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Équations

aux
dérivées partielles
Cours et exercices corrigés
2e édition

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Equations
aux dérivées partielles

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T able des m a t iè r e s

Avant-propos VII

Notations IX

Chapitre 1. Généralités 1
1.1 Premières définitions 1
1.2 Exemples d’équations aux dérivées partielles linéaires en mécanique 5

Chapitre 2. Équations aux dérivéespartielles du premier ordre 17
2.1 Préambule : étude d’un système différentiel dela forme y- = =% 17
2.2 Équations aux dérivées partielleslinéaires dupremier ordre 23
Exercices 30
Corrigés 31

Chapitre 3. Équations aux dérivéespartielles du second ordre 33
3.1 Classification des équations 33
3.2 Courbes caractéristiques et problème deCauchy 35
3.3 Réduction à la forme standard 40
Exercices 49
Corrigés 51

Chapitre 4. Distributions 55
4.1 Motivation 55
4.2 Espace des fonctions tests 57
4.3 Espace des distributions 60
4.4 Dérivation d’une distribution 66
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

4.5 Opérations 68
4.6 Distributions tempérées 73
Exercices 75
Corrigés 77

Chapitre 5. Transformations intégrales 83
5.1 Transformation de Fourier 83
5.2 Transformation de Laplace 90
Exercices 99
Corrigés 106

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com .4 Équation de Laplace 166 7.3 Séparation des variables 1 26 Exercices 135 Corrigés 140 Chapitre 7.3 Sommes hilbertiennes 229 B.5 Techniques d’approximation de Ritz-Galerkin 200 Exercices 202 Corrigés 204 Annexe A.4 Comparaison Riemann-Lebesgue 247 C.2 Équation des ondes 1 58 7.1 Principe des approches variationnelles 183 8.5 Intégrales multiples 247 C. Méthode de séparation des variables 117 6.2 Problème de Sturm-Liouville 120 6.2 Problème variationnel abstrait 1 89 8.bibliomath.2 Complétude 226 B.3 Notions sur la régularité de la solution faible 1 95 8.1 Fonctions à variables séparées 1 17 6. l Motivation 241 C.5 Une équation aux dérivées partielles classique en finance : l’équation de Black-Scholes 1 78 Chapitre 8.l Fonctions de plusieurs variables 21 5 A. Rappels d’analyse et de géométrie 215 A.1 Équation de transport 153 7.2 Rapide construction de l’intégrale de Lebesgue 242 C. Éléments d’intégration de Lebesgue 241 C.4 Projection sur un convexe fermé 233 B.Équations aux dérivées partielles Chapitre 6.3 Équation de la chaleur 1 64 7.6 Espaces de Lebesgue 248 C.4 Traitement de quelques EDP 195 8. Introduction aux approches variationnelles 183 8.3 Résultats importants 245 C. 5 Dualité dans les espaces de Hilbert 237 Annexe C.8 Résultats de densité et de séparabilité 253 IV www. Éléments d’analyse hilbertienne 221 B. l Définitions 221 B. Quelques équations aux dérivées partielles classiques 153 7. 2 Éléments de géométrie 21 7 Annexe B.7 Produit de convolution de deux fonctions 252 C.

dunod. Table des matières Annexe D. © Dunod.2 Régularité des fonctions.com. notion de trace 257 D.com . Ils peuvent être lus . enregistrés ou imprimés en partie comme en totalité. V www. 1 Structure algébrique 255 D. Propriétés de l’espace de Sobolev H }(Q) 255 D.bibliomath.3 Inégalités de Poincaré 260 Bibliographie 265 Index 266 Vous pouvez accéder à des exercices corrigés supplémentaires à partir de la page de présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur www. Ces compléments sont au format pdf et permettent une recherche classique par mots-clés. La photocopie non autorisée est un délit.

com .bibliomath.www.

des propriétés fondamentales des EDP les plus fré­ quentes en physique. de donner les éléments nécessaires à la compréhension des EDP qui jalonnent le monde des sciences appliquées.com . ou au contraire éludent les fondations et se spécialisent sur certains aspects. puissant puisqu’elles offrent un cadre plus large pour manier les EDP. L’objectif du premier chapitre est de donner le vocabulaire de base et de discu­ ter. encore. il nous a semblé important. de manière assez empirique. et qui permettent dans cer­ tains cas d’obtenir facilement des solutions d’équations aux dérivées partielles. toujours. de savoir les interpréter. en regard. dont il est intéressant de connaître le principe directeur. Face à cela. Si notre but est. Cette seconde édition. revue et augmentée. et fournissent de nouveaux outils pour leur étude. nous donnons les fondements de l’interprétation générali­ sée des EDP en introduisant le concept de distributions. La photocopie non autorisée est un délit. au sens classique et généralisé. VII www.bibliomath. donnent des exposés trop généraux pour faire le lien avec des applications. connaître leurs principales propriétés et. est. Nous nous intéressons ensuite à l’analyse classique d’équations du premier et second ordre. sur lequel les ouvrages de référence peuvent contenir plusieurs milliers de pages. Ces dernières sont un outil extrêmement. le fruit d’un compromis. Nous introduisons notamment la notion de courbe carac­ téristique d’une EDP. Ces méthodes sont. Il est destiné aux étudiants de niveau L3 et M l des écoles d’ingénieurs et filières univer­ sitaires scientifiques. © Dunod. notamment en présence de discontinuités. Il se base sur un cours de L3 donné aux étudiants en ingénierie mécanique de l’ENS de Cachan et de l’université Pierre et Marie Curie-Paris 6. A v a n t -pro po s Cet ouvrage est une introduction à l’étude des équations aux dérivées partielles. les étudiants se re­ trouvent souvent désarmés : les ouvrages dans ce domaine font généralement appel à des prérequis complexes. les résoudre. L’étude des EDP est en effet un sujet très vaste. lorsque cela est possible. en effet. à la base de techniques d’approximation robustes extrêmement utilisées en ingénierie. Les équations aux dérivées partielles (EDP) apparaissent extrêmement fréquem­ ment en sciences appliquées pour traduire des principes fondamentaux et modéliser de manière continue des phénomènes physiques. d’introduire aussi les approches variationnelles qui font le lien entre les EDP théoriques et le calcul numérique. Nous développons aussi quelques éléments d’analyse spectrale (transformation de Fourier et Laplace pour les domaines non bornés et séparation de variables pour les domaines bornés) dont l’intérêt dépasse l’étude des EDP. Dans le chapitre quatre.

Équations aux dérivées partielles Le chapitre qui suit est consacré à l’étude d’équations classiques (de transport. sans complication calculatoire. avec. La troisième annexe concerne l’intégration de Lebesgue et les espaces fonctionnels associés . bien sûr. des ondes. La deuxième est consa­ crée à l’analyse hilbertienne. La bibliographie recense quelques ouvrages de référence. permettant d’approfon­ dir le sujet. il s’agit de permettre au lecteur non spécialiste de comprendre comment cette théorie de l’intégration conduit à un cadre simple pour déployer les méthodes présentées dans l’ouvrage. leurs corrigés détaillés. Quatre annexes complètent cet ouvrage. Claire David Pierre Gosselet VIII www. Nous tenons à remercier Valentine Rey et Emmanuel Trélat pour leur relecture attentive et leurs suggestions pertinentes. La dernière annexe présente les propriétés fondamentale de l’espace de Sobolev dans lequel les méthodes variation­ nelles sont déployées. de Laplace) à l’aide des outils introduits aux chapitres précé­ dents. Ceux-ci se veulent volontairement simples.bibliomath. et donne les résultats nécessaires concernant les espaces de Banach et de Hilbert. de la chaleur. Le dernier chapitre est une introduction aux approches variationnelles. qui offrent un cadre théorique riche dans lequel il est possible de prouver l’existence et l’unicité de la solution de certaines EDP. À la fin de chaque chapitre se trouve une sélection d’exercices types. La première est une remise en forme pour se réapproprier les bases de géométrie et calcul différentiel.com .

xa = x x ^ . d . La photocopie non autorisée est un délit. o o ]. • Opérations sur les fonctions et les distributions .£)(Q) = C£°(£2).C°(£2). .dû. espace des fonctions tests pour les distributions à support compact.. IX www. o o ].«S(Rd). . . espace des fonctions continues sur £2. bord du domaine O. dérivée y-ème. espace des fonctions de classe C"(£2) à support compact. N o t a t io n s • Ensemble et topologie .Lp(£2).bibliomath. produit de convolution • Notation multientier : a = (a i .C"(£2). 1 < p < oo espace de Lebesgue des fonctions dont la puissance p ieme est intégrable sur £2..com .. . espace des fonctions tests pour les distributions tempérées. ..pour une fonction réelle de la variable réelle : / ' dérivée première de / .. © Dunod. . aj) e N rf.L°°(£2).supp(/). espace des fonctions n fois continûment dérivables. espace de Lebesgue des fonctions essentiellement bornées sur Q. ..C"(£2).x e R d. espace des fonctions tests pour les distributions. . n e [1. n e |[0. support de la fonction / . f " dérivée seconde.f * g. espace des fonctions à décroissance rapide. espace des fonctions infiniment dérivables sur £2. xa dd monôme. .N = 'Yj ah /=i .fî(£2) = C°°(£2). . ( 01 sisi xx €€ A£2 \ A • Espaces fonctionnels . . espace des fonctions infiniment dérivables à support compact.

.Dérivée normale : —) ^ = dfÇn) = grâd(/) • n. dual topologique de E.(g. X www.Laplacien d’un champ scalaire : À / = div(grad(/)) = dx2 dy2 dz2 • Opérations dans un espace vectoriel E .E'.PHæ norme de h e E.(y> h)E produit scalaire avec g € E et h e E. dpx dpy dpz .Divergence spatiale d’un champ de vecteur : div(/7) dx dy dz &J_ . h) = g(h) e R.Gradient spatial d’une fonction scalaire : grad(/) dy df <dz> .bibliomath. .com .Équations aux dérivées partielles o Opérateurs différentiels (d £ \ dx —> df . crochet de dualité avec h € E et g e E'. .

x. Les équations de la physique sont fréquemment posées sur des domaines spatio- temporels du type £2 = u)x [io.1 Premières définitions Une Équation aux Dérivées Partielles (EDP) est une équation fonctionnelle qui met en relation des dérivées partielles. La dimension d’une équation aux dérivées partielles est le nombre de variables indépendantes dont dépend la fonction inconnue u. © Dunod. 1 www. on parle de problème extérieur.— I = 0 pour (x. Résoudre Y EDP consiste donc à déterminer toutes les fonctions u définies sur satisfaisant (1. Typiquement. on parle de problème de Cauchy.(x. Quand les conditions ne portent que sur une partie du bord du domaine sur lequel on connaît la valeur de la fonction et de ses dérivées de degré inférieur à l’ordre de l’équation. +°°[. si u est une fonction à valeurs sca­ laires des variables x et y. alors ce dernier ne peut précéder la cause. si un phénomène physique. on parle de problème aux frontières. U ordre d’une équation aux dérivées partielles est le plus haut degré de dérivation présent dans l’équation.bibliomath. La photocopie non autorisée est un délit. une EDP est complétée par des conditions sur le bord de £2 du type : / du du) pour (x. En général. y) eT c ( 1. y. G é n é r a l it é s 1. L’équation (1. Le temps joue un rôle particulier. L’équation (1. Quand le domaine est d’extension in­ finie autour d’un obstacle compact (par exemple lors de l’étude de la signature radar d’un objet). — .1). dans la mesure où il est porteur du principe de causalitéL On a alors le plus souvent un problème aux frontières en espace et un t.1) est donc de di­ mension 2. produit un autre phéno­ mène. y) e n ( 1.1) est donc d’ordre 1. 1) où T désigne une fonction définie sur un ouvert de R 5. to est l’instant initial (souvent pris égal à 0). 2) Ces conditions peuvent être de nature très différentes et influent fortement sur l’exis­ tence et la forme des solutions. nommé cause.C’est le principe suivant lequel.com . +°°[ est l’intervalle temporel d’étude. Quand les conditions portent sur le bord complet du domaine. où a>est un ouvert de l’espace ou 3) et [io. y) e Ci. où relation de la forme : / du du\ n ^ f H. Yeffet.

2 www. déterminer la solution sur l’ensemble de l’intervalle temporel d’étude. l’état est partiellement connu sur le bords et on cherche à l’aide de Y EDPà déterminer la solution domaine a>. iii. x . y) + . y . d2u d2u a(x.x.Chapitre 1 • Généralités problème de Cauchy en temps que l’on appelle également problème aux conditioi initiales.y dy dx2 d x ’ d y ’ ’ dxdy du du \ d2u du du + c\( . — = 0 dx1 dxdy dyA \ dx dy où a. y) c(x dx2 dxd y du du + d(x. pour les seconds.y) — + 2 b(x. c désignent des fonctions des variables x et y. On donn donc. l’état est complètement connu à l’instant initial to « on va chercher à propager la solution à l’instant d’après puis. Il n’existe pas de résultats généraux sur l’existence de solutions des équations au dérivées partielles. et T une fonction définie dans un ouvert de R 5. . une rapide classification des EDP et des conditions aux limite: Définition 1.y )—— + c {x . dans ce qui suit.. . i.y )— r + T \ u . On dit qu’une équation aux dérivées partielles est semi-linéaire si la dépen­ dance par rapport aux dérivées partielles d’ordre le plus élevé est linéaire : d2u d2u â2u ( du du a {x . Les problèmes aux frontières et les problèmes aux conditions initiales obéisseï à des logiques différentes : pour les premiers. ii.y )—1 + 2 b (x . y) — +e(x. de proche en proche.bibliomath. — .b. b. il est nécessaire de restreindre l’étude à certains cas. y) u + 0 L’équation est dite homogène si la fonction g est identiquement nulle sur O. y) — + fix . . On dit qu’une équation aux dérivées partielles est linéaire si la dépendance par rapport à la fonction inconnue et ses dérivées partielles est linéaire : / <92m .1 C la ssifica tion d e s EDP Cette classification est illustrée dans le cas d’équations du second ordre. uT ’ dx dy ) dy2 + r \ u’x ’ y’ où a. c et T sont des fonctions définies dans un ouvert de R 5. On dit qu’une équation aux dérivées partielles est quasi-linéaire si elle est de la forme : du du d2u du du d2u a \u<dx T ’T ’x<y + 2 b lu.com .

Définition 1. Cette définition suppose le choix d’une mesure « raisonnable » des variations des données. Remarque 1. du premier ordre quasi-linéaires et du second ordre semi-linéaires.Premières définitions iv. Une EDP traduit en général des principes physiques (comme la conservation de la masse. On appelle condition de Dirichlet une condition où on impose la valeur de la fonction recherchée sur le bord dco. La dernière condition est particulièrement significative en physique. 1-1. VEDP est généralement complétée par un comportement asymptotique à l’infini. et nécessite d’être reprécisé pour chaque pro­ blème. Un repère important est la notion de problème bien posé.bibliomath. La photocopie non autorisée est un délit. Un problème du premier type est un problème où tout le bord est soumis a des conditions de Dirichlet. Un problème du deuxième type est un problème où tout le bord est soumis à des conditions de Neumann. On appelle condition de Neumann une condition où on impose la valeur de la dérivée normale de la fonction recherchée sur le bord dco. On appelle problème du troisième type un problème où les conditions sont de types différents sur des portions du bord. t. On dit qu’une équation aux dérivées partielles est complètement non linéaire si elle dépend non linéairement de ses termes d’ordre le plus élevé. © Dunod.1 Dans le cas d’un problème extérieur. Le concept même de recherche de solution(s) d’une équation aux dérivées par­ tielles n’est pas forcément très clair. 3 www. iv.com . iii.2 C lassification d es c o n d itio n s aux lim ites i. ii.3 Un problème est bien posé au sens de Hadamard s’il existe une unique solution qui dépend des données de façon continue1. Définition 1. On appelle condition de Fourier-Robin une condition où on impose une rela­ tion entre la valeur de la dérivée normale de la fonction recherchée et sa valeur sur le bord dco. Cet ouvrage traite plus particulièrement d’équations aux dérivées partielles fré­ quemment rencontrées en physique.

la loi de la gravitation) dans lesquels on peut avoir une confiance raisonnable. abordé au chapitre 4. Dans ce cadre. dimensions caractéristiques. et de l’appartenance de la fonction et de ses dérivées à certains espaces de Lebesgue. Les données (les valeurs des coefficients. Une première limite du concept de problème bien posé apparaît pour les problèmes physiques où il est connu et souhaité que la solution de l’équation aux dérivées par­ tielles ne soit pas unique (par exemple. dérivabilité. hétérogénéités).). une des premières techniques d’étude des équa­ tions aux dérivées partielles consistait à chercher des solutions analytiques (i. Le cadre classique peut se montrer trop restrictif : les discontinuités sont fréquentes en physique (ondes de choc. d’où la légitimité de chercher des solutions analytiques).). mais de nombreuses autres solutions (même in­ finiment dérivables). Une seconde limite est que le caractère bien posé peut dépendre de la façon dont on recherche la solution. Il est sou­ haitable que la solution de l’équation aux dérivées partielles présente une certaine stabilité si les données venaient à être légèrement perturbées. de la quantité de mouvement) et des modèles (comme la relation ef- fort/déformation dans un ressort. etc. Le fait qu’une équation aux dérivées partielles présente des dérivées partielles d’ordre k suggère assez naturellement de chercher une solution au moins k fois dé­ rivable . ce qui conduirait à des solutions infiniment dérivables.e. De tels problèmes sont donc bien posés au sens des fonctions analytiques. dé­ veloppables en série entière). La question de la régularité* des solutions d’une équation aux dérivées partielles est souvent au cœur de son étude. dérivabilité (classique ou faible) d’une fonction. Cependant. l’unicité. conditions aux limites imposées) sont souvent le résultat de mesures et donc peu fiables. f. mais mal posés dans un cadre plus général. etc. Il a été démontré depuis qu’il existe des problèmes avec une unique solution analytique. 4 www. Par exemple.com . on peut chercher à prouver qu’elle pos­ sède en fait des propriétés de régularité au sens « classique » (continuité. le fait de mettre en relation une fonction et ses dérivées suggère que toutes ont la même régularité. Le terme régularité est un raccourci pour parler des propriétés de continuité. la régularité de solutions au sens faible sont présentés au paragraphe après. on parle de solutions faibles ou solutions généralisées. c’est ce que l’on appelle le cadre classique (ceci dit. dans l’étude des régimes turbulents en mé­ canique des fluides). et il peut être souhaitable de placer l’équation aux dérivées partielles dans un cadre plus large où les solutions peuvent présenter des irrégularités.bibliomath.Chapitre 1 • Généralités de l’énergie. Il faut alors classer les solutions en fonction de leurs propriétés (régularité. le fait d’interpréter l’équation aux dé­ rivées partielles au sens faible n’empêche pas de chercher des solutions classiques : une fois qu’une solution faible a été obtenue. Des outils puissants permettant de prouver l’existence.

fonction des variables d’espace (x. que ce soit pour contrôler la vali­ dité d'un modèlet ou bien pour orienter les méthodes de calcul Les configurations étudiées sont volontairement simples et certains résultats admis. où le champ de vitesse ti. est donné. En l’absence de source répartie.1 É q u a tio n d e tra n s p o rt Considérons un contaminant de concentration p dans un fluide en mouvement. une technique adaptée donne une unique solution . appelée équation d ’advection. il faut garder en mémoire que celle-ci n’est pas nécessairement la seule solution de l’équation.e. mais apparaît aussi dans certains modèles de marchés boursiers (équation de Black-Scholes présentée en 7. pour une équation don­ née. La photocopie non autorisée est un délit.com . Néanmoins. 1. la conservation de la matière conduit à l’équation : Yt + divQxi?) = 0 © Dunod. Si on suppose que le fluide support est incompressible (div(O) = 0).3) Cette équation du premier ordre gouverne les phénomènes convectifs (i. 1. Très souvent.5). y) et du temps t. le conta­ minant est transporté par le fluide). les chapitres sui­ vants permettront de donner de la rigueur et de généraliser cette présentation. 5 www.2.? = 0 (1.bibliomath. 1.2 Exemples d ’équations aux dérivées PARTIELLES LINÉAIRES EN MÉCANIQUE Cette section a pour objectif de présenter des équations classiques et certaines de leurs propriétés fondamentales pour le physicien. les exemples et exercices proposés dans cet ouvrage ne concernent que des problèmes bien posés pour lesquels on admettra l’existence et l’unicité de la solution : on pourra légitimement parler de la (seule) solution. on obtient Véquation de transport : ^ + grâdOu). Exemples d’équations aux dérivées partielles linéaires en mécanique On aborde dans cet ouvrage quelques outils de fond pour comprendre les EDP et quelques techniques de résolution analytique.2.

2 La fonction initiale choisie dans la figure 1.v(t . Plus précisément.1).to)). L’étude de YEDP seule a donc conduit à une famille de solutions.Transport d’une répartition initiale Remarque 1.6) ne requiert a priori aucune régularité sur po.vt) (1. ce que l’on appelle une solutionfaible du problème. (1. C’est.4) dt dx Si on suppose de plus que la vitesse v est constante. et que cette solution est par ailleurs tout à fait satisfaisante d’un point de vue physique.1 . ce qui pose problème au sens classique puisque l’équation aux dérivées partielles suppose de pouvoir dériver. t) = p0(x . t) = ¡l(x . Figure 1. x\ [x]*o» +°°[. on voit que l’expression de la solution (1. typiquement. to) = noix) V* €]x0. 6 www. et donc la solution ¡i ne l’est pas. X\ [ La seule solution possible est la fonction : (x. t) H» p(x. Intéressons-nous maintenant à un problème aux limites complet. Il s’agit donc de résoudre : ' dt dx fx(x.5) est solution. il apparaît clairement que toute fonction de la forme : (jc.Chapitre 1 • Généralités Considérons le cas unidimensionnel en espace : ! + =0 (1.com . 0 h » fi(x.1 n’est pas de classe C1 (il y a des ruptures de pente). et supposons que l’on connaît la concentration po à l’instant en tout point (problème à valeur initiale).6) qui correspond à une propagation selon les x positifs (voir figure 1. Considérons donc le domaine ]xo.bibliomath.

t0).t0). Exemples d’équations aux dérivées partielles linéaires en mécanique Étudions maintenant l’équation non homogène obtenue en ajoutant un terme source f dans le problème à condition initiale.t0). 1. La photocopie non autorisée est un délit. La courbe Cx est appelée courbe caractéristique de l ’équation aux dérivées par­ tielles. Si. au lieu de se donner une condition initiale p(x. t) Autrement dit.9) on se serait trouvé face à un problème de la forme : dû . il est possible de déterminer X puis d’en déduire fi. Ce rôle particulier des courbes (et dans le cas général des surfaces) caractéristiques © Dunod. posons : fl{t)=p{X{t). to) = po(x).7) n(x.bibliomath.t) avec (i(0) = fto(XQ. vérifiant X(0) = Xo. et telle que ce problème se ramène à une équation différentielle ordinaire {EDO). A cet effet. Elle permet de ramener celle-ci à système différentiel dépendant de moins de variables (ici. On dit que la solution « se propage selon la caractéristique ».2.com .r = f{x o + v(t . en ne supposant pas v constante : (1. conduit à la « méthode des caractéristiques » pour résoudre les équations aux dérivées partielles (essentiellement du premier ordre). on passe d’une équation aux dérivées partielles en (x. on s’était donné une condition selon la courbe caractéristique : p(xo + v(t .t) ce qui conduit à : dû. t) et fi(t) = p(x0 + o(t .10) 7 www. t) (1. to) Dans ce cas précis. t0) = po(x) Cherchons s’il est possible de caractériser la courbe représentative Cx d’une fonction t i-> X(t). on s’est ramené au système d’équations différentielles ordinaires suivant : ( dX avec X(0) = X0 ( 1. t) à une équation différentielle ordinaire en t). si — = u. du dX du Ainsi. t) = pc(t) (1. 8) ^ = f(X(t). alors : dt ^ = f(X{t).

(1. D’après le premier principe de la thermodynamique. et k > 0 le coefficient de conductivité ther- _ . on a .2 É q u a tio n d e la c h a le u r Désignons par ^ et T les fonctions « flux de chaleur » et « température ».c — ¿f = -kgïààT où c > 0 désigne la chaleur spécifique. À2t) X est également solution.12) implique : 0 = (2a + z)v'(z) + 4azv"(z) (1. t). et du temps t. k mique. 12) d t + a dx2 ° Réalisons une étude par invariance d ’échelle : si (x. 1.. alors. Cette propriété est exploitée dans la clas­ sification des équations du second ordre. des variables spatiales (x. la fonction (x. on obtient : dT .com . pour À e R.îq). si —— = /(xo + v(t . .z) ■ H t )= Par dérivation composée. si on choisit formellement A = . ^ dT d‘v ® = . Reprenons l’équation en une dimension d’espace : dT d2T „ ( 1. t) i-> T(àx. mais dans le dt cas contraire.. il n’y a aucune solution. t) i—> T(x v(. Elle gouverne tous les phénomènes diffusifs (c’est donc aussi l’équation de la diffu­ sion). on voit que x2 1 la solution ne dépend plus que de la variable z = — .bibliomath.— + aAT = 0 ( 1. t) i-h> T(x. Les courbes caractéristiques jouent donc également un rôle dans la définition de problèmes à valeur « initiale » bien posés.Chapitre 1 • Généralités duc Ainsi.. 11) dt L’équation aux dérivées partielles ainsi obtenue est appelée équation de la chaleur. t) est solution. y).2. Pour ce qui suit. on pose a = .13) 8 www. une équation d’état et la loi de Fourier. c Par combinaison. En particulier. on obtient une infinité de solutions. Ceci incite à chercher une solution sous la forme : (x.

la solution est non nulle en tout point de l’espace . t) = T(x. 0) = 1 sur [-1. en outre.2) est donnée par : T(x. La photocopie non autorisée est un délit. La fonction erf. + o o [ avec une condition de décroissance à l’infini pour la variable d’espace. ii. t) = vo + i>i I——dz = «0 + ^1 V4a7r erf ( f _ yz Jo \ y 4at Les principales propriétés de l’équation de la chaleur peuvent être illustrées en considérant le problème posé sur Rx]0. On peut vérifier que la solution (dont le tracé à différents instants est donné sur la figure 1. 1. est donnée par : erf(z) = £ e ^dr.2 met en évidence des propriétés de l’équation de la chaleur : L la propagation à vitesse infinie : dès que t > 0. en supposant. l’équation devient ôt .bibliomath.Cloison thermostatée © Dunod. La figure 1.Diffusion d’un créneau Figure 1. ou fonction d ’erreur de Gauss. j 2t +<^ >â ? = 0 t. t). la non-réversibilité : si t = . Exemples d’équations aux dérivées partielles linéaires en mécanique ce qui conduit à : e 4a v'(z) = Vi puis* : T(x.2.com .2. que la répartion de chaleur initiale prend la forme d’un créneau (T(x.1] et 0 ailleurs). t) = erf Équation de la chaleur Équation de la chaleur Figure 1.3.t et T(x. 9 www.

La figure 1.H = . les valeurs maximales de températures sont atteintes au début de l’expérience. iv. t) = q0(t) donné on iii.T0) a est le coefficient de convection ou impédance thermique du milieu environnant.Chapitre 1 • Généralités ce qui revient à changer le signe d’une constante thermodynamique et donc à donner un système complètement différent (et physiquement inconsistant puis­ qu’il ne respecte plus le second principe) . physiquement.bibliomath. conditions de Neumann : le flux de chaleur ou. conditions limites de Dirichlet : la température est imposée (le système est en contact avec un thermostat) : T(xo. t) = 7o(0 donné ii. 10 www. Les mêmes propriétés que pour l’exemple précédent sont mises en évidence (vitesse de propagation infinie. régularisation). de manière équivalente. Considérons maintenant un problème plus réaliste : celui d’une cloison 1D initia­ lement à température nulle : T(x.com .rt)(xo.3 correspond à l’évolution d’une cloison soumise à deux thermostats à ses extrémités (température initiale homogène égale à la valeur du thermostat de droite). la régularisation de la solution au cours du temps .1] La présence de bords implique de s’interroger sur les conditions à imposer. t) .k — (xo.if)(xo. v. t) = -a(T(x0. iii. l 'absence d ’histoire du système : la configuration à un instant ne dépend que de celle à l’instant précédent . On donne la transcription physique des conditions aux limites les plus classiques : i. t). x 6 [0. conditions de Robin ou de Fourier : un échange thermique par convection est imposé : (¿!. t) = -kgrad(T)(xo. la dérivée normale de la température sont imposés : ______ ^ Q rj-i (ç[. To est sa température. 0) = Ti(x) = 0. on retrouve bien le comportement de systèmes dont l’entropie croît .

B É q u a tio n des o n d e s Considérons un fluide isotherme. l’équation est appelée équation des ondes acoustiques.com .2. u) = p(x. La thermodynamique permet de lier les variations de volume (divergence de la vitesse) et de pression. 0) = pi(x) + p2(x) dp "oW = -Çs-Qj(x. et considérons.et) On voit qu’à l’instar de l’équation de transport. La photocopie non autorisée est un délit. Ce système de deux équations du premier ordre peut être étudié tel quel ou mis sous la forme d’une équation découplée du second ordre : <32p 2 (1. et qu’en posant p(u.15) o où c = __ est la célérité . + o o [. la conservation de la quantité de mouvement relie variation de vitesse et gradient de pression : div(ô) = ' as -4 P j : = -grad(p) (1. t ) = pi(x + et) + p2(x . l’équation vérifiée par la nouvelle fonction inconnue est : dudv ce qui donne donc directement : p(u. on obtient une solution généralisée (il n’y a pas de régularité apparente).2). à cet effet.v) = pi(u) + p2(v) p(x.4 illustre le cas où vq = 0 et où po est une fonction créneau.bibliomath. 1. 11 www.p'2(x)) ce qui permet de déterminer p\ et p2 (voir la section 7. et le coefficient de compressibilité isentropique. on a : Po(x) = p(x.14) où p désigne la masse volumique. La figure 1. prenant la valeur 1 sur [-1. t). domaine Rx]0. Si on connaît la configuration initiale po et la vitesse initiale vq. ypfs Il est intéressant de noter qu’en introduisant le changement de variable u = x + ct. v = x-ct. Exploitons cette propriété pour illustrer l’équation. 0) = -cÇs(p\{x) . Exemples d’équations aux dérivées partielles linéaires en mécanique 1 . le © Dunod.1].2 .

t) = p(x. des conditions de Neumann : vitesse ou gradient normal de pression imposé (par exemple air en contact avec la membrane vibrante d’un tambour) dp dY. . iii. Figure 1 .fi o — (x0.4 .Po(t)) ~ Des phénomènes classiques de réflexion ou d’absorption pourraient être observés au niveau des conditions aux limites.Equation de Laplace Si on considérait un domaine fini [jco. elles pourraient être : i. a M .5 . t) donné iii. l’équation est réversible : si on considère un renversement temporel . ii.bibliomath. t). 12 www. il serait nécessaire de donner des condi­ tions aux limites. . 0 . l’équation vérifiée par est la même que celle vérifiée par p. Physiquement. des conditions de Dirichlet : pression imposée (par exemple extrémité d’un ins­ trument à la pression atmosphérique) p(x. 0 = a(o.o ii. Figure 1 . Dans tous les cas. la propagation se fait à vitesse finie (c) . deux ondes se propagent : Y onde progressive P2 (vers les positifs) et Y onde rétrograde p\ (vers les x négatifs) .com .p — (x0. la donnée de la configuration et de la vitesse initiales seraient nécessaires (la présence d’une dérivée d’ordre deux en temps requiert la connaissance des dérivées d’ordre inférieur).t et p(x. . „ . . t) = . V|].Équation des ondes en milieu .Chapitre 1 • Généralités On observe les propriétés suivantes : i. des conditions de Fourier : impédance acoustique du milieu extérieur donnée (système en contact avec un milieu absorbant) dp — (x0.

solution stationnaire de l’équation de la chaleur lorsque l’on impose une température nulle sur les côtés x = 0. Considérons le cas du carré [0. on obtient : -+d A/ JJ J d ^ X + dx.z) + dx . en exploitant les parités. un développement de Taylor à l’ordre deux au voisinage d’un point M(x. proportionnel à l’écart à la moyenne sur un petit domaine autour du point étudié.2. Une fonction dont le Laplacien est nul est dite harmonique. qui ne varie plus dans le temps. On peut vérifier que la solution est donnée par : (*. Sur un domaine infini. x = 1 et y = 0. cf.bibliomath. Le Laplacien est omniprésent dans les problèmes à variables spatiales (qui a priori jouent toutes le même rôle.y + dy’ z + dz~)~ f ( x>y >z)) dv= 2Â + ky Æ Le coefficient 1/24 vient naturellement de la forme du domaine considéré. La photocopie non autorisée est un délit.^ + dy + dz-^ q2 £ q2 £ q2 s + 2dxdy +2 dxdz — — +2 dydz- dxdy dxdz dydyz + o (dx2 + dy2 + dz2) Ainsi. z + dz) = f{x. sur lequel on recherche la © Dunod. i. y.e. l’équation (3.2. Prenons comme exemple un cube de côté 2d. Une interprétation physique qui peut justifier cette omniprésence du Laplacien est qu’il est. y) = — —. Exemples d’équations aux dérivées partielles linéaires en mécanique 1. y. de volume 'V . y) ^ T(x.7)).sin(7rx) sinh(/n/) sinh(^) Outre la grande régularité de la solution. 1. sauf dans certains cas précis. les fonctions harmoniques sont des polynômes (non néces­ sairement de degré 1).4 P ro b lè m e s ta tio n n a ire Dans les deux cas précédents.5). y + dy. la principale observation que l’on peut faire est que le maximum de la température est obtenu sur le bord du domaine.1] x [0. comme les tuyères 1D. sur le côté y = 0 une température de la forme xi-> To sin(^x) (ce choix paraîtra clair après avoir lu le chapitre 6). le problème se ramène à celui d’un Laplacien nul. et.1] (figure 1. 13 www. z) conduit à : df df df f(x + dx. à l’ordre 0..com . si on atteint une position stationnaire.

y) = . pour y € [0.i]) = Z2 j (\ kit / *sN* ' 14 www. On verra au chapitre 6. k e N* V2 On obtient alors u(x.12. y) = g(y). on voit que : \2 Ak sinh(& tt)^ (1.Chapitre 1 • Généralités 1.1] ox où g est une fonction donnée deux fois dérivable. “ ¿2([0.1] : An = 0. posé sur le domaine £2 = [0. 0) = u(x.1] (1.M0> J/). et il y a deux conditions sur le bord x = 0 (sur n et sa dérivée normale).7= sm(kny) V (7 ^ sinh(&7T*)) (1. pour (x. pour celà il impose une condition de Dirichlet nulle sur le bord x = 0 et mesure la réaction (de Neumann) g sur ce même bord. pour x e [0. chapitre 5) conduit à : U) telN* Si on s’intéresse au système sur le bord x = 1 en posant U(y) . Ce type de problème se rencontre très fréquemment en pratique puisqu’il correspond aux techniques de contrôle non destructif : on peut imaginer que l’utilisateur souhaite connaître l’état du système sur le bord inatteignable x = 1.com .19) iMi?». y) € Q u(x.». que ce problème se prête parfaitement à la séparation de variables. y) = 0. nulle en 0 et 1.1] u(0. un e x e m p le d e p ro b lè m e m al posé Soit le problème bidimensionnel suivant.5 Le p ro b lè m e d e C a u c h y s u r l’é q u a tio n d e Laplace.18) Le théorème de Parseval (voir théorème 5. 1) = 0. Il est naturel de développer la solution sur la base des fonctions : Yk : y h-* -7= sinikny) .2. Ce problème est ce que l’on appelle un problème inverse : il n’y a pas de condition limite sur le bord x = 1. pour y € [0.16) du T-(0.17) v2 ¿e]N* \kn ' avec : sin (kny)g{y)dy (1.bibliomath.1] x [0. h.

prendre le chargement uni­ taire g = Y„ qui donne. à l’aide du symbole de Kronecker. Cette impossibilité de majorer une norme de la quantité cherchée (U) par une norme quantité connue (g) implique qu’une petite variation (typiquement due à l’imprécision de la mesure) peut se répercuter en de grandes variations sur la quantité d’intérêt. Ak = ô"k et étudier U pour n grand).2. à cause du sinus hyperbolique qui peut être arbitraitement grand (on peut. © Dunod. La photocopie non autorisée est un délit. le problème est mal posé au sens de Hadamard. par exemple. 15 www.bibliomath.com . Bien qu’il possède une unique solution. Exemples d’équations aux dérivées partielles linéaires en mécanique et le terme de droite ne peut pas être un O j. 1.

www.com .bibliomath.

2) dt dz R JM(t) ^dt ' 17 www. on notera indifféremment /(M ) ou f(x . Définition 2. des variables x. <2(M). z) en lequel P. telle que en tout point de paramètre t : (dx\ 'p ' dM dt k =m Q ( 2. z. Q. y(t). physiquement. R(M)). On s’intéresse à la résolution du système différentiel : dx _ d y d _z c P ~ Q~ (R ) On remarque que le système (<S) se met également sous la forme 'dx 'p s dy A Q ( 2 . z(t)) de la courbe C. s’interprète comme le fait d’imposer en chaque point que le déplacement infinitésimal soit parallèle à un vecteur donné. E q u a t io n s a u x DÉRIVÉES PARTIELLES DU PREMIER ORDRE Il est recommandé de donner un rapide coup d'oeil aux rappels de l'annexe A.1 Préambule : étude d ’un système D IF F É R E N T IE L D E L A F O R M E ^ ^ ^ On se place. y. y. y. )z la valeur d’une fonction / au point M. z) désigne un point de l’espace . supposées de classe C 1. M de coordonnées ( x. Q et R ne s’annulent pas simultanément est dirigée par le vecteur de coordonnées (P(M). dans ce qui suit. M = (x. Rechercher une solution du système (S) revient donc à trouver une représentation paramétrique t M(î ) = (x(t). La photocopie non autorisée est un délit.com . 1) <dZj U J ce qui.R trois fonctions. Soient P.bibliomath. 2.1 On appelle solution du système (<S) une courbe (C).y. dans l’espace R 3 rapporté à un repère orthonormé direct. dont la tangente en tout point © Dunod.

y. )z(t) de (.R) s’annule en M(f). pour toute solution (x(i). elle vérifie : df df df P(x. 2.4) 18 www.com . dans ce qui suit. P.z) + Q(x.Mo = {M e R3//(M) = /(M 0)} (2. y(t). z. la fonction t f(x(t).Chapitre 2 • Équations aux dérivées partielles du premier ordre ce qui traduit bien la colinéarité du vecteur tangent à (C) au point M(f) et du vecteur de composantes (P . y.et R ne s’annulent pas en M(i). y. )) une solution de (5). et / une inté­ grale première. y(t).2 On appelle intégrale première du système (S) une fonction / de classe C 1 des trois variables x. 0 (S) Démonstration. z. la résolution directe du système (2. — ). Une fonction f de classe C1 des trois variables x. une technique alternative pour caractériser une courbe est de la définir comme l’intersection de deux surfaces.S). y. y. z) -j^fx. Soit t h-> M (0 = (jc(0. On supposera donc.1 Dans cette définition. y. 14) : j / m » ) =f »i<M (o)♦f wg(M «»♦|wf O*«» (2. Par dérivation composée (A. y{t). on voit directement que si Mo est un point de la courbe solution C. Si P. ce qui est l’objet de la section suivante. z) -t^ ( x . Q. Remarque 2. est une intégrale première de (S) si et seulement si. y. z) — (x.2) donne une repré­ sentation paramétrique d’une courbe solution de ( ). et telle que. pectivement — . Quand elle est possible.1. z) + R(x. P)M(r).1. alors. Q. R non simultanément nuis.bibliomath.non constante. Q.m0 décrite implicitement par 2>. dans tout domaine où les solutions de ( ) sont définies.1 In té g ra le s p re m iè re s Définition 2. z(t)) soit constante.3) T héorèm e 2. alors celle-ci est tracée sur la surface Ü/. alors : dx dy dt_t _ P(M (0) " <2(M(0) " R(M(t)) dx Si P (respectivement Q. Puisque le problème est posé dans R 3. il en est de même pou dt du .

la surface ¿ / . 2 . son vecteur tangent appartient donc au plan tangent à la surface. de classe C 1 sur un ouvert íí de R 3.1 . T héorèm e 2. y. Soient / . g(x.6) et (A.m0 : /2(M) = /2(Mo) contiennent toutes les deux C. le gradient est normal au plan tangent à la surface (A. h. C est tracée sur ¿/. — et — sont respectivement proportionnels à dtdt dt P. z). z)) de la défi­ nition ci-dessus est constante si et seulement si sa différentielle est nulle.8)) de l’annexe A conduisent à : (df df d f\ dx dy dz 'dx dg dg dg dy 0=-»«=($ f S) dx du dz dh dn dh . y . ■ Géométriquement.En effet. g. si f\ et /2 sont deux intégrales premières de (S). dh dh dh dx dy dz ne s }annule pas dans il. alors les surfaces ¿/„Mo : /i(M ) = (M0) ^ /2. et si Mo est un p de la courbe solution C. La fonction (x. z). g. 16). y . Démonstration. h(x. h trois fonctions de classe C 1 sur un ouvert il de R 3. Si le jacobien df df df dx dy dz dg dg dg D (f.2. h) dx du dz Jj'i z) © Dunod. D’autre part. z). . y. y{t).z(t)) étant constan est nul. z)) soit constante. alors. Q. Il est intéressant de déterminer si ¿/. z). C’est l’objet de la section suivante.2 In té g ra le s p re m iè re s in d é p e n d a n te s Définition 2.m0 permet de définir C et si d’autres intégrales premières contenant C peuvent être définies. h sont fonctionnellement indépendantes.Mo. / .m0 H ¿ /2. g. y. Les résultats (A. g. z) y . sont les fonctions constantes. l’équation (fi) correspond à l’orthogonalité du gradient de la fonction décrivant.1. sont dites fonctionnel­ lement indépendantes si les seules fonctions différentiables H telles que la fonc­ tion (x. h(x. g(x. et que la fonction t i-» f(x(t). R. dy. m0 et du vecteur tangent à la courbe en Mo.3 Trois fonctions / .dZj V(dx. 2. z) H (f(x. y. y. La photocopie non autorisée est un délit.bibliomath. dz) <dx dy dz > 19 www. Préambule : étude d’un système différentiel de la forme - On conclut en utilisant le fait que — .com .

dz) [ d f dg J àg dg kdx dy dz > . y. Soient f . la matrice du système ne peut pas être de rang 3 (sinon la seule solution serait la solution triviale). on obtient : fd f âf d f\ 'dx ld_H d_H\ 3~x Ty Tz 0 = dH = dy . alors. En considérant une fonction (x. f et g sont fonctionnellement indépendantes.dzj Si la matrice centrale est de rang 2. D’après le théorème 2. 20 www. ■ T héorèm e 2. Démonstration. le système admet seulement la ¡dH dH ÔH\ solution triviale = 0 correspondant à une fonction H constante. seule la solution triviale {jjj = 0 est possible. Qe t R ne sont pas simultanément nuis. g e t h trois intégrales premières du système différentiel (<S) avec / et g indépendantes. z)). Soient f et g deux fonctions de classe Cl sur un ouvert H de R 3. g(x. Soient f et g deux intégrales premières indépendantes du système différentiel dx _ d y _ d z Q T = Q = Q (S) Toute intégrale première de ce système s ’exprime alors en fonction de f et g. V(dx.bibliomath. y. z).3. ■ [ d f dg dh) T h éorèm e 2.1 : dfSfdf) 'F T dx + S Tdy+ R T dz = 0 dx dy dz P ' „ dg dg bg dg dg dg P + Q-r.= 0 ou encore Q = 0 dx dh dy dh dz dh n dx dy dz dh dn dh UJ p Fx*Q d i * R a ¡ . z) h » H(f(x. Démonstration. Si la matrice fd f df d f\ dx dy dz dg dg dg <dx ây dz j est de rang 2.° dx dy dz J Comme P .com . dy.4.Chapitre 2 • Équations aux dérivées partielles du premier ordre Si le déterminant de la matrice centrale est non nul.+ R-z. y.

3 les deux premières lignes sont . y. les courbes Cab> intersection des surfaces f(x. Il existe donc une fonction H non constante telle que : y. 2 .5 . Soient f et g deux intégrales premières indépendantes du système différentiel dx _ d y _ d z c P ~ Q ~ R (6 ) Alors. On dispose également d ’un mécanisme simple pour construire P r o p o s it io n 2 . les trois fonctions ne sont pas indépendantes.1. b). 2. y. . Toute intégrale première / du système différentiel (S) doit satisfaire (fi). alors la courbe Cab appartient également à la surface d ’équation h(x. Par suite : i f J l d x + dl d y + dJ . z)) . il faut donc déterminer deux intégrales premières in­ dépendantes. dH . d’après le théorème 2.com . y. La photocopie non autorisée est un délit. g(x.B M é th o d e d e ré s o lu tio n Pour résoudre le système (5).. Préambule : étude d’un système différentiel de la forme = & = à? D ’après le théorème 2.5) (g) Dunod. y. y. . le théorème des fonctions implicites (A. si T est une fonction telle que T'(a) = b. —— + 0 . une nouvelle intégrale première contenant Cab- En effet. z) = b.g(x.2. pour tout couple de réels ( a. . et donc —— ne peut donc etre nul sans que —— et —— le soient.z) = a et g(x.z^~dz= ® 21 www.6) P(x. . z).z) .1 . sont les solutions de (S). 10) permet alors d’ex- dh primer h en fonction de / et g. R(x’ y.T (f(x. y. QH Finalement.bibliomath. y’z)*d~ + ô (* . ce dh df dg qui est impossible (H non constante).dz dx oy dz ( 2 . y. z) (2. ■ On arrive donc au résultat suivant : T h é o r è m e 2 . h(x. avec : h(x. z) = 0 . dH dH indépendantes. y. z ) ) = 0 ce qui conduit à : (d f d f d f\ dx dy dz idH dH dH\ dg dg dg = 0 U / dg dh I dx dy dz dh dh dh dx dy dz / et g étant indépendantes.6 . z).

y. z)dz ^ \ 0 = A(x.z)x(y-z) + B(x.com . z) + B(x. C telles que : ( d f = A(x. y. z) dz on aboutit au résultat suivant : P r o p o s it io n 2 .z)z(x-y) 22 www. z)dx + B(x. y. y. y.bibliomath. Pour obtenir me intégrale première f du système différentiel dx _ dy _ dz ~P~~Q~~R il suffit de déterminer trois fonctions A. z) P(x. y. y.y. y. y.= ^=À Par suite.7) dy % = C(x. z) (2. y. b) vérifiant afi + b ô i 0 : a a + b y _ a Af l + b À ô _ ^ _ a _ 7 ap + bô af l + b ô p ô La recherche d ’intégrales prem ières peut donc être facilitée grâce à la relation suivante .Chapitre 2 ♦ Équations aux dérivées partielles du premier ordre En posant : (df = A(x. B. z)dy + C(x. y.y.7 . y.2 U ne relation de la form e : a _ y peut aussi s ’interpréter en term e de proportionnalité : a y 3ÀeR . y. z) dx df — = B(x.9 ) si ( AP + BQ) T -Q T Q A P + BQ Exemple 2. z)dy + C(x. z) Remarque 2. y. C telles que : ( d f .z)y(z-x) + C(x.A(x. . y. dx _ dy dx dy Adx + Bdy (2 . z) + C(x. z)dz \ 0 = A(x.1 dx _ dy _ dz x(y-z) y(z-x) z(x-y) On recherche d on c trois fon ction s A. z) R(x. z) Q(x. z)dx + B(x. pour tout cou p le de réels (a .y. B.

© Dunod. */. y.1. y . ce qui conduit à une première intégrale première : d f \ = d x + dy + dz =» /1 : (*. z) h» xî/z étant indépendantes.bibliomath. (1a. B(x.2 É Q U A T IO N S A U X D É R IV É E S P A R T IE L L E S L IN É A IR E S D U P R E M IE R O R D R E On s’intéresse maintenant à la résolution d’une équation aux dérivées partielles quasi- linéaire du premier ordre : 23 www. z) = xy convient. y. z) = */z . ¿7) g R2 (voir la figure 2. z) = *z .2.com . 2. z) x£/z + Constante Les fonctions (x.1 2.z) »-> x + + z et (x. z > 0 p o u r l’e x e m p l e 2.y. C(jc.I n t é g r a l e s p r e m i è r e s i n d é p e n d a n t e s e t c o u r b e c a r a c t é r i s t i q u e s u r l e c a d r a n x . Équations aux dérivées partielles linéaires du premier ordre Comme P+Q+R=0 alors : A=B=C= 1 convient. Figure 2. y. La photocopie non autorisée est un délit.1). z) 1-» x + y + z + Constante On a aussi : i/zP + xzQ + xj/P = 0 Par suite : A(x. les solutions du système considéré sont donc les intersections des surfaces x + y + z = a e t xyz = b. y. ce qui conduit à une deuxième intégrale première : dfi = yzdx + xz dy + xydz => /2 : (x.

f(x .4 u.com . i. y)) — + w(x. Ceci nous amène donc au théorème suivant : Théorème 2.12) 24 www. v. z) v(x. d’in­ connue / . y. on appelle équation aux dérivées partielles quasi-linéaire du premier ordre. y)) ^ + v(x.bibliomath.1 R ec h e rc h e d e s o lu tio n s Une solution / de (G)peut être vue comme une fonction associant à un poin du plan une altitude z= f(x.2. y).Chapitre 2 • Équations aux dérivées partielles du premier ordre Définition 2.y. f(x . (S) )) 2. en tout point où *0: dz dp dp dj_ dx àf dy ( 2 . z) = Constante <=> f(x . supposées de classe C 1 dans un ouvert de IR3. y ) ) — = 0 (2.e. y)) = w(x. y. f(x. y. y. f(x. 10). f(x. y))) = Constante (2. y. f(x. y. une équation de la forme : Qj? rÿJ? u(x. des fonctions p définissant implicitement / comme solution de : p(x. alors les solutions s ’écrivent sous forme implicite : F(f(x.z) w(x. y. y) dtp D’après le théorème des fonctions implicites (A. z) Le système (5) est appelé système caractéristique de (fi). f(x . et être interprétée comme une surface de R 3 On choisit alors de rechercher les solutions de (£) sous forme implicite. f(x . y)).y. 10) dx dp Ct dy ~ dp dz dz f est alors solution de (6) si : dp dp dp u(x. y. y)) — + v(x. Si p et (p sont deux intégrales premières indépendantes et F une fonction de deux variables non constante.8. p(x. y. Les solutions de (G) sont les intégrales premières du système ca­ ractéristique (S). 11) p est donc une intégrale première du système dx _ dy _ dz (S) u(x. y. w étant trois fonctions.

y) = g(x2 + y2) Les solutions sont les surfaces de révolution d’axe (O. z) i-> (f(x. z) h» i//(x. Équations aux dérivées partielles linéaires du premier ordre Exemple 2. y). <p(x. z) h-> 0(x. y. © Dunod. 2). On peut donc donner les solutions / sous forme implicite : (x.f ) j ^ + y (f . z) = F((p(x. Z) l-> <p(x.2 Soit à résoudre : x(y .z) = x + y + z et (x.bibliomath. Par ailleurs : 0 = xdx + ydy = d{x2 + y2) Autrement dit.Xá-y=° (Si) Le système caractéristique de (60 est donné par : dx _ dy y x (Si) 0= On voit directement que ( jc.3 àf df y . y) i-> F(x2 + î/ 2.x ) z(x-y) on reconnaît l’exemple 2. y) i-> F(x + y + f( x . z) = jc2 + y2 est également une intégrale première. y. La photocopie non autorisée est un délit.z) = z est une intégrale première.com . 2. y)) = Constante Exemple 2. y. y. y.ó i . xyf(x. z) i-> </>(jc. y. z) = xyz Les fonctions de la forme ( jc. y. y. y.2. Toutes les solutions sont donc définies implicitement sous la forme ( jc. y.1. z). / ( jc. y )f Le système caractéristique est dx _ dy _ dz x(y-z) y ( z . y)) = Constante ce qui conduit à : f(x. Les intégrales premières sont données par : U. ( jc. 25 www. y. y. z)) décrivent l’en­ semble des intégrales premières.

y)) ox oy (2. on appelle problème de Cauchy le système suivant : u(x.3 P ro b lè m e d e C a u c h y D éfinition 2. s’il n’existe aucun point M de N e où le vecteur tangent soit colinéaire au vecteur de composantes (u(M).2 . D éfinition 2. y. wétant trois fonctions. y.8 m. 26 www.2 . f(x.2 C o u rb e s c a ra c té ris tiq u e s D éfinition 2.6. y. f(x.Chapitre 2 • Équations aux dérivées partielles du premier ordre 2 . y.13) fixait). y)) — = w(x. z)w(x. y. 2 . z) v(x. y oit)). y)) + v(x. D ’après la proposition 2.9. u>(M)). y. y. f(x. D éfinition 2. y.com . une infinité de surfaces solutions passe par chaque courbe caractéristique. /o une fonction également analytique définie sur une courbe régulière No donnée sous forme paramétrique t h* (xo(t). f(x.yoit)) = fait) sur Il s’agit donc d’une équation aux dérivées partielles assortie d’une condition aux limites donnée sur une courbe.5 u. wétant trois fonctions. f(x. y)) . supposées de classe C 1 dans un ouvert de R 3. )) (S) ox les solutions de son système caractéristique dx dy dz (S) u(x. z) Th é o rèm e 2.6 Avec les hypothèses et notations de la définition précédente. supposées analytiques dans un ouvert de R 3. une courbe est dite caractéristique en aucun point. f(x.v. on appelle courbes caractéristiques de l’équation aux dérivées partielles du premier ordre df Qf u(x.7 On appelle pied de la caractéristique passant par le point de coordonnées (je.f w(x. u(M).bibliomath. v.y)) — + v(x. y) le point d’intersection de la caractéristique et de la ligne sur laquelle les conditions initiales sont données (en général l’axe des abscisses). y.

peut-on obtenir la solution au voisinage de celle-ci ? Et. obtenir la solution dans un domaine plus grand ? Les hypothèses d’analycité conduisent à chercher la solution sous la forme d’un développement en série autour de la courbe N0 où / est connue. yo. Comme. I/o)) on a donc le système matriciel suivant : 'u(x0. i/o) + dy ~ ^ (xo. I/o)) ^ + v(xo. Il reste à déterminer si l’équation aux dérivées partielles écrite sur N qpermet d’ob­ tenir une deuxième équation indépendante. yo. on peut définir une tangente en tout point. f(x 0 . f{x 0. si oui. i/o)) ^ = w(x0. Cette condi­ tion va faire apparaître des contraintes sur la courbe N0. La photocopie non autorisée est un délit. Équations aux dérivées partielles linéaires du premier ordre Il s’agit ici de généraliser aux équations aux dérivées partielles du premier ordre les résultats existants pour le problème de Cauchy relatif à une équation différentielle : si l’on dispose d’une fonction /0 donnée le long d’une courbe paramétrée. On suppose que. y0(s)) = fo(s) Cette donnée permet d’obtenir également la valeur de la dérivée tangentielle de / : dfo _ d f dxp | d f dyp (2.bibliomath. i/o) + dx ~^(xo. i/o) + o i -yjdx2 + dy2J ce qui suppose donc que l’on connaisse les dérivées partielles d’ordre 1.2. de proche en proche. 2. La courbe N0 étant régulière. f(x 0. yo)) v(xo. en tout point de N q. yo))" dx âxo dyo df dfo ' ds ds > dyJ < ds > 27 www.com . la valeur de / est donnée : f(x0(s). yo.14) ds dx ds dy âs La condition aux limites donne donc une première équation linéaire sur les déri­ vées partielles du premier ordre. i/o + dy) = fo(xo. Une condition néces­ saire pour obtenir une telle forme de solution est de pouvoir faire un développement limité à l’ordre 1 : qr df l J \ f(x 0 + dx. yo. © Dunod. et donc supposer que /0 est donnée en fonction de l’abscisse curviligne s (qui rend le vecteur tangent ïts) unitaire). I/o))' (d f) 'w(xo. f(x 0 . f(x 0 . peut-on ainsi. i/o. I/o. par hypothèse : df df u(x0. f(x 0.

f(x 0. i/o)) dxp dyp *0 (2. f(x. le long de No. puis on arrive à montrer que le rayon de conver­ gence de la série entière est strictement positif.Chapitre 2 • Équations aux dérivées partielles du premier ordre Sous réserve que le déterminant de ce système ne s’annule pas. Théorème de Cauchy-Kowalewski u. Cela est dû à une propriété importante des caractéristiques qui conduit à une méthode d’étude des équations aux dérivées par­ tielles. d’obtenir un développement limité de la solution / au voisinage de la courbe. y)) (fi) Alors. y. d’où le théorème suivant (voir par exemple [5] pour une démonstration complète). ce qui permet. /(*0. La condition à respecter est donc que le déterminant (2. appelée solution du problème de Cauchy relatif à la courbe No. v. grâce aux formules de dx dy Taylor à l’ordre 1. ce qui s’interprète en disant que No ne doit pas être la projection dans le plan (x.2 .4 M é th o d e d es c a ra c té ris tiq u e s On vient de voir qu’un problème de Cauchy est bien posé si la condition limite n’est pas donnée le long d’une caractéristique.15) ne s’annule pas sur No. Il ne donne pas a priori d’information sur la taille du domaine d’existence de la solution.com . y) d’une courbe caractéristique.et — . Remarque 2 3 Ce théorème donne un résultat local d’existence et d’unicité de la solution analytique autour de la courbe de condition initiale. u(XQ. Il se trouve que cette condition est suffisante pour construire une solution analy­ tique autour de la courbe donnée : par un raisonnement analogue. i/o. f(x.15) ds ds ri -f ri -f on peut donc obtenir. f(x. et déterminons comment construire la courbe 28 www. i. y)) ^ + v(x. De même des solutions non-analytiques sont susceptibles de coexister. y)) = w(x. i/o)) v(x0. Considérons donc un problème de Cauchy bien posé. rr.10. où la courbe de condition limite No n’est pas une caractéristique. y. y. la donnée d }une condition initiale analytique sur une courbe régulière No. w étant trois fonctions analytiques dans un ouvert de R 3. on considère l’équa­ tion aux dérivées partielles : Qn Qn u(x.e. Théorème 2. i/o. 2 . on construit les dérivées partielles d’ordre supérieur. définit une unique solution analytique de (£).bibliomath. qui n'est caractéristique en aucun point.

Zc(0) = fo(s0) (2. En particulier. La courbe caractéristique étant tracée sur la surface solution.1.16) dzc — = w(xc(t).2). zc(t) est la valeur de la fonction cherchée au point (xc(t). yc(i).3. Zcit)) avec : *c(0) = X0. i/o) de N0 correspondant à l’abscisse curvi­ ligne sq (voir la figure 2. yc(t). 2.bibliomath. la solution obtenue par la mé­ thode des caractéristiques est locale autour de la courbe de condition initiale. yc(t)) © Dunod. Figure 2. 29 www. La photocopie non autorisée est un délit.2.4 i. Il est donc « relativement simple » d’obtenir la solution de l’équation aux dérivées partielles le long d’une caractéristique.com . yc(0) = i/o. Zc(t)) (2. Remarque 2. on est sûr de son existence que sur un intervalle t 6 [0. Zcit)) • ^ = v(xc(t). comme par exemple dans l’équation de Burgers présentée à la section 7. Comme annoncé par le théorème de Cauchy-Kowalewski.2. dont une représentation paramétrique est donnée par t l-> (*c(0. yc(t).Propagation de la donnée initiale le long de la caractéristique Cette courbe caractéristique C. yc(t). Zcit)) est solution de : r dx = u(xc(t). yc(t)) : Zcit) = f{xcit). t/[ qui peut être très petit. elle n’est plus valable dès que deux courbes caractéristiques se coupent. Équations aux dérivées partielles linéaires du premier ordre caractéristique qui passe par le point (*0.17) On voit que la courbe caractéristique est solution d’un système d’équations différen­ tielles ordinaires.

bibliomath. e R+ x R : df = 0 y TX . 30 www. Exercices m Une équation du premier ordre Résoudre l’équation aux dérivées partielles du premier ordre dans R 2 : (fil) H H Un problème de Cauchy Résoudre le problème de Cauchy pour (jc.com .Chapitre 2 • Équations aux dérivées partielles du premier ordre U. 0) = fis) où / est une fonction donnée.X d-y f i s . On comprend ici d’une autre manière pourquoi donner une condition limite le long d’une caractéristique ne permet pas de « propager » la solution hors de la caractéristique : cette dernière bénéficie en effet d’une forme « d’autonomie » (l’évolution le long de la caracté­ ristique peut être calculée indépendamment du reste du domaine).

0). ii.d ( Vl .z).3 a mis en évidence le fait que les intégrales premières du système ca­ ractéristique sont les surfaces de révolution d’axe (0. z ) ^ y Le seconde ligne permet de déduire l’intégrale première 02 dx = ■ Z dz= . y ) = l . L’exemple 2. y .z2 La première ligne donne directement l’intégrale première <p\ : 0i : O» y . © Dunod.Z 2^ . Dans le domaine où |/| < 1 : le système caractéristique de (£j) est donné par : ( dy = 0 J dz (Si) i z Vl . z )x + Vl . faM On reconnaît un problème de Cauchy pour lequel la condition limite est donnée sur l’axe des abscisses. x + -yß f 2(x. Par suite : f 2(x. toute solution est donc définie implicite­ ment par : F| i/. La photocopie non autorisée est un délit.bibliomath.( x l f / ( y ) Ÿ ce qui correspond à un « tuyau » dont la section circulaire de rayon 1 reste ortho­ gonale à la ligne des centres d’équation y h > (0( î/). finalement : _____ 02 : (x. Corrigés Corrigés Q | i. y) = i//(y) ifr étant une fonction de classe C l.z 2) V T ^2 0 = Æt + d ( V l . 31 www. Vl " f 2= 0 définit les deux solutions : h » +1 et /2 : i-> -1 . y)j = Co ce qui implique : x + >/l .com .z2 Les deux fonctions étant indépendantes. le domaine d’existence de la solution est alors l’ensemble des (x.z 2) et donc. i/(y)\< 1. y. y) tels que \x .

bibliomath. la dernière équation montre que la solution est constante le long d’une caractéristique (absence de second membre dans l’équation aux dérivées partielles). 32 www. 2) . La valeur de la solution sur une caractéristique est donc celle en son pied (c’est-à-dire sur l’axe des abscisses). On peut donc conclure que la solution est la fonction : Une approche équivalente aurait consisté à exploiter la forme simple du problème caractéristique de la section 2. pour les courbes caractéristiques.Chapitre 2 • Équations aux dérivées partielles du premier ordre Il suffit donc de chercher parmi les intégrales premières du système caractéristique celles qui satisfont la condition limite.com . En effet.2. les premières équations conduisent à ob­ tenir.4. des cercles d’axe (0.

. y ) ^ + C(X.2 Une équation telle que. Un cadre plus général conduirait à de nombreuses difficultés techniques qui de­ manderaient de très amples développementsf le lecteur intéressé pourra se reporter à [5. y) — 2+ 2 K x. E q u a t io n s a u x DÉRIVÉES PARTIELLES DU SECOND ORDRE Les équations aux dérivées partielles du second ordre sont très fréquentes en phy­ sique. Exemple 3. y) c(x.1) © Dunod.y) .bibliomath. b. est dite hyperbolique dans ce domaine. . d2u 7 d2u (3.2). et F une fonction définie dans un ouvert de R 5.2) d fi~ C d ? = ° est une équation aux dérivées partielles hyperbolique. 10]. leur étude est donc d'un grand intérêt pratique. d’inconnue / .3 et que l’on étudiera plus précisément à la section 7. on appelle équation aux dérivées partielles semi-linéaire du second ordre. 3.a(x. une équation de la forme : d 2f d2f d2f ( df df\ „(*. 33 www.2. La photocopie non autorisée est un délit. y) 0 > (3.1 a. dans un domaine £2 : b2(x.com . c étant trois fonctions définies dans un ouvert de R 2. y) ^ = Définition 3.1 C lassification des équations Définition 3.. On considère ici le cas des équations semi-linéaires. électromagnétisme.1 c étant un réel strictement positif. l ’équation des ondes (que l’on a présenté en sec­ tion 1. qui permettent déjà d'étudier de très nombreux phénomènes en mécanique.

4. l’écoulement est supersonique et l’équation hyperbolique. l’écoulement est subsonique et l’équation el­ liptique. Véquation de diffusion (que l’on a présenté en sec­ tion 1. 34 www.2 a étant un réel strictement positif. dans un domaine Cl : b2(x.2. Les énormes changements physiques résultant de la transition sub/super-sonique se tra­ duisent par un changement de nature de l’équation aux dérivées partielles. l’équation de la vitesse longitudinale v dans une tuyère 1D est donnée par : â2v d2v 0 (3.3 U équation de Laplace (présentée en section 1. Exemple 3.Chapitre 3 • Équations aux dérivées partielles du second ordre Définition 3. dans un domaine Q : b2(x. Exemple 3.4) Ô2f d2f (3. et qui sera étudiée plus longuement à la section 7.6) dx2 + dy2 est une équation aux dérivées partielles elliptique.3 Une équation telle que. mais dans le domaine des x tels que M(x) > 1.com .bibliomath. y) c(x.4 Une équation telle que. Définition 3.7) où M est le nombre de Mach. y) c(x.5) est dite elliptique dans ce domaine.2.4 Transition sub/super-sonique Après de nombreuses simplifications. y) est dite parabolique dans ce domaine. Dans le domaine des x tels que M(x) < 1.3) £ I J v \à ? (3.4) d x \ dx) dt est une équation aux dérivées partielles parabolique.2 et que l’on étudiera plus précisément à la section 7. y) (3. y)= a(x. Exemple 3. y) < a(x.

yo(s))> on cherche à quelle condition on peut obtenir une solution au voisinage de celle-ci. c sont constants. f o ’ dij ' dx2 + b(X' y ) lhd~u+ f ( x 0(s). Le développement de Taylor à l'ordre deux s'écrit : /O o + dx.5 © Dunod.yo) + 2 d x d y j ^ ( x 0(3./io + dy) = f ( x 0. Si on suppose toutes les données analytiques.2 C ourbes caractéristiques et problème de C auchy Il s'agit ici encore. 3.*o(s).com . dxdy C(X’ y ) d # ~ F (X.10) d f.yo(s)) = M s ) (3.2. l'idée consiste à chercher une solu­ tion analytique. une condition nécessaire pour propager la solution à proximité de la courbe est de pouvoir calculer les dérivées secondes. 3. yo) + dy i/o ox ■oy 9 d^f 9 ff o -n dx — (x0.2.bibliomath.yo) + dy — (xo. 3. La photocopie non autorisée est un délit. y0(s)) : d2f t/ N d2f d2f I .y’f .9) dxdy La fonction f et ses dérivées partielles d ’ordre un étant supposées données sur No. la nature de (8) est celle de la conique d’équation ax2 + 2b xy + cy2 = 0 (3. i/o) + dx-^-(x0.8) On verra que cette équation est la transformée de l’équation aux dérivées partielles dans le domaine de Fourier (chapitre 5). yo(s)) g0(s) ân où fo et go sont deux fonctions données.1 M ise en é v id e n c e des c o u rb e s c a ra c té ris tiq u e s On complète (fi) par la donnée de conditions initiales afin de définir un problème de Cauchy. On appelle problème de Cauchy relativement à une courbe régulière No : s i-> M0(s) = (x0(s). de généraliser aux équations aux dérivées partielles du second ordre les résultats existant pour le problème de Cauchy relatif à une équation diffé­ rentielle : si Von dispose d'une fonction fo donnée le long d'une courbe paramétrée régulière No : s h-> (. Courbes caractéristiques et problème de Cauchy Remarque 3. Définition 3. OoO).1 Lorsque a. 35 www. b.

~ i x 0(s). La courbe N0 étant régulière. On a alors : fis) = . y0(s)) 36 www. y0is). = ^ (S )^ (S ) - (3. f(xo(s). ) ds Pour obtenir les dérivées secondes de / . ^ ( x 0(s). y On pose : Fo(s) = F (*0(5). L’idée fondamentale est que la donnée de /0 détermine la valeur de la dérivée tangentielle et qu’à partir des dérivées tangentielle et normale. on adjoint à (6) les relations obtenues en dérivant les fonctions s ^ g x(s) = % (M0(î )) et j ^ Gy(s) = | ( M 0( î )) (dont les valeurs sont donc connues).^ 0 ) = avec||lti)|| = 1 (3. s)rt(s) as as (3.com .Chapitre 3 ♦ Équations aux dérivées partielles du second ordre Montrons tout d’abord que la donnée de la fonction et de sa dérivée normale permet de connaître l’ensemble des dérivées partielles d’ordre 1.11) rt(s) = -^—(s)y — as as ce qui conduit à : f = ^ ( s)t(s) .12) ^ {s)ft{s) + -j^-(s)fls) Sachant que les fonctions suivantes sont connues : m o i s ) ) = Ms) => ^ ( M 0(s))Ks) = ~ ( s ) ^ ( M 0( î )) = dfMo(S0 ( s ) ) = ^ j ( M 0(i))i?(s) = g0(s) on peut déduire les dérivées partielles d’ordre 1 : f W * ) ) = d A w tî. y0(s)). on peut supposer que s est l’abscisse curviligne. y0(s)).bibliomath.13) | < M°M> = w + $ ( %„ ( . on peut déduire les dérivées partielles en x et y.

Courbes caractéristiques et problème de Cauchy qui correspond donc à la valeur du second membre de l’équation aux dérivées par­ tielles sur la courbe A/q. y0(s)) et vaut : c(x0( j ). les dérivées secondes de / sont déterminées de ma­ nière unique sur No. La photocopie non autorisée est un délit.j .y0(s)) 2b(x0(s). dont une représentation paramétrique est x = xcit).bibliomath.(xo(i). )) ^ + c(x0(î ). On retrouve la même condition si on cherche à calculer les dérivées d’ordre supérieur. y0(s)) Le déterminant du système est : *o(s) y'o(s) 0 (3. on est alors capable d’étendre localement la fonction sur un disque ouvert autour de chaque point de la courbe de condition initiale (théorème de Cauchy-Kowalewski). Si le déterminant est non nul. yo(s)) + y'0( s ) . )) (y'0( s ) f Si ce déterminant est nul. y0(s)) Xq( s) y'0(s) + a(x0(s). y = yc(t) (3. y0(s)) f fP f fp f Fois) = a(x0(s).y0(s)) c(x0(s). yo(s)) (^o( î )) . 3.2b(xo(s).14) a(xo(s)./o i (s)) + (x0(. Si on avait choisi une autre paramétrisation de No que l’abscisse curviligne.6 On appelle courbes caractéristiques de (6) les courbes régulières de IR2. alors il est possible de développer la fonction / en une série entière de rayon de convergence strictement positif. Le déterminant précédent aurait donc gardé la même signification. le système précédent a soit une infinité de solutions. on aurait conduit les mêmes calculs à une constante multiplicative non-nulle près (qui aurait correspondu à la norme des vecteurs tangent et normal). yois)) — + 2b(x0(s). On peut montrer que si toutes les fonctions données sont analytiques.com . Remarque 3.v). Définition 3. yo(s)) dxdy d2f G 'y (s) = x'0(s) (xo (s).2.15) 37 www. qui est donc lui aussi connu : f q2 -C Gx(s) = x'0(s) — OoO). soit aucune solution.2 Dunod.

d’après la définition 3.0. Soit C : x . y) (3. on devrait avoir a(xc(to). yc(t)) = 0 (7?) Les courbes caractéristiques sont donc celles sur lesquelles il n’est pas possible de faire porter les conditions initiales d’un problème de Cauchy. les courbes caracté­ ristiques de (S)sont les solutions de l ’équation (3. tel que. + (ijc( t) f a(xc(t). ydt)) . les courbes carac­ téristiques de (fi) sont les droites x = Constante.bibliomath. 38 www.0 de to : a(xc(t). les courbes car ristiques de (fî) sont les solutions de l ’équation dx c(x. Définition 3.2.2 C alcu l p ra tiq u e T h éorèm e 3.3. Si la fonction a n ’est pas identiquement nulle. yo + (y'0(t)j a(x0(t). y oit)) * 0 3 . ce qui entre en contradiction avec la régularité de la courbe caractéristique.16) T h éorèm e 3. y = yc()t une courbe ca On considère un paramètre tç.com . alors.7 Une courbe Node R 2. Démonstration.17) dy Théorèm e 3. yc(t)) î 0 Si x'c s’annulait dans V. au voisinage V.2 x'0(t)y'0(t) b(x0(t).2 . pour tout t de son domaine de définition : 2 2 (*o(0) c(xo(0.n’est caractéristique en aucun point si.2 xc(t)ij'c(t)b(xc(t).xc(t). y = Constante. Si les fonctions a e t c sont identiquement nulles. Sila fonction c n ’est pas identiquement nulle.1 . (t)). yc(to)) (y'cito))2 = 0 et donc y'c(to) = 0.6 d’une courbe caractéris­ tique. dont une représentation paramétrique est x = xo y= yo(t).Chapitre 3 • Équations aux dérivées partielles du second ordre et telles que : (x'(0)2 c(xc(t).

y) ty.com .20) dx a © Dunod.18) y <*) = X dx = tt xfc:(t) En divisant la relation {*R) membre à membre par {x'c(t))2. (3.5 On considère l’équation : dx2 dy2 où C est une constante réelle. On voit que la recherche de caractéristiques (dans les cas non triviaux.ac = 0 =»— = . Ainsi.y) = 0 (3. dy b >lac . qui caractérise la nature de l’équation aux dérivées partielles.e. i.2.bibliomath. a ï 0) se ramène à la résolution d’un problème du second ordre en L’existence de solutions réelles dépend alors du signe du discriminant réduit b2 .19) a(x’ y) ( î ) . 3.ac > 0 =. b¿ .№ ) (3.b2 b .± i dx a Exemple 3. La photocopie non autorisée est un délit. Courbes caractéristiques et problème de Cauchy Par suite. dans le cas hyperbolique. Cette équation est hyperbolique dans R2 tout entier.ac.± dx a dy b pour a ï O . dy . dans le cas parabolique une caractéristique réelle et dans le cas elliptique deux caractéristiques complexes conjuguées : dy ■>Jb2 . il existe deux caractéristiques réelles. dx On démontre de même les deux autres théorèmes.ac = 0 =>— = . 39 www. dans un domaine où a ne s’annule pas on a : x'c{t) ï 0 La tangente à C n’est donc pas verticale : C peut être assimilée à la courbe représen­ tative d’une fonction y = g(x) : { x = x = xc{t) y = g(x) = yc(t) Par suite : .+ c(x. on obtient : v2 2 b(x.ac b2 .

P our c e tte éq u a tio n : b2.a c = x2y2 C ette éq u a tio n e st d o n c h y p e rb o liq u e e n d eh ors d e s a x e s d e c o o r d o n n ées.• Il y a d o n c d eu x fa m ille s d e co u rb es caractéristiq u es : dy du -T = 1 et -f = -1 dx dx C e so n t d o n c le s d roites y = ±x + C on stan te Exemple 3.3 R éduction à la forme standard 3.Chapitre 3 • Équations aux dérivées partielles du second ordre L e s c o u rb es caractéristiq u es so n t le s so lu tio n s d e : $ . 40 www.bibliomath.4.3. parabolique.com . ou elliptique d'une équation aux dérivées partielles du second ordre ne dépend pas du système de co­ ordonnées choisi.6 O n c o n sid è r e l ’éq u a tio n : dx2 dy2 o ù C e st u n e co n sta n te ré elle.1 C h a n g e m e n t d e v a ria b le s Proposition 3. L e s co u rb es ca ractéristiq u es son t le s so lu tio n s d e : A î H Il y a d o n c d eu x fa m ille s d e co u rb es caractéristiq u es : dy _ x dy x dx y et -dx r =— y ou en c o r e : xdx = ±ydy C e so n t d o n c le s co u rb es x2 ± y2 = C on stan te 3. Le caractère hyperbolique.

La photocopie non autorisée est un délit. y) + 2 b(x.bibliomath. y) — — + c(x. y) = a(x. On considère le changement de variables (X(x. y) dx dx dy dx + dx d y ) +CX. on obtient (voir A.y) — — +c(x. s C(x. y) = a(x. y dy dy 2 . 1. y) + 2b(x. + a(x.21) dx dy ox oy dy uy dx ux dy dy On pose f(x. y)) supposé tel que le Jacobien J ne s’annule pas : âX dY dx dx âX âY âX âY J = dX dY *0 (3. y) + . y) = a(x.com . y) dX &Y âX âY â X â Y \ âX B(x.2) : _ â^JiâXŸ d2f dX d Y d f d2X ¿ P ftd Y Ÿ d f â 2Y dx2 âX2 \<9jc/ + dXdY dx dx + dX dx2 + dY2 \d x ) + âY dx2 d2f _ d2i IdXŸ o d2f dX âY d f d2X d2f jâ Y \2 d f d2Y dy2 ~ dX2 [ â y j + 2dXdY dy dy + dX dy2 + âY2 [ â y j + âY dy2 â^£_â^£âXâX d2f IdX âY âX â2f âY âY âxây âX2 dx dy + dXdY \ dx dy + dy âxj + âY2 dx dy d f â2X d f âY2 + âX âxây + âY âxây On peut alors écrire : â2f d2f â2f a<x. dY dY . Y(x. d Xd X t ^ A(x.3. y). Réduction à la forme standard Démonstration. ÿ) ^ = d2f d2f â2f ~l ~ df df\ A(X. y) = f(X. par dérivation composée. y ) — + 2 b ( x . J ’ dX’ dY âxây âY âxây) â f â 2X d f â 2Y\ â f â 2X â f â 2Y\ © Dunod.y) dx dy 41 www. y) + c(x. y) — — + b(x. Y). x . y ) ^ + c ( .y)âX2 + 2 B (X . y) âXdx2 + âY dx2 ) âX dy2 + âY dy2 J et : 2 .y )âX⟠+ ou on a pose : I d f â2X d f âY2 \ y ~fd l ld 2b(x. 3.

y) . y) = C2 les deux familles de courbes caractéristiques d ’une équation hyperbolique (£^).y) = Ci .B ou C ont été annulés. Soient <pi(x. J ’ En posant ensuite : X = X+Y Ÿ = X -Y et KX. Ï = 1.y) Y = <p2(x.5. T héorèm e 3. on voit le signe de la quantité « B2 . parabolique ou elliptique est indépendant du jeu de variables retenu.com .3 .AC » donnant le caractère hyper­ bolique.gç dx a ± Va2 Après intégration. on obtient les courbes caractéristiques sous forme implicite : <Pi(x. Ÿ) (3.2 F o rm e s s ta n d a rd Équations hyperboliques Étant donnée une équation hyperbolique {&h ).23) cette équation se met sous la forme : d2f = g (!!î * 1 f X .A(X.24) dXdY \d X ’ dY .bibliomath. Y) C{X. En posant : X = <pi(x. ■ On va maintenant voir que les courbes caractéristiques permettent de définir un changement de variable conduisant à une forme simple de l’équation aux dérivées partielles (forme dite standard) ou certains termes parmi A .C\ et <p2(x.25) 42 www. y) = f(X. y)) 2 _ IdX d Y Ÿ Id Y d X \2 _ 2 < M c W d Y d X & 2 T> \d x dy J + \ d x d y ) dx dy dx dy comme / + 0.a(x.Chapitre 3 • Équations aux dérivées partielles du second ordre On obtient alors : B \X . Y) = f(X. y) c(x.20) : ______ dy_ _ b j b2 . y) et f(x.2 où les Ci 6 R sont des constantes. Y) = J2 (b2(x. Y) (3. Y) .Y (3. y) . 3 . les caractéristiques sont les solutions de (3.

d_ d f _ d f i __ d df_d£ H lL d dX dX âŸ_ dŸ dX dŸ.3.com . Si besoin est. Pour la suite. alors.16) dans (3. en injectant (3. y). La photocopie non autorisée est un délit. Si a = c = 0. par dérivation composée : âf_âlâX df_dŸ__df_ â f dX ~ dX dX + dŸ d X ~ dX + dŸ df __df _dX â f d Ÿ _ â £ _ d f dY ~ dX dY + dŸ dY ~ dX dŸ Et. Réduction à la forme standard elle se met sous la forme : P£ ldL . y) = C où C e R est une constante. on a déjà la première forme standard. la caractéristique est la solution de (3.1). on obtient une courbe caractéristique sous forme implicite : <p{x. ' Ce sont les deux formes standards d ’une EDP hyperbolique.„(Ê i ld f x (3.20) : dy _ b dx a Après intégration. Démonstration. Si a t 0.26) dP dP ~ \dP d P 1. y) conduit à annuler A{X.bibliomath. on peut également annuler C en posant Y = <p2(x. Équations paraboliques Étant donnée une équation parabolique (fip). et en remarquant que : A Oïl dy_ _ __dx_ dx Qï± ày on voit que le choix X = <pi(x. de même : d2f d \df I d df dXdY ~ dX dY ~ dX d t dŸ_ d X d _ ’à l _ d f dŸ d df d Xd X dX dŸ_ + d Xd Ÿ d t dŸ . y) (si c est nul. 43 www.3. on garde y = y). dP dP © Dunod. 3.

On suppose a + 0.y) (&e) s ’écrit aussi : ÔX2 2L .32) 44 www. Si Y est une fonction indépendante de X.bibliomath.(df â f ~ X. lac .y) = f(X. Y) (3. .16) devient.ac = 0 et b2 . J ’ Démonstration. en posant : f(x.27) i&p) peut s'écrire sous la forme : P I. ■ Équations elliptiques Étant donnée une équation elliptique (£>s).r i f *L+d ÔY2 V' X Y ± d ld ’ ’ dX’ ÔY (3. alors. Y (3.y) = f(X.29) X . L’équation des caractéristiques (3.y) etf(x. y) = Constante. On se retrouve donc uniquement avec C + 0.AC). et <p2(x. ce qui correspond à la forme standard.20) : ______ dy _ b . <pi et <f2 sont complexes conjuguées.28) dY2 \ d X’ d Y. on voit que l’on a automati­ quement B = 0 (pour Y choisi de manière à ce que le changement de variables soit régulier).30) Démonstration. Le changement de variable X = <pi(x.29) : 0=a dx )\ dy (3.7. y) permet alors d’annuler A.com .b2 dx a ± 1 V a2 soient <p\(x.i Y = <p2(x.J2(B2 . B et C sont des fonctions réelles : A = C et B = 0 (3. en injectant les for­ mules de changement de variables (3. Sachant que b2 . y). Y) (3.6. Théorème 3. On pose : X = (p(x. y) = Constante. les caractéristiques sont les solutions de (3.ac . une forme implicite des courbes caractéristiques.31) = A —C + 2iB ce qui implique puisque A. En posant : ( X + i Y = <pi(x.Chapitre 3 • Équations aux dérivées partielles du second ordre Théorème 3.

3. Y) avec : ' Y \ x = y- x ou réciproquem ent X= X J =y .bibliomath. X d_ x âf âf 1 ___ â X âf âf Y dX Y âX dY âY Y âX âY X2 cPf_ 2 X â2f d 2f + Y2 dX2 ' Y d X d Y ' dY2 d2f d_ âf dX I â d f âY _ X2 â x âf âf dxdy dX dy dx âY dy dx ~ ~Y âX Y âX âY X*_ &j_ P df X 2 d2f 'Ÿ2 dx2 Y2 â X Y âXâY 45 www.7 On considère l ’équation suivante : 2&f .= C onstante dx x x On p ose donc f ( x .x2y 2 = 0. 3.com . + y t<fy2 dxdy t =0 b 2 . y) = / ( X . dd2f 2f 2 dq22f _J n * ^ 2 +2xy ^ : . La courbe caractéristique est d onnée par : dy y . Réduction à la forme standard Exemple 3. dx S - df df_ d X dfdY _t f _dl dx d X dx + â Y dx Y dX âf d£dX dfdY X df df dy â X dy + d Y dy Y dX + dY d2f â \ d f 1 dX _L \ d f ) âY â X2 d \X 2 d f 1 dx2 d X dx dx dY dx_ d x ~ Y âX Y âX X 4 â2f 2X? d f Y2 d X 2 + Y2 dX (Pf â d f dX _____ A â â f âY d y2 âX dy dy âY dy dy © Dunod.a c = (xy)2 . La photocopie non autorisée est un délit. l ’équation est donc parabolique sur R 2.y= Y On en déduit : (dX y _ x2 âX _ 1 X dx x2 Y dy x 'Y dY = 0 .

On considère l'équation linéaire à coefficients constants (fi/) : d2f „ . (fi/) devienne : ^ = Cp <p(X. (6/) devienne : d2<p d2u (3. d2f d2f Bf df . il existe deux constantes réelles À et p telles que.bibliomath. s n (3. si (£/) est elliptique.3 É q u a tio n s lin é a ire s à c o e ffic ie n ts c o n s ta n ts Dans le cas de coefficients constants. Y) eÀX+>iY (3.com . il si (fi/) est parabolique. Y) = <p(X. o n o b tie n t : 2 „ d2f 2 d2f v2 d2f dx2 u dxdy dy2 dY2 c e q u i c o n d u it à : d2f (f(X.Chapitre 3 • Équations aux dérivées partielles du second ordre T out c a lc u l fait. iii. en posant : f(x.Y) + <Ph(X. Y)=A(X)Y + B(X) Qÿi = 0 d°nC i№ ’i') = ! "4 0 + B © 3 .34) L si (£/) est hyperbolique.0 Alors. 46 www. il est possible d'aller plus loin dans la simpli­ fication de l'expression d'une équation aux dérivées partielles : à l'aide d'un chan­ gement de fonction inconnue. y) = f(X.35) où &h est une fonction connue de X et Y .36) où 0 p est une fonction connue de X et Y .37) d ê + W 2=Ce<p(x’ Y) + <Pe(X’ Y) où 0 e est une fonction connue de X et Y. Théorème 3-8.Y) (3.Y) + 0 p(X. (fi/) devienne : ^ = C h<p(X.Y) (3.3 .33) a a ^ * l b m ^ * c W * ^ * ‘ * g Tÿ + h f . on peut éliminer les termes contenant des dérivées premières.

o n e n d éd u it : © Dunod. Réduction à la forme standard Exemple 3.y) = 0 => b2(x. f/) = -1 L’éq u a tio n d o n n é e est hyperbolique. La photocopie non autorisée est un délit. i/) e R2 : j b(x.y) L e J a co b ie n d e ce tte tran sform ation n ’e s t p a s id en tiq u em en t nul.1 = 0 => ^ = ±1 => y = ±x + C on sta n te \dxj dx * O n p o se alors : v(*. 2d l J l l J l l + f =2^l +4 d2f dXdY + / = o dx dx2 dy2 dX ce qui conduit à la forme'standard : df df â2f = 0 dx âY dXdY On pose alors f(X. Y)eÀX+^Y 47 www. L e s co u rb es ca ractéristiq u es so n t d o n n é e s par : \-r\ .y)c(x. 3.com .8 On considère l’équation d2f d2f a / „ „ — -----------— + 2 — + f = 0 (6) <9x2 dy2 dx On identifie : i y) = 1 v (Jtr.y)~ a(x.bibliomath.3.ÿ) G R2 : ^ xX ~ y et f(X. Y) = v(X.y) = 1 > 0 t c(jc.Y) = f(x. O n a alors : â f _ d X d f d Y d f _ d f df dx dx dX + âx dY dX + dY d f _ d X â f d Y d f _ _ d l df_ dy dy dX + dy dY dX + dY cpj_= â2f d2f d2f dx2 âX2 dY2 dXâY â2f d2f d2f d2f dy2 dX2 dY2 dXdY E n rem p laçan t d an s (fi).

F) = f{x . x + y) = (u(x . E. 2 B & L + C 3^ . d2f „ d2tp = 2. Y) = u{X) + v{Y) dXdY où u et v so n t d eu x fo n c tio n s arbitraires.+ 2D d2f ' i 2r d2f + F —Î dx2 dxdy dy2 dxdz dydz dz2 où (A. B.+ (1 + 2À )-£ + 2— £ . eÀX+f Y = 0 dX + dY + 2 dXdY ' dXdY c e qui co n d u it à : d2<p = 0 <p(X.3 .com . y. C.bibliomath. z). F) sont des fonctions de (x. + À<p) e^ +„Y dx \d x *7 <H = ( f y +ll(p) e*x+„Y ôy \dY â2f l d 2<p dtp dtp \ . fin a lem en t : f(X. d e c la s s e C 2. la démarche est similaire lorsque les termes d’ordre deux sont de la forme : A & f . Y) = tp(X.y) + v(x + y)) e~ 3 .4 É q u a tio n s d e d im e n s io n s u p é rie u re Dans le cas d’équations aux dérivées partielles impliquant 3 variables (mais toujours d’ordre 2). Y) eÀX+f. D. O n a d o n c .Y = (u(X) + v(Y)) e~™ f(x.A X + fiY »X d Ÿ ~ \ d X d Ÿ + i i d X + X d Ÿ + Par su ite : âf df d2f f dX dY dXdY 2 dtp dtp d2tp tA X +fiY (Î + 2 y )^ .Chapitre 3 • Équations aux dérivées partielles du second ordre D ’o ù : Ê l = (ÊÏ.+ ((À + n) + 2Ày + dX dY dXdY H ' En choisissant : 1 À^ = ~2 o n é lim in e le s d é r iv é e s p rem iè re s : d f d f .y. y) = f(X. 48 www.

dont les propriétés linéiques sont : résistance R. Dans un domaine où au moins deux valeurs propres sont de signes opposés. Exercices Equation h ype rb oliq u e Déterminer la solution générale de l’équation : = 0 (6) dx2 dy2 dx |Q Équation d e s té lé gra p h iste s Si on considère une ligne électrique. Le voltage E à l ’instant t au point d ’abs­ cisse x est solution de l ’équation dite « des télégraphistes ». inductance L. en particulier. capacité C. 49 www.+ (RC + LG) ^ + RGE i&r) dx2 otl ot U intérêt de cette équation est d yenglober des équations plus spécifiques. la diffusion de la chaleur : c ’est l’équation de la chaleur. Dans un domaine où une valeur propre est nulle et les autres de même signe.bibliomath. conductivité G. {&T) devient : d2E dE dx2 Ce type d ’équation régit de nombreux problèmes de diffusion. et. La photocopie non autorisée est un délit. Exercices On étudie les valeurs propres de la matrice suivante : ' A B D' BCE { D E F) Dans un domaine où toutes les valeurs propres sont du même signe on parle de problème elliptique. on parle de problème parabolique. © Dunod.com . lorsque L = G = 0. d2Æ = L C ^ f . puisque : i. on parle de problème hyperbolique.

c étant des réels non nuis./?. On étudie le cas suivant : a . Lorsque R = G = 0 (ce qui correspond à des courants à haute fréquence).bibliomath.com . (£ 7 ) devient : d2Æ _ dx2 “ dt2 Ce type d ’équation régit la propagation des ondes : c ’est l’équation des ondes.Chapitre 3 • Équations aux dérivées partielles du second ordre ii. réduire à la puis proposer un changement de fonction inconnue pour l’équation : (S) dx2 50 www.

y) =0 b2(x. y) c(x. y) = x4 > 0 .com . )y = . Les courbes caractéristiques sont données par : tau ' 2 x soit encore : dy T x ~ ±X Les caractéristiques sont donc les paraboles d’équation : 1 2 . c(x.x ± y = Constante 2 On pose alors : X = \xl . La photocopie non autorisée est un délit.x dx dx âX dx dY dX dY df__.a(x. dX dl + dY df _ K + df dy dy dX dy dY dX dY â2f _.y V (x. © Dunod. y) . On a alors : df__. y) e R 2 2 y et f( X . Corrigés Corrigés On pose : ' a(x.ÿ) € R 2 : b(x.x 3 L’équation donnée est hyperbolique en dehors de l ’axe des ordonnées. Y) =) Y = ^ x2 + y 2 y Le Jacobien de cette transformation n’est pas identiquement nul. y) = V(jt. à J + dl + 2- dx2 '" âX dY [dX2 dY2 dXdY & f = â2f Ô2f d2f dy2 dX2 ÔY2 ÔXÔY 51 www.bibliomath. d x dl + dY dl + x dl dl .

Chapitre 3 * Équations aux dérivées partielles du second ordre En remplaçant dans (6). 0 b2(x.4 . y) = 1 V (x.+2zr~ —— = 0 dx 2 dy2 ' ~ dx ' " dXdY ce qui conduit à la forme standard et à la solution : ¿7 f( X .y) e R 2 A y l l x + l 6t Le Jacobien de cette transformation n’est pas identiquement nul. â2f 1 dx2 \dX2 <97 _ d2f d2f d2f dy2 dX2â Y2 dXdY 52 www. Les courbes caractéristiques sont données par : \2 « 0 =* dy — = ±c (1 )-^ dx Les caractéristiques sont donc les droites d’équation : = Constante On pose alors : V(x. y) .yj + h ^ x 2 + yj On pose : r a(x. y) Re 2 : {b(x.com . on déduit : 3 <92/ <7 n 3 ——+ x . On a alors : df_dXdf dY_df__ d f dj_ dx dx âX d£_dX⣠dY_df__ _df_ d f dy dy dX + dy âY dX + dY &L= r2 W .bibliomath. On a donc. Y) = g(X) + h(Y) dXdY ° ^ où g et h sont deux fonctions arbitraires.y) = g ^ x 2 . finalement : f(x. y) 0 y) = 2 L’équation donnée est hyperbolique.a(x.

Y) = <p(X. une solution de l }équation des télégraphist rtenue à l'aide de la transformation de Fourier 53 www.AX+fii . on en déduit : d2f 2 d2f „ df n (d f d f) A 2 d2f ôx2 C ddy2 y2 dx dx PJJ ~~ P \<9X dy dXdY ce qui conduit à la forme standard : 2a c (SX dïI dXÔY 13* On pose alors : f{X. en 1893..AX+ En choisissant : j a © Dunod.com . on obtient 2cc № + dl ) + 4<2 * 0 f = Î2 c2 ?2) ^ J . â<p \ . Poincaré a donné. Corrigés En remplaçant dans (£).bibliomath.y j I.AX+fii \ d X dy J dXdY PJ \ dXdY ce qui conduit à : T VJ -U j y . La photocopie non autorisée est un délit. Y ) e ÀX+^ ce qui donne eAX+vY IH H df (d<p ) dŸ = [ d Ÿ +p<ph â2f ( d2(p d<p . dXdY ~ [dXdY + P d X + À d Ÿ + M<P) e Par suite : -{ I |2c|(û r + 2 / j c ) ^ + (a + 2 ^ c ) ^ j | eÀX+tiY + \^ c 2 ^ ^ + {2 a ( À + n ) c + AAnc 2 +P)y>\ e'.

www.bibliomath.com .

1) dx2 dt2 Dans le chapitre « Généralités ». on écarte des problèmes irréguliers que l’on peut rencontrer en physique. qui est © Dunod. la forme (4. une solution toute à fait satisfaisante d ’un point de vue physique. Les distributions peuvent apparaître com m e des « fonctions 55 www. L’objectif de la théorie des distribu­ tions est de pouvoir interpréter des équations com m e (4. Le lecteur curieux pourra trouver des précisions dans des ouvrages de référence comme [6]. D is t r ib u t io n s Une lecture attentive de l yannexe C consacrée à Vintégration de Lebesgue est recom­ mandée avant d'étudier ce chapitre. ainsi. 4.19].2) ne requiert aucune régularité sur g et h'.2) puisse être considérée com m e solution (au sens faible ou au sens des distributions). B ien plus qu’un « outil com m ode » pour traiter les discontinuités.bibliomath. au sens classique. et d ’introduire la théorie des distributions. On voit donc que si l’on se restreint au sens classique. t)= g(x . elles offrent un cadre nouveau d ’interprétation des EDP et permettent de disposer de tech­ niques d ’analyse algébriques.com . toujours dans le chapitre « Généralités ». Ce chapitre a pour objectif de montrer que le cadre classique est parfois insuffisant pour le traitement de certains problèmes. Cependant. La photocopie non autorisée est un délit. propriété qui a été utilisée lors du changem ent de variables. La théorie des distributions ne bouleverse heureusement pas tout ce qui fonctionne bien « classiquem ent ». nous avons vu que les solutions sont de la forme : (x. + h(x + et) où les fonctions g et h sont à déterminer grâce aux conditions initiales A priori. l’équation aux dérivées partielles (4. ou dans ceux relatifs à la théorie de la mesure et de l'intégration (souvent avec un point de vue légèrement différent) [16].1) suggère une régularité C 2. t) -i» f( x . Considérons l’équation des ondes dans R 2 : #1 c2* (4.1) dans un sens plus général tel qu’une fonction de la forme (4. on a considéré la propagation d ’un échelon.1 M otivation Les distributions jouent un rôle fondamental pour l ’étude des équations aux dérivées partielles. et dans de nombreux traités relatifs aux équations aux dérivées partielles [9.

4) Après un changement de variables classique u = x + et.1) (on parle de formulation forte). 56 www. Il ne faudrait pas croire que les distributions sont simplement une manipulation sur les équations classiques (4. une expression comme (4. considérons une fonction <p s C“ (R2)^ à valeurs dans R.Chapitre 4 • Distributions généralisées ». on retrouve donc le résultat classique sans faire d’hypothèse de régularité sur / . En effet.com . v) = f(x. convolution) peuvent être également définies sur les distri­ butions (et dans le cas où la distribution s’identifie à une fonction.et. en mécanique des milieux continus. dérivation. multiplication par une fonction C00. et la plupart des opérations défi­ nies sur les fonctions (addition. le principe des puissances virtuelles pose comme axiome de base l’égalité de travaux (écrits sous forme d’intégrale et faisant intervenir une fonction t. Fonction infiniment dérivable à support compact dans ]R2.4) (dite formulation faible) peut très bien être le résultat de la modélisation physique d’un problème. on en déduit : Il apparaît que la fonction (u. Par exemple. v) = <p(x.3) En utilisant la régularité de f pour réaliser deux intégrations par parties. v) = ft (u) + / 2(0) est solution. on obtient : (4. Pour cela. v = x . Par cette approche.bibliomath. Le problème des ondes (4. puisque par exemple car les dérivées de <f>sont également des fonctions à support compact et donc nuiles pour \u\ suffisamment grand. et en ex­ ploitant le fait que <j>est nulle en dehors de son support (pour éliminer les termes de bord). multiplication par un scalaire. on retrouve les résultats classiques). t) et <j>(u.1) classique conduit à : (4. t). La théorie des distributions repose sur l’évaluation de l’équation dans des champs « tests ». et le changement de fonction inconnue obtenu en posant f(u. Elles englobent la quasi-totalité des fonctions (presque toutes les fonc­ tions peuvent s’interpréter comme des distributions). v) h-> /(« .

Xd).8 page 227. La formulation faible offre un nouveau cadre d’interprétation des équations aux dé­ rivées partielles particulièrement riche. L a n o ta tio n D(Q) in siste sur l ’u tilisa tio n d e la n o tio n d e c o n v e r g e n c e d o n n é e à la d éfin itio n 4 . La notion de support est definie en C. O n d é s ig n e par C™(Q) o u D(Q) l ’e n se m b le d e s fo n c tio n s C°°(Q) à su p p ort1. on se place dans R rf. La topologie de l’espace des distributions est assez complexe. . en plus de résoudre le problème faible. dans la mesure où elle permet l’emploi d’ou­ tils algébriques (en plus des outils d’analyse classique) : dans l’expression f f<f>dA. ramené au système de coordonnées Hi (jq. . Proposition 4. L’exposé qui suit est simplifié et se base sur des caractéri­ sations séquentielles qui. dans ce cas précis.bibliomath. 4. D(Q) est un espace vectoriel pour Vaddition et la multiplication par un scalaire.. l’usage de sous- espaces de distributions particulièrement adaptés pour la recherche de solutions de certains problèmes aux frontières.1. en particulier cet espace est non métrisable. les problèmes faibles sont donc plus généraux que les problèmes forts.com .2 Espace des fonctions tests Dans tout ce chapitre. f.. De manière évidente. On présente au chapitre 8. définissent une topologie équivalente. espace que l’on peut munir d’une topologie.. Notation S o it Q un ou vert d e Rd. au lieu d’étudier la fonction / .. les solutions fortes sont des solutions faibles . 4. Pour x = { x \.1 .x d) e R^. on peut aussi choisir d’étudier la forme linéaire Tf : Tf \ (/>h-» f (¡>dA G R (4. © Dunod. . 57 www. on note \x\ la norme eucli- dienne du vecteur. elles ont suffisamment de régularité pour être dérivées).2. Espace des fonctions tests test du type de <p) alors qu’une autre axiomatique pose comme équation de base une équation aux dérivées partielles classique.6) qui appartient au dual de C f. et dans lequel on peut faire de l’approximation. Une démarche d’étude d’une équation aux dérivées partielles consiste à chercher les solutions faibles et à vérifier si elles sont également des solutions au sens fort (autrement dit si. La photocopie non autorisée est un délit.co m p a c t à valeu rs d ans R (o u C ). .

Chapitre 4 • Distributions Démonstration. Figure 4. on note : dM<f> m = |> . . .1.com . pour tout multientier a = {a\.. supp(/ + qui est compact.rol2 sj |x . le tracé de telles fonctions dans les cas des dimensions 1 et 2 est donné sur les figures 4.. on peut construire fonction C°° à support égal à (xo..^ 0.i sur R Figure 4.ac/) e Nrf. La stabilité des fonctions infiniment dérivables par addition et mul­ tiplication par un scalaire est connue.. dx: 58 www.^0. g )e D(Q)2 .i sur R 2 Notation L’écriture des équations en dimension supérieure à 1 est grandement simplifiée par l’utilisa­ tion des multientiers pour transcrire les polynômes et les dérivations partielles.v-.x0| C r fixa .r(x ) (4. De plus : V(/. Un multientier est un élément de .= (p et donc d°<f) = (p.2 .bibliomath. . r) '• B Î e --2-l. 1=1 1=1 f K ' On rappelle que par convention —.. Soit *o € O et (x» Bo r) c Q une boule contenue dans Q .7) 0 ailleurs À titre d’exemple. tout x ~ ( x \ . ■ Prouvons de plus que cet espace n’est pas réduit à la fonction nulle..1 et 4.2. . xti) e Q et tout <\>e 2)(Q).

4. bien que D puisse sembler un « p espace.bibliomath.7) : pour tout u € Ljoc(Q) et tout © Dunod.0 (4. Il faut bien noter que les fonctions de D sont très pratiques à utiliser : en tant que fonctions continues sur des compacts.idA qui est donc normalisée au sens de L'(i2).2. La photocopie non autorisée est un délit. . P ro p o sitio n 4.com . C “ (il) est dense dans C£ au sens de la convergence uniforme. Remarque 4.18]. de construire une voisinage compact K de K dans Q. . u£ e D(Q).7). 59 www. . supp(^) c K). il faut noter que la notion de convergence dans ?)(Î2) n’est pas associée à une norme mais à une famille de semi-normes. normalisée au sens de L'(O). et posons Jn ^o. compact K de O . Espace des fonctions tests Définition 4.8) Il s’agit donc d’une convergence uniforme sur la fonction et toutes ses dérivées partielles. sous la condition d’un support commun. . Une application est qu’il est possible pour O ouvert de R.1] a Pour support [-(1 + e). La construction topologique de D(iï) est traitée dans de nombreux ouvrages comme [17.e).2. Par ailleurs.d et K compact de O. dont le support est la boule de centre 0 et de rayon e (voir figure 4. On observe que ipe *^[-1. 1 . ainsi. ad)e N rf : || .4 puisqu’on y réalise une régularisa­ tion de la fonction indicatrice du segment [-1 . On construit la famille de fonctions : <t>e(x) = > € R+* (4-9) Chaque <pe est donc une fonction de D.e] (pour e < 1). ifro i (jt) Reprenons la fonction \pQ \ e 0 définie à l’équation (4. avec : V a = (a. 1 + e] et qu’elle vaut 1 sur [-(1 . elles sont bornées et appartiennent donc à tous les espaces Lp pour 1 < p<oo. on pose : ue = <ps * u\k .3).1 ]. On peut facilement peupler D grâce à un procédé de convolution (voir annexe C. C’est une convergence très stricte. des résultats de densité montrent combien il est utile. Un exemple important est donné à la figure 4. o ù s est choisi suffisamment petit pour que supp(w£) c O .1 C on ve rge n ce d a n s £>(Î2) On dit qu’une suite p)eni d’éléments de £>(0) converge vers <p € 'D(iï P (< et seulement si il existe un compact K de contenant (autrement dit Vp.1 Pour le lecteur non familier de ces concepts.

Soit / une fonction continue à support compact c i l Alors : (/ .y J r cI J ^ ( / W . 4. ■ Rem arque 4.É l é m e n t s d ’ u n e Figure 4. on note : T ! (j) G !D(i2) h » T((p) = {T.Chapitre 4 • Distributions Figure 4.1 .bibliomath.3 Espace des distributions Définition 4. on en déduit que T> est dense dans les espaces de Lebesgue pour 1 < oo.dentiécar pour / e 1/(0. e) + K cQ . (p) G IR Les « crochets » sont en effet une notation classique en dualité. On dit que <pr est une approximation de l’i. En utilisant les résultats de densité donnés en annexe C.4. ce résultat s’étend aux espaces Ck(£l) avec convergence uniforme sur toutes les dérivées. Par ailleurs.f étant continue sur le compact donc uniformément continue et le terme en I/O ) .2 On appelle distribution sur fi toute forme linéaire T continue sur D(O). La figure 4.10) I JB(e) (f(x) —f ( x — y))</>e( où s est choisi tel que B(x.f(x .3. 60 www.2 Il est à noter que la convergence uniforme dans la preuve précédente implique toutes les autres formes de convergence. \\f .com .3 don £— »0 deux de ces fonctions dans le cas unidimensionel.f *<pe\\u> -* 0.R é g u l a r i s a t i o n d e a p p r o x i m a t i o n de l ’ i d e n t i t é l ’in d ic a t r ic e d e [ .y ) \ peut être rendu aussi petit que voulu en ajustant s (indépendamment de x).f ( x . 1 ] Démonstration./ * /(*)“ f f ( x . (4.).

фг) e D(Q)2 et a € R : (T.n ne peut pas être nulle.n ) ont leur support dans K implique que 4>n. <Pn. Une forme linéaire T sur D(£ï) est une distribution si et seule­ ment si pour tout compact K c Î2.“’ = t : (4. Démonstration. 4. Une forme linéaire qui vérifie l’équation (4. (4. c’est donc une distribution.13) On choisit C = m = N. et comme d’après l’inégalité précédente <Pn.14) |a|<m N On en déduit que VN.3 i.3. La photocopie non autorisée est un délit.4. T2) e D'(£ï) et a € C. ■ 61 www. Ф ) \< ск 2 P 'V l b Уф € D(Q) avec supp(^) c K (4. ТУ(Q) est un espace vectoriel : pour (Ту. il faut prouver qu’une forme linéaire T continue sur £> véri­ fie (4. фу + афг) = (T. фу) + a(T .tp)-> (T . Par ailleurs l’équation précédente et le fait que les (</>n. Notation On désigne par D'(iï) l’ensemble des distributions sur D{iï). on peut s’arranger (en multipliant l’inégalité par un scalaire positif) pour que sup HdVw. Ф) (4.t) iii. On raisonne par l’absurbe : on suppose qu’il existe un compact K de Î2 tel que pour tout entier m et toute constante C > 0.) au sens suivant : У ф е D(Q) (aTy + T2. Proposition 4. La continuité (séquentielle) signifie que pour toute suite (4>p)pen convergeant vers é € £>(Q) : (T . On a donc une contradiction avec la continuité de T.wllz. (aT\ + T2) € D'(D.c)\>cYJ I I ^ W I I l. La linéarité implique que la continuité en 0 est équivalente à la continuité dans tout £)(£2). Réciproquement.n )\ > 1. ф) = a(Tx. il existe une fonction <pniic de D à support dans K telle que © Dunod.11) Proposition 4.12) Si dans la définition on peut utiliser le même entier m (indépendamment de K) on dit alors que la distribution est d’ordre m.12) est clairement conti­ nue sur D. фг) ii.n-» 0 dans D.12). ф) + (T2.3.bibliomath.com .<t>m. |(T. \(T. La linéarité signifie que pour (фу. Espace des distributions Remarque 4. 3 m^ e N c/ 3 Ck > 0 tels que : i \ \ПФ)\ = К Т .

Chapitre 4 • Distributions Contrairement à D(Q). Ce théorème est admis.) i-> (Tf.com . Si (TpipeN est une suite de distributions et si. cumulé à l’évidente linéarité.16) Jn est une distribution d ’ordre 0. prouve que T f est une distribution d’ordre 0 (pas de dérivation dans la majoration).15) La convergence est dite faible. Démonstration. Soit f e L}ocune fonction localement intégrable. g e L)oc alors T f = Tg & f = g (4.6. 62 www. Soit f e L)oc.<p)(4.17) PP autrement dit Ljgc(Lî) peut être injecté dans D '(fï). ■ Le résultat précédent est fondamental puisqu’il permet de prouver des densités d’espaces dans 2)'(i2). D éfinition 4. et donc de donner des techniques d’approximation de distri­ butions (par des fonctions). f<pdA (4. Théorème 4.cf>)->(T. on munit D'(Q) d’une topologie très faible (de manière à ce qu’il soit « facile » de converger dans £)'). Démonstration. d> ) converge dans R.5. la démonstration fait appel au principe de la borne uniforme (théorème de Banach-Steinhaus) afin de pouvoir échanger les limites de la suite de distributions et de la suite de fonctions. alors ê i—> lim ( T ê ) est une r >+oo y /?— complétude séquentielle de D'). (Tp. pour tout <pde D(Q).bibliomath. Association fo n c ti - i.3 On dit qu’une suite de distributions (Tp)p€^ converge dans 2)'(Q) vers une distribution T si : V0 e D (Q ) . ii. P roposition 4. L ’application T f : (p e T)(Q. (Tp. On a |/0 | < |/| ||0||l" et f est intégrable sur le compact K = supp(0) donc MX l/l«7dj ||0||lc°(îî) ce qui.

l’identification se fait au sens de Ljoc. considéré comme un des « pères » de la mécanique quantique. utilisée communément dans l’étude de systèmes en automa­ tique. on noteX b(xo.+oof). Oliver Heaviside (1850-1925).y)dy = (Tf . T f = 0 = ï f = 0. l’association n’a de sens que presque partout. |0(O)| < | | 0 | | e t donc la distribution de Dirac est d’ordre 0. 4. m pp Remarque 4 A Une conséquence de ce théorème est la confusion fréquente entre une fonction / et sa distri­ bution associée Tf. Il n’en reste pas moins qu’il est incorrect de parler de la valeur d’une distribution en un point : une distribution n’a de valeur qu’appliquée à une fonction test. r) où xo a été choisi £->0 pp arbitrairement.r ) JÇ1 Par ailleurs. le prix Nobel de physique en 1933. Finalement. et {0} est un ensemble de mesure nulle.y)dy = I f{y)<f>£(x .18) © Dunod. Définition 4.co : ôXQ£ D'(Q) \ <f>e D i-> (ôXQ. Il reçut. conjointement avec Erwin Schrôdinger. Remarque 4. (/>) = 0(0). 0) = 0(*o). Même dans les cas où la distribution peut être associée à une fonction. On pose / = ) e ¿'(O ). physicien britannique. f. on introduit la distribution conjuguée T par : <î. ii.1 i. Soit xo e O et 0 tel que 2r) c O. La photocopie non autorisée est un délit. iii. Espace des distributions On suppose que / est telle que 7 / = 0.4 C o n ju g a iso n Pour tout T e D '(iî). mais également reformulé et simplifié les équations de Maxwell.i ) la fonction indicatrice de B ( x q . On utilise l’approximation de l’identité (pE définie à l’équation (4. Exemple 4. Par ailleurs.y). a bien sûr introduit la fonction de Heaviside (aussi appelée échelon unité ou marche). <pStX) = 0 JB (xo . La distribution de Heaviside* sur D(R) : 0 g D h (H. 63 www.9) avec et on pose (pStX : y h* <p£. physicien et mathématicien britannique. Paul Adrien Maurice Dirac (1902-1984).bibliomath. On a alors : f*<Pe= | f(y)<Ps(x . La distribution de Dirac en .x(y) = <pe(x .T.3. La distribution de Diracf ô e £)'(1R) est une distribution qui n’est pas associable à une fonction : (ô.0> = <7\0> (4. $. 0) = fR+(pdÀ provient bien d’une fonction L]oc (en l’occurrence l’in­ dicatrice ^(o. S’interroger sur la « valeur d’Heaviside en 0 » ne correspond à rien.com .5 T est réelle si et seulement si T . f * <pe -» / dans L1 et donc / = 0 sur B(xo.

0) a pour fonction vaut 0 en 0 mais (6'. on a supp(^) fi supp(r) = 0 => 0. La subtilité est que 0 € supp(0) ({0} est dans l’adhé­ rence des points où <pn’est pas nulle). Soit T une distribution à support compact et K un compact de Í2 contenant strictement supp(T). >0 (4. tp) = 0.5 Une distribution est dite p o sitive si et seulement si : M<p e£ > (0 ): tp > 0 =$ (T. Proposition 4.bibliomath.tp)\<c 2 \\da(m\u 64 www. admise ■ Proposition 4. (p peut être nulle sur supp(7) sans que (T. <p) .ftp) est nulle sur supp(7).Chapitre 4 • Distributions D éfinition 4. <p) soit nul. sur R. D ém o n stra tio n .4 pour cette distribution et le compact . On a £>(Q) c S(O) et fi'(O) c D'(O ) D ém o n stra tio n .19) D éfinition 4. D istrib u tio n s à su p p o rt co m p a ct L ’ensemble des distributions à support compact ¿7(0) est le dual des fonctions C°°(0) = £(Î2) (muni de la convergence uniforme sur toutes les dérivées).<p) = -1 . Fondamentalement. De plus en utilisant la proposition 4. Pour <p e D(O). la distribution 5'. Les distributions à support compact sont toutes d ’ordre fini.6 On appelle su p p o rt d ’u n e distribu tion le complémentaire du plus grand ouvert O tel que supp <p c O =s> (T . définie par (ô'. Ainsi. On peut construire (par exemple en régularisant la fonction indicatrice de supp (T)) une fonction / égale à 1 sur supp(T) infiniment dérivable à support dans K. ( .com .7. On parle bien du support de <p et pas simplement de l’ensemble des points où s’annule : en effet.8. il existe un entier p et une constante C tels que : \(T.

et on choisit n suffisamment grand pour que supp(r) c K\ c Ki c iî.x o \ p+l-fi < C a=0 al rtP+ i~P On écrit alors {T. d ’ordre p.»||/||l~ © 65 www. Espace des distributions On peut alors développer la dérivée en utilisant la formule de Leibniz. 0>| < A ^ IIW . x 1 . lliO z.9. P Z-i nP+i-fi n a<p {Ka La majoration étant valable pour tous les n suffisamment grands. W(f<t>)\\z~ = II/0IIl“ + \\f'<P+ fÿ'Wu» < Il0lli. « . ■ 1'. On peut construire (par régularisation de la fonction indicatrice) "une fonction ipn telle que . Proposition 4. 4. et on développe les dérivées avec la formule de Leibniz : |<r. Dans le cas p = 1. on se place sur R. on obtient le résultat.com . <p) = {T.3. On note Ke l’ensemble des points dont la distance à supp(7) est inférieure ou égale à s. La photocopie non autorisée est un délit. Afin de simplifier la démonstration. supp„ if.“ + ll/'IL~) + ||0'||z. pour le terme de droite. on a : y .m)(0°Hl“ a<p Ounod.» < na On prend alors x e Kg et xq € supp(T) tels que |jc .<p. <z Kz . t//n<f>) où le terme de gauche est nul. Soit T e fî'(iî).bibliomath.<f>) = 0 Démonstration.“(ll/lli. alors : (T.xol < j. Si <p € D(fï) est telle que ¿^(suppCT)) = 0 pour tout |ar| < p. on utilise le fait que la distribution est d’ordre fini.ijfn<p) + (T. et on obtient une nouvelle majoration de la forme : où C dépend de C et des ||d e / ||z . on obtient l’existence d’une constante C telle que : 1 \^ {x )\ < + C ' \ x . le cas général s’obtient en utilisant des multientiers. / ? désignant un multientier inférieur à a J w On peut alors préciser le résultat précédent. car la fonction est nulle sur K\ qui contient strictement supp(T) . Pour /? < p. on effectue un développement de Taylor de 0 à l’ordre p -fi en utilisant la nullité des p premières dérivées <psur supp(T).

..20) dxj’ dxj et donc. De plus. (7^) j. et le support d’une fonction est réduit par dérivation. p ) = -f (4. Par suite : Exemple 4.com . pour tout multientier a = ( a i .Pour tout jde {1. En effet : soit <pe £>(R). Alors : (H’.. dxj dT (4.<P) = -(H.3 Dérivation usuelle Soit / une fonction de classe C1 sur R. a(/) : (ÔaT. On va voir que la formule de dérivation des distributions est cohérente avec l’intégration par parties. P ro p o sitio n 4.7 dT Soit T e D'(TÏ). La dérivée de la distribution Tf associée à / est la distribution associée à sa dérivée : / e C'(R) =» 66 www. la convergence dans D implique celle de toutes les fonctions dérivées. alors daT est une distribution d’ordre (k+ |a|).bibliomath. il est clair que si T est une distribution d’ordre fini kf.23) = .22) dxj dxj Démonstration.21) Cette définition a évidemment un sens : D est stable par dérivation. .10.j est une suite de D'(L Ï) convergeant vers T alors : dT_ (4.Chapitre 4 • Distributions 4.ip) = (-l)W (4. par récurrence..2 On a H' =ô.[0]o+°° = J R+ Exemple 4. Soit <p e D(Q) : e D(Tï).4 D érivation d ’une distribution D éfinition 4.

Si on suppose.k2\.0'> (4. soit 0 e £>(R). on sépare R en des domaines où les fonctions sont suffisamment régulières pour une intégration par parties : <(77)'.4 Dérivation d ’une distribution associée à une fonction discontinue Soit / e Cj^(R). Notation Soit / une fonction présentant une discontinuité en un point *o- On introduit la notation « saut » par : !/!(*>) = /(* o )-/(* « ) Le saut est donc nul partout où une fonction est continue. alors : (Tf y = Tf + im *o)ôxo En effet.0> = -<77.5 Considérons le milieu bidimensionnel de R2 constitué de deux domaines homogènes R x R+ et R x R .com .<p) Exemple 4.25) 67 www. on peut supposer supp(0) c [k\. = (Tf + U¥so)ôXa. on a en particulier <p(k{) = <p(k2) = 0 et : ((Tf y. présentant une unique discontinuité en un point *o. f f<p'dA= i f<t>dA-[mk^ { T r<<p) 'R JR La dérivation au sens des distributions permet de définir la dérivée d’une distri­ bution associée à une fonction discontinue (le résultat de cette dérivation est une distribution). La photocopie non autorisée est un délit. Dérivation d’une distribution En effet.4.bibliomath. 4. que / ' e L)oc{R). Exemple 4. et étudions l’équation de conservation de la chaleur donnée au sens des distributions : div(g) = s (4. de classe C1 par morceaux.<p) = -(Tf. en outre. soit <p e £>(R).<p') = .24) © Dunod.

da<f>) = 0. Proposition 4. on obtient : I[q. Le complémentaire de supp(T) est donc inclus dans le complémentaire de supp(<9°T).com . Pour tout T € D'(Q. Alors : (daT. Écrire une loi de conservation au sens des distributions permet donc la prise en compte des cas continus et discontinus. J/RxR+ rx = .5. Si on choisit une fonction (pà support dans R x R" ou (exclusif) dans R x R+.5 O pérations 4.l ) ^ ( r . ■ 4. Par contre. on peut néanmoins définir le produit d’une distribution par une fonction infiniment dérivable.J*q grad(<p)dÀ .J q y(0 )<p(0)dAx-Jqgrad(<p)dA + J q y(0+)(p(0)dAx RxR" R RxR+ R On a séparé le domaine d’intégration de manière à intégrer par parties sur des sous- domaines où q était suffisamment régulier.Chapitre 4 • Distributions Autrement dit. sur la ligne de discontinuité. puisque supp(d'V) c supp(0).) et tout multientier a : supp(ô“T ) c supp(T) Démonstration.11. <p) = <div(q). (p) = 0). 68 www. <p) = ( .bibliomath. <p) = ( div(q)(pdÀ J R2 = I div(q)<pdÀ + I div(q)(pdÀ J rxr. Soit </>€ 0(i2) tel que supp(0) n supp(r) = 0 (donc (T. pour cpdans £>(R2) : (s. on retrouve l’équation div(#) = s au sens classique.1 P ro d u it p a r u n e fo n c tio n in fin im e n t d é riv a b le S’il n’est malheureusement pas possible de définir le produit de deux distributions.jl(y = 0) = o ce qui signifie que le saut de flux normal de chaleur doit être nul (résultat classique en physique). Par suite : supp(0)fisupp(5Q'T) = 0.

6 Comme if/cp g £ ) ( £ 2 ) . : x e . On définit la distribution i//T par : V0 g £ > (ü ) : = Remarque 4. on désigne par 7).(T. il suffit de montrer que (^<Pp)pe 0 dans D(Q). ip<pp-» (T. Par ailleurs. 4. il faut vérifier que \j/T est bien une distribution. if/cpp).(T.28) © 69 www.h) par : (Th. <p-k) (4. Soit (p6 D(Q). Opérations Définition 4.d7J dx j dxj La convergence au sens de (Q) de la suite D n permet de conclure. <p) . La linéarité est évidente. ■ 4 . tel que : supp(</>) n (supp(r) fl supp(i^)) = 0 Alors : {(//T. la translatée de <p ■ </>i.5. 0> = 0 P ro p o sitio n 4.com . Pour ip€ C°°(iî). et T G D'(Ç£).(x) = h +ü . et tout <pde £)(Î2). l’expression a bien un sens. Soit K le support compact commun des (pp. <t>p) .12. La photocopie non autorisée est un délit.26) Démonstration.27) Définition 4. <p) = 0.5 . Par suite : supp(0T) c supp(T) n supp(^).bibliomath. On a alors : (pT. on a (if/T. <pp) = (T.h» <pi. Pour tout h de O.8 Soit i// g C°°(i2). d<PP d\p m\ + i M 0 dxj ^ + 4’l.9 Pour tout h de Q.h) (4. Pour la continuité : soit (^p) N -> 0 dans £)(Î2). en omettant l’indice L°°(K) sur les normes pour raccourcir l’expression : 9{<ppip) d<Pp . et eT £)'(£!) : supp(0T) c supp(L) fl supp(^) (4. la translatée de la distribution T de définie pour tout <pde 0 (Q . on désigne par 4>i. if/ étant continue elle atteint son sup sur K et : II0P ^ II l ~ (/O < \\</>p \\ l c° ( K ) \ M \ l *>(K) 0 et concernant une dérivée première (les suivantes s’en déduisent).2 T ra n s la tio n e t s y m é trie Notation Dunod.

5 . pour un changement de variables dont le jacobien est C°°.7 (0/0 = ($)-/! Remarque 4.11 C o n vo lu tio n d ’une d istrib u tio n et d ’une fonction Soit T e D'(Cl) (respectivement &’).(f> < P x) . De même.définie par : *< P)(x) .10 On désigne par f la symétrisée de la distribution T € définie pour tout é d V(Ci)par : (4 .bibliomath..3 C o n v o lu tio n D éfinition 4.. de distribution en coordonnées polaires . d(T * ) dT d(b * 0 = T * —— et T * (f) G £(fi). et <p eD{Cï) (respec On définit la convolution de la distribution T et de la fonction <p comme étant la fonction. on peut associer à T g D \Q ) la distribution f g D'(Cï ) telle que : <7\0> = <7\ det h Typiquement. notée T* cp. pour 0 g D(Q) ona0 = 0 o u e !D(Ù) et dAx où on reconnaît notamment l’intervention de la valeur absolue du jacobien du changement de variables.Chapitre 4 • Distributions Notation Pour toute fonction / définie sur Cl(ouvert supposé symétrique par rap par / la symétrisée de / . <j>~x(4 . .13. on peut parler de dilatation de distribution (voir le chapitre sur les transforma­ tions intégrales). 4 .29) D éfinition 4. définie pour tout xde m = /(-* ) (4. dxj dxj OXj ii.8 Ces formules sont l’analogue des formules de changements de variables dans une intégration : si u est un C1 difféormorphisme de Cl dans Q.31) P ro p o sitio n 4. pour x g ü on pose x = u~l(x) et pour / g L)oc(ÇÏ) on définit / = / o u g L\oc(Cl). supp(r * 0) c supp(T) + supp(0).30) Remarque 4 . 70 www.com . (T .

T * S —S * T.A ------. 71 www. la fonction de D(fï) dans fî(iî) qui à 0 associe T * 0 est injective et continue. v. Pour 0 donné dans D(fï). <p.5. La photocopie non autorisée est un délit. Alors : i. pour faire porter la dérivée sur la distribution il faut changer le signe une fois de plus et f \ x ) = T'*<t>.com .y) ^ . T * (0 * if/) = (7* * 0) * 0 = (T * 0) * 0. iv. donc.ft-iO <y) Par continuité de T. 4. Pour simplifier. Les autres propriétés se démontrent sans difficulté. P roposition 4.<p'x) = T*<t>' 0 Pour l’autre égalité. on ne considère ici que le cas unidimensionnel.</>x .h-------W -------------. On a alors nx+ h )-f(x) = i ^_u+/o) _ <r> ^ = <Ti D ’après les propriétés de 0. V<f> e D(Q): ( T * S ) * T * (S *< p(4. Démonstration.h------------. T donné. S .14. .bibliomath.(x+h)-<p-x <p(x + h . Opérations iii. on peut passer à la limite dans le crochet : f(x + h )-f{x ) lim = f ( x ) = (T. la fonction de £>'(Î2) dans qui à T associe T * 0 est injective et continue.12 Convolution de deux d istrib u tio n s Soit T et S deux distributions dont au moins une est à support compact. Soient T.32) Remarque 4.y ) ~ <p(x . Utrois distributions dont deux au mo port compact. on définit la convolution de T et S comme étant la seule distribution vérifiant : © Dunod. ■ Définition 4. Î2 = R et on pose : f(x) = (T * 0)(x). il suffit de remarquer que <p’x = .9 Cette définition donne bien une unique distribution grâce à l’injectivité de la convolution entre une distribution et une fonction.

33) Remarque 4 . *. fix) = (Ôh.5.15. T * (S * U) = ( r * S) * £/ = T * (5 * £/). Un cas d’application classique concerne les fonctions et distributions « causales » (définies sur R et à support dans R+). É lém ent neutre p o u r la convolution VT 6 £>'(R) : T *ô = T (4. on dit que U et V sont à supports convolutifs si. lorsque x e supp(U) et y e supp(V) sont tels que (x + y) parcourt un ensemble borné de R^. fi-x) = (S. Remarque 4. Ainsi. Proposition 4. toute distribution est alors la limite d’une suite de fonctions de fî(R).). on obtient la densité de D(R) dans £>'(R).h . iv. Translation d'une fonction i// : V0 G £)(R) : (ôh * ^)(x) = C ô T . x et y parcourent tous les deux des ensembles bornés. 10 Ce résultat (cas particulier de la translation. alors. ce résultat s’étend même à £>(R) en utilisant un procédé de troncature.. fi-x+h) = f i ( x . Au final. uXj uXj uXj Ui. pour une distribution 7\ T * (¡>£ e 8(R). que l’on note D+(R) et £>+(R).12 On peut définir les deux algèbres de convolution (¿/(R/7)» +. Remarque 4..0) = fi(x)h 72 www. *. Proposition 4. (fi-x)-h) = (5.. Translation et convolution V(h.13.) et (i)+(R). montre que l’approximation de l’identité <pe (4.com . T) € R x £>'(R) : Th = ôh * T D ém onstration . prouvé plus bas) couplé à la propriété 4. Toutes les propriétés précédentes restent vraies pour des distributions à supports convolutifs.9) converge (au sens des distributions) vers la distri­ bution de Dirac. — -------= — *S = T * — . D’après la proposition 4. V) e ©'(JR/7)2.16.7 7 On peut étendre la définition de la convolution à des cas où aucune distribution n’est à support compact : il faut pour cela que les distributions aient des « supports convolutifs » : étant donné (U. +. d( T*S) dT dS h.Chapitre 4 • Distributions .il/) e R x £>(R) : iffh = ôh *i/t V(/i. supp(r * S) c supp(T) + supp(S).bibliomath.

|/ J l (4. Distributions tempérées Translation d ’une distribution : soit T une distribution et 0 e D. a d)..( <t>x ) -h)= 4.6. pour tous multientiers a = ( a i . il s’agit le plus souvent de fonctions avec une exponentielle négative en facteur. .(<f>h)x) = <. .13 On définit é>(]Rrf) comme l ’espace des fonctions à décroissance rapide.bibliomath. Définition 4.14 S est un espace vectoriel stable par dérivation et par multiplication par une fonction polyno­ © Dunod. . ( sup xeRd... Bien sûr.6 D istributions tempérées Pour certaines applications (transformations de Fourier notamment).35) Remarque 4. plus grand que 2)(R^)). |or|<*. La photocopie non autorisée est un délit. Définition 4. px+h) = (T. Ce sous-ensemble est également défini par dualité (d’un ensemble é>(IR^) dit de Schwartz. 4.13 En pratique.36) 73 www.. S ( R d) = \ u e C ° ° ( R d) / V k e t l . les distribu­ tions sont définies de façon un peu trop générale. (Ôh * T) * (j) = T * (ôh * <p) = T * (f>h T * <ph(x) = (T. Remarque 4. . {T =( T . ¡5d)d e : \\xaA<PP r -<P) \->+co 11 I)— » 0 (4. les fonctions de S sont bornées et ont toutes leurs puissances intégrables (S c Lp pour 1 < p<oo). typiquement x e ~ M.com . miale.14 On parle de convergence dans vS(R^) pour des suites de fonctions dont toutes les dérivées pondérées par n’importe quel polynôme convergent uniformément : une suite tend vers (p dans S si et seulement si. c’est-à- dire des fonctions dont toutes les dérivées multipliées par des polynômes arbi­ traires tendent vers 0 à l’infini : aet/3 étant des multientiers de IN(/. On utilise alors un sous-ensemble des distributions appelé ensemble des distributions tempérées./3 = i(f.

6 Le Dirac (distribution à support compact) et l’échelon de Heaviside (identifiable à une fonction à croissance modérée) sont des distributions tempérées. s'identifient à des distributions tempérées. La linéarité et la continuité s’obtiennent de manière classique. Pour / à croissance modérée.1 7. D (Rd)c S(Rd)c £(Rd)et S'(Rd) c c & P ro p o sitio n 4. Démonstration.com . P ro p o sitio n 4. La conver­ gence utilisée est la convergence faible (la même que sur tD'(Rrf)). Les distributions à support compact sont toutes tempérées.bibliomath. il existe C et iV > 0 tels que pour tout x de ( R d) : )< C( 1 + \ x \ f \f(x Pour f £ Rd) : IljRrf f f< pdA <<CC I JR 'R '' (l + \ x \ f \f\dA qui est bien définie.1 8. Exemple 4. 74 www. Les fonctions L ^fR ^) à croissance modérée (majorées par une fonction polynomiale).1 5 Le dual de ¿»(R^) est l’ensemble des distributions tempérées.Chapitre 4 • Distributions D éfinition 4.

3. au sens des distributions : — (aT) = — T dx dx dx 2. de 2)(R) tel que 0(0) = 0 : (T.v C B M ultiplication par une fon ction 1. En utilisant les propositions 4. En déduire les solutions de xT =1 dans 2)'(R). Montrer que S * est une primitive de S € 2 )'(R). (aT. On cherche à résoudre l’équation xT = 0 dans 2 )'(R).v 2. qui n’est pas localement intégrable sur R.9 montrer que toute distribution à support concentré en {0} est une combinaison linéaire de dérivées de la distribution de Dirac.com . Soit a € C°°(R. trouver une primitive T € 2 )'(R) : = 3. (a) On définit a T par e 2)(R). R) et T € 2)' (R). Trouver une primitive (au sens des distributions) de x On pourra à chaque question vérifier que Vp\ est une distribution d’ordre 1. 0 ) = O (b) En déduire que T = cS. Vérifier que cette définition a du sens et que € 2 )'(R). Montrer que xô' = . CB V ale u r principale de £ Cet exercice a pour objectif d’étudier la distribution associée à la fonction r n 4.8 et 4. La photocopie non autorisée est un délit. . (a) Montrer que résoudre ce problème revient à trouver T tel que. d da dT (b) Montrer que. 2. a<p). . 4. Exercices C T I Prim itive d ’une d istrib u tio n 1. Soit S € 2 )'(R) une distribution telle que S * ait du sens (typiquement une distribution causale). 75 www. Soit S € 2)'(R).ô 5.bibliomath. Trouver les distributions T e 2 )'(R) telles que T' = 0. Montrer que aT est une distribution. La définition requiert donc un peu de précaution : 1. (p) = {T. pour tout 0 © Dunod.

et en 2£ avec F 2 = . Soit G € D '(R ) une solution. (b) En déduire une solution particulière de l’équation ^ + (4teS) Équation différentielle avec d isco n tin u ité s Soit une poutre horizontale de longueur 3£ reposant sur deux appuis simples. 76 www.37) au sens des distributions (4.37) 1. Calculer H* ^ et en déduire une solution particulière T de l’équation (4. On considère l’équation (4. (a) Soit / une distribution telle que S ait un sens. Calculer £(S).bibliomath. On considère le changement de distribution inconnue S = (a) Quelle est l’équation satisfaite par S ? (b) On suppose que S est une distribution causale.Chapitre 4 • Distributions [litffl) É q u a tio n s d ifférentielles et fo n ctio n s de Green Soit a une constante réelle strictement positive.F { y ■ y On désigne par T l’effort tranchant et M le moment fléchissant. (c) Quelle est la solution U de l’équation ^ + aU désigne la distribution de Dirac au point b ? 2.37). 3£] (on prendra F 2 = 2Fi). On considère l’équation au sens des distributions £(G) où X est un opéra­ teur différentiel linéaire à coefficients constants.F { y. 2. Exprimer T et M en fonction de la distribution d’Heaviside H. L’équilibre de la poutre se traduit au sens des distributions par les relations suivantes (Sx désigne la distribution de Dirac au point x) : et M(£) = )=0 1. chargée en £ avec F \ = .com . Tracer les graphes des fonctions T et M sur [0.

existe- t-il une fonction (p e D (R) telle que ip? Comme les fonctions sont à support compact. (p') = .( S . (p) T est donc connue sur les fonctions à intégrale nulle : (T. 9). € D (R) avec I ipdA = 0 Jr Soit alors 0 € 0 (R ) telle que fR 6 = 1. On a ( T . Le problème se reformule donc en chercher les distributions qui sont nulles sur les fonctions de 2) dont la moyenne est nulle : Trouver T € D '(R )/ (T. ip) = 0. à quelle condition. Par suite : © Dunod. On peut écrire . elles sont nulles pour des e R suffisamment grands (en valeur absolue). < p ) = -(T On commence par chercher à quelle condition une fonction de D(R) peut être la dérivée d’une fonction de D(R).ip) = (S 77 www. 0 ) = |JT OdAj (T. # = (fR @dA) 6 + ip avec ip € ®(R) et ipdA = 0. 6) + (T.com . On peut écrire )= et la condition est qu’il faut que L tpdA = 0 pour que <psoit la dérivée d’une fonction de « R ) . iP) = 9). On a alors : 0 = ( T '. Soit <pe 0 (R ). Corrigés Pour aller plus loin Un exercice supplémentaire et son corrigé sont en accès libre à partir des pages d’accueil du livre sur le site www. Autrement dit. et (P 6 0 (R ). La photocopie non autorisée est un délit.bibliomath. 0) La distribution T s’identifie à la constante (T. 2.com Corrigés E iil 1. pour une fonction 6 £)(R) donnée. (T.dunod.

La linéarité de Vp\ est évidente. Il convient tout d’abord de s’assurer que cette définition a un sens. 0 ) = (S. il est intéressant d’introdu de <psuivant sa partie paire <pp et sa partie impaire <pl. comme (p'(x)= J0 <p‘ (t) dt. m 1. f t ■oo La primitive est donc connue à une constante arbitraire (T.t//) + (T. La fonction xi -> \étant impaire. Soit Æ> 0 tel que le compact [-&. on obtient : = . 78 www. En prenant quelques précautions pour intégrer par parties. près. ( T . On voit au passage que Vp\ est une d d’ordre 1. 0 ) = (T. Alors : ■ CX '/ Or. (pp et (p1sont toutes deux des fonctions de D(R). 3. A La continuité sur 2)(R) s’obtient grâce à la dernière inégalité (si (<p„)neN —> 0 dans 2). Pour cette raison.com . H est appelé int en traitement du signal.||^<» -> 0. On a (S* H )'= S * H ' = S * ô = S. k] (symétrique) contienne les supports res­ pectifs de <pp et (f>1.2 lim fI </p>1•'(x) (x)]\n(x)dx + 2 lim U ' ( a ) ln(x)f On a |0'(e)ln(£)| < |ln(e)e|||0'.Chapitre 4 • Distributions Par suite : ( T . 2. on déduit : On a montré l’absolue convergence (au sens de Riemann) de l’intégrale. alors || ^'W l^ —■* 0).bibliomath.

0') = a(p') = . 0 \) = c. On pose :<p = 0 o+ <p(0 ) 0 1. on veut montrer que 3 e 0 (R ) tel que 0 .( T .0o) + (T.com . <p) Il suffit alors de poser (T. Par suite : 0 q € D(R) et 0(0) . x(p)= 0 » V 0 avec 0(0) = 0. Corrigés On utilise la parité de 0 l'pour intégrer sur {|x| > e) D (]e.( T . La photocopie non autorisée est un délit.|.) = <ln'|. La valeur principale est la dérivée au sens des distributions du logarithme. et € £>(R).5. Par suite : Dunod. (a) Voir le cours. -e[ (Vp\. k] U [-jfc.0 . (b) ((aT)'. (xT.a'<p) = .0) On a utilisé la parité de xln |x| et l’absolue intégrabilité (au sens de Riem du logarithme sur tout compact. Si T est solution : (T.|. Soit a € C°°(R. jln \x\dx = -< ln |.r(x) ln \x\dx = . (a) Soit 0 € £)(R) tel que <£(0) = 0. ip) = (T.0. R) et e£ T >'(R). <p) = {T.1. Le logarithme étant une fonction localement intégrable sur R. On cherche à résoudre l’équation xT -0 dans D '(R ).lim f ln 0 c-»o+ J w>0 0. section 4.<p) = .( a T . (a<p)') a '<!>) = \ a<p) + {aT)' = a '{x)T + a{x)T' 2. 01 MO) = 0 X)(ô. il définit une distri­ bution d’ordre 0 et donc sa dérivée est une distribution d’ordre 1.bibliomath. 79 www.Xip. On a Sous cette forme il apparaît clairement que tp est bien C°° et à support com­ pact supp($) c supp 0 donc <p e £)(R). (or0)' . (b) Soit 0 \ e 2)(R) tel que tf>i(0) = 1 donnée a priori. f ü 1.<f>) = .

x 4.9 on sait que (T. (a) T = e~atS. x0 ) = -(6 .S donc f . 5. r c (dT. Soit T une distribution dont le support est le compact (0). d ’après la proposi­ tion 4. D ’après la pro­ position 4.bibliomath. (x0)') = donc xô' = -ô. on a dS__dH_ H* * S —ô * S — S dt dt or §■ = ôdonc H*<§ = H*Ô = H . (xô'. .M f(T. 0 0 ) on obtient T .com . toute fonction 0 e £)(R ) se m et sous la form e : 0W = E -. on a donc T -Vp\_+cô.% = e~at^ . La convolution des distributions fonctionne pour des distributions à sup­ port convolutif. /c _ ôb= ôb* o — ôb* I —— i. finalement : T = e~atH. = V X question précédent assure que les solutions sont définies à un Dirac près. (c) Cette équation est obtenue à partir de la première en utilisant le produit de convolution par ôb : c . en utilisant un développant de Taylor à l’ordre p (avec reste intégral). (b) La convolution entre distributions causales est bien définie. r) =0 et donc <7\0> = E < r ’ ^0 ) a^p = V (-1 .ô = ô.x)){ô(a\<p) a^p a\ En posant ca = ( -1 )a(0T . Chapitre 4 • Distributions 3.b)H(t .0) = ( ô'. * {x) x—iœ+ \r(x) a<ip où r€ 0 ( R ) est nulle en 0 ainsi que ses p prem ières dérivées. 1.£ £ =0 ca6(a).ae~a.b) 80 www.8 elle est donc d ’ordre fini p.aT I = --- \d t ) dt Par suite la solution est : U = T b =ôb * T = e~a(. puis On a donc. c’est pour cela que la solution de l’équation homogène Ce~at (qui n’est pas causale) n’apparaît pas dans les calculs. D ’après l ’exercice précédent ( xVp\. Soit 0 € iD(R) valant 1 au voisinage de 0.= ea.4>)= ..

^ = .F\ô\ . 81 www.^ ^ Figure 4.E f f o r t e t m o m e n t l e lo n g d e la p o u t r e Dunod.F i H.bibliomath. La photocopie non autorisée est un délit.com .F2H2e(x .2€) .F262e = 0 dx T = F\Hi + F2Ü2t + A dM 0 0 +T=0 1 dx -1/: M = . (a) £(S) = £ ( G * f ) = £ (G ). Corrigés 2.C) .Oc . 5/3 On a : T 4/3 —---. (b) On aV = T * f = e~a.* f = 6 * f = f .Ax + B M(0) = M(3£) = 0 -1 8 = 0 .5.H * f.

www.bibliomath.com .

La photocopie non autorisée est un délit. De plus : (5. la définition a bien un sens. ||m||l ~ < N |¿ i.1.com .3) © Dunod. d t. x ' ù) = ^ x¡ù)i est le produit scalaire euclidien.bibliomath. la dérivation en temps pour la transformée de Laplace) et de remplacer des opérations différentielles par des opérations algébriques (produits par des polynômes). 5. /=1 83 www. L ’application : T : Û -> L°° fl C° (5. x )f(x )d x (5. Le lecteur pourra trouver plus de précisions dans [6] et des résultats plus poussés dans [1]. 5.1 T ra n s fo rm é e d e F o u rie r d ’u n e fo n c tio n in té g ra b le Soit u€¿'(R ^).Xül\= 1. On pose* : Û(co) = ( T ( u))(oj) = f u(coeRd (5. on considérera donc par défaut des fonctions de à valeurs dans C.1.2) JRd Étant donné que \e~.1) où K(X.1 T ransformation de Fourier La transformée de Fourier est définie comme étant à valeurs dans C (même pour des fonctions à valeur dans IR).4) U h-> ü est linéaire et continue. x) est appelé noyau de la transformation. T r a n s f o r m a t io n s f INTÉGRALES Ce chapitre a pour objectif de présenter des techniques de calculs qui consistent à transformer la fonction inconnue f d ’une EDP en une nouvelle fonction F via une association de la forme : f » F :X h fQ K(X. Ainsi. Un des intérêts de ce type de transformation peut être de diagonaliser un opérateur différentiel (le laplacien pour la transformée de Fourier. Proposition 5.

pour u eL 1.bibliomath. on peut intégrer par parties : v((j) = f v(x)e .e . iv. Alors : I ûvdA = I . puis on utilise la densité de D(]R<i) dans Pour v € D ( R d). on travaille dans D{Rd). Translation : pour h eR d :f h{x) = f ( x .x) . = T(ü). il existe v dans D ( R d) arbitrairement proche.h). T(u) = f( ü) . P ro p o sitio n 5. Translation et symétrie i. Formule d ’échange Soient u et v dans O .XÜJdAx = — f g . t( ï ï) = T(u).û(ùj)) + v(üj) on a : dv |Û ( a > ) | < U- H : N I dxk que l’on peut rendre aussi petit que souhaité pour \a>\ suffisamment grand.5) \c o \ —*+oo Démonstration. Dilatation : pour a e R : T { f{ax)) = ¿¡!F(/)(^). D éfinition 5.Chapitre 5 • Transformations intégrales On peut même préciser Vespace d yarrivée avec la propriété suivante (Riemann- Lebesgue) : \u( cj)\ — >0 (5. uvdA (5.1 C o-tran sform ation On définit la co-transformation T par : f '■C —> Ù fRrl Û(co)e+iwxdAOJ (5. T(fh) = ii.3.7) J JlR<' 84 www. Symétrie : f(x) = f( . Déphasage : pour he Rd: < F (e~‘ iii.6) P ro p o sitio n 5. Compte tenu de : Ù{üj) = (Û(CO) .* lUk J ! dxk \ m \ < 1 II d v —> 0 N I IIdxk L\ N-H+oo Par densité.com .2. Pour la démonstration.

5. = . alors.1. alors : dxj du (OjÛ e L° et uo ¡u = .com .xtodAx Jdù)j ~ JiRrf Î ‘ ■ LR d d it)j J Rd Proposition 5. .10) d(oa Proposition 5.w = f f v(co)e . Généralisation aux dérivées d ’ordre supérieur d Pour tout multientier a = (ai. 'du ..^ a.i x jU (5. (xau) = x“1. il faut regarder si la dérivée partielle est intégrable. O r: \u(x)e~'xt°v((o)\ < |m(jc)d(û>)| Comme (x.9) d ù )j Démonstration.6. a») i-> u(x)v(a>) est intégrable sur (R^)2.5. On veut dériver fRll u(x)e~a wdAx par rapport à (Oj. puisque : âu(x)e~ixùJ .bibliomath. alors û est dérivable par rapport à ojj et : dû . .11) dxi 85 www. aj) de f îd tel que |or| . . Si u € Cl fl U et .— (5.|xj-m(x)| dojj On peut donc permuter intégration et dérivation : du(x)e~ix<0 u(x)e dA} dA. on peut appliquer le théorème de Fubini et intégrer dans l’ordre de son choix : f f u(x)e > IXÙ>dAxv((o)dA.— G Ll. xa/u (x) € L{(Rd). Transformée de Fourier d ’une dérivée > . ce qui est bien le cas.— = .i I Xju(x)e .4. Dérivation de la transform ée de Fourier d ’une fonction Si (XjU) G Ll(Rd). < k et /=1 © Dunod.8) J Rd ■ JR = f uûdA JR* Proposition 5. . Transformation de Fourier Démonstration. fRj û udA = fR(/ u(x)e lXÜJdAxviojjdA^. La photocopie non autorisée est un délit. û e C k et : âMT(u ) = (-i)MT (xau) (5. Pour appliquer le corollaire du théorème de convergence dominée de Lebesgue..XÙ>dAU)u(x)dAx JRd J R* JR d JR d = f vudA I ûvdA (5.

alors : 1 f = T ~ lf = rf (5. .—>±00 dX j Proposition 5. L’extension à L1 se fait par densité en exploitant la continuité de T . Injectivité dans Ü Étant donné que 0 6 L1.g = 0. il faut montrer que le terme entre crochets est nul.7. ■ Corollaire 5.com . si f = g alors f . . le terme entre crochets est nul et donc : .g = 0 e t f . X(i) + I (-^î »• • • i yjj • • • >Xd)dÀyj J o ayj du Comme . . pour tout multientier /3 de f id tel que |/?| = 1=1 ù /r(u )e L °° et imù fr{u ) = (5-12) Théorème 5. et. Proposifion 5. La transformée de Fourier est donc injective dans Lx. Xj~>± oo u étant C 1 : CXj du u(x) —u(xi . cette limite doit être nulle. u -> 0.— = iojjù(oj) m *. f 0.10. dxj u admet donc une limite en ±oo.bibliomath. sa limite quand xj —> +oo existe. (Dirichlet) Inversion de la transformée de Fourier Si f et f sont dans Ü . comme u e L1.14) 86 www. alors. Généralisation d Si u e Ck. on va donc montrer que u(x) 0. du Par suite. . Ce résultat sera démontré dans <S(Rrf) dans la prochaine section.13) (2n )d Démonstration. Il s’agit d’une intégration par parties : 7T= f = [u{x)e-'™}X ^ l . .Chapitre 5 • Transformations intégrales Démonstration.8.9. .— € L1. f u(x)(-iùjj )e~ix'0JdXx OXj J Rrf ÔXj 1 iX j^ -c o j Rrl Pour conclure. Transformée de Fourier et convolution La transformée de Fourier du produit de convolution de deux fonctions f et g de Lx{R rf) est égale au produit des deux transformées de Fourier f*~g = f 9 (5. .

g) L'(Rd)2.1 D ans cet espace. puisqu'il n'est pas stable par transformée de Fourier. m ultiplicabilité par un p olynôm e) sont autom atiquem ent vérifiées. Notation C om m e S(Rd) est un sou s-esp ace de L^IR^) on peut appliquer le produit scalaire L2 (noté (•.1.2 T ra n s fo rm a tio n s u r les fo n c tio n s à d é c ro is s a n c e ra p id e On voit que Ü donne un cadre général pour définir les calculs. on peut donc appliquer le théorème de Fubini dans l’expression suivante : f*g= f e~. $. Soit ( / . bien sûr. 5. Michel Plancherel (1885-1967). Il a apporté des contribu­ tions à l’étude des équations différentielles linéaires.< ? ) S(Rd)2 : (f.com .1. spécialiste d’analyse harmonique.XÙ> f f(x .y)g(y)dAtJdAx JW JW = f e -* “ f e-i(x-^ f(x -y )g (y )d A xdAtJ JW JW = f e~"JW f e~'ZÜ>f(z)dAzg(y)dAy = fg JW JW 5. On préfère travailler sur d'autres espaces. y) h-» f(x . aux séries de Fourier.î7)l2 = (2bÿi{f'V)i? <5-16) f. égale au produit de convolution d es transform ées. mathématicien suisse. -)Li) à des fonctions de S : v (/. La transformée de Fourier est un automorphisme de S(Rd). Marc-Antoine Parseval des Chênes (1755-1836). Démonstration. 87 www.1.d)2. propriété inchangée par la multiplication par une exponentielle complexe. Théorème 5. y )L 2 f fgdA (5. mathématicien français. mais aussi algébriste. Formules de Parsevafi et de P lan ch erez Soit f et g deux fonctions de <S(1R^). Voir l’exercice corrigé 5. toutes les h ypothèses des théorèm es (dérivabilité. Alors : (/. € - Théorème 5. mais pose pro- blême. ■ Remarque 5.11. à l’intégration.12. La stabilité par m ultiplication perm et m êm e d ’obtenir une relation donnant la transform ée d ’un produit. et.15) © Dunod. En reprenant la démonstation de l’inégalité de € Young (C. on voit que la quantité ( x .bibliomath. La photocopie non autorisée est un délit. Transformation de Fourier Démonstration.y)g(y) est intégrable sur (R. « plus petits » (mais qui héritent de toutes les propriétés précé: dentes).17). de physique mathématique.

Remarque 5.3 Il est p o s s ib le d ’u tiliser u n e définition alternative d e la tran sform ée d e Fourier. Mais.3. il existe des fonctions de L2(Rd) pour lesquelles la formule (5. (2 nfl1 Remarque 5. afin d ’o b ten ir u n e iso m é tr ie (sa n s facteu r correcteu r).* )* . Typiquement.com . comme L2(Rd) n ’estpas strictement inclus dans L1(Rd).J L = ¿ j( /.d) et la continuité de T et T~i sur S(Rd) permettent de prolonger T et sur <S(Rrf) étant inclus dans L*(R^).bibliomath.fjM . . C ’e st m ê m e 1 une isométrie (au facteu r p rès). 88 www. On utilise la proposition 5. et p ou r la q u e lle la fo rm u le d ’in v er sio n est sy m étriq u e CF'1 = f ) : ^ a lte rn a tive \ _ I u{x)e~2ml0Xdx ( 5 . un fa cteu r apparaît d an s la tra n sfo rm ée d ’un p rod uit d e c o n v o lu tio n ).8 et à la proposition 5.2. c e s d éfin itio n s m o d ifie n t le s résu ltats ex ista n ts (ty p iq u e m e n t. qui conduit. 5 .2) n’a pas de sens.2 L a fo rm u le p r éc éd en te m on tre q u e la tran sform ation d e F ourier e s t c o n tin u e d e S(Rd) d an s lu iv m êm e q u an d o n m u n it l ’e s p a c e d e la to p o lo g ie in d u ite par c e lle d e L2( R rf).1 9 ) (In)*2 T o u tefo is. grâce au théorème 5. avec g = h (que l’on peut trouver grâce à l’automorphisme). à : *‘ 5 7 * On a alors : < /.1 ./ R/ t a . 4 .Chapitre 5 • Transformations intégrales et : № = <5 I 7 > Démonstration. la définition de la transformée de Fourier est encore valide. x h » —z-----.— est dans L2(R) mais pas dans ¿•(R).1 8 ) jRd o u b ien : <jra lte r n a tiv e ly ^ _ 1 f u(x)e-i(0Xdx ( 5 .3 T r a n s fo rm é e d e F o u rie r-P la n c h e re l La densité de SÇRd) dans L2(R.I f m .

on pose : {§.4 T r a n s fo rm é e de F o u rie r d es d is trib u tio n s Étant donnée la propriété d'isomorphisme de la transformée de Fourier sur <S(RJ).<!>) = {S. f est une fonction C°° et : | i.14. la dérivation.bibliomath.1 . Proposition 5. on retrouve alors une expression qui ressemble beau­ coup à une intégrale de Riemann. o | Proposition 5.21) Remarque SA Naturellement.n]). pour tout entier naturel n} fn converge (dans L2) et on définit la transformée de Fourier de f comme la limite de cette suite.com . ce qui. la | translation.1 B.e~i“-x) 2 ii. Transformation de Fourier La démarche de construction de la transformée de Fourier consiste à montrer que Von peut définir une fonction f e L2 comme la limite (en norme L2) d'une suite de fonctions (fi)nen de L1 fl L2 (typiquement fn = fx[-n. 5. sont encore valides sur S'. D n'est pas stable par trans­ formation de Fourier). si S s’identifie à une fonction / . revient à définir : T ( f ) = lim f e~iù)'xf(x)dx (5. Cas des distributions à support com pact |O Si T 6 alors. Par abus. au final. l'espace le plus naturel pour définir les transformées de Fourier de distributions est l'espace des distributions tempérées (à l'instar de L1. T est un isomorphisme de S'. 5 . (5.20) " .î((o) = (T. on s'autorise fréquemment à utiliser la notation (5. alors : S = /. V z] Si f est absolument intégrable.On montre alors que.+ « > J [ _ .1. Notation Pour S e S'(Rd) et 0 € 5(Rrf).2). Les formules sur le déphasage. i da>k 89 www.

posons : T(\) = S.e-x2/2) = {cô. Dans R^ : T( 1) = (2n)dô. T(ô) = T(ô) = 1 : la transformée de Fourier transforme l’élément neutre de la convo­ lution en l’élément neutre de la multiplication. 90 www. Il en résulte : (T(l). Dans R (i. Remarque 5 . ii.7 i. D'autre part.Chapitre 5 • Transformations intégrales Exemple 5. Alors : r = T( 0) = 0 = i # ( l ) Par suite : a>S = 0 et S = cô (cf exercice 4. il faut un support convolutif). Quand tout est bien défini. L’utilisation d’une des définitions alternatives de la transformée de Fourier symétrique donnerait 1 au lieu de 2n. 5. T { e . Si la dépendance en espace conduit souvent à des fonctions dans Sf ce n'est pas le cas du temps où on rencontre fréquemment des phénomènes à croissance exponentielle. t.5 Le calcul de la transformée de Fourier d’une convolution de distributions peut poser quelques difficultés (on n’est pas assuré que la convolution de deux distributions tempérées existe. V 2^-"2/2) = V2Í f e .2 T r a n s f o r m a t io n de La pla c e Le problème majeur de la transformation de Fourier est qu ’elle nefonctionne simple­ ment que dans S (ou S f).com . e~x l2)= c = <1.“ 2/2dÀ = 2 n Jr Ainsi* : 1) = 2nô iii.x1'2)) = <1. L'idée est alors de multiplier la fonction à étudier par une exponentielle décrois­ sante en temps. en dimension 1).e. la transformée de Laplace s'applique à des problèmes dont l'état est connu pour t < 0 (c'est l'hypothèse de causalité). la transformée de Fourier transforme le produit de convolution en multiplication et la multiplication en produit de convolution. de manière à ramener le problème dans S et pouvoir y appliquer la transformée de Fourier Si la transformée de Fourier fonctionne bien sur des grandeurs vectorielles (donc dans un espace à n dimensions)y la transformée de Laplace s'applique principale­ ment à des fonctions d'une variable'scalaire (le temps).bibliomath.3).

It est soit vide.T e S'(R ) ii. alors h = R. pour 9 e]0 . 5. Transformation de Laplace On considère donc systématiquement u(t) = 0 pour t < 0. La photocopie non autorisée est un délit. et on travaille sur des fonctions. Si T g <S'(R). 91 www. ■ Remarque 5. on définit Vintervalle d ’existence de la transformée de Laplace de T par : h = {f € R. Démonstration. Dans le cas où T € £>+(R). It est un convexe de R (un intervalle) qui peut être vide. à valeurs dans [0. ii.15. Si T e fî'(R).6 i. Si T G £>+(R). Soit (£i. /7(0 = 4 > ( t ) e ~ {^ ù t où est une fonction C°° à support limité à gauche. Il est fondamental de noter que la convolution est bien définie dans £)+(R) (qui forme pour la convolution une algèbre commutative d'élément unité ô). e~t'T = n(t)e~^'T +n{t)e^2. soit de la forme [£o> +°°[ ou ]fo>+°°[ avec f t e R u {-oo}. £2) € /^. e-S’T e 5') (5. 1] et à variations lentes.2. Il faut montrer que.com . ou des distributions. i.bibliomath.1 D é fin itio n s Notation Pour toute distribution T e £ )'(R ).0) f t e / r é~& Posons : fi(t) = —7. 5. on considère et on pose : © Dunod. qui vaut 1 sur un voisinage de supp(r). i.-----7-. H est infiniment dérivable. 1 [ : £ = 0£ i + ( l . dont le support est limité à gauche (D+(R) et £)+(R)j. ii.2.22) Proposition 5. alors 0 e /7 .

92 www. i.: £0 = inf(/r). Chapitre 5 • Transformations intégrales Exemple 5 .2 La transformée de Laplace d’une distribution T e O'(IR) est définie.idfj).1 7. £ (T ) est une fonction complexe de la variable complexe p. La dérivation est à prendre au sens de C (on utilise à cet effet le changement de variable (f.3 On appelle abscisse d ’existence de £ (T ) la borne inférieure de / 7. L’injectivité de la transformée de Laplace est une conséquence de celle de la trans­ formée de Fourier sur les distributions tempérées. puisqu’une fonction holomorphe sur un ouvert de C est e. pour e /7-. indéfiniment dérivable et égale au voisinage de tout point de l’ouvert lytiqu an à la somme de sa série de Taylor. Définition 5. mais si fit) = e'2 alors // = 0. L’holomorphie est une extension de la notion de dérivabilité aux fonctions de la variable complexe.{T) = { . n If2implique dk ii. et p =f +i q e C.23) Exemple 5.i.com . ii. p).bibliomath. Injectivité : £ (T \) = X fT f) sur / 7-. rj) —> {p. Le calcul utilise la dérivation sous le signe intégral et les formules de la dérivée d’une transformée de Fourier. holomorphe dans /7 + ® c C t Définition 5. Cette condition est beaucoup plus forte que la dérivabilité dans R. par £{T){p) = T ( e ^ T ) ( n ) (5. On admet le résultat de régularité suivant pour T e £>'(R).3 Transformée de Laplace de la distribution de Dirac Compte tenu de /¿> = R : £ W £ + ip) = T(e^'ô)in) rm ù = 1 (5 -2 4 ) P ro p o sitio n 5.e.2 Si /(/) = e~'\ alors // = R. Dérivation : si T € \R). alors — r£.16 .\) k£ {tkT) D /ink Démonstration. ■ f. qui conduit à = -(c% . i. P ro p o sitio n 5.

e . Translation. Translation : pour h e R. Transformation de Laplace Remarque 5 .19. On se place sur /7 supposé non vide.8 Transformée de Laplace de la dérivée d ’une fonction E n u tilisan t la d istrib u tion 7 > a s s o c ié e à u n e fo n c tio n / (ca u sa le.I/K0)X(d) (5. 5. dilatation i.2. Transformée de Laplace de la dérivée d yune distribution Soit T' la dérivée par rapport au temps de la distribution T. L’a b sc is se d ’e x iste n c e £o est alors d éfin ie c o m m e la b orn e in férieu re d e l ’e n se m b le d es £ rendant e~&f(t) à cr o issa n c e le n te (i. Déphasage : pour h e R.bibliomath.7 D a n s le ca s d e fo n c tio n s. par e x e m p le .2 5 ) JlR+ 5. e &T = (e f'T)' + ¿¡e &T donc e &T' € S' (R) si £ € ï j et £(T')(p) = T(e~^T')(rj) = T{(e + Ç£(T)(p) ( 5 .29) Proposition 5.2 7 ) = in T ie -t'T M + Ç£(T)(P) = p£(T)(p) Remarque 5. on p eu t interpréter la pp tran sform ée d e L a p la c e c o m m e le p r o lo n g e m e n t a n a ly tiq u e d e la tran sform ée d e F ourier d e / (d é fin ie sur l ’a x e im a g in a ire) au d em i-p la n £ > £ 0. / e Ljoc(R ) et f(t < 0 ) = 0 .18. d ériv a b le sur R +) sach an t q u e ( Tf Y = 7 > + [ /](0 )(5 et q u e / ( 0 " ) = 0 par h y p o th è se d e ca u sa lité .com . *€N Démonstration.2.28) soit : £ (/') = p £ ( / ). o n retrou ve la fo rm u le © Dunod. T e i)'(R ) désigne une distribution. £(Th)(p) = e phC(T)(p)- ii. Alors : /7 c Ij>. La photocopie non autorisée est un délit.2 P ro p rié té s Dans ce qui suit. £ ( e hlT) = £(T)h ■ 93 www. d e la tran sform ée d e la d ériv ée d ’u n e fo n c tio n : £(Tr ) = M T f Y ) . et. Proposition 5./ (0 ) (5. déphasage. b o rn ée par un p o ly n ô m e ) (c e qui revien t à dire q u e O n a alors : £(f)(p) = f f(t)e~pidt (5 . pour Ç e It : £(T')(p) = p£(T)(p) (526) £(T w )(p) = pk£(T)(p).

Alors : (5. Soit T € £>. e-(P-^‘iff) (5. et Ç\ rend le terme de gauche dans S' (R) et celui de droite dans »S(R).Chapitre 5 • Transformations intégrales iii.e-pl) (5. qui est une distribution tempérée.com . il faut comprendre (T. Alors : IT n Is c I t *s (5-32) et.bibliomath. Dilatation : pour ¡¡e R .. Soit T e D'+(R). On ne démontre que le premier résultat. pour Re(p) € l j : £(T * S)(p) = £(T)(p)M S)(p) (5. On a e-i'Th = e-th{e-&T)h et donc en utilisant £(Th)(p) = e^ hr((e-^ T )h)(v) = e ^ ' ^ T (e^ T M „ . .34) La notation est à prendre avec précaution puisque e~pt n’est pas dans £)(R). . Ainsi.20. Transformée de Laplace d un proau i. 94 www. 1 T 1 „ J ’ u n nroduit de convolution Théorème 5. e-P<) = (e-^T.31) ii. pour Re(p) e î j C\îs : £{T *S)(p) = £(T)(p)-£(S)(p) (5-33) Démonstration. Le reste découle des propriétés de la transformée de Fourier. . e t .tiiicant la translation dans Fourier. On peut alors définir é~&T * e~&S.35) oui//e ¿>+(R) est égale à 1 sur un voisinage de supp(T).21. . e~?T * e-#S = e * \T * S) ce qui conduit à : l j c It*s . le crochet est celui de la dualité entre S' et S.(R) et S e D'+(R). ■ Lemme 5. £(f(at)) - Démonstration. .. si on se place sur l j : é~&T est tempérée et e &S est à support compact. Si T € £>'(R) et S e fi'(R) : Is = R. Alors : £(T)(p) = (T . Soit T € £>'(R) et S e £'(R).30) l j c It*s et.

Démonstration. Valeurfinale Pour une fonction f causale dérivable dont la dérivée est intégrable sur R +. © Dunod. lim f{t) = lim p £ if)ip ) (5. qui admet une limite en + o o t .lim f -£(/)(£) (5. d’après la définition de la limite. Remarquons que pour que la fonction ait une limite en +oo. 95 www. il existe A > 0 tel que : W>A.bibliomath.dt ^ 0 Jo On donne une seconde démonstration du théorème de la valeur finale qui ne re­ quiert pas la dérivabilité de la fonction.37) f—>+oo p —>0 Démonstration./ ( 0+) Jo ' ^ +°° ii. Valeur initiale Pour une fonction f causale dérivable dont la dérivée est intégrable sur R + : lim fit) . on a : r*+00 r*+00 J o f'(t)e~pldt —> f ( t) d t= lim / ( i ) . pour p -> +oo : r *+oo f ( t ) e ./ ( 0+) Jo et que l’on est dans les hypothèses du théorème de Lebesgue pour permuter limite et intégrale.2. 0 doit nécessairement appartenir à l’intervalle d’existence et il faut que les pôles de la transformée de Laplace soient tous strictement négatifs ou éventuellement de partie réelle nulle mais non conjugués.36) 0+ >+oo Théorème 5.22.dt = p £ if)ip ) . Sachant que ✓ M-oo £ { f)ip ) = fit)e~ p./ ( / ) | < ! f. 5.p. On pose : lim fit) t —>+oo Soit s > 0. pour p —>0. La photocopie non autorisée est un délit.23. alors : i. Transformation de Laplace Théorème 5.com . |f’.

— a p ou r p(p + 2 ) valeu r fin ale 2 Par co n tre.f ( t ) ) p e ~ p t dt\ Va < \ jo l i ­ . à quelle condition est-elle la transformée de Laplace d }une fonction (conditions de comportement à Vinfini) ? Les formules pratiques de transformée in­ verse font appel à des propriétés des fonctions complexes de la variable complexe non abordées ici. pour Re(p) 6 [0.e~pr>< — VRe( p) € [0. 5. 1 . il n e s ’a p p liq u e p as à la fo n c tio n d o n t la tran sform ée vau t —------.J p e ~ p . on a : +00 I r*+oo p £ № p ) 1= K Jo 1 p e ~ pt f ( t ) d t \ = 1 I 1 p+oo Jo { ( . on identi­ fie des fonctions connues (en général des fractions rationnelles réduites en éléments simples).dt = 1. dt < 2 | | / | U ( l .f ( t ) \ p e ~ p l dt pA £ p + oo < 211/llco J pe~ptd t + .bibliomath.2 .Chapitre 5 • Transformations intégrales Comme f0°° pe p.com .f ( t ) \ p e ~ pt d t + J Ja \ ( .— . En pratique. po] : \{-p £ (f)(p ) +! =e Exemple 5.« _pA) + | A étant fixé : lim (1 . 96 www.3 In v e rs io n La question que Von se pose ici est. connaissant une fonction holomorphe dans une bande de C. p0] Par suite.4 L e th é o rè m e p erm et d ’affirm er q u e la fo n c tio n d on t la tran sform ée vau t — -----.e~pA) = 0 = > 3p0 > 0. pour inverser une transformée de Laplace. p u isq u e P\P ~~2 ) le p ô le en p = 2 im p liq u e q u e la fo n c tio n ten d vers l ’in fini en t -> +oo (m ê m e si la lim ite en 0 d e la tran sform ée m u ltip lié e par p e x iste ).

telle que : t„ — £(f){ico) € L l(R )e tT (f ) 6 L 1(IR) OJ on a fit) = e. 5/. on se ramène à des transformées inverses de fonctions connues. pour tout p du domaine d ’holomorphie de G : \G(p)\ < e-R alors. + o o [ . G désigne une fonction holomorphe que Von étudie sur son domaine d’holomorphie (bande parallèle à Vaxe imaginaire). ii.com .Re(/?)ûr /. La photocopie non autorisée est un délit. + o o [ . iii.24.39) 97 www. a[. S’il existe un réel strictement positif a tel que. a support compact.25. On donne une formule d ’inversion à titre indicatif. pour tout entier naturel n et tout p du domaine d’holomorphie de G : (p)< C(1 + \G alors. l ’original g appartient à D (R ) et est à support dans [ .2.a . et à support dans [a . 5. iv. Pour une fonction f continue.bibliomath. Qe.4 Étant donnée une fonction G de la variable complexe p . il existe une constante positive Cn telle que.38) T héorèm e 5. l ’original g appartient à fî'(lR) et est à support dans [ a . pour tout p du domaine d’holomorphie de G : Qn e\Re(p)|ûr \G(p)\ < (1 + \p\r alors. © Dunod. Transformation de Laplace Définition 5. Dans ce qui suit. on appelle original de G la fonction g telle que G = JXg) (5. causale. \p\2 l ’original g est continu et à support dans [ o r . T héorèm e 5.wl£if)(ioj)doj (5. l ’original g est dans L+. En pratique. pour tout entier naturel n. pôwr tout p du domaine d ’holomorphie de G : \G(p)\ < --------— . S’il existe un réel strictement positif a tel que. a[. alors. S’il existe une fonction polynomiale (fpoi de la variable p telle que.

Premier cas : décomposition en éléments simples dans C C étant un corps algébriquem ent clo s. 98 www. et. Q se factorise sous la forme : kQ lQ V a: g R : Q(x) = ] ~ [ ]” [( a ..bibliomath.. qui ap paraissent a v ec la m u ltip lic ité /? 7 lorsq u e l ’o n fa cto rise Q. . .Chapitre 5 • Transformations intégrales Remarque 5. S i on d ésign e par Icq < iîq le nombre de racines distinctes de Q . par ai la multiplicité de la racine x¡ . : hq kQ Vz e C : Q(z) = f[(z . par ai la m ultiplicité de la racine z. en supposant nP < u q .x¡)ttl ( a3 x2 + b j x + c j f j (5 . Ejj sont des constantes à valeurs dans le corps R . La décomposition en éléments simples de R(x) dans R est de la forme : kQ ^ lQ Pi Djj x + E¡j (5. D¡¡. et par nQ celu i de Q.. . .» zllQynon nécessairem ent distinctes. .com . le p olyn ôm e Q p ossèd e exactem ent hq racines co m ­ p lexes z \. .9 Rappels sur la décomposition d’une fraction rationnelle en éléments simples U ne fraction rationnelle R est le quotient de deux p olyn ôm es P et Q : <5'40> D ésign on s par nP le degré de P . j = 1. &g}. Deuxième cas : décomposition en éléments simples dans R Désignons par Icq < nP le nombre de racines distinctes de g. et.. pour tout i de {1. On exclu t le cas où la fraction rationnelle R p ossèd e une partie entière. son t d es p o ly n ô m e s irréd u ctib les d e d eg ré 2. .42) /=1 7=1 (Z ~ ZiV où les C i j sont des constantes à valeurs dans le corps C. / q . . . zù = f ] (z " Zi^ ‘ (5.41) /=1 1=1 La décom position en élém ents sim ples de R(z) dans C est de la form e : _^G_ _Ç*i_ r c '7 (5. pour tout i de {1.. .4 3 ) /=1 7=1 où le s { cl j a 2 + b j x+ C j).44) /=1 7=1 Xi)J + (üíx2 + bix + c¡)i où les Cij. kç).

Montrer que / € <S(R) => / € <S(R).4 F o rm u la ire fit) £ if )ip ) m .+l P> a cos (bt)H(t) p W P >0 sin(bt)H(t) P >0 p+a e~atcos(bt)H(t) (p+aŸ+tf P> a e~at sm(bt)H(t) (p+a)2+b2 P^ a Exercices Q | Inversibilité de la tra n sfo rm é e de Fourier d a n s <S(R) L ’objectif de cet exercice est de montrer que la transformation de Fourier est un auto­ morphisme (application linéaire bijective d ’un espace sur lui-même) de iS(IR). La photocopie non autorisée est un délit.1234 1.com .2 . © Dunod. puis que Cpest égale à yfUtp. » tH(t) jt P >0 V S 0 0 fit № S î> > ° e~a. On considère la fonction ipdéfinie sur R par <p(x) = e 2 . Montrer que (p appartient à <S(R) et que f R <p(x)dx = 3. Soit la suite (y^neiN* définie par : 99 www. espace des fonctions à décroissance rapide (espace de Schwarz). Exercices 5 .bibliomath. En déduire que sa transformée de Fourier (p vérifie une équation différentielle à préciser.. Montrer que <p vérifie une équation différentielle linéaire du premier ordre. _£ 2. 4.H(t) JTa P>~a fe ~ a.H(t) (p+n).

x) pour tout (t. l’expression de à(t. a€ R.bibliomath. on considère In(a) = JR f f(A)<pn(A)e'aÀdA. 100 www.Chapitre 5 • Transformations intégrales Pour / € *S(R).Ju(t. montrer alors que : lim Jn = 2 n f(a ) U—>+00 6. à valeur dans C. et Jn(a) = Jr f(a + Montrer que In(a) et Jn(à) existent. x) = uq(x ) constitué de l’équation de la chaleur unidimensionnelle. y) h * u(t. Montrer par utilisation du théorème de Lebesgue que : lim i m = cr f m n— *+oo En déduire la formule de réciprocité sur <S(R) de la transformée de Fourier. x)dx Jr 2.6.com . y). 5. assortie d’une condition ini­ tiale. Montrer que. Déterminer. appelée aussi motif de la fonction.= /¡[o. pour tout (t. on considère des fonctions de la variable réelle. et en déduire celle de u(t. Donner l’équation satisfaite par la transformée partielle : (t. T étant un réel strictement positif. (HD Lien entre tra n sform é e et série de Fourier Dans cet exercice. pour tout entier naturel non nul : M A) = ) et en déduire que Jn(a) = fR f (a +f )<£(£) En appliquant le théorème de Lebesgue C. et n eN . y). y ) =I e~'x. une fonction / sur R est dite T -périodique si : VxeR : f(x+ On désigne par / 7.r] la restriction de / à [0. ¡ H l Équation de la ch aleu r u n id im e n sio n n e lle On considère le problème suivant posé sur R : du d2u _ • dt dx2 u(0. 1. x). et que : ) = J „(a).

et on désigne par Z^. la convergence est normale. (c) Montrer qu’une fonction périodique non nulle et bornée / ne peut pas ap­ partenir à L'(R). donnée par : converge vers / dans L |(R ). L2(R) ni tS(R). Les problèmes de Sturm-Liouville sont abordés dans le chapitre suivant.bibliomath.T]).— ) f ne t Vt J[o. 2. Résultats préliminaires (a) Montrer que L2([0.(R) l’ensemble des fonctions T-périodiques dont la restriction à une période est de carré intégrable. 1. / est continue. La photocopie non autorisée est un délit.rj Vf ^ La série de Fourier S /. 101 www. puis la relier à un problème de Sturm-Liouville* et en déduire qu’elle constitue une base hilbertienne de L|(R ). qu’elle peut être inter­ prétée comme une distribution tempérée ( / e S' (R)). On définit la distribution « peigne de Dirac » (ou distribution de Poisson) par : n ir = 5 ] <5«r neZ (a) Montrer que III7 est une distribution tempérée. Exercices On suppose que f T e L2([0 . de plus. (d) Montrer que Tiôa) est la distribution associée à x i-» e~mx et que : T(eiaùJ) = 2 nôa © Dunod. On rappelle l’expression des coefficients de Fourier exponentiels de / : p 1 I r/'. par contre. Si / est de classe C 1 par morceaux. T]). mais.com . T]) c L'([0. (e) Déterminer la transformée de Fourier d’une fonction périodique en identi­ fiant la fonction à sa série de Fourier. (b) Montrer que est une famille orthonormale de fonctions de V / n e Z L |(R ). f. — 2 in n \ 1 \ 1 >5 lin n x Jn = —¡= f(x)e T dx et S f . la série de Fourier de / converge simplement vers la régularisée de / : Si.

n Montrer que P£ € C°°(R) et que est T-périodique. 102 www.com . X parcourt le réseau. On rappelle : (5. et y parcourt l’écran. (e) Retrouver le lien entre série et transformée de Fourier en montrant que : f = fr * in T 3. Werner Karl Heisenberg (1901-1976). Application : déterminer la figure de diffraction if/ d’un réseau unidimensionnel de fentes rectangulaires.Chapitre 5 • Transformations intégrales z (b) Soit <p e <S(R). le prix Nobel de physique. t est le facteur de transmission du réseau. on suppose que celui-ci est constitué de fentes de largeur 21 séparées de d et donc que : Q ) Principe d’incertitude d’Heisenberg Cet exercice a pour but de démontrer une formule proche du principe d ’incertitude d ’Heisenbergf On va montrer que le produit de la variance d ’une fonction de *S(R) par la variance de sa transformée de Fourier est nécessairement plus grand qu’une constante. En utilisant une intégration par parties.46) où tf/Qest le module de l’onde incidente. en 1932. montrer que : f. 1. ce que l’on peut traduire par le fait qu’une fonction brève en temps (petite variance) a nécessairement un spectre de Fourier étalé (et vice-versa).bibliomath. physicien allemand. ce qui lui valut. Il fut l’un des fondateurs de la mécanique quantique. À est la longueur d’onde. L la distance à l’écran . Soit <p€ <S(R). (c) Déduire du développement en série de Fourier de PÎ(x) que : (d) En déduire que ^ (I I I t-) = 2^111^. On pose : P^ix) = f(x + nT).

Montrer que l’égalité est atteinte pour \â fonction gaussienne : _£ e 2 t h-* f(f) — V2?r On rappelle que les résultats suivant sur la gaussienne : {¡/{to) = V2/re-S5" et | ip(t)dt = 1 Jr Systèm e d ’O D E par tra n sfo rm é e de Laplace On considère le système masses-ressorts-amortisseur de la figure 5. qui dépend du temps t. mon­ trer que : \t2<t>(tf\ dt|û>202(o»)| | \<p2(t)\ 3. est supposée connue.Système masses-ressorts-amortisseur Il est régi par le système différentiel : (m ÿ = -k y + - 1 mx = . Figure 5.x) + f © Dunod. Exercices 2. 103 www. où x et y sont les fonctions inconnues du temps ( > 0). Utiliser la transformée de Laplace pour résoudre le système différentiel. On prendra y = Vmfc et /(i) = (t) et oH F m on posera ^ = co^. En utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz. tout comme le réel a et les constantes positives m. y. k. x(0) = y(0) = 0 La fonction / . puis l’égalité de Plancherel. La photocopie non autorisée est un délit.bibliomath.1.1.k x + .com . avec les conditions : *(0) = -y(0) = a.

r) = 0 V/ e R + T ra n sfo rm é e de Laplace et so lu tio n p ériod ique Cet exercice a pour but d’étudier la solution du problème des ondes de traction- compression dans une barre de longueur finie 0: (x. 0) = 0 dx ' / ( 0 .Exprimer la transformée de Lap de celle de / . Utiliser la transformée de Laplace pour déterminer la solution / : R + x R + —» JR. t ) = mH(t) dt dx 104 www. § .Chapitre 5 • Transformations intégrales ÍÜ Ü T ra n sfo rm é e de Laplace et équation d e s o n d e s Soit c une constante réelle strictement positive. On commence par deux questions préliminaires : 1. de période 0. W e R +. supposée constante. 0) = 0 -df i L .0 e [0. la fonctio pour t > aet 0 pour t < a. Soit / une fonction causale périodique sur R +./) = 0 Vx eR+. v fonction donnée lim f(x . (x. T] 0 nour > Montrer que : -et m » = ■£</> On revient au problème de la barre.bibliomath. 2 . Soit / une fonction causale et pour a 0>. de l’équation des ondes unidimensionnelles $J_= l& l dt2 ° dx1 qui satisfait les conditions : fi x . 0) = 0 ' / ( 0. On définit la fonction causale f (extraction de la première période) : 0 pour t <0 fit) = fit) pour € [0. l d f .~ c2§ = où c>0 est la célérité. On considère les conditions initiales et limites suivantes fix . V L]x R +. t) = v(t)H(t). 0) = ^ ( x .com .

Utiliser les conditions aux limites pour déterminer complètement F. F est donc une fonction de x et p. déterminer la fonction / . On pourra exploiter la relation suivante : Pour aller plus loin Des exercices supplémentaires corrigés sont en accès libre à partir des pages d’accueil du livre sur le site www. Montrer que F est solution d’une équation différentielle ordinaire (EDO) en x paramétrée par p 4.com . Exercices où H est l’échelon de Heaviside. Soit F la transformée de Laplace (en temps) de / . Autrement dit la barre est initialement au repos. Donner la solution générale de cette EDO en x. le déplacement est nul à gauche et un effort d’intensité m est appliqué brutalement et maintenu en L. 6. Soit C la variable de Laplace. La photocopie non autorisée est un délit.dunod. 105 www. Par identification.bibliomath.com Dunod. typiquement 3. 5. penser que les “constantes” peuvent dépendre de p.

x h <p(x) . <f>vérifie l’équation différentielle : <p'(x) + x<p{x) = 0 Or. Par ailleurs : i / (.. De plus. qui est donc bien dans S(R ). / est donc C°°. Le même raisonnement s’applique aux dérivées de / . ce qui implique que / est n fois continûment dérivable. nous avons A(f> + = 0 106 www.d t ^ J \f in)(t)\dt < oo Par suite : l/K \ f {n)it)\dt ce qui garantit la décroissance rapide.)i = i / (n)w i = f f n\t)e~a .com . on peut appliquer le théorème de Fubini : f e~Tdx = ( e~Tdx JR WlR = ( f e~ ^ dxdyj2 = f J = V2tt 3.Chapitre 5 • Transformations intégrales Corrigés 1.) et (<j>)' = -i{x<p).bibliomath. (x.e 2 est bien entendu C°°. > 0 Donc (j) e *S(R). y) i-> e étant intégrable sur R 2. Par conséquent : 9 2 |x"!^ )(x )| ~ e(m+k)lnW-T ^ e(»i+*)(W-i)-^. sachant que <p'(À) = iÀ<p(Â. _£ 2 . De plus : <p(k\ x ) = P ( j c ) e “ T où P est un polynôme de degré k. Soit f e 5(R ) : ttpf ^ \ t ) est C 00 et intégrable Or : t t"f(t) est intégrable.

Corrigés d’où : = ae~A2/1 De plus.i_>+0° = f f(y)eiaydy = (Tf)(a) Jr 107 www. lim I f(a + x)(f>n(x)dx = I lim f(a + x)<pn(x)dx H— >+00 J r J r "^+°° lir f(a + -)4>(v)dv = f lim J R ■>+oo n = f f(a)<f>(v)dv = f(à) f 4>dv = 2nf(a) Jr Jr lim f f(y)M y)e'aydy = f lim f(y)<t>n(y)e. u Jr n — f e-^e~KAn)undu = n<p(nA) Jr U a ) = J /( * + a)4>n{x)dx = f f(x + a)n<j>{nx)dx . La photocopie non autorisée est un délit. De plus : r*+oo f(A)eiaÀ = 1 f(x)e~iÀxdxeiaÀ '-oo r*+OO f'+OO f(x)e-iÀ(x-a)dx = 1 /( Z + a)e~axdX = f(X + a)(A) '-OO J '—o o Jnia) = f f0T+a)(A)4>n(A)dA =: I f(x + a)(j>n(x)dx = Jn(a) KJ 'R Jr * 0«(J) = J e~. / et 0„ sont toutes dans S. I„(a) et Jn(a) existent car / .aydy n— >4-00J r J r . Le théorème de Lebesgue s’applique. 0(0) = (p(x)dx = V2tt. 0„.com . et 0 = y/2n<f>. d’où a = V2Îr. x= - Jr oIr « /> = I /( a + -)-<p{v)dv Jr n n 6. 4.Àxdx .bibliomath. De même : \Ây)4>n(y)e‘ay\< \f(y)\ Ainsi : © Dunod. puisque : Vn € N* : \f(a + x)0„(x)| < \f(a + x)| et x f(a + x) est intégrable sur R.

(b) Ainsi.Chapitre 5 • Transformations intégrales Or: lim /„(a) = lim J „(a) Par suite : 2nf(a) = (T f)(a ) = T T f ( a ) => T T = ^ -T = T~l Le théorème de réciprocité sur é>(R) en découle. En résolvant. 1 2dx = 7 ||/||¿ 2([0ir]) Ainsi. En utilisant le résultat de l’exercice précédent sur la transformée de Fourier de ¿_ x h î 2 avec la formule de dilatation. l’équation différentielle portant 1 1-> û(t.^ e im2nr ) =1 \Vr yff Jl 2[0. 7]) : II/ II l 2([0. A â +!. y) = lûJ Il en résulte : u(t. pour y fixé. si fe L2([0.'([0.y).1([0. uo() * _ 4' V4nt [!?>$] 1.T] 108 www. (a) On applique le théorème de Cauchy-Schwarz : •T ll/llz. x). on obtient : 1 _£ u(t.7]) < 00 Il en résulte : ||/llz.com . x) . [!■&&[ 1.r]) . On applique simplement la transformée de Fourier à l’équation aux déri­ vées partielles : dû.“ = 0 2. on obtient : û(t. L’intérêt de cette question était de montrer que les coefficients de Fourier d’une fonction L2ont bien un sens. .uq(x) * f l(e y2‘).bibliomath.7']) < °° et / e ¿^ [0 . pour m = n : ( _ L ein2nf . 7]).

une fonction périodique bornée peut être majorée par un polynôme. © Dunod. une fonction périodique (suffisamment régulière) peut être considérée comme une distribution tempérée. <p) = (e~iaw. qui constituent une base hilbertienne.L E t: {T(eiato). pour n i m: _ } _ e '" 2 n T ' ^ r i(ii-m )2 jtlf ]r _ Q Vr Vt /¿ 2[0.F . B) € C2 Les conditions aux bords imposent : = ( ¥ ï ce qui conduit à des valeurs propres doubles et des vecteurs propres de la forme i n r t .m) ^ -1° On considère le problème de Sturm-Liouville périodique : d2f (E) . f <P(x)e IXbJdx) JR <p{x)e-'xad x = { e -.<P) . Typiquement. Bien sûr.r] 2ùr(/i .xa. I AO) = AT) ( l f (0 ) = % )T ) Les solutions sont de la forme : t AelÀt + Be~'ÀI avec (A. T m = f eiaoJT(<p)(oj)doj = 2n<f>(a) = 2n(ôa. La photocopie non autorisée est un délit. une fonction périodique ne pouvant être à décroissance rapide : / 1 S(R) Par contre.com . Corrigés et. 0 = (ôa. <f>) Jr 109 www. r m = (Sa. (d) < n ôa) . ce qui est un critère pour appartenir à S' (R). (c) Si / est non nulle : JQT \f(x)\p dx > 0.bibliomath. et donc : r"(T+l) H/IIzair) = I \f(x)\pdx = +oo JnT Par suite : / £ Z/(R).

(a) Soit 0 e S( R). V (x . On peut raisonner de même sur les dérivées.~(R) .y ~ x) \<f>(nT + x) . on peut trouver A e R tel que.0„||Z“(R) —> 0 (b). y) € [0.<pn) < A||0 . à x fixé. <f) . Pour la continuité. Pour la continuité. soit une suite (0„)„eN convergeant vers (f> € S. T]2 : (.x) -* 0. On parle de spectre de raies.0n)H¿«(R) —» 0 il en résulte : 110. la formule de Taylor donne. 2 . on peut majorer le terme général de la série par un terme en (1+^ r)2 • La périodicité est évidente. La somme a un sens.Chapitre 5 • Transformations intégrales (e) Si / est périodique et suffisamment régulière. pour tout entier n : A I<P(nT)\ < ( Tn)2 + 1 La série est donc bien convergente. ne Z Comme 0 est à décroissance rapide. on l’identifie à sa série de Fourier : /= 2 > ¥ ne Z En appliquant la transformée de Fourier.bibliomath.(n+l)r]) \y~x\ Le majorant tend vers 0 lorsque (y . on a : 110. Alors : ( in r .0/lll¿”(R) № T )-M k T )\< 1 + (IcT)2 puis : (LU7". la transformée de Fourier est une somme de Dirac (sur les points multiples de la pulsation) d’amplitude donnée par les coefficients de Fourier. caractéristique des phénomènes périodiques. La linéarité est évidente.* 0 11(1 + JC2) ^ . on en déduit : f(ü>) = 2 n Y jfnàif. 110 www. puisque.<¡>(nT + y )| < 4>'(nT + x) + Il0"lb '([«r. <f>) = ^ <p(nT). neZ Autrement dit.0nlli.com .

bibliomath. 0) = (IU&. La photocopie non autorisée est un délit.0> = ( n L . on translate donc le motif une infinité de fois. 0 — <? r te Z weZ ' ' Par suite. $) <in7-. La parité de LU conduit alors à : F(H I) = îF(ni) et donc.^ ) T H lr = TOdlij. Corrigés (C) { P % = f T PUt)e~'2f Ld t= f T y<P(t + kT)e-. 11] www.) T T ~ \\n T) = n i 2s T © Dunod. pour t = 0 : /fceZ neZ ' 7 ce qui donne : (lU r.2r d t Jo Jo ^ _ r (k + l)T _nma f* _am = 2_J I 0(0« T dt = I <f>(t)e T dt jç J k T R ->(¥) Par suite : (k l i n Ht \ 1 /s / 2 n 7 ï \ linnt P*T(t) = JjP *T)ne— = Z ^ r F r ^ weZ /i€Z ' ' (d) On a : (/ \-\^ l2 n 7 ï\ nnnt Z <f>(t + kT) = ¿ .com . finalement : T (U ÎT) = 2 ^ U l2 s T (e) La convolution avec un Dirac équivaut à la translation d’une fonction. Ici..

On a t = III.com . 3. k e Z Ainsi : (fr * UI:r)(-*o + kT) = fy(xo) = f(x o) et : / = S t * fflr Par suite : f = 2nfr. fr(x .Ul2n/d 112 www. on obtient : { f T * IH r )( x ) = * f T){x ) neZ = YjénTiy). T].l].y)) neZ = Y j ('ô^ )’fT (x -(y + nT))) ne Z = J ]fT (x -n T ) ne Z On peut décomposer tout x e R de manière unique sous la forme : x = xq + kT./]• Le calcul de diffraction est un calcul de transformée de Fourier : m = O r: t = 2nX[-l.T La transformée de Fourier d’une fonction périodique est donc celle du mo­ tif dont on extrait (via le peigne) uniquement les valeurs à des fréquences qui sont multiples de la fréquence de base. *o e [0.Chapitre 5 • Transformations intégrales En prolongeant f j par 0 en dehors de [0. La valeur de la fonction en ces « pics » est égale aux coefficients de Fourier.UÎ2„.bibliomath./ **[-/. T[.

bibliomath.i](x )e~iùJXd x JR = J e~mxd x = J cos ( . La photocopie non autorisée est un délit.com . Corrigés Il reste donc à calculer la transformée de Fourier d’une fenêtre. 2t<p'(t)4>(t)dt JR 1 R Comme <p € <S(R) : k<c=» D’où le résultat. L’inégalité de Cauchy-Schwarz conduit alors à : 0 > 2(' . qui fait appa­ raître un sinus c ardin al : X h ïj] = I X[-i. I J \<t>\t)\d)j \t2J \</>'((o)\2 d u De plus : f Ur(o»)|2 do) = f \a>2 |2 dco ]R vR Il en résulte : dco 113 www. 2. i‘" î 1 = 4 ( X * f<' )H !<4I t24>2{t)dt J " <p'2(t)dt Par isométrie (Fourier) : £ < p'2№ =2. £ dco et donc f © Dunod.ùjx) + i sin (-ii> x)dx sin (0 )1)sin cos (cox)dx = 2 -------.= 21- = 2Î ù) col = 2 / sinc(iu/) 1. Une intégration par parties conduit à : f <p2(f)dt= .

Chapitre 5 • Transformations intégrales 3. on obtient alors : r (mp2 + 27 + k)V = 777— + 2inap P (mp2 + k)U = — P puis : 1_______/Fo V= + 2ap (p2 + 2cüop >0P + ûJq) \ P Fo U= p(p2 + Í02) ce qui donne : F0 Fq/ ù)qF qp/ ùJq U= P(P2 + u 20) (P2 + oj20) 114 www.com . On a : I mv = -kv . 2 t] ù + mü = -ku + / et : w(0) = 0.bibliomath.T 2 n JR 2 n JR 00 1 f » Ml T1 1 i f ( e -dt 2/r 2 2 n JR 4 yf Finalement : f œ2\j/2(aj)dt= 2 u)2i¡/2(ú))dt n JR _ ~T On pose v = x -y e tu = . i l f X(‘ . v(0) = 2a. ) = £>(0) = 0 En appliquant la transformée de Laplace. On a : X 2( t) d t = ¿X e «2 du 2 1y/2n 12Vtt Jfir C /y ¿ n 1 2 y/n et : = ± l t2e 'idt= .oyx+n note en majuscule les transformées de Laplace (variable p).

cos(o)ot)} .c o s ( L ü 0t)) coi. 115 www. x) la transformée de Laplace de i-» fi t.x ) = l>( !• £ ifa )= Î fait)e-P 'dt = T f i t .\ m )(l .' ÿ =0 ce qui conduit à : F ip.e°** . F(p.x) = Aip)e-cx + B i p ) e ^ La condition lorsque x —> + o o implique Bip) = 0.e-W0' . t+ a e ^ (1 .on a auss F0 + 2ap2 _ F o H | 2a .coQt) F Et. Corrigés On en déduit : u(t) = ^ H ( t) ( l.bibliomath. En appliquant la Transformation de Laplace à l’équation aux dérivées partieHes ini­ tiale.a) e~p 1dt J R+ J R+ = f f i u ) e.p(l.ae —^ (1 . et h* V(p) ce^e de ti-* vit)Hit).+a) du = e~pa f fiu ) edu = e JR+-a J R+ où on a utilisé la causalité de / pour ramener le domaine d’intégration à R +."oO \2 cûq u —V Fo (<? mt + o)qte "°f . finalement : u +v X(t) = — = (2 . et on a donc Aip) = V ip)\ ^ reste à conclure en reconnaissant la transformée d’une fonction translatée.com . puis : f i t . La photocopie non autorisée est un délit. on obtient : 2F 2 à f f .cos(cüot) . x) = V ip)e~'x © Dunod.F q/ oj2 F q/ ^ q + 2a p(p + P 0)q )2 P+ 0)Q (p + (Jo)2 Par suite : vit) = .co0te-wot) + 2aH(t)e-bJot (1 . 0 y(t) = — = ^2o»0 ^ Soit p i-* F(p. Sachant que ( p 2+ 2o)0p +cüq) = (p + .

Soit /T-périodique.x 3L + x -t SI -------.< t < ---------- c c. p) = A(p)e ^ + B(p)e‘r 5.cL— r = 0 avec F(0.< t < -------- c c c 2L L+ x 3L.bibliomath.e F^ p ^ = . Cela donne : F(x. 4L On travaille sur 0 < t < — à x fixé (0 < x < L) : L-x 0 si 0<t< L-x L-x L+x t— SI -----.p± \ e f .e mc — -----.com .< t < --------- c c 3L + x 0 si -------.Chapitre 5 • Transformations intégrales 2. r p ï. constituée de la combinaison de 4 c rampes retardées.([ec^ . m 3.< t 116 www.e c me (L-x)p (L+x)p (3 L-x) p (.^ { ec ~ e c ) ~ — n s F 1. p) = 0 et — (L.v+3 L) p \ e c —e c —e c +e c J p2( 1 .p) 1 .x SI -----. On a p2 F . p) = — dx2 dx 4.e~~ 4L On reconnaît une fonction------périodique. r(n+l)T £ (/)= f(t)e -r 'd t= Y f(t)e~pldt JnT +oo +oo ~ =Z I I m e . c) Z7 e c + e c 6. On en déduit _3 Lp e v me R i v (. 3L + x 3L .dt n=0 /1=0 ( +0° \/i=0 d2F dF. On a A(p) + B(p) = 0 et -A(p) e~^ + B(p) e'r = donc T?f \ = — F(x.p(l+nT)dt = Y j e-P"T f{t)e~p .

MÉTHODE DE SÉPARATION DES VARIABLES La séparation des variables est une technique simple permettant l ’obtention de so­ lutions d’une équation aux dérivées partielles. et Y une fonction de Iy. La photocopie non autorisée est un délit.1 Fonctions à variables séparées Soit X une fonction de x 6 Ix. y) = Y j f ‘(x ’ 0 . t) = h(x. posée sur un domaine prismatique Ix x It. ce chapitre. la fam ille des fonctions (X/)/6n (qui constitue en fait une base hilbertienne d ’un espace bien choisi). où et I. 6. de la forme : ai'W 0 + h(0 0 + a2( x ) | F . On suppose qu’au moins un des intervalles est borné : Ix = [a. dans R.+ b2( t ) ^ + (a3(x) + b3(t))f(x.com . i.-)/e]n et» finalement. -oo < a < b < +oo et que VEDP est « séparée ».à valeurs dans R.1) Le principe de la séparation des variables est de chercher une solution sous la forme : (x. Considérons une une équation aux dérivées partielles dont l’inconnue est une fonc­ tion / de deux variables x et t. à étudier la convergence de / \ la série de fonctions 2> V ie N Les annexes (B et C) donnent des résultats importants pour la compréhension de © Dunod. dans un premier temps. b] . On définit la fonction X® Yde X ® Y : Ix x Iy -* R (x.y) ^X (x)Y(y) 1 ’ 117 www.e.bibliomath. t) (6. Elle connaît actuellement un grand intérêt pour la résolution des problèmes non linéaires multidimensionnels à grand nombre d ’inconnues. t) f( x . en fonction de l’espace dans lequel évolue la solution.X i /€ N ie N Différentes approches sont possibles. La méthode employée ici consiste à construire. sont des intervalles de R. puis à déterminer les ( r .

X 2)L2Ux)(Y i . ) ! № ( / .). ) = P ® Ultfovxi.) (6‘4) iii. quadratique. i. Y2)L2W = (Xi ® . ii. Remarque 6.3) i=1 L’espace ^ ( / A) 0 ^(7^) est appelé produit tensoriel de T (IX) et T (Iy).) d= № ( / . Une fonction de la forme X®Y est appelée dyade. Il* ® niz2(W®z2(/. L2(IX) ® L2(Iy) est dense dans L2(IX x Iy). ou fonction à variables séparées. 118 www.1.y) = J ] x i(x)Yi(y) (6. L2(IX) ® L?(ly) est muni d ’une norme (la « crossnorm ») qui coïncide avec la norme usuelle de L2(IX x Iy).€N une èuse de L2(IX). ) i e x T( Iy) f : N f(x. uni­ form e). Définition 6.j )<einxn est une base de L2(IX x Iy). Si (X.com . En effet : P ro p o sitio n 6. et ( Y j) j^ une base de L2(Iy). L2(IX) ® L2(Iy) peut être muni d ’un produit scalaire qui coïncide avec celui de L \ h x Iy) : <Xi ® Li. 3(Xf-.1 L’opération ® est appelée produit tensoriel (ou produit direct). alors (X¡ ® L/)(. Lorsque Ix et Iy sont de longueur finie. ® Y2)L2(IxXiij) iv.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables D éfinition 6. X2 ® Y2)L2Ux)zi2(Iij)= V i . F .bibliomath. par : V/ € T( I X)® T(Iy).2 T (IXx Iy) étant un ensemble de fonctions définies sur Ix x à valeurs dans R. un cadre particulièrement favorable est L \ I X x Iy).3Ne N.1 T ( I x) 0 T(Iy) est un sou s-esp ace vectoriel de T { I x x Iy)• L’adhérence de T { I X) ® est constituée par l ’ensem ble des séries de fonctions conver­ gentes à variables séparées (dans un sens à préciser : convergence sim ple. on définit l’espace vectoriel engendré par les dyades de fonctions de T (JX) et de T {Iy\noté T ( l x) ® T iff).

notées C#.1. que le terme a i ne change pas de signe. on commence à s’intéresser à l’existence de solutions du problème homogène 'Ph constitué de l’équation ai(x)X"(x) T(t) + bx(t)X(x) T" (f) + a2(x)X'(x) T(t) + b2(t)X(x) T'if) + (a3(jc) + b3(t))X(x) T(t) = 0 assortie de conditions homogènes sur le bord de Ix. les conditions homogènes sur le bord de IX. par la suite. qui autorise à utiliser la forme séparée a priori. Par linéarité. toujours. 8) 119 www. L’absence de termes en dérivées croisées (dxdt) peut être obtenue par mise sous forme standard.)(. Les premiers résultats proviennent directement de la construction de l’intégrale de Lebesgue en dimension 2. t) hh> X(x)T(t) non trivialement nulle. ce qui conduit à : b\T"{t) + b2T'(t) + b3 = axX"jx) + a 2X'(x) + a3 m x{x) Le membre de gauche ne dépend que de la variable t. Remarque 6. Reprenons l’équation aux dérivées partielles de référence. ■ Dans ce chapitre. des fonctions du temps t et de la variable d’espace x.com . 6. et celui de droite ne dépend © Dunod. en outre. qui assure. On suppose donc celui-ci positif. le temps étant en général un intervalle de la forme [0. sur une dyade (x. Fonctions à variables séparées Démonstration.2 On considérera. il suffit de montrer qu’aucune fonction de L2(IXx Iy) ne peut être orthogonale à toutes les fonctions de la famille. Il est possible de travailler sur des fonctions de l’espace à 2 ou 3 dimensions grâce à la propriété 6. on sera en capacité d’exhiber une base de l’espace L2(IX) (grâce à l’hypothèse d’intervalle spatial borné. que de la variable x : chacun de ces deux membres doit donc être égal à la même constante A € R : bi T"(t) + b2T \t) + ¿3 a{X"(x) + a2X'(x) + a3 (6.® F.j)eNxN forme une base hilbertienne.C^ Par suite : aiX"(x) + a2X'(x) + a3 = -A=> axX"{x) + a2X'(x) + a3 + AX(x) = 0 ( 6 . La photocopie non autorisée est un délit. +°o[).bibliomath. Pour montrer que (X.7) m ~ X(x) avec.1.

9) r>lx CH qui est un problème aux valeurs propres particulier en (A. Dans ce qui suit. pour différentes configurations. on cherche les fonctions (T. les résultats d’existence de bases propres hilbertiennes. Sous certaines hypothèses. 6.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables rx (J2({/) .eN> et les fonctions propres associées forment une base hilbertienne de l’espace L2(IX)K À l’aide de cette base. On introduit l'opérateur de Sturm-Liouville S £ .-)/€ff telles que l’équation aux dérivées partielles non homogène et les conditions initiales soient respectés.3 120 www. En introduisant la fonction x i-» p(x) = e-™ lJ.2 P ro b lèm e de S t u r m -L io u v ille On étudie dans cette section le problème aux valeurs propres exhibé précédem­ ment (6. voir la remarque B. f. X) appelé problème de Sturm-Liouville.bibliomath. assez faibles. wu ai obtient : Ix + q^ X + ÀS^ X = 0 (6. f.-).9). défini par : “ » -K s i'f M <6-io) et le problème aux valeurs propres associé : S£(X) + =0 (6.11) L’opérateur S £ est a priori défini sur l’espace des fonctions de classe C2 sur R. On remarque que s > 0 et q = a^s. On rappelle que L\{IX) est l’espace de Hilbert formé par les fonctions dont le carré pondéré par la fonction s est intégrable. et s une fonction continue et strictement positive. le spectre résultant est discret : (/!. on travaille sur un intervalle I de IR. puis. p désigne une fonction po­ sitive de classe C1. q une fonction continue.com . en posant î . On donne.

bibliomath. On suppose que p est à valeurs strictement positives. .( /.9fs) d x .et. S £ (g ))L2(I) P9Tx .(f.2.H9)ûsv) et donc (A .pgT x . g) ¿2(11 = 0 ce qui n’est possible que si et sont orthogonaux. l’opérateur de Sturm-Liouville est alors auto-adjoint dans ): V(f>9) e £?(/) > ( S £ ( f) . Soit I = [a. ¿h) e R 4/ ^ (6. La photocopie non autorisée est un délit.12) \ b Qm + bl f ( b ) = 0 Sous une telle configuration. 121 www. Les conditions aux limites sont de type Dirichlet ou Neumann ou Fourier. Le caractère auto-adjoint conduit à l’orthogonalité des vecteurs propres associés à des valeurs propres différentes : si (A.n) ( /. g)L2{. 0i.( /. Définition 6. On se retrouve donc dans une configuration analogue à l’étude des matrices sy­ métriques en dimension finie.p f Tx ai Dans la suite. f ) et (ji. b] c R. 9)l]{I) ~ (S £ { f).^o. g) sont des couples valeurs-vecteurs propres avec A ï n . S £ (g ))L2(l) .. (<S£(f 9)l2(I) s f r s { i { pï h q f) gsdx f f c é [ p% ) + ‘" f s ) ‘u df ¡ i fU p î ) +.) . on choisit l’intervalle I et les conditions aux limites tels que le terme de bord s’annule.p f Tx Jdl df dg ( /. on les écrit de manière générique sous la forme : i a 0/(tf) + tfi/'(a ) = 0 avec (<2o . Problème de Sturm-Liouville On plonge cet espace dans L2(I). On admet que l’opérateur de Sturm-Liouville (défini sur un espace de dimension infinie) satisfait les hypothèses nécessaires à l’existence d’une base hilbertienne propre dans laquelle il est diagonal.on a directement : (Af.3 Dunod. 6. à l’aide d’intégrations par pa le produit scalaire : ).com . on parle de problèm e régulier de Sturm -Liouville.

</>n)L2s(iaM)^nj converge vers f dans L%([a.bibliomath. de plus. Si f est de classe C 1par morceaux. On admet que le problème périodique possède les mêmes pro­ priétés que le problème régulier. b]) (convergence quadratique). De nombreuses fonctions spéciales entrent dans cette catégorie.2. f est continue. alors. la convergence est uniforme sur [a.1 4 ) fia ) = { s(a)= s(b) On parle alors de problèm e périodique de Sturm -L iouville. On donne quelques cas classiques.com . mais les valeurs propres suivantes peuvent être multiples. Il existe une famille dénombrable non bornée de valeurs propres réelles simples Uol < |/li| < .4 Soit [a.13) dx iii. les zéros de <pn-i sont intercalés entre les zéros de <pn. P ro p o sitio n 6. On appelle problèm e de Sturm -L iouville singulier un problème qui ne vérifie pas les hypothèses précédentes.. p est supposée à valeurs strictement positives. la convergence est simple vers la régularisée . (pn a exactement n zéros sur ]a. On admet les résultats suivants pour le problème régulier i. la fonction (pn associée à An vérifie : d_ + (q + sÀn)<pn = 0 (6. Si f € L2s([a.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables P ro p o sitio n 6. < |/1„| avec lim |/l„| = +oo n -> + o o ii.. b[ .3. Définition 6. Les fonctions don­ nées et les conditions aux limites sont supposées compatibles avec un comporte­ ment périodique : ( p(a) = p(b) q(a) = q(b) et m = (6 . de plus. b]). Pour tout entier naturel n. iv. à l ’exception suivante : 4o est une valeur propre simple. b] g R. Pour tout entier naturel n. b]. la série de fonctions | Ç ( / . 122 www. f ( x +) + f(x~) Si.

15) Pour tout entier naturel n.(x) . Il a apporté de nombreuses contribu­ tions en statistique. qui travailla.x2)P”(x) . mathématicien français. Pour tout entier naturel n. Adrien-Marie Legendre (1752-1833). théorie des nombres.19) t.1 [.17) Les polynômes de Legendre forment une base hilbertienne de L2( [ .bibliomath. Il fut. On se place sur le segment [-1 . i. on obtient les polynômes d ’Hermite* {Hn)n £ pour lesquels : Àn = 2 n (6.1.2. Charles Hermite (1822-1901). les formes quadratiques. On se place sur R tout entier.5. on obtient les polynômes de Le­ gendref (/>n)n6N. q(x) = 0 Si on cherche les solutions à croissance modérée (majorées par un polynôme) à Vin­ fini. pour lesquels : Àn = n (n + 1) (6. Proposition 6. Pour tout entier naturel n. algèbre et analyse. 6. et on suppose que. î (jc) = 1 Si on cherche des solutions à valeur finie en ±1. les équations dif­ férentielles et les fonctions elliptiques. Pn est solution de l’équation différentielle : (1 . également.16) et donc : fi*2 ..x2) .1]). pour tout x de [ . 1] (6.e. t.1 . notamment.2xP'n(x) + n(n + 1)Pn(x) = 0 (6. q(x) = 0 . qui n’est pas racine d’un polynôme).4. pour tout réel x : p(x) = s(x) = éT*2 .•>"] V a: € ( . Problème de Sturm-Liouville Proposition 6. et possède n zéros sur ]-1 .1 ]: p(x) = (1 . mathématicien français.1. La photocopie non autorisée est un délit. 123 www. Hn est solution de Véquation différentielle : H.com . qui séparent ceux de Pn-\. polynômes orthogonaux. sur la théorie des nombres (il a démontré que la base e du logarithme népérien était un nombre transcendant. Pn a la même parité que n. l’un des premiers scientifiques à utiliser les matrices.1 \ et on suppose que.18) © Dunod.2xH'n(x) + 2nHn(x) = 0 (6.

qui apporta de nombreuses contri­ butions à l’analyse et la géométrie. qui les utilisa pour la résolution de problèmes de mécanique céleste faisant intervenir la théorie des perturbations. pour lesquels : Àn = n (6. Proposition 6. dne~^ H M = ' e:ê — — Vxe R (6.20) Les polynômes d ’Hermite forment une base hilbertienne de L2 2(R).c) = 0 5/ on cherche les solutions à croissance modérée (majorées par un polynôme) à l ’in­ fini et à valeur bornée en 0. Proposition 6. Il calcula également le diamètre et la masse terrestres. On se place sur R +.e x {dxn > Sx € R + (6.com . q(x) = ---- JC Si on cherche les solutions à valeur finie en 0 et valant 0 en a.2 1) Pour tout entier naturel n. e-v //s vérifient les mêmes résultats d ’existence des zéros et d ’entrelacement de ceux-ci que les polynômes de Legendre. Ln est solution de l’équation différentielle : jcL"( jc) + (1 . et on suppose que. mathématicien français.7. Ces fonctions furent découvertes par Daniel Bernoulli. on se place sur [0.22) et donc : K(x) = .(R+). mais portent le nom du mathématicien et astronome allemand Friedrich Bessel (1784-1846) . Pour a > 0 et v > 0.23) Les polynômes de Laguerre forment une base hilbertienne de L2_.Jt)L'(jt) + nLn(x) = 0 (6. et on suppose quet pour tout x de [0. Ils vérifient les mêmes résultats d ’existence des zéros et d ’entrelacement de ceux-ci que les polynômes de Legendre et Hermite. Bessel effectua notamment. en 1838. a\. les premières mesures précises de la distance d’une étoile à un autre corps céleste. on obtient la fonction de Bessel de première e s p è c e d ’indice v.bibliomath. F.* .6.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables et donc : (.])’> . 124 www. t. ainsi que la valeur de l’aplatissement aux pôles. t. a] : v2 p(x) = s(x) = x . #(. Jv. Edmond Nicolas Laguerre (1834-1886). on obtient les polynômes de Laguerre* (Ln)ne^. pour tout réel positif x : p(x) = s(x) = e.

il y a exactement un zéro de Jv-\. La photocopie non autorisée est un délit. fi) € R2 a = a co sh (iu ) + p sin h (iu ) [ ù>P = (oa sinh(iu) + a)p cosh(iu) 125 www. Par suite : f(x) = P J e R* À = 0 est donc valeur propre simple. la fonction x h» J v( s „ x ) est solution du problème de Sturm-Liouville pour lequel =4 (6. Les fonctions propres associées sont les fonc­ tions constantes non milles. Si À > 0. 6.24) où (a sfl)neisj* est la suite (infinie) des zéros de Jv. alors. Si À = 0.bibliomath.x i-» yv(iflx))n€N* est une base orthogonale de L*([0. Pour chercher les valeurs propres À et les fonctions propres non indentiquement milles / associées. La suite de fonctions (.2. a priori. on obtient : p sinh(cu x) i / ( * ) = ol cosh (û > *) + (a. Pour tout entier strictement positif n.c) + slx M snx) = 0 Sx e]0.1 On considère le problème de Sturm-Liouville : d2f (6 ) { d ï +Àf = ° (6./v(in.26) / ( 0) = /( i) cri) /'(0) = / '( l ) (T2) On reconnaît un problème périodique. JYa une infinité de zéros sur R + . alors : /(*) = a x + p (a.25) Jv n’a pas.com . . a[ (6. ii. 0 Tx 1* dx ~ 7 ./3) € R2 P = a+p a =a Ounod. la fonction x i-> Jv(snx) est solution de Véquation différentielle : d l dJv(snx)\ v2 . en posant À = co2. Problème de Sturm-Liouville Pour tout entier strictement positif n. a]). d ’expression analytique simple. Exemple 6. on résout l’équation différentielle (£) et on vérifie à quelles conditions les valeurs aux limites peuvent être satisfaites. i. entre deux zéros consécutifs de Jv.

com .1 sin(ûf) . ce qui donne alors / = 0 : le cas À > 0 est donc à rejeter. une base possible est formée des fonctions x\-> f n.1 Le déterminant de la matrice vaut 2(1 .c) où le coefficient a été choisi de manière à normaliser les fonctions. Si A < 0. le déterminant est nul. et une solution non triviale est possible. L’espace propre associé à la valeur propre Àn = .1 sinh(ic)) sinh(ij) cosh(üj) .a. Les constantes a et j8 sont alors arbitraires. La définition suivante montre que ce cadre n’empêche pas de traiter des problèmes plus généraux. 126 www. on obtient : fix) = a co s (îu x ) + ß sin(cjx) (u.2. 6.cosh(û>)) > 0 . Définition 6. Soit (x .5 On appelle relèvement des conditions aux limites une fonction qui satisfait les conditions aux limites. ainsi. suffisamment régulière pour être introduite dans l’opérateur différentiel. Pour co = 2nn (n e Z). Cet exemple illustre bien comment les conditions aux limites sur un intervalle borné « obligent » le spectre à ne prendre que certaines valeurs discrètes.2 (x) = V2cos(2n/r.y0) e R2 a = a cosioj) + ß sin(w) ü)ß = -cj a sinico) + ü)ß cos ico) La vérification des conditions aux limites conduit donc au système linéaire : c o s ( îu ) .1). a = fi = 0.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables La vérification des conditions aux limites conduit au système linéaire : 'cosh(cj) .cos(o/)).\(x) = ^flsin(2nnx) et x i-> f n. alors.3 SÉPARATION DES VARIABLES On a vu que le problème de Sturm-Liouville était posé avec conditions aux limites homogènes sur le bord de Ix.bibliomath.( 2nn)2 est donc de dimension 2. t) un relèvement des conditions aux bords du système (6.sin(¿j) co s (îl >) . t) f r(jc. en posant À = . 1 Le déterminant vaut 2(1 . iii.

. 0) = fo(x) (6. / est solution de la même EDP. . t) et à remplacer le second membre par h(x. 2 (S£(Xi)Ti + bl T . ) /eN 127 www.bibliomath.i Xi + b3XiTi) = h(x.1 D é te rm in a tio n d es fo n c tio n s te m p o re lle s Il semble alors légitime de chercher la solution sous la forme (x. On obtient alors : © Dunod.27) avec. t) = h(x. = ot 6. ) = h(x. On reprend alors l’équation (6.3. t)/( x .. 6. t) (6. Séparation des variables Quitte à poser f(x .( x . chaque Xj étant associé à la valeur propre A.1).4 pour un exemple de relèvement).com . toujours. les conditions homogènes au bord et les conditions initiales sur : ' f(x .t) + / ( x . t) i€ n soit : 2 (-AiXiTi+ biT'AXi + b2T'iXi + b3XiTi) = h(x.. ie N où (X. t) = h(x. avec pour second membre h et des conditions aux limites nulles (voir l’exercice 6. + ü2^~dx + + + f)J alors.3. La photocopie non autorisée est un délit. t) = /. où l’on fait apparaître un opérateur de Sturm- Liouville : S £ ( f) + ù i ( O 0 + * * ) £ + h ( t) f(x .Xi + b2T .).i .28) X0) . t) .-6in est la base hilbertienne solution du problème du Sturm-Liouville. t) Z6N puis : 2 (bi T" + b2T[ +( h .

Ils sont donc entièrement déterminés.bibliomath.Aj)Tj = (Xj.31) Chaque Tj est donc solution d’une équation différentielle ordinaire {EDO). t))L] (6.. la somme partielle d’indice N : f N{x. h(x. 0 )L?(/t) (6. Il ne faut pas oublier de normaliser les fonctions.). « e N. j e N. 128 www. M x))L2(I ) /6n df (6.(0). j e N : Xj. En fonction de la régularité de ces mêmes données fl n initiales. uniforme) et quelle est la régularité de la limite. il y a convergence simple ou uniforme de la série de fonctions Tn(0)Xn n et £ 77(0)X„. 0) = 2 X j{ x ) T 'i (0) = g 0 {x) => T 'j{ 0) = (xJt jo (x ))№ Les Tj.) '€n '£?(/. 0) = £ Xi(x)Ti{0) = fo(x) =* Tj(0) = (Xj.30) (/.i) = Y J Xn{x)Tn{t) n<N Il reste alors à déterminer si la suite de fonctions (/w)weN converge bien vers la solu­ tion lorsque N tend vers l’infini. mais aussi quel est le type de convergence (simple. sont issus de la projection de fonctions connues sur la base hilbertienne : si les données initiales fo et go sont des fonctions de L?S{IX).-6n est orthonormale^ pour découpler les équa­ tions. La série ^ X.Ai)Ti) = (X. pour tout entier N e N. n t. h(x. Les conditions initiales des EDO ainsi obtenues sont également données par pro­ jection des conditions initiales de l’équation aux dérivées partielles : f{x. on projette suivant Xj. les seules informations relatives à la convergence sont connues en t = 0 où les 77(0) et 77. le théorème de Parseval permet d’affirmer la convergence absolue des séries numé­ riques ^ |T„(0)| et ^ |77(0)|. sont solutions d’équations différentielles ordinaires avec des condi­ tions initiales découplées. Actuellement.) ce qui conduit à : bxT'! + bzT’j + (b3 . 2 Xi (bxT" + b2T' + (b3 .32) f t ix .Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables En exploitant le fait que la famille (X. v / Considérons alors.com . 7) est donc connue.

alors S est continue sur [a.8. T héorèm e 6.2 C o n v e rg e n c e d e la s é rie d e fo n c tio n s Définition 6. La photocopie non autorisée est un délit.6 Une série de fonctions de terme général sp et de somme partielle ( 11 x S„ = £ sp(x) converge uniformément sur [a. Remarque 6 3 i. b]. 37V g N . conver­ gente.9. si la suite de fonctions (S n)neN converge simplement. S'il existe une suite positive {ap)pe^ telle que la série de terme général ap converge < + oo et telle que : V N 3 p 0 € N.bibliomath. la dérivabilité (partielle) des termes et la convergence uniforme de la série dérivée entraîne la dérivabilité partielle de la série.3 . la suite de fonctions x i-> S„ =^ Sp(x) converge uniformément sur V p=i neN [a. sp est une fonction continue.com . Un cas d’application classique est le suivant : considérons la série numérique. b] \Sn(x) -S (x )\ < £ Proposition 6.Onparle de convergence normale. et si la suite de fonc­ tions (S n)nen converge uniformément vers S. et © Dunod. b]. de terme général \T„(0)\. pour tout entier naturel p.3. et si la suite de fonctions (S'n)ne^ converge uniformément. Séparation des variables 6 . Si. 129 www. peN Les définitions et résultats précédents sont encore valables pour des fonctions de plusieurs variables et la convergence uniforme d’une série de fonctions continues en­ traîne la continuité de la série. b]. ii. Vp > p0. i. Sx e [a. Si. alors S est de classe C 1. |^(x)| < ap alors. V x e [a. 6. Vn > N . sp est de classe C 1. pour tout entier naturel p. b] vers une fonction < P=l Ke N S lorsque n tend vers l’infini si : V £ > 0 .

f )L2 Xn(x) = 2 Xn(x)Tlt(0) = f p(x. Il ne faut n pas oublier de s’assurer de la convergence des séries dérivées. Alors. 6 . de plus que la série de fonctions ^ Tn(0)Xn converge /t uniformément. En général. 1B0 www. pour tout t. à t fixé : \\f ( x .bibliomath. et les Xn sont supposés normalisés. on ne calcule que les premiers termes du développement II est donc important de pouvoir évaluer Verreur commise suite à une troncature.3 T r o n c a tu re En pratique. On suppose. 0) / 1=0 / 1=0 Alors\ à t = 0 : \ \ f . ii.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables On suppose. en posant : r fp(x.3 .com .f P\\2 = 2 X„T„(0) = Y j ir«(0)l2 = ll/ll2 . qu’il existe une constante positive A telle que. la convergence de la série ^ X„T„ ne pose pas trop de difficultés. t. pour tout réel t de It : \Tn(t)\<A\Tn(0)\ On tronque le développement de f au rang p. m esure de Terreur Supposons qu'il existe un réel A strictement positif tel que. Proposition 6.34) A Y \ Tn m 2 =A (\\f\\2 -\\f¡\\2) n>p On est donc capable de majorer à chaque instant l'erreur commise en tronquant un développement à l'ordre p.t)\\2 = YXn(x)Tn(t) =2 |r„(0 l2 n>p n>p (6. il y a convergence normale (et donc uniforme) de la série de terme général XnTn. on ait : \Tn(t)\ < A|r„(0)|. Les normes sont au sens de L2S.f p(x.t) = Y J Xn{x)Tn(t) /1=0 ainsi que celui concernant la condition initiale : p P f p(x) = 2 ( * .t) .liy?ll2 (6-33) n>p n>p et. Approximation..10. en outre.

de longueur L. La photocopie non autorisée est un délit. Qn désigne par 0 : ( jc. Dans ce domaine. on suppose que 0o est de carré inté­ grable et continûment dérivable sur [0.t) = X(x)T(t) Par suite : X{x)T'{i) = — X"{x)T{t) pc 0o étant non identiquement nulle.3. Séparation des variables Exemple 6. 0) = 0o(jc). on a donc : K X”(x) V{t) pc X(x) “ T(t) Le membre de gauche ne dépend que de la variable jc. il existe donc une constante À telle que : K X " ( jc) T\t) _ pc X(x) ~ 7X0 “ S’il existe un réel xo en lequel X s’annule. ¿2] de R2 où X et T ne s’annulent pas. Il existe donc un domaine [a. 131 www. de chaleur massique c. il en est nécessairement de même pour X et T. b] x [t\.2 Propagation de la chaleur dans un barreau métallique On considère un barreau cylindrique métallique.com .bibliomath. et qu’elle vérifie la condition de compatibilité : 0o(O) = 0 ~r-{L) + h0o(L) = 0 et dx On commence par rechercher une solution de (8) sous la forme : G(x. V f> 0 (S ) d i^ pc ox¿ 0 ( 0 . et celui de droite de la variable t © Dunod.0 =o CFÍ) ôG — (L. le coefficient d’échange est noté h. comme T ne s’annule pas sur [t\. Les conditions aux limites sont homogènes. t) 0(jc. de masse volumique p. . K d^G = — ^ ( * . de type Dirichlet sur le bord gauche ( jc = 0) et de type Robin sur le bord droit ( jc = L). alors.L [. 0) = Oo(x) (J) Pour obtenir de bonnes propriétés de convergence. Le problème aux frontières (?y ) modélisant la diffusion de la chaleur dans le barreau est : de. t) = 0 {Ti) ox 6(x. d’axe (Ojc). Î2L on a: X"(*o)7X0 = 0 La relation — X"(x)-ÀX(x) = 0 pc est donc encore vérifiée. L]. t) + hG(L. Toutes les constantes introduites sont bien sûr strictement positives. et de conductibilité thermique K. uniquement .0 V * 6 ]0 . Il est supposé initialement soumis au champ de température 0o • 0(*. 6. t) la température du barreau.

h La solution du problème de Sturm-Liouville est donc donnée par : ' -1.1 représente les solutions cont ne N. L[ : X"(x)-^-AX(x) = 0 Il faut donc chercher des solutions à l’équation différentielle précédente./?) e R2 Les conditions aux limites donnent : ( 0(0. Pc X„(x) = pn sin(w„ x) 132 www. „ co la fonction eu i-> —. pour n = 0. car alors : K X{x) = a cosh(a>x)+ fi cosh(iux) avec (or. celle de Robin en L donne alors : PQi sinh(iuL) + (ocosh(cuL)) = 0 => P = 0 _^ P£ pc 9 iii.2 : ces solutions sont obtenues graphiquement comme étant les abscisses des points d’inter­ section de la courbe représentative de la fonction co h-> tan(coL) et de la droite représentant . P) e R2 La condition de Dirichlet en 0 donne a = 0. pour tout x de ]0.1. i.0 = 0 =/? \ de =ï a =p = o — (L.bibliomath. t) + hO(Lt t) = 0 = a + hLa + h/3 Vdx X devant être non identiquement nulle. De même. on aurait alors : X(x) = a x + p avec(or.. on exclut le cas À = co2 > 0. 0c ii. celle de Robin en L donne alors : P ( o j cos( o j L) +h sin(£j L)) = 0 Les solutions non triviales (P ï 0) sont donc obtenues pour : co —+ tan(coL) = 0 h Cette équation admet une infinité dénombrable de solutions que l’on note (con)nen - La figure 6. — Àest donc strictement négatif.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables Par suite./?) e R2 La condition de Dirichlet en 0 donne a = 0. Supposons À = 0 . le cas À = 0 est à rejeter. on pose — À = -o r K 4 K On a donc : X(*) = a cos(a>x) + p sin(cu x) avec (a.com . la forme de celles-ci changeant avec le signe de À9il faut discuter selon les cas.

L]). L] devient : +oo +00 puis : -foo Y j xn(rn + A„Tn) = o n=i 133 www. Séparation des variables Figure 6. n=1 L’équation dans [0.cos(2^„ x)dxj 2/L _ sin(2o>„L)\ P" \2 4ù>„ ) 2 tm(ù)nL) 2 4ü>n(l + tan2(iu„L)) h 2(h2 + a>2) qui donne l’expression de ßn.Obtention graphique des <on Pour normaliser les fonctions. 6. © Dunod.com . la famille des (X„).ieN est une base hilbertienne de L2([0.3. on calcule : 1 = fii f sin si (ojfl x)dx Jo _ 02 1 . La photocopie non autorisée est un délit.1 . On a alors : 2 + Xn(x) = S in ( iJ „ x ) ' h + L(h2 + a)2) D’après le théorème de Sturm-Liouville.bibliomath. +oo On cherche alors la solution de YEDP sous la forme 6 = ^ XnTn.

Le théorème de Parseval donne \Tn(0)\ = ||0|Il2([o. finalement : 0(x.. 2 ^". Par ailleurs.l]) : il y a donc convergence uniforme n de la série en t = 0.bibliomath. ne N. f.com . on utilise la condition initiale : 0o(x) = 0(x. + o o [ et +oo Jt (x. La série ^ XnTnest donc n uniformément convergente sur [0. On calcule à cet effet le terme général de la série dérivée une fois en tempsf : Tn = -ÀnTn Pour 0 < to < t.)\T„(to)\ pour n suffisamment grand le terme en est plus petit que 1 et la série converge comme celle de terme général |T„(io)|. L] x [0. Tn(0) = (Oqi ^/j)l2([0.L]) X „ (x ) /1=1 /1=1 V« € N.L]) D’où. O) = Y JX„(x)Tn(0) / 1=1 D’après les hypothèses sur 0o> on peut développer cette fonction sur la base et on sait qu’il y a convergence quadratique et uniforme de la série : +oo +OQ 2 T„( 0 ) x „ ( * ) = Y j ( 0 0 . les \Tn\ sont des fonctions décroissantes en temps. L]x]0.t) = Y j Xn(x)T'n(t) / 1=1 La fonction obtenue est donc bien solution du problème aux frontières initial (fy). t) = V 2 ^ . Il y a donc convergence uniforme de la série déri­ vée sur [0. ( f 0o(y) sin(w„ y)dy\ Sin(iu„ x) e~À"' (6. + o o [ .35) ¿^h + L(h2 + A„) ( J 0 J Réciproquement : Vérifions que la fonction 0 ainsi obtenue est bien solution du problème aux frontières initial (?V). Xn)mio. 134 www.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables ce qui implique T'+AnTn = 0 T„ = Tn(0)e~À"‘ Pour déterminer les r„(0). on a : | 7 » | = A„\T„(t)\ = Ane-A^ . . Reste à savoir si elle est une fois continûment dérivable. . C’est le même terme que la série dérivée deux fois en espace.

et par I le moment d’inertie de la section droite. avec. 0) = i>o(x) dt où «o et vo sont deux fonctions de classe C2 sur [0. On considère une poutre horizontale en équilibre.bibliomath. t) =0 52m <92« (T) © Dunod.t) = 0 Déterminer. de longueur L. la solution de l’équation aux dérivées partielles (£). Les conditions aux limites d’appui simples se traduisent par un déplacement et un moment nul aux extrémités : yi0.com . à l’instant initial t =0 : y(x. elle oscillera à des fréquences bien particulières (« les fréquences propres »). Exercices Exercices Vibrations libres d’une poutre — ^ ^ L’espace euclidien est rapporté à un repère orthonormé (O. pour chaque fréquence. E I d à (0’t) = E I d à (L. La photocopie non autorisée est un délit. Le cas d ’un tam­ 135 www. avec ces conditions aux limites. Le son émis par le tambour corres­ pond ainsi à la superposition des fréquences propres. la déflexion verticale au point d’abscisse et à l’instant tvérifie l’équation aux dérivées partielles : d 4y E I —7 + pS0 (fi) dx4 On suppose que. en appui simple à ses deux extrémités. de sec­ tion droite constante. . On désigne par E le module d’élasticité (module d’Young) de la poutre. L]. t)= y{L. (x. En l’absence de forces extérieures. K2J Vibrations d’une membrane circulaire Sion frappe la membrane d ’un tambour en son centre. une amplitude qui dépend de la manière dont on a excité le tambour. 0) = et que chaque point de la poutre est animé d’une vitesse transversale connue : dy. homogène.

dont on rappelle l’expression en coor­ données polaires : _ d2z 1 dz 1 d2z dr2 r dr r2 dtp2 La fixation au bord du cadre circulaire est telle que : z(t\ r = a. f étant une fonction donnée des variables r et tp. on recherche une solution z du problème homogène sous la forme : z(t\ r. de rayon a. r £ [0.r. a été résolu par Rudolf Friedrich Alfred Clebsch^ en 1862. connu pour ses contributions à la géométrie algébrique. vérifie : dh c2 Az dt2 où Az désigne le Laplacien de la fonction z .bibliomath. f. la théorie des invariants et les applications de la dualité à la statique graphique. La démarche va être la même : déter­ mination d’une base de fonctions spatiales puis projection pour déterminer la dépendance en temps.<p) = 0 Remarque 6. fixée sur un cadre circulaire du plan z = 0. Pour t > 0. <p) les coordonnées polaires d’un point du plan z = 0. Par ailleurs. 136 www. (f) = f(r. k). la forme du tambour est-elle déterminée de manière univoque par le spectre ?[11.13] —^ ^ ^ L’espace euclidien est rapporté à un repère orthonormé (O.com .4 On se trouve dans un cas où l’espace est de dimension 2. à l’instant t = 0. d’après les résultats de densité donnés en début de chapitre.2 n]. r. a] et (p € [0 . et préciser sa période. de centre O. de classe C 2. il est légitime de chercher une base de l’espace des fonctions spatiales à variables séparées. Le.<p) = 0 On suppose que le déplacement vertical d’un point de la membrane. On désigne par (r. le mathématicien M. sont : ( z(t = 0. On considère une membrane. le déplacement vertical d’un point de la membrane et la vitesse. Kac a posé la question suivante : « Peut-on entendre la forme d ’un tambour ? ». Mathématicien prussien (1833-1872). (p) \ ^ ( t = 0-.<p) = T(t)R(r) 0 (<p) (a) Montrer que <Pest périodique. Mais le problème est encore ouvert : en 1966. 1. i .Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables bour à cadre circulaire. j . à l’instant t.

Exercices

(b) Montrer qu’il existe deux constantes réelles telles que :
00 (fi#)
1 d dR
+ (A -^ )R (r) = 0 (fi*)
_ r dr r dr r¿
(c) Donner l’ensemble des fonctions ( 0 n)n e N solutions de (fi
(d) Montrer que, pour tout entier naturel R est solution de l’équation :
f 1 d dR
+ 0i - 4 )J?(r) = 0
i r dr r dr
=0
Ce problème, quand on lui adjoint la condition de valeur finie de en 0,
est un problème singulier de Sturm-Liouville dont on donne les principaux
résultats :
• Soit Jn la fonction de Bessel de première espèce :

T , v _ (r\* v (~ 1)Æ 1
"( r ) ( 2) ^ kl £)! \ 2 /
k=0
Jn admet une infinité dénombrable de zéros sur R + notés N-
• Pour n e N fixé, le problème de Sturm-Liouville ainsi obtenu admet une
infinité dénombrable de solutions (A„iP, n avec :
\2
Àn’p = ^ v ) ' Rn
• Pour n e N fixé, les (Rn,p)PeN forment une base orthogonale (non nor­
mée) de Ûr([0, a]).
2. Donner, en fonction de / et des fonctions (0„)„eN et n 2- l’expression
du déplacement vertical z.

C a s où l’espace est p ondéré
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

On considère l’équation aux dérivées partielles pour e ]l, € R+ :
d2u 2 d2u „ du
(fi)

avec les conditions aux limites* :
u (\,t) = 0 V t > 0
(C£)
u(e, t) =0 V 0

_ t- e désigne la base du logarithme népérien (ln e = 1).

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Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables

et les conditions initiales :
[ u(x, 0) = 0
< du (CI)
) = /(* )
où / est une fonction continue sur ] 1 , e[.
On cherche ici à résoudre cette équation par la méthode de séparation des variables,
en recherchant la solution sous la forme :
u : (x, 0 h-» ^ Xk(x) Tk(t)
AreN*
1. En profitant de l’homogénéité du problème, on pose directement :
u(x, t) = X(x) T(t)
dans (S).
Montrer que pour que cette forme séparée satisfasse (£), il doit exister une
constante réelle A telle que X soit solution de l’équation différentielle suivante :
x1 X,' + 3xX'
=A (Sx)
X
2. En utilisant les conditions aux limites, donner les valeurs de X (l) et X(e).
3. Pour résoudre l’équation différentielle (Sx), on utilise le changement de va­
riable x = ez et on pose Z(z) = X(x).
Montrer que l’équation devient :
Z"(z) + 2Z'(z)-A Z(z) = 0 (Sz)
4. Donner les valeurs de Z(0) et Z(l).
5. (a) Dans le cas où 1 + A > 0, on pose 1 + A = a>2, o) e R +.
Donner alors la forme générale des solutions de (Sz).
Ce cas est-il compatible avec les conditions aux limites ?
(b) Dans le cas où 1 + A = 0, donner la forme générale des solutions de (&z)-
Ce cas est-il compatible avec les conditions aux limites ?
(c) Dans le cas où 1 + A < 0, on pose 1 + A = -a»2, (o e /?+.
i. Donner alors la forme générale des solutions de (£>z)
ii. Ce cas peut-il être compatible avec les conditions aux limites ?
Montrer alors que u> = kn, k e N, et donner, pour un entier k, l’ex­
pression correspondante, notée Zk(z), de Z(z).
iii. En déduire, pour un entier k, l’expression correspondante de X(x), no­
tée Xk(x).
Quelle propriété vérifie la famille des (Xk) ?

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Exercices

iv. Montrer que les fonctions (Tk)associées sont sol
différentielles découplées :

T'k' - A kTk = 0 (& t )

Donner l’expression des Tk.
v. En exploitant les conditions initiales, montrer que :
+oo _______ .
u(x, t) = V ' — sin í Vl + k2n2 i J sin(fc n ln x)
Ùo x {
où les Ck désignent des constantes réelles à déterminer.

Q B I C o n d itio n s au x lim ites non h o m o g è n e s
Soit a, b, a, /3,uq et l des réels strictement positifs tels que :

an2 > bl2

Résoudre l’équation aux dérivées partielles :

d2u , du
0 V(x, t) €]0, /[x]0, +oo[
a a ï + b u + ~dt
avec les conditions aux limites non homogènes

Í w(0, t)= uoe Vf > 0
{ n(/, t) = t>0
e~V
Q
U

et la condition
lim u(x, t)= 0 Vx €]0, /[
t —>+oo
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Pour aller plus loin
Un exercice supplémentaire et son corrigé sont en accès libre à partir des pages
d’accueil du livre sur le site www.dunod.com

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Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables

Corrigés

12U Afin de chercher la base des fonctions de l’espace, vu que l’équation et les
conditions aux limites sont homogènes, on injecte directement la forme séparée dans
les équations :
y(x, t ) =X( x) T( t )
Il en résulte :

= X(4)U) m +pS T"(t) = 0

La solution devant être non identiquement nulle, il en est nécessairement de même
pour X et T. Il existe donc un domaine [a, b] x ] de R 2 où et ne s’annulent
pas. Dans ce domaine, on a donc :
X(4)0 ) _ pS )
X(x) " El )
Le membre de gauche ne dépend que de la variable x, et celui de droite de la variable
t uniquement ; il existe donc une constante € R telle que :
x < 4> ( * ) _ pS H O
X(x) El )
S’il existe un réel xq en lequel X s’annule, alors, comme T ne s’annule pas sur [?i, *2].
on a donc :
X(4)r ( 0 = 0
La relation
X(4)(x) = AX(x)
est donc encore vérifiée.
Par suite, la fonction de l’espace doit être solution du système suivant :
X {4\ x ) = XX(x) Vx e]0, L[
- X(0) = X(L) = 0
X"(0) = X"(L) = 0
Cette équation différentielle ordinaire du quatrième degré fonctionne comme un pro­
blème de Sturm-Liouville. Le polynôme caractéristique est :
r4 - À
Les solutions diffèrent selon le signe de A.

140

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Corrigés

i. Si A - 0, on a
X(x) = a + bx + ex2 + dx2 (a, b, c, d) e R 4
Les conditions aux limites conduisent àa = b = c = d = 0.
Ce cas est à éliminer.
ii. Si A < 0, on pose ô = |/t|“ L On rappelle que les racines quatrièmes de (-1 ) sont
les complexes ±e'% et ±e'~F.
On a donc :
_£gff
J 1 -=VT
X(x) = ae^ + be s + ce* + de 6 ( a ,b ,c ,d ) € C \ Im(X) = 0
Les conditions aux limites en 0 donnent :
X(0) —ü + b + c + d —0

X"(0) = -^(a + b - c - d ) - 0

donc a = -b et c = -d. Donc

X(x) = a { e y ’i - e ^ ) + c0 A - ■e*i.-'T ,
» .•TT » y TT r i3 ;r
X(L) = a(ese 4 - ese 4) + c(e^e 4 e*e 4 ) = 0

r ,(L) = ^ i « ( ^ e'f - e ^ h - c i e * = 0

ce qui donne directement a = c = 0.
Ce cas est également à éliminer.
iii. Si A > 0, on pose 6 - A~X
Les racines du polynômes sont r = ±ù_1 et r = ±iô~l.
Les solutions sont de la forme :
X(x) = a cos ^ j + b sin ^ j + c cosh ^ j + d sinh ^ j (a, b, c,d) € R

Les conditions en 0 donnent :
Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

X(0) = a + c = 0

X"(0) = ^ ( - a + c) = 0

d’où a = c = 0.
Alors les conditions en L donnent :

X(L) = b sin ^ j + d sinh ^ j = 0

r U ) = ^ ( - i s in ( | ) + rfsmh ( | ) ) = °

141

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7*(0) vo(x) = ^ ( x .e ttN* ô On pose alors : ök = . t) = ^ Xk(x)Tk(t) ken* On reprend l’équation initiale : â*y p s d2y dx* E l dt2 On utilise alors l’indépendance des Xk pour se ramener à des équations scalaires dé­ couplées : El V *eN *.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables Comme sinh ï 0. ^ ) ¿ 2([0. il faut que . o = T'k' + -— Tk PS ô k El pSôt Tk(t) = 7*(0) cos 1 -Tk(0)sin V Sót J El p S ô î) Les constantes s’obtiennent par projection des conditions initiales : hoO) = y(x. 0 ) = 2 Tk(0)Xk(x) ken* («0. dont ils forment une base hilbertienne. k e N* kn Xk(x) = ^ si” ( £ ) Les Xk.bibliomath. On cherche alors la solution sous la forme (x. pour obtenir une solution non triviale.0 ) = J ] Tk(0)Xk(x) ken* (vo. alors : d = 0.¿]) . Xk)L2([0. L]). sont normalisés au sens du produit scalaire de l’espace L2([0.L]) = Tk(0) 142 www. t) i-> y(x.com .. k e fi. Finalement.

Corrigés

Au final, la solution est donc donnée par :

y(x, t)

La majoration

L2 pS ,
VfceN*, sup IX*7*| < |7*(0)| +
x,t k2TT2

permet de conclure à la convergence de la série de fonctions grâce à la convergence
des séries numériques en t = 0.

La figure 6.2 représente les trois premiers modes (normalisés) de vibration de la
poutre.

F i g u r e 6 . 2 - L e s S p r e m ie r s m o d e s d e v ib r a t io n d e la p o u t r e
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

W Èi\ 1. (a) Le problème étant à symétrie circulaire, on a Vr > 0 r [0, ] V<p :
z(t; z, <p + 2/r) = z(t; r, <p). Donc <&{<p + 27t) = <P(<p), la fonction est 2/r-
périodique.
(b) On a :

Az =m I R "(r) 0(<p)+ - &(<p) + R(r) 0"{<p)\

1
= -T " (t)R (r )0 (<p)

14B

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Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables

La solution étant non identiquement nulle, il existe un domaine
l / i . ri\ x [y?i, (pi\ x [ii, Í2] où R ,0 e tT ne s’annulent pas. Sur ce domaine,
on peut écrire :
R"(r) 1 R'(r) 1 0"(<p) _ 1 T"(t)
R(r) + r R(r) + r2 0(<p) ~ c2 T(t)
Le membre de gauche ne dépend que des variables r et <f>, et celui de droite
de la variable t uniquement ; il existe donc une constante À telle que :
R"{r) 1 £(T) 1 * > ) = I =
R(r) r R(r) r2 0(<p) c2 T(t)
S’il existe un réel <po en lequel 0 s’annule, la non-nullité des autres fonc­
tions sur [ri, r2] et [ii, Í2] implique 0"{<fio) = 0. La relation
1 R'(r) 1
R"{r) 0(<p) + - - f f 0(<p) + - r 0"(<P) = -A 0(<p)
r R{r) r¿
est donc vérifiée pour tout <p e [0, 2n\.
De même, on montre que l’équation est valable sur tout r e [0, a].
Le problème spatial s’écrit :
2 R !\r) R \r) 2
R(r) R(r) 0(<p)
Le membre de gauche ne dépend que de la variable r, et celui de droite de
la variable <puniquement ; il existe donc une constante ¡x telle que :
2 R "(r) R '(r) , 2
r ------- + r tttt + Ar ¡X € R
R(r) R(r)
d’où le système spatial découplé annoncé.
(c) Grâce aux résultats démontrés plus haut, on a donc, pour tout <pde [0 , 2n\ :

0 ”(<p) + ¡x 0 {<p) = 0 V<p e]0 ,2 n[
0 2n périodique
Il est nécessaire de discuter en fonction du signe de /x
- ¡x = 0 alors 0 = a<p+/3 et la périodicité impose a = 0. La valeur propre
0 donne donc une fonction propre constante (mode axisymétrique) :
1
H= 0 0 o(<p) =
y¡2ñ
- si ¡x < 0 la solution fait apparaître des fonctions exponentielles réelles
qui ne peuvent satisfaire la périodicité.

144

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Corrigés

- si p = u)2 > 0 avec a>> 0. Les solutions sont alors de la forme :

<P{(p) = a cos(o)</>) + /? sin(ai<£i)

La 2tt périodicité implique <o € N*, a et fi sont alors arbitraires. On
obtient donc deux fonctions propres que l’on orthonormalise :

neN* = V2cos (ntp) et <Pn(<p) = V2sin(n0)

(d) Pour tout entier naturel n, grâce aux résultats précédents, on a :

2 R"(r) R'(r) 2 2
r —— +T + A r = rr
Rir) R(r)

On y ajoute la condition limite en a et la considération physique que R doit
être continu et borné en 0, R est alors solution de :

'1 d f dR
R(r) = 0
r d r[ dr
R(a) = 0
R(0 ) < oo

D ’après l’énoncé, pour n fixé, les solutions sont discrètes (indicées par
p e N*) :

An , p -
© Ounod. La photocopie non autorisée est un délit.

r i-> R„,P(r)

Les premiers modes de la membranes sont représentés sur les figures 6.3,
6.4, 6.5, 6.6.

2. On cherche alors la solution sous la forme :

(t; r, <p) h» z(t; r, (p) = 2 Rn,P(r) (*n<(P)Tn,p(t) +
(n,p)eNxN*

145

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Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables

On injecte cette forme dans YEDP :

n - a _ — d2z
° Az c2 dfi

= E
(/î,/?)eNxN*
T*-p ( K p
'
; K ,p + \ Rn,p < ) - ^KpRn.P^n

+ tn,p [K ,p ^R'n,p ®n + ^2 Rn,p j - ¿Tn.pRn.p&n

= e t ">p (K p *n +; K ,p *n - 4 Rn,P «2^») - ^ K p R n . p ^ n
(n,p)e NxJN* ' r

+ f„ ,p (/?"p + -r Rf„tP è n - j 2 Rn,Pn2^ - ^ f ; ' pRn,p0 n

= E
(n,p)6NxlN*
*»./» (*«(-
'
V » .P- \
°
T 'n'.p) +& n ( - Àn,Pf n,P - j K p ) )
(RnÀn,p)zw et K * » L n étant des bases’ on a :

V(n, P ) € N x N* 0 = c2À„,pTn<p + T'1P

Tn,p(t) = r„ tP(0) cos(c ypÇ^t) + — j = T ' np(0) sin(c
Cy^ritp

et de même pour les f„iP.
Les constantes sont déterminées en projetant les conditions initiales :

f{r, <p) = z(t = 0; r, ip)
= E RnAr)(*ni<p)Tn,p(0) + $ n(<p)î„lPi0))
(n,p)e NxN*

V(n, p) 6 N x N* Tn.piO) - ( ( / , ^ ) ¿ 2 ([0i2^]))¿2([0|a])

0 = —(/ = 0; r, y>)

= E
(«,p)eNxN*
*».p W ( 0 '< W , î>(°) + ^ Î ' . / O ) )

V(«,p) € N x N* n iP(0) = f ; p(0) = 0

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Corrigés

$oW>)Æo,i(r) $o((t>)Ro,2(r )

Figure 6.3- M o d e ( 0 , l ) d u t a m b o u r Figure 6.4- M o d e ( 0 , 2 ) d u t a m b o u r

Figure 6.5- M o d e ( l . l ) d u t a m b o u r f i9 u r e 6 6 ~ M o d e ( l, 2 ) d u t a m b o u r

(X J 1. On injecte la forme séparée u(x, t) = U(X) dans (S) :
X T " = x2 X "T + 3 x X ' T
puis :
x2X" + 3xX' J1//
= A€ R
X Y
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

2. Les conditions aux limites conduisent à :
X(l) = X(e) = 0
3. On pose x = ezet X(x) = Z(z)

x2 X” + 3 x X ' - A X = Z" + 2Z' - AZ

147

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la racine double est r = -1 .A Son discriminant réduit est : 1 +A (a) Dans le cas où 1 + A = o>2 > 0. ce qui conduit à: Z(z) = e~z (A + B z) où A et B sont deux constantes réelles. Dans le cas où 1 + A = -o ? < 0. (b) Dans le cas où 1 + A = to2 = 0. les deux racines réelles distinctes sont r = —1 ±a> ce qui conduit à : Z(z) = e~z {Aeù)Z + Be~ü)l) où A et B sont deux constantes réelles. les deux racines complexes distinctes sont r = —1 ± i(o ce qui conduit à : Z(z) = e~z (A cos ((oz) + B sin (cdz)) où A et B sont deux constantes réelles. (c) i.bibliomath.Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables Z(0) = Z( 1) = 0 5.com . Les conditions aux limites imposent alors : Z(0) = A = 0 Z(l) = e~1 (A + B) = 0 ce qui conduit nécessairement à A = B = 0 et il n’existe pas de solution non triviale. L’équation caractéristique de (fîz) est donnée par : 0 = r2 + 2r . 148 www. Les conditions aux limites imposent alors : Z(0) = A + B = 0 Z(l) = e~l (Ae‘° + B e-w) = 0 ce qui conduit nécessairement à A = B = 0 et il n’existe pas de solution non triviale.

ils sont orthogo­ naux au sens du produit scalaire associé : pour k t k’.é\). Xk')Li([i.((x3X')') et on identifie p(x) = x3.k' .k'-AkTk)Xk = 0 keN* L’indépendance linéaire des X* conduit alors à : T. Les conditions aux limites imposent alors : Z(0) = A = 0 Z( 1) = e“1 (B sin (ùj)) = 0 Pour obtenir une solution non triviale on doit donc avoir : sin (eu) = 0 => ai = kn. î (*) = x.A kTk = T. teN* jfceJN ]T (T . on obtient : ke N‘ 2 T''Xk = Y j^ X k’ + 3xX'k)Tk = J ] AkXkTk keN* © Dunod. Corrigés ii. k e N* Il en résulte : Zk(z) = Bke~z sin (knz) iii.e]) = J" xXkXk'dx = 0 Les vecteurs sont normalisés en choisissant Bk = '¡2 On peut retrouver le bon espace en mettant le problème de Sturm Liou- ville sous forme canonique : S£(X) : x i—>x2X" + 3xX' = X .sin [ V l + k2n2t\ ' ' V l + k2n2 V > 149 www. (Xk.bibliomath. En injectant la forme ^ XkTk dans (6 ). iv. La photocopie non autorisée est un délit.com .Tk(0) cos( V l + k2n2t] + k . D Xk(x) = Zk(z) = Z*(ln x) = sin (kn ln x) les (Xk) forment une base hilbertienne de L?x([\.k' + ( l + k 2n2)Tk = 0 de solution générale : ji/ /q \ Tk(t) . q = 0.

Chapitre 6 • Méthode de séparation des variables v. La deuxième condition initiale impose ensuite : r\ 4 -0 0 ^ (x .j U est régulier et vérifie les conditions aux limites.bibliomath. La première condition initiale (u(x.[ ‘.com . l ? + l’u + T j = m (<l> . On pose ensuite v = u . .y) + y é_/î.U. t) = v(l. = . v est solution de : d2v .U = 0 V x€]0. dv ( d2U dU \ a dx2 bc + J . f ) L2{[l<e]) Au final sin (kn ln(x)) sin ( Vl + k2n2 i) u(x. t) = 0 Vi > 0 lim v = lim u . 0) = 0) impose directement Vit e W .0 ) = Y J T'km k{x) = f(x) at k=1 On projette cette équation sur la base hilbertienne r k(0) = (Xk. t) = «o . t) = Y j Ck k=1 fl siu(kjr ln(y))f(y)dy Ck —2 V1 + k2n2 U SI On commence par rendre homogènes les conditions aux limites en cherchant un relèvement (le domaine prismatique suggère une fonction affine de x) : U(x. Tk(0) = 0.f ) + № . Les (7*(0)) et (r'(0 )) sont déterminés à l’aide des conditions initiales.« y « -'" ) et doit satisfaire les conditions : v(0./[ t —>+oo f —>+00 On injecte la forme à variables séparées dans l’équation homogène v = XT : La discussion usuelle sur les conditions aux limites conduit à la base hilbertienne suivante : ISO www.

i)) IVlJo sin l nn-]xdx = -----( . ce qui donnerait une exponentielle croissante en solution du problème homogène./]) - V t X sin("'rT ) ‘. les |7’„| sont bornés et décroissants (pour n croissant) .1) V U nn La projection conduit donc. La photocopie non autorisée est un délit. l)z.a v{x. (.a -at n+i b~P o-P< Tn{t) = mo— + (-!> nn b . y) =— . t) sur tout segment temporel.or)«-" ( l .JC= . on a convergence uniforme des séries spatiales. On cherche donc une solution particulière qui tend vers 0 en l’infini. —a ce qui conduit à : 2 b. ( x\ V2/ 1V>+1 (xn.2([o. Corrigés On injecte enfin la série X„Tn dans YEDP : ne N 2 ((è .y ) + (b On projette alors le second membre sur la base : il faut donc calculer les projections de x 1 et x h» j : (X„.^ T " ) T » + T ' ) X » = «0 ((* . à : _ < ?ü-JL)Tn + T'nj = uo ~ ~ {(b ~ a )e at + (b -/3 )(-l)n+le p‘) 2 2 Par hypothèse : b .| V l J l H[o.1)n) V2 C' . < 0.a Dunod. © 151 www. . incompatible avec l’hypothèse de solution nulle à l’infini. pour tout entier naturel n. et donc : yfÜ b.bibliomath. t) = V Ko— *h— =ii nn b . Par ailleurs. Étant donné que le second membre est C 1. il y a donc conver­ gence uniforme de la série de fonctions de (x.com .

com .www.bibliomath.

t) + j t ^ ( x ( t) .bibliomath.2) c(x) 1 En dérivant la solution le long d’une caractéristique.1 É Q U A T IO N D E T R A N S P O R T On reprend l’étude de l’équation de transport introduite à la section 1. au problème de Cauchy suivant : \ n(x. dx _ dt (7.com . qui permet de déterminer la projec­ tion des caractéristiques dans le plan {x. Le fait que la célérité ne dépende pas de n fait qu’une première famille d’intégrales premières est constituée de nappes parallèles à l’axe des ordonnées ( ). t)) = df t (x(t). 7.3) = % (x(t). l’absence de second membre fait que les plans = Constante constituent la seconde famille de surfaces intégrales. on s’intéresse. Le système caractéristique de ( ).est donné par : © Dunod. de classe C 1 sur R.2. De plus. La photocopie non autorisée est un délit.t) + c(x(t)) ^ ( x ( t) .1 Plus précisément. t). t) (7. t) dt dx =0 1 53 www. l’équation dans le plan (x. Q uelq ues ÉQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES CLASSIQUES Ce chapitre a pour objectif d futiliser les outils précédemment exposés pour étudier des équations classiques de la physique. on retrouve bien la conserva­ tion de la concentration : | (M(x(t). t) pouvant se déterminer indépendamment de la solution. 0) = fi0 (x) 6 R où la célérité c et la condition initiale /¿o sont des fonctions données de l’espace. Les courbes caractéristiques sont donc des lignes sur lesquelles la solution est constante.

e t .bibliomath.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques Pour calculer la solution en un point donné ( il suffit donc de déterminer la caractéristique qui passe par ce point Cd.1 C as où la c é lé rité e s t c o n s ta n te Cas d’ un domaine non borné Les courbes caractéristiques C r ont pour équation : x .td) donné. 0) e Cd (autrement dit le pied de la caractéristique) .1 représente la surface solution sur laquelle on a représenté la condition ini­ tiale.Solution de l’équation de transport avec célérité constante 154 www.t) La figure 7.1 Considérons le cas suivant : -r2 jUoW .Constante Ce sont des droites parallèles les unes aux autres.com . Pour un point ( Xd.1. 7. un ensemble de courbes caractéristiques et pour l’une d’entre elle des intégrales premières associées. Figure 7.c t d - Exemple 7. le pied de la caractéristique passant par ce poin donc Xj .1. t) = jtio(* .t ) = 0(*°) Il est à noter que cette méthode est une méthode locale.de trouver la co caractéristique (jc®.e et c = 1 La solution est alors de la forme : //(*. on obtiendra alors : K *d.Xd .

3 représente le réseau des droites caractéristiques. qui est donné par x . Cas d’une célérité positive La figure 7. p se déplace de la droite vers la gauche. et sa valeur est déterminée par l’extérieur du domaine. qui est donné par x .2. 0) = po(x) x > 0 i. +oo[ : (7.5) Physiquement. Cas d ’une célérité négative La figure 7.et < 0. t condition intiale n${x ) Figure 7. dans le cas d’une célérité constante positive Il est donc nécessaire d’imposer une condition limite supplémentaire correspon­ dant à la frontière x = 0. Les caractéristiques sont dites « entrantes ».c t = Constante : les caractéristiques sont dites « sortantes ». p {0.4) p(x. la caractéristique passant par le point sort du domaine d’étude par la ligne x = 0 et non sur la ligne de condition initiale t = 0.bibliomath. ¡x se déplace de la gauche vers la droite.1. La photocopie non autorisée est un délit. Il est clair que. Équation de transport Cas d’ un dom aine sem i-borné On considère désormais le cas où x e [0.e t = Constante. 7. pour un point (x. de la forme : © Dunod. ii. t) tel que x .com .f)= p \{t) (7.Les caractéristiques de l’équation de transport de l’équation de transport dans le domaine x » 0. 155 www.2 représente le réseau des droites caractéristiques. cela vient du fait que cette frontière x = 0 est celle par laquelle « l’information » entre dans le domaine considéré.

t) = / / o ( * 0 = e _AV2' L a figure 7 .2 C as où la c é lé rité v a rie d a n s l’esp a ce Exemple 7.1.4 m on tre la su rface so lu tio n sur la q u e lle on a rep résen té la co n d itio n in itia le. un e n se m b le d e co u rb es caractéristiq u es et p our l ’u n e d ’entre e lle d es in té g ra les p rem ières a sso c ié e s. t) fo rm e d o n c un réseau d e lig n e s e x ­ p o n e n tie lle s. 0 ) d e la ca ractéristiq u e p a ssa n t par c e p o in t : x°d = xd e~'d L a su rfa ce so lu tio n a d o n c p ou r éq u ation : H(x.3. P our ob ten ir la valeu r d e la so lu tio n en (xj.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques Figure 7. /¿).Les caractéristiques de l’équation de transport de l’équation de transport dans le domaine x > 0.2 O n co n sid è r e le c a s su ivant : fio(x) = é~xl et c ( jc) = x L e s co u rb es caractéristiq u es Cr on t p our éq u a tio n : ln(jc) .t = C on stan te xe~l = A e R L a p ro jectio n d es caractéristiq u es d ans le plan (x. 156 www. il suffit d o n c d e d éterm in er le p ie d ( jcJ}.bibliomath.com . dans le cas d’une célérité constante négative 7.

La photocopie non autorisée est un délit.bibliomath. 157 www. du 9{ = 0 . les phénomènes de turbulence1 : du du — + = 0 .1. x € R.6 ) dt dx Un des intérêts de l’équation de Burgers est qu’elle peut s ’écrire sous forme conservative : © Dunod. V éq u a tio n de Burgers régit. e R (7 . î g R (7 . x€R . x g R .7 ) dt + dx Si on considère le problème de Cauchy avec condition initiale : 9â + d J à û = 0 .3 É q u a tio n de B u rg ers On se place ici dans le cas où la célérité dépend de la valeur de la concentration. 7. notamment.8 ) dt dx ti(x. t R (7 . On passe donc à un problème quasi-linéaire.com . 0) Ho(x) f.1. On va voir que de nombreuses difficultés apparaissent. Johannes Martinus Burgers (1895-1981). Équation de transport 7. physicien hollandais.

Les croisements de caractéristiques engendrent donc des difficultés supplémen­ taires nécessitant des méthodes de résolution plus poussées. 0) = i>o(*) V j : e R 1' ^ dt 158 www. La non-existence de solutions globales requiert donc des traitements adaptés.c2Au = 0 Vx e R d.xd + Mo(x°d) t = xd + e~x°<i tc (7. sont parallèles .) = Mo(xi) et M(xj) = Mo(xi) ce qui n’est pas possible dans notre cas. quasiment verticales.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques les caractéristiques (jcc( î ).5 où on a tracé le réseau des caracté­ ristiques. ¡ic est donc conservé. tc)ds ■ dtc = 1 ds (7. Ce phénomène est représenté sur la figure 7. 0) a pour équation : (xd . la caractéristique issue du point xd a pour équation : xc .12) ^ ( jc. Il y a apparition d’une ligne de discontinuité.com . r e R dt2 • u(x. les caractéristiques ne sont plus parallèles et donc se croisent. par contre. dès que e x<> n’est plus négligeable devant 1 .x°d) = iu(xd. td)td = Mo(Xd)td (7. et où on peut observer les intersections. 7. ou onde de choc.10) Pour un point (xd.11) Dans le domaine où e~$ est très petit (pour |jc®| suffisamment grand) les droites _ O2 caractéristiques. Ces phénomènes de croi­ sement ne représentent qu’une partie des problèmes que l’on peut rencontrer lors de l’étude d’équations de transport non linéaires. le pied de caractéristique xd est donc solution d’une équation qui dépend de ¡iq- Reprenons le cas où mo (x ) = . td) donné. tc(s). td) et (jc®.2 É Q U A T IO N D E S O N D E S L’équation des ondes en dimension d d’espace s’écrit : Î £ .bibliomath. et la caractéristique passant par (xj. 0) = uq( x ) V jc e (7. La méthode des caractéristiques ne peut alors plus s’appliquer : si les ca­ ractéristiques de pied jci et *2 se croisent en on devrait avoir //(je.16)) : dxc = Hc(xc.fic(s)) sont obtenues par intégration de (voir (2.9) dfic = Ods Le long d’une caractéristique.

philosophe et encyclopédiste français.bibliomath. que uest deux fois dérivable en temps Définition 7. 1717-1783.com . La photocopie non autorisée est un délit.1 1 d2 L’opérateur □ = — —r . Équation des ondes Figure 7. et uq et vqsont deux fonctions données sur C2 (Rrf) et C pectivement. mathématicien.2. Aest appelé opérateur . 7.L e s c a r a c t é r i s t i q u e s de l ’ é q u a t i o n d e B u r g e r s d a n s l e c a s o ù n o № = er*2 c est la célérité.5. bien sûr. 159 www. On suppose aussi.et) + Uo(x + C 0} + . c1 dF d2u Pour la suite on étudie le cas unidimensionnel Au = dx2 © Dunod. Formule de d ’Alembert La fonction u définie sur R x R par 1 1 u(x. t) = {-Uo(x . On propose trois techniques différentes pour démontrer cette formule t. Jean le Rond d’Alembert.I (t) dr (7.13) 2 c J x -c t est solution de l ’équation des ondes unidimensionnelle. Théorèm e 7.1. ou d ’alembertien.

15) dÇdrj ( M = 0 D’où: «(£.com .bibliomath. 0) = f(x ) + g(x) = uq(x) V reR 0) = c ( .f { x ) + g'(x)) = v0(x) La résolution du système linéaire en /'(x ).c t ) + g(x + et) (7.14) Tj = x + et d2u 2 d2u A 2 d2ü â f i ~ c a ï = ~4 c m (S' v) L’équation des ondes devient donc : d2ü (7.16) Il suffit ensuite d’exploiter les données de Cauchy : u(x. g'{x) conduit alors à : /'(x ) = ^ {«'(x) . tj) (7.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques D ém onstration . t ) = w(£.f ( x ) + g'(x)) = V0(x) ce qui implique : f ( x ) + g'(x) =u'Q(x) Vx e R c ( .et et u(x. Par un changement de variables Le calcul des caractéristiques conduisant aux courbes x ± et = Constante on introduit le changement de variables : f £ = x . t) = f(x . V) = /(£ ) + 9(V) Par suite : w(x.^ uo(x) Vx e R g'(x) = ^ | mq(x) + üq(x) | 160 www.

Par transformée de Fourier On suppose que u et toutes ses dérivées admettent des transformées de Fourier en espace à tout instant t.ic^) HO .HO) C O S ( c Ç t ) + sin(c^) 161 www. i > 0 ûtf.^ ( t .Yc fo H O d r + C V jc € R 1 1 ex g(x) = . t ) = c2? Û (Î .bibliomath. .( uq(x + c t)+ uq(x .com .C 2 2c où C est une constante réelle.t)= 0 V £ e R . ox Par intégration. on en déduit : ú{t.O) =H O V^eR = HO V^eR t. On a alors : t ¿2 .t) = Kx(é)eict t + K2(g)e-ict' où les fonctions K\ et K2 sont déterminées grâce aux conditions de Cauchy. La solution de l’équation des ondes unidimensionnelle est donc donnée par : 1 1 / r x+ct r x~ct \ u{x.cSt + " 2Ï7? e = { û o ( 0 { e ^ H e .2.^ ‘) + ^ ( e i^ . Équation des ondes D ’où: /(* ) = J U0(x) . HO €r Il en résulte : -icÇt (KOt) = HO + YlcÇôo(^ } g. qui s’écrivent alors : j Ki(f) + K2(0 = H O V£ e R = O o (Î)V ^ e R ce qui conduit à : KliO = \ H O + Yj-ç H O e R © Dunod.e .c 0) + — I J vo(r) d r . k 2(0 = ^HO . 7. La photocopie non autorisée est un délit.u0(x) + — J0 u0(t) d r .J v0(t) drj a Démonstration. t) = .

17) dt2 dx2 d x ] \d t dx l’équation des ondes apparaît comme un système de deux équations de transport cou­ plées. t) = ± JT [ I Ù0(i){eict ‘ + e-ict') + ^ (eict ‘ . ■ Démonstration.) + e~‘*{x~c. n l) '" . le système peut s’écrire matriciellement sous la dt dx forme : (dut \ / n 1\ (dut (7.” On pose : V = P~l U V0 = P~l U0 162 www.c2 — = Í .e ^ ' ) e ix* dÇ = é r f [ ï ù° ^ ( e ^ (X+C.e t ) . c — \ Í .com .it .) .e-^ x.e t respectivement. La formule d’inversion de Fourier conduit alors à : «U.bibliomath.)) + (e‘t{x+c. Les deux derniers termes conduisent à une primitive de vq en x + e t et x . On retrouve donc bien la formule de d’Alembert. + c — (7.ct)) dÇ Les deux premières intégrales donnent respectivement uq{x + e t ) et uq( x .18) On pose »■ (:) — h "-0 Le système s’écrit dU . du du On pose «i = — et M2 = -x~..Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques Cette dernière forme montre que la transformée de Fourier admet bien une limite finie en 0. Par découplage En utilisant la factorisation suivante : Ó L . dU n — + cA— = 0 avec U(t = 0) = Uq ot ox On diagonalise la matrice A = PDP~l avec .

0) = VxeR et : dvi dvi —— c —. 0) = V2 .o(x) V eR ce qui conduit à Vjc € R.oO) = 2 { -« o W + cMoU)} Vx e R V2 .bibliomath. 0 = ui(x. > 0 Enfin. du -x:0 .-— v0({)dÇ + C(x) 2c Jo 2c o 163 www.= 0 otox ui(jc. t) = ^ |ü o(j C + C t) + C+ f)} V € R. La photocopie non autorisée est un délit. ot ox ü2 ( x . 7.t) = D e: ' J t>i. c c1 1 = 2oMO - ~ c t)+ 2 MoO + c t^+ 2 v°(x + c ^ + 2 V°^X ~ Ct') et donc : «O .= 0 V j c s R. i > 0 = {v2(x.o(x) = \ {y0 W + C u'0(x)} on déduit : t)= .t) il résulte : © Dunod.t) ot . Équation des ondes V est solution de : dV dV — + cD— = 0 avec V(t 0) = V0 ot ox Les fonctions viet v2sont respectivement solution des problème dv\ dvi —.ct) + c u'0(x r)} V € R.{-Co(jt .+ c —. comme : U(x. 0 = 2 OoO + + Uq( x .t) = P V(x. .c 0} 1 nx+c t 1 n x-c t — vQ(Ç)cU. 0 V2(x.com .2.

se propageant à la vitesse .3 É Q U A T IO N D E L A C H A L E U R On s’intéresse ici au problème : ( du j — ~aA u= 0 V (x. x + et] appelé domaine de dépendance de (x. ■ Remarque 7. et où uq est une fonction donnée.c (et donc liée au term e u(x + c t) et à la valeur propre . qui s’écrit alors : u(x. +oo[ ^ ^ u(x. se propageant à la v itesse c (et donc liée au term e u(x . En supposant que u et toutes ses dérivées admettent à tout instant des transformées de Fourier. la donnée de C auchy en un point xo sera m ise à contribu­ tion pour le calcul de la solution dans le côn e C . la première. la solution évalu ée en * à l ’instant t ne dépendra que des valeurs de «o et mi sur l ’intervalle [x . t) e x [0. de classe C 2 sur R d.. la seconde. 0) = uq(x) + C(x) = uo(x) C est donc identiquement nulle. t) £ R x R + : \x .et. en term es de dépendance par rapport aux données de C auchy : de par la form ule de d ’A lem bert. 7. 0) = uo(x) Vx € Rd où a > 0 est un paramètre donné. induit des propriétés remarquables pour la solution.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques où C est une fonction à déterminer grâce à la donnée initiale.i) avec la donnée initiale «(£> 0) = wo(£) 164 www.1 La form ule de D ’A lem bert m et en év id en ce deux classes de solutions : i. avec une vitesse finie de propagation. ii. D e façon parfaitem ent sym étrique. Remarque 7.c t) et à la valeur propre c ) .bibliomath. t)> et noté D Xtt.2 Ce type d ’équation. et C 2 en espace.c ) . il est naturel de chercher une solution de classe C 1 en temps.0 = {(x. on en déduit : = -a\\f\\û(t.xo\ < c i} appelé domaine d'influence de xo. On retrouve bien la formule de d’Alembert.com . De par la forme de l’équation.

e u0 ( x .20) (47ra/)2 est appelée noyau de la chaleur sur R rf. 0 = û0(£) La formule d’inversion de Fourier donne alors : u(x. De plus. +oo[. d’obtenir une fonction u de classe C°° dans IR^xJO.7 £ 4 al (7.3. La photocopie non autorisée est un délit.3 La valeur de la solution en un point x de Rrf dépend de toutes les valeurs de la donnée de Cauchy dans R'7.2 La fonction 1 IUII2 x ” --------. -u-------. t ) = T ~ x {c_a|lf2||.Mo(^ = T. Par contre. C’est l’effet régularisant de l’opérateur de la chaleur.com . finalement : 1 f (x. 165 www. Équation de la chaleur On a donc. seuls les points proches de joueront un rôle important.^ '\ 1 1 (4 D’où. t)= T ~ lû o ( x . dans la mesure où la solution à un instant t > 0 est infiniment plus régulière que la donnée initiale.' \e . 7.4 La présence du terme exponentiel permet.bibliomath. à tout instant t: û(£. 1 (e-“ 1 1*2'1'} * T ~ x {Ûo(i)} = r x~l [e~a^ ' } * u0 (x) avec : r . Remarque 7. cela entraîne Y irréversibilité de l’évolution de la solution. même lorsque la donnée de Cauchy «o n’est pas régulière. On voit que la solution est obtenue par convolution spatiale du noyau de la chaleur avec le second membre.y ) d y (4 na t) 2 J]R‘i Remarque 7.t)= -V t j . pour des petites valeurs de t. Définition 7. © Dunod.

alors. etc. à l’origine. d2T = 0 On pose alors : x = T(x) et ü(x) = u(x).2.bibliomath. méca­ nique des fluides. diffusion. Introduite.com .Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques 7. . . méca­ nique quantique. Si T est une isométrie affine.1 O p é ra te u r d e Laplace P roposition 7. mouvement brownien. u désigne a priori une fonction de classe C2 sur R d. fut ainsi nommée en hommage au mathématicien et physicien Pierre-Simon de Laplace (1749-1827).21) Démonstration. dont on affinera les propriétés par la suite. . 7. . Dans ce qui suit. n) : du _ du dxj dxj dxj dxi d2ü â2u âxjdxk du d2xj dx2l dxidxk dxj dxj + âxij âx2 j i D’après ce qui précède : â 2X j y dxj dxk = 0 et Y j rtknj = ôjk dx} é-f 1=1 dxj dxi Étant donné que le laplacien est invariant par rotation. propagation de la chaleur. on obtient.4 ÉQUATION DE LAPLACE L’équation de Laplace Au = 0. pour tout x de Rd (identifié à son rayon vecteur) : T(x) = Rx + t où R est une matrice orthogonale (RTR = 7) et t est une translation.4. On commence par étudier les propriétés de l’opérateur de Laplace avant de déduire les propriétés des solutions de cette équation et donner une illustration plus précise dans le cas de l’équation sur un disque. électrostatique. Invariance par transformation euclidienne Soit T une isométrie affine de Bd : (A(u o T~l))(T(x)) = (Au)(x) (7. on en déduit : dT = R . elle apparaît également en astronomie. En différentiant. 166 www. on a souvent intérêt à utiliser des coordonnées polaires. en mé­ canique newtonienne. En utilisant les notations indicielles. pour tout i de {1.

4.22) a n9 Z OU —2 et . Équation de Laplace Définition 7. d2u d -\d u 1 d l d_l du\ A „ fr)= ^ (r) + — -)(r) (7. 1 Dans de nombreux problèmes.3 Soit Z la sphère unité de R d : Z = jteir/M = ' i= 1 La mesure superficielle de Z est dcr telle que dx = drdS = dr fJ ~ldcr. cr) forment les coordonnées polaires de x Proposition 7.4 R ad iaiisation On appelle radialisée de la fonction u la fonction ü telle que : ü (r)= £ u(rcr)dcr (7.J^dcr la surface de la sphère unité. On note Zd .com .bibliomath. il est intéressant d’étudier comment le problème se comporte en moyenne sur la sphère de rayon r. La boule unité a alors pour volume . son laplacien vaut alors : . d X Pour x 6 R d. on pose x= rcoù M (r.23) 167 www. . Définition 7. Laplacien d ’une fonction radiale Une fonction u est radiale si elle ne dépend que de r.= 1 ° Xi du _ dv dr dr _ Xi dxi dr âxj dxi r avec â2u _ d2v / dr \2 âv d2r dh = \ _ ± dx? dr 2 \d xj) + â rd x 2 dx 2 r r3 Rem arque 7.or tô -W Dunod.3. . La photocopie non autorisée est un délit. 7.5 Dans le cas n= 3 : 1 ) A«(r) = -r .

du laplacien sur la sphère : A o-u(cr)= — (7. mathématicien et physicien italien.r) dn r“. on a alors : dv C 1 l f — (r) = grad (u).24) Démonstration. La radialisation commute avec le laplacien Ait = Au = J " (Au)(rcr)dcr (7. 168 www. Définition 7. l’électricité.1 puis : X-j-(r) = f Audx = f sd 1 f (Au)(so-)dcrds dr J B (0 .crdcr =— — dS = dr Jz r 1 J d B ( 0 . soit v défini par : v(r) = u(rcr)dcr. la trace Ao.—r(Au)(a). qui apporta de nombreuses contri­ butions à la théorie de l’élasticité.5 Une fonction est sphérique si elle ne dépend que de cr. Ainsi : ü(x) = t»(|jr|).5.26) f. Décomposition du laplacien en coordonnées polaires (Aw)(rcr) = (rcr) + A (7. au magnétisme. alors comme —r = —— . et : ] d t = * ) (W) On peut supposer u définie sur . Une fonction sphérique est naturellement invariante par homothétie. l’hydrodynamique. Eugène Beltrami (1835-1900).Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques P ro p o sitio n 7.on a dxf r2dcrj Au(x) .6 On appelle laplacien sur la sphère ou opérateur de Laplace-Beltramï' .bibliomath. ainsi qu’en géomé­ trie non-euclidienne.r) Js= o Je et donc rd~l Av = ^ (r)j = (Au)(rcr)dcr À l’opposé des fonctions radiales. on trouve les fonctions sphériques.com . Définition 7. en par­ ti2 <92 ticulier si une fonction u est sphérique.4.25) W/*=«r P ro p o sitio n 7.

Définition 7. Ainsi nommée d’après le mathématicien George Green (1793-1841). De la définition A = div grad. physicien britannique.4 . = f (7. *» P ro p o sitio n 7.bibliomath.7 Une fonction est dite harmonique sur i l si son laplacien est nul sur i l C’est donc solution de l’équation de Laplace Au = 0.grad(Vk/i2 Jn Jn I (uAu . Dans R3. La photocopie non autorisée est un délit. Mikhaïl Vassilievitch Ostrogradski (1801-1862). . P ro p o sitio n 7. sin(0)) Ô6Z ii.6 i. ■ Rem arque 7.ndS Jn Jan 7.4. 169 www. Équation de Laplace Démonstration. on tire I uAvdQ =I div(w grad(c)) .v grad(n)) Jn Jn puis on applique la formule (admise) d’Ostrogradsky* I div pdQ. 7.6.0 est la latitude) : « = ( ¿ 7 s r + ¿ 5 | (“ " * £ ) ) “W ». Formule de Green* f v- (uA vA u )d Q . SoitFl (il) l ’ensemble des fonctions harmoniques sur un ouv de R d. en coordonnées polaires : d“* Ao-U(COS(0).vAu)d€l = | div(n grad(u) .2 F o n ctio n s h a rm o n iq u e s © Dunod. sin(0)) = — r«(cOS(0).com . J p.27) J i2 J an \ o n Démonstration.grad(«). Dans R2. f. f. Une façon de démontrer ce résultat est d’utiliser la densité des fonc­ tions à variables séparées u (x ) = u(r)w(cr) dans l’espace des fonctions C2(RJ). en coordonnées sphériques « usuelles » (<pest la lo n g itu d e . physicien et mathématicien russe. qui tra­ vailla sur les applications de l’analyse à l’électricité et au magnétisme.7.

3 i.8. ii.gradu Le produit de deux fonctions harmoniques u etv est donc harmonique si et seulement si : ---.com . "TH(Cl) est fermé pour la topologie de la convergence uniforme sur tout compact (mais aussi pour la topologie induite par celle des distributions sur Cl).> ---. k =0 Remarque 7. Les fonctions affines sont harmoniques sur Rd. pour d > 3. d d ii. Les polynômes harmoniques sont les seules distributions tempé­ rées solutions de Véquation de Laplace sur R^. xj) ■-> ^ ^ UijXiXj est harmonique si la trace de /= i j= \ d la matrice associée est nulle au = 0). Dans R2. les solutions radiales de l’équa­ tion de Laplace ont un intérêt particulier. Une forme quadratique (x\. r u(r) = c ln(r) + co. V(u. Proposition 7.. un polynôme (à deux variables) £ est harmonique s’il est la partie N réelle d’un polynôme complexe ^ CkZk avec z = x + iy. r h u(r) = + co- 170 www.7 Dans R2. Étant donnée l’invariance par rotation du laplacien. iv.. .gradü = 0 On commence par s’intéresser aux solutions polynomiales de l’équation de La- place. pour d = 2..v) € <H(Ci)2 : — > — > A(uv) .u Av + vAu + 2gradw.) est stable par dérivation.bibliomath.9. Fonctions harmoniques radiales On cherche les fonctions radiales harmoniques sur une couronne (0 est donc ex­ clu)y elles sont de la forme : i.> gradw.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques L 7/(i2) est un espace vectoriel il <H(Q. une partie significative des résultats s’obtient en identifiant une fonction harmo­ nique à la partie réelle d’une fonction holomorphe. Une fonction harmonique sur R^ bornée est donc constante. i'=i iii. iii. Proposition 7. il existe des polynômes harmoniques de degré quelconque. Exemple 7. Pour n > 2.

Malgré la singularité en 0. on peut (à l’instar de l’exercice 4.s ln(e) f <f>(scos 9.2) associer à u une distribution sur Rd entier. on simplifie les calculs en remarquant que Au étant une distribu­ tion radiale. r sin 9) pour annuler j$d9.2)Ed<p(0) où on a intégré par parties.2)0(s)j -{n . On rappelle que Ed = J^dcr est la surface de la sphère @ unité dans Rd.bibliomath. on peut travailler sur des fonctions </>radiales : Dunod.8 i.com . 171 www. ■ ‘■Î M Î ' . en posant : (Au. La photocopie non autorisée est un délit. Si une fonction radiale harmonique est bornée sur ]0. le calcul devient : L uâHx=17 (rf )+¿a*)** dr Jr=e 'dr\ dr où on a exploité la périodicité de <p(r cos 9.4. On intègre par parties (et on utilise le fait que <f>est à décroissance rapide) : »£" *#> } ~2x I uAipdx = . 7. î k = Ed . e sin 9)d9 —> 2n<p(0) dr JO e~*0 Donc. ro] alors elle est constante. <p) = ( m. Le calcul précédent restant valable pour les distributions.(« . A<p) = lim I uAcpdx (7. Équation de Laplace Remarque 7. ii.28) e^ ° J u\>e Dans R 2. on remarque qu’une distribution radiale harmonique est une fonction (harmonique et analytique). dans R 2 (on n’élimine plus le {0)) : Au = 2nô Dans Rd (n > 3).

Ed est une fonction analytique sur R'* \ {0}. Pour aller plus loin Des résultats complémentaires sur l’équation de Laplace en dimension quel­ conque sont en accès libre à partir des pages d’accueil du livre sur le site www.bibliomath. h-» E¿( x ) = (2 . xi 2n ii.10. 6 ).dunocl.30) u(r = R. dans le cas où le domaine d’étude O est le disque de rayon > 0 . Enfin. dans R 2 muni de coordonnées polaires (r. Dans R'*. Le problème s’écrit donc : ri2 !/ 1 ri u1 ri2 « A“ = ( P + 7 Tr * ■? W = 0 V< * 1« 6 [° ' :2" [ (7. centré à l’origine.d)Zd \x\d~2 iii. pour > d 3. Découverte par Siméon Denis Poisson (1781-1840). Pour d > 2 : grad (Ef) = ---. On se place. 172 www. dans R 2 : -» £ 2O) = ln |.0) =/(ri) Vri € [ où / est une fonction régulière telle que : / ( 0+) = / ( 2 0 f.1 iv.t|. mathématicien.-r—. on cherche la solution de l’équation de Laplace avec conditions aux limites de Dirichlet non homogènes. toute distribution E sur R rf solution de l’équation de Poisson* AE = P ro p o sitio n 7.3 É q u a tio n d e L ap lace d a n s un d is q u e On s’intéresse ici à l’étude de l’équation de Poisson posée sur un disque où les co­ ordonnées polaires et la technique de séparation de variables sont particulièrement efficaces.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques D éfinition 7. géomètre et physicien français.4 .8 So lu tion élém entaire On appelle solution élémentaire (ou fondamentale) du laplacien dans Rrf. Solutions fondamentales radiales On a vu qu’il n ’y avait qu’une solution élémentaire radiale (à une constante addi­ tive près) : i.com 7 .com . ¿'¿ri' .

bibliomath. et celui de droite.31) est vérifiée sur tout O. Sur ce domaine. ri] x [9\ .y j r ) _ n e) =A (7. s’il exis s’annule. de 9 uniquement : il existe donc un réel A tel que : .G) (fi(r) ce qui implique ip"{r) 4r{8) + .32) H0+) = -) <A'(0+) = ^ ( 2 0 © ce qui est un problème de Sturm-Liouville périodique.2 m (7.4.2 y"(r) .31) y(r) r tp(r) i/f(9) Puisque la relation est vraie pour tout 8 e. Équation de Laplace On commence par chercher des solutions de 1 à variables séparées : u(r. tp'(r)i//(9)+ \ <p(r)tff"(6) = 0 r rl On suppose que pte < pt ne sont pas identiquement nulles. alors la relation rl <p"(r0) + r<p'(r0) = )=0 est encore vérifiée. On commence par étudier le système angulaire. 6 2 } où </>et ne s’annulent pas.com . Il existe un domaine [ri. Pour garantir que soit de classe C 1 sur tout le domaine indépendamment du choix des axes.. Par un raisonnement similaire sur 9. . 173 www. 7. Du nod. on peut écrire : y"(r) | 1 y/(r) | 1 r ( 0 ) ^ 0 <p(r) r r2 lf/(d) et donc : r2 *P”ir) + 9'if) *P'i0) <p(r)r ip{tlf(9) Le membre de gauche ne dépend que de la variable r. on montre que la rela­ tion (7. on doit vérifier : ne) = V<9 e [0. La photocopie non autorisée est un délit.

32) conduisent alors à : a = fi = 0 ce qui est impossible.bibliomath. i.34) Les valeurs propres sont donc doubles. 2n]) : ^0 = 4 = (7.com . on obtient : ip(8) = a ch(cj d)+ fi sh(<y 0) où a. Les conditions (7. les vecteurs de base sont : ^n.33) \ln iii.a »2 est strictement négatif. fi sont des constantes réelles. ii. on obtient : {¡/(O) = a d + fi où a.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques Comme classiquement.35) ^¡.ficos(2na>) + œsin(27ro>) ce qui implique : w eN (7.2(0) = —= sin (nd) yn 174 www. Le cas A > 0 est donc à rejeter. Les conditions (7. fi sont des constantes réelles.32) conduisent alors à : a = 0 fi e R On normalise la fonction constante sur L2([0. fi sont des constantes réelles. on obtient : tp{9) = a cos(a>0) +fi sin(a>0) où a. Les conditions (7. différents cas interviennent suivant le signe de A. Si A = 0. Si A = .32) conduisent alors à : j a = a cos(2 mo) + fi sin(2^a») \ f i .l(d) = —j= COS(nd) j pour n e N* (7. Si A = o? < 0. Après normalisation.

2 tt[.n 2)rp = 0 V r € [0..37) 1 C2n R'1P. elle doit y être bornée. Équation de Laplace La deuxième équation différentielle du système (7. on obtient : (p2 .31) s’écrit donc : r2 <p"(r) + r tp'ir) = n2 <p(r) V r € [0.36). Le cas p = . 2n[ Dunod. On les obtient par projection sur la base hilbertienne calculée précédemment : l C2n Rna„ = — I f(t) cos (nt)dt yn Jo (7. 6 e [0 . 9) = y* r" ——{an cos (n 9) + fin sin(n 0)} / n vw 1=0 La condition aux limites en r = R conduit à : 1 y R'1—p {an cos(n6) + pn sin(«0)f = f(9) . il est naturel de rechercher des solutions de la forme r h » rp où p est un entier à déterminer. Zo Vi Les coefficients a„ et /?„ sont donc proportionnels aux coefficients de Fourier tri- gonométriques de la fonction 2n périodique qui coïncide avec / sur [0 . La photocopie non autorisée est un délit.R[ (7.±n La solution devant être de classe C2 à l’intérieur du disque. = —p I fit) sin (nt)dt © yn Jo 175 www. 7.4.R[ Par suite : p .bibliomath.com . qui donne la solution non bornée au voisinage de 0 (r i-» p).36) cette équation contenant uniquement des termes de la forme r* tp^(r). est donc à rejeter.n. La solution admissible est donc <Pn : f Il reste encore à vérifier la condition aux limites : on cherche alors la solution u sous la forme +00 j u(r. En injectant cette expression dans (7.

r 2 R2 + r2 . En outre.0 ) dt (7.0 R 2 + r2 _2rR c o s ( O .r 2 “(r'e.39) où M est le point de coordonnées (r cos 0.t ■* (7.t). finalement : 1 r 2* u(r. et Mrj est le point de coordonnées (R cos(0 .bibliomath./)).re^ -d ) (R .0 _____ R .0) = — J f{t)dt >2n f ( t ) COS(ftf)i/ij cos(n0) + |J ' f(t) sin(nt)J?| sin(n0) j ce qui peut encore s’écrire : 1 u{r.){ [R2 + r2 .2 r R cos(0 . 0) = — JoC2'n ( \r~î f 1 \ 1 1 + 2 2 _J ^ cos(n (0 . r sin 0 ) .2 Rr cos(0 .= =¿1 /(.2 r R c o s ( 0 .t) 11=1 K on a donc : R2 . comme f +00 r” Z ^ cos(n (0 .38) La fonction ainsi obtenue est parfaitement définie sur le disque tout entier. R sin(0 .t ) dt) ce qui permet d’exprimer u de manière intrinsèque : R2 .yÔMIl2 ^ u(M) -¿rw \\\OM-OMR.1) j Rr cos(0 r R cos(fl . 176 www.0) = Re 12 ^ ! U=l = R eS L ei(e-0 1 _ £ g/(0-0 1 Re = RJ ü ei« .r é ^ _______ | \R (R .1) +£^ r" 1 +2Zj — № cC0S(n o s ( n ((e0 ~ {^) -= .rg-i(0-O)J (r R e ^ -r \ [R R2 + r2 .Chapitre 7 ♦ Quelques équations aux dérivées partielles classiques On a donc.t ) .com .

||OM||2 > 0.4.t)) dt = 0 I 177 www. on décline le principe du maximum.OMr\\2 Jo I R2 + r2 .r 2 ) Jo IlÔM . Si.bibliomath. pour tout entier naturel non nul n : ^271 cos (n (6 .2 rR c o s ( 6 . Équation de Laplace On retrouve la formule de Poisson P roposition 7.dt < m2 ■dt Jo ||OM iim | .\\OM\\2 ■dt) [\\OM .OM/e.com .OMrj W 2 \\OM . De même.OMr . comme R2 . La photocopie non autorisée est un délit.2 r R cos(0 .\\2 Il reste à simplifier l’intégrale : C2n R2 . 6) < m2 V Mr = (r cos0.t) . La fonction Mi h f/*>f R2 . on a directe­ ment : C2nR2 --1IIOMII2 C2„ f{t)ÎR2 -\\ÔÛ\A r 2”R2-. p2 n ( +“ pi ) = Jo i 1 + 2 Z ^ cos(" (0 ~ O) ^ = 2n puisque. en tout point M r = (R cos 6. r sin0) € Î2 Démonstration. 7. R sin 6) de d€l m\ < f ( 6 ) < m2 alors : m\ < u{r. Avec les hypothèses sur / .40) est solution du problème de Laplace aux limites dans le disque.12.—./ ) / © Dunod.112 Jo \\OM ilTnh .\IIDMH2 mi •di < J —— -— . Théorème 7..OMR<t\\2 ) (7.11.\\ÔM\\2 d t _ f 2” ( .

r] S—>+oo C(S. pour des options européennes.« . C.15]. 0} devient donc une condition initiale : C(x.1 In tro d u c tio n L’équation de Black-Scholes (BS). dans sa version sans dividendes.T) = max {S .E. dC Pour éliminer les termes kC and (k .42) ÔT où : k . 0} L’équation de Black-Scholes peut être résolue en se ramenant à l’équation de la cha­ leur.% (743) La condition finale C(S.S ) = 0 Vf € [O . on pose : ox C(x . par : dC o2 S2 d2C IdC (BS) dt + 2 ÔS2 + r \S dS où le prix de l’option. est donnée.Chapitre 7 Quelques équations aux dérivées partielles classiques 7.1) ——de (7. et dans le cas particulier d’un « call ». t) (7. les conditions aux limites sont : C(0. T > 0. r est le taux d’intérêt sans risque.t) . et que l’on s’intéresse à une évolu­ tion dans un intervalle de temps de la forme [0.T] lim (iC ( S . 0) = max \ex . * = ln § (7.B . T) = max (5 .5 U ne équation aux dérivées partielles C L A S S IQ U E E N F IN A N C E : L ’ É Q U A T IO N D E B L A C K -S C H O L E S 7. et <x la volatilité du stock. S et du temps t .j + f t . est une fonction du prix du sous-jacent.bibliomath. on effectue.i) = 0 Vt€[0.1. Si on désigne par E le prix d’exercice de l’option.42).5. (7. A cet effet. t) ce qui conduit à : dC d2C dC ~ . T].com .E. dans un premier temps.41) cr1 E et on pose : C(S. qui donne l’évolution du prix d’une option dans un marché financier [2.44) . t) = e ax+P T C ( x .45) 178 www. le changement de variables : t=T ~ .t) = EC(x.0} (7..

t (*-l)jr 1 C(x.k)C{x. Une équation aux dérivées partielles classique en finance : l’équation de Black-Scholes où a et p sont des réels à déterminer. = p e ax+l}T C(x. r) + = (a2 + (k .48) © Dunod.+0° (k-l)(x+2z Vr) 2 = “ 7= I e 2 e 1 dz p I e 2 e z dz y/n J-jJÿ.5. t ) + eax+pT ^ ox ox d2C 2 ax+a T ~ . on obtient : dC dC d2C fîC(x.r) + (2a + k .47) = V ( j i ’ T ) e avec la condition initiale : ~ ~ ( (*+l). On a : ^ = or eax+/}T C(x. /3 = a +(k . y/n J .42).1)-^—+ ÔT dx dx2 On obtient le résultat voulu en posant : 1 -k a= .e 2 .k (7.l)a .r) = 2 ^ = 2 y/7IT J-. 0) = Co(x) = max le 2 . xR (7.t+2z V?) (*-l)(*+2t V?) 1 2 = — —1 2 yfr I \e max < 2 . f C0(y)e “r dy 1 r +°° ( (*+l)(. La photocopie non autorisée est un délit.l)ûr . . r) + eax+/3T Ç - OT OT En injectant ces expressions dans (7. 7. 0 > e dz 2 yfnr J -0 0 l 1 n+°° (t+l)(xt2.com . .bibliomath. t) + 2 a eax+pr — + eax+pT — ox1 ox ox1 d-£. La solution analytique est alors donnée par : '.46) ce qui conduit à l’équation de la chaleur normalisée : dC d2c \j î ^ o-2 T 0.^ 2V? 179 www. V?) _ 2 1 r. „ Y+ft T ÔC a x + B r d 2C — T = a2 eax+pT C{x.e 2 10> (7.

.T) = 2 4 V5F N № .v .bibliomath.\ ) y f r \ C(x.n( \ V2? V2 . par : 2 n+oo 2 2 z'-* 2 erfc(x) = — I e. ( k + l ) 2 r e 2 + 4 x (k + 1) -\fr\ y /n f e rfi 'ÏH* 2 J ( k+Î ) x .o (l-k)x ( k+ 1)2 _ £ 2 . t ) ...) ~ e 2 4 N(~v^ tf— ) Sachant que (7. (*-1)2t / x (k .com .v .c o Finalement...46) donne : eax+/3T _ e (1-A)... on obtient : tt+l). (*+l)z T :*+l). ( k + l ) 2 T a *+ oo e 2 + 4 e 1 dz yfn ( k +\ ) x ..V 2 ( * .v ( k+l)z (7.45) conduit à : {k+l ) x (A’+l) T / CT" x C(x. ( k + l ) 2 r e 2 + 4 f 2 N| yfn où la fonction d’erreur complémentaire erfc et la distribution gaussienne cumulée N sont définies.v (*-■>■* ..v+2z v?) _2 1 r +°° (*+ l ) .e .£ _ V f n ( .1) Vf) 180 www..V5(ik+ 1) Vf V?r U Vr J . (*+l)' x r\ (k + 1) y/r\ (*-l). (*+ l) 2 r — I e 2 e-z dz = — I e 2 + * e \ 2 ) dz yn T J--±= 2 V? yn y lyfr (*+l)..v ? 2 Vf J x 2 Vf ( k +\ ) x ..Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques On développe le calcul du premier terme 1 r + °° (*+l)(.i ) Vf) Vf l 2 V? J = e* + 1) V r j .e kT “ V5(fc. pour tout nombre réel x.^ ..' dt = —= | 6Ù yTT J * yTT v / .

com . p o u r E= 100. r = 6% . Le rho p = dr' 181 www. communément.( f c . ôcr iv.1 / Figure 7.1].N ~(k + l)c r V T . La photocopie non autorisée est un délit.L e « c a l l » . d2C ii.i E cr V r 3 7 r(T-t) in £ _______ \ N J L _ .6. e n f o n c t i o n d u p r i x d u s t o c k 5 e t d u t e m p s r. Une équation aux dérivées partielles classique en finance : l’équation de Black-Scholes Compte-tenu de (7.f) = . > 0. i.Vt .V r ^7 . « les grecques » : dC © Dunod. Le Gam m a T .5.Le Thêta 0 = dt ' dC v.i)o.cr = 0 . la sensibilité d ’un portefeuille d ’actions par rapport aux paramètres en jeu est mesurée par l ’intermédiaire de ce que l’on appelle.43) de k : / ln% C(S . et est donc la oS « grecque » la plus importante. le Delta ô= — 6 [0. En finance. 3 .bibliomath.41) on a : cr2( T . dC iii. qui perm et de quantifier le risque.t ) r = On obtient donc en utilisant la définition (7. Le Vega (dont le nom vient de la form e de la lettre v) v = — . 7.

pour un trader. e n f o n c t io n d u p r ix d u s t o c k 5 e t d u t e m p s f.bibliomath. le Gam m a et le Véga [2]. quand l’opportunité se présente.com . d ’augm en­ ter. r= 6% .L e « d e lt a » . p o u r = 100.Chapitre 7 • Quelques équations aux dérivées partielles classiques La figure suivante perm et de visualiser l’évolution du ô en fonction du prix du stock S et du temps t : F i g u r e 7 . 182 www. est de travailler sur des positions qui sont « delta- neutres » au moins une fois par jour. La bonne stratégie. et. 7 .

voire dérivable).7 . I n t r o d u c t io n AUX APPROCHES VARIATIONNELLES Les approches variationnelles représentent des outils puissants pour la recherche de solutions d ’équations aux dérivées partielles avec des conditions aux limites. 8. ce qui correspond souvent pour le physicien. Ceci dit.1 P rincipe d es a p p r o c h e s v a r ia t io n n e l l e s Un des problèmes fondamentaux. Un cadre idéal est celui des espaces de Banach (espaces de Lebesgue. bor­ nés ou non (ce qui n ’est pas le cas lorsque l ’on utilise des techniques de séparation des variables). L’idée de base des approches variationnelles est de considérer les EDP au sens des © Dunod. et ne perm et pas de parler de condition aux limites. où d désigne la 183 www. Au final. en considérant les problèmes d ’évolution com m e des problèm es spatiaux param é­ trés en temps. Le lecteur intéressé aura avantage à étudier des ouvrages de référence comm e [6 . on peut déduire des propriétés sur des classes de problèmes beaucoup plus générales. on montre que sous certaines conditions la solution (au sens des distributions) possède en fait une certaine régularité.bibliomath. est de choisir l’espace (et la structure algébrique correspondante) dans lequel on doit chercher la solution. en outre. espace des fonctions continues sur un compact muni de la norm e sup). de construire des techniques d ’approximation fiables. Elles permettent. en particulier. lorsque l ’on étudie une EDP. M ais comm e l ’es­ pace des distributions ne dispose pas d ’une structure m athématique agréable. à des problèm es purem ent spatiaux. Dans ces espaces. distributions. on arrive à m ontrer l ’existence et l’unicité de la so­ lution.8 ]. Dans ce qui suit.com . La photocopie non autorisée est un délit. et. on se restreint à des sous-ensembles de distributions qui constituent des espaces de Hilbert. Elles donnent des résultats d ’existence globale (et non juste autour des conditions aux limites). de travailler sur des domaines de form e très générale. et d ’exploiter les propriétés de la topologie faible. à l’aide de considérations algébriques. Ce cadre m athématique propice permet. Une illustration très explicite est donnée par l’équation de Poisson avec condi­ tion de Dirichlet homogène. posée sur un dom aine ouvert f i c R rf. en particulier. que l’on peut l’identifier à une fonction classique (continue. mais le fait que la boule unité fermée pour la topologie forte ne soit pas compacte (car ce sont des espaces de dimension infinie) rend l’étude difficile (toutes les suites n ’ont pas de valeurs d ’adhé­ rence). on travaillera uniquem ent sur des problèm es elliptiques.

et où dil est le bord de il. grad(0)> = (f. en considérant la dualité dans (£>(Q))d : (grad(M).bibliomath. 184 www. à la recherche de la flèche d’une membrane soumise à son propre poids (si / représente la gravité) attachée sur le bord du domaine i l C’est aussi celui qui régit la répartition de température d’un domaine en contact avec un thermostat et soumis à une source de chaleur / . Par la suite. il n’est pas possible d’imposer des conditions au bord. une solution. ou non.) est en fait beaucoup trop général pour être utilisable : • il ne possède pas de structure mathématique pratique (pas de norme ni de produit scalaire) . on fera des hypothèses sur Q et sur / pour donner un contexte dans lequel on sait déterminer si le problème possède. On a donc : {Au. L’espace D'(Q. Ce système correspond. <j>) V (/> e D(Q) (8. <p) + </. Nous allons voir qu’en faisant quelques choix nous aboutirons à un cadre très intéressant. On va donc travailler dans un sous-espace de D'(i2) qui comble ces lacunes. typiquement.2) d2 En utilisant la définition du Laplacien A = ^ —-.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles dimension de l’espace physique. 1) u= 0 sur dû. e comme on ne peut pas parler de la valeur d’une distribution en un point. Cette formulation du problème est appelée formulation forte. on va donc commencer par donner à l’EDP (sans regarder les conditions aux limites) un sens très général en considérant que u et / sont des distributions (chapitre 4).com . l’expression est strictement équivalente à l’EDP initiale (sans condi­ tion de bord) prise au sens des distributions. en général 2 ou 3 : Au + f = 0 dans Q ( 8. <t>) = 0 V</> e £>(«) (8. on obtient v-< / du d(f> V<p e D(Q) (8.l ~ que l’on note.4) À ce niveau là. et la définition de la dérivation i=i dxf au sens des distributions.3) I f W dx. La recherche de solutions à la formulation forte (solutions au sens classique) n’est que rarement possible. / étant une donnée du problème.

plus l ’espace de test est grand. v)H\ = ( u. 185 www.u) L 2 + (grad(w). de façon à pouvoir étendre le domaine de définition de f. en particulier : P ro p o sitio n 8. Pour la suite.1 On désigne par le sous-ensemble des distributions qui peuvent s’identifier à une fonction de L2(Q. i.6) ii.bibliomath. La photocopie non autorisée est un délit.1. (8. La condition <f>€ D (fi) n ’est pas très satisfaisante et peut être améliorée en tra­ vaillant dans un espace plus grand. Dans l’absolu.) (8. à la place. Comme les éléments de peuvent s’identifier à des fonctions.com .)< => u€L 2(Q). V i € {1 uXj Il faut noter que la condition sur la dérivée s ’écrit aussi : grad(i<) 6 (L2(iï))d H l(Q) est un cas particulier d ’espace de Sobolev dont on vérifiera en annexe D qu’il possède toutes les propriétés qui nous intéressent. grad(ü))(L2 )rf V (u. la notation intégrale. 8. v) e H l(Q) x H l(Q. on peut aban­ donner la notation de dualité (•. Il est ici possible de raisonner par densité en cher­ chant le plus grand espace tel que l’équation garde son sens.7) Pour pouvoir l ’écrire sous cette forme. H 1(Q) peut être muni de la structure d ’espace de Hilbert grâce au produit scalaire suivant : (u. On peut donc définir le problème suivant : I grad(n) • grad V f € £>(fi) Trouver u e / / ’(fi) tel que : Ja 0 sur ô fi © Dunod. il a fallu supposer que / était au moins loca­ lement intégrable. mieux la fonction u est spécifiée.) possèdent une valeur sur Oil.) et dont la dérivée (au sens des distributions) peut s’identifier à une fonction de L2(Q) : u e H l(Q. les fonctions de H l(D.1. on va même supposer / e L2(fi). •) et utiliser. Principe des approches variationnelles Définition 8.

com . d’in­ tégrer sur le domaine puis de réaliser une intégration par parties (théorème de la divergence) : Au + / . 10) soit : ( 8.2.1 Pour ceux qui n’aiment pas les distributions.2 On désigne par //¿(O ) l’adhérence de D (Q ) dans H l (Q). elle permet d ’utiliser des tech­ niques de recherche de solution et d’approximation très puissantes. u doit appartenir à //¿ ( f i) pour satisfaire les conditions aux limites. par ailleurs.9) On multiplie membre à membre par le champ test et on intègre : ( 8 . pour tout <p e //¿ (fi) : Cette formulation est appelée formulation faible. On aboutit enfin à la formulation suivante du problème : Trouver u € //¿ ( f i) tel que. Remarque 8.bibliomath. comme c’est le cas pour le principe des puissances virtuelles en mécanique). 11) 'n Une intégration par parties conduit alors à : 186 www. i. L’idée est de partir de l’équation forte. //¿(Î2) coïncide avec l ’ensemble des fonctions de H 1(il) qui s ’annulent sur i l On voit que <p peut être pris dans et que. P ro p o sitio n 8. //¿ ( f i) est unsous-espace vectoriel fermé de ii. de la multiplier par un champ test qui s’annule sur <9£i. Cette dernière propriété permet de faire passer la condition aux limites dans l ’es­ pace de recherche de u. la formulation faible peut être obtenue par des techniques d’intégration classiques (elle peut aussi être donnée directement comme modèle physique.0 (8.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles Définition 8.

les résultats peuvent © Dunod. même s’étendre à des inégalités variationnelles. f<pdx Ja (8. € V3.17) On verra qu’il existe différents théorèmes d’existence et d’unicité de solution.bibliomath. v) = l(v) (8. En fait. f<f>d)c = 0 (8. ui. V l ë R (8. u) € R V (u.u2) € V3. en fonction des propriétés relativement simples de V.15) Il faut compléter la séquence d’équations en précisant les espaces fonctionnels qui donnent du sens à l’expression obtenue. u2) V(k. On introduit les notations classiques suivantes : a(u. 8.rI.14) Jdçi . ce qui requière que u soit dans Hl(£ï) et <pdans //¿(Î2). comme le champ test s’annule sur le bord : I grad(w) • grad(<p) dx=.16) Kv) = 1 fv d x Vu € H \0 ) Jiî V = Hq(Q) On arrive alors au « problème variationnel abstrait » suivant : Trouver u € V tel que. La photocopie non autorisée est un délit.com . vi) + fja(u.v) V ( w i . Dans le cas qui nous concerne. a et /. Il faut aussi prendre en compte les conditions aux limites sur u.18) a(u.£ puis. v) = J grad(w) • grad(u) dx V (u. Principe des approches variationnelles L’intégrale d’une divergence sur un domaine est égale à l’intégrale du flux normal sur le bord . de plus.I grad(w) • grad(0) dx + fI . ce qui conduit à u e //¿(£î). V/r € R 187 www.1. ^ a est une forme bilinéaire sur V : a(u. Il faut intégrer des gradients.v) +Àa(u2. pour tout v e V : a(u. v) e V2 a(u\ + ÀU2. v) e H \G ) x H l(a) Jn (8. iq +HÜ2) = a{u. on dispose des propriétés évidentes suivantes : •w» V est un espace de Hilbert.v) = a(ui. si g est un champ scalaire et v un champ vectoriel : div(g v) = / div(u) + grad(^) • v On en déduit : I <t>grad(w) • ndx .

(8. Pour clore cette introduction. En 8. Dans le cas où la forme bilinéaire a est bilinéaire symétrique coercive.bibliomath. on donne des résultats permettant de prouver les propriétés sui­ vantes : i.19) l(v 1 +HV2) = l{v\) + ¡ll{V2) V(üi.v )e V 2 (8. 188 www.e. VyU € R Dans l’annexe D. lorsque a(u.3. v) = a(v. on montre que la solution du problème faible peut dans certain cas avoir une régularité au sens classique. Enfin. avec J(v) = ^ a(v.21) iii.l(v) (8. v) . pour tout v € V : J(u) < J(v).22) Dans la section 8. v) de V2.D2) e V2. on applique l’approche variation­ nelles à des EDP plus générales. I est continue sur V : 3 C > 0 / |/(i>)| < CIMIv VV e V (8.v)\< M \\u \\v \\v\\v V (u .23) Remarque 8. donnons une formulation équivalente dans le cas où la forme bilinéaire a est symétrique.20) ii.2 Dans le cas de l’équation de Poisson : J{v) = ^ f grad(u)2dx . la section 8. En 8.4.f fvdx L Ja Jn que l’on interprète comme une énergie potentielle.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles w / est une forme linéaire sur V : l(v) € R Vv € V .2.com . a est continue sur V : 3M > 0/\a(u . on présente des théorèmes permettant de conclure sur l’exis­ tence et l’unicité de la solution du problème dans V (et même des résultats plus puissants). Proposition 8. i. la formulation faible 8.3. a est coercive (ou V-elliptique) sur V : 3 a > 0/a(u.17 est équivalente à la formulation énergétique sui­ vante : Trouver u e V tel que.5 précise comment utiliser les formulations faibles pour obtenir de bonnes approximations. u) > or||«||y Vm € V (8. u) pour tout ( m.

8. et donc (a(u. q) = l(q).1(h)j + ^ a(h. m Le terme J s’interprète physiquement comme une énergie.l(q))2 < 0 Vq 6 V ce qui implique a(u. Soient u et h dans V. On obtient alors : 0 < J(u + tjq) . Dans ce cas. Réciproquement. h) (8.2 P ro blèm e v a r ia t io n n e l a b st r a it Dans cette partie./(w)j + a(u.J(u) = j a(h. alors : J(u + h) . Calculons J(u+h) en exploitant la (bi-)linéarité des opérateurs et la symétrie de a : J(u + h) = ^ a(u + h.2.1(h)) + ^ a(h. Pour que l’inégalité soit vraie pour tout q e R. h) Si on suppose que u est solution du problème faible. on pose : h = q q avec tj € R et q € V. Dans un espace de Hilbert H. u minimise bien l’énergie. on étudie des problèmes variationnels abstraits.l(u + h) = a(u.J(u) = T] (a(u. • une forme bilinéaire continue coercive a . q) On reconnaît un polynôme du second degré en q. • une forme linéaire continue /.l(q)) + y a(q. si u minimise l’énergie. 189 www. On voit en fait que la forme © Dunod. u) .com . u) . q) .24) = J(u) + (a(u. u + h) . La photocopie non autorisée est un délit. on introduit : • un convexe fermé K de H. h) + ^ a(h. On cherche donc un champ u qui minimise l’énergie. 8. Problème variationnel abstrait Démonstration. h) >0 grâce à la coercivité de a. faible correspond à la nullité de la différentielle de l’énergie. la formulation faible prend aussi le nom de formulation variationnelle : on cherche le champ u tel que la variation d’énergie soit nulle pour une petite variation autour de u. h) . il faut que le discriminant soit négatif ou nul. q) .bibliomath.

v .)#.1 Cas où a est symétrique Si a est symétrique. || • ||a) est un espace de Hilbert dans lequel l est continue. D’après la caractérisation de la projection (voir B. a def est un produit scalaire équivalent à (. Le lecteur est invité à consulter les annexes B. il existe un unique L de H tel que : l(v) = a(L./(u) (8. pour tout v de K : J(u) < J(v) Démonstration.PK{L)) (8. le cas particulier où la forme bilinéaire a est symétrique est très intéressant et joue un rôle pratique important. Corollaire 8. pour tout u e H : a (L -P K(L ).10).27) ou encore : a(L.5 qui prouvent les théorèmes fondamentaux utilisés dans ce chapitre. < a(v. ||.4 et B. v . Vu e K. on a 0 < a||u||?. .v -P K(L))< 0 (8. Pk (L) e K est l’unique vecteur tel que ||L . v . D’après le théorème de Riesz (voir B.25) Théorème 8. Pour u e H. v) = ||u||a < M\\u\\2H. Stampacchia Sous les hypothèses précédentes.2. qui est u = P/r(L). Vu e H. d’après le théorème de projection (voir B.com . J(v) = i a(v.4. Sous les mêmes hypothèses.bibliomath.5. u = Pk (L) est l ’unique solution de a(u. on a aussi. Le théorème le plus général se contente des hypothèses ci-dessus.26) K étant un convexe fermé de (H. 11).u) > l(v . et (H. On a donc : (8. u) . ceci dit.||fl). On pourra. On dé­ signe par a la constante de coercivité de a et M sa constante de continuité. on introduit l’énergie J sur H : pour u 6 H. ainsi. On en déduit que l’existence du minimiseur de l’énergie. Démonstration.28) 190 www.. si besoin est. 15).u).Pk (L)||a < ||L . utiliser directement ||/||* pour la constante de continuité de /. il existe un unique u de K tel que.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles Pour la suite nous allons avoir besoin de nommer les différentes constantes.PK(L)) < a(PK(L). v).u||a quel que soit v e K. 8.

v) = 0 . supposons u e K et a(u. Vu e K. C’est-à-dire qu’il existe une constante k dans l’intervalle ]0 . v .u).u) 8.2. Donnons. d’après le corol­ laire B. v .2 Cas où a est non symétrique Dans ce cas.29) Réciproquement. ainsi : l(v) = a(Py(L). il existe un unique xq de H tel que : Txo = *o. on commence par écrire : ll«i ~ «2 ll = \\Tui . v).y) e H1 : Hr* . Si V est un sous-espace vectoriel fermé.bibliomath.com .31) Démonstration.M2II (8.l(u) = l(v . 191 www.¡/||. pour tout v de V : a(L . La photocopie non autorisée est un délit.6.7. Proposition 8. Vv 6 V (8.PK(L)) < a(PK(L). deux lemmes techniques. v) . Alors. Théorème du point fixe de Banach-Picard © Dunod. Réciproquement. || ■||)t. On a alors : (8.PK(L)) (8.aiu. v) = l(v) pour tout v de V. v) = l(v). Comme V est un sous-espace vectoriel. alors l ’inéquation varia­ tionnelle du corollaire précédent devient une équation variationnelle : u = P vif) est l’unique solution de : a(u.1 [ telle que. 13. alors : a(u.Pv(K).32) f . 8.u) > l(v . Soit T une application contractante dans l’espace de Banach (H. il n’existe plus d’équivalence en minimisation d’énergie et la démons­ tration de l’existence de solution repose sur d’autres principes.TU2W < k\\ui .2: Problème variationnel abstrait soit : l(v . pour tout (x. pour com­ mencer. le cas particulier où K est un sous-espace vectoriel fermé (que l’on no­ tera V) est intéressant. Démonstration. u) = l(v) .30) Bien sûr. alors. Unicité : si mi et U2 sont deux points fixes. v -u ) = a(u. si a(u. Lemme 8.Ty\\ < ¿ ||x .

k Comme (un)n€n est une suite de Cauchy et que l’espace est complet. Pour u fixé dans H. v) de H3 : a(u{ + m2.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles Il en résulte : (1 . v) e H2 Cet opérateur linéaire A est continu. donc d’après le théorème de Riesz (voir B. Par récurrence immédiate : ll«2 “ Mill H < k\\u\ “ Uo\\fj (8. si a est une forme bilinéaire continue.39) 192 www.37) 1.«ollh (8.bibliomath.com . 15).33) Existence : pour Mo € H. v) = (A(M|+„2). —Mn||// (8.34) et : \\Un+l ~ M „||// < *"||«1 .Moll// —>n->00 0 (8. on va montrer que la suite ( m„)„6N est une suite de Cauchy. Pour tout (u\.k Il en résulte : k" Uh\\h < -— -|| mi . Démonstration. M oll// (8.£)||mi . v) = (Au..p_i —. v) est une appli­ cation linéaire continue.|..8.35) Par inégalité triangulaire : l|W/!+p —unill// = I|M/i+p —Mn+p_J + M„. on pose m„+ 1 = T m„ .38) 1. elle converge vers une limite u e H. U2.v) h = a(u. qui vérifie : m = Tu.K2II < 0 => «i = «2 (8. m Proposition 8. v) Vv 6 H Étudions maintenant l’application u A„. il existe un unique opérateur linéaire A de H dans H tel que a(u. Généralisation du théorèm e de Riesz Dans un espace de Hilbert H. il existe un unique vecteur noté Au tel que : (AM. l’application v e H 1-» a(u. v) h V (m. v) h (8.36) ce qui conduit à : (p-i \ l|w/i+p u„\\n ^ k Z1=0* / ll«i ~ Mollh = — t— j— ^ll«i .

ü)| = \{Au.42) Démonstration. v) + a(u2. La photocopie non autorisée est un délit. Il faut donc montrer qu’il existe un unique « d e H tel que : Au = L (i. Une étude rapide du polynôme montre que : 1 .9.40) et donc : (•^(mi+h2) —(Àui A«2). on emploie donc la notation Au (opérateur appliqué à un vecteur).w)H < -2 Aa ||d . Il suffit alors de montrer qu’un choix judicieux de A rend T contractante. u) = (Au.L) avec À > 0. v)H + (A„2. Théorème 8. si a est une forme bilinéaire continue coercive et l est une forme linéaire continue. ■ 193 www. Problème variationnel abstrait soit : a(u\ + u2. v)H (8. On raisonne de même sur A¿u avec A € R.bibliomath. On a donc :Tu = u <==> Au = L. Théorème de Lax-Milgram Dans un espace de Hilbert H.43) <M2\\v-w\\2H < ( l . on montre que A¿u = AAU. 8. v .L.41) ce qui prouve que A(H|+„2) = (AMl + A„2). Enfin : \a(u.iu)||^ (8. ui ||^ © Dunod. pour tout v de H : a(u.w\ŸH-2A(A(v -w ). ■ Ces résultats nous permettent d’aboutir au résultat d’existence et d’unicité de la solution du problème variationnel. et on en déduit : ||Aw||// < M\\u\\n.À(Av .Tw\\2 H = || v .AA(v . que A est un isomorphisme de H). On construit T : v i-» v . On reformule le problème : a(u.2. v)h = 0 (8. v) = (AU|.w)fH = ||u . v) = a(u\.com .2 A a + M2A2)\\v-w\\2H où on a utilisé la coercivité de a (constante or) et sa continuité (constante M). Et donc « h A„ est linéaire. il existe un unique u de H tel que. v) h donc (Au . L’application A est donc conti­ nue. v) h = 0. on écrit : IlTv . + 42||A(u .e. v) h et l(v) = (L. À cet effet.2 Aa + M2A2 < 1 pour 0 < A< 2 — M T est alors une contraction. v)H\ < M\\u\\h\\v\\h On prend v = Au. v) = l(v) (8.w .

u)h >0 .10.48) A{Au .L. v .A{Au .L))) < 0 (8.u) > l{v . u) = /(«) < ||/||*N|tf (8.P k {ü) . Dépendance continue de la solution u dépend continûment du second membre 1.u) (8.w))\\2H où on a utilisé le fait que PK est contractante (voir B. Lax-Milgram sur un convexe fermé Dans un espace de Hilbert H. v>-> Tk(v) = PK(v .L)) (8. 12). w .L) . Théorème 8. u doit satisfaire : {Au .w ) . On arrive au même résultat que pour le théorème de Lax-Milgram sur l’espace entier. pour tout v de K : a{u. w . alors. Soit u tel que T¡c{u) = u.46) Comme précédemment. Théorème 8.PK(v -A { A v .bibliomath. w .L)). Autrement dit.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles Le résultat précédent d’existence et d’unicité peut être complété par une étude de la relation entre la solution u et le chargement Z.P k {v))h < 0 Vwe K On applique le résultat à u .L)) . on rappelle que la projection satisfait : {v .A {Au . il existe un unique ude K tel que.44) N I * < -MU a Terminons par un résultat un peu plus général. a une forme bilinéaire continue coercive. l une forme continue. v .11.L. on considère un convexe fermé K.PK{w .com .L ))||| < ||(t> .PK{u .A {A{v .TK{w)\\2 H = ||PK{v -A { A v .A {A v. En effet : «INI# < a{u.u) > 0 194 www.A{Au . on va montrer qu’un choix judicieux de A > 0 rend Tk contractante : 117*00 .45) Démonstration. Vu € K On introduit la projection sur K : TK : H -> K.A{Aw .L) : (« .

3). D’après le théorème de plongement de Sobolev (voir D.com . v) € Hq(Q) x //¿( î î ) : a(u.j U) (Au + f. pour tout (u.49) On pose. On interprète l’équation au sens des distributions pour <p € T)(fL) c Hq(D) : a(u. La photocopie non autorisée est un délit. que la solution u du problème faible existe et qu’elle est unique. que a est bilinéaire symétrique continue coercive. il fait intervenir la qualité du chargement. v) = (grad(w). Notions sur la régularité de la solution faible 8. v) I grad(u) • grad(u) dx Ja. cela signifie que Au € L2(Q) et en fait. grâce au théorème de Stampacchia. On a vu dans la première section que la formulation faible du problème est la suivante : Trouver u € Hq(Cï ) tel que Vu € Hq(Q) : J' grad(M) • grad(i>)dx = J 'f v d x ° (8. L’exemple ici était extrêmement simple. u e H2(Ü. la forme du domaine. 195 www. © Dunod.3 N otions sur la régularité DE LA SO LU T IO N FAIBLE On reprend ici le problème de l’équation de Poisson à condition de Dirichlet homo­ gène au bord. On peut maintenant s’interroger si cette solution u de //¿(O) a un sens plus clas­ sique. la formulation elle-même.bibliomath. 8. Dans le cas de la dimension 1. 8. on peut en déduire la régularité classique. u est continûment dérivable. si on fait quelques hypothèses de plus sur Q comme une forme convexe. grad(0» = l(<p) = {f . Si on pp suppose que / e L?(Q).4 T raitement de quelques EDP Il s’agit dans cette section de montrer rapidement que les approches variationnelles s’appliquent à des problèmes plus généraux que la simple équation de Laplace avec conditions limites homogènes. Le problème de la régularité des solutions de formulations faibles peut devenir très complexe. Cette présentation reste très partielle et le lecteur est invité à se référer à des ouvrages plus spécifiques comme [6.3. <p) (o. On peut en déduire.). et /00 = vdx On a vu que Hq(£î) est un espace de Hilbert. Par suite : (Au + / ) = 0.<t>) = 0 ce qui signifie que Au + f est la distribution nulle.8]. et que / est continue coercive.

uj est la trace de üj sur le bord de Î2).52) et on aboutit au problème suivant : Trouver w £ T tel que.51) U= Ud sur dCl Autrement dit on cherche une fonction harmonique dont la valeur est imposée sur le bord du domaine. On a alors *V = üd+H^Cï).4.bibliomath.55) où C est une constante qui dépend de O. 8. on fait appel à un relèvement.7). La formulation prend du sens pour uj e H ï (dCl). la formulation variationnelle devient : Trouver ü € Hq(CI) tel que. car on peut trouver un relèvement üd e H1(Cl) (autrement dit.0 Ja Afin de se ramener au même espace de recherche (pour u) et de test (pour v). On a donc existence et unicité de la solution. u = ud sur dO} (8.54) I grad(w) • grad(u) dx = — I grad(üd) • grad(u) dx Ja Ja Cette formulation vérifie les hypothèses du théorème de Stampacchia.2 Problèmes à conditions limites mélangées Dirichlet / Neumann On s’intéresse ici au cas où la frontière du domaine est partagée en deux parties complémentaires : le fermé duQ où des conditions de Dirichlet Ud sont imposées et 196 www. pour tout v € Hq(Q) : (8. Pour cela on utilise les résultats des théorèmes de trace (proposition D. Par ailleurs.4.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles 8.53) I grad(w) • grad(u) d x . pour tout u € Hq(CI) : C (8. On introduit l’espace suivant : *V = {u € H1(Cl). on a également la continuité de la solution vis-à-vis du chargement qui s’écrit : INlHi<C||«rf||ffi (8. à l’instar de ce que l’on a fait au chapitre séparation de variables. On cherche alors u sous la forme ü+üd .com .1 Conditions de Dirichlet non-homogènes On s’intéresse ici au problème suivant : Au = 0 dans Cl (8.

Dans ces conditions *Vo est un sous-espace vectoriel fermé de H1(il). La photocopie non autorisée est un délit.grad(w) • grad(u)) dx Jq Jn © Dunod.com . La formulation variationnelle s’obtient par multiplication par un champ test dans 'Vo et intégration par parties : 0 = I v Au dx = I (div(o grad(w)) .I grad(û^) • grad(o) dx „ Jd Jdgii JO 197 www. les fonctions qui le composent vérifient une inégalité de Poincaré dès que la mesure (de surface) de duil n’est pas nulle.I v grad(w) • n dS = I v grad(w) • ndS vfl Jôiî JduQ + I v grad(w) • ndS Jdgii (8. Traitement de quelques EDP l’ouvert dgil où des conditions de Neumann g sont imposées : Au = 0 dans il sur d„il (8.59) en utilisant la nullité de v sur duil. Une propriété fondamentale de l’espace 'Vo. De même. I grad(w) • grad(o) dx .56) II s £ grad (u )-n = g sur dgil On introduit l’espace de recherche *V suivant : V = [u € H1(il).60) I grad(ii) • grad (v)dx= I vgdS . on peut reprendre la démonstration de la proposition D. on aboutit à : Trouver ü 6 Vo tel que Vo e *Vo : (8.4.58) On a supposé que d„il possédait la régularité requise pour que l’opérateur de trace restreinte (sur la portion d„il du bord) soit bien défini et continu. on suppose ici que uj est suffisamment régulier pour que l’on puisse définir un relèvement üd de Ud dans *V. et en posant u = üd + ü. 8. Typiquement. u = 0 sur <9M£2) (8. u = Ud sur <9M £2} (8. 10 pour Hq(H) avec £2 dans une bande de direction £ non parallèle à duil. est que. sous des conditions de forme de il. Il faut bien noter que les conditions de Neumann ne rentrent pas dans l’espace de recherche (il faudrait utiliser un espace de recherche autre que H 1 pour leur donner du sens).57) c’est un sous-espace affine de H1(il) dont l’espace vectoriel associé <Vo est : % = (« e H1(il). qui servira à montrer la coercivité de la formulation variationnelle.bibliomath.

bibliomath. Si on prend o = r e R dans la formulation. La difficulté pour cette formulation est qu’il n’y a pas d’inégalité de Poincaré dans H1(il) et donc pas de coercivité. On a donc existence et unicité de la solution et continuité vis-à-vis du chargement. nécessaire pour qu’il puisse y avoir une solution. dtlil.3 Problèmes de Neumann On considère maintenant le cas d’un domaine soumis à des conditions de Neumann sur tout son bord. Dans les cas précédents les fonctions constantes étaient éliminées de l’espace de recherche par la présence de conditions limites de Dirichlet (qui font que la seule fonction constante possible dans l’espace utilisé est la fonction nulle). on obtient : 0 = r ( I f dx+ f gdS |.61) où Cu et Cg sont des constantes qui dépendent de (O. si l’on suppose que u est une solution de la formulation variationnelle.63) I grad(w) • grad(v)dx = I v fd x + I vgdS . ce qui garantit la continuité de la forme li­ néaire.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles Cette formulation prend du sens pour g e L2(dgiï).com . Vr e R => | f d x + I gdS = 0 \J o Jdo I Jo JdO (8. I -A u = f dans il (8. JO JO JdO On suppose / € L2(iï) et g e L?(diï). 8.64) soit vérifié. on peut trouver une solution (et donc une in­ finité de solutions définies à une constante près) en travaillant sur un espace supplé­ mentaire dans #*(£2) à celui des fonctions constantes. Typiquement on peut travailler 198 www. on voit que « + r ( r e R ) est également solution. dgil). puisqu’on peut alors utiliser le théorème de Cauchy-Schwarz pour montrer la continuité de la forme linéaire (en utilisant la continuité de l’application trace pour passer de IM I^ Q) à IMI#i(n))- La formulation vérifie les hypothèses du théorème de Stampacchia. qui s’écrit : INI#' < C« + Cg WgWindgii) (8. En fait on peut voir que la forme bilinéaire a pour noyau les fonctions constantes sur il (puisque leur gradient est nul).62) grad(w) • n = g sur d il La formulation variationnelle s’obtient comme précédemment Trouver u € H1(il) tel que Vv e H1(il) (8.4. Sous réserve que (8. Par ailleurs.64) Cette équation est une condition sur les chargements / et g.

Au = 0 dans Q (8.j vgdS J ci J an J an On voit que la condition de Robin a une répercussion sur la forme bilinéaire. Pour résumer : Si f f d x + f igdS 0. il est nécessaire d’utiliser la généralisation de l’inégalité de Poincaré donnée dans le théorème D.„ + r. Pour simplifier. La formulation variationnelle s’obtient comme suit : 0 = I uAudx= I (div(u grad(u)) .¡ivudS Jn Jan J an La formulation variationnelle s’écrit : © Dunod.65) 8. 8.) tel que V v e Hl(£i) ( 8 .grad(w) • grad(y)) dx Jn Jn (8. il y a une infinité de solutions. Traitement de quelques EDP dans l’espace des fonctions à moyenne nulle. il n’y a pas de solution.14. Pour la coer­ civité. on suppose que /u est une constante strictement positive et g € Û{dCl). le théo­ rème D. Jn Jdü ■w» Si I f d x + I g dS = 0. de la forme u.4.12 assure l’existence d’une constante de Poincaré. Trouver u e Hl(ü. Le théorème de Cauchy-Schwarz et la continuité de l’application trace dans Hl(£l) per­ mettent de conclure à la continuité des formes linéaires et bilinéaires. où Jn J an u € R et um est l’unique solution de la formulation variationnelle : Trouver u e fUmtel que Vu 6 1Àm : I grad(a) • grad(u) dx = I vfdx+ I vgdS Jn Jn Jdn (8. 199 www.66) grad(w) • n = g —¡lu sur dû. La photocopie non autorisée est un délit.68 ) I grad(w) • grad(n)dx + I ¡xvudS .4.bibliomath.4 Problème à conditions limites de Robin (Fourier) On considère le problème suivant : . que l’on note fUm pour lequel.com .67) I grad(w) • grad(y)dx = I v grad(M) • ndS = I vg .

. pour tout v € H : J(u) < J(v) avec J(v) = j a(v. V it. tel que.5 T e c h n iq u e s d ’a p p r o x im a t io n de R it z -G a l e r k in Si les résultats précédents donnent l’existence et l’unicité de la solution faible. En particulier. pour tout v e V* : J(uh) < J(v) (8. c’est aussi celle qui. pour tout v e V/t : a(uh. u . En effet. l une forme linéaire continue. si la solution u appartient à V*. alors l’approximation conduira à la solution exacte. v) = l(v) (8.uh\\H < — II« . Svh € Vh a 200 www. si a est symétrique. si a est symétrique. il est clair que u/t est la meilleure solution dans V* au sens de l’énergie dans le cas symétrique. dans tous les cas. dans V/. rend l’erreur orthogonale à V* (au sens de a).com .u h\\H \ \ u .) =o (8. on obtient : a (u -u h.l(v) (8. en prenant le problème faible de base testé dans Vh.72) L’existence et l’unicité de la solution de la formulation approchée (et l’équivalence énergétique dans le cas symétrique) sont obtenues par application du théorème de Lax-Milgram (ou Stampacchia dans le cas symétrique) dans le cas où K est un sous- espace vectoriel.Uh. Le principe de l’approximation consiste à travailler dans un sous-espace vectoriel de H de dimension finie. € V* = a(u . m/. à la formulation énergétique : Trouver u dans H tel que. pour tout v e H : a(u. à la formulation énergétique : Trouver U).bibliomath. On va voir ici que la formulation faible per­ met de définir des techniques d’approximation très efficaces.Uh) = a( u . ils n’indiquent pas comment la calculer. u .73) On en déduit le résultat suivant : a\\u .69) ce qui est équivalent.Vh) + a( u .Vf. Uh).70) où H est un espace de Hilbert. v) = l{v) (8. . cela signifie que.U h .V h \ \ H M IlU. que l’on désigne par V*. Svh € Vh (8. u . D’après ce qui précède.U h . a une forme bilinéaire continue coercive. + v/t .u/.Chapitre 8 « Introduction aux approches variationnelles 8. v) . On introduit le problème approché suivant : Trouver Uh dans V* tel que.Uh\\H < a(u .71) ce qui est équivalent. Vh\\H .vh) = 0. ity.74) < M \ \ u . Considérons donc une formulation faible de la forme : Trouver u dans H tel que.

bibliomath. .«/ill// < — inf IIu . \ ( ■^ / . Il existe des techniques permettant de construire des bases de sous-espaces vecto­ riels de dimension finie pour les espaces H1(£2) pour des domaines Q de forme très générale.75) a vi. . </>„). il possède une base finie (<pi.) k . <■J ^ • / A U F La matrice A hérite des propriétés de la forme bilinéaire a : elle est symétrique.76) En utilisant la bilinéarité de a.com . e R" tel que. Il permet donc de développer des techniques d’ap­ proximation relativement génériques..Vh\\H (8. 201 www.) /=1 (8.5.77) ! .. Techniques d’approximation de Ritz-Galerkin Proposition 8. . Un tel système peut être résolu par une factorisation de Cholesky ou un gradient conjugué.n] : a ^ . Il reste à détailler le calcul pratique de la solution approchée. . 8. . Ui = w (8. il suffit pour cela de s’assurer que l’espace Vf. Comme V* est un espace de dimension finie. . On décompose alors la solution sur cette base : n uh = ^ « « 0 /=1 La formulation faible s’écrit alors : n Trouver (m. définie positive (grâce à la coercivité). car il permet de relier la qualité de l’approximation de l’EDP (caractérisée par les constantes or et M) à celle de l’approximation des fonc­ tions de H par des fonctions de Vf. L e m m e d e C é a „ „ M 11« . • • • Æ(0/ i (¡>j) .12. pour tout j e {1.o . permet de bien approcher les fonctions de H. . la plus célèbre d’entre elles est la méthode des éléments finis. . . «I i 0 j = /(0. La photocopie non autorisée est un délit. © Dunod.eVh Ce lemme est fondamental. on peut écrire le système sous forme matricielle : .

symétrique.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles Exercices Propriétés de W'(Q) sur un intervalle Étude de H 1(J)avec 7 =]a. 1[). b[c R éventuellement non borné.1[) h-» xja(v. de la fonction u véri­ fiant cEu o — — = f(x ). 202 www.5(]0. v) de 77^(]0.com . On cherche u € //¿Q0. v) et L(u). 2. a(u. alors € u(x)= x(u)o+ I u'(t)dt.1[) x 77q(]0. On pourra utiliser le théorème de Riesz et montrer qu’il existe une fonction / de 77^(7) telle que < ôXQ. En déduire que //¿(/) est un sous-espace fermé de H l(I). et que L est une forme linéaire continue sur 77. Montrer directement (sans utiliser le théorème de Lax-Milgram). pour tout (u. x e]0 . l’unicité. ôxo e (7/^ (/))'. Montrer que.1 [. /donnéedans Zr(]0.5(]0. et coercive sur T7. puis que u' -u '0 =0 au sens des distributions.1[) On explicitera. 3. associe uq(x ) = C u (t) d XQ Montrer que «o est bien définie et qu’elle est uniformément continue. Montrer que u est solution du problème variationnel : Trouver u € T/J (]0. 1D tel fiue : a(u<v) = 7( îj) i V u e //¿(]0.1[). à tout x de 7. On cherche ici à montrer que si ueH l(I). 1. Montrer que pour *o € 7.1[). On admettra que cela implique l’existence d’une constante réelle c telle que : u . la fonction qui à / e H l(I) associe ) (trace à gauche) est une forme linéaire continue sur H X(I). dxz 1. J XQ À cet effet.bibliomath. on introduit la fonction qui. puis l’existence de la solution du problème variationnel (on pourra montrer que l’ap­ plication _____ v e 77¿(]0. (p >= ( / >0) h1■ (i£ i Formulation variationnelle du problème de Laplace 1D On s’intéresse à la recherche. Montrer que a est une forme bilinéaire continue.uq = pp 2.1 [). avec m(0) = h(1) = 0. par une méthode variationnelle.1[) solution du problème différentiel ci-dessus. pour I borné. 3.

Pour simplifier.com l iS I Étude du dom aine de coercivité d ’une form e bilinéaire param étrée On travaille sur le domaine régulier borné fi e R rf et on étudie l’équation suivante : -A u + eu . Soit Vn un sous-espace vectoriel de ^0.com . et / est une forme linéaire continue sur H q(Q).e.1 de Riesz). 4.1[) tel que. d’une approche variationnelle. et montrer que ce système est de Cramer. La photocopie non autorisée est un délit.79) a(u.f dans Q (8.L(v) 5.I f v d x = l(v). v) = IHIi est un€ Vn tel que : a(um. Exercices est une norme équivalente à la norme H1 sur //¿ (]0 .dunod. avec : I(v) = ^ a(v. Pour aller plus loin Un prolongement de cet exercice et son corrigé sont en accès libre sur le site www.At] une base de Vjy. Vu € V#.v) = L(v). Montrer que le problème variationnel est équivalent au problème de minimisa­ tion suivant : Trouver u€ //¿(]0. pour tout e //¿(]0. 1. c € L°°(Q) et 0).78) u = 0 sur dû. Jn Jn Jn 2. on pourra supposer c continue. (b) Soit (^>i)i€|[i. Montrer que a est une forme bilinéaire symétrique continue et coervice sur Hq(£1). Donner le système linéaire permettant de déterminer un. . où c est une fonction positive bornée (i. 203 www. Montrer que l’équation (8.v)= I grad(w) • gradué* + I c u v d x .1[) : I(u) < I{v). pour tout v € H q (Q ) : (8.bibliomath. On veut montrer l’existence et l’unicité d’une solution faible dans //¿(O) au moyen © Dunod. 1[) de dimen H (a) Montrer que la meilleure approximation de dans au sens de la norme v i-* ja (v.78) conduit à la formulation variationnelle suivante : Trouver u €H q (Q ) tel que.

j u' d t \ J[ X 0 .(p') — I UQtp'dx = .com . En déduire l’unicité de la solution de la formulation variationnelle (8. b].<f>) = ~{UQ.Xq\ ( J | n f d t j Xq\ ce qui montre que la fonction no est bien définie.ÿ] I < I \u'dt< \x- Jbj. jco] U [*o.[a. Montrer que la condition c >0 peut être améliorée en constante positive à déterminer.x] Soit <p e £)(/). I u' (t) d t< p '{x )d x . t) h » u'{t) <p'(x) est intégrable sur le domaine triangulaire x € [a.79). *].I I Ji J i J XQ nxo nx r>b pX =. I I u ' (t) d t (/>'( x) d x J a Jxo où on a décomposé I .X) J[*o.bibliomath.x)! < \ x . autrement dit que est intégrable sur I : f \u'dt< f \\u’\dt <( f 1 2 d t j|n'|2 d t \ (Cauchy-S VUo. Il faut vérifier que no est bien définie.uo(y)\ = 1 u 'd t.*] J[xo. Corrigés 1. xo] et t € [>o. alors : (u'0 . Un calcul similaire conduit à la continuité uniforme : |no(*) . on peut utiliser le théorème de Fubini et intégrer dans l’ordre le 204 www.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles 3.On raiso comme (x. 4.

u est donc (la classe d’) une fonction continue. b].l] =.I u'(t)<p(t)dt Jte[a.a] |dt ' l/(*o)l + f |/'( 0 | dt Jla. cela implique : u ~ U° pp C constante. On introduit la forme trace à gauche : Ta : f € H \]a.com .xo] Jxe[a.a] © Dunod.b) l/l«j)l + Vit .u') = 0 au sens des distributions. On travaille sur 7 = [a.A0] Jie[xo. Il reste à prouver la continuité : \7a(f)\ = \ m \ = /(* o )+ f f ( t ) d t J[x0. ya existe.I u'(t) ! <p'(x)dxdt Jie[a. D’après l’énoncé. et on peut identifier u avec u(xo ) + uq . C’est clairement une forme linéaire. qui est un intervalle borné. 4>) = I u'(t) <p(t) dt = {u . on obtient : ( u'q.xo] En additionnant membre à membre.bibliomath. \f(xo)\ + f f \i) d t < l/(*o)l + I . 2. La photocopie non autorisée est un délit. b[) f(à) = f(x 0) + f f ( t) d t J[x0.Ao] Jxe[a.«I \ f f dt j 205 www.x] Jte[a. Corrigés mieux adapté : I f u'(t) (p'(x) dt dx = .Comme uq et c. <f>) Jtel Donc (mq .a] Comme / est uniformément continue.|/W J[xo.f f u'(t) <f>'(x) dx dt Jxe[ij.t] =.

a \ +k f \ \ i ? < max(|7> .Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles où on a utilisé la positivité de \f \ pour étendre le domaine d’intégration.al < y/\b-a\ I l |/(x 0)|2 dxQI + Ib . Comme 77¿(7) est un espace de Hilbert. xq\ et [xo. b[). on peut utiliser le théorème de Riesz et chercher / e //¿(7) telle que.a|"2.com . b] : \f{a)\ f b 1 dx0 < f b \f(x0)\dx0 + j\b -a \\\f'\\2L2 f 1 dx0 Ja Ja Ja .f ° f \ t ) № dt + [f<p]xa° . ce qui signifie que ya est continue sur Hx()a. \b . Par ailleurs : Hq(I) = ker(ya) n ker(y¿) est donc l’intersection de deux sous-espaces vectoriels fermés (image réci­ proque du fermé (0} par une application continue). b] on peut intégrer par parties : <P(xo) = f(t) Ht) dt + (?) <p'(t) dt = f f{t) № dt ._____/ r b x'/2 \ № \ \b . xo] et [xo. 0)H.f ") { t) m d t + ^ (xo) 206 www.<p) = <t>(xo) = ( /. On intègre alors sur [a. On veut montrer que ôXo est dans le dual de //¿(7).bibliomath. (où C est une constante). b) : (a + bŸ a2 b2 \2 / < ~2+ T ce qui implique (\\f\y + W fh2) < V2 yl\\f\\2L2 + W f% = ^11/11«. on a pour tout couple de réels (a. on va supposer qu’il est de plus deux fois dé­ rivables par morceaux (sur [a. = J m m d t + £ f w ' ( f ) d t On sait que / doit être continu.apWfW# \№ \< \b -a \-L 2 \ \ f \ \ L 2 + \ b . 3. Sur les deux intervalles [a. pour tout 4>de 7/¿(7) : (ôxo.f b f'( t) Ht) dt + [f<p]bxo Jl Ja Jx o = JP a ( f .f ")(t>{t)dt + J x[ ob(f .a|+^j (W/Wl2 + Wf'Wo) Par convexité de la fonction carré. puis l’inégalité de Cauchy-Schwarz. b]) ce qui permettra de trouver une solution. On arrive donc finalement à majorer \ya(f)\ par C ||/||^ .

avec e L2(]0 .com .f -y-W = Jo dx f(x ) v(x) dx dx o //¿(]0.r 2. c’est donc une forme linéaire. a : //¿ (]0 . La fonction / est donc bien définie. Trouver ue //¿(]0. 1. ■) est symétrique : V (u. du a(u. pour tout u e //¿(]0.1[) : a(u.1[) — * R est à valeurs dans R. v) = L(v). dxz On peut écrire : d2u . V x e]0.bibliomath. v) e //¿(]0. 1[).1[) = > u(0) = u(l) = 0.1 [) solution du problème continu : d2u ——r(x) = f{x) Vx e]0. car v e //¿Q0.1 207 www. 1[) x //¿(]0. On cherche ue //¿ (]0 . La photocopie non autorisée est un délit.1[) x //¿ (]0 . -(x) — (x) dx v) =f j dx dx avec : m f(x ) v(x) dx . dx Finalement.1[ ce qui implique : JT1 d2u T1 ^djc2^ v(x)dx = J f(x )v (x )d x Vv e H q Q0 . 1[) puis : -^(x)u(x)l dx J0 . 1[) et«(0) = m(1) = 0. uest solution du problème variationnel : © Dunod.1[) tel que. v(x) = f(x ) v(x) V u e //¿GO.1[.f = 0sur /'(* 0 ) “ /'(* o ) = 1 sur te. On peut donc exprimer K comme un produit scalaire dans //¿(/). b /(X q) = f(x^). Corrigés où on a utilisé le fait que <p(a) = (p(b)= 0. *o[U]*o> b[ sachant qu’en plus f(a) = f(b ) = 0 puisque l’on est dans H^Qa. Or: du = 0. ^ a(-. Pour que la rel tout p<ed H 1. il faut donc : f " .1[).

= IMI¿2 + \\V'\\2 L2 l l < . a(-. ID x Zf¿(]0. ■) est continue : < llw'llL2 Ho' 11^2 (Inégalité de Cauchy-Schwarz) < ||m||//i ||o||//i Ainsi. O r: l l < .1[) x //¿(]0. •) est continue sur //¿(]0.1[ est un ouvert borné régulier de R. pour tout v de ff¿(]0 . < C || o. 3 C > 0 /V v € H h Q ) . v) = Aa(ui.||22 + ||o'||22 = (1 + C) ||o'||2 208 www. f |o(x)|2 dx <C f |Vo(x)|2 dx JCï Jn ou encore : \\v\\2l2 < C \\Vv\rLl Ici. a)| < IMItfi IMI^i Par suite. •) est bilinéaire : a(-. à valeurs dans R.1[) x //¿(]0. ID . En particulier. u2) € ff¿(]0. ID. Q =]0. I D : Vo e if¿(]0. v) de //¿(]0. v) = (x)) dx = ||o'||22 > or0 ||o||^. v) + a(u2. o) -w a(-.1) : 3 0 0 / Vo € / f ‘(]0. Vo € ff¿(]0. \\v\\2l2 < C || o. V(mi. •) est symétrique et linéaire par rapport à chacune de ses deux variables : V/t e R.com . ||22. ID . pour tout (u.bibliomath. a(-.1[). a(v. puis d’intégrer sur x (comme dans la question 1 de l’exercice 8. on peut cal­ culer la constante de Poincaré en utilisant le fait que : Il suffit de majorer le terme de droite à l’aide de l’inégalité de Cauchy- Schwarz. a(A u\ + «2. •) est if-coercive (ou //-elliptique) : Montrons qu’il existe une constante oro > 0 telle que. Rappel : Inégalité de Poincaré : Soit Q un ouvert borné régulier de R".Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles ^ a(-.1D.1[) : \a(u.

1[) x « ¿ 0 0 .com .u 2.u2. car \\v\\2Hl = ||u|||2 + ||u'||J2 Finalement.u2 e « ¿ Q 0 . car a(v.m2 = 0H\o par propriété de la norme || •||wi. |L(u)| / ( x ) u (x) i/x < WfÏÏL* IMItf (Inégalité de Cauchy-Schwarz) =1/' < ll/lb Ilub. mi — m2) = 0. Corrigés Par suite. continue. v) = L(u). V(i»lt u2) € «¿(]0. il existe une constante ao > 0 telle que : © Dunod.1[) espace vectoriel). La photocopie non autorisée est un délit.u2) > ao ||mi .u2\\2H. 1[). •) est une forme bilinéaire. •) étant une forme bilinéaire. a(v. v) = 0.1[). • Unicité : Supposons que u\ et u2 sont solutions du problème variationel. V u e «¿(]0. on a a(u\ . •) continue = > 3 M > 0 / Vu € «¿(]0.1[).bibliomath.. V u e «¿(]0. •) : a(u\ .« 2 . Par coercivité de a(-. D ’où ||mi . définie.v) = |a(u.1[) — > R est à valeurs dans R. L(-) est linéaire : V/l € R. u \ . symétrique. •).1[) Par linéarité de L(-) et bilinéarité de a(-.u2\\2h i = 0 = > mi . u) = L(u). symétrique et «-coercive sur («¿(]0.. V u e «¿(]0.u)| < M\\v\ŸH\ 209 www. a{u\ .1[) \a(u2.1[). positive. 1[). L : //¿(]0. car continue et «-coercive : a(-.) + L(v2) L(-) est continue : Vu e «¿(]0. On en déduit que mi = m2 : la solution est unique.1[)) . v) = ||u'|£2. L(ÀV1 + u2) = AL(U. en posant ao = Y~+c > ^ ’ on ° ^ ent • Vu e HqQO. a(v. v) > a0 ||u||^. • Existence : L’application a(-. Montrons directement (sans utiliser le théorème de Lax-Milgram) l’unicité et l’existence de la solution du problème variationnel. continue sur «¿(]0. 3.1[) En prenant v = u\ . Alors : ( a(u\.1[) («¿(]0. a(-. et LQ est une forme linéaire.

pour tout u de //¿(]0.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles a(-.a(u. (par linéarité de L(-) (et bilinéarité de «(•.^ a(u.a(v. v . D’où l’existence (et l’unicité !) d’une solution au problème variationnel.u) >0 (= 0 si et seulement si u = v) D’où: a(u. 1[) 210 www. •) //-coercive = > 3oro > 0 / Vu e //¿(]0 .v) = Uv) Vu € //¿(]0. v . notée || • Ih.\[ ) / m = (u.1[) (espace vectoriel) et.com .1[) Alors. u) + L{u) . ■) définit un produit scalaire.L(v) . pour tout u de //¿(]0. L( ) est une forme linéaire continue sur //¿(]0. car //¿(]0.L(v . Ainsi.v) = L(v) Vu € //¿(]0.1[) : 0 < a o llvllff. -)i» et. On veut montrer que a(u. v .I(u) = .ü) + a(u.^ a(v . u) . est équivalente à II • Hjyi. -)i- De plus. v )< M ||u||^.1[).1[) est donc un espace de Hilbert pour la norme || ■||j.u) .1[).L(v . a{u. On est donc dans le cadre d’application du théorème de représentation de Riesz d’une forme linéaire : 3 ! u € Hl0Q O . u) > ao ||u||^. noté (•.ü).u) . •)) = i a(v . u) = L(v) Vu e //¿(]0.v) Vu 6 //¿(]0.u € //¿(]0. | = » | On suppose u solution de : a(u.u) + a(u.L(v . < a(v.1[) est un espace vectoriel normé complet pour la norme || • ||i (les limites des suites convergentes (donc de Cauchy) sont inchangées pour des normes équi­ valentes) et muni d’un produit scalaire (•.v)l =a(u. v) . la norme associée au produit scalaire (•. a(v. v) . 4. //¿(]0.. -)i. a(-.u) ~ \ a(v ~ u' v ~ car v .u.bibliomath.1[). v . 1[).1[) = > I(u) < /(u) Vu e //¿(]0 .1[) : I(v) .1[) <=> I(u) < /(u) Vu e //¿(]0.w.

D’après la caractérisation de la projection orthogonale (applicable.L(oru) + L(w) > 0 Z Z Z Par suite. Corrigés | < = | On suppose u solution de : № < № Vv € i[) Alors.L(u)) > 0 (polynôme du second degré) Il en résulte : A = (a(u. et tout v de 1[) : I(u + a v) .L(ü))2 < 0 V u e //¿ (]0 . u) . et tout v de //¿(]0. v) = (m./( m) = a(u + a v. v) = L(d) V u € Hl0(]0. 1[) 5.1[) : P v(a) = a 2 ^ + a.—a(u.1[) Finalement : I(u) < /( d) V» € tf<5(]0.1[) puis : a(u.com . pour tout réel a.L(m) . v) . au) . u) . pour tout réel a.^ a(u. m) + ~ a(av. on en déduit : (w . v) i = 0 V v e Vn soit : (uN. u) + L(u) > 0 ce qui implique : ^ a(u. sous-espace vectoriel fermé de //¿ (]0 . (a) La meilleure approximation de u dans V# est l’élément un de Vn qui mi­ nimise la distance entre u et VV au sens de la norme || • ||i : 11«-«will < ||m —ü||i V v e V N. v) = L(v) V u e //¿(]0. u) i = L(u) V v € Vn 211 www.av) + a(u.L(u + a v) . (a(w.1[)).bibliomath.v)i =(u.u + a v ) .v)i Vv € V n (linéarité de (•. car Vn © Dunod.un. un est donc la projection de u sur Vn au sens de la norme || • ||] : un = P vN(u).1[) = > a(u. La photocopie non autorisée est un délit. -)i par rapport à la première variable) soit : ü(un.

NJ j=i En écrivant ces équations sous forme matricielle.v)i VveVN (linéarité de (•..1[)) On cherche donc un dans Vn tel que. on obtient : . M C’est donc en particulier vrai pour : u = ipi V i e II. pour tout i e [1.v)i = (u.).nj une base de Vn . v) = L(v) V u e Vn Or: <Pi e Vn V i e [ l . ipN) ■.'<=ji.ip\y Ml 'U f P \ ï Ka(tpi.bibliomath. -)i par rapport à la première variable) puis : a(uN. pour tout u de Vn : a(uN. NJ Par suite. <pi) = L{tpi) V i e |[1.com . <Pi) = UfPi) ce qui implique : N ^ üj a(<fij. v) = ( m. u) = L(v) (b) Soit (</>. • •• a(<pN. ■ • • • a(<pN. : a(uN. <Pn X % _L(<pn)_ 212 www. u) i = L(v) Vu € Vn (d’après (4) appliquée à u e Vn c //¿(]0..Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles ce qui implique : (uN.Comme un appartient à Vn . on peut l’écrire de manière unique sous la forme : N «N = J ] üj <Pj J=1 On a : a(uN.

. X= . Soit alors un champ test u dans //¿(ii). Mn . Il existe une © Dunod. un) IN = xT 0 6 VN où Ü\ v r X= . Mn .<piy Ü\ 'Ufp i ) ' A .com . réelle. (Pn). : : = a . $ = ... Par suite : xT A jc ^ 0 V j c g Rn = > A est positive et : [xT A x = 0 <=> x = 0R. . 1. car v s’annule sur d£ï. <Pn ) ■■■ .. La photocopie non autorisée est un délit. la matrice A est symétrique. 213 www. Corrigés On cherche alors x dans R ^ tel que : A jc . • xT A x = ci(un . positive : elle est donc diagonalisable.J Auvdx + c u u dx udx JQ JQ L grad(u) • grad(u) d:c + f JQ cuvdx I fvdx + Jq Le dernier terme est éliminé. définie. a(<pN. On cherche une fonction u nulle sur le bord du domaine. . SPn .v] = > A est définie Ainsi. et toutes ses valeurs propres sont strictement positives.b avec : 'a(fPu<PÙ ••• . • A T = A = > A est symétrique. ce qui correspond l’espace vectoriel # ¿(0 ). b = M<Pi. unique solution à un problème pareil. Par conséquent : det(A) ^ 0 et le système linéaire correspondant est un système de Cramer. a((pN.bibliomath.

si c > 0. On entre dans les hypothèses du théorème de Lax-Milgram (ou même Stampac- chia) dans un espace de Hilbert. ce qui prouve les continuités.v)= I (grad(v))2dx+ I cv2dx X _^ J a J a > J' (grad(u))2 d x . on obtient : -IX " dx < ll/M M Itf < ll/IMMI*- \a(u ■•HX1 grad(w) • grad(ii) dx + I cuv dx J a IX grad(w) • grad(y) dx\ + IIe""dx < ||grad(n)||L2||grad(ü)||L2 + ||c||L»NW M Iz. En appliquant l’inégalité de Cauchy-Schwarz.|NIw. L’inégalité de Poincaré implique : IMIffi < V ^ l l g r a d » Par suite.com . a V2 dx > J " 2.Chapitre 8 • Introduction aux approches variationnelles 2. et les propriétés de la norme. a est une forme bilinéaire symétrique et l une forme linéaire. On reprend les calculs sur la coercivité : a(v.v)= f (grad(v))2dx+ f cv2dx> f (grad(v))2d x > — —r IMlL Jci Ja Ja 1 + Cp 3. il en résulte : 1 214 www. <(1 + IWIl-)IN I w. 4. on a donc existence et unicité de la solution. on peut en déduire la coercivité dans H 1 : a(v.Il grad(i>)||22 La constante devant être positive.bibliomath.

z)' 'F Q(x.com .l Fo n c t io n s d e p l u s ie u r s v a r ia b l e s A. v£. mais que la réciproque est fausse. noté ——(Mo). R a p p e l s d ’a n a l y s e ET DE GÉOMÉTRIE On se place dans R d (d = 2 ou 3).x.2) M h » /(M ) On dit que la fonction est continue en Mo = ( x q . typiquement la norme euclidienne (^/i2 + hj + h\). z) = Q (A. on définit une fonction sur Q à valeurs dans R : / i Q —> R (A.et üu n vecteur de R^ de composantes Le point M + Üa pour coordonnées (x + uuz). y.R{x.1 Définitions Q. 215 www. y.y. y.z)j k ||/i|| représente une norme de h. 3 j] > O/VA avec ||/z|| < y . Afin d’alléger les notations. z) ou /(M ).1. i/o) à i/o fixé). (I IL &). i/ o) e O si : V£ > 0 . La photocopie non autorisée est un délit. La fonction est différentiable en Mo = (xo. /(M o + Ü) = /(M o) + d f Mo(h) + <KII#ID (A.3) On rappelle que la continuité de la fonction implique celle des fonctions partielles (x i—> f(x.l) . aM t. i/o) e O s’il existe une forme linéaire notée îî/ m0 de R 2 dans R telle que © Dunod.bibliomath. le point où est évalué une fonction vectorielle pourra être noté en indice : 'P(x. (A5) Or où on reconnaît le gradient de / au point Mo./(M 0 + h ) \ < s (A. A . z). y. La d’une fonction / de l’espace sera notée indifféremment f(x . et on note M un point de l’espace de coordonnées (. étant un domaine ouvert* de R 2.4) La différentiabilité implique l’existence de dérivées partielles et ■ f <*” + .La continuité suppose que l’on peut former des boules autour de chaque point du domaine. |/(M 0) .

on note : . y). dY2 > V (!) dYdY S) dy2 ) d2x d2y j dx2 dX2 ( d f ) d2x d2y dx (A. et une fonction F de N = (X.. y) réalisant un C 1-difféomorphisme : (x. (A.Annexe A • Rappels d’analyse et de géométrie De manière générique.7) dx dy vâÿ dŸJ On considère une fonction / de M = (x. On a alors : dF\ ' dx dy' ( d f \ dX dX dX dx (A.8) dF dx dy d f ^dY> dŸ dY* dy) Si / est deux fois différentiable.1.2 Changement de variables Soit un jeu de deux coordonnées (x .6) A. y) h-> (X . inversible.9) dXdY dXdY d f d2x d2y \d y ) dŸ2 dY2 J 216 www. différentiable. )/. a/. y) et un changement de variables (X . l’application inverse est également de classe C 1 et la matrice jacobienne suivante a un déterminant non nul : dx dy J= dX dX det(J) t 0 (A. y) est de classe C 1. y) = F(X.bibliomath. Y) telle que f(x. on a : / 2\ ' d2F " 7 dxŸ dx idy_ dx2 \ôxj 2 dx\ dXdX dx2 d2F dx dx I dx dy dx dy \ dy dy d2f dXdY dXdŸ \dX ⟠+ âŸdX) dXdŸ dxdy d2F dxdy^ . y).com .

z) où |^ ( x i.bibliomath. une équation de la forme f{x\. le calcul suivant est détaillé : dF _ d f dx d f ây âX ~ âxâX + â yâ X ^Z_d_\dfdx âfdy_ âx d d f dx d f dy dy_ dX2 dx dx ÔX + ây âX ^ + ^ [ d x â X + d ÿd X dX d2f /dx â f â _ âx âx d f â dy' dx |2 + 2 . *2. © Dunod.com . *2.z) = Constante permet (localement) de définir z comme une fonction de Qti.1 Courbes Une courbe continue C est un ensemble de points dont les coordonnées dépendent continûment d’un paramètre t. *2) et = . 11) II .^ .^ + âx2 \<9X ' dxây dX dX âx âx âX âX + ây dx âX âX J l l ( È l\2 + ^ I È .3 Théorème des fonctions implicites Ce théorème prouve que pour une fonction / différentiable et bijective. en exploitant le fait que d f = 0. 10) X‘ li A.z(0. + — dy' dy_ dy2 \<9X/ dx ây dX ÔX dy ây âX dX d2f / âx \2 â2f âx ây â2f I ây \ 2 d f â2x d f â2y â jë \â X j + 2 ' ^ â X â X + â ^ \ â x ) + âx dX2 + âÿ âX2 A. De plus. A. La photocopie non autorisée est un délit. z) + 0. On écrit : rm " C ! t h-* IM(r) — y(t) y (A.( x i . X 2 . y. *2) aux points (jci . A.j f .2 É lém ents de g é o m é t r ie On considère l’espace R 3 muni d’un système de coordonnées (jc. 1.Z(x 1. Éléments de géométrie À titre d’exemple. z) pour 1 = 1.2 (A.2. âx Ëï. 217 www. z) orthonormal.2. on obtient : dZ ¥-■ z . X2.

2. vf 'x" S : (u. V) = y (A. V). 13) L’abscisse curviligne permet d’obtenir des vecteurs tangents unitaires.bibliomath. On écrit : 'x(u. une courbe peut être définie (au moins localement) par une équation implicite f(x. z) et C une courbe donnée sous forme paramétrique par M(f) = (x(t). v) i-» y(u. y(t).v) J 218 www. y. il s’agit de Yabscisse curviligne s définie par la relation : ds = y/dx2 + dy2 + dz2 = \m \\d t (A. On définit la restriction F dt f sur C par F(t) = f(M(t)). Dans l’espace R3. On peut calculer la dérivée de F le long de C par dérivation composée : fdx\ dF df(M(t)) d l (M(ù. une courbe peut être définie comme l’intersection de deux surfaces. 12) dt — d t\ Une courbe telle qu’en tout point ( f )2 + ( f f + ( f f * 0 est dite régulière. on peut définir le vecteur tangent Ü(to) au point M(?o) : (dx\ dt dy (A. Remarque A.(t) = ( d f d f d f \ % (A. U (u. Dans l’espace R2. v). z(t)). et donne un re­ père naturel en chaque point de la courbe (le repère de Frenet) permettant de calculer courbure et torsion.^ ) appliqué au vecteur tangent à la courbe. 14) dt dt d MK ” d t K) \dx Ôy dzjm ) dt dz 'd tl Qr où l’on reconnaît le gradient de / (noté . 1 i. Soit / une fonction de (x.dM.2 Surfaces Une surface S est un ensemble de points dont les coordonnées dépendent continû­ ment de deux paramètres ( m. A. ii.z(u. 15) .Annexe A • Rappels d’analyse et de géométrie Si les fonctions sont C 1 et que les dérivées par rapport à t ne s’annulent pas simul­ tanément. un paramétrage privilégié existe pour ces courbes.com . y) = Constante.

La photocopie non autorisée est un délit. Éléments de géométrie Dans l’espace R 3. il doit être orthogonal au gradient de / en M q. dy.dz. z) = Constante. dz) appartienne au plan tangent à S en Mo. on ob­ tient : 'dx Idfdfdf 0 = df\t0 dy (A. Pour qu’un vecteur (dx. A.2. zo) de la surface. En différenciant cette expression au point Mo = (xo. une surface S peut être définie (au moins localement) par une équation implicite f(x. 219 www.bibliomath. y.com . © Dunod. yo. 16) (cbc dy dz ) m 0 .

com .bibliomath.www.

4) Une norme définit une topologie (dite topologie «forte »).com . Pour un exposé plus complet.bibliomath. Hermann Minkowski ((1864-1909). Un même ensemble peut avoir des propriétés très différentes suivant f.17.3) iv. E désigne un espace vectoriel sur le corps des complexes C. aussi. mais. mathématicien et physicien théoricien allemand. le lecteur est renvoyé aux ouvrages de réfé­ rence [3. V À e C: \\À x \\ =|J|||x|| iii.l DÉFINITIONS B. Séparation : © Dunod. Les notions de convergence. de physique mathématique.l Norme Définition B. Elém en t s d ’a n a l y s e HILBERTIENNE L’objectif de cette annexe est de rappeler les principales propriétés des structures les plus utiles dans cet ouvrage. sont donc tributaires du choix de la norme. de limite.l.4. Vx € E : llxll = 0 o x = 0 (B . 221 www.Inégalité triangulaire (ou sous-additivité. H om ogénéité : Vx € E . B .|| vérifiant les quatre axiomes suivants : i. Positivité : Vx e E :\\x\\ > 0 (B. de continuité. La photocopie non autorisée est un délit. de relativité.l On appelle norm e sur E une application ||. Dans ce qui suit.18]. contenant notam­ ment l’étude des espaces duaux.l) ii. Il a développé des méthodes géométriques afin de simplifier la résolution de problèmes de théorie des nombres. ou inégalité de Minkowski') : y) e xE E : \\x +y\\ < ||x|| + \\y\\ (B.

Symétrie : V(x.bibliomath. Néanmoins. = |. Outre des propriétés topologiques.7) iii.0 <=» x . 0 (B.4 On appelle produit scalaire sur E une application bilinéaire. Définition B. a|Wlt <IWl2<jS|Wli (B.■S ((x. une norme fournit donc des propriétés métriques (comme la complétude).l . Bilinéarité. y) (p(y. : <p(x.y) +<p(x'.||i et IMI2 sont équivalentes s’il existe deux réels et /? strictement positifs tels que VxeE. 1 Une norme est un cas particulier de distance.6) \(p(x.8) <p(x.Ay = <p(x. x) (B. En dimension finie toutes les normes sont équivalentes (ce qui fait qu’il n ’est pas nécessaire de les spécifier).0 222 www.v . symétrique. VA e R : (<p(Ax +A<p(x. deux normes peuvent définir les mêmes topologies si elles sont équivalentes. B.(x'.e. Définition B.5) P ro p o sitio n B . telle que : i.Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne la norme retenue. définie positive. i. y) e E x E .y\\ ( est une application positive qui vérifie l’inégalité triangulaire et n’est nulle que si y). en effet on peut poser d(x.2 Produits scalaire et hermitien Définition B.3 On appelle espace vectoriel normé un espace E muni d’une norme ||. y) + A<p(xy') ii. x) .||. y')) e ( E x E)2. Remarque B.l.2 Deux normes ||. Caractère défini positif : V Vx e E : <p{x.com . y).y) (B.

On se place dans le cas où x £0 et 0. + Y . hermi­ tienne. l’in vérifiée lorsque x ou y sont nuis. Sesquilinéanté : V «X.bibliomath. y) e E x E . Inégalité de Cauchy-Schwarz y)€ E x E :| y)\ < ||x|| ||t/|| (B.ll) <î>(x. Caractère défini positif : Wx e E : <P(x.2.e.y) =A <P(x. i. x + t y) = i/) + rili/ll2 On obtient ainsi un trinôme du second degré en t.com . y). :y) = &(y. x) est une norme que l’on note ||x||.y)2 -\\x\\2 \\y\\2 < 0 ce qui conduit à : l<é>(x. x) = 0 « =0 Si ip est un produit scalaire (ou hermitien) alors x >-> f<p(x. y') ii. qui est toujours positif : son discri­ minant réduit doit donc être négatif ou nul : <p(x. 10) iii. A y + y') = + <P(x. On a alors le résultat suivant : Théorèm e B. Démonstration. \\x + ty\\2= tp(x + t y. y')) €( E X E ) 2.9) ( <P(x. Caractère hermitien : V(x.5 On appelle produit hermitien sur E une application 0 sesquilinéaire. WA e R : (<P(Ax + x'. ^ 0 (B . B. définie positive. Pour tout réel t : © Dunod. La photocopie non autorisée est un délit. 12) et l ’égalité a lieu si et seulement si les deux vecteurs sont liés. y) (B. Définitions Définition B. x) (B. y)l< ||x|| IMI 223 www. telle que : i.l.

bibliomath.1|*.>R (x. La vérification montrant qu’un espace dont la norme est issue d ’un produit scalaire vérifie l’identité est immédiate.i ¡/||2) est un produit hermitien sur E.cas réel Pour un espace sur R vérifiant l ’identité du parallélogramme. E x E .||* .¡/||2 est un produit scalaire sur E. ||* .¡/||2 + ¡11* + i ¡/||2 . l ’application E x E -» C (*. l ’application ( . Identité de polarisation . ■ P ro p o sitio n B. Réciproquement. Pour la réciproque. y) h »(x. y) i-> <P(x. y) =^ (||* + ¡/||2 . 224 www.com .13) Démonstration. . il existe un réel u = A ute alors \ip{x. et il existe alors un réel ttel que : ||jc + r i/||2 = 0 => x + ty = 0 Les vecteurs xte y sont alors liés. Un espace vectoriel normé E peut être muni d'une structure d'es­ pace préhilbertien si et seulement s'il vérifie l’identité du parallélogramme : V(*. Identité de polarisation . .5.3 Espaces préhilbertiens Définition B. ) . y) e E 2. P ro p o sitio n B. si x et y sont liés. | = \A\\\x\\2 = ||x|| ||î/|| ■ B. T h éorèm e B.i||* . y) = i (||*+ ¡/||2 . le trinôme en admet une racine double.3.6 On appelle espace préhilbertien un espace vectoriel muni d’un produit scalaire (ou hermitien).Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne Si le discriminant est nul. alors. on dispose des identités de polarisation. 1.4.¡/||2 + ||x + ¡/||2 = 2||*||2 + 2|M|2 (B .cas complexe Pour un espace sur C vérifiant l ’identité du parallélogramme.

On ne fait la démonstration que dans le cas réel. II* . z). On en déduit alors. y \\2 .II* + y . la linéarité à gauche.z||2 + Ily + z\\2 . on en déduit que pour tout entier naturel p : p (x .2z||2} En prenant y = 0.H —x —z q q q q f.y\\2) = £ (il* + y + 2z||2 . pour tout scalaire rationnel de la forme ^ . z) + (y. ce qui conduit à l’additivité à gauche (*.z||2 + II* . Quitte à poser y = x et à répéter l’opération.{p .z) = 2 ^ . on a donc 2 ^X ^ z) = (x+y.II* + y .bibliomath.II* . Tout réel est limite d’une suite de rationnels 225 www. 2z||2. on obtient en posant * = | : S q e W .zj = (#<z) =* |^<z) = “ (îf>z) © Dunod. z) + (y.z ) = (p x .q ) € N x N* : (H q ce résultat s’étend à tout sca aire reel en utilisant la densité* de Q dans R et la conti- pP nuité des applications — i. z) = ^ (||* + zll2 . Définitions Démonstration.y . on voit que V*.x + z e t . La positivité et le caractère défini sont directement hérités de la norme puisque (*. x) = ||*||2 La symétrie vient de l’homogénéité. Vp e N Pour q non-nul.2 (||t/ . B. zj. La photocopie non autorisée est un délit.z\\2) = \ { 2 (||* + zll2 + \\y + z||2) . (*. on peut montrer. z) = (* + y.Ily . en remarquant d’abord que : V (x .P .z ) e E x E x E : (x. La bilinéarité est due à l’égalité du parallélogramme.com .zll2)) = ^ {il-* + y + 2z||2+ II* . en particu­ lier. q ||.zj = |#|.z ).z).l.

Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne B. 16) Définition B. Q et tous leurs produits cartésiens du type Q" avec N. 3«o e N . R est séparable. Z. ils peuvent néanmoins approcher des en­ sembles beaucoup plus grands. 3rto € N .8 Une suite (*„)«eN d ’éléments d ’un espace vectoriel normé (E. Parmi les ensembles dénombrables. citons N. ||. Définition B. Les espaces LPpour 1 < p < oo sont séparables (voir le chapitre B . Exemple B.xq\\ < e (B. V(p. Par extension. q)e N x N : «o \\xp . autrement dit si on peut « numéroter » (jusqu’à l’infini) ses éléments.2 Une suite convergente est pécessairement une suite de Cauchy.||) est une suite de Cauchy si et seulement si : Ve > 0.7 Un espace est dit séparable s’il possède un sous-ensemble dénombrable dense.com .||) converge dans E vers une limite C si et seulement si : Ve > 0.1 Suites Une norme permet de définir une topologie (forte) et donc une notion de convergence. < (B. Les ensembles dénombrables sont les plus « petits » ensembles infinis. Rd est séparable.9 Une suite (*«)«6n d’éléments d’un espace vectoriel normé ( . Définition B.bibliomath. 1 Q étant dénombrable et dense dans R.2 C o m p l é t u d e B.1. V n > « o : II*« . ||. 226 www. 17) Remarque B.4 Espaces séparables Un ensemble est dénombrable s’il peut être mis en bijection avec N.2.

| • |) n’est pas complet. muni de la norme usuelle. © Dunod. Exemple B.||) complet est appelé espace de Banach. elles sont clairement des suites de Cauchy (pour s > 0 donné. considérons l’espace C°(K) des fonctions continues de K dans R. Les suites (a„)/I6N et (bfl)nen définies. ( Q. i. B. i.2 Espace complet Définition B.3 D’après l’exemple précédent. Q. vers n). qui sont de Cauchy au sens de la norme sup convergent vers des fonctions continues^ (C°(K). La photocopie non autorisée est un délit. on désigne par E(q) sa partie entière. B.i€n converge dans Q vers ^ .bibliomath.e. en l’occurrence R.10 Un espace E est dit complet si toutes les suites de Cauchy de E convergent dans E. R peut être vu comme le plus petit espace contenant Q et rendant les suites de Cauchy à valeur dans Q convergentes. il suffit de choisir no dans la définition précédente de sorte que £ > 10-("0+1)). ||.l 1 Un espace vectoriel normé (E . par : sont bien des suites d’éléments de Q . Muni de la norme sup (ou norme || • ||l~(/o). par contre. Complétude Exemple B.2. La suite (an).3 Espace de Banach D éfinition B. 227 www. pour tout entier naturel n.2 Considérons l’ensemble des rationnels. || • ||l«(A:)) est donc bien un espace de Banach. la suite (bn)neN ne converge pas dans Q (elle converge dans un espace plus grand. C°(K) est complet : les suites de fonc­ tions continues sur K.Il s’agit de la limite uniforme d’une suite de fonctions continues. Exemple B A K étant un ensemble compact de Rd.2. B. t.2.com . la valeur abso­ lue. Pour tout rationnel q.

6. 5 R. Démonstration. Muni de la norme || •\\L2 C°(K) n’est pas complet. muni du produit scalaire canonique d i= 1 et de la norme d est un espace de Hilbert. 7 L’espace des suites réelles de carré sommable muni du produit scalaire 228 www. est un espace de Hilbert.com .l 2 On appelle espace de Hilbert un espace préhilbertien complet pour la norme as­ socié à son produit scalaire. Exemple B. les espaces de Lebesgue L P(Q). 6 Rd.Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne ii. les suites de Cauchy convergeant I dans un espace plus grand (en l’occurrence L2(K)). 1 < p < oo sont des espaces de Banach. y) i-> x y. Q. Pro p o sitio n B. et de la norme x |jc|.bibliomath.2. Exemple B. étant un ouvert de R**. Voir le chapitre sur l’intégration de Lebesgue C. B. muni du produit scalaire (x. Exemple B .4 Espaces de Hilbert Définition B.

miner s'il n'était pas possible. aussi. qui permet de retrouver l’unicité de la décomposition d’un entier en produit de facteurs premiers. qui travailla.3 (T étant une fonction à valeurs positives.bibliomath.com . Remarque B. on peut être également amené à travailler avec l’espace L2(il) des fonctions / telles que qui est un espace de Hilbert pour le produit scalaire B ... et I un ensemble d’indices. Dans ce qui suit. Malheureusement ces outils si pratiques n'existent plus en dimension infinie. notamment.) le produit scalaire. on a cherché à déter­ © Dunod. en considérant des familles génératrices. sur les séries de Fourier. 229 www. l’inégalité de Cauchy-Schwarz n’est qu’un cas particulier de l’inégalité de Hôlder* (pour p = q = 2). mathématicien allemand. Hôlder a aussi montré que la fonction Gamma n’était solution d’aucune équation algébrique. La photocopie non autorisée est un délit. infinies mais dénombrables. sur la théorie des groupes : il est à l’origine du théorème de Jordan-Hôlder sur les groupes finis. Exemple B. En procédant par analogie. Sommes hilbertiennes et de la norme x A ^ \xn\2 est un espace de Hilbert. mais. t. comme R^. Otto Ludwig Hôlder (1859-937). L2(Q) est un espace de Hilbert pour le produit scalaire Dans ce cas. O. et Q étant un ouvert de R^. désigne un espace de Hilbert.3 S o m m e s h ilb e r t ie n n e s Dans un espace de dimension finie. dont on notera (. 8 Q étant un ouvert de R**. on décrit facilement les éléments de Vespace par le choix d'une base appropriée. B. d'obtenir des propriétés similaires à celles qui existent en dimension finie.3.

-6j € ‘H 1 telle que : i. X 1.on note X 1 l’ensemble des v gonaux.)iei e < H ‘. l’espace vectoriel engendré par la famille (/î. tout élément de (H est limite d’une suite de Vect i e I).com . B. 230 www.2 Bases hilbertiennes Définition B.e.les éléments de la famille sont unitaires et deux à deux orthogonaux : (hi. Vect (h.14 On appelle famille orthogonale un ensemble de vecteurs deux à deux orthogo­ naux.l 7 On appelle base hilbertienne de *H une famille (/z.l 5 Deux sous-espaces H\et H2 de i i sont dits orthogonaux si tous leurs v sont deux à deux orthogonaux.). Définition B. i.13 Deux vecteurs h\ et h2 de <H sont dits orthogonaux si (/ri . prenant la valeur 1 si et 0 sinon.Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne B.bibliomath.3.l 6 Pour tout ensemble Xc H . ii.3.h2)0 Définition B. 18) où ¿¡jdésigne le symbole de Kronecker. i e I) est dense dans 7Y. Si V est un sous-espace vectoriel fermé de H : (Vr±)x = V et H = V ( B V X. Définition B. P ro p o sitio n B..7.est un sous-espace vectoriel fermé. hj) = ôij (B.1 Orthogonalité Définition B.

e„ est donc le vecteur dont toutes les composantes sont nulles. B. Tout espace de Hilbert séparable admet au moins une base hilber­ tienne dénombrable. 19) Pour tout entier naturel n. 5 Dans le cas d’espaces non-séparables (mais complets). hf) = 0 => x = 0 T héorèm e B. La photocopie non autorisée est un délit. Exemple B.3. h\ = -—.com . Remarque B. mais elles ne sont pas dénombrables. il existe toujours des bases hilber­ tiennes.9. on démontre le résultat cherché par récurrence : V\ au rang 1. 6 Outre certaines bases classiques. Sommes hilbertiennes Remarque B A La dernière condition signifie qu’il n’existe pas d’élément non nul de Tl qui soit orthogonal à tous les membres de la base hilbertienne (/îf).B Égalité de Bessel-Parseval Proposition B. i. et Hk l’espace engendré par les (vn)n<k- Les Hk forment une suite croissante de sous-espaces de dimension finie tels que +oo (^J Hk soit dense dans Tl. 231 www. ( x . puis de compléter la base existante en une base orthonormale de Hk+\.. ■ Remarque B.e.k)k^O (B. définie par : en = {àn. comme celui de Sturm-Liouville présenté au chapitre 6. La démonstration fait appel au lemme de Zorn [18]. les bases hilbertiennes utilisées sont généralement issues de problèmes aux valeurs propres. Égalité de Bessel-Parseval Soit (hi)iei e 9 il une base hilbertienne dénombrable d'un espace de Hilbert Tl. pour x £Tl : V/ e I. B. L’exemple le plus simple de base hilbertienne est la base canonique (en) de l’espace ^2(N). il suffit alors de considérer un élément ük+\ g Hk.ei e Tl1.8. 9 © Dunod.3. Soit (vn) un sous-ensemble dénombrable dense de Tl. \m \\ Si on suppose le résultat vrai au rang k.bibliomath. k=\ Pour construire la base.engendre H\. Démonstration.2. sauf la nlème.

bibliomath.„ .Z Xi"hi" * . . pour toute énumération k e fi.E Xi"hi" n= 1 s< tl= 1 > ( n -1 // N N ( N \ = IWII2 + Y j xi"hi" 'Y jxi"hi' . Désignons par x' sa limite. pour tout entier Ni < N: N Ni N w Xi.hi„ ’ * . la série de vecteurs de terme général (x . de Vensemble I. . la série de terme général (jc/a hin) est de Cauchy. hij). .com . 2 Y j Xi"hi" \n=l n=1 \ n=1 / = i wi 2 + z w 2.J k= 1 Par suite : x = x'. (x . N € N*. puisque. *7/ étant complet. un sous ensemble fini d’éléments de I. Par suite.Mn “ ^ Xi. .. hik)hik converge vers x : +00 x = Y J(x. puisque. Pour 1 < j < N. N 2 '' N ' N V 0< x ~ T j x h. Soit {/i. elle est donc absolument convergente.Mn = n Z * ' A . 232 www.lim V (xikhik.„ t 0 constitue un sous-ensemble au plus dénombrable de I On commence par montrer que la série de terme général (xjnhin) converge.x') est orthogonal à tout vecteur de la base hilbertienne 6 (Hl. ¡n ). la série vectorielle de terme général Xjnhin converge donc dans fH. on pose x.hin) = x..20) k=0 et / ’égalité de Bessel-Parseval est vérifiée : II42 = X > A ) I 2 (B.2 Z w 2 = ii^ ii2 .Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne Alors.-y = (x.x \ hin) = (x.hh)hik (B. pour tout entier naturel n : N { x . h. ) .21) iel Démonstration.Z w 2 n=1 n= 1 n= 1 La série numérique des |jc/fI|2 est constituée de termes positifs (ou nuis) et elle est bornée (par ||*||). L’ensemble des indices in pour lesquels x.x.„ = 0 N—>+oo é.x'. On va montrer que x .n 2 = E ^ |2 /1=1 /1=1 n=M+l n=Ni+1 qui tend vers 0 lorsque N i tend vers l’infini. et pour tout vecteur x de *H.

« 2 (B. m ) . B. Existence : soit d = inf ||jc .* ) + (*»i .Il*« + *m .lim.n .*».k\\<H.X = ^ ll(*n .2 * 'A = INI2 . n) e N 2.* o o d *n ^ *n donc . Projection su r un convexe ferm é Soit K un convexe fermé non vide de 'H.2n]). Par ailleurs.l 0. il existe un unique xq de K tel que : II* .*)l& = 2 (||(*„ . . il est naturel de considérer sa restriction en à [0. et de travailler dans un espace pondéré (de manière à rendre l’intervale [0. on considère la fonction en définie par : *„(*) = ¿ nx Chaque fonction e„ étant 2 ^--périodique. 10 La base hilbertienne des exponentielles complexes Pour tout entier relatif n e Z. on obtient : II*« .2n\ de mesure 1). 2 ^ |2 = IWl2 " T j |Xî|2 ■ /1—>+ 00 n= 1 / 1=1 ie I Exemple B. notée P k (x)• Démonstration. Projection sur un convexe fermé Il reste à obtenir l’égalité de Bessel-Parseval. B.111/ = ll(*« .2x||^ —* 0 (n.com .„ . en utilisant l’égalité du parallélo- <J-( —>+oo gramme.2 /r].22) keK *0 est la projection de x sur K.(*m .*)ll« (. Pour tout (m.k\\<H (B.ni)—tco (B .24) 233 www.23) < I L ll(*« ~ *)ll« + \L ll(*«.4 P ro jectio n sur un c o n v e x e fermé Théorème B. Il existe une suite de KN keK telle que : II* . La photocopie non autorisée est un délit. et donc : *« *« d< .x)\\2 „) . La famille (ê„)„Gz est alors une base hilbertienne de l’espace L2± ([0.*) .* ) l l « © Dunod.bibliomath. que l’on obtient en passant à la limite lorsque N tend vers +oo : N 2 N 0 = lim * . On va montrer que la suite (*„)„6n est une suite de Cauchy.X d.x)\^ + ||(*. Pour tout x de fi. appartient à K par convexité.4.*«11« -» d (la suite numérique converge).*011« = min ||* .

*1 + Xp d< . Vy € K.bibliomath.On a alors : II* . Xq € K.x\\n = || jco . *0 € K. Unicité : Si on suppose que x\ et *0 sont dans K tels que ||*i .25) 2 « 2 L’égalité du parallélogramme ll*i . mais comme (&„)neN est aussi une suite du fermé K.*oll5/ .*11«) = d (B. *0 .*||« = d alors. alors : *0 € K. comme j i est complet.Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne La suite (kn)ne^ est bien une suite de Cauchy .*0 . les propriétés suivantes sont équivalentes : i.*11« + 11*0 . i. => iii. Pour tout y de K : ( x .y)<n + Ily .*0||« < II* .T|& = d* .1/.y)<n 234 www. Vy e K.*0)« < (B.27) ii.X < x (ll*i .*0)« + r \\y . on pose : Y = ty + { \ -t)* o e K. pour t €]0.y\\-H.y. y .11. \\x .* oII|y = IK*i “ *) ~ (*o “ *)ll« permet d’en déduire : x\ = xq .*oll^ < II* .*ûll^ < 0 (B.*o||^ et donc : ( * .* 0.1[. *0 6 K. y .x 0.*0. elle converge dans <H : kn . m Le théorème précédent a utilisé les normes. on peut aussi travailler sur les produits scalaires.y.y + y .(* .269 = II* .28) 0 < Ily . =* ii. ( x . y . Théorème B. *0 . Caractérisation de la projection Pour x € *H donné.{/)« > 0. V y 6 K.2 1 (* .*0»y ~ *0)« < 0.*oll^ < (* . Dém onstration. iii. *0 .com .*o)ll« 9 9 9 (B . par convexité.* x o e *7/.*0)« < 0 . (* . ii.t ( y . Soit y € K.

en particulier. ii.Pk (x). en retranchant membre à membre (★ ) et (★ ★ ) : l|P*(*) . pour z = Piciy) (x . Pour y € K et t € ]0. (y ~ PK(y). XQ. PK(x) .30) Il en résulte : II* .4. Pour tout z de AT : (* .Y. puis on passe à la limite lorsque t —> 0. Pour tout y de K. xq ) € K.*ol^ < (* .bibliomath.*oll^ + ( x .x0. PK(y) .P M 'H < II* .Pk (x))<h < 0 et. y) € <H2. pour z = Pk (x) : © Dunod. => i.x + x .PK(x))n < 0 (*) Pour tout z de K : (1y ~ Pidy ).y .*0).y\\ Démonstration.PK(y))<H < ~ p K(y)M\x . z = Pk (x) . z . en particulier.xq)<n = \\x . z .y\\<H (B. y .com .x0))h + t2\\y .P M l h < ( x .Y)<h = (x .1[.*olMI* . 235 www.y)<H < II* .PKiy))<H ^ 0 et. xq . La photocopie non autorisée est un délit. Alors : 0 < (x .12. P k est une contraction. on écrit : 0 > (x-xç>. (y . x . H P * « .PK(X). on considère : Y = xq + t(y .e.PK(y))>H < 0 (* * ) On en déduit. x0 .x)<n (B.*oll£/ On simplifie ensuite par t > 0. B.y .y\\<H (B. ~t(y ~ *o))<w ^ ^ = -t( x . => ii.t(y . Projection sur un convexe fermé iii. i.31) Proposition B.x 0. : S{x.32) ■ Un cas particulier est celui où ATest un sous-espace vectoriel fermé (que l’on note V).

Par récurrence : P(nu\) = nP(u\) pour tout n € Z. uf) € Pi2.P v(x). pour tout 0 de V : (x .Py{x) e V-1. Par densité de Q dans R et par continuité de Pv.Pv(x). On suppose que Pv est la projection orthogonale sur V. On a (a: .—).P v ( u \).En prenant U2 = —ni on obtient P v(m) = —Py(—n 1). y . v)<H = (u.Pv(x). Si V est un sous-espace vectoriel fermé de (H alors Pv est le seul endomorphisme continu idempotent autoadjoint d ’image V : { Pv € JXH) Im (/V )= V Pv projection orthogonale sur V <=> PZv = Pv (Pv(u). On parle alors de projection orthogonale sur V. <f>) = 0.34) Démonstration.13. 0 peut décrire tout V. Vj/ € V.Pv(u 1 + uf).u2)1 0)w = 0> ^ {Pv{u\ + uf) —(Pv(ul) + Pv(u2 Ï)i —0 (ni + n2 .Pv(x).33) Autrement dit.</>) < 0 Comme l’inégalité est vraie pour <pet -<p. Réciproquement.<f>)9i = 0 (B. d’après la proposition B.qPviu 1) avec q e Q. -w> La continuité (uniforme) de Pv est obtenue grâce à ses propriétés de contraction.4>)^h =0'j (î<2 —Pv(. 12. pour tout <pde V : («i .. ■ Théorème B. x .35) ce qui signifie que Pv(u\ + “2) . V) e Pi1 (B.Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne Corollaire B. On pose :<p = y .xo ) € . Si V est un sous-espace vectoriel fermé. alors. 236 www. 4>)<H = ol (B.l 4.(Pvit* 1) + Pviuf)) -L V or tous les termes sont dans le sous-espace V donc Pviui + uf) = Pviu1) + Pv(u2). Ainsi : V<f> € V. (x-Pv(x).com . ( x .• xq = Py{x). alors : s/<p € V . cela n’est possible que si. Pv(v))<H v (n. si xq e V et {x . En posant nui = u2 déduit -P (n 2) = P(. on a P(2ni) = 2P{u\). et donc par récurrence Pviqui) .Pv 00) < 0. w Linéarité : Soit (u. en prenant U2 = ni. Démonstration. on déduit la linéarité.bibliomath.

ce qui conduit à : Pyv . Py(v) + Q(v))<h = (Pv(u). P v W w (B. B. B.Si v € V : v = Pv et v .Pyv. pour tout v de V : Pv(v) = v (on atteint ||/V(i>) . . pour x e (H et f e PC on note (f. w Comme V est un sous-espace vectoriel fermé.Pv.36) Réciproquement. on voit que comme Pv est contractante : ||/V|| < 1. Dualité dans les espaces de Hilbert w Au passage. P v)<h = 0 (car v e VL et Pv e V).Si v € Pi. par continuité : et donc (Pvm)m6N —> Pv. il existe un unique hf dans P( tel que. On pose : V = W ) . v e V et V est fermé. P 2 v)<h = (v. w L’idempotence est due au fait que Im {Py) = V et que. donc V est un sous-espace vectoriel.5 D u alité d a n s les espa c es de H ilbert © Dunod. w P est un endomorphisme. v € V <=> v = Pv.5. ainsi.37) De plus : l l / l l * = I\hf\\<H 237 www.v\\n = 0). P v)<h = (v. Il en résulte : P \ = Py- w Caractère autoadjoint : si Q est le projecteur orthogonal sur VL. x) le crochet de dualité et ||/z||. Pv(v))<H = (Pv(u) + Q(u). il existe w dans V tel que : w = Pv = P2v = Pw . Représentation de Riesz Soit <H' le dual (topologique) de *H. alors Pyv = 0. Il en résulte : Pyv = Pv. . T héorèm e B. Il faut montrer que P = PV- .com . v)<h = (Pv(u).15. Or : (P v. P est un endomorphisme autoadjoint idempotent continu. w Si y € V. la norme duale.Si v € V-1. Alors. alors : (Pv(u). on peut introduire la projection orthogonale Py sur V et la projection orthogonale Q sur VL. w Si (t>m)meN 6 et (Pvm)meN — v. Pv(v))<H = («.bibliomath. Ainsi. pour tout x de P( : (B. pour tout f de PC. La photocopie non autorisée est un délit. v = Pyv + Qv et on utilise les cas précédents.

Annexe B • Éléments d’analyse hilbertienne

Réciproquement, pour tout h de *H, on définit une forme linéaire continue fa de la
façon suivante :
(fll,x) = (h,x)<H VX€<H (B.38)
On a alors : H/J* = \\h\\^.

Démonstration.
Unicité : si, pour / € *W', il existe (/i|, h2) € (H2 vérifiant :

V x € <H, (f, x) = (hlf , x )<h - {h2, x )<h

alors : (hj. - hj, x)n = 0.
C’est en particulier vrai pour x = h1
^ - h2, ce qui conduit à : hy = h2.

Existence : si / = 0, alors hf = 0 convient. Si / + 0, ker / est un sous-espace
vectoriel fermé de 'H et (ker f ) x est un sous-espace vectoriel fermé de dimension 1.
On prend
h € ker(/)x
et on pose :
. C M ),
hf - h
1 mV*
On a hf € (k e r/)x, et donc :
- si x 6 ker / , (f, x) = 0 = (hf, x)^.
- si x € (ker f ) L, alors x = Ah, avec A € R. On a :

<f, x) = A( f , h )

et
(f, h)
(h,Ah)n
WhWlf
- si x e est quelconque, on le décompose sur ker / et (ker / ) x .

Corollaire B.l 6. On peut donc identifier un espace de Hilbert et son dual. Un es­
pace de Hilbert est un cas (très) particulier d ’espace de Banach réflexif.

La dualité permet de définir le concept de convergence faible, la proposition suivante
montre l’ingrédient à rajouter à la convergence faible pour obtenir une convergence
forte :

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B.5. Dualité dans les espaces de Hilbert

Proposition B. 17. Si (un)neft —* u faiblement dans "H (autrement dit
V / e 7Y', ( f , u n) —> ( /, w), ou grâce au théorème de Riesz, Sx e S~l,
(un, x)j{ —> (w, x )<h ) alors un —> m fortement si et seulement si \\un\\<H ||w ||?/

Démonstration. si (w,z)hgn —* w faiblement, alors

11« - «nllw = IMI^ + ll««ll\i - 2(w» «»)« N 1^ - ||m„Hw )2 (B.39)
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

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Elém ents
d ’in t é g r a t io n
de Lebesg u e

Cette annexe a pour objectif de donner les principes de la construction de Vintégrale
de Lebesgue ainsi que les principaux résultats qui sont utilisés dans les autres cha­
pitres. Peu de résultats sont démontrés, nous recommandons la lecture d ’ouvrages
spécialisés et plus particulièrement [14].

C .l M o t iv a t io n
L’intégrale de Riemann* telle qu’étudiée dans les premières années de Licence, se
révèle d’un usage peu pratique :
i. les fonctions intégrables au sens de Riemann doivent être les limites uniformes
de suites de fonctions en escaliers, ce qui impose une régularité assez forte aux
fonctions à manipuler ;
ii. les extensions aux intégrales sur des domaines 2D ou 3D ne sont pas triviales ;
iii. le traitement des domaines du type [a, + o o [ sur lesquels l’intégrale est définie
comme la limite d’intégrales sur des compacts croissants peut poser problème :
certaines fonctions oscillantes (telle / : i h-> sin(i2) qui correspond à un ré­
sonateur de Fresnel) dont l’intégrale de Riemann sur un domaine infini existe
alors que le système est constamment accéléré) pose des
difficultés d’interprétation physique ;
iv. pour un domaine donné, l’ensemble des fonctions intégrable au sens de Riemann
ne peut être muni d’une structure topologique « pratique » (les espaces ne peuvent
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

être complets au sens de normes usuelles).
L’intégrale de Lebesgue* permet de lever ces difficultés :
i. le domaine d’intégration est « quelconque », le travail en dimension supérieure à
1 ne pose pas de difficulté ;
f. Georg Friedrich Bernhard Riemann (1826-1866), mathématicien allemand. Outre ses travaux sur
l’intégration, il a créé la théorie des fonctions algébriques, et développé les travaux de Cauchy sur les
fonctions de variables complexes ; en géométrie différentielle, il introduit le concept de variété, qui
conduira, ultérieurement, à la géométrie riemannienne.
Henri-Léon Lebesgue (1875-1941), mathématicien français, dont la contribution à la théorie de l’in­
tégration fut essentielle.

241
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Annexe C • Éléments d’intégration de Lebesgue

ii. les fonctions qui interviennent dans la définition sont beaucoup plus générales
(fonctions mesurables) ;
iii. on approxime les fonctions par « en-dessous », le cas échéant on n’hésitera pas à
écrire f f = +°° ;
l'v. l’intégrale de Lebesgue conduit à définir des espaces de Banach et de Hilbert très
pratiques.
La construction de la théorie des probabilités et l’intégration de Lebesgue pos­
sèdent des fondations communes (théorie de la mesure).

Notation
Dans la suite, on note R = R U {+00}u {- 00) la droite numérique achevée. Cet ensemble sert
à manier des grandeurs pouvant être infinies.

C .2 R a p id e c o n s t r u c t io n de l ’i n t é g r a l e

d e L e be sg u e

Dans ce qui suit, ü. désigne une partie non vide de R d.

C.2.1 Tribu borélienne, mesure de Lebesgue

D éfinition C.l

Une cr-algèbre (ou tribu) est un ensemble de sous-ensembles de il stable par com­
plémentation (dans O) et union dénombrable (et donc intersection dénombrable).

On construit ainsi la cr-algèbre B (tribu borélienne) et l’application (mesure de
Lebesgue) qui vérifient les propriétés suivantes :
i. B contient les ouverts de Q ;
ii. A :B —>R + est une forme positive ;
iii. soit b une boule de H (donc b € B), A est tel que A(b) = volume(è),
iv. si (bn) e BN tel que V(i, j) € N 2 b¡Dbj = 0, alors /1((J n b¡) = E n A(b¡) (additivité
dénombrable).
v. soit b e B tel que A(b) = 0, si ac
(Í2, B, /1) est un espace mesuré complet).
La mesure de Lebesgue peut donc être vue comme la généralisation de la notion
de longueur d ’un intervalle ou d ’aire d ’une surface, applicable à des ensembles très
variés (les boréliens représentent une famille de parties de O très grande).

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les ensembles de mesure nulle les plus classiques sont les unions dénombrables de singletons (par exemple /l(Q) = 0). En effet. Rapide construction de l’intégrale de Lebesgue Remarque C. La mesurabilité est la seule régularité requise pour envisager d’intégrer des fonctions au sens de Lebesgue. B).2 Il est à noter que les fonctions mesurables sont très générales : tout d’abord construire un ensemble qui n’est pas un borélien est difficile (mais faisable). deux fonctions qui sont égales sauf en quelques points sont égales presque partout.2 Dans un espace mesurable (iQ. 1 Pour les théorèmes qui suivent (notamment sur le calcul d’intégrales multiples). ensuite l’existence de fonctions © Dunod. On dira qu'une propriété est vraie presque partout si elle est vraie partout sauf sur un ensemble de mesure nulle. Il existe d'autres ensembles de mesure nulle mais ils sont plus étranges (ce sont des fraciales comme l'ensemble triadique de Cantor). mais elle doit être de rayon nul. soit co l’ensemble de mesure nulle où / n’est pas nulle : cj = f~ l (R*) . une fonction numérique / : Q —>R est mesu­ rable si. La photocopie non autorisée est un délit. Définition C. On peut donc considérer que toutes les fonctions que nous utilisons sont mesurables.bibliomath.2 Fonctions mesurables et étagées Définition C. Il existe des boréliens de mesure nulle.2. 243 www. puisque : 0 = à(ùj) > /l(boule) Par suite : c j = 0.com .3 Une fonction / est dite étagée s’il existe une partition finie de O en boréliens telle que / soit constante sur chacun de ces boréliens. R* est ouvert. pour tout ouvert cu c R. la continuité de / implique que œ est ouvert. C. il est intéres­ sant de remarquer que la mesure de Lebesgue est cr-finie : on peut construire un recouvrement de Q par des boréliens de mesure finie. C. Z“1(eu) G ®Z Remarque C. Exemple C 7 Une fonction / continue nulle presque partout est nulle partout. En particulier les fonctions continues sont mesurables. Dans le cas de la mesure de Lebesgue. t. On peut donc faire rentrer une boule ouverte dans îu. Typiquement. or. non mesurables repose dans R sur l’hypothèse (indécidable) du continuum infini de Cantor et dans R^ sur l’axiome du choix.2.

B) et 0 < <p < / presque partout sur O. ici. Pour une fonction mesurable positive / : fQfdA = sup <pdÀ avec <p étagée sur (Í2.1 < 2 ''/ < k et 22" < / sur A. les fonctions mesu­ rables bornées sont limites uniforme de suites de fonctions étagées. Pour une fonction étagée positive / : / vaut jfc sur le borélien bk . 0 ailleurs. +oo[ en 22" + 1 sous intervalles /„.k) (autrement dit.bibliomath. f.3 Une fonction étagée est bien entendue mesurable. 244 www.Annexe C • Éléments d’intégration de Lebesgue Remarque C.2. on partitionne l’espace image [0. On pose* k=1 f„ < / et (/„)nsN —>/ simplement : en effet. les (bk) parti­ tionnent Q. les A. dès que f(x) < 2".* : Les ensembles antécédents sont les An¿ = f~ x(In. Proposition C.f„(x)\ < 2~" .com . si / est bornée. Pour n € N. sur A„¿. De plus. on ne considérera. alors il suffit de choisir n tel que 2" > sup |/ | .Ii22«+i ). on pose alors : Il est à noter que : ii.3 Intégration La construction de l’intégrale se fait en plusieurs étapes : i. en un point x.l. pour k < 22n : k . on a If(x) .hk sont des boréliens puisque / est mesurable. que le cas des fonctions mesurables positives. x W est la fonction indicatrice de A. Démonstration. C. L’ensemble des fonctions étagées est dense dans l’ensemble des fonctions mesurables au sens de la convergence simple. on obtient ainsi la convergence uniforme. elle vaut 1 sur A. Sans restreindre les résultats généraux (voir ce qui suit).

on définit ses parties positive et négative respectivement par : / + = supC/. C. P ro p o sitio n C. autrement dit si : f IfldA < +00 (C. C.3. Résultats importants iii. (f+ag) est intégrable et fQ( f + ag)dA= f Q fd A + a gdA v. f intégrable => |J¡1/< M |s /a l / l . 0) . f < 0 => fd A < fQ gdA iii.2. / = 0 « Jq \f\dA = 0 pp ii. Convergence monotone de Lebesgue Soit (fn)eN une suite croissante de fonctions mesurables positives : Vx e û : < 0 245 www. Pour une fonction mesurable réelle / . Pour prouver qu ’une fonction f est Lebesgue-intégrable sur Í2. i. pp iv. Linéarité : si f et g sont intégrables sur Q et si a est un réel. La photocopie non autorisée est un délit.3. g intégrable majorant \f\ (g > \f\).4 Le symbole fdA existe donc pour les fonctions positives (dans ce dernier cas la valeur +oo est autorisée) et pour les fonctions intégrables (auquel cas |fQfdA\ < fQ\f\dA < +oo). Une fonction est intégrable au sens de Lebesgue si et seulement si ses parties positives et négatives sont intégrables.4 Une fonction positive est dite intégrable au sens de Lebesgue si fQ fdA < +oo.u Théorèm e C. il suffit de trouver © Dunod.3 R ésultats im portants P ro p o sitio n C.4.bibliomath. Pour une fonction mesurable / à valeurs complexes. Définition C. /■ = su p (-/.l) Jn Remarque C. on intègre partie réelle et imaginaire séparément.com . f et g intégrables. 0) / est intégrable si et seulement si f + et f~ le sont et : Jiî Jil Jiî f fd A = f - iv.

7. ox intégrable sur Q.com . t) est continue (pour presque tout t) et il existe une fonction g de la variable t. t)dÀt existe pour tout x de Vo / ii. t) une fonction de R x Î2 —> R. Convergence dom inée de Lebesgue Soit (fn)nen wne sw/te de fonctions mesurables telle que la suite (fn)neN converge simplement sur Q : V x .5.rf/l (C.t)\< g (t) alors x fQ f ( x .+00 ( lim J Q f nd/1 = f lim f ndÀ e R + n >-(-00 (C. fQ f(x . f n ( x ) -> / U ) 57/ em te une fonction g intégrable sur Í2 que. Lem m e de Fatou (version fonctions intégrables) Soit { f n ) n e N une suite de fonctions intégrables.Annexe C • Éléments d’intégration de Lebesgue Alors : „_. pour tout entier naturel n : \fn (x )\ < g ( x ) alors : lim f f ndÀ = f lim /„¿//I (C. t)dÀt est continue en *o et prend la valeur J^ f( x 0 . — (x.2) Lemme C. Continuité sous le signe f Soit f(x . t)dÀt existe pour tout x de Vo . x f ( x . Qr ii. telle que : V x e V 0 : \f(x.6. t)dÀt en x$. Corollaire C. t) < g{t) ox 246 www. et il existe une fonction g de la variable t.> + 00 Corollaire C. et xo £ R. f(x . On suppose que sur un voisinage de Vo de xo : i. intégrable sur Cl. Alors : I lim inf f ndÀ < lim inf [ f ndÀ < lim sup Í f ndÀ < f limsup^. telle que : d f Vx € V0 : -f{x.8. Dérivabilité sous le signe f Soit f une fonction de R x Î2 —> R. ¿wY *0 6 R on suppose que sur un voisinage Vq de xo : i. t) existe (pour presque tout t).3) JQ n^+oo n >+oo n->+co Jn Jn « -> + 0 0 Théorème C.4) n->+oo J Q J Q n.bibliomath.

alors : I = IXy = Iyx e R- 247 www.f f f f(x . Comparaison Riemann-Lebesgue alors : x i-» f(x . b]. Soit (a.11. Exemple C.com . B = B^xB^ et À = Àx®Ay (ce qui signifie À(bXJ by) = Àx(bx)Ày(by) et qui revient.2 x h» est R iem an n in tég ra b le sur R . puis on étend à des formes plus générales. m a is p a s L e b e sg u e -in té g r a b le .9. m a is p as fR . pour Riemann. ' I»x = fax(fa.t)d A .. t)dA.5) dx \Jçi } x=x0 J Q dx CA C om paraison R iem a n n -Lebesgue Théorème C. est dérivable et . O A ) = f d-f(xo .10. oo[ (au sens de Lebesgue) et JT°° f(x)d x = ^ fdÀ. dAx (C. C. fdAx) dAv Théorème C. alors f est Lebesgue-intégrable et £ f(x)d x = Théorème C. alors : I = Ixy = Iyx e R +. Notation On p ose : ' / = fn fd(Ax ®Ay) © Dunod.6) „Ix'J = fa.bibliomath. B).12. à écrire dS = dxdy). La photocopie non autorisée est un délit.4.5 I ntégrales multiples La mesure de Lebesgue sur R 2 peut être construite à partir de la notion de mesure produit : on commence par des ensembles de laforme Cl = £lxx£ly. b) e R 2.. Théorème de Tonelli Si f(x . y) > 0. q ui n ’a p as d e se n s. Théorème de Fubini Si f est intégrable sur Q. Si Jf°° Q \f(x)\dx existe (au sens de Riemann) alors f est intégrable sur [a. On peut alors s'intéresser à l'intégrale de fonctions mesurables sur (iî. C. si f est Riemann-intégrable sur le segment [a. (C. (fa. O n p eu t d o n c écrire f_+™ dx (au se n s d e R iem a n n ) o u lim J[ a fdÀ (au se n s d e L e b e sg u e ). Théorème C.

.5 La démarche pour calculer une intégrale multiple consiste donc à calculer d’abord l’intégrale de la valeur absolue (grâce au théorème de Tonelli) : si le résultat est infini. . . .com . elle est due au fait que les domaines d’intégration ne sont pas parcourus selon une orientation donnée. de fait.l 3. T héorèm e C. . . Remarque C. xn) Alors f ( x u . ..Annexe C • Éléments d’intégration de Lebesgue Exemple C..6 On reconnaît le Jacobien du changement de variables . . . sinon elle l’est et on peut appliquer le théorème de Fubini (à la fonction sans valeur absolue). y) = xy x2 + y2‘ Le calcul montre que : î .. . . 248 www. Changement de variables Soit (x\.xQn f ( X l . .5 i.bibliomath. .6 Espa c es de L ebesgue Définition C. . ii.xùn Remarque C. Lebesgue-intégrable. on note ll/Hi» = supessn |/ | = inf{C > 0 /|/| < C} pp iii. . . . Pour p e1.. Pour p= oo. xn) € Çl\ x . x n) det d(fi\ Û ix. x i l n i-> (jci. ® pn) Çl\X. .3 On considère la fonction / définie par : f(x. . Soit lp(£ï) l’ensemble des fonctions telles que \\f\\u> < +oo. . [ +oo[. . la valeur absolue est une différence par rapport à Riemann. . .. . . x n) = / ( * ! .ï1 IJX ÂXIJ — ce qui s’explique par le fait que : f \f\d(Àx ® Ày) = +oo Ja La fonction n’est pas.. . la fonction n’est pas intégrale. on note \\ f\y = \f\pdÀ)p. On pose : f ( x \ . xn) e Cl\X . . x Ù n un C l-difféo- morphisme. . x n)d (p i® . C.

P r o p o s i t i o n C l 4. f =0. le terme de droite est infini et l’inégalité est vérifiée. La photocopie non autorisée est un délit. b)€ R +*.oo . et l ’application || • \\u> pp ne sépare pas des éléments égaux presque partout (des éléments non nuis. Il reste à prouver l ’inégalité triangulaire (qui impli­ quera la stabilité de l ’espace par l ’addition). iii. on pose Lp{iï) = lp{Q)|=. pp On va prouver que l ’espace Lp{iï) ainsi défini est un espace vectoriel et que l ’ap­ plication f i-» \\f\\u> est une norme. 249 www. . Si p .6 E sp ace de L e b e sg u e Pour 1 < p < oo. et p' tel que — + — = 1. Inégalité de H ôlder Pour 1 < p < +oo. si ( / . D é f in it io n C . Considérons le cas où p + 1.Inégalité d’Young. Les caractères positif. Pour palier ce problème. g) e lp(£ï)2 avec f = g pp alors f et g sont représentés par le même élément dans Lp{il). Pour (a. alors. C 6.— ) > —ln (ap)+ (l . P P' Par suite : . i.7) Démonstration. défini et homogène de l ’application sont évidents. © Dunod. Si \\f\\ip = + o o . q= 1. soit f e Lp et g e Lp'.bibliomath.L’inégalité est bien vérifiée iv. aP bP\ ab < — + — P P t. Cette espace estformé pp des classes d’équivalence de l ’égalité presque-partout. et : \fg\ < ||/|I l” M. par concavité du logarithme : ( — i. Espaces de Lebesgue Un problème avec ces espaces est que \\f\\u> = 0 => / = 0. et pp pp ii. mais nuis presque partout. ln = ln \P P ') P \ puisque -1 + — 1 = 1. prennent pour valeur zéro).com . on quotiente l ’espace par la relation = et on définit alors l ’espace Lp{iï). p + oo et où l’on peut supposer (q les fonctions) que \\f\\u> = \\g\\¿y = 1. qui est démontrée à l ’aide du résultat intermédiaire suivant. P P' Alors : fg e L 1 et : ¡ ï \fg\dA = \\fg\\o < ||/||lpIMIlp' (C. tout comme la non-vacuité de l ’espace et sa stabilité par multiplication par un scalaire. Si MWlp= 0.

en intégrant : i i = P P Preuve de l’inégalité triangulaire. le cas p = oo étant plus classique.lLP < Ct Par ^ relation d’Hôlder.Annexe C • Éléments d’intégration de Lebesgue On en déduit : P P' puis.g)2 (C.1 s k (Î) — fn \ + ^ j ( f n k+i fn k) “* ftiK k= 1 250 www. de produit scalaire associé L = f fgdA (f. soit (fn)nen une suite de Cauchy de LP(Q).8) Jn Démonstration.l 5.com . = f If + gfdA Jsi < f (\f\ + \g\)\f + g\p~xdA Jn ^ ((I H +( I H )(1 17+^ " H " * ' Les espaces de Lebesgue sont complets pour la norme qui leur est associé. comme p > 1 on a convexité de la fonction puissance p donc 12 + 2 ]P < ^2 + ^2 Ct lf + 9? < 2P_1(I/|P + m ' D° nC !l/ + 9. On montre d’abord la stabilité de l’espace par addition : pour ( /. Proposition C. On peut donc en extraire une sous-suite (/^ ) telle que : Wfnic+I ~ fnkWu* ^ Posons : k.bibliomath. ce qui en fait d’excellents outils pour les méthodes d’approximations. ii. || ||jj>) est un espace de Banach pour 1 < p < oo. g) € Z/(Q)2. (L2(f2).g)» (f. On fait la démonstration pour 1 < p < oo. on obtient : Ilf + g\\p D. || 11^2) est un espace de Hilbert. Pour 1 < p < 00. L (Lp(Q).

on obtient. L’étude de la série Sxif) est laissée à la charge du lecteur dans le cas p = +oo. on obtient le résultat suivant qui montre que la convergence au sens de la norme LP implique la convergence simple (presque partout) : Proposition C.bibliomath. grâce au théorème de convergence dominée. f„k(x) —> f(x) presque partout sur Q \fnk(x)\ < g(x) avec g e Z/(Q) pp Notation Fonctions localement intégrables On désigne par L\oc l’espace des fonctions intégrables sur tout compact./11 < 2? ce qui prouve la converge de la suite vers / . Soient (/„)„6]n une suüe de LP. ce qui montre d’après le théorème de convergence monotone que Sooig) existe et appartient à Lp(£i). Pour revenir à la suite de Cauchy (/„)„€n . C. on a. +°°D» mais x ^ ~ e £/^([0.k) telle que © Dunod. En remarquant que |S ¡c(f)\ < Sco(g). telles que ||/„ .16. L’idée est de s’af­ franchir des problèmes à l’infini. x i-> ---n^ g ¿*([0.f\\u> -» 0. on obtient : II/aw . pour N(k) > n*+i fixé : ll/v(*) . il existe une sous-suite extraite (f. Typiquement.1 k-î 1 \\Sk {9)\\ij>< I I / * + 2 II/**. " / * = I I /* + 2 * *=i *=i z La suite (||S k (0)||lp) est donc croissante et bornée par ||/f!| \\u> + 1. la convergence de la série S %(/) = f nK vers une fonction / € LP(Q).com .6. ■ À partir de la preuve précédente.fnk\\u> < ^ En passant à la limite lorsque n* tend vers +oo. La photocopie non autorisée est un délit. Alors. et f une fonction de Lp. on en déduit : k. +0°[) x x 251 www. Espaces de Lebesgue S k (9) ~ \ÿn\ I + y ] \fik +1 fni(\ k=1 En appliquant l’inégalité triangulaire.

et (u. (Dans le cas L1) n Ilu * v\\Li = h u(x .com . sauf si on travaille sur un ensemble de mesure finie (/1(Î2) < oo) auquel cas si p < q on a Lq c Lp (application de l’inégalité de Hôlder avec la fonction indicatrice du domaine).= —+ -1.7 Produit de convolution D E D E U X F O N C T IO N S D é f in it io n C . y)v dAx < \u(x . En tant que fonction de L)oc. r i—> — r est dans Lp([ 1. r p q Alors : ||m * v\\Lr< H u M M b En particulier. Remarque C . elle est utilisée comme une distribution (voir le chapitre 4). r iii.l 7.1]) pour 1 < p < k. € (L1)2 =» * Démonstration. il est important de noter que parler de sa valeur en 0 n’a pas de sens ({0} étant un ensemble de mesure nulle). on pose : u * v(x) f JR' u(x . alors u* v € U. 7 Il n’y a pas de résultat général d’inclusion des espaces. Sens de l ’expression -In ég a litéd ’Young Soient 1 < p. y\fK C.5 i. qui vaut 0 sur R“ et 1 sur R+. A ce titre.7 Étant données deux fonctions et de Rrf. r < ootels que .Annexe C • Éléments d’intégration de Lebesgue Exemple C A La fonction de Heaviside dans R.10) Proposition C.> ”T 77 est dans LPQ0. | JRrf I d On peut appliquer le théorème de Tonelli : ||w * < f j l \u(x . Exemple C.y)v(y)dÀy (C. si u e Lp et eu Lq. )ydAxj | |ü(i/)| dAy = M L 1|M|LI 252 www. y i. +oo[) pour p > 1.bibliomath. est une fonction L\oc(R). q.

com . la dérivée est intégrable.18. ■ 253 www. supp(w * v)c supp(n) + supp(u) iii. L ’espace des fonctions continues à support compact est dense dans LP pour 1 < p < oo (ausens de la convergence forte de W). La photocopie non autorisée est un délit. * 0}) (C. si — existe et— € L* alors — -----. Résultats de densité et de séparabilité Définition C.y)u(y) x . m. de la plus régulière des fonctions. u * vest à support compact. Il s’agit d’une application directe du corollaire du théorème de convergence dominée de Lebesgue : (x. â(u * v) . qui permet de construire des fonctions continues dont on contrôle la valeur sur des ensembles donnés. y)i-> u(x .8 R ésultats de d e n sit é et de sépa r a b ilit é Théorèm e C.19. En effet. sur l’ouvert L1 \ supp(/). u e C° => u* v € C°. Alors : i. supp(/) = Adh ({* e Q. P ro p o sitio n C. on a / = 0.8 On a bien sûr SUPP j c supp(/). . C. ce qui implique f iX= 0.existe et — -----= — * dx dx dx dx dx Démonstration.8 Su p p ort d ’une fonction Le support d’une fonction continue / est l’adhérence de l’ensemble des points où elle n’est pas nulle.bibliomath. ■ Cette dernière propriété est fondamentale : le produit de convolution a la régularité © Dunod. le support des fonctions étant compact. La preuve fait appel au théorème d’Urysohn. U* V = V* U ii. (u * v) * w = U * (v * w) P ro p o sitio n C.8. Démonstration. Régularisation Soit u e tv deux fonctions de l ) à support compact. le support est réduit par dérivation. C. ii. du du_. Propriétés de base i.12) Rem arque C.20.

Annexe C • Éléments d’intégration de Lebesgue

Théorème C.21. Les espaces LP sont séparables (ils contiennent des sous-espaces
denses dénombrables) pour 1 < p < +oo. 1

Démonstration. Soit / € LP(Q) et s > 0.
Grâce à la densité, on peut trouver une fonction continue à support compact fi de
C°(Q) telle que :

Soit il' un ouvert borné tel que supp(/i) c f l' c O.
La méthode employée pour démontrer la proposition C. 1 permet de construire une
fonction étagée /2 (prise dans un ensemble dénombrable), à support dans Î2', proche
de /1 (au sens de la norme sup, puisque f\ est continue sur un compact), et telle que :
e
I/2W-/1WK Mùÿÿip
Ainsi :
11/ - fiWw < 11/ - / i l b + 11/1 - M u < 2 e

t- L°° n’est pas séparable.

254

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P r o p r ié t é s
d e l ’e s p a c e
de So bo lev H ] ( q )

On s’intéresse aux propriétés de l’espace de Sobolev H l(Q.) et des fonctions qu’il
contient. Dans ce qui suit, Q désigne un ouvert de ( est la dimension de l’espace
physique, en général 2 ou 3).
Rappelons la définition de

Définition D.l
On désigne par H 1(Ci)le sous-ensemble de 1)'(il) des distributions qui peuvent
s’identifier à une fonction de L2(il) et dont la dérivée (au sens des distributions)
peut s’identifier à une fonction de L2(û).

D.l S tr u ct u r e a l g éb r iq u e
P roposition D.l. H l(Q.) estun espace de Hilbert pour le produit scalair
pour tout ( u, v)de x H 1(Ci), par :

(u,v)H\ = (u, v)L2 + (grad(w), grad(y))(i2)W
(D.l)
= I u vd x+ I grad u ■grad v dx
Jn Jn

La norme associée est donc définie, pour tout u de 1(O), par :

\\u\y = yj\\u\\^2 + ||grad(«)||^2)rf (D.2)

Rem arque D. 1
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Pour tout ude Hl(Cï) :

II«IIhi > M\u et N |Hi > || grad(n)||(i2yi (D.3)

Il en résulte :

(||m|Il2 + Il grad(n)||№2)j) < ||k||//i < ||m||L2 + || grad)«)!!^^ (D.4)

Démonstration. On commence par vérifier que H 1(Ci) est un espace vectoriel, ou
plutôt un sous-espace vectoriel de L2(Q)(l’inclusion est dans la défin

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Annexe D • Propriétés de l’espace de Sobolev H '(ft)

sont des fonctions die H1(Ci) et a e R un scalaire, il est évident que (u+a v) € L2(Cl).
On sait que <9,m et sont dans l’espace vectoriel L?(Ci), et que la dérivation (faible)
est une application linéaire^ donc <9,(w+ av) = (5,h + a djv) qui est donc dans L?(Ci).
Donc H1(Ci) est bien stable par l’addition interne et la multiplication par un scalaire,
c’est un espace sous-vectoriel de Û(Ci).
Par ailleurs, l’application

(u, v) € H1(Ci) x H1(Ci) i-» (u, v)H\

est clairement bilinéaire, symétrique, définie positive. C’est donc un produit scalaire.
Il reste à vérifier la complétude. À cet effet, on considère une suite de Cauchy
(w/OrceN de H\Ci) :

Ve > 0 , 3N q € N / n > No , m > No = > || un - um\\H\ < s (D.5)

d’après la remarque, (urt)n^n et (diUn)ne]n sont des suites de Cauchy, chacune dans
L2(Ci) qui est complet. Elles convergent donc dans L2(Ci) : désignons par

u = lim un , Ui = lim diun
/ [- > + 0 0 / ¡-»+ 0 0

leurs limites respectives. Il reste à montrer que 1/, = ô,m. On raisonne par densité.
L’injection de L2(Ci) dans D'(Ci) est continue, ainsi, (u„)nem et
convergent aussi dans T)'(Cl). Comme la dérivation est continue dans D'(Cl), alors :

d,u„ —>diU

et donc : U-, = d/u.
Ainsi, la suite de Cauchy (M„)„eN converge bien dans H1(Ci), qui est donc un espace
complet. ■ '

Rem arque D.2
Il e s t p o s s ib le d e d éfin ir d e s e sp a c e s d ’ordre su p érieu r Hp(Ci) (p € N ) : c e so n t d e s e s p a c e s
d e d istrib u tion s te ls q u e to u tes le s d ériv ée s fa ib le s d ’ordre in férieu r o u é g a l à p so ie n t dans
[?(&). O n p eu t é g a le m e n t d éfin ir d e s e s p a c e s d ’ordre fraction n aire (n otam m en t en u tilisan t
la n o tio n d e d érivation fraction n aire, la tran sform ation d e F ourier ou l ’in terp olation entre
e s p a c e s). O n p eu t au ssi m unir c e s e sp a c e s d ’u n e structure h ilb ertien n e.

Il est d’ores et déjà possible de prouver la continuité de la forme linéaire et de la
forme bilinéaire dans le cas de l’équation de Poisson (8.8). L’ingrédient fondamental

f. La notation d,u signifie — .
ox,

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D.2. Régularité des fonctions, notion de trace

est l’inégalité de Cauchy-Schwarz (notée CS dans les formules) :

Vu € Hl(Q.) : |/(u)|2 = f fvdxl < f \f\2dx f \v\2dx
Ja I es J q Jq (D.6)
= \\fwl2M\l2 < ii/ i£2ii<.
ou encore :
\m < \\f\\L2 \\v \y (D.7)
de même pour tout (u, u) de // '( i i) x Hl(Q) :

Ia(u, u)|2 = grad(«) • grad(u)dx| < |f I| grad(w)|2
grad(«)|2 dx ff Igrad(u)|2 dx
Jci 1 e s Ja
Ja Ja (D.8)
ii2 u „„„ j/,.Mi2
= Il grad(u)||(£2)J grad(u)||2L2)(i

et donc
\a(u,v)\ < ||u||Hi Huilai (D.9)

D.2 R égularité des fonctions , notion
DE TR A C E
On s’intéresse maintenant aux propriétés des membres de H1(£2). En raison de dé­
monstrations très techniques, un certain nombre de résultats seront admis.
Pour cette question, la forme du domaine doit être prise en compte. On commence
par le cas plus simple : Q = R rf.
Une première proposition qui se démontre classiquement par troncature et régula­
risation est la suivante :

P roposition D.2. DÇRd) est dense dans H1(]R.d).

Les théorèmes qui suivent permettent de mieux qualifier les fonctions de HlÇRd)
en termes de dérivabilité classique et d’intégrabilité. Une propriété remarquable est
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

la dépendance par rapport à la dimension de l’espace.

T héorèm e D.3. Théorème deplongement de Sobolev
d
Pour s > —+ k :
2
Hs(Rd) c C*(Rrf)

Ce théorème est utile pour donner une régularité classique (dérivabilité forte) aux
solutions des formulations faibles : on prouve qu’elles appartiennent à des espaces de
Sobolev et automatiquement, on obtient une régularité classique. En particulier, on a
les résultats suivant en dimension 1 d’espace : //'(R ) c C°(R) et H2(R) c C*(R).

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Annexe D • Propriétés de l’espace de Sobolev H1(n)

Théorème D.4. 2:
S id >

H 1(R rf) L P (R d } p o u r < < _JL_
2“
le symbole de l ’inclusion avec une flèche signifiant que l ’injection est continue.

Ce théorème montre donc que l’existence d’une dérivée faible permet de gagner
en intégrabilité (mieux que L2).
Il faut maintenant traiter le cas des domaines ouverts il c plus généraux.
La description de tels domaines est assez lourde. L’idée est de recouvrir ü. par des
ouverts sur lesquels on peut définir des paramétrages simples (le domaine est décrit
par un atlas de cartes locales). Sur le bord de iî, on souhaite pouvoir localement, via
un difféomorphisme, ramener le domaine à un demi-espace infini (Figure D.l).

Figure D.l - Cartes locales d’un ouvert

Dans ce qui suit, nous travaillerons systématiquement sur des domaines « suffi­
samment réguliers ». En particulier, on évitera les domaines qui ne sont pas que d’un
côté de leur bord (Figure D.2), ainsi que les bords fractaux.

Figu re D.2 - Exemples de domaines non-réguliers

La question fondamentale, pour traiter des problèmes avec conditions aux limites,
est la possibilité de définir une valeur sur le bord du domaine pour des fonctions de
La question n’est pas triviale puisque, typiquement, on n’est pas capable de
définir la valeur d’une fonction de L2(Q.) sur un bord (qui est un ensemble de mesure

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7.6. Il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une nouvelle notation : pour Q ouvert. alors v est bien OXd définie (prolongement par continuité). I» j | . Pour toute fonction définie sur i l sa trace est la fonction restreinte (ou prolongée) définie sur le bord du domaine (sous réserve d’existence). n’est pas un ouvert. yo est continue de D (R rf_1 x R*) (muni de la topologie de R d_1 x R*)) dans D(R^_1) (muni de la topologie de //5 (R d_1)). 0) (D.bibliomath. l’existence d’une dérivée faible L2 qui va permettre de définir une valeur au bord. P ro p o sitio n D.‘). En particulier.10) yo est linéaire de 2)(Rd_1 x R*) dans £)(Rd_1). notion de trace volumique nulle). Définition D.5. on l’appelle application trace (d’ordre 0). Régularité des fonctions. © Dunod. alors v est bien définie et e C°(Rii_1). D(Ù) est un objet mathématique différent. iii. 259 www. on pose soit u une fonction définie sur R d_1 x R*.2 Désignons par D(Cl)la restriction à Q des fonctions de D (R d). Il faut distinguer les cas suivants : • si m e C°(R'i). yo se prolonge en une application linéaire continue surjective de R^-1 x R*) d a n s H k R d. on veut pouvoir définir la fonction v.com . du • si « e C (R x R*) et —— existe et est bornée lorsque Xd —>0.2. trace de u. • si u e IXR^“1 x R*) on peut définir : yo • ui —> yo(u) avec yo(u)(x ) . Dans R d_1 x R*.). La photocopie non autorisée est un délit. P ro p o sitio n D. où on rappelle que //¿(D) a été défini comme l ’adhé­ rence de D(Q) dans H l(Q. ker yo = Hq(R^-1 x R*). ii. est l’ensemble des fonctions C°° à support compact dans i l Comme Ù. en Xd = 0 : v(x') = u(x'. D(Û) estdense dans Hm(Q) pour m > l. i. D.u ( x . On va se ramener à une configuration simple (quitte à utiliser une carte locale sur un domaine suffisamment régulier). 0). les fonctions de D(Ù) peuvent avoir des valeurs non nulles sur <9il T héorèm e D.

ii.bibliomath. pour tout u de Hm(Q. Toute fonction de H2(dCi) est la trace d'au moins une fonction de H 1(Si). Ces propriétés sont utiles lors de l'étude du spectre de certains opérateurs.3 In é g a l it é s de P o in c a r é Les inégalités de Poincaré jouent un rôle fondamental en analyse fonctionnelle. 11) Terminons par quelques propriétés et notations. P roposition D. proche des accroissements finis (la variation d’une fonction C1 est inférieure à la.12) ^ U est continu. Elles permettent de borner la norme d’une fonction par des quantités dépendant de la norme du gradient et de la géométrie du domaine.Annexe D • Propriétés de l’espace de Sobolev H ](&) i. D . Théorème de Rellich Si Î2 est un ouvert borné de R(/ alors.8. De plus. pour tout (fi 9) € H i2 (d S l)xH i2 (dSl): (/(* )-/(* /))(? (* )-g({/)) (/> ^L2{dQ) + LdflxdCl \x~y\d dSxdSy (D.9. \Q L H q{Q) H l0(Q) (D. L'espace trace H ll2(dSi) (qui peut être défini intrinsèquement par transformée de Fourier) coïncide avec les traces de fonctions de H 1(Ci). C’est un résultat assez intuitif. bien sûr. Hï(dSi) est un espace Hilbert pour le produit scalaire défini. iii.com .1 sont des injections compactes. P roposition D. les applications : H l0 (Q -) > ). C’est un espace de Hilbert pour la norme duale. H l2 (d S l)cL 2(dSl). 260 www. Le prolongement canonique Hm(Q) -> Hm(Rd) A_ u dans Q (D. un peu plus technique à obtenir au vu des faibles hypothèses sur les fonctions en jeu.) INI//1(O) —l|w||tfl(]Rd) Définition D.valeur absolue de la plus grande dérivée multipliée par la largeur du segment d’étude) mais.3 On désigne par H~l(il) le dual de //¿(O).

Inégalités de Poincaré D. b[) .4 Soit £ € R rf tel que |£| = 1 (on note avec une simple barre la norme euclidienne dans R d). Définition D.l 0. .3. il est clair qu’elle ne peut grandir (en norme) que si son gradient est suffisamment grand. b[c R un intervalle de mesure finie non nulle : 0 < mes(]a. | \u l2 .(£) (cffigure D. La photocopie non autorisée est un délit.1 D an s H ]0 (Q) L’intérêt de Hq vient du fait que la fonction est nulle sur dQ.3). ou si le domaine est grand.bibliomath.l6) Ja 261 www. et ]a. C’est ce que l’on va préciser dans le cas d’un domaine borné dans au moins une direction.14) où le point représente le produit scalaire euclidien de R rf. alors a Mu e H l0(Q). Figu re D.3 . on peut raisonner sur u e D(Q) : u(x + tÇ)= f [grad (iï)(x(D . P ro p o sitio n D. D.com .3. Soit Çl un ouvert de R rf tel que O c fi/.h < +oo On définit la bande de R^ de largeur h dans la direction £ par : = [x€ R d/ a < x ■Ç (D. Par densité.||grad(w)||^ 2)rf < \\2 © Dunod.Domaine inclus dans une bande Démonstration.

Si Cl est inclus dans une bande de largeur h.a\ f |grad(w)(jc + <r^)|2 dcr Ja rb ^ (D.Annexe D • Propriétés de l’espace de Sobolev H' (£2) Il en résulte.b [ J x e P Jcr=a Ainsi h2 \L2 < . Si une fonction / € L2(i2). Pour tout u de //¿(Î2) : || grad(w)||^2)(. < || grad(w)||^2)(J + ||m||22 = \\u\\2 H[ < | l + y j || grad(M)||^2)(< (D.r + <x£)|2 dcrdx J te ]a . équivalente à la norme usuelle. grâce à l’inégalité de Cauchy-Schwarz : \u(x + f£)|2<|t .21) Ja 1+ 4- 262 www.j II grad(w)||^2)rf (D. si y € Q.b[ (D.17) < \t .bibliomath. en utilisant l’hyperplan P orthogonal à £ .19) Corollaire D. u) = f grad(w)2 dx > — -77IMI«! (D. il se décompose de la façon suivante : y = x+ tÇ avec x e P et t e]a. on peut intégrer son carré en utilisant le théorème de Fubini : ( \u\2dy = ( ( \u(x + tÇ)\2dtdx J Ci JxeP Jte]a.l 1. Démonstration. b[.20) Si on revient à l’exemple initial de l’équation de Poisson avec condition de Dirichlet homogène.a\ I |grad(w)(x + <r£)| dcr Ja On peut paramétrer ü.18) < I \t-a \d t I I |grad(w)(. a(u. on en déduit la coercivité de la forme bilinéaire a : Vw e Hq(Q).com . alors Vapplication u e Hq(ü ) ||grad(M)||(L2)rf est me norme sur //¿(Q).

Le premier résultat est admis. On dispose alors du théorème suivant (admis).3. (u .13. et : ||^2 = ||i/||?2 + ||û|| .23) Démonstration. La photocopie non autorisée est un délit. Alors : i. D. le deuxième en découle simplement .2 D an s H'(Cl) Dans la difficulté est que la fonction peut être « grande ». Une autre façon de se débarrasser des fonctions constantes est de contrôler la va­ leur de la fonction sur le bord du domaine. même pour un petit gradient (il faut imaginer tout simplement une fonction constante). Soit Q un ouvert borné de tel que Vinjection de Hl(iï) —> L2(0) soit compacte (ce que Von appelle un ouvert de Nikodyn). on pose.3. Inégalités de Poincaré D .24) Jq D é f in it io n D.||m ||^2 . L ’application u i-» || grad(«)[|(/ 2yi est une norme équivalente à la norme usuelle sur le sous-espace des fonctions de l f ( i ï) de moyenne nulle.mes(Q)M2 2j 2 (D.bibliomath.22) ii. Corollaire D. Il existe Pq >0 tel que pour u € alors. classiquement.com . 263 www. : 1 mes(Q) f a UdX < grad(M)||2L2)d (D.ü) satisfait les hypothèses du premier résultat.l 4. Il existe Pq > 0 tel que pour u e H 1(O) avec I udx = 0 : JQ IMI¿2 < ^nllgrad(«)|| (D.f udx mes(£2) J q Alors.5 La meilleure (plus petite) constante Pq est appelée constante de Poincaré.l 2.2 m i u . © Dunod. on utilise la moyenne. pour tout u de //'(Q ) : ü=— . Théorème D. On doit donc ajouter un contrôle sur la fonction. Soit £1 un ouvert borné régulier de Il existe P q > 0 tel que pouru e H 1(Í2) : IMI¿ 2 < P q i(l grad(M)||¿2(n) + ||M||L2(ôn)) Ce résultat peut être amélioré en prenant en compte que d’un bout du bord de mesure non-nulle. Théorème D.

bibliomath.com .www.

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4 déphasage deBessel. 3 de Burgers. 169 difféomorphisme 216 localement intégrable. 73 courbes caractéristiques 26.76 B de Heaviside. 63 Application trace 259 de Dirac. 228 d’une distribution et d’une fonction. 76 transformée de Laplace. 164. 3 de la chaleur. 227 convergence faible 62 de Banach. 2.100. 71 de Schwartz. 38 séparable.bibliomath.253 D d’alembertien 159 fonction décomposition de fractions rationnelles en étagée. 126 de transport. 166. 63.177 relèvement. 64 association avec une fonction. 226.74. 248 de deux distributions.153 condition initiale 2 des ondes. 76. 93 distribution A à support compact. 70 de Lebesgue.164 de Neumann. 117 Dépendance continue de la solution 194 analytique.74. 3 de Laplace. 5 de Dirichlet. 8. 159-161 Constante de Poincaré 263 espace Contraction 235 complet. 161. 252 des fonctions à décroissance rapide. 11. 251 266 www. 93 harmonique. 84 de Green. 101 Banach-Picard 191 positive. 124 transformée de Fourier. 227 convolution de Hilbert. 73 domaine de dépendance 164 C dyade 118 Céa 201 Coercivité 188 condition aux limites équation de Cauchy. 252 de Poisson. 165 d’advection. 62 abscisse d’existence 92 conjugaison. 37. 243 éléments simples 98 à variables séparées.com . 64 base hilbertienne 230 tempérée. In d ex Symbols dilatation transformée de Fourier. 160. 84 cr-algèbre 242 transformée de Laplace. 157 de Fourier. 63. 73 de deux fonctions. 5.

44 Ouvert de Nikodyn 263 Formulation faible 186 P Formulation variationnelle 189 formule peigne de Dirac 101 d’Ostrogradsky. 168 forme standard 42 O elliptique. 3 Hadamard 15 du premier type. 120 N problème périodique. Index mesurable.com . 87 de Legendre. 242 solutions radiales 170 superficielle.164 d’Hermite. 3 problème bien posé 3 problème de Cauchy 26. 177 principe du maximum 177 H problème aux frontières du deuxième type. 243 noyau de la chaleur 165 sphérique. 122. 252 Projection sur un convexe fermé 233 de Cauchy-Schwarz.162. 194 © Dunod. 167 Stampacchia 190.195 multientier 58 Sturm-Liouville opérateur. 3 du troisième type. 159. 123 de Green. 169 pied d’une caractéristique 26 de Bessel-Parseval. 35 identité de polarisation 224 produit scalaire 222 inégalité produit tensoriel 118 d’Young. 44 hyperbolique.bibliomath. 132 norme 221 support 267 www. lemme de Fatou 246 S M saut 67 mesure solution élémentaire 172 de Lebesgue. 124 de Parseval. 87 principe d’incertitude d’Heisenberg 102 de Poisson. 43 opérateur de Laplace-Beltrami 168 parabolique. 223 de Hôlder. 231 polynômes de d’Alembert. 249 R Inégalités de Poincaré 260 intégrabilité au sens de Lebesgue 245 régularisation 253 radialisation 167 Rellich 260 Riesz 192 laplacien sur la sphère 168 Riez 237 Lax-Milgram 193.125 problème régulier. 123 de Plancherel. 169 de Laguerre. La photocopie non autorisée est un délit. 121.

Équations aux dérivées partielles d’une distribution. 246 translation de convergence monotone.bibliomath.75 268 www. 84 co-transformation. 92 de Cauchy-Kowalewski. 84 de la valeur initiale. 217 Théorème de Lax-Milgram sur un convexe fermé 194 V Théorème de plongement de Sobolev 257 Théorème de représentation de Riesz 237 valeur principale de . 64 Théorème de Stampacchia 190 d’une fonction. 88 inversion. 253 du Dirac. 164 transformée de Fourier. 247 tribu 242 des fonctions implicites. 69 de Fubini. 28 inversion. 95 transformée de Laplace.161. 245 de distribution. 253 Théorème du point fixe de Banach-Picard symétrisée 191 d’une distribution. 93 de Tonelli. 84 formule d’échange. 86. 247 de fonction. 84 T Fourier-Plancherel.com . 69 de la valeur finale.165 théorème transformée de Laplace 90 d’Urysohn. 96 de convergence dominée. 95 transformée de Fourier. 70 transformée de Fourier 83. 70 Trace 259 d’une fonction.

com .www.bibliomath.

c édition : 2012 Imprimé en France www. 72746 . rue du Docteur Sauvé.com .(I) .JRF JOUVE 1.2) . 53100 MAYENNE № 2223070B Dépôt légal : août 2015 Dépôt légal l i.OSB 80° .bibliomath.EPS .(1.

com . a n a ly s e spectrale Chargé de recherche au CNRS. destiné aux étudiants en Licence de sciences ainsi au laboratoire q u ’a u x élèves in gén ieurs. transform ation de Fourier).c o m www. Cette nouvelle édition a u gm entée intègre un chapitre d ’intro­ duction a u x a p p ro ches variationnelles ainsi que de n o u v e a u x exercices dont certains corrigés d é v e lo p p é s so n t d isp o n ib le s sur le site dunod.bibliomath. Il est articulé en trois parties : présentation des résultats g é ­ Pierre Gosselet n é ra u x p o u r les é q u a t io n s d ’ordre 1 et 2.SCIENCES SUP £ O M ATHÉM A TIQ U ES PHYSIQUE 0 CHIMIE ^ S C I E N C E S DE L’INGÉNIEUR 0 INFORMATIQUE ^ S C I E N C E S DE LA VIE ^ S C I E N C E S DE LA TERRE Claire David Pierre Gosselet Équations aux dérivées partielles Cours et exercices corrigés Claire David Maître de conférences à l’UPMC (Paris) Cet ouvrage. (transformation de Laplace. LICENCE DOCTORAT Les actus n 9 782100 727469 m D U N O D 5789119 ISBN 978-2-10-072746-9 du savoir d u n o d . équations aux dérivées partielles. est une in tro ductio n à l’étude des Jacques-Louis Lions. équation des ondes. équation de la chaleur.com . et enfin Chargé de cours à l’ENS q u e lq u e s e x e m p le s c la s s iq u e s d ’é q u a t io n s a u x d érivées par­ de Cachan. tielles : équation de Laplace.