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ANDRÉ CAPLET les œuvres pour vents

ensemble initium
laurent wagschal
quatuor ardeo

7-10) . 7-10) piano Quatuor Ardeo (6) Carole Petitdemange & Olivia Hughes violons Lea Boesch alto . 6) bassons The Works for Winds Cédric Carcelès (6) saxophone . 7-10) . Cœur de ville.com . novembre 2012 Direction artistique/artistic supervision: Dominique Daigremont Son & montage/Balance & editing: Frédéric Briant Executive producer: Stéphane Topakian Ensemble Initium Laurent Wagschal piano © &  Timpani 2013 Quatuor Ardeo 1C1202 www. 7-10) . 7-10) hautbois ANDRÉ CAPLET François Lemoine (1-3.Joëlle Martinez violoncelle Enregistrement/recording: Paris.Ensemble Initium Édouard Sabo (1-3.Julien Vern (1-3) flûtes Guillaume Deshayes & Armel Descotte (1-3) hautbois Hélène Gueuret (6.Frank Sibold (1-3.timpani-records.Yann Dubost (6) contrebasse & Laurent Wagschal (4-5. septembre 2012 (Suite persane) Vincennes. Ircam. 6.François Tissot (1-3) clarinettes Stéphane Bridoux & Julien Desplanque (1-3) cors Les Œuvres pour vents Batiste Arcaix (1-3. 4-5.

Ensemble Initium (Photo © Fabrice Rousson) www.ensembleinitium. partenaire de l’Ensemble Initium.fr . pour vents et piano 7 – Allegro (7'46) 8 – Adagio (6'21) 9 – Scherzo (3'54) 10 – Finale (7'52) Avec nos remerciements pour leur soutien au Groupe Tiru. ainsi qu’à la Fondation Singer-Polignac pour son accueil. Suite persane 1 – Sharki (Allegretto quasi andante) (3'40) 2 – Mihawend (Andantino) (4'28) 3 – Iskia Samaisi (Vivo) (7'35) Deux Pièces pour flûte et piano 4 – Rêverie (3'58) 5 – Petite valse (2'23) 6 – Légende (13'33) Quintette.

La Petite valse frappe par du Général Mangin). vraisemblablement à l’insti- gnificatives. Caplet manifeste Xavier Leroux et Paul Vidal. La taire. En 1896. Caplet compose quelques-unes de ses plus belles Le vaste Quintette. hautbois. orchestre à cordes et harpe : deux partitions qu’il Jacques Tchamkerten dira. Martyre de Saint Sébastien. le 23 novembre 1878. En 1901. mélodies . des ration extrêmement fructueuse. ainsi que — particulièrement la Maurice Maréchal à un ensemble instrumental rattaché à l’état-major Rêverie — un goût pour les harmonies rares. considérer comme « ses premières œuvres ». Caplet sera particulièrement pré. notamment. plus originaux.LES VENTS DE L’ESPRIT nie. du de Caplet comme compositeur. Le mouvement initial est donné en avril 1899. qui termine l’œuvre. préservé en partie par des activités musicales (il parti. havrais alors fort actif. avant d’entrer dans la classe de composition dès ses premières œuvres son goût pour des formations instrumentales de Charles Lenepveu. Elles sont redonnées l’année première guerre mondiale mettra malheureusement fin à cette collabo. Soliste de l’Orchestre des concerts Colonne. Dans un style encore assez impersonnel. et Le Miroir de Jésus. Leur création a Son succès grandissant comme chef d’orchestre lui vaut d’être engagé vraisemblablement eu lieu sous l’égide de la Société Moderne des Ins- en 1910 par l’Opéra de Boston. il remporte le 1er grand prix de Rome peu courantes. Debussy lui confie de nombreux travaux d’orchestrations membre fondateur de la Société Moderne des Instruments à Vent . a sans doute été composé en 1898-1899. avec sa cantate Myrrha. devançant Gabriel Dupont et Maurice Ravel. pour flûte. gation de Barrère. un éditeur attribuée. puis passe quelque mois en virtuose qui fera l’essentiel de sa carrière aux États-Unis et pour qui Ed- Allemagne. à une époque où les « kapellmeister » truments à Vent le 30 mars 1900. elles ont été publiées en 1897 par Hurstel. dans une lettre à son épouse Geneviève. n’y est sans doute pas étran- auquel le liera une profonde amitié. Épipha. fresque pour violoncelle et orchestre. ce qui ne l’empêche pas de se retrouver parfois en ses modulations inattendues et ses ruptures rythmiques qui en font char- première ligne et de connaître l’épreuve des gaz qui affectera durable. l’en. il écrit ses deux chefs-d’œuvre. remarquable séjourne à la Villa Médicis jusqu’en 1904. toutefois c’est après 1918 que naîtront ses œuvres les plus si. De retour à Paris. Il Son amitié avec le flûtiste Georges Barrère (1876-1944). une Invocation nous est parvenue. Caplet se rend à Paris où il est admis au Conservatoire . le violoniste Lucien Durosoir et le violoncelliste une maîtrise déjà très sûre de l’écriture. Barrère est également de son cadet. puis 4 . la passer au front. en 1911. où il commence Caplet quittera ce monde le 22 avril 1925. c’est ou de réduction d’orchestre au piano. inachevées et privant la musique française d’une de ses créateurs les Henri Woollett . ces deux pièces montrent cipe avec. où transparaît son intérêt pour les instruments à vents. accompagné par Caplet lui-même. et dédiées à Georges Barrère. ce dernier lui enseigne notamment l’harmonie. laissant plusieurs œuvres son éducation musicale sous la houlette d’un remarquable musicien. dans ce cadre que vont voir le jour les partitions qui marquent les débuts sent auprès de l’auteur de Pelléas lors de la composition. la mise Si l’on ignore la date exacte de composition des Deux pièces pour en musique du Psaume 150. suivante au sein d’un ensemble de cinq Feuillets d’album dont seule. Cette guerre de quatre années. il contracte un refroidissement qui va s’ag- Souvent défini comme un « trait d’union entre Debussy et Messiaen ». dans l’interprétation de leur dédica- germaniques règnent sans partage sur la vie musicale américaine. Entre 1920 et 1924. fant assimilant cette discipline avec une étonnante rapidité. Ayant toute confiance dans les dons gère. clarinette.5. graver en une pleurésie. cette admirable floraison sera brutalement interrompue : en mars 1925. Caplet va morceaux ajoutés. ment sa santé. il fait la connaissance de Claude Debussy gar Varese écrira son fameux Densité 21. oratorio pour voix de femmes. basson et piano. lui étant même parfois flûte et piano. mant morceau plein de fantaisie et au charme irrésistible. dont il orchestre une part importante. il y étudie avec Bien que la voix demeure son domaine d’élection. Celle-ci aura raison de sa résistance et André André Caplet naît au Havre. Hélas. Durant le conflit.

exposé par la flûte et la clarinette à l’unisson. auquel succède le deuxième su. à l’aigu. est fondé essentiellement sur le par une reprise presque textuelle du début. le des éléments thématiques du premier mouvement. en si jet en la majeur. A. Allegro con fuoco obéit. B. de glas exposé par le piano solo. sur un tapis de doubles Venant après les si ingénieuses Deux pièces pour flûte et piano. en la mineur dorien. consé. exposé à l’unisson par les flûtes et les clarinettes. forme d’esquisses. puis. pris en canon à deux voix. puis une intervention du deuxième thème. la Suite Persane ouvre de l’introduction. Alors que l’on s’attend à retrouver le dans ton principal. coda précède la reprise textuelle du premier volet. Ce développement terminal se poursuit avec la réexposition L’émouvant Adagio évolue dans le ton de fa dièse mineur. L’amorce deuxième sujet. composée à l’instigation de Georges Barrère pour la Société de Musique let étant lui-même composé de deux sections : la première se présente Moderne pour Instruments à Vent qui en donne la première exécution comme un dialogue entre les vents et le piano . un nouveau dessin mélodique accompagné par les la musique d’André Caplet. se fonde sur un dessin publication n’interviendra qu’en 1988. terminé par le motif et une rédaction pour dixtuor à vents (2 flûtes. formes : une version symphonique. aux vents. Dans une deuxième occurrence. le premier vo. puis se réinstallent pour ac. Un épisode de transition génère un nouveau un brillant premier thème en ré majeur. puis la réexposition débute par le premier thème dans piano solo marque le début d’un généreux travail thématique basé tout une configuration inversée. à la harmonisé. et l’accompagnement aux vents. l’Al. est énoncé par la clarinette sous les accords en croches régulières du piano. rejointes par les bassons. vers un autre univers expressif. Le développement. mais de manière plus libre. croches du piano. Tout s’éteindra avec retour abrégé de l’introduction. sous les syncopes du piano. Ca- 5 . Ces deux motifs constituent l’ossature du morceau. La réexposition débute par le premier thème. au cours d’un concert consacré entièrement à paraît. dans lequel Caplet prend ses distances les lignes des instruments à vents formant une trame contrapuntique. en valeurs longue. un motif de glas. transposé (si/mi mineur). dont le manuscrit. l’Adagio. fortissimo. Ceux-ci s’interrompent préfigure les chefs-d’œuvre de la maturité. il est exposé Le Final. assez bref. à Paris le 9 mars 1901. Après une du deuxième thème puis mène à un brillant épisode conclusif ramenant introduction. motif secondaire. la mélodie passant aux divers groupes d’instruments. l’élément mélodique étant confié au piano entier sur le thème initial. On ignore malheureusement ce qui incite arpèges du piano. le glas Bien que très peu postérieure au Quintette. puis module brièvement vers la tonalité Sharki commence par un long thème de trente mesures qui frappe par attendue de do majeur. comme le morceau initial. est d’Instruments à vent et le compositeur au piano. un ritenuto ouvre un épisode à l’expression presque d’une reprise du sujet initial s’enchaîne sur une brillante coda qui ter. élégiaque. il s’ouvre par au hautbois et au basson. dans la deuxième ap. en- legro étonne par son caractère un peu académique de ses idées et de sa tre si mineur et sol majeur. suivi du deuxième. même si sa Le bondissant Scherzo. qui ramène des éléments thématiques de mine le morceau fortissimo. 2 cors) qui sera assez fréquemment exécutée. 2 bassons. qui fait l’objet d’un travail contrapuntique majeur. évoluant dans une tonalité un peu incertaine. La Suite persane a sans doute été rythmique pointé. est conservé à la Bibliothèque nationale de France. Un retour varié du motif précédent. dans laquelle le piano expose. Une reprise inversée (antécédent par le piano. menant vers le deuxième thème. puis une sa modalité orientale. Le volet motive les sous-titres en langue persane (ou pseudo persane) des trois central (trio) conserve tout d’abord le ton de la mineur avec un motif en mouvements syncopes. plus linéaire. Le développement commence initial. ni quelle source quent par les vents) est suivie d’une coda en légères arabesques. il est confié construction. 2 hautbois. Obéissant à la forme sonate bithématique. le 30 mars 1900. en ré majeur lui aussi.l’œuvre complète est créée. Le premier thème. avec dans le grave. Il s’organise selon le schéma A. exposé par le piano. avec les formes classiques et manifeste une liberté dans l’inspiration qui soutenue par les inexorables accords du piano. L’œuvre existe sous deux brièvement après un sommet d’intensité. en partie sous compagner le thème principal. 2 clarinettes. simple et douloureux. le compositeur à tourner son inspiration vers l’orient. thème principal. plus charmeur. bientôt est interrompu par les coups de fouet du rythme du sujet des vents. par les musiciens de la Société Moderne forme bithématique.

pianissimo. qui. Une réexposition écourtée de celui-ci est d’un nonette pour saxophone. puis l’apparition d’un nouvel élément thématique (D). Une A. les éléments thématiques prépondérants ne lui Khayyam. Les deux premiers élé. en janvier 1905 . alternant avec des effluves du thème principal. Huré et Caplet. L’introduction ment traité dans une subtile polyphonie de tous les instruments. motif (B) — avatar de A — suivi. en la bémol majeur. le saxophone tantôt comme un instrument soliste. pour grand ensemble sym- phonique mais sans l’instrument soliste. le mouvement se calme avec un retour à des mesures par les flûtes. amène un nouveau mouvements. plus lyri- de fanfares. basson et quintette à suivi d’une coda pianissimo. Caplet en effectue une deuxième rédaction. Après une sorte de développement sur duisent un farouche thème de danse. mélomane française fortunée fixée à Boston avait abordé l’étude du saxophone pour tenter de recouvrer son ouïe.plet se livre alors à une sorte de développement contrapuntique à partir une forme orchestrale. qui va faire l’objet d’un véritable développe. mier volet (A). fortement prétéritée par une fièvre typhoïde. joué par les hautbois puis repris ces deux sujets. dans le ton initial. puis ramenant B et C. mélancolique. étant pas systématiquement confiés. hautbois. dont le caractère « fin de siècle » semble vouloir couleurs debussystes. en guise de coda. Des traits furieux des flûtes et des clarinettes (dont le des. rythmes pointés et syncopés (C). indiquée « très lent » termine mélancoliquement le morceau dans son entier. écrit pour elle. clarinette. formant la première partie. Une réminiscence de A. il est suivi d’un second volet à trois introduction en une succession d’accords de septièmes diminuées aux temps. un rappel des arabesques initiales. puis par les violons pour le second. Une deuxième Iskia Samaisi. elle commandera de œu- vres pour son instrument à des compositeurs tels que Debussy. Soucieuse de faire connaî- tre aux États-Unis la jeune musique française. une Légende pour saxophone et petit orchestre. d’Indy. donnant lieu à un tra- avec. Vers 1900. Puis la flûte chante un beau thème mélancolique en mi mineur. précède une nouvelle section rapide. Un deuxième motif en triolets. menant vers un épisode « poco più lento ». vail thématique assez développé sur ces deux éléments. L’ouvrage débute par une rêveuse ques. terminé par une volubile et irrésistible coda. La version initiale sera crée par la commanditaire. est le plus vaste des trois section plus animée. construite elle aussi. (exposée partir de A. dans des mesures ternaires. l’atmos- tout d’abord par les cors). en si majeur. en si majeur. Après un sommet d’intensité. utilisant la gamme par tons entiers. soit en l’intégrant à que Granville Bantock exploitera également dans son oratorio Omar la texture orchestrale. à Boston. puis en mi bémol majeur. cordes. Elise Hall. Caplet traite vend. Peu après la composition de l’ouvrage. est exposé par l’instrument soliste pour son pre- brous… Le troisième volet n’est autre qu’une reprise variée du premier. Celui-ci. d’un motif en sin a été déjà fugitivement entendu dans le morceau précédent) intro. en 1904. suivie du thème apparaissent des bribes du premier thème puis le motif de fanfare. Exposé à quatre reprises sous différents vêtements harmoni. l’œuvre peut parfaitement se jouer sous la forme de divers éléments du thème. qu’il fera parvenir à l’Institut de France au titre de ses envois de Rome. quoique conçue sous 6 . Des arabesques en quintes parallèles forment l’introduction de Niha. sous une forme variée et abrégée. que. à Celui-ci est fondé sur une mélopée au caractère très oriental. La Légende évolue autour du ton principal d’ut mineur. phère se fige sur un sombre accord diminué dans le grave. dans un ré mineur modalisé. au ments sont ensuite travaillés. nous amener plus près des hauteurs de Montmartre que de celles de l’El. puis longue transition modulante mène à la reprise textuelle du premier volet une coda. saxophone. s’enchaîne à des dessins binaires. Schmitt. telle que la restitue le présent enregistrement. Bientôt alors est réexposée. Ce dernier est interrompu par une fugitive réminiscence de C.

Constitué en 2001. le 2nd Prix du Concours international de Bordeaux. L’Ensemble Initium est lauréat 2006 du Concours Européen de Mu. C’est ainsi que sont particulièrement salués les disques consa- Créé en 2005 dans le cadre du Conservatoire National Supérieur de crés à Schmitt. En formation à géométrie variable il se produit du trio Chostakovitch à Moscou. ou plus récemment ceux. Laurent Wagschal Après des études musicales commencées dans sa ville natale d’An- necy. Après y avoir obtenu deux Premier Prix. Marc Trenel.. notamment Jacques Tys. — qu’à l’étranger — Santander... de Jean Mouillère. il se perfectionne auprès de pianistes tels Leon Fleisher. et Prix Spécial pour la création de la pièce contemporaine imposée). les conseils modernes Polignac à Paris. Festival de Montpellier.. en 2005 le prix FNAPEC de la Fondation Po- au dixtuor ou s’associe à quel-ques instruments à cordes pour explorer lignac.. Timpani entièrement dévolus aux œuvres de Gabriel Pierné et Maurice bre de Maurice Bourgue. André Cazalet.LES INTERPRÈTES Heisser ou Jean-Claude Pennetier. parus chez Musique et de Danse de Paris au sein de la classe de musique de cham. En résidence à la Fondation Singer- l’ensemble a reçu dans le cadre du conservatoire. Quatuor Ardeo tuels de l’école française des bois et des cuivres. vent formé de jeunes professionnels de la musique s’étant perfectionnés dans la pratique de leur instrument avec les meilleurs représentants ac. Concertgebouw d’Amster- dam. en 2007 un un répertoire rare. et en 2008 à Regio Emilia en Italie. avec les félicitations du jury au CNSM de Paris et en 2013 est lauréat du 7e Concours International de Quintette à Vent de Marseille (2e Prix – Prix de la Ville de Marseille. Bologne. il y consacre une large part de son activité.. Vladimir Mendelssohn. Festival Orlando. Festival musique sur Ciel. Henri Premier Prix de Musique de Chambre mention Très Bien à l’unanimité Demarquette. Gilbert Audin. faisant redécouvrir des compositeurs peu Ensemble Initium joués. produire et de faire partager leur passion pour la musique de chambre. le Quatuor Ardeo (en latin : « je brûle ») remporte Pascal Moraguès. Musique Walter et Thierry Escaich. Il compte sique d’Ensemble organisé par la FNAPEC. il est souvent invité à se produire tant en et éclairés de personnalités musicales telles que Michel Lethiec. et débute une carrière remarquée de soliste et de chambriste. Passionné de musique française. Concertgebouw aux Pays-Bas. Festival de Deauville…). David France — Musée d’Orsay. depuis 2008. Il est en résidence à la Fondation Singer- Polignac. Église St Etienne du Mont à Paris. Né de la volonté de ces jeunes chambristes de se prix au Concours international de musique de chambre de Melbourne. Khumo en Finlande. Saint-Saëns. dans les classes d’Yvonne Loriod et de Michel Béroff pour le piano. Renaud Capuçon. Daniel et un grand nombre de prix : en 2004 le 2nd Prix du Concours international Michel Arrignon. Orangerie de Sceaux. Châtelet. à Deauville. Fauré. Il s’est produit dans différents festivals et lieux prestigieux (Festival du Comminges. Laurent Wagschal est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Jean-François 7 . a obtenu en Juin 2009 un parmi ses partenaires de musique de chambre David Kadouch. l’Ensemble Initium est avant tout un octuor à Emmanuel. Ami Flamer et Christian Ivaldi pour la musique de chambre.

© Timpani 8 .

Geneviève.5. premiered by the musicians of the Société Moderne d’Instruments à Vent a fresco for cello and orchestra. 1901. This did not. Unfortunately. full confidence in the younger man’s gifts. as of his earliest musical education under the direction of a remarkable musician. of which he orchestrated a large in Le Havre quite active at the time. oboe. most likely at Barrère’s instigation. and until 1904. clarinet. however. which would lastingly affect his health. edging Soloist with the Orchestre des Concerts Colonne. In write his famous Density 21. he met Claude Debussy who would become a close friend. In 1896. he won the Grand Prix de Rome with his cantata Myrrha. at a time when the German Kapellmeis.WINFS OF SPIRIT to his wife. Upon returning to Pa. an irresistible charm. in which his interest in woodwinds is evident. ciété Moderne des Instruments à Vent on 30 March 1900. Barrère was also a out Gabriel Dupont and Maurice Ravel. bassoon and piano was During the conflict. fantasy. then spent a few months in Germany. on 30 March 1900. Although the exact date of composition of the Two Pieces for flute and Caplet would be particularly present during the composition of Pelléas piano is unknown. accompanied by Caplet himself. an oratorio for with the composer at the piano. there he studied with Xavier Leroux most of his career in the United States and for whom Edgar Varèse would and Paul Vidal. and André Caplet left this world on 22 April 1925. which the child assi. prevent him from some. who taught him. Debussy entrusted him with numerous orchestrating jobs and piano reductions of orchestral works. Alas. This overcame his resis- tance. The first performance most likely took place under the aegis of the So- mes even been attributed to him. They were played by the Boston Opera in 1910. the First amongst the added pieces. doubtless composed in 1898-99. turning into pleurisy. The Petite valse is striking for its and cellist Maurice Maréchal in an instrumental ensemble attached to unexpected modulations and rhythmic breaks that give this piece. he considered ‘his first works’. André original creators. part. a publisher in 1911. The but it was after 1918 that his most significant works would see the day. this admi- rable flowering would be brutally cut short: in March 1925. he caught a Jacques Tchamkerten chill that would get worse. in a letter ingenious Two Pieces for flute and piano. opening movement was played in April 1899. ter reigned supreme over American musical life. leaving behind several unfinished works and depriving French music of one of its most Often described as a ‘link between Debussy and Messiaen’. Henri works Caplet manifested a taste for unusual instrumental combinations Woollett. only an Invocation has come down to us. full of General Mangin’s staff). which ends the work and has someti. Caplet composed some of his loveliest songs. doubtless had something to do with this. as well as — particularly in the activities (in particular. Caplet went to Paris where he Georges Barrère (1876-1944). before entering Charles Lenepveu’s composition class. a remarkable virtuoso who would spend was admitted to the Conservatoire. Caplet was born on 23 November 1878 in Le Havre. Coming after the women’s voices. preserved in part by musical reveal a very sure mastery of writing. harmony. and the setting of Psalm 150. he wrote his two masterpieces — Épiphanie. he participated with the violinist Lucien Durosoir Rêverie — a taste for rare harmonies. these two pieces already Caplet spent the four war years at the front. times finding himself on the front lines and being gassed. He stayed at the Villa Médicis founding member of the Société Moderne des Instruments à Vent. where he began his Even though the voice remained his favourite domain. in particular. two scores that. Having composer would come into being. and In a style that is still somewhat impersonal. The vast Quintet for flute. it was in this context that the scores marking Caplet’s beginnings as a ris. string orchestra and harp —. and dedicated to Georges Barrère. again the following year as part of a collection of five Feuillets d’album. then the complete work Between 1920 and 1924. interpreted His growing success as a conductor resulted in his being engaged by their dedicatee. and Le Miroir de Jésus. His friendship with flautist milated with amazing rapidity. World War would put an end to this extremely fruitful collaboration. Le Martyre de Saint Sébastien. the Allegro surprises with its 9 . they were published in 1897 by Hurstel.

stated by the piano. the Suite Persane troduction in which the piano states a tolling motif in the upper register. joined by the bassoons. These are briefly interrupted after a peak of intensity. in the second. it is entrusted to the oboe and bassoon. troduction. These two motifs constitute the movement’s framework. against piano syncopations. is based on a dotted rhyth. A varied return of the previous dality. being entrusted to the piano and the accompaniment to the winds. in light arabesques. the symphonic version. Allegro con fuoco. 2 horns). it opens with a brilliant first theme in D is based essentially on the second theme. clarinet in unison over a carpet of semiquavers in the piano. secondary motif. in the low register. Sharki begins with a long (30-bar) theme with its striking oriental mo- dulating to the expected key of C major. of which the manuscript. the recapitulation of the second theme then leads to a brilliant conclu- also in D major. then the recapitulation begins major. reas we expect to find the second subject again. more charming theme in B major. mic pattern. The first theme is stated by the flute and contrapuntal development starting from diverse elements of the theme. This final development continues with begins with the first theme. opens towards another expressive universe in which Caplet distances the main theme. accompanied by piano arpeggios. The Suite Persane was doubtless composed at the urging of Georges The lively Scherzo. taken in two-part which has been performed fairly frequently. the melodic element object of contrapuntal work in the winds. times in different harmonic raiment. simple and painful. the winds and piano. in the principal key. figuring the masterpieces of maturity. the knell of the in. harmonized. is played by the clarinet over piano himself from classic forms and manifests a freedom in inspiration pre- chords in regular quavers with. After an in. The recapitulation thematic elements of the Adagio. leading to the Bantock would also exploit in his oratorio Omar Khayyam. Barrère for the Société de Musique Moderne pour Instruments à Vent. partially in the form of woodwind lines forming a contrapuntal web. fortissimo. Everything dies out with an abridged return of the in. The fairly brief development with bithematic sonata form. transposed (B/E minor). then a coda. forming the first part. which is the with the first theme in an inverted configuration. in long values. consequent by the winds) is followed by a coda Persian (or pseudo-Persian). a new melodic pattern appears in we do not know what incited the composer to turn his inspiration to the winds. it is stated. with the melody going Like the first movement. soon interrupted by the whi. which Granville A transitional episode generates a new. a brilliant coda that brings the movement to a fortissimo conclusion. in Dorian A minor. motif. the flute sings a lovely melancholic theme in E minor. ther for wind dixtet (2 flutes. precedes the literal repeat of the first part. It is organized according to an A B A outline.somewhat academic character of its ideas and construction. before briefly mo. between B minor and G major. ending with the tolling motif in the solo piano. In a second occurrence. published until 1988. the first part which gave the first performance in Paris on 9 March 1901 in the course consisting of two sections: the first is presented as a dialogue between of a concert devoted entirely to André Caplet’s music. a tonality that is somewhat uncertain. that brings back the thematic work based entirely on the initial theme. the finale. even though it was not be canon. it is followed 10 . then settle in again to accompany the principal theme. evolving in A shortened recapitulation of it is followed by a coda. 2 clarinets. The work exists in two forms: a troduction. The moving Adagio evolves in the key of F sharp minor. 2 bassoons. Whe- The development begins with a nearly literal repeat of the beginning. is preserved at the Bibliothèque Nationale de France. Arabesques in parallel fifths form the introduction of Nihavend. Then then. the Orient. sketches. and ano- ble piano chords. Unfortunately. stated in unison by the flutes and clarinets. Stated four second. or what source motivated the three movements’ subtitles in tecedent by the piano. followed by the second. Even though posterior to the Quintet by very little. followed by a more linear second subject in A major. An inverted repeat (an. pianissimo. In keeping plashes of the rhythm of the initial subject. to the various groups of instruments. 2 oboes. supported by the inexora. follows bithe. a ritenuto opens an then an intervention of the solo piano marks the beginning of generous episode of near-elegiac expression. The central section (trio) first maintains the key of A minor with a syncopated motif. Caplet then carries out a sort of matic form but in a freer way. The beginning of a repeat of the initial subject goes into ding episode bringing back thematic elements from the first movement.

alter- nating with the fragrance of the melancholic main theme. Translation by John Tyler Tuttle Around 1900. modulating transi. Soon snatches of the first reminiscence of C. the atmosphere freezes on a somber diminished chord in This is based on a threnody with a very oriental character (first played the low register. followed by the fanfare motif. Caplet treats the saxophone either as a solo instrument or integrates it into the or- chestral texture. as it is restituted in the present re- cording. A livelier second section. is the longest of the three mo. in triple time and B major. a wealthy French music lover living in Bos- ton. on the saxophone. in ternary measures. Even though conceived in orchestral form. leading to a ‘poco più lento’ episode. using the whole-tone scale. d’Indy. bassoon and string quintet. precedes a new plets is linked to fanfare patterns. Schmitt. then bringing back B and C. for large symphonic ensemble but without the solo instrument. then by the violins for the character seems to want to take us closer to the heights of Montmartre second. had begun playing the saxophone in an attempt at recovering her hearing. in the initial key. in a modalized D minor. in January 1905. ending with an irresistible. Furious flute and clarinet runs (the pattern of which was already the movement calms down with a return to binary measures. the work can perfectly well be played in the form of a nonet for saxophone. Concerned with making young French music known in the United States. This is stated 11 . The work begins with a dreamy introduction in a succession of diminished seventh chords in Debussyst colours. in Boston. Then the introduction is recapitulated in a shortened. E flat major. seriously damaged by typhoid fever. then a coda. pianissimo. in A flat major (C). After a sort of development on these two subjects. she would commis- sion works for her instrument from composers such as Debussy. a reminder of the initial arabesques. oboe. dotted rhythms Iskia Samaisi. which will be the object of a true development treated varied form. whose ‘fin de siècle’ by the solo instrument in its first section (A). marked ‘très lent’ (very slow). then the fleetingly heard in the previous piece) introduce a fierce dance theme. voluble coda. followed by theme A. A reminiscence of A. The first fast section. After a peak two elements are then worked. Huré and Caplet.by a second section. which he would send to the Institut de France as part of his output from Rome. tion leads to the textual repeat of the entire first section. The latter is interrupted by a fleeting in a subtle polyphony of all the instruments. the preponderant thematic elements not being syste- matically entrusted to it. Shortly thereafter. Elise Hall. by way of coda. by the horns). appearance of a new. A second motif in tri. giving rise to fairly developed thematic work on these two ele- than those of the Elbrus… The third part is only a varied reprise of the ments. more lyrical thematic element (D) in B major then played by the oboes then taken up by the flutes. the latter writing for her a Légende for saxo- phone and small orchestra in 1904. brings a new motif first with. A long. vements. of intensity. he made a second version. (B) — avatar of A — followed by a motif in syncopated. ends the theme appear. also based on A. piece melancholically. clarinet. The initial version was first performed by the patron. The Légende evolves round the principal key of C minor.

His affinities with French music have led him to devote a large place for it in his repertoire. the Ensemble Initium is above all a wind octet of awarded by several magazines. Marc Trenel. So the recordings de- Ensemble Initium voted to Schmitt. at the Conservatory. Prussia Cove in England. and in many Conservatory with the unanimous mention ‘Very Good’ and with the other venues. two other prizes in Italia. the FNAPEC. Saint-Saëns and Fauré are acclaimed. The Ensemble Initium was a laureate. Festival Musique sur Ciel. In France the in 2006. the Ardeo Quartet (‘I burn’. in 2005 the prize FNAPEC by Fondation Po- dectet and has joined forces with various stringed instruments in order to lignac. le 2nd Prize at the Bordeaux international competition. Orlando Festival. Radio-France Festival in Montpellier. Bonn Beethovenfest. Pascal Moraguès.THE PERFORMERS considerable attention. up-to-date and play in famous venues and festivals in Europe: Santander in Spain. André Formed in 2001. Christian Ivaldi and Ami Flamer for chamber music. of the European Competition for Ensemble Music organised by quartet is invited in ‘La Folle Journée’ in Nantes. Gilbert Audin. was awarded Cazalet. chamber musicians to give concerts and share their passion for chamber and. Laurent Wagschal set out on a career as soloist and chamber musician that has brought him 12 . Ku- illuminating advice from such musical personalities as Michel Lethiec. in Latin). Église Saint Étienne du Mont in Paris. young professional musicians who furthered the practice of their instru- ments with the best present-day representatives of the French schools Quatuor Ardeo of woodwind and brass. Paris. Born from the desire of these young a prize at the International Chamber Music Competition in Melbourne. As an a lot of prizes: 2nd and a special prize at the International Shostakovich ensemble of variable instrumentation it has appeared as a trio through to Competition in Moscow. Jean Mouillère. and recently his Founded in 2005 at the Paris Conservatory in the chamber music class Timpani records of Pierné’s and Emmanuel’s works for piano has been of Maurice Bourgue. Laurent Wagschal After beginning his musical studies in his hometown of Annecy. festival. notably Jacques Tys. Daniel and Michel Arrignon. hmo in Finland. Jean-François Heisser and Jean-Claude Pennetier. théâtre du Châtelet. Schleswig-Holstein Musik- David Walter and Thierry Escaich. Amsterdam Concergebouw. in 2009 won a First Prize for Chamber Music at the Paris Orangerie de Sceau. jointly with the hopes of helping rarely played composers to be discovered. Lau- rent Wagschal entered the Conservatoire National Supérieur de Musi- que de Paris. in 2007 explore a highly unusual repertory. the ensemble has received. It is currently in residence at the Singer-Polignac Founda- tion. Their success led the Ardeo Quartet to music. Concertgebouw Amsterdam. where he received two First Prizes in the classes of Yvonne Loriod and Michel Beroff for piano. congratulations of the jury. and was awarded twice in 2013 at the Wind Quintet International Competition in Marseille (2nd Prize–Prize of the City of Marseille. and Special Prize for the Premiere of a contemporary piece). With encouragement from Leon Fleisher. Festival de Deauville…). It has performed at various festivals and prestigious venues (Fes- tival du Comminges.

Laurent Wagschal .Trois Pièces .Quatuor Debussy Ensemble Initium chez/by Timpani 1C1093 Charles Koechlin Œuvres pour vents (avec/with Ensemble Contraste) 2C2085 George Onslow Œuvres pour vents (avec/with Ensemble Contraste) Laurent Wagschal chez/by Timpani 1C1200 Jean Cras Âmes d’enfants (avec/with Alain Jacquon & François Kerdoncuff) 1C1167 Maurice Emmanuel Musique de chambre (avec/with Ensemble Stanislas) 1C1193 Maurice Emmanuel Les Six Sonatines 1C1178 Gabriel Pierné Variations .Ensemble Initium .Passacaille. ..Lionel Peintre .Alain Jacquon 1C1202 Œuvres pour vents/Works for winds . © Rebecca Topakian André Caplet chez/by Timpani 1C1058 Mélodies/Songs ..Quatuor Ardeo 1C1207 Conte fantastique .Marielle Nordmann .