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LES SOURCES

En matière de son, une source est un générateur qui fournit un signal modulé, destiné à fonctionner avec un préamplificateur de tension. Le générateur est un microphone ou un lecteur (lecteur de Cd, tourne disques, magnétophone, DAT, etc ... ). Le préamplificateur de tension est tout simplement l'entrée micro ou ligne de votre console de mélange ou table de mixage.
LES MICROPHONES Il existe plusieurs variétés de microphones. Les principaux types utilisés sont : - Le microphone électrodynamique (appellation courante micro dynamique) - Le microphone à ruban (appellation courante : micro à ruban). - Le microphone électrostatique (appellation courante : micro à condensateur). MICROPHONE ELECTRODYNAMIQUE Le microphone électrodynamique est un haut-parleur miniature à aimant permanent qui, à l'inverse de donner des sons, prend des sons. Ce microphone peut être du type omnidirectionnel ou directionnel. En prise de son, on utilise les microphones omnidirectionnels pour la prise de son globale d'un orchestre ou d'un chœur. Les microphones directionnels sont réservés à la prise de son isolée d'un artiste (chant ou parole) ou d'un instrumentiste soliste au sein d'un orchestre. Les microphones omnidirectionnels et directionnels sont très largement utilisés dans la prise de son courante. Synoptique d'un microphone électrodynamique. L = Inductance. R1 R2 = Résistances. C = Capacitance. L'ensemble de L + R1 R2 + C détermine le gradient acoustique ainsi que les courbes de réponse en direction et en fréquence. MICROPHONE A RUBAN Le microphone à ruban était jadis très utilisé pour sa fidélité dans la parole, le chant et la musique. De nos jours, il est remplacé par le microphone électrostatique qui délivre des niveaux supérieurs et permet un plus grand isolement en utilisation directionnelle. La conception du microphone à ruban est étroitement liée à celle du microphone dynamique, à l'exception de la membrane qui est remplacée par un ruban métallique. Afin d'obtenir une plage plus importante en linéarité et en fréquence, l'équipage est quelquefois doublé dans certains types de microphones à ruban par exemple Beyer M 160 très bon sur le piano. en savoir + sur micro à ruban MICROPHONE ÉLECTROSTATIQUE Le microphone électrostatique est composé d'une membrane en plastique métallisé, tendue à très faible distance d'une plaque métallique perforée. Nous sommes donc en présence d'un condensateur, ce qui explique l'appellation constante de ce type de microphone : micro à condensateur. Sous l'effet de la pression acoustique (chant, parole ou musique), la membrane vibre à la même fréquence en modifiant la valeur de la capacité. Une tension continue, d'une centaine de volts, polarise le condensateur pour lui permettre de se charger et de se décharger. Le circuit est fermé par une résistance de valeur très élevée, afin que le courant capacitif produise à ses bornes un signal basse fréquence utilisable grâce à un préamplificateur à grand gain doté d'une impédance d'entrée élevée. La tension continue est fournie à partir d'un oscillateur à circuit intégré alimenté par une pile de 9 à 48 volts logée à l'intérieur du boîtier du microphone ou par une alimentation séparée appelée "alimentation fantôme" dont la tension de service est généralement de l'ordre de 48 volts. Cette alimentation peut être placée dans un coffret entre le microphone et la console ou incorporée dans la console. Comme les microphones

électrodynamiques les microphones électrostatiques sont de plus en plus utilisés. Toutefois, leur emploi nécessite certaines précautions compte-tenu de leur courbe de réponse qui s'étend dans les meilleurs cas de 20 Hz à 20 kHz. La directivité est omnidirectionnelle ou directionnelle selon le mode de fabrication. Synoptique du microphone du microphone électrostatique. Capsule = Principe du condensateur - C = Condensateur d'isolement. - R = Résistance d'équilibrage de la haute tension. - + Pol = Tension de polarisation. - BF = Signal modulé basse fréquence. Synoptique du microphone électrostatique avec son alimentation. C = Capsule. P = Préamplificateur. T = transformateur d'isolement. R1 et R2 = 6K8 +/- 1% résistance d'équilibrage. TR = Transformateur de la console de mélange. Dérivé du microphone électrostatique classique, le microphone à electrect, nettement moins coûteux, est utilisé en prise de son dans des cas particuliers. La prise de son d'une batterie par exemple (pied de grosse caisse et toms), pourra être faite avec des micros électrets en raison de leur bande passante plus étroite. Par contre, pour la prise de son des cymbales, on aura recours à des microphones électrostatiques.

Avant de passer au chapitre utilisation et choix des microphones en fonction des sources. Nous allons faire rapidement connaissance avec les branchements respectifs entre les microphones et la console de mélange. Dans la sonorisation professionnelle, les microphones sont reliés à la console par des câbles blindés équipés de connecteurs du type XLR (marque Cannon, Switchraft, Neutrix... ). Ces connecteurs tripoles, de naissance américaine, ont un code de branchement standardisé dans la plupart des pays. Nous devons considérer que les signaux modulés en provenance des microphones sont alternatifs, ce qui nous donne en électrique : phase, neutre et terre. Dans le langage audio, ces termes sont remplacés par : point chaud, point froid et masse, avec les symboles suivants : Point chaud Point froid Masse Les symboles point froid et masse ont une certaine ressemblance, ce qui explique la réunion point chaud et masse dans le cas de la des-symétrisation.

Revenons à nos câbles et à leurs raccords entre les microphones et la console. Le diamètre extérieur conseillé pour les câbles micros est de 10 mm. Le revêtement est en caoutchouc ou en plastique. Pour la couleur, c'est une affaire de goût, bien que le noir soit couramment employé. Le point chaud et le point froid sont constitués chacun d'un câble isolé à l'intérieur d'une gaine de blindage (tresse métallique servant à protéger le point chaud et le point froid des parasites extérieurs), et surtout des gradateurs de lumière, qui sont équipés de thyristors, les sources les plus polluantes. Le diamètre conseillé pour les câbles point chaud et point froid est de 0,6 mm à 0,8 mm. Le revêtement (isolement) est en caoutchouc ou en plastique. Pour faciliter le repérage, les câbles isolés sont de couleurs différentes. Dans le standard américain, les couleurs sont les suivantes : Blanc = Point chaud Bleu ou rouge = Point froid Noir = Fil de masse soudé à la gaine de blindage. Le standard allemand est différent : Noir = point chaud Rouge ou blanc = point froid Vert = Fil de masse soudé à la gaine de blindage. Les connecteurs XLR ont aussi un standard de raccordement. Le plus utilisé actuellement est le standard américain Broche 3 = Point chaud Broche 2 = Point froid Broche 1 = Masse. Dans certaines installations anciennes, les câbles micros sont soudés aux connecteurs XLR au standard DIN (standard allemand), ce qui donne : Broche 3 = Masse Broche 2 = Point froid Broche 1 = Point chaud. Comme vous le voyez, un petit détail qui change tout car, si par malheur vous raccordez un micro à la console avec ce genre de câble, vous risquez d'avoir une superbe "ronflette" ! Nos amis les Anglais utilisent encore un standard différent pour le câblage des connecteurs XLR, c'est à dire : Broche3 = Point froid Broche2 = Point chaud Broche 1 = Masse.

Ah ! Ces Anglais. Pas comme les autres, même dans le code de la route... Soyez quand même rassurés. Avec un câble micro raccordé au standard anglais, vous risquez d'avoir une inversion de phase : c'est mieux que la "ronflette". Signalons que le standard américain devient normalisé et, actuellement, il y a rarement des problèmes au niveau câblage dans les utilisations professionnelles (sonorisation ou enregistrement). A titre d'information, vous trouverez ci après la correspondance et le câblage au standard normalisé américain entre les fiches XLR femelle et XLR mâle, Amphenol mâle et XLR mâle, Tuchel/Din femelle et XLR mâle.