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Chapitre 11

Les équations de Maxwell dans le vide

11.1 Le champ électromagnétique
Propriétés du champ électrostatique
Dans les états stationnaires, le champ électrique est appelé champ électrostatique. Le champ
électrostatique E créé par une distribution de charges de densité ρ située dans le vide, est à
circulation conservative, c’est-à-dire qu’il satisfait les relations intégrale et locale :
I
E · dl = 0
(Γ)
−→ ³ ´ →

rot E = 0

où (Γ) est un contour fermé quelconque orienté.
Il satisfait également satisfait les relations intégrale et locale :
Z Z ZZZ
ρ
E · dS = dτ
ε0
(S f erm´
ee) (τ )
³ ´ ρ
div E =
ε0
où (S) est une surface fermée quelconque orientée vers l’extérieur et (τ ) est le volume
intérieur à (S). ε0 = 8.854187817 × 10−12 F m−1 est la permittivité du vide

11.1.1 Champ électromoteur et vecteur densité de courant
Le champ électromoteur
Lorsqu’un courant électrique circule dans un conducteur, cela implique l’existence d’une
force motionnelle fm agissant sur les porteurs de charge q et l’on définit le champ électromoteur

http://djelouah.ifrance.com 83

11.1 Le champ électromagnétique 84

Em par la relation
fm
Em =
q
La circulation de ce champ le long d’un contour fermé orienté (Γ) n’est pas conservative
c’est-à-dire qu’elle est différente de zéro. Par définition cette circulation est appelée la force
électromotrice e relative au contour considéré :
I
e= Em · dl
(Γ)

d orienté, non fermé :
On peut bien entendu définir la f.é.m relative à un tronçon AB
Z
eAB
g = Em · dl
g
AB

Le vecteur densité de courant
Un courant électrique correspond à des charges électriques mobiles. On appelle vecteur
densité de courant j , le vecteur tangent à la ligne de courant, et défini par

j=ρv
où ρ est la densité volumique de charges mobiles et v la vitesse d’entraînement de ces charges
mobiles. Le module de ce vecteur représente la charge qui traverse par unité de temps, l’unité
de surface perpendiculaire à la direction de déplacement des charges mobiles ; il s’exprime en
A.m−2 .
En régime stationnaire, c’est-à-dire lorsque le vecteur densité de courant j est indépendant du
temps, le flux de j est conservatif ce qui se traduit par les relations intégrale et locale :
Z Z
j · dS = 0
(S f erm´
ee)
³ ´
div j = 0

11.1.2 Le champ magnétique
Le champ magnétique B créé par une distribution de courants de densité j est à flux
conservatif, c’est-à-dire qu’il satisfait les relations intégrale et locale :
ZZ
B · dS = 0
(S)
³ ´
div B = 0

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2. Au voisinage de ces distributions règnent un champ électrique et un champ magnétique.1 Le phénomène de propagation Considérons un ensemble constitué par des circuits parcourus par des courants et par des distributions de charge variant en fonction du temps .ifrance. nous serons amenés à introduire un courant "fictif" appelé courant de déplacement. Pour conserver la validité de ce dernier.3 Le phénomène de capacité Un circuit comprenant un condensateur alimenté par une source de tension variable en fonction du temps. nous exprimons ce fait en disant qu’il y a propagation à vitesse finie des champs à partir des sources qui leur donnent naissance et le retard θ est d’autant plus grand que le point où l’on désire connaître les champs est éloigné des sources.com . Le champ magnétique B satisfait les relations intégrale et locale : I ZZ B · dl = μ0 j · dS (Γ) (S) −→ ³ ´ rot B = μ0 j où (Γ) est un contour fermé et orienté quelconque et (S) une surface quelconque s’appuyant sur (Γ) et orientée à partir de (Γ) par la règle dite du "tire-bouchon de Maxwell" ou "du bonhomme d’Ampère". Dans ce cas l’intensité du courant n’est plus conservée tout au long du circuit puisqu’elle est nulle dans l’espace entre les armatures. Ce phénomène entraîne l’apparition d’un champ électrique supplémentaire (appelé champ induit) .2.11. Il n’est donc plus possible d’appliquer le théorème d’Ampère. cet ensemble pouvant être au repos ou en mouvement.2 Le régime variable 85 où (S) est une surface fermée quelconque. μ0 = 1. c’est-à-dire qu’à un instant t donné. http://djelouah. Contrairement au cas stationnaire. ces champs dépendent des valeurs des sources à l’instant t − θ . 11. 11. Il n’en est pas de même si le courant varie ou si les circuits en présence se déplacent l’un par rapport à l’autre : la f.m ou d’aucun courant dans un autre circuit filiforme au repos.é.2566370614 × 10−6 N A−2 est la perméabilité magnétique du vide.2 Le phénomène d’induction Un circuit filiforme au repos et parcouru par un courant invariable n’entraîne l’apparition d’aucune f. est parcouru par un courant variable bien que la continuité électrique soit interrompue par l’espace entre les armatures du condensateur.2. 11.2 Le régime variable 11. ce qui conduit à modifier la propriété fondamentale du champ électrique.é.m ou le courant qui apparaissent sont dûs au phénomène d’induction. ces champs ne sont pas synchrones avec les sources.

m dans un circuit filiforme (C) fermé en faisant varier le flux magnétique à travers le circuit : c’est le phénomène d’induction électromagnétique. Le champ électrique induit joue un rôle de champ électromoteur et la f.é.11. la surface (S) l’est aussi et dS est indépendant du temps. Ce champ est appelé champ électrique induit. 11. il en résulte : −→ ³ ´ ∂B rot Ei = − ∂t http://djelouah.2 Equation de Maxwell-Faraday Considérons un circuit (C) au repos soumis à un champ variable.é.3 L’induction électromagnétique 11.m induite e s’exprime à l’aide de la loi de Faraday : dφ e=− dt Cette loi. Un champ électrique va prendre naissance dans tout l’espace où existe un champ magnétique variable.m apparaissant dans tout le circuit (C) peut s’écrire : I ZZ dφ d e= Ei · dl = − =− B · dS dt dt (C) (S) où (S) est une surface orientée s’appuyant sur le contour orienté (C).ifrance.é. établie expérimentalement pour des variations relativement lentes du flux magné- tique en fonction du temps. En permutant les opérateurs d’intégration et de dérivation on a : ³ ´ I Z Z ∂ B · dS ZZ ∂B Ei · dl = − =− · dS ∂t ∂t (C) (S) car le circuit (C) étant immobile. la f. Pendant un temps dt.é.m apparaît dans le circuit (C) et y fait circuler un courant ceci implique l’existence d’un champ électromoteur agissant sur les porteurs de charge du circuit (C). Puisque une f. est valable pour tout régime variable et elle sert de base à l’étude de l’électromagnétisme classique.1 Loi de Faraday-Lenz On peut induire une f.3.3.com . la variation du flux magnétique total à travers une surface quelconque s’appuyant sur le circuit (C) est dφ . En appliquant le théorème de Stokes nous pouvons écrire : I ZZ ZZ −→ ³ ´ ∂B Ei · dl = rot Ei · dS = − · dS ∂t (C) (S) (S) Cette égalité étant satisfaite quel que soit (S) s’appuyant sur (C).3 L’induction électromagnétique 86 11.

ifrance. Le champ total E = Ei + ES satisfait encore la relation ci-dessus car −→ ³ ´ rot ES = 0 et on a la relation de Maxwell-Faraday −→ ³ ´ ∂B rot E = − ∂t En définitive. L’ensemble de ces deux champs constitue le champ électromagnétique.4 Le théorème d’Ampère 87 Remarquons que s’il existe en plus du champ électrique induit un champ électrostatique ES .com .4. Si ρ est la charge volumique et q la charge totale du volume (τ ) à l’instant t .11. on a ZZZ q= ρ dτ (τ ) Pendant l’intervalle de temps dt. nous devons retenir de l’étude du phénomène d’induction électromagnétique le résultat fondamental suivant : en chaque point de l’espace où existe un champ magnétique variable nous devons associer un champ électrique induit variable à circulation non conservative c’est-à-dire ne dérivant pas d’un potentiel.1 Equation de continuité Si on considère une surface fermée (S) entourant un volume (τ ) . la variation de la charge totale est dq et on a : ⎛ ⎞ ZZZ dq d ⎜ ⎟ = ⎝ ρ dτ ⎠ dt dt (τ ) Z Z mais j ·dS représente la charge totale sortant de la surface (S) par unité de temps. 11.4 Le théorème d’Ampère 11. (S f erm´ ee) donc par suite de la conservation de la charge : Z Z dq =− j · dS dt (S f erm´ ee) et ⎛ ⎞ ZZZ ZZ d ⎜ ⎟ ⎝ ρ dτ ⎠ = − j · dS dt (τ ) (S) http://djelouah.

4 Le théorème d’Ampère 88 En changeant l’ordre des opérations par rapport à l’espace et par rapport au temps.11. il faut donc que l’on ait : ³ ´ ∂ρ div j + =0 ∂t Cette équation dite de continuité traduit la conservation de la charge électrique et montre que le flux du vecteur densité de courant n’est plus conservatif comme dans le cas des états stationnaires.ifrance.com . Ce qui se traduit localement par ³ ´ ρ div E = ε0 ρ représente la densité volumique de charges . d’après le théorème d’Ostrogradsky : Z Z ZZZ ³ ´ j · dS = div j dτ (S f erm´ ee) donc ZZZ ∙ ∂ρ ³ ´¸ + div j dτ = 0 ∂t (τ ) Cette relation doit être vérifiée quel que soit le volume (τ ). on a : ZZZ Z Z ∂ρ dτ = − j · dS ∂t (τ ) (S f erm´ ee) or. L’équation de continuité peut alors s’écrire : ⎛ ³ ´⎞ ³ ´ ∂ρ ∂ ³ ³ ´´ ∂ ε 0 E div j + = div j + div ε0 E = div ⎝ j + ⎠=0 ∂t ∂t ∂t On voit que la relation fondamentale de conservation du flux de la densité de courant sera conservée si on l’applique à une densité de courant total jT égale à la somme de la densité de courant vrai j (appelé courant de conduction) et d’une densité de courant fictif appelé courant de déplacement et défini par : ³ ´ ∂ ε0 E jD = ∂t ³ ´ d’où : jT = j + jD = j + ( ∂t0 ) et div jT = 0 ∂ ε E http://djelouah.

4.ifrance.com .5 En résumé 89 11. les équations de Maxwell s’écrivent : — Théorème de Gauss pour E Forme locale Forme intégrale ³ ´ Z Z ZZZ ρ ρ div E = E · dS = dτ ε0 ε0 (S f erm´ ee) (τ ) − → — Théorème de Gauss pour B Forme locale Forme intégrale ³ ´ Z Z div B = 0 B · dS = 0 (S f erm´ ee) — Loi de Faraday Forme locale Forme intégrale I ZZ −→ ³ ´ ∂B d rot E = − E · dl = − B · dS ∂t dt (C) (S) — Théorème d’Ampère-Maxwell Forme locale Forme intégraleà ! I ZZ −→ ³ ´ ∂E ∂E rot B = μ0 j + μ0 ε0 B · dl = μ0 j + μ0 ε0 · dS ∂t ∂t (Γ) (S) http://djelouah.2 Le théorème d’Ampère Le théorème d’Ampère peut être généralisé à condition de l’appliquer au courant total.11.La relation de Maxwell-Ampère qui en est la traduction s’écrit : −→ ³ ´ ∂E rot B = μ0 j + μ0 ε0 ∂t La relation intégrale du théorème d’Ampère généralisé est : ⎛ ³ ´⎞ I ZZ ZZ ∂ ε E B ⎝j + 0 ⎠ · dl = jT · dS = μ0 ∂t (Γ) (S) (S) 11.5 En résumé En dehors des discontinuités.

les équations de Maxwell s’écrivent : ³ ´ div E = 0 (12.com 90 .1) ³ ´ div B = 0 −→ ³ ´ ∂B rot E = − ∂t −→ ³ ´ ∂E rot B = μ0 ε0 ∂t Pour établir l’équation relative au champ électrique E. on obtient : ( ) −→ ³−→ ´ ∂ ³−→ ´ ∂ ∂E rot rot E = − rot B = − μ0 ε0 (12.1 Equations de propagation pour E et B En absence de charges et de courant.4) où ∆ est le laplacien vectoriel.3) ∂t ∂t ∂t Sachant que −→ −→ ³ ´ −−→ ³− →´ rot rot E = grad div E − ∆E (12. on obtient l’équation aux dérivées partielles suivante : http://djelouah.2) ∂t en permutant l’ordre des dérivations. il éliminer le champ magnétique B . Pour cela.ifrance.Chapitre 12 Propagation des ondes électromagnétiques dans le vide 12. calculons le rotationnel de chacun des membres de le loi de Fraday : Ã ! −→ ³−→ ³ ´´ −→ ∂B rot rot E = rot − (12.

12) ∂t ou encore → − − → ∂2 B → − ∆ B − μ0 ε0 2 = 0 (12. L’équation µ ¶ µ ¶ E 1 ∂2 E → − ∆ − 2 2 = 0 (12.ifrance.11) ∂t Donc → − − → ∂2 B −∆ B = −μ0 ε0 2 (12. μ0 ε0 http://djelouah.10) ∂t or → − −→ ³− →´ ∂B rot E = − (12.6) on obtient finalement : ∂2E − → ∆E − μ0 ε0 = 0 (12. calculons le rotationnel de chacun des membres du théorème d’Ampère-Maxwell : ( ) −→ ³−→ ³− →´´ −−→ ³ ³−→´´ → −→ − ∂E rot rot B = grad div B − ∆ B = rot μ0 ε0 (12.com .1 Equations de propagation pour E et B 91 ( ) −−→ ³ ³− →´´ ∂ ∂E ∆E − grad div E = μ0 ε0 (12.14) B c ∂t B constitue l’équation de propagation du champ électromagnétique dans le vide.12.13) ∂t On obtient la même expression que pour le champ électrique.8) ∂t mais ³− →´ div B =0 (12.5) ∂t ∂t Comme en dehors des charges ³− →´ div E =0 (12. où on a posé 1 c= √ .7) ∂t2 Pour établir l’équation aux dérivées partielles pour le champ magnétique B.9) et en inversant l’ordre des dérivations : → − ∂ h−→ ³ ´i −∆ B = +μ0 ε0 rot E (12.

2 L’onde plane progressive sinusoïdale 92 12.16) L’équation de propagation s’écrit alors sous laforme ∙ ¸ 2 ω2 −k + 2 E = 0 (12. t) = E0 ei(ωt−k·r) (12.15) où k est le vecteur d’onde donnant la direction de propagation de l’onde plane.2 L’onde plane progressive sinusoïdale 12. x r E r M n r r O r B z y http://djelouah.2 Structure de l’onde uniforme plane L’onde plane progressive sinusoïdale doit également satisfaire le théorème de Gauss.12. En utilisant la défintion du laplacien vectoriel dans un système de coordonnées cartésiennes.19) Soit encore k · E = 0 .18) c 12. on peut montrer que : ∆E = −k 2 E (12. en notation complexe. dite relation de dispersion.1 Relation de dispersion L’onde plane progressive sinusoïdale est définie.2.17) c L’onde plane progressive sinusoïdale constitue une solution particulière de l’équation d’onde seulement si la relation suivante. est satisfaite : ω k= (12.com . Le champ électrique est dit transversal. ce qui revient à dire que le champ électrique E est perpendiculaire à la direction de propagation donnée par le vecteur d’onde k.2. par : E (r.ifrance. On montre aisément que pour une onde plane progressive sinusoïdale : ³ ´ div E = 0 est équivalente à − i k · E = 0 (12.

c = √μ1 ε0 vitesse de propagation dans le vide . On peut remarquer que la longueur d’onde λ est égale à la distance parcourue par l’onde pendant une période. Nous allons maintenant examiner le cas où le champ E garde une direction constante (polarisation rectiligne) et varie sinusoïdalement .3 Onde plane uniforme progressive et sinusoïdale 93 12. supposons qu’elle se propage suivant z 0 z d’où E = E0 cos (ωt − kz) On constate une double périodicité : — Une périodicité temporelle : pour z donné le champ varie sinusoïdalement en fonction du temps avec une période 2π T = ω ou une fréquence 1 ω f= = T 2π (f est en hertz).3 Onde plane uniforme progressive et sinusoïdale 12. — Une périodicité spatiale : à un instant t donné le champ varie sinusoïdalement en fonction de z avec une période 2π λ λ= = k k (λ est appelée la longueur d’onde dans le vide). http://djelouah. il s’écrit alors : ∙ µ → − ¶¸ ³ ´ n ·r E = E0 cos ω t − = E0 cos ωt − k · r c où E0 = vecteur constant ω = pulsation de la fonction sinusoïdale k = ω/c : constante appelée nombre d’onde k=k − →n : vecteur d’onde perpendiculaire au plan d’onde ωt − k · r : phase instantanée ou plus simplement phase de la grandeur variable. 0 Les vecteurs forment toujours un trièdre direct et − → n ×E k×E B= = c ω Pour préciser cette onde.ifrance.com .3.1 Onde de polarisation rectiligne Jusqu’ici nous avons considéré un champ électrique E dont la variation en fonction de z et de t était quelconque.12.

12. . http://djelouah.ifrance. nous avons supposé que le champ E (donc B également) gar- dait une direction constante. Enfin si E0x = E0y et si φ = (2l + 1)π/2 l’onde est dite à polarisation circulaire.3 Onde plane uniforme progressive et sinusoïdale 94 12. il n’en est pas toujours ainsi et les composantes du champ peuvent se mettre sous la forme : Ex = E0x cos (ωt − kz − φ1 ) Ey = E0y cos (ωt − kz − φ2 ) φ1 . cette équation est celle d’une ellipse : on dit que l’onde a une polarisation elliptique .com . . On peut déjà dire que l’extrémité du vecteur décrit une courbe inscrite dans un rectangle de côtés 2E0x et 2E0y . D’autre part en développant l’expression de EE0yy et en éliminant le temps il vient : Ey = cos (ωt) cos (φ) + sin (ωt) sin (φ) E0y s µ ¶2 Ey Ex Ex = cos (φ) + 1 − sin (φ) E0y E0x Ey ∙ ¸2 " µ ¶2 # Ey Ex Ex − cos (φ) = 1 − sin2 (φ) E0y E0x E0x µ ¶2 µ ¶2 Ex Ey Ex Ey + −2 cos (φ) = sin2 (φ) E0x E0y E0x E0y Pour φ quelconque. . φ2 pouvant être différentes. Les résultats obtenus se retrouvent avec un décalage temporel dans tout plan z = cte. Les composantes du champ s’écrivent : Ex = E0x cos (ωt − φ1 ) Ey = E0y cos (ωt − φ2 ) Ez = 0 et si l’on prend pour origine des temps un instant où Ex passe par sa valeur maximale on a: Ex = cos (ωt) E0x Ey = cos (ωt − φ) E0y avec φ = φ2 − φ1 . Etudions le comportement du champ E dans le plan z = 0. ) l’ellipse dégénère en une droite et l’onde est dite à rectiligne. Dans le cas général.2 Onde de polarisation quelconque Dans le paragraphe précédent. 2. 1.3. pour φ = mπ(m = 0.

nous pouvons représenter la mesure ³ ´ E = E0 cos ωt − k · r + ψ du vecteur champ électrique sur son support par le nombre complexe ³ ´ E ∗ = E0 exp ωt − k · r + ψ et nous avons bien à chaque instant E = Re (E ∗ ) Ce complexe appelé la composante complexe de E sur son support peut aussi bien s’écrire : E ∗ = E0 ej (−k·r+ψ) ejωt = E ejωt où E = E0 ej (−k·r+ψ) http://djelouah.com .12. Ainsi dans le cas présent.3 Notation complexe Considérons une onde plane sinusoïdale polarisée rectilignement se propageant suivant une direction n et ayant pour vecteur d’onde k = k n . r r r ω r 2π r E k = kn = n = n x V λ r r M u r k n r r r O v r z B y Le support du vecteur champ électrique E de direction constante a pour vecteur unitaire u et nous pouvons écrire : ³ ´ E = E0 cos ωt − k · r + ψ sous la forme ³ ´ E = E0 cos ωt − k · r + ψ u Avec E0 = cte =amplitude du champ E. On sait qu’une grandeur sinusoïdale peut être représentée par un nombre complexe et qu’à chaque instant cette grandeur est obtenue en prenant la partie réelle du complexe qui la repré- sente.3 Onde plane uniforme progressive et sinusoïdale 95 12.3.ifrance.

Nous allons essayer de relier localement cette énergie qui se propage.4 Energie électromagnétique : vecteur de Poynting La propagation de l’énergie se manifeste expérimentalement dans de nombreux cas : — On peut ressentir son effet si l’on s’expose aux rayons solaires ou au rayonnement d’une source chaude .1 Onde de forme spatiale et temporelle quelconques Nous admettrons que les densités d’énergie électrique et magnétique calculées en régime stationnaire sont toujours valables en régime variable . c’est à dire homogène.12. Finalement nous caractérisons une onde plane polarisée rectilignement par sa représentation complexe : E ∗ = E0 ejψ ej (ωt−k·r) u B ∗ = B ejψ ej (ωt−k·r) v 0 12.4 Energie électromagnétique : vecteur de Poynting 96 est l’amplitude complexe de la composante de E sur u . un volume τ limité par une surface (S).ifrance.com . Nous supposerons le milieu de propagation parfait. 12. — De même tout émetteur radio expédie de l’énergie à travers l’espace. une infime partie de cette dernière étant captée par votre récepteur radio. L’énergie électroma- gnétique qu’il contient est à chaque instant : ZZZ W = w dτ (τ ) Pendant un temps dt l’accroissement d’énergie dans (τ ) sera dW et la puissance instantanée p0 acquise par ce volume sera ZZZ 0 dW ∂w p = = dτ dt ∂t (τ ) On a : " # −→ ³ ´ ∂B −→ B ∂E rot E = − et rot = ε0 ∂t μ0 ∂t http://djelouah. la densité d’énergie électromagnétique w en un point quelconque du milieu parcouru par une onde électromagnétique est donc à chaque instant : w = densité d’énergie électrique + densité d’énergie magnétique µ ¶ 1 2 B2 w= ε0 E + 2 μ0 Considérons dans le milieu. au champ électro- magnétique qui la transporte. isotrope et linéaire.4.

com .4 Energie électromagnétique : vecteur de Poynting 97 donc " à !# ∂w −→ B B −→ − → = E · rot − · rot E ∂t μ0 μ0 D’après une relation de transformation. ZZZ à ! B p= div E × dτ μ0 (τ ) D’après la formule d’Ostrogradsky. on les appelle les ‘’rayons électromagnétiques”. Sa direction donne en chaque point. http://djelouah. la direction d’écoule- ment de l’énergie et son flux à travers une surface est égal à la puissance électromagnétique instantanée rayonnée par cette surface. Les courbes tangentes en chaque point au vecteur de Poynting peuvent être considérées comme des trajectoires de l’énergie .12. on a : " # à ! B B −→ ³→ −´ − → −→ B div E × = · rot E − E · rot μ0 μ0 μ0 donc à ! ∂w B = −div E × ∂t μ0 et ZZZ à ! B p0 = − div E × dτ μ0 (τ ) La puissance électromagnétique instantanée perdue par le volume (τ ) est : ZZZ à ! B −p0 = div E × dτ μ0 (τ ) Elle représente la puissance électromagnétique qui sort du volume (τ ). on peut écrire : ZZ à ! ZZ B p= E× · dS = P · dS μ0 (S) (S) Le vecteur − → B R =E× μ0 est appelé le vecteur de Poynting.ifrance. c’est à dire la puis- sance moyenne p rayonnée par ce volume.

12. n forment un trièdre trirectangle direct le vecteur R a même direction et sens que k c’est à dire que l’énergie s’écoule dans le sens de propagation (ce résultat n’est pas → − général . en effet dans un milieu anisotrope par exemple R et k ne sont pas colinéaires).com .4. d’où Z T r 1 2 ε0 hPu i = E dt T 0 μ0 Si l’onde est polarisée rectilignement alors ³ ´ E = E0 cos ωt − k · r Z r ³ ´ 1 T ε0 2 hPu i = E0 cos2 ωt − k · r dt T 0 μ0 r Z E02 ε0 T 1 h h ³ ´ii hPu i = 1 + cos 2 ωt − k · r dt T μ0 0 2 r 2 2 ε0 Eef f hPu i = Eef f = μ0 Z0 où Eef f = valeur efficace de E.4 Energie électromagnétique : vecteur de Poynting 98 12.2 Onde plane progressive et uniforme sinusoïdale ³ ´ − → Puisque E. La puissance instantanée pu traversant une surface unitaire (S) perpendiculaire à la direction de propagation est ZZ ZZ ° ° °− ° ZZ °− ° − → °− →° °→° °→° pu = R · dS = ° ° R dS = ° ° R dS = ° °S R (S) (S) (S) La puissance moyenne traversant (S) est alors Z Z Z T° ° 1 T 1 T° → − ° ° ° 1 ° ° B ° ° hPu i = pu dt = ° ° R dt = °E × ° dt T 0 T 0 T 0 ° μ0 ° ° ° ° ° ° ° √ ° ° or B ⊥ E. B. et°B ° = μ0 ε0 °E ° .ifrance. http://djelouah. Le flux d’énergie traversant par unité de temps l’unité de surface perpendiculaire à la di- rection de propagation est une constante dépendant du milieu et proportionnelle au carré de la valeur efficace du champ électrique.

Ces hypothèse simplificatrices permettent de traiter un grand nombre de problèmes . Dans le cas des milieux homogènes.com 99 .ifrance. 13. •Le milieu est homogène et isotrope •Le milieu peut être caractérisé par une permittivité ε et un permabilité μ et une conductivité γ constantes égales à celles définies en régime stationnaire (milieu linéaire).1 Equations de Maxwell dans les milieux parfaits Nous supposerons que l’onde se propage dans un milieu illimité satisfaisant les conditions suivantes ( milieu parfait) : •Le milieu est considéré comme continu . ce qui est légitime pour les ondes habituellement ren- contrées (hertziennes et lumineuses) dont les longueurs d’onde sont. linéaires et isotopes. en général. très supérieures aux distances inter-atomiques. les équations de Maxwell de- viennent : — Théorème de Gauss pour E Forme locale Forme intégrale ³ ´ ρ Z Z ZZZ ρlibres div E = libres E · dS = dτ ε ε (S f erm´ ee) (τ ) − → — Théorème de Gauss pour B http://djelouah. μ et γ peuvent alors être complexes et dépendre de la fréquence). d’hystérésis et de dispersion ( ε .Chapitre 13 Réflexion et transmission des ondes électromagnétiques Nous allons dans ce chapitre utiliser les équations de maxwell pour étudier la propaga- tion d’une onde d’une onde électromagnétique dans un milieu isolant puis sa réflexion et sa tranmission à un interface. il faut toutefois signaler qu’elles ne tiennent pas compte des phénomènes d’absorption.

Les équations de Maxwell se simplifent alors en : http://djelouah. celle d’un conducteur métallique étant de l’ordre de 107 (Ω · m−1 ). Par ailleurs dans un tel milieu. à température ambiante. ρlibre = 0. de l’ordre de 10−20 à 10−12 (Ω · m−1 ).2566370614 × 10−6 N A−2 est la perméabilité magnétique du vide En tout point d’un conducteur. il existe une relation entre le vecteur densité de courant j et le champ électrique total E ( somme du champ électrostatique ES et du champ électromoteur Em ) dite relation d’Ohm Kirchhoff : ³ ´ j = γ ES + Em j = γE où γ est la conductivité du milieu conducteur.ifrance.13. Leur conductivité est extrêmement faible.854187817 × 10−12 F m−1 est la permittivité du vide — μ = μ0 μr est la perméabilité absolue du milieu — μ r est la perméabilité relative du milieu. Cas particuliers : — Isolants : γ = 0 — Conducteurs parfaits : γ → ∞ 13.2 Propagation dans les milieux diélectriques Les milieux diélectriques sont des mieux isolants. — ε0 = 8. Il est donc tout à fait raisonnable de prendre pour γ la valeur γ = 0. — μ0 = 1.com .2 Propagation dans les milieux diélectriques 100 Forme locale Forme intégrale ³ ´ Z Z div B = 0 B · dS = 0 (S f erm´ ee) — Loi de Faraday Forme locale Forme intégrale I ZZ −→ ³ ´ ∂B d rot E = − E · dl = − B · dS ∂t dt (C) (S) — Théorème d’Ampère-Maxwell Forme locale Forme intégraleà ! I ZZ −→ ³ ´ ∂E ∂E rot B = μ j + με B · dl = μ j + με · dS ∂t ∂t (Γ) (S) où — ε = ε0 εr est la permittivité absolue du milieu diélectrique — εr est la permittivité relative du milieu diélectrique.

√ Dans la plupart des diélectriques μr = 1. On peut égalment montrer que l’impédance caractéristique d’un tel milieu peut s’écrire : Z0 Z= n où Z0 est l’mpédance caractéristique du vide.com .ifrance. les relations locales s’écrivent : ET 2 − ET 1 = 0 ε2 EN2 − ε1 EN1 = σ où ET est la composante de E dans le plan tangent à (Σ) en M . http://djelouah.13. d’où n = εr . tandis que pour les hautes fréquences il faut faire intervenir le phénomène de dispersion qui entraîne une dépendance de n avec la fréquence. 13. tandis que EN mesure de la composante de E suivant la normale n en M et orientée du milieu (1) vers le milieu (2).3 Relations de passage Composante tangentielle et composante normale de E A la traversée d’une surface (Σ) séparant deux milieux et portant des charges vraies avec une densité supercielle σ.3 Relations de passage 101 ³ ´ div E = 0 ³ ´ div B = 0 −→ ³ ´ ∂B rot E = − ∂t −→ ³ ´ ∂E rot B = με ∂t En utilisant la même démarche que dans le chapitre précédent. on peut montrer que le champ électrique et le champ magnétique satisfont les équations de propagation suivantes : 1 ∂ 2E → − ∆E − 2 2 = 0 V ∂t 1 ∂2B − → ∆B − 2 2 = 0 V ∂t où la vitesse de propagation de l’onde est : 1 1 c V =√ =√ √ = μ0 μr ε0 εr μ0 ε0 μr εr n √ n = μr εr est l’indice de réfraction (ou indice optique) du milieu. Dans les milieux réels n est constant pour les grandes longueurs d’onde.

E01 et E02 sont les amplitudes complexes des différents champs −−→ électriques. Quel que soit l’état de la polarisation de l’onde incidente. il est toujours possible de la décomposer en deux ondes à polarisation rectiligne perpendiculaires entre elles en projetant le vecteur inci- dent sur deux axes perpendiculaires . une onde plane réfléchie et une onde plane transmise ou réfractée ( la réflexion entre deux milieux parfaits et isolants est souvent appelée réflexion vitreuse ) Nous nous proposons de déterminer entièrement les ondes réfléchie et transmise en appli- quant les équations de propagation et en tenant compte des conditions aux limites. carac- térisés respectivement par ε1 . parfaits.tandis que BT est la composante de B dans le plan tangent à (Σ) en M. En appelant − →u 1.les ondes sont représentées par → − → − − k 1 ·→ — Onde incidente : E 1 = E01 − →u 1 ej (ω1 t−− r 0) →0 − 0 −→ → → − u 01 ej (ω1 t− k 1 · r 0 ) 0 0 — Onde réfléchie : E 1 = E01 → − → − → − — Onde transmise : E 2 = E02 − → u 2 ej (ω2 t− k 2 · r 0 ) http://djelouah. nous étudierons donc d’abord le cas d’une onde incidente polarisée rectilignement.13. γ 2 = 0. les relations locales B deviennent : BN2 = BN 1 μ2 BT 2 − μ1 BT 1 = jS × n où BN est la composante de B suivant la normale au point M considéré orientée du milieu (1) vers le milieu (2). On constate expérimentalement qu’une onde plane incidente arrivant à cette interface donne généralement naissance à deux ondes. isolants.com .4 Lois de Snell-Descartes Considérons deux milieux l et 2.ifrance. En un point quelconque M0 du plan xOy tel que OM 0 = − →r 0 . − → u 01 et − → u 2 les vecteurs unitaires des supports des vecteurs champs électriques des différentes ondes. γ 1 = 0 et par ε2 . et séparés par une interface plane.μ2 = μ0 . non magnétiques et semi-infinis.4 Lois de Snell-Descartes 102 Composante tangentielle et composante normale de B A la traversée d’une surface (Σ) séparant deux milieux et parcourue par des courants vrais de densité superficielle jS . l’axe Oz étant perpendiculaire à ce plan et l’axe Oy étant tel que le plan yOz contienne le vecteur k1 de l’onde incidente. nous pouvons représenter ces dernières en notation complexe par → − → − − k 1 ·→ — Onde incidente : E 1 = E01 − →u 1 ej (ω1 t−− r 1) →0 − 0 −→ →0 − → u 01 ej (ω1 t− k 1 · r 1 ) 0 — Onde réfléchie : E 1 = E01 → − → − − → — Onde transmise : E 2 = E02 − → u 2 ej (ω2 t− k 2 · r 2 ) 0 Dans ces expressions E01 .μ1 = μ0 . 13. Définissons un trièdre de référence par une origine O appartenant au plan séparant les deux milieux.

13. k 01 et k 2 sont coplanaires : ces trois vecteurs → → − appartiennent au plan d’incidence k 1 . c’est à ³dire si k´1 .4 Lois de Snell-Descartes 103 Réflexion-transmission La continuité de la composante tangentielle du champ entraîne une relation entre les com- posantes tangentielles de la forme → − − → →0 − − → → − − → a 1 E01 ej (ω1 t− k 1 · r 0 ) + − − → → a 01 E01 ej (ω1 t− k 1 · r 0 ) = − 0 → a 2 E02 ej (ω2 t− k 2 · r 0 ) Pour que cette relation soit satisfaite à chaque instant en tout point M0 de la surface de séparation. − e3 .ifrance. il faut que → → − → → − → → − ω1 t − k 1 · − r 0 = ω01 t − k 01 · − r 0 = ω2 t − k 2 · − r0 ce qui implique − − → → → − → → − ω 1 = ω 01 = ω 2 et que k1·→ r 0 = k 01 · − r 0 = k2·− r0 La dernière relation conduit à ³− →´ → →0 − k1− k1 ·− r0 = 0 ³− → → − ´ k2− k1 ·− → r0 = 0 ³− → →´ − ³− → →´ − qui seront satisfaites quel que soit le point M0 si ( k 01 − k 1 et k 2 − k 1 sont per- → − − → → − pendiculaires au plan xOy. http://djelouah.com .

5 Formules de Fresnel 104 En prenant → − r0=− → e 2 . Sachant que les différents vecteurs unitaires − → u 1. il faut supposer que les ondes réfléchie et transmise ont leur vecteur champ électrique polarisé dans le plan d’incidence). − → u 01 et − → u 2 sont dans le plan d’incidence. les différentes ondes ont pour représentation complexe : → − → − − k 1 ·→ — Onde incidente : E 1 = E01 − →u 1 ej (ω1 t−− r 1) →0 − 0 −→ →0 − → u 01 ej (ω1 t− k 1 · r 1 ) 0 — Onde réfléchie : E 1 = E01 http://djelouah. d’où V1 V1 V2 sin (i01 ) = sin (i1 ) ⇒ i01 = i1 sin (i2 ) sin (i1 ) = V2 V1 En multipliant les deux membres de la dernière relation par c (vitesse de propagation dans le vide) et en faisant intervenir les indices des milieux.13. on obtient −0 − → → → − k1·→ e2 = k1·− e 2 ⇒ k10 sin (i01 ) = k1 sin (i1 ) → − − − → k2·→ e2 = k1·− → e 2 ⇒ k2 sin (i2 ) = k1 sin (i1 ) ω ω ω or k1 = . 13. on obtient n1 sin (i2 ) = n2 sin (i1 ) En définitive nous avons montré que : — Les ondes réfléchie et transmise ont mème fréquence que l’onde incidente — Les vecteurs d’onde réfléchi et transmis sont dans le plan d’incidence (plan et la normale à la surface de séparation au point d’incidence) — L’angle de réflexion i01 est égal à l’angle d’incidence i1 — Les angles de transmission i2 et d’incidence il sont liés par n1 sin (i2 ) = n2 sin (i1 ) (loi de la réfraction).1 Champ électrique dans le plan d’incidence Le trièdre de référence est choisi comme précédemment et les champs positifs des champs électrique et magnétique sont indiqués sur la figure (Pour satisfaire les raisons de continuité et de symétrie. Ces résultats représentent les lois de Snell-Descartes pour la réflexion et la réfraction. k10 = et k2 = .5 Formules de Fresnel Nous allons étudier successivement le cas d’une onde dont le champ électrique est polarisé rectilignement dans le plan d’incidence puis le cas d’une onde dont le champ électrique est polarisé perpendiculairement au plan d’incidence 13.5.com .ifrance.

ifrance. ce sens a été choisi ainsi pour → − → respecter le fait que E. on obtient E01 et E02 en fonction de E01 : cos (i1 ) 0 cos (i2 ) E01 + E01 = E02 cos (i1 ) cos (i1 ) V1 0 E02 + E01 = E01 V2 or V1 n2 sin (i1 ) = = V2 n1 sin (i2 ) http://djelouah.13. 0 A partir des relations ci-dessus. → → − → → − → → − de B0 = E0 /V et de la condition k 1 · − r 0 = k 01 · − r 0 = k2·− r 0 d’obtenir les relations 0 E01 cos (i1 ) + E01 cos (i1 ) = E02 cos (i2 ) 0 E01 E01 E02 − = V1 V1 V2 → − (le signe moins provient ³ − du ´sens de B 01 opposé à celui de Ox . B . si l’on tient compte de μ1 = μ2 = μ0 . k est toujours direct). Les continuités des composantes tangentielles du champ électrique et de l’excitation magnétique à la traversée de la surface séparant les deux milieux permet.com .5 Formules de Fresnel 105 → − → − − → — Onde transmise : E 2 = E02 → − u 2 ej (ω2 t− k 2 · r 2 ) Champ électrique parallèle au plan d’incidence Dans le milieu l l’onde résultante est la somme de l’onde incidente et de l’onde réfléchie.

2 Champ électrique perpendiculaire au plan d’incidence : Les dispositions et les sens positifs pour les champs sont indiqués sur la figure cidessous Champ électrique perpendiculaire au plan d’incidence → → − → → − si l’on tient compte de μ1 = μ2 = μ0 .5. 13.5 Formules de Fresnel 106 d’où les formules de Fresnel ∙ ¸ E02 2 cos (i1 ) sin (i2 ) 2 cos (i1 ) sin (i2 ) Tk = = = E01 k sin (i1 ) cos (i1 ) + sin (i2 ) cos (i2 ) sin (i1 + i2 ) cos (i1 − i2 ) ∙ 0 ¸ E01 sin (i1 ) cos (i1 ) − sin (i2 ) cos (i2 ) tan (i1 − i2 ) Rk = = =− E01 k sin (i1 ) cos (i1 ) + sin (i2 ) cos (i2 ) tan (i1 + i2 ) Nous notons [ ]k pour indiquer que le champ électrique est dans le plan d’incidence.com . de B0 = E0 /V et de la condition k 1 · − r 0 = k 01 · − r0= → − − → k 2 · r 0 les conditions de continuité à la traversée de la surface séparant les deux milieux permettent d’obtenir les relations 0 E01 + E01 = E02 0 E01 E E02 − cos (i1 ) + 01 cos (i1 ) = − cos (i2 ) V1 V1 V2 En tenant compte V1 n2 sin (i1 ) = = V2 n1 sin (i2 ) on obtient finalement les formules de Fresnel http://djelouah.ifrance.13.

13. il en résulte que le déphasage introduit par la réflexion ou la transmission aura toujours une valeur nulle ou égale à π. elle n’est pas déphasée si n1 > n2 .3 Discussion des résultats Dans les formules de Fresnel. Incidence normale : Nous obtiendrons les résulats de l’incidence normale en faisant tendre il vers zéro et en tenant compte alors de nl i1 = n2 i2 .5 Formules de Fresnel 107 ∙ ¸ E02 2 sin (i2 ) cos (i1 ) T⊥ = = E01 sin (i1 + i2 ) ∙ 0 ¸⊥ E01 sin (i1 − i2 ) R⊥ = =− E01 ⊥ sin (i1 + i2 ) Nous notons []⊥ pour indiquer que le champ est perpendiculaire au plan d’incidence 13.5. c’est à dire les puissances par unité de surface. ce comportement sera caractérisé par les deux coefficients suivants puissance réflechie — Le pouvoir reflecteur αR = puissance incidente puissance transmise — Le facteur de transmission αT = puissance incidente Les relations donnant les intensités.ifrance. trans- portées par les différentes ondes sont données par 2 E01 n1 0 E 02 n1 E 2 n2 I1 = .com . I1 = 01 et I2 = 02 avec μ1 = μ2 = μ0 2cμ1 2cμ1 2cμ2 d’où ∙ 0 ¸2 ∙ ¸2 E01 n1 − n2 αR = = E01 n1 + n2 ∙ ¸2 E02 4n1 n2 αT = = E01 (n1 + n2 )2 http://djelouah. les coefficients de réflexion et de transmission sont des nombres réels . Les relations de Fresnel s’écrivent alors 2 n1 Tk = T⊥ = n1 + n2 n1 − n2 Rk = R⊥ = n1 + n2 — Les ondes réfléchie et transmise sont indépendantes de la polarisation de l’onde incidente — L’onde transmise est toujours en phase avec l’onde incidente — La composante électrique est déphasée de π à la réflexion si nl < n2 . Intéressons nous maintenant au comportement énergétique de l’onde à l’interface plane .

on trouve qu’il a pour valeur i1B = a tan(n2 /nl ).96. le champ électrique réfléchi est en opposition de phase avec le champ incident. 3◦ ) . Suivant l’angle d’incidence. Cet angle i1B est appelé angle de Brewster et en tenant compte de nl sin(il ) = n2 sin(i2 ). — Pouvoirs réflecteurs : Les pouvoirs réflecteurs (intensité réfléchie sur intensité incidente) ont respectivement pour valeur tan2 (i1 − i2 ) αRk = tan2 (i1 + i2 ) sin2 (i1 − i2 ) αR⊥ = sin2 (i1 + i2 ) La figure dessous donne pour une onde lumineuse et dans le cas air-verre. aussi bien dans le cas de polarisation dans le plan d’incidence (noté k) que de polarisation perpendiculaire au plan d’incidence (noté ⊥).04 et αT = 0. la lumière réfléchie sera plus ou moins polarisées rectilignement cette polarisation étant totale pour l’angle de Brewster la vibration lumineuse est alors rectiligne et parallèle à la surface réfléchissante.13. Pour les ondes lumineuse. le champ électrique réfléchi s’annule. n2 = 1. Pour un angle d’incidence proche de π2 (incidence rasante) . elle est polarisée elliptiquement et on peut la considérer comme la superposition de deux ondes polarisées rectilignement l’une dans le plan d’incidence l’autre perpendicu- lairement au plan d’incidence. D’autre part. Incidence oblique ¡ Nous allons ¢ discuter le comportement de l’onde en fonction de son angle d’incidence il 0 ≤ i1 ≤ π2 dans le cas particulier où nl < n2 : — Onde transmise : Puisque sin(i2 ) = nn12 sin(il ) on a i2 < i1 et il existera toujours une onde transmise. le pouvoir réflecteur et le facteur de trans- mission ne dépendent pas du sens de propagation de l’onde incidente (milieu 1 → milieu 2 ou milieu 2 → milieu 1). le champ électrique réfléchi a même amplitude que le champ incident et ils sont en opposition de phase. dans le cas où les milieux sont l’air et le verre (nl = l.5) on a αR = 0. http://djelouah. reste en phase avec celui de l’onde incidente sur la surface de séparation — Onde réfléchie : Pour une onde polarisée perpendiculairement au plan d’incidence (⊥) le champ électrique réfléchi est toujours en opposition de phase avec celui de l’onde incidente. Si l’onde lumineuse arrive directement d’une source (le soleil par exemple) sur une surface vitreuse.ifrance.com .5 Formules de Fresnel 108 Remarque : La conservation de la puissance implique αR + αT = 1 ce que l’on peut vérifier à partir des deux dernières relations. Pour une onde polarisée dans le plan d’incidence (k) et sous incidence normale. Lorsque l’angle d’incidence atteint la valeur i1B définie par i1B + i2 = π2 . Il en résulte que le champ électrique de l’onde transmise. la variation des pouvoirs réflecteurs en fonction de l’angle d’incidence (i1B = 56.

à la surface plane d’un conducteur de conductivité infinie (conducteur ³− parfait).13.6 Réflexion sur un conducteur parfait → − Considérons une onde plane incidente uniforme sinusoïdale polarisée rectilignement ( E l k Ox) se propageant dans le vide ( ou l’air) suivant zO et arrivant sous incidence normale.com . Des considérations → → − − → →´ − énergétiques montrent qu’il n’y pas d’onde transmise E 2 = 0 et B 2 = 0 et que les seuls courants vrais pouvant être induits par cette onde le sont sur la surface du métal. Les raisons de symétrie impliquent que les directions de polarisation des vecteurs incident et réfléchi sont identiques.6 Réflexion sur un conducteur parfait 109 Variation du pouvoir réflecteur en fonction de l’angle d’incidence 13. Réflexion métallique en incidence normale http://djelouah.ifrance.

B1 = − e →e2 c →0 − → − E0 0 E 1 = E01 ej(ωt−k1 z) − → e 1 . B1 = − e → e2 c →0 − → − E01 j(ωt−k1 z) − E 1 = −E01 ej(ωt−k1 z) − →e 1 . Pour satisfaire à la directivité du trièdre E . k le → − champ magnétique est réfléchi suivant B 1 c’est à dire que sa réflexion s’effectue sans changement de phase. leur déphasage π étant de on dit que l’ onde est stationnaire.6 Réflexion sur un conducteur parfait 110 Les champs électrique et magnétique des ondes incidente et réfléchie sont − → − → E01 j(ωt+k1 z) − E 1 = E01 ej(ωt+k1 z) → − e 1 . B . l’onde résultante est la somme de l’onde incidente et de l’onde réfléchie et ses vecteurs champs ont pour valeur − → → − → − ¡ ¢ E = E 1 + E 01 = E01 e+jk1 z − e−jk1 z ejωt − → e1 → − E = 2E01 sin (k1 z) ej (ωt+ 2 ) − → π e1 − → − → → − E01 ¡ +jk1 z ¢ B = B 1 + B 01 = − e + e−jk1 z ejωt − → e1 c → − E01 B = 2 cos (k1 z) ej(ωt+π) − → e1 c En revenant à la notation réelle − → ³ π´ − E = 2E01 sin (k1 z) cos ωt + →e1 2 → − E01 B = 2 cos (k1 z) cos (ωt + π) − → e1 c Ces relations montrent que les champs ne se propagent plus mais qu’ils oscillent sinusoïdale- ment en fonction du temps avec une amplitude qui est fonction de la distance z. B 1 = 01 ej(ωt−k1 z) − → e2 c → − − → E0 car − →u1 =− →u 01 = − → e1 . B1 = − e → e2 c Dans le vide.ifrance. k 1 = −k1 − → → r1=− →r 01 = z − → e 3 et B0 = . − v 01 = e2 . − → v1=− → e3. 2 http://djelouah.com . En définitive les ondes incidente et réfléchie s’écrivent − → − → E01 j(ωt+k1 z) − E 1 = E01 ej(ωt+k1 z) → − e 1 .13. c La continuité de la composante tangentielle du champ électrique permet d’écrire à la tra- versée de la surface de séparation (z = O) 0 0 {E01 + E01 }z=0 = 0 d’où E01 = −E01 Le champ électrique réfléchi a même amplitude que le champ électrique incident ³− et il´est → − → − → déphasé de π par rapport à ce dernier.

2. ... http://djelouah.ifrance. 2. c’est à λ dire pour z = l 2 .) ..13... Les points où l’amplitude est nulle sont appelés les noeuds et les points où l’amplitude est maximale sont appelés les ventres.. 1. ¡ ¢ L’amplitude du champ ¡ magnétique ¢ est nulle pour k1 z = 2π λ z = l + 12 π (l = 0. c’est à dire pour z = l + 12 λ2 .com . 1.. ..6 Réflexion sur un conducteur parfait 111 L’amplitude du champ électrique est nulle pour k1 z = 2π λ z = l π(l = 0.) .