La Présidence

De la Polynésie française

BUREAU DE LA COMMUNICATION
Mercredi 19 juillet 2017

Compte rendu du Conseil des Ministres

Soutien à l’investissement des ménages

Un dispositif d’aide à l'investissement des ménages pour la construction d'une maison à
usage d'habitation principale ou à l'acquisition d'un logement neuf à usage d'habitation
principale a été instauré par la loi du Pays du 14 août 2014. Il a pour objectif d’inciter les
jeunes ménages à investir dans un logement principal et de les aider pour la solvabilité de
leur prêt. Ce dispositif consiste en une subvention d’un montant maximal de 2 millions
Fcfp versée en une seule fois sur le compte des bénéficiaires pour la construction de
logements neufs, ou directement auprès du notaire lors d’une acquisition.

Dans le cadre du Plan d’actions économiques du Gouvernement, le Conseil des ministres
a transmis pour examen au Conseil économique, social et culturel un projet de « loi du
Pays » ayant pour objet d’étendre cette mesure de soutien à l’investissement des ménages,
en créant un dispositif d’aide jusqu’à 2 millions Fcfp pour les travaux d’aménagement,
d’extension ou de rénovation d’un logement à usage d’habitation principale. Cette mesure
vise à relancer le secteur du bâtiment, afin que les retombées escomptées bénéficient à
l’ensemble du secteur d’activité (entreprises et artisans).

L’expérience sur les deux dernières années d’application du dispositif existant d’aide à la
construction et à l’acquisition d’un logement permet par ailleurs d’optimiser le montant
de l’aide. Ainsi, une modulation du montant de l’aide au mètre carré dans une fourchette
de 20 000 Fcfp à 40 000 Fcfp jusqu’à 100 m² est ainsi proposée, en prenant en compte à
la fois la situation du ménage et la somme de ses revenus, dans le calcul du montant de
l’aide. Le plafond de l’aide est donc mécaniquement relevé à 4 millions Fcfp en fonction
de la catégorisation du ménage, en favorisant ainsi l’accession à la propriété des ménages
les plus modestes, et relançant le dynamisme des opérateurs privés.

Attribution d’aides financières pour les entreprises

Dans le cadre de son plan de relance de l’économie, le Pays a instauré deux dispositifs
d’aides. Le premier porte sur une aide à l’équipement des petites entreprises (AEPE) afin
de les accompagner dans leur projet de création ou de développement d’activité.

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Le second instaure une aide pour la revitalisation des commerces de proximité et des
restaurants (ACPR) afin de les accompagner dans leur projet d’amélioration de
l’attractivité de leurs points de vente ou de restauration en Polynésie française.

Afin d’accompagner les 12 sociétés sollicitant l’une de ces deux aides, le Conseil des
ministres a autorisé l’attribution d’aides financières pour un montant s’élevant à 29 305
000 Fcfp.

Depuis le début de l’année,

- 169 205 590 Fcfp ont été attribués à 133 entreprises au titre de l’AEPE et
- 131 450 500 Fcfp ont été attribués à 82 entreprises au titre de l’ACPR

Soit un montant global de 296 614 090 Fcfp attribués au profit de 215 entreprises.

Compétitivité des activités manufacturières locales

Afin d’améliorer la compétitivité des activités manufacturières locales et d’encourager la
création de valeur ajoutée en Polynésie française, la délibération du 10 juin 1993 modifiée
prévoit la suspension de la perception du droit de douane applicable aux intrants
importés et destinés à une transformation sur place.

Le Conseil des ministres a agréé la société Tahiti Soft Drink à ce dispositif. Créée en 2005,
la société a pour objet la fabrication de sirops de différents parfums sous la marque « Eski
». Depuis un an, elle développe une gamme de sodas.

Réglementation du Bingo

Le Conseil des ministres a transmis pour examen au Conseil économique, social et culturel
un projet de « loi du Pays » ayant pour objet de réglementer et définir les modalités de ce
jeu.

Ce projet prévoit que le Bingo soit organisé uniquement dans un but social, culturel,
scientifique, éducatif ou sportif. Seuls les associations et organismes agréés, ayant
statutairement une activité répondant à l’un des buts précités, pourront organiser des
loteries dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur. La participation des
mineurs et la vente ainsi que la consommation d’alcool y seront interdites. La valeur des
lots, les mises unitaires, et le capital d’émission, seront définies. Des mesures de suivi et
de contrôle s’avèrent nécessaires afin d’encadrer ce jeu de hasard.

Deuxième modification des comptes prévisionnels 2017 de la chambre de
commerce, d’industrie, des services et des métiers

A la lumière des données relevant des comptes exécutés de l’exercice 2016 et des
premiers mois de 2017, la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers

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(CCISM) a apporté certains réajustements de ses comptes prévisionnels de l’exercice
2017.

Conformément à la réglementation comptable et budgétaire de la chambre consulaire,
fixée par un arrêté du Conseil des ministres du 4 septembre 2000 modifié, le budget
rectificatif n° 2 pour l’exercice 2017 proposée par l’établissement a été adopté par le
Conseil des ministres comme suit :

Dépenses de fonctionnement : la deuxième modification des comptes prévisionnels de
l’exercice 2017, présentés à l’équilibre, de la chambre consulaire se caractérise par les
données suivantes :

TOTAL RECETTES TOTAL DEPENSES
874 500 000 Fcfp 874 500 000 Fcfp

Dépenses d’investissement : le nouveau programme d’investissement de 161 millions
Fcfp traduit notamment les réels besoins en travaux d’aménagement et de rénovation des
constructions existantes.

Règles de gestion durable pour la pêche de bénitiers sauvages sur l’atoll de
Tatakoto

Quatre zones de pêche réglementée ont été mises en place dans le lagon de l’atoll de
Tatakoto pour servir de sites de réensemencement de bénitiers de collectage et permettre
un meilleur recrutement de juvéniles dans ce lagon qui a subi de fortes mortalités
massives naturelles en 2009, notamment dans la première zone mise en réserve.

Depuis 2004, l’activité liée à l’exploitation de bénitiers sauvages de Tatakoto a
considérablement diminué, passant de 20 tonnes par an à moins de 2 tonnes en 2016. Les
densités de bénitiers de ce lagon ont diminué de façon importante puisque la densité
totale a été divisée par 52 entre avril 2004 et mars 2017 et les densités de reproducteurs
supérieurs à 12 cm ont été divisées par 40.

Au-delà de la pression de pêche qui a un impact certain sur la ressource disponible, La
diminution observée des stocks naturels correspond également à une mortalité massive
due à un réchauffement saisonnier extrême survenu début 2009, en 2016 et 2017, dans
ce lagon semi-fermé.

Aussi, dans un souci de développement et d’exploitation pérennes de la ressource en
bénitiers du lagon de Tatakoto, le Conseil des ministres a pris un arrêté établissant des
règles de gestion durable spécifiques à Tatakoto.

En effet, la population et les autorités locales ont souhaité la mise en place d’un Rahui sur
l’ensemble du lagon de Tatakoto, avec une fermeture temporaire des expéditions de
bénitiers vivants sauvages et de chair depuis Tatakoto (sans en interdire la pêche pour la
consommation locale), et ce tant que les densités en bénitiers ne montreront pas
d’évolution positive. Les exploitations et expéditions de bénitiers de collectage pourront

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se poursuivre également, avec un suivi de la ressource tout en projetant à terme des
campagnes de réensemencement.

Aides dans le cadre du programme de développement et de régénération de la
cocoteraie

Au titre du programme de développement de la cocoteraie et de sa régénération, le Pays
met à la disposition des coprahculteurs qui en font la demande des engrais, rouleaux
d’aluminium pour le bagage des cocotiers et séchoirs à coprah en kit.
Les tarifs de cession par l’administration de ces matériels sont les suivants :
- 12 000 Fcfp le rouleau d’aluminium de 100 mètres de long,
- 1 000 Fcfp le sac d’engrais complet de 25 kilogrammes,
- 600 Fcfp le sac de sulfate de fer de 25 kilogrammes.
Trois arrêtés portant cession de ces intrants et matériaux ont déjà été examinés par le
Conseil des ministres depuis le 17 mai 2017. Le Conseil des ministres a pris le 19 juillet
dernier un nouvel arrêté qui autorise la cession des intrants et matériels suivants :
- 72 sacs d’engrais complet à 8 coprahculteurs ;
- 21 sacs de sulfate de fer à 4 bénéficiaires ;
- 15 rouleaux d’aluminium à 8 demandeurs.
Les cessions n’interviendront qu’à l’issue du paiement par les bénéficiaires de leur quote-
part.

Remise des prix du concours « J’embellis ma commune »

Le ministère du Tourisme organise, mercredi 26 juillet, la soirée de remise des prix du
concours « J’embellis ma commune ». Cette opération, lancée pour la première fois en
Polynésie en 2015, récompense les actions menées par les associations en faveur de
l'embellissement des espaces publics dans leurs communes. Ce concours a pour vocation
d’inciter les associations, les municipalités, et plus généralement la population à agir
concrètement pour l’embellissement des espaces publics, afin de valoriser l’image de
notre Pays et rendre plus agréable nos cadres de vie pour la population — et aussi pour
les touristes.

En outre, cette initiative s'inscrit dans le programme de sensibilisation au tourisme porté
par le gouvernement sur le thème : « Nous sommes la Polynésie. Nous sommes la richesse
du tourisme. Le tourisme est notre richesse ».

Pour cette troisième édition, le concours a rassemblé les communes des îles du Vent, des
îles Sous-le-Vent, des Tuamotu et des Marquises avec la participation de 24 associations,
de Pirae, Papara, Taiarapu-Ouest, Taiarapu-Est, Mahina, Moorea-Maiao, Raiatea, Bora
Bora, Huahine, Tahaa, Maupiti, Rangiroa et Ua Pou. Ce concours prend en compte la
démarche de valorisation du site, les animations, la promotion et la démarche de la

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commune et des associations ainsi que le patrimoine végétal et le fleurissement mis en
œuvre sur chacun des sites.

Cette année trois prix sont à remporter à raison de 300 000 Fcfp pour le premier prix, 200
000 Fcfp pour le deuxième, et 100 000 Fcfp pour le troisième, mais aussi deux prix
spéciaux, celui de l’Environnement et celui de l’Originalité, à raison de 80 000 Fcfp chacun.
Le parrain de l’évènement est Teddy Teng, jeune ingénieur en énergies renouvelables et
champion local et international de Taekwondo. Combattif et passionné, il incarne un
exemple de détermination et de dynamisme pour la jeunesse et, à ce titre, il a été élevé au
rang de chevalier de l'ordre de Tahiti Nui en juin 2015.

Le jury termine sa tournée en début de semaine prochaine. L’annonce des lauréats se fera
lors de la soirée du mercredi 26 juillet, à partir de 17h, sous le chapiteau de la Présidence
de la Polynésie française. Outre le gouvernement, les maires et leur conseil municipal,
cette soirée rassemblera les membres des associations qui ont œuvré à l’embellissement
de leur commune.

Institut Human Underwater Society - Ruahatu Park

L’association Human Underwater Society a été fondée à Tahiti en 2014 et s’investit depuis
sa création, localement, au niveau national et sur le continent nord-américain, sur divers
sujets et projets autour des technologies et pratiques de l’homme dans l’eau. Dans un
espace de 0 à 10 mètres de profondeur, de nombreuses recherches, applications, enjeux,
qu’ils soient scientifiques, technologiques, liés à la mobilité, à la santé, à l’énergie, à
l’architecture, à l’alimentation ou à l’environnement, sont porteurs d'un réel potentiel.

Après avoir réuni et rencontré de nombreux spécialistes du monde sous-marin ces 3
dernières années, en organisant notamment plusieurs ateliers (aux Etats-Unis et en
Europe) et divers concours d’ingénieries, l’association Human Underwater Society et la
trentaine d’experts locaux et internationaux qui la compose ont progressivement
concentré leurs efforts vers un projet d’institut, baptisé provisoirement le « Ruahatu Park
», à vocation pédagogique et touristique.

Leur objectif, avec plusieurs organismes et entités scientifiques de premier plan, est de
créer un centre d’exposition moderne, en partie immergé, permettant aux visiteurs
d’appréhender, de manière ludique et spectaculaire, les enjeux et le potentiel du monde
sous-marin, et notamment les possibilités d’évolution de l’humain dans ces espaces
encore méconnus.

Tel qu’ils le décrivent, en s’inscrivant clairement dans l’imaginaire polynésien, et
s’inspirant du rapport des peuples insulaires du Pacifique à l’océan, ils souhaitent
concilier des parcours, narrations et animations qui évoquent « les enseignements du
passé, les énergies du présent et les enjeux d’avenir ».

Dans la scénographie, l’organisation ou le fonctionnement, ce type d’infrastructures
pourrait s’apparenter à des réalisations existantes ailleurs dans le monde, des espaces de
découverte ou musées scientifiques du type « Cité des sciences et de l’industrie » ou «
Palais de la découverte » à Paris, « Futuroscope » à Poitiers, « Nemo » à Amsterdam, «
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Science Museum » de Londres, le « Technorama » en Suisse, l’« Exploratorium » de San
Francisco, le « California Science Center » à Los Angeles, ou encore le « Questacon » en
Australie.

L’association Human Underwater Society étudie à présent, avec ses investisseurs, les
possibilités concrètes d’implantation d’un tel projet sur l’île de Tahiti. Cette initiative
rassemble à la fois une détermination locale et internationale, et également une crédibilité
scientifique et économique. L'originalité du concept pour la Polynésie pourrait permettre
de renforcer l'attractivité touristique de la destination, tout en encourageant une
communauté de scientifiques et d'entrepreneurs à développer des programmes
innovants et créer des emplois nouveaux pour le Pays.

Salon Tahiti à Montréal

Le Canada, avec une population de 36 millions d’habitants était en 2016 le 6ème marché
émetteur pour Tahiti et ses Iles, et le 7ème plus gros marché en termes de nuitées. Depuis
le 1er janvier 2017, Tahiti Tourisme dispose d'une représentation sur le marché canadien
assurée par l’agence DCI – Development Councellors International, basée à Toronto.

Parmi les actions de promotion qui ont été initiées cette année, le premier salon Tahiti à
Montréal se déroulera les 7, 8, et 9 septembre prochains au sein du complexe Desjardins
à Montréal. L’Association des hôtels de Famille de Tahiti et ses Îles, présidée par Mélinda
Bodin, avec le concours de la société Oxygen Canada, sont en charge d’en coordonner
l’organisation.

Situé près de la Place des Arts, au cœur du quartier des spectacles, le Complexe Desjardins
offre un emplacement géographique idéal pour cette manifestation. Le lieu est réputé
pour l’organisation d’événements grands publics. Avec un flux régulier d’environ 40 000
personnes par jour, du lundi au vendredi, et d’environ 20 000 personnes par jour en fin
de semaine, le Complexe Desjardins est un point de passage et de rassemblement
privilégié.

Par cet événement, les organisateurs souhaitent accroître la notoriété de la destination,
informer et sensibiliser sur la destination, et favoriser les échanges culturels,
économiques et commerciaux.

Une délégation polynésienne sera composée de 30 professionnels représentants plus
d’une quinzaine de sociétés des secteurs du tourisme, de la perle, de l’artisanat, du secteur
primaire (pêche, vanille, noni) et des produits cosmétiques et bien entendu les
représentants de la petite hôtellerie familiale. Durant trois jours, outre les différents
stands disposés selon un parcours immersif, il est prévu sept conférences sur des thèmes
différents, des spectacles de danse quotidiens, des démonstrations d’artisanats, ateliers,
animations musicales et pareo show.

En marge de l’exposition principale, il est prévu également des échanges institutionnels
et protocolaires, auxquels des membres du gouvernement de la Polynésie française sont
conviés, tant pour l’ouverture du salon que lors d’une réception initiée par la Consule
Générale de France. Il est annoncé une vingtaine d’entreprises canadiennes de bonne
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notoriété, des secteurs de la Pêche, la Bijouterie, la Cosmétique, le Tourisme, les nouvelles
technologies ainsi que des représentants de la chambre de commerce de Montréal, et des
membres du gouvernement du Canada et du Québec.

Ce salon s’inscrit donc dans une stratégie de conquête et de développement du marché
canadien et présente l’intérêt d’être une initiative inédite, ouvrant des perspectives et un
relais de croissance pour accueillir d’autres visiteurs en provenance de l’Amérique du
Nord.

Etat de calamité naturelle aux Marquises

De fortes pluies se sont abattues sur les îles Marquises dans la nuit du 22 juin et la journée
du 23 juin 2017.

Ces fortes précipitations ont causé de multiples dégâts aux infrastructures routières,
maritimes et fluviales. Celles-ci ont principalement touché l'île de Nuku Hiva, l’île de Ua
Huka et l’île de Hiva Oa. Une première estimation des travaux de réparation des
infrastructures s'élève à 204 millions Fcfp.

Règlementation navigation maritime lors de la Billabong Pro

Les meilleurs surfeurs du monde entier s’affronteront du 5 au 22 août prochains dans la
passe mythique de Hava’e, située dans la commune de Teahupoo, lors de la compétition
annuelle dénommée « Billabong Pro Tahiti 2017 ».

Sur le plan technique, la Direction Polynésienne des Affaires Maritimes (DPAM) a validé
un projet relatif aux conditions d’organisation et de déroulement de la compétition.

Ce projet prévoit tout simplement le renouvellement du dispositif de l’année précédente.
Trois zones soumises à des limitations d’activités et de vitesse de la navigation maritime
sont ainsi définies comme suit :

-La zone A proche du platier récifal, interdite à la navigation et à la baignade ;
-La zone B portant interdiction à la navigation, à l’exception d’une sous-zone réservée à la
baignade et au stationnement des engins non immatriculés (pirogues, planches de surf et
de paddle) ;
-La zone C réservée aux navires autorisés suivant les conditions déterminées par
l’organisateur. Pour cette zone, il est prévu une limitation de vitesse à trois nœuds et
d’encadrer les modalités de stationnement des navires qui y sont présents.

Par ailleurs, et en dehors de ces trois zones, la vitesse de navigation est limitée à cinq
nœuds depuis l’entrée de la passe de Havae jusqu’à un mille marin au large. Les
manquements aux règles de limitations d’activités et de vitesse définies arrêté seront
passibles de peines de contravention de 4ème classe prévues par le code pénal.

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Modification du statut particulier du cadre d’emplois des conseillers d’éducation
artistique de la fonction publique de la Polynésie française

Sur proposition de la ministre du Travail et de la formation professionnelle, le Conseil des
ministres a adopté, pour transmission à l’Assemblée de la Polynésie française, un projet
de délibération modifiant le statut particulier du cadre d’emplois des conseillers
d’éducation artistique de la fonction publique de la Polynésie française.

Le projet de délibération a pour effet de modifier les conditions de titres et de diplômes
exigés pour se présenter aux concours externes de conseillers d’éducation artistique en
prenant en compte les spécificités locales, notamment dans le domaine des arts
traditionnels.

Cette modification intervient à la suite des demandes formulées par le Conservatoire
artistique de la Polynésie française et le Centre des métiers d’art de la Polynésie française
dont l’objectif est d’élever le niveau de qualification du personnel enseignant afin
d’assurer une meilleure qualité des enseignements dispensés.

Cette démarche intervient également dans la perspective de maintenir le Conservatoire
artistique de la Polynésie française dans son statut de « conservatoire à rayonnement
départemental », et à moyen terme, de solliciter son classement en « conservatoire à
rayonnement régional ».

Ce classement est en effet déterminé par la nature et le niveau des enseignements
dispensés, mais également par le niveau de qualification des enseignants. En outre, il est
proposé le classement des diplômes par domaines, spécialités et disciplines, dans la
mesure où les concours pour le recrutement des conseillers d’éducation artistique sont
organisés selon le même classement.

Activités physiques adaptées à la santé : expérience pilote et schéma directeur
2017-2021

Les maladies, notamment les maladies de surcharge, représentent le premier fléau de
santé publique en Polynésie française.

Le gouvernement a décidé de mettre en place, au travers du sport, un dispositif innovant:
« les activités physiques et sportives adaptées à la santé ». Ces activités seront exécutées
sur prescription médicale, encadrées par des professionnels de sport formés au sport
santé, et organisées par le réseau « Maita’i sport santé ».

L’un des buts principaux est de développer des solutions concourant à la maitrise des
dépenses de santé. Une expérience pilote débutera dès octobre 2017. Elle intégrera une
centaine de patients, identifiés par des médecins du CHPF et de la direction de la santé.
Différentes pathologies seront ainsi évaluées (hypertension artérielle, diabète).

Au sein du réseau « Maita’i sport santé », une prise en charge coordonnée prévoiera une
éducation thérapeutique du patient et des pratiques sportives variées : remise en forme,
Qi Qong, natation, marche nordique, basket, aviron ou karaté. Ces patients seront
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accueillis par groupe de 10, à raison de 2 à 3 fois par semaine, sur une période de 9 mois.
Elles auront lieu sur la zone du grand Papeete (Punaauia à Mahina).

L’expérience pilote fera l’objet d’un bilan d’étape présenté lors du premier séminaire
sport santé de Polynésie française en février-mars 2018 et d’une évaluation finale en
juillet 2018. Le réseau et l’expérience pilote confirmeront, avec les ajustements
nécessaires, le schéma directeur des activités physiques et sportives adaptées 2017-2021
de la Polynésie française.

Exposition « 100 ans, le fil rouge d’une histoire commune » au Musée de Tahiti et
des Îles – Te Fare Manaha

A l’occasion des 100 ans de la Société des études Océaniennes, le Musée de Tahiti et des
Îles – Te Fare Manaha propose de rendre hommage aux membres marquants de la SEO,
au travers d’un fil rouge retraçant son histoire commune avec l’institution muséale. Cette
exposition, qui se déroulera du 25 juillet au 31 décembre 2017 dans la salle d’exposition
permamente, permettra de mettre en avant une vingtaine d’objets liés à la SEO, ainsi que
l’histoire de l’institution.

Le premier Musée des Etablissements Français de l’Océanie est créé en 1917, par le
gouverneur Julien qui lui accorde l’occupation de deux salles, au premier étage de
l’ancienne caserne Bruat. Ainsi naît le Musée de Papeete, qui deviendra le Musée de Tahiti
et des Îles que nous connaissons aujourd’hui. Dès sa création, le sort de l’institution
muséale est lié à celui de la Société des Etudes Océaniennes (SEO), fondée quelques mois
plus tôt et qui a pour mission notamment l’étude de la civilisation polynésienne.

Les débuts du Musée géré par la Société des Etudes Océaniennes sont parfois difficiles.
Ensemble ces deux institutions traverseront deux guerres et devront déménager à trois
reprises avant que, porté par l’énergie et la passion de personnalités remarquables de la
SEO, le Musée de Papeete soit progressivement doté des moyens qui lui permettent une
évolution propre. Cette autonomie juridique et physique est réalisée avec la création en
1974 du Musée de Tahiti et des Iles implanté sur la pointe de Nu’uroa.

Ainsi, si l’édifice actuel du Musée de Tahiti et des Îles ouvre en 1977 au public, son histoire
remonte bien plus loin et est intrinsèquement reliée à celle de la Société des Etudes
Océaniennes. 100 ans d’histoire les confondent, et le Musée de Tahiti et des Îles se devait
de rendre hommage à ces hommes et ces femmes, passionnés par la culture polynésienne,
qui ont permis la mise en place d’une structure adaptée à la conservation,
l’enrichissement et la valorisation du patrimoine matériel de notre communauté.

Cette exposition particulière est une sorte de fil rouge, qui déroule 100 ans d’histoires de
deux entités centenaires, dans l’histoire de nos cinq archipels telle que développée dans
les salles d’exposition permanente. Ainsi « 100 ans ! » met en lumière des objets dont
plusieurs sont dans les collections du Pays depuis l’origine du Musée de Papeete. Au
travers de ces objets, des portraits des personnalités marquantes et des investigations de
la Société des Etudes Océaniennes, c’est l’histoire du Musée de Tahiti et des Îles qui se
dessine, avec en toile de fond, l’histoire de la connaissance de nos civilisations
océaniennes.
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A l’aube d’une nouvelle ère qui débute avec la reconstruction prochaine de l’aire
d’exposition permanente, cette rétrospective historique satisfait à notre devoir de
mémoire, honore cet anniversaire et met en avant les valeurs fondatrices qui nous
permettent aujourd’hui de nous projeter vers l’avenir. Si la Culture est en perpétuel
mouvement, notre patrimoine lui reste notre socle commun. Ce socle nous a été légué,
notre devoir est de le transmettre intact à ceux qui viendront, et qui poursuivront ce
travail de passion et de persévérance entrepris par les premiers fondateurs de notre
institution muséale.

Lancement de l'étude sur la production et la distribution des sacs plastiques en
Polynésie française

La Polynésie française vient de lancer l’étude sur la production et la distribution des sacs
plastiques en Polynésie française. L'étude comportera les éléments suivants :

- Diagnostic de la production et de la distribution de sacs plastiques en Polynésie
française ;
- Evaluation des impacts économiques, sociaux et environnementaux d'une mesure
d'interdiction de sacs plastiques à usage unique, des sacs plastiques réutilisables et
échangeables en grande surface et des sacs plastiques oxo-dégradables.

Pour ce faire, une enquête de terrain sera réalisée auprès de la population et différentes
parties prenantes (commerces, importateurs, fabricants de sacs plastiques). L'objectif de
cette étude est d'évaluer l'impact d'une telle interdiction en Polynésie française en terme
économique, social et environnemental. De plus, elle définira les différentes alternatives
à l'utilisation des sacs plastiques.

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