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A KIDAL, LES SOLDATS AIDES PAR DES TERRORISTES REPENTIS

Les temps se font de plus en plus durs pour les terroristes, au soulagement de
la population. Les défections dans les rangs des mouvances terroristes se
poursuivent et s’accélèrent, alors que dans le même temps le processus de
paix progresse doucement mais sûrement dans le nord du Mali.

Trompés par des promesses de gains jamais obtenus, pour des causes qu’ils
savent n’être que des prétextes fallacieux, les hommes de main d’Ansar-Dine
et d’Al Mourabitoune prennent le large : enfin conscient de mettre en péril leurs
vies et pour certains d’avoir ôté celles de leurs semblables… pour rien. Pour
rien du tout, si ce n’est pour alimenter le tiroir-caisse personnel de leurs
leaders.

Ces défections accroissent les tensions parmi les terroristes, qui ne sont plus
en mesure de retenir leurs hommes de main et craignent les trahisons. Après
avoir docilement servi et avoir été exploités tels de la simple chaire à canon, ils
font à présent l’objet de règlements de comptes et sont remplacés autant par
une poignée d’apprentis criminels maladroits, souvent recrutés à l’étranger.
Comme c’était cas des « jihadistes » affiliés à la secte Daawa, arrêtés cet été
par les forces de sécurité dans le sud du Mali alors qu’ils étaient en chemin
pour frapper la capitale en plein Ramadan !

Devenus des cibles, l’unique alternative des hommes de main pour s’extirper
du joug de leurs « amis » d’hier et de tenter de reprendre leur vie en mains est
de se racheter une conduite en collaborant discrètement avec les soldats :
seuls à avoir les moyens de s’attaquer aux leaders terroristes. Disons-le
franchement, c’est à ces courageux repentis que l’on doit le récent succès des
forces de sécurité à Kidal. C’est grâce à ces trahisons qu’un proche
collaborateur d’Iyad Ag Ghaly a été neutralisé la semaine dernière. Il ne faut
pas oublier tout le mal qu’ils ont fait, mais il faut quand même saluer ce geste
fort de repentance.

Le terrorisme est à bout de souffle au Mali. Affaibli par les défections. Affaibli
par l’aide des repentis aux soldats. Affaibli par le difficile recrutement
d’étrangers inexpérimentés. Affaibli par la population, qui commence à se
libérer de la peur sous l’effet d’une exaspération sans borne face à ce que les
terroristes leur a fait subir, et qui n’hésite plus à dénoncer ces criminels.
Certes, nous connaitrons encore quelques soubresauts dangereux avant que la
bête ne meure mais grâce à notre action, nous sommes sur la voie de la paix et
de la liberté.

Il est de notoriété publique que beaucoup de leaders sont d’ailleurs partis se
planquer à l’étranger, comme Iyad ag Ghaly en Algérie. Iyad ag Ghaly a
effectivement bien compris que le vent est en train de tourner sec, d’où ses
manœuvres pour faire pression sur le politique dans l’espoir de sortir de sa
situation de clandestinité. Nous avons lu dans la presse des articles, parfois

Si son tort d’avoir participé au commerce de drogue ne doit certainement pas être nié. accréditant cette thèse insensée d’une réhabilitation du chef d’Ansar-Dine sans être inquiété : c’est peut-être bien lui qui a vendu son fidèle lieutenant pour prouver sa bonne foi envers ses amis politiques corrompus. qui avait été accusé de narcotrafic en 2013. maire de la commune de Tarkint. Il faut dire que beaucoup de politiques subissent la pression de ces groupes terroristes et sont même peut-être contraints de s’impliquer dans des trafics illégaux.signés de personnalités. Par Ismaila Diarra . Souvenons-nous de l’affaire Baba Ould Cheikh. il faut rappeler qu’il avait été chargé de la médiation avec AQMI pour la libération d’otages et que le narcotrafic est une spécialité et une chasse bien gardée des terroristes : il faut donc aussi dénoncer et mettre en garde contre la pression que peut exercer les terroristes sur nos élus.