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Destination ONU

Cette semaine, Destination Francophonie vous emmène à l’ONU, l’organisation
internationale qui regroupe presque tous les états de la planète. Depuis sa création en 1945, l’ONU
compte six langues officielles : l’anglais, le russe, l’espagnol, le chinois, l’arabe, et le français, qui
est avec l’anglais la seule langue de travail du siège de l’organisation à New York. Mais quelle est
aujourd’hui la place réelle du français dans la plus célèbre des organisations internationales?

Ivan Kabacoff : Bonjour. Le français est la langue de travail dans __________ des
organisations internationales. Or, depuis plusieurs années son utilisation recule inexorablement,
comme c’est le cas à l’ONU.
Pourtant, _______________ le français est bien présent dans l’enseigne des Nations Unies.
On le voit lors des réunions plénières comme sur la signalétique. C’est aussi visible à travers les
communiqués de presse ou le site internet édité en temps réelle en français. Les cours de français
____________ par l’ONU à ses fonctionnaires connaissent aussi un véritable succès car beaucoup
partent en mission de maintien de la paix dans l’espace francophone. Mais dans les faits, le français
est bien la deuxième langue à l’ONU, loin derrière l’anglais. Elle est peu ___________ dans les
réunions informelles où tout se décide. Seulement 8% (huit pour cent) des publications sont édités
en français. Autre raison: les francophones, eux mêmes, préfèrent souvent s’exprimer en anglais
plutôt qu’en français.
Alors, bien sûr certains francophones se mobilisent et notamment le groupe des
ambassadeurs francophone auprès de l’ONU. Il y a, en effet, urgence à réagir. C’est ce qu’explique
Michaëlle Jean, la secrétaire général de la francophonie que nous avons ____________ à New York.

Michaëlle Jean: Qu’est-ce que nous devons faire comme francophones, si d’une part faire
un travail assidu sur la nécessité de la participation des francophones mais aussi faire en sorte que
les autres langues _________ ___________. Donc il faut une mobilisation qui _________ au-delà
de nous seuls, francophones, mais que nous __________ nous mobiliser avec les hispanophones,
avec les lusophones pour dire «Écoutez, ce n’est pas possible de dire tout en anglais, qui nos exclut
et qui ,en fait, va à l’encontre de la démocratie internationale » . Renoncer à notre langue qui est
une langue aussi des idées, des combats...une langue de réflexion, une langue d’action, de stratégie,
de présence, c’est se tirer dans les pieds. Ce phénomène de ces francophones qui renoncent à
prendre la parole en toute assurance et avec énergie en français, c’est dommage parce que sur la
participation il y a un déficit de perspectives et l’on se retrouve aussi avec moins de contenus en
français, moins d’outils en français et...et...dans tout ça «nous se reperdons».

Ivan Kabacoff : Alors, si vous voulez en savoir plus sur la place du français à l’ONU,
regardez nos bonus sur notre site internet. On se retrouve, quant à nous, la semaine prochaine pour
une nouvelle destination, d’ici là, bonne semaine à tous sur la planète francophone.