You are on page 1of 16

28 Radj eb 1438 - Mardi 25 Avri l 2017 - N° 16038 - Nouvel l e séri e - www.el moudj ahi d.com - ISSN 1111-0287

L A R E V O L U T I O N P A R L
L A
R E V O L U T I O N
P A R
L E
P E U P L E
E T
P O U R
L E
P E U P L E
28 Radj eb 1438 - Mardi 25 Avri l 2017 - N° 16038 - Nouvel l

É D I TO R I A L

U N S U CC È S U N E F Ê T E

DÉCÈS DU MOUDJAHID ET ANCIEN MINISTRE DE L’EQUIPEMENT, MOHAMED GUENIFED

LE PRÉSIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA ADRESSE SES CONDOLÉANCES À LA FAMILLE DU DÉFUNT

P.

24

M. SELLAL À BATNA

UNE ÉCOUTE ATTENTIVE

l Invité à notre Forum, pour s’exprimer sur la campagne

électorale des législatives du 4 mai, le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections n’a pas omis de dire certaines vérités concernant le processus électoral, le contexte dans lequel il se déroule, économique certes, mais sécuritaire notamment, son enjeu et surtout les préjugés qui entourent toute l’opération dans son ensemble. Oui, il n’a pas hésité à dire que le premier défi, celui de l’assainissement du fichier électoral,

a été mené à bien, un beau travail a été accompli, mais il serait inexact de croire que le défi a été entièrement relevé, la question est loin d’être close. Il s’est d’autre part attaqué à ce vieux préjugé qui veut que la fraude vienne de l’Administration. Évoquant ses propres expériences de candidat, il a démontré que ce sont plutôt les mécanismes, pour des raisons diverses, qui ne sont pas encore au point, et que la démocratie est avant tout une question de culture. Sur ce plan, nous avons du chemin à faire, parce que chacun, dans son «coin», croit qu’il est en droit de faire et de défaire les choses, sans se soucier de l’opinion publique et de l’intérêt général. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé, un peu provocateur, à soutenir, s’agissant de la transparence du scrutin, revendiquée par tout le monde, que certaines formations politiques la craignent plus que tout. Et il n’a sans doute pas tort. L’essentiel n’étant pas de ressasser les méfaits des anciennes pratiques, mais de rompre avec elles et d’avancer. Et c’est justement la mission principale de l’instance qu’il anime : à savoir que chacun est tenu de respecter la loi, que le scrutin soit honnête et que la voix de l’électeur ne soit pas détournée, car, autrement, ce serait tout simplement une «haute trahison». Aussi, le travail politique et pédagogique à mener ensemble, classe politique, médias et pouvoirs publics, doit jeter les bases d’une culture démocratique, la seule qui nous évite l’exclusivisme autoritaire synonyme d’immobilisme, le populisme comme marchandise saisonnière, le repli identitaire ou communautaire stérile ou porteur de chaos. Oui, la culture démocratique est la seule qui nous ouvre toute grande la porte du changement pacifique, par le libre débat sur notre présent et notre avenir au sein d’institutions légitimes. À l’évidence, il y a une forte volonté de transparence exprimée à travers la récente révision constitutionnelle, et nous avons tout à gagner à inaugurer la nouvelle expérience, celle d’une compétition ouverte et apaisée, avec réalisme et optimisme. Faisons du scrutin du 4 mai une fête et un succès pour donner de nouvelles perspectives au pays, dont les atouts sont immenses et plus encore les ambitions de la société, et singulièrement celles des jeunes.

EL MOUDJAHID

AUX DOLÉANCES

CONCRÉTISER LE PROJET DE RENOUVEAU NATIONAL INITIÉ PAR LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA. w Projet de réalisation du
CONCRÉTISER LE PROJET DE RENOUVEAU NATIONAL
INITIÉ PAR LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA.
w
Projet de réalisation du complexe
de fabrication de turbines.
w
Inauguration de l’unité privée
de production de panneaux
photovoltaïques et d’un lycée
de 800 places pédagogiques.
Mise en service de la première tranche
du périmètre irrigué de Chemora.
w

Le Premier ministre a présidé, hier au terme d’une visite de travail à Batna, une rencontre avec les représentants de la société civile. Dans son allocution, M. Sellal a indiqué que «Batna n’est pas seulement la citadelle du nationalisme inconditionnel, elle est aussi devenue, grâce aux diverses composantes du programme de développement présidentiel, un pôle économique de développement».

PP. 3-4

CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE

 

LES PARTIS SUR LE TERRAIN

 

w

M. OULD-ABBÈS (FLN) : « Aller en force aux urnes »

w

M. hADDAD (FMN) : « Intérêt particulier aux jeunes »

w

M.  OUyAhIA (RND) : « Préserver l’unité du peuple »

w

M. BOUChAFA (FFS) : « Défense de l’unité du pays »

M. BENABDESLAM (FAN) : « L’Algérie est stable et

w

w

M. DJABALLAh (Union pour Nahda-Adala-Bina) :

son peuple refuse le désordre »

« Respect des constantes nationales »

 

PP. 5-6 et 7

  • - M. LOUH : « LA SUPERVISION PAR LA JUSTICE UNE GARANTIE DE CRÉDIBILITÉ »

l Parlement arabe : les participants saluent un climat démocratique.

  • C O N S O L I D E R L A S TA B I L I T É
    - M. DERBAL : « LA LOI ET LA LÉGISLATION RESPEC TÉES DANS LEUR INTÉGRALITÉ »

LES PARTIS SUR LE TERRAIN w M. OULD-ABBÈS (FLN) : « Aller en force aux urnes
LES PARTIS SUR LE TERRAIN w M. OULD-ABBÈS (FLN) : « Aller en force aux urnes

M me NAMOUS, INVITÉE DE NOTRE FORUM

Ph : Louiza M.
Ph : Louiza M.

L A DA N S E D U

P R I N T E M P S

P. 13

MOIS DU PATRIMOINE à MILA FÊTE DU COUSCOUS P. 13
MOIS DU PATRIMOINE à MILA
FÊTE DU
COUSCOUS
P. 13

El Moudjahid/Pub du 25/04/2017

2 Bouche DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid
2
Bouche
DE
À
Oreille
EL MOUDJAHID
d’El Moudjahid
 

ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES

 
 
 

CET APRÈS-MIDI À 14H

 
M. Boutarfa à Tiaret Le ministre de l’Énergie, ministre des maison de l’Environnement.

M. Boutarfa à Tiaret

Le ministre de l’Énergie, ministre des

maison de l’Environnement.

 

La politique

algérienne dans les affaires religieuses

Ressources en eau et de l’Environnement par intérim, M. Noureddine Boutarfa, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection,

L’Institut diplomatique des relations internationales organise, cet après-midi à 14h, au siège du ministère des Affaires

L’Institut diplomatique des relations internationales organise, cet après-midi à 14h, au siège du ministère des Affaires étrangères, une conférence animée par

au cours de laquelle il procédera à la mise en service et à à l’inauguration de plusieurs projets d’alimentation de gaz, d’électricité et de produits pétroliers, et visitera également des projets d’hydrocarbures, d’alimentation en eau et la

M. Mohamed Aïssa, ministre des Affaires

M. Nouri à Aïn Defla

M. Mohamed Aïssa, ministre des Affaires M. Nouri à Aïn Defla

religieuses et des Wakfs, sur la politique de notre pays dans le domaine des affaires

Le ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat,

religieuses et les efforts

M. Abdelouahab Nouri, effectuera aujourd’hui

entrepris pour assurer la liberté de culte, dans le cadre de la cohésion nationale.

une visite de travail et d’inspection dans la wilaya.

 

CE MATIN À 9H30

Finale de la coupe de la DGSN

CE MATIN À 9H30 Finale de la coupe de la DGSN Sous la supervision de M.

Sous la supervision de M. Abdelghani Hamel, Directeur général de la Sûreté nationale, la DGSN organise la finale de la coupe DGSN de football catégorie séniors et vétérans, ce matin à 9h30, au stade Omar- Hammadi de Bologhine.

CET APRÈS-MIDI À 13H30 AU CCI

« Le nationalisme dans la pensée d’Abdelhamid Ben Badis »

Le Centre culturel islamique organise, cet après- midi à 13h30, une conférence sur le thème «Le nationalisme dans la pensée de précurseur de la renaissance algérienne Abdelhamid Ben Badis», animée par M. Achref Ben Oudina, professeur à l’Institut de formation des cadres religieux de Tizi Ouzou.

El Moudjahid /Pub du 25/04/2017 2 Bouche DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
ACTIVITÉS CULTURELLES CE MATIN À 10H AU TNA CET APRÈS-MIDI À 15H À LA LIBRAIRIE CHAÏB-DZAÏR
ACTIVITÉS CULTURELLES
CE MATIN À 10H
AU TNA
CET APRÈS-MIDI À 15H
À LA LIBRAIRIE CHAÏB-DZAÏR
Présentation théâtrale
spécial presse
« Histoire de Bousaâda
ville du bonheur »
Le Théâtre national algérien organise, ce matin
à 10h, à la salle El-Hadj-Omar, une
présentation de presse de la pièce
théâtrale Bahidja, de l’écrivaine
Leila Aslaoui.
La librairie Chaïb-Dzaïr de
l’ANEP organise une rencontre
intitulée «Histoire de Bousaâda, ville
du bonheur», animée par M. Farouk
Zahi, cet après-midi à partir de 15h.

CE MATIN À 11H

M. Farid Benyahia, invité du Forum d’Echaâb

Le Forum du journal Echaâb recevra, ce matin à 11h, M. Farid Benyahia,

en diplomatiques, qui animera une

docteur

relations

internationales

conférence-débat sur le thème «Les effets des technologies avancées sur la

géopolitique

et

la

géostratégie

internationales : un site en Algérie».

CE MATIN À 10H

Hommage au docteur Larbi Zoubeiri

À l’occasion du 59 e anniversaire de la tenue de la Conférence de Tanger, le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, en coordination avec l’association Machaâl Echahid, organise, ce matin à 10 heures, une conférence sur la participation des historiens dans la préservation de la mémoire maghrébine. Cette conférence se veut un hommage au docteur Larbi Zoubeiri.

DEMAIN À 10H

Conférence de presse de la FAPH

La

Fédération

algérienne

des

personnes handicapées organise, demain à 10 heures, au Centre de Presse d’El Moudjahid, une conférence de presse, pour lancer un message à tous les candidats aux élections législatives, afin qu’ils n’oublient pas, dans leur programme, les personnes handicapées.

El Moudjahid /Pub du 25/04/2017 2 Bouche DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES

ENSOLEILLÉ

Le temps sera généralement couvert au Nord, à l’Est et à l’Ouest. Ensoleillé au Sud.

Températures (maximales- minimales) prévues aujourd’hui :

Alger (20° - 12°), Annaba (27° - 14°), Béchar (31° - 18°), Biskra (32° -

19°), Constantine (28° - 12°), Djelfa (25° - 12°), Ghardaïa (30° - 18°), Oran (26° - 14°), Sétif (26° - 12°), Tamanrasset (34° - 18°), Tlemcen (24° - 12°).

Publicité

El Moudjahid /Pub du 25/04/2017 2 Bouche DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES

L’événement

3

EL MOUDJAHID

M. SELLAL EN VISITE DE TRAVAIL ET D’INSPECTION HIER À BATNA

UNE ÉCOUTE ATTENTIVE

AUX DOLÉANCES

C ’ e st a u cœ u r d e la c a p ita le d e s A u r è s, B a tn a , e t p lu s p r é c is é m e n t à la m a is o n d e la C u ltu re M o h a m e d -L a ïd -E l-K h a lifa , q u e le P re m ie r m in istre , M . A b d e lm a le k S e lla l, a p ro n o n c é u n d is c o u rs q u i fe r a d a te .

De notre envoyé spécial : Karim Aoudia

L ors de sa rencontre avec les autorités locales et les représentants de la so- ciété civile, au terme de sa visite de

travail et d’inspection qui l’a conduit dans cette wilaya de l’Est, le Premier ministre a défendu, dans son allocution, le projet de re- nouveau national, rappelant, dans ses propos très pointilleux sur les détails, le processus d’édification d’un État de droit initié et mis en œuvre sous la conduite du Président Ab- delaziz Bouteflika. Un processus visant à bâtir un État souverain doté d’institutions de représentations légitimes rompues à l’exer- cice de la démocratie, jouissant d’une stabi- lité sécuritaire et pour la sauvegarde des principes de justice sociale. Un État résolu- ment engagé sur la voie de la diversification économique où la compétitivité est le mai- tre-mot. Il s’agit donc de cette dynamique qui a été accompagnée d’actions de réformes aussi ambitieuses que laborieuses, d’une im- portance déterminante, voire décisive, tant ses objectifs sont aujourd’hui tous consacrés, comme le fait savoir M. Sellal, à la faveur de la révision substantielle et historique de la Constitution. À Batna, le Premier ministre a rappelé aussi dans son discours les multiples visites qu’a effectuées le Président de la Répu- blique, sillonnant le pays de long en large, consacrant, pour chacune d’elles, «une nou- velle opportunité pour de chaleureuses re- trouvailles entre le Chef de l’État et des citoyens aspirant à une vie meilleure, certes, mais forts heureux quant aux mutations pro- fondes qu’ont connues toutes les régions du pays».

Le bastion des hommes libres et dévoués

Ces qualités par lesquelles se distingue la population de Batna sont indéniables, a af- firmé le Premier ministre, affirmant que celles-ci «s’inscrivent dans les prolonge- ments des ces vérités déjà confirmées dans le parcours historique des Aurès par les- quelles l’on se remémore les épopées multi- ples de la région et les sacrifices consentis par des milliers de ses valeureux enfants pendant la glorieuse guerre de Libération. Ces derniers, et à l’instar de leurs compa- triotes, se sont mobilisés comme un seul homme pour libérer notre cher pays du joug du colonialisme», a tenu à rappeler Abdel- malek Sellal, en mettant l’accent sur les fon- dements de la personnalité algérienne si bien incarnée chez nos concitoyens de cette partie du pays. Le Premier ministre a souligné qu’il s’est déjà exprimé sur le sujet, lors de sa récente visite à Oran, avant d’ajouter : «Nous voilà aujourd’hui réunis dans l’un des bastions de l’identité nationale, et je suis fier de réitérer devant vous que nous sommes des Algériens imprégnés des mêmes valeurs de piété mu- sulmane, de fierté amazighe, de noblesse arabe et de sagesse propre aux fils du Sa- hara.» «Toutes ses caractéristiques qui définis- sent la personnalité algérienne se reflètent parfaitement dans la personnalité du Prési- dent de la République qui vous transmet, à vous et à toute la population de Batna ses chaleureuse salutations», a encore souligné M. Sellal, lors de la rencontre qu’il a prési- dée à la maison de la Culture. Une rencontre qu’il n’a pas voulu circonscrire uniquement à l’évocation d’épopées historiques, aussi «glorieuses qu’honorables», a-t-il encore

L’ événement 3 EL MOUDJAHID M. SELLAL EN VISITE DE TRAVAIL ET D’INSPECTION HIER À BATNA

précisé, tout en insistant sur le fait que sa vi- site à Batna est aussi une «opportunité pour débattre notre présent et notre avenir, afin de consolider le cadre du développement, en particulier dans cette wilaya, et dans tout le pays, en général». Pour M. Sellal, Batna n’est pas uniquement le bastion du nationa- lisme fidèle et qui, à chaque occasion, a ré- pondu présente à l’appel de la nation.

Nouveau découpage administratif :

l’approche moderne de M. Sellal

«À la faveur du programme de développe- ment présidentiel, cette wilaya s’est muée, depuis quelques années déjà, en véritable pôle économique de premier plan, consa- crant des taux de croissance évolutifs dans de nombreux domaines d’activité», a indiqué le Premier ministre. Mettant de l’avant le fait que la capitale des Aurès est composée de 61 communes et de 21 daïras, M. Abdelmalek Sellal a très vite instruit sur le premier défi à relever dans l’immédiat, soit cette impé- rieuse nécessité d’aller vers une action de dé- veloppement homogène et harmonieux. Cette option devra être engagée suivant une dynamique garantissant une croissance bien perceptible sur l’ensemble du territoire de Batna, ses hameaux et villages y compris, a en effet plaidé le Premier ministre. «Notre objectif est de rapprocher l’État du citoyen, et non pas le contraire, et ce principe sera à l’avenir pleinement pris en considéra- tion, dans le cadre de la création des nou- velles wilayas déléguées des Hauts Plateaux auxquelles succédera le nouveau découpage administratif», a tenu à préciser M. Sellal. Par ailleurs, il a mis en évidence l’impact escompté de ces nouvelles structures en termes de modernisation et d’affermissement de la prestation globale du service public. «Aujourd’hui, dit M. Sellal, plus d’un tiers de la population algérienne est native des an- nées 2000, et pour cette génération mon- tante, la sécurité et la stabilité relèvent de données sommes toutes normales, tout comme le sont leurs attentes en termes de prestations publiques, de disponibilité des produits de consommation et l’accès aux technologies de l’information et de la com- munication.» Pour le Premier ministre, «l’importante évolution de la croissance dé- mographique est certes un motif de fierté pour le pays. Cependant, cette même évolu- tion nous impose à tous de faire valoir un es- prit responsable dans la préservation du pouvoir d’achat et du niveau de vie des Al-

gériens, et ce en tenant compte des mutations profondes de la société et qui nous recom- mandent aussi d’agir avec un sens positif». «L’amélioration continue du mode de vie de nos concitoyens est tributaire, affirme en- core M. Sellal, de la mobilisation et de l’adhésion de tout un chacun.»

Le recours à l’endettement extérieur définitivement exclu

«Assurer un avenir meilleur aux Algé- riens» est un objectif auquel aspirent les pou- voirs publics et qui fera dire au Premier ministre, la nécessité «de faire valoir l’intérêt collectif et de bannir toute pratique d’égoïsme». «Dans cette optique, il m’est aisé de re- connaître, indique encore M. Sellal, que c’est bel et bien du devoir de l’État de faire le pre- mier pas, pour consolider les liens, la confiance avec le peuple et instaurer des mé- thodes de gestion justes qui seront appli- quées dans la transparence et de façon inclusive.» Il rappelle aussi que face à la crise qui secoue depuis presque trois années le marché mondial du pétrole, «l’Algérie a préféré opter pour la réhabilitation des va- leurs du travail et la diversification d’une économie productive, et non pas de se sou- mettre aux propositions de certains qui consistent, notamment à revoir notre poli- tique de défense des acquis sociaux ou en- core recourir à l’endettement extérieur». «Je suis convaincu, appuie le Premier mi- nistre, que si cette équation à laquelle nous sommes confrontés était proposée à nos héros de la Révolution qui sont Ben Boulaïd, Ben Batouche et Ali Nmer, ils auraient sans doute cautionné le choix fait aujourd’hui par le frère le moudjahid Abdelaziz Bouteflika, qui refuse de miser sur l’avenir des généra- tions futures en conduisant l’Algérie vers une quelconque situation de dépendance vis- à-vis de l’extérieur.» En matière de développement, explique M. Sellal, «l’action de l’État obéit à la lo- gique de préservation de nos acquis consa- crés jusque-là. Nous souhaitons promouvoir davantage la justice sociale et développer au mieux notre système économique, de façon à le libérer définitivement de sa dépendance aux richesses naturelles et aux hydrocar- bures», a-t-il soutenu. Il fait savoir, à ce propos, que les résultats déjà obtenus, dans le cadre de la mise en œuvre de cette nouvelle orientation, sont en- courageant dans plusieurs domaines, ce qui

a permis, se félicite le Premier ministre, «l’émergence de produits nationaux d’une haute qualité et, de surcroît, très compétitifs, du point de vue de la concurrence». «Ces produits qui constituent les premiers fruits certifiant d’une nouvelle économie émergeante peuvent non seulement subvenir aux besoins du marché national, mais aussi de conquérir d’autres marchés via la dyna- misation de l’activité de l’exportation.»

Aller vers l’exportation constitue d’ail- leurs un des axes cardinaux de la nouvelle stratégie de relance économique prônée et mise en œuvre par les pouvoirs publics.

  • M. Abdelmalek Sellal le fait savoir d’ailleurs

clairement, en affirmant haut et fort que «nous ne voulons plus que les navires qui nous transportent les produits importés par l’Algérie repartent vides». En décodé, il est donc impératif, pour la bonne santé de notre économie, de faire va- loir une stratégie d’exportation des plus op- timales, ce qui passe nécessairement, indique le Premier ministre, «par une amélioration certaine du système bancaire, ainsi qu’une hausse des actifs bancaires et des taux d’in- vestissements participatifs».

Mobilisation sans faille pour le 4 mai

D’autre part, le Premier ministre a aussi soutenu, lors de sa rencontre avec les autori- tés locales et les représentants de la société civile de Batna, que «toute démocratie est

dénuée de sens lorsqu’elle ne garantit pas le droit au logement, l’accès à l’éducation et à la santé, et n’assure pas le droit d’expression et d’information, ainsi que la promotion de la pratique politique et du travail associatif». «Les principes de la participation et du tra- vail collectif, qu’ils soient verticaux ou ho- rizontaux, constituent cette condition sine qua non pour hisser nos mœurs démocra- tiques au plus haut niveau», dit en substance

  • M. Sellal. C’est là d’ailleurs l’objectif de la

révision de la Constitution, ayant donné naissance à de nombreuses institutions de consultation et organismes de surveillance et de contrôle, et dont la création confirme, pré- cise M. Sellal, l’importance de dialogue entre les forces vives de la nation, et duquel ne peuvent émaner que des résultats positifs. «Vous n’êtes pas sans savoir les consé- quences que peuvent engendrer les poli- tiques de la scission. Vous connaissez parfaitement la valeur de la sécurité et de la stabilité, et vous n’ignorez pas non plus la vertu de panser les blessures, loin de toute rancune et sentiment d’aversion, comme cela été rendu possible, grâce à l’application de la politique de réconciliation nationale», a ajouté M. Sellal, au cours de son intervention à Batna.

«Le peuple algérien et sage et perspicace, et sait très bien où réside son intérêt. Il ne tient surtout pas à s’aventurer en remettant en cause la souveraineté et la stabilité dont il jouit actuellement, après y avoir payé un lourd tribut. Tout système de démocratie mis en place doit d’abord et avant tout favoriser l’échange d’idées visant l’objectif de déve- lopper le pays et assurer son progrès, et c’est pour ces mêmes objectifs que le rendez-vous est pris pour la prochaine consultation élec- torale, par laquelle nous saurons prouver une fois de plus notre attachement aux idéaux de la patrie et notre engagement à servir le pays sur la base de valeurs nationalistes authen- tiques», a plaidé le Premier ministre, exhor- tant ainsi les citoyens à une participation massive, lors des législatives du 4 mai.

K. A.

Mardi 25 Avril 2017

L’événement

4

EL MOUDJAHID

M. SELLAL EN VISITE DE TRAVAIL ET D’INSPECTION HIER À BATNA

UNE NOUVELLE DYNAMIQUE SOCIO-ÉCONOMIQUE

M. Sellal a procédé à la mise en exploitation de la première tranche du périmètre irrigué de Chemra. Au cours de son inspection de ce périmètre, M. Sellal a indiqué que le Conseil participatif de l’État (CPE) étudiera, la semaine prochaine, lors d’une réunion, la possibilité de créer des partenariats entre les propriétaires des fermes-pilotes mal exploitées, et des intervenants dans le secteur agricole, pour «améliorer le rendement agricole de ces fermes».

  • I l a souligné que des investisse- ments colossaux ont été enga- gés par l’Etat dans les transferts

des eaux, notamment dans la ré- gion Est du pays pour le secteur agricole et qu’il était «impératif» de rentabiliser ces investissements et de réaliser «un saut qualitatif et quantitatif dans l’agriculture». Il a, dans le même ordre d’idées, appelé à la mécanisation de l’agri- culture «afin d'améliorer significa- tivement la productivité et atteindre l’autosuffisance». M. Sel- lal a également exhorté les agricul- teurs à travailler dans le cadre des coopératives agricoles pour une meilleure organisation du secteur et a ordonné les responsables des services agricoles «à intervenir di- rectement dans les périmètres irri- gués», soulignant que le secteur des Ressources en eau demeure un partenaire dans l’opération de créa- tion des périmètres irrigués. La première tranche du périmètre de Chemra totalise 1.698 hectares sur une superficie globale de 7.300 ha, répartie sur les communes de Chemra et Boulhilet, a été réalisée dans le cadre du projet des trans- ferts des eaux depuis le barrage Béni Haroun dans la wilaya de Mila vers le barrage Koudiet Lem- douar, implanté à Timgad dans la wilaya de Batna. Ce projet a néces- sité la mobilisation d’un montant de 585,872 millions de dinars alors que le coût des travaux de la se- conde tranche de ce périmètre dont le taux d’avancement a atteint 60% sont estimés à 2,127 milliards de dinars. La réalisation de ce projet vise le développement des périmètres d’irrigation dans cette région de la wilaya à vocation agricole, l’aug- mentation du rendement des pro- ductions agricoles, l’amélioration des conditions de vie de la popula- tion et le désenclavement des zones rurales tout en contribuant à la création des postes d’emploi di- rects et indirects. La superficie glo- bale des périmètres agricoles prévus dans la wilaya de Batna, à irriguer depuis les eaux transférées de barrage de Béni Haroun est es- timée à 24.000 ha dont 16.000 ha dans la plaine de Chemra, 6.000 ha situés sur l’axe reliant les com- munes de Batna et d’Ain Touta et 2.000 autres hectares dans la com-

mune d’Ouled Fadel.

Production de panneaux photovoltaïques à Aïn Yagout

M. Abdelmalek Sellal a inauguré dans la commune d’Ain Yagout, l’unité de statut privé, «Aurès So- laire» de production de panneaux photovoltaïques. En inspectant les différentes chaînes de production, il a valorisé l’orientation du secteur privé dans l’investissement dans les énergies renouvelables et a particulièrement insisté sur «la création d’un pont avec l’université» afin d’assurer des formations pratiques et de four-

L’ événement 4 EL MOUDJAHID M. SELLAL EN VISITE DE TRAVAIL ET D’INSPECTION HIER À BATNA

nir pour le secteur des énergies re- nouvelables des compétences qua- lifiées. Il a annoncé qu’une clause ren- dant obligatoire l’exploitation de l’énergie solaire dans les équipe- ments publics sera introduite dans les cahiers de charge relatifs à ces projets. Il a ajouté qu’un travail de coor- dination entre le ministère de l’Ha- bitat, de l'Urbanisme et de la Ville, et celui de l'Industrie et des Mines sera élaboré pour veiller à exécuter cette clause, notamment dans la réalisation des hôpitaux et des éta- blissements scolaires dans les ré- gions enclavées. Construite et équipée dans la zone d’activités de la commune d’Ain Yagout dans le cadre d’un partenariat avec une firme fran- çaise sur la base de la règle 51/49, agréée par le conseil national de l’investissement, l’unité Aurès So- laire produit 125.000 panneaux so- laires par année, soit l’équivalent de 30 mégawatts représentant les besoins de 30.000 foyers.

Renforcement pédagogique de l'université Mustapha- Ben-Boulaïd

Le Premier ministre a procédé dans la commune de Fesdis, dans le cadre de sa visite de travail dans la wilaya de Batna, à l’inaugura- tion de 3.000 places pédagogiques du département de formation de base des sciences et des technolo- gies de l’Université Batna 2, cha- hid Mustapha Ben Boulaïd. Au cours de l’inspection de ce département, il a appelé à faire des universités algériennes «des villes intelligentes» dotées de toutes les commodités permettant à la com- munauté estudiantine de poursui- vre son cursus universitaire dans les meilleures conditions.

Il a souligné que des investisse- ments imposants ont été engagés dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scien- tifique en matière de réalisation et d’équipement et qu’il était impéra- tif de rentabiliser ces infrastruc- tures à travers «une meilleure organisation» devant permettre d’assurer une place pédagogique pour chaque bachelier. Inscrite dans le cadre d’un projet de réali- sation de 6.000 places pédago- giques, la réalisation de ces 3.000 places pédagogiques a nécessité la mise en place d’un montant de 995,686 millions de dinars. L’Université chahid Mustapha Ben Boulaïd totalise pour l’année universitaire en cours 31.000 étu- diants, encadrés par 1.110 ensei- gnants. Elle reçoit annuellement entre 6.000 et 7.000 nouveaux étudiants répartis sur les facultés des sciences de la technologie, de la nature et de la vie, des mathéma- tiques, de la terre, de l’informa- tique, des langues étrangères, de la médecine et l’institut des activités physiques et sportives. A l’entrée de l’université, M. Sellal a inau- guré une fresque commémorative du chahid Mustapha Ben Boulaïd, le lion des Aurès.

Sécurisation de l’approvisionne- ment en eau potable

M. Sellal a inauguré la première partie du projet de renforcement et de sécurisation en matière d’appro- visionnement en eau potable de la capitale des Aurès, et ce, dans le cadre de sa visite de travail dans cette wilaya. Inspectant les diffé- rents équipements réalisés dans le cadre de cette première tranche du projet structurant du secteur des ressources en eau, M. Sellal a par- ticulièrement insisté sur le parachè-

vement des travaux de la deuxième tranche du même projet «avant le mois de ramadhan». Le Premier ministre a instruit à l’effet de procéder à augmenter le volume d’eau emmagasiné dans le barrage Koudiet Lemdouar, im- planté dans la commune de Tim- gad, qui affiche actuellement 38 millions m3 à 50 millions m 3 à par- tir du barrage de Béni Haroun de la wilaya de Mila. Réalisé avec l’objectif d’assurer une alimentation en eau potable H/24 pour les habitants de la ville de Batna, et assurer également l’approvisionnement en cette den- rée vitale durant 72 heures en cas de perturbation de la distribu- tion d’eau, la première tranche du projet de renforcement et de sécu- risation en matière d’approvision- nement en eau potable de la capitale des Aurès englobe la réa- lisation de trois réservoirs d’une capacité de stockage de 25.000, 10.000 et 5.000 m 3 . Implantés dans les régions de Hamla 3 et Kechida, ces réservoirs devront assurer une alimentation en eau potable H/24 pour plus de 140.000 habitants de la capitale des Aurès, alimentés dans le passé, à raison de six heures chaque deux jours. D’un coût de réalisation es- timé à 27,6 milliards de dinars, le projet de renforcement et de sécu- risation en matière d’approvision- nement en eau potable de la ville de Batna vise également à optimi- ser l’exploitation des ressources en eau disponibles à la station de trai- tement de Koudiet Lemdouar et l’apport des eaux souterraines de la région de Djerma. Auparavant, le Premier ministre avait procédé à l’inauguration du salon de l’investissement Batna In- vest à la salle Assihar, au centre ville avec la participation de 62 in- vestisseurs.

  • M. Sellal a également inauguré

l’évitement nord de la ville de Batna, un projet totalisant 18 km en double voie, essentiellement uti- lisé par les véhicules de gros ton- nage devant permettre de désengorger la circulation dans le centre de la capitale des Aurès tout en facilitant la traversée.

Inspection du chantier du complexe de fabrication des turbines

  • M. Sellal a inspecté le chantier

de réalisation du complexe indus- triel de fabrication des turbines im- planté dans le parc industriel de la commune d’Ain Yagout. La pre- mière turbine du complexe d’Ain Yagout sortira à la fin de l’année 2018, selon les explications. In situ, M. Sellal a souligné l’impor- tance «d’aller vers l’université et trouver une adéquation entre la for- mation universitaire et les projets de développement en cours». Le Premier ministre a, dans ce contexte, appelé à encourager les jeunes à créer leur entreprises et à œuvrer à faire émerger autour du tissu industriel une filière de sous traitance compétitive et perfor- mante. Il a aussi insisté sur l’améliora- tion du taux d’intégration nationale avec l’objectif «de réduire la fac- ture d'importation et de s'orienter vers l'exportation». Erigé sur une superficie de 20 hectares, le com- plexe industriel de fabrication des turbines est réalisé dans le cadre d’un partenariat algéro-américain entre le groupe Sonelgaz et le groupe industriel General Elec- trics. Ce projet, qui a nécessité la mise en place d’un montant de 230 millions de dollars, est spécialisé dans la fabrication des turbines à gaz, des turbines à vapeur, des al- ternateurs et systèmes de contrôle- commande. La capacité de production de ce complexe, dont la mise en service est prévue en décembre 2018, est de produire entre 4 et 6 turbines à gaz et 3 turbines électriques par an. La concrétisation de ce projet per- mettra la création de 400 postes de travail directs et 300 autres indi- rects en plus de sa participation dans la transmission et la maîtrise de la technologie moderne, à tra- vers la formation des cadres uni- versitaires et des promus des centres de formation profession- nelle. Au cours de cette inspection, le Premier ministre a présidé une cé- r émo n i e d e si g n a t u r e d e tr o is contrats, entre le groupe Sonelgaz e t G e n e r a l El e c tri c s, r e l a t ifs à l a f o u r n i t u r e d e s t u r b i n e s p o u r l e plan de développement de la SPE (Société algérienne de production d e l’ é l e c tri c i t é /fi l i a l e d e S o n e l- gaz), à l’achat des équipements de la centrale d’Oumache dans la wi- l a y a d e Bis k r a e t u n tr o isi ème c o n tr a t p o u r l a ma i n t e n a n c e d e s centrales. (APS)

EL MOUDJAHID

L’événement

5

CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE

M. LOUH A MASCARA

L A SUPERVISION PAR L A JUSTICE

UNE GARANTIE DE CRÉDIBILITÉ

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a estimé, hier à Mascara, que la supervision du scrutin du 4 mai prochain par la justice est une «garantie de la crédibilité et de l’intégrité» de ces législatives.

  • I ntervenant devant des magistrats et des avocats, à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège

du tribunal de Tighennif, dans le cadre de sa visite de travail dans la wilaya, le ministre a souligné que le

rôle de la justice à superviser les pro- chaines législatives, tant au sein de la Haute instance indépendante de sur- veillance des élections (HIISE) ou à travers d’autres niveaux de représen- tation est une «garantie de la crédibi- lité et du bon déroulement» de cette consultation électorale. Le garde des Sceaux a considéré que les pro- chaines législatives revêtent une grande importance pour le pays du fait qu’elles soient la première échéance électorale à être organisée conformément aux dispositions de la Constitution, amendée en mars 2016. Celle-ci offre des garanties pour l’exercice démocratique en Algérie, préconise des réformes profondes assurant au pays la stabilité et garantit au citoyen ses droits dans le cadre d’un Etat fort, respectueux, juste et stable, a-t-il souligné. M. Louh a, par ailleurs, considéré que la réussite de ce rendez-vous électoral traduira l’évolution démocratique en Algérie et renforcera l’immunité du pays contre toute tentative d’atteinte à sa

EL MOUDJAHID L’ événement 5 CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE M. LOUH A MASCARA L A SUPERVISION PAR

sécurité, à sa stabilité et à son unité pour lesquelles des millions d’Algé- riens ont sacrifié leurs vies. M. Louh s’est enquis de l’état d’avancement des structures relevant de son département ministériel et procédé à l’inauguration d’un tribu- nal à Tighennif doté d’un ascenseur panoramique pour les personnes à mobilité réduite et de quatre rési- dences. Le ministre après avoir écouté toutes les données et statis- tiques de l’activité judiciaire dans la wilaya n’a pas manqué de mettre en relief la modernisation du secteur,la formation du personnel de la magis- trature sans omettre le volet des ar- chives qui constitue la pièce

maîtresse de l’action judiciaire dans son action au profit du justiciable. Dans son allocution devant les ma- gistrats, avocats et cadres de son dé- partement, le ministre a plaidé pour une justice moderne qui répond aux aspirations des justiciables dans la protection des libertés et droits de- vant les tribunaux et cours de justice. Les réalisations de Sig et Tighennif, dira le ministre s’ajoutent à celles de Bouhanifia, soit un plus pour le rap- prochement du justiciable de la jus- tice suivant une implantation géographique tenant compte de la proximité et ce dans le cadre des grands projets de développement .L’évaluation de l’action judiciaire,

l’application de la carte judiciaire, des points sur lesquels le ministre est longuement revenu. La lutte contre les fléaux sociaux, la criminalité ,la corruption, la drogue et le blanchi- ment d’argent, ce sont les actions qui permettent au secteur de la justice d’assainir le contexte par une lutte implacable. M. Louh a également in- sisté sur la nécessité de la généralisa- tion de l’informatique pour la facilitation de la délivrance des docu- ments administratifs et beaucoup de progrès ont été réalisés dans ce do- maine. La grande responsabilité de l’au- torité judiciaire dans la concrétisa- tion du principe de la justice et son enracinement dans la société est une conviction à promouvoir dans la pro- tection des libertés et des droits et des personnes en donnant comme exem- ple dans ce sens qu’en 2012, il man- quait 10 cours de justice mais aujourd’hui, toutes les wilayas en sont pourvues et la toute dernière a été ouverte à Tissemsilt. Le ministre a indiqué enfin qu’il compte mettre un plan de formation pour les journa- listes dans le domaine judiciaire et ce en concertation avec les parties concernées.

A. Ghomchi avec APS

M. DERBAL : « L A LOI ET L A LÉGISL ATION

RESPECTÉES DANS LEUR INTÉGRALITÉ »

Le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, a déclaré hier, à Médéa, que la loi et la législation étaient respectées dans «leur intégralité», assurant qu’aucune entorse n’est venue entacher, pour l’heure, le bon déroulement de la campagne électorale pour les Législatives du 4 mai prochain. S’exprimant en marge d'une visite d'inspection dans la wilaya de Médéa, le président de la HIISE a indiqué que le «respect de la loi et de la législa- tion est le principal et unique indicateur qui carac- térise les élections législatives du 4 mai prochain», rassurant que son instance veillera à l’application et au respect «stricts» de la loi et que toutes les par- ties engagées dans ces joutes électorales seront trai- tées «sur le même pied d’égalité». M. Derbal, qui s’était enquis des conditions d’organisation du prochain scrutin législatif, a af- firmé que les failles ou les erreurs relevées sur le terrain sont automatiquement signalées et prises en charge aussitôt afin d’assurer le bon déroulement de la campagne électorale et de l’opération de vote. Il a, toutefois, fait part d'«imperfection» en matière

EL MOUDJAHID L’ événement 5 CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE M. LOUH A MASCARA L A SUPERVISION PAR

notamment de collecte de signatures et d’identifi- cation des fiches de candidatures, que son instance compte, a-t-il dit, «corriger» lors des prochaines échéances électorales. Ces correctifs vont permet- tre, a-t-il expliqué, de différencier entre la fiche de candidature d’une liste indépendante et celle d’un parti politique, outre la garantie d’éviter toute pos- sibilité de vente, à l’avenir, de formulaires ou de

signatures au profit d’un candidat ou d’une forma- tion politique. Le président de la HIISE a déploré, à cette oc- casion, la «sous exploitation» par les partis poli- tiques et candidats indépendants en lice pour les législatives du 4 mai prochain, des sites réservés à l’animation de la campagne électorale et des es- paces radiophoniques. Il révélé, dans ce contexte, qu’à «peine 43% de l’espace d’animation radio- phonique a été utilisé, pour le moment, par les can- didats», relevant que le même phénomène a été observé par son instance s'agissant de l'exploitation des sites prévus pour l’animation des meetings, en dépit des moyens mis en place par les collectivités

locales. Il a cité, à titre illustratif, le cas des wilayas

de Bejaia et de Sétif où le taux d’occupation des sites réservés à la campagne électorale était «res- pectivement de 20 et 40 %», selon lui. M. Derbal a insisté, lors de sa visite, pour que chaque électeur puisse disposer, le jour du scrutin, de la carte d’électeur, quittes à l’imprimer sur place et à éviter, ainsi, un recours à des pièces d’identité pour l’ac- complissement de ce devoir. (APS)

pARLEMEnT ARABE

LES PARTICIPANTS SALUENT

UN CLIMAT DÉMOCRATIQUE

Le parlement arabe a salué «le climat démocra- tique» qui règne entre les partis politiques en lice pour les législatives du 4 mai prochain et le souci de l’Etat algérien d’assurer la régularité et la trans- parence de ces échéances électorales «pour l’élec- tion d’un parlement pluraliste». Au terme des travaux de la 5 e réunion de la deuxième session or- dinaire du parlement arabe, clôturés hier au Caire, le parlement arabe a rendu public un communiqué sur les élections législatives, dans lequel il salue «le souci de l’Etat algérien d’assurer la transparence et la régularité des élections à travers la mise en place de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE)». Le parlement arabe a valorisé en outre «les ef- forts soutenus du gouvernement algérien pour ga- rantir l’élection d’un parlement pluraliste, représentant les diverses franges sociales et orien- tations politiques», exprimant le vœu de voir para-

chevée l’édification de cet édifice législatif, pour «être le représentant réel du peuple algérien et le porte voix de ses ambitions et ses aspirations». A ce titre, le parlement arabe a salué «le climat démocra- tique et la compétition fraternelle qui règnent entre tous les courants politiques en lice pour ces législa- tives» et qui mettent en évidence, ajoute le commu- niqué, «un engagement national et une maturité politique sous tendue par une longue expérience dé- mocratique». Le parlement arabe a indiqué, dans ce sens, sui- vre «avec intérêt et satisfaction» les réalisations suc- cessives de l’Algérie sur la voie de la consolidation de sa sécurité, sa stabilité et la prospérité de son peu- ple, et ce, à travers «les préparatifs de la nouvelle étape du processus démocratique parachevant l’édi- fication de l’Etat de droit, en l’occurrence l’organi- sation des élections législatives prévues le 4 mai 2017 « en tant que «nouveau jalon dans le processus

des grandes réformes initiées par le président de la république, M. Abdelaziz Bouteflika». A cette occasion l’institution parlementaire arabe appelle l’ensemble du peuple algérien à contribuer au succès de cette importante échéance électorale, «comme il a fait lors des rendez-vous décisifs de l’histoire du pays», et ce, en vue de mettre à profit les acquis nationaux réalisés grâce à des initiatives efficientes», à l’instar des révisions de la Constitu- tion approuvées par le parlement algérien, et qui «ont concrétisé les ambitions du peuple en permet- tant l’accès de la femme à la vie politique et le sou- tien de son rôle dans les institutions législatives et assemblées locales, la consolidation de la liberté d’expression et des libertés individuelles et collec- tives, la liberté d’investir, ainsi que la diversification de l’économie», ajoute le même communiqué. (APS)

Lévénement

6

EL MOUDJAHID

CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE

P r NIBOUCHE :

FLN :

« L A SANTÉ PUBLIQUE

UN THÈME OCCULTÉ »

Le secteur de la santé constitue, sans conteste, un volet dans la vie socioéconomique de tout pays, il devrait donc prendre une part importante dans les programmes des partis, dans le cadre de la campagne électorale.

T outefois « ce ne sont pas tous les partis qui mon- trent de l’intérêt pour ce

dossier pourtant à la une de l’ac- tualité », c’est ce que relève, non sans regret, le professeur en car- diologie, Djamal-Eddine Ni- bouche : « Les candidats ont des préoccupations d’ordre politique plus importantes qui devaient être mises en avant », a-t-il dit lors de son passage, hier, sur les ondes de la radio nationale la Chaîne III. « Ce désintérêt des futurs députés à la question de la santé publique est regrettable à plus d’un titre », a-t-il ajouté. Djamal-Eddine Nibouche sou- tient que « les partis politiques doivent prendre en considération les préoccupations des Algériens en matière de santé. Ceci d’au- tant que leurs besoins en la ma- tière, sont énormes ». Et de poursuivre : « Il est toujours utile de rappeler que la santé du ci- toyen demeure évidemment une chose très sérieuse ». L’invité de la rédaction a fait savoir que parmi les questions sanitaires auxquelles les candi- dats auraient dû s’intéresser, fi- gurent en première ligne, les ravages du tabagisme, principale cause de décès en Algérie. Ap- puyant ses dires il a cité à titre d’exemple la mort prématurée de

L ’ événement 6 EL MOUDJAHID CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE P NIBOUCHE : FLN : « L

15.000 personnes, chaque année. Le professeur n’a pas manqué de mettre l’accent sur une enquête réalisée par l’Organisation mon- diale de la santé (OMS), en 2007 en Algérie, en indiquant que celle-ci a révélé que 20% des ly- céens s’adonnent à la consom- mation de tabac et que 40% parmi eux subissent un taba- gisme passif, un problème ma- jeur dont il regrette qu’il ne soit ne soit pas pris en compte par les partis politiques. « Depuis les années 1980 à ce jour, la consommation de tabac a triplé. Donc ce chiffre montre que c’est un problème majeur dans la santé publique. Il doit être une préoccupation majeure de la campagne électorale », a-t-

il ajouté. Le praticien spécialiste signale d’autre part, que les dé- cisions relatives à ce phénomène existent mais qu’ils attendent toujours les textes d’application destinés à les mettre en œuvre. « Il faudrait que notre pays se mette aux mêmes normes inter- nationales pour assurer la sécu- rité de ses citoyens », a-t-il insisté. Le professeur a mis par ailleurs en exergue les dégâts causés par les maladies cardio- vasculaires dans le pays, en ci- tant les résultats d’une enquête qui révèle que 45% des Algé- riens meurent de problème car- diaque, un constat très inquiétant. En réponse à une question relative à une absence d’intérêt des candidats quant à la

question de la santé publique et le défaut de programmation de rencontres avec des médecins, il a indiqué : « C’est un oubli mal- heureux. Le malade aurait dû être la première préoccupation citoyenne de tous ces partis poli- tiques étant donné le fait qu’un malade est avant tout un citoyen souffrant. Il faut donc aller vers toutes ces personnes et essayer de voir toute la problématique engen- drée par la survenue de toutes les maladies de santé publique en Algérie (cancer, problèmes car- diovasculaires, etc.) ». Dépité, il lâche : « Nous n’avons jamais fait une évaluation en ma- tière d’économie de santé en Al- gérie. Avec tout l’argent qui est donné à tous les hôpitaux, y a-t- il des résultats probants en ma- tière de santé publique ? s’interroge le Professeur avant d’insister : « Il faut procéder à une évaluation pour savoir si on est dans le bon sens ! ». D’une manière globale, l’in- vité de rédaction a estimé que « les politiques semblent peu sensibles aux problèmes cru- ciaux de santé publique, pourtant ils doivent pouvoir être à même de décider des mesures propres à les maîtriser ».

M. A. Z.

C O N S O L I D AT I O N

D E L A S TA B I L I T É D U PAY S

l La consolidation de l’édifice institutionnel et la stabilité du pays sont les deux principaux thèmes qui ont marqué le 16 e jour de la campagne électorale.

Les partis en course pour les législatives poursuivaient, hier, au 16 e jour de la cam- pagne électorale, leurs appels en direction des citoyens afin d'aller en force aux urnes, le 4 mai prochain, et à « ne pas suivre les par- tisans du boycott ». La majorité des leaders politiques considèrent que ces élections constituent « une occasion importante » pour la consolidation de l'édifice institutionnel de l'Etat et la stabilité du pays. A cet égard, le parti du Front de libération nationale (FLN) a appelé, par la voix de son secrétaire général Djamel Ould Abbès, depuis Aïn Témou- chent, les citoyens à aller en force aux urnes le 4 mai prochain. Il a souligné, à ce propos, que dans son programme, le parti veillera à la protection des couches vulnérables de la société, ainsi que la préservation de l'unité du peuple et de la nation, et la stabilité du pays, plaidant en faveur de la promotion du rôle de la jeunesse pour assurer la relève. Lors de son meeting animé la veille à Ouargla, M. Ould Abbès a appelé les jeunes à « consolider l'édifice ins- titutionnel de l'Etat algérien et la pratique dé- mocratique ». Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a mis en évidence, lors d'un meeting à Boumerdès, l'importance d'un vote massif et la nécessité de sensibiliser les citoyens d'aller en force le jour du scrutin et de voter pour avoir une Assemblée « forte et crédible » qui veillera à la protection des intérêts et des droits du peuple. M. Touati a prévenu, à cet effet, contre les conséquences d'un éventuel boycott qui portera, a-t-il dit, « un grand préjudice au peuple et conduira le pays vers une nouvelle période de transi- tion ». Dans le même sillage, le secrétaire géné- ral du Mouvement populaire algérien (MPA),

Amara Benyounès, qui animait un meeting à Biskra, a mis en garde contre ceux qui appel- lent au boycott et prévenu contre les risques d'abstention, estimant que « rester à la mai- son le jour du scrutin, ne constitue aucune- ment une solution pour les Algériens ». Il a lancé, à cet égard, un appel aux citoyens à « ne pas laisser passer » l'opportunité de la prochaine élection, en allant massivement aux urnes, estimant que « celui qui ne votera pas le 4 mai, pourrait le regretter le lende- main ». Il a expliqué que le slogan de son parti (Pour une démocratie apaisée) s'inscrit dans le but de la préservation de la paix et de la stabilité et, par conséquence, le dévelop- pement du pays. Pour le Front de l'Algérie nouvelle (FAN), l'Algérie est un pays stable, et si le peuple est en quête de changement, des « solutions sont garanties par la Consti- tution ». Lors d'un meeting à Batna, le président de ce parti, Djamel Benabdeslem, a soutenu sur le même registre, que « le changement doit se faire sans désordre, ni destruction ciblant la sécurité du pays », considérant que « le choix de la réforme politique, économique et sociale doit se faire à travers le dispositif électoral pour garantir la dignité, la justice et la liberté aux citoyens, en sus de la prospérité et du développement du pays ». Il a invité, par la même occasion, les citoyens à « parti- ciper en force » au scrutin, en rappelant que ce rendez-vous électoral constitue « une étape décisive attendue par le peuple ainsi que par la classe politique », car elle sera un « message clair en direction de l'extérieur », a-t-il dit, à savoir que « l'Algérie est stable et son peuple refuse le désordre ». Dans le même contexte, depuis Oum El Bouaghi, le Mouvement El-Islah a exhorté les électeurs à « une participation forte, consciente et ef-

ficace » au prochain scrutin. A ce propos, le président du Mouvement, Filali Ghouni, a es- timé qu'une forte participation au vote devra permettre l'élection d'une institution parle- mentaire « forte et représentative de toutes les tendances politiques », et qui aura la ca- pacité de « concrétiser la stabilité et la paix dans le pays ». « Une participation intense consolidera le projet civilisationnel algérien et le message des chouhada de bâtir un Etat démocratique dans le cadre des préceptes de l'islam », a-t-il ajouté. Pour sa part, le prési- dent du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, a affirmé depuis Aïn Defla que les prochaines élections constituent une occasion pour « cultiver l'es- poir et renforcer l'unité du pays », en rappe- lant que sa formation politique combattait « le défaitisme et le fait accompli ». M. Makri a, également, mis l'accent sur la né- cessité d'éloigner le débat politique de toute forme d'invectives ou de calomnies, souli- gnant la nécessité de moraliser l'acte poli- tique. Appelant les citoyens à se rendre massivement aux urnes le 4 mai prochain, le représentant de l'Union pour Nahda-Adala- Bina, Abdellah Djaballah, a appelé à Jijel à mettre l'intérêt général du pays « au-dessus de toute considération » en défendant ses constantes « sans prêter l'oreille à ceux qui ont des doutes ». Il a soutenu que la « vérita- ble réforme » devait reposer sur « une légis- lation s'appuyant sur la référence nationale de la nation algérienne au service de l'intérêt général à même de mettre l'Algérie sur la bonne voie ». « Nous nous efforçons d'opérer le changement en avançant derrière la caté- gorie porteuse d'espoir, en optant pour la paix pour concrétiser les demandes des couches vulnérables », a-t-il tenu à spécifier.

Salima Ettouahria

« ALLER EN FORCE AUX URNES »

L ’ événement 6 EL MOUDJAHID CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE P NIBOUCHE : FLN : « L

Le secrétaire général du Front de libération natio- nale (FLN), Djamel Ould Abbès, a affirmé à Ain Té- mouchent que les moudjahidine doivent remettre le flambeau à des mains sûres parmi les jeunes. Lors d’un meeting populaire animé dans le cadre de la cam- pagne électorale du scrutin du 4 mai, Djamel Ould Abbès a estimé que les moudjahidine militent pour re- mettre le flambeau aux jeunes et à des mains sûres. Le même responsable a insisté sur les principes de l’in- tégrité territoriale du pays et de l’unité du peuple al- gérien. « Ni le régionalisme, ni la langue ne peuvent séparer les Algériens. Nous sommes tous des Algé- riens », a-t-il affirmé. L’intervenant a rappelé que l’acte de naissance du FLN est daté du 1 er novembre 1954 et qu’il représente une partie de l’histoire natio- nale. « Nous avons la légitimité. Le FLN est le fonda- teur de l’Etat algérien », a-t-il souligné. Le même responsable a mis en exergue le caractère social du programme du FLN, qui s’inscrit dans le prolonge- ment du programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, basé sur la défense des dé- munis et des couches défavorisées. « Si nous rempor- tons les législatives, nous assurerons la stabilité et la sécurité au pays. Une victoire avec une majorité ab- solue aux échéances du 4 mai nous permettra de rester présents dans la mémoire du peuple pour une centaine d’années », a indiqué Djamel Ould Abbès. Il a rappelé que la première visite du Président Bouteflika, après son élection à la magistrature suprême du pays en 1999, a été la wilaya d’Aïn Temouchent. Il a égale- ment rappelé la solidarité du Chef de l’Etat avec la po- pulation de cette wilaya, frappée, en cette même période, par un violent séisme.

TIZI OUZOU

DOLÉANCES ET ENGAGEMENTS

La campagne électorale pour les élections légis- latives du 4 mai prochain se poursuit sereinement dans la wilaya de Tizi-Ouzou où les candidats ont augmenté, en cette dernière semaine de campagne, la cadence de leurs sorties sur le terrain pour convaincre les électeurs et électrices de voter mas- sivement en leur faveur. Les candidats des partis politiques ainsi que ceux des listes indépendantes continuent de solliciter les voix des citoyens à tra- vers des sorties de proximité et des meetings élec- toraux à travers les villages et localités de la wilaya de Tizi-Ouzou. Les citoyens ont, quant à eux, pro- fité des fréquentes présences des candidats, dont certains occupent des postes de responsabilité dans l’administration et les assemblées élues, pour sou- lever un certain nombre de problèmes dont souf- frent leurs localités en exigeant de leurs hôtes de les mettre parmi leurs priorités, une fois élus à l’APN. Les citoyens exigent des engagements pu- blics de défendre sérieusement leurs doléances au- près des autorités compétentes pour voter en leur faveur. Le revêtement des routes, le raccordement au gaz naturel, l’électrification rurale, les espaces de loisirs et de sports, des réseaux d’assainissement et d’AEP, l’emploi… sont des doléances auxquels les candidats sont contraints de répondre à chacun de leur déplacement de campagne à travers les vil- lages de Tizi-Ouzou. Chacun de ces candidats essaye de rassurer la population quant à sa détermination à plaider en fa- veur du développement de toutes les régions de la wilaya une fois élu et la population prend acte de tous les engagements pris par les candidats en course tout en s’engageant à aller voter le jour « J ». En attendant ce jour, les candidats des partis et les listes indépendantes poursuivent leur campagne de sensibilisation et de mobilisation pour convaincre le maximum de citoyens à les choisir et d’arracher le plus grand nombre des 15 sièges de députation revenant de droit à Tizi-Ouzou, où cette campagne de propagande électorale se déroule jusqu’à présent dans une parfaite ambiance politique et sans aucun incident, que ce soit entre candidats en lice ou entre ces derniers et la population.

Bel. Adrar

Mardi 25 Avril 2017

L’événement 7 EL MOUDJAHID
L’événement
7
EL MOUDJAHID

CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE

M. OUYAHIA À SÉTIF :

« PRÉSERVER L’UNITÉ DU PEUPLE »

À Sétif, où il a animé un imposant meeting, hier à la salle omnisports de la cité des 1.006-Logements, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, devait d’abord procéder à une rétrospective historique de cette ville qu’il qualifiera de creuset du mouvement national, rappelant les étapes fortes qu’elle aura vécues dans la gloire, la fierté et le sang, lors des massacres du 8 mai 1945. De grands hommes également, à l’image de Ferhat Abbas et de Mohamed Lamine Debaghine, ont forgé l’histoire de cette région.

A hmed Ouyahia, qui s’est dit heureux d’être une fois encore à Sétif, «symbole de l’ave- nir de l’Algérie», ne manquera pas de rap-

peler les avancées qu’a connues cette wilaya qui compte aujourd’hui deux grandes universités, un pôle industriel, un immense parc de logements tous segments confondus, autant d’acquis qui «vous va- lent de porter les rêves de l’Algérie de l’après- pé- trole». Il se penchera ensuite sur les candidats de son parti aux prochaines élections législatives qui, dit-il, sont des femmes et des hommes propres qui ne sont pas issus de la «ch’kara», ajoutant, à propos du programme du Président de la République, que c’est là un programme de 40 millions d’Algériens derrière lequel le RND s’est mobilisé et qu’il sou- tient depuis 1999. Il reviendra sur le programme du RND et dira que c’est un programme qui va dans le sens de la continuité, articulé autour de 4 éléments précis que sont la préservation, la sécurité du pays et l’unité de notre peuple, l’amélioration de la gestion du pays, celle du rendement écono- mique et l’amélioration du volet social. Le RND,

L’événement 7 EL MOUDJAHID CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE M. OUYAHIA À SÉTIF : « PRÉSERVER L’UNITÉ DU

ajoute Ahmed Ouyahia, a été fondé par des moud- jahidine, des enfants de chouhada, des patriotes, des gardes communaux, des hommes qui sont res- tés debout aux côtés des forces de l’ANP et des ser- vices de sécurité, auxquels il rendra un vibrant hommage. Il appelle cependant les citoyens à rester vigilants, car l’Algérie n’est pas une île, citan ce qui se passe au Yémen, en Syrie, en Irak et en

Libye, et tous les effets engendrés par «le prin- temps arabe». Pour ce faire, «nous devons faire preuve de notre attachement à la Déclaration de Novembre, à l’islam notre religion, pour faire bar- rage à ceux qui tenteraient de nous diviser et mar- quer notre attachement à la politique de réconciliation nationale», ajoutant que le RND mi- litera pour la peine capitale dans les enlèvements d’enfant et l’introduction de la drogue dans les mi- lieux infantiles. L’investissement générateur de ri- chesse et d’emploi, dans cette situation difficile générée par la chute des cours de pétrole, l’encou- ragement à l’exportation du produit local, le ren-

forcement de l’agriculture, par la mise en place de programmes spéciaux pour les montagnes, et la mise en place de mécanismes encourageant l’accès au logement et l’amélioration du pouvoir d’achat, seront autant d’autres points développés par le SG du RND qui appellera les citoyens à voter massi- vement le 4 mai prochain. M. Ouyahia a animé par la suite un meeting à Bougaâ.

F. Zoghbi

SIDI BEL-ABBÈS

M. YAHIAOUI BOUSMAHA TÊTE DE LISTE RND :

« ACCOMPAGNER L A MUTATION DE L A WIL AYA »

M me BOUJERARA KHADIJA CANDIDATE RND :

« PORTER HAUT L A VOIX DE L A FEMME »

Cadre et élu de l’APW ayant le privilège de présider une commis- sion, le candidat et tête de liste du RND part favori, dans une certaine mesure, pour arracher quelques sièges, surtout qu’il a excellé dans le travail de proximité en sillonnant le territoire de la wilaya, pour convain- cre les populations du sud, notam- ment. La mobilisation relevée lors du meeting animé par M. Ouyahia en est l’illustration. Yahiaoui Bousmaha, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est à l’écoute pour accrocher les électeurs de la région. En compagnie des can- didats Aboub Khelifa et Gendouzi Slimane, la locomotive semble bien huilée pour arriver à destination. «Nous avons veillé à la représen- tativité de toutes les zones de la ré- gion. C’était le choix de la base, sans

aucune interférence. Pour ces deux premières semaines de campagne, on pense avoir véhiculé le message et exposé fidèlement le programme de notre formation. Un programme en- richi par des propositions locales à l’effet de rentabiliser nos potentialités existantes, de nature à provoquer une véritable dynamique», confie le can- didat qui compte investir le chef-lieu, cette dernière semaine, et axer la sen- sibilisation en direction de la jeu- nesse. Une véritable course contre la montre est livrée par les militants de ce parti fortement implanté dans la wilaya, après le FLN. D’ailleurs, une bataille semble être engagée entre les deux formations ayant relativement animé la scène locale et mobilisé un tant soit peu la foule.

A. B.

Elle a sans doute porté haut et fort la voix de la femme de l’Algérie profonde, à un moment crucial de la vie du pays, pour résister à la horde sauvage. Sur son lieu de travail; comme dans son foyer ou ailleurs, elle a toujours dénoncé avec force le terrorisme et rassemblé la gent féminine durant cette douloureuse épreuve singularisée par l’assassinat de onze en- seignantes à Sfisef. Grand est assurément le mérite de cette femme de fer à la grande détermination, pour briser tous les tabous. Khadidja, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, s’est effectivement distinguée par un combat sans répit. Le combat de la femme de l’Algérie profonde. Et, par ses principes et son engagement, elle a fini par imposer le respect à la majorité de la po- pulation de Sfisef, dont elle est issue, et manifeste sa fierté d’appartenir à la tribu des Ouled Slimane, une tribu aux valeurs d’orgueil si distinguées. Employée au secteur sanitaire de Sfisef, elle s’est encore illustrée par son dévouement pour sa noble mission en manifestant continuellement sa dis- ponibilité au service du malade, avant d’intégrer les rangs de l’UNFA et d’entamer une expérience démocratique au sein de l’APC de cette localité, en qualité d’élue du RND. Une formation qu’elle a défendue pour demeu- rer fidèle à son évolution et à sa ligne de conduite, surtout. Pour cette consultation du 4 mai, elle fut sollicitée pour figurer dans la liste et repré- senter la femme.

A. B.

LES PARTIS SUR LE TERRAIN

FFS : DÉFENSE DE L’UNITÉ DU PAYS

Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes a affirmé, lors d’un meeting animé à Skikda, que le projet politique de son parti vise la «défense» de l’unité du pays, et as- suré que le FFS «croit» en l’unité de l’Algérie, «une et indivisible». Abdelmalek Bouchafa s’est engagé en effet à «militer» et à «défendre» ce principe de manière «pacifique», et indiqué que le FFS «ne promet pas» aux Algériens de résoudre l’intégralité des problèmes qu’ils rencontrent. «On s’engage en revanche à travailler dans un cadre étudié et organisé, pour reconstruire un pays où règnent les valeurs citoyennes», a-t-il déclaré, en précisant que le discours du plus vieux parti d’opposition n’est pas «électoraliste», ni «occa- sionnel», mais un «ensemble d’idées» et de «pro- jets» que le parti a «toujours» proposés depuis sa création par feu Aït Ahmed.

FMN : INTÉRÊT PARTICULIER AUX JEUNES

Le président du Front du militantisme national a plaidé, depuis Tamanrasset, pour «l’encadre- ment» des jeunes, qui constituent, selon lui, «l’avenir» de l’Algérie. Abdallah Haddad soutient qu’il appartenait «d’encadrer» les capacités et compétences juvéniles, qui constituent «l’avenir» de l’Algérie et par lesquelles devrait survenir le changement «escompté». «Nous appelons à en-

courager le retour des cadres et des compétences algériennes de la diaspora, et à leur permettre de contribuer à l’édification du pays. Notre forma- tion compte dans ses rangs des jeunes qu’il s’at- telle à introduire sur la scène politique et qui conduisent ses listes dans plusieurs wilayas», a expliqué le FMN, qui a évoqué les grandes lignes du programme électoral de son parti politique, il est vrai peu ou pas du tout connu auprès des Al- gériens. Un programme qui vise, a-t-il dit, le «changement», avance des propositions «réa- listes» et ambitionne de «concrétiser» l’équité dans le développement entre toutes les wilayas.

FAN : « L’ALGÉRIE EST UN PAYS STABLE »

Pour sa part, le FAN assure que l’Algérie est un pays «stable», et pense que si le peuple est en quête de changement, des solutions sont «garan- ties» par la Constitution. «Le changement doit se faire sans désordre, ni destruction ciblant la sécurité du pays. Le pre- mier et dernier choix de la réforme politique, éco- nomique, sociale doit se faire à travers le dispositif électoral, pour garantir la dignité, la jus- tice et la liberté aux citoyens, en sus de la prospé- rité et du développement», a soutenu le président du Front de l’Algérie nouvelle. Djamel Benabdes- lem a également convié les citoyens à participer en «force» aux prochaines législatives, attestant que ce rendez-vous électoral représente une étape «décisive» attendue par le peuple, ainsi que par la

classe politique, dans la mesure où elle constitue, selon lui, un «message clair» en direction de l’ex- térieur. «Nous mettons en garde contre la tenta- tion de l’abstention, car cela ne servira ni le pays ni les citoyens», a-t-il averti.

M. DJABALLAH : RESPECT DES CONSTANTES NATIONALES

À Jijel, cheikh Djaballah a plaidé pour une lé- gislation qui se réfère aux constantes nationales, à leur tête l’islam, et ce afin de «réunir» les condi- tions d’une «renaissance globale». S’exprimant, lors d’un meeting populaire, le représentant de l’Union pour Ennahda – El-Adala – El-Bina, Abdellah Djaballah, rappelle que la mission principale de l’activité parlementaire est d’œuvrer à «réformer» la législation à partir des «véritables» principes et fondements de l’islam, et souligné que la véritable réforme devait reposer sur la réforme de la législation laquelle s’appuie sur la référence nationale de la nation algérienne au service de l’intérêt général. «Cela mettra l’Algérie sur la bonne voie. Il faut mettre l’intérêt général du pays au-dessus de toute autre considération. On doit défendre ses constantes, sans prêter l’oreille à ceux qui ont des doutes», a expliqué cheikh Djaballah, qui assure que sa coalition s’efforce à «opérer» le change- ment en avançant derrière la catégorie «porteuse d’espoir».

Synthèse : S. A. M.

PAROLES D’URNES
PAROLES D’URNES

RENFORCER LES INSTITUTIONS

l La campagne pour les législatives du 4 mai est

entrée dans sa deuxième semaine, un scrutin qui ambitionne de consolider les acquis démocratiques, et surtout renforcer les institutions démocratiques du pays. Globalement, ces deux semaines de campagne s’avèrent très calmes. En l’absence de sondages, médias et observateurs s’accordent pour dire qu’il n’y a pas de favoris pour ces législatives, quand bien même certains partis prétendent, à coups de chiffres prévisionnels, remporter la victoire. Au-delà de la bataille politique, tous les partis en course, les autorités et la société civile se sont accordés pour marteler l’importance de ces élections. Ainsi, à quelques jours de la fin de la campagne officielle et en pleine course, l’ensemble des formations politiques en lice dit vouloir placer l’économie au cœur de la campagne. Les candidats tentent d’adapter leur stratégie électorale devant conduire à une percée. Il ne reste pas beaucoup de temps pour convaincre, mais cette campagne a permis, selon de nombreux candidats, de favoriser une prise de conscience sur l’importance de cette consultation qui devait être l’occasion de rassurer sur les programmes respectifs de leurs partis ou de rallier les indécis. La classe politique a réaffirmé son attachement aux valeurs de l’Algérie, barrage aux abstentionnistes, et soutient, lors des meetings animés dans plusieurs wilayas, que rien ne doit entraver ce moment démocratique fondamental. Ils veulent voir dans ce scrutin, une chance pour changer. Ce serait une erreur de fermer la porte, alors que le changement est possible ; il suffit juste de proposer des réformes et de convaincre les électeurs de leur fiabilité, soutiennent les candidats. Tout le monde peut contribuer à la croissance et à rendre l’Algérie plus compétitive. Le pays traverse actuellement une situation économique difficile, touché de plein fouet par la chute des cours mondiaux de pétrole, d’où l’appel à voter pour la justice sociale par laquelle ils donnent corps à leur programme. Beaucoup d’électeurs se passionnent pour la campagne, les candidats et les conséquences de leur programme sur leur propre vie. Les sympathisants, eux, n’ont pas perdu une miette des multiples rebondissements de la campagne, et, comme de nombreux autres, regardent tout particulièrement la trajectoire de leur parti préféré. Mais, pour les citoyens, améliorer la vie de sa famille et celle de ses enfants, c’est tout ce qui compte, d’où l’intérêt à ne retenir que le programme réaliste et raisonné des partis en course qui affichent leur détermination, en s’engageant à ferrailler dur pour gagner. Pour d’autres, c’est loin d’être gagné d’avance. Mais ils n’ont rien à perdre et font tout pour l’emporter.

Farid Bouyahia

Mardi 25 Avril 2017

L’événement 7 EL MOUDJAHID CAMPAGNE ÉLECTORALE LÉGISLATIVE M. OUYAHIA À SÉTIF : « PRÉSERVER L’UNITÉ DU

Nation

8

EL MOUDJAHID

DE LA NATION CONSEIL
DE LA NATION
CONSEIL

M. AZEDDINE MIHOUBI PRÉSENTE LA POLITIQUE DE RÉFORME DU SECTEUR DE LA CULTURE

VALORISER L A DIMENSION ÉCONOMIQUE

«Le projet de révision de la loi sur la cinématographie de 2011 sera présenté prochainement», a annoncé le ministre de la Culture.

  • M. Azeddine Mihoubi qui s’exprimait, hier, au Conseil de la Nation

lors d’une séance consacrée à la pré- sentation de la politique de réforme du secteur de la Culture, a souligné que le texte en question devrait être amendé de façon à permettre aux in- vestisseurs intéressés de réaliser des projets dans ce domaine. Il fera sa- voir, à cette même occasion, qu’il existe des investisseurs privés ayant exprimé le souhait de créer des com- plexes cinématographiques et sou- tient également que «le temps est venu de revoir la loi 98/04 relative à la protection du patrimoine cultu- rel», indiquant que la mouture de ce projet de loi «sera prête dans les tous prochains jours». Il convient de rap- peler dans ce contexte que la protec- tion et la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel ont été constitutionnalisés. En effet, la Constitution amendée en 2016 sti- pule dans son article 45 que «le droit à la culture est garanti au citoyen» et que «l'Etat protège le patrimoine culturel national matériel et imma- tériel et œuvre à sa sauvegarde». Lors de son exposé consacré à la présentation de la politique de ré- forme du secteur de la Culture, M. Azeddine Mihoubi a détaillé les trois grands axes sur lesquels repo- sent ces réformes. Il s’agit, en l’oc- currence, de «recadrer le rôle de l’Etat dans le domaine culturel, d’adapter la politique de soutien en la matière au contexte économique

Ph. :Y. Cheurfi
Ph. :Y. Cheurfi

et de procéder à une réforme du sys- tème des institutions culturelles». Expliquant le premier axe, le mi- nistre, a de prime abord, relevé que la dernière révision de la loi fonda- mentale du pays constitue en fait le point de départ des orientations de la politique culturelle actuelle. «Le fait de souligner le droit à la culture dans la constitution réside dans sa relation avec le concept des droits de l’homme, étant donné qu’il est impossible de le dissocier des droits civils, politiques, écono- miques ou sociaux». Le droit à la culture revêt également une grande importance en matière de consolida- tion de l’identité nationale et du ren- forcement du tissu social. «En somme, il s’agit d’un facteur de

consécration du système démocra- tique», avance le ministre ajoutant que «le droit à la culture est généra- lement lié au concept de service pu- blic dans le domaine de la culture ; qui garantit l’égalité des chances dans la pratique culturelle au profit de tous les citoyens». Il est question, fait remarquer le ministre, de «la promotion du service public dans le domaine de la culture». Ce concept soutenu par l’Etat englobe les do- maines non lucratifs qui contribuent à la promotion du volet éducatif et culturel du citoyen à l’instar de la formation et de la création davan- tage d’espaces de lecture et de mu- sées publics ainsi que la préservation du patrimoine histo- rique de la nation.

Le secteur comptabilise 177 entreprises publiques employant 17.000 salariés

M. Mihoubi mettra l’accent éga- lement sur le rôle de l’Etat dans l’ancrage de la culture chez l’enfant et dans la réponse «aux besoins cul- turels des personnes aux compé- tences spécifiques». L’autre point très important mis en relief est celui relatif à la mise à disposition du pro- duit culturel dans les zones les plus enclavés du pays, et ce à travers l’organisation de différentes mani- festations et activités dans ces ré- gions. Il est question d’autre part de «renforcer le rôle de la culture dans la consolidation de la sécurité natio- nale», affirme le ministre soulignant que les réformes du secteur visent à promouvoir le rayonnement culturel algérien à l’étranger à travers la consécration du principe de «la di- plomatie culturelle». L’on apprend à ce propos que le projet de réformes prévoit l’ouverture de bureaux ré- gionaux auprès des représentations diplomatiques algériennes dans plu- sieurs de capitales du monde. Le ministre soulignera, notam- ment l’importance des contenus cul- turels constructifs. S’attardant ensuite sur «le financement des pro- jets culturels», il relève qu’il y aura selon le processus de réforme en- gagé, «une révision des différents mécanismes adoptés de manière à les rendre plus cohérents avec l’ef-

ficacité économique et culturelle at- tendue». Détaillant le deuxième axe relatif à l’adaptation de la politique de sou- tien à la culture au contexte écono- mique, le ministre, tout en constatant une quasi-absence de l’investissement privé dans l’indus- trie culturelle, a mis en relief l’im- portance de mesures incitatives adéquates pour la création de bases d’industries culturelles par des in- vestissements dans le cadre de par- tenariats étrangers. Evoquant enfin, les institutions culturelles qui sont au nombre de 177 entreprises publiques em- ployant pas moins de 17.000 per- sonnes, M. Mihoubi insistera sur la restructuration entamée en 2016, en ayant recours à la réduction des ef- fectifs sans toucher aux droits des travailleurs. Outre cette restructura- tion qui est, pour rappel, toujours en cours, il est question d’introduire de nouvelles méthodes de gestion avec l’objectif premier de valoriser la di- mension économique de l’établisse- ment à caractère culturel.Les réformes à venir planchent égale- ment sur l’amélioration du service public dans le secteur, notamment dans les relations avec les citoyens. Figurent également comme points essentiels de cette politique de ré- formes, la modernisation des méca- nismes de gestion en comptant sur la généralisation de l’utilisation des TIC.

Soraya Guemmouri

DÉVELOPPEMENT SOCIAL, TRAVAIL ET EMPLOI EN AFRIQUE

TIRER PROFIT DU DIVIDENDE DÉMOGRAPHIQUE

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, a an- noncé, hier, que prés de 80% de la popula- tion algérienne bénéficie de la sécurité sociale, tout en relevant, que le système al- gérien fondé sur le principe de la répartition et de la solidarité professionnelle et intergé- nérationnelle, couvre la totalité des risques prévus par les conventions internationales de sécurités sociales. «les systèmes de protec- tion sociale, aussi généreux soient-ils, ne peuvent réussir s’il ne sont pas soutenus par des politiques de l’emploi dynamiques et in- clusives» a-t-il fait savoir, en notant dans ce cadre que le gouvernement algérien, et en application aux orientations du président de la république, à placé l’emploi «au cœur» de sa politique de développement à travers «la conception et la conduite d’un modèle de croissance approprié, concerté et porté par tous les partenaires économiques et so- ciaux». M. Ghazi, a dans ce sillage, et lors de son allocution d’ouverture à la réunion de la 2 e session du Comité technique spécialisé sur le Développement social, le travail et l’em- ploi (CTS-DSTE II) de l’Union africaine (UA) qui se tient à Alger du 24 au 28 avril 2017, sous le thème «Investir dans l’emploi et la sécurité sociale pour tirer pleinement profit du dividende démographique», avec la participation de délégations ministérielles et d'experts issues du continent, souligné, que l’Algérie dispose d’un système de santé qui dispense gratuitement des soins à tous les ci- toyens au sein des structures publiques de santé. Ainsi, comme le rappellera judicieuse- ment le ministre, un plan d’action pour la promotion de l’emploi et la lutte contre le chômage, reposant sur une démarche globale et cohérente fondée sur une approche écono- mique a été adopté par le gouvernement al- gérien depuis 2008. Ce plan s’appuie, notamment sur l’encouragement de l’inves- tissement productif, générateur de richesses

Ph. : Billal
Ph. : Billal

et d’emplois, la valorisation de la ressource humaine par la formation, le traitement du chômage des jeunes à travers un appui à l’in- sertion professionnelle dans le cadre du tra- vail salarié, au développement de l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes et enfin à la modernisation du service public de l’emploi. «les efforts fournis en matière de soutien et d’encouragement de l’investissement géné- rateur d’emploi depuis de début des années 2000, ont permis de réduire le niveau du chômage qui est passé de prés de 30% en septembre 1999 à 10,5% de la même période 2016», a-t-il soutenu.

Comité technique de l’UA : un espace de concertation et de coopération

S’étalant un peu plus sur la politique al- gérienne instituée en la matière, M. Moha- med El Ghazi a indiqué, que «l’Algérie a mis en place des programmes de promotion de l’emploi, d’extension de la couverture so- ciale et d’éducation et de formation accessi- bles pour tous» dans le but de tirer avantage de la structure démographique à la forte composante d’actifs jeunes. Dans cette pers-

pective, il est recommandé selon lui «d’in- vestir massivement et durablement» dans la santé, l’éducation et la formation, la création d’emplois décents et la prévention des ma- riages précoces. En matière d’éducation, le système édu- catif algérien, poursuit-il, «a réalisé des pro- grès» tant au plan des infrastructures que du nombre des élèves et étudiants, rappelant par le passage que la rentrée scolaire 2016-2017 a enregistrée plus de 8.600.000 élèves enca- drés par près de 500.000 enseignants répartis à travers quelque 26.000 établissements sco- laires. Pour ce qui est de la formation profes- sionnelle, le ministre a mis en exergue leurs effectifs en précisant que ce sont plus de 600.000 jeunes stagiaires qui ont entamé un cursus durant la période 2016 au sein de 1.230 établissements de formation profes- sionnelle publics et privés disséminés à tra- vers le pays. En outre, il a fait savoir, que la création d’emplois décents et la promotion de socles de protection sociale pour tous, constituent «des axes prioritaires des programmes gou- vernementaux, mais également des objectifs

essentiels des organisations patronales et des syndicats de travailleurs», précisant, toute- fois que les structures démographiques des pays africains «mettent en évidence un pro- cessus de transition démographique» dans un contexte où la question du développe- ment économique et sociale demeure la prio- rité des institutions tant nationales que continentales. Il a indiqué, que les changements induits par la transition démographique «ne peuvent se traduire par un dividende démogra- phique» qu’à la condition que les économies puissent générer suffisamment d’emplois dé- cents pour absorber la demande émanant d’une population où la composante d’âge actif est prédominante. Par ailleurs, et pour ce qui est de la ren- contre, le ministre a relevé que le comité technique spécialisé sur le développement social, le travail et l’emploi, de par sa com- posante tripartite et son domaine d’interven- tion, constitue un espace particulier parmi les différents organes de la commission de l’Union africaine. A ce titre, il constitue ce large espace de coopération et de concerta- tion entre les partenaires économiques et so- ciaux, dispensable à la réalisation des objectifs de l’union africaine visant à pro- mouvoir le développement humain, dans toutes ses dimensions. Pour sa part, la ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem, a insisté sur le fait d’accroître et d’unifier les efforts, no- tamment de travailler en concertation et d’échanger les expériences est une «néces- sité urgente» pour faire face aux multiples défis auquel fait face le continent africain. «Il est important et primordial de mettre en place des programmes pour la protection des réfugiés, ainsi que pour combattre le crime passager des frontières et de combattre toutes sortes de fléaux sociaux, tels que la propagation de la drogue et des maladies dangereuses».

Kafia Ait Allouache

Mardi 25 Avril 2017

Nation

9

EL MOUDJAHID

SNTF

R E C O N Q U É R I R

LE MARCHÉ DE TRANSPORT DE MARCHANDISES

Une nouvelle ère s’ouvre devant le secteur du rail. La Société nationale de transport ferroviaire affiche fièrement ses ambitions : réception de plusieurs lignes ferroviaires, d’autorails, de trains à grande vitesse, réhabilitation des locomotives existantes et acquisition de nouvelles, transport de marchandises… autant d’atouts à même de hisser l’Algérie aux standards internationaux.

T elles sont, entre autres, les perspectives du secteur, présentées par

le directeur général, M. Ya- cine Bendjaballah, qui a été l’invité du forum Algérie Eco, où il s’est longuement exprimé sur les perspectives de la société qu’il dirige et qui permettront de participer au développement écono- mique du pays de manière notable. En effet, M. Yacine Bendjaballah a expliqué qu’outre le développement du transport domestique la SNTF mise sur le transport de marchandises pour davan- tage de rentabilité, « pour améliorer ses parts de mar-

Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah

zones industrielles de Bellara, d’El Hadjar, de Hassi Messaoud. Il souligne, par ailleurs, que pour atteindre ses objectifs, la SNTF doit également améliorer ses capacités de transport. Dans ce sens, il a rappelé que son entreprise a acquis 30 locomo- tives, en ajoutant que « les ateliers de la SNTF ont lancé des travaux d’adap- tation du parc wagons pour le jumeler aux transports des diverses marchan- dises ». Dans cette perspective, le respon- sable explique que « la société ambi- tionne de développer l’activité du transport de marchandises afin d'at- teindre un objectif de 20 à 30 millions de tonnes transportées, au lieu des 13 millions de tonnes actuellement ». En ce qui concerne le transport de personnes, la SNTF est passée de 20, à 37 millions de voyageurs annuelle- ment. Avec l’entrée en service de la nouvelle ligne Alger-Tizi Ouzou, qui a été opérationnelle le 15 avril passé « ce nombre sera augmenté de 6 à 8% prochainement », a-t-il prévu. De nouvelles lignes seront égale- ment, mises en service telles que celle reliant Oran à Saida. Il annonce, éga- lement, le renforcement des dessertes sur la ligne Oran-Béchar par l’intro-

duction de deux trains/jour. De nouvelles lignes de banlieues sont, d’autre part, prévues dans les régions d’Oran, Constantine, Annaba et Alger (Agha-Aéro- port) et ce pour le 1 er mai pro- chain. En plus de la modernisation de ses lignes, la SNTF compte acquérir de nouveaux autorails et entreprendre la rénovation de ses anciens trains afin de s’adapter à une demande de plus en plus exi- geante. « Avant la fin de l’année en cours, toutes les rames seront équipées de système de climati- sation ultramoderne », s’est en- gagé M. Bendjaballah. Quant à la desserte ferro- viaire reliant Annaba à la capitale tunisienne, Tunis, ce responsable a révélé qu’elle sera mise en ser-

vice, elle aussi, le 1 er mai pro- chain, « l'exploitation de cette liaison ferroviaire a été rendue possi- ble grâce à l’achèvement des travaux de réaménagement d'un tunnel sur la

partie du rail se trouvant sur le terri- toire tunisien », a-t-il expliqué. Le train qui va assurer cette desserte, avec des haltes dans plusieurs villes algé- riennes et tunisiennes, va circuler à une vitesse de 160 km/h, selon les in- dications fournies par le même respon- sable. Le trajet complet de cette liaison est de plus de 1.200 km et sera fait en six heures entre les deux villes Annaba et Tunis. Selon lui, « cette ligne desservie à fréquence de deux passages par jour pour un tarif avoisinant les 5.000 DA par billet, donnera une nouvelle impul- sion aux échanges commerciaux et touristiques entre les deux pays ». « La desserte épargnera d'ailleurs aux passagers les longues heures d'at- tentes aux postes frontaliers, puisque les procédures douanières seront opé- rées à bord du train, durant le trajet », a réitéré le DG de la SNTF. Une bonne nouvelle qui ne manquera pas de plaire à des milliers d’Algérien férus de voyages à moindre coût et de condi- tions de transport confortables.

Sarah A. Benali Cherif

ché dans le transport terrestre de marchandises, qui est ac- tuellement de 2% seulement, et de les porter à 17% à l’horizon 2023. La société doit se placer dans la perspective établie par les pouvoirs publics de développer l’économie et l’industrie nationales, dont l’extension programmée du réseau ferroviaire na- tional ». a-t-il indiqué. Il explique que ce segment qui a été délaissé pendant de nombreuses années, notamment durant la décennie noire qu’a traversée le pays dans les années 1990, a en grande partie causer le déficit de l’entreprise « la SNTF, en tant que transporteur de masse, se place en amont et en aval de l’indus- trie », a-t-il affirmé. Selon le DG, la SNTF s’investira davantage dans le transport des mine- rais, essentiellement, le fer et les phos- phates, dans lesquels cette société a déjà une grande expérience. Une déci- sion qu’il a motivée par « les grands projets de réalisation, initiés par les pouvoirs publics dans le cadre de la re- lance industrielle décidée », a-t-il ex- pliqué. Evoquant dans ce sens, le contrat signé en début d’année avec la Sonatrach pour assurer le transport des tubes de Djendjen à Touggourt, ainsi que le renforcement de son réseau de transport destiné à relier les ports aux

INDUSTRIE AUTOMOBILE

POSE DE L A PREMIÈRE PIERRE

DE L’USINE DE MONTAGE D’IVAL INDUSTRIE SPA

L’un des axes sur lesquels table le gouvernement pour développer le secteur économique algérien est la mise en place d’un tissu industriel no- tamment automobile qui, depuis une année, entame un départ sur les cha- peaux de roues, si l’on ose dire, avec le lancement de plusieurs projets dans le secteur. Les derniers en date concernent la réalisation de deux usines alors que la troisième sera prête en juillet prochain. D’autres pro- jets sont en cours d’étude au niveau du ministère de l’Industrie et des Mines afin d’avoir l’aval et débuter les travaux de réalisation des unités d’assemblage. Une nouvelle usine de montage de camions et véhicules utilitaires sise à la commune de Oued El Berdi, extension de la zone d'activité de Sidi Khaled, wilaya de Bouira, propriété d’Ival Industrie SPA, filiale du Groupe Ival sera inaugurée officiellement aujourd’hui, avec la pose de la première pierre. Il y a lieu de souligner que quelques mois auparavant, le PDG du Groupe IVAL, Mohamed Bairi, avait exposé aux responsables des col- lectivités locales de la wilaya de Bouira les différentes étapes du projet, son développement, et comment les réseaux de sous-traitants locaux vont pouvoir s’y inscrire. M. Bairi a d’ailleurs expliqué que « dès l’annonce de ce projet, plusieurs discussions et négociations ont été ouvertes avec des carrossiers, des fournisseurs de boîtes de vitesse, de producteurs en batteries de la région, qui devraient permettre d’atteindre un taux d’inté- gration de 50% dans les trois premières années ». Côté assemblage en SKD, Ival produira trois modèles avant d’élargir

sa gamme de production dans les prochaines années. Le modèle phare est sans conteste le « Daily », un camion léger (PTAC de 3,5 à 7 T), pro- posé sous format « châssis cab » un peu l’utilitaire à tout faire. L’usine devrait produire 1.500 unités de Daily dès la 2 e année, puis monter régu- lièrement en cadence. Grâce aux carrossiers locaux il pourra être proposé selon toutes les

variantes : chambre froide, plateau, benne,

etc..

L’usine produira égale-

ment les gammes Euro-cargo (PTAC de 10 à 18 T) et Tracker (PTAC de 19 à 100 T) déjà reconnus en Algérie et dans le monde. Il faut rappeler que cette gamme en utilitaire a remporté de nombreux prix mondiaux du fait de ses performances, sa résistance et de sa durée de vie. Pour rappel, l’année dernière, une rencontre a eu lieu entre l’investis-

seur privé et l’administration locale de la wilaya de Bouira, a permis de redécouvrir les avantages qu’offre la région de Bouira pour les projets industriels d’ampleur : situation géographique idéale, main-d’œuvre qua- lifiée et pôle universitaire et de formation de référence. C’est d’ailleurs sur le thème de la formation et du transfert de savoir-faire que s’est conclue la rencontre, ce projet pouvant favoriser la collaboration Entre- prise/Université. A la fin de la réunion le wali de Bouira à demandé a IVAL de lister tous les besoins en profils qualifiés du projet, pour orienter la formation professionnelle, ainsi que tous les besoins en sous-traitants et équipementiers afin d’orienter l’investissement dans ces secteur. En clôturant la réunion de travail, M. Bairi a donné rendez-vous à tous les intervenants à la fin de l’année 2017 pour l’inauguration de l’usine. Dans un autre contexte, il est utile de rappeler que ce secteur d’activité a connu un boom sans précédent ces derniers mois, et pas plus tard que jeudi dernier, le constructeur automobile chinois Foton et son partenaire algérien KIV ont signé à Alger un contrat pour la création d'une joint- venture leur permettant de se lancer dans la production de véhicules uti- litaires et lourds en Algérie. Située dans la région d'Annaba (535 km à l'est d'Alger) et s'étalant sur une superficie de 16 hectares, cette usine en-

trera en production en mars 2018 avec 5.000 véhicules de marque Foton pour la première année et atteindra une production de 50.000 au bout de dix ans. Un autre constructeur est également plus qu’intéressé par la mise en place d’une usine de montage de camion, il s’agit du suédois Scania, constructeur de camions et de bus, qui a donné son accord à son repré- sentant en Algérie, l’entreprise DMAA, filiale du groupe GBH pour l’ins- tallation d’une usine de montage de camions en Algérie.

Mohamed Mendaci

LES PRATICIENS DE SANTÉ PUBLIQUE ANNONCENT UNE GRÈVE DE DEUX JOURS

M A N Q U E D E C O M M U N I C AT I O N ?

l Ce débrayage intervient alors que le ministère de la Santé s’est engagé, jeudi dernier, suite à une réunion avec les partenaires sociaux, à répondre aux revendications exprimées par les praticiens de santé publique.

Les praticiens de la santé publique observent, depuis hier, un mouvement de protestation de deux jours, fortement suivi à tra- vers le pays, et cela afin de faire valoir leurs revendications. En effet, le Syndicat national des praticiens de la santé pu- blique (SNPSP) a décidé de ce débrayage suite à plusieurs as- semblées générales, tenues ces deux derniers mois, et au conseil national du Syndicat national des praticiens de la santé publique, réuni en date du 6 avril dernier. Ce mouvement sera marqué au- jourd’hui par la tenue d’un sit-in devant le siège du ministère de la Santé. Aussi, mis à part les services des urgences restés opérants, ce sont toutes les activités de soins et de consultation, les activités de prévention et les réunions des conseils et comités médicaux qui ont été mis plus ou moins à l’arrêt hier. Parmi les revendications soumises à la tutelle, le SNPSP ré- clame, entre autres, plus de sécurité dans les établissements de santé, l’instauration d’une indemnisation financière pour les mé- decins réquisitionnés pour les examens de fin d’année et la pé- riode électorale ainsi que l’installation des représentants de ce syndicat dans les différents comités nationaux, notamment ceux en relation avec la carrière professionnelle des médecins spécia- listes et généralistes. Les représentants des praticiens de la santé publique récla- ment également l’application d’un ancien accord, conclu avec le ministère de la Santé, en 2016. Il s’agit notamment de points re- latifs au statut du praticien de la santé publique, la préservation du reliquat d’ancienneté, la mise en place de l’arrêté interminis- tériel consacrant le droit à l’alignement après une formation sup-

plémentaire, entre l’ancien et le nouveau diplôme pour médecin dentiste et pharmacien. Ceci en plus du fait qu’ils demandent ap- plication de l’instruction du Premier ministre de leur organiser un concours d’accès au 3 e grade avant le 31 décembre 2015 et qui n’a toujours pas été appliquée à ce jour. Le président du SNPSP, Lyès Merabet, a déclaré à la presse, que le syndicat maintien du mot d’ordre de grève et la plateforme des revendications, « on attend, toujours, d’être reçus en au- dience par le ministre de la Santé, en dépit des quatre demandes qui lui ont été adressées », a-t-il regretté. M. Merabet a aussi déploré la tenue d’une seule réunion par année proposé par le ministère de la Santé estimant qu’elle n’est pas suffisante. « On demande que la réglementation soit respec- tée, elle qui prévoit des réunions périodiques de deux mois, sauf exception », a-t-il proposé. Le syndicaliste a également précisé qu’il ne faut pas minimi- ser l’impact de ce mouvement de débrayage, étant donné que, comme il le dira, « la représentativité de notre syndicat dépasse les 70% dans le corps médical, composé de médecins, dentistes et pharmaciens, généralistes et spécialistes, et cela en plus du fait qu’il est structuré dans 48 wilayas ». Il y a lieu de rappeler que ce débrayage intervient alors que le ministère de la Santé s'est engagé jeudi dernier, suite à une réunion avec les partenaires sociaux, à répondre aux revendica- tions exprimées par les praticiens de la santé publique. « Le par- tenaire social, fort de sa délégation composée de seize praticiens médicaux appartenant aux cinq syndicats nationaux du corps de la santé publique a été satisfait suite à un échange franc des

points de vue portant sur de nombreuses revendications restées

en suspens », précise un communiqué du ministère. Un ministère qui s’est engagé à répondre aux revendications, à savoir « la moralisation de la profession médicale par des actions relatives au respect des conditions d'exercice des praticiens tous corps confondus, et la dépénalisation de l'acte médical, la sécurisation effective et réelle des établissements de santé, notamment des services des centres de santé contre toute violence d'où qu'elle vienne ». Un autre engagement a aussi été tenu lors de cette réunion, à savoir la relance des négociations avec les praticiens médicaux inspecteurs dans tous les domaines freinant leurs exercices sou- verains et pénalisant leurs actions sur le terrain d'inspection. Et aussi, la couverture juridique de l'exercice des praticiens médi- caux titulaires du CESSM en perspective de la relance effective du projet de leur statut particulier finalisé et cosigné depuis 2008 aussi, suite aux nombreuses formations hospitalo-universitaires engagées dans les filières spécialisées en transfusion sanguine, diabétologie, nutrition, aide médicale d'urgence et en psychiatrie. Le même document a compté d'autres engagements de la tutelle, à savoir la contribution active dans la détermination et l'élabo- ration des besoins en formation continue des praticiens médicaux de santé publique, la mise en place d'un nouveau système de suivi de la prise en charge des carrières socioprofessionnelles du corps médical. Et enfin, la commission a assuré d'instaurer aussi des mesures de suivi par les directeurs centraux des entraves en- registrées dans certains établissements de santé.

Sarah A. Benali Cherif

Mardi 25 Avril 2017

E conomie 10 EL MOUDJAHID 2 0 é d i t i o n d u

Economie

10

EL MOUDJAHID

2 0 e é d i t i o n d u B At i M At e C

L E S É C O - Q U A R T I E R S

E N V E D E T T E

Des cités intelligentes ? Difficile, mais il n’est pas interdit d’en imaginer les contours. Les pouvoirs publics y pensent sérieusement, histoire de mettre fin à l’anarchie urbanistique.

E t certains promoteurs immo- biliers, présents à la 20 e édi- tion du Salon international

Batimatec, montrent que leur talent n’a pas de limite. des logements haut standing y sont proposés. Au stand du groupe Bessa, les visiteurs lisent, émerveillés : «Bâtiment in- telligent, au cœur d’un éco quar- tier.» Sollicité, fodhil Belloul, chargé de communication, fait part de l’existence de 11 projets au total, dont trois sont livrés à ouled fayet et à Chéraga, et quatre autres le seront courant 2017. répondant à nos questions, le même responsa- ble précise qu’«on s’adapte aux dernières nouvelles technologies du bâtiment intelligent». Aux ci- toyens intéressés, le groupe Bessa, ajoute-t-il, propose des résidences «innovantes» du point de vue ar- chitectural, tout en restant «acces- sibles» à la classe moyenne. d’importants investissements sont engagés. «Cela nous a permis de rester compétitifs», explique M. Belloul. qu’en est-il du prix du lo- gement ? le responsable de la communication dit que la four- chette du mètre carré se situe entre 160.000 et 200.000 dinars. des crédits bancaires sont octroyés aux

Ph : Billal
Ph : Billal

souscripteurs. Conscient du contexte économique particulier dans lequel se déroule le 20 e Bati- matec, des défis à venir pour les professionnels de l’habitat et de la construction, le groupe Bessa met en avant son expertise de plus de dix années dans la conception et la réalisation de projets innovants, in- tégrés à une vision d’avenir du dé- veloppement urbain et du respect de l’environnement. Pour fructifier ses efforts, le groupe participe à

une conférence abordant la place des nouvelles technologies de l’in- formation et de la communication, ainsi que le rôle des opérateurs na- tionaux privés dans l’exploitation des formidables potentiels de crois- sance que représente ce secteur en pleine mutation pour l’économie de notre pays. de son côté, le pro- moteur Clic immobilier propose, lui également, de merveilleux loge- ments et une série d’avantages :

paiement par tranches, dont 30% à

la réservation, 20% à l’entame des gros œuvres. les personnes inté- ressées, explique reda Chaouche, du service commercial, auront la possibilité de choisir les matériaux à utiliser dans la construction. le prix du mètre carré revient à 260.000 dA en hors taxes. Pour le financement, eurl CliC promo- tion est partenaire des banques AgB et el-Baraka Banque. des projets sont en cours de réalisation à tipasa, Hydra et à el-Achour. et pour accompagner les promoteurs immobiliers, lafargeHolcim-Algé- rie propose une nouvelle gamme composée des dernières innova- tions en matière de béton décoratif. Son credo plus vite, moins cher, plus durable, plus beau, se concré- tise au travers des dernières avan-

cées en matière de solutions constructives et d’embélissement. un exemple ? grâce à sa très haute perméabilité et capacité de drai- nage, Hydromedia absorbe les eaux de pluie jusqu’à 60 l/s, et fa- cilite leur écoulement naturel dans le sol. des démonstrations de mise en œuvre de ces solutions seront organisées quotidiennement tout au long des cinq jours du Salon.

Fouad Irnatene

trAnSfert de ProPriété deS loCAux CoMMerCiAux

DÉFINI PAR UN ARRÊTÉ

les modalités de transfert de propriété, à titre gracieux, des locaux réalisés dans le cadre du pro- gramme emploi des jeunes, et ce du patrimoine privé de l’état vers le patrimoine privé des com- munes, ont été fixées par un arrêté interministériel publié dans le Journal officiel n o 22. Ce texte ré- glementaire explique que les locaux concernés par ce transfert de propriété sont ceux résultant des opérations d’aménagement et de réhabilitation des actifs résiduels des Aswak et des entreprises de distribution des galeries algériennes dissoutes, et ceux réalisés dans le cadre de programmes neufs. l’arrêté interministériel stipule que l’opération de transfert est réalisée sur la base d’un inventaire contradictoire établi par le directeur des domaines de wilaya territorialement compétent, et le prési- dent de l’APC, et approuvé par le wali. dès récep- tion de l’arrêté du wali approuvant l’état d’inventaire, le directeur des domaines de wilaya établit un acte de dépôt consacrant le transfert de propriété. le président de l’APC concernée pro- cède, dès réception de l’acte publié, à l’inscription des locaux transférés dans le sommier de consis- tance des biens immobiliers de sa commune.

Port d’Alger

2 MILLIONS DE TONNES DE MARCHANDISES TRAITÉES

le trafic marchandises débarquées et em- barquées traitées par l’entreprise portuaire d’Alger a atteint un volume de 2.984.313 tonnes au premier trimestre de l’année en cours, soit une légère croissance par rapport à la même période de 2016. Cette hausse a été traduite par l’augmentation des produits mé- tallurgiques et des céréales. Au niveau du dé- barquement, le trafic a enregistre une baisse de (-1,72%) par rapport à la même période de l’année précédente, en raison de la baisse du volume des minéraux et matériaux de construction et des produits pétroliers. Concernant les marchandises embarquées, le volume a connu une hausse de +11,55%. le mouvement de la navigation au niveau de l’epal, pour la période indiquée, a été carac- térisé par l’accueil de 500 navires à l’entrée, contre 546, pour la même période de 2016. les données émanant de l’entreprise por- tuaire d’Alger ressortent, à ce niveau, une prédominance des porte-conteneurs, avec un nombre de 270 navires, soit 58% du nombre total des navires opérants, suivis des tankers à hydrocarbures, avec une part de 15%. Sur un autre registre, le trafic passagers a été ca- ractérisé par le transit, via la gare d’Alger, de 27.444 voyageurs, contre 18.537, durant le

premier trimestre de l’année écoulée. Selon la même source, le séjour moyen en rade a été réduit à 1,56 jour, contre 2,01 jours en 2016. À ce titre, les navires céréaliers ont cumulé une durée d’attente moyenne de 5,58 jours, soit un temps inférieur de -12,54 jours par rapport au premier trimestre 2016. le séjour moyen des navires à quai a éga- lement enregistré une amélioration, passant de 3,92 jours en 2016, à 3,51 jours au premier trimestre de cette année. de même, le séjour des conteneurs a été réduit de -16,41%, pas- sant de 3,52 à 2,91 jours. l’entreprise por- tuaire d’Alger, qui vient de connaître la nomination d’un nouveau directeur général, en la personne de Mohamed larbi, en rem- placement de M. Abdelaziz guerrah, qui as- surant jusque-là le poste de Pdg, entame une nouvelle ère dans le sens de la consolidation des acquis, mais aussi d’adaptation aux exi- gences économiques dictées par les orienta- tions portées par le nouveau modèle de croissance. d’ores et déjà, l’epal s’est mobi- lisée au service des exportateurs, à travers la mobilisation de sites destinées à l’export et la à mise en œuvre des mesures de facilitation décidées par les pouvoirs publics.

D. Akila

B A n q u e M o n d iA l e /B A n q u e A S iAt iq u e d ’in v e S t iS S e M e n t P o u r l e S in f r A S t r u C t u r e S

la Banque mondiale, et la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAii) ont signé, dimanche à Washington, un protocole d’entente pour renforcer leur coopération. en vertu de ce protocole, les deux parties sont convenues de coopérer dans divers domaines, dont le financement de projets de développement, l’échange de per- sonnel et le travail d’analyse. «Cela ouvre la voie à un élargisse- ment de la coopération entre les

R E N F O R C E M E N T D E L A C O O P É R AT IO N

deux institutions à des niveaux ré- gionaux et nationaux», a déclaré, dimanche, la Banque mondiale, dans un communiqué. les deux institutions ont déjà signé un ac- cord portant sur un mécanisme de co-financement en avril. depuis, elles ont cofinancé cinq projets : un projet de production d’électricité au Pakistan, un gazo- duc en Azerbaïdjan, et des projets de réhabilitation des bidonvilles, de sécurité des barrages et de dé- veloppement d’infrastructures ré-

gionales en indonésie. la Banque mondiale et la BAii discutent à présent de nouveaux projets de co- financement pour les années 2017 et 2018, ajoute le communiqué. «la signature de ce protocole d’en- tente s’inscrit dans la droite ligne de nos aspirations à un nouveau type d’internationalisme. nous accordons une grande im- portance à nos partenariats, parce que travailler de concert avec d’au- tres institutions nous permet de renforcer, de manière significative,

notre capacité à jouer un rôle posi- tif en Asie», a déclaré Jin liqun, président de la BAii, cité par le communiqué. «la collaboration entre les ins- titutions de développement est cru- ciale pour optimiser les ressources les plus rares, renforcer notre pré- sence dans le secteur privé et ré- pondre aux demandes toujours plus nombreuses des peuples que nous servons», a déclaré Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale.

Pétrole

LE BRENT À PLUS DE 52 DOLL ARS

les prix du pétrole remon- taient hier en cours d’échanges européens, le marché étant ras- suré par l’opep face à l’inquié- tude d’une surproduction de l’offre engendrée par le schiste américain. le baril de Brent de la mer du nord pour livraison en juin valait 52,39 dollars sur l’in- tercontinental exchange (iCe) de londres, en hausse de 43 cents par rapport à la clôture de vendredi. dans les échanges électroniques sur le new York Mercantile exchange (nymex), le baril de «light sweet crude» (Wti) pour la même échéance gagnait 44 cents à 50,06 dollars. les cours de l’or noir rebondis- saient après avoir atteint ven- dredi leur plus bas en un mois, à 51,57 dollars pour le Brent et à 49,20 dollars pour le Wti, les prix ayant plongés en semaine alors que le département améri- cain de l’energie (doe) a revu à la hausse ses prévisions de pro- duction. Alors que le risque d’une surproduction mondiale pèse sur le moral des investis- seurs, l’organisation des pays exportateurs de pétrole (opep) et ses partenaires, qui limitent leur production depuis le début de l’année, tentent de rassurer les marchés. «les cours ont regagné du terrain grâce au comité tech- nique de l’opep, qui a recom- mandé une extension de six mois de l’accord», ont commenté les analystes de JBC energy. le co- mité technique, mis en place pour observer les baisses de pro- duction des pays participants et estimer si ces efforts conduisent à la baisse des réserves mon- diales souhaitées, n’a pas de pou- voir décisionnaire. «Si l’opep renouvelle son accord, les ré- serves des pays de l’oCde de- vraient retrouver leur moyenne sur cinq ans au deuxième semes- tre de l’année», ont commenté les analystes de Société géné- rale. Ces derniers continuent de miser sur une hausse des prix à moyen terme, un renouvelle- ment de l’accord compensant selon eux la hausse de produc- tion américaine, où les pétroliers américains ont relancé leurs coû- teuses exploitations de pétrole non conventionnel. le renouvel- lement de l’accord devrait être débattu lors de la prochaine réu- nion de l’opep, qui se tiendra fin mai à vienne.

19 MILLIARDS DE DOLL ARS Le Nigeria est le pays d’Afrique subsaharienne qui a reçu le
19 MILLIARDS
DE DOLL ARS
Le Nigeria est le pays
d’Afrique subsaharienne qui a
reçu le plus de fonds envoyés
par les migrants en 2016,
selon un rapport publié le 22
avril par la Banque mondiale
et intitulé «Migrations et en-
vois de fonds : développement
récents et perspectives» (Mi-
gration and Remittances: Re-
cent developments and
outlook). Le pays le plus peu-
plé du continent a reçu, dans
ce cadre, 19 milliards de dol-
lars, l’an passé, un montant en
baisse de 10% par rapport à
l’année précédente, selon ce
rapport.

Monde

11

EL MOUDJAHID

SECOND TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE EN FRANCE

UN FRONT RÉPUBLICAIN

C O N T R E L E P E N ?

Le jeune pro-européen, Emmanuel Macron, part favori dans la bataille lancée hier pour le second tour de l'élection présidentielle française, le 7 mai, face à la dirigeante d'extrême droite anti-mondialisation, Marine Le Pen, duel qui exclut les deux grands partis traditionnels.

  • M arine Le Pen qui réalise ses meilleurs scores dans les zones rurales, les petites

communes, les régions qui ont pâti de la mondialisation est repartie sur le terrain dès hier matin avec un dépla- cement dans le nord de la France. Le premier tour du scrutin, marqué par une participation massive de près de 80%, signe l'élimination sans précé- dent des deux grandes formations de droite (Les Républicains) et de gauche (Parti socialiste) dans la course finale à l'Elysée, au profit de deux candidats aux antipodes portés par le désir de renouvellement poli- tique des Français. Les «Unes» des quotidiens français résument le choc de ce premier tour et les enjeux à venir : «la droite K.-O», titrait le jour- nal de droite le Figaro. Le quotidien de gauche Libération affichait une photo de Macron avec le titre : «À une marche» (de l'Elysée), allusion à son mouvement En marche ! «Ja- mais!», s'exclamait pour sa part le journal communiste l'Humanité avec une photo de Marine Le Pen. «En une année, nous avons changé le visage de la vie politique française», a lancé Emmanuel Macron devant ses parti- sans réunis dimanche soir à Paris. Le résultat de l'ancien ministre de l'Eco-

nomie et les pronostics de victoire liés aux reports attendus des voix en

sa faveur pour faire barrage à l'ex- trême droite est «le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément» Jamais élu, M. Macron est en bonne position pour succéder au président sortant François Hollande et devenir le plus jeune président de la Répu- blique de l'Histoire, devant Louis- Napoléon Bonaparte (1808-1873). La majorité de la classe politique fran- çaise de droite comme de gauche a appelé à «faire barrage» à l'extrême droite, dont les candidats battus Fran- çois Fillon et Benoît Hamon. Le président français François Hol- lande a annoncé hier qu'il votera au second tour pour le centriste Emma- nuel Macron car la candidate d'ex- trême droite Marine Le Pen serait selon lui «un risque» pour l'avenir du pays. «La présence de l'extrême droite fait une nouvelle fois courir un

risque pour notre pays

(...)

Face à un

tel risque, la mobilisation s'impose et

M onde 11 EL MOUDJAHID SECOND TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE EN FRANCE UN FRONT RÉPUBLICAIN C

la clarté des choix. Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron», a dé- claré le président socialiste lors d'une allocution au lendemain du premier tour du scrutin. Dans un communiqué La Grande mosquée de Paris et sa Fé- dération nationale (FGMP) ont aussi appellé» les musulmans de France à voter massivement pour le candidat Emmanuel Macron qui, dans le res- pect des valeurs républicaines et de l'application stricte des principes de la laïcité, incarne la voie de l'espoir et de la confiance dans les forces spi- rituelles et citoyennes de la Nation «Nigel Farage, ancien leader du parti europhobe britannique Ukip et grand architecte du Brexit, a reconnu que Marine Le Pen n'était pas la mieux placée pour le second tour de l'élec- tion présidentielle française, mais a prévenu qu'une surprise était toujours possible. «Je ne prédis pas encore la victoire de Le Pen, mais je pense que l'écart est plus proche de 10 points que de 20 points, et que cela peut en- core évoluer», a déclaré M. Farage sur la chaîne d'information améri- caine Fox News

Duel télévisé Macron - Le Pen le 3 mai

Un duel télévisé entre le centriste Em- manuel Macron et la cheffe de l'ex- trême droite Marine Le Pense se tiendra le 3 mai. «On sera front à front avec l'adversaire qu'on a désignée tout au long de cette campagne», a in- diqué un proche de M. Macron, à pro- pos de ce débat programmé sur deux

chaînes télévisées, quatre jours avant le second tour, dimanche 7 mai.

Et après, quelle majorité pour le vainqueur ?

Quelle majorité parlementaire pour le futur président français ? Que le cen- triste Emmanuel Macron ou la candi- date d'extrême droite Marine Le Pen l'emporte le 7 mai, chacun devra ba- tailler pour trouver une majorité aux législatives de juin, cruciale pour gouverner sans frein. Macron s'est engagé, dès dimanche soir, à «construire une majorité de gouver- nement et de transformation nou- velle», alors que son mouvement, «En Marche !», créé il y a un an à peine, n'a pas encore d'ancrage élec- toral. «S'ils votent pour m'élire prési- dent, dit-il, ils me donneront une majorité à l'Assemblée», lors des lé- gislatives des 11 et 18 juin. Jérôme

Sainte-Marie, de l'institut Polling Vox, est du même avis : «Quel que soit le président élu, les Français confirment» au Parlement le choix de leur président. Pour lui, Emmanuel Macron a «un atout» : «il est compa- tible avec une partie de la gauche et une partie de la droite». Mais, pour d'autres analystes, la partie est loin d'être jouée : Emmanuel Macron «n'a pas assez d'alliances ou d'accords», estime Frédéric Sawicki, professeur à la Sorbonne. Une majorité pour lui serait «possible, mais difficile», ren- chérit Bruno Jeanbart, d'Opinionway. Et la déroute des vieux partis de gou- vernement (Les Républicains à droite, le Parti socialiste à gauche) — tous deux éliminés au premier tour — n'augure pas forcément de la défaite de leurs élus enracinés localement. Un «front républicain», qui rappelle l'élection présidentielle de 2002, qui avait vu le fondateur du FN, Jean- Marie Le Pen, père de Marine, se qualifier au second tour du scrutin face à Jacques Chirac avant d'être battu à plate couture (17,79%) du fait du rassemblement contre lui. Les marchés financiers, à commencer par la place parisienne, saluaient, par de très fortes hausses, le résultat du pre- mier tour, pariant sur une élection du candidat Macron. «Ballotage favora- ble pour les marchés», soulignent les analystes, qui ajoutent que «les inves- tisseurs devraient être largement sou- lagés». C'est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément pour les investisseurs. Le jeu semble déjà fait.

M. T. et agences

DAMAS ESPÈRE UN CHANGEMENT À SON ÉGARD

La Syrie «espère» un changement de la politique française à son égard après l'élection présidentielle, a affirmé, hier à Damas, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad. «Nous espérons un changement, car la politique actuelle a jusqu'à présent consisté à sou- tenir les rebelles et le terrorisme», a déclaré M. Moqdad, cité par l'AFP. «Nous attendons avec impatience que la prochaine administration (française) répare cette situation et qu'elle soit à la hauteur des attentes du peuple français», a ajouté le responsable syrien. «Cela signifie lutter réellement contre le terrorisme partout dans le monde, y compris en Syrie, qu'il s'agisse du terroriste de Daech (groupe terroriste autopro- clamé État islamique) et du Front El-Nosra», a-t-il poursuivi.

TENSION DANS LA PÉNINSULE CORÉENNE

PYONGYANG MENACE WASHINGTON DE LE « RAYER » DE L A CARTE

Un site officiel nord-coréen a averti les Etats-Unis qu'ils seraient «rayés de la surface de la Terre» si Washington déclenchait une guerre sur la péninsule, dernier épisode en date des échanges de menaces qui ali- mentent les tensions dans la région. Samedi, le vice-président américain, Mike Pence, avait annoncé que le porte-avion américain Carl Vinson et son groupe arriveraient «dans quelques jours» en mer du Japon alors que les rumeurs sur un possible sixième essai nucléaire nord-coréen sont de plus en plus insistantes. Pyongyang rêve de construire un missile capable de porter le feu nu- cléaire sur le continent américain. Le pays reclus a multiplié les déclara- tions incendiaires et mené deux es- sais de missiles rien que depuis le début du mois. Dans une série d'éditoriaux, le journal Rodong Sinmun, porte-voix du parti unique au pouvoir, explique que les forces nord-coréennes ne sont pas impressionnées par l'arrivée im- minente du porte-avion qui constitue «un chantage militaire non déguisé».

«Une telle menace pourrait peut-être impressionner une méduse mais ne marchera jamais sur la RPDC (Répu- blique populaire démocratique de Corée), nom officiel de la Corée du Nord», affirme le Rodong. Les forces nord-coréennes sont prêtes «à couler le porte-avion nucléaire américain d'une seule frappe», avait écrit la veille le journal. Le site de propagande Uriminzok- kiri estime que l'envoi du Carl Vinson est une déclaration de guerre. «C'est la preuve qu'une invasion de la Corée

du Nord se rapproche tous les jours». Dans un éditorial présenté comme signé de la main d'un officier de l'ar- mée, le site prévient Washington que ce serait «une grossière erreur « de prendre le Nord pour la Syrie qui n'a pas lancé «de contre-attaque immé- diate» après une frappe américaine en début de mois. En cas d'attaque, dit le site, «le monde verra comment les porte- avions nucléaires inconscients de Washington sont réduits en tas d'acier, coulés par le fond, et com-

ment un pays qui s'appelle l'Amé- rique est rayé de la surface de la Terre». M. Pence, qui vient d'achever une tournée dans la région, a déclaré comme d'autres responsables améri- cains que «toutes les options étaient sur la table», y compris l'option mili- taire, face aux ambitions nucléaires nord-coréennes. Devant ce climat ex- plosif, le président chinois Xi Jinping

a appelé hier à la «retenue» lors d'un entretien téléphonique avec son ho- mologue américain Donald Trump.

R. I.

GRAND ANGLE ENSEIGNEMENTS
GRAND ANGLE
ENSEIGNEMENTS
  • l Le second tour de la présidentielle française

opposera le 7 mai prochain Emmanuel Macron à Marine Le Pen. Le duel annoncé aura donc bel et bien lieu et quel que soit le vainqueur de ce tour, la France n’en sortira pas indemne notamment sur le plan politique. La victoire à ce premier tour du président du mouvement « En Marche « créé il y a à peine un an et de la présidente du Front National, avec respectivement 23,75 % et 21,53 % des voix exprimées, est une remise en cause du paysage politique français tel qu’il a fonctionné depuis des lustres. Le vieux monde politique totalement pulvérisé est en état de choc. L’élimination de la droite et de la gauche interpelle ainsi au lendemain de cette élection inédite dans les annales électorales de la France. Les français ont ouvert «une nouvelle page « de l’histoire de la V e République, avec la victoire d’Emmanuel Macron, un novice en politique âgé de 39 ans à peine, estiment les analystes. Mais pas seulement : l’arrivée en seconde position de Marine Le Pen, par voie de conséquence du courant extrémiste qu’elle représente, est un autre indicateur du chamboulement survenu dans les us et coutumes de la politique en France et qui ne manquera pas d’impacter sur son futur. La droite et la gauche, qui ont pris acte de ce désaveu, mettront sans nul doute plus de temps que souhaité pour se reconstruire, même si dès ce 23 avril, les deux courants s’inscrivent dans la perspective des législatives prévues le 18 juin prochain. Mais la recomposition de la famille sera ardue, d’autant que les résultats enregistrés par les représentants « officiels « de la droite et de la gauche, 19,9% pour François Fillon et 6,2% pour Benoît Hamon, risquent d’élargir les fissures causées dans les deux camps. Faut- il pour autant se demander qui sera le prochain président de la France ou considérer dès maintenant que les jeux sont faits ? Selon toute logique, son nom est d’ores et déjà connu: il s’agit d’Emmanuel Macron. Les appels aux perdants à voter pour lui devraient ainsi confirmer les pronostics des instituts de sondage qui l’ont placé comme grand favori pour le second tour. Il semble en effet difficile de croire que l’on soit dans le même scénario que celui des USA en novembre dernier où l’archi- favorite a été battue par un autre novice en politique. Mais il reste que le danger pour la France ne sera pas définitivement écarté et ce même en cas de victoire de Macron. Pour le FN cette élection présidentielle de 2017 fera date. Le Pen aura réussi à obtenir pour son parti le meilleur score de toute son histoire à une élection. C’est dire que la force politique de l'extrême- droite et les idées qu’elle véhicule ont continué leur percée au sein de la société. Et que désormais il faudra compter avec le Front National sur l’échiquier politique français. Et ce ne sont là que les premiers enseignements tirés de la gifle retentissante donnée à l'establishment politique.

Nadia K.

PALESTINE

L’ÉTAT DE SANTÉ DE BARGHOUTHI S’EST DANGEREUSEMENT DÉTÉRIORÉ

L'état de santé de Marwan Barghouthi s'est «dangereusement» détérioré, a annoncé lundi une ONG palestinienne au huitième jour d'une grève de la faim suivie par plus d'un millier de détenus palestiniens dans les prisons de l'occupation israé- lienne. Malgré ce «développement dangereux», Marwan Barghouthi, 57 ans, une figure de la se- conde intifadha palestinienne condamnée par les autorités d'occupant israélien à plusieurs peines

de prison à la perpétuité, «refuse tout traitement», a précisé Amani Sarahneh, porte-parole du Club des prisonniers, l'ONG qui fait autorité dans les Territoires occupés sur la question des 6.500 Pa- lestiniens en Israël. Depuis le début de ce mouve- ment le 17 avril, responsables et observateurs palestiniens mettent en garde contre une «explo- sion» en cas de détérioration de l'état de santé d'un leader de la grève. Certains brandissent «la me-

nace d'une nouvelle intifadha», si l'un des gré- vistes venait à mourir. «La direction de la prison de l'Etat occupant où M. Barghouthi a été trans- féré et placé à l'isolement dès les premières heures de la grève a pressé le leader palestinien d'accep- ter un traitement médical et a même chargé d'au- tres prisonniers de le convaincre, mais en vain», assure l'ONG palestinienne. (APS)

Société

12

EL MOUDJAHID

RECYCLAGE ET TRAITEMENT DES DÉCHETS

UN ENJEU ÉCONOMIQUE

Le Salon international de recyclage et de traitement de déchets, le premier du genre, a ouvert hier ses portes au centre des Conventions d’Oran (CCO), sous le slogan «Recyclage : enjeu stratégique de l’économie et de la population», a-t-on appris, jeudi, des organisateurs.

P rés d’une cinquantaine d’expo- sants ont pris part à cette grande manifestation qui s’éta-

lera sur quatre jours durant, et qui vise à faire découvrir des expé- riences menées localement et à l’étranger dans les domaines du tri et du recyclage des déchets en vue de leur valorisation. Il s’agit également de sensibiliser le citoyen sur les questions environnementales, a sou- ligné le gérant de l’agence organisa- trice Oran Events Full. Placé sous le haut patronage du ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, cette première édi- tion a vu la participation d’un nom- bre de firmes étrangères dont une américaine, une française et une tu- nisienne. Elles représentent principa- lement les centres d’enfouissement technique, les activités du traitement et du transfert des déchets ainsi que les équipements de collecte et de transformation de déchets et de recy- clage. Parmi lesquelles, Tonic, Ame- hind, Urba Cer ,Net Com et l’Agence nationale du traitement des déchets. Dans une déclaration au journal El Moudjahid, l’organisateur du Salon, Omar Mohamed Fouad, a indiqué que «cet évènement premier du

S ociété 12 EL MOUDJAHID RECYCLAGE ET TRAITEMENT DES DÉCHETS UN ÉCONOMIQUE Le Salon international de

genre organisé à Oran vise en pre- mier lieu à sensibiliser la population à l’impact des déchets sur l’environ- nement et la santé publique». A pro- pos de la sensibilisation, notre interlocuteur a fait savoir que des vi- sites guidées au Salon seront organi- sées au profit des élèves d’un nombre d’établissements scolaires y sont prévue. Selon les organisateurs, Recycling-Expo a l’ambition de de- venir le rendez-vous incontournable des leaders régionaux et internatio- naux du tri et du recyclage des dé- chets et espère pouvoir regrouper, chaque édition, les professionnels secteur qui veulent investir et faire profiter notre pays de leurs expé-

riences pour une meilleure optimisa- tion des déchets ménagers et indus- triels et par conséquent économiser la matière et la préservation de l’en- vironnement. Selon le dossier tech- nique du salon remis à la presse, la situation du secteur est illustrée par quelques chiffres et données. L’on note ainsi, que la composition des déchets solides produits en Algérie se caractérise par une part très signi- ficative des produits organiques avec un taux moyen de 72%. Quant au plastique, il ne représente que 10% de ces déchets et 9.3 % pour le pa- pier/carton, 4.14% pour le chiffon et autres, 3.2% pour les métaux et 1.36% pour le verre. Il en ressort en

outre, que le passage des entreprises, productrices de boissons et d'eau mi- nérale à l'utilisation des bouteilles en plastique au lieu des bouteilles en verre a augmenté le taux des maté- riaux à recycler. Les principaux pro- duits contenant des emballages en plastique sont les huiles, les boissons d’eau et produits de lessive. L’on saura, par ailleurs que plus de 2 millions de tonnes d'emballage plastique produites en Algérie par 192 unités dont 4000 tonnes sont ré- cupérées (soit 0,0002%). Sauf que la capacité de récupération du plastique

est de 13 mille tonnes par an. Il est mentionné, aussi, que13,5 millions de tonnes des déchets sont produites chaque année dont 7 à 8 millions de tonnes pourraient être valorisées. Le tri et la valorisation des dé- chets pourraient générer des gains économiques de plus de 56 milliards de dinars par an et des milliers d'em- plois directs, note le même docu- ment, qui précise que seules 5% des 13,5 millions de tonnes de déchets produites annuellement sont recy- clées, essentiellement pour récupérer du plastique, alors que 60% sont po- tentiellement recyclables.

Amel Saher

ÉDUCATION À L’ENVIRONNEMENT

FORMATION AU TRI SÉLECTIF

Plusieurs programmes de formation et d’édu- cation citoyenne à la pratique du tri sélectif des déchets ménagers ont été lancés durant les deux dernières années au profit de différents quartiers de la ville d’Oran. Ces opérations ont eu pour objectif de former des animateurs de quartiers (jeunes, enseignants, membres associatifs), chargés d’organiser les ac- tivités socioculturelles et éducatives sur le tri sé- lectif des déchets. L’initiative vise la création, à terme, des conditions favorables au lancement et à la réussite des opérations de tri sélectif au ni- veau des quartiers de la ville en partenariat avec les associations partenaires Chougrani, El-Wou- roud wel Hayat et Santé Sidi El-Houari. Plusieurs centaines de jeunes, filles et gar- çons, bénévoles et membres associatifs ont été ainsi formés en qualité d’animateurs sociocultu- rels dédiés à la thématique du tri sélectif des dé-

chets. Les programmes ont porté aussi sur la for- mation d’une centaine d’enseignants des trois pa- liers scolaires au tri sélectif et à l’animation pédagogique et culturelle. Quelques 5.000 éco- liers, collégiens et lycéens initiés et imprégnés par leurs enseignants, ont participé à des anima- tions éducatives éco-citoyennes dans les établis- sements scolaires des différents quartiers. En outre, un forum interscolaire a été organisé avec le concours des élèves, des jeunes et des membres associatifs pour l’échange d’expériences, avec la production d’un guide éco-citoyen de l’écolier sur le tri sélectif. Initiées par le bureau d’Oran pour la région méditerranéenne (R20 Med),Ces opérations ré- pondent pleinement aux objectifs et aux priorités de l’accord-cadre de partenariat entre le ministère en charge de l’Environnement et le R20 (Regions of Climate Action).

A la faveur de cet accord, signé en 2013, la capitale de l’Ouest a bénéficié d’une opération- pilote de tri sélectif des déchets ménagers, lancée en avril 2015 à travers les cités AADL Pépinière, Akid-Lotfi, et un îlot du secteur urbain d’Es-Sed- dikia (HLM). Les habitants de ces quartiers dis- posent, dans ce cadre, de nouveaux bacs pour entreposer les déchets secs recyclables (verre, métal, plastique, papier) qui sont ensuite achemi- nés vers la chaîne de tri implantée au Centre d’en- fouissement technique (CET) de Hassi Bounif, dans la daïra de Bir El-Djir. Le R20 Med a aussi à son actif l’élaboration d’une nouvelle plate- forme de Système d’information géographique (SIG) dédiée à la gestion des déchets, dont le pre- mier prototype a fait l’objet, à Alger, d’une ren- contre organisée conjointement avec l’Agence nationale des déchets (AND).

R. S.

AÏN DEFLA

2 MORTS ET 2 BLESSÉS DANS LA CHUTE D’UNE GRUE

Deux personnes sont décédées et deux autres ont été grièvement blessées dimanche dernier à Ain Defla suite à la chute d’une grue dans un chantier de construction de logements, a-t-on ap- pris auprès de la Protection civile. L’accident s’est produit dans un chantier de logements LPL en cours de réalisation au lieu-dit Saâdia relevant

de la commune de Rouina. En voulant démonter une grue mécanique, les victimes ont vu celle-ci s’affaler sur elles, causant le décès de deux d’en- tre-elles, dont un travailleur chinois, âgés tous deux de 41 ans. Deux autres travailleurs, dont un Vietnamien, ont été grièvement blessés, a précisé la même source. Les personnes décédées ont été

évacuées à la morgue de l’hôpital de Sidi Boua- bida (El Attaf) alors que les blessés ont été trans- férés au service des urgences de la même structure hospitalière. Une enquête a été ouverte par les services de la Gendarmerie nationale pour déterminer les circonstances exactes de l'acci- dent, a-t-on souligné de même source.

REGARD
REGARD

VALORISER

L’INUTILE

l La «solution» recyclage des déchets, chez-nous, n’est,

toujours pas, entrée dans nos mœurs. En dépit, d’un cadre juridique adéquat, à même de plaider en faveur de la promotion de cette activité, on ne se bouscule pas au portillon pour investir dans ce domaine, boudé, par nos hommes d’affaires, alors que sous d’autres cieux, il contribue, de manière certaine, à la croissance économique et la création de milliers d’emplois. En effet, l’économie verte et le traitement des déchets, en particulier, a du mal à se frayer un chemin, malgré ses effets directs sur la qualité de notre environnement et l’amélioration des recettes du pays. C’est un fait, le recyclage et le tri des déchets, ne sont toujours pas hissés, au rang de priorité pourtant nous sommes de gros consommateurs de produits considérés comme dérivés de certaines matières, jetées carrément dans la nature. Les Algériens utilisent pas moins de six cents mille tonnes de papier par an, importées pour une valeur de plus d’un demi-milliard de dollars. C’est énorme, voire inacceptable pour un pays, avantagé, par la nature si l’on sait qu’au niveau des hauts plateaux et de la steppe, des milliers d’hectares d’alfa sont abandonnés et inexploités. Aujourd’hui, nous somme à la traîne dans le recyclage des déchets et assimilés. Le taux de valorisation des détritus ne dépasse point le seuil de cinq %. Ce qui est dérisoire, par rapport aux quantités énormes, générées, annuellement par les ménages. Il existe certes, quelques tentatives, ici et là, lancées essentiellement par des jeunes entrepreneurs, dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes, elles restent cependant très limitées, en raison de l’absence de la culture environnementale, alors qu’il est communément connu que l’économie verte est l’expression sur le terrain du développement durable. Aller à l’heure des restrictions financières, vers des métiers de l’environnement devient une nécessité, pour réduire la facture d’importation de plastique, de métaux, verre, pour ne citer que ceux-là, importés à coût de fortes devises. En tout cas, l’Etat mise beaucoup sur le développement d’une industrie de récupération et de recyclage, au cœur même du Programme national de gestion des déchets municipaux. Il suffit de passer à l’action et convaincre les investisseurs.

Samia D.

Publicité

El Moudjahid/Pub
El Moudjahid/Pub

El Moudjahid/Pub

ANEP 215179 du 25/04/2017

Culture

13

EL MOUDJAHID

M me NAMOUS, INVITÉE DE NOTRE FORUM L A DANSE DU PRINTEMPS
M me NAMOUS, INVITÉE DE NOTRE FORUM
L A DANSE DU PRINTEMPS

La huitième édition du Festival culturel international de danse contemporaine, placée sous le slogan «Identités», est, comme le souligne si bien le commissaire de cette manifestation, l’occasion de découvrir «l’autre pour soi», d’apprendre que «l’être-moi» se fait à travers «l’être-autre» qui permet de créer ce rapport de miroirs.

  • L e Festival international de la danse contemporaine revient cette année en plein printemps. Avec pour slogan «

Identités ». Les mesures d’austérité n’ont pas eu raison de lui, même si la durée et le nombre

de participants ont connu une réduction. Parce que tout simplement l’année 2017 est pour le secteur de la culture, une année de continuité qui a perpétué la tradition des festivals qui per-

mettent de mobiliser la jeunesse et rassembler dans l’amitié des jeunes venus de nombreux pays. Ce festival qui a gagné sa place, pour preuve, il est à sa huitième édition, réunira du

  • 29 avril au 2 mai, 77 participants, représentant

  • 10 pays. Les grandes lignes du programme de

cette manifestation ont été dévoilées, hier, par le commissaire de ce festival, M me Fatma- Zohra Senouci au Centre de Presse d’El Moudjahid. Aussi l’on apprendra que le choix de la date du 29 avril, n’est pas le fait du ha-

sard. En effet, la date du 29 avril marque la journée internationale de la Danse. Cette date a été choisie pour commémorer l’anniversaire de Jean-Georges Noverre (1727-1810), créa- teur du ballet moderne. Pour M me Senouci, c’est aussi le printemps, synonyme de sorties et de spectacles très demandés par un public fin connaisseur. Pour madame le commissaire, l’objectif du langage corporel par lequel sont rassemblés des professionnels de danse est de

Ph. Louiza
Ph. Louiza

raconter. Et justement quelque 17 compagnies présenteront durant 4 jours leurs perfor- mances. Les troupes de danse viennent entre autres d’Espagne, de Russie, du Mexique, d’Egypte, d’Italie, de Chine, des Etats- Unis, de France. Cette année l’Allemagne participe pour la première fois et l’Ethiopie est l’invitée d’honneur. Un pays où la tradition de la danse remonte très loin dans l’histoire. Elle est, dans ce pays, pratiquée selon des registres et des

circonstances bien définis. La Destino Dance Company, qui prend part au rendez-vous d’Al- ger, est la première compagnie de danse contemporaine du pays. L’Allemagne sera présente par la compagnie Anna Konjetzky. Pour la participation algérienne la coopérative culturelle de Batna participe pour la deuxième fois consécutive. Brillante lors de la précé- dente édition, les organisateurs ont tenu à re- conduire sa participation. Si pour cette édition, il n’a y a pas concours, des cadeaux symboliques seront offerts à tous les partici- pants. Cette année aussi, il n’y aura pas de conférence, en revanche, des ateliers masters classe seront organisés en marge des specta- cles. Le plus important à retenir, c’est celui dédié aux enfants aux besoins spécifiques. L’Association Chems, qui vient en aide aux enfants atteints de trisomie et d’autisme, fera

en sorte que ces derniers bénéficieront d’une thérapie par l’Art. Ils participeront par ailleurs, au spectacle de la clôture le 2 mai prochain. Il y a lieu de souligner que les spectacles auront lieu à l’Opéra d’Alger et au Palais de la Cul- ture. L’entrée, faut-il souligner, sera payante. Des troupes présenteront leur chorégraphie, au niveau de l’esplanade de Riadh El Feth, en marge du Salon de la Créativité organisé par l’ONDA.

Nora Chergui

RICARDO NICOLAI, ROMANCIER ITALIEN :

« POUR L’AMOUR D’UNE PRINCESSE »

Riccardo Nicolai vient de publier chez Koukou éditions un roman his- torique de prestige. L'auteur italien a fouiné dans le XVII e siècle pour exhumer la fabuleuse histoire d'Ali Bitchin, Aldino Peccini de son vrai nom, marin italien ayant échoué sur les côtes algériennes, emprisonné d'abord pour devenir par la suite un grand amiral de la flotte navale. Rencontré samedi à Alger lors d'une vente dédicace de son roman intitulé Ali Bitchin, pour l'amour d'une princesse, l'auteur revient dans cet entretien sur le parcours rocam- bolesque d'Ali Bitchin, mais surtout, sur son histoire d'amour avec la lé- gendaire Lalahoum, fille du roi du royaume de Koukou en Kabylie.

Ph.Wafa
Ph.Wafa

Il s’agit d’un roman qui parle de dates his- toriques, d’événement majeurs ayant marqué le grand parcours d'Ali Bitchin et de sa dulci- née Lalahoum. On y trouve entre autres la date de la construction de la mosquée, la date d’une bataille avec le bastion de France à El Kala, la date de sa mort. C'est dans ce cadre historique que j'ai écrit le roman. Et puis, j'ai laissé libre cours à mon imagination qui s'appuyait sur mes sentiments pour cette histoire que je trouve fabuleuse. Mon âme a écrit cette his- toire, j'ai fait une investigation, une sorte d’en- quête de deux ans pour voyager dans le temps et devenir moi-même Ali Bitchin.

Etant du même village et après avoir questionné le passé, comment peut-on dé- crire Ali Bitchin ?

Il était un jeune qui aimait la mer, grand amoureux de la marine depuis l’âge de dix ans, devenu grand raïs, le chef de la Tayifa qui

était la corporation des raïs et du grand amiral de la flotte navale algérienne. Il y a des sources historiques qui disent que son courage était emblématique, que sa force était énorme en dépit d’être petit de taille, que son tempé- rament faisait son charisme. Sa devise était « Je suis le cœur au-delà de l’obstacle ».

On dit qu'Ali Bitchin n'est plus reparti en Italie après son histoire d'amour avec

Lalahoum...

Est-ce que cette idylle a occupé

une grande place dans votre ouvrage ?

Ils se sont connus le jour de la profession de foi d’Ali Bitchine, c’était la femme la plus belle de l’époque, c'était la fille du roi du royaume de Koukou en Kabylie, il n’est ja-

mais reparti pour l'Italie, on dit que sa beauté était sublime et qu'Ali Bit- chin en était follement amoureux, qu'elle était sa motivation et sa rai- son d’être, qu'il s'est converti à l'is- lam et qu'il a changé son nom de "Aldino Peccini" à "Ali Bitchin". Pendant l’écriture du roman, j'ai consacré des chapitres à sa vie à Massa, la Régence d'Alger, à son emprisonnement, mais il est clair que sa merveilleuse histoire d'amour avec Lalahoum est un moment fort du roman.

Cette histoire séculaire vous passionne tellement que vous l'avez déjà adaptée au théâtre. Y a-t-il d'autres projets pour mieux faire connaître l'histoire d'Ali Bitchin ?

Le livre a connu un grand écho en Italie,

mon souhait c'est de faire autant en Algérie et en Kabylie. Sur les deux rives de la Méditer- ranée on ignorait le passage de ce personnage mythique, je l'ai donc exhumé du passé. En effet, nous avons fait une pièce de théâtre en Italie après la sortie du livre. Mon frère est metteur en scène, nous avons donc adapté l'histoire sur les planches en tra- vaillant beaucoup sur la fantaisie. Beaucoup de monde est venu assister au spectacle, et la comédienne ayant joué le rôle de Lalahoum est Hania Belkadi, elle est la descendante di- recte de Lalahoum, une jeune Algérienne qui vit à Paris, c'était un moment très fort. Cette histoire me passionne, je songe à faire une suite au roman car j'ai encore des choses à dire, et pourquoi pas l'adapter au cinéma.

Après ce roman qui démontre l'histoire commune des deux pays, comment vous trouvez la relation entre l'Algérie et l'Italie sur le plan historique et culturel ?

Comme disait Ali Bitchin : « La Méditer- ranée est a tous ceux qui sont à son écoute, d'ici et de là, là ou le soleil né et là où il

meurt ». Je ne crois pas que dans la pensée et l'histoire il y a des frontières et des nations. La Méditerranée est plus qu'une mer, elle relie les peuples. Jadis, à l'époque d'Ali Bitchin, il y avait une langue barbaresque très connue dans le jargon maritime de toute la Méditerranée, elle s'est volatilisée après le débarquement des français en Algérie en 1830.

Entretien réalisé par :

Kader Bentounès

Comment l'idée vous est venue de res- susciter ce personnage du XVII e siècle pour en faire l'histoire d'un roman ?

En tant que libraire et passionné des his- toires anciennes, j’ai retrouvé des lettres que le prince de la ville de Massa Alberico Malas- pina écrivait à Ali Bitchin quand il était es- clave à Alger. Ali Bitchin est né à Massa en Toscane, j'habite toujours ce village, je peux dire que la curiosité de connaître la vie de mon ancêtre m’a poussé à faire des recherches, à étudier davantage cette époque, à venir sur Alger et à écrire ce roman.

Une fois à Alger, quelles étaient vos sources ?

Un ami algérois m’a donné des documents historiques de l’époque ottomane du XVII e siècle, j’ai retrouvé aussi des documents de Diego Giaédo et Manuel Dargio qui étaient des esclaves avec Ali Bitchin, se sont des mé- moires écrites pendant l’emprisonnement que

j'ai exploité. J'ai aussi questionné le temps et les lieux, une voix intérieure m'appelait pour accomplir ce travail, je suis allé en Kabylie, à la Casbah et à Bab El Oued. J’étais agréablement inspiré, j'ai scruté le ciel qu'Ali Bitchin regardait, j'ai

senti les chaînes

d'esclaves...

j’étais totalement

investi et déterminé à vivre cette histoire.

Comment avez-vous traité la narration de l'histoire. Est-ce qu'il s'agit d'un roman historique ou d'une histoire romancée ?

MOIS DU PATRIMOINE À MILA

FÊTE DU COUSCOUS

La fête du couscous et des pâtes tradition- nelles dans sa 13 e édition a été organisée hier dans la wilaya de Mila, à l’initiative de la chambre de l’artisanat et des métiers (CAM). Vingt-deux cuisiniers provenant de cinq wilayas du pays, à l’instar des ré- gions de Constantine, de Mila, Tizi- Ouzou, Khenchela et Oum El Bouaghi, participent à cette manifestation qui se dé- roule à la Maison de l’artisanat et des mé- tiers, a précisé un responsable de la CAM. Un jury composé de membres qualifiés a été désigné pour l’identification des trois lauréats de ce concours qui se verront at- tribuer un montant de 30.000 DA pour le premier lauréat, 20.000 DA pour le second et 10.000 DA pour le troisième. Le chef de l’exécutif local, Mohamed Djamel Khan- far, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette manifestation, a indiqué que l’ini- tiative vise à encourager la femme au foyer à réaliser des projets productifs tout en contribuant au développement du patri- moine local. La wilaya de Mila est réputée pour plusieurs de ses plats traditionnels à leur tête le couscous, connu localement sous le nom « El Mehaouar » en plus de la Chakhchoukha, entre autres. Une exposition sur les productions in- dustrielles locales a été organisée à cette occasion au niveau du hall de la Maison de l’artisanat et des métiers.

  • 5 e FESTIVAL ARCHITERRE

LES CONCEPTIONS EN TERRE CRUE À L’HONNEUR

Le 5 e Festival international de promotion des architectures de terre (Architerre) a été inauguré dimanche dernier à Alger par l’ou- verture au public de l’exposition itinérante «Architecture en terre d’aujourd’hui». Ins- tallé au Palais des expositions des Pins mari- times (Safex), le 5 e Architerre a été organisé en partenariat avec le 20 e Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec), inauguré le même jour. Les organisateurs de Archi- terre proposent aux visiteurs l’exposition «Architecture en terre d’aujourd’hui» réu- nissant les 40 œuvres d'architectes finalistes du «Terra Award», Prix mondial des archi- tectures contemporaines en terre, et dédiée cette année aux conceptions en terre crue. A travers des photos et des fiches techniques d’ouvrages divers (habitations, commerces,

écoles, galeries

d’art...),

l’exposition met en

avant les vertus techniques, esthétiques et écologiques de la construction en terre crue ainsi que les nombreuses possibilités of- fertes par ce matériaux. L'exposition, qui vise à promouvoir l’architecture de terre, se focalise également sur l’aspect économique de ces techniques, tant sur le plan des coûts de construction que sur celui de la consom- mation énergétique. L'objectif est, aussi, de démontrer que la terre offre les mêmes pos- sibilités conceptuelles que les autres maté- riaux, tout en restant recyclable et disponible in situ. Le ministre de l'Habitat, de l'Urba- nisme et de la Ville, ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, et le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, ont visité l'exposition à l'occasion de l'inau- guration officielle du Salon Batimatec. Un premier atelier d’initiation aux techniques de construction en terre, organisé par le Centre algérien de promotion des architectures de terre (Capterre), a été également ouvert aux étudiants de l’Ecole polytechnique d’archi- tecture et d’urbanisme d’Alger ainsi qu’aux enseignants de la formation professionnelle et aux professionnels du bâtiment. La direc- trice de Capterre, Yasmine Terki, a annoncé pour le 26 avril la tenue d’une journée d’in- formation et de sensibilisation sur les archi- tectures de terre, le bâtiment durable, et la réintégration culturelle de ces techniques. Inaugurée en mai 2016 à Grenoble, l’exposi- tion se poursuit à Alger jusqu’au 27 avril avant d’entamer une tournée dans plusieurs villes en Algérie. (APS)

Vie pratique

22

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mardi 28 Radjeb 1438 correspondant au 25
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mardi 28 Radjeb 1438
correspondant au 25 avril 2017 :
- Dohr
.........
… ..............
...............
12h46
- Asr
.............................................
16h31
-
Maghreb
.....................................
19h35
- Icha.……………………………21h01
Mercredi
29
Radjeb
1438
correspondant au 26 avril 2017 :
- Fedjr
..........................................
04h25
- Echourouk
..................................
06h00
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20, rue
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Président-Directeur Général
de la Publication
Achour CHEURFI
Directeur de la Rédaction
Mohamed KOURSI
Rédacteur en chef
Kamal OULMANE
DIRECTION GENERALE
Téléphone : 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
DIRECTION DE LA REDACTION
Téléphone : 021.73.99.31
Fax : 021.73.90.43
Internet : http://www.elmoudjahid.com
E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BUREAUX REGIONAUX
CONSTANTINE
100, rue Larbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
ORAN
Maison de la Presse
3, place du 1 er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 45.12.32
BORDJ BOU-ARRERIDJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
SIDI BEL-ABBES
Maison de la presse Amir Benaïssa
Immeuble Le Garden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BEJAIA :
Bloc administratif, rue de la Liberté.
Tél/Fax : 034.22.10.13
TIZI OUZOU :
Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts)
Bâtiment 3, 1 er étage, Nouvelle ville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
TLEMCEN :12, place Kairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
MASCARA : Maison de la Presse
Rue Senouci Habib
Tél.-Fax : (045) 75.27.50
CENTRE AIN-DEFLA :
Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PUBLICITE
Pour toute publicité, s’adresser
à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de
Publicité “ANEP”
ALGER : 1, avenue Pasteur
Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43
Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150
Télex : 81.742
ORAN : 3, rue Mohamed Khemisti
Tél. : (041) 39.10.34
Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320
ANNABA :
7, cours de la Révolution
Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38
Régie publicitaire
EL MOUDJAHID
20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70
ABONNEMENTS
Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux
ou commandes de photos, s’adresser au service commercial
: 20, rue de la Liberté, Alger.
COMPTES BANCAIRES
Agence CPA Che-Guevara - Alger
Compte dinars n° 102.7038601 - 17
Agence BNA Liberté
-
Dinars : 605.300.004.413/14
-
Devises : 605.310.010078/57
Cptes BDL - Agence Port Saïd
-
Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28
-
Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger
IMPRESSION
Edition du Centre :
Société d’Impression d’Alger (SIA)
Edition de l’Est :
Société d’Impression de l’Est, Constantine
Edition de l’Ouest :
Société d’Impression de l’Ouest, Oran
Edition du Sud :
Unité d’Impression de Ouargla (SIA)
Unité d’Impression de Béchar (SIA)
DIFFUSION
Centre : EL MOUDJAHID
Tél. : 021 73.94.82
Est : SARL “SODIPRESSE” :
Tél-fax : 031 92.73.58
Ouest : SARL “SDPO”
Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL “TDS”
Tél-fax : 029 75.02.02
France : IPS (International Presse Service)
Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation ..
El Moudjahid/Pub du 25/04/2017

S.O.S

Une dame âgée de 73 ans,

présentant une paralysie suite à

un AVC, lance un appel à toute

âme charitable pouvant lui

fournir une chaise roulante.

Veuillez contacter :

Tél. : 0552 73-38-41

El Moudjahid/Pub du 25/04/2017

V ie pratique EL MOUDJAHID Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mardi 28

DécèS

La famille STITI a la douleur d’annoncer le décès de son père et frère Sadok STITI. L’enterrement aura lieu aujourd’hui au cimetière de Baba Hassen, après la prière du D’hor.

«À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 25/04/2017

     
 

Demandes d’emploi

 

HOmme, spécialisé, ayant exercé

les professions suivantes :

 
 
  • - Sté EL PASO (Pétrole) : comptable

- Sté Des Eaux : s/chef section ordinateur

 
  • - Sté des ordinateurs (étrangère) :

chef Administration commerciale et

économie

 
  • - Autres sociétés : chef de Sce du personnel ; contrôleur de gestion ;

recouvrement de créances. Habite à Alger, j’accepte même un travail à Oran.

 

Tél.: 0770.65.96.66

——0o0——

J.H. cherche emploi dans le

domaine de la plomberie ou comme chauffeur de poids-lourd, Alger-Blida.

 

contacter le : 05.55.36.73.10

05.56.03.44.52

——0o0——

J.H. Styliste-modéliste pour hommes et femmes, 20 ans d’expérience, cherche emploi dans un atelier. Tél.: 0561.84.96.34

 

——0o0——

J.H. âgé de 40 ans, cherche un poste de travail dans une société privée ou publique.

 

email : mouh_59@hotmail.com

——0o0——

J.H. âgé de 30 ans, architecte avec expérience de 05 ans, étude et suivi, maîtrise bien Cad, auto Card et 3 DS, cherche emploi dans une entreprise privée ou étatique.

 

Tél. : 0554.38.01.70

——0o0——

J.F sérieuse résidant à Alger, ayant diplômes en saisie de textes et pâtisserie, cherche emploi dans les domaines ou autres ; société étatique ou privée.

 

Tél. : 0555.50.35.52

——0o0——

J.H âge de 40 ans, expérience chauffeur libre avec permis «B» de 2014

au 2016, maîtrise bien la langue française et l'arabe, cherche un travail de chauffeur dans une entreprise privée ou étatique.

 

Tél. : 0550-22-78-82

——0o0——

J.H âgé de 23 ans, ayant TS en gestion et comptabilité INSFP d’Alger, avec expérience en stage pratique au sein de la compagnie d’engineering et au sein de l’entreprise Sonelgaz, maîtrise l’outil informatique, cherche emploi dans le secteur public ou privé.

 

Tél. : 05 53 36 94 40 e-mail : kahlat2000@hotmail.fr

——0o0——

J.H 25 ans dynamique et sérieux, titulaire d’une licence en comptabilité

 

fiscalité.

Tél.: 0557.61.20.66

——0o0——

J.H diplômé en Marketing touristique et en Communication, maîtrisant parfaitement l’outil informatique, et 03 langues (arabe, français et anglais), cherche emploi stable côté ouest algérien ou ailleurs.

 

Tél.: 0795.63.39.10 e-mail : beaufroid

333@gmail.com

——0o0——

Jeune homme, titulaire d’un master en Génie Civil, option construction, année 2015, université USTHB. Expérience professionnelle :

formateur de logiciel Robot bat./Maîtrise AUTOCAD, Robot bat, logiciels informatiques (Word, Excel), cherche emploi dans la spécialité ou autres domaines.

 

mob : 0552.60.27.95

e-mail : hichem-pippo@outlook.fr

——0o0——

J.H. 28 ans, master GC - option construction année 2015 maîtrise logiciels Autocad, Robot Bat. Maîtrise l’outil informatique, cherche emploi.

 

contacter le : 0552.60.27.45

0554.92.74.23

——0o0——

 

El Moudjahid/Pub du 25/04/2017

 
V ie pratique EL MOUDJAHID Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mardi 28

El Moudjahid/Pub du 25/04/2017

V ie pratique EL MOUDJAHID Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mardi 28

El Moudjahid/Pub

ANEP 511176 du 25/04/2017

El Moudjahid/Pub

ANEP 511175 du 25/04/2017

El Moudjahid/Pub ANEP 511124 du 25/04/2017
El Moudjahid/Pub
ANEP 511124 du 25/04/2017

Mardi 25 Avril 2017

EL MOUDJAHID

 

Sports

23

 

MJS

DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

SOUTIEN À L A FAF

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. El-Hadi Ould-Ali, a réitéré, à Bouira, son engagement à accompagner la Fédération algérienne de football, ainsi que le nouveau sélectionneur national, Lucas Alcaraz, afin de leur permettre d'atteindre d'honorables objectifs.

RÉSIGNÉ AVANT L’HEURE

l En football, les responsables doivent avoir des nerfs en acier,

m ais aussi beaucoup de m oyens pour m ener positivem ent à term e leur équipe. C'est-à-dire atteindre l’objectif que la direction leurs avait assigné avant m êm e le début de saison. C’est

vrai que lors d’une com pétition, on ne

 
peut pas assuré à l’avance le résultat.

peut pas

assuré à l’avance le résultat.

«J e pense que le président de la FAF et son staff ont les raisons de leur choix pour cet entraîneur dont je souhaite tout le succès, donc il faut lui (entraîneur) laisser un peu de temps pour faire ses preuves,

et le ministère de la Jeunesse et des Sports est là pour accompagner cette FAF ainsi que le nouveau sélectionneur national et leur exiger par la suite de bons résultats», a indiqué le ministre dans un point de presse. «La réussite et l'obtention de bons résultats sont obligatoires pour la FAF et pour le nouveau sélectionneur. Ceux-ci doivent travailler pour que l'équipe nationale retrouve sa place tant au niveau continental que mondial», a insisté Ould Ali. La Fédération algérienne de football (FAF) a engagé l'Espagnol Lucas Alcaraz à la tête de la sélection algérienne pour deux ans avec l'objectif de qualifier les Verts pour la CAN-2019 au Cameroun et atteindre les demi- finales du tournoi.

C’est un leurre certainem ent « grossier » analogue à une « couleuvre » que personne ne peut avaler. Toutefois, ceux qui sont à la tête d’une équipe doivent lui assurer les m oyens financiers nécessaires pour qu’elle puisse évoluer norm alem ent et ne soit pas à la traîne dès le début de saison. Le terrain nous a toujours donné raison. Au fond, on peut dire que le terrain et la com pétition sont les seuls élém ents qui peuvent nous conforter dans nos convictions. Et là, il faut dire que les exem ples sont légions

président du CAB à une chaîne de

 

LIGUE 1 (MISE À JOUR)

dans notre Cham pionnat national. La présente saison foisonne de cas réels qui ne peuvent que nous interpeller. Il en ressort que cette fin de saison est

 

L’AVANTAGE DU TERRAIN

DÉTERMINANT

concernée aussi bien pour la course au titre de cham pion d’Algérie que pour la relégation. Concernant ce dernier volet, on peut dire que de nom breux clubs

La Ligue du football professionnel organisera, aujourd'hui, deux matches comptant pour la mise à jour du Championnat national de Ligue-1. Le MCA ne gagne plus depuis longtemps. Durant cette phase retour elle n'a engrangé que sept points. Ce qui constitue une très faible récolte pour une formation qui avait été sacrée championne d'hiver avec 30 pts. Une chute qui reste incompréhensible. Il faut dire aussi que le problème entre Mouassa et le joueur Mokdad a dépeint clairement sur le rendement de l'équipe. Cependant, cette une équipe aspire à bien jouer mais oublie certainement au vestiaire son efficacité. Lorsqu'on rate des buts faciles, on ne peut espérer jouer les premiers rôles. On avait eu un aperçu à Zabana devant le MCO où Djemaouni avait raté un but tout cuit. Ce n'est pas comme cela qu'on peut réduire l'écart avec l'ESS qui compte dix points d'avance sur les Mouloudéens. On peut dire que les carottes sont cuites pour les camarades de Aouedj. Mouassa, qui, faut-il le rappeler, a un mal fou à trouver des solutions sur le plan offensif. Il ne donne pas de chance à Mansouri, alors que des joueurs

favoris du fait qu'ils ont montré des difficultés offensives dans cette enceinte. Gare à l'excès de confiance ! Au stade de Tizi- Ouzou, la JSK tentera d'enchaîner par un autre succès durant ces matches en retard. Elle a déjà engrangé 07 pts sur neuf possibles. L'occasion lui est ainsi offerte pour accroître ses chances de se maintenir en Ligue-1. Rahmouni, le coach de la JSK, pourra compter sur tous ses éléments pour venir à bout de l'USMA qui n'a pas joué depuis plusieurs semaines. Malgré cela, les poulains du belge, Paul Put, feront tout pour ne pas revenir bredouille de leur déplacement tizi-ouzouéen. Les Usmistes, faut-il le rappeler, n'ont pas encore abdiqué sur leur ambition de jouer pour le titre de champion d'Algérie que convoitent aujourd'hui les Sétifiens. Il faut dire que la blessure en dernière minute de Redouani (fracture du bras) pourrait contrarier les chances kabyles de remporter ce match. Il y a lieu de relever l'équilibre des forces, surtout que la JSK s'est nettement améliorée durant ces matches en retard. Elle en a bien profité. On espère que le fair-play prédominera !

H. G.

La Ligue du football professionnel organisera, aujourd'hui, deux matches comptant pour la mise à jour du

qui ont montré leurs limites sur le plan offensif à l'instar de Zerdab sont reconduits à chaque fois. On a comme l'impression que le MCA est devenu un « gagne-petit ». Il risque d'en pâtir aujourd'hui au stade 5-Juillet devant le MOB, une équipe déjà reléguée. Si Mouassa n'aligne pas une équipe offensive, il risque de passer à côté comme ce fut le cas lors de la phase retour. Il est certain que devant le MOB, les camarades de Bouguèche n'auront pas le droit à l'erreur s'ils veulent au moins jouer pour la deuxième place. Les Mouloudéens, malgré leur troisième place, ne seront nullement les

sont concernés par le purgatoire, puisque trois clubs quitteront certainem ent la Ligue-1. Là, c’est une certitude que personne ne peut rem ettre en cause. Si le M O B a déjà une idée de son sort, ce n’est pas le cas pour la JSK, le CAB, le CSC ou le RC Relizane… Toutefois, les m ilieux sportifs sont restés stoïques après les déclarations du

télévision sportive privée. Personne n’a pu expliquer son état d’âm e lorsqu’il a affirm é que son équipe qui avait perdu contre la JSK, au stade Sefouhi (Batna) sur le score de 1 à 0 est reléguée avant l’heure. Com m ent pouvait-il affirm er de tels propos alors qu’il reste encore sept m atches avant la fin du Cham pionnat national de Ligue-1 prévue le 06 juin prochain, en plein m ois de Ram adhan ». U n peu désabusé par le «jeu de coulisses », le président du CAB, Farid N ezzar, a tenté de justifier sa position presque indéfendable— censée cependant pour certains eu égard à ce qui se passe dans notre football. Il a sim plem ent affirm é que « le CAB est déjà relégué du fait qu’on a perdu contre un adversaire direct. D e plus, on ne dispose pas de l’argent nécessaire qui puisse nous perm ettre de nous tirer d’affaire contrairem ent à nos adversaires qui sont m ieux pourvus financièrem ent. O n connaît le jeu de

   

coulisses. Vous n’avez qu’à voir les m atches restants pour com prendre la situation. Je peux m êm e vous donner le troisièm e club relégable ». D e tels propos vous donnent froid au dos. Toujours est-il, la situation de notre football est loin d être reluisante.

 

Indirectem ent, il veut dénoncer ce qui se tram e aussi bien pour son équipe que pourd’autres. C'est-à-dire que la loi du

   

T

O P S

 

À JSK

FACE RADOUANI

SANS

L’USMA

Coup dur pour la JSK ! Le club kabyle,

auteur

de matches

de suite en autant

de deux victoires

l’USMA cet

affronter

devra

championnat,

en

En

après-midi sans lune de ses pièces maîtresses.

l’occurrence Radouani qui sest fracturé le bras

Le

de reprise, dimanche.

lors de l’entraînement

meilleurs

des

l’un

des Canaris,

droit

latéral

joueurs cette saison, devra être éloigné des ter-

Joueur

rains pendant au moins deux semaines.

que précieux, Radouani a été

aussi talentueux

à Rahmouni durant cette

d’un apport considérable

a l’utilisé, par-

dans la mesure où il

phase retour,

et dautres fois dans le

fois à droite de la défense

terrain n’est pas respectée, m ais l’argent qui coule à flots est à l’origine de cer-

TENNIS

10 e SACRE RECORD POUR NADAL

L'Espagnol, Rafael Nadal, a remporté un 10 e sacre record au Master 1000 de Monte Carlo, en s'imposant devant son compatriote, Albert Ramos, en deux sets expéditifs (6-1, 6-3), s'adjugeant son premier titre de la saison. Le Majorquin (30 ans), qui a disputé pour la 11 e fois la finale en Princi- pauté, est devenu le premier joueur de l'ère professionnelle (depuis 1968) à s'offrir la "Decima" dans un seul tournoi. Après un premier set conclu en 30 minutes sur le score de (6-1), Nadal n'a laissé aucune chance à son compa- triote Ramos dans la deuxième manche remportée (6-3). Avec 50 trophées sur l'ocre, l'Espagnol, 30 ans, dépasse désormais d'une longueur l'Argentin, Guillermo Vilas, qu'il avait rejoint au palmarès il y a près d'un an à Barcelone.

tains résultats presque im possibles en début ou fin de saison. Aujourd’hui, on constate que des équipes qui ne ga- gnaient pas ni à dom icile, ni à l’exté- rieur sont en train d’exceller com m e le « sphinx qui renaît de ses cendres », aussi bien en Ligue-1 et qu’en Cham - pionnat national am ateur qui gagnent hors de leurs bases sur des scores lourds. Les (4 à 0) sont devenus m on- naie courante com m e si ces équipes qui gagnaient difficilem ent « intra m uros » se sont transform ées en form ations irré- sistibles. Il est clair que quelque chose ne tourne pas rond dans notre football. M alheureusem ent, personne ne pourra faire quoi que ce soit sans preuves tan- gibles. D ’où une im puissance qui fait,

En Catalogne la semaine prochaine, Nadal chassera aussi la "Decima"

milieu de terrain, en fonction des besoins.

Amar B.

apparem m ent, les affaires de tout le m onde.

tout comme à Roland-Garros (28 mai-11 juin) où il est déjà le maître incon- testé.

H am id G harbi

Mardi 25 Avril 2017

A LG É R I E - CO R É E É VA LUAT I O

A LG É R I E - CO R É E

É VA LUAT I O N

DE LA COOPÉRATION ÉCONOMIQUE

M. Lamamra reçoit le vice-MAE de la République démocratique et populaire de Corée.

  • L e ministre d'Etat, mi- nistre des Affaires étrangères et de la Coo-

pération internationale, Ram- tane Lamamra, a reçu à Alger le vice-ministre des Affaires étrangères de la République démocratique et populaire de Corée (RDPC), Sin Hong Chol. Cette rencontre a per- mis "de procéder à une éva- luation des relations de coopération économique entre

les deux pays et d'explorer les

voies de leur développement". M. Hong Chol a indiqué à la presse, au terme de cette au- dience, avoir évoqué avec M. Lamamra le développement des relations bilatérales, ajou-

tant que les relations entre les des pays étaient "historiques et traditionnelles". Pour sa part, M. Lamamra a indiqué que les relations entre les

A LG É R I E - CO R É E É VA LUAT I O

deux pays étaient "tradition- nelles", tissées durant la glo- rieuse guerre de Libération nationale, puis ont connu "un développement supplémen- taire" dans le cadre du Mou- vement des Non Alignés. Le chef de la diplomatie algé- rienne a ajouté que depuis

toujours "il y a eu une conver- gence de vues dans le soutien aux causes justes dans le monde", soulignant : "Nous aspirons à donner à la dimen- sion économique de nos rela- tions la grande importance requise". Il a ajouté, dans ce cadre, que les deux parties ont

convenu de la création d'une commission économique mixte et "nous aspirons à la tenue d'une rencontre dans les plus brefs délais". Par ailleurs, l'entretien accordé par M. La- mamra a été l'occasion d'un échange sur les questions in- ternationales d'intérêt com- mun ainsi que sur les développements intervenus dans les régions auxquelles appartiennent l'Algérie et la RDPC. Il convient également d'indiquer que le secrétaire général du ministère des Af- faires étrangères, Hassene Ra- behi, a co-présidé avec M. Chol les travaux de la 1 re ses- sion des consultations poli- tiques entre les deux pays durant laquelle les deux par- ties ont passé en revue les questions bilatérales et multi- latérales d'intérêt commun.

L A Q U E S T I O N D U N U C L É A I R E E N T R E L E D R O I T E T L A P R AT I Q U E

U N E

M E N AC E P L A N É TA I R E

Plusieurs questions ont été posées à l’autrichienne, M me Odette Jankowitch, experte en droit nucléaire et international sur l’actualité du nucléaire dans le monde et son utilisation, notamment que cette arme destructive est devenue un sujet préoccupant qui accapare l’intérêt de la presse internationale. Lors d’une conférence-débat organi- sée à l’institut national d’études de stra- tégie globale, en présence des représentants de différentes institutions de l’Etat et des experts dans les affaires étrangères, Dr Odette Jankowitch s’est étalée dans le cadre de cette conférence pour expliquer l’évolution des textes po- litiques et juridiques concernant la ques- tion du nucléaire entre le droit et la pratique, notamment qu’il est admis et re- connu que des pays possèdent cette ma- tière énergétique dont les membres du G5 + 1, sans parler de l’Iran, du Pakistan, de l’Inde et la Corée du Nord. Après avoir donné des détails sur le développement de l’arme nucléaire, l’oratrice a rappelé les dégâts causés par cette instrument de destruction massive, notamment durant la Deuxième Guerre mondiale, où les villes d’Hiroshima le 7

Ph. : Nacéra
Ph. : Nacéra

août 1945 et Nagasaki le 9 août 1945, ont subi les affres d’un bombardement nu- cléaire, sans oublier les expérimentations françaises au Sahara algérien, plus préci- sément à Reggane dans grand Sud, qui ont laissé des traces et provoqué des sé- quelles toujours présentes jusqu’à au- jourd’hui. Par ailleurs, la conférencière a rap- pelé aussi le rôle de l’Agence internatio- nale de l'énergie atomique (AIEA), créée en 1957 par l'Assemblée générale des Na- tions unies et son siège se trouve actuel- lement à Vienne. Cette agence vise à

encourager et à faciliter, dans le monde entier, le développement et l'utilisation pratique de l'énergie atomique à des fins

pacifiques, et la recherche dans ce do- maine, indiquant aussi que l’énergie nu- cléaire est soumise à des garanties de l'AIEA avec l’objectif de s’assurer que les activités pour lesquelles elle inter- vient, ne sont pas utilisées à des fins mi- litaires. De plus le Traité sur la non-prolifération (TNP) et d'autres traités internationaux prévoient l'application de garanties généralisées pour les États non dotés d'armes nucléaires qui font partie

de ces traités. Après avoir rappelé qu’il n’y a pas en- core une définition précise pour le terro- risme, Odette Jankowitch a évoqué le développement du droit pénal antiterro- riste à partir de 2005, qui vise à garantir une protection physique (sûreté et sécu- rité) et aussi les textes concernant le nu- cléaire civil et militaire. Dans ce cadre, la conférencière a mis en exergue le rôle de la culture de la sécurité qui reste une stra- tégie préventive et que le nucléaire utilisé à des fins militaires constitue une menace qui provient de l’extérieur.

Hamza Hichem

D É C È S D U M O U D J A H I D E T A N C I E N M I N I S T R E M O H A M E D G U E N I F E D

L E P R É S IDENT ABDE L A Z I Z B O UT E F L I K A ADR E S S E S E S CO ND O L ÉANC E S À L A FA M I L L E DU DÉ FUNT

Le moudjahid, ancien mi- nistre de l'Equipement et ancien directeur général des Douanes algériennes, Moha-

med Guenifed, est décédé hier à l'âge de 79 ans, a indi- qué un communiqué de la di- rection générale des Douanes algériennes. Né en 1938 à El- Harrach (Alger), le moudja- hid Mohamed Guenifed a exécuté de nombreuses opé- rations de fidayin dans la ca-

pitale après

le

D É C È S D U M O U D J A H I D

déclenchement de la guerre de Libération. Il a été condamné à mort par contumace. Après avoir rejoint la Wilaya IV historique, le défunt, qui se distinguait par son niveau d'instruction, a été envoyé à l'étranger perfectionner sa formation militaire pour rejoin- dre plus tard l'état-major général. Après l'indépendance, Mohamed Guenifed a occupé plusieurs hautes fonctions. Il a ainsi été directeur général de la Police des frontières à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) puis direc- teur général des Douanes algériennes entre 1987 et 1990. En 1990, il a été nommé ministre de l'Equipement. Le directeur général des Douanes a adressé ses condoléances à la famille du défunt, priant Dieu Tout-Puissant de l'accueillir en Son Vaste Paradis.

  • M D N

D É CO U V E R T E D ’U N E I M P O R TA N T E C AC H E D ’A R M E S E T D E M U N I T I O N S

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et de la sécurisation des frontières et lors d'un patrouille de reconnaissance, près de la bande frontalière Sud, au niveau de la zone de Bordj Badji Mokh- tar (6 e RM), un détachement de l'ANP a découvert, hier 23 avril 2017, une cache d'armes et de munitions contenant : 1 mitrailleuse lourde de calibre 14,5 mm, 1 mitrailleuse lourde de calibre 12,7 mm, et 1 mitrailleuse de type Dictariov", précise la même source. La cache comprenait également : "6 pistolets de type kalachnikov PMAK, 1 canon pour mitrailleuse lourde de calibre 12,7 mm, 10 chargeurs pour pistolets-mitrailleurs de type kalachnikov et une importante quantité de munitions de différents calibres (2.313 balles)". Par ailleurs, et dans le cadre de la sécurisation des fron- tières et de lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des éléments de la gendarmerie nationale et des gardes-frontières "ont saisi, dans des opérations distinctes menées à Tlemcen (2 e RM), une importante quantité s'élevant à 3 quintaux et 94,5 kilo- grammes de kif traité", alors que des détachements de l'ANP et des éléments de la gendarmerie nationale "ont intercepté à Tlem- cen, Tiaret et Bordj Badji Mokhtar, 16 immigrants clandestins de différentes nationalités.

AG E N C E S S PAT I A L E S A LG É R I E N N E E T É M I R AT I E

É C H A N G E D ’ E X P É R I E N C E S T E C H N I Q U E S

Un mémorandum d'entente a été signé hier à Alger entre les agences spatiales algérienne et émiratie sur le renforcement de la coopération et l'échange d'expériences techniques dans le domaine. Le mémorandum a été signé par le di- recteur général de l'Agence spatiale algérienne, Azzeddine Oussedik, et le président de l'agence spatiale émiratie, Khalifa Al Romaithi, lors d'une cérémonie présidée par le ministre des Af- faires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messa- hel. Dans une déclaration à la presse à l'issue de

A LG É R I E - CO R É E É VA LUAT I O

la signature du document, le ministre a souligné l'importance de la signature de cet accord qui a pour objectif l'élargissement de la coopération bilatérale entre les deux pays, estimant que ce mémorandum constitue "un jalon important dans la consolidation de la coopération entre l'Algérie et les Emirats arabes unis ainsi qu'avec les autres pays arabes". "Partant de cette l'ex- périence entre les deux pays qui vise à élargir la coopération dans le domaine spatial, nous es- pérons renforcer la coopération avec d'autres pays arabes, notamment dans ce contexte mar-

qué par un progrès important dans le domaine spatial", a soutenu M. Messahel. Pour sa part, le directeur général de l'Agence spatiale algé- rienne a mis l'accent sur l'importance de la si- gnature de ce mémorandum portant sur l'échange d'expériences et la mise en place de programmes communs dans le domaine spatial, notamment en ce qui concerne l'amélioration du niveau technique et le soutien de la formation, ajoutant que l'amorce de l'étape d'application du mémorandum se fera directement après la si- gnature du document". Le président de

l'Agence spatiale émiratie a souligné son enga- gement à "soutenir la coopération bilatérale entre les deux pays dans le domaine spatial pour promouvoir le niveau technique entre les deux pays et dans le monde arabe". M. Al Romaithi a relevé "l'intérêt accordé par les dirigeants des deux pays au renforce- ment de cette spécialité scientifique importante et développée en vue d'être au diapason des pays leaders en la matière.

C OMMENTAIRE

B A C H A R T Ê T E D E T U R C ?

Le monde a suivi avec effroi l’épisode du bombardement à l’arme chimique. Le lendemain les esses de bouchers ont été brandies par l’Occident pour accrocher haut et court Al Assad. Coup dur auquel il mettra un peu de temps à se relever. Il vient en substance de donner une entrevue à la presse russe et où il met en exergue la responsabilité de la Turquie dans cette « sale affaire ». Il affirme détenir des preuves irréfutables quant à l’origine et au cheminement des armes chimiques. « La Syrie est sûre que les terroristes obtiennent des armes chimiques depuis le territoire turc (…). Directement de Turquie, et il existe des preuves à cet égard, certaines d'entre elles étaient disponibles sur Internet depuis

quelques années », a soutenu Al Assad. « Le seul circuit de financement, de livraison d'armes, de n'importe quel ravitaillement en matériel, de recrues ainsi que de substances de ce type passe par la Turquie, ils ne font pas un long trajet

depuis le nord ». « C'est la Turquie, à 100 % », a ajouté le chef d'État syrien. Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, avait déjà affirmé à l'Onu que des substances chimiques avaient été transportées à Alep-Est depuis le territoire turc. La plupart des analystes impartiaux, de tous bords, commencent à voir plus clair dans cet imbroglio, les tenants de cette guerre et les intérêts inavoués qui s’y jouent. Victime d’un nouvel « ordre mondial » décidé dans de sombres officines, la Syrie peine à sortir les narines hors de l’eau, lestée lourdement par une meute de puissants dont le seul but est de disloquer ad vitam cette nation aux racines séculaires.

Kamel Morsli

Derrière la fumée des bombardements, l’arme redoutable des médias occidentaux redouble de férocité dès qu’il s’agit de Bachar Al Assad. Ce n’est

plus des analyses qu’on sert aux lecteurs mais des attaques acerbes teintées d’une haine sans égale, souvent baignées dans une subjectivité sans égal. Le raïs syrien est monté au créneau cette semaine à travers plusieurs déclarations pour contrer ces salves ininterrompues de dénigrement. Il pointe d’abord les interventions des pays occidentaux « qui servent l’intérêt des groupes terroristes », qu’il considère comme une ingérence caractérisée dans les affaires internes de la Syrie. L’exemple des tirs de missiles américains sur la base aérienne de Shayrat après la défaite infligée aux terroristes, en est un exemple édifiant. Al Assad rejette les scénarios visant à scinder son pays et soutient l’idée de réconciliation nationale et la participation aux processus de négociations engagés.