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Revue de la littérature

2.1. Définition :

2.1.1. ville:
La notion de ville n’a pas la même signification à travers le monde, et de ce fait
peut-être tributaire de plusieurs critères qui peuvent varier d’un pays à un autre. Aussi les
principaux rôles dévolus à une ville pour la définir, sont aussi les critères qui sont
souvent utilisés pour différencier celles-ci. Ces critères peuvent être d’ordre administratif,
démographique, de densité de population, d’équipement, de critères économique etc…..

2.1.1.1. D’ordre administratif

« Par un acte administratif, une agglomération est reconnue comme ville ou également
par sa fonction administrative » (Njankouo née Vare, R, 2014, p.3).

2.1.1.2. La taille de la population

« Un seuil de peuplement est généralement fixé pour définir la ville » (Njankouo née Vare,
R, 2014, p.3).

2.1.1.3. La densité de population

« Ce critère est souvent corrélé à celui de la taille de la population d’une
agglomération et varie également suivant le pays » (Njankouo née Vare, R, 2014, p.3).

2.1.1.4. Les équipements
« Le niveau minimal des équipements constitue l’un des critères prédominants pour la
définition de la ville, bien que, pas souvent spécifié » (Njankouo née Vare, R, 2014, p.3).

2.1.1.5. Le critère économique

« Le critère économique, à l’instar des activités pratiquées par la population, fait partir des
critères de définition d’une ville. En effet pour être une ville, une agglomération doit
avoir parmi sa population une proportion importante de personnes actives n’exerçant pas
dans l’Agriculture » (Njankouo née Vare, R, 2014, p.3).
Au Cameroun, la loi n°2004/003 du 24 avril 2004 régissant l’urbanisme au Cameroun,
de par son article 4: la ville est définie comme « un centre
urbain, ou des communautés rurales concentrées, d’au moins 2000 habitants et occupants un
espace bâti, de façon continu et manifeste et, qui est le siège d’activités professionnelles

Pour ainsi dire. ce mot à une connotation de précarité et désigne.2. 2. littéralement des « maisons en bidons ». J.1. caractérisée par un habitat inferieur aux normes. Elle insiste.il convient de retenir.diversifiée. p. l’industrie .1. principalement dans le commerce. Slum (anglo-américain). le flou demeure sur les véritables limites géographiques des villes au Cameroun. De nos jours le nom bidonville peut-être décliné dans plusieurs langues. et misérable » (UN-HABITAT.1. la définition opérationnelle de bidonville. p. (Carroll D Wright. sous l’impulsion du chercheur philanthrope Britannique CHARLES BOOTH. notamment lorsqu’elles sont habitées par une population de misérables et de criminels ». Mais la définition la plus simple est celle proposée par UN-HABITAT. la notion de ville est chargée de non-dit au Cameroun. culturels. .2. surtout quand ces dernières ne disposent pas de documents de planification. par les travailleurs installés dans la ville. (INS) et (BUCREP).ONU.8). 1996. (2014. Ce n’est qu’à partir de 1932. p. dans "Le bidonville ". 2009. spirituel et scientifique » (CNUEH. Pour ce qui concerne le présent exposé . (“Le bidonville”. 2016). parmi les déclinaisons les plus connus on note : favelas (Brésil). pour lui le les bidonvilles autrement appelés les « slums » (Anglo-Américain). 2016) . Bidonville 2. dans "Le bidonville ". facteurs de développement économique et de progrès social.4). Terminologie Le mot « bidonville » a été employé pour la première fois par un médecin dans la « voix du Tunisien » à propos d’habitats précaires dans la ville Tunis (Tunisie). sont définis comme « des zones de ruelles sales. organismes qui ont tous deux des définitions de la ville qui sont divergentes.Tandis que pour d’autres le bidonville est « un sas pour la ville » (Damon. Mapane (Gabon). et signe que la définition de la notion de ville dépend aussi des organismes statistiques. c’est-à-dire des maisons construites avec le matériau de récupération. R. 2. Selon (Njankouo née Vare. Définition En remontant l’histoire des définitions du mot bidonville. Pour UN-HABITAT un « bidonville est une zone urbaine très densément peuplée. on se retrouve au 19 e siècle. proposée par :UN-HABITAT au sommet de L’ONU de Nairobi .et l’administration ». 2016).2. Les « villes et les villages sont des centres de civilisation.8). 1894.1.2. townships (Afrique du Sud). que le mot bidonville commence à être utilisé comme toponyme.

un bidonville est caractérisé par « un accès inadéquat à l’eau potable.1.8). démolition. accès à un système d’assainissement amélioré.3.Selon cette définition. 2009. décrivant.un ménage habitant un bidonville a été défini. éradication. le surpeuplement. Il est utile de noter les périphrases tels que : « habitat provisoire ». et sécurité d’occupation de la tenure. car la sécurité d’occupation des habitants des bidonvilles dépend souvent de droits de facto ou de juré. « quartier précaire ».1. dégourbification.3. déguerpissement. qualité structurelle et durabilité des logements. « habitat spontané ». ou de son absence. Définition : La débidonvillisation : est le «fait de supprimer les bidonvilles d’une commune. 2. . on peut observer qu’il est constitué d’un préfix « de » et d’une racine « bidonvilisation » qu’on assimile à un «néologisme » (Damon. Débidonvillisation 2. un accès inadéquat à l’assainissement et autres infrastructures. dépourvu d’un ou de plusieurs des éléments suivants :accès à un approvisionnement en eau amélioré. Ce néologisme a trait à la dynamique de développement des bidonvilles sur le territoire d’une ville donnée.en 2002. J. la mauvaise qualité des logements. surface habitable suffisante (pas plus de trois personnes partageant la même pièce). 2009. Le cinquième indicateur. Quant à la notion de surpeuplement. la sécurité d’occupation de la tenure.fr/dictionnaire/debidonvillisation/). « établissements informels » recouvrent la même réalité que le mot « bidonville ». a trait à la légalité. comme un groupe de personnes vivant sous le même toit. J. de la pauvreté un aspect de l’environnement dans lequel vivent les habitants des bidonvilles. En résumé. elle est définie comme « une situation où l’on trouve plus de deux personnes par pièces dans une habitation » (Damon. la débidonvillisation peut être rapprochée des termes tels : arasement. Quatre des cinq indicateurs utilisés pour la définition des bidonvilles concernent des aspects physiques. on peut distinguer d’autres approches d’urbanisme opérationnel telles . le statut précaire de la résidence ». p. Ces indicateurs se focalisent sur les conditions de vie dans les bidonvilles. résorption. A cote de cette approche. De par le mode d’action préconisé. Dans le même ordre d’idée . les éléments manquants et faisant. qui n’est facile ni à mesurer ni à contrôler. d’une zone urbaine » (http://universalis. p. la débidonvillisation s’inscrit dans la logique de l’action radicale de démantèlement des « quartiers précaire » d’une ville.1. En observant de plus près ce mot.5).

« interrompt la scolarité de leurs enfants et.services du développement progressif du secteur foncier Cette approche a ceci de particulier qu’elle change de paradigme et de ce fait l’état. La réinstallation sur un terrain approprié Il s’agit d’une évacuation-réinstallation . L’approche sites . renforce leur pauvreté » (UN-HABITAT. réhabilitation. parler de « Débidonvillisation des villes camerounaises » . Sur le plan opérationnelle. p. construisent et fournissent des logements bon marché (pour la vente ou la location). cas du quartier Mvog-Ada dans la commune d’arrondissement de Yaoundé 5.1. restructuration. les gouvernements planifient les parcelles et les services de base qu’ils fournissent mais. aux grés des situations pratiques rencontrées sur le terrain. elle peut revêtir. La rénovation sur site Elle signifie. dans un autre sens à procéder.2. 2. l’approche sites-services. car la réinstallation a des conséquences sociales importantes.1. ceci est considéré comme un moyen de garantir que le logement est de bonne qualité. c’est le moyen le moins coûteux et le plus humain pour améliorer le stock si nécessaire de logements abordables d’une ville. en effet. au lieu de le détruire. elle réduit considérablement.5. facilitateur d’entraides entre habitants des bidonvilles.32). Dans ce cas précis. 2. que comme un fournisseur de logements. cette approche est la moins conseillée.2. Lorsque les gouvernements conçoivent. sans déplacer ses habitants. construction de logements publics. améliorer l’environnement physique.4.3. revient.3.2011b. en général.p. Pour ainsi dire. La construction des logements publics à l’initiative de l’état. augmente leurs frais de transport. à une redistribution équitable du produit des progrès économiques à l’échelle locale.1. En effet toutes ces approches à l’excepté des trois dernières. ont un trait commun.20). par le moyen de l’intégration des quartiers précaires à la ville formelle. celui du souci de préserver le tissu social déjà établi dans le . réinstallation sur un terrain approprié. 2.3.3. Lorsque les villes et les gouvernements soutiennent le processus de remise en état de communautés informelles. les possibilités de revenu des gens.3. laissent les gens construire leurs propres maisons sur ces terres. 2011b. est plus perçu comme. social et économique d’un établissement informel existant. prendre les formes de : « rénovation (amélioration) sur site » (UN-HABITAT.1.

elles constituent une évolution importante. car elle permet d’humaniser cette dernière.bidonville. . Et en cela. au regard de la débidonvillisation classique (suppression radicale).