionisants sont pratiquement insolubles et confèrent aux surfaces des minéraux une forte hydrophobicité naturelle (principalement le charbon). (sur base sèche) Lorsque la déshydratation s'effectue par centrifugeuse. pour renforcer leurs propriétés hydrofuges. on utilise pour la déshydratation des centrifugeuses à bol plein. Chapitre 1 Figure 2. Le collecteur se classe selon le type de groupe polaire : collecteurs anioniques (carboxylique. • moussants : ce sont des réactifs qui permettent de maintenir la stabilité de la mousse. sulfates. cationiques (amine) ou collecteurs amphotères. Les activateurs 70 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . il faut ajouter des floculants. • collecteurs : ce sont des "substances tensioactives". par exemple les acides. Employés de manière sélective en fonction du type de minerai. Les collecteurs ionisants se dissolvent dans l'eau et possèdent une structure hétéropolaire.23 : Filtre à disques Centrifugation A la place des filtres presse à plaque et à cadre. Ils se divisent en composés ionisants et en composés non ionisants.3. c'est-à- dire un groupe non polaire (groupe hydrocarbure) qui possède des propriétés hydrofuges et un groupe polaire qui se fixe à la surface du minéral. les teneurs en solides sont inférieures à celles obtenue avec des filtres presse à plaque et à cadre. les "moussants" et les "régulateurs".

- Classification X X . - Sépar. qui nécessite une réduction supplémentaire de granulométrie. du DA de surface des granulo. . . . mag. Dans cet exemple. X - Epaississ. . au contraire. . X X X . grav. rendent les minéraux hydrophiles et les empêchent de flotter. . X . Ces substances sont généralement des sels solubles.2 : Effets des étapes de traitement du minerai sur les caractéristiques des résidus Le criblage et la classification ont une influence indirecte sur la distribution granulométrique et la formation de fines s'ils sont utilisés en circuit fermé avec broyage. . X X - Triage . Ici. La sousverse du cyclone.3. X - 1) par exemple. X .2 pour de plus amples explications 6) élevés ou abaissés 7) généralement sans réactifs.3.) • floculants : dans les usines allemandes de traitement de la houille. . qui modifient le pH Tableau 2. comme un broyeur à boulets en circuit fermé avec un cyclone. X . X8 X9 . mais pour les fines. . La surverse du cyclone a une granulométrie telle que le minéral souhaité est libéré pour une séparation ou une concentration ultérieures. . . X . il faut parfois utiliser des agents de dispersion à des fins de désagglomération 8) le pourcentage de matériaux solides diminue évidemment du fait de l'épaississement 9) utilisation fréquente de floculants (voir la section 2. est renvoyée au broyeur. - Flottation . X . . les matières évacuées par le broyeur à boulets sont envoyées dans un cyclone. etc. X .3 Effets sur les caractéristiques des résidus Caractéristiques des résidus Etape de Distri. élec. 2. . Toutefois. . . . . X - Filtration . le pourcentage de matériaux solides devra éventuellement être ajusté. il faut le plus souvent ajouter de l'eau 5) voir section 2. X4 X5 X6 X X - Sépar. - Lixiviation . .). qui influe de manière importante sur la plupart des étapes du traitement (adsorption des collecteurs et des dépresseurs. le classificateur permet d'empêcher tout surbroyage dans le broyeur. -7 . . . Chapitre 3 permettent l'adsorption des collecteurs sur les minéraux en modifiant le caractère chimique des surfaces minérales.3.Formation Surface % Réactifs pH Influence Propriétés Forme traitement bution de fines spécifi. . . . cela n'a pas d'incidence sur la gestion des résidus si ces derniers passent par un épaississeur avant d'être déversés dans un bassin. X X X10 . Il est à noter que pour la séparation magnétique (si elle est effectuée par voie humide) et gravimétrique. Les modificateurs de pH (tels que la chaux. procédé par voie humide des broyeurs à tambour et broyeurs agitateur 3) un criblage excessif peut entraîner la formation de fines 4) la flottation est un procédé par voie humide comportant environ 30 à 40 % de solides dans le traitement du minerai métallique et de 5 à 15 % de solides dans le traitement de la houille. on utilise des floculants industriels à base de polyacrylates ou de polyacrylamides.soli. . . . et les étapes de procédé vont donc modifier également ce pourcentage. . la soude et la soude caustique pour l'alcalinité. un broyeur agitateur produit plus de fines qu'un broyeur à boulets 2) concassage à sec. Les dépresseurs (silicate de soude. quebracho etc. - Concent. La colonne intitulée "influence du DA" met en évidence des étapes de traitement qui vont soit modifier l'accessibilité des sulfures (comme la fragmentation) soit modifier la teneur en sulfures des ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 71 . X . .2 pour de plus amples explications) 10) par exemple en utilisant des floculants tels que le sulfate d'aluminium ou la chaux. que des parti- métrique cules Fragmentation X X1 X X2 . . X X X Criblage X X3 . . et principalement l'acide sulfurique pour l'acidification) contrôlent le pH de la pulpe. . . . amidon. .

Il faut de quatre à six tonnes de bauxite pour produire deux tonnes d'alumine et par la suite. L'hydrate d'aluminium est précipité sous forme d'une boue blanche et séché (calciné) pour produire de l'alumine (Al2O3). Chapitre 1 résidus (ainsi.1 Raffinage de l'alumine Le raffinage de l'alumine est un procédé qui utilise la bauxite comme matière première pour produire de l'alumine. un produit cristallin blanc dont les particules mesurent environ 90 µm de diamètre. Les matières insolubles. La fragmentation a principalement pour effet de rendre les minéraux sulfurés plus accessibles et donc de favoriser le phénomène de DA. 72 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .3.4. se déroule en quatre étapes : la digestion.4 Techniques et procédés 2. ces techniques étant décrites dans le document BREF relatif aux industries des métaux non ferreux [35. la séparation électrostatique peut éliminer une partie de la pyrite). Le procédé de raffinage Bayer. une tonne d'aluminium [22. employé dans les raffineries d'alumine du monde entier. 2001] La digestion (dissolution) de l'hydrate d'aluminium (Al2O3·3H2O) à partir de la bauxite s'effectue sous pression dans de l'hydroxyde de sodium à haute température (autour de 250 °C). décantation et. ]. toutes les étapes de traitement qui comportent l'adjonction de réactifs ont une incidence sur les propriétés de surface. sont déposées dans l'IGR. L'alumine est transformée en aluminium par fusion. L'alumine est un matériau granulaire blanc dont l'appellation correcte est "oxyde d'aluminium". Aughinish. BEPRIP. 2. la clarification. la précipitation et la calcination. sable et boues rouges. En réalité. Il est évident que la fragmentation modifie les propriétés de surface. sont séparées par cyclonage. L'influence du DA sur la flottation peut être à la fois positive (élimination des sulfures dans le concentré) et négative (élimination d'autres minéraux et les sulfures restent dans les résidus).3. après lavage et filtration.

Chapitre 3 Figure 2.3.2 Lixiviation de l'or au cyanure A proprement parler. 2.world-aluminium. de même qu'on utilise d'autres lixiviants que le cyanure (le sel. le lecteur peut consulter la page suivante : http://www. par exemple. la lixiviation est plus un procédé hydrométallurgique qu'une technique type de traitement du minerai.24 : Schéma de traitement type du procédé Bayer Ce procédé se déroule généralement à proximité du site de l'exploitation mais il existe en Europe des sites où la bauxite est transformée en alumine sur le lieu même de la fonderie d'aluminium ou dans des raffineries d'alumine indépendantes. la lixiviation est généralement considérée comme faisant partie du traitement du minerai.4. dans le cas de la lixiviation de l'or. elle s'applique au minerai tout venant ou s'intègre aux autres étapes de traitement du minerai (par exemple après la fragmentation et la séparation gravimétrique ou la flottation). le présent chapitre ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 73 . mais en raison de la haute toxicité du cyanure et des inquiétudes du public quant à son utilisation dans le secteur minier. D'autres minéraux peuvent être lixiviés.org/production/refining/. Pour en savoir plus sur le raffinage de l'alumine. peut être lixivié ou dissous avec de l'eau et le cuivre peut être lixivié avec de l'acide sulfurique). Toutefois. Par conséquent.

est nécessaire à la dissolution de l'or. étape suivie de la séparation de la solution contenant de l'or des résidus ou de l'adsorption de l'or sur du charbon actif. qui stabilise l'espèce aurifère en solution. le recours à des procédés d'extraction hydrométallurgiques. et enfin de la récupération de l'or soit par précipitation. L'or fait partie des métaux nobles et en tant que tel. pur récupérer les particules d'or suffisamment grosses (> 30 µm) avant lixiviation. soit par élution et électrorécupération (voir figure ci-après). Pour cette dissolution. et d'un oxydant comme l'oxygène. cependant. inférieures à 10 g/t ou 0. Des informations relatives à la chimie du cyanure et aux méthodes de prélèvement et d'analyse ont été téléchargées depuis ce site et intégrées à l'annexe 1. relatif à l'utilisation du cyanure pour la lixiviation de l'or. 74 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . L'utilisation de la séparation gravimétrique dans le domaine de la récupération de l'or est en train d'évoluer rapidement. est extrait. vers des granulométries de plus en plus fines (voir chapitre 6). c'est-à-dire reposant sur la chimie aqueuse.001 %. du "Code international de gestion du cyanure pour la fabrication.035 % (100 % NaCN). que le cyanure peut également servir à la flottation des sulfures. la quantité de cyanure en solution peut ne pas dépasser 350 mg/l ou 0. La présence d'un complexant comme le cyanure. Figure 2. comme dépresseur de la pyrite (FeS2). il n'est pas soluble dans l'eau.org). la récupération de l'or par voie hydrométallurgique comporte une étape de lixiviation lors de laquelle l'or est dissous dans un milieu aqueux. A de telles concentrations. En général.25 : Les principes de la récupération de l'or par lixiviation Un circuit de séparation gravimétrique est souvent incorporé dans ce procédé après la fragmentation. sauf indication contraire. est la seule méthode économiquement viable pour extraire l'or du minerai.cyanidecode. Le passage ci-après. Utilisation du cyanure dans l'industrie de l'or L'or est généralement présent au sein des minerais dans de très faibles concentrations. On notera. le transport et l'utilisation du cyanure dans la production de l'or" (www. Chapitre 1 traitera plus particulièrement de l'utilisation du cyanure dans la lixiviation de l'or.

La première étape de la préparation du minerai est celle du concassage et du broyage. qui reste le principal réactif pour la lixiviation de l'or à partir de minerais. Ces minerais sont soumis à un procédé de concentration tel que la flottation. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 75 . ce qui limite leur interaction avec le cyanure au cours de la cyanuration de l'or. Le minerai broyé est amené sous forme de boue dans une série de cuves de lixiviations. le minerai est broyé dans des broyeurs semi-autogènes. L'or est récupéré par lixiviation en tas ou par lixiviation sous agitation de pulpe. pour augmenter le contact du cyanure et de l'oxygène avec l'or et pour améliorer le rendement du procédé de lixiviation. La quantité d'or récupéré à partir d'un minerai sulfuré est faible parce que le cyanure va lixivier de préférence les minéraux sulfurés plutôt que l'or et parce que le cyanure est consommé par la formation de thiocyanate. à boulets ou à barres jusqu'à une consistance de sable ou de poudre. mais c'est un procédé lent et le rendement d'extraction de l'or. Préparation du minerai Le but de la préparation du minerai est de présenter le minerai au lixiviant (la solution aqueuse de cyanure) sous une forme qui garantira la récupération la plus économique et la meilleure possible de l'or. puis d'un second procédé destiné à oxyder les sulfures. La lixiviation en tas est intéressante du fait de son faible coût d'investissement.05 % de NaCN). Toutefois. la thio-urée et le thiosulfate. mais ils forment des complexes moins stables et il faut alors des conditions plus agressives pour dissoudre l'or. Cette boue est agitée dans les cuves de lixiviation. selon la minéralogie du minerai. Dans la lixiviation en tas. outre une réduction de leur granulométrie. qui diminue la granulométrie du minerai et libère l'or en vue de sa récupération. Les minerais aurifères qui contiennent de l'or associé à des minéraux sulfurés ou carbonés nécessitent. par l'adjonction de charbon actif qui va adsorber l'or en priorité. et peut nécessiter un procédé de récupération par gravité. lixiviant ainsi l'or du minerai. Le procédé de lixiviation peut également être modifié pour contrer cet effet. comme le chlorure. Les minéraux carbonés vont adsorber l'or après sa dissolution. les concentrations de cyanure utilisées vont généralement de 300 à 500 mg/l (de 0. Du minerai contenant de l'or libre ne permettra pas forcément de récupérer une quantité suffisamment importante uniquement au moyen de la lixiviation par cyanuration. Chapitre 3 Il existe d'autres agents complexants pour l'or. est relativement faible. Lixiviation avec des solutions aqueuses de cyanure On lixivie l'or dans du cyanure aqueux en l'oxydant avec un oxydant tel que l'oxygène dissous et en le complexant avec du cyanure pour former un complexe or-cyanure.03 à 0. qui consiste à récupérer l'or libre avant de soumettre le reste de l'or à une lixiviation par cyanuration. Ces réactifs sont souvent plus onéreux à utiliser et/ou présentent également des risques pour la santé et l'environnement. Une solution de cyanure est introduite sur le tas par des arroseurs ou par un système d'irrigation en goutte à goutte et la solution pénètre dans le tas par percolation. Dans la pratique. Cela explique la prédominance du cyanure. Comme cela est indiqué précédemment. lui aussi. La solution aurifère est récupérée sur la membrane imperméable et acheminée vers des installations de stockage pour y subir d'autres traitements. Pour empêcher cela. la quantité de cyanure utilisée dans les solutions de lixiviation est fonction de la présence d'autres consommateurs de cyanure et de la nécessité d'augmenter la vitesse de lixiviation pour attendre des niveaux acceptables. Le terme "lixiviation en vrac" est parfois appliqué à la lixiviation en tas du minerai non concassé. le bromure. le minerai ou les fines agglomérées sont empilés sous forme de tas sur un matelas recouvert d'une membrane imperméable. un traitement supplémentaire avant que l'or ne soit récupéré. le cyanure dissout l'or du minerai et forme un complexe or- cyanure stable. Ce complexe est extrêmement stable et la quantité de cyanure nécessaire n'est que très légèrement supérieure aux conditions stoechiométriques. par voie mécanique ou par injection d'air. le minerai est oxydé avant d'être lixivié. dans la pratique. Dans un circuit classique de broyage et de lixiviation sous agitation.

il faut séparer la solution aurifère de la composante solide de la boue. Pour que la cémentation soit efficace. suivie d'une élution et d'une cémentation sur zinc ou d'une électrorécupération. Les matériaux dont l'or a été extrait par adsorption ou par séparation liquides/solides sont appelés "résidus". on introduit du charbon hautement actif dans le procédé.99 % ou de 99. ou après une lixiviation effectuée par un procédé de carbone en pulpe. "Carbon-In-Pulp" ou CIP). On sépare ensuite le charbon de la boue par criblage et on le soumet à une transformation supplémentaire pour récupérer l'or adsorbé. est ensuite soumise à une transformation supplémentaire (autre que l'adsorption sur charbon actif) destinée à récupérer l'or dissous. lors de l'adjonction du cyanure. Le charbon est ensuite régénéré et renvoyé dans le circuit d'adsorption où l'or est récupéré de l'éluat soit par cémentation sur zinc. par exemple une préoxydation à l'entrée du circuit. La boue peut également faire l'objet d'un autre préconditionnement. au moyen d'appareils de filtration ou d'épaississement.1. Si on n'utilise pas de charbon pour adsorber l'or dissous dans la boue de lixiviation. appelée liqueur-mère. Cette opération peut s'effectuer au cours de la lixiviation de l'or avec le procédé de lixiviation au charbon actif ou CIL. comme décrit ci-après. soit par électrorécupération.3). fusion et électroraffinage pour obtenir une finesse de 99. soit on l'envoie directement à l'IGR. Les 76 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . il faut une solution transparente. où la solution à base de cyanure est souvent recyclée en direction de l'installation de lixiviation. Ce concentré d'or est ensuite calciné. Ensuite. Utilisé comme oxydant à la place de l'air. "Carbon in Leach" ou CIL). comme cela est expliqué dans le paragraphe sur la récupération de l'or.999 %. soit on les traite pour neutraliser ou récupérer le cyanure. avant l'adjonction du cyanure. Le charbon actif adsorbe l'or dissous de la composante en solution de la boue de lixiviation. soit directement fondu et raffiné pour produire un lingot d'or contenant généralement de 70 à 90 % d'or. pour séparer la solution contenant du cyanure pour récupérer ou détruire le cyanure. Ces procédés sont onéreux. soit dans des cuves séparées après lixiviation (procédé appelé carbone en pulpe. ou CIP. Récupération de l'or dissous On récupère l'or à partir de la solution en ayant recours à la cémentation sur poudre de zinc (procédé dit de "Merrill-Crowe") ou par une première concentration de l'or par adsorption sur charbon actif. c'est-à-dire les résidus. et ils ont été remplacés par des procédés qui utilisent l'adsorption de l'or dissous sur du charbon actif. que l'on prépare généralement par filtration ou par décantation à contre-courant. Chapitre 1 On augmente le pH de la boue à une valeur de 10 à 11 en utilisant de la chaux à l'entrée du circuit de lixiviation pour empêcher. Du charbon actif en contact avec une pulpe aurifère permet généralement de récupérer plus de 99.6. Ce lingot fait ensuite l'objet d'un raffinage supplémentaire par chloration. le concentrant ainsi en une masse plus petite de matériaux solides. Soit on assèche ces résidus pour récupérer l'eau et le réactif cyanuré résiduel.5 % de l'or de la solution en 8 à 24 heures. Lorsqu'on utilise du charbon pour récupérer l'or dissous. généralement à l'aide d'une solution aqueuse de cyanure chaude et caustique. soit directement dans les cuves de lixiviation (procédé appelé lixiviation au charbon actif. soit on les envoie directement dans une IGR (voir section 3. Cette séparation des particules de minerai (généralement < 100 µm) des particules de carbone plus grosses (> 500 µm) représente un coût en capital nettement inférieur à celui de la filtration qu'il faut mettre en oeuvre lorsqu'on utilise la technique de Merril-Crowe. L'or adsorbé sur le charbon actif est récupéré du charbon par élution. l'oxygène a l'avantage d'augmenter la vitesse de lixiviation et de diminuer la consommation de cyanure par suite de l'inactivation de certaines des espèces consommatrices de cyanure qui sont présentes dans la boue. Cette adsorption s'obtient par une mise en contact du charbon actif avec la pulpe agitée. s'il contient des quantités importantes de métaux communs. La solution obtenue. On sépare ensuite le charbon chargé de la pulpe au moyen de cribles qui sont balayés par l'air ou par voie hydrodynamique pour empêcher le colmatage par des particules de charbon d'une granulométrie proche. que du cyanure d'hydrogène gazeux ne se dégage et pour garantir que le cyanure va rester dans la solution et donc qu'il sera présent pour dissoudre l'or. soit on épaissit le minerai stérile fin.

Déroulement du procédé et environnement Les éléments suivants sont à l'origine des rejets de cyanure dans l'environnement : • CN rejeté dans l'air sous forme de HCN • eaux de percolation des bassins de résidus • déversements des bassins de résidus. N.4.C.1 Résistance au cisaillement Lors de la conception d'un terril ou d'une digue de retenue. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 77 . 1970]. Des variations relativement faibles dans les paramètres de résistance au cisaillement utilisés peuvent avoir une incidence importante sur le facteur de sécurité. nécessaires au maintien du bilan hydrique global. • rejet des boues dans des bassins. Les résidus sont entreposés sur des terrils ou parfois déchargés à flanc de colline.B. les coûts d'exploitation vont augmenter à cause des quantités de cyanure supplémentaire qu'il faudra acheter mais aussi à cause des quantités plus importantes de cyanure qu'il faudra détruire ou recycler avant de les évacuer sous forme d'effluents. • rejet des résidus dans les eaux de surface (mer. etc. lac. par exemple. 2. rivière. • emploi des résidus ou stériles comme matériau destiné à l'aménagement des sols (agrégats. ou après une lixiviation intensive des concentrés par gravité. Chapitre 3 procédés récents utilisent l'extraction au solvant pour produire de l'or de haute pureté directement à partir des éluats de charbon actif. Augmenter l'apport en cyanure peut avoir un effet à "double détente" . • déchargement des résidus ou stériles plus ou moins secs sur des terrils ou à flanc de collines. pour les complexes cuivre et cyanure. Les tentatives d'optimisation de l'économie du procédé font partie d'une exploitation normale.) ou souterraines.1 Caractéristiques des matériaux présents dans les installations de gestion des résidus et des stériles La présente section est extraite du manuel technique britannique intitulé "Spoil heaps and lagoons" (terrils et bassins de décantation) [130. La présente section décrit les modes d'application de ces différentes techniques. L'économie du procédé est sensible à la quantité de cyanure consommée par celui-ci. Normalement. 2. en effet. 2.4. les paramètres de résistance au cisaillement qui servent à effectuer une analyse de stabilité sont ceux qui sont liés à la contrainte effective. la caractéristique la plus importante de tout résidu ou stérile est sa résistance au cisaillement. c'est-à-dire la cohésion effective et l'angle effectif de résistance au cisaillement. • remblayage de mines souterraines ou à ciel ouvert ou construction de digues de retenue avec les résidus ou stériles.. Le cyanure classé comme "consommé" du point de vue du procédé peut être toujours actif du point de vue de l'environnement comme ce peut être le cas.4 Techniques de traitement du minerai Les possibilités de gestion des résidus et des stériles sont nombreuses. Les méthodes les plus courantes sont les suivantes : • stockage à sec des résidus épaissis. par exemple) ou pour la restauration.1. Elles coïncident avec l'objectif de réduction des effets du cyanure sur l'environnement et de la consommation de cyanure. C'est pourquoi les essais de résistance sont réalisés sur un nombre raisonnable d'échantillons.

2 Digues de retenue Les digues de retenue sont des structures de surface dans lesquelles sont entreposées les boues.1 x 10-6  très faible perméabilité : < 1 x 10-8 • la consolidation : le degré et la vitesse de décantation des résidus et des stériles sous charge sont liés à la caractéristique de consolidation du sol • la porosité. Les bassins sont constitués de 20 à 40 % de matériaux solides en poids. 2. La figure ci-après représente une vue en coupe transversale d'une digue de retenue et illustre le cycle de l'eau de ce type d'IGR. relative aux digues de retenue. En fonction de leur conductivité hydraulique ou de leur coefficient de perméabilité k (en m/s).2 Autres caractéristiques Les autres caractéristiques importantes qui interviennent sur la stabilité d'une installation sont les suivantes : • la distribution granulométrique.4. du fait qu'elle influe sur la résistance au cisaillement • la densité • la plasticité • la teneur en humidité • la perméabilité. D'autres références sont mentionnées. Cela implique qu'il faut choisir une parcelle de terrain sur laquelle les résidus vont être stockés sur une longue période au fur et à mesure qu'ils sont 78 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . CIGB. Figure 2. est principalement extraite du bulletin n° 106 de la CIGB [8. mais des niveaux de 5 à 50 % de solides sont connus. 1995] La section ci-après. La grande majorité des résidus sont gérés à terre.1.1 x 10-2  perméabilité : 1 x 10-6 .26 : Cycle de l'eau d'une digue modifiée par rapport à [11. Chapitre 1 2. EPA. les résidus et les stériles se classent en cinq groupes conformément à la norme DIN 18130.1 x 10-4  faible perméabilité : 1 x 10-8 . 1996]. partie 1 :  très haute perméabilité : > 1 x 10-2  haute perméabilité : 1 x 10-4 . le cas échéant. Ce type d'IGR est généralement utilisé pour les résidus issus d'un traitement par voie humide.4.

souvent après traitement. CIGB. Il peut être complété par les eaux de ruissellement naturelles.27 : Illustration d'un bassin de résidus aménagé dans une excavation existante [8. Figure 2. de rester à l'état de suspension ou de se transformer en liquide. ou il peut être déversé dans les cours d'eau de surface. les entrées d'eaux souterraines ou les précipitations directes. ni l'atmosphère.28 : Photo d'un bassin de résidus aménagé dans une excavation existante ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 79 . Figure 2. ni les cours d'eau locaux. Il faut donc contenir la masse déposée de manière à empêcher tout écoulement des matériaux en dehors de la zone désignée. Chapitre 3 produits par l'usine de traitement du minerai et ensuite pour une durée indéterminée. Les principaux modes d'aménagement des digues de retenue se classent de la manière suivante : • excavation existante • en vallée • en dehors d'une vallée • en terrain plat. Les résidus sont acheminés depuis l'installation sous forme de boues et sont susceptibles. Le dépôt doit être protégé de tout dommage physique provoqué par le débit sortant et il ne doit polluer ni les environs. 1996] La photo ci-après représente un exemple concret de ce type d'IGR. à moins qu'ils ne soient récupérés pour d'autres traitements. par conséquent. Dans la plupart des bassins de résidus. Le liquide gravitaire peut être renvoyé à l'usine de traitement pour être réutilisé. ni la nappe phréatique. les matériaux solides se décantent de la boue après déversement et le bassin est donc composé de matériaux solides décantés et d'eau gravitaire. stocké dans un bassin de retenue pour une utilisation ultérieure ou pour être éliminé par évaporation.

30 : Illustration d'un bassin de résidus implanté en dehors d'une vallée [8. 80 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 1996] Un bassin de résidus construit sur un terrain plat est souvent appelé "paddock".29 : Illustration d'un bassin de résidus implanté en vallée [8. CIGB. 1996] Figure 2. La photo ci-après donne un aperçu des paddocks utilisés dans les mines d'or d'Afrique du Sud. ou halde de minerai. CIGB. Chapitre 1 Les deux figures ci-après illustrent un bassin de résidus implanté en vallée et un bassin implanté en dehors d'une vallée Figure 2.

qui revient moins cher.2 Digues de retenue Les matériaux et les méthodes de construction employés pour construire une digue peuvent être très variables en fonction des besoins particuliers du site. 2. Dans certains cas. Chapitre 3 Figure 2. • installation de digues de retenue.4.1 Systèmes de transport des résidus boueux Le transport des résidus boueux de l'usine jusqu'à l'IGR se fait généralement par pipeline. • instruments et systèmes de surveillance permettant l'inspection de la digue. • élimination de l'eau gravitaire en excès. • aspects à long terme (fermeture et entretien après fermeture).31 : Bassin de résidus en terrain plat (photo : AngloGold. Ces deux aspects ont des incidences sur plusieurs des activités recensées ci-dessus. Il arrive parfois que les résidus boueux soient transportés depuis le site de traitement du minerai jusqu'à l'IGR par camion. • dépôt des résidus à l'intérieur de la digue. Certaines de ces activités sont abordées dans les sections ci-après. plusieurs activités doivent être envisagées : • transport des résidus de l'usine de traitement du minerai à la digue. CIGB. division Afrique du Sud) [8. • mise en place de systèmes de dérivation pour les eaux de ruissellement naturelles autour et au travers de la digue. Le pipeline est rarement enterré. 2. 1996] Pour chaque bassin de résidus. Par ailleurs. certains aspects de l'écoulement des eaux de percolation et de la prise en compte d'une crue de référence sont introduits.4.2.2. • protection de la zone avoisinante contre les incidences sur l’environnement. on peut avoir recours à l'acheminement par canalisation à écoulement libre. En règle générale. de la disponibilité des matériaux ainsi que des politiques de financement et d'exploitation de l'installation dans son ensemble. une digue de retenue se compose de trois parties : ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 81 .

il peut être nécessaire d'incorporer des membranes artificielles (toiles filtrantes) entre les principales parties de la structure. une partie intermédiaire. ce qui pourrait provoquer l'érosion de la face interne ou. une partie amont qui est capable de retenir les résidus sans pénétration ou érosion excessive par les résidus proprement dits (par exemple du sable compacté) 2. Chapitre 1 1. 2. Le but de cette plage est d'établir une zone de résidus "secs" contre la face amont des digues de retenue. La partie en rouge située au milieu constitue la "plage". les particules de plus grande dimension ont tendance à se décanter plus rapidement. La photo ci-après montre l'exemple d'une plage située au niveau d'un bassin de boues rouges dans une raffinerie d'alumine. qui laisse passer les eaux de percolation à travers la structure de manière contrôlée et ne peut ni s'effondrer ni être bouchée par des fines (roche ou pierre à filtre concassée) et 3. pour permettre une séparation "naturelle" entre les particules grossières et les particules plus fines des résidus. ou cœur. Lorsque les résidus sont déversés à l'intérieur d'une digue par suspension dans l'eau (c'est le cas le plus fréquent). On notera que le terme "plage" employé dans le contexte de la gestion des résidus boueux en bassin désigne la zone de résidus engendrée par la fraction solide décantée des résidus boueux d'un bassin qui n'est pas recouverte d'eau gravitaire et qui se situe entre le bord de l'eau gravitaire et le sommet de la digue. en cas de risque de forte percolation et de déplacement des fines. une partie aval qui assure la solidité et la stabilité du pied et qui va rester "sèche" en toutes circonstances (par exemple du sable compacté à haute densité). contribuant ainsi à stabiliser la structure dans son ensemble. Ces différents types sont décrits de manière succincte ci-après. • digues perméables  digue avec cœur de faible perméabilité constitué de résidus  digue avec résidus au sein de la structure  construction par la méthode ascendante avec plage ou paddock. pour deux raisons importantes : 1. pour empêcher l'eau d'attendre le sommet de la digue. leur densité va généralement augmenter au fil du temps. conduire à des fuites excessives à travers la digue qui risqueraient d'entraîner un phénomène de "renard" (piping) voire la rupture ou l'effondrement de la structure . Les digues se classent selon les types suivants : • digues imperméables (à retenue d'eau)  digue classique  digue classique construite par étapes  digue classique construite par étapes avec zone amont de faible perméabilité. ce qui est plus grave. Au fur et à mesure qu'elles s'assèchent et se consolident. La face amont et le sommet de la digue apparaissent dans la partie gauche et l'eau gravitaire dans la partie droite. 82 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Dans certains cas.

en règle générale. Une partie centrale classique.32 : Exemple de plage dans le bassin de boues rouges d'une raffinerie d'alumine Digue classique La construction d'une digue de ce type est entièrement terminée lorsque les résidus sont déversés sur le site. Figure 2.33 : Digue classique [8. une digue doit être capable : • de contrôler le passage de l'eau • de supporter les charges exercées par les résidus et l'eau de la retenue • de transmettre les eaux de percolation de manière efficace et sans laisser passer les matériaux solides (système de filtration). mais il existe de nombreuses possibilités analogues à celles des digues destinées à la seule retenue d'eau. ils ne peuvent servir à sa construction. CIGB. ou cœur. les étapes étant conçues de telle sorte que les frais soient répartis de manière plus égale tout au long de la période de dépôt. Cela étant. mais son coût initial en capital est plus faible. Digue classique construite par étapes Sa construction est similaire à celle d’une digue classique. Chapitre 3 Figure 2. est illustrée sur la figure ci-dessus. 1996] La recharge en remblai a pour but d'augmenter la solidité globale de la digue mais également de protéger le cœur de l'érosion (par le vent et l'eau) et de l'action des vagues de l'eau gravitaire. On construit une digue classique lorsqu'il s'agit de retenir à la fois les résidus et l'eau gravitaire pendant toute la période qui va du début de la gestion des résidus jusqu'à la fermeture du site concerné. Par conséquent. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 83 .

1996] Digue construite par étapes avec cœur amont Si les résidus en dépôt se trouvent à proximité ou au-dessus du niveau de l'eau gravitaire de la retenue.34 : Digue classique construite par étapes [8. la zone de faible perméabilité du cœur de la digue peut être placée sur la face amont. 84 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . une plage de résidus peut se former. 1996] Digue avec zone centrale de faible perméabilité constituée de résidus Lorsque tout ou partie du dépôt de résidus s'effectue depuis la digue. Cette possibilité résulte du fait que le cœur est protégé contre l'érosion et l'action des vagues par les résidus. CIGB. Chapitre 1 Figure 2.35 : Digue classique construite par étapes avec zone de faible perméabilité [8. Il est alors possible que cette plage de résidus constitue à elle seule la zone moins perméable du système. CIGB. Figure 2.

par conséquent.37 : Rangée d'hydrocyclones sur le sommet d'une digue ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 85 . jusqu'à ce que la plage se soit développée à une distance suffisamment éloignée de la digue proprement dite. 1996] Cet aménagement n'est possible que si l'afflux d'eau ne permet pas au niveau des eaux de retenue de dépasser le niveau supérieur de la plage et d'arriver. la sousverse plus grossière de l'hydrocyclone est destinée à la structure. Digue avec résidus au sein de la structure Dans cet aménagement. les fines de l'hydrocyclone étant déversées dans le bassin et constituant la plage. Dans le cas présent.36 : Digue avec zone centrale de faible perméabilité [8. il faut construire une barrière imperméable (C) dans la digue d'amorçage. Figure 2. les résidus servent non seulement de barrière contre l'eau mais également de matériau de construction de la digue. Chapitre 3 Figure 2. contre les matériaux plus perméables de la digue. Ce type d'aménagement doit donc faire l'objet d'une surveillance permanente. CIGB. Pour un tel aménagement.

La figure ci-après illustre ces différentes méthodes. est très économique car elle conduit seulement à la formation d'une mince zone externe de ces matériaux.39 : Méthode ascendante au moyen de résidus de cyclones [11. le lecteur pourra se reporter à la section 2. EPA. ce qui réduit le coût initial en capital. qui consiste à utiliser la fraction grossière des résidus.2 Lorsqu'on envisage la construction progressive de ce type de digue.38 : Types de digues élevées de façon séquentielle avec les résidus au sein de la structure [11. Figure 2. Figure 2. il existe trois méthodes principales : • la méthode ascendante • la méthode descendante • la méthode longitudinale De telles méthodes permettent de construire la digue par étapes. 1995] Méthode ascendante au moyen de résidus de cyclones Cette méthode.1. 1995] 86 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .3.3. EPA. Chapitre 1 Pour en savoir plus sur les hydrocyclones.

41 : Construction d'une digue par la méthode descendante au moyen d'hydrocyclones [11. Chapitre 3 La photo ci-après représente une digue construite selon la méthode ascendante. Par ailleurs. la stabilité physique de la digue et sa tendance à la liquéfaction. le sommet descend ou se déplace vers l'aval. il faut éventuellement compléter la zone de résidus ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 87 . EPA. La taille de l'hydrocyclone et choisie de telle sorte qu'une batterie d'hydrocyclones fonctionnant en parallèle puissent traiter l'ensemble des résidus. peut être utilisée pour former la structure de la digue tout entière ou une grande partie de celle-ci. Figure 2. Lorsque la proportion de résidus grossiers séparée par hydrocyclonage est insuffisante pour permettre à la digue de rester en avance par rapport à la montée du niveau des eaux de retenue. Méthode descendante La fraction grossière des résidus. Méthode longitudinale La construction par la méthode longitudinale nécessite un volume considérable de résidus grossiers pour la digue. comme le montre la figure ci-après. La digue proprement dite est constituée de remblai d'emprunt. et une surface de sol sous l'emprise de celle-ci. contrairement à l'exemple ci-dessus où on utilise des résidus de cyclones. Des mesures doivent être prises pour contrôler la nappe phréatique.40 : Digues élevées par la méthode ascendante sur le site d'Aughinish Le principal inconvénient de cette méthode a été. 1995] Cette méthode est appelée méthode descendante parce qu'au fur et à mesure que la digue monte en hauteur. Figure 2. La conduite d'acheminement des résidus et la batterie de prises d'hydrocyclone se trouvant initialement sur le sommet de la digue d'amorçage. la sousverse est évacuée en aval pour former la digue et la surverse est déversée dans le bassin. les résidus exposés qui sont employés pour la construction de la digue ne doivent pas présenter de risque de DA. dans le passé. séparée par l'hydrocyclone. ce qui passe par un drainage correct.

la partie amont de la digue peut être composée de la plage des résidus déposés. 2. La structure résultante est illustrée sur la figure ci-après. Chapitre 1 par une zone de matériaux d'emprunt. 1989]. notamment celles qui emploient des digues classiques. Cela permet d'améliorer l'efficacité du stockage. Ce système consiste à former une plage adéquate en contrôlant le déploiement des aménagements de déversement et en contrôlant la durée de déversement des matériaux depuis chaque point. une méthode de dépôt plus contrôlée peut être souhaitable. en termes de volume de stockage par rapport à la hauteur de la digue. Par conséquent.2. l'efficacité de stockage peut être améliorée lorsque le dépôt s'effectue sur une plage. et peut constituer le système de gestion des résidus le plus économique qui soit. Mise en dépôt après épaississement Les résidus épaissis ont une teneur en solides de plus de 50 %. Dans certaines applications. Dans d'autres cas. cette méthode étant généralement appelée "méthode longitudinale". Ritcey.42 : Méthode longitudinale [11.4. Comme autre possibilité. L'augmentation de densité des matériaux mis en dépôt s'accélère sous l'action du drainage et de l'évaporation. étant donné que l'angle de dépôt augmente en même temps que la teneur en matériaux solides des résidus. 1995] Construction par la méthode ascendante avec plage ou paddock Cette méthode classique de construction de digue de retenue utilise une plage et non un hydrocyclone pour trier les résidus par taille. les systèmes de déversement dépendent de la méthode de construction choisie pour la digue.3 Dépôt en bassin Mise en dépôt hydraulique Les résidus sont injectés dans le bassin avec 5 à 50 % de matériaux solides. Cette possibilité est due au fait que la face amont de la digue est soutenue de manière progressive par la montée des résidus. 88 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Elle exploite au maximum les résidus proprement dits pour assurer leur confinement. le système de déversement des résidus dans le bassin peut prendre la forme d'un système à point unique et à extrémité ouverte. Celle-ci peut intégrer des systèmes de déversement par ligne ou par périmètre ou l'utilisation d'hydrocyclones [21. EPA. Les appareils utilisés pour épaissir les résidus sont des épaississeurs et/ou des filtres. Pour les digues de retenue construites de manière progressive. Figure 2.

Les figures ci-après montrent les trois principales possibilités : • tour de décantation • couloir de décantation • produit de décantation pompé. La condition essentielle pour assurer une élimination correcte de l'eau est la présence d'un dispositif de sortie dont le niveau effectif puisse être réglé au fur et à mesure de la montée du niveau de la retenue. déversée dans les cours d'eau naturels. Une saturation en eau des résidus peut également s'avérer nécessaire pour éviter la formation de poussières. L'eau évacuée est renvoyée à l'usine de traitement du minerai et/ou. l'eau doit rester pendant un certain temps à l'intérieur de la digue afin de permettre la dégradation des produits chimiques industriels. Il convient toutefois de mettre cet objectif en balance avec d'autres facteurs.4. l'objectif est généralement de maintenir le bassin d'eau gravitaire à un niveau aussi bas que possible comme moyen de gestion du risque. La prise d'eau peut se présenter sous la forme d'une tour verticale. entre la nécessité de maintenir le bassin à un niveau bas et les exigences contradictoires de laisser une certaine quantité d'eau dans le bassin. ou d'une pompe capable de remplir la même fonction. se compose généralement de deux éléments : • une prise d'eau extensible. La structure de sortie. Dans certains cas. L'utilisation d'un bassin de clarification peut être un bon compromis. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 89 . il est nécessaire de déposer la totalité des résidus sous l'eau (notamment les résidus qui comportent un risque de DA ou de graves problèmes de poussières). par exemple le fait que les résidus mettent un certain temps à se décanter dans le bassin. 2. Par ailleurs. Ce système permet la décantation des schlamms fins et la dégradation des produits chimiques industriels. à flanc de coteau de la retenue et parfois situé sur la face amont de la digue.2. ou d'un couloir incliné généralement ancré dans le sol naturel. et • une conduite pour acheminer l'eau évacuée au-delà de la digue. Ce procédé est appelé "dépôt subaquatique". on peut employer des techniques spéciales. qu'on appelle plus généralement "système de décantation". généralement après traitement.4 Elimination de l'eau gravitaire Pendant toute la durée d'aménagement de la retenue. dans certains cas. tout en conservant à un niveau minimum la hauteur d'eau à l'intérieur de cette même digue qui contient les résidus décantés. Chapitre 3 Techniques spéciales Pour des résidus très fins. comme l'adjonction de particules plus grossières ou de floculants.

1996] 90 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .43 : Système de tour de décantation [8. CIGB.44 : Système de couloir de décantation [8. CIGB. 1996] Figure 2. Chapitre 1 Figure 2.

on installe parfois des déversoirs d'urgence.2. divisée par la distance entre ces points). le déversoir d'urgence empêchera l'effondrement total de la digue. Ces dispositifs d'évacuation sont généralement des systèmes de déversoir situés à l'intérieur ou autour de la digue.5 Infiltrations Une digue de retenue influe sur le modèle d'écoulement initial des eaux souterraines du fait qu'elle introduit un gradient hydraulique (la différence de charge hydraulique entre deux points. Outre les moyens classiques d'élimination de l'eau gravitaire. 2. 1996] Les autres possibilités sont les suivantes : • bassin drainé. ou • systèmes de déversoir :  à l'intérieur de la digue  autour de la digue.4. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 91 .45 : Station de pompage [8.2. CIGB. Les déversoirs d'urgence sont décrits de manière plus détaillée au chapitre 4. Ces différents types de digue sont présentés à la section 2. Chapitre 3 Figure 2. L'idée est qu'en cas de défaillance du système normal. Les figures ci-après représentent des modèles d'infiltrations pour les conditions d'écoulement initiales des eaux souterraines et pour les principaux types de digues suivants : • excavation existante • en vallée • en dehors d'une vallée • en terrain plat.4.

Chapitre 1 Ecoulement naturel des eaux souterraines Infiltrations après mise en place des résidus Excavation existante : GS GWL GS GWL Implantation en vallée : GS GS GWL GWL Implantation en dehors d'une vallée : GS GS GWL GWL Sur terrain plat : GS GWL GS GWL Figure 2. le modèle d'écoulement proprement dit est influencé par des facteurs tels que : • les propriétés de la digue 92 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . En réalité.46 : Scénarios d'infiltration simplifiés pour différents types de bassins de retenue On notera que ce sont ici des schémas bidimensionnels simplifiés.

Chapitre 3

• le niveau d'eau de la digue
• la perméabilité des formations sous-jacentes
• la stratification du sol
• le régime d'écoulement initial des eaux souterraines.

La section 4.3.10 traite de la gestion et du contrôle des infiltrations selon les différents cas.

2.4.2.6. Crue de référence

Durant l'exploitation, la capacité d'évacuation doit pouvoir gérer les situations d'inondations
prévisibles majeures. Cette gestion se base sur la crue maximale probable (CMP), qui est généralement
définie comme la crue décamillénale ou comme deux ou trois fois la crue bicentennale. La CMP se
base généralement sur une série d'hypothèses locales (période de la fonte des neiges, pluie incessante
pendant plusieurs jours, auxquelles vient s'ajouter un épisode de précipitations extrêmes) qui
permettent d'élaborer un hydrogramme. Il s'agit d'une courbe de débit (capacité d'évacuation
nécessaire) en fonction du temps et en un point donné du système étudié. En règle générale, on peut
dire que la capacité d'évacuation nominale est à peu près égale à 2,5 fois le débit maximum mesuré en
un quelconque point.

Le "Dam Safety Code of Practice", ou code de pratique finlandais relatif à la sécurité des barrages
(http://www.vyh.fi/eng/orginfo/publica/electro/ damsafet/damsafe.htm) fourni à l'annexe 12 explique
comment procéder pour déterminer la crue de référence ainsi que le débit sortant de référence.

2.4.3 Résidus épaissis

Le recours à la gestion des résidus épaissis nécessite l'emploi de matériel mécanique pour déshydrater
les résidus afin d'obtenir de 50 à 70 % de matériaux solides. Les résidus sont ensuite étalés par
couches sur la zone de stockage, pour permettre une déshydratation supplémentaire qui associe
drainage et évaporation [11, EPA, 1995].

Figure 2.47 : Schéma de l'opération de gestion des résidus épaissis
[11, EPA, 1995]

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 93

Chapitre 1

2.4.4 Résidus et terrils

Les résidus des mines de potasse et les résidus grossiers des mines de fer et de charbon sont souvent
entreposés sur des terrils. Des quantités importantes de stériles sont gérées dans la plupart des mines
d'extraction de métaux qui sont exploitées à ciel ouvert.

Le transport s'effectue par convoyeur à bande ou par camion. Les terrils font l'objet d'une surveillance
destinée à contrôler la stabilité de la structure. Les eaux de ruissellement de surface sont collectées et
traitées, le cas échéant, avant d'être évacuées ou peuvent être déviées vers les bassins de résidus ou des
bassins de rétention séparés. Du point de vue géotechnique, les résidus grossiers et les stériles sont
généralement stables. La nature grossière des matériaux, l'action même de déversement par le camion,
l'étalement et le compactage en fines couches au moyen d'une machine à chenilles et parfois d'un
rouleau vibrant, tous ces facteurs permettent de stabiliser les matériaux pendant et après leur mise en
dépôt. A part la stabilité du terril proprement dit, la stabilité des couches de soutien doit également être
prise en compte dans la conception et l'exploitation des terrils.

Les émissions de poussière par les terrils peuvent être relativement importantes. Si les résidus sont
déversés à partir de convoyeurs à bande, en cas de vent, il peut être nécessaire d'interrompre
l'opération. Si les résidus ou les stériles sont transportés par camion, il faudra éventuellement arroser
les circuits de transport en cas de sécheresse. Une remise en état progressive, si elle est possible,
permet d'empêcher l'érosion et la formation de poussière.

2.4.5 Remblayage

Le remblayage est la réinjection de matériaux dans la ou les parties épuisées du site d'extraction. Ces
matériaux sont généralement des morts-terrains, des stériles et des résidus, soit seuls soit associés à
d'autres produits structurels (par exemple le ciment).

Si d'autres matériaux qui ne proviennent pas de l'exploitation de la mine, comme les laitiers et les
scories de fusion, sont injectés dans les excavations, on parle de remplissage. Dans certains cas, les
matériaux de remplissage n'ont pas d'utilité géotechnique mais sont injectés à des fins d'élimination.

Il peut arriver que des roches extraites dont la teneur est marginale ou peu économique soient utilisées
comme remblais ou stockées provisoirement dans des exploitations désaffectées. Ce procédé est
parfois appelé remblayage.

Les résidus boueux ou secs sont parfois utilisés comme remblais dans les mines souterraines ou les
mines abandonnées, ou dans des parties de mines en activité. Le plus souvent, ces remblais servent à
remplir des zones épuisées pour les raisons suivantes :

• dans les mines souterraines :
 pour assurer la stabilité du sol
 pour limiter les affaissements souterrains et superficiels
 pour assurer un soutènement en vue d'extraire d'autres parties du gisement et d'améliorer
la sécurité
 pour fournir une autre solution que l'élimination en surface
 pour améliorer la ventilation.

• dans les mines à ciel ouvert :
 pour des raisons de déclassement ou d'aménagement du paysage
 pour des raisons de sécurité
 pour réduire l'empreinte écologique (au lieu de construire des bassins ou des terrils)
 pour limiter les risques d'effondrement en remblayant l'excavation plutôt que de construire
un nouveau bassin ou un nouveau terril.

94 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

Outre les avantages qu'il procure à l'exploitation minière proprement dite (voir liste ci-dessus), le
remblayage permet également de diminuer les perturbations en surface. En raison de l'augmentation de
volume induite par les séparations avec réduction de la granulométrie, pas plus d'environ la moitié du
tonnage extrait peut être utilisée comme remblai. Autrement dit, si la teneur du minerai est inférieure à
50 %, il sera impossible d'utiliser tous les résidus comme remblais. Il faudra donc éventuellement,
dans ces cas-là, utiliser une IGR en surface en complément du remblayage.

Il existe 4 types de remblais de mine :

1. remblai sec
2. remblai cimenté
3. remblai hydraulique
4. remblai sous forme pâteuse.
[94, Life, 2002]

Remblai sec
Le remblai sec est généralement constitué de sable non classifié, de stériles, de résidus et de laitiers ou
scories. On transporte le remblai sous terre en le faisant tomber le long d'une petite galerie (ou
montage) directement de la surface jusqu'à une taille ou à un niveau où il pourra être acheminé jusqu'à
une taille à l'aide de chargeuses ou de camions. Comme son nom ne l'indique pas, le remblai sec
contient généralement une certaine quantité d'humidité de surface adsorbée.

Ce type de remblai convient à une exploitation "par chambre remblayée" ou à d'autres méthodes qui ne
nécessitent pas de remblayage structurel.
[94, Life, 2002]

Remblai sous forme pâteuse
Le remblai sous forme pâteuse se compose généralement de stériles ou de résidus grossiers qu'on
mélange avec un ciment ou une boue de cendres volantes pour améliorer la solidité d'adhérence entre
les fragments rocheux. Les méthodes de mise en place consistent toutes à mélanger la roche et la boue
de ciment dans une trémie avant de les placer dans des excavations (par exemple des chantiers ou une
longue taille épuisée), ou de faire percoler une boue sur la roche après sa mise en place. Les stériles ou
les résidus peuvent être classifiés ou non. Le remblai cimenté contient un mélange d'agrégats grossiers
(< 150 mm) et d'agrégats fins (< 10 mm). La concentration de la boue de ciment se situe fréquemment
autour de 55 % en poids (rapport eau/ciment de 1:1:2).

Le remblai cimenté s'utilise pour l'abattage par mines longues, l'abattage par chambres remblayées et
d'autres méthodes qui nécessitent un remblai structurel.
[94, Life, 2002]

Remblai hydraulique
Le remblai hydraulique peut être composé soit de résidus boueux classifiés, soit de dépôts sableux
naturels extraits à la surface. La préparation du remblai hydraulique consiste à déshydrater le flux de
résidus de traitement du minerai pour obtenir une densité de pulpe d'environ 65 à 70 % de matériaux
solides. On le fait ensuite passer dans des hydrocyclones pour éliminer les "schlamms fins" retenant la
fraction grossière en vue du remblayage. On élimine les fines pour améliorer la capacité de drainage
du remblai, ce qui améliore sa stabilité. Le mélange de remblayage est pompé par voie hydraulique
depuis la surface par un réseau de canalisations et de forages jusqu'au chantier. On soumet le sable
obtenu à partir des emprunts de surface à un criblage avant de l'utiliser comme remblai, pour éliminer
les particules trop grosses qui risqueraient de boucher la canalisation à remblai. Un remblai
hydraulique peut être cimenté ou non.

Les résidus, ou la fraction de résidus pouvant être utilisés comme remblai hydraulique dépendent de
plusieurs facteurs, et notamment :

• la distribution granulométrique

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 95

Chapitre 1

• la pente de la distribution granulométrique (la plus raide possible)
• la forme des particules (aux silicates, qui sont plats, on préférera les formes rondes).

En général, le remblai hydraulique a des coefficients de perméabilité qui vont de
1 x 10-7 m/s to 1x10-4 m/s, ce qui correspond à une granulométrie d'environ 35 μm à 4 mm. La mise en
place du remblai par voie hydraulique crée une structure de remplissage lâche, avec un indice de vide
d'environ 0,70.

Dans la pratique, dans un remblai non cimenté se crée souvent une cohésion apparente qui
augmente la résistance au cisaillement du remblai. Elle permet souvent de maintenir une face
verticale de 3 à 4 m dans certaines conditions d'extraction. Les vibrations d'abattage
avoisinantes peuvent également contribuer à comprimer le remblai et à augmenter sa
résistance au cisaillement. Pour pallier l'absence de cohésion réelle dans le remblai, on ajoute
du ciment et divers liants. Il est à noter que la résistance du remblai diminue avec la teneur en
eau, et que la teneur en eau nécessaire au transport du remblai hydraulique est largement
supérieure à celle qu'il faut pour hydrater le ciment. Par conséquent, les exploitants de mines
ont tendance à utiliser de moins en moins d'eau dans le remblai afin de diminuer la
consommation de ciment et de liants. Pour assurer une dispersion homogène des composants
de remblayage de la boue, il faut des vitesses d'écoulement supérieures à 2 m/s.
[94, Life, 2002]

Remblai sous forme pâteuse
Le remblai sous forme pâteuse est un remblai à haute densité (> 70 % de matériaux solides selon la
densité des solides). Pour pouvoir être injecté par pompe, un matériau d'une telle densité doit
nécessairement comporter une fraction de fines. En règle générale, la teneur en fines (< 20 µm) doit
être d'au moins 15 % en poids.

Le remblai sous forme pâteuse est injecté au moyen de pompes à piston, du même type que celles qui
servent à injecter le béton. Les résidus entiers de traitement du minerai peuvent souvent être utilisés
pour la fabrication du remblai en pâte. Le produit final ayant un indice de vide moins élevé, le remblai
sera plus dense.
[94, Life, 2002]

2.4.6 Gestion subaquatique des résidus

Gestion des résidus par déversement en profondeur dans la mer ou dans un lac
Dans les régions minières où les résidus sont susceptibles de former des acides, une gestion des
résidus en eaux profondes dans un lac ou dans la mer, ou gestion subaquatique, constitue parfois une
méthode acceptable. Toutefois, la section 4.5.3 montre un exemple dans lequel l'application de cette
technique est mue par le manque d'espace disponible pour une mise en dépôt terrestre des résidus.

Gestion des résidus en rivière
Cette pratique est appliquée pour des matériaux solubles dans l'eau (par exemple le sel). Certaines
mines de potasse déversent leurs eaux salines dans des rivières. Les résidus non solubles ne sont pas
déversés dans les cours d'eaux de surface.

2.4.7 Modes de défaillance des digues et des terrils

En général, lors de l'élaboration d'une politique de gestion des résidus, les modes de défaillance
suivants sont pris en compte :

• l'instabilité
• les déversements sur les digues

96 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

• l'érosion interne.

Il convient de prendre en compte également la sécurité à long terme et les modes de défaillance autres
que la défaillance totale de l'endiguement, par exemple :

• la percolation
• les poussières
• l'érosion à long terme.

Les résidus étant susceptibles de conserver leur potentiel de risque pour une longue durée, il faut des
mesures efficaces pour limiter ces risques à long terme.

A la lecture du rapport du groupe de travail international ayant évalué les accidents de Baia Mare et de
Baia Borsa, on voit que les défaillances des digues de retenue ont généralement de multiples causes.
Dans les deux cas, les causes principales de ces accidents avaient été les suivantes :

• premièrement, l'utilisation d'une structure de conception inappropriée
• deuxièmement, l'acceptation de cette structure par les autorités de délivrance des autorisations ; et
• troisièmement, un manque de surveillance et une construction, une exploitation et un entretien
insuffisants du barrage.

Les erreurs de conception :

• l'utilisation d'un système en circuit fermé sans disposition spécifique d'évacuation ou de stockage
de secours de l'eau en excès
• une construction inadéquate de la paroi du barrage, due au manque d'homogénéité des résidus
• des hydrocyclones inopérants à très basse température.

L'erreur d'exploitation :

• le non respect des exigences de conception relatives à la granulométrie des résidus pour la
construction du barrage.
[116, Nilsson, 2001]

2.5 Caractéristiques des résidus et comportement des résidus
Les caractéristiques des résidus déterminent leur comportement. Associés à l'emplacement du site, ces
facteurs déterminent en grande partie le type d'installation de gestion. Le tableau ci-après montre en
quoi certaines caractéristiques influent sur le comportement des résidus.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 97

Chapitre 1

Caractéristiques des résidus
Comportement Distrib. Fines Surface % Réactifs pH Influence Propriétés Forme des
des résidus granul. spécifique solides du DA de surface particules
Perméabilité X X X - - - - X X
Plasticité X X X - - - - - X
Rés. cisaillement X X X - - - - X X
Compressibilité X X X - - - - X X
Tendance à la
X X X X - - - X X
liquéfaction
Propriétés
- X1 X1 - X X X X X
chimiques
Densité (in situ et
X X X - - - - X X
relative)
Consolidation X X X - - - - X X
Poussières X X - X - - - - -
Toxicité des
X2 - X2 - X3 X X X -
résidus évacués
Transport des
X X - X - - X - -
résidus
Mise en dépôt X X - X - - X - -
Gestion de l'eau
X X - X X3 X X - -
gravitaire
Infiltrations X X X X - - - X X
Sécurité à long
X X X - - - - X X
terme
Gestion du DA X X X - - X X X -
Rejets dans l'air X X - X - - - - -
Rejets dans l'eau X X - X X3 X X X -
Rejets dans le sol X X - X X3 - X - -
Traitement des
X X X X X3 X X X X
effluents
Construction de la
X X X X X3 X X X X
digue
3
Surveillance - X - - X X X - -
Fermeture et
entretien après X X X X X3 X X X X
fermeture
1) à cause de l'augmentation ou de la modification de leur disponibilité
2) pour des résidus produisant un DA et exposés à l'atmosphère
3) pas nécessairement vrai si les résidus sont déshydratés (par filtration) avant d'être évacués

Tableau 2.3 : Effets des caractéristiques des résidus sur les propriétés fonctionnelles et le comportement
des résidus en termes de sécurité ou d'environnement

Ce tableau, conjointement avec le tableau 2.2, montre qu'il existe un rapport entre la technique de
traitement du minerai et les caractéristiques des résidus, les propriétés fonctionnelles de ces résidus et
leur comportement vis-à-vis de la sécurité et de l'environnement. Ces deux tableaux peuvent
également se lire "à l'envers". Autrement dit, en partant du comportement des résidus, il est possible
de remonter pour savoir quelle étape de traitement du minerai a une incidence sur cette caractéristique.

2.6 Fermeture, réhabilitation et entretien après fermeture de
l'installation
Habituellement, une mine et ses installations de traitement du minerai et de gestion des résidus et des
stériles ne restent en activité que durant quelques décennies. Cependant, les excavations (non traitées
dans ce travail), les résidus et les stériles d’une mine peuvent subsister longtemps après la cessation de
l’exploitation. Par conséquent, une attention particulière doit être accordée à une fermeture, une
réhabilitation et un entretien après fermeture appropriés des installations.

98 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

Dans de nombreux cas, les résidus et les stériles ne contiennent aucune substance nocive pour
l'environnement. Lors de la phase de fermeture, l'exploitant va s'assurer que l'eau est drainée des
bassins de résidus pour garantir leur stabilité physique, puis les digues vont être rasées pour permettre
l'accès aux engins. Les bassins et les terrils vont alors être préparés pour être utilisés à d'autres fins ce
qui signifie, dans la plupart des cas, qu'ils seront recouverts de terre et reverdis. Dans certains cas, ces
installations peuvent resservir. Par exemple, pour l'extraction de la potasse, les terrils contiennent plus
de 90 % de sel (NaCl), ce qui peut représenter une ressource économique future alors que d'autres
gisements économiques s'épuisent ou sont trop éloignés de leurs marchés. Dans d'autres cas, les
techniques de traitement du minerai peuvent évoluer pour permettre l'extraction rentable d'un plus
grand nombre de minéraux. Le maintien de l'accès aux résidus en vue d'une éventuelle exploitation
future peut donc constituer un objectif souhaitable.

Si les installations de résidus et de stériles contiennent des substances susceptibles d'être dangereuses
pour l'environnement, d'autres mesures s'imposent. Ces mesures viseront à stabiliser ces installations
tout en réduisant au minimum les surveillances futures.

En général, les principaux aspects à prendre en compte pour la remise en état et la fermeture des
installations de gestion des résidus et des stériles sont, entre autres, les aspects à long terme :

• la stabilité physique des ouvrages
• la stabilité chimique des résidus et des stériles, et
• l'aménagement ultérieur des sols.

Les abords de l'IGR d'une mine doivent rester stables dans des conditions extrêmes de type inondation,
tremblement de terre et sous l'action de forces perturbatrices perpétuelles, notamment l'érosion par les
intempéries, de manière à ne pas présenter de danger pour la santé ou la sécurité publiques ou pour
l'environnement [12, K. Adam].

S'ils contiennent des minéraux sulfurés, les résidus et/ou stériles sont susceptibles de provoquer des
rejets acides. Le drainage acide (DA) est un phénomène qui peut se produire pendant l'exploitation,
mais c'est après la fermeture de l'installation qu'il devient problématique. Tant qu'une exploitation est
en activité, les bassins de résidus sont généralement saturés et les excavations sont remplies d'eau. Par
conséquent, l'oxydation chimique en cours d'exploitation est limitée. C'est lors de la phase de
fermeture d'une exploitation, généralement au moment où le niveau d'eau baisse dans les résidus et
que l'air pénètre dans les excavations, que l'oxydation de la pyrite peut se produire et poser problème.

La réhabilitation d'un site a généralement pour objectif de transformer celui-ci en une zone dont les
habitants ont besoin et qu'ils peuvent mettre à profit. Il faut, naturellement, que cette transformation
soit compatible avec la stabilité du site à long terme (voir section 4.2.4.1) [118, Zinkgruvan, 2003].

L'établissement d'une couverture végétale peut être problématique lorsque le site est acidifiant,
présente une teneur en métal élevée, ou une texture grossières qui empêche la rétention des nutriments
ou de l'eau. Plusieurs rapports fournissent des conseils sur ces différents sujets, notamment
"Restoration and re-vegetation of colliery spoil tips and lagoons" 11, "The reclamation and management
of metalliferous mining sites" 12 et "Landscaping and re-vegetation of china clay waste" 13.

11
Richards, Moorehead and Laing Ltd (1996), Restoration and revegetation of colliery spoil tips and lagoons, Royaume-Uni, HMSO,
Ministère de l'environnement, ISBN 0 11 753315 7

12
Environmental Consultancy University of Sheffield and Richards, Moorehead and Laing Ltd (1994) The reclamation and management of
metalliferous mining sites, Royaume-Uni, HMSO

13
Armstrong W. (1993) Landscaping and re-vegetation of china clay wastes - main report, Royaume-Uni, HMSO, Ministère de
l'environnement, ISBN 0 11 752843 9

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 99

Chapitre 1

2.7 Drainage acide (DA)
Pour une description plus exhaustive et scientifiquement exacte de l'ensemble des aspects liés au DA,
il existe de nombreux ouvrages récemment publiés dans la littérature. Des rapports spécialisés récents
publiés à des fins de recherche, comportant de nombreuses références de la littérature, sont disponibles
gratuitement sur Internet (www.mimi.kiruna.se), sur les sujets suivants : l'oxydation des sulfures
(Herbert, 1998) ; la modélisation prédictive (Destouni et al., 1998) ; la prévention et la réduction de la
pollution par les produits des résidus et des stériles (Elander et al., 1998) ; études en laboratoire des
principaux processus (Herbert et al., 1998) ; études et caractérisation in situ (Öhlander et al., 1998),
ainsi que sur la modélisation biogéochimique (Salmon, 1999).

Les références ci-dessus sont fournies à titre purement illustratif. Un grand nombre de ces publications
sont le produit d'initiatives de recherche qui sont actuellement menées, ou qui ont été entreprises au
cours des quinze ou vingt dernières années, dans le cadre de programmes à grande échelle tels que
MEND, Post-MEND, AFR, MiMi, MIRO, INAP, PYRAMID et ERMITE. Les pays les plus actifs à
ce jour dans la conduite de ces études sont le Canada, l'Australie, les Etats-Unis, la Suède, la Norvège
et le Royaume-Uni.

La présente section vise à fournir un bref aperçu des processus chimiques mis en oeuvre dans la
formation et la consommation de l'acide.

Note : dans cette section, (s) désigne la phase solide et (g) la phase gazeuse.

Oxydation des sulfures (formation d'acide)
Les minéraux sulfurés extraits de la roche mère ayant été formés dans des conditions fortement
réductrices, le soufre qu'ils contiennent se trouve à ses plus bas états d'oxydation. Les sulfures les plus
répandus sont les sulfures de fer (la pyrite FeS2(s) et la pyrrhotine FeS(s)). Ces sulfures de fer
coexistent souvent avec d'autres sulfures d'une valeur économique supérieure, comme la chalcopyrite
(FeCuS2(s)) ; la galène (PbS (s)) ; la sphalérite (ZnS(s)) ou avec des sulfures de très faible valeur
économique comme l'arsénopyrite (FeAsS2(s)). Dans la roche mère inaltérée, les morts-terrains sus-
jacents et la nappe phréatique limitent le contact avec l'oxygène. Cela a pour effet de bloquer
quasiment toute oxydation des sulfures. En revanche, lorsque les sulfures sont exposés à une
atmosphère oxydante et humide, notamment par l'activité minière, ils commencent à s'oxyder
(dégradation, dissolution etc.). Ce processus est généralement représenté par l'oxydation de la pyrite
(FeS2(s)) par l'oxygène et l'eau selon la formule :

FeS2(s) + 7/2O2 + H2O → Fe2+ + 2SO42- + 2H+ (1)

L'oxydation des sulfures, qui est un processus exothermique sous contrôle cinétique, peut également se
produire avec d'autres oxydants tels que le fer ferrique, Fe3+ selon la formule :

FeS2(s) + 14Fe3+ + 8H2O → 15Fe2+ + 2SO42- + 16H+ (2)

L'oxydation des sulfures, principalement la pyrite, ainsi que les processus qui influent sur la vitesse
d'oxydation des sulfures ont fait l'objet d'études approfondies au cours des dernières décennies. Des
différents facteurs qui interviennent sur la vitesse d'oxydation des sulfures, le plus important s'avère
être la présence d'oxygène.

Pour une oxydation continue des sulfures, de l'oxygène doit être fourni par l'atmosphère ambiante.
Cela vaut non seulement pour l'oxydation des sulfures avec l'oxygène (équation 1) mais aussi,
indirectement, pour l'oxydation des sulfures avec le fer ferrique (équation 2), l'oxygène étant
nécessaire à l'oxydation du fer ferreux en fer ferrique selon la formule :

Fe2+ + 1/4O2 + H+ → Fe3+ + 1/2H2O (3)

100 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

Le fer ferrique peut participer à l'oxydation des sulfures (équation 2) ou il peut s'hydrolyser et se
précipiter pour former de l'oxyhydroxyde ferrique (dominant à un pH supérieur à 3,5) selon la
formule :

Fe3+ + 2H2O ↔ FeOOH(s) + 3H+ (4)

Certains éléments indiquent, par ailleurs, que le cycle du fer à travers les états d'oxydation ferreuse et
ferrique peut être un processus essentiel dans les installations de gestion des résidus et stériles
anaérobies. Or, les études in situ indiquent que la vitesse d'oxydation globale des sulfures diminue de
manière spectaculaire lorsqu'on utilise des barrières contre la diffusion de l'oxygène. Les résultats de
modélisation biogéochimique étalonnés par rapport aux données de terrain provenant d'un gisement de
résidus couvert n'indiquent pas que l'oxydation de la pyrite par le fer ferrique joue un rôle d'une
quelconque importance dans le gisement neutralisé.

Comme indiqué ci-dessus, il s'avère que de nombreux facteurs influent sur la vitesse d'oxydation des
sulfures, par exemple, entre autres, l'activité bactérienne, le pH, l'Eh (concentration en oxygène), la
température et les processus galvaniques entre les différents sulfures. Ces facteurs ont été largement
étudiés et des expressions numériques (lois de vitesse) ont été élaborées pour l'oxydation de la pyrite
dans différentes conditions. Ces lois de vitesse figurent dans la littérature. Toutefois, dans des
conditions naturelles, par exemple dans une installation de gestion de résidus ou de stériles, ces
différents facteurs dépendent les uns des autres et sont influencés par d'autres facteurs tels que la
surface d'oxydation disponible déterminée par la distribution granulométrique, la minéralogie,
l'hydrologie et la présence de minéraux neutralisants, facteurs qui sont décrits dans les paragraphes ci-
après.

Dissolution des minéraux neutralisants (consommation d'acide)
Si les résidus ou les stériles contiennent des minéraux neutralisants (carbonates) facilement
accessibles, l'acide produit par l'oxydation des minéraux sulfurés (équations 1 et 2) et par la
précipitation de l'oxyhydroxyde de fer (équation 4) sera consommé par la dissolution de ces minéraux
neutralisants, comme l'illustre ci-après la formule de dissolution de la calcite :

CaCO3(s) + 2H+ → Ca2+ + CO2(g) + H2O (5)

Par rapport à l'oxydation de la pyrite, la dissolution de la calcite est une réaction rapide et elle est donc
censée s'équilibrer (autrement dit, l'acide est consommé à la vitesse à laquelle il est produit). Si les
quantités de minéraux neutralisants disponibles sont insuffisantes, ou diminuent au fil du temps, le pH
du drainage risque de baisser et la solubilité des métaux dissous va augmenter. C'est ce phénomène
que l'on appelle généralement "drainage acide" ou DA.

L'acide est également consommé par la dissolution d'autres minéraux neutralisants, tels que les
aluminosilicates, mais à une vitesse généralement faible, qui ne peut tenir le rythme avec la production
d'acide due à la dégradation des sulfures, étant donné que la dissolution des aluminosilicates est sous
contrôle cinétique. La consommation d'acide par la dissolution des aluminosilicates est illustrée ci-
après, par les formules de dissolution du feldspath potassique, de la muscovite et de la biotite.

KAlSi3O8(s) + H+ + 9/2 H2O → K+ + 2H4SiO4 + 1/2Al2Si2O5(OH)4(s) (6)

KAl2(AlSi3O10)(OH)2(s) + H+ + 3/2 H2O → K+ + 3/2Al2Si2O5(OH)4(s) (7)

KMg1.5Fe1.5AlSi3O10(OH)2(s)+7H++1/2 H2O→
K++1.5 Mg2++1.5Fe2++2H4SiO4+1/2Al2Si2O5(OH)4(s) (8)

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 101

Chapitre 1

3 PROCÉDÉS ET TECHNIQUES APPLIQUÉS

Les tableaux ci-après résument les minéralogies, les techniques minières et les traitements du
minerai pour les minéraux abordés dans le présent document. Ils fournissent également
quelques exemples des aspects les plus importants de la gestion des résidus et des stériles,
notamment les caractéristiques de ces résidus et stériles, les méthodes de gestion appliquées,
les mesures appliquées pour assurer la sécurité des installations et pour prévenir les accidents,
et la planification de la fermeture et de l'entretien après fermeture.

Il est à noter que sauf indication contraire, au cours du traitement du minerai, le minerai est
fragmenté par concassage et par broyage. Le criblage fait également souvent partie du circuit
de fragmentation.

Dans le cadre d'un programme de réduction des accidents, il est courant de pratiquer des
contrôles visuels et des mesures de la nappe phréatique à l'aide de piézomètres installés dans
les digues.

Dans les mines souterraines, les stériles restent généralement sous terre.

Sauf indication contraire, les stériles issus des exploitations à ciel ouvert sont gérés sur des
terrils situés à proximité, sur lesquels les eaux de drainage sont recueillies.

On notera que ces deux tableaux résument les informations fournies sur la gestion des résidus
et des stériles. Toutefois, cela ne permet généralement pas d'extrapoler ces informations,
puisqu'une exploitation qui extrait le même minéral peut fonctionner dans des conditions
complètement différentes et appliquera de ce fait des méthodes de gestion des résidus et des
stériles différentes.

102 juillet 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

Minéral Minéralogie Technique minière Traitement du Caractéristiques des résidus Gestion des résidus Sécurité et prévention Fermeture et entretien
minerai des accidents après fermeture
Aluminium Al2O3 SiO2 à ciel ouvert et souterraine, procédé Bayer pH élevé, boues rouges : en boues ou épaissis surveillance systématique déshydratation et
Fe2O3 CaO une seule mine en Europe, d80<10 µm, sable de couverture sèche,
TiO2 surtout du minerai importé traitement : d80<1000 µm traitement de décharge
Métaux principalement à ciel ouvert et souterraine flottation, à d80 : 50 – 100 µm, potentiel de en boues, subaquatique à manuel ESE, audits déshydratation et
communs des sulfures (par chambre remblayée, Boliden lessivage DA fréquent Lisheen, généralement en indépendants, bilan couverture sèche ou
par chambres et piliers, de l'or au cyanure grands bassins : 35 – 1450 ha, hydrique couverture humide
abattage par mines longues) une partie en remblai (fraction
grossière)
Chrome 26 % Cr2O3 à ciel ouvert séparation en teneur en Cr et Ni en boues audits indépendants aucun plan
milieu dense et
séparation
magnétique
Fer magnétite à ciel ouvert (Erzberg), séparation aucun potentiel de DA, fines : en boues, grossières : manuel ESE, audits déshydratation et
phosphoreuse, souterraine (foudroyage par magnétique, Kiruna : surtout SiO2 et FexOy en terrils indépendants, mesures couverture sèche
carbonates de sous-étages à grande séparation en d'affaissement
fer échelle) milieu dense
Manganèse MnO2 souterraine concassage seul aucun résidu
Métaux sulfures à ciel ouvert et souterraine lixiviation au potentiel de DA pour certains, en boues, une partie en Evaluation des risques, déshydratation et
précieux complexes, or cyanure, spirales, en cas de lixiviation au remblai (fraction grossière), calculs de stabilité, couverture sèche,
natif, gossan, etc. table à secousses cyanure : présence de cyanure, destruction du cyanure planification par des couverture humide,
métaux complexes, cyanate, experts externes, manuels élévation du niveau de la
thiocyanate ESE, audits nappe phréatique
indépendants,
piézomètres, clinomètres
Tungstène (Fe, Mn)WO4, souterraine (exploitation en flottation, d80=100 µm, aucun potentiel en boues, une partie en intervention d'experts Déshydratation et
CaWO4 sous-étages, foudroyage par séparation en de DA remblai (fraction grossière) externes et des autorités couverture sèche
sous-étages, exploitation milieu dense,
par chambre remblayée) tables à secousses
Barytine BaSO4 à ciel ouvert, souterraine toutes techniques, souvent aucun résidu, fines en
p. ex. pistonnage, boues, parfois en remblais,
milieu dense, résidus grossiers mis en terrils
flottation ou vendus comme agrégats
Borates B2O3 à ciel ouvert, souterraine dissolution, résidus grossiers mis d'abord
cristallisation, en terrils puis en remblais,
séchage/refroi- boues mises en bassins
dissement

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 103

Chapter 3

Minéral Minéralogie Technique minière Traitement du Caractéristiques des résidus Gestion des résidus Sécurité et prévention Fermeture et entretien
minerai des accidents après fermeture
Feldspath orthoclase, albite, carrière parfois aucun, solides contenant des sables résidus grossiers mis en terrils, relevés topographiques
anorthite sinon séparation fins et des micas, 10 % boues mises en remblais ou en
optique, d'oxydes de fer, certains bassins
flottation, floculants, eau de traitement :
séparation pH 4,5, présence de fluorure
électrostatique ou
magnétique
Fluorine CaF2 (dans un à ciel ouvert et souterraine séparation en principalement de la silice Remblayage et réutilisation de mise en place de période d'entretien après
cas, présence (par chambre remblayée, milieu dense, (90 %), du fer et des oxydes l'eau de traitement, boues piézomètres dans la fermeture de 10 ans avec
également de par chambres et piliers) flottation, d'aluminium généralement mises en nappe phréatique une surveillance prévue
PbS) bassins, dans un cas pour les métaux lourds,
déversement des fines dans la financement des coûts de
mer fermeture et d'entretien
après fermeture
Kaolin Kaolinite, quartz, carrière pas de sables fins et micas, < 1 % Résidus grossiers mis en infiltrations, mouvements Déshydratation et
micas, résidus de fragmentation, d'oxydes de fer, certains terrils, boues mises dans des verticaux et horizontaux couverture sèche
feldspath séparation floculants, eau de traitement : bassins revêtus d'argile, dans du sommet des digues,
magnétique, pH 4,5, présence de un cas les fines déshydratées plans d'urgence
flottation phosphates, sulfates, agent sont transférées sur des terrils
antimousse
Calcaire/ 97 – 98 % à ciel ouvert/carrière calcaire : lavage ; calcaire : < 0,25 mm boues mises en bassins, dans calculs de stabilité selon Déshydratation et
carbonate CaCO3, carbonate de un cas le bassin est une DIN, gestion de la qualité couverture sèche
de calcium <1 % MgCO3, calcium : ancienne carrière, parfois les durant la construction de
<1 % SiO2 flottation, boues sont asséchées et les la digue, consignation
séparation résidus déversés sur des terrils des évolutions de la
magnétique digue, révisions
annuelles, audits
indépendants
Phosphate Apatite (10 %), à ciel ouvert flottation boues mises en bassins régulateurs de niveau
mica phlogopite d'eau opérationnels et
(65 %), contrôlés, avec alarmes
carbonates (20 %) dans le système de
et silicates (5 %) fonctionnement de
l'exploitation, mesures de
la percolation, mesure
des mouvements de la
digue
Strontium à ciel ouvert aucun dans un résidus grossiers utilisés nouveau bassin étanche
cas, milieu dense comme remblais, boues de avec digue élevée à sa
et flottation dans flottation mises en bassins hauteur définitive
l'autre

104 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

sulfures. en Espagne et au Royaume. mines. les terrils restent tels carnallite. chaud. et les municipalités flottation pour les vendues ou filtrées et mises en fines terrils Tableau 3. souvent résidus de flottation mis dans contrôle des eaux de chlorites et fragmentation des bassins qui une fois percolation. grès. schiste. de des puits profonds ou eaux de surveillance de l'activité fil du temps kaïnite et autres électrostatique. carbonates. remblayage souvent trop Dans certaines régions. Révision annuelle. piliers. cendre. contenant du chlorure de résidus liquides déversés dans clinomètres sur pentes. Chapitre 3 Minéral Minéralogie Technique minière Traitement du Caractéristiques des résidus Gestion des résidus Sécurité et prévention Fermeture et entretien minerai des accidents après fermeture Talc Talc.1 : Résumé des procédés appliqués dans la gestion des résidus ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 105 . souterraine (par chambres et lixiviation à résidus liquides et solides résidus solides mis en terrils. fractions argile. sinon à piston ou en radioactifs en terrils ou dans d'anciennes sismique approuvé par les autorités souterraine (longue taille) milieu dense. révision flottation annuelle Potasse sylvinite. longue taille. résidus grossiers mis surveillance de l'activité intégré au paysage et parfois à ciel ouvert. dans un cas sismique sels séparation en évacuation des liquides et milieu dense solides dans la mer. quels et se dissolvent au sel dur. l'argile et de l'anhydrite surface. flottation. aménagement des terrils soufre Uni. parfois asséchés deviennent des terrils sécurité. manuels de sulfures seule. certains résidus solides utilisés comme remblais Charbon carbone. peuvent être onéreux. grossières en bacs certains réactifs. fines mises en bassin. exploitation en sous-étages) séparation sodium et d'autres sels.

gestion pente de 1:3 couverture végétale. couverture végétale contrôles mensuels.2 : Résumé des procédés appliqués dans la gestion des stériles 3.1 Aluminium Cette section fournit des indications relatives aux raffineries d'aluminium suivantes : Raffinerie Pays Aluminium de Grèce. utilisation sur un site. Aughinish Irlande. mis en définitive du terril avec les terrils provisoires et utilisés autorités et les municipalités ultérieurement comme dans l'optique de créer des remblais structures intégrées au paysage Tableau 3.Chapter 3 Minéral Caractéristiques Gestion des stériles Sécurité et prévention Fermeture et entretien des stériles des accidents après fermeture Métaux présentent parfois dans un cas. Distomon Grèce centrale Aughinish Alumina. Sardaigne Alcoa Inespal. éventuellement grossiers surveillance à long terme de lixiviat de nitrate la percolation d'ammonium Métaux mis en terrils. Aughinish Eurallumina.3. captage des eaux de ruissellement de surface Chrome utilisation de la totalité des stériles comme remblai souterrain Fer aucun potentiel de mis en terrils.1. Galicie Ajka Hongrie. dans un cas comme remblai.3 : Raffineries d'alumine mentionnées dans la présente section 106 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . limiter le DA utilisation occasionnelle pour la construction des digues. Sardaigne Italie. région de Bakony Tableau 3. évaluations périodiques des risques Charbon mis en terrils avec des entente sur la forme résidus grossiers. couverture avec précieux pour construire des digues de la terre végétale ou comme remblai dans une mine à ciel ouvert Barytine parfois vendus comme agrégats ou remblais Fluorine Remblai Kaolin Captage des eaux de ruissellement de surface Calcaire utilisés comme remblai dans une ancienne mine Phosphate parfois utilisés comme des plans d'aménagement du agrégats paysage ont été élaborés avec les autorités locales et les municipalités Talc coefficient de sécurité de drainage de l'eau et 1. relevés annuels.1 Métaux 3. San Ciprian Espagne. un site à des résidus la terre et des graines. associés dans pente de 1:2 couverture végétale avec de DA net. communs un potentiel de DA sélective des stériles avec couverture artificielle pour et sans potentiel de DA.

et elles envoient toutes leur bauxite à la raffinerie d'Ajka. du nickel.1. du manganèse. Les gisements dont le rapport de découverte est de 6 à 8 m3 de stériles ou de morts-terrains par tonne de minerai sont exploités dans des fosses au moyen de procédés classiques de forage.2 Traitement du minerai Comme le mentionne la section 2. du cobalt. Elément % en poids Al2O3 53 . ou en mine souterraine en utilisant la technique du foudroyage par sous-étage [91. Du vanadium.1 Minéralogie et techniques minières Les gisements de bauxite du centre de la Grèce sont des corps lenticulaires qui se présentent sous la forme de trois couches de bauxite.22 CaO 0. les quantités de minerai issues des mines souterraines et celles issues des mines à ciel ouvert sont à peu près égales.27 Tableau 3.3. et à cause des aspects environnementaux émergents liés aux mines à ciel ouvert. Peppas. Cette boue est ensuite chauffée à 100 ºC et maintenue dans des cuves de rétention pour rendre la silice plus réactive. la boue de bauxite est mélangée à haute température (250 ºC) à la liqueur caustique. la bauxite est soumise à une étape de broyage humide qui produit une boue contenant 50 % de solides.1. La liqueur caustique en retour du cycle précédent est ensuite reconcentrée et réchauffée.3 m3/t. du chrome. Foldessy.1. 2002]. toutes les raffineries d'alumine européennes utilisent le procédé Bayer pour transformer la bauxite. on applique la méthode dite "par chambres et par piliers". Le principe de base du procédé Bayer est la recirculation en continu d'une solution caustique qui sert à la fois d'agent dissolvant pour l'hydrate d'alumine contenu dans la bauxite et de milieu de transport pour acheminer les matériaux solides à travers les différentes étapes du procédé. 2002] Dans une mine souterraine.2 – 1. Lors de l'étape suivante de lixiviation (ou digestion).4. Dans la région hongroise de Bakony six mines de bauxite mines sont en activité. A ce jour.60 SiO2 2 – 25 Fe2O3 6. du cuivre. 2002]. Le tableau suivant montre la composition chimique de la bauxite transformée dans les raffineries européennes.1.1. d'abattage aux explosifs et de chargement [90. du phosphore et des sulfures sont présents en faible quantité ou sous forme de traces dans le minerai.5 .2 TiO2 2-4 LOI1 16 .4 : Composition chimique des bauxites qui alimentent les raffineries européennes 3. La ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 107 . mais il est probable que les mines souterraines vont se développer à l'avenir en raison de l'augmentation du rapport de découverte. Lors de la première étape de ce procédé. Cette bauxite est de type karstique et se présente sous forme de gisements lenticulaires ou en forme de coque. du zinc. [90. parfois associée à celle dite "par chambre remblayée" si le gisement mesure plus de 8 m d'épaisseur. L'exploitation se fait à ciel ouvert (forage/abattage/chargement) avec un rapport de découverte de 6. Chapitre 3 3. Peppas.

1. Cet hydrate est calciné pour produire de l'alumine.3. Dans certaines raffineries d'alumine. Dans un second temps. Figure3. elle est épaissie par filtration sous vide ou par des épaississeurs en profondeur avant d'être pompée vers l'installation de gestion des résidus (IGR). Dans un premier temps. La liqueur est renforcée avec un complément de soude vierge et réinjectée dans le procédé. Dans d'autres. la boue est décantée dans de gros épaississeurs. La boue est séparée en deux temps.Chapter 3 gibbsite et la boehmite se dissolvent rapidement en laissant la partie inerte de la bauxite (les boues rouges) non dissoute. qui représente de 80 à 95 % du volume total. La clarification de la liqueur mère se fait dans des épaississeurs et par filtration. 3. Les raffineries européennes importatrices de bauxite utilisent une bauxite de haute qualité afin de réduire les coûts de transport.1. La boue séparée est extraite du cône du décanteur avec une teneur en solides d'environ 30 % et injectée dans une unité de lavage continu à contre-courant à trois ou quatre étages.3 Gestion des résidus A l'échelle mondiale. les matériaux dits "sables" (c’est-à- dire les particules d'une granulométrie supérieure à 150 μm) sont éliminés par cyclonage de la liqueur et séparation des matériaux solides dans des classificateurs à vis.1. la boue issue du dernier appareil de lavage est pompée vers le bassin de boue. et une fraction 108 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .1 Caractéristiques des résidus Les résidus d'alumine sont constitués de deux parties principales : la fraction fine appelée "boues rouges".1. La liqueur mère clarifiée est ensuite pompée vers la phase de précipitation to produire de l'hydrate solide. il faut de quatre à six tonnes de bauxite pour produire en moyenne deux tonnes d'alumine et une tonne d'aluminium. 3. La figure ci-après montre les débits massiques types pour les raffineries européennes. où la majeure partie de la liqueur caustique accompagnant la boue est récupérée.1 : Débit massique type de la bauxite vers l'aluminium (base sèche) Il est à noter que l'abréviation LOI désigne la perte par calcination (Loss On Ignition) ou l'eau de cristallisation.

La neutralisation des boues s'effectue par désulfuration des gaz de fumée lors de l'opération d'épuration par voie ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 109 . Chapitre 3 plus grossière.1 t/m3 [22. et sont ensuite pompées vers le bassin de résidus. et d'une boue (principalement de l'hydroxyde d'aluminium) provenant de la sousverse du clarificateur. en revanche. Sur le site sarde. communément appelée "sable de traitement". ]. ] Si elles sont pompées sous forme de résidus épaissis. qui peut provenir d'un procédé de purification de la liqueur par élimination du sel. Dans la raffinerie d'Aughinish. Figure 3. souvent appelée "tas" lorsqu'il s'agit de résidus épaissis.2 : Distribution granulométrique (granulométrie en fonction du pourcentage de passant cumulé) des boues rouges sur les sites de Sardaigne (EA) et d'Aughinish [89. les boues rouges sont remises en suspension pour obtenir une teneur de 20 à 25 % de solides au moyen d'eau de mer fraîche et d'eau gravitaire issue du basin de résidus. les 3 % restants sont constitués d'un gâteau de sel. Ces deux parties représentent de 97 à 100 % du volume total des résidus. Aughinish. les boues rouges ont généralement une teneur en solides de 55 à 60 %. Elle diminue au fur et à mesure de la maturation des boues. 2002]. Dans certains cas. Les eaux pluviales de ruissellement et les eaux de percolation possèdent. [22. Teodosi. pendant une durée de trois à six mois pour arriver à une teneur en solides de 68 à 70 % par compression et évaporation. La masse volumique moyenne des solides des boues sèches est de 3. Boues rouges La figure ci-après montre les distributions granulométriques des boues rouges de certaines raffineries d'alumine. Aughinish. Elles peuvent également être utilisées dans le circuit de lavage de la raffinerie. des pH élevés à cause de la liqueur caustique résiduelle et devront donc être neutralisées avant d'être rejetées dans l'environnement. Elles "mûrissent" ensuite dans l'IGR. L'avantage de cette technique est que les résidus sont physiquement stables au moment d'être déversés sur le tas. la perméabilité initiale des boues rouges se situe entre 1 x 10-8 et 1 x 10-9 m/s.

Teodosi.3 tonne de matériaux humides pour chaque tonne d'alumine produite.3 : Teneur en solides (en pourcentage de solides en poids) des résidus dans les systèmes de gestion classique et par épaississement Dans les deux cas. [89. Le compromis.8 m3/tonne d'alumine produite. est que pour toutes les retenues de résidus boueux. La figure ci-après présente la teneur en solides dans les deux solutions.Chapter 3 humide. Figure 3. Le tableau ci-après présente les résultats des analyses chimiques effectuées sur des boues rouges provenant de différents sites. Si on considère que les boues se consolident à une teneur de 60 à 65 % de solides dans le bassin. ici. la teneur en matériaux solides augmente pour atteindre de 65 à 72 %. cela correspond à environ 1.78 tonne de résidus secs pour une tonne d'alumine. il reste encore à assurer la stabilité physique des digues. Site : Sardaigne Bakony Aughinish Elément : pourcentage pourcentage pourcentage en poids sec en poids sec en poids sec Fe2O3 18 40 47 Al2O3 26 18 17 TiO2 6 4 12 SiO2 20 15 7 Na2O 12 8 5 CaO 8 7 8 LOI 9 7 3 110 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . La déshydratation peut généralement s'effectuer dans des filtres à vide (avec un rendement de 63 % de solides. dans la raffinerie sarde. Le rapport des résidus. Après décantation et évaporation. La neutralisation des boues rouges conduit à la stabilité chimique des résidus. et grâce au chlorure de magnésium contenu dans l'eau de mer fraîche injectée dans le système. soit 0. 2002]. par exemple à Aughinish) ou dans des épaississeurs en profondeur (avec un rendement de 50 % de solides). les résidus parviennent après maturation à une teneur d'environ 70 % de solides. est de 0.

2002]. [27. ainsi que de l'alumine. la solution entraînée dans les boues rouges contient encore de faibles quantités de soude caustique (hydroxyde de sodium). Foldessy. Teodosi.5 : Eléments constitutifs des boues rouges [89. 2002]. qui induisent ces caractéristiques de pH élevé. La plus grande partie de la soude caustique se transforme en carbonate de sodium et en bicarbonate de sodium sur le tas de résidus. Derham. 2002] Malgré des lavages répétés.6 : Analyse détaillée des boues rouges. 2002] Sable de traitement ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 111 . [91. Derham. Chapitre 3 Divers éléments trace 1 1 1 Tableau 3. qui inclut les éléments trace. Le tableau ci-après donne l'exemple d'une analyse de boues rouges plus détaillée. Tableau 3. éléments trace inclus [32.

2002]. Figure 3.4 : Distribution granulométrique (granulométrie en fonction du pourcentage de passant cumulé) du sable de traitement sur les sites de Sardaigne (EA) et d'Aughinish [89. Teodosi. ] Le tableau ci-après recense les éléments de la fraction sableuse : Site : Sardaigne Elément : pourcentage en poids sec Fe2O3 14 Al2O3 40 TiO2 3 SiO2 16 Na2O 12 CaO 1 LOI 12 Eléments trace 2 Tableau 3. ].Chapter 3 La figure ci-après présente les courbes de distribution granulométrique du sable de traitement. Autres 112 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Aughinish. Eurallumina. 2002] La perméabilité de la fraction sableuse est estimée être cent fois supérieure à celle des boues rouges [22.7 : Eléments constitutifs des résidus sableux [33. Aughinish. [22.

Les boues utilisées dans les absorbeurs doivent avoir des solides bien dilués. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 113 . afin de protéger les plaques perforées de l'absorbeur contre tout blocage prématuré par des bouchons provoqués par des dépôts solides. en vue de réduire les coûts de pompage • disponibilité du terrain • nécessité d'une gestion terrestre des résidus et non d'un déversement en mer. D'autres les gèrent à terre. en "tas" lorsqu'il s'agit de résidus épaissis. [22. Aughinish. par exemple du till glaciaire ou des revêtements synthétiques. On procède à une analyse des eaux de percolation dans les meilleurs et les pires des cas afin d'aménager correctement ces installations. La boue du clarificateur est pompée jusqu'au tas sous la forme d'une boue comportant de 2 à 3 % de solides.1. Une digue périphérique sert généralement à collecter les eaux de ruissellement de surface et va donc normalement entourer le tas. l'eau de mer étant nécessaire à la neutralisation des résidus • faible risque de contamination des aquifères • vents localement forts. les méthodes appliquées sont celles des résidus épaissis et des résidus boueux classiques. l'aménagement de tas de boues rouges au moyen de la méthode des résidus épaissis inclut des digues périphériques perméables en enrochement et un revêtement étanche pour la surface sous-jacente.1. [22. du fait que les boues rouges déshydratées sont suffisamment stables. notamment du carbonate de sodium.3. du sulfate de sodium et de l'oxalate de sodium. ]. Certaines raffineries déversent leurs résidus dans la mer. En règle générale. La méthode de construction utilisée pour les tas est la méthode ascendante. ] Dans la raffinerie sarde. d'où l'avantage d'avoir des résidus humides. les boues rouges sont diluées jusqu'à l'obtention d'une teneur de 20 % en solides et servent à la désulfuration des gaz de fumée. afin de protéger les ressources halieutiques • proximité avec la mer. La perméabilité des boues rouges étant très faible. [89. 2002] Dans la raffinerie sarde. ou dans des bassins entourés de digues lorsqu'il s'agit de des résidus boueux. Ce risque peut être géré en dotant les surfaces et les fossés de revêtements étanches. Chapitre 3 Le gâteau de sel est déversé sous forme d'un gâteau à 70 % de solides. Aughinish. Le gâteau de sel est constitué des produits de la dégradation organique des humates de la bauxite. 3. le principal risque d'infiltration est lié à l'accumulation des eaux caustiques de ruissellement de surface dans les zones exposées avant qu'elles ne soient recouvertes de boues et aux infiltrations d'eau stagnante dans le fossé périphérique. Teodosi. les aspects suivants ont joué un rôle important lors de la conception de l'installation : • réduction de la distance entre la raffinerie et le bassin.2 Méthodes de gestion appliquées Pour la gestion des résidus du raffinage de l'alumine. associés à un système de drainage.

Eurallumina.5 : Emplacement de l'IGR dans la raffinerie sarde [33. 114 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002] La barrière rocheuse protège l'IGR contre l'action des vagues.Chapter 3 L'emplacement de l'IGR est indiqué sur la figure ci-après : Figure 3. La figure ci-après présente une vue en coupe transversale de la digue.

On obtient ainsi un excellent taux de drainage (jusqu'à 70 %). avec un déversement tous les 50 m. Pour que la répartition soit uniforme. Eurallumina. Chapitre 3 Figure 3.7 : Coupe transversale des élévations de digue réalisées selon la méthode ascendante [33.6 : Coupe transversale d'une digue de retenue sur le site sarde [33. 2002] Les boues sont réparties le long du périmètre de l'installation. Figure 3. Eurallumina. 2002] Le concept sur lequel s'appuie ce modèle original de digue consiste à drainer l'eau des résidus tout en conservant ces derniers dans le bassin. Des élévations successives de la digue ont été effectuées au moyen de la méthode ascendante. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 115 . on utilise différents points de déversement toutes les 24 h. Les sables et autres résidus de traitement sont transportés jusqu'à l'IGR par camion et rejetés dans une zone spéciale de celle-ci. comme le montre la figure ci-après.

2002] Figure 3. Pour endiguer cette pollution.Chapter 3 [33. Eurallumina. [91. Les boues rouges sont transportées jusqu'à l'IGR par pipeline. Ce système permet de garantir la détection précoce de tout dommage subi par la paroi de séparation et de surveiller la migration du panache de pollution. A l'intérieur de cette paroi étanche. un système de drainage recueille les eaux d'infiltration et les eaux souterraines. La distance est de 3 à 4 km. c'est-à-dire des bassins de résidus de type paddock destinés à recueillir les boues rouges. Les digues ont des rapports des pentes de 1:1 à 1:1. on a creusé 240 puits d'observation de la nappe phréatique. L'eau gravitaire des compartiments empêche la formation de surfaces sèches plus étendues et l'assèchement des boues rouges. 2002] 116 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Dans la zone alentour. 2002] Dans la raffinerie d'Ajka. Cela explique qu'aucun revêtement étanche n'ait été utilisé durant la construction des compartiments. les puits d'observation. le bassin.5 (voir figure ci-dessous). Foldessy. [91. Foldessy. Ils servent à mesurer le niveau de la nappe phréatique et à effectuer des prélèvements pour analyse chimique. ainsi que la couverture de terre lors de la fermeture [91. et une analyse chimique est réalisée tous les trimestres sur des échantillons d'eau souterraine pour y rechercher de 8 à 10 éléments. Foldessy. Les mesures de niveau de la nappe sont répétées tous les mois. la paroi de séparation et l'état des sols. 2002] A dix mètres au-dessous de l'installation de gestion des résidus se trouve une couche d'argile imperméable. sont construits à partir de scories provenant de la centrale thermique voisine. des "compartiments".8 : Vue en coupe transversale de l'IGR d'Ajka montrant la digue. L'eau gravitaire issue du bassin est réutilisée dans le procédé. lesquelles sont ensuite réinjectées dans le compartiment. une pollution de la nappe phréatique était apparue dans la couche située entre le fond des compartiments et la couche d'argile. Dans les années 1980. Le mouvement circulaire de la canalisation de déversement permet d'obtenir une répartition uniforme des boues rouges dans le compartiment. on a construit autour des compartiments une paroi étanche qui pénétrait à l'intérieur de la couche d'argile imperméable. Leur hauteur définitive peut atteindre 10 m au maximum. avec une teneur en solides de 20 %.

Figure 3. utilise les mêmes matériaux d'emprunt. on a prélevé de la roche et de la terre dans des gisements locaux de granite et de quartz et dans du remblai.1. Les personnels employés dans la zone de l'IGR ont été formés lors de stages annuels spécifiques. cette méthode a changé. avant pompage vers l'IGR. montrant les méthodes ascendante et longitudinale pour augmenter la hauteur de la digue 3. grâce à cette méthode. Pour ce faire. Sept pompes sont réparties sur le pourtour du bassin pour pouvoir intervenir en cas de fuite d'eau de la digue. avec analyse du pH et des métaux • contrôles de la stabilité des digues deux fois par an • tracé annuel du profil côtier pour étudier les tendances à l'érosion • changement journalier des points de décharge • vérification du bilan hydrique • enregistrement continu des conditions météorologiques • mesure continue du pH à la sortie de l'unité de filtration des boues. Une procédure d'urgence existe.3 Sécurité de l'IGR et prévention des accidents Le programme de contrôle appliqué sur le site sarde comprend les éléments suivants : • visite d'inspection de l'IGR toutes les deux heures • inspection générale journalière de l'intérieur et de l'extérieur de l'IGR par des personnels qualifiés • vérification journalière des performances des pompes externes de captage d'eau et enregistrement des mesures de débit • prélèvements mensuels sur le réseau des piézomètres externes. la première méthode d'élévation de la digue a été la méthode ascendante. depuis 1986. Le niveau d'eau du bassin est contrôlé grâce à une surveillance et ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 117 .9). Chapitre 3 A la raffinerie d'alumine galicienne. la surface disponible. La nouvelle méthode.9 : Coupe transversale de la digue de retenue de la raffinerie galicienne.3. ne diminue pas au fur et à mesure de chaque élévation de la digue (voir Figure 3. et donc la capacité de stockage. Toutefois.1. dite longitudinale. Or.

Aughinish. 2002].1 Gestion de l'eau et des réactifs A Aughinish. ]. ]. la restauration progressive est impossible car la plus grande partie de la surface va servir au déversement des boues rouges. En outre.1. Le tas de boues sera restauré au moyen d'une couverture végétale. 2002].4 Niveaux actuels d'émission et de consommation 3. le reverdissement). [22. avant d'évacuer les eaux de ruissellement. les eaux issues de l'IGR sont recyclées dans le procédé . Sur le site d'Ajka. Dans ce dernier cas. un échantillonnage continu pour analyser la qualité de la nappe phréatique doit faire partie de la mise en œuvre de tout programme de fermeture et doit donc continuer. Lors de la phase d'entretien après fermeture.3.1. [22. le cas échéant. Ces pompes sont incapables. Aughinish. de faire face à une rupture totale de la digue.4. ] 3. les résidus déshydratés sont recouverts d'une couche de scories de 50 cm d'épaisseur provenant d'une centrale.5 % du tas permet un ruissellement efficace des eaux de pluie sans érosion. la pente de 2. dont la moitié est rejetée dans les eaux de surface. aménagées avec un remblai d'emprunt (par exemple du calcaire) est une pratique courante. Aughinish. Par ailleurs. A Ajka. Eurallumina. Des couvertures végétales ont déjà été utilisées avec succès sur des bassins de résidus conventionnels.1. les engins de construction ont accès au tas [22.75 Mm3 d'eau douce est consommé chaque année. car la salinité de l'eau de mer dégraderait la solution caustique de lixiviation. en revanche. 3. les systèmes de drainage et la couverture végétale (y compris. Il faut également entretenir les chemins d'accès.1. Le reverdissement des pentes du périmètre. afin de mieux gérer le bilan hydrique au niveau du bassin.4 Fermeture et entretien après fermeture Si la gestion des résidus épaissis se fait horizontalement sur un seul tas. [33.1. Foldessy. il faut les traiter jusqu'à ce que leurs conditions chimiques aient atteint des concentrations acceptables pour un déversement dans des eaux de surface. un volume total de 1. on recycle les eaux de l'IGR vers les installations de gestion des boues. qui consiste généralement à veiller à ce que la végétation soit en harmonie avec le paysage environnant. au niveau du site sarde. Le tableau ci-après indique la consommation de réactifs d'une raffinerie d'alumine site d'Ajka Réactif Consommation g/t NaOH 79167 H2SO4 4167 118 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Durant la restauration.1. comme un certain nombre de sites ont réussi à le faire.Chapter 3 un contrôle stricts de l'adjonction d'eau de mer fraîche au circuit des boues. puis d'une couche de terre [91. il est impossible de réutiliser l'eau gravitaire dans le procédé Bayer.

pour un certain nombre de réactions.8 : Consommation de réactifs à la raffinerie d'Ajka Dans la raffinerie sarde. pour réduire la teneur en hydrate au niveau de l'alimentation des calcinateurs : à base d'éthoxylate nonylphénolique et d'hydrocarbures oxygénés • agent rhéologique. une impureté présente dans la liqueur. pour réduire la viscosité des boues de bauxite et améliorer ses propriétés d'écoulement fluidique : polymères acryliques à groupes fonctionnels sulfoniques. pour améliorer la décantation des boues dans le circuit de lavage des boues : produit polyactylamidique • agents déshydratants. est entraînée avec les boues. b) Autres réactifs de traitement : • agents de contrôle des humates. acides gras et oxyalkylates • agents antimousse : acides gras hydrogénés • floculants pour la décantation des boues. destinées à améliorer l'extraction de la boehmite (oxyhydroxyde d'aluminium. pour réduire l'incrustation à l'intérieur des tubes de chaudière alimentés par le condensat de procédé : groupes fonctionnels de type NTA (acide nitrilotriacétique) ou EDTA (acide éthylène diamine tétraacétique) capables de ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 119 . Chapitre 3 HCl 50 Hg 3 CaO 39167 Silicate de soude 19333 Tableau 3. une source d'alumine présente dans la bauxite) et à favoriser la transformation de l'oxyde de fer éventuellement présent dans la bauxite sous forme de goethite en hématite de fer qui. pour éliminer les matières organiques à chaîne longue de la liqueur caustique : polyamines dans de l'eau • agents de contrôle de la précipitation. une impureté organique de la liqueur. sous sa forme solide. sous sa forme solide. par précipitation de ces derniers en titanate et en phosphate pour protéger l'alumine de leurs impuretés respectives • réaction avec le carbonate de sodium. notamment : • réaction avec le titane et le phosphore contenus dans la bauxite. c) Réactifs de l'eau d'alimentation des chaudières : • agent de chélation. utilisés essentiellement pour contrôler la précipitation des impuretés de l'oxalate : hydrocarbures oxygénés. pour améliorer la décantation des boues et leur séparation de la liqueur riche : produit polyacrylique • floculants pour la décantation des boues. afin de réduire les impuretés ferriques du produit. est rejeté avec les boues du procédé • ainsi que d'autres réactions de la phase de digestion. les additifs chimiques ajoutés au procédé sont regroupés selon les catégories suivantes : a) Chaux : le principal réactif de traitement. avec une consommation spécifique d'environ 40 kg de CaO par tonne d'alumine. pour le transformer en oxalate de calcium qui. pour retransformer celui-ci en hydroxyde de sodium • réaction avec l'oxalate de sodium.

ce qui éliminera les problèmes d'eau saisonniers. avec une consommation spécifique d'environ 0. la raffinerie sarde va ajouter une usine de traitement pour l'eau gravitaire provenant du bassin.2 Rejets atmosphériques La pollution atmosphérique peut être provoquée par les gaz de cheminée des fours de calcination à haute capacité de l'alumine. pour le circuit d'eau des chaudières.4 kg par tonne d'alumine. e) Traitement de l'eau : • dispersant pour l'eau de refroidissement. la surface d'évaporation ayant été réduite par suite des élévations successives de la digue selon la méthode ascendante. f) Réactifs de nettoyage chimique : • acide sulfurique. le bilan hydrique du bassin est maintenu grâce à des conditions climatiques favorables (et notamment à un taux d'évaporation net élevé) et par la recirculation de l'eau du bassin vers les filtres à boues pour la mise en suspension des boues fraîches. pour diminuer les dépôts de matériaux solides. pour améliorer la propreté des brûleurs • oxyde de magnésium.1. A l'heure actuelle. Cette recirculation est devenue de plus en plus importante pour la raffinerie pendant les périodes froides. La quantité totale de tous les réactifs susmentionnés se monte à presque 1 kg par tonne d'alumine. elle permettra de déverser l'eau gravitaire du bassin dans la mer. pour traiter l'eau d'alimentation des chaudières : hydrosulfite de sodium • agent antimousse. on utilise des filtres électrostatiques pour séparer les particules solides en suspension. pour le traitement de l'eau • agent stérilisant. Dans un proche avenir. pour nettoyer les toiles de pressage • inhibiteur de corrosion pour H2SO4 • inhibiteur de corrosion pour HCl • antimousse pour le traitement à l'acide. pour le traitement de l'eau. pour traiter l'eau d'alimentation des chaudières • agent nettoyant.4. avec une consommation spécifique d'environ 9 kg par tonne d'alumine. 120 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .Chapter 3 capturer (séquestrer) le calcium et le magnésium afin d'empêcher leur précipitation dans le circuit d'eau des chaudières • agent de désoxygénation. 3.1. pour nettoyer les tubes chauffants des digesteurs et pour le contrôle final du pH des boues avant leur déchargement dans le bassin • acide chlorhydrique. pour diminuer les fumées • solvant des goudrons. pour réduire la vitesse d'entartrage du circuit et de la tour • réactif biocide. Ce sont tous des composés organiques qui pour la plupart se décomposent en CO2 et en eau durant la phase de digestion à haute température. d) Traitement du fioul : • dispersant. Une fois que l'usine de traitement de l'eau sera opérationnelle. Ici.

la consommation énergétique est d'environ 230 kW. Sotiel Espagne Aznalcollar1 Los Frailes Espagne ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 121 .1.1. la consommation énergétique est d'environ 100 kW.5 Consommation énergétique La consommation énergétique liée à la gestion des résidus sur le site sarde est due à l'énergie consommée dans trois stations de pompage : • pour pomper les résidus boueux dans l'eau (eau de mer fraîche et eau recyclée en provenance du bassin) qui circule du site de la raffinerie jusqu'au bassin. à la fois à des fins de neutralisation et de mise en suspension des solides .1. Eurallumina.1. 3. Aucun effluent n'est rejeté dans les eaux de surface [22. 3. [33.3 tonne de vapeur par tonne d'alimentation • gaz naturel : 35 360 000 m3 soit 58. auquel cas on pulvérisera de l'eau et on répandra de la paille en période sèche. les statistiques de consommation énergétique en 2001 étaient les suivantes : • énergie : 127 705 MWh soit 21 kWh par tonne d'alimentation • vapeur : 788 300 t soit 1.4. Chapitre 3 Les poussières soulevées par l'IGR peuvent être problématiques.1. la percolation dans le sol est extrêmement limitée.4 Contamination des sols En raison de la très faible perméabilité des boues rouges mais aussi des dépôts du sol estuarien sous-jacent (limon argileux). et pour les répartir à l'intérieur de la digue . 100 % du temps • pour renvoyer l'eau clarifiée provenant du bassin jusqu'à la raffinerie pour mettre d'autres boues en suspension et réduire l'utilisation d'eau de mer fraîche.1. Aughinish.1. 2002] A Ajka. 70 % du temps • pour pomper l'eau de mer fraîche nécessaire à la gestion des résidus. la consommation énergétique est d'environ 60 kW. ].2 Métaux communs Cette section fournit des indications relatives aux sites de production de métaux communs suivants : Région Site Pays Aitik mine d'Aitik Suède Almagrera Aguas Teñidas.4. pour conserver la totalité de l'eau en équilibre .4. 30 % du temps. 3.3 Rejets aquatiques La surveillance de la nappe phréatique passe par des puits situés autour des tas et des bassins.9 m3 par tonne d'alimentation 3.

Mullikkoräme Finlande Tara Tara Irlande Zinkgruvan Zinkgruvan Suède 1. Suède Åkerberg. 2002]. le rendement de la chalcopyrite est relativement faible. comme la greenockite (CdS) ou l'otavite (CdCO3 et sous forme de CdO). EIPPCB.Chapter 3 région minière de Boliden Maurliden. Les minerais de plomb et de cuivre peuvent également contenir de faibles quantités de cadmium. Mineralgallery. [35. tels que :  la malachite (Cu2(CO3)(OH)2)  l'azurite (Cu3(CO3)2(OH)2)  la chrysocolle. le cadmium est éliminé en fonderie. un silicate de cuivre hydraté (CuSiO3 .1.9 : Sites d'exploitation des métaux communs mentionnés dans cette section 3. Petiknäs. L'élément chimique cadmium (Cd) peut remplacer le zinc (Zn) dans la sphalérite. 2001] Cuivre Les minéraux de cuivre les plus répandus sont les suivants : • sulfures :  la chalcopyrite (CuFeS2)  la chalcocite (Cu2S)  la covellite (CuS)  la bornite (Cu5FeS4). En nombre d'atomes par molécule. Rudna Pologne Glogow Lisheen Lisheen Irlande Pyhäsalmi Pyhäsalmi. Polkowice-Sieroszowice. Il n'est que de 25 %. Renström.nH2O).1 Minéralogie et techniques minières Minéralogie Cadmium Il n'existe que de rares minéraux de cadmium. comparé à celui des autres minéraux de cuivre tels que la chalcocite (67 %) . Toutefois. Lubin. C'est pourquoi on trouve souvent du cadmium dans le concentré de zinc à l'issue du traitement du minerai. Dans ce cas. La chalcopyrite est un minéral commun que l'on trouve dans la quasi-totalité des gisements de sulfure. Informations sur la fermeture 2. la cuprite (67 %) . à l'exception du cuivre natif. De tous les minerais de cuivre. 122 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . • oxydes : la cuprite (Cu2O). La cuprite a longtemps été exploitée comme une source majeure de cuivre et elle l'est encore aujourd'hui dans de nombreuses régions du monde. comme elle existe en grande quantité et qu'elle est largement répandue.2. Kristineberg Cantabrie Mina Reocín Espagne Garpenberg mine de Garpenberg. la covellite (50 %) ou la bornite (50 %). Actuellement au stade de délivrance des autorisations Tableau 3. Garpenberg Norra Suède Hitura mine de Hitura Finlande projet de Las Cruces2 Las Cruces Espagne bassin cuprifère de Legnica. puisqu'elle ne comporte qu'un atome d'oxygène pour deux atomes de cuivre [37. c'est la cuprite qui donne le meilleur rendement de cuivre par molécule. • autres. la chalcopyrite est la principale source de cuivre.

le zinc et le plomb en Europe (Las Cruces. Le mur de la formation est constitué de gneiss à biotite et amphibole et d'intrusions de monzodiorite quartzique (cette paroi contient moins de 0. la pyrite et la pyrrhotite. La concentration moyenne en ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 123 . [36. USGS. • sur le site d'Aitik. Les principaux minéraux de minerai sont la chalcopyrite. La majeure partie du nickel exploité provient de deux types de gisements : • les latérites. 2002]. Le minéral de valeur du gisement est la chalcopyrite. ce qui permet à ces trois éléments de se remplacer mutuellement dans les réseaux cristallins de certains silicates et oxydes. La teneur en sulfures et la qualité du minéral de valeur varient de manière importante d'un site à l'autre. qui se présentent de manière disséminée et en petites veines. Nickel Le nickel (Ni) est un élément de transition qui présente un mélange de propriétés métalliques ferreuses et non ferreuses. sera l'exception à cette règle). Nombre de ces gisements de sulfure se trouvent à de grandes profondeurs. Zinc La sphalérite (ou sulfure de zinc. [36. le minerai se trouvant dans une faille de poussée. Fe)9S8). une fois en activité. Le toit est constitué de gneiss à biotite et amphibole et de pegmatite et dépourvu de cuivre. L'extraction des minerais sulfurés primaires domine celle des métaux communs pour le cuivre. ou • les gisements de sulfures magmatiques. dans lesquels le principal minéral est la pentlandite ((Ni. 2002] Etain Le seul minéral de valeur commerciale comme source d'étain est la cassitérite (SnO2). Chapitre 3 Plomb Le minéral de plomb le plus important pour l'industrie minière est la galène (PbS). la frankéite. le contact entre la principale zone de gisement et le toit de la formation est net. la canfieldite. Le contact entre le mur de la formation et la zone de minerai est progressif et dépend de la teneur. Des exemples des différentes caractéristiques minéralogiques trouvées dans différentes régions minières sont décrits ci-après. Le rayon ionique du nickel divalent est proche de celui du fer et du magnésium divalents. ZnS) est l'un des minéraux de minerai les plus répandus dans le monde. et se trouvent dans des formations volcaniques et plutoniques. USGS. la cylindrite. Les gisements de sulfure de nickel sont généralement associés à des roches riches en fer et en magnésium appelées roches ultramafiques. Les latérites sont formées par l'érosion des roches ultramafiques et sont un phénomène quasi superficiel. Ni)O(OH)) et la garniérite (un silicate de nickel hydraté). dans lesquelles les principaux minéraux sont la limonite nickélifère ((Fe. la majeure partie du nickel terrestre est concentrée dans le noyau de notre planète. mais de faibles quantités d'étain sont récupérées à partir de sulfures complexes tels que la stannite. D'avis général. Il est à la fois sidérophile (s'associe au fer) et chalcophile (s'associe au soufre). qui peut contenir jusqu'à 1 % d'argent.26 % de cuivre). La principale zone de minerai comprend du gneiss/schiste à biotite et du schiste muscovite. et la téallite.

entourés de gneiss à mica magmatique.5 g/t) [63. Les principaux minéraux de la gangue sont la barytine et les carbonates [62. Techniques minières Dans le secteur européen de l'extraction des métaux communs. la chalcopyrite et la pyrrhotite. une 124 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . les mines souterraines comme les mines à ciel ouvert sont représentées. 1995] • le minerai de Pyhäsalmi est massif et à granulométrie grossière. la cubanite et la vallérite sont en abondance. de la calcite. Himmi. 2002] • le site de Neves Corvo est une mine de cuivre et d'étain à haute teneur située dans la ceinture pyriteuse ibérique. La pyrite se trouve uniquement dans des diaclases avec [62. Dans certains cas. l'arsénopyrite et la gersdorffite. du schiste. Les principaux minéraux métallifères sont la chalcocite. • sur le site de Lisheen. le minéral de valeur est la chalcocite. dans des concentrations plus faibles. 75 % de sulfures constitués de 3 % de chalcopyrite. 2002]. Les principaux minéraux de ce gisement de type sulfures volcanogènes massifs sont la pyrite. Minorco Lisheen/Ivernia West. 2002] • dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow. Les principaux minéraux de minerai sont la pentlandite. • dans la mine de nickel de Hitura. le minerai contient de l'or (0. la stannite. IGME. la sphalérite. de l'illite et du quartz [75. la sphalérite et la galène et. La gangue est constituée de dolomite associée à de la barytine. l'exploitation par chambres et piliers et diverses autres techniques. le minerai de cuivre se trouve à des profondeurs de 600 à 1200 m dans un gisement polymétallique de type lit de 40 m d'épaisseur. Himmi. où on trouve. en moyenne. Base metals group. le complexe ultramafique est formé de trois massifs de serpentinite distincts et rapprochés. le platine et le palladium. La capacité de production de minerai des mines souterraines se situe entre 65 000 et 1 100 000 tonnes/an.2 g/t) et de l'argent (3. la chalcopyrite. Dans le secteur minier souterrain. mais à Mina Reocín. la mackinawite. la bornite. Il contient. la pyrite et la galène. Les minéraux métallifères sont la pyrite. ainsi que de faibles quantités de galène et de sulfosels. 2003]. principalement dans les dolomites. Les techniques minières employées sous terre sont l'exploitation par chambre remblayée. on a découvert au total plus de 110 minéraux de minerai. les stériles ont été extraits de haldes à stériles existantes et transportés sous terre. Dans les mines à ciel ouvert. la production (minerai et stériles) en 2001 se situait entre 1 200 000 et 43 700 000 tonnes. un minéral de cuivre sulfuré secondaire. la minéralisation des sulfures qui forme le gisement se trouve à la base du calcaire dolomitique. la galène. actuellement au stade de la planification et de la délivrance des autorisations. Borges.4 %. l'or. de 2 % de pyrrhotite et de 66 % de pyrite. la chalcopyrite. d'autres métaux tels que l'argent. la covellite. la chalcopyrite. Dans les mines à ciel ouvert. outre les minéraux de cuivre. comme remblais. En outre. la tétrahédrite et l'arsénopyrite [142. la cassitérite. soit dans les schistes cuprifères et les roches carbonatées du cyclothème de Werra. la marcassite. l'argent natif. Dans ce gisement de cuivre. le remblayage était impossible dans la plupart des cas. dans la pyrite massive [67.Chapter 3 cuivre du gisement est de 0. Les minéraux de minerai se présentent soit dans les grès du "Rotliegend" ou du "Weissliegend". la quasi-totalité des stériles produits sont utilisés directement dans la mine. mais à plusieurs endroits. de 4 % de sphalérite. la tennantite. 2002] • dans le projet de mine de Las Cruces. La répartition des minéralisations dans le gisement est extrêmement variable.

Source : [74. souterraine (chambres et 10436 03 Sieroszowice piliers) souterraine Rudna 11490 03 (chambres et piliers) souterraine Lisheen Lisheen 11106 7 (chambre remblayée) souterraine Pyhäsalmi Pyhäsalmi 1097.10 : Informations relatives à la technique minière et à la production de minerai et stériles dans les mines de métaux communs Statistiques de l'année 2000 pour Almagrera. Pyhäsalmi et Hitura .2 03 (chambre remblayée) Mullikkoräme souterraine 64 0 souterraine (abattage par 7 Tara Tara 2000 mine longue)7 souterraine Zinkgruvan Zinkgruvan 850 04 (chambre remblayée) 1. Région minière Mine Méthode d'extraction Production Dépôt de de minerai stériles (kt/an) (kt/an) Aitik mine d'Aitik ciel ouvert 17700 260004 souterraine Almagrera Aguas Teñidas 300 01 (chambre remblayée) Sotiel souterraine 700 0 Région minière de Maurliden ciel ouvert 224. 3. Stériles utilisés comme remblais 4. Les morts-terrains forés et l'espacement ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 125 .7* (chambre remblayée) Åkerberg souterraine 32 -21* souterraine Kristineberg 503.6 4. Source : [76. statistiques de l'année 2001 pour les régions minières de Aitik. et comprend les opérations suivantes : Forage : le matériel de forage consiste en appareils de forage rotatifs. Stériles utilisés comme remblais + schistes provenant d'une zone d'emprunt 2.63 (chambre remblayée) Cantabrie Mina Reocín ciel ouvert/souterraine 1100 25002 souterraine mine de Garpenberg 310 0 Garpenberg (chambre remblayée) souterraine Garpenberg Norra 709 38. Irish EPA. Garpenberg et Boliden Le site d'Aitik est un exemple type d'exploitation minière à ciel ouvert de métaux communs. Mina Reocín. Utilisés pour la construction de digues 6.45 (chambre remblayée) souterraine Hitura mine de Hitura 518. Tableau 3.7 Boliden souterraine Renström 160. 2001] 7. Stériles utilisés pour combler une fosse épuisée. Outokumpu.3 03 (chambre remblayée) Bassin cuprifère de souterraine Lubin 6808 03 Legnica-Glogow (chambres et piliers) Polkowice.5 -104* (chambre remblayée) souterraine Petiknäs 553 -15. ] * : une valeur négative indique que les stériles ont été extraits de dépôts existants et amenés sous terre à des fins de remblayage.4 875. 65 % déposés séparément à d'autres fins 5. Chapitre 3 partie épuisée d'une fosse ouverte a été remblayée avec des stériles. Le tableau ci-après recense les différentes mines et indique les techniques minières qu'elles appliquent ainsi que les volumes de minerai et de stériles produits. La hauteur de gradin est de 15 m et le sous-forage de 3 m.

selon la forme du gisement. La capacité totale à la surface des terrils est d'environ 50 000 t. L'abattage aux explosifs se fait au moyen d'émulsions explosives. Une chargeuse sur pneus complète la flotte de chargement. Chargement et abattage aux explosifs : une émulsion explosive est injectée depuis un camion dans les trous de mine. on utilise des détonateurs non électriques. elle peut être inférieure à 10 m/h. Les gradins sont prévus avec un angle de pente final de fosse de 47° dans le mur de la formation (suivant la foliation) et de 51 à 56° dans le toit. Base metals group. 2002] Les mines de Garpenberg et de Garpenberg Norra sont toutes deux des mines souterraines. mais dans les parties les plus dures du minerai. Toutes les excavations sont remblayées afin d'extraire le plus possible de minerai et de limiter les affaissements de surface [142.Chapter 3 sont de 8 m x 10. Les techniques utilisées dans ces mines sont décrites ici en tant qu'exemples d'exploitation souterraine de métaux communs. 2003]. On utilise la fraction grossière des résidus comme remblai et comme plateforme lorsqu'on extrait le minerai au niveau supérieur. toutes les usines utilisent les mêmes techniques de traitement. Le transport est effectué par 17 camions (des 172 tonnes et des 218 tonnes). le minerai doit être transporté par camion sur environ 2 km jusqu'à l'usine de traitement du minerai. A l'heure actuelle. La méthode minière appliquée est celle de l'exploitation par chambre remblayée.5 m. 3.2 Traitement du minerai Pour le traitement des minerais sulfurés primaires. Pour la mine de Garpenberg Norra. La masse abattue à chaque tir est d'environ 600 kt et l'abattage est hebdomadaire. Le convoyeur a une inclinaison de 15°. La vitesse de forage est généralement d'environ 17 m/h. Base metals group. quatre méthodes minières différentes sont appliquées. [64. Borges. Le minerai est chargé sur un convoyeur à bande à partir de silos situés sous le concasseur. Pour amorcer l'abattage.2. à une profondeur de 165 m sous la surface. L'eau est pompée depuis la fosse à un débit de 3 à 15 m3/min.1. [63. Chargement et transport : on utilise trois pelles à câble et deux pelles hydrauliques. 126 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Un convoyeur à bande long de 500 m achemine le minerai depuis la mine de Garpenberg jusqu'à l'usine de traitement du minerai. le minerai est extrait à une profondeur de 400 à 870 m dans la mine de Garpenberg mine et de 700 à 990 m dans celle de Garpenberg Norra. Le minerai est concassé dans un concasseur in situ avant d'être acheminé par skip le long d'un puits jusqu'à la surface. Concassage in situ : le minerai est acheminé par camion jusqu'aux concasseurs primaires situés dans la fosse. une largeur de 1 800 mm et une capacité de 4 000 t/h. 2002] Dans la mine souterraine de Neves Corvo. Le diamètre des trous de forage est d'environ 300 mm. à savoir : • le concassage . Le convoyeur à bande transporte le minerai jusqu'à l'usine de traitement du minerai. Le chargement et le transport se font par véhicules diesel.

2002] Une autre méthode de flottation qui pourrait être utilisée en cas de changement de composition du minerai. La flottation peut se faire de différentes façons. Figure 3. des exigences du marché. • la flottation • le séchage des concentrés. Base metals group. construite en 1977.10 ci-après) du minerai a été choisi comme technique principale de traitement et s'utilise depuis 1977 à Zinkgruvan. [66. avec une capacité annuelle de 850 000 tonnes. qui concernent l'usine de traitement du minerai de Zinkgruvan. Chapitre 3 • le broyage . du coût des additifs de flottation. Elle fonctionne en permanence.10 : Circuit de flottation collective/sélective pour le site de Zinkgruvan [66. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 127 . etc. Base metals group. Un broyage autogène associé à une flottation collective/sélective (voir figure 3. jouxte la mine. Deux solutions possibles pour une même usine de traitement du minerai sont illustrées sur les figures ci-après. Le choix du procédé et de la technologie dépend d'un grand nombre de travaux d'essai réalisés directement avec le minerai de zinc et de plomb. notamment par flottation sélective ou par flottation collective/sélective. en fonction des caractéristiques du minerai. est celle de la flottation sélective fractionnée (voir figure 3. L'usine de traitement du minerai de Zinkgruvan.11 ci-dessous). mais elle est aussi économique et techniquement faisable. Elle nécessite des produits chimiques de traitement légèrement différents.

la méthode de traitement proposée est la lixiviation à l'acide sulfurique. 2002] Dans le projet de Las Cruces. suivie d'une extraction au solvant et d'une électrorécupération (SX- EW). 2002] Le système de traitement du minerai employé pour le minerai de nickel sur le site de Hitura est similaire à celui qui est employé pour les minerais sulfurés. 2002]. Base metals group.11 : Circuit possible de traitement du minerai pour le site de Zinkgruvan [66. IGME.12 : Schéma de traitement du minerai sur le site de Hitura [62. Les résidus seront déshydratés par filtration et seront envoyés dans des cellules étanches "sèches" [67.Chapter 3 Figure 3. 128 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Himmi. Figure 3. tel qu'illustré sur la figure ci-après.

1 Fragmentation Sur tous les sites. qui comprend deux lignes de broyage de 300 t/h. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 129 . La section C est une ligne unique à 460 t/h. L'orifice d'entrée du concasseur mesure 152 cm et le diamètre de la surface interne au niveau du fond mesure 277 cm. sont traités dans trois concentrateurs (Lubin.2. est l'installation de broyage primaire la plus ancienne. Chapitre 3 Les minerais extraits dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow et dont la composition lithologique et minéralogique est variable. Les résidus sont pompés sous forme de boues vers les systèmes de bassins.2 m.8 m et d'une puissance installée de 1 250 kW. La section D est constituée de deux autres lignes à 460 t/h. Polkowice et Rudna) d'une capacité totale d'environ 30 millions de tonnes par an. La fraction grossière des résidus. utilisée comme remblai. Ce dernier est constitué de cinq lignes de broyage. Caractéristiques de la section C : • un broyeur AG d'un diamètre de 6. Tous les broyeurs fonctionnent à 75 % de leur vitesse critique. Chaque jour. et le schiste dolomitique dans l'usine de Polkowice. Deux types de minerai sont traités : le grès carbonaté dans les installations de Lubin et de Rudna.7 m. 2002]. de 40 000 à 60 000 tonnes sont concassées et envoyées dans le circuit de broyage.2. la largeur est réglée entre 160 et 180 mm. est séparée des fines au moyen d'hydrocyclones [54. IGME. A Mina Reocín. 3. qui fonctionnent chacune à 75 % de leur vitesse critique. d'une longueur de 6. présentées ci-après : La section B. la fragmentation s'effectue par concassage et par broyage au moyen de différents types de concasseurs et de broyeurs. Les plus gros blocs mesurent donc entre 350 et 400 mm mais il peut y avoir des variations liées aux caractéristiques des différents minerais. d'une longueur de 10. Chaque circuit de broyage fonctionne en circuit fermé avec un classificateur à vis qui réinjecte les matériaux dans le broyeur autogène.5 m et d'une puissance installée de 3 600 kW • deux broyeurs à galets d'un diamètre de 4. la technique de séparation la plus apte à permettre une récupération maximale de cuivre et d'argent est la flottation. le concassage primaire s'effectue à l'aide de deux concasseurs giratoires. chacune composée d'un broyeur autogène suivi d'un broyeur à galets.1. La fragmentation du minerai concassé dépend du réglage du concasseur mais généralement.5 m. Ici. Les broyeurs autogènes et à galets fonctionnent respectivement à 76 % et à 73 % de leur vitesse critique. A Aitik.5 m et d'une puissance installée de 6 600 kW • un broyeur à galets d'un diamètre de 5. une préconcentration effectuée par des méthodes gravimétriques précède le broyage. Caractéristiques de la section B : • deux broyeurs AG d'un diamètre de 6 m.8 m et d'une puissance installée de 2 500 kW. d'une longueur de 4. d'une longueur de 12. Ce site possède plusieurs sections de broyage.

Ces silos souterrains permettent. [63. Base metals group. [65. L'usine de traitement du minerai utilise le broyage autogène. Les matériaux grossiers sont renvoyés dans les broyeurs après criblage et hydrocyclonage. qui reçoit les galets de broyage par soutirage continu en sortie du broyeur primaire.Chapter 3 Caractéristiques de la section D : • deux broyeurs AG d'un diamètre de 6. Un concasseur à mâchoires muni d'un orifice de 220 mm est installé pour concasser. Cette variation de granulométrie dépend principalement du type de minerai.7 m. selon le minerai. si nécessaire.5 m) aux stades suivants. et le quart environ mesure moins de 45 μm. La totalité du minerai est stockée dans quatre silos souterrains. bien que le débit réel soit fonction de la broyabilité du minerai ou de sa dureté. La capacité totale de broyage est d'environ 50 000 t/j. de spirales et de tables à secousses pour la séparation gravimétrique de l'or. le tout-venant (essentiellement du minera exploité à ciel ouvert). Le produit fini broyé en sortie du classificateur à vis a un d80 d'une valeur de 180 μm. Leur capacité de stockage varie entre 1 500 et 4 500 tonnes de minerai. La consommation énergétique se situe. Le stockage sous terre est avantageux pendant l'hiver. le cas échéant. • deux broyeurs à galets.2 m. La distribution granulométrique du minerai varie parfois. un concasseur giratoire et un concasseur à cône. Base metals group. 2002] Dans l'usine de traitement du minerai de Hitura la fragmentation se déroule selon les étapes suivantes : • concassage en trois temps avec un concasseur à mâchoires. d'une longueur de 12.2 x 4. de mélanger les minerais. La consommation énergétique est d'environ 22 kWh/t. en moyenne. Le débit se situe entre 92 et 110 tonnes par heure et par circuit.2 x 4. entre de tout petits morceaux et des blocs de 200 à 300 mm. car il limite les problèmes de gel. Le broyeur AG primaire est suivi d'un broyeur à galets.5 m) au stade primaire et deux broyeurs à boulets (Ø 3. Les circuits de broyage sont tous deux équipés de cônes Reichert.5 m et d'une puissance installée de 6 000 kW.8 m et d'une puissance installée de 3 000 kW. [62. d'un diamètre de 5. 2002] Le projet de Las Cruces propose d'utiliser : 130 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . autour de 11 à 12 kWh/t. d'une longueur de 6. Le circuit de concassage comprend également un crible qui fonctionne en circuit ouvert • broyage en trois temps avec un broyeur à barres (Ø 3. Le broyage est effectué à 55 % en poids de matériaux solides. Le minerai des silos est envoyé à l'usine de traitement par des convoyeurs. Le rendement de broyage varie entre 50 et 80 % de moins de 45 μm. 2002] Le minerai qui alimente l'usine de traitement du minerai de Boliden arrive à l'état concassé ou non concassé. Entre les broyeurs sont installés des séparateurs magnétiques destinés à débarrasser la pulpe des déchets métalliques provenant des mines. Himmi.

La granulométrie prévue après fragmentation est de 100 % inférieure à 100 μm. le minerai est transporté jusqu'au concasseur secondaire où deux fractions granulométriques sont produites : • une fraction supérieure à 100 mm. A partir d'un lieu de stockage en surface contenant normalement environ 9 000 tonnes. Les granulométries finales sont les suivantes : • dans les usines de traitement du minerai de Lubin et de Rudna : 100 % < 0. Le passé du crible est broyé en deux temps.3 mm et de 45 à 60 % < 45 µm • dans l'usine de Polkowice : de 89 à 92 % < 45 µm.8 m en circuit fermé avec un tamis de criblage. suivi d'un broyeur à boulets de 3 m x 1. L'alimentation du circuit de flottation a un d80 de 45 µm. L'installation a une capacité de 80 t/h.8 m en circuit ouvert. Les déclassés supérieurs sont concassés dans des concasseurs à marteau ou à cône. Himmi.25. Ivernia West. [62.2 x 4. La fragmentation pour le circuit de l'étain commence par la section de concassage.1 m x 6. Le broyage secondaire est réalisé dans l'usine de traitement du minerai au moyen de deux hydrocyclones en circuit fermé avec un crible (d'une capacité de 350 t/h). le second étant en circuit fermé avec un crible de 12 mm.8 m x 5. d'un broyeur secondaire à boulets et d'hydrocyclones en circuit fermé [73. Dans l'exploitation de Neves Corvo. la fragmentation se déroule de la manière suivante : • une étape de concassage avec un concasseur à mâchoires situé dans la mine souterraine • un broyage autogène en trois temps (à l'aide de boulets pour le troisième temps) • dans le circuit de broyage. 2002] A Zinkgruvan. Chapitre 3 • un concasseur primaire à mâchoires • des concasseurs secondaire et tertiaire à cône • des broyeurs à boulets. Borges. A Lisheen. ].5 m. cinq broyeurs à boulets (3. 1 600 kW) puis dans deux broyeurs à boulets (4. Le broyage a lieu dans un broyeur à barres (3. le minerai est envoyé en continu du terril de surface vers un circuit de broyage. dans des broyeurs à barres et des broyeurs à boulets.5 m). ces deux broyeurs fournissant ensemble une alimentation de flottation ayant un d80 de 350µm. Le minerai est tout d'abord criblé dans trois usines de traitement du minerai situées en surface. Le premier stade de concassage du bassin cuprifère de Legnica-Glogow se déroule sous terre. utilisée comme galets pour le broyeur AG • une fraction entre 25 et 100 mm recyclée ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 131 . 1 600 kW chacun) en circuit fermé avec des hydrocyclones (d'une capacité de 230 t/h). la fragmentation pour le circuit du cuivre est effectuée par un concasseur primaire situé dans la mine souterraine. 2003] Dans la mine de Pyhäsalmi. [142. un concasseur primaire se trouve sous terre. Le circuit de broyage se compose d'un broyeur à barres de 3 m x 1. qui se compose d'un concasseur à mâchoires en circuit ouvert et de deux concasseurs à cône de 4.7 m. Ce dernier est constitué d'un broyeur SAG.

[66. pour l'alimentation du broyeur AG. celle supérieure à 100 mm et celle inférieure à 25 mm. Base metals group. Un mélange optimal des deux fractions granulométriques. 2002] Les explications ci-dessus relatives à la fragmentation sont résumées dans le tableau ci- après. Le broyage autogène sert à produire un produit à 90 % inférieur à 100 μm avec une teneur en solides de 40 %. 132 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .Chapter 3 • une fraction inférieure à 25 mm. est ensuite envoyé vers les broyeurs AG.

Zink- Cruces Glogow salmi gruvan Concassage Cône Concasseur Concasseur Concasseur MCH MCH MCH MCH ST in situ/ST in situ ST ST ST Concassage cône cône Marteau Concasseur en UTM cône cône Cône sec. Lisheen Pyhä. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 133 . Dans la flottation collective. et son pH est élevé à 10.5 par adjonction de chaux. la chalcopyrite est séparée de la pyrite après rebroyage et nouvelle adjonction de chaux. Le concentré de dégrossissage issu des quatre lignes est envoyé dans le circuit de nettoyage.1. est rebroyé dans un broyeur à boulets en circuit fermé avec des hydrocyclones. La pulpe d'alimentation est conditionnée par des agents de flottation et des collecteurs.2. Dans le circuit de nettoyage. la chalcopyrite et la pyrite sont mises en flottation ensemble. Le concentré final contient 28. de filtres à tambour et de fours à mazout rotatifs. 8 g/t d'or et 250 g/t d'argent. Le concentré asséché est mis en conteneur. Le concentré d'épuisement (1. comportant de 10 à 15 % de cuivre.11 : Types de matériel utilisés pour la fragmentation.180 150 115 (t/h) ST = souterrain MCH = concasseur à mâchoire cône = concasseur à cône UTM = usine de traitement du minerai AG = broyeur autogène BA = broyeur à barres BO = broyeur à boulets CY = broyeur à cylpeps GA = broyeur à galets SAG = broyeur semi-autogène Tableau 3. La flottation grossière permet d'obtenir un concentré collectif. les quatre premières cellules servant à la flottation grossière et les cinq dernières servant de cellules d'épuisement. Chapitre 3 Aitik Boliden Hitura Las Legnica. La sousverse des cyclones est évacuée vers les colonnes. Le concentré des colonnes numéro un et numéro deux contient généralement de 20 à 25 % de cuivre et se mélange pour un nettoyage en deux temps dans de petites cellules mécaniques.8 % de cuivre. nombre de lignes et débit 3.3 % Cu) est rebroyé dans un broyeur à boulets. AG AG BA BA SAG 3 temps Broyage BM AG BO BO BO BO BO AG BO CY BO Lignes 5 2 1 29 1 1 Capacité de ligne 500 100 90 86 . transporté sur 20 km par camion jusqu'à la voie ferrée puis acheminé par train sur 400 km jusqu'à la fonderie. Chaque ligne de flottation se divise en deux étapes.2. la flottation se divise en deux étapes. un circuit pour la flottation collective et un circuit de nettoyage. Le système de flottation collective est constitué de quatre lignes parallèles de neuf cellules de flottation mécanique dans chaque ligne. Le circuit de nettoyage se compose de quatre cellules de flottation et de 16 cellules de flottation mécanique.2 Séparation A Aitik. Le concentré de dégrossissage. Ce concentré est déshydraté à l'aide d'un épaississeur continu. conjointement avec les produits en retour du circuit de séparation.

on utilise un mélange de xanthate éthylique de sodium (SEX).2 m/t de minerai.Chapter 3 L'usine de traitement du minerai. 50 % de l'or et 70 % de l'argent. Base metals group. Pour les collecteurs.2 % de cuivre et 480 ppm d'argent (de Polkowice) • 30. A l'usine de Rudna. une flottation dite "flash" (ou d'écrémage) a été introduite au stade initial de broyage et de classification. [62. de xanthate isobutylique de sodium (SIBX) et d'hostaflot LET (sel de l'acide dithiophosphorique de diéthylène de sodium) consommé à hauteur de 50 à 68 g par tonne de minerai. Himmi. les réactifs ajoutés au procédé sont les suivants : • broyage : xanthate d'éthyle de sodium (SEX) • flottation : H2SO4. la consommation d'eau est de 4. Le concentré final contient : • 18 % de cuivre et 1 000 ppm d'argent (de Lubin) • 27. carboxymethylcellulose (CMC). SEX. 2002 #113] 134 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Le Carflot (un mélange d'éthers butyliques et de di-. A l'usine de traitement du minerai qui transforme le minerai en provenance du bassin cuprifère de Legnica-Glogow la flottation se déroule en trois temps : dégrossissage. la séparation se fait par flottation. d'utiliser la lixiviation sous pression à l'acide sulfurique. 2002] Dans la mine de Hitura. Le pH est neutre (7-8) et ni lait de chaux.5 à 5. qui fonctionne avec de l'eau recyclée à 100 % du système de bassins de résidus. épuisement et nettoyage. puis l'extraction au solvant et l'électrorécupération (SX-EW) [67. [KGHM Polska Miedz. En outre. Toutes les machines de flottation sont mécaniques.5 %) avant d'être envoyé en fonderie. Elle est équipée d'un système de contrôle distribué et d'un système d'analyse en ligne. chaux (nettoyage). et tétraéthylène glycols) est utilisé comme agent moussant (consommation : 22 g par tonne de minerai). de presses de filtration (pour une teneur en humidité jusqu'à 12 à 14 %) et de séchoirs à tambour à gaz (pour une teneur en humidité jusqu'à 8. IGME. tri-. Pour les trois usines.5 % de cuivre et 640 ppm d'argent (de Rudna). Le concentré est déshydraté au moyen d'épaississeurs. Le procédé est contrôlé en continu par des analyseurs à rayons X. Le concentré issu de cette flottation flash contient de 30 à 45 % de cuivre. 2002] Dans le projet de Las Cruces il est proposé. équipé de deux analyseurs aux rayons x en ligne (six lignes de boues) est également installé. la flottation flash est en train de faire son entrée pour remplacer la flottation de dégrossissage. agent moussant. pour récupérer le cuivre. récupère 90 % du cuivre. 2002]. Le taux de récupération est de 87 à 90 % pour le cuivre et de 83 à 87 % pour l'argent. [63. Un système de commande automatique de procédé. dans les usines de Polkowice et Lubin. A Hitura. ni polyélectrolytes ne sont ajoutés. La déshydratation se fait au moyen de deux épaississeurs continus pour le concentré de nickel (Ø 25 m + Ø 10 m) et d'un filtre presse (25 m2).

Du thiocarbonate et du xanthate amylique de potassium (PAX) sont utilisés comme collecteurs et du MIBC comme agent moussant. agent moussant. Les matériaux de remblayage (la fraction grossière des résidus) sont séparés des fines dans un hydrocyclone (Ø 500 mm) avant évacuation des fines par pompage vers les bassins de résidus. Les réactifs ajoutés au procédé sont les suivants : • broyage : chaux. CuSO4. associé à du carbinol isobutylique méthylique (MIBC) comme agent moussant. agent moussant. de l'amidon et du cyanure de sodium. la séparation est effectuée au moyen d'un circuit de flottation qui consiste en une flottation du cuivre. le circuit de zinc ayant également recours à des colonnes de flottation. Tara mines. NaCN (nettoyage) • Flott. ]. L'élimination sélective de la galène est facilitée par le collecteur. la sphalérite et la pyrite sont déprimées avec du tanin de quebracho. on procède à un rebroyage séparé afin d'améliorer la pureté du ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 135 . Chapitre 3 A Lisheen. comme ci-dessus. Un circuit de lixiviation acide est également ajouté pour garantir de faibles taux d'oxyde de magnésium dans le concentré [73. HNO3. 2002] A Tara. [101. SIBX • déshydratation : floculant (épaississeurs). le minerai broyé est envoyé dans un circuit de plomb puis dans un circuit de zinc. Borges. Comme collecteur des minéraux recherchés (la galène et la sphalérite). avec une flottation collective suivie d'une séparation du zinc et du plomb. Himmi. Lors de la flottation ultérieure de la sphalérite. la séparation du cuivre se fait par flottation. NaCN • Flott. du lignosol. Zn : chaux. CH3COOH (filtres) • résidus : chaux (neutralisation). Du MIBC est ajouté comme agent moussant. ZnSO4. du xanthate isopropylique de sodium ou SIPX. on ajoute de l'acide sulfurique afin de faire baisser le pH de son niveau naturel d'environ 9 à environ 8. du zinc et enfin de la pyrite. xanthate isobutylique de sodium (SIBX). 1999] A Zinkgruvan. Ivernia West. Le circuit de zinc passe par une étape de rebroyage destinée à faciliter la production d'un concentré à haute teneur et à augmenter la récupération du métal. pyrite : H2SO4. La séparation de l'étain se fait par séparation gravimétrique sur des tables à secousses de Holman-Wilfley puis par flottation de la cassitérite [142. SIBX. Les circuits de plomb et de zinc utilisent des cellules de flottation mécanique. SIBX. du sulfate de cuivre et de l'oxyde de calcium sont ajoutés pour réactiver la sphalérite et pour augmenter le pH. la sphalérite et la galène sont mises en flottation sélective tandis que la pyrite est déprimée. Dans le circuit de flottation sélective. Durant la flottation de la galène. ZnSO4. [62. Cu : Chaux. Dans la flottation sélective. Toutes les cellules de flottation sont de type mécanique. 2003]. A Neves Corvo. on utilise du xanthate isopropylique de sodium (SIBX). la flottation se déroule en deux temps. Dans la mine de Pyhäsalmi. agent moussant • Flott. L'eau de traitement est recyclée et complétée par de l'eau récupérée de l'IGR.

1. Le concentré de zinc est produit directement. Pour le projet de Las Cruces. tandis que pour le concentré de plomb.12 : Pourcentage des résidus utilisé comme remblais dans des exploitations de métaux communs Almagrera utilise comme remblai des stériles et des roches issus de l'extraction (schistes). [66. la fraction grossière des résidus (33 %) est grillée. La production de résidus et le pourcentage de résidus utilisés comme remblais dans les différentes usines de traitement du minerai sont résumés dans le tableau ci-après. Le concentré collectif récupère respectivement 98 %. Les 2/3 restants des résidus sont déposés dans un bassin de résidus. Les cendres sont déposées sur une digue de cendres. On ajoute de l'hydroxyde de sodium à l'étape de séparation zinc/plomb pour faire monter le pH à environ 12. avec production d'acide sulfurique. ce qui explique le pourcentage élevé de remblayage. 95 % et 85 % du zinc.3 Gestion des résidus Les résidus servent au remblayage de la majorité des exploitations souterraines. A Almagrera. Site Méthode minière Production de Résidus utilisés résidus comme remblais (t/an) (%) Aitik mine à ciel ouvert 17700000 0 Almagrera mine souterraine 900000 0 mine à ciel ouvert Région minière de Boliden 1457000 29 /souterraine Garpenberg mine souterraine 910000 50 Hitura mine souterraine 518331 0 Bassin cuprifère de Legnica- mine souterraine 27000000 0 Glogow Lisheen mine souterraine 910000 50 mine à ciel ouvert Mina Reocín 950000 94 /souterraine Neves Corvo mine souterraine 1370000 30 Pyhäsalmi mine souterraine 213816 16 Tara mine souterraine 1680000 52 Zinkgruvan mine souterraine 850000 50 Tableau 3. La région minière de Boliden a reçu du minerai provenant d'une mine à ciel 136 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .Chapter 3 concentré. Les résidus qui ne servent pas au remblayage doivent être gérés dans des bassins. Zinkgruvan et Garpenberg procèdent à des opérations de remblayage qui utilisent de 45 à 50 % des résidus comme remblais. du plomb et de l'argent de la teneur totale en minerai. 2002] 3. de 16 à 52 % des résidus sont utilisés comme remblais. Mina Reocín comble une mine à ciel ouvert épuisée. Sur ces sites. remblaye une ancienne mine à ciel ouvert en utilisant 94 % des résidus. Base metals group. Un site. Les cendres sont ensuite lixiviées et le cuivre est extrait par solvant et par électrorécupération. il faut procéder à une flottation supplémentaire en plusieurs temps pour obtenir le concentré de plomb final.2. et non des résidus. celui de Mina Reocín. il est proposé de déposer les résidus déshydratés dans des cellules étanches.

La stabilité chimique à long terme représente donc un enjeu. En dessous de cette vitesse. A Aitik. plusieurs solutions pour modifier la composition des matériaux ont été étudiées. Suite à l'hypothèse.0 t/m3 (principalement de la pyrite). le plomb et le zinc soient exploités conjointement. de Petiknäs et d'Åkerberg (au total. Lors de leur déversement dans le bassin de résidus.12 % pour des résidus dépyritisés à 31 % pour le produit de flottation de la pyrite. Les résidus se présentent sous forme de boues et les bassins et digues peuvent être de grandes dimensions. Dans leur forme brute. Les cendres peuvent être facilement lessivées à l'eau. 3. les résidus ont un pH initial d'environ 9 mais le pH du bassin se situe autour de 3. les carbonates sont consommés lentement. Les résultats indiquent qu'une production d'acide aura lieu.2. Des mesures du flux d'oxygène ont été réalisées sur le terrain pour illustrer le comportement des matériaux en grandeur réelle.2. Les minerais de métaux communs contiennent généralement plusieurs minéraux métallifères. les métaux communs sont extraits sous forme de sulfures. De ce fait. mais au-dessus. Chapitre 3 ouvert et d'une série de mines souterraines. la question principale. le drainage acide est une question majeure dans la gestion des résidus et des stériles. Les résidus boueux contiennent une série de complexes métallifères et de produits chimiques de traitement. Des essais de flottation et des prélèvements de différents produits réalisés dans l'usine de traitement du minerai ont permis d'obtenir une gamme d'échantillons avec des teneurs en sulfures allant de 0. le pourcentage de résidus utilisés comme remblais est de 34 %. Les résultats des essais et de la modélisation cinétiques indiquent que les silicates contenus dans les résidus constituent une capacité substantielle de consommation d'acide.1. correspondant seulement à la capacité de consommation ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 137 . Les résidus sont principalement la pyrite et engendrent un DA.1 Caractéristiques des résidus A Almagrera.9 % S). 140 000 tonnes de stériles ont été ramenées sous terre pendant l'année 2001). est le potentiel acidifiant. selon laquelle les matériaux risquaient de provoquer un DA. La stabilité physique est donc de la plus haute importance pour ce secteur. un élément plus important encore est le taux d'oxydation des sulfures sur le terrain. déterminée par la teneur en pyrite (0. Cette valeur est trompeuse car durant l'année 2001. il existe deux types de résidus : la fraction fine des résidus et les cendres produites par le grillage et la lixiviation de la fraction grossière des résidus. émise dès le début. La dissolution des silicates est capable de consommer l'acide produit par l'oxydation de la pyrite dans les résidus jusqu'à une certaine vitesse. de grosses quantités de stériles ont été ramenées sous terre dans les mines de Renström. les résidus ont une valeur de bilan acido-basique (ABA) de -13 kg CaCO3/t. Ces échantillons ont été soumis à des essais en cellule humide au cours de différentes campagnes. ils s'épuisent lentement. Si on soustrait le minerai provenant de la mine à ciel ouvert de la production de résidus.3. pour les plans de fermeture et de déclassement du bassin de résidus. Toutefois. Généralement. les silicates étant ensuite incapables de neutraliser à eux seuls l'acide produit. Il est fréquent que le cuivre. Les résidus ont une teneur en solides de 66 % et la masse volumique compacte des matériaux de résidus est de 4.

au niveau de la digue amont. Cela permettrait d'éviter des zones insaturées dans les parties basses du bassin. Les résidus du bassin possèdent par conséquent des caractéristiques chimiques et des propriétés physicochimiques variables. dans des conditions qui sont représentatives de la période de dégel à Aitik. L'exploitation minière de cette région a commencé en 1925 et à ce jour. où des conditions de gel sévissent sept mois sur douze. environ 30 mines ont été exploitées dans la région. Pour vérifier que les résidus ne présentent pas de capacités de DA. Pour tenter de régler ce problème. Seules de petites zones des digues amont et aval sont susceptibles d'être occasionnellement insaturées. la vitesse mesurée de consommation d'oxygène était 50 % inférieure à la plus basse vitesse de consommation d'oxygène calculée à partir de l'exportation de sulfates lors des expériences en cellule humide. une solution possible est la séparation de la pyrite et sa gestion sélective (la dépyritisation).5 95. il a été avancé une solution proposant d'établir une zone humide dans les parties basses du bassin de résidus. des essais en colonne ont également été réalisés. Les caractéristiques des résidus produits aujourd'hui sont résumées dans les tableaux ci- après.9 100 180 99. elle ne fait que concentrer la pyrite en un matériau à fort potentiel acidifiant.Chapter 3 d'acide par les silicates des vingt premiers centimètres de la couche de résidus. et le problème restant à résoudre ne concernerait plus qu'une petite fraction du volume total de résidus. Cette solution pourrait consister à déposer ces matériaux au fond de la fosse épuisée lors de sa fermeture.8 100 88 93. 2002] La région minière de Boliden est constituée de minéralisations sulfurées complexes. Base metals group.6 78. Parallèlement à ces essais.7 100 125 97. La fraction fine issue du cyclonage est déposée dans le bassin de résidus et la fraction grossière est utilisée comme remblai dans les mines souterraines. Base metals group. Lors de ces essais. Or. Pour la partie restante. A Aitik. au plan technique.2 54. Aucune production d'acide n'aura lieu dans les strates inférieures. Granulométrie Volume total de résidus Surverse des hydrocyclones évacuée vers le bassin µm Pourcentage de passant Pourcentage de passant cumulé cumulé 350 100 100 250 99. une telle solution ne permet pas d'éliminer d'éventuels problèmes. ce qui indique une capacité de neutralisation fortement excédentaire. 2002] 138 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . la modélisation hydrogéologique de l'écoulement des eaux souterraines dans le bassin a montré que plus de 90 % du volume serait définitivement saturé d'eau ce qui équivaut.4 -20 0 0 Tableau 3. à une gestion subaquatique des résidus. la cinétique est très différente des conditions qui règnent en laboratoire et pendant l'essai réel sur le terrain. où ils seraient alors définitivement recouverts d'eau.6 63 85.13 : Distribution granulométrique des résidus sur le site de Boliden [65. [63. Il faut pour cela une solution technique de haute qualité et à faible risque.3 20 53.8 45 76. la partie haute du bassin.9 87.

sont réputés aisément compactables et non réactifs (en raison de leur alcalinité). une analyse complète de la roche. Les métaux mobilisés par l'oxydation des sulfures à la surface des résidus seront immobilisés par absorption et par précipitation au fur et à mesure qu'ils traversent les résidus. les prélèvements d'échantillons et les essais sur les résidus vont se poursuivre à l'avenir. avec une teneur en solides de 65 % et une masse volumique des solides de 2. 2002] A Mina Reocín. Suivant l'évolution de cette altération. même si on laisse s'altérer les résidus avec plein accès à l'oxygène de l'atmosphère.5 à 8). D'après les prélèvements et les analyses effectués au cours de l'année 2001. alcalins lors de leur déversement (pH 6. Base metals group. [65. on prévoit que ces "nouveaux" résidus produiront un DA (voir les détails de l'analyse dans le tableau ci-après). Les concentrations en métaux des eaux interstitielles des résidus auront une solubilité limitée avec le pH naturellement élevé du bassin. même si la méthode de déclassement prévue (inondation) convient parfaitement à des résidus susceptibles de produire un DA.45 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 139 . la composition et les caractéristiques de dégradation des résidus ont été étudiées. Chapitre 3 La composition des résidus avant cyclonage et lixiviation au cyanure est la suivante : • Au : 0. Les résidus boueux pompés vers le bassin de résidus contiennent de 20 à 25 % de solides. Les résidus actuellement produits présentent de fortes variations de minéralogie du fait de l'exploitation d'autres parties du gisement ayant une teneur en sulfures plus élevée. Tous les résultats indiquent que les résidus ne produiront aucun DA. [64. Les méthodes employées comportaient des analyses minéralogiques. Les résidus. Base metals group.45 t/m3. A Garpenberg. un bilan acido-basique (ABA) et des essais de cinétique d'altération (réalisation d'essais poussés en cellule humide entre 1995 et 1999) associés à une modélisation prédictive. Par conséquent.85 g/t • Ag : 24.8 Be 0. et notamment une teneur plus élevée en pyrrhotite (FeS).75 t/m3.3 Ba 338. les caractéristiques des résidus sont considérées comme importantes. Ces résultats ont permis de conclure qu'il était inutile de prendre des mesures pour limiter la mobilisation des métaux par dégradation du dépôt lors de la fermeture. les résidus se présentent sous la forme d'une boue constituée d'un mélange d'eau et de dolomite.13 % • S : 17.9 g/t • Cu : 0.10 % • Zn : 0. 2002] Elément Concentration (mg/kg) As 56.8 % Plus de la moitié des résidus sont constitués de particules d'une granulométrie inférieure à 2 μm. La masse volumique des résidus une fois déposés dans le bassin est de 1.40 % • Pb : 0.

4 125 97.1 45 68.5 Zn 7051 Tableau 3.3 63 79.8 P 149 Pb 4011 S 44600 Sn <5 Sr 19.7 Fe 65533 Li 4.6 Co 6.8 250 99.14 : Moyenne des résultats de l'analyse des résidus du site de Garpenberg (2001) [64.7 180 99. Base metals group.1 Cr 3.1 20 50.8 10 31. Granulométrie Pourcentage de passant (µm) cumulé 500 100 350 99. Granulométrie Pourcentage de passant 140 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002] Les principales indications concernant les résidus déposés dans le bassin de résidus sont les suivantes : • 500 000 tonnes de résidus/an • déversement dans le bassin à une teneur en solides de 20 % • distribution granulométrique type (pourcentage de passant) (d50 = 20 µm.2 Cu 317. d80 = 64 µm).15 : Distribution granulométrique des résidus du site de Garpenberg [64.6 Tableau 3. Base metals group.Chapter 3 Ca 30933 Cd 18.6 Mn 4163 Mo 2.6 V 9.9 Ni 7. 2002] Les principales indications concernant les résidus utilisés comme remblais sur le site de Garpenberg sont les suivantes : • 450 000 tonnes de remblais/an • de 80 à 85 % de solides.5 90 93.

Leur composition et leur distribution granulométrique sont indiquées dans les tableaux ci-après. Le problème majeur de ces résidus est leur teneur en cuivre et en nickel. Dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow. 2002]. IGME. après déshydratation. Himmi.6 180 86. 2002] Sur le site de Hitura.4 45 18. Base metals group. Ces résidus sont pyriteux et engendreront vraisemblablement un DA. les résidus générés pendant toute la durée de vie du projet se monteront à environ 4 Mm3 (ou 15 millions de tonnes). des examens des résidus identiques à ceux de Pyhäsalmi ont été effectués.16 : Distribution granulométrique type des résidus utilisés comme remblais sur le site de Garpenberg [64. [62. les résidus provenant des trois usines de traitement du minerai sont pompés vers un unique bassin de résidus avec une teneur en solides de 14 à 20 %. Les résidus seront déposés "à sec". avec une teneur en humidité d'environ 7 à 8 [67.8 90 46. La granulométrie moyenne est estimée à 100 μm.8 Tableau 3. Ils ne produiront aucun DA car leur capacité de neutralisation est supérieure à leur potentiel acidifiant. La distribution granulométrique des résidus est 60 % < 74 µm. Chapitre 3 (µm) cumulé 250 96. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 141 . 2002] Pour le projet de Las Cruces.

007 0.54 0. aucun DA ne s'est encore produit ni ne risque de se produire à l'avenir. 2002 #113] Les résidus ayant une faible concentration en soufre (S2.26 C (organique) % 0.05 18.03 53.14 9.43 12.153 0.88 Al2O3 % 3.06 0.1 .15 1. et les résidus sont réputés acidifiants [75.48 S (total) % 0.04 0.01 0.026 Zn % 0.27 1. Les résidus de Neves Corvo sont relativement fins.35 40 . 1995]. Le tableau ci-après recense les minéraux présents dans ces résidus : 142 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .40 K % 1. du plomb.15 5.11 89 . Leur masse volumique in situ est d'environ 1.004 Fe % 0.26 Pb % 0.66 S (s2–) % 0. Un bilan acido-basique a été effectué au stade de délivrance des autorisations.60 Lubin et Rudna) Minerai de schiste dolomitique (transformé à .09 4.002 0.045 mm (%) (%) (%) Minerai de grès carbonaté (transformé à 27 .54 SiO2 % 68.25 MgO % 3.23 1.26 0. 2002 #113] Les résidus sont envoyés dans l'IGR de Lisheen avec une teneur en solides d'environ 35 % et contiennent du zinc.11 4.17 As g/t 71 10 37 Ag g/t 13 7 6 Co g/t 39 10 21 Ni g/t 27 16 42 V g/t 72 38 110 Mo g/t 15 12 8 Au g/t 0.006 0.0.92 Polkowice) Tableau3.190 Na % 0.12 0.57 0.42 CaO % 5. La masse volumique des résidus à sec est de 3. [KGHM Polska Miedz.006 0.21 0.17 : Analyse chimique des résidus provenant du bassin cuprifère de Legnica-Glogow [KGHM Polska Miedz.7 g/cm2.36 16 .12 C (total) % 2. Minorco Lisheen/Ivernia West.32 0.20 1.094 0.40 0.16 0. certains réactifs de traitement et des sels métalliques dont la granulométrie est à 80 % inférieure à 95 μm.5 g/cm2.48 0.72 6.1 mm 0.045 mm < 0.14 26. 8 .58 Mn % 0. 2002 #113] Granulométrie Type de résidus : > 0.< 1%) et une forte concentration en carbonates neutralisants (de 20 à 80 %). avec un d80 de 30 à 40 µm.Chapter 3 Usine de traitement du minerai Elément/ Unité Lubin Rudna Polkowice composé Cu % 0.008 Tableau 3.18 : Distribution granulométrique des résidus provenant du bassin cuprifère de Legnica- Glogow [KGHM Polska Miedz.80 4.

mais n'est pas viable du point de vue économique dans ce cas. De faibles quantités de sulfures sont également présentes (teneur en soufre < 0. Borges. 1999] A Zinkgruvan. La composition des résidus figure au tableau ci-après. L'inconvénient de cette technique est le fait qu'une ressource naturelle est "consommée". afin de créer des conditions de réduction. Les problèmes principaux sont les teneurs en métaux lourds (As.25 %). Chapitre 3 Minéral % en poids Pyrite (FeS2) 84 – 90 Arsénopyrite (FaAsS) 3–7 Chalcopyrite (CuFeS2) 1. La teneur en calcium est d'environ 8 %. Un exemple est la flottation sélective de la pyrite dans les résidus. Des essais d'érosion par le vent ont également été effectués à l'échelle de laboratoire. Il a également été envisagé de mélanger de la tourbe aux résidus lors de leur pompage vers la zone de résidus. Le rapport entre le soufre et la calcite est < 0.5 Sphalérite (ZnS) 1. Les résidus boueux contiennent également des collecteurs.5 – 2. 42 millions de tonnes de résidus seront produites au total. dont 14 millions de tonnes seront utilisées comme remblais. Il est probable que pendant toute la durée de vie de la mine.19 : Composition minéralogique des résidus du site de Neves Corvo [142. Ce procédé entraînerait la formation d'un produit (la pyrite) qui n'est pas commercialisable et dont le dépôt ou la destruction impliquent des techniques et des dispositions spéciales. Pb. Borges.MgCO3). La capacité de neutralisation en fonction du potentiel acidifiant du matériau a été étudiée. Cd. [101. pour obtenir une teneur finale en soufre inférieure à 1 %. Zn) et en soufre. 2003] A Pyhäsalmi. Cu. le concentré de sphalérite subit un lavage à l'acide sulfurique destiné à éliminer la dolomite (CaCO3. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 143 . Ténandrite (Cu.0 – 2. 2002] A Tara. La distribution granulométrique des résidus est à 65 % inférieure à 74 µm. qui entraînent un potentiel de DA.1 ce qui semble indiquer que les résidus sont correctement neutralisés et ne produiront aucun DA.5 Tétraédrite. Des essais d'altération ont également montré que les résidus avaient un taux d'altération faible. Fe)12(Sb. Cette méthode est possible au plan technique. des suppresseurs et du MIBC. la composition chimique et le comportement à la lixiviation des résidus (solubilité maxi/DIN 38614-S4 par la méthode de Kuryk et comportement à long terme) ont été déterminés lors d'essais de simulation à l'échelle de laboratoire. Himmi. du feldspath et de la calcite. les résidus contiennent principalement du quartz. mais l'objectif est de continuer l'étude à l'échelle de laboratoire. qui viennent s'ajouter au flux des résidus. [142. As)4S13 1–2 Minéraux non métalliques 8 – 12 Autres 1–2 Tableau 3. [62. L'essai a été interrompu en raison de difficultés techniques. Ce traitement précipite les sulfates de magnésium et de calcium. Tara mines. D'autres méthodes de traitement destinées à modifier les caractéristiques des résidus ont été envisagées. 2003] Les résidus présentent un fort potentiel acidifiant (AP : 910 kg CaCO3/tonne).

La superficie de ce bassin est de 1. Base metals group. seuls deux soient utilisés à la fois.6 km2 et sa capacité est d'environ 15 Mm3. un système de canalisations à écoulement libre en terrain nu sera utilisé pour évacuer l'eau.3 TOTAL 100 Tableau 3. on utilise quatre pipelines (canalisations en acier garnies de caoutchouc) bien qu'en temps normal.1 Autres minéraux 3.20 : Analyse chimique des résidus du site de Zinkgruvan [66. ce qui représente environ 1/5 de la surface du bassin. Ce bassin remplit les fonctions suivantes : • comme dernière étape de traitement de l'eau de procédé 144 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . et la buse qui traverse la digue sera supprimée.8 Fe2O3 0.1 CO2 2.35 à 1.4 TiO2 0. La puissance totale installée de chaque conduite est de 2 000 kW.1 B2O3 0.2 CaO 7. 3. 2002] Une fois décantés dans le bassin. comme le montre la figure ci-après.Chapter 3 Minéral % en poids SiO2 62.3 Al2O3 11. Le volume d'eau active du bassin de résidus est généralement d'environ 2 Mm3. Les résidus sont pompés sous forme de boues vers la zone d'évacuation située le long de la digue A-B.6 K2O 4. A cet endroit. Ces conduites sont équipées chacune de cinq pompes en série.9 H2O110-350 0. Le bassin de résidus est limité par la topographie (site de type vallée) et par quatre digues.01 Na2O 0.2 Méthodes de gestion appliquées A Aitik. Le bassin de clarification se trouve à l'ouest du bassin de résidus.9 MnO 0.5 ZnS 0. en aval de la digue E- F et de son extension. les résidus ont une perméabilité in situ de 10-5 à 10-6 m/s et une masse volumique in situ de 1.6 FeO 2. où les eaux séparées sont recueillies.45 t/m3.3. tandis que les fractions fines se décantent successivement le long du bassin vers la digue aval. le système de buses d'évacuation conduit à une accumulation des particules grossières à proximité de la digue A-B. L'eau est évacuée à l'aide d'un déversoir et d'une buse en acier étanche située dans la zone de contact entre la digue et la vallée.2 PbS 0.0 BaO 0.2.7 MgO 2. A l'avenir. Les eaux provenant du bassin de résidus alimentent un bassin de purification de l'eau. les résidus sont pompés vers un bassin de résidus de 14 km2 (7 km x 2 km).1. Pour ce faire.1 FeS 0.

Chapitre 3 • comme réservoir d'eau de procédé • comme réservoir pour l'eau provenant de la fonte des neiges et pour l'eau de pluie. En outre. un déversement d'eau à partir du canal de recyclage de l'eau est possible. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 145 . Le gel de l'eau de traitement durant l'hiver est un effet climatique d'une importance particulière pour le bilan hydrique. l'eau se déverse du bassin dans les cours d'eau récepteurs. En cas de pluies excessives et lors de la fonte des neiges. si nécessaire.

Chapter 3 Figure 3.13 : Situation des résidus et des bassins de clarification sur le site d'Aitik en 2000 [63. 2002] Les digues imperméables qui entourent le bassin ont été construites à partir de 1966 et ont été surélevées depuis cette date principalement par application de la méthode 146 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Base metals group.

Chapitre 3 ascendante (voir figure ci-après). Le bassin a une capacité de 2. à cause de la capacité de filtrage limitée. A Mina Reocín. Base metals group. [61. qui sont filtrés pour obtenir une teneur en humidité de 15 %. L'eau n'est pas recyclée dans l'usine de traitement du minerai. L'eau de décantation est évacuée vers le récepteur après être passée par une série de bassins de clarification. Le volume de la digue est de 3.1.3. du concassage et du broyage du minerai. IGME. 2002] A Almagrera. Les cendres sont déposées dans un bassin à cendres.14 : Coupe transversale de la digue d'Aitik [63. Pour la construction de l'extension de la digue E-F.2 Mm3 d'eau de traitement nécessaires sont pompés depuis la mine [54. Les cendres sont ensuite lixiviées à l'acide sulfurique et le cuivre est extrait par extraction au solvant et électrorécupération.6 Mm3 et contient actuellement environ 2. on a utilisé la méthode descendante. Les 66 % restants des résidus (600 000 tonnes de fines) sont déposés dans un bassin de résidus. IGME. L'eau clarifiée est pompée vers une station d'épuration (traitement à la chaux) et traitée avant d'être évacuée. 100 % des 2. Chaque élévation était d'environ 3 m. qui avait commencé en 1991. La moitié des résidus est utilisée à des fins de remblayage. servent à combler une ancienne mine à ciel ouvert. la fraction grossière des résidus (33 % ou 300 000 t/an) est grillée et dégage de l'acide sulfurique. Figure 3. Le déversoir d'urgence est construit dans la roche naturelle. Les matériaux utilisés pour ces élévations étaient du till pour l'étanchéité de la partie centrale et des stériles comme remblais de soutènement. La totalité des excavations (ou orifices) créées à Garpenberg sont remblayées avec des stériles issus des chantiers de préparation et des résidus. son volume augmente d'environ 60 % . Les concentrés constituent environ 10 % du minerai traité. Il s'agit d'une digue en terre avec une partie centrale en argile tassée. ce qui signifie que les 90 % restants sont des résidus. La digue a été construite sans l'utilisation de revêtements. 94 % (900 000 tonnes sur 950 000 t/an) des résidus grossiers. Les digues ont été construites avec des matériaux d'emprunt.6.2 Mm3. 2002] La gestion des résidus dans la région de Boliden est décrite à la section 3. Les cendres sont déposées sur une digue de cendres. Lors de l'abattage. Les 50 000 t/an restantes sont déposées dans un bassin de résidus. le sommet de la digue se déplaçant vers l'extérieur du bassin.5 Mm3 de résidus. L'eau qui s'infiltre à travers la digue est réinjectée dans le bassin. autrement dit. 2002]. Le bassin est aménagé sur le sol naturel. le volume des résidus de Garpenberg représente environ 145 % du volume du ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 147 .

15 : Coupe transversale de la digue de Garpenberg avant la dernière élévation [64. destiné à les débarrasser de leur eau et à permettre de les transporter par camion. 148 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002] Figure 3. et a découvert que cette méthode entraînerait : • des coûts d'exploitation inférieurs • l'utilisation de plus faibles quantités de matériaux de construction et. 2002] L'exploitant a étudié la possibilité d'utiliser la méthode longitudinale. Les résidus ont une masse volumique effective de 1. Le bassin de résidus actuellement utilisé dans la zone de Garpenberg se trouve à environ 2 km au sud-ouest de l'usine de traitement du minerai. Il est impossible d'utiliser davantage de résidus comme remblais souterrains. ce qui permet de stabiliser le remblai. la digue est surélevée au moyen de la méthode descendante (voir figure ci-après). Base metals group. La partie actuellement active du bassin de résidus couvre environ 35 hectares. diverses autres méthodes de gestion des résidus ont été étudiées. Actuellement. Les particules grossières subissent un filtrage. le remblai cimenteux est transporté par voie hydraulique jusqu'à des zones épuisées de la mine et l'eau excédentaire est éliminée grâce à un système de drainage. Base metals group. Ces solutions ont été refusées en raison de leur coût élevé (résidus épaissis) et de l'opinion publique hostile aux dépôts subaquatiques. elles sont également mélangées à du ciment. des critères de stabilité remplis. • parallèlement. compte tenu de la vitesse de production actuelle.Chapter 3 minerai exploité. Les résidus subissent un cyclonage destiné à séparer les particules fines des particules grossières. notamment : • la gestion des résidus épaissis et • le déversement subaquatique dans un lac. elle est d'environ 8 ans. Après mélange avec de l'eau.5 t/m3. La durée de vie du bassin dépend de la vitesse de production des résidus mais. Dans une des mines. pour des raisons de géométrie. Avant qu'un dernier permis ne soit demandé pour augmenter la hauteur du bassin de résidus. [64.

Chapitre 3 Par conséquent. Les résidus sont distribués au moyen de buses. Ce bassin a été déclassé en 1980. une première moitié a été réutilisée dans l'usine de traitement du minerai. est stockée depuis cette date dans des bassins de résidus. L'autre moitié a été déversée dans les eaux de surface. Les digues d'amorçage sont faites de moraines. Les deux autres sont des bassins de clarification. Les résidus (480 000 tonnes en 2000) sont déchargés dans le premier bassin. la température est négative et six mois sur douze.55 Mm3. Le bassin de résidus est de type en dehors d'une vallée. elle est positive. La température maximale en été est de 30 ºC et la température minimale en hiver est de –35 ºC. il a effectué une demande auprès des autorités pour un permis d'élévation de la digue au moyen de la méthode longitudinale. [62. on observe des infiltrations jusqu'à la nappe phréatique. La pluviométrie annuelle. La zone de captage du bassin de résidus a une superficie de 1. La distance qui sépare l'usine de traitement du minerai de l'IGR est d'environ 500 m. l'extraction du minerai de cuivre a commencé en 1967. En 2001. La distance entre la zone de gestion des résidus et le cours d'eau le plus proche est d'environ 3 km. Himmi.56 km2. Les eaux souterraines et les eaux de percolation sont pompées vers le bassin afin de contrôler l'écoulement des eaux souterraines et d'en limiter les effets. Cinq mois sur douze. Il est probable que cette fermeture n'est que provisoire et qu'à l'avenir. Les digues sont surélevées tous les 12 à 15 mois avec des résidus. à Hitura. il reçoit des résidus en provenance des trois usines de traitement du minerai. 2002] Dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow. Depuis 1977. Il existe des problèmes de percolation des eaux du bassin de résidus dans la nappe phréatique. Les solides se décantent dans le premier bassin et l'eau clarifiée se décante par l'intermédiaire d'une tour et est amenée dans le bassin suivant depuis le centre du bassin de résidus. le premier bassin de résidus de 600 ha. était en activité et 93 millions de tonnes de résidus y ont été entreposées. un nouveau bassin de résidus de 1450 ha est en activité. la zone de résidus. les sols ont été étudiés. Avant la construction de la zone de gestion des résidus. d'une superficie totale de 110 hectares. le bassin pourra être remis en activité pour servir de capacité de réserve. L'intégralité des résidus. [64. qui ont été surélevés par la méthode ascendante. se divise en trois bassins. construit en amont. La température moyenne sur une année est de 1 à 3 ºC. Les mines étant toutes les trois situées en zone habitée et à une distance maximum de 20 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 149 . le volume d'eau déversé depuis le bassin était de 4. Seule l'eau excédentaire est envoyée dans le réseau hydrographique. Les digues des bassins de clarification sont faites de moraines et sont garnies de graviers grossiers pour empêcher l'érosion. mais apparemment de manière insuffisante car à un endroit. L'eau clarifiée est réutilisée pour le traitement du minerai. 2002] A Hitura. Base metals group. Comme le bassin précédent. qui constitue 93 ou 94 % du minerai extrait. Sur ce volume. De 1968 à 1980. est d'environ 550 mm. La nappe concernée est surveillée grâce à des puits de surveillance situés en aval du bassin de résidus et des prélèvements sont effectués sur les eaux rétropompées.

les résidus ont été déposés directement à partir des déversoirs situés tous les 40 m sur le sommet de la digue. sous forme de boues contenant de 14 à 20 % de solides. puis transférées par un pipeline situé dans la galerie. L'avantage de ce système est qu'il permet de prendre en compte les différentes caractéristiques des résidus. tandis que ceux de la mine de Polkowice sont fins. qui satisfont du point de vue technique aux critères des remblais hydrauliques. avec une teneur accrue en minéralisations. et l'apparition de zones de débordement à la surface des sols. à l'heure actuelle. on peut utiliser les résidus grossiers pour construire la digue et les résidus fins pour étanchéifier le fond du bassin de résidus. Les résidus ne sont pas utilisés comme remblais. le volume total des résidus entreposés dans les bassins de résidus en cours d'activité se montait à 550 millions de tonnes. avec un crible de béton de 15 cm d'épaisseur sur le flanc interne d'une inclinaison de 1:2 . Au début. Les fractions grossières. des phénomènes délétères se sont produits dans la zone située en aval de la digue. Les caractéristiques de cette digue étaient les suivantes : une digue de terre. le niveau des eaux de décantation montait jusqu'à 2 m au-dessus du niveau des résidus. Le bassin de résidus précédent. Les eaux de décantation du bassin étaient recueillies au moyen de deux tours de décantation dotées d'orifices pour l'eau. notamment. Par exemple. notamment à cause du coût en capital pour changer le système existant. on remplissait le bassin de résidus en déversant ces derniers depuis le sommet de la digue par des canaux en béton installés en pente sur les flancs. une longueur de digue de 6 760 m. Les résidus sont transportés jusqu'au bassin de résidus par pipeline. provoquant même une inondation. La solution d'un pompage de résidus épaissis avait été envisagée en 2001. une élévation du niveau de la nappe phréatique. dans de nombreuses sections situées sous le fond du fossé de la digue. 150 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . reviendrait trop cher. Le procédé de neutralisation se déroule à l'usine d'enrichissement de Polkowice. étant donné que les résidus des mines de Lubin et de Rudna sont grossiers. Les résidus fins ne peuvent être utilisés que sous forme pâteuse ce qui. La longueur des trajets de transport actuels depuis les trois usines de traitement du minerai est comprise entre 6 et 9 km. Or. dès cette première période. Les eaux de décantation et de percolation étaient envoyées en flottation au moyen d'une station de pompage située en aval de la digue. constituée de terre in situ. A la fin 2001. mais cette idée a été abandonnée pour des raisons économiques. et un système de drainage triangulaire avec graviers filtrants relié au fossé de la digue. une hauteur maximale de 22 m. L'eau s'est ensuite transférée vers les fossés du réseau hydrographique de la rivière Zielenica. qui était en activité de 1968 à 1980. il a été décidé de trouver une zone d'une topographie adaptée et de la transformer en un bassin de résidus qui puisse desservir toutes les mines. dans le bassin de l'Oder. Plus tard.Chapter 3 km les unes des autres. avait été créé par construction d'une digue de terre en travers de la vallée de 600 ha. sont nécessaires à la construction de la digue. Un front d'eau s'infiltrant depuis le bassin de résidus s'est créé. Au début. Il y a eu. Le produit de neutralisation est mélangé au flux principal des résidus. Une partie des résidus carbonatés (150 000 t/an) est utilisée pour neutraliser l'acide sulfurique dilué provenant des fonderies de cuivre.

et un déplacement horizontal a également été observé. La construction du bassin de résidus actuel a commencé en 1973. des coûts supplémentaires liés aux mesures de protection contre les nuisibles dans les parties fragilisées de la forêt et des coûts supplémentaires pour la fertilisation minérale et le chaulage. avant la construction du bassin de résidus. les infiltrations d'eau en provenance du bassin ont été réduites à un niveau similaire aux conditions qui avaient précédé la construction du bassin. une pente longitudinale importante (de 11 à 16 ‰) et une forte perméabilité du sous-sol. dans cette partie. A proximité de la digue. en introduisant des déversoirs tous les 20 m. Les décharges minières auraient pu être exploitées par suite de l'augmentation des besoins des mines et de l'augmentation des pertes de décharges. Cela a permis de stabiliser la plage sur une distance minimale de 100 m et de séparer les fractions de résidus dans cette zone. avait une nappe phréatique profonde. notamment des sables. en raison du peuplement de la zone et des éventuelles vibrations parasismiques engendrées par l'activité minière. et s'étendait partiellement jusqu'à celle des mines de Polkowice et de Rudna. Les résidus carbonatés issus de la flottation des minerais par l'installation de Polkowice pour la fraction excédentaire de limon argileux étaient dirigés à proximité du bassin versant afin d'étanchéifier le fond du bassin. il n'était pas sous l'influence directe de ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 151 . entre autres. un système de drainage a été aménagé. Le tassement de la digue a atteint à ce jour une hauteur maximum de 3. Grâce à l'ensemble des mesures susmentionnées. Les déformations sont surveillées et analysées par les personnels de la mine pour les besoins du programme d'exploitation actualisé dans le pilier de protection de la digue. la voie ferrée et la zone forestière principale contre les inondations. on a installé un puits de drainage destiné à recueillir les eaux polluées et à abaisser le niveau de la nappe phréatique. Par ailleurs. et de refuser la proposition de poursuivre son extension par une seconde tranche pour atteindre un volume de 160 millions de m3. Chapitre 3 La zone objet.25 m. des pertes en ressources forestières (abattage précoce d'une zone d'environ 45 ha). On a ensuite modifié le système de dépôt des résidus. constitué de fossés ouverts qui permettaient aux eaux de se déverser dans la Zielenica et qui protégeaient la zone industrielle. Ces mesures ont eu pour conséquences. on a créé un pilier de protection. Pour faire face à cette menace. Cette surveillance a permis de déterminer que les déformations observées ne présentaient aucune menace pour la sécurité de la digue. mais cela aurait donné lieu à des exigences supplémentaires liées à l'exploitation du bassin de résidus. Les mesures susmentionnées ont permis de limiter les infiltrations d'eau dans le sous-sol et de transférer l'eau de manière efficace depuis la zone directement en amont de la digue. On a également modifié le système d'élimination des résidus. Des zones denses et lâches ont été détectées dans le corps de la digue. contrairement au bassin précédent. Les contraintes susmentionnées ont abouti à la décision de cesser toute utilisation du bassin. Le bassin de résidus se situait principalement dans la région minière de Lubin. une minéralisation générale nettement accrue de 3300 mg/l. des pertes de ressources en eaux souterraines (suppression de la structure de captage des eaux souterraines auparavant située à cet endroit). les routes. Afin de protéger la digue. les eaux de la Zielenica présentaient. L'emplacement du bassin a été choisi car il se trouvait à l'extérieur de la zone d'activité minière et par conséquent.

Des résidus gréseux ont été transférés depuis le sommet de la digue sur des tronçons de 500 à 700 m de long.45 t/m3.2 m par an. Cette construction par étapes permet de drainer correctement les résidus et d'avoir une surface phréatique stable dans le corps de la digue. jusqu'à ce que le niveau de la digue soit atteint. Les mesures piézométriques et les sondages CPTU réalisés ont permis de conclure que la distribution de la pression interstitielle n'était pas hydrostatique.60 à 1. situés tous les 20 m. Ensuite. Des drains circonférentiels des résidus ont été installés sur la plus grande partie du périmètre du bassin de résidus pour permettre de contrôler le niveau de l'eau dans les digues de retenue et d'amorçage.05 à 0. on observe également des gisements du tertiaire peu profonds et fortement perturbés par l'activité glaciaire. sur plusieurs semaines. La teneur en eau varie entre 5 et 20 %. des digues classiques en terre ont été construites sur un périmètre de 14. après un long temps d'arrêt. Ensuite. ces digues ont été surélevées au moyen des résidus grossiers entreposés sur la plage. à partir des matériaux grossiers. on stabilise la surface de la plage afin de la protéger contre les attaques du vent. les résidus de carbonates fins étaient transférés par des canaux ouverts le long de talus naturels dans le but de créer un fond étanche. Pour des temps d'arrêt plus longs. par la méthode ascendante et par étapes sur des périodes de deux ans sur tout le périmètre.0 ‰ à une distance de 100 m. L'inclinaison longitudinale de la plage varie entre 6. La masse volumique des résidus est égale à 1.70 t/m3. Au début.690 m3/min en 2001. Des digues de 2. afin que la plage ne mesure pas moins de 200 m et pour permettre une ségrégation par gravité des résidus sur la plage. au moyen d'une solution aqueuse d'une émulsion bitumineuse.46 t/m3.5 km. L'étape suivante. le cycle de déversement des résidus est réitéré plusieurs fois (de 4 à 7 fois).5 m de haut ont été construites. Le sous-sol du bassin est formé de gisements du quaternaire sur une profondeur de 30 à 50 m en dessous du niveau du sol. Les matières grossières se sont déposées sur la plage. Par endroits. qui consiste à évacuer les déchets par des buses de déversement sur la plage. on a pris en compte les caractéristiques des résidus. le bassin augmentant en moyenne de 1. Comme digues d'amorçage. on enlève la surface stabilisée avec des engins lourds. Les élévations de la digue se font à l'aide de bulldozers qui compactent également les résidus.Chapter 3 la mine et ne limitait donc pas les opérations minières.5 ‰ à proximité de la digue et environ 4. Cette quantité a été estimée à 0.862 m3/min en 2000 et à 0. Le déversement des résidus dans une seule partie dure généralement environ 15 semaines. Les valeurs de masse volumique dans la couche supérieure vont d'environ 1. se fait par couches de 25 à 30 cm d'épaisseur maximum par jour et ce. Depuis. ce qui indiquait une percolation des eaux de résidus dans le sol.002 mm) était transférée dans le bassin. et elles augmentent avec la profondeur (jusqu'à 10 m) pour atteindre environ 1. on a créé des traverses pour amener les résidus par pipeline au bord du bassin. On vaporise l'émulsion par hélicoptère. En général.40 à 1. L'installation de drains est également prévue à des 152 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Le second facteur pris en compte dans le choix de l'emplacement du bassin était la proximité de celui-ci avec les usines de traitement du minerai. tandis que la plus grande partie des matières fines (de 0. Dans cette partie sont stockés environ 2/3 des particules grossières de résidus. Pour trouver la meilleure méthode de remplissage du bassin de résidus.

0 x 10-8 et 1. La couverture d'eau est maintenue à une hauteur d'au moins 1 m. La superficie totale des installations de gestion des résidus est d'environ 100 hectares. Le cœur de la digue d'origine est fait d'argile.0 x 10-10 m/s. Pour les deux élévations. et • à l'application d'une surveillance continue de toutes les eaux souterraines ou superficielles qui sont sous l'influence du bassin de résidus. ceux-ci sont déposés de façon subaquatique. En raison du potentiel fortement acidifiant des résidus. La solution qui consiste à utiliser des résidus épaissis pour la fermeture est actuellement à l'étude. La digue de retenue est de type classique. réalisées à chaque fois selon la méthode descendante. superficie qui inclut trois bassins de résidus. Le réseau de surveillance des eaux souterraines et superficielles comprend plus de 800 points de surveillance.0 x 10-9 m/s • dans le bassin : k est compris entre 5. En aval du cœur se trouve une couche filtrante. La digue a une pente de 1:1. A Pyhäsalmi. Les valeurs du coefficient de perméabilité "k" dans la zone de la plage et dans le bassin sont les suivantes : • dans la zone de la plage : k est compris entre 2. Deux de ces bassins (les bassins B et D de la figure ci-dessous) sont utilisés parallèlement pour la décantation des solides et pour décanter l'eau clarifiée vers le troisième bassin (le bassin C de la figure ci- dessous). 16 % des résidus servent au remblayage de la mine. [KGHM Polska Miedz. les résidus sont stockés dans un bassin. Ce taux de remblayage relativement faible s'explique par le fait que seuls les résidus grossiers peuvent servir de remblais. Chapitre 3 niveaux supérieurs. Les eaux superficielles sont protégées de toute contamination grâce : • à l'intention d'étanchéifier le fond du bassin avec la fraction fine des résidus qui se consolide naturellement • au captage des eaux de percolation sur tout le périmètre de la digue • au maintien d'une barrière de puits le long de certaines parties • à la mise en place de structures de captage des eaux de surface dans certains courants sur de plus longues distances.8 (côté eau/résidus) et de 1:1. Le temps de séjour de l'eau de résidus dans la zone est d'environ deux mois.0 x 10-7 m/s et 2. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 153 . 2002 #113] A Neves Corvo.7 (côté air). les 84 % restants (180 000 t/an) étant déposés dans un bassin de résidus. on a eu recours à un revêtement en PEHD pour former le cœur de faible perméabilité.

Il sera recouvert d'une couche de 80 cm d'épaisseur de matériaux pédologiques (30 cm de limon et d'argile et 50 cm de moraine). Avant la construction de la zone des résidus. qui sont réinjectées dans le bassin de résidus. Les résidus sont distribués par des tuyaux d'évacuation situés autour du premier bassin de résidus et l'eau clarifiée est ramenée du centre du bassin vers l'avant par l'intermédiaire d'une tour de décantation. La digue du bassin de clarification est constituée de moraine et garnie de débris de roche pour empêcher l'érosion. le sol avait été étudié. La digue de base est constituée de moraine. La partie centrale du bassin restera sous l'eau. Des études de base ont également été menées sur les réseaux de lacs situés en aval. est aménagée sur un terrain plat. A Pyhäsalmi. La zone est entourée d'un fossé servant à capter les eaux de percolation. 2002] Dans la figure ci-dessus. Il était considéré comme suffisamment imperméable (limoneux) pour empêcher les infiltrations jusqu'à la nappe phréatique et suffisamment stable pour supporter la charge des résidus. la pluviométrie annuelle est d'environ 650 mm.Chapter 3 Figure 3. La zone des résidus. le bassin A est complètement rempli et ne sert plus.16 : Structure de l'IGR du site de Pyhäsalmi [62. Himmi. La zone de gestion des résidus a été conçue au début des années 1960 et aucun plan de fermeture ou d'entretien après fermeture n'a été pris en compte lors de la phase de conception. 154 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Les élévations nécessaires des digues de retenue sont effectuées avec des résidus. Les conditions climatiques sont semblables à celles du site de Hitura. La distance entre l'usine de traitement du minerai et l'IGR est d'environ 500 m et le lac le plus proche se situe à 200 m. Les travaux de récupération de ce bassin ont commencé en 2001. de type paddock.

Il n'est plus nécessaire d'avoir une capacité de drainage du remblai. Cette méthode est désormais mise en œuvre à Zinkgruvan. Tara mines. La fraction grossière (52 % du total des résidus) est injectée dans des forages jusqu'à la mine souterraine sous forme d'une bouillie cimenteuse (3 % de ciment) qui sert de remblai. environ 50 % des résidus étaient utilisés comme remblai par remblayage hydraulique. La fraction fine des résidus. ce qui permet d'utiliser la fraction fine des résidus dans le remblai. le flux de résidus est soumis au cyclonage. les résidus pompés vers le bassin de résidus vont également contenir la fraction grossière. Le fait de changer de méthode d'extraction pour passer à une exploitation "par panneaux" nécessite un remblai pâteux. il est prévu que jusqu'à 65 % des résidus pourront être utilisés comme remblais. Ainsi. Afin d'assurer un remplissage uniforme du bassin de résidus et d'éviter la formation de poussières et l'oxydation des résidus. [101. Les eaux sont également évacuées par le biais d'un pipeline et d'un tunnel vers le plan d'eau récepteur. Les résidus fins sont pompés vers le bassin de résidus en surface. situé à 4 km au sud. laquelle permettra d'utiliser les résidus pour construire les digues. Les eaux sont renvoyées vers l'usine de traitement du minerai depuis le bassin de clarification (voir bilan hydrique). En outre. Himmi. Les résidus qui ne sont pas utilisés comme remblais sont pompés en même temps que l'eau de traitement de l'usine de traitement du minerai vers le bassin de résidus. C'est la raison pour laquelle la fraction grossière était extraite des résidus au moyen d'hydrocyclones. [62. elle. la surveillance régulière du niveau de la nappe phréatique dans les digues. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 155 . avait été pompée vers le bassin de résidus d'Enemossen. la méthode minière employée nécessite un remblayage. de sorte que le remblayage hydraulique n'a plus cours. 2002] A Tara. la surveillance des eaux évacuées et des audits des installations. les points de déversement sont déplacés en permanence le long de traverses faites de stériles. Ce type de remblai nécessite une capacité de drainage des résidus d'au moins 5 cm/h. Ainsi. Les sédiments solides du bassin de résidus et l'eau gravitaire sont amenés par gravité jusqu'à un bassin de clarification situé à 1 km du bassin de résidus pour y subir une clarification supplémentaire. Jusqu'en 2001. Chapitre 3 Les procédures systématiques d'exploitation comprennent la conduite journalière de l'installation. par des pipelines. la fraction supérieure à 50 μm étant renvoyée vers la mine. on utilisait un remblai hydraulique. Le bassin de résidus et le bassin de clarification sont formés par des bassins naturels (site de type en vallée). 1999] A Zinkgruvan.

21 : Caractéristiques des digues actuelles X-Y et E-F du site de Zinkgruvan [66. Caractéristiques Digue X-Y Digue E-F Capacité utilisée en déc. constituée d'un enrochement de protection contre l'érosion sur la face amont. 2002] Le bassin de résidus est aménagé dans une vallée et entouré de talus naturels et de deux digues. Lorsqu'il aura atteint sa hauteur définitive. pour abaisser le niveau de la nappe phréatique. d'une hauteur de 0. d'un cœur de till imperméable. il faut une plage de 30 à 50 m.5 1:1.5 Tableau 3. d'une couche filtrante de roches de protection calibrées et d'un épaulement aval de remblai rocheux.5 Pente aval de la digue 1:1. 2000 5.1 à 0. Les caractéristiques des digues et du bassin de résidus sont présentées au tableau ci-après.5 1:1.17 : Vue de dessus de l'IGR de Zinkgruvan [66.Chapter 3 Figure 3. Base metals group. Le bassin est construit sur une tourbière et couvre actuellement une superficie d'environ 50 ha. 2002] Pour éviter les poussières et l'oxydation.7 Capacité autorisée (depuis 1981) (Mm3) 7.5 m au-dessus du niveau de l'eau à proximité de la digue. on a recours à l'évacuation subaquatique.5 1:1. Les digues présentent une structure à zones. Or. Base metals group. Lors d'une 156 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .0 Surface totale du bassin de résidus (ha) 50 Surface totale du bassin de clarification (ha) 16 Volume des matériaux dans les digues (m3) 380000 170000 Matériaux issus d'une zone d'emprunt externe 70000 30000 Hauteur de la digue (m) 27 17 Longueur du sommet (m) 800 400 Largeur du sommet (m) 16 16 Pente amont de la digue 1:1. il couvrira environ 60 ha.5 Largeur de la berme de stabilisation (m) 7 7 Pente du côté aval de la berme 1:1.

Les eaux de décantation s'écoulent par gravité jusqu'au bassin de clarification. l'angle de repos est nettement plus important que pour une évacuation au-dessus du niveau de l'eau. partiellement recouverte de moraine ou de tourbe. La perméabilité de la moraine se situe entre 1 x 10-8 et 1 x 10-9 m/s. Figure 3. Durant les périodes sans neige et pendant l'hiver. Base metals group. Ces fractures sont perméables et drainées. Le cœur imperméable est constitué de moraine compactée. qui évacue automatiquement l'eau si le niveau dépasse un certain seuil. La capacité d'évacuation installée est de 0. Des excavations avaient été réalisées sous les digues.5 m du niveau d'eau du bassin. Elles ont pour fondation la roche naturelle. Afin d'assurer un remplissage uniforme du bassin. des contrôles de qualité ont été effectués en permanence sur la moraine et le matériau filtrant. Les digues E-F et X-Y sont construites comme des digues classiques.18 : Bilan hydrique de l'exploitation de Zinkgruvan [66. jusqu'à la roche mère ou au moins sur 4 m à l'intérieur de la moraine. Chapitre 3 évacuation subaquatique des résidus. ce qui correspond à une précipitation centennale et à une élévation maximale de 0. il est impossible d'éviter totalement les émissions de poussière. La plage est irriguée pendant la période sèche de l'année (printemps-été-automne). Des études hydrogéologiques menées dans la région indiquent que la roche mère de cette région comporte plusieurs zones de fracture. Le système de décantation est de type tour. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 157 . Un déversoir d'urgence est aménagé. ce qui provoque des infiltrations à partir du bassin. bien que plusieurs méthodes de couverture provisoire aient été testées. La moitié des eaux de décantation est réutilisée dans l'usine de traitement du minerai.7 m3/s (sans compter la capacité d'évacuation du déversoir d'urgence). Le bilan hydrique du bassin est indiqué sur la figure ci-après. les points de déversement sont constamment déplacés le long de traverses aménagées dans le bassin. comprenant principalement des essais et/ou contrôles de compactage et une caractérisation des matériaux (distribution granulométrique). provenant d'une zone d'emprunt. Pendant la construction des digues. pour relier le cœur imperméable de la digue à la fondation sous-jacente.

6 millions de tonnes de résidus sur toute la durée de vie du projet [75. La première de ces solutions a été considérée comme écologiquement inacceptable. sur une tourbière et il est entièrement étanche. il est prévu qu'il ne contiendra au total que 6. Bien qu'il ait été conçu pour un volume maximal de 10 millions de tonnes de résidus. ici. Les 6. à savoir le dépôt des résidus : • dans un plan ou cours d'eau de surface. Or. Lors du processus décisionnel ayant abouti à une méthode préférentielle de gestion des résidus. rivière ou mer • dans la mine en tant que remblai • dans un bassin de résidus en surface. les principales méthodes disponibles de gestion des résidus ont toutes été abordées et évaluées. Minorco Lisheen/Ivernia West. Ce processus est décrit ci-après. une retenue de type dyke annulaire (de type paddock) a été proposée. Ce système présenterait les avantages suivants : • une réduction des volumes de résidus à entreposer en surface • un soutènement du toit de la formation afin de limiter les affaissements de surface • la gestion des résidus dans un milieu souterrain qui sera définitivement immergé après la fermeture. est telle qu'il n'existe aucune vallée ou colline susceptible de constituer un emplacement potentiel pour un bassin de résidus. et de ce fait.9 millions de tonnes de résidus. L'implantation de la mine et la séquence d'extraction permettent le remblayage souterrain de 6.6 millions restants doivent par conséquent être gérés dans une retenue en surface. La topographie de Lisheen. Principales méthodes de gestion des résidus Trois méthodes principales de gestion des résidus ont été étudiées pendant la phase de conception.Chapter 3 Conception d'une nouvelle IGR à Lisheen L'IGR probablement la plus moderne d'Europe a été construite récemment à la mine de Lisheen. l'exploitant a adopté une philosophie selon laquelle la politique la plus souhaitable de gestion des résidus est celle qui consiste à utiliser le plus possible de résidus comme remblais dans les exploitations souterraines. à une distance raisonnable de l'usine de traitement du minerai. 1995]. d'où l'impossibilité d'une oxydation • la récupération de minerai la plus importante possible. 158 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . dans des conditions contrôlées. avait toutefois été accepté comme meilleure pratique dans plusieurs exploitations du nord du Canada. Lors de la phase de conception de l'IGR de Lisheen. Ce bassin a été aménagé en terrain plat (de type paddock). les différentes méthodes ont été étudiées en fonction des critères élémentaires de construction et des critères de conception plus détaillés de l'IGR. Le déversement dans un lac. par exemple lac.

Pour satisfaire ces exigences. sa perméabilité à l'état non comprimé et comprimé et ses propriétés d'atténuation. les décisions suivantes ont été prises : • il fallait un système de digue de retenue ou de bassin de résidus pour retenir l'eau de telle sorte que les résidus soient évacués et maintenus sous l'eau • il fallait gérer les résidus dans un bassin aussi imperméable que possible afin de réduire au minimum les infiltrations vers la nappe phréatique. dont l'utilisation comme élément d'un revêtement composite est extrêmement intéressante. Chapitre 3 Autres éléments pris en compte Il s'était avéré que les résidus exposés à l'oxygène étaient susceptibles d'engendrer de l'acide. on a procédé à un programme d'essais. la tourbe présente l'avantage de pouvoir atténuer la libération d'un grand nombre des polluants susceptibles de se trouver dans d'éventuelles eaux d'infiltration. Les grandes zones marécageuses de la région contiennent une tourbe à faible perméabilité. on a estimé qu'il fallait un revêtement de faible ou très faible perméabilité et doté d'une capacité d'atténuation. Sur la base de ces deux éléments. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 159 . Dans le but d'identifier la résistance de la tourbe. De plus. et que les eaux interstitielles des résidus contenaient certains ions métalliques.

de limiter les effets sur la communauté locale et l'environnement. Les objectifs du processus de sélection étaient. une surface de 80 à 120 ha était nécessaire. une évaluation détaillée des emplacements possibles. Minorco Lisheen/Ivernia West. Méthodologie Le choix du site de l'IGR impliquait une évaluation des facteurs économiques. des recherches au plan régional pour trouver une cuvette ou vallée topographique qui favorise un système de gestion des résidus dans un rayon de 15 km de l'emplacement de l'usine de traitement du minerai 2. Les résidus s'étant révélés avoir un effet acidifiant net. et à cause du rabattement minime qui se produit sous l'IGR. sans faille majeure et présentant un faible risque de paléokarst. il avait été décidé que l'installation de retenue devrait empêcher l'oxydation de la pyrite et devrait être pourvue d'un revêtement étanche pour limiter l'infiltration des eaux dans le réseau des eaux souterraines. l'identification d'emplacements possibles 4. à savoir : prévoir un revêtement artificiel composite si le site était situé sur des terres agricoles ou. L'IGR consiste en un remblai de terre. l'utilisation de la faible perméabilité et du fort potentiel d'atténuation de la tourbe comprimée faisant partie d'un revêtement composite. Le processus de sélection du site comportait quatre étapes. Ce rayon était basé sur des considérations de pompage et sur l'absence de sites topographiques adaptés dans la zone immédiatement au-delà de ce rayon 3. Cette superficie se basait sur une masse volumique sèche conservatrice de 1. La tourbe a été totalement éliminée de l'empreinte de la digue et la digue est entièrement construite sur un till ou une roche mère ferme. qui forme une digue autour de la zone de retenue. Ce calcaire est une formation Waulsortienne dolomitisée du carbonifère inférieur compétente au plan géotechnique. par conséquent.8 t/m3. Deux méthodes permettant cela ont été présentées.Chapter 3 Sélection Il avait été établi que la masse maximale de résidus à gérer en surface serait de 10. Les 160 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .0 millions de tonnes et que l'IGR devrait comporter une barrière de faible perméabilité entre les résidus et le système local d'eau souterraine. [75. L'étude du site n'a révélé aucune cavité ouverte ou remplie et pour cette raison. et sur une hauteur moyenne relativement faible d'environ 10 m des résidus.6 t/m3 in situ. bien que la conception se soit ensuite basée sur 1. écologiques et techniques. à savoir : 1. même si elles existent. tout en répondant aux exigences techniques de la manière la plus économique possible. Sur la base de caractéristiques topographiques moyennes et d'une épaisseur raisonnable des résidus. Le périmètre de l'IGR est une digue large constituée de remblai stabilisé à zones dont la section est conçue et aménagée pour agir en tant que structure de retenue d'eau. une recherche localisée en vue d'éliminer les zones inadaptées dans un rayon de 8 km. s'il se trouvait sur une tourbière. 1995] Description de l'IGR construite L'IGR a été construite sur une tourbière qui était constituée de jusqu'à 4 m de tourbe recouvrant un till glaciaire sur une roche mère calcaire. l'assèchement de la mine avoisinante ne provoque aucune réactivation des caractéristiques paléokarstiques.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 161 . Ces drains s'étendront du départ du drain de couverture sous la digue. 1995] Les digues ont été conçues pour s'élever à une hauteur maximale de 15. et sur les digues. jusqu'à 50 m à l'intérieur du pied de la digue. Le sommet des digues mesure 6 m de large pour permettre d'accéder à celles-ci pendant leur construction et leur exploitation. Un faible volume de percolation. dans les zones où la tourbe mesure moins de 1. La tourbe de cette tourbière est généralement suffisamment épaisse et possède les caractéristiques physiques et chimiques nécessaires pour limiter la percolation et éliminer différents composants métallifères des eaux d'infiltration. La perméabilité et la résistance de la tourbe sont suffisantes pour lui permettre de fonctionner avec une géomembrane pour former un revêtement composite capable de retenir les résidus et leur eau interstitielle. à la diminution de la masse volumique à sec des résidus in situ ou à une modification des quantités de remblai. La plus grande partie de la zone de retenue reposera sur la tourbière. Cela permet la possibilité d'un recours à une capacité supplémentaire. Chapitre 3 digues sont faites de matériaux de remblai compactés. et capteront une partie des eaux qui vont être libérées lors de la compression de la tourbe. la tourbe va se comprimer pour devenir un revêtement naturel d'une perméabilité inférieure à 1 x 10-9 m/s. Sous le poids des résidus.5 m pour faire face aux 2. estimé à 34 m3/jour. suite à la découverte d'une réserve supplémentaire de minerai. La figure ci-après présente une vue en coupe transversale de la digue. Sur la périphérie interne des digues.19 : Vue en coupe de la digue de l'IGR de Lisheen.5 m au-dessus du till qui se trouve sous la tourbière. Figure 3. Les digues sont initialement érigées à une hauteur maximale de 9. Minorco Lisheen/Ivernia West. au niveau de la base de la tourbe.5 m d'épaisseur. pourrait traverser le revêtement composite par suite de perforations dans la membrane. Il est vraisemblable que la plus grande partie de cette eau sera captée dans les drains périphériques et réinjectée dans la retenue. ainsi qu'une partie des eaux de percolation. Une série de tubes de drainage crépinés de 100 mm de diamètre ont été installés sur la périphérie interne. Le bassin se trouve à droite de la digue [75. provenant d'emprunts ayant des pentes amont et aval respectivement de 1:3 et de 1:2. un revêtement d'argile géosynthétique a été placé sous la géomembrane pour compléter le système de retenue.8 millions de tonnes de résidus qui seront évacuées en surface pendant les six premières années de l'exploitation.

Du fait d'une pluviométrie annuelle nette d'environ 450 mm. la retenue était immergée sur une profondeur minimum de 1 m pour assurer la couverture des résidus. et les eaux excédentaires de l'IGR sont traitées dans l'installation de traitement des eaux d'exhaure avant d'être évacuées vers les cours d'eau.Chapter 3 Au démarrage. on observe généralement un excédent d'eau dans le bassin de résidus. Les eaux de charriage des résidus sont renvoyées à l'usine de traitement du minerai pour y être réutilisées. 162 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Les eaux de percolation et de ruissellement des digues sont captées par le drain de surface situé autour de l'IGR et réinjectées dans le bassin. 1995] En bref. [75. et des faibles volumes d'eau de percolation. notamment du fait de l'aptitude de la tourbe à fixer les ions métalliques • eaux de décantation et bilan hydrique • acheminement et évacuation des résidus. Les résidus étaient mis en place sous la surface de l'eau grâce à un système de distribution flottant qui effectuait un lent mouvement de va et vient à travers la retenue pour produire une couche de résidus relativement uniforme afin de limiter les différences de charge sur le revêtement tourbeux. avant tout dépôt de résidus. Minorco Lisheen/Ivernia West. les facteurs suivants ont été pris en compte : • stabilité  stabilité de la digue  stabilité de la fondation (ici. pour la conception du revêtement et des digues. la tourbe) • percolation : les vitesses de percolation ont été calculées sur la base de différents scénarios de défaillance • qualité des eaux de percolation : on a conclu que les eaux de percolation respectaient généralement les normes de potabilité. Cette opération se fera par le biais de pipelines flottants (voir figure ci-après). Il a été décidé que les résidus seraient évacués de manière subaquatique pour éviter l'oxydation des sulfures.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 163 . Chapitre 3 Figure 3.20 : Système de distribution des résidus de Lisheen Les têtes de distribution situées aux extrémités de chaque pipeline sont reliées à un treuil réversible à commande électrique (voir figure ci-après) qui passe sur une poulie principale.

Stokes. [41.Chapter 3 Figure 3. 2002] 164 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Le programme suivant a été mené durant l'installation du revêtement : • essais de sol du matériau de remblai de la digue • essais destructifs et non destructifs du revêtement en PEBDL • essais destructifs et non destructifs des soudures du revêtement • contrôle du revêtement d'argile géosynthétique • analyse par micro gravité pour rechercher d'éventuelles caractéristiques karstiques • recherche de fuites sur le revêtement. La documentation du contrôle qualité in situ du revêtement de l'IGR comportait les documents suivants : • formulaire de contrôle d'inventaire des matériaux géosynthétiques • registre de déploiement de panneaux de géomembrane • registre d'essais sur couture de géomembrane • registre des coutures de géomembrane • registre d'essais de pression sur couture de géomembrane • registre des essais à vide (à l'étincelle) sur couture de géomembrane • registre de défauts de géomembrane • registre des géomembranes • enregistrement d'essais destructifs sur géomembrane • registre d'échantillons d'essais destructifs sur couture de géomembrane • registre des panneaux de revêtement d'argile géosynthétique • enregistrement d'essais sur bentonite d'accessoires de revêtement d'argile géosynthétique • registre de suivi des échantillons ayant échoué aux essais destructifs.21 : Treuil électrique commandant le pipeline de distribution des résidus à l'IGR de Lisheen Lisheen utilise une membrane en PEBDL (polyéthylène basse densité linéaire) comme élément de son système de revêtement.

2. la pression interstitielle des digues est surveillée de façon hebdomadaire ou mensuelle à l'aide de 13 piézomètres installés dans la digue (surveillance manuelle). Irish EPA. de Boliden et de Garpenberg font l'objet des procédures systématiques de sécurité des digues établies dans le manuel d'exploitation. Il n'existe pas de plan d'urgence documenté.2.1). Base metals group. la surveillance des eaux évacuées et des audits des installations. [62. 2002]. 2001]. Les commentaires sont consignés dans un "fichier de sécurité des digues" qui est obligatoire en Finlande pour tous les types de zones de gestion des résidus. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 165 . Chaque jour. de surveillance et d'entretien (ESE) des bassins de résidus (voir Section 4. Aucune évaluation formelle des risques n'a été effectuée sur l'un ou l'autre des sites. [41. l'évacuation du bassin de finition et les tuyaux destinés à l'acheminement du sable [63.3 Sécurité de l'IGR et prévention des accidents Les bassins de résidus d'Aitik. Chapitre 3 Toutefois. Le système a été conçu et construit de telle sorte que l'eau de surface de la zone des résidus puisse être maintenue en équilibre et que l'eau excédentaire provenant des précipitations puisse être éliminée de manière contrôlée. Chaque valeur relevée est comparée à un seuil d'alarme à partir duquel on effectue une enquête de suivi approfondie afin de détecter pour quelle raison on a obtenu une valeur anormale. 65. Lorsqu'elles étaient accessibles. les bassins ont été conçus à partir d'un bilan hydrique équilibré. elles ont ensuite été réparées. des contrôles récents ont montré qu'un certain nombre de fuites et de déchirures s'étaient produites dans la membrane de revêtement synthétique [76. A Pyhäsalmi et Hitura. 2002]. autrement dit. La zone de l'IGR est contrôlée chaque jour par les exploitants de l'usine de traitement du minerai. Au point de déversement est installé un indicateur automatique du niveau d'eau qui est relié au système d'information de l'usine de traitement du minerai. chaque site procède à des opérations de surveillance systématique spécifiques. Les problèmes d'ingénierie et de stabilité ont été réglés par des spécialistes extérieurs avant que ne soient érigées toutes les digues du site de Hitura site. le sol sous-jacent avait été analysé avant que ne commence la construction de la digue. Ces contrôles incluent les talus.3. conformément aux nouvelles lois. les digues sont contrôlées par des personnels de l'usine de traitement du minerai. inspectée chaque année par un expert indépendant et tous les cinq ans par l'autorité de sécurité des barrages. Les opérations d'exploitation systématiques appliquées comprennent également la surveillance régulière du niveau de la surface phréatique dans les digues. 2002. Himmi. à Garpenberg. [64. 2002] 3. Par exemple. En outre. Base metals group.1. Base metals group. mais il est prévu qu'un tel plan soit élaboré dans un proche avenir. L'exploitation pratique une politique de type "porte ouverte" qui comprend : • un bureau d'information sur l'environnement au niveau de la municipalité • la publication de toutes les données de surveillance dans des rapports mensuels et annuels adressés aux autorités • des registres de plaintes • des projets scolaires annuels. Stokes.3.

un aéroglisseur. et les personnels coopèrent étroitement avec la station de sauvetage minier. une haveuse et du matériel lourd de terrassement (excavatrices. généralement dans un délai d'un an. De nombreux instruments de surveillance ont été installés. grue). La surveillance et la consultation sont effectuées par une équipe d'experts indépendants (IBE – International Board of Experts). l'IBE a rédigé un rapport géotechnique sur la sécurité et les possibilités d'évolution du bassin actuellement en service. Ce rapport comportait des analyses approfondies du sous-sol ainsi qu'une détermination des propriétés géotechniques des résidus. s'appuient sur la "méthode par l'observation" appliquée à l'évolution à long terme du bassin de résidus. La réserve destinée au stockage périodique de l'eau excédentaire a une capacité d'environ 8 millions de m3. chargeurs. Des systèmes numériques d'enregistrement. La surveillance du bassin se fait en coopération avec plusieurs experts externes. une surveillance scientifique a été mise en place pour assurer la sécurité des structures hydrauliques.5 m. La surveillance est effectuée par les concepteurs. de transfert et de stockage des données de surveillance sont également mis en œuvre. Le volume d'eau total disponible dans le bassin est donc de 13 à 14 millions de m3. Un système de communication (filaire et sans fil) et un système d'alarme sont en place. La largeur de la plage est maintenue au minimum à 200 m. conditions de percolation. et des drains circonférentiels ont été installés dans les résidus. la réserve supplémentaire pour les eaux de pluie étant d'environ 1 million de m3. Les activités de l'IBE. Les résultats sont analysés et les conclusions sont ensuite tirées. En outre.Chapter 3 Le bassin de résidus de l'exploitation du bassin cuprifère de Legnica-Glogow fonctionne sous le contrôle d'une division séparée. avec un franc-bord minimum de 1. coordonnées par le PGE (Polish Geotechnical Expert : groupement des experts géotechniques polonais). 166 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . tracteurs. Pendant la période 1992-1999. des gradins de stabilisation ont été placés dans certaines sections. Le volume normal d'eau du bassin est de 5 à 6 millions de m3. Les données techniques suivantes étaient établies : paramètres des sols et des résidus. bulldozers. et un programme de surveillance. Les personnels qui travaillent sur le bassin ont accès à des véhicules tout-terrain. condition de stabilité des talus. Le sommet des digues est éclairé en permanence car les routes qui se trouvent sur le sommet des digues et sur les gradins inférieurs des digues sont continuellement utilisées. appelée "division des installations hydrotechniques".

humidité Tableau 3.  clinomètres. à deux niveaux avec transfert des signaux à la station principale Propriétés des résidus et du sous-sol (selon le Matériel Hyson. CPTU DMT. deux fois par an)  inspection par l'autorité compétente  système de transducteurs linéaires dans le corps de la digue d'amorçage. sur le périmètre du bassin. B et C chaque mois ou. mesures trois fois par jour Distance minimum entre la côte et le sommet de la Repères de distance + jumelles avec digue – 200 m télémètre Contrôle de la position de la ligne phréatique dans les résidus et dans le corps de la digue  niveau d'eau piézométrique dans le corps de la  groupes de piézomètres : 7 sections digue d'amorçage et dans les résidus transversales avec mesure en continu et transfert de données à la station principale  niveau d'eau piézométrique dans le corps de la  groupes de piézomètres : 7 sections digue d'amorçage et dans les résidus. 2002 #113] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 167 . une fois par mois Stabilité des talus  examens visuels systématiques  contrôles exceptionnels. pour certains. tous les 10 jours  niveau d'eau à proximité des bandes  12 groupes de piézomètres dans les drainantes circonférentielles dans les résidus résidus à une distance de 10 m en amont et de 20 m en aval de l'axe de drainage  pression interstitielle dans les argiles tertiaires  piézomètres Mesures de déversement des eaux de drainage :  fossés  une fois par mois  bandes drainantes circonférentielles dans les  deux fois par an résidus  deux fois par an  drainage de la digue d'amorçage  trois fois par semaine  barrière de puits en aval de la digue Déplacements de la digue  repères. Chapitre 3 Paramètre de contrôle Surveillance appliquée/ fréquence de surveillance Contrôle du niveau d'eau dans le bassin Piézomètre . Conditions météorologiques dans la zone du Station météorologique bassin : pluviométrie. température. programme établi par les superviseurs scientifiques dispositif de prélèvement d'échantillons et le concepteur) Mostap Activité parasismique induite par l'exploitation Accéléromètres en cinq sections minière à une distance minimum de 800-900 m et transversales avec transducteurs en pied sur 2 km au maximum de talus et au sommet de la digue et en 1 section dans les résidus. essais CPT.22 : Paramètres de contrôle et surveillance appliquée dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow [KGHM Polska Miedz. à transversales avec mesures manuelles proximité des pipelines A. vitesse et direction du vent. deux fois par an. notamment après de fortes vibrations et pendant de fortes pluies  inspection périodique par un comité chargé de l'état technique de la structure (une fois par mois.

des mesures d'urgence appropriées et un plan d'urgence ont été préparés en cas d'accident.6. voir Tableau 4. [KGHM Polska Miedz. élaborées par l'industrie hydroélectrique.5 et de 1. tous les 6 mois) (X) de soutènement Niveau d'eau dans la X. Pour les digues de Zinkgruvan. les digues du bassin de résidus (E-F et X-Y) sont classées type 1B et celles du bassin de clarification sont classées type 2. en continu tous les 6 mois Déplacements du sommet de X. tous les 6 mois (X. une plage d'une largeur de plus de 30 m est maintenue sur le côté amont des digues. tous les 6 mois) (X) Pression interstitielle au (X. un classement des risques du bassin de résidus et du bassin de clarification a été effectué dans le cadre du système RIDAS (directives relatives à la sécurité des barrages. l'aplanissement de la pente des digues de 1:1. () = la mesure est importante mais peut être omise dans certains cas.5 à 1:3. Tableau 3. les mesures applicables sont. tous les ans) la digue Déplacements des talus (X. Les résultats indiquent des coefficients de sécurité de 1. tous les 6 mois) fondation X = la mesure doit être obligatoire si elle est faisable. tous les 6 mois (X. entre autres choses. 2002 #113] A Zinkgruvan. Base metals group.23 : Régime de mesures élémentaires à appliquer aux nouvelles digues [66. 2002] La stabilité des deux digues a été évaluée grâce à l'aide d'experts externes.5 vers une pente de 1:2. Ce classement indique les mesures (minimum) de sécurité et les programmes de contrôle à appliquer. Ils ont entraîné des modifications des procédures d'exploitation systématiques concernant le dépôt de résidus dans la digue. Le niveau de pression interstitielle est surveillé fréquemment (tous les mois. Les digues de classe 2 doivent seulement être capables de déverser la crue centennale • la surveillance des digues de classe 1 et 2 doit se dérouler conformément au tableau ci-après. Paramètre Classe de conséquence 1B Classe de conséquence 2 Percolation X. principalement à cause de l'érosion interne des digues.Chapter 3 Le bassin de résidus ayant été classé structure à haut risque.0 et la surveillance du débit des infiltrations. voire plus souvent si des niveaux anormaux sont relevés) par des piézomètres installés sur les digues. la mise en place de relevés piézométriques. 168 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . tous les ans) (X) niveau du cœur Niveau d'eau dans le remblai (X. Le système d'alarme et les abris d'évacuation destinés à la population locale sont actuellement en cours de construction. Un programme de sécurité des digues est néanmoins en cours comprenant. les suivantes : • audit des digues de classe 1 au moins tous les 3 ans et des digues de classe 2 tous les 6 ans • les digues de classe 1 doivent être capables de déverser la crue centennale et de stocker un événement de crue de classe 1. en coopération avec les autorités locales et gouvernementales.2). Selon ce classement. entre autres. Pour abaisser la pression interstitielle et empêcher ainsi l'érosion interne des digues de se poursuivre. Un certain nombre d'incidents se sont produits au fil des années.

Des instruments permettant la lecture du gradient de potentiel électrique afin d'enregistrer les eaux ruisselant à travers les digues en remblai constituent une méthode supplémentaire de surveillance de l'état des digues. Figure 3.22 : Fossé pour le captage et la mesure de débit des eaux d'infiltration le long de la digue [66. Toutes les observations sont consignées dans un registre • audits environnementaux annuels de l'ensemble du site. En outre. Base metals group. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 169 . niveaux d'eau. des relevés piézométriques sont inclus dans le programme de surveillance. Ce contrôle porte également sur les pipelines destinés aux eaux et aux résidus. Lors de ces inspections. Chapitre 3 Un programme de contrôle pour la sécurité des digues. Le débit de fuite des digues est mesuré au pied de celles-ci (stable autour de 5 à 10 l/s). comporte les principaux éléments suivants : • audits externes annuels du bassin de résidus. Depuis 2001. trois puits de contrôle ont été construits. convenu avec l'autorité compétente. on vérifie les digues pour rechercher d'éventuels dommages. poussées dues aux glaces et événements de forte pluviométrie. afin d'enregistrer le gradient hydraulique sur la digue. afin de mieux surveiller et contrôler le débit et la qualité des eaux d'infiltration. y compris des installations du bassin de résidus • inspections annuelles par des experts de l'autorité compétente • maintien de communications régulières avec le consultant concepteur de la digue. Les installations de captage et de mesure des eaux d'infiltration des digues sont illustrées sur les figures ci-après. ainsi que sur les installations d'évacuation • inspection hebdomadaire des digues par le service environnemental du site. Un total de 21 piézomètres à commande manuelle ont été installés. des digues et du bassin de clarification.

Chapter 3

Figure 3.23 : Autre fossé pour le captage et la mesure de débit des eaux d'infiltration le long de la
digue
[66, Base metals group, 2002]

Un manuel de sécurité des digues, destiné à aborder toutes les questions liées à la
gestion des résidus, est en cours de rédaction. Il abordera les aspects suivants :

• organisation de la sécurité des digues
• plans d'urgence
• évaluation des risques, conséquences pour l'environnement et classement de ces
conséquences
• conception et construction
• hydrologie et système de décantation
• surveillance systématique
• plans de fermeture de l'installation
• autorisations officielles et autres documents d'importance.
[66, Base metals group, 2002]

170 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

A Lisheen, le système de surveillance appliqué à cette IGR est le suivant :

Tableau 3.24 : Exemple de système de surveillance d'une IGR
[41, Stokes, 2002]

L'annexe 2 fournit plusieurs exemples de défaillances de digues, principalement dans
des exploitations de métaux communs.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 171

Chapter 3

3.1.2.3.4 Fermeture et entretien après fermeture

Le plan de déclassement d'Aitik porte en particulier sur les trois parties principales de
l'exploitation, à savoir les zones de stériles, le bassin de résidus et la zone industrielle,
qui comprend la mine à ciel ouvert. Pour ce qui est des résidus, l'évaluation de leurs
propriétés d'altération est en cours. Les résultats obtenus à ce jour indiquent qu'une
couverture humide n'est pas nécessaire. Les mesures prévues se limitent donc à répandre
de l'engrais et à semer de l'herbe et des graminées pour empêcher l'érosion par le vent de
la couche supérieure. L'angle de pente des digues entourant le dépôt de résidus et le
bassin de clarification sera modifié à 1:3 et de l'herbe sera semée sur les talus.
[63, Base metals group, 2002]

A Aznalcollar, après l'accident, le programme d'urgence a évolué vers un déclassement
complet de la digue rompue et de la totalité du bassin. Cela impliquait, entre autres :

• détournement du cours d'eau voisin
• construction d'un mur parafouille imperméable contre les infiltrations autour des
faces nord et est de la digue
• installation d'une barrière hydraulique comprenant un système de rétropompage à
l'intérieur du mur parafouille
• coupure et modification de la pente de la digue à 3:1 et couverture de celle-ci
• remodelage de la surface des résidus pour limiter les infiltrations et contrôler les
eaux de ruissellement de surface
• aménagement d'une couverture végétale composite sur la surface remodelée des
résidus. A partir des résidus, cette couverture est constituée d'une couche géotextile,
de 50 cm de stériles, d'une couche de colmatage de 10 cm, de 50 cm d'argile
compactée, d'une couche de protection de 50 cm et de végétation.
[68, Eriksson, 2000]

Le plan de déclassement du bassin de résidus de Boliden est décrit à la section 3.1.6.3.4.

A Garpenberg, d'après les résultats de modélisation hydrogéologique, la partie haute
du bassin de résidus de Ryllshyttan sera presque totalement saturée d'eau souterraine.
Des zones limitées le long des digues ouest et sud auront une couche arable en partie
non saturée.

D'après le plan de déclassement, le bassin de résidus sera recouvert de végétation. En
référence à beaucoup d'autres sites, il est probable qu'un ensemencement direct de la
surface des résidus avec l'adjonction de nutriments constituera une solution économique
et réaliste. En cas de problème, des mesures destinées à renforcer la végétation seront
prises, comme l'application d'une couverture organique ou similaire. Les zones qui
restent non saturées le long des digues seront recouvertes en cas d'acidification. Les
digues, susceptibles de contenir des matériaux acidifiants, seront recouvertes d'une
couverture artificielle de 1,1 m d'épaisseur contenant une couche de 0,4 m d'argile
compactée comme agent d'étanchéité. La pente des digues sera modifiée à 1:2,5 à 1:3.0
avant que celles-ci ne soient recouvertes et reverdies. La partie basse du bassin de
résidus (la partie actuellement en activité) est située de telle manière qu'elle permet de
garantir un bilan hydrique positif, de sorte qu'elle restera immergée.

Pendant plusieurs années, des contacts ont été entretenus avec une usine à papier
voisine, à propos d'une utilisation éventuelle de leurs déchets organiques à des fins de
remise en état. Ces contacts ont abouti à un programme d'essai qui a été lancé après la

172 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

construction de la partie haute du bassin, en 2000. Cette fabrique de papier produit une
boue organique et un produit à base de cendres volantes, combinaison dont les
propriétés rendraient le matériau apte à servir de couverture. La réserve de ce matériau
est suffisante pour recouvrir la totalité de la surface du bassin dans les 5 à dix
prochaines années, et pourrait constituer une solution technique robuste et écologique.
[64, Base metals group, 2002]

Un plan préliminaire de fermeture et entretien après fermeture a été élaboré à Hitura,
plan qui n'a pas encore été approuvé par les autorités [62, Himmi, 2002].

A Lisheen, des plans de fermeture ont été élaborés dans le cadre des procédures
initiales de délivrance des autorisations, et seront révisés tous les ans. Cinq années de
soins actifs et dix années de soins passifs seront probablement nécessaires. Pour l'IGR,
une immersion définitive, en raison du potentiel acidifiant des résidus, serait la
meilleure solution. La protection des digues contre l'érosion sera assurée par la
végétation et, si nécessaire, par une couverture rocheuse [75, Minorco Lisheen/Ivernia
West, 1995].

Un financement de fermeture d'environ 14 millions d'euros (y compris entretien
perpétuel après fermeture) a été mis en place avec les autorités depuis le début de la
construction (c'est-à-dire 11 millions de livres irlandaises).
[41, Stokes, 2002]

A Pyhäsalmi, le plan de fermeture du premier bassin de résidus rempli (bassin A) a été
finalisé et présenté aux autorités environnementales, mais il n'est pas encore
officiellement approuvé. Les coûts de fermeture sont estimés à environ 1 million d'euros
pour ce bassin. Aucun plan détaillé n'existe pour les autres bassins, mais le coût total de
fermeture et d'entretien après fermeture pour les résidus de Pyhäsalmi est estimé à 5,4
millions d'euros. Ce coût est révisé tous les ans. Les 5,4 millions d'euros nécessaires à la
fermeture ont été réservés, dans le compte de résultat de l'entreprise, pour couvrir les
coûts de fermeture et d'entretien après fermeture. Les fonds n'ont toutefois pas été
déposés. Par conséquent, il n'existe aucun mécanisme d'assurance si l'entreprise connaît
des difficultés économiques.

La production est programmée pour durer encore 15 ans. Il sera donc possible de
recueillir des données sur le comportement à long terme des matériaux et des digues du
bassin A. Ces données serviront à planifier la fermeture future des autres digues.

Le mode de surveillance future de la zone de gestion des résidus, autrement dit, après la
fermeture, n'a pas encore été déterminé. Le principal objectif des travaux d'entretien
après fermeture sera d'empêcher la formation de DA par les résidus (de 5 à 10 % de
soufre) et d'éviter de devoir capter et traiter indéfiniment les eaux de drainage.

Au niveau du bassin A, les résidus seront recouverts de 80 cm de terre. La couche
inférieure sera constituée de limon et d'argile (d'environ 30 cm d'épaisseur) et la couche
supérieure, de moraine. L'épaisseur de la couverture a été décidée en fonction de critères
de conception propres au site et des matériaux disponibles à l'échelle locale. D'autres
matériaux de couverture avaient également été envisagés, par exemple de la tourbe, du
sable, etc., mais le choix final s'est fait sur la base de motifs économiques et techniques,
là encore avec une prise en compte de la disponibilité des matériaux à l'échelle locale.
La partie centrale du bassin A restera immergée. Il faut construire un système de

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 173

Chapter 3

contrôle du niveau de la surface de l'eau, qui comportera une tour de décantation et une
buse. Enfin, la surface de la zone traitée sera recouverte d'une végétation adaptée.
[62, Himmi, 2002]

Grâce aux réserves de minerai existantes et indiquées, on estime que la mine de
Zinkgruvan pourrait avoir une durée d'exploitation d'encore au moins 15 ans. Les plans
de réhabilitation des zones concernées par l'exploitation minière sont conçus en fonction
de l'état actuel de la technique de réhabilitation. La technologie et les exigences émises
par les autorités évoluant en permanence, ce plan de fermeture peut être considéré
comme un modèle, développé à partir des exigences et des normes d'aujourd'hui.

La réhabilitation de la zone de résidus précédente a commencé en 1982, avec la
construction d'un parcours de golf de 18 trous et a été finalisée en 1991, avec
l'aménagement d'une marina, d'une plage et d'habitations au centre de la zone. Un
programme de surveillance des eaux réceptrices de l'eau provenant de la zone du terrain
de golf est en cours.

Jusqu'à ce que les installations actuellement en service aient été déclassées, le plan de
fermeture sera révisé au moins tous les cinq ans.

Il est prévu que la retenue de résidus actuelle sera asséchée et recouverte. Une fois que
la zone aura été restaurée et réhabilitée, les terrains seront rendus à leurs propriétaires
originels. A ce stade, ils pourront être utilisés aux mêmes fins qu'avant la mine, par
exemple pour de l'exploitation forestière.

Le calendrier prévisionnel des travaux de réhabilitation dépend de la durée
d'exploitation de la mine et par conséquent, les travaux ne commenceront pas avant la
fin de l'exploitation de la mine, aujourd'hui estimée aux alentours de 2025. Selon le
mode d'extension qui aura été choisi pour la zone de retenue des résidus, dont on estime
actuellement qu'elle atteindra les volumes autorisés autour de 2007, il sera peut-être
nécessaire de réhabiliter la retenue de résidus actuelle plus tôt. Si les autorités exigent la
construction d'un nouveau bassin de résidus, alors la réhabilitation des installations
existantes aura lieu.

Lors de la demande d'une nouvelle autorisation, l'extension du bassin actuel de résidus
est la première solution. Cette exploitation est capable au plan technique, en surélevant
la digue, de gérer des quantités de résidus correspondant à 25 années supplémentaires de
production de minerai. L'élévation de la digue à une hauteur correspondant à la durée de
vie de la mine implique qu'aucune mesure de réhabilitation ne sera prise avant la
fermeture de la mine. Une exception à cette règle concerne les parois aval des digues,
qui peuvent être réhabilitées avant la restauration définitive.

Une couverture "humide" du bassin existant est impossible car la zone de captage est
trop restreinte pour garantir une surface d'eau permanente pour couvrir cette zone. Il
faut donc prévoir une couverture "sèche" afin de limiter les infiltrations et diffusions et
empêcher l'eau et l'oxygène d'atteindre les résidus.

Une fois que le bassin aura été asséché, les digues ne subiront plus la pression de l'eau.
Les parois des digues pourront au contraire être classées comme des formations de terre
stables soumises à la pression de la nappe phréatique. A ce stade, les digues ne pourront
plus être inondées et ne subiront pas d'érosion interne, deux facteurs qui sont
normalement à l'origine de la plupart des ruptures de digues. En période de crue, il est
toutefois important d'empêcher l'eau de pénétrer dans le bassin.

174 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

Des mesures seront prises pour assurer la stabilité physique et chimique des digues et
des résidus gérés dans le bassin. Pour assurer la stabilité à long terme et l'accès aux
engins lourds, il est possible d'aplanir la pente des digues, en la faisant passer de la
valeur actuelle de 1:1,5 à 1:2,5 ou 1:3. La plus grande partie des matériaux nécessaires à
l'aplanissement des talus seront mis en place simultanément à l'élévation continue des
digues.

Les talus et la surface du bassin seront végétalisés pour résister à l'érosion et pour
s'intégrer harmonieusement au paysage.

La réhabilitation définitive du bassin de résidus peut se résumer ainsi :
• creusement de fossés de dérivation le long des talus naturels avoisinants, sur environ
2000 m
• assèchement et consolidation du bassin
• contourage de la surface du bassin
• aplanissement des pentes aval de la digue
• mise en place d'une couverture anti-poussière
• mise en place de la couverture définitive
• reverdissement de la couverture.

Le tableau ci-après présente la structure de couverture prévue. Cette proposition
s'appuie sur les recommandations des autorités, sur les pratiques au plan international et
sur l'expérience tirée d'autres projets de réhabilitation dans des paysages similaires. La
conception de la couverture est susceptible d'évoluer dans le temps, la fermeture étant
prévue dans un lointain avenir. La proposition ci-après a été choisie dans le but de
remplir sa fonction avec une bonne marge. L'hypothèse est qu'on utilisera les matériaux
suivants pour former une couverture, du haut vers le bas :

0.2 m Terre végétale

0,5 m Couverture de protection en moraine
0,2 m Couche de drainage en moraine
0,2 m Couverture étanche de faible perméabilité
0,2 m Couche anti-poussière de débris de roche ou de
sable et de gravier
- Résidus

Tableau 3.25 : Structure d'une couverture à l'IGR de Zinkgruvan
[66, Base metals group, 2002]

La surface de l'eau du bassin de clarification sera abaissée à un niveau qui peut être
maintenu par les précipitations naturelles dans la zone de captage. A ce niveau, des
zones limitées comportant des résidus seront exposées, principalement dans la partie
haute (sud) du bassin. Dans ces zones, il suffira sans doute d'utiliser une couverture d'un
type plus simple que celle utilisée au niveau du bassin de résidus. Cette couverture
simplifiée serait constituée de 0,2 m de terre végétale et d'encore 0,2 m de moraine.
[66, Base metals group, 2002]

3.1.2.4 Gestion des stériles

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 175

Chapter 3

Dans tous les sites où le minerai est extrait sous terre, les quantités relativement faibles
de stériles engendrées par les travaux préparatoires restent sous terre.

3.1.2.4.1 Caractéristiques des stériles

Les stériles d'Aitik ont fait l'objet d'analyses approfondies, notamment une
caractérisation des matériaux, une modélisation du transport en grandeur réelle, des
essais de traçage hydrogéologique, une étude minéralogique et géologique. La série
d'essais réalisés comporte, entre autres :

• une analyse de la roche totale
• des recherches minéralogiques
• un bilan acido-basique (ABA)
• des essais cinétiques de type batch, colonne, cellule humide, et essais d'altération en
colonne à grande échelle
• des essais de traçage pour déterminer les trajets d'écoulement de l'eau dans les
stériles
• la détermination de superficies effectives.

La caractérisation sur le terrain comprend :

• des mesures in situ de la concentration en oxygène en fonction de la profondeur
dans les terrils
• les profils de température dans les terrils
• des essais de traçage en grandeur réelle
• la détermination du coefficient de diffusion effectif
• des mesures de débit et de qualité de l'eau
• des bilans hydriques.

Tout ce travail de caractérisation a été utilisé pour différents exercices scientifiques et
dans la planification de la gestion des stériles du site d'Aitik. Les activités comprenaient,
par exemple, la modélisation prédictive de l'évolution de la qualité de l'eau au fil du
temps, la modélisation de l'équilibre et de la cinétique de la composition des eaux
interstitielles et de drainage, des calculs de bilan massique, des modélisations
hydrogéologiques et de transport couplées. Grâce à l'ampleur des essais réalisés, il a
même été possible d'utiliser les données d'Aitik pour tenter de résoudre l'un des plus
grands problèmes scientifiques dans ce domaine, en l'occurrence la dépendance entre les
essais en laboratoire et les conditions réelles sur le terrain.

Ces résultats permettent de conclure qu'à Aitik, deux types de stériles sont produits :
environ 65 % qui n'engendreront aucun DA et 35 % qui produiront potentiellement un
DA. La fraction qui produira effectivement un DA est très faible, mais il est impossible
de la séparer de la roche susceptible d'engendrer un DA.

Sur la base de ces résultats, il a été décidé de tenter de déposer séparément les stériles ne
produisant aucun DA, et de réduire ainsi la surface sur laquelle sont déposés les stériles
engendrant un DA. Depuis 1999, la mine d'Aitik mine utilise une nouvelle halde à
stériles pour le dépôt sélectif de stériles exempts de sulfures. Cette halde est appelée
"halde à stériles écologique". Les résultats ont également servi à l'élaboration d'un plan
de déclassement adapté concernant les haldes à stériles.

176 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

Ces stériles écologiques sont fréquemment testés, et doivent avoir une teneur en soufre
inférieure à 0,1 % et une teneur en cuivre inférieure à 0,03 % avec un rapport PN/PA
supérieur à 3 pour que leur utilisation en dehors de la zone minière soit acceptée et pour
pouvoir être déposés sur la "halde à stériles écologique". Des essais effectués dans
différents laboratoires ont montré que la qualité de ces stériles permettait d'utiliser ceux-
ci comme ballast pour les routes et les voies ferrées ainsi que pour l'asphalte.
[63, Base metals group, 2002]

Dans la région de Boliden (cinq mines en activité), la gestion des stériles repose sur une
caractérisation détaillée de ces derniers, principalement axée sur leurs caractéristiques
d'altération. Les stériles produisant un DA sont utilisés de préférence directement
comme remblais. Pour les mines à ciel ouvert, les stériles engendrant un DA sont
déposés séparément et dans la mine de Maurliden, ils sont mis provisoirement en terrils
et serviront au remblayage de la mine à ciel ouvert épuisée lors de sa fermeture, ils
seront alors définitivement immergés.
[65, Base metals group, 2002]

Les stériles de Mina Reocín sont principalement dolomitiques (calcaires). Au stade
initial de l'exploitation minière à ciel ouvert, de l'argile (marne) et de la terre végétale
ont également été produites et stockées séparément pour une utilisation future lors de la
phase de déclassement.
[54, IGME, 2002]

A Zinkgruvan, la composition minéralogique des stériles est indiquée au tableau ci-
après (sur la base d'analyses au microscope). Ces stériles sont principalement constitués
de quartz et de feldspath (>70 %) et peuvent contenir des traces de minéraux sulfurés.
Le rapport des carbonates au soufre étant supérieur à 10, les stériles ont une forte
capacité neutralisante et ne produiront donc aucun DA. Les stériles font régulièrement
l'objet de prélèvements et d'analyses destinés à déterminer leur teneur en zinc et en
plomb, laquelle s'est révélée, sur un grand nombre d'échantillons être respectivement de
0,3 % et de 0,2 %. La masse volumique des stériles concassés est de 1,75 t/m3, tandis
que la masse volumique compacte de la roche varie entre 2,6 et 2,7 t/m3.
[66, Base metals group, 2002]

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 177

Chapter 3

Pourcentage Pourcentage de
Minéral Minéral
de la fraction la fraction
Quartz 32,8 Epidote 0,4
Plagioclase 1,0 Zoïzite 3,1
Microcline 27,3 Calcite 2,5
Biotite 4,3 Titanite 0,3
Muscovite 1,6 Zircon 0,3
Hornblende 11,7 Apatite 0,1
Diopside 9,9 Autre 0,5
Grenat 4,2 Total : 100 %
Tableau 3.26 : Minéralogie des stériles à Zinkgruvan
[66, Base metals group, 2002]

3.1.2.4.2 Méthodes de gestion appliquées

Les dépôts de stériles d'Aitik sont situés à l'est et à l'ouest de la mine et couvrent une
superficie d'environ 400 ha. En 2001, 26 millions de tonnes de stériles ont été extraites
de la mine, dont 67 % ont été déposés séparément en raison de leur faible teneur en
soufre et en métaux.

La politique actuelle consiste à éviter d'agrandir la zone de terrils contenant des stériles
sulfurés. En 1999, une nouvelle halde à stériles a été ouverte. Cette halde est destinée
exclusivement aux stériles non sulfurés, pour permettre des procédures de déclassement
moins poussées selon l'autorisation. En outre, la qualité de la roche offre des possibilités
pour utiliser celle-ci comme matériau de construction.

La gestion sélective des stériles a été identifiée comme source potentielle de revenus et
d'économie sur les coûts si les matériaux faiblement soufrés pouvaient être isolés. La
roche mère issue du toit de la formation a une teneur en sulfures moins élevée et
convient donc mieux à une gestion sélective que la roche issue d'autres parties de la
région minière. Le matériau est constitué d'un gneiss à amphibole et biotite, parcouru de
filons de pegmatite. Ce gneiss à amphibole et biotite se caractérise par un degré variable
de rubanage de l'amphibole, avec une matrice d'amphibole, de biotite, de quartz et dans
une moindre mesure, de plagioclase. Les pegmatites contiennent principalement du
feldspath et du quartz. La faille de poussée forme un contact net entre le toit et la zone à
minerai, ce contact est donc facile à suivre. Il est connu que le toit est dépourvu de
cuivre, et une cartographie antérieure des trous de forage au diamant ne montre aucun
changement dans la roche mère. Les analyses effectuées montrent une faible teneur en
cuivre et en soufre.

Une nouvelle procédure d'essai destinée à assurer la qualité des stériles a été mise au
point. Elle comportait des analyses chimiques, un bilan acido-basique (analyse ABA) et
des essais de type cellule humide sur des carottes prélevées sur les futurs stériles. Ces
travaux ont donné lieu à des recherches plus poussées. Des échantillons de déblais issus
des forages de production ont été recueillis et analysés pour plusieurs tirs différents,
avec des résultats positifs. Aujourd'hui, on procède à des essais systématiques sur ce
type de roche mère à chaque tir, en vue de classer rapidement les matériaux destinés à
être déposés sur la nouvelle halde à stériles. Ces matériaux sont en principe du gneiss à
amphibole et biotite et ou de la pegmatite. Les teneurs en cuivre, en soufre et l'essai

178 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

acido-basique ne doivent pas dépasser les valeurs recommandées. Tous les résultats sont
enregistrés dans des bases de données.

Dans le dernier plan de dépôt des stériles, qui date de 1999, les conditions de gestion
sélective des différentes fractions de stériles sont régulées. Les critères de dépôt sélectif
de stériles exempts de sulfure sont une teneur en soufre inférieure à 0,1 %, une teneur en
cuivre inférieure à 0,03 % et un rapport PN/PA supérieur à 3. Des analyses sont
réalisées sur des échantillons cumulés provenant d'au moins huit trous de forage, ce qui
représente 150 000 t de stériles. Pour assurer la qualité des stériles, il faut exclure ceux
qui se trouvent à moins de 30 m de la zone du minerai.

La méthode de déclassement consiste à recouvrir la halde à stériles dépourvue de
sulfures avec 0,3 m de till et/ou d'un autre matériau faisant office de couche végétale. Le
déclassement se fait progressivement, et l'apparition de végétation commence dans les
deux ans qui suivent le dépôt de chaque terrasse.

Les eaux de ruissellement de surface et les eaux de drainage des fossés de captage sont
captées et réutilisées comme eau de traitement dans l'usine de traitement du minerai.
Les fossés de captage qui reçoivent les effluents des anciennes sections des haldes à
stériles reçoivent actuellement des eaux de drainage à forte teneur en métaux et à faible
pH. La qualité des eaux des fossés de dérivation est fortement influencée par la géologie
locale quaternaire, avec des teneurs en sulfures élevées dans le till.

Les recherches hydrogéologiques ont montré que les haldes n'étaient pas reliées
hydrauliquement à la fosse. Toute la zone sur laquelle se trouvent les haldes est
recouverte d'une couche de 10 m de till glaciaire imperméable qui surmonte la roche
mère. La quasi-totalité de l'eau infiltrée sort au pied de la halde et est facilement
recueillie dans des fossés. Un drainage acide ayant une teneur élevée en cuivre a été
observé dans les années 1970. D'après des enquêtes détaillées menées en 1992 - 1993
sur le terrain, la quantité totale de cuivre sortant des haldes a été estimée à 80 tonnes,
dont 55 tonnes provenaient de l'ancien terril de minerai marginal. La quantité totale
correspondante de sulfates était de 4 000 tonnes annuelles. Ces dernières années, la plus
grosse partie du minerai marginal a été retraitée et l'influence de cette opération sur la
charge de pollution est en cours d'évaluation.

Un élément critique du plan de déclassement était l'élaboration de mesures visant à
résoudre le problème du DA. Une couverture artificielle a été identifiée comme seul
moyen réaliste pour gérer les haldes à stériles et entre 1993 et 1996, un projet a été
entrepris, utilisant des outils de modélisation pour concevoir une couverture permettant
de réduire le flux d'eau et d'oxygène dans les stériles. L'objectif était de parvenir à
réduire de 99 % le flux d'oxygène dans la halde. Les propriétés hydrauliques des
matériaux de couverture potentiels ont été mesurées, et plusieurs modèles de couverture
comportant des couches de moraine et de sable de résidus ont été étudiés. A l'issue du
programme de modélisation, un modèle de couverture a été sélectionné pour les haldes à
stériles. Des analyses physiques du till glaciaire de la région, c'est-à-dire des terrils et
des morts-terrains qui avaient été supprimés ou qui le seraient à l'avenir, ont indiqué que
ces matériaux convenaient à la fabrication d'une couverture pouvant servir de barrière
contre la diffusion de gaz d'une qualité suffisante.

Plusieurs solutions de couverture ont été évaluées. Les résultats indiquaient qu'une
couche de 1 m de moraine compactée, d'une conductivité hydraulique de 1,5 x 10-7 m/s
permettrait de limiter le transport d'oxygène dans la halde à 1,2 x 10-9 kg O2/m2s - soit

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 179

Chapter 3

moins de 1 % du cas de référence sans la couverture. A partir de ce résultat, on a estimé,
sur la base d'essais d'altération, que la réduction de la charge de pollution au cuivre
serait du même ordre de grandeur, entraînant une libération de cuivre inférieure à 1 000
kg/an.

La neige limite la pénétration du gel. Selon une estimation de l'influence du gel
susceptible de nuire aux performances à long terme de la couverture, le gel pénétrerait
dans la couverture sur une épaisseur de 0,7 m. La pénétration du gel dépend en grande
partie de la profondeur du manteau neigeux, considérable à Aitik pendant l'hiver.

Pour consolider l'établissement de végétation et mieux assurer la résistance de la
structure à la pénétration du gel, on a conclu qu'il fallait appliquer une couche
supérieure supplémentaire de 0,3 m de till non compacté. La figure ci-après illustre la
halde à stériles déclassée et la couverture proposée.

Figure 3.24 : Structure de la couverture de la halde à stériles et illustration de la halde à stériles
déclassée du site d'Aitik
[63, Base metals group, 2002]

L'autorisation de 1997 a permis à Aitik de commencer en 1997 la mise en place de la
couverture, avec une superficie de 14 hectares à l'est de la halde à stériles. Cette
couverture se composait de 1 m de moraine, répartie en deux couches de 0,5 m
compactées individuellement, et de terre végétale sur 0,2 à 0,3 m. Selon l'autorisation, la
conductivité hydraulique maximum était de 2 x 10-7 m/s et le taux de compactage était
de 93 % proctor. La surface a enfin été ensemencée avec de l'herbe à l'automne de cette
même année.

Afin de détourner les eaux de ruissellement de surface, des canaux ont été aménagés le
long des gradins et des talus, avec du géotextile et du till. On s'est vite rendu compte
qu'il fallait mettre au point une autre solution pour les eaux de surface, car l'érosion
provoquée par les eaux de la fonte des neiges avait gravement endommagé la
couverture. La solution dans l'immédiat consistait à remplacer la couverture par du till
neuf et de nouveaux stériles résistant à l'érosion, mais pour les étapes futures de la
couverture, il fallait concevoir des solutions de gestion de l'eau qui ne mettent pas en
danger l'intégrité de la couverture.

180 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL

Chapitre 3

La mise en place de la couverture sur les talus, en revanche, ne posait aucun problème.
La pente de 1:3 est suffisamment faible pour permettre de faire fonctionner
normalement des engins de construction classiques.

Dans les prochaines années, d'autres sections des haldes à stériles vont être recouvertes
afin de limiter l'exposition des stériles aux conditions d'oxydation et de limiter la
manutention des matériaux et les coûts. Par conséquent, pour de futures extensions de la
mine, la mise en place d'une couverture sera synchronisée avec l'enlèvement des morts-
terrains.

Depuis 1999, la mine d'Aitik utilise une nouvelle halde à stériles pour le dépôt sélectif
des stériles exempts de sulfures. Cette halde a reçu, à ce jour, 40 millions de tonnes de
stériles. Elle est soumise à de fréquentes analyses destinées à vérifier que les valeurs
autorisées, soit une teneur en soufre inférieure à 0,1 % et une teneur en cuivre inférieure
à 0,03 % avec un rapport PN/PA supérieur à 3, sont respectées. Des analyses réalisées
par différents laboratoires sur la qualité des copeaux, la fragilité, la broyabilité en
broyeurs à boulets et la densité particulaire ont montré, en outre, que la qualité des
stériles était suffisante pour que ces derniers puissent être utilisés comme ballast pour
les routes et les voies ferrées ainsi que pour l'asphalte.
[63, Base metals group, 2002]

Dans les mines souterraines de Boliden, de grandes quantités de stériles sont transférées
directement vers des zones épuisées au sein de la mine. Seuls les stériles qui ne sont pas
utilisés comme remblais sont amenés à la surface. Dans les exploitations à ciel ouvert, la
totalité des stériles doit être amenée en surface et déposée. A la fermeture, une partie
des stériles, notamment les roches fortement acidifiantes, peuvent servir de remblais
dans la fosse épuisée.

Au cours de l'année 2001, les quantités de stériles suivantes ont été utilisées comme
remblais ou déposées dans la région minière de Boliden.
Mine Stériles utilisés Stériles déposés
comme remblai
(kt) (kt)
Renström 82,1 -104,0
Petiknäs 103,4 -15,7
Kristineberg 127,6 4,6
Maurliden 875,7
Åkerberg 24,3 -21,0
Tableau 3.27 : Quantités de stériles utilisées comme remblais ou déposées dans la région de Boliden

Les stériles provenant des terrils de Petiknäs et Åkerberg ont été utilisés comme
remblais (d'où les valeurs négatives). Les haldes à stériles de la mine de Renström ont
considérablement diminué, les matériaux des haldes étant utilisés pour la construction
d'une voie publique régionale.

De façon générale, on peut en conclure que les quantités de stériles gérées sont
relativement limitées, à l'exception de la mine à ciel ouvert de Maurliden.

La gestion des stériles repose sur une caractérisation détaillée de ces derniers,
principalement axée sur leurs caractéristiques d'altération. Les stériles produisant un DA
sont utilisés de préférence directement comme remblais. Pour les mines à ciel ouvert,
les stériles engendrant un DA sont déposés séparément et dans la mine de Maurliden, ils
sont mis provisoirement en terrils et serviront au remblayage de la mine à ciel ouvert

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 181

5 millions de tonnes de stériles sont gérées à la surface à proximité de l'ancienne fosse à ciel ouvert. Tous les stériles sont utilisés comme remblais solides dans les chantiers épuisés ou servent à la construction de routes souterraines. Les anciennes haldes à stériles engendrées par la phase initiale de l'exploitation à ciel ouvert sont recouvertes de terre et reverdies.1. [KGHM Polska Miedz. L'autre flux de stériles qui arrive périodiquement provient de la construction des puits (en 2001. la mine de Lubin produit environ 450 000 t et la mine de Rudna produit environ 600 000 t. 61 500 t de stériles ont été extraits pour la construction d'un puits à la mine de Rudna).5. de Polkowice-Sieroszowice et de Rudna situées dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow produisent deux types de stériles. Minerai Consommation Pourcentage dont dont Site traité d'eau (m3/tonne) réutilisé dans pourcentage pourcentage 182 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002] Les mines de Lubin.Chapter 3 épuisée lors de sa fermeture. Le premier type de stériles est produit pendant les travaux de préparation des mines souterraines. le volume des stériles est variable. A la fin de la vie de la mine. La mine de Polkowice-Sieroszowice en produit dix fois plus (6 000 000 t.4 à 3. La réhabilitation est effectuée à l'aide d'argile (marne) et de terre végétale stockées séparément à cet effet [63. L'excédent de stériles est entreposé dans des haldes gérées par un entrepreneur externe qui concasse les matériaux et les vend à des tiers. Environ 0. Si nécessaire. Ces matériaux sont stockés sur des terrils qui sont remodelés et réhabilités. par exemple. environ 0. les stériles sont déposés dans une partie épuisée de la fosse à ciel ouvert. Du fait de la forme différente du gisement au niveau de chaque mine.). les eaux de drainage peuvent être traitées avant leur évacuation.2.2 millions de tonnes de stériles sont produites annuellement lors des travaux de préparation.5 Niveaux actuels d'émission et de consommation 3.1 Gestion de l'eau et des réactifs Consommation d'eau Le tableau ci-après indique les consommations d'eau et les pourcentages de réutilisation de l'eau de traitement des sites de production de métaux communs. Les stériles sont utilisés pour la construction de la digue de retenue. pour le remblayage de la mine et sont également commercialisés à l'extérieur de celle-ci.2. comme barrière anti-bruit autour de la partie est de la zone industrielle. il sera possible de produire du minerai pendant quelques années sans produire de stériles.5 m) et en de nombreux endroits. Tous les dépôts de stériles sont entourés de fossés de dérivation et de fossés de captage des eaux de drainage. A Zinkgruvan. car elle a le gisement le plus mince (de 0. 2002 #113] A Mina Reocín. ils seront alors définitivement immergés. Base metals group. Base metals group. [66. Sur une base annuelle. il faut extraire les stériles et le minerai en même temps et les séparer sur place. 58 % des stériles ont été vendus.1. Base metals group. 2002] 3. [65. La terre végétale et la moraine sont déposées séparément pour une utilisation future lors du déclassement du site. 2002]. De 1996 à 2000.

8 75 100 Pyhäsalmi 1250000 5. Base metals group. En temps normal.2 0 0 0 Garpenberg 984000 2. soit 31. l'eau est en partie réutilisée dans l'usine de traitement du minerai. où le traitement de l'eau se fait par interaction avec les nouvelles surfaces minérales qui absorbent efficacement tous les métaux dissous. 2002] L'eau d'exhaure de la mine de Garpenberg est pompée vers l'usine de traitement du minerai et utilisée comme eau de traitement avant d'être pompée avec les résidus vers le système de bassin de résidus.93 Mm3. la totalité des besoins en eau. car les produits chimiques de flottation tels que le xanthate et les agents moussants se décomposent dans la zone des résidus.2 0 0 0 Boliden area 1450000 3.0 100 0 100 Neves Corvo 1750 0.2. Chapitre 3 (tonnes/an) l'usine de provenant de provenant de traitement du l'IGR la mine minerai Aitik 17700000 1. la consommation d'eau utilisée et/ou réutilisée s'élevait à 1.5 Mm3/an. L'eau libérée est de bonne qualité et ne nécessite aucun traitement (voir Section 3.55 Mm3. [64.2 100 90 10 Mina Reocín 1100000 2. l'eau excédentaire est généralement renvoyée du bassin de clarification vers le récepteur.8 100 100 0 Almagrera 1000000 3. Environ 1. Ce système ne permet pas de réaliser d'économie significative sur les réactifs. Le bilan hydrique est présenté sur la figure ci-dessous.95 Mm3 pendant l'année 2001 et la consommation d'eau douce pendant cette même période était de 0. 2002] A Hitura. A l'usine de traitement du minerai de Garpenberg.3 0 0 0 Zinkgruvan 850000 2.28 : Consommation d'eau et réutilisation de l'eau dans les sites de production de métaux communs On notera que dans les mines de Pyhäsalmi et Boliden.7 63 73 27 *: eau d'exhaure initialement pompée vers l'IGR Tableau 3. Base metals group. sont assurés par de l'eau réutilisée provenant du bassin de résidus. La quantité de cette eau correspond à la quasi-totalité du volume total d'eau utilisé dans le procédé. et les résidus consomment l'acide sulfurique. L'autre moitié était évacuée vers un lac.1. L'usine de traitement du minerai d'Aitik utilise 100% de l'eau recyclée issue du bassin de résidus. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 183 .8 m3 d'eau par tonne de minerai est utilisée dans l'usine de traitement. l'eau d'exhaure est envoyée vers le récepteur après clarification. A Garpenberg Norra. environ la moitié était recyclée vers l'usine de traitement du minerai et réutilisée comme eau de traitement.5.3). Sur ce volume.9 68 100* 0* Hitura 518331 6. [63. L'eau évacuée par le bassin de résidus se montait à 4. En période de fonte des neiges. l'eau clarifiée provenant de l'IGR est recyclée dans le procédé.

la quantité d'eau du bassin de résidus qui est utilisée et/ou réutilisée dans l'usine de traitement du minerai varie entre 88 et 100 % (de 0 à 0. il n'y a pas de réutilisation de l'eau de traitement issue de la zone de l'IGR dans le procédé. le gypse (CaSO4) présent dans l'eau engendre des problèmes de blocage dans les tuyaux.Chapter 3 Figure 0. Toutefois. L'eau douce est pompée depuis un lac. [KGHM Polska Miedz. 2002 #113] A Lisheen. et sa salinité est moindre en raison des flux d'eau complémentaires provenant du remblayage et forage avec recirculation. 184 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . La teneur en chlorure de cette eau varie de 0. 2002] On peut voir que selon les précipitations.1: Bilan hydrique à Hitura [62. Les mines du bassin cuprifère de Legnica-Glogow pompent au total environ 70 000 m3 par jour d'eau d'exhaure.4 Mm3 allant dans la rivière). l'eau de traitement est réutilisée et complétée par de l'eau récupérée de l'IGR [73. En effet. Ivernia West. où l'eau provenant de l'épaississeur dans la flottation de la pyrite est renvoyée dans le circuit de broyage pour économiser de l'acide sulfurique dans la flottation de la pyrite et économiser de la chaux dans la flottation du cuivre. Toutes ces eaux réunies sont utilisées dans l'usine de traitement du minerai. Himmi.5 à 127 g/l et la teneur en sulfates est d'environ 2 g/l. Cette quantité d'eau correspond à 10 % de la quantité totale nécessaire à l'usine de traitement du minerai. Le bilan hydrique pour 2001 est présenté sur la figure ci-dessous. la quantité réelle d'eau pompée vers la surface est plus élevée. A Pyhäsalmi. Il n'y a qu'une réutilisation interne de l'eau dans le procédé. ].

Chapitre 3 Figure 3.26 : Bilan hydrique à Pyhäsalmi pour l'année 2001 [62.4 Mm3/an au total. Les besoins en eau sont assurés par la réserve d'eau fraîche des lacs voisins et par le recyclage de l'eau en provenance du bassin de résidus (pour partie de l'eau de traitement et pour partie de l'eau d'exhaure). 2002] A Zinkgruvan.7 m3/tonne soit 2. la consommation d'eau dans l'usine de traitement du minerai est d'environ 2. par le remblai sous forme pâteuse. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 185 . et pour le refroidissement. Le bilan hydrique complet est illustré sur la figure suivante. Himmi. L'eau est consommée principalement par le traitement lui-même.

27 : Bilan hydrique des exploitations de Zinkgruvan montrant les débits moyens annuels et le débit maximum pendant l'exploitation [66. On notera que le cyanure peut être utilisé de deux façons. la pyrite et certains sulfures de cuivre.Chapter 3 Figure 3. Base metals group. soit comme lixiviant pour l'or. 186 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002] Consommation de réactifs Le tableau ci-après recense les différents réactifs utilisés dans les usines de traitement du minerai pour la production de métaux communs. soit comme dépresseur pour la sphalérite.

40 Dowfroth 0.9 Activateur Sulfate de cuivre 441 433 876 500 Sulfure de sodium Hydrosulfure de sodium Dépresseurs 90 Cyanure de sodium 3102 4 Sulfate de zinc 92 306 234 400 30 . pH et lixiviation Tableau 3.8 30 .29 : Consommation de réactifs sur les sites de production de métaux communs ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 187 . 6. sur base de 100 % de H2SO4 4. 5.1 PH Chaux 408 3448 773 350 43685 9000 Acide sulfurique 7500 56096 120003 300 . Chapitre 3 Site Aitik Almagrera Mina Reocín Boliden Garpenberg Hitura Lisheen Pyhäsalmi Zinkgruvan Réactif Consommation Consommation Consommation Consommation Consommation Consommation Consommation Consommation Consommation Groupe : Type : g/t g/t g/t g/t g/t g/t g/t g/t g/t Collecteurs 1791 Xanthates 209 300 135 250 100 . 2.120 Thionocarbamate 10. probablement des xanthates . Pour la destruction du cyanure après cyanuration .5 1 Autres Carbonate de sodium 472 "Agents de flottation" 19 Dioxyde de soufre 8694 1.50 Sulfate de fer 47 Acide acétique 15 Chromate de sodium 30 10 Dithiophosphate 55.9 Moussants 28 Sylvapine 150 50 MIBC 8.500 Hydroxyde de sodium 30 400 . Type de collecteur non renseigné. Utilisé dans la lixiviation de l'or au cyanure . pH et traitement de l'eau . 3.600 Acide nitrique 150 Acide chlorhydrique 1 Floculants CMC 100 Autre 13.

On analyse les échantillons recueillis pour déterminer la teneur en cuivre et le poids total des particules sédimentées (normalisés vers la surface du collecteur).4 330 0. pour Zinkgruvan. aux véhicules diesel et au séchage des concentrés ne sont pas abordées dans le présent document. de 80 à 120 g/t. Base metals group.3 2610 1.2. les émissions dues aux tirs de mine. pH 11 La séparation de l'étain s'opère par séparation gravimétrique sur des tables à secousses de Holman-Wilfley puis par flottation de la cassitérite. Cela s'explique par le fait qu'on va utiliser une série d'agents chimiques différents. il existe principalement trois sources de rejets atmosphériques : • le séchage des concentrés • les tirs de mine et les véhicules diesel.5 1910 2. Ces collecteurs sont du type des diaryldithiophosphates. il existe plusieurs marques différentes sur le marché. pH 10-11 • xanthate amylique de potassium (PAX).4 55550 19.6 S7 450 0. Les résultats pour les années 1999 à 2001 sont résumés sur le tableau ci-après. Les collecteurs suivants sont utilisés : • dithiophosphate.4 S8 394420 21.1.0 188 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .Chapter 3 Pour remplacer les xanthates comme agents collecteurs. y compris du bassin de résidus. Le site d'Aitik fait l'objet d'un programme de surveillance complet des rejets atmosphériques. Au niveau du site. La séparation du cuivre à Neves Corvo s'opère par flottation. Toutefois.3 480 0.8 23440 12. de 30 à 40 g/t.2 Rejets atmosphériques Les rejets atmosphériques du site de Boliden sont abordés dans la section relative aux métaux précieux. du dioxyde de soufre et de la chaux éteinte [66. [63. Base metals group.5 3030 2. 3.5. à savoir du sulfate de cuivre. Il est à noter. et • les poussières diffuses provenant de l'ensemble du site. Passer à ces collecteurs signifie. cela dit. 2002] 1999 2000 2001 Point de Particules Cu Particules Cu Particules Cu surveillance sédimentées sédimentées sédimentées mg/m2mois mg/m2mois mg/m2mois mg/m2mois mg/m2mois mg/m2mois S1 1210 1. que les étuves à séchage sont progressivement remplacées par des filtres. changer de procédé de flottation pour passer à un procédé direct de flottation sélective du plomb/zinc. 2002]. Le coût total des agents chimiques utilisés dans ce procédé est le double de celui du procédé utilisé à l'heure actuelle. Les immissions de poussière diffuse sont mesurées en huit points de surveillance au niveau du site en tant que particules sédimentées.7 720 0.7 S9 1100 0.

Des tentatives ont été effectuées pour empêcher la formation de poussière en recouvrant les berges immédiatement après l'élévation avec des matériaux pédologiques et en utilisant du lait de chaux sur les berges. à une distance de 150 m. sur la plage. et la distribution des résidus est organisée de telle sorte que la zone de la plage soit aussi humide que possible. Actuellement. 2002] Dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow. A Hitura. il existe deux sources principales de rejets atmosphériques : • le séchage des concentrés et • la ventilation des mines (SO2. Ces derniers sont installés à l'intérieur du bassin. après enlèvement de la couverture d'asphalte. une émulsion d'asphalte est vaporisée à partir d'un hélicoptère. c'est la plage qui constitue une source considérable d'émissions de poussière.4 Tableau 3. [64. notamment les jours de vent. [62. émissions de SO2 et de NO2 des puits de ventilation des mines souterraines • poussières. En outre. d'autres "rideaux" d'eau sont à l'essai. émissions de SO2 et de CS2 des trois usines de traitement du minerai • émissions de poussière de la partie superficielle sèche du bassin de résidus.30 : Mesures des quantités totales de particules sédimentées et de cuivre à Aitik [63. le niveau de la surface de l'eau dans le bassin de résidus est maintenu aussi haut que possible en été. il existe trois types de rejets atmosphériques : • poussières.7 540 0. Pour ce qui est du dernier type d'émissions. métaux lourds. NO2 et CO2). Himmi. est utilisée pour la construction d'une digue.9 S 13 520 0.5 780 0. Base metals group. les principales sources de rejets atmosphériques identifiées sont les suivantes : • les poussières provenant de la zone industrielle. un "rideau" d'eau a été installé au sommet de la digue.3 860 0. y compris de l'IGR et de l'usine de traitement du minerai • les poussières des routes.8 480 0. En outre. Les poussières de l'IGR sont problématiques en cas de sécheresse et de vent. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 189 . La zone d'influence est surveillée en plusieurs points de captage.8 1000 0. métaux lourds.5 S 11 690 0. Pour limiter cette poussière. Chapitre 3 S 10 920 0. 2002].7 1200 0. Base metals group.9 750 0. et sont mis en service lorsqu'une section sèche.8 1360 0. pour stabiliser la surface dans les parties qui sont provisoirement sèches. 2002] A Garpenberg.5 S 12 1820 0.

un système de surveillance de l'air a été installé. d'une station météorologique et d'une station centrale.Chapter 3 A proximité du bassin de résidus. Il se compose de trois stations de mesure en continu. qui mesurent les particules (totales). [KGHM Polska Miedz. 2002 #113] 190 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . qui appartient à l'autorité d'inspection locale et qui fonctionne sous son contrôle. Les stations de mesure sont équipées de dispositifs FAG de mesure de la poussière atmosphérique. On compte en outre une autre station. Les résultats des immissions totales de particules sont présentés au tableau ci-après.

[41.32 : Concentrations moyennes annuelles de particules (totales) et teneur en métaux dans l'air ambiant à proximité immédiate (60-2250 m) du bassin de résidus dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow [KGHM Polska Miedz. Les résultats pour 2001 sont présentés au tableau ci-après. les principales sources de rejets atmosphériques identifiées sont les suivantes : • poussières et particules de SO2 provenant du concentré en séchage à l'usine de traitement du minerai • poussières de l'IGR ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 191 .0. les rejets vers l'atmosphère sont surveillés au moyen des mesures suivantes : • source ponctuelle • air ambiant • dépôt de poussière.3 23.8 12.31 : Immissions de poussière depuis le bassin de résidus du bassin cuprifère de Legnica- Glogow [KGHM Polska Miedz.9 Station de l'autorité locale (à 1800 m au 24.0226 0.07 0.1. 2001] A Pyhäsalmi.099 0.321 0. valeur annuelle moyenne Tableau 3.0 31.0001 .3 34. Chapitre 3 Point de mesure Particules moyennes annuelles (total.0.2 33.001 .151 0.0007 0.05 . 2002] Les rejets de 2001 sont recensés dans le tableau ci-après. µg/m3).7 sud-est) Tableau 3.33 : Rejets atmosphériques sur le site de Lisheen [76. Paramètre Unité Quantité Particules kg/an 3375 Oxydes d'azote kg/an 243266 Monoxyde de carbone kg/an 129546 Dioxyde de carbone kg/an 186713872 Tableau 3. (distance de la digue) Année 1998 Année 1999 Année 2000 Année 2001 Rudna (à 1000 m au sud-est) 36.0038 1.1 28.0.7 0. 2002 #113] Sont également mesurées les concentrations moyennes annuelles de particules (totales) et la teneur en métaux dans l'air ambiant à proximité immédiate (60-2250 m) du bassin de résidus. Irish EPA. Particules Métal (total) Cu Pb Zn Cd As (μg/m3) (μg/m3) (μg/m3) (μg/m3) (μg/m3) (μg/m3) D241 1. plage des résultats de mesures obtenus sur 24 heures 2.3 29.7 30.0001 .0 <0.70.9 29.6 Kalinówka (à 600 m au nord-est) 33.3 18.0 . 2002 #113] A Lisheen.0515 Dam2 12.01 .7 34.0 14.0.26 0.019 0.2 Tarnówek (à 500 m au sud-ouest) 35. Stokes.

2.08 21. 12057 DCO t/an .6 - Ni kg/an 5.5 309 Fe kg/an . - Cu kg/an 36. 311. Himmi.52 . .4 47.1 22. . . 254 58742 . . 2465 - As kg/an 1. . .8 .1 .0 . 1435 28. [62. 1160 . Depuis juin 2001.6 1070 586 . 1 0.Chapter 3 • poussières provenant de la zone de chargement des concentrés • poussières des routes et de la zone industrielle.9 6. Des tentatives ont été effectuées pour les empêcher en vaporisant du lait de chaux sur les berges.11) .9 - Pb kg/an 0. 3376 263 - Zn kg/an 34.1 191 52 . .0 . . . - 1. . Le tableau 3. 25 .5. 591 8.34 : Volume total des rejets aquatiques annuels par les sites d'exploitation de métaux communs Le volume total des rejets annuels de Zinkgruvan s'est monté à 1. Année 2000 Tableau 3. 26164 . 4727 SO4 t/an .2 0.21 .10 2.1 7 Co kg/an 5. Métaux dissous.0 72 40 .35 indique les concentrations des rejets émis par les installations de gestion des résidus. l'objectif principal étant de surveiller la zone d'influence.89 Ca t/an . 422 .44 11. . 2002] 3. Les émissions de poussière de la zone de gestion des résidus sont problématiques en cas de sécheresse et de vent. 0. . Les émissions de poussière sont mesurées en plusieurs points de captage. . l'échantillon est analysé sur le terrain avant d'être acidifié 2. les émissions sont contrôlées en outre grâce à un dispositif automatique qui effectue des mesures en continu.5 Mm3. . 6. . Site Aitik Boliden Garpenberg Hitura Legnica. . . 565 - Hg kg/an 0.3 .60 0. . 949 2321 1464 N t/an 17. 130 40892 - CL 176269 . 654 51.3 . .4 334 Solides t/an . 192 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . . 107 . 24 9495 1412 9141 Mn kg/an . . 17 - Cr kg/an 0.71 156 18 .1. .1 Al kg/an 446. - Cd kg/an . Lisheen Pyhäsalmi Glogow Paramètre Unité Année 2001 2001 2001 2000 2001 2001 2000 Rejet Mm3 6. 6.3 Rejets aquatiques Le tableau ci-après résume les rejets aquatiques totaux provenant des sites d'exploitation de métaux communs.9 633 89.33 0. 6.

l'eau s'est déversée uniquement du bassin de clarification dans la rivière Leipojoki. - Cuivre (total) µg/l 7. des études sur les ressources halieutiques. Des travaux d'analyse en laboratoire ont montré que cette méthode permettait de réduire efficacement la concentration en zinc des eaux d'exhaure de 4. Garpenberg applique un vaste programme de surveillance des eaux de surface ainsi que des prélèvements et des contrôles des récepteurs.1 Fer µg/l 8 . De très fortes diminutions des rejets de zinc dans l'environnement ont été obtenues grâce au pompage des eaux d'exhaure conjointement aux résidus boueux vers le bassin de résidus.5 . leur taux d'azote total.9 7.7 218 45 (total) 220 Plomb µg/l 0. Les composés azotés sont en partie dégradés dans les bassins de résidus et de ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 193 .37 28 (total) 0. leur pH. Base metals group.6 . Au cours de l'année 2001.1 .3 Cadmium µg/l 0.004 0.16 (total) 5. 2002]. en SO4-S. 0. leur conductivité et leur turbidité.0 Mercure µg/l 0. Les rejets aquatiques du bassin de résidus de Boliden sont détaillés dans la section relative aux métaux précieux. mg/l .5 Particules en susp. Chapitre 3 Site Aitik Garpenberg Legnica-Glogow Zinkgruvan Paramètre Unité Année 2001 2001 2001 2001 pH 7.1 - Cuivre (dissous) µg/l 2.3 Arsenic µg/l 0. des prélèvements d'eau sont effectués au point d'évacuation (bassin de clarification) et dans 12 stations de prélèvement des réseaux hydrographiques conformément au programme de surveillance normal.004 9 55 (total) <1. 6.1 10 7.4 Tableau 3.3 15 68 2. 0.02 20 160 (total) 27.5 mg/l de zinc et jusqu'à 50 mg/l de l'azote total.1 Huile minérale mg/l . 450 (total) - Aluminium µg/l 38. Les principaux contaminants sont le zinc et l'azote contenus principalement dans les eaux d'exhaure.3 (total) <0.5 mg/l à moins de 0. 2. moyennant quoi le zinc s'adsorbe sur les surfaces minérales.3 20 (total) 1. Ce programme comporte des analyses des échantillons d'eau. qui se déroule dans le cadre d'un programme intégré pour la zone de captage (principal cours d'eau de la région). Les eaux d'exhaure contiennent environ 4.35 : Concentrations des rejets émis par les sites d'exploitation de métaux communs A Aitik. - N total mg/l 2.4 30 3. Les rejets du bassin de résidus sont prélevés toutes les deux heures par un dispositif de prélèvement automatique et un échantillon composite est produit tous les mois.7 Zinc µg/l 1.9 Chrome µg/l 0. Aucune évacuation n'a eu lieu depuis le bassin de recyclage ou le canal de recyclage [63. Les échantillons sont soumis à des analyses destinées à déterminer leur teneur en un certain nombre de métaux. Une qualité de l'eau suffisante pour le traitement et pour l'évacuation est obtenue dans le système bassin de résidus/bassin de clarification. leur teneur en huile.2 mg/l en 40 min.009 . des études sur les sédiments et sur la faune de fond.

35 indiquent le volume total de rejets aquatiques et les concentrations des rejets émis par les installations de gestion des résidus. une installation de traitement de l'eau est provisoirement mise en service pour purifier les eaux évacuées afin de faire baisser le niveau à moins de 50 mg/l. Minorco Lisheen/Ivernia West. l'arsenic est traité au sulfate ferrique si la concentration des rejets est supérieure à 0. si on ajoute du cyanure comme suppresseur dans le procédé et que les concentrations des rejets s'approchent de 0. Les tableaux 3. des rejets de l'IGR vers la nappe phréatique ont été signalés. A Hitura. L'écoulement des eaux souterraines a été coupé et l'eau contaminée est rétropompée et acheminée vers la rivière [62. Pour éliminer une concentration localement supérieure des matières solides totales en suspension dans le fleuve. La quantité d'eau est contrôlée et doit correspondre au débit actuel du fleuve. afin que le cumul des chlorures et des sulfates dans l'Oder ne dépasse pas 500 mg/l. le cyanure sera détruit [75. 2002 #113] A Lisheen. en moyenne. il faut évacuer du système. Cette technique de purification repose sur une coagulation (avec environ 300 mg/l de chlorure ferrique) réalisée à l'aide du polyélectrolyte praestol (1 mg/dm3) et une sédimentation effectuée dans un bassin de décantation lamellaire. La concentration des matières solides en suspension dans l'eau à la sortie du bassin varie en fonction de leur volume actuel dans le bassin et des conditions météorologiques. Dans le bassin de résidus du bassin cuprifère de Legnica-Glogow.048 mg/l.34 et 3. 2002]. L'eau évacuée est pompée jusqu'à l'Oder par un pipeline de 17 km. sur toute la section transversale du fleuve. [KGHM Polska Miedz. En 1998. on a pu obtenir ces 15 dernières années des diminutions importantes des rejets de zinc. Himmi.Chapter 3 clarification. 60 000 m3/d d'eau clarifiée contenant de 16 à 20 g/l des matières solides totales en suspension. Base metals group. mais on ne dispose pas des chiffres exacts.0048 mg/l. 1995]. 194 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . De même. l'arsenic se précipite sous forme d'un composé d'arséniate ferrique métastable. Comme les matières solides en suspension contiennent des métaux lourds. le système des résidus et du bassin de résidus constitue une excellente installation de traitement pour les eaux de procédé et les eaux d'exhaure grâce à sa forte capacité d'adsorption. 2002]. [64. comme le montre la figure ci-après. on estimait qu'environ 10 tonnes d'azote étaient apportées au réseau par les eaux d'exhaure. pour respecter le bilan hydrique et la salinité de l'eau dans le circuit. A Zinkgruvan. le système d'évacuation déverse l'eau évacuée dans le fond. En exploitant au maximum les caractéristiques du système et en faisant passer la totalité des eaux d'exhaure et de traitement dans le système. Dans ce procédé.

1.95 34. Les concentrations en autres métaux se situent au niveau de fond. une contamination des sols a été découverte à Hitura. total GWh1 n/r n/r n/r n/r n/r 53. Aucune teneur importante en métaux lourds ou en substance chimiques n'a été signalée dans les sols. [62.2. [KGHM Polska Miedz.4 Contamination des sols Dans un rayon d'environ 400 m autour de l'IGR.2000 [66. Himmi.4 Broyage kWh/t1 11 . Elle était due aux poussières de soufre (pyrite). Base metals group. la contamination des sols est surveillée en 54 points situés à proximité immédiate (de 50 à 2 000 m) du bassin de résidus du bassin cuprifère de Legnica- Glogow.1.9 47. 2002] Chaque année.3 traitement du minerai.5. une contamination des sols a été observée à proximité immédiate de l'usine.8 36. Les résultats obtenus sur la période 1996-2001 indiquent qu'une concentration plus élevée en cuivre dans le sol est observée uniquement à proximité immédiate de la digue.28 : Concentration annuelle moyenne en zinc (en mg/l) des eaux excédentaires évacuées du bassin de clarification vers le récepteur et calcul des masses acheminées (kg/an) 1984 . Consommation Unités Site énergétique Aitik Boliden Garpenberg Hitura Neves Pyhäsalmi Lisheen Corvo Mine kWh/t1 n/r n/r n/r n/r 21.2.5. Chapitre 3 Figure 3.5 Consommation énergétique Le tableau ci-après résume la consommation énergétique des sites d'exploitation de métaux communs. 2002 #113] 3.93 n/r 20.12 22 n/r n/r 24.44 n/r n/r Usine de kWh/t1 n/r n/r n/r 32. 2002] 3.6 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 195 . A Pyhäsalmi.

3. des cristaux de chromite se forment et.1. Au fur et à mesure que le magma refroidit lentement sous la croûte terrestre.7 148 126 n/r n/r n/r Minerai traité Millions 17. Les deux roches hôtes sont une serpentinite et une roche de talc et de carbonate.5 % de Cr2O3. sur une largeur maximum de 1500 m. Himmi. Le minerai présente une teneur moyenne en Cr2O3 de 26 % et un rapport Cr/Fe de 1. le minerai extrait de la mine contient 11 % de fer et 25.15 de tonnes 1.22 1.5 :1.5 km.97 1.2 Traitement du minerai A Kemi.98 0.77 1. Après traitement du minerai. Energie électrique Tableau 3.28 3.75 1. ils se déposent au fond du magma et s'y concentrent.3.52 1.36 : Consommation énergétique des sites d'exploitation de métaux communs 3. Toutes ces données sont issues de [71.5 214. du fait de leur masse volumique.1. La formation commence dans la ville de Kemi et s'étend à environ 15 km au nord-est. Le schéma de traitement du site de Kemi est présenté ci-après : 196 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .Chapter 3 Déshydratation kWh/t1 n/r n/r 0.3. le concentré contient entre 35 % de Cr2O3 dans la fraction grossière (blocs) et 44 % de Cr2O3 dans les fines.45 0. L'horizon compact riche en chromite apparaît 50 à 200 m au-dessus du fond de la formation.6 n/r Gestion des kWh/t1 n/r n/r n/r n/r n/r n/r n/r stériles Total électricité kWh/t1 22.1.25 1. Le volume de production de la mine en 1999 était d'environ 250 000 tonnes. en Finlande. C'est pour cela qu'on trouve de la chromite dans certains gisements de minerai concentré.1 n/r n/r n/r n/r n/r n/r Total toutes GWh 545.6 123. 2002]. L'épaisseur de l'horizon de chromite continu varie entre quelques millimètres et quelques mètres mais dans la région de Nuottijärvi- Elijärvi. est l'un des premiers minéraux à se cristalliser.3 Chrome Cette section contient des indications relatives à la mine de chrome de Kemi. qui se forme dans des magmas ultramafiques profonds. La chromite idiomorphe est le minéral de minerai apparaissant dans des quantités économiques. La mine de chrome de Kemi est une mine à ciel ouvert avec un rapport stériles-minerai de 5. Les minerais de chrome de Kemi sont associés à une intrusion de couches mafiques- ultramafiques dans la zone de contact entre le granit migmatitique et le schiste. 3. la couche de chromite contient huit couches qui sont économiquement viables sur une distance de 4.1 Minéralogie et techniques minières La chromite.55.9 n/r IGR kWh/t1 2 2 3 1 1.5 n/r n/r n/r n/r énergies kWh/t 30.

Chapitre 3 Figure 3. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 197 .29 : Schéma de traitement de l'usine de traitement du minerai de Kemi [71. Himmi.

.

car ce dernier provient d'une zone de mousses.1. La qualité de l'eau du ruisseau est médiocre.3 Gestion des résidus 3. L'eau excédentaire est acheminée vers le réseau hydrographique. En ce qui concerne la flore et la faune. les teneurs les plus importantes sont celles du chrome et du nickel. Les matériels et techniques suivants sont utilisés à Kemi pour séparer le minéral de la gangue : • deux séparateurs à tambour et trois cribles d'égouttage dans une installation de séparation à milieu dense. sans aucun fossé de captage ou système de contrôle spécial.3.3. Dans les résidus.3. il s'agit donc d'une zone sensible.2 Méthodes de gestion appliquées L'IGR de Kemi se compose de trois bassins actifs et de trois bassins déclassés et couvre une superficie totale de 120 ha.1 Caractéristiques des résidus La composition chimique des deux types de résidus du site de Kemi a été déterminée et le comportement à la lixiviation (solubilité maxi/DIN 38614-S4 par la méthode de Kuryk et comportement à long terme) a été étudié par des essais de simulations à l'échelle de laboratoire. A proximité immédiate de la mine et de l'IGR se trouve une zone de protection contre les mousses.2 x 4.6 m). 3. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 45 . 3. A Kemi. la fragmentation s'effectue de la manière suivante : • concassage en trois temps avec un concasseur à mâchoires et deux concasseurs à cône • broyage en deux temps avec un broyeur à barres (Ø 3.3. Aucune étude de base n'a été effectuée.3. les deux autres sont en attente de réaménagement.5 m) et un broyeur à boulets (Ø 2. Les eaux de drainage s'écoulent directement dans le ruisseau. Les résidus sont pompés du procédé vers un premier bassin où les matières solides se décantent avant que l'eau gravitaire ne soit dirigée vers l'un des deux bassins de clarification. ces derniers apparaissant sous forme de composés insolubles dont l'exploitant considère qu'ils ne provoquent aucun effet négatif. L'usine de traitement du minerai fonctionne avec un débit de 207 t/h.7 x 3. Un ruisseau coule à côté des bassins. L'un des bassins déclassés a été recouvert et réaménagé. pour les fines. L'eau est réutilisée dans le procédé.1.1. Chapitre 3 Les étapes de traitement seront abordées de façon plus détaillée dans les sections ci-après. La distance entre l'usine de traitement et l'IGR est d'environ 1 km. Des essais d'érosion par le vent ont également été effectués à l'échelle de laboratoire. pour les gros morceaux • neuf séparateurs à cône et un séparateur magnétique haut gradient dans le concentrateur.

La zone de gestion des résidus est inspectée tous les jours par les exploitants de l'usine de traitement du minerai. Lors de la construction des terrils à stériles. Les résidus du traitement sont distribués directement par la canalisation de résidus autour du premier bassin de résidus.3. A partir de 2003. Les digues sont inspectées tous les ans par un expert externe et tous les cinq ans par l'autorité de sécurité des digues. Là où il fallait améliorer la stabilité des digues.3.Chapter 3 L'IGR a été construite sur un terrain plat.5. une évaluation des risques a récemment été réalisée. mais les émissions sont incluses dans les statistiques des rejets (voir Section 3. se 46 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . La zone de gestion des résidus a été conçue dans les années 1960 et à cette époque. L'orifice de déversement est déplacé périodiquement de manière à assurer un remplissage uniforme du bassin.3 Sécurité de l'IGR et prévention des accidents Le système a été conçu de manière à maintenir en équilibre la surface de l'eau dans la zone des résidus et à pouvoir éliminer de manière contrôlée l'eau excédentaire provenant des pluies et autres. [71.3. Les eaux de drainage de la zone de la halde à stériles ne sont pas spécifiquement surveillées. Leurs commentaires doivent être consignés dans un document relatif à la sécurité des digues. Les quantités annuelles de stériles vont donc diminuer et d'ici la fin de la décennie.1.1. Des experts externes participent généralement aux plans préliminaires d'élévation des digues. La digue du bassin de clarification est faite de moraine et renforcée par des débris rocheux pour empêcher l'érosion. faites de moraine. En revanche. aucun plan de fermeture ou d'entretien après fermeture n'avait été envisagé. A l'avenir. Himmi. la production de la mine va évoluer progressivement vers une exploitation souterraine. Les digues d'amorçage.1.4 Gestion des stériles A Kemi. on a construit des renforts de berge.3). avec des digues de type paddock. l'intégralité des stériles servira directement au remblayage de la mine souterraine. 2002] 3. Une loi récente rend désormais obligatoire un plan d'urgence documenté. les stériles provenant des anciennes haldes à stériles seront également utilisés comme remblais. 3. Les digues sont surélevées tous les ans avec de la moraine et des débris de roche comme corps de soutènement. reposent sur un sol stable et de faible perméabilité. les paramètres de conception les plus importants étaient les suivants : • un haut degré de stabilité des strates • une faible perméabilité des strates sous-jacentes • une courte distance de transport depuis la mine • de bonnes possibilités d'utilisation future des matériaux. les stériles sont actuellement déposés dans trois zones distinctes situées à proximité de la mine.3. Le corps de soutènement est constitué de débris rocheux.

Il n'existe pas de bilan hydrique.3.5. Réactif Consommation (g/t de minerai traité) Floculant 13 Boulets d'acier 50 Barres d'acier 200 Ferrosilicone (pour la séparation en milieu 80 dense) Tableau 3. il existe des systèmes permettant d'effectuer une recirculation interne de l'eau de traitement pour limiter la consommation d'eau douce.1.2 Rejets atmosphériques Les émissions de poussière ne sont pas considérées comme un problème important. 3.1. Les émissions de ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 47 .1 Fermeture du site et entretien après fermeture Aucun plan de fermeture ou d'entretien après fermeture n'a été élaboré. aucun plan de fermeture n'a été réalisé. Chapitre 3 rapportant aux calculs effectués par rapport à des échantillons prélevés régulièrement dans le ruisseau.1 Gestion de l'eau et des réactifs Le tableau ci-après indique les quantités de réactif et d'acier consommées dans les broyeurs par tonne de minerai traité.1. Comme évoqué ci-dessus.5. L'usine de traitement du minerai a installé un matériel de lutte contre la poussière. Un plan d'aménagement des sols a été élaboré. Il y a également une partie des eaux de drainage qui s'évacue directement dans le ruisseau voisin. Un apport en eau douce est parfois nécessaire (généralement lorsqu'une digue est en cours d'élévation).37 : Consommation de réactifs et d'acier sur le site de Kemi Dans le procédé. L'eau excédentaire du système est évacuée dans le ruisseau sans autre traitement. en amont et en aval de la mine. l'hypothèse étant que des plans techniques et économiques vont être encore développés. 3. Par conséquent. Une partie des eaux de drainage est captée dans un fossé et acheminée avec le reste des eaux de drainage de la zone industrielle à la zone de gestion des résidus.3.3. La réutilisation de l'eau clarifiée provenant de la zone de gestion des résidus couvre la quasi-totalité des besoins en eau du procédé.4. les stériles seront utilisés à l'avenir comme remblais dans la mine souterraine. De même.3. Aucune autre utilisation des stériles ne peut être prévue. Il n'existe aucune exigence légale pour réserver des fonds à la fermeture et à l'entretien après fermeture.1. La durée de vie prévue pour la mine de chrome de Kemi est de plusieurs dizaines d'années. aucune somme n'a été réservée pour la fermeture et l'entretien après fermeture. 3.5 Niveaux actuels d'émission et de consommation 3. mais il n'existe aucun autre plan de fermeture.

si on se base sur les résultats des études réalisées sur les mousses. La zone d'influence serait très limitée. les poussières des terrils sont surveillées de manière intégrée pour tous les rejets atmosphériques lors des études sur les mousses susmentionnées. la zone d'influence est très limitée. Les émissions des haldes à stériles vers l'atmosphère ne font pas l'objet d'une surveillance spécifique. des prélèvements de mousses sont effectués pour permettre de déterminer leur teneur en métaux lourds et en particules en suspension. Les poussières émanant de la mine à ciel ouvert et de la zone de chargement ont été estimées à environ 30 t/an. Toutefois. 48 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .Chapter 3 poussière par l'usine de traitement du minerai ont été estimées à environ 1. Là encore. Tous les cinq ans.8 t/an.

En revanche. principalement en Europe centrale et méridionale. (par exemple "Steirischer Erzberg") produisent des minerais de fer ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 49 . Etape de traitement Consommation d'énergie électrique (kWh/tonne de minerai traité) Traitement du minerai 16. peuvent être contaminées. Ce minerai apparaît sous forme de gisements phosphoreux de magnétite. Des zones limitées. l'Inde et les Etats-Unis.1. la Chine.1.5.9 Tableau 3.1. Les principaux minéraux du minerai sont l'hématite (Fe2O3).1.5 Consommation énergétique La consommation énergétique pour la gestion des résidus est indiquée au tableau ci-après pour l'année 2000.5.1 Minéralogie et techniques minières Les minerais de fer de qualité commerciale sont principalement extraits de formations de fer rubané et sédimenté du protérozoïque. la magnétite (Fe3O4) et la sidérite (dans l'ordre d'importance).39 : Statistiques de consommation énergétique sur le site de Kemi 1.67 Ca t 191 Fe kg 11000 Matières solides totales t 33 Cr dans les matières solides totales kg 79 Tableau 3. 3. effectués par un expert externe.4 Fer Cette section fournit des données sur les mines de Kiruna et de Malmberget.38 : Rejets dans les eaux de surface sur le site de Kemi 3.3 Rejets aquatiques Les eaux évacuées dans le ruisseau font l'objet de prélèvements tous les mois. et de Steirischer Erzberg en Autriche. en Suède. ce qui a entraîné le déversement de volumes extraordinairement élevés depuis le système de bassins.1. Chapitre 3 3.5. Paramètre Unités Volumes Déversement depuis le système de bassins Mm3 1. liés à l'activité volcanique de la syénite et du porphyre protérozoïques. le principal producteur de minerai de fer est la Suède. et des échantillons sont également prélevés dans les ruisseaux environnants. Les principaux producteurs mondiaux sont la Russie.1 3. notamment les emplacements des anciens terrils de concentré de chrome.5 Gestion des résidus 0.1. L'année 2000 était exceptionnellement pluvieuse et humide. En Europe. cela n'a pas eu d'influence sur les autres paramètres recensés dans le tableau. l'Australie. Pour l'année 2000.4.3. le Brésil.4 Contamination des sols Aucune contamination significative des sols n'a été signalée à Kemi. Plusieurs mines de moindre envergure.3.6 Déshydratation 1.3. le volume total des rejets dans les eaux de surface est résumé sur le tableau ci-après. 3.

2002] Mines souterraines Le gisement de magnétite de la mine de Kiruna mesure environ quatre kilomètres de long. on crée cinq "mines" plus petites. L'extraction se fera au-dessus du niveau des 1045 m jusqu'en 2018. chaque puits se trouve à environ 30 m du suivant. quelque 940 millions de tonnes de minerai ont été extraites du gisement de Kiruna. qui en ont trois. du forage.7 million de tonnes vers l'installation de gestion des résidus fins. de l'abattage aux explosifs et du transport avant traitement. Le gisement se divise en une dizaine de blocs. La distance entre les cheminées est de 25 m. avec environ 5 millions de tonnes envoyées vers l'installation de gestion des résidus grossiers et 1. environ 350 millions de tonnes ont été extraites des gisements. Environ 20 à 23 millions de tonnes de minerai brut sont extraites chaque année du minerai. Le principal niveau de roulage se situe à une profondeur de 1045 m. à l'exception des deux blocs les plus au nord (minerai du lac). Au total la mine de Kiruna possède 38 de ces puits. En reliant ainsi les blocs. constitué de quatre puits chacun. La base du minerai est principalement constituée de magnétite. Chaque tir abat environ 10 000 tonnes de minerai. Dans un groupe. La répartition géographique du gisement en cinq mines permet une meilleure efficacité d'extraction. Iron group. [49. Entre 775 m et 1045 m. Le nouveau niveau de roulage principal de Malmberget se situe à une profondeur de 1000 m. L'accès aux dix blocs d'exploitation se fait par cinq rampes séparées.5 m. L'exploitation du gisement entre les niveaux à 1045 m et à 775 m va se poursuivre probablement jusqu'en 2018.6 millions de tonnes de résidus chaque année. Chaque bloc possède ses propres puits d'admission et d'évacuation d'air. Chaque bloc a son propre groupe de puits. Environ 12 millions de tonnes de minerai brut sont extraites des gisements chaque année. le minerai peut être extrait d'une mine pendant que des opérations de tir ou d'entretien se déroulent dans une autre. le gisement est divisé horizontalement en neuf tranches. A ce jour. A ce jour. Les opérations d'extraction se composent généralement des travaux préparatoires. L'exploitation minière a dépassé le niveau des 775 m durant l'été 1999. produisant 5. 2002] La mine de Malmberget se compose d'une vingtaine de gisements dont une dizaine sont en cours d'exploitation. avec une largeur moyenne de 80 m et s'étend sur une profondeur estimée à environ deux kilomètres selon une pente d'environ 60˚. Les mines étant bien séparées les unes des autres. Une extension de chaque rampe pénètre dans les deux blocs voisins d'un côté. mais on observe également des occurrences de minerai d'hématite non magnétique. 50 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . [49.Chapter 3 sidéritiques de qualité inférieure (carbonates de fer) qui sont également des formations de minerai d'origine sédimentaire. notamment la découverte ou le percement des galeries. Iron group. chacune d'une hauteur de 27.

5 m de hauteur peut commencer. Iron group. fortement pliée. Préparation/Développement A Kiruna. à savoir le forage et l'abattage de production. avec de fortes variations localement. Ces trous sont ensuite chargés d'explosifs et mis à feu. Les exploitants commandent à ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 51 . Les minerais de la partie orientale de la mine présentent une structure tectonique plus complexe. Le forage s'effectue à l'aide de foreuses hydrauliques à commande électrique. Dans la partie occidentale de la mine. aujourd'hui sous forme de "leptites" (roches à grain fin à base de feldspath et de quartz) et de gneiss. 2002] Le gisement mesure 4. Ces galeries peuvent mesurer jusqu'à 80 m de long. on trouve localement une qualité métamorphosée supérieure. l'étape suivante de la chaîne de production démarre.5 km dans le sens nord- sud. d'une profondeur de cinq mètres chacun. Si nécessaire. Le minerai produit par ces tirs est évacué sur des chargeuses. le forage de production d'une "tranche" de 27. La roche hôte se compose de roches volcaniques acides à intermédiaires. et ainsi de suite. la première étape consiste à percer des galeries d'avancement directement dans le gisement. Chapitre 3 Figure 3. L'épaisseur des gisements varie entre 20 et 100 m. jusqu'à ce que les galeries d'avancement soient prêtes. Dans la partie occidentale du gisement. Les tirs ont lieu pendant la nuit. Production Une fois qu'un certain nombre de galeries d'avancement ont été percées. Une fois que les travaux préparatoires sont terminés. fortement déformées et métamorphosées. Des séries de jusqu'à 60 trous.30 : Illustration du gisement de minerai de Malmberget [49.5 km de longueur dans le sens est-ouest et 2. les minerais forment des bandes ondulantes plus ou moins continues de gisements lenticulaires. les parois et les toits sont renforcés à l'aide de boulons et/ou de béton (dit "shotcrete" ou béton projeté). sont forés. Le minerai est généralement métamorphosé au faciès inférieur des amphibolites. Cette opération s'effectue au moyen de foreuses de production télécommandées. Les deux mines suédoises utilisent le foudroyage par sous-étage à grande échelle comme technique d'extraction. ou dès que plusieurs travers-bancs ont été percés dans la même zone. Les gisements sont en pente raide. On fore ensuite une autre série.

on utilise également des chargeuses électriques télécommandées. [49. Chaque train transporte environ 500 tonnes de minerai. circulent à ces niveaux. sur le côté. situés le long du gisement. L'opération se répète jusqu'à épuisement complet de la cheminée. Le minerai est envoyé dans le concasseur et concassé en blocs d'environ 100 mm de diamètre. Les niveaux principaux de roulage se situent à 600. A chaque série. depuis des salles de commande. environ 10 000 tonnes de minerai sont abattues. amène le minerai à l'une des quatre stations de déchargement. Un train automatique. Une fois l'opération terminée. Le minerai est prélevé par télécommande dans les silos et chargé dans des wagonnets. le minéral de gangue étant l'ankérite. Ces engins naviguent à l'aide de lasers rotatifs et de réflecteurs situés sur les parois des galeries. à 815 et à 1 000 m. Une douzaine de gros camions de mine. Chaque chargeuse porte une charge utile de godet de 17 à 25 tonnes et bascule sa charge dans une cheminée. Neuf locomotives et environ 185 wagonnets circulent au niveau principal. Ces trous mesurent généralement de 40 à 45 m de long. La foreuse fore vers le haut dans le minerai. Chaque niveau comporte des concasseurs. Les données. Ensuite le motif suivant est chargé. 52 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Le minerai est concassé en blocs d'environ 100 mm de diamètre. 2002] Mines à ciel ouvert Le minéral de valeur à Steirischer Erzberg est le minéral de fer sidérite. Un robot injecte des explosifs dans les trous de forage d'un premier motif. pour permettre ensuite un chargement et un abattage efficace aux explosifs. le minerai tombe dans des silos qui se trouvent juste au- dessus du niveau principal. composé d'une motrice et de 24 wagonnets. Ici. le chargement sur des chargeuses sur pneus (LHD) peut commencer. l'extraction se fait sur plusieurs niveaux car les gisements sont nombreux. par exemple la position de l'engin. A Malmberget. Une fois complètement chargé. Lorsque le train passe dans la station. d'où il est acheminé jusqu'à l'un des quatre concasseurs. le chargement des trous peut commencer. Une fois que l'abattage a été ventilé. Des chargeuses électriques sur pneus chargent le minerai et le transportent jusqu'à des puits verticaux (cheminées). Le niveau principal de roulage de la mine de Kiruna se trouve à 1045 m. il le conduit ensuite jusqu'à une station de déchargement où le minerai est déversé. et ainsi de suite. Une vingtaine de ces motifs vont être forés dans une galerie de 80 m de long. la foreuse recule de trois mètres et le forage du motif suivant commence. Sous l'effet de la gravité. Iron group. Le conducteur commande le chargement depuis la cabine du camion. l'opérateur est assis devant un moniteur dans une salle de commande et "pilote" les engins situés dans la zone de production. avec des capacités utiles de 70 à 120 tonnes. le fond des wagonnets s'ouvre et le minerai tombe dans un silo de concassage. L'abattage se fait chaque nuit. en formant des motifs en éventail comportant chacun dix trous. Une fois qu'un motif de trous a été foré. Cette opération est entièrement commandée depuis la cabine du camion. dans un silo de concassage. La teneur en fer du minerai est d'environ 21 %. et sont rectilignes. Ces camions sont conduits jusqu'à des puits verticaux. sont envoyées par l'intermédiaire de plusieurs stations de base sans fil au système de commande de l'ordinateur situé dans la salle de commande.Chapter 3 distance. plusieurs foreuses situées dans la zone de production. A la mine de Kiruna.

Le transport se fait par chargeuse sur pneus et par camions.8 millions de tonnes. Iron group. [55. Dans la fosse se trouvent 20 gradins d'une hauteur moyenne de 24 m en activité. Chapitre 3 La mine d'Erzberg est une exploitation à ciel ouvert.2 million de tonnes de stériles. dont 1. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 53 . Des méthodes classiques sont utilisées pour le forage et l'abattage aux explosifs. avec une production annuelle de 3.

Iron group. des broyeurs AG et/ou à boulets et des broyeurs à galets [49. Pour produire des boulettes. on utilise deux concasseurs giratoires (100 % de produit passant à 120 mm) et un concassage secondaire [55. le concassage secondaire. 2002].Chapter 3 3.4. 2002]. Dans l'exploitation d'Erzberg.1. 0. de sa finesse. sans traitement. la séparation magnétique par voie humide. l'hydrocyclonage et la flottation sont utilisés pour la production de boulettes dans un "concentrateur" (à Malmberget. Chaque année.7 million de tonnes de minerai par an.9 million de tonnes de minerai sont directement commercialisées en tant que minerai de qualité inférieure. de sa composition chimique. le type et la composition des résidus. La qualité du minerai et la méthode de traitement vont influer chacune sur la quantité.2.4.98 million de tonnes deviennent du concentré.2. La figure ci-après représente le concentrateur de Kiruna. 3. après avoir extrait le minerai. ainsi que la séparation gravimétrique et la flottation. A Steirischer Erzberg. Iron group.2 Traitement du minerai En règle générale.1. Le choix des méthodes de traitement du minerai dépend du type de minerai. blocs et fines. dont 0.1. 2002]. 3.1 million de tonnes des résidus fins. 0. Les méthodes les plus couramment utilisées sont la séparation magnétique.2 Séparation Les exploitations de Kiruna et de Malmberget ont recours à la séparation magnétique par voie sèche (dans une installation dite de "triage") puis à la séparation magnétique par voie humide pour la production de fines pour agglomération.1 Fragmentation Les exploitations de Kiruna et de Malmberget comportent des concasseurs en fosse (100 % de produit passant à 100 mm) et des systèmes de concassage secondaire pour la production de fines pour agglomération. qui produit les fines destinées à l'usine de bouletage. généralement avec des aimants à haute intensité pour concentrer les minerais d'hématite et à basse intensité pour la magnétite. La séparation magnétique par voie sèche. l'usine de traitement du minerai transforme 1. Cette opération est suivie d'un criblage destiné à obtenir des produits finis. on utilise le concassage en fosse.4. ou d'un traitement complémentaire. la flottation est inutile) [49. on le concasse et on le broie en plusieurs temps pour obtenir la granulométrie souhaitée.7 million de tonnes des résidus grossiers (déposés conjointement avec les stériles) et 0. etc. Iron group. 54 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .

conjointement avec les résidus grossiers issus de la séparation en milieu dense et de séparation magnétique haute intensité.3.1 à 1 mm. est traitée dans trois épaisseurs continues de 32 m. sont séparées par séparation en milieu dense. sont séparées par séparation magnétique haute intensité par voie sèche. Les résidus grossiers sont entreposés sur des tas et les fines sont pompées dans des bassins. ne sont pas acidifiants.3 Gestion des résidus 3. Les fines. c'est-à-dire les granulométries de 8 à 30 mm et de 30 à 120 mm.4. qui est principalement la surverse des classificateurs à vis. Chapitre 3 Figure 3. L'eau de traitement. La surverse est recyclée dans le procédé. sont déshydratées par des classificateurs à vis et acheminées par roulage. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 55 . Iron group. si le fer est extrait sous forme d'oxydes.1. Le mélange du concentré avec le "minerai direct" (minerai non traité) se fait lors du concassage ultime et du criblage.31 : Concentrateur de Kiruna A Erzberg les fractions grossières. sont produites lors de l'étape de traitement du minerai.1. 2002] 3.4. [55. Le concentré subit ensuite un concassage complémentaire pour obtenir une granulométrie inférieure à 8 mm.1 Caractéristiques des résidus Les minerais de fer sont généralement extraits en tant qu'oxydes (notamment à Kiruna et à Malmberget) ou en tant que carbonates. une fraction grossière et une fraction fine. tandis que les boues épaissies sont pompées vers le bassin de résidus. Les fractions fines de 1 à 4 mm et de 1 à 8 mm. Deux fractions de résidus. de 0. sur des tas situés dans la zone d'exploitation. Les résidus et les stériles.

analyse des éléments trace) • les propriétés mécaniques/géotechniques.06 P2O5 8.82 TiO2 1.02 K2O 1. les résidus de la production de minerai de fer sont bien caractérisés en ce qui concerne les éléments suivants : • la minéralogie • la géochimie (essais cinétiques de lixiviation. Composés Concentration moyenne (pourcentage en poids) SiO2 33.9 CaO 15.40 : Concentrations moyennes des résidus du triage par voie humide de Kiruna et de Svappavaara [82. Iron group.Chapter 3 Dans la région de Kiruna.17 Elément Fe 11.55 S 0.5 Total 93. Les résidus de Malmberget n'ont pas été caractérisés. 2002] Des exemples des résultats obtenus pour Kiruna sont présentés dans les tableaux ci-après.15 MgO 6.89 V2O5 0. 2002] 56 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .21 Al2O3 6.82 MnO 0.7 Na2O 2.1 FexOy 16. Iron group. [49.35 Tableau 3.6 P 3.

0 Y 40.8 Nb 11.2. la valeur indiquant le seuil de détection Tableau 3.10 Cd 0.9 <12.71 . Chapitre 3 Elément Résidus triés par Autres voie humide résidus (ppm) (ppm) As 3.5° Les échantillons de résidus prélevés dans les circuits de séparation gravimétrique (à l'exception des particules issues de la production de boulettes) montrent la distribution granulométrique suivante : Granulométrie Pourcentage de passant cumulé (µm) 700 100 60 75 2 5 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 57 .41 : Concentrations moyennes en éléments trace pour les résidus de triage par voie humide et autres résidus à Kiruna et à Svappavaara [49.2 26.8 31.9 <12.4 11. Cette étude a permis de conclure que les résidus devraient subir un cyclonage afin de satisfaire aux critères de construction des digues.1.5 Zr 114 161 Notes : les échantillons marqués du symbole < sont sous le seuil de détection.78 15.1 Ba 168 205 Be 8.1 Sr 30.5 Pb 9. Les valeurs généralement obtenues sont les suivantes : • masse volumique apparente 1.5 42.14 0.2 t/m3 • angle de frottement 19°.6 170 Yb 7.7 Sn 36.4 V 523 290 W 11.56 S 4990 4130 Sc 48.25 6.66 . 2002] Les propriétés géotechniques des résidus de Kiruna ont été étudiées.5 Cu 356 211 Hg <0.4 Zn 53.35 7.060 La 107 331 Mo 15.3 80.0 Ni 82.97 t/m3 • masse volumique des particules 3. en vue de l'utilisation de ces derniers comme matériau de construction de la digue.30 t/m3 • masse volumique calculée à sec 1.26. Iron group. Des échantillons non remaniés des résidus ont été prélevés à différentes profondeurs de la retenue à Kiruna et à Svappavaara.2 67 Cr 13.67 18. en raison de leur distribution granulométrique.0400 0.4 56.4 23.10 Co 94.

sont relativement similaires. Tous les sites pratiquent une gestion des résidus très similaires du fait que les matériaux déposés. les résidus boueux ont une teneur en matières solides qui est faible. et il tient compte des précipitations.42 : Distribution granulométrique des résidus de la séparation gravimétrique [49. Les installations de gestion de résidus de Kiruna (qui possède des bassins de résidus à Kiruna et à Svappavaara) et de Malmberget sont constituées de bassins de résidus suivis de bassins de clarification. Dans tous ces sites. est considérée comme des stériles et sera décrite dans la section relative aux stériles (voir ci-dessous). Le déversement des résidus dans les bassins est commandé par un système d'exploitation relativement continu. sans faire monter le niveau de l'eau. Des digues classiques en terre sont utilisées pour toutes les digues. La digue de retenue a ensuite été surélevée deux fois.1.8 Tableau 3. 2002] Des échantillons sont fréquemment prélevés dans le flux de déposition des résidus pour permettre d'évaluer l'efficacité de la méthode de séparation. ainsi que les conditions météorologiques. l'utilisation d'un point de décharge mobile ou de cyclones est envisagée pour les futures élévations des digues. géologiques et hydrologiques. La digue d'amorçage de l'installation de gestion des résidus de Kiruna a été initialement construite en 1977. 58 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . en principe.3. qui produit un flux continu de résidus. Le franc-bord de Kiruna et de Malmberget se base sur les directives suédoises relatives aux barrages de retenue (RIDAS). légèrement plus fine : Granulométrie Pourcentage de passant cumulé (µm) 60 91 40 80 2 8. Iron group. allant de 3 – 5 % à 10 – 15 %. Le cœur est constitué de till compacté et de filtres.43 : Distribution granulométrique des résidus après séparation par classificateur à vis [49. Les trois bassins de résidus sont décrits de manière détaillée ci-après. 2002] Les échantillons de résidus prélevés après la séparation par classificateur à vis montrent la distribution granulométrique suivante. 3. déposée conjointement avec les stériles.2 Méthodes de gestion appliquées Note : la partie grossière des résidus. Le point de décharge est resté pratiquement au même endroit pendant toute l'activité des bassins de résidus. Iron group. de décanter l'eau excédentaire d'un événement centennal ou d'un orage de 24 heures. Toutes les exploitations déposent leurs résidus au moyen de méthodes hydrauliques (pompage dans des pipelines ou par écoulement gravitaire dans des tranchées).2 m pour la troisième. Le franc-bord des digues de retenue est de 2 m pour deux des installations et de 1.4. Afin d'augmenter la teneur en solides et de modifier la distribution des résidus.Chapter 3 Tableau 3. Une digue de classe 2 doit être capable. en 1984 et en 1992. de l'inclinaison de la surface de l'eau et du déferlement des vagues. les données principales sur chaque bassin de résidus étant également résumées sur les tableaux. Le remblai de soutènement est principalement constitué de stériles.

Une nouvelle élévation a été demandée. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 59 .5 m de large qui traverse le sommet de la digue à proximité d'une des culées. Actuellement. En aval de la digue se trouve une chambre de contrôle depuis laquelle il est possible de régler le débit. en raison de la glace qui se forme à la surface l'hiver. Par suite des nouvelles directives. la hauteur maximale de la digue de Kiruna est de 15 m. Les principales caractéristiques techniques du système de digues de retenue de Kiruna sont résumées au tableau ci-après. A partir de ces tours de prise. Depuis le bassin de clarification. l'eau est décantée de manière similaire. Ce déversoir d'urgence est un canal de 13. l'eau est rétropompée dans le procédé par l'intermédiaire d'un bassin de stockage situé à proximité de l'usine. car la retenue sera pleine d'ici à la fin 2003. A partir du bassin de résidus. avec un niveau de prise immergé. Ces structures se composent chacune de deux tours de prise d'eau verticales. Chapitre 3 par la méthode longitudinale. l'eau est décantée vers le bassin de clarification par l'intermédiaire de deux structures de décantation. des tuyaux horizontaux sont reliés à un tuyau/buse (de 1 400 mm de diamètre) par structure de décantation passant sous la digue. ou se déverse dans le récepteur. à la différence près qu'en aval du bassin de clarification. un nouveau déversoir d'urgence a été construit en l'an 2000 pour le bassin de clarification.

5 fin.100 0 .4 1:1.8 0 .8 0 .6 ou 0 .5 1.Chapter 3 Digue de retenue Bassin de clarification Type de digue implantée en dehors d'une vallée implantée en dehors d'une vallée Superficie de la 4.6 ou 0 . (m) Granulométrie du 0 .4 1:1.30 ou 0 .200 0 .30 ou 0 .3 3 (Mm ) Corps de la C-D O-R R-B R-S S-F digue Type de digue Longitudinal Longitudinal Longitudinal Longitudinal Longitudinal e e e e e Hauteur 8 15 15 11 13 maximale (m) Longueur de la 1450 2560 1040 1440 850 digue (m) Largeur de la 15 15 15 15 15 digue (m) 1) 1) 1) 1) 1) Franc-bord 2.0 2.30 ou grossier (m) 0 .6 ou 0 .8 1:1.6 ou 0 .8 1:1.100 0 .100 0 .86 3.100 Matériau de Stériles Stériles Stériles Stériles Stériles remblai de soutènement et de protection contre l'érosion Granulométrie du 0 .0 minimum (m) Pente amont 1:1.8 0 .5 Volume des 0.5 1.8 0 .200 remblai de soutènement (mm) Granulométrie de 0 .100 0 .2 0.4 1:1.100 0 .100 0 .100 la protection contre l'érosion (mm) 60 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .96 2 digue (km ) Volume des 9 s/o résidus Volume de l'eau 7.0 2.30 ou 0 .00 0.4 2.200 0 .100 0 .66 1.30 ou 0 .5 1.0 2.58 0.8 filtre fin (mm) Largeur du filtre 0 .5 1.39 matériaux de construction de 3 la digue (Mm ) Largeur de la 4 4 4 4 4 partie centrale Largeur du filtre 1.200 0 .8 1:2 1:2 Pente aval 1:1.200 0 .100 0 .5 1:1.0 2.6 ou 0 .

en 1973. pour maintenir ces derniers dans la partie amont et pour utiliser la partie aval comme bassin de clarification. on a construit un déversoir dans cette digue en 2001. Cette installation se compose de trois bassins. La structure de décantation de la digue réceptrice ressemble à celles de Kiruna. Ensuite. ont été surélevées à plusieurs reprises (11 fois au total). Iron group. Depuis le premier bassin de clarification. la méthode ascendante. à 50 km au sud-est de Kiruna. 2002] Les caractéristiques techniques du système de digues de retenue de Svappavaara sont résumées au tableau ci-après. un lac naturel fournit des ressources en eau. Pour la digue de clarification aval. Cette digue est constituée d'un enrochement qui sert de digue de drainage. la hauteur maximale est de 21 m et environ 15 millions de tonnes (poids à sec) de résidus ont été déposées à ce jour. Les digues qui entourent le bassin de résidus et le bassin de clarification. où l'eau est régulée du côté aval. Iron group. Le bassin récepteur a été le premier construit. le premier bassin de clarification et un second bassin de clarification appelé bassin récepteur. Normalement. 2002] L'autre installation de gestion des résidus utilisée pour le minerai de Kiruna traité à Svappavaara est l'installation de gestion des résidus de Svappavaara. qui sert depuis lors de bassin de clarification. On a donc construit une deuxième digue de retenue. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 61 . De là. la plus grande partie des résidus se décantait trop près de la digue aval. Il avait pour fonction de capter les eaux de drainage provenant des résidus se décantant naturellement à flanc de coteau.1: Caractéristiques du système de digue de retenue de Kiruna [49. l'eau se décante vers le bassin récepteur par l'intermédiaire de deux structures de décantation avec des tours de prise d'eau verticales et des buses horizontales sous la digue. ainsi que la digue d'enrochement qui sépare les deux bassins. on a construit une troisième digue directement en face de la retenue de résidus. Outre ces bassins aménagés. on a utilisé la méthode descendante et pour la digue de retenue et la digue à enrochement. ou déversée dans le récepteur. et est entré en activité en 1964. il n'y a pas d'eau excédentaire du fait que l'eau est en grande partie recyclée. Toutes les digues sont des retenues situées en vallée. Aujourd'hui. Des batardeaux situés au niveau de la tour de prise régulent le débit de l'eau. le bassin de résidus. l'eau peut être réinjectée dans le procédé en passant par un lac. En raison des propriétés des résidus et de la configuration du terrain (en pente raide). Suite à des problèmes de gel. Chapitre 3 Système de 2 tours de Déversoir 2 tours de décharge décantation d'urgence décantation Tableau 0. L'eau se décantait ensuite du bassin récepteur vers un lac. en l'occurrence la digue de retenue des résidus. [49. pour empêcher les résidus de se décanter trop près de la digue réceptrice.

Iron group.5 et de 1:2 pour les pentes aval et amont. 1. La digue a été construite par la méthode ascendante.5 1:3/1:7 1:1.5 0.0 1. Le remblai de soutènement amont et la couverture de protection contre l'érosion sont constitués de matériaux d'une plage granulométrique de 0 à 200 mm et de 0 à 500 mm.36 0. en Mm3 0.4 4.46 0. avec une plage granulométrique de 0 à 500 mm. avec une plage granulométrique de 0 à 100 mm. La protection contre l'érosion côté aval mesure environ 0. Des surélévations de la digue ont été réalisées par la méthode ascendante. On trouve une couche de transition d'un mètre d'épaisseur de part et d'autre de la partie centrale.8 2. 2030 1100 2350 800 en m Largeur de la digue. • digue de blocage La digue de blocage est constituée d'une digue de stériles sans partie centrale imperméable.45 : Caractéristiques du système de digues de retenue de Svappavaara [49. Bassin de clarification 62 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .5 0.5 0. par la méthode descendante.5 1.5 m d'épaisseur sur la pente amont.2 Mm3 Volume d'eau. respectivement. 2.3 12 7. en Mm3 Système de décharge 2 structures de 1 structure de déversoir décantation décantation Tableau 3. Une augmentation de deux mètres de la hauteur de la digue.17 utilisés à ce jour.0 m Franc-bord minimum. est prévue pour l'été 2002. 2002] Bassin de résidus • digue en terre La digue d'amorçage est constituée de moraine homogène avec une protection contre l'érosion d'une granulométrie de 0 à 100 mm. en m 15 15.2 0.5 en m Pente amont 1:2 1:1 1:2 1:2 Pente aval 1:1.2 6.42 en km2 Volume des résidus.Chapter 3 Bassin de résidus Bassin de Bassin récepteur clarification Type de digue en dehors d'une vallée en dehors d'une vallée en dehors d'une vallée Superficie de la digue.5 1:1.8 Volume approximatif des matériaux de construction de la digue 0. L'angle de pente est de 1:1.5 21 10 Longueur de la digue.45 Section de la digue Digue en terre Digue de Digue en terre Digue réceptrice blocage Type de digue Ascendante Ascendante Descendante Descendante Hauteur maxi. avec une granulométrie de 0 à 100 mm. respectivement.7 0. en 4. avec un cœur imperméable de quatre mètres d'épaisseur constitué de moraine.5 m d'épaisseur. en 8. Cette protection contre l'érosion mesure 1 m d'épaisseur sur la pente aval et 1.

2 m 1.8 Mm2 0. 2002] Digue de retenue Bassin de clarification Type de digue Digue en vallée Digue en vallée Superficie de la digue 1.5 m ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 63 . De part et d'autre de cette partie centrale imperméable se trouve un filtre de sable fin de 2 m d'épaisseur constitué d'un matériau d'une plage granulométrique de 0 à 32 mm. Les angles de pente sont de 1:1. La digue de retenue et le bassin de clarification ont été construits par utilisation du terrain naturel. Iron group.0 m Franc-bord minimum 1. L'eau est canalisée par une tour de décantation du bassin de résidus dans le bassin de clarification. 2002] L'exploitation minière de Malmberget comporte cinq barrages : une digue de retenue. [49.2 m 0. avec une couverture de protection contre l'érosion constituée d'un matériau d'une granulométrie de 0 à 100 mm. La hauteur de la digue atteint 35 m. La couverture de protection contre l'érosion mesure 1. Bassin récepteur La digue située au niveau du "réservoir récepteur" a été construite comme une digue classique et surélevée par la méthode longitudinale. Le tableau ci-après recense les caractéristiques de l'IGR de Malmberget. un bassin de dégradation biologique. un bassin de clarification. si on se base sur la cadence de production actuelle qui est de 1.5 et de 1:2 pour les pentes aval et amont.5 million de tonnes/an. Elle est ensuite rétropompée du bassin de clarification vers l'usine de traitement. [49.25 Mm3 Section de la digue b-a c-d-e1-f j1-j2 Type de digue Asc. L'angle de pente aval est de 1:1.0 m d'épaisseur sur la pente aval et 2 m d'épaisseur sur la pente amont. A l'extérieur de ce filtre fin se trouve un matériau filtrant grossier d'une granulométrie de 8 à 64 mm.5 mètre d'épaisseur constituée d'écorce./descendante Descendante Longitudinale Hauteur maximale 13 m 35 m 14 m Longueur de la digue 700 m 2500 m 1100 m Largeur de la digue 40 m 40 m 8. La partie centrale imperméable verticale est constituée. respectivement. D'autres surélévations ont été réalisées selon la méthode longitudinale.4 + 1. avec une digue principale à l'extrémité de la vallée.12 Mm2 (empreinte) Volume des résidus 16. Cette élévation permettra d'assurer le dépôt de résidus pendant encore 25 ans. Iron group. La digue d'amorçage est faite d'une moraine homogène. Seuls les deux premiers barrages sont décrits dans le présent document. Il se compose principalement de deux digues de structure différente. Le matériau de remblai est constitué de part et d'autre de roches d'abattage.8 et l'angle de pente amont est de 1:2. Chapitre 3 Le bassin de clarification est aménagé avec une digue en terre construite de façon classique. un bassin de réserve et un bassin tampon.8 Mm3 s/o Volume de l'eau 0. la digue B-A et la digue C-D-E-F. Au-dessus de la partie centrale et du filtre fin se trouve une couche horizontale de 0. Le bassin dans son ensemble contient actuellement environ 16 millions de tonnes (poids à sec) de résidus. de moraine de 3 m d'épaisseur.2 Mm3 0. Elle sera pleine d'ici à la fin 2002 et une élévation par la méthode ascendante est prévue. Le bassin de résidus a été construit dans un lac. dans sa partie haute. La digue de retenue de Malmberget a été construite en 1977 et a depuis connu cinq élévations.

5 Mm3 0.5.5.5 Volume approximatif 0.5 Pente aval 1:1. bloquant ainsi l'eau du lac.46 : Caractéristiques de la digue de retenue et du bassin et des digues clarification de Malmberget [49. la digue est réalisée selon la méthode descendante. 2002] Digue de retenue La digue a été conçue pour s'étendre sur toute la largeur du lac. Cette partie centrale imperméable a une inclinaison de 1:1. La partie centrale est recouverte d'une couche de protection contre l'érosion de 1 m d'épaisseur constituée d'un matériau d'une granulométrie de 0 à 70 mm et d'une perméabilité de 1 x 10-5 m/s. Au-dessous et au-dessus de la partie centrale imperméable se trouve un filtre de 1 m d'épaisseur d'une granulométrie de 0 à 100 mm et d'une perméabilité de 1 x 10-3 à 1 x 10-4 m/s. Iron group. A partir du niveau 271 m. L'intérieur de cette digue de blocage est conçu comme une digue ascendante jusqu'à un niveau de 271 m (voir Figure 3. avec une pente intérieure de 1:2 et une pente extérieure de 1:1. La couche de soutènement et la couche de protection contre l'érosion sont constituées chacune 64 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002] Bassin de clarification La digue du bassin de clarification est conçue comme une digue classique avec une partie centrale imperméable de 4 m d'épaisseur faite de moraine. De part et d'autre de cette partie centrale se trouve une couche filtrante de 1 m d'épaisseur. A l'extérieur de cette couche se trouve une couche de soutènement et sur le dessus. Entre le matériau de soutènement et la partie centrale imperméable se trouve un filtre de 1 m comme décrit ci-dessus.32 : Coupe transversale de la digue de retenue de Malmberget [49. Iron group. Iron group.32).2 Mm3 2. Cette digue ascendante comporte une partie centrale imperméable de 7 m d'épaisseur faite de moraine d'une perméabilité de 10-8 m/s.5 1:1.5 1:1. une couche de protection contre l'érosion. 2002] Figure 3.2 Mm3 actuel de la digue de retenue Tableau 3.Chapter 3 Pente amont 1:2 1:2 1:1. [49.

Figure 3. Les matériaux de la halde sont principalement de l'ankérite et du calcaire.transport par sentiers avec des hauteurs de déversement relativement élevées . La majeure partie de l'eau drainée depuis la halde émerge au pied de celle-ci. Iron group. Ce mécanisme est détaillé ci-après. 2002] Les bassins de résidus sont construits sur le sommet des haldes à stériles d'une hauteur de 50 à 100 m et sont conçus pour être de faible perméabilité mais utilisent des zones d'infiltration pour drainer l'eau clarifiée. Pendant la première moitié du 20ème siècle. On a ainsi obtenu une perméabilité suffisante pour l'assèchement de la vallée. on a enlevé la couche arable et on a installé une couche inférieure constituée de gros blocs de rocher.4 millions de tonnes) de résidus ont été déposés au total. Les pentes extérieure et intérieure sont de 1:1. Les résidus doivent être pompés d'une altitude de 745 m à une altitude de 873 m et de 980 m.2 Mm3 (9.5 [49. La distance entre l'usine de traitement et l'IGR en activité varie entre 500 et 2000 m.a produit une forte proportion de blocs de grande taille à la base de la halde. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 65 . A Steirischer Erzberg. Pour construire la base de la halde. La méthode appliquée à l'époque . qui est restée inchangée à ce jour. Iron group. La figure ci-après donne un aperçu de l'exploitation. cette zone servait de halde à stériles pour l'exploitation minière.33 : Steirischer Erzberg [55. respectivement. Cela a enterré le ruisseau de cette vallée sur la quasi-totalité de sa longueur. Cette eau de drainage s'infiltre à travers la halde à stériles et se mélange à l'eau d'un cours d'eau qui coule sous la halde. environ 5. du fait de la séparation par taille. Chapitre 3 de résidus grossiers secs. les installations de gestion des résidus où sont déposés les résidus fins couvrent une superficie d'environ 40 ha et sont divisées en 6 bassins de résidus dont 3 sont actuellement en service. 2002]. Jusqu'en 2002.

on choisira telle ou telle position pour le déversement de l'eau depuis le bassin. C'est pourquoi l'imperméabilité de la couche d'étanchéité est de la plus haute importance. si une couche d'étanchéité suffisamment imperméable. était mise en place avant que ne commence le déversement des résidus. la cellule drainée étant un système "à sec". les résidus peuvent être entassés plus haut.) Des études ont montré que la stabilité de la structure des digues était quasiment indépendante de l'état des résidus à l'intérieur du bassin. [55. Des cellules contraintes peuvent être constituées grâce à cette technique. L'augmentation de hauteur éventuellement nécessaire (au maximum de 1 à 2 m pendant la période de 16 années selon l'efficacité de la digue) peut être réalisée sur la digue existante. perméabilité.15 à 120 mm) et d'une couche rocheuse de schiste ("Werfener Schiefer") sur la paroi interne de la digue. L'avantage de cette technique de drainage est qu'il n'est pas nécessaire d'augmenter l'empreinte des digues de retenue existantes. angle de frottement interne. dans laquelle les résidus sont déversés par voie hydraulique. L'étanchéité est assurée par l'établissement d'une couche comprimée de schiste ("Werfener Schiefer") et de résidus qui.1. En fonction du matériau constituant les digues de chaque bassin. Avec l'emplacement proposé pour ces bassins de cellules drainées.3. Si les résultats de ce projet test sont positifs. L'eau du dépôt de résidus étant drainée. on a veillé à l'exécution de la couche d'étanchéité et au drainage de l'eau des résidus. 2002] 3. comprenant des essais in situ aussi bien qu'en laboratoire (paramètres géotechniques. la digue de retenue servira de bassin de clarification pour les matières en suspension acheminées à travers la digue filtrante. Une partie des résidus passera à travers la digue filtrante jusqu'à la digue de retenue actuelle. De plus. Cette technique repose sur un dosage granulométrique des stériles en aval du lieu de vidange des camions. une 66 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . on modifiera la méthode pour l'adapter à des applications à grande échelle. Afin de prouver l'adéquation des matériaux et des techniques employés pour la construction des digues. selon l'efficacité de la digue filtrante. Ce dosage permet d'obtenir une digue filtrante perméable/fortement drainante. tandis que l'eau de traitement est drainée. Toutes les digues sont constituées de résidus de carbonate (de 0. Il faudra donc peut-être surélever la digue de retenue actuelle pendant les 16 années de la période de dépôt prévue. selon l'expérience de la société. des études approfondies ont été réalisées.3 Mise au point de nouvelles méthodes de dépôt La construction d'un bassin de cellules drainées est actuellement à l'étude à Kiruna et Malmberget. leur confère une imperméabilité suffisante. Iron group.4. etc. composée de schiste et de résidus comprimés.Chapter 3 Les principaux critères de conception étaient la stabilité et l'étanchéité à l'eau. Lors de la conception et de la construction. Les eaux captées seront acheminées vers la digue de retenue actuelle. Ces zones de déversement mesurent 20 à 30 m de longueur et sont constituées de matériaux résistants à l'érosion et dont la fragmentation permet d'assurer la perméabilité nécessaire. Un fossé ou des parois de captage vont être construits autour des digues filtrantes pour capter les eaux de drainage. La digue filtrante retient alors les résidus. Il faut un haut rendement de filtrage (dépôt de sable dans la cellule) pour que le dépôt par cellule drainée soit une méthode viable.

Les manuels EIE élaborés à Kiruna et à Malmberget sont décrits ci-après. Toutes les observations sont consignées dans le registre de terrain afin que les modifications puissent être évaluées.2. Généralités En 2001. L'avantage économique pour l'exploitant est que grâce à cette nouvelle méthode. d'inspection et d'entretien • plan de préparation à l'intervention d'urgence en cas d'incident sur une digue. Ils ont également pour objectif de faciliter et de documenter de futures modifications de structure. l'effet de cette rupture serait moindre du fait que la teneur en eau est inférieure à celle du système actuel et que les résidus seront emprisonnés dans la digue de retenue actuelle. le risque de dommages pour l'environnement est très faible. pour l'environnement ou au plan économique) d'une rupture de digue a été réalisé conformément aux directives suédoises (RIDAS. voir Section 4. Un classement de toutes les digues en fonction de la dangerosité (pour la vie humaine. [49. ont été rédigés pour trois grosses digues de retenue. tous les mois par le directeur et tous les ans par un expert (généralement le consultant interne). ce qui est une opération très coûteuse et gourmande en main-d'œuvre. Iron group. les résidus grossiers comme les résidus fins peuvent être pompés vers la nouvelle IGR sous forme de boues. Les digues sont inspectées plusieurs fois par semaine conformément aux directives définies dans un manuel d'exploitation. Dans le système de digue classique actuel. il a été réalisé une évaluation des risques plus particulièrement axée sur le pire cas de rupture de digue. Ces manuels abordent les points suivants : • structure de la digue • classement de la digue en fonction de sa dangerosité (y compris évaluation des risques) • possibilités d'actions visant à améliorer la sécurité • opérations systématiques d'exploitation. de surveillance et d'entretien (ESE) décrits à la Section 4. Du fait de la stabilité chimique des matériaux.3. Ces manuels ont été créés afin d'éviter toute rupture d'une digue ou bien. pour indiquer les mesures d'urgence à prendre pour en limiter les effets. en cas de rupture. les résidus grossiers sont traités en tant que stériles et acheminés par camion jusqu'à la halde à stériles.1).1. Les trois manuels sont très similaires et feront donc l'objet d'une description commune.2. Les inspections sont effectuées plusieurs fois par semaine par des personnels d'exploitation. L'état des digues en exploitation peut se classer en quatre niveaux différents : ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 67 . Pour ce classement. Chapitre 3 rupture de la digue filtrante est moins probable. en cas de rupture. 2002] 3.4. des manuels d'exploitation. Ces manuels sont mis à jour tous les ans.3.1. Ces inspections comportent une évaluation du niveau de l'eau des digues et des fossés/entonnoirs anti-débordement. Toutefois. évoquée précédemment dans ce document. d'inspection et d'entretien (EIE) similaires aux manuels d'exploitation. Des inspections mensuelles et annuelles sont également mises en œuvre conformément aux manuels EIE.3. d'inspection et d'entretien (EIE) élaboré pour les trois installations.4 Sécurité de l'IGR et prévention des accidents A Kiruna et Malmberget le déversement sur les digues de retenue est commandé par un système de commande relativement continu qui produit un flux continu de résidus.

etc. les systèmes de décharge de résidus. cinquante-trois à Svappavaara et quatre pour les digues de retenue de Malmberget. résumées ci-après. Les inspections annuelles passent également en revue et évaluent les calculs relatifs aux digues et utilisés pour leur conception. en cas de niveau d'eau anormalement élevé d'une digue. lors desquelles les données recueillies pendant la semaine seront présentées et commentées et des décisions concernant des améliorations de la sécurité des digues seront éventuellement prises. conjointement avec les personnels d'exploitation. sauf en ce qui concerne les manuels relatifs aux digues. et enfin • incidents. en cas d'arrêt probable de l'exploitation. Exploitation restreinte : lorsque les conditions indiquent l'augmentation du risque d'un éventuel incident sur une digue. d'inspection et d'entretien. toutes les notes recueillies sur le terrain et les rapports d'inspection mensuels sont passés en revue et un contrôle visuel est effectué. Ils portent. Surveillance et inspections d'une installation de gestion des résidus La surveillance de la nappe phréatique s'effectue par le biais de colonnes montantes installées en certains points des différentes digues. au cas où il pourrait y avoir des indications d'éventuelles fractures sur une digue. indicatifs d'une érosion interne. par exemple une augmentation des infiltrations. de déversement d'eau de traitement. évalue les résultats et propose d'éventuelles améliorations ou d’éventuels ajustements des digues et des inspections journalières et mensuelles. de fractures distinctes et de fuite d'eau . sur les structures de décantation et les déversoirs. Le rapport d'inspection résume toutes les mesures recueillies au cours de l'année. Les manuels EIE décrivent les paramètres critiques d'exploitation. Les manuels demandent la tenue de réunions hebdomadaires pour les personnels d'exploitation. des relevés des colonnes montantes. les canaux de détournement des eaux pluviales. un niveau 68 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Il existe neuf de ces colonnes montantes à la digue de retenue de Kiruna.Chapter 3 • exploitation normale. Outre les inspections visuelles. Ces niveaux nécessitent des réactions différentes. de percolation. de fortes pluies. y compris les données d'exploitation et d'entretien. plus souvent dans le cas contraire. etc. Ces inspections doivent être réalisées par la personne responsable de la digue de retenue. des eaux de percolation et des niveaux d'eaux des bassins seront également effectués. qui consisteront à contrôler les changements de pentes. Un expert procède à une inspection annuelle (audit). Des plans de préparation à une intervention en cas d'urgence ont été élaborés pour les quatre niveaux de conditions d'exploitation recensés et décrits ci-dessus. trois fois par semaine. de matériaux acheminés dans les eaux de percolation. Les paragraphes ci-après décrivent les opérations systématiques de surveillance et d'inspection des digues ainsi que les plans d'urgence en cas de rupture d'une digue. • exploitation perturbée. Toutes les observations émises lors des inspections seront consignées dans un registre de terrain. Exploitation normale : les procédures systématiques pour une exploitation normale décrites dans le manuel EIE sont effectuées. Les mesures sont prises manuellement et de façon mensuelle tant que les relevés sont stables. d'inspection et d'entretien. Une inspection mensuelle est effectuée afin d'évaluer la sécurité des digues et d'éventuelles améliorations à apporter pour maintenir un niveau élevé de sécurité. Ces manuels proposent des inspections régulières par des personnels d'exploitation formés. Lors de cette inspection. Les données climatiques proviennent d'une station météorologique située à l'aéroport le plus proche. s'il n'y a pas d'indication de changement des conditions • exploitation restreinte.

4.3. le fonctionnement sera classé comme "perturbé". comme les résidus déchargés ont été classés sans danger du point de vue de leurs caractéristiques environnementales et géochimiques. Pour une exploitation en toute sécurité des bassins de résidus situés sur le dessus des haldes à stériles d'Erzberg. La qualité de l'eau est régulièrement analysée aux points de prélèvement définis par les autorités et une analyse interne de la qualité de l'eau est réalisée en fonction des besoins. ainsi qu'une liste de numéros de téléphones internes et externes. Les parties du système de digues de retenue susceptibles d'être déclassées avant la fermeture de la mine seront recouvertes et reverdies et. Les manuels EIE décrivent des scénarios possibles et les mesures proposées pour ceux-ci. une érosion interne ou une érosion le long des buses de décantation. l'installation fera l'objet d'inspections plus fréquentes (tous les deux jours ou tous les jours) pour évaluer si les conditions sont en train de s'améliorer ou d'empirer. Toutefois. une érosion sévère. Un plan de fermeture sera élaboré en collaboration avec les agences de réglementation locales et régionales.1. Incident : en cas d'incident. Les paramètres observés à intervalle régulier sont. un arrêt provisoire de l'exploitation minière est probable. Des instructions d'exploitation sont également prévues. Un incident doit faire l'objet d'un suivi. concernant : • les observations visuelles • le contrôle du drainage et la documentation des défauts de drainage et des travaux d'entretien • la surveillance de l'eau • la surveillance de la stabilité des digues par des relevés de points fixes • la surveillance des niveaux d'eau à l'intérieur des digues. A ce stade. Exploitation perturbée : en cas de changements majeurs sur les digues. [49. et recommandent la consultation d'un expert le cas échéant.5 Fermeture et entretien après fermeture Pour les trois grands bassins de résidus de Kiruna et Malmberget des plans formels de fermeture normale n'ont pas été soumis à l'approbation des autorités de réglementation. en cas de mise en bassin. il est prévu une série de mesures de contrôle et de surveillance axées sur les paramètres cruciaux. il faut prendre des mesures préventives. 2002] 3. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 69 . par exemple des conditions climatiques extrêmes. plus sévères que ceux décrits ci-dessus. un pompage et une remise à niveau des eaux pourront être effectués. Iron group. Toutes les observations et les mesures doivent être décrites en détail dans le registre de terrain par la personne responsable de la sécurité des digues. entre autres : • le niveau de la surface de l'eau à l'intérieur des digues (mesures piézométriques) • le niveau d'eau des bassins • les mesures d'affaissements (relevés). la surveillance environnementale sera de nature purement documentaire et effectuée à titre de prévention. La personne responsable de la sécurité de la digue note toutes les observations dans le registre de terrain. Un plan d'action destiné à faciliter le processus décisionnel a été établi. des fissures importantes. avec un rapport mentionnant la raison pour laquelle l'incident a eu lieu et les mesures qui ont été prises pour en limiter les effets. des dolines ou des tassements. Chapitre 3 d'eau anormalement élevé dans le bassin ou autres.

En revanche. Les résidus grossiers sont déversés sur des terrils d'environ 15 m de haut et selon l'angle de repos naturel. par camion benne. Kiruna et Malmberget). A Erzberg. Les études de lixiviabilité et d'ABA indiquaient que la fraction fine des stériles (provenant de l'installation de triage) avait la plus forte teneur en sulfure (de 1.7 million de tonnes sont les résidus grossiers issus de la séparation en milieu dense et 1.1 Caractéristiques des stériles Les stériles de Malmberget (les résidus grossiers) n'ont pas été caractérisés.4. 3. les résidus de la séparation magnétique par voie sèche sont inclus dans la question des stériles. les résidus grossiers sont acheminés par convoyeur depuis l'usine de traitement jusqu'aux silos et de là. dont 0. D'autres modes d'utilisation des résidus sont actuellement à l'étude. qui proviennent directement de la mine à ciel ouvert. en complément de la caractérisation du minerai et de la roche mère durant l'exploration. Les bassins fermés font l'objet d'une surveillance et de relevés continus. suivis d'un reverdissement. mais ceux de Kiruna ont été soumis à des analyses de lixiviabilité et des bilans acido-basiques (ABA). Les essais de lixiviation indiquent que le sulfate. Au total. La méthodologie employée jusqu'à présent pour les bassins fermés consistait en un assèchement et une couverture végétale.4 Gestion des stériles Deux des exploitations minières sont des mines souterraines (en l'occurrence. environ 1. Or. Par conséquent. la capacité neutralisante de la calcite est supérieure au potentiel acidifiant des sulfures. mais des études ont été réalisées et des concepts de fermeture développés. 3. certains petits bassins de résidus ont été déclassés. Des analyses détaillées de la minéralogie et des éléments trace ont été précédemment décrites.1. Ces mesures sont efficaces pour éliminer les émissions de poussières par les bassins. Des essais ont également été réalisés pour évaluer la quantité d'explosifs non explosés qui restait dans les stériles. 70 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . dans le chapitre relatif aux résidus (voir ci-dessus). seules de faibles quantités de vrais stériles. sont acheminés par roulage à l'installation dite de gestion des stériles. sont excavées pour les tunnels d'accès. Le problème de la contamination de l'eau ne se pose pas (comme en témoignent les résultats de surveillance depuis 30 ans) du fait que les résidus sont stables au plan chimique et qu'aucun réactif n'est utilisé pour le traitement du minerai.4. Dans les exploitations de Kiruna et de Malmberget. Les essais de lixiviation effectués (en l'occurrence des essais en cellule humide) indiquent que l'acide produit par l'oxydation des minéraux sulfurés est neutralisé par la calcite.2 million de tonnes correspondent aux stériles proprement dits. le calcium et le magnésium sont les principaux constituants lixiviés par les stériles. L'étude indiquait également que les minéraux de silicate présents dans le matériau d'essai servaient également d'agents neutralisants.1. Le reverdissement a également pu se faire directement dans des résidus asséchés.Chapter 3 A Erzberg.4. Il n'existe pas de plan de fermeture approuvé pour les bassins en activité. tels que définis pour les besoins du présent document. du fait que la gestion de ces résidus grossiers se rapproche davantage de celle des stériles que de celle des résidus.4 à 3 % en poids de S). ces deux sites gèrent environ 12 millions de tonnes/an de "stériles" selon cette méthode.9 million de tonnes/an de "stériles" sont gérées.

Sur la base d'études réalisées par l'exploitation et en collaboration étroite avec la communauté locale. L'altération chimique est très lente sous le climat sub-alpin qui règne au nord de la Suède. mica 4 %. ne présentent que peu de risque de s'effondrer dans une exploitation minière souterraine [49. En revanche. sur l'un des sites. de rhyolites et de rhyodacites. pyrophyllite 30 % • porphyroïde (faibles quantités) : mica 8 %. Cette nouvelle halde à stériles se trouve dans une petite vallée située à proximité de l'exploitation minière.18 %. L'ancienne halde à stériles a été en activité jusqu'au milieu du 20ème siècle. En revanche. A Kiruna et Malmberget les stériles sont déposés sur une couche de terre fine ou à même la roche mère. [49. le schiste présente un degré d'altération relativement élevé. Iron group. Cette opération n'a plus cours à cause des problèmes de poussières.1. une nouvelle zone a été identifiée pour la halde à stériles. 2002] Sur le site d'Erzberg. L'ankérite. 2002] 3. feldspath 5 %. A Erzberg.1500 mm. En fait. Après sa fermeture. extrêmement résistantes. de trachytes. de trachyandésite. quartz. 63 %. Le déchargement s'est effectué par-dessus les ruisseaux. Par conséquent. La formation de minéraux argileux par altération est extrêmement lente. il a fallu trouver de nouvelles installations de déchargement. Ces roches. notamment à cause des conditions météorologiques qui règnent sur le site. les bassins de résidus ont été construits dans cette zone de décharge. dolomite 14 %. chlorite 25 % • fragmentation : 0 . les propriétaires fonciers et les autorités concernées. 2002]. Chapitre 3 Les essais de lixiviation au nitrate ou à l'ammoniac indiquent que le nitrate d'ammonium laissé par un explosif non détoné se lixivie facilement. hématite 6 %.2 Méthodes de gestion appliquées La création des installations de gestion des stériles sur deux des sites n'a été précédée d'aucune étude de base. le calcaire et le porphyroïde sont très résistants à l'altération. les stériles ne présentent aucun signe de lixiviation et ont été caractérisés au plan minéralogique comme suit : • ankérite • calcaire • schiste ("Werfener Schiefer". une conception avancée a été effectuée sur la base de recherches menées sur place. l'espace est limité. la mine étant située en zone alpine. aucune autre méthode de dépôt n'a été envisagée. Iron group. La nature grossière de ces matériaux et leur déversement par camion stabilisent les stériles au moment du dépôt. Pour deux des sites. et qu'il est lixivié principalement par les premières pluies qui s'infiltrant dans les stériles. à l'aide d'un système de convoyeur à bande. Le lieu d'implantation de toutes les haldes a été choisi de telle sorte que ces dernières aussi proches que techniquement et pratiquement possible de la mine ou de l'usine de traitement. sur l'un des sites les résidus grossiers issus de la séparation magnétique par voie sèche ont été évacués pendant une courte période dans la mine à ciel ouvert épuisée.4. Iron group. [55. Au plan géotechnique. feldspath 0. "Zwischenschiefer") : quartz 46 %. Cette roche mère est constituée de roches volcaniques primaires. les stériles sont stables. l'installation de gestion des stériles se trouve à proximité de l'usine de traitement et s'étend jusqu'aux fosses épuisées.4. Une fois la capacité de la halde épuisée. en prenant soin d'assurer une ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 71 .

qui se trouve dans la partie la plus basse de la vallée. de schistes argileux et de carbonates. la couche inférieure de la halde (socle de la vallée) est constituée de roches carbonatées de gros gabarit. des essais de pénétration ont été menés. lors de la planification du projet. jusqu'à la roche résistante. un soin particulier a été apporté aux aspects suivants. 2002]. La distance entre les fronts de taille et la halde varie entre 500 m et 1500 m en distance linéaire. Les distances de roulage pour le transport par camion vont jusqu'à 3 km. la mécanique des sols. La hauteur maximale d'un talus de halde est de 70 m. racines et terre • la halde ne devait pas dépasser un angle de pente global de 31° une fois terminée 72 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Iron group. Lors de la planification et de l'exploitation de l'installation de gestion des stériles. La halde s'étend du niveau des 1230 m jusqu'au pied de la digue de retenue. a une hauteur de 147 m.Chapter 3 perméabilité suffisante pour l'eau. arbres. Jusqu'en 2002. montrant que le débit d'eau maximum pouvait être géré si la base de la halde était réalisée sur le modèle proposé. un programme d'essai complet a été exécuté par l'autorité responsable. environ 550 millions de tonnes de stériles ont été déchargées sur cette installation. la géologie et les systèmes hydrauliques ont été abordées. La digue de retenue. Cette formation est perméable et s'appuie sur une assise imperméable constituée de schiste et de porphyres. Selon le concept élaboré. La terre et les matériaux meubles ont été enlevés. Erzberg devait implanter sa halde à stériles dans une vallée. Sur la base de ces avis et études d'expert. l'eau peut percoler à travers la halde sans difficulté et sans faire monter la pression d'écoulement. [55. en raison de la situation spécifique de cette halde : • le déchargement à flanc de montagne • le déchargement par-dessus des ruisseaux • la distance par rapport aux habitations • les conditions climatiques alpines. notamment : • avant tout déchargement. La section transversale de cette couche a été conçue pour résister à une crue (événement centennal). l'installation de gestion des stériles a été approuvée par les autorités minières en 1969. Les aspects suivants ont été évalués : • lutte contre l'érosion et stabilité des pentes de la halde • lutte contre l'accumulation d'eau derrière les haldes et à l'intérieur • études sur les débits au travers des halde en cas de crue • évaluation de la qualité de l'eau après sa percolation au travers des haldes. De nombreuses solutions pour gérer l'exploitation. En outre. Les bases de la conception et de la construction de l'installation de gestion des stériles ont été jetées par un consultant externe. Pendant deux ans. Ainsi. La superficie totale de la halde est d'environ 400 ha. le sol devait être débarrassé de toute végétation. Dans la vallée. du fait de la topographie de la zone. Conception et construction Comme indiqué précédemment. au niveau des 821 m. Cette approbation s'accompagnait d'une série d'obligations strictes en matière de conception et d'exploitation. Elle est constituée de plusieurs zones de décharge et s'étend verticalement sur plus de 400 m. le socle rocheux se compose de porphyres. trois facteurs clé ont été pris en compte : • l'état des sols (géologique et hydrogéologique) • les caractéristiques des stériles • la méthode de déchargement.

Avec cette méthode. Cette évaluation montrait que toutes les consignes émises par les autorités avaient été respectées et qu'il n'y avait aucune indication d'une quelconque instabilité de la pente de la halde. Iron group. Iron group. Mis à part cela. La méthode de déchargement par camion entraîne une gradation dans laquelle les granulométries les plus grosses descendent jusqu'en bas du talus. il fallait créer une structure d'évacuation perpendiculaire à celle-ci • un système de surveillance permettant de surveiller la nappe phréatique à l'intérieur du terril devait être mis en œuvre • tous les travaux de la digue et les différentes phases de la construction devaient être correctement documentés. Les matériaux étant considérés comme n'ayant qu'un impact limité sur les eaux de surface ou souterraines ou sur les sols avoisinants. un certain tassement est susceptible de se produire sur le sommet de chaque levée. 2002]. les pentes de la halde seront comprises entre 33° et 38°. ces pratiques n'ont pas été modifiées.5 m de hauteur • dans la zone de l'ancien lit du ruisseau. Toutefois. le transport par camion s'est avéré être à ce jour le moyen le plus efficace et le plus économique pour transporter les stériles. Les stériles sont transportés par camion depuis les différents gradins des fronts de taille par un système de rampe et de la zone de déchargement jusqu'aux différents points de déchargement. C'est la méthode traditionnellement employée pour déposer les stériles. L'angle de pente global est maintenu à moins de 28° [55. il fallait utiliser uniquement des roches carbonatées • au pied de la halde. 2002] Principe Le dépôt des stériles se fait de manière similaire sur tous les sites. Cette gradation a été utilisée dans la conception de l'une des haldes décrites ci-dessus. pour permettre à un ruisseau de couler en dessous. Ce déversement est basé sur l'angle de repos naturel sans autre modification des pentes. en direction de la vallée. Sur les sites de Kiruna et de Malmberget. [55. dans la conception de la halde à stériles le facteur principal est la distance de roulage jusqu'à la zone d'extraction. Les matériaux sont déversés directement des camions sur le talus de la halde ou au pied de celle-ci. tandis que les grains plus fins se déposent plus haut sur le talus. Comme expliqué plus haut. Le recours aux convoyeurs à bande ou au pompage des boues est fréquemment évalué. En outre. les haldes sont structurées en levées de 15 m de hauteur. les stériles et les résidus de séparation magnétique par voie sèche sont transportés par camion et déversés dans l'installation de gestion des stériles. Comme indiqué précédemment. du fait de la circulation des camions benne. Un tassement naturel des parties les plus profondes des haldes à stériles peut également se produire ultérieurement. La plus grande partie de l'eau de pluie qui ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 73 . La conception et la construction ont chacune été évaluées par un expert externe sur la base des documents existants relatifs à la fermeture en 1996. Aucun de ces différents tassements ne va influer outre mesure sur l'écoulement de l'eau. les hauteurs de déversement varient entre 40 et 70 m. les haldes ont été conçues pour permettre à un ruisseau de couler sous celles-ci. A Erzberg. Chapitre 3 • la section transversale du fossé latéral de drainage devait être suffisamment large pour gérer les eaux ruisselant le long des talus • la couche inférieure de la halde devait être intégralement constituée de blocs de roche carbonatée d'un gabarit compris entre 400 et 1000 mm et devait mesurer au moins 1. il fallait utiliser des blocs d'au moins 700 mm • dans les zones de décharge désignées. pour remplacer le transport par camion.

Pour le site où le ruisseau coule sous les stériles.Chapter 3 tombe sur les stériles est susceptible de s'écouler verticalement à travers les haldes.4 Fermeture du site et entretien après fermeture Dans le cadre du processus d'autorisation pour l'installation de gestion des stériles. les haldes à stériles sont structurées en levées de 15 m. experts en forêts. ingénieurs des mines) pour mettre au 74 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . mais cet apport ne sera plus nécessaire par la suite.2 m d'épaisseur. Toutefois. experts en remise en état.5 à 0. une partie de ces eaux va s'infiltrer dans la nappe phréatique et une partie va s'écouler sur la roche mère et apparaîtra sous forme d'eau de percolation au pied de la halde.7 m. qui comporte une surveillance géotechnique (relevés. Ces mesures diffèrent entre des zones distinctes et comprennent un aménagement du paysage et la plantation d'arbres. Iron group. Sur un autre site.1. il est proposé d'ajouter une couverture de terre de 0.4. Il est d'usage courant d'aménager des fossés au pied de l'installation de gestion des stériles pour contrôler ces eaux de percolation. Les stériles situés sur le sommet de chaque levée sont déplacés vers l'intérieur. Le sommet des stériles sera incliné du centre vers le bord des haldes à stériles. les stériles sont considérés comme stables aux plans chimique et géotechnique.3 Sécurité de l'installation de gestion des stériles et prévention des accidents Sur deux des sites. Une fois que les eaux d'infiltration ont percolé à travers les haldes. C'est pourquoi aucun système de surveillances des installations de gestion des stériles n'est utilisé. une société a élaboré un plan de fermeture.4. 3.1. Il est également proposé d'apporter à la terre des matières organiques favorisant la croissance. Le concept de remise en état consiste à se focaliser sur le reverdissement des corniches par l'apport de terre et de graines qui s'accordent avec la végétation locale. Par-dessus ces résidus grossiers. De l'eau sera apportée aux zones reverdies dans les premiers stades du projet de remise en état. [49.4.4. un plan de surveillance est appliqué. compte tenu de la situation locale caractérisée par les éléments suivants : • absence de sol minéralogique • déficit en nutriments (principalement en carbonates) • fragmentation grossière (due à la technique d'exploitation et à la résistance à l'altération) • gradient de température • angles de pente aigus. Un petit talus rocheux sera érigé au bord de chaque corniche. Dans l'un des sites. Les résidus grossiers secs séparés par voie magnétique s'étaleront sur le sommet de chaque levée sur une épaisseur de 0. elles seront difficiles à réaliser. laissant une corniche de 30 m. ces eaux de percolation vont directement dans le ruisseau qui coule sous la halde. toutefois. Comme décrit précédemment. En raison de ces difficultés. mesures piézométriques) et une surveillance environnementale. la société a lancé un projet de recherche avec des spécialistes (biologistes. 2002] 3. les mesures de remise en état à prendre après la fermeture sont incluses dans l'autorisation délivrée par les autorités.

Les paramètres analytiques comprennent le pH. 2002] 3. le phosphore. Iron group. les nitrates. les carbonates.4.1. La surveillance à long terme de l'installation de gestion des stériles consiste en une surveillance fréquente de la ligne de percolation à l'intérieur de la digue de retenue. d'analyse et de compte-rendu pour le contrôle de l'environnement.5.1 Gestion de l'eau et des réactifs ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 75 . L'exploitant des sites de Malmberget et Kiruna sites a mis en œuvre un système de surveillance des effets des rejets sur l'environnement. l'entreprise possède désormais le savoir-faire nécessaire pour appliquer cette remise en état à l'avenir . 3. les méthodes les plus appropriées ont été choisies. [49. Par conséquent. A l'issue d'une période de trois années passées à tester les différentes techniques de remise en état. Après six ans d'observation de l'évolution de la végétation. Les effets observés et documentés d'une remise en culture progressive des haldes à stériles sont les suivants : • amélioration du bilan hydrique (percolation et vitesse de drainage des eaux de surface) • améliorations de l'impact visuel • augmentation de l'habitat pour la flore et la faune • amélioration de la biodiversité dans la région. L'analyse porte sur le pH. L'autre objectif important est de réaliser un reverdissement propre à chaque site afin de parvenir à une remise en état durable. Le système d'exploitation de la société comporte des consignes et des procédures qui décrivent ces modes de prélèvement de manière détaillée. Ce programme contient une description des procédures de prélèvement.5 Niveaux actuels d'émission et de consommation Tous les exploitants appliquent des programmes de surveillance établis. Ces études consistent principalement en des évaluations sédimentologiques et biologiques • une évaluation des inondations par débordement des eaux du bassin de clarification est effectuée en permanence. il est clair que la durabilité des mesures est possible. les hydrocarbures et les métaux • le contrôle du récepteur se fait à partir de deux points de prélèvement et d'une position de référence (pour le niveau de fond) au moins six fois par an. les carbonates et le phosphore • des études du récepteur et de la zone avoisinant le milieu récepteur sont réalisées tous les trois à cinq ans. Il est également prévu d'utiliser les méthodes mises au point dans les zones actuellement en activité. Chapitre 3 point des techniques de remise en état améliorées et propres à chaque site.1.4. convenus avec les autorités compétentes. La surveillance s'effectue conformément au protocole minimum suivant : • contrôle des rejets en un point de prélèvement au moins dix fois par an. avec de grandes chances de succès et de manière économique.

Les résidus sont inertes et ne subissent ni lixiviation ni altération notable. L'acide gras issu du procédé de flottation et qui va dans les résidus correspond à 250 t/an (86 % de la consommation totale). Les eaux de drainage des bassins de résidus percolent à travers la halde à stériles et sont évacuées dans un ruisseau qui coule sous celle-ci. d'environ 1 200 mm/an 76 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . soit 49 Mm3. avec le concassage. 1 500 tonnes contenant 94 tonnes de Na et 194 tonnes de Si • conditionneur : hydroxyde de sodium. Dans ces deux cas. 3. dont environ 63 % de carbone méthylique et 27 % de carbone carboxylique. l'usine de traitement du minerai utilise 90 % des eaux recyclées provenant des classificateurs à vis. 290 tonnes • dépresseur : silicate de sodium. notamment : • une pluviométrie élevée. Iron group. Dans l'exploitation d'Erzberg.1. le procédé a utilisé 2. 3 Mm3 étaient des eaux de ruissellement de surface capturées. Les bassins en activité à Erzberg sont maintenus immergés ou saturés d'eau. Aucune de ces exploitations n'a réalisé de bilan hydrique. des eaux réutilisées provenant du bassin de clarification. dans le cadre des analyses effectuées sur les eaux souterraines pour estimer l'origine des agents contaminants d'un lac. 2002]. le transport et le déchargement des stériles.Chapter 3 A Kiruna. Aucun agent chimique n'est utilisé dans ce procédé. la remise en état progressive réduit la superficie de la halde à stériles à ciel ouvert et limite donc également les éventuels rejets de poussière. Pour les 23 millions de tonnes de minerai traitées cette année-là. à l'exception d'un fossé de drainage qui entoure certaines parties de la halde. 60 tonnes contenant 35 tonnes de Na. on a calculé que le débit de drainage des stériles vers ce lac était d'environ 1.2 Rejets atmosphériques Au niveau des haldes à stériles.5. les problèmes de poussière les plus sérieux se posent les jours de temps sec.+ 2 O2(g) + 2H+ = CO2(g) + 2 H2O COOH + ½ O2(g) + H+ = CO2(g) + H2O Il n'y a pas de captage des eaux de ruissellement ou de percolation provenant des installations de gestion des stériles. Cela peut se faire grâce aux conditions d'un climat alpin. Sur l'un des sites.4. le volume total d'adduction d'eau dans l'usine de traitement du minerai était de 61 Mm3 en 2001. On arrose les pistes de roulage pour limiter le problème et on arrête les déchargements face aux zones habitées les jours de vent ou de temps sec. Sur ce total. les quantités de réactifs consommées chaque année sont les suivantes : • collecteur : acide gras. dont 80 % sont recyclés depuis le bassin [51.6 m3par tonne de minerai. Dans le procédé de flottation appliqué à Kiruna. Les acides gras se fixent aux phases minérales et sont transportés jusqu'au bassin de résidus où ils se sédimentent et se décomposent. 9 Mm3 des eaux d'exhaure et le reste. à Kiruna. La décomposition aérobie complète se décrit à l'aide des formules ci-après : CH2.13 Mm3/an. Cela dit. les eaux de percolation s'écoulent naturellement dans les bassins de résidus.

Les concentrations des rejets en nitrates sont d'environ 13 mg/l et pour les phosphates. Le volume total de nitrates et de phosphates déversé en 2001 était respectivement de 116 tonnes et de 251 kg. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 77 . Les particules solides emprisonnées dans ces analyses proviennent principalement d'autres parties de l'exploitation minière et non des digues de retenue. Chapitre 3 • un été court • la protection contre le vent par les montagnes environnantes. Des échantillons d'eau souterraine ont été prélevés en vue d'une évaluation du transport des nitrates depuis les installations de gestion des résidus grossiers. mais parfois avec des retards. 3. Pour ce qui est des autres sites.1. Les analyses de rejets atmosphériques réalisées ces dernières années au niveau des trois sites indiquent que les particules solides mesurées à ce jour sont inférieures à 220 g/(100 m2 x 30 jours) pour Kiruna. Les nitrates proviennent des explosifs non détonés et les phosphates proviennent du minerai. A Kiruna et Malmberget le prélèvement de particules en suspension dans l'air se fait en permanence en plusieurs points localisés aux alentours des trois exploitations minières et dans les zones d'habitation.3 Rejets aquatiques A Erzberg les rejets d'eau sont surveillés. Sur l'année. qu'elles sont comprises entre 18 et 220 pour Malmberget et qu'elles sont inférieures à 200 pour la zone d'habitation de Svappavaara.8 m3/min. Le débit de déversement annuel est d'environ 16.4. Les paragraphes ci-après fournissent une description de chacun de ces sites.03 mg/l (concentrations moyennes sur l'année). Le tableau ci-après présente une analyse complète des rejets de ce site. le débit est extrêmement variable et suit le cycle de drainage naturel. valeurs qui sont comprises dans la plage des rejets de ces 10 dernières années. A Kiruna un volume d'environ 9 Mm3 se déverse annuellement du bassin de clarification dans les eaux de surface. Des échantillons de neige sont prélevés pendant l'hiver en plusieurs points de captage. L'hiver. elles sont d'environ 0. Ces échantillons sont soumis à des analyses visant à déterminer la distribution des particules en suspension et les résultats sont communiqués tous les ans.5. les rejets aquatiques sont variables pour chacun des gros sites. de la neige est prélevée aux points de prélèvement et analysée pour ses particules. Aucun effet négatif sur la qualité des eaux en aval n'a été détecté ni aucune valeur seuil n'a été dépassée.

7 μg/l Aliphatiques <0. L'eau 78 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .049 μg/l Cu 1.0429 μg/l pH 8.94 mg/l Na 80.7 mg/l Cd 0.Chapter 3 Paramètre Concent.79 μg/l F 1.59 μg/l Ba 31.1 μg/l Solides en suspension 3. Des échantillons sont fréquemment prélevés en quatre points de prélèvement en vue d'étudier la qualité de l'eau en liaison avec l'installation de gestion des résidus.14 mg/l N total 12.1 mg/l Conductivité 139.47 : Concentrations moyennes des rejets d'une installation de gestion des résidus de minerai de fer dans des eaux de surface pour 2001 Depuis les installations de Svappavaara il n'y a normalement aucun déversement direct des eaux de traitement dans les eaux réceptrices.05 mg/l Mn 32.2 mg/l As 0. à l'exception des infiltrations à travers les digues. La qualité de l'eau dans les bassins de résidus est conforme aux normes suédoises et européennes relatives à la qualité de l'eau.1 mg/l Aromatiques <0. à cause d'un niveau d'eau anormalement élevé dans le bassin de clarification. on rapporte qu'un volume d'environ 130 000 m3 d'eau aurait été déversé pendant la période du 23 mai au 14 juin. L'eau excédentaire du bassin de clarification est utilisée soit comme eau de traitement soit pour le transport des résidus jusqu'aux digues de retenue.35 μg/l Ca 160.7 mS/m Mg 20.36 μg/l Mo 53. ou ce déversement n'est que marginal.924 μg/l Tableau 3.8 mg/l Co 0. Unités Al 10.71 mg/l Fe 0.33 mg/l P 25. Pour l'année 2000.03 S 141.37 mg/l Ni 0.92 μg/l NO3-N 11.002 μg/l K 35.684 mg/l SO4 431.871 FNU Zn 0.18 μg/l Cr 0.2 mg/l Sr 551.77 mg/l P total 0.049 mg/l HCO3 1.10 mmol Hg <0.0274 mg/l Turbidité 1.009 μg/l Cl 123. L'eau des bassins de résidus se déverse dans les bassins de clarification.1 mg/l Si 3.54 μg/l Pb 0.

Les analyses portent plus particulièrement sur les concentrations en métaux. A partir de ce bilan. Il n'existe aucune étude de la nappe phréatique permettant d'évaluer les effets de son rechargement par l'IGR. environ 80 % de l'eau excédentaire pénétrant dans le bassin de clarification a été réutilisée dans l'usine de traitement. Dans l'un des sites. du fait que plusieurs paramètres ne sont pas mesurables et doivent donc être estimés.4. En 2000.4 Contamination des sols Sur les sites de Kiruna et de Malmberget. une étude approfondie de la nappe phréatique a été effectuée pour évaluer le transport des contaminants depuis l'installation de gestion des stériles jusqu'à un lac voisin. Un bilan hydrique a été calculé pour le système de digues de retenue. comme une eau à faible concentration pour les trois installations de Malmberget et de Kiruna. la qualité des eaux des bassins de résidus/de ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 79 .5. En revanche. Le volume évacué s'est monté à 16. aucun effet nocif pour la qualité des eaux de surface n'a été détecté. Erzberg pratique le rejet direct des eaux de drainage provenant des haldes à stériles. on estime à 2 m3/min le débit d'écoulement dans la nappe phréatique du système de digues/bassins de résidus. L'eau de traitement constitue environ 2 % du débit total de la rivière. La qualité de l'eau rejetée dans les cours d'eau classe celle-ci. Quatre puits de surveillance ont été installés à des profondeurs de 2.1. des échantillons des sols sont prélevés à intervalle régulier (tous les cinq ans environ). Les résultats de cette étude sont comparés à ceux des études régionales réalisées par les autorités compétentes.7 m3/min (moyenne annuelle). en raison de la forte capacité neutralisante des stériles et de la capacité de sorption de l'aquifère. y compris : • les précipitations directes • les eaux de ruissellement de surface • les rejets d'eau de traitement • l'eau de traitement rétropompée • l'évaporation • les rejets dans le réseau hydrographique • le rechargement de la nappe phréatique et la percolation à travers les digues. Après 30 ans de surveillance des eaux de surface. Cette étude a indiqué que les quantités de composants transportées depuis l'installation de gestion des stériles par le biais des eaux souterraines n'étaient que mineures. selon l'agence suédoise de protection de l'environnement. L'étude comporte une analyse/évaluation des mousses qui poussent sur les sols avoisinant (à différentes distances et dans différentes directions) les installations minières. Un volume d'environ 6168 m3 d'eau a été déversé de l'installation de Malmberget dans la rivière. Il existe toutefois une incertitude relativement importante concernant ce chiffre.5 à 3 m et des échantillons sont prélevés à plusieurs reprises pendant l'été. Chapitre 3 excédentaire de ce cycle se déverse dans les cours d'eau conformément aux autorisations de rejet. tandis que 20 % a été évacuée. L'objectif est de surveiller toute contamination ayant pour origine les rejets atmosphériques. 3. Les eaux rejetées et les eaux réceptrices ont été surveillées et la masse totale des composants rejetés est estimée sur une base annuelle.

3. 3.5. Aucune étude n'a été réalisée pour évaluer directement la possibilité d'une contamination des sols par les installations de gestion des stériles. La mine à ciel ouvert a fonctionné jusqu'en 1930 mais depuis 1935. et c'est un minerai important. le minerai d'oxyde de manganèse était transformé dans une usine de traitement du minerai. Jusque dans les années 1970. 80 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . et on considère qu'elle présente de faibles concentrations. Il s'agit d'Úrkút. 3.5 Manganèse Dans cette partie sont présentées uniquement des données relatives à la mine hongroise d'Úrkút.4. Les faibles quantités de stériles produites servent à remblayer la mine à ciel ouvert voisine. déclassée. 2002]. 3. le minerai est extrait sous terre. une seule mine est aujourd'hui en activité. notamment la pyrolusite. Une contamination de la nappe phréatique par le système de digues de retenue est peu probable.1. La lixiviation de ces haldes est faible. et elle se forme également à partir de dépôts marécageux d'eau salée ou d'eau douce stagnante et peu profonde.1. l'aciérie de Dunaferr située à Dunaújváros. Des minéraux comme la rhodochrosite.5 Consommation énergétique Un site a fait état d'une consommation unitaire de gasoil pour le transport des stériles : 0. Mineralgallery.5. il n'est pas nécessaire d'étudier la contamination des sols par l'installation de gestion des stériles. La méthode d'exploitation employée est l'exploitation par chambres et piliers associée au foudroyage par sous-étage.2 Gestion des résidus Sur les multiples occurrences du manganèse en Hongrie. Les boues riches en Mn (12 % de Mn et 17 % de Fe) ont longtemps été évacuées à proximité de la mine (2. qui sont actualisées tous les cinq ans.1.5 millions de tonnes). Aujourd'hui.Chapter 3 clarification est régulièrement surveillée. La pyrolusite est un produit d'oxydation de minéraux de manganèse altérés. à l'exception essentiellement des nitrates et de quantités plus faibles de sulfates. la rhodonite et l'hausmannite sont souvent remplacés par de la pyrolusite [37.1.18 litre/tonne (moyenne 2001).5. le minerai est simplement concassé à des granulométries inférieures à 10 mm et vendu directement à un seul utilisateur final. le psilomélane et d'autres plus difficiles à distinguer. On considère que mis à part la surveillance des particules en suspension dans l'air et l'étude de la végétation. Le terme anglais "wad" s'emploie dans le contexte minier pour désigner des minerais qui sont un mélange de plusieurs oxydes de manganèse. où l'extraction a commencé en 1917.1 Minéralogie et techniques minières La pyrolusite (MnO2) est le minéral de manganèse le plus répandu. Il n'y a pas de production de résidus.

Ces différentes minéralogies nécessitent l'utilisation de techniques d'extraction et de traitement du minerai différentes pour obtenir une récupération optimale de l'or. de la galène et de la sphalérite.48 : Liste des producteurs d'or européens actuels connus/rapportés à ce jour Parmi les sites recensés dans le tableau ci-dessus. de l'arsénopyrite. Zn et Pb sont complémentaires. dans deux cas. Sur les sites d'exploitation de métaux précieux. de Boliden et de Bergama-Ovacik ont communiqué des informations pour le présent chapitre. Il est prévu. Filón Sur Espagne Salsigne France Sardaigne Italie Tableau 3. que les mines à ciel ouvert deviendront au fil de temps des mines souterraines. n'est pas spécifiquement mentionné dans le présent chapitre. séricite et roches ou schistes riches en andalousite (Orivesi) • or natif avec sulfures de cuivre dans du skarn et du jaspe bréchique (Río Narcea) • gossan (Filón Sur). ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 81 .1 Minéralogie et techniques minières L'or et l'argent diffèrent considérablement dans la manière dont se présentent les gisements.1. voire constituent les principaux minéraux de valeur (Boliden) • minéralisations sulfurées contenant de la pyrite. de Río Narcea. L'exploitation se fait sous terre (avec ou sans remblayage) et dans des mines à ciel ouvert. divers environnements géologiques et caractéristiques minéralogiques sont représentés : • minerais sulfurés complexes où Cu.1. Bjoerkdal Suède Orivesi Finlande Río Narcea. ceux d'Orivesi. L'argent est intégralement exploité comme sous-produit d'une minéralisation de métaux communs ou d'une minéralisation aurifère et par conséquent. Site Pays Baia Mare Roumanie Bergama-Ovacik Turquie Boliden. Il existe plusieurs exemples dans lesquels l'or est extrait d'un flux de résidus provenant d'une usine de traitement de minerais de métaux communs (Boliden) ou d'anciennes haldes à stériles (Filón Sur) et de bassins de résidus (c’est-à-dire Baia Mare).6. 3. où l'or est présent en quantité inframicroscopique (<1 μm) et finement dispersé dans les trames de pyrite et d'arsénopyrite (or réfractaire) (Olympias Gold) • quartz épithermal à faible sulfuration et filons bréchiques dans la roche mère andésitique (mine d'or d'Ovacik) • roches volcaniques fortement altérées : quartz. L'or se présente sous forme d'or libre ou sous forme d'or sulfuré. Chapitre 3 3.6 Métaux précieux (or et argent) La liste ci-après recense les exploitations minières actuelles de l'or en Europe.

2. notamment les broyeurs à sec semi-autogènes.Chapter 3 3.6.2 X 4. inférieure à 40 µm pour permettre une libération optimale.1 Fragmentation Toutes les exploitations ont ceci de commun qu'il faut concasser et broyer le minerai pour pouvoir libérer l'or. Pour la lixiviation en cuve. une granulométrie relativement grossière (voire des conglomérats) est souhaitable. principalement du fait que telle ou telle technique convient à telle ou telle minéralogie. les broyeurs autogènes. il faut une granulométrie plus fine pour permettre un temps de séjour relativement court dans les cuves de lixiviation. Selon la manière dont se présente l'or dans le minerai. de spirales et d'une table à secousses pour la séparation gravimétrique de l'or. en l'occurrence une biooxydation. Comme matériel de fragmentation.6. 2002] 3. Pour l'or réfractaire.1 Les circuits de broyage sont tous deux équipés de cônes Reichert.2.2 X 4. un concasseur giratoire et un concasseur à cône • broyage en deux temps avec un broyeur à barres (3.2. si l'or est dispersé de manière extrêmement fine. Dans certains cas. l'or pourra être récupéré dans le concentré de cuivre et séparé ensuite du cuivre par un procédé de fusion.5) et un broyeur à boulets (3. il peut être nécessaire d'utiliser différentes méthodes pour libérer l'or afin de pouvoir l'extraire. La mine d'Orivesi utilise le matériel suivant pour le procédé de fragmentation : • concassage en trois temps avec un concasseur à mâchoires. La lixiviation en tas autorise une granulométrie plus grossière.2 Traitement du minerai Différentes techniques de traitement du minerai sont utilisées. le temps de lixiviation étant beaucoup plus long. L'or natif peut être concentré et récupéré par gravimétrie.1.2 Séparation Les méthodes de traitement du minerai les plus courantes sont les suivantes : • la flottation. on utilise différents types de concasseurs ainsi que différents types de broyeurs. Sous sa forme d'oxyde.1.2.1.5) • classement par hydrocyclones.6. Pour les opérations de lixiviation en cuve. etc. 2002] Le circuit de fragmentation de Boliden est décrit à la Section 3. Dans nombre de cas. peut être nécessaire pour libérer l'or et le rendre accessible à la lixiviation au cyanure. une oxydation. [59. Au group. [50. 3. les broyeurs à boulets. où l'or se fixe principalement au concentré de cuivre (l'or étant récupéré à partir du concentré lors du procédé de fusion) 82 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Pour la lixiviation en tas. Himmi. cette opération s'effectue lors de la récupération antérieure des métaux communs. l'or peut être directement lixivié au cyanure. il faut généralement parvenir à une granulométrie de 50 à 80 % inférieure à 45 µm voire dans certains cas.1. pour permettre l'afflux d'oxygène et assurer une perméabilité suffisamment élevée des matériaux en tas.

avec un rendement relativement faible de 35 t/h. Les résidus de ce procédé sont amenés dans un fossé séparé. situé dans l'ancienne IGR (utilisée lors de la phase d'exploitation du nickel). Le schéma de la figure ci-après illustre un exemple d'usine de traitement du minerai. Le bismuth est précipité à cette occasion. Cette usine. L'eau du procédé de lixiviation étant acide. La lixiviation d'une partie du concentré d'or permet de réduire la teneur en impuretés (Tellure (Te) et Bismuth (Bi)). Le fossé n'ayant pas de déversoir. mais la plus grande partie du tellurium reste en solution. Le procédé de lixiviation n'est employé que lorsque c'est nécessaire. par la méthode "Carbon-In-Leach" (CIL) (par exemple à Boliden et à Río Narcea) ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 83 . par la méthode "Carbon-In-Pulp" (CIP) (par exemple dans la mine d'or d'Ovacik) • lixiviation au cyanure dans des cuves. produit un concentré contenant 125 g d'or par tonne. Himmi. Chapitre 3 • la séparation en milieu dense pour les gros morceaux. l'eau s'évapore et filtre à travers les anciens résidus. aucune concentration importante de tellurium n'a été rapportée. on lui ajoute de la chaux pour la neutraliser. Figure 3. les spirales et les tables à secousses pour la séparation gravimétrique de l'or. Selon les analyses des eaux de percolation à l'extérieur de la zone de l'IGR. car la qualité du minerai a évolué et le bismuth et le tellurium ne posent plus de problème. en fonction des caractéristiques du minerai.34 : Schéma de traitement d'un exemple de circuit de traitement de minerai d'or [59. à l'aide de séparateurs à tambour et de cribles d'égouttage • les séparateurs à cône et les séparateurs magnétiques à haute intensité pour les fines • les cônes Reichert. 2002] La lixiviation de l'or se déroule de la manière suivante : • lixiviation au cyanure dans des cuves. Cette étape est destinée à séparer le bismuth et le tellurium du concentré par dissolution. le procédé de lixiviation n'est plus utilisé. Aujourd'hui.

Une installation complète de lixiviation de l'or en cuve comporte les phases principales suivantes : • lixiviation au cyanure (procédé CIL ou procédé CIP) • raffinage de l'or (élution. La récupération de l'or a augmenté de 50 % après la mise en place du procédé de lixiviation de l'or. fusion et production de métal aurifère) • destruction du cyanure (par exemple par oxydation) • préparation des réactifs (chaux et cyanure de sodium). mise en service en 2001. 84 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . La figure ci-après illustre de façon schématique une installation complète. suivies d'une lixiviation au cyanure par la méthode CIL (tous les procédés se font dans des cuves fermées) (par exemple dans le projet aurifère d'Olympias) • lixiviation en tas par solution cyanurée. électrorécupération. à savoir le transfert de l'or et de l'argent du charbon activé vers un métal aurifère contenant de l'or et de l'argent. récupère l'or et l'argent du flux de résidus produits par une usine de traitement de minerais de métaux communs. Ce système est conçu pour un rendement de 800 000 t/an avec une production d'or de 850 kg/an. Celle-ci (Boliden).Chapter 3 • biooxydation et oxydation sous pression. Les procédés de lixiviation susmentionnés nécessitent tous un traitement complémentaire permettant l'obtention d'un produit commercialisable. Le taux de récupération est d'environ 80 % de l'or. suivie d'un procédé de Merrill-Crowe où l'or est précipité sur de la poudre de zinc (par exemple à Filón Sur).

35 : Illustration schématique du procédé CIL [50. Au group. Chapitre 3 Figure 3. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 85 .

.

pour produire des complexes tels que le ferrocyanure. l'or est extrait de la solution par adsorption sur du charbon. Il peut également contenir de l'arsenic et de l'antimoine. une petite partie s'échappe dans l'atmosphère de l'usine de traitement du minerai par volatilisation. le dosage du cyanure. soit détruit lors de la réactivation du charbon dans le four à charbon [24. etc. 1992]. s'évacue avec les résidus. selon le type de minerai et le mode de traitement du minerai. 3. le cyanate et des complexes de cuprocyanure. Au group. Il est courant de contrôler régulièrement les autres caractéristiques des matériaux (les paramètres déterminés varient parfois d'un site à l'autre) et notamment : • la distribution granulométrique • le rapport solide à liquide • les caractéristiques de DA • la minéralogie • la teneur en éléments trace.1. Chapitre 4 Dans tous les sites qui pratiquent la lixiviation en cuve. qui influent de manière importante sur la gestion de l'exploitation et sur le choix de méthodes de déclassement appropriées pour les résidus. Le cyanure non réagi restant. C'est pourquoi tous les sites ayant recours à la lixiviation en cuve ont pris grand soin d'évaluer les caractéristiques de production de DA de leurs résidus. L'usine de traitement du minerai de Boliden. British Columbia CN guide. le degré d'aération. comme l'illustre la figure ci-après. selon le procédé utilisé. Les paramètres susmentionnés servent à déterminer les caractéristiques de lixiviation du matériau.6. Lors d'un procédé de lixiviation de type CIP/CIL. les résidus boueux subissent une détoxification avant d'être évacués dans le bassin de résidus. et du cyanure peut être extrait avec lui. avec 18 % de soufre et une faible teneur en carbonate.3 Gestion des résidus 3. 1992]. Une partie va réagir avec les autres agents consommateurs de cyanure éventuellement présents dans le minerai. La composition des résidus va également changer en fonction de l'évolution du minerai [24. Le cyanure qui pénètre dans le circuit d'adsorption sur charbon est soit réinjecté dans le circuit de lixiviation.3. British Columbia CN guide. A Bergama-Ovacik.1. doit gérer des résidus susceptibles de produire un DA [50.1 Caractéristiques des résidus Les résidus non traités provenant du traitement du minerai d'or au cyanure contiennent différents composés. le thiocyanate. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 45 . Lors de la lixiviation. ainsi que des produits de réaction avec d'autres consommateurs de cyanure. 2002]. une caractérisation détaillée de certains échantillons a montré que les résidus et les stériles ne produiraient aucun DA. de complexes métalliques.6. Le flux de résidus non traités issus d'un procédé de type CIP/CIL est constitué de résidus boueux comportant des taux élevés de cyanure. le type de minerai. de cyanate et de thiocyanate. Le cyanure présent dans les résidus peut subir un traitement d'élimination du cyanure (pour la plupart des sites européens) ou être laissé tel quel pour s'éliminer par dégradation naturelle dans le bassin de résidus (norme internationale).

6 63 85.52 0.47 5. Granulométrie Volume total des résidus Volume évacué des hydrocyclones dans le bassin µm Pourcentage de passant cumulé Pourcentage de passant cumulé 350 100 100 250 99.6 78.5 95.8 100 88 93.02 *: Equivalent en tonnes de CaCO3 pour 1000 tonnes PA : Potentiel acidifiant PN : Potentiel de neutralisation NNP : Potentiel net de neutralisation Tableau 3. Les résidus du bassin ont donc des caractérisations chimiques et des propriétés physicochimiques variées.5 5.50 : Granulométrie des résidus de la mine de Boliden 46 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .Chapter 4 Figure 3.2 54. La fraction fine après cyclonage est évacuée dans le bassin de résidus et la fraction grossière extraite des hydrocyclones est utilisée comme remblai dans les mines souterraines.18 4.9 87.49 : Potentiel de production d'acide dans la mine d'or d'Ovacık La région minière de Boliden est constituée de minéralisations de sulfures complexes.9 100 180 99.67 0.7 100 125 97. Les caractéristiques des résidus produits aujourd'hui sont résumées dans les tableaux ci-après. environ 30 mines ont été exploitées dans cette région.3 20 53. Au group. pH PA* PN* PNN* PN/PA* % S2- Moyenne de 99 échantillons 7. 2002] Le tableau ci-après montre la moyenne des résultats obtenus sur 99 échantillons. L'exploitation minière de la région a débuté en 1925 et à ce jour.4 -20 0 0 Tableau 3.8 45 76.36 : Courbe du potentiel acidifiant par rapport au potentiel de neutralisation des échantillons du site d'Ovacik [56.

6. IGME. ou "liqueur mère" est récupéré dans un petit bassin avant d'être pompé jusqu'à l'usine pour précipitation de l'or et de l'argent.3. est de 1. La masse volumique des résidus. Les résidus utilisés comme remblais sont également analysés afin que soit déterminée leur teneur totale en cyanure (généralement inférieure à 1 mg/l).2 Méthodes de gestion appliquées Dans l'usine de lixiviation en tas de Filon Sur. [50.10 % • Zn : 0. Le lixiviat.6 Mm3 pourvu d'un enrochement aval de 30 m de hauteur et d'un système de revêtement composite géomembrane-argile. 2002] 3.8 % Plus de la moitié des résidus sont constitués de particules inférieures à 0. qui utilisent les méthodes CIL ou CIP pour lixivier l'or en cuves. Dans la mine d'or de Bergama-Ovacik.1. Le lixiviat est ensuite pompé vers un bassin de conditionnement avant d'être réutilisé dans le procédé de lixiviation. Boliden utilise la fraction grossière des résidus comme remblais dans les mines souterraines. Au group. Le procédé le plus courant de destruction du cyanure est le procédé SO2/air. Comme expliqué précédemment.45 t/m3. ce traitement permet d'obtenir une concentration totale en CN inférieure à 1 mg/l dans le flux de résidus traités. Au group. les résidus sont gérés dans un bassin d'une capacité de 1. Chapitre 4 [50. Les tas sont construits sur un matelas doté d'un revêtement synthétique. les résidus (le tas de matières lixiviées) sont laissés sur place et déclassés. Les résidus boueux pompés vers le bassin de résidus contiennent de 20 à 25 % de solides. Un schéma conceptuel de l'IGR est présenté ci-après : ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 47 . Un des sites (Bergama-Ovacik) qui mesurent les concentrations de cyanure WAD.3 million de tonnes/an de minerai.9 g/t • Cu : 0. rapporte des concentrations inférieures à 1 mg/l. Aucune caractérisation des matériaux n'a été rapportée [57. une fois mis en bassin. En général. vers des bassins de résidus. La moitié des sites utilisent des bassins de résidus pourvus d'un revêtement étanche et l'autre moitié utilise des bassins de résidus sans revêtement. Ces résidus sont extraits du flux de résidus des hydrocyclones situés en aval de l'installation de destruction du cyanure. ces sujets ne seront pas détaillés à ce stade. après destruction du cyanure.40 % • Pb : 0.85 g/t • Ag : 24.13 % • S : 17.002 mm. 2002]. 2002] Les résidus ont la composition suivante avant cyclonage et lixiviation au cyanure : • Au : 0. 2002]. qui produit 0. Comme il existe très peu de données à l'heure actuelle permettant d'évaluer la façon dont sont réalisés et planifiés la gestion des résidus et des stériles et leur déclassement. les résidus subissent un traitement de destruction du cyanure et de précipitation des métaux lourds par oxydation au SO2 suivi d'un traitement au sulfate ferrique [56. Au group. Tous les autres sites. produisent des résidus sous forme boueuse qui sont acheminés par pipeline. Différents types de digues sont utilisés pour contenir ces bassins.

37 : Schéma en coupe du bassin de résidus d'Ovacik [56. 48 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . à moins de deux cents mètres des installations de traitement. Les études géotechniques et sismologiques réalisées dans la zone de l'IGR avant et après sa construction ont révélé la présence d'un environnement propice aux digues en enrochement et à la stabilité des réservoirs. Au group. Lors de la fermeture du bassin. les résidus seront asséchés et le sommet sera recouvert de roche et de terre puis reverdi. ainsi que la face aval de l'endiguement amont et la face amont de l'endiguement aval sont étanches. La politique de l'entreprise a consisté à choisir des digues de retenue de type à enrochement pour leur stabilité améliorée et leur facilité d'entretien (par opposition à l'utilisation des résidus grossiers). La couche arable a été raclée et stockée sur place pour une utilisation future lors de la réhabilitation du site. Le système de revêtement composite argile-géomembrane a été choisi pour obtenir un confinement efficace et pour accélérer les processus réglementaires d'approbation et de délivrance des autorisations. Lors du choix de l'emplacement de l'IGR. Les matériaux de construction des digues en enrochement (principalement des andésites) proviennent de l'excavation des morts-terrains de la mine à ciel ouvert.Chapter 4 Figure 3. la volatilisation de HCN est négligeable. L'IGR a été conçue comme une unité de type "zéro évacuation" où l'eau du bassin est remise en circulation pendant l'exploitation de la mine. La région est une zone aride où l'évaporation est en grande partie responsable du déficit en eau du bassin pendant la saison d'été. les principaux éléments pris en compte ont été les suivants : • perturbations réduites au minimum pour le paysage et les sols • proximité avec l'usine de traitement • utilisation efficace des morts-terrains et des stériles dans les digues afin de réduire l'empreinte • stockage de la couche arable en vue d'une couverture végétale lors de la fermeture • destruction du cyanure et précipitation des métaux lourds pour les résidus • réutilisation de l'eau de traitement dans le procédé • aucune évacuation d'eau par l'IGR. Les endiguements ont été réalisés selon un modèle de digue classique. Le bassin de résidus étanche est situé en vallée. En raison de la faible concentration en cyanure dans le bassin (inférieure à 1 mg/l WAD). 2002] Il est à noter que le fond du bassin.

Selon le type minerai. Les mines souterraines utilisent la fraction grossière (>125 µm) des résidus comme remblais.5 mm d'épaisseur. Il est à noter qu'environ 33 % du minerai provient d'une mine à ciel ouvert. L'usine de traitement des minerais de métaux communs de Boliden a reçu au total 1. une partie des résidus produits (environ 50 %) subit un traitement complémentaire dans l'usine de lixiviation de l'or.8 million de tonnes de résidus en 2001. Au group. 2002] Le dépôt des résidus se fait par des pipelines qui se déversent dans la zone du bassin à proximité de l'endiguement aval. L'or brut est également extrait à l'aide de tables à secousses. ce qui a augmenté le coefficient de sécurité de la digue à 2. Au group. quatre sont des mines souterraines et une est une mine à ciel ouvert. Le fond du bassin de résidus est couvert d'un système de revêtement composite constitué de 50 cm d'argile compactée. le pourcentage de remblayage est proche de 50 %. 2002] Figure 3.23. par rapport au coefficient de 1. de plomb et de zinc. Sur ces cinq mines. la pente a été modifiée de moins de 10˚. de 20 cm d'une autre couche d'argile compactée et d'une couche filtrante de gravier de 20 cm. La quantité de résidus utilisés pour le remblayage dépend du niveau de production des mines et du stade de production. où aucun remblayage n'est effectué pendant l'exploitation. Des tuyaux de drainage ont été placés dans la couche filtrante pour drainer l'eau vers la structure de décantation.38 : Architecture du revêtement composite du site d'Ovacik [56. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 49 . La figure ci-après montre l'architecture du système de revêtement composite. La structure de l'IGR inclut une retenue des eaux de ruissellement de surface derrière la digue amont et un canal de dérivation pour les eaux de débordement excédentaires (pour des conditions de crue centennale). recouverte d'une géomembrane de polyéthylène haute densité (PEHD) de 1. Lors des travaux préparatoires effectués dans les mines. Pendant l'exploitation de la mine.58 million de tonnes de minerai en provenance de cinq mines différentes mines en 2001 pour produire des concentrés de cuivre. Si l'on soustrait ce volume de minerai. une hauteur minimum de 2 m de franc-bord est prévue dans la structure de l'IGR.6 g en cas de tremblement de terre. Chapitre 4 Du point de vue géotechnique. des volumes importants de résidus sont produits et utilisés comme remblais. Cette dernière a produit 0. Lors de l'opération consistant à déposer les morts-terrains et les stériles sur le talus aval de la digue principale. [56. les digues ont été conçues pour résister à une accélération horizontale de 0.2 généralement appliqué dans le monde aux barrages de retenue d'eau.

le bassin de résidus existant peut servir encore quatre ou cinq ans. la digue a été surélevée à +220 m sur le modèle descendant (voir figure). l'un au nord et l'autre au sud du bassin. Des échantillons d'eau sont prélevés à intervalle régulier à des fins de surveillance de la qualité de l'eau. En 1995. Il n'y pour l'heure aucune recirculation des eaux de traitement. L'analyse comporte une analyse du flux et des échantillons d'eaux souterraines. ainsi qu'autour de la zone industrielle.Chapter 4 Les résidus qui ne servent pas de remblai sont envoyés dans le bassin de résidus qui est utilisé depuis les années 1950. Le bassin reçoit environ 4. Les résidus sont pompés par l'intermédiaire de deux pipelines séparés. Le bassin de résidus est à environ 3 km de l'usine de concentration. Les résidus sont pompés jusqu'au bassin et déversés au niveau de plusieurs points de déversement pour permettre un remplissage uniforme du bassin. Les digues ont été érigées en 1979 initialement à une hauteur de +216. la région comportait un lac. [50. cette superficie se montera à 280 ha. Le volume de résidus dans le bassin se monte aujourd'hui à environ 16 Mm3 et couvre une superficie de 260 ha. Auparavant. Une autre digue a également été construite en aval du bassin de résidus. pour couper le débit sortant naturel des lacs et créer un volume de clarification supplémentaire. conformément à un programme de contrôle. Les résidus sont retenus dans le bassin grâce à cinq digues. de la chaux éteinte est ajoutée à l'eau d'évacuation pour augmenter son pH à 10 - 11. L'afflux des eaux de ruissellement de surface a été estimé à 1 Mm3 au cours d'une année sèche et à 3 Mm3 au cours d'une année normale. Les prélèvements se font à la fois en amont et en aval du bassin de résidus. Une élévation définitive à +225 m est en cours et doit être finalisée en 2002. Un canal d'évacuation aménagé dans le sol naturel remplacera la tour de décantation actuelle. D'après les niveaux d'exploitation actuels. En aval du bassin.2 m sur le modèle d'une digue de type longitudinal avec une partie centrale verticale imperméable et des remblais de soutènement à la fois côté amont et côté aval de la digue. 2002] 50 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . La superficie du bassin est actuellement de 260 ha et après élévation d'une digue à l'été 2002.5 Mm3/an d'eau de traitement en provenance de l'usine de traitement du minerai. La zone de captage du bassin de résidus couvre 8 km2. Au group. L'eau du bassin est intégralement déversée dans les cours d'eau situés en aval.

Figure 3. Himmi. Les digues de départ ont été constituées de moraine. Chapitre 4 Figure 3. Les élévations ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 51 . Les résidus de traitement sont pompés vers le premier bassin (37 ha). où les matières solides se décantent et l'eau clarifiée est acheminée vers l'avant depuis l'autre extrémité du bassin. Le bassin de résidus ne sert toutefois que de façon occasionnelle.39 : Vue en coupe transversale de la digue du site de Boliden [50. épuisée. [59. La zone de gestion des résidus a été conçue au début des années 1970 et à cette époque. aucun plan aucun plan de fermeture ou d'entretien après fermeture n'avait été envisagé. 2002] La digue de base du bassin de résidus a été construite en moraine et il existe un système de captage à l'extérieur de la digue pour capter les eaux de percolation. [50. Au group. Les résidus sont déversés par des tuyaux d'un premier côté du premier bassin et l'eau clarifiée est acheminée vers l'avant depuis l'autre côté. 2002] La zone de gestion des résidus de la mine d'Orivesi est constituée de deux bassins de résidus. L'eau est réutilisée dans le procédé et seule l'eau excédentaire est acheminée jusqu'au réseau hydrographique. Au group. lorsque les résidus ne sont pas déposés dans l'ancienne mine souterraine de nickel. 2002] Toutes les eaux de drainage qui s'écoulent à travers et sous les digues sont collectées dans un fossé de captage et acheminées dans le bassin de clarification. Les digues du bassin de clarification sont constituées de moraine et revêtues de débris rocheux et de gravier grossier pour empêcher l'érosion.40 : Illustration schématique du traitement des résidus et des effluents à la mine d'Orivesi [59. Himmi. Les eaux de drainage qui s'écoulent à travers et sous les autres digues sont réinjectées dans le bassin. 2002] Le système est illustré de manière schématique ci-après. Le second bassin (14 ha) sert à stocker l'eau clarifiée.

[56. la conception vise à assurer la stabilité statique. il a été décidé d'utiliser RIDAS comme guide lorsque ce dernier pouvait s'appliquer 52 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Comme expliqué précédemment. les résidus sont déposés dans un bassin de résidus étanche après destruction du cyanure.3. des plans de gestion concernant d'autres questions comme l'hygiène et la sécurité. IGME. la fermeture et la réhabilitation de la mine. De même. aux événements de crues et à tout autre paramètre détecté lors de l'évaluation des risques. La distance entre la zone des résidus et la rivière est d'environ 600 m. la stabilité aux charges sismiques. Les eaux de ruissellement de surface collectées sont détournées vers trois bassins de sédimentation pour être clarifiées avant d'être évacuées [58. lorsque Boliden a lancé un projet de sécurité des digues pour les digues de retenue.2.3. Au bout de 20 ans d'activité.Chapter 4 nécessaires des digues sont réalisées avec de la moraine pour la partie centrale et des résidus pour les remblais de soutènement. La région environnante n'est pas utilisée à des fins agricoles. Les eaux de drainage sont collectées par un système de fossé et acheminées directement dans une rivière car. Les digues sont faites d'argile compactée et d'un remblai de soutènement en stériles. l'IGR a été construite pour une exploitation minière de nickel. En 1997. le stockage des résidus.1) conçu selon les consignes de sécurité des digues élaborées par l'association suédoise des exploitants de centrales hydroélectriques (RIDAS). les interventions en cas d'urgence et les relations avec la municipalité sont en place. la mine de nickel a été fermée. mais l'habitation la plus proche n'est qu'à 200 m de la zone des résidus. une évaluation complète des risques a été effectuée ainsi que des calculs de stabilité. de surveillance et d'entretien (voir Section 4. Le bassin est entouré de canaux destinés à détourner les eaux de ruissellement de surface. Au group. A l'origine. selon l'exploitant. elles ne présentent pas de contamination "significative". Le bassin comporte un système de revêtement composite imperméable composé d'argile compactée et d'un revêtement de 1 mm en PEHD. Himmi.1. et la conception a été réalisée par des experts externes. mais l'usine de traitement sert depuis cette époque pour le traitement du minerai d'or de la mine d'Orivesi située à 85 km de l'usine. 3. Le volume actuel du dépôt est de 2. [59.6. L'exploitant ne considère pas que les poussières émanant de la gestion des résidus posent problème. Le site est systématiquement audité dans le cadre de la politique environnementale de la maison mère et un rapport sur le système de gestion environnementale de la mine d'or Ovacik est rédigé. car les matériaux situés à la surface de cette zone ont formé une couche dure. L'installation de gestion des résidus fait l'objet d'une surveillance journalière à des fins de surveillance environnementale et d'intégrité structurelle.4 Mm3 et le bassin est continuellement surélevé conformément aux exigences. Un audit externe par un groupe d'expertise indépendant a été effectué lors des essais d'exploitation. La distance entre l'usine de traitement et la zone de gestion des résidus est d'environ 500 m. 2002]. 2002] Le bassin de résidus du site de Boliden est géré conformément à un manuel d'exploitation. 2002] A Río Narcea. La mine fera l'objet d'un programme d'audit interne annuel réalisé par le biais du procédé d'évaluation de la société afin d'évaluer l'efficacité des systèmes de gestion environnementale et le niveau de performance environnementale de l'exploitation.3 Sécurité de l'IGR et prévention des accidents Sur le site de Bergama-Ovacik.

les talus recouverts et reverdis. les caractéristiques du sol ont été étudiées.6. stable à long terme. Un plan conceptuel de fermeture et de réhabilitation a été élaboré et sera révisé annuellement pendant l'exploitation. A la fermeture de la mine. Au group. Aucun instrument n'a été installé pour surveiller le niveau phréatique dans le corps de la digue. Le traitement de l'eau se fera par chaulage direct au niveau du déversoir pendant la même période. IGME. les digues sont contrôlées à l'aide de piézomètres et de clinomètres.3. dans le cadre des opérations d'exploitation systématiques du site. document qui est obligatoire pour tous les types similaires de gestion des résidus depuis le milieu des années 1980. D'autres sociétés minières ont suivi la même voie [50. la zone du bassin de résidus sera tout d'abord recouverte de roche. plutôt que d'élaborer de nouvelles consignes pour les digues de retenue. après quoi il sera immergé conformément aux autorisations actuelles. La couche arable évacuée lors de la construction est conservée sur place pour une réhabilitation ultérieure. [59.4 Fermeture et entretien après fermeture A la mine de Bergama-Ovacik. de manière concomitante avec l'exploitation.1. 2002] A Río Narcea. la réhabilitation se fera. A la mine d'Orivesi. prévue pour durer moins de 8 ans. Des modifications pourraient être effectuées si nécessaire. d'argile et de terre végétale puis replantée d'arbres. dans la mesure du possible. Il n'est pas certain que l'impact environnemental du remblayage des résidus ait été évalué. 2002]. Le bassin de résidus fait l'objet d'audits réguliers effectués par des experts externes. Une évaluation des risques a été effectuée [58. une solution de couverture d'eau a été choisie pour la fermeture du bassin de résidus. de gravier. Aucune évaluation formelle des risques n'a été effectuée. Au group. 2002]. Le système est conçu de telle sorte que la surface de l'eau dans la zone des résidus puisse être maintenue en équilibre et que l'excédent des eaux pluviales puisse être éliminé de manière contrôlée. Le bassin sera rempli dans un délai de cinq ans. Outre l'immersion de la surface ouverte des résidus. Lors de la phase de construction de l'installation de gestion des résidus. les pentes des digues seront modifiées à 1:3. l'installation de gestion des résidus est inspectée quotidiennement. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 53 . Toutes les digues bénéficieront d'une protection supplémentaire contre l'érosion. Himmi. Chapitre 4 aux digues de retenue. Avant l'exploitation de la mine. Un rétropompage des eaux d'infiltration sera effectué jusqu'à ce que la qualité de l'eau se soit suffisamment améliorée pour permettre son évacuation directe. des déversoirs stables à long terme seront mis en place et des brise-lames seront construits en eau peu profonde pour empêcher la remise en suspension des résidus sous l'action des vagues. Les digues entourant le bassin de résidus ont été surélevées à leur hauteur définitive. la digue fait l'objet d'audits annuels réalisés par des experts indépendants et elle est auditée tous les cinq ans par les autorités compétentes. A Boliden. Les commentaires sont consignés dans le document de sécurité des digues. En revanche. une garantie d'assurance financière a été souscrite auprès des autorités compétentes pour assurer la réhabilitation et la fermeture conformément au protocole d'autorisation d'exploitation [56. 3. Il n'existe pas de plan d'urgence documenté. 2002].

Les eaux interstitielles. qui a montré de très bons résultats. le bassin de résidus sera asséché et recouvert avec de la terre qui a été provisoirement stockée au bord du bassin. L'idée maîtresse est de recouvrir les anciens résidus issus du traitement du nickel par les résidus issus du traitement de l'or.6. [56.1. Aux stades ultérieurs de la mine. il n'existe aucun risque pour l'environnement lié à l'unité de décharge de stériles de la mine d'or d'Ovacik (selon une évaluation probabiliste des risques effectuée par un consultant indépendant).6 million d'euros a été réservée pour la fermeture [59. seront captées par le biais des drains souterrains installés dans le bassin et analysées avant d'être évacuées. Himmi. répartis uniformément et compactés avec de l'argile. dont les concentrations en cyanure WAD sont inférieures à 1 mg/l. Elle permettrait un niveau de sable plus élevé dans le bassin (une meilleure utilisation du bassin actuel). les stériles proviendront des travaux souterrains (couloirs. galeries d'avancement etc. concernant le site de la mine et la zone industrielle. Seul un plan préliminaire a été établi en ce qui concerne la zone de gestion des résidus. les morts-terrains et les stériles sont des andésites qui sont actuellement utilisées comme remblais rocheux sur le côté aval de la digue de l'IGR. les stériles sont produits dans les cinq mines qui alimentent en minerai l'usine de traitement du minerai. Une autre technique de déclassement actuellement à l'étude est l'établissement d'une zone humide. Boliden tente également une autre méthode appelée "saturation d'eau" ou "élévation du niveau des eaux souterraines". Ces mines étant principalement des mines de métaux communs. qui peut essentiellement s'appliquer lorsque le niveau naturel des eaux souterraines dans les résidus est très bas. un plan de fermeture et d'entretien après fermeture a été récemment mis en place.Chapter 4 La couverture d'eau comme méthode de déclassement s'utilise sur plusieurs sites de Boliden. [50. Le potentiel non acidifiant des stériles a permis à l'exploitant d'utiliser ces matériaux dans la structure de retenue de l'IGR tout en assurant une utilisation optimale de la superficie de stockage nécessaire au niveau de l'usine. Les stériles sont acheminés par camion depuis la mine à ciel ouvert. déposés sur le talus aval de la digue de l'IGR. 2002] A Boliden. 2002].) et ces matériaux serviront de remblai dans les vides souterrains. cette 54 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .2. Une somme totale de 0. Au group.4 Gestion des stériles A la mine d'or de Bergama-Ovacik. A Río Narcea.4). Il y aura reverdissement et la zone sera rendue à l'utilisation originelle des sols (pâturage). En appliquant une simple couverture de terre. une quantité d'eau moindre stockée dans le bassin (moins de risque) et une couverture organique autogène et consommatrice d'oxygène sur le dessus des résidus. le niveau des eaux souterraines peut alors être élevé pour recouvrir définitivement les résidus et supprimer l'oxydation des sulfures (voir Section 4. Des analyses du potentiel de DA et des propriétés géotechniques ont été réalisées sur les stériles. Au group. 2002] A Orivesi. En raison de la nature des stériles. La couverture d'eau établie en 1991 à Stekenjokk a fait l'objet d'une surveillance étroite avec des suivis détaillés. Ces analyses ont révélé que les stériles étaient dépourvus de potentiel de DA et que leurs propriétés leur permettaient d'être utilisés dans la construction de la digue en enrochement et des structures de retenue. 3.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 55 . dans des haldes à stériles. y compris la zone du bassin de résidus. ni aucune information sur les caractéristiques de ces matériaux [57. bruit et vibration • cyanure WAD dans les eaux de résidus quittant l'unité de détoxification et à l'entrée d'eau provenant du bassin de résidus • métaux lourds (As. 2002]. Cr) dans l'eau des résidus • indicateur de la qualité de l'eau. issue de la mine à ciel ouvert d'origine. Les données collectées pour la surveillance périodique de l'environnement sont les suivantes : • niveaux de poussière. 0.1. La halde à stériles d'origine. y compris du cyanure WAD sur les six puits de surveillance des eaux souterraines situés vers le bas de la digue des résidus • mesures HCN à divers emplacements de la mine. Les données de surveillance environnementale sont compilées dans des rapports mensuels et soumises aux autorités compétentes. Aucun stérile n'est hissé à la surface [59. six millions de tonnes de stériles ont été produites en 2001. IGME. Hg.6. 3.2. Il n'existe aucune information concernant leur mode de traitement. Himmi.4) [50. Pb. Les stériles sont principalement constitués de silicates (granit et grès) et de différents carbonates (calcaire) [58. Les lieux d'échantillonnage environnemental sont présentés sur la figure ci-après. Au group. La terre végétale est stockée séparément de manière à pouvoir être utilisée lors de la remise en état du site. Zn. Cu. Un comité de surveillance officiel affecté par le gouvernement turc effectue un échantillonnage de vérification. 2002]. A Filón Sur. y compris la presse nationale et autres rapports publics. A Río Narcea. Les stériles issus de la production minière serviront à remblayer les fosses épuisées au fur et à mesure de l'avancement progressif de la production. Cd. un programme de surveillance de l'environnement a été établi à la mine de Bergama-Ovacik. Sb. Orivesi utilise la totalité de ses stériles comme remblai dans les exploitations souterraines.1. Chapitre 4 gestion des stériles est décrite dans la section relative aux métaux communs (voir Section 3. Environ 20 millions de tonnes de stériles sont conservées sur place.1 million de tonnes/an de stériles sont produites. 2002]. sera déclassée in situ. Elles sont également accessibles au grand public par divers moyens. 2002]. IGME.5 Niveaux actuels d'émission et de consommation Outre le contrôle habituel de la santé et de la sécurité au travail.

La décharge de l'usine de destruction au cyanure vers le bassin des résidus est échantillonnée six fois par jour et la décharge du bassin de résidus de façon quotidienne) • contrôle du bruit et des vibrations • enquêtes sur le récepteur. 2002] Le programme de contrôle suivi à l'usine de traitement du minerai de Boliden comprend : • la surveillance de la surface (nombreux points de surveillance avec fréquence variable) et des eaux souterraines (17 puits de surveillance avec échantillonnage mensuel) • rejets atmosphériques (poussière et gaz) • surveillance de destruction au cyanure (en divers points. 56 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . y compris un groupe de référence local qui se rencontre régulièrement sur le site pour discuter de questions préoccupantes et à des fins d'information générale.6 km2. AU group. Les données de surveillance de l'environnement sont compilées en rapports mensuels et soumises aux autorités administratives et partagées avec le grand public par divers biais.Chapter 4 Figure 3.6. Les chutes de pluie et évaporations annuelles moyennes de la zone sont respectivement de 728 et 2313 mm (c'est-à-dire que le bilan hydrique est négatif). Au cours de telles chutes de pluie. L'eau accumulée sera pompée vers le bassin de résidus ou l'eau en excédent conduite directement dans le canal de dérivation. La zone de captage au niveau de la digue de gradient élevé est d'environ 0. Un débit de crue maximum possible est calculé comme étant de 24.5. les eaux de crues potentielles provenant de la zone de captage seront stockées dans le bassin des eaux de ruissellement derrière l'endiguement en amont. Ceci est possible lorsque l'exploitation est une consommatrice nette d'eau (en raison de conditions climatiques arides) et réutilise l'ensemble de l'eau du bassin des résidus dans le traitement.42: Emplacements de surveillance de l'environnement sur le site Ovacik [50. 3.1.6 m3/s pendant la première heure d'un événement de très fortes chutes de pluie.1 Gestion de l'eau et des réactifs Le système de critères de conception et de gestion du bassin de résidus de Bergama-Ovacik est défini pour une évacuation d'eau "zéro" vers les milieux environnementaux de réception. qui est construit le long du côté nord du bassin.

ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 57 .11 Tableau 3. Année 1997 1998 1999 2000 2001 Ecoulement (l/s) 254 238 186 218 352 Volume (Mm3) 8. traitée dans une installation de chaulage direct au niveau du déversoir du bassin de résidus.5 5. L'écoulement de l'eau déversée est mesuré chaque jour.. environ 10.9 m3/tonne de minerai. En raison de l'oxydation des thiosels et selon l'époque de l'année. La décharge du bassin de résidus est. Chapitre 4 La consommation d'eau à l'usine de traitement du minerai de Boliden est d'environ 4. Sur la quantité d'eau totale utilisée dans l'usine de traitement du minerai.51 : Eau déversée de l'IGR de Boliden de 1997 à 2001 La figure suivante illustre les variations saisonnières de la qualité de l'eau dans le système de bassin de résidus et la masse d'eau du récepteur (données de l'année 2001).0 7. Un petit bassin de décantation a été construit pour collecter les précipités. Le volume d'eau déversée depuis le bassin de résidus est présenté dans le tableau ci-après.5 % est réutilisée.9 11. l'eau contenue dans le bassin a un pH faible et contient des concentrations en métal élevées. L'eau est obtenue à partir d'un lac 2 km au nord de l'usine de traitement du minerai.5 Mm3/an ou de 2.9 6. par conséquent. Le bassin est dragué deux fois par an et les précipités sont déposés à l'intérieur du bassin de résidus. Une eau recyclée est utilisée dans le broyeur pour le nettoyage et le cyclonage.

2002] Les points d'échantillonnage sur la figure ci-dessus se trouvent à quatre points d'échantillonnage différents : à l'intérieur du bassin de résidus. le bassin de résidus et les environnements est illustré sur la figure ci-après sur un an avec précipitation moyenne. la digue en aval sera élevée.5 en raison de l'oxydation des thiosels et l'eau déversée est par conséquent chaulée à un pH 9-11 pour neutraliser les effets acides. 58 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .11. Un système de secours pour évacuer l'eau dans le bassin de résidus est en place et sera réhaussé. En 2002.42: Variations saisonnières de la qualité de l'eau dans le bassin de résidus et le récepteur à Boliden en 2001 [50. eau déversée du bassin de clarification vers le récepteur et 1.5 km au sud du bassin avant déversement dans la rivière. eau de déversement du bassin après chaulage vers bassin de clarification.Chapter 4 Figure 3. Pendant le printemps et l'été. La décharge du bassin de résidus sera réaménagée depuis une tour de décantation vers un canal de trop-plein dans le sol naturel. le système de décharge sera reconstruit et un nouveau système de surveillance de l'écoulement sera installé. Un bilan hydrique pour l'usine de traitement de minerai de Boliden. comme décrit plus haut. le pH tombe à environ 3. Le pH dans le bassin de résidus pendant la saison d'hiver est de 10 . AU group.

43 : Bilan hydrique sur le site de Boliden [50. Chapitre 4 Figure 3. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 59 . AU group.

Chapter 4 Au sein de la zone industrielle. A l'usine de lixiviation de l'or de Boliden.43).19 mg/l. montrent que la concentration en cyanure WAD moyenne dans la décharge vers le bassin est de 0. la concentration en cyanure totale dans la décharge vers le bassin de résidus est en moyenne de 0. est réutilisée/utilisée dans le processus. Un petit lac au nord du bassin de résidus est pompé en continu afin de maintenir un plus bas niveau d'eau que dans la zone environnante. mais les économies ne sont pas très significatives. se trouvent une ancienne mine à ciel ouvert et un puits sous l'usine de traitement du minerai. Il est à noter que sur l'IGR de Boliden. suite à un schéma complexe de processus. sans une quelconque adjonction d'eau à partir des eaux de surface naturelles. car les réactifs de flottaison se 60 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Ceci explique les baisses des concentrations en cyanure dans le bassin de résidus et. Des données telles que la profondeur de la neige. si une décharge se produit. du cyanure de sodium est utilisé pour collecter les métaux précieux. Le système est utilisé pour la surveillance de la quantité d'eau dans le système.06 mg/l en moyenne. L'infiltration se produisant à travers les digues B. En 2001. il est parfois (mais pas chaque année) nécessaire d'éliminer l'excédent d'eau du système en l'amenant à la rivière. de capter toute infiltration éventuelle et de la réinjecter dans le bassin de résidus. Les valeurs du site Ovacik. ou provenant de l'ancienne mine souterraine.8 million de tonnes) était répartie comme suit : • chaux (or et métaux communs) :5000 tonnes • dioxyde de soufre : 1260 tonnes • cyanure de sodium : 450 tonnes Le cyanure qui est déchargé dans le bassin de résidus subit une décomposition naturelle plus avancée dans le système de bassin. L'usine de traitement du minerai ne fonctionne qu'avec cette eau. y compris l'eau de pluie. le niveau de pluie et d'eaux souterraines sont collectées pour le bilan hydrique. L'eau drainée est pompée vers le bassin de résidus pour être traitée avant d'être déversée dans le récepteur. Selon les chutes de pluie. Les données indiquant l'eau dans les concentrés sont également utilisées pour le bilan hydrique. Du dioxyde de soufre est utilisé dans la destruction du cyanure et de la chaux est utilisée pour la régulation du pH. dans la décharge du bassin de résidus.33 mg/l alors que la concentration dans le bassin lui-même est de 0. C. Le recyclage permet également d'économiser de petites quantités de réactifs. La consommation d'eau douce est surveillée en continu dans le système de traitement de l'usine de traitement du minerai. A la mine d'Orivesi. L'eau drainée du bassin de résidus est réinjectée dans le bassin en continu. et. une dilution par les précipitations et le ruissellement de surface ajoute (outre la décomposition naturelle des composés de cyanure) à la concentration en cyanure réduite. Sur le site de Boliden. D et E est réinjectée dans le bassin depuis le petit bassin de collecte (voir Figure 3. la consommation de produits chimiques utilisés dans la récupération d'or (à un rendement de 0. alors que la décharge provenant du bassin contient uniquement un total de cyanure de 0. de ce fait. où il n'existe aucune décharge vers le récepteur. l'eau clarifiée provenant de la zone de gestion des résidus. avant décharge dans le bassin de résidus. La décharge du bassin de résidus de Boliden s'effectue uniquement par le déversoir au niveau de la digue A.89 mg/l. La décomposition naturelle des traces possibles de cyanure est censée avoir lieu dans le bassin de résidus.

produisant des résultats de surveillance quasiment nuls. A l'usine de traitement du minerai de Boliden. AU group. a été ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 61 .52 : consommation de réactif unitaire 2001 à la mine d'Orivesi 3. Ces dernières années. Un laveur traite les émissions de gaz dans l'air à partir du four de régénération du carbone activé. les rejets atmosphériques sont contrôlés. Chapitre 4 décomposent dans la zone de gestion des résidus.6.2 Rejets atmosphériques A Bergama-Ovacik. Réactif Consommation (g/t) SIBX 50 DTP 50 Dowfroth 8 Floculant 2 Billes d'aciers 1500 Tiges d'acier 700 Tableau 3. la plus grande source de rejet atmosphérique. le séchage de concentrés. Un bilan hydrique schématique est présenté sur la figure ci-après. Figure 3. 2002] En 2001. la consommation (unitaire) de réactifs à la mine d'or d'Orivesi est indiquée dans le tableau ci-après.1. la poussière et les émissions d'HCN sont contrôlées sur une base quotidienne.5.44 : Cycle de l'eau sur le site d'Orivesi [50. Les émissions de poussière sont éliminées par humidification superficielle des routes et par un système de laveur au niveau des concasseurs et convoyeurs. Le gaz HCN est surveillé au-dessus des cuves de lixiviation et sur le remblai du bassin de résidus.

55 Tableau 3.75 2.Chapter 4 complètement éliminée par l'introduction de filtres à la place de l'utilisation de fours.0 1999 5.3 Rejets aquatiques Il ne s'est produit aucun déversement d'eau à partir du site de Bergama-Ovacik en 2001.350 0.6. aucune émission directe. Pendant le reste de l'année.5 0.050 1. Le circuit de régénération pour le carbone activé est équipé d'un laveur humide où de la chaux est ajoutée pour l'ajustement du pH. 62 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Emissions Date Heures de Particules CNtot Hg H2S SO2 fonctionnement Régénération de h kg kg kg kg kg carbone actif 16-10-2001 30 128.1 0.5 0.9 8 51 10 59 0.700 1.550 0.013 0.77 8 55 0.53 : Rejets atmosphériques à partir de l'usine de lixiviation de l'or de Boliden A la mine d'Orivesi.000 8.2001).07 14 156 0. La solution chargée de CN est renvoyée dans le processus CIL. En dehors des rejets rapportés dans le tableau ci-après.051 25-09-2001 437.200 16-10-2001 1400 3.04 10 58.11 0.54 : Rejets dans l'eau de surface provenant du site de Boliden La production à l'usine de lixiviation de l'or a démarré en juillet 2001.06 mg/l.1 3.001 0. Les concentrations annuelles moyennes sont données conjointement avec la charge annuelle totale de chaque élément. mais certaines émissions de poussière proviennent de l'installation de concassage.1 1. Cet air passe à travers un laveur humide où tout HCN possible est absorbé dans une solution de sodium-hydroxyde à un pH élevé. Le rejet à partir de l'usine de lixiviation de l'or en 2001 est résumé dans le tableau ci-après.042 Fours 03-12-2001 437. donc.275 Laveur humide 22-11-2001 1400 4.5 0. Année Volume Cu Pb Zn As Cd Mm3 µg/l kg µg/l kg mg/l Tonne µg/l kg µg/l kg 2001 11.7 0.270 0. La surveillance des eaux souterraines n'indique pas de déversement dans les eaux souterraines.009 0.1 7 72 19 191 0. L'usine de lixiviation de l'or possède une installation de purification complète pour l'ensemble de l'air d'aération. Une fois que l'usine a atteint une production normale. la concentration moyenne en CNtot dans la décharge a atteint 0.1.5.007 18.001 Total 129.5 Tableau 3.91 7.2 1.2 1.33 1 7. 3.9 10 70 34 235 0.22 1.5 22 134 20 100 0.1 1 2000 6. l'usine de traitement du minerai de Boliden a rapporté des émissions de particules en suspension de 0.1 tonne. Les rejets dans l'eau de surface provenant du site de Boliden sont résumés dans le tableau ci- après pour les quatre dernières années (1998 .65 0.6 1998 7.275 22-11-2001 30 1. les émissions de poussière ne sont pas mesurées.080 03-07-2001 1400 0. un total de 417 kg de CNtot ont été déchargés.006 10.

7. La huebnérite est un élément terminal riche en manganèse de la série tandis que la ferbérite est l'élément terminal riche en fer à l'autre extrémité de la série. 3. A la mine d'Ovacik.6.1.55 : Rejets aquatiques à partir du site d'Orivesi Une légère augmentation des teneurs en métal dans les eaux souterraines (par rapport aux teneurs dans l'étude de base) a été observée une fois que la mine de nickel a été fermée et que les eaux souterraines ont atteint le niveau d'origine. 3. les rejets totaux dans l'eau de surface pour l'année 2000 sont indiqués dans le tableau ci-après.4 Consommation énergétique La consommation énergétique pour la gestion des résidus à Orivesi est rapportée comme étant de 1 kWh/t. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 63 . Mn)WO4.5 kWh/t. ceci a donné une consommation énergétique totale de 60 kWh/t de minerai traité. on estime que la gestion des résidus consomme environ 2 kWh/t. Par rapport au rendement prévu de 0. S'ils ont une pureté supérieure à 80 % de manganèse uniquement.3 million de tonnes/an. La plupart des spécimens présents dans la nature tombent dans la gamme 20 . La consommation énergétique totale sur le site par tonne de minerai traité est de 53. Paramètre Unité Année 2000 Décharge d'eau de résidus m3 780000 Ca t - SO4 t 680 COD t - Solides t 15 Cu kg 10 Zn kg - Fe kg - Cd g - Ni kg 278 Cr kg - Tableau 3.5.7 Tungstène Cette section fournit des informations sur la mine de Panasqueira au Portugal et la mine de Mittersill en Autriche.1 Minéralogie et techniques minières La wolframite ((Fe.80 % de la série et sont appelés wolframites. L'eau de résidus provenant du traitement d'or courant n'a pas augmenté les teneurs en métal des eaux souterraines. Chapitre 4 Sur la mine d'Orivesi. tungstate de manganèse et de fer) est en fait une série entre deux minerais.1. 3.1. la consommation énergétique mensuelle totale (basée sur les 10 premiers mois d'exploitation) est de 1500 MWh. huebnérite et ferbérite. La wolframite est le nom de la série et le nom appliqué aux spécimens impossibles à distinguer et aux spécimens intermédiaires entre les deux éléments terminaux. A l'usine de traitement de minerai de Boliden.

Le minerai tungstifère à Mittersill est la scheelite (CaWO4).Chapter 4 ils sont appelés huebnérite et inversement. près de la ligne intermédiaire du filon de quartz mère. Mineralgallery.). On ne rencontre aucun déversement de stériles à la surface. Le minerai est broyé sous terre. chalcopyrite. et se poursuit 500 mètres vers le bas. Les moins fréquents sont pyrite. Par conséquent. Le gisement de Panasqueira se présente sous la forme d'une suite de filons de quartz quasiment parallèles contenant. d'ordinaire concentrés vers les bords ou. pyroxenites. La mine de Panasqueira au Portugal exploite la wolframite de type ferbéritique. Les minerais de gangue principaux sont le quartz. Aujourd'hui. La zone minéralisée a une longueur d'environ 500 à 1000 mètres. l'apatite et les sulfures. Les méthodes d'exploitation principales utilisées pour l'extraction du gisement massif sont les suivantes : • exploitation en sous-étages • foudroyage par sous-étage • chambre remblayée. Les stériles qui sont extraits pendant le développement du gisement sont déversés dans des exploitations à ciel ouvert sous terre. Le minerai est transporté de la station de concassage à l'usine de traitement du minerai par un système de convoyeur à bande. les carbonates. En 1979. hornblendites et granites. de la wolframite et de la cassitérite. Scheele [37. 12 t de concentré de cassitérite (72 % de Sn) et 132 t de concentré de chalcopyrite (28 % de Cu). Tungstate de calcium) est un minerai de tungstène important qui est un métal stratégiquement important. la méthode d'exploitation utilisée est une exploitation par chambres et piliers.5 %. biotite. etc. amphibole. A Panasqueira. éventuellement. pyroxène. La teneur en minerais de sulfure est <0. l'exploitation minière de Mittersill a débuté par une exploitation à ciel ouvert. Panasqueira. ils sont appelés ferbérite. 332000 t de minerai ont été extraites. La mine et l'usine de traitement du minerai sont reliées par une galerie de 3 km de long. les silicates (mica. La scheelite (CaWO4. s'ils sont constitués à 80 % de fer. La Scheelite tire son nom de la personne ayant découvert le tungstène. l'ensemble des installations sociales. La mine à ciel ouvert a été fermée en 1986. amphibolites. La minéralisation de la wolframite se produit sous la forme de très gros cristaux ou de gros agrégats de cristaux. 2003] En 1975. W. La minéralisation peut être accompagnée d'une forte altération de la biotite. 64 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002]. L'ensemble de l'exploitation minière de Mittersill se trouve sur un site protégé. ce qui a donné 1269 t de concentré de wolframite (75 % de WO3). Les parties supérieures du gisement ont été exploitées. [141. talc. des ateliers et entrepôts sont souterrains. orthogneisses. des quartzites laminées. La roche mère du gisement de Mittersill comprend des lentilles de quartz. entre autres minerais. 450000 tonnes de minerai sont extraites chaque année dans la mine souterraine avec une teneur en WO3 moyenne de 0. hornblende. Le minerai de sulfure le plus fréquent est la pyrrhotite. K. En 2000. galéna et molybdénite. l'exploitation souterraine a été développée.50 %. Les résidus sont utilisés pour le remblayage des exploitations à ciel ouvert.

1.2.7. La taille maximum de la réserve est en outre réduite à <10 mm dans un système de concassage à un seul étage constitué d'un concasseur conique qui fonctionne en cycle fermé avec un tamis vibrant.7. Les fines ayant une granulométrie maximale de 500 µm sont pompées vers le processus de flottation. Les résidus les plus grossiers sont pompés vers un hydrocyclone. le minerai doit être broyé à 80 % en deçà de 180 µm. 3. qui est constitué de tamis et d'un hydrocyclone. la wolframite est récupérée par une combinaison de séparation en milieu dense. 2003] A Mittersill. Chapitre 4 3. Panasqueira. [141. qui contient de la scheelite grossière et enchevêtrée. Le minerai concassé est ensuite stocké dans deux réservoirs à minerai souterrains avant d'être transporté à l'usine de traitement du minerai par un système de convoyeur à bande situé dans une galerie de 3 km de long. la fraction grossière est recyclée vers le broyeur à boulets. Le minerai concassé est stocké dans deux silos de minerai depuis lesquels le minerai est fourni à un broyeur à boulets à un seul étage à une vitesse d'alimentation de 80 – 82 t/h. Juste à côté de l'usine de traitement du minerai. Un organigramme schématique de l'usine de traitement est représenté sur la figure ci-après. La décharge du broyeur est pompée vers un système de classification. 2002] 3. Tungsten group.1. L'étain et le cuivre sont également éliminés par flottation. La sousverse du cyclone.2. Les collecteurs utilisés pour la flottation sont des acides gras (carboxylates). Un concentré ayant une qualité moyenne de 40 % de WO3 est produit.2 Séparation La flottation comprend un banc de dégrossissage et quatre étapes de nettoyage.2 Traitement du minerai A Panasqueira. Pour parvenir à une libération suffisante de la scheelite à partir de la gangue. La section suivante décrit en détails le fonctionnement du circuit de Mittersill.7. [52.1 Fragmentation Le minerai est concassé à <14 mm au moyen d'un système de concassage à trois étages situé sous terre. se trouve un stock de réserve dimensionné pour assurer l'alimentation en minerai du processus pour une production discontinue à l'usine de concassage. rendant l'exploitation non économique. La surverse de l'hydrocyclone représente le flux de résidus final.1. le minerai est traité par flottation étant donné que l'utilisation de la séparation par gravité entraînerait de fortes pertes de scheelite. tables à secousses et flottation. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 65 . en raison de la fine intercroissance de la scheelite avec les minerais de gangue. sulfonates d'alkyle et sulfates d'alkyle. est recyclée vers un broyeur à boulets pour rebroyage.

2002] 66 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .Chapter 4 Figure 3. Tungsten group.45 : Organigramme de l'usine de traitement de minerai de Mittersill [52.

05 Ba. mS/cm 0.01 As.01 Mn.05 Th.1 Co.7. avec une capacité maximale de 35 % de l'alimentation de l'usine de traitement du minerai. mg/kg de solides secs n/d F. mg/l <0.1 Caractéristiques des résidus Le comportement chimique des résidus a été caractérisé. Les bassins de résidus couvrent une surface de 34 ha. mg/l <0. mg/l <0.1. mg/l <0. mg/l <0.05 Fe.01 Cu.001 Se. mg/l 10 Mg.6 SO4.3 Gestion des résidus Les résidus de l'exploitation de Panasqueira sont gérés dans des bassins [141.05 F. dont 20 ha ont déjà été réhabilités. mg/l 0.01 V.7. mg/l <0. mg/l <0.8 Conductivité. mg/l <0. à environ 10 km de l'usine de traitement du minerai dans une vallée • un système de remblayage.01 Ag. mg/l <0. mg/l <0.17 Sb. mg/l <0. Les procédures d'essai ont impliqué : • la réalisation d'essais de lixiviat • la détermination de la teneur totale en métaux lourds par lixiviation des solides avec eau régale. mg/l <0. mg/l <0. Paramètre Résultats des essais Lixiviat PH 7. Chapitre 4 3.1. Le flux de résidus sur le site de Mittersill représente 99 % de l'alimentation du processus initial.01 Pb. mg/l <0.5 Be. 3. mg/l <0. un volume de stockage de 250000 m³ est nécessaire chaque année. mg/kg de solides secs n/d ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 67 . mg/l 156 CN. mg/l <0. Au rendement actuel de 450000 t/an.01 PO4.005 Cr total. mg/l <0. mg/l <0. mg/l <0.05 Hg.3.5 Sn.005 B. mg/l 0.05 Cd.8 Ca. Panasqueira. mg/l <0. mg/l <0. Le site de Mittersill utilise deux systèmes de gestion des résidus : • un bassin de résidus. mg/l 9 Al.01 Ni. Les tableaux ci-après présentent les résultats de ces essais.01 Zn. 2003].

68 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Non détectable mg/kg de solides secs Tableau 3. Non détectable mg/kg de solides secs Halogènes organiques extractibles.56 : Résultats de l'essai de lixiviat des résidus sur le site de Mittersill [52. 2002] La figure suivante montre la distribution granulométrique de l'alimentation de l'usine de traitement du minerai et des résidus. mg/kg de solides secs 0. Non détectable mg/kg de solides secs Hydrocarbures.8 Tensio-actifs anioniques.57 : Teneurs en métal lourd des résidus sur le site de Mittersill [52.5 Co <0. 2002] Paramètre Résultats d'essai teneur totale (mg/kg de solides secs) As 7 Cd <0. Tungsten group.05 mg/kg de solides secs Total hydrocarbures-C. Tungsten group.5 Ni 22 Hg Non détectable Pb 12 Zn 82 THC Non détectable HC Non détectable PAH Non détectable Tableau 3. <0.5 Cr 31 Cu <0.Chapter 4 NO3-N.

2002] 3.1.7. La hauteur finale de la digue de retenue de Stuhlfelden I & II était de 16 m. Les digues de départ des bassins I et II avec une hauteur de 4 m ont été construites en utilisant un matériau d'emprunt. situé sur le côté opposé de l'usine de traitement du minerai.46 : Distribution granulométrique de l'alimentation de l'usine de traitement du minerai et des résidus sur le site de Mittersill [52. La hauteur finale de cette première digue de retenue était de 24 m. La digue a été construite en utilisant la méthode ascendante. Le bassin de résidus actuellement exploité se trouve au sud du petit village de Stuhlfelden.3. le premier bassin de résidus. La digue de départ était composée de matériau d'emprunt. Tungsten group. Les bassins de résidus de Stuhlfelden sont construits en utilisant la méthode ascendante. Son démarrage date de 1982. la surface de ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 69 . était en exploitation. le bassin ‘Felbertal’. La digue de départ du bassin de résidus IVA a été construite avec des résidus. Le remblai doit être pompé sur une distance de 3000 m jusqu'à une hauteur maximale de 280 m. le deuxième et le troisième étage ont été construits en utilisant les résidus. Chapitre 4 Figure 3. Un système de drainage a été installé tous les 8 m.2 Méthodes de gestion appliquées Le système de remblayage a été installé en 1987 et comprend un épaississeur à lames. Jusqu'alors. Les digues IVA et IVB atteindront une hauteur finale de 24 m. une pompe à piston-membrane et un pipeline en acier qui relie l'usine de traitement du minerai aux différents niveaux de la mine souterraine. Pour empêcher l'érosion.

A partir d'un échantillon de chaque profil. des piézomètres ont été installés.5 m chaque année. Une remise en état partielle du bassin des résidus est déjà effectuée pendant l'exploitation. Pendant les interruptions de fonctionnement de l'usine de traitement du minerai. la surveillance et l'échantillonnage et les données sont contrôlés par un ingénieur civil et les autorités fédérales. Les données sont contrôlées par les autorités fédérales.4 Gestion des stériles 70 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . La surface de digue externe est déjà couverte avec de l'humus et remise en état. Après remise en état. On sait à partir des bassins de résidus déjà remis en état que les résidus s'assèchent et se consolident en une période de temps de 2 à 4 ans. La surveillance de l'IGR est effectuée trois fois par jour par des superviseurs de processus.7. Si nécessaire. En cas de fortes chutes de pluie et d'une défaillance des barrières. la rivière Salzach se trouve à environ 600 m des bassins de résidus. Le tassement est vérifié en utilisant la méthode Proctor.3. La rivière la plus proche. En automne. Au printemps et en été. Pour surveiller les tassements du bassin des résidus. Deux routes qui croisent la pente 30 et 60 m au-dessus du bassin empêchent une pénétration incontrôlée de l'eau superficielle dans la zone du bassin de résidus. de l'eau est déversée dans le courant voisin.3 Sécurité de l'IGR et prévention des accidents Les digues sont élevées par sections de 2.1.4 Fermeture et entretien après fermeture Il est prévu de couvrir la surface du bassin avec de l'humus et de l'herbe. 3.7. la zone a été étudiée par des ingénieurs géotechniciens. Le système d'arrosage est démarré et surveillé depuis la salle de commande centrale de l'usine. la zone est limitée par une pente. La digue est construite à l'inclinaison finale. La hauteur des couches appliquées à la surface des digues est de 0.Chapter 4 la digue est couverte d'humus et re-végétalisée. un système d'arrosage automatique a été installé. Pour empêcher l'empoussièrement à partir de la zone du bassin de résidus. la surface interne de la digue est couverte par un géo-textile. La construction a été surveillée par des ingénieurs géotechniciens et examinée par les autorités responsables des eaux et des mines. Pour empêcher l'érosion de la digue par la boue. Les résidus de l'exploitation de Mittersill s'assèchent rapidement. Avant la construction de la digue de départ. La digue est divisée en sections de 50 m. la fondation de la digue de départ a été renforcée.7. on effectue une analyse granulométrique. quatre échantillons sont prélevés de la couche appliquée. l'eau en excédent peut être évacuée à travers une sortie d'urgence. Sur un côté.5 m. A partir de chaque profil. 3. des équipes de permanence sont chargées de contrôler la zone du bassin de résidus.1. Les mouvements du sol sont vérifiés annuellement.3. 3.1. la surface de l'eau dans le bassin est maintenue suffisamment haute pour empêcher les émissions de poussière à partir de la zone du bassin de résidus. la terre est restituée aux propriétaires terriens. La construction.

1 Nitrite. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 71 .1 Aluminium. 3.1.7.5. mg/l <0. 3.1 Phosphore.7. Ces échantillons sont analysés dans le laboratoire de l'usine de traitement et par un laboratoire chimique. Valeurs moyennes Paramètre 1997 Température.1 Demande d'oxygène chimique.285 Tungstène. 3.1 Exploitation Le tableau ci-après répertorie les coûts de gestion des résidus et des stériles.7. mg/l 0.1 Gestion de l'eau et des réactifs Aucune eau n'est recyclée à partir du bassin de résidus vers l'usine de traitement du minerai. 3. Chapitre 4 A Mittersill.3 Total d'hydrocarbures.2 Rejets atmosphériques Les émissions moyennes de particules de poussière à partir de la zone du bassin de résidus sont dans la plage de 50 mg/(m2 28 jours).8 Coûts 3. l'échantillonnage de l'eau de la rivière en amont et en aval est effectué quotidiennement. Lors du déversement de l'eau dans la rivière voisine. Un rapport est envoyé aux autorités fédérales chaque année. mg/l 32. mg/l <1 Tableau 3.1.9 Volume de sédiment. ml/l <0. Tungsten group.7.5. mg/l <0.1. Aucun déversement de stériles n'est effectué à la surface.58 : Moyennes 1997 de paramètres mesurés dans la décharge de l'IGR du site Mittersill [52. °C 13.5 Niveaux actuels d'émission et de consommation 3.1. 2002] La surveillance de l'effluent du bassin de résidus est effectuée deux fois par semaine par les techniciens de laboratoire.8.1.3 Rejets aquatiques Le tableau ci-après présente les paramètres mesurés dans l'effluent déchargé du bassin de résidus. les stériles qui sont exploités pendant le développement du gisement sont déversés dans des exploitations à ciel ouvert sous terre.1. mg/l <0.072 Fer.8 PH 7.5. mg/l 0.

2002] 7 = [62.6 EUR/t Kemi5 Coût d'exploitation global 0.1 EUR/t 1 Elévation de la digue 0.1 EUR/t). 2002] 8 = [64.07 EUR/t Zinkgruvan3 Coût d'exploitation global 0. Base metals group.1 EUR/t Coût d'exploitation total 0. IGME.1 EUR/t 1 Distribution des résidus 0.5 .05 EUR/t Zinkgruvan3 Coût d'exploitation global 0.1 EUR/t mine/halde 1 Pompage des résidus et maintenance 0. 2002] 2 = [65. Base metals group. Himmi.4 EUR/t Orivesi6 Coût d'exploitation global 0.) 0.1 EUR/t 1 Surveillance 0. 100 l/s 0.4 EUR/t 1 Traitement de l'eau à la chaux 0.37 EUR/t Zinkgruvan3 Surveillance de la sécurité de la digue 0.8 EUR/t Ce chiffre comprend le coût énergétique pour pomper les résidus et la maintenance (0. 2002] Tableau 3.Chapter 4 Opération Sous-opération Intervalle de Unités Site/ coût référence Gestion des stériles 1 Extraction à la surface 0.1 EUR/t 1 Assèchement des résidus 1. tuyaux. 2002] 5 = [71.4 EUR/t Garpenberg8 Sources: 1 = [98.45 Millions d'EUR Zinkgruvan3 Pompage des résidus 0.1 EUR/t) et les coûts de surveillance (0.11 EUR/t Zinkgruvan3 Pompage de l'eau de retour vers 0. 2002] 4 = [58. le traitement de l'eau évacuée du bassin (0. le coût opérationnel de dépôt des résidus est de 0.0.0 EUR/t 1 Transport par camion jusqu'à la 0.8 EUR/t Boliden2 Coût en capital pour un bassin de 7 5.34 Millions d'EUR Zinkgruvan3 Mm3 Coût en capital pompes.59 : Coûts de gestion des résidus et stériles sur sites d'exploitation de métal A l'usine de traitement de minerai de Boliden.5 . 2002] 6 = [59. 2002] 3 = [66.2 – 0.1 – 0. Himmi. Eriksson.1 EUR/t 1 Transport de surface jusqu'à la halde 0.5 EUR/t Río Narcea4 Destruction au cyanure 1.05 . 72 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .8 EUR/t Zinkgruvan3 Elévation de la digue 0.5 EUR/t Río Narcea4 Coût d'exploitation global 2.3 EUR/t 1 Suppression de poussière >0.48 EUR/t Pyhäsalmi7 Coût d'exploitation global 0.5 EUR/t Gestion des résidus 1 Pompage jusqu'au bassin 0. Base metals group.0 .0 EUR/t Río Narcea4 Coût d'exploitation global 0.04 EUR/t Zinkgruvan3 l'usine de traitement Usure des tuyauteries 0.4.4 EUR/t). maint.3 EUR/t Hitura7 Coût d'exploitation global 0. Himmi.16 EUR/t Zinkgruvan3 Traverses 0.0 EUR/t Río Narcea4 Autres (énergie.1 EUR/t) et le coût réel pour élever la digue (0.5 EUR/t x km 1 Construction de la halde 0.

dont 18. Les chiffres correspondants relatifs à ces coûts sont présentés dans le tableau ci-après 2.014 EUR/t sécurité (surveillance géotechnique) Système d'alarme de secours 0.0 13.003 EUR/m3 0.4 47 Polkowice 8. il n'inclut pas les coûts de déclassement. Cependant. l'entretien des pipelines et des pompes. 2002 #113] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 73 . le coût opérationnel pour le dépôt de résidus est de 0. Les coûts de gestion des résidus dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow sont les suivants : Sous-opération Intervalle de Unité coûts Pompage de résidus vers le bassin de résidus 1) 0. de l'eau.060 EUR/t Pompage d'eau de retour vers l'usine de 0.4 13.7 39 Rudna 12.470 EUR/t résidus3) Pompage de l'excédent d'eau vers la rivière Oder4) 0. Tableau 3.333 EUR/t traitementt1) Pulvérisation de la poussière avec une émulsion 0. distance et élévation entre les usines de traitement du minerai et le bassin de résidus dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow [KGHM Polska Miedz.6 Mm3 vers la rivière Oder et 362664 m3 vers le fond du bassin.634 EUR/t 1. du sol et sismique 0. Les données se réfèrent à 1m3 d'eau évacuée et 1 t de résidus (1t de résidus se réfère à 0. la surveillance.0004 EUR/t Taxe écologique pour la mise au rebut des 0.064 EUR/m3 0.135 EUR/m3 0.002 EUR/t Taxes écologiques pour l'eau déversée4) 0.721 m3 d'eau déversée).61 : Résidus appropriés générés.60 : Coût de gestion des résidus dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow [KGHM Polska Miedz.031 EUR/t d'asphalte2) Surveillance de l'air. Ce coût inclut les coûts de pompage. en tenant compte du fait que certains endroits sont arrosés plusieurs fois. En 2002 18.5 11.9 Mm3 d'eau ont été déversés du bassin de résidus.043 EUR/m3 0.530 EUR/t Construction de digue 0. etc. 2002 #113] Usine de Résidus générés en Distance Elévation traitement 2001 horizontale (Mt sec/an) (km) (m) Lubin 6.097 EUR/t Coût d'exploitation total 1.031 EUR/t Surveillance hydrotechnique4) 0. La surface arrosée annuellement fait environ 1080 ha.2 23 Tableau 3.020 EUR/t Procédures de supervision et de contrôle de 0.4 EUR/t de minerai traité.046 EUR/t Purification de l'eau déversée4) 0. Le coût inclut le coût de l'émulsion et la distribution à partir d'un hélicoptère et de véhicules au sol. 3. Taxe obligatoire 4. Chapitre 4 A Garpenberg. l'élévation des digues.

62 : Quantités appropriées d'eau retournée vers les usines de traitement du minerai.05 • agencements de conduits.5 EUR/t Fonction de l'échelle. 100 km 0.5 EUR/m Ovacik2 Surveillance Un échantillon d'eau (surface 220 EUR/échantillon Echantillonnage.4 60 Tableau 3.4 Millions d'EUR 74 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002] Le tableau ci-après présente certaines informations de coût concernant la gestion des résidus et stériles. puits de souterraines revêtement et rinçage1 surveillance 1 Remblai Coût de transport.2 Millions d'EUR 3 Dont pour la construction de la 1. à 0.7 60 Rudna 67 6. expédition. la gestion sous l'eau a permis une réduction importante du transport de métal depuis le bassin et un empoussièrement moindre à partir de la zone des résidus.22 • traverses : 0. D'autre part.15 • recyclage de l'eau : 0.15 EUR/t l'exclusion des coûts en capital 3 Coût en capital épaississeur. Depuis le début du déversement principalement en dessous la surface de l'eau. [66. 2002 #113] A Zinkgruvan jusqu'au début des années 90. Opération Sous-opération Coût Unités Commentaire/Site Coûts de la Construction de la digue 0. ce qui était moins coûteux. analyse et rapport1 Installation du Puits de surveillance eaux 200 EUR/m Etablissement.8 12. 170000 EUR (14 m de haut) 3 Coût en capital total 2. environ. forage.3 EUR/t 1 Coût de transport. Les coûts d'exploitation peuvent être divisés en les rubriques suivantes (EUR/m3) : • pompage des résidus : 0.1 45 Polkowice 27 9.05 – 0. distance et élévation entre les usines de traitement du minerai et le bassin de résidus dans le bassin cuprifère de Legnica-Glogow [KGHM Polska Miedz. 15 km 0. les coûts par unité ont plus que doublé.10 Le système de surveillance de sécurité de la digue actuellement en route ajoutera 0.Chapter 4 Usine de traitement Eau retournée en Distance Elévation 2001 horizontale (Mm3/an) (km) (m) Lubin 26. les résidus ont été gérés au-dessus de la surface de l'eau. usure : 0. étant donné que les conduits pouvaient rester immobiles à un point fixe pendant un long moment. Base metals group.07EUR/m3 de plus et peut également être complété par d'autres systèmes. 16 ha 7.8 EUR/t 3 Résidus épaissis Coûts d'exploitation. ou souterraine) préparation nementale d'échantillon. digue du site et de la méthode1 2 Revêtement revêtement HDPE.

La variation des coûts d'exploitation est liée au coût de réactif unitaire de SO2. Devuyst.91 6. 2002] 3.15 0. Cela signifie que le système est à l'extérieur. Ritcey. Ils n'incluent pas la caisse de pompe et la pompe de résidus et le système de chaulage (qui fait d'ordinaire déjà partie de l'installation). Chapitre 4 digue Sources : 1 = [98. cuivre. Cyanure WAD Coût d'exploitation (mg/l) % en poids Site Tonnes/jour Alim.1.2 EUR/m2 Tara2 Reverdissement 0. compresseur d'air. 2002] 2 = [56.0 – 10 EUR/m3 Fonction de l'échelle et bassin de la méthode1 Inondation du bassin de résidus 0.1 – 1 EUR/m2 Fonction de l'échelle et du site1 Saturation eaux souterraines 0.40 Tableau 3.56 B 920 47 175 0. Les coûts en capital incluent réacteur. Traité USD/tonne USD/kg de solides Cyanure WAD A 2800 35 80 0.2 – 2 EUR/m2 Fonction de l'échelle et du site1 Assèchement de bassin 0.8.1 . agitateur.7 . sulfate et énergie.50 0. [99. Eriksson. Aucune installation de construction supplémentaire n'est nécessaire.1. ] Tableau 3.5 EUR/m2 Fonction de l'échelle1 bassin de résidus Couverture artificielle sur halde ou 3. Devuyst.0. Au group.95 2.90 0.7 .28 C 800 45 120 0.2 Fermeture Le tableau ci-après donne des informations de coût concernant les coûts de fermeture.06 D 2700 40 290 0.35 2. 2002] Les coûts d'exploitation sont réels et incluent les coûts de SO2.1 million d'USD après installation. il faut uniquement une préparation de site et des fondations correctes.5 – 1 EUR/m2 Fonction de l'échelle et du site1 Etablissement marécage 0. système de distribution de SO2 et système de distribution de sulfate de cuivre.0. mais les coûts d'exploitation seraient réduits d'environ 60 %. le coût en capital serait bien plus élevé (d'environ 80 %). chaux. chaux. Les coûts en capital pour ces opérations sont dans la plage de 360000 à 1. Sous-opération Intervalle des Unités Commentaire/Site coûts Reverdissement de la halde ou du 0.30 0.8 EUR/m2 Tara2 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 75 .64 : Coût d'exploitation en USD pour la destruction au cyanure en utilisant la méthode SO2/air en 2001 [99.77 4. Si c'était le cas. Aucun des exemples dans le tableau n'utilise de brûleur à soufre pour la source de SO2. 2002] 3 = [31. sulfate de cuivre et énergie.63 : Coût d'autres opérations concernant la gestion des résidus et stériles Le tableau ci-après donne des informations plus détaillées sur les coûts de destruction au cyanure en utilisant la méthode SO2/air. y compris les systèmes de réactif et le compresseur d'air.

1. y compris l'engrais et la semence.9 EUR/m3 Matériau lui-même non inclus1 Couverture de protection mise en 3.65 : Informations sur les coûts de fermeture et d'entretien après fermeture liés à la gestion des stériles et résidus miniers métallifères Les coûts de remise en état et de fermeture estimés pour l'usine de résidus de Tara sont calculés pour une phase de surveillance active de 5 ans.7 EUR/m2 Tara2 Fermeture (assèchement et couverture) 1. la surveillance de la vie sauvage.Chapter 4 Surveillance 1.4 ha avec un coût unitaire approximatif de 3200 EUR/ha. Himmi. l'évaluation de la performance agronomique (examen du troupeau en pâturage).5 million d'EUR Boliden5 végétation). une phase de surveillance passive de cinq ans et une phase de surveillance à long terme de dix ans. 2002] Tableau 3. 2002] 7 = [66.5 EUR/m2 Coût total/surface totale1 Coûts de remise en état réels Kristineberg Coût unitaire de l'immersion 1. 1999] 3 = [56.8 – 85.4 millions d'EUR Pyhäsalmi6 100 ha Réhabilitation 14.1 .05 EUR/m2 Plantation classique1 Coût de remise en état réel Saxberget Coût unitaire de couverture composite 7 EUR/m2 Coût total/surface (1995) totale1 Coût de remise en état réel Stekenjokk Coût unitaire de l'immersion (1992) 1. Tara.6 million d'EUR Orivesi4 Fermeture (couverture d'eau. 37 ha 0. D'autres facteurs de coûts inclus sont la performance de remise en état. Au group.8 million d'EUR Ovacik3 Fermeture (non spécifiée). 2002] 5 = [50. transport et mise en place)1 Reverdissement avec herbe 0. 2002] 6 = [62.4 EUR/m2 Zinkgruvan7 Coûts réels Apirsa Remise en état bassin de résidus 18. Les coûts de reverdissement ont été calculés pour une surface de 66. 280 ha Fermeture et entretien après fermeture.1. Au group.9 EUR/m3 <mouvement de 100 m digue du matériau (bulldozer)1 Réaménagement de la pente de la 4 EUR/m3 >mouvement de 100m digue du matériau (chargement.1 EUR/m2 Tara2 Remise en état totale et fermeture 3. Eriksson. Les coûts de surveillance sont basés sur l'hypothèse selon laquelle une équipe à plein-temps est employée pendant une phase de surveillance de cinq ans appelée période d'entretien active.1 EUR/m3 Matériau lui-même non place inclus1 Réaménagement de la pente de la 0.3 . 5.3. la 76 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . 2002] 2 = [23.5 EUR/m2 Coût total/surface totale1 Coût unitaire de couverture sèche 6 EUR/m2 Coût total/surface composite totale1 Coût unitaire de l'augmentation du 4 EUR/m2 Coût total/surface niveau d'eau souterraine totale1 Sources : 1 = [98.5 EUR/m2 Coût total/surface Apirsun totale1 Couverture d'argile mise en place 2. Himmi. la qualité de l'eau en surface. Base metals group.7 EUR/m2 Tara2 Maintenance 0. 2002] 4 = [59.

la silice.6 million d'EUR ont été réservés dans les comptes pour la fermeture et l'entretien après fermeture. Middleton-in-Teesdale Tableau 3.2. Río Narcea a souscrit une garantie d'environ 3 millions d'EUR. Les caractéristiques minéralogiques et chimiques. même pour les catégories qui semblent plus communes.1 Barytines Les sites de production suivants au seuil de l'UE-15 ont été rapportés pour ce type d'exploitation : Site Pays Barytine de Chaillac. par exemple. Chapitre 4 qualité des eaux souterraines. Lors de leur dernière élévation. Les coûts totaux de fermeture et d'entretien après fermeture pour la zone des résidus de Pyhäsalmi sont estimés à 5.2 Minerais industriels Le terme "minerais industriels" couvre une large gamme de matériaux différents. Coto minero Berja Espagne Foss Mine. de coûts de reverdissement. Les usages finaux de ces minéraux sont extrêmement diversifiés. les digues sont construites selon leur angle de pente stable à long terme final et une protection contre l'érosion requise est installée. des dépôts de 3.6 millions d'EUR et à Hitura. La disponibilité géologique des minerais industriels dépend des catégories considérées : le talc. Les coûts de déclassement pour le bassin de résidus de Boliden sont estimés comme étant de 1.5 million d'EUR. la surveillance de la poussière. Au group. le feldspath.66 : Mines de barytine en Europe ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 77 . [48. ainsi que la distribution granulométrique du produit final. la perlite. Leur dénominateur commun est qu'ils sont tous utilisés comme des charges fonctionnelles ou des aides à la production par l'industrie. A Pyhäsalmi. Cependant. 3. Les catégories principales regroupées par cette famille sont le talc. de 0. les boules d'argile. la surveillance géotechnique (piézomètres et contrôles visuels). etc. qui correspond à la norme espagnole (2 millions de PTS/ha). 2002]. le kaolin. le carbonate de calcium (broyé et précipité). de reconstruction de dispositifs de décharge. de surveillance et de gestion à long terme de la couverture d'eau. les exigences physico-chimiques peuvent être si élevées et précises que seul un nombre limité de gisements peuvent être exploités. Ils sont généralement réduits en taille à une poudre très fine avant usage. 2002] 3. coûts qui ne sont pas inclus dans les coûts de déclassement donnés plus haut [50. Les exigences de qualité sont d'ordinaire très précises. Bennett. déterminent les usages finaux possibles. Ceci inclut les agencements de sécurisation d'une couverture d'eau permanente. la stabilisation de fonds profonds. est moins commun que le sable siliceux.4 millions d'EUR. les borates. la bentonite. Chaillac France Wolfach Allemagne Dreislar Bad Lauterberg Vera. Aberfeldy Royaume Uni Closehouse Mine. la sépiolite.

2. Barytes.Chapter 4 3. un broyage fin et une flottation. un pistonnage. La séparation optique est également utilisée dans au moins une opération.2.1.1 Minéralogie et techniques minières Les barytines sont la forme minérale naturelle du sulfate de baryum (BaSO4). où des qualités supérieures à 97 % de BaSO4 sont requises. Le traitement des minerais peut être nécessaire : • pour des gisements plus complexes • lorsque la barytine est associée à d'autres minerais (par exemple. et sont commercialisés comme produits de construction ou sont utilisés dans une remise en état/restauration générale. fluorine. Lors de certaines opérations.3 kg/l) et souvent une teneur en BaSO4 (80 – 90 %) est suffisante pour remplir cette exigence. généralement. Ces opérations ne requièrent généralement que le concassage du matériau tout-venant pour produire un produit fin sans déchet de traitement. en filon ou litée. 78 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . un pistonnage ou une séparation en liquide dense. minerai de fer) • lorsque la barytine est disséminée finement dans la roche mère (flottation) • pour l'industrie chimique. Chaque dépôt et la voie d'extraction et de traitement la plus appropriée sont très spécifiques au site. Les morts-terrains et les stériles restent généralement sur site. bouclier nucléaire) est la forte masse volumique (4. Les dépôts de barytine à travers le monde apparaissent dans les gisements sous formes résiduelle.2 Traitement du minerai Il n'existe pas d'organigramme standard pour l'industrie en raison du large éventail de produits. Barytes. L'organigramme suivant présente un site utilisant la séparation gravimétrique au moyen de bacs à piston et par flottation.1. Le traitement des minerais varie d'une simple opération de concassage de type agrégat à un traitement en milieu dense. L'exigence principale pour les applications de puits de pétrole et pour plusieurs des applications de charge (par exemple. 55 % des barytines sont produites par exploitation minière souterraine [29. 2002]. Plusieurs autres opérations ne requièrent que de simples méthodes par gravité pour améliorer la qualité du produit fini. Dans l'UE-15. amortissement de bruit. L'extraction s'effectue au moyen de techniques à la fois en surface et souterraine selon la géologie et l'économie de la région. de petites quantités de produit fini sont ensuite et séparément lavées à l'acide pour des applications commerciales spécifiques [29. 2002]. 3.

par exemple.2. 2002].47 : Organigramme de l'usine de traitement de barytine utilisant des bacs à piston et la flottation Les sites avec opérations de flottation utilisent des réactifs standards pour le traitement.1. les sulfates d'alkyle en tant que collecteurs et l'ensemble ou certains du silicate de sodium. du tannin quebracho (suppresseur de talc et de carbone) et de l'acide citrique en tant que modificateurs de pulpe [29. 3. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 79 . Chapitre 4 Figure 3.3 Gestion des résidus Le tableau ci-après présente les méthodes de gestion des résidus qui sont appliquées à différents schémas de traitement de minerais. Barytes.

Les résidus plus fins sont pour la plupart asséchés et également vendus ou utilisés comme remblai dans la mine.5 Tableau 3. utilisent la gestion par voie humide des résidus.300 μm bassin de résidus 7 Sous-total <250 .67 : Méthodes de gestion des résidus appliquées aux mines de barytine en Europe [29. la fraction légère traverse un classificateur à vis. Barytes. 80 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .300 μm asséché. les résidus grossiers sont vendus comme agrégats. La fraction grossière de ces résidus est utilisée comme remblai après assèchement dans des bassins dans la mine (voir figure ci-après) • les boues du classificateur à vis (17000 t/an base sèche) sont asséchées via évaporation dans de petits bassins de résidus en béton (capacité totale de 240 m3).300 remblai 20 <250 . En général. qui produisent conjointement 40 % des barytines. D'ordinaire. Fraction de taille Quantité (kt/an) Sous-total >250 .300 μm 255. 5.300 μm bassin de résidus. Les options de gestion des résidus sont répertoriées de façon plus détaillée dans le tableau ci- après. on peut dire que seul un petit pourcentage (2 %) des résidus produits au sein de l'UE-15 sont rejetés comme des boues dans des bassins. Deux de ces cinq sites rejettent conjointement 12500 tonnes de résidus dans de petits bassins et presque la moitié de ce tonnage est régulièrement dragué comme un produit pour usage terrestre. 2002] On peut voir que cinq sites.68 : Options de gestion des résidus sur les exploitations de barytines en Europe L'exploitation de Coto minero Berja avec une production minière totale de 150000 t/an produit trois types de résidus : • résidus grossiers (>25 mm) : après concassage dans un broyeur à marteaux et criblage • après séparation par densité.5 Total 323. terril/vente 214 <250 .5 recyclage <250 . Les boues sèches sont également ensuite utilisées comme remblai dans la mine à ciel ouvert (voir figure ci- après).300 μm 77 (y compris les ventes) <250 .Chapter 4 Type de traitement de minerai N° de sites % de production Gestion des résidus totale Concassage uniquement 2 15 Néant Concassage + Bacs à piston 4 23 Néant uniquement Concassage + Broyage + 2 22 Résidus secs Flottation Concassage + Broyage + 5 40 Résidus humides Flottation Tableau 3.

48 : Assèchement des résidus de barytine dans la mine [110. 2002] Figure 3.2. Chapitre 4 Figure 3. les stériles restent sur site.4 Gestion des stériles En général. 2002] 3. Sur l'exploitation de Coto minero Berja.49 : Assèchement des résidus dans bassins en béton [110. IGME. [110.1. IGME. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 81 . IGME. les stériles (325000 m3/an) sont transférés avec des camions à l'intérieur de la mine et utilisés comme remblai sur le site épuisé de la mine à ciel ouvert et progressivement reverdis. sont commercialisés comme produit de construction ou utilisés pour la remise en état du site.

2.1 Minéralogie et techniques minières La plus ancienne forme de bore connue est le sel minéral appelé borax brut (tétraborate de sodium décahydraté ou simplement borax). 3.2. kernite (autre borate de sodium) et ulexite (borate de sodium calcium). EBA. La figure suivante présente un organigramme simplifié de la production de produits de bore raffinés.2 Borates Cette section comprend des informations sur les sites de borates de Turquie. hydroboracite (borate de calcium magnésium). colémanite (borate de calcium).2 Traitement du minerai Les minerais de bore provenant de mines à ciel ouvert ou souterraines sont concassés à des tailles appropriées et sont ensuite fournis à l'usine de traitement du minerai. [92.Chapter 4 3. 82 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . le seul producteur de borates en Europe.2. 2002] 3.2. par exemple.2. D'autres minerais naturels contenant du bore qui sont exploités commercialement sont.

Chapitre 4 Figure 3. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 83 .50 : Organigramme simplifié de la production de produits de bore raffinés [92. EBA.

Les boues de résidus. La pulpe de résidus provenant de l'usine est pompée directement vers les deuxième. Etape de traitement Résidus générés Méthode de gestion 1. L'eau "propre" dans le premier lac est ensuite repompée vers l'usine de traitement. Epaississement Solution de borax + argiles fines Particules d'argiles fines et floculants Floculants Solution de borax 5. le premier étant au niveau le plus bas et le cinquième au niveau le plus élevé.3 Gestion des résidus En bref. l'eau de trop-plein est transférée progressivement dans le premier bassin. Epaississement Particules d'argiles fines & floculants Bassins de résidus 5. 2002] 3. Dissolution aqueuse Concentré de B2O3 Solution saturée en borax non raffiné Eau chaude 3. Le déchargement des pulpes de résidus vers le cinquième bassin a récemment commencé et le niveau de l'eau augmente dans ce bassin. Séchage/ Produits raffinés de bore (humides) Produits raffinés de bore (secs) refroidissement Tableau 3. EBA. Classification Matière première Argiles et minerais calcaires (solides) Concentré de B2O3 2. les résidus grossiers comprennent des argiles et minerais calcaires qui sont stockés sur des terrils à des fins de remblayage. construction d'un nouveau bassin 84 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .69 : Entrées et sorties lors des étapes principales du traitement du borate [92. qui contiennent des particules d'argiles fines et des floculants. Après le tassement des particules d'argiles. Classification Argiles et minerais calcaires (solides) Terril 2. Séchage/refroidissement Non s/o Tableau 3. Dissolution aqueuse Non s/o 3.70 : Liste des résidus issus du traitement et type de gestion appliqué [92.400000 tonnes et la quantité d'eau pour pomper les résidus vers les lacs est de 300000 – 500000 m3/an. 2002] Les résidus issus du criblage et de l'épaississement sont déchargés dans des bassins étanches près des mines. Une fois que les particules solides contenues dans la pulpe de résidus se sédimentent dans ces bassins. EBA. l'eau est recyclée dans le traitement.2. Criblage Solution saturée en borax non raffiné Minerais calcaires grossiers Solution de borax et argiles fines 4. sont gérées dans des bassins. Les choix suivants sont en cours d'évaluation pour la gestion des résidus dans le futur : 1. La quantité annuelle des déchets solides est d'environ 350000 . La capacité totale du système de bassin actuel est de 14 millions de m3.2. Criblage Minerais calcaires grossiers Bassins de résidus 4. Cristallisation Solution de borax Produits raffinés de bore (humides) 6. Les bassins ont cinq niveaux. Cristallisation Non s/o 6. troisième et quatrième bassins.Chapter 4 Le tableau suivant répertorie les entrées et sorties lors des étapes principales du traitement du borate : Etape de traitement Entrées Sorties 1. Le tableau ci-après fournit une liste des résidus issus du traitement et le type de gestion qui leur est appliqué.

que le produit contienne certains minerais accessoires. représentant environ 60 % des roches terrestres. il est parfaitement acceptable. décharge des résidus solides des troisième et quatrième bassins vers la zone des terrils.3 Feldspath Sauf indication contraire. par flottation et/ou électrostatique. EBA.3. [92. il doit être d'une qualité extrêmement pure et finement broyé. albite (NaAlSi3O8) et anorthite (CaAl2Si2O8).2. afin d'éliminer les minerais accessoires (par exemple. NOx et poussière. et même avantageux. 2002] 3. par exemple. La structure cristalline du feldspath consiste en un réseau infini d'octaèdres de SiO2 et de tétraèdres d’AlO4.3. et il a été démontré que cette teneur en B2O3 provenait des eaux souterraines en contact avec le dépôt. utilisation d'un système de décantation pour récupérer les résidus sous une forme solide. dans une mesure telle que la classification d'un certain nombre de roches est basée sur la teneur en feldspath. alors que ceux compris entre albite et orthoclase sont appelés feldspaths alcalins. IMA. quartz. Le minerai est concassé à la taille appropriée et transporté vers l'usine de traitement par des convoyeurs à bande ou des camions. rutile. alors que dans les autres applications extrêmes.2. La composition minéralogique de la plupart des feldspaths peut être exprimée en termes du système ternaire orthoclase (KAlSi3O8). Pour un certain nombre d'utilisations. L'analyse montre que la teneur en B2O3 dans l'eau est négligeable. Le feldspath est extrait de carrières par simple excavation (excavatrice de chargement). quartz. les deux propriétés qui rendent les feldspaths utiles pour les industries en aval sont leur teneur en alcalin et alumine. Chapitre 4 2. Les particules de bore dans les ruisseaux voisins. 3. ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 85 . En principe. les valeurs de pH et de conductivité des ruisseaux voisins sont mesurées sur une base régulière. mica. dont la composition est comprise entre albite et anorthite sont connus comme feldspaths de plagioclase. Cette dernière catégorie est d'un intérêt tout particulier en termes d'utilisation industrielle. et mise au rebut des résidus sur un terril. SO2. Le degré de raffinage et de fragmentation possible dépend très fortement de l'utilisation finale du produit. Les minerais de feldspath sont des composants essentiels des roches ignées.1 Minéralogie et techniques minières Le feldspath est de loin le groupe le plus abondant de minerais dans la croûte terrestre. métamorphes et sédimentaires. la demande en oxygène chimique dans les ruisseaux voisins. 3. l'ensemble des informations fournies dans cette section proviennent de [39. 2002] Il existe un système de surveillance des émissions de CO. Ils se cristallisent d'ordinaire dans le système monoclinique ou triclinique.2 Traitement du minerai Les feldspaths sont soit exploités sélectivement. Le feldspath subit ensuite une étape de fragmentation.2. soit traités par séparation optique. Les minerais.) présents dans le minerai. etc. et réutilisation des bassins 3.

IMA. Par exemple. Le traitement par flottation est essentiel pour obtenir une haute qualité (faible teneur en fer et teneur élevée en alumine) requise pour certaines applications spécifiques et importantes (par exemple. Dans la section II. écrans TV/ordinateur).51 : Graphique de la granulométrie du feldspath en fonction de la récupération [39. 86 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . Le feldspath récupéré par flottation ne représente qu'environ 10 % de la production européenne de feldspath. L'usage essentiel du traitement par flottation peut être expliqué par la figure suivante : Figure 3. en fonction à la fois des caractéristiques intrinsèques de la matière première et des exigences du produit final.Chapter 4 Le traitement par flottation est uniquement utilisé par AKW. une séparation mécanique principale (hydrocyclonage. 2002] Dans les sections I et III. bien que le producteur italien Maffei soit le plus grand producteur en Europe. par flottation ou électrostatique peut être utilisée pour séparer le feldspath du quartz. les trois sociétés susmentionnées fournissent au marché italien ces produits de haute qualité. INCUSA et SP Minerals. centrifugation) peut être réalisée. une séparation optique. L'organigramme suivant montre les étapes impliquées dans la récupération du feldspath.

52 : Organigramme de récupération du feldspath par flottation [39. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 87 . Chapitre 4 Figure 3. IMA.

2002] Dans le traitement du feldspath.53 : Etape de traitement à sec dans la récupération du feldspath [39. la flottation des oxydes et la flottation du feldspath. à savoir. IMA. 88 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . on peut distinguer trois étapes de flottation différentes. Chacune requiert un régime de réactif différent. la flottation des micas.Chapter 4 Figure 3.

Séchage  feldspath (humidité  feldspath (humidité <1 %) <25 %) 9. sable fin. Flottation de micas ou  feldspath. IGME. Séparation magnétique  feldspath (humidité  feldspath (humidité <1 %) <1 %)  oxydes de fer Tableau 3.1 Caractéristiques des résidus Un exemple d'analyse chimique d'un éluat de résidus est présenté ci-après : ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 89 . Surverse (flottation inverse possible) quartz  feldspath  agent antimousse  acides (HF) Sousverse  tensio-actifs  sable fin et quartz  eau de traitement 7. opération pour laquelle on utilise de l'acide hydrofluorique. [110. Flottation de feldspath  feldspath.2. sable fin et  feldspath. quartz filtres à vide l'étape précédente  eau de traitement 6.3. Assèchement par tamis ou  sortie de la sousverse de  feldspath. 2002] Sur les exploitations dans la région de Ségovie et en Finlande.71 : Entrées et sorties des étapes de traitement du minerai de feldspath [39. Assèchement par filtres  sortie de la surverse de  feldspath (humidité <25 %) l'étape précédente  eau de traitement  feldspath (humidité <25 %) 8. quartz  eau de traitement 5. 2002] 3. Les usines de traitement du minerai ont une capacité de 2400 t/j.3.3 Gestion des résidus 3. sable fin et micas Sousverse  gangue : sable concentré  eau de traitement 3. le traitement utilisé pour la séparation des sables feldspathiques des sables de silice est celui de la flottation dans un environnement à forte teneur en acide. Etape de traitement Entrées Sorties 1. gravier et pierres 2.3. Les installations de flottation sont alimentées en fractions inférieures à un millimètre. Assèchement par tamis et  feldspath. IMA.2. sable fin et micas filtres à vide micas  eau de traitement 4. Hydrocyclonage  mélange de boues Surverse  eau  feldspath. Broyage et classification  matière première  mélange de boues (contenant  eau du feldspath)  sable grossier. sable fin et Surverse oxydes micas  micas ou oxydes  agent antimousse  acides (H2SO4) Sousverse  tensio-actifs  feldspath. sable fin. sable fin. Chapitre 4 Le tableau ci-après présente les entrées et sorties des étapes principales du traitement du feldspath.

5 Nitrate mg/l 23 Sulfate mg/l 101 Arsenic μg/l <5 Barium mg/l <0.20 pH. bassin de résidus Séchage  non  s/o Séparation magnétique  oxydes de fer  produit dérivé ou terril de résidus Tableau 3. gravier et pierres  produit dérivé ou terril de résidus Hydrocyclonage  sable concentré  produit dérivé ou bassin de  eau de traitement résidus Assèchement par tamis ou filtres  La surverse d'eau propre est directement recyclée ou utilisée pour maintenir à vide les réserves d'eau.1 Cadmium μg/l 4 Cobalt μg/l <100 Chrome μg/l 14 Béryllium μg/l <1 Mercure μg/l <0.72 : Exemple d'analyse chimique d'éluat de résidus de feldspath Le tableau ci-après présente les caractéristiques des matériaux produits par le traitement.4 COD mg/l d'O2 27 Tableau 3. Flottation des micas  micas  produit dérivé ou bassin de  eau de traitement résidus Flottation des oxydes  oxydes  bassin de résidus  eau de traitement Assèchement par criblage ou  La surverse d'eau propre est directement recyclée ou utilisée pour maintenir avec filtres à vide les réserves d'eau. 9. 2002] Outre les terrils de résidus constitués de sable grossier. Etape de traitement Matériau produit par le traitement Destination Fragmentation et classification  sable grossier.éluat après 102 heures .éluat après 2 heures .0 Cyanure μg/l <10 Chlorure mg/l <10 Fluorure mg/l <0.éluat après 72 heures .04 pH. quartz.éluat après 168 heures . 8.06 pH. 9. 8.éluat après 8 heures . il existe des bassins de résidus qui contiennent : Matériaux solides : 90 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .73 : Produits et résidus issus du traitement de minerai de feldspath [39.03 pH.5 pH.1 Nickel μg/l 2 Plomb μg/l 19 Cuivre μg/l 16 Sélénium μg/l <1 Vanadium μg/l <100 Zinc mg/l 2.14 pH. IMA. et micas  produit dérivé ou bassin de  eau de traitement résidus Assèchement dans filtres  La surverse d'eau propre est directement recyclée ou utilisée pour maintenir les réserves d'eau  eau de traitement.éluat après 24 heures . de gravier et de pierres. Flottation de feldspath  sable fin.éluat après 384 heures . 9. 9.76 pH. 9. 7.éluat après 48 heures .Chapter 4 Paramètre Unités Résultat pH.

3.3.3. 2002] Les terrils de résidus ont une pente naturelle de 30 à 45°.3 Sécurité de l'IGR et prévention des accidents Les IGR sont contrôlées visuellement et par des études topographiques. 110000 t/an de résidus sont produites (production minière de 600000t/an). Flottation des micas : Produits chimiques utilisés dans le traitement : Produits chimiques pH/concentration ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 91 . Ils sont utilisés comme remblai dans la mine à ciel ouvert. 3. La zone de remblai dans la mine à ciel ouvert a été préparée en plaçant un système de drainage pour contrôler et échantillonner l'eau de drainage avant de la déverser dans la rivière. Chapitre 4 • sable fin et micas (50 – 70%) • certains oxydes de fer (moins de 10 %) • floculants (dans la plage ppm) • fluorure fortement absorbé ou lié sur les solides. ne présentent pas de digues.3. Le flux de résidus de flottation n'est pas neutralisé directement. Le gâteau de filtration (28000 t/an) est également utilisé comme remblai.2.2. Sur une des exploitations de Ségovie. Liquide (eau de traitement) • eau à une valeur de pH d'environ 4. 3. Les fonds des bassins sont revêtus de couches d'argile. Après filtration dans un filtre-presse.3. les résidus sont stockés dans des bassins de sédimentation creusés à l'intérieur de la mine. et ainsi. La fraction de sable comprend des sables grossiers qui n'ont pas de marché.4 Niveaux actuels d'émission et de consommation 3. Le concentré de flottation est conduit à une installation de traitement qui génère 200 t/an de boue de fluorure de calcium grâce à une neutralisation de l'acide HF à l'aide de chaux. la boue est utilisée comme remblai conjointement avec les résidus.3.4.3.5 • agent antimousse (traces) • fluorure (100 – 1000 ppm). le bassin de résidus possède quatre puits de contrôle à sa périphérie à partir desquels l'eau d'infiltration est pompée vers l'usine de traitement d'eau. Les résidus de flottation sont filtrés. tandis que la boue résiduelle est envoyée vers de petits bassins. Elles sont constituées d'une fraction de sable (80000 t/an) et de résidus après flottation. A la place.2 Méthodes de gestion appliquées Sur la plupart des sites.2.1 Gestion de l'eau et des réactifs 1. [110. IGME.2.

car le CaF2 est presque insoluble.2.2. l'eau est ajoutée au flux d'eaux usées. comme pyrites et marcassite 92 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL . avec une qualité de 26 – 38 % • sulfure de plomb.2 Consommation énergétique La consommation énergétique moyenne pour le traitement du minerai de feldspath est d'environ 300 MJ/tonne. il est le 13ième élément le plus abondant en poids). Ca(OH)2.1 Minéralogie et techniques d'exploitation minière L'élément chimique F n'est pas rare dans la croûte terrestre (à 0. 3. mais les concentrations naturelles sont rares. Na(OH) à des valeurs de pH d'environ 7 . Après ce traitement. Flottation du feldspath : Produits chimiques utilisés dans le traitement : Produits chimiques pH/concentration Acide (HF) pH <3 Tensio-actif 10 – 500 ppm Agents antimousse 10 – 100 ppm Solution alcaline (CaO.2. [43. Flottation des oxydes : Produits chimiques utilisés dans le traitement : Produits chimiques pH/concentration Acide (H2SO4) A ajuster à une valeur de pH de 3 environ Tensio-actif 10 .100 ppm 2. Ca(OH)2. 3.4.4 Fluorine 3. l'utilisation d'ions de calcium permet la liaison du fluorure et sa disparition en grande partie du bilan.5 environ L'eau est neutralisée avec du CaO.3. Les éléments fluorine (F) et calcium (Ca) sont fortement liés dans CaF2 et cette molécule est très stable.5 – 8 % • sulfate de baryum • sulfure de zinc • sulfure de fer.4. NaOH) A ajuster à une valeur de pH de 4. 2002] La minéralogie de l'exploitation fluorine/sulfure de plomb de Sardaigne peut être décrite comme suit : • fluorine.100 ppm Agents antimousse 10 . Cependant.07 %. avec une qualité de 1. de grandes divergences ont été observées d'un site à l'autre (min : 10 – max : 1800).500 ppm Agents antimousse 10 . Sogerem.100 ppm 3.Chapter 4 Acide (H2SO4) A ajuster à une valeur de pH de 3 environ Tensio-actif 10 .

L'exploitation de la fluorine aux Asturies est effectuée dans trois mines en utilisant la technique d'exploitation par chambres et piliers. après concassage et broyage. les différents composants du minerai sont séparés par séparation en milieu dense. Environ 60000 m3 de stériles ont été produits par l'exploitation minière chaque année. Dans une exploitation. 25 mm) et stocké à l'extérieur sur une surface de béton. étant donné que la taille de libération de 6 mm rend la fragmentation et la séparation relativement simples. Le matériau lavé est trié par taille (2 mm. Cette mousse. Italy. Le dépôt est du type hydrothermique. S'il est fourni sec.2.2. un processus continu. IGME.2.2. 5 mm. Ces stériles sont utilisés comme remblai directement dans les salles épuisées de la mine [110. par exemple). 3. L'exploitation minière est à la fois souterraine et à ciel ouvert. 2002] 3. le transport est effectué dans des camions-benne couverts ou dans des camions-silo. où le CaCO3 a été remplacé par du CaF2. à savoir 97 – 98 % de CaF2 (base sèche).1 Concentration gravimétrique Dans la mine de fluorine au sud des Pyrénées.2 Traitement du minerai 3.4. La concentration gravimétrique.2. Parmi les éléments indiqués ci-dessus. La filtration de la boue donne un gâteau de filtration avec environ 10 % d'humidité. L'ensemble des résidus sont ensuite traités dans l'usine de flottation décrite ci-après pour augmenter la récupération. 2002] ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 93 . Sogerem. après concassage à <30 mm. [43. Chapitre 4 • carbonate de calcium. L'eau est recyclée dans un circuit fermé. est effectuée dans un milieu aquatique à température ambiante dans un circuit fermé (hydrocyclones ou tambours) avec une régulation automatisée. pour préconcentrer le minerai dans un processus de séparation en milieu dense statique [44. contenant principalement du fluorure de calcium. Le produit fini peut être commercialisé sous forme humide et la distribution aux clients est effectuée par camions-benne couverts.2 Flottation Dans la mine de fluorine au sud des Pyrénées. la méthode d'exploitation souterraine s'applique à une exploitation par filon en chambre remblayée [44. Les grains de fluorine sont rendus hydrophobes par l'action superficielle d'acides gras naturels (acide oléique. est lavée plusieurs fois avec de l'eau. seuls les deux premiers ont un intérêt économique. 2002]. le minerai avec une teneur en fluorine d'environ 40 % est réduit en taille à des particules inférieures à 1 mm et est ensuite dispersé dans l'eau. Italy.4.4. 2002]. Sogerem. 2002]. comme calcite • quartz • silicates. Les particules "grasses" se fixent aux bulles d'air injectées pour former une mousse qui est écumée mécaniquement à la surface des cellules. Ce processus permet d'améliorer le minerai de 30 – 60 % de CaF2 à environ 90 % de CaF2. [43.

carbonate de fer). Le volume total des bassins de résidus est d'environ 1300000 m3. 94 July 2004 ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL .5 mm. L'eau propre du troisième bassin est partiellement recyclée et partiellement rejetée dans la rivière. L'usine permet le broyage primaire et secondaire. avec une granulométrie inférieure à 350 µm. le broyage fin et la flottation à chaud. Les constituants sont la silice et le schiste (80 . les boues sont actuellement évaluées pour de nouvelles utilisations telles que des tuiles. les résidus sont cyclonés dans un milieu dense pour séparer les sables des boues. Le minerai est broyé dans des broyeurs à boulets à 100 % en deçà de 0. 2002] 3. situés à l'intérieur de l'usine elle-même.2. en raison de la disponibilité de grandes quantités d'eau. La distance entre les mines et l'usine de traitement du minerai est de 18 à 100 kms. L'eau de traitement est nettoyée dans trois bassins. 1 – 5 %). La Silius Mine est la seule mine exploitée en Europe pour la fluorine et le sulfure de plomb. Italy. [110. Les boues sont pompées dans des "bassins de décantation".10 % de Fe2O3 : schistes. [44.90 % de SiO2). un CaF2 résiduel (généralement. comme celui de l'exploitation en Sardaigne. Les produits commerciaux sont filtrés dans des filtres à tambours. sulfures de fer/cuivre. Les sables séchés sont stockés dans des terrils et sont commercialisés pour les travaux de construction civile . Dans un autre cas. hydroxydes de fer. Le minerai est pré-concentré sur le site minier en utilisant la concentration gravimétrique. du ciment. sont utilisés comme remblai dans la mine après assèchement avec des filtres-presses. L'aspect grossier des résidus est proche de celui de la fluorine concentrée finie. Le premier minerai récupéré est le sulfure de plomb dans une unité de flottation à trois étages.2.3 Gestion des résidus 3. est traité dans une seule installation. ce qui n'est pas le cas sur la mine.Chapter 4 Aux Asturies. 400000 t/an. et bien entendu. le minerai extrait de trois mines. autres oxydes (1 – 2 % d'Al2O3).4.2. 2002] 3.2.4.3. les résidus. Le taux moyen de production par an est de 45000 tonnes de CaF2 à 97 % et 5000 tonnes de PbS à 67 %. contenant 1 à 5 % de CaF2. des dérivés de fer (5 .1 Méthodes de gestion appliquées Sur une exploitation au sud des Pyrénées. L'eau est entièrement recyclée. et sur une plus petite échelle.3 Traitement de la fluorine/du sulfure de plomb La mine Silius Mine de Sardaigne produit de la fluorine et un concentré de sulfure de plomb. Le produit de fluorine est vendu à une usine chimique et le sulfure de plomb à une fonderie au sud-ouest de la Sardaigne. Le pré-concentré avec une qualité de fluorine de 43 – 50 % est transporté via des camions à l'usine de traitement du minerai à 57 km de la mine. Le rebut de cet étage est ensuite traité dans une unité de flottation de fluorine à 4 étages. Les sables sont sédimentés dans les "bassins de sable".4. IGME.

2 Sécurité de l'IGR et prévention des accidents Sur l'exploitation de fluorine/sulfure de plomb.3 Fermeture et entretien après fermeture Le plan de fermeture et d'entretien après fermeture pour l'exploitation de fluorine/sulfure de plomb est actuellement en cours d'étude. les pentes de digue et le système de décantation sont vérifiés sur une base quotidienne.2. Une digue courante avec un noyau d'argile de la forme trapézoïdale classique contient les résidus. Une caractérisation du site est actuellement effectuée pour évaluer la situation chimique. 2002] Les résidus de l'exploitation des Asturies sont rejetés dans la mer après élimination de la fraction grossière commercialisable dans des hydrocyclones [110.5. Aucune assurance financière ne prend en charge le risque de pollution à long terme. Italy. La surveillance du site une fois la durée de vie en exploitation terminée peut être effectuée pendant plusieurs années (une durée de 10 ans environ est généralement prévue) afin d'établir s'il se produit une migration de métal lourd. 2002]. Chapitre 4 D'autres développements visent à éliminer le bassin de décantation en introduisant des sections de filtres-presses.3. Les stériles sont utilisés comme remblai. La pente de la digue est de 1:1. Les coûts de fermeture devraient être de l'ordre de plusieurs millions d'EUR. Les stériles proviennent de l'excavation de galeries dans les masses rocheuses à l'extérieur du gisement. [44.2. la hauteur de la digue est limitée à 7 . permettant ainsi ST/EIPPCB/MTWR_BREF_FINAL juillet 2004 95 .10 m. Italy. empêchant ainsi toute infiltration dans le sol.3. car le risque de gros accident est en principe considéré comme nul. La surface phréatique est contrôlée au moyen de piézomètres. Les installations de résidus sont situées à proximité de l'usine très près de la rivière. mais un fond spécial a été établi par la société dans le bilan annuel pour financer les opérations de fermeture [44. Le sol sur lequel se trouvent les installations est une alternance de sables et de couches d'argile. le comportement de lixiviation. 2002] 3. 3. il est primordial de considérer les teneurs en métal lourd et les systèmes pour éviter que ces métaux puissent migrer dans l'eau et les propriétés avoisinantes.2. Pour des raisons de sécurité. etc. Les digues sont relevées tous les trois à quatre ans. IGME. Dans ces conditions. [44. Italy. Des solutions alternatives à la gestion actuelle seront prises une fois les résultats de l'étude obtenus. 3. 2002].4 Gestion des stériles Une exploitation utilise comme remblai l'ensemble des stériles ainsi que des résidus dans l'exploitation souterraine. L'eau provenant de la susverse des bassins est vérifiée chimiquement de façon hebdomadaire avant déversement dans la rivière.4.4. Il n'existe pas de plans d'urgence spécifiques.4.