La vie économique est constituée principalement de deux actes fondamentaux : la

production et la consommation. Ces deux actes sont indissociables puisque l’action de
production a pour but de mettre le bien produit à la disposition des consommateurs. La
production a pour donc la satisfaction des besoins d’un ensemble d’individus qui
constituent le coté demande du marché.
A l’opposé la consommation motive la production.
Cette production est réalisée grâce à la combinaison de facteurs de productions :
le capital, le travail.
Cette réalisation n’est possible qu’au sein d’une structure organisée qu’est
l’entreprise qui est un système complexe dont l’essence est à la fois technique,
économique et sociale. Son activité doit lui permettre de vivre et cela n’est possible
qu’au travers de la vente des produits fabriqués et de la réalisation des bénéfices ; d’ou
la nécessité de pouvoir périodiquement déterminer le résultat de l’entreprise.
Ce résultat ne pourra être suivi qu’à travers un instrument relativement précis : la
comptabilité

I – LES LIMITES DE LA COMPTABILITE GENERALE
Les données recueillies de la comptabilité générale ne permettent que la
détermination d’un résultat de manière globale : elle donne la situation de l’entreprise à
la fin de chaque année.
Bien qu’indispensable les données de la comptabilité générale restent insuffisants pour
assurer une gestion rationnelle et une prise décision en temps réel
La comptabilité isolée ne permet pas
 de comprendre l’évolution et la détermination du résultat
 de bien évaluer les éléments du patrimoine d’origine interne
C’est la raison pour laquelle la mise en place d’une comptabilité analytique devient
nécessaire
II – LA COMPTABILITE ANALYTIQUE
A – DEFINITION
Contrairement à la CG, la tenue de la CA n’est pas obligatoire pour l’entreprise. Elle est
mise en œuvre pour pallier les insuffisances de la CG en matière de gestion.
La CA se définit comme une discipline basée sur l’analyse des coûts
l’interprétation des données dans le but de prendre une décision

B – OBJECTIF
La CA est utilisée pour
 Analyser le résultat et faire apparaître les éléments constitutifs. Elle permet le
contrôle du rendement et de la rentabilité, et fournit un grand nombre
d’élément pour la prise de décision
 Compléter la CG en lui donnant des bases d’évaluation de certains éléments

3
 Fournir des bases pour établir les prévisions de charge et de produit
Ainsi la CA va nous conduire à analyser des charges et des produits, a calculé des
coûts et a l’évaluation des stocks.
Pour atteindre ses objectifs l’entreprise doit adapter sa comptabilité analytique à
sa structure organique et aux activités qu’elle exerce. Sur ce plan quelques différences
apparaissent par rapport à la comptabilité générale. Ces deux types de comptabilité
sont en fait complémentaires et leur rapprochement doit s’inscrire dans la logique d’un
meilleur traitement des informations de l’entreprise afin de lui assurer son avenir.
Dressons à cet effet un tableau de comparaison

CRITERESDE COMPARAISON COMPTABILITE GENERALE COMPTABILITE ANALYTIQUE
Au regard de la loi Obligatoire Facultative
Vision de l’entreprise Global Détaillé
Horizon Passé Présent future
Nature des flux Externe Interne
Utilisateur Tiers et direction Tous les responsables
Classement des charges Par nature Par produit

III- LA GESTION DES STOCKS
Un stock est une quantité variable d’un article (matière, marchandises, produit fini)
augmentée par les entrées (achat ou production) et diminuée par les sorties (vente ou
consommation)
Le stock détenu au début de la période est appelé SI (stock initial) et le stock à la
fin de la période le SF (stock final)
Donc on peut établir la formule suivante
SI + E – S = SF
En partant de cette formule on va déterminer la formule pour chaque stock

 MARCHANDISE : c’est un bien acheté pour être revendu sans transformation
SI + A – V = SF
 MATIERE : c’est u bien acheté pour être consommé au niveau des ateliers
SI + A – C = SF
 PRODUIT : c’est le bien obtenu au niveau des ateliers et destiné a être vendu
SI + P – V = SF
La différence entre le SF et le SI donne toujours la variation de stock (ΔS)
ΔS = SF – SI
 si la variation de stock est supérieure à 0 : il y a STOCKAGE
 si la variation de stock est inférieure à 0 : il y a DESTOCKAGE

3
Un système de CA est toujours élaboré à partir des données de la CG. Ces données
vont faire l’objet d’un traitement au niveau de la CA. Mais u rapprochement sera établi
entre les données de la CA et de la CG

I – LE COUT
Un coût est une somme de charges correspondant à un découpage de l’entreprise jugé
utile par le gestionnaire.
Une charge est un facteur d’exploitation consommé par l’entreprise pour le
besoin de son fonctionnement. Ainsi en CA la notion de charges et de produit sera
essentiellement utilisée en matière d’analyse des coûts et résultat

II – LES CHARGES DE LA CA
A – LES CHARGES ET LEUR INCORPORATION
Les données recueillies en CG ne rendent pas toujours compte des conditions normales
de l’exploitation. Il est donc recommander d’opérer deux corrections pour parvenir aux
coûts exacts

1 – L’ELIMINATION DES CNI
Les charges non incorporables sont des charges qui ne sont pas liées à l’activité ou à
l’exploitation de l’entreprise. Il s’agit
 des charges provisionnées et des dotations aux provisions
 l’amortissement des charges immobilisées
 et les charges HAO

2 – L’AJOUT DES CS
Les charges supplétives sont des charges qui ne sont pas compris dans les CCG, mais
leur prise en compte dans le calcul des coûts devient raisonnable. Il s’agit de
 la rémunération du travail de l’exploitation dans les entreprises personnelles
 la rémunération des capitaux propres ; les frais financiers du capital
NB : on peut retrouver d’autres charges de substitution : c’est le remplacement de
certaines charges de la CG par des montants plus significatifs

CCA = CCG – CNI + CS

B – LE TRAITEMENT DES CCA
Les CCA se répartissent en charges directes et en charges indirectes

1 – L’AFFECTATION DES CD
Une charge est dite directe lorsqu’elle se rapporte immédiatement sans traitement
préalable au coût d’un produit.

3
Ces charges seront directement affectées au coût deux produits. Exemple
- matière
- MOD

2 – L’IMPUTATION DES CI
Une charge est dite indirecte lorsqu’elle se rattache à plusieurs produits ; c’est le cas de
l’amortissement du bâtiment, de l’électricité.
Pour calculer le coût des différents produits, il faut nécessairement distribuer la CI
entre les différents produits. Cette distribution est appelée imputation
Le processus de mesure des coûts peut en définitif être représenter de la manière
suivante

CCA

CI CD

VENTILATION

CENTRES D’ANALYSE

AFFECTATION

IMPUTATION COUT DES PRODUIT
-

III – SCHEMA TECHNIQUE
Le cycle d‘exploitation d’une entreprise industrielle se décompose en trois phases :
achat, production et distribution. Chaque phase correspond à un calcul partiel de coût,
d’ou l’intérêt de le représenter sous forme de schéma

3
Stockage des matières et produits

Atelier Les phases du cycle
d’exploitation

Le coût d’un produit comprend des charges directes et des charges indirectes. Si les
charges directes peuvent être affectées facilement à un produit sans calcul, les charges
indirectes ne pourront être imputées aux différents produits qu’après répartition.
C’est ainsi que l’entreprise utilise la méthode de sections homogènes qui se repose sur
une division de l’entreprise en compartiment appelé centre d’analyse

I – LES CARACTERISTIQUES DE LA METHODE

A – NOTION DE CENTRE D’ANALYSE
Le centre d’analyse est une division comptable de l’entreprise dans laquelle sont
groupées les charges indirectes avant leur imputation aux coûts. Ce découpage est
fonction
 de son organigramme interne
 du processus de fabrication et de distribution
 ou d’une division fictive correspondant à des objectifs
Ainsi on va distinguer deux types de centres d’analyses
 LES CENTRES PRINCIPAUX : ce sont ceux qui participent directement au
processus de production vente. Ce sont eux qui vont regrouper en fin de compte
les charges indirectes
 LES CENTRES AUXILIERES : ce sont ceux qui donnent des prestations aux
autres centres. Ils regroupent des charges indirectes destinées à être déverser
dans les centres principaux.
Les premiers peuvent être appelé centre opérationnel et les seconds centres de
structures

B – LES UNITES DE MESURE
Pour chaque centre principal une unité de mesure est choisie ; et c’est cette dernière qui
permettra d’imputer les charges au coût des différents produits.
Lorsque l’unité de mesure est exprimée de façon physique on l’appelle UNITE
D’ŒUVRE (matière, HMOD)

3
Ainsi le coût qui servira à imputer le coût d’un centre est appelé COUT D’UNITE
D’ŒUVRE et se calcul de la manière suivante
COUT DU CENTRE
CUO =
NOMBRE D’UNITE D’ŒUVRE

Par contre si l’unité de mesure est exprimée de façon monétaire on l’appelle ASSIETTE
DE REPARTITION et l’expression TAUX DE FRAIS remplace le CUO

COUT DU CENTRE
TF =
NOMBRE D’ASSIETTE DE REP

II – REPARTITION DES CHARGES INDIRECTES
Elle est fondée sur l‘élaboration d’un tableau de ventilation des charges indirectes. Deux
types de répartitions seront effectués avant le calcul des COU et TF

A – LA REPARTITION PRIMAIRE
Elle consiste à répartir les charges indirectes entre les différents centres d’analyses.
Pour cela on utilise des clés de répartition. La création de ces clés repose sur
l’hypothèse selon laquelle il existe une proportion entre les charges et le travail fourni

B – LA REPARTITION SECONDAIRE
Du point de vue comptable seul les frais des centres principaux seront imputés au coût.
Ainsi les frais de centres auxiliaires doivent être ventilé entre les différents centres
principaux ; on parle alors de sous répartition des sections ou répartition secondaire.
Non seulement les centres auxiliaires fournissent des prestations aux centres
principaux, mais aussi ils peuvent en fournir à d’autre CA. Raison pour laquelle on peut
distinguer deux cas de répartition secondaire
 le transfert en escalier
 et le transfert croisé ou prestation réciproque

Pour le second cas une méthode mathématique sera utilisée

3
SCHEMA GENERAL DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

CA
ACHAT
M 1ER I
P

TABLEAU CP
ACHAT DE I
M CONS I REPARTITION P
P

C CNI
CR CHIF
C AFF
CI
G

CD
RESULTAT
CS ANALYTIQUE

La méthode des coûts complets repose sur le principe de la prise en compte intégrale
des charges dans le calcul des coûts et coût de revient. Elle utilise comme support
d’analyse les données de la comptabilité générale. Ces données sont traitées selon la
logique organisationnelle de toute entreprise. C’est à dire selon que l’activité de cette
dernière est répartir dans plusieurs centres d’analyses.
Ces charges sont également traitées et analysées selon que l’activité de
l’entreprise est commerciale ou industrielle .Les différentes phases de l’activité d’une
entreprise industrielle conduisent à calculer la CA, le CP, et le CD. Et la somme de ces
coûts donne ce que l’on appelle le coût complet.
I – LE COUT D’ACHAT
A – DEFINITION

3
Le coût d’achat représente pour les marchandises et les matières, tout ce qu’elles ont
coûté jusqu’au moment ou leur mise en stock est assuré. Donc le coût d’achat est
constitué
 Le montant figurant sur les factures net des réductions commerciales
 Les frais accessoires d’achat, c’est à dire tous les frais payés aux tiers avant
l’arrivée dans l’entreprise
 Et les frais accessoires d’approvisionnement, c’est à dire toutes les charges
regroupées dans la section approvisionnement : ces charges sont imputées
au coût d’achat par le biais du CUO
CA = PA + CD Appro + CI Appro
En comptabilité analytique les tableaux seront utilisée pour le calcul des
Prix d’achat

LIBELLE QUANTITE PRIX UNITAIRE MONTANT
Prix d’achat
Frais
Approv
CA

B – EVALUATION DES SORTIES
Après chaque stockage il convient de présenter le compte d’inventaire permanent du
stock. Ce compte permet de valoriser les sorties de stock et de mettre en évidence les
différences d’inventaires.
Pour la valorisation des stocks le SYSCOA à préconiser deux méthodes
 La méthode du CUMP : c’est la méthode la plus utilisée. Avant chaque sortie
on détermine un coût moyen pondéré par application de la formule suivante
SI + E (valeur)
CMP =
SI + E (quantité)
 La méthode du PEPS (FIFO). Avec cette méthode les sorties sont
considérées comme s’effectuant dans l’ordre des entrées. Cela oblige
l’entreprise à individualiser les lots sur la fiche de stock
II- LE COUT DE PRODUCTION
On entend par coût de production, un coût obtenu après toutes les opérations de
transformation. Suivant les méthodes du processus de fabrication on peut avoir à
calculer

 LE COUT PAR ETAPE DE PRODUCTION
Cette méthode est utilisée lorsque le produit passe par plusieurs étapes : un
coût est calculé à chaque étape jusqu'à son étape final d’élaboration. Dans ce

3
cas le coût total s’obtient par addition des coûts intermédiaires : le calcul est
donc VERTICAL

 LE COUT PAR PRODUIT :
Il est utilisé lorsque l’entreprise fabrique plusieurs produits. Le processus de
calcul est donc HORIZONTAL
Quelque soit la méthode utilisée le coût de production est toujours obtenue par la
somme des CD (matière et MOD) et des CI (les centres d’analyses de fabrication). A
ceux la on ajoute les déchets, encours et sous produits

CP = CONS MAT + MOD + CI + EI – EII +/- D

Après la détermination du coût de production il faut éventuellement dresser le compte
d’inventaire permanent

III – LE COUT DE DISTRIBUTION
Comme tous les coûts qui l’on précéder il est composé de CD et de CI. Les CI sont
celles qui sont regroupées dans le centre distribution ; les CD sont celles qui concernent
un seul produit.
Ainsi on retrouve le coût de revient (CR) en faisant

CR = CPPV + CD

IV – LA DETERMINATION DU RESULTAT
Deux types de résultats sont calculés : le résultat analytique d’exploitation et le résultat
net de la comptabilité analytique

A – LE RESULTAT ANALYTIQUE D’EXPLOITATION
C’est la différence entre le prix de vente d’un produit et son coût de revient
RAE = CA – CR
Et c’est la somme des RAE qui donne le résultat analytique global (RAG)

B – LE RESULTAT NET DE LA CA (RCG)

La somme des RAE ne donne pas toujours le résultat de la comptabilité générale car les
mêmes charges ne sont pas prises en compte de part et d’autre. Elle ne constitue pas
donc le résultat ne t de la CA qui doit correspondre au RCG.
Les différences de traitement comptable sont à l’origine des différents écarts.
Ainsi on va procéder à un rapprochement des deux résultats en ajoutant ou en
retranchant à l’un ou à l’autre ces différences de traitement comptables
Il y a trois sortes de différences de TC

3
 LES DIFFERENCES D’INCORPORATIONS : ce sont les CNI, les CS et les
PNI
 LES DIFFERENCES D’INVENTAIRES : ce sont les manquants et les
excédants
 LES DIFFERENCES D’IMPUTATIONS : se sont les arrondis sur les CI
(tableau de répartition)

0Pour trouver ce résultat net faut établir le tableau de concordance

LIBELLE MONTANT
RAG X
CNI X
CS X
PNI X
DIFF D’INV Manquants Excédants
DIF D’IMP Négatif Positif
DIFF D’ARRONDI Excès Défaut
SOLDE = RCG

TOTAL X X

COMPTE DE RESULTAT SIMPLIFIE

DEBIT CREDIT
Cons MAT (A- ΔS) Production (V +
MOD ΔS)
CCG Ind ΔS des PSF
Déchets évacués ΔS des encours
Emballage Déchets vendus
Produit accessoires
TATAL TOTAL

V – COMPLEMENT SUR LE COUT COMPLET
D’une manière générale le coût de production d’un produit comprend la consommation
de matière, la MOD et les CI. Et ces coûts sont calculés périodiquement ; de ce point de
vu on peut distinguer
 les produits finis
 les produits semi-finis
 les sous produits
 les encours
 les déchets et rebuts

3
A – LES SOUS PRODUITS
Ce sont des produits obtenus en même temps que le produit principal sans qu’il soit
possible de différencier leur coût de production puisque la fabrication est simultanée
.Exemple pétrole et gaz
Le sous produit est vendu en même temps que le produit principal ; la
détermination de sont coût de production peut se faire forfaitairement de deux manières
selon que le sous produit est vendu brut ou traité

B = PV – CR B = PV – (CD + CP) B = PV – CD – CP

DONC CP = PV – (B + CD)
Le bénéfice et les charges de distribution représentent la décote forfaitaire. Finalement
CP = PV – DECOTE FORFAITAIRE
1 – SOUS PRODUIT BRUT
Le schéma se présente de la manière suivante

Dans se cas on va calculer le CP du SP brut qui va venir en déduction du coût de
production total de l’atelier pour avoir le coût de production du produit fini
CP = (QTE du SPB*PV) – DF
APPLICATION
L’entreprise TEX fabrique un seul produit P à partir de 2 matières dans un atelier.
Mais elle obtient simultanément un sous produit SP qui est stocké au même titre que P
avant leur commercialisation. Le processus de fabrication est le suivant
- Les 2 matières X et Y sont utilisées au niveau de l’atelier à la sortie duquel on
obtient P, SP et des déchets vendus à 500F/kg. Le poids des déchets représente 200
kg, P 1200 kg et SP 400 KG
- Le coût de production de SP est obtenu forfaitairement à partir de son prix de
vente, déduction faite d’une décote forfaitaire de 25% représentant le bénéfice et les
charges directes de distribution

* COUT DE L’ATELIER * STOCK INITIAL * VENTES
- Matières X : 800 kg à 750 F/kg - P : 300 kg à 5 500F/kg - P : 1 450 kg à
6 500/kg

3
- Matière Y : 1 000 kg à 1 500F/kg - SP : 100 kg à 2 250 F/kg - SP : 450 kg à
3000/kg
- MOD : 2000 h à 500 F/h
- charges indirectes : 3 000 000

Charges indirectes de distribution 2 187 500 dont 187 500 pour S

TAF : 1- Calculer le coût de production de SP et de P
2 – Déterminer le résultat de P et SP
SOLUTION
1- COUT DE PRODUCTION
LIBELLE P SP
Matière X 800 750 600 000 CP = (400*3000) – (400*3000)*25%
Matière Y 1 000 1 500 1 500 000 CP = 1200 000 – 300 000
MOD 2000 500 1 000 000 CP = 900 000
Charges 3 000 000
Ind. 200 500 - 1 00 000
Déchet 400 - 900 000
CP de SP
CP 1200 5 100 000 400 900 000
SI 300 1 650 000 100 225 000
SG 1500 4500 6 750 000 500 2 250 1 125 000
SORTIE 1450 6 525 000 450 1 012 500
SF 50 225 000 50 112 500

2 – COUT DE REVIENT
LIBELLE P S
CPPV 1450 6 525 000 450 1 012 500
C DIST 2 000 000 187 500
CR 1450 8 525 000 450 1 200 000
PV 1450 9 425 000 450 1 350 000
RESULTAT 1450 900 000 450 150 0000

2 – SOUS PRODUIT TRAITE
Le schéma est ainsi représenté

P
3
S
P

Dans ce cas on calcule d’abord le CP de SP traité, puis on enlève les frais de traitement
(de l’atelier ou est fabriqué SPT) pour obtenir le CP de SPB.
Le CP de SPB va venir en déduction dans l’atelier (ou est fabriqué P et SPB)
pour obtenir enfin le CP du produit fini
CP = (QTE SPT*PV) – DF
APPLICATION
L’entreprise KARDA fabrique un produit P et obtient simultanément un SP.
Le processus de production est le suivant :
- La matière A est utilisée au niveau de l’atelier 1 à la sortie duquel on obtient le
produit P et un SP brut qui doit être traité.
- Le SP brut passe directement dans l’atelier 2 d’ou l’on lui ajoute la matière B
pour
Obtenir le SP traité.
P et SP traité sont stockés avant leur commercialisation.
Vous disposez des informations suivantes

°COÛT DE L’ATELIER 1 COÛT DE L’ATELIER 2
- Matière A : 750 Kg pour 2 000 000 - Matière B : 50 Kg pour
2 000 F/h
- MOD : 1 600 h à 2 500 F/h - MOD : 1 000 h à 5 00 F/h
- Charges Indirectes : 2 150 000 - Charges Indirectes. : 750 000

Le CP de SP traité est obtenu à partir de son PV déduction faite d’une Décote
Forfaitaire de 20%.

°STOCK INITIAL *PRODUCTION °VENTE
- P : 150 Kg à 15 000 F/Kg - P ; 600 - P : 700 Kg à 15 000 F/Kg
- S : 50 Kg pour 625 000 - SP brut : 150 - SP : 240 Kg à
12 500 F/Kg
- SP traité : 200

Charges Indirectes de distribution 580 000 dont 400 000 pour P.

T.A.F. :
Calculer le résultat dégagé par P et S

3
SOLUTION

Calculons d’abord le coût de production de SP traité (à la sortie de l‘atelier 2)
CP = PV – DF CP = (200*12 500) – (200*12 500)*0.2 = 2 000 000
Ensuite il faut enlever les frais de l’atelier 2 pour trouver le coût de production de SP brut
CP = 2 000 000 – (100 000 + 500 000 + 750 000) = 650 000

COUT DE PRODUCTION

LIBELLE P (Atelier 1) LIBELLE SP (Atelier 2)
Matière A 750 2 000 00 CP de SP 150 650 000
MOD 1 600 2 500 0 brut 50 2 000 100 000
C Ind. 4 000 00 Matières B 1000 500 500 000
CP de SP - 150 0 MOD 750 000
brut 2 150 00 C Indirectes
0
- 650 000
CP 600 7 500 CP 200 2 000 000
000
SI 150 2 250 00 SI 50 625 000
SG 750 13 0 SG 250 10 500 2 625 000
SORTIE 700 000 9 750 00 SORTIE 240 2 520 000
SF 50 0 SF 10 105 000
9 100 00
0
650 000

COUT DE REVIENT ET RESULTAT

LIBELLE P SP
CPPV 700 9 100 000 240 2 520 000
C DIST 400 000 180 000
CR 700 9 500 000 240 2 700 000
PV 700 10 500 000 240 3 000 000
RTAT 700 1 000 000 240 300 000

B – LES ENCOURS DE PRODUCTION
Un encours est un produit inachevé et donc impropre à la vente à la fin de la période
retenu pour les calcules de coûts. Il faut évaluer séparément ces encours et les produits
achevés.
Ils sont schématisés de la manière suivante :

3
MAT + MOD + CI

Il suffit seulement de calculer la valeur de l’encours final (encours 2), car la valeur de
l’encours initial est égale à celle de l’encours 2 de la période précédente.
On peut distinguer deux sortes d’évaluation

1 – L’EVALUATION DETAILLEE

Dans cette méthode on connaît les quantités réellement utilisées, le temps de MOD et le
nombre d’unité d’œuvre. Il suffit seulement de les valoriser pour trouver la valeur de
l’encours final
APPLICATION
L’entreprise FOX NEW fabrique un produit TM à partir de deux matières X et Y dans un
atelier. Au cours du mois d’octobre la production achevée est de 2 000 pièces, et les
charges sont de :

-- Matières X : 750 kg à 1 000F/kg
-- Matière Y : 1 500 kg à 1 500 f /kg
-- MOD : 500 heures à 2 500 F/h
-- Charges indirectes : 1 625 000 (nature d’UO : HMOD)

La situation des encours est la suivante
- E I : 100 pièces pour 650 000
- E II : 250 pièces qui ont consommés : 200 kg de X, 250 kg de Y, 100 HMOD, et
charges indirectes 100 heures

TAF
Evaluer les EII et calculer le coût de production

SOLUTION

3
- Evaluation d’EII
- Matière X : 200*1000 = 200 000
- Matière Y : 250*1500 = 375 000
- MOD : 100*2500 = 250 000
- C IND : 100*3250 = 325 000

1 150 000
Coût de production

LIBELLE QUANTITE PU MONTANT
Matière X 750 1 000 750 000
Matière Y 1500 1 500 2 250 000
MOD 500 2 500 1 250 000
- C IND 500 3 250 1 625 000
Encours I 650 000
Encours II -- 1 150 000
Coût de PROD 5 375 000

2 – L’EVALUATION FORFAITAIRE

Cela consiste à évaluer approximativement le degré d’achèvement des encours en
pourcentage. Dans cette évaluation la répartition s’effectue d’une manière
proportionnelle à la quantité de produit fini et des encours.
Il faut calculer la production équivalente pour chaque élément du coût de
production

PE = PA – EI + EII

APPLICATION

L’activité principale de l’entreprise ARKAYS est la fabrication d’un produit P à partir
d’une matière première et d’une matière consommable dans l’atelier

Les charges de l’atelier sont les suivantes
-- Matière première : 700 kg à 3000 F/kg
-- matière consommable : 500 kg à 2 800 F/kg
-- MOD : 1000 heures à 2 120 F/h
-- Charges indirectes : 500 h à 10 300 F/h

La production achevée est de 2 500 pièces et la situation des encours est la suivante
selon le degré d’achèvement

3
Libelle EI : 500 pour 450 000 EII : 800
Matière 100 % 100%
MOD 50% 50%
C IND 25% 25%

TAF
1- Calculer la production équivalente
2- Evaluer l’encours final
3- Calculer le coût de production

SOLUTION

PRODUCTION ÉQUIVALENTE
LIBELLE PROD ACH EI EII PROD EQUIV
Matière 2 500 500*100% = 500 800*100% = 2 800
MOD 2 500 500*50% = 250 800 2 650
C IND 2 500 500* 25% = 125 800*50% = 400 2 575
800*25% = 200

EVALUATION DE L’ENCOURS FINAL
- matière première : [(700*3000)/2800] * 800 = 600 000
- matière consommable : [(500*2800)/2800] *800 = 400 000
- MOD : [(1000*2120)/2650]*400 = 320 000
- C IND : [(500*10300)/2575]*200 = 400 000

1 720 000

COUT DE PRODUCTION
LIBELLE QUANTITE PU MONTANT
Matière Prem. 700 3000 2 100 000
Matière Cons 500 2800 1 400 000
MOD 1000 2120 2 120 000
- C IND 500 10300 5 150 000
Encours I +450 000
Encours II -- 1 720 000
Coût de 2500 9 500 000
PROD

C – LES DECHETS ET REBUTS
1 – LES DECHETS
Ce sont des matières incorporées dans le cycle de production, mais qui ne se retrouve
pas dans la composition du produit fini.

3
On peut les calculer à partir de la quantité brut de matière consommée ou de la quantité
nette. Mais quelque soit la manière dont on détermine les déchets faut toujours
appliquer la formule suivante
BRUTE = DECHET + NETTE
 les déchets vendus viennent en déduction du coût de production du produit
fini
 les déchets évacués augmentent le coût de production

2 – LES REBUTS
Ce sont des produits qui n’ont pas la cote ou les qualités requises, et que l’on déduit,
recycle ou vendre avec une forte remise.
Si les rebut sont vendus ils viennent en déduction du coût de production (Valeur = PV –
frais de distribution) ; s’ils sont évacués ils viennent aussi réduire le coût de production
(valeur = coût des matières économisées

Les charges de la comptabilité générales sont classées en fonction de leur nature
(exploitation, financière et exceptionnelles) afin de renseigner les tiers sur la formation
du résultat. La comptabilité analytique retient d’autres critères de classement car elle
poursuit des objectifs différents
L’analyse en coût complet opère un classement entre les charges directement affectées
aux coûts (CD) et celles qui doivent faire l’objet d’un traitement particulier avant leur
imputation (CI). Cette méthode est très utile pour fixer, par exemple, un prix de vente.
L’analyse en terme de variabilité effectue un nouveau classement qui consiste à
distinguer le caractère fixe et variable des charges. Cette analyse constitue un véritable
outil d’aide à la prise de décision car elle permet de répondre à des questions telles que
 A partir de quel moment commence t-on a dégagé un bénéfice ?
 Doit-on accepter une commande supplémentaire ?
 Doit-on abandonner la fabrication de tel produit ?

I – LE NIVEAU D’ACTIVITE
L’analyse repose sur une distinction entre CV et CF, ce qui suppose que l’on définisse
au préalable un facteur de causalité des variations de charges : l’activité
Ainsi l’activité d’une entreprise est la fabrication de biens et de service ; dans
cette optique le niveau d’activité peut être mesuré par
 la quantité produite et vendue
 le chiffre d’affaire hors taxe réalisé

II – LA VARIABILITE DES CHARGES
L’analyse en terme de variabilité consiste à repérer le comportement des charges en
fonction du niveau d’activité.

3
Ainsi toutes les charges d’une entreprise peuvent être reparties en CV (coût
opérationnel) et en CF (coût de structure). Mais on peut aussi retrouver des charges
semi variables

CD CV
CCA
CI CF

A – LES CHARGES VARIABLES
Les charges variables sont des charges qui varient en fonction du niveau d’activité.
Elles sont étroitement liées au niveau d’activité ; car elles augmentent ou baissent
proportionnellement à la quantité produite ou au chiffre d’affaire. On peut citer
 la consommation de matière
 la main d’œuvre directe
Le coût variable peut être représenté sous la forme d’une équation

CVT = ax avec
- a = coût variable unitaire si l’activité est exprimé en quantité a = CVT/quantité
- a = taux de variabilité si l’activité est exprimée en chiffre d’affaire a = CVT/chiffre
d’affaires

B – LES CHARGES FIXES

A l’opposé, d’autres charges n’évoluent pas nécessairement lorsque l’activité varie : se
sont les charges fixes ou de structures.
Cependant lorsque le niveau d’activité dépasse un certain seuil, de nouveaux
investissements doivent être effectués, permettant d’accroître le niveau de production.
Le CF augmentent alors par pallier. Même si la structure reste inchangée leur montant
en franc peut changer
 Amortissement, assurance
 Loyer, les salaires des cadres

C – LES CHARGES SEMI VARIABLES
Se sont des charges qui ont une partie fixe et une partie variable. On doit toujours
dissocier ces deux parties. Puisqu’il y a u e partie fixe et une partie variable l’équation
sera de la forme
CSV = ax + b
Pour déterminer l’équation on utilise un système d’équation, car on connaît la CSV et le
niveau d’activité (x) ; il suffit seulement de déterminer a et b

3
Ainsi le coût total d’un bien ou d’un service comprend des CF, des CV et des
CSV. Donc le CT sera aussi de la forme
CT = ax + b
III – LE TABLEAU DEXPLOITATION DIFFERENTIEL
Après regroupement des charges la différence entre le chiffre d’affaires et le coût
variable donne la marge sur coût variable ; et c’est la différence entre cette dernière et
les coûts fixes qui donne le résultat

CA
M/CV
CV
RESULTAT
CF

Le TED permet de mettre en évidence la formation de la M/CV qui est très utile pour la
prise de décision. Un produit sera qualifié de rentable s’il dégage une forte M/CV.
En effet celle-ci permet d’aborder les CF et de dégager un bénéfice. Elle
représente, pour un produit sa contribution à la couverture des CF

TED
LIBELLE MONTANT %
CAHT CA
CV -CV

M/CV = M/CV
CF -CF
RESULTAT R

IV – NOTION DE SEUIL DE RENTABILITE
Quel que soit le niveau de production et pour une structure donnée, les charges fixes ne
peuvent être réduites, elles sont supportées pour leur montant total par l’entreprise.
C’est pourquoi il convient de réaliser une marge sur coût variable suffisante pour couvrir
en totalité les charges fixes. Le seuil de rentabilité représente le niveau du chiffre
d’affaires qui couvre exactement le total des charges variables et fixe de l’exercice

A – DEFINITION

3
Le SR d’une entreprise est le CA (en valeur ou en quantité) que doit réaliser cette
dernière pour atteindre l’équilibre financier : ni profit ni perte (résultat = 0).
On l’appelle aussi chiffre d’affaires critique, point mort ou seuil de profitabilité.
L’observation du TED permet d’écrire que dans cette hypothèse M/CV = CF : c’est la
méthode classique de détermination du SR

B – DETERMINATION

1 – DETERMINATION PAR CALCUL
Nous pouvons le schématisé ainsi par proportionnalité

SR CA
SR*M/CV = CA*CF
CF M/CV

CA*CF
SR = SR en valeur
M/CV

On peut aussi diviser chaque terme par le CA : on aura

CA*CF/CA
SR = or MCV/CA = taux de marge (TM)
M/CV/CA

Finalement CF
SR = SR en valeur
TM

On peut aussi utiliser deux formules pour trouver le SR en quantité

CF
SR = ; M/CVu =MCV/qté SR en quantité ou SR en valeur/PVu
M/CVu
2 – DETERMINATION GRAPHIQUE

3
Pour la représentation graphique
 l’axe des abscisses mesure le volume d’activité
 l’axe des ordonnées mesure les montants en franc (marges, coût et chiffre
d’affaire)

a) LE PRINCIPE
On doit représenter dans un même graphique l’équation du CF et celle de la M/CV
- CF = b
- M/CV = a’x avec
 a = M/CV unitaire si l’activité est exprimée en quantité
 a = taux de variabilité si l’activité est exprimée en chiffre d’affaire

b) LES VARIANTES

 RESULTAT = 0

Il consiste à représenter sur le graphique l’équation du résultat RTAT = a’x –b
Et c’est la rencontre entre la droite du résultat et l’axe des abscisses qui donnent le SR

 COUT TOTAL = CHIFFRE D’AFFAIRE
On fera la représentation graphique du CT et du CA et leur point de rencontre donne le
SR
 CT = ax + b
 CA = Px avec p = PVu

NB : si l’activité est exprimée en chiffre d’affaire ; la droite du CA sera représentée par la
première bissectrice

C – SEUIL DE RENTABILITE ET TEMPS

Il consiste à déterminer la date à la quelle sera atteint le SR. Cela suppose donc que les
ventes vont s’étaler sur toute l’année (12 mois).
La détermination peut se faire dans l’optique d’une activité régulière ou irrégulière

1 – ACTIVITE REGULIERE

3
On calcule d’abord la durée du SR appelé d ; on peut le faire d’une manière
proportionnelle

CA 12
SR d d*CA = SR*12 d = SR*12/CA
Lorsqu’il y a congé durant l’année on aura d = SR*(12 – c)/CA

Pour déterminer la date de point mort on ajoute la durée à partir du 1 er janvier. On peut
aussi utiliser une méthode graphique (l’axe des abscisses sera divisé en 12 parties
correspondant au douze mois de vente de quantité égale)

2 – ACTIVITE IRREGULIERE

Souvent l’activité d’une entreprise n’est pas régulière en cours d’année. Dans un tel cas
la détermination de la date de point mort se fera par interpolation.

Il faut d’abord faire le cumul des ventes de période en période, pour ensuite
déterminer dans quel intervalle se trouve le SR

a A x–a SR–A
x SR
=
b B
b–a B–A

C - SR ET CHANGEMENT DE CONDITION D’EXPL

1 – MODIFICATION DE LA STRUCTURE

Elle se traduit par une diminution ou une augmentation des Cf, mais la M/CV reste
inchangée. Le nouveau SR sera obtenu à partir des nouvelles CF

3
2 – CHANGEMENT DE LA M/CV

Lorsque la M/CV est modifiée en cours d’exercice, il convient d ‘effectuer un
changement de repère pour déterminer le nouveau SR

En effet il y a déplacement de l’origine vers le point correspondant au
changement. Il faut déterminer la nouvelle équation de la M/CV

-- M/CV y = ax
-- M/CV Y = a’X
-- M/CV (y – axo) = a’(x – xo)
M/CV y = a’(x – xo) + axo

V – LE TABLEAU D’EXPLOITATION DIFFERENCIEL
Le TED peut être établi pour une entreprise industrielle ou commerciale

ENTREPRISE INDISTRUELLE ENTREPRISE COMMERCIAL

CA Net (HT) CA CA Net (HT) CA

ACHAT MATIERE ACHAT DE
+ FRAIS APPROV MARCHANDISES
-- ΔS DE MATIERE + FRAIS D’APPROV
= CAMC -- ΔS DE MARCH
+FRAIS DE PRODUCTION = CAMV
-- ΔS DE PRODUIT + FRAIS DE DIST
= CPPV
+ FRAIS DE
DISTRIBUTION
= COUT -- CV = COUT -- CV
VARIABLE =M/CV VARIABLE =M/CV
MARGE SUR CV -- CF MARGE SUR CV -- CF
-- COUTS FIXES -- COUTS FIXES
= RESULTAT =R = RESULTAT =R
CAMC = coût d’achat des matières consommées

3
CPPV = coût de production des produits vendus
CAMV = coût d’achat des marchandises vendus

On peut dégager les formules suivantes à partir du TED
-- STOCK MOYEN SM = (SI+SF)/2

-- COF DE ROTATION(r)
MARCH = CAMV/SM MATIERE = CAMC/SM PRODUIT = CPPV/SM

-- DUREE DE STOCKAGE d = 12/r ou 360/r

-- MARGE DE SECURITE MS = CA – SR

-- INDICE DE RENTABILITE (ou de sécurité) IR = MS/CA

-- INDICE DE PRELEVEMENT IP = CF/CA

CONCLUSION

La variabilité des charges a pour conséquence l’utilisation de deux méthodes : la
méthode des coûts variables et la méthode des coûts spécifiques

 METHODE DES COUTS VARIABLES
L’enchaînement des calcules est le même que pour la méthode des coûts complets. Ici
on calcule des CV d’achat, de production, et de revient. Les CF sont considérés comme
des charges non incorporables et ne sont pris en compte, pour leur montant global,
qu’au niveau du tableau de concordance

 METHODE DES COUTS SPECIFIQUES
Dans cette méthode se sont les coûts fixes indirects qui seront considérés comme des
charges non incorporables. Toutes les autres charges seront utilisées dans les calculs

L’analyse en terme de variabilité opéré une distinction des charges de la CA en CF et en
CV. Elle montre que quelque soit le niveau de production et pour une structure donnée,
les CF ne peuvent être réduits : elles sont supportés pour leur montant total par
l’entreprise.

3
La méthode de l’imputation rationnelle à pour objectif de ne retenir que les CF
correspondants à l’activité réelle. Cette méthode va permettre de stabiliser le CTu, afin
de fixer facilement un prix de vente

I – LE NIVEU D’ACTIVITE DE L’ENTREPRISE
Chaque entreprise définit un niveau d’activité dit normal, càd qui correspond à la
production de la période obtenu sans incident favorable ou défavorable : c’est le plein
emploi
A – LE COMPORTEMENT DES COUTS UNITAIRES
La variation de l’activité é modifie le coût unitaire de production et de revient d’un
produit. En effet lorsque le niveau d’activité augmente le coût unitaire devient plus faible,
inversement lorsque le niveau diminue, le coût unitaire est plus élevé

Exemple
Une entreprise a une production normale de 500 articles par mois
ELEMENTS JANVIER : 500 FEVRIER : 400 MARS : 800
MATIERE 250 000 200 000 400 000
MOD 500 000 400 000 800 000
CV 750 000 600 000 1 200 000
CF 1 250 000 1 250 000 1 250 000
CT 2 000 000 1 850 000 2 450 000
Cu 4 000 4625 3062,5

 On constate la difficulté de fixer un PV stable, a cause de l’instabilité des Cu
 Origine : les CF donc il faut filtrer

B – OBJECTIF DU FILTRAGE
Le filtrage des CF permet de stabiliser les CFu, donc du CTu. Ainsi l’entreprise pourra
contrôler ses coûts et fixer un PV stable.
Pour cela il faut utiliser la méthode de l’imputation rationnelle des CF

II – MISE EN ŒUVRE DE LA METHODE
A – LA TECHNIQUE UTILISEE
1 – LE PRINCIPE
Pour mettre en place la méthode de l’imputation rationnelle il convient
 de déterminer le niveau d’activité dit normal de l’entreprise
 de calculer pour la période le taux d’activité ou coefficient d’imputation
rationnelle
TAUX D’ACT = ACT REELLE/ACT NOR
 puis d’appliquer ce taux au CF
Exemple

ELEMENTS JANVIER FEVRIER MARS

3
TAUX D’ACT 500/500 = 1 400/500 = 0,8 800/500 = 1,6
CFI 1 250 000 1 000 000 2 000 00

En reprenant le tableau on aura
ELEMENTS JJANVIER 500 FEVRIER 400 MARS 800
CV 750 000 600 000 1 200 000
CFI 1 250 000 1 000 000 2 000 000
CT 2 000 000 1 600 000 3 200 000
Cu 4 000 4 000 4 000

2 – CONSEQUENCES
On constate que le montant des CFI sera modifié de façon fictive, a la hausse ou à la
baisse, en fonction de l’activité. Cette variation d’activité peut se traduire par
 un coût de sous activité ou coût de chômage lorsque le TA < 1 (AR < AN)
 un bonis de suractivité lorsque le TA > 1 (AR > AN)
Le boni de suractivité et le malis de sous activité sont des différences d’imputation
assimilées à des PNI et CNI, qui vont affectés le résultat réel de l’entreprise au niveau
du tableau de concordance

B – UTILISATION DE LA METHODE
1 – IMPUTATION RATIONNELLE DES CF INDIRECTS
On doit imputer rationnellement les CF au niveau de chaque centre d’analyse. Des
problèmes peuvent apparaître au niveau de la répartition secondaire
 Imputer avant de repartir
 Ou repartir avant d’imputer
En réponse à cette question trois cas sont considérés
 TA pour chaque centre : On IR le CF avant d’effectuer la répartition
secondaire
 Absence de TA pour les centres auxiliaires : On effectue la répartition
secondaire avant d’imputer
 TA commun à tous les centres : choix libre

2 – IMPUTATION RATIONNELLE DE CF DIRECTS
Elle est relativement facile à effectuer : il suffit seulement d’appliquer le TA sur le CFD

3
L e CP est un coût calculé à priori, pour permettre le contrôle de gestion par analyse des
écarts. Il s’agit donc d’établir pour une activité normale, des coûts prévisionnels
considérés comme normaux, en vue de calculer par la suite d’éventuels écarts entre CS
et CR

I – ELABORATION DES CP
A – CALCUL DES STANDARDS
On doit faire la distinction entre CD et CI d’une part ; et au niveau des CI faut distinguer
les CV des CF d’autre part.
Le montant des CI prévisionnels est appelé BSB. Le calcul des standards se fait
en trois étapes
 détermination des standards techniques : quantité de matières, nombre
d’HMOD, nombre d’UO nécessaire pour la fabrication d’une unité
 Fixation des standards économiques : prix d’achat des matières, le taux
horaire, et le CUO calculé à partir du BSB
 Calcul des standards de charges standards TECH*standards ECO
Tous ces éléments sont regroupés dans la Fiche de Coût de Production Unitaire
Préétabli : FCPUP

LIBELLE QUANTITE PRIX UNIT MONTANT
MATIERE Q PA
MOD H TH
C IND Nbre UO CUO
1
A partir de ce tableau on peut établir l’équation
-- du coût standard de la production réelle CS = ax
BSF = ax’ + b
-- le Budget Standard Flexible
B – DETERMINATION DESECARTS
Périodiquement une comparaison est effectuée entre le CP et le CR. Le CR est constaté
et le CP calculé à partir de la FCPUP.
Ainsi pour chaque élément de charges un écart est calculé en faisant la différence entre
CP et CR
CR = Pr*Qr CP = Ps*Qs EG = (Ps*Qs) – (Pr*Qr)
Pour cela un tableau sera établi
LIBELLE COUT STANDARD COUT REEL ECART
QTE PU MTANT QTE PU MTANT
MATIERE
MOD

3
C IND
TOTAL

NB : Il arrive souvent que la production comporte des encours, dans ce cas il faut
calculer la production équivalente pour chaque élément de charges PE = PA – EI + EII
Ainsi la PE sera appliquée sur chaque élément de charges pour déterminer le CS
de la production réelle

II – ANALYSE DES ECARTS GLOBAUX
Il s’agit d’analyser l’écart global en mettant l’accent sur les deux composants : le prix et
la quantité

A – ECART SUR CHARGES DIRECTES
On sait que EG = Ps*Qs – Pr*Qr Cette variation peut provenir de
-- la variation du prix ΔP = Ps – Pr
-- la variation de la quantité : ΔQ = Qs – Qr
Donc l’écart global se décompose en deux sous écarts : écart sur prix et écart sur
quantité

E/Q = (Qs – Qr) Ps
E/P = (Ps – Pr) Qr
1 – CAS PARTICULIER DE LA MOD
Il arrive que, pour une période donnée, on ait recours à des heures supplémentaires.
L’analyse de l’écart sur taux horaire va se faire de façon plus détaillée. Car on va
calculer l ‘écart sur taux normal et l ‘écart sur taux supplémentaire
 E/Tn = (Ts – Tn) Hn
 E/Tsup = (Ts – Tsup) Hsup

2 – ANALYSE GRAPHIQUE
On représente sur un graphique les quantités en abscisse et les prix en ordonné : on
aura quatre cas de figure

3
B – ECART SUR CHARGES INDIRCTES

L’écart est calculé en faisant la différence entre le budget standard imputé et le budget
réel BSI – BR. Cet écart se décompose en écart
 Ecart sur rendement
 Ecart sur activité
 Ecart sur budget
Mais il faut au paravent calculer trois autres budgets a partir du BSB
 BSI = CUOs*NUOs
 BSE = CUOs*NUOr
 BSF = (CUOv*NUOr) + CFs

 ECART SUR RENDEMENT : c’est la différence entre le coût préétabli imputé et
le coût réel
E/R = BSI – BSE
 ECART SUR ACTIVITE : c’est la différence entre le budget du centre et le coût
préétabli
E/A = BSE – BSF
 ECART SUR BUDGET : c’est la différence entre le budget du centre et le coût
réel
E/B = BSF -- BR

C’est écart peuvent être représenter graphiquement
Il faut établir l’équation du BSF et l’équation du CS en fonction de la production

CS

CR

BSF

3