Aix-en-Provence, le mardi 04 Juillet 2017

Hervé GUERRERA
Conseiller Municipal d’Aix-en-Provence
occi@free.fr 06.87.42.62.96

Monsieur le Commissaire Enquêteur
Mairie d’Aix-en-Provence
Direction de la Planification Urbaine
CS 30715
13616 Aix-en-Provence

Objet : Avis sur l’enquête publique - Modification n°2 du plan local d’urbanisme de la
commune d’Aix-en-Provence

Monsieur le Commissaire ;

Veuillez trouver ci-après, détaillé en cinq points, l’avis mentionné en objet.

1. Sur les secteurs en attente de projet et le Projet d'Aménagement et de
Développement Durables

Dans le rapport de présentation du projet de modification du Plan Local d’Urbanisme, soumis
à l’enquête publique en cours, sont prévues de nouvelles dispositions particulières relatives
aux secteurs d’attente de projet. Parmi ces secteurs se trouve l’espace dénommé « Timon
David – Rambot » dans lequel est situé le parc Rambot. Le PLU, approuvé le 23/07/2015,
prévoyait initialement dans l’article 7 des dispositions particulières vis-à-vis des secteurs dans
l’attente de projet d’interdire « les constructions ou installations supérieure à 100 m² de
surface de plancher et qui n’ont pas un caractère temporaire »

Cette rédaction correspondait parfaitement à la servitude fondée par l’article L123-2-a du
code de l’urbanisme sur laquelle s’est appuyé le législateur pour définir le secteur d’attente
de projet. Cet article est protecteur. Il interdit « sous réserve d'une justification particulière,
dans un périmètre qu'il délimite et pour une durée au plus de cinq ans dans l'attente de
l'approbation par la commune d'un projet d'aménagement global, les constructions ou
installations d'une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement. ». C’est ce que la
rédaction initiale du PLU traduisait, avec raison, par l’interdiction, dans l’attente d’un projet
global, de toute construction non temporaire comme un parking.

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Le secteur Timon David – Rambot, un peu plus de 3 hectares, est défini dans le PLU de Juillet
2015 et cette définition reste valable, comme un espace sur lequel il convient de « prévenir
toute intervention partielle sur des emprises d'équipements publics ou d'intérêt collectif,
entendu que la protection de la trame verte de la ville est une donnée forte du Projet
d'Aménagement et de Développement Durables qui ne pourra être remise en cause. ». Et
surtout pas par un parking sauf à se mettre en contradiction majeure avec le PLU voté en
Juillet. Le seul projet de parking ne fonde en rien un aménagement global explicitement
réclamé dans l’article L123-2-a du code de l’urbanisme.

Il n’y a donc pas lieu de modifier la définition des secteurs d’attente de projet, ni d’entamer
la trame verte de la ville pour y implanter des constructions non temporaires.

La page 5 du rapport parle de cohérence entre les orientations du PADD et la modification
en question. Il cite notamment un extrait de l’orientation 1.2.3 du PADD : « réguler l’offre de
stationnement à proximité du centre historique par la réduction du stationnement sur voirie,
la redistribution du stationnement en ouvrage en faveur des résidents et des utilisateurs des
services et clients des commerces ». Le rédacteur du rapport omet soigneusement de
rappeler l’intitulé de l’orientation 1.2.3. : « Favoriser une ville plus apaisée en privilégiant
les alternatives à la voiture pour se déplacer ».

Comment justifier un nouveau parking de centre-ville (qui pourrait t honnêtement contester
que le Parc Rambot se trouve en centre-ville ?) par une orientation qui vise explicitement à
réduire la place de la voiture en ville ? La présente modification s’inscrit, là encore, en
contradiction majeure avec l’objectif 1.2.3 du PADD.

2. Sur le legs de Gustave Bruno Rambot, l’acceptation du legs par la ville et la législation
relative aux legs

La volonté du légataire du parc, Gustave Bruno Rambot, dûment acceptée par la ville (voir
l’acceptation par la ville, annexe 1 et le legs Rambot, annexe 2) est tout particulièrement
explicite. C’est par décision du 27 Septembre 1859 que le conseil Municipal, présidé par le
Maire Emile Rigaud acceptait le legs. La ville, manifestant sa volonté de satisfaire toutes
les conditions attachées au legs par le testateur, rentrait alors en jouissance du jardin de
1000 m2 dénommé « enclos de Beaufort » que possédait Monsieur Rambot au Cours Saint-
Louis, actuel Cours des Arts et Métiers.

Les conditions du legs sont très claires comme le note la délibération de la Ville qui reprend
le testament : « Ce legs a été fait à la condition expresse que le jardin serait consacré à une
promenade publique ou plutôt à un jardin public d’agrément avec des ombrages variés, des
labyrinthes, des massifs, des kiosques, etc., afin que les goûts de loisir ou d’étude puissent y
trouver dans les journées d’été la solitude et la fraîcheur favorables à la causerie, à la lecture

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ou à la méditation. Le bâtiment [qui faisait partie du legs et qui est aujourd’hui disparu] sera
destiné à contenir des collections scientifiques telles que Musée d’Histoire Naturelle ou
d’Archéologie herbiers, etc. ».

Outre d’être toujours d’actualité sur ces derniers points, l’archéologie comme le Muséum
aixois restent en attente de lieux définitifs, la clairvoyance et la vigilance de Monsieur Rambot
sont particulièrement aiguës. Il ajoute « Une plaque [ …] devra être placée […] vis-à-vis de
l’avenue pour indiquer le nom du donateur et sa double destination ci-dessus indiquée afin
qu’elle ne soit pas dénaturée par la suite. » Voilà pourquoi furent gravées, sur tous les piliers
d’entrée du parc, les mentions de « Parc Rambot » rendant ainsi hommage au geste du
généreux donateur. Pour être complet sur ce point, il nous faut dire que 3000 mètre carrés,
au vis-à-vis de la rue Nostradamus, ont été ajoutés à l’enclos Beaufort, les deux formant le
Parc tels que les visiteurs et les familles peuvent le voir aujourd’hui.

En matière de legs, c’est précisé dans les articles 900-2 à 900-8 du code civil, toute
municipalité dispose d’un délai de 10 ans pour changer la destination d’une donation et
doit le faire aux termes d’une procédure précise. Au-delà de ce délai, largement dépassé
pour le cas qui nous intéresse, le legs est acquis dans les conditions voulues par le testateur
et acceptées par la Municipalité. Que resterait-il de l’invitation à la fraîcheur explicitement
voulue par le testateur avec le parking ? Comment croire, en dépit des magnifiques et verts
schémas présents dans le rapport, qu’un toit végétalisé présente les avantages d’un véritable
jardin tel que l’a voulu Mr Rambot et tel que la ville l’a accepté ? Nous sommes là dans la «
dénaturation », si je puis dire, dont la ville, comme le légataire se prémunissait en 1859 !

Pour réaliser l’ouvrage il faudrait bien supprimer, au moins pour partie, le jardin actuel, les
plantations, les arbres et cela serait en totale contradiction avec le legs. La modification N°
2 du PLU change la destination du legs ce qu’interdit strictement le code civil. Elle est en
contradiction évidente avec le legs et s’inscrit dans un dénigrement de la parole des anciens
et de la mémoire de la ville.

3. Sur les transports en commun et le Plan de Déplacements Urbains

Dans sa séance publique du 16 Décembre 2010, en ligne sur le site internet de la ville d’Aix-
en-Provence, le conseil municipal approuvait le projet « AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE
DÉPLACEMENT DANS LES QUARTIERS EST ». Il prévoyait notamment les « réservations
d'emprises sur voiries pour agrandir les trottoirs, réalisation d'aménagements cyclables et
création de couloirs de transports en commun en site propre ». Cette décision était arrêtée
au terme d’une consultation qui faisait état, carte jointe ci-après, de couloirs de bus sur
l’ensemble du Cours des Arts et Métiers. Même si cette délibération, pérennisant l’ouverture
de la voie Saint-Thomas de Villeneuve à la circulation automobile et créant ainsi un appel

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d’air pour de nouveaux flux routiers dans un quartier déjà en tension pour les mobilités
individuelles, suscitait des oppositions, le conseil n’en saluait pas moins, d’une voix
unanime, la volonté de prioriser les transports en commun.

Plus de 6 ans plus tard rien n’a été fait au niveau des couloirs de bus. Par contre, les
aménagements en faveur de la voiture sont eux réalisés depuis longtemps ! Cet élément
établit clairement le fossé qui existe entre les affirmations péremptoires sur le
développement des transports en commun, présentes dans le rapport de présentation, et la
réalité.

Le rapport mentionne également que ce « projet de parc de stationnement des Prêcheurs
s’inscrit en cohérence avec le projet de développement urbain de la commune et les
documents de planification du Pays d’Aix (SCOT, PDU). ». Pourquoi alors le PDU 2015->2025,
en ligne sur le site internet de la métropole, ne fait-il pas état de ce nouveau parking ?

A la lecture du PDU la réponse est plus que claire. A la page 10, par exemple, il faut insister
sur le paragraphe : « Aix-en-Provence, un nouvel usage des parkings souterrains. Ils seront
orientés principalement vers le stationnement résidentiel afin de permettre une réduction
du stationnement sur voirie et le report du stationnement des actifs et des visiteurs longue
durée dans les parcs relais périphériques ». Plus loin, page 57, il est fait état d’une « offre
importante dans les parkings souterrains du centre ». Est également souligné que « ces
ouvrages disposent encore de réserves de capacité ».

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La question spécifique du quartier des Prêcheurs est explicitement abordée page 160 du PDU
: « La ville d’Aix-en-Provence va supprimer plus de 400 places de stationnement dans le cadre
du réaménagement du centre-ville et de l’extension de la semi piétonisation, sur les places
des Prêcheurs et de la Madeleine, sur les rues Portalis, Verdun et Lacepède. Cette suppression
d’ampleur va s’accompagner de la création de places de substitution pour les résidants à
proximité du cours des arts et métiers. ». Il n’est alors nullement question, dans le PDU
pourtant adopté récemment soit le 17 Décembre 2015, de création d’un nouveau parking
souterrain !

Ce nouveau parking des Prêcheurs résulte beaucoup plus d’une politique du coup par coup
pour satisfaire une clientèle spécifique, qui a fait un lobbying efficace, que d’une vision
globale des mobilités à l’échelle de la ville comme du territoire. Les véhicules des non
résidants, comme ceux des utilisateurs des services et clients des commerces, devant être
captés c’est explicitement précisé dans le PDU, dans les parkings relais maillés par des
couloirs de bus ou des Bus à Haut Niveau de Service.

Le parking des Prêcheurs s’inscrirait en fait en rupture majeure avec les documents
d’urbanisme globaux : les secteurs en attente de projet du PLU, le PADD, et le PDU.

4. Sur la biodiversité, la nature des sols et la loi sur l’air

Dans son « Histoire des plantes qui naissent aux environs d’Aix et dans plusieurs autres
endroits de la Provence », parue en 1723, Monsieur Pierre Joseph Garidel, Botaniste,
Docteur en médecine et Professeur royal d’anatomie note qu’il a trouvé, dans les prairies de
l’enclos de Beaufort, proche du Cours Saint-Louis « l’Apium palustre, minus, cauliculis
procumbentibus, ad alas floridum Hort ». Il décrit, avec une grande précision, tous les usages
médicinaux d’une plante adaptée dans le « traitement des fièvres intermittentes. ». C’est
dans ce type de recensement qu’il faut sans doute chercher pourquoi ce secteur, un temps
promis à l’urbanisation avec l’éclatement des remparts de la ville, est resté dans son état
quasi naturel.

Il est particulièrement regrettable pour une ville qui se veut exemplaire en matière de
développement durable de ne pas soumettre la modification N° 2 du PLU à évaluation
environnementale (prévue par l’ARTICLE R.123-8-2° DU CODE DE L’ENVIRONNEMENT ET
ARTICLE R.104-8-2° DU CODE DE L’URBANISME). Cette évaluation n’est certes pas obligatoire
mais la richesse, comme l’histoire, du lieu aurait indubitablement mérité qu’on aille au-delà
de l’actuelle législation. Et ce d’autant que la référence au grand botaniste aixois Garidel,
comme à la biodiversité spécifique du lieu est absente dans le PLU voté.

L’opération avortée de cernage des arbres, situés sur l’emprise du projet, est pour les
espèces concernées et de cet âge très fortement aléatoire pour ne pas dire dangereuse. Une
mobilisation citoyenne, exigeant le respect de la légalité sur une opération qui ne peut se
dérouler sans fermeture du parc initialement resté ouvert avec des enfants et des familles à
côté des engins de chantier, l’a heureusement empêchée. Elle a été massive, salutaire et pour

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l’heure efficace car l’action n’a pas eu lieu. De cernage, il n’est d’ailleurs plus question dans
le rapport. Mais, comme nous le verrons, plus loin il est reprogrammé dans le planning de
l’aménageur SEMEPA. Il est, en conséquence, plus qu’étonnant que le rapport ne mentionne
pas ce point. Enfin un des plus beaux arbres du parc, un cèdre du Liban ou de l’Atlas, situé à
gauche du pilier d’entrée côté cours des arts et métiers, voit son système racinaire
directement menacé par le projet. Au regard de son âge, sans doute plus de 100 ans il est
peut être contemporain de Gustave Rambot. Mais seul un tariérage, geste parfaitement
supporté par ces espèces, pourrait le déterminer.

Cette décision d’implantation du parking dans le sous-sol du parc Rambot sous-estime la
difficulté de contourner les veines hydrauliques potentiellement présentes comme la
possibilité d’y mettre à jour des vestiges d’un des aqueducs romains qui alimentaient en eau
Aquae Sextiae.

Ce parking des Prêcheurs s’inscrit également en violation manifeste de la loi numéro 96-1236
du 30 décembre 1996 « sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie », dont l’article 1er
dispose, rappelons-le, que : « L’Etat et ses établissements publics, les collectivités territoriales
et leurs établissements publics ainsi que les personnes privées, concourent chacun dans le
domaine de sa compétence et dans les limites de sa responsabilité à une politique dont
l’objectif est la mise en œuvre du droit reconnu à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à
sa santé. Cette action d’intérêt général consiste à prévenir, à surveiller, à réduire ou à
supprimer les pollutions atmosphériques, à préserver la qualité de l’air à ces fins, à
économiser et à utiliser rationnellement l’énergie ». Si la Commune, en supprimant les
stationnements dans le secteur Madeleine, Prêcheurs, Verdun paraît bien ce faisant
s’efforcer de se mettre en conformité avec le prescrit de ce texte, on comprend mal qu’elle
puisse, en contradiction totale avec ce qu’elle proclame par ailleurs, à savoir la nécessité de
créer des parkings à la périphérie de la ville, inviter, par la réalisation projetée si elle venait à
se faire, les automobilistes à se concentrer dans un secteur situé à trois ou quatre cents
mètres dudit secteur, également en plein centre-ville, avec toutes les conséquences que cela
induit.

On voit clairement sur cette carte « d’Air Paca » que les usagers du cours des Arts et métiers
respirent un air dégradé, particulièrement chargé en dioxydes d’azote (NO2) comme en
particules fines dues à la circulation automobile.

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Enfin comment pourrait-on ré installer un jardin avec des jeux d’enfants, des poussettes,
des mamans à proximité d’extracteurs crachant des polluant de toute sorte ? Et que dire
également du projet d’implanter une crèche dans le parc juste à côté de cet indéniable
facteur de pollution que serait ce parking ?

5. Sur les finances publiques et la redondance avec les équipements existants

La nouvelle localisation du parking, sous le parc Rambot, a été annoncée au cours d’une
réunion publique tumultueuse et suite à une mobilisation salutaire pour sauver les platanes
d’alignement du Cours des Arts et Métiers. Lors du conseil municipal du 18 juillet 2016, la
ville avait initialement décidé de situer le parking des Prêcheurs sous la fontaine du cours
des Arts et Métiers. Force est de constater que la dernière localisation rapproche encore, à
quelques dizaines de mètres, du parc de stationnement Rambot. L’utilisation optimale de ce
dernier éviterait aux Aixois d’avoir à débourser plusieurs fois des millions d’euros pour la
même infrastructure.

Le coût du parking Rambot, inauguré en 2009, ce n’est pas si vieux, était de 9 Millions d’€
HT. Il nous faut en faire une utilisation optimale. Nous rappelons, et il y a urgence, notre
proposition de faire, à partir de l’entrée du Parc Rambot une allée, négociée avec les Arts et
Métiers, au cœur de l’école ou sur les voies existantes. Allée qui permettrait aux vélos, aux
piétons et à des « Super diablines » de relier, en moins de 3 minutes, le noyau commerçant
du quartier comtal. Ce passage Agard du 21ème siècle redonnerait de l’oxygène à la
commercialité de ce quartier « Palais Prêcheurs » qui souffre à la fois de la concurrence des
Allées provençales, mais encore plus de la perte des marchés et des nuisances des chantiers.

Il est stipulé dans le rapport que le « parking Rambot […] a vocation à recevoir des abonnés
notamment les résidents du centre-ville. ». Or le site internet de la SEMEPA, l’aménageur du
projet, nuance très fortement cette assertion. On peut y lire : « Un projet lié également au
déménagement de la Polyclinique Rambot à l’horizon 2019 et à la mutation du secteur qui
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entraînera le changement de destination ou la transformation en parking privé de l’actuel
parking public Rambot, propriété de la SEMEPA ». Dans une précédente version de son site
Internet la SEMEPA, comme le blog de Maryse Joissains, affirmait que le parking Rambot
devrait être vendu. On voit bien l’objectif de ce nouveau et énième revirement dans ce
dossier : Faire croire aux habitants de ces quartiers qu’ils disposeront de places de
stationnement dédiées afin de les amener à soutenir la construction du parking des
Prêcheurs.

Enfin le site Internet de la SEMEPA nous renseigne « utilement », et il est tout de même
surprenant que ces éléments ne figurent plus explicitement dans le rapport de
présentation de la modification, sur le calendrier et le coût du projet.

•Cernage de protection des arbres à déplacer ou jouxtant le chantier (hiver 2017)

•Dépôt du Permis de construire et modification du PLU (1er semestre 2017)

•Début des travaux (été 2017)

•Travaux de requalification du parc et plantations (hiver 2018-2019)

•Livraison du parking et ouverture au public (printemps 2019)

Coût global de l’opération : 14 millions HT à la charge de la SEMEPA.

La SEMEPA étant la société d’économie mixte de la ville, ce sont le contribuable, comme
l’usager, qui seraient amenés à supporter au final le coût. Et cet argent public serait investi
en totale redondance avec les équipements existants, surtout le Parking Rambot à cent
cinquante mètres, mais aussi les parkings Bellegarde, Signoret, Carnot et Pasteur.

Comment comprendre et admettre que la ville mette des millions d’€ d’argent public dans
les Parcs relais pour éviter que les véhicules des non résidants entrent en ville et, en même
temps, dans un parking de centre-ville pour attirer les véhicules de ces mêmes non
résidants au cœur de la ville ?

Pour toutes ces raisons de droit, de forme comme de fond je vous prie, Monsieur le
Commissaire, de donner un avis défavorable à cette modification.

Veuillez croire, Monsieur le Commissaire, à l’expression de mes meilleures salutations.

Hervé GUERRERA

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Annexe 1 : Délibération du Conseil Municipal d’Aix-en-Provence du 27 Septembre 1859

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Annexe 2 : Testament de Monsieur Gustave Bruno Rambot

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