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INDUCTION, AUTO-INDUCTION

I INTRODUCTION

1.1 L’induction
L’induction est un phénomène lié à la variation d’un champ
magnétique dans un circuit. La variation de flux dΦ du champ magnétique pendant la durée dt
entraîne l’apparition d’une fém e = − dΦ / dt (loi de Lenz-Faraday). Le circuit subissant l’effet
est appelé induit, le champ magnétique provoquant cet effet est appelé inducteur. Les
phénomènes d’induction peuvent être classés en deux catégories (bien entendu, on peut
combiner plusieurs effets) :
- le champ inducteur est statique ; le phénomène d’induction est
lié au déplacement relatif de l’induit par rapport à l’inducteur ou à la déformation du circuit
induit.
- le circuit induit est fixe ; le phénomène d’induction est lié à une
variation dans le temps du champ inducteur.

La fém induite peut être détectée directement aux bornes de la bobine en circuit ouvert ou par
le courant induit i = e/R passant dans un circuit fermé de résistance R (détection par un
galvanomètre par exemple).

Si la variation de flux dans le circuit induit est due à une variation d'intensité di pendant la
durée dt dans le circuit inducteur, la fém d'induction a pour expression e = − M.di / dt ou M
est le coefficient d'inductance mutuelle entre les deux circuits (grandeur purement
géométrique à µ0 près).

1.2 L’auto-induction
C’est un cas particulier du phénomène d'induction ou un
circuit électrique est à la fois inducteur et induit. Ce phénomène est aussi régi par la loi de
Lenz - Faraday ; il se traduit par l'apparition d'une fém d'auto-induction liée à la variation du
flux que le circuit s'envoie à travers lui même :
e = − dΦ propre / dt .

Si la variation de flux est due à une variation d'intensité di pendant la durée dt, la fém d'auto-
induction a pour expression e = − L.di / dt ou L est l'inductance propre du circuit.

L'auto-induction a pour effet de retarder les variations de courant ; ainsi, à la fermeture du
circuit, cette fém retarde l'établissement du régime permanent caractérisé par l'intensité I.
1
L'énergie emmagasinée pendant ce régime transitoire est : E = LI 2 . A l'ouverture du circuit,
2
cette fém tend à prolonger le passage du courant ; la bobine restitue l'énergie qu'elle avait
emmagasinée.

1.3 Conseil préliminaire avant de commencer les manipulations
Important !

Vous allez être amenés à étudier au cours de ce TP des systèmes essentiellement inductifs …

Comme on vient de le rappeler précédemment, tout circuit électrique inductif s’opposera aux
variations magnétiques qu’on lui fera subir. Il est particulièrement important de s’en
rappeler lorsque l’on utilise des systèmes fortement inductifs et peu résistifs dans lesquels des
courants importants circulent (tranfo, moteurs, … en pleine charge). Dans ce cas, si l’on
coupe brutalement l’alimentation, de très fortes fém peuvent apparaître et endommager les
circuits. Je me souviens avoir coupé accidentellement le circuit d’alimentation d’un moteur en
pleine charge en débranchant un voltmètre. La sanction a été immédiate : l’alimentation a pris
feu !

Il est donc impératif de couper progressivement l’alimentation avec de tels systèmes.

Cette consigne est tout le temps valable mais il est particulièrement gênant de faire une telle
erreur lors de la présentation de ce montage. Cela peut laisser à penser que vous n’avez pas
vraiment compris les effets de l’auto-induction, ce qui est embêtant …

II L’INDUCTION

2.1 Mise en évidence du phénomène
r
Le flux Φ d’un champ magnétique B à
r
travers un circuit de surface S étant égal à BScosθ (θ = angle entre B et la normale à la
surface), beaucoup de solutions sont possibles pour faire varier Φ → de nombreuses
manipulations peuvent être présentées (cf. Quaranta IV p. 224 ou Duffait Capes p. 70). Il peut
être plus judicieux de limiter le nombre d’expériences qualitatives et d’exploiter au mieux
celles que l’on présente.

2.1.1 Matériel
Prendre un aimant droit ou les pôles N et S sont connus (le
pôle nord est, en général, peint en rouge). Si les pôles de l’aimant ne sont pas connus,
déterminez les avec une boussole :
r
B
S N
S N

Bobine :
Bobine de transformateur démontable Leybold 1000 ancien modèle (en bakélite).

On conseille les anciens modèles car le sens de l’enroulement du bobinage est facile à repérer
(sauf si le nombre de spires est important). C’est aussi possible avec les nouveaux modèles de
bobines (carcasse plastique) si l’on a quelques notions d’allemand : le sens de l’enroulement
est repéré par un schéma des deux cotés de la bobine. Ce sens correspond au parcours de la
borne A (A : anfang = début) vers la borne E (E : ende = fin) de la bobine. Si vous utilisez ce
type de bobine, prendre plutôt une 5000 ou 10000 spires (le signal est plus fort).

2.1.2 Vérification de la loi de Lenz

Manipulation :
Faire entrer puis sortir brusquement l’aimant de la bobine ; effectuez

les conclusions doivent être les mêmes → essayez et refaites l’analyse. le signal détecté devient négatif → le courant part de E → il va dans le sens de l’enroulement du bobinage ⇒ connaissant le sens de parcours du courant. Pour relancer une nouvelle acquisition. on peut en prendre d’autres → essayez et refaites l’analyse. l’affichage se fige. De même. par ses effets. le signal détecté est positif → le courant sort de E → il va dans le sens inverse de l’enroulement du bobinage ⇒ connaissant le sens de parcours du courant. Lorsque l’on retire le pôle Nord de l’aimant de la bobine. l’effet s’oppose à la cause : le rapprochement du pôle Nord provoque la circulation d’un courant qui fait apparaître un pôle de même nature (effet répulsif) sur la face supérieure de la bobine.l’acquisition du signal résultant : 1 S 2 OSCILLOSCOPE HP 54603B N Signal : entrée E de la bobine 1 Masse : sortie A de la bobine 2 voie 1 sens de l’enroulement Oscillo HP : Sensibilité : ≈ 200 mV avec une bobine de 1000 spires Main Delayed → mode roll Time Div : 200ms Time Ref → center Bouton Level : un peu au dessus de zéro Le signal défile en partant du centre tant qu’il ne passe pas au dessus de zéro. appuyez sur Run (menu STORAGE). On peut recommencer l’expérience avec le pôle Sud de l’aimant. on en déduit qu’il apparaît une face Nord sur la face supérieure de la bobine (règle de la main droite). On illustre ainsi le signe négatif de la loi de Lenz – Faraday : le sens du courant induit est tel qu’il tend. les choix d’orientation sur le schéma ne sont pas obligatoires. l’influence de la capacité d’entrée du scope est négligeable car τscope = 13 µs).3 Influence de la rapidité d’exécution . Dès que ce niveau est dépassé . Analyse : Le courant induit est converti en tension via la résistance d’entrée de l’oscilloscope (le phénomène que l’on visualise étant de l’ordre de la dizaine de ms. De même. 2. à s’opposer à la cause qui lui a donné naissance (loi de Lenz). on en déduit qu’il apparaît une face Sud sur la face supérieure de la bobine (règle de la main droite). Lorsque l’on entre le pôle Nord de l’aimant dans la bobine.1. il apparaît un pôle Sud sur la face supérieure de la bobine lorsque l’on éloigne le pôle Nord (la création d’un pôle Sud tendant à s’opposer à l’éloignement de la face Nord de l’aimant). Conclusion : Dans les deux cas de figure.

1. Le galvanomètre étant un instrument très sensible. prendre une bobine de 250 spires et placer le galvanomètre sur la position 75 µA. il faut alors prendre une bobine avec un nombre de spires moins important → à Rennes. le plus simple est de repérer le sens de la fém induite lorsque l’on approche ou on éloigne le pôle d’un aimant droit.1. Manipulation 1 : La détermination du sens de l’enroulement est délicat sur ce type de bobine (les entrées ne sont pas repérées sur les nouveaux modèles et il est difficile de voir à l’intérieur le sens du bobinage) → pour y remédier. plus l’amplitude de la fém induite est importante → on montre qualitativement l’influence de la durée de la variation de flux sur la valeur de la fém (e varie en inverse de dt). il suffit de servir du champ magnétique terrestre ! Etant donné la faible valeur de ce champ (≈ 50 µT si on prend le champ total). Vous pouvez refaire la même manipulation en mettant cette fois ci le pôle Nord du côté . le signal ne varie plus → le phénomène d’induction est lié au mouvement → ce n’est pas le flux qui compte mais sa variation.2 en allant plus ou moins vite → plus on va vite. Reliez celle ci à l’oscilloscope via un câble coaxial (préférable pour la manipulation suivante). Une fois placé. Faites alors subir à la bobine une rotation de 90° (le schéma correspond à une vue de dessus) : notez le signe de la fém lorsque l’on éloigne la face 1 de la bobine du pôle Sud (positif dans l’exemple choisi) puis lorsque que l’on rapproche cette face du pôle Sud (négatif ici).Manipulation 1 : Placez l’aimant dans la bobine. Le résultat dépend bien évidemment du sens de branchement de la bobine et de l’orientation des faces. Remarque : Les manips qui viennent d’être présentées peuvent aussi s’effectuer avec un galvanomètre (AOIP G 225 à Rennes).4 Autre manipulation On peut faire une manipulation d’induction amusante sans avoir à créer soi même un champ magnétique inducteur . Une bobine Leybold de 23000 spires fait l’affaire. 2. Manipulation 2 : Recommencez l’expérience du § 2. il faut une bobine avec un nombre de spires élevé. HP 54603B en mode roll Rotation 23 000 spires face 2 face 1 N S Rotation face 1 N S face 2 Placez l’aimant sur un petit support en orientant par exemple le pôle Sud du côté de la bobine.

Inclinez la face 1 vers le bas d’un angle d’environ 60 ° (≈ inclinaison du champ magnétique terrestre en France). le flux du champ magnétique terrestre à travers la bobine est maximum. 66-67 (expériences 1 et 3). On excite la bobine B1 par un courant triangulaire I = ± kt ⇒ si on peut considérer la bobine B1 comme un solénoïde infini. Cette manipulation est classique .2 Expérience quantitative On propose de vérifier la relation e = −M. Faites alors subir à la bobine une rotation rapide de 90° de façon à annuler le flux du champ magnétique terrestre dans cette bobine. Le signe de la fém (positif dans l’exemple choisi) vous permet par comparaison avec l’expérience précédente d’en déduire la nature du pôle qui était en vis à vis avec la face 1 ⇒ vous devez trouver que le pôle Nord indiqué par la boussole est en fait un pôle Sud ! Pour une explication sur ce point. La seconde bobine B2 de diamètre plus petit. p.de la bobine. une translation effectuée en conservant ce flux ne doit faire apparaître aucune fém. les résultats doivent s’inverser. se reporter au Durandeau. Terminale S p.2. Manipulation 2 : Recherchez maintenant à l’aide d’une boussole la direction du champ magnétique terrestre. 70. Duffait : Capes p. 218 (édition 1991) ou au Quaranta IV p. 2. Ce champ étant faible. Si ce n’est pas le cas c’est que vous devez modifiez l’orientation de la bobine au cours de la translation ou qu’il existe un champ magnétique parasite (c’est un moyen pour savoir si on prend bien uniquement en compte le champ magnétique terrestre). est insérée dans la première pour subir l’effet du champ magnétique (B2 = induit). au Pérez d’électromagnétisme.di / dt .1 Principe de l’expérience Quaranta IV p. 227 . 2. elle utilise deux bobines. face 1 dirigée vers le Nord axe du champ magnétique terrestre Dans cette position. 52. Lorsque la bobine est dans la direction de flux maximum ou minimum. La première bobine B1 crée le champ magnétique (B1 = inducteur). éloignez toute pièce magnétique et métallique du lieu de l’expérience ! Placez la bobine suivant l’axe du champ magnétique terrestre en dirigeant la face 1 vers le Nord (conservez l’orientation des faces et le branchement de la bobine de l’expérience 1 et diminuez le calibre sur l’oscillo). le champ magnétique à l’intérieur vaut B1 = µ0 n1I = ± µ0 n1kt (n1 = N1/L = nombre de spires par unité de longueur) ⇒ le flux de ce champ à travers la bobine B2 vaut alors φ = N2S2B1 ⇒ la fém induite aux bornes de B2 vaut alors e = m µ 0 N 2 S2 n1 k ⇒ la tension aux . Notez alors le signe de la fém induite dans la bobine lors de cette rotation.

le signe du carré étant inversé par rapport au signe de la pente du signal triangulaire (loi de Lenz).bornes de B2 aura alors l’allure d’un carré. B2 : bobine intérieure R1 2+ N2 Y 2+ 1+ GBF R2 R = 500 Ω 1+ N1 B1 : bobine extérieure X Ri : connexion rouge de la bobine i Ni : connexion noire de la bobine i GBF : signal triangulaire .2 Montage La principale difficulté dans sa réalisation consiste à respecter le sens d’enroulement des deux bobines. Amplitude → la plus forte possible mais pas trop sinon le signal en Y se déforme → l’ajuster au maximum possible sans déformer Y. Comme on veut comparer la fém induite (Y) au courant inducteur (X à R près et au sens près). moyennez l’acquisition (Waveform → Acquire → Averaging → 16384). Mesures : Mesurez à l’aide des curseurs de l’oscilloscope (Measure → Quick Meas) les grandeurs suivantes : Peak-Peak (X) Période (X) Peak-Peak (Y) . 2. Elle est négative lorsque la pente du triangle est positive et vice versa (loi de Lenz). Avec le matériel dont on dispose à Rennes. la fém induite étant faible et bruitée. Visualisez les tension X et Y à l’oscilloscope Agilent 54621 A . l’enroulement de la bobine B1 pris de R1 vers N1 va dans le même sens que celui de la bobine B2 pris de R2 vers N2 si on place les branchements des deux bobines du même côté. f = 200 Hz pour commencer. il faut inverser un des branchements R/N pour respecter les conventions d’orientation. On obtient alors l’oscillogramme suivant : Y X Le résultat est conforme aux prévisions : la fém induite est un signal carré.2.

400. On a les relations suivantes : ∆i 2 × Peak − Peak (X) Peak − Peak (Y) k= = einduite = ∆t R × Période (X) 2 Effectuez ces mesures pour différentes fréquences (100.Les deux premières mesures permettent de calculer la pente k du signal triangulaire. Plusieurs manipulations sont possibles . diamètre 8 cm L’écart entre la valeur calculée et la valeur mesurée est en général assez important avec le dispositif d’étude. La troisième mesure permet de calculer l’amplitude de la fém induite.s-1) Comparaison avec l’expression théorique : Si on peut considérer la bobine B1 comme un solénoïde infini. III L’AUTO INDUCTON 3. L = 25 cm ⇒ Mcalculé = 1. rapport 1999). 200. la fém induite aux bornes de B2 vaut alors e = m µ 0 N 2 S2 n1 k ⇒ le coefficient d’inductance mutuelle vaut alors : M = µ 0 N 2 S2 n 1 B1 : N1 = 425 spires .A −1. 3.1.s = 3. Manipulation : Quaranta IV p.1 Etincelle de rupture On montre la différence de comportement entre un rhéostat et une self lors de brusques variations de courant.999 M= = 20 k ∆i / ∆t = 3. 500.1411x einduite einduite 30 2 R = 0.14 mV. 600 et 700 Hz) et tracez la courbe einduite = f ( ∆i / ∆t ) sous Excel. on en propose plusieurs mais on conseille encore de restreindre le nombre de manipulations présentées en présentation (cf.38 .89 mH B2 : N2 = 175 spires . Voici à titre indicatif le résultat d’une série de mesures : fem en fonction de di/dt 70 60 fem La relation est bien linéaire → on peut Linéaire (fem) en déduire le coefficient d’inductance 50 mutuelle entre les deux bobines : 40 e (mV) y = 3.1 Mise en évidence du phénomène Cette partie illustre par des manipulations qualitatives les propriétés du phénomène d’auto induction. 300.14 mH 10 0 0 5 10 15 20 25 di/dt (A.

10 Ω avec noyau 2 (alim de puissance) râpe Comparez la différence d'intensité des étincelles lorsque l'on passe la pointe sur la râpe avec le rhéostat et avec la self. Des résistances de l ‘ordre de l’ohm conviennent parfaitement.1 H . 3. elle ionise l’air entre la pointe de la râpe et le fil conducteur (claquage diélectrique par haute tension) ⇒ prendre une self à noyau pour renforcer l'effet (L plus grand). Les bobines à noyau de fer doux permettent d’obtenir des inductances fortes (≈ 1 H) avec une résistance pas trop forte (≈ 10 Ω) mais on peut encore faire mieux avec un transformateur de type Leybold : Branchez les bobines en série de façon à ce que entrée sortie leur effets s’ajoutent (vous vous en rendrez 500 spires 500 spires compte lors de la manip : si il n’y a pas de 2. 1 R K L R : rhéostat 10 Ω (pas d’AOIP !) E = 5 V continu L : bobine 1. la manipulation sera peu convaincante (vous pouvez faire l’expérience ci-après avec les deux types d’ampoules pour constater la différence). inversez les branchements sur une des bobines de 500 spires). les étincelles sont créées par la fém d'auto-induction due à la variation très rapide du courant i lorsque l’on passe d’une pointe de la râpe à la pointe suivante.40 A E : alimentation ELC Al 924A utilisée en R générateur de tension A K R : rhéostat 10 Ω E A : ampoule identiques La réussite de cette expérience dépend en grande partie du choix des ampoules et de la self. Choix de la self : Il faut une self de forte inductance et possédant une résistance la plus faible possible ( ⇒ constante de temps élevée). Dans le cas du montage avec la self.5 Ω différence notable entre les deux ampoules. Si les ampoules ont une résistance à froid de 10 Ω ou plus. .1.5 Ω 2. ci après) → mesurez la résistance des ampoules à froid avec un ohmmètre.2 Retard à l'établissement d'un courant L Quaranta IV p. Si cette fém est suffisamment importante. Choix des ampoules : Il faut prendre des ampoules pour lampe de poche identiques et possédant une résistance à froid la plus faible possible afin d’avoir des constantes de temps élevées (cf.

3 Surtension à l'ouverture d'un circuit La manipulation proposée permet de mettre en évidence la fém d'auto-induction. 105) ⇒ Ces deux effets s’ajoutent pour diminuer la constante de temps τ.1 H 10 Ω . Ré-ouvrir l'interrupteur. Le montrer en remplaçant par exemple la self par une self à noyau 1.Un tel dispositif permet d’obtenir une inductance d’au moins 2 H (si le courant est suffisamment fort) avec une résistance en continu de 5 Ω environ. le régime permanent est établi.1 H 10 Ω ou en changeant les ampoules (cf. Au bout d'un temps égal à quelques τ.de la résistance R et des 2 ampoules. § sur le choix des ampoules). les résistances de la branche R/Ampoule s'ajoutent à celles de la branche Self/Ampoule. Explication : La réponse d’un circuit RL à un échelon de tension est régie par l’équation suivante (cf. on n'observe pas de différence notable. Fermez K. Ce retard est d'autant plus grand que L est élevé et R faible. ajustez le bouton tension de l’alimentation jusqu’à ce que les ampoules brillent normalement. 3. L'ampoule étant froide. Manipulation : Fermez K : L1 s'allume instantanément tandis que L2 s'allume avec un certain retard. On a donc une grande constante de temps(Rtotale minimum).1. Berty Fagot Martin I p. K étant ouvert. sa résistance est minimale. Ajustez la résistance du rhéostat à la même valeur. Les résistances qui interviennent sont celles de la self (r). leur résistance est aussi plus forte que précédemment (cf. Montage : Quaranta IV p. 39 1 R K’ K E : alimentation AL 924A utilisée en générateur de courant (calibre 1 A !) 2 L R : rhéostat 10 Ω (ne pas prendre une boite I A AOIP !) L : Self à noyaux amovible 1. mettre le bouton courant à fond vers la droite et le bouton tension à zéro (à fond vers la gauche) → l’alimentation fonctionnera en générateur de tension. A l'ouverture de K. Les ampoules étant chaudes. Berty Fagot Martin II p. Réglages préliminaires : Mesurez à l'ohmmètre la résistance globale de la self. sélectionnez le calibre 1 A sur l’alimentation . Le retard s'observe plus facilement à la fermeture car les résistances qui interviennent alors sont celles de la self (r) et celle de l'ampoule. 25) : E   R + r  i( t ) = 1 − exp − t  R+r  L   Ce régime transitoire est caractérisé par la constante de temps τ = L/(R + r). A l'ouverture.

Ouvrir K' → L'ampoule s'éteint "normalement". mettre le bouton courant à zéro et le bouton tension à fond vers la droite → l’alimentation fonctionnera en générateur de courant. VMAX = 10 V R=r f = 100Hz X X.2 Caractérisation de la fém d'auto-induction Le principe de la manipulation est le même qu’au § 2. Fermez K' puis l'ouvrir . Dans ce dernier cas. Ajustez alors le bouton courant de l'alimentation pour que l'ampoule brille faiblement (notez la valeur du courant).2. Il faut prendre une ampoule pour lampe de poche possédant une résistance à froid pas trop faible sinon la majeure partie du courant circulera dedans → la self n’emmagasinera que peu d’énergie et la surtension sera peu visible ⇒ mesurez la résistance de l’ampoule à froid avec un ohmmètre. r Y avoir R = r GBF GBF : signal triangulaire . Y → oscillo numérique 54603B ou 54621A Important : Le GBF doit être à masse flottante ! ⇒ utilisez pour cet appareil un cordon d'alimentation sans prise de terre. Passez K en 2. Manipulation : K en 1. Le courant à considérer alors n'est pas celui affiché par l'alimentation (qui circule dans L et la lampe) mais celui qui circule dans la bobine → le mesurer avec un ampèremètre. fermez K'. Mettre en évidence l'influence de L et ∆I sur la surtension en faisant varier L (avec le noyau plongeur) à courant constant et en faisant varier ∆I à L constant. elle ne convient pas. 3.1 Montage Self : à noyau. 3. . l'ampoule émet un vif éclat dû à l'apparition de la fém induite e L = − L ∆I / ∆t . la régler pour L.La réussite de cette expérience classique dépend encore en grande partie du choix de l’ampoule. Sélectionnez le calibre 1 A sur l’alimentation. Si sa résistance est de l ‘ordre de l’ohm. Réglages préliminaires : Mesurez à l'ohmmètre la résistance de la self.2 mais on ne peut pas négliger ici l’influence de la résistance de l’inductance → on rajoute en plus une résistance R de valeur égale à celle de l’inductance pour pouvoir observer après traitement des signaux uniquement le terme d’auto induction. modifiez dans des proportions raisonnables (attention à ne pas griller l’ampoule à l’ouverture !) la valeur du courant circulant avant l'ouverture du circuit avec le bouton courant de l'alimentation. Une résistance à froid de 10 Ω ou un peu plus convient (vous pouvez faire l’expérience ci-après avec les deux types d’ampoules pour constater la différence). Ajustez celle du rhéostat à la même valeur. cadre en bois mesurez sa résistance en continu 5 kΩ R : résistance variable à décade .

50 di/dt (A.s-1) . 450 fem d'auto induction en fonction de di/dt 400 m esures Effectuez ces mesures pour différentes e autoinduite (mV) 350 régression linéaire fréquences (100. Observation de e : On a Y = ri + L di / dt et X = -Ri = -ri après ajustage ⇒ l’addition de ces deux signaux permet d’observer le terme d’auto induction seul : Y + X = L di / dt . 400 et 500 300 Hz) et tracez la courbe 250 y = 101.di / dt .00 1.2.00 3. on peut augmenter sa fréquence à amplitude constante ⇒ di/dt sera alors proportionnel à fGBF. On a les relations suivantes : ∆i 2 × Peak − Peak (X) Peak − Peak (2) k= = einduite = ∆t R × Période (X) 2 Le courant étant un signal triangulaire.50 2. Pour réalisez l’addition sur l’oscillo HP 54603B : touche ± → fonction 1 : on → menu : 1+2 Pour réalisez l’addition sur l’oscillo 54621A : touche math → fonction 1-2 voie 2 → invert ⇒ on a 1+2 Observation : X+Y Y X On constate que la fém est bien un carré puisque le courant est un triangle (si vous utilisez un autre oscillo. vérifiez que l’addition est insensible au choix des calibres en X et Y !).50 1. l'impédance jLω + r + R est alors négligeable (le vérifier par le calcul).00 2.9998 titre indicatif le résultat d’une série de 150 mesures (la pente de cette courbe 100 correspond à la valeur de L) : 50 0 0. Voici à 200 R2 = 0.1 Mesures On se propose de vérifier la relation e = − L. 200. 3.50 3.00 0. Mesurez à l’aide des curseurs de l’oscilloscope les grandeurs suivantes : Peak-Peak (X) Période (X) Peak-Peak (X + Y) Les deux premières mesures permettent de calculer la pente k du signal triangulaire.2. La troisième mesure permet de calculer l’amplitude de la fém induite. La méthode de mesure est la même qu’au § 2. L'association série du générateur de tension et de la résistance de 5 kΩ permet d'obtenir un générateur de courant puisqu'à la fréquence de travail.00 4.50 4.2. 300.49x einduite = f ( ∆i / ∆t ) sous Excel.

Interrupteur fermé : Mesurez le courant permanent I circulant dans la self ⇒ l'énergie emmagasinée vaut Estockée = LI 2 / 2 . Y2 E = 5 V (alim de puissance) K A= R : rhéostat ≈ 10 Ω E R L : self orange sans noyau sur support bakélite . Une sensibilité de 10 V2/div et un offset de 30 V2 donnent de bons résultats avec le montage indiqué. Intégration du produit : Activez dans le menu des opérateurs mathématiques la fonction F2 et sélectionnez l'opération intégration : Opérand → F1 : L'oscillo intègre F1 ⇒ F2 = ∫ F1. Interrupteur ouvert : Enregistrez sur l'oscilloscope HP 54603B le régime transitoire correspondant à la décharge de la self dans la résistance sur la voie 1 et 2 de l'oscillo. 46) car les pertes énergétiques sont trop importantes. On propose plutôt une méthode mettant à profit les possibilités de calcul de l'oscilloscope numérique HP 54603B. il suffit de mesurer l'évolution de la tension à ses bornes. r Prendre un interrupteur de bonne qualité pour minimiser les transitoires parasites lors de son ouverture. Ajustez les paramètres de cette fonction pour obtenir un enregistrement correct (faire plusieurs essais). activez la fonction F1 et sélectionnez l'opération multiplication ⇒ F1= Y1× Y2. Une fois que le transitoire est correctement enregistré. réinitialisez la fonction Storage (Erase puis Auto-store). de la multiplier par elle même puis de l'intégrer pour obtenir à une constante près l'énergie dissipée. passez aux opérations mathématiques. STORAGE → Auto-store TRIGGER → Mode → Single → Slope → ↓ Y1 Y2 → 2 V/div 2 ms/div HORIZONTAL → Main/Delayed → Time Ref → Left Avant chaque nouvelle acquisition. Opération Y1×Y2 : Dans le menu des opérateurs mathématiques (touche ±).dt . Quaranta IV p. mesurez sa résistance. 3. Manipulation : Y1. L'idée est de dissiper dans une résistance l'énergie LI 2 / 2 stockée par une self en régime permanent. L. La puissance dissipée dans la résistance valant RI2.3 Energie emmagasinée On déconseille la manip classique du moteur (cf. Ces deux dernières opérations seront effectuées par l'oscillo.

Elle présente des pertes que l’on peut modéliser par une résistance en série.dt → pour la calculer.4 Impédance d’une bobine Dans son rapport de 1999. L’impédance d’une bobine n’est pas seulement inductive. L’enroulement présente aussi une capacité répartie qui intervient dans l’impédance lorsque la fréquence devient suffisamment grande. le jury souhaite des mesures soignées de l'impédance associées aux bobines (à cette époque. Si un désaccord apparaît entre les deux valeurs. une sensibilité de 20 Vs/div et un offset de 65 mVs donnent de bons résultats avec le montage indiqué. on doit avoir Estockée = Edissipée soit LI = (R + r) × 22 2 R Effectuez un calcul d’incertitude.dt L'énergie stockée dans la self s'est dissipée dans le rhéostat et dans sa propre résistance ! ⇒ l'énergie dissipée vaut alors (R + r ) ∫ i 2 ( t ).Ajustez les paramètres de cette fonction pour obtenir un enregistrement correct . r L C Les pertes et l’inductance d’une bobine dépend du type de composant que l’on considère(bobine seule ou à noyau). 3. mesurez la résistance d’entrée de l’ampèremètre pour voir si elle est négligeable. le montage ne concernait par contre que l’auto-induction). Voici à titre indicatif le résultat d’un enregistrement : Utilisez les curseurs de l'oscilloscope pour mesurer sur la courbe F2 la déviation entre l'instant correspondant à l'ouverture de l'interrupteur et le moment ou F2 atteint une valeur constante. . il suffit de faire : Edissipée = (R + r) × F2 / R 2 1 2 F L'énergie devant se conserver. On étudiera dans un premier temps une bobine à vide et l’on regardera dans un deuxième temps l’influence d’un noyau ferromagnétique sur l’impédance de l’élément. Exploitation : On mesure en Y1 et Y2 la tension Ri(t) ⇒ F2 = R 2 ∫ i 2 ( t ).

1 Bobine à vide – étude en basses fréquences On étudiera une bobine de transformateur démontable Leybold de 1000 spires. L'emploi d'un voltmètre sensible résout le problème à condition qu'il suive en . CV : boites étalons variables On a alors les relations suivantes : Q 100 CV r (Ω) = L (mH) = 100 C V (µF) R V (kΩ) GBF Mesure de V : L'emploi d'un oscilloscope pour cette mesure est à proscrire s’il n’est pas différentiel car on a alors un problème de masse dans le montage. On peut y remédier en utilisant un système flottant ou une sonde différentielle mais chacune de ces solutions apporte un nouveau problème (50 Hz parasite ou perte de sensibilité à cause de l'atténuation de la sonde). r : bobine Leybold 1000 spires V RV RV . Mesure en continu : Dans ce cas. p. Calculez l'incertitude sur le résultat à l'aide de la documentation de l'appareil. De plus. c'est potentiellement la méthode la plus sensible puisqu'elle est basée sur la détection d'un signal nul. 62 et 351-353 On peut réaliser cette étude en réalisant un pont de mesure. Il permet de mesurer ces paramètres pour différentes fréquences et ce avec un matériel limité (les RLC mètres travaillant à différentes fréquences coûtent très cher). La mesurer avec un multimètre précis (l’utilisation d’un RLC mètre est à proscrire car la mesure n’est pas effectuée en continu dans ce cas). tome 2 . On a à l’équilibre :  1   + jCV ω  . r P : 100 Ω AOIP de précision Q : 1000 Ω AOIP de précision L. 53-56 Quaranta IV p. Mesure en alternatif : Berty Fagot Martin .CV RV P L. 55.PQ = ( r + jLω)  RV  P. en séparant les parties réelles et imaginaires : r= et L = PQ. 3.Q Soit.4. L’utilisation d’un pont présente plusieurs avantages : il permet la détermination de la partie réelle et de la partie imaginaire de la bobine. l’impédance de la bobine se ramène à la résistance de l’enroulement. C'est la plus précise si on dispose de composants étalons de bonne qualité. On propose de mesurer l’inductance d’une bobine de 1000 spires pour transformateur Leybold à l’aide d’un pont de maxwell.

Le réglage du calibre étant en général manuel sur ce type d’appareil. Voici à titre indicatif une série de mesure effectuée à l’aide du Keithley 2000 (mesures moyennées sur 10 acquisitions ). La valeur de la résistance r s’obtient à partir du facteur de dissipation ou de qualité par la relation suivante : 1 R D= = tgδ = S Q Lω Analyse : L’inductance est pratiquement constante jusqu’à 10 kHz.fréquence (certains multimètres bas de gamme ne sont garantis que jusqu’à 400 Hz en alternatif !).3675 0.83 10. prendre un multimètre sensible.14 151 L (mH) 36. Explication : Les pertes dans une bobine dénuée de noyau ferromagnétiques peuvent avoir deux origines : les pertes par rayonnement qui évoluent en ω4 → elles sont très faibles en basses fréquences et on peut les négliger ici. prendre le Keithley 199 ou 2000.3663 0. La longueur de pénétration pour un conducteur cylindrique unique est donné par la relation suivante (γ représente la conductivité du matériau) : 2 lP = ω γ µ0 .6 36.6 36.62 6.19 39. Les calculs d’incertitude sont a faire : f (Hz) 120 1000 2000 5000 10000 20000 RV (kΩ) 10.366 0.391 r (Ω) 9.62 40.75 37. L’appareil donne directement la valeur de l’inductance L. Ces pertes sont indépendantes de la fréquence tant que l’on peut négliger l’effet de peau qui limite la section utile du fil conducteur.659 CV (µF) 0.502 9. A Rennes.1 Les mesures effectuées à 120 et 1000 Hz peuvent être comparées avec une mesure au RLC mètre Escort 3131D (effectuez la mesure en quatre fils). ajustez de nouveau CV. En revanche.29 9.39 16. Elle commence à augmenter légèrement au delà. les pertes par effet Joules due à la résistance du bobinage.015 2. On conseille plutôt le 2000 car on peut ajuster le nombre de digit à la résolution nécessaire et on peut moyenner le signal lorsqu’il est faible et instable. Une fois le minimum atteint.63 36. Mesures : Commencez par débrancher la résistance variable (RV ∝). On verra pourquoi dans le § suivant. Une fois le minimum atteint. les faibles variations du signal seront délicates à repérer.491 0. La résistance de la bobine quant à elle tend à augmenter et ce de façon notable à partir de quelques kHz.366 0. il faut aussi faire attention à ne pas se mettre hors calibre lorsque l’on modifie les paramètres du pont. Minimisez le signal détecté en jouant sur R.52 10. Cette solution permet de mieux voir visuellement l’évolution du signal lorsque les variations sont suffisamment importantes. On a alors le choix entre deux solutions (à vous de choisir l’appareil qui vous convient) : prendre un appareil à aiguilles (millivoltmètre alternatif 2Hz .3719 0.2MHz Philips PM 2454 à Rennes). branchez la résistance variable RV et ajustez sa valeur pour minimiser le signal détecté.

Montage : quelques MΩ vers oscilloscope GBF bobine 1000 spires Ne pas utiliser de câble coaxial pour observer la tension aux bornes de la bobine (pourquoi à votre avis ?).m). la résistance augmente avec la fréquence. c’est bien l’effet de peau qui est responsable de l’augmentation de r mais cet effet est renforcé. L : r L C L’impédance de la bobine correspond alors à celle d’un circuit bouchon (cf. 133 – 134 et 145 – 150). La résistance de forte valeur associée au GBF permet de constituer un générateur de courant.10-8 Ω. Si le facteur de qualité du circuit Q est suffisamment grand. il faut tenir compte de la capacité répartie entre les spires du bobinage (le fil du bobinage est recouvert d’une pellicule de vernis isolant qui correspond au diélectrique). cet effet ne devrait commencer à apparaître qu’à partir de 10 kHz environ. p. Berty Fagot Martin. f (Hz) → pour des fils de cuivre dont le diamètre est de l’ordre du mm (cas des bobines de 1000 spires). La circulation du courant dans chaque spire crée un champ magnétique qui influence les électrons des spires voisines. Or on constate expérimentalement une augmentation de la résistance r bien avant cette fréquence ! En fait . Conclusion : Lorsque l’on est suffisamment en basses fréquences. 65.68.23 AN : l P (mm) ≈ pour le cuivre pur (ρCu = 1. On peut modéliser l’effet global par une capacité en parallèle sur le dipôle r. la résultante ayant pour effet de diminuer la section utile de conduction (pour plus d’explication sur ce point. demandez au prof). on peut représenter le comportement électrique d’une inductance par le schéma suivant : r L L’inductance est pratiquement constante.2 Etude en plus hautes fréquences Lorsque la fréquence augmente. par rapport au cas d’un conducteur cylindrique unique. l’impédance du circuit passe par un maximum (antirésonance) pour ω ≈ ω0 = 1/ LC . On a en effet : VGBF V I= ≈ GBF = cte ⇔ R ZBobine R + ZBobine R . par la présence au voisinage d’une spire de nombreuses autres spires de la bobine (notamment si elle comporte plusieurs couches de bobinage). 3.4. Tome 2.

Si l’on s’intéresse à la phase entre les deux signaux. En déduire un ordre de grandeur de la capacité parasite par la relation ω ≈ ω0 = 1/ LC . Notez la valeur de la fréquence lorsque le signal aux bornes de la bobine passe par un maximum. on s’aperçoit que le courant chute à l’antirésonance → le générateur de courant n’est pas parfait (il faudrait en toute rigueur observer le rapport VBobine / Vrésistance).1 s’explique donc par la prise en compte de la capacité parasite. Le calcul de Im(Z) aux fréquences utilisées pour la mesure par pont recoupe les valeurs obtenues lors des mesures (calculez Leq = Im(Z)/ω) → la faible augmentation de L observée au § 3. la valeur que l’on trouve pour C est faible (de l’ordre de 100 pF) → la capacité d’entrée de l’oscilloscope n’est pas négligeable → il faut retrancher sa valeur au résultat obtenu (les deux capacités sont en effet en parallèle). Pour ω > ω0. vous pouvez consulter le fichier) de ces fonctions pour différentes fréquences permet de montrer que le circuit bouchon contribue à l’augmentation de la partie réelle de l’impédance de la bobine mais dans des proportions négligeables jusqu’à 20 kHz → c’est bien l’effet de peau qui est responsable de l’augmentation de r observée au § 3. on s’aperçoit que le courant est en retard sur la tension aux bornes de la bobine pour ω < ω0 → la bobine a alors un comportement globalement inductif. la tension aux bornes de la bobine doit passer par un maximum. .4. On peut cependant se contenter d’un ordre de grandeur.4. La prise en compte de la capacité parasite contribue aussi à l’augmentation de la partie imaginaire de l’impédance de la bobine. C’est pour cette raison qu’il est préférable de ne pas utiliser de câbles coaxiaux pour l’observation (Ccable ≈ 100 pF). Manipulation : Augmentez progressivement la fréquence du GBF. c’est le contraire → elle est globalement capacitive ! Remarques 1 : La détermination de la capacité parasite par la relation ω0 = 1/ LC apporte quelques commentaires : elle n’est valable que si le facteur de qualité de la bobine est grand → il faudrait le vérifier. Si l’on observe à l’aide d’une sonde différentielle la tension aux bornes de la résistance (I à R près).1.→ l’impédance de la bobine devant passer par un maximum à ω ≈ ω0. Conclusion : Une inductance ne fonctionne comme telle que lorsque l’on est en dessous de sa pulsation d’antirésonance. Vous devez obtenir une fréquence d’antirésonance de l’ordre de 50 à 60 kHz. Remarque 2 : Le calcul des parties réelle et imaginaire de l’impédance du circuit bouchon aboutit au résultat suivant : r Re ( Z ) = (1 − LCω ) + ( rCω)2 2 2 ω  L (1 − LCω2 ) − r 2 C  Im ( Z ) = (1 − LCω ) 2 2 + ( rCω) 2 Une simulation (sous Excel par exemple – à Rennes.

074 r (Ω) 8. Voici à titre indicatif le résultat d’une série de mesure : F = 120 Hz : bobine seule bobine + bloc massif bobine + bloc feuilleté L (mH) 36.2) et donc du courant circulant dans la bobine.4.4. M 18.58 93. Les pertes qu ‘engendre l’ajout du noyau ont deux origines : les courants de Foucault qui dissipent de l’énergie par effet Joule dans le noyau. La puissance est pratiquement proportionnelle à la fréquence. de sa construction.65 278 70. Pour résumer.3 Effet d’un noyau L’ajout d’un noyau ferromagnétique au sein d’une bobine modifie profondément son comportement. le noyau augmente l’inductance ainsi que les pertes de façon complexe. § 3.03 F = 1000 Hz : bobine seule bobine + bloc massif bobine + bloc feuilleté L (mH) 36. M 18.1. Utilisez l’appareil en mesure 4 fils. La puissance perdue étant proportionnelle à ω2.474 0.7 D 0. Il augmente considérablement la r valeur de l’inductance : la circulation du courant I crée un champ H qui aimante le matériau.2 D 0.042 0.36 208. § 3. 3.054 r (Ω) 9. Mesurez l’inductance L et le facteur de dissipation D de la bobine à 120 et 1 kHz avec le bloc massif puis avec le bloc feuilleté. En revanche. le coefficient d’auto inductance serait multiplié par µr. C’est tout l’intérêt du noyau.5 215.9 40. les pertes dues à la nature magnétique du matériaux → elle dépendent de la forme du cycle d’hystérésis (cf. L’étude peut se faire à l’aide du pont du § 3. ( ) r r r r r ( ) Cette aimantation renforce le champ B B = µ 0 H + M = µ 0µ r H . Pour aller plus vite. Comparez ces résultats avec ceux obtenus pour la bobine à vide aux mêmes fréquences. de l’excitation et de la fréquence ! Manipulation : On propose de mesurer l’évolution de la résistance r et de l’inductance L de la bobine de 1000 spires lorsque l’on introduit un bloc ferromagnétique massif puis un bloc feuilleté (celui servant à boucler le noyau des transformateurs Leybold). Cet effet est fonction de la résistivité du noyau et de sa construction (feuilletage).3). Ces deux paramètres sont fonction du matériau.323 0. L’ajout d’un noyau provoque aussi une augmentation des pertes.S et par voie de conséquence L ( e = − dΦ / dt = − L di / dt ) → si le matériau ferromagnétique remplissait tout l’espace.8 12. elle croit plus vite que l’effet Joule du à la résistance du bobinage compte tenu de l’effet de peau. Déduire de D la valeur de r par la relation D = 1/ Q = tgδ = R S / Lω . la valeur de L n’est plus constante car l’aimantation n’est pas linéaire : la valeur de µr dépend de l’excitation (cf.63 164. on conseille d’utiliser directement le RLC mètre ELC 3131D. donc le flux φ = B.2.6 .329 0.

on voit que les pertes ont plus augmentées en proportion que l’énergie stockée dans la bobine. Ce facteur exprimant le rapport de l’énergie perdue à l’énergie stockée. fermez le noyau et mesurez de nouveau l’inductance de la bobine à l’aide du RLC mètre. . La méthode la plus précise pour repérer la résonance consiste à visualiser X et Y en Lissajous. L’inductance doit être supérieure à 1 H si le noyau est bien fermé. On voit donc l’intérêt d’utiliser des matériaux feuilletés pour réaliser des selfs de forte valeur. Mesurez alors précisément la fréquence du GBF . L’étude du § 3. En revanche.5. Dans ce cas. montage M. l'intensité est en phase avec la tension ⇒ la figure de Lissajous sera une droite. le facteur de dissipation est moins bon. X Y R : 200 Ω L : bobine Leybold 1000 spires C L C : boite à décade . Cela est du au fait que la réluctance du circuit magnétique est faible.1 Par résonance On peut utiliser la résonance d’un circuit RLC série. Certains matériaux (ferrites) permettent de réaliser des inductances prévus pour fonctionner en hautes fréquences. On peut augmenter fortement l’inductance de la bobine en bouclant le milieu magnétique. 3.5 Autres méthodes de mesure De nombreuses autres méthodes de mesures sont possibles. il faut regarder la résonance en intensité (cf. En revanche. Vous pouvez faire le test suivant : insérez la bobine dans une carcasse de transformateur démontable Leybold. On peut repérer très précisément cet instant (lorsqu'on fait varier la fréquence du GBF) en abaissant les calibres Volts/Division au maximum. A la résonance. une fréquence de résonance de 300 Hz → réglez la capacité à cette valeur. 109-119) pour avoir exactement la relation ω2 = 1/ LC .2. 38 sur la résonance ou Berty Fagot Martin tome 2 p.Analyse des résultats : On constate que l’ajout d’un matériau ferromagnétique massif dans la bobine renforce le coefficient d’auto-inductance.1 permet aussi la mesure de L. En revanche. connaissant la valeur de L (valeur approximative indiquée dessus). la variation de la résistance entre les deux fréquences est plus forte que pour la bobine à vide → les performances de la bobine avec le noyau se dégraderont plus vite avec la fréquence. en déduire la valeur précise de L à la fréquence considérée. 3. L’ajout d’un matériau ferromagnétique feuilleté provoque lui aussi une augmentation de l’inductance de la bobine mais avec de meilleures performances. Remarques : Le renforcement de L lorsque l’on ajoute un matériau ferromagnétique est notable mais n’est pas considérable. Il ne faut pas croire après cette étude que toutes les bobines à noyau ont un comportement médiocre en fréquence. plus ou moins précises et plus ou moins fouillées. On en présente ici quelques unes. La valeur de L varie peu entre les deux fréquences et le facteur de dissipation ne s’est pas dégradé (il s’est même amélioré à 120 Hz). On a donc augmenté l’inductance de la bobine en gardant des pertes réduites. calculez sa valeur pour GBF R avoir. la valeur de L varie notablement avec la fréquence et le facteur de dissipation de la bobine augmente fortement (surtout à 1 kHz).

Amplitude : 5 – 10 V L : AOIP 0. on a alors (cf.5. Duffait p.1 Mesure de r : AD 633 X1 50 kΩ W L. Regardez sa documentation pour calculer ∆C. Duffait p. mesurez la 1 tension de sortie (notée U) . On utilise pour ce faire un multiplieur analogique à entrées différentielles (circuit AD 633) dont la fonction de transfert est du type : W = k( X1 .2 Par détection synchrone L'intérêt de cette méthode de mesure est qu'elle peut s'appliquer à n'importe quel type d'impédance et qu'on peut s'en servir à différentes fréquences (dans la limite des performances des circuits employés). mesurez sa résistance en continu R : Ajustez sa valeur de façon à avoir R ≈ Z L = r 2 + L2ω 2 V : voltmètre continu précis → à Rennes. Elle est basée sur une approche vectorielle (diagramme de Fresnel) du problème. r X2 V GBF 5 ou 10 µF V= VR R Y1 Z Y2 GBF : signal sinusoïdal 300 Hz.14) : U L = kRZI 2M cos ϕ 2 Deuxième mesure Injectez cette fois-ci aux deux bornes du multiplieur la 1 tension VR .X2 )(Y1 .Y2 ) + Z avec k = 0. prendre un Métrix MX 54 ou 56 ou le Keithley 199. on a (cf. Consultez la document technique du fréquencemètre pour calculer ∆f.2 H . 3. Première mesure Avec la configuration du schéma précédent.Calcul d'incertitude : 1 ∆L ∆C ∆f L= ⇒ = +2 4π Cf 2 2 L C f Mesurez C au pont numérique.15) : U R = kR 2 I 2M 2 Calcul Ces deux mesures permettent le calcul de la partie réelle de l’impédance : UL Re(Z) = Z cos ϕ = R =r UR .

Mesurez la fréquence du signal sur l’oscilloscope. on obtient : Im(Z) = Z sin ϕ = . On peut le montrer en modifiant l'un de ces réglages et en regardant l'influence sur la tension qu'on mesure en bout de chaîne pour évaluer l'incertitude sur les réglages (comment varie sinϕ lorsque ϕ varie autour de 90° par exemple). Duffait p. Manipulation 1 : Le schéma suivant correspond à une vue de dessus. Ces réglages doivent être montrés lors de la présentation du montage car la formule précédente n'est valable que si les conditions sur le gain et la phase sont respectées.Mesure de L : Pour mesurer la partie imaginaire de l'impédance de la bobine. 4.1. on reprend la première mesure mais en faisant passer au préalable la tension VR dans un circuit déphaseur 1 réglé à − π / 2 pour la fréquence d'étude.R UR Réglage du déphaseur : Pour le montage et les valeurs composants → cf. On obtient alors la grandeur : U 'L = − kRZI 2M sin ϕ 2 U 'L En combinant cette mesure à la deuxième. IV APPLICATIONS 4. oscilloscope aimant tournant bobine Leybold Pierron MT 3060 1000 spires R N La rotation du barreau aimanté provoque une variation de flux dans la bobine → il apparaît une fém alternative à ses bornes.1 De l’induction Les applications de l’induction sont sans doute les plus nombreuses → le choix des manipulations possibles est vaste ! On en présente quelques unes mais d’autres expériences sont possibles. 15 Injectez VR en entrée et visualisez à l'oscilloscope HP 54603B l'entrée et la sortie du montage. la deuxième utilise un dispositif se rapprochant plus des dynamos utilisées dans la réalité et montre mieux la transformation travail mécanique – travail électrique. Mesurez . Ajustez une des résistances R2 pour avoir un gain en tension de 1.1 Alternateurs On propose deux manipulations : la première est plus simple à mettre en œuvre. Ajustez R1 pour avoir ϕ = 90 0 . Mesurez le déphasage entre ces deux signaux (Time → Next Menu → Next Menu → Phase sur le HP).

Reliez alors une ampoule de lampe de poche sur les connections de sortie des balais. Visualisez sur oscilloscope la tension induite aux bornes des balais (enlevez l’ampoule) ou directement aux bornes de l’ampoule. 4. Placez les en vis à vis sur la planchette support en inversant le sens des pôles. Le montage proposé est à inducteur fixe et induit tournant : ampoule aimant cylindrique (pointillé) de lampe de poche transmission manuelle vers oscillo aimant cylindrique (pointillé) Réalisez le montage avec le matériel spécifique Leybold (consultez la notice). Fixez solidement la planchette support et la transmission manuelle sur la paillasse à l’aide des serres joints prévus à cet effet. Cette circulation créé des forces (au sens mécanique du terme) qui provoquent la mise en rotation de la bobine. Il peut être intéressant d’observer alors l’allure du champ à l’aide d’une plaquette destinée à la visualisation des lignes de champ magnétique. Placez dessus une pièce polaire dépourvue de téton carré (celle ci servent lorsqu’on utilise des bobines !). la vitesse de rotation de l’aimant à l’aide d’un stroboscope. Montrez qualitativement l’influence de la vitesse de rotation de l’aimant sur l’amplitude de la fém induite. on présente la plus simple. Ils circulent de façon s’opposer à la variation de flux. Placez les deux balais collecteur sur les deux premières glissières de la série de trois. Manipulation 2 : Le principe de la manipulation est le même sauf qu’on utilise le dispositif Leybold destiné à l’étude des machines électriques tournantes. Notez l’influence de la vitesse de rotation sur la fém induite. Comparez les deux fréquences (elles doivent être égales). Plusieurs configurations d’alternateurs sont possibles . Le principe consiste à créé un champ magnétique tournant dans lequel une bobine refermée sur elle même est plongée.2 Moteurs asynchrones C’est encore une application importante de l’induction. Il possèdent une marque rouge sur une de leur face pour repérer les pôles. Le flux variable qu’elle coupe créé des courants induit en son sein (circuit fermé). . Tournez la manivelle de la transmission manuelle et observez la comportement de l’ampoule selon que l’on tourne plus ou moins vite.1. Placez le rotor bipolaire sur l’axe de la planchette support puis fixez sur ce même axe le porte balais. Le champ magnétique inducteur est obtenu à l’aide de deux aimants cylindriques.

Quaranta IV p. Etc. 115.1. pour celle du champ magnétique. Archambault : Montages de physique . Pince ampère métrique en alternatif. 101. Quaranta IV p. c’est r la force de Lorentz q v e− ∧ B qui met les charges en mouvement et créée les courants induits . se reporter au Quaranta IV p. 4. Si l’on décide de présenter cette manipulation. En effet.1. si le rotor atteignait la vitesse du champ tournant. Par contre. 500. De très nombreuses applications décrites dans beaucoup d’ouvrages peuvent être présentées. c’est le champ électrique induit ( rot E = − ∂B / ∂t . Capes de physique chimie p. etc … 4. Quaranta IV p. les phénomènes d’induction disparaîtraient ainsi que les forces qui le mettent en mouvement. La circulation de ces courants est complexe à analyser dans le cas de conducteurs à deux ou à trois dimensions. Quaranta IV p. il est important de montrer que la rotation du rotor s’effectue toujours à une vitesse inférieure à celle du champ magnétique tournant (mesurez la vitesse de rotation du rotor au stroboscope . 61. 494 ou Archambault p. 60 Transport de l’électricité sous haute tension → cf. La manipulation qui suit permet de mettre en évidence cette tendance : plaque d’essai vue de profil 500 spires 500 spires côté 1 côté 2 I=2A . expérience 2) d’ou le nom de moteur asynchrone.2. On peut remplacer le rotor bipolaire par celui en cage d’écureuil pour plus de simplicité. 501 ou JP Bellier p. maxwell-Faraday) qui les met en mouvement. § 4. Dans le premier cas. Adaptation d’impédance → cf.117. On en cite quelques unes avec des références de montage : Expériences d’introduction sur le transfo → cf.4 Les courants de Foucault Les courants de Foucault prennent par exemple naissance dans un conducteur se déplaçant dans un champ magnétique fixe ou dans un conducteur immobile soumisr à un champ magnétique variable.Manipulation : Se reporter au montage M 22 (Transducteurs). cette circulation doit donner des effets qui s’opposent à la cause qui les a engendrées conformément à la loi de Lenz. 489 et suivantes ou JP Bellier : Montages de physique (Capes) p.3 Les transformateurs Les transformateurs sont encore une application très importante de l’induction. uur r r dans le deuxième cas. Lois des tensions et courants → cf. Chauffage par induction → cf.

Les courants de Foucault sont aussi mis à profit pour réaliser des systèmes de chauffage . Ces courants ont aussi des effets nuisibles. intervertir les branchements d’une des bobines). Ajustez l’entrefer au minimum . une source de tension continue de puissance (il vaut mieux par principe utiliser une source de courant car c’est le courant qui impose le champ magnétique). branchez les bobines de façon à ce que leur champ s’ajoute (si la plaque ne s’arrête pas dans l’expérience qui suit. Faites alors circuler un courant de 2 A dans les bobines → le pendule s’amorti alors très rapidement. C’est pour cette raison que les noyaux en fer doux des transformateurs sont en tôle feuilletée. . Recommencez la manipulation en plaçant cette fois ci le côté 1 de la plaque d’essai vers le bas → les oscillations doivent s’amortir nettement moins rapidement. On peut par exemple mesurer le champ magnétique d’un électroaimant et comparez le résultat à celui donné par un teslamètre. Remarque : Ce type de freinage présente l’avantage par rapport aux systèmes classiques de freins mécaniques d’être d’autant plus efficace que la vitesse est grande. On s’en sert dans les plaques de cuisine à induction.5 Réalisation de capteurs Mesure d’un champ magnétique à l’aide d’un fluxmètre : Toute variation du flux d’un champ magnétique au sein d’une bobine provoquant l’apparition d’une fém induite.4. Par contre. § 1.1. Pour le principe et la réalisation pratique du fluxmètre. Il existe une manipulation classique sur ce sujet (cf. Le découpage de la plaque d’essai réduit la circulation des courants induits et donc les phénomènes d’induction. Il sert en pratique pour éviter par exemple l’emballement des poids lourds dans les descentes (ralentisseur électromagnétique). 4. Réalisation d’un capteur inductif : Une idée simple de capteur de position basé sur l’induction est proposée dans le montage M 18 (Milieux magnétiques). notamment dans les transformateurs. 494).2. S’y reporter. se reporter au montage M 20 (Production et mesure de champ magnétiques. dans les processus de purification des métaux car le procédé de chauffage n’apporte alors aucune impureté chimique. on peut mettre à profit l’apparition de cette fém pour réaliser un dispositif permettant la mesure du champ magnétique. Les courants induits soumettent le matériau à des forces de Laplace qui s’opposent au mouvement. Des courants induits circulent dans la carcasse ferromagnétique soumise au champ magnétique alternatif et provoquent un échauffement indésirable par effet Joule. Ecartez le pendule constitué par la plaque d’essai de sa position d’équilibre → il se met à osciller autour de cette position. Fixez la plaque d’essai avec le côté 2 vers le bas (dans l’entrefer).2). § 5. Le feuilletage diminue l’importance des courants induits. On peut montrer les problèmes de dérives dues aux courants de polarisation et à l’offset de l’AO (rapidement car le phénomène d’induction n’est pas en cause dans ce cas) et les variations du signal de sortie dès qu’on bouge la bobine à proximité d’un champ (le principe même de l’induction en est alors la cause ). à défaut. Quaranta IV p. L’emploi de ferrites isolantes en haute fréquence répond à ce même souci. Prendre une alimentation stabilisée de puissance pouvant être réglée en générateur de courant ou. il devient inopérant lorsque la vitesse devient faible (les phénomènes d’induction diminuant au fur et à mesure du ralentissement) → il ne peut se substituer entièrement à un système classique de freinage mais il peut le compléter.

. Quaranta IV p. Le circuit étant alors ouvert. Quaranta IV p.p. Enregistrez le régime transitoire au moment de l'ouverture du circuit avec le Hameg HM 305 (prendre une sonde atténuatrice. induite. time/div = 50 ms) et gardez le en mémoire . la brusque variation du courant provoque une forte f.di = LI 2 0 dt 0 2 Lorsqu'on ouvre l'interrupteur.d. le néon redevient ensuite un condensateur et l'on observe dans le circuit r. Le terme Ri2 correspond à la puissance dissipée par effet joule dans le circuit. prendre un condensateur papier gris Alimentation : 30 V 10 A CDA 9530 NEON Manipulation : Retirez le noyau de fer doux et ajustez la tension de façon à ne pas avoir d'étincelle au niveau du néon.1 De la surtension Plusieurs manipulations sont possibles.2.é.C un régime oscillant. elle se manifeste par une importante d. Le générateur n'alimentant plus le circuit dans le montage proposé. aux bornes du néon. L'autre correspond à puissance stockée par la bobine . Citons par exemple la Bobine de Ruhmkorff (cf.2 De l’auto-induction 4.L. atteinte peut devenir supérieure à la tension de claquage du néon. 47) ou l’allumage d'un néon (cf.p. l'énergie correspondante est : ∞ I di 1 U = ∫ Li dt = ∫ Li.14 . Explication : Lorsque l'on ferme le circuit la loi d'ohm généralisée donne si on ne tient pas compte du néon : e0 − L di / dt = Ri e0   Rt   La solution i(t) qui s'annule pour t = 0 est : i( t ) = 1 − exp −   R   L  Le courant croit jusqu'à la valeur e0/R. 38). La puissance électrocinétique fournie par le générateur est : e0i = Ri 2 + Li ( di / dt ) . la d. On propose ici la deuxième expérience. Montage : 5V L : bobine avec noyau amovible 0. On observe alors l'étincelle d'allumage. 4.d. Observez l'étincelle et comparer les régimes transitoires. Si la valeur de la self est suffisamment importante (ce qui est le cas ici avec le noyaux de fer doux).m. Réinsérez le noyaux de fer et recommencez la manipulation.1 H C C : 5 µF environ K Prendre un condensateur robuste (pas d’étalons) → à L Rennes.1.

45 et 227 Capes de Sciences Physiques : R. Nathan p. Duffait . elle est particulièrement bien adaptée au lissages des courants forts. 224 et suivantes Berty-Fagot-Martin : tome I p. 70 Capes de physique et chimie : Montages de physique . montage "conversion alternatif . comparez le comportement de ces deux types de lissages vis à vis d'une charge résistive très grande puis très faible. Calculez le taux d'ondulation résiduel dans le cas d'un bon lissage et comparez aux calcul que propose le Quaranta. 48 et 221 Physique terminale S : collection Durandeau. Dans ce cas.2 Lissage d'un courant C'est une application importante de l'auto- induction.Remarque : La capacité en parallèle sur l'interrupteur permet de lui éviter une étincelle de rupture. Question importante : Quel est l'avantage du lissage par self dans le cas des forts courants par rapport au lissage par capacité (cf. 255-260 "Lissage par inductance" JP Bellier : Montages de Physique (Capes de physique et chimie) p. Une inductance s'opposant aux variations de courant. On peut prendre alors l'électro-aimant (le problème consiste alors à connaître son inductance → la mesurer rapidement par résonance). Quaranta IV p. Celui de rennes a une résistance d'environ 2 Ω.continu) ? Pour y répondre.2. Bréal p. On peut le montrer en présentation car cela constitue aussi une application. l'auto-induction est alors un phénomène indésirable → on montre ainsi comment l'éliminer. Agrégation de physique . Manipulation : Quaranta III p. Montrez l'influence de la valeur de L avec une self à noyau amovible. il faut une forte inductance de faible résistance → en prendre une ayant la plus faible résistance possible. Hachette p. 37). 4. Bibliographie : Quaranta IV p. 63 Pour avoir un bon lissage. 37. 278-284 Physique terminale S : enseignement obligatoire. Une bonne idée consiste à utiliser un électro-aimant puissant pour réaliser un solénoïde équivalent (cf. JP Belleir Duffait : Expériences d'électronique .