École pratique des hautes études.

Section des sciences historiques
et philologiques. Livret-Annuaire

Archéologie grecque
François Queyrel, Bettina Tsigarida

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Queyrel François, Tsigarida Bettina. Archéologie grecque. In: École pratique des hautes études. Section des sciences
historiques et philologiques. Livret-Annuaire 17. 2001-2002. 2003. pp. 108-118;

http://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0001_2001_num_17_1_11001

Document généré le 15/06/2016

Ce 18 mars 1880. le consul germanique à Smyrne. [. et à Mme Renée Chabry. p.] La Prusse. érigés par un des rois de la dynastie d'At- tale. 17-20 (« traduit du russe pour la première fois par Alexandre Zviguilsky »). Hommage à Anatole France et Friedrich Nietzsche. Tourgueniev se hâte de rendre compte de sa visite aux lecteurs de la gazette du Messager de l'Europe (Vest- nik Evropy. dans la rotonde et la salle orientale de l'ancien musée de Berlin avant l'ouverture au public. Pauline Viardot. Accordez-moi deux ou trois pages de votre revue pour que je puisse faire part aux lecteurs de la profonde impression que j'ai éprouvée. Tourgueniev. Tourgueniev et l'art. s'assura une telle possession. — II.. . François QUEYREL Programme de l'année 2001-2002 : 1. pendant mon bref séjour à Berlin. . I. devant la récente acquisition faite par le gouvernement de la Prusse : des hauts-reliefs de marbre. un an à peine après le début des fouilles. qui en a demandé une traduction nouvelle à son correspondant russe. avec le concours du Kronprinz. Cahiers Ivan Tourgueniev. et surtout les savants germaniques. La conférence a porté cette année sur le Grand Autel de Pergame. est le gros lot du gouvernement de la Prusse. les vendredis de 9 h 45 à 11 h 45. Il a eu le privilège de voir certaines trouvailles du Grand Autel de Pergame installées depuis septembre 1879. 4. mais l'honneur de la découverte de ces magnifiques vestiges revient à M. On trouve la mention de ces hauts-reliefs dans quelques passages obscurs d'un écrivain du IIe siècle. 1995.. qui datent de la meilleure époque de la statuaire . 767-771). Présentation de documents récemment publiés. Mémoire et pouvoir : le Grand Autel de Pergame. Grâce à Mlle Dominique Meyer. qui s'est procuré une nouvelle traduction de ce texte1. 19. 1880. de retour à Saint-Pétersbourg. tandis que le mérite. les Anciens les estimant comme une des merveilles de l'Univers. Lettre à la rédaction du Messager de l'Europe ». Je continue la citation de Tourgueniev : Les savants. Maria Malibran.108 Livret-Annuaire 17. « Les fouilles de Pergame. nous avons pu cerner les débuts de la réception moderne de l'œuvre. ou plutôt le bonheur de l'acquisition. n'ignoraient pas l'existence de ces chefs-d'œuvre attiques. On peut partir d'un texte d'Ivan Tourgueniev publié en 1880 peu après la première exposition à Berlin de fragments sculptés de la grande frise. On a d'abord tenté de cerner la date et la fonction du monument le plus célèbre de Pergame. p. 2001-2002 ARCHÉOLOGIE GRECQUE Directeur d'études : M. 1. Humann. en particulier sur la reconstitution et l'interprétation de la frise de la Gigantomachie. . pour la modique somme de quelque 130000 marks.

p.. 1987. On rencontre aussi d'autres dénominations : le Grand Autel serait consacré à Zeus et à Athéna. 193. plus stable. sa date. Radt. iconographie et données archéologiques. Lors d'une entrée triomphale d'Attale III (règne de 138 à 133) à Pergame. OGIS. Louis Robert avait supposé que ce passage se rapportait au culte célébré sur le Grand Autel. comme l'a montré de manière détaillée L. Nous avons procédé à l'examen des différents témoignages. un pantheion et. 1. L. voir déjà la première version de cet ouvrage : W. textes littéraires. ou la frise de l'énorme autel consacré à Zeus et à Minerve (les figures dépassent une fois et demie la taille normale d'un homme) qui se trouvait devant le palais ou le temple d'Attale. Robert entre la couronne et le culte célébré sur le Grand Autel. 1988. 2. le Grand Autel serait consacré à Zeus. Schwarzer. Suivant certains. Pergamon. à n'en pas douter. Documents d'Asie Mineure. BCH. 108. Documents pergaméniens. p. p.. un Euméneion. Robert. MDAI (I). tout récemment. à tel point que Wolfgang Radt écrit sans paradoxe sur le plus illustre monument de la ville : « Tout est sujet à discussion à propos de ce chef-d'œuvre le plus célèbre de l'art de Pergame : son commanditaire. p. Un décret de Pergame » [= Id. Cologne. l'ancien port de Pergame. »Plusieurs théories sont en effet en présence. p. en fait. Ces hauts-reliefs constituaient le fronton même. 168-169. mais son nom antique et sa fonction ne sont toujours pas sûrement établis. en particulier p. 3. . on peut préciser la compréhension du passage de l'inscription en notant que cette couronne associait les effigies. une inscription copiée en 1871 au nord-est des ruines d'Élaia. 1999. 5. Funde und Erforschung einer antiken Métropole. 49. H. des Douze Dieux avec la représentation d'Eumène II divinisé. Robert5. « Documents d'Asie Mineure ». on y a aussi reconnu un autel de tous les dieux. à Athéna seulement. ce décret prescrit « que portent la couronne tous ceux qui ont droit à la couronne des Douze Dieux et du dieu le roi Eumène ». 472-489 : « XXXII. p. Geschichte und Bauten einer antiken Métropole. Geschichte und Bauten. Où en est-on plus de 120 ans après ? Le Grand Autel constitue la merveille du Pergamonmuseum. le Grand Autel était un sanctuaire du culte royal associé au culte des Douze Dieux. Cette inscription est une « pierre errante » qui vient de l'Asclépieion de Pergame. À cet égard. 486-487 [= ibid. contient une mention qui est de nature à éclairer le culte célébré sur le Grand Autel4. consacré à Eumène II de Pergame (règne de 197 à 158) 3. Darmstadt. reprenant le rapport établi par L. Pergamon. Dans ce cas. BÉFAR. 1999. W. la fonction aussi du bâtiment2. 239 bis. 332. « Untersuchungen zum hellenistischen Herrscherkult in Pergamon ». 4. DuMont Dokumente. Rapports sur les conférences 109 qui lui apportera sûrement plus de gloire que la conquête de l'Alsace et de la Lorraine et qui se trouvera. 1984. 474-475]. Paris. Radt. peut- être sous forme de bustes. mais aussi épigraphiques. pour éclairer cette question embrouillée. mais il estimait que la couronne mentionnée était seulement consacrée aux Douze Dieux. 460-4771. comme on en connaît d'autres exemples. 249-300.

fait allusion à cette précédente victoire remportée sur les Galates. mais il a surtout pour fonction de rappeler qu'Aphrodite est la déesse de la victoire de l'Aphrodision pergaménien. 2001-2002 L'iconographie de la Gigantomachie a ensuite retenu notre attention. monte de son sanctuaire qui englobe le théâtre. dans la zone des portes 1 à 3. on a dégagé des correspondances entre certaines de ces divinités et l'emplacement de leurs sanctuaires dans la cité. M. quant à Déméter. Jean Plisson : le rapprochement avec une enluminure byzantine qui date de la renaissance macédonienne impose de reconnaître Nyx dans la divinité velificans proche de Rhéa sur la côté sud de la . qui groupe une majorité de divinités de l'Olympe. vers le bas de la pente de l'acropole. placées dans un axe Nord-Sud : Athéna se dirige vers son sanctuaire qui surplombe le Grand Autel. On pourrait ajouter la figure d'Apollon. due à un auditeur. Son étude amène à réfléchir sur la conception de l'allégorie dans l'art de Pergame. On constate aussi que Dionysos. mais son emplacement est inconnu. On devra chercher ce sanctuaire. Placée à l'angle ouest de la frise nord. Aphrodite est perpendiculaire à Ares. C'est particulièrement net pour le côté est de la Gigantomachie. La figuration au pied d'Aphrodite de deux Géants morts. si le temple R lui est consacré. Zeus descend vers son temple de l'Agora supérieure. Le geste qu'elle fait en foulant du pied la tête d'un Géant mort a pu choquer.1 10 Livret-Annuaire 1 7. et non pas combattant ou agonisant comme ils le sont presque partout ailleurs sur la frise. Il reste à s'interroger sur les raisons qui ont conduit à supprimer la représentation du vainqueur. Ainsi s'établit un lien visuel direct entre l'iconographie de la frise et la topographie religieuse de Pergame. sur l'avancée sud du côté ouest. le bois sacré de la déesse. Pour expliquer la disposition des divinités sur la grande frise. qui exalte les victoires des Attalides sur les Galates en représentant dans des monuments de victoire les vaincus accablés pour magnifier le roi. L'examen des différentes parties de la frise a aussi amené une découverte intéressante. venant de la déesse de l'amour et de la beauté. où sans doute le culte d'Éros était associé à celui de sa mère. près du cours du Kétios. La frise orientale est susceptible d'une lecture topographique qui se vérifie sûrement dans la géographie des sanctuaires de Pergame pour quatre divinités. le sanctuaire d'Héra serait évoqué par la position de la déesse accourant de cette direction. N'y a-t-il pas là un processus d'abstraction qui complète le recours à l'allégorie et donne toute sa signification à l'image ? La scène figurée perd ainsi tout caractère anecdotique ou purement mythologique pour se présenter comme l'image qui commémore la victoire royale. La déesse prend appui sur sa jambe gauche pour retirer du cadavre la lance qui a transpercé le cadavre. qui se situait devant une porte de la ville. Attale Ier remporta une victoire à l'Aphrodision. son sanctuaire est situé à l'ouest de celui d'Héra et au sud du Grand Autel. auquel le mythe la lie. On s'est interrogé sur les conséquences qui en découlent pour définir le processus d'élaboration de l'image dans l'art pergaménien. On sait qu'un Aphrodision existait à Pergame.

étudiante inscrite en thèse.-F. 333-387. 2. Mlle Dominique Meyer. Mme Annie Dumont-Castex . élève. Mmes Marie-Françoise Courel et Jeannine Le Rhun. reste à identifier. Mme Anne-Marie Lintzer. la pseudo-Nyx du côté nord. Michel Lintzer. foudroyée par Zeus avant son apothéose. Courel. 2002. « Ap^aioÀoyia xai nepiPadAov. si l'on adopte l'hypothèse récente qui suppose que ces hymnes ont été composés à Pergame. L'exégèse de la frise passe aussi par l'examen du processus des allusions mis en œuvre. M. J. Mme Françoise Deroure. dans Actes du 6e congrès panhellénique géographique de la Société grecque de géographie (en grec). Mme Marie-Thérèse Laplaze. M. p. Le Rhun. La présence de l'aigle près de Rhéa. Mme Hermine Winter-Samary. nouvel omphalos de Delphes. « Sculptures de la Bibliotheca Alexandrina ». 3-6 octobre 2002. — avec M. — « Inscriptions et scènes figurées peintes sur le mur de fond du xyste de Delphes ». Le Grand Autel est comme identifié au centre du monde. Claude Buisson. p. étudiante en thèse. Mme Christiane Mas. élève. Mlle Christiane Pinatel. grâce à la figuration de deux aigles qui paraissent sortir de son cœur près de l'escalier monumental du côté ouest. Mlle Maria Vlachou. Mme Véra Marigo. a valeur de présage ou d'annonce de la fin de la mère de Dionysos. 1-4. étudiante en thèse. J. Dans ce cas. avec l'iconographie de la Gigantomachie en y reconnaissant une manière de rivalité entre texte et image. 56. Grâce à la collaboration des collègues du laboratoire prodig à la IIIe Section. — avec A. du 25 au 29 mars. comme on l'admet souvent. Bulletin de Correspondance hellénique. Alexandrina. Georges Alexandre. 2002. Les conférences de Mme Bettina Tsigarida ont suscité un grand intérêt (voir infra). 315-339. André Potier. Mlle Delphine Cohen. Marigo. Jean Plisson. M. p. qui se dirige vers l'angle où apparaît Sémélé. Ont suivi régulièrement les conférences : M. Mme Renée Chabry. Salonique. Mlle Laura Marguerite Sikaboni. Rapports sur les conférences 111 grande frise : il ne peut s'agir d'Adrasteia. étudiante de dea. Abd el-Fattah. Acta Musei Nationalis Pragae. V. . M. série A. 125. 349-354. 19-26. 2001 (publié en 2002). étudiante en thèse. Mme Juan Shen. Mme Isabelle Pépin. Publications et activités du directeur d'études Le directeur d'études a publié durant l'année scolaire 2001-2002 : — « Allégorie et abstraction dans l'art de Pergame : la Gigantomachie du Grand Autel ». M. Apostolos Bousdroukis. Claude Evrard. étudiante de dea. On peut enfin mettre en rapport des Hymnes orphiques du 11e siècle apr. M. M. Mlle Nora Yahiaoui. Yves Triller. M. qui brandit un vase entouré de serpents. une session de formation aux systèmes d'information géographiques (sig) a pu être organisée pour quelques auditeurs et élèves en archéologie. Historia.-C. II. rj TTepiPnxoarj xrjç MeGovrjç arrjv Fliepia ». Mme Mi- chelle Bordier. 6. p. Études alexandrines. Bernard Clémençon.

Paris. Paris. XVIII 7. insigne politique. Princeton. Bernard Clémen- çon (« Sanctuaires indigènes et fondation de villes sous les Julio-Claudiens »). 97-100. 81-96 et fig. et il a présenté une communication lors de la séance inaugurale le 9 décembre sur « Les portraits de Ptolémée III ». avec résumé de la discussion p. il a donné le 4 février 2002 une conférence sur « La . 7 et 8 décembre 2000. Archaologische Sammlung der Universi- tàt Zurich (Studien. — « La représentation du pouvoir des Attalides à Pergame ». p. 160-173. 1993. 1994. le directeur d'études a participé au cinquième congrès international italo-égyptien à Turin. 2001. — « En marge de l'exposition "La gloire d'Alexandrie" : portraits lagides et insignes pharaoniques ». 2000. 1). — Revue des Études anciennes. — Revue archéologique. — Revue archéologique. et sa représentation dans l'Antiquité ») et de M. M. Actes du colloque international de Paris « La ville au centre du pouvoir ». fascicule 308. 2002. janvier-juin 2002. Correction des épreuves de l'ouvrage remis à l'impression en 1999 : Les portraits des Attalides : fonction et représentation (sous presse dans la Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome. 2002. p. Himmelmann. p. p. Stahli. 2. Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France. Cabiricia. 1). Kunze. juillet 2002. Moormann et al. 30). — À l'invitation de l'université d'Athènes. 2001-2002. p. 99- 102. 136-137 : Ch. Suppl. Zurich. secondes épreuves corrigées). soutenu le 22 octobre 2002. 396-397 : M. Berlin. 87 : N. 2. Essays in Ancient Art and History (Acta Instituti Romani Regni Sueciae. A. Of the Allard Pierson Muséum. p. + index.. — Revue archéologique. Isler. 98 : G. 2002. 96-97 : E. in-4°. 2002. — Revue archéologique. 1. p. Stockholm. Reading Greek Art. 2000-2001. p. Journal des Savants. 390-391 : Chr. Daumas. Amsterdam (Coll. 361-362 : H. 2002. dans Livret-Annuaire. 2002. La Tyche da Prusias ad Hypium e la « Scuola » microasiatica di Nicomedia (RdA. Mango. p. 2002. 1-2. 3-73. 76 pi. Der Farnesische Stier und die Dirkegruppe des Apollonios und Tauris- kos (Jdl. à la session d'automne 2002. J. 11). — « Les portraits de Ptolémée III Évergète et la problématique de l'iconographie lagide de style grec ». de Mlle Dominique Meyer (« Le diadème. 11. XXI). 104. 1998. Le directeur d'études a participé. Traversari. aux jurys de dea de Mlle Maria Vlachou (« Sculpture architecturale du monde hellénistique entre 230 et 150 av. Ancient Sculpture in the Allard Pierson Muséum. Suppl.112 Livret-Annuaire 17. P. 1. 1998. p. 348 p. dans Ville et pouvoir. Rome. 2001. p. 38-43. — « Archéologie grecque ». 1998 (publié en 2002). Drei Bildnisse. E.-C. Du 8 au 12 décembre 2001. 1998. 1- 6. 2001-2002 — « Lo sguadro del Laocoonte ». Origines et développement. 1999. sur Pharaons comme dieux. p. Ptolé- mées comme pharaons. Archeo. 280-281 : Opus Mixtum. — Comptes rendus : Apxaioyvoaia. — Revue archéologique. Lettres familières. 2002. 1. Recherches sur l'iconographie du culte des Cabires.. Amsterdam. organisé par les Cahiers KUBABA (université Paris I) et l'Institut catholique de Paris. 16. 173-174. Naples. de Brosses. — Revue archéologique. p. 1. 1991. »). p.

— Du 24 juin au 4 juillet. le 2 mai. le 4 octobre. de Sindos. il a étudié la collection de portraits lagi- des au musée gréco-romain d'Alexandrie avec le soutien du Centre d'Études alexandrines et a présenté une conférence à la Société archéologique d'Alexandrie le 14 février sur « Les portraits lagides de l'ensemble de Thmouis ». de Thermi et d'Hagia Paraskevi. M. les 29 et 30 avril 2002 (épreuves des actes corrigées) . Conférences de Mme Bettina TSIGARIDA archéologue à la XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques de Thessalonique. Il est vice-président de la Société française d'archéologie classique pour l'année 2002. Les armes . d'ornements pour des tissus. des casques en bronze et plus rarement des boucliers.et de la richesse.-F. Rapports sur les conférences 113 polychromie du Laocoon » dans le séminaire des professeurs Eva Bournia et Nota Kourou. J. ainsi que pour la dorure. d'Archontiko (près de Pella). Toutes les tombes sont datées du vie siècle et de la première moitié du Ve siècle av. V. à savoir l'existence d'une famille royale et d'une aristocratie en mesure d'acquérir des objets en or. il a bénéficié d'une mission à Rome pour travailler sur le groupe du Laocoon en collaboration avec le conservateur des Antiquités aux musées du Vatican. L'usage généralisé de l'or en Macédoine est dû à la structure politique et sociale du pays. Les hommes étaient inhumés avec leurs armes. — Du 16 au 23 juillet. pour l'émission de monnaies. Le Rhun. une communication au congrès de la Société grecque de géographie à Thessalo- nique. il a aussi travaillé au Pergamonmuseum de Berlin sur les sculptures du Grand Autel de Pergame. histoire et réception ». avec M. — En collaboration avec Elisabeth Décultot et Jacques Le Rider.-C. des armes ou du mobilier. Courel. Marigo. — Du 3 au 10 octobre. et a servi à la fabrication de bijoux. — II a présenté le 4 mars 2002 une communication à l'Association des Études grecques sur « La fonction du Grand Autel de Pergame » (épreuves de la publication corrigées). Nous possédons peu de témoignages archéologiques sur la Macédoine archaïque. Seuls quelques rares sites ont été fouillés. il a organisé un colloque sur « Le Laocoon. il a participé à une mission en Grèce du Nord et a présenté. de Pydna.politique et religieux . Paolo Liverani. J. — Du 5 au 15 février. ainsi qu'à la présence d'or en Macédoine. de Néa Philadelpheia. il a participé à un échange avec l'université de Dresde. des pointes de lance. des couteaux et des épées en fer. de vases. il a participé à une émission de France-Culture (« Le Gai Savoir ») sur ce sujet. principalement les cimetières d'Aigai. d'Aiani. directeur d'études invité étranger L'or dans les cimetières archaïques de Macédoine L'or a de tout temps été utilisé par les peuples de l'Antiquité comme le symbole par excellence du pouvoir .

1988. in Mveiaç Xâpiv. p. 1998.. en raison de son abondance après la conquête des régions riches en or de Macédoine orientale. 277-304. 1-4. Athènes. Les objets en or ont été fabriqués par des ateliers locaux. J. L'or à l'époque de Philippe II et d'Alexandre le Grand L'apogée de l'orfèvrerie macédonienne débute au milieu du IVe siècle av. — M. Sismanidis. Des objets en or sont utilisés par les membres de l'aristocratie macédonienne comme symboles de richesse et de pouvoir. un nouveau motif lié au mariage et plus généralement aux rites de passage. p. 787-816. Thessa- lonique. Ead. Andronikos. rosettes. ainsi qu'à la baisse de la valeur de l'or. « BepyÉva 1988. D. différents types de fleurs. Bibliographie : E. Ces motifs sont souvent reliés au nœud d'Héraclès. Thessalonique. Athènes. La nature constitue la nouvelle source d'inspiration et les motifs végétaux.. 1987. Les bijoux et les objets en or sont des créations finement travaillées. Despoine. 1985. Avaaxa<j)ii vexpota^efou ». Ils s'inspirent principalement de types plus anciens de la Grèce du sud croisés avec des tendances plus contemporaines. « To ap^oùxo vexpoxa^efo tt\ç Ayîaç Ilapa- axeurçç GeacraAoviXTiç IlpoTï) napoumaaï) xai Trpwreç exTi^rçaeiç ». laissant encore percevoir la pondération de l'époque classique. AEM02. in Mvproç. mais en argent ou en bronze. Tsigarida. La seconde moitié du vie siècle apparaît comme la première période de prospérité de la Macédoine. soigneusement dessinées et dont les formes précises et sensibles oscillent entre la mesure et une riche décoration.1 14 Livret-Annuaire 1 7. Ignatiadou. feuilles d'acanthe et tiges droites ou sinueuses sont rendus avec sensibilité et une disposition naturaliste. palmettes. p. « EÀàajiaxa Ztvôou (ie C"<l>opo ». On les trouve dans les rares tombes inviolées de l'aristocratie mises au jour.. au cours de laquelle l'exploitation de l'or du fleuve Echédoros (Gallikos) joua un rôle important. Mvr){ir) IovÀtaô. 2000. O xaTaAoyoç tyjç éxOearjç. in AfirjTÔô Tifirj- tixôç TÔfioç yia tov xa6r)yr)vj MavôÀrj Avôpôvtxo. The Gold ofMacedon. 2001-2002 et les vêtements des membres éminents de la société étaient ornés de fines plaques d'or. — Aik. qui ne sont pas en or. Les femmes étaient enterrées avec tous leurs bijoux. Ils présentent une fonction diffé- . Athènes. « Xpuad enicTTOfjLia ». 2001. Tôfioç crcr) yLVtjyLr) Matprjç Eiyaviôov. tandis que les lits funéraires et les sarcophages sont souvent ornés de couronnes dorées qui devaient vraisemblablement jouer un rôle important dans la cérémonie funéraire. objets de qualité exceptionnelle. p. Ead. Les diadèmes. 65-80.-C et est liée à la réorganisation de l'État par le roi Philippe II. De précieuses couronnes en or avec une base circulaire et des rameaux chargés de feuilles. apparaissent souvent dans les tombes de la seconde moitié du ive siècle. Eivôoç. autre catégorie de bijoux. tandis que les tombes royales d'Aigai ont transmis de véritables trésors. comme la décoration de la surface de l'objet avec des rosettes et des feuilles fabriquées au filigrane ou à grènetis créant ainsi de nouveaux types particuliers qui révèlent la créativité et l'inspiration des artisans macédoniens. de fleurs et de fruits sont des trouvailles fréquentes. — K.

Les couronnes font partie intégrante du mobilier funéraire de l'époque classique tardive. Ead. les cerfs et autres. Thessalonique. Bibliographie : M. fruit de relations avec les arts d'Orient qui devient source d'inspiration. été mise au jour. ornés d'aigrettes et de cornes dans des compositions irréelles. Ogden.B. J. 61-150. Les boucles d'oreille sont particulièrement répandues. Rapports sur les conférences 115 rente dans les tombes de femmes et d'hommes. tels que les antilopes. Jewellery ofthe Classical World. Greek Gold. ainsi qu'une grande partie de son cimetière couvrant une période allant de l'époque du fer jusqu'à la domination romaine. 1997. 3. Une petite partie de Pydna a. comme le diadème en argent doré de Philippe II. jusqu'à aujourd'hui. The Royal Tombs and other Antiquities. in Ancient Macedonia V. Tsigarida. tandis que les diadèmes féminins sont luxueux et servaient à souligner la beauté de leur propriétaire. Touratsoglou. 1631- 1643. Les fouilles. 1997. « Jewellery from the Géométrie period to Late Antiquity ». Andronikos. les lynx. p. largement utilisées pour les bagues et les colliers. Le développement du commerce avec l'Orient inonde le marché grec de pierres semi-précieuses. — D. Ceux qui sont placés dans les tombes d'hommes sont de forme simple et ont une fonction de symbole hiératique. 6000 Years Tradition. Proceedings ofthe 5th International Symposium. et le second avec du fil et une tête de lion. et de nouveaux motifs décoratifs. Au début du 111e siècle. in Greek Jewellery. Athènes. Londres. Les bracelets et plus particulièrement les bagues présentent une grande variété. La plupart des tombes étaient demeurées inviolées et ont donné un grand nombre de trouvailles. Deux types se disputent les faveurs. comme la polychromie. Athènes. le plus répandu. l'un en forme de nacelle avec un disque et un décor végétal qui atteint son apogée dans le troisième et le dernier quart du IVe s. La grande variété des colliers de l'époque archaïque continue dans cette période. Oi xacpoi tov Aeppevi'ov. Bijoux hellénistiques de Pydna et d'autres cimetières dans le nord de la Piérie La ville ancienne de Pydna et le nord de la Piérie sont fouillés par la XVIe Éphorie des Antiquités préhistoriques et classiques. Des cimetières d'autres villages périphériques ont également fait l'objet de fouilles. J. Cette . ont un caractère d'urgence. Themelis. 10-15 octobre 1989. — P. Il est remplacé par deux types principaux. les chèvres. sont utilisés. Thessalonique. entreprises en 1975 et qui se poursuivent. 1993. Les bijoux ont été fabriqués dans des ateliers de la région et présentent des caractéristiques communes. Vergina. des couronnes en matériaux plus simples ornaient le lit funéraire sur lequel était placé le mort. — E. Williams. « Ilapomiprçaeiç rcàvo axa £i£xà/\Àiva (TT£<{>àvia tt)ç Maxeôoviaç ». p. 1984. De même. l'un avec une chaînette avec des terminaisons en forme de tête d'animal et l'autre avec une bande et des pendeloques lancéolées ou en forme de vases. Le type archaïque de la boucle d'oreille en bande ornée à une extrémité disparaît. Athènes. de nouvelles tendances.. 1994.

« Jewellery from the Géométrie period to Late Antiquity ». Les diadèmes féminins étaient faits d'une bande avec un couronnement central en forme de fronton et un décor végétal saillant. Davidson. ces années étant celles de l'apogée de la Macédoine. Les boucles d'oreille sont les bijoux les plus répandus. — T. Un autre type de boucles d'oreille est constitué d'un support en fil tressé formant un arc de circonférence. . 2) deux petits colliers avec des perles qui ornaient les épaules et qui étaient vraisemblablement cousus sur le vêtement. Athènes. De manière générale. un coq dans nos exemples. 4) des colliers-chaînes avec des terminaisons zoomorphes. dans le dernier quart du IVe siècle et dans le premier quart du ine siècle. Jewelry from the Age ofAlexander. Greek and Roman Jewellery. La nature ne constitue plus une source d'inspiration. Le reste de la circonférence est formé par une figure humaine. Dans le dernier quart du ive siècle. Winkes (éd. Les diadèmes en bande sont particulièrement répandus en Macédoine et dans le reste du monde grec. Hackens. ainsi que les principaux types représentatifs. Craft. — E. un Eros ou une Niké ailée pour masquer le point de jonction. Gold Jewelry. Les bagues sont de deux types : en bande de section demi-circulaire aux extrémités libres et en anneau avec un chaton d'une même pièce avec une pierre simple et semi-précieuse. On rencontre quatre types de colliers : 1) un collier avec des perles qui ornait le cou et la poitrine. Londres. un autre type de boucles d'oreille apparaît.116 Livret-Annuaire 17. 61-150. De nouveaux types apparaissent. 3) un collier en bande avec des rosettes doubles d'où pendaient des pendeloques en forme de vase. Le nombre des objets en or se réduit dans les tombes. Greek Gold. 1996. constitué d'un grand crochet de suspension en fil d'or auquel est fixé un oiseau en haut relief.B. R. avant de disparaître progressivement. On note un nouvel élan dans la première moitié du ne siècle. Dans le premier quart du me siècle. Bibliographie : R. Hoffmann. bien que les bijoux continuent à être limités en nombre. — H. On rencontre rarement des bracelets dans les tombes hellénistiques du nord de la Piérie. on note un ralentissement de cette production. Athènes. Après la première période hellénistique. 1965. création de l'époque classique tardive. Ancient Gold Jewellery. Les cimetières du nord de la Piérie nous en ont donné une grande variété. 1983. 2001-2002 coutume est datée du troisième quart du IVe siècle et plus particulièrement du dernier quart du ive et du début du uie siècle. P. p. Louvain-la-Neuve. Higgins. Tsigarida.). Style and Meaning front Mycenae to Constantinopolis. 6000 Years Tradition. in Greek Jewellery. Despoine. nous pouvons dire que la plus grande production de bijoux se situe au début de l'époque hellénistique. 1980. Mayence. on rencontre fréquemment des boucles d'oreille avec une tête de lion. 1997. Ils sont constitués d'un support en fil tressé dont les extrémités sont en tête de serpent. — Aik. Les nouvelles formes sont schématisées et accordent une grande importance à la technique.

Les fouilles ont été menées au sud-ouest du village actuel de Néa Rhoda où a été mis au jour un sanctuaire couvrant une période allant de l'époque archaïque récente à l'époque hellénistique. des vases octaédriques. sanctuaire qui est donc lié aux villes que nous avons mentionnées précédement. On a enfin retrouvé les vestiges d'un autre pour des offrandes sèches et un tas de pierres avec des traces de combustion et de coquillages.9. Thucydide IV 10. Une partie d'un autre édifice avec une base en marbre à l'intérieur et des mortaises destinées à recevoir des statues a été découverte et en partie fouillée. blanc. Un troisième édifice a été mis au jour près du petit temple archaïque. leur face externe est ornée d'un motif d'hexagones.70 x 10. Un banc courait tout le long du mur est. Dans le . Au milieu des tuiles.-C. présente un certain nombre de caractéristiques : trois entrées. on a retrouvé des fragments de statues en terre cuite qui constituaient les acrotères du petit temple. des fragments de petits skyphoi sans anses. d'un seul tenant avec un antéfixe.80 x 10. J. d'après les sources écrites de l'Antiquité. VII 2. Les fouilles du sanctuaire n'ont pas encore été achevées et seuls deux édifices et des parties de deux autres ont été mis au jour. présentent de face un décor peint de guillo- chis en trois couleurs. des pièces de monnaies d'Ouranopolis et autres petits objets ont été retrouvés dans la cella. frère du roi du Macédoine Cassandre. Sani (Hérodote. de construction soignée. Un petit autel cylindrique daté des ivMii6 siècles av. deux debout et une avec des sandales ailées courant. J. se trouvaient deux villes. le seul ouvrage laissé par la brève présence perse sur le continent européen. le genou fléchi.40 m et s'élève sur un podium. presque carrée. Le premier édifice fouillé est un petit temple in antis. Les couvre-joints de faîte présentent une palmette à neuf pétales. des volutes au-dessus du nœud du ruban et une palmette inversée sous ce dernier. La fouille à l'extérieur du bâtiment a mis au jour une épaisse couche de destruction de tuiles corinthiennes.6 et Strabon VIII 331) ainsi qu'Ouranopo- lis. Ce type de couverture en tuiles a été élaboré dans la région de Corinthe dans le dernier quart du vie siècle av. Hist. J.-C. Il est en forme de temple de 17. Rapports sur les conférences 117 Le sanctuaire d'Apollon-Hélios à Néa Rhoda en Chalcidique En 1990. Les murs sont en pierre calcaire. une autre à l'ouest et la troisième au sud. l'une dans le mur est. Sani était une colonie d'Andros fondée au vne siècle. Il s'agit de trois figures féminines ailées en vêtements ioniens qui ont été identifiées comme des Nikés. la XVIe Éphorie des Antiquités préhistoriques et classiques a entrepris des fouilles dans la région de Néa Rhoda en Chalcidique où. V 18. et permet de dater l'édifice.-C. orienté est-ouest. tandis qu'Ourano- polis fut fondée par Alexandros. Il mesure 6.20 m avec une orientation est-ouest et une entrée à l'est. rouge et brun foncé. Les tuiles à couvre-joint d'égout. l'entrée étant à l'est avec trois degrés. La cella. On trouve également dans cette région le canal de Xerxès. Il se compose d'un pronaos et d'une cella et il disposait probablement d'un porche à l'entrée avec cinq ou six colonnes. en 317/ 316 av. Il s'agit de simples tuiles de courant et de couvre-joint.

. mais certaines indications attestent la présence d'autres constructions de l'époque hellénistique ancienne. 455-468. 1997. Id. Id. 1155-1187. — I. La découverte de la tête d'Hélios nous amène à une nouvelle interprétation en tant qu'Hélios. Bibliographie : I. où une figure assise sur une sphère porte un chiton ceint sous la poitrine et tient de la main droite un sceptre. — I. 333-346. Thessalonique. Tsigarida. 1993. 1990. et d'une tête d'homme légèrement inclinée vers le haut qui porte un couronnement pyramidal au sommet de sa coiffure. 47-55. 59. 1995. AEMO. V. p..B. Ead. La présence d'une bande dans la coiffure avec treize trous destinés à recevoir des rayons. 467-474. 7. « OupavoTroÀewç ToTTOYpa(f>ixà ». près des bases destinées aux statues ont été trouvées deux têtes en marbre de l'époque hellénistique ancienne. « Avaaxa<jnxTi épeuva ara Néa Poôa XaAxtôtxiK ». AEM0. — F. Tsigarida. Thessalonique. AEMQ. E. p. 6. 8.B. 289-294. . 1992. 1990. 1990-5. 1996. Thessalonique. aux fines caractéristiques et à la coiffure en côtes de melon.ç-OupavoûnoArjÇ 1990-1996 ». 13-22. npaxrixâ A navePLÀrjviov Euveôpiov Emypa(pixr]ç. ses traits physionomiques ressemblent à ceux d'Alexandre le Grand. — E. Hesperia. « Eni- Ypa(J)r) anô xo lepô tou AnôXÀGiva-'HÀioi) ata Néa P6ôa XaXxiôixriç ». Dakoronia. L'extérieur du temple hellénistique n'a pas été fouillé.. p. Thessalonique. Un couronnement pyramidal semblable sur la coiffure apparaît au revers des monnaies d'Ouranopolis. 1998.118 Livret-Annuaire 17. p. Cette figure a été interprétée par les numismates comme Aphrodite Ourania. 445-454. 2001. Papangelos. Tsigarida. AAA. Bokotopoulou. 1994. — E. 22-23 octobre 1999. Athènes. p. 2. 2001-2002 pronaos. p. AEMQ. 151-156. Il s'agit d'une tête de femme. AEMO. Thessalonique. « Avaaxacjuxrç épeuva aîrçv Oupaviôtiv noXtv ». 10. « Avaaxacjnxr) épeuva <jtt)v Oupaviôçwv ttoàiv ». E. Ancient Macedonia. Tsigarida. « Avaaxacjuxrç épeuva cjtt)v nzpiotyr) ttjç apxouaç Eàvr. Bokotopoulou. nous amène à reconnaître Hélios ou Apollon-Hélios. 1993. p. Thessalonique. p.B. 1993.B. 4. p.