UNIVERSITE DE LIMOGES

ECOLE DOCTORALE Science – Technologie – Santé
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES

Année : 2004 Thèse N° 29-2004

THESE

pour obtenir le grade de

DOCTEUR DE L’UNIVERSITE DE LIMOGES

Discipline : "Electronique des Hautes Fréquences, Optoélectronique"

Spécialité : "Télécommunications"

présentée et soutenue par

Laure FREYTAG

le 18 Novembre 2004

Conception, réalisation et caractérisation d’antennes
pour stations de base des réseaux de télécommunication
sans fil

Thèse dirigée par Monsieur Bernard JECKO

JURY :

Monsieur W. TABBARA Président

Monsieur M. DRISSI Rapporteur
Madame O. PICON Rapporteur

Monsieur P. DE MAAGT Examinateur
Monsieur B. JECKO Examinateur
Monsieur T. MONEDIERE Examinateur

Monsieur G. AUGER Invité
Monsieur A. MADELAINE Invité




REMERCIEMENTS


Mes travaux ont été effectués à la Faculté des Sciences et Techniques, au sein de
l’Institut de Recherche en Communications Optiques et Micro-ondes (IRCOM), unité mixte
de recherche CNRS – Université de Limoges dirigé par le Professeur A. BARTHELEMY.

Je remercie Monsieur B. JECKO, Professeur à l’Université de Limoges et directeur du
CREAPE, pour m’avoir accueillie dans son équipe et pour avoir dirigé mes travaux. Nous
n’avons pas toujours été d’accord mais je porte une profonde estime, aussi bien à l’homme
qu’au scientifique.

J’exprime ma profonde reconnaissance à Monsieur W. TABBARA, Professeur à
l’Ecole Supérieure d’Electricité, pour avoir accepté de présider le jury de cette thèse.

Je remercie très sincèrement Madame O. PICON, Professeur à l’Université de Marne-
La-Vallée et Monsieur M. DRISSI, Professeur à l’Institut National des Sciences Appliquées /
Institut d’Electronique et de Télécommunications de Rennes, pour avoir accepté de juger ce
travail et d’assurer la tâche de rapporteur.

Je remercie également Messieurs P. DE MAAGT, Ingénieur à l’Agence Spatiale
Européenne (ESA), G. AUGER, Ingénieur au sein de la société THALES Communications, et
A. MADELEINE, Docteur Ingénieur au sein de la société RADIALL pour avoir accepté de
siéger à mon jury de thèse.

Merci à Monsieur T. MONEDIERE, Professeur à l’Université de Limoges, pour sa
participation à mon jury de thèse, mais aussi et surtout pour ses précieux conseils et sa
compréhension. Merci Thierry.

J’exprime ma chaleureuse reconnaissance aux deux secrétaires de l’équipe P. LEROY
et N. AYMARD pour leur gentillesse, leur bonne humeur, leur aide précieuse, leur
disponibilité … Que deviendrait l’équipe sans vous ?


Mes remerciements s’adressent aussi à Messieurs P. FRUGIER de l’Atelier de
l’IRCOM, B. CASTEIGNAU, du laboratoire de Microélectronique de l’IRCOM et Y.
GUILLERME, Ingénieur au sein de la société THALES Communications pour le soin apporté
aux différentes réalisations.

Un grand merci également à Eric ARNAUD qui m’a offert son aide et son temps pour
les diverses mesures. Derrière son aptitude à râler se cache un collègue sympathique et
efficace. Je voudrais saluer Charles et David pour avoir dompté le système informatique du
CREAPE.

Il me reste à remercier toutes les personnes qui ont eu une grande influence ces trois
dernières années, aussi bien sur mon travail que sur ma vie privée.
Je commencerai par mes collègues de bureau : Basile tout d’abord, son amitié, son
humanité et ses conseils sont très précieux. Puisses-tu toujours rester en France… Je le
souhaite de tout mon cœur. Elisa, merci pour les fous rires, les pleurs et surtout les chansons
partagés… Le « bureau des filles » est le plus sympathique de tous, beaucoup nous l’ont dit,
trop souvent parfois !!

Depuis l’ENSIL jusqu’au CREAPE, j’ai suivi sa trace: merci à GG pour les
discussions, les séjours au ski, les soirées, la PPG…

Je salue aussi tous les doctorants et ex-doctorants avec qui j’ai partagé des soirées et
week-ends et en particulier Guéno, Ben et Stéphane mais aussi Steph, Cyril, Géo, Minnie (un
jour tu accepteras le fait que je suis plus grande que toi !), NRV, Guigui, Tanguy et Sandra…

Que dire sur Vic ? Bravo ! Me supporter en période de rédaction relève de
l’exploit surtout en rédigeant soit même une thèse ! Merci pour ton soutien et pour tout le
reste (…), je t’embrasse très fort.

Finalement, je dois remercier mes parents. Merci pour vos encouragements et votre
soutien pendant ces trois dernières années et aussi pendant les 22 autres. Pardon à ma maman,
pour mon agressivité au téléphone alors qu’elle n’y était pour rien. Gros bisous aussi à ma
sœur, à mes grand parents, à Hubert et Josette, à Serge et Jeannine…



SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE.......................................................................................................... 1

CHAPITRE 1
Contexte de l'étude : réseaux de télécommunication sans fil terrestres et
antennes associées

I. INTRODUCTION ............................................................................................................................. 9
II. ETAT DE L’ART DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATION SANS FIL
TERRESTRES .................................................................................................................................... 10
II.1. Introduction........................................................................................................................... 10
II.2. Les réseaux de téléphonie sans fil......................................................................................... 12
II.2.1. Introduction ................................................................................................... 12
II.2.2. GSM............................................................................................................... 13
II.2.3. GPRS ............................................................................................................. 14
II.2.4. EDGE ............................................................................................................ 14
II.2.5. UMTS............................................................................................................. 15
II.3. Les WPAN............................................................................................................................ 16
II.3.1. Bluetooth........................................................................................................ 16
II.3.2. Norme 802.15.3 ............................................................................................. 17
II.3.3. HomeRF......................................................................................................... 17
II.3.4. UWB .............................................................................................................. 17
II.4. Les WLAN............................................................................................................................ 18
II.4.1. Norme 802.11 et ses extensions..................................................................... 18
II.4.2. Norme HiperLAN........................................................................................... 19
II.5. Les WMAN........................................................................................................................... 19
II.5.1. Norme 802.16 ................................................................................................ 19
II.5.2. Normes HiperAccess et HiperLink ................................................................ 19
II.5.3. Le LMDS........................................................................................................ 19
II.6. Le LMDS à Limoges ............................................................................................................ 21
II.6.1. Projet ERASME............................................................................................. 21
II.6.2. Projet BROADWAN....................................................................................... 22
II.7. Conclusion ............................................................................................................................ 23
III. COUVERTURE D’UN RESEAU SANS FIL : CHOIX DE L’ANTENNE ET PROBLEMES
RENCONTRES................................................................................................................................... 25
III.1. Les critères de choix............................................................................................................ 25
III.2. Les différents types d’antennes pour station de base........................................................... 26
III.3. Problématique de la couverture des réseaux sans fil ........................................................... 28
III.3.1. Portée maximale et gain............................................................................... 28
III.3.2. Zones d’ombre proches de l’émetteur.......................................................... 28
III.3.3. Eblouissement des abonnés proches de l’émetteur...................................... 29

III.3.4. Bipolarisation............................................................................................... 29
IV. PRESENTATION DE L’ETUDE................................................................................................ 30
IV.1. Antenne imprimée en cosécante carrée à 40 GHz............................................................... 30
IV.1.1. Pourquoi une antenne planaire en cosécante carrée en millimétrique ?.... 30
IV.1.2. Quelques antennes existantes....................................................................... 31
IV.1.3. Objectif souhaité........................................................................................... 33
IV.2. Antenne omnidirectionnelle en azimut................................................................................ 34
IV.2.1. Contexte de l’étude : l’entreprise RADIALL................................................ 34
IV.2.2. Quelques antennes existantes....................................................................... 35
IV.2.3. Antenne omnidirectionnelle à Bande Interdite Electromagnétique ............. 36
V. OUTILS DE SIMULATION UTILISES...................................................................................... 37
V.1. Les outils de conception ....................................................................................................... 38
V.1.1. Le logiciel SARA............................................................................................ 38
V.1.2. Le logiciel ADS.............................................................................................. 39
V.1.3. Le code de différences finies.......................................................................... 40
V.2. Simulateur de bilan de liaison : LIBUS................................................................................ 41
V.3. Moyens de mesures expérimentaux...................................................................................... 43
V.3.1. Base de mesure de l’IRCOM......................................................................... 43
V.3.2. La base compacte du CREAPE...................................................................... 45
VI. CONCLUSION ............................................................................................................................. 46
BIBLIOGRAPHIE.............................................................................................................................. 48

CHAPITRE 2
Antenne en cosécante carrée pour station de base : application au LMDS
(40 GHz)

I. INTRODUCTION ........................................................................................................................... 57
II. PRINCIPE D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE.................................................. 58
II.1. Origine de ce type d’antenne ................................................................................................ 58
II.2. Expression du gain................................................................................................................ 58
II.3. Autres applications de ce type d’antennes ............................................................................ 60
II.3.1. Applications indoor ....................................................................................... 60
II.3.2. Applications outdoor ..................................................................................... 61
II.4. Etude paramétrique des diagrammes théoriques................................................................... 62
II.4.1. Allure des diagrammes en fonction de θ
0
...................................................... 62
II.4.2. Couvertures obtenues .................................................................................... 63
II.4.3. Autres paramètres ......................................................................................... 64
II.4.4. Approche de la réalité ................................................................................... 65
III. DIMENSIONNEMENT ET CHOIX TECHNOLOGIQUES DANS LE CAS DU SYSTEME
LMDS ................................................................................................................................................... 68
III.1. Problématique LMDS.......................................................................................................... 68
III.1.1. Bilans de liaison........................................................................................... 68
III.1.2. Définition des paramètres de la liaison ....................................................... 69


III.1.3. Résultats obtenus.......................................................................................... 71
III.1.4. Cahier des charges....................................................................................... 73
III.2. Choix de la technologie imprimée....................................................................................... 74
III.2.1. Avantages et inconvénients de ce type d’antennes....................................... 74
III.2.2. Principe de fonctionnement des réseaux de patchs...................................... 74
III.3. Substrat utilisé ..................................................................................................................... 76
IV. REALISATION D’ANTENNES EN COSECANTE CARREE IMPRIMEES :
DETERMINATION DES PONDERATIONS.................................................................................. 79
IV.1. Détermination de la géométrie du réseau ............................................................................ 79
IV.2. Principe de formation d’un diagramme de rayonnement .................................................... 79
IV.2.1. Pondération en amplitude ............................................................................ 80
IV.2.2. Pondération en phase................................................................................... 80
IV.2.3. Pondération en amplitude et en phase ......................................................... 81
IV.3. Obtention d’un diagramme en cosécante carrée.................................................................. 82
IV.3.1. Synthèse en puissance .................................................................................. 82
IV.3.2. Synthèse réelle.............................................................................................. 83
IV.4. Etude des pondérations en analyse...................................................................................... 84
IV.4.1. Pondérations en amplitude........................................................................... 84
IV.4.2. Pondérations en phase ................................................................................. 85
IV.4.3. Solutions retenues......................................................................................... 86
IV.5. Influence des erreurs de pondérations sur le rayonnement.................................................. 87
IV.5.1. Erreurs en amplitude.................................................................................... 88
IV.5.2. Erreurs de phase .......................................................................................... 89
V. CONCEPTION D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE A 40 GHz......................... 92
V.1. Choix de la géométrie du réseau........................................................................................... 92
V.2. Choix des pondérations......................................................................................................... 92
V.3. Vérification des pondérations avec prise en compte de la géométrie du patch .................... 93
V.3.1. Géométrie et performances du patch............................................................. 93
V.3.2. Vérification des pondérations........................................................................ 95
V.4. Calcul de nouvelles pondérations ......................................................................................... 96
V.5. Conception du réseau de distribution.................................................................................... 97
V.5.1. Réalisation des pondérations......................................................................... 97
V.5.2. Réseau de distribution obtenu ....................................................................... 98
VI. SIMULATION DE L’ANTENNE............................................................................................... 99
VI.1. Adaptation ........................................................................................................................... 99
VI.2. Vérification des pondérations.............................................................................................. 99
VI.3. Rayonnement..................................................................................................................... 100
VI.3.1. Plan de masse infini ................................................................................... 100
VI.3.2. Plan de masse fini....................................................................................... 101
VI.4. Gain intrinsèque ................................................................................................................ 102
VII. REALISATION ET MESURES .............................................................................................. 103
VII.1. Réalisation d’un prototype ............................................................................................... 103
VII.2. Mesures ............................................................................................................................ 103
VII.2.1. Adaptation................................................................................................. 103
VII.2.2. Rayonnement ............................................................................................. 104

VII.2.3. Gain........................................................................................................... 105
VII.3. Résultat sur la couverture LMDS..................................................................................... 105
VII.4. Conclusions...................................................................................................................... 107
VIII. AMELIORATION DE L’ANTENNE.................................................................................... 109
VIII.1. Choix des pondérations................................................................................................... 109
VIII.2. Substrat et géométrie du patch........................................................................................ 109
VIII.3. Conception du nouveau réseau ....................................................................................... 111
VIII.3.1. Méthode de conception............................................................................ 111
VIII.3.2. Simulation de l’antenne complète............................................................ 111
VIII.4. Gain et polarisation croisée............................................................................................. 114
VIII.5. Réalisation et mesures .................................................................................................... 115
VIII.5.1. Prototype.................................................................................................. 115
VIII.5.2. Adaptation................................................................................................ 116
VIII.5.3. Rayonnement............................................................................................ 117
VIII.5.4. Gain et directivité .................................................................................... 118
VIII.5.5. Résultats sur la couverture du système LMDS ........................................ 119
VIII.6. Conclusion...................................................................................................................... 119
IX. FORMATION DU DIAGRAMME DANS LE PLAN HORIZONTAL................................. 120
IX.1. Diagramme sectoriel.......................................................................................................... 120
IX.1.1. Choix de l’ouverture................................................................................... 120
IX.1.2. Mise en réseau de notre antenne................................................................ 121
IX.1.3. Conception d’un réseau monocouche fixe.................................................. 121
IX.1.4. Conception d’un réseau monocouche adaptable ....................................... 122
IX.1.5. Conception d’un réseau plan multicouche................................................. 123
IX.2. Pointage électronique ........................................................................................................ 124
IX.2.1. Introduction................................................................................................ 124
IX.2.2. Principe et avantages ................................................................................. 124
IX.2.3. Matrice de Butler........................................................................................ 125
X. CONCLUSION............................................................................................................................. 128
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................................ 129

CHAPITRE 3
Etude et conception d'une antenne BIE omnidirectionnelle en azimut

I. INTRODUCTION ......................................................................................................................... 133
II. PRESENTATION DES MATERIAUX BIE ET APPLICATION AUX ANTENNES.......... 135
II.1. Matériau BIE....................................................................................................................... 135
II.1.1. Définition..................................................................................................... 135
II.1.2. Propriétés électromagnétiques.................................................................... 136
II.2. Applications aux antennes .................................................................................................. 139
II.2.1. Introduction ................................................................................................. 139
II.2.2. Antennes planaires ...................................................................................... 139
II.2.3. Propriétés de l’antenne BIE résonante à défaut ......................................... 141


II.3. Antennes BIE résonantes omnidirectionnelles en azimut ................................................... 148
II.3.1. Introduction ................................................................................................. 148
II.3.2. Antenne BIE cylindrique.............................................................................. 148
II.3.3. Antenne BIE coaxiale .................................................................................. 149
II.3.4. Remarque..................................................................................................... 150
II.3.5. Avantages et inconvénients des deux antennes ........................................... 150
II.3.6. Choix............................................................................................................ 151
III. ETUDE MODALE DE L’ANTENNE BIE COAXIALE........................................................ 153
III.1. Introduction ....................................................................................................................... 153
III.2. Approche du problème ...................................................................................................... 153
III.2.1. Distribution des champs............................................................................. 153
III.2.2. Rayonnements associés .............................................................................. 154
III.2.3. Polarisation................................................................................................ 155
III.3. Paramètres de l’étude modale............................................................................................ 156
III.3.1. Conditions aux limites................................................................................ 156
III.3.2. Modes de fonctionnement........................................................................... 157
III.4. Structure étudiée................................................................................................................ 158
III.5. Etude des modes TM......................................................................................................... 158
III.5.1. Calcul des champs dans le guide infini...................................................... 158
III.5.2. Structure finie : cavité................................................................................ 161
III.5.3. Analyse des différents modes de la cavité.................................................. 162
III.5.4. Epaisseur des cylindres.............................................................................. 167
III.5.5. Validation de la méthode ........................................................................... 170
III.6. Etude des modes TE .......................................................................................................... 174
III.6.1. Calcul des champs dans le guide infini...................................................... 174
III.6.2. Structure finie : cavité................................................................................ 176
III.6.3. Analyse des différents modes de la cavité.................................................. 177
III.6.4. Epaisseur des cylindres.............................................................................. 180
III.6.5. Validation de la méthode ........................................................................... 183
III.7. Possibilités offertes............................................................................................................ 186
IV. ALIMENTATION DE L’ANTENNE BIE COAXIALE......................................................... 188
IV.1. Présentation du problème .................................................................................................. 188
IV.2. Dipôle en λ
0
/2.................................................................................................................... 189
IV.2.1. Rayonnement d’un dipôle........................................................................... 189
IV.2.2. Résolution du problème de l’âme centrale................................................. 189
IV.2.3. Utilisation de dipôles imprimés.................................................................. 190
IV.3. Fil-plaque anneau .............................................................................................................. 192
IV.3.1. Design et propriétés ................................................................................... 192
IV.3.2. Adaptation de la structure à la présence de l’âme centrale....................... 192
IV.4. Comparaison des deux excitations .................................................................................... 193
V. PROPRIETES ET PERFORMANCES DE L’ANTENNE BIE COAXIALE........................ 195
V.1. Etude de la structure infinie................................................................................................ 195
V.1.1. Structure étudiée.......................................................................................... 195
V.1.2. Impédance d’entrée et champ E
z
dans le guide coaxial infini ..................... 196
V.1.3. Etude en rayonnement de la structure infinie.............................................. 197
V.1.4. Directivité de l’antenne ............................................................................... 198

V.1.5. Structure infinie à plusieurs cylindres......................................................... 199
V.1.6. Comparaison des structures à un et deux cylindres .................................... 200
V.2. Etude de la structure finie ................................................................................................... 202
V.2.1. Etude en rayonnement ................................................................................. 202
V.2.2. Abaques........................................................................................................ 207
V.3. Adaptation en entrée........................................................................................................... 208
V.3.1. Mise en évidence du problème..................................................................... 208
V.3.2. Influence de l’excitation .............................................................................. 208
V.3.3. Principes ...................................................................................................... 209
V.3.4. Remarques ................................................................................................... 209
V.4. Conclusion.......................................................................................................................... 210
VI. AMELIORATION DES PERFORMANCES .......................................................................... 211
VI.1. Technique « multisources »............................................................................................... 211
VI.1.1. Introduction................................................................................................ 211
VI.1.2. Nombre de sources ..................................................................................... 212
VI.1.3. Ecart entre les sources ............................................................................... 215
VI.1.4. Conclusion.................................................................................................. 217
VI.2. Conformation de la cavité ................................................................................................. 217
VI.2.1. Conformation des cylindres........................................................................ 218
VI.2.2. Conformation de l’âme centrale................................................................. 221
VI.3. Structures métalliques ....................................................................................................... 222
VI.3.1. Introduction................................................................................................ 222
VI.3.2. Pourquoi s’orienter vers les structures métalliques ?................................ 223
VI.3.3. Premiers résultats....................................................................................... 224
VI.3.4. Conclusion.................................................................................................. 226
VI.4. Conclusion......................................................................................................................... 227
VII. CONCEPTION ET REALISATION D’UNE ANTENNE BIE COAXIALE A 5 GHz ...... 228
VII.1. Simulation de l’antenne ................................................................................................... 228
VII.1.1. Cahier des charges.................................................................................... 228
VII.1.2. Choix technologiques................................................................................ 228
VII.1.3. Résultats de simulation ............................................................................. 229
VII.1.4. Dimensions de l’antenne........................................................................... 231
VII.1.5. Diagrammes de rayonnement ................................................................... 231
VII.2. Réalisation et mesures...................................................................................................... 232
VII.2.1. Prototype................................................................................................... 232
VII.2.2. Simulation ................................................................................................. 233
VII.2.3. Adaptation................................................................................................. 235
VII.2.4. Mesures en rayonnement .......................................................................... 237
VII.2.5. Conclusion ................................................................................................ 241
VIII. COUVERTURE OBTENUE AVEC LE PROTOTYPE REALISE.................................... 242
VIII.1. Paramètres de la liaison .................................................................................................. 242
VIII.2. Cartographie de puissance .............................................................................................. 242
IX. CONCLUSION ........................................................................................................................... 244
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................................ 245




CONCLUSION GENERALE .......................................................................................................... 249


Annexe 1 : Présentation du logiciel MOMENTUM....................................................................... 257

Annexe 2 : Présentation du logiciel basé sur la méthode FDTD................................................... 261

Annexe 3 : Les antennes imprimées................................................................................................. 267

Annexe 4 : Les matériaux diélectriques........................................................................................... 273

Annexe 5 : Liste des matériaux diélectriques (Source Labtech) ................................................... 275

Annexe 6 : Les lignes microrubans .................................................................................................. 279

Annexe 7 : Méthode de pondération en amplitude d’un réseau de patchs................................... 285

Annexe 8 : Diagrammes mesurés de la deuxième antenne en cosécante carrée .......................... 287

Annexe 9 : Détermination de la directivité à partir des diagrammes de rayonnement d’une
antenne .............................................................................................................................................. 289

Annexe 10 : Les dipôles imprimés.................................................................................................... 291

Annexe 11 : Caractérisation des matériaux RADIALL................................................................. 293

BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................................ 295

LISTE DES ARTICLES PUBLIES PENDANT LA THESE…………………………..………...297
Introduction générale

1




INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale

2
Introduction générale

3
Depuis l’antiquité, l’homme n’a cessé de chercher les différents moyens (parole,
gestes de la main, signaux de fumée, document écrit,...) pour communiquer. Ainsi, l’être
humain, à travers des époques successives, a fournit des efforts intellectuels aussi bien que
physiques afin de découvrir des méthodes de communication adéquates.
Le fruit de ces efforts a été couronné, pour la première fois dans l’histoire des
télécommunications, par l’invention du télégraphe optique (1er réseau de
télécommunications). Après la découverte de l’électricité, ce télégraphe optique a évolué vers
le télégraphe électrique. En 1865, une nouvelle technologie voit le jour : le téléphone proposé
par C.Bourseul.
En 1870, le britannique J.Maxwell réalise de très importants progrès lors de ses études
des ondes électromagnétiques en démontrant que celles-ci voyagent aussi bien dans le vide
que dans la matière. Cela a permis de réaliser les premières expériences de la radio
(transmission sans fil) en 1895, par le physicien Marconi.
Au début du XXème siècle, une nouvelle révolution pour les télécommunications
s’amorce, celle de l’électronique. Cette époque est caractérisée par l’invention des
composants et circuits électroniques essentiels et de bonne qualité : le transistor en 1947, puis
les circuits intégrés dans les années 1960.
La naissance du premier ordinateur arriva en 1949, par l’américain Von Neumann :
c’est le début du traitement électronique de l’information (l’Informatique). Et en 1971, la
création du premier microprocesseur permet la miniaturisation des matériels informatiques et
leur émergence dans les techniques de télécommunications.
Depuis, les réseaux se sont beaucoup développés qu’ils soient filaires ou hertziens.
Ces dernières années ont vu l’émergence d’une grande variété de réseaux sans fil et un
nouveau besoin s’est créé : celui d’être connecté en permanence à un réseau quelque soit
l’endroit où l’on se trouve.
On voit alors apparaître de nombreux types de réseaux : réseaux de téléphonie, de
diffusion haut débit, locaux ou très étendus par l’intermédiaire de communications terrestres
ou spatiales.
Introduction générale

4
Ainsi, le développement de ces réseaux sans fil nécessite des avancées technologiques
au niveau des composants électroniques, des logiciels informatiques, des techniques de
codage ou encore des antennes.
En effet, l’antenne est un des points clés des réseaux sans fil puisque cet élément est
le dernier maillon de la chaîne permettant l’émission, la transmission et la réception du signal
et donc de l’information contenue dans celui-ci. L’antenne pour station de base doit être
adaptée à chaque liaison en fonction de la couverture souhaitée.
Le travail présenté dans ce manuscrit a pour objectif la conception d’antennes pour
stations de base des réseaux de télécommunication sans fil terrestres, visant à améliorer
la couverture. Après un état de l’art de ces réseaux et de leur couverture, deux types
d’antennes seront étudiés.
Le chapitre 1 proposera un état de l’art des réseaux de télécommunications sans fil
terrestres. Celui-ci aura pour objectif de mettre en évidence la diversité des réseaux
actuellement étudiés et donc des antennes nécessaires à leur développement. Les différents
types de couverture par les stations de base seront présentés afin de faire apparaître les
difficultés rencontrées comme par exemple les zones d’ombre ou la nécessité d’avoir des
cellules de grandes dimensions. Nous proposerons alors l’étude de deux types d’antennes
pour station de base : une antenne sectorielle dans un plan et en cosécante carrée dans le
second et une antenne omnidirectionnelle fort gain, dont les avantages seront mis en avant.
Finalement, ce chapitre d’introduction se terminera par la présentation des différents outils de
simulation et de mesure utilisés pour l’étude de ces antennes.
Le chapitre 2 sera entièrement consacré à l’étude d’une antenne imprimée en
cosécante carrée dans le domaine millimétrique. Après avoir présenté le principe de
fonctionnement et les performances que l’on peut attendre de ces antennes, nous exposerons
le cahier des charges et les choix technologiques que nous avons fait dans le cadre d’une
application particulière, le LMDS (Local Multipoint Distribution services). Nous nous
intéresserons alors plus en détail à la conception d’une telle antenne, depuis le choix des
pondérations à appliquer sur les patchs jusqu’à la réalisation du réseau d’alimentation. Les
simulations et les mesures des différentes antennes seront finalement présentées en mettant en
évidence les améliorations obtenues sur la couverture du système LMDS.
Introduction générale

5
Le chapitre 3 traitera d’un nouveau type d’antenne toujours adapté aux stations de
base des réseaux de télécommunication sans fil : l’antenne coaxiale à Bande Interdite
Electromagnétique (BIE) permettant d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel avec un
faisceau étroit dans le plan d’élévation. Afin de bien comprendre le fonctionnement de cette
antenne, une présentation des propriétés des matériaux BIE et de leurs différentes applications
dans le domaine des antennes sera proposée. Pour une meilleure compréhension, la
conception d’une antenne BIE coaxiale s’accompagne d’un certain nombre d’études comme :
l’étude modale de la structure ou les problèmes liés à l’alimentation de l’antenne. Les
performances de ces antennes pourront alors être mises en évidence ainsi que les différentes
techniques permettant de les améliorer. Finalement, la conception et la réalisation d’un
prototype dans le cadre d’une collaboration avec l’entreprise RADIALL valideront les études
amont et les résultats énoncés.
Ce manuscrit se terminera par une conclusion sur ce travail suivie de la présentation
des perspectives.














Introduction générale

6




Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

7







CHAPITRE 1




* * * * * * *


R ETAT DE L’ART DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATIONS
SANS FIL TERRESTRES
R COUVERTURE D’UN RESEAU SANS FIL : CHOIX DE
L’ANTENNE ET PROBLEMES RENCONTRES
R PRESENTATION DE L’ETUDE
R OUTILS DE SIMULATION UTILISES
Contexte de l’étude :
réseaux de télécommunications sans
fil terrestres et antennes associées
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

8
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

9
I. INTRODUCTION
Ce premier chapitre a pour but la présentation de l’étude et de son contexte. Nous
allons donc nous appliquer à expliciter la démarche qui a été suivie au cours de ces travaux
de thèse.
Les antennes présentées tout au long de ce manuscrit sont destinées à équiper les
stations de base de réseaux de télécommunication sans fil, qu’il s’agisse de réseaux de
téléphonie, de proximité ou de diffusion. Dans un premier temps, un état de l’art de ces
différents types de réseaux va être fait afin de mettre en évidence les caractéristiques de
chacun. Nous verrons par la suite les expériences que nous avons eues à Limoges, en
particulier sur le développement d’un réseau LMDS dans le cadre de deux projets : ERASME
et BROADWAN.
Le choix d’une antenne pour station de base est bien sûr différent selon le type de
réseaux : la zone à couvrir, urbaine ou rurale, les niveaux d’émission ou encore le besoin
d’agilité sont des paramètres à prendre en compte afin de choisir le type d’antenne le mieux
adapté à un réseau particulier. Après avoir mis en évidence les critères de choix d’une
couverture, nous présenterons les différents types d’antennes équipant les stations de base
des réseaux de télécommunication sans fil. Finalement, nous relèverons les difficultés
rencontrées avec ces antennes pour l’obtention d’une couverture optimale. En effet,
certains problèmes récurrents apparaissent comme la présence de zones d’ombre dans la
cellule couverte. Ce phénomène est très pénalisant puisque entraînant l’impossibilité d’utiliser
le réseau sur certaines zones et donc la perte d’abonnés potentiels. Il est donc essentiel
d’optimiser les antennes pour stations de base afin d’obtenir une efficacité maximale des
réseaux en terme de couverture.
Le paragraphe suivant présentera les antennes étudiées au cours de ces travaux, qui
permettent d’optimiser les couvertures des réseaux de télécommunication sans fil. Deux
antennes très différentes ont été étudiées. La première est une antenne planaire donc en
technologie imprimée dite en cosécante carrée et adaptée au système LMDS à 40 GHz. La
seconde antenne est omnidirectionnelle et fonctionne autour de 5 GHz. Elle est conçue à
partir de matériaux à Bande Interdite Electromagnétique ou BIE. Nous mettrons en
évidence les avantages et les inconvénients de chacune de ces technologies en les comparant à
quelques antennes existantes.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

10
Finalement, une dernière partie sera abordée afin de présenter les différents outils de
conception et de mesure utilisés pour l’étude des antennes présentées dans ce manuscrit.
II. ETAT DE L’ART DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATION
SANS FIL TERRESTRES
II.1. Introduction
Historiquement, les réseaux ont été développés sur la base d’un maillage filaire reliant
tous les composants classiques d’un réseau : serveurs, postes clients, routeurs… Tous ces
équipements fixes nécessitaient une installation relativement lourde, notamment pour ce qui
est du câblage entre tous les composants. De plus, le besoin de rester relié à un réseau en
toutes circonstances - en voiture, en marchant…- et en n’importe quel point géographique a
accéléré le développement des réseaux sans fil.
Les applications liées au sans fil sont nombreuses et ne cessent de se diversifier. Dans
un premier temps, elles se cantonnaient à de petites communications entre appareils sur de
faibles distances. Désormais, les réseaux sans fil se professionnalisent et deviennent de
véritables extensions de réseaux filaires existants. La figure II.1 montre par exemple
l’évolution connue et à venir de l’équipement des entreprises françaises en terminaux mobiles
connectés [I.1].









Figure II.1 : Evolution de l’équipement des entreprises françaises en terminaux mobiles
connectés, exprimé en pourcentage de salariés équipés
17,6%
16%
19,1%
20,2%
21,1%
22%
0,6%
1,8%
3,3%
5,6%
8%
0,5%
0,1%
1,1%
1,8%
3,2%
4,8%
0
5
10
15
20
25
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Années
P
o
u
r
c
e
n
t
a
g
e

d
e

s
a
l
a
r
i
é
s

e
q
u
i
p
é
s
Téléphones mobiles
PC portables avec accès réseau
PDA avec accès réseau

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

11
Les universités, les hôpitaux utilisent aussi actuellement des réseaux sans fil. Dans la
jungle des technologies radio, on peut distinguer quatre catégories de réseaux, déterminées en
fonction de la taille de la zone de couverture (Figure II.2).




Figure II.2 : Classification des réseaux en fonction de la taille de leur zone de couverture

On distingue [I.2] :
- les réseaux sans fil à l’échelle humaine : WPAN (Wireless Personal Area
Network). La portée de ce type de réseaux sans fil est limitée, de l’ordre de
quelques dizaines de mètres autour de l’usager (bureaux, salles de
conférence…).
- les réseaux locaux sans fil : WLAN (Wireless Local Area Network). Ces
réseaux sont faits pour interagir avec des infrastructures filaires. On peut
les utiliser dans deux cas de figure : soit dans des locaux privés (entreprise)
soit dans un environnement public (aéroports, hôtels…) avec des
restrictions.
- les réseaux métropolitains sans fil : WMAN (Wireless Metropolitan Area
Network), plus connus sous le nom de Boucle Locale Radio (BLR). Ce
type de réseau utilise le même matériel que celui qui est nécessaire pour
constituer un WLAN mais peut couvrir une plus grande surface de la taille
d’une ville.
- les réseaux étendus sans fil : WWAN (Wireless Wide Area Network),
également connus sous le nom de réseau cellulaire mobile, utilisés par les
opérateurs de téléphonie, à l’échelle mondiale.
Dans cette liste manquent tous les systèmes faible débit, tels les alarmes, alarmes
sociales (surveillance de malades [I.3]) ou les SRD (Short Range Devices) qui regroupent les
télécommandes et les systèmes de télémétrie par exemple. Ces systèmes travaillent sur des

Quelques
dizaines
de mètres
WPAN WLAN WMAN WWAN
Quelques
centaines
de mètres
Quelques
kilomètres
Couverture
mondiale
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

12
bandes de fréquence dites ISM (Industrial, Scientific and Medical) autour de 433 MHz et 868
MHz. Nous ne développerons pas cette dernière catégorie de réseaux sans fil.
Le développement des réseaux sans fil est essentiellement contrôlé par les contraintes
légales imposées par l’ART (Autorité de Régulation des Télécommunications) [I.4] qui
réglemente en France l’utilisation des fréquences radio. Sont concernés le lieu d’émission, la
puissance des émetteurs et la restriction d’utilisation de certaines bandes de fréquence.
Les fréquences utilisées pour les réseaux de télécommunications sans fil sont définies
par l’Agence Nationale de Fréquences (ANFR) [I.5]. On trouve principalement des systèmes
fonctionnant à 2,4 GHz et 5 GHz pour ce qui concerne les WPAN et les WLAN. Ces bandes
de fréquences sont libres de droit c’est à dire qu’elles ne font pas l’objet de déclaration ou de
paiement de licence (bandes ISM). Les WMAN peuvent fonctionner à des fréquences plus
variées : 5 GHz, 17 GHz ou encore 26 GHz et 40 GHz. Finalement, les systèmes de
téléphonie mobile occupent les bandes de fréquences autour de 900 MHz, 1800 MHz et 2200
MHz.
La sécurité est indéniablement le point faible des réseaux sans fil [I.1] [I.6]. La facilité
de déploiement conduit à négliger les failles de sécurité que recèle la communication sans fil.
Cependant, de nouveaux standards sont développés pour pallier ce point faible.
Nous allons maintenant nous intéresser aux différents standards existants pour chaque
type de réseaux, en commençant par les réseaux de téléphonie qui ont été les premiers à se
développer de manière importante.
II.2. Les réseaux de téléphonie sans fil
II.2.1. Introduction
Ce type de réseaux sans fil a pris une ampleur considérable depuis ses débuts. Ainsi le
nombre d’abonnés est passé de 10% fin 1997 à 64% en 2002 et connaît une augmentation de
45% chaque année.
Le premier réseau a vu le jour en 1956 [I.7] mais c’est en 1992 qu’a commencé le
véritable essor de la téléphonie mobile avec l’ouverture du premier réseau GSM (Global
System for Mobile communications).
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

13
Les développements des systèmes mobiles sont classés en « générations ». La
première génération a été réalisée en analogique pour des applications vocales, alors que les 2
et 3G sont de type numérique, pour des applications voix et données.
Le point commun de tous ces systèmes est qu’ils fonctionnent de façon cellulaire. En
effet, le principe est de relier un abonné possédant un terminal mobile où qu’il se trouve au
réseau téléphonique classique, le RTC (Réseau Téléphonique Commuté), en passant par la
propagation du signal dans l’air. Afin de couvrir correctement le territoire et d’augmenter le
nombre d’utilisateurs, le concept de réseau cellulaire a été développé.
L’espace est donc découpé en cellules de forme et de taille variables (200 m à 20 km),
chacune étant couverte par un émetteur fonctionnant à une fréquence donnée, deux cellules
adjacentes ne pouvant utiliser la même fréquence afin d’éviter les interférences. La taille des
cellules est établie en fonction de la densité des appels dans cette zone, une cellule pouvant
accepter environ 40 communications simultanées (ce qui équivaut à environ 1000 abonnés).
Nous allons étudier globalement le fonctionnement d’un réseau GSM (2G) et ses
différentes évolutions pour arriver au système 3G (UMTS).
II.2.2. GSM
Le système européen GSM (Global System for Mobile communications), est basé sur
une norme élaborée en 1982 par l’intermédiaire du CEPT (Conférence Européenne de Postes
et Télécommunications) [I.8]. Il appartient à la seconde génération de téléphonie mobile. Les
premiers services commerciaux sont apparus à la mi-1991. En 1993, il existait 36 réseaux
GSM opérationnels dans 22 pays et fin 2001, la norme GSM était la plus répandue dans le
monde, représentant 62% des abonnés sur notre planète. La principale caractéristique est la
mobilité native d’un téléphone GSM qui permet à tout abonné mobile de transmettre ou de
recevoir des appels comme s’il se trouvait sur son site d’origine.
Le sous-système radio regroupe les équipements impliqués dans la transmission des
données sur l’interface air. Il est composé :
- des terminaux mobiles
- des stations de base ou BTS (Base Transceiver Station). Elles sont les
points d’accès au réseau pour les utilisateurs. Le placement et le type de ces
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

14
BTS déterminent la forme et la taille des cellules. Elles ont en charge
l’accès radio des mobiles dans leur zone de couverture. Cela regroupe les
opérations d’émission, réception, modulation, démodulation, codage
d’erreur, estimation de canal et égalisation.
- des BSC (Base Station Controller) ou contrôleur de BTS. Un BSC standard
peut contrôler une soixantaine de BTS. C’est l’organe intelligent du sous-
système radio.
Le GSM fonctionne sur deux bandes de fréquence autour de 900 MHz et 1800 MHz
(encore appelé DCS pour Digital Cellular System). Ces bandes sont découpées en canaux
physiques selon le principe d’accès temporel (TDMA : Time Division Multiple Access).
Le GSM a été conçu à la base essentiellement pour le transport de la voix, mais au
cours de son développement le transport de données avec les SMS (Short Message Service) a
beaucoup augmenté. Le WAP (Wireless Acces Protocol) permettant un accès Internet n’a pas
connu un grand succès, le débit permis par la norme GSM étant beaucoup trop faible. Afin de
palier à cette difficulté, de nouvelles normes ont vu le jour permettant d’augmenter les débits
de transmission des données. Certaines, dite de génération 2
1/2
sont basées sur le système
GSM existant [I.9] permettant de limiter les coûts, le développement d’un réseau 3G étant très
cher.
II.2.3. GPRS
Le GPRS (General Packet Radio System) fait partie du monde 2
1/2
G [I.1] et utilise les
infrastructures existantes GSM.
Il est destiné à remplacer les technologies CSD (Circuit Switched Data) et SMS
actuellement utilisées pour le transport des données sur les réseaux GSM. Ce remplacement
est nécessaire afin d’obtenir des débits de transfert de données plus importants sur les
téléphones mobiles (115 kbit/s), et de permettre une tarification plus juste [I.10]. Il permet
donc d’offrir à la clientèle un service WAP sans investir dans des infrastructures lourdes
comme l’UMTS.
II.2.4. EDGE
EDGE (Enhanced Data rate for Gsm Evolution) est une technique 2
3/4
G intermédiaire
entre le GPRS et l’UMTS qui facilite la migration des réseaux, tout en économisant les
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

15
ressources fréquentielles. Dans la même gamme de fréquence en technique d’accès multiple à
répartition dans le temps (AMRT), EDGE peut fournir 384 à 473,6 kbit/s au meilleur coût
dans les zones rurales (60 kbit/s par intervalle de temps soit 3 fois plus qu’en GPRS).
Cette technique a l’avantage de toujours s’appuyer sur les réseaux GSM existants.
Mais la mise en place de l’UMTS, réseau de 3
ième
génération est maintenant très proche.
II.2.5. UMTS
La norme UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) est la norme
cellulaire pour les systèmes de télécommunication mobile de 3
ième
génération [I.1] [I.11]. Elle
a été adoptée au niveau mondial en 1998 mais les coûts de mise en place ont retardé sa mise
en service.
Sa particularité est d’avoir été conçue pour la transmission simultanée de la voix et des
données avec des débits beaucoup plus importants que ceux autorisés par les générations
précédentes. Ainsi les débits atteints sont de 384 kbit/s pour une grande mobilité de
l’utilisateur, et de 2 Mbit/s pour une faible mobilité. Ces débits accrus permettent de proposer
un service de visiophonie. La combinaison sur un même terminal de poche des fonctions
téléphonique, visiophonique et de connexion à Internet font de celui-ci un terminal
multimédia beaucoup plus riche que ce que nous connaissons déjà.
Les bandes de fréquences allouées à l’UMTS sont différentes de celles du GSM : entre
1900 et 2200 MHz ce qui permet d’éviter la saturation des bandes de fréquences déjà utilisées
et donc d’augmenter le nombre de clients raccordables. L’UMTS a aussi une nouvelle
interface radio et la technique de multiplexage est différente de celle du GSM. Elle utilise la
technique CDMA (Code Division Multiple Access) qui est plus avancée et dont l’efficacité
spectrale (nombre de communications simultanées par quantité de spectre) est deux à trois
fois plus grande que celle du TDMA. C’est un multiplexage par code : il ne consiste pas à
diviser une grandeur physique (fréquentielle ou temporelle) pour l’attribuer à une
communication mais il attribue à chaque utilisateur un code. Ce code prend la forme d’une
séquence binaire pseudo aléatoire qu’il sera le seul à utiliser durant tout le temps de
communication. Il y a alors deux options possibles : l’utilisation de la bande TDD (Time
Division Duplex) ou celle de la bande FDD (Frequency Division Duplex). Le FDD sépare la
bande allouée en deux parties, une consacrée à la voie montante et l’autre à la voix
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

16
descendante alors que dans le cas du TDD la même bande de fréquence est allouée
alternativement par intervalle de temps à la voie montante et à la voie descendante.
De plus, ce système peut aussi offrir à ses usagers simultanément la voix et les
données.
L’ouverture du réseau 3G implique le déploiement de nouvelles infrastructures,
notamment les stations de base. Comme le GSM, l’UMTS est un réseau cellulaire, avec des
cellules de taille variable : des pico cellules de l’ordre de quelques dizaines de mètres pour la
couverture des «hot spots» à l’intérieur des bâtiments, aux macro cellules allant jusqu’à 10
km de rayon.
Finalement, cette norme 3G est bien une avancée technologique mais sa mise en place
a été relativement longue. Elle devrait progressivement remplacer les normes GSM dans les
années à venir mais la transition sera progressive.
Intéressons nous à présent aux autres réseaux de télécommunication sans fil dont le
développement est plus récent. Ils sont classés en 3 catégories : les WPAN, les WLAN et les
WMAN.
II.3. Les WPAN
Ce type de réseaux [I.12] permet l’échange de données rapprochées entre
microordinateurs, périphériques, PDA, téléphones portables ou tout appareil électronique
grand public. Par rapport à une connexion filaire, ils apportent une grande souplesse
d’utilisation.
Il existe plusieurs normes utilisées pour ce type de réseaux : Bluetooth, IEEE
802.15.3, HomeRF…et très bientôt les techniques UWB (Ultra -WideBand).
II.3.1. Bluetooth
Bluetooth [I.13] [I.14], labellisé par l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics
Engineers) 802.15.1 a été initiée par Ericsson en 1994. Il travaille dans la bande de fréquence
des 2,4 GHz, découpée en canaux de 1 MHz et présente un débit théorique de 1 Mb/s (son
débit réel est de 720 kb/s) pour une portée de 10 à 30 mètres. Il prend en charge la
transmission numérique de la voix et des données entre deux appareils ou entre un « maître »
et jusqu’à sept « esclaves », qui forment alors un « piconet ». Bluetooth gère jusqu’à sept
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

17
piconets. Cette technologie se veut une solution universelle pour relier les périphériques les
plus divers, une antenne minuscule lui permettant d’être implémenté dans les plus petits
appareils. Ses points forts sont son extrême facilité d’emploi et sa faible consommation
d’énergie. D’autres versions de Bluetooth permettent des évolutions importantes en terme de
débit, jusqu’à 12 Mb/s sur 10 mètres.
II.3.2. Norme 802.15.3
La norme 802.15.3, labellisée par l’IEEE en mai 2003, a été conçue pour le transfert
de fichiers audio et vidéo en streaming (consultation en ligne). Le 802.15.3, travaillant lui
aussi à 2,4 GHz, peut admettre 245 connexions simultanées et procure un débit de 55 Mb/s
pour une distance de connexion de 100 mètres environ. Cette norme semble d’autant plus
performante qu’elle garantit l’absence d’interférences avec les autres types de réseaux, ce qui
lui permettra de cohabiter avec les normes 802.11 (paragraphe II.4.1) et Bluetooth.
II.3.3. HomeRF
HomeRF est un standard développé en 1998 par le « Home Radio Frequency Working
Group », consortium qui comprenait à l’origine Compaq, IBM, HP, Intel et Microsoft [I.15].
Ce standard utilise la bande de fréquences proche de 2,4 GHz et offre un débit théorique de
1,6 Mb/s partagé entre tous les utilisateurs connectés. Sa portée varie de 50 à 100 mètres.
HomeRF est un des réseaux les plus perfectionnés, de part sa modulation et sa qualité de
service.
II.3.4. UWB
Ultra-Wideband (UWB) [I.16] est une technologie radio à part. Elle n’utilise pas de
fréquence porteuse, mais envoie des pulsations électromagnétiques très courtes (de l’ordre de
la picoseconde) et de faible puissance, couvrant ainsi une large bande de fréquence. UWB
traverse mieux les obstacles que les technologies à fréquence porteuse et, en théorie, cohabite
bien avec ces dernières, qui ne perçoivent, chacune sur leur bande étroite, qu’un bruit faible et
bref. UWB permet des débit importants, au delà de 400 Mb/s. En contrepartie, le débit chute
de façon drastique à partir d’une dizaine de mètres.
Intéressons nous à présent aux réseaux de type WLAN.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

18
II.4. Les WLAN
Tous les standards WLAN [I.1] ont un point commun : leur fonctionnement est
cellulaire, permettant de construire une couverture de zone à partir de points d’accès reliés à
un réseau fixe. De plus, tous les terminaux sont capables d’établir des connexions directes
entre eux, sans aucune infrastructure : on parle alors de réseau ad hoc (Figure II.3).







Figure II.3 : Exemple d’architecture d’un WLAN

Là encore plusieurs standards, opérant à 2,4 GHz ou à 5 GHz, ont vu le jour.
II.4.1. Norme 802.11 et ses extensions
La norme IEEE 802.11, communément appelée « Ethernet sans fil », a été mise au
point en 1997. Initialement, elle ne permettait pas des débits supérieurs à 2 Mb/s. Mais c’est
avec la révision IEEE 802.11b que les réseaux sans fil se sont vraiment répandus. Le Wi-Fi
pour Wireless Fidelity [I.17], nom commercial du standard IEEE 802.11b, est probablement
le plus développé actuellement. Il travaille à 2,4 GHz et présente un débit de 11 Mb/s pour
une portée maximale de 50 mètres. La transmission est possible jusqu’à 550 mètres mais avec
un débit réduit.
Plusieurs évolutions du standard IEEE 802.11 ont déjà vu le jour, visant à corriger ses
faiblesses : sécurité, qualité de services… ou à augmenter le débit. La norme IEEE 802.11a
doit autoriser une vitesse de transmission de 54 Mb/s mais dans la gamme de fréquence des 5
GHz et pour une portée de 25 à 50 mètres. Ne travaillant pas dans la même bande de
fréquence que IEEE 802.11b, Bluetooth et HomeRF, elle offre une meilleure résistance aux
interférences.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

19
II.4.2. Norme HiperLAN
Finalement, la norme HiperLAN (High Performance Radio LAN) lancée par l’ETSI,
travaille à 5 GHz [I.18] [I.19] et est directement concurrente avec la norme IEEE 802.11a.
Elle existe en deux versions, HiperLAN1 et HiperLAN2 qui offrent respectivement des débits
théoriques de 20 Mb/s pour une portée de 50 mètres et 54 Mb/s pour une portée de 200
mètres. Une telle portée nous rapproche des standards WMAN.
II.5. Les WMAN
Les WMAN sont en fait des réseaux de diffusion sans fil permettant aux opérateurs de
s’affranchir des lourdes opérations de câblage. Les BLR (Boucle Locale Radio) doivent
pouvoir proposer les mêmes performances que les installations fixes en terme de débit tout en
ayant recours à des installations moins coûteuses. Là encore les deux organismes de
normalisation IEEE et ETSI proposent différentes normes.
II.5.1. Norme 802.16
La norme IEEE 802.16, sortie fin 2001 et fonctionnant pour des fréquences entre 11 et
66 GHz, nécessitait d’être à vue directe de l’émetteur (LOS ou Line Of Sight) pour des
transmissions à des débits maximum de 132 Mb/s avec une portée de 5 km. Une deuxième
version de la norme, IEEE 802.16a, approuvée par l’IEEE en janvier 2003, permet des
communications dans les zones denses et résidentielles (NLOS ou Non Line Of Sight) pour
des fréquences entre 2 et 11 GHz. Les débits peuvent atteindre 70 Mb/s pour des portées
allant jusqu’à 50 km.
II.5.2. Normes HiperAccess et HiperLink
L’ETSI a fait évoluer HiperLAN vers HiperLAN 3, devenu HiperAccess (HIgh
Performance Radio Access) pour les longues portées (5 km) de type point à multipoint
travaillant à 5 GHz. Finalement, HiperLAN 4 ou HiperLink travaille à 17 GHz avec des
débits de 155 Mb/s sur des liaisons à courtes portées (de 50 à 500 mètres).
II.5.3. Le LMDS
Le LMDS (Local Multipoint Distribution System) est un système de
télécommunication sans fil point multipoint dédié aux services multimédia, offrant une
importante bande passante et un haut débit [I.20]. C’est encore une fois un réseau cellulaire
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

20
Réception individuelle
Réception individuelle
Répeteur
Répeteur
Réception
individuelle
Réception
individuelle
Station de
base
Réception
individuelle
Voie "retour" réseau téléphonique
Voie "aller" et "retour" par ondes
radio
Connection aux réseaux câblés
et satellites
Autoroute de l'info
ou réseau câblé
Satellite
composé de stations de base (BTS) permettant de couvrir une zone donnée, celles-ci étant
reliées aux autoroutes de l’information soit par fibre optique soit par l’intermédiaire d’un
faisceau hertzien haut débit (figure II.4).










Figure II.4 : Architecture d’un réseau LMDS

Ce système s’est beaucoup développé ces dernières années car il présente beaucoup
d’avantages aussi bien pour les opérateurs que pour les abonnés.
Tout d’abord il permet d’atteindre des débits de 25 à 55 Mbit/s par canal en voie
descendante et autorise une utilisation nomade des équipements radio pour les abonnés. Il
permet de désenclaver les régions isolées ou à géographie accidentée sans coût exorbitant
pour les opérateurs : peu de travaux de génie civil sont nécessaires comparé à la mise en place
du câble ou de la fibre optique dans ces régions.
Certaines caractéristiques sont directement liées à la bande de fréquence allouée par
l’ETSI (European Telecommunications Standard Institute) pour ces applications LMDS : 40,5
-43,5 GHz. Les hautes fréquences ont pour principal avantage d’offrir de très larges bandes
passantes autorisant de nombreuses applications : Internet, téléphonie, télévision numérique
mais aussi visioconférence, radiodiffusion sonore numérique, vidéo à la demande…
Cependant il est à noter plusieurs inconvénients : la faible portée de ce système (environ 5
km par temps clair) due à l’atténuation en espace libre à ces fréquences, à la forte influence de
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

21
la pluie et de la végétation et aux difficultés technologiques dans la conception des
composants dues à une longueur d’onde très petite (7 mm environ).
Devant le caractère prometteur de ce système, plusieurs projets ont vu le jour
regroupant des industriels intéressés par le développement de cette technique et des
laboratoires de recherche dont l’équipe CREAPE de l’IRCOM.
II.6. Le LMDS à Limoges
A Limoges, les travaux sur le LMDS ont commencé en 1997 avec un projet mené par
l’équipe CREAPE et Thomson-CSF, et financé par l’ANVAR (contrat n° A9707028K00)
[I.21]. Ce projet avait pour but la mise en place d’un démonstrateur technique à Limoges ainsi
que l’étude du canal de propagation, de la couverture radio électrique et des antennes. Ce
démonstrateur permettait de transmettre et de recevoir par l’intermédiaire d’une liaison
hertzienne à 40 GHz un bouquet de chaînes numériques préalablement reçu par une parabole.
D’autres projets ont pris la suite de ces études.
II.6.1. Projet ERASME
Le projet ERASME [I.22] pour « Evaluation de Réseau Sans Fil Multimédia en
EHF », labellisé RNRT en 2000 a regroupé 13 partenaires ayant des compétences et des
champs d’activité variés allant des professionnels télécoms aux expérimentateurs de services
en passant par des laboratoires de recherche. Les objectifs du projet ERASME entraient dans
deux catégories :
- Le premier objectif était d’étudier et de modéliser les flux de données
générés afin de définir des réseaux d’accès sans fil capables de les
supporter en tenant compte de leurs limitations et possibilités. Ces études
étaient possibles au travers de l’expérimentation par des universitaires, des
PME, des administrations locales de services nouveaux nécessitant des
accès à haut débit pour utiliser et traiter des bases de données multimédia.
- Le deuxième objectif était au travers de la mise en place d’une plate forme
de réseaux d’accès multimédia dans la bande des 40,5 – 43,5 GHz, de lever
les points durs ou verrous technologiques matériels ou logiciels, concernant
en particulier la compatibilité des standards et des interfaces.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

22
Ce projet a donc permis la mise en place d’une plate-forme expérimentale de
services nécessitant un accès haut débit autour du site d’ESTER technopole à Limoges.
Comme le montre la figure II.5, la station de base est située sur le toit de la technopole et est
reliée par fibre optique au réseau RENATER (Réseau National de Télécommunications pour
la Technologie, l’Enseignement et la Recherche).
Deux zones principales sont couvertes par ce démonstrateur :
- la première dessert l’ENSIL (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Limoges), la
cité universitaire de la technopole et la Chambre de Commerce et
d’Industrie de Limoges (CCIL)
- la deuxième couvre essentiellement l’entreprise LEGRAND situé à 4 km.
Au cours de ce projet, les étudiants de la cité universitaire ont pu expérimenter les
cours et travaux pratiques par visioconférence ainsi que des bases de données et programmes
dédiés aux loisirs. Le personnel de LEGRAND a profité de cours d’anglais à distance assurés
par la CCIL.









Figure II.5 : Déploiement de la plate-forme LMDS à Limoges

Devant les bons résultats obtenus par ce démonstrateur, un projet intégré européen a
vu le jour en décembre 2003.
II.6.2. Projet BROADWAN
Le projet BROADWAN [I.23] pour « Broadband services for everyone over fixed
wireless access networks » regroupe plus de 25 partenaires répartis dans plusieurs pays
d’Europe. Les raisons qui ont motivé la mise en place de ce programme sont les suivantes :
ENSIL
ENSIL
Cité Universitaire
LEGRAND
CCIL
CCIL
TECHNOPOLE
4 km
200 m
200 m
4
5
0

m
Secteur 2
Secteur 1
Rideau
d’arbres
UNIVERSI
UNIVERSITE
Renater
FH 2*2Mb/s
→2*34 Mb/s
Fop
.
7 km
BTS
Liaisons LMDS
Abonnés
Réflecteur
ENSIL
ENSIL
Cité Universitaire
LEGRAND
CCIL
CCIL
TECHNOPOLE
4 km
200 m
200 m
4
5
0

m
Secteur 2
Secteur 1
Rideau
d’arbres
UNIVERSI
UNIVERSITE
Renater
FH 2*2Mb/s
→2*34 Mb/s
Fop
.
7 km
BTS
Liaisons LMDS
Abonnés
Réflecteur
ENSIL
ENSIL
Cité Universitaire
LEGRAND
CCIL
CCIL
TECHNOPOLE
4 km
200 m
200 m
4
5
0

m
Secteur 2
Secteur 1
Rideau
d’arbres
UNIVERSI
UNIVERSITE
Renater
FH 2*2Mb/s
→2*34 Mb/s
Fop
.
7 km
BTS
Liaisons LMDS
Abonnés
Réflecteur
ENSIL
ENSIL
Cité Universitaire
LEGRAND
CCIL
CCIL
TECHNOPOLE
4 km
200 m
200 m
4
5
0

m
Secteur 2
Secteur 1
Rideau
d’arbres
UNIVERSI
UNIVERSITE
Renater
FH 2*2Mb/s
→2*34 Mb/s
Fop
.
7 km
BTS
Liaisons LMDS
Abonnés
Réflecteur
ENSIL
ENSIL
Cité Universitaire
LEGRAND
CCIL
CCIL
TECHNOPOLE
4 km
200 m
200 m
4
5
0

m
Secteur 2
Secteur 1
Rideau
d’arbres
UNIVERSI
UNIVERSITE
Renater
FH 2*2Mb/s
→2*34 Mb/s
Fop
.
7 km
BTS
Liaisons LMDS
Abonnés
Réflecteur
Liaisons LMDS
Trajet direct impossible
Abonnés
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

23
- développer une architecture réseau économiquement viable en combinant
les technologies d’accès existantes afin de fournir des services haut débit et
large bande partout en Europe.
- placer l’industrie européenne au premier rang dans les technologies d’accès
sans fil de nouvelle génération.
- encourager l’utilisation de services large bande à toutes les échelles de la
société en multipliant des tests, des essais et des démonstrations avec un
intérêt particulier pour le monde rural.
Ainsi, dans ce projet prévu pour durer 5 ans, la contribution du CREAPE touche
plusieurs secteurs allant de l’étude de la couverture à la modélisation de la couche MAC
(Medium Access Control) du réseau sous OPNET [I.24] avec l’implémentation de la norme
802.16 ou encore la conception d’antennes. En effet, il est prévu de réaliser en partenariat
avec THALES de nouvelles antennes pour station de base en technologie planaire permettant
d’optimiser la couverture du système. Deux challenges sont proposés :
- améliorer la couverture à l’aide d’antenne en cosécante carrée et de
solutions réalisant du pointage électronique
- réaliser ces systèmes en technologie planaire afin de réduire
l’encombrement et de faciliter l’intégration des modules d’émission
(contrairement aux cornets).
La solution finale de ce projet sera l’utilisation d’une antenne en cosécante carrée dans
le plan vertical associée à une matrice de Butler pour réaliser un pointage électronique dans le
plan horizontal. Cette antenne, dont la conception a commencé durant le projet
ERASME, fera l’objet du chapitre 2 de ce mémoire.
II.7. Conclusion
On constate donc actuellement le développement d’une grande diversité de réseaux
sans fil. Un récapitulatif de toutes les technologies existantes est présenté figure II.6 en
fonction de débits et de la mobilité de l’utilisateur.
Bien sûr certaines de ces technologies sont concurrentes, les WLAN et l’UMTS par
exemple [I.25] bien que les problèmes dus à la mobilité de l’utilisateur donnent un avantage
certain aux technologies 3G pour une application de téléphonie.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

24








Figure II.6 : Débits de transmission des normes en fonction de la mobilité de l’utilisateur

Toutes ces normes trouveront donc probablement leur place selon la géographie, les
débits souhaités et les applications. Il existera toujours une technologie dominante dans une
zone donnée, mais la couverture totale d’une région nécessitera la combinaison de différents
systèmes en un seul réseau dit hétérogène (Figure II.7).








Figure II.7 : Exemple d’architecture physique de réseau hétérogène

La mise en place de ces nouveaux réseaux entraîne la nécessité de développer de
nouvelles infrastructures, de nouveaux équipements et bien sûr des antennes, éléments
inévitables pour une liaison sans fil. Nous allons donc à présent nous intéresser aux différents
types de couverture, aux critères de choix des antennes pour station de base ainsi qu’aux
problèmes rencontrés.

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

25
III. COUVERTURE D’UN RESEAU SANS FIL : CHOIX DE
L’ANTENNE ET PROBLEMES RENCONTRES
III.1. Les critères de choix
Le choix du type de couverture à réaliser, entraînant aussi le choix des antennes pour
station de base, va dépendre d’un grand nombre de paramètres très variés.
Le premier critère de choix est bien sûr celui de la taille et de la forme de la zone que
l’on souhaite couvrir : un environnement indoor sera desservi par une microcellule, la portée
sera donc faible alors qu’un environnement outdoor pourra demander une portée importante.
Une utilisation urbaine, suburbaine ou rurale n’entraînera pas non plus le même type de
couverture, de même que le relief (région montagneuse par exemple). Le débit des données
étant partagé entre tous les utilisateurs, la couverture en zone urbaine sera réduite afin d’éviter
la saturation du réseau. La taille de la zone à couvrir dépendra donc du nombre d’utilisateur
par km
2
.
Mais d’autres critères entrent aussi en considération :
- les niveaux d’émission maximum ou puissance isotrope rayonnée
équivalente (PIRE) fixés par l’ART [I.4] vont définir la portée maximum
que l’on peut obtenir avec une antenne donnée.
- la bande de fréquences du système va aussi avoir une influence très
importante sur la taille de la cellule. Le facteur d’affaiblissement dans l’air,
donné par la formule (III.1), montre qu’à 40 GHz la portée sera beaucoup
plus faible qu’à 5 GHz. De plus, les réflexions multiples sur le sol ou sur
les bâtiments n’auront pas la même influence selon la fréquence [I.20].
2
4
log 10
|
.
|

\
|
⋅ ⋅
⋅ =
R
A
π
λ
(III.1)
Avec : A = affaiblissement en espace libre en dB
λ = longueur d’onde dans le vide
R = distance de propagation
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

26
- l’atténuation due à la pluie est exprimée en dB/km et entraîne une
diminution de la puissance reçue. Le taux de pluie variant d’une région à
l’autre, la zone de couverture avec une même antenne ne sera pas
équivalente suivant la zone considérée. Le taux de pluie moyen à l’année
est donc à prendre en compte lors du calcul de la couverture.
- enfin une modulation FDMA oblige à couvrir entièrement une zone en
permanence alors que l’utilisation d’une technique TDD autorise
l’utilisation d’une antenne à pointage électronique par exemple.
Tous ces paramètres vont définir la forme et la taille de la cellule pour chaque type de
réseau et pour chaque station de base. Il est alors possible de choisir les caractéristiques de
l’antenne appropriée dans chaque cas [I.26] [I.27].
III.2. Les différents types d’antennes pour station de base
Le choix d’une antenne se fait donc tout d’abord en fonction de la forme et de la taille
de la cellule à couvrir afin d’en optimiser la couverture. Ces paramètres vont entraîner le
choix de l’angle d’ouverture en azimut ainsi que du gain de l’antenne. Il est à noter que
suivant la formule (III.2) le gain de l’antenne augmentera de 3 dB environ pour une ouverture
réduite de moitié.
azimut site
max
K
G
θ θ
= (III.2)
Avec : G
max
, le gain maximum de l’antenne ; K, une constante prise entre 30000 et 36000 ;
θ
site
et θ
azimut
en degré représentant les angles d’ouverture dans les deux plans
principaux.
On peut classer les antennes en quatre catégories suivant leur ouverture à -3 dB en
azimut :
- les antennes omnidirectionnelles : celle-ci présentent des gains relativement
faibles (on atteint difficilement 10 dB) et sont placées au centre de la
cellule. L’énergie rayonnée est équirépartie dans l’espace, il n’y a pas de
direction privilégiée.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

27
- les antennes sectorielles : les secteurs couverts peuvent être variables,
classiquement 60 ou 90°. Le gain obtenu est plus important que celui d’une
antenne omnidirectionnelle et dépend, toujours suivant la formule (III.2),
de l’ouverture choisie. L’utilisation de quatre antennes d’ouverture 90° ou
encore de six antennes d’ouverture 60° permet de retrouver une couverture
omnidirectionnelle.
- les antennes directives : elles sont utilisées pour couvrir des zones étroites
ou éloignées puisqu’elles présentent des gains importants. Elles peuvent
aussi permettre de réaliser une liaison point à point entre deux sous réseaux
(faisceau hertzien).
- finalement les antennes agiles ou à pointage permettent de couvrir un
secteur avec un gain important puisqu’elles pointent le faisceau dans une
direction donnée pour un intervalle de temps défini.
D’autres critères peuvent influencer le choix d’une antenne particulière :
- l’encombrement : l’augmentation du gain d’une antenne entraîne aussi une
plus grande ouverture rayonnante équivalente selon la formule (III.3) et
donc un accroissement de l’encombrement. Celui-ci est bien sûr très
différent suivant la fréquence de travail. Ce paramètre est très important si
l’on tient compte de l’impact esthétique des antennes sur l’environement.
Se G ⋅

=
2
0
) (
4
λ
π
(III.3)
Avec : G = gain potentiel de l’antenne
λ
0
= longueur d’onde dans le vide
Se = surface effective de l’antenne
- une fois l’ouverture dans le plan horizontal choisie, l’ouverture dans le plan
vertical vient définir le gain maximum suivant la formule (III.2)
- le choix de la polarisation de l’antenne peut être déterminant [I.28]: en
effet, différentes polarisations, en général verticale et horizontale, sont
utilisées pour les voies montantes et descendantes des réseaux.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

28
- le coût est bien sûr un paramètre essentiel pour les opérateurs et permet de
choisir la technologie de conception de l’antenne. Celle-ci détermine aussi
le niveau d’intégration du système. Ainsi, on préfèrera souvent une
technologie planaire.
Tous ces paramètres permettent de choisir l’antenne appropriée à la couverture
souhaitée. Cependant, plusieurs problèmes récurrents apparaissent dans la couverture d’une
cellule.
III.3. Problématique de la couverture des réseaux sans fil
La fonction d’un émetteur pour station de base est de permettre à tous les abonnés de
recevoir un signal suffisant pour utiliser le réseau. La qualité de la couverture va dépendre de
plusieurs paramètres : la portée maximale et la présence ou non de zones d’ombre sont les
plus importants.
III.3.1. Portée maximale et gain
La portée totale d’un système est déterminée par le gain des antennes d’émission et de
réception, le seuil de sensibilité du système, la puissance d’émission, la fréquence de
fonctionnement… Cette portée peut être optimisée par l’augmentation du gain de l’antenne
d’émission de la station de base qui est un des paramètres essentiels dans la conception d’un
émetteur.
III.3.2. Zones d’ombre proches de l’émetteur
Les zones d’ombre peuvent exister pour différentes raisons. La première est la
présence de bâtiments ou de forêts qui, à des fréquences élevées, est très pénalisante en terme
de puissance reçue (cas du système LMDS).
On observe dans tous les réseaux un autre type de zone d’ombre se trouvant dans la
région proche de l’émetteur. Ces zones de non réception sont dues au fait que dans cette
région, l’énergie est rayonnée non pas par le lobe principal de l’antenne mais par ses lobes
secondaires (figure III.1).
De ce fait, il existe des trous ou gaps où la puissance reçue est insuffisante.

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

29






Figure III.1 : Zones de non réception dans la région proche de l’émetteur

La hauteur de l’émetteur ou encore la forme du diagramme de l’antenne d’émission
ont une très forte influence sur la présence de ces zones d’ombre.
III.3.3. Eblouissement des abonnés proches de l’émetteur
Un autre problème rencontré lors de la conception d’un réseau est l’inhomogénéité de
la puissance reçue par les abonnés. Ceux se trouvant proches de l’émetteur recevront une
puissance importante alors que d’autres, éloignés, auront une puissance à peine plus élevée
que le seuil de sensibilité du système. La sensibilité des récepteurs est dimensionnée pour les
abonnés les plus éloignés. Celle-ci est alors trop élevée pour les abonnés proches, la puissance
reçue étant beaucoup plus importante. Il se produit alors un phénomène d’éblouissement des
récepteurs. Cela impose l’utilisation d’atténuateurs pour les récepteurs trop éclairés ce qui
augmente leur complexité et leur coût pour les opérateurs.
III.3.4. Bipolarisation
Souvent, les réseaux de télécommunication fonctionnent sur deux polarisations,
horizontale et verticale, afin de multiplier par deux la quantité d’informations transmises sur
la même bande de fréquence. Ces deux polarisations doivent être parfaitement bien
découplées. Or, dans la région proche de l’émetteur, l’énergie rayonnée provient
généralement des lobes secondaires de l’antenne.
Avec une antenne directive classique (figure III.2), la polarisation croisée est très
basse dans le lobe principal, mais est plus importante pour les lobes secondaires. Donc dans la
région proche de l’émetteur, les polarisations principale et croisée ont quasiment la même
puissance ce qui empêche le fonctionnement correct du réseau sur deux polarisations.


Rayonnement du lobe principal
Zones d’ombre
Sol
Emetteur
H
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

30







Figure III.2 : Exemple de diagramme de rayonnement d’une antenne directive

Les principaux problèmes de couverture des émetteurs étant connus, nous avons
cherché à développer au cours de ce travail, deux antennes pour stations de base
permettant de résoudre en partie ces problèmes. La partie suivante est consacrée à la
présentation des deux antennes étudiées dans ce manuscrit.
IV. PRESENTATION DE L’ETUDE
Forts de ces connaissances sur les problèmes de couverture par les émetteurs de
stations de base, nous avons cherché à développer des antennes permettant de s’affranchir de
certaines difficultés. Ainsi, deux antennes ont été étudiées au cours de ces travaux : une
antenne en cosécante carrée et une antenne omnidirectionnelle. Nous allons en faire une
présentation et montrer les avantages et les inconvénients de chacune par rapport aux antennes
existantes destinées aux mêmes applications.
IV.1. Antenne imprimée en cosécante carrée à 40 GHz
IV.1.1. Pourquoi une antenne planaire en cosécante carrée en
millimétrique ?
La particularité d’une antenne en cosécante carrée est qu’elle permet de distribuer la
puissance équitablement entre tous les abonnés. En effet, la forme du diagramme permet
de répartir la puissance en compensant l’atténuation en espace libre. Ainsi, un abonné proche
de l’émetteur recevra théoriquement la même puissance qu’un abonné plus éloigné.
Une antenne en cosécante carrée peut alors permettre de résoudre trois des problèmes
cités au paragraphe précédent :
-51
-48
-45
-42
-39
-36
-33
-30
-27
-24
-21
-18
-15
-12
-9
-6
-3
0
-90 -80 -70 -60 -50 -40 -30 -20 -10 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Angles (°)
A
m
p
l
i
t
u
d
e

(
d
B
)
Polarisation principale
Polarisation croisée
Polarisation
croisée supérieure
à la polarisation
principale
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

31
- l’élimination des zones d’ombre
- éviter « l’éblouissement » des abonnés : en effet, tous les abonnés recevant
la même puissance, les récepteurs auront tous les mêmes caractéristiques.
- la polarisation croisée est mieux maîtrisée et perturbe moins la polarisation
principale
Le choix du domaine millimétrique a été engendré par le contexte c’est à dire le projet
ERASME et l’étude du système LMDS. Le démonstrateur installé à Limoges nous a permis
de situer l’antenne dans un contexte précis. Le domaine millimétrique présente un certain
nombre d’avantages principalement dus à la réduction de la longueur d’onde. En effet cela
implique une réduction de la taille des antennes et de leur poids. Cependant, la réalisation
demande une précision technologique bien plus importante, d’où une augmentation des
coûts.
Nous avons choisi la technologie imprimée (2D) afin de réduire fortement
l’encombrement et de faciliter l’intégration de l’antenne dans le module d’émission. Ce
critère de taille de l’antenne est très important.
Comme nous allons le voir à présent, d’autres antennes en cosécante carrée ont été
développées, mais très souvent dans des technologies volumineuses (3D). Après les avoir
présentées, l’originalité du travail de ce manuscrit sera mise en avant.
IV.1.2. Quelques antennes existantes
Le système LMDS autour de 26 ou de 40 GHz est la principale application des
antennes en cosécante carrée présentées dans la littérature.
On trouve plusieurs travaux utilisant des réflecteurs formés [I.29] afin d’obtenir le
diagramme en cosécante carrée souhaité. Quatre réflecteurs formés [I.30] permettent
d’obtenir à la fois une couverture omnidirectionnelle en azimut et un diagramme en cosécante
carrée dans le plan vertical.
D’autres travaux présentent des doubles réflecteurs [I.31] [I.32] [I.33]: un guide
coaxial ou un cornet cylindrique illumine un sub-réflecteur parabolique, éclairant lui-même a
réflecteur conique formé. Ainsi, on obtient directement une couverture omnidirectionnelle en
azimut.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

32
Finalement, en 2000, on trouve un réflecteur simple formé à symétrie circulaire et
excité par un cornet [I.34] permettant d’obtenir les mêmes caractéristiques de rayonnement
que les solutions précédentes. Toutes ces technologies présentent des directivités de l’ordre de
10 dB et des diagrammes présentant une allure en cosécante carrée sur des intervalles de 30 à
60° (une étude plus approfondie de ces diagrammes sera réalisée au chapitre 2 qui donnera
une signification à ces angles).
On trouve aussi une antenne Pillbox [I.35] [I.36], constituée d’un réflecteur
cylindrique enfermé entre deux plaques métalliques parallèles et excité par un guide d’onde,
qui permet de réaliser un diagramme en cosécante carrée dans le plan vertical et un
diagramme sectoriel dans le plan horizontal.
Toutes ces solutions utilisant des réflecteurs ont pour inconvénient majeur leur
encombrement. La figure IV.1 présente une antenne à réflecteur développée dans le cadre
d’un projet européen EMBRACE [I.37].




Figure IV.1 : Antenne en cosécante carrée à réflecteur

L’esthétique, l’encombrement et le poids de ces antennes ne sont pas idéaux. C’est
pour cela que d’autres technologies d’antennes en cosécante carrée ont vu le jour. On trouve
alors des technologies utilisant un réseau de doubles fentes alimenté par un guide d’onde
[I.38].
Finalement, des techniques planaires sont utilisées : les réseaux de patchs [I.39] [I.40]
[I.41]. Encore une fois, les antennes en cosécante carrée présentées par ces auteurs offrent une
dynamique assez faible. Cela aura pour conséquence, comme nous le verrons dans le chapitre
2, de ne couvrir avec une puissance constante qu’une zone limitée, certaines de ces antennes
ayant d’ailleurs pour objectif une couverture indoor.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

33
IV.1.3. Objectif souhaité
Dans le cadre de mes travaux, l’objectif sera de concevoir une antenne en cosécante
carrée en millimétrique en technologie planaire pour les raisons que nous avons évoquées
précédemment. Le but sera de réaliser une antenne parfaitement adaptée à la couverture du
système LMDS. C’est pour cela qu’une étude de la couverture de ce système sera faite afin de
bien définir le cahier des charges. Cette étude, présentée au chapitre 2, nous permettra de
mettre en évidence la nécessité d’obtenir un diagramme en cosécante carrée présentant une
dynamique importante (de l’ordre de 25 dB) et une allure en cosécante carrée pour des angles
compris entre 0 et 90° contrairement aux antennes présentées jusqu’à présent.
Le deuxième objectif sera la formation du lobe dans le plan horizontal. Plusieurs
solutions sont envisageables :
- la première consiste à la formation d’un diagramme sectoriel d’ouverture
60 ou 90° ce qui correspond à quatre ou six émetteurs par station de base.
Un tel diagramme a déjà été obtenu en technologie multicouche [I.40].
Cependant, nous souhaitons rester en simple couche afin de limiter les
coûts de fabrication.
- la deuxième solution consiste à former une antenne à pointage
électronique dans le second plan dont les avantages ont été cités
précédemment. Cette solution est réalisée en guide d’onde avec un réseau
de doubles fentes [I.42] ou encore à l’aide d’un matériau diélectrique
ajustable [I.43]. Encore une fois, notre souhait est de conserver une
technique planaire faible coût.
L’étude complète de cette antenne sera présentée au chapitre 2, depuis l’étude des
diagrammes en cosécante carrée théoriques en passant par la couverture du système LMDS
jusqu’à la conception, la réalisation et les mesures.
Une seconde antenne pour station de base fera l’objet d’une étude dans ce manuscrit :
l’antenne BIE omnidirectionnelle en azimut. Nous allons maintenant exposer les objectifs et
les améliorations que celle-ci peut apporter par rapport aux systèmes actuels.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

34
IV.2. Antenne omnidirectionnelle en azimut
Avec le développement des réseaux sans fil, de plus en plus d’applications
nécessitent des antennes omnidirectionnelles, le plus souvent en polarisation verticale.
C’est pour cette raison que de nombreuses publications et articles sur ce type d’antennes
fleurissent depuis quelques années. Le but est d’obtenir des antennes présentant un
diagramme omnidirectionnel dans le plan azimutal avec peu de variation et des gains
élevés. L’équipe CREAPE s’est elle aussi intéressée à ce type d’antenne : forte d’une
expérience importante sur les antennes à Bande Interdire Electromagnétique (BIE) planaires,
nous avons tenté de développer un nouveau type d’antenne BIE omnidirectionnelle
fonctionnant sur le principe des antennes BIE planaires. Cette étude a été réalisée dans le
cadre d’une collaboration avec l’entreprise RADIALL.
Nous allons dans un premier temps présenter l’entreprise RADIALL, ses attentes et
son cahier des charges. Puis nous nous intéresserons aux antennes omnidirectionnelles
existantes avant de présenter les avantages et les inconvénients de l’antenne BIE
omnidirectionnelle qui sera développée au chapitre 3.
IV.2.1. Contexte de l’étude : l’entreprise RADIALL
RADIALL a été crée en 1952 par deux frères, Yvon et Lucien GATTAZ. La
production a commencé avec des fiches coaxiales de télévision puis s’est diversifiée vers la
connectique à usage industriel.
Les produits que commercialisent RADIALL aujourd’hui sont très diversifiés : des
connecteurs et cordons coaxiaux pour gamme de fréquences allant jusqu’à 46 GHz, des
antennes (patch en réseau, dipôle imprimé, antenne double polarisation, antenne double
bande), des connecteurs et composants pour fibres optiques, et des composants passifs RF et
hyperfréquences (charges coaxiales, atténuateurs coaxiaux, relais et commutateurs, coupleurs
coaxiaux …).
Ses principaux marchés sont les suivants : l’aérospatial et le militaire, l’aéronautique,
l’électronique professionnel, l’automobile et bien sûr les télécommunications qui représentent
60% de leur part de marché.
Le fort développement dans ce secteur a amené RADIALL à proposer de nouvelles
antennes. Ainsi, un cahier des charges pour une antenne omnidirectionnelle en azimut
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

35
fonctionnant entre 5,15 et 5,875 GHz nous a été proposé, l’application étant de type WLAN.
Le gain devra être de 10 dB et l’ondulation dans le plan azimutal de 1 dB. Nous avons choisi
de concevoir cette antenne avec une technologie maintenant bien connue au sein de l’équipe
CREAPE : les matériaux à Bande Interdite Electromagnétique.
Avant de montrer les avantages et les inconvénients de ce nouveau type d’antenne
omnidirectionnelle, nous allons faire un état de l’art des antennes omnidirectionnelles.
IV.2.2. Quelques antennes existantes
Les antennes omnidirectionnelles les plus simples et les plus connues sont sans aucun
doute les dipôles et les monopôles. Ces antennes ne fournissent cependant que des gains assez
faibles, insuffisants pour constituer des antennes pour station de base. Il est alors nécessaire
de les mettre en réseau.
D’autres antennes de faibles dimensions et présentant des gains du même ordre de
grandeur qu’un dipôle ont été développées pour des application réseaux sans fil mais pour
constituer les antennes des postes clients (ou antennes des téléphones portables). Elles ont la
particularité d’être de faibles dimensions et donc facilement intégrables. On trouve ainsi des
antennes fil-plaques monopolaires [I.44] [I.45] constituées d’un plan de masse et d’un
élément rayonnant, ceux-ci étant reliés par une sonde d’alimentation et un fil de retour à la
masse. D’autres types de monopôles imprimés sont proposés [I.46] [I.47] [I.48] afin de
travailler sur les deux bandes de fréquence du GSM et du DCS ou encore des patchs repliés
[I.49] ou une antenne ruban repliée [I.25]
Ces antennes ayant peu de gain et leur mise en réseau n’étant pas aisée, d’autres
solutions ont été développées afin d’augmenter les valeurs de gain. Ainsi, on trouve des
technologies planaires proposant des réseaux de dipôles imprimés dos à dos permettant
d’obtenir une bonne omnidirectionnalité et un gain d’environ 4 dB [I.50]. D’autres géométries
sont proposées donnant des gains compris entre 6 et 8 dB [I.51] [I.52].
Finalement, on voit apparaître des antennes à symétrie de révolution. Ainsi, certains
proposent des réseaux de fentes disposées autour d’un cylindre [I.53] permettant de réaliser
une polarisation horizontale ou circulaire, des réseaux de patchs conformés [I.54] ou encore
un agencement hexagonal de 6 réseaux de 3 patchs (figure IV.2) [I.55].

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

36





Figure IV.2 : Antenne omnidirectionnelle à 17 GHz

Les pertes non négligeables engendrées par l’alimentation des différents éléments
restent l’inconvénient majeur de ces dernières technologies ainsi que la variation du gain
relativement importante dans le plan azimutal.
Une autre solution propose un assemblage de cavités résonnantes diélectriques et de
fentes [I.56] ou encore de tiges diélectriques utilisant les ondes de fuite [I.57] [I.58]
permettant de réduire considérablement la taille de l’antenne comparée aux solutions à
réflecteur [I.59] par exemple qui donnent cependant de très bon résultats en terme de gain.
Il est à noter que peu de solutions proposent de réaliser un rayonnement en
polarisation horizontale : seuls les réseaux de patchs cylindriques, les réflecteurs et les
réseaux de fentes permettent d’y parvenir.
Nous allons maintenant présenter l’antenne BIE omnidirectionnelle, ses avantages et
ses inconvénients.
IV.2.3. Antenne omnidirectionnelle à Bande Interdite
Electromagnétique
L’antenne présentée ici et dont l’étude et la conception seront détaillées au chapitre 3,
est construite sur le même principe que les antennes BIE planaires [I.60]. L’antenne obtenue
est composée d’une âme centrale métallique entourée par un empilement de cylindres
diélectriques formant au centre une cavité coaxiale résonnante.
Cette antenne offre des gains importants allant jusqu’à plus de 10 dB et une très
bonne omnidirectionnalité dans le plan azimutal. L’inconvénient majeur réside dans la
faible bande passante due au caractère résonnant de l’antenne.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

37
Cependant, l’intérêt pour ce type d’antenne est très récent. Deux thèses soutenues en
décembre 2003 [I.61] [I.62] nous proposent une première étude sur le sujet. La principale
différence avec notre travail est l’absence d’âme centrale métallique. L’antenne BIE coaxiale
a aussi fait l’objet d’une rapide étude au sein de l’équipe CREAPE en 2002 [I.63].
Nous proposons donc en troisième partie de ce manuscrit une étude approfondie de
ces antennes. Nous mettrons ainsi en évidence, au travers d’une étude modale, la possibilité
de réaliser une polarisation verticale ou horizontale même si cette dernière ne sera pas étudiée
par la suite. Cette étape sera suivie d’une étude des performances de l’antenne selon la
nature des diélectriques utilisés, du nombre de cylindres ou encore des dimensions.
Finalement, une réalisation par RADIALL de ce type d’antenne sera proposée et nous
pourrons mettre en évidence les points à améliorer.
Avant de rentrer dans le vif du sujet avec cette étude et celle de l’antenne en cosécante
carrée, une présentation des outils de simulation et de mesure utilisés au cours de cette thèse
va être faite.
V. OUTILS DE SIMULATION UTILISES
Afin de prévoir le comportement électromagnétique et électrique des antennes
étudiées, ou encore de vérifier les résultats obtenus après réalisation, un nombre important
d’outils de simulation et de mesure ont été utilisés du fait de la diversité des travaux de ce
manuscrit.
On peut les diviser en 3 catégories :
- les simulateurs permettant la conception des antennes : qu’ils soient
commerciaux ou développés par l’équipe, ils sont basés sur différentes
méthodes d’analyse.
- le simulateur de bilan de liaison : cet outil a été développé à l’IRCOM et
permet de visualiser la couverture obtenue avec différentes antennes et dans
des conditions environnementales variables.
- les moyens de mesures expérimentaux : l’IRCOM dispose de deux bases de
mesure d’antennes, l’une fonctionnant entre 500 MHz et 12 GHz et la
seconde, une base compacte millimétrique, entre 10 et 50 GHz.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

38
V.1. Les outils de conception
Trois simulateurs ont été utilisés :
- le logiciel de réseau SARA [I.64] [I.65] (Synthesis of Array of Antennas)
développé au CREAPE. Il permet de faire de la synthèse et de l’analyse de
réseaux d’antennes à l’aide d’une méthode analytique.
- le simulateur ADS de Hewlett-Packard [I.66]. Il permet d’effectuer à la fois
des simulations de type circuit, qui utilisent des modèles équivalents de
circuit passif, et des simulations électromagnétiques dites 2D
1/2
qui
permettent de résoudre les équations de Maxwell pour des structures
composées d’un empilement de couches homogènes.
- un logiciel de simulation basé sur une méthode rigoureuse : la méthode des
différences finies [I.67] dans le domaine temporel (notée FDTD pour Finite
Difference in Time Domain). Les principaux avantages de ce logiciel
développé à l’IRCOM sont la formulation relativement simple, la
robustesse de l’algorithme et surtout la possibilité d’effectuer des études sur
une large bande de fréquence, les calculs se faisant directement dans le
domaine temporel. Ce simulateur 3D permet d’étudier n’importe quelle
structure tridimensionnelle.
V.1.1. Le logiciel SARA
Ce logiciel permet de faire à la fois de la synthèse et de l’analyse de réseaux
d’antennes.
La fonction de synthèse de réseaux permet de déterminer quelles sont les lois
d’excitation en amplitude et en phase à appliquer aux différents éléments du réseau afin que le
rayonnement suive un gabarit souhaité (réduction des lobes secondaires, amélioration du lobe
principal, pointage du lobe, lobe en cosécante carrée…). La méthode de synthèse adoptée
(technique itérative de résolution des équations non linéaires avec un critère d’optimisation
« minmax » [I.65]) permet d’approcher au mieux la fonction de rayonnement désirée. Le
logiciel de synthèse peut être présenté selon le synopsis de la figure V.1.

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

39








Figure V.1 : Synopsis du logiciel de synthèse SARA

Deux méthodes de synthèse peuvent être utilisées. La synthèse dite complexe donne
des pondérations aléatoires sur les éléments alors que la seconde, la synthèse réelle permet
d’obtenir des pondérations symétriques en amplitude et conjuguées en phase. Nous
illustrerons ces deux méthodes sur un exemple au chapitre 2.
La fonction d’analyse de réseaux d’antennes consiste en l’évaluation, par des formules
approchées, du champ rayonné connaissant la loi d’excitation des éléments qui le composent.
Cette méthode permet de rendre compte de façon assez précise de l’influence sur le
rayonnement des différents paramètres du réseau comme par exemple, le pas du réseau, les
pondérations en amplitude et en phase ou encore le couplage entre éléments. La partie analyse
de réseaux permet bien souvent de vérifier et aussi de simplifier les lois de pondération
obtenues dans la partie synthèse.
V.1.2. Le logiciel ADS
Ce logiciel commercial a été acquis par l’IRCOM. Il peut être utilisé de deux manières
différentes :
- soit en employant la méthode nodale (lois des courant – tension de
Kirshoff). Celle-ci offre une simulation rapide de circuits complexes
comportant des éléments localisés (selfs, capacités…), distribués
représentés par des circuits équivalents (cas des lignes microrubans) et

S.A.R.A.
Spécifications
désirées
Type de
synthèse
Diagramme de
rayonnement
élémentaire
Données
initiales
Diagrammes
synthétisés
Paramètres
synthétisés
Erreur
commise
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

40
actifs (transistors…) Cette méthode permet d’optimiser les circuits afin
d’obtenir les caractéristiques souhaitées. Elle est bien adaptée lorsque les
schémas équivalents des circuits sont valables, il faut donc rester très
prudent aux fréquences millimétriques. En effet, cette méthode ne prend
pas en compte les interactions électromagnétiques, telles que le couplage
entre éléments.
- soit en employant la méthode des moments (annexe 1) qui fait appel à la
résolution des équations de Maxwell en 3 dimensions suivant une
formulation intégrale. Celle-ci fait intervenir les courants surfaciques
induits sur les obstacles métalliques de la structure étudiée (ligne micro
ruban ou antenne plaque par exemple). Néanmoins, l'utilisation de cette
méthode est limitée, car elle impose une homogénéité des substrats des
circuits à analyser, le nombre de couches étant illimité. Ainsi, la
modélisation de trous métallisés, de ponts à air ou de substrats
inhomogènes, n'est pas rigoureuse voire parfois impossible avec cette
méthode, et repose sur des modèles simplifiés. C'est pourquoi cette
méthode est qualifiée de 2D
1/2
. Ce logiciel a été appelé MOMENTUM par
Hewlett-Packard.
V.1.3. Le code de différences finies
Le code utilisé (présenté en annexe 2) a été développé par l’équipe électromagnétisme
de l’IRCOM [I.68], une version conviviale a été commercialisée sous le nom de THESADE.
Il est basée sur la méthode des différences finies dans le domaine temporel (communément
appelée FDTD pour « Finite Difference in Time Domain »). Celle-ci permet une résolution
numérique des équations de Maxwell par une fine discrétisation spatio-temporelle. L'espace
est donc divisé en cellules élémentaires (ou mailles élémentaires) parallélépipédiques, à
l'intérieur desquelles sont calculées les 6 composantes orthogonales des champs
électromagnétiques (Ex, Ey, Ez et Hx, Hy, Hz). La forme particulière des équations de
Maxwell conduit à calculer les composantes du champ électrique au milieu des arêtes des
mailles, tandis que celles du champ magnétique sont déterminées au centre des faces (figure
V.2).


Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

41
Hy
Hx
Hz
Ex
Ey
Ez
x,i
z,k
y,j
y,j
z,k
x,i
extraction
d'une maille







Figure V.2 : Volume de calcul et cellule élémentaire

La simulation de l'espace infini se fait en introduisant un milieu à pertes à la périphérie
du domaine de calcul appelé couches PML (développées par Berenger [I.69]). Ce milieu a la
propriété d'absorber les champs électromagnétiques, et minimise l'effet des réflexions
parasites sur les frontières du maillage.
Cette méthode permet une simulation rigoureuse des antennes. Elle est parfaitement
adaptée aussi bien aux antennes de type plaqué qu’aux antennes BIE développées dans ce
manuscrit (contrairement à Momentum).
V.2. Simulateur de bilan de liaison : LIBUS
Le logiciel LIBUS pour « LInk BUdget Simulator » est un outil de simulation de la
couverture radioélectrique développé au sein de l’équipe CREAPE [I.70]. Celui-ci est basé
sur la technique de tracé de rayon [I.71] et ses limites de validité se trouvent entre 20 et 50
GHz. Il est donc particulièrement bien adapté au système LMDS.
Il a pour vocation d’être un outil d’aide au déploiement de réseaux sans fil fixes large
bande comme il en existe pour les réseaux mobiles. Ce logiciel électromagnétique de calcul
de bilan de liaison offre une multitude d’options tant dans le choix des configurations et des
antennes à tester que dans celui des conditions climatiques. Il permet en outre le
positionnement de réflecteurs ou de répéteurs pour les zones où on ne peut avoir une visibilité
directe entre l’émetteur et le récepteur (LOS : Line Of Sight). La figure V.3 présente le
synopsis de LIBUS.

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

42

• Paramètres de l’émetteur
et des récepteurs
• Conditions climatiques
• Taux de disponibilité…
Paramètres du réflecteur
ou du répéteur
Localisation de la BTS
Base de données GIS &
Bibliothèque des
propriétés de matériaux
Couverture en visibilité
directe : Tracé de Rayons
Niveau de puissance reçue &
Estimation du % de couverture
Choix de la
simulation en LOS
Zones d’ombre couvertes par
réflecteurs ou des répéteurs
NON
OUI
Optimisation des paramètres
du réflecteur ou du répéteur
Optimisation de la position de la BTS
Optimisation des paramètres des antennes
Choix du modèle
environnemental
(2D, 2D
1/2
, 3D)













Figure V.3 : Schéma de principe de LIBUS

Les paramètres d’entrée de LIBUS dont l’influence est déterminante sur les bilans de
liaison sont les suivants :
- Les caractéristiques électromagnétiques (ε
r
, σ) des matériaux de
construction et éventuellement la rugosité des surfaces potentielles de
réflexion.
- Les positions, les diagrammes de rayonnement, les puissances d’émission
des antennes et le seuil de sensibilité des récepteurs.
- Les conditions climatiques qui sont particulièrement pénalisantes dans le
domaine millimétrique. C’est le cas de l’intensité de pluie telle que définie
par l’UIT (Union Internationale des Télécommunications).
LIBUS fournit en sortie trois principaux fichiers de résultats : la puissance directe, la
puissance réfléchie et la puissance totale reçue, sommation cohérente des deux premières.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

43
V.3. Moyens de mesures expérimentaux
La phase de mesure des prototypes est indispensable afin de valider la conception
électromagnétique. Deux bases de mesure d’antennes ont été utilisées au cours de cette thèse,
les antennes présentées dans ce manuscrit fonctionnant dans deux bandes de fréquences bien
distinctes.
V.3.1. Base de mesure de l’IRCOM
Les prototypes d’aériens présentés au chapitre 3 ont été caractérisés dans la base de
mesure d’antennes de l’IRCOM. Cette base est nommée chambre anéchoïque (ou anéchoïde)
car elle permet de simuler des conditions d’espace libre en recourant à des matériaux
absorbants les ondes électromagnétiques, disposés sur toute sa surface interne (figure V.4).
.














Figure V.4 : Photographies de la base de mesure de l'IRCOM

Les dimensions de cette base de mesure sont de 6 mètres en longueur sur 4,8 mètres
en largeur, avec une hauteur de 2,8 mètres. Ces proportions permettent d’obtenir des
conditions de champ lointain pour des dispositifs compacts dès 500 MHz avec une limite
supérieure de 12 GHz.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

44
Les différentes mesures hyperfréquences sont réalisées grâce à un analyseur de réseau
vectoriel WILTRON 360. Cet outil permet une détermination précise et rapide des divers
paramètres à mesurer dans la bande de fréquences de 10 MHz à 40 GHz.
L'analyseur de réseau vectoriel mesure directement le coefficient de réflexion de
l'antenne en fonction de la fréquence : S
11
(f). Pour cela, la sortie RF de l’analyseur est reliée à
l’entrée d’un coupleur directif qui envoie l’énergie sur l’antenne à caractériser, l’onde
réfléchie étant redirigée vers une entrée de ce même analyseur. La comparaison de cette onde
réfléchie avec l’onde émise permet de déterminer le S
11
(f) dans le plan choisi lors de
l’étalonnage du dispositif. Le traitement du module et de la phase de ce coefficient de
réflexion permet ensuite de remonter si désiré à l’impédance de l’antenne.
La détermination des caractéristiques de rayonnement est effectuée en mesurant un
système comprenant deux antennes, l'une en émission et l'autre en réception. Le schéma de
principe de cette base est présenté figure V. 5.














Figure V.5 : Schéma de principe du banc de mesure en rayonnement d'antennes

Les deux moteurs permettent d’effectuer des rotations de 360° autorisant la
détermination des diagrammes de rayonnement de l’antenne dans plusieurs plans et pour
différentes polarisations du champ.

moteur
Interface
moteurs
Cornet
Analyseur
Wiltron
Table
traçante
Ordinateur
moteur moteur
Antenne sous test
Imprimante
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

45
La sortie RF du Wiltron est alors connectée à l’antenne de référence alors que
l’antenne sous test est connectée à une entrée de celui-ci. La mesure de l’atténuation du signal
reçu par cette antenne sous test par rapport au signal émis en fonction de l’angle de rotation
permet de déterminer un diagramme de rayonnement dans un plan de coupe pour une
polarisation donnée. Bien entendu, l’ensemble de ce dispositif est géré par un ordinateur
permettant à la fois l’automatisation de ces mesures et la collecte des résultats.
Le gain de l'antenne est alors calculé simultanément avec la mesure du diagramme de
rayonnement par comparaison entre le signal émis et le signal reçu. On évalue l'atténuation α
de la liaison radioélectrique, qui est reliée au gain de l'antenne, par la formule de transmission
de Friis :
α
λ
π
ρ = ⋅

|
\

|
.
| ⋅ G G
R
r rc
4
2
(V.1)
d'où : G
G
r
rc
=

|
\

|
.
|
α
ρ
π
λ
4 R
2
(V.2)
avec G
r
: le gain réalisé de l’antenne sous test dans le direction du cornet,
G
rc
: le gain réalisé du cornet dans son axe,
R : la distance entre l'antenne sous test et le cornet,
λ : la longueur d'onde de fonctionnement de l'air,
ρ : le rendement de polarisation.
Ces quatre derniers facteurs étant connus, la mesure de α fournit directement la valeur
de G
r
.
V.3.2. La base compacte du CREAPE
Cette base permet la mesure en champ proche de tout type d’antenne, à petits ou
grands diamètres selon le gain, dans un local réduit, pour une bande de fonctionnement allant
de 10 à 50 GHz. Elle sera donc adaptée à la mesure des antennes dans le domaine
millimétrique.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

46
réception
émission
réflecteur
2.5 m
chambre anéchoï de
La fonction d’une base compacte [I.72] de mesure d’antennes est de reproduire la
condition de champ lointain à une distance relativement faible. Une onde sphérique provenant
de la source est transformée en onde plane après réflexion sur le réflecteur. Elle est ensuite
dirigée vers l’antenne sous test.
Cependant, cette onde doit respecter des critères de planéité, c’est à dire présenter des
variations maximales de ± 0.5 dB en amplitude et ± 5° en phase, devenu standard universel
depuis la mise en place des premières bases. Pour cela, les caractéristiques du réflecteur
doivent être extrêmement précises. Le volume où ces critères sont vérifiés est appelé zone
tranquille. La solution technique la plus simple utilise une parabole à source décalée, avec un
plan d’offset en position verticale (figure V.6).










Figure V.6 : Base compacte du C.R.E.A.P.E.

Le principe des mesures de l’adaptation, des diagrammes de rayonnement et du gain
sont identiques à ceux de la première base de mesure.
VI. CONCLUSION
Dans ce chapitre, nous avons pu mettre en évidence le contexte de l’étude. Le très fort
développement actuel des réseaux sans fil entraîne l’émergence d’un nombre important de
normes aussi bien dans le domaine de la téléphonie mobile que des autres réseaux sans fil dit
personnels, locaux ou métropolitains. Un état de l’art de ces différents réseaux a été fait afin
de mettre en évidence la nécessité de développer de nouvelles infrastructures et en
particulier de concevoir des antennes appropriées pour stations de base.
Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

47
Nous avons pu évoquer dans une deuxième partie les différents paramètres
permettant le choix d’une couverture cellulaire omnidirectionnelle ou sectorielle et les
caractéristiques des antennes pour stations de base classiquement utilisées. Finalement,
nous avons mis en évidence un certain nombre de problèmes récurrents dégradant la
couverture et directement liés aux antennes émettrices.
L’identification de ces difficultés nous a permis d’introduire les deux types
d’antennes qui seront étudiés dans les chapitres 2 et 3 :
- une antenne en cosécante carrée à 40 GHz pour une application de
type LMDS permettant l’élimination des zones d’ombre dans la région
proche de l’émetteur. Une étude bibliographique nous a permis de mettre
en avant les différentes antennes de ce type existantes et de dégager les
améliorations que notre antenne pourra apporter avec en particulier le choix
d’une technologie faible encombrement et faible coût.
- une antenne omnidirectionnelle conçue à partir de matériau à Bande
Interdite Electromagnétique. Cette antenne dont l’étude est très récente
permet d’obtenir des gains importants tout en conservant une très
bonne omnidirectionnalité dans le plan azimutal.
Finalement, les outils de simulations et de mesures utilisés pour la conception et le test
de ces antennes ont été présentés.
Le deuxième chapitre va maintenant être consacré entièrement à l’étude d’antennes
imprimées en cosécante carrée à 40 GHz.

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

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"A Dual-Band Printed L-Shaped Monopole for WLAN Applications", Microwave and Optical
Technology Letters, Vol. 37, n° 3, May 2003

[I.48] I.F. CHEN, C.H. PENG
"Microstrip-Fed dual-U-Shaped Printed Monopole Antenna for Dual-Band Wireless
Communication applications", Microwave and Optical Technology Letters, Vol. 37, n° 3, May
2003

[I.49] A. FARAONE, D.O. McCOY
"MicrostripThe folded Patch Omnidirectional Antenna", IEEE International Symposium on
Antennas and Propagation, 2001

[I.50] K.L. WONG, J.W. LAI, F.R. HSIAO
"Omnidirectional Planar Dipole Array Antenna for 2,4/5,2 GHz WLAN Access Point",
Microwave and Optical Technology Letters, Vol. 39, n° 1, October 2003

[I.51] R. BANCROFT, B. BATEMAN
"An Omnidirectional Planar Microstrip antenna with Low Sidelobes", Microwave and Optical
Technology Letters, Vol. 42, n° 1, July 2004

[I.52] A. NESIC, D. NESIC
"Omnidirectional Uniplanar Electromagnetically Coupled Antenna Array", Microwave and
Optical Technology Letters, Vol. 40, n° 6, March 2004

[I.53] K. IIGUSA, S. YAMAMOTO, M. TANAKA, T. TESIROGI
"A Slot-Array Antenna on a coaxial cylinder", IEEE International Symposium on Antennas
and Propagation, 1998

[I.54] N. HERSCOVICI, Z. SIPUS, P.S. KILDAL
"The Cylindrical Omnidirectional Patch Antenna", IEEE Transactions On Antennas and
Propagation, Vol. 49, n° 12, December 2001

[I.55] A.R. RUIZ, J. BASTERRECHEA
"Omnidirectional Antenna for 17 GHz Frequency Band", IEEE International Symposium on
Antennas and Propagation, 2002

[I.56] H. AN, T. WANG, R.G. BOSISIO, K. WU
"Cavity-restrained Multistacked dielectric Omnidirectionsl Antenna for Microwave and
Millimeter-wave Wireless Communications", Electronics Letters, Vol. 30, n° 25, December
1994

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

52
[I.57] S. XU, J. MIN, S.T. PENG, F.K. SCHWERING
"A Millimeter-wave Omnidirectionel circular Dielectric Rod Grating Antenna", IEEE
Transactions on Antennas and Propagation, Vol. 39, 1991

[I.58] H. JING, S. XU
"Mode-Matching Analysis of a New Omnidirectional Circular Rod antenna with Double
Dielectric Gratings for Millimeter-wave Application", Microwave and Optical Technology
Letters, Vol. 38, n° 2, July 2003

[I.59] M. OREFICE, P. PIRINOLI
"Dual Reflector Antenna with Narrw Broadside Beam for omnidirectional Coverage",
Electronics Letters, Vol. 29, n° 25, 1993

[I.60] L.LEGER, C. SERIER, R. CHANTALAT, M. THEVENOT, T. MONEDIERE, B.
JECKO
"1D Dielectric EBG Resonator Antenna Design", Anales des Télécommunications, Vol. 59,
n°3-4, Mars-Avril 2004

[I.61] H. BOUTAYEB
"Etude des structures périodiques planaires et conformés associées aux antennes. Application
aux communications mobiles." Thèse de doctorat n° 2942, U.E.R. Structure et Propriétés de la
matière, Université de Rennes 1, décembre 2003

[I.62] L. BERNARD
"Techniques d’amélioration du gain par empilements diélectriques. Applicabilité à la
réduction de la taille des antennes pour station de base UMTS." Thèse de doctorat n° D 03-21,
Institut National des Sciences Appliquées de Rennes, décembre 2003

[I.63] M. DIBLANC
"Etude de structures BIP cylindriques. Application à la réalisation d’antennes pour station de
base UMTS", Rapport de DEA, Université de Limoges, juillet 2002.

[I.64] M. RAMMAL
"Contribution à l’étude et à la synthèse de réseaux d’antennes imprimées. Application à la
conception de réseaux à lobes formés", Thèse de doctorat n° 3-93, U.E.R. des Sciences,
Université de Limoges, janvier 1993.

[I.65] D. ECLERCY
"Contribution à l’étude de synthèse d’antennes et de réseaux. Elaboration d’outils de calcul
originaux basés sur des approches déterministes et stochastiques.", Thèse de doctorat n° 32-
1998, U.E.R. des Sciences, Université de Limoges, septembre 1998

[I.66] Logiciel ADS (Advance Design System), copyright © 1993-1998 Agilent Technologies
(Hewlett-Packard Company)

[I.67] K.S. YEE
"Numerical Solution of initial boundery value problems involving maxwell’s equations in
isotropic media", IEEE Transactions on Antennas and Propagation, Vol. 14, n° 3, may 1966

[I.68] P. LEVEQUE
"Diffraction d’ondes électromagnétiques transitoires par des obstacles en présence de milieux
diélectriques à pertes", Thèse de doctorat n°14-94, U.E.R. des Sciences, Université de
Limoges, février 1994


Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

53
[I.69] J.P. BERENGER
"Improved PML for the FDTD solution of wave-structure interaction problems", IEEE
Transactions on Antennas and Propagation, Vol. 45, 1997

[I.70] B. AGBA
"Contribution à l’étude des techniques de déploiement de réseaux sans fil : application au
LMDS", Thèse de doctorat n° 25-2004, U.E.R. des Sciences, Université de Limoges, octobre
2004

[I.71] F. JENSEN, C. CARRES, M. SABBADINI
"CAD applications with GTD", Journées Internationales de Nice sur les Antennes, Nice, pp.
150-163, novembre 1990

[I.72] Y. POUPIN
"Conception et optimisation d’une base compacte millimétrique de mesures d’antennes",
Thèse de doctorat n° 61-2002, U.E.R. des Sciences, Université de Limoges, décembre 2002























Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

54

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

55


CHAPITRE 2


* * * * * * *


R PRINCIPE D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE
R DIMENSIONNEMENT ET CHOIX TECHNOLOGIQUES DANS LE
CAS DU SYSTEME LMDS
R CONCEPTION D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE A
40 GHZ
R SIMULATION, MESURES ET RESULTATS SUR LA
COUVERTURE DU SYSTEME LMDS
R AMELIORATION DE L’ANTENNE
R DIAGRAMME SECTORIEL ET AGILITE DANS LE SECOND PLAN

Antenne en cosécante carrée pour
station de base : application au
LMDS (40 GHz)
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

56
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

57
I. INTRODUCTION
Nous avons vu, au chapitre 1, les nouveaux besoins des réseaux de télécommunication
sans fil notamment en terme d’antenne pour station de base. L’objectif de cette partie est de
concevoir une antenne sectorielle pour station de base capable d’optimiser la couverture
du système LMDS à 40 GHz dans le plan vertical. L’élimination des zones d’ombre dans la
région proche de l’émetteur sera particulièrement étudiée.
La solution choisie est une antenne imprimée présentant un diagramme dit en
cosécante carrée dans le plan vertical. Ce type de diagramme permet, comme nous allons le
voir, de répartir équitablement la puissance émise entre tous les abonnés, quelle que soit
la distance les séparant de l’émetteur.
Dans un premier temps, seule la formation du lobe dans le plan vertical va être
présentée. Une étude théorique du principe et des propriétés des diagrammes en cosécante
carrée va être réalisée.
Afin d’adapter notre antenne au système LMDS à 40 GHz, nous allons mettre en
évidence les problèmes de couverture propre à ce système. Ceci nous permettra de définir
correctement le cahier des charges de notre antenne.
Nous étudierons par la suite les réseaux de patchs et les méthodes de pondérations
des éléments permettant de former un diagramme en cosécante carrée.
La conception, la réalisation et les mesures de deux antennes seront présentées,
ainsi que les résultats obtenus pour la couverture du système.
Finalement, deux solutions seront envisagées pour former le lobe dans le plan
horizontal : la conception d’un réseau sectoriel puis l’utilisation d’une matrice de Butler
pour réaliser un pointage électronique.


Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

58
II. PRINCIPE D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE
Nous allons nous intéresser ici aux origines, au principe ainsi qu’aux applications des
antennes en cosécante carrée. Nous conclurons cette partie par une étude paramétrique des
diagrammes en cosécante carrée théoriques.
II.1. Origine de ce type d’antenne
A l’origine, ce type de diagramme a été utilisé pour les radars de veille et d’altimétrie
[II.1]. Un avion se déplaçant à une altitude constante doit renvoyer la même image quelque
soit sa distance par rapport au radar. Si un avion se déplace le long de la droite (D) à une
altitude constante H (Figure II.1), la puissance reçue par le radar (placé en O) doit être
identique qu’il se trouve en A ou en B, c’est à dire quelque soit l’angle θ.




Figure II.1 : Schéma de principe dans la configuration « radar »

On se propose de définir le gain de l’antenne d’émission afin d’obtenir de telles
performances.
II.2. Expression du gain
Le bilan de liaison entre deux antennes est donné par la formule de FRIIS (II.1):
|
.
|

\
|
+ + + =
R
Gr Ge Pe
π
λ
4
log 20 Pr (II.1)
avec : Pr et Pe = Puissances reçue et émise en dBm
Ge et Gr = Gain des antennes d’émission et de réception en dB
λ = longueur d’onde dans le vide à la fréquence de travail
R = distance entre l’émetteur et le récepteur en m
A B
(D)
H
θ
1
θ
2
O
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

59
Afin d’obtenir une puissance constante entre les points A et B, il faut résoudre
l’équation (II.2) :
=
|
.
|

\
|
+ + + =
R
Gr Ge Pe
π
λ
4
log 20 Pr Constante (II.2)
Sachant que Pe, Gr et λ sont fixés, on obtient l’équation (II.3) :
|
.
|

\
|
⋅ ⋅
− =
R
A Ge
π
λ
4
log 20 (II.3)
Avec : A une constante
Cette équation doit être vérifiée quelque soit la distance R entre l’émetteur et le
récepteur pour R compris entre H et R
max
(figure II.2).




Figure II.2 : Schéma de principe

Or, le gain de l’émetteur doit être maximum en direction de la distance maximum. On
obtient alors Ge
max
lorsque R est égal à R
max
et le gain de l’émetteur s’écrit comme suit :
|
|
.
|

\
|
⋅ ⋅
− =
max
max
4
log 20
R
A Ge
π
λ
(II.4)
La résolution du système composé des équations (II.3) et (II.4) nous donne l’expression du
gain de l’antenne d’émission suivante (II.5):
( )
|
|
.
|

\
|
+ =
max
max
log 20
R
R
Ge R Ge (II.5)
Or
R
H
= θ sin et
max
0
sin
R
H
= θ

R
R
max
θ
θ
0
Emetteur
H

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

60
d’où ( ) |
.
|

\
|
+ =
θ
θ
sin
sin
log 20
0
max
Ge R Ge (II.6)
et
( )
( )
|
|
.
|

\
|
⋅ + =
0
2
2
max
cos
cos
log 10
θ
θ
ec
ec
Ge Ge (II.7)
Avec
) sin(
1
) ( cos
θ
θ = ec
Ge
max
= le gain maximum de l’antenne d’émission
θ
0
= l’angle minimum, c’est à dire définissant la distance maximum de détection d’un
avion.
Ce type de diagramme est appelé diagramme en cosécante carrée. En appliquant à
nouveau la formule de FRIIS, on peut vérifier que la puissance reçue est constante (II.8).

( )
|
.
|

\
|
⋅ ⋅

⋅ + + + =
H
Ge Gr Pe
π
θ λ
4
sin
log 20 Pr
0
max
(II.8)
En effet, cette expression est indépendante de R (distance entre émetteur et récepteur)
et de θ. Le bilan de liaison est donc constant, quelque soit la distance entre l’émetteur et le
récepteur, pourvu que celle-ci soit inférieure à une distance maximum R
max
définie par l’angle
θ
0
. Ce type d’antenne va donc permettre de compenser les effets de la propagation et de
répartir l’énergie de façon homogène le long de la droite (D).
Outre les radars, il existe d’autres applications pour lesquelles ces antennes en
cosécante carrée peuvent avoir un intérêt.
II.3. Autres applications de ce type d’antennes
Les antennes en cosécante carrée peuvent être adaptées pour d’autres applications
indoor ou outdoor. Les objectifs dans les deux cas sont sensiblement différents.
II.3.1. Applications indoor
Dans ce type d’application, l’antenne peut être placée dans un coin haut d’une pièce et
avoir pour objectif d’illuminer avec la même puissance plusieurs postes situés à des distances
différentes (figure II.3).
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

61







Figure II.3 : Exemple d’application indoor

Le gain nécessaire sera alors assez faible et l’angle θ
0
sera de l’ordre de 20° ou plus
suivant la longueur et la hauteur de la pièce. Un certain nombre de travaux ont déjà été
réalisés en millimétrique dans ce domaine [II.2] [II.3]. L’allure des diagrammes en cosécante
carrée utilisés pour ce type d’application est présentée figure II.4.





Figure II.4 : Exemple de diagramme en cosécante carrée pour une application indoor

On peut remarquer que dans la partie en cosécante carrée, la dynamique du diagramme
est assez faible (de l’ordre de 10 dB) contrairement au cas des diagrammes pour réseaux sans
fil comme nous allons le voir maintenant.
II.3.2. Applications outdoor
Dans le cas des réseaux de télécommunication sans fil, le problème va être similaire
mais les distances à couvrir sont plus importantes. L’antenne d’émission va être placée sur un
mât à une certaine hauteur, et la droite de réception va être au sol ou au niveau des toits des
maisons d’abonnés (figure II.5).

-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
diagramme simulé
diagramme théorique
10 dB

70 °
Stations mobiles (PC, PDA…)
Emetteur
20 °
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

62







Figure II.5: Schéma de principe dans la configuration réseaux sans fil

La portée maximale souhaitée d
max
ainsi que la différence de hauteur entre
l’émetteur et le récepteur (∆H) vont permettre la détermination de l’angle θ
0
et donc la
détermination du diagramme de rayonnement idéal pour l’application. L’angle θ
0
sera aussi
l’angle de pointage de l’antenne.
C’est pour ce type d’applications qu’ont été développées les antennes en cosécante
carrée présentées dans ce manuscrit. Nous allons dans un premier temps étudier les différents
diagrammes obtenus en fonction notamment de l’angle θ
0
, celui-ci étant le paramètre essentiel
et déterminant à la fois la distance maximum de couverture et l’allure du diagramme.
II.4. Etude paramétrique des diagrammes théoriques
L’étude des différents diagrammes en fonction de l’angle θ
0
ainsi que des couvertures
obtenues pour chacun nous permettra par la suite de choisir le diagramme approprié pour une
application particulière.
Pour cette étude, les antennes d’émission et de réception sont positionnées comme sur
la figure II.5.
II.4.1. Allure des diagrammes en fonction de θ
0

Etudions tout d’abord l’allure des diagrammes en cosécante carrée pour différentes
valeurs de l’angle θ
0
. Rappelons la formule de la directivité d’une antenne en cosécante carrée
(II.9) :
( )
( )
|
|
.
|

\
|
⋅ =
0
2
2
cos
cos
log 10
θ
θ
ec
ec
D (II.9)
∆H

θ
0
θ
d
max
d
Zone de couverture
θ
0
θ
d
max
d
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

63
Notons que pour les angles θ négatifs, la directivité des diagrammes sera la plus faible
possible. En effet, dans le cas d’une station de base d’un système de télécommunication, cette
énergie sera rayonnée vers le ciel. Nous la fixerons ici arbitrairement à -50 dB.
La figure II.6 donne les allures des diagrammes en cosécante carrée pour différentes
valeurs de l’angle θ
0
.









Figure II.6 : Diagrammes en cosécante carrée théoriques pour différentes valeurs de θ
0

On constate que plus l’angle θ
0
est faible, plus la dynamique du diagramme est
importante. En effet, un diagramme en cosécante carrée ayant un angle θ
0
faible, permettra
de couvrir une zone plus grande avec une puissance constante. Donc lorsque θ
0
est faible,
l’écart entre le gain maximum et le gain minimum doit être grand. Dans ces conditions, un
diagramme en cosécante carrée ayant un angle θ
0
faible sera plus difficile à réaliser,
l’ouverture à -3 dB étant très faible et la dynamique très grande.
Observons les couvertures obtenues avec chacun de ces diagrammes.
II.4.2. Couvertures obtenues
Afin de calculer ces couvertures, nous allons appliquer la formule de FRIIS avec les
hypothèses suivantes :
- Différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur ∆H = 20 m
- Gain de l’antenne de réception Gr = 30 dB
- Gain de l’antenne d’émission Ge
max
= 15 dB
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

(
d
B
)
théta0 = 1°
théta0 = 3°
théta0 = 5°
théta0 = 10°

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

64
- Puissance d’émission Pe = 19 dBm
- Fréquence f = 41.5 GHz
La figure II.7 donne les bilans de liaison obtenus avec les différents diagrammes en
cosécante carrée théoriques vus précédemment.
On ne considère pas ici l’atténuation due à la pluie. En effet, celle-ci est variable d’une
région à une autre. D’autre part, les diagrammes en cosécante carrée tels qu’ils sont calculés
ici ne permettent pas de compenser l’influence de la pluie.










Figure II.7 : Bilans de liaison obtenus pour différentes valeurs de θ
0


On constate que la puissance reçue est constante sur une distance dépendante de
θ
0
, notée d
max
. Plus la distance d
max
est grande, plus la puissance reçue est faible. Après la
zone d’effet de la cosécante carrée, on retrouve une décroissance normale de la puissance en
1/r.
D’autres paramètres ont aussi une influence sur le choix du diagramme et en
particulier la hauteur de l’émetteur.
II.4.3. Autres paramètres
L’influence de la différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur est très
importante. Observons les variations de la distance d
max
et du bilan de liaison en fonction de
celle-ci (figures II.8 et II.9).

-150
-140
-130
-120
-110
-100
-90
-80
-70
-60
0 300 600 900 1200 1500
distance (m)
B
i
l
a
n

d
e

l
i
a
i
s
o
n

(
d
B
)
théta0 = 1°
théta0 = 3°
théta0 = 5°
théta0 = 10°

d
max
d
max
d
max
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

65









Figure II.8 : Evolution de la distance d
max
en fonction de θ
0
pour différentes valeurs de ∆H









Figure II.9 : Evolution du bilan de liaison en fonction de θ
0
pour différentes valeurs de ∆H

On peut constater figure II.8 que la distance d
max
varie beaucoup avec la hauteur et en
particulier pour les angles θ
0
faibles. De même figure II.9, la puissance reçue au niveau du
récepteur est d’autant plus faible que la différence de hauteur est importante.
Cependant, cette analyse a été faite avec des diagrammes théoriques. Prenons
maintenant en compte des paramètres plus réalistes.
II.4.4. Approche de la réalité
En pratique, la forme des diagrammes ne pourra être totalement respectée, en
particulier le saut de niveau à θ
0
. Prenons un diagramme plus réaliste présentant un sommet
arrondi autour de θ
0
(Figure II.10) et comparons les bilans de liaison obtenus avec ces deux
diagrammes (Figure II.11). On conserve les mêmes paramètres que précédemment.
0
400
800
1200
1600
2000
0 3 6 9 12 15
théta0 (°)
d
m
a
x

(
m
)
∆H = 15 m
∆H = 20 m
∆H = 25 m
∆H = 30 m
∆H = 35 m

-100
-95
-90
-85
-80
-75
-70
-65
-60
0 3 6 9 12 15
théta0 (°)
B
i
l
a
n

d
e

l
i
a
i
s
o
n

(
d
B
)
∆H = 15 m
∆H = 20 m
∆H = 25 m
∆H = 30 m
∆H = 35 m

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

66







Figure II.10 : Diagrammes en cosécante carrée théorique et corrigé pour θ
0
=3°








Figure II.11 : Bilans de liaison obtenus avec des diagrammes en cosécante carrée théorique
et corrigé

On constate que la puissance est constante sur la même distance dans les deux cas
mais que la décroissance après cette zone est bien moins rapide dans le cas du diagramme
corrigé. Cela permettra d’augmenter nettement la portée totale.
Pour une application donnée, il nous faudra donc connaître précisément les
caractéristiques du réseau afin de déterminer l’angle θ
0
optimal.
Ces paramètres sont les suivants:
- la distance d
max

- la différence de hauteur moyenne entre l’émetteur et le récepteur
- le seuil de sensibilité du système
- la puissance d’émission
- le gain des antennes d’émission et de réception
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

(
d
B
)
corrigé
théorique

-150
-140
-130
-120
-110
-100
-90
-80
-70
0 0,25 0,5 0,75 1 1,25 1,5 1,75 2
Distance (km)
B
i
l
a
n

d
e

l
i
a
i
s
o
n

(
d
B
)
théorique
corrigé

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

67
Afin de déterminer le diagramme adapté au système LMDS à 40 GHz et donc le cahier
des charges de notre antenne, nous allons étudier les problèmes de couverture rencontrés pour
cette application.























Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

68
III. DIMENSIONNEMENT ET CHOIX TECHNOLOGIQUES DANS
LE CAS DU SYSTEME LMDS
III.1. Problématique LMDS
Afin d’établir un cahier des charges réaliste, nous avons commencé par regarder les
problèmes de couverture propres au système LMDS. Il nous fallait pour cela calculer les
bilans de liaison dans différentes configurations et identifier les problèmes et leurs causes.
III.1.1. Bilans de liaison
Les bilans de liaison ont été calculés en utilisant le logiciel LIBUS présenté
précédemment [II.4]. Rappelons brièvement la formule de FRIIS (III.1) et donc les différents
paramètres ayant une influence sur le bilan de liaison :
( )
p
A
R
Gr Ge Pe −
|
.
|

\
|
+ + + =
π
λ
α
4
log 20 Pr (III.1)
avec : Pr et Pe = Puissances reçue et émise en dBm
Ge(α) = Gain de l’antenne d’émission en dB
Gr = Gain maximum de l’antenne de réception en dB (on suppose que l’antenne de
réception est pointée sur l’émetteur)
λ = longueur d’onde dans le vide à la fréquence de travail
R = distance entre l’émetteur et le récepteur en mètre
A
p
= facteur d’atténuation par la pluie en dB
Dans la configuration de la figure III.1, il est possible d’exprimer R en fonction de la
différence de hauteur ∆H et de la distance au sol d entre l’émetteur et le récepteur.
De plus, l’antenne d’émission peut être tiltée mécaniquement d’un angle α
0
afin
d’obtenir un gain maximum sous la ligne d’horizon.


Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

69







Figure III.1 : Définition des paramètres géométriques de la liaison

On obtient alors :
( )
( )
p
A
d H
Gr Ge Pe −
|
|
.
|

\
|
+ ∆
+ + − + =
2 2
0
4
log 20 Pr
π
λ
α α (III.2)
Notre objectif est de calculer différents bilans de liaison en faisant varier la différence
de hauteur ∆H et l’angle de pointage α
0
de l’antenne d’émission. Pour cela, les autres
paramètres de la liaison doivent être fixés.
III.1.2. Définition des paramètres de la liaison
Pour la puissance d’émission, nous avons utilisé la même valeur que dans le cadre du
projet ERASME, à savoir 19 dBm et nous nous sommes placés à la fréquence de 41.5 GHz.
Les autres paramètres ont été choisis de la façon suivante.
(a) Influence de la pluie
Le taux de pluie est exprimé en mm/h et est dépassé pendant 0.01% de l’année en
moyenne [II.5]. Son influence est surtout observable sur des distances au delà de plusieurs
centaines de mètres mais très peu sur la réception dans la zone proche de l’émetteur.
L’atténuation par la pluie variant en fonction de la région d’implantation du système, nous
avons choisi d’utiliser la valeur donnée par UIT-R (International Telecommunications Union
Radiocommunications) [II.6] pour la région Limousin soit 32 mm/h. De plus, la disponibilité
de la liaison a été prise égale à 99,99 %. Ces deux paramètres entraînent une atténuation
spécifique de 7dB/km due à la pluie.



α
0
α
d
∆H

R
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

70
(b) Antennes d’émission et de réception
Le choix des antennes d’émission et de réception avait une grande importance. Pour le
récepteur, l’antenne utilisée dans le cadre du projet ERASME est une antenne composée
d’une sortie cornet et d’une lentille, et qui présente un gain maximum de 30 dB [II.7] [II.8].
L’antenne d’émission est quant à elle une antenne cornet directive fonctionnant à 41.5 GHz et
présentant un gain de 15 dB.
Cette antenne doit à terme être remplacée par une antenne imprimée donc planaire
pour des raisons d’encombrement et d’intégration dans les modules d’émission. Les
technologies « guide d’onde» seraient ainsi éliminées de ceux-ci, évitant des transitions
coûteuses entre ces différentes technologies.
C’est pour cela que, dans les bilans de liaison suivants, nous avons utilisé pour
l’émission une antenne classique composée de 8 patchs fonctionnant à 41.5 GHz et présentant
un gain maximum égal à 15.6 dBi [II.9]. Cette antenne avait été conçue précédemment pour
cette application. Le diagramme de rayonnement de cette antenne est donné figure III.2.








Figure III.2 : Diagramme de rayonnement de l’antenne pour station de base LMDS

(c) Hauteur des antennes
Le LMDS peut être déployé dans différentes zones : en région urbaine ou semi
urbaine, les émetteurs vont être placés sur des mâts ou bien en haut des immeubles. Les
récepteurs sont en général placés sur les toits des maisons avec une hauteur moyenne de 5 m
au dessus du sol. Dans ces zones, la différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur sera
alors comprise entre 15 et 35 m. Si on se place maintenant dans une zone montagneuse, cette
différence de hauteur peut varier énormément en fonction du relief et peut atteindre une
-50
-40
-30
-20
-10
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

71
centaine de mètres. Une étude particulière de la couverture doit alors être faite dans chaque
cas. Nous allons donc nous restreindre à l’étude de la couverture du système LMDS
uniquement dans des zones urbaines ou semi urbaines, avec l’hypothèse que les valeurs de
∆H varient entre 15 et 35m.
III.1.3. Résultats obtenus
Nous allons observer les bilans de liaisons obtenus pour différentes valeurs de l’angle
de pointage et pour deux différences de hauteur.
(a) Faible différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur
La figure III.3 donne le bilan de liaison obtenu pour différentes valeurs de l’angle de
pointage de l’antenne d’émission pour une différence de hauteur ∆H de 15m.






Figure III.3 : Bilan de liaison pour ∆H = 15m

On peut voir ici que pour des inclinaisons de l’émetteur entre 0 et 3°, on perd très peu
en portée maximale, ce qui n’est plus le cas pour une inclinaison de 4,5°. On constate aussi
que pour une différence de hauteur de 15m entre l’émetteur et le récepteur et quelle que soit
l’inclinaison, il n’y a pas de zone d’ombre dans la zone proche de l’émetteur. Cependant pour
des distances de 100 m environ, le niveau de puissance est juste au dessus du seuil de
réception.
(b) Forte différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur
Observons maintenant les mêmes bilans de liaison obtenus pour une différence de
hauteur ∆H = 35m (Figure III.4). Dans ce cas là, on observe bien des zones de non réception
pour des distances d’environ 200m, variant avec l’inclinaison de l’émetteur.
-115
-110
-105
-100
-95
-90
-85
-80
-75
-70
0 0,5 1 1,5 2
Distance (km)
B
i
l
a
n

d
e

l
i
a
i
s
o
n

(
d
B
)
αo = 0°
αo = 1,5°
αo = 3°
αo = 4,5°
seuil de réception

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

72








Figure III.4 : Bilan de liaison pour H = 35m

On peut constater qu’une inclinaison de 3° va donner le meilleur compromis entre la
distance maximale couverte et la profondeur de la zone d’ombre. Cependant, sur une zone
assez importante (allant jusqu’à 50 mètres), la puissance reçue est inférieure au seuil de
réception.
Les bilans de liaison présentés jusqu’ici ne sont réalisés que dans le plan vertical. Une
cartographie de puissance réalisée pour ∆H égale à 35 mètres et α
0
à 3° est présentée figure
III.5.







Figure III.5 : Cartographie de puissance reçue pour H = 35m et θ
0
=3°

Ce calcul prend en compte la puissance directement reçue entre l’émetteur et le
récepteur et la puissance réfléchie sur un sol sec. Cette dernière a peu d’influence sur les
résultats à 40 GHz.

Emetteur
-120
-115
-110
-105
-100
-95
-90
-85
-80
-75
-70
0 0,5 1 1,5 2
Distance (km)
B
i
l
a
n

d
e

l
i
a
i
s
o
n

(
d
B
)
αo = 0°
αo = 1,5°
αo = 3°
αo = 4,5°
seuil de réception

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

73
La zone bleue (P < - 110 dB) représente la zone de non réception. On constate que
celle-ci est suffisamment large pour couvrir un nombre important de maisons et donc
d’abonnés potentiels. C’est principalement cette zone que l’on va s’appliquer à couvrir
correctement à l’aide d’une antenne en cosécante carrée.
III.1.4. Cahier des charges
Le but est donc d’obtenir une antenne permettant d’éliminer ces zones d’ombre, c’est
à dire présentant un lobe en cosécante carrée dont il nous faut fixer la valeur de θ
0
.
L’étude de la couverture du système LMDS a montré un certain nombre de zones
d’ombre dans la zone proche de l’émetteur, c’est à dire pour des distances inférieures à 400m.
Bien sûr, l’idéal serait d’obtenir une puissance constante sur toute la zone de couverture,
environ 2 km au maximum. Cependant, l’étude des diagrammes en cosécante carrée théorique
a montré que pour obtenir cette couverture, une antenne en cosécante carrée avec θ
0
inférieur
à 1° devrait être utilisée ce qui pose plusieurs problèmes :
- la complexité de réalisation d’un tel diagramme
- le fait que la puissance reçue dans toute la zone sera assez faible
- la couverture d’un tel diagramme est extrêmement sensible à la différence
de hauteur entre l’émetteur et le récepteur.
Etant donné qu’un diagramme en cosécante carrée corrigé permet, comme nous
l’avons remarqué en II.4.4., d’obtenir une puissance constante sur une certaine distance puis
une décroissance normale par la suite, nous avons choisi de couvrir avec un bilan de liaison
constant uniquement la zone où on observe des trous de réception. Le diagramme en
cosécante carrée adapté dans ces conditions au cas du LMDS présente donc un angle θ
0

égal à 3° et une dynamique de 25 dB environ. La zone de puissance constante est alors
comprise entre 300 et 700m pour des hauteurs variant de 15 à 35m.
Les autres caractéristiques du cahier des charges sont les suivantes :
- un gain équivalent à celui de l’antenne directive donc 15 dB
- une fréquence de fonctionnement dans la bande du système LMDS c’est à
dire autour de 41,5 GHz
- une bande passante en rayonnement et en adaptation la plus large possible
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

74
On cherche de plus à réaliser une antenne planaire et faible coût pour des raisons
déjà évoquées précédemment (élimination des guides d’onde, plus forte intégration…). Nous
avons pour cela fait un certain nombre de choix technologiques, et en particulier celui de la
technologie imprimée.
III.2. Choix de la technologie imprimée
Afin de réaliser cette antenne, nous avons choisi d’utiliser la technologie imprimée car
elle présentait des avantages pour la conception.
III.2.1. Avantages et inconvénients de ce type d’antennes
Le concept de « structures imprimées rayonnantes » est apparu en 1953 avec
Deschamps [II.10] et les antennes imprimées (encore appelées antennes plaquées ou antennes
patch) ont largement été développé ces dernières années. Plusieurs raisons à cela : elles sont
une solution à la réalisation d’antennes de faibles encombrement, épaisseur et poids. Ce type
d’antenne peut être conformé et donc plaqué sur des véhicules terrestres, des avions ou des
missiles. De plus, la réalisation en grande quantité est très peu onéreuse. Finalement, comme
nous allons le voir, la mise en réseau des éléments rayonnants va permettre la formation de
diagramme de rayonnement particulier.
Ces antennes présentent aussi un certain nombre d’inconvénients : une faible bande
passante (comprise entre 1 et 5 %), un gain moyen (environ 30 dB) et une limitation des
puissances transmises à quelques dizaines de watts. Ces aériens sont par ailleurs fortement
dépendants du substrat diélectrique employé dont les caractéristiques ont une forte influence
sur les performances électromagnétiques de l’antenne. Une attention particulière doit être
portée aux pertes, en particulier à 40 GHz. Finalement, la réalisation dans cette gamme de
fréquence peut être difficile puisque les faibles dimensions des éléments rayonnants imposent
une précision importante.
III.2.2. Principe de fonctionnement des réseaux de patchs
Le principe de fonctionnement des antennes imprimées est rappelé en annexe 3. Afin
de former le diagramme en cosécante carrée, les éléments rayonnants vont être regroupés en
réseau.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

75

z
y
x
P
d
θ
Dans une antenne réseau, l’énergie est distribuée entre les diverses sources
rayonnantes selon une loi donnée.
Soit un réseau linéaire de n éléments rayonnants identiques orientés parallèlement
(Figure III.6), le champ électrique lointain s’écrit :







Figure III.6 : géométrie d’un réseau

( )
( ) ) sin( 2
1
0
θ π ⋅ ⋅ ⋅
=
⋅ ⋅ =

i
y j
N
i
i
e I E P E
r r r
(III.3)
avec :
n
I
r
, la pondération complexe de l’élément n
y
n
,

la

distance en multiple de longueur d’onde entre deux éléments successifs
Les caractéristiques en rayonnement du système dépendent à la fois du diagramme de
rayonnement élémentaire, des coefficients d’excitation en amplitude et en phase sur chaque
source et de la distance entre éléments.
Le réseau d’alimentation de l’antenne aura pour objectif d’amener l’énergie aux
différentes sources en respectant les lois de pondération. La technique la plus simple consiste
à alimenter les éléments rayonnants par des lignes microrubans. Deux types d’alimentation
sont communément utilisés [II.11] :
- alimentation série : une ligne de transmission excite en série les éléments
rayonnants (figure III.7). La loi des phases impose une longueur de ligne
donnée entre deux éléments consécutifs. Le réseau est dit résonnant lorsque
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

76

série

parallèle
les éléments sont excités en phase, cette longueur est un multiple de la
longueur d’onde guidée dans la ligne.
- alimentation parallèle : le circuit d’alimentation possède une entrée et n
éléments rayonnants en sortie (Figure III.7). La puissance est divisée entre
les n éléments, avec la distribution désirée.




Figure III.7 : Alimentation d’un réseau linéaire

Le choix du type d’alimentation se fait en fonction de différents paramètres qui sont :
- la loi de pondération souhaitée, en amplitude et/ou en phase
- la bande passante souhaitée. Un réseau série aura une bande passante plus
faible dans la mesure où la loi de pondération sera plus sensible à la
fréquence que dans le cas d’une alimentation parallèle. En effet, les erreurs
de phase se cumulent.
- l’encombrement maximum. Un réseau parallèle sera plus encombrant
qu’un réseau série.
De plus, il est à noter qu’un réseau parallèle présente des longueurs de ligne
supérieures et un plus grand nombre de coudes ce qui engendre davantage de pertes, en
particulier dans le domaine millimétrique.
Un autre choix important dans la conception d’une antenne imprimée est celui du
substrat diélectrique.
III.3. Substrat utilisé
Le substrat joue un rôle double dans la technologie microruban. Il est à la fois un
matériau diélectrique, où viennent se graver les circuits, et une pièce mécanique, car il
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

77
supporte la structure. Cela implique des exigences à la fois sur le plan mécanique et électrique
parfois difficiles à concilier.
D’épaisseur généralement faible devant la longueur d’onde de fonctionnement (h <<
λ
0
), le substrat diélectrique affecte le comportement et les performances électromagnétiques
de l’aérien. On préfère souvent utiliser des substrats à faibles pertes diélectriques (tanδ < 10
-3
)
qui favorisent le rendement de l’antenne et ceux à permittivité relative faible (ε
r
< 3) qui
améliorent le rayonnement tout en diminuant les pertes par ondes de surface pour une hauteur
donnée.
Physiquement, le matériau doit résister aux contraintes mécaniques, conserver sa
forme originelle. Son facteur d'expansion doit être voisin de celui de la métallisation, car il est
confronté à de fortes températures lors des soudures. Enfin, son état de surface doit être le
plus parfait possible.
Parmi les matériaux diélectriques, on peut citer : les céramiques, les semi-conducteurs,
les ferrimagnétiques, les matériaux synthétiques, composites… Le détail des caractéristiques
de chacune de ces familles de matériaux est donné en annexe 4 et une liste de matériaux
diélectriques provenant de LABTECH, fournisseurs de substrats se trouve en annexe 5.
Au cours des travaux présentés dans ce chapitre, plusieurs antennes ont été réalisées
sur différents substrats. Les matériaux composites offrant un très bon compromis, nous avons
choisi d’utiliser des substrats de la famille des DUROID car ils proposent non seulement des
bonnes propriétés électriques et une très faible variation de leur permittivité relative pour des
températures comprises entre -55°C et 100°C. Les deux substrats utilisés sont les suivants :
- le DUROID 5880 (ε
r
= 2,2 ± 0.04 et tan δ = 0,0015 à 10 GHz et 23°C)
- le DUROID 6200 (ε
r
= 2,94 ± 0.04 et tan δ = 0,0015 à 10 GHz et 23°C)
De plus, une mesure des pertes sur le DUROID 6002, a montré que la tangente de
pertes ne dépassait pas 3.10
-3
à 37 GHz [II.12]. Les pertes de ce type de substrat présentent
donc l’avantage de ne pas augmenter considérablement avec la fréquence.
Pour la hauteur du diélectrique, nous avons opté pour 254 µm dans les deux cas. En
effet, la figure III.8 montre l’évolution des impédances caractéristiques des lignes
microrubans en fonction de leurs largeurs et de leurs hauteurs sur un substrat DUROID 5880,
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

78
les résultats obtenus avec le DUROID 6200 étant similaires [II.12] (Ces résultats ont été
obtenus par calculs à l’aide des formules de Gupta présentées en annexe 6).
On constate que pour une hauteur de substrat faible (127 µm), une très faible variation
de largeur entraîne une différence importante au niveau de l’impédance caractéristique de la
ligne. Ainsi une petite erreur sur la largeur de la ligne – dû à la précision de la gravure par
exemple – peut entraîner une désadaptation de l’antenne. Dans le cas d’une hauteur de 508
µm, ce problème est quasi inexistant mais l’antenne aura une dimension plus imposante (x 4
comparée à une hauteur de 127 µm). Nous avons donc choisi une épaisseur de 254µm.







Figure III.8 : Evolution de l’impédance caractéristique de lignes microrubans en fonction de
la hauteur du substrat DUROÏD 5880 et de la largeur de ligne à 41,5 GHz.

Nous allons maintenant nous intéresser plus en détails au principe de conception d’une
antenne imprimée à lobe formé, c’est à dire aux choix des pondérations à appliquer aux
patchs.







50
60
70
80
90
100
0 0,5 1 1,5
largeur de la ligne microruban (mm)
I
m
p
é
d
a
n
c
e

c
a
r
a
c
t
é
r
i
s
t
i
q
u
e
(
O
h
m
s
)
h = 127 µm
h = 254 µm
h = 508 µm

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

79
IV. REALISATION D’ANTENNES EN COSECANTE CARREE
IMPRIMEES : DETERMINATION DES PONDERATIONS
Avant de choisir les pondérations à appliquer aux patchs, il est nécessaire de définir
leur nombre et leur espacement.
IV.1. Détermination de la géométrie du réseau
Déterminer la géométrie du réseau consiste à mettre en réseau les éléments rayonnants
primaires suivant une disposition géométrique particulière permettant de répondre au mieux
aux exigences imposées en terme de gain, de taille maximale et de diagrammes de
rayonnement. L’objectif est ici de choisir le nombre total d’éléments et l’espacement entre
ceux-ci (le pas du réseau) afin d’atteindre les niveaux de gain souhaités.
Rappelons que le gain maximum est obtenu lorsque la distance entre sources est
comprise entre 0.5 et 0.9λ
0
[II.13]. Si les sources sont trop proches les unes des autres, un
phénomène de couplage réduit la valeur du gain. Lorsqu'elles sont trop éloignées, des lobes de
réseaux apparaissent et réduisent également le gain dans l'axe. La distance entre éléments sera
fixée en fonction des contraintes de gain mais aussi de taille imposées par le cahier des
charges.
Lorsque le nombre d’éléments et leur espacement sera choisi, nous déterminerons les
pondérations en amplitude et en phase que recevra chaque élément rayonnant pour que le
diagramme de rayonnement rentre dans le gabarit imposé.
IV.2. Principe de formation d’un diagramme de rayonnement
La formation du diagramme de rayonnement d’une antenne imprimée se fait par la
pondération en amplitude et/ou en phase des différents éléments rayonnants [II.14]. Le choix
du type de pondération va dépendre du résultat escompté.
Afin de mieux comprendre le principe, nous allons travailler sur un exemple : huit
patchs espacés de 0,7 λ
0
(ces paramètres seront ceux utilisés dans la phase de réalisation de
l’antenne). Le diagramme de rayonnement formé par ces patchs équipondérés en amplitude et
en phase est donné figure IV.1.
Etudions l’effet des différents types de pondérations sur ce diagramme.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

80
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,4 0,6 0,8 1 1 0,8 0,6 0,4
Phase (°) 0 0 0 0 0 0 0 0
IV.2.1. Pondération en amplitude
Globalement une pondération en amplitude des patchs permettra principalement de
réduire les lobes secondaires (Tableau IV.1 et figure IV.1). Les numéros ±1 correspondent
aux éléments centraux du réseau.


Tableau IV.1 : Pondération en amplitude appliquée aux 8 patchs









Figure IV.1 : Diagramme de rayonnement obtenu avec 8 patchs pondérés ou non en
amplitude

Dans cet exemple, les lobes secondaires sont de 10 dB inférieurs au cas équipondéré.
Des lois de pondérations prédéfinies de type Tchebyscheff par exemple [II.15], permettent
d’optimiser le diagramme de rayonnement.
IV.2.2. Pondération en phase
Les pondérations en phase peuvent avoir plusieurs objectifs :
- dépointer le diagramme de rayonnement
- former un diagramme sectoriel
Ces deux applications sont illustrées par le tableau IV.2 et la figure IV.2.

-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
sans pondération
avec pondération en amplitude

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

81
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 1 1 1 1 1 1 1 1
Faisceau dépointé :
phase (°)
0 40 80 120 160 200 240 280
Diagramme sectoriel :
phase (°)
150 100 60 0 0 60 100 150
-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
Faisceau dépointé
Diagramme sectoriel





Tableau IV.2 : Pondérations appliquées aux 8 patchs








Figure IV.2 : Diagramme dépointé et sectoriel obtenus par pondérations en phase des 8
patchs

L’application d’une différence de phase constante entre les éléments provoque un
dépointage du lobe principal, alors qu’un déphasage symétrique par rapport au centre du
réseau forme un diagramme sectoriel.
IV.2.3. Pondération en amplitude et en phase
Un réseau de patchs pondérés en amplitude et en phase pourra donc produire un
diagramme dépointé ou sectoriel présentant de faibles lobes secondaires. Mais d’autres allures
de diagramme peuvent être obtenues par le choix judicieux des pondérations en amplitude et
en phase et en particulier la formation d’un diagramme en cosécante carrée est possible.
Les pondérations en amplitude et en phase à appliquer pour former un diagramme en
cosécante carrée sont bien sûr plus complexes que celles qui ont été présentées jusqu’à
présent. La détermination de ces pondérations n’est plus réalisable par analyse de réseau : une
première étape de synthèse est nécessaire avant une optimisation manuelle par analyse.
La détermination des pondérations a été faite à l’aide du logiciel SARA présenté au
chapitre 1. La synthèse de réseau permet de déterminer les pondérations à appliquer aux
différents éléments pour obtenir le diagramme de rayonnement souhaité c’est à dire dans
notre cas un diagramme en cosécante carrée. Le logiciel SARA permet d’utiliser deux
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

82
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,67 1 1 0,87 0 ,48 0,81 0,31 0,51
Phase (°) -136 -156 153 131 141 102 91 101
-55
-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)

-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
diagramme simulé
diagramme théorique

méthode de synthèse : la synthèse réelle et la synthèse en puissance (ou complexe) [II.16]
[II.17].
Pour commencer l’étude, nous allons toujours utiliser 8 patchs espacés de 0,7 λ
0
et
nous allons chercher à former le diagramme en cosécante carrée défini, présentant un angle
θ
0
= 3° et une dynamique égale à 25 dB. La figure IV.3 rappelle l’allure de ce diagramme
théorique.





Figure IV.3 : Diagramme en cosécante carrée avec θ
0
= 3°

IV.3. Obtention d’un diagramme en cosécante carrée
IV.3.1. Synthèse en puissance
Une première étude à l’aide de la synthèse en puissance a permis d’obtenir le
diagramme (figure IV.4) avec les pondérations donnés au tableau IV.3.


Tableau IV.3 : Pondérations déterminées à l’aide du logiciel SARA utilisant la méthode de
synthèse en puissance






Figure IV.4: Diagramme en cosécante carrée obtenu avec SARA par synthèse en puissance
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

83
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,06 0,3 0,58 1 1 0,58 0,3 0,06
Phase (°) -8 24 26 30 -30 -26 -24 8
Le diagramme obtenu est proche de ce que l’on souhaite, bien que la dynamique soit
inférieure aux 25 dB recherchés. Il serait nécessaire d’utiliser plus d’éléments afin de se
rapprocher d’avantage du gabarit. Dans tous les cas, les pondérations données par cette
méthode sont très différentes d’un patch à l’autre ce qui implique un réseau de distribution
complexe et de type parallèle. Les deux inconvénients principaux de ce type de réseau sont :
- la présence de nombreux coudes et tés qui engendrent des pertes non
négligeables dans le domaine millimétrique
- l’encombrement. La conception d’un réseau plan par la juxtaposition d’un
certain nombre de réseaux linéaires sera envisagée par la suite. Il est donc
nécessaire d’obtenir un réseau peu encombrant.
Nous nous sommes donc orientés vers la méthode de synthèse réelle pour modifier
les pondérations jusqu’à obtenir un réseau plus simple à réaliser.
IV.3.2. Synthèse réelle
A l'aide du logiciel SARA, utilisé en synthèse réelle, les pondérations du tableau IV.4
ont été obtenues ainsi que le rayonnement de la figure IV.5:



Tableau IV.4 : Pondérations déterminées à l’aide du logiciel SARA utilisé en synthèse réelle








Figure IV.5 : Diagramme de rayonnement obtenu avec les pondérations du tableau IV.4

On constate ici que pour former un lobe en cosécante carrée, on peut appliquer des
pondérations respectant une certaine loi de symétrie donnée figure IV.6.
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
diagramme simulé
diagramme théorique

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

84
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitudes donnée
par la synthèse
0,06 0,3 0,58 1 1 0,58 0,3 0,06
Amplitudes
modifiées
0,13 0,35 0,65 1 1 0,65 0,35 0,13




Figure IV.6 : Répartition des amplitudes et des phases

Ces pondérations sont beaucoup plus simples à appliquer que les précédentes données
par la méthode de synthèse. En effet, par rapport au centre, elles sont symétriques en
amplitude et antisymétriques en phase. Elles sont aussi décroissantes en amplitude à partir du
centre et permettent donc d’alimenter le réseau par le milieu et de réaliser une alimentation en
série.
On peut cependant voir sur le diagramme que la dynamique obtenue n’est pas encore
suffisante. Afin d’augmenter la dynamique du diagramme, nous avons travaillé en analyse
sous SARA pour optimiser les pondérations.
IV.4. Etude des pondérations en analyse
Le but ici était d’approcher au maximum le diagramme théorique mais aussi de
simplifier les pondérations des patchs. Dans un premier temps, nous avons fait évoluer les
pondérations en amplitude afin de gagner un peu en gain, sans dégrader le diagramme puis
nous nous sommes intéressé aux pondérations en phase.
IV.4.1. Pondérations en amplitude
Les pondérations en phase ont été prises égales à celles données par la synthèse réelle,
et une augmentation progressive des amplitudes appliquées sur les patchs a donné les résultats
regroupés dans le tableau IV.5 et sur la figure IV.7.


Tableau IV.5 : Modification des pondérations en amplitude


A
4

ϕ
4
A
3

ϕ
3
A
2

ϕ
2
A
1

ϕ
1
A
2


2
A
1


1
A
3


3
A
4


4
avec A
4
<A
3
<A
2
<A
1
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

85
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
pondérations de synthèse
pondérations modifiées

-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
20°
30°
40°








Figure IV.7 : Comparaison des diagrammes de rayonnement obtenus

L’ouverture à -3 dB obtenue en augmentant les pondérations en amplitude est plus
faible, on pourra donc obtenir un gain plus important. Cependant, des ondulations
apparaissent dans le diagramme pour des angles supérieurs à 30°. On ne pourra donc pas
augmenter davantage les pondérations en amplitude sans dégrader le rayonnement.
IV.4.2. Pondérations en phase
Après avoir fixé les pondérations en amplitude, l’influence des pondérations en phase
a été étudiée. La première étape consiste à remarquer que les pondérations en phase sur les
deux patchs extérieurs ont peu d’influence. Dans l’optique de simplifier la conception du
réseau d’alimentation, les phases sur les 3 patchs extérieurs ont été harmonisées. Nous avons
pu constater au fur et à mesure de l’étude que les pondérations en phase permettaient de
définir à la fois le dépointage du lobe mais aussi la dynamique du diagramme. En particulier,
les pondérations centrales ont une très forte influence sur cette dernière. La figure IV.8
présente des diagrammes obtenus avec des pondérations en phase identiques et égales à 25°
sur tous les patchs en dehors des deux patchs centraux. Sur des derniers, les phases ont été
prises successivement égales à ±20, ±30 et ±40°.





Figure IV.8 : Comparaison des rayonnements en fonction des pondérations en phase
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

86
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,13 0,35 0,65 1 1 0,65 0,35 0,13
Phase (°) 40 40 40 28 -28 -40 -40 -40
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
diagramme idéal
diagramme optimisé

L’optimisation des autres pondérations en phase permet alors d’ajuster la forme du
diagramme de rayonnement afin de se rapprocher au maximum du diagramme idéal.
Dans ce manuscrit, la conception de deux antennes sera présentée car deux lois de
pondérations ont été retenues.
IV.4.3. Solutions retenues
(a) Première antenne
Les pondérations utilisées pour la conception de la première antenne en cosécante
carrée sont présentées tableau IV.6 et figure IV.9.


Tableau IV.6 : Pondérations optimisées





Figure IV.9 : Comparaison des diagrammes idéal et optimisé

Ce diagramme a été optimisé pour un écartement entre patch de 0,7 λ
0
. Les
pondérations choisies permettent de réaliser un diagramme dépointé de 3° et présentant une
dynamique de 25 dB.
(b) Deuxième antenne
Bien que le résultat précédent soit très satisfaisant, nous avons encore cherché à
simplifier les pondérations lors de la deuxième réalisation. Le but était d’obtenir des phases
identiques sur les 4 premiers et les 4 derniers patchs. Il s’est avéré que cela était possible sous
certaines conditions :
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

87
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,08 0,3 0,63 1 1 0,63 0,3 0,08
Phase (°) 0 0 0 0 32 32 32 32
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
diagramme idéal
diagramme optimisé

- les pondérations en amplitude devaient être diminuées à nouveau ce qui
implique une diminution du gain,
- la réalisation du dépointage du lobe n’est plus possible ce qui impose un tilt
mécanique de l’antenne.
Cependant, les résultats donnés dans le tableau IV.7 et sur la figure IV.10 sont très
satisfaisants puisqu’ils proposent un diagramme très proche de la théorie avec des
pondérations simplifiées.


Tableau IV.7 : Pondération simplifiées et optimisées







Figure IV.10 : Comparaison des diagrammes idéal et optimisé

Ces pondérations ont été optimisées pour un écartement entre patchs de 0,65 λ
0
.
Ayant déterminé les pondérations à appliquer, la conception des différents réseaux
d’alimentation pouvait être effectuée. Cependant, nous avons souhaité évaluer l’influence des
erreurs d’amplitude et de phase introduites par notre réseau d’alimentation.
IV.5. Influence des erreurs de pondérations sur le rayonnement
La conception d’un réseau d’alimentation à 40 GHz ne peut être parfaite. Des erreurs
de pondération sont toujours présentes. De plus, l’évolution rapide de la longueur d’onde dans
la bande de travail va engendrer des erreurs qui dégraderont le diagramme de rayonnement.
En particulier, un réseau de patch série, bien qu’avantageux en terme d’encombrement,
présente des écarts de phase plus importants qu’un réseau parallèle dans la mesure où les
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

88
erreurs s’ajoutent. Les pondérations des patchs extérieurs seront donc plus dégradées que
celles des patchs centraux si l’alimentation est au centre.
A cela s’ajoute la réalisation de l’antenne pour laquelle la précision de la gravure doit
être maximum. Aux fréquences millimétriques une erreur d’une dizaine de micromètres
entraîne de nouvelles dégradations sur le diagramme de rayonnement. Nous avons voulu
observer les effets de ces erreurs de pondérations sur le diagramme de rayonnement souhaité
en considérant dans un premier temps les erreurs d’amplitude et dans une seconde partie les
erreurs de phase. Le diagramme de référence sera celui de la figure IV.10.
IV.5.1. Erreurs en amplitude
Les erreurs en amplitude peuvent être de différentes natures : aléatoires, dues à des
défauts de gravure ou bien symétriques par rapport au centre. Bien sûr, des erreurs
d’amplitude sur les patchs extérieurs les moins pondérés auront peu d’influence. Observons
les diagrammes obtenus pour des erreurs aléatoires de ±5 et ±10 % sur tous les patchs (figure
IV.11). Les cas 1, 2, 3 et 4, 5, 6 sont six cas aléatoires où des erreurs respectivement de ± 5%
et ± 10 % sont appliquées sur chaque patch.






Figure IV.11 : Influence des erreurs aléatoires de pondérations en amplitude

On constate qu’une erreur aléatoire de ±5 % peut dans certains cas avoir une influence
sur le diagramme de rayonnement bien que celle-ci puisse être considérée comme acceptable.
Au contraire, une erreur de 10% peut entraîner d’importantes déformations tant au niveau des
lobes secondaires que de la dynamique du diagramme (cas n°6).
Erreur : 5 %
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
diagramme optimisé
Cas 1
Cas 2
Cas 3
Erreur : 10 %
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
diagramme optimisé
Cas 4
Cas 5
Cas 6

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

89
Patch - 1 Patch 1
Cas 1 : erreur de 10 % 1 0,9
Cas 2 : erreur de 20 % 1 0,8
Cas 3 : erreur de 30 % 1 0,7
Pondération en amplitude
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
Pondérations optimisées
Cas 1
Cas 2
Cas 3

Des erreurs de symétrie sont maintenant appliquées entre les deux patchs centraux, de
10, 20 et 30 %, tout en respectant la loi de décroissance pour chaque côté du réseau (tableau
IV.8 et figure IV.12).




Tableau IV.8 : Pondération en amplitude sur les patchs centraux








Figure IV.12 : Diagrammes de rayonnement obtenus pour différents pourcentages d’erreur

On constate ici que l’influence de ce type d’erreur sur le diagramme de rayonnement
est très minime compte tenu du pourcentage d’erreur. Les lobes secondaires augmentent
légèrement et la dynamique décroît de 3 dB au maximum. Ce résultat est très intéressant car
comme nous le verrons par la suite une erreur d’amplitude entre les deux patchs centraux sera
inévitable.
IV.5.2. Erreurs de phase
Observons l’impact des erreurs de phase. De même celles-ci seront soit aléatoires, soit
fixes et plus importantes sur les patchs extérieurs. Comme nous l’avons vu précédemment
(figure IV.8), une erreur de phase sur les pondérations des deux patchs centraux a une
influence très importante sur la dynamique du diagramme de rayonnement. L’obtention d’un
déphasage correct entre ces deux patchs sera donc essentielle dans la conception de l’antenne.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

90
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
Pondérations optimisées
Pondérations modifiées

Considérons une erreur de phase aléatoire de 5° puis 10° sur les phases des 6 patchs
extérieurs (figure IV.13). Comme précédemment, les cas 1, 2, 3 et 4, 5, 6 sont six cas
aléatoires où des erreurs respectivement de ± 5° et ± 10° sont appliquées sur chaque patch.
Une erreur de 5° ne sera pas pénalisante alors que dans certains cas une erreur de 10°
(qui peut correspondre à un écart de 20° entre 2 patchs consécutifs) peut avoir des
conséquences importantes sur le diagramme.






Figure IV.13 : Diagrammes de rayonnement obtenus pour des erreurs de phase
aléatoires de 5 et 10°

Considérons à présent le cas le plus réaliste qui consiste à appliquer des erreurs de
phase plus importantes sur les patchs extérieurs. Par exemple, on peut considérer que sur un
réseau série pour des fréquences éloignées de la fréquence centrale, les erreurs respectives sur
les patchs ±2, ±3 et ±4 seront de 10, 20 et 30°. Le diagramme obtenu est présenté figure
IV.14. Celui-ci est peu perturbé, en dehors des lobes secondaires qui augmentent légèrement.
On constate donc que, les erreurs de phase ont relativement peu d’importance
lorsqu’elles interviennent sur les 6 patchs extérieurs.






Figure IV.14 : Diagramme de rayonnement obtenu avec des erreurs de phase cumulées sur
les patchs extérieurs
Erreur de 5°
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
diagramme optimisé
cas 1
cas 2
cas 3
Erreur de 10°
-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
°
)
diagramme optimisé
cas 4
cas 5
cas 6

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

91
Cependant, il est important de rappeler que les pondérations sur les deux patchs
centraux doivent impérativement être respectées pour obtenir le diagramme souhaité. Bien
sûr, le cumul des erreurs en amplitude et en phase donnera lieu à des diagrammes de
rayonnement davantage perturbés.
Nous allons maintenant nous intéresser à la conception d’un premier réseau.















Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

92
V. CONCEPTION D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE A
40 GHz
La conception d’une antenne imprimée à lobe formé doit être réalisée en plusieurs
étapes :
- le choix de la géométrie du réseau et des pondérations.
- le design du patch élémentaire.
- la vérification du rayonnement obtenu en prenant en compte l’élément de
base. En effet, des problèmes de couplage peuvent apparaître, il faut alors
les résoudre en modifiant éventuellement les pondérations.
- la conception du réseau d’alimentation des patchs et l’adaptation de
l’antenne.
Toutes ces étapes vont être détaillées dans ce paragraphe.
V.1. Choix de la géométrie du réseau
Avant de choisir des pondérations, certaines caractéristiques techniques de l’antenne
doivent être définies et en particulier le nombre de patch et leur écartement.
Le gain souhaité est de l’ordre de 15 dB, il est donc nécessaire d’utiliser 8 patchs.
Afin de faciliter la conception du réseau d’alimentation, il est commode d’imposer une
distance de λ
g
entre les patchs. En effet, cela permet de placer quatre tronçons de ligne de
longueur λ
g
/4 nécessaires à la réalisation des pondérations en amplitude. Avec le substrat
choisi, le DUROID 5880 présentant une permittivité relative ε
r
égale à 2,2, cette distance est
équivalente à 0,7 λ
0
. Les pondérations ont donc été optimisées pour cet écartement.
V.2. Choix des pondérations
Dans un premier temps, les pondérations ont été choisies afin de réaliser à la fois la
dynamique de 25 dB choisie et le dépointage de 3° du lobe, ce qui ne correspond pas aux
poids en phase les plus simplifiés. Mais cela permet d’obtenir un gain maximum. Les
pondérations et le diagramme correspondant sont donnés ci-dessous.

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

93
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,13 0,35 0,65 1 1 0,65 0,35 0,13
Phase (°) 40 40 40 28 -28 -40 -40 -40


Tableau V.1 : Pondérations choisies pour la conception








Figure V.1 : Diagramme choisi pour la conception

V.3. Vérification des pondérations avec prise en compte de la
géométrie du patch
Nous allons étudier dans un premier temps le patch élémentaire du réseau. En effet,
l’élaboration d’un réseau d’antennes dépend en grande partie des caractéristiques du patch
élémentaire. C’est pour cette raison qu’une étude de cet élément est primordiale.
Le patch présenté ici a été modifié plusieurs fois au cours de la conception car
certaines exigences n’avaient pas été prises en compte lors du premier dimensionnement.
Nous allons présenter ici la version finale.
V.3.1. Géométrie et performances du patch
A l’aide de la méthode de la cavité comme première approximation (annexe 3), puis
par simulation utilisant la méthode FDTD, le côté de patch carré travaillant à 41,5 GHz a été
fixé à 2,17 mm.
Afin d’obtenir un diagramme en cosécante carrée avec une polarisation parallèle au
plan de formation du lobe, c’est à dire au plan d’alignement des patchs, la géométrie du
réseau doit être la suivante (figure V.2).
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
diagramme idéal
diagramme optimisé

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

94





Figure V.2 : Géométrie du réseau

L’impédance d’entrée au point noté A (figure V.2) doit être réelle et stable en
fréquence pour obtenir des performances en terme de rayonnement les plus constantes
possibles, c’est à dire une large bande de fonctionnement.
C’est pour cette raison qu’un patch à encoche [II.18] a été utilisé afin de diminuer
fortement l’impédance d’entrée de celui-ci et de remplir les conditions ci-dessus. Après
optimisation, la géométrie du patch choisie est donnée figure V.3.









Figure V.3 : Géométrie du patch utilisé

La méthode utilisée pour mesurer l’impédance d’entrée du patch par la méthode
FDTD, permettant un calcul juste de celle-ci, est rappelée en annexe 2.
Les résultats obtenus sont donnés figure V.4.


Alimentation par le
centre du réseau
A

2,23 mm
2,23 mm
0,785 mm
0,3 mm
0,78 mm
0,66
mm
0,18 mm
2,53 mm
0,54
mm
Z
e
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

95







Figure V.4 : Impédance d’entrée du patch (FDTD)

La partie réelle est stable et égale à 50 Ω entre 41 et 42,5 GHz et la partie imaginaire
varie entre -60 et 10 Ω dans cette même bande.
On obtient donc un patch dont les caractéristiques en terme d’impédance d’entrée
satisfont parfaitement à notre application et faciliteront la conception du réseau
d’alimentation. En terme de rayonnement, la directivité obtenue est égal à 6,7 dB et la
polarisation croisée est de -13 dB, assez élevée due aux encoches. Cependant, nous verrons
par la suite comment la diminuer.
Avant de passer à la conception du circuit d’alimentation, nous avons vérifié que le
patch à encoche n’introduisait pas trop de perturbation (couplage).
V.3.2. Vérification des pondérations
Une simulation FDTD des 8 patchs à encoche avec leur ligne d’alimentation,
alimentés par 8 générateurs pondérés a donc été réalisée. La simulation du réseau a donné le
diagramme de rayonnement de la figure V.5.






Figure V.5 : Comparaison des diagrammes théorique et simulé à 42 GHz
-150
-100
-50
0
50
100
150
200
40,0 40,5 41,0 41,5 42,0 42,5 43,0 43,5
Fréquence (GHz)
I
m
p
é
d
a
n
c
e

d
'
e
n
t
r
é
e

(
O
h
m
s
)
Re(Ze)
Im(Ze)

-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
simulation FDTD
théorique
simulation SARA

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

96
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,11 0,4 0,77 1 0,96 0,64 0,38 0,14
Erreur en amplitude (%) 15,4 14,3 18,5 0 4 1,5 8,5 7,7
Phase (°) 74 57 42 28 -20 -34 -30 -24
Erreur en phase (°) 34 17 2 0 8 6 10 16
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,15 0,3 0,55 1 1 0,6 0,3 0,15
Phase (°) 50 25 40 33 -33 -40 -50 -55
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
diagramme simulé
diagramme théorique

On peut constater que l’on ne retrouve pas le diagramme de rayonnement obtenu
précédemment sous SARA. En effet, le couplage entre les patchs et les lignes introduit une
déformation du diagramme de rayonnement.
Les pondérations relevées sur les patchs, par l’intermédiaire des densités surfaciques
de courants, sont données tableau V.2.
.

Tableau V.2 : Pondérations relevées sur les patchs

Celles-ci ne correspondent pas aux poids appliqués par les générateurs en bout de
chaque ligne, ce qui confirme le couplage entre les éléments. En particulier, on peut constater
des erreurs de phase très importantes sur les patchs extérieurs. Le calcul de nouvelles
pondérations tenant compte du couplage a donc été effectué.
V.4. Calcul de nouvelles pondérations
Afin d’obtenir un diagramme de rayonnement correct et les pondérations
correspondantes, un certain nombre de simulations ont été réalisées, à la fois sous SARA avec
prise en compte du couplage, et avec la méthode FDTD. Après optimisation, les résultats
suivants ont été obtenus :


Tableau V.2 : Pondérations définitives tenant compte du couplage entre les patchs






Figure V.6 : Diagramme de rayonnement obtenu par simulation FDTD
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

97
On retrouve une dynamique de l’ordre de 23 dB et un angle de dépointage de 4°.
Cependant, le diagramme est moins propre que précédemment et les pondérations en phase
plus variables.
Les pondérations étant maintenant définitives et le patch étudié, nous pouvons nous
intéresser à la conception du réseau de distribution.
V.5. Conception du réseau de distribution
Dans notre cas, les pondérations en amplitude étant symétriques et décroissantes à
partir du centre, nous avons choisi d’exciter les patchs par le centre du réseau. De plus, les
pondérations en phase ont été optimisées afin d’obtenir des écarts assez faibles entre les
phases des quatre patchs de gauche et de droite.
Nous avons donc choisi de faire une alimentation série par le milieu de l’antenne. Les
pondérations en amplitude ont été appliquées à l’aide de tronçons de ligne quart d’onde entre
chaque patch et les pondérations en phase ont été appliquées sur la ligne d’alimentation de
chaque patch.
V.5.1. Réalisation des pondérations
Les lois d'excitation en amplitude sont appliquées au travers d’une série de
transformateurs quart d'onde alimentant chacun des patchs. Les impédances caractéristiques
des tronçons sont choisies en fonction de l’amplitude du courant à amener à chaque patch. La
méthode de détermination de ces lignes est rappelée en annexe 7.
Les pondérations en amplitude étant appliquées sur la ligne reliant deux patchs
successifs, les pondérations en phase sur chaque patch sont réalisées sur la ligne d’accès de
chacun.
La façon la plus simple de pondérer en phase est de faire varier la longueur de la ligne
d’alimentation. Dans notre cas, une seconde contrainte s’ajoutait : celle de ne pas perturber les
pondérations en amplitude déjà calculées. Pour cela, les impédances ramenées par chaque
patch au niveau de la ligne centrale ont été ajustées à l’aide de tronçons de ligne
d’impédances caractéristiques différentes placés sur la ligne d’alimentation de chaque patch.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

98

3.5
mm
40 mm
sonde coaxiale
V.5.2. Réseau de distribution obtenu
Le réseau d’alimentation a été simulé à l’aide du logiciel HPADS et avec la méthode
FDTD. L’antenne obtenue est présentée sur la figure V.7.





Figure V.7 : Schéma de l’antenne avec son réseau d’alimentation

La partie suivante est consacrée à la présentation des résultats en terme de
pondérations, de rayonnement et d’impédance d’entrée.












Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

99
-25
-20
-15
-10
-5
0
40 41 42 43 44
Fréquence (GHz)
C
o
e
f
f
i
c
i
e
n
t

d
e

r
e
f
l
e
x
i
o
n
(
d
B
)
VI. SIMULATION DE L’ANTENNE
Les résultats présentés dans cette partie ont été obtenus par la méthode FDTD. Par
rapport aux dimensions calculées, un certain nombre d’approximations ont été faites, dues à la
taille des mailles qui ne peut être réduite suffisamment sans augmenter considérablement les
temps de calculs.
VI.1. Adaptation
Le coefficient de réflexion de l’antenne en cosécante carrée est donné figure VI.1.




Figure VI.1 : Coefficient de réflexion de l’antenne

L’adaptation de l’antenne est très satisfaisante avec un coefficient de réflexion
inférieur à -10 dB entre 41 et 43,75 GHz et un minimum de -24 dB à 41,6GHz. Cette bande
d’adaptation égale à 6,5 % est très largement suffisante pour notre antenne. En effet, nous
pourrons constater par la suite que les diagrammes de rayonnement ne seront pas satisfaisants
dans toute la bande.
VI.2. Vérification des pondérations
Une simulation FDTD avec le relevé des densités surfaciques de courants sur les
patchs nous a donné les résultats suivants :


Figure VI.2 : Densité surfacique de courant à 42 GHz

On peut constater que globalement la décroissance des pondérations à partir du centre
est bien respectée ainsi que la symétrie entre les deux côtés du réseau. Le relevé des

dB
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

100
amplitudes et des phases des courants sur chaque patch a montré un bon respect des
pondérations en amplitude malgré une légère dissymétrie entre les deux côtés du réseau.
L’écart de phase entre les patchs centraux est correct mais les phases sur les autres patchs sont
assez fluctuantes avec la fréquence. On retrouve cependant un bon ordre de grandeur mais des
erreurs allant jusqu’à 20° et même 30° sur les patchs extérieurs. Comme nous avons pu le
constater lors de l’étude des erreurs de pondérations (§IV.5), cela va entraîner des
perturbations sur les diagrammes de rayonnement.
VI.3. Rayonnement
VI.3.1. Plan de masse infini
Les diagrammes présentés figure VI.3, ont été simulés sur un plan de masse infini.
Ceux-ci permettent d’apprécier l’allure des diagrammes sans tenir compte des perturbations
engendrées par les arêtes du plan de masse.
La directivité obtenue est égale à 15 dB et l’angle de pointage varie de 2 à 4°
entre 41 et 42,5 GHz. On peut constater que les diagrammes simulés sont assez proches du
théorique avec des écarts inférieurs à 5 dB malgré les erreurs de phase importantes.











Figure VI.3 : Diagrammes de rayonnement (FDTD) sur plan de masse infini
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
41 GHz
théorique
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
41,5 GHz
théorique
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
42 GHz
théorique
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
42,5 GHz
théorique

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

101
La polarisation croisée (figure VI.4) est de l’ordre de -13 dB, équivalente à celle du
patch seul. Celle-ci est donc à priori due uniquement à la présence de l’encoche.





Figure VI.4 : Polarisation principale et croisée à 42 GHz

Observons les résultats de simulations obtenus sur un plan de masse fini.
VI.3.2. Plan de masse fini
Une simulation FDTD de l’antenne sur un plan de masse fini a donné les résultats de
la figure VI.5.

















Figure VI.5 : Diagrammes de rayonnement sur plan de masse fini
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
41,5 GHz
théorique
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
42 GHz
théorique
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
42,5 GHz
théorique
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
41 GHz
théorique
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
43 GHz
théorique


-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)



Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

102
13,8
14
14,2
14,4
14,6
14,8
15
15,2
15,4
15,6
40,5 41 41,5 42 42,5 43 43,5
Fréquence (GHz)
(
d
B
)
Directivité
Gain intrinsèque

La taille du plan de masse choisi est de 70 mm x 35 mm et correspond à la taille de
l’antenne utilisée sur le démonstrateur LMDS de la plateforme ERASME. On peut constater
que la diffraction sur les arêtes du plan de masse entraîne de nouvelles perturbations sur
le diagramme de rayonnement. On observe alors des écarts de plus de 10 dB par rapport au
diagramme théorique. Le rayonnement de l’antenne reste cependant acceptable entre 41 et 43
GHz.
VI.4. Gain intrinsèque
Les variations de la directivité et du gain intrinsèque en fonction de la fréquence sont
données figure VI.6.








Figure VI.6 : Directivité et gain intrinsèque en fonction de la fréquence

Le gain intrinsèque maximum est égal à 14,7 dB. Il est de plus très stable puisque
ne variant que de 0,3 dB entre 41 et 43 GHz. La comparaison de la directivité et du gain
intrinsèque nous indique que les pertes diélectriques sont comprises entre 0,4 et 0,6 dB.
Nous allons à présent présenter le prototype réalisé et observer les résultats de mesure.
Nous les comparerons à ceux obtenus en simulation.

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

103
-25
-20
-15
-10
-5
0
40 40,5 41 41,5 42 42,5 43 43,5 44
Fréquence (GHz)
C
o
e
f
f
i
c
i
e
n
t

d
e

r
é
f
l
e
x
i
o
n

(
d
B
)
S11 mesure
S11 simulé

VII. REALISATION ET MESURES
VII.1. Réalisation d’un prototype
La réalisation de l’antenne a été effectuée à l’IRCOM au laboratoire de
microélectronique par un procédé de gravure chimique (figure VII.1).





Figure VII.1 : Photographies du prototype

Un certain nombre de difficultés a été rencontré lors de la réalisation de l’antenne à 40
GHz et notamment la pose du connecteur K était assez délicate et n’a pas été totalement
maîtrisée.
VII.2. Mesures
Les mesures de ce prototype ont été réalisées dans la base compacte du CREAPE
présentée au chapitre 1. L’adaptation et les rayonnements mesurés vont être présentés.
VII.2.1. Adaptation
Le coefficient de réflexion de l’antenne réalisée est présenté figure VII.2.





Figure VII.2 : Coefficient de réflexion de l’antenne

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

104
Comme on pouvait le prévoir suite aux difficultés de réalisation, l’adaptation obtenue
n’est pas satisfaisante. On observe un minimum à 41,7 GHz, donc à une fréquence similaire à
celle obtenue en simulation, mais à un niveau bien supérieur. L’adaptation était cependant
suffisante pour réaliser les mesures de rayonnement.
VII.2.2. Rayonnement
Les diagrammes de rayonnement ont été mesurés entre 41 et 42,5 GHz.










Figure VII.3 : Diagrammes de rayonnement mesurés

Les diagrammes obtenus (figure VII.3) sont proches de ceux donnés par la
simulation.
Seul le rayonnement à 41 GHz présente des différences de niveaux importantes, en
particulier à 90° avec une directivité égale à -50 dB. Le niveau est alors trop faible pour être
mesuré précisément.
Les angles de pointage sont assez difficiles à déterminer en mesure puisqu’ils
dépendent de l’alignement de l’antenne. Ils ont cependant été évalués entre 2 et 4°, ce qui
correspond tout à fait à ce que l’on attendait. La polarisation croisée mesurée est égale à -13
dB et donc équivalente à celle obtenue en simulation.

41,5 GHz
-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

(
d
B
)
Simulation FDTD
Mesure
41 GHz
-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

(
d
B
)
Simulation FDTD
Mesure
42,5 GHz
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

(
d
B
)
Simulation FDTD
Mesure
42 GHz
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

(
d
B
)
Simulation FDTD
Mesure
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

105
11
12
13
14
15
16
41 41,5 42 42,5 43
Fréquence (GHz)
G
a
i
n

i
n
t
r
i
n
s
è
q
u
e

(
d
B
)
Gain mesuré
Gain simulé

VII.2.3. Gain
La variation du gain intrinsèque en fonction de la fréquence est présentée figure VII.4
avec une précision de ±0,35 dB (précision de la base de mesure).








Figure VII.4 : Variation du gain intrinsèque mesuré en fonction de la fréquence

Le gain obtenu en mesure est en deçà de nos espérances puisqu’il est de 2 dB
inférieur à celui obtenu en simulation pour certaines fréquences. Cependant, il est à noter que
la mesure du gain est elle aussi difficile, l’angle de pointage de l’antenne variant avec la
fréquence.
Globalement, les résultats obtenus en mesure sont très encourageants. Malgré la
désadaptation et la perte de 2 dB de gain, les diagrammes de rayonnement obtenus présentent
une forme en cosécante carrée avec la dynamique et l’angle de pointage attendu.
Observons à présent les résultats obtenus avec cette antenne sur la couverture du
système LMDS.
VII.3. Résultat sur la couverture LMDS
Le but de l’antenne réalisée est d’obtenir une couverture homogène sur une certaine
distance et donc d’éliminer les zones d’ombre dans la région proche de l’émetteur. Nous
allons donc comparer les couvertures obtenues avec une antenne directive classique et notre
antenne en cosécante carrée à 42 GHz (figure VII.5).
La hauteur de l’émetteur a été prise égale à 30 m, les récepteurs se trouvant au sol. Les
autres paramètres de la liaison sont ceux utilisés dans le cadre du projet ERASME et
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

106
-120
-110
-100
-90
-80
-70
-60
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
Distance (m)
B
i
l
a
n

d
e

l
i
a
i
s
o
n

(
d
B
)
avec une antenne directive
avec l'antenne en cosécante carrée
avec le diagramme théorique
Seuil de réception

présentés précédemment (§III.1.2). Le diagramme utilisé pour l’antenne en cosécante carrée
est celui mesuré à 42 GHz.








Figure VII.5 : Comparaison des bilans de liaison obtenus avec le diagramme théorique, une
antenne directive et l’antenne en cosécante carrée réalisée

On peut constater que la puissance obtenue avec notre antenne est « constante » sur
environ 300 mètres, ce qui est un peu inférieur à la distance obtenue en théorie avec un
diagramme en cosécante carrée θ
0
= 3°.
Cependant, l’antenne remplit parfaitement bien sa fonction puisqu’elle élimine
les zones d’ombre obtenues avec l’antenne directive entre 0 et 300 mètres.
On peut observer ce phénomène sur les cartographies de puissance présentées figure
VII.7. Celles-ci ont été réalisées à Limoges sur le site de la technopole ESTER (figure
VII.6).








Figure VII.6 : Photographie du site d’ESTER technopole
ESTER
CCIL
ENSIL
Cité U.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

107








Figure VII.7 : Cartographies de puissance obtenues avec une antenne directive et l’antenne
en cosécante carrée

L’émetteur est placé à 20 mètres sur le toit de la technopole et le récepteur est fixé soit
sur le toit des bâtiments, soit à 5 mètres au dessus du sol pour les zones non bâties. On peut
observer deux types de zones d’ombre, représentées en bleu foncé (le seuil est de -110 dB) :
les zones de non visibilité, c’est à dire celles crées par les bâtiments, et les zones de non
réception où la puissance reçue est inférieure au seuil à cause du diagramme de l’antenne
d’émission. On peut constater qu’avec l’antenne en cosécante carrée, ce deuxième type de
zone d’ombre disparaît.
VII.4. Conclusions
Il est temps à présent de conclure sur cette antenne, en essayant de dégager les points
positifs et négatifs.
Comme nous venons de le voir, les résultats au niveau de la couverture du système
LMDS sont très satisfaisants. Les diagrammes de rayonnement obtenus, aussi bien en
simulation qu’en mesure, présentent globalement une forme en cosécante carrée avec la
dynamique souhaitée. Cependant, ils présentent un certain nombre de variations qu’il
serait intéressant de réduire (cela améliorerait encore la couverture). Ces ondulations sont
dues principalement aux variations des pondérations en phases : celles-ci sont très sensibles
au couplage et à la précision de réalisation. Il est donc très difficile d’obtenir des phases
correctes sur les patchs même sur une faible bande de fréquence.
Antenne directive Antenne en cosécante carrée
Zones de non
réception
Zones de non
visibilité
Emetteur Emetteur
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

108
D’autres difficultés viennent s’ajouter à celle-ci : l’adaptation, très satisfaisante en
simulation mais beaucoup moins en mesure, la polarisation croisée élevée et le gain assez
faible en mesure. Finalement, nous avons été confronté à des difficultés de réalisation
notamment au niveau de la pose des connecteurs. Celles-ci sont directement liées à la
fréquence élevée.
Afin de tenter de résoudre ces difficultés, la conception d’une nouvelle antenne a été
entreprise en prenant en compte ces remarques.















Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

109
Patch n° -4 -3 -2 -1 1 2 3 4
Amplitude 0,08 0,3 0,63 1 1 0,63 0,3 0,08
Phase (°) 0 0 0 0 32 32 32 32
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
diagramme idéal
diagramme optimisé

VIII. AMELIORATION DE L’ANTENNE
Pour la conception de cette nouvelle antenne, d’autres choix techniques ont été faits.
Les pondérations choisies, la géométrie du patch élémentaire ou encore le substrat ont
été modifiés. Ces choix découlent directement des observations issues de la première
réalisation.
VIII.1. Choix des pondérations
Afin de s’affranchir des problèmes de phase rencontrés sur la première antenne, nous
avons choisi des pondérations ne présentant qu’un seul saut de phase entre les deux parties du
réseau. Comme nous l’avons vu précédemment (§IV.4), cette technique a pour inconvénient
de ne pas dépointer le lobe de l’antenne : un tilt mécanique est donc nécessaire. De plus le
gain obtenu sera plus faible, de l’ordre de 13 dB. Les pondérations choisies et le diagramme
correspondant sont présentés ci-dessous.


Tableau VIII.1 : Pondérations choisies pour la deuxième conception







Figure VIII.1 : Diagramme de rayonnement optimisé pour la deuxième conception

VIII.2. Substrat et géométrie du patch
Cette deuxième antenne a été réalisée par Thalès dans le cadre du projet Broadwan.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

110
Un substrat différent a été utilisé, Thalès étant habitué à travailler avec celui-ci à 40
GHz : le DUROID 6200 présentant une permittivité relative égale à 2,94. Ce substrat est de la
même famille que le précédent et propose donc des caractéristiques similaire (§ III.3).
Les dimensions du patch élémentaire sont donc différentes des précédentes. De plus,
afin de diminuer la polarisation croisée et le couplage, il a été choisi de ne pas utiliser de
patch à encoche. Les dimensions du patch avec sa ligne d’alimentation sont donc les
suivantes :





Figure VIII.2 : Géométrie du patch

L’impédance d’entrée a été optimisée comme précédemment (figure VIII.3). On
remarquera que la bande de fréquence est plus faible, entre 41 et 42 GHz.






Figure VIII.3 : Impédance d’entrée du patch

Les diagrammes de rayonnement montrent que la polarisation croisée de ce patch est
identique à la précédente, due probablement aux interactions entre la ligne et le patch.
Cependant, ce patch a été conservé pour la conception du réseau et une autre technique a été
utilisée pour diminuer la polarisation croisée comme nous le verrons par la suite.
0,5 mm
0,95
0,9 mm
1,9 mm
1,7
mm
0,8
mm
0,3
mm
0,7

-200
-150
-100
-50
0
50
100
150
200
40 40,5 41 41,5 42 42,5 43
Fréquence (GHz)
I
m
p
é
d
a
n
c
e

d
'
e
n
t
r
é
e

(
O
h
m
s
)
Re(Ze)
Im(Ze)
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

111
Comme précédemment, une simulation des 8 patchs alimentés par des générateurs
pondérés a été réalisée. Le diagramme obtenu est cette fois conforme à celui donné par SARA
en analyse. Le couplage a donc bien été réduit par l’élimination des encoches.
VIII.3. Conception du nouveau réseau
La conception de ce réseau a été réalisée à l’aide du logiciel HPADS. L’écartement
entre les patchs est plus faible, égale à 0,65 λ
0
ce qui correspond à λ
g
sur le substrat choisi.
VIII.3.1. Méthode de conception
Afin de maîtriser totalement la conception, plusieurs étapes ont été suivies :
- la simulation du patch seul, transformé ensuite en une « boîte noire »
contenant sa matrice S.
- l’optimisation des transformateurs quart d’onde de chaque côté du réseau
afin d’obtenir les pondérations souhaitées en tenant compte de l’impédance
d’entrée du patch à l’aide de sa matrice S. Les deux cotés du réseau ont
ensuite été eux-mêmes transformés en « boîtes noires ».
- l’optimisation du centre du réseau, c’est à dire de l’adaptation et de la
pondération en phase centrale.
La simulation globale de l’antenne a enfin été réalisée avec la méthode FDTD.
VIII.3.2. Simulation de l’antenne complète
L’antenne complète est présentée figure VIII.4.




Figure VIII.4 : Schéma de l’antenne avec son réseau d’alimentation

Ses dimensions sont plus faibles que celles de la première antenne car la permittivité
du substrat utilisé est plus élevée. Les deux patchs centraux ont été rapprochés au cours de
l’optimisation des pondérations. Observons les résultats obtenus.
35,2 mm
3,7
mm
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

112
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
40 40,5 41 41,5 42 42,5 43
Fréquence (GHz)
C
o
e
f
f
i
c
i
e
n
t

d
e

r
é
f
l
e
x
i
o
n

(
d
B
)

-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
40,75 GHz
41 GHz
41,25 GHz
théorique
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
41,5 GHz
41,75 GHz
42 GHz
théorique

(a) Adaptation
L’adaptation obtenue est présentée figure VIII.5.




Figure VIII.5 : Adaptation de l’antenne

L’adaptation de l’antenne est réalisée sur une bande de 800 MHz autour de 41,4
GHz, ce qui est faible comparé à la première antenne. Cependant, cette bande de fréquence
est suffisante pour l’application LMDS dans la mesure où chaque opérateur se verra attribuer
des bandes de fréquence de 500 MHz.
(b) Rayonnement sur plan de masse infini
Les diagrammes de rayonnement sur plan de masse infini (figure VIII.6) confirment
que les pondérations appliquées sur les patchs sont tout à fait correctes sur la bande de
fréquence.





Figure VIII.6 : Diagrammes de rayonnement sur plan de masse infini

On peut observer nettement l’évolution de la dynamique du diagramme en fonction de
la fréquence. Cela est dû à la variation de la différence de phase entre les deux patchs
centraux. De plus, à partir de 42 GHz, on voit apparaître des ondulations dans le diagramme
dues à la dégradation des pondérations en amplitude.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

113
11
11,5
12
12,5
13
13,5
14
40,5 40,75 41 41,25 41,5 41,75 42 42,25
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)

(c) Rayonnement sur plan de masse fini
La prise en compte du plan de masse est importante comme nous l’avons remarqué
avec la première antenne. Afin de ne pas augmenter considérablement le coût de calcul, le
plan de masse choisi est de faible taille : 37,6 mm x 5,3 mm c’est à dire qu’il n’est distant que
d’une dizaine de millimètres du bord de l’antenne soit environ 1,5 λ
0
.





Figure VIII.7 : Diagrammes de rayonnement sur plan de masse fini

La diffraction des arêtes du plan de masse entraîne des ondulations entre 15 et 90°.
Cependant, les écarts entre les diagrammes théorique et simulé ne dépassent pas 7 dB
contrairement au cas de la première antenne.
La directivité en fonction de la fréquence est donnée figure VIII.8.





Figure VIII.8 : Directivité de l’antenne en fonction de la fréquence

La directivité varie de 12 à 13,5 dB entre 40,75 et 42 GHz. La polarisation croisée
de l’antenne est très importante, égale à environ -7 dB sur toute la bande et est donc très
pénalisante en terme de directivité.
Nous allons voir à présent comment améliorer ces deux derniers paramètres.
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
40,75 GHz
41 GHz
41,25 GHz
théorique
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
41,5 GHz
41,75 GHz
42 GHz
théorique

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

114
VIII.4. Gain et polarisation croisée
Afin d’augmenter le gain et de réduire la polarisation croisée, la conception d’un
réseau plan 2D a été envisagée. L’idée était de mettre les patchs « face à face » ce qui aurait
pour conséquence d’annuler la polarisation croisée. On obtient aussi un gain plus important.
Seuls les tronçons de ligne au centre du réseau ont été modifiés afin de recalculer l’adaptation.
Le masque de cette nouvelle antenne est présenté figure VIII.9.



Figure VIII.9 : Schéma du réseau 2D

Les diagrammes de rayonnement obtenus dans le plan vertical sont semblables à ceux
présentés précédemment. Seule la directivité de l’antenne a été augmentée d’environ 3 dB
et la polarisation croisée est quasi inexistante, puisqu’elle est maintenant inférieure à -40
dB. Tous ces résultats sont regroupés figure VIII.10.










Figure VIII.10 : Performances du réseau 2D

-25
-20
-15
-10
-5
0
40 40,5 41 41,5 42 42,5 43
Fréquence (GHz)
C
o
e
f
f
i
c
i
e
n
t

d
e

r
é
f
l
e
x
i
o
n

(
d
B
)
-80
-70
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
20
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)


15,5
15,75
16
16,25
16,5
16,75
17
40,75 41 41,25 41,5 41,75 42 42,25 42,5
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
d
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
41 GHz
41,25 GHz
41,5 GHz
41,75 GHz
42 GHz
42,25 GHz
théorique

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

115
-5
0
5
10
15
20
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
réseau linéaire
réseau plan

Cette dernière antenne remplit donc très bien le cahier des charges fixé au départ
avec un lobe en cosécante carrée présentant une dynamique comprise entre 20 et 25 dB, une
directivité supérieure à 16 dB ce qui laisse espérer un gain intrinsèque aux alentours de 15 dB.
Le fait de réaliser un réseau plan a modifié le diagramme de rayonnement dans le plan
H (figure VIII.11).





Figure VIII.11 : Diagrammes de rayonnement dans le plan H du réseau linéaire et du réseau
plan à 41,5 GHz

L’ouverture à -3 dB est passée de 90° (ouverture classiquement observée pour un
patch) à 45°. Par la suite, afin d’optimiser le diagramme dans le second plan, quatre sous
réseaux pourront être alignés et des pondérations entre ceux-ci appliquées. Ainsi, un
diagramme sectoriel pourra être obtenu avec de plus, un gain important et une faible
polarisation croisée.
Ces évolutions seront présentées dans le paragraphe IX. Mais avant, la réalisation et
les mesures du réseau linéaire vont être présentées.
VIII.5. Réalisation et mesures
VIII.5.1. Prototype
Seul le réseau linéaire a été réalisé par Thalès. Le connecteur central est,
contrairement à la première réalisation, un connecteur à perle de verre ce qui devrait donner
de meilleurs résultats en terme d’adaptation. Le plan de masse utilisé est plus grand que celui
de la précédente antenne et mesure 154 mm * 154 mm.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

116
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
40 40,5 41 41,5 42 42,5 43
Fréquence (GHz)
C
o
e
f
f
i
c
i
e
n
t

d
e

r
e
f
l
e
x
i
o
n

(
d
B
)
antenne 1
antenne 2
simulation

Deux prototype identiques ont été fabriqué afin d’observer la reproductivité de ce
réseau (figure VIII.12).









Figure VIII.12 : Photographies des prototypes

Les mesures ont été réalisées dans la base compacte du CREAPE.
VIII.5.2. Adaptation
Les coefficients d’adaptation des deux antennes sont présentés figure VIII.13.





Figure VIII.13 : Coefficient d’adaptation des deux prototypes

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

117
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
40,75 GHz 41GHz 41,25 GHz
41,5GHz 41,75 GHz 42GHz
diagramme théorique

On peut constater une bonne concordance entre la simulation et les mesures. La bande
passante à -10 dB de la première antenne est égale à 600 MHz donc un peu plus faible que
celle calculée en simulation. La deuxième antenne présente quant à elle une très bonne
adaptation avec un minimum à -18 dB et une bande passante à -10 dB légèrement supérieure à
celle obtenue en simulation. Dans les deux cas, le minimum est obtenu pour la même
fréquence qu’en simulation (à 100 MHz près).
VIII.5.3. Rayonnement
Les diagrammes de rayonnement obtenus avec les deux antennes sont tout à fait
semblables, ils sont présentés figure VIII.14 entre 40,75 et 42 GHz.








Figure VIII.14 : Diagrammes de rayonnement mesurés

Les résultats sont très satisfaisants. Les diagrammes mesurés entre 40,75 et 42 GHz
présentent tous une dynamique de l’ordre de 25 dB. Les ondulations sont inférieures à 10 dB
ce qui est très bien. Une comparaison des diagrammes simulés et mesurés fréquence par
fréquence est proposée en annexe 8.
La polarisation croisée de cette antenne est très importante comme nous avons déjà pu
nous en rendre compte en simulation. Les mesures nous ont donnés des résultats similaires
avec des niveaux de polarisation croisée de l’ordre de -7 dB.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

118
6
7
8
9
10
11
12
13
40 40,5 41 41,5 42 42,5 43
Fréquence (GHz)
g
a
i
n

r
é
a
l
i
s
é

(
d
B
)
antenne 1
antenne 2

10
11
12
13
14
15
40,75 41 41,25 41,5 41,75 42
Fréquence (GHz)
d
B
gain intrinsèque1
gain intrinsèque 2
directivité simulée

VIII.5.4. Gain et directivité
Le gain réalisé des deux antennes est présenté figure VIII.15.







Figure VIII.15 : Gain réalisés mesurée des deux antennes

On obtient des résultats similaires pour les deux antennes malgré des coefficients
d’adaptation différents. Afin de mieux comparer ces résultats à ceux obtenus en simulation,
nous avons calculé les gains intrinsèques des deux antennes (figure VIII.16).





Figure VIII.16 : Comparaison entre le gain intrinsèque des deux antennes réalisées et la
directivité de l’antenne simulée

Les résultats obtenus sont très bons, compte tenu de la précision de la mesure (± 0,35
dB) et des pertes dans le substrat. Les gains intrinsèques sont proches de la directivité
calculée.
Une méthode permettant de calculer la directivité d’une antenne à partir de son
diagramme de rayonnement est proposée en annexe 9. Celle-ci nous a permis de déterminer,
toujours à ±0,35 dB près, la directivité de nos deux antennes à 41,5 GHz. Nous avons obtenu
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

119
12,8 dB pour la première antenne et 13,7 pour la deuxième pour une directivité théorique de
13 dB. Les résultats obtenus sont donc très proches de la théorie.
VIII.5.5. Résultats sur la couverture du système LMDS
On retrouve au niveau de la couverture du système LMDS exactement le même type
de résultats qu’avec la première antenne. Cette antenne permet d’éliminer les zones d’ombre
dans la région proche de l’émetteur.
Le gain étant plus faible, la portée sera diminuée mais nous avons vu que l’utilisation
d’un réseau 2D permet de résoudre ce problème.
VIII.6. Conclusion
Les résultats obtenus aussi bien en simulation qu’en mesure avec cette deuxième
antenne en cosécante carrée sont très encourageants. Les diagrammes obtenus sont bien
formé et propose une dynamique de 25 dB sur toute la bande d’adaptation qui est de
l’ordre de 800 MHz.
Les difficultés rencontrées lors de la réalisation de la première antenne ont été
éliminées et les gains obtenus sont beaucoup plus satisfaisants.
Comme nous avons pu le voir, le dernier point très gênant est le fort niveau de
polarisation croisée. Celle-ci est cependant éliminée par la juxtaposition de deux sous réseaux.
La conception de ce réseau 2D n’a pas eu pour but de former le diagramme dans le
second plan. C’est ce que nous allons étudier à présent.






Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

120
IX. FORMATION DU DIAGRAMME DANS LE PLAN
HORIZONTAL
Afin d’optimiser encore la couverture du système LMDS, le plan horizontal de
l’antenne d’émission devait être étudié. Deux solutions sont proposées ici : la formation de
diagrammes sectoriels ou encore l’utilisation d’une matrice de Butler afin de réaliser un
pointage électronique.
IX.1. Diagramme sectoriel
IX.1.1. Choix de l’ouverture
La première étape est la définition de l’ouverture à -3 dB de ce diagramme. Ce choix
peut être fait en fonction de la couverture cellulaire souhaitée (figure IX.1). L’objectif est de
couvrir les 360° autour de la station de base avec un découpage en cellules élémentaires. Le
choix d’une couverture présentant 4 cellules imposera une ouverture de 90° (cas n° 1) alors
que 6 cellules entraîneront une ouverture égale à 60° (cas n° 2).





Figure IX.1 : Représentation de différents types de couverture

Une autre manière de couvrir correctement une zone et de s’affranchir des zones
d’ombre créées par les bâtiments, est de couvrir le même secteur avec plusieurs antennes (cas
n° 3). Dans ce cas, les ouvertures peuvent prendre d’autres valeurs, plus faibles.
Finalement, des applications particulières peuvent amener à ne souhaiter couvrir
qu’une zone de taille quelconque.
Le choix de l’ouverture permettra de déterminer le nombre de sous réseaux
nécessaires pour former le diagramme et les pondérations à appliquer à ceux-ci.

3 dB
90°
3 dB
60°
Cas n° 1 Cas n° 2 Cas n° 3
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

121
IX.1.2. Mise en réseau de notre antenne
La difficulté est ici de déterminer la position des sous réseaux. En effet, il faut tenir
compte de plusieurs paramètres :
- la place occupée par la ligne d’alimentation centrale
- l’écart entre les sous réseaux qui, s’il est trop important, peut entraîner la
formation de lobes de réseaux
- la place nécessaire pour l’alimentation des sous réseaux par des lignes
micro rubans
Les réseaux seront placés « face à face » comme dans le cas du paragraphe VIII.4 afin
d’éliminer la polarisation croisée.
Différentes configurations peuvent alors être choisies, trois d’entre elles ont été
envisagées dans ce chapitre :
- conception d’un réseau monocouche « fixe »
- conception d’un réseau monocouche « adaptable »
- conception d’un réseau multicouche
IX.1.3. Conception d’un réseau monocouche fixe
La solution proposée ici consiste à conserver une structure planaire en une seule
couche et à concevoir un nouveau réseau avec l’architecture suivante :






Figure IX.2 : Architecture du réseau monocouche fixe


Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

122
Cette solution présente un certain nombre d’avantages :
- la conception est assez aisée : seules les pondérations dans le plan
horizontal sont à appliquer sur les patchs pour former le diagramme
sectoriel
- la polarisation croisée sera quasi nulle : on retrouve une configuration
identique à celle du § VIII.4.
- l’alimentation se fait par un connecteur placé au centre du réseau ce qui
réduit les pertes dans les lignes d’alimentation
- la réalisation est simple et peu chère
Cependant, l’inconvénient majeur de ce type de structure est qu’il n’est pas adaptable :
on pourra former par exemple un diagramme sectoriel présentant une ouverture de 60° mais la
conception devra être entièrement reprise pour obtenir une ouverture de 90°.
Afin de palier à ce défaut, une autre structure monocouche a été envisagée.
IX.1.4. Conception d’un réseau monocouche adaptable
Cette solution oblige à reprendre entièrement la conception du plan E en cosécante
carrée. En effet, on se propose ici d’alimenter chaque sous réseaux par une de ses extrémités.
Les pondérations du plan H seront alors très aisément applicables en bout de chaque sous
réseaux (figure IX.3).






Figure IX.3 : Architecture du réseau monocouche adaptable

L’alimentation du plan H sera placée dans la partie non cosécante carrée afin de ne pas
perturber le diagramme. Celle-ci pourra être simplement modifiée pour obtenir des

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

123
diagrammes sectoriels présentant des ouvertures différentes. Les sous réseaux ont ici aussi été
placés de telle manière à annuler la polarisation croisée.
Cette configuration présente cependant un certain nombre d’inconvénients :
- la première difficulté et la plus importante est la réalisation d’un
diagramme en cosécante carrée alimenté par un côté : le réseau, moins aisé
à concevoir, pourra être moins stable avec la fréquence.
- la présence de grande longueur de ligne d’alimentation va engendrer
davantage de pertes que dans le premier cas et le gain obtenu sera
probablement plus faible.
Cependant, on conserve les mêmes avantages en terme de coût et de facilité de
réalisation.
La troisième solution est probablement celle qui donnera les meilleurs résultats en
terme de rayonnement puisqu’il s’agit d’une configuration multicouche.
IX.1.5. Conception d’un réseau plan multicouche
Une conception multicouche permettra de séparer les patchs et leur réseau
d’alimentation ce qui éliminera à la fois tout couplage et procurera une bonne polarisation
croisée. Elle a de plus pour avantage de conférer plus de liberté en terme d’espacement entre
les sous réseaux, c’est-à-dire qu’elle résout les problèmes d’encombrement des lignes
d’alimentation.
Ses inconvénients sont bien sûr la conception plus complexe avec l’étude des
transitions « ligne-fente-patch » et la réalisation plus délicate et plus coûteuse. Cependant,
cette solution est probablement la meilleure en terme de résultats. De plus, elle permet la
conception d’une antenne en cosécante carrée dans le plan vertical associée à un pointage
électronique dans le plan horizontal comme nous allons le voir à présent.
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

124
IX.2. Pointage électronique
IX.2.1. Introduction
L’association d’un diagramme en cosécante carrée et d’une matrice de Butler pour la
formation de faisceaux est l’objectif final des développements antennaires du projet
Broadwan [II.19].
En effet, le pointage électronique est particulièrement bien adapté pour les systèmes
utilisant une technique de multiplexage TDD (Time Domain Division). Comme nous l’avons
évoqué au chapitre 1, celle-ci n’impose pas une couverture totale des cellules en permanence.
La cellule est divisée en plusieurs sous cellules, chacune étant couverte successivement par le
faisceau de l’antenne.
C’est probablement cette solution qui offrir a la meilleure couverture au système
LMDS.
IX.2.2. Principe et avantages
Il existe beaucoup d’avantages à la réalisation de pointage électronique. Les antennes
multifaisceaux permettent d’augmenter la portée totale des systèmes. En effet, la réduction de
l’ouverture du lobe permet d’augmenter le gain de l’antenne. De plus, les antennes
« intelligentes » concentrent la puissance utile dans les zones prioritaires en terme de
demande de débit. Elles offrent ainsi une adaptabilité du système en fonction de la demande et
réduisent la pollution électromagnétique de l’environnement.
Une antenne à pointage électronique est toujours constituée de 3 parties :
- un circuit de commutation
- un répartiteur de faisceaux
- un réseau d’antennes
Il existe plusieurs types de répartiteurs de faisceaux : la lentille de Rotmann de type
quasi-optique [II.20], les matrices de Blass [II.21] et de Butler [II.22] de type circuit.
D’importants travaux réalisés au CREAPE ont permis de mettre en évidence l’intérêt des
matrices de Butler dans le domaine millimétrique [II.12].
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

125
IX.2.3. Matrice de Butler
Une matrice de Butler est composée de coupleurs 3 dB, de déphaseurs et dispose de N
ports d’entrée et de N ports de sortie reliés au réseau d’antennes. L’antenne multifaisceaux
ainsi composée permet d’obtenir N ou N+1 directions de faisceaux selon la version standard
ou non standard, cette dernière permettant d’obtenir un faisceau dans l’axe. Un exemple
d’architecture de matrice 4x4 est proposé figure IX.4.
Matrice de Butler 4x4
Version standard (sans faisceau dans l’axe) Version non standard (avec faisceau dans l’axe)

Figure IX.4 : Architecture d’une matrice de Butler 4x4

Le signal sur chaque port d’entrée est divisé en N signaux d’égale amplitude mais
présentant un gradient de phase. Le réseau d’antenne recombinant ces signaux rayonne alors
dans une direction privilégiée selon la formule (IX.1):
) sin(
d
m m
θ
λ
π
ϕ
0
2
= (IX.1)
avec : d : distance entre les éléments rayonnants
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

126
1R
2R
1L
2L
0,65 λ
0
0,7 λ
0
1R
2R
1L
2L
0,65 λ
0
0,7 λ
0
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -60 -30 0 30 60 90
angle (°)
g
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
faisceau 1R
faisceau 2L
faisceau 1L
faisceau 2R
θ
m
: angle entre la normale du réseau d’antenne et le faisceaux d’indice m
λ
0
: longueur d’onde dans l’air
φ
m
:gradients de phase entre deux éléments consécutifs
Les travaux réalisés dans l’équipe ont abouti à la conception d’une matrice 4x4
alimentant un réseau de 4x4 patchs et permettant la formation de 4 faisceaux à ±10 et ±30°
(figure IX.5).





Figure IX.5 : Matrice de Butler réalisée et diagrammes de rayonnement correspondants

L’objectif consiste maintenant à coupler la matrice de Butler et l’antenne en cosécante
carrée afin d’obtenir une couverture maximale pour le système LMDS. La figure IX.6 montre
une comparaison de la couverture obtenue avec une antenne cosécante carrée – sectorielle et
avec une antenne cosécante carrée à pointage électronique.






Figure IX.6 : Comparaison des couvertures obtenues avec une antenne sectorielle et une
antenne à pointage électronique

Antenne cosécante
carrée - sectorielle
Antenne cosécante carrée
à pointage électronique
dB
Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

127
Le gain obtenu avec la matrice de Butler étant plus important, on constate que la
couverture obtenue est quasiment égale à 100%, le seuil de réception étant toujours fixé à
-110 dB.
Cette solution est donc optimale puisqu’elle permet d’obtenir une meilleure
couverture. Cependant, ces cartographies sont tracées sans prendre en compte les pertes dans
le circuit de commutation et dans la matrice de Butler. Celles-ci sont assez importantes et
compensent l’augmentation de gain due à la formation du faisceau. C’est pourquoi,
l’utilisation d’amplificateurs peut être envisagée pour l’obtention de la couverture optimale.
Cette solution est à l’étude dans le cadre du projet Broadwan.














Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

128
X. CONCLUSION
Ce chapitre nous a permis d’étudier en détail la conception d’antennes en cosécante
carrée à 40 GHz.
Une première partie exposant le principe et une étude théorique des diagrammes en
cosécante carrée nous a laissé entrevoir les performances que l’on pouvait attendre de ce type
d’antenne. L’étude de la couverture du système LMDS a par la suite mis en évidence les
problèmes de zones d’ombre dans la région proche de l’émetteur. Le cahier des charges de
notre antenne a alors pu être élaboré.
La phase de conception a été abordée en plusieurs étapes :
- le choix de la technologie imprimée
- l’étude des pondérations afin d’obtenir le diagramme en cosécante carrée
souhaité
- et finalement la conception des éléments rayonnants et de leur circuit
d’alimentation.
Les performances de plusieurs antennes réalisées ont été présentées en terme de bande
d’adaptation, de gain, de conformité du rayonnement ou encore de polarisation croisée. Une
dernière antenne a donné des résultats tout à fait satisfaisants.
Finalement, l’étude de la couverture du système LMDS obtenue avec ces antennes en
cosécante carrée nous a montré l’élimination des zones de non réception dues au
rayonnement directif. L’objectif premier de ces antennes a donc bien été atteint.
Quelques développements ont été présentés avec la formation du lobe dans le
second plan soit par la conception d’un réseau sectoriel soit par l’utilisation d’une matrice
de Butler pour réaliser un pointage électronique. Ces solutions sont actuellement à l’étude.
La partie suivante de ce manuscrit est consacrée à l’étude d’une toute autre antenne :
l’antenne BIE coaxiale. Cette antenne est elle aussi adaptée aux stations de base des réseaux
de télécommunication sans fil puisqu’elle présente un rayonnement omnidirectionnel en
azimut et un fort gain.

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

129
BIBLIOGRAPHIE

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"Handbook of Microstrip Antennas", IEE Electromagnetic Waves Series 28

[II.15] P.F. COMBES
"Micro-ondes 2 : Circuits passifs, propagation et antennes", Edition DUNOD, Paris, 1997

[II.16] M. RAMMAL
"Contribution à l’étude et à la synthèse de réseaux d’antennes imprimées. Application à la
conception de réseaux à lobes formés" Thèse de doctorat n° 3-93, U.E.R. des Sciences,
Université de Limoges, janvier 1993.

[II.17] D. ECLERCY
"Contribution à l’étude de synthèse d’antennes et de réseaux. Elaboration d’outils de calcul
originaux basés sur des approches déterministes et stochastiques." Thèse de doctorat n° 32-
1998, U.E.R. des Sciences, Université de Limoges, septembre 1998.

[II.18] M. RAMESH, K.B. YIP
"Design Inset-Fed Microstrip Patch antennas", Microwaves & RF,décembre 2003,
http://www.mwrf.com/Articles/Print.cfm?ArticleID=6993

[II.19] CENTRE NATIONAL DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
"Europe – 6
ième
PCRD : Résultats du 1
er
appel IST" Sciences et Technologies de l’Information
et de la Communication.
http://www2.cnrs.fr/STIC/AppelsOffresSTIC/6mePCRDappelIST.html

[II.20] W. ROTMAN and R.F. TURNER
"Wide-angle Microwave Lens for Line Source Applications", IEEE Transactions on antennas
and propagation, 1963, AP. 11, pp. 623-632

[II.21] J. BLASS
"Multi-directional antenna – new approach top stacked beams", IRE International Convention
record, Pt.1, 1960, pp. 48-50

[II.22] J. BUTLER and R. LOWE
"Beam-forming Matrix Simplifies Design of Electrically Scanned Antennas", Electronic
Design, April 12, 1961


Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

131


CHAPITRE III




* * * * * * *


R PRESENTATION DES MATERIAUX BIE ET APPLICATION AUX
ANTENNES
R ETUDE MODALE DE L’ANTENNE BIE COAXIALE
R ALIMENTATION
R PROPRIETES ET PERFORMANCES
R AMELIORATION DES PERFORMANCES
R CONCEPTION D’UNE ANTENNE BIE COAXIALE A 5 GHZ
Etude et conception d’antennes BIE
coaxiales omnidirectionnelles en
azimut pour stations de base
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

132
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

133
I. INTRODUCTION
Dans le cadre du développement des réseaux sans fil, les antennes pour station de base
tendent à devenir omnidirectionnelles. Un fort gain est alors nécessaire afin de couvrir des
cellules toujours plus grandes. Dans cette partie, nous allons donc nous intéresser à la
conception d’antennes à Bande Interdite Electromagnétique (BIE) omnidirectionnelles
en azimut.
Les antennes BIE planaires ont déjà suscité un vif intérêt auprès des scientifiques et
des industriels de part leurs performances très intéressantes en termes de gain et
d’encombrement.
Nous avons donc souhaité développer de nouvelles antennes BIE mais à symétrie de
révolution afin d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel en azimut. L’IRCOM a
déposé en 1999 un premier brevet [III.1] sur les antennes BIE revendiquant ces structures
omnidirectionnelles. Au cours des travaux présentés dans ce manuscrit un deuxième brevet
[III.2] dédié entièrement aux antennes BIE omnidirectionnelles a été déposé. Très
récemment, d’autres travaux sur ce type d’antennes ont vu le jour [III.3] [III.4]. La référence
[III.3] propose l’utilisation d’une antenne à symétrie de révolution permettant de moduler
l’ouverture dans le plan horizontal. La seconde propose une étude théorique de ces antennes.
Le travail que nous présentons ici est différent de part la construction de la structure comme
nous pourrons le voir ultérieurement.
Nous allons, dans un premier temps, étudier les propriétés des matériaux BIE puis
les différentes applications dans le domaine des antennes seront abordées. En particulier,
l’antenne BIE planaire à défaut sera présentée afin de bien comprendre le principe de
fonctionnement de telles antennes. Deux familles d’antennes BIE omnidirectionnelles
sont issues de l’antenne planaire : les antennes BIE cylindriques et les antennes BIE
coaxiales. Nous montrerons les différences entre ces deux structures et nous justifierons le
choix de l’étude de l’antenne BIE coaxiale.
Une étude modale de cette antenne sera réalisée dans un premier temps dans le but de
la dimensionner. Ainsi, les caractéristiques permettant d’obtenir un rayonnement
omnidirectionnel en polarisation horizontale et verticale seront déterminées.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

134
Cette étude analytique sera suivie par la présentation des différentes techniques
d’alimentation de l’antenne, qui, comme nous pourrons le voir, sont déterminantes pour un
bon fonctionnement de celle-ci.
L’antenne dimensionnée et alimentée pourra alors être simulée par la méthode FDTD.
Les performances des structures infinies puis finies seront déterminées et des abaques
permettant de regrouper l’ensemble des résultats seront tracés. Nous verrons que des
performances très intéressantes peuvent être obtenues, en particulier au niveau du gain.
L’antenne BIE coaxiale étant une antenne résonante, son point faible est sans aucun
doute la bande en rayonnement relativement faible. Nous étudierons alors trois techniques
permettant de pallier ce défaut.
Finalement, afin de valider les résultats obtenus en simulation, la conception et la
réalisation d’une telle antenne à 5,8 GHz suivant un cahier des charges fourni par la société
RADIALL seront réalisées. La couverture obtenue avec ce prototype sera présentée.












Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

135
II. PRESENTATION DES MATERIAUX BIE ET APPLICATION
AUX ANTENNES
Après avoir présenté les caractéristiques des matériaux BIE, nous exposerons leurs
domaines d’applications et plus particulièrement celui des antennes. L’antenne BIE
omnidirectionnelle sera alors définie.
II.1. Matériau BIE
II.1.1. Définition
Les matériaux à bande interdite photonique (BIP) ou encore à bande interdite
électromagnétique (BIE), sont des structures diélectriques ou métalliques composées d’un
assemblage périodique de deux ou plusieurs matériaux. Cette périodicité peut exister dans
une, deux ou bien dans les trois dimensions de l’espace (figure II.1).
Ils ont la propriété de contrôler la propagation des ondes électromagnétiques. Ces
structures peuvent en effet jouer le rôle de filtre fréquentiel ou de filtre spatial.






Figure II.1: Visualisation de structures BIE 1D, 2D et 3D

Le premier matériau à bande interdite photonique a été réalisé par le physicien
William Laurence Bragg en 1915. Un empilement des surfaces planes transparentes, réalisant
un miroir de Bragg, permet de réfléchir 99,5% de l’énergie incidente lorsque cette dernière
attaque le miroir sous une incidence proche de zéro degré, propriété qu’aucun miroir classique
ne peut atteindre.
L’incidence des ondes étant un facteur limitant, les chercheurs du monde entier ont
tenté de développer des structures BIE isotropes, gardant leurs propriétés quelque soit l’angle
d’incidence des ondes.


BIE 1D BIE 2D BIE 3D
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

136
C’est en 1987 que le Professeur Eli Yablonovitch réussit à faire le rapprochement
entre les propriétés des cristaux solides et des cristaux photoniques, grâce à l’analogie existant
entre l’équation de Schrödinger et l’équation de propagation issue des équations de Maxwell
[III.5]. Il a ainsi été démontré la possibilité d’obtenir des bandes de fréquences interdites
totales pour des matériaux diélectriques périodiques 3D. Pour ces bandes de fréquences,
aucune onde électromagnétique ne peut se propager dans le matériau et ceci quelque soit
l’angle d’incidence considéré. Ces plages de fréquences ont été appelées Bandes Interdites
Photoniques ou Bandes Interdites Electromagnétiques selon la gamme de fréquences
considérée.
Etudions plus précisément les propriétés électromagnétiques de ces matériaux.
II.1.2. Propriétés électromagnétiques
Nous allons étudier les propriétés électromagnétiques des structures classiques puis
des matériaux BIE présentant un défaut de périodicité.
(a) Matériau BIE sans défaut
Comme nous l’avons vu précédemment, la propriété fondamentale d’un matériau BIE
est sa faculté à réfléchir les ondes électromagnétiques dans une certaine bande de fréquences.
Afin de mettre en évidence ce phénomène, prenons l’exemple d’un matériau 1D.
On éclaire le matériau avec une onde plane en incidence normale et on calcule les
coefficients de réflexion et de transmission de la structure (figure II.2). Cette étude peut être
réalisée soit grâce à la méthode numérique FDTD [III.6] soit, pour les structures à une
dimension, grâce à une méthode basée sur le calcul des impédances ramenées [III.7].
On constate la présence d’une bande de fréquences interdisant la transmission des
ondes électromagnétiques, appelée bande interdite. Dans le cas des structures périodiques à
une seule dimension, un empilement de n plaques d’épaisseur λ
g
/4 séparées de λ
0
/4 permet de
créer une bande interdite centrée en f
0
.
La profondeur et la largeur de la bande interdite vont dépendre de la composition de la
structure BIE : le nombre de périodes n composant la structure, la permittivité relative des
matériaux utilisés dans le cas de structures BIE diélectriques [III.8] ou encore le diamètre des
tiges et l’écartement entre celles-ci pour un matériau BIE métallique 2D [III.9].
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

137
d
B

Fréquence
BIE
Coefficient de réflexion
d
B

Fréquence
BIE
Coefficient de transmission
4
g
λ
4
0
λ
Onde plane incidente
Onde réfléchie
Onde transmise














Figure II.2 : Coefficient de transmission et de réflexion d’une structure BIE 1D

Cependant, les propriétés des structures BIE deviennent particulièrement intéressantes
lorsque l’on introduit un défaut dans la structure.
(b) Matériau BIE à défaut
L’introduction d’un défaut dans la structure peut être réalisé par une variation locale
de la permittivité ou une rupture de la périodicité par la suppression d’un ou plusieurs
éléments.
L’analogie entre les équations de Schrödinger et l’équation de propagation permet
dans le cas des matériaux BIE à défaut d’expliquer encore une fois le phénomène [III.10].
Il apparaît que l’introduction d’un défaut dans le matériau BIE engendre l’apparition
d’une bande de fréquences autorisée à l’intérieur de la bande interdite photonique. La figure
II.3 donne un exemple de résultat dans le cas d’une structure BIE 1D où le défaut a été réalisé
par l’introduction d’un espace de hauteur λ
0
au centre de la structure.
On constate l’apparition d’un pic de transmission de fréquence centrale F
0
et de
largeur à -3 dB ∆f.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

138

4
g
λ
4
0
λ
Défaut
en λ
0
-15
-12
-9
-6
-3
0
Fréquence
dB
F
0

∆ f






Figure II.3 : Coefficient de transmission d’une structure BIE à défaut

Les caractéristiques de ce pic de transmission varient avec les caractéristiques du
défaut, à savoir sa nature et sa hauteur et bien sûr avec la structure BIE (nombre de plaques et
permittivité relative pour le cas de structures BIE diélectriques). On définit le pic de
transmission par l’intermédiaire du coefficient de qualité Q.
f
F
Q

=
0
(II.1)
Avec F
0
: Fréquence du pic de transmission
∆f : Bande passante à - 3 dB
Le facteur de qualité de la structure BIE dépend du nombre de plaques et du contraste
de permittivité diélectrique des matériaux de la structure, l’air pouvant être remplacé par un
autre matériau. Cette grandeur nous permettra par la suite de caractériser complètement le
matériau.
Ces principes sont bien sûr applicables aux structures périodiques à deux ou trois
dimensions. De même, on peut observer ces propriétés avec des matériaux BIE métalliques
2D ou 3D. Des études plus détaillées ont été réalisées afin de caractériser ce pic de
transmission en fonction de la structure [III.10].
Ces propriétés ont entraîné l’utilisation des matériaux BIE pour de nombreuses
applications et en particulier pour la conception d’antennes.

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

139
II.2. Applications aux antennes
II.2.1. Introduction
De nombreuses applications ont été développées tout d’abord dans le domaine de
l’optique, puis dans celui des fréquences centimétriques et millimétriques, les réalisations
étant plus aisées. Les applications se classent alors notamment dans le domaine des circuits
micro-ondes et des antennes.
Il est possible par exemple de réaliser des fonctions de filtrage, de créer des guides
d’onde accordables en fréquence ou encore des circuits MEMS [III.11].
Cependant, le domaine qui nous intéresse ici est celui des antennes. Ainsi, on trouve
des travaux permettant :
- de pallier aux problèmes de pertes dans les substrats diélectriques.
L’utilisation d’un substrat BIE peut réduire les pertes et améliorer la
directivité d’une antenne patch par exemple [III.12] [III.13].
- de contrôler les directions de propagation [III.14] et de réduire les lobes
secondaires. Les propriétés en réflexion de ces matériaux permettent la
réalisation de réflecteurs plans [III.15] ou paraboliques diélectriques
[III.16].
- d’augmenter le gain des antennes en réduisant l’ouverture des faisceaux.
C’est cette dernière application des matériaux BIE qui va nous intéresser dans ce
travail. Dès 1985, une équipe américaine met en évidence l’augmentation de directivité
obtenue avec un radôme diélectrique périodique sur une antenne imprimée [III.17].
Par la suite, l’équipe CREAPE a mis en évidence le principe d’utilisation d’une
structure BIE pour réaliser une antenne grand gain : l’antenne planaire BIE à défaut
[III.18] [III.19] [III.8] [III.7].
II.2.2. Antennes planaires
A partir de la structure BIE à défaut, deux types d’antennes planaires peuvent être
conçues :
- une antenne bidirectionnelle, constituée de la structure complète
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

140
- une antenne directive, constituée par un plan de masse et une demi
structure BIE.
(a) Antenne bidirectionnelle
L’antenne à résonateur BIE bidirectionnelle est la plus simple que l’on puisse
concevoir à partir d’un matériau BIE à défaut. En effet, en conservant la structure BIE et en
plaçant une source appropriée au centre de la cavité, deux directions de propagation seront
privilégiées. La figure II.4 montre un exemple d’antenne bidirectionnelle constituée à partir
d’un matériau BIE diélectrique 1D et son diagramme de rayonnement dans un plan vertical.





Figure II.4 : Schéma d’une antenne à matériau BIE bidirectionnelle et diagramme de
rayonnement associé

(b) Antenne directive
Afin de concevoir des antennes directives, c'est-à-dire afin d’obtenir une seule
direction de propagation des champs dans la structure BIE à défaut, il est possible d’insérer un
plan de masse métallique à l’intérieur du défaut comme le montre la distribution du champ
électrique dans la structure à la fréquence F
0
du pic de transmission (figure II.5).
On constate que le champ électrique est principalement confiné au centre de la
structure, au niveau du défaut.
Le champ électrique tangentiel caractérisé par une valeur nulle satisfait la condition de
court circuit électrique au milieu de la structure. De plus, le champ réparti de façon
antisymétrique de part et d’autre du centre de la structure est en accord avec le principe de
l’image électrique imposée par le plan de masse. Mais, il est nécessaire d’utiliser des
structures BIE présentant un défaut multiple entier de λ
0
pour conserver ces propriétés.

cavité
excitation
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

141
Module du champ Partie réelle du champ
Défaut en λ
0

0
0,5
1
-1















Figure II.5 : Distribution du champ électrique tangentiel dans une structure BIP 1D
à défaut à F
0


L’insertion d’un plan de masse dans la structure à défaut va imposer une seule
direction de propagation aux ondes électromagnétiques, celle-ci étant la direction de pointage
de l’antenne directive ainsi réalisée.
Cette antenne, appelée BIE résonante à défaut a été créée pour la première fois à
l’IRCOM [III.18].
Nous allons voir succinctement les propriétés de cette antenne plane directive avant de
présenter les antennes omnidirectionnelles en azimut qui découlent des antennes planaires et
qui constituent le travail essentiel de ce chapitre.
II.2.3. Propriétés de l’antenne BIE résonante à défaut
(a) Constitution
L’antenne à résonateur BIE est composée de trois parties comme le montre la figure
II.6. Elle possède un plan de masse supportant le système d’excitation, une « cavité » située
entre le plan de masse et le matériau BIE, qui constitue la troisième partie. Ce qui est nommé
ici « cavité » est défini par l’espace d’air entre le plan de masse et le matériau BIE. Il ne s’agit
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

142
pas d’une cavité au sens électromagnétique du terme mais d’une expression qui nous
permettra de définir ce volume. Il en sera de même dans toute la suite du manuscrit.
Sur la figure ci-dessous, le matériau BIE est composé d’un empilement de trois
plaques diélectriques, espacées par de l’air.






Figure II.6 : Antenne à résonateur BIE 1D

(b) Excitation de la structure
L’excitation de la structure doit répondre à un certain nombre de critères.
Tout d’abord, la source excitatrice doit être peu encombrante pour perturber le moins
possible la cavité dans laquelle est emmagasinée l’énergie. De même, son alimentation doit
être choisie pour ne pas perturber le champ dans la cavité. Dans ces conditions, une
alimentation par la face inférieure du plan de masse semble idéale.
La sonde excitatrice doit de plus être capable d’exciter convenablement le mode de
défaut du matériau (ou mode de cavité) à la fréquence souhaitée, c’est à dire qu’elle doit
générer un champ E tangentiel aux plaques.
Finalement, le rayonnement de la source doit présenter un seul lobe principal à la
verticale du plan de masse pour ne pas amener l’énergie à fuir par les parois latérales de la
cavité. De tous ces critères, on peut dégager deux principaux types de sondes excitatrices qui
sont les antennes à fentes et les antennes plaquées.
La conception de l’antenne planaire a été étudiée en détail au sein de l’IRCOM.
Observons les différentes propriétés de ces antennes en termes de champ dans la cavité,
d’impédance d’entrée et de rayonnement.


Excitation
Plan de masse
4
0
λ

4
g λ
Cavité

Structure
BIE
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

143

Plan de masse
Patch
Cavité
E
Direction des fuites
0
100
200
300
400
500
600
700
800
36 38 40 42 44 46
Fréquence (GHz)
P
a
r
t
i
e

r
é
e
l
l
e

d
e

l
'
i
m
p
é
d
a
n
c
e

d
'
e
n
t
r
é
e

(
O
h

Résonance de
l’excitation
modifiée par
la cavité BIE
Résonances
de la cavité
2 1

(c) Champ dans la cavité
Une cartographie du module du champ E tangentiel réalisée au milieu de l’antenne à
résonateur BIE et à la fréquence F
0
du pic de transmission est donnée figure II.7. On constate
que l’énergie est emmagasinée au centre de la cavité et ne peut fuir que dans la direction
perpendiculaire au plan de masse.







Figure II.7 : Cartographie verticale au milieu de l’antenne à résonateur BIE du module du
champ E tangentiel

On constate aussi une condition de court-circuit électrique (CCE) à l’interface
entre la cavité et la première lame diélectrique et une condition de court-circuit magnétique
à l’interface entre la première lame diélectrique et la première lame d’air.
(d) Impédance d’entrée
L’observation de l’impédance d’entrée de cette antenne va nous permettre de mieux
comprendre son fonctionnement (Figure II.8).









Figure II.8 : Exemple de partie réelle de l’impédance d’entrée d’une antenne résonante BIE
1D
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

144
Première résonance de la
cavité
Deuxième résonance de la
cavité
dB
2 1

On constate la présence d’un certain nombre de résonances. La première est
directement liée à la source excitatrice, les suivantes correspondent à des résonances de la
cavité BIE. En effet, la modification de la fréquence de résonance du patch n’entraîne qu’une
variation de la fréquence du premier pic, les fréquences des suivants restant inchangées. Les
cartographies du module du champ E tangentiel aux plaques à l’intérieur de la cavité pour ses
différentes fréquences de résonances sont données figure II.9.







Figure II.9 : Cartographie horizontale du module du champ E tangentiel aux plaques au
centre de la cavité

La répartition du module du champ E varie beaucoup avec la fréquence. Le mode de la
cavité qui pour la réalisation d’antenne directive sera intéressant est le premier mode
(correspondant à la fréquence F
0
) où toute l’énergie est concentrée au centre de la structure.
Le rayonnement associé présente un lobe directif dans l’axe avec de faibles lobes secondaires.
Le BIE résonant à défaut est alors assimilable à une ouverture rayonnante. Ses dimensions
latérales seront donc directement déduites des lois régissant ce type d’antenne [III.20].
Le deuxième mode de la cavité ne présentant plus un champ uniforme au centre de la
cavité, engendrera l’apparition de lobes secondaires importants.
Le champ E tangentiel s’annule sur les bords de la cavité pour les deux modes.
Cette constatation nous sera utile lors de l’analyse modale des antennes omnidirectionnelle.
(e) Rayonnement
Observons maintenant le rayonnement de cette antenne. Elle présente un diagramme
de rayonnement directif avec des lobes secondaires faibles et une directivité importante à la
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

145

-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
25
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Angle (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
plan H
plan E
Antenne
BIE
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
25
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Angle (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
plan E
plan H
Antenne
plaquée
0
100
200
300
400
500
600
700
800
38,5 40,5 42,5 44,5
Fréquence (GHz)
I
m
p
é
d
a
n
c
e

d
'
e
n
t
r
é
e

(
O
h
m
s
)
F1 F2 F3
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
25
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
angle (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
fréquence F1 fréquence F2 fréquence F3

fréquence du pic de transmission F
0
comparée à une antenne plaquée seule (figure II.10).
Typiquement, ces antennes peuvent atteindre une directivité supérieure à 30 dB.






Figure II.10 : Comparaison d’exemples de diagrammes de rayonnement d’une antenne
plaquée et d’une antenne à résonateur BIE 1D

Pour des fréquences supérieures (F2 et F3), se rapprochant des résonances suivantes,
on observera une poussée progressive des lobes secondaires au détriment du lobe principal
(figure II.11).
Les évolutions des diagrammes en fonction de la fréquence dans les plans E et H sont
identiques.





Figure II.11 : Evolution des diagrammes de rayonnement en fonction de la fréquence dans le
plan E

Il est à noter que les performances de l’antenne en terme de directivité sont
directement liées au coefficient de qualité du matériau BIE à défaut ainsi qu’aux dimensions
latérales de l’antenne. Le coefficient de qualité de la structure BIE à défaut donnera une
directivité potentielle, qui sera atteinte si les dimensions latérales de la structure sont
suffisantes [III.20].
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

146
10
12
14
16
18
20
22
24
26
28
30
32
34
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900
Coefficient de qualité
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

e
n

d
B

Les travaux de l’équipe [III.20] ont permis de tracer un certain nombre d’abaques
permettant de prévoir les performances des antennes en fonction de la structure BIE utilisée.
(f)Abaques
La figure II.12 donne le coefficient de qualité (déterminé à partir du coefficient de
transmission du matériau BIE à défaut entier sans plan de masse) en fonction de la
composition de la structure.








Figure II.12 : Evolution du coefficient de qualité en fonction de la composition de la
structure BIE

On peut ainsi connaître facilement le coefficient de qualité d’une structure particulière
ou bien, si l’on souhaite obtenir un facteur de qualité particulier, on peut lire rapidement la
composition de la structure nécessaire à son obtention.









Figure II.13 : Evolution de la directivité en fonction du coefficient de qualité

0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
550
600
650
700
750
800
850
2 4 6 8 10 12
Permittivité diélectrique
Q
2 * 1 plaques 2 * 2 plaques 2 * 3 plaques 2 * 4 plaque
2*1 plaques 2*2 plaques 2*3 plaques 2*4 plaques
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

147
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
0 100 200 300 400 500 600 700 800
Coefficient de qualité
B
a
n
d
e

p
a
s
s
a
n
t
e

e
n

%

De même, on observe figure II.13, la directivité potentielle de l’antenne à partir de ce
même coefficient de qualité. La directivité augmente avec celui-ci et peut atteindre des
valeurs supérieures à 30 dB.
Le dernier point très important concerne la bande passante en rayonnement de ces
antennes, qui constitue leur point faible. La figure II.14 montre que la bande passante en
rayonnement à -3 dB décroît très rapidement lorsqu’on augmente le coefficient de qualité de
la structure (donc la directivité).






Figure II.14 : Evolution de la bande passante à -3 dB en fonction du coefficient de qualité

Cela s’explique par le fait que l’antenne BIE est une antenne résonante et fonctionne
donc uniquement autour de la fréquence du pic de transmission. Plus le coefficient de qualité
de la structure est élevé, plus la structure sera sélective en fréquence et donc plus la bande de
fonctionnement à -3 dB sera réduite (et le gain fort).
(g) Développements récents
De nombreux travaux ont été réalisés à partir de cette antenne afin d’augmenter la
bande passante [III.21], de réaliser une antenne bi-bande [III.22] ou encore de dépointer le
lobe [III.23]. Aussi, très récemment, de nouvelles techniques d’analyse des modes de
fonctionnement de ces antennes ont été développées [III.24] afin de mieux comprendre leur
fonctionnement.
Les principales caractéristiques des antennes BIE planaires ayant été rappelées, la
présentation et l’étude des antennes BIE résonantes omnidirectionnelles en azimut vont
maintenant être abordées.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

148
II.3. Antennes BIE résonantes omnidirectionnelles en azimut
II.3.1. Introduction
Nous avons pu voir dans le paragraphe précédent le principe de fonctionnement et les
propriétés des antennes BIE planaires. Cette étude va nous permettre de mieux comprendre le
fonctionnement des antennes BIE omnidirectionnelles.
En effet, l’idée a été d’essayer d’obtenir des performances toutes aussi intéressantes
mais avec un rayonnement omnidirectionnel en azimut. Les nouvelles structures issues de
cette réflexion sont à symétrie de révolution. La « cavité » parallélépipédique de l’antenne
planaire a été conformée afin d’obtenir une « cavité » cylindrique. Ici encore, celle-ci n’est
pas délimitée par des parois physiques à ses extrémités et l’appellation « cavité » n’est pas
exacte. Nous utiliserons ce terme pas la suite en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’une
cavité électromagnétique parfaite. Ces structures ont été présentées dans un brevet [III.1]
déposé en 1999 par l’IRCOM.
Le développement de ce nouveau type d’antennes est cependant récent et n’a fait
l’objet que de peu de publications [III.3] [III.4]. La conformation de la cavité des antennes
BIE planaires peut entraîner la conception de deux types de structures que nous
appellerons : antenne BIE cylindrique et antenne BIE coaxiale. Un second brevet [III.2] a
été déposé en mai 2004 par l’IRCOM revendiquant ces deux structures.
A présent, le principe, les avantages et les inconvénients de chacune de ces structures
vont être exposés afin d’expliquer le choix qui a été fait de n’étudier qu’une seule de ces
antennes de façon approfondie.
II.3.2. Antenne BIE cylindrique
Cette première structure a été conçue à partir de l’antenne planaire bidirectionnelle. La
figure II.15 présente l’antenne obtenue dans le cas d’un matériau 1D diélectrique.
L’antenne BIE cylindrique 1D diélectrique est donc composée de cylindres
concentriques de hauteur H. La cavité résonante de cette antenne est délimitée par le premier
cylindre diélectrique.

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

149







Figure II.15 : Schéma de l’antenne BIE cylindrique 1D

II.3.3. Antenne BIE coaxiale
Cette deuxième structure a été conçue par conformation de l’antenne BIE planaire à
défaut directive. La figure II.16 présente l’antenne obtenue.








Figure II.16 : Schéma de l’antenne BIE coaxiale 1D

Cette structure 1D diélectrique est elle aussi composée de cylindres diélectriques
concentriques mais présente une âme centrale métallique d’où lui vient son nom « coaxiale ».
Cette tige centrale est l’équivalent du plan de masse de l’antenne directive.
La cavité résonante sera cette fois-ci délimitée par le premier cylindre diélectrique et
par l’âme centrale.

H
cavité
cavité

H
cavité
cavité
plan de masse
âme centrale
métallique
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

150
II.3.4. Remarque
Il est à noter que ces antennes, présentées ici sous forme d’antennes BIE diélectriques
1D sont réalisables avec des matériaux BIE 2D et 3D diélectriques ou métalliques. Les
cylindres pleins sont alors remplacés par des tiges disposées de manière circulaire ou encore
par une grille conformée en cylindre (figure II.17).





Figure II.17 : Représentations de l’antenne BIE omnidirectionnelle 1D, 2D et 3D

Le dimensionnement des cavités et des cylindres, ainsi que l’étude des performances
en fonction de la composition de la structure représentant une certaine quantité de travail,
nous avons choisi de n’étudier dans un premier temps que l’antenne coaxiale.
Afin de faire ce choix, les avantages et les inconvénients de chacune des deux
solutions ont été identifiés.
II.3.5. Avantages et inconvénients des deux antennes
(a) Performances
Les deux antennes, cylindrique et coaxiale, pouvaient prétendre aux mêmes
performances, le choix de l’une ou l’autre structure ne pouvait donc pas se baser sur ce
critère. Cependant, d’autres paramètres étaient facilement observables.
(b) Encombrement
Le premier paramètre à prendre en compte est l’encombrement global de l’antenne. La
présence de l’âme centrale métallique dans le cas de l’antenne BIE coaxiale entraîne
obligatoirement une augmentation de son diamètre total. De plus, par la suite, l’étude modale

1D 2D 2D
3D
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

151
des antennes nous a montré que les dimensions de l’antenne cylindrique étaient inférieures à
celle de sa concurrente.
(c) Réalisation
Un autre paramètre déterminant est la facilité de réalisation de ces antennes. A priori,
la réalisation des cylindres diélectriques, des tiges ou autre ne posera pas plus de problème
dans un cas que dans l’autre. Cependant, le point dur va concerner l’alimentation. En effet,
comme dans le cas des antennes planaires, une sonde excitatrice devra être placée au centre de
la cavité. Celle-ci devra être apte à exciter la structure et devra donc présenter des
caractéristiques de rayonnement adaptées. Mais cette sonde devra aussi perturber le moins
possible le fonctionnement de la cavité.
Prenons le cas de l’antenne BIE cylindrique. La source d’excitation doit être placée au
centre de la cavité. Pour cela, un support diélectrique doit être utilisé et le fonctionnement de
la cavité en sera perturbé. Mais le plus problématique est d’amener un câble coaxial pour
alimenter cette sonde. Celui-ci traversera la cavité et signera obligatoirement le diagramme de
rayonnement.
La présence de l’âme centrale métallique dans le cas de l’antenne BIE coaxiale résoud
ces problèmes. En effet, d’une part la source d’excitation de la cavité pourra être fixée
directement sur l’âme centrale et le câble d’alimentation sera logé à l’intérieur de cette
dernière. Cependant, le choix de l’antenne excitatrice sera plus délicat comme nous le verrons
par la suite.
II.3.6. Choix
Mon choix s’est donc porté sur l’antenne BIE coaxiale pour ses facilités
d’alimentation malgré l’encombrement plus important de l’antenne.
Il est à noter que les différentes études réalisées sur des structures BIE
omnidirectionnelles [III.3] [III.4] ont toujours considéré l’antenne BIE cylindrique.
L’originalité et le côté innovant de ce travail s’en trouvent renforcés. D’autre part, l’étude de
l’antenne BIE cylindrique a, depuis, été entreprise au sein de l’équipe CREAPE [III.25].
Maintenant que le choix de l’antenne BIE coaxiale a été expliqué, nous allons pouvoir
aborder l’étude détaillée de cette antenne.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

152
Celle-ci va être décomposée en deux parties :
- une étude théorique modale. Celle-ci aura plusieurs objectifs :
- définir les modes de la cavité permettant de créer une polarisation
horizontale ou verticale de l’antenne
- dimensionner correctement la structure c’est à dire relier la taille de
la cavité et l’épaisseur des cylindres diélectriques dans les deux
polarisations à une fréquence de résonance
- une étude, par l’intermédiaire de simulations FDTD, des performances de
l’antenne en fonction de la composition de la structure
Comme nous allons le voir, l’étude modale va nous permettre par une méthode
approchée de réaliser un dimensionnement des antennes BIE coaxiales réduisant ainsi le
nombre de simulations FDTD nécessaires à leur conception.












Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

153
III. ETUDE MODALE DE L’ANTENNE BIE COAXIALE
III.1. Introduction
Cette étude modale comporte un certain nombre d’approximations sur les conditions
aux limites au niveau des parois de notre « cavité ». Celles-ci vont être faites à partir de
l’observation du comportement des champs dans la cavité de l’antenne BIE planaire. Les
résultats obtenus ne seront donc pas exacts. Une validation de ceux-ci par des simulations
rigoureuses utilisant la méthode FDTD nous permettra cependant d’affirmer que cette étude
permet de dimensionner la structure en première approximation réduisant ainsi le nombre de
simulations nécessaires à la conception d’une antenne BIE coaxiale.
Nous allons tenter au cours de cette étude de:
- déterminer les modes de la pseudo cavité
- définir les modes qui nous intéressent pour un comportement en antenne
par analogie avec les structures planaires
- observer l’évolution des fréquences de résonances de ces modes en
fonction de la composition de la structure.
L’objectif est de dimensionner l’antenne par une méthode approximative mais en
aucun cas d’expliquer dans le détail le fonctionnement électromagnétique de la
structure.
III.2. Approche du problème
La connaissance des antennes BIE planaires et les premières simulations de l’antenne
BIE coaxiale nous ont permis de déterminer des similitudes entre les deux antennes en termes
de champ dans la cavité, de rayonnement et de polarisation.
III.2.1. Distribution des champs
Observons le champ tangentiel aux plaques dans la cavité de l’antenne BIE planaire et
tangentiel aux cylindres dans la cavité de l’antenne BIE coaxiale pour la fréquence de
fonctionnement centrale de l’antenne (figure III.1).

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

154












Figure III.1 : Module du champ E tangentiel au matériau BIE dans les cavités des antennes
planaire et coaxiale à la fréquence centrale de fonctionnement de l’antenne

Il existe une grande similitude entre les antennes planaire et coaxiale. En effet, le
module du champ tangentiel au matériau BIE est maximum au centre de la cavité et s’annule
sur le matériau et sur les bords de l’antenne. Nous allons voir si cette répartition similaire des
champs entraîne un comportement en rayonnement identique.
III.2.2. Rayonnements associés
Observons les diagrammes de rayonnement obtenus avec les deux antennes BIE
planaire et coaxiale à leur fréquence centrale de fonctionnement (figure III.2).
Les diagrammes de rayonnement obtenus sont similaires dans le plan E. Dans le plan
H, l’antenne planaire est directive alors que l’antenne coaxiale présente un rayonnement
omnidirectionnel.


Antenne BIE
planaire
Antenne BIE
coaxiale

Direction des
fuites
Plan de masse
E
E
E
Ame centrale
métallique
Matériau BIE
Direction des
fuites
Direction des
fuites
dB
dB
0

-5

-10

-15

-20

-25
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

155





Figure III.2 : Diagrammes de rayonnement obtenus avec une antenne BIE planaire et une
antenne BIE coaxiale

Ces diagrammes de rayonnement sont obtenus à la même fréquence que les
cartographies de champ de la figure III.1. C’est donc bien la répartition des champs donnée
figure III.1 que nous chercherons à retrouver lors de l’étude modale. Les dimensions de
l’antenne sur ce mode permettant d’obtenir le rayonnement souhaité pourront alors être
déterminées.
Les observations sur les conditions aux limites dans la cavité vont nous permettre de
définir les paramètres de l’étude modale. Avant cela, une dernière caractéristique reste à
étudier : la polarisation de l’antenne.
III.2.3. Polarisation
L’antenne BIE planaire peut être utilisée pour réaliser de la polarisation horizontale ou
verticale [III.19] (et même circulaire). Pour différencier ces deux cas, seule la polarisation de
la source excitatrice doit être modifiée car l’antenne est carrée (figure III.3).







Figure III.3 : Représentation d’une antenne planaire fonctionnant sur deux polarisations

E
x
E
y
Excitations
Matériau BIE
Cavité
Plan de masse
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
25
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Angle (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
plan H
plan E
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
20
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Angle (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
plan E
plan H

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

156
Le cas de l’antenne BIE coaxiale est différent. En effet, afin de réaliser une
polarisation verticale, le champ E majoritaire doit être parallèle à l’axe du cylindre (figure
III.4). Dans le cas de la polarisation horizontale, le champ E doit être orthoradial.




Figure III.4 : Mise en évidence des directions du champ E dans la cavité coaxiale (vue en
coupe) pour obtenir une polarisation horizontale ou verticale.

Nous allons donc définir deux fonctionnements différents pour cette antenne.
III.3. Paramètres de l’étude modale
Les similitudes entre l’antenne planaire et l’antenne coaxiale vont nous permettre de
définir les paramètres de notre étude modale permettant de dimensionner l’antenne BIE
coaxiale.
III.3.1. Conditions aux limites
Afin de réaliser l’étude analytique de la structure, il nous était nécessaire de
déterminer les conditions aux limites sur les parois de notre « pseudo cavité ».
Nous avons pu constater que, aussi bien dans le cas de l’antenne planaire que dans le
cas de l’antenne coaxiale, le champ E tangentiel s’annule au niveau du matériau BIE. Il s’agit
donc d’une condition de quasi court-circuit électrique (CCE) sur cette interface. Dans notre
étude, la première approximation que nous ferons sera de considérer que cette condition est
parfaite à l’interface entre la cavité et le matériau, ce qui n’est évidemment pas le cas
(présence de fuites).
De même, nous avons pu constater que le champ E tangentiel (composante principale
du champ) s’annule sur les extrémités. L’expérience nous a montré que l’annulation de la
composante principale du champ sur ces parois était toujours vérifiée [III.26].

Pol arisation verticale Polarisati on horizontale
E
E
E E
Ame centrale
Cylindres
diélectriques
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

157
La figure III.5 propose un récapitulatif des conditions aux limites observées dans le
cas de l’antenne planaire et imposées à la structure coaxiale lors de l’étude modale qui va
suivre.




Figure III.5 : Conditions aux limites dans les cas des antennes BIE planaire et coaxiale

Remarque : la condition de quasi CCE observé à l’interface entre la cavité et le matériau BIE
est nécessaire au fonctionnement de la structure et est obtenu en choisissant correctement les
épaisseurs des différentes couches composant le matériau. Dans le cas de l’antenne BIE
planaire, on obtient :
- ≈ λ
0
/2 pour la cavité
- λ
g
/4 pour les matériaux diélectriques
- λ
0
/4 pour les lames d’air
Nous retrouverons par le calcul de valeurs très proches de celles-ci dans le cas de
l’antenne BIE coaxiale.
III.3.2. Modes de fonctionnement
Nous avons pu constater que le champ E dans la cavité coaxiale devait être parallèle à
l’axe pour obtenir une polarisation verticale et orthoradial pour obtenir une polarisation
horizontale.
Cela va entraîner deux types de modes de fonctionnement de la cavité coaxiale
[III.27] :
- les modes du type TM pour lesquels le champ E est parallèle à l’axe. Ces
modes permettront un rayonnement en polarisation verticale
- les modes du type TE pour lesquels le champ H est parallèle à l’axe. Ces
modes permettront un rayonnement en polarisation horizontale.

Condition
de quasi
CCE
Annulation de
la composante
principale du
champ
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

158
Nous allons à présent étudier ces deux familles de modes, déterminer pour chacune les
fréquences de résonance et l’allure des champs dans la cavité en fonction des dimensions de la
structure et avec les conditions aux limites présentées précédemment. Nous calculerons dans
chaque cas, les épaisseurs des cylindres afin d’obtenir la conditions de CCE à l’interface entre
la cavité et le premier cylindre du matériau. Finalement, ces deux études seront validées par
des simulations rigoureuses de l’antenne par la méthode FDTD.
III.4. Structure étudiée
La structure étudiée est présentée figure III.6.
La première approximation que nous allons faire pour notre étude est de considérer
l’interface entre la cavité d’air et le matériau BIE (trait bleu) comme un court circuit
électrique parfait (CCE).







Figure III.6 : Structure de l’antenne BIE coaxiale

Le calcul des différents modes de la cavité va être fait pour les modes TM puis pour
les modes TE.
III.5. Etude des modes TM
Notre étude va consister à calculer les champs dans un guide coaxial métallique infini
puis à borner ce guide pour obtenir une cavité et en étudier les modes.
III.5.1. Calcul des champs dans le guide infini
(a) Structure infinie
La structure étudiée est présentée figure III.7.
âme centrale
métallique
cavité
matériau
BIE
interface entre la cavité et le
matériau BIE
Coupe verticale Vue de côté
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

159




Figure III.7 : Guide coaxial étudié

Le guide est supposé infini et les rayons de l’âme centrale et du premier cylindre
diélectrique sont notés respectivement r et R.
(b) Equation de propagation et expression générale des champs
Dans le cas des modes TM, le champ H
z
parallèle à l’axe du cylindre sera nul.
L’équation de propagation s’écrit alors [III.27] :
0 ) (
2 2
= + ∇ Ez kc t (III.1)
avec :
2 2 2
γ ε + = r ko kc (III.2)
où : k
0
est le vecteur d’onde dans le vide
ε
r
est la permittivité relative du milieu
γ est la constante de propagation
Nous allons travailler en coordonnées cylindriques, l’équation (III.1) s’écrit alors :
0 )
2
2
2
1
) (
1
(
2
= +
Φ
+ Ez kc
δ
δ
ρ
δρ
δ
ρ
δρ
δ
ρ
(III.3)
Les composantes du champ en coordonnées cylindriques sont données par les
équations suivantes [III.27] :
Φ
=
δ
δ
ρ
ε
ρ
z
c
E jw
H k
2
(III.4)
δρ
δ
ε
z
c
E
jw H k − =
Φ
2
(III.5)
z
x
x
y
r
R
CCE
Coupe verticale Vue de côté
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

160
δρ δ
δ
ρ
z
E
E k
z
c
2
2
= (III.6)
Φ
=
Φ
δ δ
δ
z p
E
E k
z
c
2
2
(III.7)
(c) Résolution
La résolution de ce système va être faite par la méthode des variables séparées
permettant de rendre indépendantes les variations suivant ρ, Ф et z. Le champ E
z
s’écrira donc
de la manière suivante :
Ez(ρ, Φ, z)=F(ρ) G (Φ) e
-jβz
(III.8)
La résolution des équations aboutit à une solution de la forme :
E
z
= [AJ
n
(k
c
ρ) +BY
n
(k
c
ρ)] e
+/-jnΦ
e
+/-jβz
(III.9)
avec : A et B des constantes
J
n
fonction de Bessel du n
ième
ordre de première espèce
Y
n
fonction de Bessel du n
ième
ordre de deuxième espèce
ρ valeur du rayon considéré
Ф angle de rotation autour de l’axe
β constante de propagation
La forme générale du champ E
z
étant maintenant connue, les conditions aux limites, à
savoir des conditions de court circuit métallique, peuvent être appliquées pour ρ égal à r et R.
Ces conditions imposent un champ E
z
nul quelque soit Ф et z. Après résolution, on obtient :
( )
( )
( )
( ) R k Y
R k J
r k Y
r k J
A
B
c n
c n
c n
c n
= =

(III.10)
Le champ E
z
s’écrit alors :
)] (
) (
) (
) ( [ ρ ρ
β
kc Yn
kcR Yn
kcR Jn
kc Jn e e E Ez
z j jn
o − =
Φ
(III.11)
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

161
Ce champ se propage suivant l’axe du cylindre. Sa fréquence de coupure est :
n m
r r
p n m
kc
c
fc
, , ,
2 u ε π
= (III.12)
Avec : kc
n,m
solution d’ordre m de l’équation (III.10)
Cette fréquence de coupure est directement liée aux rayons r et R de la structure.

Le champ E
z
étant maintenant connu pour un guide coaxial infini sur les modes TM, il
reste à appliquer des conditions aux limites aux extrémités du guide afin d’obtenir les champs
dans la cavité coaxiale.
III.5.2. Structure finie : cavité
(a) Conditions aux limites
L’étude des antennes BIE planaires nous a montré que la composante principale du
champ s’annule toujours au niveau des bords de la cavité. Ainsi, nous allons appliquer ici ce
principe.
Nous imposerons donc un champ E
z
nul aux extrémités de la cavité, à savoir en z = 0
et z = H, H étant la hauteur de la cavité cylindrique.
(b) Expression des champs dans la cavité
En superposant les champs incidents et réfléchis dans la cavité et en appliquant E
z
nul
aux extrémités, on obtient :
z k Y
R k Y
R k J
k J e jE E
c n
c n
c n
c n
jn
o z
β ρ ρ sin )] (
) (
) (
) ( [ 2 − − =
Φ
(III.13)
H

= β (III.14)
Ce champ E
z
est donc la composante principale du mode TM
m,n,p
où m, n et p sont des
entiers et :
- m est le nombre de variations sur ρ, le minimum étant de 1
- n est le nombre de variations sur Ф
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

162
- p est le nombre de variations sur z
Les expressions des autres composantes du champ sont données ci-après :
)] (
) (
) (
) ( [ sin 2
2
ρ ρ β
ρ
ωε
ρ c n
c n
c n
c n
c
o
k Y
r k Y
r k J
k J z
jn
e
k
E n
j H − ⋅
Φ
= (III.15)
)] ( '
) (
) (
) ( ' [ sin
2
ρ ρ β
ωε
c n
c n
c n
c n
c
o
k Y
r k Y
r k J
k J z
jn
e
k
E
H − ⋅
Φ
− =
Φ
(III.16)
En considérant que J
n
’ et Y
n
’ sont des dérivées premières des fonctions de Bessel J
n
et
Y
n
, on obtient les autres composantes du champ :

)] ( '
) (
) (
) ( ' [ cos
2
ρ ρ β
β
ρ c n
c n
c n
c n
c
k Y
r k Y
r k J
k J z
jn
e
k
Eo j
E − ⋅
Φ
− = (III.17)
)] (
) (
) (
) ( [ cos
2
2
ρ ρ β
ρ
β
c n
c n
c n
c n
c
k Y
r k Y
r k J
k J z
jn
e
k
Eo n
E − ⋅
Φ
=
Φ
(III.18)
(c) Fréquence de résonance
La fréquence de résonance des modes TM
m,n,p
est donnée par :
( )
2
2
, , ,
2
|
.
|

\
|
+ =
H
p
kc
c
fc
n m
r r
p n m
π
u ε π
(III.19)
Tous les calculs nécessaires à la détermination des champs dans la cavité étant faits, il
reste maintenant à analyser les différents modes et à en extraire celui qui nous intéresse afin
d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel.
III.5.3. Analyse des différents modes de la cavité
Les équations et les fréquences de résonance des différents modes étant connues, nous
devons à présent identifier le ou les modes qui nous intéressent. Nous pourrons ainsi
déterminer les dimensions de la cavité adaptées à l’excitation de ce mode.
(a) Détermination du mode de fonctionnement
Afin de déterminer le mode de rayonnement en polarisation verticale, il était
nécessaire de connaître l’allure du champ souhaité dans la cavité. En faisant l’analogie avec
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

163
0
5
10
15
20
25
5 15 25 35 45 55
Rayon R-r de la cavité (mm)
F
r
é
q
u
e
n
c
e

d
e

r
é
s
o
n
a
n
c
e

(
G
h
z
)

mode TM101
mode TM201
mode TM301
lambda/2
lambda
3lambda/2

les champs observés dans la cavité de l’antenne BIE planaire et de l’antenne coaxiale lors des
premières simulations de celle-ci, le champ E
z
vertical devait présenter :
- aucune variation sur la coordonnée Ф afin d’obtenir un rayonnement
omnidirectionnel
- un maximum de champ au centre de la cavité que ce soit en hauteur ou en
largeur
Le mode de fonctionnement qui semble alors être intéressant est celui qui présente :
- une variation suivant ρ
- aucune variation suivant Ф (pour obtenir un champ homogène sur toute la
circonférence donc un rayonnement omnidirectionnel).
- une seule variation suivant z
Il s’agit donc du mode TM
1,0,1
. Nous allons observer la variation de la fréquence de
résonance de ce mode en fonction de la taille de la cavité.
(b)
Cavité et fréquence de résonance du mode TM
0,1,0


Observons (figure III.8) la fréquence de résonance de la cavité sur ce mode en
fonction du rayon R-r de la. Les rayons sont comparés à des multiples de λ
0
/2.
La valeur du rayon r de l’âme centrale est fixée dans un premier temps arbitrairement
à 5 mm et celle de la hauteur à 250 mm.







Figure III.8 : Fréquence de résonance des modes TM
m,0,1
en fonction du rayon R-r de la
cavité
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

164
5.0
5.5
6.0
6.5
7.0
0 5 10 15 20 25 30 35
Rayon r (mm)
F
r
é
q
u
e
n
c
e

d
e

r
é
s
o
n
n
a
n
c
e
(
G
H
z
)

mode TM101
mode TM111

On peut remarquer que le rayon de la cavité R-r (rayon du premier cylindre moins
rayon de l’âme centrale) correspond quasiment parfaitement :
-
à λ
0
/2

pour les modes TM
1,0,1
-
à λ
0
pour les modes TM
2,0,1
-

0
/2 pour les modes TM
3,0,1


On retrouve donc une cavité de dimension caractéristique proche de λ
0
/2, tout
comme l’antenne BIE planaire présente une cavité de hauteur λ
0
/2. Regardons l’influence
des autres paramètres sur le fonctionnement de la cavité.
(c) Influence du rayon de l’âme centrale r
Prenons une cavité de rayon R-r égal à 25 mm, ce qui entraîne une fréquence de
résonance de 5,8 GHz et une hauteur de 250 mm.
La variation du rayon r de l’âme centrale va avoir une légère influence sur la
fréquence de résonance de notre mode (figure III.9) ce qui n’est pas un problème. Par contre,
on peut constater que la fréquence de résonance du mode TM
1,1,1
varie aussi avec ce
paramètre. Ce mode est gênant pour notre application puisqu’il présente une variation sur la
coordonnée Ф. On constate que pour éloigner les deux résonances, il est nécessaire de
choisir un rayon r de l’âme centrale assez faible.








Figure III.9 : Fréquence de résonance des modes TM
1,n,1
en fonction du rayon de l’âme
centrale

Globalement, le rayon de l’âme centrale doit rester inférieur à λ
0
/5 pour conserver un
écart suffisamment important entre les modes TM
101
et TM
1,1,1
.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

165
(d) Influence de la hauteur
Finalement, la dernière famille de modes à étudier est celle des modes TM
1,0,p
. La
fréquence de résonance de ces modes est directement liée à la hauteur de la cavité coaxiale
comme le montre la figure III.10. Le diamètre de la cavité (R-r) est fixé à 25 mm avec
r=5mm.
Ces modes, présentant plusieurs variations sur la coordonnée z, ne permettent pas
d’obtenir un rayonnement satisfaisant. Ils correspondent aux modes supérieurs de l’antenne
BIE planaire présentés précédemment (§ II.2.3). Le rayonnement présente des lobes
secondaires importants pour ces modes de fonctionnement. Il sera donc nécessaire de les
écarter le plus possible de notre mode fondamental TM
1,0,1
. Pour cela, une réduction de la
hauteur sera nécessaire (nous verrons cependant par la suite, que la hauteur de l’antenne a
aussi une très grande influence sur le gain de celle-ci).









Figure III.10 : Evolution de la fréquence de résonance des modes TM
1,0,p
en fonction de la
hauteur de la cavité

Nous avons reporté sur cette figure la fréquence de coupure du guide infini sur le
mode TM
1,0
. En effet, avant la fréquence de résonance du premier mode de la cavité (le
TM
1,0,1
), l’énergie se propage dans le guide sans « voir » les bords. Entre ces deux
fréquences, le champ E présente donc des caractéristiques qui nous intéressent pour le
fonctionnement de notre antenne, c’est à dire une seule variation suivant ρ et aucune
variation suivant Ф. Cette fréquence de coupure est bien sûr indépendante de la hauteur du
guide.
5,5
6,0
6,5
7,0
7,5
8,0
8,5
75 125 175 225 275 325 375
Hauteur (mm)
F
r
é
q
u
e
n
c
e

d
e

r
é
s
o
n
a
n
c
e

(
G
H
z
)

mode TM101
mode TM102
mode TM103
mode TM104
mode TM10

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

166
Encore une fois, une hauteur faible entraînera une bande de fonctionnement plus
importante puisque l’écart entre la fréquence de coupure du guide et la première fréquence de
résonance de la cavité sera plus importante.
(e) Allure des champs dans la cavité
Visualisons à présent les champs dans la cavité pour le mode TM
1,0,1
.
Les composantes H
ρ
et E
Ф
sont nulles pour ce mode et la composante H
Ф
est
extrêmement faible (H
Фmax
< 0.01 E
zmax
).
Les allures des composantes E
z
et E
ρ
sont données figure III.11 pour une cavité de
rayon R-r égal à 25 mm, une hauteur de 250 mm et pour les trois premiers modes TM
1,0,p
.












Figure III.11 : Cartographies des modules des champs à l’intérieur de la cavité

Pour la composante E
z
, on obtient un seul maximum de champ sur la hauteur de la
cavité pour le mode TM
1,0,1
. Les autres modes présentent plusieurs maxima. Nous aurons
l’occasion par la suite de visualiser ces modes en simulation.
Ayant bien identifié et caractérisé les modes TM permettant de créer et donc de
rayonner un champ Ez parallèle à l’axe du cylindre, nous allons nous intéresser à présent aux
dimensionnement des cylindres en épaisseur afin d’obtenir la condition de CCE à l’interface
entre la cavité et le matériau BIE que nous avons imposée au début de cette étude.

Module de la composante E
ρ
Module de la composante E
z
TM
1,0,1
TM
1,0,2
TM
1,0,3
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

167
III.5.4. Epaisseur des cylindres
(a) Structure étudiée
La condition que nous avons imposée est, rappelons-le, une approximation. Afin de
calculer l’épaisseur des cylindres, d’autres approximations sur les conditions aux limites à
obtenir vont être faites comme le montre la figure III.12.
Les approximations de CCM et CCE aux interfaces sont issues de l’observation des
champs dans le cas de l’antenne planaire.








Figure III.12 : Conditions aux limites sur l’ensemble de la structure

On note e
1
l’épaisseur du premier cylindre diélectrique de permittivité ε
r1
et e
2

l’épaisseur du deuxième cylindre diélectrique (qui peut être de l’air) de permittivité ε
r2
. On
procède comme auparavant en imposant les conditions aux limites pour déterminer ces
épaisseurs.
(b) Epaisseur du premier cylindre diélectrique
(i) Calcul de l’épaisseur
On s’intéresse tout d’abord au premier milieu diélectrique. On reprend l’expression
générale du champ E
z
(formule III.9) et on impose les conditions suivantes :
- CCE en ρ=R d’où H
ρ
(R)=0
- CCM en ρ=R+e
1
d’où H
Ф
(R+e
1
) = 0
On obtient alors les deux équations suivantes :

Conditions de CCE
Conditions de CCM
R
e
1
e
2
ε
r1

ε
r2
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

168
A J
n
(k
c
R) +B Y
n
(k
c
R) = 0 (III.20)
A J’
n
(k
c
(R+e
1
)) +BY’
n
(k
c
(R+e
1
)) = 0 (III.21)
La résolution de l’équation (III.22) obtenue avec les deux équations précédentes, nous
donne alors l’épaisseur du cylindre. Celle-ci dépend bien sur du rayon de la cavité (donc de la
fréquence de résonance) mais aussi de la permittivité du matériau diélectrique utilisé (par
l’intermédiaire de k
c
).
( )
( )
( )
( )
0
) (
) (
1 1
1 1
0
0
=
+
+

e R k Y
e R k J
R k Y
R k J
c
c
c
c
(III.22)
(ii) Paramétrage
Nous avons calculé l’épaisseur de ce premier cylindre pour plusieurs rayons de cavité
et pour plusieurs valeurs de la permittivité ε
r1
et nous l’avons exprimé en fonction de λ
g
. Ces
résultats sont rassemblés sur les figures III.13 et III.14.





Figure III.13 : Evolution de e
1
exprimé en λ
g
en fonction du rayon intérieur du premier
cylindre R pour ε
r1
= 9








Figure III.14 : Evolution de e
1
exprimé en λ
g
en fonction de la permittivité du matériau ε
r1

pour R = 30 mm
0,23
0,235
0,24
0,245
0,25
0,255
0,26
15 20 25 30 35 40 45 50
Rayon intérieur du premier cylindre R (mm)
e
1

e
n

l
a
m
b
d
a
g


0,23
0,235
0,24
0,245
0,25
0,255
0,26
5 10 15 20 25 30 35
Permittivité du matériau
e
1

e
n

l
a
m
b
d
a
g
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

169
On constate que l’épaisseur e
1
du premier cylindre est très proche de λ
g
/4. L’écart
entre ces deux grandeurs est plus important pour des rayons R importants et pour des valeurs
de ε
r1
faible.
Globalement, l’épaisseur du premier cylindre diélectrique est comprise entre 0,24 et
0,25 λ
g
, fonction de la fréquence et de la permittivité du matériau.
(c) Epaisseur du deuxième cylindre diélectrique
On impose cette fois-ci les conditions suivantes :
- CCM en ρ=R+e
1
d’où H
Ф
(R+e
1
)=0
- CCE en ρ=R+e
1
+e
2
d’où H
ρ
(R+e
1
+e
2
) = 0
On obtient alors l’équation suivante :
( )
( )
( )
( )
0
) (
) (
) (
) (
1 1
1 1
2 1 0
2 1 0
=
+
+

+ +
+ +
e R k Y
e R k J
e e R k Y
e e R k J
c
c
c
c
(III.23)
On observe le même type de résultats que pour le premier cylindre avec une épaisseur
proche de λ
g
/4. Mais cette fois-ci l’épaisseur e
2
est légèrement supérieure à λ
g
/4, comprise
entre 0,25 et 0,26 λ
g
.
(d) Généralisation
Le calcul des dimensions des épaisseurs suivantes donne le même type de résultat, il
n’est donc pas exposé ici. Cependant, il est à noter que plus on s’écarte de l’axe de symétrie
de la structure, plus l’épaisseur des cylindres se rapproche de λ
g
/4 c’est à dire qu’on se
rapproche du cas planaire. Cela semble logique puisque l’onde arrive sur une surface de plus
en plus « plane » et on retrouve des dimensions « classiques » des résonateurs planaires.
Globalement, on retrouve donc des dimensions caractéristiques similaires à celles
obtenues en planaire avec :
- une cavité en λ
0
/2
- des épaisseurs de cylindre de l’ordre de λ
g
/4
Ces dimensions permettront d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel en
azimut en polarisation verticale autour de la fréquence de résonance f
0
.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

170
Afin de valider cette étude, c’est à dire de vérifier que les approximations déduites du
cas des antennes planaires sont valables, nous allons réaliser une simulation rigoureuse par la
méthode FDTD de l’antenne sur son mode de fonctionnement. Nous observerons l’allure des
champs dans la cavité ainsi que les différentes fréquences de résonances des modes.
III.5.5. Validation de la méthode
(a) Structure étudiée
La structure que nous allons étudier est composée d’un seul cylindre de permittivité
forte (ε
r
=90). Les dimensions de la structure simulée (méthode FDTD) sont les suivantes :
- rayon de l’âme centrale r = 2 mm
- rayon intérieur du cylindre diélectrique R = 27,5 mm
- épaisseur du cylindre e
1
= 1,5 mm
- hauteur de la structure H = 200 mm (celle-ci a été choisie de manière à
écarter suffisamment les modes les uns des autres)
Celles-ci donnent par la méthode de calcul les fréquences de résonances suivantes :
- mode TM
1,0,1
: 5,57 GHz
- mode TM
1,0,2
: 5,72 GHz
- mode TM
1,0,3
: 5,96 GHz
Il est à noter que l’épaisseur théorique des cylindres est égale à 1,4 mm. Cependant,
pour des raisons de maillage FDTD, celle-ci a été simulée avec une valeur de 1,5 mm. De
même, l’âme centrale a été simulée parallélépipédique.
La structure a été excitée à l’aide d’une fil-plaque anneau qui sera présentée au
paragraphe IV. Elle permet d’exciter un champ E
z
autour de l’âme centrale et est de faible
taille ce qui réalise une excitation relativement localisée.
Deux simulations ont été réalisées pour différentes positions de cette sonde. Ces deux
simulations ont pour but de valider la méthode théorique par l’observation des fréquences de
résonance obtenues en simulation ainsi que des répartitions du module du champ E
z
pour les
différents modes.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

171

0
100
200
300
400
500
600
5 5,25 5,5 5,75 6 6,25
Fréquence (GHz)
R
e
(
Z
e
)

(
O
h
m
s
)
1
ier
mode
2
ième
mode
3
ième
mode
Résonance de
l’excitation
modifiée par la
structure BIE
(b) Résultats
(i) Choix de la position de l’excitation
Dans un premier temps, l’excitation n’a pas été placée au centre de la cavité afin
d’exciter tous les modes. En effet, l’allure du champ E
z
est présentée sur la figure III.15 pour
les trois premiers modes.






Figure III.15 : Représentation du champ E
z
vertical dans la cavité coaxiale pour les trois
premiers modes

On constate que le second mode présente un minimum de champ au centre de la
cavité. L’excitation sera donc placée dans un premier temps en dehors des zones de champ
nul pour les trois modes.
Les fréquences de résonances peuvent être observées sur l’impédance d’entrée.
(ii) Impédance d’entrée
L’impédance d’entrée obtenue est présentée figure III.16.






Figure III.16 : Impédance d’entrée d’une structure finie avec une excitation décentrée


TM101 TM102 TM103
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

172
mode TM101 mode TM102 mode TM103
Fréquence de résonance
théorique (GHz)
5,57 5,72 5,96
Fréquence de résonance
simulée (GHz)
5,73 5,89 6,08
erreur (GHz) 0,16 0,17 0,12
La première résonance est celle de l’excitation modifiée par le matériau BIE. En effet,
si on modifie la sonde, seule la fréquence de cette résonance change. On observe ensuite trois
résonances qui comme nous allons le vérifier correspondent aux trois premiers modes de
cavité.
Les fréquences de résonances obtenues en simulation et en théorie pour les trois
premiers modes sont regroupées dans le tableau III.1.




Tableau III.1 : Fréquences de résonance théorique et simulée des trois premiers modes

On constate un décalage fréquentiel de 160 MHz entre les fréquences théorique et
simulée ce qui correspond à environ 3 % d’erreur. Ce décalage peut avoir plusieurs raisons :
- les approximations faites lors du calcul théorique au niveau des conditions
aux limites. Comme nous avons pu le voir, les conditions appliquées sont
vérifiées « au niveau » des interfaces mais pas exactement « sur » les
interfaces.
- les approximations faites lors de la simulation sur l’épaisseur du cylindre
diélectrique. L’âme centrale a d’autre part été simulée parallélépipédique ce
qui modifie légèrement la taille de la cavité.
- le fait que la simulation soit réalisée à l’aide d’une excitation localisée alors
que le calcul ne prend pas en compte l’excitation, c’est un calcul en
oscillations libres.
Cependant, les fréquences obtenues en simulation ne sont pas si éloignées des
fréquences théoriques. Visualisons à présent les champs dans la cavité.
(iii)Champs dans la cavité
Les modules du champ E
z
dans la cavité obtenus à ces trois fréquences de résonance
sont donnés figure III.17.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

173


1
ier
mode 2
nd
mode 3
ième
mode
On retrouve ici les allures des répartitions du module du champ E
z
calculées pour les
trois premiers modes. L’excitation présente sur les cartographies perturbe légèrement les
champs dans la cavité et les variations des champs sur la hauteur sont moins régulières que
sur la figure III.11.






Figure III.17 : Champ E
z
dans la cavité coaxiale aux fréquences de résonance des trois
premiers modes pour une excitation décentrée

Cependant, ces cartographies nous permettent de confirmer que les trois premiers
modes obtenus en simulation correspondent aux modes de cavité calculés théoriquement.
Nous allons à présent placer l’excitation au centre de la cavité.
(iv) Excitation au centre de la cavité
Le fait de placer l’excitation au centre de la cavité va permettre d’imposer un
maximum de champ E
z
là où le deuxième mode impose un zéro. Ainsi on pourra empêcher
l’installation de celui-ci. La figure III.18 confirme ce phénomène avec l’absence du second
mode sur l’impédance d’entrée de l’antenne.









Figure III.18 : Impédance d’entrée d’une structure finie avec une excitation centrée

0
100
200
300
400
500
600
5 5,25 5,5 5,75 6 6,25
Fréquence (GHz)
R
e
(
Z
e
)

(
O
h
m
s
)
1
ier
mode 3
ième
mode
Résonance de
l’excitation
modifiée par la
structure BIE
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

174
Encore une fois, cette observation apporte la confirmation que les modes simulés
correspondent à ceux calculés théoriquement.
(c) Conclusion
Bien que les fréquences obtenues par la méthode rigoureuse FDTD soient différentes
des calculs théoriques en raison des approximations faites en théorie et en simulation, les
allures des champs dans la cavité sont conformes aux répartitions calculées pour les trois
premiers modes. L’écart fréquentiel est bon, on observe simplement un décalage de toutes les
fréquences de la même valeur.
Cette méthode bien que basée sur des approximations aux niveaux des conditions aux
limites de la cavité permet de prévoir de façon correcte le fonctionnement de la cavité.
Bien sûr, la taille de la cavité devra être optimisée par la méthode FDTD pour chaque
antenne en fonction de la fréquence de résonance souhaitée.
Une étude similaire va maintenant être faite dans le cas des modes du type TE afin de
déterminer les conditions de résonances des modes pour l’obtention d’un rayonnement
omnidirectionnel en azimut en polarisation horizontale.
III.6. Etude des modes TE
La structure étudiée est bien sûr la même que pour le cas des modes TM (figure III.7).
Nous allons considérer un guide métallique coaxial infini puis le borner pour obtenir une
cavité. On note R le rayon extérieur du guide et r le rayon du conducteur central.
Comme dans le cas des modes TM, nous calculerons dans un deuxième temps les
épaisseurs des cylindres afin d’obtenir la condition de CCE à l’interface entre la cavité et les
cylindres.
III.6.1. Calcul des champs dans le guide infini
(a) Equation de propagation et expression générale des champs
Le champ E
z
parallèle à l’axe du cylindre est maintenant nul, il est remplacé par le
champ H
z
dans l’équation de propagation [III.27].
0 ) (
2 2
= + ∇ Hz kc t (III.24)
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

175
Les autres composantes du champ s’expriment comme suit :
Φ ∂
∂ −
=
z
c
H j
E k
ρ

ρ
2
(III.25)
ρ



=
Φ
z
c
H
j E k
2
(III.26)
z
H
H k
z
c
∂ ∂

=
ρ
ρ
2
2
(III.27)
z
H
H k
z
c
∂ Φ ∂

=
Φ
2
2
1
ρ
(III.28)
(b) Résolution
La résolution de l’équation de propagation est réalisée par la méthode des variables
séparées et des conditions parfaites de CCE sont appliquée pour ρ égal r et R. (Rappelons que
ces conditions sont des approximations.)
On obtient alors :
( ) ( ) | |
Φ
⋅ ⋅ − − =
jn z j
c n c n z
e e k Y const k J jH H
β
ρ ρ
0
2 (III.29)
avec :
( ) ( )
( ) ( )
( ) ( )
( ) ( ) R k Y
R
n
R k Y k
R k J
R
n
R k J k
r k Y
r
n
r k Y k
r k J
r
n
r k J k
const
c n c n c
c n c n c
c n c n c
c n c n c


=


=
+
+
+
+
1
1
1
1
(III.30)
Ce champ H
z
se propage suivant l’axe du cylindre. La fréquence de coupure de ce
mode est :
n m
r r
p n m
kc
c
fc
, , ,
2 u ε π
= (III.31)
Avec : kc
n,m
solution d’ordre m de l’équation (III.30)
Cette fréquence de coupure est directement liée aux rayons r et R de la structure.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

176
Le champ H
z
guidé étant maintenant connu, nous allons borner la structure afin
d’obtenir une cavité et d’en calculer les modes.
III.6.2. Structure finie : cavité
(a) Conditions aux limites
Comme précédemment, l’étude des antennes planaires ayant permis de constater
l’annulation de la composante principale du champ au niveau des extrémités de la cavité, nous
allons imposer cette même condition au champ H
z
de notre guide.
Le champ H
z
va donc être annulé pour z = 0 et z = H, H étant la hauteur de la cavité
cylindrique.
(b) Résolution
La résolution par variable séparée et à l’aide des conditions aux limites, permet
d’obtenir les relations suivantes :
( ) ( ) | | ( )
Φ
⋅ ⋅ − − =
jn
c n c n z
e z k Y const k J jH H β ρ ρ sin 2
0
(III.32)
avec
H

= β (III.33)
Les autres composantes sont données ci-après, on note J
n
’ et Y
n
’ les dérivées
premières des fonctions de Bessel J
n
et Y
n
:
( ) ( ) | | ( )
Φ
⋅ ⋅ − ⋅ − =
jn
c n c n
c
e z k Y const k J H
k
n
E β ρ ρ
ρ
ωu
ρ
sin 2
0
2
(III.34)
( ) ( ) | | ( )
Φ
Φ
⋅ ⋅ − ⋅ =
jn
c n c n
c
e z k Y const k J H
k
E β ρ ρ
ωu
sin 2
' '
0
2
(III.35)
( ) ( ) | | ( )
Φ
⋅ ⋅ − =
jn
c n c n
c
e z k Y const k J
k
jH
H β ρ ρ
β
ρ
cos
2
' '
2
0
(III.36)
( ) ( ) | | ( )
Φ
Φ
⋅ ⋅ − ⋅

=
jn
c n c n
c
e z k Y const k J H
k
n
H β ρ ρ
ρ
β
cos 2
0
2
(III.37)

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

177
Ces champs sont donc les différentes composantes du mode TE
m,n,p
où :
- m est le nombre de variation sur ρ, le minimum étant de 1
- n est le nombre de variation sur Ф
- p est le nombre de variation sur z
(c) Fréquence de résonance
Les fréquences de résonance de ces modes sont données par :
( )
2
2
, , ,
2
|
.
|

\
|
+ =
H
p
kc
c
fc
n m
r r
p n m
π
u ε π
(III.38)
Etudions ces modes, comme précédemment, pour différentes valeurs de m, n et p.
III.6.3. Analyse des différents modes de la cavité
(a) Détermination du mode de fonctionnement
Comme dans le cas des modes TM, nous avons recherché le mode ne présentant
aucune variation sur la coordonnée Ф et un maximum de champ E
Ф
au centre de la cavité. En
effet, le champ E
Ф
est celui qui sera rayonné en polarisation horizontale.
On peut déjà dire que notre mode ne doit présenter aucune variation sur Ф et un seul
maximum sur la coordonnée z. Il sera donc du type TE
n,0,1
. Il faut cependant vérifier que pour
m = 1 (c’est à dire une variation du champ H
z
sur la coordonnée ρ), le champ E
Ф
présente un
maximum de champ au centre de la cavité.
Pour cela, nous avons tracé les champs H
z
et E
Ф
dans la cavité sur le mode TM
1,0,1
à
l’aide des formules (III.32) et (III.35) déterminées précédemment (figure III.19).





Figure III.19 : Module des champs H
z
et E
Ф
dans la cavité sur le mode TE
1,0,1


dB
dB
Module du champ H
z
Module du champ E
Ф
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

178
Les dimensions de la cavité ont été fixées arbitrairement, nous avons choisi r = 5 mm,
R= 30 mm et H = 250 mm.
Le mode de fonctionnement pour notre application antenne est donc le TE
1,0,1
. Ce
mode doit permettre d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel en polarisation horizontale.
Nous allons à présent observer la fréquence de résonance de ce mode en fonction des
dimensions de la cavité et sa position par rapport aux autres modes.
(b) Cavité et fréquence de fonctionnement
La figure III.20 donne les fréquences de résonance des modes TE
1,n,1
en fonction du
rayon R-r de la cavité pour un rayon r de l’âme centrale fixé à 5 mm.







Figure III.20 : Fréquence de résonance des modes TE
1,n,1
en fonction du rayon R-r de la
cavité pour r = 5 mm

On remarque tout d’abord que la fréquence de résonance du mode TE
1,0,1
(en bleu)
n’est plus obtenue pour λ
0
/2 mais pour une cavité de rayon R-r égal à 0,55 λ
0
(dans le cas
r=5 mm).

D’autre part, on peut constater que le mode qui nous intéresse, le TE
1,0,1
n’est pas le
premier mode dans la cavité. En fonction du rayon extérieur de la cavité, il se trouve en
deuxième ou troisième place.
Sa fréquence de résonance peut être confondue avec celles des autres modes. Ces
autres modes présentent plusieurs variations sur la coordonnée Ф et ne permettront
donc pas l’obtention d’un rayonnement omnidirectionnel.
r = 5 mm
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
5 15 25 35 45 55
Rayon R-r de la cavité (mm)
F
r
é
q
u
e
n
c
e

d
e

r
é
s
o
n
n
c
e

(
G
H
z
)
f101
f111
f121
f131
0,55 lambda

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

179
Nous allons essayer d’isoler le mode qui nous intéresse.
(c) Influence du rayon de l’âme centrale r
La figure III.21 présente les mêmes courbes que précédemment mais pour des valeurs
du rayon de l’âme centrale différentes, à savoir 10 et 15 mm.
On constate donc, qu’il est possible d’éloigner les fréquences de résonance des modes
les unes des autres en augmentant le rayon de l’âme centrale. Le rayon de la cavité sur notre
mode TE
1,0,1
varie légèrement avec le rayon de l’âme centrale. Ainsi, pour des rayons d’âme
centrale de 10 et 15 mm, on obtient respectivement une cavité de 0,54 et 0,53 λ
0
.










Figure III.21 : Fréquence de résonance des modes TE
1,n,1
en fonction du rayon du premier
cylindre pour r = 10 mm et r = 15 mm

Il faut aussi considérer les modes présentant deux variations sur la coordonnée ρ. En
effet, la fréquence de résonance du mode TE
2,1,1
se rapproche beaucoup de la fréquence du
mode qui nous intéresse et ce mode présente aussi une variation suivant la coordonnée Ф
gênante pour l’obtention d’un rayonnement omnidirectionnel.
(d) Influence de la hauteur
Finalement, une dernière famille de modes est à prendre en considération : ceux qui
présentent plusieurs variations sur la coordonnée z. La figure III.22 montre par exemple les
fréquences de résonances des modes TE
1,3,p
qui varient avec la hauteur de la cavité en
comparaison avec la fréquence de résonance de notre mode (en bleu).

r = 10 mm
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
15 20 25 30 35 40 45 50
Rayon R-r de la cavité (mm)
f
r
é
q
u
e
n
c
e

d
e

r
é
s
o
n
a
n
c
e

(
G
H
z
)

f101
f111
f121
f131
0,54 lambda
r = 15 mm
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
5 10 15 20 25 30 35 40 45
Rayon R-r de la cavité (mm)
F
r
é
q
u
e
n
c
e

d
e

r
é
s
o
n
a
n
c
e

(
G
h
z
)
f101
f111
f121
f131
0,53 lambda

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

180








Figure III.22 : Fréquence de résonance des modes TE
1,3,p
en fonction de la hauteur de la
cavité

Encore une fois notre mode se retrouve mêlé aux autres. Cette étude permet de
constater, que contrairement aux modes TM, le mode TE autorisant un rayonnement en
polarisation horizontale, est noyé au milieu des autres modes de la cavité.
Cela rendra difficile la conception d’une antenne BIE coaxiale en polarisation
horizontale.
Cependant, un dimensionnement correct de la cavité (en particulier en jouant sur le
rayon de l’âme centrale) associé à une excitation adaptée, permettant de ne pas exciter les
modes gênants, peuvent conduire à la conception d’une telle antenne.
Nous allons à présent calculer l’épaisseur des cylindres diélectriques dans le cas des
modes du type TE afin d’obtenir la condition de court-circuit électrique à l’interface entre la
cavité et le premier cylindre diélectrique.
III.6.4. Epaisseur des cylindres
(a) Structure étudiée
Comme dans le cas des modes TM, nous allons utiliser d’autres approximations pour
le calcul des épaisseurs des cylindres. Celles-ci sont identiques à celles utilisées dans le cas
précédent (figure III.12) et sont toujours des approximations issues de l’observation de
l’antenne planaire directive.


4
5
6
7
8
9
10
150 200 250 300 350 400
Hauteur H (mm)
F
r
é
q
u
e
n
c
e

d
e

r
é
s
o
n
a
n
c
e

(
G
H
z
)

f131
f133
f135
f138
f101
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

181
Nous allons donc appliquer :
- une condition de CCE à l’interface entre la cavité et le premier cylindre
diélectrique
- une condition de CCM à l’interface entre le premier cylindre diélectrique et
le deuxième
- une condition de CCE à l’interface entre le deuxième cylindre diélectrique
et le troisième…
On note e
1
l’épaisseur du premier cylindre diélectrique de permittivité ε
r1
et e
2

l’épaisseur du deuxième cylindre diélectrique (qui peut être de l’air) de permittivité ε
r2
. On
procède comme auparavant en imposant les conditions aux limites pour déterminer ces
épaisseurs.
(b) Epaisseur du premier cylindre diélectrique
(i) Calcul de l’épaisseur
On s’intéresse tout d’abord au premier milieu diélectrique. On reprend l’expression
générale du champ H
z
:
H
z
= [A J
n
(k
c
ρ) +B Y
n
(k
c
ρ)] e
+/-jnΦ
e
+/-jβz
(III.39)
On impose les conditions suivantes :
- CCE en ρ=R d’où Hρ(R)=0
- CCM en ρ=R+e
1
d’où H
z
(R+e
1
) = 0
On obtient alors les deux équations suivantes :
A J
n
(k
c
(R+e
1
)) +B Y
n
(k
c
(R+e
1
)) = 0 (III.40)
A J’
n
(k
c
R) +BY’
n
(k
c
R) = 0 (III.41)
La résolution de l’équation (III.42) obtenue avec les deux équations précédentes, nous
donne alors l’épaisseur du cylindre. Celle-ci dépend bien sûr du rayon de la cavité (donc de la
fréquence de résonance) mais aussi de la permittivité du matériau diélectrique utilisé par
l’intermédiaire du facteur k
c
.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

182
0,23
0,24
0,25
0,26
0,27
0,28
5 15 25 35
Permittvité du matériau
e
1

e
n

l
a
m
b
d
a
g
0,23
0,24
0,25
0,26
0,27
0,28
15 25 35 45
Rayon intérieur du premier cylindre R (mm)
e
1

e
n

l
a
m
b
d
a
g

( )
( )
( )
( )
0
) (
) (
1 0
1 0
1
1
=
+
+

e R k Y
e R k J
R k Y
R k J
c
c
c
c
(III.42)
(ii) Paramétrage
Nous avons calculé l’épaisseur de ce premier cylindre pour plusieurs rayons de cavité
et pour plusieurs valeurs de la permittivité ε
r1
et nous l’avons exprimé en fonction de λ
g
. Ces
résultats sont rassemblés sur la figure III.23.
On constate que l’épaisseur e
1
du premier cylindre est proche de λ
g
/4, comprise
entre 0,25 et 0,26 λ
g
.
On retrouve donc dans le cas des modes TE, une structure semblable à celle calculée
précédemment pour les modes TM.






Figure III.23 : Evolution de e
1
exprimé en λ
g
en fonction du rayon intérieur du premier
cylindre R pour ε
r1
= 9et en fonction de la permittivité du matériau ε
r1
pour R= 30 mm

(c) Epaisseur du deuxième cylindre
On applique de nouvelles conditions aux limites pour le calcul de l’épaisseur du
deuxième cylindre diélectrique :
- CCM en ρ=R+e
1
d’où Hz(R+e
1
)=0
- CCE en ρ=R+e
1
+e
2
d’où H
ρ
(R+e
1
+e
2
) = 0
D’où :
( )
( )
( )
( )
0
) (
) (
) (
) (
1 0
1 0
2 1 1
2 1 1
=
+
+

+ +
+ +
e R k Y
e R k J
e e R k Y
e e R k J
c
c
c
c
(III.43)
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

183
La résolution de cette dernière équation permet de calculer l’épaisseur e
2
. On obtient
ici encore des valeurs comprises entre 0,24 et 0,25 λ
g
.
(d) Généralisation
Globalement, la condition de CCE à l’interface entre la cavité et le premier cylindre
diélectrique est obtenue pour des épaisseurs des cylindres comprises entre 0,24 et 0,26 λ
g
.
Ces épaisseurs sont à calculer précisément pour chaque matériau et chaque fréquence
de résonance. Cependant, ces valeurs ont été déterminées tout comme la taille de la cavité à
partir d’approximations issues de l’antenne planaire.
Afin de valider ces résultats, nous allons à présent simuler de manière rigoureuse
(FDTD) une antenne BIE coaxiale fonctionnant sur un mode TE.
III.6.5. Validation de la méthode
(a) Introduction
La validation de la méthode n’a pas pu être faite sur le mode TE
1,0,1
. En effet, ce mode
étant mêlé aux autres modes de la cavité, son observation nécessite de posséder une sonde
d’excitation adaptée c’est à dire capable d’exciter le champ H
z
de façon omnidirectionnelle
autour de l’âme centrale.
N’ayant pas à disposition une telle sonde, nous avons choisi d’observer deux modes de
cavité présentant plusieurs variations sur la coordonnée Ф car ces modes sont facilement
reconnaissables.
Les fréquences de résonance des modes TE
1,1,1
et TE
1,2 ,1
vont donc être déterminées
théoriquement ainsi que l’allure du module du champ Hz pour une structure particulière. Une
simulation par la méthode FDTD permettra par la suite de retrouver les résultats théoriques.
(b) Structure étudiée
Les dimensions de la structure sont les suivantes :
- rayon de l’âme centrale r = 5 mm
- rayon intérieur du premier cylindre R = 35 mm.
- hauteur de la structure H = 250 mm
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

184
La structure simulée par la méthode FDTD est composée d’un seul cylindre
diélectrique de permittivité 90.
Afin de réaliser la condition de court-circuit électrique à l’interface entre la cavité et le
matériau, des valeurs particulières de l’épaisseur e
1
doivent être choisies. Celles-ci sont
différentes sur les modes TE
1,1,1
et TE
1,2,1
. Dans les deux cas, l’épaisseur du matériau doit être
proche de λ
g
/4 mais les deux modes ne présentant pas des fréquences de résonance identiques,
les épaisseurs sont différentes.
(c) Résultats théoriques
Les fréquences de résonances théoriques de ces deux modes sont les suivantes :
- 2,47 GHz pour le mode TE
1,1,1

-
4,2 GHz pour le mode TE
1,2,1


Nous avons tracé pour les deux modes, l’allure du module du champ H
z
dans la cavité
(figure III.24).





Figure III.24 : Cartographies des modules des champs H
z
dans la cavité sur les modes TE
1,1,1

et TE
1,2,1


Dans les deux cas, le champ Hz est maximum sur les extrémités de la cavité (ρ = R) et
présente une décroissance en direction de l’âme centrale. On remarquera que le niveau de
champ sur l’âme centrale est d’environ -10 dB pour le mode TE
1,1,1
et de -20 dB pour le
second mode.
La différence essentielle reste le nombre de variation sur la coordonnée Ф :
- deux pour le mode TE
1,1,1

-
quatre pour le mode TE
1,2,1

Mode TE
1,1,1
2,47 GHz
Mode TE
1,2,1
4,2 GHz

dB
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

185


Fréquence = 2,47 GHz Fréquence = 4,2 GHz
dB

Une simulation d’une structure BIE coaxiale va maintenant être présentée afin de
retrouver ces résultats.
(d) Résultats de simulation
La structure simulée dans le cas du mode TE
1,1,1
présente une épaisseur e
1
de son
cylindre diélectrique égale à 3,2 mm. Une cartographie du champ H
z
dans la cavité a été
relevée à 2,47 GHz.
La seconde structure a une épaisseur e
1
égale à 1,88 mm et le champ a été observé à
4,2 GHz, fréquence de résonance théorique du mode TE
1,2,1
.
Dans les deux cas, l’alimentation est réalisée par des dipôles élémentaires placés dans
la cavité perpendiculairement à l’âme centrale.
Observons les résultats obtenus en terme de champ dans la cavité dans un plan
perpendiculaire à l’âme centrale (figure III.25).





Figure III.25 : Cartographies du module du champ H
z
dans un plan perpendiculaire à l’âme
centrale obtenues par simulation FDTD

On peut retrouver sur ces cartographies :
- deux variations du champ sur la coordonnée Ф à 2,47 GHz et quatre
variations à 4,2 GHz
- un niveau de champ moins important au bord de l’âme centrale à 4,2 GHz
qu’à 2,47 GHz
On retrouve donc bien par la simulation FDTD, les modes TE
1,1,1
et TE
1,2,1
calculés
théoriquement.
L’observation des champs nous permet de valider les calculs théoriques.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

186
III.7. Possibilités offertes
Cette étude modale nous a permis de mettre en évidence les différents modes de la
cavité, les champs associés ainsi que les fréquences de résonance de ces modes. Nous avons
pu identifier deux modes de fonctionnement particulièrement intéressants :
- le mode TM
1,0,1
, permettant de créer un champ E
z
parallèle à l’axe du
cylindre, et donc de rayonner une polarisation verticale.
- le mode TE
1,0,1
, permettant de créer un champs H
z
parallèle à l’axe du
cylindre mais surtout un champ E
Ф
, ce dernier pouvant être rayonné en
polarisation horizontale.
Dans les deux cas, le rayon de la cavité R-r est proche de λ
0
/2. Des variations de cette
valeur peuvent être entraînées par la modification de la hauteur de l’antenne ou encore du
rayon de l’âme centrale r. Les deux modes peuvent alors avoir des fréquences de résonances
différentes pour des dimensions identiques.
Malgré cette différence, l’antenne BIE coaxiale offre la possibilité de travailler en
double polarisation (à la même fréquence ou à deux fréquences distinctes) et même en
polarisation circulaire.
En effet, un matériau BIE 2D (sous forme de tige par exemple) est transparent pour
une polarisation [III.19].On peut donc dans ces conditions, imaginer une antenne constituée :
- d’une cavité délimitée par des tiges (métalliques ou diélectriques) afin de
rayonner une polarisation verticale à la fréquence f
1

- d’une deuxième cavité concentrique mais de taille différente, délimitée par
des anneaux (diélectriques ou métalliques) permettant de rayonner une
polarisation horizontale à une fréquence f
2

Les dimensions peuvent être choisies de manière à obtenir f
1
=f
2
et un choix judicieux
de deux excitations en quadrature de phase permettra de rayonner une polarisation circulaire.
Dans ce manuscrit, seule l’antenne BIE coaxiale en polarisation verticale sera
présentée. Cependant, l’étude modale a permis de mettre en évidence la faisabilité d’antenne
BIE coaxiale à polarisation horizontale et même circulaire.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

187
Cette étude modale, bien que basée sur des approximations issues de l’observation de
l’antenne planaire, a pu être validée par des simulations rigoureuses et nous a permis de
dimensionner la structure.
Avant de s’intéresser aux propriétés et aux performances de ce type d’antenne, la
question importante de l’excitation doit être étudiée.

















Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

188
IV. ALIMENTATION DE L’ANTENNE BIE COAXIALE
IV.1. Présentation du problème
Le problème de l’alimentation de l’antenne BIE coaxiale est de ne pas exciter le mode
guidé, c’est à dire le mode TEM, mode fondamental qui ne présente aucune fréquence de
coupure.
Ce mode présente un champ E radial E
ρ
et un champ H orthoradial H
Ф
[III.27]. Le
mode de fonctionnement qui nous intéresse ici, le TM
1,0,1
présente comme nous l’avons vu
auparavant une composante E
z
, une composante E
ρ
mais aussi, bien qu’elle soit très faible,
une composante H
Ф
(figure IV.1).





Figure IV.1 : Représentation des champs dans la cavité coaxiale

Afin de n’exciter que le mode TM, la seule possibilité est de générer un champ E
z

dans la cavité. Pour cela, il faut créer une source équivalente à un dipôle électrique
élémentaire vertical. Il existe plusieurs types de sonde capables de remplir cet objectif : le
dipôle classique, la fil-plaque ou encore comme nous allons le voir les dipôles imprimés.
Les cas du patch imprimé sur l’âme centrale ou des fentes dans l’âme centrale ne peuvent pas
être envisagés puisque ces deux types de sources sont équivalents à un dipôle magnétique et
génèrent donc un champ H
Ф
dans la cavité.
Il est aussi nécessaire d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel dans la cavité, c’est
à dire un rayonnement omnidirectionnel autour de l’âme centrale. Pour cela, les sondes
précédemment citées doivent être adaptées à la géométrie de l’antenne BIE coaxiale.

E
ρ
E
ρ
E
ρ
E
ρ
H
Ф
H
Ф
H
Ф
H
Ф
E
z
E
z

mode TEM

mode TM
1,0,1
Ame centrale
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

189
IV.2. Dipôle en λ
0
/2
IV.2.1. Rayonnement d’un dipôle
L’excitation la plus simple que l’on puisse placer à l’intérieur de la cavité est un
dipôle classique de longueur λ
0
/2. Le champ rayonné par le dipôle fonctionnant sur son mode
fondamental est à polarisation rectiligne verticale. Le diagramme de rayonnement est
maximum à l’horizon et à symétrie de révolution (figure IV.2).
Le principal problème réside dans la présence de l’âme centrale qui ne permet pas
d’obtenir une répartition omnidirectionnelle du champ autour de celle-ci (figure IV.2).







Figure IV.2 : Comparaison d’exemples de diagramme de rayonnement obtenus avec un
dipôle seul et un dipôle placé à coté d’une âme centrale métallique

IV.2.2. Résolution du problème de l’âme centrale
Afin de résoudre ce problème, l’idée a été de placer plusieurs dipôles autour de l’âme
centrale afin de se rapprocher de l’omnidirectionnalité recherchée.
La figure IV.3 présente le diagramme de rayonnement obtenu avec deux dipôles
placés de part à d’autre d’une âme centrale métallique de 10 mm de côté. On peut constater
que les diagrammes dans le plan vertical correspondent tout à fait à ceux obtenus avec un seul
dipôle et dans le plan azimutal l’ondulation est de l’ordre de 2,5 dB. Une petite optimisation
de la distance entre les dipôles et l’âme centrale a été nécessaire afin d’obtenir cette valeur
d’ondulation. La distance obtenue est de l’ordre de λ
0
/15.

dipôle seul
dipôle à côté de l’âme centrale
Plan vertical Plan azimutal
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

190






Figure IV.3 : Exemple de diagrammes de rayonnement de deux dipôles disposés de part et
d’autre de l’âme centrale

La variation de la directivité dans le plan azimutal peut sembler importante mais,
comme nous le verrons par la suite, l’installation du mode dans la cavité permet de lisser la
directivité obtenue en azimut.
Dans un souci de réalisation, les dipôles simples ont été remplacés par des dipôles
imprimés.
IV.2.3. Utilisation de dipôles imprimés
(a) Design et propriétés
Les dipôles imprimés [III.28] [III.29] sont constitués de deux éléments métalliques
imprimés sur les deux faces opposées d’un substrat (figure IV.4).





Figure IV.4 : Représentation d’un dipôle imprimé

Leur fréquence de résonance varie comme pour les dipôles classiques en fonction de la
longueur des éléments imprimés, et la polarisation obtenue est linéaire et verticale. La
variation du gain en azimut est légèrement plus importante qu’avec un dipôle classique. Ils
ont pour avantage d’être plus aisés à adapter et à réaliser.

Surfaces métallisées
Substrat diélectrique
Fil d’alimentation

Plan vertical
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
6 GHz
6,5 GHz
7 GHz
Plan azimutal
1
1,5
2
2,5
3
3,5
4
4,5
5
5,5
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
6 GHz
6,5 GHz
7 GHz
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

191
Un paramétrage de la fréquence de résonance des dipôles imprimés en fonction des
dimensions de ceux-ci est proposé en annexe 10 [III.28].
(b) Utilisation pour l’excitation de l’antenne BIE coaxiale
Au niveau des résultats autour de l’âme centrale, ils sont très proches de ceux obtenus
avec des dipôles classiques (figures IV.5 et IV.6)





Figure IV.5 : Représentation de deux dipôles imprimés de chaque côté de l’âme centrale









Figure IV.6 : Exemple de diagrammes de rayonnement de deux dipôles imprimés disposés de
part et d’autre de l’âme centrale

On retrouve des performances similaires malgré quelques ondulations sur le lobe
principal dans le plan vertical et une variation de directivité un peu plus élevée qu’avec des
dipôles normaux (3 dB au maximum) dans le plan azimutal. La directivité maximum est aussi
un peu plus faible.
Par la suite, cette excitation sera souvent utilisée pour exciter la structure complète de
l’antenne. Cependant, une autre sonde, composée d’une fil plaque, a été étudiée afin d’obtenir
une meilleure omnidirectionnalité.

Âme centrale
métallique
Dipôles imprimés
Plan vertical
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5 GHz
5,5 GHz
6 GHz
Plan azimutal
0
1
2
3
4
5
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5 GHz
5,5 GHz
6 GHz

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

192
IV.3. Fil-plaque anneau
IV.3.1. Design et propriétés
Les fil-plaques sont constituées d’un plan de masse et d’un élément rayonnant de
forme quelconque imprimés sur un substrat diélectrique. Ces deux éléments sont reliés par un
fil d’alimentation et un fil de retour à la masse [III.30] (figure IV.7).



Figure IV.7 : Représentation d’une fil-plaque sur un substrat d’air

Les positions des fils de masse et d’alimentation, la forme des éléments métalliques
ainsi que la hauteur du substrat (en air sur la figure) permettent de définir la fréquence de
résonance ainsi que le facteur de qualité de la résonance [III.31].
Le rayonnement est similaire à celui obtenu avec un dipôle mais avec un
encombrement beaucoup plus faible, de l’ordre de λ
0
/10. Nous avons cependant retrouvé le
même problème lié à la présence de l’âme centrale.
IV.3.2. Adaptation de la structure à la présence de l’âme centrale
La structure de la fil-plaque a été modifiée afin d’avoir la possibilité de passer l’âme
centrale au centre de celle-ci : les éléments rayonnants ont été pris en forme d’anneau et nous
avons placé quatre fils de retour à la masse sur le pourtour de la structure (figure IV.8).




Figure IV.8 : Représentation d’une fil-plaque anneau

Les diagrammes de rayonnement de cette excitation dans le plan vertical avec et sans
la présence de l’âme centrale sont présentés figure IV.9. On constate que l’âme centrale

Eléments
métalliques
Fil d’alimentation
Fil de masse

Eléments
métalliques
Fils de masse
Fil d’alimentation
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

193
-20
-15
-10
-5
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
Avec âme centrale
Sans âme centrale

entraîne la présence d’ondulations dans le lobe principal. Dans le plan azimutal, on obtient un
diagramme extrêmement propre avec moins de 1 dB d’ondulation.





Figure IV.9 : Exemple de diagrammes de rayonnement dans le plan vertical de la fil-plaque
anneau avec et sans âme centrale

Pour exciter la structure BIE coaxiale, nous devions faire un choix entre les dipôles et
la fil-plaque anneau.
IV.4. Comparaison des deux excitations
En considérant l’omnidirectionnalité, cette dernière excitation semblait préférable à la
solution utilisant deux dipôles imprimés. Mais la comparaison des diagrammes des dipôles et
de la fil plaque anneau avec âme centrale dans le plan vertical nous montre que le lobe
principal obtenu avec la fil plaque est plus large que celui obtenu avec les dipôles (figure
IV.10).
Nous nous sommes rendu compte au cours de l’étude qu’un niveau de directivité de la
source plus important pour des angles autour de 30 et 150° entraînent des lobes secondaires
plus importants dans le rayonnement de l’antenne BIE.







Figure IV.10 : Comparaison du rayonnement dans le plan vertical obtenu avec une fil-plaque
anneau et deux dipôles imprimés
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
Fil-plaque anneau
Dipôles imprimés

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

194
Les deux antennes présentées ici ont donc chacune leur inconvénient :
- la variation de 3 dB de l’omnidirectionnalité pour les dipôles
- la largeur du lobe dans le plan vertical pour la fil-plaque anneau
Après un certain nombre de simulations de l’antenne BIE coaxiale excitée avec ces
deux sources, il s’est avéré que l’omnidirectionnalité était peu dégradée avec les dipôles alors
que les lobes secondaires étaient réellement plus élevés avec la fil-plaque anneau [III.32].
Par la suite, nous allons donc utilisé deux dipôles (imprimés ou non) afin d’exciter
l’antenne BIE coaxiale.
Les dimensions de la structure BIE ainsi que la technique d’alimentation de celle-ci
étant connues, nous allons nous intéresser aux propriétés et aux caractéristiques de cette
nouvelle antenne en termes d’impédance d’entrée, de modes de fonctionnement et de
rayonnement.










Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

195
V. PROPRIETES ET PERFORMANCES DE L’ANTENNE BIE
COAXIALE
Afin d’étudier toutes les caractéristiques de cette antenne, nous nous sommes tout
d’abord intéressés à la structure infinie pour s’affranchir de la présence des extrémités et donc
de l’influence de la hauteur et des modes secondaires.
V.1. Etude de la structure infinie
V.1.1. Structure étudiée
La structure étudiée est donc un guide coaxial infini composé d’une âme centrale
métallique et de plusieurs cylindres diélectriques de permittivités différentes.
Par souci de simplicité, nous avons toujours par la suite considéré des
structures composées de cylindres diélectriques de permittivité ε
r
séparés par des cylindres
d’air (figure V.1).





Figure V.1 : Type de structure étudie

La structure a été dimensionnée comme expliqué au paragraphe III pour que la
fréquence de coupure du mode de guide soit égale à 5,68 GHz. Le rayon de la cavité R est
alors égal à 25,5 mm.
Afin de simuler une structure infinie, les extrémités du guide sont placées dans les
couches absorbantes ou PML (annexe 2), la structure étant étudiée à l’aide de la méthode
FDTD. On obtient ainsi une bonne approximation de la structure infinie.
L’âme centrale a été simulée rectangulaire pour simplifier le maillage de la structure,
cela ayant peu d’influence sur son fonctionnement.

R
e
1
e
2
ε
r1
e
1
Dipôles
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

196
V.1.2. Impédance d’entrée et champ E
z
dans le guide coaxial
infini
Nous avons observé dans un premier temps l’impédance d’entrée de cette structure
infinie (figure V.2) composée d’un seul cylindre de matériau diélectrique (ε
r
= 50). La
résonance que l’on voit ici est celle de l’excitation modifiée par le matériau BIE. Il n’y a pas
de résonance des modes de la cavité puisqu’on s’intéresse ici à un guide infini.






Figure V.2 : Impédance d’entrée de la structure
Le module du champ E
z
(parallèle à l’axe du cylindre) dans le guide est donné figure
V.3 pour différentes fréquences.










Figure V.3 : Module du champ E parallèle à l’axe du cylindre

dB
CCE
-2500
-1500
-500
500
1500
2500
3500
4500
4,5 4,75 5 5,25 5,5 5,75 6 6,25 6,5
Fréquence (GHz)
O
h
m
s
Re(Ze)
Im(Ze)

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

197
On voit qu’à 5,7 GHz, le champ E
z
est encore concentré au centre de la structure au
niveau de l’excitation. Puis lorsqu’on monte en fréquence, celui-ci se propage dans le guide.
(Rappelons que 5,7 GHz est la fréquence de coupure du mode étudié.)
On peut constater qu’il n’y a pas de variation sur la circonférence et on retrouve les
conditions de court-circuit électrique à l’interface entre la cavité d’air et le premier cylindre
diélectrique.
Le champ dans le guide satisfait donc les conditions, déterminées lors de l’étude des
antenne planaires, permettant d’obtenir à priori le rayonnement souhaité.
V.1.3. Etude en rayonnement de la structure infinie
Les diagrammes de rayonnement en fonction de la fréquence dans un plan parallèle à
l’axe du cylindre sont donnés figure V.4. On considère toujours une structure composée d’un
seul cylindre diélectrique de forte permittivité.





Figure V.4 : Diagramme de rayonnement de la structure infinie dans un plan parallèle à
l’axe du cylindre (ε
r
=50)

La directivité augmente progressivement avec la fréquence jusqu’à l’apparition à 6
GHz de deux lobes dépointés. La directivité dans l’axe est alors décroissante. On peut
observer que les diagrammes présentent des lobes secondaires très bas, inférieurs à -20 dBc.
La variation de directivité dans le plan azimutal est faible, inférieure à 1 dB (figure
V.5), malgré l’excitation par les dipôles plans.
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5.9 GHz
6 GHz
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5.7 GHz
5.8 GHz

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

198
2
3
4
5
6
7
8
9
10
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5,7 GHz
5,8 GHz
5,9 GHz
6 GHz

On obtient donc bien une antenne omnidirectionnelle présentant moins de 1 dB de
variation dans le plan azimutal et un faisceau étroit avec des lobes secondaires très faible dans
le plan vertical.






Figure V.5 : Diagrammes de rayonnement dans un plan perpendiculaire à l’axe du cylindre

V.1.4. Directivité de l’antenne
Nous avons observé la variation de la directivité en fonction de la fréquence pour
plusieurs valeurs de permittivité du cylindre diélectrique (figure V.6).






Figure V.6 : Directivité en fonction de la fréquence pour différentes valeurs de la permittivité
diélectrique du cylindre

La directivité maximum augmente avec la permittivité diélectrique du cylindre. Ainsi,
pour des permittivités diélectriques supérieure à 70, les directivités obtenues sont supérieures
à 10 dB. Malheureusement, comme pour toute antenne, une augmentation de la directivité
entraîne une diminution de la bande passante en rayonnement. Ainsi pour une directivité de
10 dB, la bande passante est égale à 4,3 % alors qu’elle est égale à plus de 8 % pour une
directivité de 8 dB.
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
5,2 5,3 5,4 5,5 5,6 5,7 5,8 5,9 6 6,1
Fréquence (GHz)
D
i
e
r
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
εr = 10
εr = 20
εr = 30
εr = 50
εr = 70
εr = 115

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

199
0
2
4
6
8
10
12
5,2 5,3 5,4 5,5 5,6 5,7 5,8 5,9 6
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
un cylindre de permittivité 10
deux cylindres de permittivité 10

L’obtention de directivités importantes (de l’ordre de 10 dB) nécessite d’avoir recours
à de fortes permittivités, ce qui est difficile dans la pratique.
Une autre solution peut être d’augmenter le nombre d’épaisseurs du matériau BIE
c’est à dire le nombre de cylindres diélectriques.
V.1.5. Structure infinie à plusieurs cylindres
Ce type de structure est plus difficile à simuler correctement avec la méthode FDTD.
En effet, comme nous l’avons vu lors de l’étude théorique, l’épaisseur du premier cylindre
diélectrique est comprise entre 0,24 et 0,25 λ
g
alors que l’épaisseur du cylindre suivant est
quasiment égale à 0,25 λ
g
. Par exemple, pour une permittivité du matériau égale à 6,5,
l’épaisseur du premier cylindre est de 4,86 mm et celle du deuxième 5 mm. Afin de faire la
différence entre ces deux épaisseurs, il serait nécessaire de prendre une taille de maille
extrêmement fine pour la simulation FDTD, augmentant considérablement les temps et
volume de calcul. Cela ne pouvant être fait, nous avons choisi de prendre 0,25 λ
g
d’épaisseur
pour les deux cylindres. Bien sûr, cela a une influence sur le fonctionnement de la structure,
comme nous allons le constater.
Nous avons pu vérifier dans un premier temps l’augmentation de la directivité et la
diminution de la bande passante lorsqu’on augmente le nombre de cylindres (figure V.7).





Figure V.7 : Comparaison des directivités obtenues avec un et deux cylindres de permittivité
diélectrique ε
r
= 10

Nous avons souhaité comparer les performances obtenues avec des structures
composées de :
- un seul cylindre de forte permittivité
- deux cylindres de faible permittivité
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

200

4
g
λ
4
0
λ
Défaut
en λ
0

-15
-12
-9
-6
-3
0
Fréquence
dB
F
0

∆f
V.1.6. Comparaison des structures à un et deux cylindres
(a) Méthode de comparaison
Afin d’effectuer une comparaison entre des structures composées de un et plusieurs
cylindres, nous nous sommes basés sur le coefficient de qualité du matériau BIE utilisé. Ce
coefficient de qualité Q est défini par le calcul du coefficient de transmission de la structure
planaire infinie, en incidence normale (figure V.8).






Figure V.8 : Coefficient de transmission de la structure planaire à défaut

Le coefficient de qualité est alors donné par :
f
F
Q

=
0
(V.1)
Avec F
0
: Fréquence du pic de transmission
∆f : Bande passante à - 3 dB
(b) Résultats en terme de directivité
Nous avons donc comparé deux structures présentant le même coefficient de qualité
en planaire (figure V.9) :
- un cylindre de permittivité ε
r
= 115
- deux cylindres de permittivité ε
r
= 10
On constate que la directivité maximum est la même pour les deux structures. Les
écarts entre les deux courbes peuvent venir des problèmes de simulation et de maillage
évoqués précédemment. Cependant la bande passante semble légèrement plus faible avec la
structure composée de deux cylindres.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

201
0
2
4
6
8
10
12
5,2 5,3 5,4 5,5 5,6 5,7 5,8 5,9 6
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
un cylindre de permittivité 115
deux cylindres de permittivité 10

-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
un cylindre de permittivité 115
deux cylindres de permittivité 10







Figure V.9 : Comparaison des directivités obtenues avec deux structures présentant le même
coefficient de qualité Q

(c) Niveaux des lobes secondaires
La figure V.10 permet de comparer les diagrammes de rayonnement obtenus avec
les deux structures dans le plan vertical.





Figure V.10 : Diagrammes de rayonnement obtenus avec deux structures présentant le même
coefficient de qualité Q

On constate que les lobes secondaires sont plus élevés avec une structure composée de
deux cylindres.
(d) Conclusion
En conclusion, les structures composées de plusieurs cylindres diélectriques
permettent de retrouver des directivités identiques aux structures à un seul cylindre de
permittivité forte. Cependant, la bande passante en rayonnement est légèrement plus faible et
les lobes secondaires plus élevés bien que restant très acceptables. Malgré ces inconvénients,
ces structures à plusieurs cylindres seront les seules qui pourront être utilisées dans la
pratique pour obtenir des directivités élevées.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

202
Il est temps à présent d’envisager une structure finie. Nous allons pouvoir observer
l’influence de la hauteur de l’antenne.
V.2. Etude de la structure finie
L’antenne est composée comme précédemment de plusieurs cylindres diélectriques
espacés par des cylindres d’air. Nous noterons sa hauteur H.
L’étude de l’impédance d’entrée et des champs dans la cavité ayant été faite au
paragraphe III afin de valider l’étude modale, nous nous intéresserons ici uniquement à
l’étude en rayonnement.
V.2.1. Etude en rayonnement
Cette étude a été réalisée en fonction de la hauteur de la structure. En effet, la
directivité des antennes BIE coaxiales est certes directement reliée au matériau utilisé, mais
aussi à la hauteur de l’antenne comme nous allons le voir à présent.
(a) Hauteur et directivité
La figure V.11 donne l’évolution de la directivité en fonction de la hauteur de
l’antenne et de la permittivité du matériau, l’antenne étudiée dans ce cas étant composée d’un
seul cylindre diélectrique.






Figure V.11 : Evolution de la directivité en fonction de la hauteur (en multiple de λ
0
) pour
différentes valeurs de permittivité

On constate que chaque permittivité propose une directivité maximum
potentielle qui peut être atteinte si la hauteur de l’antenne est suffisante. Ce phénomène
va être expliqué grâce à la théorie des ouvertures rayonnantes.
7
7,5
8
8,5
9
9,5
10
10,5
3 4 5 6 7 8
hauteur (lambda)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
eps = 70
eps = 50
eps = 30

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

203
(b) Calcul de la directivité en fonction de l’ouverture rayonnante
La hauteur détermine la surface rayonnante de l’antenne et donc sa directivité selon le
processus suivant.
La gain d’une antenne directive est donnée par :
2
0
4
λ
π Se
G
dir

= (IV.1)
Avec : G
dir
= gain de l’antenne directive
S
e
= surface effective (surface de l’ouverture rayonnante) = 2*π*R*H
A l’aide de la formule empirique (IV.2), donnant le rapport entre le gain et les
ouvertures à -3 dB dans les deux plans principaux d’une antenne, on peut convertir le gain de
l’antenne directive G
dir
en gain d’une antenne omnidirectionnelle G
omni
.
azimut site
G
θ θ
36000
max
= (IV.2)
On obtient alors :
36000
4 100
36000
100
0
e dir
omni
S G
G

⋅ = ⋅ =
π
λ
(IV.3)
La comparaison des gains simulés et calculés par cette méthode, donnée figure V.12,
nous confirme bien ce phénomène.




Figure V.12 : Comparaison des gains simulé et calculé en fonction de la hauteur de l’antenne

L’antenne se comporte comme une ouverture rayonnante. Sa surface (et donc sa
hauteur) doit être suffisante pour obtenir un gain élevé.
4
5
6
7
8
9
10
11
2 3 4 5 6 7 8
Hauteur (mm)
G
a
i
n
(

d
B
)
Gain calculé
Gain simulé

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

204
Observons les diagrammes de rayonnement obtenus avec cette antenne.
(c) Diagrammes de rayonnement
L’allure des diagrammes de rayonnement obtenus avec deux structures composées
d’un cylindre de permittivité ε
r
=50 et de hauteur 5 et 6 λ
0
est donnée figure V.13.

















Figure V.13: Diagrammes de rayonnement obtenus avec deux structures composées d’un
cylindre de permittivité 90 et de hauteur 5 et 6 λ
0


On constate, comme dans le cas de la structure infinie, une augmentation progressive
du gain en début de bande et une poussée des lobes secondaires ensuite. L’omnidirectionnalité
dans le plan azimutal est très bonne puisque l’ondulation reste inférieure à 0,5 dB.
5,35 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
hauteur = 6 lambda0
hauteur = 5 lambda0
5,4 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
hauteur = 6 lambda0
hauteur = 5 lambda0
5,35 GHz
6
6,5
7
7,5
8
8,5
9
9,5
10
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
hauteur = 6 lambda0
hauteur = 5 lambda0
5,4 GHz
6
6,5
7
7,5
8
8,5
9
9,5
10
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
hauteur = 6 lambda0
hauteur = 5 lambda0


5,3 GHz
6
6,5
7
7,5
8
8,5
9
9,5
10
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
hauteur = 6 lambda0
hauteur = 5 lambda 0
5,3 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
hauteur = 6 lambda0
hauteur = 5 lambda 0
Plan vertical Plan azimutal
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

205

0
200
400
600
800
1000
1200
1400
5 5,25 5,5 5,75 6
Fréquence (GHz)
R
e
(
Z
e
)

(
O
h
m
s
)
hauteur = 6 lambda0
hauteur = 5 lambda0
1
ier
mode
3
ième
mode
Les lobes secondaires augmentent plus ou moins vite selon la hauteur de la
structure. En effet, on constate que les lobes secondaires de la structure la plus haute (6 λ
0
)
augmentent plus rapidement et le gain dans l’axe diminue de ce fait à partir de 5,4 GHz
contrairement à la seconde structure. Cela s’explique par l’observation de l’impédance
d’entrée des deux antennes.
(d) Comparaison des impédances d’entrée
L’impédance d’entrée des deux structures de hauteur 5 et 6 λ
0
est présentée figure
V.14.






Figure V.14 : Comparaison des impédances d’entrée obtenues avec deux structures
composées d’un cylindre de permittivité 90 et de hauteur 5 et 6 λ
0


La fréquence de résonance du 3
ième
mode est plus faible pour une structure plus haute.
Ainsi les lobes secondaires étant reliés au troisième mode de l’antenne, on constate une
apparition de ceux-ci plus rapide pour une structure plus haute.
(e) Bande en rayonnement
L’augmentation des lobes secondaires a pour conséquence de réduire la bande
passante en rayonnement de l’antenne.
On ne tient compte pour le calcul de celle-ci que des diagrammes présentant des lobes
secondaires inférieurs de - 10 dB du lobe principal. Ainsi, une augmentation de la hauteur
entraîne une augmentation du gain de l’antenne mais aussi une diminution de la bande
passante.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

206
Il est important de noter que lorsqu’une certaine hauteur est atteinte le gain
n’augmente plus (comme nous avons pu le voir précédemment) mais la bande passante
continue de décroître légèrement (figure V.15).






Figure V.15 : Evolution de la directivité, de la bande en rayonnement et du produit gain
bande en fonction de la hauteur

Le produit gain bande est obtenu en multipliant le gain en linéaire par la bande en
rayonnement exprimée en pourcentage. Il permet une appréciation globale des performances
de l’antenne. On constate sur la figure V.15, que celui-ci décroît lorsque la hauteur augmente.
Dans ces conditions, il est important de choisir la hauteur de l’antenne correctement
afin d’obtenir des performances maximales.
(f)Polarisation croisée
Les niveaux de polarisation croisée de cette antenne sont très bons, inférieurs à -30 dB
du maximum et ce quelque soit la fréquence (figure V.16).








Figure V.16 : Mise en évidence des faibles niveaux de polarisation croisée dans les deux
plans principaux de l’antenne
2
4
6
8
10
12
2 3 4 5 6 7 8 9
hauteur (lambda0)
Directivité (dB)
Bande passante (%)
20
25
30
35
40
45
50
55
60
65
2 3 4 5 6 7 8 9
Hauteur (lambda0)
P
r
o
d
u
i
t

G
a
i
n

B
a
n
d
e

-50
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
polarisation principale
polarisation croisée
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
polarisation principale
polarisation croisée

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

207
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
6 7 8 9 10 11
Directivité (dB)
B
a
n
d
e

p
a
s
s
a
n
t
e

(
%
)

Les différentes simulations réalisées au cours de ces travaux nous ont permis de tracer
des abaques permettant de prévoir les performances de l’antenne en fonction du matériau BIE
choisi.
V.2.2. Abaques
Le premier abaque donne la directivité maximum que l’on peut obtenir pour un
coefficient de qualité donné (figure V.17). Rappelons que le coefficient de qualité est celui de
la structure planaire de dimensions infinies en incidence normale.
Ces directivités sont obtenues pour une hauteur suffisante de l’antenne.








Figure V.17 : Directivité maximum en fonction du coefficient de qualité du matériau

Le deuxième abaque (figure V.18) donne la bande passante en rayonnement à -3 dB
que l’on peut atteindre pour une directivité donnée.







Figure V.18 : Bande passante en rayonnement à -3 dB en fonction de la directivité

Ces abaques sont très utiles lors de la conception d’une antenne. Leur utilisation
permet de prévoir les performances en fonction des matériaux utilisés.
0
2
4
6
8
10
12
0 20 40 60 80 100 120 140
Coefficient de qualité Q
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

m
a
x
i
m
u
m

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

208
Fréquence de
résonance (GHz)
Pic de
résonance (Ohms)
Fréquence de
résonance (GHz)
Pic de
résonance (Ohms)
cas n°1 5 740 5,4 38
cas n°2 5 350 5,4 25
cas n°3 5,08 290 5,4 17
cas n°4 5,16 250 5,4 28
Dipôle 1ier mode de la cavité
Un dernier point dans l’étude de ces antennes doit être abordé : l’adaptation.
V.3. Adaptation en entrée
V.3.1. Mise en évidence du problème
L’adaptation de ces antennes sur une large bande n’est pas très aisée. En effet, les
différentes résonances présentes entraînent de fortes variations de l’impédance d’entrée sur la
bande de rayonnement. Cependant, certaines observations concernant l’influence de
l’excitation sur les modes de cavité permettent d’ajuster plus aisément l’adaptation.
V.3.2. Influence de l’excitation
Nous allons prendre un exemple sur une structure choisie : un cylindre de permittivité
ε
r
= 50 et de hauteur 5 λ
0.
La structure a été étudiée avec différents dipôles, présentant des fréquences et des pics
de résonance différents. Il est à noter que l’on ne retrouve pas avec l’antenne BIE la fréquence
de résonance du dipôle seul mais la fréquence de résonance du dipôle modifiée par la
structure BIE.
Nous avons choisi de comparer l’impédance d’entrée de l’antenne obtenue avec :
- deux dipôles résonant à la même fréquence mais présentant des pics de
résonance de hauteurs différentes (cas n°1 et 2)
- deux dipôles présentant des pics de résonance de hauteurs similaires mais
résonant à deux fréquences distinctes (cas n°3 et 4)
L’impédance d’entrée de l’antenne obtenue dans les quatre cas est présentée sur la
figure V.19 et dans le tableau IV.1.




Tableau IV.1 : Partie réelle de l’impédance d’entrée relevée dans les quatre cas
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

209








Figure V.19 : Partie réelle de l’impédance d’entrée dans les quatre cas

On peut constater que l’adaptation de la structure est directement liée à la résonance
de l’excitation. A partir de ces observations, deux principes peuvent alors être établi afin de
faciliter l’adaptation de la structure.
V.3.3. Principes
On peut constater deux phénomènes :
- plus le pic de résonance du dipôle est élevé, plus le pic de résonance du
premier mode est important.
- plus la fréquence de résonance du dipôle est proche de la résonance de la
cavité :
- plus le pic de résonance du premier mode est élevé
- plus le pic de résonance du dipôle est faible
Ces deux principes vont permettre d’ajuster l’adaptation de l’antenne en travaillant sur
les dipôles.
V.3.4. Remarques
Le but est d’obtenir une adaptation de l’antenne sur toute sa bande de rayonnement ou
éventuellement pour certaines applications dans deux sous-bandes (une bande pour l’émission
et une bande pour la réception par exemple).
Il est à noter que plus l’antenne sera résonante et donc présentera un fort gain, plus
l’adaptation sera difficile (les résonances présentant des coefficients de qualité plus
importants).
0
50
100
150
200
250
300
4,9 5 5,1 5,2 5,3 5,4 5,5
Fréquence (GHz)
R
e
(
Z
e
)

(
O
h
m
s
)
cas n° 3
cas n° 4
0
100
200
300
400
500
600
700
800
4,9 5 5,1 5,2 5,3 5,4 5,5
Fréquence (GHz)
R
e
(
Z
e
)

(
O
h
m
s
)
cas n° 1
cas n° 2

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

210
De ce fait, l’équipe CREAPE en collaboration avec l’équipe CDM (Circuits et
Dispositifs Microondes) s’oriente désormais vers la conception de « filtre-antenne » [III.33],
en intégrant directement la conception du filtre adaptatif dans l’étude de l’antenne. Nous
présenterons cette technique au paragraphe VIII, celle-ci étant en cours de réalisation pour
l’adaptation en entrée sur une large bande de fréquence du prototype réalisé.
V.4. Conclusion
Cette étude des propriétés et performances des antennes BIE coaxiales nous a permis
de mettre en avant les différents points clés afin d’obtenir des résultats intéressants :
- le choix du matériau BIE par l’intermédiaire de son coefficient de qualité
en structure planaire permet de choisir la directivité maximum que l’on
peut atteindre.
- le dimensionnement de l’antenne est le suivant : la cavité présente un rayon
égal à environ λ
0
/2 auquel on doit ajouter le rayon de l’âme centrale, celui-
ci ayant peu d’influence mais devant rester inférieur à λ
0
/5. Les cylindres
diélectriques ont une épaisseur comprise entre 0,24 λ
g
et 0,26 λ
g
.
- la hauteur de l’antenne est un facteur essentiel, elle détermine la directivité
de celle-ci. Mais elle ne doit pas être trop importante pour ne pas diminuer
sa bande passante en rayonnement.
- les lobes secondaires obtenus avec des structures composées de plusieurs
cylindres diélectriques sont légèrement plus élevés que ceux obtenus avec
une structure comprenant un seul cylindre.
Les performances des antennes BIE coaxiales sont très intéressantes. Les directivités
obtenues sont élevées et l’ondulation dans le plan azimutal est très faible. Cependant, le point
faible concerne la bande en rayonnement comme pour toutes les antennes résonantes.
Nous avons tenté par différentes techniques d’améliorer ce dernier point.



Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

211
VI. AMELIORATION DES PERFORMANCES
L’objectif de ce paragraphe est de proposer des solutions afin d’augmenter les
performances de l’antenne BIE coaxiale c’est à dire améliorer son gain et sa bande en
rayonnement.
Pour cela, trois techniques vont être étudiées dans ce paragraphe :
- le « multisources »
- la conformation de la cavité
- l’utilisation des matériaux BIE métalliques
Nous verrons dans chaque cas, les améliorations apportées aux performances de
l’antenne BIE coaxiale.
VI.1. Technique « multisources »
VI.1.1. Introduction
Cette technique d’amélioration des performances a été développée dans un premier
temps pour les antennes planaires [III.21]. Elle permet d’augmenter les performances d’une
antenne en terme de gain et de bande en rayonnement sans modifier le matériau BIE utilisé. Il
s’agit de mettre plusieurs sources à différentes hauteurs dans la cavité de l’antenne BIE
coaxiale.
Comme nous l’avons vu précédemment, la directivité de l’antenne BIE coaxiale est
directement liée à l’ouverture rayonnante. La hauteur de l’antenne permet de définir cette
ouverture et donc la directivité maximum de l’antenne. Mais la directivité maximum n’est
atteinte que pour une faible bande de fréquence.
Le principe de mettre plusieurs sources dans la cavité est de répartir le champ E
z
et
donc d’avoir une ouverture rayonnante importante sur une plus grande bande de fréquence et
donc un gain plus important. On augmente aussi la bande passante en rayonnement. De plus,
cela permet, pour une hauteur suffisante, d’obtenir une directivité supérieure à la directivité
potentielle du matériau BIE en monosource.
Deux paramètres sont à étudier dans ce cas : le nombre de sources et l’écartement
entre les sources.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

212
VI.1.2. Nombre de sources
La structure étudiée est composée d’un seul cylindre de permittivité ε
r
= 105 et de
hauteur 400 mm.
(a) Directivité et bande en rayonnement
Nous avons observé l’évolution de la directivité en fonction de la fréquence avec
différentes excitations (figure VI.1 et VI.2):
- cas n° 1 : 2 dipôles placés à la même hauteur
- cas n° 2 : 2 dipôles espacés de 1,5 λ
0

- cas n° 3 : 3 dipôles espacés de 1,5 λ
0

- cas n° 4 : 4 dipôles espacés de 1,5 λ
0






Figure VI.1 : Différentes configurations étudiées









Figure VI.2 : Evolution de la directivité en fonction de la fréquence pour différentes
excitations

1,5 λ
0

1,5 λ
0

1,5 λ
0

1,5 λ
0

1,5 λ
0

1,5 λ
0

Cas 1 Cas 2 Cas 3 Cas 4
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
5,35 5,4 5,45 5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75 5,8
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
cas 1
cas 2
cas 3
cas 4

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

213
On peut constater que les performances obtenues avec plusieurs sources sont très
intéressantes : on augmente à la fois la directivité et la bande en rayonnement.
La directivité en début de bande augmente quelque soit le nombre de sources alors
qu’en fin de bande c’est à dire après la directivité maximum, un autre phénomène intervient.
On peut voir qu’avec 3 sources (cas n° 3), la directivité après 5,7 GHz chute moins
rapidement que dans les deux premiers cas et c’est encore plus net lorsque l’on place quatre
sources.
Cela s’explique en observant les cartographies de champ dans la cavité.
(b) Champ dans la cavité
Observons le module du champ E vertical dans la demi cavité pour les cas 1 et 4
(figure VI.3).













Figure VI.3 : Evolution du champ Ez dans la demi cavité pour les cas n° 1 et n° 4
L’évolution des modes est différente selon le nombre de sources. On constate très
nettement l’augmentation de la surface de répartition du champ dans la cavité pour les trois
premières fréquences, ce qui explique l’augmentation de la directivité.

5,4 GHz 5,5 GHz 5,65 GHz 5,7 GHz 5,75 GHz 5,8 GHz
CAS N° 1
CAS N° 4
dB
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

214
Puis à 5,75 GHz, on voit apparaître le mode présentant 3 maxima de champ pour le
cas n° 1 alors que l’installation de celui-ci est beaucoup plus difficile à cause de la présence
des quatre sources, dans le cas n° 4. Finalement, le mode parvient à s’installer à 5,8 GHz.
La bande passante est donc plus importante puisque les lobes secondaires associés au
3
ième
mode apparaissent plus tardivement.
(c) Diagrammes de rayonnement
Les diagrammes de rayonnement obtenus dans ces deux cas sont comparés figure
VI.4.















Figure VI.4 : Evolution des diagrammes dans le plan vertical en fonction de le fréquence
pour les cas n° 1 et n° 4
5,35 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
2 sources
4 sources
5,45 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
2 sources
4 sources
5,55 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
2 sources
4 sources
5,65 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
2 sources
4 sources
5,75 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
2 sources
4 sources

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

215
4
5
6
7
8
9
10
11
5,45 5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75 5,8 5,85 5,9
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
0 λ0
0,8 λ0
1,1 λ0
1,5 λ0
1,75 λ0

On voit ici très nettement l’augmentation du gain en début de bande et le retard dans
l’apparition des lobes secondaires en fin de bande pour le cas n°4. Les lobes secondaires sont
dans les deux cas inférieurs de -20 dB du maximum. Les diagrammes dans le plan azimutal
présentent tous des ondulations inférieures à 0,5 dB.
On constate donc que cette technique peut donner des résultats très intéressants : entre
les deux cas extrêmes, le gain est augmenté de 0,6 dB (de 11,1 à 11,7 dB) et la bande
passante passe de 2,4% à 10%.
Bien que les performances obtenues soient très intéressantes, le cas n° 4 impose la
présence de quatre sources ce qui devient difficilement réalisable dans la pratique. Par la suite
nous nous sommes donc limité à 2 sources, et nous avons fait varier l’écart entre celles-ci afin
d’obtenir les meilleurs performances.
VI.1.3. Ecart entre les sources
Nous allons considérer en premier lieu une structure composée d’un seul cylindre de
permittivité ε
r
= 30 et excitée par deux dipôles.
(a) Directivité et bande en rayonnement
La directivité obtenue en fonction de la fréquence pour des espacements de 0, 0.8,
1.1, 1.5 et 1.75 λ
0
entre les sources a été comparée (figure VI.5). La hauteur de l’antenne a
été prise suffisamment importante pour ne pas réduire la directivité de l’antenne.





Figure VI.5 : Evolution de la directivité en fonction de la fréquence pour différents écarts
entre les sources

L’écart entre les sources joue un rôle important puisqu’il détermine la directivité et la
bande passante que l’on va pouvoir obtenir avec une structure donnée. Plus l’écart entre
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

216
écart entre les sources 0 λ0 0,8 λ0 1,1 λ0 1,5 λ0 1,75 λ0
Directvité (dB) 9 9,35 9,6 10 10,2
Bande passante en
rayonnement (%)
4,08 4,79 6,56 7,25 7,76
4
5
6
7
8
9
10
11
12
5,35 5,4 5,45 5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
0 λ0
0.8 λ0
λ0
1.2 λ0
1.5 λ0
1.75 λ0
2 λ0

sources est important, plus la courbe de la directivité en fonction de la fréquence est
aplanie. Ainsi, les performances sont résumées dans le tableau V.1.


Tableau V.1 : Performances obtenues en fonction de l’écart entre les sources

Bien que les performances obtenues soient moins intéressantes avec deux sources
qu’avec quatre sources, on peut, avec cette technique, gagner plus de 1 dB de directivité et
quasiment doubler la bande passante en rayonnement.
On constate donc que plus l’écart entre sources augmente, plus le gain et la
bande en rayonnement augmentent. Cependant, il y a une limite et celle-ci est définie par la
hauteur de l’antenne.
(b) Influence de la hauteur
Comme nous l’avons vu auparavant, la hauteur de l’antenne définit la directivité
maximum que l’on peut atteindre. Ainsi, si la hauteur n’est plus suffisante, seule la bande
passante augmente avec l’écartement des sources mais la directivité reste constante (figure
VI.6).





Figure VI.6 : Evolution de la directivité en fonction de la fréquence pour différents
écartements entre les sources et pour une hauteur limitée

La limite est atteinte lorsque des lobes secondaires élevés apparaissent, l’écartement
entre sources est alors trop important.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

217
Les diagrammes de rayonnement obtenus pour des écartements de 1,5 et 2 λ
0
sont
comparés figure VI.7.






Figure VI.7 : Mise en évidence des lobes secondaires pour un écart entre sources de 2 λ
0

On constate très nettement l’augmentation des lobes secondaires pour un écartement
entre sources de 2 λ
0
. Dans ce cas-là, la limite est donc atteinte pour un écartement de 1,5 λ
0
.
VI.1.4. Conclusion
Cette technique multisources permet finalement d’améliorer nettement et de « régler »
les performances de l’antenne sans modification du matériau BIE. Celle-ci est très utile afin
de remplir un cahier des charges donné. Cependant, il faut rester prudent sur la possibilité de
réalisation de l’antenne : au delà de deux sources, l’alimentation de l’antenne sera plus
complexe à réaliser.
Il existe d’autres techniques afin d’améliorer les performances de ces antennes.
VI.2. Conformation de la cavité
Dans un premier temps, l’idée a été de conformer la cavité coaxiale tout comme il a
été étudié des antennes planaires utilisant une cavité Fabry-Pérot présentant une surface semi
réfléchissante courbée [III.34].
Il existe deux possibilités pour conformer la cavité cylindrique :
- soit conformer les cylindres
- soit conformer l’âme centrale
Nous allons étudier les deux cas.
5,45 GHz
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Directivité (dB)
T
h
é
t
a

(
°
)
2 lambda
1,5 lambda
5,55 GHz
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Directivité (dB)
T
h
é
t
a

(
°
)
2 lambda
1,5 lambda
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

218
VI.2.1. Conformation des cylindres
(a) Structure étudiée
Les structures étudiées sont les suivantes (figure VI.8) :







Figure VI.8 : Représentation des structures étudiées

On conserve un cylindre droit sur une hauteur H et seules les extrémités des cylindres
sont conformées avec un rayon de courbure R.
Ce rayon de courbure peut être exprimé en fonction de d et h suivant la formule
suivante :
d
h d
R

+
=
2
2 2
(V.1)
Nous avons considéré une antenne composée d’un cylindre de permittivité ε
r
= 30 et
nous avons fait varier d et h.
Par la simulation FDTD, le rayon de courbure est approximé en fonction de la taille
des mailles. Celles-ci ont été prises égales à 0,47 mm pour obtenir un temps de calcul
raisonnable ce qui explique les pas choisis pour la distance d. A cause de cette approximation,
nous ne parlerons plus de rayon de courbure mais directement des valeurs de d et h.
(b) Remarque
Nous avons dans un premier temps imposé un rayon de courbure R aux cylindres sur
toute leur hauteur (figure VI.9).

λ
0
d
R
h
H
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

219





Figure VI.9 : Représentation de l’antenne présentant un cylindre conformé

Il s’est avéré que ce type de structure ne semblait pas améliorer les performances de
manière significative. Leur étude a donc été abandonnée dans un premier temps.
(c) Influence de la hauteur h
Nous avons fixé la distance d et fait varier la hauteur h (figure VI.10). La hauteur
totale de l’antenne a été fixée à 280 mm.





Figure VI.10 : Evolution de la directivité en fonction de la fréquence pour différentes valeurs
de d et h

On peut constater que pour les deux valeurs de d, plus la hauteur h augmente, plus la
bande en rayonnement augmente sans modification de la directivité maximum. La hauteur h
maximum est atteinte lorsque le gain diminue en début de bande. Dans les deux cas on peut
constater que la hauteur h maximum est de l’ordre de 60 mm soit 1,2 λ
0
.
(d) Influence de la distance d
Nous avons observé les performances de la structure pour h = 60 mm et pour
différentes valeurs de d (figure VI.11).
On constate encore une fois que la bande passante augmente lorsque d augmente
jusqu’à une certaine limite (ici de l’ordre de 2 mm).

λ
0

Rayon de courbure
R
d = 0,94 mm
4
5
6
7
8
9
10
5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75 5,8 5,85 5,9 5,95
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
h = 0 mm
h = 30 mm
h = 60 mm
h = 100 mm
d = 0,47 mm
4
5
6
7
8
9
10
5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75 5,8 5,85 5,9 5,95
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
h = 0 mm
h = 20 mm
h = 40 mm
h = 60 mm
h = 80 mm

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

220
h = 60 mm
4
5
6
7
8
9
10
5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75 5,8 5,85 5,9 5,95
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
) d = 0 mm
d = 0,47 mm
d = 0,94 mm
d = 1,42 mm
d = 1,89 mm







Figure VI.11 : Evolution de la directivité en fonction de la fréquence pour h = 60 mm et
différentes valeurs de d

(e) Diagrammes de rayonnement
Les diagrammes de rayonnement obtenus pour d = 0 mm et d = 1,89 mm sont
comparés figure VI.12.










Figure VI.12 : Comparaison des diagrammes de rayonnement obtenus pour h = 0 et 60 mm

Les diagrammes sont parfaitement confondus entre 5,5 et 5,75 GHz. A partir de 5,8
GHz, les lobes secondaires apparaissent pour h = 0 mm alors qu’ils attendent 5,9 GHz pour
h = 60 mm. Ainsi la bande passante est plus importante lorsque les cylindres sont conformés.
5,7 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
20
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
h = 0 mm
h = 60 mm
5,8 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
20
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
h = 0 mm
h = 60 mm
5,9 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
20
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
h = 0 mm
h = 60 mm
5,6 GHz
-40
-30
-20
-10
0
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
h = 0 mm
h = 60 mm

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

221
(f)Conclusion
L’amélioration obtenue dans ce cas au niveau de la bande passante est d’environ 1,6
% (de 5,4 à 7%) ce qui correspond à un tiers de bande supplémentaire. Cette augmentation
est relativement faible comparée au cas multisources mais reste cependant intéressante.
La hauteur h est donc le paramètre essentiel dans le cas de la cavité conformée. La
valeur optimale varie avec la permittivité du matériau utilisé et la hauteur totale de l’antenne :
elle est donc à optimiser pour chaque cas.
La réalisation de cylindres diélectriques conformés n’étant pas des plus aisées, nous
nous sommes intéressés à la conformation de l’âme centrale.
VI.2.2. Conformation de l’âme centrale
(a) Structures étudiées
Les structures étudiées sont maintenant les suivantes (figure VI.13) :






Figure VI.13 : Structure présentant une âme centrale conformée

Comme précédemment, l’approximation due au maillage nous amène à considérer les
valeurs des grandeurs d et h.
(b) Comparaison des résultats obtenus par conformation des
cylindres et de l’âme centrale
Nous avons comparé les résultats obtenus dans le cas de conformation du cylindre
diélectrique et de l’âme centrale avec les mêmes valeurs pour d et h (figure VI.14). La
structure simulée est de même hauteur et de même permittivité qu’au paragraphe précédent.

d
h
λ
0

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

222






Figure VI.14 : Comparaison des résultats obtenus en conformant l’âme centrale et le
cylindre diélectrique (h = 60 mm et d = 1,89 mm)

Les résultats obtenus sont tout à fait comparables. La cavité se comporte de la même
manière, qu’elle soit conformée à partir du centre ou de la périphérie. Ainsi, nous pourrons
utiliser la technique de conformation de l’âme centrale beaucoup plus facile à réaliser.
Cette technique, certes moins intéressante au niveau des résultats que la technique
multisources, permet cependant d’augmenter la bande passante en rayonnement.
Nous allons à présent voir en quoi les structures métalliques peuvent permettre une
amélioration des performances des antennes BIE coaxiales
VI.3. Structures métalliques
VI.3.1. Introduction
Les structures métalliques étudiées ici sont composées de tiges cylindriques parallèles
à l’âme centrale (figure VI.15).






Figure VI.15 : Représentation des structures métalliques étudiées

d
D
θ

4
5
6
7
8
9
10
5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75 5,8 5,85 5,9 5,95
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
cylindre conformé
âme centrale conformée
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

223
On définit le matériau BIE métallique par son taux de remplissage. Celui-ci est donné
pour les structures cylindriques par la formule (V.2).
θ π
τ
⋅ ⋅

=
D
d 360
(V.2)
Il varie avec les diamètres de la cavité et des tiges mais aussi avec l’angle θ entre les
tiges. Plus ce taux de remplissage est élevé, plus le coefficient de qualité du matériau est élevé
[III.9].
Nous allons expliciter les raisons qui nous ont conduit à étudier des structures
métalliques avant d’exposer les premiers résultats de simulations obtenus.
VI.3.2. Pourquoi s’orienter vers les structures métalliques ?
Il existe plusieurs inconvénients à utiliser des structures diélectriques :
- les performances de l’antenne sont très dépendantes du matériau
diélectrique utilisé et de ses pertes
- il est nécessaire d’utiliser deux cylindres diélectriques pour obtenir des
directivités élevées : l’encombrement de l’antenne est alors plus important
et les performances dégradées comme le montre la figure VI.16.
- la réalisation des matériaux de forte permittivité et leur moulage et/ou
usinage en cylindres est difficile. Le coût de fabrication est alors assez
important.







Figure VI.16 : Comparaison des performances obtenues avec un cylindre de permittivité
ε
r
= 105 et deux cylindres de permittivité ε
r
= 9,6

4
5
6
7
8
9
10
11
12
5,3 5,4 5,5 5,6 5,7 5,8
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
1 cylindre
2 cylindres
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
1 cylindre
2 cylindres
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

224
5
5,5
6
6,5
7
7,5
8
8,5
9
9,5
10
5 5,1 5,2 5,3 5,4 5,5 5,6 5,7 5,8
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)

Les structures métalliques présentent au contraire beaucoup d’avantages :
- le coefficient de qualité du matériau BIE est déterminé par le taux de
remplissage [III.9]
- ainsi pour des taux de remplissage élevés, on peut atteindre de fort
coefficient de qualité et donc des gains intéressants
- l’encombrement est réduit à un seul « cylindre »
- la réalisation est plus simple et faible coût
Dans ce manuscrit, une étude très succincte de ces structures métalliques a été réalisée.
Seuls quelques résultats sont présentés.
VI.3.3. Premiers résultats
La structure étudiée est celle de la figure VI.14 avec R, le rayon extérieur de la cavité
égal à 30 mm et le rayon r de l’âme centrale 5 mm.
Les valeurs de d et de θ permettent de choisir le taux de remplissage.
(a) Directivité en fonction de la fréquence
La figure VI.17 donne l’évolution de la directivité en fonction de la fréquence pour un
taux de remplissage égal à 12,5 %.






Figure VI.17 : Evolution du gain en fonction de la fréquence (τ = 12,5 % et H = 400 mm)

On peut constater que l’on retrouve exactement la même allure que dans le cas des
antennes diélectriques.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

225
(b) Influence de la hauteur
De même, l’évolution de la directivité en fonction de la hauteur pour un taux de
remplissage fixé est donnée figure VI.18.





Figure VI.18 : Evolution de la directivité en fonction de la hauteur pour τ = 12,5 %

Le même comportement que dans le cas des structures diélectriques est observé: la
directivité augmente avec la hauteur jusqu’à atteindre un palier variant avec le taux de
remplissage du matériau BIE.
(c) Directivité et taux de remplissage
Finalement nous avons fait varier le taux de remplissage tout en conservant une
hauteur constante. Pour cette étude, nous avons choisi de conserver un angle θ constant et égal
à 20°. Afin de faire varier le taux de remplissage, nous avons pris différentes valeurs de d, le
diamètre des tiges métalliques.
L’évolution de la directivité en fonction du taux de remplissage est donnée figure
VI.19.




Figure VI.19 : Evolution de la directivité en fonction du taux de remplissage pour une
hauteur fixée (H = 400 mm)
7
7,5
8
8,5
9
9,5
10
10,5
3 4 5 6 7 8 9
Hauteur (lambda0)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)

8
8,5
9
9,5
10
10,5
11
9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
Taux de remplissage (%)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

226
Comme prévu, la directivité augmente avec le taux de remplissage.
(d) Bande en rayonnement
Nous avons alors comparé les bandes passantes en rayonnement en fonction des
directivités obtenues avec une structure diélectrique et une structure métallique (figure
VI.20).





Figure VI.20 : Bandes passantes en rayonnement en fonction de la directivité

Il semble que les bandes en rayonnement obtenues soient plus importantes dans le cas
des structures métalliques en particulier pour de faibles directivités.
Pour une directivité de 8,5 dB par exemple, on constate que la bande en
rayonnement à -3 dB est deux fois plus grande avec une structure métallique qu’avec
une structure diélectrique.
Une tentative d’explication peut être que la cavité délimitée par des tiges métalliques a
des dimensions moins « bornées » que par des cylindres diélectriques. Ainsi, la plage de
fréquences de fonctionnement est plus large.
Cela augmente encore l’intérêt de cette technologie par rapport au diélectrique.
VI.3.4. Conclusion
Les structures métalliques sont donc très prometteuses. Il serait intéressant de faire un
certain nombre de paramétrages :
- directivité en fonction du coefficient de qualité du matériau
- variation de celui-ci en fonction du diamètre des tiges, de l’angle θ entre
celles-ci
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10 10,5 11 11,5
Directivité (dB)
B
a
n
d
e

p
a
s
s
a
n
t
e

(
%
)
structure métallique
structure diélectrique

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

227
- influence de ces paramètres sur l’omnidirectionnalité et les lobes
secondaires…
Ces études n’ont pas été réalisées faute de temps mais une rapide approche a déjà pu
démontrer le grand intérêt des structures métalliques aussi bien en terme de coût, de
réalisation que de performances.
VI.4. Conclusion
Nous avons donc étudié différentes techniques afin d’améliorer les performances des
antennes BIE omnidirectionnelles :
- le mutlisources qui consiste à alimenter la cavité à l’aide de plusieurs
sources
- la conformation de la cavité qui permet d’augmenter la bande en
rayonnement de l’antenne
- l’utilisation d’un matériau BIE métallique
Ainsi, le multisources est la meilleure technique pour augmenter le gain et la bande
passante d’une antenne BIE diélectrique de façon significative.
La conformation de la cavité permet de gagner environ 30% de bande passante en
repoussant les modes supérieurs de la cavité. Cette technique devient très intéressante si on
accepte une diminution du gain de l’antenne. Nous aurons l’occasion de le montrer dans le
paragraphe suivant.
Finalement, l’utilisation de matériau BIE métallique permet d’augmenter les
performances de l’antenne en bande en rayonnement pour des directivités inférieures à 9 dB
et facilite grandement la réalisation de l’antenne.
Toutes ces solutions peuvent être utilisées simultanément afin d’obtenir les meilleurs
résultats.
Ainsi, nous allons étudier à présent la conception et la réalisation d’un prototype en
utilisant deux de ces techniques pour essayer de remplir un cahier des charges : le
multisources et la conformation de la cavité.

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

228
VII. CONCEPTION ET REALISATION D’UNE ANTENNE BIE
COAXIALE A 5 GHz
VII.1. Simulation de l’antenne
VII.1.1. Cahier des charges
L’entreprise RADIALL, souhaitant développer de nouvelles antennes pour stations de
base, nous a demandé la conception d’une antenne BIE omnidirectionnelle. Le cahier des
charges est le suivant (tableau VII.1).
La bande de fréquences (5,15 à 5,875 GHz) a été séparée en deux sous-bandes de 3,8
et 7,14 % avec la possibilité de réaliser une antenne par sous bande. La première antenne étant
assez facilement réalisable, nous nous sommes intéressés à la seconde pour laquelle la bande
en rayonnement était plus difficile à atteindre compte tenu du gain demandé (10 dB).












Tableau VII.1 : Cahier des charges

VII.1.2. Choix technologiques
Le choix s’est porté vers une antenne BIE diélectrique, l’entreprise RADIALL prenant
en charge la réalisation des cylindres diélectriques. En effet, la stratégie de RADIALL est de

Bandes de fréquence :
5,15 à 5,35 GHz
5,47 à 5,875 GHz
TOS : 1,5 max
Rayonnement :
Gain : 10 dBi min
Diagramme plan H : Omni
Ondulation dans le plan H : 1 dB
Ouverture plan E : 8° minimum
Polarisation : Verticale
Polarisation croisée :
-20 dB maxi
Dimensions :
Diamètre :
Hauteur :
180 mm maxi
570 mm maxi
=3,8 %
=7,14 %
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

229
réaliser une antenne difficilement reproductible afin de s’affranchir des contrefaçons. L’étude
et la conception d’un matériau particulier ont alors été entreprises.
(a) Matériau
Le matériau utilisé est un mélange original spécialement conçu pour des applications
antennes BIE. C’est un matériau composite avec une matrice polymère et très fortement
chargé en céramique.
La permittivité est obtenue en contrôlant le volume des produits mélangés [III.35].
Les polymères ont été choisis pour leur stabilité en température et leur faible absorption de
l’humidité. Les céramiques sont quand à elles sélectionnées pour leur propriétés aux
fréquences microondes c’est à dire de faibles pertes avec une permittivité élevée.
Le matériau proposé présente une permittivité diélectrique ε
r
variant entre 8,5 et 8,8 à
20 °C et une tangente de pertes inférieure à 1.10e-3 (annexe 11), celui-ci ayant été caractérisé
entre 2,1 et 7,4 GHz.
Afin d’obtenir le gain souhaité, il est nécessaire d’utiliser deux cylindres diélectriques
(avec les conséquences que cela peut avoir sur les performances de l’antenne). La hauteur
minimum pour atteindre le gain demandé est de 6 λ
0
.
(b) Alimentation
L’alimentation de l’antenne a été réalisée par deux dipôles imprimés. Ces dipôles ont
bien sûr été placés dans la cavité à différentes hauteurs afin de bénéficier des améliorations
apportées par la technique multisources. Encore une fois, on n’utilise ici que deux dipôles afin
de pouvoir réaliser plus facilement l’alimentation.
La conformation de l’âme centrale a elle aussi été étudiée afin d’améliorer les
performances.
VII.1.3. Résultats de simulation
La simulation de cette antenne a été réalisée en plusieurs étapes :
- structure « normale » c’est à dire sans conformation de l’âme centrale et
sans écartement entre les dipôles
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

230

6
7
8
9
10
5,35 5,4 5,45 5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75 5,8 5,85 5,9
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
cas monosource
cas multisource
cas multisource et conformation de l'âme centrale
Bande en rayonnement demandée
par le cahier des charges
- structure multisources avec l’optimisation de l’écartement entre les deux
dipôles
- structure multisources avec conformation de l’âme centrale pour obtenir les
performances optimales
Les performances dans les trois cas ci-dessus sont résumées figure VII.1.







Figure VII.1 : Evolution du gain en fonction de la fréquence pour les 3 structures

On constate qu’il est nécessaire d’utiliser les deux techniques multisources et
conformation de l’âme centrale afin d’approcher le cahier des charges. On voit ici que la
conformation de l’âme centrale permet d’augmenter nettement la bande passante si on tolère
une diminution du gain de l’antenne. Pour un gain supérieur à 7 dB, la bande passante en
rayonnement est égale à :
- 3,6 % dans le cas monosource
- 5,9 % dans le cas multisources
- 9,8 % dans le cas multisources et conformation de la cavité
Bien que la directivité obtenue avec la dernière structure soit de 8,8 dB maximum
donc inférieure aux 10 dB demandés par le cahier des charges, la bande passante en
rayonnement est satisfaisante. En effet, pour une directivité comprise entre 7 et 10 dB, la
bande passante est comprise entre 5,35 GHz et 5,9 GHz alors que le cahier des charges
demande une bande de 5,47 à 5,875 GHz
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

231
6,5
7
7,5
8
8,5
9
9,5
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5,45 GHz
5,55 GHz
5,65 GHz
5,75 GHz
5,85 GHz

VII.1.4. Dimensions de l’antenne
Les dimensions exactes de l’antenne sont données figure VII.2.










Figure VII.2 : Dimensions de l’antenne

La conformation de l’âme centrale n’est pas « lisse » à cause du maillage FDTD.
L’encombrement total de l’antenne est inférieur aux spécifications.
VII.1.5. Diagrammes de rayonnement
Les diagrammes de rayonnement dans les plans verticaux et horizontaux sont donnés
figure VII.3 et VII.4 dans la bande de fréquence demandée par le cahier des charges.






Figure VII.3 : Diagrammes de rayonnement de l’antenne dans le plan azimutal


4,3
mm
4,3
mm
30,1
mm
305
mm
189,8
mm
18,2 mm
10 mm
côté = 11,45mm
côté = 14,3 mm
côté = 17,2 mm
Encombrement total :
Diamètre = 103,2 mm
Hauteur = 305 mm

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

232
On peut constater que la variation de la directivité dans le plan azimutal est très
légèrement supérieure à 1 dB pour certaines fréquences. Cependant, la directivité reste
supérieure à 7 dB quels que soient la fréquence et l’angle considérés.











Figure VII.4 : Diagrammes de rayonnement de l’antenne dans le plan vertical

Les lobes secondaires sont inférieurs à 10 dBc sauf pour la dernière fréquence.
Le rayonnement de cette antenne est donc tout à fait acceptable et correspond au
cahier des charges. La réalisation d’un prototype a alors été envisagée.
VII.2. Réalisation et mesures
VII.2.1. Prototype
Le prototype réalisé ne correspond pas exactement à l’antenne que nous venons de
présenter. En effet, pour une question de quantité de matière, la hauteur des cylindres réalisés
est égale à 290 mm au lieu des 305 mm souhaité. Dans ces conditions, l’étude de la
conformation de l’âme centrale aurait été à reprendre pour optimiser à nouveau les
performances avec cette nouvelle hauteur.
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5,45 GHz
5,5 GHz
5,55 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5,6 GHz
5,65 GHz
5,7 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5,75 GHz
5,8 GHz
5,85 GHz

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

233
Cette étude n’ayant pas été faite faute de temps, nous avons choisi de réaliser une
antenne multisources uniquement. L’adaptation de cette antenne ainsi que son rayonnement
ont été étudiés en simulation puis en mesure.
Le prototype réalisé est présenté figure VII.5.















Figure VII.5 : Photographies du prototype

L’antenne réalisée est composée de deux cylindres de permittivité relative égale à 8,8.
L’alimentation est réalisée par deux dipôles imprimés fixés par l’intermédiaire de support en
Rohacell dont la permittivité est proche de celle de l’air. Le tout est maintenu par deux
supports et deux tiges en plexiglas.
VII.2.2. Simulation
L’antenne a été simulée avec et sans les supports en plexiglas afin de mettre en
évidence leur influence sur les performances.

Dipôle imprimé fixé à
l’aide de Rohacell de
permittivité proche de 1
Support en plexiglas
Tiges en
plexiglas
Cylindres de permittivité
diélectrique 8,8
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

234
4
5
6
7
8
9
10
11
5,35 5,4 5,45 5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
sans support
avec support

-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
sans support
avec support
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
sans support
avec support

(a) Directivité
La figure VII.6 donne l’évolution de la directivité en fonction de la fréquence dans les
deux cas.





Figure VII.6 : Evolution de la directivité en fonction de la fréquence

Il est à noter que les supports ont de l’influence sur la directivité en début et en fin de
bande de fonctionnement. En effet, la directivité est plus faible et chute plus rapidement,
réduisant la bande en rayonnement. Celle-ci passe de 6,3 à 5,4 %, pour un gain supérieur à
7 dB.
(b) Diagrammes de rayonnement
La chute de la directivité est due à la poussée des lobes secondaires (à 5,7 GHz), plus
rapide dans le cas avec support (figure VII.7).





Figure VII.7 : Comparaison des diagrammes de rayonnement obtenus avec et sans le support
à 5,4 et 5,7 GHz

On remarquera qu’à 5,4 GHz, les lobes secondaires ne sont inférieurs au lobe principal
que de 7 dB.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

235
9
9,2
9,4
9,6
9,8
10
10,2
10,4
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
sans support
avec support

Finalement, les tiges verticales en plexiglas ont elles aussi une influence sur le
rayonnement. La variation de directivité dans le plan azimutal est plus importante avec la
présence des tiges qui « signent » le diagramme de rayonnement. L’ondulation est alors de
l’ordre de 1,1 dB (figure VII.8).





Figure VII.8 : Diagramme de rayonnement dans le plan azimutal à 5,65GHz

En conclusion, il est important de noter que l’influence du support est non négligeable.
Cependant, les performances restent intéressantes et le concept de l’antenne BIE coaxiale peut
être validé par ce prototype.
VII.2.3. Adaptation
L’adaptation de cette antenne sur sa bande de fonctionnement n’est pas aisée voire
impossible. En effet, le fort coefficient de qualité du matériau engendre de fortes résonances.
Ainsi, l’impédance d’entrée de l’antenne présente des variations importantes de la partie réelle
ce qui rend difficile l’adaptation de ce prototype sur toute sa bande. La solution est alors de
réaliser un filtre pour obtenir une bonne adaptation sur toute la bande de rayonnement.
(a) Principe de fonctionnement
L’objectif d’un filtre-antenne [III.36] est double :
- adapter l’antenne sur sa bande de fonctionnement
- obtenir la directivité maximum dans la bande de fonctionnement et
diminuer celle-ci au maximum en dehors
Le principe de conception est donné figure VII.9.

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

236



Figure VII.9 : Principe de conception d’un filtre antenne

L’impédance d’entrée du filtre est égale à 50 Ohms et l’impédance à la sortie doit être
égale au conjugué de l’impédance d’entrée de l’antenne.
Le coefficient d’adaptation du système global s’écrit :
L j
a f
a
L j
f f
f g
e S S
S e S S
S S
β
β
2
11 22
11
2
21 12
11 11
1



⋅ ⋅ −
⋅ ⋅
+ = (VII.1)
Avec : S
ijf
paramètres S du filtre
S
11a
coefficient d’adaptation de l’antenne
S
11g
coefficient d’adaptation du système global
L longueur de ligne entre le filtre et l’antenne
Afin de réaliser la sélectivité de la directivité en fréquence, un gabarit est choisi. Il
s’agit d’une fonction de Chebychev [III.37] dont le nombre de pôles est déterminé en
fonction des caractéristiques du dispositif. Le filtre est ensuite synthétisé à l’aide d’éléments
localisés.
Nous allons voir une application de cette technique dans le cas de notre antenne.
(b) Impédance d’entrée mesurée
L’impédance d’entrée mesurée est donnée figure VII.10 et est comparée à celle
obtenue en simulation. On peut constater un écart important entre les fréquences de résonance
des dipôles simulée et mesurée. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela :
- les dimensions des dipôles en réalisation ne sont peut être pas exactement
les mêmes que celles qui ont été simulées
Filtre
[S
i,j
]
Antenne
S
11g
S
11a
50 Ω Z
e
Z
e
*
Filtre-antenne
S
11g
50 Ω
Filtre
[S
i,j
]
Antenne
S
11g
S
11a
50 Ω Z
e
Z
e
*
Filtre-antenne
S
11g
50 Ω
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

237

0
50
100
150
200
250
300
350
400
4,80 5,00 5,20 5,40 5,60 5,80
Fréquence (GHz)
P
a
r
t
i
e

r
é
e
l
l
e

d
e

l
'
i
m
p
é
d
a
n
c
e

d
'
e
n
t
r
é
e

(
O
h
m
s
)
mesure
simulation FDTD
5,67 GHz
5,72 GHz
- de même, le positionnement des dipôles par rapport à l’âme centrale est
difficile à réaliser
- l’épaisseur du substrat en simulation est approchée en raison du maillage
FDTD
- les caractéristiques du matériau ne sont pas constantes d’un échantillon à
un autre (annexe 11)







Figure VII.10 : Partie réelle de l’impédance d’entée simulée et mesurée

On peut constater de plus un décalage de 50 MHz entre les fréquences de résonance de
la cavité mesurée et simulée. Celui-ci est très certainement dû encore une fois à
l’approximation du maillage FDTD.
Dans les deux cas, l’adaptation de l’antenne n’est pas correcte. L’adaptation de
l’antenne par un filtre est actuellement à l’étude.
VII.2.4. Mesures en rayonnement
Les mesures ont été réalisées dans la chambre anéchoïde de l’IRCOM.
(a) Directivité
L’adaptation n’étant pas réalisée, la directivité de l’antenne a été calculée à partir des
diagrammes de rayonnement selon la méthode présentée en annexe 9. La directivité en
fonction de la fréquence est présentée figure VII.11.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

238
4
5
6
7
8
9
10
11
5,3 5,35 5,4 5,45 5,5 5,55 5,6 5,65 5,7 5,75
Fréquence (GHz)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
simulation avec le support
mesure
mesure décalée de 50 MHz

Il est à noter que la méthode utilisée pour le calcul est approximative. En effet, celle-ci
nécessite pour être précise un nombre important de plans de mesure. Nous n’en avons utilisé
ici que deux.







Figure VII.11 : Directivité simulée et mesurée en fonction de la fréquence

On constate que la directivité mesurée (courbe orange) présente un maximum à 5,55
GHz et non à 5,62 GHz comme en simulation (courbe bleu). Ceci est dû au décalage de la
fréquence de résonance de la cavité observé précédemment sur l’impédance d’entrée. Afin de
mieux comparer les niveaux obtenus, nous avons translaté la courbe de 50 MHz (courbe
rouge).
Ainsi, on peut se rendre compte d’une perte d’environ 0,5 dB de directivité sur toute la
bande de fonctionnement. Cela provient probablement des pertes dans le matériau et dans le
substrat des dipôles qui n’ont pas été prises en compte lors de la simulation. Le maximum
obtenu est de 9,7 dB.
Observons à présent les diagrammes de rayonnement.
(b) Diagrammes de rayonnement
Les diagrammes de rayonnement ont été mesurés dans deux plans E et dans le plan H.
Afin de les comparer à ceux obtenus en simulation, nous avons opéré le même décalage
fréquentiel de 50 MHz que précédemment.
Les diagrammes obtenus sont présentés figure VII.12.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

239





















Figure VII.12 : Comparaison des diagrammes de rayonnement simulés et mesurés

5,4 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
5,4 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
5,5 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
5,5 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
5,6 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
5,6 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
5,65 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
5,65 GHz
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
G
a
i
n

n
o
r
m
a
l
i
s
é

(
d
B
)
PLAN E n°1 PLAN E n°2
simulation plan E n° 1
mesure plan E n° 1
simulation plan E n° 2
mesure plan E n° 2
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

240
4
5
6
7
8
9
10
-180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180
Phi (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
5,35 GHz
5,4 GHz
5,45 GHz
5,5 GHz
5,55 GHz
5,6 GHz
5,65 GHz

La corrélation entre simulation et mesure est assez satisfaisante au niveau du lobe
principal. Ainsi, l’ouverture des diagrammes est identique en simulation et en mesure ainsi
que la poussée des lobes secondaires en fin de bande (5,65 GHz).
Cependant, des lobes secondaires très importants apparaissent en mesure en particulier
pour les fréquences basses (5,4 GHz). Certains de ces lobes sont probablement créés lors de la
mesure par les câbles d’alimentation des dipôles ainsi que par le diviseur de puissance utilisé.
On peut noter que le plan E n°2 présente en mesure plus de lobes secondaires que le
plan E n°1 ce qui n’est pas le cas en simulation. Peut être que ceux-ci sont engendrés par la
présence du support en mesure ou encore une fois par la gêne occasionnée par les câbles
d’alimentation.
Dans tous les cas, afin de diminuer les lobes secondaires de l’antenne, la hauteur
pourra être augmentée.
Finalement, on obtient :
- une directivité supérieure à 8,5 dB entre 5,45 et 5,6 GHz
- des lobes secondaires faibles dans cette même bande de fréquences
Observons les diagrammes mesurés dans le plan azimutal (figure VII.13)








Figure VII.13 : Diagrammes de rayonnement dans le plan azimutal

L’ondulation obtenue est de l’ordre de 2 dB en début et en fin de bande (5,35 et 5,65
GHz). Cependant entre ces deux valeurs, l’omnidirectionnalité est respectée à 1,2 dB près ce
qui est tout à fait conforme à ce que nous avons obtenu en simulation avec le support.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

241
VII.2.5. Conclusion
Globalement, les performances du prototype sont tout à fait correctes sur une
bande de 3 % autour de 5,5 GHz. Cette bande est assez faible, réduite par la présence de
lobes secondaires importants. La directivité obtenue est quasiment de 10 dB.
Certains points sont à améliorer :
- l’adaptation doit être réalisée afin de mesurer une valeur de gain réalisé
- la hauteur de l’antenne doit être augmentée afin de diminuer les lobes
secondaires
- le support devrait peut-être être différent afin d’influencer le moins possible
les performances
- finalement, l’excitation doit être modifiée afin de ne pas perturber le
rayonnement
Les résultats de ce premier prototype sont cependant très encourageants car
démontrant la faisabilité d’une antenne BIE coaxiale présentant un rayonnement
omnidirectionnel en azimut et un gain élevé.
Observons finalement la couverture obtenue avec cette antenne.








Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

242
VIII. COUVERTURE OBTENUE AVEC LE PROTOTYPE
REALISE
Afin d’observer la couverture obtenue avec notre antenne dans des conditions
réalistes, nous avons utilisé les caractéristiques d’un système existant [III.38].
VIII.1. Paramètres de la liaison
Les paramètres utilisés sont les suivants :
- Puissance d’émission : 17 dBm
- Fréquence : 5,55 GHz
- Gain de l’antenne de réception : 25 dB
- Différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur : 20 mètres
- Seuil de réception : -77 dBm
Le diagramme utilisé pour l’émetteur est celui du prototype mesuré à 5,55 GHz. La
directivité maximum est alors égale à 9,7 dB.
Observons le bilan de liaison obtenu avec le logiciel LIBUS.
VIII.2. Cartographie de puissance
Dans l’étude suivante, seule la voie descendante et la puissance issue du rayon direct
sont prises en compte et l’influence de la pluie ou les pertes dans les câbles d’alimentation
sont négligées.
La cartographie de puissance obtenue est donnée figure VIII.1.
On peut constater que le bilan de liaison est supérieur au seuil de réception (-107 dB)
pour des distances supérieures à 4 km autour de la station de base.
Ainsi avec ce type d’antenne, les cellules couvertes sont de très grande taille. Cela est
cependant à nuancer puisque ici, les réflexions sur le sol et l’influence de la pluie n’ont pas
été prises en compte. De plus, la voie montante du système pourra limiter la portée de celui-
ci, la PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente) devant rester inférieure à 20 dBm.

Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

243

Emetteur
Seuil









Figure VIII.1 : Bilan de liaison obtenue avec l’antenne réalisée

Dans tous les cas, ce type d’antenne pourra permettre d’augmenter la taille des cellules
des réseaux de télécommunications sans fil.
Une couverture équivalente pourrait être obtenue avec un réseau de six dipôles avec
des problèmes d’alimentation entraînant des pertes et dégradant fortement
l’omnidirectionnalité. Une autre solution serait celle présentée par [III.39] qui est constituée
par un agencement hexagonal de six réseaux de trois patchs. Encore une fois, l’alimentation
est compliquée et la variation du gain dans le plan azimutal est plus importante que celle
obtenue avec l’antenne BIE coaxiale. De plus cette antenne propose un gain maximum de 7
dB, inférieur à celui obtenu avec notre prototype.
Cette antenne BIE omnidirectionnelle propose une alternative à ces solutions
« réseau » et permet d’obtenir de fort gain pour un encombrement tout à fait acceptable. Ce
type d’antenne permet donc d’augmenter la portée des réseaux de télécommunications sans
fil.



Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

244
IX. CONCLUSION
Ce chapitre nous a permis de réaliser une étude détaillée d’un nouveau type
d’antenne BIE à symétrie de révolution permettant d’obtenir un rayonnement
omnidirectionnel en azimut et un gain élevé, de l’ordre de 10 dB.
Dans une première partie, les matériaux BIE ont été présentés ainsi que leur propriétés
nécessaires à leur utilisation dans le domaine des antennes. Ils permettent de réaliser des
antennes grand gain à faible encombrement.
A partir de l’antenne BIE planaire, deux nouvelles antennes ont été conçues :
l’antenne BIE cylindrique et l’antenne BIE coaxiale. Après les avoir présentées, nous
avons évoqué les raisons qui nous ont poussé à étudier en détail l’antenne BIE coaxiale.
Une étude modale de cette structure a alors été réalisée afin de déterminer les
dimensions nécessaires à l’obtention d’un rayonnement en polarisation horizontale ou
verticale, même si par la suite, nous nous sommes focalisés sur la polarisation verticale.
Après avoir présenté les différents systèmes d’alimentation de l’antenne, les
performances ont été étudiées. Nous avons pu mettre en évidence l’influence de la hauteur
de l’antenne sur le gain et la bande en rayonnement.
Plusieurs techniques d’amélioration des performances peuvent être utilisés comme
le multisources, la conformation de l’âme centrale ou encore l’utilisation de matériaux BIE
métalliques, qui permettent d’augmenter le gain et la bande en rayonnement.
Finalement, à partir d’un cahier des charges fourni par l’entreprise RADIALL, la
conception d’une antenne BIE coaxiale à 5,8 GHz a été réalisée ainsi qu’un prototype.
Celui-ci donne des résultats satisfaisants bien que certains points soient à améliorer et en
particulier l’adaptation, à l’étude en ce moment.
Cette étude complète a permis de mettre à jour un nouveau type d’antenne, présentant
des performances particulièrement intéressantes dans le cadre des antennes pour
stations de base des réseaux de télécommunications sans fil terrestres.
Il est temps à présent de conclure ce manuscrit et de dégager des perspectives à ces
travaux.
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

245
BIBLIOGRAPHIE

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Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

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[III.22] L. LEGER, R. GRANGER, T. MONEDIERE, M. THEVENOT, B. JECKO
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Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

247
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[III.27] P.F. COMBES
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Microwave and Opt. Technol. Lett., Vol. 39, n° 1, October 2003, pp. 33-36

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January 1994, Vol. 30, n°1

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Limoges, octobre 1996

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APS 2004, 20-26 June 2004, Monterey, USA (CA)

[III.33] M. TROUBAT
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fonctions de filtrage", Rapport de DEA, Université de Limoges, juillet 2003

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JECKO
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MONEDIERE, B. JECKO
"Synthesis of combined functions applied to the design of a filter-antenna", International
Workshop on Microwave filters, 13-15
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september 2004, Toulouse, France

[III.37] P.F. COMBES
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Symposium on Antennas and Propagation, 2002
Chapitre 3 - Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut

248




Conclusion générale

249
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale

250
Conclusion générale

251
Les travaux présentés tout au long de ce manuscrit ont permis de concevoir deux
types d’antennes adaptées aux stations de base des réseaux de télécommunication sans
fil.
Le très fort développement des réseaux ces dernières années a été motivé par un
besoin nouveau : celui d’être connecté à un réseau de télécommunication en permanence et
quel que soit le lieu où l’on se trouve. Ainsi, une grande quantité de réseaux sans fil a vu le
jour qu’ils soient destinés à des applications de téléphonie, de proximité ou de diffusion haut
débit. Un état de l’art de ces réseaux a été réalisé au début de ce manuscrit afin de
mettre en évidence leur grande diversité. Celle-ci entraîne le développement de nouveaux
équipements nécessaires à leur fonctionnement et en particulier d’antennes pour station de
base.
Nous nous sommes donc intéressés aux différentes antennes d’émission existantes et
aux couvertures radioélectriques associées à celles-ci. Cela nous a permis de mettre en
évidence un certain nombre de problèmes récurrents ne permettant pas d’obtenir une
couverture optimale du système. En particulier, nous avons démontré la nécessité d’obtenir
des antennes grand gain afin de couvrir des cellules de grande taille ou des antennes
permettant d’éliminer les zones d’ombre observées dans la région proche de l’émetteur.
Notre intérêt s’est alors porté sur deux antennes particulières : une antenne sectorielle
dans un plan et en cosécante carrée dans le second réalisée en technologie planaire dans
le domaine millimétrique et une antenne à Bande Interdite Electromagnétique
omnidirectionnelle en azimut présentant un gain élevé.
L’étude de l’antenne en cosécante carrée a été motivée par un constat sur la couverture
du système LMDS à 40 GHz : la présence de zones d’ombre dans la région proche de
l’émetteur. Nous avons pu montré, par une étude théorique des diagrammes en cosécante
carrée, que ceux-ci permettaient de répartir la puissance équitablement entre les abonnés et
donc d’éliminer les zones d’ombre. Une étude de la couverture du système LMDS à 40
GHz, nous a permis de dimensionner et de définir le cahier des charges de notre antenne. La
conception, la réalisation et les mesures d’un premier réseau de patchs ont été faites.
Nous avons pu alors conclure sur les points positifs en particulier au niveau de la couverture
du système LMDS et les points à améliorer comme le gain ou la polarisation croisée. Cela
nous a amené à concevoir une seconde antenne. Celle-ci est formée par un réseau plan
Conclusion générale

252
de 2*8 patchs et permet d’augmenter le gain, d’annuler la polarisation et bien sûr
d’éliminer les zones d’ombre dans la région proche de l’émetteur. Cette dernière
antenne a donc été conçue afin d’optimiser la couverture du système LMDS dans un
plan vertical. Un dernier point restait à traiter : celui de la couverture sectorielle dans le
plan horizontal. Nous avons donc proposé plusieurs solutions allant du réseau plan
monocouche à la solution de pointage électronique par l’utilisation d’une matrice de Butler.
Les perspectives de ce travail se trouvent précisément dans ce dernier point.
L’utilisation d’une antenne composée d’une matrice de Butler permettant de faire un pointage
du faisceau associée à des sous-réseaux de patchs réalisant un diagramme en cosécante carrée
dans le plan vertical est la solution idéale pour la couverture du système LMDS. La
conception et la réalisation d’une telle antenne est actuellement à l’étude dans le cadre du
projet européen Broadwan. De plus, l’utilisation d’éléments actifs afin de compenser les
pertes dans la matrice et ainsi d’augmenter le gain devra être étudié. Une telle solution
permettra d’obtenir une couverture étendue et sans zone d’ombre par l’utilisation d’une
antenne planaire et facilement intégrable.
Le deuxième sujet traité dans ce manuscrit concerne une antenne omnidirectionnelle
en azimut et présentant un gain important. En effet, de plus en plus de réseaux de
télécommunication sans fil utilisent pour leur station de base des antennes
omnidirectionnelles. Leur principal défaut réside dans le peu de gain qu’elles présentent. En
effet, il est difficile d’augmenter le gain de manière omnidirectionnelle.
La solution que nous avons proposée est d’utiliser des matériaux à Bande Interdite
Electromagnétique (BIE). Ceux-ci ont des propriétés de contrôle de la propagation des
ondes électromagnétiques et leur utilisation dans le domaine des antennes est particulièrement
intéressante afin d’augmenter le gain de celles-ci. Après avoir présenté l’antenne BIE
résonante planaire développée au CREAPE depuis quelques années, nous avons présenté
deux nouvelles antennes permettant d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel en
azimut : l’antenne BIE cylindrique et l’antenne BIE coaxiale. Celles-ci ont fait l’objet
d’un dépôt d’un brevet au cours de cette thèse. Le choix de s’intéresser seulement l’antenne
coaxiale a été justifié et l’étude de celle-ci a été débutée avec une analyse modale. Nous
avons ainsi défini les différents modes de fonctionnement de la structure et leur fréquence de
résonance. Ses dimensions ont été déterminées pour un rayonnement en polarisation
horizontale ou verticale.
Conclusion générale

253
L’alimentation de l’antenne en polarisation verticale étudiée, nous avons pu
paramétrer les performances de l’antenne BIE coaxiale en terme de gain et de bande en
rayonnement, en fonction des caractéristiques du matériau et de la hauteur de l’antenne.
Plusieurs améliorations de la structure ont été étudiées : la technique « multisources », la
conformation de l’âme centrale ou encore l’utilisation de matériaux BIE métalliques.
Toutes ces techniques permettent d’augmenter le gain et la bande de l’antenne BIE coaxiale.
Finalement, afin de valider toutes ces études, la réalisation d’un prototype en
collaboration avec la société RADIALL a été entreprise. Les résultats obtenus sont très
encourageants puisqu’ils montrent la faisabilité d’une antenne BIE omnidirectionnelle
présentant plus de 9 dB de directivité. Cependant, certaines difficultés ont été mises en
avant et en particulier l’adaptation de la structure.
Dans l’avenir, beaucoup d’études seront probablement menées sur cette nouvelle
antenne. L’étude de techniques d’adaptation (utilisation d’un filtre par exemple) est
maintenant essentielle afin de rendre possible la commercialisation.
L’utilisation des matériaux métalliques sera probablement préférable. En effet, ceux-ci
sont moins coûteux, plus malléables et nous avons vu que les performances obtenues
semblent meilleures que dans le cas de matériau diélectrique. Ceci devra être expliqué et un
paramétrage de ces structures réalisé.
D’autre part, la conception et la réalisation d’antennes BIE omnidirectionnelles en
polarisation horizontale et même circulaire devront être étudiées. On pourra ainsi travailler
avec ce type d’antenne en double polarisation.
Afin d’optimiser encore la couverture des réseaux de télécommunication sans fil,
l’étude de la formation d’un lobe plus complexe dans le plan vertical devra être envisagée. Un
dépointage a déjà été réalisé avec une antenne planaire et la technique utilisée pourra être
adaptée au cas de l’antenne BIE coaxiale. Ainsi la conception d’une antenne BIE
omnidirectionnelle tiltée ou formant un diagramme en cosécante carrée dans le plan vertical
pourra être étudiée. Finalement, l’antenne BIE omnidirectionnelle pourra travailler sur
plusieurs bandes de fréquences tout comme l’antenne BIE planaire.
Celle-ci offre donc une très grande polyvalence (multipolarisations, multifréquences,
dépointage…) et de nombreuses perspectives d’applications.
Conclusion générale

254












Annexes

255





Annexes




* * * * * * *


R PRESENTATION DU LOGICIEL MOMENTUM
R PRESENTATION DU LOGICIEL BASE SUR LA METHODE FDTD
R LES ANTENNES IMPRIMEES
R LES MATERIAUX DIELECTRIQUES
R LISTE DES MATERIAUX DIELECTRIQUES (LABTECH)
R LES LIGNES MICRORUBANS
R METHODE DE PONDERATION EN AMPLITUDE D’UN RESEAU
DE PATCHS
R DIAGRAMMES MESURES DE LA DEUXIEME ANTENNE EN
COSECANTE CARREE
R DETERMINATION DE LA DIRECTIVITE A PARTIR DES
DIAGRAMMES DE RAYONNEMENT D’UNE ANTENNE
R LES DIPOLES IMPRIMEES
R CARACTERISATION DES MATERIAUX RADIALL

Annexes

256






















Annexes

257
Annexe 1
Présentation du logiciel MOMENTUM

MOMENTUM (HP – EEsof) est un simulateur électromagnétique 2D
1/2
qui permet à la
fois une analyse de circuit et une analyse électromagnétique. En effet, il prend en compte les
vraies géométries dessinées par les concepteurs pour simuler le couplage et les effets
parasites.
MOMENTUM peut alors être utilisé lorsque les modèles de circuit n'existent pas ou ne
sont plus valables (ce qui est souvent le cas dans le domaine du millimétrique).
Cependant, quelques conditions sont nécessaires pour utiliser ce type de logiciel :
- les substrats doivent être homogènes et isotropes et de dimensions
transversales infinies
- les plans de masse de dimensions infinies
Principe de fonctionnement et de simulation.
Technique de maillage
Ce logiciel est basé sur une méthode électromagnétique numérique appelée Méthode
des Moments. Par cette technique, les conducteurs sont "maillés", divisés en éléments simples
triangles ou rectangles. La taille des éléments simples n'est pas constante ce qui lui permet
d'adapter les cellules à la géométrie de l'objet. Ainsi, en présence de discontinuités, les
dimensions de la structure à étudier sont respectées.
Les courants surfaciques induits sur le conducteur sont décomposés dans une base de
fonction sur chacune des cellules élémentaires. Ces coefficients sont les inconnus du
problème.
Si le courant est fortement localisé, comme par exemple sur une ligne microruban où
il se propage principalement sur les bords, un maillage plus fin et plus dense peut alors être
utilisé (fonction Edge Mesh du logiciel), pour représenter de façon plus précise le courant,
tout en minimisant le temps de calcul grâce à un algorithme d'échantillonnage efficace.
Annexes

258
De plus, les nouvelles versions de MOMENTUM génèrent maintenant
automatiquement le maillage des arcs et des cercles.
Principe de superposition des couches
Bien qu'il ne soit pas un logiciel 3D, MOMENTUM permet cependant de simuler des
structures volumiques, si les conditions énoncées au début de ce paragraphe sont respectées.
Les éléments (Strip ou hole) sont alors superposés et les différentes couches peuvent
être reliées entre elles par des vias. On définit l'ordre des couches c'est à dire leur
positionnement par rapport aux substrats mis en jeu.
Il est donc important de noter ici que ce logiciel n'est pas adapté lorsque l'on cherche à
étudier une antenne alimentée par sonde coaxiale. Pour simuler un tel dispositif, il faut
insérer une ligne microruban sous le plan de masse et relier l'élément rayonnant à la ligne par
un via, ce qui souvent s'éloigne de la structure initialement souhaitée.
Par contre, lors d'une excitation par fente dans le plan de masse, MOMENTUM
convient parfaitement. En effet la ligne microruban sous le plan de masse et l'antenne sont
définies en tant que STRIP et l'ouverture dans le plan de masse en tant que HOLE. Ainsi, la
fente, souvent de très petites dimensions par rapport à celle de l'antenne, peut être
correctement maillée, sans pour autant augmenter ni le volume ni le temps de calcul, ce qui
est souvent le cas avec un logiciel 3D.
Compilation des substrats et génération du maillage
Une fois que les éléments sont dessinés et que le positionnement des différentes
couches est effectué, on réalise une compilation des substrats dans la bande de fréquence
utile, qui par l'intermédiaire des fonctions de Green va déterminer les caractéristiques sur tout
le volume (soit à l'infini). Ces données pourront être sauvegardées et être ainsi réutilisées
chaque fois que l'on se trouve dans les mêmes conditions d'utilisation.
La dernière étape avant la compilation est donc la génération automatique du maillage
de la structure, généralement calculé à la plus haute fréquence.


Annexes

259
Caractérisation de l'élément étudié
MOMENTUM utilise une méthode fréquentielle. Un calcul est nécessaire pour chaque
fréquence désirée dans la bande à déterminer. Ceci peut donc demander un temps de calcul
important si le pas fréquentiel est constant. Ainsi, une fonction appelée Adaptative
Frequency Sampling, est un algorithme d'interpolation qui sélectionne automatiquement des
fréquences et interpole les données. Des détails sur d'importants circuits sont modélisés en
échantillonnant plus souvent la réponse quand les paramètres S évoluent rapidement, tout en
minimisant le nombre total d'échantillons. Ceci permet donc des résultats précis à des coûts de
calcul moindres.
Une fois la simulation terminée, de nombreuses sorties de résultats sont autorisées.
Pour des lignes microruban, les ports d'accès permettent de déterminer tous les paramètres Sij
en module et phase.
Dans le cas d'antennes imprimées, en plus des paramètres S, des visualisations de
courant animées, un abaque de Smith (ou un tracé séparé des impédances), ainsi que les
diagrammes de rayonnement peuvent être obtenus. MOMENTUM simule les circuits conçus
avec des conditions aux limites ouvertes ou fermées. Ces accès sont générés automatiquement
et ne demandent pas de temps de calculs supplémentaires ou une augmentation en place
mémoire.









Annexes

260






















Annexes

261
Annexe 2
Présentation du logiciel basé sur la méthode FDTD

Le volume de calcul utilisé par la méthode des différences finies comprend le maillage
de l'obstacle diffractant étudié mais également celui de l'espace qui l'entoure. La discrétisation
de l'espace libre est délicate et le volume de calcul doit être fini. Des couches absorbantes
dites P.M.L. (Perfectly Matched Layers), permettent de créer un milieu non physique, dont le
coefficient de réflexion est indépendant de l'angle d'incidence de l'onde à absorber. Les
caractéristiques des couches P.M.L. sont calculées en fonction des paramètres suivants :
- la précision voulue qui fixe l'épaisseur des couches,
- le coefficient de réflexion sous incidence normale,
- la position des couches P.M.L., par rapport à la zone neutre comprenant les
éléments métalliques et d'une surface fictive nécessaire au calcul du
diagramme de rayonnement.
Techniques de modélisation.
Chaque élément est divisé en cellules parallélépipédiques. Ainsi, l'objet de plus petite
dimension fixe la taille du maillage. Dans le cas des réseaux d'antennes, la disparité des
éléments (notamment entre les lignes et le patch, ou lors d'une excitation à fente) fait que les
volumes de calcul croissent très rapidement.
Les surfaces métalliques sont obtenues en annulant les composantes tangentielles du
champ électrique (condition de court circuit parfait), la conductivité de ces plaques étant
considérée comme infinie. Cette annulation sur les contours de la plaque métallique soulève
une ambiguïté quant à ses limites exactes. Une étude paramétrique [A2.1] a montré qu'une
plaque de longueur L modélisée par n cellules élémentaires de dimension ∆ sera égale à L =
(n+0.75)∆.
La difficulté associée à ce maillage non adaptatif est la représentation des dimensions
réelles de chaque élément.
Les interfaces diélectriques séparant deux milieux linéaires, homogènes et isotropes
posent problème lors de la discrétisation des équations de Maxwell. Mais on montre aisément
Annexes

262
que les composantes tangentielles du champ E
r
à l'interface du diélectrique sont considérées
dans un milieu équivalent de permittivité relative correspondant à la moyenne des
permittivités relatives des matériaux situés à l'interface.
Choix de l'excitation
Un élément rayonnant imprimé peut être alimenté directement par sonde coaxiale, ou
par l'intermédiaire d'une ligne microruban. Cette sonde, généralement de très petite taille
devant l'antenne ou la ligne, imposerait une augmentation considérable du volume de calcul si
elle devait être maillée. Aussi, la méthode des fils minces basée sur le principe de Holland a
été implantée dans le logiciel. Ce concept repose sur la détermination, en plus des
composantes électromagnétiques, des deux grandeurs supplémentaires que sont le courant I et
la charge linéique Q induits sur le fil, obtenus à partir des équations de Maxwell en
rotationnel exprimées dans un repère en coordonnées polaires [A2.2].
Un deuxième type d'excitation, particulièrement utilisée pour caractériser des lignes
microrubans, consiste à imposer un champ électrique vertical uniforme sur toute la largeur de
la ligne (figure A2.1).
plan de masse
ruban conducteur
Ez

Figure A2.1 : Excitation de la ligne microruban.

Quelques précautions sont nécessaires afin d'obtenir une bonne propagation sur la
structure de transmission :
- une discrétisation suffisamment fine suivant la direction transversale (∆ <
40
min g λ
)
- une distance égale à environ
2
min g λ
entre le plan d'excitation et le premier
plan d'observation.

Annexes

263
Caractérisation de l'élément étudié
Pour une antenne imprimée alimentée par sonde coaxiale, la détermination des
caractéristiques fréquentielles de l'antenne est obtenue à partir des courant et tension
d'excitation.
L'impédance d'entrée Ze(f), dont le plan de référence est choisi au niveau du plan de
masse, est obtenue par :
| |
| |
Zg
) t ( ie TF
) t ( eg TF
) f ( Ze − =
où Zg est l'impédance du générateur, eg(t) la tension temporelle d'excitation imposée
(généralement de forme gaussienne ou de sinusoïde modulée), et ie(t) le courant temporel
relevé sur le fil.
Le grand avantage de cette méthode temporelle est qu'elle permet, par simple
transformée de FOURIER, d'obtenir les caractéristiques désirées sur un large spectre de
fréquences.
Avec le principe de HOLLAND, la sonde simulée n'est pas de dimension réelle. Elle
modifie alors la valeur de la réactance. Cette partie selfique peut être déterminée, voire
corrigée pour être adaptée à des diamètres réels de coaxiaux, au moyen de la formule de
Bailey :
|
|
.
|

\
|
ε
=
r 0
0 sonde
d k
2
ln h k 60 X

avec d : diamètre de la sonde
k
0
= 2πf/c
ε
r
, h : permittivité relative et hauteur du substrat.
Le coefficient de réflexion se déduit par :
0
0
11
Z Ze(f)
Z - Ze(f)
) f ( S
+
=

où Z
0
est l'impédance de normalisation.
Annexes

264
Lors d'une excitation par un champ électrique, la détermination des paramètres est un
peu plus longue car elle demande deux cas de calcul. Cependant cette méthode est très
souvent employée, notamment pour les caractérisations de ligne. Le coefficient de réflexion
de l'antenne, excitée au travers d'une ligne microruban de longueur infinie, peut être
déterminé en utilisant le principe de superposition des courants (ou des tensions).
La connaissance du courant incident sur la structure à étudier et du courant réfléchi par
celle-ci est nécessaire (figure A2.2) :
- le courant calculé dans le plan d'entrée, I
entrée
(t), représente la superposition,
dans le domaine temporel, de l'onde incidente et de l'onde réfléchie ;
- le courant incident, I
incident
(t), est obtenu sur une ligne de propagation
identique à celle présentée en entrée de la structure, supposée infinie, dans
les mêmes conditions d'excitation et de discrétisation, et dans le même plan
de calcul ;
- le courant réfléchi correspond alors à la soustraction de ces deux quantités :
) t ( I ) t ( I ) t ( I
incident entrée réfléchi
− =
Ientrée(t) = Iincident(t) + Iréfléchi(t)
Plan d'excitation
D
Ligne + Structure
Ligne infinie
Plan d'excitation
(PML)
(PML)
Iincident(t)
z
y
x 0
D
(PML)

Figure A2.2 : Calculs des courants I
entrée
(t) et I
incident
(t) dans les mêmes conditions
d'excitation et de discrétisation.

Le coefficient de réflexion s'exprime comme le rapport des transformés de Fourier du
signal réfléchi sur le signal incident :
| |
| |


=
) t ( I TF
) t ( I TF
) f ( S
incident
réfléchi
11

Annexes

265
Le coefficient de transmission s'exprime par le rapport des transformés de Fourier du
signal transmis par la structure à étudier sur le signal incident :
| |
| |

=
) t ( I TF
) t ( I TF
) f ( S
incident
transmis
21

avec
) f ( S log 20 (f) S
ij
dB
ij
=

Du coefficient de réflexion on en déduit l'impédance d'entrée de la structure :


+
=
1 ) f ( S
1 ) f ( S
) f ( Zc ) f ( Ze
11
11

avec Zc(f) : impédance caractéristique de la ligne microruban.
En ce qui concerne la détermination des caractéristiques en rayonnement, une méthode
harmonique a été introduite dans le logiciel des différences finies pour calculer les champs
lointains en fréquentiel. Cette méthode repose sur le principe d'Huygens et permet de calculer
ces champs à partir des sources électromagnétiques équivalentes (courant électriques
H n J
r
r
r
∧ = et courants magnétiques E n M
r
r
r
∧ − = ) disposées sur une surface fermée fictive
(figure A2.3) qui entoure toutes les sources de rayonnement. Les champs à distance sont alors
déduits par les intégrales de rayonnement.
plan de masse
et substrat finis
ε
M
J
J M
Surface de
Huygens
couche PML
réseau d'antennes
r
plan de masse
et substrat infinis
ε
J M
couche PML
réseau d'antennes
r
a - Structure finie : boite de Huygens b - Structure infinie : surface de Huygens

Figure A2.3 : Surface de Huygens.







Annexes

266






















Annexes

267
Fente étroite Fente large Anneau Cercle
Annexe 3
Les antennes imprimées

Introduction
Les antennes imprimées peuvent être classées en trois catégories [A3.1] [A3.2] [A3.3]
principalement liées à leur mécanisme de fonctionnement :
‰ Les antennes à ondes progressives : l'élément rayonnant est un ruban conducteur sur
lequel la répartition du courant est due à la propagation d'une onde électromagnétique le long
de la structure. De l'ordre de quelques longueurs d'onde, l'extrémité est fermée sur une charge
adaptée (figure A3.1) évitant tout phénomène d'ondes stationnaires en supprimant quasiment
les réflexions à l’extrémité de l'antenne. Ces antennes fonctionnent dans des bandes passantes
plus larges que celles des antennes résonantes. Par contre, leur lobe de rayonnement varie en
fonction de la fréquence.








Figure A3.1 : Antennes à ondes progressives

‰ Les fentes rayonnantes (antennes résonantes) dont l'ouverture généralement
rectangulaire ou circulaire est pratiquée dans un plan conducteur et alimenté par une ligne
microruban (figure A3.2).



Figure A3.2 : Antennes à fentes

‰ Les antennes plaques résonantes, retenues pour nos études.
Annexes

268
h
Plan de masse
Substrat diélectrique
Élément
rayonnant
(ε0.εr. u0)
Z
Y
X
Description des antennes plaquées
Dans sa structure de base, une antenne plaque est constituée d'un fin conducteur
métallique (habituellement de 17,5 à 35 um d'épaisseur en hyperfréquence et 9 um en
millimétrique) de forme arbitraire, appelé élément rayonnant, déposé sur un substrat
diélectrique dont la face inférieure est entièrement métallisée pour réaliser un plan de masse.






Figure A3.3 : Présentation d'une antenne plaque

Dans la pratique, les formes des éléments rayonnants les plus souvent utilisées, de
dimensions réduites (de l'ordre de λ/2 à λ), sont le carré, le rectangle, le disque et l'anneau.
Des géométries plus élaborées sont toutefois employées pour répondre à des contraintes
spécifiques sur l'antenne.
Le substrat diélectrique de faible épaisseur (h<<λ) sert de support à l'antenne, mais
surtout influe directement sur ses performances. On préférera des matériaux de faible
permittivité (ε
r
< 3), évitant ainsi le confinement des champs à l'intérieur de la cavité, et de
faibles pertes diélectriques (tan δ ≤ 2.10
-3
) favorisant un meilleur rendement de l'aérien. De
plus, du fait des agressions atmosphériques, les antennes plaques comportent souvent un
″radôme″.
Principe de fonctionnement
La compréhension physique du fonctionnement des antennes plaques passe par la
connaissance du champ électromagnétique en zone proche de la structure rayonnante. Une
approche simplifiée de ce problème consiste à assimiler l'antenne à une cavité limitée par
deux "murs électriques" horizontaux, qui correspondent à l'élément rayonnant et au plan de
masse, et par deux "murs magnétiques" transversaux à pertes (figure A3.4).

Annexes

269
h

Z
Y
X
Elément rayonnant
(mur électrique)
Substrat diélectrique

Murs magnétiques
à pertes
Plan de masse
(mur électrique)
a
b
(ε0.εr. u0)





Figure A3.4 : Modèle de la cavité à fuite

Cette cavité diélectrique emmagasine de l'énergie électromagnétique pour un ensemble
discret de fréquences, appelées "fréquences de résonance", auxquelles correspondent des
configurations particulières des champs, nommées modes. Les conditions aux limites sur les
parois de la structure conduisent à des modes transverses magnétiques de type TM
mnp
(selon
la direction z) avec p = 0, pour un substrat diélectrique d'épaisseur faible devant la longueur
d'onde de fonctionnement.

Cette méthode de la cavité permet de déterminer de façon approchée la fréquence de
résonance f
mn
et la permittivité effective dans le cas d’un élément rayonnant rectangulaire de
dimension (a,b) [A3.3] :
2
eff
2
eff
eff
rmn
b
n
a
m

2
c
f
|
|
.
|

\
|
+
|
|
.
|

\
|
ε
=

) ( ) u (
r r
eff
r
W
h 10
1
2
1
2
1
ε β α −
|
.
|

\
|
+
− ε
+
+ ε
= ε

|
.
|

\
|
+ +

+
+
+ = α
3
4
2 4
1 , 18
u
1 ln
7 , 18
1
432 , 0 u
) 52 / u ( u
ln
49
1
1 ) u (
053 , 0
r
r
r
3
9 , 0
564 , 0 ) (
|
|
.
|

\
|
+ ε
− ε
= ε β
h
w
u = (avec w = a ou b)
2
h
a a
eff
+ =
2
h
b b
eff
+ =

Annexes

270
Z
Direction de rayonnement
privilégiée
x
Les pertes dans les parois transversales traduisent le rayonnement d'une partie de
l'énergie emmagasinée à une fréquence de résonance donnée. Le phénomène est caractérisé
par l'épanouissement des lignes de champ au voisinage des bords de l'élément rayonnant.






Figure A3.5 : Allure des lignes de champ dans la cavité (coupe transversale).

Ainsi, le fonctionnement des antennes imprimées plaques et certaines de leurs
caractéristiques comme le gain, l'efficacité, la bande passante, peuvent être expliquées
simplement par le modèle de la cavité à fuite. Toutefois une telle approche ne permet pas de
prendre en compte l'influence des ondes de surface et du circuit d'alimentation sur le
comportement de l'antenne.
Alimentation des antennes plaquées
Les différentes méthodes d'alimentation des antennes plaques peuvent être regroupées
en deux grandes catégories [A3.4] : les alimentations par contact (par sonde ou ligne
microruban) et les alimentations par proximité (couplage électromagnétique par ligne ou
fente). La technique utilisée peut modifier de façon importante le fonctionnement de l'antenne
: les avantages et les inconvénients des principales méthodes de base rencontrées dans la
littérature sont présentés.






Annexes

271
Méthodes Avantages Inconvénients
Alimentation par contact

Sonde coaxiale


εr h
plan de
masse



- pas de pertes par
rayonnement de ligne
- sélection possible d'un mode
privilégié
- obtention de l'impédance
d'entrée par positionnement
de la sonde
- prédiction aisée de
l'impédance d'entrée pour
des substrats faible hauteur
- technique de perçage simple
jusqu'à 10 GHz

- rayonnement parasite de la
sonde de type monopolaire
- partie selfique ramenée par
l'âme du connecteur à
prendre en compte
- technique de perçage et de
soudure plus délicate en
millimétrique
- rapidement cher et
compliqué industriellement
pour exciter chaque élément
d'un réseau à forte directivité
Ligne microruban

εr εr h plan de
masse


- procédé technologique le
plus simple par gravure sur la
même face de l'antenne et du
circuit d'alimentation
- adaptation de l'aérien
possible par contact
pénétrant.

- rayonnement parasite de la
discontinuité ligne - aérien
- rayonnement parasite
possible du circuit de
distribution en millimétrique
- structure figée après gravure
Alimentations par proximité

Ligne microruban en circuit ouvert

ε h
plan de
masse
r




- procédé technologique le
plus simple par gravure sur la
même face de l'antenne et du
circuit d'alimentation


- rayonnement parasite
possible du circuit de
distribution en millimétrique
- structure figée après gravure
- paramétrage du
positionnement relatif de la
ligne nécessaire pour adapter
l'antenne
Ligne microruban en sandwich
ε1 h1
ε2 h2
plan de
masse

- dessin du circuit
d’alimentation modifiable par
rapport aux aériens
- bande passante plus large
par augmentation de la
hauteur (h1 + h2 > h1)

- deux couches de substrat
requises
- difficulté pour l'intégration de
dispositifs actifs et pour la
dissipation de chaleur





















Annexes

272
Ligne à fente

ε
h
plan de
masse
fente dans
le plan de
masse
r



- procédé technologique
simple
- facilités pour intégrer des
dispositifs actifs et dissiper la
chaleur résultante


- rayonnement arrière parasite
possible de la fente
- transition fente - ligne de
transmission
Guide d'onde coplanaire

ε
h
r


- mêmes avantages que cas
précédent
- faible rayonnement arrière
- transitions simples pour
l'intégration de dispositifs
actifs et de circuits MMIC

- génération de modes de
propagation parasites sur les
guides d'onde coplanaires
après une discontinuité
(coude ou tés) nécessitant
des ponts à air en
millimétrique
Couplage par fente

ε
h1
ε
h2
ligne microruban
fente dans
le plan de
masse
1
2


- réalisations du circuit de
distribution et de l'aérien
indépendantes
- séparation électromagnétique
des deux couches
- possibilité d'élargir la bande
en associant la résonance de
l'élément rayonnant à celle
de la fente

- technologie plus coûteuse et
complexe (positionnement
des 2 couches, 4 faces de
métallisation)
- intégration sur un support
mécanique nécessitant des
précautions
- rayonnement arrière parasite
de la fente lorsque celle-ci
résonne au voisinage de
l'élément
ouplage par fente d'une ligne encastrée

ε
h1
ε h2
ligne microruban
fente dans
le plan de
masse
ε
h3
plans de
masse
1
2
3



- mêmes avantages que cas
précédent
- rayonnement arrière nul



- technologie très coûteuse
- apparition possible de modes
parasites microrubans de
propagation entre le ruban
conducteur et le plan de
masse de la fente








Annexes

273
Annexe 4
Les matériaux diélectriques

Les matériaux diélectriques se divisent en différentes catégories :
- Les matériaux céramiques, couramment employés pour les circuits microrubans,
dont le plus répandu est sans doute l'alumine (Al
2
O
3
) avec une permittivité relative autour de
10. D'un point de vue mécanique, ces substrats disposent généralement d'excellentes qualités
de surface et de rigidité, mais sont cassants et donc fragiles. Leurs permittivités sont pour la
plupart élevées et ils présentent de faibles pertes (tan δ < 10
-3
). Cependant ils ne peuvent être
fabriqués qu’en petites plaques de quelques centimètres à plus d’une dizaine de centimètres de
côté et sont par conséquent utilisés pour des applications hyperfréquences et donc
millimétriques.
- Les matériaux semi-conducteurs de type Arseniure de Gallium (GaAs) ou Silicium
(Si) permettent couramment la fabrication des circuits M.M.I.C.. La surface disponible,
généralement réduite pour réaliser des antennes, les destine à des applications dans le
domaine millimétrique.
- Les matériaux ferrimagnétiques qui comprennent les substrats Ferrite et YIG.
L’effet gyromagnétique est mis à profit pour concevoir des circulateurs, des isolateurs ou
encore des antennes plaques rayonnant naturellement une onde en polarisation circulaire. Ce
sont des matériaux anisotropes à forte permittivité relative (de 9 à 16) et à faibles pertes
diélectriques.
- Les matériaux synthétiques, comme le polyéthylène, le polyester, le téflon, le
polypropylène, etc. La plupart de ces matériaux possèdent d'excellentes propriétés électriques:
une permittivité proche de 2 avec de faibles pertes (tan δ # 0,003). A ceux-ci viennent
s’ajouter aujourd’hui les mousses ROHACELL dont la permittivité relative est proche de l’air

r
≈ 1), cependant les pertes deviennent vite importantes lorsque l’on monte en fréquence (tan
δ > 0,01 à 26,5 GHz).
- Les matériaux composites proviennent d’un désir de combiner les qualités
radioélectriques et mécaniques d’un substrat. En ajoutant aux matériaux plastiques de la fibre
Annexes

274
de verre (cas du DUROÏD 5870, du TLC, ARLON 320) ou de la poudre de céramique
(ARLON 340) les propriétés mécaniques sont améliorées et l'on peut, suivant le dosage,
ajuster la permittivité. Des produits comme le DUROÏD sont couramment utilisés pour
réaliser des antennes imprimées.
- Les matériaux T.M.M. (Thermoset Microwave Material), constitués de résines
chargées de différents composants céramiques, génèrent une gamme de substrats TMM-3,
TMM-4, TMM-6, TMM-10 de faibles pertes (tan δ < 0,0018) pour des permittivités
respectivement égales à 3,25 ; 4,5 ; 6,5 ; 9,8. Rigides et moins cassants que les céramiques, ils
conservent leurs dimensions et leurs permittivités à des températures élevées.
- Les matériaux RO3000 sont de permittivité relative stable en température et en
fréquence. Ils sont fabriqués par ajout de poudre céramique au Téflon et peuvent être utilisés à
haute fréquence (> 30 GHz).

Annexes

275
Annexe 5
Liste des matériaux diélectriques (Source Labtech)




















Annexes

276





















Annexes

277





















Annexes

278






















Annexes

279
Annexe 6
Les lignes microrubans

Dans le cas d'applications fort gain, l'alimentation des différents éléments s'effectue le
plus souvent par l'intermédiaire de ligne de transmission types microruban. Plus la fréquence
augmente, plus l'étude de la ligne doit être minutieuse, puisqu'elle contribue à un rayonnement
parasite souvent dû à sa géométrie.
Paramètres des lignes microrubans
Les expressions données ci-dessous sont valables pour des lignes droites, uniformes et
infiniment longues (figure A6.1), Les grandeurs d'impédance caractéristiques et de
permittivité dans lesquelles n'apparaissent pas explicitement la fréquence f sont valables en
régime statique.

ε
r
ε 0
W
h

εeff

Figure A6.1: Lignes de champs et principe d'équivalence

La présence de l'interface air-diélectrique ne permet pas la propagation d'un mode
purement transversal. La distribution du champ est cependant proche de celle du mode TEM.
Ainsi, pour simplifier l'analyse, une ligne microruban peut être remplacée par une
ligne homogène équivalente (figure A6.1) entourée d'un milieu diélectrique de permittivité
effective ε
eff
établie à partir des paramètres la caractérisant, soit :
- la largeur du ruban W
- la hauteur du substrat h
Annexes

280
- la constante diélectrique du substrat ε
r
.
Les formules théoriques permettant de déterminer la permittivité effective sont
maintenant données.
Formule de GARDIOL [A6.1]
La permittivité effective s'écrit :
ε
ε ε
α γ
eff
r r
Q
0
1
2
1
2
1
10
=
+
+

⋅ +
|
\

|
.
|
− ⋅
( ) ( )

avec : α = + ⋅
+
|
\

|
.
|
+

+ ⋅ +
|
\

|
.
|

1
1
49
52
0 432
1
18 7
1
181
4
2
4
3
ln
, ,
ln
,
Q
Q
Q
Q

( )
| |
γ ε ε = − +
r r
0 9 3
0 053
, / ( )
,


Q
W
h
=
L'impédance caractéristique est donnée en fonction de ε
effo
, selon :
Zc
Z A
Q Q
eff
0
0
0
2
2
1
1
2
= ⋅ + +
|
\

|
.
|

π ε
ln

avec :
| | A Q = + − ⋅ − 6 2 6 30 666
0 7528
( ) exp ( , / )
,
π

Z
0
= 120 π Ω
L’erreur relative est de l'ordre de 1% pour 0,01 ≤ Q ≤ 100 et 1 ≤ ε
r
≤ 128.

Formule de GUPTA [A6.2]
L'expression de la permittivité effective est :
Annexes

281
ε
ε ε
eff
r r
Q
0
1 2
1
2
1
2
1
10
=
+
+

⋅ +
|
\

|
.
|
− /

avec :
Q
W
h
=



L'impédance caractéristique dépend ensuite de la valeur de Q :
Zc
Z
Q
Q pour Q
eff
0
0
0
2
8
0 25 = ⋅ +
|
\

|
.
|

π ε
ln , 1


ou : | | Zc
Z
Q Q pour Q
eff
0
0
0
1
1393 0 667 1 444 = ⋅ + + ⋅ + ≥

ε
, , ln( , ) 1

L'erreur relative est inférieure à 2 %.
L'impédance caractéristique de la ligne est, aussi, calculée en fonction de εeff. Cette
grandeur traduit le rapport tension - courant d'une onde se propageant sur une ligne infinie
Effet de la dispersion
Zc f Zc
Zc Zc
G f fp
T
0 0
0 0
2
1
( )
( / )
= −

+


ε ε
ε ε
eff eff
r eff
f
G f fp
( )
( / )
= −

+
0
0
2
1

avec G=

+ [ ] ,
Zc
0
1
2
0
5
60
0 004 Zc
fp (GHz) = Zc0 / (2π.10
-7
.h)
et Zc
T
0
= 2.Zc
0
(W, 2h)

Affaiblissement d’une ligne microruban
Il y a trois principaux types de pertes dans les lignes microrubans : dans les
conducteurs, dans les diélectriques et par rayonnement.
Annexes

282
L'atténuation des signaux au cours de leur propagation sur les circuits microrubans est
principalement due à quatre causes [A6.1] [A6.3] [A6.4] :
- les pertes ohmiques du conducteur (ou pertes par effet joule),
- les pertes diélectriques,
- les pertes par rayonnement principalement dues aux discontinuités,
- les pertes par ondes de surface : (piégées dans le diélectrique).
D'autres pertes, beaucoup plus difficiles à maîtriser et à évaluer, plusieurs facteurs
affectent le comportement des lignes microrubans [A6.5] [A6.6] :
- les tolérances de fabrication sur les différents matériaux constituant les lignes,
- les états de surface de ces matériaux,
- le vieillissement des matériaux.
Pertes dans les conducteurs
Si w/h≤ 1 :
2
2
32
32
38 . 1 ) / (
|
.
|

\
|
+
|
.
|

\
|

× =
h
w
h
w
hZm
Rs
A m dB
e
e
c
α

Si w/h 1 ≥ :

+
+ × =

444 . 1
667 . 0
10 1 . 6 ) / (
5
h
w
h
w
h
w
h
RsZm
A m dB
e
e
e e
c
ε
α

Avec :
|
.
|

\
|
+ + =
b
B
w
h
A
e
2
ln
25 . 1
1 1
π

Et : h B = si w/h≥ 1/2π et B=2πw si w/h≤ 1/2π.
f Rs πuρ = où ρ, résistivité des conducteurs.
Zm, impédance caractéristique de la microrubande.
Annexes

283
W
e
largeur du ruban.
Pertes dans le diélectrique
d
r
e
e
d
m dB σ
ε
ε
ε
π
α
1
1 120
34 . 4 ) / (


× =
ou
0
1
1
3 . 27 ) / (
λ
δ
ε
ε
ε
ε
α
tg
m dB
e
e
r
r
d
×

×

=
δ ε ωε σ tg
r d 0
= est la conductivité d diélectrique. tgδ est la tangente de l'angle de
pertes.
Pertes par rayonnement
Le rayonnement d'une ligne microruban est le fait d'ordres supérieurs engendrés par
les discontinuités. D'après Hammerstad ces pertes son proportionnelles à
r
hf ε / ) (
2
pour
une ligne de 50 Ω.
La fréquence limite au-dessus de laquelle plus de 1% de la puissance est rayonnée à
l'extrémité d'une ligne ouverte est donnée par:
( )
) (
14 . 2 ) (
4 / 1
mm h
GHz f
r
M
ε
=
Les pertes par rayonnement sont à prendre en compte dès que l'on augmente en
fréquence.
Discontinuités sur les lignes microrubans
Les lignes de transmission dans les circuits ne sont jamais droites et uniformes. Elles
comportent des discontinuités comme des changements de direction, de largeur, des
intersections (figure A6.2) [A6.7].


circuit ouvert

coude

coude chanfreiné
Annexes

284

croisement

double marche

jonction T
Figure A6.2 : Principales discontinuités

Ces discontinuités peuvent être à l'origine de l'apparition de modes supérieurs. Ces
modes s'atténuent rapidement lorsque l'énergie s'éloigne de la discontinuité, si la fréquence de
travail est inférieure à la fréquence de coupure, ce qui peut ne plus être le cas lorsque les
fréquences de travail augmentent. De plus, toujours pour des fréquences élevées, le mode
dominant devient dispersif et la discontinuité est à l'origine d'un rayonnement parasite [A6.8].

Ainsi, si les discontinuités ne semblent pas avoir d'influence aux basses fréquences (f
< 20 GHz), de nombreux problèmes de dispersion, de pertes et de rayonnement sont à
l'origine d'une baisse des performances (principalement pertes sur le gain des antennes)
particulièrement aux hautes fréquences.











Annexes

285
Annexe 7
Méthode de pondération en amplitude d’un réseau de patchs

Les lois d'excitation en amplitude sont appliquées au travers d’une série de
transformateurs quart d'onde alimentant chacun des patchs [A7.1] [A7.2]. Ainsi les
impédances des transformateurs imposent le rapport d'amplitude entre deux éléments
consécutifs.
Considérons une cellule élémentaire de deux patchs séparés par deux transformateurs
quart d'onde d'impédance caractéristique Zc
i
. Si l'antenne est modélisée par une impédance
Zp, la théorie des lignes permet d'analyser la cellule avec le circuit équivalent de la figure
A7.1.
Zc Zc
Zp
Zp
R
V
I'
i-1
1 2
i-1 i-1
i-1 i
I
I V
I
i i

Figure A7.1 : Schéma équivalent de la cellule {patch - ligne - patch}

On peut donc écrire :

θ
θ ⋅
θ θ

θ
θ ⋅
θ θ
=



'
i
i
2
2
2
2 2 2
1
1
1
1 1 1
'
1 i
1 i
I
V
cos
Zc
sin j
sin . Zc . j cos
cos
Zc
sin j
sin . Zc . j cos
I
V
(A7.1)
avec : θ
i =
β
i
. l
i
longueur électrique de la ligne i
β
i
constante de propagation
l
i
longueur de ligne
Annexes

286
A la résonance, les pertes sont négligées et
2
i
π
= θ puisque l
g
i
=
λ
4
.
Soit Zp = Rp, la résistance de résonance, on a :
V
i-1
= R
p
I
i-1
(A7.2)
V
i
= RpI
i
(A7.3)
La relation matricielle nous donne :

1
2
c
c
1 i
i
1 i
i
Z
Z
I
I
V
V

= =
− −
(A7.4)
De la même façon, dans le cas où les éléments rayonnants sont séparés d'une longueur
λg, la pondération s'effectue avec 4 transformateurs quart d'onde en série selon la relation :

1 c
2 c
3 c
c
1 i
i
1 i
i
Z
Z
Z
Z
I
I
V
V
4
⋅ = =
− −
(A7.5)











Annexes

287
Annexe 8
Diagrammes mesurés de la deuxième antenne en cosécante carrée
On propose ici une comparaison des diagrammes de rayonnement obtenus en
simulation sur plan de masse infini et fini et en mesure entre 40,75 et 42 GHz.



















40,75 GHz
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
mesure
plan de masse fini
plan de masse infini
41 GHz
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
mesure
plan de masse fini
plan de masse infini
41,25 GHz
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
mesure
plan de masse fini
plan de masse infini
41,5 GHz
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
mesure
plan de masse fini
plan de masse infini
41,75 GHz
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
mesure
plan de masse fini
plan de masse infini
42 GHz
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
-90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90
Théta (°)
D
i
r
e
c
t
i
v
i
t
é

(
d
B
)
mesure
plan de masse fini
plan de masse infini

Annexes

288






















Annexes

289
Annexe 9
Détermination de la directivité à partir des diagrammes de
rayonnement d’une antenne [A9.1]

On se propose ici de donner une méthode permettant de calculer la directivité d’une
antenne à partir de la mesure de ses diagrammes de rayonnement dans plusieurs plans.
Dans ce qui suit les acquisitions des composantes E
θ
et E
φ
sont obtenues dans un
repère sphérique (figure A9.1).












Figure A9.1 : Repère sphérique

En pratique, dans les bases de mesures, l’axe Z étant placé horizontalement, un
positionneur capable de deux mouvements circulaires orthogonaux permet de réaliser les
acquisitions adéquates. Il s’agit, par exemple, d’un positionneur roulis/azimut. Le roulis
permet l’exploitation de la sphère suivant un parallèle (coupe à φ variable et θ constant) et
l’azimut suivant un méridien (coupe θ à variable et φ constant).

La valeur de la directivité maximale est donnée par :

Dm :
∫ ∫
θ θ ϕ ϕ θ
π
d d E
E
m
sin ) ) , ( (
* * 4
2
2
(A9.1)
Les bornes des intégrales sont : 0 à 2π pour φ et 0 à π pour θ
Annexes

290
E
m
est l’énergie maximale mesurée toutes coupes confondues, E (θ,φ) est l’énergie
mesurée dans la direction considérée.

Cas des coupes à φ constant
Dm :


∆ϕ θ θ θ
π
* ) sin ) ( (
* * 4
2
2
d E
E
m
(A9.2)
Avec ∆φ =
N
π * 2
, φ variant de 0 à 2π, N étant le nombre de coupes et θ variant de 0 à π.
En pratique ∆φ =
N
π
, φ ∈[0, π[ (π non compris)
C'est-à-dire qu’il faut un nombre pair de coupes selon φ : 2 coupes espacées de 90° (φ
=0° et φ = 90°), ou 4 coupes espacées de 45° (φ =0° φ =45° φ =90° φ =135°) etc. Bien sûr,
plus il y de coupes et plus le calcul est juste.
Dans le cas où le calcul n’est effectué que sur une coupe (diagramme à symétrie de
révolution autour de l’axe de rayonnement OZ)

Dm :

) sin ) ( (
* * 4
2
2
θ θ θ
π
d E
E
m
(A9.3)
et θ varie de - θ
m
à θ
m


Cas des coupes à θ constant
Dm :


∆θ θ ϕ ϕ θ
π
* sin ) ) , ( (
* * 4
2
2
i i
m
d E
E
(A9.4)
Avec : θ
i
=
M
i * π
et ∆θ =
M
π
étant le nombre de coupes réalisées pour φ variant de 0 à 2π et θ
variant de 0 à π.
Ce dernier cas n’est pas pratiquement jamais utilisé, les acquisitions sur la sphère
complète étant en général réalisée avec θ variable.

NOTA : E
2
est l’énergie dans la direction considérée :
E
2
=
)
10
(
10
θ
E
+
)
10
(
10
ϕ
E

E
θ
et E
φ
étant exprimées

en dB.
Annexes

291
Annexe 10
Les dipôles imprimés

Une étude réalisée par [A10.1] propose un paramétrage des dipôles imprimés. Trois
paramètres ont été observés en fonction des dimensions des dipôles : la fréquence de
résonance, les amplitudes de la partie réelle et de la partie imaginaire de la résonance.
Les paramètres du dipôles étudiés sont notés A, B et ε
r
(figure A10.1).




Figure A10.1 : Représentation du dipôle imprimé étudié

Le tableau A10.1 regroupe les résultats obtenus pour une augmentation des
paramètres A, B et ε
r
.
A B ε
r
Amplitude de la partie
réelle de la résonance

Amplitude de la partie
imaginaire de la résonance

Fréquence de résonance
Tableau A10.1 : Paramétrage de dipôles imprimés


Surfaces métallisées
Substrat diélectrique
permittivité relative ε
r

Fil d’alimentation
B
A
Annexes

292






















Annexes

293
Annexe 11
Caractérisation des matériaux RADIALL

Les matériaux réalisés pour notre application ont été caractérisés à 5,8GHz. Deux
matériaux différents sont présentés ici, nommés A1 et E1 respectivement en rose et orange sur
les graphiques. Le matériau utilisé pour l’antenne omnidirectionnelle est le E1 (en
orange).
Constante diélectrique
La figure A11.1 présente l’évolution de la constante diélectrique en fonction de la
température pour plusieurs échantillons (Diam3 et Diam 5) et pour trois fréquences chacun
(2,1 GHz, 4,8 GHz et 7,5 GHz).












Figure A11.1 : Evolution de la permittivité relative des matériaux

A température ambiante (20 degrés) le matériau E1 présente un permittivité relative
d’environ 8,8.

Cste Dielectrique
8,0
8,2
8,4
8,6
8,8
9,0
9,2
9,4
9,6
9,8
10,0
-50 -30 -10 10 30 50 70 90 110
diam3 _ 2.1GHz
diam3 _ 4.8GHz
diam3 _ 7.5GHz
diam5 _ 2.1GHz
diam5 _ 4.8GHz
diam5 _ 7.5GHz
8,0
8,2
8,4
8,6
8,8
9,0
9,2
9,4
9,6
9,8
10,0
-50 -30 -10 10 30 50 70 90 110
diam3 _ 2.1GHz
diam3 _ 4.8GHz
diam3 _ 7.5GHz
diam5 _ 2.1GHz
diam5 _ 4.8GHz
diam5 _ 7.5GHz
Annexes

294
Tangente de pertes
La figure A11.2 présente l’évolution de la tangente de pertes pour ces échantillons.
Le matériau E1 présente une tangente de pertes relativement constante en fréquence et
pour des températures positives, pour une valeur moyenne inférieure à 1.10
-3
.









Figure A11.2 : Evolution de la tangente de pertes des matériaux









Tg de pertes
1,0E-04
1,0E-03
1,0E-02
-50 -30 -10 10 30 50 70 90 110
diam3 _ 2.1GHz
diam3 _ 4.8GHz
diam3 _ 7.5GHz
diam5 _ 2.1GHz
diam5 _ 4.8GHz
diam5 _ 7.5GHz
1,0E-04
1,0E-03
1,0E-02
-50 -30 -10 10 30 50 70 90 110
diam3 _ 2.1GHz
diam3 _ 4.8GHz
diam3 _ 7.5GHz
diam5 _ 2.1GHz
diam5 _ 4.8GHz
diam5 _ 7.5GHz
Annexes

295
BIBLIOGRAPHIE
Annexe 2
[A2.1] P. LEVEQUE
"Diffraction des ondes électromagnétiques transitoires par des obstacles en présence de
milieux diélectriques à pertes", Thèse de Doctorat n°14-94, U.E.R. des Sciences, Université de
Limoges, février 1994

[A2.2] R. HOLLAND – L. SIMPSON
"Finite difference analysis of EMP. Coupling to thin struts an wires", IEEE Trans. on
Electromagneric Compatibilty - vol 23 - n°2 - May 1981 - pp 88-97

Annexe 3
[A3.1] J.R. JAMES - P.S. HALL
"Handbook of Microstrip Antennas"
I.E.E. Electromagnetic Waves Series 28 - Peter Peregrinus LTD - 1989

[A3.2] I.J. BAHL - P. BHARTIA
"Microstrip Antennas"
Artech House - 1980

[A3.3] J.R. JAMES - P.S. HALL - C. WOOD
"Microstrip Antenna Theory and Design", I.E.E. Electromagnetic Waves Series 12, Peter
Peregrinus LTD, 1981

[A3.4] R. BESANCON
"Contribution de réseaux d’antennes imprimées à pointage électronique. Conception et
réalisation de maquettes en bande C et Ka", Thèse de Doctorat n° 47-97, U.E.R. des Sciences,
Université de LIMOGES, décembre 1997

Annexe 6
[A6.1] F. GARDIOL
"Design and layout of microtrip structures", I.E.E.E. Proceeding Vol. 35, n°3, pp. 145-157,
June 1988

[A6.2] K.C. GUPTA - R. GARG - R. CHADA
"Computer aided design of microstrip circuits", Edition Artech House Inc. 1981

[A6.3] P.F. COMBES
"Micro-ondes tome 1 : Lignes, guides et cavités", Dunod, 1997

[A6.4] N. FEIX
"Contribution à l’étude électromagnétique des interconnexions en microonde et logique
rapide. Application à la caractérisation d’une ligne microruban coudée", Thèse de Doctorat, n°
1-1992, U.E.R des Sciences, Université de Limoges, Janvier 1992

[A6.5] J. MORENO
"Microwave transmission design data", Artech House - pp.1-32 - 1989

Annexes

296
[A6.6] T.C. EDWARDS
"Conception des circuits microondes", Microélectronique, Masson – 1981


[A6.7] M. LALANDE
"Modélisation électromagnétique de structures de propagation et d’interconnexions.
Application à la conception de dispositifs optoélectroniques de métrologie ultra–rapide et à la
C.A.O. millimétrique", Diplôme d’habilitation à diriger des recherches, U.E.R. des sciences,
Université de Limoges, Janvier 1998

[A6.8] P.F. COMBES
"Transmission en espace libre et sur les lignes", Dunod Université, 1988

Annexe 7
[A7.1] J.R. JAMES & P.S. HALL
"Handbook of Microstrip Antennas", IEE Electromagnetic Waves Series 28

[A7.2] JR. BESANCON
"Contribution à l’étude de synthèse d’antennes et de réseaux. Elaboration d’outils de calcul
originaux basés sur des approches déterministes et stochastiques", Thèse de Doctorat n° 47-
97, U.E.R des Sciences, Université de Limoges, décembre 1997

Annexe 9

[A9.1] J.S. HOLLIS, T.J. LYON,L. CLAYTON
"Microwave antenna measurements", Scientific-Atlanta, Inc, Atlanta, Georgia, 1970

Annexe 10

[A10.1] N. LE BAIL
"Optimisation et réalisation d’une antenne à bande interdite photonique métallique", rapport
de stage ENSIL, Université de Limoges, septembre 2004






297
LISTE DES ARTICLES PUBLIES PENDANT LA THESE

Demande de brevet français n° 04 05485 « Antenne à matériau BIP (bande interdite
photonique) à paroi latérale entourant un axe » déposée le 19 mai 2004

L. FREYTAG, B. JECKO
"Cosecant-squared antenna for the Optimisation of L.M.D.S. Coverage ”, Journée
Internationale de Nice sur les Antennes, novembre 2002

L. FREYTAG, B. JECKO
"Conception d’une antenne en cosécante carrée pour optimiser la couverture du système
LMDS", XIII
ième
Journées Nationales Microondes, Lille, mai 2003

L. FREYTAG, E. POINTEREAU, B. JECKO
"Novel dielectric EGB antenna with omnidirectional pattern in azimtuh", 2004 URSI EMTS
International Symposium on Electromagnetic Theory, Pisa, May 2004

L. FREYTAG, E. POINTEREAU, B. JECKO
"Omnidirectional dielectric electromagnetic band gap antenna for base station of wireless
network", 2004 IEEE AP-S International Symposium, Monterey (CA), Juin 2004

L. FREYTAG, B. JECKO
"Cosecant-squared pattern antenna for base station at 40 GHz", 2004 IEEE AP-S International
Symposium, Monterey (CA), Juin 2004

L. AGBA, L. FREYTAG, B. JECKO
"Planning tool for LMDS coverage using 3D geographic information system data",
International Conference on E-Business & Telecommunication Networks, Setubal (Portugal)
Aout 2004

E. POINTEREAU, L. FREYTAG, B. JECKO
"Cylindrical dielectric electromagnetic band gap antenna with omnidirectional radiation in
azimtuh", Journée internationale de Nice sur les Antennes, novembre 2004















Résumé : Ce mémoire s’inscrit dans le cadre du développement des réseaux de
télécommunication sans fil terrestres. Dans ce domaine en pleine expansion, les antennes pour
stations de base ont pour objectif la couverture des cellules la plus étendue et la plus
homogène possible.
Après un état de l’art des systèmes existants et des problèmes rencontrés, l’étude et la
conception de deux types d’antennes ont été réalisées :
- une antenne dite en « cosécante carrée » permettant de répartir l’énergie émise de
manière homogène dans toute la cellule. Cette antenne a été réalisée en technologie
imprimée pour le système LMDS (Local Multipoint Distribution Service) à 40 GHz.
- une antenne à Bande Interdite Electromagnétique (BIE) présentant un diagramme
omnidirectionnel en azimut et un fort gain. La conception de ce nouveau type
d’antenne, appelé antenne BIE coaxiale, a nécessité une étude théorique puis
paramétrique. Une réalisation a été présentée à 5 GHz.




Design, realization and characterization of base station antennas for wireless
telecommunication networks


Abstract : This thesis takes place in wireless telecommunication networks development. In
this expanding field, the challenge for base station antennas is to cover correctly the cells.
After a state of art on existing systems and on problems, the study and the design of two
antennas have been done :
- a cosecant squared antenna, which allows to divide up the power among all the
subscribers. This antenna has been realized in microstrip technology for the LMDS
system (Local Multipoint Distribution Service) at 40 GHz.
- an Electromagnetic Band Gap (EBG) antenna, which has an omnidirectional pattern in
the azimuth plane and a high gain. The design of this new type of antenna, called
coaxial EBG antenna, needed a theoretical and a parametric study. A realization was
done at 5 GHz.
These two antennas allow to optimize the coverage of wireless networks.



Discipline : “ Electronique des Hautes Fréquences, Optoélectronique”


Mots clés :

Réseaux de télécommunication sans fil Station de base et couverture
Antenne imprimée en cosécante carrée Bande Interdite Electromagnétique
Domaine millimétrique Antenne BIE omnidirectionnelle fort gain


Adresse du laboratoire :

IRCOM, Equipe CREAPE, Faculté des Sciences et techniques, Université de Limoges,
123 avenue Albert Thomas 87060 Limoges Cedex

REMERCIEMENTS

Mes travaux ont été effectués à la Faculté des Sciences et Techniques, au sein de l’Institut de Recherche en Communications Optiques et Micro-ondes (IRCOM), unité mixte de recherche CNRS – Université de Limoges dirigé par le Professeur A. BARTHELEMY. Je remercie Monsieur B. JECKO, Professeur à l’Université de Limoges et directeur du CREAPE, pour m’avoir accueillie dans son équipe et pour avoir dirigé mes travaux. Nous n’avons pas toujours été d’accord mais je porte une profonde estime, aussi bien à l’homme qu’au scientifique. J’exprime ma profonde reconnaissance à Monsieur W. TABBARA, Professeur à l’Ecole Supérieure d’Electricité, pour avoir accepté de présider le jury de cette thèse. Je remercie très sincèrement Madame O. PICON, Professeur à l’Université de MarneLa-Vallée et Monsieur M. DRISSI, Professeur à l’Institut National des Sciences Appliquées / Institut d’Electronique et de Télécommunications de Rennes, pour avoir accepté de juger ce travail et d’assurer la tâche de rapporteur. Je remercie également Messieurs P. DE MAAGT, Ingénieur à l’Agence Spatiale Européenne (ESA), G. AUGER, Ingénieur au sein de la société THALES Communications, et A. MADELEINE, Docteur Ingénieur au sein de la société RADIALL pour avoir accepté de siéger à mon jury de thèse. Merci à Monsieur T. MONEDIERE, Professeur à l’Université de Limoges, pour sa participation à mon jury de thèse, mais aussi et surtout pour ses précieux conseils et sa compréhension. Merci Thierry. J’exprime ma chaleureuse reconnaissance aux deux secrétaires de l’équipe P. LEROY et N. AYMARD pour leur gentillesse, leur bonne humeur, leur aide précieuse, leur disponibilité … Que deviendrait l’équipe sans vous ?

Mes remerciements s’adressent aussi à Messieurs P. FRUGIER de l’Atelier de l’IRCOM, B. CASTEIGNAU, du laboratoire de Microélectronique de l’IRCOM et Y. GUILLERME, Ingénieur au sein de la société THALES Communications pour le soin apporté aux différentes réalisations. Un grand merci également à Eric ARNAUD qui m’a offert son aide et son temps pour les diverses mesures. Derrière son aptitude à râler se cache un collègue sympathique et efficace. Je voudrais saluer Charles et David pour avoir dompté le système informatique du CREAPE. Il me reste à remercier toutes les personnes qui ont eu une grande influence ces trois dernières années, aussi bien sur mon travail que sur ma vie privée. Je commencerai par mes collègues de bureau : Basile tout d’abord, son amitié, son humanité et ses conseils sont très précieux. Puisses-tu toujours rester en France… Je le souhaite de tout mon cœur. Elisa, merci pour les fous rires, les pleurs et surtout les chansons partagés… Le « bureau des filles » est le plus sympathique de tous, beaucoup nous l’ont dit, trop souvent parfois !! Depuis l’ENSIL jusqu’au CREAPE, j’ai suivi sa trace: merci à GG pour les discussions, les séjours au ski, les soirées, la PPG… Je salue aussi tous les doctorants et ex-doctorants avec qui j’ai partagé des soirées et week-ends et en particulier Guéno, Ben et Stéphane mais aussi Steph, Cyril, Géo, Minnie (un jour tu accepteras le fait que je suis plus grande que toi !), NRV, Guigui, Tanguy et Sandra… Que dire sur Vic ? Bravo ! Me supporter en période de rédaction relève de l’exploit surtout en rédigeant soit même une thèse ! Merci pour ton soutien et pour tout le reste (…), je t’embrasse très fort. Finalement, je dois remercier mes parents. Merci pour vos encouragements et votre soutien pendant ces trois dernières années et aussi pendant les 22 autres. Pardon à ma maman, pour mon agressivité au téléphone alors qu’elle n’y était pour rien. Gros bisous aussi à ma sœur, à mes grand parents, à Hubert et Josette, à Serge et Jeannine…

SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE.......................................................................................................... 1

CHAPITRE 1 Contexte de l'étude : réseaux de télécommunication sans fil terrestres et antennes associées
I. INTRODUCTION ............................................................................................................................. 9 II. ETAT DE L’ART DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATION SANS FIL TERRESTRES .................................................................................................................................... 10 II.1. Introduction........................................................................................................................... 10 II.2. Les réseaux de téléphonie sans fil......................................................................................... 12

II.2.1. Introduction ................................................................................................... 12 II.2.2. GSM ............................................................................................................... 13 II.2.3. GPRS ............................................................................................................. 14 II.2.4. EDGE ............................................................................................................ 14 II.2.5. UMTS............................................................................................................. 15
II.3. Les WPAN ............................................................................................................................ 16

II.3.1. Bluetooth........................................................................................................ 16 II.3.2. Norme 802.15.3 ............................................................................................. 17 II.3.3. HomeRF......................................................................................................... 17 II.3.4. UWB .............................................................................................................. 17
II.4. Les WLAN............................................................................................................................ 18

II.4.1. Norme 802.11 et ses extensions..................................................................... 18 II.4.2. Norme HiperLAN........................................................................................... 19
II.5. Les WMAN........................................................................................................................... 19

II.5.1. Norme 802.16 ................................................................................................ 19 II.5.2. Normes HiperAccess et HiperLink ................................................................ 19 II.5.3. Le LMDS........................................................................................................ 19
II.6. Le LMDS à Limoges ............................................................................................................ 21

II.6.1. Projet ERASME ............................................................................................. 21 II.6.2. Projet BROADWAN....................................................................................... 22
II.7. Conclusion ............................................................................................................................ 23 III. COUVERTURE D’UN RESEAU SANS FIL : CHOIX DE L’ANTENNE ET PROBLEMES RENCONTRES ................................................................................................................................... 25 III.1. Les critères de choix ............................................................................................................ 25 III.2. Les différents types d’antennes pour station de base........................................................... 26 III.3. Problématique de la couverture des réseaux sans fil ........................................................... 28

III.3.1. Portée maximale et gain............................................................................... 28 III.3.2. Zones d’ombre proches de l’émetteur.......................................................... 28 III.3.3. Eblouissement des abonnés proches de l’émetteur ...................................... 29

III.3.4. Bipolarisation............................................................................................... 29
IV. PRESENTATION DE L’ETUDE................................................................................................ 30 IV.1. Antenne imprimée en cosécante carrée à 40 GHz............................................................... 30

IV.1.1. Pourquoi une antenne planaire en cosécante carrée en millimétrique ?.... 30 IV.1.2. Quelques antennes existantes ....................................................................... 31 IV.1.3. Objectif souhaité........................................................................................... 33
IV.2. Antenne omnidirectionnelle en azimut................................................................................ 34

IV.2.1. Contexte de l’étude : l’entreprise RADIALL ................................................ 34 IV.2.2. Quelques antennes existantes ....................................................................... 35 IV.2.3. Antenne omnidirectionnelle à Bande Interdite Electromagnétique ............. 36
V. OUTILS DE SIMULATION UTILISES...................................................................................... 37 V.1. Les outils de conception ....................................................................................................... 38

V.1.1. Le logiciel SARA ............................................................................................ 38 V.1.2. Le logiciel ADS .............................................................................................. 39 V.1.3. Le code de différences finies.......................................................................... 40
V.2. Simulateur de bilan de liaison : LIBUS ................................................................................ 41 V.3. Moyens de mesures expérimentaux...................................................................................... 43

V.3.1. Base de mesure de l’IRCOM ......................................................................... 43 V.3.2. La base compacte du CREAPE...................................................................... 45
VI. CONCLUSION ............................................................................................................................. 46 BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................................. 48

CHAPITRE 2 Antenne en cosécante carrée pour station de base : application au LMDS (40 GHz)
I. INTRODUCTION ........................................................................................................................... 57 II. PRINCIPE D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE .................................................. 58 II.1. Origine de ce type d’antenne ................................................................................................ 58 II.2. Expression du gain................................................................................................................ 58 II.3. Autres applications de ce type d’antennes ............................................................................ 60

II.3.1. Applications indoor ....................................................................................... 60 II.3.2. Applications outdoor ..................................................................................... 61
II.4. Etude paramétrique des diagrammes théoriques................................................................... 62

II.4.1. Allure des diagrammes en fonction de θ0 ...................................................... 62 II.4.2. Couvertures obtenues .................................................................................... 63 II.4.3. Autres paramètres ......................................................................................... 64 II.4.4. Approche de la réalité ................................................................................... 65
III. DIMENSIONNEMENT ET CHOIX TECHNOLOGIQUES DANS LE CAS DU SYSTEME LMDS ................................................................................................................................................... 68 III.1. Problématique LMDS.......................................................................................................... 68

III.1.1. Bilans de liaison........................................................................................... 68 III.1.2. Définition des paramètres de la liaison ....................................................... 69

.........................................................................2...............................2................................................................................................................................................. 92 V............................. 103 VII...............4.................................................. 93 V.... 74 III.2...................1........................3.4............................ Détermination de la géométrie du réseau ................3..........................3. 92 V.3..................................5......... 103 VII...... 74 III...........2.........................................3...4....2............ Pondérations en phase ................... 101 VI.................................................... 74 III.1.............................................3..1...............1..................... 83 IV... 102 VII.................................................. REALISATION D’ANTENNES EN COSECANTE CARREE IMPRIMEES : DETERMINATION DES PONDERATIONS .................................... Rayonnement.......... 82 IV........................................................1........................ Substrat utilisé .......................................................................................................................................... 84 IV.................................. 97 V....... Adaptation....... 79 IV.......5................................................................4..................................III.............................. REALISATION ET MESURES .......................... Principe de fonctionnement des réseaux de patchs.............. 99 VI............ 80 IV.......................... Plan de masse fini............................... Vérification des pondérations avec prise en compte de la géométrie du patch ..........................................................2........................... Pondérations en amplitude.........................1............................5.................... 81 IV........3...............................................................................................................1... Réalisation des pondérations......... Solutions retenues.1...... 87 IV........................... 104 .... Réalisation d’un prototype ....................................... Erreurs en amplitude.................................. Pondération en amplitude et en phase ..................................... 71 III........................... Obtention d’un diagramme en cosécante carrée.....3.................................... Avantages et inconvénients de ce type d’antennes......1................................................................ Influence des erreurs de pondérations sur le rayonnement.................................................2....................................2........1..2.. 103 VII......... 85 IV......... Choix de la géométrie du réseau.................................. Synthèse en puissance .... 92 V..................5. 99 VI....... 100 VI... Choix de la technologie imprimée.....1...... 99 VI.................................................................................. Calcul de nouvelles pondérations ..............2...............................................2................ Principe de formation d’un diagramme de rayonnement ............................... Géométrie et performances du patch........................ Etude des pondérations en analyse ................................................ 82 IV.2....... 86 IV............2.. SIMULATION DE L’ANTENNE ....................1......... 84 IV................................................2.................................2........................... Choix des pondérations....................... Pondération en phase .......................................................................... 88 IV.................. Adaptation ... 76 IV............................................................. Cahier des charges......................................... 79 IV...............2.....................................................3..... 93 V........3.... 100 VI...2............ 73 III........... Mesures ...........................2.........4.................... 89 V.................. Erreurs de phase ...................5..................................................................4.... Vérification des pondérations...3........ Vérification des pondérations...................................................1................. 98 VI...................... 95 V................4....3................... Pondération en amplitude ...... 96 V..... Réseau de distribution obtenu ............ CONCEPTION D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE A 40 GHz............................. Gain intrinsèque ...1.........1............ 79 IV................... 80 IV....... Synthèse réelle ..............2.................................5..........................................................3..........................2...........................2............................... 97 V....................................................... Conception du réseau de distribution....................................................................... 103 VII................................................................... Résultats obtenus..................... Plan de masse infini ..... Rayonnement ............

................... 111 VIII...................................................................................................................... 119 IX...............3..........................2....................................... INTRODUCTION ............... Gain et directivité ......................3........................ PRESENTATION DES MATERIAUX BIE ET APPLICATION AUX ANTENNES ..................................4......................................4.5.........3........................... Définition................................3.................................................5...........................5........3.................. 115 VIII. 109 VIII.. 114 VIII...5. 121 IX....1............... 136 II..............................................................1.................................... Mise en réseau de notre antenne .......................2............................................................................................1........................................................... Choix des pondérations..............2....................................................... Propriétés de l’antenne BIE résonante à défaut .... Gain et polarisation croisée................................... AMELIORATION DE L’ANTENNE.............................................................................................................................5.......................................................................................1...........................2.....................................3................ Conclusions..5........................ 124 IX............5............................1....... Pointage électronique .... Conclusion ............ 111 VIII............................................. Matériau BIE.............1.1. 118 VIII..2.........2............................... Conception du nouveau réseau ......................... 105 VII...................................................................................1.................................3...1........... 109 VIII.. 115 VIII.................. Matrice de Butler................................... Prototype.......................... Conception d’un réseau monocouche fixe...............................................................1..4............................................. 135 II................. Principe et avantages ..... 129 CHAPITRE 3 Etude et conception d'une antenne BIE omnidirectionnelle en azimut I................... 105 VII.. Introduction ............................................... 125 X.............................1...............5... Résultats sur la couverture du système LMDS ......... Substrat et géométrie du patch.....1.............. 109 VIII. 124 IX........... 121 IX........ Choix de l’ouverture.......... Introduction ...............2..... Applications aux antennes . CONCLUSION ......................... 133 II........................................................ 120 IX.................... 139 II............... 135 II................VII....................................................................................................................2.... Rayonnement....................................4.................2................. Résultat sur la couverture LMDS..............3..................................................2............................. Simulation de l’antenne complète...6...... 141 ...................... Conception d’un réseau plan multicouche .....3.................1........2................................................................... Adaptation..................2.............................. 124 IX.............................................................. 128 BIBLIOGRAPHIE ............................................ Antennes planaires ... 119 VIII.......................................... 120 IX.. 117 VIII...........................2............................ 107 VIII..... 116 VIII.............................................................................................................2..... Méthode de conception .................. Conception d’un réseau monocouche adaptable ....................... Réalisation et mesures ................................. Diagramme sectoriel.......................... Propriétés électromagnétiques ................1........................1.............. 135 II...... 139 II... Gain......... 120 IX. 139 II.......................................... FORMATION DU DIAGRAMME DANS LE PLAN HORIZONTAL.................................................2........ 111 VIII.......... 123 IX............................... 122 IX..........................................................1.........................................................2...................................................................................

..................................................1................. 198 ..............5.................................................................... 196 V....2.............. 197 V.........3.3............................... Introduction ............................................ 190 IV.. Etude de la structure infinie ............6..... 195 V.................................... 153 III........ 157 III........ 149 II.............................................5............. 158 III.......... Modes de fonctionnement................................................................. 186 IV........ Etude des modes TM ........2..................3................................... Etude des modes TE ..................... 180 III................... Calcul des champs dans le guide infini....4............ 153 III................3. Distribution des champs........ Analyse des différents modes de la cavité ... Directivité de l’antenne ...................... 193 V...................................... Introduction .................. 156 III................. Avantages et inconvénients des deux antennes ....... 153 III...... Fil-plaque anneau ...4.............................................................................1.................................. 148 II.......................................................6...... 154 III.... Impédance d’entrée et champ Ez dans le guide coaxial infini ................. 148 II....2...........................5....2.............................. 162 III........................2..................... 155 III..........3.................... Comparaison des deux excitations ...........................2...............3........................................3....2.......1..................................1........................................... Approche du problème ...............1........................................6...........................................1....1... 161 III................................................. 158 III...............5.................................. 148 II...................................................... Calcul des champs dans le guide infini................................3.....4...... 195 V.......1............................................3...3...............................5..... Antenne BIE coaxiale .............................................................3.............. 188 IV.........2...................................... Remarque.2.......... 183 III................3........ 176 III........ 189 IV..................................................................... 174 III............................................ 192 IV............II.........2.....5..................................... 192 IV............................ 189 IV..... ETUDE MODALE DE L’ANTENNE BIE COAXIALE ......................................................................... 150 II........................................................................................... 174 III...................................4.. Utilisation de dipôles imprimés...........................2................. 167 III............. 177 III................................................................ Antennes BIE résonantes omnidirectionnelles en azimut ............ Structure finie : cavité ...............................6................... 153 III........... 150 II......... Epaisseur des cylindres................ Possibilités offertes..................................................................1..............................................................................3.................................2...................5. Structure finie : cavité .............1........1................... 195 V...................................3................2................ Etude en rayonnement de la structure infinie............. Epaisseur des cylindres........................ Validation de la méthode ............. Structure étudiée ....3..............2........... Structure étudiée ..............................1................. 151 III....... Design et propriétés .........................................1....... Paramètres de l’étude modale................................................... 156 III............ Rayonnements associés ... 192 IV................................................. Validation de la méthode ............. 170 III.......... Choix................................5...................... 189 IV.................................... Adaptation de la structure à la présence de l’âme centrale...........3............................................................6.....2................................. PROPRIETES ET PERFORMANCES DE L’ANTENNE BIE COAXIALE .......6.... 188 IV...............2...............................4...4... Antenne BIE cylindrique. Présentation du problème ..................1.........................3.......................................... 158 III.................................. Polarisation...................6...................5.........3.................... ALIMENTATION DE L’ANTENNE BIE COAXIALE .... Conditions aux limites......................3............ Résolution du problème de l’âme centrale............................................................. Rayonnement d’un dipôle ............7.............. Analyse des différents modes de la cavité ...................... Dipôle en λ0/2 .....................................1..............

.................... Cahier des charges...............................3..................................................... Mesures en rayonnement ........... 231 VII............... Etude de la structure finie ..................................2.. 202 V... 211 VI........................ Structures métalliques ........... Simulation de l’antenne ....5....2...... Conclusion.............................1..........1.. 237 VII.................................................1......................1...........2...................................................................... Choix technologiques ....... 227 VII.........................................................................................................................2................................... Adaptation en entrée ...... Conformation des cylindres....4..............2........ 235 VII..........5.... 215 VI...........2................. 208 V......... Résultats de simulation ................. 233 VII.....................................1.................... 199 V........ Comparaison des structures à un et deux cylindres ... 222 VI............. 208 V...1..... 241 VIII............................................................ 218 VI..............................2............. Mise en évidence du problème.. Cartographie de puissance ...2..... 222 VI.......................................... 210 VI....2.................................................2............3......................................................................... Nombre de sources .. 209 V........................... Introduction ........ Principes .............1... 217 VI.........3......1........... Prototype ...............................................................3....... Pourquoi s’orienter vers les structures métalliques ?......1.......................................................................................... 209 V........2................................ Introduction .......... CONCLUSION ............................1..........4....................... Simulation ......................................................... Adaptation....................................1...........1..................... 228 VII....................................1.. COUVERTURE OBTENUE AVEC LE PROTOTYPE REALISE.............. Réalisation et mesures.................................................................................................................................................... AMELIORATION DES PERFORMANCES .1........ Dimensions de l’antenne .............1...... Premiers résultats.. Structure infinie à plusieurs cylindres.........................................................................................................1.....1.....3.....................................2..........................1..... 211 VI............................................. Conclusion..............2.................................................................... 242 VIII............. 224 VI................................... 232 VII.......4...............................2.................................................. 211 VI....................................... Conclusion ............................................................................................................................2................. Etude en rayonnement ...................................................... Conclusion ...............................3................1..........V.1....... CONCEPTION ET REALISATION D’UNE ANTENNE BIE COAXIALE A 5 GHz .........6.4... 212 VI........................................ 217 VI.. Conclusion...........3.................1..... Technique « multisources »..................................................... 242 IX. Remarques ............................................................................... 228 VII................3.............. Abaques............. 231 VII............. Ecart entre les sources ............................ 200 V.......2....................................................... 242 VIII............ 232 VII...........................................................2..........................3.........................................3............... 245 ................................... 221 VI............................................................. Diagrammes de rayonnement ...................... 228 VII......................................................................................................................................................................3..3...................................... 226 VI............................................ 202 V........................2...............................5.2..............4.................................................3................................... 207 V..................3..............................3............... 208 V.......................4.................................... 244 BIBLIOGRAPHIE ...................4............................................. 223 VI.................... Conformation de l’âme centrale........... 229 VII......... Paramètres de la liaison .......2...... Influence de l’excitation .................. 228 VII.............................. Conformation de la cavité ..................................................

..............……….............................. 279 Annexe 7 : Méthode de pondération en amplitude d’un réseau de patchs.......................................................................................................................... 289 Annexe 10 : Les dipôles imprimés.................................... 295 LISTE DES ARTICLES PUBLIES PENDANT LA THESE…………………………..................CONCLUSION GENERALE ............................................................297 ........................ 267 Annexe 4 : Les matériaux diélectriques................................................................................................................................. 275 Annexe 6 : Les lignes microrubans ............................................ 257 Annexe 2 : Présentation du logiciel basé sur la méthode FDTD .................................... 287 Annexe 9 : Détermination de la directivité à partir des diagrammes de rayonnement d’une antenne ............ 285 Annexe 8 : Diagrammes mesurés de la deuxième antenne en cosécante carrée ............................................................................................................................................................................................. 261 Annexe 3 : Les antennes imprimées......................................... 249 Annexe 1 : Présentation du logiciel MOMENTUM ......... 291 Annexe 11 : Caractérisation des matériaux RADIALL..................................... 273 Annexe 5 : Liste des matériaux diélectriques (Source Labtech) .................................................................... 293 BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................................................................................................

.

Introduction générale INTRODUCTION GENERALE 1 .

Introduction générale 2 .

Cette époque est caractérisée par l’invention des composants et circuits électroniques essentiels et de bonne qualité : le transistor en 1947. a fournit des efforts intellectuels aussi bien que physiques afin de découvrir des méthodes de communication adéquates. document écrit. par l’invention du télégraphe optique (1er réseau de télécommunications).Introduction générale Depuis l’antiquité. les réseaux se sont beaucoup développés qu’ils soient filaires ou hertziens. à travers des époques successives. locaux ou très étendus par l’intermédiaire de communications terrestres ou spatiales. la création du premier microprocesseur permet la miniaturisation des matériels informatiques et leur émergence dans les techniques de télécommunications.) pour communiquer. pour la première fois dans l’histoire des télécommunications. Et en 1971. une nouvelle technologie voit le jour : le téléphone proposé par C. le britannique J. Depuis. celle de l’électronique. l’être humain. de diffusion haut débit. par le physicien Marconi. 3 .. puis les circuits intégrés dans les années 1960. En 1870. On voit alors apparaître de nombreux types de réseaux : réseaux de téléphonie. ce télégraphe optique a évolué vers le télégraphe électrique.Maxwell réalise de très importants progrès lors de ses études des ondes électromagnétiques en démontrant que celles-ci voyagent aussi bien dans le vide que dans la matière. une nouvelle révolution pour les télécommunications s’amorce. Le fruit de ces efforts a été couronné.Bourseul. par l’américain Von Neumann : c’est le début du traitement électronique de l’information (l’Informatique).. Après la découverte de l’électricité. En 1865. l’homme n’a cessé de chercher les différents moyens (parole. signaux de fumée. Cela a permis de réaliser les premières expériences de la radio (transmission sans fil) en 1895. Ainsi. La naissance du premier ordinateur arriva en 1949. Ces dernières années ont vu l’émergence d’une grande variété de réseaux sans fil et un nouveau besoin s’est créé : celui d’être connecté en permanence à un réseau quelque soit l’endroit où l’on se trouve. Au début du XXème siècle.. gestes de la main.

la transmission et la réception du signal et donc de l’information contenue dans celui-ci. Le chapitre 2 sera entièrement consacré à l’étude d’une antenne imprimée en cosécante carrée dans le domaine millimétrique. ce chapitre d’introduction se terminera par la présentation des différents outils de simulation et de mesure utilisés pour l’étude de ces antennes. visant à améliorer la couverture. nous exposerons le cahier des charges et les choix technologiques que nous avons fait dans le cadre d’une application particulière. le développement de ces réseaux sans fil nécessite des avancées technologiques au niveau des composants électroniques. le LMDS (Local Multipoint Distribution services). deux types d’antennes seront étudiés. depuis le choix des pondérations à appliquer sur les patchs jusqu’à la réalisation du réseau d’alimentation. L’antenne pour station de base doit être adaptée à chaque liaison en fonction de la couverture souhaitée. Le chapitre 1 proposera un état de l’art des réseaux de télécommunications sans fil terrestres. Après un état de l’art de ces réseaux et de leur couverture. 4 . Le travail présenté dans ce manuscrit a pour objectif la conception d’antennes pour stations de base des réseaux de télécommunication sans fil terrestres. Finalement. Celui-ci aura pour objectif de mettre en évidence la diversité des réseaux actuellement étudiés et donc des antennes nécessaires à leur développement. Nous nous intéresserons alors plus en détail à la conception d’une telle antenne. des techniques de codage ou encore des antennes. Nous proposerons alors l’étude de deux types d’antennes pour station de base : une antenne sectorielle dans un plan et en cosécante carrée dans le second et une antenne omnidirectionnelle fort gain.Introduction générale Ainsi. l’antenne est un des points clés des réseaux sans fil puisque cet élément est le dernier maillon de la chaîne permettant l’émission. des logiciels informatiques. dont les avantages seront mis en avant. Les simulations et les mesures des différentes antennes seront finalement présentées en mettant en évidence les améliorations obtenues sur la couverture du système LMDS. Après avoir présenté le principe de fonctionnement et les performances que l’on peut attendre de ces antennes. Les différents types de couverture par les stations de base seront présentés afin de faire apparaître les difficultés rencontrées comme par exemple les zones d’ombre ou la nécessité d’avoir des cellules de grandes dimensions. En effet.

Ce manuscrit se terminera par une conclusion sur ce travail suivie de la présentation des perspectives. la conception et la réalisation d’un prototype dans le cadre d’une collaboration avec l’entreprise RADIALL valideront les études amont et les résultats énoncés.Introduction générale Le chapitre 3 traitera d’un nouveau type d’antenne toujours adapté aux stations de base des réseaux de télécommunication sans fil : l’antenne coaxiale à Bande Interdite Electromagnétique (BIE) permettant d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel avec un faisceau étroit dans le plan d’élévation. Finalement. 5 . Les performances de ces antennes pourront alors être mises en évidence ainsi que les différentes techniques permettant de les améliorer. une présentation des propriétés des matériaux BIE et de leurs différentes applications dans le domaine des antennes sera proposée. la conception d’une antenne BIE coaxiale s’accompagne d’un certain nombre d’études comme : l’étude modale de la structure ou les problèmes liés à l’alimentation de l’antenne. Pour une meilleure compréhension. Afin de bien comprendre le fonctionnement de cette antenne.

Introduction générale 6 .

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées CHAPITRE 1 Contexte de l’étude : réseaux de télécommunications sans fil terrestres et antennes associées * * * * * * * ETAT DE L’ART DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATIONS SANS FIL TERRESTRES COUVERTURE D’UN RESEAU SANS FIL : CHOIX DE L’ANTENNE ET PROBLEMES RENCONTRES PRESENTATION DE L’ETUDE OUTILS DE SIMULATION UTILISES 7 .

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées 8 .

La seconde antenne est omnidirectionnelle et fonctionne autour de 5 GHz. qui permettent d’optimiser les couvertures des réseaux de télécommunication sans fil. Après avoir mis en évidence les critères de choix d’une couverture. Elle est conçue à partir de matériaux à Bande Interdite Electromagnétique ou BIE. 9 . Finalement. INTRODUCTION Ce premier chapitre a pour but la présentation de l’étude et de son contexte. Nous verrons par la suite les expériences que nous avons eues à Limoges. nous présenterons les différents types d’antennes équipant les stations de base des réseaux de télécommunication sans fil. certains problèmes récurrents apparaissent comme la présence de zones d’ombre dans la cellule couverte. Les antennes présentées tout au long de ce manuscrit sont destinées à équiper les stations de base de réseaux de télécommunication sans fil. un état de l’art de ces différents types de réseaux va être fait afin de mettre en évidence les caractéristiques de chacun. qu’il s’agisse de réseaux de téléphonie.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées I. Nous allons donc nous appliquer à expliciter la démarche qui a été suivie au cours de ces travaux de thèse. Dans un premier temps. Ce phénomène est très pénalisant puisque entraînant l’impossibilité d’utiliser le réseau sur certaines zones et donc la perte d’abonnés potentiels. les niveaux d’émission ou encore le besoin d’agilité sont des paramètres à prendre en compte afin de choisir le type d’antenne le mieux adapté à un réseau particulier. En effet. Le choix d’une antenne pour station de base est bien sûr différent selon le type de réseaux : la zone à couvrir. urbaine ou rurale. Il est donc essentiel d’optimiser les antennes pour stations de base afin d’obtenir une efficacité maximale des réseaux en terme de couverture. Le paragraphe suivant présentera les antennes étudiées au cours de ces travaux. nous relèverons les difficultés rencontrées avec ces antennes pour l’obtention d’une couverture optimale. de proximité ou de diffusion. en particulier sur le développement d’un réseau LMDS dans le cadre de deux projets : ERASME et BROADWAN. Deux antennes très différentes ont été étudiées. Nous mettrons en évidence les avantages et les inconvénients de chacune de ces technologies en les comparant à quelques antennes existantes. La première est une antenne planaire donc en technologie imprimée dite en cosécante carrée et adaptée au système LMDS à 40 GHz.

2% 0.8% 2007 2008 Figure II. routeurs… Tous ces équipements fixes nécessitaient une installation relativement lourde. Dans un premier temps. notamment pour ce qui est du câblage entre tous les composants.2% 21.1% 2002 1.1% 22% 17.1 montre par exemple l’évolution connue et à venir de l’équipement des entreprises françaises en terminaux mobiles connectés [I. elles se cantonnaient à de petites communications entre appareils sur de faibles distances.1 : Evolution de l’équipement des entreprises françaises en terminaux mobiles connectés. La figure II.1].1% 20. postes clients. II.8% 1.6% 3.6% 1. Pourcentage de salariés equipés 25 20 16% 15 10 5 0 2001 0. les réseaux ont été développés sur la base d’un maillage filaire reliant tous les composants classiques d’un réseau : serveurs.en voiture. les réseaux sans fil se professionnalisent et deviennent de véritables extensions de réseaux filaires existants. ETAT DE L’ART DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATION SANS FIL TERRESTRES II. une dernière partie sera abordée afin de présenter les différents outils de conception et de mesure utilisés pour l’étude des antennes présentées dans ce manuscrit.5% 2003 2004 2005 2006 Années 4.et en n’importe quel point géographique a accéléré le développement des réseaux sans fil. Désormais.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Finalement.6% Téléphones mobiles PC portables avec accès réseau PDA avec accès réseau 8% 5. De plus. Introduction Historiquement. en marchant….3% 3.8% 19. exprimé en pourcentage de salariés équipés 10 . Les applications liées au sans fil sont nombreuses et ne cessent de se diversifier. le besoin de rester relié à un réseau en toutes circonstances .1.1% 0.

déterminées en fonction de la taille de la zone de couverture (Figure II. Dans la jungle des technologies radio. les réseaux métropolitains sans fil : WMAN (Wireless Metropolitan Area Network). WPAN Quelques dizaines de mètres WLAN Quelques centaines de mètres WMAN Quelques kilomètres WWAN Couverture mondiale Figure II. également connus sous le nom de réseau cellulaire mobile.3]) ou les SRD (Short Range Devices) qui regroupent les télécommandes et les systèmes de télémétrie par exemple. On peut les utiliser dans deux cas de figure : soit dans des locaux privés (entreprise) soit dans un environnement public (aéroports.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Les universités. alarmes sociales (surveillance de malades [I. La portée de ce type de réseaux sans fil est limitée. plus connus sous le nom de Boucle Locale Radio (BLR). hôtels…) avec des restrictions.2] : les réseaux sans fil à l’échelle humaine : WPAN (Wireless Personal Area Network). salles de conférence…). à l’échelle mondiale.2 : Classification des réseaux en fonction de la taille de leur zone de couverture On distingue [I. les réseaux locaux sans fil : WLAN (Wireless Local Area Network).2). les réseaux étendus sans fil : WWAN (Wireless Wide Area Network). on peut distinguer quatre catégories de réseaux. de l’ordre de quelques dizaines de mètres autour de l’usager (bureaux. Ces réseaux sont faits pour interagir avec des infrastructures filaires. Dans cette liste manquent tous les systèmes faible débit. tels les alarmes. utilisés par les opérateurs de téléphonie. Ce type de réseau utilise le même matériel que celui qui est nécessaire pour constituer un WLAN mais peut couvrir une plus grande surface de la taille d’une ville. les hôpitaux utilisent aussi actuellement des réseaux sans fil. Ces systèmes travaillent sur des 11 .

Finalement. Sont concernés le lieu d’émission.1. Nous ne développerons pas cette dernière catégorie de réseaux sans fil. 1800 MHz et 2200 MHz. Les réseaux de téléphonie sans fil II. La sécurité est indéniablement le point faible des réseaux sans fil [I. 12 .2. On trouve principalement des systèmes fonctionnant à 2.4] qui réglemente en France l’utilisation des fréquences radio. les systèmes de téléphonie mobile occupent les bandes de fréquences autour de 900 MHz. Cependant.7] mais c’est en 1992 qu’a commencé le véritable essor de la téléphonie mobile avec l’ouverture du premier réseau GSM (Global System for Mobile communications). Introduction Ce type de réseaux sans fil a pris une ampleur considérable depuis ses débuts.2. Le premier réseau a vu le jour en 1956 [I.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées bandes de fréquence dites ISM (Industrial.5]. Nous allons maintenant nous intéresser aux différents standards existants pour chaque type de réseaux. II. Les WMAN peuvent fonctionner à des fréquences plus variées : 5 GHz. Ces bandes de fréquences sont libres de droit c’est à dire qu’elles ne font pas l’objet de déclaration ou de paiement de licence (bandes ISM). Scientific and Medical) autour de 433 MHz et 868 MHz. 17 GHz ou encore 26 GHz et 40 GHz.1] [I. en commençant par les réseaux de téléphonie qui ont été les premiers à se développer de manière importante. Le développement des réseaux sans fil est essentiellement contrôlé par les contraintes légales imposées par l’ART (Autorité de Régulation des Télécommunications) [I. la puissance des émetteurs et la restriction d’utilisation de certaines bandes de fréquence. Ainsi le nombre d’abonnés est passé de 10% fin 1997 à 64% en 2002 et connaît une augmentation de 45% chaque année. de nouveaux standards sont développés pour pallier ce point faible. La facilité de déploiement conduit à négliger les failles de sécurité que recèle la communication sans fil. Les fréquences utilisées pour les réseaux de télécommunications sans fil sont définies par l’Agence Nationale de Fréquences (ANFR) [I.4 GHz et 5 GHz pour ce qui concerne les WPAN et les WLAN.6].

deux cellules adjacentes ne pouvant utiliser la même fréquence afin d’éviter les interférences. Le sous-système radio regroupe les équipements impliqués dans la transmission des données sur l’interface air. Le placement et le type de ces 13 . chacune étant couverte par un émetteur fonctionnant à une fréquence donnée. Les premiers services commerciaux sont apparus à la mi-1991.8]. GSM Le système européen GSM (Global System for Mobile communications). alors que les 2 et 3G sont de type numérique. Il est composé : des terminaux mobiles des stations de base ou BTS (Base Transceiver Station). La première génération a été réalisée en analogique pour des applications vocales.2. la norme GSM était la plus répandue dans le monde. une cellule pouvant accepter environ 40 communications simultanées (ce qui équivaut à environ 1000 abonnés). Le point commun de tous ces systèmes est qu’ils fonctionnent de façon cellulaire. le concept de réseau cellulaire a été développé. le principe est de relier un abonné possédant un terminal mobile où qu’il se trouve au réseau téléphonique classique. Nous allons étudier globalement le fonctionnement d’un réseau GSM (2G) et ses différentes évolutions pour arriver au système 3G (UMTS). est basé sur une norme élaborée en 1982 par l’intermédiaire du CEPT (Conférence Européenne de Postes et Télécommunications) [I. représentant 62% des abonnés sur notre planète. Il appartient à la seconde génération de téléphonie mobile. en passant par la propagation du signal dans l’air. Afin de couvrir correctement le territoire et d’augmenter le nombre d’utilisateurs. il existait 36 réseaux GSM opérationnels dans 22 pays et fin 2001. La taille des cellules est établie en fonction de la densité des appels dans cette zone.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Les développements des systèmes mobiles sont classés en « générations ». pour des applications voix et données. Elles sont les points d’accès au réseau pour les utilisateurs. L’espace est donc découpé en cellules de forme et de taille variables (200 m à 20 km). En effet.2. le RTC (Réseau Téléphonique Commuté). En 1993. La principale caractéristique est la mobilité native d’un téléphone GSM qui permet à tout abonné mobile de transmettre ou de recevoir des appels comme s’il se trouvait sur son site d’origine. II.

9] permettant de limiter les coûts. Le GSM fonctionne sur deux bandes de fréquence autour de 900 MHz et 1800 MHz (encore appelé DCS pour Digital Cellular System).2.1] et utilise les infrastructures existantes GSM. Il permet donc d’offrir à la clientèle un service WAP sans investir dans des infrastructures lourdes comme l’UMTS. estimation de canal et égalisation. Certaines.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées BTS déterminent la forme et la taille des cellules. Ce remplacement est nécessaire afin d’obtenir des débits de transfert de données plus importants sur les téléphones mobiles (115 kbit/s). Cela regroupe les opérations d’émission. tout en économisant les 14 . et de permettre une tarification plus juste [I. II. Le WAP (Wireless Acces Protocol) permettant un accès Internet n’a pas connu un grand succès. GPRS Le GPRS (General Packet Radio System) fait partie du monde 21/2 G [I.2. de nouvelles normes ont vu le jour permettant d’augmenter les débits de transmission des données. réception. dite de génération 21/2 sont basées sur le système GSM existant [I.4. II. modulation. mais au cours de son développement le transport de données avec les SMS (Short Message Service) a beaucoup augmenté. Ces bandes sont découpées en canaux physiques selon le principe d’accès temporel (TDMA : Time Division Multiple Access). démodulation. C’est l’organe intelligent du soussystème radio.3.10]. EDGE EDGE (Enhanced Data rate for Gsm Evolution) est une technique 23/4 G intermédiaire entre le GPRS et l’UMTS qui facilite la migration des réseaux. le débit permis par la norme GSM étant beaucoup trop faible. Afin de palier à cette difficulté. des BSC (Base Station Controller) ou contrôleur de BTS. codage d’erreur. le développement d’un réseau 3G étant très cher. Elles ont en charge l’accès radio des mobiles dans leur zone de couverture. Un BSC standard peut contrôler une soixantaine de BTS. Le GSM a été conçu à la base essentiellement pour le transport de la voix. Il est destiné à remplacer les technologies CSD (Circuit Switched Data) et SMS actuellement utilisées pour le transport des données sur les réseaux GSM.

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées ressources fréquentielles. Dans la même gamme de fréquence en technique d’accès multiple à répartition dans le temps (AMRT), EDGE peut fournir 384 à 473,6 kbit/s au meilleur coût dans les zones rurales (60 kbit/s par intervalle de temps soit 3 fois plus qu’en GPRS). Cette technique a l’avantage de toujours s’appuyer sur les réseaux GSM existants. Mais la mise en place de l’UMTS, réseau de 3ième génération est maintenant très proche.

II.2.5. UMTS
La norme UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) est la norme cellulaire pour les systèmes de télécommunication mobile de 3ième génération [I.1] [I.11]. Elle a été adoptée au niveau mondial en 1998 mais les coûts de mise en place ont retardé sa mise en service. Sa particularité est d’avoir été conçue pour la transmission simultanée de la voix et des données avec des débits beaucoup plus importants que ceux autorisés par les générations précédentes. Ainsi les débits atteints sont de 384 kbit/s pour une grande mobilité de l’utilisateur, et de 2 Mbit/s pour une faible mobilité. Ces débits accrus permettent de proposer un service de visiophonie. La combinaison sur un même terminal de poche des fonctions téléphonique, visiophonique et de connexion à Internet font de celui-ci un terminal multimédia beaucoup plus riche que ce que nous connaissons déjà. Les bandes de fréquences allouées à l’UMTS sont différentes de celles du GSM : entre 1900 et 2200 MHz ce qui permet d’éviter la saturation des bandes de fréquences déjà utilisées et donc d’augmenter le nombre de clients raccordables. L’UMTS a aussi une nouvelle interface radio et la technique de multiplexage est différente de celle du GSM. Elle utilise la technique CDMA (Code Division Multiple Access) qui est plus avancée et dont l’efficacité spectrale (nombre de communications simultanées par quantité de spectre) est deux à trois fois plus grande que celle du TDMA. C’est un multiplexage par code : il ne consiste pas à diviser une grandeur physique (fréquentielle ou temporelle) pour l’attribuer à une communication mais il attribue à chaque utilisateur un code. Ce code prend la forme d’une séquence binaire pseudo aléatoire qu’il sera le seul à utiliser durant tout le temps de communication. Il y a alors deux options possibles : l’utilisation de la bande TDD (Time Division Duplex) ou celle de la bande FDD (Frequency Division Duplex). Le FDD sépare la bande allouée en deux parties, une consacrée à la voie montante et l’autre à la voix

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Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées descendante alors que dans le cas du TDD la même bande de fréquence est allouée alternativement par intervalle de temps à la voie montante et à la voie descendante. De plus, ce système peut aussi offrir à ses usagers simultanément la voix et les données. L’ouverture du réseau 3G implique le déploiement de nouvelles infrastructures, notamment les stations de base. Comme le GSM, l’UMTS est un réseau cellulaire, avec des cellules de taille variable : des pico cellules de l’ordre de quelques dizaines de mètres pour la couverture des «hot spots» à l’intérieur des bâtiments, aux macro cellules allant jusqu’à 10 km de rayon. Finalement, cette norme 3G est bien une avancée technologique mais sa mise en place a été relativement longue. Elle devrait progressivement remplacer les normes GSM dans les années à venir mais la transition sera progressive. Intéressons nous à présent aux autres réseaux de télécommunication sans fil dont le développement est plus récent. Ils sont classés en 3 catégories : les WPAN, les WLAN et les WMAN.

II.3. Les WPAN
Ce type de réseaux [I.12] permet l’échange de données rapprochées entre microordinateurs, périphériques, PDA, téléphones portables ou tout appareil électronique grand public. Par rapport à une connexion filaire, ils apportent une grande souplesse d’utilisation. Il existe plusieurs normes utilisées pour ce type de réseaux : Bluetooth, IEEE 802.15.3, HomeRF…et très bientôt les techniques UWB (Ultra -WideBand).

II.3.1. Bluetooth
Bluetooth [I.13] [I.14], labellisé par l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) 802.15.1 a été initiée par Ericsson en 1994. Il travaille dans la bande de fréquence des 2,4 GHz, découpée en canaux de 1 MHz et présente un débit théorique de 1 Mb/s (son débit réel est de 720 kb/s) pour une portée de 10 à 30 mètres. Il prend en charge la transmission numérique de la voix et des données entre deux appareils ou entre un « maître » et jusqu’à sept « esclaves », qui forment alors un « piconet ». Bluetooth gère jusqu’à sept 16

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées piconets. Cette technologie se veut une solution universelle pour relier les périphériques les plus divers, une antenne minuscule lui permettant d’être implémenté dans les plus petits appareils. Ses points forts sont son extrême facilité d’emploi et sa faible consommation d’énergie. D’autres versions de Bluetooth permettent des évolutions importantes en terme de débit, jusqu’à 12 Mb/s sur 10 mètres.

II.3.2. Norme 802.15.3
La norme 802.15.3, labellisée par l’IEEE en mai 2003, a été conçue pour le transfert de fichiers audio et vidéo en streaming (consultation en ligne). Le 802.15.3, travaillant lui aussi à 2,4 GHz, peut admettre 245 connexions simultanées et procure un débit de 55 Mb/s pour une distance de connexion de 100 mètres environ. Cette norme semble d’autant plus performante qu’elle garantit l’absence d’interférences avec les autres types de réseaux, ce qui lui permettra de cohabiter avec les normes 802.11 (paragraphe II.4.1) et Bluetooth.

II.3.3. HomeRF
HomeRF est un standard développé en 1998 par le « Home Radio Frequency Working Group », consortium qui comprenait à l’origine Compaq, IBM, HP, Intel et Microsoft [I.15]. Ce standard utilise la bande de fréquences proche de 2,4 GHz et offre un débit théorique de 1,6 Mb/s partagé entre tous les utilisateurs connectés. Sa portée varie de 50 à 100 mètres. HomeRF est un des réseaux les plus perfectionnés, de part sa modulation et sa qualité de service.

II.3.4. UWB
Ultra-Wideband (UWB) [I.16] est une technologie radio à part. Elle n’utilise pas de fréquence porteuse, mais envoie des pulsations électromagnétiques très courtes (de l’ordre de la picoseconde) et de faible puissance, couvrant ainsi une large bande de fréquence. UWB traverse mieux les obstacles que les technologies à fréquence porteuse et, en théorie, cohabite bien avec ces dernières, qui ne perçoivent, chacune sur leur bande étroite, qu’un bruit faible et bref. UWB permet des débit importants, au delà de 400 Mb/s. En contrepartie, le débit chute de façon drastique à partir d’une dizaine de mètres. Intéressons nous à présent aux réseaux de type WLAN.

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Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

II.4. Les WLAN
Tous les standards WLAN [I.1] ont un point commun : leur fonctionnement est cellulaire, permettant de construire une couverture de zone à partir de points d’accès reliés à un réseau fixe. De plus, tous les terminaux sont capables d’établir des connexions directes entre eux, sans aucune infrastructure : on parle alors de réseau ad hoc (Figure II.3).

Figure II.3 : Exemple d’architecture d’un WLAN Là encore plusieurs standards, opérant à 2,4 GHz ou à 5 GHz, ont vu le jour.

II.4.1. Norme 802.11 et ses extensions
La norme IEEE 802.11, communément appelée « Ethernet sans fil », a été mise au point en 1997. Initialement, elle ne permettait pas des débits supérieurs à 2 Mb/s. Mais c’est avec la révision IEEE 802.11b que les réseaux sans fil se sont vraiment répandus. Le Wi-Fi pour Wireless Fidelity [I.17], nom commercial du standard IEEE 802.11b, est probablement le plus développé actuellement. Il travaille à 2,4 GHz et présente un débit de 11 Mb/s pour une portée maximale de 50 mètres. La transmission est possible jusqu’à 550 mètres mais avec un débit réduit. Plusieurs évolutions du standard IEEE 802.11 ont déjà vu le jour, visant à corriger ses faiblesses : sécurité, qualité de services… ou à augmenter le débit. La norme IEEE 802.11a doit autoriser une vitesse de transmission de 54 Mb/s mais dans la gamme de fréquence des 5 GHz et pour une portée de 25 à 50 mètres. Ne travaillant pas dans la même bande de fréquence que IEEE 802.11b, Bluetooth et HomeRF, elle offre une meilleure résistance aux interférences.

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Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées

II.4.2. Norme HiperLAN
Finalement, la norme HiperLAN (High Performance Radio LAN) lancée par l’ETSI, travaille à 5 GHz [I.18] [I.19] et est directement concurrente avec la norme IEEE 802.11a. Elle existe en deux versions, HiperLAN1 et HiperLAN2 qui offrent respectivement des débits théoriques de 20 Mb/s pour une portée de 50 mètres et 54 Mb/s pour une portée de 200 mètres. Une telle portée nous rapproche des standards WMAN.

II.5. Les WMAN
Les WMAN sont en fait des réseaux de diffusion sans fil permettant aux opérateurs de s’affranchir des lourdes opérations de câblage. Les BLR (Boucle Locale Radio) doivent pouvoir proposer les mêmes performances que les installations fixes en terme de débit tout en ayant recours à des installations moins coûteuses. Là encore les deux organismes de normalisation IEEE et ETSI proposent différentes normes.

II.5.1. Norme 802.16
La norme IEEE 802.16, sortie fin 2001 et fonctionnant pour des fréquences entre 11 et 66 GHz, nécessitait d’être à vue directe de l’émetteur (LOS ou Line Of Sight) pour des transmissions à des débits maximum de 132 Mb/s avec une portée de 5 km. Une deuxième version de la norme, IEEE 802.16a, approuvée par l’IEEE en janvier 2003, permet des communications dans les zones denses et résidentielles (NLOS ou Non Line Of Sight) pour des fréquences entre 2 et 11 GHz. Les débits peuvent atteindre 70 Mb/s pour des portées allant jusqu’à 50 km.

II.5.2. Normes HiperAccess et HiperLink
L’ETSI a fait évoluer HiperLAN vers HiperLAN 3, devenu HiperAccess (HIgh Performance Radio Access) pour les longues portées (5 km) de type point à multipoint travaillant à 5 GHz. Finalement, HiperLAN 4 ou HiperLink travaille à 17 GHz avec des débits de 155 Mb/s sur des liaisons à courtes portées (de 50 à 500 mètres).

II.5.3. Le LMDS
Le LMDS (Local Multipoint Distribution System) est un système de

télécommunication sans fil point multipoint dédié aux services multimédia, offrant une importante bande passante et un haut débit [I.20]. C’est encore une fois un réseau cellulaire 19

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées composé de stations de base (BTS) permettant de couvrir une zone donnée, celles-ci étant reliées aux autoroutes de l’information soit par fibre optique soit par l’intermédiaire d’un faisceau hertzien haut débit (figure II.4).
Réception individuelle Répeteur

Répeteur

Réception individuelle Réception individuelle Réception individuelle

Réception individuelle

Satellite Station de base

Autoroute de l'info ou réseau câblé

Voie "aller" et "retour" par ondes radio Voie "retour" réseau téléphonique Connection aux réseaux câblés et satellites

Figure II.4 : Architecture d’un réseau LMDS Ce système s’est beaucoup développé ces dernières années car il présente beaucoup d’avantages aussi bien pour les opérateurs que pour les abonnés. Tout d’abord il permet d’atteindre des débits de 25 à 55 Mbit/s par canal en voie descendante et autorise une utilisation nomade des équipements radio pour les abonnés. Il permet de désenclaver les régions isolées ou à géographie accidentée sans coût exorbitant pour les opérateurs : peu de travaux de génie civil sont nécessaires comparé à la mise en place du câble ou de la fibre optique dans ces régions. Certaines caractéristiques sont directement liées à la bande de fréquence allouée par l’ETSI (European Telecommunications Standard Institute) pour ces applications LMDS : 40,5 -43,5 GHz. Les hautes fréquences ont pour principal avantage d’offrir de très larges bandes passantes autorisant de nombreuses applications : Internet, téléphonie, télévision numérique mais aussi visioconférence, radiodiffusion sonore numérique, vidéo à la demande… Cependant il est à noter plusieurs inconvénients : la faible portée de ce système (environ 5 km par temps clair) due à l’atténuation en espace libre à ces fréquences, à la forte influence de

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plusieurs projets ont vu le jour regroupant des industriels intéressés par le développement de cette technique et des laboratoires de recherche dont l’équipe CREAPE de l’IRCOM. Ce projet avait pour but la mise en place d’un démonstrateur technique à Limoges ainsi que l’étude du canal de propagation. des administrations locales de services nouveaux nécessitant des accès à haut débit pour utiliser et traiter des bases de données multimédia. D’autres projets ont pris la suite de ces études.6. Les objectifs du projet ERASME entraient dans deux catégories : Le premier objectif était d’étudier et de modéliser les flux de données générés afin de définir des réseaux d’accès sans fil capables de les supporter en tenant compte de leurs limitations et possibilités. Le deuxième objectif était au travers de la mise en place d’une plate forme de réseaux d’accès multimédia dans la bande des 40. labellisé RNRT en 2000 a regroupé 13 partenaires ayant des compétences et des champs d’activité variés allant des professionnels télécoms aux expérimentateurs de services en passant par des laboratoires de recherche. II. concernant en particulier la compatibilité des standards et des interfaces. Le LMDS à Limoges A Limoges.21]. et financé par l’ANVAR (contrat n° A9707028K00) [I.22] pour « Evaluation de Réseau Sans Fil Multimédia en EHF ». Ces études étaient possibles au travers de l’expérimentation par des universitaires. les travaux sur le LMDS ont commencé en 1997 avec un projet mené par l’équipe CREAPE et Thomson-CSF. 21 .5 – 43.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées la pluie et de la végétation et aux difficultés technologiques dans la conception des composants dues à une longueur d’onde très petite (7 mm environ). de la couverture radio électrique et des antennes. Ce démonstrateur permettait de transmettre et de recevoir par l’intermédiaire d’une liaison hertzienne à 40 GHz un bouquet de chaînes numériques préalablement reçu par une parabole. des PME. de lever les points durs ou verrous technologiques matériels ou logiciels.5 GHz. Projet ERASME Le projet ERASME [I.6. Devant le caractère prometteur de ce système.1. II.

6. les étudiants de la cité universitaire ont pu expérimenter les cours et travaux pratiques par visioconférence ainsi que des bases de données et programmes dédiés aux loisirs. 200 m 450 m Trajet direct impossible Abonnés Abonnés Liaisons LMDS LEGRAND 200 m FH 2*2Mb/s → 2*34Mb/s UNIVERSITE ENSIL ENSIL Secteur 1 CCIL CCIL Rideau d’arbres 7 km Réflecteur UNIVERSI Renater Cité Universitaire Figure II.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Ce projet a donc permis la mise en place d’une plate-forme expérimentale de services nécessitant un accès haut débit autour du site d’ESTER technopole à Limoges. un projet intégré européen a vu le jour en décembre 2003. Liaisons LMDS Secteur 2 4 km TECHNOPOLE BTS Fop . la cité universitaire de la technopole et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Limoges (CCIL) la deuxième couvre essentiellement l’entreprise LEGRAND situé à 4 km.23] pour « Broadband services for everyone over fixed wireless access networks » regroupe plus de 25 partenaires répartis dans plusieurs pays d’Europe. Deux zones principales sont couvertes par ce démonstrateur : la première dessert l’ENSIL (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Limoges).5 : Déploiement de la plate-forme LMDS à Limoges Devant les bons résultats obtenus par ce démonstrateur. Au cours de ce projet. Le personnel de LEGRAND a profité de cours d’anglais à distance assurés par la CCIL. l’Enseignement et la Recherche). Projet BROADWAN Le projet BROADWAN [I. Comme le montre la figure II.5. Les raisons qui ont motivé la mise en place de ce programme sont les suivantes : 22 .2. la station de base est située sur le toit de la technopole et est reliée par fibre optique au réseau RENATER (Réseau National de Télécommunications pour la Technologie. II.

Cette antenne.24] avec l’implémentation de la norme 802. les WLAN et l’UMTS par exemple [I.25] bien que les problèmes dus à la mobilité de l’utilisateur donnent un avantage certain aux technologies 3G pour une application de téléphonie.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées développer une architecture réseau économiquement viable en combinant les technologies d’accès existantes afin de fournir des services haut débit et large bande partout en Europe. placer l’industrie européenne au premier rang dans les technologies d’accès sans fil de nouvelle génération. il est prévu de réaliser en partenariat avec THALES de nouvelles antennes pour station de base en technologie planaire permettant d’optimiser la couverture du système. La solution finale de ce projet sera l’utilisation d’une antenne en cosécante carrée dans le plan vertical associée à une matrice de Butler pour réaliser un pointage électronique dans le plan horizontal. Bien sûr certaines de ces technologies sont concurrentes. encourager l’utilisation de services large bande à toutes les échelles de la société en multipliant des tests.7. la contribution du CREAPE touche plusieurs secteurs allant de l’étude de la couverture à la modélisation de la couche MAC (Medium Access Control) du réseau sous OPNET [I.6 en fonction de débits et de la mobilité de l’utilisateur. 23 . Conclusion On constate donc actuellement le développement d’une grande diversité de réseaux sans fil. En effet. Ainsi. fera l’objet du chapitre 2 de ce mémoire. Un récapitulatif de toutes les technologies existantes est présenté figure II. des essais et des démonstrations avec un intérêt particulier pour le monde rural. dans ce projet prévu pour durer 5 ans.16 ou encore la conception d’antennes. II. dont la conception a commencé durant le projet ERASME. Deux challenges sont proposés : améliorer la couverture à l’aide d’antenne en cosécante carrée et de solutions réalisant du pointage électronique réaliser ces systèmes en technologie planaire afin de réduire l’encombrement et de faciliter l’intégration des modules d’émission (contrairement aux cornets).

6 : Débits de transmission des normes en fonction de la mobilité de l’utilisateur Toutes ces normes trouveront donc probablement leur place selon la géographie.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Figure II. Figure II. éléments inévitables pour une liaison sans fil.7). les débits souhaités et les applications. mais la couverture totale d’une région nécessitera la combinaison de différents systèmes en un seul réseau dit hétérogène (Figure II. de nouveaux équipements et bien sûr des antennes.7 : Exemple d’architecture physique de réseau hétérogène La mise en place de ces nouveaux réseaux entraîne la nécessité de développer de nouvelles infrastructures. 24 . Il existera toujours une technologie dominante dans une zone donnée. aux critères de choix des antennes pour station de base ainsi qu’aux problèmes rencontrés. Nous allons donc à présent nous intéresser aux différents types de couverture.

Mais d’autres critères entrent aussi en considération : les niveaux d’émission maximum ou puissance isotrope rayonnée équivalente (PIRE) fixés par l’ART [I. La taille de la zone à couvrir dépendra donc du nombre d’utilisateur par km2.20].1) Avec : A = affaiblissement en espace libre en dB λ = longueur d’onde dans le vide R = distance de propagation 25 . Le premier critère de choix est bien sûr celui de la taille et de la forme de la zone que l’on souhaite couvrir : un environnement indoor sera desservi par une microcellule. la couverture en zone urbaine sera réduite afin d’éviter la saturation du réseau. entraînant aussi le choix des antennes pour station de base. de même que le relief (région montagneuse par exemple). va dépendre d’un grand nombre de paramètres très variés. la portée sera donc faible alors qu’un environnement outdoor pourra demander une portée importante.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées III.1).4] vont définir la portée maximum que l’on peut obtenir avec une antenne donnée. Le débit des données étant partagé entre tous les utilisateurs. la bande de fréquences du système va aussi avoir une influence très importante sur la taille de la cellule. les réflexions multiples sur le sol ou sur les bâtiments n’auront pas la même influence selon la fréquence [I. suburbaine ou rurale n’entraînera pas non plus le même type de couverture. COUVERTURE D’UN RESEAU SANS FIL : CHOIX DE L’ANTENNE ET PROBLEMES RENCONTRES III. montre qu’à 40 GHz la portée sera beaucoup plus faible qu’à 5 GHz. De plus.  λ  A = 10 ⋅ log   4 ⋅π ⋅ R  2 (III. Les critères de choix Le choix du type de couverture à réaliser. donné par la formule (III.1. Le facteur d’affaiblissement dans l’air. Une utilisation urbaine.

il n’y a pas de direction privilégiée.26] [I. On peut classer les antennes en quatre catégories suivant leur ouverture à -3 dB en azimut : les antennes omnidirectionnelles : celle-ci présentent des gains relativement faibles (on atteint difficilement 10 dB) et sont placées au centre de la cellule. L’énergie rayonnée est équirépartie dans l’espace. enfin une modulation FDMA oblige à couvrir entièrement une zone en permanence alors que l’utilisation d’une technique TDD autorise l’utilisation d’une antenne à pointage électronique par exemple. Ces paramètres vont entraîner le choix de l’angle d’ouverture en azimut ainsi que du gain de l’antenne. le gain maximum de l’antenne .2) le gain de l’antenne augmentera de 3 dB environ pour une ouverture réduite de moitié. III.27]. Les différents types d’antennes pour station de base Le choix d’une antenne se fait donc tout d’abord en fonction de la forme et de la taille de la cellule à couvrir afin d’en optimiser la couverture. 26 . la zone de couverture avec une même antenne ne sera pas équivalente suivant la zone considérée.2.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées l’atténuation due à la pluie est exprimée en dB/km et entraîne une diminution de la puissance reçue. Il est à noter que suivant la formule (III. une constante prise entre 30000 et 36000 . Le taux de pluie variant d’une région à l’autre. K. Tous ces paramètres vont définir la forme et la taille de la cellule pour chaque type de réseau et pour chaque station de base. Le taux de pluie moyen à l’année est donc à prendre en compte lors du calcul de la couverture. Gmax = K θ siteθ azimut (III. Il est alors possible de choisir les caractéristiques de l’antenne appropriée dans chaque cas [I.2) Avec : Gmax. θsite et θazimut en degré représentant les angles d’ouverture dans les deux plans principaux.

Ce paramètre est très important si l’on tient compte de l’impact esthétique des antennes sur l’environement. toujours suivant la formule (III.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées les antennes sectorielles : les secteurs couverts peuvent être variables. de l’ouverture choisie. classiquement 60 ou 90°.28]: en effet. en général verticale et horizontale. Elles peuvent aussi permettre de réaliser une liaison point à point entre deux sous réseaux (faisceau hertzien). L’utilisation de quatre antennes d’ouverture 90° ou encore de six antennes d’ouverture 60° permet de retrouver une couverture omnidirectionnelle. sont utilisées pour les voies montantes et descendantes des réseaux. Celui-ci est bien sûr très différent suivant la fréquence de travail. les antennes directives : elles sont utilisées pour couvrir des zones étroites ou éloignées puisqu’elles présentent des gains importants. G= 4 ⋅π ⋅ Se (λ 0 ) 2 (III. finalement les antennes agiles ou à pointage permettent de couvrir un secteur avec un gain important puisqu’elles pointent le faisceau dans une direction donnée pour un intervalle de temps défini.3) et donc un accroissement de l’encombrement. différentes polarisations. D’autres critères peuvent influencer le choix d’une antenne particulière : l’encombrement : l’augmentation du gain d’une antenne entraîne aussi une plus grande ouverture rayonnante équivalente selon la formule (III. 27 . l’ouverture dans le plan vertical vient définir le gain maximum suivant la formule (III.3) Avec : G = gain potentiel de l’antenne λ0 = longueur d’onde dans le vide Se = surface effective de l’antenne une fois l’ouverture dans le plan horizontal choisie.2).2) le choix de la polarisation de l’antenne peut être déterminant [I. Le gain obtenu est plus important que celui d’une antenne omnidirectionnelle et dépend.

28 . III. la fréquence de fonctionnement… Cette portée peut être optimisée par l’augmentation du gain de l’antenne d’émission de la station de base qui est un des paramètres essentiels dans la conception d’un émetteur.2. Zones d’ombre proches de l’émetteur Les zones d’ombre peuvent exister pour différentes raisons. Tous ces paramètres permettent de choisir l’antenne appropriée à la couverture souhaitée.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées le coût est bien sûr un paramètre essentiel pour les opérateurs et permet de choisir la technologie de conception de l’antenne. De ce fait. La qualité de la couverture va dépendre de plusieurs paramètres : la portée maximale et la présence ou non de zones d’ombre sont les plus importants. Ces zones de non réception sont dues au fait que dans cette région.3. on préfèrera souvent une technologie planaire. On observe dans tous les réseaux un autre type de zone d’ombre se trouvant dans la région proche de l’émetteur. Problématique de la couverture des réseaux sans fil La fonction d’un émetteur pour station de base est de permettre à tous les abonnés de recevoir un signal suffisant pour utiliser le réseau.3. il existe des trous ou gaps où la puissance reçue est insuffisante. Celle-ci détermine aussi le niveau d’intégration du système. plusieurs problèmes récurrents apparaissent dans la couverture d’une cellule. l’énergie est rayonnée non pas par le lobe principal de l’antenne mais par ses lobes secondaires (figure III.1. le seuil de sensibilité du système. Portée maximale et gain La portée totale d’un système est déterminée par le gain des antennes d’émission et de réception.1). à des fréquences élevées. III. est très pénalisante en terme de puissance reçue (cas du système LMDS). Ainsi. Cependant.3. la puissance d’émission. La première est la présence de bâtiments ou de forêts qui. III.

la puissance reçue étant beaucoup plus importante.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Emetteur Rayonne ment du lobe principal H Sol Zones d’ombre Figure III. III. éloignés. Eblouissement des abonnés proches de l’émetteur Un autre problème rencontré lors de la conception d’un réseau est l’inhomogénéité de la puissance reçue par les abonnés. Cela impose l’utilisation d’atténuateurs pour les récepteurs trop éclairés ce qui augmente leur complexité et leur coût pour les opérateurs. Bipolarisation Souvent.3. Ceux se trouvant proches de l’émetteur recevront une puissance importante alors que d’autres. horizontale et verticale. Donc dans la région proche de l’émetteur. 29 . dans la région proche de l’émetteur. Avec une antenne directive classique (figure III. Ces deux polarisations doivent être parfaitement bien découplées. afin de multiplier par deux la quantité d’informations transmises sur la même bande de fréquence. les réseaux de télécommunication fonctionnent sur deux polarisations. Or.3. auront une puissance à peine plus élevée que le seuil de sensibilité du système. Celle-ci est alors trop élevée pour les abonnés proches.4. les polarisations principale et croisée ont quasiment la même puissance ce qui empêche le fonctionnement correct du réseau sur deux polarisations. Il se produit alors un phénomène d’éblouissement des récepteurs. l’énergie rayonnée provient généralement des lobes secondaires de l’antenne. mais est plus importante pour les lobes secondaires.3.1 : Zones de non réception dans la région proche de l’émetteur La hauteur de l’émetteur ou encore la forme du diagramme de l’antenne d’émission ont une très forte influence sur la présence de ces zones d’ombre. III.2). La sensibilité des récepteurs est dimensionnée pour les abonnés les plus éloignés. la polarisation croisée est très basse dans le lobe principal.

IV. La partie suivante est consacrée à la présentation des deux antennes étudiées dans ce manuscrit. Antenne imprimée en cosécante carrée à 40 GHz IV. En effet. Pourquoi une antenne planaire en cosécante carrée en millimétrique ? La particularité d’une antenne en cosécante carrée est qu’elle permet de distribuer la puissance équitablement entre tous les abonnés. un abonné proche de l’émetteur recevra théoriquement la même puissance qu’un abonné plus éloigné. nous avons cherché à développer des antennes permettant de s’affranchir de certaines difficultés. la forme du diagramme permet de répartir la puissance en compensant l’atténuation en espace libre.1. nous avons cherché à développer au cours de ce travail. Ainsi.1.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées -90 -80 -70 -60 -50 -40 -30 -20 -10 0 -3 -6 -9 -12 -15 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 Polarisation principale Polarisation croisée Amplitude (dB) -18 -21 -24 -27 -30 -33 -36 -39 -42 -45 -48 -51 Polarisation croisée supérieure à la polarisation principale Angles (°) Figure III. Une antenne en cosécante carrée peut alors permettre de résoudre trois des problèmes cités au paragraphe précédent : 30 . deux antennes pour stations de base permettant de résoudre en partie ces problèmes. IV. Nous allons en faire une présentation et montrer les avantages et les inconvénients de chacune par rapport aux antennes existantes destinées aux mêmes applications.1. Ainsi. deux antennes ont été étudiées au cours de ces travaux : une antenne en cosécante carrée et une antenne omnidirectionnelle.2 : Exemple de diagramme de rayonnement d’une antenne directive Les principaux problèmes de couverture des émetteurs étant connus. PRESENTATION DE L’ETUDE Forts de ces connaissances sur les problèmes de couverture par les émetteurs de stations de base.

mais très souvent dans des technologies volumineuses (3D). l’originalité du travail de ce manuscrit sera mise en avant. Quatre réflecteurs formés [I. on obtient directement une couverture omnidirectionnelle en azimut. D’autres travaux présentent des doubles réflecteurs [I.32] [I. Quelques antennes existantes Le système LMDS autour de 26 ou de 40 GHz est la principale application des antennes en cosécante carrée présentées dans la littérature.2. d’autres antennes en cosécante carrée ont été développées. En effet cela implique une réduction de la taille des antennes et de leur poids. Cependant. la réalisation demande une précision technologique bien plus importante. la polarisation croisée est mieux maîtrisée et perturbe moins la polarisation principale Le choix du domaine millimétrique a été engendré par le contexte c’est à dire le projet ERASME et l’étude du système LMDS.33]: un guide coaxial ou un cornet cylindrique illumine un sub-réflecteur parabolique.31] [I. Le démonstrateur installé à Limoges nous a permis de situer l’antenne dans un contexte précis. Après les avoir présentées.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées l’élimination des zones d’ombre éviter « l’éblouissement » des abonnés : en effet.29] afin d’obtenir le diagramme en cosécante carrée souhaité. les récepteurs auront tous les mêmes caractéristiques. Nous avons choisi la technologie imprimée (2D) afin de réduire fortement l’encombrement et de faciliter l’intégration de l’antenne dans le module d’émission. Comme nous allons le voir à présent.1. On trouve plusieurs travaux utilisant des réflecteurs formés [I. Ce critère de taille de l’antenne est très important. d’où une augmentation des coûts. éclairant lui-même a réflecteur conique formé. Ainsi. IV. 31 . Le domaine millimétrique présente un certain nombre d’avantages principalement dus à la réduction de la longueur d’onde. tous les abonnés recevant la même puissance.30] permettent d’obtenir à la fois une couverture omnidirectionnelle en azimut et un diagramme en cosécante carrée dans le plan vertical.

Cela aura pour conséquence.41].40] [I.38].36]. certaines de ces antennes ayant d’ailleurs pour objectif une couverture indoor. Toutes ces technologies présentent des directivités de l’ordre de 10 dB et des diagrammes présentant une allure en cosécante carrée sur des intervalles de 30 à 60° (une étude plus approfondie de ces diagrammes sera réalisée au chapitre 2 qui donnera une signification à ces angles). l’encombrement et le poids de ces antennes ne sont pas idéaux. on trouve un réflecteur simple formé à symétrie circulaire et excité par un cornet [I. La figure IV.34] permettant d’obtenir les mêmes caractéristiques de rayonnement que les solutions précédentes. Figure IV. les antennes en cosécante carrée présentées par ces auteurs offrent une dynamique assez faible. qui permet de réaliser un diagramme en cosécante carrée dans le plan vertical et un diagramme sectoriel dans le plan horizontal.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Finalement. en 2000. On trouve aussi une antenne Pillbox [I. 32 . des techniques planaires sont utilisées : les réseaux de patchs [I.37]. constituée d’un réflecteur cylindrique enfermé entre deux plaques métalliques parallèles et excité par un guide d’onde.35] [I. On trouve alors des technologies utilisant un réseau de doubles fentes alimenté par un guide d’onde [I. Finalement. Toutes ces solutions utilisant des réflecteurs ont pour inconvénient majeur leur encombrement. comme nous le verrons dans le chapitre 2. C’est pour cela que d’autres technologies d’antennes en cosécante carrée ont vu le jour. Encore une fois. de ne couvrir avec une puissance constante qu’une zone limitée.1 : Antenne en cosécante carrée à réflecteur L’esthétique.1 présente une antenne à réflecteur développée dans le cadre d’un projet européen EMBRACE [I.39] [I.

Cependant. présentée au chapitre 2. 33 .43].42] ou encore à l’aide d’un matériau diélectrique ajustable [I. Un tel diagramme a déjà été obtenu en technologie multicouche [I. Cette solution est réalisée en guide d’onde avec un réseau de doubles fentes [I.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées IV. notre souhait est de conserver une technique planaire faible coût. Le deuxième objectif sera la formation du lobe dans le plan horizontal. nous souhaitons rester en simple couche afin de limiter les coûts de fabrication. nous permettra de mettre en évidence la nécessité d’obtenir un diagramme en cosécante carrée présentant une dynamique importante (de l’ordre de 25 dB) et une allure en cosécante carrée pour des angles compris entre 0 et 90° contrairement aux antennes présentées jusqu’à présent. C’est pour cela qu’une étude de la couverture de ce système sera faite afin de bien définir le cahier des charges. Une seconde antenne pour station de base fera l’objet d’une étude dans ce manuscrit : l’antenne BIE omnidirectionnelle en azimut. Cette étude.40]. l’objectif sera de concevoir une antenne en cosécante carrée en millimétrique en technologie planaire pour les raisons que nous avons évoquées précédemment. depuis l’étude des diagrammes en cosécante carrée théoriques en passant par la couverture du système LMDS jusqu’à la conception.1. la réalisation et les mesures. L’étude complète de cette antenne sera présentée au chapitre 2. Nous allons maintenant exposer les objectifs et les améliorations que celle-ci peut apporter par rapport aux systèmes actuels. la deuxième solution consiste à former une antenne à pointage électronique dans le second plan dont les avantages ont été cités précédemment. Encore une fois.3. Plusieurs solutions sont envisageables : la première consiste à la formation d’un diagramme sectoriel d’ouverture 60 ou 90° ce qui correspond à quatre ou six émetteurs par station de base. Le but sera de réaliser une antenne parfaitement adaptée à la couverture du système LMDS. Objectif souhaité Dans le cadre de mes travaux.

des connecteurs et composants pour fibres optiques. et des composants passifs RF et hyperfréquences (charges coaxiales. le plus souvent en polarisation verticale. Antenne omnidirectionnelle en azimut Avec le développement des réseaux sans fil.2. Puis nous nous intéresserons aux antennes omnidirectionnelles existantes avant de présenter les avantages et les inconvénients de l’antenne BIE omnidirectionnelle qui sera développée au chapitre 3.1. Les produits que commercialisent RADIALL aujourd’hui sont très diversifiés : des connecteurs et cordons coaxiaux pour gamme de fréquences allant jusqu’à 46 GHz. l’automobile et bien sûr les télécommunications qui représentent 60% de leur part de marché. relais et commutateurs. dipôle imprimé. Nous allons dans un premier temps présenter l’entreprise RADIALL. l’électronique professionnel. Le fort développement dans ce secteur a amené RADIALL à proposer de nouvelles antennes. IV. l’aéronautique. nous avons tenté de développer un nouveau type d’antenne BIE omnidirectionnelle fonctionnant sur le principe des antennes BIE planaires. L’équipe CREAPE s’est elle aussi intéressée à ce type d’antenne : forte d’une expérience importante sur les antennes à Bande Interdire Electromagnétique (BIE) planaires. atténuateurs coaxiaux. de plus en plus d’applications nécessitent des antennes omnidirectionnelles. Ainsi.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées IV.2. Ses principaux marchés sont les suivants : l’aérospatial et le militaire. un cahier des charges pour une antenne omnidirectionnelle en azimut 34 . C’est pour cette raison que de nombreuses publications et articles sur ce type d’antennes fleurissent depuis quelques années. Contexte de l’étude : l’entreprise RADIALL RADIALL a été crée en 1952 par deux frères. des antennes (patch en réseau. Le but est d’obtenir des antennes présentant un diagramme omnidirectionnel dans le plan azimutal avec peu de variation et des gains élevés. Yvon et Lucien GATTAZ. Cette étude a été réalisée dans le cadre d’une collaboration avec l’entreprise RADIALL. La production a commencé avec des fiches coaxiales de télévision puis s’est diversifiée vers la connectique à usage industriel. antenne double polarisation. antenne double bande). coupleurs coaxiaux …). ses attentes et son cahier des charges.

Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées fonctionnant entre 5.2) [I.875 GHz nous a été proposé. D’autres antennes de faibles dimensions et présentant des gains du même ordre de grandeur qu’un dipôle ont été développées pour des application réseaux sans fil mais pour constituer les antennes des postes clients (ou antennes des téléphones portables). D’autres géométries sont proposées donnant des gains compris entre 6 et 8 dB [I. 35 .48] afin de travailler sur les deux bandes de fréquence du GSM et du DCS ou encore des patchs repliés [I. ceux-ci étant reliés par une sonde d’alimentation et un fil de retour à la masse. On trouve ainsi des antennes fil-plaques monopolaires [I.2. certains proposent des réseaux de fentes disposées autour d’un cylindre [I. Le gain devra être de 10 dB et l’ondulation dans le plan azimutal de 1 dB. nous allons faire un état de l’art des antennes omnidirectionnelles.53] permettant de réaliser une polarisation horizontale ou circulaire. Il est alors nécessaire de les mettre en réseau. Ces antennes ne fournissent cependant que des gains assez faibles. des réseaux de patchs conformés [I. Finalement.55]. l’application étant de type WLAN.25] Ces antennes ayant peu de gain et leur mise en réseau n’étant pas aisée. IV. insuffisants pour constituer des antennes pour station de base.49] ou une antenne ruban repliée [I. Elles ont la particularité d’être de faibles dimensions et donc facilement intégrables. D’autres types de monopôles imprimés sont proposés [I. on trouve des technologies planaires proposant des réseaux de dipôles imprimés dos à dos permettant d’obtenir une bonne omnidirectionnalité et un gain d’environ 4 dB [I. Ainsi.47] [I. on voit apparaître des antennes à symétrie de révolution.51] [I.50]. Nous avons choisi de concevoir cette antenne avec une technologie maintenant bien connue au sein de l’équipe CREAPE : les matériaux à Bande Interdite Electromagnétique. d’autres solutions ont été développées afin d’augmenter les valeurs de gain.52].46] [I.15 et 5.54] ou encore un agencement hexagonal de 6 réseaux de 3 patchs (figure IV. Quelques antennes existantes Les antennes omnidirectionnelles les plus simples et les plus connues sont sans aucun doute les dipôles et les monopôles.2.45] constituées d’un plan de masse et d’un élément rayonnant. Avant de montrer les avantages et les inconvénients de ce nouveau type d’antenne omnidirectionnelle. Ainsi.44] [I.

L’inconvénient majeur réside dans la faible bande passante due au caractère résonnant de l’antenne. IV. ses avantages et ses inconvénients. Cette antenne offre des gains importants allant jusqu’à plus de 10 dB et une très bonne omnidirectionnalité dans le plan azimutal.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Figure IV. les réflecteurs et les réseaux de fentes permettent d’y parvenir. est construite sur le même principe que les antennes BIE planaires [I. L’antenne obtenue est composée d’une âme centrale métallique entourée par un empilement de cylindres diélectriques formant au centre une cavité coaxiale résonnante.59] par exemple qui donnent cependant de très bon résultats en terme de gain. Nous allons maintenant présenter l’antenne BIE omnidirectionnelle. Antenne omnidirectionnelle à Bande Interdite Electromagnétique L’antenne présentée ici et dont l’étude et la conception seront détaillées au chapitre 3. Il est à noter que peu de solutions proposent de réaliser un rayonnement en polarisation horizontale : seuls les réseaux de patchs cylindriques.2.58] permettant de réduire considérablement la taille de l’antenne comparée aux solutions à réflecteur [I.60].56] ou encore de tiges diélectriques utilisant les ondes de fuite [I.57] [I.2 : Antenne omnidirectionnelle à 17 GHz Les pertes non négligeables engendrées par l’alimentation des différents éléments restent l’inconvénient majeur de ces dernières technologies ainsi que la variation du gain relativement importante dans le plan azimutal. Une autre solution propose un assemblage de cavités résonnantes diélectriques et de fentes [I. 36 .3.

entre 10 et 50 GHz. La principale différence avec notre travail est l’absence d’âme centrale métallique. Avant de rentrer dans le vif du sujet avec cette étude et celle de l’antenne en cosécante carrée. Nous mettrons ainsi en évidence. une base compacte millimétrique. Deux thèses soutenues en décembre 2003 [I. un nombre important d’outils de simulation et de mesure ont été utilisés du fait de la diversité des travaux de ce manuscrit. la possibilité de réaliser une polarisation verticale ou horizontale même si cette dernière ne sera pas étudiée par la suite.63]. On peut les diviser en 3 catégories : les simulateurs permettant la conception des antennes : qu’ils soient commerciaux ou développés par l’équipe.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Cependant.61] [I. le simulateur de bilan de liaison : cet outil a été développé à l’IRCOM et permet de visualiser la couverture obtenue avec différentes antennes et dans des conditions environnementales variables. l’intérêt pour ce type d’antenne est très récent. ils sont basés sur différentes méthodes d’analyse. une réalisation par RADIALL de ce type d’antenne sera proposée et nous pourrons mettre en évidence les points à améliorer. Finalement. une présentation des outils de simulation et de mesure utilisés au cours de cette thèse va être faite. L’antenne BIE coaxiale a aussi fait l’objet d’une rapide étude au sein de l’équipe CREAPE en 2002 [I. ou encore de vérifier les résultats obtenus après réalisation. du nombre de cylindres ou encore des dimensions. OUTILS DE SIMULATION UTILISES Afin de prévoir le comportement électromagnétique et électrique des antennes étudiées. 37 . V. les moyens de mesures expérimentaux : l’IRCOM dispose de deux bases de mesure d’antennes. au travers d’une étude modale. Cette étape sera suivie d’une étude des performances de l’antenne selon la nature des diélectriques utilisés.62] nous proposent une première étude sur le sujet. l’une fonctionnant entre 500 MHz et 12 GHz et la seconde. Nous proposons donc en troisième partie de ce manuscrit une étude approfondie de ces antennes.

Les outils de conception Trois simulateurs ont été utilisés : le logiciel de réseau SARA [I.65] (Synthesis of Array of Antennas) développé au CREAPE.66]. un logiciel de simulation basé sur une méthode rigoureuse : la méthode des différences finies [I.64] [I. amélioration du lobe principal. Il permet de faire de la synthèse et de l’analyse de réseaux d’antennes à l’aide d’une méthode analytique. lobe en cosécante carrée…). et des simulations électromagnétiques dites 2D1/2 qui permettent de résoudre les équations de Maxwell pour des structures composées d’un empilement de couches homogènes.1. La méthode de synthèse adoptée (technique itérative de résolution des équations non linéaires avec un critère d’optimisation « minmax » [I. les calculs se faisant directement dans le domaine temporel. Le logiciel de synthèse peut être présenté selon le synopsis de la figure V. le simulateur ADS de Hewlett-Packard [I. pointage du lobe.65]) permet d’approcher au mieux la fonction de rayonnement désirée. Ce simulateur 3D permet d’étudier n’importe quelle structure tridimensionnelle. Le logiciel SARA Ce logiciel permet de faire à la fois de la synthèse et de l’analyse de réseaux d’antennes.1. La fonction de synthèse de réseaux permet de déterminer quelles sont les lois d’excitation en amplitude et en phase à appliquer aux différents éléments du réseau afin que le rayonnement suive un gabarit souhaité (réduction des lobes secondaires. V.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées V.1. Les principaux avantages de ce logiciel développé à l’IRCOM sont la formulation relativement simple. la robustesse de l’algorithme et surtout la possibilité d’effectuer des études sur une large bande de fréquence.1. Il permet d’effectuer à la fois des simulations de type circuit. qui utilisent des modèles équivalents de circuit passif. 38 .67] dans le domaine temporel (notée FDTD pour Finite Difference in Time Domain).

Le logiciel ADS Ce logiciel commercial a été acquis par l’IRCOM. le pas du réseau. Diagrammes synthétisés Paramètres synthétisés Erreur commise Figure V. La partie analyse de réseaux permet bien souvent de vérifier et aussi de simplifier les lois de pondération obtenues dans la partie synthèse.1. capacités…). La synthèse dite complexe donne des pondérations aléatoires sur les éléments alors que la seconde. Il peut être utilisé de deux manières différentes : soit en employant la méthode nodale (lois des courant – tension de Kirshoff). la synthèse réelle permet d’obtenir des pondérations symétriques en amplitude et conjuguées en phase.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Spécifications désirées Type de synthèse Diagramme de rayonnement élémentaire Données initiales S.R. La fonction d’analyse de réseaux d’antennes consiste en l’évaluation. V. les pondérations en amplitude et en phase ou encore le couplage entre éléments. par des formules approchées. Celle-ci offre une simulation rapide de circuits complexes comportant des éléments localisés (selfs.A.2. Cette méthode permet de rendre compte de façon assez précise de l’influence sur le rayonnement des différents paramètres du réseau comme par exemple.A.1 : Synopsis du logiciel de synthèse SARA Deux méthodes de synthèse peuvent être utilisées. du champ rayonné connaissant la loi d’excitation des éléments qui le composent. distribués représentés par des circuits équivalents (cas des lignes microrubans) et 39 . Nous illustrerons ces deux méthodes sur un exemple au chapitre 2.

tandis que celles du champ magnétique sont déterminées au centre des faces (figure V. 40 . et repose sur des modèles simplifiés. le nombre de couches étant illimité. une version conviviale a été commercialisée sous le nom de THESADE. Elle est bien adaptée lorsque les schémas équivalents des circuits sont valables. car elle impose une homogénéité des substrats des circuits à analyser. Celle-ci permet une résolution numérique des équations de Maxwell par une fine discrétisation spatio-temporelle. En effet. Néanmoins. Ey. Ez et Hx. C'est pourquoi cette méthode est qualifiée de 2D1/2. n'est pas rigoureuse voire parfois impossible avec cette méthode. soit en employant la méthode des moments (annexe 1) qui fait appel à la résolution des équations de Maxwell en 3 dimensions suivant une formulation intégrale. L'espace est donc divisé en cellules élémentaires (ou mailles élémentaires) parallélépipédiques. La forme particulière des équations de Maxwell conduit à calculer les composantes du champ électrique au milieu des arêtes des mailles. cette méthode ne prend pas en compte les interactions électromagnétiques. Hz).3. Ainsi. Ce logiciel a été appelé MOMENTUM par Hewlett-Packard.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées actifs (transistors…) Cette méthode permet d’optimiser les circuits afin d’obtenir les caractéristiques souhaitées. l'utilisation de cette méthode est limitée. de ponts à air ou de substrats inhomogènes. telles que le couplage entre éléments. il faut donc rester très prudent aux fréquences millimétriques. Il est basée sur la méthode des différences finies dans le domaine temporel (communément appelée FDTD pour « Finite Difference in Time Domain »). V.2). à l'intérieur desquelles sont calculées les 6 composantes orthogonales des champs électromagnétiques (Ex. Hy. Celle-ci fait intervenir les courants surfaciques induits sur les obstacles métalliques de la structure étudiée (ligne micro ruban ou antenne plaque par exemple).68]. la modélisation de trous métallisés. Le code de différences finies Le code utilisé (présenté en annexe 2) a été développé par l’équipe électromagnétisme de l’IRCOM [I.1.

i Figure V. Elle est parfaitement adaptée aussi bien aux antennes de type plaqué qu’aux antennes BIE développées dans ce manuscrit (contrairement à Momentum).Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées z.i x.70]. Il a pour vocation d’être un outil d’aide au déploiement de réseaux sans fil fixes large bande comme il en existe pour les réseaux mobiles.j Hx y. Ce milieu a la propriété d'absorber les champs électromagnétiques.69]). Ce logiciel électromagnétique de calcul de bilan de liaison offre une multitude d’options tant dans le choix des configurations et des antennes à tester que dans celui des conditions climatiques. Cette méthode permet une simulation rigoureuse des antennes.2.k extraction d'une maille z. Celui-ci est basé sur la technique de tracé de rayon [I. V.3 présente le synopsis de LIBUS. et minimise l'effet des réflexions parasites sur les frontières du maillage. Il est donc particulièrement bien adapté au système LMDS. La figure V. Simulateur de bilan de liaison : LIBUS Le logiciel LIBUS pour « LInk BUdget Simulator » est un outil de simulation de la couverture radioélectrique développé au sein de l’équipe CREAPE [I. Il permet en outre le positionnement de réflecteurs ou de répéteurs pour les zones où on ne peut avoir une visibilité directe entre l’émetteur et le récepteur (LOS : Line Of Sight).2 : Volume de calcul et cellule élémentaire La simulation de l'espace infini se fait en introduisant un milieu à pertes à la périphérie du domaine de calcul appelé couches PML (développées par Berenger [I. 41 .71] et ses limites de validité se trouvent entre 20 et 50 GHz.j Ey x.k Ez Hy Ex Hz y.

3D) Localisation de la BTS Base de données GIS & Bibliothèque des propriétés de matériaux Paramètres du réflecteur ou du répéteur NON Optimisation des paramètres du réflecteur ou du répéteur • Paramètres de l’émetteur Optimisation de la position de la BTS et des récepteurs • Conditions climatiques • Taux de disponibilité… Choix de la simulation en LOS OUI Optimisation des paramètres des antennes Couverture en visibilité directe : Tracé de Rayons Zones d’ombre couvertes par réflecteurs ou des répéteurs Niveau de puissance reçue & Estimation du % de couverture Figure V. C’est le cas de l’intensité de pluie telle que définie par l’UIT (Union Internationale des Télécommunications). 42 . la puissance réfléchie et la puissance totale reçue. 2D1/2.3 : Schéma de principe de LIBUS Les paramètres d’entrée de LIBUS dont l’influence est déterminante sur les bilans de liaison sont les suivants : Les caractéristiques électromagnétiques (εr. les puissances d’émission des antennes et le seuil de sensibilité des récepteurs. Les conditions climatiques qui sont particulièrement pénalisantes dans le domaine millimétrique. LIBUS fournit en sortie trois principaux fichiers de résultats : la puissance directe. les diagrammes de rayonnement.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Choix du modèle environnemental (2D. σ) des matériaux de construction et éventuellement la rugosité des surfaces potentielles de réflexion. Les positions. sommation cohérente des deux premières.

Deux bases de mesure d’antennes ont été utilisées au cours de cette thèse. .4 : Photographies de la base de mesure de l'IRCOM Les dimensions de cette base de mesure sont de 6 mètres en longueur sur 4. disposés sur toute sa surface interne (figure V. avec une hauteur de 2.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées V.8 mètres en largeur.4).3. 43 .1.3. Moyens de mesures expérimentaux La phase de mesure des prototypes est indispensable afin de valider la conception électromagnétique.8 mètres. Ces proportions permettent d’obtenir des conditions de champ lointain pour des dispositifs compacts dès 500 MHz avec une limite supérieure de 12 GHz. V. Cette base est nommée chambre anéchoïque (ou anéchoïde) car elle permet de simuler des conditions d’espace libre en recourant à des matériaux absorbants les ondes électromagnétiques. les antennes présentées dans ce manuscrit fonctionnant dans deux bandes de fréquences bien distinctes. Figure V. Base de mesure de l’IRCOM Les prototypes d’aériens présentés au chapitre 3 ont été caractérisés dans la base de mesure d’antennes de l’IRCOM.

l'une en émission et l'autre en réception.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Les différentes mesures hyperfréquences sont réalisées grâce à un analyseur de réseau vectoriel WILTRON 360. La détermination des caractéristiques de rayonnement est effectuée en mesurant un système comprenant deux antennes.5 : Schéma de principe du banc de mesure en rayonnement d'antennes Ordinateur Les deux moteurs permettent d’effectuer des rotations de 360° autorisant la détermination des diagrammes de rayonnement de l’antenne dans plusieurs plans et pour différentes polarisations du champ. 44 . la sortie RF de l’analyseur est reliée à l’entrée d’un coupleur directif qui envoie l’énergie sur l’antenne à caractériser. l’onde réfléchie étant redirigée vers une entrée de ce même analyseur. 5. Le traitement du module et de la phase de ce coefficient de réflexion permet ensuite de remonter si désiré à l’impédance de l’antenne. La comparaison de cette onde réfléchie avec l’onde émise permet de déterminer le S11(f) dans le plan choisi lors de l’étalonnage du dispositif. Antenne sous test moteur Cornet moteur moteur Interface moteurs Analyseur Wiltron Table traçante Imprimante Figure V. Pour cela. Cet outil permet une détermination précise et rapide des divers paramètres à mesurer dans la bande de fréquences de 10 MHz à 40 GHz. Le schéma de principe de cette base est présenté figure V. L'analyseur de réseau vectoriel mesure directement le coefficient de réflexion de l'antenne en fonction de la fréquence : S11(f).

dans un local réduit. Bien entendu. la mesure de α fournit directement la valeur de Gr.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées La sortie RF du Wiltron est alors connectée à l’antenne de référence alors que l’antenne sous test est connectée à une entrée de celui-ci. l’ensemble de ce dispositif est géré par un ordinateur permettant à la fois l’automatisation de ces mesures et la collecte des résultats.1) d'où :  4πR  Gr =   G rc ⋅ ρ  λ  α 2 (V. ρ : le rendement de polarisation. Ces quatre derniers facteurs étant connus. Grc : le gain réalisé du cornet dans son axe.3. On évalue l'atténuation α de la liaison radioélectrique. La base compacte du CREAPE Cette base permet la mesure en champ proche de tout type d’antenne. Le gain de l'antenne est alors calculé simultanément avec la mesure du diagramme de rayonnement par comparaison entre le signal émis et le signal reçu. qui est reliée au gain de l'antenne. Elle sera donc adaptée à la mesure des antennes dans le domaine millimétrique. R : la distance entre l'antenne sous test et le cornet. par la formule de transmission de Friis :  λ  α = G r ⋅ G rc   ⋅ρ  4π ⋅ R  2 (V.2) avec Gr : le gain réalisé de l’antenne sous test dans le direction du cornet. λ : la longueur d'onde de fonctionnement de l'air.2. La mesure de l’atténuation du signal reçu par cette antenne sous test par rapport au signal émis en fonction de l’angle de rotation permet de déterminer un diagramme de rayonnement dans un plan de coupe pour une polarisation donnée. pour une bande de fonctionnement allant de 10 à 50 GHz. 45 . V. à petits ou grands diamètres selon le gain.

72] de mesure d’antennes est de reproduire la condition de champ lointain à une distance relativement faible. Le volume où ces critères sont vérifiés est appelé zone tranquille. Le principe des mesures de l’adaptation. chambre anéchoï de réflecteur réception 2. avec un plan d’offset en position verticale (figure V. devenu standard universel depuis la mise en place des premières bases. nous avons pu mettre en évidence le contexte de l’étude.E. VI.E.6). Elle est ensuite dirigée vers l’antenne sous test. Un état de l’art de ces différents réseaux a été fait afin de mettre en évidence la nécessité de développer de nouvelles infrastructures et en particulier de concevoir des antennes appropriées pour stations de base.A. locaux ou métropolitains.5 m émission Figure V.6 : Base compacte du C. La solution technique la plus simple utilise une parabole à source décalée. les caractéristiques du réflecteur doivent être extrêmement précises.P.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées La fonction d’une base compacte [I. Cependant. Une onde sphérique provenant de la source est transformée en onde plane après réflexion sur le réflecteur. Pour cela. Le très fort développement actuel des réseaux sans fil entraîne l’émergence d’un nombre important de normes aussi bien dans le domaine de la téléphonie mobile que des autres réseaux sans fil dit personnels. des diagrammes de rayonnement et du gain sont identiques à ceux de la première base de mesure.R. CONCLUSION Dans ce chapitre. c’est à dire présenter des variations maximales de ± 0. 46 . cette onde doit respecter des critères de planéité.5 dB en amplitude et ± 5° en phase.

Finalement. Une étude bibliographique nous a permis de mettre en avant les différentes antennes de ce type existantes et de dégager les améliorations que notre antenne pourra apporter avec en particulier le choix d’une technologie faible encombrement et faible coût.Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées Nous avons pu évoquer dans une deuxième partie les différents paramètres permettant le choix d’une couverture cellulaire omnidirectionnelle ou sectorielle et les caractéristiques des antennes pour stations de base classiquement utilisées. Cette antenne dont l’étude est très récente permet d’obtenir des gains importants tout en conservant une très bonne omnidirectionnalité dans le plan azimutal. 47 . L’identification de ces difficultés nous a permis d’introduire les deux types d’antennes qui seront étudiés dans les chapitres 2 et 3 : - une antenne en cosécante carrée à 40 GHz pour une application de type LMDS permettant l’élimination des zones d’ombre dans la région proche de l’émetteur. Le deuxième chapitre va maintenant être consacré entièrement à l’étude d’antennes imprimées en cosécante carrée à 40 GHz. les outils de simulations et de mesures utilisés pour la conception et le test de ces antennes ont été présentés. Finalement. nous avons mis en évidence un certain nombre de problèmes récurrents dégradant la couverture et directement liés aux antennes émettrices. - une antenne omnidirectionnelle conçue à partir de matériau à Bande Interdite Electromagnétique.

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Chapitre 1 – Contexte de l’étude : réseaux de télécommunication sans fil et antennes associées 54 .

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) CHAPITRE 2 Antenne en cosécante carrée pour station de base : application au LMDS (40 GHz) * * * * * * * PRINCIPE D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE DIMENSIONNEMENT ET CHOIX TECHNOLOGIQUES DANS LE CAS DU SYSTEME LMDS CONCEPTION D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE A 40 GHZ MESURES ET RESULTATS COUVERTURE DU SYSTEME LMDS SIMULATION. SUR LA AMELIORATION DE L’ANTENNE DIAGRAMME SECTORIEL ET AGILITE DANS LE SECOND PLAN 55 .

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) 56 .

les nouveaux besoins des réseaux de télécommunication sans fil notamment en terme d’antenne pour station de base. Une étude théorique du principe et des propriétés des diagrammes en cosécante carrée va être réalisée. Ceci nous permettra de définir correctement le cahier des charges de notre antenne. 57 . quelle que soit la distance les séparant de l’émetteur. L’élimination des zones d’ombre dans la région proche de l’émetteur sera particulièrement étudiée. INTRODUCTION Nous avons vu. de répartir équitablement la puissance émise entre tous les abonnés. Ce type de diagramme permet. nous allons mettre en évidence les problèmes de couverture propre à ce système. la réalisation et les mesures de deux antennes seront présentées. Finalement. ainsi que les résultats obtenus pour la couverture du système. seule la formation du lobe dans le plan vertical va être présentée. La conception. au chapitre 1. deux solutions seront envisagées pour former le lobe dans le plan horizontal : la conception d’un réseau sectoriel puis l’utilisation d’une matrice de Butler pour réaliser un pointage électronique.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) I. Nous étudierons par la suite les réseaux de patchs et les méthodes de pondérations des éléments permettant de former un diagramme en cosécante carrée. Afin d’adapter notre antenne au système LMDS à 40 GHz. comme nous allons le voir. L’objectif de cette partie est de concevoir une antenne sectorielle pour station de base capable d’optimiser la couverture du système LMDS à 40 GHz dans le plan vertical. Dans un premier temps. La solution choisie est une antenne imprimée présentant un diagramme dit en cosécante carrée dans le plan vertical.

Expression du gain Le bilan de liaison entre deux antennes est donné par la formule de FRIIS (II.2. Un avion se déplaçant à une altitude constante doit renvoyer la même image quelque soit sa distance par rapport au radar. II.1. au principe ainsi qu’aux applications des antennes en cosécante carrée. c’est à dire quelque soit l’angle θ.1). Nous conclurons cette partie par une étude paramétrique des diagrammes en cosécante carrée théoriques. Origine de ce type d’antenne A l’origine.1) avec : Pr et Pe = Puissances reçue et émise en dBm Ge et Gr = Gain des antennes d’émission et de réception en dB λ = longueur d’onde dans le vide à la fréquence de travail R = distance entre l’émetteur et le récepteur en m 58 . II.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) II. H A B (D) θ1 θ2 O Figure II. la puissance reçue par le radar (placé en O) doit être identique qu’il se trouve en A ou en B.1):  λ  Pr = Pe + Ge + Gr + 20 log   4πR  (II. Si un avion se déplace le long de la droite (D) à une altitude constante H (Figure II. PRINCIPE D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE Nous allons nous intéresser ici aux origines.1 : Schéma de principe dans la configuration « radar » On se propose de définir le gain de l’antenne d’émission afin d’obtenir de telles performances. ce type de diagramme a été utilisé pour les radars de veille et d’altimétrie [II.1].

2). il faut résoudre l’équation (II.4) nous donne l’expression du gain de l’antenne d’émission suivante (II.2) Sachant que Pe.3) Avec : A une constante Cette équation doit être vérifiée quelque soit la distance R entre l’émetteur et le récepteur pour R compris entre H et Rmax (figure II.3) :  λ  Ge = A − 20 log   4 ⋅π ⋅ R  (II.2 : Schéma de principe Or. le gain de l’émetteur doit être maximum en direction de la distance maximum. H R θ Rmax θ0 Emetteur Figure II.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Afin d’obtenir une puissance constante entre les points A et B.3) et (II. on obtient l’équation (II.5) Or sin θ = H H et sin θ 0 = Rmax R 59 .5):  R Ge(R ) = Gemax + 20 log R  max     (II.4) La résolution du système composé des équations (II.2) :  λ  Pr = Pe + Ge + Gr + 20 log  = Constante  4πR  (II. On obtient alors Gemax lorsque R est égal à Rmax et le gain de l’émetteur s’écrit comme suit :  λ Gemax = A − 20 log  4 ⋅π ⋅ R max      (II. Gr et λ sont fixés.

3).6) et (II. II.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)  sin θ 0  Ge(R ) = Ge max + 20 log   sin θ   cos ec 2 (θ )   Ge = Gemax + 10 ⋅ log  cos ec 2 (θ )  0   d’où (II. Ce type de diagramme est appelé diagramme en cosécante carrée. En appliquant à nouveau la formule de FRIIS.1. pourvu que celle-ci soit inférieure à une distance maximum Rmax définie par l’angle θ0. Applications indoor Dans ce type d’application.8) En effet.  λ ⋅ sin (θ 0 )  Pr = Pe + Gr + Gemax + 20 ⋅ log   4 ⋅π ⋅ H  (II. on peut vérifier que la puissance reçue est constante (II. l’antenne peut être placée dans un coin haut d’une pièce et avoir pour objectif d’illuminer avec la même puissance plusieurs postes situés à des distances différentes (figure II.8). Outre les radars. il existe d’autres applications pour lesquelles ces antennes en cosécante carrée peuvent avoir un intérêt. Le bilan de liaison est donc constant. 60 . c’est à dire définissant la distance maximum de détection d’un avion. Autres applications de ce type d’antennes Les antennes en cosécante carrée peuvent être adaptées pour d’autres applications indoor ou outdoor.3. cette expression est indépendante de R (distance entre émetteur et récepteur) et de θ. quelque soit la distance entre l’émetteur et le récepteur.3. Ce type d’antenne va donc permettre de compenser les effets de la propagation et de répartir l’énergie de façon homogène le long de la droite (D). II.7) Avec cos ec(θ ) = 1 sin(θ ) Gemax = le gain maximum de l’antenne d’émission θ0 = l’angle minimum. Les objectifs dans les deux cas sont sensiblement différents.

4. Un certain nombre de travaux ont déjà été réalisés en millimétrique dans ce domaine [II.3 : Exemple d’application indoor Le gain nécessaire sera alors assez faible et l’angle θ0 sera de l’ordre de 20° ou plus suivant la longueur et la hauteur de la pièce. 0 -5 Directivité (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -35 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) diagramme simulé diagramme théorique 10 dB Figure II.4 : Exemple de diagramme en cosécante carrée pour une application indoor On peut remarquer que dans la partie en cosécante carrée.3].5). L’antenne d’émission va être placée sur un mât à une certaine hauteur. et la droite de réception va être au sol ou au niveau des toits des maisons d’abonnés (figure II.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Emetteur 20 ° 70 ° Stations mobiles (PC. la dynamique du diagramme est assez faible (de l’ordre de 10 dB) contrairement au cas des diagrammes pour réseaux sans fil comme nous allons le voir maintenant.3. L’allure des diagrammes en cosécante carrée utilisés pour ce type d’application est présentée figure II. II.2] [II. Applications outdoor Dans le cas des réseaux de télécommunication sans fil. le problème va être similaire mais les distances à couvrir sont plus importantes. PDA…) Figure II.2. 61 .

C’est pour ce type d’applications qu’ont été développées les antennes en cosécante carrée présentées dans ce manuscrit.9) :  cos ec 2 (θ )   D = 10 ⋅ log  cos ec 2 (θ )  0   (II.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) θ0 ∆H θ d Zone de couverture d max Figure II.5.4.5: Schéma de principe dans la configuration réseaux sans fil La portée maximale souhaitée dmax ainsi que la différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur (∆H) vont permettre la détermination de l’angle θ0 et donc la détermination du diagramme de rayonnement idéal pour l’application. II. L’angle θ0 sera aussi l’angle de pointage de l’antenne. Rappelons la formule de la directivité d’une antenne en cosécante carrée (II. Allure des diagrammes en fonction de θ0 Etudions tout d’abord l’allure des diagrammes en cosécante carrée pour différentes valeurs de l’angle θ0. les antennes d’émission et de réception sont positionnées comme sur la figure II.4. celui-ci étant le paramètre essentiel et déterminant à la fois la distance maximum de couverture et l’allure du diagramme. Nous allons dans un premier temps étudier les différents diagrammes obtenus en fonction notamment de l’angle θ0. II.9) 62 .1. Pour cette étude. Etude paramétrique des diagrammes théoriques L’étude des différents diagrammes en fonction de l’angle θ0 ainsi que des couvertures obtenues pour chacun nous permettra par la suite de choisir le diagramme approprié pour une application particulière.

l’écart entre le gain maximum et le gain minimum doit être grand. la directivité des diagrammes sera la plus faible possible. En effet. II. dans le cas d’une station de base d’un système de télécommunication. Couvertures obtenues Afin de calculer ces couvertures. La figure II. En effet. l’ouverture à -3 dB étant très faible et la dynamique très grande.4.6 : Diagrammes en cosécante carrée théoriques pour différentes valeurs de θ0 On constate que plus l’angle θ0 est faible. Observons les couvertures obtenues avec chacun de ces diagrammes. permettra de couvrir une zone plus grande avec une puissance constante.6 donne les allures des diagrammes en cosécante carrée pour différentes valeurs de l’angle θ0. un diagramme en cosécante carrée ayant un angle θ0 faible sera plus difficile à réaliser. cette énergie sera rayonnée vers le ciel. plus la dynamique du diagramme est importante. nous allons appliquer la formule de FRIIS avec les hypothèses suivantes : Différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur ∆H = 20 m Gain de l’antenne de réception Gr = 30 dB Gain de l’antenne d’émission Gemax = 15 dB 63 . 0 -10 -20 Gain (dB) théta0 = 1° théta0 = 3° théta0 = 5° théta0 = 10° -30 -40 -50 -60 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) Figure II.2. Nous la fixerons ici arbitrairement à -50 dB. un diagramme en cosécante carrée ayant un angle θ0 faible. Donc lorsque θ0 est faible.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Notons que pour les angles θ négatifs. Dans ces conditions.

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Puissance d’émission Pe = 19 dBm Fréquence f = 41.3.4.5 GHz La figure II.8 et II. dmax dmax -60 -70 -80 -90 -100 -110 -120 -130 -140 -150 0 300 600 900 distance (m) Bilan de liaison (dB) dmax théta0 = 1° théta0 = 3° théta0 = 5° théta0 = 10° 1200 1500 Figure II. les diagrammes en cosécante carrée tels qu’ils sont calculés ici ne permettent pas de compenser l’influence de la pluie. D’autre part. Plus la distance dmax est grande. Autres paramètres L’influence de la différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur est très importante. II. Observons les variations de la distance dmax et du bilan de liaison en fonction de celle-ci (figures II.9). plus la puissance reçue est faible.7 donne les bilans de liaison obtenus avec les différents diagrammes en cosécante carrée théoriques vus précédemment. on retrouve une décroissance normale de la puissance en 1/r. notée dmax. Après la zone d’effet de la cosécante carrée.7 : Bilans de liaison obtenus pour différentes valeurs de θ0 On constate que la puissance reçue est constante sur une distance dépendante de θ0. celle-ci est variable d’une région à une autre. D’autres paramètres ont aussi une influence sur le choix du diagramme et en particulier la hauteur de l’émetteur. 64 . On ne considère pas ici l’atténuation due à la pluie. En effet.

Prenons un diagramme plus réaliste présentant un sommet arrondi autour de θ0 (Figure II. II. On conserve les mêmes paramètres que précédemment. en particulier le saut de niveau à θ0.8 : Evolution de la distance dmax en fonction de θ0 pour différentes valeurs de ∆H -60 -65 Bilan de liaison (dB) -70 -75 -80 -85 -90 -95 -100 0 3 6 théta0 (°) 9 12 15 ∆H = 15 m ∆H = 20 m ∆H = 25 m ∆H = 30 m ∆H = 35 m Figure II. De même figure II.9 : Evolution du bilan de liaison en fonction de θ0 pour différentes valeurs de ∆H On peut constater figure II. la forme des diagrammes ne pourra être totalement respectée.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) 2000 1600 dmax (m) 1200 800 400 0 0 3 6 théta0 (°) 9 12 15 ∆H = 15 m ∆H = 20 m ∆H = 25 m ∆H = 30 m ∆H = 35 m Figure II. 65 . Cependant.11). la puissance reçue au niveau du récepteur est d’autant plus faible que la différence de hauteur est importante.9.4.4. Approche de la réalité En pratique. Prenons maintenant en compte des paramètres plus réalistes.8 que la distance dmax varie beaucoup avec la hauteur et en particulier pour les angles θ0 faibles.10) et comparons les bilans de liaison obtenus avec ces deux diagrammes (Figure II. cette analyse a été faite avec des diagrammes théoriques.

5 0. il nous faudra donc connaître précisément les caractéristiques du réseau afin de déterminer l’angle θ0 optimal.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) 0 -10 Gain (dB) -20 -30 -40 -50 -60 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) corrigé théorique Figure II. Ces paramètres sont les suivants: la distance dmax la différence de hauteur moyenne entre l’émetteur et le récepteur le seuil de sensibilité du système la puissance d’émission le gain des antennes d’émission et de réception 66 . Cela permettra d’augmenter nettement la portée totale.75 2 Distance (km) théorique corrigé Figure II.5 1. Pour une application donnée.10 : Diagrammes en cosécante carrée théorique et corrigé pour θ0=3° -70 Bilan de liaison (dB) -80 -90 -100 -110 -120 -130 -140 -150 0 0.25 1.11 : Bilans de liaison obtenus avec des diagrammes en cosécante carrée théorique et corrigé On constate que la puissance est constante sur la même distance dans les deux cas mais que la décroissance après cette zone est bien moins rapide dans le cas du diagramme corrigé.75 1 1.25 0.

nous allons étudier les problèmes de couverture rencontrés pour cette application. 67 .Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Afin de déterminer le diagramme adapté au système LMDS à 40 GHz et donc le cahier des charges de notre antenne.

1) et donc les différents paramètres ayant une influence sur le bilan de liaison :  λ  Pr = Pe + Ge(α ) + Gr + 20 log  − Ap  4πR  (III. Problématique LMDS Afin d’établir un cahier des charges réaliste. III.1. 68 . DIMENSIONNEMENT ET CHOIX TECHNOLOGIQUES DANS LE CAS DU SYSTEME LMDS III. Il nous fallait pour cela calculer les bilans de liaison dans différentes configurations et identifier les problèmes et leurs causes.1) avec : Pr et Pe = Puissances reçue et émise en dBm Ge(α) = Gain de l’antenne d’émission en dB Gr = Gain maximum de l’antenne de réception en dB (on suppose que l’antenne de réception est pointée sur l’émetteur) λ = longueur d’onde dans le vide à la fréquence de travail R = distance entre l’émetteur et le récepteur en mètre Ap = facteur d’atténuation par la pluie en dB Dans la configuration de la figure III. De plus. il est possible d’exprimer R en fonction de la différence de hauteur ∆H et de la distance au sol d entre l’émetteur et le récepteur.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) III.4]. l’antenne d’émission peut être tiltée mécaniquement d’un angle α0 afin d’obtenir un gain maximum sous la ligne d’horizon.1. Bilans de liaison Les bilans de liaison ont été calculés en utilisant le logiciel LIBUS présenté précédemment [II.1. nous avons commencé par regarder les problèmes de couverture propres au système LMDS. Rappelons brièvement la formule de FRIIS (III.1.

6] pour la région Limousin soit 32 mm/h. la disponibilité de la liaison a été prise égale à 99. nous avons choisi d’utiliser la valeur donnée par UIT-R (International Telecommunications Union Radiocommunications) [II.5 GHz.2. L’atténuation par la pluie variant en fonction de la région d’implantation du système. (a) Influence de la pluie Le taux de pluie est exprimé en mm/h et est dépassé pendant 0.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) α0 ∆H R α d Figure III.1. Son influence est surtout observable sur des distances au delà de plusieurs centaines de mètres mais très peu sur la réception dans la zone proche de l’émetteur. les autres paramètres de la liaison doivent être fixés.1 : Définition des paramètres géométriques de la liaison On obtient alors :  Pr = Pe + Ge(α − α 0 ) + Gr + 20 log   4π λ (∆H )2  − A p 2  +d  (III. Définition des paramètres de la liaison Pour la puissance d’émission. Les autres paramètres ont été choisis de la façon suivante. III.2) Notre objectif est de calculer différents bilans de liaison en faisant varier la différence de hauteur ∆H et l’angle de pointage α0 de l’antenne d’émission.01% de l’année en moyenne [II. nous avons utilisé la même valeur que dans le cadre du projet ERASME. Pour cela. à savoir 19 dBm et nous nous sommes placés à la fréquence de 41. Ces deux paramètres entraînent une atténuation spécifique de 7dB/km due à la pluie. 69 .5]. De plus.99 %.

nous avons utilisé pour l’émission une antenne classique composée de 8 patchs fonctionnant à 41.2. dans les bilans de liaison suivants.7] [II. et qui présente un gain maximum de 30 dB [II.5 GHz et présentant un gain maximum égal à 15.2 : Diagramme de rayonnement de l’antenne pour station de base LMDS (c) Hauteur des antennes Le LMDS peut être déployé dans différentes zones : en région urbaine ou semi urbaine.6 dBi [II.5 GHz et présentant un gain de 15 dB. Cette antenne doit à terme être remplacée par une antenne imprimée donc planaire pour des raisons d’encombrement et d’intégration dans les modules d’émission. Les technologies « guide d’onde» seraient ainsi éliminées de ceux-ci. C’est pour cela que. évitant des transitions coûteuses entre ces différentes technologies. Pour le récepteur. Le diagramme de rayonnement de cette antenne est donné figure III. la différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur sera alors comprise entre 15 et 35 m.9]. L’antenne d’émission est quant à elle une antenne cornet directive fonctionnant à 41. Dans ces zones. les émetteurs vont être placés sur des mâts ou bien en haut des immeubles. 0 -10 G inn rm lis ( B a o a éd ) -20 -30 -40 -50 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) Figure III. Cette antenne avait été conçue précédemment pour cette application. l’antenne utilisée dans le cadre du projet ERASME est une antenne composée d’une sortie cornet et d’une lentille. Les récepteurs sont en général placés sur les toits des maisons avec une hauteur moyenne de 5 m au dessus du sol.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) (b) Antennes d’émission et de réception Le choix des antennes d’émission et de réception avait une grande importance. Si on se place maintenant dans une zone montagneuse. cette différence de hauteur peut varier énormément en fonction du relief et peut atteindre une 70 .8].

avec l’hypothèse que les valeurs de ∆H varient entre 15 et 35m.3.3 donne le bilan de liaison obtenu pour différentes valeurs de l’angle de pointage de l’antenne d’émission pour une différence de hauteur ∆H de 15m. (b) Forte différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur Observons maintenant les mêmes bilans de liaison obtenus pour une différence de hauteur ∆H = 35m (Figure III. -70 -75 -80 Bilan de liaison (dB) -85 -90 -95 -100 -105 -110 -115 0 0. 71 . on perd très peu en portée maximale. il n’y a pas de zone d’ombre dans la zone proche de l’émetteur. On constate aussi que pour une différence de hauteur de 15m entre l’émetteur et le récepteur et quelle que soit l’inclinaison. Dans ce cas là.3 : Bilan de liaison pour ∆H = 15m On peut voir ici que pour des inclinaisons de l’émetteur entre 0 et 3°. ce qui n’est plus le cas pour une inclinaison de 4.1. le niveau de puissance est juste au dessus du seuil de réception. III. Résultats obtenus Nous allons observer les bilans de liaisons obtenus pour différentes valeurs de l’angle de pointage et pour deux différences de hauteur. Une étude particulière de la couverture doit alors être faite dans chaque cas. variant avec l’inclinaison de l’émetteur. (a) Faible différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur La figure III.5 1 Distance (km) 1. Nous allons donc nous restreindre à l’étude de la couverture du système LMDS uniquement dans des zones urbaines ou semi urbaines.5° αo = 3° αo = 4.5° seuil de réception Figure III. Cependant pour des distances de 100 m environ.4).5°.5 2 αo = 0° αo = 1. on observe bien des zones de non réception pour des distances d’environ 200m.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) centaine de mètres.

Cette dernière a peu d’influence sur les résultats à 40 GHz.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) -70 -75 -80 Bilan de liaison (dB) -85 -90 -95 -100 -105 -110 -115 -120 0 0.5 2 αo = 0° αo = 1. Les bilans de liaison présentés jusqu’ici ne sont réalisés que dans le plan vertical.4 : Bilan de liaison pour H = 35m On peut constater qu’une inclinaison de 3° va donner le meilleur compromis entre la distance maximale couverte et la profondeur de la zone d’ombre. sur une zone assez importante (allant jusqu’à 50 mètres).5 1 Distance (km) 1.5° αo = 3° αo = 4. la puissance reçue est inférieure au seuil de réception. Cependant.5° seuil de réception Figure III. Une cartographie de puissance réalisée pour ∆H égale à 35 mètres et α0 à 3° est présentée figure III.5 : Cartographie de puissance reçue pour H = 35m et θ0=3° Ce calcul prend en compte la puissance directement reçue entre l’émetteur et le récepteur et la puissance réfléchie sur un sol sec.5. 72 . Emetteur Figure III.

c’est à dire présentant un lobe en cosécante carrée dont il nous faut fixer la valeur de θ0.110 dB) représente la zone de non réception. La zone de puissance constante est alors comprise entre 300 et 700m pour des hauteurs variant de 15 à 35m. c’est à dire pour des distances inférieures à 400m.5 GHz une bande passante en rayonnement et en adaptation la plus large possible 73 . Cependant. C’est principalement cette zone que l’on va s’appliquer à couvrir correctement à l’aide d’une antenne en cosécante carrée.4. Bien sûr. environ 2 km au maximum. III. Les autres caractéristiques du cahier des charges sont les suivantes : un gain équivalent à celui de l’antenne directive donc 15 dB une fréquence de fonctionnement dans la bande du système LMDS c’est à dire autour de 41. l’étude des diagrammes en cosécante carrée théorique a montré que pour obtenir cette couverture.4. d’obtenir une puissance constante sur une certaine distance puis une décroissance normale par la suite.4. l’idéal serait d’obtenir une puissance constante sur toute la zone de couverture.. Cahier des charges Le but est donc d’obtenir une antenne permettant d’éliminer ces zones d’ombre.1. comme nous l’avons remarqué en II.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) La zone bleue (P < . L’étude de la couverture du système LMDS a montré un certain nombre de zones d’ombre dans la zone proche de l’émetteur. Etant donné qu’un diagramme en cosécante carrée corrigé permet. On constate que celle-ci est suffisamment large pour couvrir un nombre important de maisons et donc d’abonnés potentiels. une antenne en cosécante carrée avec θ0 inférieur à 1° devrait être utilisée ce qui pose plusieurs problèmes : la complexité de réalisation d’un tel diagramme le fait que la puissance reçue dans toute la zone sera assez faible la couverture d’un tel diagramme est extrêmement sensible à la différence de hauteur entre l’émetteur et le récepteur. nous avons choisi de couvrir avec un bilan de liaison constant uniquement la zone où on observe des trous de réception. Le diagramme en cosécante carrée adapté dans ces conditions au cas du LMDS présente donc un angle θ0 égal à 3° et une dynamique de 25 dB environ.

De plus. Principe de fonctionnement des réseaux de patchs Le principe de fonctionnement des antennes imprimées est rappelé en annexe 3. en particulier à 40 GHz. la mise en réseau des éléments rayonnants va permettre la formation de diagramme de rayonnement particulier. plus forte intégration…). épaisseur et poids.2. Une attention particulière doit être portée aux pertes.2. Ces aériens sont par ailleurs fortement dépendants du substrat diélectrique employé dont les caractéristiques ont une forte influence sur les performances électromagnétiques de l’antenne. 74 . III. Ces antennes présentent aussi un certain nombre d’inconvénients : une faible bande passante (comprise entre 1 et 5 %). Nous avons pour cela fait un certain nombre de choix technologiques. un gain moyen (environ 30 dB) et une limitation des puissances transmises à quelques dizaines de watts. III. et en particulier celui de la technologie imprimée. Choix de la technologie imprimée Afin de réaliser cette antenne. la réalisation dans cette gamme de fréquence peut être difficile puisque les faibles dimensions des éléments rayonnants imposent une précision importante. des avions ou des missiles.2. la réalisation en grande quantité est très peu onéreuse. Finalement. comme nous allons le voir. les éléments rayonnants vont être regroupés en réseau. Finalement. III.2.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) On cherche de plus à réaliser une antenne planaire et faible coût pour des raisons déjà évoquées précédemment (élimination des guides d’onde.1. Avantages et inconvénients de ce type d’antennes Le concept de « structures imprimées rayonnantes » est apparu en 1953 avec Deschamps [II.10] et les antennes imprimées (encore appelées antennes plaquées ou antennes patch) ont largement été développé ces dernières années. nous avons choisi d’utiliser la technologie imprimée car elle présentait des avantages pour la conception. Plusieurs raisons à cela : elles sont une solution à la réalisation d’antennes de faibles encombrement. Ce type d’antenne peut être conformé et donc plaqué sur des véhicules terrestres. Afin de former le diagramme en cosécante carrée.

6 : géométrie d’un réseau r r N r j (2⋅π ⋅ y ⋅sin(θ ) ) i E ( P ) = E0 ⋅ ∑ I i ⋅ e i =1 (III.6).11] : alimentation série : une ligne de transmission excite en série les éléments rayonnants (figure III. Soit un réseau linéaire de n éléments rayonnants identiques orientés parallèlement (Figure III. des coefficients d’excitation en amplitude et en phase sur chaque source et de la distance entre éléments. la distance en multiple de longueur d’onde entre deux éléments successifs Les caractéristiques en rayonnement du système dépendent à la fois du diagramme de rayonnement élémentaire. La technique la plus simple consiste à alimenter les éléments rayonnants par des lignes microrubans.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Dans une antenne réseau. la pondération complexe de l’élément n yn. l’énergie est distribuée entre les diverses sources rayonnantes selon une loi donnée. Le réseau d’alimentation de l’antenne aura pour objectif d’amener l’énergie aux différentes sources en respectant les lois de pondération.7).3) r avec : I n . La loi des phases impose une longueur de ligne donnée entre deux éléments consécutifs. Deux types d’alimentation sont communément utilisés [II. le champ électrique lointain s’écrit : P z θ y x d Figure III. Le réseau est dit résonnant lorsque 75 .

7 : Alimentation d’un réseau linéaire Le choix du type d’alimentation se fait en fonction de différents paramètres qui sont : la loi de pondération souhaitée. En effet. Un réseau parallèle sera plus encombrant qu’un réseau série. Il est à la fois un matériau diélectrique. et une pièce mécanique.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) les éléments sont excités en phase. III. alimentation parallèle : le circuit d’alimentation possède une entrée et n éléments rayonnants en sortie (Figure III. l’encombrement maximum. cette longueur est un multiple de la longueur d’onde guidée dans la ligne. La puissance est divisée entre les n éléments. Un autre choix important dans la conception d’une antenne imprimée est celui du substrat diélectrique. Substrat utilisé Le substrat joue un rôle double dans la technologie microruban. il est à noter qu’un réseau parallèle présente des longueurs de ligne supérieures et un plus grand nombre de coudes ce qui engendre davantage de pertes.7). où viennent se graver les circuits. avec la distribution désirée. les erreurs de phase se cumulent. série parallèle Figure III. en amplitude et/ou en phase la bande passante souhaitée. Un réseau série aura une bande passante plus faible dans la mesure où la loi de pondération sera plus sensible à la fréquence que dans le cas d’une alimentation parallèle. car il 76 . en particulier dans le domaine millimétrique.3. De plus.

10-3 à 37 GHz [II.0015 à 10 GHz et 23°C) De plus. son état de surface doit être le plus parfait possible. le matériau doit résister aux contraintes mécaniques. les matériaux synthétiques. Au cours des travaux présentés dans ce chapitre. une mesure des pertes sur le DUROID 6002. car il est confronté à de fortes températures lors des soudures.0015 à 10 GHz et 23°C) le DUROID 6200 (εr = 2.12]. plusieurs antennes ont été réalisées sur différents substrats. Son facteur d'expansion doit être voisin de celui de la métallisation. 77 . D’épaisseur généralement faible devant la longueur d’onde de fonctionnement (h << λ0).2 ± 0. Cela implique des exigences à la fois sur le plan mécanique et électrique parfois difficiles à concilier.94 ± 0. a montré que la tangente de pertes ne dépassait pas 3. Pour la hauteur du diélectrique.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) supporte la structure. nous avons choisi d’utiliser des substrats de la famille des DUROID car ils proposent non seulement des bonnes propriétés électriques et une très faible variation de leur permittivité relative pour des températures comprises entre -55°C et 100°C. On préfère souvent utiliser des substrats à faibles pertes diélectriques (tanδ < 10-3) qui favorisent le rendement de l’antenne et ceux à permittivité relative faible (εr < 3) qui améliorent le rayonnement tout en diminuant les pertes par ondes de surface pour une hauteur donnée.8 montre l’évolution des impédances caractéristiques des lignes microrubans en fonction de leurs largeurs et de leurs hauteurs sur un substrat DUROID 5880. Les deux substrats utilisés sont les suivants : le DUROID 5880 (εr = 2. Physiquement. le substrat diélectrique affecte le comportement et les performances électromagnétiques de l’aérien. fournisseurs de substrats se trouve en annexe 5. conserver sa forme originelle. les ferrimagnétiques. nous avons opté pour 254 µm dans les deux cas. Les matériaux composites offrant un très bon compromis.04 et tan δ = 0. composites… Le détail des caractéristiques de chacune de ces familles de matériaux est donné en annexe 4 et une liste de matériaux diélectriques provenant de LABTECH. En effet. les semi-conducteurs. Parmi les matériaux diélectriques. Enfin. Les pertes de ce type de substrat présentent donc l’avantage de ne pas augmenter considérablement avec la fréquence. on peut citer : les céramiques.04 et tan δ = 0. la figure III.

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) les résultats obtenus avec le DUROID 6200 étant similaires [II.12] (Ces résultats ont été obtenus par calculs à l’aide des formules de Gupta présentées en annexe 6). On constate que pour une hauteur de substrat faible (127 µm), une très faible variation de largeur entraîne une différence importante au niveau de l’impédance caractéristique de la ligne. Ainsi une petite erreur sur la largeur de la ligne – dû à la précision de la gravure par exemple – peut entraîner une désadaptation de l’antenne. Dans le cas d’une hauteur de 508 µm, ce problème est quasi inexistant mais l’antenne aura une dimension plus imposante (x 4 comparée à une hauteur de 127 µm). Nous avons donc choisi une épaisseur de 254µm.
Impédance caractéristique (Ohms) 100 90 80 70 60 50 0 0,5 1 1,5 largeur de la ligne microruban (mm) h = 127 µm h = 254 µm h = 508 µm

Figure III.8 : Evolution de l’impédance caractéristique de lignes microrubans en fonction de la hauteur du substrat DUROÏD 5880 et de la largeur de ligne à 41,5 GHz.

Nous allons maintenant nous intéresser plus en détails au principe de conception d’une antenne imprimée à lobe formé, c’est à dire aux choix des pondérations à appliquer aux patchs.

78

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

IV. REALISATION D’ANTENNES EN COSECANTE CARREE IMPRIMEES : DETERMINATION DES PONDERATIONS
Avant de choisir les pondérations à appliquer aux patchs, il est nécessaire de définir leur nombre et leur espacement.

IV.1. Détermination de la géométrie du réseau
Déterminer la géométrie du réseau consiste à mettre en réseau les éléments rayonnants primaires suivant une disposition géométrique particulière permettant de répondre au mieux aux exigences imposées en terme de gain, de taille maximale et de diagrammes de rayonnement. L’objectif est ici de choisir le nombre total d’éléments et l’espacement entre ceux-ci (le pas du réseau) afin d’atteindre les niveaux de gain souhaités. Rappelons que le gain maximum est obtenu lorsque la distance entre sources est comprise entre 0.5 et 0.9λ0 [II.13]. Si les sources sont trop proches les unes des autres, un phénomène de couplage réduit la valeur du gain. Lorsqu'elles sont trop éloignées, des lobes de réseaux apparaissent et réduisent également le gain dans l'axe. La distance entre éléments sera fixée en fonction des contraintes de gain mais aussi de taille imposées par le cahier des charges. Lorsque le nombre d’éléments et leur espacement sera choisi, nous déterminerons les pondérations en amplitude et en phase que recevra chaque élément rayonnant pour que le diagramme de rayonnement rentre dans le gabarit imposé.

IV.2. Principe de formation d’un diagramme de rayonnement
La formation du diagramme de rayonnement d’une antenne imprimée se fait par la pondération en amplitude et/ou en phase des différents éléments rayonnants [II.14]. Le choix du type de pondération va dépendre du résultat escompté. Afin de mieux comprendre le principe, nous allons travailler sur un exemple : huit patchs espacés de 0,7 λ0 (ces paramètres seront ceux utilisés dans la phase de réalisation de l’antenne). Le diagramme de rayonnement formé par ces patchs équipondérés en amplitude et en phase est donné figure IV.1. Etudions l’effet des différents types de pondérations sur ce diagramme. 79

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

IV.2.1. Pondération en amplitude
Globalement une pondération en amplitude des patchs permettra principalement de réduire les lobes secondaires (Tableau IV.1 et figure IV.1). Les numéros ±1 correspondent aux éléments centraux du réseau.
Patch n° Amplitude Phase (°) -4 0,4 0 -3 0,6 0 -2 0,8 0 -1 1 0 1 1 0 2 0,8 0 3 0,6 0 4 0,4 0

Tableau IV.1 : Pondération en amplitude appliquée aux 8 patchs
0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -50 -90 -70 -50 -30 -10

Directivité (dB)

sans pondération avec pondération en amplitude

10

30

50

70

90

Théta (°)

Figure IV.1 : Diagramme de rayonnement obtenu avec 8 patchs pondérés ou non en amplitude

Dans cet exemple, les lobes secondaires sont de 10 dB inférieurs au cas équipondéré. Des lois de pondérations prédéfinies de type Tchebyscheff par exemple [II.15], permettent d’optimiser le diagramme de rayonnement.

IV.2.2. Pondération en phase
Les pondérations en phase peuvent avoir plusieurs objectifs : dépointer le diagramme de rayonnement former un diagramme sectoriel

Ces deux applications sont illustrées par le tableau IV.2 et la figure IV.2.

80

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)
Patch n° Amplitude Faisceau dépointé : phase (°) Diagramme sectoriel : phase (°)
0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -50 -90 -70 -50 -30 -10

-4 1 0 150

-3 1 40 100

-2 1 80 60

-1 1 120 0

1 1 160 0

2 1 200 60

3 1 240 100

4 1 280 150

Tableau IV.2 : Pondérations appliquées aux 8 patchs

Directivité (dB)

Faisceau dépointé Diagramme sectoriel 10 30 50 70 90

Figure IV.2 : Diagramme dépointé et sectoriel obtenus par pondérations en phase des 8 patchs

Théta (°)

L’application d’une différence de phase constante entre les éléments provoque un dépointage du lobe principal, alors qu’un déphasage symétrique par rapport au centre du réseau forme un diagramme sectoriel.

IV.2.3. Pondération en amplitude et en phase
Un réseau de patchs pondérés en amplitude et en phase pourra donc produire un diagramme dépointé ou sectoriel présentant de faibles lobes secondaires. Mais d’autres allures de diagramme peuvent être obtenues par le choix judicieux des pondérations en amplitude et en phase et en particulier la formation d’un diagramme en cosécante carrée est possible. Les pondérations en amplitude et en phase à appliquer pour former un diagramme en cosécante carrée sont bien sûr plus complexes que celles qui ont été présentées jusqu’à présent. La détermination de ces pondérations n’est plus réalisable par analyse de réseau : une première étape de synthèse est nécessaire avant une optimisation manuelle par analyse. La détermination des pondérations a été faite à l’aide du logiciel SARA présenté au chapitre 1. La synthèse de réseau permet de déterminer les pondérations à appliquer aux différents éléments pour obtenir le diagramme de rayonnement souhaité c’est à dire dans notre cas un diagramme en cosécante carrée. Le logiciel SARA permet d’utiliser deux 81

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) méthode de synthèse : la synthèse réelle et la synthèse en puissance (ou complexe) [II.16] [II.17]. Pour commencer l’étude, nous allons toujours utiliser 8 patchs espacés de 0,7 λ0 et nous allons chercher à former le diagramme en cosécante carrée défini, présentant un angle θ0 = 3° et une dynamique égale à 25 dB. La figure IV.3 rappelle l’allure de ce diagramme théorique.
0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -50 -55 -90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90 Théta (°) Directivité (dB)

Figure IV.3 : Diagramme en cosécante carrée avec θ0 = 3°

IV.3. Obtention d’un diagramme en cosécante carrée
IV.3.1. Synthèse en puissance
Une première étude à l’aide de la synthèse en puissance a permis d’obtenir le diagramme (figure IV.4) avec les pondérations donnés au tableau IV.3.

Patch n° Amplitude Phase (°)

-4 0,67 -136

-3 1 -156

-2 1 153

-1 0,87 131

1 0 ,48 141

2 0,81 102

3 0,31 91

4 0,51 101

Tableau IV.3 : Pondérations déterminées à l’aide du logiciel SARA utilisant la méthode de synthèse en puissance
0 Gain normalisé (dB) -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°)
diagramme simulé diagramme théorique

Figure IV.4: Diagramme en cosécante carrée obtenu avec SARA par synthèse en puissance

82

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Le diagramme obtenu est proche de ce que l’on souhaite, bien que la dynamique soit inférieure aux 25 dB recherchés. Il serait nécessaire d’utiliser plus d’éléments afin de se rapprocher d’avantage du gabarit. Dans tous les cas, les pondérations données par cette méthode sont très différentes d’un patch à l’autre ce qui implique un réseau de distribution complexe et de type parallèle. Les deux inconvénients principaux de ce type de réseau sont : la présence de nombreux coudes et tés qui engendrent des pertes non négligeables dans le domaine millimétrique l’encombrement. La conception d’un réseau plan par la juxtaposition d’un certain nombre de réseaux linéaires sera envisagée par la suite. Il est donc nécessaire d’obtenir un réseau peu encombrant. Nous nous sommes donc orientés vers la méthode de synthèse réelle pour modifier les pondérations jusqu’à obtenir un réseau plus simple à réaliser.

IV.3.2. Synthèse réelle
A l'aide du logiciel SARA, utilisé en synthèse réelle, les pondérations du tableau IV.4 ont été obtenues ainsi que le rayonnement de la figure IV.5:

Patch n° Amplitude Phase (°)

-4 0,06 -8

-3 0,3 24

-2 0,58 26

-1 1 30

1 1 -30

2 0,58 -26

3 0,3 -24

4 0,06 8

Tableau IV.4 : Pondérations déterminées à l’aide du logiciel SARA utilisé en synthèse réelle
0 G norm ain alisé (dB) -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°)
diagramme simulé diagramme théorique

Figure IV.5 : Diagramme de rayonnement obtenu avec les pondérations du tableau IV.4

On constate ici que pour former un lobe en cosécante carrée, on peut appliquer des pondérations respectant une certaine loi de symétrie donnée figure IV.6. 83

Dans un premier temps. Elles sont aussi décroissantes en amplitude à partir du centre et permettent donc d’alimenter le réseau par le milieu et de réaliser une alimentation en série. nous avons fait évoluer les pondérations en amplitude afin de gagner un peu en gain. elles sont symétriques en amplitude et antisymétriques en phase.3 0. En effet.3 0.35 4 0. par rapport au centre.7.13 Tableau IV.4.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) A4 ϕ4 A3 ϕ3 A2 ϕ2 A1 ϕ1 A1 -ϕ1 A2 -ϕ2 A3 -ϕ3 A4 -ϕ4 avec A4<A3<A2<A1 Figure IV. Afin d’augmenter la dynamique du diagramme.06 0.58 0. Etude des pondérations en analyse Le but ici était d’approcher au maximum le diagramme théorique mais aussi de simplifier les pondérations des patchs. Patch n° Amplitudes donnée par la synthèse Amplitudes modifiées -4 0.06 0.65 -1 1 1 1 1 1 2 0.58 0.4.35 -2 0.1.65 3 0. et une augmentation progressive des amplitudes appliquées sur les patchs a donné les résultats regroupés dans le tableau IV.5 et sur la figure IV. nous avons travaillé en analyse sous SARA pour optimiser les pondérations.6 : Répartition des amplitudes et des phases Ces pondérations sont beaucoup plus simples à appliquer que les précédentes données par la méthode de synthèse. IV. Pondérations en amplitude Les pondérations en phase ont été prises égales à celles données par la synthèse réelle. sans dégrader le diagramme puis nous nous sommes intéressé aux pondérations en phase.13 -3 0. IV.5 : Modification des pondérations en amplitude 84 . On peut cependant voir sur le diagramme que la dynamique obtenue n’est pas encore suffisante.

8 présente des diagrammes obtenus avec des pondérations en phase identiques et égales à 25° sur tous les patchs en dehors des deux patchs centraux. Pondérations en phase Après avoir fixé les pondérations en amplitude. La première étape consiste à remarquer que les pondérations en phase sur les deux patchs extérieurs ont peu d’influence. les pondérations centrales ont une très forte influence sur cette dernière. Sur des derniers. 0 -5 Directivité (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 Théta (°) 20° 30° 40° 30 45 60 75 90 Figure IV. On ne pourra donc pas augmenter davantage les pondérations en amplitude sans dégrader le rayonnement. Dans l’optique de simplifier la conception du réseau d’alimentation. des ondulations apparaissent dans le diagramme pour des angles supérieurs à 30°. La figure IV. En particulier. les phases ont été prises successivement égales à ±20.2. Nous avons pu constater au fur et à mesure de l’étude que les pondérations en phase permettaient de définir à la fois le dépointage du lobe mais aussi la dynamique du diagramme. l’influence des pondérations en phase a été étudiée.8 : Comparaison des rayonnements en fonction des pondérations en phase 85 . Cependant. IV.4.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) 0 -5 -10 D ctivité (d ) ire B -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) pondérations de synthèse pondérations modifiées Figure IV.7 : Comparaison des diagrammes de rayonnement obtenus L’ouverture à -3 dB obtenue en augmentant les pondérations en amplitude est plus faible. ±30 et ±40°. les phases sur les 3 patchs extérieurs ont été harmonisées. on pourra donc obtenir un gain plus important.

4. Dans ce manuscrit. nous avons encore cherché à simplifier les pondérations lors de la deuxième réalisation.35 40 -2 0.35 -40 4 0.6 et figure IV. Solutions retenues (a) Première antenne Les pondérations utilisées pour la conception de la première antenne en cosécante carrée sont présentées tableau IV. la conception de deux antennes sera présentée car deux lois de pondérations ont été retenues.3.7 λ0. Les pondérations choisies permettent de réaliser un diagramme dépointé de 3° et présentant une dynamique de 25 dB. IV.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) L’optimisation des autres pondérations en phase permet alors d’ajuster la forme du diagramme de rayonnement afin de se rapprocher au maximum du diagramme idéal. Il s’est avéré que cela était possible sous certaines conditions : 86 . (b) Deuxième antenne Bien que le résultat précédent soit très satisfaisant.65 -40 3 0.65 40 -1 1 28 1 1 -28 2 0. Patch n° Amplitude Phase (°) -4 0. Le but était d’obtenir des phases identiques sur les 4 premiers et les 4 derniers patchs.9 : Comparaison des diagrammes idéal et optimisé Théta (°) Ce diagramme a été optimisé pour un écartement entre patch de 0.13 40 -3 0.13 -40 Tableau IV.9.6 : Pondérations optimisées 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 Directivité (dB) diagramme idéal diagramme optimisé -90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90 Figure IV.

Des erreurs de pondération sont toujours présentes. Cependant.10 : Comparaison des diagrammes idéal et optimisé Ces pondérations ont été optimisées pour un écartement entre patchs de 0.63 0 -1 1 0 1 1 32 2 0. IV. les résultats donnés dans le tableau IV. De plus. la conception des différents réseaux d’alimentation pouvait être effectuée.3 0 -2 0.3 32 4 0.08 0 -3 0. un réseau de patch série.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) les pondérations en amplitude devaient être diminuées à nouveau ce qui implique une diminution du gain. l’évolution rapide de la longueur d’onde dans la bande de travail va engendrer des erreurs qui dégraderont le diagramme de rayonnement.5.7 et sur la figure IV.63 32 3 0. Cependant. En particulier. présente des écarts de phase plus importants qu’un réseau parallèle dans la mesure où les 87 . Patch n° Amplitude Phase (°) -4 0. nous avons souhaité évaluer l’influence des erreurs d’amplitude et de phase introduites par notre réseau d’alimentation. bien qu’avantageux en terme d’encombrement. Ayant déterminé les pondérations à appliquer.10 sont très satisfaisants puisqu’ils proposent un diagramme très proche de la théorie avec des pondérations simplifiées.7 : Pondération simplifiées et optimisées 0 -5 Directivité (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90 Théta (°) diagramme idéal diagramme optimisé Figure IV. Influence des erreurs de pondérations sur le rayonnement La conception d’un réseau d’alimentation à 40 GHz ne peut être parfaite. la réalisation du dépointage du lobe n’est plus possible ce qui impose un tilt mécanique de l’antenne.08 32 Tableau IV.65 λ0.

une erreur de 10% peut entraîner d’importantes déformations tant au niveau des lobes secondaires que de la dynamique du diagramme (cas n°6).Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) erreurs s’ajoutent. Observons les diagrammes obtenus pour des erreurs aléatoires de ±5 et ±10 % sur tous les patchs (figure IV. Aux fréquences millimétriques une erreur d’une dizaine de micromètres entraîne de nouvelles dégradations sur le diagramme de rayonnement. A cela s’ajoute la réalisation de l’antenne pour laquelle la précision de la gravure doit être maximum. Les pondérations des patchs extérieurs seront donc plus dégradées que celles des patchs centraux si l’alimentation est au centre. 3 et 4. Au contraire.5. dues à des défauts de gravure ou bien symétriques par rapport au centre. 6 sont six cas aléatoires où des erreurs respectivement de ± 5% et ± 10 % sont appliquées sur chaque patch. Le diagramme de référence sera celui de la figure IV. 2. Bien sûr.11 : Influence des erreurs aléatoires de pondérations en amplitude On constate qu’une erreur aléatoire de ±5 % peut dans certains cas avoir une influence sur le diagramme de rayonnement bien que celle-ci puisse être considérée comme acceptable. Nous avons voulu observer les effets de ces erreurs de pondérations sur le diagramme de rayonnement souhaité en considérant dans un premier temps les erreurs d’amplitude et dans une seconde partie les erreurs de phase. Erreur : 5 % 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 diagramme optimisé Cas 1 Cas 2 Cas 3 Erreur : 10 % 0 -5 -10 Directivité (dB) -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 10 30 50 70 90 diagramme optimisé Cas 4 Cas 5 Cas 6 Directivité (dB) -90 -70 -50 -30 -10 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) Théta (°) Figure IV. Les cas 1. 88 .11).1. des erreurs d’amplitude sur les patchs extérieurs les moins pondérés auront peu d’influence.10. IV. 5. Erreurs en amplitude Les erreurs en amplitude peuvent être de différentes natures : aléatoires.

Les lobes secondaires augmentent légèrement et la dynamique décroît de 3 dB au maximum. Ce résultat est très intéressant car comme nous le verrons par la suite une erreur d’amplitude entre les deux patchs centraux sera inévitable.2. L’obtention d’un déphasage correct entre ces deux patchs sera donc essentielle dans la conception de l’antenne.8 et figure IV.8 : Pondération en amplitude sur les patchs centraux 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -90 -70 -50 -30 -10 Directivité (dB) Pondérations optimisées Cas 1 Cas 2 Cas 3 10 30 50 70 90 Théta (°) Figure IV. Erreurs de phase Observons l’impact des erreurs de phase. Pondération en amplitude Patch .Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Des erreurs de symétrie sont maintenant appliquées entre les deux patchs centraux.7 Cas 1 : erreur de 10 % Cas 2 : erreur de 20 % Cas 3 : erreur de 30 % Tableau IV. une erreur de phase sur les pondérations des deux patchs centraux a une influence très importante sur la dynamique du diagramme de rayonnement. tout en respectant la loi de décroissance pour chaque côté du réseau (tableau IV. IV. Comme nous l’avons vu précédemment (figure IV.5.9 1 0.8 1 0. soit fixes et plus importantes sur les patchs extérieurs. 20 et 30 %.1 Patch 1 1 0.8).12 : Diagrammes de rayonnement obtenus pour différents pourcentages d’erreur On constate ici que l’influence de ce type d’erreur sur le diagramme de rayonnement est très minime compte tenu du pourcentage d’erreur. De même celles-ci seront soit aléatoires.12). 89 . de 10.

3 et 4. 2. 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -90 -70 -50 -30 -10 Directivité (dB) Pondérations optimisées Pondérations modifiées 10 30 50 70 90 Théta (°) Figure IV.13).14. 20 et 30°.13 : Diagrammes de rayonnement obtenus pour des erreurs de phase aléatoires de 5 et 10° Considérons à présent le cas le plus réaliste qui consiste à appliquer des erreurs de phase plus importantes sur les patchs extérieurs. en dehors des lobes secondaires qui augmentent légèrement. 6 sont six cas aléatoires où des erreurs respectivement de ± 5° et ± 10° sont appliquées sur chaque patch. Celui-ci est peu perturbé. On constate donc que. 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -90 Erreur de 5° Erreur de 10° 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -50 -90 D ire c tiv ité (d B ) diagramme optimisé cas 1 cas 2 cas 3 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 70 90 D ire c tiv ité (°) diagramme optimisé cas 4 cas 5 cas 6 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 70 90 Figure IV.14 : Diagramme de rayonnement obtenu avec des erreurs de phase cumulées sur les patchs extérieurs 90 . les erreurs de phase ont relativement peu d’importance lorsqu’elles interviennent sur les 6 patchs extérieurs. 5. Le diagramme obtenu est présenté figure IV. les cas 1. on peut considérer que sur un réseau série pour des fréquences éloignées de la fréquence centrale.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Considérons une erreur de phase aléatoire de 5° puis 10° sur les phases des 6 patchs extérieurs (figure IV. Par exemple. les erreurs respectives sur les patchs ±2. ±3 et ±4 seront de 10. Comme précédemment. Une erreur de 5° ne sera pas pénalisante alors que dans certains cas une erreur de 10° (qui peut correspondre à un écart de 20° entre 2 patchs consécutifs) peut avoir des conséquences importantes sur le diagramme.

le cumul des erreurs en amplitude et en phase donnera lieu à des diagrammes de rayonnement davantage perturbés.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Cependant. Nous allons maintenant nous intéresser à la conception d’un premier réseau. 91 . il est important de rappeler que les pondérations sur les deux patchs centraux doivent impérativement être respectées pour obtenir le diagramme souhaité. Bien sûr.

cela permet de placer quatre tronçons de ligne de longueur λg/4 nécessaires à la réalisation des pondérations en amplitude. En effet. ce qui ne correspond pas aux poids en phase les plus simplifiés. le design du patch élémentaire. Choix des pondérations Dans un premier temps. certaines caractéristiques techniques de l’antenne doivent être définies et en particulier le nombre de patch et leur écartement. Le gain souhaité est de l’ordre de 15 dB. Avec le substrat choisi. il faut alors les résoudre en modifiant éventuellement les pondérations. cette distance est équivalente à 0. Afin de faciliter la conception du réseau d’alimentation. Les pondérations et le diagramme correspondant sont donnés ci-dessous. V.2. la vérification du rayonnement obtenu en prenant en compte l’élément de base. Toutes ces étapes vont être détaillées dans ce paragraphe. des problèmes de couplage peuvent apparaître. 92 . En effet. Mais cela permet d’obtenir un gain maximum. CONCEPTION D’UNE ANTENNE EN COSECANTE CARREE A 40 GHz La conception d’une antenne imprimée à lobe formé doit être réalisée en plusieurs étapes : le choix de la géométrie du réseau et des pondérations. V.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) V. le DUROID 5880 présentant une permittivité relative εr égale à 2.1.7 λ0. il est commode d’imposer une distance de λg entre les patchs. Choix de la géométrie du réseau Avant de choisir des pondérations. Les pondérations ont donc été optimisées pour cet écartement. les pondérations ont été choisies afin de réaliser à la fois la dynamique de 25 dB choisie et le dépointage de 3° du lobe.2. la conception du réseau d’alimentation des patchs et l’adaptation de l’antenne. il est donc nécessaire d’utiliser 8 patchs.

17 mm. V. Vérification des pondérations avec prise en compte de la géométrie du patch Nous allons étudier dans un premier temps le patch élémentaire du réseau.35 -40 4 0.65 -40 3 0.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Patch n° Amplitude Phase (°) -4 0. la géométrie du réseau doit être la suivante (figure V.1.65 40 -1 1 28 1 1 -28 2 0.13 40 -3 0.1 : Pondérations choisies pour la conception 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 Directivité (dB) diagramme idéal diagramme optimisé -90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90 Théta (°) Figure V.5 GHz a été fixé à 2. 93 .13 -40 Tableau V.2).35 40 -2 0. Géométrie et performances du patch A l’aide de la méthode de la cavité comme première approximation (annexe 3). En effet. Le patch présenté ici a été modifié plusieurs fois au cours de la conception car certaines exigences n’avaient pas été prises en compte lors du premier dimensionnement. Nous allons présenter ici la version finale. c’est à dire au plan d’alignement des patchs. C’est pour cette raison qu’une étude de cet élément est primordiale. puis par simulation utilisant la méthode FDTD.1 : Diagramme choisi pour la conception V. l’élaboration d’un réseau d’antennes dépend en grande partie des caractéristiques du patch élémentaire.3. Afin d’obtenir un diagramme en cosécante carrée avec une polarisation parallèle au plan de formation du lobe.3. le côté de patch carré travaillant à 41.

Les résultats obtenus sont donnés figure V.3 : Géométrie du patch utilisé La méthode utilisée pour mesurer l’impédance d’entrée du patch par la méthode FDTD.3. est rappelée en annexe 2.78 mm 0. C’est pour cette raison qu’un patch à encoche [II.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) A Alimentation par le centre du réseau Figure V.2) doit être réelle et stable en fréquence pour obtenir des performances en terme de rayonnement les plus constantes possibles. la géométrie du patch choisie est donnée figure V. permettant un calcul juste de celle-ci. Après optimisation.18 mm 0. 94 .66 mm 0.3 mm 2. c’est à dire une large bande de fonctionnement.23 mm 0.54 mm 0.785 mm 2.18] a été utilisé afin de diminuer fortement l’impédance d’entrée de celui-ci et de remplir les conditions ci-dessus.4. 2.53 mm Ze Figure V.23 mm 0.2 : Géométrie du réseau L’impédance d’entrée au point noté A (figure V.

2.5 Re(Ze) Im(Ze) Fréquence (GHz) Figure V.0 43.5 : Comparaison des diagrammes théorique et simulé à 42 GHz 95 .5 42.0 41. la directivité obtenue est égal à 6.0 42.3.5 43. Vérification des pondérations Une simulation FDTD des 8 patchs à encoche avec leur ligne d’alimentation. Avant de passer à la conception du circuit d’alimentation. La simulation du réseau a donné le diagramme de rayonnement de la figure V.7 dB et la polarisation croisée est de -13 dB.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Impédance d'entrée (Ohms) 200 150 100 50 0 -50 -100 -150 40. Cependant. V.5.5 41. assez élevée due aux encoches. nous verrons par la suite comment la diminuer. On obtient donc un patch dont les caractéristiques en terme d’impédance d’entrée satisfont parfaitement à notre application et faciliteront la conception du réseau d’alimentation. 0 -5 Directivité (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) simulation FDTD théorique simulation SARA Figure V. En terme de rayonnement.4 : Impédance d’entrée du patch (FDTD) La partie réelle est stable et égale à 50 Ω entre 41 et 42. alimentés par 8 générateurs pondérés a donc été réalisée. nous avons vérifié que le patch à encoche n’introduisait pas trop de perturbation (couplage).0 40.5 GHz et la partie imaginaire varie entre -60 et 10 Ω dans cette même bande.

5 -30 10 4 0.2 : Pondérations définitives tenant compte du couplage entre les patchs Gain normalisé (dB) diagramme simulé diagramme théorique -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) Figure V.77 18.2. V.6 -40 3 0. les résultats suivants ont été obtenus : Patch n° Amplitude Phase (°) -4 0. à la fois sous SARA avec prise en compte du couplage.15 50 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -90 -3 0.5 -34 6 3 0.7 -24 16 Tableau V.3 -50 4 0. Les pondérations relevées sur les patchs.3 57 17 -2 0.96 4 -20 8 2 0.15 -55 Tableau V.64 1.4 14. ce qui confirme le couplage entre les éléments.11 15.2 : Pondérations relevées sur les patchs Celles-ci ne correspondent pas aux poids appliqués par les générateurs en bout de chaque ligne. Amplitude Erreur en amplitude (%) Phase (°) Erreur en phase (°) -4 0. Patch n° . En effet. on peut constater des erreurs de phase très importantes sur les patchs extérieurs.6 : Diagramme de rayonnement obtenu par simulation FDTD 96 . Calcul de nouvelles pondérations Afin d’obtenir un diagramme de rayonnement correct et les pondérations correspondantes. et avec la méthode FDTD.55 40 -1 1 33 1 1 -33 2 0.3 25 -2 0.5 42 2 -1 1 0 28 0 1 0. En particulier.38 8. Après optimisation. sont données tableau V.14 7.4 74 34 -3 0. un certain nombre de simulations ont été réalisées. Le calcul de nouvelles pondérations tenant compte du couplage a donc été effectué.4. le couplage entre les patchs et les lignes introduit une déformation du diagramme de rayonnement. par l’intermédiaire des densités surfaciques de courants.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) On peut constater que l’on ne retrouve pas le diagramme de rayonnement obtenu précédemment sous SARA.

97 .5. une seconde contrainte s’ajoutait : celle de ne pas perturber les pondérations en amplitude déjà calculées. V. De plus. Les pondérations étant maintenant définitives et le patch étudié. Réalisation des pondérations Les lois d'excitation en amplitude sont appliquées au travers d’une série de transformateurs quart d'onde alimentant chacun des patchs. La façon la plus simple de pondérer en phase est de faire varier la longueur de la ligne d’alimentation. les pondérations en phase ont été optimisées afin d’obtenir des écarts assez faibles entre les phases des quatre patchs de gauche et de droite. La méthode de détermination de ces lignes est rappelée en annexe 7. Conception du réseau de distribution Dans notre cas.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) On retrouve une dynamique de l’ordre de 23 dB et un angle de dépointage de 4°. nous avons choisi d’exciter les patchs par le centre du réseau. le diagramme est moins propre que précédemment et les pondérations en phase plus variables. Les impédances caractéristiques des tronçons sont choisies en fonction de l’amplitude du courant à amener à chaque patch. Les pondérations en amplitude ont été appliquées à l’aide de tronçons de ligne quart d’onde entre chaque patch et les pondérations en phase ont été appliquées sur la ligne d’alimentation de chaque patch. Nous avons donc choisi de faire une alimentation série par le milieu de l’antenne. les pondérations en amplitude étant symétriques et décroissantes à partir du centre. les pondérations en phase sur chaque patch sont réalisées sur la ligne d’accès de chacun. V.1. les impédances ramenées par chaque patch au niveau de la ligne centrale ont été ajustées à l’aide de tronçons de ligne d’impédances caractéristiques différentes placés sur la ligne d’alimentation de chaque patch. Cependant. Pour cela. Les pondérations en amplitude étant appliquées sur la ligne reliant deux patchs successifs. nous pouvons nous intéresser à la conception du réseau de distribution.5. Dans notre cas.

5.2. Réseau de distribution obtenu Le réseau d’alimentation a été simulé à l’aide du logiciel HPADS et avec la méthode FDTD. L’antenne obtenue est présentée sur la figure V. de rayonnement et d’impédance d’entrée.7. 98 . 40 mm 3.7 : Schéma de l’antenne avec son réseau d’alimentation La partie suivante est consacrée à la présentation des résultats en terme de pondérations.5 mm sonde coaxiale Figure V.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) V.

Vérification des pondérations Une simulation FDTD avec le relevé des densités surfaciques de courants sur les patchs nous a donné les résultats suivants : dB Figure VI. 0 C e ie t d re x n B o ffic n e fle io (d ) -5 -10 -15 -20 -25 40 41 42 Fréquence (GHz) 43 44 Figure VI.5 % est très largement suffisante pour notre antenne. Par rapport aux dimensions calculées.1.2 : Densité surfacique de courant à 42 GHz On peut constater que globalement la décroissance des pondérations à partir du centre est bien respectée ainsi que la symétrie entre les deux côtés du réseau. En effet. SIMULATION DE L’ANTENNE Les résultats présentés dans cette partie ont été obtenus par la méthode FDTD.6GHz. un certain nombre d’approximations ont été faites. Adaptation Le coefficient de réflexion de l’antenne en cosécante carrée est donné figure VI. VI.75 GHz et un minimum de -24 dB à 41.1 : Coefficient de réflexion de l’antenne L’adaptation de l’antenne est très satisfaisante avec un coefficient de réflexion inférieur à -10 dB entre 41 et 43. nous pourrons constater par la suite que les diagrammes de rayonnement ne seront pas satisfaisants dans toute la bande.1.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) VI.2. Le relevé des 99 . Cette bande d’adaptation égale à 6. dues à la taille des mailles qui ne peut être réduite suffisamment sans augmenter considérablement les temps de calculs. VI.

0 -5 D irectivité (dB ) -10 -15 -20 -25 -30 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) 41 GHz 0 D ire ctivité (dB ) théorique -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 41.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) amplitudes et des phases des courants sur chaque patch a montré un bon respect des pondérations en amplitude malgré une légère dissymétrie entre les deux côtés du réseau.3 : Diagrammes de rayonnement (FDTD) sur plan de masse infini 100 .3. L’écart de phase entre les patchs centraux est correct mais les phases sur les autres patchs sont assez fluctuantes avec la fréquence.3. La directivité obtenue est égale à 15 dB et l’angle de pointage varie de 2 à 4° entre 41 et 42. Comme nous avons pu le constater lors de l’étude des erreurs de pondérations (§IV.5 GHz. Rayonnement VI. On retrouve cependant un bon ordre de grandeur mais des erreurs allant jusqu’à 20° et même 30° sur les patchs extérieurs.5).1. cela va entraîner des perturbations sur les diagrammes de rayonnement.5 GHz théorique 70 90 Théta (°) Figure VI.5 GHz théorique 50 70 90 Théta (°) 0 -5 D ire ctivité (d B ) -10 -15 -20 -25 -30 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) 42 GHz 0 D ire c tiv ité (d B ) théorique -5 -10 -15 -20 -25 -30 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 42. Ceux-ci permettent d’apprécier l’allure des diagrammes sans tenir compte des perturbations engendrées par les arêtes du plan de masse. ont été simulés sur un plan de masse infini. Plan de masse infini Les diagrammes présentés figure VI.3. On peut constater que les diagrammes simulés sont assez proches du théorique avec des écarts inférieurs à 5 dB malgré les erreurs de phase importantes. VI.

4 : Polarisation principale et croisée à 42 GHz Observons les résultats de simulations obtenus sur un plan de masse fini. 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -50 -90 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 Eθ EФ Directivité (dB) 70 90 Figure VI.5.5 GHz théorique 30 50 70 90 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) 43 GHz théorique Théta (°) 10 30 50 70 90 Théta (°) Figure VI.3. équivalente à celle du patch seul. VI.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) La polarisation croisée (figure VI.4) est de l’ordre de -13 dB.5 : Diagrammes de rayonnement sur plan de masse fini 101 . 0 -5 Directivité (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -35 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) Directivité (dB) 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) 41 GHz théorique 41. Plan de masse fini Une simulation FDTD de l’antenne sur un plan de masse fini a donné les résultats de la figure VI.2.5 GHz théorique 0 -5 Directivité (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -90 -70 -50 -30 -10 10 0 -5 Directivité (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -90 -70 -50 -30 -10 Directivité (dB) 42 GHz théorique 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 42. Celle-ci est donc à priori due uniquement à la présence de l’encoche.

On peut constater que la diffraction sur les arêtes du plan de masse entraîne de nouvelles perturbations sur le diagramme de rayonnement. Le rayonnement de l’antenne reste cependant acceptable entre 41 et 43 GHz. Nous allons à présent présenter le prototype réalisé et observer les résultats de mesure.3 dB entre 41 et 43 GHz. Gain intrinsèque Les variations de la directivité et du gain intrinsèque en fonction de la fréquence sont données figure VI.8 14.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) La taille du plan de masse choisi est de 70 mm x 35 mm et correspond à la taille de l’antenne utilisée sur le démonstrateur LMDS de la plateforme ERASME. 15.4.4 et 0. 102 . La comparaison de la directivité et du gain intrinsèque nous indique que les pertes diélectriques sont comprises entre 0.5 42 42.4 14.6.4 15. VI.6 14. On observe alors des écarts de plus de 10 dB par rapport au diagramme théorique. Il est de plus très stable puisque ne variant que de 0.7 dB.5 (dB) Directivité Gain intrinsèque 41 41.6 : Directivité et gain intrinsèque en fonction de la fréquence Le gain intrinsèque maximum est égal à 14.5 43 43.6 15.6 dB.8 40. Nous les comparerons à ceux obtenus en simulation.5 Fréquence (GHz) Figure VI.2 14 13.2 15 14.

Coefficient de réflexion (dB) 0 -5 -10 -15 -20 -25 40 40.2 : Coefficient de réflexion de l’antenne 103 .1 : Photographies du prototype Un certain nombre de difficultés a été rencontré lors de la réalisation de l’antenne à 40 GHz et notamment la pose du connecteur K était assez délicate et n’a pas été totalement maîtrisée. L’adaptation et les rayonnements mesurés vont être présentés. VII.5 41 41.1. Figure VII. Adaptation Le coefficient de réflexion de l’antenne réalisée est présenté figure VII.2.5 42 42.5 44 Fréquence (GHz) S11 mesure S11 simulé Figure VII. Mesures Les mesures de ce prototype ont été réalisées dans la base compacte du CREAPE présentée au chapitre 1.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) VII. VII. REALISATION ET MESURES VII.1. Réalisation d’un prototype La réalisation de l’antenne a été effectuée à l’IRCOM au laboratoire de microélectronique par un procédé de gravure chimique (figure VII.5 43 43.2.1).2.

donc à une fréquence similaire à celle obtenue en simulation.2. l’adaptation obtenue n’est pas satisfaisante. La polarisation croisée mesurée est égale à -13 dB et donc équivalente à celle obtenue en simulation. Le niveau est alors trop faible pour être mesuré précisément.3 : Diagrammes de rayonnement mesurés Les diagrammes obtenus (figure VII. Ils ont cependant été évalués entre 2 et 4°. Les angles de pointage sont assez difficiles à déterminer en mesure puisqu’ils dépendent de l’alignement de l’antenne. VII.3) sont proches de ceux donnés par la simulation.5 GHz 30 50 70 90 0 -5 Gain (dB) -10 -15 -20 -25 -30 Simulation FDTD Mesure Simulation FDTD Figure VII. 104 . On observe un minimum à 41. Seul le rayonnement à 41 GHz présente des différences de niveaux importantes.2.5 GHz. en particulier à 90° avec une directivité égale à -50 dB.5 GHz Gain (dB) Gain (dB) Simulation FDTD Mesure -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 42 GHz 30 50 70 90 Simulation FDTD Mesure -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 42. Rayonnement Les diagrammes de rayonnement ont été mesurés entre 41 et 42. L’adaptation était cependant suffisante pour réaliser les mesures de rayonnement.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Comme on pouvait le prévoir suite aux difficultés de réalisation.7 GHz. ce qui correspond tout à fait à ce que l’on attendait. 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -50 -90 41 GHz 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -50 -90 0 -5 Gain (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -90 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 70 90 -90 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 70 90 Mesure 41. mais à un niveau bien supérieur.

les résultats obtenus en mesure sont très encourageants. Les autres paramètres de la liaison sont ceux utilisés dans le cadre du projet ERASME et 105 . les diagrammes de rayonnement obtenus présentent une forme en cosécante carrée avec la dynamique et l’angle de pointage attendu.35 dB (précision de la base de mesure). Malgré la désadaptation et la perte de 2 dB de gain. l’angle de pointage de l’antenne variant avec la fréquence.2. Nous allons donc comparer les couvertures obtenues avec une antenne directive classique et notre antenne en cosécante carrée à 42 GHz (figure VII. Observons à présent les résultats obtenus avec cette antenne sur la couverture du système LMDS.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) VII.5 42 Fréquence (GHz) 42.5). VII. Cependant.4 avec une précision de ±0. Globalement. La hauteur de l’émetteur a été prise égale à 30 m.4 : Variation du gain intrinsèque mesuré en fonction de la fréquence Le gain obtenu en mesure est en deçà de nos espérances puisqu’il est de 2 dB inférieur à celui obtenu en simulation pour certaines fréquences.5 43 Gain mesuré Gain simulé Figure VII. il est à noter que la mesure du gain est elle aussi difficile. Résultat sur la couverture LMDS Le but de l’antenne réalisée est d’obtenir une couverture homogène sur une certaine distance et donc d’éliminer les zones d’ombre dans la région proche de l’émetteur.3. Gain La variation du gain intrinsèque en fonction de la fréquence est présentée figure VII. les récepteurs se trouvant au sol. 16 Gain intrinsèque (dB) 15 14 13 12 11 41 41.3.

6).5 : Comparaison des bilans de liaison obtenus avec le diagramme théorique.6 : Photographie du site d’ESTER technopole 106 . On peut observer ce phénomène sur les cartographies de puissance présentées figure VII. Cependant. CCIL Cité U.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) présentés précédemment (§III. ENSIL ESTER Figure VII. -60 Bilan de liaison (dB) -70 -80 -90 -100 -110 -120 0 100 200 300 400 500 600 Distance (m) 700 800 900 1000 avec une antenne directive avec l'antenne en cosécante carrée avec le diagramme théorique Seuil de réception Figure VII.1.2). l’antenne remplit parfaitement bien sa fonction puisqu’elle élimine les zones d’ombre obtenues avec l’antenne directive entre 0 et 300 mètres. Celles-ci ont été réalisées à Limoges sur le site de la technopole ESTER (figure VII. Le diagramme utilisé pour l’antenne en cosécante carrée est celui mesuré à 42 GHz.7. une antenne directive et l’antenne en cosécante carrée réalisée On peut constater que la puissance obtenue avec notre antenne est « constante » sur environ 300 mètres. ce qui est un peu inférieur à la distance obtenue en théorie avec un diagramme en cosécante carrée θ0 = 3°.

les résultats au niveau de la couverture du système LMDS sont très satisfaisants. On peut observer deux types de zones d’ombre. Ces ondulations sont dues principalement aux variations des pondérations en phases : celles-ci sont très sensibles au couplage et à la précision de réalisation. représentées en bleu foncé (le seuil est de -110 dB) : les zones de non visibilité. Il est donc très difficile d’obtenir des phases correctes sur les patchs même sur une faible bande de fréquence. et les zones de non réception où la puissance reçue est inférieure au seuil à cause du diagramme de l’antenne d’émission. Les diagrammes de rayonnement obtenus. soit à 5 mètres au dessus du sol pour les zones non bâties.7 : Cartographies de puissance obtenues avec une antenne directive et l’antenne en cosécante carrée L’émetteur est placé à 20 mètres sur le toit de la technopole et le récepteur est fixé soit sur le toit des bâtiments. aussi bien en simulation qu’en mesure.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Antenne directive Antenne en cosécante carrée Emetteur Zones de non réception Figure VII. Conclusions Il est temps à présent de conclure sur cette antenne. présentent globalement une forme en cosécante carrée avec la dynamique souhaitée. ce deuxième type de zone d’ombre disparaît. 107 . Comme nous venons de le voir. ils présentent un certain nombre de variations qu’il serait intéressant de réduire (cela améliorerait encore la couverture). On peut constater qu’avec l’antenne en cosécante carrée. Emetteur Zones de non visibilité VII. c’est à dire celles crées par les bâtiments. en essayant de dégager les points positifs et négatifs. Cependant.4.

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) D’autres difficultés viennent s’ajouter à celle-ci : l’adaptation. 108 . Finalement. la polarisation croisée élevée et le gain assez faible en mesure. Celles-ci sont directement liées à la fréquence élevée. Afin de tenter de résoudre ces difficultés. nous avons été confronté à des difficultés de réalisation notamment au niveau de la pose des connecteurs. très satisfaisante en simulation mais beaucoup moins en mesure. la conception d’une nouvelle antenne a été entreprise en prenant en compte ces remarques.

63 32 3 0.08 0 -3 0.2. d’autres choix techniques ont été faits. Les pondérations choisies. Ces choix découlent directement des observations issues de la première réalisation. De plus le gain obtenu sera plus faible. 109 .1 : Diagramme de rayonnement optimisé pour la deuxième conception VIII. VIII. Choix des pondérations Afin de s’affranchir des problèmes de phase rencontrés sur la première antenne.3 32 4 0.08 32 Tableau VIII.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) VIII.3 0 -2 0. nous avons choisi des pondérations ne présentant qu’un seul saut de phase entre les deux parties du réseau.1. de l’ordre de 13 dB.1 : Pondérations choisies pour la deuxième conception 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 Directivité (dB) diagramme idéal diagramme optimisé -90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90 Théta (°) Figure VIII. Les pondérations choisies et le diagramme correspondant sont présentés ci-dessous. la géométrie du patch élémentaire ou encore le substrat ont été modifiés. Comme nous l’avons vu précédemment (§IV. AMELIORATION DE L’ANTENNE Pour la conception de cette nouvelle antenne. Substrat et géométrie du patch Cette deuxième antenne a été réalisée par Thalès dans le cadre du projet Broadwan. cette technique a pour inconvénient de ne pas dépointer le lobe de l’antenne : un tilt mécanique est donc nécessaire. Patch n° Amplitude Phase (°) -4 0.63 0 -1 1 0 1 1 32 2 0.4).

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Un substrat différent a été utilisé. due probablement aux interactions entre la ligne et le patch. il a été choisi de ne pas utiliser de patch à encoche. Thalès étant habitué à travailler avec celui-ci à 40 GHz : le DUROID 6200 présentant une permittivité relative égale à 2.9 mm 0. Les dimensions du patch avec sa ligne d’alimentation sont donc les suivantes : 0. ce patch a été conservé pour la conception du réseau et une autre technique a été utilisée pour diminuer la polarisation croisée comme nous le verrons par la suite. entre 41 et 42 GHz.8 0.9 mm 0. Cependant.95 0.3). On remarquera que la bande de fréquence est plus faible. Les dimensions du patch élémentaire sont donc différentes des précédentes.5 43 Fréquence (GHz) Re(Ze) Im(Ze) Figure VIII.94. Ce substrat est de la même famille que le précédent et propose donc des caractéristiques similaire (§ III.3 : Impédance d’entrée du patch Les diagrammes de rayonnement montrent que la polarisation croisée de ce patch est identique à la précédente.5 mm 1. Impédance d'entrée (Ohms) 200 150 100 50 0 -50 -100 -150 -200 40 40.5 41 41. 110 .2 : Géométrie du patch L’impédance d’entrée a été optimisée comme précédemment (figure VIII. afin de diminuer la polarisation croisée et le couplage.3). De plus.7 mm 0.5 42 42.7 Figure VIII.3 mm mm 1.

2 mm 3. Les deux patchs centraux ont été rapprochés au cours de l’optimisation des pondérations.3.65 λ0 ce qui correspond à λg sur le substrat choisi.1. l’optimisation des transformateurs quart d’onde de chaque côté du réseau afin d’obtenir les pondérations souhaitées en tenant compte de l’impédance d’entrée du patch à l’aide de sa matrice S.3. l’optimisation du centre du réseau. transformé ensuite en une « boîte noire » contenant sa matrice S. égale à 0. VIII. c’est à dire de l’adaptation et de la pondération en phase centrale.2. Simulation de l’antenne complète L’antenne complète est présentée figure VIII. 35. L’écartement entre les patchs est plus faible. VIII.4 : Schéma de l’antenne avec son réseau d’alimentation Ses dimensions sont plus faibles que celles de la première antenne car la permittivité du substrat utilisé est plus élevée. Le diagramme obtenu est cette fois conforme à celui donné par SARA en analyse. Observons les résultats obtenus. Méthode de conception Afin de maîtriser totalement la conception. plusieurs étapes ont été suivies : la simulation du patch seul.4. Les deux cotés du réseau ont ensuite été eux-mêmes transformés en « boîtes noires ».7 mm Figure VIII. La simulation globale de l’antenne a enfin été réalisée avec la méthode FDTD. 111 . Le couplage a donc bien été réduit par l’élimination des encoches. une simulation des 8 patchs alimentés par des générateurs pondérés a été réalisée. VIII.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Comme précédemment.3. Conception du nouveau réseau La conception de ce réseau a été réalisée à l’aide du logiciel HPADS.

Cela est dû à la variation de la différence de phase entre les deux patchs centraux.75 GHz 42 GHz théorique -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Figure VIII.5. (b) Rayonnement sur plan de masse infini Les diagrammes de rayonnement sur plan de masse infini (figure VIII.4 GHz. à partir de 42 GHz. on voit apparaître des ondulations dans le diagramme dues à la dégradation des pondérations en amplitude.75 GHz 0 D ire c tiv ité (d B ) 41 GHz 41. 0 -5 D ire c tiv ité (d B ) -10 -15 -20 -25 -30 -90 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 70 90 40. De plus. Coefficient de réflexion (dB) 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 40 40.5 42 42.5 : Adaptation de l’antenne L’adaptation de l’antenne est réalisée sur une bande de 800 MHz autour de 41.25 GHz théorique -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 41. cette bande de fréquence est suffisante pour l’application LMDS dans la mesure où chaque opérateur se verra attribuer des bandes de fréquence de 500 MHz.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) (a) Adaptation L’adaptation obtenue est présentée figure VIII.5 43 Fréquence (GHz) Figure VIII.6 : Diagrammes de rayonnement sur plan de masse infini Théta (°) On peut observer nettement l’évolution de la dynamique du diagramme en fonction de la fréquence.5 GHz 41. 112 .5 41 41.6) confirment que les pondérations appliquées sur les patchs sont tout à fait correctes sur la bande de fréquence. ce qui est faible comparé à la première antenne. Cependant.

5 GHz 41. égale à environ -7 dB sur toute la bande et est donc très pénalisante en terme de directivité.5 12 11.5 41.25 41.5 Directivité (dB) 13 12.75 et 42 GHz.75 41 41.5 dB entre 40. Cependant. les écarts entre les diagrammes théorique et simulé ne dépassent pas 7 dB contrairement au cas de la première antenne.5 11 40.75 42 42.25 Fréquence (GHz) Figure VIII. 113 .6 mm x 5.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) (c) Rayonnement sur plan de masse fini La prise en compte du plan de masse est importante comme nous l’avons remarqué avec la première antenne.25 GHz théorique 0 -5 D ire c tiv ité (d B ) -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 41.5 λ0. le plan de masse choisi est de faible taille : 37.75 GHz 41 GHz 41.8.8 : Directivité de l’antenne en fonction de la fréquence La directivité varie de 12 à 13.5 40. Afin de ne pas augmenter considérablement le coût de calcul.7 : Diagrammes de rayonnement sur plan de masse fini La diffraction des arêtes du plan de masse entraîne des ondulations entre 15 et 90°. La polarisation croisée de l’antenne est très importante. 14 13. 0 -5 D ire c tiv ité (d B ) -10 -15 -20 -25 -30 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) 40.3 mm c’est à dire qu’il n’est distant que d’une dizaine de millimètres du bord de l’antenne soit environ 1.75 GHz 42 GHz théorique -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) Figure VIII. Nous allons voir à présent comment améliorer ces deux derniers paramètres. La directivité en fonction de la fréquence est donnée figure VIII.

25 42.25 GHz 41.10 : Performances du réseau 2D 114 .10. puisqu’elle est maintenant inférieure à -40 dB. Seule la directivité de l’antenne a été augmentée d’environ 3 dB et la polarisation croisée est quasi inexistante.9 : Schéma du réseau 2D Les diagrammes de rayonnement obtenus dans le plan vertical sont semblables à ceux présentés précédemment.5 42 42. Tous ces résultats sont regroupés figure VIII. la conception d’un réseau plan 2D a été envisagée.75 Eθ EФ 40.25 16 15.25 GHz théorique -5 -10 -15 -20 -25 40 17 16.9. Seuls les tronçons de ligne au centre du réseau ont été modifiés afin de recalculer l’adaptation.5 41 41.5 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) Figure VIII. Le masque de cette nouvelle antenne est présenté figure VIII.5 GHz 41.75 Fréquence (GHz) 42 42.5 43 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Fréquence (GHz) Théta (°) D ire ctivité (d B ) 16. C o e fficie n t d e ré fle xio n (d B ) 0 D ire ctivité (d B ) 20 10 0 -10 -20 -30 -40 -50 -60 -70 -80 -90 0 -5 directivité (dB ) -10 -15 -20 -25 -30 -35 41 GHz 41.75 15.5 41.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) VIII.75 GHz 42 GHz 42.5 40.25 41.75 41 41. Figure VIII. Gain et polarisation croisée Afin d’augmenter le gain et de réduire la polarisation croisée.4.5 16. L’idée était de mettre les patchs « face à face » ce qui aurait pour conséquence d’annuler la polarisation croisée. On obtient aussi un gain plus important.

20 Directivité (dB) 15 10 5 0 -5 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 Phi (°) réseau linéaire réseau plan 50 70 90 Figure VIII. Par la suite. un diagramme sectoriel pourra être obtenu avec de plus.5 GHz L’ouverture à -3 dB est passée de 90° (ouverture classiquement observée pour un patch) à 45°. la réalisation et les mesures du réseau linéaire vont être présentées.11).11 : Diagrammes de rayonnement dans le plan H du réseau linéaire et du réseau plan à 41. VIII.5.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Cette dernière antenne remplit donc très bien le cahier des charges fixé au départ avec un lobe en cosécante carrée présentant une dynamique comprise entre 20 et 25 dB. contrairement à la première réalisation. une directivité supérieure à 16 dB ce qui laisse espérer un gain intrinsèque aux alentours de 15 dB. afin d’optimiser le diagramme dans le second plan. Mais avant.1. un gain important et une faible polarisation croisée. quatre sous réseaux pourront être alignés et des pondérations entre ceux-ci appliquées. Le plan de masse utilisé est plus grand que celui de la précédente antenne et mesure 154 mm * 154 mm. 115 . Le connecteur central est. Le fait de réaliser un réseau plan a modifié le diagramme de rayonnement dans le plan H (figure VIII. Prototype Seul le réseau linéaire a été réalisé par Thalès. Ainsi.5. Ces évolutions seront présentées dans le paragraphe IX. Réalisation et mesures VIII. un connecteur à perle de verre ce qui devrait donner de meilleurs résultats en terme d’adaptation.

5 41 41. Coefficient de reflexion (dB) 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 40 40.2.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Deux prototype identiques ont été fabriqué afin d’observer la reproductivité de ce réseau (figure VIII. Adaptation Les coefficients d’adaptation des deux antennes sont présentés figure VIII.12 : Photographies des prototypes Les mesures ont été réalisées dans la base compacte du CREAPE.13.5 42 Fréquence (GHz) antenne 1 antenne 2 simulation 42.5 43 Figure VIII.5.12). Figure VIII.13 : Coefficient d’adaptation des deux prototypes 116 . VIII.

3.25 GHz 42GHz Figure VIII. Les ondulations sont inférieures à 10 dB ce qui est très bien. Rayonnement Les diagrammes de rayonnement obtenus avec les deux antennes sont tout à fait semblables.75 GHz 41. La bande passante à -10 dB de la première antenne est égale à 600 MHz donc un peu plus faible que celle calculée en simulation.14 : Diagrammes de rayonnement mesurés Les résultats sont très satisfaisants.75 et 42 GHz.75 et 42 GHz présentent tous une dynamique de l’ordre de 25 dB. 117 .75 GHz 41.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) On peut constater une bonne concordance entre la simulation et les mesures. La deuxième antenne présente quant à elle une très bonne adaptation avec un minimum à -18 dB et une bande passante à -10 dB légèrement supérieure à celle obtenue en simulation. Les diagrammes mesurés entre 40. Une comparaison des diagrammes simulés et mesurés fréquence par fréquence est proposée en annexe 8.5GHz diagramme théorique 41GHz 41.5. le minimum est obtenu pour la même fréquence qu’en simulation (à 100 MHz près). Les mesures nous ont donnés des résultats similaires avec des niveaux de polarisation croisée de l’ordre de -7 dB. Dans les deux cas. La polarisation croisée de cette antenne est très importante comme nous avons déjà pu nous en rendre compte en simulation. ils sont présentés figure VIII. VIII. 0 -5 -10 Directivité (dB) -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -90 -75 -60 -45 -30 -15 0 15 30 45 60 75 90 Théta (°) 40.14 entre 40.

5 42 42. 15 14 dB 13 12 11 10 40.35 dB près. toujours à ±0.5 GHz.5 43 Fréquence (GHz) antenne 1 antenne 2 Figure VIII.35 dB) et des pertes dans le substrat.75 42 Fréquence (GHz) Figure VIII.5. Nous avons obtenu 118 . nous avons calculé les gains intrinsèques des deux antennes (figure VIII.15 : Gain réalisés mesurée des deux antennes On obtient des résultats similaires pour les deux antennes malgré des coefficients d’adaptation différents. Les gains intrinsèques sont proches de la directivité calculée.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) VIII. Afin de mieux comparer ces résultats à ceux obtenus en simulation.5 41 41.16).16 : Comparaison entre le gain intrinsèque des deux antennes réalisées et la directivité de l’antenne simulée Les résultats obtenus sont très bons. la directivité de nos deux antennes à 41.5 41.15. Celle-ci nous a permis de déterminer. 13 gain réalisé (dB) 12 11 10 9 8 7 6 40 40. Une méthode permettant de calculer la directivité d’une antenne à partir de son diagramme de rayonnement est proposée en annexe 9.4. Gain et directivité Le gain réalisé des deux antennes est présenté figure VIII.25 41. compte tenu de la précision de la mesure (± 0.75 gain intrinsèque1 gain intrinsèque 2 directivité simulée 41 41.

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) 12.6. 119 .7 pour la deuxième pour une directivité théorique de 13 dB. Celle-ci est cependant éliminée par la juxtaposition de deux sous réseaux. VIII. La conception de ce réseau 2D n’a pas eu pour but de former le diagramme dans le second plan. VIII. Cette antenne permet d’éliminer les zones d’ombre dans la région proche de l’émetteur. Résultats sur la couverture du système LMDS On retrouve au niveau de la couverture du système LMDS exactement le même type de résultats qu’avec la première antenne. Le gain étant plus faible. Conclusion Les résultats obtenus aussi bien en simulation qu’en mesure avec cette deuxième antenne en cosécante carrée sont très encourageants. Les résultats obtenus sont donc très proches de la théorie.5. la portée sera diminuée mais nous avons vu que l’utilisation d’un réseau 2D permet de résoudre ce problème.8 dB pour la première antenne et 13. Comme nous avons pu le voir. le dernier point très gênant est le fort niveau de polarisation croisée. C’est ce que nous allons étudier à présent. Les diagrammes obtenus sont bien formé et propose une dynamique de 25 dB sur toute la bande d’adaptation qui est de l’ordre de 800 MHz.5. Les difficultés rencontrées lors de la réalisation de la première antenne ont été éliminées et les gains obtenus sont beaucoup plus satisfaisants.

est de couvrir le même secteur avec plusieurs antennes (cas n° 3). Diagramme sectoriel IX. Le choix d’une couverture présentant 4 cellules imposera une ouverture de 90° (cas n° 1) alors que 6 cellules entraîneront une ouverture égale à 60° (cas n° 2). Dans ce cas. 120 . le plan horizontal de l’antenne d’émission devait être étudié. Finalement. Cas n° 1 90° 3 dB Cas n° 2 60° 3 dB Cas n° 3 Figure IX. IX.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) IX. Deux solutions sont proposées ici : la formation de diagrammes sectoriels ou encore l’utilisation d’une matrice de Butler afin de réaliser un pointage électronique.1).1 : Représentation de différents types de couverture Une autre manière de couvrir correctement une zone et de s’affranchir des zones d’ombre créées par les bâtiments. les ouvertures peuvent prendre d’autres valeurs. des applications particulières peuvent amener à ne souhaiter couvrir qu’une zone de taille quelconque. FORMATION HORIZONTAL DU DIAGRAMME DANS LE PLAN Afin d’optimiser encore la couverture du système LMDS.1. plus faibles.1. L’objectif est de couvrir les 360° autour de la station de base avec un découpage en cellules élémentaires. Ce choix peut être fait en fonction de la couverture cellulaire souhaitée (figure IX. Choix de l’ouverture La première étape est la définition de l’ouverture à -3 dB de ce diagramme.1. Le choix de l’ouverture permettra de déterminer le nombre de sous réseaux nécessaires pour former le diagramme et les pondérations à appliquer à ceux-ci.

1. il faut tenir compte de plusieurs paramètres : la place occupée par la ligne d’alimentation centrale l’écart entre les sous réseaux qui. Mise en réseau de notre antenne La difficulté est ici de déterminer la position des sous réseaux. Différentes configurations peuvent alors être choisies.1.2.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) IX. trois d’entre elles ont été envisagées dans ce chapitre : conception d’un réseau monocouche « fixe » conception d’un réseau monocouche « adaptable » conception d’un réseau multicouche IX.4 afin d’éliminer la polarisation croisée. En effet.2 : Architecture du réseau monocouche fixe 121 .3. peut entraîner la formation de lobes de réseaux la place nécessaire pour l’alimentation des sous réseaux par des lignes micro rubans Les réseaux seront placés « face à face » comme dans le cas du paragraphe VIII. s’il est trop important. Conception d’un réseau monocouche fixe La solution proposée ici consiste à conserver une structure planaire en une seule couche et à concevoir un nouveau réseau avec l’architecture suivante : Figure IX.

3). Celle-ci pourra être simplement modifiée pour obtenir des 122 . Afin de palier à ce défaut.3 : Architecture du réseau monocouche adaptable L’alimentation du plan H sera placée dans la partie non cosécante carrée afin de ne pas perturber le diagramme. on se propose ici d’alimenter chaque sous réseaux par une de ses extrémités.4.1. l’alimentation se fait par un connecteur placé au centre du réseau ce qui réduit les pertes dans les lignes d’alimentation la réalisation est simple et peu chère Cependant. une autre structure monocouche a été envisagée. IX. l’inconvénient majeur de ce type de structure est qu’il n’est pas adaptable : on pourra former par exemple un diagramme sectoriel présentant une ouverture de 60° mais la conception devra être entièrement reprise pour obtenir une ouverture de 90°.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Cette solution présente un certain nombre d’avantages : la conception est assez aisée : seules les pondérations dans le plan horizontal sont à appliquer sur les patchs pour former le diagramme sectoriel la polarisation croisée sera quasi nulle : on retrouve une configuration identique à celle du § VIII. En effet. Les pondérations du plan H seront alors très aisément applicables en bout de chaque sous réseaux (figure IX.4. Figure IX. Conception d’un réseau monocouche adaptable Cette solution oblige à reprendre entièrement la conception du plan E en cosécante carrée.

La troisième solution est probablement celle qui donnera les meilleurs résultats en terme de rayonnement puisqu’il s’agit d’une configuration multicouche. Les sous réseaux ont ici aussi été placés de telle manière à annuler la polarisation croisée. on conserve les mêmes avantages en terme de coût et de facilité de réalisation. Cette configuration présente cependant un certain nombre d’inconvénients : la première difficulté et la plus importante est la réalisation d’un diagramme en cosécante carrée alimenté par un côté : le réseau. Elle a de plus pour avantage de conférer plus de liberté en terme d’espacement entre les sous réseaux.Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) diagrammes sectoriels présentant des ouvertures différentes.1. Ses inconvénients sont bien sûr la conception plus complexe avec l’étude des transitions « ligne-fente-patch » et la réalisation plus délicate et plus coûteuse. cette solution est probablement la meilleure en terme de résultats. pourra être moins stable avec la fréquence. la présence de grande longueur de ligne d’alimentation va engendrer davantage de pertes que dans le premier cas et le gain obtenu sera probablement plus faible. moins aisé à concevoir. c’est-à-dire qu’elle résout les problèmes d’encombrement des lignes d’alimentation. De plus. 123 . IX. elle permet la conception d’une antenne en cosécante carrée dans le plan vertical associée à un pointage électronique dans le plan horizontal comme nous allons le voir à présent. Cependant. Conception d’un réseau plan multicouche Une conception multicouche permettra de séparer les patchs et leur réseau d’alimentation ce qui éliminera à la fois tout couplage et procurera une bonne polarisation croisée. Cependant.5.

20]. La cellule est divisée en plusieurs sous cellules. De plus. la réduction de l’ouverture du lobe permet d’augmenter le gain de l’antenne. Principe et avantages Il existe beaucoup d’avantages à la réalisation de pointage électronique. les matrices de Blass [II. Introduction L’association d’un diagramme en cosécante carrée et d’une matrice de Butler pour la formation de faisceaux est l’objectif final des développements antennaires du projet Broadwan [II. Les antennes multifaisceaux permettent d’augmenter la portée totale des systèmes. Elles offrent ainsi une adaptabilité du système en fonction de la demande et réduisent la pollution électromagnétique de l’environnement. le pointage électronique est particulièrement bien adapté pour les systèmes utilisant une technique de multiplexage TDD (Time Domain Division). En effet. Pointage électronique IX.2.12]. IX.19]. Comme nous l’avons évoqué au chapitre 1.1. C’est probablement cette solution qui offrir a la meilleure couverture au système LMDS.21] et de Butler [II.2.22] de type circuit. Une antenne à pointage électronique est toujours constituée de 3 parties : un circuit de commutation un répartiteur de faisceaux un réseau d’antennes Il existe plusieurs types de répartiteurs de faisceaux : la lentille de Rotmann de type quasi-optique [II. chacune étant couverte successivement par le faisceau de l’antenne. les antennes « intelligentes » concentrent la puissance utile dans les zones prioritaires en terme de demande de débit. 124 .Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) IX. En effet.2. celle-ci n’impose pas une couverture totale des cellules en permanence.2. D’importants travaux réalisés au CREAPE ont permis de mettre en évidence l’intérêt des matrices de Butler dans le domaine millimétrique [II.

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

IX.2.3. Matrice de Butler
Une matrice de Butler est composée de coupleurs 3 dB, de déphaseurs et dispose de N ports d’entrée et de N ports de sortie reliés au réseau d’antennes. L’antenne multifaisceaux ainsi composée permet d’obtenir N ou N+1 directions de faisceaux selon la version standard ou non standard, cette dernière permettant d’obtenir un faisceau dans l’axe. Un exemple d’architecture de matrice 4x4 est proposé figure IX.4.

Matrice de Butler 4x4
Version standard (sans faisceau dans l’axe) Version non standard (avec faisceau dans l’axe)

Figure IX.4 : Architecture d’une matrice de Butler 4x4

Le signal sur chaque port d’entrée est divisé en N signaux d’égale amplitude mais présentant un gradient de phase. Le réseau d’antenne recombinant ces signaux rayonne alors dans une direction privilégiée selon la formule (IX.1):

ϕm =

2πd

λ0

sin( θ m )

(IX.1)

avec : d : distance entre les éléments rayonnants 125

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) θm : angle entre la normale du réseau d’antenne et le faisceaux d’indice m λ0 : longueur d’onde dans l’air φm :gradients de phase entre deux éléments consécutifs Les travaux réalisés dans l’équipe ont abouti à la conception d’une matrice 4x4 alimentant un réseau de 4x4 patchs et permettant la formation de 4 faisceaux à ±10 et ±30° (figure IX.5).
0

1R

0,65 λ0
-5

gain normalisé (dB)

1L

0,7 λ0

-10

-15

-20 faisceau 1R faisceau 2L faisceau 1L faisceau 2R -90 -60 -30 0 30 60 90

2R

-25

-30

2L

angle (°)

Figure IX.5 : Matrice de Butler réalisée et diagrammes de rayonnement correspondants

L’objectif consiste maintenant à coupler la matrice de Butler et l’antenne en cosécante carrée afin d’obtenir une couverture maximale pour le système LMDS. La figure IX.6 montre une comparaison de la couverture obtenue avec une antenne cosécante carrée – sectorielle et avec une antenne cosécante carrée à pointage électronique.
Antenne cosécante carrée - sectorielle Antenne cosécante carrée à pointage électronique

dB

Figure IX.6 : Comparaison des couvertures obtenues avec une antenne sectorielle et une antenne à pointage électronique

126

Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz) Le gain obtenu avec la matrice de Butler étant plus important, on constate que la couverture obtenue est quasiment égale à 100%, le seuil de réception étant toujours fixé à -110 dB. Cette solution est donc optimale puisqu’elle permet d’obtenir une meilleure couverture. Cependant, ces cartographies sont tracées sans prendre en compte les pertes dans le circuit de commutation et dans la matrice de Butler. Celles-ci sont assez importantes et compensent l’augmentation de gain due à la formation du faisceau. C’est pourquoi, l’utilisation d’amplificateurs peut être envisagée pour l’obtention de la couverture optimale. Cette solution est à l’étude dans le cadre du projet Broadwan.

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Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

X. CONCLUSION
Ce chapitre nous a permis d’étudier en détail la conception d’antennes en cosécante
carrée à 40 GHz.

Une première partie exposant le principe et une étude théorique des diagrammes en cosécante carrée nous a laissé entrevoir les performances que l’on pouvait attendre de ce type d’antenne. L’étude de la couverture du système LMDS a par la suite mis en évidence les
problèmes de zones d’ombre dans la région proche de l’émetteur. Le cahier des charges de notre antenne a alors pu être élaboré.

La phase de conception a été abordée en plusieurs étapes : le choix de la technologie imprimée l’étude des pondérations afin d’obtenir le diagramme en cosécante carrée souhaité et finalement la conception des éléments rayonnants et de leur circuit d’alimentation. Les performances de plusieurs antennes réalisées ont été présentées en terme de bande d’adaptation, de gain, de conformité du rayonnement ou encore de polarisation croisée. Une
dernière antenne a donné des résultats tout à fait satisfaisants.

Finalement, l’étude de la couverture du système LMDS obtenue avec ces antennes en cosécante carrée nous a montré l’élimination des zones de non réception dues au rayonnement directif. L’objectif premier de ces antennes a donc bien été atteint. Quelques développements ont été présentés avec la formation du lobe dans le
second plan soit par la conception d’un réseau sectoriel soit par l’utilisation d’une matrice de Butler pour réaliser un pointage électronique. Ces solutions sont actuellement à l’étude.

La partie suivante de ce manuscrit est consacrée à l’étude d’une toute autre antenne : l’antenne BIE coaxiale. Cette antenne est elle aussi adaptée aux stations de base des réseaux de télécommunication sans fil puisqu’elle présente un rayonnement omnidirectionnel en azimut et un fort gain.

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Chapitre 2 – Antenne en cosécante carrée pour station de base : application LMDS (40 GHz)

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Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut CHAPITRE III Etude et conception d’antennes BIE coaxiales omnidirectionnelles en azimut pour stations de base * * * * * * * PRESENTATION DES MATERIAUX BIE ET APPLICATION AUX ANTENNES ETUDE MODALE DE L’ANTENNE BIE COAXIALE ALIMENTATION PROPRIETES ET PERFORMANCES AMELIORATION DES PERFORMANCES CONCEPTION D’UNE ANTENNE BIE COAXIALE A 5 GHZ 131 .Chapitre 3 .

Chapitre 3 .Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut 132 .

133 . La référence [III. Très récemment. les antennes pour station de base tendent à devenir omnidirectionnelles. Nous allons. Un fort gain est alors nécessaire afin de couvrir des cellules toujours plus grandes. Le travail que nous présentons ici est différent de part la construction de la structure comme nous pourrons le voir ultérieurement. L’IRCOM a déposé en 1999 un premier brevet [III. Deux familles d’antennes BIE omnidirectionnelles sont issues de l’antenne planaire : les antennes BIE cylindriques et les antennes BIE coaxiales. Les antennes BIE planaires ont déjà suscité un vif intérêt auprès des scientifiques et des industriels de part leurs performances très intéressantes en termes de gain et d’encombrement. Dans cette partie. étudier les propriétés des matériaux BIE puis les différentes applications dans le domaine des antennes seront abordées.3] propose l’utilisation d’une antenne à symétrie de révolution permettant de moduler l’ouverture dans le plan horizontal.4]. d’autres travaux sur ce type d’antennes ont vu le jour [III.Chapitre 3 . les caractéristiques permettant d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel en polarisation horizontale et verticale seront déterminées. Au cours des travaux présentés dans ce manuscrit un deuxième brevet [III. Nous montrerons les différences entre ces deux structures et nous justifierons le choix de l’étude de l’antenne BIE coaxiale. Ainsi. Une étude modale de cette antenne sera réalisée dans un premier temps dans le but de la dimensionner. nous allons donc nous intéresser à la conception d’antennes à Bande Interdite Electromagnétique (BIE) omnidirectionnelles en azimut. En particulier.3] [III. l’antenne BIE planaire à défaut sera présentée afin de bien comprendre le principe de fonctionnement de telles antennes. dans un premier temps.1] sur les antennes BIE revendiquant ces structures omnidirectionnelles. INTRODUCTION Dans le cadre du développement des réseaux sans fil.2] dédié entièrement aux antennes BIE omnidirectionnelles a été déposé.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut I. La seconde propose une étude théorique de ces antennes. Nous avons donc souhaité développer de nouvelles antennes BIE mais à symétrie de révolution afin d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel en azimut.

8 GHz suivant un cahier des charges fourni par la société RADIALL seront réalisées. 134 . en particulier au niveau du gain.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Cette étude analytique sera suivie par la présentation des différentes techniques d’alimentation de l’antenne. Les performances des structures infinies puis finies seront déterminées et des abaques permettant de regrouper l’ensemble des résultats seront tracés. Nous étudierons alors trois techniques permettant de pallier ce défaut. Finalement. la conception et la réalisation d’une telle antenne à 5. son point faible est sans aucun doute la bande en rayonnement relativement faible. comme nous pourrons le voir. L’antenne BIE coaxiale étant une antenne résonante. La couverture obtenue avec ce prototype sera présentée. Nous verrons que des performances très intéressantes peuvent être obtenues. L’antenne dimensionnée et alimentée pourra alors être simulée par la méthode FDTD. qui. afin de valider les résultats obtenus en simulation.Chapitre 3 . sont déterminantes pour un bon fonctionnement de celle-ci.

Chapitre 3 .5% de l’énergie incidente lorsque cette dernière attaque le miroir sous une incidence proche de zéro degré. réalisant un miroir de Bragg. BIE 1D BIE 2D BIE 3D Figure II. L’incidence des ondes étant un facteur limitant. Définition Les matériaux à bande interdite photonique (BIP) ou encore à bande interdite électromagnétique (BIE). gardant leurs propriétés quelque soit l’angle d’incidence des ondes. 135 . permet de réfléchir 99. sont des structures diélectriques ou métalliques composées d’un assemblage périodique de deux ou plusieurs matériaux. Matériau BIE II. L’antenne BIE omnidirectionnelle sera alors définie.1: Visualisation de structures BIE 1D. II. Cette périodicité peut exister dans une.1). Ces structures peuvent en effet jouer le rôle de filtre fréquentiel ou de filtre spatial.1. les chercheurs du monde entier ont tenté de développer des structures BIE isotropes. nous exposerons leurs domaines d’applications et plus particulièrement celui des antennes. Un empilement des surfaces planes transparentes.1. Ils ont la propriété de contrôler la propagation des ondes électromagnétiques. propriété qu’aucun miroir classique ne peut atteindre. deux ou bien dans les trois dimensions de l’espace (figure II.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut II. PRESENTATION DES MATERIAUX BIE ET APPLICATION AUX ANTENNES Après avoir présenté les caractéristiques des matériaux BIE.1. 2D et 3D Le premier matériau à bande interdite photonique a été réalisé par le physicien William Laurence Bragg en 1915.

Pour ces bandes de fréquences.Chapitre 3 .2). Etudions plus précisément les propriétés électromagnétiques de ces matériaux.1.8] ou encore le diamètre des tiges et l’écartement entre celles-ci pour un matériau BIE métallique 2D [III. Dans le cas des structures périodiques à une seule dimension. Afin de mettre en évidence ce phénomène. la permittivité relative des matériaux utilisés dans le cas de structures BIE diélectriques [III. grâce à une méthode basée sur le calcul des impédances ramenées [III.7]. pour les structures à une dimension. un empilement de n plaques d’épaisseur λg/4 séparées de λ0/4 permet de créer une bande interdite centrée en f0. (a) Matériau BIE sans défaut Comme nous l’avons vu précédemment. On éclaire le matériau avec une onde plane en incidence normale et on calcule les coefficients de réflexion et de transmission de la structure (figure II. II. Il a ainsi été démontré la possibilité d’obtenir des bandes de fréquences interdites totales pour des matériaux diélectriques périodiques 3D.2. aucune onde électromagnétique ne peut se propager dans le matériau et ceci quelque soit l’angle d’incidence considéré. prenons l’exemple d’un matériau 1D. 136 .Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut C’est en 1987 que le Professeur Eli Yablonovitch réussit à faire le rapprochement entre les propriétés des cristaux solides et des cristaux photoniques. La profondeur et la largeur de la bande interdite vont dépendre de la composition de la structure BIE : le nombre de périodes n composant la structure.5]. la propriété fondamentale d’un matériau BIE est sa faculté à réfléchir les ondes électromagnétiques dans une certaine bande de fréquences.9].6] soit. On constate la présence d’une bande de fréquences interdisant la transmission des ondes électromagnétiques. appelée bande interdite. grâce à l’analogie existant entre l’équation de Schrödinger et l’équation de propagation issue des équations de Maxwell [III. Ces plages de fréquences ont été appelées Bandes Interdites Photoniques ou Bandes Interdites Electromagnétiques selon la gamme de fréquences considérée. Propriétés électromagnétiques Nous allons étudier les propriétés électromagnétiques des structures classiques puis des matériaux BIE présentant un défaut de périodicité. Cette étude peut être réalisée soit grâce à la méthode numérique FDTD [III.

L’analogie entre les équations de Schrödinger et l’équation de propagation permet dans le cas des matériaux BIE à défaut d’expliquer encore une fois le phénomène [III. La figure II.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut C oefficient de réflexion Onde plane incidente BIE dB Onde réfléchie λg 4 Fréque nce C oefficient de transmission λ0 4 B IE Onde transmise Fréque nce Figure II.3 donne un exemple de résultat dans le cas d’une structure BIE 1D où le défaut a été réalisé par l’introduction d’un espace de hauteur λ0 au centre de la structure. dB 137 . (b) Matériau BIE à défaut L’introduction d’un défaut dans la structure peut être réalisé par une variation locale de la permittivité ou une rupture de la périodicité par la suppression d’un ou plusieurs éléments. les propriétés des structures BIE deviennent particulièrement intéressantes lorsque l’on introduit un défaut dans la structure. Il apparaît que l’introduction d’un défaut dans le matériau BIE engendre l’apparition d’une bande de fréquences autorisée à l’intérieur de la bande interdite photonique.Chapitre 3 . On constate l’apparition d’un pic de transmission de fréquence centrale F0 et de largeur à -3 dB ∆f.2 : Coefficient de transmission et de réflexion d’une structure BIE 1D Cependant.10].

On définit le pic de transmission par l’intermédiaire du coefficient de qualité Q.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut 0 -3 -6 F0 λg 4 dB ∆f Défaut en λ 0 λ0 4 -9 -12 -15 Fréquence Figure II.3 : Coefficient de transmission d’une structure BIE à défaut Les caractéristiques de ce pic de transmission varient avec les caractéristiques du défaut. Ces propriétés ont entraîné l’utilisation des matériaux BIE pour de nombreuses applications et en particulier pour la conception d’antennes. à savoir sa nature et sa hauteur et bien sûr avec la structure BIE (nombre de plaques et permittivité relative pour le cas de structures BIE diélectriques). 138 . Cette grandeur nous permettra par la suite de caractériser complètement le matériau. Ces principes sont bien sûr applicables aux structures périodiques à deux ou trois dimensions. on peut observer ces propriétés avec des matériaux BIE métalliques 2D ou 3D.10].1) Avec F0 : Fréquence du pic de transmission ∆f : Bande passante à . Des études plus détaillées ont été réalisées afin de caractériser ce pic de transmission en fonction de la structure [III. Q= F0 ∆f (II. l’air pouvant être remplacé par un autre matériau.Chapitre 3 . De même.3 dB Le facteur de qualité de la structure BIE dépend du nombre de plaques et du contraste de permittivité diélectrique des matériaux de la structure.

Dès 1985.13].19] [III.2.8] [III. Par la suite. les réalisations étant plus aisées. Introduction De nombreuses applications ont été développées tout d’abord dans le domaine de l’optique.16]. Les propriétés en réflexion de ces matériaux permettent la réalisation de réflecteurs plans [III.12] [III.17]. Cependant. une équipe américaine met en évidence l’augmentation de directivité obtenue avec un radôme diélectrique périodique sur une antenne imprimée [III. on trouve des travaux permettant : de pallier aux problèmes de pertes dans les substrats diélectriques. de contrôler les directions de propagation [III.2.11]. Antennes planaires A partir de la structure BIE à défaut. de créer des guides d’onde accordables en fréquence ou encore des circuits MEMS [III. Applications aux antennes II. constituée de la structure complète 139 . puis dans celui des fréquences centimétriques et millimétriques. L’utilisation d’un substrat BIE peut réduire les pertes et améliorer la directivité d’une antenne patch par exemple [III.15] ou paraboliques diélectriques [III. Les applications se classent alors notamment dans le domaine des circuits micro-ondes et des antennes.14] et de réduire les lobes secondaires.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut II. Ainsi.Chapitre 3 . le domaine qui nous intéresse ici est celui des antennes.1.2. C’est cette dernière application des matériaux BIE qui va nous intéresser dans ce travail.2. deux types d’antennes planaires peuvent être conçues : une antenne bidirectionnelle. Il est possible par exemple de réaliser des fonctions de filtrage. d’augmenter le gain des antennes en réduisant l’ouverture des faisceaux. l’équipe CREAPE a mis en évidence le principe d’utilisation d’une structure BIE pour réaliser une antenne grand gain : l’antenne planaire BIE à défaut [III.7].18] [III. II.

au niveau du défaut. en conservant la structure BIE et en plaçant une source appropriée au centre de la cavité. constituée par un plan de masse et une demi structure BIE. 140 . Le champ électrique tangentiel caractérisé par une valeur nulle satisfait la condition de court circuit électrique au milieu de la structure. le champ réparti de façon antisymétrique de part et d’autre du centre de la structure est en accord avec le principe de l’image électrique imposée par le plan de masse.4 : Schéma d’une antenne à matériau BIE bidirectionnelle et diagramme de rayonnement associé (b) Antenne directive Afin de concevoir des antennes directives. On constate que le champ électrique est principalement confiné au centre de la structure. deux directions de propagation seront privilégiées.Chapitre 3 . excitation cavité Figure II.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut une antenne directive.5). il est nécessaire d’utiliser des structures BIE présentant un défaut multiple entier de λ0 pour conserver ces propriétés. il est possible d’insérer un plan de masse métallique à l’intérieur du défaut comme le montre la distribution du champ électrique dans la structure à la fréquence F0 du pic de transmission (figure II. Mais. De plus.4 montre un exemple d’antenne bidirectionnelle constituée à partir d’un matériau BIE diélectrique 1D et son diagramme de rayonnement dans un plan vertical. c'est-à-dire afin d’obtenir une seule direction de propagation des champs dans la structure BIE à défaut. La figure II. En effet. (a) Antenne bidirectionnelle L’antenne à résonateur BIE bidirectionnelle est la plus simple que l’on puisse concevoir à partir d’un matériau BIE à défaut.

qui constitue la troisième partie.3. une « cavité » située entre le plan de masse et le matériau BIE. celle-ci étant la direction de pointage de l’antenne directive ainsi réalisée. Cette antenne. Ce qui est nommé ici « cavité » est défini par l’espace d’air entre le plan de masse et le matériau BIE.18].5 0 -1 M odule du champ Partie réelle du champ Figure II.5 : Distribution du champ électrique tangentiel dans une structure BIP 1D à défaut à F0 L’insertion d’un plan de masse dans la structure à défaut va imposer une seule direction de propagation aux ondes électromagnétiques.2. II. Propriétés de l’antenne BIE résonante à défaut (a) Constitution L’antenne à résonateur BIE est composée de trois parties comme le montre la figure II. Elle possède un plan de masse supportant le système d’excitation.6.Chapitre 3 . appelée BIE résonante à défaut a été créée pour la première fois à l’IRCOM [III. Nous allons voir succinctement les propriétés de cette antenne plane directive avant de présenter les antennes omnidirectionnelles en azimut qui découlent des antennes planaires et qui constituent le travail essentiel de ce chapitre. Il ne s’agit 141 .Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Défaut en λ0 1 0.

La conception de l’antenne planaire a été étudiée en détail au sein de l’IRCOM. De même. on peut dégager deux principaux types de sondes excitatrices qui sont les antennes à fentes et les antennes plaquées. Finalement. espacées par de l’air.Chapitre 3 . le rayonnement de la source doit présenter un seul lobe principal à la verticale du plan de masse pour ne pas amener l’énergie à fuir par les parois latérales de la cavité.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut pas d’une cavité au sens électromagnétique du terme mais d’une expression qui nous permettra de définir ce volume. La sonde excitatrice doit de plus être capable d’exciter convenablement le mode de défaut du matériau (ou mode de cavité) à la fréquence souhaitée.6 : Antenne à résonateur BIE 1D (b) Excitation de la structure L’excitation de la structure doit répondre à un certain nombre de critères. le matériau BIE est composé d’un empilement de trois plaques diélectriques. la source excitatrice doit être peu encombrante pour perturber le moins possible la cavité dans laquelle est emmagasinée l’énergie. une alimentation par la face inférieure du plan de masse semble idéale. λ0 4 Structure BIE λg 4 Cavité Excitation Plan de masse Figure II. De tous ces critères. d’impédance d’entrée et de rayonnement. Observons les différentes propriétés de ces antennes en termes de champ dans la cavité. c’est à dire qu’elle doit générer un champ E tangentiel aux plaques. son alimentation doit être choisie pour ne pas perturber le champ dans la cavité. Sur la figure ci-dessous. 142 . Il en sera de même dans toute la suite du manuscrit. Tout d’abord. Dans ces conditions.

8). On constate que l’énergie est emmagasinée au centre de la cavité et ne peut fuir que dans la direction perpendiculaire au plan de masse.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut (c) Champ dans la cavité Une cartographie du module du champ E tangentiel réalisée au milieu de l’antenne à résonateur BIE et à la fréquence F0 du pic de transmission est donnée figure II.Chapitre 3 . Partie réelle de l'impédance d'entrée (Oh 800 700 600 500 400 300 200 100 0 36 38 40 42 44 46 F ré q ue nc e (G H z) R éso na nce de l’e xc ita tio n m o difié e pa r la c a vité B IE R éso na nces de la ca vité 1 2 Figure II.7 : Cartographie verticale au milieu de l’antenne à résonateur BIE du module du champ E tangentiel On constate aussi une condition de court-circuit électrique (CCE) à l’interface entre la cavité et la première lame diélectrique et une condition de court-circuit magnétique à l’interface entre la première lame diélectrique et la première lame d’air.8 : Exemple de partie réelle de l’impédance d’entrée d’une antenne résonante BIE 1D 143 . (d) Impédance d’entrée L’observation de l’impédance d’entrée de cette antenne va nous permettre de mieux comprendre son fonctionnement (Figure II.7. Direction des fuites Cavité E Patch Plan de masse Figure II.

Chapitre 3 . La première est directement liée à la source excitatrice. Elle présente un diagramme de rayonnement directif avec des lobes secondaires faibles et une directivité importante à la 144 . la modification de la fréquence de résonance du patch n’entraîne qu’une variation de la fréquence du premier pic. Le rayonnement associé présente un lobe directif dans l’axe avec de faibles lobes secondaires. engendrera l’apparition de lobes secondaires importants. Première résonance de la cavité 1 Deuxième résonance de la cavité 2 dB Figure II.9. Le deuxième mode de la cavité ne présentant plus un champ uniforme au centre de la cavité.9 : Cartographie horizontale du module du champ E tangentiel aux plaques au centre de la cavité La répartition du module du champ E varie beaucoup avec la fréquence. les fréquences des suivants restant inchangées.20].Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut On constate la présence d’un certain nombre de résonances. Les cartographies du module du champ E tangentiel aux plaques à l’intérieur de la cavité pour ses différentes fréquences de résonances sont données figure II. Ses dimensions latérales seront donc directement déduites des lois régissant ce type d’antenne [III. Le BIE résonant à défaut est alors assimilable à une ouverture rayonnante. les suivantes correspondent à des résonances de la cavité BIE. Cette constatation nous sera utile lors de l’analyse modale des antennes omnidirectionnelle. (e) Rayonnement Observons maintenant le rayonnement de cette antenne. Le champ E tangentiel s’annule sur les bords de la cavité pour les deux modes. Le mode de la cavité qui pour la réalisation d’antenne directive sera intéressant est le premier mode (correspondant à la fréquence F0) où toute l’énergie est concentrée au centre de la structure. En effet.

11 : Evolution des diagrammes de rayonnement en fonction de la fréquence dans le plan E Il est à noter que les performances de l’antenne en terme de directivité sont directement liées au coefficient de qualité du matériau BIE à défaut ainsi qu’aux dimensions latérales de l’antenne. ces antennes peuvent atteindre une directivité supérieure à 30 dB.5 Fréquence (GHz) 44. se rapprochant des résonances suivantes. on observera une poussée progressive des lobes secondaires au détriment du lobe principal (figure II.5 42. Typiquement.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut fréquence du pic de transmission F0 comparée à une antenne plaquée seule (figure II.5 40.Chapitre 3 .10).20]. 800 Impédance d'entrée (Ohms) 600 500 400 300 200 100 0 38.11).5 Directivité (dB) 700 F1 F2 F3 -10 -15 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 angle (°) fréquence F1 fréquence F2 fréquence F3 Figure II. 25 20 plan E 15 plan H 10 5 0 -5 -10 Antenne -15 -20 plaquée -25 -30 -180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180 Angle (°) 25 20 plan H 15 plan E 10 5 0 -5 -10 Antenne -15 -20 BIE -25 -30 -180 -140 -100 -60 -20 20 60 100 140 180 Angle (°) D ire ctivité (dB ) Figure II. D ire c tiv ité (d B ) 25 20 15 10 5 0 -5 145 .10 : Comparaison d’exemples de diagrammes de rayonnement d’une antenne plaquée et d’une antenne à résonateur BIE 1D Pour des fréquences supérieures (F2 et F3). Le coefficient de qualité de la structure BIE à défaut donnera une directivité potentielle. qui sera atteinte si les dimensions latérales de la structure sont suffisantes [III. Les évolutions des diagrammes en fonction de la fréquence dans les plans E et H sont identiques.

34 32 30 28 26 24 22 20 18 16 14 12 10 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 Coefficient de qualité Directivité en dB Figure II.12 donne le coefficient de qualité (déterminé à partir du coefficient de transmission du matériau BIE à défaut entier sans plan de masse) en fonction de la composition de la structure. (f)Abaques La figure II.13 : Evolution de la directivité en fonction du coefficient de qualité 146 .20] ont permis de tracer un certain nombre d’abaques permettant de prévoir les performances des antennes en fonction de la structure BIE utilisée.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Les travaux de l’équipe [III. si l’on souhaite obtenir un facteur de qualité particulier.Chapitre 3 .12 : Evolution du coefficient de qualité en fonction de la composition de la structure BIE On peut ainsi connaître facilement le coefficient de qualité d’une structure particulière ou bien. 850 800 750 700 650 600 550 500 450 400 350 300 250 200 150 100 50 0 2 4 6 8 10 12 Q Permittivité diélectrique 22*1 plaques * 1 plaques 2 2*2 plaques * 2 plaques 2 2*3 plaques * 3 plaques 2 2*4plaque * 4 plaques Figure II. on peut lire rapidement la composition de la structure nécessaire à son obtention.

14 : Evolution de la bande passante à -3 dB en fonction du coefficient de qualité Bande passante en % Cela s’explique par le fait que l’antenne BIE est une antenne résonante et fonctionne donc uniquement autour de la fréquence du pic de transmission. La figure II. 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 0 100 200 300 400 500 600 700 800 Coefficient de qualité Figure II. de réaliser une antenne bi-bande [III. Plus le coefficient de qualité de la structure est élevé. Aussi. de nouvelles techniques d’analyse des modes de fonctionnement de ces antennes ont été développées [III. on observe figure II.22] ou encore de dépointer le lobe [III. très récemment.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut De même.24] afin de mieux comprendre leur fonctionnement.14 montre que la bande passante en rayonnement à -3 dB décroît très rapidement lorsqu’on augmente le coefficient de qualité de la structure (donc la directivité). plus la structure sera sélective en fréquence et donc plus la bande de fonctionnement à -3 dB sera réduite (et le gain fort).Chapitre 3 . (g) Développements récents De nombreux travaux ont été réalisés à partir de cette antenne afin d’augmenter la bande passante [III. la directivité potentielle de l’antenne à partir de ce même coefficient de qualité.23]. Les principales caractéristiques des antennes BIE planaires ayant été rappelées. la présentation et l’étude des antennes BIE résonantes omnidirectionnelles en azimut vont maintenant être abordées. 147 .21]. La directivité augmente avec celui-ci et peut atteindre des valeurs supérieures à 30 dB.13. Le dernier point très important concerne la bande passante en rayonnement de ces antennes. qui constitue leur point faible.

II. Un second brevet [III.3. A présent.3] [III.4]. Les nouvelles structures issues de cette réflexion sont à symétrie de révolution.2. Le développement de ce nouveau type d’antennes est cependant récent et n’a fait l’objet que de peu de publications [III. La figure II.3.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut II. les avantages et les inconvénients de chacune de ces structures vont être exposés afin d’expliquer le choix qui a été fait de n’étudier qu’une seule de ces antennes de façon approfondie.2] a été déposé en mai 2004 par l’IRCOM revendiquant ces deux structures. La cavité résonante de cette antenne est délimitée par le premier cylindre diélectrique. Ces structures ont été présentées dans un brevet [III. le principe. Ici encore.3. Introduction Nous avons pu voir dans le paragraphe précédent le principe de fonctionnement et les propriétés des antennes BIE planaires.1. Cette étude va nous permettre de mieux comprendre le fonctionnement des antennes BIE omnidirectionnelles. Antennes BIE résonantes omnidirectionnelles en azimut II.Chapitre 3 . Antenne BIE cylindrique Cette première structure a été conçue à partir de l’antenne planaire bidirectionnelle.15 présente l’antenne obtenue dans le cas d’un matériau 1D diélectrique. 148 . La « cavité » parallélépipédique de l’antenne planaire a été conformée afin d’obtenir une « cavité » cylindrique.1] déposé en 1999 par l’IRCOM. La conformation de la cavité des antennes BIE planaires peut entraîner la conception de deux types de structures que nous appellerons : antenne BIE cylindrique et antenne BIE coaxiale. Nous utiliserons ce terme pas la suite en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’une cavité électromagnétique parfaite. En effet. L’antenne BIE cylindrique 1D diélectrique est donc composée de cylindres concentriques de hauteur H. l’idée a été d’essayer d’obtenir des performances toutes aussi intéressantes mais avec un rayonnement omnidirectionnel en azimut. celle-ci n’est pas délimitée par des parois physiques à ses extrémités et l’appellation « cavité » n’est pas exacte.

Antenne BIE coaxiale Cette deuxième structure a été conçue par conformation de l’antenne BIE planaire à défaut directive.3.3.15 : Schéma de l’antenne BIE cylindrique 1D II.16 : Schéma de l’antenne BIE coaxiale 1D Cette structure 1D diélectrique est elle aussi composée de cylindres diélectriques concentriques mais présente une âme centrale métallique d’où lui vient son nom « coaxiale ». Cette tige centrale est l’équivalent du plan de masse de l’antenne directive.Chapitre 3 . La figure II. La cavité résonante sera cette fois-ci délimitée par le premier cylindre diélectrique et par l’âme centrale.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut cavité cavité H Figure II. cavité cavité âme centrale métallique H plan de masse Figure II. 149 .16 présente l’antenne obtenue.

3. par la suite. (b) Encombrement Le premier paramètre à prendre en compte est l’encombrement global de l’antenne. cylindrique et coaxiale. présentées ici sous forme d’antennes BIE diélectriques 1D sont réalisables avec des matériaux BIE 2D et 3D diélectriques ou métalliques.17).3. 2D et 3D Le dimensionnement des cavités et des cylindres.5. Avantages et inconvénients des deux antennes (a) Performances Les deux antennes. Cependant. II.4. le choix de l’une ou l’autre structure ne pouvait donc pas se baser sur ce critère. d’autres paramètres étaient facilement observables. De plus. pouvaient prétendre aux mêmes performances. les avantages et les inconvénients de chacune des deux solutions ont été identifiés. l’étude modale 150 . nous avons choisi de n’étudier dans un premier temps que l’antenne coaxiale.Chapitre 3 . 1D 2D 2D 3D Figure II. ainsi que l’étude des performances en fonction de la composition de la structure représentant une certaine quantité de travail. Les cylindres pleins sont alors remplacés par des tiges disposées de manière circulaire ou encore par une grille conformée en cylindre (figure II. La présence de l’âme centrale métallique dans le cas de l’antenne BIE coaxiale entraîne obligatoirement une augmentation de son diamètre total. Remarque Il est à noter que ces antennes.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut II. Afin de faire ce choix.17 : Représentations de l’antenne BIE omnidirectionnelle 1D.

des tiges ou autre ne posera pas plus de problème dans un cas que dans l’autre. Celle-ci devra être apte à exciter la structure et devra donc présenter des caractéristiques de rayonnement adaptées. La présence de l’âme centrale métallique dans le cas de l’antenne BIE coaxiale résoud ces problèmes.4] ont toujours considéré l’antenne BIE cylindrique. Celui-ci traversera la cavité et signera obligatoirement le diagramme de rayonnement. un support diélectrique doit être utilisé et le fonctionnement de la cavité en sera perturbé. II. Cependant. la réalisation des cylindres diélectriques. (c) Réalisation Un autre paramètre déterminant est la facilité de réalisation de ces antennes. une sonde excitatrice devra être placée au centre de la cavité.3] [III. En effet. été entreprise au sein de l’équipe CREAPE [III. Mais cette sonde devra aussi perturber le moins possible le fonctionnement de la cavité. L’originalité et le côté innovant de ce travail s’en trouvent renforcés. A priori. nous allons pouvoir aborder l’étude détaillée de cette antenne. depuis. Choix Mon choix s’est donc porté sur l’antenne BIE coaxiale pour ses facilités d’alimentation malgré l’encombrement plus important de l’antenne. La source d’excitation doit être placée au centre de la cavité. En effet. Cependant.25]. Il est à noter que les différentes études réalisées sur des structures BIE omnidirectionnelles [III. Pour cela. Prenons le cas de l’antenne BIE cylindrique.3. le point dur va concerner l’alimentation. Maintenant que le choix de l’antenne BIE coaxiale a été expliqué. d’une part la source d’excitation de la cavité pourra être fixée directement sur l’âme centrale et le câble d’alimentation sera logé à l’intérieur de cette dernière. D’autre part.Chapitre 3 . comme dans le cas des antennes planaires. l’étude de l’antenne BIE cylindrique a. le choix de l’antenne excitatrice sera plus délicat comme nous le verrons par la suite.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut des antennes nous a montré que les dimensions de l’antenne cylindrique étaient inférieures à celle de sa concurrente. Mais le plus problématique est d’amener un câble coaxial pour alimenter cette sonde.6. 151 .

l’étude modale va nous permettre par une méthode approchée de réaliser un dimensionnement des antennes BIE coaxiales réduisant ainsi le nombre de simulations FDTD nécessaires à leur conception.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Celle-ci va être décomposée en deux parties : une étude théorique modale. par l’intermédiaire de simulations FDTD.Chapitre 3 . des performances de l’antenne en fonction de la composition de la structure Comme nous allons le voir. Celle-ci aura plusieurs objectifs : définir les modes de la cavité permettant de créer une polarisation horizontale ou verticale de l’antenne dimensionner correctement la structure c’est à dire relier la taille de la cavité et l’épaisseur des cylindres diélectriques dans les deux polarisations à une fréquence de résonance une étude. 152 .

Nous allons tenter au cours de cette étude de: déterminer les modes de la pseudo cavité définir les modes qui nous intéressent pour un comportement en antenne par analogie avec les structures planaires observer l’évolution des fréquences de résonances de ces modes en fonction de la composition de la structure. Introduction Cette étude modale comporte un certain nombre d’approximations sur les conditions aux limites au niveau des parois de notre « cavité ».1.2. de rayonnement et de polarisation. Approche du problème La connaissance des antennes BIE planaires et les premières simulations de l’antenne BIE coaxiale nous ont permis de déterminer des similitudes entre les deux antennes en termes de champ dans la cavité. L’objectif est de dimensionner l’antenne par une méthode approximative mais en aucun cas d’expliquer dans le détail le fonctionnement électromagnétique de la structure.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut III.2. III.1. Celles-ci vont être faites à partir de l’observation du comportement des champs dans la cavité de l’antenne BIE planaire. 153 . Distribution des champs Observons le champ tangentiel aux plaques dans la cavité de l’antenne BIE planaire et tangentiel aux cylindres dans la cavité de l’antenne BIE coaxiale pour la fréquence de fonctionnement centrale de l’antenne (figure III. ETUDE MODALE DE L’ANTENNE BIE COAXIALE III. Les résultats obtenus ne seront donc pas exacts. Une validation de ceux-ci par des simulations rigoureuses utilisant la méthode FDTD nous permettra cependant d’affirmer que cette étude permet de dimensionner la structure en première approximation réduisant ainsi le nombre de simulations nécessaires à la conception d’une antenne BIE coaxiale. III.Chapitre 3 .1).

Rayonnements associés Observons les diagrammes de rayonnement obtenus avec les deux antennes BIE planaire et coaxiale à leur fréquence centrale de fonctionnement (figure III. le module du champ tangentiel au matériau BIE est maximum au centre de la cavité et s’annule sur le matériau et sur les bords de l’antenne.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut 0 Plan de masse -5 -10 Antenne BIE planaire E Direction des fuites -15 -20 -25 Ame centrale métallique Matériau BIE dB Antenne BIE coaxiale Direction des fuites E E Direction des fuites dB Figure III. l’antenne planaire est directive alors que l’antenne coaxiale présente un rayonnement omnidirectionnel. Les diagrammes de rayonnement obtenus sont similaires dans le plan E. Nous allons voir si cette répartition similaire des champs entraîne un comportement en rayonnement identique. En effet. III.2).1 : Module du champ E tangentiel au matériau BIE dans les cavités des antennes planaire et coaxiale à la fréquence centrale de fonctionnement de l’antenne Il existe une grande similitude entre les antennes planaire et coaxiale.2. Dans le plan H. 154 .Chapitre 3 .2.

2.1. une dernière caractéristique reste à étudier : la polarisation de l’antenne.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut 25 20 15 10 5 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -180 -140 -100 -60 -20 20 Angle (°) 20 D irec tiv ité (dB ) D ire c tiv ité (d B ) plan H plan E 10 0 -10 -20 -30 -40 -50 -60 -180 -140 -100 -60 -20 20 60 plan E plan H 60 100 140 180 100 140 180 Angle (°) Figure III. C’est donc bien la répartition des champs donnée figure III.19] (et même circulaire). Matériau BIE Ex Cavité Ey Plan de masse Excitations Figure III. Les observations sur les conditions aux limites dans la cavité vont nous permettre de définir les paramètres de l’étude modale. Pour différencier ces deux cas. seule la polarisation de la source excitatrice doit être modifiée car l’antenne est carrée (figure III. Les dimensions de l’antenne sur ce mode permettant d’obtenir le rayonnement souhaité pourront alors être déterminées. Polarisation L’antenne BIE planaire peut être utilisée pour réaliser de la polarisation horizontale ou verticale [III.3. Avant cela.Chapitre 3 .1 que nous chercherons à retrouver lors de l’étude modale.3).3 : Représentation d’une antenne planaire fonctionnant sur deux polarisations 155 . III.2 : Diagrammes de rayonnement obtenus avec une antenne BIE planaire et une antenne BIE coaxiale Ces diagrammes de rayonnement sont obtenus à la même fréquence que les cartographies de champ de la figure III.

3.3. la première approximation que nous ferons sera de considérer que cette condition est parfaite à l’interface entre la cavité et le matériau. 156 .Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Le cas de l’antenne BIE coaxiale est différent. il nous était nécessaire de déterminer les conditions aux limites sur les parois de notre « pseudo cavité ». De même.4 : Mise en évidence des directions du champ E dans la cavité coaxiale (vue en coupe) pour obtenir une polarisation horizontale ou verticale. Il s’agit donc d’une condition de quasi court-circuit électrique (CCE) sur cette interface. Dans le cas de la polarisation horizontale. le champ E doit être orthoradial. L’expérience nous a montré que l’annulation de la composante principale du champ sur ces parois était toujours vérifiée [III.26]. le champ E tangentiel s’annule au niveau du matériau BIE.1. Dans notre étude. Pol arisation verticale Ame centrale Polarisati on horiz ontale E E Cylindres diélectriques E E Figure III. Nous avons pu constater que. aussi bien dans le cas de l’antenne planaire que dans le cas de l’antenne coaxiale. afin de réaliser une polarisation verticale. III. Paramètres de l’étude modale Les similitudes entre l’antenne planaire et l’antenne coaxiale vont nous permettre de définir les paramètres de notre étude modale permettant de dimensionner l’antenne BIE coaxiale. nous avons pu constater que le champ E tangentiel (composante principale du champ) s’annule sur les extrémités.Chapitre 3 . III.4). Conditions aux limites Afin de réaliser l’étude analytique de la structure. Nous allons donc définir deux fonctionnements différents pour cette antenne. ce qui n’est évidemment pas le cas (présence de fuites). En effet. le champ E majoritaire doit être parallèle à l’axe du cylindre (figure III.

Ces modes permettront un rayonnement en polarisation horizontale. Ces modes permettront un rayonnement en polarisation verticale les modes du type TE pour lesquels le champ H est parallèle à l’axe. on obtient : ≈ λ0/2 pour la cavité λg/4 pour les matériaux diélectriques λ0/4 pour les lames d’air Nous retrouverons par le calcul de valeurs très proches de celles-ci dans le cas de l’antenne BIE coaxiale.3.5 : Conditions aux limites dans les cas des antennes BIE planaire et coaxiale Remarque : la condition de quasi CCE observé à l’interface entre la cavité et le matériau BIE est nécessaire au fonctionnement de la structure et est obtenu en choisissant correctement les épaisseurs des différentes couches composant le matériau. III.27] : les modes du type TM pour lesquels le champ E est parallèle à l’axe.5 propose un récapitulatif des conditions aux limites observées dans le cas de l’antenne planaire et imposées à la structure coaxiale lors de l’étude modale qui va suivre. Modes de fonctionnement Nous avons pu constater que le champ E dans la cavité coaxiale devait être parallèle à l’axe pour obtenir une polarisation verticale et orthoradial pour obtenir une polarisation horizontale. Cela va entraîner deux types de modes de fonctionnement de la cavité coaxiale [III.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut La figure III. Dans le cas de l’antenne BIE planaire. 157 .2. Condition de quasi CCE Annulation de la composante principale du champ Figure III.Chapitre 3 .

Chapitre 3 .6. Etude des modes TM Notre étude va consister à calculer les champs dans un guide coaxial métallique infini puis à borner ce guide pour obtenir une cavité et en étudier les modes. Calcul des champs dans le guide infini (a) Structure infinie La structure étudiée est présentée figure III. III.7. 158 . Finalement. Nous calculerons dans chaque cas. les épaisseurs des cylindres afin d’obtenir la conditions de CCE à l’interface entre la cavité et le premier cylindre du matériau.5. III.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Nous allons à présent étudier ces deux familles de modes.1. déterminer pour chacune les fréquences de résonance et l’allure des champs dans la cavité en fonction des dimensions de la structure et avec les conditions aux limites présentées précédemment. ces deux études seront validées par des simulations rigoureuses de l’antenne par la méthode FDTD. La première approximation que nous allons faire pour notre étude est de considérer l’interface entre la cavité d’air et le matériau BIE (trait bleu) comme un court circuit électrique parfait (CCE). Coupe verticale Vue de côté âme centrale métallique cavité matériau BIE interface entre la cavité et le matériau BIE Figure III. Structure étudiée La structure étudiée est présentée figure III.6 : Structure de l’antenne BIE coaxiale Le calcul des différents modes de la cavité va être fait pour les modes TM puis pour les modes TE. III.4.5.

le champ Hz parallèle à l’axe du cylindre sera nul.5) kc H Φ = − jwε δE z δρ 159 .3) Les composantes du champ en coordonnées cylindriques sont données par les équations suivantes [III.7 : Guide coaxial étudié Vue de côté Le guide est supposé infini et les rayons de l’âme centrale et du premier cylindre diélectrique sont notés respectivement r et R.27] : kc H ρ = 2 2 jwε δE z ρ δΦ (III.2) (III.Chapitre 3 .1) s’écrit alors : 2 ( 1 δ ( ρ δ ) + 1 δ + kc 2 ) Ez = 0 ρ δρ δρ ρ 2 δΦ 2 (III. (b) Equation de propagation et expression générale des champs Dans le cas des modes TM.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut r x z CCE x y R Coupe verticale Figure III.1) (III.4) (III. L’équation de propagation s’écrit alors [III.27] : (∇t 2 + kc 2 ) Ez = 0 avec : kc 2 = ko 2 εr + γ 2 où : k0 est le vecteur d’onde dans le vide εr est la permittivité relative du milieu γ est la constante de propagation Nous allons travailler en coordonnées cylindriques. l’équation (III.

Ф et z.8) − B J n (kc r ) J n (kc R ) = = A Yn (kc r ) Yn (kc R ) Le champ Ez s’écrit alors : Ez = Eoe jnΦ e jβz [ Jn(kcρ ) − Jn(kcR) Yn(kcρ )] Yn(kcR) (III. Ces conditions imposent un champ Ez nul quelque soit Ф et z. les conditions aux limites. peuvent être appliquées pour ρ égal à r et R.10) (III. on obtient : (III.6) δ 2 Ez k c EΦ = pδzδΦ (c) Résolution (III. à savoir des conditions de court circuit métallique.7) La résolution de ce système va être faite par la méthode des variables séparées permettant de rendre indépendantes les variations suivant ρ. Le champ Ez s’écrira donc de la manière suivante : Ez(ρ. Φ. z)=F(ρ) G (Φ) e-jβz La résolution des équations aboutit à une solution de la forme : Ez= [AJn (kcρ) +BYn (kcρ)] e+/-jnΦe+/-jβz avec : A et B des constantes Jn fonction de Bessel du nième ordre de première espèce Yn fonction de Bessel du nième ordre de deuxième espèce ρ valeur du rayon considéré Ф angle de rotation autour de l’axe β constante de propagation La forme générale du champ Ez étant maintenant connue.9) (III. Après résolution.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut kc Eρ = 2 2 δ 2 Ez δzδρ (III.11) 160 .Chapitre 3 .

5.2.m solution d’ordre m de l’équation (III. III. (b) Expression des champs dans la cavité En superposant les champs incidents et réfléchis dans la cavité et en appliquant Ez nul aux extrémités.n. à savoir en z = 0 et z = H. Structure finie : cavité (a) Conditions aux limites L’étude des antennes BIE planaires nous a montré que la composante principale du champ s’annule toujours au niveau des bords de la cavité. Ainsi.14) Ce champ Ez est donc la composante principale du mode TMm.p où m.n . Nous imposerons donc un champ Ez nul aux extrémités de la cavité. il reste à appliquer des conditions aux limites aux extrémités du guide afin d’obtenir les champs dans la cavité coaxiale. H étant la hauteur de la cavité cylindrique.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Ce champ se propage suivant l’axe du cylindre. le minimum étant de 1 n est le nombre de variations sur Ф 161 . Le champ Ez étant maintenant connu pour un guide coaxial infini sur les modes TM.n (III.12) Avec : kcn. nous allons appliquer ici ce principe. p = c 2π ε r µ r kcm. n et p sont des entiers et : m est le nombre de variations sur ρ. Sa fréquence de coupure est : fc m .10) Cette fréquence de coupure est directement liée aux rayons r et R de la structure. on obtient : E z = −2 jE o e jnΦ [ J n (k c ρ ) − pΠ H J n (k c R) Y (k ρ )] sin β z Yn (k c R) n c (III.Chapitre 3 .13) β= (III.

15) jnΦ sin β z ⋅ [ J n ' (k c ρ ) − (III.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut p est le nombre de variations sur z Les expressions des autres composantes du champ sont données ci-après : H ρ = 2 j nωεEo e 2 kc ρ H Φ = − 2ωεEo e kc jnΦ sin βz ⋅ [ J n (k c ρ ) − J n (k c r ) Y (k ρ )] Yn (k c r ) n c J n (k c r ) Y ' (k ρ )] Yn (k c r ) n c (III.16) En considérant que Jn’ et Yn’ sont des dérivées premières des fonctions de Bessel Jn et Yn.5.n. Analyse des différents modes de la cavité Les équations et les fréquences de résonance des différents modes étant connues.n 2  pπ  +   H  2 (III. on obtient les autres composantes du champ : Eρ = − J (k r ) 2 jβ Eo jnΦ e cos β z ⋅ [ J n ' (k c ρ ) − n c Yn ' (k c ρ )] kc Yn (k c r ) (III.p est donnée par : c 2π ε r µ r fc m . En faisant l’analogie avec 162 . nous devons à présent identifier le ou les modes qui nous intéressent.3. (a) Détermination du mode de fonctionnement Afin de déterminer le mode de rayonnement en polarisation verticale. III. Nous pourrons ainsi déterminer les dimensions de la cavité adaptées à l’excitation de ce mode.Chapitre 3 . il était nécessaire de connaître l’allure du champ souhaité dans la cavité. p = (kc ) m .n . il reste maintenant à analyser les différents modes et à en extraire celui qui nous intéresse afin d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel.18) La fréquence de résonance des modes TMm.19) Tous les calculs nécessaires à la détermination des champs dans la cavité étant faits.17) EΦ = J (k r ) 2nβEo jnΦ e cos β z ⋅ [ J n (k c ρ ) − n c Yn (k c ρ )] Yn (k c r ) ρk c 2 (c) Fréquence de résonance (III.

Fréquence de résonance (G hz) 25 20 15 10 5 0 5 15 25 35 Rayon R-r de la cavité (mm) 45 55 mode TM101 mode TM201 mode TM301 lambda/2 lambda 3lambda/2 Figure III. Nous allons observer la variation de la fréquence de résonance de ce mode en fonction de la taille de la cavité.1.8 : Fréquence de résonance des modes TMm. La valeur du rayon r de l’âme centrale est fixée dans un premier temps arbitrairement à 5 mm et celle de la hauteur à 250 mm. une seule variation suivant z Il s’agit donc du mode TM1.Chapitre 3 .8) la fréquence de résonance de la cavité sur ce mode en fonction du rayon R-r de la.1 en fonction du rayon R-r de la cavité 163 .0.0 Observons (figure III.1. Les rayons sont comparés à des multiples de λ0/2. le champ Ez vertical devait présenter : aucune variation sur la coordonnée Ф afin d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel un maximum de champ au centre de la cavité que ce soit en hauteur ou en largeur Le mode de fonctionnement qui semble alors être intéressant est celui qui présente : une variation suivant ρ aucune variation suivant Ф (pour obtenir un champ homogène sur toute la circonférence donc un rayonnement omnidirectionnel).0. (b) Cavité et fréquence de résonance du mode TM0.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut les champs observés dans la cavité de l’antenne BIE planaire et de l’antenne coaxiale lors des premières simulations de celle-ci.

1 3λ0/2 pour les modes TM3.0.8 GHz et une hauteur de 250 mm.1.1. tout comme l’antenne BIE planaire présente une cavité de hauteur λ0/2. Regardons l’influence des autres paramètres sur le fonctionnement de la cavité. 164 .1 … On retrouve donc une cavité de dimension caractéristique proche de λ0/2.5 5. le rayon de l’âme centrale doit rester inférieur à λ0/5 pour conserver un écart suffisamment important entre les modes TM101 et TM1.0 5. Par contre. Ce mode est gênant pour notre application puisqu’il présente une variation sur la coordonnée Ф. La variation du rayon r de l’âme centrale va avoir une légère influence sur la fréquence de résonance de notre mode (figure III.0.1 varie aussi avec ce paramètre.5 6. On constate que pour éloigner les deux résonances. il est nécessaire de choisir un rayon r de l’âme centrale assez faible.Chapitre 3 .0 0 5 10 15 20 25 30 35 Rayon r (mm) mode TM111 Figure III. Fréquence de résonnance(GHz) 7.n.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut On peut remarquer que le rayon de la cavité R-r (rayon du premier cylindre moins rayon de l’âme centrale) correspond quasiment parfaitement : - à λ0/2 pour les modes TM1.0.9 : Fréquence de résonance des modes TM1. (c) Influence du rayon de l’âme centrale r Prenons une cavité de rayon R-r égal à 25 mm.9) ce qui n’est pas un problème.1 en fonction du rayon de l’âme centrale Globalement.1 à λ0 pour les modes TM2.0 mode TM101 6.1. ce qui entraîne une fréquence de résonance de 5. on peut constater que la fréquence de résonance du mode TM1.

Le diamètre de la cavité (R-r) est fixé à 25 mm avec r=5mm. La fréquence de résonance de ces modes est directement liée à la hauteur de la cavité coaxiale comme le montre la figure III.2.0. ne permettent pas d’obtenir un rayonnement satisfaisant.1).0 7. une réduction de la hauteur sera nécessaire (nous verrons cependant par la suite. avant la fréquence de résonance du premier mode de la cavité (le TM1.p. Le rayonnement présente des lobes secondaires importants pour ces modes de fonctionnement.Chapitre 3 .1.10.5 Fréquence de résonance (GHz) 8.0. l’énergie se propage dans le guide sans « voir » les bords. Il sera donc nécessaire de les écarter le plus possible de notre mode fondamental TM1. Pour cela. le champ E présente donc des caractéristiques qui nous intéressent pour le fonctionnement de notre antenne.p en fonction de la hauteur de la cavité Nous avons reporté sur cette figure la fréquence de coupure du guide infini sur le mode TM1.0 6. la dernière famille de modes à étudier est celle des modes TM1.10 : Evolution de la fréquence de résonance des modes TM1. Ces modes.3).0. Ils correspondent aux modes supérieurs de l’antenne BIE planaire présentés précédemment (§ II.0. Entre ces deux fréquences.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut (d) Influence de la hauteur Finalement.0.0 5. présentant plusieurs variations sur la coordonnée z. 165 . Cette fréquence de coupure est bien sûr indépendante de la hauteur du guide. 8. que la hauteur de l’antenne a aussi une très grande influence sur le gain de celle-ci).5 6. En effet.5 75 125 175 225 Hauteur (mm) 275 325 375 mode TM101 mode TM102 mode TM103 mode TM104 mode TM10 Figure III. c’est à dire une seule variation suivant ρ et aucune variation suivant Ф.5 7.

p. une hauteur de 250 mm et pour les trois premiers modes TM1.0. Les allures des composantes Ez et Eρ sont données figure III.0.11 : Cartographies des modules des champs à l’intérieur de la cavité Pour la composante Ez. Les autres modes présentent plusieurs maxima. 166 .1. TM1. on obtient un seul maximum de champ sur la hauteur de la cavité pour le mode TM1. Ayant bien identifié et caractérisé les modes TM permettant de créer et donc de rayonner un champ Ez parallèle à l’axe du cylindre.Chapitre 3 . Nous aurons l’occasion par la suite de visualiser ces modes en simulation.0. nous allons nous intéresser à présent aux dimensionnement des cylindres en épaisseur afin d’obtenir la condition de CCE à l’interface entre la cavité et le matériau BIE que nous avons imposée au début de cette étude.0.0.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Encore une fois.3 Module de la composante Eρ Module de la composante Ez Figure III.0.01 Ezmax).2 TM1.1 TM1. Les composantes Hρ et EФ sont nulles pour ce mode et la composante HФ est extrêmement faible (HФmax < 0.1. (e) Allure des champs dans la cavité Visualisons à présent les champs dans la cavité pour le mode TM1.11 pour une cavité de rayon R-r égal à 25 mm. une hauteur faible entraînera une bande de fonctionnement plus importante puisque l’écart entre la fréquence de coupure du guide et la première fréquence de résonance de la cavité sera plus importante.

d’autres approximations sur les conditions aux limites à obtenir vont être faites comme le montre la figure III.5. une approximation.4.9) et on impose les conditions suivantes : CCE en ρ=R CCM en ρ=R+e1 d’où Hρ(R)=0 d’où HФ(R+e1) = 0 On obtient alors les deux équations suivantes : 167 . (b) Epaisseur du premier cylindre diélectrique (i) Calcul de l’épaisseur On s’intéresse tout d’abord au premier milieu diélectrique. Afin de calculer l’épaisseur des cylindres. Les approximations de CCM et CCE aux interfaces sont issues de l’observation des champs dans le cas de l’antenne planaire.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut III. On procède comme auparavant en imposant les conditions aux limites pour déterminer ces épaisseurs. e2 e1 R Conditions de CCE εr1 εr2 Conditions de CCM Figure III.Chapitre 3 . rappelons-le.12 : Conditions aux limites sur l’ensemble de la structure On note e1 l’épaisseur du premier cylindre diélectrique de permittivité εr1 et e2 l’épaisseur du deuxième cylindre diélectrique (qui peut être de l’air) de permittivité εr2. Epaisseur des cylindres (a) Structure étudiée La condition que nous avons imposée est. On reprend l’expression générale du champ Ez (formule III.12.

26 e1 en lambdag 0.235 0.245 0.25 0.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut A Jn(kcR) +B Yn(kcR) = 0 A J’n(kc(R+e1)) +BY’n(kc(R+e1)) = 0 (III.25 0.14.255 0.Chapitre 3 .22) obtenue avec les deux équations précédentes.23 15 20 25 30 35 40 45 50 Rayon intérieur du premier cylindre R (mm) Figure III.13 : Evolution de e1 exprimé en λg en fonction du rayon intérieur du premier cylindre R pour εr1 = 9 0.20) (III.22) (ii) Paramétrage Nous avons calculé l’épaisseur de ce premier cylindre pour plusieurs rayons de cavité et pour plusieurs valeurs de la permittivité εr1 et nous l’avons exprimé en fonction de λg.14 : Evolution de e1 exprimé en λg en fonction de la permittivité du matériau εr1 pour R = 30 mm 168 . 0.13 et III.235 0.21) La résolution de l’équation (III. Ces résultats sont rassemblés sur les figures III.23 5 10 15 20 25 30 35 Permittivité du matériau Figure III.255 0. Celle-ci dépend bien sur du rayon de la cavité (donc de la fréquence de résonance) mais aussi de la permittivité du matériau diélectrique utilisé (par l’intermédiaire de kc).24 0.24 0.245 0.26 e1 en lambdag 0. J 0 (k c R ) J 1 (k c ( R + e1 ) ) =0 − Y0 (k c R ) Y1 (k c ( R + e1 ) ) (III. nous donne alors l’épaisseur du cylindre.

fonction de la fréquence et de la permittivité du matériau. (c) Epaisseur du deuxième cylindre diélectrique On impose cette fois-ci les conditions suivantes : CCM en ρ=R+e1 CCE en ρ=R+e1+e2 d’où HФ(R+e1)=0 d’où Hρ(R+e1+e2) = 0 On obtient alors l’équation suivante : J 0 (k c ( R + e1 + e2 ) ) J 1 (k c ( R + e1 ) ) − =0 Y0 (k c ( R + e1 + e2 ) ) Y1 (k c ( R + e1 ) ) (III. Mais cette fois-ci l’épaisseur e2 est légèrement supérieure à λg/4.25 et 0. Cela semble logique puisque l’onde arrive sur une surface de plus en plus « plane » et on retrouve des dimensions « classiques » des résonateurs planaires. Globalement. comprise entre 0. l’épaisseur du premier cylindre diélectrique est comprise entre 0. il n’est donc pas exposé ici. 169 . Cependant. Globalement. L’écart entre ces deux grandeurs est plus important pour des rayons R importants et pour des valeurs de εr1 faible.25 λg.Chapitre 3 . on retrouve donc des dimensions caractéristiques similaires à celles obtenues en planaire avec : - une cavité en λ0/2 des épaisseurs de cylindre de l’ordre de λg/4 Ces dimensions permettront d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel en azimut en polarisation verticale autour de la fréquence de résonance f0.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut On constate que l’épaisseur e1 du premier cylindre est très proche de λg/4.23) On observe le même type de résultats que pour le premier cylindre avec une épaisseur proche de λg/4.24 et 0. (d) Généralisation Le calcul des dimensions des épaisseurs suivantes donne le même type de résultat.26 λg. il est à noter que plus on s’écarte de l’axe de symétrie de la structure. plus l’épaisseur des cylindres se rapproche de λg/4 c’est à dire qu’on se rapproche du cas planaire.

0. Deux simulations ont été réalisées pour différentes positions de cette sonde.0. Cependant.2 : 5. pour des raisons de maillage FDTD.5 mm épaisseur du cylindre e1 = 1. c’est à dire de vérifier que les approximations déduites du cas des antennes planaires sont valables. 170 . Nous observerons l’allure des champs dans la cavité ainsi que les différentes fréquences de résonances des modes. Les dimensions de la structure simulée (méthode FDTD) sont les suivantes : rayon de l’âme centrale r = 2 mm rayon intérieur du cylindre diélectrique R = 27. Validation de la méthode (a) Structure étudiée La structure que nous allons étudier est composée d’un seul cylindre de permittivité forte (εr=90).5.0.5 mm.5 mm hauteur de la structure H = 200 mm (celle-ci a été choisie de manière à écarter suffisamment les modes les uns des autres) Celles-ci donnent par la méthode de calcul les fréquences de résonances suivantes : mode TM1. III.5.4 mm.3 : 5. Ces deux simulations ont pour but de valider la méthode théorique par l’observation des fréquences de résonance obtenues en simulation ainsi que des répartitions du module du champ Ez pour les différents modes.1 : 5.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Afin de valider cette étude. Elle permet d’exciter un champ Ez autour de l’âme centrale et est de faible taille ce qui réalise une excitation relativement localisée. nous allons réaliser une simulation rigoureuse par la méthode FDTD de l’antenne sur son mode de fonctionnement. La structure a été excitée à l’aide d’une fil-plaque anneau qui sera présentée au paragraphe IV.Chapitre 3 .72 GHz mode TM1. De même.57 GHz mode TM1. celle-ci a été simulée avec une valeur de 1.96 GHz Il est à noter que l’épaisseur théorique des cylindres est égale à 1. l’âme centrale a été simulée parallélépipédique.

En effet.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut (b) Résultats (i) Choix de la position de l’excitation Dans un premier temps.16.25 5. l’excitation n’a pas été placée au centre de la cavité afin d’exciter tous les modes. 600 500 Re(Ze) (Ohms) 400 300 200 100 0 5 5. Les fréquences de résonances peuvent être observées sur l’impédance d’entrée. L’excitation sera donc placée dans un premier temps en dehors des zones de champ nul pour les trois modes. TM101 TM102 TM103 Figure III.15 pour les trois premiers modes.5 5. l’allure du champ Ez est présentée sur la figure III.75 6 6.Chapitre 3 . (ii) Impédance d’entrée L’impédance d’entrée obtenue est présentée figure III.25 Fréquence (GHz) Figure III.15 : Représentation du champ Ez vertical dans la cavité coaxiale pour les trois premiers modes On constate que le second mode présente un minimum de champ au centre de la cavité.16 : Impédance d’entrée d’une structure finie avec une excitation décentrée Résonance de l’excitation modifiée par la structure BIE 1ier mode 2ième mode 3ième mode 171 .

On observe ensuite trois résonances qui comme nous allons le vérifier correspondent aux trois premiers modes de cavité. Ce décalage peut avoir plusieurs raisons : les approximations faites lors du calcul théorique au niveau des conditions aux limites.57 5. c’est un calcul en oscillations libres. mode TM101 Fréquence de résonance théorique (GHz) Fréquence de résonance simulée (GHz) erreur (GHz) 5. le fait que la simulation soit réalisée à l’aide d’une excitation localisée alors que le calcul ne prend pas en compte l’excitation.1. 172 . Visualisons à présent les champs dans la cavité. Les fréquences de résonances obtenues en simulation et en théorie pour les trois premiers modes sont regroupées dans le tableau III.17 mode TM103 5.16 mode TM102 5.17. les approximations faites lors de la simulation sur l’épaisseur du cylindre diélectrique. si on modifie la sonde. Comme nous avons pu le voir. (iii)Champs dans la cavité Les modules du champ Ez dans la cavité obtenus à ces trois fréquences de résonance sont donnés figure III. seule la fréquence de cette résonance change. En effet.08 0. les conditions appliquées sont vérifiées « au niveau » des interfaces mais pas exactement « sur » les interfaces.1 : Fréquences de résonance théorique et simulée des trois premiers modes On constate un décalage fréquentiel de 160 MHz entre les fréquences théorique et simulée ce qui correspond à environ 3 % d’erreur.96 6.12 Tableau III.72 5.73 0. Cependant.Chapitre 3 . les fréquences obtenues en simulation ne sont pas si éloignées des fréquences théoriques. L’âme centrale a d’autre part été simulée parallélépipédique ce qui modifie légèrement la taille de la cavité.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut La première résonance est celle de l’excitation modifiée par le matériau BIE.89 0.

La figure III.11.Chapitre 3 . Ainsi on pourra empêcher l’installation de celui-ci.5 5. Nous allons à présent placer l’excitation au centre de la cavité.75 6 6.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut On retrouve ici les allures des répartitions du module du champ Ez calculées pour les trois premiers modes.18 : Impédance d’entrée d’une structure finie avec une excitation centrée Résonance de l’excitation modifiée par la structure BIE 1ier mode 3ième mode 173 .25 5.18 confirme ce phénomène avec l’absence du second mode sur l’impédance d’entrée de l’antenne. ces cartographies nous permettent de confirmer que les trois premiers modes obtenus en simulation correspondent aux modes de cavité calculés théoriquement. (iv) Excitation au centre de la cavité Le fait de placer l’excitation au centre de la cavité va permettre d’imposer un maximum de champ Ez là où le deuxième mode impose un zéro. L’excitation présente sur les cartographies perturbe légèrement les champs dans la cavité et les variations des champs sur la hauteur sont moins régulières que sur la figure III.17 : Champ Ez dans la cavité coaxiale aux fréquences de résonance des trois premiers modes pour une excitation décentrée Cependant. 600 500 Re(Ze) (Ohms) 400 300 200 100 0 5 5.25 Fréquence (GHz) Figure III. 1ier mode 2nd mode 3ième mode Figure III.

6. nous calculerons dans un deuxième temps les épaisseurs des cylindres afin d’obtenir la condition de CCE à l’interface entre la cavité et les cylindres. Calcul des champs dans le guide infini (a) Equation de propagation et expression générale des champs Le champ Ez parallèle à l’axe du cylindre est maintenant nul. la taille de la cavité devra être optimisée par la méthode FDTD pour chaque antenne en fonction de la fréquence de résonance souhaitée.24) . (c) Conclusion Bien que les fréquences obtenues par la méthode rigoureuse FDTD soient différentes des calculs théoriques en raison des approximations faites en théorie et en simulation.6. III.Chapitre 3 .Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Encore une fois. il est remplacé par le champ Hz dans l’équation de propagation [III. les allures des champs dans la cavité sont conformes aux répartitions calculées pour les trois premiers modes. III. Une étude similaire va maintenant être faite dans le cas des modes du type TE afin de déterminer les conditions de résonances des modes pour l’obtention d’un rayonnement omnidirectionnel en azimut en polarisation horizontale. Cette méthode bien que basée sur des approximations aux niveaux des conditions aux limites de la cavité permet de prévoir de façon correcte le fonctionnement de la cavité. Etude des modes TE La structure étudiée est bien sûr la même que pour le cas des modes TM (figure III. L’écart fréquentiel est bon.27]. Bien sûr. Comme dans le cas des modes TM. On note R le rayon extérieur du guide et r le rayon du conducteur central. (∇t 2 + kc 2 ) Hz = 0 174 (III. on observe simplement un décalage de toutes les fréquences de la même valeur.1. cette observation apporte la confirmation que les modes simulés correspondent à ceux calculés théoriquement.7). Nous allons considérer un guide métallique coaxial infini puis le borner pour obtenir une cavité.

30) Ce champ Hz se propage suivant l’axe du cylindre.n (III.27) 1 ∂2H z k HΦ = ρ ∂Φ∂z 2 c (III.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Les autres composantes du champ s’expriment comme suit : k c2 E ρ = − jµω ∂H z ρ ∂Φ ∂H z ∂ρ (III. La fréquence de coupure de ce mode est : fc m .31) Avec : kcn.28) (b) Résolution La résolution de l’équation de propagation est réalisée par la méthode des variables séparées et des conditions parfaites de CCE sont appliquée pour ρ égal r et R.Chapitre 3 . 175 .26) k c2 H ρ = ∂2H z ∂ρ∂z (III. p = c 2π ε r µ r kc m.m solution d’ordre m de l’équation (III. (Rappelons que ces conditions sont des approximations.) On obtient alors : H z = −2 jH 0 [J n (k c ρ ) − const ⋅ Yn (k c ρ )]e jβz ⋅ e jnΦ n J n (k c r ) k c J n +1 (k c R ) − r avec : const = = n k c Yn +1 (k c r ) − Yn (k c r ) k c Yn +1 (k c R ) − r k c J n +1 (k c r ) − n J n (k c R ) R n Yn (k c R ) R (III.29) (III.25) k c2 E Φ = jµω (III.n .30) Cette fréquence de coupure est directement liée aux rayons r et R de la structure.

Chapitre 3 . on note Jn’ et Yn’ les dérivées premières des fonctions de Bessel Jn et Yn : Eρ = − ωµn ⋅ 2 H 0 [J n (k c ρ ) − const ⋅ Yn (k c ρ )]sin (βz ) ⋅ e jnΦ k c2 ρ ' ⋅ 2 H 0 J n (k c ρ ) − const ⋅ Yn' (k c ρ ) sin (β z ) ⋅ e jnΦ (III.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Le champ Hz guidé étant maintenant connu.6.37) 176 .32) β= pΠ H (III.2. permet d’obtenir les relations suivantes : H z = −2 jH 0 [J n (k c ρ ) − const ⋅ Yn (k c ρ )]sin (β z ) ⋅ e jnΦ avec (III. Le champ Hz va donc être annulé pour z = 0 et z = H. l’étude des antennes planaires ayant permis de constater l’annulation de la composante principale du champ au niveau des extrémités de la cavité. III.36) HΦ = − nβ ⋅ 2 H 0 J n (k c ρ ) − const ⋅ Yn (k c ρ ) cos(βz ) ⋅ e jnΦ k c2 ρ [ ] (III. H étant la hauteur de la cavité cylindrique. nous allons borner la structure afin d’obtenir une cavité et d’en calculer les modes.33) Les autres composantes sont données ci-après.35) Hρ = 2 jH 0 β ' J n (k c ρ ) − const ⋅ Yn' (k c ρ ) cos(β z ) ⋅ e jnΦ 2 kc [ ] (III. nous allons imposer cette même condition au champ Hz de notre guide. (b) Résolution La résolution par variable séparée et à l’aide des conditions aux limites. Structure finie : cavité (a) Conditions aux limites Comme précédemment.34) EΦ = ωµ k 2 c [ ] (III.

pour différentes valeurs de m. Module du champ Hz Module du champ EФ dB dB Figure III.0.n.1.32) et (III.3. Il faut cependant vérifier que pour m = 1 (c’est à dire une variation du champ Hz sur la coordonnée ρ). nous avons recherché le mode ne présentant aucune variation sur la coordonnée Ф et un maximum de champ EФ au centre de la cavité. Analyse des différents modes de la cavité (a) Détermination du mode de fonctionnement Comme dans le cas des modes TM. le champ EФ présente un maximum de champ au centre de la cavité. n et p.p où : m est le nombre de variation sur ρ.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Ces champs sont donc les différentes composantes du mode TEm. le champ EФ est celui qui sera rayonné en polarisation horizontale. III. Pour cela.Chapitre 3 .1 à l’aide des formules (III. En effet.19).0.6. p = (kc ) m .38) Etudions ces modes.1 177 .n . le minimum étant de 1 n est le nombre de variation sur Ф p est le nombre de variation sur z (c) Fréquence de résonance Les fréquences de résonance de ces modes sont données par : c 2π ε r µ r fc m . nous avons tracé les champs Hz et EФ dans la cavité sur le mode TM1. On peut déjà dire que notre mode ne doit présenter aucune variation sur Ф et un seul maximum sur la coordonnée z.19 : Module des champs Hz et EФ dans la cavité sur le mode TE1.0.35) déterminées précédemment (figure III.n 2  pπ  +   H  2 (III. Il sera donc du type TEn. comme précédemment.

n.0.1 en fonction du rayon R-r de la cavité pour r = 5 mm On remarque tout d’abord que la fréquence de résonance du mode TE1. 178 .1 en fonction du rayon R-r de la cavité pour un rayon r de l’âme centrale fixé à 5 mm.Chapitre 3 .20 : Fréquence de résonance des modes TE1. D’autre part. Le mode de fonctionnement pour notre application antenne est donc le TE1. on peut constater que le mode qui nous intéresse. le TE1. Sa fréquence de résonance peut être confondue avec celles des autres modes.n.55 lambda Figure III.20 donne les fréquences de résonance des modes TE1. R= 30 mm et H = 250 mm.55 λ0 (dans le cas r=5 mm).1. il se trouve en deuxième ou troisième place. Nous allons à présent observer la fréquence de résonance de ce mode en fonction des dimensions de la cavité et sa position par rapport aux autres modes.0.1 n’est pas le premier mode dans la cavité.1 (en bleu) n’est plus obtenue pour λ0/2 mais pour une cavité de rayon R-r égal à 0. r = 5 mm Fréquence de résonnce (GHz) 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 5 15 25 35 45 55 Rayon R-r de la cavité (mm) f101 f111 f121 f131 0. (b) Cavité et fréquence de fonctionnement La figure III. Ces autres modes présentent plusieurs variations sur la coordonnée Ф et ne permettront donc pas l’obtention d’un rayonnement omnidirectionnel. Ce mode doit permettre d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel en polarisation horizontale. En fonction du rayon extérieur de la cavité.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Les dimensions de la cavité ont été fixées arbitrairement.0. nous avons choisi r = 5 mm.

la fréquence de résonance du mode TE2.1.n.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Nous allons essayer d’isoler le mode qui nous intéresse.1 varie légèrement avec le rayon de l’âme centrale.54 lambda 18 F réq ue nce de ré son an ce (G hz) 16 14 12 10 8 6 4 2 0 5 10 15 20 25 30 35 Rayon R-r de la cavité (mm) 40 45 r = 15 mm f101 f111 f121 f131 0. (c) Influence du rayon de l’âme centrale r La figure III. En effet. pour des rayons d’âme centrale de 10 et 15 mm.53 lambda Figure III. à savoir 10 et 15 mm.1 en fonction du rayon du premier cylindre pour r = 10 mm et r = 15 mm Il faut aussi considérer les modes présentant deux variations sur la coordonnée ρ.22 montre par exemple les fréquences de résonances des modes TE1. r = 10 mm 10 fré q u e n ce d e ré so n a n c e (G H z) 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 15 20 25 30 35 40 Rayon R-r de la cavité (mm) 45 50 f101 f111 f121 f131 0.Chapitre 3 . (d) Influence de la hauteur Finalement. Ainsi. La figure III. Le rayon de la cavité sur notre mode TE1.0.53 λ0.1 se rapproche beaucoup de la fréquence du mode qui nous intéresse et ce mode présente aussi une variation suivant la coordonnée Ф gênante pour l’obtention d’un rayonnement omnidirectionnel. on obtient respectivement une cavité de 0. On constate donc.54 et 0. 179 . qu’il est possible d’éloigner les fréquences de résonance des modes les unes des autres en augmentant le rayon de l’âme centrale.3.21 présente les mêmes courbes que précédemment mais pour des valeurs du rayon de l’âme centrale différentes. une dernière famille de modes est à prendre en considération : ceux qui présentent plusieurs variations sur la coordonnée z.p qui varient avec la hauteur de la cavité en comparaison avec la fréquence de résonance de notre mode (en bleu).21 : Fréquence de résonance des modes TE1.

Cela rendra difficile la conception d’une antenne BIE coaxiale en polarisation horizontale.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Fréquence de résonance (GHz) 10 9 8 7 6 5 4 150 200 250 300 350 400 Hauteur H (mm) f131 f133 f135 f138 f101 Figure III.22 : Fréquence de résonance des modes TE1. Epaisseur des cylindres (a) Structure étudiée Comme dans le cas des modes TM. est noyé au milieu des autres modes de la cavité. III. nous allons utiliser d’autres approximations pour le calcul des épaisseurs des cylindres. Cette étude permet de constater. Celles-ci sont identiques à celles utilisées dans le cas précédent (figure III.Chapitre 3 .3. que contrairement aux modes TM.p en fonction de la hauteur de la cavité Encore une fois notre mode se retrouve mêlé aux autres. permettant de ne pas exciter les modes gênants. Nous allons à présent calculer l’épaisseur des cylindres diélectriques dans le cas des modes du type TE afin d’obtenir la condition de court-circuit électrique à l’interface entre la cavité et le premier cylindre diélectrique.6. le mode TE autorisant un rayonnement en polarisation horizontale. un dimensionnement correct de la cavité (en particulier en jouant sur le rayon de l’âme centrale) associé à une excitation adaptée. Cependant.4.12) et sont toujours des approximations issues de l’observation de l’antenne planaire directive. 180 . peuvent conduire à la conception d’une telle antenne.

181 . Celle-ci dépend bien sûr du rayon de la cavité (donc de la fréquence de résonance) mais aussi de la permittivité du matériau diélectrique utilisé par l’intermédiaire du facteur kc.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Nous allons donc appliquer : une condition de CCE à l’interface entre la cavité et le premier cylindre diélectrique une condition de CCM à l’interface entre le premier cylindre diélectrique et le deuxième une condition de CCE à l’interface entre le deuxième cylindre diélectrique et le troisième… On note e1 l’épaisseur du premier cylindre diélectrique de permittivité εr1 et e2 l’épaisseur du deuxième cylindre diélectrique (qui peut être de l’air) de permittivité εr2.39) On obtient alors les deux équations suivantes : A Jn(kc(R+e1)) +B Yn(kc(R+e1)) = 0 A J’n(kcR) +BY’n(kcR) = 0 (III.40) (III.41) La résolution de l’équation (III. nous donne alors l’épaisseur du cylindre. On procède comme auparavant en imposant les conditions aux limites pour déterminer ces épaisseurs.42) obtenue avec les deux équations précédentes. On reprend l’expression générale du champ Hz : Hz= [A Jn(kcρ) +B Yn(kcρ)] e+/-jnΦe+/-jβz On impose les conditions suivantes : CCE en ρ=R CCM en ρ=R+e1 d’où Hρ(R)=0 d’où Hz(R+e1) = 0 (III. (b) Epaisseur du premier cylindre diélectrique (i) Calcul de l’épaisseur On s’intéresse tout d’abord au premier milieu diélectrique.Chapitre 3 .

23.28 0.24 0.42) (ii) Paramétrage Nous avons calculé l’épaisseur de ce premier cylindre pour plusieurs rayons de cavité et pour plusieurs valeurs de la permittivité εr1 et nous l’avons exprimé en fonction de λg. On constate que l’épaisseur e1 du premier cylindre est proche de λg/4. On retrouve donc dans le cas des modes TE.26 0.43) 182 .26 λg.25 0.27 0. une structure semblable à celle calculée précédemment pour les modes TM. Ces résultats sont rassemblés sur la figure III.28 e 1 e n la m b d a g 0.27 0.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut J 1 (k c R ) J 0 (k c ( R + e1 ) ) − =0 Y1 (k c R ) Y0 (k c ( R + e1 ) ) (III.23 5 15 25 35 Permittvité du matériau Figure III.23 : Evolution de e1 exprimé en λg en fonction du rayon intérieur du premier cylindre R pour εr1 = 9et en fonction de la permittivité du matériau εr1 pour R= 30 mm (c) Epaisseur du deuxième cylindre On applique de nouvelles conditions aux limites pour le calcul de l’épaisseur du deuxième cylindre diélectrique : D’où : J 1 (k c ( R + e1 + e2 ) ) J 0 (k c ( R + e1 ) ) − =0 Y1 (k c ( R + e1 + e2 ) ) Y0 (k c ( R + e1 ) ) CCM en ρ=R+e1 CCE en ρ=R+e1+e2 d’où Hz(R+e1)=0 d’où Hρ(R+e1+e2) = 0 (III.24 0.25 et 0.26 0.Chapitre 3 . 0.25 0.23 15 25 35 45 Rayon intérieur du premier cylindre R (mm) e 1 e n la m b d a g 0. comprise entre 0.

nous avons choisi d’observer deux modes de cavité présentant plusieurs variations sur la coordonnée Ф car ces modes sont facilement reconnaissables. En effet.6. son observation nécessite de posséder une sonde d’excitation adaptée c’est à dire capable d’exciter le champ Hz de façon omnidirectionnelle autour de l’âme centrale. (d) Généralisation Globalement. la condition de CCE à l’interface entre la cavité et le premier cylindre diélectrique est obtenue pour des épaisseurs des cylindres comprises entre 0.5. Validation de la méthode (a) Introduction La validation de la méthode n’a pas pu être faite sur le mode TE1.Chapitre 3 .1. III.26 λg.1 vont donc être déterminées théoriquement ainsi que l’allure du module du champ Hz pour une structure particulière. Une simulation par la méthode FDTD permettra par la suite de retrouver les résultats théoriques.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut La résolution de cette dernière équation permet de calculer l’épaisseur e2. nous allons à présent simuler de manière rigoureuse (FDTD) une antenne BIE coaxiale fonctionnant sur un mode TE.1. Ces épaisseurs sont à calculer précisément pour chaque matériau et chaque fréquence de résonance. Les fréquences de résonance des modes TE1. (b) Structure étudiée Les dimensions de la structure sont les suivantes : rayon de l’âme centrale r = 5 mm rayon intérieur du premier cylindre R = 35 mm.1 et TE1. Afin de valider ces résultats.24 et 0. N’ayant pas à disposition une telle sonde. On obtient ici encore des valeurs comprises entre 0. hauteur de la structure H = 250 mm 183 .2 . ces valeurs ont été déterminées tout comme la taille de la cavité à partir d’approximations issues de l’antenne planaire.25 λg.24 et 0.0. ce mode étant mêlé aux autres modes de la cavité. Cependant.

2.24 : Cartographies des modules des champs Hz dans la cavité sur les modes TE1.1 4.24).1 quatre pour le mode TE1.1.1. le champ Hz est maximum sur les extrémités de la cavité (ρ = R) et présente une décroissance en direction de l’âme centrale. Afin de réaliser la condition de court-circuit électrique à l’interface entre la cavité et le matériau. (c) Résultats théoriques Les fréquences de résonances théoriques de ces deux modes sont les suivantes : - 2.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut La structure simulée par la méthode FDTD est composée d’un seul cylindre diélectrique de permittivité 90. Celles-ci sont différentes sur les modes TE1.47 GHz pour le mode TE1.2 GHz dB Figure III.1 184 .1 et de -20 dB pour le second mode.1 et TE1.1 4.2. On remarquera que le niveau de champ sur l’âme centrale est d’environ -10 dB pour le mode TE1.Chapitre 3 . Mode TE1.1.2 GHz pour le mode TE1.1 2. les épaisseurs sont différentes. Dans les deux cas.1.1.2. des valeurs particulières de l’épaisseur e1 doivent être choisies. l’allure du module du champ Hz dans la cavité (figure III.1 et TE1.1. La différence essentielle reste le nombre de variation sur la coordonnée Ф : - deux pour le mode TE1.2.1 Nous avons tracé pour les deux modes. l’épaisseur du matériau doit être proche de λg/4 mais les deux modes ne présentant pas des fréquences de résonance identiques.2.1 Dans les deux cas.1.47 GHz Mode TE1.

fréquence de résonance théorique du mode TE1.47 GHz. les modes TE1.2 GHz.47 GHz On retrouve donc bien par la simulation FDTD. 185 . (d) Résultats de simulation La structure simulée dans le cas du mode TE1.1 calculés théoriquement. l’alimentation est réalisée par des dipôles élémentaires placés dans la cavité perpendiculairement à l’âme centrale.88 mm et le champ a été observé à 4.1. L’observation des champs nous permet de valider les calculs théoriques.2. La seconde structure a une épaisseur e1 égale à 1.25).1 présente une épaisseur e1 de son cylindre diélectrique égale à 3.2 mm. Fréquence = 2.1.2 GHz qu’à 2.2.Chapitre 3 .2 GHz un niveau de champ moins important au bord de l’âme centrale à 4.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Une simulation d’une structure BIE coaxiale va maintenant être présentée afin de retrouver ces résultats.1 et TE1. Observons les résultats obtenus en terme de champ dans la cavité dans un plan perpendiculaire à l’âme centrale (figure III. Une cartographie du champ Hz dans la cavité a été relevée à 2. Dans les deux cas.47 GHz Fréquence = 4.47 GHz et quatre variations à 4.25 : Cartographies du module du champ Hz dans un plan perpendiculaire à l’âme centrale obtenues par simulation FDTD On peut retrouver sur ces cartographies : deux variations du champ sur la coordonnée Ф à 2.1.2 GHz dB Figure III.

imaginer une antenne constituée : d’une cavité délimitée par des tiges (métalliques ou diélectriques) afin de rayonner une polarisation verticale à la fréquence f1 d’une deuxième cavité concentrique mais de taille différente.1. 186 .7. un matériau BIE 2D (sous forme de tige par exemple) est transparent pour une polarisation [III. et donc de rayonner une polarisation verticale. Des variations de cette valeur peuvent être entraînées par la modification de la hauteur de l’antenne ou encore du rayon de l’âme centrale r. seule l’antenne BIE coaxiale en polarisation verticale sera présentée. En effet. permettant de créer un champs Hz parallèle à l’axe du cylindre mais surtout un champ EФ.0.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut III. Possibilités offertes Cette étude modale nous a permis de mettre en évidence les différents modes de la cavité.0. Cependant. Nous avons pu identifier deux modes de fonctionnement particulièrement intéressants : le mode TM1.Chapitre 3 .On peut donc dans ces conditions. Les deux modes peuvent alors avoir des fréquences de résonances différentes pour des dimensions identiques. permettant de créer un champ Ez parallèle à l’axe du cylindre. ce dernier pouvant être rayonné en polarisation horizontale. les champs associés ainsi que les fréquences de résonance de ces modes.1. le rayon de la cavité R-r est proche de λ0/2. le mode TE1. délimitée par des anneaux (diélectriques ou métalliques) permettant de rayonner une polarisation horizontale à une fréquence f2 Les dimensions peuvent être choisies de manière à obtenir f1=f2 et un choix judicieux de deux excitations en quadrature de phase permettra de rayonner une polarisation circulaire.19]. Malgré cette différence. Dans les deux cas. l’antenne BIE coaxiale offre la possibilité de travailler en double polarisation (à la même fréquence ou à deux fréquences distinctes) et même en polarisation circulaire. l’étude modale a permis de mettre en évidence la faisabilité d’antenne BIE coaxiale à polarisation horizontale et même circulaire. Dans ce manuscrit.

a pu être validée par des simulations rigoureuses et nous a permis de dimensionner la structure. 187 .Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Cette étude modale. bien que basée sur des approximations issues de l’observation de l’antenne planaire.Chapitre 3 . Avant de s’intéresser aux propriétés et aux performances de ce type d’antenne. la question importante de l’excitation doit être étudiée.

Pour cela. il faut créer une source équivalente à un dipôle électrique élémentaire vertical.1 présente comme nous l’avons vu auparavant une composante Ez.1 Figure IV. Les cas du patch imprimé sur l’âme centrale ou des fentes dans l’âme centrale ne peuvent pas être envisagés puisque ces deux types de sources sont équivalents à un dipôle magnétique et génèrent donc un champ HФ dans la cavité.27]. Ce mode présente un champ E radial Eρ et un champ H orthoradial HФ [III.1.1).0. Il est aussi nécessaire d’obtenir un rayonnement omnidirectionnel dans la cavité. la seule possibilité est de générer un champ Ez dans la cavité. le TM1. les sondes précédemment citées doivent être adaptées à la géométrie de l’antenne BIE coaxiale. une composante HФ (figure IV.0. Présentation du problème Le problème de l’alimentation de l’antenne BIE coaxiale est de ne pas exciter le mode guidé. c’est à dire un rayonnement omnidirectionnel autour de l’âme centrale.1 : Représentation des champs dans la cavité coaxiale Afin de n’exciter que le mode TM.Chapitre 3 . mode fondamental qui ne présente aucune fréquence de coupure. 188 . Il existe plusieurs types de sonde capables de remplir cet objectif : le dipôle classique. Ame centrale Eρ HФ Eρ HФ Eρ HФ Ez Eρ HФ Ez mode TEM mode TM1. Pour cela. Le mode de fonctionnement qui nous intéresse ici.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut IV. la fil-plaque ou encore comme nous allons le voir les dipôles imprimés. c’est à dire le mode TEM. bien qu’elle soit très faible. ALIMENTATION DE L’ANTENNE BIE COAXIALE IV. une composante Eρ mais aussi.

2 : Comparaison d’exemples de diagramme de rayonnement obtenus avec un dipôle seul et un dipôle placé à coté d’une âme centrale métallique IV. Dipôle en λ0/2 IV.2. Le diagramme de rayonnement est maximum à l’horizon et à symétrie de révolution (figure IV. La figure IV. Plan vertical Plan azimutal dipôle seul dipôle à côté de l’âme centrale Figure IV. Rayonnement d’un dipôle L’excitation la plus simple que l’on puisse placer à l’intérieur de la cavité est un dipôle classique de longueur λ0/2. Le principal problème réside dans la présence de l’âme centrale qui ne permet pas d’obtenir une répartition omnidirectionnelle du champ autour de celle-ci (figure IV.2.1.2. 189 .2).2).5 dB. La distance obtenue est de l’ordre de λ0/15. Résolution du problème de l’âme centrale Afin de résoudre ce problème. Une petite optimisation de la distance entre les dipôles et l’âme centrale a été nécessaire afin d’obtenir cette valeur d’ondulation. Le champ rayonné par le dipôle fonctionnant sur son mode fondamental est à polarisation rectiligne verticale.Chapitre 3 .Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut IV. On peut constater que les diagrammes dans le plan vertical correspondent tout à fait à ceux obtenus avec un seul dipôle et dans le plan azimutal l’ondulation est de l’ordre de 2.2.3 présente le diagramme de rayonnement obtenu avec deux dipôles placés de part à d’autre d’une âme centrale métallique de 10 mm de côté. l’idée a été de placer plusieurs dipôles autour de l’âme centrale afin de se rapprocher de l’omnidirectionnalité recherchée.

5 4 3. Dans un souci de réalisation.3.5 GHz 7 GHz D ire ctivité (d B ) Plan vertical Plan azimutal 5.4).2. IV. l’installation du mode dans la cavité permet de lisser la directivité obtenue en azimut.3 : Exemple de diagrammes de rayonnement de deux dipôles disposés de part et d’autre de l’âme centrale La variation de la directivité dans le plan azimutal peut sembler importante mais. Fil d’alimentation Substrat diélectrique Surfaces métallisées Figure IV. La variation du gain en azimut est légèrement plus importante qu’avec un dipôle classique.5 GHz 7 GHz 60 100 140 180 Figure IV. Ils ont pour avantage d’être plus aisés à adapter et à réaliser.5 5 4. comme nous le verrons par la suite.4 : Représentation d’un dipôle imprimé Leur fréquence de résonance varie comme pour les dipôles classiques en fonction de la longueur des éléments imprimés. Utilisation de dipôles imprimés (a) Design et propriétés Les dipôles imprimés [III.28] [III. les dipôles simples ont été remplacés par des dipôles imprimés.Chapitre 3 . 190 .29] sont constitués de deux éléments métalliques imprimés sur les deux faces opposées d’un substrat (figure IV.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut 10 0 -10 -20 -30 -40 -50 -60 -90 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 70 90 6 GHz 6.5 3 2.5 1 -180 -140 -100 -60 -20 20 Phi (°) D ire ctivité (d B ) 6 GHz 6.5 2 1. et la polarisation obtenue est linéaire et verticale.

Chapitre 3 .5 et IV. (b) Utilisation pour l’excitation de l’antenne BIE coaxiale Au niveau des résultats autour de l’âme centrale. ils sont très proches de ceux obtenus avec des dipôles classiques (figures IV.5 GHz 6 GHz -20 20 60 100 140 180 D irectivité (dB ) Phi (°) Figure IV.5 : Représentation de deux dipôles imprimés de chaque côté de l’âme centrale Plan vertical 10 0 -10 -20 -30 -40 -50 -90 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 5 GHz 5. une autre sonde.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Un paramétrage de la fréquence de résonance des dipôles imprimés en fonction des dimensions de ceux-ci est proposé en annexe 10 [III. 191 . La directivité maximum est aussi un peu plus faible. composée d’une fil plaque. Cependant.28]. a été étudiée afin d’obtenir une meilleure omnidirectionnalité. Par la suite.6 : Exemple de diagrammes de rayonnement de deux dipôles imprimés disposés de part et d’autre de l’âme centrale On retrouve des performances similaires malgré quelques ondulations sur le lobe principal dans le plan vertical et une variation de directivité un peu plus élevée qu’avec des dipôles normaux (3 dB au maximum) dans le plan azimutal.6) Âme centrale métallique Dipôles imprimés Figure IV.5 GHz 6 GHz 70 90 Plan azimutal 5 D ire ctivité (d B ) 4 3 2 1 0 -180 -140 -100 -60 5 GHz 5. cette excitation sera souvent utilisée pour exciter la structure complète de l’antenne.

Ces deux éléments sont reliés par un fil d’alimentation et un fil de retour à la masse [III. IV.7 : Représentation d’une fil-plaque sur un substrat d’air Les positions des fils de masse et d’alimentation. la forme des éléments métalliques ainsi que la hauteur du substrat (en air sur la figure) permettent de définir la fréquence de résonance ainsi que le facteur de qualité de la résonance [III.8 : Représentation d’une fil-plaque anneau Les diagrammes de rayonnement de cette excitation dans le plan vertical avec et sans la présence de l’âme centrale sont présentés figure IV.Chapitre 3 .8). Fils de masse Eléments métalliques Fil d’alimentation Figure IV. Adaptation de la structure à la présence de l’âme centrale La structure de la fil-plaque a été modifiée afin d’avoir la possibilité de passer l’âme centrale au centre de celle-ci : les éléments rayonnants ont été pris en forme d’anneau et nous avons placé quatre fils de retour à la masse sur le pourtour de la structure (figure IV. Le rayonnement est similaire à celui obtenu avec un dipôle mais avec un encombrement beaucoup plus faible.3. Fil-plaque anneau IV.1. Fil d’alimentation Fil de masse Eléments métalliques Figure IV. On constate que l’âme centrale 192 . de l’ordre de λ0/10. Nous avons cependant retrouvé le même problème lié à la présence de l’âme centrale.7).3.3.31].Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut IV. Design et propriétés Les fil-plaques sont constituées d’un plan de masse et d’un élément rayonnant de forme quelconque imprimés sur un substrat diélectrique.2.9.30] (figure IV.

Dans le plan azimutal. Nous nous sommes rendu compte au cours de l’étude qu’un niveau de directivité de la source plus important pour des angles autour de 30 et 150° entraînent des lobes secondaires plus importants dans le rayonnement de l’antenne BIE. nous devions faire un choix entre les dipôles et la fil-plaque anneau. 0 -5 Directivité (dB) -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 0 20 40 60 80 Théta (°) Fil-plaque anneau Dipôles imprimés 100 120 140 160 180 Figure IV. 0 Directivité (dB) -5 -10 -15 -20 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 Théta (°) Avec âme centrale Sans âme centrale Figure IV.10). cette dernière excitation semblait préférable à la solution utilisant deux dipôles imprimés. Mais la comparaison des diagrammes des dipôles et de la fil plaque anneau avec âme centrale dans le plan vertical nous montre que le lobe principal obtenu avec la fil plaque est plus large que celui obtenu avec les dipôles (figure IV.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut entraîne la présence d’ondulations dans le lobe principal. on obtient un diagramme extrêmement propre avec moins de 1 dB d’ondulation. Comparaison des deux excitations En considérant l’omnidirectionnalité. IV.9 : Exemple de diagrammes de rayonnement dans le plan vertical de la fil-plaque anneau avec et sans âme centrale Pour exciter la structure BIE coaxiale.4.10 : Comparaison du rayonnement dans le plan vertical obtenu avec une fil-plaque anneau et deux dipôles imprimés 193 .Chapitre 3 .

nous allons nous intéresser aux propriétés et aux caractéristiques de cette nouvelle antenne en termes d’impédance d’entrée.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Les deux antennes présentées ici ont donc chacune leur inconvénient : la variation de 3 dB de l’omnidirectionnalité pour les dipôles la largeur du lobe dans le plan vertical pour la fil-plaque anneau Après un certain nombre de simulations de l’antenne BIE coaxiale excitée avec ces deux sources. il s’est avéré que l’omnidirectionnalité était peu dégradée avec les dipôles alors que les lobes secondaires étaient réellement plus élevés avec la fil-plaque anneau [III. 194 . de modes de fonctionnement et de rayonnement.Chapitre 3 . nous allons donc utilisé deux dipôles (imprimés ou non) afin d’exciter l’antenne BIE coaxiale.32]. Les dimensions de la structure BIE ainsi que la technique d’alimentation de celle-ci étant connues. Par la suite.

1. nous avons toujours par la suite considéré des structures composées de cylindres diélectriques de permittivité εr séparés par des cylindres d’air (figure V.1.1 : Type de structure étudie La structure a été dimensionnée comme expliqué au paragraphe III pour que la fréquence de coupure du mode de guide soit égale à 5.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut V. On obtient ainsi une bonne approximation de la structure infinie. 195 . nous nous sommes tout d’abord intéressés à la structure infinie pour s’affranchir de la présence des extrémités et donc de l’influence de la hauteur et des modes secondaires. Le rayon de la cavité R est alors égal à 25. e1 e2 e1 R Dipôles εr1 Figure V.1.68 GHz. PROPRIETES ET PERFORMANCES DE L’ANTENNE BIE COAXIALE Afin d’étudier toutes les caractéristiques de cette antenne. la structure étant étudiée à l’aide de la méthode FDTD. Structure étudiée La structure étudiée est donc un guide coaxial infini composé d’une âme centrale métallique et de plusieurs cylindres diélectriques de permittivités différentes.Chapitre 3 . Etude de la structure infinie V. cela ayant peu d’influence sur son fonctionnement.1). Par souci de simplicité. L’âme centrale a été simulée rectangulaire pour simplifier le maillage de la structure. Afin de simuler une structure infinie.5 mm. V. les extrémités du guide sont placées dans les couches absorbantes ou PML (annexe 2).

Chapitre 3 . Impédance d’entrée et champ Ez dans le guide coaxial infini Nous avons observé dans un premier temps l’impédance d’entrée de cette structure infinie (figure V.3 pour différentes fréquences. dB CCE Figure V.25 6.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut V.3 : Module du champ E parallèle à l’axe du cylindre 196 .1.75 6 6.75 5 5.5 5. La résonance que l’on voit ici est celle de l’excitation modifiée par le matériau BIE.25 5.2) composée d’un seul cylindre de matériau diélectrique (εr = 50).2.2 : Impédance d’entrée de la structure Le module du champ Ez (parallèle à l’axe du cylindre) dans le guide est donné figure V.5 4.5 Fréquence (GHz) Re(Ze) Im(Ze) Figure V. Il n’y a pas de résonance des modes de la cavité puisqu’on s’intéresse ici à un guide infini. 4500 3500 2500 Ohms 1500 500 -500 -1500 -2500 4.

8 GHz Figure V. On considère toujours une structure composée d’un seul cylindre diélectrique de forte permittivité. déterminées lors de l’étude des antenne planaires.4 : Diagramme de rayonnement de la structure infinie dans un plan parallèle à l’axe du cylindre (εr=50) La directivité augmente progressivement avec la fréquence jusqu’à l’apparition à 6 GHz de deux lobes dépointés.5). 10 0 D ire c tiv ité (d B ) -10 -20 -30 -40 -50 -60 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) 5. permettant d’obtenir à priori le rayonnement souhaité. V. Etude en rayonnement de la structure infinie Les diagrammes de rayonnement en fonction de la fréquence dans un plan parallèle à l’axe du cylindre sont donnés figure V. On peut observer que les diagrammes présentent des lobes secondaires très bas.1. Le champ dans le guide satisfait donc les conditions. 197 . La directivité dans l’axe est alors décroissante.) On peut constater qu’il n’y a pas de variation sur la circonférence et on retrouve les conditions de court-circuit électrique à l’interface entre la cavité d’air et le premier cylindre diélectrique.4.Chapitre 3 .7 GHz est la fréquence de coupure du mode étudié. inférieure à 1 dB (figure V.7 GHz. (Rappelons que 5.9 GHz 6 GHz 5. le champ Ez est encore concentré au centre de la structure au niveau de l’excitation. inférieurs à -20 dBc. malgré l’excitation par les dipôles plans.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut On voit qu’à 5. La variation de directivité dans le plan azimutal est faible.7 GHz D ire c tiv ité (d B ) 10 0 -10 -20 -30 -40 -50 -60 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) 5.3. Puis lorsqu’on monte en fréquence. celui-ci se propage dans le guide.

1.7 5. Directivité de l’antenne Nous avons observé la variation de la directivité en fonction de la fréquence pour plusieurs valeurs de permittivité du cylindre diélectrique (figure V.9 GHz 6 GHz -60 -20 20 60 100 140 180 -180 -140 -100 Figure V. Ainsi pour une directivité de 10 dB. 10 9 Directivité (dB) 8 7 6 5 4 3 2 5. les directivités obtenues sont supérieures à 10 dB.6 : Directivité en fonction de la fréquence pour différentes valeurs de la permittivité diélectrique du cylindre La directivité maximum augmente avec la permittivité diélectrique du cylindre. 11 10 9 Dierctivité (dB) 8 7 6 5 4 3 2 1 0 5. Ainsi. Malheureusement. une augmentation de la directivité entraîne une diminution de la bande passante en rayonnement. comme pour toute antenne. pour des permittivités diélectriques supérieure à 70.8 GHz 5.4 5.5 : Diagrammes de rayonnement dans un plan perpendiculaire à l’axe du cylindre Phi (°) V.2 5. 198 .4.7 GHz 5.6 5.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut On obtient donc bien une antenne omnidirectionnelle présentant moins de 1 dB de variation dans le plan azimutal et un faisceau étroit avec des lobes secondaires très faible dans le plan vertical. la bande passante est égale à 4.6).1 Fréquence (GHz) εr = 10 εr = 20 εr = 30 εr = 50 εr = 70 εr = 115 Figure V.9 6 6.3 5.5 5.Chapitre 3 .3 % alors qu’elle est égale à plus de 8 % pour une directivité de 8 dB.8 5.

pour une permittivité du matériau égale à 6.3 5.9 6 Fréquence (GHz) un cylindre de permittivité 10 deux cylindres de permittivité 10 Figure V.4 5.8 5.2 5. Cela ne pouvant être fait.7 5. 12 10 Directivité (dB) 8 6 4 2 0 5. ce qui est difficile dans la pratique.Chapitre 3 . l’épaisseur du premier cylindre est de 4. Nous avons pu vérifier dans un premier temps l’augmentation de la directivité et la diminution de la bande passante lorsqu’on augmente le nombre de cylindres (figure V.86 mm et celle du deuxième 5 mm.5.25 λg alors que l’épaisseur du cylindre suivant est quasiment égale à 0.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut L’obtention de directivités importantes (de l’ordre de 10 dB) nécessite d’avoir recours à de fortes permittivités.6 5. Structure infinie à plusieurs cylindres Ce type de structure est plus difficile à simuler correctement avec la méthode FDTD.25 λg d’épaisseur pour les deux cylindres. cela a une influence sur le fonctionnement de la structure. Afin de faire la différence entre ces deux épaisseurs.24 et 0. En effet. nous avons choisi de prendre 0. augmentant considérablement les temps et volume de calcul. l’épaisseur du premier cylindre diélectrique est comprise entre 0. comme nous l’avons vu lors de l’étude théorique.5 5. comme nous allons le constater.1.5. il serait nécessaire de prendre une taille de maille extrêmement fine pour la simulation FDTD. Une autre solution peut être d’augmenter le nombre d’épaisseurs du matériau BIE c’est à dire le nombre de cylindres diélectriques.7).7 : Comparaison des directivités obtenues avec un et deux cylindres de permittivité diélectrique εr = 10 Nous avons souhaité comparer les performances obtenues avec des structures composées de : un seul cylindre de forte permittivité deux cylindres de faible permittivité 199 . Bien sûr. V. Par exemple.25 λg.

6.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut V.1) Avec F0 : Fréquence du pic de transmission ∆f : Bande passante à . Cependant la bande passante semble légèrement plus faible avec la structure composée de deux cylindres. 200 . Ce coefficient de qualité Q est défini par le calcul du coefficient de transmission de la structure planaire infinie.9) : un cylindre de permittivité εr = 115 deux cylindres de permittivité εr = 10 On constate que la directivité maximum est la même pour les deux structures.8 : Coefficient de transmission de la structure planaire à défaut Le coefficient de qualité est alors donné par : Q= F0 ∆f (V.1. Les écarts entre les deux courbes peuvent venir des problèmes de simulation et de maillage évoqués précédemment.Chapitre 3 .8). 0 -3 -6 F0 λg 4 dB ∆f Défaut en λ0 λ0 4 -9 -12 -15 Fréquence Figure V. Comparaison des structures à un et deux cylindres (a) Méthode de comparaison Afin d’effectuer une comparaison entre des structures composées de un et plusieurs cylindres.3 dB (b) Résultats en terme de directivité Nous avons donc comparé deux structures présentant le même coefficient de qualité en planaire (figure V. en incidence normale (figure V. nous nous sommes basés sur le coefficient de qualité du matériau BIE utilisé.

10 permet de comparer les diagrammes de rayonnement obtenus avec les deux structures dans le plan vertical.9 : Comparaison des directivités obtenues avec deux structures présentant le même coefficient de qualité Q (c) Niveaux des lobes secondaires La figure V.3 5.6 5.10 : Diagrammes de rayonnement obtenus avec deux structures présentant le même coefficient de qualité Q Théta (°) On constate que les lobes secondaires sont plus élevés avec une structure composée de deux cylindres.9 6 Fréquence (GHz) un cylindre de permittivité 115 deux cylindres de permittivité 10 Figure V.5 5. les structures composées de plusieurs cylindres diélectriques permettent de retrouver des directivités identiques aux structures à un seul cylindre de permittivité forte. (d) Conclusion En conclusion. Cependant.2 5. 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -45 -50 -90 -70 -50 Directivité (dB) un cylindre de permittivité 115 deux cylindres de permittivité 10 -30 -10 10 30 50 70 90 Figure V. la bande passante en rayonnement est légèrement plus faible et les lobes secondaires plus élevés bien que restant très acceptables.Chapitre 3 . Malgré ces inconvénients.4 5.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut 12 10 Directivité (dB) 8 6 4 2 0 5.8 5.7 5. ces structures à plusieurs cylindres seront les seules qui pourront être utilisées dans la pratique pour obtenir des directivités élevées. 201 .

2. 10.5 7 3 4 5 6 7 8 hauteur (lambda) eps = 70 eps = 50 eps = 30 Figure V.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Il est temps à présent d’envisager une structure finie. Nous noterons sa hauteur H. 202 . (a) Hauteur et directivité La figure V.11 : Evolution de la directivité en fonction de la hauteur (en multiple de λ0) pour différentes valeurs de permittivité On constate que chaque permittivité propose une directivité maximum potentielle qui peut être atteinte si la hauteur de l’antenne est suffisante.2. l’antenne étudiée dans ce cas étant composée d’un seul cylindre diélectrique. la directivité des antennes BIE coaxiales est certes directement reliée au matériau utilisé.5 8 7. L’étude de l’impédance d’entrée et des champs dans la cavité ayant été faite au paragraphe III afin de valider l’étude modale.5 10 Directivité (dB) 9. Ce phénomène va être expliqué grâce à la théorie des ouvertures rayonnantes. V. En effet.Chapitre 3 . V.11 donne l’évolution de la directivité en fonction de la hauteur de l’antenne et de la permittivité du matériau. Etude de la structure finie L’antenne est composée comme précédemment de plusieurs cylindres diélectriques espacés par des cylindres d’air.1. Nous allons pouvoir observer l’influence de la hauteur de l’antenne.5 9 8. nous nous intéresserons ici uniquement à l’étude en rayonnement. Etude en rayonnement Cette étude a été réalisée en fonction de la hauteur de la structure. mais aussi à la hauteur de l’antenne comme nous allons le voir à présent.

donnée figure V.Chapitre 3 .Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut (b) Calcul de la directivité en fonction de l’ouverture rayonnante La hauteur détermine la surface rayonnante de l’antenne et donc sa directivité selon le processus suivant.12. 203 . G max = 36000 (IV. on peut convertir le gain de l’antenne directive Gdir en gain d’une antenne omnidirectionnelle Gomni.12 : Comparaison des gains simulé et calculé en fonction de la hauteur de l’antenne L’antenne se comporte comme une ouverture rayonnante.3) La comparaison des gains simulés et calculés par cette méthode. donnant le rapport entre le gain et les ouvertures à -3 dB dans les deux plans principaux d’une antenne. 11 10 Gain( dB) 9 8 7 6 5 4 2 3 4 5 Hauteur (mm) 6 7 8 Gain calculé Gain simulé Figure V. nous confirme bien ce phénomène.2) θ siteθ azimut On obtient alors : Gomni = 100 ⋅ Gdir 100 4π ⋅ S e = ⋅ 36000 λ0 36000 (IV.1) Avec : Gdir = gain de l’antenne directive Se = surface effective (surface de l’ouverture rayonnante) = 2*π*R*H A l’aide de la formule empirique (IV.2). La gain d’une antenne directive est donnée par : Gdir = 4π ⋅ Se λ0 2 (IV. Sa surface (et donc sa hauteur) doit être suffisante pour obtenir un gain élevé.

(c) Diagrammes de rayonnement L’allure des diagrammes de rayonnement obtenus avec deux structures composées d’un cylindre de permittivité εr=50 et de hauteur 5 et 6 λ0 est donnée figure V.5 9 8.5 8 7.5 8 7.5 7 6. L’omnidirectionnalité dans le plan azimutal est très bonne puisque l’ondulation reste inférieure à 0.5 9 8.4 GHz 10 9.3 GHz 10 D irectivité (dB ) 0 -10 -20 -30 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 5. comme dans le cas de la structure infinie.13.5 6 -180 -140 -100 -60 D irectivité (dB) hauteur = 6 lambda0 hauteur = 5 lambda0 -20 20 60 100 140 180 Phi (°) 5.5 6 -180 -140 -100 -60 D irectivité (dB ) hauteur = 6 lambda0 hauteur = 5 lambda 0 30 50 70 90 hauteur = 6 lambda0 hauteur = 5 lambda 0 -20 20 60 100 140 180 Phi (°) 5.Chapitre 3 .5 7 6.5 dB. Plan vertical 5.5 6 -180 -140 -100 -60 -10 -20 -30 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) hauteur = 6 lambda0 hauteur = 5 lambda0 D ire ctivité (d B ) 0 hauteur = 6 lambda0 hauteur = 5 lambda0 -20 20 60 100 140 180 Phi (°) Figure V. 204 .5 9 8.13: Diagrammes de rayonnement obtenus avec deux structures composées d’un cylindre de permittivité 90 et de hauteur 5 et 6 λ0 On constate. une augmentation progressive du gain en début de bande et une poussée des lobes secondaires ensuite.5 7 6.4 GHz 10 D ire ctiv ité (d B ) 5.35 GHz 10 D irectivité (dB ) 0 -10 -20 -30 -40 -90 -70 -50 -30 -10 10 30 50 70 90 Théta (°) hauteur = 6 lambda0 hauteur = 5 lambda0 Plan azimutal 5.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Observons les diagrammes de rayonnement obtenus avec cette antenne.35 GHz 10 9.5 8 7.3 GHz 10 9.

Cela s’explique par l’observation de l’impédance d’entrée des deux antennes.14. 1400 1200 hauteur = 6 lambda0 hauteur = 5 lambda0 Re(Ze) (Ohms) 1000 800 600 400 200 0 1ier mode 3ième mode 5 5. une augmentation de la hauteur entraîne une augmentation du gain de l’antenne mais aussi une diminution de la bande passante. En effet. (d) Comparaison des impédances d’entrée L’impédance d’entrée des deux structures de hauteur 5 et 6 λ0 est présentée figure V.10 dB du lobe principal.Chapitre 3 .4 GHz contrairement à la seconde structure.75 6 Fréquence (GHz) Figure V.25 5. on constate que les lobes secondaires de la structure la plus haute (6 λ0) augmentent plus rapidement et le gain dans l’axe diminue de ce fait à partir de 5. Ainsi. (e) Bande en rayonnement L’augmentation des lobes secondaires a pour conséquence de réduire la bande passante en rayonnement de l’antenne. 205 .5 5. on constate une apparition de ceux-ci plus rapide pour une structure plus haute. Ainsi les lobes secondaires étant reliés au troisième mode de l’antenne.14 : Comparaison des impédances d’entrée obtenues avec deux structures composées d’un cylindre de permittivité 90 et de hauteur 5 et 6 λ0 La fréquence de résonance du 3ième mode est plus faible pour une structure plus haute.Etude et conception d’une antenne BIE coaxiale omnidirectionnelle en azimut Les lobes secondaires augmentent plus ou moins vite selon la hauteur de la structure. On ne tient compte pour le calcul de celle-ci que des diagrammes présentant des lobes secondaires inférieurs de .

inférieurs à -30 dB du maximum et ce quelque soit la fréquence (figure V. Dans ces conditions. il est important de choisir la hauteur de l’antenne correctement afin d’obtenir des performances maximales. Il permet une appréciation globale des performances de l’antenne.16). (f)Polarisation croisée Les niveaux de polarisation croisée de cette antenne sont très bons. 10 D irectivité (dB ) D irectivité (dB ) 0 -10 -20 -30 -40 -50 -90 polarisation principale polarisation croisée -70 -50 -30 -10 10 Théta (°) 30 50 70 10 5 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 -90 polarisation principale polarisation croisée 90 -70 -5